La terre de chez nous, 13 février 2013, Édition de l'Est du Québec
[" LaTerre EN COLLABORATION AVEC L'Union des producteurs agricoles DE CHEZ NOUS - V s*' \u2022 £' g .rge bleuets PAGE 2 mm Ml \u2022M i-f VOL.1, N°1 - 13 FÉVRIER 2013 LE MENSUEL AGRICOLE DE L EST DU QUÉBEC EN BREF CAPITALE- NATIONALE Un salon pour une relève passionnée page?SAGUENAY- LAC-SAINT-JEAN Produits forestiers non ligneux : coopérer pour développer page™ BAS- SAINT-LAURENT Léonard Otis honoré par ses pairs pages ÎLES-DE-LA-MADELEINE L'abattoir de l'archipel en quête de rentabilité page4 t «Axwiia.; fe\u2019Ykv ^ vVtii«Hv\u2018WV iiki.\u2019.ti' .«VVf; HMl Ètiiiia rses PAGE 9 La recette d'un bon transfert PAGE 11 2\tLA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 v'\"\u2018w.O \u2022.\t La canneberge au pays des bleuets GUILLAUME ROY Collaboration spéciale La flambée des prix de la canneberge en 2008 a créé un engouement pour la production de ce petit fruit au Lac-Saint-Jean.Les cinq producteurs de la région ont soit commencé leurs activités, soit pris de l'expansion au cours des cinq dernières années et ils exploitent aujourd'hui 437 acres, dont 240 sous régie biologique.Portrait d'une culture qui fait son chemin au pays du bleuet.DOLBEAU-MISTASSINI \u2014 Début octobre dans le nord du Lac-Saint-Jean.De grands bassins sont inondés pour la récolte de la canneberge.Les pieds dans l'eau, deux hommes s'affairent à râteler les petits fruits rouges vers la pompe qui les achemine dans un gros camion après un premier nettoyage.À la porte de la grande forêt boréale, à 6 km de Dolbeau-Mistassini sur des terres publiques intramunicipales (TPI), Gilles Sasseville a implanté ses premières can-nebergières en 2002.« J'étais déjà dans le bleuet.J'ai voulu me préparer un fonds de pension », lance-t-il en riant.Le propriétaire d'Atocas Mistassini a doublé sa superficie de production au cours des trois dernières années pour atteindre 77 acres.Pour l'instant, le rendement des terres productives varie de 8 000 à 12 000 lb/acre.Si la canneberge biologique coûtait près du double de la canneberge conventionnelle il y a cinq ans, elle ne vaut plus aujourd'hui de 10 à 15 % de plus.« Il y a plus de producteurs bios, et la demande a baissé », constate M.Sasseville.En 2011, la canneberge biologique s'est vendue à 0,40 $/lb.Il a été impossible de connaître le prix à la livre pour 2012, mais selon les tendances du marché, les prix devaient être semblables à 2011 (aux alentours de 0,35 $/lb).Les plus grands ennemis du producteur de canneberges biologiques sont les mauvaises herbes, car la plante n'est pas très compétitive.Tout au long de l'été, de 10 à 12 employés ont désherbé les cannebergières d'Atocas Mistassini.Atocas Mistassini et Atocas Lac-Saint-Jean ont investi conjointement dans la construction d'une usine de nettoyage dans le parc industriel du secteur Mistassini.À cet endroit, les canneberges sont lavées et acheminées dans de grandes caisses en bois avant de prendre le chemin de l'usine de transformation de Decas Cranberry, à Boston.Dans le secteur Sainte-Marguerite-Marie, toujours à Dolbeau-Mistassini, Nicolas Per- iù.Mkc François Tremblay, chargé de projet pour Agrinova.ron et son neveu Roger ont démarré la production de canneberges biologiques sur sable en 2010 avec l'implantation de 10 acres de cultures, puis ont ajouté 35 acres en 2011.Gilles Sassevile a implanté ses premières cannebergières en 2002.Il a doublé sa superficie de production au cours des trois dernières années pour atteindre 77 acres.Pour l'instant, le rendement des terres productives varie de 8 000 à 12 000 livres à l'acre.kW'»' \u2022 < mr.De nouvelles variétés de canneberges pourraient faire passer les rendements de 20 000 à 60 000 livres à l'acre.Irrigation antigel La gestion de l'eau est à la base de la culture de la canneberge.Au moment de la récolte, on inonde de grandes superficies pour faciliter la cueillette du petit fruit qui flotte à la surface de l'eau, après l'avoir détaché avec de la machinerie agricole.Dave Gilligan, représentant pour Dubois Agrinovation, offre des services spécialisés en irrigation de canneberge-raie.« Certains producteurs utilisent un deuxième système d'irrigation avec gicleurs pour protéger la plante contre le gel au printemps.Si le plant gèle quand il est en floraison, tu perds 90 % de ta récolte.Le système de tuyaux avec des gicleurs envoie juste assez d'eau pour que ça ne gèle pas.» De grandes quantités d'eau doivent être disponibles dans les bassins afin de distribuer de l'eau en continu à tous les plants jusqu'à ce que le soleil réchauffe assez le sol.Le coût de ce type d'irrigation, de 2 500 à 3 000 $ par acre, décourage plusieurs producteurs.« Mais l'investissement en vaut le coup, assure M.Gilligan.Surtout pour une région nordique où les gels sont plus fréquents au printemps.» i 11 i février 2013 £^3 iÆkâ.t\u2019ÆÊM ACTUALITÉ « On s'est lancés dans la canneberge après s'être déjà engagés dans le bleuet et la came-rise.Je travaillais en forêt et, après avoir perdu mon emploi, on voulait s'organiser pour mettre sur pied une entreprise viable.La canneberge s'annonçait prometteuse, surtout dans le bio.Ça nous a permis de diversifier nos récoltes », raconte Nicolas Perron, qui, en plus de la canneberge, cultive 200 acres de bleuets biologiques et 1 acre de camerise.Les producteurs ont collaboré avec Agrinova à l'élaboration d'un projet de recherche.« Le but premier du projet est d'assurer un meilleur contrôle biologique des mauvaises herbes.Nous avons testé l'implantation de boutures de canneberges avec des quantités de deux, quatre et six tonnes à l'acre », note François Tremblay, chargé de projet pour Agrinova.Une année avant l'implantation, une quantité massive de soufre a aussi été répandue sur les champs afin de faire baisser le pH et de contrôler les mauvaises herbes.Après deux années de croissance, l'étude démontre qu\u2019un taux d'implantation de quatre tonnes permettrait d\u2019optimiser le rendement et le recouvrement sans engendrer de trop grands coûts supplémentaires.« Un taux de quatre tonnes à l'acre permettrait même de récolter une année plus tôt », explique M.Tremblay.Ce projet a été financé par le MDEIE, le MAPAQ et la SADC Maria-Chapdelaine afin de faciliter le transfert de connaissances entre le Centre-du-Québec et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.Quelques producteurs de bleuets ont participé à la journée d'information sur la canneberge, et certains d'entre eux songent sérieusement a se lancer dans l'aventure.On essaie d'en savoir plus sur le rendement et de le comparer aux investissements nécessaires, témoigne Gilles Savard.On voudrait diversifier notre production pour ne pas être a la merci d'un seul produit.La culture de la canneberge nécessite des investissements faramineux.Les nouvelles techniques de construction, où l'on creuse un seul grand bassin, semblent intéressantes », ajoute son frère Guy.Le choix du biologique Quatre des cinq producteurs du Lac-Saint-Jean ont choisi de faire leur culture sous régie biologique.« À une certaine époque, le prix de la canneberge biologique était le double de celui de la canneberge conventionnelle, rappelle Pierre-Olivier Martel, ce qui a grandement influencé le choix des producteurs.» Le Québec est le chef de file mondial dans la production de la canneberge biologique, car le champignon qui attaque la canneberge aux États-Unis n'aime pas l'hiver québécois.« Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, on est plus isolés et il y a moins d\u2019insectes ravageurs », explique François Tremblay.Les canneberges nordiques sont plus petites, mais elles pourraient également avoir des propriétés supérieures, dont un plus haut taux d'antioxydants.Ces propriétés ont été démontrées dans d'autres pays nordiques, mais des études devront être faites au Québec pour le confirmer.Agrinova a organisé une journée de transfert de connaissance et de démonstration sur la récolte de la canneberge, en octobre dernier.562 t; .\t.r«EE ¦'-ai?3®.ffX/A ; ,mkm ^r.-sX, mm?# IMm y 1 I i à u La gestion de l\u2019eau se fait en circuit fermé et les milieux environnants ne sont pas contaminés par l'eau acidifiée, les fertilisants ou les pesticides, le cas échéant.Investissements majeurs Chargé de projet pour Agrinova, François Tremblay faisait partie de l'équipe qui a organisé une journée de transfert de connaissances et de démonstration sur la récolte de la canneberge.« Il faut compter des investissements de 125 000 à 150 000 $/ha pour produire de la canneberge.On doit avoir les reins très solides pour se permettre ce genre d'investissement avant d'avoir une première récolte - qui n'arrive qu'à la troisième année après l'implantation.» Les revenus sont toutefois très intéressants, nuance M.Tremblay.« Trois ans après l'implantation, des rendements de 1 000 à 2 000 lb par acre sont à prévoir.Les années subséquentes, le rendement s'améliore pour atteindre de 10 000 à 20 000 ib par acre.» Dans la nature, les canneberges poussent en bordure des tourbières, là où le sol est acide, explique M.Tremblay.Toutefois, les recherches récentes ont démontré que la production de canneberges sur sable offre un meilleur rendement.« On utilise le soufre pour faire baisser le pH à 4, ce qui rend le sol très acide et élimine du même coup plusieurs mauvaises herbes.» Contestée car elle entrait en compétition avec les tourbières naturelles, la culture de la canneberge sur sable est plus acceptable d'un point de vue environnemental.De plus, l'implantation en tourbière est extrêmement difficile depuis le resserrement des normes environnementales en 2008, selon François Tremblay.Ce dernier note également que la gestion de l'eau se fait en circuit fermé et que les milieux environnants ne sont pas contaminés par l'eau acidifiée, les fertilisants ou les pesticides, le cas échéant. 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 ACTUALITE L'abattoir de l'archipel en quête de rentabilité GENEVIÈVE GÉLINAS Collaboration spéciale Avec 12 800 habitants et une superficie de 200 km2, les îles-de-la-Madeleine ont réussi à conserver un abattoir.La coopérative qui l'exploite aura toutefois besoin d'aide pour continuer ses activités.Bernard Langford élève des bœufs croisés Angus dans l'archipel.Pour lui comme pour les autres éleveurs isolés dans le golfe du Saint-Laurent, la présence d'un abattoir est essentielle.« Je ne produirais pas du bœuf pour l'envoyer à l'ile-du-Prince-Édouard, lance-t-il.Ce ne serait pas valorisant pour moi.Mon bœuf, je l'écoule sur le marché local.» La Coopérative de solidarité en production animale des iles-de-la-Madeleine a acquis l'abattoir d\u2019intérêts privés en 1999.On y fait un abattage toutes les deux semaines, pour un total de 250 à 300 bêtes par an.Une vingtaine d'éleveurs l'utilisent, dont huit ont une production commerciale.Les bêtes abattues sont des bovins et des ovins, mais aussi des sangliers, des porcs et des chevaux.Le phoque est également traité, et des chevreaux et des wapitis pourraient bientôt s'ajouter.L\u2019abattoir fait la découpe, l'emballage et des produits de troisième transformation, BUT -\\\u20141L - '.'I ôrS Kj^T \t¦ .v.- .\u2022 ¦ * .¦». *v.*> > A wv \u2022 -r-^-, .V\t.Af-v.S**, Si mmmi 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 ACTUALITÉ mm Léonard Otis honoré par ses pairs bisesbssb MARC LAROUCHE Collaboration spéciale RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Léonard Otis est de ceux qui, très tôt dans leur vie, ont décidé d'agir pour bâtir un monde meilleur.Les actions de ce visionnaire, notamment dans le domaine forestier, ont fortement contribué à la sauvegarde et au développement des régions.En lui remettant le prix Laurent-Barré 2012 en décembre dernier, l'Union des producteurs agricoles (UPA) a souligné le fait qu'en 50 ans, il a transformé 365 hectares de broussailles en forêt modèle.« J'ai toujours aimé la forêt.J'y ai travaillé avant de reprendre la ferme laitière familiale de Saint-Damase et je constatais alors que, de la manière dont on l'exploitait, on la détruisait.La forêt devait être au service des hommes, pas du capital », plaide M.Otis.Passant de la parole aux actes, il a créé un concept de ferme forestière selon lequel une famille peut occuper un territoire suffisamment grand pour vivre de la ressource, tout en la préservant.L'initiative est reconnue par l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) qui, en 1989, l'invite à présenter son concept dans le livre Une forêt pour vivre.Régionaliste convaincu, M.Otis se bat aussi contre la fermeture des villages dans les années 1970.Encore une fois, c'est la forêt qui l'aidera.« Il n'était pas question de laisser les gouvernements fermer 84 villages », raconte celui qui deviendra l'un des principaux acteurs des Opérations Dignité.« Les Opérations Dignité visaient à assurer la survie et le développement des régions en misant sur des programmes d'aménagement forestier et des groupements forestiers, afin que les gens puissent continuer de vivre chez eux », explique-t-il.Seulement 10 villages seront fermés.Les solutions adoptées à l'époque sont toujours en vigueur.« Le Bas-Saint-Laurent dépend du travail réalisé par les producteurs agricoles, l'UPA, le Syndicat.Trois importantes usines y emploient plus de 1 000 personnes, le programme d'aménagement forestier est devenu provincial, et les Opérations Dignité ont fait avancer le tout », rappelle le fondateur du Syndicat des producteurs de bois du Bas-Saint-Laurent, ajoutant humblement n'avoir pu trouver de solution pour garder les jeunes en régions.« Il n'y a encore rien pour eux.» Décoré de l'Ordre du Canada, Léonard Otis est aussi lauréat du grand prix Solidarité et du prix Henri-Paul-Gagnon.L'UQAR lui a également décerné une médaille pour sa contribution à la ruralité et au développement régional.« Ça fait chaud au cœur, reconnaît-il.Mais ce qui me fait plus de bien, c'est quand je passe à Sayabec et que je vois l'usine qui procure du travail à 400 personnes.» Léonard Otis a présidé les travaux d'implantation de la papetière, de même que ceux du réaménagement forestier du Témiscouata, lequel a mené à la construction de l'usine Norampac.Léonard Otis 5 mars 2013 AGA Syndicat des producteurs de lait de Québec.À compter de 9 h 30, à l\u2019Hôtel Clarion de Québec.Visite de deux entreprises bovines dans la région du Centre-du-Québec, une initiative du Syndicat des producteurs de bovins de la région de Québec et de la direction régionale du MAPAQ de la Capitale-Nationale.Desrosiers présentera une conférence sur le thème « Quand le bonheur prend le champ ».À la salle communautaire d'Amqui.26\tfévrier Formation sur le thème « Productivité et bien-être, oui c'est possible », dispensée par Pierrette Desrosiers, psychologue.Organisée par le syndicat de l'UPA de la Matapédia, au Selectôtel Amqui.27\tfévrier AGA du Syndicat des producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent.Hôtel Rimouski.Février et mars Journées de conférences agricoles 2013 Organisées par la Direction régionale du Saguenay-Lac-Saint-Jean du MAPAQ.Pour information, contacter Peggy Vézina au 1 866 727-6584, poste 2864 (sans frais).20 février Relève et gestion, à Saint-Bruno 22 février Bleuets, à Dolbeau-Mistassini 28\tfévrier Production ovine, à Saint-Bruno 13 mars AGA du Syndicat des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent.Hôtel Rimouski.20 février Forum pour l'élaboration du plan de développement régional 2013-2018.Organisé par la Conférence régionale des élus (CRE) du Bas-Saint-Laurent.Rimouski.25 février Brunch conférence de l'UPA de la Matapédia.La psychologue Pierrette EEEB2ESS3 Gala des Grands Prix agroalimentaires 2013, une initiative de la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Direction régionale du MAPAQ du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Jonquière.1er mars Grandes cultures, à Saint-Bruno 14 mars Horticulture biologique et conventionnelle, à Saint-Bruno 20 mars Agrotourisme et circuit court, à Saint-Bruno 26 mars Production laitière, à Saint-Bruno I LaTerre I BMdMtnBBBBWWaWBBa DE CHEZ NOUS POUR NOUS JOINDRE 555, boul.Roland-Therrien, bureau 100 Longueuil(Québec) J4H3Y9 1 800 528-3773 DIRECTEUR\tRÉDACTRICE EN CHEF\tDIRECTRICE DE PRODUCTION\tÉDITEUR\tPUBLICITÉ:TC MEDIA André Savard\tcahiers spéciaux et régionaux Richelle Fortin\tBrigit Bujnowski Impression : Imprimerie Transmag\tL'Union des producteurs agricoles\t418 722-0205 La Terre de chez nous en région est constituée de quatre suppléments de nouvelles régionales livrés mensuellement aux abonnés de La Terre de chez nous.Les territoires sont répartis ainsi : 1.Abitibi-Témiscamingue, Outaouais-Laurentides, Lanaudière et Mauricie 2.Montérégie 3.Centre-du-Québec, Estrie, Chaudière-Appalaches 4.Gaspésie-iles-de-la-Madeleine, Bas-Saint-Laurent, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Capitale-Nationale, Côte-Nord.TREP LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013\t9 Réussir ses céréales à paille MARC LAROUCHE Collaboration spéciale RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Plus de 150 agriculteurs ont participé en janvier dernier à Rivière-du-Loup au tout premier colloque régional portant sur les façons d'améliorer et de rentabiliser les productions de céréales à paille et le canola.Un constat s\u2019est dégagé de l'exercice : le succès vient à ceux qui prennent soin de leur terre.Le colloque, le tout premier à être présenté dans cette région sur le sujet, a été organisé par les trois syndicats des producteurs de cultures commerciales de la Côte-du-Sud, de l'Est-du-Québec et de la région de Québec.« Ces producteurs connaissaient des situations problématiques avec leurs cultures de céréales à paille et de canola et ont voulu ensemble trouver des solutions », explique Micheline Garon, de l'organisation de la Côte-du-Sud et coordonnatrice du colloque.Cette dernière explique qu'au fil des ans, les productions étaient moins abondantes et de moindre qualité.Parmi les solutions suggérées figure l'importance des aménagements hydroagricoles.D'ailleurs, plusieurs sujets présentés ont porté sur cette option, que ce soit la structure des sols, leur compaction ou l'importance d'adapter la machinerie.Des producteurs ont témoigné de leur expérience pour améliorer la rentabilité de leurs cultures et contrer des problèmes rencontrés.Dans tous les cas, le travail du sol en relation avec sa composition s'est avéré salutaire.« On peut bien avoir le meilleur cultivar, les meilleurs programmes de fertilisation, la meilleure technique de mise en marché, mais pour faire pousser les récoltes, le sol doit être bien égoutté, sa structure doit être bonne et il doit posséder la richesse adéquate », poursuit M™ Garon.Analyses de sols, étude des solutions, essais-erreurs, achats d'équipement, adaptation des façons de faire, le processus se réalise sur le long terme, et les investissements peuvent être importants.Toutefois, l'amélioration des rendements qui en découle permet de générer plus de profits.En fin de compte, les producteurs en ressortent gagnants.Ces derniers peuvent d'ailleurs compter sur l'aide de différents clubs-conseils en agroenvironnement.Plus de 9 000 entreprises agricoles du Québec profitent déjà de l'expertise des 78 clubs.« Nous guidons les clients dans le processus réglementaire, mais pouvons * L1v.Coordonnatrice du tout premier colloque sur les céréales à paille, Micheline Garon souligne que les producteurs cherchent à améliorer la rentabilité de leur production en partageant les meilleures façons de faire.aussi leur prodiguer divers conseils, notamment sur les manières d'augmenter leur rendement à la ferme et leurs performances aux champs, note Annick Filion, du Groupe Pousse Vert de Saint-Arsène.En fait, nos services se limitent à l'imagination des demandes des producteurs.» Plus de 150 agriculteurs se sont déplacés à Rivière-du-Loup pour écouter producteurs et conseillers parler de l\u2019importance de travailler le sol pour de meilleurs rendements à long terme.«r: sSsflSSlS Prendre soin de sa terre mm ü nagement hydrographique des sols de son Mais malgré le nivellement manuel, l'eau entreprise.L'aventure a été longue, mais s'écoulait toujours difficilement.« Nous maintenant, il récolte le fruit de ses efforts, avons fait réaliser des analyses de préci-« Les sols de mon entreprise sont argileux, sion qui ont démontré que certaines zones donc assez étanches, et c'est très plat.Aussi- devaient être travaillées autrement, car la tôt qu'il y a des précipitations, l'eau demeure compaction du sol causait des problèmes », à la surface, même s'il y a un bon écoulement explique M.Pelletier, souterrain.Pour nous, l'écoulement de l'eau Les travaux peuvent coûter jusqu'à de surface était la solution », dit-il.\t2 000 $/ ha.« Pour nous, ça en a valu la peine.Nos cultures sont maintenant plus abondantes et de meilleure qualité.Il faut mesurer les effets à long terme.L'investissement est récupéré après une dizaine d'années grâce à l'amélioration du rendement de nos terres.» André Roussel, de la ferme de pommes de terre Mont-Soleil, à Saint-Ëloi, explique pour sa part que le changement dans l'orientation des cultures, en 1987, a forcé l'utilisation d'autres méthodes.« Nous avons utilisé un « chisel » pour travailler le sol.Mais à la longue, ç'a causé des problèmes de compaction.Il y avait tout à coup de très fortes accumulations d'eau dans les champs.Les rendements diminuaient, et la récolte était très difficile », souligne-t-il.C'est alors que M.Roussel a entrepris, comme il le dit, de « soigner » sa terre.« À l'automne 1995, nous avons utilisé une sous-soleuse.Au printemps suivant, l'eau dans v les zones traitées ne s'accumulait déjà plus.Un sol en meilleure santé donne de meilleurs rendements.De meilleurs rendements\tDepuis, nous passons cet équipement tous procurent plus de bénéfices.\tles quatre ans.» MARC LAROUCHE Collaboration spéciale RIVIÈRE-DU-LOUP \u2014 Dany Pelletier exploite la ferme laitière Pelletier et fils à Saint-Roch-des-Aulnaies.Sur une superficie de 650 acres, il cultive du maïs, du canola et du blé de semence.Ces dernières années, M.Pelletier a beaucoup travaillé sur l'amé- L'entreprise a fait l'acquisition d'autres équipements au fil des ans, comme le « offset » -\tqu'il juge moins cher en carburant et qui demande moins d'entretien et de main-d'œuvre -\tet un semoir « semi-tilt », qui augmente la qualité des semis.« Un sol en meilleure santé donne de meilleurs rendements.De meilleurs rendements procurent plus de bénéfices », note celui qui est aussi président du syndicat des producteurs de cultures commerciales du Bas-Saint-Laurent.Le député libéral de Rivière-du-Loup-Té-miscouata, Jean D'Amour, portait aussi lors de cette rencontre le chapeau de producteur agricole puisqu'il exploite une ferme laitière d'une quarantaine de têtes avec son fils Jean-Mathieu.« Chaque automne, nous analysons le sol et le travaillons pour faciliter l'écoulement.Ces travaux améliorent nos rendements », dit-il.« Les sols en bonne condition répondent mieux aux épisodes de sécheresse ou de précipitations abondantes.L'absorption d'eau est meilleure, et les racines des plantes descendent plus profondément », conclut M.Pelletier.Quant à André Roussel, il termine avec ce conseil tout simple : « Sur vos plaques d'immatriculation, il est inscrit \"Je me souviens\".Ça dit tout.Si tu ne prends pas soin de ta terre, l'année suivante, elle s'en souviendra.» MARC LAROUCHE 10 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 HRONIQUE JEUNESSE RURALE 100 ans et toujours jeunes! CHRONIQUE ÉTABLISSEMENT Voir ailleurs pour P mieux s'établir MARIE-HÉLENE CLICHE Responsable des communications et coordonnatrice 100 ans Jeunesse rurale L'année 2013 en est une de grande valeur pour l'Association des jeunes ruraux du Québec (AJRQ), la Fédération de la relève agricole du Québec (FRAQ) et Quebec 4-H.Elle marque le centenaire de fondation des premiers regroupements de jeunes en milieu rural au Québec.100 UN HÉRITAGE POUR L'AVENIR Les festivités entourant les 100 ans du mouvement de la jeunesse rurale au Québec sont lancées.Sur la photo, Magali Delomier (FRAQ), Annie Chabot (AJRQ), Josiane Chabot (AJRQ), Mathieu Couture (Table de concertation de la jeunesse rurale), Alain Audet (FRAQ), Lorelei Muller (Quebec 4-H) et Mathieu Rouleau (Quebec 4-H).ISABELLE ÉTHIER, AGR.Conseillère en relations humaines et transfert, division CRÉA au Groupe ProConseil « Le transfert d\u2019entreprise n'est pas une vente, disait cette agricultrice qui venait tout juste d'établir sa relève.Il faut changer sa manière de fonctionner et de décider.» Pas toujours évident pour les parents d'intégrer leurs jeunes dans le processus décisionnel.Un passage parfois difficile à vivre.Comment faire pour mieux s\u2019y préparer?On ne le dira jamais assez, il faut jaser transfert plus d'une fois, et ce, dès que les jeunes manifestent de l'intérêt et sont en âge de discuter sérieusement de leur avenir.arrive que les conseillères du Regroupement des CRÉA du Québec soient appelées à accompagner les familles dans cet exercice d'échange d\u2019idées et d'objectifs.Au-delà de ces discussions fortement recommandées, au-delà de la nécessité de faire le point sur la santé financière de l'entreprise, un fait demeure : lorsque les jeunes quittent l'entre- Centres régionaux d\u2019établissement en agriculture du Québec manque de respect s'installe et perdure, le climat de travail devient démotivant, voire polluant! Les psychologues affirment que tout enfant doit, un jour ou l\u2019autre, rejeter ses parents pour que l\u2019équilibre émotionnel se refasse et que la relation filiale devienne plus harmonieuse.En d'autres termes, cette étape prise pour un temps, leur établissement sur où le jeune rejette les valeurs et la façon de Lorsqu'il fonda en 1913 le premier Cercle d'études, basé sur le modèle des 4-H américain, Jean-Charles Magnan, un agronome du ministère de l'Agriculture du Québec, ne pouvait entrevoir le succès que le mouvement de la jeunesse rurale québécois connaîtrait près d'un siècle plus tard.Sous l'égide de l'État, ces cercles avaient pour objectifs de former les jeunes agriculteurs aux nouvelles techniques de l'industrie et ainsi de délaisser les pratiques agricoles basées sur les traditions orales ou les superstitions.C'est dans les années 1950 et 1960 que le gouvernement commencera à s'éloigner des Cercles afin d'offrir une place prépondérante aux jeunes.Depuis ses débuts, le mouvement a évolué, certes, au fil des crises et des bouleversements sociaux, mais la mission des organismes en jeunesse rurale n'en demeure pas moins pertinente à l'aube de cette nouvelle année.C'est d'ailleurs ce qu'ont voulu souligner la FRAQ, l'AJRQ et Quebec 4-H en mettant sur pied une campagne de communication - 100 ans Jeunesse rurale-qui s'échelonnera sur toute l'année.Sur le thème Un héritage pour l'avenir, cette campagne permettra à la fois de marquer l'ancrage des organismes dans notre patrimoine et de réfléchir à leur impact sur l'agriculture de demain.Que ce soit par des émissions grand public comme L'amour est dans le pré ou des campagnes de financement contre l'isolement, le milieu rural n'est pas toujours présenté sous son meilleur jour.Toutefois, l'isolement et la détresse psychologique ne sont pas l'apanage des milieux ruraux et agricoles.Les jeunes qui vivent en ruralité sont dynamiques et passionnés.Ils ont des idées et sont fiers de faire partie du monde rural.Tout au long de l'année, vous pourrez, par le biais de cette chronique mensuelle, en apprendre plus sur le mouvement de la jeunesse rurale et les organismes qui le composent.En tout temps, vous pouvez également consulter le site Internet du 100* de la jeunesse rurale pour être informés des toutes dernières nouvelles (www.jeunesserurale.ca), des activités et des concours.Pour nous suivre Tout au long de l'année, le site Internet www.jeunesserurale.ca présentera les nouvelles les plus récentes, les activités et les concours.Suivez-nous aussi sur Facebook et Twitter : Facebook : /jeunesseruraleqc Twitter : @jeunesserurale la ferme semble mieux se vivre.L'autorité décisionnelle brouillée Certains parents ont beaucoup de mal à faire pleinement confiance à leurs enfants.Ils délèguent partiellement seulement.D'autres ont tendance à se délester trop rapidement de leur autorité et ne savent plus comment se situer dans la nouvelle dynamique décisionnelle avec leurs enfants.On voit parfois des jeunes qui ont un pouvoir décisionnel très large et qui ont imposé leur vision en dépit du fait qu'ils ne sont pas encore propriétaires.Les cartes sont brouillées, et les discussions peuvent devenir très tendues.Une mère confiait qu'à force de s'être fait rabrouer par son fils, elle en est venue à ne plus être capable de le valoriser, de reconnaître ce qu'il fait de bien au sein de l'entreprise.Le fils, pour sa part, vit les mêmes sentiments à l'égard de sa mère.Lorsque le faire de ses parents est tout à fait normale.Elle permet d'atteindre un meilleur développement de la maturité affective et, par conséquent, de la confiance en soi.Or, pour les parents, ce rejet se vivra probablement mieux si leurs jeunes quittent le nid familial pour un certain temps.Quitter l'entreprise quelque temps pourrait être une condition obligatoire dans les familles où deux ou trois enfants sont intéressés à prendre la relève.Ceux-ci auraient alors l\u2019occasion de valider si, oui ou non, ils sont faits pour le métier.Le fait d'exercer un travail a l'extérieur obligera les jeunes à se confronter à une autre culture d'entreprise, ce qui est toujours très formateur.Voir ailleurs nous permet de relativiser nos perceptions et, par conséquent, de voir l'entreprise des parents et les parents eux-mêmes d\u2019un autre œil.C'est un pensez-y bien! Clinique Vétérinaire (18 775-5H1 La Clinique Vétérinaire de l'Estuaire André Bollard, M.V.David Caron.M.V.François Drouin, M.V.Gilles St-Pierre.M.V Jonathan Ouellet.M.V.Eric Halle.M.V.Julie Bachand.M.V.Martin Fournier.M.V.Marie-Hélène Lavoie, David Smith, M.V.M.V émanât irvtaoi ' 1*1 41Ï72S4M1 T*l 418 77S-5321 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 11 EPORTAGE ht' ¦ I ÇuJLKrtfKï V4.* «lit La recette d'un bon transfert : communiquer et prendre son temps Lorsqu'il a reçu son prix du concours Tournez-vous vers l'excellence de La Financière agricole du Québec, Joachim Gagnon était accompagné de sa sœur Julie, de sa conjointe, Emilie Benoit, de la petite Léa et de ses parents, Monique Lebel et Daniel Gagnon.BBS® mm .\"ils I»1 I «Si., H r.ml mm \u2022itmm MARC LAROUCHE Collaboration spéciale L'ISLE-VERTE \u2014 « Prenez votre temps.Ne précipitez rien.Parlez avec vos parents.Établissez les besoins de chacun.C'est la clé du succès.» Voilà des aspects que Joachim Gagnon, de la ferme Darnoc Holstein inc., de L'Isle-Verte, juge primordiaux dans le transfert d'une entreprise agricole.Dans son cas, le processus, qui se déroule de façon harmonieuse, s'est effectué en 2008.« Pour que tout se passe bien et que ce soit une réussite, un transfert de ferme doit se préparer », dit ce diplômé de la cohorte 2004 de l'ITA de La Pocatière en Gestion et exploitation d'une entreprise agricole.« Avec mon père Daniel, toujours copropriétaire, nous avons commencé à en parler dès ma sortie de l\u2019école.» Malheureusement, l\u2019année suivante, un grave accident retarde la poursuite du processus.» Mais les discussions ont vite repris, et elles se poursuivent.Il y a tellement de choses à considérer, à régler, à ne pas oublier.C'est beaucoup de planification.Tout doit être clair.» Parce que même si fiston sort de l'école avec la tête pleine des nouvelles connaissances, à la maison l'attend quelqu'un qui travaille concrètement dans le domaine depuis plusieurs années.C'est le choc des générations, le choc des idées.Innover, ensemble « Il faut se parler.Bien prendre le temps de peser, d'expliquer chaque décision.On voudrait tout changer; parfois on veut aller trop vite.Lorsque je suis devenu copropriétaire, j'ai décidé d'instaurer des mesures qui permettraient de faire des économies afin d'augmenter nos revenus, de revoir notre gestion du troupeau, d'améliorer le système d'alimentation; d'innover, quoi! » Après avoir agrandi la ferme, père et fils s'entendent sur un projet de production de maïs d'ensilage.« Auparavant, ça ne donnait de bons résultats que deux ans sur cinq.Maintenant, les hybrides se sont améliorés, de sorte que nous pouvons faire pousser du maïs avec succès.Le volume de fourrage à l'hectare a beaucoup augmenté, le foin donne plus de rendement et procure plus d'énergie aux animaux.Nos coûts en alimentation ont donc baissé », se félicite le producteur.L'entreprise laitière possède 125 têtes, dont 55 en production.« Entre 2007 et 2012, notre production de lait a augmenté de 3 500 kg.» Partage de machinerie Autre initiative : le partage de la machinerie par le truchement d'une Coopérative d'utilisation de machinerie agricole (CUMA).« Ça nous a permis de réduire nos actifs en machinerie, qui sont peu rentables.Une presse à foin, en hiver, ce n'est pas très utile.Avec d'autres agriculteurs, nous avons investi dans l'achat de machinerie en commun, afin de faire baisser nos coûts en investissements.Les frais d'entretien ont aussi beaucoup diminué et ils sont répartis.L'exemple de notre presse à foin est excellent, puisque nous sommes huit agriculteurs à l'avoir achetée.N'eût été cela, j'aurais dû changer mon tracteur, ce que je n'ai pas besoin de faire puisqu'un employé delà CUMA vient en été avec un tracteur, explique celui qui a remporté les honneurs lors du concours Tournez-vous vers l'excellence 2012, pré- senté par La Financière agricole du Québec.« Des fois, on se demande pourquoi on travaille 80 heures par semaine.Les encouragements, la claque dans le dos, je les ai eus quand j'ai rempli le formulaire.Il faut fournir beaucoup d'information et, lorsque j'ai vu les chiffres, je me suis rendu compte que nous avions parcouru du chemin.» Parmi ses projets, M.Gagnon désire intégrer sa conjointe Emilie dans l'entreprise.« Nous voulons aussi rénover notre ancienne étable pour y établir la stabulation libre, afin que les génisses ne soient plus attachées.» Pour réussir le processus de transfert, Joachim Gagnon ajoute qu'il ne faut pas avoir peur de se faire remettre en question.« Il faut être assez mature pour l'accepter et en comprendre les raisons.C'est de cette manière que nous pouvons avancer.» y*.;«?\u2022 Producteur laitier de L'Isle-Verte, Joachim Gagnon et ses parents ont pris tout le temps requis pour procéder au transfert de la ferme familiale.k y ¦} m m ilm &i i'ili .m x .WA-i m 1.M mm* DE LA FINANCIÈRE AGRICOLE DU QUÉBEC 12 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 ÉDITORIAL rrrrrn -Y?* WÊÊffl; ASSURANCE-EMPLOI Une réforme qui fera très mal aux régions ressources Ijljg ¦ - m | ¦ L'embauche et la rétention de la main-d'œuvre en agriculture étaient déjà difficiles.Avec la réforme de l'assurance-emploi, que veut nous faire avaler de force le gouvernement Harper?Cela deviendra cauchemardesque.Le travail saisonnier est une réalité bien présente dans les régions ressources.En agriculture, en forêt comme dans les pêches ou le tourisme, des dizaines de milliers d'emplois saisonniers ne deviendront jamais permanents : cela tient à la nature même des activités (saison des sucres, pêche et autres), mais aussi à la situation financière des entreprises, qui souvent ne peuvent rémunérer un ou des employés en permanence.Ces travailleurs saisonniers et les entreprises qui les embauchent sont des constituantes fondamentales et historiques des régions.C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles l'assurance-emploi existe.Selon les dispositions introduites par la réforme, après un certain temps sans emploi, un travailleur devra accepter tout poste pour lequel il est qualifié, même à 70 % de son salaire antérieur et dans un rayon de 100 km de son domicile.En plus d'appauvrir les travailleurs, ces mesures les forceront à parcourir de grandes distances ou à déménager pour se rapprocher du lieu de travail.Dans ces conditions, peu d'employeurs offrant des emplois saisonniers souhaiteront investir dans la formation de leurs employés, de crainte que ces derniers ne disparaissent à la première mise à pied.L'agriculture et la foresterie sont déjà en concurrence avec le Plan Nord, qui offre des conditions de travail beaucoup plus avantageuses.Il n'y a pas d'arguments rationnels pour expliquer une telle réforme : il s'agit d'une mesure purement idéologique que nous ne pouvons accepter.D'autant plus que la caisse de l\u2019assurance-emploi est financée uniquement par les cotisations des travailleurs et des employeurs.Ce sont eux qui devraient donc en contrôler le fonctionnement.J'invite tous les producteurs, productrices, leur famille et leurs employés à participer aux différentes manifestations organisées un peu partout et à faire savoir à Stephen Harper et à la ministre des Ressources humaines, Diane Finley, que nous n'acceptons pas leur réforme.Vous pouvez utiliser diverses cartes postales conçues à cet effet, disponibles à nos bureaux de même qu'à celui de votre député fédéral.De notre côté, la Fédération se joint à la coalition mise en place pour combattre cette réforme.Envoyons un message clair au gouvernement fédéral pour le bien de nos régions et de l'agriculture.Plan régional de développement 2013-2018 Léonard Otis, lauréat du Prix Laurent-Barré Pionnier de l'aménagement forestier, ardent défenseur de la ruralité, ex-président de l'UPA et du Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent, Léonard Otis, de Saint-Damase, dans la Matapédia, a reçu le Prix Laurent-Barré, remis par l'UPA à un grand syndicaliste.N'ayant rien perdu de sa fougue et de sa verve, M.Otis a entretenu le conseil exécutif de la Fédération régionale de l'UPA de sa position sur la situation des producteurs forestiers et du monde rural.La Fédération régionale de l'UPA participera le 20 février prochain au Forum régional, organisé par la Conférence régionale des élus du Bas-Saint-Laurent, en vue de la préparation d'un plan régional de développement.Dans le contexte où la Fédération régionale de l'UPA et la Table de concertation agroalimentaire travaillent elles aussi à élaborer des plans de développement propres à l'agriculture, il est important que les représentants des producteurs soient présents pour faire les arrimages qui s'imposent.Les discussions de ce forum seront alimentées par le contenu d'un sondage réalisé auprès des intervenants socioéconomiques de la région.¦ai ?r-' 1 r\"\\ .\u2014J Gilbert Marquis, président de la FUPABSL, Robin Breton, président de la SPFBSL, Léonard Otis et Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ.Révision du schéma d\u2019aménagement de la MRC Domaine-du-Roy La MRC Domaine-du-Roy a adopté le 11 décembre dernier le deuxième projet de schéma d'aménagement en vue de la consultation publique.Ce projet a été présenté au Syndicat local Domaine-du-Roy le 4 février dernier.Il est maintenant possible pour les producteurs de s'impliquer dans le processus en participant aux consultations.Le conseil de la MRC a prévu 3 assemblées réparties sur son territoire : Le 13 février à 19 h Hôtel de ville de Saint-Félicien Le 20 février à 19 h Hôtel de ville de Roberval Le 21 février à 19 h Hôtel de ville de Saint-François de Sales Ces consultations sont ouvertes à tous les citoyens, associations et organismes.C'est le moment pour formuler des commentaires ou des questions en lien avec le processus de révision du schéma et son contenu.Ce schéma sera ensuite adopté en mai 2013 par la MRC et déposé au Ministère pour approbation. LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 13 \u2022,V ï ÉDITORIAL L'annonce d'une politique agricole.Je rêve.À titre de président d'une fédération régionale éloignée des grands marchés urbains, je me suis pris à rêver de ce que pourrait contenir la « Politique de souveraineté agroalimentaire » annoncée par le ministre Gendron.Bien sûr, il faut y voir le rêve collectif des agriculteurs et agricultrices d'une région, qui a vu sa situation se détériorer au cours des dernières années par comparaison avec les entreprises agricoles du centre du Québec.Dans ce rêve, je voyais en premier lieu un mécanisme efficace de protection des terres agricoles qui superviserait les transactions, pour nous assurer de conserver un modèle d'entreprise familiale répondant aux aspirations des producteurs, des productrices, mais également de la population du Québec.J\u2019y voyais également une conversion du « Programme d'adaptation des entreprises agricoles » pour le rendre ouvert à l'ensemble des productions agricoles.En effet, il est important d'aider les entreprises en difficulté dans des productions données, mais tout aussi important d'insuffler un élan de développement dans d'autres productions qui connaissent un ralentissement attribuable à des particularités régionales.À ce chapitre, d'ailleurs, les régions comme la nôtre méritent de pouvoir compter sur des outils de développement disponibles dans certaines parties du Québec, mais absents dans d'autres.Je pense ici à des réseaux de distribution, à des abattoirs de proximité, etc.Ces outils sont essentiels pour permettre à une région comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean de contribuer à l'atteinte de l'ambitieux objectif fixé par le ministre Gendron : hausser à 50 % les produits du Québec dans nos assiettes! Enfin, la relève agricole compte, dans mon rêve, obtenir certaines facilités dans le domaine des politiques fiscales liées au transfert.Chacun sait qu'il est de plus en plus difficile d'accéder à la propriété agricole.L'alimentation étant d'une importance stratégique pour une population, la pérennité des entreprises par une relève enthousiaste est incontournable.J'ajouterais que cet enthousiasme viendra aussi avec des efforts beaucoup plus appliqués de valorisation de l'agriculture de la part des gens qui la pratiquent ou qui oeuvrent dans des métiers qui s'y rattachent.Voilà donc les grandes lignes de ce rêve éveillé qui m'habite pour l'agriculture de ma région.Qui sait?Peut-être que d'autres ont fait le même rêve que moi?Un grand penseur a déjà dit : « Quand on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve.Quand on rêve à plusieurs, c'est déjà une réalité.» À l\u2019écoute de la relève ANNE-MARIE O'BOMSAWIN Conseillère syndicale Tout le monde s'entend pour dire qu'il faut encourager la relève pour assurer la pérennité de l'agriculture québécoise.Mais pour aider les jeunes, encore faut-il connaître leurs besoins et attentes, ainsi que les services qui leur sont offerts.Le comité Établissement-Transfert de la Capitale-Nationale a décidé d'en apprendre davantage sur le sujet en réalisant un projet de mobilisation pour la relève.Depuis quelques mois, Cathy Chenard, coordonnatrice du projet, parcourt le territoire, de Port-neuf à Charlevoix en passant par Québec, la Côte-de-Beaupré et l'île d'Orléans.Jusqu'à maintenant, elle a rencontré une quarantaine de jeunes de 18 à 35 ans engagés dans un processus de démarrage ou de transfert de ferme.Questionnaire en main, elle les interroge sur le transfert, les services et programmes d'aide, leur rôle dans l\u2019entreprise, leurs difficultés et leurs réussites, leur vision de l'agriculture, les associations de relève, leur vie sociale et personnelle, les formations, l'isolement, la solidarité entre les producteurs, ainsi que leurs projets d'avenir.Selon Mmt\u2018 Chenard, le projet suscite beaucoup d'intérêt, d'enthousiasme et de mobilisation sur le terrain.Plusieurs activités sont d'ailleurs en préparation dans les différents groupes de relève.\"\t~a\\ IV Isabelle Couture, copropriétaire de la Chèvrerie Érisa à Saint-Pierre-de-l'île-d'Orléans, a gentiment répondu au questionnaire sur la relève.Après avoir dressé le portrait de la relève agricole de la Rive-Nord, il restera à définir les enjeux pour les jeunes de ce territoire, à élaborer des stratégies d'action, ainsi qu'à échafauder et mettre en oeuvre un plan d'action.C'est lors de ces étapes que les intervenants du milieu pourront contribuer au projet en faisant des gestes concertés et durables afin de motiver le milieu agricole.Le projet bénéficie de l'appui financier de la Fédération de l'UPA de la Rive-Nord et de la Conférence régionale des élus de la Capitale-Nationale.Pour tout autre renseignement, prière de communiquer avec la coordonnatrice du projet, Cathy Chenard (cchenard@upa.qc.ca, 418 872-0770, poste 221).En collaboration avec Cathy Chenard.Assemblée annuelle du SPLQ Le Syndicat des producteurs de lait de Québec tiendra son assemblée générale annuelle le mardi 5 mars, à compter de 9 h 30, à l'Hôtel Clarion, 3125, boulevard Hochelaga, Québec.Quelques-uns des sujets abordés : >\tRapport d'activités 2012 I Rapports financiers 2012 >\tÉtude du cahier des résolutions \u2022 Changements réglementaires I Présentation de Valacta Visite de fermes bovines Pour une 3e année consécutive, le Syndicat des producteurs de bovins de la région de Québec et la direction régionale du MAPAQ de la Capitale-Nationale organisent la visite de deux entreprises bovines dans la région du Centre-du-Québec.L'activité aura lieu le 5 mars.Les frais d'inscription sont de 10 $.L'autobus nolisé à cet effet partira du bureau de l'UPA à Québec.Faites vite! Les inscriptions doivent être faites avant le 26 février auprès de Caroline Tremblay (418 643-0033, poste VO,caroline.tremblay@mapaq.gouv.qc.ca).Renseignements : Sonia Dumont 418 872-0770, poste 285 soniadumontquebec@upa.qc.ca Bâtiments effondrés : êtes-vous assuré?Un bâtiment s'effondre sous le poids de la neige.Les dommages sont-ils couverts par votre police d'assurance?Selon les compagnies, cette protection fait partie de la couverture de base ou fait l'objet d'un avenant.Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut lire votre contrat d'assurance ou communiquer avec votre conseiller. PUBLICITÉ Grand mouvement de Après I incendie de leur ferme en décembre 2011, Rock Voyer et sa femme Dalida se sont retroussés les manches et ont reconstruit l'une des fermes les plus modernes au Canada et cela en l'espace de six mois.Charles Lepage Issu d'une famille agricole, Rock Voyer du Hic est en agriculture depuis son enfance.En 1983, il devient troisième actionnaire de la ferme Desvoyers au Bic dans le Bas-Saint-Laurent.Cette ferme appartenait initialement à son père Edward et son frère Ligori.Depuis huit ans, il est propriétaire de cette ferme SOSO avec sa femme Dalida.Comble de malheur, le 29 décembre 2011, un incendie rase \u2022 ¦ complètement les installations agricoles du couple Voyer-Desjardins qui voit ainsi, toutes ces années de dur labeur s'envoler en fumée.Cent soixante-cinq vaches pur-sang Holstein périssent et le couple perd de nombreux équipements agricoles.Au lendemain de ce sinistre qui a tout dé-tmit à l'exception d'un silo, une chose est certaine dans la tête de Rock Voyer : il y aura Il aura fallu seulement 9 mois pour reconstruire la ferme Desvoyers au Bic après l'incendie qui a détruit l'ensemble de ce complexe le 29 décembre 2011.f.OUELLET\tCtEA Équipement de Ferme Bravo à la ferme DESVOYERS.St-Jean-de-Dieu 418 963-2133 Amqui 418 629-1441 Réateiiaiis R; ; JjJlMdMi! üjj iü\ttdjJjûMijL Nous sommes très heureux d'avoir participé à la construction de votre ferme laitière.54, rue Industrielle, C.P.1029 Saint-Narcisse-de-Rimouski QC GOK 1S0 Réal Bélanger, prop.realisations.mul-type@hotmail.com Bur.: 418 735-2215 Cell.: 418 750-7756 Téléc.: 418 735-6434 pour la ferme Desvoyers Use Rock Voyer se dit ému de cet élan de générosité de la communauté du Bic qui a participé à la reconstruction de cette ferme ultra moderne.reconstruction et reprise des activités dans moins d'un an.lin échéancier que son entourage trouve « très serré ».Qua cela ne tienne ! Tout en réglant les formalités (assurances, transport des animaux morts, le nettoyage du terrain, la signature des contrats, le magasinage d'un nouveau troupeau, l\u2019analyse financières sur la reconstruction, les plans, l'environnement, etc ), Rock Voyer et Dalida Desjardins voient naitre autour d'eux un mouvement de solidarité inattendu, mais encore possible en agriculture en région.Sur cette lancée, un comité coprésidé par Donald D\u2019Astous et Maurice Gagné voit le jour.Aidé de neuf autres personnes, leur travail consiste à communiquer par courrier avec les producteurs agricoles de la région, les invitant à contribuer par un don soit monétaire ou en biens, tels : génisses, vaches, embryons ou en don de temps.« Grâce au comité, on a pu reconstruire, on n\u2019est jamais assez assuré dans de telles circonstances.Sans eux, je ne suis pas certaine qu'on aurait pu refaire ce projet -, signale Dalida Desjardins.¦< Au début de juin 2012, les travaux de fondation sont amorcés, le 2-1 juin, on commence a monter la structure ( 14 vans de structures d'acier), le 1er juillet, la structure est montée et on commence à latter Le 13 novembre, premier arrivage de 35 vaches, le lendemain, 50 autres tètes de bétail entrent, etc.Sept jours plus tard, 200 vaches prenaient place dans l'étable », raconte fièrement Rock Voyer.Avec le rapatriement îles animaux logés dans d'autres sites de la ferme Desvoyers, le cheptel compte aujourd'hui 325 têtes de race I lolstein l.'aiile du technicien Joël l-epage de la Goop l\u2019urdel a grandement aidé pour le magasinage île ce nouveau troupeau venu de l'Ontario.Efficacité et productivité étaient les mots d'ordre pour la construction de ce nouveau bâtiment de 155 pi de large par 315 pi de long et de BD 000 pi carrés, parmi les plus modernes au Canada.Bravo pour votre nouvelle ferme laitière NOUS TENONS À FÉLICITER LA FERME DESVOYERS POUR LEUR TÉNACITÉ ET COURAGE.HÔPITAL VÉTÉRINAIRE STE-ODILE ENR.Dre Claudia Moreau, M.V.Dr René l'Arrivée, M.V.Dr Gaston Rioux, M.V Dre Valérie Jetté, M.V.Dr Simon Côté, M.V Dre Marie-Odile Rozon, M.V.718, chemin Ste-0dile Rimouski (Québec) G5N 1X3 shopital@cgocable.ca www.infovet.ca/hvstodile 418 722-0393 LA FERME DESVOYERS AU BIC de 4 M$ et une technologie d'avant-garde Détruite par un incendie et reconstruite en neuf mois, la ferme Desvoyers surprend avec sa robotisation et son environnement.Charles Lepage Au moment de constniire leur nouvelle ferme suite à l'incendie de décembre 2011, Rock Voyer et Dalida Desjardins se sont demandé quel serait le meilleur endroit sur leurs tenes pour établir un nouveau bâtiment qui profiterait d'une ventilation naturelle aidant a réduire les coûts d\u2019électricité.Lt réponse se trouvait â environ 1 km de l'ancien site, sur une terre appartenant déjà à Rock Voyer.« I labituellement, un bâtiment comme celui que nous venons de construire demanderait vingt ventilateurs de six pieds pour aérer l'étable.Grâce à ce site, nous n'avons que trois ventilateurs pour faire circuler le même volume d'air, c'est une ventilation complètement naturelle » nous dit Rock Voyer.Autre point pris en considération au moment île reconstruire : le modèle de la nouvelle bà- ferme Desvoyers ayant reçu un montant de 2,5 M$ en dédommagement des assurances, ses propriétaires réinvestissent 1,5 MS pour l'achat d'équipement, dont le premier robot de traite Ml One de G HA Westfalia Surge à quatre stalles, installé au Canada.« Pour la santé et le confort de nos vadies, on a choisi la robotique.Nos vaches vont se faire traire au besoin, les quatre robots fonctionnent 24 h/24, les fortes productrices peuvent y aller jusqu'à cinq fois par jour contrairement à deux fois avec la méthode traditionnelle.Cela se traduit par un meilleur confort des animaux et une production supérieure de 15 à 20 %.Du côté de l'alimentation, chaque vache reçoit une alimentation de base à la mangeoire et celle-ci est complétée individuellement au robot.L'informatique indique Un bracelet émetteur fixé â la patte de la vache transmet des informations au robot.En un mois et demi, les vaches ont appris à aller à la traite d'elles-mèmes.tisse, les Voyers-Desjardins desiraient une étable à logetteset stabulation libre où les vaches ne sont pas attachées et ou elles peuvent circuler librement partout dans l'étable.( eue étape franchie, et modernité oblige, les nouvelles installations allaient être équipées d\u2019un robot de traite et d'un système de gestion informatique pour l\u2019ensemble des opérations (alimentation, traite et la reproduction).La même à l'agriculteur quand sera venu le moment de la saillie des vaches.» Grâce à ces équipements ultramodernes, le travail de l\u2019agriculteur a bien changé de nos jours.Après ce tourbillon de construction, Rock Voyer et son épouse pourront profiter d'un horaire « allégé pour les prochaines années, sachant de plus que deux de leurs quatre enfants s\u2019intéressent à la ferme.Toute l\u2019équipe d\u2019Équipement CPR vous 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BS* o, Centre de Formation Agricole Saint-Anselme U-N.Diplôme d'études professsionnelles PRODUCTION OVINE r niiflTy 16 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 CHRONIQUE FORMATION\tI ACTUALITÉ Les formations ans df concertation et d\u2019action Québec agricoles à votre por d action Les Collectifs régionaux formation du LINDA TREMBLAY Répondante en formation agricole Les Collectifs régionaux en formation agricole du Bas-Saint-Laurent/Côte-du-Sud, de Québec, du Saguenay-Lac-Saint-Jean/ Côte-Nord et de la Gaspésie/iles-de-la-Madeleine aimeraient connaître vos besoins en matière de formation.Vous pouvez les contacter sur le Web (www.formationagricole.com).Nous sommes en mesure d'organiser des séances de formation touchant tous les domaines agricoles : agroenvironnement, productions animales, productions végétales, gestion des ressources humaines, gestion financière, acériculture, informatique, marketing, horticulture, agriculture biologique, etc.Le contenu de chaque formation est établi en fonction des besoins des producteurs et des productrices agricoles.Transformation artisanale à base de fruits 1 : fabrication de produits gélifiés, beurre et sirops Voici une formation exceptionnelle qui vous permettra de mieux commercialiser vos surplus de production.ou simplement de transformer votre production.À la cuisine de l'ITA, accompagné par un enseignant expert, vous aurez l'occasion de fabriquer divers produits.Vous apprendrez à adopter de bonnes pratiques de fabrication; à contrôler la qualité de la matière première; à réaliser différents procédés de fabrication artisanale; à procéder à des analyses pour contrôler la qualité des produits finis.Cette formation débute le 28 février 2013 et dure 42 heures.Renseignements et inscription : Linda Tremblay (418 856-3443, cfabslcds@bellnet.ca).www.formationagricole.com Démarrer une culture de fines herbes Notre formatrice, Marjorie Ménard, du CFP Fierbourg, vous invite le 14 mars prochain à connaître, à cultiver et à mettre en valeur des fines herbes produites de façon commerciale.Vous apprendrez à identifier et à contrôler adéquatement les principaux ravageurs et maladies qui affectent ces cultures, de même qu'à choisir la meilleure culture en fonction de l'endroit de production, sinon à amender ou à travailler le sol en vue de la culture souhaitée.Inscription : CFP Fierbourg (418 622-7821, poste 7835).Cette formation est offerte en collaboration avec David Cyr, répondant en formation agricole, qui pourra également vous renseigner à propos des autres formations disponibles (418 872-0770, poste 220, dcyr@ formationagricole.com).Les Collectifs régionaux en formation agricole participent au développement de l'agriculture et de l'agroalimentaire avec les partenaires du milieu : producteurs et productrices agricoles, Emploi-Québec, MAPAQ, maisons d'enseignement, relève agricole et tables de concertation.Pour d'autres renseignements sur la formation en agriculture et en agroalimentaire, ou sur l'organisation et le financement des cours, consultez notre site Web (www.formationagricole.com).Le financement des formations est rendu possible grâce à Emploi-Québec.¦ .DCL&.iGa A Valoriser les surplus en confiture; une bonne idée! Un guide pratique pour les apiculteurs m ¦ v*r?lY] \u201c«S*: WM Un nouveau guide du CRAAQ vise à aider les apiculteurs à tirer le maximum de leur entreprise.AUDREY DESROCHERS Collaboration spéciale Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) et la Fédération des apiculteurs du Québec lancent un guide pratique destiné aux entrepreneurs apicoles intitulé Préparation et commercialisation des produits de l'abeille.Le guide d\u2019une centaine de pages vise à aider les apiculteurs dans la commercialisation de leurs produits.But : augmenter les revenus globaux de leur entreprise.« Concrètement, on veut aider les producteurs à mettre sur le marché le meilleur produit possible, s'enthousiasme un des auteurs de la publication, l'apiculteur Yves Gauvin.Il y a des produits peu exploités, comme l'hydromel, qui permettraient aux apiculteurs d'aller chercher une plus-value.M.Gauvin explique que le guide démystifie ces productions, de l'hydromel a la cire en passant par le miel en rayons et la propolis.L'ouvrage compte également une partie sur la réglementation québécoise.Pour Yves Gauvin, il s'agit là d'un bon outil pour les apiculteurs qui veulent faire des modifications à leur miellerie en tenant compte des nouvelles normes.Pour le moment, comme il n'y a pas 10 000 apiculteurs au Québec, on a un tirage de seulement 350 exemplaires », badine M.Gauvin, précisant que le guide est destine à tous les apiculteurs.Les producteurs ont pu se procurer le guide lors des deux séances d'information qui ont eu lieu à Lévis et Drummondville au début du mois.Le guide est offert en version papier (38 $) ou nume rique (30 $, www.craaq.qc.ca).Holstein Québec lance un répertoire d'embryons MAURICE GAGNON Collaboration spéciale Holstein Québec a lancé le 22 janvier dernier son tout nouveau répertoire d'embryons que l'on peut consulter à l'adresse repertoire.holsteinquebec.com.Mis à la disposition des éleveurs, le site présente les nouveaux embryons et les animaux vivants.On y trouve tous les détails sur chaque animal présenté, sa photo, de même que les coordonnées du consignataire.Diverses nouveautés permettront aux membres d'augmenter la visibilité de leurs lots d'embryons.Holstein Québec cite notamment la possibilité de gérer au même endroit tous les lots d'embryons affichés sur le répertoire et le site de Holstein Québec.L'éleveur pourra aussi afficher ses lots d'embryons sur son propre site, tout en les gérant d\u2019un seul endroit.De plus, il pourra faire la promotion de ses lots en un seul clic sur les divers réseaux sociaux et voir combien d'usagers consultent ses fiches de lots d'embryons.Le site Web de Holstein Québec accueille chaque année 144 000 visiteurs.Un tel répertoire existe aussi chez Ayrshire Québec. LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 17 ACTUALITÉ De l'aide essentielle pour les agricultrices MARC LAROUCHE Collaboration spéciale En décembre dernier, en marge du 881' Congrès de l'Union des producteurs agricoles, la Coopérative d'utilisation de main-d'œuvre (CUMO) s'est valu le prix Jean-Paul-Raymond dans la catégorie « régionale ».L\u2019ISLE-VERTE \u2014 Cette initiative est l'œuvre du Syndicat des agricultrices du Bas-Saint-Laurent.Mais si l'utilité de la CUMO n'est plus à démontrer, sa survie n'est pas assurée pour autant.Amélie St-Jean, de la ferme Lizière de L'Isle-Verte, voulait, comme son conjoint Alain Lemieux, consacrer toutes ses énergies à l'entreprise.Mais l'obligation de vaquer aux tâches ménagères quotidiennes l'en empêchait.C\u2019est de ce besoin qu\u2019est née la Coopérative d'utilisation de main-d'œuvre, qui profite maintenant à plusieurs agricultrices.Le projet cheminait depuis longtemps.Des agricultrices étaient allées porter un biberon au député Claude Béchard, maintenant décédé, pour le sensibiliser et demander de l'aide parce que les programmes étaient inadaptés.Certaines actions avaient été prises, mais abandonnées.Il a fallu du temps pour que ça se concrétise vraiment », rappelle M™ St-Jean.Ce sont des agricultrices, ajoute-t-elle, qui ont élaboré et mis en place le programme actuel.« Notre démarche s'inscrit dans le concept de conciliation travail-famille.Plusieurs entreprises sont membres de la coopérative.Grâce à elle, nous partageons les coûts d'une aide familiale qui s'occupe de l'entretien ménager et de la garde des enfants », explique M™ St-Jean.Une fois ces aspects du quotidien réglés, l'agricultrice peut se consacrer à sa passion.« Nous ne sommes pas des \"femmes d'agriculteurs\", nous sommes des agricultrices! Nous avons étudié dans ce domaine et nous nous occupons de l'entreprise au même titre que nos conjoints.Seulement, il est difficile d'assumer pleinement notre rôle de gestionnaire agricole lorsqu'il faut aussi nous occuper du ménage et des enfants.» ai*-.Alain Lemieux et Amélie St-Jean, ainsi que leur quatre garçons, de gauche à droite : David (2 ans), Clément (6 ans), Bastien (10 mois), Éloi (5 ans).À preuve, le projet a fait boule de neige, et la demande a rapidement augmenté.« Il y a maintenant 42 fermes qui profitent de ce programme dans six régions de l'Est-du-Québec.Des sections sont en train de voir le jour dans d'autres régions, dont le Lac-Saint-Jean.» « Nous avons besoin de subventions pour continuer.Le programme doit aussi être modifié, parce que ses critères sont trop restrictifs.Les gens qui veulent s'en prévaloir doivent posséder 50 % des parts de la ferme et être âgés de moins de 40 ans.À cause de cela, la moitié des fermes seulement ont eu droit à l'aide.Nous voulons que toutes les personnes qui vivent des revenus de leur ferme puissent en bénéficier », conclut cette mère de quatre enfants.nJBWN.rnmmm !*«M& t.lé\"* Au service de ses clients depuis 2000, Construction Pierre Turpin inc.est une entreprise spécialisée en rénovation résidentielle, ainsi que dans le domaine de la construction et de la rénovation agricole.ZSZSZSZSZSZSZL RBQ : 5613-4331-01 PIERRE TURPIN me CONSTRUCTION & RÉNOVATION AGRICOLE COffltAGE DE BÉTON RÉNOVATION RÉSIDENTIELLE BUR.: (418) 856-6719 CELL.: (418) 894-1630 189, Horizon La Pocatière (Québec) GOR1Z0 Courriel: Pturpin@ videotron.ca 18 LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 ÉCONOMIE Produits forestiers non ligneux : coopérer pour développer Evsîï GUILLAUME ROY Collaboration spéciale Au printemps 2012, la Coopérative forestière de Girardville (CFG) s'associait à quatre autres partenaires pour lancer la Coopérative des produits forestiers non ligneux (PFNL) du Québec afin de créer des synergies, augmenter les volumes disponibles et assurer un approvisionnement stable aux transformateurs.Après une saison d'activité, 22 membres font maintenant partie de la coopérative qui développe des partenariats avec des gros transformateurs comme Yves Rocher.Assurer un approvisionnement stable aux transformateurs est le plus grand défi auquel doivent faire face les producteurs de produits forestiers non ligneux, estime Jérôme Simard, directeur général de la CFG.« On veut rassembler les producteurs pour générer des volumes assez intéressants pour les acheteurs.» Pour l'instant, aucune entreprise québécoise ne peut suffire à la demande pour approvisionner des grandes chaînes d'alimentation comme IGA ou Metro en champignons, par exemple.En regroupant les producteurs, la Coopérative des PFNL du Québec espère conquérir de nouveaux marchés.Déjà, Yves Rocher a passé une commande à la coopérative pour faire des tests afin de développer de nouveaux cosmétiques faits à base de plantes de la forêt boréale! W-f.-têà A 4 * Ml ,-jkL Les chanterelles et le thé du Labrador font partie des produits valorisés par la Coopérative des produits forestiers non ligneux du Québec.Le biologiste Fabien Girard, qui a développé la gamme d'épices boréales de la filiale d'Origina de la CFG, agit comme coordonnateur de la Coop des PFNL.Il a pour mission de recruter des nouveaux membres, tâche beaucoup plus facile qu'il ne l'aurait cru.Grâce à son expérience sur les plantes et à sa renommée dans le milieu des PFNL, le nombre de membres (producteurs et de soutien) est passé de 5 à 22 depuis le mois d'août.« Il y a dans cette industrie un esprit de clocher qui empêche les gens de travailler ensemble », déplore toutefois M.Girard, malgré les résultats encourageants.La force du groupe permettra pourtant d'obtenir de meilleurs prix sur les marchés, selon lui.Outre la CFG, sept autres membres producteurs se sont joints à l'aventure : la Coop Quatre-Temps (Bas-Saguenay), la Coopérative forestière des Hautes-Laurentides, la Coopérative forestière Ferland-Boileau (Saguenay), la Coopérative forestière Petit-Paris (Lac-Saint-Jean), la Coopérative d'aménagement forestier de la Baie-des-Chaleurs (Gaspésie), la Coopérative L'autre forêt (Mau-ricie) et l'entreprise Forêt y goûter (Centre-du-Québec).À sa première année d'activité, la Coop des PFNL a acheté près de 4 000 kg de champignons forestiers.Le producteur Forêt y goûter a vendu toute sa production à la Coop afin de profiter des installations de transformation situées à Girardville.Il a ensuite racheté une partie des produits transformés pour les vendre en son nom.La coopérative achète, transforme et vend des produits forestiers non ligneux, et les membres peuvent profiter de l'un ou l'autre de ces services, explique Jérôme Simard.La CFG a également acheté une partie de cette récolte de champignons afin de donner de la valeur ajoutée en les commercialisant sous la forme de sauces et de préparations pour soupe.« On cherche toujours à être à l'avant-garde.On ne veut pas faire ce que les autres font, alors on a décidé de ne pas se lancer dans les champignons surgelés ou séchés.On préfère optimiser la valeur en faisant une deuxième transformation », souligne M.Simard.Outre les champignons, la Coop des PFNL a acheté du poivre des dunes, de la comp-tonie voyageuse, de l'épilobe, de la rose sauvage, de la monarde bergamote, du céleri sauvage, de la racine d'angélique et 75 000 kg de thé du Labrador.- Les quantités ne sont pas énormes pour l'instant, mais elles devraient prendre de l'ampleur au cours des prochaines années », note Fabien Girard.Un membre de soutien peut se joindre à la Coop des PFNL moyennant une somme de 500 $, alors qu\u2019un producteur doit verser 5 000 $.Des champignons pour lutter contre le cancer GUILLAUME ROY Collaboration spéciale Se soigner grâce aux champignons de la forêt boréale.Et pourquoi pas guérir le cancer! C'est le défi que se sont lancé le laboratoire LASEVE de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), FaunE-Nord et la Coop de solidarité forestière de la Rivière-aux-Saumons (CRS).L'étude de la composition chimique des champignons forestiers et de leurs activités anticancéreuses, anti-inflammatoires et im-munostimulantes permettra de les valoriser par le développement de nouveaux ingrédients actifs pour les industries pharmaceutique, nutraceutique et cosmétique.« Il y a des champignons où l'on a déjà identifié des propriétés anti-inflammatoires importantes », témoigne Jean Legault, chimiste et chercheur au laboratoire LASEVE de l'UQAC.L'objectif de l'étude de laboratoire est de regarder plusieurs types d'activité des cham- pignons et de leurs composés, comme les polysaccharides, les protéines ou les extractibles, pour trouver un produit qui a un plus grand intérêt que ce que l'on trouve sur le marché.Selon M.Legault, les chances d'y arriver sont très bonnes.« On sait que des champignons sont utilisés à des fins médicinales, mais on ne sait pas encore quel est l'ingrédient actif», ajoute-t-il.Le laboratoire LASEVE, qui a développé un partenariat avec l'Institut Lise Watier pour concevoir une gamme de produits à base de thé du Labrador, est en contact avec plusieurs entreprises qui seraient prêtes à investir dès que les résultats seront concluants.Mais pour commercialiser ces produits à grande échelle, encore faut-il trouver assez de champignons.Le projet part d'une simple question : Comment peut-on créer plus de richesse avec les champignons forestiers?explique Guy Martin, directeur général de la CRS.La réponse : on doit être en mesure de trouver plus de champignons et de créer de la valeur ajoutée.« On veut connaître les critères écologiques des espèces de champignons comestibles pour être capables de construire des bases de données fiables qui nous permettront de faire de la télédétection », ajoute M.Martin.Des inventaires seront réalisés par la CRS et FaunENord pour répondre à ce besoin.Les travaux de caractérisation écologiques permettront de mieux comprendre les conditions optimales de croissance pour des espèces de champignons forestiers.L'étude, d'une durée de trois ans, portera dans un premier temps sur 12 espèces de champignons comestibles déjà récoltés au Québec, soit l'armillaire ventru, le bolet des épinettes, le cèpe d'Amérique, la chanterelle commune, la chanterelle en tube, la dermatose des russules, l'hydne ombiliqué, le matsutake, la morille conique, la pholiote ridée, le pied-de-mouton et le polypore des brebis.D'autres études pourraient voir le jour par la suite.Le Centre d\u2019innovation sur la nutrition et les aliments du Québec (CINAQ) effectuera également l'évaluation des propriétés nutritives des champignons forestiers.Le projet de 568 000 $ est financé par le La mise en valeur des champignons passera peut-être par leurs propriétés médicinales dans un avenir pas si lointain.ministère des Finances, la Forêt modèle du Lac-Saint-Jean, la Corporation filière Bois Domaine-du-Roy, Développement Chibou-gamau, l'UQAC, la Conférence régionale des élus du Saguenay-Lac-Saint-Jean, la CRS et FaunENord. LA TERRE DE CHEZ NOUS EN RÉGION - 13 février 2013 19 \t ACTUALITE Quatre répertoires en un AUDREY DESROCHERS Collaboration spéciale Le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ) a mis en ligne un tout nouveau site Internet, repertoiresducraaq.ca, qui regroupe désormais le Répertoire pour la relève agricole, le Répertoire des services-conseils et le Répertoire d'experts.Le site héberge aussi le nouveau Répertoire des experts et des professionnels de l'agroforesterie au Québec.« Ça fait plusieurs années que le site existe, mais on a fait une refonte dans le but d'offrir aux producteurs des ressources regroupées au même endroit », explique la chargée de projet, Line Desnoyers.Elle mentionne également que le moteur de recherche a été amélioré pour faciliter la navigation.En 2007, les sites Internet des répertoires s'étaient refait une beauté.Après avoir reçu plusieurs commentaires des utilisateurs, le CRAAQ a décidé de les revamper et de les regrouper en une page d'accueil commune.« On voulait que ce soit plus efficace et plus convivial », soutient Line Desnoyers.Le nouveau site a d'ailleurs pour but de faciliter l'identification et la prise de contact entre les agriculteurs et les personnes-ressources.Les utilisateurs peuvent donc désormais faire des recherches selon leur région, le service offert ou la production.Si M\" Desnoyers espère rejoindre davantage de conseillers agricoles, le site s'adresse aussi aux producteurs, aux transformateurs et à tout autre intervenant du milieu.À la recherche d'un professionnel?Consultez repertoiresducraaq.ca mn s HMR ms® Se différencier.de la terre à la table JOHANNE MARTIN Collaboration spéciale Dans le domaine de l'agroalimentaire, nombreuses sont les entreprises qui connaissent des difficultés d'accès aux marchés.Pour bon nombre d'entre elles, la différenciation peut s'avérer une solution.« Il y a des avantages indéniables à ne pas plaire à tous.Toutefois, la différenciation doit Catherine et Anne Monna, de Cassis Monna & renouvellement de l'emballage des produits | s'inscrire dans une planification globale », lance d'emblée Emmanuelle Choquette, agroéconomiste et consultante spécialisée en agroalimentaire et en tourisme culinaire pour l'entreprise Papilles Consultation.« La différenciation, c'est un processus de création, une stratégie de positionnement marketing qui vise à se donner de nouveaux arguments de vente.» Mais quand est-ce justifié d'aller de l'avant avec ce type de stratégie?« Quand la compétition prend de la place et que notre marché >, ont misé, entre autres, sur le se différencier.[*\u2022 se restreint, quand on veut s'afficher comme LA référence ou quand on veut aller chercher des parts de marché supplémentaires », répond la spécialiste.Cinq éléments doivent être considérés au moment d'opter pour une stratégie de différenciation.Il importe de le faire en fonction de soi et d'être conséquent; d'observer ses concurrents et son environnement; de connaître ses clientèles et sa « non-clientèle »; d'être attentif à ce que l'on dit de nous; et de connaître les limites de son marché et de ses produits.« C'est toujours une bonne idée de poser des questions aux clients et de mettre ses employés dans le coup.On a également avantage à imaginer des « non-clientèles » et à sortir des paradigmes entendus de certains produits », précise Audrey Simard, consultante en marketing bioalimentaire et associée chez Papilles Consultation.Pour obtenir des résultats, il convient de respecter quelques conditions.On doit savoir pour qui l'on veut être différent, miser sur un ou deux éléments, pas plus, et rendre concrète la différenciation.« Il faut que cette dernière soit perçue par le consommateur et s'assurer d'être en mesure de la commu- niquer », note au passage Mmc Choquette, qui ajoute que la comparaison se fera alors sur des bases sur lesquelles on a le contrôle et que la variable « prix » deviendra relative.Changer son image Il faut de l'audace pour procéder à la fois à un transfert d'entreprise et à un changement d'image.C'est pourtant ce qu'ont fait Anne et Catherine Monna en revoyant en entier l\u2019emballage des produits Cassis Monna & filles lorsqu'elles ont pris la relève de leur père.« Nous voulions nous inscrire dans le monde contemporain, moderne, mais en même temps traditionnel, en lien avec le patrimoine », explique Catherine Monna.Représentantes de la cinquième génération de liquoristes, les dirigeantes misent évidemment sur le caractère artisanal des vins, liqueurs et autres délices développés par l'entreprise familiale de Saint-Pierre-de-l\u2019île-d'Orléans.« Le cassis, c'est une saveur d'ici, qui fait partie de notre histoire », soutient Anne Monna.Afin de proposer une expérience complète au consommateur, Cassis Monna & filles s'est également jointe au réseau des économusées.BUREAU ~ VÉTÉRINAIRE 321, Léonidas, Rimouski G5L 2VI Té! 418 724-0225 Fax :418 724-0231 - Cell.: 418 750-1053 ^CONSTRUCTION MITISSIENNE Propriétaire : Michel Gagnon\trbq 8179-3787-37 Entrepreneur général 239, Principale, C.P.161 Les Hauteurs GOK ICO ^ Tel.: 418 798-4656 » Cell.: 418 725-9738 Le spécialiste de la construction des bâtiments agricoles. 2 \\ RM\tm m MM itm* -\t¦\t\u2014\t-\t- _-W 3 JU|B|vtf|||KU
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