Le cultivateur : édition hebdomadaire du Canadien, 18 août 1894, samedi 18 août 1894
[" ds] | ssir FR - oo° ~ Co A - > > oo © © oC Les oy; ligne, Nou Ysa 9 Ih i 3 EVEZ PA.VOTER EZ-YOTS IS ASSIS: DES BtCTses Ling, Veni A été ame 8 à été ind francais ea estation ag de restrer défunt aing I! demande iement et: famille du ille recus e de votre santé de la atisfaction | it oi de a ré ratisue qui dies Cette \" > po cross mes pre vu treai, jit temt Ar og Te ALERT EB rave bes fr 08 Ve ee 2B 0 La wv Lire fast, en tans dn, aa dma HER Cer! Oki {aff res à rect Tanne | n Nous defers L 1400 res: pogirs À Amambos \u2014 montrer un cure Yala ee dans Ce 3 SU a (Tent ia comes de are La 544 sa ou offre \u2018ts La\u2019 x av 1116 108 Noss Arms tome Aes 2g te acti nt exp fe Ms pour à \u201ctbe #4 0 \u201cau, A \u201d Kadromeer 3 { T« nAUP a Burjatrewda:t iv département frances ae ros Noire-160 70 EX $ mat HN-1s \u2014 eel BIS Sor ay Pour, 3 Len de Taran pom Lr e, gArERU JOST B= sn.RR MOWRY 8 CIE, Tori, (588 se gent} an En vente dans toutes les bonnes pMRrmacies, Le VIN à vEXTRAIT-FQIE:: MORUÉ PALI ARB AR M.CHEVRIER Paar-vv0r ce 17° Cases, À verte wade § Is fole les pria-ipæ $C\" Ne NUILE de FOIE amORUE \u20ac Les prapeiér 66 rhére reutègres dus 17° 7 rue lo cog sunt snef- : \"ae FOIE 6e MORUE, ast ec CON PAR la SCROFULE, le RACHITISRE.TANEMIE, ja CHLOROSÉ.la BRONCHITE ot toute MALADIES DE POITRIRE.LAGE LA BIBRA TVAL ; CHEVAIS a de Re NTS AMY EUR n ; NOonveaux me à Feuflig k Serie ST, de acy ~tréal, (pony P 1010 rape, WH este anderesse ; E.Lefenderr, n de tiœug CA Jour.LEFER, ah deren, Supérieure, 'N, des cif ee te io sorcant, de à contre ec où de bev \\INE, EIINOY, Band: es SR ne gery 00 PRUNIER ET OÙ RAISER (PLOWRIGHTIA MOR- Bsa) gout £0 por pack (epaw.) sac.ar #0nB Craig, horticulteurs plions le présent bulletin Now Pon de fuire connaître au gon point résultats des nouvelles ox- qublie los Jo traitement d'un en- des producteurs de pet aus lo but de réveiller fruits, we n dudanger qu'il y « à per- à este maladie de se propager : de ls nécossité qu il y ren COMMUN à la faire s do trava! Pourquoi ne pas user des disparsitre utioss pour empêcher lu mêmes pr jy maladios contagieuses propagation de celles suxquelles on des plantés rtenir en échec la pro- srecoum Pl Ludies de nature sem- ation nfectent les aniwaux 1 Ily lable se feliciter de tout ce qui ire naître chez les propriétaires ' le désir d'étudier cet enne- de poe utes sos phases ; car ce trame at manquer d'en faire recon- urs articles\u2014 pipes en écume de mer, en bois, ete.des goûts les plus variés.Lunettes et lorgnons\u2014Lcs personnes qui ont la vue faible trouveront à la ma.son Samuel Bédard un des mesliours choix de lunettes et de lorgnons et binocles, montés en ar, en argent et en acier, avec verre \u201c aidamantine.\u201d qui est le meilleur et le plus propre à conserrer la vue.Toute commande tranamise par lettre recevra une attention particulière.Maison Sanvrt BévanD, 353, rue du Palais, à l'enseigne de l'aigle, R.Lacnaxce, gérant.Quiltec.Un avantage extraordinaire POUR LES PERSONNES QUI DPSIRENT ALLERS'ETABLIR AU LAC ST-JEAN Monsieur John Baron, de Mistassini, ocoupe 772 acres du meilleur terrain qu'il y à dans les envirous de la rivière Mistassini, au LacSi-Jeau.11 vendra le tout a'un blue ou par lots, avec son ouvrage, à très bon bon marché.Non terrain ne se troupe qu\u2019à trois milles de l'établissement des Pères Trappistes et à un mille seuiemeut de l'église.Un homme qui achèterait co terrain- 1A et y construirait un petit moniin pour y confectionner ls bois en planches et en bardeaux y ferait beaucoup d'argeut, car le terrain est boisé de très hou bois de commerce.Les transports sont faciles par ia rivière jusqu'à Roberval.Pour plus d'inforations a'alresser 4 monsieur Arsène Perrault, de Ticouahé ou à M.Baron lui-même, à Mistassitti, Lac St-Jean.13 mars 1594\u20140 14 SERVEZ- Vous KILLER Machine a moudre de Vessot Myidatlle d'or et diplome a FExposition Colomblenne, Chicago, 1803 e ler #ix à l'Expe- ation Provinciale à Montréal, 1:64 3la- miiton, 183%, Diplômes à Sher brocke, Iss5, 1591, Luz, ct Ottawa Lov, Nous a tiruns i'attention des cu.tiva- teurs «t des ineu- au pion * rent a £876 1.U DAL pr AL OIE à chevaux, et wo \u201c v vend à Lien on nar.a.ché.Nom grog-es moulanges pour les moins moutant de 20 4 &) tuinots à l'heure, et aussi rique désiré ; 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; Te 86.15 a tn Arians À tlnuadsten A 43 e8 A Rivi.oce du Lou à 11.57 à 9 MINED.Marth, do-di 4 Bemrdi, de Conpora dem art.vant à Felmandsion à 7,0 oo Ri.i 3 pal nm vière du Le 134 RACCURPANT Ivière du Lou: ave | ' AN ones posts à but cua i Duest ot avec tes ste.mers de la Compagnie de Navigatbun I: hcieu -, Gutativ pour + Flere 61.0018) Québec et ni ndaton avec fee trom du ches Canrilien poz tous les nl qus énte eu7 les tres BL daar eb Arntook.Pr oe ditt, tt Viorel Connor Connore Station, N.Bb, CHS Cloutier\u201d alouticr's Plan pro, N ircDaue du Lao std E Imundston, NB T.CRU RETT, BH, LINDSAY, Burintendarnt fc aa eg An { nt i 0a yoar.tan, \u201843 ceata, Frery num contains À Oe A, eotora, atd photogrup-s of new Mu PS plane, enabling Randers 0 rw 1h Land de côtes, le Lei.817 30 A 18 QW Mess purk do l'Uuess, nouveau le bri.00 O0 à 0 2 Jambon.010à O 1 AO véccter vas Ai. Lc SAR Avs ru a NATE WAL SRT NEA : FN = TA.RA pin, WN is SAG KR + wo a AY he ms con.SEA Ca ed PAE a AR LIE Rc UI Sn ER i » - ly « Rew ee à pris rares ET TA IS EL 2 Bande SIS WW ane er gi BR £2 TG in wu EE or fm A My.À = - hod MONTREAL, 18 AOUT 1894 CT BLOC-NOTES PARISIEN LA VIE DBS PRÉSIDENTS A L'ÉLYSÉB Depuis quelques jours M.Casimir Périer a quitté le quai d'Orsay pour lg'installer au palais de l'Elyaée.Quel re d\u2019existence le nouveau président y mènera-t-il Ÿ Sera-ce l'existenos de M.Thiers, à Versailles, un peu nustè- re, que M.Jules Grévy prit pour modèle en l\u2019accentuant ?Ou celle du ma- véchal Mac-Mahon, aux dehors Lril- lanta, que M.Carnot ne suivit que de Loin, de très loin, en se tenant sur une réserve qui avait pour but de flatter les opinions démocratiques, mais n\u2019était guère faite pour attirer à l'Elysée le monde élégant qui s\u2019en était éloigné depuis l'avènement de M.Jules Grévg ?Au moment où M.Casimir Perier va prendre possession du palais prési- denticl, il est intéressant de rappeler par le détail quelle fut la vie de sec prédécesseurs dans cette demeure, construite, il y n un siècle et demi, pour un cadet de la maison de la Tour d'Auvergne, Henri-Louis, comte d'E- vreux, fils du duc de Bouillon et de Marie-Anne Mancini, une des nièoes de Macarin.Et, tout d'abord, rappelons que, construit cn 1718, par Mollet, le palais fut acheté plus tard par Lous XV pour la marquise de Pompadour, qui habits.Il servit ensuite de garde meuble de la courorne, pour devenir, Quelques années après, la propriété de ML de Beaujon, qui le fit agrandir par Boullé et le céda au roi Louis XVI pour la somme de 1,300,000 livres La duchesse de Bourbon, ls mère du duc d'Enghen, s\u2019y installa en 17E6 Son arrestation laissa vacant l\u2019hôtel d\u2019Evreux, qui fut loué à des entrepreneurs de fêtes publiques C'est alors qu'il prit le nom d'Elysée.Pendant ia révolution, le palais fut acheté par une demoiselle Hovyn, qui le céda, sous l'Empire, à Murat.Celui-ci, lorsqu'il devint roi de Naples, en fit don au domaine impérial.Napoléon, qui affectionnait beaucoup cepalais, l\u2019habite, à plusieurs époques de sa vie, et c'est là qu'il signa sa fameuse abdication après la bataille de Waterloo.Sous la restauration, l'Elysée fut un moment affecté à la résidence da duc et de la duchesse de Berri, tandis que sous |a monarchie de Juillet, il devint le pied à terre de certains personnages de marque de passage à Paris Le prince Louis Napoléon.après son élection à la présidence de la ré publique, en fit sa résidence.C'est là qu'il arrêta le plan du rétablissement de l'Empire.A partir de 1852, le pa- ! lais redevint le pied à terre des princes qui étaiert les hôtes de la France.Ep ce temps-là existait un souterrain qui \u2018 relialt ie palais avec un des hotels de In rue de i Elywée.Il a été combié depuis Sous la troisième république l'Elysée retrouva sa splendeur avec le maréchal de MacMahon, élu a la prés:- dence.T'endant tout \u2018e temps que le marechu: y hahita, i'Eiysée fut le rendez-vous d'une scciété brillante et choisie On se rappelie encore les gé- ceptions auxquelles présidait, avec sa grace tout aristocratique, la maréchale de MacMahon, duchesse de Magenta Quant au maréchal, il était trop soi- dat pour que sa vie ne fut pas simple, quant à lui : mais il savait trop ce qu'il devait à son pays et a la première magistrature qu'il occupsit pour ne Fes donner à «a présidence tout le fait qui lai converait C'est ainsi qu'il s'était entouré d'ane Maison militaire d'un certain éclat C'étaient le colonel d'état-major Robert, comme chef de cabinet ; lez colo- neis marquis d'Abzac ez Broye et le chef d'escadron d'artillerie de Vaul- grenant, comme aides de camp ; la prince de Berghes-Saint-Winock, lieutenant au Te chasseurs, et M.de Lengsdorf, lieutenant de vaisseau, en qualité d'offcier d'urdonnance.Le vicomte d'Harcourt était secrétaire gé nérai de !a présidence.Eix années durant, les fêtes se suc oéderent à l'Elyeée, tranchant avec is vie simpie et quasi patriarcale que le maréchal de MacMahon menait dens l'intimité Car il ne fact pas oubiler que l'llustre soldat, personnellement si sobre, a dépensé une partie de se fortune à donner le plus d'éclat possi- bie a an présidence.Des le début, alors que ies Chambres se trouvaient encors à Versailles, le maréchal avait fait de l'Elyaée sa demeure particu- liere, réservant au palais présidentiel de Versailles les réceptions officielles Mais aussitôt que les Chambres rentrèrent à Paris, l'Eiysée prit cette physionomie si vivante qu'il devait garder jusqu'en 1&V9.* ee Nous arrivons à la présidence bourgeoise par excellence., celle de M.Jules Grévy.L'Elysée devient la demeure d'un bon propriétaire ou plutôt d'un membre des parlements de lan.tien régime M.Grévy se lève à buit heures, hausse ses espadrilles, eudusse un Veston Lors d'usage et, coiffé d\u2019un bonnet de velours, descend au jardin où l'attendent ses petits-enfants.A neuf heures, il s'éloigne de ia fameuse mare a@x canards et se rend dans son cabinet: C'est une vaste pièce, au rez-de- etfausée de l\u2019Elysée.tendue de magnifiques tapisseries des Gobelins.Molle pren assis dans son fauteusi bien rembourré, le président prend, sur le large bureau où ils sont empilés, les journaux qu viennent de paraître, et cela le mêmo jusqu\u2019à neuf heures et demie, A ce moment, Mme Grévy vient le rendre, pour faire un tour dans le De dix heurrg à midi, M.Grévy parcourt sa correspondance, donne des nstructions au général) Pittié, s'entretient avec eon gendre, M.Daniel Wil son.Quelques awls vieunent le voir: MM.Achard, Andrieux, Constans, rdoux, Devbe, Duclerc, Chiris, qui ra plus tard Ù de M Carnot et dont le fille épousers M.Fran Carnot.Po sois Rien ne romprait la régularité de ces matinées si M.Grévy ne présidait le mardi et lo samedi le conseil des ministres.Ces joursld, au dernier coup de dix heures, chaussé de pan- touffes de feutre, le Président pénètre dans la salle où sont assemblés les ministres.1] les quitte à midi moins cinq exactement.C\u2019est lheure du déjeuner.La famille l\u2019attend dans la salle à manger du premier étage, ot M.Grévy fait, en bien mangeant l\u2019éloge des morceaux, car ce gourmet a un appétit da chasseur.Te Président reçoit volontiers à déjeuner.On sert le oafé au Lillard, od M.Crévy fait régulièrement quelques carambolages aveo le général Pitiié et son gendra Puis, la partie finie, il so dirige vers ja bibliothèque Ju res-de- chaussée.Après avoir signé des lettres ot des décrets, le président de la république fait atteler & voiture Mmes Grévy et Wilson l'a-compa- nent au Bais ou chez quelques amis fe diner se fait sans plus de cérémonie que le déjeuner.nonce y est souvent invité, et on lui eert ua menu des plus délioats.La soirée sa passe dans l'intimité la plus étroite, en compagnie des deux frères du Président et de quelques amis, qui se relayant au billard et aux échecs, sd M.Grévy était, comme l'on sait, d'une force remarquable A dix heures, tout le monde se lève.Et M.Grévy va se reposer des fatigues de la journée.Nous ne devons pas oublier que M.te de l'Elysée ot mettaient un peu d'aninisiion et de vie dans cette retraite Le mercredi et le vendredi, M.Wilson recevait.Cela devait durer jusqu'a la fin de 1887.oe La vie de famille à l'Elysée sous M.Carnot, fut de la plus grande simplicité, quoique plus brillante que da temps de M.Grévy, lime Carnot y recevait beaucoup d'amis personnels, et au cours de chaque hiver elle y donnait des soirées ot des hais ol se pressait uns foule do fonctionnaires.Il n'est que juste de reconnaître que M.et Mme Carnot mettaient beaucoup d'affabilité à recevuir leurs invités, et même une bonne grâce parfaite.M.Carnot avait deux cabinets de travail : le cabinet d'apparat séparé des salons militaires par une antichambre spacieuse où il donnait ses réceptions ; au cabinet de travail au premier étage, contigu & ses appartements, où il travaillait à l'abri de toute opportunité Très régulièrement, dès huit heures du matin, il étudiait dans son cabinet | du premier étage toutes les affaires ! qui lui étaient soumises et qui de vaient ensuite être discutées par le conseil des ministre.C'est ainsi qu'il s'intéressa de tris près aax aflaires étrangères, et d'une manière toute spéciale aux questions militaires dont il s'entretenait trés souvent avec à.de Freycinet.M.Carnot desvendait invariable nent A dix heures, dans son cabinet sa rez Je-chaussée, les jours od il n'y , avait pas conseil.I! y était précédé { d'un huissier à chaîne d'argent No- j tons ce détail que, tous les jours de conseil, ii descendait une heure plus tôt, et.à aucan moment, ses ministres n'eurent à.l'attendre, comme cela s'était produit plusieurs fois avec M.! Grève.Le président estimait qu\u2019un \u2018des devoirs essentiels de sa charge, i dont il sentait toute ls responsabilité, | était pour celui qui s'en trouvait investi l'exactitude même.| Le dé\u2018eûner avait lieu à midi, et | patiois ie secrétaire général de la pré- ! sidence, le générai Brugère, où après | lui io général Ecrius, y était invité.| Aprés une courte promenade dans le ! iardin, le président sortait en voiture avec .# généra! Dorius tandis que Mme Carnot, accompagnée d'un oIf- cier d'ordonnances, rendait quelques visites où vaquait à ses devoirs de charité, On n'a pas oublié que le président avait à cœur de présider à l'inaugurs- tion de toutes les expositions artistiques ou d'intérêt général, \u2019 Les amis de M.Carnot qui fréquentaient à l'Eivsée étaient tirés sur leo volet, il y paraissait souvent la mere du président, Mme Hippolyte Carnot, ui venait de son château de Presies.Quelques membres de la maison militaire du président, entre autres le gé néral Borius et le colonel Chamoin, habitaient l'Elysée, tandis que les autres occupsient les appartements du quai d'Orsay voisins des anciennes écuries de l'Empereur.L'officier de service était toujours en grande tenue et portait aiguillettes.C'est Jui qui recevait les visiteurs, donnait aux journalistes les informations qui pouvaient les intéresser ; il se tenait en communication téléphonique permanente avec tous les ministères D'ailleurs, dans l'antichambre de l'E'ysée était établi tout un réseau téléphonique permettant de correspondre avec tous les services intéressés Four ne parler que da général Borius, par exemple, il avait toujours un télé phone portatif à la main qu'il s'appliquait comme un masque, Quelle va être maintenant la vie de l'Elysée sous ia présidence ce M.Casimir Perier ?Nous savons, dès maintenant, que le nouveau président eat entouré de deux maisons : l'une civile, l'autre militaire.Cette dernière sera-t- elle toute d'apparat ?Ou bien, de concert avec la maison civile, ses membres auront-ils des fonetions qui les mettent en rapport direct avec ceux qui sauront affaire à l'Elysée, journalistes ou autres § Les fêtes que M.Casimir Perier projette déjà, sans doute, vap- lerunt-elles celles du maréchal de acMahon ou celles de M.Carnot! C'est ce que l'avenir nous apprendra, Tour-Panis \u2014\u2014\u2014\u2014 re LE LINIMENT MINARD GUERIT LE RELAGHENENT DES INTESTIND, et Mme Wilson occupaient l\u2019aile droi- | VARIETES ox ENFANT PRÉCOCR\u2014Le \u201c Journal de Magdebourg * révèle l'existence d'un enfant Agé seulement de deux ans, qui lit couramment les caractères allemands où romains et prononce correctement les mots les plus difficiles.Cet enfant à appris à lire en jouant.Il montrait, il est vrai, des dispositions étonuantes à un an et demi pour déchiffrer les enseignes, affiches et annonces de la ville, lorsqu'il allait à la promenade avec sa grand'mère.Bien plus, il prenait un intérét extraordinaire à regarder les boutiques de libraires À la maison il jouait surtout avec des livres et des journaux et, un jour, il reconnut son nom de baptême imprimé et alla le montrer, plein d'orgueil à ses parents.L'enfant est dans les meilleures conditions physiques et mentales, ça santé est parfaite.C'est un blond avec des yeux bruus très vifs.Trois médecins très connus ont donné comme leur opinion, après examen des faits, que ce petit garçon à une puissance toute particulière de retenir les impress:ons minéinoniques, iris ile n'ont pas trouvé d'explications physiologiques de cette faculté.Le nom de cet enfant est Otto Gæh- lert; c'bet le fils d'un boucher de Brunswick.La santé bu pare \u2014Les bruits les plus aventurés ont couru récemment, comme chaque été, au sujet de la santé du pape.Tandis que des personnes d'ordinaire bien informées se montraient très pessimistes, déciaraient que lo pape s'atfaiblissait de plus et q une cacastrophe était imminente, \u2018autres, au contraire, assuraient que Léon XIII ne s\u2019était jamais mieux porté.Pour mettre fin à ces bruits le médecin ordinaire de Léon X11L le doe- Lapponi, à déclaré oeci à un journaliste étranger qui révait déjà de conclave : L'état de santé du pape est excellent ; contrairement à ce qu\u2019on a dit dit, sa nourriture est la mème que par le et l'appétit ne lui fait pas défaut.C\u2019est ainsi que ie pape prend le matin, à huit heures, une tasse de chocolat avec une tartine de pain.A deux heures de l'après-midi a lieu le déjeuner, qui se compose d'un potage, de deux plats de viande, de fruits et d'un verre de bordeaux.Le soir, à neuf heures, Léon XIII prend de nouveau du potage, de la viande, des fruits et du bordeaux.L'estomac fonctinone avec la plus grande régulantd De même le sommeil est excelient Il ne peut être question de déperdition de forces.Le pape est sussi résistant qu'il a toujours été : tout au plus, au fort de l'été, ressent- il quelque fatigue bien naturelie pen- dact les grandes chaleurs.Pour donner une idée de la force conservée par ce vieillard de quatre- vingt-quatre ans, nous dirons que Léon XIII se fait un plaisir d'ailer chercher à sa bibliothèque des in-folios qui pesent quelquefois jusqu'a cinq kilos et les porte lui-même sur sa table de travail À ceux qui prétendent que le pape ne peut se tenir de bout et qu'on est obligé de le porter en litière, on peut répondre simplement que de même que tous ses prédécesseurs, Léon XIII se fait porter en litière lorsqu'il descend au jardin.Il monte en litière dans son ati- ehambre, C\u2019est d'étiquette.Mais chaque jour, pendant ses pro- menaces au jardin, il met pied à terre et se promène des heures entières appuyé sur sa canne : il marche même plus facilement que plusieurs des personnes de son entourage.En somme, Léon XIII marche et se tient debout de quatre à cing heures par jour.Tout récemment, il a donné la confirmation à trente personnes sans éprouver la moindre fatigue LA MERE DE SANTO ECRIT À MDE CARNOT UNE LETTRE DE L'ASSASSIN A SA MÈRRA La mère de Cesario Santo Geronimo, l'assassin du président Carnot, a écrit à Mme Carnot, lui demandant d'inter venir auprès du nouveau président, M.Casimir Perier, pour qu\u2019il accorc le recours en grâce du prisonnier.La mère de l'assassin à reçu de son fils la lettre suivante : * Chére Méres, « Je vous écris quelques lignes pour vous informer que je viens d'être condamné a mort.Que devez-vous penser de moi ! Vous ne pouvez penser que je suis un assassin et un malfaiteur.Vous connaissez mon bon cœur et la tendresse quo je vous ai toujours montrée.Bi j'ai commis cet acte, c'était simplement parce que j'étais fatigué de voir un monde aussi infAme.Je remercie je prêtre qui est venu ms voir, mais je ne désire pas me confesser.« Je vous salue ainsi que mes frères, mes sœurs et autreset vous envoie à tous un millier de baiser.\u201d La guillotine ou tout autre genre de prompte exécution ne sont point des châtiments assez sévères pour des bandits de l'espèce de Santo.C'est la torture qu'il faudrait ! me AFFREUSE TRAGEDIE TRIPLE ASSASSINAT RT SUICIDE Le village de Charlton, près de la ville Des Moines, Iowa, a été In scène d'une horrible tragédie, la semaine dernière, Vers 10 heures, M.W.D.Jenkins entrait chez sa fiancée, Mlle Julia Murphy et, après une querelle violente avec cette dernière, la tua d'un coup de revover ; puis tira sur la sœur de Mlle Murphy, Mine Josie Towns, qui tomba morte.Mme Murphy étant aczourue, requt, elle ausai, une baile de revolver, qui lui causa une bleseure mortelle.Jenkins tourna alors son arme contre lui-même et se brûla la corvelle.Le misérable avait bu énormément durant plusieurs jours, et l'on croit que Milo Murphy lui avait reproché sa conduite, LE CULTIVATEUR UN JESUITE MABTTAISÉ AUE INDES Le R.P.Ambroise Amirdam à été tué per Jos paiens aux Maduré, Indes.Le père Awirdam était religieux de la Compagnie de Jésus.Il se rendait de Tutécorin à Pals- gakagel, quand les chrétiens accoururent lui dire qu'un prétres d'idoles, redouté comme sorcier, bhtissait sur le terrain même de l'église Le Père s6 transporte sur les lioux et fait des représentations.Un puien s'approche, le frappe par derribre, uu peu sa-dessus de l'épaule gauche, avec uns barre de fer, d\u2019un coup si violent que le manche en bois en vole on éclats.Le Père tombe à genoux, croise ses bras sur la poitrine, et fixe les yeux au ciel.Un deuxième assassin le frappe sur la tête verticalement avec l'extrémité d'une autre barre de fer, et lui fait une blessure de trois pouces de profondeur, allant obliquement du sommet de la tête jusqu'à un pouce de l'oreille gauche .Le sang ruiselle à gros bouillons, tout le sable en est imprégné, et le missionnaire est étendu comme mort daus cette mare de sans.N'importe on le frappe toujours à coups redoublés, surtout à la poitrine.Un sauvage, armé d'une grande sorpe, va même lui couper In tête et les wembres, quand un brave chrétien, frère d'un prêtre indigène, au péril de sa vie, cherche à arrêter la main ancrilège et à arracher le martyr à ses bourreaux.Le lendemain, après des souffrances atroces, le P.Amirdaw expirait, entouré de ses confrères et de nombreux chrétiens.\u2014__ >
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