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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 16 mai 2012
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2012-05-16, Collections de BAnQ.

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[" ifl 41 Fondée en 1 929 I Napieivjlle>Saint-Gujllaume*Saint-Denis« Stanbridge r mmêsêm de chez nous Vol.83, n° 17 \u2022 16 au 22 mai 2012 - www.lalerre.ca ¦ Un cahier \u2022 48 pages - 2,25$ ABOLITION DES CAGES DE GESTATION % Le point sur la situation mondiale 24 mois sans interet .¦ ¦ ¦>,,.\u2022 - t UN DOSSIER DE 3 PAGES tm******-.; ' *«\u2014¦»\t**\t'\t\u2014a\t\t\t\t\t .éB\t\t\t\t\t Wkf&'i WyP&iû- ffïïjAîi'! §rar'.-;v*BS«î- \u2022 - .\u2019à.n .\tÎJi, ; \u2022 ».\u2019 .ozone RECENSEMENT DE L'AGRICULTURE 2011 Le Québec fait belle figure À LIRE E CAHIER CENTRAL CASEJÊ ^î5Bfte© [ô)®cnr ëÉorscoïüCsfl?osos CQjQ élâÉflS («te gg IL^DOïte afflîû (Us èOsoû A LIRE EN PAGE 7 Ü * W .\u2022.-r^-| i g V rFGbMDt LUI Vol H J ff Presser des andams OÏ! Solution Foin ss^ Votre assurance qualité Disponible à La Coop S}.Détails sur www.elile.coop N- ¦ÊËmWÇS.i Suite la semaine ÜJll ¦ agrobiocontrole@bellnet.ca \u2022 450 584-2535 prochaine.778313026641 http://bit.ly/InzJp1?r=qr PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 6 mai 201 2 À LA UNE in m de gestation JULIE MERCIER jumerciei ©bleue, ca Considérée il y u quelques années comme une lubie des groupes de défense des droits des animaux, l\u2019idée d\u2019interdire les cages de gestation pour les truies fait maintenant son chemin auprès des chaînes de restauration rapide.Ht ces dernières s\u2019attendent à ce que transformateurs et éleveurs de porcs livrent la marchandise.Février 2012.McDonald\u2019s annonce son inten- tion d\u2019exiger que ses fournisseurs américains de viande de porc abandonnent l\u2019usage de cages de gestation pour les truies.En mars, Wendy\u2019s emboîte le pas et exige de ses fournisseurs canadiens et américains qu\u2019ils produisent un plan détaillé d\u2019abandon des cages.Question de ne pas être en reste, la deuxième chaîne de restauration rapide spécialisée dans le hamburger, Burger King, se plie également à la demande de la Humane Society of the United States (HSUS).Échéancier : 2017.La liste ne s\u2019arrête pas là avec Compass Group, le plus important fournisseur de services alimentaires au monde.Compass pèse lourd dans la balance avec des achats de 38 millions de livres de porc par année pour approvisionner quelque 10 000 établissements scolaires et hospitaliers.Certains transformateurs ne tardent pas à répondre à la demande.Cargill aurait déjà réduit de 50 % l\u2019utilisation des cages.Deux autres géants de la transformation.Smithlield Foods et Hormel, se sont donné jusqu\u2019en 2017 pour retirer les cages de leurs élevages.Au Canada, Maple Leaf Foods s'est fixé le même échéancier.Au Québec, Les Viandes duBreton met déjà en marché un porc certifié « d\u2019élevage rustique », sans cage.Au pays de l\u2019Oncle Sam, le débat se joue également dans l'arène politique.Le gouvernement de la Floride a lancé le bal en 2002.Depuis, six nouveaux États ont emboîté le pas, à l\u2019initiative de la HSUS.D'autres pèsent actuellement le pour et le contre d\u2019une telle législation.Cmimlum KHrnition of llumunr Sot irliei _________ l'Yilènition ilrs -wn irtci imuwlknnrn d'HVMMnmr uux animaux CFHS HOME FARM WILD RESEARCH Un instigateur déterminé Derrière plusieurs décisions d\u2019acheteurs se cache la même organisation : la Humane Society of the United States (HSUS).Cette dernière achète des actions d\u2019entreprises de restauration et tie transformateurs de viande puis se présente aux assemblées d'actionnaires pour exiger la mise au rancart tics cages.Au printemps dernier, la société a fait la tournée des assemblées de Seaboard et Tyson, deux joueurs importants de la production porcine, sans succès cette CFHS is putting an end to Gestation Stalls in Canada Click Ho to help us! fois.Les actions de la Humane Society soulèvent de plus en plus la critique de gens de l'industrie de la viande.Sous l\u2019apparence d'un organisme de charité œuvrant auprès îles refuges pour les chats et les chiens, l'organisation recueille des tonnes de dons qu'elle utilise plutôt pour faire du lobbying contre l\u2019industrie agroalimentaire, dénoncent ses détracteurs.Selon le journal américain Capital Press, la société a dépensé au cours des 11 dernières années plus de 36 M$ en activités de lobbying.La HSUS s\u2019est aussi montrée généreuse envers 44 des 77 membres du Congrès américain.Avec succès d\u2019ailleurs, puisque le Congrès doit se prononcer sur un projet de loi qui commande l\u2019interdiction des cages en batteries pour les poules pondeuses.D\u2019autre part, la Humane Society recense 1,3 million « d\u2019amis » Facebook, qui suivent ses moindres gestes.Au Canada, la Fédération des sociétés canadiennes d\u2019assistance aux animaux supervise la campagne « Mettons fin aux cages de gestation ».Pour mener à bien sa mission, elle sollicite les dons des gens sensibles à sa cause.J.M.* W0W! ' CHOIX DE WOW! en inventaire JCB 3185 Fastrac, Vans.70 KM.JD 7720-7730-7810-7820-7830 U Gator, pour vos travaux.Si À partir de 5750 S.7920-7930 A partir de 36 000 $ Faucheuse pivot central, JD 946, JD 735 JD 5425, JD 5075M, JD 5095M.JD 6850,4RM, processeur, 2660 h Complice reconnaissons l\u2019appui financier du gouvernement du Canada par fentremise du Ixmdv du Canada [xxii lev jvnuliquev qui relève de Patninoinc canadien.Convention de la j>Mc publication N '400b'Jlb5 N d\u2019enregistrement 07bf \u2018 r et i xi met unite cocievfXHidatve ne ixuivanl é www.laterre.ca xml.Kol u Service JThemen.Long teuil (.\u2019 J4H JY9.1*1 Canada http://www.laterre.ca LA TERRE DE CHEZ NOUS, 16 mai 2012 PAGE 7 ACTUALITÉ Le Québec domine dans plusieurs productions JEAN-CHARLES GAGNÉ jcgagne©lalerre.ca Le Québec domine dans plusieurs secteurs de l'agriculture canadienne, selon le « Recensement de l\u2019agriculture 2011\t» publié aujourd\u2019hui par Statistique Canada.Le Québec vient ainsi au premier rang au pays avec 37 % des vaches laitières, 33 c/c des porcs (malgré une baisse de 3.7 % depuis 2006) et 90 % des entailles d\u2019érables.La Belle Province possède aussi les plus grandes superficies consacrées aux bleuets, aux canneberges, aux fraises ainsi qu\u2019aux arbres de Noël.Le Québec se classe au 2e rang pour les superficies destinées au maïs-grain, aux pommes, au gazon et aux framboises.Le soya québécois, qui a connu une hausse de 55 % depuis le dernier recensement en 2006, le raisin ainsi que les serres, avec 30 millions de pi-, occupent le 3' rang.Les revenus agricoles bruts ont atteint 8,4 G$ en 2010 au Québec, en hausse de 1.6 % par rapport à 2005.Le Canada a fait mieux avec 3,9 c/c.Au Québec, près de la moitié de ces revenus provenait du lait (29,5 %) et du porc ( 18.2 %).Sans surprise, la tendance à la baisse s\u2019est poursuivie au chapitre du nombre de producteurs et d\u2019exploitations agricoles.Le Québec comptait 29 437 fermes de recensement en 2011.en baisse de 4 % depuis 2006, une chute beaucoup moins prononcée que les 10 % enregistrés à l'échelle nationale.Une ferme de recensement est une exploitation qui produit des denrées et des produits agricoles dans le but de les vendre.Les exploitations ayant des revenus bruts égaux ou supérieurs à 500 000 $ en 2010 représentaient 14 % des fermes québécoises, mais ont généré 65 % des revenus agricoles bruts en 2010.L\u2019âge moyen des exploitants agricoles québécois a certes augmenté de deux ans depuis 2006 pour atteindre 51.4 ans.mais il est le plus faible au Canada, où les 55 ans et plus représentent 48 */r des producteurs pour une moyenne d\u2019âge île 54 ans.La superficie agricole totale du Québec a régressé de 3.5 % de 2006 à 201 1.Un peu plus de la moitié était en culture, avec une prédominance des grandes cultures et du foin.La taille moyenne des exploitations agricoles est demeurée stable au Québec à 112 hectares, alors qu\u2019elle se situe à 311 ha au Canada.La palme revient à la Saskatchewan, où la taille moyenne atteint 667 ha.en hausse de 15 % sur le recensement précédent.Les bovins île boucherie (vaches et génisses de boucherie) ont connu une forte régression de 18 %.Les fermes certifiées biologiques ou en transition constituent 3,5 % des exploitations, plus que les 2 % enregistrés à l\u2019échelle du pays.Le Recensement signale que 41 r/r îles fermes québécoises avaient un accès haute vitesse à Internet alors que la moyenne nationale est de 45 %.Canada A l\u2019échelle canadienne, le Recensement nous apprend que les revenus agricoles bruts se chiffraient à 51 G$ en 2011.en hausse de 3,9 %.Les fermes ayant des revenus agricoles bruts égaux ou supérieurs à I M$ ont bondi de 31 % durant la période au Canada.Ces 9602 fermes (4,7 % du total) ont assuré 49 % des revenus.Les fermes spécialisées dans les grandes cultures sont maintenant plus nombreuses que les fermes bovines au pays.A égalité en 2006.ces deux productions, qualifiées « d\u2019épine dorsale de l\u2019agriculture canadienne ».se sont distancées.Les grandes cultures représentent 30 % des fermes canadiennes, contre 18,2 % pour les élevages de bovins.Le canola a supplanté le blé de printemps et vient au premier rang des grandes cultures.a t» \u2022» Jf j1 \u2022ÏAV-: i w -*&t mm mm*** «P§Plç \t\t \t\t Prix du lait: une chute de 8,8 % en deux mois au Québec Les producteurs de lait du Québec vont sûrement sursauter et peut-être même s\u2019inquiéter en recevant leur paye d\u2019avril 2012.Ils ont en effet reçu 66,63 S pour un hectolitre standard, soit une chute de 6.8 % comparativement au mois précédent.La baisse frise les 9 % quand on la compare au prix de 75,06 S obtenu en février dernier.Le prix de février comprenait toutefois un profit de 1,64 S provenant de la vente des surplus structurels (poudre de lait écrémé) par la Commission canadienne du lait (CCL).A la Fédération des producteurs de lait du Québec (FRLQ), on reconnaît que 66,63 $, c\u2019est un prix qu\u2019on n\u2019a pas vu depuis plusieurs mois.Cela dit.la FPLQ recommande aux producteurs de garder la tête froide, car il s\u2019agit d\u2019un phénomène conjoncturel.On justifie cette position par le fait que le marché des produits laitiers demeure solide.Comment expliquer la baisse d\u2019avril?Les transformateurs ont vendu à la CCL des quantités de poudre de lait écrémé (PLE) plus importantes que d\u2019habitude, avance-t-on à la FPLQ.Destinés à l\u2019alimentation animale, ces volumes sont moins payants que les classes régulières de lait pour les producteurs.La CCL a d\u2019ailleurs acquis ces quantités de PLE à très bas prix, dit-on, en raison notamment d\u2019une baisse des prix mondiaux des produits laitiers, de l\u2019ordre de 20 à 30 % par rapport aux sommets enregistrés en 2011.Les producteurs peuvent donc s\u2019attendre à obtenir un profit lorsque ht CCL revendra ces surplus structurels, comme ce fut le cas en février 2012.Cela viendra éponger en partie la baisse d\u2019avril.À la FPLQ, on ajoute que le retour de la péréquation provenant de P-5 (cinq provinces qui mettent en commun leur lait), en juin 2012, contribuera aussi à l\u2019atténuer.La reconstruction des stocks de beurre serait aussi en cause dans l\u2019affaissement du prix d\u2019avril.J.-C.G. PAGE 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 6 mai 201 2 ACTUALITÉ Hollande défendra farouchement l'agriculture française THIERRY LARIVIÈRE l!aiiviere®lalerre.ca L\u2019élection de François Hollande, en France, risque de jeter un pavé dans la mare des négociations commerciales avec l\u2019Union européenne.Le nouveau président entend en effet défendre un budget européen « ambitieux » pour l\u2019agriculture, tout en proposant une nouvelle politique commerciale moins ouverte.Dans son programme en 60 engagements, François Hollande affirme vouloir améliorer la part du gâteau réservée aux agriculteurs.« Je donnerai aux producteurs les moyens de s\u2019organiser pour rééquilibrer les rapports de force au sein des filières face à la grande distribution », promettait le candidat socialiste à la présidentielle.« Le secteur agricole doit aujourd\u2019hui relever un triple défi : un défi de souveraineté agricole et alimentaire, un défi économique et social pour garantir aux agriculteurs un juste revenu, et un défi environnemental pour réduire la dépendance aux énergies fossiles, aux engrais et aux phytosanitaires », a résumé le candidat Hollande, en entrevue avec Terre-net, un média français, le 10 avril dernier.\u2022Une nouvelle approche s\u2019annonce également du côté du commerce international.« Je proposerai également une nouvelle politique commerciale pour faire obstacle à toute forme de concurrence déloyale et pour fixer des règles strictes rie réciprocité en matière sociale et environnementale », écrit François Hollande, dans son programme électoral.François Hollande s\u2019est également prononcé sur les quotas laitiers.« Le mouvement qui se profile en Europe en faveur de la réhabilitation des quotas laitiers et de la défense des droits de plantation pour la vigne est intéressant : il témoigne une prise de conscience quant à la nécessité d\u2019accroître les régulations, plutôt que de les supprimer.Je me battrai au niveau européen pour que les instruments de régulation du marché, comme les droits de plantation viticoles, soient préservés », a soutenu M.Hollande à Terre-net.Nouvelle approche commerciale?Il est possible que cette vision présidentielle influence le déroulement des négociations de l\u2019Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l\u2019Union européenne.La France est en effet un joueur important dans ces pourparlers.Il faut noter que le secteur de l\u2019élevage (fromage, La Financière agricole a un nouveau PDG Robert Keating, président-directeur général de La Financière agricole du Québec Un haut fonctionnaire de l\u2019État vient d\u2019être nommé PDG de La Financière agricole du Québec.Le Conseil des ministres a procédé mercredi à la nomination de Robert Keating, 56 ans, au poste de président-directeur général de La Financière.Il entrera en fonction le 22 mai.11 ne sera pas en terrain inconnu.11 s\u2019agit pour ainsi .dire d\u2019un retour aux sources pour ce titulaire d\u2019une maîtrise en sciences économiques de l\u2019Université Laval.En début de carrière, en 1981, il a été pendant un an conseiller aux études économiques à la Régie des assurances agricoles du Québec avant de devenir analyste des politiques énergétiques au ministère de l\u2019Énergie et des Ressources.Le nouveau président socialiste français, François Hollande porc, bœuf), sur lequel le programme socialiste se prononce, est au cœur des demandes agricoles dans ces négociations.Par ailleurs, la « stricte réciprocité » des règles (OGM, hormones, bien-être animal, environnement) pourrait limiter sérieusement l\u2019accès au marché européen.De plus, une politique agricole commune plus généreuse pourrait être mal reçue par les partenaires commerciaux de l\u2019Europe.Avant sa nomination à la tête de La Financière, Robert Keating a occupé diverses fonctions de direction au sein du ministère des Relations internationales et du ministère du Conseil exécutif.Trois mois d\u2019intérim Sa nomination intervient trois mois après le départ de Jacques Brind\u2019 Amour.Rappelons que ce dernier avait annoncé le 8 février qu\u2019il quittait ses fonctions et qu\u2019il prenait sa retraite.Il était entré à La Financière en 2005.Avant de nommer un nouveau PDG, on avait confié à Jean-François Brouard, jusque-là vice-président aux affaires corporatives, le mandat de diriger la société d\u2019État sur une base intérimaire à compter du 20 février.Y.L.La marge de manœuvre du nouveau président dans les négociations commerciales ne sera toutefois pas énorme.« La France devra respecter ses engagements précédents », estime Bruno Larue, professeur à l'Université Laval et spécialiste en commerce international.Ce dernier estime par ailleurs que l\u2019AECG étant complété à 80 %, il n\u2019y aura sans doute pas de graride remise en question.Jean-Christophe Bureau, professeur à AgroParisTech et chercheur à l\u2019Institut national de recherche agronomique (INRA) renchérit : « Je pense qu\u2019il ne faut pas s\u2019attendre, par exemple, à une attitude plus flexible en ce qui concerne la libéralisation du marché européen des viandes ».Ce spécialiste français de politique agricole et de commerce souligne que les syndicats agricoles de gauche sont plus proches des éleveurs que des autres agriculteurs.Or, c\u2019est justement le secteur de la viande qui a le plus à perdre dans un accord avec le Canada.« Je doute que la France soit assez importante pour faire la différence sur ces accords négociés au niveau de l'UE », nuance toutefois M.Bureau, qui ajoute que les éleveurs français voudront avant tout éviter un accord avec le Mercosur.Certains secteurs industriels sont par ailleurs beaucoup plus importants que l\u2019agriculture pour l\u2019Union ¦ européenne.BlNW/JN Q.V.\u2019Nf LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 6 mai 2012 PAGE 9 ACTUALITÉ Aliments Ultima réussit un doublé JEAN-CHARLES GAGNÉ Aliments Ultima, copropriété des coopératives laitières Agropur et Agrifoods, va lancer sa propre marque de yogourt à la mi-août 2012.Cette entreprise fabriquera en outre les produits Yoplait au Canada pour les 'six prochaines années.En conséquence.Aliments Ultima investira 10 M$ à son usine de Granby cet automne, afin d\u2019augmenter sa capacité de production de 15 000 tonnes par an, la portant à 130 000 tonnes.C\u2019est ce qu\u2019a annoncé le président et chef de la direction, Gerry Doutre, le 8 mai 2012.« Avec le lancement de notre propre marque, nous serons plus en contrôle de notre destinée, a-t-il confié à la Terre.Nos 4500 actionnaires et producteurs laitiers partagent notre vision et ont donné leur aval à cette initiative.» M.Doutre n\u2019a pas voulu préciser les volumes qui seront dévolus à la marque créée par Aliments Ultima.En assemblée générale annuelle, en février 2012.l\u2019ex-chef de lu direction d\u2019Agropur, Pierre Claprood, avait signalé qu'Aliments Ultima avait consacré 6 M$ en deux ans à la négociation de la licence avec Yoplait et à la préparation de sa nouvelle marque.Entente Par ailleurs, « nous avons conclu, tard vendredi soir, une nouvelle entente avec Yoplait SAS/General Mills, a ajouté M.Doutre.À partir de septembre prochain, nous allons fabriquer le même volume de produits Yoplait qu\u2019actuellement, soit environ 100 000 tonnes, ce qui va sécuriser les emplois à Granby.Yoplait sera toutefois responsable de la mise en marché de ses produits ».M.Doutre n\u2019a pas voulu préciser les revenus qu\u2019Aliments Ultima tirera de cette entente.Cette dernière comporte aussi un contrat d\u2019entreposage des produits Yoplait à son centre de distribution, à Longueuil.pour les trois prochaines années, a-t-il noté.Et Yoplait évalue la possibilité d'utiliser le réseau de distribution d\u2019Aliments Ultima.La licence d'exploitation venait à échéance en septembre 2013, après 40 ans île partenariat.Cette annonce met lin à l\u2019hypothèse véhiculée en mars dernier voulant que Yoplait construise sa propre usine de fabrication de yogourt au Québec.En effet, bien qu\u2019agrandie, l'usine du fabricant Liberté, entré dans la famille Yoplait en 2010, n\u2019a pas la capacité de satisfaire le marché canadien.Auloconeurrence?Produire le yogourt pour Yoplait ne risque-t-il pas île ralentir la progression de la nouvelle marque d\u2019Aliments Ultima?M.Doutre ne le croit pas.« C\u2019est sur que nous allons en même temps produire deux yogourts qui vont se faire concurrence sur le marché.Mais ce phénomène n\u2019est pas inusité dans notre industrie.Aliments Ultima le fait déjà pour les marques privées des grands distributeurs.» Yoplait détient environ 40 % du marché québécois du yogourt, à égalité avec Danone.Ce dernier occupe toutefois le premier rang à l\u2019échelle canadienne, avec 37 % du marché, contre 29 % pour Aliments Ultima.Le yogourt représente environ 5 % du chiffre d\u2019affaires il'Agropur.qui a atteint 3,6 G$ en 2011.Le Québec fabrique quelque 70 % du yogourt consommé au Canada.Aliments Ultima investira 10 M$ à son usine de Granby cet automne, afin d'augmenter sa capacité de production FIABILITÉ ASSURÉE HERBICIDE ROUNDUP WEATHERMAX' Ne faites confiance à rien d'autre pour vos cultures Genuity9.Visitez www.roundup.ca pour plusd'information.genuity 158210 PAGE 10 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 6 mai 201 2 ÉCONOMIE minium Les bouvillons lLJklliMilmit|| peuvent faire le poids Le secteur québécois du bouvillon d'abattage a commandé une étude sur sa compétitivité.Il s\u2019agit d\u2019une première étape dans l\u2019élaboration d\u2019un plan stratégique.JULIE MERCIER De 214 000 en 2008.le nombre de bouvillons québécois mis en marché se dirige cette année vers les 130 000.Mais de quel mal souffre donc la production?Dans ses efforts pour arrêter l\u2019hémorragie, le secteur a demandé à des experts de poser un diagnostic.Préoccupé par la diminution du tiers des volumes d\u2019animaux commercialisés depuis 2008.le comité de mise en marché des bouvillons d\u2019abattage (CMMBA) de la Fédération des producteurs de bovins du Québec a donc commandé une étude sur la compétitivité de la production par rapport à ses compétiteurs à l\u2019Alberta.l'Ontario, l\u2019iovva et au Texas, « les grands pôles de production en Amérique du Nord », explique le président du CMMBA.Michel Daigle.Constats Les auteurs de l'étude, les consultants Forest Lavoie, ont découvert que les avantages et les inconvénients varient d\u2019une région à l\u2019autre en fonction des postes de dépenses.Au chapitre du coût des aliments, le Québec se classe au même niveau que le Texas et l\u2019Ontario, mais derrière l\u2019Alberta, qui possède un avantage variant entre 0 et 50 $/tête.Principal Etat producteur de maïs depuis 20 ans, l'Iowa se démarque du lot avec un écart de 50 à l(X) $/tête avec le Québec.Le coût îles veaux d'embouche désavantage la Belle Province comparativement à l'Alberta, l\u2019Ontario et l'Iowa.L\u2019approvisionnement en veaux du Québec, essentiellement un marché d\u2019importation basé sur le prix des bêtes dans l'ouest du pays, plus les frais de transport, explique cette situation, selon M.Daigle.Concernant les frais généraux d'exploitation.ou « yardage », les grandes entreprises réalisent des économies d\u2019échelle, précise Gilbert Lavoie, l\u2019un des auteurs de l\u2019étude.Le Texas, l\u2019Alberta et l\u2019Ontario devancent ainsi le Québec.En termes de revenus de vente, le Texas arrive bon premier.Ce champion toutes catégories de la production de bœufs aux Etats-Unis enregistre un écart de 50 à 100 $/bouvillon par rapport au Québec.Ce dernier arrive à égalité avec l\u2019Ontario, mais possède un avantage pouvant atteindre 50 S/tête en comparaison de l'Alberta.La proximité des abattoirs joue ici un rôle déterminant.Globalement, les parcs d\u2019engraissement du Québec doivent débourser plus pour leurs veaux d\u2019embouche et touchent moins pour leurs bouvillons, mais en revanche, ils se démarquent pour ce qui est de l\u2019alimentation, résume Gilbert Lavoie.En termes de chiffres, le désavantage concurrentiel du Québec atteint une centaine de dollars par tête.Est-ce à dire que les parcs d\u2019engraissement québécois ne font pas le poids?Pas du tout, assure M.Lavoie.En regardant l\u2019analyse de groupe du Centre d'études sur les coûts de production en agriculture (CECPA).le consultant a découvert que le groupe de tête se tirait beaucoup mieux d\u2019affaire.« La moyenne supérieure est capable de rivaliser, indique M.Lavoie.L'enjeu pour le secteur est donc de se doter d'un plan stratégique pour ramener les entreprises au niveau du groupe de tête.Les travaux sont en cours, et la stratégie devrait être connue d\u2019ici le début de 2013.Un agronome « conseille » des acheteurs de terres agricoles YVON LAPRADE Le dossier de l\u2019accaparement des terres agricoles demeure bien actif au Québec.Après le recul de la Banque Nationale au Saguenay-Lac-Saint-Jean, un groupe d'investisseurs québécois conseillé par l\u2019ancien président île l\u2019Ordre des agronomes du Québec.s\u2019apprête à son tour à se lancer dans l'acquisition de terres agricoles.Les investisseurs souhaitent rassembler 25 M$ pour constituer un fonds dédié à l\u2019achat de terres cultivables, a appris la Terre.Le consultant chargé de repérer les terres à acquérir, ainsi que leur potentiel de rendement financier.Conrad Bernier, continue que le groupe de financiers a l'intention d'occuper ce nouveau terrain de jeu « dans un effort de diversification » de son portefeuille de placement.Conseiller spécial « J\u2019ai été approché par ces investisseurs il y a moins d\u2019un an.Mon mandat consiste à leur fournir de l'information.Je les oriente.Je ne suis pas investisseur ».explique l\u2019agronome, dont le mandat serait complété » à 80 r< ».Prétextant le caractère confidentiel de cette démarche, il refuse de dire quels sont ces investisseurs qui se sont décou- vert une passion pour l\u2019agriculture rentable.« Ce sont des gens habitués de faire des placements ».dit-il sans plus de précision.Ces linanciers, qui semblent avoir perdu confiance dans les rendements boursiers traditionnels, misent sur l'appréciation des terres, qui ont gagné en moyenne 7 % par année depuis neuf ans.Toutefois, avant de commencer à faire des offres d'achat aux producteurs désireux de vendre, le groupe d\u2019investisseurs devra franchir avec succès les étapes de conformité.Par exemple, le fonds dédié à l\u2019agriculture devra faire l'objet d\u2019une approbation de la part de l'Autorité des marchés financiers (AMF).« Il n\u2019y a pas d\u2019urgence.Tout va se faire dans les règles », tient à souligner le consultant.Il ajoute : « Il est clairement établi que les investisseurs ne veulent pas acheter des terres pour spéculer, mais bien pour aider la relève.Ce qu'ils veulent [les investisseurs privés], c\u2019est que les terres du Québec restent entre les mains des Québécois.» Mais comment?« En achetant des terres et en les louant à des producteurs exploitants, qui seront locataires, avec l'option de l'acheter dans cinq, dix ans », répond-il. SIRIUS^/ Les RecRueS 2 * S S g ?-3 5?\t9 »wgg' StPw !?S|?sow ECONOMISEZ 1 500$ EN FRAIS DE TRANSPORT SUR 500 MODÈLES OUTDOORSMAN SÉLECTIONNÉS RAM 1500 OUTDOORSMAN V8 QUAD CAB 4X4 2012 RÉSERVEZ LE VÔTRE SANS PLUS TARDER ET ÉCONOMISEZ 1 500 $ EN FRAIS DE TRANSPORT\"! \u2022\tPuissance du moteur V8 HEMIUD\t\u2022 Télédéverrouillage\ti\t0RTENIÜ7 avec économie d'essence du V6°\t\u2022 Radio par satellite SIRIUSM0\t1\tUDIEliEt \u2022\tTransmission automatiaue 6 vitesses\t(inclut un an d'abonnement) I UN TAUX DE JUSQU\u2019A 96 MOIS OU CHOISISSEZ Canadian roastuEia Challenge RAM 1500 SXT V8 QUAD CAB 4X4 2012 «LA GAMME DE PICK-UP LA PLUS DURABLE AU PAYS » 'R1 p°ll**\u2022*?£ \u2022V'*\u2022*-!' - V -V &«**&¦& ^SpsvS; 'JWW 'Sa sh issance WÆ \u2022\u2022./ ; * \u2014 \"\u2022:4\u2018 i-V-if^.\u2022ïrA?>?C-ffijSj sssSas ¦¦ >\u2022 \u2019
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