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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 30 juin 2011
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2011-06-30, Collections de BAnQ.

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[" Fondée en 1929 xj-npgjk JL JL it?hez nous Vol.82, n° 23 - 30 juin au 6 juillet 2011 \u2022 www.laterre.ca - Un cahier - 40 pages - 2,25$ CLAUDE JOYALinc Napierville*Saint-Guillaume»Saint-Denis»Sümbridge BATTEUSES USAGÉES Plusiours en inventaire www.claudejoyal.ca case a \u2022 ifu.t1 \u2019r Vers un partenariat Colbex-Olymel?Page 3 18IBTï La ferme familiale : toujours un modèle pour le Québec?Page 8 nzone SMR voir» d*p4rt«m«nt specialise 146271 \u2022'lui K)l)i Zæk.lr ¦VMj ipiïéSpüs vos achats agricoles nzone SMR voir» d*p4rt«m«nt specialise www.bmr.co 146271 [OujtSpùs vos achats agricoles gaz sème Dans ce premier reportage d'une série de trois réalisée au cœur de la Pennsylvanie agricole, la Terre présente une facette controversée de l'exploitation des gaz de schiste : l'argent qui divise.A lire en pages 4 et 5 ¦ Échangeur à plaques BouMatic N\u2019attendez plus! Profitez des avantages de notre échangeur à plaques maintenant et économisez dès cet été! T 7 V » / consommer\tg BouMatic.corn \\ Sur modèles sélectionnés.Certaines conditions s'appliquent.Plus de détails au www.hvdroQuebec.çom Obtenez une remise de 1 500$ à l'achat d'un échangeur à plaques*! 77831302664123 PAGE 2 IA TERRE DE CHEZ NOUS, 30 juin 201 1 SOMMAIRE La ferme familiale : toujours un modèle pour le Québec?Page 8 CAHIER VOLAILLES 12 pages d'actualités et de reportages Pages 15 à 26 La génétique porcine indépendante mise à ma Page 9 Les Laurentides se dotent d'une route agrotouristique Page 11 récolte de 100 M de livres Record de sc dans le maïs Page 33 et retard r-rrw^tnHU Retour au travail à Postes Canada Les employés de Postes Canada sont de retour au travail depuis lundi, le 27 juin.La distribution de la présente édition de Lu Terre de chez nous devrait donc être assurée.Cependant, il est possible que des retards de livraison surviennent en raison du traitement du courrier accumulé durant le conflit de travail.Les éditions numériques des 16 et 23 juin seront disponibles gratuitement en ligne au www.luterre.cci/postescunadu.cu jusqu\u2019au mercredi 6 juillet.Pour toute information supplémentaire, n\u2019hésitez pas à nous contacter au 1 877 679-7809 ou écrivez-nous à l\u2019adresse suivante : ahoi mentent@ lut erre.eu.L'équipe de La Terre de chez nous AVIS A NOS LECTEURS VIE RURALE Romance agricole au petit écran ALIMENTATION Lactalis, nouveau leader mondial FORET Pas d'entaille de bouleaux ELEVAGE Le prix du porc fracasse les records sur fond de crise dans le secteur À LIRE SUR LATERRE.CA LA PRIMEUR DE LA SEMAINE SUR LATERRE.CA L'industrie canadienne des produits du bois devrait inscrire des profits records pour une deuxième année consécutive, selon le Conference Board du Canada.\u2022 >IUS D'INFORMATIONS y LATERRE.CA ciHstèu.5146, mxi À partir de 15 600 S JD 9770,2010,270 h, classa 7.JD7730-7720-7920.À partir do 77 900 S Vasta choix do presses rondos JD457-J0458, Claas at Krone.Retour de location JD7130,720,7320, 7330 JD 9570,2010,199 h, 4RM.JD 9560,864 h, un bijou.Fourragère NH & JD avoc 2 rangs & tôto & foin.À partir do 7600 S aVlvVPj Gros HP, JD8200-8310-8420-8520.JD 62-63-6430.Vaste choix.JD 9760,1417 h, classe 7.- N 'SPll \u2022 > Choix do Challongor MT465B, MT535, Les beaux usagés, on les trouve toujours au même endroit: « Équipements Laguë liée » Tracteurs compacts de 24 à 66 HP.À partir do 11 500$ Complice Je oc.\t^ Q /\tQUE succès depuis 60\tfflGE-Gm&l \u2022 PihEtWER \u2022 ST-WRCmtE ¦ MflSWS ans www.lagueltee.com \u2022 1 -800-267-8724 MT635.* * * sur acceptation des conditions de PF JD LA TERRE DE CHEZ NOUS.30 juin 201 1 PAGE 3 ACTUALITÉ vue.maintient pour sa part le président de la FPBQ.Gérer une entreprise de eette laiton, publiquement, c'est extrêmement difticilc.A un moment donné, il y a un conseil d'administration à l'abattoir qui va prendre des décisions dans l'intérêt de l'abattoir et îles producteurs qui en sont les propriétaires \", résume Michel Dessureault.Plus important abattoir de bovins de réforme de l'est du Canada.LevinolT-Colbcx fut acheté en 2005 par la FPBQ.au nom de tous les éleveurs bovins de la province, afin d'obtenir de meilleurs prix pour leurs animaux, en pleine crise de la vache folle.A l'époque, la l\u2019PBQ avait bénéficié d'un prêt de 10 M$ d'investissement Québec.La l'cne a appris qu'advenant une entente finale entre Olvmel et la l'PBQ.le gouvernement accepterait d\u2019effacer ce prêt.Il s'agit d\u2019une demande de longue date des producteurs, qui ont accepté de recapitaliser 30 M$ dans l\u2019abattoir, acquis au coût de (>2.5 M$, à l\u2019aide d\u2019un prélevé de 53,86 $/bovin de réforme.Tout ce dossier du prélevé a soulevé la grogne de nombreux éleveurs, qui se sont regroupés au sein de l\u2019ADPB.Une génisse pour Stephen Harper YVES CHARLEBOIS Collaboration spéciale THETFORD MINES \u2014 Des producteurs de lait se sont unis pour offrir une génisse de deux mois au premier ministre Stephen Harper, lors de la fête nationale du Québec, le 24 juin dernier.Le premier ministre s'était rendu à la ferme de Guy Couture, sur la rue Johnson à Thetford Mines, pour fêter avec les Québécois.Cette ferme laitière possède de belles installations, avec un salon de traite et un troupeau de 140 vaches en lactation.Plus de 400 personnes, principalement des partisans conservateurs, s\u2019étaient réunies sous un chapiteau, alors qu'il pleuvait des cordes, pour voir et entendre le premier ministre.« Quoi de mieux que de célébrer la Saint-Jean-Baptiste entre amis et quoi de mieux que d\u2019être sur une ferme laitière, dans mon cas sur le plancher des vaches, loin de la Chambre des communes », a lancé i «j Vedette de la journée, Annahelle pose en compagnie de Guy Couture, hâte de l'événement; Marcel (iroleau, président de la Fédération des producteurs de lait du Québec; Rock Turcotte, éleveur d\u2019Annabelle: le premier ministre du Canada, Stephen Harper; et le ministre de l\u2019Industrie et ministre d\u2019Ktat à l'Agriculture, Christian Paradis.Harper, en faisant allusion au débat qui se déroulait en même temps à Ottawa sur la loi spéciale pour le retour au travail des employés des Postes.Histoire de flatter son public, il a fait allusion au meilleur fromage qu\u2019il a pu goûter l\u2019automne dernier lors de son passage à Thetford Mines : « Je vous donne un indice, c'est un restaurant au coin de la rue Caouette et Saint-Alphonse: la Fromagerie la Bourgade.» Après son allocution d'à peine dix minutes.M.Hatper a offert le gâteau de la Saint-Jean à ses invités et s'est entretenu avec eux pendant plus d'une heure.Le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec.Marcel Groleau.a précisé que le but d\u2019offrir une génisse au premier ministre était de maintenir un lien avec son cabinet.« Nous lui ferons parvenir des nouvelles de sa génisse, de sa croissance et de sa future progéniture, ainsi que ses rendements de production.» La génisse a été baptisée Annabelle par la fille de Christian Paradis, ministre d\u2019État ii l\u2019Agriculture, la jeune Sophie, bans.« C'est un geste symbolique; la petite bête va demeurer chez l\u2019éleveur Rock Turcotte, à Saint-Adrien-d\u2019Irlande », d\u2019expliquer M.Groleau.Il était en pays de connais- sance puisque sa ferme laitière est située à un jet de pierre de celle de Guy Couture, où se tenait la fête.La génisse provient de la Ferme Rocfran de Saint-Adrien-d\u2019 Irlande, propriété de Rock Turcotte, Francine Côté et Sylvain et Vincent Turcotte.Vers un partenariat Colbex - Olymel?ABATTOIR inc Une entente de principe prévoirait le transfert d'environ 50 r'< des parts de LevinolT-Uolbex à Olymel.Les parties auraient deux mois pour en venir à une entente finale.JULIE MERCIER__________ L km Olymel.géant de l'abattage de porcs au Québec, pourrait devenir actionnaire de l\u2019entreprise Levinoff-Colbex.l'abattoir de bovins de réforme propriété de la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ).Selon ce que la Terre a appris d\u2019une source proche du dossier.Olymel et la Fédération auraient conclu, la semaine dernière, une entente de principe qui prévoit le transfert d'environ 50 % des parts de Levinoff-Colbex à Olymel.Les parties auraient deux mois pour en venir à une entente finale.La Financière agricole du Québec serait également impliquée dans le refinancement de l'abattoir, mais l\u2019organisation a refusé de commenter l'information.De son côté, le porte-parole d\u2019Olymel, Richard Vigneau, confirme que « des approches (nous) ont été faites par le gouvernement et par Levinoff.Nous estimons qu'il y a des conditions qui ne sont pas remplies pour qu'il y ait une entente, une transaction ».À la FPBQ.le président Michel Dessureault ne peut pas confirmer une éventuelle entente.« Dans le dossier Levinoff-Colbex.nous sommes, avec le gouvernement, le ministère de l'Agriculture et le ministère du Développement économique, à la recherche de solutions pour assurer la pérennité de l\u2019entreprise depuis juillet 2009.Toutes sortes de propositions ont circulé, incluant des partenaires ou non.et nous sommes encore en pleine discussion avec le gouvernement.Il n'y a aucune, aucune espèce d'entente de signée avec qui que ce soit ».insiste le dirigeant, qui précise qu\u2019« il y a des discussions avec des partenaires au pluriel ».Michel Dessureault espère que les discussions aboutissent, quelque part au mois d'août.Lundi.T Association de défense des producteurs de bovins (ADPB), qui s'oppose depuis le début à l'implication de la Fédération dans Levinoff-Colbex.et l\u2019Union paysanne ont émis un communiqué de presse afin de demander « au conseil d'administration de la FPBQ de rendre publics sans attendre les détails de cette entente qui concerne tous les producteurs de bovins du Québec, qui ont largement financé cet abattoir ».« Les producteurs ont îles représentants qui sont dûment mandatés pour prendre les décisions.Dans notre structure.il y a quelques centaines d'administrateurs qui.en temps opportun, vont être interpellés pour avoir leur point de PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 30 juin 2011 LA TERRE AU PAYS DU GAZ L'argent du gaz divise les Pennsylvaniens J\tTHIERRY LARIVIERE A ÆtBk PENNSYLVANIE \u2014 « L\u2019arrivée du gaz veul dire de l\u2019argent pour des gens pauvres \u2022>, affirme William Black, propriétaire d\u2019une terre où se trouve un site de forage de Range Resources, en Pennsylvanie.M.Black est satisfait de son contrat et estime que les bénéfices sont plus importants que les contraintes.Il s'attend à recevoir environ 10 000 $ par mois pour le gaz de ses huit puits, en fonction du volume produit et du prix du ga/.Il a déjà reçu 200 000 $ pour le terrain.L'agriculteur admet cependant être en froid avec un rie ses voisins et estime que ceux qui sont d\u2019accord avec le développement ne « parlent pas aussi fort » que ceux qui sont contre.Ce genre île tension entre voisins est présent partout au pays du gaz.L'appât du gain Les régions de Pennsylvanie où le gaz se développe sont déprimées économiquement et cela facilite le travail des négociateurs de baux (land man) avec une majorité de propriétaires.La compagnie Range Resources affirme avoir versé 2 G$ US aux propriétaires de ses 200 puits de Pennsylvanie, depuis six ans.L\u2019appât du gain est donc très présent.« La controverse est essentiellement économique», confirme Charles Christen.professeur à l\u2019Université de Pittsburgh et directeur du Centre pour l\u2019environnement et la santé des communautés.Les voisins des sites subissent les inconvénients comme le bruit, les camions et la fumée, mais ne reçoivent pas d\u2019argent.Or, « une fuite mineure peut faire perdre la certification biologique d\u2019une ferme », illustre M.Christen.Au Québec, c\u2019est le gouvernement qui détient tous les droits souterrains.Ce n\u2019est pas le cas en Pennsylvanie, où ces droits appartiennent en principe au propriétaire du terrain, à moins que ce droit ait déjà été vendu à une compagnie minière ou gazière dans le passé.La Pennsylvanie exploite en effet le charbon, le pétrole et le gaz de surface depuis plus de 100 ans.« Le conflit vient du fait que plusieurs agriculteurs ne possèdent pas les droits du sous-sol et n\u2019ont donc pas de pouvoir de négociation », indique Susan Beal, vétérinaire, agricultrice et consultante pour le groupe Pennsylvania Association for Sustainable Shale ou schiste?D\u2019un point de vue géologique, le gaz de schiste est impossible.Le schiste est en effet une roche métamorphique qui se forme sous pression et à haute température, ce qui élimine habituellement l\u2019accumulation d\u2019hydrocarbures.Le shale, un mot d\u2019origine anglaise mais accepté en français, désigne quant à lui une structure argileuse formée par une longue accumulation de sédiments.Les gisements de gaz de shale sont souvent d\u2019anciennes mers, et le méthane qui s\u2019y trouve provient de la matière organique captée dans les sédiments.T.L.Le gaz de shale en Pennsylvanie \tSemaine dernière\tEn 2011\tDepuis 2005 Permis émis :\t67\t1526\t7560 Puits forés :\t48\t745\t3329 Infractions :\t17\t635\t9000 Source : lractrackcr.org pour la semaine se terminant le 17 juin (site indépendant de données sur l industrie du gaz dans le gisement île shale tie Marcellus).Quelque 350 000 puits de pétrole et de gtiz ont ete fores en Pennsylvanie depuis lS59parmi lesquels 300 000 sont aujourd\u2019hui abandonnés.Le gaz de shale est exploite depuis 2005.lorsque la technique de forage horizontal en profondeur et de fracturation du shale a été adoptée.Bp >,< L'agriculteur William Black, dans la région de Washington en Pennsylvanie, prévoit recevoir des redevances d\u2019environ 10 000 $ par mois lorsque le forage derrière lui sera terminé.Après les travaux, la surface requise pour les puits sera de deux à quatre acres.!Ÿ UR'YA\u2018/TCN LA TERRE DE CHEZ NOUS, 30 juin 201 1 PAGE 5 LA TERRE AU PAYS DU GAZ L\u2019agriculteur biologique Grog lioulos est lo soul (Inns son coin à refuser (le signer avec les gazières.Il empêche ainsi ses voisins d\u2019en profiter., K\t\u2019 1 'imm -, fi* TT- S c* 'A*w-3SJ! Agriculture (PASA).Du gaz peut ainsi être pompe' sous les terres (forage horizontal) de ceux qui ne détiennent pas les droits souterrains, et cela sans aucune compensation.Prix très variables Les prix payés aux propriétaires ont énormément évolué avec le temps depuis 2005, créant ainsi des disparités régionales.Selon Susan Beal, la compensation initiale pour les droits souterrains par acre était d\u2019aussi peu que 20 S au début et atteint 3500 $ ou plus maintenant.La largeur convenue dans les contrats pour le passage des pipelines était parfois de 24 mètres, alors que 30 cm suffisent après les travaux.Cet aspect est d'au- tant plus important qu\u2019une compagnie peut profiter d\u2019une emprise plus large pour sous-louer le terrain pour éventuellement faire passer d\u2019autres conduites.La compensation pour le pipeline a aussi évolué avec le temps, de 0,50 $ du pied à 2.50 $ ou même 8 $.avec parfois des montants étalés dans le temps.Les contrats ne prévoyaient pas toujours non plus la reprise du drainage, la remise en état des pâturages ou la replantation.Talisman, qui possède 280 puits en Pennsylvanie, verse de 50 000 $ à S0 000 $ pour une surface de cinq acres de terrain.Talisman paie de 2000 $ à 4000 $ de l'acre au départ pour les droits souterrains.Ensuite, les rede- vances sont de 12,5 ck du revenu de la vente du gaz.au prix du gros.Un avocat spécialisé en gaz.Steven Irwin, du cabinet Leech Tishman.estime toutefois qu'il est possible d'obtenir 18 r/r des revenus bruts et 5000 $ l'acre en négociant correctement.Au Québec, c'est le gouvernement qui va « négocier » les droits souterrains et il possède donc en théorie un plus grand poids que de simples petits propriétaires de parcelles.« Le gros des discussions ne porte pas sur l'appartenance des droits, mais sur les montants de compensation», soutient William Bresee, avocat spécialisé chez.Leech Tishman.M.Bresee et son collègue Steven Irwin travaillent souvent à rouvrir de vieux contrats mal ficelés et dont toutes les conditions n'ont pas été respectées.« Il faut une définition claire du revenu net ou brut ».recommande William Bresee, qui met en garde les propriétaires contre des clauses mal définies qui permettent parfois à des gazières de déduire plusieurs dépenses du revenu qui servira ensuite au calcul des redevances.Le contrat doit aussi spécifier les lieux précis des puits, des chemins et des pipelines.Signer ou ne pas signer Malgré les risques, le professeur Charles Christen recommande aux agriculteurs de son Etat de signer un contrat, car c'est souvent le seul moyen pour eux de négocier de bonnes conditions.alors qu\u2019un refus n\u2019empêche pas nécessairement les entreprises de forer sous leur sol et de subir les inconvénients de surface.Le professeur cite aussi en exemple un groupe d\u2019agriculteurs du dimanche qui a imposé un contrat commun aux compagnies intéressées par leur site.Or, cinq de ces dernières ont refusé ces conditions et il n'y a toujours pas de puits à cet endroit.L\u2019avocat Steven Irwin a lui aussi concocté un contrat assorti de multiples conditions pour le forage de sa propre terre.Les compagnies ont également délaissé ce projet pour le moment.Il faut dire que le prix du gaz est relativement peu élevé en ce moment.Le New York limes a d'ailleurs publie récemment un important dossier qui met en doute la rentabilité de l'industrie du gaz de shale dans les conditions actuelles.Or, plus les clauses des contrats sont strictes, plus i,-a coûte cher aux compagnies.L'agriculteur biologique Greg Boulos est le seul dans son coin à refuser de signer avec les gazières et empêche ainsi ses voisins d\u2019en profiter, car un pipeline doit pouvoir traverser ses terres pour acheminer le gaz.M.Boulos craint cependant qu\u2019une nouvelle loi en discussion force les opposants comme lui à céder devant les compagnies dès que 60 % des propriétaires concernés acceptent de signer.Qu\u2019on signe ou pas un contrat, le prix des terres de Pennsylvanie dans un coin prospecté pour le gaz.tend à augmenter au départ et à diminuer ensuite lorsque les puits sont en place.M.Boulos craint par ailleurs que les prêts hypothécaires ne puissent plus être endossés par les institutions fédérales à cause du risque environnemental qui pourrait faire chuter la valeur des propriétés.La Terre au pays du gaz, un dossier présenté en trois semaines Le prochain volet portera sur les risques de pollution, notamment des puits et des aqueducs des villes.Par la suite sera abordée ht question politique et réglementaire relative au gaz, qui fait l\u2019objet de discussions intenses en Pennsylvanie.L\u2019accès à une information objective est aussi un enjeu majeur.Les régions de Pennsylvanie où le gaz se développe sont déprimées économiquement, ce qui facilite le travail des négociateurs de baux.Berthler-Sur-Mer Vente de ripe en vrac et en sac LIVRAISON PARTOUT AU QUÉBEC -1SISEES \u2022\u2014 Notre-Dame-de-Stanbridg \u2022 > \u2019 -, ** 4 Le service réputé de Réal 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d\u2019activité.Nos décideurs sont ainsi conviés à LAÇASSE\ts\u2019entendre sur des éléments essentiels : où en est le secteur par Président general rapport aux défis à venir, où veut-on se rendre et comment y dcl\u2019UPA\t.\u201e parvenir/ On n\u2019est guère surpris par la lecture des enjeux que propose le fédéral dans ce document : augmentation de la demande des produits agricoles et agroalimentaires, taux de croissance de la production qui pourrait avoir de la difficulté à suivre celui de la demande, utilisation non alimentaire des produits agricoles, etc.Le problème, toutefois, avec cette analyse, c\u2019est qu\u2019elle accorde peu de place aux considérations sociopolitiques qui ont marqué la « planète » agricole ces dernières années, dont la crise alimentaire de 2008, le phénomène de la spéculation sur les denrées agricoles et les impératifs de souveraineté alimentaire.Une analyse qui aurait eu cette « sensibilité » n\u2019aurait su conduire à l\u2019un des résultats attendus de ce Cultivons l\u2019avenir 2, à savoir l\u2019élimination ou la réduction des tarifs afin d\u2019influer sur l\u2019accès aux marchés.Nous l\u2019avons dit souvent et, de toute évidence, il faut le redire encore : le Canada a déjà réduit son soutien à l\u2019égard du secteur agricole bien au-delà de ses engagements internationaux, plus rapidement en fait que dans la moyenne des pays de l\u2019OCDE.Préconiser, dans ces conditions, un tel excès de vertu place inutilement notre secteur agricole dans une situation de vulnérabilité et, ce faisant, compromet, à terme, la souveraineté alimentaire du Canada.11 faut choisir : ou bien ce sont les marchés qui « disciplinent » nos politiques agricoles ou ce sont nos politiques agricoles qui disciplinent les marchés.Le Canada n\u2019a pas à sacrifier son agriculture sur l\u2019autel de l\u2019économie mondiale.Le principe de l\u2019exception agricole est tout à fait conciliable avec l\u2019accès aux marchés.A maints égards, l\u2019agriculture canadienne, notamment avec ses outils de mise en marché collective et la gestion de l\u2019offre, est une agriculture d\u2019exception, et elle n\u2019a pas à rougir de politiques qui l\u2019ont placée, elle et ses produits, parmi ce qui se fait de mieux dans le monde.C\u2019est notre « souveraineté » alimentaire qui nous a mis sur la carte, et c\u2019est en son nom qu\u2019il faut plaider l\u2019exception agricole en continuant de miser sur ce qui a toujours fait notre force.Les attentes de l\u2019UPA à l\u2019endroit de ce nouveau cadre stratégique ne dérogent pas à cette ligne de pensée : elles militent pour l'affirmation de cette différence.C\u2019est ainsi qu\u2019il nous faut des programmes de gestion des risques bonifiés permettant à nos entreprises de traverser les crises s\u2019étirant sur plusieurs années, une réglementation adéquate assurant le maintien de nos outils collectifs de mise en marché et de nos systèmes de gestion de l\u2019offre, des accords commerciaux qui respectent le principe de l\u2019exception agricole, des programmes flexibles qui s\u2019adaptent aux réalités provinciales ainsi que la livraison de programmes par les conseils provinciaux d\u2019adaptation, dont le Conseil pour le développement de l\u2019agriculture du Québec.Le ministre Corbeil, pour qui ce rendez-vous sera une première, devra avoir ces considérations à l\u2019esprit la semaine prochaine en rencontrant ses homologues.Tout en se rappelant que le Québec, grâce au système en place, présente l\u2019une des agricultures les plus efficaces au pays, une des plus spécialisées, des plus dynamiques, des plus jeunes et qui peut revendiquer à juste titre le vocable « à dimension humaine ».Ainsi, face aux enjeux et aux défis à relever, le ministre connaît le « mode d\u2019emploi » que préconisent les agriculteurs et agricultrices du Québec.LA GRÈVE DES POSTES EST TERMINEE/ ÇA FAIT DES HEUREUX.ET DES MALHEUREUX.* 1 J\u2019ME SUIS PAS ENNUVÉ DE TOI PANTOUTE/ de chez nous Fondée en 1929 La 1 erre www.laterre.ca RÉDACTION 45(1674.8483 posic 727(1 loi® laimo.ctf ITHI.ICTTÉ 450674*8483, posic 7712 pub@latcnv.ca MIONNEMENTS ET PETITES ANNONCES 1 877 679-7809 abonnement® lalcnc.ca NERAL 1800 528-3773 Directeur Loïc Hamon Adjointe à la direction Sylvie Martel Réductrice en chef Richclle Fortin Réducteur en chef magazines Michel Beaunoyer Directeur de l'infographie Martin Potel Responsable de production Carole Lalancette Directeur des ventes André Savard Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel.: I 877 237-9826 ads@latcrre.ca Représentants au Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Claude Primeau 1\t) ired rice commerce électronique Geneviève Blondin-Brosseau Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan: 62,44 S 2\tans: 100.61 S 3\tans: 122.57 S Abonnement hors Canada I an: 275 $ Chèque ou mandat à l\u2019ordre de La Terre de chez nous /\\ ÉDITEUR I/Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien, bur.1 (K).Longueuil, Quebec J41I 3Y9 Dépita» legauv ilihliodtèque run do cite/ nou»\u2018.ISSN «MO 3 K 30.C«np al 2t> Power Dam Way Si POSTMAS IT.K send aJJre»» cl nvoniuittom l\u2019appui financier d.\u2022 ICTM |XHjr no» activité» d\u2019éditi lhemen.lawgucuil.Qc JOI 3Y\u2018 ulo du Quélxv Bibliothèque nationale du Canada ISSN (XM0-3H30 1 a Tone publivlvd weekly.Ml time* per year by l.i Terre île cite/ non» c/o IISACAN Media le SI-S3.Pl.iUstxjigh, N Y I2**H.Periodical» postage paid at Plailvhuigfi.NY juge» t.l a litre .le chez nou».PO.|lo\\ \u2019.SKS.Plattsburgh.NY 12\u2018Mïl Nou» gouvernement du Canada par l entrcinive du l-oitd» du Canada pour le» périixliquc» n.Convention de la povte publication N 4006\u2018J|f>5 N d'enrvgi»ircmeni 07665.e p« tu vaut être livrée au Canada au Service de» publication» 555 houl Roland-abonnement Ht Luerrc.ca\tIM Canada LA TERRE DE CHEZ NOUS 30 juin 201 1 PAGE 7 OPINION François Legault et l'agriculture ¦¦ »f»j ! illl COUVOIR INC.222, route 104, Mont St-Grégoire (Québec) J0J 1K0 Téléphone : (450) 347-0126 \u2022 Fax : (450) 347-0814 Courriel : couvoir.unik@bellnet.ca 0 e&t dont (but eUc dùtdett.j4i avutée c eet de àtutté.Spécialité : Dinde de race lourde et légère - - 150768 Bcieusetè Êquipoule inc LA TERRE DE CHEZ NOUS.30 juin 2011 Vil Ferme Paul Richard, les grands débrouillards abitibiens Les deux frères Alain et Maurice Richard sur le site du poulailler démoli après 40 ans de bons et loyaux services.Kÿ!y ¦: ' \u2022 ; ; 7*ÜI CAMILLE BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE RIVIÈRE-HÉVA \u2014 La ferme Paul Richard et Fils inc.exploitera prochainement le premier poulailler avec « cages enrichies » au Québec.Le fumier, déjà, y sèche par la chaleur des poules; camions et tracteurs roulent partiellement à l\u2019huile de canola, les planchers des poulaillers seront bientôt chauffés aux granules de paille de canola et d\u2019orge.Non contents de réduire de façon draconienne leur dépendance aux énergies dispendieuses, les « bizouneux » de génie qui gèrent la ferme de Rivière-Héva engrangent soigneusement le fumier séché et cubé dans deux gros silos, avant de l\u2019utiliser dans leurs propres champs ou de le vendre comme fertilisant de jardins et de terrains miniers.« Les sections enrichies que nous implantons cet automne permettront aux oiseaux de satisfaire trois instincts totalement bridés dans les cages conventionnelles : se percher, nicher et gratter le sol », explique Maurice Richard, associé à son frère Alain dans la propriété et la gestion de cette exploitation avicole abitibienne.La nouvelle installation alloue en outre une superficie de 750 cm- à chaque poule, comparativement aux 432 cm- suggérés par les Producteurs d\u2019œufs du Canada (POC).Le poulailler contenant la moitié du troupeau de cette ferme, 25 000 poules dans 4964 cages de cinq oiseaux, fera place à un nouveau bâtiment abritant 468 sec- tes cages enrichies permettent aux oiseaux de satisfaire trois instincts: se percher, nicher et gratter le sol.tions (cages) de 64 oiseaux chacune.Les Richard investissent 1,2 MS de dollars dans cette gageure.Ils s\u2019y sont préparés grâce à plusieurs séjours en Europe pour évaluer les avantages de divers types de cages et de volières en usage.Confortant leur choix, la station de recherche de Truro en Nouvelle-Écosse a constaté il y a quelques années que les systèmes enrichis favorisent la ponte de coquilles plus épaisses tout en réduisant la nervosité des poules.La Fédération des producteurs d\u2019œufs du Québec collabore aussi, sur le même sujet, avec une toute nouvelle chaire de recherche en bien-être animal à Guelph, en Ontario.Un saut dans l'inconnu « On est les premiers au Canada avec ce type de cages (FA64FR), assure Maurice Richard, les premiers en Amérique du Nord sans doute aussi.» Les cages enrichies deviendront obligatoires dès 2012 dans tous les pays de la Communauté européenne; c\u2019est pourquoi on parle de norme 2012.Chez les Richard, l'enrichi est un choix.« C'est aussi un défi! On va devoir s\u2019adapter à un nouvel éclairage, à une nouvelle méthode de récolte des œufs et à un nouveau système de ventilation », précise Maurice Richard.La manipulation des animaux s'en trouvera compliquée, ne fusse que par la grandeur des habitacles, presque quatre mètres de longueur.« On est des innovateurs », renchérit Alexandre, fils et relève prévue du précédent, de concert avec son frère Jean-Philippe.C'est Alexandre qui a inspiré l\u2019utilisation maximale du canola récolté sur la ferme Paul Richard.Ses trouvailles lui ont valu prix et bourses d'études universitaires à l'Expo-sciences l'an dernier.Une gageure peut-être, mais une gageure bien planifiée.« Ce sera une amélioration extraordinaire.On va le constater lorsque les deux systèmes, l'ancien et l'enrichi, fonctionneront côte à côte », prédit Maurice Richard.La forme Paul Richard de Rivière-Héva compte 50 ooo poules et enregistre un revenu brut, pour les œufs seulement, de 2,1 M$ par année.Elle figure parmi les 15 plus importantes exploitations du genre au Québec, les plus grosses attei gnant le quart de million de pondeuses.De concert avec Les Œufs d'oi inc.de Val-d'Or (75 000 pondeuses), la ferme avi cole Paul Richard fournit principalement l'Abitibi-Témiscamingue, seule région autosuffisante en la matière au Québec.et ses membres : Couvoir Boire et frères inc.Couvoir La Coop Couvoir Scott Itée Couvoir Ramsay inc.Couvoir Jolibec inc.Couvoir Réal Côté inc.Sucounayeut foute actùm vi&zut uue meiiteovie (koûécmCté à tu ^etuue Annuellement, les membres de l'association Les Couvoiriers du Québec inc.mettent en incubation quelque 228 millions d'œufs de « type chair » et produisent 187 millions de poussins.En plus d'employer près de 500 personnes, ils offrent l'expertise technique et scientifique de pointe à leur clientèle, par le biais des conseils dispensés par leurs équipes de conseillers.V\tJ 1 Jonathan et Audrey ont choisi Ml 1RCHE Leader en alimentation animale Pî/t uiMMl r Av'fiiS'j»*- ¦ ¦ §1111®® v2û^ Xï0.¦< -*\u2022 - iiS0 S&ffjfe fiifl Mm i-1: :.SfisflS Ma relève, c\u2019est ma fierté 1 800 463-3410 aeri-marche.com LA TERRE DE CHEZ NOUS.30 juin 20) 1 PAGE 27 CHRONIQUE ^ùte fuzye cC 'Jlù&ta&ie 125 ans d'enseignement vétérinaire au Québec CHRISTINE LAROSE Collaboration spéciale En ce 250' anniversaire de la création de la première école vétérinaire en France, nous soulignons les 125 ans de la Faculté de médecine vétérinaire de T Université de Montréal.Au XIX\"' siècle, Montréal est peuplée d\u2019animaux : porcs, poules, vaches, chèvres, etc.Sans parler des très nombreux chevaux, la force motrice des voitures de transport en commun.Mais la ville est sans vétérinaire jusqu\u2019en 1843! Et il faudra attendre 1866 pour que Duncan McEachran, Ecossais de naissance, ouvre la première école de médecine vétérinaire à Montréal, qui s\u2019affiliera à l\u2019Université McGill.Il est résolu et courageux, car l'enseignement, contrairement à la pratique privée, était peu payant et attirait peu de jeunes.L\u2019Ecole vétérinaire française de Montréal Ce n\u2019est que 19 ans plus tard qu\u2019une autre école vétérinaire verra le jour, même deux : une à Québec et l'autre à Montréal.Cette dernière, l\u2019École de médecine vétérinaire de Montréal, est l\u2019œuvre du Dr Victor-Théodule Daubigny, médecin vétérinaire d\u2019origine française, et du Dr Orphyr Bruneau, l'un des deux premiers Canadiens français, avec le Dr Charles BRÈVE Histoire de tracteur Depuis le mois de février, le Musée de l'agriculture du Canada à Ottawa fait plaisir aux amoureux de machineries lourdes et aux mécanos amateurs avec la présentation de l'exposition Les tracteurs.Divisée en cinq sections, l'exposition retrace l\u2019évolution des tracteurs agricoles, du début des années 1900 à aujourd'hui.Les thèmes des avancées technologiques, de la commercialisation de ces imposantes machines, mais aussi des réactions mitigées des agriculteurs qui ont accompagné l\u2019arrivée des premiers tracteurs y sont abordés.L\u2019exposition comporte un volet interactif présent tout au long des différentes sections.En plus de la dimension historique, l'exposition témoigne du rôle important que jouent les tracteurs dans la vie de tous les jours.M.S.no! g?Lévesque, à devenir médecin vétérinaire.Mais voilà que l'année suivante, le Dr Daubigny la quitte pour fonder une autre école où l\u2019enseignement se fera uniquement en français.l'Ecole vétérinaire française de Montréal.Tout un défi puisqu'il y a déjà trois autres écoles du genre! Toutes nées d'un besoin évident, elles n'ont pas toutes été viables, faute île ressources et de recrutement.Le Dr Daubigny l'inaugure le 30 septembre 1886 dans sa propre résidence, me Craig, et l\u2019affilie à l'Université Laval de Montréal.Cinq ans plus tard, cette dernière décerne le diplôme de docteur en médecine vétérinaire, car jusque-là les finissants n'avaient que le titre de médecin vétérinaire en tant que bacheliers es sciences vétérinaires.Puis.l\u2019École de médecine vétérinaire de Montréal et l\u2019École vétérinaire de Québec ferment leurs portes en 1894.Cinq ans plus tard.l\u2019École du Dr Daubigny, toujours affiliée à l'Université Laval, est placée sous les auspices du commissaire de l'Agriculture de la province de Québec.En 1908, le fils du fondateur, le Dr François-Théodule Daubigny, prend la direction de l'École, qui connaît une période de prospérité.Elle devient la première école associée à l'Université de Montréal, créée en 1919.Mais l\u2019École aura par la suite de graves pro- blèmes de financement et de recrutement.ht forçant à quitter Montréal en 1928.Elle se retrouve à Oka, chez les Pères Trappistes, qui y dirigent une école d\u2019agriculture.Sous le nom d\u2019École de médecine vétérinaire d\u2019Oka, elle connaît un regain de vie.Autre péripétie, en 1945.les Pères Trappistes, voulant donner plus d\u2019expansion à l\u2019enseignement agricole, demandent au gouvernement provincial de reprendre l\u2019École vétérinaire à leur charge.À l\u2019été 1947, on la retrouve à Saint-Hyacinthe, dans une région au fort potentiel agricole.L\u2019École que l\u2019on vient de recréer va s'affilier de nouveau à l'Université de Montréal en 1948, pour en devenir une faculté en 1969.Toute une saga que l\u2019histoire de l\u2019École vétérinaire française de Montréal, comme celle des autres écoles vétérinaires au Québec! Mais, c'esl l'Ecole du Dr Viclor-l'héodule Daubigny qui a survécu au déclin du cheval, aux crises, aux guerres, devenant la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal.Sources : Michel Pépin.I lisloire el petites histoires des vétérinaires du Québec.Moulréitl, lùlitions François l.uhrina, 19,%.3511>.Jacques Saint-(leorpes.« 75' anniversaire de l'Ecole de médecine vétérinaire de la province de Québec.» Revue vétérinaire canadienne/ Canadian veterinary journal, vol 2 if 9.septembre 1961, p.340-3JJ.w\\v\\v.l25medvet.ca/lustorique.html www.synagri.ca Consultez votre représentant Synagrl dis maintenant synAgri Le CANOLA D\u2019HIVER, une culture alternative qui promet! \u2022\tPeut être cultivé en zone 1 et 2 \u2022\tExcellente rentabilité \u2022\tRendement très intéressant \u2022\tPlante agressive facilitant le contrôle des mauvaises herbes \u2022\tS\u2019intégre bien aux rotations Trois variétés disponibles : Visby, Bonanza, Sensation PAGE 28 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 30 juin 201 1 RÉGIONS Sirop: une récolte\tDes barils québécois de 100 M de livres\tpour le sirop d'érable JEAN-CHARLES GAGNÉ Maigre une saison tardive, la récolte rie sirop d\u2019érable a été bonne au Québec en 2011.avec 101,9 millions de livres.C'est quelque 6 M de livres rie plus que les premières estimations avancées à la lin d\u2019avril dernier.Des coulées, y compris au début rie mai.en /.one froide, ont donc permis rie compenser pour un départ plutôt lent.Les 42,7 millions d\u2019entailles en production ont généré en moyenne 2,39 livres à l\u2019entaille, soit S % de plus que la moyenne des 15 dernières années.« fin Montérégie et dans les Laurentides, la production a même atteint 2,SI livres par entaille, ce qui est au-delà ries espérances », a commenté le président de la Fédération ries producteurs acérieoles du Québec, Serge Beaulieu.Il s\u2019agit là ries chiffres officiels compilés par le Groupe Agéco et confirmés par la Table libère acéricole du Québec, le 10 juin dernier.Malgré le plus faible rendement à l'entaille (2,IS Ib).la région Chaudière-Appalaches a tout de même fourni 36 % rie la récolte, avec ses quelque 17 millions d\u2019entailles.Fn fait, quatre régions (Chautlière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent-Gaspésie, Estrie et Maurieie-Centre-du-Québec) ont produit S5 % rie la récolte avec S5 % des entailles.Selon la Fédération, les surplus escomptés rie la récolte 201 1, combinés à ceux des récoltes record de 2009 ( 109,4 M rie livres) et moyenne de 2010 (SS.I M de livres), permettront d\u2019assurer une stabilité d'approvisionnement pour les consommateurs et, par conséquent, une stabilité du prix.On se souviendra que la rareté enregistrée à la fin rie 2008 avait gonllé les prix payés par les consommateurs en 2009, la réserve québécoise de sirop étant alors épuisée.Au 8 juin dentier, 60 M de livres de la présente saison avaient été classées.Les inventaires ries récoltes 2009 et 2010 demeurent à 17 millions de livres.CARRIÈRES ET PROFESSIONS GROUPE RICHER tirnw \u2022' iiip.Groupe Richer est un leader en production de gazon au Québec depuis bientôt 50 ans.Nous exploitons 3 sites de production dans la région de la Montérégie et cultivons près de 2500 acres de gazon en plaque, maïs grain, soya et légumes de conserverie.Nous sommes à la recherche d'un gérant de ferme/opérateur agricole principalement pour le secteur des grandes cultures à Les Coteaux.Temps plein.Salaire compétitif et selon expérience.Exigences : Intérêt marqué pour l'agriculture, sens des responsabilités, connaissances de base en mécanique, intérêt pour l'agriculture de précision et la R&D, diplôme en agriculture un atout, minimum 2 ans d'expérience comme opérateur agricole, bon esprit d'équipe.Vous voulez plus d'information sur ce poste?Vous êtes une personne passionnée et recherchez un emploi stimulant?Contactez-nous à l'adresse ci-dessous avant le 25 juillet 2011.marie-claude.darveauta cirouDericher.com J 1\tir.na.ia MTl Canada inc., entreprise située à Salnt-Romuald près cle Quebec, se spécialise clans la distribution de machinerie agricole et d'équipements motorisés pour l'extérieur.L'entreprise désire combler le poste suivant : DIRECTEUR DES VENTES SECTEUR ÉQUIPEMENTS ET PIÈCES AGRICOLES Le candidat doit avoir une excellente connaissance du secteur d'activités et doit avoir de l'expérience en gestion de personnel.Formation de base en mécanique est un atout.Déplacements fréquents.Expérience minimale de 5 ans dans la vente, bon communicateur, autonome, bon jugement et enthousiasme.La connaissance de l'anglais est essentielle.Veuillez nous faire parvenir votre curriculum vitae avant vendredi le 29 juillet 2011 par télécopieur au 418 839-3923 ou par courriel à : lnfo@mticanada.ca.\tCANADA 151038 mru MAURICE GAGNON Collaboration spéciale LA POCATIÈRE \u2014 Une entreprise de La Pocatière, InovaWeld, s'est lancée en janvier dernier dans la fabrication de barils en acier inoxydable pour le sirop d\u2019érable.Une production qui arrive à point, alors que le Québec devra remplacer bientôt quelque 2(H) ()()() barils en acier galvanisé.InovaWeld est déterminée à devenir un chef de file dans la sous-traitance industrielle de composantes d'acier inoxydable.d\u2019aluminium, d\u2019acier, de cuivre et d\u2019autres métaux par le soudage et le découpage 3D utilisant la technologie du laser fibre.Technologie laser InovaWeld est l'un des deux seuls fabricants québécois rie barils en acier inoxydable pour le sirop d'érable.L\u2019entreprise est toutefois la seule à utiliser la technologie « laser libre ».une technologie de soudage par fusion ries pièces sans apport de métal en fusion pour remplir le joint.Sa production est présentement rie 100 barils par jour, selon son directeur général.Jean-Denis Duhé.« Nous travaillons actuellement à optimiser les robots (manipulation et soudage) ainsi que les principes d'assemblage des différentes composantes afin d'augmenter la vitesse rie production ».ajoute le vice-président, ventes et développement de produits.Michel Levesque.mm Il précise qu\u2019il est important que les barils destinés à un produit tel que le sirop d'érable soient accrédités par l\u2019Agence canadienne d\u2019inspection des aliments ( ACIA) et respectent les recommandations du rapport émis par la Fédération des producteurs acérieoles du Québec.Cette dernière encourage l\u2019utilisation de barils en acier inoxydable en donnant un bonus de 0,02 $/lb aux producteurs propriétaires de tels barils.M.Levesque met les acériculleurs en garde contre les barils en acier inoxydable se retrouvant actuellement sur le marché.L\u2019achat d\u2019un baril en acier inoxydable est un investissement important pour un producteur, et il est en droit d\u2019avoir un produit de qualité qui devrait avoir une durée de vie d\u2019environ 20 à 25 ans s\u2019il est manipulé avec soin, enchaîne Michel Levesque.InovaWeld étant une jeune entreprise, son réseau de distributeurs n\u2019est pas encore établi.« On veut travailler avec des distributeurs qui vont donner un service de qualité aux clients », insiste Michel Levesque.î# Estrie-Richelieii\tAPPEL D'OFFRES ^ COMPAGNIE D\u2019ASMIRANCI Ces tracteurs seront vendus par appel d'offres : ?\t1997 - John Deere - modèle 6400 - 4WD - 5500 heures - avec cabine et pelle Pour photos : www.ger.qc.ca/tracteurJD6400.html ?\t2000 - John Deere - modèle 6310 avec cabine - 3348 heures Pour photos : www.ger.qc.ca/tracteurJD6310.html ?\t2007 - Case - modèle JX110 - 555 heures - avec cabine et pelle Pour photos : www.ger.qc.ca/tracteurcasejx110.html Ils seront visibles le 12 juillet 2011 de 9 h à 16 h chez: le Groupe Estrie-Richelieu, compagnie d'assurance 770, rue Principale Granby (Québec) J2G 2Y7 Tél.: 450 378-0101 Faire parvenir vos soumissions avant le 22 juillet 2011 14 heures, au bureau de : Raymond, Chabot, Grant, Thornton À l\u2019attention de Donald Brien, C.A.1050, boul.Casavant ouest, suite 2000 Saint-Hyacinthe, Québec J2S 8B9 Identifiez votre enveloppe (un article par enveloppe) avec la mention: « SOUMISSION -TRACTEUR JOHN DEERE 6400 » « SOUMISSION -TRACTEUR JOHN DEERE 6310 » « SOUMISSION -TRACTEUR CASE JX110 » Le Groupe Estrie-Richelieu ne s'engage à accepter ni la plus haute, ni aucune des soumissions reçues, ni à encourir aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Les ventes sont finales et sans garantie et les taxes, s\u2019il y a lieu, seront rajoutées au montant de la soumission._________________._________\u2022___________________________________________150755 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 30 juin 201 1 PAGE 29 Les petites annonces de La Terre.ca vend de chez nous MOI 111L\tpour une petite annonce Il il U V LM y avec texte seulement, photo ou logo MAINTENANT UN SEUL NUMÉRO Sans frais : 1 877 679-7809 Local 450 679-7809 www.laterre.ca/annonces annoncesclassees@laterre.ca télécopieur : 450 670-4788 20 À louer divers 30 Animaux demandés 40 Anjrnaux à vendre 70 A vendre divers 80 Bâtiments 90 Bois-Matériaux 100 Camions 110 Commerces 120 Correspondance^ 130 Divers 140 Emplois demandés 240 Pensions 341 Érablicies 150 Équipements d'érablière 170 Foin-Orain-Paille 180 Génératrices 190 Machines-OutiHages 194 Tracteurs 200 Maisons 210 Occasions d'affaires 220 Pitres d'emplois_________ 230 On demande 250 Plants - Plantation d'arbres 260 Poussins-Poulettes 342 Fermes avicoles 280 Semences 290 Services 300 Silos 310 Terres à louer 320 Terres à louer demandées 330 Terres demandées 340 Terres à vendre 343\tFermes bovines 344\tFermes caprines 345\tFermes céréalières 346\tFermes laitières 347\tfermes maraîchères 348\tFermes ovines 349\tFermes porcines 350\tTerres à bois 351 360 370 380 501 502 503 504 505 506 Vergers _______________ Appels d'offres Encans Encanteurs Côle-du-Sud Gaspésie-lcs-iles Lanaudière Outaouais-Laurcnlides Mauricie Conirc-du Québec 507\tAbitibi-Témiscaminguo 508\tlévis-Bcllechasso 509\tQuéboc-Rivc-Nord 510\tLotbinlcro-Méganlic 511\tBcaucc 512\tBas-Saint-Laurent 513\tSaguenay \u2014Lac-Saint-Jean 514\tSaint-Hyacinthe 515\tSaint-Jean-Valloylield 516\tEstric Prix et modalités PETITES ANNONCES Prix minimum (20 mots et moins) : 18,60 S la parution (internet inclus) 0,83 $ le mot additionnel \u2022 Option : cadre, couleur, gras, capitale, prix sur demande 5 INSERTIONS CONSÉCUTIVES ET PLUS, D'UN MÊME TEXTE RABAIS DE 20 % ANNONCES COMMERCIALES MAINTENANT UN SEUL NUMÉRO 1 877 679-7809 Prix avec photo et logo sur demande INSTRUCTIONS & MODALITÉS DE PAIEMENT Le paiement et les textes doivent parvenir aux bureaux de la TCN le jeudi avant 12 11 (midi) précédant la date de publication.Adressez toute demande de renseignements comme suit : LES PETITES ANNONCES de LA TERRE DE CHEZ NOUS 555, boul.Roland-Therrien, bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Indiquer CLAIREMENT vos instructions : nom, adresse, téléphone avec le code régional, nombre d\u2019insertions, etc.(lettres moulées) VISA ACCEPTEES PRENEZ NOTE QU'UNE TAXE DE 5 % (TPS) ET UNE AUTRE DE 8,5 % (TVQ) sont applicables à tous les prix ci-dessus mentionnés.El ANIMAUX DEMANDÉS W40 ANIMAUX À VENDRE m ANIMAUX À VENDRE ANIMAUX À VENDRE 60 AUTOS À VENDRE ACHAT et VENTE de vaches a lait et vaches a boeul, ACHAT de troupeau.Jean-Rene Marcoux.toi (819)369-9653.(819)352-1150 ATTENTION PRODUCTEURS Service de récupération do vaches boiteuses ou faibles, paierais jusqu'à 100$ selon condition des animaux, service offert dans l'Est et Centre-du-Quebec.Cell (418)670-1930.rop.(418)836-1119 5 VACHES CharolaisXSimmental.gestantes.vôlago lin juin, debut juillet Téléphoné: (418)415 0774.(418)572-0000 7 TAUREAUX LIMOUSIN, pur sang, plusieurs polled, testes ADN tendre te.entre 16 et 21 mois, avec EPD.(450)799-4073 ABEILLES, nucleis et reines, basses Laurontides (450)530-3212.f , omlots - lntrrn.iliim.il t \\/mrt lin.\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t \t\t\t\t\ti ¦ JT',! I;\t\tnrnfT\t\t\t \t\tTtlsr\titîï\t\t «wShOiiiTdl JW t W i\u2022 Mi W' .\t\t\t\t\t \tH\t\t\tB\t ACHAT/VENTE vaches, taures Holstein.Donald Lnmontngne.(418)453-3034.(418)334-1694 ALPAGAS, mâles et temelles.aussi mâles et femelles LAMA Jocelyn Autotte.(819)475-9325.ANGUS GRAND CHOIX taureaux Angu ANIMAUX À VENDRE ASSOCIATION ANGUS DU QUEBEC Trudy Beaton.3 North Hill Rd.Gould.Qc.JOB 2Z0.Téléphone: (819)877-5603, fax: (819)877-3845 www.quebecangus.ca 10 BELLES TAURES Holstein, gestantes dues en juillet.fm-|uillet et août, prix: 1.500S chacune.Téléphone: (819)392-2456 16 TAUREAUX.Charolais.Simmen-tal.1 an et plus, musclés, dociles, vêlage facile, semence, insémination VSC 150$' 10 paillettes.(819)985-2407.www.fermeleoraby.ca 2 TAUREAUX Limousin.5 ans, 1 TAUREAU Angus.5 qns; 2 TAUREAUX croises.10 mois Animaux de choix.Tel.: (514)295-2234.(514)772-9938 55 CHEVAUX et plus, de toutes races.de tous les prix, vente ou échange.Tel :\t(418)458-2448.(418)334-1818 noirs pur sang enregistres.40 taureaux supervisés PATBQ.avec papier or.d'un an et deux ans.Jocelyn Autotte (819)475-9325.ANGUS Noir, papier bleu, lestes station Lac-St-Jean, bonne muscula turc, facilité vêlage, très dociles, près au service Forme Veilleux.(418)374-1027.(418)671-2249.ASSOCIATION Blonde d Aquitaine du Québec.1395 route 122.Bon-Conseil (Québec) JOC 1AO Clémence Landry, présidente: (819)336-5503.Maureen Landry, secretaire (819)336-3966.Courriel: blondaquitameqcw hotmail, corn Site Internet http \"et geocities corn\u2019 blondaquitameqc.ASSOCIATION CHAR0LAIS DU QUÉBEC www.charolaisquebcc.qc ca info
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