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Titre :
Le national
Éditeur :
  • Lowell, Mass. :Benjamin Lenthier, propriétaire,1883-[1895?]
Contenu spécifique :
jeudi 8 juillet 1886
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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Références

Le national, 1886-07-08, Collections de BAnQ.

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[" + LP D'ATION AI \u201d Journal Mobdomudaire, Paraïlssant 1e Jondi.ABONNEMENT - - - $1.50 par an Puur les Etats-Unis et le Canada.Toutes lettres et correspondazces concer- aunt l'administration ot la redaction du jour- aal doivent être adressées franc de port à Benjamin Lenthier, PHUPRIETAIRE, BOITE P, No.8S PLATTSBURGH COMTE CLINTON, N.Y.EF\u201d Les écrits anonymes et acrimonieux ne trouveront jumais place dans les colonnes de notre journal.GK\u201d On rendra toujours grand service à la rédaction en l'aidant dans ses travaux.ot sé +4 PLATTSBURGH, N.Y., 8 JUILLET, 1 886 9 LIVRE D'ECOLE DE CEUX QUI N'Y VONT PLUS.TIONAL Benjamin Zenthier, ~ - - ~ pals saz dn NATIONAL, David Fréchette, St Johnsbury, Ve.Joseph Gualaise, Montpelier.Vt.O.G.Poilvert.Berlin Falls, N.H.Nazaire Isabelle, Concord, N.H.P.H.Lachance, Franklin Falls, N.H.Hilarion Castonguay, Great Falls, N.H.Alphonse Lamy, Rochester, N.Hares Agent general.J.F.PINARD, Claremont, N.H.AVIS IMPORTAITTS.Ceux de nos abonnés qui ne reçoivent pas régulièrement notre juur- nal sont priés d\u2019en donner avis à l'administration.\u2014\u2014\u2014 Les abonnés qui changent de du- micile doivent donner leur ancienne et nouvelle adresse agin d\u2019éviter toute 1r- régularité dans l\u2019envui du journal.ss Nos correspondants voudrant bien ne pas oublier que leurs écrits doivent absolument nous parvenir, leplux tard, le mardi, sils veulent être assurés de leur insertion.= M.JOSEPH F.PINARD, de Claremont, N.H., est l\u2019Agrnt Général du NATIONAL.Il est autorisé à solliciter de nouveaux abonnements à notre feuille, à percevoir l\u2019argent qui nous est dû et à donner des reçus en notre nom.POESIE VIVE LA FRANCE.1ER COUPLET.Jédis la France sur nos bords Jeta sa semence immortelle, Et nous, secondant ses efforts Avons fait la France nouvelle.0 Canadiens, rallions-nous, Et prés du vieux drapeau.symbole d\u2019eapérance, Ensemble crions à genoux, Ensemble crions 4 geuoux: VIVE LA FRANCE! 2EME COUPLET.Plus tard un pouvoir étranger Courba nos fronts un jour d'orage, Mais môme au moment du danger Dût compter sur notre courage.O Canadiens, rallions-nous, Et près du vieux drapeau, symbole d'espérance, Ensemble crions à genoux, Ensemble crions à genoux : VIVE LA FRANCE 3EME COUPLLT.Aujourd'hui forts de l\u2019avenir, Sans faire un seul pas en arrière, Fidèles au vieux souvenir, Nous poursuivons notre carrière ! O Canadiens! rallions-nous, Et près du vieux drapeau,signe d \u2018indépendance Ensemble crions A genoux, Ensemble crions ii genoux : VIVE LA FRANCE ! LOUIS H.FRECHEÏTE BULLETIN DU JOUR.M.Gladstone souffre d\u2019un enrouement.Il est allé prendre un peu ile repos à Hawarden.La course de chaloupe entre Halan et Ross, à Saint-Jean, jeudi, s\u2019est terminée par la victoire de Hanlan.Le sénat français a adopté le projet de loi autorisant la ville de Paris de faire un emprunt de $50,000,000 qu'elle consacrera à des travaux publics afin de donner de l'ouvrage aux ouvriers qui en manquent.Les vétérans du 27e régiment et ceux du ler régiment de ca \u2018alerie, de New-Yo:k, se proposent de célébrer à Rochester, les 21 et 22 jnillet pro- Chain, le 25me anniversaire de la bataille de Bull Ran, par laquelle débuta la guerre de Sécessiou.\u2014\u2014\u2014= FEUILLETON DU NATIONAL 8 JUILLET, 1888, \u2014No.28, Soufrances D'une Femme, DEUXIEME PARTIE.Le respèct de l\u2019enfant pour la mère n\u2019avait pas hésité.Dans l'instinct de la tendresse, dans la juste prescience de son cœur, l\u2019enfant avait jugé que sa mère était à l'abri de tout reproche.Et, prenant aussitôt sa défense, elle devenait logiquement l\u2019accusatrice de son père.M.de Moray comprit la loi admirable et presque divine qui venait de dicter à sa fille les redontables paroles dirigées contre lui I! aurait eu honte d'entrer en lutte avec cr sen timent superbe, hien qu'il 3e erat alors la victime, (amdis qu\u2019il était réellement le bourreau.Et il se tut, se contentant de se dire à lui-même : \u2014Moi ! C\u2019est moi qu\u2019elle accuse et qu\u2019elle condamne sans savoir! Mais la nouvelle comtesse de Moray n'avait pas de ces délicatesses suprêmes, Comme toutes celles qui auraient beaucoup à se faire pardonner, elle se montra implacable.\u2014\u2014Demaudez plutôt, At-elle à Pau- TELESPHORE SAINT-PIERRE, M.Saint-Pierre prépare en ce moment un ouvrage de la plus haute importance pour notre nationalité.La première livraison de ** La race fran- ¢aise aux Etate- Unis,\u201d a fait son apparition il y a quelques semaines.Si ce travail historique peut être conduit à bonne fin et complété, ce sera un nouveau monument élevé à la gloire des descendants de la vieille France.Sans doute que les pages de notre histoire sont déjà riches en faits qui, à eux seuls, suffisent pour hono rer l\u2019origine d\u2019un peuple; mais que d\u2019exploits glorieux ; que de nobles traditions, il reste encore à \u2018\u2018 tirer de l\u2019oubli,\u201d comme le dit l\u2019auteur ** pour mettre en évidence les grands, caractères qui ont à différentes époques, illustré nos annales aux Etats-Unis.\u2018 M.Saint Pierre s\u2019est imposé une tâche ardue qui mérite l\u2019encouragement et les sympathies de tous cenx qui s'intéressent 4 l'avenir de notre nationalité.Il est jeune, plein de courage et doué de grands talents, qu\u2019il consacre noblement à la cause de nos compatriotes qui habitent oe pays.té.11 parnt d\u2019abord insenrible à mes attentions pour lui: mais sa physionomie se rAsséréna peu à peu, et nous fûmes satisfaits l\u2019un et l\u2019autre de nous être rencontrés eous le toit d'une pauvre auberge, au unliea d'une soviété cosmopolite et formée de gens les plus valguires, parmi lesquels des rostillons et des pauvres troupiers jet d'écrire l\u2019histoire de \u2018\u2018 La race française aux Etats-Unis.\u201d aussitôt à l\u2019œuvre, sans s'arrêter pour compter les obstacles qu\u2019il rencontrait sur ses pas.nu, il ne comptait que sur son courage et son énergie au travail pour spr wonter les difficultés ; il se fit impri- ter les ouvrages publiés sur les Colonies française en Amérique ; les re- et rapports aur l\u2019immigration recueillis à Washington etc.se rendit à Montréal pour s'engager dans le commerce.de la terrible crise commerciale qui a afthgé le Canada de 1875 à 1878, la famille Saint Pierre a émigré aux jourd\u2019bui.à C'est en 1881, qu\u2019il conçut le pro- Il se mit Pauvre, jeune et incon meur pour gagner son pain quoti- vues périudiques, les recensements M.Saint-Pierre est né à Lavaltiie, \u2018omté de Berthier, P.Q.le 10 juillet 1869 Trois ans plus tard, son per.Mais à la suite Etats-Unis, et s'est établie à Détroit Mich., où elle demeure encore au- Récits et réflexions d\u2019un voyageur RETOUR EN FRANCE.QUELQUES DESCRIPTIONS ET APPRECIATIONS SUR CE PAYS.Suite.Cette circonstance bénie me fit oublier les tristesses du moment.J\u2019avais le bonheur de retrouver, d\u2019une manière inattendue, au milieu de ce désert enseveli sous In neige, la Sainte Montagne du Seigneur; un autre Thabor, où le Divin Maitre daignait venir à moi, avec les lumières et les consolations de Son inépuisable charité.C'était le 25 janvier.La journée se passa dans cet asile, où l\u2019on trouvait à peine l\u2019espace nécessaire pour se placer; où la plupart des voyageurs étaient obligés (le se tenir «de bout, à défaut de sièges.Cependant des groupes d'ouvriers étaient oceu- pés, de distance en distance, à déblayer lu voie publique; la neige avait cessé de tomber.Le vent avait pris une autre direction, et chacun se berçait dans l\u2019heureux espoir de se remettre en route le lendemain.Mais, au lever du jour, quelle ne fut pas notre déception, lorsque nous aper çumes de tous côtés des amas de neige tombée pendant ls nuit, et lette avec arrogance, de quelle faute votre mère s'est rendue coupable pour que son mari l\u2019ait chassée et répu- diéel ChusséeZet répudiée, dites-vous?s\u2019écria Paulette, la voix vibrante d\u2019in dignation.Ma mère coupable! Vous mentez, madame, vous mentez ! \u2014Ah! c'est ainsi que vous m\u2019outragez! répondit la Gorgone dont l\u2019orgueil bondit sous Je démenti.Je m'apprêtais à vous recevoir ici avec les égards, avec l\u2019affection même que je dois à la fille de votre père.Et vous répondez d\u2019avance à Is sincérité de mon Accueil parune offense! S'il en est ainsi je vous dirai la vérité, que votre père avait la faiblesse de vouloir vous cacher! Sachez donc.\u2014Clundia! interrompit M.de Mu- ray.Au nom du ciel, taisez-vous! Se rappochant alors de sa nouvelle femme, il Ini dit à voix basse : \u2014Oui, je vous supplie de vous taire! Méme aux dépens de mon propre honneur, dussè-je me voir accusé par ma propre fille, je ne veux pas imposer à cette enfant la douleur de mépriser sa mère! Paulette n\u2019avait pas entendu les paroles que son père venait de prononcer, mais elle les devins.Et son filisl amour se révolta contre cette chées ouvertes là veille par les ou- damassé, Quelques voyageurs partisdeBriançon, et forcés comme nous de stationner en ce lieu, augmentaient 'encombre- geurs se trouvaient le juged\u2019instruction qu\u2019elle éprouvait à me rencontrez en le distraire, moral.tion, attaqué d\u2019une phthisie pulmonaire, était, en effet, vivement affce- prétendue pitié que le comte mendiait pour elle accumulée par le vent dans les tran- vriers! Le maître de l'auberge en me voyant, me salus par ces mots désespérés: Mon Père, nous sommes perdus! La quantité de neige tombée la nuit était énorme, et le Ciel teut en répandait à foison.ment et le malaise.Parmi ces voya- du tribunal de Briançon, Monsieur Gaussard, jeune homme très distingué, accompagné de sa respectable mère.Il se dirigeait vers le midi de la France, son pays natal, pour y rétablir sa santé, fortement éprouvée par le rude climat des Hautes-Alpes.Madame Gaussard, vivement affligée res souffrances et de l\u2019inquiétude où elle voyait son cher fils, était désespérée d\u2019avoir à séjourner dans un lieu si incommode et si peu confor- [il table.Dès qu\u2019elle m\u2019eut apperçu, elle vint me témoigner Ia satisfaction pareille occurrence.Elle me pria de m'occuper de son fils; de tacher de et de lui remonter le Monsieur le juge d\u2019inatruc- \u2014 _\u2014_ \u2014Allons! dit-elle en s\u2019adressant à pouvaient seuls se trouver dans leur élément.Gaussard, j'otfris le Saint Sacrifice, vour attirer la bénédiction et l\u2019assis tence du Ciel sur eon cher malade.À ls prière de madame Le lendemain, sur la proposition de \u201clui ci, nous nous fîmes transporter Guillettre, chef-lieu de Canton à 4 kiomètres environ de Plan de- Plosy.Là, nous trouvâmes un hôtel confortable qui nous fit un peu oublier les vicissitudes des joura précédents: Il est vrai que ls note de notre dépense fut un peu chargée.( À Continuer.) > Incapable de m\u2019habiller ou deg me deshabiller pendant 10 ans.Lockport, N.Y., 25 Aveil 1884.Pendant dix ans, j'ai souffert de douleurs dans le dos w\u2019habiller ou me déshabiller.Plusieurs médecins m\u2019unt soigné mais n'ont pu me faire de bien.Je sentais constamment le besoin d\u2019uriner et je ue pouvais passer que bien peu d'eau.souffrais le martyr.bouteilles de Warner's Safe Cure, qui m\u2019ont parfaitement et sûrement guéri.Je n'ai\u2019 jamais connu un cas où il a Je ne pouvais pas Je J\u2019ai pris trois dien.Ses moments libres, le soir, manqué.le dimanche étaient employés à l\u2019étu- FAYETTE HASKELL de, dans les bibliothé¢ques; a feviile ThE \u2014_\u2014 Discours de M.Henri Boland, rédacteur de la ** Revue Internationale\u201d de ¥lorence, Italie, aux funérailles de Madame J.H.LaRocque, de Plattsburgh, N.F., à St-Jean, P.Q.le 30 juin dernier.MESSIEURS, \u2018*J\u2019ai quelques mots à dire au seuil de ce tombeau.À tant de douleurs éloquentes et muettes suscitées par ce trépas prématuré, aux angoisses de l\u2019époux et du père, aux sanglots des enfants, aux larmes des parents, anx regrets des amis, 4 la sympathie de toute une population qui aimait et estimait cette worte, qu\u2019il aoît permis à un étranger d'ajouter des condoléances émues et le déchirement de son cœur.*\u201cMessienrs, il y a quelques mois, par une soirée humide et froide, un voyageu\u201d d'Europe arrivait, morose et préoccupé, au millieu de la colonie canadienne de Plattsburgh.\u201cC'était au déclin de l\u2019automne; à cette époque de l\u2019année où la nature, veuve de sun élincelante et verdoyante parure, n\u2019a pas encore revêtu son mantéan d\u2019hermine hivernal, où les blancheurs argentées de la neige n'ont point encure remplacé les tons dorés et chauds répandus à profusion par le grand soleil d'été.Tout était lugubre ; de la boue dans les chemins, du noir daus les Ames; pas de lueur au firmament, aucune gaieté dans les cœura.\u201cLe voyageur était triste ; de sombres pensées traversaient sun esprit; sentait peser sur lui le linceul de plomb d\u2019un éloignement womentané du foyer et de l\u2019imagination, la vision d\u2019une femme aimée, d\u2019une petite fille aux boucles blondes et folatres, courant, slerte et gaie, Comme il convient aux oiseaux et aux anges, celle aq\u2019 dana une larme, tout cetensemble naïf et grand, puéril et superbe qui forme un autre esfant au berceau, pleurant voirs que ta situation nouvelle tim.pose.Songes y, Paulette! c\u2019est une In base du honheur réel et la quintessence dv nos vies.venait ajouter à l\u2019amertume de l'heure, le supplice des lélicités perdues et l'apprébension des catastrophes possibles et jeter le découragement dans cette Ame ulcérée.\u2018Soudain une porte hospitalière s'ouvrit; un rayon de lumière bienfaisante et douce filtra dans l\u2019esprit de voyageur.Dans un intérieur im prégné des senteurs embaumées du sanctuaire familial, une jeune femme, modeste et charmante accueillit le passant avec la simplicité cordiale et franche de nos grand\u2019mères ; un essaim de jeunes enfants, beaux comme des amours, joyeux comme des papillons su retour da printemps, vinrent gambader autour de lui.s\u2019enfuirent en rapides volées pour revenir et diapa- ruître encore ; bientôt ile Jui sautèrent sur les genoux, et on firent leur jourt et leur chose,\u2014les petits tyranneaux ! \u2014 leur babii chasea l\u2019angoisse de l\u2019Ame du voyageur : il sentit un grand réconfort et une allégresse sereine l'inonder tout à coup, son cœur s\u2019épa nouit, ses larmes se tarirent; les attentions touchantes de la jeune f-m- me, l'amitié de l'époux, les caresses des enfants dissipèrent les voiles de la mé lancolie et le rendirent à l\u2019espoir.*\u201c Messieurs, ces enfants sont ma n- tenant orphelins ; et revenu en Amérique, le passant alors consolé, aujour- d\u2019hui inconsolable, pleure avec eux et avec vous devant cette tombe.** Quel contraste et quelle antithèse! Lorsqu\u2019il y à deux semaines à peine je revis gnadame LaRocque, elle était couchée sur un lit de souffrance; la mort l'avait touchée déjà de son souf - fle aride et glacial ; ses traits émaciés et pâles, son regard d\u2019une profondeur spectrale, perdu dans le vague des lointaines horizons, lui donnaient l\u2019apparence séraphique d\u2019un pur esprit; la dématérialisation de l\u2019être avait commencé, la femme s\u2019évanouissait, consumée par le mal rongeur, pour faire place à l'ange.** Les enfants ne risient plus; la perception de quelque chose d'inconnu et d\u2019insondable mettait de l'apeu- rement dans leurs yeux hagards; a peine si leurs petits pieds osalent, craintifs et timides, effleurer le parquet; mon cher ami si éprouvé, le docteur LaRouque, ne gavait comment étouffer les sanglots qui bruissaient dans sa poitrine; cette maison jadis si joyeuse et si gaie avait pris le deuil, tont y était douleur et silence, et pourtant c\u2019Atait le printemps, et au dehors, le soleil brillait et les oiseaux chantaient dans la feuillée.\u201c* Et maintenant la voilà, cette femme si jeune, cette épouse modèle, cet te mère accomplie, la voilà, cadavre, à l\u2019entrée du gouffre béant et noir où s\u2019engloutissent, quand l\u2019heure est venue, les papillons, les scarabées et les roses.\u2018* Fille n\u2019a vécu qu\u2019un matia, ainsi que les roses, ses sœurs, mais ce fut une aube charmante, une pure aurore et, de son passage ici bas, i! restera de doux fouvenirs et de consolantes réminiscences.Que dis-je ! Messieurs, elle n'est pas morte; elle s\u2019est envolée, elle a pris son élan vers les régions éthérées de la divine comtemplation et de la sainte extase.** Détachous nos regards de cette dépouille mortelle, que nous allons confier au aol natal, élevons-les vers le ciel et nous (8 verrons, cette morte, vivant dans d'autres sphères, rayonnante el belle d\u2019une céleste beauté, se pencher vers nons et nous sourire, pendant qu\u2019altachés à la terre par les liens matériels dont elle-même s\u2019est fille impie que celle qui s'établit com- l\u2019Italienne, pourquoi vous taisez-vous?Je veux, entendez-vous, que vous me disiez de quoi vous accusez ma mère ! taire, c'est qu\u2019il.n\u2019y a au fond de vos g 5 ealomnies! disant ces seuls mots : Si cependant vous persistez à vous accusations que mensonges et lâches La Gorgone, souffletée ainsi coup sur coup, allait répondre au défi en \u2014Votre mère avait un amant ge son mari a tué ! Mais M.de Moray intervint, parlant cette fois avec l\u2019autorité que lui donnait son double titre de père et d\u2019époux.\u2014Et moi j'exige, dit-il que rien de plus ne soit dit, ni par toi, Paulette, ni par vous, Claudia.A toutes denx j'impose le silence.Reprenant alors avec plus de douceur, il s\u2019adressa à Paulette.\u2014Ecoute-moi, mon enfant, dit-il.Dieu sait que je déplore tout ce qui 8e passe ici.J'avais le droit de croire que, lorsque tu mettrais le pied dans cette maison, ta auraie été avertie de ce que tu devais savoir.Alors, plus doucement préparée au malheur qui t'attendait, tu auraie compris les de- me juge entre son père et sa mère.Il ne lui est pas possible d'innocenter l\u2019un sans condamner l\u2019autre.ne cherche pas à savoir, ¢t conserve indistinetement pour les deux êtres qui t'ont aimée depuis ta naissance, le respect que Dieu te commande.Ainai tu n'int-rrogeras plus, tu n\u2019accuseras plus, tu ne défendras plus! J'ai ta parole, n\u2019est-ce pns ?Va! La chère créature hésita un instant.\u2014Vous avez ma parole, dit-elle enfin, puis elle ât un geste pour sortir.\u2014Où vas-tu, demanda M.de Moray étonnée.\u2014Rejoindre ma mère vt vivre avec elle.\u2014Reste, dit M.de Moray.Ce que tu veux faire est impossible.Il y a dans les batailles de la vie des moments on toute notion du danger et où tout juste sentiment de sa faiblesse échappe au Quand un sentiment violent vous a gagné, on ne compare plus ses forces À celles de l\u2019adversaire, et on lutte pour lutter, sans espoir de vaincre, san: crainte d\u2019être vaincu.combattant.Paulette en était à un de ces instants là.La volonté de son père élevait entre dépouillée, nous disons ici à celle qui elle et su mère une moraille.Elle s\u2019élança contre cette muraille, la tête en avant, au 1isque de s\u2019y briser.Pour la première fois de sa vie, elle entra en révolte contre l'autorité paternelle, qu\u2019elle avait toujours trouvée si douce et qui se montrait si implacable au jourd\u2019hui.M.de Moruy venait de lui défendra de sortir de sa maison pour aller rejoindre sa mère.Elle ne voulut point céder.\u2014 Ah! s\u2019écria-t-elle dans un élan plein d\u2019une irrésistible logique, ce que vous exigez là est mal et cruel! Je ne dois rien savoir de ce qui s\u2019est passé, dites vous?Vous avez raison ! Et maintenant je ne vous demande plus rien de ce que j'étais si empressée d'apprendre tout à l\u2019heure.Mais, vous vous (tes créé une familh: nou velle.Vous êtesentouré de soins et amour.Tandis que ma mère est seule et se meurt sans doute dans un martyre de tous les instants! Voue voyez bien qne j'ai raison et que vous ne pouvez pas m'empêcher d'aller rejoindre ma mère.Elle avait parlé avec un emporte- meut qui n'avait pas permisà M.de Moray de V'interrompre.Cette voix d\u2019enfunt, habitvellement si timide avait pris des Apretés qui piquaient son père aa cœur, comme un éperon.fut Mme LaRocque, non pas un der nier adieu, wais tu au-revoir plein do promesses, au-revoir, dans an monde weilleur ! \u201d \u2014.\u2014 L'autre jour, nous entendions en howme qui disait à un autre : ** Hello! Je ue vous reconnaissais pus! Vons avez rajeuni de dix ans depuis la dernière foia qve je vous ai rencontré !\u201d ** Je me sens dix ans plus jeune.\u201d dit-il. Nolan proved himself to Le superior to Burke in slugging and he had tho best of the fizht all the way through, kad put him out of the room and locked the door on Bunday eveninz and had not allowed him to roturn for some time.When the door was flually opened Lebman told tho boy that his mother had fallen down the light shaft, but forbade him to toll that he had been locked cut of tho room, threaten- {ng to kill him if he did.AMERICANS ABROAD.Dilke Sustains n Tories In Luck.LoNDoN, July 8.\u2014Becretary of Legation White was absent from the recaption given by Minister Phelps yesterday owing to the fact that he is recaperating atthe seaside, Mrs.White was presont at the reception, and among the large number of callers were James Russell Lowell, Cyrus W.Field, Lady Randolph Churchill, Mr.and Mrs, Leonard Jerome, Mr.and Mrs.Moreton Frewen, Mrs.Bach Grant, Miss Adels Grant, Professor Fischer, Mr, and Mrs.Chamberlain, Bret Harte.Mrs, Frank Leslie, Leopol! Morse, Mrx.Roualds, Vi:countess Mandeville, Mr.and Mrs.Roch», Gen.Slocuin and Lady Vernon.Tho Tories seem to be carrying everything before them.In politng they have gaîned seats in the central division of Glnscow, Bromwich, Central Finsbury, East Hull, Chelsea and \u2018Bermondsey.The Unionists gained a seat in Glasgow and one in Rallox, and the Giadstonians gained seats in Uina- gow, Buackfrinrs and East Finsbury, The not Gain for the Unionists thus far is fourteen, Messr- Shaw ant Stansfield wore re-clerte | for Halifux by large majorities, Mr.Oor- bett (Unionist) has Leid his ground in tbe tradesmen\u2019s division of Glasgow, in spite of the vigorous contest made against him, The contest in Chelsea, which reunited in the defeat of Sir Charles Dilke, was vory hot, and the outcome has created n daciled sensation The vote was: Dilke, 4,124; Whitmore.4,304.In many of the constituencies from which Gladstone caudidates are returned, tho majorities are reduced by fully 1,000 balow last year, Sir Charles Defeat, A Battle Field Tendered.MILWAUKEE, July 6 \u2014Commænication has been going on during the last twenty- four bours between n well-known sporting gentleman of this city and Pat Sheely, managers o! the world 5 champion, offering the latter the use of a desirablo park ad jacent to this city us n place for holding the Bullivan-Mitchell contest, if th+ principals in that much advertised nffair are real.y anxious that it should take place.The Milwaukeean guarantees that no interfer ence will be had from the authorities, and inthis ho is undoubredly sife.Tho match can be held bere if the principals xo desire, An American Pasteur.NEW YORK, July 8, ~The first ineculation aguinst hydrophobia ever dono in America, was performed yesterday morning by Dr.Valentine Mott, In the Carnegie laboratory.Dr.Mott's patient was 7 year old Harold Nowell, who was bitten by a dog presumably mad, on last Thursdny weak, The in oculation was made from hydrophobir virus, obtained by Pasteur himself from the brain of à dog, dead from rabies and trans mitied by him through 110 rabbits, = vor An Informer Stabbed and Kicked.ST.Louis July 6\u2014G.M hayward, formerly a Kn'gut of Labor and na striker during the soutnwest troubles, but, who re cently juned the Gould detrrlives and turned state's evidence on his fel ow strikers, was stabbei sovon times on the steamer Mary McMichael.The boat was just coming in from an excursion, when Hayward wa.recognizod and attacked by five men.Hi- revolver was taken away from bim, and, besides the knifo wounds, he was kicked in the head and mouth, Ho is fatally injured.\u2014\u2014 Poundmaker Dead.WINNIPEG, July &\u2014A special from the headquarters of the Blackfeet Indians at Gleichen says that Poundumaker, who was asociated with Louis Riel in the north - st rebellion, died suddenly at Crowfoot Lssap Sunday.He had not been well for several days, when he broke a blood vesss] and died shortly afterward.Poundmaker felt deeply the humiliation of being imprisoned for participating in the rebellion and sings his release from the penitentiary has besn In l1-hosith and depressed spirit.| TO AID HOME RULE, A LARGE DEMONSTRATION OF | WORKINGMEN IN NEW YORK, | i \u2014 Knights of Laber, Trades Unions and Women Who Can Talk If Not Vote, | Shake the Med Mag at HritainmA German Incident.New York, Julyv @\u2014The big labor demonstration, under the auspices of the Central Labor union, to give an expression of sympathy for home rule for Ireland, took place yesterday afternoon in Union square,\u201d and trully 20,000 workingmen took part in it.The principal platforms bad been erected be\u2019 ween Broadway and Fourth avenue, on Beventeenth streot, and the plazis were | packed with psople.Every available window in the adjacent Luildings was oc cupied by pretty women, whose pres | ence added largely to the inter&t of the ! occasion, anid whose vari gated millinery, glistening in the sun, formel a pleasant pie.ture to the eye.About the speaker's atand | rapide et Morea! Moves! Movestt Btes- vous sans sommed) ia nuit ot votre est-il dérange par icsoris d'un edfant ma souffrant de @ douleur ac ia dep en cat ainsi.envoyez de suite Pa rohcy =e bouteil e du BIROP DE Mme WIABLO Joy lu deutition Ba vaieur est inuppréciame, sou\\ugera immediatement ie pauvre t ma lade.@éres, vous pouves vous y fr, il » re pas à en douter.Li guérit ! dysseuterie of diarrhée, règle l'estomac et les intestins, les coliques causees par ies ven's, atteodrit gencives, dhuinue L'nti-mration ot dongs ton et de l'énergie à tout le syst Le tny Syruy de Mme Vins'ow pour la denti deu enfants est pislsant au août et est le de ces piu- viellles et teiheures nourrices que des melileurs médecins see Fate Unie eit cu vente chez tous les drogulstes.Prix : 25 cents lu bouteille.Ta Consomption guerie, Un vieux médecin retire, ayant a inisslonnaire des Indes Orientales la fo: d'un remède simpleet végétal pour la @ rermunente de la t'onsomption, Bronchite, le Catarrbe, l'Asthme et toutes Affections des Poumons et de ia Gorge, et q guérit radicelement la Uebilité Nerveuse toutes les Muludics Nerseu y f \u2018 + - v; dhe a.23 "]
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