L'écho de Montmagny : journal indépendant, religieux, agricole et littéraire, 3 août 1900, vendredi 3 août 1900
[" A VOL VI.Montmagny 3 À O U T, 190\u20ac No.44 a ee ee 20 220 mr 0 Se \u2014 \u2014T AVIS ABONNEMENTS Les abonnements \u2014 datent au rer et a ue a de 1\u201d de chaque mois.ntmagny, - $0.Les annonces de 6 mois.300ts ta saances, mariages | Provinces et pays et sépultures seront.étrangers.$1.00 publiées sur paie- 6 mois.60cts ment de 25cts, 3 « \u2026\u2026.35cte Toutes correspondan ces concernant l'ad- wi istration, la ré- dation, et, et tou! envoi d'arg nu devront êtr- a iressées Journal Independant, Religieux, Agricole et Litteraire PARAISSANT TOUS LES VENDREDIS Strictement payable d'avance.ANNONCES lère Ins.10cte.ligne Comme anis: l\u2019Echo de magay, P.Q Mont EDITEUR-PROPRIETAIRE, À.Caron.| Fais ce que dois | REDIGE EN COLLOBORATION.Insertion subséquen te 8cts la ligne, PUY ET OHIQUEZ LE TA \u201cCARILLON\u201d LE PLUS POPULAIRE Fr FACILE À VENDRE 5 CENTS LE PAQUET.CONSERVEZ LES COUPONS, ILS ONT DE LA VALEUR Manufacturé par ERE o o QUEBEC.} LAN MONTM AGN Y, Rue Saint-Jean-Baptiste T.es Bicycles WELLINGTON et EARL Les Meilleurs, Les Plus Forts, Les plus Perfectionnés, Avec Dunlop tires.Vendu chez J.A.MATHURIN, seul ngent, à des | rix très bas pour leurs qualités et à des conditions faciles.gag, N'en achetez pas d\u2019autres avant de les avoir examinés.Les moulins à coudre ELDREAGE, MONARCH, COLUMBUS & CORONA sont les meilleures rachines capables de faire votre ouvrage, flne ou grosse.Is contiennent tous les accessoires les plus nouveaux : les Chafts tourneut sur des Ball berings, ce qui les rend beau- conp plus tendres à mouvoir.Ces machines sont de 1ère classe et garanties pour cing ans.Je donne les LI VRES qui contiennent les instructionsen Auglais et en François.UNIVERSALITÉ L'Amérique, l\u2019Europe, l'Asie, l\u2019Afrique et l'Océanie connaissent la vertu remarquable du BAUME RHUMAL.91 LE PRESIDENT D'ASISES ET LE PETIT MOUSSE 11 y a une trentaine d'années, M Li.conseiller à la Cour de Rennes, avait été délégué pour présider les assises du Finistère, et la ligne ferrée n\u2019existant pas encore, force lui avait été de se servir de la diligence, dans laquelle il avait retenu une place de coupé.Méticuleux a l'excés, M.L.arrivé avant l'heure du départ, avait surveillé j\u2019embarquement de ses bagages, choisi son coin et casé méthodiquemeut son parapluie, sa couverture, et sa chancelière et le petit sac dans lequel il emportait précautionneusement une bouteille de vieux vin, un demi-poulet et autres réconfortan- ces ! Le conducteur, ayaut pointé ses voyageurs, constatait qu\u2019il en man quait un à l'appel, et tempêtait à son aise, quand.au moment ou la lourde guimbarde allait se mettre en mouvenient, une pauvre femme apparut, courant à perdre haleine et tirant par le bras uu garçonnet de dix à onze ans, dont les petites jambes avaient peine à la suivre.Le conducteur accueillit ces re- tardataires avec une tempête de jurons, et oux rant la rotonde, y fit brusquement entrer l'enfant, dont la mère une Bretonne en \u2018\u2019calin«\u2019\u201d petite coiffe ), pleurait à chaudes larmes.Par la fenêtre, et sans se soucier des roues qui pouvaient la renverser, elle trouva moyen d\u2019em- braseer encore fievreusement le jeune voyageur, en lui prodiguant les noms les plus tendres et les recommandations les plus pas- sivuuées.\u2014bois bien sage, bien prudent, mon cher petit Jean, disait-elle en se tamponnant les yeux de son poing ; pense a ta mere surtout ! Et n\u2019oublie pas mes recommanda- tione ! Tiens, voici tout ce que je possède.Et elle lui tendit un petit paquet dans la main.\u2014Cela te servira pour le premier moment ; une fois rendu, tu prieras le commissaire de me donner de tes nouvelles.en souvenir de ton père.La diligence s'ébranla avec un grand bruit de ferraille et se mit en route pendant que la voix de la Bretonne, surmontant ce cahos de rumeurs, répétait encore : N'oublie jamais ta mère, qui a bien du chagrin., fais chaque jour ta priére.Et le cemmissai- re.qu'il m\u2019écrive surtout.La pesante machine tourna l\u2019angle de la place et s'enfonça dans 1a nuit.M.L., frileusement enfoncé dans son encoignure, se deman- dait : seul un bambin si petit ! Et de quel commissaire veut-elle parler?C'était un brave homme que le conseiller L., en dépit de sa figu re chafouine aussi glabre qu\u2019impassible.Habitué, par devoir, à étouffer toutes les manifestations de sensibilité, il se rattrapait avec usure dans la wie privée, et tous les be- soigueuxtousles misérables de l'ex capitale bretonne savaient combien il avait l\u2019aumône prompte, le cœur facile à émouvoir.Ariivé au premier relais, après une heure et dewie d'un roulis fantastique, il sauta à terre, afin de détendre ses jambes engourdies par la froide température d\u2019une nuit de novembre.Machinalement, il regarda à travers le vitrage de la rotonde et aperçut Jean, dont le bon gros visage était comme violacé, et qui soufflait énergiquement entre ses doigts.M.L.ouvrit la portière.\u2014Tu grelottes, petiot, fit-il en re marquaut qu'il se trouvait seul dans le compartiment dont toutes les jointures bâillaient.\u2014 Oh! oui, m'sieu.\u2014Et jusqu'où vas-tu ?\u2014 À Brest.\u2014A Brest ! mais tu seras gelé avaut d'arriver ! Allons, viens avec moi.Et.empoignant le gamin, il le fit desceudre et l'engouffra dans le coupé en disant au conducteur : - Je vous paierai le supplément, Maifilâtre ! Puis, déroulant sa couverture, il en enveloppa paternellement les jambes du gamin, lui fit boire une bonne gorgée de bon vin.et, au bout d'une demi-heure, lorsqu\u2019il le vit réconforté et les yeux brillants : \u2014 Ainsi, tu vas à Brest ?interro- gea-t-il.Oui, m\u2019sieu.\u2014 Quoi faire ?\u2014M'engager comme mousse.\u2014 À tou âge ?\u2014J'ai ouze ans.\u2014Et connais-tu quelqu'un au moins pour te piloter là-bas ?\u2014 Non.Mais papa, qui était dans la flotte, est mort dans un naufre- ge.J'ai ses papiers que maman m'a donnés, et elle m\u2019a dit qu'en les montrant au commissaire de la marine, il me prendrait en amitié et me trouverait an embarquement.\u2014Peu ! heu ! as-tu de l'argent pour vivre en arrivant ?\u2014J\u2019ai.¢a ! riposta l'enfant en montrant le paquet que la Breton ne lui avait donné et qu\u2019il tenait dans ses petits doigts rouges.Il développa le papier dans le- et 14 sous en billon.\u2014Trente-quatre sous ! additionna M.Le cœur serré.\u2014C'est tout ce qu\u2019il y avait à la maison! Et ma pauvre maman n\u2019aura pas de quoi déjeuner demain matin.\u2014Que fait-elle, ta mère ?\u2014Tout ce qu'on lui demande ! des ménages, des courses, elle sert a la halle.enfin tout.\u2014Kt tu P'aimes ?: \u2014 Si je l'aimes ! exclama le pau vre petit, dont les yeux scintillèrent dans l'ombre comme des escarboucles\u2026 oh ! oui, je l\u2019aime bien m\u2019sieu ! \u2014Bon, dors tranquille, mon mignon, et ne tinquiète de rien.Je penserai à toi.Jean suivit cette recemmanda- tion à la lettre, car il dormit comme un brave petit sabot jusqu\u2019au soleil levé.Arrivé à Brest, M.L., qui descendit au meilleur hôtel, demanda une chambre à deux lits, et, avec uae sollicitude toute paternelle, y installa son jeune compagnon.Le lendemain, les gros bonnets du tribunal vinrent lui rendre leurs devoirs et furent surpris de trouver chez le conseiller un enfant du peuple en blouse et en souliers ferrés.\u2014Hé ! mon président, lui demanda le procureur général, qu\u2019 est-ce que ce gentil compagnon de voyage ?\u2014 Une bonne action à laquelle je désire vous associer, messieurs, riposta M.L.en souriant.Et, en quelques mots, il mit ses visiteurs au courant de l'aventure.Avant qu'il edt fini, toutes les mains se plongeaient dans les poches, et huit louis d'or s\u2019alignaient sur la table du président.\u2014Merci Messieurs, dit-il, je n\u2019a- Vais pas douté de votre humanité.Avec ceci, nous allons acheter un trousseau à notre protégé.En ce moment, Jean, quittant son coin, les yeux rouges, s\u2019appro cha timidement.\u2014Non, m\u2019'sieu, murmura-t-il, faut envoyer cet argent-là à maman Oh! sois trangnille, mon enfant, ta mère aura sa part, répondit M.L.avec vivacité.Mais ce que j'attends surtout de vous, messieurs, qu: devez connaitre toutle monde à Brest, c\u2019est de trouver un digne capitaine pour ce digne petit, je vous en eerai bien reconnaissant.Toute la cour s&'intéressait à Jean, on lui découvrit ce qu\u2019am- sa mère un billet de 50 fr, que l\u2019enfant mouilla de ses larmes et de ses baisers avant de le glisser dans la lettre.Puis Jean partit.M.L.s\u2019en revint à Rennes, et au bout de quelques semaines il avait certes oublié sa bonne action.Il se passa longtemps, très long temps, avant que le hasard le renvoyât de nouveau dans notre premier port militaire.Ce ne fat qu'apras douze années que son tour de roulement l\u2019y expédia, et il accomplit, en chemin de fer, cette fois, le trajet que jadis il avait fait avec l'orphelin.Suite sur 3me page.C.C.RICHARDS & Cie.Chers Messieurs.\u2014J\u2019ai employé votre LINIMENT MINARD dans mon étable au-dessus d\u2019un an et je le considère le meilleur pour la chair de cheval et je ne puis trop le recommander fortement.GEO.HOUGH, Maître d\u2019Etables, Québec.A Vendre À St-François Rivière du Sud, une des plus belles terres de la paroisse, 2 arpents sur 40, située près de la Station, avec mai son et autres bâtisses dessus construites.A bonnes conditions.Pour informations s'adresser à Dame Vve PRISQUE DROLET, St-François, Co Montmagny.2m.13 juillet.LES INVALIDES reviendront plus promptement à la santé, retrouveront le sommeil, l\u2019appetit et les forces, s\u2019ils font usage du VIN de QUININE \u201c CAMPBELL\u201d * CAMPBELL'S QUININE WINE** K.CAMPBELL & CIE, Mfrs, Montreal +0 0 DEBARASSEZ VOS LITS DES PUNAISES.EX EMPLOYANT LE POISON LIQUIDE DE LYONS.Une application les détruit, sinon votre argent sera PP remis.25c, En vente partout Mal de Dents Guéri en une minute par le NERVOL, Votre bitionnait le président ; on le mu nit d'un trousseau complet, et Margent rendu s'il manque d'effet.25 cents chez tous les pharmaciens. Maurice Rousseau, LL.L AVOCAT, MONTMAGNY.Suivra les cours de Montmagny, St-Raphaël, et Québec.Bureau chez Mme Vve H.Hé- bert, rue de la Station.11 mai Ernest Roy, L.L.L.AVOCAT.Suivra les cours de Montmagny, Kamouraska et Québec, Sera à Montmagny, jusqu\u2019à nou- Vel ordre, tous les lundis de chaque semaine.BUREAU .Chez M.J.B.Laflamme, Rue du Dépot.25 mai, 2 mm Dr S.Gaudreau, D NTISTE, 138, RUE ST-JOSEPH, QUEBEC.L'Eau Minérale Purgative Du Dr SMITH Dépot à la Pharmacie Montmagny Cette eau convient très bien aux enfants, aux personnes faibles, aux vieillards, et si vous soufirez de constipation, d\u2019excés de bile, de perte d'appétit, de maux de tête, d'indigestion, de nsusées, d\u2019étourdissements, UN PETIT VERRE D'EAU MINERALE LE MATIN VOUS GUERIRA ! N.B.\u2014Tenez ces bouteilles dans un endroit frais sans les exposer à la gelée.AVIS AUX CREANCIERS A'S est par les présentes donné que toutes personnes ayant quelques réclamations, comptes ou billets, Contre feu M.Louis Fournier, autrefois de l'Islet et décédé à Ottawa, le vingt-huit avril dernier (1900) devront les faire parvenir, le tout assermenté devant un juge de paix, le ou avant le cinquième jour de septembre prochain (1900) au soussigné, exéculeur testamentaire du dit Louis Fournier.& Ja neville, Cummings Bridge, province d\u2019Ontario.ARVIAS THIBEAULT.Exécuteur testamentaire ON DEMANDE à acheter du-bois de corde : de l\u2019Epinelte et du Sapin, à 1a station ou au bord de l'eau.On serait prêtà donner des COntrats pour l'hiver prochain de suite.Toute information doit être adressée au Cap St-Ignace au soussigné ALF.GAMACHE.MONTMAGNY, 3 AOUT 1900 Qu'aurez-vous à dire Chefs du parti conservateur qui sonnez rans relâche le grelot de la réclame, Tupper, Foster, Waila ce, Monk, Hergeron, vous tous qui vous faites sans cesse brûler l\u2019encens sous le nez par vos scribes hypocrites ; vous qu\u2019on proclame grands hommes, plusieurs fois par jour, qu\u2019aurez-vous donc à dire aux prochaines élections fédérales ?Pendant plusieurs années, dans vos jonrnaux, aux Communes.même au Sénat, dans vos pique- niques politiques, vous avez critiqué l'administration Laurier.Chacun de ses actes a été présenté par vous au pays sous des couleurs bien sombres.Est-ce là votre seule arme de combat ?Si Laurier a tort, s\u2019il conduit mal les affaires, qu'offrez vous donc en échange ?Si les libéraux font mal, que ferez-vous de mieux ?Oserez-vous dire aux électeurs du Canada que s'ils vous ramènent au pouvoir vous rétablirez le système administratif si justement condamné en 1896 ?u pre ses \u2014_ expiation de vus fautes.La main populaire qui avait écrit le Mane Thecel, Phares qui vous a condamné, Ne permettra pas que ceux qui ont été pesés et trouvés trop légers recouvrent le pouvoir qu'\u2019- ils ont perdu.Chefs du parti conservateur, journaux bleus, cabaleurs torys, qu\u2019avez-vous donc de nouveau à nous offrir ?.Vous critiquez le gouvernement libéral.mais que direz-vous donc à l'électorat ?Parlerez-vous du scandale du Drummond ?mais le peuple rira de vous en songeant que, grâce à mer corrompues.Chefs conservateurs, qu'\u2019aurez- vous à dire aux prochaines élections fédérales ?Hélas ! rien ! ! ! a SURPRENANT Le BAUME RHUMAL fait disparal tre les aigreurs de peitrine.92 ALERTE ! Libéraux, préparez-vous ! voici venir le moment où il nous faudra lutter pour garder notre position dans la province, et conquérir les cette transaction, les déficits annuels ont disparu dans l'administration de l\u2019Intercolonial.Grâce au Drummond on présente des surplus.Parlerez-vous des scandales du Yukon ?Mais le peuple croira que vous perdez la carte quand 1l songera que malgré toutes les enquêtes qui vous ont été accordées, vous n\u2019avez pu rien prouver de repréhensible contre l\u2019administration de ce territoire.Et ie fou-rire prendra ce bon électeur quand il se rappellera qu\u2019uu de vos chefs les plus en vue s\u2019est attiré une sanglante leçon de patriotisme de la part d'un américain qu\u2019il voulait faire servir à déprécier le gouvernement.C'était de la trahison nationale, le peuple le comprendra.Parlerez-vous de l\u2019envoi des contingents militaires en Afrique- sud Direz-vous que Laurier a trop fait quand sir Chs Tupper et ses principaux lieutenants voalaient que le gouvernement fit eacore davantage.Direz-vous que Laurier n\u2019a pas fait assez quand l\u2019Evénement, le Courrier du Canada, et tous les journaux ejusdem farinæ l\u2019appellent du doux nom de traître pour avoir envoyé des soldats ?Parlerez-vous des surplus annuels de plusieurs millions, quand vous savez que ce sera rap peler cruellement au peuple vos déficits légeudaires passés à l'état d'habitude ?Non, le peuple en rirait trop ! Parlerez-vous de l\u2019augmentation de la dépense publique, quand vous savez que ce sera rappeler aux électeurs vos promesses électorales si grandes.si grandes.et vos œuvres si petites.si petites.Oserez vous blamer une seule dépense faite par la gouvernement libéral ?Non , vous auriez peur qu\u2019on vous descende des hustings.Reprocherez-vous à Laurier l'augmentation des affaires, la prospérité générale dans le pays, l'augmentation des industries ?Là-dessue, vons serez muets ! Direz-vous que les taxes sont augmentées quand vous savez qu\u2019il snffira de mettre le tarif actuel en regard avec celui que vous aviez avant 1896 pour prouver que vous êtes des menteurs.Direz-vous enfin que le gouvernement Laurier est incapable quand la simple comparaison des\u2019 résultats qu\u2019il a obtenus avec ceux que vous avez eu vous-Inê- mes, vous feraient passer pour des imbéciles ! Vous donnerez-vous le titre de protecteurs de l\u2019ouvrier quand vous n'avez jamais rien fait pour Jui?Quand Laurier vous répondra en vous montrant la législation de la session dernière.Que resterait-11 de vos critiques ?Rien de bon pour vous.Allez-vous ramener le grand sir Hector Langevin qui gémit dans sa retraite sur les péchés qui ont, détourné de lui ses meilleurs amis?Allez-vous ramener les Foster.ou tout autre ministre des l\u2018inau- ces de même force,pour faire con! naître encore une fois au pays ces déficits annuels qui vous rendront a jamais célèbres dans l\u2019histoire ?Affez-vous ramener le système d\u2019hypocrisie, de mensonge et de démoralisation populaire qui vous ont fait dénoncer par tous les hommes honnêtes ?Non, tout cela, vous le sentez, est chose jugée, et jugée contre vous.Il y a plus de quatre ans que vous languissez loin de l'assiette Vous ne pourrez donc pas réussir en critiquant.Qu\u2019avez-vous donc de mieux à offrir ?Quel sys- ième avez-vous imaginé ?Per- suoune n\u2019en souffle mot parmi vous ; Vous n'avez rien.n\u2019avez rien pour remplacer ce qui sera détruit.Le pays en a assez des démolisseurs ; il est trop jeune pour avoir trop de bonnes institutions.Il gardera ve qui fait sa prospérité aujourd\u2019hui et, vous pouvez en être sûre, ce ne sora pas pour vos beaux yeux et pour le seul honneur de vous voir patauger dans l\u2019assiette au beurre qu\u2019il voudra ramener l'ère néfaste de vos ad- écrivez et donnez-nous les moyens de discussion ; vous, hommes pu- Vous voulez démolir, mais vous jamais un membre anglais de la comtés qui sont restés fidèles au parti conservateur, aux dernières élections.Libéraux, préparez-vous, afin qu'à la prochaine lutte électorale 1l n\u2019y ait plus de comtés réfractaires aux saines doctrines de la politique de progrès suivie par nos chefs.Que tous, sans exception, vienuent se ranger sous le drapeau du parti libéral.Préparez- vous, car bientôt l'heure va sonner où il vous faudra faire face choisis, leurs chefs de districts sont nommés ; ils ont des centaines de brochures déjà imprimées, pour être distribuées par toute la province.| Les nuages de I'horizon politi: | que nous présagent que la batail- ; le aura lieu bientôt.Déjà nos chefs parlent d\u2019entrer en campagne et on uous annonce que l\u2019hon Wilfrid Laurier commencera une tuur- née électorale duns la province iucessamment : c\u2019est un signe que nous aurous bientôt, nous aussI, à nous jeter dans la tourmente.Sommes-nous prêts ?Non.Nos clubs ne s'assemblent pas, nos journaux s'occupent plus des nouvelles de la guerre que de politique, nos hommes publics se reposent.Allons, alerte! vous tous les francs et loyaux libéraux qui porterez le drapean du parti à la ric- toire.Assemblez-vous clubs libé raux afin de préparer nos amis pour la lutte.Vous journalistes, blics, venez faire entendre votre parole éloquente sur les hustings.Enfiu, libéraux, tenez-vous prêts, et lorsque le clairon sonnera l\u2019heu re de la bataille, soyons tour a notre poste afin d'affirmer bien haut, le jour de la votation, que le ministère existant a bien mérité de la patrie.\u201c L.DE Sr-MARC Québec, 28 juillet, 1900.OUTRAGE a NOTRE RACE! De I'Union.\u2014** La province de Quebec vient, à peine, de sortir des réjouissauces et des démons- tratious patriotiques à l\u2019occasion de sa tête nationale.Partout où sv dresse une église catholique et se groupent quelques familles cana- diennes-françaises, non-seulement dans notre province, mais dans toute l'Amérique du Nord, l\u2019on a acclamé la devise qui est écrite sur tous les drapeaux de nos sociétés St-Jean Baptiste: \u201c nos institutions, notre langue et nos lois.\u201d Qui aurait pu s'imaginer qu\u2019un des nôtres, un homme représen- taut un comté essentiellement français, aurait eu l'audace, ou plutôt le cynisme de venir attaquer en plein parlement fédéral, ce que notre population a de plus cher, ce qui constitue une partie de son patrimoine, ce pour quoi elle verserait son sang.Et pourtant, c\u2019est tait! Ce que chambre d'Ottawa n\u2019a osé faire ouvertement, un Canadien-fran- çais, le représentant du comté de Beauharuois, M Bergeron, l\u2019a consommé : il a eu le courage de mentir à son origine, de renier le passé, de trahir ses concitoyens et de mettre une main profane sur l'arche sacrée de notre constitution.Cela est teliement étonnant que ceux qui liront ces lignee ne le croiront peut-être pas.Malheu- au beurre que vous aimez tant, en ministrations anti-progressives et \u2014 convaincre on n'aura qu\u2019à lire les rapports officiels de la discussion sur le traitement des juges additionnels pour Montréal.C'est à propos de salaires que M.Berge- ron a jugé à propos d'attaquer le système judiciaire dans notre province, de tourner en ridicule la base de nos institutions.C'est la plus grande basesse politique dont fasse mention l\u2019histoire de notre pays.La position de M.Bergeron a été tellement fausse que son chef, un anglais, l\u2019hon Foster, l\u2019a jugée indigne, et a déclaré que l\u2019amendement de M.Bergeron était retiré.Nous nous demandons quelles peuvent être les raisons qui l\u2019ont porté à agir ainsi, et nous n'en devant les Sproule et les Clark Wallace et de tâcher de gagner leurs faveurs, en leur donnant des armes contre ses propres concitoyens Aussi ils n\u2019y manquent aux armées conservatrices.Elles, Vince de Québec \u201c un sentiment sont déjà prêtes pour le combat ; plus honnête, plus sain et plus in cela s\u2019est fait dans le silence et: l'ombre.Leurs candidats sont pas, et nous Voyons ces messieur3, dans la mème séance, venir à l\u2019aide de M.Bergeron, et crier qu\u2019il fallait faire prévaloir dans la pro- telligent ,,\u2014* a healtier and more wtelligence\u2019\u2014et que notre admi- vistration etait un \u201c abus criant.\u201d Nous savions, M.Bergeron, qu\u2019- une fuis déjà vous aviez ranié vos principes, que vous aviez donné la main à ceux que vous aviez juré de combattre ; mais jamais nous n'avons cru, que sans raison, sans excuse, hors de propos, vous se riez le premier Canadien-français A jeter le cri: sus aux instita- tions françaises de la province de Québec!\u201d C\u2019est ce même M Bergeron que le parti bleu voudrait hisser au timon des affaires à la place de sir Wilfrid Laurter ! ! Les bleus vraiment s'imaginent que le bon sens et l'intelligence ont été bannis de la terre et que les électeurs du pays avaleront leUrs couleuvres sans mot dire.Attendons la fin.rr Honneur aux Canadiennes- Francaises Honneur à nos Canadiennes-fran- gaises ! tel a été mon titre.Oui, honneur, et je suis filer de le répéter \u2018 honneur à elle | Elles ne lèvent pas de poids énor- \u2014 trouvons qu\u2019une, celle de s\u2019aplatir | EN VENTE A LA PHARMACIE MONTMAGNT, Les célèbres VINS TONIQUES Vin St-Michel, Vin des Carmes Les fameuses Pilules : ROSES.ROUGES, et de LONGUE VIE A.E.MICHON, Hunimagny, P.Q.\u2014\u2014\u2014ee Epicerie Nouvelle Jai le plaisir d\u2019'informer le public que j'ai ouvert une EPICERIE et que j'ai en mains un assortiment complet en ( CAN Conserves coups Telles que Viande, Poisson et Fruits de toutes sortes.Pour accommoder mes pratiques, je passerai à domicile pour y pren dre les ordres et distribuer les effets chaque jour.Je vendrai à des prix très populaires.Une visite est respectueusement sollicitée.C E Letourneau, Marchand Epicier, \u2014 En Gros et en Détail.\u2014 Rue St-Jean-Baptiste, MONTMAGNY.J'étais tout petit.\u2014Et un cel.ve | Un ciel 2.non, c\u2019est que le ciel ?\u2014 C'estuun lieu de délices où l\u2019ou ne voit qu\u2019or et diamants.A lors le moribond faisant un effort pour se lever.\u2014 Fermez donc la porte afin gne personne ve vous enteude.Car si les Anglais apprenaient qu\u2019au ciel il y a des diamants et de l'or, ils auraient vite fait de lever une armée pour aller s\u2019en emparer ! Qu'est-ce que Correspondance \u2014 M.le Rédacteur, Dans ma dernière, je vous donnais une idée du Manitoba.Je vais conti- ruer mon voyage de place en place, me réservant pour plus tard l\u2019appreciation des territoirrs, ou plutôt une étude sur le tout où chacun de vos lecteurs y Lirera sa propre conclu- mes, et le mouvement féministe les Isisse plutét froides.Mais en che, elles ont le culte du souvenir et\u2019 elles gardent leur admiration pour celles de leur sexe qui ont illustré la sublime et héroïque histoire de notre Canada.Eiles ont anssi avec la foi robuste et inébranlable, bien ancré au fond du cœur,le culte du foyer et de la famille ; elles savent élever leurs enfants et leur communiquer le feu sacré du patriotisme, l\u2019amour du sol ancestral, le respect dans les lois.Par l\u2019exeuwiple de leur vertu et de leur honnêteté proverbiale elles ont fait naître l\u2019admiration universelle.Ce sont enfin nos mères canadiennes qui ont fait ce qu'ils sont, nos hommes politiques dont nous avons admiré et dont nous admirons encore la sagesse, la sagesse de ceux qui nous gou- veruent dans la paix et la tranquili- té.Voilà l'œxvre éminemment patriotique.Voilà leur œuvre! Chapeau bas, messieurs.Et lorsque j'aurai dit que ce sont elles qui nous ont appris à bégayer les premiers mots de cette langue française dont nous sommes tant oi- gueilleux il ne me restera plus qu\u2019à me jeter à genoux devant tant d'a mour et de dévouement, et de m'\u2019écrier bien haut, atin que tous m\u2019entendent : \u2018\u201c\u2018Sois bénie, 6 toi, sainte femme canadienne, mille fois bénie pour ta tendresse et ta sollicitude ma ternelle.Ton front resplendit de sa glorieuse auréole, et l\u2019histoire qui en rég:stre fidèleme.u les lentes évolutions des peuples, 11 crustera ton nom en lettres de porphyre au monument des âges : l'Improslalité, GUSTAVE COMTE.\u2014p>-@-2- ANECDOTE Dernièrement, une brave dame ayant appris qu\u2019un de ses voisins, ua vieux matelot, était sur le point de mourir sans le secours de la religion se rendit chez lui dans le but louable d- le préparer à faire une bonue fin.Elle fut bien surprise de le voir si ignorant en matière de religion.\u2014Vous savez, v\u2019est-ce pas lui dit- elle, qu\u2019il y a un Dieu ?reusement c'est vrai ! et pour s\u2019en \u2014J'en ai entendu parler, lorsque sion revan- Le 2 juillet me trouva à Indian Head, a la ferme expérimentale de | Assiniboine, que je visite daus presque toutes ses parties.Le terrain, dans cette partie du pays est plus ou duleux qu\u2019au Manitoba, il y a plus de bois, mais rien qui resembled nos bois de cette province.C'est en partie du tremble poussant le long des rivières, criques ei parties basses.L'eau est aussi abondaute et de bonne qualité.La ferme expérimentale conlient environ 300 acres \u2018et est três bien située, à peu prés à un demu- mille du viliage.Aux alentours j'y ai vu des centaines de teutes de sauvages, (Gree) venus des réserves l\u2019a- vaut veille pour assister et fêter le \u201cDominion Day\u201d à Indian Head.Ces sauvages sont Dien civilisés et très paisibles, pourvu qu\u2019ils n\u2019aient pas trempé les lèvres dans l\u2019eau de feu.M.le surintendant me donna, pour guide un des employés qui avec une amabilité parfaite me montra \u201ctout\u201d La propreté et l\u2019ordre sont particulièrement remarquables et le tout marche comme une horloge.On y voit là toutes espèces de fruits, légumes, grains arbustes et animaux.Je regrette de dire que la sécheresse terrible de l'année a été aussi désastreuse pour la ferme que pour les autres terres.Comme dans les autres fermes expérimentales, tout est à l\u2019essai et en petite quantité.J'ai surtout remarqué un chou appelé \u2018\u2018Marché Bonsecours.\u201d ll fallait aller à j\u2019étranger pour apprendre ce que l\u2019on ignore chez soi.Dire tout ce que j'ai vu prendrait un volume.Comme les au tres fermes expérimentales elle leur ressemble ; qui en a vu une a vu toutes les autres.Le village de Indian Head ne date que depuis trois ans, contient une po pulation d'à peu près 2,000 âmes, belles rues larges, jolis édifices, plusieurs églises, banques, et huit é éva teurs avec une capacité d'à peu près un demi-million de minots, etc.Le commerce est très florissant.C\u2019est tout prês de cette ville qu\u2019est ia célèbre grande ferme \u201c\u2018\u201cBell\u201d donnant des 100,000 minots de blé par année et où tout se fait à la vapeur, labour, semence, récolte et battage.1 AU a rm em od hy Cr Nm TR 4 as de Brandon : nous sommes débarqués à la station Qu\u2019Appelle où le Rvd.Père Lacasse attendait pour nous conduire eu voiture au fort Qu\u2019Appelle, 30 milles plus à l\u2019ouest.Tout le long du parcours, l\u2019effet de la sècheresse se fait sentir, le grain est rlair et court, mais la dernière pluie a semblé lui avoir donné de la vigueur.Vers le mi-chemin nous sommes arrêté chez une ancienne connaissance du Docteur, un Monsieur Ménesippe Longpré, autrefois de La Rouge ; 1l était près de dix heures du soir lorsqu'on frappa à la porte.En un clin d'œil, tout ie monde fut sur pied, et quel accueil, nous étions tous frères ; une vraie réception de Canadien.M.Longpré a bien voulu neus dire son histoire avec la permission de la rendre publique au besoin.\u2018Après avoir fait l\u2019essai de plusieurs places avant de se rendre à La Ronge, qu'il laissa avec des dettes il y a 8 ans pour s\u2019etablir à Qu\u2019 Appelle.Maintenant, il a 1,406 acres de bonne terre, 50 vaches, 17 chevaux, 60 cochons et 80 volailles.L\u2019an deruier il a récolté 4,200 minots de blé, 3,000 minots d\u2019avoine et 150 minots de patates.En mai dernier, sa femme fit 215 Ibs de beurre avec 7 vaches ; il avait refuse, le jour mé- me, $17.50 chaque, pour 17 veaux de 9 mois, Le bois se vend $2.50 la corde, livré à domicile.Il a aussi refusé $18,000 pour toul son établissement, mais ne veut pas vendre.lia récolié des betleraves pesant 32 et 33 livres pièce sans fumier.Il est satisfait, mais regrette de ne pas y être venu Il y a 35 ans, et ne voudrait pas retourner, pour y résider, dans son ancien district de l'errebonne.Il est bien bâti et ne doit rien.M.Longpré nous affirma qu\u2019un M.Gauffré, de France, avait fait $7,000 eu cing ans, par l'élevage des animaux.Aux dernières nouvelles ce Monsieur s'ennuyait des prairies el parlait de revenir, Una grard exportateur d'animaux M.Gordon de Winnipeg, a 25,000 têles de bétail en p-cage, dans les alentours à raison de 85.00 par tête par an, un M Carillon en a 300 têtes.Ici le pacage ne coute rien, tout est en commun daus la prairie, un homme y jette l\u2019œil de temps en temps, c'est suffisaut ; pas de cloture et chose extraordinaire, je n\u2019ai jamais vu de troupeau dans le grain ; on m'assure que les animaux préièrent l\u2019her be de la prairie, laissant de côté le trèfle blanc et mème le grain.À minnit, nous arrivâmes au Fort Qu\u2019Appelle.(A continuer) H.E.P.Montmagny, 20 juillet 1900.Noces de Diamant DE M.ET Mme.THEBERGE Une bien jolie fête de famille avait lieu à St Oajetan d\u2019Armagh, comté de Bellechasse, lundi dernier, Deux respeclables vieillards, M.et Mme Théberge, célébraieut leurs noces de diamant.L'église avait été magnifiquement décorée pour la circonstance et était remplie de parents et d'amis des jubilaires.La messe fut célébrée par le Rvd.M.Roy, petit-fils des jubilaires, vicaire à St-Ferdinand d'Halifax, et qui, reçut prêtre la semaine dernière, avait célébré sa première messe la veille.Le sermou de Circousiance a été fait par le Rvd M.Gagné, autrefois curé d\u2019Armagh peiidant onze ans Le chaut et la musique ont été splen dides sous l\u2019habile direction du vieil ami de St-Raphaël, M.Antoine La- brecque.Après la messe un déjeuner superbe a été servi dans la maisou d'école OÙ pius de cent convives y ont pris place, La gaieté la plus franche n\u2019a cessé de règner en celle fête de famille qui a été des plus jolies.M.Théberge compte 82 années et sa digne épouse 83 ans.Ces dignes vieillards sont encore très alertes el jouissent de toutes leurs facultés.lis comptent 11 enfants, 74 pelits enfants et 13 arrière- petits-enfants.Assistaient à la fèle ertre autres, M.le Dr et Mme Théberge de Mont- magny, M.Sevérin Theberge, avo cat, de St-Joseph de Beauce ; M.et Mme Antoine Labrèque de St-Ra- phaël ; M.O.E, Talbot, M.P; M.Philéas Corriveau, avocat de la cité de Québec ; le Rvd.Cyrille Samson, curé d\u2019Armagh, etc, etc.\u2014-\u2014\u2014\u2014.\u2014La Diphtérie est guérie pas le Liniment Minard.\u2014Le Liniment Minard guérit les Rhumes, etc.(Suite de la lère page.) Il y avait déjà trois jours qu\u2019il présidait les assises.Une après- midi, pendant une suspension d\u2019audience, il se promenait en robe et en toque dans la salle des Pas-Perdus, quand soudain son attention fut attirée par les allures singulières d'un jeune homme qui tournait et retournait antour de lui, et dont les yeux étaient fixés sur lui avec une ténacité presque douloureuse.C\u2019était un beau garçon de vingt deux à vingt-quatre ans, le visage franc, l'œil clairet le teint badigeonné de ce hâle doré que donnent les baisers de la brise marine ?Il portait la veste bleue et la ceinture de laine rouge des marins du long cours, -t tenait à la main son béret de laine qu\u2019il pétrissait avec force.Tout à coup, semblant prendre son courage à deux mains il s\u2019approcha du président, et, d\u2019une Voix entrecoupée, il dit : \u2014 Monsieur, n\u2019êtes-vous pas M.L.?\u2014Oui, mon ami.M.L.de Rennes ?Ah! mon sieur, exclama le marin, dont le visage s'illumina.qu\u2019il y a longtemps que je vous attends.et que je remercie Dieu de vous avoir enfin retrouvé.\u2014 Mais.vous devez faire erreur, mon garçon, car je ne vous connais pas.\u2014Oh ! que si! répondit le jeune homme, dont la voix, les lèrres et les mains tremblaient.Regar- dez-moi.Je suis Jean le petit mousse de Rennes.qui vous doit d'être bientôt capitaine ! Jean dont vous avez tiré la mère de la misére.Jean, qui n'a pas été un jour sans penser a son bienfai teur et sans prier pour lui ! Jean \u2026 Jean.qui est heureux ! oh! bien heureux de pouvoir enfin vous dire merci.\u2014 Moi aussi, je suis heureux, mon ami, de voir que je vous avais si bien jugé et que vous étiez si digne du peu que j'ai fait pour vous! grommela le président, dont les paupières tressaillaient sous une émotion lancinante.Et si je puis encore vous être Ecrit spécialement pour l'Fcho de Montmagny.Voyant que les élections générales ne peuvent être bien éloignées, nos bons bleus remuent ciel et terre pour avoir le droit de crier : au scandale | Avec l\u2019administration honnête du parti libéral, ce n\u2019est pas une chose facile, mais il leur en fallait un à tout prix.On chercha longtemps.En fin, le plus futé de ia bande, un malin, celui-là, je vous l\u2019assure, s\u2019écria, comme autrefois Archimêde, \u2018\u2018Eureka\u201d, j'ai trouvé.En effet, ils ont trouvé, mais quoi ?Je vais essayer de vous conter l\u2019histoire le plus court p«ssible.Lorsqu\u2019en janvier dernier, on déci da d'envoyer un second contingent en Afrique, le ministre de la milice jugea à propos de munir nos militaires d'une ration d\u2019urgence.Fabri- quee par un M.Hoch de Montréal, cs ralions élaient recommandées par qui?par un bon bleu, un séateur bleu, sir W.Hingston, examinées el expérimeutées par le docteur Neil- son, chirurgien en chef de la milice.Tout le monde étant d\u2019accord sur l'ef ficacité de ces rations, le gouvernement décida d\u2019en acheter 2,000 livres a $2.00 la livre, et les fit expédier a Halifax où elles furent embarquées à bord du bateau-trausport.Maintenaut, messieurs les conser- valeurs crient au scaudale, parce que ces rations étaient mauvaises.Grosse accusation, n\u2019est-ce pas ?Muis commeut ces bons bleus peu- vent-ils le savoir ?Ou dit que uos soldats ne se sont pas serui de ces ra tions d\u2019urgeuice ; dans tous les cas, aucun n\u2019a porté plainte.Dons, si personne ne s'est plaiut, pourquoi cette accusation absurde ?Ayez donc un peu de logique, braves commères que vous êtes ! Mais ce n\u2019est pas tout, on a crié encore que ces rations avaient coûté trop cher, et que c\u2019était de cette manière que les libéraux ruinaient le pays.Allons donc, trop cher une affaire qui se vend $3.00 d'habitude, quelle mirobolante fantaisie | Au surplus, voules-vous des chiffres, conservateurs intègres ?en voici : Le revenu public durant l\u2019année, fer juillet 1899 au 30 juin 1900, a été de $49,034,597.48, et la dépense de $34,826,400.84.Ces chiffres ne sont-ils pas éloquents ?Une administration qui doune aw pays un surplus de plus de 14 millions, est-elle une administration ruineuse ?Mais, pauvres réveurs, dans votre trop long rêgne vous n'avez pas économisé le quart de cette somme, et vous criez au gaspillage, parce que peul- être $4,000 out eté mal admitits- trées.Voyons, soyez de bonne foi si vous en êtes capables, vous êtes tout utile a quelque chose.la main que le président lui avait tendue, et soudain, pendant que deux grosses larmes coulaient sur sa peau brune, il s\u2019écria avec un sanglot : Oh! oui.quelque chose que je n'ose pas vous dire.\u2014Dites.dites, an contraire ! fit le conseiller.\u2014Eh bien !.je voudrais vous embrasser.Ce serait ma croix d\u2019honuneur a moi! M.L.ouvrit les bras, le marin s\u2019y jeta, et ces deux nobles cœurs échangèrenñt de vrais pleurs d'hommes en même temps qu\u2019un frénétique baiser ! \u2014 TROIS QUALITÉS Entre tous les remèdes pour les affec tions de la gorge et des poumons, le BAUME RHUMAL est le plus simple, le plus efficace, le plus éco:1omique.93 \u2014\u2014\u2014\u2014>->
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