La terre de chez nous, 30 octobre 2008, jeudi 30 octobre 2008
[" ï Vol.79, ir 39 Longueuil \t J I |TT»V) ¦ -i\t¦ ''\u2022'V ¦ .&Sv\u2018 .-.\u2022\u2022> \u2019r Un cahier ¦ 40 pages semaine du 30 octobre 2008 DE CHEZ NOUS Port payé à Montréal\tCourrier Poste Publication N° d\u2019enregistrement R 07665 - N° de convention PP 40069165 www.laterre.ca tT0] /, EQUIPE DE RÊVE Maïs i \u2018\u2022me*\u2019} \u2018-irr xmmnpzw mmw ~Y*' mm* '¦«rmrj JI ! -¦ .-a*.smmtmr.MB3UW \u2022\u2022'*vfe*y* nrr-ftff -cSSi&feâiH THIERRY LARIVIÈRE m Photo : Btatui/Saus/TCN Raymond Talbot, un passionné du pain, compare le travail du boulanger à celui du vigneron.Il doit assembler les variétés de blé et les levures pour donner un bon pain comme le vigneron assemble les cépages.COMMERCE ÉQUITABLE Premier pain tranché tout québécois SAINT-JÉRÔME \u2014 « C\u2019est anormal que l\u2019industrie du pain tranché soit complètement entre les mains des Ontariens et des Américains », lance Raymond Talbot, président de la Boulangerie Auger, qui compare cette situation à celle où la fabrication des baguettes en France serait contrôlée par des Allemands.La boulangerie n\u2019entend d\u2019ailleurs pas accepter ce repli québé- cois et lance officiellement le premier pain tranché fabriqué avec de la farine québécoise à 100 %.Le projet était en gestation depuis VOIR BOULANGERIE À LA PAGE 2 A la maniéré de I équipé de course qui appuie son pilote et l'amène à franchir la ligne d\u2019arrivée, l\u2019équipe La Coop soutient et aide le producteur à atteindre la performance de pointe Clite est une marque de commerce de La Coop fédérée.FINANCIÈRE AGRICOLE « Les 305 M$ sont insuffisants » - Laurent Lessard Page 3- Politique provinciale Rumeurs d\u2019élections le 8 décembre Page 4 Agneaux et moutons Deux prélevés pour redresser les finances Page 5 SIAL de Paris Au cœur des nouvelles tendances alimentaires Page 10 Cidre Le cidre québécois à la conquête du monde Page 16 Distribution alimentaire Qui a peur de Wal-Mart ?Page 35 Les rendements attendus.La liberté de choisir N27B-CB/LL/RW 13.51 T/Ha. ACTUALITES BOULANGERIE SUITE DE LA PAGE 1 plusieurs mois, la Terre en avait parlé en février dernier, mais la boulangerie de Saint-Jérôme et les Moulins de Soulanges attendaient de voir la récolte de cette année avant de se lancer.« J\u2019ai le sentiment d\u2019acheter quelque chose (la farine québécoise) de plus correct et surtout de meilleur », lance Raymond Talbot, ancien propriétaire des librairies Champigny à Montréal.ÉVÉNEMENT À VENIR 14 nov., Colloque sur la pomme de terre «La pomme de terre : nourrir son monde» organisé par le CRAAQ, à l\u2019Hôtel Québec Inn, Québec.Info : 418 523-5411 oui 888 535-2537.Question de la semaine Craigjiez-voiis la multiplication d\u2019actes de vandalisme de la part de groupes de défense des animaux ?Venez répondre à cette question sur la page d\u2019accueil du site Internet www.laterre.ca Résultats du sondage hebdomadaire Malgré la crise financière, croyez-vous que les revenus agricoles s\u2019amélioreront cette année?Oui :\t29\t% Non :\t64\t% Ne sais pas\t:\t7\t% Nombre de votes :\t332 www.laterre.ca ^Uüuif M.Talbot est l\u2019un des premiers industriels au Québec, après Première Moisson, à miser sur une farine québécoise «équitable ».Ce mot n\u2019est d\u2019ailleurs pas seulement un discours marketing puisqu\u2019il s\u2019agit ici de mettre fin à la spéculation tous azimuts en fixant un prix plancher et un prix plafond au blé de façon à ce que le producteur de même que la minoterie et le boulanger puissent vivre correctement de leur travail.Pour cette année, le prix plancher du blé payé par les Moulins de Soulanges était de 256 $ la tonne et le plafond de 415 $.On ajoute des primes pour les certifications Agrinature et Terre vivante de même qu\u2019une prime pour la teneur en protéine.En 2008, le prix du blé avant les primes a été fixé à 368 $ la tonne.De son côté, M.Talbot obtient la farine qu\u2019il souhaite et se couvre contre les soubresauts de la Bourse qui ont fait monter le blé à 800 $ la tonne plus tôt cette année.La boulangerie peut aussi faire valoir l\u2019aspect écologique de son produit qui minimise le transport du blé.Le boulanger espère par ailleurs que les producteurs québécois seront fiers de constater le produit fini qui vient de leur blé, un peu comme un ébéniste qui peut voir ses meubles.L\u2019industriel passionné entend augmenter sa part de marché (un peu plus de 1 % en ce moment) et décupler sa production dans les prochaines années.Pour ce faire, il devra convaincre plus d\u2019agriculteurs de semer plus de blé.Le marché du pain Ce qui a convaincu le libraire de québécois, qui a des antennes en Amérique du Nord, pour augmenter ses ventes.Un produit surgelé et cuit chez les clients est par ailleurs en développement.Une nouvelle gamme de pains québécois un peu plus haut de gamme et sans intrant chimique, que la Terre a été en mesure de goûter, promet aussi de séduire les consommateurs un peu plus exigeants.Il faut savoir que les pains industriels contiennent habituellement une liste impressionnante de produits qui assurent la levée du pain et sa conservation.La Boulangerie Auger mise donc sur des pains plus ronds et plus naturels qui seront dorés, de blé entier ou avec du seigle ou du lin, qui se conservent bien pendant huit jours.C\u2019est le boulanger Dominique Gauvrit, un ancien de Première Moisson, qui assure le développement de ces produits de masse de plus grande qualité.devenir boulanger ce fut d\u2019abord l\u2019odeur du pain.La diversification d\u2019entreprise avait d\u2019abord amené M.Talbot à acheter la Boulangerie Renaud.Cette dernière distribuait chez Costco au Québec depuis le début en 1988.La boulangerie avait ensuite ouvert la porte de 86 magasins Maxi.Cependant, les choses ont mal tourné lorsque Weston (Loblaw) a acheté Provigo (et donc Maxi) il y a plus de dix ans.Au début, Weston voulait un partenaire boulanger au Québec et des discussions avaient été entamées avec Boulangerie Renaud.Au dernier moment, Weston a voulu acheter 100 % de l\u2019entreprise québécoise et M.Talbot a décidé de vendre son usine, mais de garder la marque et les contrats avec 15 des 18 magasins Costco du Québec.Ce contrat allait de toute façon être difficile à maintenir pour Weston, qui est un concurrent direct de Costco.Le pain Renaud a donc été fabriqué sous licence quelques années jusqu\u2019à l\u2019achat de la Boulangerie Auger en 2006.« J\u2019ai hérité i client Wal-Mart » explique le boulanger, qui ajoute qu\u2019Auger distribuait même chez Woolco avant l\u2019achat par Wal-Mart.La boulangerie, qui compte une trentaine d\u2019employés, est par ailleurs en discussion avec important distributeur Wal-Mart se démarque La Boulangerie Auger ne se plaint pas de sa relation avec son distributeur Wal-Mart, bien au contraire.Guillaume Talbot, le fils de Raymond, est en relation constante avec les magasins du groupe.La livraison se fait la nuit et les livreurs doivent placer les pains, ce qui permet de faire une bonne rotation et de revoir la mise en place.« Ce sont des gens extrêmement corrects », soutient Raymond Talbot, qui ajoute que des offres de sortir les boulangers québé- cois (Auger et St-Méthode) ont été refusées par le distributeur américain.Les relations semblent bonnes aussi avec Annie Custeau, qui est responsable du programme achat Québec et peut influencer les décisions prises par Toronto.Le pain Auger est d\u2019ailleurs le fournisseur du mois en ce moment chez Wal-Mart, ce qui suppose une place de choix près des caisses, et les ventes ont augmenté de 50 000 pains par semaine à 75 000 ou même 100 000.Le boulanger espère par ailleurs convaincre son fournisseur de figurer dans les publicités de Wal-Mart au Québec qui mettent en vedette des fournisseurs d'ici.Auger livre dans 40 Wal-Mart sur 50 au Québec.11 évite ainsi les routes plus éloignées et moins rentables pour un petit fournisseur.Boulangerie Auger se prépare maintenant pour la venue des méga-épiceries Super Centre qu\u2019on prévoit pour 2010.Les terrains sont d\u2019ailleurs déjà achetés.JD 6410 renverse, 40km mm WMt u 4 IH 7220, shift.Idéal JD 7200, 100HP.Parfait / / S EQUIPEMENTS a Ange-Gardien, Pike-River, Saint-Hyacinthe, Varennes ou i un a i iu, renverse.Spécial : 43 200 $ Ford 555, trans.torque, gros bucket.Pour le déneigement Un seul endroit « Les Équipements Laguë » Tracteurs, lames et souffleuses Visitez notre site www.lagueltee.com 1 800 267-8724 MF 6150, 86 HP.Idéal pour souffleuse.JD 7200, renverse hydr., JD 7210, renverse.Idéal JD 4520, trans.hydro., 100 HP.\tavec lame ou souffleuse.441 h, 2006,45 HP.Pour seulement 29 400 CIX MXU125, renverse.Idéal avec souffleuse.MF 5435, renverse, 70 HP.Parfait avec souffleuse.Kubota 6800, 372 h, renverse.État neuf pour 26 900 $ Idéal pour lame et souffleuse.JD 5520N.Idéal pour trottoir.Seulement 913 h.JD 4400, trans.hydro, 35 HP.Super avec souffleuse.trans.power-avec lame de 12 pi, JD 6420, renverse, 40km.Seulement 1500 h.avec souffleuse.PAGE 2 - La terre de chez nous, 30 octobre zoos ACTUALITES : ?O FINANCIÈRE AGRICOLE «Les 305 M$ sont insuffisants» - Laurent Lessard Phoio : Ahmiivi s/'I CN Laurent Lessard confirme qu\u2019une nouvelle entente concernant le financement de La Financière agricole devra entrer en vigueur le 1\" avril prochain.PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Pour assurer une protection à tous les secteurs de production, les 305 MS alloués chaque année à La Financière agricole ne seront pas suffisants.Ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, Laurent Lessard reconnaît que le gouvernement devra délier les cordons de sa bourse pour couvrir tous les secteurs.Cela étant dit, il compte aussi sur l\u2019introduction de plafonds pour limiter les hausses de coût et rendre les programmes de soutien conformes aux règles de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).« Nous sommes dans la zone ambrée», déclare Laurent Lessard en entrevue exclusive avec la Terre au moment d\u2019inaugurer la nouvelle session parlementaire.Même si celle-ci risque d'être de courte durée, Laurent Lessard confirme qu'une nouvelle entente concernant le financement de Li Financière agricole devra entrer en vigueur le 1 avril prochain.De même, un nouveau régime d'assurance devra voir le jour d'ici cette date.Ex-sous-ministre à l\u2019Agriculture, Michel R.St-Pierre a reçu le mandat du gouvernement de mener ces deux missions à terme.« M.St-Pierre, précise Laurent Lessard, tiendra des rencontres pour arriver au renouvellement de l\u2019entente de La Financière et à un nouveau programme qui correspondra à un Québec plus moderne et qui respectera plus les règles de l'OMC et de la boîte verte.L\u2019Europe et les États-Unis ont changé leurs modèles.Pendant que tout le monde change, il faudra être capable de le faire aussi.Si l\u2019entente à l\u2019OMC avait été ratifiée en juillet dernier, ça aurait été catastrophique pour nous.» Interrogé sur les critiques adressées par l\u2019UPA envers la démarche de Michel R.St-Pierre, Laurent Lessard réplique que personne ne doute de la rigueur de ses propos et de son expertise.Le ministre dit avoir pris bonne note de l\u2019intention du président de l'UPA, Christian Laçasse, d\u2019être davantage associé aux démarches entreprises par Michel R.St-Pierre et au processus de modification.Laurent Lessard fait également valoir que la nomination imminente d\u2019un nouveau président de La Financière agricole influencera également le présent débat.En vertu des récents changements adoptés par Québec, c\u2019est le Conseil des ministres qui doit nommer le prochain président, peut-être cette semaine ou la semaine prochaine avant le déclenchement des élections.« Entre présidents, ils se parleront », ajoute Laurent Lessard.Quant au financement de la prochaine Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASM), le ministre confirme que les plafonds proposés par la commission Pronovost seront introduits.Il ne peut plus accepter que 95 % des producteurs s\u2019accaparent moins de 150 000 S de l\u2019ASM, tandis que les 5 % restants arrivent à mettre la main sur 200 MS.« Ce scénario (plafonds), dit-il, doit faire partie de la solution.Ce qu\u2019on recherche, c\u2019est un filet de sécurité.On ne bâtit pas nécessairement un nouveau régime à partir du modèle existant.Il y aura une évolution comme lorsque le fédéral est passé au PCSM basé sur les revenus d\u2019entreprises.Nous, notre régime est basé sur les coûts de production.Est-ce qu\u2019il y aura un système mixte Y Quel est le filet de sécurité le plus approprié quand il y a une tempête?Dans le temps, Laurent Pellerin disait qu\u2019il faudrait de 79 à 80 M$ de plus par année.Il y aura d\u2019autres productions à couvrir.» Le ministre indique que Michel R.St-Pierre a le mandat de rendre tous les secteurs plus productifs et compétitifs.Il reconnaît que les travaux d\u2019évaluation des coûts de production accusent « beaucoup de retard » et qu\u2019il y a des efforts à faire pour améliorer le modèle.« Dans le porc, illustre-t-il, accepter de 16 à 18 porcelets par truie, ce n\u2019est pas le niveau que l\u2019on désire.On vise davantage de 23 à 26 porcs par truie.» CRISE FINANCIÈRE L\u2019agroalimentaire, une valeur sûre Photo : Hluhiz Salas/TCN UHlIlUIlRPOUUnHVUIl jjfcii i 1 \u2022r-^1 V** -t -t - 'A ¦V7',A v En période de ralentissement économique, les consommateurs retardent leurs grosses dépenses et augmentent leurs achats alimentaires en épicerie.Les industriels québécois sont bien positionnés pour en profiter.RICH ELLE FORTIN Avec un dollar canadien qui s\u2019est déprécié de 0,18 S US depuis un mois et un baril de pétrole à 63 $ US, les exportateurs agroalimentaires sont optimistes pour les mois à venir.Quant à l\u2019accès au crédit, on ne sent pas encore les contrecoups de ce qui se passe aux États-Unis.« Four la Banque Nationale, c\u2019est business as usual, commente Claude Bilodeau, directeur principal Financement agroalimentaire.Sur les 41 secteurs industriels que nous couvrons, c\u2019est un de ceux oit on a le plus confiance.» Pour les exportateurs, le directeur croit que la dépréciation du dollar, la baisse du prix du pétrole et du prix des denrées sur le marché à terme relâcheront la pression sur les marges bénéficiaires.« Surtout qu\u2019ils n\u2019avaient pas été en mesure de refiler toute la hausse de leurs coûts à leurs clients.» Cet optimisme est partagé par André Coutu, président-directeur général du Groupe Export Agroalimentaire du Québec.« L\u2019agroalimentaire, c\u2019est un Blue Chip, une valeur sûre, dit-il.Quand les consommateurs mettent le frein sur leurs achats de vacances ou de voitures, ils font du cocooning.Ils ont tendance à augmenter leurs achats en épicerie.» Les détaillants alimentaires auraient même noté une hausse de 10 % à 20 % des ventes ces deux derniers mois.Aussi, la bonne performance des exportateurs canadiens en 2007, malgré un dollar fort, témoigne de la solidité des entreprises.André Coutu note que les exportateurs ont changé leur stratégie à l\u2019export au cours de la présente année.Ils se sont plus intéressés au marché canadien et ça s\u2019est traduit en une augmentation des ventes.Si le ralentissement économique affecte moins les consommateurs canadiens, ils seront bien positionnés pour en profiter.Le président-directeur général du Groupe Export souligne d\u2019ailleurs que l\u2019intérêt pour les expositions alimentaires ne se dément pas.« Pour ce qui est de SIAL-Montréal, qui aura lieu le printemps prochain, nous sommes même en avance dans nos inscriptions.» Claude Bilodeau rapporte également un vent de confiance de la part des industriels laitiers.Ceux-ci étaient réunis pour leur congrès annuel les 25 et 26 octobre derniers.« La demande pour les produits laitiers au cours des premiers mois de 2008 a augmenté pas mal partout.Ils sont donc relativement confiants par rapport au ralentissement économique attendu.» Les prochains mois seront cependant à surveiller.Selon André Coutu, la crainte des exportateurs, tout comme pour les autres entreprises de transformation alimentaire, c\u2019est de voir le crédit se resserrer.Claude Bilodeau se fait rassurant, sur la base des propos rapportés par l\u2019Association des banquiers canadiens pour le secteur agricole.« Contrairement à la situation américaine, les banquiers canadiens ont les fonds pour supporter les projets qui sont actuellement dans le pipeline.Pour les nouveaux projets, il pourrait y avoir des analyses plus approfondies, mais c\u2019est un peu prématuré de s\u2019en inquiéter pour le moment.» La TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2008 - PAGE 3 ACTUALITES POLITIQUE PROVINCIALE Rumeurs d\u2019élections le 8 décembre Photo : Pilriu-Yvon BUc.in/TCN Le premier ministre Jean Charest a réalisé un beau coup de filet la semaine dernière en mettant la main sur deux députés adéquistes.Les transfuges, André Reidi, député d\u2019Iberville, et Pierre-Michel Auger, député de Champlain, ont justifié leur geste en disant que l\u2019Action démocratique était le parti d'un seul homme.PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Les Québécois devront visiblement se rendre aux limes une seconde fois cet automne.Fatigué d\u2019avoir « trois paires de mains sur le volant », le premier ministre du Québec, Jean Charest, semble bien décidé à convoquer les électeurs à un scrutin général le 8 décembre prochain.Mardi, il a donné un nouveau signal de son intention d\u2019en découdre en annonçant qu'il renonçait à piloter une délégation du Conseil de la Fédération.Jean Charest désigne un ancien premier ministre du Québec, Pierre-Marc Johnson, pour le remplacer en Chine.Jean Charest semble encouragé par les derniers sondages indiquant qu\u2019il pourrait former un gouvernement majoritaire.Le sondage Léger Marketing du Journal de Montréal et de TVA accorde au Parti libéral de Jean Charest 42 % des voix, 34 % au Parti québécois et un maigre 14 % à l\u2019Action démocratique.Pour la formation de Mario Dumont, les lumières rouges clignotent.Un second sondage, celui de la maison CROP, révèle par ailleurs une baisse des intentions de vote chez les francophones pour le Parti libéral, qui passent sous les 40 %.Après le revers subi autour du choix de François Gendron comme président de l\u2019Assemblée nationale, Jean Charest a terminé la dernière semaine en force en mettant la main sur deux députés ruraux de l\u2019Action démocratique.Les transfuges et respectivement député d'Iberville et de Champlain, André Reidi et Pierre-Michel Auger, ont expliqué en con- férence de presse que l\u2019Action démocratique était le parti d\u2019un seul homme.Michel Auger dit avoir été « de déception en déception » depuis qu\u2019il a été élu sous la bannière adéquiste dans Champlain.Il reproche au chef de l\u2019ADQ, Mario Dumont, de ne pas être à l\u2019écoute de ses députés.« Les gens ont cm à l'ADQ, a-t-il affirmé.Les gens ont voulu donner une chance à l\u2019ADQ.Aujourd'hui, ils constatent, comme moi, qu'ils se sont trompés.» Mario Dumont a visiblement encaissé le coup avec difficulté.Il a eu recours à la vulgarité pour qualifier la manœuvre de detLX déserteurs.« Franchement, a-t-il réagi, si des gens font dans leurs culottes pour trois ou quatre mauvais sondages, c\u2019est peut-être mieux que ça arrive maintenant.» Mario Dumont a trouvé le moyen de se réjouir de la dernière semaine en rappelant la leçon d\u2019humilité servie aux libéraux autour du choix du président de l\u2019Assemblée nationale.Après avoir vu « Jean Charest l\u2019arrogant, la baboune », dit-il, les Québécois voient maintenant son vrai visage avec « Jean Charest le comédien ».Retard Pour le monde agricole, la tenue d'élections le 8 décembre, un exercice de 83 MS, pourrait représenter un retard dans l\u2019adoption d\u2019une loi importante.Selon l'échéancier prévu, les parlementaires devaient entreprendre l\u2019étude du projet de loi sur les abattoirs de proximité le mardi 4 novembre prochain.De plus, le ministre Lessard devait aussi revoir la réglementation sur la sécurité alimentaire en tenant compte des recommandations du comité technique formé au lendemain de la crise de la listériose dans les fromages.En matière d\u2019environnement, la ministre Line Beauchamp a entrepris mardi l\u2019étude de son projet de loi 92 sur le caractère collectif de l'eau.Les députés de l'opposition ont réclamé que l\u2019imposition de redevances sur les prélèvements d\u2019eau soit ajoutée au calendrier de 2009.Ministre de l\u2019Environnement, Line Beauchamp admet que « tout le monde est sensible aux arguments du secteur agricole » pour être exclu de ce régime de redevances.Elle rappelle que son projet de loi se borne à clarifier le statut juridique de l\u2019eau.« C\u2019est une première marche, a-t-elle confié à la Terre.En temps et lieu, il y aura des consultations publiques et un bon débat sur les redevances.» La ministre a par ailleurs annoncé la publication pour consultation d\u2019un projet de règlement le 5 novembre prochain.Ce projet de règlement concerne directement les agriculteurs qui puisent plus de 75 000 litres d'eau par jour.Si le projet est adopté, ces agriculteurs devront déclarer leurs prélèvements d'eau.ZONAGE AGRICOLE Le gouvernement mandate Bernard Ouimet JULIE MERCIER Le ministre de l\u2019Agriculture mandate l'ancien président de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), Bernard Ouimet, pour moderniser le régime de protection de la zone verte, tel que recommandé par la Commission sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et de l\u2019agroalimentaire québécois (CAAAQ).Dans sa réflexion, Bernard Ouimet sera assisté d\u2019un forum regroupant l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), la Fédération québécoise des municipalités (FQM), l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) et Solidarité rurale du Québec.Bernard Ouimet fut l\u2019un des acteurs de la dernière révision de la zone agricole permanente oit 206 000 hectares en furent retranchés.Il occupa par la suite la présidence de la CPTAQ de 1994 à 2004.Satisfaite de la nomination de M.Ouimet, la FQM » y voit la réponse à ses demandes répétées en faveur de l'assouplissement de la zone verte ».Dans les années 90, une commission présidée par M.Ouimet proposait de mettre sur Photo : Archiyi s/TCN Président de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de 1994 à 2004, Bernard Ouimet a maintenant le mandat de moderniser le régime de protection du territoire agricole.pied une table de concertation réunissant les acteurs agricoles et municipaux, recommandation reprise aujourd\u2019hui par la FQM.Cette organisation critique aussi « l'approche mur à mur de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA)» et réclame plus de latitude pour les MRC et les municipalités locales dans la gestion de leur territoire agricole.En mars dernier, le deuxième vice-président de la FQM et ancien président de l\u2019UPA, Pierre Gaudet, avouait ses « réserves » sur ces demandes.« Je ne dis pas que c\u2019est impensable, la structure est là, mais les municipalités ont besoin d\u2019être mieux équipées pour éventuellement s\u2019acquitter d\u2019une telle tâche », précisait-il à la Terre.Le deuxième vice-président de l\u2019UPA salue aussi la nomination de Bernard Ouimet, « une personne avec beaucoup de connaissance du territoire agricole et de pressions sur ce territoire ».Des pressions semblent s\u2019intensifier selon le dirigeant.« La pression est très très forte.Au cours des 10 dernières années, il y a eu des demandes pour au-delà de 20 000 ha.» M.Bilodeau ne se dit pas surpris des demandes des unions municipales pour un assouplissement de la Loi.« Si les gens s\u2019affairaient à réviser leurs schémas et à définir leurs besoins, on est prêt à collaborer sans qu\u2019il y ait de gaspillage, mais on n\u2019est pas rendu à une gestion régionale », assure-t-il, ajoutant que la révision des schémas d\u2019aménagement accuse de 10 à 15 ans de retard.Rafraîchir la mémoire Lors de son passage devant la CAAAQ en septembre 2007, Bernard Ouimet avait suggéré une approche de zonage d'ensemble au niveau de la MRC en déterminant des blocs où la construction résidentielle serait permise.Ce concept était jumelé à une fiscalité régionale où les revenus de taxation seraient divisés à l'échelle régionale.Dans son rapport de février 2008, la Commission recommandait un assouplissement de la LPTAA pour l\u2019établissement de fermes de petites dimensions et d'entreprises para-agricoles, plus de pouvoir aux municipalités ayant un schéma d'aménagement révisé ainsi qu\u2019une plus grande voix aux citoyens dans la gestion du territoire.A l\u2019inverse, les commissaires critiquaient le droit de veto de l\u2019UPA sur les demandes à portée collective.M.Ouimet devrait entrer en fonction le 15 novembre prochain.Une première rencontre du forum a eu lieu le 15 octobre dernier.PAGE 4 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2008 ACTUALITES AGNEAUX & MOUTONS Deux prélevés pour redresser les finances Photo : lui il.Ml rœr/TCN C\u2019est dans un climat positif que s\u2019est déroulée les 23 et 24 octobre l\u2019assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs d\u2019agneaux et de moutons du Québec.De gauche à droite, le président de la FPAMQ, Langis Croft, et le président de l\u2019UPA, Christian Laçasse.JULIE MERCIER DRUMMONDVILLE - Réunis lors de leur 27'' assemblée annuelle, les 52 délégués de la Fédération des producteurs d'agneaux et de moutons du Québec (FPAMQ) ont accepté, deux fois plutôt qu\u2019une, de soutenir financièrement leur organisation.Les participants ont ainsi entériné une hausse de 1 S des frais de mise en marché qui atteindront 6 $/tête, sur tous les agneaux mis en marché au Québec.De plus, à compter du 1\" janvier prochain, la contribution au plan conjoint passera de 3,10 à 4,10 $/brebis.Pendant que certains éleveurs ne voulaient pas octroyer cette augmentation « à des gens qui font des déficits depuis plusieurs années », d\u2019autres soulignaient le travail accompli par leurs élus.« L\u2019an passé, on a reporté l'augmentation parce qu\u2019il y avait plusieurs problèmes à l\u2019Agence de vente.Cette année, la marchandise est livrée.L'Agence fait la job », a défendu un producteur.« C\u2019est quoi 1 $/brebis quand on vient d\u2019engranger 28 $ ?» a ajouté un de ses collègues, faisant référence à l\u2019application du nouveau coût de production.Pour convaincre La Financière agricole du Québec (FADQ) d\u2019appliquer ce modèle, la Fédération a accepté l\u2019utilisation des kilogrammes d\u2019agneaux produits dans la détermination des volumes assurables (un tiers dès 2009).Le comité sur la sécurité du revenu a profité de l\u2019assemblée pour prendre les recommandations des producteurs avant de retourner s\u2019asseoir avec la FADQ.Cette dernière aurait d\u2019ailleurs décidé de faire tomber le plafond de deux agneaux/ brebis/année et d\u2019inclure un gain moyen quotidien théorique, ce qui n\u2019a pas plu aux participants.Agence de vente Après six mois d\u2019activité, les délégués ont suggéré quelques modifications au fonctionnement de leur Agence de vente.Ils veulent un mécanisme obligeant les acheteurs à s\u2019approvisionner au Québec et souhaitent que les achats à l\u2019extérieur soient déclarés.Ils ont aussi demandé à ce que l'offre des producteurs demeure confidentielle afin d\u2019éviter que les acheteurs ne coupent leurs commandes.D\u2019autre part, les éleveurs ovins ont reçu les encouragements du président de l\u2019UPA.« C\u2019est une période cruciale, difficile.Quand on réussit à passer ses premières années, là on commence à en récolter les fruits, a déclaré Christian Laçasse.Le dirigeant a rappelé l\u2019importance d'avoir des programmes d\u2019assurance stabilisation irréprochables, tout en interpellant le ministre de l\u2019Agriculture pour que l\u2019UPA soit conviée à la table de négociation sur le renouvellement de la FADQ dès cette semaine.Au terme de l\u2019assemblée, le président de la FPAMQ était très satisfait.« Les producteurs composent bien avec les changements même si c\u2019est difficile et tous les débats se sont faits avec respect, a souligné Langis Croft.Ce dernier se dit optimiste face aux travaux de modification de l\u2019assurance stabilisation ovine.« On n\u2019a jamais été floué par La Financière et ce n\u2019est pas parti sur une mauvaise voie.On va travailler pour que les producteurs adhèrent et s\u2019y retrouvent », a assuré M.Croft.Lui et son conseil d\u2019administration ont aussi commencé à négocier avec les acheteurs d\u2019agneaux lourds en vue d\u2019une nouvelle convention.La prochaine rencontre est prévue le 12 novembre.De plus, les dirigeants de la Fédération ont été mandatés pour réfléchir à l'organisation du transport et aux modifications à apporter au règlement sur la division en groupe.Certains éleveurs souhaitent que le nombre de délégués d\u2019une région soit déterminé en fonction de son nombre de brebis.La question devrait refaire surface lors de l'assemblée annuelle de l\u2019an prochain.RECAPITALISATION DE COLBEX Les factures bientôt à la poste Photo : Am imi s/TCN T * Dans le courant du mois de novembre, les éleveurs bovins recevront une facture concernant le prélevé de 53,86 $/vache de réforme afin d\u2019amasser 30 MS au cours des cinq prochaines années pour la recapitalisation de l\u2019abattoir Colbex.JULIE MERCIER La Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) s\u2019affaire aux derniers préparatifs avant l\u2019envoi des factures aux producteurs pour la recapitalisation de 30 M$ dans l\u2019usine d\u2019abattage et de transformation de bovins de réforme Levinoff-Colbex.Puisque le prélevé de 53,86 $/bovin de réforme est en vigueur depuis seulement six mois (1\" juillet 2008), les producteurs seront facturés sur une demi-année soit 26,93 S/tête.Pour les éleveurs de bovins de boucherie, le prélevé sera retenu sur l\u2019avance d\u2019assurance stabilisation de novembre en utilisant le taux de réforme de 9,5 % du modèle de coût de production.De leur côté, les producteurs de lait devraient recevoir une facture dans le courant du mois de novembre.Le calcul se fait sur l'inventaire des femelles de 27 mois et plus déclarées à Agri-Traçabilité Québec (ATQ) en date du 31 octobre 2008 sur lequel est appliqué le taux moyen de réforme de 27,1% calculé par Valacta.Le paiement pourra se faire directement par chèque ou être retenu sur la paye de lait pour ceux qui le désirent.Cette dernière option offre la possibilité d\u2019étaler le paiement en trois verse- ments.En date du 27 octobre, 77 % des dossiers étaient en règle chez ATQ.« C\u2019est important pour les producteurs qui n\u2019ont pas fait la mise à jour de leur inventaire de le faire s'ils veulent avoir une facture juste », note le président du comité mise en marché bovins de réforme à la FPBQ, Orner Bouchard.Ce dernier est optimiste que les éleveurs collaboreront.« Ils se donnent un outil.Cet été, les meilleures vaches sont montées à 1,18 $/livre.C\u2019est 900-1000$, meilleur qu\u2019en 2003 quand le marché était bon.Les producteurs se sont aperçus que ça donne quelque chose », précise M.Bouchard.Conseil d'administration Depuis quelques mois, Levinoff-Colbex peut compter sur un nouveau conseil d\u2019administration composé de Paul Dupont (Capital Financière agricole inc.), Marcel Ostiguy, (Aliments Carrière), Serge Michel (Olymel), Michel Dessureault (FPBQ), René Perreault (FPBQ), Bruno Letendre (FPLQ), Denis Morin (FPLQ) et Christian Laçasse (UPA).L\u2019entreprise est toujours en attente du programme de 50 M$ pour les abattoirs canadiens promis par le Parti conservateur lors de la récente campagne électorale.«Il y a un engagement qui a été pris par ses représentants devant le Conseil général.On s\u2019attend à des mesures très rapides.De la parole aux actes », a d\u2019ailleurs fait remarquer le président de l\u2019UPA, Christian Laçasse, lors de sa participation à l\u2019assemblée annuelle de la Fédération de l\u2019UPA du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean, le 16 octobre.MARGARINE BECEL OR Unilever ne bronchera pas La multinationale Unilever n'a pas l\u2019intention de modifier l\u2019étiquetage de sa margarine Becel Or au goût de beurre.C\u2019est ce qu\u2019a confirmé à la Terre son porte-parole, Sean McPhee, le 15 octobre 2008.« Nous avons reçu la lettre du ministre québécois de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, nous demandant de modifier l\u2019étiquetage de ce produit.L\u2019interprétation du ministre Lessard est incorrecte.Nous maintenons que Becel Or respecte les réglementations et législations en vigueur au Québec.» J-C.G.La terre de chez nous, 30 octobre 2oo8 - PAGE 5 Tous droits réservés Gabourv et La Terre rie chez nous EDITORIAL Ravages de chevreuils Il y a abondance de chevreuils au Québec.Et même surabondance dans plusieurs régions.Tellement que certains producteurs de pommes ont déjà reçu l\u2019avis suivant de La Financière agricole : « Compte tenu de la densité du cheptel de votre secteur, vous devriez vous prémunir d\u2019une protection adéquate (clôture et effaroucheur), et ce, pour vos cultures les plus vulnérables, à défaut de quoi nous ne pourrons indemniser ces pertes dorénavant.» Ériger une clôture autour d'un verger coûte plusieurs dizaines de milliers de dollars! Ça donne une bonne idée de l\u2019ampleur des inconvénients que génère la surpopulation de chevreuils pour bon nombre d\u2019agriculteurs.On peut également le constater au moment des récoltes : les capteurs de rendement installés sur les batteuses indiquent des baisses de productivité sans équivoque là où l'animal est passé! Comme quoi de nombreuses productions sont touchées de près ou de loin par les ravages du cerf de Virginie.Au printemps, les hardes piétinent et broutent les prairies, les luzernières et les vergers.L\u2019été, ce sont les champs de grandes cultures qui essuient leurs attaques.Pépinières, vergers, érablières, etc., le chevreuil sévit partout où le conduit un appétit d'autant plus vorace qu\u2019il doit partager son « garde-manger » avec des congénères de plus en plus nombreux, malgré le Plan de gestion du Cerf de Virginie (2002-2008) appliqué par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Le problème est devenu tellement récurrent en fait que les agriculteurs ne peuvent plus compter uniquement sur l\u2019assurance-récolte pour être dédommagés convenablement.C\u2019est pourquoi nous avons fait de multiples représentations auprès du ministère ces dernières années.Nos demandes afin d\u2019obtenir compensation pour ces pertes sont toutefois restées sans lendemain.Dans son Plan de gestion, le même ministère n\u2019hésite pourtant pas à déclarer que « la dépense totale (86,8 MS) des chas- seurs de cerfs de Virginie représente [.] une manne des plus précieuses pour l\u2019économie des régions ».On est alors d\u2019autant plus justifié de se demander pourquoi une partie de cette « manne » ne pourrait pas servir à l\u2019instauration de mesures indemnitaires, ainsi qu\u2019on l\u2019a déjà fait avec l\u2019oie des neiges, à l\u2019origine d\u2019une problématique similaire.Un principe d\u2019équité est également en cause.Il est bien connu en effet qu\u2019une grande partie du territoire où se réfugie le cerf de Virginie se retrouve sur des terres privées appartenant le plus souvent à des producteurs agricoles ou forestiers.Ces derniers soutiennent ainsi la ressource (de plus en plus même!) et participent à l\u2019« offre de chasse ».Pourquoi alors devraient-ils subir seuls les pertes importantes que les cervidés infligent à leurs cultures quand l\u2019ensemble de l\u2019économie régionale tire bénéfice de l'activité de la citasse?Donner suite à leurs revendications équivaudrait donc, en toute justice, à reconnaître et à prendre en compte leur contribution à une activité qui stimule la vie économique des communautés et des régions.De fait, l\u2019occasion se présente avec le tout nouveau règlement sur la hausse de la tarification (prix des permis de chasse, des droits d'accès, etc.) reliée à l\u2019exploitation de la faune, bientôt en vigueur.Le MRNF est actuellement à préparer le plan d\u2019affaires qui en découlera et qui servira notamment à l\u2019assignation des sommes issues de cette hausse.Il serait grand temps d\u2019en réserver une part pour mettre en place un programme de prévention et d\u2019indemnisation pour les producteurs agricoles et forestiers qui subissent des dommages à leurs cultures, surtout qu\u2019une réduction draconienne du cheptel (sans doute la meilleure solution) n\u2019a pas été retenue! Sinon on finira par croire que le MRNF, à force de ne jamais donner suite à nos représentations au fil des ans, est plus sensible au sort des chevreuils qu\u2019aux coûteux ravages qu\u2019ils nous causent.DENIS BILODEAU Deuxième vice-président de l\u2019UPA V A TROP DE MAINS SUR MON VOLANT/ VA FALLOIR QUE J'AILLE ÉLECTIONS! J'ARRIVE PAS A SAUVER L'ÉCONOMIE MONDIALE/ LA TERRE DE CHEZ NOUS FONDÉl: EN 192!) EDITEUR : l 'Union de-, producteurs agricoles 555.boni Roland-lherricn.bur.100 Longueuil I4II3Y9 FAX 450 670-4780 SITE VVüB www.laterre.ca RÉDACTION : 450 679-8483 poste 7270 Courrier électronique tcn@iaterre.ca PUBLICITÉ : 450 679-8483 poste 7579 Courrier électronique : pubfUaterre.ca ABONNEMENTS : 450 679-8483 postes 7274,7413 Courrier électronique abonnement@laterre.ca LES PETITES ANNONCES : 450 679-7809 Courrier électronique : annoncesclassees@laterre.ca DIRECT EUR : Loïc Hainon RÉDACTEUR EN Cl IEF : Marc-Alain Soucy RÉDACTEUR EN CHEF, DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES: Michel ileaunoyer COORDONNAT RICE DE PRODUCT ION : Carole Lalancette ABONNEMENTS Marie-Josée Rheault DIRECTEUR DES VENTES : André Savard COORDONNAT EUR VENTE ET MARKETING : Réal Luiseau REPRÉSENTANT IIORS QUEBEC : Jacques Long Tel.Toronto:905335-5700 Fax:905335-5001 Courrier électronique : jlong@longcomm.net REPRÉSENTANTS PUBLICITAIRES : Christian Guinard, Sylvain Joubert, Sylvain (blonde IMPRESSION : ImprimerieTransmag >6 ABONNEMENT: Québec 1 an: 58,70 S 2 ans: 95,95$ 3 ans: 118,52 S Abonnement hors Canada: 1 an: 200 $ Chèque ou mandat à Tordre de La Terre de chez nous Dépôts légaux Hihliolliètjue nationale du (Juébet - |\u2018J92 Hiblioilietpie nationale du t lanada ISSN 0040 \u2022 M it) f tatvIJfiis deuxième i lasse pavé Champlain N V Nous n i unnuissonv 1 .mie financière du gouvernement du Canada par l\u2019entremise du Programme d'aide aux publications (l'AP).|Kiur nos tléjK-iises d envoi jioslal Convention tii* l.t posit* publication V 400G9165 N\u2019J d enregistrement ()76r>, retourner toute correspondance ne pouvant être luree au ( an.nia au Service des publications 55a boul.Roland-Iherrien.Longucuil.Qc Mil 3Y9 i*i s=r Canada î : * Ô PAGE 6 - La TERRE DE CHEZ NOUS.Ifi OCTOBRE 200H CONGRÈS RÉGIONAUX 2008 LANAUDIERE .\u2019arrêt Boerboom menace ! Photo : Thierry Larivierc/TCN Annette Coutu, présidente de la Fédération de l\u2019UPA de Lanaudière, en compagnie de Gilbert Nicole, directeur général, au Château Joliette le 21 octobre.THIERRY LARIVIÈRE JOLIETTE \u2014 Une récente décision de la Cour suprême du Canada inquiète au plus haut point les délégués de la Fédération de l\u2019UPA de Lanaudière, réunis pour leur assemblée annuelle le 21 octobre, parce qu\u2019elle autorise la construction de plus d\u2019une maison sur les terres.Il s\u2019agit en fait de l\u2019« arrêt Boerboom » oii la plus haute cour a refusé d\u2019entendre un appel de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), ce qui a pour effet de donner raison au jugement de la Cour d\u2019appel qui autorise la construction d\u2019une deuxième maison qui ne constitue plus, dorénavant, une nouvelle utilisation principale et ne nécessite donc pas une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).Des producteurs, comme Mario Houle, s\u2019interrogeaient cependant sur la portée de ce jugement par rapport à d\u2019autres règles qui limitent la possibilité de construire en zone agricole.Les municipalités, par exemple, exigent habituellement de 3000 à 5000 mètres carrés par résidence pour le champ d\u2019épuration.L\u2019assemblée demande donc au gouvernement de clarifier la loi pour éviter l\u2019im- plantation d\u2019un deuxième usage autre qu\u2019agricole.Sur la question de l\u2019élection des dirigeants de l\u2019UPA, l\u2019assemblée de Lanaudière a décidé d\u2019adopter les recommandations de la Commission électorale qui visent à mieux faire connaître les candidatures avant le congrès général.La déléguée et ancienne vice-présidente, Martine Mercier, a toutefois fait valoir qu'il n\u2019était pas opportun de limiter le mandat du président à 12 ans, surtout si on ne limite pas le mandat des autres dirigeants.Mario Houle a ajouté qu\u2019à sa connaissance les autres syndicats ne possédaient pas de telles règles.Cette limite de temps a donc été enlevée de la résolution.Par ailleurs, les délégués ont adopté des résolutions pour reconnaître les producteurs forestiers comme producteurs agricoles, pour bonifier les programmes de soutien aux projets environnementaux et simplifier l'approba- tion des projets d\u2019aménagement aux cours d\u2019eau tant par les autorités, environnementales que fauniques.L\u2019assemblée a également entériné le plan en agroenvironnement 2009-2012 de la région.On demande notamment plus de projets et d\u2019inclure les boisés de ferme et la récupération des matières résiduelles dans le plan.On demande aussi que les municipalités consultent l\u2019UPA locale avant d\u2019adopter un projet avec un impact agricole.Les délégués souhaitent également que l\u2019UPA prenne les moyens appropriés pour expliquer aux consommateurs que les producteurs agricoles ne sont pas les responsables des hausses de prix des aliments.Une résolu-üon de dernière minute demandait aussi de laisser tomber l\u2019exigence d\u2019un certificat d\u2019autorisation pour le lavage de légumes qui entrera en vigueur dans la région après le 20 octobre 2008.Dans son discours, la présidente de la Fédération, Annette Coutu, a fait un lien entre la crise alimentaire, financière et énergétique comme étant « d'abord spéculative ».Dans cette optique, Mme Coutu souligne le rôle utile de la gestion de l\u2019offre et du crédit agricole qui protègent en partie l\u2019agriculture des crises spéculatives, et ce, à l\u2019avantage de toute la société.Nous allons au-delà des limites Chez Pioneer Hi-Bred nous allons au-delà des limites dans tout ce qui a trait à la semence.Nos clients nous ont mis au défi de chercher toujours plus loin pour trouver des solutions aux plus sérieux défis que posent le marché et les conditions culturales de la prochaine décennie.Nos chercheurs tiennent leurs promesses.Notre équipe de champ enthousiaste travaille avec vous pour trouver précisément l\u2019hybride ou la variété qui convient à chacun de vos champs.Sans compter qu\u2019avec la gamme étendue de caractères et de maturités dont notre équipe dispose pour faire un choix, c'est certain qu'il existe une semence de marque Pioneer2, correspondant à votre sol et à l'environnement agronomique de vos cultures.Pioneer Hi-Bred.Nous allons au-delà des limites là où ça compte le plus, dans vos champs.lout achat est sous reserve &>s conditions contenues dans les documents d'etiquetaqe et a\u2019achat.\u201cA \u201c Marque de commerce et de service dont r usager autorise est Pioneer fit,-Bred Sjuitee.O 2008, PHL.PRI1351008 .IT.BF PIONEER \t\tm\t \t\t\tj La terre de chez nous, 30 octobre 2008 - PAGE 7 CONGRÈS RÉGIONAUX 2008 $ ! tn BEAUCE La souveraineté alimentaire : le défi de chacun Photo : IfavCh.mui* Gm.né/TCN Dans l\u2019ordre habituel, Pierre Lemieux, 1\" vice-président de l\u2019UPA provinciale, Jean-Denis Morin, président de l\u2019UPA de la Beauce, les vice-présidents Mario Turenne (1\") et Ghislaine Côté-Bélanger (2') et le directeur régional, Denis Laçasse.JEAN-CIIARLLS GAGNÉ SAINT-GEORGES- Les agriculteurs de la Beauce ont débattu d\u2019enjeux sérieux et complexes lors du congrès de l'UPA qui a eu lieu le 21 octobre 2008, sous le thème « La souveraineté alimenTerre pour la survie de l\u2019humanité ».Le président Jean-Denis Morin y a fait valoir que la souveraineté alimentaire est un modèle économique qui se défend en termes de société et de développement local et régional, surtout en cette période de crise financière et alimentaire.Mais pour qu'elle ne se limite pas à « un coup de vent syndical », les agriculteurs doivent faire chacun leur part pour exiger leurs propres produits dans les épiceries et pour convaincre leurs proches d\u2019acheter des produits québécois.Ce sont les consommateurs qui font l\u2019épicerie, pas 1\u2019UPA, a-t-il expliqué.Dans cette région à forte production animale, l'assemblée a voté à l\u2019unanimité en faveur du renouvellement de l\u2019entente avec La Financière agricole du Québec, avec des programmes basés sur les coûts de production, accessibles à tous les secteurs, avec un plafonnement de l\u2019aide et un financement adéquat.Or, le processus en cours avec le négociateur Michel St-Pierre est « difficile et manque de transparence alors que les producteurs assument le tiers et même la moitié des cotisations selon les assurances, a signalé 1 vice-président de l\u2019UPA provinciale, Pierre Lemieux.C\u2019est le diviser pour régner qui prévaut.Québec a certes des contraintes (budget, déficit zéro et normes internationales) mais il lui revient de trouver la façon pour que ce programme respecte la catégorie verte à l\u2019Organisation mondiale du commerce comme d\u2019autres pays l\u2019ont fait ».Le tiers des résolutions portait sur l\u2019environnement.Les délégués ont ainsi si- gnalé leur opposition unanime à toute tarification sur l\u2019eau applicable au secteur agricole, telle que proposée dans un projet de loi gouvernemental.L\u2019assemblée a revendiqué la mise en culture immédiate de superficies équivalant aux superficies perdues depuis le moratoire imposé en décembre 2004.Ces surfaces, qui ont été consacrées à des parcs industriels, à la construction de maisons, à des structures publiques et au reboisement en zone verte, sont essentielles pour que plusieurs élevages se conforment à la norme phosphore en 2010.Ils ont réclamé que le programme Prime-Vert permette une aide maximale par bâtiment d'élevage, plutôt que par entité agricole, au sujet des structures d\u2019entreposage des fumiers.Ils ont demandé au MAPAQ de doubler l\u2019aide maximale du volet Réduction de In pollution diffuse de Prime-Vert pour la porter à 100 000 $, avec de l\u2019argent neuf.Les délégués ont requis, de Québec et d\u2019Ottawa, de verser, dans un fonds spécial, l\u2019impôt perçu auprès des agriculteurs qui démantèlent leur ferme, pour favoriser la relève.Ils ont appuyé la reconnaissance du statut de producteur agricole aux producteurs forestiers dont les plans conjoints sont sans cesse attaqués par les grandes compagnies.Les congressistes sont d\u2019accord pour que les dirigeants de l'UPA provinciale sollicitent un nombre illimité de mandats de deux ans.Les boucles électroniques apposées aux bovins, et souvent perdues, ont suscité le plus d'échanges.La résolution était à peine lue qu\u2019une dizaine de délégués attendaient au micro pour exprimer leur frustration.Les éleveurs ont formulé plusieurs alternatives pour éviter d\u2019être exposés à des sanctions lorsqu\u2019un animal perd une boucle électronique.LÉVIS-BELLECHASSE, RIVE-NORD, LOTBINIÈRE-MÉGANTIC « Ces résolutions s\u2019adressent à nous » - Maurice Vigneault Pnom : Pif.rri-Yvon Bft.is/K N Les délégués ont adopté une vingtaine de résolutions.Président de la Fédération de l\u2019UPA Lotbinière-Mégantic, Maurice Vigneault a pris soin de préciser que « ces résolutions s\u2019adressent à nous ».PIERRE-YVON BÉGIN - QUÉBEC - Maurice Vigneault était fier de présenter son cahier de résolutions.Président de la Fédération de l\u2019UPA Lotbinière-Mégantic, il avait la conviction d\u2019offrir des propositions uniques aux délégués des trois Fédérations de l\u2019UPA de Québec pour leur assemblée générale annuelle 2008.A son avis, Québec se démarque cette année par des résolutions qui ont pour effet de renvoyer la balle dans le camp des producteurs agricoles.« Ces résolutions s\u2019adressent à nous», confiait Maurice Vigneault, admettant que ces résolutions peuvent constituer la réponse des producteurs aux recommandations de la récente commission Pronovost sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture.Le changement est à nos portes, a-t-il confié aux délégués, conscient que cet avenir est déterminé par les consommateurs.Voulez-vous assurer le leadership et vous en donner les moyens?a-t-il demandé aux délégués.« Est-ce qu\u2019on peut se ramasser comme organisation, identifier nos produits et en faire la promotion ?a-t-il déclaré à la Terre h l\u2019issue de l\u2019assemblée.On est prêts à embarquer dans d\u2019autres visions du développement de l\u2019agriculture.Il y a des craintes, c\u2019est normal, mais ce n\u2019est pas un NON catégorique.Ce n\u2019est pas un reproche à l'UPA, mais plutôt une invitation à nous accompagner.» Les délégués ont ainsi ratifié une proposition demandant à l\u2019UPA d\u2019assumer le leadership avec ses affiliés afin que l\u2019identification des produits québécois se réalise de la terre jusqu\u2019à la table.Pour mousser la vente des produits québécois, ils ont approuvé majoritairement la création d\u2019un fonds de promotion devant être approuvé ultérieurement par les membres.Ils désirent aussi élaborer une stratégie afin de mettre en relief les normes environnementales, les exigences en sécurité alimentaire et celles régissant le bien-être des animaux.« C\u2019est un enjeu fondamental », a déclaré Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération de la Rive-Nord.Celle-ci a rappelé une expérience malheureuse dans le secteur du porc; les producteurs ont défrayé la formation des bouchers pour la découpe, tandis que le porc du Québec était absent des tablettes! Dans une perspective de souveraineté alimentaire, les délégués ont aussi entériné une proposition demandant à l\u2019UPA de créer un groupe de travail autour d\u2019un projet de commercialisation des grains cultivés au Québec.Ceux-ci seraient dirigés en priorité vers les éleveurs du Québec pour nourrir leur troupeau.« Cette résolution était attendue depuis longtemps », a commenté Marcel Labrie (Labrie Québec), producteur laitier de Lévis.En ce qui concerne l\u2019instauration ries plans de développement île la zone agricole, les délégués des Fédérations de Québec demandent à l'UPA de s'investir dans le processus.Ils veulent aussi que les syndicats de base soient partie prenante des discussions devant conduire au développement du plein potentiel agricole et forestier de chaque MRC.Ils tiennent à ce que ces plans de développement consacrent la primauté de l'agriculture en zone agricole.Les délégués ont aussi appuyé la Fédération des producteurs de bois du Québec dans sa démarche visant à amender la Loi sur les producteurs agricoles de manière à permettre aux producteurs forestiers d\u2019obtenir le statut de producteur agricole.De même, ils demandent à l\u2019UPA de reconnaître et de faire reconnaître la diversification de l'agriculture, convenant que tous les secteurs de production doivent avoir accès de manière équitable aux différents programmes d\u2019aide financière de l\u2019État.« Quand une cheminée est bouchée, il faut la ramoner », a affirmé Jacynthe Gagnon pour insister sur l\u2019importance d'inclure toutes les productions, reconnaissant que les groupes spécialisés ne sont pas parvenus à s\u2019entendre jusqu\u2019ici.PAGE 8 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2001! CONGRÈS RÉGIONAUX 2008 BAS-SAINT-LAURENT es succède à Claude Guimon Photo : Iuue Mtrcier/TCN Le nouveau président de l\u2019UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilies Guimond, producteur laitier de Sainte-Blandine, qui succède à Claude Guimond, député bioquiste du comté de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques récemment élu.Petit cousin de Claude, Gilles occupait auparavant la deuxième vice-présidence.JULIE MERCIER RIMOUSKI - Les quelque 140 délégués de l\u2019UPA du Bas-Saint-Laurent ont profité de leur assemblée annuelle du 21 octobre pour élire un nouveau président, Gilles Guimond, un producteur laitier de Sainte-Blandine.Une 78' assemblée oit une douzaine de résolutions furent adoptées sans grand débat.Les délégués ont d\u2019abord exigé une véritable Politique agricole reflétant leurs réalités et leurs besoins, parmi lesquels l\u2019amélioration des revenus nets, des aides à l\u2019établissement et un régime de retraite.En plein renouvellement de La Financière agricole du Québec (FADQ), ils ont refusé l'idée d\u2019un plafonnement régressif et proposé de tenir compte des particularités régionales, dont la nordicité, dans le calcul du coût de production.« L\u2019autre défi, c\u2019est de rejoindre l\u2019ensemble des secteurs de production.En 2008, c\u2019est une obligation, a indiqué le président de l\u2019UPA provinciale, Christian Laçasse, en lançant un appel à la solidarité.M.Laçasse a profité de la tribune pour critiquer la décision du gouvernement d\u2019écarter l\u2019Union de la table de négociation.« Nous ne voulons pas juste être consultés.Nous voulons être autour de la table pour discuter de ce que sera la sécurité du revenu pour les 10-15 prochaines années, a martelé M.Laçasse.Nous ne sommes pas respectés et nous en payons le tiers.Si ça continue comme ça, ça va être la confrontation.» D\u2019ailleurs, les agriculteurs bas-laurentiens se sont dits prêts à se mobiliser en appui à leur Confédération.Ce sont cependant les fluctuations du dollar canadien et du prix des intrants qui ont fait le plus jaser.« Si les actionnaires des pétrolières ont droit à des millions, moi j\u2019ai droit à mon coût de production.Je veux qu\u2019il soit ajusté en fonction de la hausse des prix du pétrole », a lancé un participant.Les quelque 140 délégués ont aussi interpellé le gouvernement fédéral, lui demandant de dédier des enveloppes spécifiques en cas de crise et de soutenir financièrement l\u2019abattoir Colbex.Ils ont aussi exigé que les pertes occasionnées par la concurrence déloyale des États-Unis et de l\u2019Europe soient versées aux producteurs du Québec par le biais de La Financière.Mécontents du règlement 2007 de l\u2019assurance récolte foin, les participants ont réclamé des changements à la méthode d\u2019évaluation des pertes de fourrage.En agroenvironnement, les délégués ont adopté quelques modifications à Prime-Vert, dont l\u2019admissibilité à plus d\u2019une reprise pour les agriculteurs qui doivent se conformer à de nouvelles exigences.« Moi quand j'ai logé ma fosse, les eaux de laiterie on n\u2019en parlait pas », a fait remarquer un producteur.Le report de l\u2019échéancier d'avril 2010 pour l\u2019entreposage étanche des engrais de ferme et l\u2019allongement de la période d\u2019épandage jusqu\u2019au 15 octobre ont été adoptés.Finalement, la reconnaissance du statut de producteur agricole pour les producteurs forestiers a obtenu l\u2019aval de l\u2019assemblée.Pour le nouveau président de l\u2019UPA du Bas-Saint-Laurent, le renouvellement de l\u2019entente avec la FADQ occupera son organisation pour la prochaine année.C\u2019est la priorité, mais nous allons aussi poursuivre notre plan d\u2019action, déclarait à la Terre Gilles Guimond.Adopté en juin dernier, le plan d\u2019action 2008-2011 mise sur l\u2019achat local et les réseaux courts de mise en marché.Le superviseur travaille en permanence en arrière plan pour vous aider à optimiser le rendement.Mémoires de régime moteur SV1/5V2, modes de fonctionnement ana VT et lection de Nous avons demandé à des producteurs comme vous de nous aider a dessiner la cabine des nouveaux tracteurs poids lourds des séries 6400/7400 de Massey Ferguson, allant de 100 à 180 HP pto.Le résultat ?Des commandes ergonomiques évidentes; un niveau de brull à 69 dBA dans la cabine; un tableau de bord plus mince avec des cadrans numériques et graphiques et un siège pivotant otlrant le luxe d'une suspension pneumatique.Montez le tout d\u2019un cran en optant pour le siège super de luxe et la cabine avec suspension pneumatique à deux paliers pour encore plus de contort.Lorsque combinés à la suspension de l'essieu avant OuadLlnkw Ils réduisent la vibration dans la cabine de 50% ou plus.Le superviseur travaille en permanence en y '\t; Il (St possible de régler L'Autodriv e dans la position voulus à tout moment.commandes ' desélection de vitesses et vt^va d\u2019engagement \\- jde PDF sont Vfpratlques O IMF 6400 J MF 7400.MASSEY FERGUSON* gammes regroupés de manière ergonomiques.MASSEY FERGUSON Agritibi R.H.Inc.AMQUI Machinerie J.N.G.Thériault Inc.Service agricole do l\u2019Estrie Faucher & Faucher Laurier Inc.M.achineries Nordtrac Ltée Garage Paul-Émile Anctil Ltée MONT-LAURIER F.Constantineau Inc.NAPIERJ/ILLE Hewitt Équipement Ltée Hewitt Equipement Ltée Equipements Guillet Inc.Garage André Parisien SAINT-ANDRÉ- Garage N.Thiboutot Inc.SAINT-ROCH-DE L\u2019ACHIGAN \u2022 Machineries Nordtrac Ltée SAINTE-ANNE-DES-PLAINES Equipements Yvon Rivard Inc.SAINTE-JUSTINE DE-NEWTON R.Brisebois & Fils Ltée SAINTE-MARIE-DE-BEAUCE Faucher & Faucher Inc.Champouxmachineries Inc.SAINT-BRUNO/ (Lac St-Jean) G.M.D.Inc.SAINT-CYPRIEN Alcide Ouellet & Fils Inc.SAINT-DENIS-SUR-RICHEL Groupe Symac, machinerie agricole Aurélien Lessard Inc.Groupe Symac, machinerie agricole La terre de chez nous, 30 octobre 2ooè - PAGE 9 ACTUALITES INTERNATIONALES yourPrCjfîtpartner Semence disponible dès aujourd\u2019hui auprès du représentant- Genex.tiVitty Meath omposite !t Membre 's.rtn La Fédération des producteurs de porcs du Québec vous invite à la 13e édition de cet événement présentant, encore cette année, un programme des plus relevé.Programme de la journée 9 h Inscription 9\th 45 Mot de bienvenue du président du comité des naisseurs 10\tb Produire du porc sans antibiotiques, c\u2019est possible! 10\th 30 Que ferons-nous du fumier en 2010 ?11\th Résultats d\u2019une étude sur les stations de lavage et recommandations pratiques 11\th 30 Le temps de travail dans les maternités : s\u2019organiser pour une meilleure efficacité 12\th Dîner inclus dans le prix du billet 13\th 15 Mot du président de la FPPQ L\u2019après-midi aura pour thème : Mieux gérer la productivité de la truie 13 h 30 L\u2019ABC d\u2019un bon taux de fertilité 13\th 45 Tirez le maximum de la période du péripartum de vos truies 14\th Gagnant du concours « Fermes porcines 2008, catégorie des naisseurs » 14\th 15 Forum avec les trois panélistes 15\th Mot de clôture Évitez les longues files d\u2019attente en vous inscrivant à l\u2019avance au service à la clientèle du CRAAQ par téléphone au 418 523-5411 ou en ligne : www.craaq.qc.ca.BIENVENUE A TOUS! CKÎôO Une Initiative du < prtxlik turn jumm SIAL DE PARIS Au cœur des nouvelles tendances alimentaires MICHEL BEAUNOYER 1H07235 *\tj TOYSTOrçY PARIS - Le Salon international de l\u2019alimentation, le SIAL, qui se déroulait du 19 au 23 octobre derniers à Paris pour une 23' reprise, a attiré quelque 145 000 visiteurs.Même si ce Salon a maintenant son pendant montréalais, la masse critique de 5300 exposants et ses visiteurs venus de partout dans le monde en font un incontournable.Plus d\u2019une vingtaine d\u2019entreprises agroalimentaires québécoises y avaient pignon sur rue, en solo, ou parmi les kiosques canadiens ou sectoriels.« Pour les exposants, notamment ceux venus du Canada, le SIAL de Paris représente un point de rencontre.Au lieu de parcourir l\u2019Europe pour contacter les clients, ces gens d\u2019affaires peuvent se donner rendez-vous ici », explique Cécile Bassot, directrice générale du SIAL.Évidemment, le SIAL est aussi une belle occasion de montrer ses produits aux acheteurs étrangers, grossistes, importateurs ou distributeurs de tous calibres.Au fil des ans, depuis 1969, le Salon de l\u2019alimentation parisien a connu une évolution constante.En fait, assure Mme Bassot, le SIAL a toujours tenté d\u2019anticiper les tendances du marché.« Présentement, ce que l\u2019on sent, c\u2019est une forte demande pour les produits s'inscrivant dans un style de vie équilibrée, explique la patronne du Salon.On ne parle plus de produits amaigrissants, mais plutôt d\u2019aliments santé combinant la simplicité de préparation au mélange des saveurs.» Comme elle le précise davantage, dans le marché de l\u2019alimentation, il n\u2019y a de place que pour à peine 20 % de nouveaux produits en étalage.Quelque part, les 5300 exposants du SIAL se battent tous pour PAGE 10 - La TERRI- DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2008 Certains exposants, venus de 104 pays dans le monde, se regroupent en pavillons nationaux, comme c'est le cas de certains participants canadiens.Bureau queuecois ae Genex Cooperative 450.825.1392 Genex est votre partenaire pour le profit! £2009 CA! AlflOa-lOfl cet espace.Selon elle, parmi les produits qui se tailleront une place sur les tablettes, à peine la moitié va durer plus d\u2019un an ou deux.L\u2019ouverture des marchés mondiaux de l\u2019alimentation a aussi ses bémols.Le cas récent de la contamination des produits chinois a fait les manchettes et déclenché un signal d\u2019alarme dans tout le secteur.« On le voit sur le plancher, reprend la directrice générale du SIAL, la présence de transformateurs des quatre coins du globe, dont l\u2019Asie, s\u2019est accentuée et vient enrichir l'offre.Toutefois, il faut évidemment constater qu\u2019il faut s\u2019assurer de l\u2019efficacité de nos barrières de protection en matière d\u2019innocuité des aliments.C\u2019est la responsabilité de ces nouveaux joueurs de se mettre au diapason de nos normes.» Quand on lui parle d\u2019avenir, Cécile Bassot affirme que le SIAL, que ce soit sa version parisienne, montréalaise, chinoise ou argentine, aura toujours sa place comme point de convergence des nouvelles tendances en alimentation.« Dans l\u2019alimentaire, il y a un besoin de rencontre, de voir et de goûter les produits.En ce sens, le SIAL a fait ses preuves, » conclut Mme Bassot.1*1101 os : Mit m 1 IUjMJsoyi r/ ICN Selon Cécile Bassot, directrice générale du SIAL de Paris, cette grande foire alimentaire est une plaque tournante des tendances de la consommation mondiale.Journée provinciale d\u2019information pour les producteurs naisseurs Le mercredi 12 novembre 2008 Hôtel Best Western Universel - Drummondville ACTUALITES INTERNATIONALES SIAL DE PARIS Une vitrine pour nos entreprises MICHELBEAUNOYER PARIS - Le SIAL de Paris esl une plaque tournante du secteur de l\u2019agroalimen-taire mondial.Dans l\u2019édition qui vient tout juste de se dérouler en octobre, 5300 exposants rivalisaient d'ingéniosité pour décrocher une nouvelle clientèle.De ce nombre, une trentaine d\u2019exposants québécois, dont les représentants d\u2019Agro-Haribec, une PME commercialisant des haricots produits ici.« C\u2019est grâce au SIAL que nous avons développé notre marché en Europe du Sud, notamment en Italie, lance d'entrée de jeu Erik De Franciosi, vice-président sénior de l\u2019entreprise basée à Brossard.Non seulement c\u2019est une belle vitrine pour notre produit, une participation au SIAL nous donne des airs sérieux, même si nous sommes une petite entreprise.» Agro-1 laribec a concentré ses efforts, depuis les cinq dernières années, sur la commercialisation d\u2019un produit spécifique, le haricot blanc.C'est une iégu-mineuse prisée dans certaines parties de l\u2019Europe, qui la consomment traditionnellement mais qui en ont graduellement abandonné la production.Nous vivons donc une situation où des pro- ducteurs québécois récoltent des haricots qui n\u2019intéressent guère les consommateurs de chez nous mais qui font le bonheur des ménages européens.L\u2019arrimage entre la demande de ces marchés et la capacité de nos producteurs à la satisfaire est un véritable tour de force.« On veut toujours trouver de nouveaux clients, mais il faut être en mesure de livrer le produit alors que les volumes dépendent des superficies et des conditions météorologiques, explique M.De Franciosi.À l'inverse, si la production explose, les prix risquent de chuter.» L\u2019important, selon le vice-président d\u2019Agro-Haribec, c\u2019est autant la qualité des relations d\u2019affaires avec les clients que la solidité des ententes avec les producteurs québécois.« Il faut convaincre les agriculteurs des avantages d\u2019intégrer le haricot dans leur rotation, détaille le commerçant.Les statistiques indiquent que sur les 20 dernières années, le haricot a été plus payant que le soya 17 fois.Le climat québécois est particulièrement adapté à cette culture et sa qualité nous permet de rivaliser avec les autres fournisseurs.» La participation au SIAL est d\u2019ailleurs une belle occasion d\u2019aller jeter un coup Photos : Michel Bkaunoykr/TCN Erik De Franciosi, vice-président, en compagnie de Camilla Polak, agente de commercialisation pour la PME Agro-Haribec, rencontrés sur le plancher du SIAL.d\u2019œil sur la qualité des haricots concurrents, la nouvelle récolte étant tout juste disponible.Selon M.De Franciosi, c\u2019est aussi une opportunité de tester le marché, de sentir comment il évolue et de donner des coups de sonde auprès de nouveaux clients, des opérations impossibles à mener au téléphone.Sous la bannière du pavillon canadien, nous retrouvons Martin Lavoie, directeur adjoint de Canada Porc international, un regroupement d\u2019une vingtaine de transformateurs de porc, dont la moitié québécois.Ayant pignon sur rue à Boucherville, cette association d\u2019exportateurs profite aussi du SIAL pour mousser le porc québécois sur les Regroupant plusieurs transformateurs de porc, l\u2019association Canada Porc international, représentée sur la photo par Martin Lavoie, permet de positionner le porc d\u2019ici sur les marchés de l\u2019exportation.marchés est européen, asiatique, africain et sud américain.Les efforts de développement ne peuvent pour l\u2019instant s'adresser directement aux acheteurs ouest européens, puisque aucune usine d\u2019ici n\u2019est présentement certifiée pour répondre à leurs normes.Ceci étant dit, la présence au SIAL a contribué à soutenir les ventes du porc québécois, en découpes ou transformé, même si le prix a connu un certain glissement.« Le SIAL est aussi une belle occasion pour nos participants d\u2019aller voir un peu ce que proposent leurs concurrents, explique M.Lavoie.Globalement, c\u2019est une bonne vitrine pour montrer la qualité de nos standards de production.» -v rv *r wmmr* il; VOICI LES SIX GRANDS CRUS PARFAITS POUR L'EXPORTATION VERS L'ASIE ^§1§P GOUT APPRÉCIÉ DES GRANDS CONNAISSEURS Le peuple asiatique consomme des produits à base de soya depuis plus de deux millénaires Notre société moderne et scientifique reconnaît enfin les effets bénéfiques du soya.Les fins connaisseurs de noue clientèle asiatique ont su apprécier la qualité alimentaire de nos soyas -< Made in Canada De meme, les fins connaisseurs de notre clientèle agricole trou/eront parmi notre gamme de soyas Quaü-Pro le produit qui 'eur permettra d'obtenir les revenus désirés avec la fierté d'offrir un aliment de qualité.1 800 817-3732 / WWW.SEMENCE5PROGRAIN.COM 1 Pronatto\tKonatto\tKorus\tVénus\tNova\tOria\t 2525 UTM\t^\tTYPE NATTO\tÆk\\ 2600 UTM ^\tHAjT-: -itGTclNt /Sfcr 2550 UTM\tHAUTE «OT&KE Saneeurt.r»i.*,Pb D.Diane Brodeur, m.v.\u2022 24 heures chrono\tYvan Brodeur \u2022\tRSS ou Syndrome du rabougrissement 0 DINDON \u2022\tRégie d\u2019élevage pour diminuer les problèmes locomoteurs\tLeone Oufour-Zavafa, m.v.Helen Woywwfa, m,v.\u2022 Données d'élevage de dénions avec et sans antibiotique\tLk/fd J.Weber, m.v.\u2022\tDodeure, j\u2019ai un cour rond, que dois-je faire?0 OEUFS DE CONSOMMATION \u2022\tLa lumière: un facteur important pour une production optimale d'ends\tHelen Wojcimlt/.m.v Qamet 8*t.TP \u2022 Choix d'un programme vaccinal: misez sur les résultats de ponte\tCfcffân Hébert mj*.» Améliorer la qualité de b coqiriRe chez la pondeuse 0 OEUFS D'INCURATION * Une bonne uniformité chez les pnrdettes: pourquoi et comment?\tftstnMarc CuiMaumm U.urbr, Zutdheé, Ph D \t \u2022 L'expérience brétüenne: proàuctMté et régie\tFhùpp* Vukrjt * Nutrition des reproducteurs à fige de la puberté\tMartin ZutdhrJ.PhD 15 h 30 MotdesUnure Vrwtede* ivQiques Pour information: 450 799-2440 Inscrivez-vous dès maintenant www.aqinac.com plein pour récupérer les petits animaux qui peuvent se retrouver maintenant à des dizaines de kilomètres de la ferme.Le groupe écologiste North American Animal Liberation fait état, sur son site Internet, de cet événement.Ce groupe extrémiste se vante d\u2019avoir réalisé des libérations de primates, de visons et même de porcs un peu partout en Amérique du Nord.Des événements similaires sont survenus en Ontario et en Colombie-Britannique.Pour M.Labonté, ce geste n\u2019est pas très brillant : « Ils veulent sauver des animaux.Dans notre cas, plusieurs vont mourir de faim ou devenir la proie de prédateurs.Les visons récupérés devront être abattus parce qu\u2019ils peuvent être porteurs de maladie après leur passage en nature.» Cette ferme d\u2019élevage est en exploitation depuis les années 1930 et compte 25 000 sujets.De plus, on y fait la production et le commerce de nourriture pour visons et chiens.L\u2019éleveur demande la collaboration de la population pour récupérer les bêtes.On peut le rejoindre au 411) 338-5030.Au Service de la protection de la faune à Thetford Mines, l\u2019agent de conservation Gérard Roy a expliqué que les visons à l\u2019état naturel ont plusieurs prédateurs, comme des coyotes ou des pékans (sorte de martre).Ceux provenant d\u2019élevage sont beaucoup plus vulnérables.De plus, si ces bêtes deviennent affamées, elles pourraient faire des ravages dans des poulaillers ou autres élevages.Y.C.AUTOROUTE 73 Vers une seconde autorisation Forcée de refaire son travail par le Tribunal administratif du Québec (TAQ), la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) confirme son premier verdict, en rendant une orientation préliminaire favorable au prolongement de l\u2019autoroute 73 entre Beauceville et Saint-Georges selon le tracé est.Propriétaires touchés par ce nouveau tracé, Marc Saint-Hilaire, Manon Poulin, Josée Bilodeau et Pascal Veilleux sont à l\u2019origine de la contestation devant le TAQ.En juillet dernier, le tribunal d'appel demandait à la Commission de réanalyser le dossier en tenant compte de sa première autorisation sur le tracé original du ministère des Transports, le tracé ouest.Aujourd\u2019hui, la Commission penche de nouveau pour le tracé est, un tronçon de 17,7 kilomètres qui amputera une quarantaine d\u2019hectares de zone verte.La CPTAQ dispose de 30 jours avant de rendre une décision finale.J.M.La CSN poursuit Olymel THIERRY LARIVIÈRE La Confédération des syndicats nationaux (CSN) poursuit Olymel pour outrage au tribunal dans le dossier de la fermeture de l\u2019usine de découpe de porcs de Saint-Simon en avril 2007.Le syndicat des employés réclame 7,5 MS en salaire plus les intérêts et le préjudice parce qu\u2019il affirme qu'Olymel n\u2019a pas respecté les décisions des tribunaux qui demandaient le respect du contrat de travail.Une lettre d\u2019entente de cette convention prévoyait en effet qu\u2019Olymel ne pouvait pas fermer l\u2019usine avant le 30 septembre 2007, alors que les travailleurs ont été remerciés le 20 avril 2007.Le syndicat réclame donc le salaire perdu pendant cette période.« La fermeture était une stratégie pour mettre de la pression sur les producteurs et le gouvernement », a déclaré Christian Desrochers, président du syndicat CSN de Saint-Simon.M.Desrochers ne pense pas que la fermeture de l'abattoir de Saint-Valérien, également le 20 avril 2007, mettait fin aux obligations de l'employeur comme le prétend au contraire Olymel.L\u2019employeur estime en effet que la lettre d\u2019entente liait le sort des deux établissements.\" La décision initiale était de fermer Saint-Simon ¦¦, rétorque M.Desrochers, qui ajoute que la fermeture de Saint-Valérien a été une « stratégie déloyale » qui est venue par la suite.Le chef syndical estime maintenant que la décision de la Cour supérieure de Saint-Hyacinthe aura une influence déterminante sur la réouverture éventuelle de l'usine de Saint-Simon.Il est peu probable qu\u2019elle ordonne la réouverture de l\u2019usine, mais si jamais l\u2019entreprise'devait payer des pénalités importantes, le syndicat se dit ouvert à des discussions basées sur des offres « raisonnables » de réouverture.M.Desrochers fait valoir qu\u2019il n\u2019y a toujours pas d\u2019abattoir important en Montérégie et que les installations de Saint-Simon ont bénéficié d\u2019investissements importants (aqueduc, frigidaire, etc.) de 1999 à la fermeture.La Cour entendra la cause les 27, 28, 29 et 31 octobre.La Terre n\u2019a pas été en mesure d\u2019obtenir les commentaires d\u2019Olymel au moment de mettre sous presse.PAGE 14 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2008 TERRITOIRE 7 m mum à paUUfii ÉNERGIE ÉOLIENNE Le milieu agricole mieux outillé CARLTHÉRIAULT COLLAHORATION SPÉCIALE RIMOUSKI - Le milieu agricole a maintenant un nouvel outil de travail pour évaluer les projets de parcs éoliens.Il s'agit du guide des élus municipaux sur l\u2019acceptabilité sociale des parcs éoliens.Un guide de 154 pages assorti de 26 fiches-conseils.« C\u2019est un guide qui pourrait créer un changement de dynamique.Maintenant un projet éolien pourrait s\u2019adapter au milieu au lieu que le milieu s'adapte aux promoteurs de parc éolien \u2022>, souligne Jean-Claude Paren-teau.porte-parole de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent.peinent territorial et la filière éolienne de l\u2019UQAR, qui ont participé à la rédaction de ce guide, terminent actuellement six études de cas sur l\u2019acceptabilité sociale de cette filière énergétique grâce à un don d\u2019un million de dollars fait à la Fondation de l\u2019UQAR par Hydro-Québec.Le guide a été préparé sous la coordination de quatre conférences régionales des élus (Chaudière-Appalaches, Bas-Saint-Laurent, Gas-pésie et Côte-Nord), de chercheurs de l\u2019Université du Québec à Rimouski et de La Rochelle en France.Le guide est disponible, sur internet, à : vwvw.uqar.qc.ca/crdt/fr/frames.html Photo : Cari.Tiiériault Bruno Jean, directeur du Centre de recherche sur le développement territorial à l\u2019Université du Québec à Rimouski, lors du lancement du guide le 7 octobre dernier.Le montage d\u2019une seule éolienne nécessite le défrichage d\u2019une surface de 3400 à 5000 mètres carrés sans compter la construction de routes d\u2019accès, d\u2019aires d\u2019entreposage, de la mise en place du réseau sous-terrain collecteur, le piétinement des sites, etc.Le guide suggère, à propos de la cohabitation des usages (agricole, forestier, touristique), la réalisation d\u2019un plan intégré de gestion des ressources afin de ne pas favoriser le développement éolien au détriment d\u2019autres secteurs d\u2019activité.Selon Jean-Claude Parenteau, le guide va aider le milieu et les producteurs à réagir lorsqu\u2019un promoteur dont le projet est déjà en route veut faire signer une option d\u2019achat sur les terres.Le guide contient une méthode standardisée de calcul des revenus bruts générés par les éoliennes.Le document décortique un projet éolien sous l\u2019angle du cadre réglementaire et institutionnel (environnement, zonage agricole, schéma d\u2019aménagement des MRC, etc.), des fondements de l\u2019acceptabilité sociale (processus décisionnel, milieu social, etc.), du rôle et de la responsabilité des élus, de l\u2019impact des projets en plus de proposer une grille de calcul des revenus générés par les parcs éoliens.L\u2019Unité de recherche sur le dévelop- R ÉVOLUTIONNAIRE! ULTRA-EFFICACE CONTRE RATS, SOURIS.élimine sans Aucune odeur ni cadavre.Correction une fois pour toute Prévention discrète et durable V nillf/Mt Protège 365 jours À\u2019rULbUK Par année depuis 1991 Homologué.Permis fédéral Recommandé pour résidences, fermes, commerces NOS CLIENTS SONT SATISFAITS.ET VOUS?CONTINENTAL SERVICES INTÉGRÉS INC.Les ateliers AgriSuccès Établissez une vision et des objectifs 25\tnovembre - St-Jean-Sur-Richelieu 27\tnovembre - Mirabel Rentabilité et budget 26\tnovembre - Rivière-du-Loup 28\tnovembre - Trois-Rivières 3\tdécembre - Victoriaville 4\tdécembre - St-Hyacinthe États et ratios 27\tnovembre - Coaticook Gérez la commercialisation des denrées 25 et 26 novembre - Granby 2 et 3 décembre - Valleyfield 9\tet 10 décembre - Joliette 10\tet 11 décembre - Shawville (offert en anglais) Tournées d\u2019apprentissage AgriSuccès Parlons foin, du 24 au 28 novembre Casselman, St-Eugène, Buckingham, Gracefield, New Liskeard (offert en anglais), St-Bruno-de-Guigues L'idée de perfectionner vos compétences en gestion vous intéresse?Inscrivez-vous à une séance de formation qui sera donnée sous peu.L'inscription est gratuite pour les clients de FAC et pour les clients du plan de service de soutien AgExpert.Pour obtenir la liste complète des événements d'apprentissage et des lieux où ils se dérouleront, consultez www.AgriSucces.ca ou composez le 1-888-332-3301 Inscrivez-vous dès aujourd'hui.Les places sont limitées et les dates peuvent changer.' Financement agricole Canada Pour l'avenir de l'agroindustrie Canada en partenariat avec Canadian Farm Bunneu Mana(tm«nt Council Aiguisez vos crayons et vos compétences en gestion 1-800-265-9145 L\\TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCTOBRE 2008 - PAGE 15 09-062-212-28 F 10/24/08 NSF ACTUALITES MISE EN MARCHÉ Le cidre québécois à la conquête du monde Le cidre québécois s\u2019installe de plus en plus comme une industrie importante au Québec tant par la longévité de ses pionniers que par la hausse des exportations.Deux cidreries en importante progression se sont associées à des exportateurs français de façon à accélérer leur arrivée dans plusieurs marchés internationaux.THIERRY LARIVIÈRE La Face cachée de la pomme, d\u2019Hemmingford, a cédé un bloc minoritaire d\u2019actions aux vins Boisset de Paris afin d\u2019augmenter ses ventes à l\u2019étranger plus rapidement.Le partenariat devrait aussi pouvoir soutenir la croissance dé l\u2019entreprise qui doit soutenir d\u2019importants inventaires de cidre en période de maturation.Le PDG François Pouliot espère ainsi pouvoir doubler ses ventes d\u2019ici quatre ans.Même si le cidre de La Face cachée se vend déjà dans 17 pays, la cidrerie n\u2019y réalise que 10 % de ses ventes de 3,5 M$.Boisset, un spécialiste du Beaujolais, vend dix fois plus et est présent dans 80 pays et bien déployé aux États-Unis.M.Pouliot souhaite qu\u2019un jour le cidre de glace devienne un produit d\u2019une aussi grande notoriété mondiale que le champagne ou le cognac.Le pionnier de la nouvelle vague de cidriculture au Québec, La Cidrerie du Minot, fête ses 20 ans cette année.Parlant de cognac, le Domaine Pinnacle, de Frelighsburg, a récemment fait une percée en Allemagne, en Espagne et à Singapour portant à 38 le nombre de pays où l\u2019entreprise est présente.Or, ce succès s\u2019explique en bonne partie par l\u2019association de la cidrerie avec le géant français du cognac Camus.Malgré ces deux exemples, le président des Cidriculteurs artisans du Québec, Stéphane Petit, ne pense pas que l\u2019association avec un grand exportateur étranger soit un passage obligé pour les cidreries du Québec.« Je suis pas mal certain que ce ne sera pas une tendance », explique ce dernier qui pense que c\u2019est le mode de financement et la croissance rapide de certaines entreprises qui expliquent ce Photos : Cidrerie du Minoi Vur à La famille Demoy, Robert, Joëlle, Audrenne et Alan, dans la plus ancienne cidrerie du Québec encore en activité, la Cidrerie du Minot.phénomène.Plusieurs autres cidriculteurs exportent, mais choisissent un distributeur pays par pays sans partenaire entre les deux.Le pionnier du cidre au Québec fête ses 20 ans Le pionnier de la nouvelle vague de cidriculture au Québec, La Cidrerie du Minot, fête ses 20 ans cette année.C\u2019est en 1987 que Robert et Joëlle Demoy, d\u2019origine bretonne, achètent un domaine de 52 hectares à Hemmingford.Ils obtiennent le pre- mier permis de production artisanale du cidre en 1988.Leur premier cidre est le Crémant de pomme du minot, toujours disponible, le premier cidre mousseux à effervescence naturelle.Suivront une dizaine de produits différents qui s\u2019inspirent des techniques de Bretagne, soit une longue fermentation à basse température sans ajout de sucre.La famille Demoy mise notamment sur le tout nouveau Crémant de glace « Tête de Cuvée », un cidre de glace naturellement mousseux.La famille Demoy mise notamment sur le tout nouveau Crémant de glace « Tête de Cuvée », un cidre de glace naturellement mousseux.Dans tous les essais, on a comparé YleldGard1® Chrysomèle /YieidGard Plus / YleldGard VT Triple à des produits sans protection contre la chrysomèle des racines du maïs de même lignée génétique.L\u2019avantage enregistré dans le maïs en continu est basé sur 60 essais au champ effectués par Monsanto en 2003-2007.L'avantage enregistré dans le maïs en rotation est basé sur 22 essais au champ effectués par Monsanto en 2007.& «të ?YIELDGARD VT TRIPLE je Maïs en rotation \tMnaËnnn M»\t L\t \t\t \t1 ïÇf i.) : \u2022\t\u2022\u2019* \u2019v\t_.-A- HE ***Æ*t*V\" Jfi ÀJ\u2019Ay \u2022-*-4 ¦ i\u2018 s?\t|rVjtU/7IlT»TW\tL»- Sw/âS¦Hh\t Options de marchés Le grain récolté* partir des produits qui portent cette marque est pleinement approuvé pour I alimentation humaine et animale aux Etats-Unis et au Canada mais n est pas approuve en Union Européenne Vous devez trouver pour cette récolte un marché qui n expédiera pas ce gram ou les produits transformes a partir de ce dermer vets l Europe Parmi les marchés appropr.es pour ce grxr on compte ahmentat on animale au pays, ou négociant en grains qui consent specitiquerrent a accepter ce gram et à le traiter de façon appropriée Pour plus de renseignements consultez ie site Web de I Association canadienne du commerce des semences Options de marches et son logo est une marque de certification utihsee sous licence Important crcatio insecte de M PAGE 16 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 30 OCT OBRE 2008 ACTUALITES MISE EN MARCHÉ Nouvelle section « Cidres du Québec » à la SAQ THIERRY LARIVIÈRE « La catégorie cidres du Québec va arriver (à la SAQ) en janvier 2009 », a déclaré Stéphane Petit, président des Cidriculteurs artisans du Québec (CAQ), en entrevue à la Terre.La section des cidres a été obtenue parce que huit produits réguliers à la Société des alcools du Québec (SAQ) ont réussi ensemble à dépasser 5 MS de dollars en ventes.Pour être « régulier », un produit devait cette année atteindre un quota de 350 000 S et plus de ventes par année.Cette « très bonne nouvelle » devrait permettre de hausser les ventes de cidres, car en plus des huit produits réguliers, la section contiendra d\u2019autres cidres.La CAQ, qui compte 42 membres parmi les 60 cidreries du Québec, poursuit des négociations pour savoir où sera localisée la section dans les différents magasins et il faudra sans doute environ six mois pour déployer la nouvelle disposition.Les cidriculteurs vont aussi lancer des campagnes publicitaires pour le cidre avant Noël de cette année.Ils disposent de 250 000 S grâce au soutien du ministère de l\u2019Agriculture (MAPAQ).Éventuellement, un timbre de certification du \" cidre de glace » pourrait servir à augmenter le budget marketing des CAQ.En plus de l\u2019ouverture à la SAQ, les cidriculteurs travaillent avec l\u2019Associa- tion des vignerons du Québec pour convaincre le gouvernement de l\u2019intérêt d\u2019un « réseau parallèle » à la SAQ, dans les épiceries fines, qui pourrait se déployer un peu partout au Québec.« On ne voit pas pourquoi on serait plus niaiseux qu\u2019ailleurs », fait valoir Stéphane Petit, en parlant des autres provinces qui disposent déjà de points de vente hors des sociétés d\u2019État.Il faut cependant convaincre quatre ministères pour y arriver.« On semble avoir une ouverture », estime M.Petit, qui s'attend à du nouveau dans ce dossier d\u2019ici la fin de 2008.Un possible nouveau programme d\u2019aide pour le secteur des alcools serait en lien avec ces discussions.I.MAXIMISEZ VOTRE POTENTIEL DE RENDEMENT AVEC ^ YIELDGARD VT TRIPLE\u2019 ¦ vfvL 7 K §> n>\u2018 / m MC Performance de désherbage, protection des racines et protection des tiges : rien ne combine autant d'avantages que la semence Yield Gard VT Triple pour maximiser tout le potentiel génétique de votre maïs.m | m Le potentiel de rendement ne s\u2019arrête pas aux champs cultivés en maïs en continu.YieldGard VT Triple a enregistré de nets avantages de rendement dans les champs cultivés en rotation - jusqu\u2019à 226* kg/ha.YieldGard VT Triple est donc votre meilleur choix poùr maximiser le potentiel de rendement dans tous vos champs de maïs.VieldGurd VT.Trip! w ¥ LE SYSTÈME DE PROTECTION DU RENDEMENT ju.nr un iac de semence, lise/ et familiarisez-vous avec uei d'utilisation responsable, incluant les regies de d'un refuge pour la gestion de la résistance des .n .» j
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