La terre de chez nous, 15 juin 2006, jeudi 15 juin 2006
[" Vol.77, IT 20 Longueuil Port payé à Montréal\tCourrier Poste Publication N° if enregistrement R 07665 \u2022 N° de convention PP 40069165 Un cahier ¦ 48 pages semaine du 15 juin 2006 DE CHEZ NOUS Les Canadiens en faveur Pour une foule de travaux _____________________ NOUVEAU SPÉCIAL JUIN*- sr* ; i 36 mois 14 modèles de 18 à 55 forces moteur FlJWictmtnt j>ui CNH Capital\t, s XUt C»* As«enra lui.laji *t>H («cMat» i»\t.-im CASE III UC.au brail «*> «va»*» a» cnn Aiuntt uc.m i m«* ton Revitalisation de rivière Bécancour remporte un Phénix.Page 4 Abattoirs B Inspections réalisées.sans abattage.Page 5 Industrie laitière Succédanés de mozzarella vendus illégalement.Page 10 du porc La Fédération à la croisée des chemins.Page 12 Le quota à 32 500 $ Un producteur décide de vendre à 45 ans! Page 14 Légumes de transformation Bonduelle acquiert 25 % d\u2019Aliments Carrière.Page 15 Recherche Des marguerites contre le cancer.Page 30 Solution Foin Inhibiteur de moisissures S'ADAPTE A VOTRE ENTREPRISE de la gestion de l\u2019offre en page 3 controle\u20acbdlneLca 79 ACTUALITES MOTONEIGES ET VTT Projet de loi adopté sous le bâillon QUÉBEC - Les municipalités et les producteurs agricoles seront à l\u2019abri de poursuites judiciaires jusqu\u2019en 2011 en ce qui concerne les plaintes de voisinage provoquées par les sentiers interrégionaux de motoneige ou de VIT.Sous le bâillon, le gouvernement du Québec a finalement adopté lundi le projet de loi 9 qui ne prévoit cependant pas de compensations financières pour les pertes subies par les agriculteurs comme le réclamait l\u2019Union des producteurs agricoles.Ministre déléguée aux Transports, Julie Boulet justifie l\u2019adoption du projet de loi sous le bâillon de l\u2019opposition en disant qu\u2019après 177 heures de discussions en commission parlementaire, l\u2019étude du premier article du projet de loi n\u2019a pu débuter.Rappelons que l\u2019opposition officielle s\u2019oppose au projet de loi parce que celui-ci suspend les droits fondamentaux des citoyens de faire appel aux tri-' bunaux.« S\u2019il y a fermeture des sentiers, on aura droit à de la circulation anarchique partout au Québec », affirme Julie Boulet.Elle rappelle que les deux tiers des décès en motoneige et la totalité des décès en VTT se produisent en dehors des sentiers.P.-Y.B.Question de la semaine Approuvez-vous la privatisation des hippodromes?Venez répondre â cette question sur la page d\u2019accueil du site Internet Résultat du sondage hebdomadaire La disparition éventuelle des boîtes aux lettres en milieu rural vous dérange-t-elle?Non\t82 % Oui\t17 % Ne sais pas\t1 % Nombre de votes :\t443 www.laterre.ca COUPE SUITE DE LA PAGE 1 temps.Son foin est prêt à couper, mais ses semis ne sont pas terminés.Comme les mêmes tracteurs servent aux deux opérations, pas question de commencer à faucher avant d\u2019en finir avec le maïs.Les roches ne sont pas encore ramassées et les premières pulvérisations sont à faire dans les céréales.Mercredi et jeudi derniers, il a travaillé jour et nuit pour tenter de terminer ses semis de maïs.Impossible d\u2019y arriver.Dans l\u2019argile lourde de Varennes, plusieurs producteurs ne peuvent pas travailler un sol trop frais et doivent contourner les trous d\u2019eau avec leur semoir.« Si on travaille trop le terrain quand il vient de pleuvoir, ça devient de la roche en séchant », précise Roland Beauchamp.Près de Contrecoeur le long de l\u2019autoroute 30, des producteurs avaient jeté trop de foin à terre et n'ont pas eu le temps de tout ramasser avant les fortes pluies de la fin de semaine.Évidemment la qualité du fourrage va en prendre un coup.Un autre producteur de Verchères a dû rebrousser chemin quand de profondes roulières se creusaient en entrant dans son champ de foin.Deux jours après la pluie, il restait encore de grandes flaques d\u2019eau dans les champs.« La nappe dans le sol est tellement haute partout que les terres pas drainées ne sont pas pires que les terres drainées », explique le producteur laitier.« L\u2019eau dégouttait sous la presse » Chez Luc Normandin et Nathalie Théberge, des spécialistes en fenaison avec plus de 500 hectares à Saint-Césaire et à Sainte-Élisabeth-de-Warvvick, c\u2019était la course contre la montre en milieu de semaine dernière.11 a fallu enrubanner 1700 balles carrées en moins de 24 heures avec deux grosses presses et deux enrobeuses pour terminer l\u2019opération à la pluie.« L\u2019eau dégouttait sous la presse », précise Nathalie en entrevue téléphonique.« Depuis jeudi, ajoute Luc, il est tombé trois pouces d\u2019eau à Saint-Césaire et la Yamaska déborde.Le foin est beau, mais plusieurs champs sont brûlés par le gel, le vent et l\u2019eau de l\u2019hiver dernier.Comme il n\u2019y a pas eu beaucoup de neige, ça a fait mourir les racines de la luzerne et il a fallu semer à nouveau dans plusieurs champs.nk i v it'J -ii À Verchères, des roulières qui en disent long.La Financière agricole Québec an Report des dates de semis Les pluies des dernières semaines ont mené La Financière agricole à reporter, en date du 13 juin, les dates de semis dans certaines productions pour avoir droit aux assurances récoltes.Voici la liste des nouvelles dates : Avoine et orge.20\tjuin (du Centrc-du-Québec en allant vers l\u2019est) Citrouille.18\tjuin Courge d'hiver.18\tjuin Maïs sucré.20\tjuin (Sherbrooke) Soya .20 juin ou 24 juin (selon les régions) N.B.Il convient de vérifier auprès de La Financière agricole pour vous assurer des dates reportées pour votre région.V.L.Même le mil est affecté ».Luc ne s\u2019en fait pas trop pour le moment puisqu\u2019il y a seulement une semaine et demie de retard et que les choses peuvent se replacer.Sa préoccupation, lorsqu\u2019il va enfin faire beau, c\u2019est de ne pas pouvoir tout faire en même temps.« C\u2019est ça le Québec » Michel Labrecque, producteur de bovins et de porcs à Saint-Bernard de Beauce, terminait sa première coupe de foin jeudi dernier.En raison des pluies, il a dû tout récolter en ensilage.Il affirme que le rendement est bon, mais il risque d\u2019y avoir des carences en éléments mineurs parce que le fourrage a poussé sans profiter suffisamment du soleil.Bien équipé, le producteur beauceron constate par contre qu\u2019il est très difficile de faire du foin sec.Michel Labrecque en a vu d\u2019autres, question météo.Philosophe à sa manière, il se contente de dire que « c\u2019est ça le Québec ».Pas encore de désastre La saison des foins est encore jeune.Dominique Jobin de Sémico à Lauzon ne voit pas encore de désastre au niveau des récoltes de foin.Est-ce la situation difficile dans le maïs qui en est la cause, toujours est-il qu\u2019il a enregistré une légère augmentation des ventes de semences de plantes fourragères ce printemps.En avril et au début de mai, il s\u2019est donc semé beaucoup de céréales à paille.Même son de cloche chez Germain Lefebvre, président du Conseil québécois des plantes fourragères (CQPF), qui pense lui aussi que les choses peuvent changer pour le mieux.Il a constaté qu'il y avait beaucoup de foin cette année et qu\u2019il ne faudra pas tarder à le récolter.Pour ceux qui vendent du foin, Germain Lefebvre affirme que la demande reste bonne.« Celui qui a ses clients et qui fait de la qualité n\u2019aura pas de problème à écouler sa production », fait-il remarquer.À La Financière agricole, en date du mardi 12 juin, on n\u2019avait ouvert que quelques dossiers seulement pour les dommages dans le foin.Comme le mentionne Nathalie Foster, responsable des communications, la couverture des fourrages se fait par zone.On récolte donc des données pendant tout l\u2019été sur le réseau de fermes partenaires dans chacune des régions du Québec.On évalue les pertes globales à l\u2019automne seulement.La couverture d\u2019assurance dans le foin varie entre 70 et 90% des pertes, selon le choix du producteur.Évidemment le montant de la prime varie en fonction de la couverture.V.Lariviêre En ce 12 juin, impossible de semer dans ce champ à Varennes, même si le foin est prêt à récolter juste à côté.PAGE 2 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 ACTUALITES 1, ¦mm.KftraEjpfiî NÉGOCIATIONS À L\u2019OMC La population canadienne en faveur de la gestion de l\u2019offre Photo : Yvon Gaodrrau (FPLQ) Les agriculteurs québécois ont réuni leurs principaux partenaires, regroupés dans G05, Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l\u2019offre, le 13 juin, à Longueuil, à quelques jours de l\u2019échéance du dépôt d\u2019un texte sur les modalités en agriculture à l\u2019Organisation mondiale du commerce.Le président de l\u2019UPA et porte-parole de la Coalition, Laurent Pellerin, est entouré des partenaires suivants : l\u2019Association des transporteurs de lait du Québec, l\u2019AQINAC, l\u2019Association québécoise des organismes de coopération internationale, la CSN, la Banque nationale du Canada, le Centre d\u2019insémination artificielle du Québec, la Chaire Philippe-Pariseault, Ceci-Uniterra, la Coop fédérée, Équiterre, Exceldor, la Fédération des caisses Desjardins, Oxfam-Canada, le Conseil de développement de l\u2019éducation et de la citoyenneté, la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal et Valacta.JEAN-CHARLES GAGNÉ C\u2019est dans une proportion d\u2019au moins 85 % que les Canadiens demandent au gouvernement fédéral de défendre la gestion de l\u2019offre dans les secteurs du lait, de la volaille et des œufs dans le cadre des négociations à l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC).La population canadienne privilégie aussi la gestion de l\u2019offre aux subventions gouvernementales afin d\u2019assurer un revenu stable aux agriculteurs.C\u2019est ce que révèle un sondage Léger Marketing réalisé entre le 16 et le 21 mai 2006 auprès de 1500 Canadiens.Ce sondage, dont les résultats sont jugés exacts à plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20, a été commandé par les cinq organismes nationaux qui chapeautent la gestion de l\u2019offre au pays.Le sondage révèle que plus de 95 % des répondants jugent important de jouir d\u2019un approvisionnement stable de produits agricoles canadiens.La population considère aussi que les fermes familiales jouent un rôle économique important au sein des collectivités rurales.Les industries du lait, de la volaille et des œufs génèrent quelque sept milliards de dollars de recettes monétaires agricoles par an et génèrent une activité économique de 39 milliards de dollars.À point nommé Pour G05, la Coalition pour un modèle agricole équitable, la gestion de l\u2019offre, ce sondage arrive à point nommé.11 fournit aux négociateurs canadiens en agriculture le signal sans équivoque qu\u2019ils doivent défendre jusqu\u2019à la fin l\u2019intérêt des agriculteurs et des consommateurs d\u2019ici.L\u2019issue des négociations sur l\u2019agriculture, plus particulièrement au sujet des produits sensibles (lait, volaille, œufs) demeure en effet fort préoccupante, malgré la motion unanime adoptée par la Chambre des communes en 2005.Le président de l\u2019UPA et porte-parole de la Coalition, Laurent Pellerin, a profité d\u2019une réunion avec les principaux partenaires, le 13 juin, à Longueuil, pour faire état de ses inquiétudes face à la conclusion d\u2019une entente comportant une réduction des tarifs aux frontières.Une avenue qui laisserait entrer davantage de produits étrangers largement subventionnés et menacerait la gestion de l\u2019offre qui ne cause pourtant aucune distorsion sur le marché.« L\u2019absence d\u2019un accord serait préférable à une entente où nous risquons de déstructurer la gestion de l\u2019offre et de ne rien gagner pour les autres secteurs agricoles », a déclaré M.Pellerin.Moins de 10 % des aliments produits dans le monde font l\u2019objet de commerce international, a rappelé M.Pellerin.L\u2019OMC doit se limiter à réguler ce qui est commercé internationalement sans déstructurer les politiques internes, a-t-il ajouté.Accès aux marchés De son côté, le président des négociations agricoles à l\u2019OMC, Crawford Falconer, signale dans son texte sur l\u2019accès\taux marchés daté du 9 juin « qu\u2019il ne peut concevoir qu\u2019il soit possible, à la fin, qu\u2019il n\u2019y pas de réductions de tarifs sur les produits sensibles des pays développés ».11 évoque toutefois qu\u2019un pays développé (c\u2019est le Canada) refuse toujours toute baisse de tarif sur les produits sensibles.La marge de manœuvre est mince, mais le Canada pourrait peut-être invoquer le caractère exceptionnel de son système de gestion de l\u2019offre pour éviter toute coupure.L\u2019un des scénarios avancés par Falconer prévoit que la réduction de tarif sur ces produits pourrait se situer entre 20 % et 80 % de la réduction générale.Ainsi, un tarif de 300 % pourrait être ramené au pire à 120%, au mieux à 255 %.Or, des productions ne peuvent absorber aucune réduction.Falconer évoque une hausse des contingents tarifaires qui deviendrait plus substantielle en cas de faible coupure des tarifs.On ne sait toujours pas si un plafond sur les tarifs, variant entre 75 % et 100 %, s\u2019applique aux produits sensibles.Chose certaine, le Canada y est opposé.Le Bloc québécois continue de sommer le gouvernement Harper de défendre l\u2019intégrité de la gestion de l\u2019offre à l\u2019OMC.« Notre marché sous gestion de l\u2019offre est déjà ouvert à 5 % et il grimpe à 20 % dans les œufs d\u2019incubation alors que d\u2019autres pays n\u2019offrent en moyenne que 2,5 % de leurs marchés protégés », rappelle son porte-parole, André Bellavance.Le ministre du Commerce international, David Emerson, a signalé récemment que le Canada va accélérer la conclusion d\u2019accords bilatéraux comme solution de rechange aux négociations de l\u2019OMC.« Les négociations multilatérales demeurent la priorité numéro un du Canada, mais l\u2019OMC pourrait ne pas réussir ou ne pas réussir aussi bien que nous le souhaiterions », a-t-il dit.L\u2019Union européenne a pour sa part adopté de façon définitive son budget qui consacre 505 milliards de dollars à la Politique agricole commune (PAC) pour la période 2007-2013, soit 81 % pour les aides directes et le soutien des marchés et 19 '% pour le développement rural.Selon les Canadiens, les fermes familiales jouent un rôle économique important au sein des collectivités rurales.La terre de chez nous, 15 juin 2oog - PAGE 3 ACTUALITES Hydro-Québec prévoit une nouvelle hausse de tarif PHOTO : TCN \t \u201e * ¦¦ ^ On voit ici le branchement d\u2019un parc éolien à une ligne d'électricité rurale à Saint-Ulric.THIERRY LARIVIÈRE Hydro-Québec veut soumettre une nouvelle demande de hausse de tarif de 4,8 % pour avril 2007 et de 3 % en 2008 pour ensuite ralentir la cadence sous le taux d\u2019inflation anticipé.De janvier 2004 à avril 2010, le tarif d\u2019électricité des Québécois aura donc augmenté de 20,4 % en six ans.La nouvelle hausse, qui devra être approuvée par la Régie de l\u2019énergie, est inférieure au chiffre de 10 % qu\u2019Hydro-Québec avait déjà laissé planer l\u2019an dernier.Ces propositions de hausse font partie du Plan stratégique 2006-2010.Rappelons que, selon les calculs de l\u2019UPA, l\u2019ensemble de la facture énergétique des agriculteurs a augmenté de 32 % en 2005 au Québec.La hausse encore plus marquée des produits pétroliers s\u2019ajoute évidemment à celle de l\u2019électricité.L\u2019opposition péquiste a dénoncé le manque de transparence d'Hydro.« Les Québécois ont le droit d\u2019avoir l\u2019heure juste sur la compétitivité du leurs tarifs d\u2019électricité et les réponses évasives du ministre sont totalement inacceptables », a déclaré Rita Dionne-Marsolais, porte-parole du Parti québécois en matière d\u2019énergie.Cette dernière souligne que le Québec n\u2019est plus la juridiction où l\u2019électricité est la moins chère en Amérique du Nord.Hydro-Québec prévoit un bénéfice net de 2,5 milliards de dollars par année pour la période de 2006-2010.La majeure partie sera versée en dividendes au gouvernement ou directement dans le Fonds des générations en vue de payer la dette.Barrages et éoliennes La stratégie de la société d\u2019État met encore l\u2019accent sur l\u2019hydroélectricité.Quelque 4500 MW seront mis en service dans les prochaines années et le plus important barrage sera l\u2019Eastmainl-Sarcelle-Rupert.Hydro-Québec confirme la mise en service de 2000 MW d\u2019énergie éolienne supplémentaire qui fait déjà l\u2019objet d\u2019un appel d\u2019offres.On insiste à plusieurs reprises dans le plan sur le côté « complémentaire » des éoliennes.Toujours au sujet des éoliennes, le ministre des Ressources naturelles, Pierre Corbeil, se fait rassurant sur le côté « anarchique » du développement éolien dénoncé récemment en nos pages.« Je tiens à rassurer la population, le développement de l\u2019éolien se fait de façon ordonnée.Il y a des mesures qui ont été prises pour le développement éolien sur les terres publiques, et on va donner un support aux MRC pour faire le développement ordonné sur leurs territoires.Le BAPE étudie projet par projet, les citoyens expriment des requêtes pour faire peut-être déplacer certaines tours, il y a des consultations, il y a des ajustements, les choses se font », a déclaré Pierre Corbeil en réponse aux questions de l\u2019opposition.Électricité et biomasse Deux projets de cogénération dans le secteur forestier permettront de produire 0,3 TWh d\u2019ici deux ans sur un total de besoins estimé à plus de 180 TWh.Hydro-Québec compte cependant lancer un nouveau « service » en juin ou en juillet pour permettre l\u2019autoproduction d\u2019électricité.L\u2019énergie produite avec le méthane du lisier, par exemple, pourrait alors être retournée sur le réseau.La puissance maximale autorisée sera de 50 KW, mais il ne sera pas possible de vendre plus d\u2019électricité au réseau que ce qui est consommé sur place.REVITALISATION DE LA RIVIÈRE MARGUERITE Bécancour remporte un Phénix de l'environnement PHOTO : Ville de Bécancour La rivière Marguerite serpente à travers les terres agricoles du Centre-du-Québec.THIERRY LARIVIÈRE La Ville de Bécancour a obtenu un Phénix de l\u2019environnement pour couronner ses efforts de revitalisation des berges de la rivière Marguerite.Ce projet a été rendu possible avec la collaboration de 71 producteurs agricoles et de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).Quelque 79 % des 7300 hectares de ce bassin sont en effet en zone agricole.La rivière Marguerite se jette dans le lac Saint-Pierre.Les travaux ont consisté à élargir les bandes riveraines, à créer des bassins de sédimentation et des zones humides.On a également stabilisé des talus avec des plantes indigènes et reboisé des secteurs non cultivés.Bref, il fallait limiter l\u2019érosion.Les poissons devraient donc continuer de frayer dans la rivière pour plusieurs années.La rivière Marguerite est l\u2019un des dbc cours d\u2019eau qui font partie du projet de la Fondation de la faune et de l\u2019UPA et qui bénéficient de l\u2019apport de fonds privés et publics.Notons que l\u2019UPA est commanditaire des Phénix de l\u2019environnement dans le cadre de sa stratégie agroenvironnementale.Le secteur agricole compte d\u2019ailleurs une douzaine de Phénix à son actif.Notons aussi que le groupe Équi-terre a obtenu un Phénix pour son projet de garderie bio qui visait à faciliter l\u2019approvisionnement de cen- tres de la petite enfance (CPE) en produits biologiques locaux.Quelques 38 CPE et 20 fermes ont participé à cette initiative.Équiterre profitait de l\u2019occasion pour sensibiliser les parents, les éducateurs et les enfants aux valeurs d\u2019écologie, de solidarité sociale et d\u2019économie.Des visites des enfants à la ferme faisaient partie du programme.PIPELINE Réduction de l\u2019emprise QUÉBEC - La réduction de l\u2019emprise du futur pipeline Saint-Laurent de 23 à 18 mètres est accueillie favorablement par l\u2019Union des producteurs agricoles.Président de la Fédération de l\u2019UPA de Lotbinière-Mégantic, Maurice Vigneault indique que cette décision d\u2019Ultramar, promoteur du projet, s\u2019inscrit dans la volonté de l\u2019UPA de favoriser un tracé de moindre impact.« Les négociations évoluent correctement », a confié Maurice Vigneault à la Terre.Plusieurs points demeurent à négocier.Notamment la question de la profondeur maximale des travaux agricoles, les compensations financières aux producteurs forestiers et les mesures de mitigation.« Les compensations pour l\u2019agriculture, soutient M.Vigneault, devraient être comparables à l\u2019entente que nous avons avec Hydro-Québec.Cependant, pour les forestiers, on se rend compte à l\u2019usage qu\u2019il faut faire évaluer cette entente.» Rappelons qu\u2019Ultramar a récemment déposé son étude d'impact auprès du ministère du Développement durable et de l\u2019Environnement et de l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.Ces deux entités ont jusqu'au 21 juillet pour interroger les intentions du promoteur.P.-Y.B.PAGE 4 - La terre de chez nous, is juin 2006 ACTUALITES ABATTOIRS B Inspections réalisées.sans abattage, dénonce le vérificateur général PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Les petits abattoirs de catégorie B, exemptés de détenir un permis d\u2019exploitation, ont eu la partie facile avec le Centre québécois d\u2019inspection des aliments et de santé animale.Bon nombre d\u2019inspections ont été réalisées même s\u2019il n\u2019y avait pas d\u2019abattage d\u2019animaux le jour de la visite des inspecteurs.Vérificateur général du Québec, Renaud Lachance dénonce ces lacunes dans le Tome 1 du rapport qu\u2019il vient de déposer à l'Assemblée nationale.En réalité, le vérificateur constate que l\u2019inspection des aliments au Québec est effectuée à l\u2019aide d\u2019une méthodologie adéquate, car elle tient compte des risques liés à leur sécurité.Cependant, c\u2019est l\u2019application de cette méthodologie qui pose problème, notamment en ce qui concerne la fréquence des inspections.En décembre 2005, le Québec comptait 24 abattoirs munis d\u2019un permis d\u2019exploitation, donc soumis à une inspection permanente.Tout animal ou carcasse présentant des anomalies est évalué et retiré de la chaîne alimentaire, s\u2019il y a lieu.Suivant la méthode d\u2019inspection selon les risques, tous les établissements inspectés sont classés selon un niveau de risque, de faible à élevé.Dans le cas des abattoirs de catégorie B, au nombre de 89, le vérificateur constate que certains établissements affichent parfois des volumes d\u2019abattage supérieurs à d\u2019autres assujettis à l\u2019inspection permanente.Le vérificateur s\u2019inquiète du fait que 18 % des abattoirs de catégorie B présentent un niveau de risque supérieur comparativement à aucun pour les abattoirs détenant un permis.« Ce pourcentage, écrit le vérificateur, est très élevé si l'on considère qu\u2019environ 5 % de l\u2019ensemble des établissements inspectés par le Centre présentent un risque de cet ordre.» Heureusement, le vérificateur dit noter une nette amélioration au cours de la dernière année en ce qui concerne le respect des fréquences des inspections auprès des petits abattoirs.Au nombre de ses clients, le Centre doit aussi vérifier les restaurants, les fermes, les épiceries et tout lieu où on retrouve de la transformation des aliments.Pour l\u2019ensemble de sa clientèle, le Centre affichait 8369 retards d\u2019inspection en décembre dernier.Même s\u2019il a réussi à réduire ce total de moitié depuis septembre, il reste que 994 établissements n'ont pas été visités depuis plus de quatre ans.Dans le cas d\u2019une ferme, rappelons que la fréquence d\u2019inspection est établie à 24 mois.ESB À la suite de la découverte d\u2019un cas cj\u2019encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans l'Ouest canadien, les provinces et le fédéral ont convenu d\u2019exercer des activités de surveillance particulière durant l\u2019abattage des bovins, notamment en ce qui concerne le retrait des matériaux à risque.Le Centre québécois d\u2019inspection des aliments a convenu volontairement d\u2019adhérer à cette surveillance accrue qui implique quatre visites par année.« Pour 2004 et 2005, cette périodicité n\u2019a pas été respectée à l\u2019égard de plus de 60 % des abattoirs exemptés de permis », constate le vérificateur.Celui-ci dit aussi avoir relevé 31 visites aux fins de cette surveillance accrue sans qu\u2019il y ait eu d\u2019activités d\u2019abattage.Le rapport du vérificateur général fait état de la réplique du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec, responsable du Centre d\u2019inspection.Selon le ministère, le Centre réévalue les charges de risque des petits abattoirs et resserre ses contrôles depuis l\u2019automne dernier.Les inspecteurs, assure le ministère, effectuent maintenant ces évaluations des risques durant les activités d\u2019abattage.« Nous avons revu chacun des petits abattoirs », confirme le directeur régional du Centre québécois d\u2019inspection, Mauricie, Centre-du-Québec et Lanaudière, Guy Caron.Celui-ci indique que les petits abattoirs n\u2019abattent pas tous les jours et que les cédules d\u2019abattage sont fort variées.Il révèle que le Centre dispose maintenant des horaires d\u2019abattage, des espèces abattues et des volumes.« On est maintenant alignés sur des inspections durant les périodes d\u2019abattage », déclare-t-il.En ce qui a trait à la surveillance accrue de l\u2019ESB, il soutient également que tous les abattoirs exempts de permis seront visités à l\u2019im-proviste, au moins une fois par trimestre.Enfin, il croit que d\u2019ici la fin de l\u2019année, les 338 retards d\u2019inspection pour les établissements classés à risque supérieur seront réduits à zéro Mï.aai \u2022 Mlii IM III .\u2022\u2022\u2022 »tl (Il III ** H «I m «ii iM m oi trernSM Piioios : Archives TCN I- -ï >' '» KM il fv.tri Manque d\u2019effectifs, plaide le Syndicat PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Pour le Syndicat représentant les inspecteurs du Centre québécois d\u2019inspection des aliments et de santé animale, les problèmes soulevés par le vérificateur général sont le résultat d\u2019un manque d\u2019effectifs.Outre les visites effectuées dans les .abattoirs de catégorie B les jours sans abattage, Renaud Lachance pointe aussi du doigt la productivité des inspecteurs.« Environ 30 % d\u2019inspecteurs de plus sont requis pour rencontrer les objectifs d\u2019inspection », soutient Gaétan Girard, président général par intérim du Syndicat de la fonction publique du Québec dans un commu- niqué de presse.Selon lui, toute entreprise devrait être visitée à une fréquence variant entre quatre fois par année et une fois par deux ans.« Curieusement, lit-on dans le communiqué, depuis que le vérificateur général du Québec enquête sur cette question, une nouvelle directive prolonge les délais maximaux d\u2019inspection à trois ans.Actuellement, comme le personnel ne suffit pas à la demande, les délais peuvent atteindre de quatre à cinq ans.» Selon le Syndicat, le Centre québécois d\u2019inspection des aliments comptait 218 inspecteurs en 2004.Aujourd\u2019hui, avance-t-il, ils sont moins de 200 et la tendance devrait se maintenir en raison des départs à la retraite non remplacés.De fait, selon le rapport du vérificateur général, le Centre comptait à la fin de 2005, 187 inspecteurs et chefs d\u2019équipe.Renaud Lachance a ainsi recommandé au Centre d\u2019analyser la productivité de son personnel.Le ministère de l\u2019Agriculture soutient que le Centre a aussi mis en place une méthode d\u2019allocation des ressources basée sur les temps d\u2019inspection des trois dernières années.Selon les chiffres relevés par le vérificateur, les durées d\u2019inspection variaient beaucoup d\u2019une région à l\u2019autre.La nouvelle méthode forcera les régions moins performantes à améliorer leur productivité, affirme le ministère La terre de chez nous, is juin 2006 - PAGE 5 ^ Tous droits réservés Gaboury et La Terre de chez nous DE SESSION A QUÉBEC i^ifrü^îîl WwÎD)/o)fr\\\\/r)) lsocï&CI\"S (Is ËQAUStes EDITORIAL Les faux discours On reste stupéfait après avoir pris connaissance du contenu de la conférence de Pascal Lamy, grand patron de l'OMC, de passage à Montréal, la semaine dernière.Selon lui, le Canada est tenu de lâcher du lest dans le secteur agricole : « Il devra payer en acceptant d'augmenter ses importations.» Bien au fait de ce qu'il a lui-même qualifié de « sensibilité particulière » du Québec sur la question, agricole, il a servi cette mise en garde : « On n'a rien pour rien.Encore un peu et il ajoutait que ceux et celles, comme nous, qui veulent garder intacts les systèmes de gestion de l\u2019offre se le tiennent pour dit! On se serait attendu à un tout autre discours de quelqu\u2019un qui a la y responsabilité de concilier des intérêts nationaux divergents et des positions aussi variées que celles des producteurs et des distributeurs, en passant par tous les intermédiaires jusqu\u2019aux consommateurs.Au lieu de ça, on a plutôt l\u2019impression que le directeur général de l\u2019OMC s\u2019est fait l\u2019écho du discours dominant de l\u2019agrobusi-ness.Comme si l\u2019ouverture accrue des échanges LAURENT PELLERIN président général de l\u2019UPA était la solution à tous les maux.Holà, M.Lamy! Ouvrir davantage nos frontières et laisser submerger le marché local compromettrait sérieusement la gestion de l\u2019offre! Et pour quelle raison?Quelle est cette idée de faire ainsi pression sur le Canada pour qu\u2019il «paye» davantage?Les empêcheurs de tourner en rond, toujours rebelles à concéder, ce sont les États-Unis, qui refusent de plier sur la réduction de leurs subventions, et les Européens, qui font toujours obstacle à l\u2019ouverture de leurs marchés.Pourquoi, dans ces conditions, le Canada devrait-il encore élargir l\u2019accès aux siens, à plus forte raison qu\u2019il les a déjà ouverts à des niveaux qui n\u2019ont pas été atteints dans les autres pays?Les motivations de M.Lamy ont de quoi laisser perplexe.Et plus encore quand il plaide l\u2019«armistice idéologique» pour mieux tenir des propos de nature à attiser les antagonismes entre l\u2019est et l\u2019ouest du pays.Certains, là-bas, ont d\u2019ailleurs dû se réjouir de sa conférence.Spécialement ces trois ministres de l\u2019Agriculture des Prairies qui ont écrit à Chuck Strahl, récemment, pour s\u2019en prendre à la position canadienne, et spécialement à l\u2019inclusion de la gestion de l\u2019offre au titre des « produits sensibles».Tout comme M.Lamy, ils plaident un .accès au marché à tout crin.Faux discours, tout ça! C\u2019est oublier que 70 % de nos produits agroalimentaires sont consommés sur le marché canadien, que 19 % sont exportés aux États-Unis et au Mexique (des marchés déjà régis par l\u2019ALÉNA), le reste de par le monde.Va-t-on risquer de jeter par terre l\u2019agriculture de l\u2019Est pour cette dernière et maigre portion de quelque 10%?Surtout que les bénéfices anticipés de la «conquête» de ces marchés sont plus théoriques que réels.Car il y a la théorie et.la réalité.Et la « théorie» de M.Lamy ne correspond pas aux propos entendus dans les coulisses de l\u2019OMC, à Genève.La réalité, c\u2019est que tous les pays revendiquent la protection de leurs secteurs dits sensibles.C\u2019est dire que, si on veut en arriver à une entente, il devra y en avoir pour tout le monde.Le ministre Strahl est assurément au fait de ces enjeux.Le jour même de la visite de M.Lamy, et en dépit d\u2019un certain vent contraire venu des Prairies, il a tenu des propos non équivoques, en chambre : « Nous avons appuyé les systèmes de gestion de l\u2019offre pendant et après la campagne électorale de même qu\u2019aujourd\u2019hui.» C\u2019est toujours la voie à suivre.Et il est hautement impératif que le Canada ne dévie pas de cette route en cédant aux mirages de tous ces faux discours.ABONNEMENT : Québec 1 an: 55,22 $ 2 ans: 85,12 $ 3 ans: 109,28 $ Abonnement hors Canada: 1 an: 125 S Chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec - 1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 - 3830 États-Unis deuxième classe payé Champlain N-Y.Nous reconnaissons l\u2019aide financière du gouvernement du Canada, par l'entremise du Programme d'aide aux publications (PAP).pour nos dépenses d'envoi postal.Convention de la poste publication N* 40069165 N* d\u2019enregistrement 07665, retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Service des publications 555 boul.Roland-Therrien, Longueuil, Qc J4H 3Y9 abonnement@1aterre.ca L TERRE I DE CHEZ NOUS FONDÉE EN 1929 EDITEUR: L\u2019Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Thérrien, Longueuil FUI 3Y9 FAX: (450) 670-4788 ' SITE WEB : www.laterre.ca RÉDACTION: (450) 679-8483 poste 7270 Courrier électronique: tcn@laterrc.ca PUBLICITÉ: (450) 679-8483 poste 7275 Courrier électronique : pub@latcrrc.ca ABONNEMENTS: (450) 679-8483 postes 7274,7290,7579 Courrier électronique: abonnement@latcrre.ca ANNONCES CLASSÉES: (450) 679-7809 Courrier électronique: annoncesclassces@laterre.ca DIRECTEUR PAR INTÉRIM: Hugues Belzlle RÉDACTEUR EN CHEF: Loïc Hamon RÉDACTEUR EN CHEF, DÉLÉGUÉ AUX MAGAZINES: Michel Beaunoycr CHEF DE PRODUCTION: Carole Lalancette ABONNEMENTS: Marie-Josée Rheault REPRÉSEN TANTS PUBLICITAIRES: Christian Guinard, Sylvain Joubert, Sylvain Lalonde, Réal Loiseau DIRECTEUR DE LA PUBLICITÉ HOBS QUÉBEC: Jacques Long Tél.Toronto:(905) 335-5700 Eax:(905) 335-5001 Courrier électronique : jlong@longcomm.net IMPRESSION: ImprimerieTransmag PAGE 6 - La terre de chez nous, 15 juin 2006 OPINION RURALE Soyons vigilants ! Il semble que les producteurs de porcs du Québec ne soient plus les leaders de la production porcine canadienne.Traversant une des plus grandes crises sociales de l\u2019agriculture québécoise, nous sommes en pleine décroissance, nos parts de marché canadiennes chutent dramatiquement.De plus, depuis' quelques années nous avons les porcs les plus légers en Amérique du Nord.Nous avons donc pris un retard considérable par rapport à nos compétiteurs.C\u2019est ainsi que la Coop fédérée, ne réussissant pas à obtenir le type de produit qu\u2019elle désirait, en est arrivée à élaborer et à présenter officiellement et publiquement le porc certifié Coop, en avril 2005.Mais, la lumière rouge était déjà allumée.Dans ce contexte, on peut comprendre le cheminement de la Coop fédérée.De plus, ils ont établi des places d\u2019affaires dans l\u2019Ouest canadien depuis quelques années, ce qui les situe parmi les plus gros joueurs dans le monde.Le contexte a donc changé.En fait, la En réponse aux articles parus dans le dossier sur la distribution alimentaire, je ne partage pas du tout la vision diffamatoire de M.Christian Jacquiau à l\u2019effet que « tous les acteurs du monde agricole et agroalimentaire sont victimes des méchants distributeurs alimentaires ».Premièrement, si les grandes chaînes parcourent le monde entier à la recherche d\u2019économies, c\u2019est bien parce que la notion de prix arrive loin devant la notion du « made in Quebec» dans les déterminants de la demande des consommateurs québécois.Suivant le principe de pérennité de l\u2019entreprise, aucune grande chaîne ne va donc se risquer à offrir des produits québécois plus dispendieux si tous ses concurrents offrent des produits importés mais à meilleur marché.Car c\u2019est évident qu\u2019une telle stratégie d\u2019un distributeur se traduirait par un effritement de ses parts de marché à court terme et par son exclusion totale du marché à moyen et long terme.La libéralisation des échanges étant ce qu\u2019elle est, les distributeurs d\u2019ici n\u2019ont d\u2019autres options que Fédération n\u2019est plus le fournisseur exclusif d\u2019Olymel.La Coop fédérée n\u2019est plus dépendante du marché exclusif du Québec pour faire de la business.Ces décisions d\u2019affaires placent la Coop fédérée dans une position beaucoup plus appréciable par rapport à la Fédération.Rappelons-le, nous sommes très dépendants des marchés d\u2019exportation.Lin choix que les producteurs de porcs du Québec ont fait depuis 25 ans.Il faut aussi se l\u2019avouer, le porc certifié Coop a créé un certain engouement auprès des producteurs.Au début 2006, tout près d\u2019un million de porcs répondaient à cette certification.La Fédération a donc l\u2019obligation de bonne gouvernance, car il y a des responsabilités à gérer un monopole de vente dont la moitié du marché est axée sur l\u2019exportation.Conséquemment, la Coop fédérée ne peut porter seule le fardeau et l\u2019odieux de la situation actuelle.Le plan conjoint est un outil de négociation et d\u2019adaptation collective.La de suivre le pas imposé par la concurrence actuelle.Deuxièmement, il y a belle lurette que le système agroalimentaire québécois a choisi que l\u2019autosuffisance n\u2019était plus suffisante pour assurer notre croissance économique.Plus que jamais les politiques agricoles québécoises reposent sur l\u2019exportation de nos produits à l\u2019étranger.Il n\u2019y a donc aucune raison pour que les producteurs et les transformateurs soient les seuls à pouvoir profiter de l\u2019ouverture des marchés.De plus, s\u2019il est vrai que le principe de réciprocité dont fait mention M.Laurent Pellerin mérite que tous les acteurs de la chaîne de distribution y portent une attention particulière, il faut aussi savoir que ce n\u2019est pas là un prétexte suffisant pour cesser d'importer des aliments produits à des milliers de kilomètres et dans des conditions souvent inférieures à ce qu\u2019on exige de nos producteurs.En effet, limiter les importations suivant le principe de réciprocité équivaudrait ni plus ni moins à imposer une barrière non tarifaire aux pays moins favorisés ou moins développés.Et cela aurait pour mise en marché collective du porc est en mon sens l\u2019un des joyaux du syndicalisme agricole.Pourtant, plusieurs observateurs prévoient la fin de la mise en marché collective en production porcine.Si rien n\u2019est fait, on se dirige tout droit vers une inévitable cassure avec tout ce que cela entraînera.Pour en arriver à une « incontournable obligation de résultat », les autorités concernées {Régie des marchés agricoles, ministre québécois de l\u2019Agriculture et l'UPA) devront être très vigilantes et suivre de près le cheminement du dossier dans les prochaines semaines.Des solutions musclées sont à prévoir pour redonner l\u2019élan nécessaire afin de créer les éléments rassembleurs, et ce, dans une nouvelle conjoncture.Je souhaite qu\u2019il ne soit pas trop tard.La mise en marché collective est sérieusement menacée.J\u2019en suis presque résigné.Clément Pouliot, producteur de porcs Sainte-Claire de Bellechasse Conséquence de concentrer davantage les échanges agricoles mondiaux entre les pays riches.Est-ce cela pour vous être équitable?Avez-vous pensé à quel point l\u2019impact serait majeur et catastrophique pour les pays pauvres?Alors, qui faut-il pointer du doigt ?À mon avis, il serait beaucoup plus juste de nous blâmer nous, les con-somniActeurs.Certes, cela aiderait si le gouvernement s\u2019impliquait davantage dans les dossiers de justice sociale et de protection de l'environnement, car c\u2019est bien de cela dont il est question ici, mais soyons clair sur ce point, c'est le comportement du consommActeur qui dicte l\u2019essentiel des décisions stratégiques des distributeurs.S\u2019il y a une chose dont on peut être certain avec les grandes chaînes, c\u2019est que le jour où les consommateurs favoriseront les produits « made in Quebec » aux produits importés et peu dispendieux, soyez assurés que leur offre évoluera dans le sens désiré par ceux qui les font vivre.Stéphane Langevin, Agroéconomiste Roxton Falls Il n\u2019y avait pas de potion magique Je voudrais réagir brièvement aux lettres de MM.Romain Dubé et André Carrier parues dans votre journal du 1\" juin 2006.Quand l\u2019article de l\u2019économiste Mario Dumais est paru dans Le Devoir du 7 mars, je me suis empressé d\u2019écrire à ce journal pour féliciter M.Dumais de sa brillante analyse et de ses recommandations tout aussi sages.Je n\u2019ai pas changé d\u2019avis depuis.Intensifier la production agricole au besoin, sans en accroître les superficies, voilà la véritable recette pour ne pas compromettre notre environnement, tout le contraire de la philosophie de l\u2019agriculture biologique.J'ignore si M.Dubé est agriculteur bio, mais il me semble y reconnaître un discours empreint de la même doctrine: respect exagéré de la nature, rejet de l\u2019agriculture moderne et du productivisme, etc.M.Dubé a parfaitement le droit de pratiquer chez lui l\u2019agriculture de son choix, mais il devra se résigner tôt ou tard que les sciences jouent un rôle primordial dans son domaine.L\u2019agriculture qu\u2019il préconise sera bientôt obsolète, si elle ne l'est pas déjà.Les grosses fermes et l\u2019efficacité semblent aussi faire peur à M.Carrier.Moi, je ne crois pas à l\u2019agriculture équitable, au mouvement Maé-Maé, à Équiterre et autres formules lénifiantes comme solution efficace au malaise agricole moderne.Il est pour le moins curieux que M.Carrier base son raisonnement sur la fable d\u2019Astérix et ses Gaulois.Mais l\u2019histoire, la vraie, est bien différente de la bande dessinée.En réalité, il n\u2019y avait pas de potion magique (ou d\u2019agriculture équitable si vous préférez) et c\u2019est Jules César qui a battu les Gaulois et ramena captif à Rome Vercingétorix (Astérix ) qui est mort en esclavage.Chancelante votre comparaison M.Carrier! Bernard Chartier, agronome Saint-Henri-de-Lévis Votre opinion S.V.P.Faites-nous part de votre opinion par la poste ou à tcn@latcm.ca.Merci de vous en tenir à un maximum de 500 mots (2 pages à double interligne).Ne peuvent être publiées que les lettres signées et accompagnées de votre adresse et de votre numéro de téléphone, qui seront gardés confidentiels.Les lettres publiées peuvent être abrégées.C\u2019est la faute aux «consommActeurs» Voici la solution à votre problème de pompage d'eau pour votre bétail Expert nés L'Energie @ l'infini.Hutte ries incluses! Système La terke de chez nous, is juin 2006 - PAGE 7 DOSSIER TRAVAILLEURS MEXICAINS Un programme qui a fait ses preuves km- .* y.lZç >v:-, \t \t JULIE MERCIER Bien avant l\u2019Accord de libre-échange nord-américain, le Canada et le Mexique se livraient à un commerce de service particulier : celui des tem-poreros, les ouvriers agricoles mexicains.Le Programme des travailleurs agricoles saisonniers a fêté son 30' anniversaire en 2004.« La première année, nous avons envoyé au Canada 203 travailleurs », se souvient Hernàn Aldrete Valencia, le directeur de la coordination générale pour l'emploi au ministère du Travail du Mexique.Au cours des cinq dernières années, l\u2019envoi d\u2019ouvriers a littéralement explosé avec une augmentation de 40 %.L\u2019an passé, tout près de 12 000 Mexicains ont pris le chemin du Canada.De ce nombre, près de 4000 se sont retrouvés au Québec.D\u2019ailleurs, 75 % des ouvriers venus travailler ici en 2005 sont de retour pour la saison 2006.« Il y en a qui le font depuis 20 ans », affirme M.Valencia.Les exigences pour participer au Programme sont peu nombreuses.« Fondamentalement, il faut qu\u2019ils soient travailleurs agricoles.C\u2019est aussi important qu\u2019ils soient en forme.Moi, je ne serais probablement pas accepté ! » plaisante le responsable du Programme.Auparavant, être père de famille était un critère de sélection.« On voulait donner la chance à ceux qui avaient plusieurs bouches à nourrir, soutient le fonctionnaire, tout en spécifiant que cette exigence ne visait pas à prévenir toute tentative d'immigration.Les travailleurs ne veulent pas rester au Canada parce qu\u2019ils savent qu\u2019ils peuvent y retourner année après année », fait-il remarquer.Le processus de A à Z Les personnes intéressées à participer au Programme doivent d\u2019abord se pointer au centre d\u2019emploi de leur État, où ils sont convoqués en entrevue.S'ils correspondent au profil recherché, ils passent alors un examen médical.Une fois les résultats de leur examen et leur passeport en poche, les ouvriers peuvent recevoir le feu vert de l\u2019ambassade canadienne.Tout le long du processus de sélection, une ligne téléphonique est à leur disposition afin qu\u2019ils puissent connaître l\u2019évolution de leur dossier.Les nouveaux participants doivent assister à une réunion d\u2019information afin de les renseigner sur la réalité canadienne, notamment le climat.Le ministère du Travail fiche tous les ouvriers dans un logiciel baptisé Tratmex.« Les travailleurs mexicains ne demandent pas beaucoup de chose sparce que la majorité d\u2019entre eux en sont à leur 2e saison ou plus au Canada.Les plus expérimentés aident aussi les plus jeunes.C\u2019est un peu le club des participants au programme », illustre le directeur général de la protection et de l\u2019assistance consulaire au ministère des Affaires extérieures du Mexique, Juan Miguel Gutiérrez Tinoco.Une fois au Canada, les demandes sont assez rares.« C\u2019est une preuve que le Programme fonctionne bien », assure M.Gutiérrez.Ce dernier maintient que lé nombre de plaintes reste très minime, sans toutefois avancer de chiffres.« Il y a des moments où les travailleurs mexicains aiment moins leur séjour et font appel au consulat », avoue-t-il.Si l\u2019employeur n\u2019est pas satisfait d\u2019un ouvrier, le Programme prévoit le transfert dans une autre ferme.Quelques travailleurs retournent dans leur pays avant la fin de leur contrat à cause de problèmes personnels ou de l\u2019insatisfaction de leur- patron.Au cours de la saison, chaque participant doit travailler un minimum de 270 heures, pendant six semaines.Cependant, son séjour ne peut excéder huit mois.Lors du retour au Mexique, les ouvriers bénéficient d\u2019un encadrement à l\u2019aéroport: « La seule différence, c\u2019est qu\u2019ils partent avec peu de choses et qu\u2019ils reviennent avec beaucoup de bagages, surtout des cadeaux ! » décrit M.Gutiérrez.Une FERME d\u2019accueil L'arrivée au Québec de plus de J^000 travailleurs agricoles mexicains ne s'improvise pas du jour au lendemain.La Fondation des entreprises de recrutement de main-d'œuvre agricole étrangère, mieux connue sous l'acronyme fortement évocateur de FERME, en sait quelque chose.i FERME fut fondée en 1989.« Dans les années 80, la pénurie de travailleurs québécois en Ontario est devenue de plus en plus sérieuse », raconte René Mantha, le directeur général de FERME.Le problème s\u2019est également déplacé du côté du Québec.Les producteurs se sont donc tournés vers la main-d'œuvre venue du Sud.Pour M.Mantha, les temps ont bien changé.« À l'époque, l\u2019hiver, les gens de l\u2019Ontario venaient faire de la motoneige au Québec pour rencontrer leurs travailleurs.Aujourd\u2019hui, ce sont plutôt les employeurs québécois qui vont au Mexique pour y rencontrer leurs ouvriers ! » Au début du Programme des travailleurs mexicains saisonniers, chaque producteur était responsable de faire les démarches administratives inhérentes au séjour de ses ouvriers.Devant cette multiplication inutile des opérations, ces employeurs ont décidé de créer FARMS en Ontario, puis FERME au Québec.Cet organisme à but non lucratif dirigé par les entreprises utilisatrices dispense toute une panoplie de services : réservation des billets d\u2019avion, accueil-à l\u2019aéroport, traduction de documents, avis aux assurances, service d\u2019interprète, etc.De plus, en cas de problèmes au cours de la saison, FERME collabore avec le consulat.L\u2019organisme PAGE 8 - La terre de chez nous, is juin 2006 Photo : Archives TCN BOSSIER TRAVAILLEURS MEXICAINS Trouver une oreille attentive Photo : Juuii Mi rcii h « On donne de l\u2019information aux ouvriers sur les ressources, les outils, mais aussi sur leurs obligations », Indique Patricia Perez, du Centre d\u2019appui aux travailleurs migrants (à gauche).« Les Mexicains sont une main-d\u2019œuvre vulnérable et soumise.Ils méritent un peu plus de considération », insiste pour sa part, Marcia Ribeiro, une employée du Centre.JULIE MERCIER Photo : Julie Mercier Sj Chaque année, la Fondation des entreprises de recrutement de main-d\u2019œuvre agricole étrangère (FERME) supervise la venue de milliers d\u2019ouvriers agricoles étrangers.« On fait tout de A à Z », résume René Mantha, le directeur général de l\u2019organisme.représente également les employeurs dans les négociations annuelles avec le gouvernement mexicain.Intrant indispensable Chaque année, certains médias font leurs choux gras avec des histoires d\u2019exploitation de travailleurs mexicains.« Nos ouvriers ne sont pas du cheap labor.Ils ne travaillent pas au salaire minimum (7,75 $).Depuis le 1\" janvier, ils gagnent 8,25 $/heure, indique René Mantha.Au Mexique, quand les travailleurs gagnent 80 pesos dans une journée c\u2019est bien payé.Ici, c\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une heure de travail », ajoute-t-il.D\u2019ailleurs, les 20 milliards de dollars ramenés par les travailleurs agricoles au Mexique constituent la 21' source de revenus du pays, tout juste derrière le pétrole (26\u2019G$).« C\u2019est très payant, mais ce n\u2019est pas un travail facile.Mais là-bas, le travail n\u2019est pas plus facile et il est sous-payé », note le directeur.« Les ouvriers sont des mois séparés de leur famille, à vivre avec des gars et à faire des tâches ménagères qui sont souvent la responsabilité de leurs épouses », reconnaît M.Mantha.Malgré tout, les problèmes sont assez rares, soit environ 5 %.« Ce sont souvent des travailleurs qui s\u2019en viennent ici et qui ont laissé des chats morts dans le garde-robe », illustre le dirigeant.FERME sensibilise aussi les producteurs au bon traitement de leurs ouvriers.Les entreprises qui ne se conforment pas se voient retirer du Programme.« Sans ce programme-là, il n\u2019y aurait pas eu de développement de l\u2019horticulture au Québec et en Ontario.J\u2019encourage les employeurs à démontrer beaucoup de respect aux ouvriers mexicains », termine René Mantha.J.M.MONTRÉAL - Tout n\u2019est pas toujours rose au pays des travailleurs agricoles mexicains.En cas de pépins, certains se tournent vers le Centre d\u2019appui aux travailleurs migrants.« C\u2019est important pour les travailleurs de pouvoir discuter de leurs problèmes avec quelqu\u2019un qui parle leur langue, révèle Patricia Perez, la fondatrice du Centre.Les ennuis les plus fréquents concernent le manque d\u2019attention médicale, le harcèlement psychologique et le non-respect du contrat de travail.« On est totalement débordé.On traite des cas au Québec, en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Alberta et en Ontario, précise la Mexicaine.Les ouvriers s\u2019imaginent que tout le monde est parfait, qu\u2019ils vont être respectés.» La procédure officielle veut que les travailleurs formulent leurs plaintes au consulat du Mexique à Montréal.Mme Perez se défend d\u2019ailleurs de marcher dans les plates-bandes des agents consulaires.« Durant les heures de bureau, les travailleurs sont aux champs.Ils sont tannés de laisser un message au consulat.Leurs appels demeurent souvent sans réponse, rapporte Mme Perez.Devant l\u2019inaction du consulat, MEXICO - Alors que plusieurs travailleurs saisonniers sont heureux de leur sort, d\u2019autres ne peuvent en dire autant.« Si tu écris ce que je te dis, je vais avoir des problèmes », commence un ouvrier qui souhaite dénoncer le comportement des fonctionnaires du ministère du Travail lors de la sélection des participants.« Ils nous traitent comme des animaux.Ils examinent nos mains.Si elles sont trop propres, tu ne peux pas faire partie du Programme, affirme le Mexicain.Ils n\u2019acceptent pas les gens qui ont plus qu\u2019un diplôme secondaire », continue l\u2019homme.Une fois au Québec, les con- ils dépriment et veulent repartir.J\u2019ai déjà passé une nuit sur une ferme pour calmer des travailleurs en attendant de rejoindre le consulat », se souvient celle qui dirige aussi la Coalition d'appui aux travailleurs agricoles saisonniers.« Aussitôt qu\u2019un travailleur pose problème, la chose la plus simple c\u2019est de le rapatrier au Mexique.Ça se fait en 24 heures et c\u2019est sans appel.Et, on ne parle pas des conséquences d\u2019un rapatriement : l\u2019humiliation, les frais de transport et l\u2019exclusion à vie du Programme », pointe Marcia Ribeiro, une employée du Centre.Les producteurs n\u2019écourtent pas le séjour de leurs ouvriers par gaieté de cœur, soutient le directeur général de FERME.« Faire venir des Mexicains, ça coûte cher et ça demande beaucoup de temps », rétorque René Mantha.Ce dernier calcule que chaque producteur doit débourser environ 700 $ par ouvrier.Dévouement ou intérêts monétaires ?Le Centre d\u2019appui aux travailleurs migrants a ouvert ses portes en 2004.Depuis l\u2019année dernière, il est financé par les Travailleurs et travailleuses unis de l\u2019alimentation et du commerce (TUAC).À date, le syndicat a mené ditions de travail ne sont pas toujours faciles.« Les journées de travail sont de 14 heures et j\u2019ai rarement congé.J\u2019aimerais pouvoir me reposer.» « Des fois, je travaille 17 heures par jour, renchérit un autre travailleur.Peut-être que ce serait pire sur une autre ferme ou que je n\u2019aurais juste pas de travail », craint-il.Mis au courant des propos des travailleurs, le directeur de la protection du ministère des Affaires étrangères du Mexique, Marco Fraire, ne s\u2019en formalise pas.« La plupart du temps, ce sont les travailleurs qui demandent à faire plus d\u2019heures.» Le fonctionnaire explique ces doléances plusieurs campagnes d\u2019information auprès des ouvriers mexicains, dont une sur leur droit aux congés parentaux.Sa dernière intervention concerne la rétention de leurs passeports.Selon René Mantha, il s\u2019agit d\u2019une véritable tempête dans un verre d\u2019eau.« Cette pratique n\u2019avait pour but que d\u2019éviter la perte ou le vol.Quand vous allez en croisière, vous êtes content de savoir que vos documents personnels sont en sûreté dans le coffre-fort du bateau », fait-il remarquer.Le directeur questionne d\u2019ailleurs les motivations des TUAC pour qui les cotisations de près de 4000 ouvriers représenteraient sûrement un bon montant.Bien qu\u2019il ne mette pas en doute la bonne volonté des employeurs, M.Mantha rappelle que la Commission des normes du travail veille au grain.Cette année, l\u2019organisme a même publié une version en espagnol du guide « Les normes du travail au Québec et les travailleurs agricoles étrangers ».« Pourquoi 75 % des travailleurs reviennent année après année s\u2019il y a autant d\u2019insatisfaits ?Vous devriez voir à l\u2019aéroport, quand les producteurs vont chercher leurs ouvriers ! On dirait des amis qui ne se sont pas vus depuis longtemps », illustre M.Mantha.par « la différence de culture et des attentes parfois trop grandes ».Il rappelle que les ouvriers ne sont pas laissés à eux-mêmes.« Les gens du consulat visitent les fermes et supervisent les conditions de vie des travailleurs mexicains », rassure M.Fraire.J.M.NDLR : Cette série de reportages au Mexique a été réalisée dans le cadre de la bourse 2005 du Prix Moïse-Cossette de l'Association des communicateurs et rédacteurs de l\u2019agroalimentaire (ACRA).Sous le couvert de l\u2019anonymat La terre de chez nous, is juin 2006 - PAGE 9 ACTUALITES L\u2019AIDE DE 950 M$ D\u2019OTTAWA La répartition se fait attendre Photo : Marc-Alain Soücy/TCN Le ministre de l\u2019Agriculture du Québec, Yvon Vallièrcs.PIERRE-YVON BÉGIN QUÉBEC - Les producteurs agricoles du Québec ignorent toujours la part qu\u2019ils toucheront des 950 M$ annoncés par Ottawa pour leur venir en aide.Selon les informations obtenues par la Turn?, les craintes du Québec de ne recevoir que des miettes, soit environ 50 M$, seraient présentement fondées.Président de La Financière agricole du Québec, Laurent Pellerin exhorte le fédéral à assumer sa juste part, disant que la crise actuelle a amené l'institution à dépasser son mandat.Au cabinet du ministre de l\u2019Agriculture à Ottawa, Chuck Strahl, on indique que les provinces sont encore en train de fournir leurs chiffres concernant les inventaires à rajuster en fonction du Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA).Directeur des communications du ministre, Conrad Belhumeur confirme que le travail de vérification des chiffres n'est pas terminé avec toutes les provinces.« Malheureusement, dit-il, cela prend plus de temps que prévu.On a une enveloppe et cet argent va être divisé entre les provinces.C\u2019est pour ça que les chiffres doivent être vérifiés.» Dans une récente édition de la Terre, le ministre Strahl confirmait que le Québec recevrait « sa juste part » lorsque interrogé afin de savoir si le Québec encaisserait sa part historique de ce genre d\u2019aide, soit 15 % ou 225 M$.À La Financière agricole du Québec, chargée d\u2019administrer le PCSRA au Québec, la porte-parole, Nathalie Foster, certifie que l\u2019organisme a déjà fourni toutes les informations pertinentes à Ottawa.Rappelons que La Financière a tenu compte de la variation des inventaires depuis l\u2019instauration du programme, ce qui n\u2019était pas le cas dans les autres provinces.« Les discussions sont presque terminées.Il faut attendre de voir ce qui sera présenté dans les autres provinces pour connaître le montant qui reviendra au Québec », a-t-elle affirmé.Tout semble indiquer que ce n'est qu'à la fin du mois, soit au moment de la rencontre annuelle des ministres de l\u2019Agriculture à Terre-Neuve, que sera révélé le montant que touchera le Québec.Selon les informations obtenues par la Terre, les présentes négociations entre Québec et Ottawa sont ardues.Les producteurs agricoles ne recevraient que 50 M$ suivant la formule actuelle.Ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec, Yvon Valiières entend toujours convaincre son homologue fédéral de modifier son approche.Il demande une nouvelle fois au fédéral de faire preuve de souplesse, de manière à aider les producteurs qui en ont le plus besoin, notamment les producteurs de céréales.« Nous demandons bien sûr notre part, a déclaré Yvon Valiières, mais aussi la souplesse requise dans la façon d'attribuer ces sommes d\u2019argent.Il est important que le fédéral tienne compte des difficultés des nombreux producteurs agricoles au Québec en se souvenant en particulier des représentations très fermes du monde agricole en faveur des producteurs de maïs-grain.» Mandat « Le gouvernement fédéral devrait assumer sa juste part de responsabilité afin de rétablir un équilibre fragilisé par la situation de crise qui perdure », a pour sa part déclaré Laurent Pellerin, à titre de président du conseil d\u2019administration de La Financière agricole.Les séquelles de la crise de l\u2019ESB, l\u2019effondrement des prix des céréales, la maladie dans les élevages porcins, la flambée des coûts de l'énergie et la complexité du PCSRA, explique-t-il, ont conduit l\u2019organisme « à intervenir au-delà de son mandat ».Lundi, le rapport annuel de La Financière agricole était déposé à l\u2019Assemblée nationale.Ce rapport révèle que les prêts et les ouvertures de crédit ont totalisé 710 M$ en 2005-2006.En raison du contexte de crise, 18 % des 3000 autorisations de prêts (563 M$) ont servi à des consolidations pour soutenir les entreprises.Les ouvertures de crédit ont augmenté de 5 % pour atteindre 124 M$.Au chapitre des assurances, le Programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) a couvert 17 464 producteurs et versé des compensations atteignant 436 M$.Quant au Programme d\u2019assurance récolte, La Financière a accordé près de 60 M$ parmi ses 13 320 adhérents.GARNITURES À PIZZA Succédanés de mozzarella vendus illégalement JEAN-CHARLES GAGNÉ Déjà irrités par l\u2019importation d\u2019ingrédients laitiers, les producteurs laitiers du Québec et du Canada devront y voir pour ne pas perdre une part importante du marché du fromage mozzarella utilisé sur les pizzas, estimé à deux milliards de dollars par an au Canada.Entre autres menaces, un succédané de mozzarella à base de soya, produit en Floride par Galaxy Nutritional Foods et commercialisé illégalement au Québec, pourrait réduire du tiers les quantités de mozzarella requises par l\u2019industrie de la pizza.Le Conseil des industriels laitiers du Québec a avisé le ministre québécois de l\u2019Agriculture, Yvon Valiières, de cette pratique illégale dans une lettre datée du 2 juin 2006.Son président, Pierre M.Nadeau, demande au ministre d\u2019agir avec diligence pour faire cesser cette pratique.Le Service d\u2019inspection du MAPAQ enquête.Pertes « C\u2019est fort inquiétant pour les producteurs, a déclaré le président de la Fédération des producteurs de lait du Québec, Marcel Groleau, le 12 juin.Nous avons pressé le ministre québécois de l\u2019Agriculture, Yvon Valiières, d'agir fermement, car les succédanés de produits laitiers sont interdits au Québec.C'est très facile d\u2019induire les consommateurs en erreur parce que ce produit a la même apparence que la mozzarella.Et c\u2019est Photo : Conseil di s industriels lutii.hs du Québec Les succédanés de fromage mozzarella pourraient faire perdre 300 M$ aux producteurs de lait.pernicieux parce que le goût est maquillé dans un produit transformé comportant plusieurs saveurs (pepperoni, champignons, viande, etc.).» L'un des produits commercialisés est un mélange d\u2019huile végétale (soja) et d\u2019eau, appelé « Mozzarella flavoured shreds-Alternative saveur de mozzarella râpée » fabriqué par la compagnie Galaxy, à Orlando, en Floride.La recommandation est de remplacer environ 30 % du fromage mozzarella utilisé en garniture de pizza par ce produit.A ce taux, le Conseil des industriels laitiers évalue la perte annuelle à 600 MS pour l\u2019industrie laitière canadienne, dont plus de la moitié assumée par les producteurs.On imagine l\u2019impact potentiel de ce succédané sur le revenu des producteurs laitiers du Québec d\u2019où provient la plus grande part de la mozzarella au pays.Règlement Le Règlement sur les succédanés de produits laitiers stipule que la fabrication et la mise en marché de tout succédané sont interdites, sauf s\u2019il s\u2019agit de margarine, de colorant à café, de garniture à dessert, de mélange à dessert congelé et de dessert congelé.En pratique toutefois, certains produits sont autorisés, pour des motifs d\u2019allergie ou de choix de vie, s\u2019ils ne font aucunement référence aux produits laitiers, indique-t-on au MAPAQ.C\u2019est le cas pour les breuvages de soya.Le MAPAQ dit par contre faire immédiatement retirer du marché tout succédané mélangé à un produit laitier, du pain de soya avec du fromage par exemple.La pizza n'est pas un produit laitier comme tel, y précise-t-on, mais les clients s'attendent à trouver du fromage comme garniture.Pour être accepté au Québec, le produit fabriqué par la compagnie Galaxy devrait enlever le mot mozzarella de son étiquette.Les restaurateurs pourraient alors l\u2019utiliser sur leurs pizzas à condition qu\u2019ils en informent les consommateurs.Ces succédanés illégaux réduisent directement le quota des producteurs, contrairement aux concentrés de protéines laitières importés utilisés par des transformateurs de lait.Leur interdiction n\u2019implique aucune compensation pour les exportateurs et n\u2019aurait pas d\u2019influence négative sur les chances du Canada de préserver la gestion de l\u2019offre.INGRÉDIENTS LAITIERS Vote à la Chambre des communes La Chambre des communes devait se prononcer, le 13 juin, en fin d\u2019après-midi, sur une motion du Comité permanent de l\u2019agriculture portant sur les importations de concentrés de protéines laitières.La motion, présentée par le Bloc québécois et endossée à majorité par les parlementaires du Comité, demande au gouvernement d'intervenir immédiatement pour renforcer les mesures de contrôle des importations afin de limiter l'entrée de concentrés de protéines laitières.Elle réclame l\u2019adoption d\u2019un règlement qui classerait tous ces concentrés dans la ligne tarifaire dotée d\u2019un contingent tarifaire négocié lors de l\u2019Uruguay Round.La motion stipule enfin que le fédéral devra recourir, le cas échéant, à l\u2019article 28 du GATT afin de plafonner les importations de concentrés protéiques.Les producteurs laitiers du Québec subissent des pertes annuelles de l\u2019ordre de 70 M$ en raison de ces importations.J.-C.G.PAGE 10 - L\\ TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 Photo : Dominic Gauthier ACTUALITES JEAN-CHARLES GAGNÉ AT I O N Pellerin INTERNATIONALE à la tête d\u2019AgriCord Le président de l\u2019UPA, Laurent Pellerin, a été élu président d\u2019AgriCord, une organisation agricole de coopération internationale, le 19 mai dernier.Agri-Cord, qui vise à réunir les fonds internationaux requis pour venir en aide aux paysans du Sud, est rattachée à la Fédération internationale des producteurs agricoles (PIPA).C\u2019est d\u2019ailleurs dans le cadre du 37' congrès mondial de la F1PA, à Séoul, que M.Pellerin a accédé à ce poste, en son absence ! Sa réputation l\u2019avait sans doute précédé ! « Dans un monde où l\u2019agriculture est délaissée, au Nord comme au Sud, et alors que la majorité des personnes démunies vivent toujours en milieu rural, nous devons absolument nous serrer les coudes, nous regrouper plus que jamais et travailler tous ensemble pour améliorer le sort de tous les paysans de la planète, a déclaré le nouveau président.Et c\u2019est le rôle des organisations agricoles du Nord de coordonner leurs interventions afin de soutenir efficacement leur vis-à-vis des pays en développement.Une mission que j\u2019entends poursuivre avec vigueur et conviction.» Jeune AgriCord a vu le jour en 2002 grâce à l\u2019initiative de huit agri-agences, c\u2019est-à-dire des organisations de coopération internationale oeuvrant en agriculture, appartenant à des agriculteurs et dirigées par eux.UPA Développement international (UPA Dl), dont M.Pellerin est l\u2019actuel président, figure parmi les organismes fondateurs.Outre UPA Dl, du Canada, on retrouve deux agri-agences françaises (l\u2019Agence française pour le développement international et le Croupe FERT), la néerlandaise Agri - Terra, la nippone IDACA, la belge Un Pour Tous, la norvégienne Norges Vel, la suédoise SCC et le danois Danish Agricultural Council.Le siège social d\u2019AgriCord est en Belgique.Quatre ans après sa création, AgriCord réunit d\u2019importants bailleurs de fonds comme l\u2019Agence canadienne de développement international (ACD1) et le Fonds international pour le développement de l\u2019agriculture des Nations unies (FIDA).Le gouvernement des Pays-Bas a annoncé, au 37' congrès de la F1PA, qu\u2019il verserait 70 M$ CA pour appuyer les actions d\u2019AgriCord au cours des quatre prochaines années.La Hollande est en effet convaincue que l\u2019atteinte des objectifs du Millénaire - dont celui de réduire de moitié l\u2019extrême pauvreté d\u2019ici 2015 - doit passer par les organisations de producteurs agricoles.Quelques centaines d\u2019organisations agricoles et rurales du Sud sont partenaires d\u2019AgriCord.À ce titre, elles soumettent des projets de coopération et contribuent à en définir les champs d\u2019intervention.AgriCord soutient deux grands types de projets.D\u2019une part, elle fournit de la formation, de l\u2019information et soutient la mise en réseau d\u2019organisations nationales ou régionales afin qu\u2019elles se donnent une vision et un argumentaire politique.« Jusqu'ici, les questions reliées au commerce international ont prédominé, en raison de la ronde de Doha de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) », précise la directrice générale d'UPA Dl, Marie-Christine Talbot.AgriCord donne aussi son soutien aux organisations nationales dans l'élaboration et la mise en place d'une politique agricole nationale.Elle appuie des initiatives visant à doter les agriculteurs de services et de mécanismes essentiels pour améliorer leur sort.À titre d\u2019exemple, UPA DI a récemment délégué deux personnes en Guinée pour aider le Cadre national des organisations paysannes (CNOP) à mettre en place un système d\u2019information sur les marchés, un préalable à l\u2019organisation de la mise en marché, illustre Mme Talbot.HHBM M fl C HI M NORDTRAC: pnips Osezl W 7.FAITES VOUS PLAISIR.Vous travaillez tellement fort que vous méritez de vous gâter.La Série 900 c\u2019est pour vous ! MONT-JOLI (418) 775-3500 'UlcSl i aui-tmiie nctil Ltée SAINT-BRUNO Lac St-Jean 1 877 343-2033 (Cnnrc\\ équipemej GMD (450) 588-2055 AMOS (819) 732-6296 (819) 782-5604 AGRITIBI R.H.INC.M SAINT-HYACINTHE (450) 799-5571 1 866 615-5571 mu ¦ limité D-o SUM A V ir«ucf*nr*4oc«r>*nt agricole Canada Farm Cmtt Canada WestfaliaSurge Sapïïttr PIONEER UMSOCJtT» Ou*#! animal.AGPCJ CONTACT Services à la PME CIBC bouushs, # agropur O*» Québec SS VflLtTlETfiLl La Coop j\u2014^ rmroér ¦ La Financière agricole Québec mi EN SPECTACLE - Josiane Roy Présentation spéciale - 25e anniversaire Le mercredi 30 août 2006 à l\u2019Hôtel des Seigneurs 1200, Johnson, St-Hyacinthe, Québec Tel.: (450) 774-3810 ou 1-866-734-4638 L\u2019admission est de 60$ le couvert (taxes incluses) comprenant cocktail, souper, soirée et spectacle.Prenez note qu\u2019il serait préférable de réserver votre chambre dans les plus brefs délais en mentionnant que vous êtes du groupe des Jeunes Agriculteurs.INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT EN COMMUNIQUANT AVEC: Promotions Roger inc.Francine Martin 275, rue Cambcrt Beauport (Québec) G1B3S4 Tel.: (418) 877-1919 Fax: (418)877-9292 Site internet: www.jeunesagriculteurselite.com Veuillez libeller votre chèque à l\u2019ordre de: Concours des Jeunes Agriculteurs d'Élite du Canada MÉDIAS OFFICIELS LA TERRE DE CHEZ NOUS La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 - PAGE 17 CULTURES AGRICULTURE BIOLOGIQUE On peut devenir fermier de famille ! MARC-ALAIN SOUCY MASOUCY@LATIIRHE.CA Plus de 107 fermes font partie du réseau québécois d\u2019Agriculture soutenue par la communauté (ASC).Équiterre, qui appuie le mouvement depuis 1996, est présentement en période de recrutement de nouvelles fermes intéressées à faire partie de ce réseau.Les producteurs biologiques ou éligibles à la précertification biologique et qui ont de l'expérience en maraîchage ont jusqu\u2019au 22 juin pour contacter Équiterre et s\u2019inscrire pour la saison 2007.Les producteurs inscrits au réseau coordonné par Équiterre pourront profiter de son soutien tant au niveau de l\u2019organisation de l\u2019ASC que de la visibilité pour rejoindre le grand public.Ils pourront également profiter de formations, de visites de fermes et d\u2019activités de sensibilisation aux relations avec le public.Michel Massuard cultive 55 variétés de fruits et légumes sur une superficie de quatre hectares à Ripon, en Outaouais.Sa ferme a une superficie totale de 43 hectares.Il travaille en collaboration avec Équiterre depuis plusieurs années Le programme de gestion des contenants de pesticides SantéFERMES Pour votre ferme, votre famille, notre santé et notre environnement Chaque contenant retourné compte.et - ça ne vous coûtera rien! Rincez les contenants de pesticides trois fois ou rincez-les sous pression Retirez le livret en papier fixé QÇftMjDQg | Retournez les contenants propres, vides et sans livret en papier au site de cueillette nousenprenonssoirf CropLife ^\tCANADA Adressez-vous au site de cueillette ou visitez WWW.croplife.Ca *> Photo : Lu Vallon di s sources Michel Massuard, de la ferme du Vallon des sources à Ripon, est heureux de son expérience avec les paniers bio.Le producteur admet cependant qu\u2019il faut aimer les contacts avec le public pour apprécier la formule.et trouve son expérience très satisfaisante.« C\u2019est sûr que c\u2019est plus complexe de produire tant de fruits et légumes différents et qu\u2019il faut une très très bonne planification pour répondre aux besoins de nos 230 partenaires, a-t-il déclaré à la Terre.Mais comme nos produits sont vendus d\u2019avance nous avons moins de stress au niveau de leur commercialisation.» Le producteur admet cependant qu\u2019il faut aimer les contacts avec le public pour apprécier le principe des paniers bio.Le Vallon des sources livre ses paniers bio toutes les semaines dans quatre points de chute, et deux partenaires acceptent que des clients viennent prendre leur panier à leur résidence.La collaboration semble donc de mise entre partenaires de l\u2019ASC.« Cette formule nous permet de bien gagner notre vie et même de payer deux salaires durant l\u2019été sur une terre qui était abandonnée depuis une trentaine d\u2019années avant notre arrivée.Ma conjointe et moi sommes heureux de contribuer, grâce à la vente directe, à l\u2019éducation des citadins sur la valeur des produits agri- coles et leur faire réaliser que la nourriture ne pousse pas dans les magasins et qu\u2019elle n\u2019est pas une vulgaire marchandise », dit Michel Massuard.Engagement Selon Équiterre, l\u2019ASC est fondée sur l\u2019engagement mutuel d\u2019un groupe de citoyens et d\u2019une ferme.En achetant d\u2019avance une part de la récolte de cette dernière, les citoyens s\u2019engagent pour toute la saison et la ferme leur livre un panier hebdomadaire de fruits et légumes biologiques variés selon les récoltes.L\u2019organisme, qui fait également la promotion de l\u2019achat local et des économies d\u2019énergie, estime que les paniers bio sont une façon innovatrice pour le producteur de planifier sa production, de bénéficier de revenus tôt en saison et de vendre ses produits sans intermédiaires auprès de gens qui ont à cœur la production locale et le respect de l\u2019environnement.Pour s\u2019informer sur le projet ASC, contactez Isabelle Joncas au 1 877 272-6656, poste 229, ou 514 522-2000, poste 229.(ijoncas@equiterre.qc.ca) Plantation d\u2019arbres SAINT-ESPRIT - Roger, Jacques, Julie, Françoise, ce ne sont quelques noms d\u2019un nouveau paysage qui est en train de croître à Saint-Esprit, aux abords de l\u2019abattoir de porcs d\u2019Olymel dans Lanaudière.Le 19 mai dernier, 95 arbres ont été plantés et porteront dorénavant le nom de ceux qui les ont mis en terre.René Dugas, président du syndicat des producteurs agricoles de Montcalm, a eu cette idée il y a deux René Dugas mois et demi.Conscient des plaintes de plusieurs citoyens, victimes du bruit et des odeurs émanant de l\u2019abattoir, il a décidé d\u2019améliorer leur paysage.« Au lieu de regarder l\u2019usine, les gens vont pouvoir regarder leurs arbres pousser.» Résultat : une grande fête de l\u2019arbre qui, malgré la pluie et le froid, a été victime de son succès, car au départ les organisateurs avaient prévu planter 75 arbres, c\u2019est plutôt 95 arbres qui seront mis en terre.Plusieurs personnes présentes ont mentionné qu\u2019elles viendraient elles-mêmes s\u2019occuper de leur arbre et lui prodiguer les soins nécessaires.D\u2019ici quelques années, ces arbres serviront de brise-odeur.J.R.PAGE 18 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 IUIN 2006 Bernard Beaudin, président-directeur général de la Fondation de la faune du Québec, en compagnie de Laurent Pellerln, président général de l'Union des producteurs agricoles et président d\u2019honneur de l\u2019événement.PUBLIREPORTAGE La Fondation de la faune du Québec a tenu, le mercredi 31 mai, à Montréal la deuxième de ses activités-bénéfice pour l\u2019année 2006.La soirée se déroulait au marché Bonsecours sous la présidence d\u2019honneur de Laurent Pellerin, président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).L\u2019activité a rassemblé quelque 225 participants et généré des revenus de 95 000 $.La totalité des sommes recueillies s'ajoutera aux montants investis dans le Fonds pour la biodiversité des habitats, mis sur pied par la Fondation et ses partenaires.Plus spécifiquement, les revenus seront consacrés au Programme de mise en valeur de la biodiversité des cours d'eau en milieu agricole lancé en 2005 par la Fondation et l\u2019UPA.Comme le signalait le président-directeur général de la Fondation, Bernard Beaudin, « la Fondation a choisi de consacrer les bénéfices de la soirée à ce programme afin d\u2019appuyer les travaux d\u2019intégration des préoccupations fauniques aux pratiques agricoles.Cet enjeu constitue une préoccupation majeure de la Fondation ».Laurent Pellerin, président général de l\u2019Union des producteurs agricoles et président d'honneur de l\u2019événement, s\u2019adressant aux convives.Pour sa part, le président d\u2019honneur, Laurent Pellerin, a souligné que « c\u2019est dans le même esprit que l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) et les nombreux autres partenaires publics et privés ont choisi d\u2019appuyer ce programme qui permet de soutenir pendant cinq ans, dix projets pilotes mis en oeuvre dans presque toutes les régions du Québec ».Le succès de la soirée a été possible grâce à l\u2019appui des principaux commanditaires de l\u2019événement : le ministère des Ressources naturelles et de la Faune, la Fédération des producteurs de volailles du Québec, la Fédération des producteurs de bovins du Québec, la Fédération des producteurs de lait du Québec, le Centre d\u2019insémination artificielle du Québec, La Terre de chez nous, l\u2019UPA et Desjardins Sécurité financière.L'animation était assurée par les comédiens Gaston Lepage et Bernard Fortin.Grâce à la contribution de tous les partenaires et aux profits de la soirée, les organismes agricoles et les producteurs impliqués dans ce programme pourront oeuvrer au développement d\u2019une approche novatrice de gestion intégrée qui se concrétisera par l\u2019expérimentation sur le terrain de techniques de valorisation des cours d\u2019eau et des habitats fauniques en milieu agricole.la faune uébec C\u2019est Louise Laparé, comédienne et administratrice de la Fondation delà faune du Québec, qui a gagné le panier de provisions offert par l\u2019UPA et Incluant les cretons et le sirop d\u2019érable de Laurent Pellerin.On la voit ici en compagnie de M.Pellerin et des animateurs de 1a soirée, Gaston Lepage et Bernard Fortin.Hélène Montpetlt, de Montréal, a remporté le grand prix du tirage offert par l'UPA, soit un\tOutre le souper de homard, les convives ont participé à des tirages, à un encan silencieux et forfait de cinq jours pour deux personnes au Gîte du Mont-Albert, dans le parc de la\tà un encan crié.Gaspésie, un prix d\u2019une valeur de 1500 $.On la voit ici en compagnie de Laurent Pellerin et des animateurs de la soirée, Gaston Lepage et Bernard Fortin.Ressources naturelles et Faune Québec es es uesjaruins Sécurité financière irBOeanini lit luiufra IttCKÜarittirmi ifüefe (pnrridlüictttMüjrs-«ile* lliih «iki Outfit1* Cl AO Conjuguer avoirs et etres La terre de chez nous, 151UIN2006 - PAGE 19 0 DO TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR rr?Fondation de la faune du Québec SUCCES DE L\u2019ACTIVITÉ-BÉNÉFICE UPA L'Union des producteurs agricoles 95 000 $ pour la biodiversité des cours d\u2019eau ELEVAGE r » t >il î h i FERME TOURILLI Après le fromage, au tour de la terrine PIERRE-YVON BÉGIN SAINT-RAYMOND DE PORTNEUF -L\u2019économie générée en région par les produits du terroir peut-elle constituer un véritable projet de société ?Dernier récipiendaire du Prix Renaud-Cyr, Éric Prouix de la Ferme Tourilli pose la question en connaissant très bien la réponse.En quatre ans, ses fromages de chèvre -et bientôt une terrine - ont suscité un réseau de collaborateurs, vite devenus des amis.« Les gens de Portneuf s\u2019approprient mon dernier fromage, la Barre à Boulard.On a quelque chose qui vient vraiment de chez nous », lance fièrement Éric Prouix.Désireux de faire rejaillir l\u2019honneur du prix Renaud-Cyr sur les chefs qui ont soutenu sa candidature, le fromager avait convoqué la presse dans son patelin de Saint-Raymond de Portneuf, à une soixantaine de kilomètres à l\u2019ouest de Québec.Pascal Cothet, propriétaire de l\u2019Auberge La Bastide à Saint-Raymond, témoigne volontiers de cette heureuse collaboration.Originaire de Poitiers en France et arrivé au Québec voilà une quinzaine d\u2019années, il a conservé dans ses bagages le goût du fromage de chèvre.Il a eu l\u2019idée de lancer son propre fromage, mais les normes du ministère de l\u2019Agriculture l'ont vite incité à se tourner vers Éric Prouix.Ensemble, ils ont créé en 2001 le Bastidou, un fromage aromatisé au pesto de basilic.« C\u2019est un fromage à déguster n\u2019importe quand durant la journée, dit-il.C\u2019est un fromage commode à utiliser et on le met en croûtons sans qu\u2019il s\u2019effoire.Il plaît surtout aux femmes, sans doute parce qu\u2019il est plus sophistiqué.» Le Bastidou tient d\u2019ailleurs une place de choix dans le livre de recettes Savourez Portneuf que Pascal Cothet a publié récemment afin de mettre en valeur les produits du terroir de sa région.Déjà 4000 des 5000 copies ont été écoulées.Député de Portneuf, Jean-Pierre Soucy en tient toujours une bonne quantité dans le coffre de sa voiture pour vanter les mérites de son comté.PHOTO : PIERRE*YVON Bf.GIN Dernier récipiendaire du Prix Renaud-Cyr, Éric Prouix de la ferme Tourilli a souligné l\u2019événement en compagnie des chefs cuisiniers qui lui ont permis de se distinguer.Dans l\u2019ordre habituel, Pascal Cothet, chef de l\u2019Auberge La Bastide de Saint-Raymond de Portneuf, Lorraine Cyr, Prix Renaud-Cyr, et Éric Prouix.« Selon le dictionnaire, la bastide est une place forte.Je dirais que certains délinquants sont comme des fromages; ils commencent à se montrer coulants quand ils sont pris dans une bastide », a lancé le député pour dérider l\u2019assistance.Mentionnons que le lait de chèvre de la Ferme Tourilli a également permis la naissance d\u2019une savonnerie, Les Douceurs de Marquyse.La propriétaire, Maryse Allard, a d\u2019ailleurs commencé sa production de savons dans le garage de l\u2019auberge.Aujourd\u2019hui bien installée dans son propre local, elle produit également le pesto pour la fabrica- BREVE Fromagerie Perron en litige La Fromagerie Perron, située à Saint-Prime au Lac-Saint-Jean, vient d'intenter une poursuite de 256 000 $ contre le courtier en produits laitiers M.Larivée International inc.de Montréal.Le courtier aurait pris possession, vendu et livré des produits de la fromagerie sans en avoir payé la valeur, peut-on lire dans la réclamation déposée en Cour supérieure à Roberval le 24 mai dernier.Cinq jours plus tard, l\u2019avocat de M.Larivée International, Me Rock Séguin, y allait à son tour d\u2019une poursuite pour bris de contrat.Sa requête, qui a été déposée au greffe de la Cour supérieure à Montréal, mentionne que sa cliente avait commencé à étudier la possibilité d\u2019acquérir 50 % des actions de la Fromagerie Perron, et ce, en janvier 2006.Le 7 avril dernier, Fromagerie Perron avisa sa cliente qu\u2019elle résiliait ses liens d\u2019affaires.M.Larivée International réclame, par sa poursuite, 827 000 $.La directrice générale de Fromagerie Perron, Sylvie Beaudoin, a déclaré par voie de communiqué que les litiges n\u2019entravent aucunement les opérations et les activités de la fromagerie, et que tous les projets de développement suivent leur cours.Y.C.CONSULTATIONS PUBLIQUES Le gouvernement du Canada a entrepris un examen indépendant de la Loi sur les grains du Canada et de la Commission canadienne des grains (CCG).\t \t \t s Parmi les sujets de discussion à prendre en considération figurent : \u2022\tles mécanismes de règlement des différends; \u2022\tla gouvernance de la CCG; \u2022\tles méthodes d'essai; \u2022\td'autres questions touchant la CCG et la Loi sur les grains du Canada.Le gouvernement du Canada invite les producteurs de céréales et les intervenants de l'industrie céréalière à lire le document de consultation et à lui faire part de leurs commentaires lors des consultations ou par écrit à l'adresse mentionnée ci-après.Pour obtenir de plus amples renseignements ou un exemplaire du document de consultation, veuillez consulter le www.compas.ca/grain ou communiquer avec : \u2022\tles pouvoirs et les fonctions de la CCG; \u2022\tles recherches sur les grains; \u2022\tles normes des grades et le classement; \u2022\tl'inspection et la pesée; Conrad Winn, COMPAS Inc.77, rue Bloor Ouest, bureau 1701 Toronto (Ontario) MSS1M2 Téléphone: (416) 598-0310 Télécopieur: (416) 598-0122 Courriel : grain@compas.ca 1*1 Agriculture et Agroallmentalre Canada Agriculture and Agri-Food Canada Canada tion du Bastidou.Décidément, quand la roue tourne.Terrine Sébastien Rivard est chef cuisinier à la Station touristique Duchesnay.À sa table, il se fait aussi un devoir de donner priorité aux produits régionaux, dont le fromage de chèvre de la ferme Tourilly.Il l\u2019utilise d\u2019ailleurs pour son gâteau au fromage qui, dit-on, ne serait pas piqué des vers.Il a aussi mis au point une recette de terrine de chèvre qu\u2019Éric Prouix entend commercialiser.C\u2019est que le jeune fromager a vendu son troupeau de chèvres laitières l\u2019automne dernier; afin de fabriquer ses fromages, il achète maintenant le lait du nouvel acquéreur, Jocelyne Bernard.Bientôt, de futurs producteurs, Heidi et Réjean Cantin, lui achemineront aussi leur production de lait de chèvre.Le projet continue à faire des petits! Éric a bien racheté un troupeau de chèvres, mais cette fois pour la production de viande et bien sûr de terrine.« Les produits du terroir, affirme Eric Prouix, ont toujours été là.Il s\u2019agit d\u2019y mettre les efforts et l\u2019argent pour les développer.C\u2019est une force économique structurante pour toute une région.Au cours de mon seul voyage en France, j\u2019ai visité le siège social d\u2019Airbus à Toulouse.À côté de ça, Bombardier c\u2019est de la piquette.Dans la structure économique de la région de l\u2019Avéron, le fromage de Roquefort est considéré au même niveau que l\u2019aéronautique.» Pour bien marquer son enracinement à sa région, le fromager, géographe de formation, a nommé ses fromages de lieux bien connus de Portneuf.Il a d\u2019abord le Tourilli, qui tire son nom de la rivière que les gens du coin nomment aussi le pique-mouche.On retrouve aussi le Cap-rond qui rappelle la colline de terre glaise de Saint-Raymond, appelée aussi le coqueron par les résidants.Il y a aussi le Bouquetin de Portneuf et le dernier-né, la Barre à Boulard, un haut fond du Saint-Laurent situé en face de Deschambault.f l VJ l I 2 j : PAGE 20 - La terre de chez nous, is juin 2oog CHRONIQUE LAIT NOUVELLES JEAN-CHARLES GAGNÉ Ingrédients laitiers La société laitière internationale Campina, de Hollande, a acquis Innovatech Argentina S.A., une société argentine spécialisée dans les ingrédients laitiers.Cette acquisition vient consolider sa position sur ce marché, en Amérique du Sud surtout.Elle lui procure une capacité de production dans un pays renommé mondialement pour l\u2019efficacité de son industrie laitière.Innovatech Argentina a un chiffre d\u2019affaires de 17 M$ CA.Les ingrédients laitiers sont utilisés dans les produits laitiers, la crème glacée, la boulangerie, les produits pour le sport et la nutrition ainsi que dans les préparations lactées pour nourrissons.Rappelons que Campina et la Néo-Zélandaise Fonterra ont récemment créé une coentreprise spécialisée dans les ingrédients pharmaceutiques.Saputo Saputo, le plus important transformateur laitier au Canada, a encaissé un bénéfice net de 192 M$ pour l\u2019exercice financier terminé le 31 mars 2006, en baisse de 17 % par rapport à l\u2019année précédente, et ce, malgré des revenus de quatre milliards de dollars, en hausse de 3,6 %.Saputo a continué à faire de bonnes affaires au Canada.Ses activités de rationalisation, l\u2019acquisition de Fromage Côté et l\u2019augmentation du volume de ventes ont fait progresser le bénéfice consolidé avant intérêts, impôts (BAIIA) à 261 M$, soit 7 % de plus qu\u2019en 2005.Les choses n\u2019ont pas aussi bien tourné du côté américain où l\u2019entreprise a vu son BAIIA chuter de près de 60 M$.Le prix inférieur du fromage, l\u2019appréciation du dollar canadien, des coûts croissants d\u2019emballage, d\u2019ingrédients, d\u2019énergie et de main-d\u2019œuvre expliquent cette diminution.Saputo a récemment annoncé la fermeture de son usine de fabrication de fromage à Pem, en Indiana, aux États-Unis.Saputo a par ailleurs complété son acquisition de Spezialitaten-Kaserei De Lucia GmbH, un producteur de fromage situé en Allemagne, fabricant de mozzarella, de ricotta et de mascarpone, ayant un chiffre d\u2019affaires de quelque 28 M$ CA.Argentine L\u2019Argentine n\u2019occupe que 5 % du marché mondial des produits laitiers, mais pourrait s\u2019y tailler une place beaucoup plus importante au cours des prochaines années en raison de ses coûts de production très bas et d\u2019un climat favorable.La dévaluation du peso en 2002 a rendu les produits laitiers argentins plus compétitifs sur le marché laitier mondial.Les transformateurs laitiers exportent dans environ 100 pays dont l\u2019Algérie, le Nigeria, le Mexique et le Venezuela.Produire du lait coûte 12 $/hl en Argentine alors que le prix à la ferme se situe à 17,5 $/hl.Les vaches vont au BREVE Des vaches qui toussent SAINT-ROCH-OUEST - Un couple de producteurs de lait de Saint-Roch-Ouest dans Lanaudière est aux prises avec un litige très particulier avec un voisin.Le 18 novembre 2004, leur voisin Réal Lafortune a mis le feu à un tas de détritus composé de pneus et de bois et de copeaux.L\u2019incendie a duré quatre jours avant que le tout soit quasi consumé.La fumée se dégageant du brasier a été poussée par le vent vers l\u2019étable du couple Marie Olivier et Jean-Pierre Henri.Le troupeau a été incommodé et une vache est même décédée, nous apprend la requête déposée à la Cour du Québec, chambre civile.Certaines bêtes ont toussé pendant trois mois de temps après l\u2019intoxication.Le vétérinaire a dû administrer des antibiotiques.Les producteurs ont dû jeter du lait en raison des antibiotiques et ont subi une baisse de productivité de leurs vaches.Us ont demandé au voisin un dédommagement qui, de son côté, a refilé la réclamation à son assureur, en l\u2019occurrence la Promutuel de Lanaudière.L\u2019assureur, au lieu d'offrir un règlement, a préféré prendre le chemin des tribunaux.Ainsi, les producteurs ont été interrogés hors cour pour étayer leur réclamation.L\u2019avocate de l\u2019assureur, M'Genevière Cotman, du cabinet Desjardins Stein Monast de Québec, a déclaré à la Terre qu\u2019elle allait produire une défense dans ce dossier qui sera déposé sous peu à la cour.Du côté de la Promutuel de Lanaudière, le responsable des réclamations, Serge Poisson, a mentionné que, comme l\u2019affaire est devant les tribunaux, il ne voulait pas commenter.La Terre a demandé au responsable si la police d\u2019assurance couvrait des dommages causés par quelqu\u2019un qui allumait volontairement un incendie.M.Poisson n\u2019a pas voulu répondre.La réclamation des producteurs se situe en bas de 70 000 $.Y.C.pâturage à longueur d\u2019année.Les 2,1 millions de vaches laitières argentines, des Holstein à 95 %, réparties sur quelque 10 000 fermes, ont produit près de dût millions de tonnes métriques de lait en 2005.Environ 40 % des fermes abritent entre 70 et 150 vaches.Une autre tranche de 40 % regroupe des troupeaux variant de 150 à 500 têtes.La moyenne nationale de production laitière avoisine les 4500 kg.Neuf multinationales achètent environ la moitié de la production argentine et trois d\u2019entre elles en transforment près de 60 %.Les deux plus grosses usines laitières appartiennent à Mastellone et à SanCor, suivies par Saputo.Bière de lait Ancien technicien de l\u2019industrie laitière, Marcel Besnard a mis sur le marché, en 2004, une bière de lait commercialisée sous le nom de Lactiwel.Composée à 75 % de lait et à 25 % de malt, Lactiwel, une bière de couleur jaune pâle et au goût sucré, se vend à raison de 300 bouteilles par semaine, dans de petits magasins, des festivals et quelques marchés en France.M.Besnard se cherche un partenaire pour fabriquer sa bière à plus grande échelle et atteindre la grande distribution.Au départ, il a reçu l\u2019aide des techniciens de l\u2019Institut national de recherche agricole (INRA) de Rennes, en France.(BioClips) Damafro C\u2019est la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) qui a été la première bénéficiaire du Fonds bio de la fromagerie Damafro, située à Saint-Damase.Cette société est impliquée dans la protection du parc Orford et dans la création d\u2019aires marines de conservation.Le président de Damafro, Philippe Bonnet, a remis un chèque de 6576 $ au président de la SNAP, John O\u2019Driscoll, en avril dernier.Maison familiale rurale La Maison familiale rurale de la MRC de Maskinongé recherche des élèves pour s\u2019inscrire â son programme de production laitière qui doit en principe débuter en septembre 2006.Les personnes intéressées peuvent s\u2019adresser à Sarah Pellerin en composant le 819 228-5921, poste 258, ou par courriel : spellerin@mfr-maskinonge.ca.Contrôle des prix L\u2019Institut économique de Montréal a publié une Note économique [Les effets pervers des contrôles de prix) dénonçant le recours aux contrôles de prix (prix plafonds et prix planchers) comme mode d\u2019allocation des ressources.Selon l\u2019Institut, il vaut mieux s\u2019en remettre aux prix qui agissent comme signaux pour les acteurs économiques.Pour l\u2019économiste Valentin Petkantchin, les prix planchers rendent les produits plus coûteux et incitent les acheteurs à se tourner vers des substituts.Les entrepreneurs sont encouragés à produire davantage avec le risque de surproduction.Selon lui, les prix de soutien des produits agricoles sous gestion de l\u2019offre auraient engendré une telle surproduction n\u2019eut été de la mise en place des quotas de plus en plus coûteux pour les producteurs.Les prix plafonds ont le désavantage de décourager les investisseurs et d\u2019entraîner, à terme, une pénurie du bien ou du service réglementé.A UN PRIX PLUS QUE COMPÉTITIF «Une force québécoise au service des agriculteurs»^ Tous les avantages de l'acier ' Plusieurs modèles de le largeur.Bâtiments nrcHiDrome iLL Que ce soit pour : Garage, machinerie, entrepôt, fosse à fumier, aréna pour chevaux, etc.À qualité égale, nous garantissons les meilleurs prix sur le marché.Aucun intermédiaire Directement du manufacturier 1 800\t986-4282 Tél.: (450) 678-4444 / Fax: (450) 678-4441 info@archidrome.com Un produit de U 8 C Corporation d'acior UNGAVA USC Ltoe x N 3100.boul.Losch, St-Hubert (Oc) J3Y 3V8 1 www.archidromo.com La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 - PAGE 21 TERRITOIRE L\u2019avenir de l\u2019agriculture dans les Basses-Laurentides PHOTO : Denise Proulx rSjrâw1 :«&\u2022 ¦¦¦ Chez les Laurin-Bélisle de Saint-Benoît de Mirabel, le goût de l\u2019agriculture est bien ancré dans la famille.La petite Geneviève nous présente sa vache préférée.DENISE PROULX COLLABORATION SPÉCIAL!; SAINT-EUSTACHE - Les statistiques de la Communauté métropolitaine de Montréal présentent une image positive de l\u2019agriculture dans les Basses-Laurentides.Par contre, sur le terrain, le sentiment est passablement plus morose.À chaque ferme laitière démantelée, à chaque perte de marché pour l\u2019exportation de légumes, les agriculteurs voient leur avenir menacé, d\u2019autant plus que la pression urbaine pousse de tous les côtés.« Quand on se compare, on se console.La région est éprouvée, manque de soutien, mais comparée à ce qui se vit en Montérégie et dans Lanaudière, elle se porte relativement bien », a déclaré Normand Bourgon du bureau régional du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ).La semaine dernière, il réunissait des intervenants auprès des agriculteurs pour entamer une réflexion sur la situation de cette région en périphérie nord de Montréal.Le MAPAQ souhaite organiser pour la fin de novembre, début décembre, un forum sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture dans les Basses-Laurentides.Selon Pierre Girouard, de La Financière agricole, « les entreprises ont plus de liquidités en termes d\u2019actifs à court terme, par contre l\u2019endettement est élevé, bien qu\u2019inférieur à la moyenne québécoise.Donc, la situation n\u2019est pas si mal ».Penser globalement Loin de satisfaire les quelques agriculteurs présents, plusieurs se sont montrés critiques face à ce constat.«Il existe plusieurs demi-vérités dans ces tableaux », a mentionné Laurent Locas, un agriculteur qui a vendu son cheptel laitier en 2003.« Souvent les intervenants disent aux jeunes qu\u2019ils doivent absolument penser en termes de \"grosse ferme\u201d.En réalité, on ne se demande pas si la dette est acceptable, si le fait de toujours travailler a un impact négatif sur la famille.Les intervenants ont le devoir de ne pas valoriser que les grosses fermes », ajoute Sophie Bélisle, productrice laitière et présidente du Groupe conseil agricole des Basses-Laurentides.« On a un choix de société à faire », a résumé Richard Maheu, président de la Fédération de l\u2019UPA Outaouais-Laurentides.Membre de la Communauté métropolitaine de Montréal, sauf pour la municipalité de Saint-Placide, la région des Basses-Laurentides comptait en 2001, selon des données de Statistique Canada, quelque 2137 fermes en production, dont la superficie moyenne est de 56 hectares.Un pourcentage de 31 % des terres est en location et 80 % du territoire agricole est en culture.Les revenus varient énormément d\u2019un secteur à l\u2019autre.Alors que les producteurs horticoles de Laval enregistrent des revenus moyens de 16 197 $ /hectare, les producteurs de la MRC Deux-Montagnes déclarent des revenus de 8151 $/hectare.La production en grandes cultures fournit des revenus à 512 entreprises, suivie par la production laitière qui domine les élevages avec 276 fermes.Les cultures maraîchères et fruitières suivent avec respectivement 277 et 237 fermes.L\u2019évolution des cheptels est en décroissance, sauf pour la région de Mirabel qui connaît une hausse de 2 % de la production laitière et de 7 % des quotas, même si entre 2000 et 2005 le nombre de fermes a diminué.TABLE AGROALIMENTAIRE DE CHAUDIÈRE-APPALACHES Lévis confirme la localisation du marché public PIERRE-YVON BÉGIN Photo: Gracieuseté marie-ëve cardinal, table agroalimentaire de chaudières-appalaches Dans l\u2019ordre habituel : Charles Proulx, Jean-Michel Bordron, Clément Samson et Michel Roy.QUÉBEC - Bonne nouvelle pour les producteurs agricoles du sud de Québec, la Ville de Lévis vient de confirmer l\u2019emplacement du marché public pour trois ans.Les partenaires de la Table agroalimentaire de Chaudière-Appalaches espèrent pouvoir étendre cette association au-delà de 2008 par la construction d\u2019installations permanentes qui remplaceraient le chapiteau actuel.Déjà ouvert, celui-ci est situé en bordure de la rue Louis-Hippolite LaFontaine, près de l\u2019autoroute 20.Réunis récemment en assemblée générale annuelle à Sainte-Marie de Beauce, les membres de la Table ont endossé le plan d\u2019action qui vise notamment la diversification des productions et la différenciation des produits agricoles et alimentaires de la région.Les fédérations régionales de l\u2019Union des producteurs agricoles ont ainsi renouvelé un partenariat afin d\u2019aider les producteurs agricoles à explorer de nouvelles voies.Président de la Table et producteur agricole, Charles Proulx croit que l\u2019avenir de l\u2019agriculture régionale passe par cette diversification des productions et la différenciation des produits.D\u2019ailleurs, les éleveurs de bovins du comté de Bellechasse viennent tout juste de lancer un projet de bœuf parti- culier à leur région.La Table compte aussi mesurer le potentiel régional du développement d\u2019appellations contrôlées, entre autres avec le fromage de l\u2019île aux Grues près de Montmagny.« Il s\u2019agit de dossiers de longue haleine », reconnaît le directeur de la Table, Jean-Michel Bordron.Il souligne les efforts déployés pour intéresser les producteurs agricoles à de nouvelles productions et surtout pour les aider à en faire la promotion.La Table organise ainsi chaque année des salons à Lévis où le public peut venir déguster les produits.Elle tient également des marchés de Noël à Lévis et Montmagny, ainsi que des cocktails dîna-toires avec des gens d\u2019affaires.« Souvent, déclare le directeur, les producteurs vont dire que ce n\u2019est pas leur truc.Par contre et surtout dans les moments difficiles, il est important de se faire des contacts d\u2019affaires.Il y a un apprentissage à faire.Nous organisons aussi des journées de formation quant au montage et à l\u2019animation d\u2019un kiosque de vente directe.» Pour la saison 2006-2007, le budget de la Table s\u2019élève à près de 300 000 $.Afin de favoriser ie réseautage entre producteurs et entrepreneurs, la Fédération des Caisses Desjardins souscrit une somme de 50 000 $ pour les quatre prochaines années.PAGE 22 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 ü° seul doigt ne PeU' Rendre un caiU°u (Proverbe africain) \u2022rfÿy-, .ïù wm W&m Vmv IP?! aMKs&i Au-delà d\u2019une André D.Beaudoin* Plus il y aura de paysannes et paysans qui, à travers leurs organisations collectives, se donneront les moyens de promouvoir et défendre leurs intérêts, mieux protégée et plus durable sera l'agriculture dans le monde.C'est cette conviction qui a inspiré la création d'UPA Développement international (UPA DI) en 1993.Promouvoir et défendre les intérêts de l\u2019agriculture mondiale, ces deux objectifs indissociables parce que complémentaires, sont aujourd'hui plus que jamais au coeur de nos actions.L\u2019agriculture familiale, pour être durable, a besoin d\u2019être soutenue par des mécanismes de commercialisation qui rétablissent l\u2019équilibre des forces sur les marchés.Mais pour prendre racine et subsister, ces mécanismes ont besoin d\u2019un environnement politique facilitant, d\u2019où l\u2019importance pour les producteurs agricoles de contribuer à l\u2019élaboration des politiques agricoles.Si, au Québec, l'histoire de l\u2019UPA témoigne qu\u2019il est essentiel d\u2019agir simultanément sur les deux fronts, ceci est tout aussi vrai pour les pays en développement où la situation des producteurs agricoles est encore plus précaire.De plus, avec la mondialisation des échanges, l\u2019agriculture est aux prises avec la mondialisation des enjeux qui la tenaillent, et ce, malgré l'extrême diversité des conditions agroécologiques, technologiques et économiques où elle évolue.D\u2019où la nécessité de dépasser le cadre des politiques nationales et de plaider en faveur de mécanismes de gouvernance mondiale qui protégeraient l'agriculture et lui permettraient de se développer de façon durable et équitable dans le respect de sa diversité.André D.Beaudoin occupe le poste de secrétaire général d'UPA DI depuis le 1\" avril 2006.La mise en œuvre du volet « Politiques agricoles » d'UPA DI ne s'est pas développée du jour au lendemain.Dans les premières années, nous avons considéré plus sage de nous limiter au renforcement des capacités des organisations paysannes pour la mise en place de mécanismes de mise en marché collective.Il aurait été prématuré de s'impliquer au niveau de l\u2019analyse et de l\u2019élaboration de politiques car nous ne maîtrisions pas suffisamment le contexte particulier des pays où nous intervenions.En 2002, forte d\u2019une dizaine d\u2019années d\u2019expérience en Afrique de l\u2019Ouest, UPA DI faisait ses premiers pas dans l\u2019arène des politiques agricoles, en lançant un projet visant le renforcement des capacités des leaders agricoles de cette région du monde en matière de commerce international (PADCLA).Ce projet a pris fin en décembre 2005, mais les demandes de nos partenaires pour un appui en matière d\u2019analyse et de développement des politiques agricoles se multiplient.UPA DI est de plus en plus sollicitée en ce sens, non seulement par les organisations professionnelles agricoles, mais aussi par les gouvernements.Citons, par exemple, l\u2019appui-conseil fourni récemment au gouvernement malien pour le développement d\u2019un partenariat entre les organisations paysannes et l\u2019État afin d'améliorer la sécurité alimentaire du pays.UPA DI travaille également avec la Conférence des ministres de l'agriculture de l\u2019Afrique du Centre et de l\u2019Ouest afin d\u2019explorer des mécanismes possibles pour gérer l'offre de certains produits agricoles à l'échelle d'un groupe de pays.Le travail effectué par UPA DI au niveau des politiques agricoles rayonne également au Québec et au Canada.Par son implication dans le Groupe d\u2019économie solidaire du Québec (GESQ), UPA DI a obtenu que la gestion de l'offre soit considérée comme un outil d\u2019économie sociale et solidaire à part entière parce qu'elle favorise une meilleure répartition de la richesse.À travers de tels contacts, UPA DI favorise un rapprochement entre le milieu agricole et des groupes engagés pour le développement durable provenant de divers secteurs, coupant court aux préjugés qui tendent à polariser le débat social autour de l\u2019agriculture.Marie-Christine Talbot remplace M.Beaudoin à titre de directrice générale.Afin de mieux répondre à la demande croissante pour l\u2019analyse et l'élaboration de politiques agricoles, sans le faire au détriment des autres axes d'interventions d'UPA DI, un poste de secrétaire général a été créé.J'ai le plaisir d'occuper ce poste depuis le 1\" avril 2006, avec comme principale fonction le développement et la mise en œuvre des orientations et politiques de la Corporation.À ce titre, je suis appelé à être en contact avec nos partenaires du Sud mais aussi avec les affiliés de l'UPA et les intervenants du milieu de la coopération internationale au Québec.C\u2019est Marie-Christine Talbot qui me remplace à titre de directrice générale.Celle-ci travaille depuis 10 ans pour la corporation.Elle fut d\u2019abord chargée de programmes, puis adjointe au directeur général et directrice à la programmation d\u2019UPA DI.Notez que ce poste a été précisé dans le sens du développement de la programmation d\u2019UPA DI ainsi que de la gestion des opérations et des ressources humaines et financières s\u2019y rattachant.Cette réorganisation témoigne de l\u2019atteinte d\u2019une certaine maturité institutionnelle permettant à UPA DI de promouvoir et de défendre plus efficacement les intérêts communs des agriculteurs du monde.Elle permet surtout de donner un sens véritable à la coopération, en particulier cette coopération de paysans à paysans qui est notre unique raison d\u2019être.' André D.Beaudoin est secrétaire général d'UPA Développement international.Rappelons qu'il occupait le poste de directeur général depuis 12 ans.La terre de chez nous, is juin 2006 - PAGE 23 3SMp£ ^ X-., ' ->\u2022 -\u2014 % & « AgriCord : la coopération agricole à la\t'tyvoùp ?Tamari Langlais* UPA DI a de la famille au pays des rvvovu&vrvù' c* Tamari Langlais'*' Laurent Pellerin élu président d*AgriCord Le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), M.Laurent Pellerin, a été élu à la présidence d\u2019AgriCord, organisme rattaché à la Fédération internationale des producteurs agricoles (FIPA) et oeuvrant en coopération internationale.Il réagissait alors en ces termes : « Nous devons absolument nous serrer les coudes, nous regrouper plus que jamais et travailler tous ensemble pour améliorer le sort de tous les paysans de la planète.Et c'est le rôle des organisations agricoles du Nord de coordonner leurs interventions afin de soutenir plus efficacement leurs vis-à-vis des pays en développement.Une mission que j\u2019entends poursuivre avec conviction.» Une coopération tridimensionnelle AgriCord regroupe huit agri-agences, soit des organisations de coopération internationale oeuvrant en agriculture, appartenant à des producteurs agricoles et dirigées par eux.Leur mode d'intervention est basé sur le développement de partenariats avec des organisations similaires des pays en développement.C\u2019est le premier degré de coopération : entre organisations agricoles du Sud et du Nord.En se regroupant au sein d\u2019AgriCord, les agri-agences sont en mesure de créer une meilleure synergie entre canadienne de développement international (ACDI), permet notamment le réseautage entre de nombreuses organisations du Nord et du Sud pour la promotion d\u2019une agriculture équitable.Il s\u2019agit là du troisième degré de coopération, visant à défendre les intérêts communs de tous les producteurs agricoles du monde.Le gouvernement des Pays-Bas confie 50 millions d*euros à AgriCord Quatre ans après sa création, AgriCord a réuni d\u2019importants bailleurs de fonds, dont le gouvernement néerlandais.La ministre du Développement international des Pays-Bas, Madame Agnes van Ardenne, a d'ailleurs profité du 37e Congrès mondial de la FIPA qui se tenait à Séoul, du 13 au 20 mai 2006, pour annoncer que son gouvernement accorderait, au cours des quatre prochaines années, 50 millions d\u2019euros pour appuyer les actions d\u2019AgriCord.Madame van Ardenne a insisté sur la nécessité pour les producteurs agricoles de chaque pays de se faire entendre afin de générer une demande nationale pour la bonne gouvernance, invitant les organisations membres de la FIPA à devenir « le caillou qui causera le glissement de terrain ».* Tamari Langlais est agente d'information et de formation pour UPA DI.En mars 2006, j\u2019ai eu la chance de passer quelques jours aux Pays-Bas.je n\u2019y ai rencontré aucun moulin à vent, mais des gens tout aussi impressionnants, dotés d\u2019un sens de l\u2019humour savoureux, d\u2019une redoutable efficacité et d'un cœur proportionnel à leur taille, les Néerlandais étant gigantesques à côté du québécois moyen.J\u2019y étais accueillie par Agriterra, une organisation cousine d\u2019UPA DI.Agriterra et UPA Dl font toutes deux partie de la grande famille d'AgriCord, une alliance qui regroupe des organisations de 8 pays, qui ont pour mission la coopération entre les producteurs agricoles du Sud et du Nord.La culture coopérative est fermement implantée dans le milieu agricole néerlandais.Les producteurs sont fortement organisés sur le plan commercial et l\u2019activité coopérative porte sur 60 % du revenu agricole.La fondation d\u2019Agriterra par les organisations rurales des Pays-Bas, en 1997, est une extension naturelle de cette solidarité.Son objectif est de promouvoir et d\u2019appuyer des relations de collaboration à long ternie entre des organisations de ruraux des Pays-Bas, d\u2019Amérique latine, d\u2019Afrique, d\u2019Asie, d'Europe centrale et d'Europe de l'Est.Par organisations de ruraux, on entend bien sûr les organisations de producteurs agricoles mais aussi des associations de femmes mrales ainsi que des coopératives agricoles.Avant de se lancer dans un projet de coopération Nord-Sud, les organisations concernées doivent d'abord apprendre à se connaître mutuellement et comprendre la situation de leurs pays respectifs.Par la suite, elles définissent les activités qu\u2019elles désirent entreprendre ensemble.Les initiatives appuyées par Agriterra visent, de manière générale, le renforcement des organisations et le développement des activités économiques.L\u2019appui offert peut porter, entre autres, sur la mise sur pied de systèmes de crédit, de coopératives d'approvisionnement ou de commercialisation, de programmes de recherche ou de vulgarisation.La coopération peut aussi déboucher sur des projets aux Pays-Bas, dans le domaine de l'agriculture durable ou de la mise en marché, par exemple.L'aide fournie par Agriterra ne transite par aucun intermédiaire, elle passe directement de paysan à paysan, de femme rurale à femme rurale, de coopérative à coopérative.Le siège social d\u2019Agriterra se trouve à Amhem, aux Pays-Bas, et l'équipe est formée de 25 collaborateurs.L\u2019organisation travaille également avec une douzaine de conseillers techniques basés dans dix pays sur 3 continents et peut compter sur l'aide d\u2019une quinzaine de bénévoles réguliers.UPA DI est appelée à collaborer de plus en plus étroitement avec Agriterra dans le cadre des programmes d'AgriCord.Et ce sera avec plaisir ! * Tamari Langlais est agente d'information et de formation à UPA DI Kees Blokland, directeur d\u2019Agriterra, une organisation néerlandaise semblable à UPA Dl.'PAGE 24 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 __ _______ _____________rr.onal des Pays-Bas, madame Agnes van Ardenne (à gauche sur la photo), a annoncé que son gouvernement accorderait 50 millions d\u2019euros sur quatre ans pour appuyer les actions d\u2019AgriCord.À ses côtés, la maire de Amhem (Pays-Bas) et monsieur Jack Wilkinson, président de la Fédération Internationale des Producteurs Agricoles (FIPA) leurs interventions et de réunir les fonds internationaux nécessaires pour élargir leur champ d'action.C'est le deuxième degré de coopération qui s\u2019établit entre agri-agences du Québec, de la France, des Pays-Bas, de la Belgique, de la Suède, du Japon.Les fonds obtenus par AgriCord permettent de mettre en œuvre des programmes.L\u2019un d'entre eux, le PRC, vise à développer les capacités des organisations professionnelles agricoles afin qu'elles puissent offrir des services efficaces à leurs membres et acquérir une plus grande influence dans les forums nationaux et internationaux.Ce programme, financé par l\u2019Agence D\u2019un ami sénégalais alors que nous attendions quelqu'un à Dakar.« Ici on tue le temps mais chez vous le temps vous tue.» (Un proverbe en devenir) Z6\t& rvUrvtdé* Une journée dans la vie d\u2019UPA Développement international Un jour, d'un mois, d\u2019une année, au 2liimt siècle À Longueuil, Tombouctou, Bobo Dioulasso, Saint-Louis, Niamey et Saint-Jude.À Tombouctou au Mali Normand se prépare à rencontrer le conseil d\u2019administration de Baabahuu Jici, une organisation paysanne partenaire d'UPA DI depuis six ans.À l\u2019ordre du jour : le développement de la mise en marché collective du blé, à savoir la question de négociation de prix avec l\u2019acheteur et le coût du transport.Après la rencontre, Normand essaie de téléphoner au bureau à Longueuil, mais peine perdue, la ligne ne fonctionne pas.À Longueuil France attend le téléphone de Normand afin de finaliser le rapport de rendement à envoyer à l\u2019ACDI.Elle veut aussi confirmer le nom des deux participants du Mali qui participeront au stage « Viens marcher ma Terre » au Québec, en septembre prochain.À Bobo Dioulasso au Burkina Faso Marie-Christine participe à une rencontre sur le rôle des organisations paysannes (OP) dans la mise en marché des produits agricoles : 60 personnes de 19 OP provenant de sept pays d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.Bruno, président du Syndicat des producteurs de lait de l'Estrie, est présent afin d'apporter l\u2019expérience québécoise.Julie, avant le départ, s\u2019est occupée des réservations et a finalisé tous les documents nécessaires pour faciliter la réalisation de la rencontre.Le tout est organisé en collaboration avec Agriterra et Agriculteurs français et développement international (AFDl).Ce sont des organisations similaires à UPA Di qui forment, avec cinq autres organisations, AgriCord.À Longueuil Gino est à préparer une proposition à soumettre à l\u2019ACDl pour le financement d\u2019un programme d\u2019appui à la concertation en table filière pour la banane, le lait et le niébé.Carole essaie désespérément de rejoindre André au Sénégal pour lui confirmer un nouveau rendez-vous avec le directeur général du ministère de l'élevage.À St-Louis au Sénégal Paul rencontre les deux organisations paysannes partenaires d\u2019UPA DI, soit la FPA et l'UGPM, pour faire le point sur leur projet de multiplication et diffusion de semences de riz, d\u2019arachides et de sorgho.Insa du CIFA est également présent puisque ce groupe de formation collabore avec UPA DI dans la mise en œuvre du programme « Les savoirs des gens de la terre » (LSGT), un programme intégré de formation et de développement de l\u2019agriculture.À Longueuil Claude est à finaliser le budget pour le programme de développement social avec Hélène.Ils doivent tenir compte pour la prochaine année du travail avec la CCA au Salvador, de l\u2019appui à l'UGCPA / BM au Burkina, le premier partenaire d\u2019UPA DI en 1993, de LSGT au Sénégal, du projet en Haïti en collaboration avec le Club des petits déjeuners, du travail d'information à réaliser au Québec, etc.À Niamey au Niger Tamari participe comme personne ressource à une rencontre sur les négociations à l\u2019OMC : subvention aux exportations sur le coton, barrières non tarifaires par l\u2019Union européenne, l\u2019exportation en Afrique de l\u2019Ouest d\u2019ailes de poulet congelées, etc.À Longueuil Gilles se prépare à rencontrer l\u2019AQOCl pour présenter le Mouvement pour une agriculture équitable (MAÉ-MAÉ) et les inviter à y adhérer.M.Pellerin, le président d\u2019UPA Dl, est sur son départ pour le Mali où il rejoindra André.Leur programme : journée pour marquer le 10L' anniversaire de Faso Jigi, une organisation regroupant 3 500 producteurs et commercialisant 8 100 t.de riz et de céréales sèches, une rencontre avec l'ambassadeure du Canada au Mali et finalement une réunion avec le Président du pays, Son Excellence Amadou Toumani Touré.Myriam s\u2019est occupée de toute la logistique entourant le séjour de M.Pellerin.Toujours à Longueuil Zamzam est à finaliser la préparation d'un séminaire sur la souveraineté alimentaire qui se tiendra au Québec avec une vingtaine de représentants d'organi- sations paysannes du Sud et principalement africaines.Geneviève y travaille aussi au niveau des communications.Anne-Marie est à convoquer une réunion du comité « Trousse pour la brousse » chargé de produire divers outils à l\u2019intention des partenaires d\u2019UPA Dl engagés dans la commercialisation collective.Pour sa part, Usa doit fournir une série de données financières dans le cadre de la vérification de l\u2019ACDl sur le Programme de développement social.À Saint-jude, cherchant une conclusion à cet article.26 heures 13 minutes parce qu'à chaque jour, il nous manque du temps pour réaliser ce qu\u2019on aimerait faire pour concrétiser davantage la mondialisation des solidarités.Toutefois, nous avons trouvé un moyen d'avoir plus de 24 heures dans une journée.C\u2019est le décalage horaire.Par contre, il faut se méfier parce que finalement, c'est tout simplement un décalage dans l\u2019horaire ! Paul Langclier Directeur des communications et de la formation UPA Développement international Note : Toute ressemblance avec des personnes réelles n\u2019est pas le fruit du hasard et seuls les noms de famille ont été omis afin d\u2019économiser de l'espace.ACDI :\tAgence canadienne de développement international UGCPA / BM :\tUnion des groupements pour la commercialisation des produits agricoles de la Boucle du Mouhoun UGPM :\tUnion des groupements paysans de Mecklie FPA:\tFédération des périmètres autogérés de la vallée du Fleuve Sénégal CIFA:\tCentre interprofessionnel pour la formation aux métiers de l\u2019agriculture AQOCl :\tAssociation québécoise des organismes de coopération internationale CCA:\tCentral Cooperativa Agropecuaria OMC:\tOrganisation mondiale du commerce À UPA DI, c\u2019est simple, on souhaite changer le monde, ou à tout le moins améliorer un peu ce qui ne va pas.Changer le monde c'est un grand projet, mais ça nécessite tant de petits gestes modestes à poser maintenant.À UPA DI, on souhaite contribuer à quelques-uns.Je n'ai pas à me rendre au bureau tous les jours.Je travaille surtout de la maison et assez souvent sur le terrain.Quand j\u2019y vais, je croise des gens qui souhaitent faire la différence.Chacun avec sa vision et ses habiletés, prêt à les partager.C\u2019est agréable et ressourçant.« Pis quand y a des moments un peu plus sombres, ça fait plus de petites lumières pour éclairer la route ! » Pour paraphraser mon petit garçon, travailler à UPA DI, « c\u2019est pas mal hot ! » Pierre Jobin, consultant pour UPA Dl Travailler à UPA Dl, c\u2019est oorvurv np BBBB ¦om ¦ ¦ ¦ La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 - PAGE 25 HRnnanBBHiHBnaHBi nanBBOHBsnHMHwnaBnMaBnHHBBnBBBH Systèmes d'information sur les marchés *expérience québécoise Tamari Langlais* aux producteurs de Guinée « Si ton n'a pas visité deux marchés, on ne peut savoir lequel est le meilleur ».Proverbe africain iümé., .; iMly ¦w- Si cette sagesse vaut pour les consommateurs, elle est d\u2019autant plus importante pour les producteurs agricoles, dont le pouvoir sur les marchés s\u2019effrite constamment au profit des intermédiaires, de plus en plus concentrés.Ceci dit, la plupart des producteurs apprécient davantage le temps passé dans leurs champs ou avec leurs animaux que celui passé à mettre en marché leurs produits.De plus, ils ne peuvent se balader avec leur marchandise d\u2019un marché à un autre, à la recherche du prix le plus élevé.« Il y a deux fous dans tout marché : l'un qui ne demande pas assez, et l'autre qui demande trop.» Proverbe américain Pour prendre les meilleures décisions d\u2019affaires et ainsi maximiser ses revenus, un producteur doit avoir accès, en tout temps et au moindre coût, à de l'information exacte sur les prix des produits agricoles, il ne peut y arriver seul, d\u2019où l\u2019intérêt de se regrouper avec d\u2019autres pour se doter d'un système d\u2019information sur les marchés (SIM).C\u2019est avec cette idée en tête que la Confédération nationale des organisations paysannes de Guinée (CNOP-G) a fait appel aux services d'UPA Développement international (UPA DI).La CNOP-G regroupe actuellement 9 fédérations et 46 unions de producteurs réparties sur l\u2019ensemble du territoire de la Guinée Conakry, soit 18 000 groupements représentant environ 480 000 adhérents.Le 8 mai 2006, Armand Mousseau, spécialiste de l'information et des marchés à la Fédération des cultures commerciales de l'UPA et Guy Richard, consultant pour UPA Dl, \u201e s'envolaient vers la Guinée Conakry afin de dispenser aux leaders de cette organisation une formation sur les différentes composantes d'un SIM.Cette formation s\u2019appuyait sur l\u2019expérience québécoise des secteurs de la viande, du maraîchage et des céréales et avait été adaptée à la réalité guinéenne.Elle se déroulait dans le cadre du Programme de renforcement des capacités (PRC) organisationnelles des organisations professionnelles agricoles des pays en voie de développement au sein de la FIPA, grâce au financement de l'Agence canadienne de développement international (ACDI).«\u2022 Si vous achetez une vache, assurez-vous que la queue esc comprise dans le marché.» Proverbe indien Pour q\u2019un SIM soit vraiment utile, les producteurs doivent être formés pour comprendre et analyser les prix publiés.C'est pourquoi les deux formateurs ont initié les participants à des notions comme l\u2019offre et la demande, les produits de substitution, les différents types de contrats de vente, les coûts d\u2019approche, les avantages et les inconvénients de l\u2019entreposage, etc.Il a aussi été question des critères, des étapes et des coûts de mise en place d\u2019un SIM.La trentaine de participants ont démontré un grand intérêt pour le sujet à l'étude.Les échanges ont été dynamiques et ont révélé la nécessité d\u2019ententes de partenariat avec d\u2019autres associations ou organisations gouvernementales pour l\u2019établissement effectif d\u2019un SIM.Les contraintes sont en effet nombreuses (budget limité, moyens de communication peu performants, manque de formation des utilisateurs) et seuls des efforts concertés permettront de les surmonter.Au terme de la formation, la majorité des participants étaient convaincus que le jeu en valait la chandelle, comme en témoigne l\u2019un d\u2019entre eux : « Ce module est venu à point nommé, au moment où l\u2019ensemble des organisations porte le défi d'améliorer le niveau de commercialisation à travers une meilleure maîtrise des informations de marché.Nous souhaitons ardemment travailler là-dessus dans la durée pour aboutir à un SIM qui réponde aux besoins réels des producteurs.».¦ Tamari Langlais est agente d'information et de formation pour UPA DI ¦k tarif % «y La Guinée Conakry Population : 8,6 millions d\u2019habitants dont la moitié ont moins de 18 ans.Superficie : 246 milliers de km2 Géographie, climat et agriculture : L\u2019abondance des pluies sur les hauts reliefs a valu à la Guinée le surnom mérité de « Château d'Eau » de l'Afrique Occidentale.La majorité des grands fleuves de cette région (Niger, Sénégal et Gambie) prennent leurs sources dans les massifs montagneux de Guinée.La grande diversité du relief et du climat offre de nombreuses possibilités agricoles.Le sol fertile et l'hydrographie permettent la culture de produits tropicaux d'exportation (café, hévéa, palmier à huile, ananas, banane, arachide) ainsi que des produits vivriers (riz, igname, patates, manioc, mil, mais, etc.).Économie : Le revenu national brut (RNB) par habitant est de 430 $ US (2003).67 % de la population active vit de l\u2019agriculture mais ce secteur ne représente que 25 % du produit intérieur brut.Ce numéro de Semences de solidarités : Coordination et réalisation : Tamari Langlais, agente d'information et de formation, UPA DL Rédaction : André D.Beaudoin, Pierre ]obin, Paul Langelier, Tamari Langlais.Révision des textes : Myriam Payant, technicienne administrative, et Carole Taschereau, secrétaire de direction, UPA DI.Mise en page et graphisme : Ginette Morneau, Versicolore design graphique.Semences de solidarités est réalisé grâce à la contribution financière de l\u2019Agence canadienne de Inspirations bibliographiques : http://www.agriterra.org/ http://motsdauteurs.free.fr/ http://www.uniterra.ca/uniterra/fr/nos_actions/les_pays/guinee/en_agriculture_ et_developpement_rural_en_guinee.html http://www.un.org/ffencli/Depts/dpi/newyork2002/guinee/pages/guinee.html Laurent Pellerin élu à la présidence d\u2019une organisation agricole de coopération.Communiqué émis le 24 mai 2006 par L\u2019Union des producteurs Agricoles.Photographies : Agriterra, Bernard Belzile, Jean-Charles Gagné, Paul Langelier, Tamari Langlais, Francine Larivée, Jean Montambault, Armand Mousseau, UPA Dl, Yves Yersin.,,\t,\t.\t.\t.,\tCanadian International Agence canadienne do développement international (ACDI).B Li Development Agency développement international PAGE 26 - La TERRE DE CHEZ NOUS, 15 JUIN 2006 REPORTAGE jgHSr5 SIM» %!»*> t~ : ivri, MS;- 1 ïU'I-f .3 Un 7720 neuf 4x4 (2005), doux 7210, 4x4 dont un avec pelle, un 7200 et un 3130; faucheuse JD Moco 945, onsileur JD3955, souffleur à mais JD200, sept voitures à ensilage, presse JD447, enrobouse Kverneland, 1500 balles do foin onrobées do 1\" coupo 2005 et plus encore.Plus de détails dans parution du 22 juin prochain.A vendre privément : Ferme Sylvinic (20001 SENC : 320 âcres dont 220 en culture avec bâtisses neuves (2001), 280 placos , vontilation naturelle, tout équipé en neuf et maison rénovéo intVoxt.(2002) Ferme Bonier Inc.: 404 âcres dont 330 en culture avec bâtissos rénovées, 175 placos , tout équipé on neuf et maison rénovée au complet Le tout à vendre en totalité ou séparément.Idéal pour relocalisation.Pour tous renseignements, prière de contacter : __________Daniel : (819) 678-1775 ou Alain : (819) 347-5868 LES ENCANS LAFAILLE & FILS LTEE 512, Main Ouest, C.P.5 Coaticook, Qc J1A 1P9 Tel.: (819) 849-3606 \u2022 Fax.: (819) 849-3047 Courriel : lafaille@bellnet.ca ESTRIE: ferme rentable.20 minutes Sherbrooke.257 acres.48 kilos/ jour, 2,950,000$.Élizabeth Hamel, courtier agréé.Tél.: (819)835-5333.(819)572-0559.PRES DE QUEBEC: ferme laitière très bien construite, fosse.3 silos, '200 acres, 65 acres boisées, fromagerie.(418)329-3080.WEEDON (Cantons-de-l'Est) ferme laitière et boeuf.340 acres en culture.bois, friche.2 résidences.DISRAELI: 495 acres, très belle ferme.élevage boeuf ou veau de grains, excellent bâtiments.11/2 kilomètre terrain rivière St-François./allée: TTTTTmrüT ENCAN\t~ .rfiafev Mardi, 20 juin 2006 W\u2019 pour Yvon Lussier 646, rang St-Rock; St-Bamabé Sud, sortie 130 Nord auto.20 Sera vendu: un bon jeune troupeau laitier Holstein contrôlé de 46 têtes comprenant 27 bonnes jeunes vaches et 9 taures de 2 ans dont 3 fraîches vôlées, 4 pour juillet, 7 pour août, 5 pour sept., 3 en oct., 5 en nov., 4 en déc., la balance en tout temps.9 génisses de 3 à 12 mois.Ce troupeau est descendant d'insémination artificielle depuis 15 ans avec un contrôle régulier de 7334 kg gras 4,01 protéines 3,34, CCS moyen 220000; taureaux utilisés : Money, Amo, Gamenchy.Moyenne d'âge 4 ans.Ce troupeau vous offre un bon potentiel laitier.Équipement laitier et d'étable : pipeline Universel 2\" installation pour 30 vaches; 4 unités do traite Universel pulsation 60-40; compresseur Universel 5 hp avec récupérateur huile; réservoir a lait Zéro 600 gai.modèle court; 4 balances à lait Micoscope; silo Coop 18x60; videur silo Matic suspendu, moteur 5 hp, très propre; nettoyeur Idéal montée 75' droite avec 350' chaîne, nettoyeur avec 80' chaîne côté droit; benne à moulée Victoria cap 8 tonnes avec vis alimentation; chariot ensilage Agri-Métal 544 moteur 5 hp.Balance de récolte : env.100 balles 3* coupo; 400 balles 1\" coupe; 100t.ensilage do maïs.Machinerie : tracteur Farmall H roues Crop; fourragère 782 nez maïs 1 rang; pick-up a foin, contrôle élect.; fourragèro NH 717 nez maïs 1 rang; 3 voitures ensilago dont Dion modèle 1016, 4 batteurs, avec toit, train 4 roues 12 t.très peu usagé; Inter train 4 roues modèle 105 pneus 11L15; Rex 16'.3 batteurs, train 6 roues; 2 souffleurs dont MF et NH 23; ôpandeur Inter 160 minois à marteau; semoir Inter no 10 combiné engrais, boite à mil, 16 disques doubles; sarcleur 2 rangs; voiture Wic 4 roues directionnelles pour transport balles 4x8 env.3x7; convoyeur à foin 30' avec moteur; faucheuso Hesston PT 10; voituro lance-balles avec côtés en métal, 4 roues; presse NH 310 lance-balles; voiture grain 175 minots, train 4 roues; 2 mangeoires 16' dont une sur roues.Sera aussi vendu : clippor Easculab; tout le nécessaire pour l\u2019entretien du troupeau et articles divers trop longs à énumérer.Conditions: argent, chèque ou prêt bancaire accepté.Pour plus d'informations: prop.: (450) 792 3901 Marc Graveline Encanteur 479, St-Amable, St-Bamabé Sud, co St-Hyacintho Tél.: (450) 792-6284 www.marcgraveline.qc.ca Il y aura cantine sur les lieux ENCANS DÉCOUVREZ fTTTtlÉiTTTrriJIrîlgl LE NOUVEAU PRODUIT 0 ANIMAT Le Confort révolutionné anéantit Pour rencontrer un représentant, contactu-nous su : (818) 821-2091 - nnlfliat@anlmat.cn - www.anlmat.ca ENCAN Mercredi 28 juin 2006 à 9h30 FERME LliraSSOIN.LUC, DENIS.BÉATRICE & CLAUDE BUISSON 244 rang 6, Ste-Barbe, cté Huntingdon, JOS 1 PO* W u T ir Tél.: (450) 377-9462 Animaux : troupeau Holstein pur sang ou à pourcentage do 100 tètes; 62 vaches Holstein dont 2 TB.15 BP, moyenne du troupoau 8622 kg MCR 188-191-192; 40 taures saillies ot génisses dont plusieurs sont dues à l'automne; Classic BP-82 due on nov.06 par Pursuit September Storm, 3 mères TB ot sa fille par Freelance; Progress BP-82 due en juin, prod.2-06 10634 kg 3.1% 2.8% MCR 256-214-232 *63 *21 *33; Rudolph duo en août 504 11045 kg MCR 224-225 218 430 430 >22 CSA: 145 et sa fillo par Titanic; Juror due en août par Hidden-Viow Ringo, vêle 1-10 mois; Inquirer TB, fraicho vôlôo 2o voau et ses 2 filles dans la vente, pesée 44.8 kg 4.6 % 2.9 % CS : 19; Lystol Chicago NC, due automne 2006, pesée: 43.6 kg, proj.: 2-01 11677 kg MCR 287-222-242 483 417 437, CSA: 32; Stormatic vôlôe: 25 mars 2006, pesée: 38.0 kg, proj.: 2 02 10026 kg MCR 251-191-226, CSA: 49; Igniter BP-82, fraicho vôléo 1er voau, pesée: 32.6 kg, CSA: 12 ot sa fille par Durham Atlas; Bofran Loustar NC, due janv.07 par Rogancreat MR; Samuelo, pesée: 34.8 kg, proj.: 2 03 9819 kg MCR 232-206-238 428 4 1 433, CSA: 58; Lakeside TB-86, Rougo, fraîche vôlée 3e veau ot sa fille sora dans la vente; Inquirer BP-82 due on juin, prod.: 3-05 8253 kg MCR 181-221-186, CSA: 41; Toldo BP 81, pesée: 39.4 kg 2.5% 2.6%, saillie par Gillette Brilloa FBI.Équipement laitier : Blostat sora vendu avec 40 doses do semences; tableau de régie en plastique; chaino de cou.Machinerie : tracteur NH 8870 4x4, cab.2000 hres, 4 sorties d'huile.roues doublos 42 & 30.180 hp, 1996; tracteur NH TS110, 2x4, cab., 4000 hros; tracteur Fiat 100-90, 2 sortios d\u2019huile, 3500 hros, cab., 4x4; tracteur Fiat 140 90.4x4, cab., 3 sortios d\u2019huile, 5500 hres, rouos doubles 38; tracteur Oliver 1370, 4x4, pelfe Lessard, cab.Laurin; fourragère NH 782 Métal Alort II, avec nez à foin; noz à maïs NH 824, 2 rangs; arrosoir Vicon LS1910T marqueur à mousse, 500 gal., tandom avoc rampo do 40\u2019; charrue Kvemoland BB100 5 versoirs semi-portée; Combo Malsh Finisher Case Inter 4200 disques, patte d'oio, horso diamant; somoir Intor 620, press drill 24 disques doublos, botte à mil; faucheuso rotative NH 1411; fanour NH 169, 6 toupios; râtoau NH 258; soufftour à ensilago Dion 1660 comme neuf; souffleur à onsilago Intor 600; 3 voitures ensilage Dion avoc toit 2-1016, tandom 11L15, 1-1018 (pneus 1020); presso lanco-balles JD 348, lanco-ballos 40, full hydraulique; 5 voitures lanco-ballos Normand 1 -4 roues, 4 tandom; rôsor-voir à fumier 125001 (3400 gal.), badger tandom; pompo à purin Wic P-30; boite à grain Kilibros 350 à gravité; romorque dompouso; Easy Seed; rouloau à torro domostiquo; moulin à faucher MF à courroie; convoyeur à foin foncé 40' Smokor; horso à pacogo; pic à ballos rondos; Quick Attach; fourche à fumier ot autres articles de garago trop longs à énumérer.Conditions: comptant ou prêt bancaire.Cantino sur les lieux Photos et catalogue : www.encansboulet.com Encans Boulot inc.1.418.259.7086 fWW) ^\"wVii' y'w'Tw - VENTE DE CHEVAUX Dimanche lo 9 juillet 2006 À St-Louis de Hlantford Info.: Myriam Gervais (819) 287-0111 Consignations d'attelage, voiture et chevaux www.encansboulet.com fncjrn Boulet Inc.1.418.259.7086 VENTE DE PRODUCTION DE VACHES LAITIÈRES Au local da l'encan de St-Hyaclntha, sortie 133.Rte.Trans-Canedlenne.St-Hyaclntha Qc.Vendredi le 16 juin 2006 à13H00 Sera vendu : environ 120 bonnos vaches pur sang, NIP ot croiséos dont 2 troupaoux avoc quelquos bonnos plus do 35 kl/jour, plusieurs fralchos vôléos, d'nutros on août, sopt.ot oct.Et 10 tauros Holstoin P/S avoc papior, 1er vélagos duos on août ot sopt.Encans.Info: CP 40570 CSP St-Thomae D\u2019Aquin St-Hyaclnthe (Québec) J2K 1R8 Tél.: (450) 796-2612 Fax: (4501 796-2298 Visitez nos encans vraw.laterre.ca I TALBOT .S Associés En eu il leur inc.(450) 347-2233 (514) 949-3493 APPEL D'OFFRE Nous avons été mandatés à la demanda do : La succession de Monsieur André Dussault afin de vendre par appel d\u2019offre les actifs de FERME MIRAD 8t 2759-0884 Québec inc.propriété situé au 295 rang Brodeur Saint-Nazaire Qc, décrit comme étant une ferme porcine de type d'engraissement d'une capacité do 1400 porcs à l'engrais (env).Bungalow, fonds de terre do 52.04 hectares dont 46.4 on culture ot emplacement agricole et 6.00 en reboisement ATTENTION VISITE AUTORISEE : LUNDI LE TJ JUIN DE La terre de chez nous, 15 juin 2006 - PAGE 39 ENCANS ENCANS ECONOMIE ENCAN Jeudi 22 juin 2006 à 11 h 00 YVON BEAULIEU 817 des Érables, St-Eulalie, cté Nicolet GOZ1E0 + Tél.: (819) 225-4533\t3 Machinerie : presse à foin NH 315 avec lance-balles; voiture lance-balles train Normand tandem; batteuse JD 7720 4x4, roues doubles avant, hache-paille; nez à maïs JD 643, 6 rangs; tablo à soya JD 216; tracteur Fiat 160-90 4x4, cab.a/c, 185 hp, 3 sorties d'huile, 540/1000 tours, 6000 hros; râteau rotatif Fransguard P6000 16'; tractour à polouso White; camion Chevrolot 1500 1994, 174000 km, gaz, 2x4; râtoau Intor 35; râteau faneur PZ-360, 2 toupios, 3 pts; faucheuse JD 1209; faucheuso NH 489; faneur Vicon 510, 4 toupios; herse 64 disques Intor bearing graissé; cultivateur 10\u2019; mélangeur RTM Seko 450 60 sur roues avec balanco électronique et convoyeur; rouleau 5 soctions 20'; génératrice 30000 watts sur roues; planteur White 5100 à air; épandour à fumier NH 510; semoir Inter McCormick; charrue Case 6 verrons, pôle carré, décl.auto.; charrue Ovorum 3 versoirs; charruo Intor 3 vorsoirs; arrosoir Goorgos White 300 gal., tandem, rampe 42\u2018 autonivo-lanto; voiture lance-balles 20', 4 roues, côté en for; souffleur à neige Georges White 2 vis, 8.5'; lame nivelouse 8' avec cylindre Heavy Duty; lamo niveleuse 7'; convoyeur à foin 85'; convoyeur à foin 100' avec déviatour et moteur (démonté); monte-balles à foin 50'; vibro Kongskildo triplo K 17' avec herse diamants; boîte â grain John Deero, pneus 11L15; vis à engrais chimique; 2 moulins à faucher Inter; vis à grain Farmking 8x51; réservoir à essence Sonic avec pompe; remorque pour auto 4x8; set de roues doubles 18-4-30 T-Rail; roues doubles 18-4-34 avec crochets; set de roues doubles 18-4-38 T-Rail; épandour à fumier NH 679 et autres articles trop longs à énumérer.Équipement d'étable : cadran de régie Conditions: comptant ou prôt bancaire.Cantine sur les lieux *t>+tée£~\u2018 Encans Boulot inc.1.418.259.7086 ENCANTEURS ENCANTEURS A votre disposition pour vendre prlvément ou par encan : roulant de ferme, animaux, machinerie, etc.Contactez Marc Gravelina Encantour St-Barnabé-Sud (450) 792-6284 Cell : (450) 223-0762 www.marcgraveline.qc.ca Us Enchères René Houà 'inc.Vous planifiez vendre privément ou par encan, nous vous offrons un service complet: évaluation, préparalion j un prix compélilif.Laissez mon expérience travailler pour vous» 495, Boul.St-Françols Bromptonvrlle (Québec) JOB 1H0 Tél.: (819) 846-6267 Cell.: (819) B20-4013 (418)774-3171 WFB: www.oncan5houda.com coonnroaoOQOooooooooc r \u2014 ¦ Les (Encans ri ¦ w Ifo ife f\u2019îst enr.Services d'encans de tous genres.EXPÉRIENCE = ENCANS RÉUSSIS 'Sertramf Telïcticr Cell.: (418) 725-9013 www.enciudeleit.coni LAFAILLE & fils Itéo > HSXb 4^\t512.Main 0.* Coaticook, QC 1819) 849-3606 \u2022 Fax (819) 849-3047 W lafaille@bellnet.ca E XPERT.B1LJNGÜE \u201cDtfutU /Ueu
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