La terre de chez nous, 9 novembre 2000, jeudi 9 novembre 2000
[" LljJâ HÉuM iBWiilJs J)!)Ul* J 3 JJJÜJ3 AWîi 32*3**.WiL W j^-;j pr ujj suJjji/u/ui liluiii iiuiia/y^ jl-DujjJUia, ;\\lüiii; L jD\\ j}-Duniu:a \u2022EjjjyjJi y/ PARTENAIRE pour l\u2019avenir .LA FER OLOin \\ fiable en rend Le prix du bison en baisse Le marché a atteint une certaine saturation entraînant une baisse de la demande.Page 33 Photo: Dominique Gauthier Pierre-Yvon Bégin Les pires scénarios se confirment, les récoltes de maïs-grain sont médiocres, pour ne pas dire tout simplement mauvaises.À l'heure où les producteurs sont en train de terminer leurs récoltes, il n\u2019est pas rare de les voir labourer des champs entiers de maïs debout.De fait, Rénald Levesque, directeur de normalisation à la Régie des assurances agricoles du Québec, confirme qu\u2019une partie importante de la récolte a été tout simplement détruite sur le champ.S'il ne dispose pas encore de chiffres précis, il estime que la destruction touche plus de 10 % des superficies semées.« Il est sûr que les indemnités à payer aux producteurs seront plus importantes, c\u2019est vraiment une mauvaise année » affirme Rénald Levesque, se refusant toutefois à parler d\u2019une année record.Il confirme par ailleurs que son service a été forcé d\u2019embaucher une centaine de personnes supplémentaires pour faire face à la situation, portant ses effectifs à 350 agents.Le directeur de normalisation explique que les agents de la Régie ont l\u2019autorité pour accorder une autorisation de destruction sur le champ, lorsque le grain ne rencontre pas le VOIR MAÏS À LA PAGE 2 % A la recherche d'hybrides Bt aux performances prévisibles.?NK Une nouvelle façon de penser™ Voir les détails en p.36-37 Les producteurs de lait rencontrent Trudel Le ministre ne s\u2019engage pas.Page 5 RAPPORT BRIÈRE SUR LE DROIT DE PRODUIRE Un virage plus radical Le gouvernement doit agir vite et massivement.Page 3 DE CHEZ NOUS Vol.71, n\u2018 39 Longueuil Deux cahiers - 48 pages semaine du 9 au 15 novembre 2000 Port paye a Montreal Courrier Poste Publication Enregistrement No 07665 - Contrat No 534277 ACTUALITES Un critique en visite ÉVÉNEMENTS À VENIR 11 iiov, atelier sur la transformation d\u2019une plante «racine» en crème et en teinture organisé par Uni-Vert, Saint-Mathlas-sur-Richelieu (Inf : Jacqueline Audy-Halde (450)467-8049, Linda Dufault (450)785-2848, Carmen Bourdon (450)454-7844 ou Élisabeth Vachon (450)346-6170).15\tnov, llh30, dîner-rencontre de l\u2019Industrie agroalimentaire du Bas-Saint-Laurent «L\u2019importance de l\u2019a-groalimentaire dans le devenir du milieu rural», à la salle communautaire, Ville Degelis 16\tnov, 9h-12h, colloque du Service canadien des forêts - Québec (atelier sur les variétés améliorées et arbres modifiés génétiquement : Dr Jekyll et Mr Hyde), 1055 du P.E.P.S., Ste-Foy (Inf: Suzanne Doré (418)648-7032) 18 nov, 13h à 17h, portes ouvertes à la Fédération de l\u2019UPA de St-Hyacinthe, 3800 boul.Casavant Ouest, Saint-Hyacinthe SOMMAIRE International .4 Éditorial.6 Opinion rurale.7 Upa d\u2019est en ouest.8 MAPAQ.13 Élevage.15 Reportage.16 et 40 Classées.19 Carrières.25 Forêt.27 Marché - Productions.28 Chroniques .38 Chez nous .42 Territoire.46 Ministre Pierre Paradis F~ Le droit de produire à l\u2019Assemblée nationale est un combat ministériel où le ministre de l\u2019Agriculture a peine à gagner ses batailles contre ceux de l\u2019Environnement et des Finances.C\u2019est du moins l\u2019avis du nouveau critique libéral en matière d\u2019agriculture et de développement rural qui était en visite au début de la semaine aux locaux de La Terre de chez nous.Pierre Paradis, député provincial dans Brome SUITE DE LA PAGE 1 classement minimal.Ce classement est établi en fonction du poids et taux d'humidité.Rénald Lévesque indique que les récoltes de soya ont également souffert d\u2019un temps pluvieux durant la période de semis.La grêle du mois de juin a de plus affecté certains vergers de sorte que des réclamations sont à prévoir chez les producteurs de pommes.Au bureau du MAPAQ à Huntingdon, Yves Perreault constate lui aussi l\u2019étendue des pertes des producteurs de maïs-grain.11 a eu l\u2019occasion de se rendre sur le terrain au cours des derniers jours.Si les conditions de battage sont excellentes, le rendement est parfois décevant.« La récolte est très variable selon les Missisquoi, compte 20 ans de vie politique active.Dans les années \u201980, il a été titulaire des ministères du Travail, des Affaires municipales et de l\u2019Environnement.Les plus vieux militants syndicaux se souviendront particulièrement de lui au moment où jeune avocat il avait défendu la cause des intégrateurs qui s\u2019opposaient aux plans conjoints.Depuis, dit-il, le contexte économique a beaucoup évolué : « Aujourd\u2019hui, les producteurs agricoles n\u2019ont plus le choix de se regrouper afin de solidifier leurs positions.» Au chapitre de l\u2019environnement, il maintient que les producteurs n\u2019auront pas le choix de prendre le virage.« Mais il faut pour cela que l\u2019État les accompagne au moins à la hauteur des efforts qui ont été déployés dans les secteurs municipaux et industriels.» Des propos qui auraient pu venir tout droit des lèvres du président Pellerin.comme le temps arrange les choses.F.G.champs, dit-il.Certains champs sont très beaux, d\u2019autres sont bien ordinaires.En général c\u2019est moyen, et certains champs sont très mauvais.On voit que le grain a manqué de chaleur.» Surplus de catégorie 5 À la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, le secrétaire Michel Neveu confirme le portrait.D'ici la fin de semaine, il devrait recevoir les premiers rapports pour chiffrer les pertes.Il précise que l\u2019assurance-stabilisation permettra aux producteurs d\u2019éponger ce déficit, du moment qu\u2019ils respectent à 100 % le guide de la Régie.La stabilisation des revenus étant basée sur les modèles historiques de production et non sur le tonnage récolté, il n\u2019envisage aucune situation financière catastrophique pour les pro- Plus de boeuf pour les petits Parisiens PARIS - REUTERS - La municipalité de Paris a décidé mardi de recommander la suspension provisoire de la viande de boeuf dans les écoles maternelles de la capitale et l\u2019instauration de menus optionnels dans les écoles primaires.Vincent Reina, adjoint au maire de Paris chargé des affaires scolaires et universitaires, a précisé à Reuters que la municipalité avait également pris la décision de saisir le ministre de l\u2019Agriculture, Jean Glavany, afin d'obtenir des réponses précises sur la traçabilité de la viande bovine.Par mesure de précaution, les maires de treize des vingt arrondissements parisiens ont d\u2019ores et déjà choisi d\u2019interdire la viande de boeuf dans les cantines scolaires.Vincent Reina a réuni mardi les vingt maires en compagnie du professeur Christian Cabrol afin que partisans et détracteurs de l\u2019interdiction du boeuf trouvent une formule unanime qui satisfasse tout le monde.docteurs assurés.Michel Neveu pense qu\u2019un très faible pourcentage de producteurs ne se conforment pas à ce guide.« Notre grande inquiétude, déclare-t-il, concerne plutôt la quantité de maïs-grain de catégorie quatre ou cinq qui sera produite.Si par exemple nous obtenons en bout de ligne plus de catégorie cinq que le marché peut en prendre, là ça pourrait nous causer des problèmes assez importants.» Michel Neveu précise que les producteurs récoltent généralement entre 100 et 200 000 tonnes de maïs-grainde catégorie cinq par année.Si cette production 2000 devait doubler, le marché ne sera visiblement pas capable d\u2019absorber ces quantités.Pour nourrir du bétail, ce grain de faible qualité doit être mélangé à une catégorie supérieure.Les récoltes de soya ont également souffert MAÏS £â£gcj ¦BEPi-r xritage \u2022ftfct-* .AVEC LA CARTE CASE CRÉDIT VANTAGE Visitez notre site Internet http://www.caseih.com Case IH est une marque déposée de la Corporation Case.SANS PAIEMENT NI INTERET PROGRAMME LIMITE.PROFITEZ-EN MAINTENANT! 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il est l\u2019architecte.Entre autres irritants, mentionnons les signatures requises des voisins pour les élevages qui veulent s\u2019agrandir et qui ne respectent pas les distances séparatrices sur les odeurs.Il y avait aussi les règlements municipaux contraignants pour l\u2019agriculture.Après tous ces efforts, Me Brière n\u2019a donc pu livrer de solution faisant consensus entre les agriculteurs, les municipalités et divers ministères.À première vue, ce rapport risque d'être lui-même perçu comme un irritant par la classe agricole.Me Brière propose des mesures touchant Rémy Trudel\tla pollution d\u2019orig- ine agricole pour régler les problèmes de cohabitation dus aux odeurs en milieu rural.Il rouvre ainsi un débat que les agriculteurs considéraient clos, les odeurs étant désormais considérées comme un inconvénient.L\u2019Environnement en cause Selon Me Brière, la multiplication des règlements municipaux contraignants pour l\u2019agriculture et la résistance des citoyens à l\u2019implantation de nouveaux élevages ne vont cesser qu\u2019avec la conviction que l\u2019environnement est adéquatement protégé.Or le ministère de l'Environnement du Québec fait face à une grave crise de confiance.On ne croit pas que ce ministère a la capacité réelle d\u2019appliquer le Règlement sur la réduction de la pollution d\u2019origine agricole.De plus, on croit que de dispense en dispense, les exigences de ce règlement ont été fixées en fonction d\u2019objectifs réalisables par les fermes plutôt qu\u2019en fonction de la qualité du sol et de l\u2019eau.Les craintes que le sol et l\u2019eau se détériorent sont aggravées par le fait que Québec veut doubler les exportations agricoles d'ici 2005.Un tournant Pour rétablir la confiance, Me Brière estime que Québec doit rendre applicables plus rapidement les exigences réglementaires touchant la pollution d\u2019origine agricole et opérer un véritable tournant en agroenvironnement.Le ministère de l'Environnement doit notamment obtenir des ressources additionnelles pour contrôler efficacement la pollution agricole à l\u2019échelle des bassins versants.Sans les chiffrer, Me Brière suggère au gouvernement de consentir à l'assainissement agricole des moyens proportionnés à l'ampleur du risque que présente la pollution d\u2019origine agricole pour la santé de la population et la qualité des ressources.Me Brière signale qu\u2019aucun nouveau permis ne devrait être émis pour Me Brière des élevages porcins sur fumier liquide dans les municipalités en surplus de fumiers.À moins qu\u2019il ne dispose des fumiers autrement que par l\u2019épandage sur des terres du bassin versant concerné.Ce moratoire ne devrait pas s'éterniser, mais devrait être maintenu jusqu\u2019à ce que l\u2019Environnement puisse exercer une surveillance efficace.Dans l\u2019intervalle, Me Brière incite Québec à la prudence quant à un assouplissement des distances sépara- trices pour atténuer les odeurs.Le gouvernement devrait selon lui s\u2019engager plus résolument au sujet des technologies propres à atténuer les odeurs.À terme, les distances séparatrices n\u2019auraient dès plus l\u2019importance qu\u2019elles revêtent maintenant.Tout de suite Sans autre changement, les fermes existantes qui ne respectent pas les distances séparatrices ne pourraient prendre de l\u2019expansion et le zonage de production demeurerait ouvert.Me Brière suggère donc que des éléments de l\u2019entente intervenue entre l\u2019UPA et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) soient mis en œuvre immédiatement.Cela touche notamment la possibilité, pour les fermes existantes, d\u2019accroître leur production de 75 unités animales, sans égard aux distances séparatrices.La hausse ne doit pas porter l\u2019exploitation à plus de 300 unités animales.Cette proposition avait suscité de vives oppositions dans plusieurs milieux.Pourtant, cette solution respectait la réglementation en vigueur, rappelle Me Brière.Me Brière propose aussi la mise en œuvre rapide du compromis UPA/FQM sur le zonage de production, possible, mais bien circonscrit.Me Brière propose un moratoire sur l\u2019adoption de nouveaux règlements municipaux contraignants pour l\u2019agriculture.L\u2019UPA très déçue Jean-Cliarles Gagné L\u2019UPA est « très déçue » du rapport Brière qui est très loin des attentes des agriculteurs, à l\u2019exception du soutien additionnel réclamé en faveur de l\u2019assainissement agricole.C\u2019est en substance ce qu\u2019a déclaré en entrevue le 1er vice-président de l\u2019UPA, Christian Laçasse, le 7 novembre.Amer, M.Laçasse n\u2019a pas caché son inquiétude sur la réception que le ministre de l\u2019Agriculture, Rémy Trudel, va réserver à ce rapport.D\u2019après M.Laçasse, le rapport Brière ne s\u2019en est pas tenu de façon assez serrée à son mandat de trouver une solution aux irritants liés à la loi sur le droit de produire.C\u2019est la loi de produire qui était en cause, pas la réglementation environnementale, a-t-il laissé entendre.M.Laçasse ne partage pas l\u2019analyse de la nécessité d\u2019un resserrement des normes environnementales à l\u2019égard de l\u2019agriculture.« Les ajustements apportés à la réglementation pour la rendre plus simple, progressive et compétitive découlent de la volonté des décideurs du Forum sur l\u2019agriculture, a noté M.Laçasse.Malgré cela, les agriculteurs du Québec doivent composer avec une réglementation très sévère, plus sévère que celles en vigueur dans les autres provinces canadiennes et dans bien des pays.» Pas de moratoire L\u2019UPA a été très surprise et offusquée de la recommandation d\u2019un moratoire sur les élevages porcins dans les municipalités en surplus.« Nous allons nous opposer à ce moratoire dont il n\u2019a jamais été question dans les discussions avec Me Brière », a dit M.Laçasse.« D\u2019où ça sort », s\u2019est-il demandé, après avoir précisé que les aspects « pollution » et « inconvénients » liés aux élevages avaient été clairement précisés au départ.« Nous sommes ouverts à des contraintes additionnelles dans les municipalités en surplus, jamais à un moratoire.» Urgence M.Laçasse s\u2019attendait à ce que l\u2019entente entre l\u2019UPA et la Fédération québécoise des municipalités soit reconduite intégralement dans ce rapport.« C\u2019était la première fois qu\u2019un tel niveau de concertation était atteint entre les agriculteurs et les municipalités », a-t-il dit.Il y a urgence d\u2019agir, a dit M.Laçasse, surtout après des engagements du ministre Trudel qui datent d\u2019un an.Des agriculteurs abandonnent la production faute de possibilité de prendre de l\u2019expansion parce qu\u2019ils ne peuvent réunir toutes les signatures requises des voisins.L\u2019argent L'UPA reçoit bien la recommandation d'accorder un support adéquat à l\u2019assainissement agricole.Le BAPE disait la même chose dans son rapport sur la gestion de l\u2019eau en mai dernier, a rappelé M.Laçasse.« Nous avons souvent signalé que le monde agricole n\u2019avait pas eu sa juste part comparativement au monde municipal.Nous n\u2019avons jamais senti une volonté très forte de soutenir l\u2019assainissement agricole.Il va falloir que ça change au cours des prochaines années.Surtout que les agriculteurs vont bientôt mettre en opération leurs plans d\u2019action en environnement, ce qui nécessitera de l\u2019argent et des ressources humaines.» Semaine nu 9 au 15 novembre 2000 \u2022 TCN \u2022 PAGE 3 ACTUALITES INTERNATIONALES BRÈVES Baisse du budget agricole La monnaie commune de l\u2019Europe, l\u2019euro, a perdu depuis quelques mois une bonne partie de sa valeur.Cette dévaluation a eu un effet positif sur le budget de la Politique agricole commune.En effet, les prix sur le marché international sont établis en dollars américains.Une fois convertis en euro, ces prix sont assez élevés de sorte que l'Union européenne paiera moins tie subventions à l\u2019exportation.Pour l'an prochain, on estime déjà que le budget agricole pourrait diminuer de 1,2 milliard de dollars.Une bonne partie des sommes épargnées ont déjà trouvé preneur.Maintenant que le leader serbe, Slobodan Milosevic, a été chassé du pouvoir, l\u2019Union européenne compte participer activement à la reconstruction de la Serbie.Les infrastructures de ce pays ont été ravagées durant la guerre du Kosovo.La biotechnologie au Kenya La biotechnologie fait son entrée dans l\u2019agriculture de tous les pays du monde.Au Kenya, les travaux d\u2019un institut de recherche gouvernemental ont permis de créer des bananiers très productifs à partir de culture de tissus.Ces nouveaux plants de bananes sont plus résistants aux maladies, aux insectes et au manque d\u2019eau, et nécessitent peu ou pas d'intrants.Alors que les bananiers traditionnels permettaient des récoltes de l\u2019ordre de 10 tonnes à l\u2019hectare, les nouveaux atteignent entre 40 à 50 tonnes à l\u2019hectare.Une réussite certaine pour ce programme de recherche qui vise à augmenter la production alimentaire des petits agriculteurs dans un pays où la malnutrition est un phénomène répandu.Une banque inusitée Au Tibet, une banque australienne vient de mettre sur pied une institution financière non traditionnelle.À partir de dons qu\u2019elle reçoit, l\u2019institution achète des moutons et des chèvres qui appartiennent à des nomades tibétains.Elle donne ces animaux à d\u2019autres nomades plus pauvres.Après cinq ans, le récipiendaire doit rembourser son prêt en redonnant à la banque autant d\u2019animaux qu'il en a reçu au départ.On estime qu\u2019à la fin de son prêt, chaque « emprunteur » possédera un troupeau d\u2019une centaine de têtes qui lui fourniront de la laine, du cuir, de la viande, du beurre, du lait et du fromage.A.B.Source : Reuters Encore des sous pour l\u2019agriculture américaine Les producteurs agricoles américains vont bénéficier d'une aide supplémentaire de presque 5,5 milliards de dollars cette année, pour un total de 35 milliards de dollars.Un geste que les Européens n'ont pas tardé à critiquer vertement.André Belzile Le 28 octobre dernier, le président Clinton a apposé sa signature au bas d\u2019un projet de loi qui accorde l\u2019équivalent de 120 milliards de dollars canadiens au département américain de l\u2019Agriculture pour l\u2019année qui vient.De cette somme, un peu plus de 35 milliards de dollars serviront à du soutien direct aux producteurs agricoles.Quelque 5,4 milliards iront en aide d\u2019urgence pour aider les producteurs qui ont souffert de conditions climatiques difficiles et de bas prix pour leurs produits.Jusqu\u2019à 10 milliards serviront à financer le programme de prêts sur les produits.Ce programme permet aux La loi Signée par agriculteurs d\u2019obtenir un prêt pour entreposer leur récolte et la vendre quand les prix sur le marché sont meilleurs.Si les prix n\u2019augmentent pas, le producteur peut céder sa récolte au gouvernement plutôt que de rembourser son prêt.Le secrétaire à l\u2019Agriculture, Dan Glickman, a déjà annoncé son intention d\u2019offrir des prêts au taux maximum permis par la loi.M.Glick- M.Clinton comporte aussi des améliorations au système d\u2019inspection des aliments Le président Bill Clinton man a en effet une certaine latitude pour fixer les taux de prêts.En versant le taux maximum, il permettra aux agriculteurs d\u2019encaisser presque 4 milliards de dollars de plus.Une vive réaction L'Union européenne n\u2019a pas tardé à réagir.Son commissaire à l\u2019Agriculture, Franz Fischler, s\u2019est déclaré indigné que les Etats-Unis aient encore augmenté leur soutien à l\u2019agriculture, pour une quatrième fois au cours des trois dernières années.Alors que, selon lui, l\u2019Union euro- péenne a gelé son budget agricole depuis quelques années.11 s'en est surtout pris au programme de prêts sur les produits car il s\u2019agirait d\u2019un incitatif à maintenir ou augmenter la production sans tenir compte des besoins du marché.Un fourre-tout de dollars ira au financement de l\u2019Association des producteurs d\u2019ananas d\u2019Hawaï qui compte trois membres La loi signée par M.Clinton comporte aussi des améliorations au système d\u2019inspection des aliments.Elle prévoit une aide accrue pour le Un demj-mj||ion secteur ntral et pour les pays étrangers qui bénéficient d'aide alimentaire en provenance des États-Unis.Mais comme tout bon projet de loi américain, il contient aussi des dis-\t-\t.positions qui n'ont rien à voir avec l\u2019agriculture.Un sénateur américain a calculé que des mesures, totalisant près de 450 MS, ont été introduites dans le projet de loi par des sénateurs pour favoriser leur propre circonscription.Le sénateur MacCain cite par exemple un projet d\u2019élevage d\u2019insectes qui coûtera 7,5 M$ au Trésor américain.IJ n demi-million de dollars ira au financement de l\u2019Association des producteurs d\u2019ananas d\u2019Hawaï qui compte trois membres, soit les trois grands transformateurs d\u2019ananas de cet État.Le budget agricole n\u2019est pas le seul qui sert à huiler la machine politique américaine.On a par exemple calculé que le budget des transports a été ainsi gonflé de plus d\u2019un milliard de dollars.Les producteurs d\u2019agneaux ont gain de cause contre les Américains André Belzile Les producteurs d\u2019agneaux d\u2019Australie et de Nouvelle-Zélande crient victoire ces jours-ci.L\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) leur a donné raison contre les États-Unis.Les producteurs européens se réjouissent aussi de cette nouvelle: ils n\u2019auront pas à concurrencer les Australiens et les Néo-Zélandais sur leurs marchés.Un geste protectionniste En juillet 1999, le gouvernement américain a décidé de protéger son industrie ovine.Il a imposé un contingent tarifaire sur les importations d\u2019agneaux en provenance de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande.Sur les premières 17 000 tonnes de viande ovine importées d\u2019Australie et les 14 5000 premières tonnes en provenance de la Nouvelle-Zélande, le tarif douanier est de 9 % mais il grimpe par la suite à 40 %.Ces deux pays fournissaient alors 95 % de la viande ovine importée aux États-Unis, soit des ventes de 85 M$ pour les Australiens et de 80 MS pour les Néo-Zélandais.Les deux pays se sont adressés à l\u2019OMC qui a rendu, la semaine dernière, une décision préliminaire largement en leur faveur.Les États-Unis ont déjà annoncé leur intention d\u2019en appeler de cette décision.Ce qui pourrait retarder son application jusqu\u2019au début de Tété 2001.Ces tarifs n\u2019ont pas empêché l\u2019augmentation des importations en provenance de l'Australie, mais la mar- ge de profit sur ces ventes serait presque nulle.Les Australiens estiment avoir ainsi perdu près de 12 MS en un an.Les Néo-Zélandais ont réagi autrement à cette barrière tarifaire.Ils ont expédié des produits ovins à plus haute valeur ajoutée de sorte que leur prix de vente a augmenté.Leurs ventes américaines pourraient atteindre 100 MS cette année.lit nouvelle a été très bien accueillie en Europe.Les producteurs ovins anglais, français et irlandais s\u2019inquiètent depuis plusieurs années de l\u2019impact que pourraient avoir des ventes plus importantes d'agneaux néo-zélandais réfrigérés sur leurs marchés.Le blocage du marché américain leur faisait craindre que leurs marchés ne soient envahis par des produits australiens et néo-zélandais.PAGE 4 \u2022 TCN \u2022 S t; m a i n h ou 9 au 15 novp.mbri: 2000 ACTUALITES Les producteurs de lait appellent le ministre Trudel en renfort Rouyn-Noranda - «IL est en train de se faire un débat très sain entre les 'producteurs de lait qui sont sociétaires d\u2019une coopérative et leur grande entreprise qui s\u2019appelle Agropur.Un débat sur la façon dont les coopératives devraient se conduire!» Camille Beaulieu COLLABORATION SPÉCIALE Le ministre de l'Agriculture du Québec, Rémy Trudel, a apporté son appui, lundi dernier, aux 150 producteurs de lait du Québec venus lui demander de l'aide dans le rétablissement d'un canal unique, le babillard électronique, dans la mise en marché du lait d\u2019exportation.Pas moins de 08 % des 5 000 sociétaires d\u2019Agropur, sur 10 000 producteurs de lait au Québec, avaient signé la pétition remise lundi au ministre de l\u2019Agriculture.Au Conseil des ministres de se prononcer «Si vous attendez que j'annonce ce que je vais faire, je ne peux pas! Ce sera une décision du Conseil des ministres.Aujourd\u2019hui le président de l\u2019UPA, monsieur Pellerin, rencontre le ministre d\u2019État à l\u2019Économie.On va ensuite devoir en référer au Premier ministre pour voir comment s\u2019applique la responsabilité du gouvernement.» .\tC\u2019est faute de La cause\t, , consensus, le dossier sera\ta même été au bu- entendue\treau de Lucien Boule 23 novembre\tchard, a-t-il rappelé, prochain\tciue *a Patate chaude ________ a été remise à la Régie des marchés agricoles.Pour sa part le ministre de l\u2019Agriculture pense que le jugement de la Régie laisse les sociétaires libres de vendre leur lait d\u2019exportation à qui ils veulent bien.Une opinion qu\u2019il tente depuis 15 jours de faire confirmer par les avocats du ministère.La Fédération, a-t-il rappelé, a sou- mis la même question à la Régie.La cause sera entendue le 23 novembre prochain.L\u2019affaire est d\u2019importance pour les producteurs.Les prix offerts au 7 septembre dernier variaient de 30 à 32 dollars le cent litres au babillard, alors même qu\u2019Agropur n'offrait, d\u2019après certaines sources, que 26 dollars le cent litres à ses sociétaires.Une réponse avant les Fêtes?Lundi, 100% des sociétaires d\u2019Agro-pur en Abitibi-Témiscamingue, 68 % à l\u2019échelle du Québec, avaient signé la pétition.En fait, a estimé le ministre Trudel, c\u2019est tout le Québec qui pose une question claire à Agropur: Un sociétaire est-il libre d\u2019offrir son lait à qui il veut?L\u2019entente Trudeau de 1979 est-elle toujours valide?«Faut qu\u2019on claire ça avant les Fêtes! Je sais que l\u2019article 20 donne au gouvernement le pouvoir exceptionnel de réviser une décision (le jugement de la Régie) d\u2019un tribunal.» Le ministre Trudel et les 150 producteurs présents lundi à Rouyn-Noranda ont convenu que le mouvement coopé- ratif n\u2019est pas un mode de représentation, mais un mode de propriété.Pas de la tarte partout! Sylvain Gascon, producteur de la région Saint-jean-Valleyfield, a ensuite expliqué que le faible pourcentage de signataires de la pétition dans certaines régions comme la sienne résulte d'une campagne d\u2019intimidation: «Il y a eu des menaces, ceux qui signaient la pétition signaient leur exclusion d\u2019Agropur.Peut-être même des représailles de leurs voisins.» Bref, a-t-il laissé entendre, la cueillette de signatures dans sa région n\u2019a pas été de la tarte.Ce qui a permis à Gabriel Rancourt, président du Syndicat des producteurs de lait d\u2019Abitibi-Témiscamin-gue, de garder le mot de la fin: «Avec une unanimité de 100 % de signataires et la chance de déposer une pétition provinciale, on est fiers de l\u2019Abitibi-Témiscamingue.» La production laitière du Québec, 45 % de la production canadienne, représente une valeur de 3,5 milliards de dollars, dont 500 M $ pour l\u2019exportation.Près de 80 000 $ pour une Holstein Photo: Piehrk-Yvon Bégin Belli Tiger Alexine qui vient tout juste de remporter le titre de championne junior à Madison, aux États-Unis, a été adjugée pour la somme de 24 800 $ à la Ferme des Chamois.Pierre-Yvon Bégin I.es encans Holstein des derniers jours à l'Expo internationale de Saint-Hyacinthe et à la Ferme Comestar de Victoriaville ont fracassé des records de vente.Dimanche, près de 2000 personnes s\u2019étaient donné rendez-vous à la Ferme Comestar de Victoriaville où Belroux Sturm Cristal, une vache de trois ans, a été acquise par un éleveur du Vermont pour la rondelette somme de 79 000 $, rien de moins! Lundi, les enchères sont montées jusqu\u2019à 95 000 $ pour Comestar Model Lady qui demeure la propriété de la Ferme Comestar en partenariat avec la firme Animat et la Ferme Belli-Star.En deux jours, la Ferme Comestar a vendu 269 bêtes pour un total de 2,1 M $, soit une moyenne de 8 036 $.« On se disait avant l\u2019encan qu\u2019on capoterait avec des ventes de 1 à 1,5 M $.Là, on est bien capotés! L\u2019affaire dont je suis le plus heureux, c'est qu\u2019au moins 75 % des bêtes vendues vont rester au Québec.C\u2019est signe que la génétique va demeurer au Québec et que les éleveurs sont intéressés.» « La qualité du bétail est toujours de [this en plus forte, explique pour sa part Paul Thibaudeau, conseiller chez 1 Iolstein Québec.De plus en plus, les producteurs ont tous le potentiel de sortir une bonne bête parce que la génétique est disponible pour tous.Depuis Starbucket avec de jeunes éleveurs agressifs, nous sommes vraiment sur une pente ascendante.» Claude Lafrance de Saint-Basile-le- Grand, associé de Richard Landry de la Ferme Belli-Stard, en est un autre qui a raison de se réjouir.Vendredi, une de leurs bêtes, Belli Tiger Alexine, a été adjugée pour la somme de 24 800 $.Elle a remporté quelques semaines plus tôt le titre de Championne Junior à Madison aux États-Unis.Et la vache n\u2019a pas encore donné une seule goutte de lait! « Nous sommes bien contents, affirme-t-il.En plus, elle va demeurer au Québec car elle a été achetée par la Ferme des Chamois.Ça prouve que le Québec est reconnu mondialement.Gagner à Madison, c\u2019est comme remporter la Coupe Stanley.Si notre vache fait une bonne mamelle, c\u2019est un bon deal pour l\u2019acheteur.De plus, elle doit vêler en juin prochain.Nous avons encore 40 embryons de la mère, une championne de réserve Ail American.» Il y a trois ans, Claude Lafrance a vendu un sujet, Le Fleuron Astre Vitalité, pour la somme de 125 000 $ à un éleveur en Allemagne.Récemment, il a acquis une bête en France, une Rudolph, avec laquelle il compte asseoir une nouvelle compagnie de commerce en Europe.Sky is the limit! Une cinquantaine de bêtes ont été vendues à l'encan de Saint-Hyacinthe pour une valeur moyenne de 7 120 $.Plus de 600 acheteurs provenant de 27 pays ont assisté à l\u2019événement, jumelant leur visite au Québec au jugement Holstein de l\u2019Exposition Royale de Toronto en fin de semaine prochaine.Samedi, les visiteurs ont rempli les estrades de l\u2019aréna de Saint-Hyacin- the à pleine capacité pour le concours de beauté, selon la coordonnatrice de l\u2019événement, Marie-Josée Gouin.Grande première pour l'événement, les résultats étaient diffusés en ligne sur internet par la firme Agricom.Sans grande surprise, Belli Tiger Alexine a décroché le titre chez les junior, tandis que Echo Ridge Skychief Delight de la Ferme Jacques Dubois et fils de Saint-Flavien de Lotbinière méritait le titre de grande championne chez les sujets de six ans et plus.« Nous avons l\u2019un des troupeaux les mieux connus au Québec, déclare Donald Dubois, autant pour la production de lait que pour les expositions.Nous devons notre succès au travail et notre vision c\u2019est d'amener de belles vaches pour la conformation.Nos bêtes se retrouvent partout dans le monde, en Suisse, au Japon et au Mexique.» Shervvl Deaver de Californie et son mari tiennent un élevage pour les expositions.De Saint-Hyacinthe, Victoria-ville et Toronto, elle compte ramener de cinq à six sujets.La valeur du dollar américain par rapport à la devise canadienne lui facilite la tâche.« C\u2019est sûr que l\u2019échange d\u2019argent est très intéressant pour nous, confie-t-elle à La Terre de chez nous.Par contre, nous parcourons plusieurs expositions aux États-Unis et celle de Saint-Hyacinthe est vraiment bonne.Les vaches sont vraiment exceptionnelles et avec des taureaux différents, cela nous aide vraiment à améliorer notre élevage.» Semaine nu 9 au 15 novembre 2000 \u2022 TCN \u2022 PAGE 5 Tous droits réservés Gabourv et La Terre de chez nous EDITORIAL Jamais sans.la volonté des producteurs! La Régie des marchés agricoles et alimentaires n\u2019a pas saisi l\u2019occasion de rectifier le tir récemment dans le dossier du lait d\u2019exportation, rejetant la demande de révision de la Fédération des producteurs de lait et de l\u2019UPA.Il n\u2019a pas été démontré, a-t-elle fait valoir, que sa décision de l\u2019été dernier était devenue inapplicable pour des motifs sociaux et économiques, ni ne risquait d\u2019entraver de façon significative la mise en marché du lait.11 aura donc fallu attendre deux mois pour en arriver au même point.On tourne en rond, et l\u2019instabilité se poursuit dans la mise en marché du lait.Tout cela parce qu\u2019on a mis en place deux canaux de commercialisation pour réagir à la décision de l\u2019OMC.Un mauvais choix, vous diront ceux qui ont lu et relu l\u2019argumentation de l\u2019organisme international.Qu\u2019on la tourne de tout bord, tout côté, cette décision, il en ressort clairement qu\u2019un mécanisme de canal unique est la meilleure, voire la seule solution pour satisfaire aux exi- gences de l\u2019OMC, c\u2019est-à-dire offrir la transparence nécessaire pour garantir que toutes les ventes à l\u2019exportation sont hors de tout doute des ventes à l\u2019exportation.Plusieurs experts consultés en commerce international se rangent à cet avis.La Fédération et l\u2019UPA avaient prévenu, l\u2019été dernier, que les coops allaient «jouer» aux offices de commercialisation en vendant le lait à d\u2019autres transformateurs.Les chiffres le prouvent maintenant.Pour les mois de novembre et décembre, Agropur aura vendu plus de la moitié des volumes engagés par ses sociétaires à des transformateurs privés non coopératifs, du lait acheté aux producteurs à un prix 25 % moins élevé que sur le babillard public! Le plus odieux, c\u2019est qu\u2019elle l\u2019a acheté sous menace d'exclure les «récalcitrants» de ses rangs, laissant planer la perte d\u2019un capital durement accumulé au fil des ans.C\u2019est ça, l\u2019«autre canal» d\u2019exportation, un système parallèle qui «dévie» le lait et qui «tire» le marché vers le bas.Impossible, dans pareille LAURENT PELLERIN Président général de l\u2019UPA situation, de «diriger» son lait en toute transparence au plus offrant, là où se trouve la plus juste rémunération, principe même qui sous-tend le plan conjoint.On s\u2019étonnera après ça que les producteurs de lait poussent les hauts cris.Un tel système ne les sert pas et, de toute façon, ils n\u2019en ont jamais voulu.À terme, c\u2019est toute l\u2019industrie qui se tire dans le pied, car ce n\u2019est pas dans de telles conditions de désordre que l\u2019exportation va pouvoir progresser.Ce développement passe nécessairement par un juste prix, celui du babillard.Si la décision de la Régie soulève un pareil tollé, c\u2019est justement parce qu\u2019elle fait fi de l\u2019opinion exprimée unanimement et démocratiquement par les proçluc-; teurs et qu\u2019elle nous replonge dans une situation réglée il y a 15 ans, ravivant des tensions inutiles entre coops et syndicalisme agricole.Les producteurs de lait n'en démordront pas.Plus le temps passe, plus leur volonté s\u2019affermit, en AGA au printemps, à Drummondville en août, en assemblée dans leurs coops locales cet automne, etc.Chaque fois, leur conviction s\u2019est élevée d\u2019un cran.La démocratie leur donne raison, la Loi sur la mise en marché, l\u2019équité, de partout ils sont légitimés.Et à ceux qui en douteraient, la Fédération et l\u2019UPA comptent bien signifier qu\u2019elles sont prêtes à prendre tous les moyens politiques et légaux pour que cette volonté s\u2019inscrive enfin dans la mise en marché du lait à l\u2019exportation.Agropur aura vendu plus de la moitié des volumes engagés par ses sociétaires à des transformateurs privés non coopératifs, du lait acheté aux producteurs à un prix 25 % moins élevé que sur le babillard public! LC COM0ATPES CHEFS \u2022 UNE BATAILLE pE\u2019RUE\u2019 DOMMAGE QUe LA LOI «am-GANG» ME SOIT PAS ENCORE PASSÉE/// MA loUrE VOUS prendre EN MEME T&APS' m r?LA TERRE DE CHEZ NOUS I ONDÉE EN 1929 I l )I l SlJlt: l.'Unitm des producteurs agricoles 555 boni.Roland-Therrien, Longueuil I II I 3Y9 l-'AX (450) 670-4788 SITE WTB: www.tcn.upa.qc.ca RÉDACTION: (450) 679-8483poste 7578 Courrier électronique : tm@tcn.upu.qc.ca PUBLICITÉ: (450) 679-8483 poste 7275 Courrier électronique : pub@tcn.upa.qc.ai ABONNEMENTS: (450) 679-8483 poste 7290 Courrier électronique: tirage@tcn.upa.qc.ca ANNONCES CIASSÉES: (450) 679-7809 Courrier électronique: pelitesannonccs@tcn.upu.qc.ca OIHECTEUH: Hugues Hcl/.ile rédactrice en cm i : ¦'rance (iroulx rédacteur EN CHEF ADJOINT, RESPONSABLE DES PUBLICATIONS SPÉCIALISÉES: Victor mrlvière CHEF DE PUPtTRE: Marie-Paule Villeneuve I1ESPONSABLE DE IA PBODUCTION: Carole Dilancette HESPONSABLE DU TIRAGE: MichelineCourchesne ADMINISTRATION: Jocelyne Curcuu DIRECTEUR DE IA PUBLICITÉ: Réal 1 .oiseau REPRÉSEN TANTS PUBLICITAIRES: Robert Blssonnette, Christian Cuinurd, Sylvain loubert, Sylvain Lalonde REPRÉSENTANT IIORS QUÉBEC: Jacques Long Tél.T oronto (905) 335-5700 Fax (905) 335-5001 Courrier électronique : jlong@idircct.com IMPRESSION: ImprimerieTransntag ABONNEMENT: Québec 1 an: 38,25 $ 2 ans: (>5,85 $ 3 ans: 91,16 $ Abonnement hors Canada: 1 an: 100 $ Taxe incluse Chèque ou mandat à l\u2019ordre de Iâi Terre de chez nous Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec -Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0010 - 3H30 Etats-Unis deuxième classe payé Champlain N-V.PAGE 6 \u2022 TCN \u2022 Semaine du 9 au 15 novembue 2000 OPINION RURALE Réponse à l\u2019ignorance : un veau de lait, c\u2019est un veau de lait Mais où est notre lait?.Un lait constitué de matières grasses végétale et animale, d'amidon, de résidu de pommes de terre déshydratées, de concentré protéique de soja, de sous-produits de l\u2019industrie fromagère, un lait contenant un maximum de .15 % de fibre.(lisez-vous vos étiquettes?).Donc, aujourd\u2019hui, nous parlons d\u2019un lacto remplaceur solide livré en ferme dans le but d\u2019être reconstitué en élevage.Lors de l\u2019assemblée spéciale des producteurs de veaux de lait qui s'est tenue le 4 octobre dernier, les producteurs mobilisés par leurs dirigeants n\u2019ont à aucun moment posé une question sur l\u2019intérêt d\u2019utiliser en élevage un aliment solide non transformé (fibreux ou non fibreux).Aucune question pertinente sur le pourquoi, l\u2019investissement requis, l\u2019intérêt technique, le rapport financier.Les producteurs présents ont été amenés pour faire opposition à un projet permettant une diminution du prix de revient sans se poser la question : quel serait l\u2019impact sur la Régie des assurances stabilisation de refuser une étude permettant de réduire les coûts de production?et gagnent-ils trop?disposition sur la durée de l'engraissement 15 à 30 kg maximum d'aliment solide ce qui entraînerait une diminution du prix de revient intéressante.En conclusion, le 4 octobre dernier, nous avons assisté à une manipulation d\u2019un groupe dans le but d\u2019empêcher une évolution future et le non-sens était de rigueur puisque des producteurs sont venus se plaindre que leur revenu n\u2019était point suffisant par rapport à leurs investissements.Jacques Belila Saint-Hyacinthe 1-800-LA TERRE Nous mettons à votre disposition un numéro téléphonique sans frais.Ce numéro est exclusivement réservé pour recueillir sur boîte vocale vos commentaires sur le con-tenudujoumalouencorepournous communiquer des nouvelles qui seraient d\u2019intérêt général.La Terre, faites-en votre affaire ! 1-800-528-3773 Photo: Tcn Savent-ils que sur 250 kg d\u2019un lacto remplaceur contenant .15 % de fibre correspond à 375 g de fibre brute et que 10 % (des 250 kg) substitué par un aliment solide non transformé contenant moins de 2 % de fibre correspond à 500 g de fibre brute, sur la durée totale d\u2019engraissement.11 est évident que conserver l\u2019intégrité du produit final s\u2019avère primordial pour avoir une différence entre le veau de lait et le veau de grain, mais les abattoirs feront vite la différence sur le prix.À titre informatif, un veau de grain consomme 600 kg de maïs + 190 kg de supplément protéinique.Dans la technique proposée, un veau de lait a à sa Votre opinion S.V.P.Dans le but d\u2019offrir la chance au plus grand nombre de lecteurs possible d\u2019exprimer leurs opinions dans le journal, nous vous demandons de vous en tenir à un maximum d\u2019une page de texte à interligne double.Nous accordons la priorité aux questions traitées dans le journal et nous nous réservons le droit de couper les textes trop longs.PIONEER www.ploneer.com/canada Hybride de Pioneer® 39A46 2625 ut Hybride de Pioneer® 39D81 2625 ut Marque/Hybride\t#de comp.\tRend.moyen (kg/ha)\tAvant.Rend.\tHumi- dité (%)\tAvant.revenu/ ha\tMarque/Hybride\t#de comp.\tRend.moyen (kg/ha)\tAvant.Rend.\tHumi- dité (%)\tAvant.revenu/ ha Pioneer 39A46\t6\t7 550\t646\t26,3\t47,50$\tPioneer 39D81\t11\t7 130\t702\t24,8\t62,50$ DeKalb DK355\t\t6 904\t\t24,4\t\tDeKalb DK355\t\t6 428\t\t24,0\t Pioneer 39A46\t5\t7 381\t583\t27,0\t62,50$\tPioneer 39D81\t5\t7 268\t771\t25,0\t100,00$ NK Brand N25-D7\t\t6 798\t\t27,9\t\tNK Brand N25-D7\t\t6 497\t\t28,4\t Pioneer 39A46\t3\t6 892\t828\t26,8\t87,50$\tPioneer 39D81\t6\t7 130\t991\t25,7\t110,00$ Pride K177\t\t6 064\t\t28,4\t\tPride K177\t\t6 139\t\t27,8\t Pioneer 39A46\t55\t7 061\t489\t27,3\t50,00$\tPioneer 39D81\t81\t7 093\t495\t25,0\t55,00$ Tous les concurrents\t\t6 572\t\t27,4\t\tTous les concurrents\t\t6 597\t\t26,0\t Hybride de Pioneer® 39F06 2650 ut Hybride de Pioneer® 38W36 2775 ut Marque/Hybride\t# de comp.\tRend.moyen (kgÂia)\tAvant.Rend.\tHumi- dité (%)\tAvant.revenu/ ha\tMarque/Hybride\t#de comp.\tRend.moyen (kg/ha)\tAvant.Rend.\tHumi- dité (%)\tAvant.revenu/ ha Pioneer 39F06\t8\t7 575\t922\t26,4\t67,50$\tPioneer 38W36\t20\t8 328\t376\t28,1\t12,50$ NK Brand N17-C5\t\t6 654\t\t23,4\t\tNK Brand N2555BT\t\t7 952\t\t25,8\t Pioneer 39F06\t12\t8 340\t753\t23,8\t77,50$\tPioneer 38W36\t9\t8 133\t809\t29,8\t57,50$ NK Brand N27-M3\t\t7 588\t\t24,1\t\tNK Brand N25-D7\t\t7 325\t\t27,7\t Pioneer 39F06\t6\t7 820\t1 085\t23,6\t110,00$\tPioneer 38W36\t16\t8 472\t495\t27,7\t20,00$ Pride K196\t\t6 735\t\t24,2\t\tNK Brand N27-M3\t\t7 977\t\t25,0\t Pioneer39F06\t111\t8 146\t865\t25,3\t85,00$\tPioneer 38W36\t141\t8 246\t627\t27,9\t45,00$ Tous les concurrents\t\t7 281\t\t25,1\t\tTous les concurrents\t\t7 619\t\t26,3\t Résultats de parcelles pour le Canada au 31 octobre 2000.Les revenus par hectare sont calculés à 108,00 $ la tonne moins les frais de séchage de 1,18 $ par point d'humidité au-dessus de 15%.( Dllybride de maïs de marque Pioneer® avec le gène YieldGard(a).(al.Murque déposée de Monsanto ComjMmy, utilisée sous sa licence.Hybride de Pioneer® 39D81 2625 unités thermiques Hybride champion dans cette maturité.Hybride adapté pour le Nord avec une bonne stabilité dans les différents environnements.Croissance initiale et séchage naturel au-dessus de la moyenne.Bonne robustesse des racines, bon recouvrement de l\u2019épi et très bonne tolérance de la sécheresse.PRODUITS DE MARQUE PIONEER.2001 Choisissez à partir du plus grand nombre de choix.Allez voir « Services » à www.pioneer.com/canada ou voyez votre professionnel des ventes Pioneer au sujet des détails.Semaine du 9 au 15 novembre 2000 \u2022TCN\u2022PAGE 7 L'UPA D'EST EN OUEST TRIBUNE Les propriétaires forestiers interpellent les partis politiques Par sa stratégie sur les forêts, le Canada s\u2019est fixé comme objectif d\u2019entretenir et d\u2019améliorer la santé des écosystèmes forestiers autant au niveau national qu\u2019international.Pour tirer le meilleur parti des avantages des boisés privés il faut entre autres, des modifications à la Loi de l\u2019impôt sur le revenu afin de stimuler la mise en valeur.Depuis longtemps, les propriétaires forestiers attendent ces modifications aux règles régissant les revenus provenant des activités forestières.Ils entendent profiter de la campagne électorale pour que les partis fassent connaître leur position sur ces demandes qui concernent quelque 400 000 familles au pays.Deux modifications s\u2019imposent : 1- Dans le cas du transfert d\u2019un boisé bien aménagé d\u2019une génération à l\u2019autre, il est demandé que les impôts sur les gains en capital soient différés aussi longtemps que la propriété reste dans la famille.Actuellement, confrontés à l\u2019éventualité d\u2019une charge fiscale importante, les propriétaires préfèrent vendre la coupe totale de leur boisé.2- L\u2019autre demande vise à permettre de déduire des dépenses sylvicoles des revenus obtenus d\u2019autres sources, en l\u2019absence de revenus du boisé à court terme.Cette mesure s\u2019impose compte tenu du caractère à long terme des retombées des travaux d\u2019aménagement.Actuellement, la fiscalité du revenu à l\u2019endroit des propriétaires forestiers repose sur le principe d\u2019expectative de profits à court terme, appliqué pour tous les secteurs d\u2019activité.Ce principe est mal adapté au secteur forestier.L\u2019horizon de rentabilité rattachée aux investissements s\u2019échelonne en deçà de 10 ans (travaux d\u2019éclaircie) et souvent 40 ans (travaux de reboisement).La situation actuelle en matière de fiscalité du revenu des propriétaires forestiers laisse croire que la fonction économique à court terme constitue la seule préoccupation de l\u2019État.Une réforme de la fiscalité traduirait une réelle volonté de favoriser le développement durable, au-delà de beaux discours et de stratégies qui dépassent rarement le stade de nobles intentions.Dans un pays dit forestier, pourquoi de telles mesures tardent à se mettre en place ?Quels moyens additionnels les gouvernements sont-ils prêts à déployer pour que la gestion pratiquée permette de répondre aux attentes ?Les propriétaires attendent des réponses.PAGE 8 \u2022 TCN \u2022 Semaine ou 9 au Jean-Claude Nadeau, président de la FPBQ FÉDÉRATION DES PROD.DE VOLAILLES Entreposage des fumiers au champ Une étude fort attendue par les producteurs de volailles et les producteurs de bovins, présentée cette semaine aux représentants du ministère de l\u2019Environnement, confirme que le recouvrement des fumiers entreposés au champ n\u2019apporte pas de gain environnemental significatif.L\u2019étude démontre qu\u2019il y a transfert d\u2019azote et de phosphore vers le sol et l\u2019eau souterraine, que l\u2019amas soit couvert ou non, mais que l\u2019importance de ce transfert varie en fonction du type de sol.Dans la plupart des cas, tout indique que la solution serait plutôt de réduire la fréquence d\u2019entreposage à un même endroit.Cette étude a été réalisée par la firme Envir-Eau inc., pour le compte de la Fédération des producteurs de volailles du Québec, la Fédération des producteurs de bovins du Québec et le MAPAQ.En plus d\u2019évaluer l\u2019impact du recouvrement, cette étude visait à trouver des solutions alternatives aux nouvelles exigences contenues dans le Règlement sur la réduction de la pollution d\u2019origine agricole.Ce règlement stipule en effet que le fumier solide sur litière entreposé au champ doit être recouvert depuis le 1er octobre 2000, sauf pour les producteurs de bovins de boucherie qui bénéficient d\u2019une mesure transitoire jusqu\u2019en mars 2003.L\u2019étude a été menée par des géologues indépendants.Une première phase s\u2019est déroulée de janvier 1998 à mai 1998 et une seconde phase s\u2019est déroulée d\u2019octobre 1998 à avril 2000.Deux stockages distincts ont été soumis à diverses conditions climatiques, soit un entreposage recouvert et un autre non recouvert.Le protocole expérimental a été accepté par le ministère de l\u2019Environnement et environ 70 % des coûts ont été financés par le MAPAQ.Voici les principales conclusions tirées de l\u2019étude : \u2022\tL\u2019entreposage sur des terrains argileux ou loameux présente peu de problèmes au niveau de la contamination des eaux souterraines.\u2022\tL\u2019entreposage sur des terrains sablonneux présente certains problèmes au niveau de l\u2019enrichissement en nitrate de l\u2019aquifère.\u2022\tL\u2019ensemble des travaux de terrain et de modélisation a permis : -\td\u2019établir que l\u2019enrichissement des sols superficiels au pourtour des amas non couverts est mineur pour les deux types de fumier et pour tous les éléments analysés.Au-delà de 2 mètres de la base de l\u2019amas, l\u2019effet d\u2019enrichissement est en pratique disparu.-\tde confirmer que le phosphore est faiblement mobile et migre vers les sols sous-jacents.Le phosphore a tendance à stagner dans l\u2019amas.-\td\u2019établir que le gain environnemental du recouvrement n\u2019est pas aussi important que prévu étant donné que les panaches de nitrates se développent autant sous les amas non couverts que couverts.De plus, l\u2019installation de la toile est une tâche ardue et coûteuse.U PA BAS-SAINT-LAURENT Témoignage de Denis Couture à Rimouski Monsieur Denis Couture, président de la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec, membre de l\u2019exécutif de l\u2019UPA et preux chevalier du syndicalisme agricole, a témoigné de son riche vécu syndical aux 80 productrices et producteurs présents lors d\u2019un dîner-rencontre le 11 octobre dernier.C\u2019est en pareilles occasions que se transmettent les valeurs fon- 15 NOVEMBRE 2000 damentales qui guident le travail de l\u2019UPA : solidarité, équité, engagement social.Formation syndicale des aspirants producteurs Pour une troisième année consécutive, le Centre de formation des adultes de Mont-Joli invitait l\u2019UPA à venir présenter le syndicalisme agricole aux élèves inscrits au DEP production laitière.Une demi-journée fort instructive pour ces jeunes, futurs membres de l\u2019Union.Assemblée générale du Syndicat des producteurs d\u2019ovins du Bas-Saint-Laurent Le tiers des membres du Syndicat se sont déplacés le 17 octobre dernier à l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle.La mise en place d\u2019un procédé uniforme de classification étant bien enclenchée - et attendue -, on s\u2019entend maintenant unanimement sur la nécessité d\u2019instaurer dans un proche avenir un système de mise en marché ordonnée pour la production ovine.Une résolution demande à la Fédération des producteurs d\u2019agneaux et moutons du Québec d\u2019étudier et de proposer en cours Photo: TCN On s\u2019entend sur l\u2019importance d\u2019une mise en marché ordonnée pour l\u2019ovin.d\u2019année une ou des alternatives pouvant améliorer la situation actuelle.U PA CENTRE-DU-QUÉBEC Élection de l\u2019exécutif Lors de la dernière assemblée générale annuelle de la Fédération, les délégués présents ont reporté M.Denis Bilodeau de Warwick à la présidence.Il sera secondé à la 1\"' vice-présidence par M.Jacques Corriveau de Saint-Léonard-d\u2019Aston et à la 2e vice-présidence par Mme Maryse Clément de Sainte-Perpétue.Le conseil exécutif est complété par M.Louis Bergeron de Bécancour et M.Mario.Proulx de Baie-du-Febvre.Club de qualité acéricole Le président du Club de qualité acéricole du Centre-du-Québec, M.Jean-Claude Turcotte, est heureux d\u2019annoncer la nomination de M.Alain Fournier, agronome, au poste de conseiller technique pour le Club.Monsieur Fournier est agronome de formation et a déjà été propriétaire d\u2019une érablière de plusieurs milliers d\u2019entailles.Les bureaux du Club sont situés au MAPAQ à Victoriaville et le numéro de téléphone pour rejoindre M.Fournier est le 819-751-1114.Formation sur la commercialisation Cette formation se tiendra le mardi 21 novembre prochain, de 10 h à 16 h., dans les bureaux de la Fédération à Nicolet.Elle est offerte à l\u2019ensemble des administrateurs des syndicats de base et spécialisés ainsi qu\u2019à tous les producteurs intéressés.La session comporte trois sections : C\u2019est quoi la commercialisation (qu\u2019est-ce qu'on entend par mettre en marché)?Quelles sont brièvement les règles internationales du commerce?Quels sont les outils de commercialisation dont disposent les producteurs et productrices?Les personnes intéressées à cette formation doivent s\u2019inscrire auprès de Maryse Letendre à la Fédération, au 819-293-5838, poste 3162, au plus tard mardi le 14 novembre.Au Cégep de Victoriaville Le 20 octobre dernier, Nancy Paquet et Martine Chênevert, respectivement agentes syndicales à la Fédération du Centre-du-Québec et à la Fédération de la Mauricie, ont offert une formation de trois heures à une trentaine d\u2019étudiants du Cégep de Victoriaville.Il s\u2019agissait de finissants du programme de Gestion et exploitation d\u2019une entreprise agricole.Les agentes syndicales ont expliqué aux étudiants les différentes structures de l\u2019Union et son fonctionnement.Selon les commentaires recueillis auprès des étudiants, la formule a semblé leur plaire énormément.19 ACTUALITÉS RÉVISION DU RÉGIME FORESTIER Fin des consultations POULETS Nos abattoirs d\u2019abord Photo: Patrick Vincént/TCN La demande de poulet vivant est grande et les producteurs se font offrir des prix qu\u2019ils ne peuvent refuser pour vendre leurs poulets à des abattoirs à l'extérieur de la province.Le volume qui échappe aux abattoirs du Québec nuit à l\u2019industrie avicole qui en subira les conséquences à plus ou moins long terme.Les administrateurs de la Fédération de producteurs de volailles ont réfléchi au problème et proposent une modification au règlement sur la mise en marché du poulet qui favorisera la vente au Québec.Ainsi, si la modification est adoptée par la Régie des marchés agricoles du Québec, les producteurs vendant toute leur production au Québec pourront bénéficier d'une équivalence de 25 kilogrammes au mètre carré contre 20 actuellement.Les producteurs vendant sur le marché interprovincial resteraient à 20 kg au mètre carré.« 11 faut souligner, toutefois, que le pourcentage d\u2019utilisation serait ajusté en fonction de l\u2019allocation de production allouée par Les Producteurs de poulet du Canada », note la Fédération.Ainsi, pour 1000 mètres de quota utilisé à 80 %, le producteur vendant au Québec aura à produire 20 000 kg et celui vendant à l\u2019extérieur 16 000 kg.Selon la Fédération, il s\u2019agit d\u2019un changement substantiel de la façon de faire actuelle.Cela se justifie par la volonté de favoriser d\u2019abord et avant tout l'industrie avicole locale.La modification entrera en vigueur, après publication dans la Gazette officielle du Québec, si elle est acceptée par la Régie.R.B.VOYAGES D'ÉTUDES AGRICOLES Cette année ! TOURS QUÉBEC PLUS vous fait visiter L* ARGENTINE du 15 au 28 janvier 2001 LOU1S1ANNE / TEXAS Début février 2001 (2 sem.) CHINE / HONG KONG Début mars 2001 (20 jours) TOURS QUÉBEC PLUS Accompagné par Brigitte Comtois, spécialiste des voyages agricoles Sans frais : 800-563-8225 Fax : 819-758-7725 Email : tourcic@ivic.qc.ca Loïc Hamon Les audiences publiques de la Commission parlementaire de l\u2019économie et du travail sur le projet de loi 136 modifiant la Loi sur les forêts ont pris fin, le jeudi 26 octobre, à Québec.La commission a reçu 133 mémoires de différents groupes d\u2019intérêt dont l\u2019UPA et les fédérations des producteurs de bois, de bleuets et acéri-coles.Quelque 110 d\u2019entre eux ont été présentés au cours des cinq semaines d\u2019audiences.Dressant le bilan de l\u2019exercice, le ministre des Ressources naturelles du Québec, Jacques Brassard, a constaté d\u2019entrée de jeu que les fondements du régime forestier faisaient encore l\u2019objet d\u2019un « large consensus ».Évoquant les nouveaux aspects du régime forestier, le ministre a insisté sur la nécessité d'ouvrir de « nouvelles pistes de collaboration entre l\u2019État, les détenteurs de CAAF, les gestionnaires de terres publiques et des autres ressources pour développer un partenariat avec les acéricul-teurs, les communautés autochtones, les producteurs de bleuets, les organismes fauniques, les communautés rurales, etc.».M.Brassard a aussi rappelé certains « engagements » qui vont dans le sens des doléances des producteurs : « appliquer avec plus de rigueur le principe de la résidualité (de la forêt publique N.D.L.R) et créer un co- mité interministériel sur le développement de l\u2019industrie du bleuet.» Le ministre a aussi évoqué des changements dans la façon d\u2019appliquer la TPS et la TVQ dans le programme de mise en valeur de la forêt privée.En ce qui concerne le rendement accru, autre principe inscrit au projet de loi qui pourrait avoir une incidence sur la forêt privée, le ministre a déposé lors de la clôture un document de réflexion sur des travaux d\u2019aménagement supplémentaires sur 50 000 ha de forêt estimés à 65 M$ par année.Après l\u2019adoption du principe, qui devrait se faire cette semaine, le projet de loi devrait être examiné article par article en commission parlementaire, puis adopté en trosième lecture d\u2019ici la fin de la session d\u2019automne.Le nouveau régime forestier entrera graduellement en vigueur à compter de 2001.FAITS Q.\tLes pyrales ont-elles endommagé les tiges de maïs cette année ?R.\tOui.Au Québec, les pyrales ont creusé des galeries d\u2019une longueur moyenne de 4,1 cm dans les tiges de maïs, ce qui correspond à une infestation modérée.Les données recueillies par l\u2019équipe de dépistage de la pyrale du maïs de NK'\u201c lors de la deuxième visite de parcelles confirment, à l\u2019instar des quatre dernières années, que les infestations par la pyrale demeurent imprévisibles au Québec.Au cours de cette deuxième visite, les dépisteurs ont procédé à la dissection des plants de maïs et ont mesuré la longueur des galeries creusées dans les tiges.Cette mesure permet d\u2019évaluer l\u2019intensité des dommages causés par la pyrale et donne une indication de la perte de rendement associée.Pour l\u2019ensemble des 157 sites visités au Québec, les dépisteurs ont noté des galeries d\u2019une longueur moyenne de 4,1 cm, ce qui correspond à un niveau modéré d\u2019infestation.Toutefois, à plusieurs endroits, les bris de tiges et les agents pathogènes secondaires rendront les pertes de rendement encore plus lourdes.Voici la meilleure façon de protéger vos champs de maïs contre les infestations imprévisibles de pyrales : \u2022\tChoisissez l\u2019un des 10 hybrides Bt de marque NK dotés d\u2019une protection intégrée contre la pyrale du maïs.\u2022\tVisitez régulièrement vos champs pour détecter les signes d\u2019activité des pyrales et les autres problèmes qui s\u2019y rattachent, comme la production de mycotoxines et les pourritures de tiges.\u2022\tPréservez l\u2019efficacité du gène Bt en semant un refuge sur votre ferme.N\u2019oubliez pas que nous sommes tous responsables de l\u2019utilisation judicieuse de cette technologie.NK.Une nouvelle façon de penseh\" Pour plus d'information, communiquez avec votre détaillant NK dès aujourd\u2019hui! Ou composez le 1 888 300-0147.www.nkcanada.com NK et Une nom elle façon de penser sont des marques de commerce de Novartis AG, utilisées sous licence par Novartis Seeds Inc.I e logo NK est une marque déposée de Novartis AG, utilisée sous licence par Novartis Seeds Inc.Le ministre des Ressources naturelles, Jacques Brassard Semaine du 9 au 15 novembhe 2000 \u2022 TCN \u2022 PAGE 9 ACTUALITES Mine d\u2019Oka : un sursis pour les opposants Reculant nullement devant la résistance des résidants du secteur, les promoteurs de Nlocan ont acheté 135 arpents de terre agricole.Ils réclament à la CPTAQ le dézonage de sept hectares de ce terrain agricole pour y installer les bâtiments de l\u2019usine qui sera exploitée sous terre.Le 16 avril dernier, le conseil municipal tenait un référendum sur la question dans la paroisse d\u2019Oka.Quelque 64% des résidants se sont alors opposés au développement du projet.Lundi soir, le conseil municipal s'est également appuyé sur cette expression populaire pour justifier sa position.Une autre bataille à venir Les producteurs agricoles ont peu pavoisé devant ce nouvel appui du conseil municipal.Ils savent que les promoteurs entendent se prévaloir de l\u2019article 2-46 de la Loi provinciale sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme pour faire accepter leur demande de dézonage agricole à la CPTAQ.Cet article de loi permet de surpasser certains règlements municipaux liés à l\u2019aménagement du territoire, de même que ceux adoptés par la MRC, lorsque des intérêts financiers profitables à une grande partie de la communauté sont mis en cause.Dans sa résolution, la municipalité s\u2019est dite néanmoins disposée à donner le feu vert à Niocan si la firme obtient gain de cause à des paliers supérieurs.« Ce paragraphe de la résolution, ça nous fatigue », a soutenu Yvon Désor-meaux, un producteur maraîcher membre du comité consultatif agricole de la MRC Deux-Montagnes et du comité d\u2019aménagement de la Fédération de l\u2019UPA Outaouais-Laurentides.Il entend soumettre les résolutions adoptées par Oka à l\u2019aménagiste de sa Fédération afin de préparer une riposte.Car, même si le conseil municipal d\u2019Oka pose des gestes qui lui permettent de gagner du temps, des agriculteurs de la région continuent à douter que le maire et les conseillers soient totalement derrière eux.« Nous savons que Niocan a des appuis au conseil.Ça fait bien son affaire de se cacher derrière l'article 2-46 pour ne pas assumer le poids politique du développement de la mine.C\u2019est pourquoi nous savons que la bataille n\u2019est pas finie », ajoute Jude Lavigne, un pomiculteur du secteur.Jusqu\u2019à ce jour, Niocan a investi quelque 6 M$ pour le développement du projet.Outre Richard Faucher, l'initiateur du projet, président et chef de l\u2019exploitation, les autres actionnaires sont la Société générale de financement du Québec (12 % des actions) et le Fonds de solidarité des travailleurs de la FTQ (7,5 % des actions) puis une multitude de petits investisseurs.C\u2019est ce qui fait craindre le pire aux producteurs agricoles.C\u2019est le deuxième projet dans la région, après celui du mégacentre commercial Mills-Cambridge à Boisbriand, où le gouvernement du Québec y investit des sommes d\u2019argent importantes par le biais de ses filiales financières.ü rto üt , i Mk aîsant a conduire Le service £xtrêtoe vous est offert uniquement chez les concessionnaires AGCO White suivants : achlnerle J.N.G.Thériault Inc.m équipement R.M.Nadea Forest ___ Ice vac Inc.Bi eme orin Ltée el- T-BARTHÉLÉMY arage Pierre Dugré Inc.pement Séguin & Frères Inc.\tCoop.Agricole STE-ANNE DES PLAINES es equipemen Von Rivard In WHITE L\u2019ENDURANCE NÉCESSAIRE Denise Proulx COLLABORATION SPÉCIALE OKA - Les opposants au projet de la mine Niocan dans la zone agricole de la municipalité d\u2019Oka viennent de gagner quelques semaines de délai dans leur lutte contre l\u2019ouverture d\u2019une usine de ferroniobium.Lundi soir, le conseil municipal d\u2019Oka a avisé Niocan qu\u2019il acheminerait sa demande de dézonage agricole à la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) mais que celle-ci n\u2019est pas conforme à la réglementation de zonage de la municipalité.Le conseil a aussi rejeté la demande de 14 permis de lotissement et de construction pour le début des travaux d\u2019implantation des bâtiments de la mine.La réglementation municipale fait de ce secteur une zone vouée entièrement à l\u2019agriculture.« Pour le moment ce sont de petites victoires », s\u2019est contenté de dire André Chaput, le leader des opposants au projet situé en plein cœur des meilleures terres maraîchères d\u2019Oka.On se rappellera que Niocan veut exploiter sur le rang Sainte-Sophie à Oka une mine qui pourrait fournir 4500 tonnes de ferroniobium par année, un alliage qui sert à réduire la quantité d\u2019acier utilisée dans la fabri- cation de pièces de mécanique et de matériaux de construction.Le niobium est le nouveau nom du columbium, un minerai qui a été extrait à ciel ouvert pendant près de 20 ans à quelque deux kilomètres au sud du site projeté.En 1976, la Saint-Laurence Columbium abandonnait la mine et laissait à la municipalité la responsabilité de gérer les nombreux résidus toxiques.Les citoyens du secteur refusent de revivre cette expérience une seconde fois, même si le projet de Niocan présente des garanties d\u2019une meilleure gestion environnementale et promet la création de 160 emplois sur une période de 15 à 20 ans.sur toute (a (tone Agilité £x*rêitoe.Série 6000 de 70HPà 110HP au PTO.ü Douceur Extrême.Inverseur hydraulique.Mécanique £x+rêtoe Moteur CUMMINS GARANTIE £x+rêtoe.4 ans / 4 000 heures.PAGE 10 \u2022 TCN \u2022 Semaine nu 9 au 15 novembre 2000 ACTUALITES CONGRÈS OUTAOUAIS-LAURENTIDES Pourquoi pas un parc agricole ?Des 'producteurs agricoles commencent à s'interroger sérieusement sur le rôle des Comités consultatifs agricoles.C'est un des éléments qui est ressorti au cours du dernier congrès de la Fédération Outaouais-Laurentides qui se déroulait en octobre à l'Ange-Gardien.UPA pas comment ils pourront respecter l\u2019échéancier imposé par le ministère de l\u2019Environnement.De plus, certains membres déplorent le manque de ressources disponibles aux clubs environnementaux.Ce que réclament les producteurs, c'est un formulaire simplifié de la part du ministère de l\u2019Environnement qu\u2019ils pourraient remplir eux-mêmes sans l\u2019aide de ressources extérieures CONGRÈS 2000 qu\u2019ils doivent souvent rétribuer.Les producteurs ont également demandé un délai au ministère de l\u2019Environnement pour se conformer aux exigences du règlement sur la réduction de la pollution d\u2019origine agricole.Ils demandent également que le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation continue de fournir des fonds nécessaires dans ce domaine.La Financière agricole, le nouvel outil financier suggéré par le gouvernement et l\u2019UPA aux agrictulteurs, a été acceptée par la majorité en tenant compte de certaines modifications.Les membres ont également élu un nouveau président, Richard Maheu, qui remplace Marcel Brisebois.Toutefois, ce dernier demeure à l\u2019exécutif.Mme Diane Clément a été reportée à la vice-présidence.Deux nouveaux membres se sont joints au comité exécutif soit Michel Hickey et Yvon Desormeaux.Marie-Paule Villeneuve Pour Yvon Desormeaux, qui siège au Comité consultatif de Deux-Montagnes, les MRC ne tiennent pas vraiment compte de l\u2019avis des producteurs.Trop d\u2019intérêts sont en jeu spécialement en ce qui a trait au développement domicicilaire pour que les décisions soient prises de façon à préserver le territoire agricole.« Il serait temps que l\u2019UPA prenne des moyens pour qu\u2019on se fasse écouter, a-t-il lancé à l\u2019adresse du deuxième vice-président Gratien D\u2019amours qui participait au congrès.« On est à la veille de se choquer, d\u2019ajouter M.Desormeaux, ça fait deux ans qu'on fait rire de nous autres.On se présente aux réunions le soir après notre journée de travail et on a l\u2019impression d\u2019aller perdre notre temps.Ils nous écoutent, après ils font ce qu'ils veulent.» Les Comités consultatifs agricoles ont été formés il y a environ deux ans dans le cadre de la Loi sur le droit de produire votée en juillet 1997.Ils visent à établir un lien entre les élus municipaux et les producteurs en ce qui a trait à l\u2019aménagement des terres.Certains producteurs, à l\u2019instar de Richard Maheu, demandent qu'on établisse carrément des parcs agricoles de la même façon qu\u2019il existe des parcs industriels.La limite serait ainsi clairement définie.Les gens des secteurs résidentiels ne pourraient pas se plaindre de la présence de porcherie et les municipalités ne pourraient pas gruger les terres agricoles pour permettre la construction domicilaire.Se disant tout à fait d\u2019accord avec les frustrations des producteurs, Gratien D\u2019Amours a toutefois insisté sur le fait qu\u2019il fallait quand même se donner encore un peu de temps, essayer de faire fonctionner cette structure avant de passer à autre chose.Le fameux PAEF Les plans agroenvironnementaux et de fertilisation causent bien des maux de tête à certains producteurs qui trouvent le travail de mise à jour tellement fastidieux qu\u2019ils ne voient Ça fait deux ans qu\u2019on fait rire de nous autres -\u2014i Leçons de cultures 2000 Anthracnose inquiétante Une épidémie fongique ravage la récolte « Il n\u2019est pas surprenant de voir une épidémie d'Ahthracnose cette année », dit Tim Welbanks, directeur de l\u2019information agronomique chez Pioneer Hi-Bred limitée.« C\u2019est une maladie fongique opportuniste qui devient extrêmement virulente en présence de conditions nuageuses et pluvieuses.Ajoutez quelques stress additionnels sur les cultures comme la rouille commune et des infestations d'insectes, et vous obtenez une importante poussée de la maladie.» C'est le cas pour la saison 2000 dans la plus grande partie des régions à maïs du Québec et de l'Ontario.L'Anthracnose porte deux coups consécutifs aux rendements du maïs.D'abord, l\u2019Anthracnose, ainsi que d\u2019autres maladies foliaires comme la rouille, peuvent réduire le potentiel de rendement en détruisant la surface foliaire et en tuant le plant avant sa maturité.Ensuite, le stade de pourriture de tige augmentent les pertes à la récolte résultant de la verse.« À ce temps de l'année, il est facile d'identifier la pourriture de tige par Anthracnose », dit Albert Tenuta, phytopathologiste en grandes culture au Ministère de l\u2019agriculture, de l'alimentation et des affaires rurales de l'Ontario, situé au campus Ridgetown de l\u2019université de Guelph.>< Elle apparaît sous forme de grandes zones ou taches noires luisantes sous l\u2019écorce de la tige.Ces zones luisantes ou décolorées peuvent se produire n\u2019importe où sur la tige, mais le plus souvent, sont à la base de la tige.Si on fend la tige dans sa longueur, on trouvera souvent le cœur décoloré et pourri.» L'Anthracnose passe l'hiver dans les feuilles et les tiges malades, et produit ses spores au printemps.« Elle est présente à chaque année, dit M.Welbanks.Mais lorsque les conditions imposent un stress à certains génotypes, l\u2019Anthracnose trouve l\u2019occasion de vraiment s\u2019imposer.Si le climat avait tourné au soleil et au sec au mois d\u2019août, cette épidémie aurait été tuée dans l'œuf.» ¦ Les spores sont disséminées par le vent et la pluie, et l'infection est favorisée par des températures chaudes et une humidité élevée.La maladie comporte un stade de « brûlure foliaire », un stade de « mort de la cime », et un stade de pourriture de tige.Brûlure foliaire Le brûlure foliaire se produit en début de saison et se développe à mesure que les spores sont éclaboussées sur les plantules lors des pluies.Si cela se produit suffisamment tôt en saison, cette maladie réduira la capacité de photosynthèse de la culture en détruisant de larges quantités de surface foliaires et réduisant d\u2019autant le potentiel de rendement.Mort de la cime jflflHHHflflHHi Les symptômes de la mort de la cime commencent deux semaines après la pollinisation.Les feuilles supérieures jaunissent ou tournent au rouge pourpre et ensuite au brun.On peut confondre ces symptômes avec les dommages de la pyrales du maïs, mais une fois les feuilles enlevées, on peut voir les lésions noires typiques à l\u2019extérieur de la tige supérieure.Les tiges fendues laissent voir le tissus du cœur pourri et décoloré au brun-rouge.Pourriture de la tige Le stade de pourriture de la tige peut se développer à partir d\u2019une infection de la plantule ou à partir de spores provenant de résidus du maïs.Les spores infectent la tige par les racines, par des blessures V__________________________________________________________ d'insectes ou des craquelures de croissance dans la tige.Les lésions sur la tige apparaissent sous forme de zones ovales, détrempées, qui se transforment en taches noir luisantes de l\u2019Anthracnose.Les tiges brisent entre les nœuds à cause des dommages d'Anthracnose, contrairement aux autres organismes qui causent le pris exactement au nœud.À la récolte, les tiges vont se déchiqueter et nuire à la moissonneuse-batteuse.Que faire?.^.*x*-*,m m Faites le dépistage de vos cultures et récoltez d\u2019abord les champs les plus sérieusement infectés.\u2022 Prenez 100 plants au hasard dans le champ.\u2022 Enlevez les feuilles inférieures et pincez ou pressez la tige au premier ou deuxième nœud allongé au-dessus du sol.Si la tige s\u2019écrase, la pourriture de tige est largement établie.Une autre technique est de pousser la plante de côté sur 8 à 12 po.au niveau de l'épi.Si la tige plie près de la base ou retourne à la verticale, cela indique la pourriture de tige.\" \u2022 À [332SU ; «aussi.*-.?.Ce publireportage en temps utile vous est présenté par Pioneer Hi-Bred limitée dans l\u2019intérêt de vous fournir des intormabons agronomiques utiles.La pourriture d\u2019épi par Anthracnose peut radicalement détériorer les tiges, comme en témoignent ces lésions sur la tige et le pédoncule./ .\tMAIS DE SEMENCE DE MARQUE /cfe>\\ PIONEER \u2022\tNotez le nombre de tiges pourries.Minimisez les pertes par verse des tiges en récoltant plus tôt les champs avec 10-15 % de tiges pourries.« Les frais additionnels de séchage qui pourraient en résulter seront compensés par l\u2019efficacité de récolte.Vous laisserez moins de maïs dans le champ », dit M.Tenuta.\u2022\tSélectionnez des hybrides stables de maïs, qui démontrent une plus haute tolérance aux stress de l\u2019environnement et une plus grande résistance à la pourriture de tige par Anthracnose.Dr Bill Doiezat (extrême gauche), phytopathologiste chez Pioneer montre à des professionnels des ventes de Pioneer comment dépister l\u2019Anthracnose dans les champs.Semaine nu 9 au 15 novembre 2000 \u2022TCN\u2022PAGE 11 1800 7995228 Paul-emile Brouillard Saint-Aimé \"¦\"s,.comté Richelieu Les maïs Roundup Ready plus sec.\tLe mais DEKALB Roundup Ready c'est merveilleux.Il est plus sec à la récolte, car il ne subit aucun stress par l'herbicide Roundup TransorbMD.Il a toujours eu de l'avance sur les autres hybrides.C\u2019est mon plus beau maïs.Les maïs Roundup Ready aident les autres maïs à mieux classer au point de vue poids spécifique.De plus, c\u2019est doux pour l'environnement.Je conseille aux autres producteurs de l\u2019adopter ou du moins de l\u2019essayer sur leurs terres.L\u2019an prochain, ce sera en grande partie du maïs Roundup Ready! greusx Dekalb est une marque déposée de Dekalb Genetics Corporation.Roundup Ready est une marque déposée de Monsanto Compagny ACTUALITES DROIT DE PRODUIRE Ras-le-bol des tracasseries inutiles Rimouski - Il n\u2019y a pas que daris les régions centrales que l\u2019application de la loi 23 sur le droit de produire fait des mécontents.Les gens du Bas-Saint-Laiirent en ont assez des tracasseries inutiles qu\u2019elle a introduites.Ils voudraient aussi qu\u2019on facilite la vie aux agriculteurs qui veident cultiver des terres laissées en friche.André Belzile Ce sont là deux des sujets qui ont retenu l\u2019attention des quelque 120 délégués présents au congrès régional de la Fédération de l\u2019UPA du Bas-Saint-Laurent, à Rimouski, le 24 octobre.La Fédération y a présenté des états financiers d\u2019où le rouge est totalement absent : elle a en effet en cours d\u2019année fini de payer sa dette à long terme.La loi 23 Les délégués,'très studieux, se sont penchés sur pas moins de 21 résolutions au cours de la journée.11 a fallu cependant attendre la dernière pour que la salle s'enflamme.Un jeune producteur de Sainte-Flavie, près de Mont-Joli, Louis Smith, a déposé une résolution sous la forme d\u2019un cri du coeur contre les tracasseries qui empêchent les agriculteurs d\u2019avancer dans le dossier agroenvironnement al.La loi 23 et le programme Prime-Vert y ont goûté.S\u2019il avait su le genre de tracasseries que créerait la loi 23, Louis Smith n\u2019aurait pas participé à la marche sur l'Assemblée nationale qui a mis de la pression sur le gouvernement pour l\u2019adoption de cette loi.« J\u2019ai marché pour me mettre dans le trouble ! » Plusieurs troupeaux ovins du Bas-du-Fleuve ont subi des pertes importantes à cause de la tremblante Deux choses l\u2019irritent au plus haut point.Le fait de devoir faire signer ses voisins pour pouvoir se conformer aux normes environnementales lui semble une aberration.« C\u2019est inacceptable d'avoir à obtenir la permission de mes voisins pour pouvoir exploiter mon entreprise.» Un autre délégué, Georges Parent, de Saint-Gabriel, a relaté son expérience dans ce domaine.Il a dû faire signer ses voisins pour construire sa fosse, « un bâtiment pour protéger l\u2019environnement ! ».La majorité d\u2019entre eux ne comprenaient pas exactement ce qu\u2019il leur demandait, tellement ça semblait aberrant.L\u2019autre chose qui embête vraiment Louis Smith est l\u2019iniquité des programmes de subvention pour l\u2019agroenvironnement : toutes les entreprises n\u2019ont pas pu bénéficier d'une subvention représentant 90 % des coûts admissibles.11 voudrait donc qu\u2019on rétablisse au plus vite l\u2019équité entre toutes les entreprises qui se sont conformées aux normes agroenvironnementales ou qui le feront dans l'avenir.Les délégués ont adopté à l\u2019unanimité la résolution.Les terres en friche Dans certains coins du Bas-Saint-Laurent, les superficies laissées en friche, parfois depuis plusieurs années, sont relativement importantes.Les délégués ont donc demandé à leur Fédération régionale et au MAPAQ de travailler sur ce dossier.Ils veulent qu\u2019on développe un programme d'aide financière pour les agriculteurs qui veulent louer et remettre en production certaines de ces terres.Ce programme devrait comporter des avantages supplémentaires pour les entreprises en démarrage au cours de leurs dix premières années d\u2019existence.Une seconde résolution sur le même sujet mentionne que le programme pourrait être calqué sur le programme de mise en valeur des boisés privés.Il pourrait comporter des subventions pour les travaux mécanisés, le drainage et le chaulage des terres remises en production.La tremblante Plusieurs troupeaux ovins du Bas-du-fieuve ont subi des pertes importantes à cause de la tremblante.Les délégués ont accepté à l\u2019unanimité d'appuyer les producteurs ovins dans leurs démarches pour que tous les producteurs soient compensés sur la même base.Dans la foulée de cette crise, ils ont aussi demandé à l\u2019UPA de faire des pressions pour que la nouvelle Financière agricole mette sur pied un programme d\u2019assurance-santé animale à frais partagés.Il s\u2019agit encore là d\u2019une question d\u2019équité : selon le proposeur de la résolution, Georges Parent, « les cultures sont protégées par l\u2019assurance récolte mais on n\u2019a rien pour protéger nos troupeaux ».CONGRÈS 2000 PAGE 12 \u2022 TCN \u2022 Semai ni: du 9 au 15 novembre 2 00 0 Nouvel les de Québec Ministère de I Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation\tLe 9 m | novembre 2000 Le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Réiny Trudel, responsable de la : -\tRégie des marchés agricoles et alimentaires du Québec -\tRégie des assurances agricoles du Québec -Société de financement agricole du Québec -Commission de protection du territoire agricole du Québec vous souhaite une bonne lecture de vos nouvelles de Québec.Que contient le PAEF?Rémy Tnitlel Depuis le 1er octobre 2000 : Un deuxième groupe de producteurs appelé à réaliser leur PAEF Depuis le I\" octobre 2000, un deuxième groupe d'entreprises agricoles réalise leur plan agroenvironnemental de fertilisation {PAEF), comme le prévoit le Règlement sur la réduction de la pollution d'origine agricole.Le PAEF propose des recommandations de fertilisation qui tiennent compte des besoins des cultures, des ressources disponibles, des précédents culturaux ainsi que des caractéristiques des sols.Outil de gestion efficace et souple, le PAEF présente plusieurs avantages d\u2019ordre agronomique et économique : \u2022\til amène à des gains économiques possibles par une meilleure utilisation des fumiers et par la rationalisation des achats d\u2019engrais minéraux; \u2022\til aide à consolider l\u2019entreprise et à planifier son avenir à long terme; \u2022\til facilite les démarches de financement.Les renseignements du PAEF apportent une connaissance plus fine de la situation agroenvironnementale de votre entreprise.Il comporte,, notamment : \u2022\tl\u2019identification et la description de votre entreprise (propriétaires-actionnaires, adresse des sites d\u2019exploitation, nombre d\u2019animaux, type de gestion de fumier); \u2022\tle plan de ferme (lot, numéro de parcelle, superficie; \u2022\tles baux de location, entente d\u2019épandage ou contrat de prise en charge par un organisme de gestion de fumier, contrats d\u2019achat de terre, etc.; \u2022\tla régie des cultures (rotation, culture prévue et antérieure, superficies, nombre de fauches.); \u2022\tles caractéristiques des sols (texture, données d\u2019analyses.drainage; \u2022\tles caractéristiques des fertilisants disponibles (données d\u2019analyse, quantités); \u2022\tla fertilisation, parcelle par parcelle, des terres (type de fertilisant recommandé, quantité, date et mode d\u2019épandage); \u2022\tle suivi de phosphore requis selon le Guide agroenvi-ronnemental de fertilisation, publié en 1999 par le ministère de l\u2019Environnement (analyse de sol); \u2022\tles prévisions a long terme concernant la teneur actuelle en phosphore et la capacité future de réception des sols ou de surplus de fumier.Il faut bien tenir les registres d'épandage, d\u2019expédition ou de réception d\u2019engrais, parcelle par parcelle, pour faciliter la mise à jour du PAEF.Qui doit posséder un PAEF?Cette année, plus de 5 800 autres entreprises agricoles correspondant à l\u2019une ou l\u2019autre des deux situations suivantes, sont appelées à réaliser un PAEF : \u2022\tles entreprises agricoles en surplus de fumier qui se trouvent hors des trois bassins versants des rivières Chaudière, Yamaska et L\u2019Assomption; \u2022\tles entreprises qui demandent un certificat d\u2019autorisationpour certains projets d\u2019expansion ou de changement d\u2019élevage.Le PAEF protège l\u2019environnement, car il contribue : \u2022\tà assurer la qualité de l\u2019eau de la nappe phréatique et des cours d\u2019eau qui sillonnent les terres agricoles; \u2022\tà diminuer les risques pour la santé humaine et animale.Un portrait de votre exploitation aidant à planifier l\u2019avenir Le PAEF fournit aussi un diagnostic agroenvironnemental personnalisé pour chaque entreprise des catégories suivantes : \u2022\ten équilibre : le fumier produit par les animaux comble les besoins en fertilisants; \u2022\ten surplus : le fumier produit par les animaux dépasse les besoins en fertilisants; \u2022\ten disponibilité : le fumier produit par les animaux répond partiellement aux besoins en fertilisants.Les résultats de ce bilan sont importants pour planifier l\u2019avenir de votre entreprise.Des recommandations indispensables pour une bonne gestion de la fertilisation Les recommandations de fertilisation constituent la partie la plus importante du PAEF : \u2022\tle type d\u2019engrais et d\u2019amendement à utiliser; \u2022\tle dosage ou les quantités à épandre (gallons, litres ou « voyages » par parcelle, hectare, arpent, acre, etc.); \u2022\tles dates d\u2019épandage (semis, post-levée, après les coupes, automne, etc.); \u2022\tl\u2019équipement à utiliser.Pour plus d\u2019information N\u2019hésitez pas à contacter la direction régionale du ministère de l\u2019Environnement la plus proche de chez vous.Vous pouvez aussi consulter le site Internet de ce ministère à l\u2019adresse www.menv.gouv.qc.ca.Ces renseignements orienteront judicieusement vos choix en termes de planification de fertilisation, de consolidation ou d\u2019expansion de l\u2019entreprise.Pour en tirer bénéfice, assurez-vous qu\u2019ils soient simples d\u2019utilisation, adaptés à vos méthodes de gestion d\u2019entreprise et à vos habitudes de travail.En collaboration avec le ministère de l\u2019Environnement Gala de l\u2019Association des restaurateurs du Québec Prix du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation Le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, monsieur Rémy Trudel, à l\u2019occasion du Gala de l\u2019Association des restaurateurs du Québec (ARQ), le 6 novembre dernier, au Château Frontenac, a honoré M.Guy Pelletier des Supermarchés GP pour sa contribution à une meilleure accessibilité des produits régionaux dans le réseau de la distribution alimentaire.iiiii ;i'iiiffPiiiiug>»w«iiiiaMg*' L\u2019Auberge Clos Joli de Morin Heights a été honorée pour sa contribution à l'amélioration de la salubrité et de l\u2019innocuité des aliments.Mesdames Claudine Roux et Marie-Josée Roux, recevant leur prix des mains du ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation.Monsieur Trudel a profité de ce moment pour annoncer la tenue prochaine du Mérite national de la restauration et de l\u2019alimentation et dévoiler une affiche visant à faire la promotion de ce concours en 2001.A surveiller : 16' Exposition commerciale de l'horticulture ornementale du Québec (à Saint-Hyacinthe, du 15 au 17 novembre).Congrès du bœuf (à Drummondville, les 17 et 18 novembre).Semaine du 9 au 15 novembhe 2000 \u2022 TCN \u2022 PAGE 13 ACTUALITES En Est ontarien, une coop et rien d\u2019autre Marie-Paule Villeneuve La Cooperative fédérée de Québec déposera demain une offre pour acheter une partie des actifs de l\u2019ancienne coopérative AgriEst située dans l\u2019Est ontarien.Ce qui pourrait permettre aux producteurs locaux de continuer d\u2019acheter chez eux.Depuis la faillite d\u2019AgriEst en août dernier, les producteurs principalement regroupés autour des villages de Saint-Albert, Saint-Isidore, Casselman et Embrun cherchent à s\u2019associer à une structure québécoise.La semaine dernière, des représentants de La Coopérative fédérée se sont rendus rencontrer les 140 producteurs disposés à investir des parts de 1000 $ chacun pour repartir une nouvelle organisation dans la région.Le nombre de participants n\u2019est toutefois pas assez élevé pour pouvoir former une coopérative.Cependant, le premier vice-président de la Fédérée, Raymond Gagnon, et son secrétaire général, Claude Lafleur, ont proposé de former un centre agricole qui servirait à paver la voie à une future coopérative autonome au sein de la Fédérée.Selon le porte-parole des membres, Marc Quesnel, cette proposition permettrait aux agriculteurs de fonctionner d\u2019une façon adéquate et d\u2019éviter les erreurs du passé.«Ça va nous permettre d\u2019apprendre à marcher, d\u2019avoir de la formation, d\u2019être prêts pour continuer et devenir éventuellement une coopérative autonome.» Tout ce projet ne peut se concrétiser sans l\u2019achat de certains actifs, précise le sécrétaire général de La Coopérative fédérée de Québec, Claude Lafleur.«Nous avons établi une stratégie financière pour racheter une part des actifs.Comme il s\u2019agit de soumissions fermées, nous ne pouvons dévoiler les chiffres.C\u2019est certain que le séquestre qui gère les biens va vendre aux plus offrants, je sais qu'il y a beaucoup de compétition.Et nous ne ferons pas de surenchère parce que le centre agricole ne pourra jamais devenir autonome.La dette serait trop importante.» Un centre agricole Le concept de centre agricole a été élaboré il y a environ vingt ans par la Fédérée pour permettre aux gens d\u2019une région donnée de se prendre en main même s\u2019ils n\u2019avaient pas l\u2019équité nécessaire pour fonder une coopérative.«La Fédérée assure le financement et prend les décisions en ce qui a trait aux aspects monétaires, explique Claude Lafleur, mais le centre agricole possède son comité consultatif pour tout ce qui regarde le reste.Nous avons déjà eu sept centres du genre au Québec.Maintenant nous en avons deux.Les autres sont devenus des coopératives autonomes.Cela peut prendre de dix à douze ans et pendant ce temps, les excédents qui pourraient représenter de 200 000 $ à 400 000 $ par année et les ristournes sont déposés dans un compte.Ce fonds sera ensuite transféré dans la coopérative autonome.Les membres doivent toutefois être conscients qu\u2019ils ne toucheront pas de ristournes pendant ces années.» La région agricole de l\u2019Est ontarien représente un potentiel financier d\u2019environ 25 $ M par année.Si le projet prenait forme selon les désirs du comité de relance, la nouvelle coopérative se concentrerait sur les sites de Saint-Albert, Casselman et Saint-Isidore.Les trois quincailleries de ces villages seraient achetées ainsi que les plans de produits chimiques, de fertilisants, de moulée et de soya.À cela s\u2019ajouteraient une cubeuse et un microniseur à soya AgriEst, qui regroupait 1700 membres, dont environ 1200 francophones, s\u2019était vue acculée à la faillite en août après que leur principal fournisseur américain de moulée, Grovvmark, eut exigé le paiement total de leur dette accumulée de 7 $ M.Le séquestre Price Waterhouse, Cooper, qui gère présentement les biens de la faillite d\u2019AgriEst, recevra les offres demain et les analysera dans les prochains jours.Des contre-offres pourront alors être faites.Une coop ou rien affirment les producteurs Lors de leur dernière assemblée les membres du comité de relance ont tenu à passer un message.«Si les actifs ne sont pas vendus à la Fédérée, nous n\u2019achèterons pas nos produits dans les magasins locaux, a commenté M.Quesnel.Les acheteurs éventuels devront tenir compte de cela.Et je ne vois pas comment ils pourraient fonctionner sans notre clientèle.» CSPN COMPTE DE STABIUSATION DU REVENU NET ATTENTION À TOUS LES PRODUCTEURS AGRICOLES LE 31 DÉCEMBRE 2000 est la DATE LIMITE FINALE / pour présenter votre DEMANDE D'INSCRIPTION au programme CSRN pour 1999; ?pour faire un DÉPÔT ou demander un RETRAIT.Rappel : Vous devez ouvrir un compte CSRN dans une institution financière participante avant le 31 décembre 2000 pour être admissible à participer au programme.Pour de plus amples renseignements, appelez sans frais au : 1 800 665-CSRN (2776) Québec ss Canada Bâtiments nrcHiDrome 40'x100'x1ô' 20 jauge 30\u2019 x 60' x 14\u2019 22 jauge $16 999 $3199 I I ' Incluant un mur plein et une porte coulissante taxes et transport en sus.Quantité limitée Super Spéciaux Au millénaire1.bâtiments Batiferme mm m sc Plusieurs autres dimensions disponibles sur demande.Appelez-nous sans frais Un produit de km Corporation d'acier UNGAVA USC Itée 3100, boul.Losch, Saint-Hubert (Québec) J3Y 3V8 PAGE 14 \u2022 TCN \u2022 Semaine du 9 au 15 novembre 2000 ELEVAGE PORCHERIES Les producteurs craignent un moratoire Jean-Charles Gagné Les producteurs de porcs craignent comme la peste de se faire imposer un moratoire en 2001.« Québec est très préoccupé par les pressions des citoyens et des municipalités à l\u2019égard de la production porcine », a signalé le président de la Fédération des producteurs de porcs, Clément Pouliot, en assemblée spéciale, le 20 octobre dernier.Plusieurs facteurs orientent en tout cas dans cette direction.Outre les pressions des municipalités, des groupes comme « Sauver les campagnes » reviennent souvent à la charge avec la nécessité d\u2019un moratoire.Le Comité de santé environnementale du Québec allait dans le même sens en août dernier.De plus, l\u2019Office national du film doit diffuser le printemps prochain un film sur la production porcine.M.Pouliot a dit craindre l\u2019impact de ce film sur la population.Des éleveurs ont dit trouver l\u2019Environnement trop lent à reconnaître les progrès réalisés sur les fermes porcines.Ils veulent que les rejets réels de fumiers des élevages servent désormais à déterminer les sols nécessaires à l\u2019épandage, au lieu des unités animales.Chose certaine, Québec veut de plus en plus associer son aide financière à l\u2019agriculture au respect de l\u2019environnement.Le BAPE le lui recommandait dans son rapport sur la gestion de l\u2019eau en mai dernier en parlant de conditionnalité environnementale.Respect de l\u2019environnement L'attitude de Québec a transpiré récemment dans la demande des éleveurs de porcs de mettre à jour les coûts environnementaux dans le coût de production en assurance stabilisation.Le ministre de l\u2019Agriculture, Rémy Tru-del, aurait manifesté une ouverture moyennant le respect de l\u2019environnement.Après discussion, il aurait écarté cette exigence à court terme, selon le président de l\u2019UPA, Laurent Pellerin, présent à l\u2019assemblée du 20 octobre.M.Trudel aurait cependant insisté sur la nécessité d\u2019élaborer un plan de développement de la production porcine et d\u2019accélérer la mise en place, sur les fermes, des outils technologiques disponibles.Le 2 novembre, son attachée de presse, Lyne Gagné, a rappelé « qu\u2019il y avait urgence d'agir.Le droit de produire accordé aux agriculteurs ne s\u2019est pas accompagné d'un virage environnemental assez rapide.Québec va faire son bout et compte sur la responsabilité des agriculteurs pour trouver des solutions intelligentes pour favoriser la coexistence entre les urbains et les ruraux ».« L\u2019UPA ne s\u2019oppose pas à un lien entre le respect de l\u2019environnement et l\u2019aide gouvernementale.C\u2019est le «comment» qui fait problème.Nous ne partageons pas la vision des environne-mentalistes et de certains fonctionnai- res » a déclaré Laurent Pellerin.Coûts environnementaux Les éleveurs de porcs réclament un ajustement des coûts environnementaux dans les modèles en assurance stabilisation des porcs et des porcelets.Ces coûts s\u2019élèvent à 2,22 $ par porcelet et à 2,59 $ par porc pour la période d\u2019avril 1999 à mars 2000, selon une étude récente réalisée par le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA).Ces montants incluent une indexation des coûts déjà intégrés au modèle.L\u2019étude du GREPA touche les coûts environnementaux découlant du Règlement sur la réduction de la pollution d\u2019origine agricole.On y trouve ainsi les frais associés à la confection d\u2019un plan agroenvironnemental de fertilisation (PAEF), pour sa propre ferme et pour les fermes réceptrices de ses lisiers, s\u2019il y a lieu.On parle aussi des coûts rattachés au plan de ferme, à l\u2019échantillonnage des sols, aux analyses de lisier, à son transport ainsi qu\u2019aux contrats de prise en charge des lisiers par un organisme de gestion des surplus, s\u2019il y a lieu.Rappelons qu\u2019en 2001, la quasi totalité des fermes porcines devront détenir un PAEF.Il faut considérer notre demande « comme un coup de pouce et un déclencheur incitant les éleveurs à aller plus loin en environnement », a déclaré M Pouliot.L\u2019attachée de presse du ministre Trudel a évoqué que le coût des PAEF varie de 2500 $ à 4300 $ selon les régions dans l\u2019étude du GREPA.« Nous étudions les coûts réels qui pourront être défendables devant le Vérificateur général du Québec », a-t-elle souligné.Chez Pride, la priorité va à la semence! Nos priorités en recherche et en commercialisation sont établies pour répondre aux besoins du marché et des producteurs plutôt qu\u2019à ceux d\u2019une compagnie particulière de produits chimiques.Notre indépendance nous permet de choisir les meilleurs traits des nouvelles technologies parmi un large éventail de fournisseurs.ÉQUI PE 2450 U T M Hybrides précoces et productifs très bien adaptés aux zones hâtives K108\t2400 UTM\t2450 UTM\t3\t\u2019\t2 O\tNouveau 2475 UTM Excellent rendement\tRendement supérieur\tExcellent poids spécifique\t Poids spécifique très élevé\tExcellente qualité de grain\tRemarquable vigueur\t Floraison précoce\tBonne tolérance au froid\tde départ\t Dessiccation rapide\tPlant de très belle apparence\tPlant de taille moyenne avec\t Très bonne vigueur de départ\tK105Bt 2475 UTM\ttiges et racines solides Bon état sanitaire\t \tÉQUIPE 2600\tUTM\t Hybrides semi-précoces exceptionnels pour la plus importante zone de maturité au Québec Il K130Bt\tUTM K150\tNouveau 2575 UTM rx.1 W /\t2600 UTM c £ * S\tHybride dont la génétique de 11\tbase est semblable au K115, c £\tplus la protection contre la | a\tpyrale du maïs par le gène |ï\tNa(ureGard\u2019\"NGBtl 31\tPoids spécifique très élevé £ *\tFortes tiges, bon enracinement\tRendement élevé Très bon poids spécifique Excellente vigueur de départ Tiges et racines robustes Bon étal sanitaire et verdeur -\td\u2019automne\tVigueur exceptionnelle Excellent rendement Excellent état sanitaire Poids spécifique exceptionnel K157 Bt 2625 utm\t Gagnez jusqu'à 2000 $ pour un acre de maïs en 2001.Contactez votre agent Pride Semences Pride www.prideseed.com Semaine ou 9 au 15 no\\ n n e 2 o o o \u2022 TCN \u2022 PAGE 15 REPORTAGE L\u2019aventure de Myriam Messier Il n\u2019y a pas que dans les grandes villes, comme Montréal, où on retrouve des poches de pauvreté.La population de la MRC de la Vallée du Richelieu jouit en moyenne d\u2019une situation financière plutôt aisée.Mais la MRC abrite quand même des gens dont les revenus sont insuffisants pour se payer une ali-mentatio n de qualité.Ce constat a poussé Myriam Messier à se lancer dans l\u2019aventure du jardinage collectif à Chambly.Fille d\u2019agriculteur, Myriam est « née dans un jardin ».Et elle savait par expérience qu\u2019on « est moins pauvre quand on cultive son jardin.» Elle a donc lancé il y a trois ans les jardins coopératifs de Chambly.Avec l\u2019appui de la municipalité et l\u2019aide de programmes gouvernementaux de création d\u2019emplois, elle a créé de toute pièce un jardin d\u2019un demi-hectare dans un champ laissé à l\u2019abandon depuis quelques années.Puis elle a recruté des participants, ce qui n\u2019est pas une chose facile dans une petite ville, comme Chambly.« Les pauvres se cachent dans les banlieues.Ils ne veulent pas être reconnus.» Un recrutement difficile p Le recrutement fut donc difficile mais la récolte de la seconde année (3 tonnes de légumes) en a convaincu plusieurs de se joindre au groupe.D\u2019ailleurs, le jardin collectif a maintenant un voisin de terrain : un jardin communautaire, lui aussi occupant un demi-hectare.En plus de leur fournir des légumes, le jardin collectif permet à ses quinze membres de sortir de leur isolement et de reprendre confiance en eux.Ils participent en plus à la vie de leur communauté puisque les surplus du jardin sont donnés à une maison pour les aînés et un centre pour femmes victimes de violence.Myriam Messier ne pouvait pas s'arrêter là.En plus du jardin communautaire, elle a organisé des cours de jardinage biologique et de cuisine à petits budgets.L\u2019an prochain s\u2019ajoutera à son palmarès un projet de cuisines collectives.A.B.Myriam Messier, de Chambly, l\u2019animatrice des Jardins coopératifs de Chambly «a?.\">* M mm 'ê&m 'r-'bW y.v* i m, \u2022f ,V^v J ¦w* Photo: André Ui ivii.i a.\u2014 ¦T\tMoteur V6SFI 4,3 L de 190 HP >\tBoite automatique 4 vitesses \u2022 Freins à disques et système antiblocage aux 4 roues >\tClimatiseur \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts \u2022 Roues en aluminium \u2022 Volant inclinable \u2022 Régulateur de vitesse >\tPont arrière autobloquant 318 mois location 36 mois Transport et préparation inclus 5,9% à Tâchât* \t Comptant (ou échange équivalent)\tMensualité 0$ 1 561 $ 3 181 $\t416$ 368$ 318$ 1 Moteur Vortec 4300 V6 de 200 HP > Boite automatique 4 vitesses avec surmullipliée et mode remorquage \u2022 Freins à disques et système antiblocage aux 4 roues \u2022\tBanquette avant divisée avec appuie-bras ! central \u2022 Calandre, pare-chocs et roues chromés \u2022 Radiocassette AM/FM stéréo \u2022\tVolant inclinable \u2022 Pont arrière autobloquant Silverado 2001 cabine régulière Pour un temps limité de versement initial d'intérêt avant 90 jours Pas de paiement avant 90 jours à l'achat sur la plupart des véhicules 2001 et 2000 en inventaire Blazer 4x4 LS 2001 2 portes ^1Q$ D IO/mois* location 36 mois Transport et préparation inclus 3,9% à Tâchât** \t Comptant (ou échange équivalent)\tMensualité\" 0$ 1 818$ 4 620$\t449$ 398$ 318$ >\tMoteur Vortec 4300 V6 de 190 HP \u2022\tBoite automatique 4 vitesses avec surmullipliée \u2022 Freins à disques et système antiblocage aux 4 roues * Climatiseur >\tVerrouillage des portes, rétroviseurs chauffants et vitres à commandes électriques \u2022\tVolant inclinable et régulateur de vitesse \u2022\tPont autobloquant \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts et ensemble Bose \u2022 Pneus tout lerrrain Tracker 2001 æ '/mois* location 36 mois Transport et préparation inclus 3,9% à Tâchât* \t Comptant (ou échange équivalent)\tMensualité 0$ 1\t403$ 2\t431 $\t369$ 328$ 298$ 1 Moteur 4 cyl.DACÎ 2,0 L de 127 HP > Boite de transfert permettant de passer de 2 à 4 roues motrices à la volée \u2022\tClimatiseur \u2022 Entièrement construit sur un bâti en acier de type échelle \u2022\tSièges pour 5 passagers \u2022 Radio AM/FM stéréo avec lecteur de disques compacts \u2022\tPorte-bagages sur le toit » Lave/essuie-glace de lunette arrière \u2022\tHousse en vinyle pour le pneu de secours
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