La république, 16 septembre 1876, samedi 16 septembre 1876
[" / [ Vol Satuméro Il Chronique Parisienne, | 4 LA REPUBLIQUE JOURNAL HEBDOMADAIRE.SAINT LOUIS, H.BEAUGRAND, MO.SAMEDI, Rédacteur-Editeur.16 SEPTEMBRE, T8768.Le numéro, 10 Cents.journal du skating, la revue dy skating.| chaque appel on prononce encore le | cée.Qu'il y ait cet hiver les gants du| nom du Premier Grenadier de France.; \u2014 Laquelle ?skating, 1a cravate du skating, le para-| Quand ce nom retentit, le plus vieux| \u2014C'est que vous ne parlerez plus, le pluie du skating! Skating! Skating ! | sergent répond: \u201cMort au Champ soir dans 12 rue, aux jeunes filles qui Skating ! d'honneur! rentrent avec leur bonne.des ont en outre le tort de faire étalage de leur fortune sur leurs vêtements, et de gâier leur costume par un excès d'ornements d'or et d'argent et ce colifichets de toute espèce.chaque commune ou \u2018\u2018obtchina,\u201d com! le monde entier.Les gouvernemenee % ., posée des diverses associations familia* | voient-ils ?Non.held les, possède aussi son petit parlement, Les nations ont au-dessus d'elles quel- dont l'autonomie est presque absolue que chose qui est au-dessous d'elles, les dans les affaires locales ; c'est dans ces | gouvefments.A de certains moments, ADMINISTRATION.| (Correspondance particulière de Fan Republique\u201d La République\u201d) Parait tous les vamodin, \u2014 Paris, 20 août, 1876.Les abonnements partent du ler et du 15, de chaque mois.Late frais de port sont à la charge de PF- diteur-propriétaire.| L'abonnement cat invariablement pays | bio d'avance.Nous née faisons jamais ex} v ption à cette regle, f Abonnement.' - 84.00; - 1.00 Le numero 10 cents.i lnvariablement payable davance.Uaau = = e =- = = = =» Trois mois - - - = - = BUREAUX DU JOURNAL 316 NN.6th Street \u2014 Annonces.Une insertion dix ligues ou moins : 81.00 | Dix cents iu ligne premiere insertion! éteing cents in ligne pour chaque insertion subséquente, Payable d'avance, Une reise Hibérule sera faite pour les annonces a long terme.Toutes Correspondances lectres d'af- tuires, lettres chargées, conumunications, 31e devront être adressées à H.Beaugrand, Rédacteur-Editeur, \u201cLa Republique\u201d ! SOMMAIRE.On patine partout.\u2014On duusait apres la Terreur \u2014Le Hal des Victimes \u2014 L'en- Kouement du patin à roulettes.\u2014Ska- ting universel.\u2014 L'art de relever les établissements tombés\u2014Tout au Bkating.\u2014Combien de temps durers cette mode ¥ \u20148olenpités universitaires a 1s mode\u2014 Lex femmes et le discours latin à lu Sore bunne.\u2014Les femmes aux séances du Sé- uat et de la Chambre.\u2014 Le bonheur d'hu- mnilier ses amies \u2014Un émule du premier grenadier Ge France \u2014 Mort au champ d'houneur.\u2014 Honneurs posthumes \u2014 Le défunt n\u2019est pus mort.\u2014Gloire et misère.\u2014Une réparation nécessaire.\u2014 D'abord du pain.Mort de Mme Juies Janin.\u2014 Comment elle uévint Ia femme du prince des critiques.\u2014Le châtiment, le pardon.Au lendemain de thermidor, Paris se mit à danser.Il avait à prendre sa revanche de la terreur.On n\u2019entendit de toutes parts que violons rigodonnant, flûtes et musettes.La grande cité se couvrit littéralement de salles de bal, depuis le \u201cBal des Victimes,\" où n'étaient admis que les fils et filles des guiflotinés, jusqu'au \u2018Bal des Zéphirs,\u201d installé dans l'ancien cimetière Saint- Sulpice.Nous possédons à ce sujet des statistiques exactes ; il n'y eut pas moins mit.Louis.Mo.DIT \u201com 77 © Îde six cent quarante quatre établisse- Le général de Cissey a récemment décidé que le même hommage serait rendu à un brave soldat du 10e bataillon de chasseurs à pied, le sergent Garnier.A Solferino, ce bataillon, placé à © Si bien établi que soit l'empire du | patin à roulettes, il s\u2019évanouira tôt où [tard devant l'astre naissant d\u2019un nouveau règne.Le vélocipède lui-même, | aujourd'ui dans l'ombre.Et cependant ! détachement engagé dans le cimetière le vélocipède offre une des découvertes | du village.Le sergent Garnier, entré les plus ingénieuses qu'on ait faites: le premier dans le cimetière, vit un dra- ses partisans a-surent qu'il doit rendre : peau autour duquel se groupaient nos dans l'avenir des services qu'ou nel ennemis; il s'élance pour l'enlever, et soupçonne guère.Le patin n\u2019e-t donc : après une lutte lutte héroïque le remet pas éternel.La mode, après l'avoir'aux mains du maréchal entouré de sa plus brillante auréole, le | d\u2019Hilliers.Le drapeau est aujourdjhui laissa tomber un jour sur le coin du suspendu sous les voûtes de l'église trottoir, comme un enfant abandonne ! des Invalides.le jouet qu'il a brisé\u2026, comme un roué, | sa maîtresse.Ce jour-là, malheur à lui ! Le ministre, apprenant que Garnier l'est mort, lui accorde cette canonisation ! du soldat que La Tour d'Auvergne seul oe | jusqu'alors possédait, et la France croit O la mode ! Depuis que les réaction- être Quitte envers son brave enfant.naires ont commencé l'assaut de l'uni-| Or, Garnier n'est pas mort ! I! occupe niversité, les deux armées font des re-! en province un emploi modeste duquel recrues parmi les femmes elles-mêmes, til vit.Le ministre a été mal informé, et la passion la plus vive se manifeste | et tandis que le nom de l'héroique sol- aussi bien parmi les femmes que parmi !dat est salué dans son ancien régiment les hommes.I par la formule sacrée : **Mort au Champ L'autre jour j'assistais à la Sorbonne, | d'Honneur,\u201d il gagne péniblement sa à la distribution des prix du grand | vie, humble et ignoré.Cette erreur ! Concours; le ministre de l'instruction : sera certainement rénarée, et on assu- ! publique a été l'objet d'une ovation rera à l\u2019un des plus vaillants représen- Qui à brillé d'un éclat sans pareil, est | gauche de la ligne française, eut un fort Baraguey ; SPECTATOR.La Serbie.Les événements qui se passent ac- j tuellement en Orient donnent de l'intérêt à la description que l'on va lire et à l'article de Victor Hugo, dont nous la faisons suivre : : LE TERRITOIRE.| La Serbie, séparée de l'Autriche - { Hongrie par la Save et le Danube, n\u2019a i ; Point de frontiéres sérieuses qui la pro- | tégent contre la Turquie: elle est en- jtourée de la Bulgarie, de la Roumélie jet de la Bosnie.Elle compte 1,366,000 \u2018habitants et 43,535 kilomètres carrés.; Sous la dépendance nominale de la | Turquie, la Serbie est libre; les vestiges de l'ancienne servitude ne consistent plus qu'en une redevance annuelle de 300,000 francs, payés à-la Porte, et une garnison turque dans la petite forteresse de Malizernick, sur la frontiére de Bosnie.Mais, si faibles qu\u2019elles soient, ces traces de la servitude pèsent lourdement sur la population, qni rêve de s'en affranchir et d'affranchir en même temps les 10 millions de slaves L'AGRICULTURE.Prise en masse, la société Serbe est prospère.Depuis l'indépendauce, la population a plus que doublé ; elle augmente de 20 mille personnes par année, grâce à l'excédent des naissances sur les morts.Toutefois, il s\u2019en faut encore de beaucoup que le pays égale les plai- sité de la population.À peine ua huitième du sol de la Serbie est en culture, 2t presque partout le mode d'exploitation est des plus barbares ; sauf les vallées les plus fertiles, comme celles du bas Timok, une jachère annuelle succède chaque moisson.Les exportations de la Serbie témoignent de cet état rudimentaire de l'économie rurale ; elles consistent principalement en porcs mal engraissés que l\u2019on expédie en Allemagne, par centaines de milliers, des jetées de Belgrade et de Semederew.La vente de ces animaux est le revenu le plus clair des paysans de Serbie ; néanmoins, ils ont commencé dans ces dernières années à fournir une certaine quantité de blé aux marchés de l'Europe occidentale.Sans les mercenaires bulgares qui viennent chaque année passer la saison des labours et des récoltes dans les campagues de la Ser- restés en dehors de l'indépendance serbe.assemblées de village que se forme l'esprit public et que se préparent en réalité les votes de la Skouptchina.La Constitution prévoit aussi, pour les grands événements politiques, l'élection directe par le peuple d'une Skouptchina extraordinaire, composée du quadruple des membres.D'ailleurs, les affaires sont prouve, c'est que, seule entre tous les Etats de l\u2019Europe, la Serbie n\u2019a point de dette publique.LA teuiGrBIÉ Tous les cultes sont libres; néanmoins, la religion catholique grecque est dite religion de I'Etat.Elle reconnaît pour son chef nominal le patriarche de Constantinople; mais depuis 1376, elle a pris le titre *\u201cd\u2019autoceplale,\u201d et se gouverne elle-même par un synode, compo é de l'archevêque de Belgrade, métropolitain de Serbie, et dedfitrois diocésains d'Oujiza, de Negotin et de Chabats.Le métropolitain est nommé directement par le Kniaz et pourvoit.avec le reste du Synode, aux siéges vacants, mais sous réserve de la sanction du prince.Les hauts dignitaires de l'Eglise sont payés, tandis! que les simples prêtres vivent du casuel.| ce contre-sens éclate : la civilisation est \u2018dans les peuples, la barbarie est dans : les gouvernants.@e ie est-elle voulue?Non.Elle est simplement professionnel e genre humain sait, les gouvernements l'ignorent.Cela ;tient à ce que les gouvernements ne ; voient rien qu'à travers cette myopie, la nes hongroises et valaqufs pour la den-{relatiwment bien gérées, et ce qui le i raison d'Egat; le genre humain regarde avec un autre œil, la conscience.Nous allôns étonner les gouverne- {ments européens en leur apprenant une chose: c'est que les crimes sont des crimes, c'est qu'il n\u2019est pas plus fêrmis À un gouvernement qu'à un individu d'être un assassin.c'est que l\u2019Europe est solidaire, c'est quggtSut®Be qui se ÿ fait en Europe est fait par l\u2019Europe, c\u2019est que, s'il existe un gouvernement bête fauve, il doit être traité en bête fauve ; c'est qu\u2019à l'heure qu\u2019il est, tout près de nous, là, sous nos yeux, on massacre, on incendie, on pille, on extermine, on égorge les pères et-les mères, on vend les petites filles et les petits Barons; c'est gue, les enfants trop petits pour étre vandus, on les fend en deux d'un coup de sabre; c\u2019est qu'on brûle les familles dans les maisons: c'est que telle ville, Batak par exemple, est réduite en quelques heures pe ST.ILOU Its.+, y, .se 1 vai 2 ments qui donnèrent à danser.Gran- [d'autant plus chaude qu\u2019un vote récent tants de l'armée une vieillesse paisible ES EN Le \u20ac ; ; itants au.Les moines, peu nombreux d'ailleurs, de neuf mille habitants à treize cents ; $ ; .; ! SES DEsSEINs.bie, c'est à peine si les habitants au- [ont pour revenu le produit des terrains ' bs des dames, bourgeoises, grisettes, cou- |du Sénat avait atteint le défenseur de jet honorée.| ; oo .: |raient de quoi nourri ! p \\ ©! c'est que les cimetières sont encombrès CONSULAT DE FRANCE.\u2014Emile Karst.turières, harengères.bouquetières, tout l'Université contre le- attaques ultra- oe Reconstituer l'ancienne Serbie, qui a |ralén uot se nourrir appartenant aux monastères; mais une de plus de cadavres qu'on n\u2019en peut en- A A , .og ; ee : iH .êe jai ht} agent consulaire ; bureau, 411 Nord fe.le monde dansa, et pour deux sous le |montaines.Tout le monde, sans ex-; Un vient d'enterrer une temme qui été si florissante au quatorzième siècle, L'INSTRUCTION.récente décision de la Skoupchtina a terrer, de sorte qu'aux vivants qui leur .- : .avai ela , .Lo ai .; .> - ., ; ; > : ., LOGE MAÇONNIQUE.\u2014 Orient Français achet.les Barçons cordonniers qua-!Ception, applaudissait.ce qui me | avait assisté au développement littéraire faire une confédération slave où figure Beaucoup d'étudiants, revenus des |SUPprimé tous les couvents, à l'excep- ont envoyé le carnage, les morts ren- No.167; réunions les ler et de mercredis 4 de chaque mois à 5 L, du soir.13 N.3; ?Vénérable, J.A.Schultz: secrétaire.Ed.raient la Bosnie, l\u2019Herzégovine et le Montenegro sous l'hégémonie de la Principauté Serbe.Tel est le but de tion de cinq, où les religieux seront recueillis jusqu'à leur mort.Les rentes des anciennes propriétés de main morte semblait fort juste et fort raisonable.; de la grande époque de 1830.Madame {Jaime les explosions des sympathies de! jules Janin, la digne épouse de celui 1a foule.| qu'on avait appelé le prince des criti- universités de l'étranger s'occupent de répandre l'instruction dans le pays, et de très grands progrès ne cessent de driflaient avec les nymphes de guinguette.voient la peste, Ce qui est bien fait; nous apprenons aux gouvernements ns Ra qe ete Bh LT ERR A Bobhe, 410, Nord 3e.- * Va-t-on patiner aujourd'hui comme on dansait sous le Directoire?l'our un peu, on en prend le chemin.Dès que le patin à roulettes a fait son appa- de Rots necrétaire archi! rition parmi nous, cet hiver, on s'est trésorier, t.mile Karst: nee rétaire arc M engoué.La mode l'a pris sous son viste, J.J.Morard: secrétaire-complable- | Ed.Bobe; directeur.Wim.Surbled ; com- | Patronage, et lorsque la mode se mêle missaires: F.M.Allemand, John Bonnet, de quelque chose à Paris, ce n'est ja- M.J.Darvel, H.Verdier, L.Boulanger.mais à demi.Le mot skating,\u201d d'abord SOCIETE \" RANÇAISE L'AIDE MUTUELLE, | glissé timidement sur une affiche, a \u2014Kéunions, le dimanche 15 où le dimanche | bientôt flamboyé autour des kiosques et le long des murailles, accolé à d\u2019autres après le 15 de chaque mois à Z heures de mots, tous plus retentissants les uns que P'après-midi, rue Market 1010: président.Beiin; ler vice-president, Louis Gu- Lei tite Rats (les autres.Il y a eu le \u2018\u2018Skating-Pa- lace,\u201d le Skating Ball,\u201d etc.bard: Ze vice-président.Antoine Ratti; necrétaire-archivisté, Jos.A.Droz: secré- \u2018Voulez-vous du skating?partout.\u201d taire-correspondant, Ami FE.Addor; tréso- On en a si bien mis partout, que ce rier.A.Cabrillac; secrétaire des finances.Ed.Bobe.Cette société fait partie de l'Union Générale des Société Française, participe d'un anglais douteux a cessé, de Secours Mutuels aux Etats-Unis d\u2019Amé- pour la grosse masse du public, d'impliquer nécessairement l'idé\u201d de patins à roulettes, et qu\u2019il a pris rang parmi les locutions courantes et te bon ton qui | servent de passe-port aux plaisirs et! aux industries les plus diverses.Ce! sont les bonnes enseignes qui tirent | l'œil et amorcent la foule.Voici, par exemple, un bal public quelconque (je : SOCIRTE FRANÇAISE DE BIENFAISANCE, \u2014Réunions du conseil d'administration, te 1er mardi de chaque mois, 411 N.3e ; président, Gustave Piertot; ler vive-président, Jacquemin; 2e vice-président, G.Biston; On en a rique.LKR BURFAU CENTRAL de l'Union Géne-| rale pour les années 1576 et 1877 est àst.! Louis; président, J.Williomé; secrétaire, I\".Luckner, 905 Locust st.; secrétaire-cor- respondant, Ami E.Addor, chez Mermod, Jaceard et Cie.\u2014 Assurance mutuelle sur la vie de toutes lex sociétés faisant partie ; de l'Union sous le controle du Bureau i \u2018e ; secrétaire-correspondant, Ami E.! ! pr ond, eran] et Cie.4e etine fais pas de personnalité) dont l'é- Locust.toile palit, dont les recettes faiblissent.| SOUIETR REPUBLICAINE DE SECOURS! Un coup donné à propos sur le tam tam aux émigrés Français, Victunes de is de la réclame le remettrait en point.: Guerre.\u2014 Réunions le 15 de chaque mois Mais encore faut-il quelque prétexte, chez M.Besançon.927 Christy Avenue; un saint nouveau à invoquer.Eh, par.Comme le veut un usage antique et| solennel, un professeur a lu un discours | en latin, et quel latin?Ce latin mo- derni-é, qui est un produit industriel et qui ferait le désespoir de Cicéron !! Les cinq dixièmes de l'auditoire com,\u2018 plaisant n'en comprenaient pas un trai- .{ tre mot et battaient des mains! | Il y avait dans les tribunes une col- | le Champagne avait coulé à pleins bords dèrent comme les représentants les plus lection de femmes élégantes, charman- mantes.C'était surtout de leurs mains finement gantées que partaient les bra- | vos.Un étranger entrant à l'improviste; amis rentraient chez eux.lorsqu'ils | tête.dans la salle, aurait cru que le langage baroque de l'homme en robe noire était : la langue naturelle, familière de ces\u2019 femmes en robes multicolores.; Que voulez-vous?L'est la mode! Ne va pas qui veut A la distribution des! Six mois plus tard, le critique assis- jes figures une apparence militaire.Les prix du grand Concours! On s\u2019y ennuie À périr, mais quelle joie de pou-! voir humilier les amies et de dire : J'assistais à la dernière distribution des prix du grand Concours ! oa C'est ce sentiment qui seul peut expliquer I'afluence des jeunes élégantes aux séances du corps législatif et du Sénat.On se dispute les billets.Il faut faire un voyage fatigant, attendre de longues heures dans les tribunes ; mais les billets sont rares, et on tieut à prouver qu'on a des relations dans {tous les Serbes, et le prince de Milan ques.li n'est pas sans intérét de raconter comment elie s'est mariée.Jules Janin, alors rédacteur de la! Quotidieune, sortait un soir de diner | chez son rédacteur en chef, avec Félix! Prat.Le repas avait été abondant et gai ; ! dans le cristal, et les convives avaient ressenti les effets de la rose liqueur.; Bras dessus, bras dessous, les deux croisèrent sur le trottoir une jeune fille | escortée de sa femme de chambre.Janin dit des choses galantes à la jeune fille, et fut naturellement écon- | duit.tait à une soirée lorsqu'il vit entrer dans | le grand salon celle qu'un soir.naliste se précipite vers le vestiaire ; il au besoin; mais au moment ou il va prendre la fuite, la maitresse de maison le retient et le conduit vers la jeune fille qui avait cause sa brusque sortie.Que vouliez-vous qu'il fit?Qu'il dan- sat! Il dansa en effet, et pendant toute la durée du quadrille s\u2019entendit plaisanter cruellement sur son ignorance de l'art chorégraphique, sur sa maladresse, sur son maintien.Les femmes aiment n\u2019a fait que céder aux entraînements de son peuple.LA POPULATION.La Serbie ne renferme qu'une faible proportion de tous les Serbes de I'Europe orientale, mais c'est probablement avec raison que les habitants se consi.purs de leur race.Ce sont, en général, des hommes de belle taille, vigoureux, larges d'épaules, portant fièrement la Les traits sont accusés, le nez est droit et souvent aquilin, les pommettes sont peu saillantes ; la chevelure, rarement noire, est fort abondante et bien plantée ; l'œil perçant et dur, la moustache bien fournie donnent à toutes s'accomplir à cet égard; on peut dire qu\u2019ils sont immenses depuis l\u2019époque, encore récente (1839), où le souverain lui-même avouait ne savoir pas écrire.la Serbie le foyer intellectuel de tout enfants bosniaques et bulgares viennent s'y instruire en foule.Certes, la crasse ignorance et les superstitions d\u2019autrefois sont encore bien loin d'être dissipées, sion des Slaves dans le monde greco- romain jusqu'aux glorieux événements i de la guerre d'indépendance.doivent être appliquées à l'entretien de-' écoles.L'ARMEE, En Serbie.tous les hommes valides font partie de l'armée.Mais à proprement parler, l'armée permanente, d'au plus quatre mille hommes, n'est qu'un ensemble de cadres dans lesquels auraient à s'enrégimenter au besoin tous les corps de milice nationale.Le premier ban de la milice, composé du quart des citoyens de vinyt à cinquante ans, prend part chaque année à des exercices malitaires ; il est immédiatement mobilisable.Le deuxiéme ban est organisé de | maniére & pouvoir étre réuni sous les drapeaux dans l'e-pace d'un mois.En cas de danger national, la Serbie pour-: rait facilement mettre debout de cent à Les écoles et les colléges ont fait de l'intérieur de la péninsule turque, et les mais il est au moins une chose que connaissent tous les Serbes, c'est l'histoire sommaire de leurs aïeux depuis l\u2018inva- LE GOUVERNEMENT.Politiquement, la Serbie est une mo- femmes, sans être belles, ont une noble | narchie héréditaire, dont la Constitu- |prestance, et leur costume, semi-orien- [tion ressemble à celle des autres mo- Confus, troublé, rougissant, le jour- tal, se distingue par une admirable har- \u2018narchies parlementaaires de l'Europe.Même dans les Le prince, ou Kniaz, gouverne avec le demande son chapeau, celui d'un autre ! villes, quelques Serbiennes ont su résis-!concours de ministres responsables, \u201cter à l'influence toute puissante de la ! promulgue les loi-, les élabore avec le mode française, et se montrent encore | Sénat ou le Conseil d'Etat, nomme aux avec leurs vestes rouges, leurs ceintures ! emplois publics, commande l'armée, si- et leurs chemisettes brodées de perles ! gne les traités.monie des couleurs.et ruisselantes de sequins, leur petit fez! fleuri d'un bouton de rose.- .i opulente chevelure noire et le teint si gracieusement posé sur la tête et'francs.A défaut de descendance mas- | culine, son successeur sera choisi direc- Malheureusement, la coutume du! tement par le peuple Serbe.\u2018La Skoup- : pays exige que la Lemme Serbe ait une chtina\u201d vu Assemblée Nationale, dont l'origine remonte aux premiers temps cent cinquante mille hommes.i L'armée est organisée à la française.| C\u2019est du reste un officier du génie français qui a donné à l'armée serbe et à son service d'ordonnance l'organisation quelle met en pratique aujourd'hui, où elle se mesure avec un Etat qui, sans appeler aucune réserve, peut mettre 3 ou quatre cent mille hommes sur pied.Nous verrons bientdt quels seront les! résultats définitifs de cette guerre, sur - laquelle sont ardemment fixés tous les yeux des gouvernements européens.II jouit d'un revenu de 504 mille IE | Pour la Serbie.\u2014_\u2014 i d'Europe ceci: c'est qu'on ouvre les femmes grusses pour leur tuer les enfants dans les entrailles; c'est qu'il y a dans les places publiques des tas de squelettes de femmes ayant la trace de l'éventrement ; c\u2019est que les chiens rongent dans les rues le crâne des jennes filles violées: c'est que tout cvla est horrible, c'est qu'il suffirait d'un geste des gouvernements d'Europe pour l'empêcher, et que les sauvages qui commettent ces forfaits sont effrayants, et que les civilisés qui les laissent commettre sont épouvantables.Le moment est venu d'élever la voix.L'indignation universelle se souléve.Il y a des heures où la conscience humaine prend la parole et donne aux gouvernements l'ordre de l'écouter.Les gouvernements balbutient une réponse.lis ont déjà essayé ce bégaiement.Ils disent: On exagère.Oui, l'on exagère.Ce r'est pas en quelques heure- que la ville de Batak a été exterminée, c'est en quelques jours; on dit deux cents villages brûlés, il n'y en a que quatre-vingt-uix-neuf; ce que vous appelez la peste n\u2019est que le typhus: toutes les filles n'ont pas été vendues, quelques-unes ont échappé.On a châtré des prisonniers, mais on leur a aussi coupé la tête, ce qui amoindrit le fait.L'enfant qu\u2019on dit avoir été jeté d'une pique à l'autre n'a été, en réalité, mis qu'à la pointe d'une bayon- 4 président, F.Jacquemin: vice-présidents N i ite ; dans le monde officiel et politique.à se venger.éblouissant d'éclat.de la Monarchie Serbe, est composée de ; i \u2018nette; où il y a une vous mettez deux, 3 Darcel: secrétaire, bleu, ce sera le skating.Une petite : ! enger.| PAR VICTOR HUGO.ÿ & Jules Belin et M.3 ot \u201ccrétaire Jo | ~éance de patinage dans un coin de la \u2018 Ohl si on décorait les femmes de la Janin fut insensible à toutes ces rail- A la campagne comme dans les villes, 134 membres, dont un quart nommé f vous grossissez du double, etc, etc.J Philippe Luckner: plan oe Besançon ; salle, et le tour est joué.légion d'honneur! Par malheur les ex- leries ; il n\u2019entendait plus rien, ne voyait le fard et les fausses tresses sont d'un directement, par le souverain: toi 11 devient nécessaire d'appeler l\u2019at-: Ext puis pourquoi ce peuple s'est-il Ÿ se Chis Vetier Le patin est en vogue; on patine ceptions sont rares; il en est jusqu'à plus rien, il était devenu amoureux, usage universel; même les paysannes; membres sont élus par les citoyens tention des gouvernements européens révoité ?Pourquoi un troupeau d'hom- 3 v sorier, .; , ; .S \u2018 .A CERCLE PHILARMONIQUE FRANÇAIS\u2014 (partout: dans tous les quartiers de HUIT que l'on pourrait compter.mais amoureux fou de sa danseuse, et des villages les plus écartés se teignent Serbes.Tout homme majeur et payant [sur un fait tellement petit, à ce qu'il pa- mes ne se laisse-t-il pas posséder a Réunions le là de chaque mois, chez M.paris s'ouvrent des palais étincelants | te quelques semaines après il demanda et tes cheveux, les joues, les paupières et l'impôt est électeur : le suffrage est donc rait, que les gouvernements semblent ne\u2018 comme un troupeau de bêtes ?Pour- a C.Claude, 201 8.Main; président.J.A, de lumière-.On connait les honneurs posthumes obtint la main de Mlie Huet.les lèvres, le plus souvent au moyen de |à peu près universel.Outre ce parle- point l'apercevoir.Ce fait, le voici : on! quoi 7.etc., etc., etc.À Schultz; trésorier, F, M.Allemand:| ae skating est bon; il se tient A la rendus à I'immortel La Tour d'Auver- \u2014Je consens à devenir votre femme, | substances vénéneuses qui détériorent | ment national, qui exerce le pouvoir lé- |assassine un peuple.Où?En Europe.; Cette façon de pallier ajoute à l'hor- 8 secrétaire, Ruoul Dubois: régisscur, Emile hausse et pour longtemps.Fondez le gne, dans le 46e régiment de ligne.A mais A une condition.lui dit safian-|la santé.Les plus riches campagnar- gislatif conjointement avec le prince, Ce fait a-t-il des témoins ?Un témoin, reur.Chicaner l'indignation publique, Ha Boulanger.i ! : - = \u2014 SS \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 mens j \u201d \u201c \u2018 il écrivait sur papyrus, et il s'était riposte ; je veux le tuer loyale- ,meaux arrosés par la Durance, {grande vertu civique.Souvenez- ;les Bataves et les Germains, avec n'ai donc rien a réparer.Voilà} 27; Mignet, faubourg Montmar- + § s | .: : \\ 3 Fenilleton de La Republique même rendu habile dans l'art de ment.Eh bien! reprit le terrible vous que nous avons effeuillé en- le grade de centurion.It cultive ma réponse a Bonnafoux.tre, 8.a _ lancer le javelot, J'étais son té- \u2014En combat singulier, dit Bonnafoux; Adolphe a été fian- semble les heures fugitives de la aujourd'hui l'humble champ pa- \u2014Est-elle immuable?dit Rab-| \u2014Très bien! Nous convien- je : .\u2018 ., \u2026.Ç \\ ., Ë ; ; moin quand il se battit avec Jac- Rabbe, selon la justice de Dieu; cé à ma fille, et aujourd'hui il ne jeunesse, sous les ombrages thes-|ternel, comme Laërte, au pied be.drons de tous avec l'un ou avec ; UN DUEL D'HOMME D'ETAT.ues Coste le héros journaliste |cela vous honore, si vous avezjveut plus entendre parler d'elle, |saliens du Tolonnet, et qu'Adol- {de la montagne de la Victoire, \u2014Oui, répondit Adolphe avec l'autre.Le duel ne peut avoir ; de 1830, et Rabbe, ayant le choix pour vous la sainte équité.parce qu'il est devenu l'ami de|phe Thiers, Mignet, Manuel s\u2019as-|où Marius, sept fois consul, bat- fermeté.lieu qu'après-demain.La saison \u2019 , Nous avons trouvé cet article dans un des premiers numéros de * Nain jaune * d'Aurétien Scholl.11 parut sans signature et obtint un très grand succès.Un de nos des armes, proposa le javelot, ce qui excita un rire fou dans un moment si grave.On se battit au \u2014Si j'ai l'équité pour moi, s'écria le bouillant Provençal, vous allez voir.Laffitte, et Talleyrand, de Béran- ger, de Félix Bodin et de Manuel; je lui ai écrit vingt lettres, sociaient à nos ébats, pendant que Roux Martin, cheraux Mu ses, ravissait les échos avec la tit les Cimbres et les Teutons.Le soldat s'est fait laboureur, en ces jours de deuil où notre aigle \u2014Eh bien, poursuivit Rabbe, vous ne pouvez alors vous soustraire aux chances d'un combat n\u2019est pas clémente.Les plus braves peuvent trembler de froid, témoin Bailly; arrivez sur le ter- de Mé- .: .: ; | ges .ve : i .amis nous l\u2019a signalé comme étant de glaive, et Tho.ume antique fut] -\u2014Avant tout, interrompit|et il ne nt'a pas répondu.Alors, ||yre aux sept voix.est ensevelie sous les neiges du singulier.Ne m'interrompez pas Fain comme Milon, en eloppé de Malgre toute Ia funtabie qui ématlle ve grièvement blessé Rabbe, nommez-moi, le mortel |je prends un parti extrême: je| Rabbe, en parlant ainsi, ac-|Sarmate.Ce vétéran et notre Bonnafoux est exaspéré, à tort|de votre manteau, pcnulains ; récit, le fait est exact, M.Thiers se battit .:e teavaillai i er si ie -|compagnait Bonnafoux jusqu\u2019à |ami Bonnafoux.\u2018ou à raison : si | {c'est l'expression dont se sert Ci- duel avec Bonnafoux.Un jour je travaillais à une [qui\u2026 veux le tuer s\u2019il oublie son de pag jusq ou a raison; si vous refusez, il p traduction dans le cabinet d\u2019Alphonse Rabbe, lorsqu'un visiteur entra sans se faire annoncer, et dit: \u201c Reconnaissez-moi\u2026 Bon- nafoux d'Aix.\u201d \u2014Je suis presque votre compatriote, dit Rabbe en tendant ses deux mains ; je suis de Riez, célèbre par les eaux et les ombrages; KRicz, chère aux Romains d'Agrippa.Ma demeure vous sera hospitalière.Quelle affaire vous amène à Lutèce.\u2014Je viens tuer un homme, s'écria M.Bonnafoux, avec une voix de mistral et un geste de sacrificateur.\u2014Veillez sur vos paroles, dit Rabbe ; nous sommes dans une cité toute peuplée par les Tigel- lius du préfet du prétoire, Dela- vau, \u2014\u2014\u2014 En ce temps-là, 1827, un écrivain célèbre et presque inconnu aujourd'hui, quoique immortalisé par une ode de Victor Hugo, mon ami Alphonse Rabbe, tenait salon d'esprit rue des Petits-Au gustins.Là se rendaient les jeunes gens de grand avenir, l'espoir de la littérature et de la politique: Thiers, Mignct, Achille de Vaulabelle, Louis et Charles Reybaud, Peine, Armand Carrel le poète Barthélemy, Augustin Thierry, Alexis Dumesnil, La- touche, Chatelain, Léon Vidal et bien d'autres encore.Dans ces réunions, Alphonse Rabbe a par-| lé deux cents volumes ; il scrait illustre s\u2019il les eût écrits.L'étude de l'antiquité avait fait de Rabbe un homme antique ; il tenait en horreur les banalités du langage ; il parlait comme ua héros d\u2019épopée; il marchait comme ua corybaate capitolin; me en brave! reprit Bonnafoux en jsimulant avec sa canne ww double contre de quarte sivi de \u2014Mais je veux tuer cet hom- \u2014C'est le petit Adolphe ! beugla Bonnafoux.Rabbe lui donna un sourire olympien : all: subridens, et dit: \u2014Adoiphe ! un être inoffensif comme la brebis qui broute sans mordre ! Quel motif de vengeance a-t-il pu exciter dans votre cœur?J'ai contre luiun grief énorme, mais un grief littéraire, et je lui tends toujours une main amie ; il a osé dire à Mignet, son Pylade: Rabbe est um homme d'imagination! Vous comprenez la portée d'une insulte pareille adressée à Rabbe l'historien, à Rabbe le penseur ?\u2014Non; mais je comprends celle qu'il m'a faite, répliqua Bonnafoux en rougissant.Vous saves, Rabbe, que chez nous l\u2019usage des fiangailles existe encore?\u2014Noble usage, dis Rabbe; il nous vient du roi René, des trou- voir de fiancé et de troubadour, et je vous choisis pour témoin de ce ducl à mort.\u2014La justice est dans vos paroles, dit Rabbe; faites donc rentrer dans votre cœur cc calme qui accompagne toujours la justice.Je vais faire une lettre à Adolphe, en le priant de me rendre une visite pour chose grave.Mes paroles, empreintes de l'esprit de concorde, ramèneront le jeune historien de la Révolution française sur le chemin du devoir, Adolphe sera votre gendre, si j'en crois les Augures, et il sera l'orgueil de votre maison s\u2019il parvient à secouer le joug de Félix Bodin.Allez en paix, et que l'avenir vous soit riant\u2026 Dans quelle hôtellerie êtes-vous descendu ?\u2014Au Plat d'étain.\u2014Un messager vous apporte- ta une missive demain, aux heures matinales.Ami, soyes indul* la porte, ct Bonnafoux, tout entier à sa vengeance, essayait avec sa canne, sur un fauteuil, des battements en tierce suivis de coups droits foudroyants.C'était com me la répétition générale du drame sanglant qu\u2019il devait jouer avec Adolphe le lendemain.Le jeune et brillant historien, mandé impérieusement par Rab- be, arriva vers trois heures.J'étais toujours dans mon coin et je paraissais absorbé par mon travail de traduction; mais pas un motne m'échappait, et ma mémoire retenait tout.\u2014Eh bien ! dit Adolphe avec une légèreté charmante, avez- vous fini votre histoire de Russie?\u2014Îl ne s'agit point de cela, dit Rabbe sur un ton sybillin; un homme est venu d'Aix, apportant des paroles ennemies.Cet homme mérite le respect de badours et des poétiques ha- gent à la modération, cette Adolphe bondit sur son fau-; peut vous faire subir tel affront teuil et une légère couche d'é- ; sanglant qui doit vous mettre les motion ternit l'incarnat de son: armes à la main.Voyez ce qui visage s1 frais alors, est arrivé à Etienne, l'auteur de \u2014Ami, poursuivit Rabbe.le! Joconde.11 garde encore sur sa mouvement qui vous agite ©st'joue un soufflet reçu et non lavé.pour moi une révélation.Vous! Vous êtes jeune et votre avenir avez déjà tout deviné ; les choses est immense.Ne jetez pas un ¢tant ainsi, gua quam ita sint, il! nuage noir sur le début d'une vie est inutile d'en dire davantage.| qui commence avec tant d'éclat.Le nom d'une femme ne doit pas) \u2014 Soit, je me battrai, dit Adol- être prononcé dans cette encein- phe en se levant.te ; respectons les lois inscrites.\u2014Bonnafoux a choisi l'épée.sur le seuil des gynécées.Connaissez-vous cette arme ?de- Maintenant dites-moi si une| manda Rabbe, pensée de sagesse dirigera votre| \u2014Non; j'ai passé ma jeunesse action, ou si vous persisterez |dans les salles d'études ct non dans un refus qui peut nous don- | dans les salles d'armes.ner à tous des déplaisirs mor-| \u2014C'est bien! je règlerai ce tels?différend avec votre témoin.\u2014je persiste, dit le jeune historien et le futur ministre; Bon- pagnera?Quel est l'ami qui vous accom- nafoux spécule sur ma position et mon avenir.Aucun acte sérieux n'a engagé, à Aix, mon honaeur ou ma délicatesse.Je tous: il à suivi nos aigles ches \u2014Béranger ou Mignet.\u2014Je les verrai ce soir, reprit Rabbe.Ils demeurent toujours.véron, pro Milone.Quoique habitué à la langue classique de Rabbe, le jeune historien donnait des signes d'impatience, et, au dernier mot, il sortit en disant: \u201c N'est-il pas cruel de se mettre ains: à la disposition des fous!\" Rabbe s'assit devant sa table de travail pour corriger les épreuves de sa seconde édition de l'Histoire de Russie.Apres quoi, il s\u2019habilia et me dit: \u201c Je vais à l'hôtel Dusseldorf rendre une visite au général Hugo; de id, jie rai chez mes dditenss, Lecointe et Duret, toucher 1,200 francs qu'ils me doivent pour cette nouvelle édition ; état igmoble, mais nécessaire.Votre traduction.avance-t-elle?Où en êtes-vous?\u2014\u2014Au chapitre où l'ermperenr Phocas reconnaît la suprématie .du pouvoir pontifical du Vati- \u2014Béranger, rue des Martyrs, Jan.| \u2014L'aditeur Touquet, it Kab- 5 dl, psa regret rien de plus misérable.Les att tions aggravent.C'est la subtilité plaé- dant pour la barbarie.C'est Bysance excusant Stamboul.Nommons les choses par leur nom.Tuer un homme au coin d'un bois qu'on appelle la forét de Bondy où la forêt Noire est un crime; tuer un peuple au coin de cet autre bois qu'on appelle la diplomatie est un crime aussi.Plus grand.Voilà tout.Est-ce que le crime diminue en raison de son énormité?Hélas ! c'est en effet uue vieille loi de l'histoire.Tues six hommes, vous êtes Troppmann ; tuez en six cent mille vous êtes César.Etre monstrueux, c'est être accaptable.Prouves: la Saint-Barthélemy bénie par Rome ; les dragonnades glorifiées par Bossuet ; le Deux Décembre salué par l'Europe.Mais il est temps qu'à la vieille loi succède la loi nouvelle ; si noire que soit la nuit, il faut bien que l'horizon finisse par blanchir.Oui, la nnit est noire; on en est à la résurrection des spectres.Après le Syllabus voici le Koran ; d\u2019une Bible à l'autre on fraternise ; jumgamus dea- tras ; derrière le Saint-Siége se dresse la Sublime-Porte; on nous donne le choix des ténèbres; et voyant que Rome nous offrait son moyen âge, la Turquie a cru pouvoir nous offrir le sien.De là les choses qui se font en Serbie.Où s'arrêtera-t-on?Quand finira le martyr de cette héroi- que petite nation?Il est temps qu\u2019il sorte de la civilisation une majestueuse défense d'aller plus loin.Cette défense d'aller plus loin dans le crime, nous, les peuples, nous l'intimons aux gouvernements.Mais on nous dit: Vous oubliez qu'il y à des questions.Assassiner un hom me est un crime, assassiner un peuple est une question.Chaque gouvernement a sa question : la Russie a Constantinople, l'Angleterre a l'Inde, la France a la Prusse, la Prusse a la France.Nous répondons : L'humanité a aussi sa question; et cette question la voici, elle est plus grande que I'Inde, I'Angleterre et la Russie: c'est le petit enfant dans le ventre de sa mère.Remplaçons les questions politiques par la question humaine.Disons-le, quoi qu'on fasse, l'avenir sera.Tout le sert, même les crimes.Serviteurs effrayables.Ce qui se passe en Serbie démontre la néceasité des Etats-Unis d'Europe.Qu'aux gouvernements désunis succèdent les peuples Unis.Finissons-en avec les empires meurtriers.Muselons les fanatismes et les despotismes.Brisons les glaives valets des superstitions et les dogmes qui ont le sabre au poing.Plus de guerres, plus de massacres, plus de carnages ; libre pensée, libre échange.fraternité.Est-ce donc si difficile, la paix?La République d'Europe, la fédération continentale, il n\u2019y a pas d\u2019autre réalité politique que celle-là.Les raisonnements le constatent, les événe- ments aussi.Sur cette réalité, qui est une nécessité, tous le philosophes sont d'accord, et aujourd\u2019hui les bourreaux joignent leur démonstration à la démonstration des philosophes.À sa fa- façon, et précisément parce qu\u2019elle est horrible, la sauvagerie témoigne pour la civilisation.Le progrés est signé Achmet Pacha.Ce que les atrocités de Serbie mettent hors de doute, c'est qu\u2019il faut à l'Europe une nationalité européenne, un gouvernement un, un immense arbitrage fraternel, la démocratie en paix avec elle-même, toutes les nations sœurs ayant pour cité et pour chef-lieu Paris, c\u2019est-à-dire la liberté ayant pour capitale la lumière.En un mot, les Etats-Unis d'Europe.C'est là le but, c'est là le port.Ceci n\u2019était hier que la vérité: grâce aux bourreaux de la Serbie, c'est aujourd'hui l'évidence.Aux pensenrs s'ajoutent les assassins.La preuve était faite par les génies, la voilà faite par les monstres.Paris, 29 août 1876.EF On peut s'abonner à La Republs- gue pour un an, $4.00; six mois, $2.00; trois mois, $1.00; L'abonnement est strictement payable d'avance.Nos lecteurs voudront bien en prendre note.\u201cLA REPUBLIQUE.Samedi, 16 Septembre, 1876.> gérantes.Le télégraphe nous|eveire les politiciens de vieille \u2014[fait part des conditions demas- dées par les Turcs, mais toute la =|presse européenne élève la voix Courrier.Les nouvelles de France sonf- pour protester contre ces conditions, qui équivalent à vae humiliation déshonorante pour le prince Milan et à une paralysa - rent encore, cette semaine, de l'intérêt que le monde entier porte à la solution de la question turco-serbe.Le câble ne nous transmet que des dépêches le plus souvent incompréhensibles ou contradictoires, et il serait très difficile, sinon tout-a-fait impossible, de formuler une opinion raisonnée sur d'aussi maigres informations.Le comte de Chambord est sérieusement malade.Il paral- trait même que sa maladie n\u2019est qu'une suite des pénitences corporelles qu'il s\u2019est imposées pendant une neuvaine qu'il vient de terminer; du moins le télégraphe nous l'annonce.Il faut que le roy soit un bien grand pécheur, pour prendre aussi sérieusement à cœur les ordres de son confesseur, et pour que celui-ci lui commande des mortifications qui mettent en péril la vie du chef de la dynastie des Bourbons.Nous ne pourrions que regretter aujourd'hui la mort de M.le comte de Chambord, car il est fort possible que celui qui, après lui, s\u2019affublerait du titre de chef du parti légitimiste et de roi de France in partibus ne soit pas aussi scrupuleux qu'Henri V sur les moyens à prendre pour arriver à escalader le trône de ses ancêtres.Une autre nouvelle, non moins importante, mais que nous n\u2019accueillons que sous toutes réserves.Il serait question, toujours d'après les dépêches du câble, d'élever au cardinalât le Père Beckx, supérieur.général des Jésuites.Le père Beckx, dit-on, est le candidat probable du parti ultramontain à la succession de Pie IX, et son élection à la papauté serait le signal d\u2019une lutte sérieuse entre l'élément libéral catholique et les défenseurs du Syllabus.Le correspondant du service de la \u2018Presse Associée\u201d risque l'opinion que la France pourrait bien arriver par-là à la séparation de l'Egiise et de l'État.Malgré la bonne volonté que nous y mettons, nous ne voyons pas trop comment l'élection de M.Beckx à la chaire de St.Pierre pourrait accélérer en France les succès tion presque complète du développement de la Serbie pendant plusieurs années.Le Times de Londres, tout en reconnaissant le droit de la Turquie à une indemnité raisonnable, lance un avertissement à la Porte de ne point se montrer trop exigeante à l'heure de la victoire, afin de se concilier les sympathies du monde civilisé, et afin de faire oublier autant que possible la cruauté barbare de ses troupes sur le champ de bataille.Les nouvelles qui nous arrivent à la dernière heure annoncent que les Turcs ont attaqué et enlevé deux redoutes importantes à Zwormeck, et que les négociations de paix ont été entamées par l'entremise des grandes puissances.oe Le gouvernersent de M.Alphonse ne pouvait tarder à montrer ses tendances réactionnaires, et il paraîtrait que l\u2019entrée de la Reine Isabelle en Espagne a été le signal de la persécution contre les protestants.Les autorités ont fait enlever les placards qui désignaient au public les écoles et les temples protestants.C'est un premier pas; et pour peu que le gouvernement veuille écouter les conseils du clergé catholique espagnol, il nous en fera voir bien d\u2019autres avant longtemps.L'Angleterre et l'Allemagne ont cependant protesté contre ces symptômes alarmants, et il se peut que les Espagnols se rappellent qu'aujourd'hui, chez tous les peuples de l\u2019Europe, la liberté absolue, impérative des cultes et de la conscience forme la base de la civilisation moderne.Si M.Alphonse et sa chaste maman se permettent de l\u2019oublier, espérons qu\u2019il se trouvera assez de libéraux en Espagne pour leur faire prendre encore une fois la route des Pyrénées comme en 1868.oe La semaine politique américaine a été marquée par les victoires républicaines dans le Vermont et dans le Maine, et par la nomination de l'Hon.Charles du parti libéral.n\u2019assistera pas démembrement pauté Serbe.de Les nouvelles sont de plus en plus mauvaises pour les Serbes, et la médiation des grandes puis- sancès ne saurait tarder encore bien longtemps.Les Turcs font mine de vouloir imposer des conditions de paix exhorbitantes, mais il est certain que l\u2019Europe impassible au la Princi- Les opérations Francis Adams et de l\u2019Hon.Lucius Robinson comme candidats démocratiques aux postes de gouverneurs des Etats du Massachusetts et de New York.Le refus de M.Seymour d'ac cepter la candidature démocratique avait, pour un moment, jeté le désarroi daus le camp de ses amis politiques de New York, mais aujourd'hui le sicker est complet, et on se prépare de part et d'autre pour une lutte acharnée aux élections de no- engagées autour d\u2019Alexinatz seront probablement pour beaucoup dans la décision définitive d\u2019un armistice ou d'un traité de paix entre les puissances belli- vembre.Les résultats des élections de l'Ohio et de l'Indiana, en octobre prochain, sont, s\u2019il faut en LA REPUBLIQUE.veche, des indices certains de vietoire pour le parti qui obtien- dea la majorité dans ces deux Etats.Le président Grant lui- même l'aurait avoué à un repur- ter du Hérald de New York.Les nouvelles de l'expédition de Crook et de Terry contre les Sioux n'offrent rien d'intéressant, si ce n\u2019est l'impossibilité où se trouvent les généraux d'engager les sauvages dans une bataille décisive.Le général Sheridan a décidé d'abandonner la campagne pour le présent, et des ordres à cet effet ont été expédiés aux chefs de corps qui szut encore dans les environs de la rividre Yellowstone et des montagnes Big Horn.On annonce le démembrement des forces du général Terry, et les troupes du général Crook ne tarderont pas à reprendre la route de leurs quartiers d'hiver.On pense généralement que Sitting Bull et ses guerriers sont actuellement sur les bords de la rivière Powder au Sud du Yellowstone, et qu'ils y passeront l'hiver sans être inquiétés par les forces du Gouvernement.Dernière heure.\u2014 Un courrier | qui a quitté le camp du général\u2019 Crook le 10 septembre, est arrivé à Cheyenne et apporte les nouvelles suivantes, qui sont relativement importantes: Un détachement de cavalerie sous les ordres du colonel Mills a surpris et attaqué un village indien de quarante loges sur le Owl Creek et s'est emparé des chevaux et des bagages des Sioux après en avoir tué un grand nombre.Les pertes du colonel Mills sont d'un soldat tué et de plusieurs officiers et soldats blessés.Ça et là.-\u2014Ben Butler, l\u2019illustre Butler, à reçu la nomination de candidat au Congrès national, de la part des électeurs cu septième district du Massachusetts.\u2014Les Démocrates de New York ont enfin trouvé un candidat au poste de Gouverneur de l'Etat, dans la personne de l'Hon.Lucius Robinson.\u2014Les Hollandais, qui sont pourtant d'un sang-froid proverbial, se sont payé le luxe d\u2019une émeute, cette semaine, à Amsterdam, dans laquelle plusieurs personnes ont perdu la vie.\u2014S'il faut en croire la statistique, il ne fait pas bon.en général, d'être actionnaire de la plupart des compagnies de chemins de fer aux Etats-Unis.Sur six cents soixante-dix lignes ferrées qui existent dans le pays, i! n'y en a que cent soixante-cing qui paient des dividendes plus ou moins élevés.\u2014Le câble transatlantique nous apprenait, la semaine dernière, qu'un grand feu avait éclaté à Paris, et que des pertes considérables avaient été causées par l'incendie.Une autre dépéhe de date plus récente dément heureusement cette mauvaise nouvelle, et les dommages n'ont été que relativement insignifiants.\u2014Un recensement qui vient d'étre fait dernièrement dans les bibliothèques de Paris a produit les statistiques suivantes : La bibliothèque de l\u2019Arsenal possède 200,000 volumes et 8,000 manuscrits ; celle de la Sorbonne, 80,000 volumes ; celie de l'Ecole de Médecine 35,000 volumes; la Bibliothèque Nationale, 1,700,000 volumes, 80,000 manuscrits, 1,000,000 de gravures et de cartes et 120,080 médailles ; la bibliothèque Me zarine 260,000 volumes, g,000 manuscrits et Bo reliefs de monuments pelas- ges venant de Grèce, d'Italie et de I'A- sie-Mineure ; la bibliothèque Ste Gone- viève 160,000 volumes et 35,000 ms nuacrits.enterrées dimanche à Savannah (Geor- tie).étaient mortes de la fièvre jaune.\u2014Uns Société française vient de so former dans le but de préparer à Rome, pour 1880, une grands Exposition internationale pareille à celle de Philadelphie et à celle qui s'ouvrira à Paris en 1878.\u2014Le baron Félix de Leë, qui a lu, il y à un mois à peine, au Vatican, l'adresse des catholiques allemands, vient d'é- tre condamné de ce chef par le tribunal de Hamm à six mois de prison pour offenses envers le roi de Prusse.M.de Leë est préfet destitué et membre du Reichstag et du Landtag.-\u2014On vient de construire à Woolwich une torpille d'un modèle nouveau et de dimensions extraordinaires.La partie la plus remarquable de ce nouvel engin de guerre est la machine à air qui met en mouvement le propulseur à hélice.Elle ne pèse que 40 livres et cependant sa force est de 40 chevaux.Les essais auxquels cette torpille à été soumise ont donné une vitesse de 20 milles à l'heure.\u2014Le président Grant a publié une proclamation pour annoncer l'échange des ratifications et l'entrée en vigueur du traité conclu le 30 janvier 1875 avec le roi d'Hawaii.Le traité est conclu pour une durée de sept ans.à courir de la date de la ratification.\u2014L'empereur d'Allemagne a signé le 27 août le décret qui nomme le prince Frédéric-Charles président de la section allemande pour l'Exposition universelle de 1878.Cette décision, qui assure définitivement la participation de l'Allemagne à l'Exposition, a été prise, dit-on, un peu contre le gré de M.de Bismark.\u2014On télégraphie de Madrid à l'agence Reuter que le ministre de l'intérieur ayant récemment ordonné d\u2019enlever les placards, affiches, etc., de l'extérieur des écoles et églises protestantes, les ministres protestants se sont plaints à la légation de la Grande-Bretagne, et se proposent de poursuivre l'affaire.\u2014Les républicains de Massachusetts ont tenu leur Convention mardi à Worcester, sous la présidence de M.Bout- well.Ils ont choisi pour candidat à la place de gouverneur, M.Rice, le titulaire actuel.Son adversaire est M.Charles Francis Adams, ancien ambassadeur des Etat-Unis près la Cour de St.James, et appartenant à la même famille que les deux pré idents de ce nom.\u2014Un corps expéditionnaire de troupes espagnoles comprenant 2,700 hommes.s\u2019est embarqué le 15 septembre pour Cuba.Un autre corps de 4,800 hommes s'embarquera avant la fin du mois.\u2014Un nouveau journal a paru à Chicago, I'/mperialist : il propose carrément pour empereur William Washington, de Nashville, Tennessee, arrière neveu de George Washington, et, pour premiers chefs d\u2019une noblesse héréditaire, Charles Francis Adams, Fitz- hugh Lee et Patterson Bonaparte.\u2014 Nous lisons dans le Courrier de l'Illinois : *\u201c Notre compatriote, M.Boize, est l'inventeur d\u2019un procédé photographique qui est appelé à faire une révolution dans cet art si populaire.Le brevet d'invention est obtenu et bientôt nous pourrons offrir à nos amis nos photographies reproduites sur Lois sous la forme d\u2019un buste.Par son procédé, en effet, M Boize, après un petit travail de sculpture préparatoire, applique sur bois les portraits tirés par le procédé ordinaire et leur dunae le relief d'use statuette.Déjà les principaux photographes de notre ville ont voulu entrer en pourparlers pour l'achat de son brevet pour I'Illinois.\u201d {# Nos lecteurs voudront bien se rappeler que l'abonnement A La Répub igue est strictement payable d'avance.\u2014Treixe personnes, sur vingt-deux janvier 1871.tiers Marocaias, des Scheicks, des Imans, des Fellahs et des Maures.wn Heari Rognauit.\u2014 a Pour da République.\u201d r \u2014 Son buste se dresse à l'Ecole des Ou vient d'inaugures, au mileu d'une Beaux Arts, sur un piedestal où seront | foule sympathique, le monument du! rravés les noms de ses compagnons peiatre Heari Régnault, tombé sur le tombés comme lui.Il sora comme le, champ de bataille de Buscaval le 19 chef de cette légion des morts qui plane au-desvus de l'art contemporain.Leur L'emplacement choisi est un angle de gloire est faite de notre espérance, plus | la Cour du Murier à l\u2019Ecole des Leaux- | encore que de notre admiration.Arts.Sur le seuil d'un petit temple entouré Les Femmes en Turque.d'une enceinte qui se dessine en \u2014 ee due sv | Le Mone, = 0 .i .rivers : ; he : femme mariée.Mais la loi du prophète ses tristesses.Au milieu la statue si Sean d'avoir dans son appréciée de la Jeunesse, par Chapu ; permet au maho métan d'avo elle se hausse dans un effort douloureux, sérail plusieurs autres femmes.Tous usent de cette faculté dans la mesure mais enthousiaste, pour offrir le rameau d'or, le laurier héroïque au vaillant patriote dont l\u2019image de bronze se dresse sur uo cippe funèbre.Derrière ce buste, et le faisant ressortir, est un fond de mosaïque où se détachent, comme de laurier.portent l'architecture et le fronton de marbre.Sur les futs sont inscrits en victimes avec les dates de leur mort et le nom du combat où ils ont donné leur vie pour la patrie.On voit sur le piedestal du buste la palette, les brosses, l'appuie-main et une branche d'olivier, symbole des suc çès pacifiques si cruellement interrompus.Au fronton, enfin, resplendit comme dans les rayons d'une aurore, un mot, résumé de toutes les pensées qui se sont associées dans la conception de cette œuvre remarquable, le mot PATRIE.Henri Régnault n'avait pas 30 ans quand la balle prussienne l'étendit raide mort sur le plateau de Buzenval.C'était une victime de choix.Combien de ceux qui assistent aujourd'hui à l'inauguration du monument qu'on lui érige à l'Ecole des Beaux Art< ont été ses amis, ses camarades ! Tous comptaient sur lui comme sur une lumière.Simple fut sa vie.A 17 ans, il travaillait dans l'atelier de Flandrin, et de là passait à l'Ecole des Beaux Arts, dans l'atelier de Cabanel.En 1866 il remportait le prix de Rome.L'année suivante son tableau des chevaux d'Achille conduits par Automédon, où le sentiment mythique se faisait si violemment jour sous le drame, arrivait du la villa Médicis et établissait sa réputation.Peu après, séduit par les mirages de l'école cspagnole, il désertait l'Italie.Henri Régnault était trop l'homme de sa pensée et de ses yeux pour ne pas être attiré du côté de Vela quez, de Goya et de l\u2019Alhambra.Que ferait-il?H ne le savait pas encore.ll allait où le menait son étoile, cherchant le grand et le vivant.Il parcourt l'Espagne, se met aux prises avec les maîtres, peint, croque, dessine, admire.Eh bien non! son rêve n\u2019est pas encore rempli.Il reprend sa boîte à couleurs et son bâton ; il va plus loin, vers le soleil, au Maroc.C'est là que ses visions éblouissantes lui arrivent tout à-coup.Le monde des Kalifes, des grands Mogols, des Rayahs, vétus de diamants.des empe- pereurs dieux de l'Assyrie Ses lettres datées de ces époques \u201cont des chef- d'œuvre de finesse, de grâce française et d'enthousiasme effervescent.De ce voyage on peut dire qu'il rapporta un Orient nouveau, l'Orient fatidique.Parmi ses toiles les plus célèbres, c\u2019est d'abord Judith.l'étrange héroïne de Bethulie.Le Dieu des Juifs est en elle, en ce moment, le farouche Dieu de la vengeance.Elle est effrayante ; richement parée, le teint mat, les yeux qui ont des éclairs de lames d'acier, cette femme, on le sent, était faite pour le meurtre.Les yeux de la Salomé, sont des abimes, au contraire ; ce n\u2019est plus la passion, c'est le mytère.Le Général Prim, cambré sur son cheval qui mâche l'écume avec le frein : il a l'air de présenter sa poitrine aux balles des meurtriers futurs.Partout le caractère de l\u2018inévitable, du décisif.Je ne parle point des cava- iel d'or, des feuilles et des fleurs AU sur un ciel d'or, des entourage lui faisait cadeau d\u2019une jeune Deux colonnes encadrant ce motif fille vierge.de leur fortune.Abd-ul-Aziz avait dans son harem plus de 300 femmes.La plupart étaient Circassiennes, achetées sur les marchés de Stamboul.En outre, tous les ans, premier jour du Baïram son infâme Le riches pachas ou beys ont presque toujours une vingtaine de femmes chez lettres d'or les noms des autres jeunes \u20acUx- Celles qui mettent au monde un enfant sont appelées \u2018\u2018validé\u201d ; elles jouissent d'un certain respect ; mais dès leur accouchement, elles sont délaissées par leur maître, qui les remplace par d'autres.Dans les habitations des femmes ou harems, les femmes seules sont admises.Les étrangers où même les musulmans qui voudraient y pénétrer peuvent être mis à mort par les domestiques de la mai on.Les Osmanlis ont très jaloux de leurs femmes; au-si ceux qui en ont les moyens placent des eunuques dans leur harem.Ces êtres abjects sont presque tous des nègres qui arrivent du fond de l'Egypte.Ils ont les pleins pouvoirs du maître.La vie du harem n'est pas attrayante.Toutes ces jeunes femmes parquées dans les chambres n'ont d'autre distraction que de jouer, danser et recevoir le- visites de leurs amie-.Rarement elles sortent ; les favorites seules obtiennent parfois ce privilége ; l'euauque les suit toujours.Surveiilées de prè-, ne pouvant nouer d'autres liaisons qu'avec leur commun mari souvent vieux et infirme, mais presque toujours impuissant, même s'il est jeune, forcées par la loi et les usages d'être soumises et obéissantes aux eunuques et à leur maître, on doit comprendre combien de rivalités il doit surgir de cet état de choses.Que de fois on a vu des femmes sortir de la maison se querellant tout en marchant, puis finalement se jeter furieusement les unes sur les autres.S'il y avait un eunuque, il les séparait à grands coups de bâton, frappant au hazard, et souvent, malgré les blessures sérieuses qu'il leur faisait, elles ne lA- chaient pas prise et se moidaient avec acharnement.Les droits du mari sont très étendus.Le musulman commande en maître chez lui.Il faut y faire tout ce qu'il veut S'il tue une de ses femmes (et cela arrive plus souvent qu'on ne pense), la loi n'y peut rien, car le harem est sacré, et ni le cadi, ni la police ne peuvent y pénétrer sous quelque pretexte que ce soit.Jamais un Turc ne sort avec sa femme, elle est considérée comme un être inférieur.Du reste, les femmes turques sont très ignorantes ; elles ne savent ni coudre, ni broder, ni tricoter.Elles passent leur temps à se peigner, à manger des sucreries, à faire ou à recevoir des visites.Les relations intimes entre les femmes du harem et le Musulman sont si ancr- males et si peu naturelles, que les enfants sont rares dans les familles.On croirait le contraire, vu le nombre de eurs femmes, et cependant, le Musulman qui a 3 ou 4 enfants est très rare en Turquie.Vers l'âge de 5 à 6 ans, les fils des Osmanlis sont circoncis.C'est nine cérémonie à laquelle on donne toute la pompe possible ; les enfants du quartier, accompagnés du mouktar musulmar, se vendent à cheval, conduits respectivement par un de leurs parents, A la mosquée, où le kim et le mufti doivent faire préolation.La monture des enfants est capars- çonnée de glands et de franges d'or.La décadence des Ottomaus marche à grands pas depuis longtemqs.Oa en compte à peine aujourd'hui un peu plus de 3 millions et demi en Europe, et, en Turquie d'Asie, sus une population totale de 14 millious d'habitants de races différentes, on ne trouve pas plus de 2 millions et demi de Turcs Osmanlis.Les causes de cette décadence se devinent d'après les mœurs dont nous venons de donner le tableau.De tout un peu.\u2014Tandis que du côté de la France on a commencé à creuser le tunnel du Pas-de-Calais, que déjà un puits d'essai traverse le banc de craie dans une épaisseur d'environ cent mètres et que l'on se prépare à ouvrir la galerie d'exploration, les deux cemités français et anglais arrêtent les conditions de l'ex ploitatiou de la voie sous-marine.La propriété du tunnel sera divisée par moitié de la longueur, c'est-à-dire que chaque compagnie possèdera la moitié du parcours, calculé d'une rive à l'autre à marée basse, Les dépenses de chaque tronçon resteront afférentes à chaque pays.L'exploitation se fera en commun, entre la Compagnie française du chemin de fer du Nord, d'une part, et les deux compagnies du Southeastern et du Chatam, qui ont chacune une voie directe de Londres à Douvres.Le matériel de tous les chemins de fer français et anglais passera par le tunnel afin d'éviter les dépenses et les délais de transbordement.Déjà, en France et en Angleterre, comme on le sait, les compagnies de chemin de fer se prêtent mutuellement leur matériel, et la marchandise passe d'une ligne à l'autre sans changer de wagon.Un compte de cet échange est tenu, et chaque année les compagnies établissent ce que l'une peut devoir à l\u2019autre pour frais de location, si les prêts n'ont pas été égaux.Une convention d'échange semblable sera établie entre toutes les compagnies anglaises et les compagnies du Continent.Telles sont les bases de la convention projetée.Mais le tunnel appartiendra à ses fondateurs, parmi lesquels les trois compagnies Ch.tam, Southeartern et Nord-Français, tiennent le premier rang.Au bout de trente ans, les deux Etats pourront prendre possession de la propriété du tunnel à de certaines conditions.\u2014Un épouvantable événement a jeté la désolation, ces jours derniers, dans la commune d'Etang-sur-Arroux (Saône-et-Loire), France.Les nommés Moine, père et fils, sabotiers ; Berthier et Perraudin, maçons, s'étaient rendus dans l\u2019Arroux, au lieu dit l\u2019Abîme, pour pêcher à la main.La rivière, en cet endroit, est très profonde.Un peu plus haut se trouve le gué G: ban.C'est en cet endroit que descendent d'abord les malheureux dont nous parlons.Perraudin s'avance peu à peu jusqu'à l'Abîme.Tout d'un coup il perd pied et se débat pendant quelques instants.Le fils Moine s'élance courageusement à son secours, le saisit par les cheveux ; mais, au moment où il croit sortir, Perraudin le prend par une une jambe et l'entraîne au fond du gouffre Moine père.voyant son fils entrainé, s'élance à son tour, et, sans calculer le danger, cherche à le rattrapper ; mais il se trouve saisi par sou fils, qui revenait sur l'eau.Tous les trois disparaissent.Berthier, resté seul, assiste à ce drame , mais voulant porter secours à ses camarades, il nage un peu vers eux, at- trappe Moine père par un bras et tire à lui les noyés.Fatalité! il est lui-même saisi par Moine père, et tous les quatre disparaissent dans les profondeurs des eaux !.\u2026.Un deuxième fils de Moine, qui se trouvait avec eux, assistaità cette scène, impuissant à leur porter secours.Il jette des cris perçants.Il se rend à la me be en riant, nous fera supprimer ce passage ; n'importe, traduisez toujours.Et il sortit de ce pas solennel qui excitait l\u2019admiration des habitués du cercle de Sextus, lorsqu\u2019on le nomnait L'Antinous d'Aix.Le lendemain, à dix heures, un violent coup de sonnette annonça la seconde irruption de Bonnafoux.Îl avait revêtu ce costume belliqueux qui intimidait les pékins, la Polonaise à brandebourgs ; il était coiffé d\u2019un chapeau bolivar, incliné sur l'oreille gauche, à l\u2019instar des crdmes du premier empire, et son menton s'enion- cait dans un col de soie noire, cravate de l'époque ; le tout légèrement fripé par la poussière du cours de la ville d'Aix et le moi par hasard ?\u2014Mossieu, s\u2019écria Rabbe, à son tour, je parle comme il me convient de parler ! Je vous laisse libre, moi, d'avoir le style naturel des portiers, des épiciers et des marchands de vins.Moi j'exècre le vulgaire profane, et je le tiens à distance, odt profa\u2019 num vulgus et arceo,; moi, si je traite les affaires les plus communes, je veux que mes paroles soient dignes du consul, sins consule dignæ.Horace et Virgile furent mes maîtres d\u2019école, et je veux suivre leurs doux préceptes dans cette Lutèce bourgeoise, peuplée d'épiciers.Si cela blesse la ruineuse folie du manteau.Mignet ; il se dévoue.C'est un jeune homme de haut mérite littéraire, et un maître en élégance, mais je ne le crois pas idoine aux choses d\u2019armes.Sa main est répulsive a l'acier.Mignet ne travaille pas devant une panoplie, comme Achille à Scyros, mais sa voix douce et pénétrante est toujours utile dans le conseil.J'ai choisi le mont de Mars comme champ-clos.\u2014Où diable est ce mont-là?demanda Bonnafoux.\u2014A Montmartre, improprement nommé Mons Martyrum, étymologie de jésuites ; ce lieu les couperai, mossieu, pour les guérir.\u2014 Allons, dit Bonnafoux d'un ton amical, ne nous fâchons pas pous une bétise que j'ai dite.Ce soleil de la Cheminée du roi Réné, cette antique promenade d'hiver os as , du cogul Sextus.même.J'ai bien assez d\u2019une af- -\u2014Eb bien! dit-il en entrant, |ia main et parlons d'Adolphe.qu'y a-t-il de décidé?Rabbe passait brusquement de \u2014}\"n se battra, dit Rabbe.\u2014Je le tuerail rugit Boané-\\tion; il tendit deux main au lieu , \u2014El sera fait selon le Destin, le pins puissant des dieux, temar- aafoux.qua l'historien de la Russie.«Al Ça | mais, s'écria Bonna- |chansounier, dit-il en terminant, [bien voulu aussi arriver pewn/a- le \u2018second coup fut innocent four, quel diable de jargon par-|ne peut servir de témoin: il est| fus, comme Milon l'exilé de Mar-|comme le premier.Les balles leu-vous ! Vous moquez-vous de au lit et fébricitant.Nous aurons [seille, mais mon indigence de [avaient sifflé dans le vide, mais \u2014Béranger, notre illustre vos oreilles suburbaines, je vous est propice aux luttes de l'honneur.Maintenant toute parole est oiseuse, le fait la supprime: Verba factis subjecta, comme dit un aphorisme de Justinien; demain nous dira ce que contient diable de Rabbe est toujours le |pour nous l'urne du Destin.Il arriva ce lendemain, qui est faire sur les bras.Touchez-moi |resté dans ma mémoire comme un des souvenirs les plus émouvants de ma vie.Rabbe m'avait la tempête au calme, sans transi- confideatiellement indiqué l'en- viser.droit du rendez-vous en me don- d'une,\u2014et donna toutes les ex |nant congé pour ma traduction.|l'acharné Bonnafoux.plications demandées par Bon- La matinée était froide etgrise ; cimes de Montmartre.j'aurais un brouillard d'hiver couvrait les versaire.traducteur ne me permettait pas Blotti et grelottant derrière un amas de blocs d'argile extraits des carrières, j'assistai au drame du jour.Ma sympathie étaittoute acquise au jeune historien que j'admirais, et tous mes vœux allaient à lui.Il arriva calme et résolu sur le terrain et salua Bonnafoux.Mignet était pâle, et sa belle chevelure blonde me sembla dévastée pour la première fois.Bonnafoux, les bras croisés sur la poitrine, avait pris une pose théâtrale, et, comme il se disposait à parler en toussant, Rabbe lui ditd\u2019un ton impérieux : \u201cOn se tait sous les armes, mais il vous est permis de tousser.\u201d Rabbe chargea les pistolets en homme expert dans les choses du tir ; il remit au hasard le choix des armes et la primauté du coup ; Bonnafoux fut favorisé deux fois.Les adversaires étaient placés à vingt-cinq pas.Notre jeune historien subit bravement le feu et riposta sans \u2014C'est à recommencer, dit ~=Recommengons, dit son ad- Rabbe rechargea les armes et 7eme nous les avions entendues ; les pistolets n\u2019était donc pas biseautés, comme cela se pratique dans les duels peu sérieux.Alors Rabbe s'éleva jusqu\u2019au lyrisme, et, s'adressant à Bonna- foux : \u2014Ce jeune homme, dit-il, a fait tout ce que commande l'honneur, et moi je lui défends de faire davantage, car il se doit à son pays et non à un obscur intérêt de famille ; j'ai la conscience de son avenir, moi; il faut toujours aux glaces du Nord la flamme des hommes du Midi.Cette vicille Lutèce s\u2019est toujours réchauffée aux rayons de nos compatriotes Mirabeau, Bar- baroux, Manuel; ils ont fondé la civilisation politique comme Homère, Virgile et Dante ont fondé la civilisation littéraire.Le soleil a toujours raison: So: lem quis dicere falsum! Celui-ci, ce jeune homme, cet inconnu d\u2019hier, cette célébrité de demain, n'était pas destiné au- jourd\u2019'hui & tomber sous votre balle stupide ; il doit vivre pour continuer l'œuvre de ses afnés de Provence ; en vain, vous avez voulu porter sur lui des mains violentes ; tendez-lui des mains généreuses et demandez que ses regards descendant sur vous, des hauteurs de son avenir.Bonnafoux, ému jusqu'aux lar- mes, embrassa le jeune historien, et Mignet, mort depuis la veille ressuscita, Les hautes destinées sont à l'épreuve des balles.Qui m'aurait dit ce jour-là que M.Bon- nafoux avait pour cibles le Na tional, la protestation des jour nalistes et le fameux ministère du rer mars.Une once de plomb pouvait anéantir tout cela et faire surgir d'autres choses.Quoi?Dieu le sait.Il est vrai que Dieu ne change jamais son programme et qu'il défend à l'homme d'y changer un mot ou un nom.La balle la mieux dirigée contre l'affiche divine se fondrait dans le sillon de l'air comme une bulle de savon.Trois ans après ce duel, le jeu- et jouissait des faveurs de la dynastie du 7 août.Rabbe venait de mourir sans avoir vu !e triomphe du libéralisme.Mignet était nommé archiviste aux affaires étrangères, place modeste qui convenait à sa nature tranquille etlaborieuse.Armand Carrel refusait la préfecture du Cantal, et continuait l'œuvre d'opposition fondée par ses collaborateurs satisfaits.Bonnafoux résidait à Aix, et il attendait, Enfin le Moniteur répondit à tembre 1830, page 1142, on trouve cet alinéa significatif: AM, Bon nafoux est nommé entreposeur des tabacs des contributions indirectes, à Marseille, en vemplace- ment de M.Ducrémat.Le jeune historien avait gardé ce qu\u2019on perd souvent dans les ascensions politiques, la mémoire du cœur.MERry.UN DUEL A MORT.En 178°, le marquisde B.re- gut le commanuement du régiment du Roi-infanterie, alors en garnison a Nancy.Le marquis était un gentilhomme accompli et de haute réputation ; il avait exercé des commandements difficiles; on lui ne historien arrivait au pouvoit,|confiait le régiment du Roi-in- fanterie pour y rétablir la discipline, ébranlée par des querelles incessantes et futiles entre les officiers du corps.Faites cesser les duels qui ont lieu chaque jour dans le régiment dont vous êtes maintenant mestre de camp, dit le roi lorsqu'il vint prendre congé.\u2014Sire, j'obéirai à cet ordre qui prévient mes désirs, et j'ose avouer à Votre Majesté qui j'ai choisi un moyen infaillible, répondit le colonel sans s'expli- Bonnafoux ; à la date du 23 sep- quer davantage, Le marquis partit pour la gar- pr re TSE WM ~\u2014=v \u2014 nison.Le jour de son arrivée, il donna à la plus belle auberge un un grand diner à tous ses officiers, qui furent charmés de la grâce, de l'esprit, du bon ton de leur nouveau chef.Jusqu'au desssert, le marquis ne parla que de Versailles, de la cour, des ministres, de l'anecdote du jour, Alors seulement il dit toujours d'un air aimable et le sourire sur les lèvres : \u2014 Messieurs, on m'a prévenu que vous aviez la tête un peu vive, et que, chaque matin, plusieurs d'entre vous échangeaient des coups d'épée.Oh! ne vous récriez pas, messieurs; je ne vous adresse aucun reproche; nul mieux que moine sait combien il est parfois nécssaire de mettre flamberge au vent, et n\u2019est plus persuadé que quelques passes échangées avant déjeuner ouvrent merveilleusement l'appétit\u2026 Seulement, j'ai une prière à vous adresser: c'est de ne jamais vous battre sans m'avoir prévenu.J'apprécierai les faits ; je donnerai mon avis après quoi vous agirez comme bon vous semble- fa; mais engagez votre parole de commencer toujours par recourir à moi.Chacun fit joyeusement le serment indiqué per le colonel.ne voyant dans l'engagement pris qu'une formalité à laquelle il était nm - LL aa TS =\u2014 { _ Ta Le prince de Talleyrand, donnant un| \u2018Grand sombre de nos concitoyens gendarmerie d'Etang.Sans perdre un instant, les gendarmes arrivent au pas gymnastique, emmenant avec eux le docteur Mignet.lis plongent et ramènent à la surface les quatre malheureux.Tous les quatre se tenaient par les jambes.On aurait dit une chalns hu- échapper le mot de pékia, accompagué maine! On o'a pu les rappeler à la vie.L'Union franco-américaing de Parie a communiqué aux journaux la note suivante : Les ateliers de M.Monduit terminent en ce moment la statue commémorative du centième anniversaire de l\u2019indépendance des Etats-Unis.Toute la prense à parlé de cette œu- vre colossale, dont l'inauguration - aura lieu dans quelques mois à New-York avec toute la pompe qu'elle mérite, tant au point de vue artistique que comme sywbole d'allianceentre les deux grands peuples républicains : l'Amérique et la France.L'accueil fait aux membres de la souscription française qui se sont rendus aux fêtes du Centeuaire a été des plus fraternels.Des toasts nombreux y ont été portés A la France, aux Rochambeauy, aux Lafayette et aux membres du cemité.Le succè- de la souscription est maintenant assuré.MM.les membres associés, porteurs de carnets, sont instamment priés de les retourner daus le plus bref délai, couverts ou non de signatures, au sié- ge du comité, 175, rue Saint-Honoré, en y joignant le montant des sommes reçue-.11 ne faut pas oublier que ces carnets ont une valeur et que, portant un numéro d'ordre, ils doivent être représentés au cotité par l'administration de la souscription.Aussitôt les carnets reçus, les noms grand diner, avait à sa table certain gé- téral, au langage plus pittoresque que poli, qui n'aurait pas déparé le 101 Æ#-|actes de bienfaisance envers ceux qui LA REPUBLIQUE.DU MOUND CITY WHITE LEAD ANDICOLOR WOKS.Linens.Ce général, prenant la parole, laisse d'un juron de caserne.Voyant l'étonnement de l'auditoire, il croit une explica- nécessaire.\u2014Chez nous, dit-il, nous appelons pékin tout ce qui n\u2019est pas militaire.\u2014C'est comme nous, réplique M.de Talleyrand, sous appelons militaire tout ce qui n'est pas civil.CHRONIQUE LOCALE EW Nous publierons gratuitement dans les colonnes de \u201ca République toutes demandes d'emploi de la \u2018art des français qui se trouvent sans travail.Nous invitons les intéressés à nous faire parvenir leurs annonces.fFUn pharmacien Allemand, nommé F.A.Braun, que l'usage immodéré des liqueurs alcooliques avait presque rendu fou à tenté de se suicider, lundi dernier, en s'ouvrant une artère du bras drvit.La police le trouva à demi mort dans sa chambre à coucher et le transporta au bureau central où il tenta alors de se pendre pendant l'absence de ses gardiens.!l est maintenant à l'hôpital et on e-père le sauver.La jeune et charmantance actrice, Miss.Minnie Palmer a joué, cette semaine, au Ne Bar's Opera House, dans la comédie composée expressément pour elle et intitulée: AIsses.La presse américaine en fait une critique des plus favorable.Mellor, le bijoutier canadien qui s\u2019é- tait enfui de Montréal «n emportant des souscripteurs seront publiés et les qui lus d photographies par Pierre Petit leur se- ;avec ul plus de $50.000 appartenant a !ses «réanciers et qui avait été arrêté ici ila semaine dernière a été libéré sur la demande de ses avocats pour être ar- Oscar | l'été de nouveau sur une plainte portée ront expédides.Pour le comité : Les présidents d'honneur.Marquis de Rochambeau, de Lafayette, E.Laboulaie, Wad- dington, Henry Martin, comte Toc- que ville, Dietz Monin, etc.Les Lettres sur les Etatr-Unis, de M.de Molinari au \u2018Fournal des Débats, sont toujours très-intéressantes.Voici quelques lignes sur la réclame en Amérique.: M.de Molinari est en chemin de fer: * La nuit est tombée, ce qui nous permet heureusement d'échapper à CGar-! gling et à Sozodont, qui nous ont pour- | suivis avec acharnement à New-York, à Brooklyn, à Philadelphie, à Franklyn et à Ogdensburg, sur le Maddland railway comme sur le Z'ensylvania, et qui nous rattraperont bientôt, helas! à Baltimore et à Washington.À mon arrivée à New-York, le premier mot que j'avais lu à l'embarcadère, c'était Sozo- dont! ** Je l'avais retrouvé le long des murailles et sur les planches des piers, tantôt seul, tantôt serré de près par Gargling, comme M.de Pourceaugnac poursuivi par les mata-sins.C\u2019est un duel homérique entre le gargarisme de Gargling, Uargling oil, et la poudre dentifrice de Sozodont.Seulement, So- zodont me paraît avoir l'avantage sur Gargling.Gargling affiche son gargarisme : Garglng oil; tandis que Sozo- dont n'affiche que : Sozodont.** Moi -eul, et c'est assez.\u2018Un moment javais cru, je l'avoue, à la victoire de Gargling, toutes les perches horizontales qui clôturent les champs le long du chemin de fer de Pennsylvanie célèbrent le gloire du; gargling oil.mais, en retrouvant Sozo-| dont imprimé sur les rochers les plus inaccessibles et presque sous l'arche obscure d'un pont j'ai compris la supériorité de Sozodont! que me veux tu?\u2018 Deux provinciaux visitent Paris.L'un des deux a la prétention de guider l'autre.Celui-ci, sur une de nos principales places, demande à son compagnon : \u2014Où sommes-nous maintenant?\u2014Cette bétise! dit la forte tête.Tu ne vois donc pas que nous sommes au Gros-Caillou?Et il lui montre l\u2019Obélisque! contre lui par les autorités de la douane américaine.On s'attend généralement à ce qu'il sera livré aux autorités Canadiennes et qu'il ira rejoindre les autres membres de sa famille dans la prison de Montréal On a ramassé lundi, It septembre, matin dans un chantier de bois, près de la gare Union, un homme sans connaissance et apparemment sous l'influence alcoolique.Il a été enfermé dans une station de police, et l'on a trouvé sur lui une quantité de lettres adressées à Orville Grant, la plupart relatives à des poste+ commerciaux et contrats à adjuger par le gouvernement.Au bout de quelques heures le prisonnier a repris connaissance, et l'on a constaté alors qu'il était bien Orville Grant, frère du président, Il lui a été impossib'e d'expliquer, même par à peu près, ce qui lui était arrivé.Des amis sont venus le réclamer et l'ont emmené à l'hôtel Lindell.On suppose qu'il était parti de Washington avec l'intention d'assister à l'adjudication de contrats du gouvernement, qui a eu lieu en cette ville il y a déjà quelques jours, mais qu'il se sera trompé de route ou égaré, et qu'enfin il est arrivé ici sans savoir où il était ni comment il y était venu.Nous empruntons ce qui suit au South St.Louis Blade.\u2018C\u2019est notre devoir d'annoncer à nos lecteurs la mort, à St.Louis, de Mme Thérésa Comte, épouse bien-aimée de M.Louis Comte.Elle est morte le 9 septembre, et ses funérailles ont eu lieu le dimanche suivant, au milieu d'un grand concours de parents et d'amis.Mme Comte était née en France, le 2 décembre 1830.Elle était la sœur de MM.François et Joseph Poupeney, deux citoyens bien connus de St.Louis.À l'âge de neuf ans, elle immigrait avec ses parents à St.Louis, où elle a tou- iours demeuré depuis.\u201cElle avait épousé, en première union, M.Aaron Bowers, qui est mort depuis longtemps, et en 1863 elle devenait la femme de M.Louis Comte.Retenue depuis plus d'un an, sur un lit de douleur, elle a souffert avec rési gnation la maladie qui l'enlève à sa famille.étaient dans le besoin.Nous apprenons avec plaisir que les membres du Circle Phiinarminique ont pris les arrangements nécessaires pour donner une représentation dramatique mensuelle, au théatre Apollo, pendant la saison d'hiver, à dater du ter dimanche de Novembre prochain.Les rôles sont à l'étude et tout tout fait présager une série de représentations fort intéressan- pour la population française de St.uis.Nous attirons l'attention des intéressés sur l'avis d'assemblée de la loge ma- sonnique, l'Orient Français, publié autre part dans nos colonnes d'annonces.M.Ed.Bobe est autorisé à prendre des abonnements pour La Répablique et à donner toutes quittances au nom du rédacteur propriétaire.Sommaire des Annonces.Allemand F.M,\u2014Notuire.Ballis Eugène.\u2014Provisions.Bloch John \u2014 Vins et liqueurs.Boucher & Cle.\u2014Peintures ot Drogues.Claude C.\u2014Pension Française.Continental Bank.\u2014E.Karst, Caisaier.Darcel M.J.\u2014Perruquier Coiffeur.Delaporte.\u2014Hotel de 1s Marine.Froussard A.\u2014Insecticide.Heyd A.\u2014 Marchand Epicier.Hurst.\u2014 European Hotel.Jacquemin F.\u2014Fleuriste.Jouquel & Motte.\u2014Salon et Billard.Lachance Jules C.\u2014Peintre.Marliave H.\u2014 Restaurant Français, Boston Mermod, Jaccard & Cie.\u2014Bijoutiers.Miltenberger F.E.\u2014 Notaire.Orient Français.\u2014Loge Maçonnique.Rivoire & Moreau.\u2014 Vins et liqueurs.Fousseau C.\u2014 Architecte.Schuitz J.A.\u2014 Broderies.Schuller Leon\u2014Maison Francaise.Surbled Wm.\u2014 Tailleur, Dégraisseur.A Ceder.Pour cause de départ\u2014moyennant qu\u2019on achèteralt une partie du mobilier\u2014Une maison de dix chambres dans un quartier central.où l'on peut, en sous-louant, garni ou autrement, réaliser de beaux bénéfices.S'adresser au bureau du journal, 316, N.Sixth Street, St.Louis, Mo.Demande d'Emploi.Un Français sans travail demande de l'emploi comme homme de peine.S'adresser A Pierre Couillens, 104 12e rue, Nord.Oc ORIENT FRANCAIS No.167 A.F.& A.M.Tous les membres ue la loge de l'Orient Français No.167 sont invités à assister à notre séance régulière de mercredi prochain, 20 Septembre 1876, à 8 heures du soir.Par ordre du V.M, Ed.BOBE, Secret.A.HEYD, MARCHAND EPICIER, 016 Spruce Street.Livraison à Domicile.LEON MATALENE Horloger de Paris.Specialité pour les réparations d'horlogerie de haute précision.Achat d'or et d'argent et de picrres fines.316 Walnut Street.mae pm Trmature, r| ANGER LOCUST & FOURTH 81, MONTR DIAMANTS, PENDULES, BRONZES, BIJOUX, VASES, ARGENTERIE, BOITKS À MUSIQUE, SERVICES DE TABLE.Nous offrons le plus bei assortiment des marchandises ci-dessus énumérées qu\u2019il y ait dans les Ktats de Ouest, et à des prix qui défilent toute compétition.MERMOD, JACCARD & CO.Angle Locust & Fourth St.ODD FELLOWS HALL.HF\" Nous expédions sur deimande et gratuitement, un catalogue illustré de nos marchandises.: EF Speclalité de réparations de Montres, Pendules et Boîtes à Musique.{ NOTAIRE PUBLIC 410 N.Third Street.F.E.MILTENBERGER 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