La terre de chez nous, 6 février 1997, Supplément 1
[" S u p p f é m e n t d e La Terre de chez nous Vol.7 - No L JÉVRlBL199f ZJJJlllillll jjj-jj \u2022\u2022fffSi«fa GRANDES à'gaBff gjjffgE Reportage chez les Paré-Roy de Horpfleur pjï\t\tî\tES\t A\t,\ti :\tl\t1\t û.O ¦O MJ.ClVKiOr^ ! isf à-vii/Kü.if! PASSEZ LES VOIR DES AUJOURD\u2019HUI Les tracteurs agricoles' LES PLUS VENDUS AU QUÉBEC La série 82 Versatile de New Holland regroupe les tracteurs les plus vendus dans cette catégorie de puissance au Québec parce que : \u2022 ils sont munis des fameux moteurs diesel de Cummins, d\u2019une durabilité et d\u2019une fiabilité à toute épreuve, qui dégagent une force de traction incomparable \u2022\tavec la boite de vitesses QUADRA-SYNC'\u201c, les vitesses s\u2019engagent avec une aisance incroyable \u2022\tle nouveau système hydraulique Hi-Flo'\" vous assure plus de débit que n\u2019importe quel autre tracteur à 4 roues motrices sur le marché \u2022\tsa conception modulaire facilite l\u2019entretien même au champ QUATRE MODÈLES 9282\t260 cv 9482\t310 cv 9682\t360 cv 9882\t425 cv * En lOfJfi tracteurs de I roues motrices Catégorie 250 cv et plus INTERNET : http://www.nevvholland.com/na/ sa l\\EWHOLLAI\\D Vos concessionnaires pour tout le Québec DALHOUSIE STATION Fernand Campeau & (ils inc.(514) 269-2737 NAPIERVILLE S.C.A.du sud de Montréal (514)245-3308 SAINT-GUILLAUME Machinerie St-Guillaume inc.(819) 396-3088/ 3427 SAINT-HYACINTHE Équipements Inotrac inc.(514) 796-3707 (514) 778-6011 Mtl (514) 875-4421 SAINTE-MARTINE S.C.A.du sud de Montréal (514) 427-0955 CULTURES Vol 7 no 1, février 1997 Supplément de La Terre de chez nous (TCN) février 1997, publié en collaboration avec la FPCCQ.Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland Therrien Longueuil (Québec! J4H 3Y9 (514) 679-0530 Directeur Hugues Belzile Rédactrice en chef France Groulx Rédacteur en chef adjoint, responsable de la publication Victor Larivière Responsable de la production Carole Lalancette Infographiste Cécinanne Chartier Jocelyne Carrier Secrétaire de production Lorraine Trottier Collaborateurs Hubert Brochard.Christian Charest.Jacques Denis, Pierre Filion, Serge Fortin, Anne Lacoursière, Armand Mousseau, Bernard Panneton, Isabelle Paradis, Louis Robert, Roger Theriault, Gilles Tremblay, Sortie sur filins et pelliculage Pellitech Limitée Impression Transcontinental Prestige Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard.Sylvain Joubert, Robert Bissonnette Représentant hors Québec Jacques Long (905) 335-5700 Fax (905) 335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 1207-8131 PROCHAINE PARUTION: 3 AVRIL 1997 DATE DE TOMBÉE PUBLICITAIRE: MARS 1997 Le magazine Grandes Cultures parait quatre fois par année.Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans la but d\u2019alléger le texte.Phuto couverture: l\u2019icne Courteau À l\u2019heure des choix: la recherche, une priorité Nous sommes tous conscients que pour atteindre son objectif « déficit zéro » en l\u2019an 2 000, le gouvernement du Québec se désengagera de plus en plus de certains secteurs d'activités.Il apparaît incontestable que tous les secteurs seront touchés par des compressions et que les effets de ce resserrement des finances publiques se feront sentir à tous les niveaux et plus particulièrement dans les secteurs, telle la recherche, où le gouvernement assumait la majeure partie du financement par le passé.C'est dans ce cadre que le sous-ministre adjoint à la formation, recherche et développement technologique, M.Louis Bernard, nous informait dernièrement de la nouvelle approche de son ministère en matière de recherche.Dorénavant, l\u2019État souhaite agir davantage en partenariat avec le secteur privé plutôt que d\u2019assumer le « leadership » de cet important secteur d\u2019activités.Pour l\u2019agriculture, ces changements auront des répercussions importantes d'autant plus que les technologies évoluent très rapidement et que les exigences environnementales et agronomiques sont de plus en plus considérables nous obligeant à changer nos façons de faire.Cet exercice n\u2019est pas nécessairement mauvais car je suis personnellement convaincu que la principale façon de maintenir ou d\u2019améliorer nos marges bénéficiaires à l\u2019avenir, passe d'abord et avant tout par la réduction de nos coûts de production et l\u2019emploi de nouvelles techniques culturales moins coûteuses.Néanmoins avant de modifier nos pratiques culturales, il nous faut, par la recherche, démontrer, hors de tout doute, que ces nouvelles pratiques sont réalistes et économiquement viables pour nos entreprises.Dans l\u2019avenir, il est évident que les compagnies privées assumeront une part plus importante que par le passé dans ce secteur d\u2019activités.Je souscris d\u2019ailleurs entièrement à cela, toutefois, si nous voulons que ces recherches répondent adéquatement à nos besoins, il ne serait pas souhaitable que les producteurs leur laissent toute la place, Il y a quelques années, nous avons innové en dotant la Fédération d'un fonds spécifique à la recherche, mais malheureusement, les sommes que nous y consacrons ne sont pas suffisantes pour faire de nous de véritables partenaires de ce secteur d\u2019activités.Jusqu'à maintenant, nous avons appuyé divers projets qui répondaient à nos ententes et nous y avons très modestement souscrit financièrement.Cette façon de faire était valable, cependant conséquemment à la nouvelle approche du ministre, il nous sera de plus en plus difficile d\u2019agir ainsi puisque le partenariat exigera une implication financière plus importante.Si nous voulons demeurer pro-actifs dans le secteur de la recherche, je demande aux producteurs de recevoir favorablement la requête de la Fédération qui consiste à hausser de façon significative notre prélevé spécifiquement pour ce secteur.J\u2019estime que c\u2019est l'unique moyen qui nous permettra réellement d\u2019agir en partenaire et d\u2019être influent dans le choix des recherches que nous jugerons prioritaires pour l\u2019avenir de notre profession.Germain Chabot Président Sommaire ACTUALITE FPCCQ .4-5 DOSSIER .6\tà\t13 POINT DE VUE.14 CULTURE EN DÉVELOPPEMENT .16 à 19 ÉQUIPEMENT.22\tà\t26 RECHERCHE .28 et 30 LÉGUMES DE TRANSFORMATION .34-25 PRATIQUE CULTURALES.38 à\t42 MARCHÉS .46\tà\t49 REPORTAGE.50 à\t55 GRANDES CULTURES Février 1997 ïc MISE EN MARCHÉ 1995-1996 Maïs Les producteurs de maïs ont mis en marché une quantité record au cours de l\u2019année commerciale 1995-1996 (1er oct.au 30 sept.).Les producteurs ont mis en marché 1,424 million de tonnes soit 70 % de la production totale estimée à 2,02 millions de tonnes.Au cours du premier semestre (oct.-mars), 62 % de cette quantité avaient été mis en marché.En Ontario, les producteurs ont commercialisé en 1995-96 3,155 millions de tonnes soit 61 % de la production totale.Les secteurs des semences et industriels ont utilisé 1,32 million de tonnes soit 26 % de la production totale ou 42 % des quantités commercialisées.Le prix moyen aux producteurs est approximativement 181,39 $ la tonne métrique.Fève de soya Les producteurs ont commercialisé 227,030 tonnes de fèves au cours de l\u2019année de commercialisation 1995-96 (sept.-août) dont 10 814 tonnes destinées au marché de la semence.Ces données représentent une augmentation de 58 % par rapport à l\u2019année 1994-95.Selon les données de production de Statistique Canada, 93 % de la production a été commercialisée comparativement à 84 % l'année précédente.Conséquemment, la production de l\u2019année 1995 a été sous-estimée ou bien l\u2019utilisation à la ferme estimée à près de 40 000 tonnes a régressé fortement comparativement aux années antérieures.Blé 78 645 tonnes de blé ont été commercialisées en 1995-96 soit 79 % de la production alors que l\u2019année antérieure 70 % de la production fut commercialisée.Près de 50 % de la production de l\u2019année 1995 a été livrée sur le marché de la consommation humaine.Orge En 1995-96, 132 049 tonnes d\u2019orge fourragère et de semence furent commercialisées.Cette quantité représente 38% de la production de l\u2019année 1995.Depuis la récolte 1992, dont près de 200 000 tonnes furent commercialisées, la production et les quantités commercialisées sont en décroissance.Avoine En 1995-96, les producteurs ont com- .PROGRAMMES\tDE STABILISATION PROVINCIALE\t\t\t\t\t État de la situation\t(15 janvier 1997 ) pour la saison 1995-96\t\t\t\t\t \tMaïs\tOrge\tBlé F.\tBlé h.\tSoya\tAvoine Prix garanti(1) (S/t.m.)\t176.40\t206.75\t220.89\t226.34\t303.74\t208.34 Prix du marché(2) (S/t.m.)\t211.22\t176.18\t208.49\t236.59\t301.75\t157.52 Comp.brute (S/tm)\t0.00\t25.12\t16.46\t0.00\t0.00\t35.012 rendement (tm/ha)\t6.60\t3.40\t3.40\t3.40\t2.70\t3.13 Comp.brute (S/ha)\t0.00\t30.57\t12.41\t0.00\t1.99\t50.82 Avance brute (avril.'96)\t0.00\t77.00\t0.00\t0.00\t0.00\t91.00 retenue cotisation \u201896\t20.50\t77.00\t30.00\t22.50\t3.50\t91.00 Montant payé par le\t\t\t\t\t\t producteur en juillet(3)\t-20.50\t0.00\t-30.00\t-22.50\t-3.50\t0.00 restant à recevoir (+) ou à\t\t\t\t\t\t payer (-) pour 1995-96\t-20.10\t+27.11\t+12.33\t-22.20\t+2.09\t+68.44 État de la situation pour la\t\t\tsaison\t11996!\t97\t Prix garanti(S/t.m.)\t178.00\t212.00\t228.00\t231.00\t288.00\t205.00 Prix du marché(S/t.m.)\t165.00\t155.00\t185.00\t204.00\t365.00\t150.00 Comp.brute (S/tm)\t13.00\t57.00\t43.00\t27.00\t0.00\t55.00 rendement (tm/ha)\t6.60\t3.40\t3.40\t3.40\t2.70\t3.13 Comp.brute ($/ha)\t85.80\t193.80\t146.20\t91.80\t0.00\t172.15 Cotisation '97 (S/ha)\t30.00\t67.00\t50.00\t18.00\t7.00\t80.00 Avance nette d\u2019avril 1997\t39.06\t88.76\t67.34\t51.66\t-7.00\t64.51 Paiement final (S/ha)\t16.74\t38.04\t28.86\t22.14\t0.00\t27.65 (1)\tLes prix garantis proviennent du MAPAQ.(2)\tLes prix du marché sont ceux prévus par la F.P.C.C.Q.(3)\tLa Régie des assurances agricoles du Québec retient la moitié de la cotisation due pour 1996-97 à l'exception de l'avoine et de l'orge où la cotisation totale est retenue.Contrairement aux années antérieures, les retenues sont basées sur les superficies réelles de l'année (1996) et non de l'année précédente (1995).(4)\tCes données proviennent de la Fédération et sont prévisionnelles MISE EN MARCHE EN 1995-96 (milliers de tm) \t\t\t\t\tblé\tblé\t \tMaïs\tSoya\tOrge\tAvo.\tpan.\tfou.\tTotal \t\tF&S\tF&S\tF&S\tF&S\t\t 1995-96\t1424\t227\t118\t57\t50\t29\t1905 1994-95\t1302\t143\t94\t50\t55\t18\t1663 moy.\" \u2019\t1233\t52\t181\t71\t\t42\t1637 \u2022\u2022 moyenne 1989-1993 Note: période de commercialisation: Blés, orge, avoine: 1er août au 31 juillet: soya: 1er sept, au 31 août: maïs: 1er oct.au 30 sept.mercialisé 57 261 tonnes d\u2019avoine fourragère et de semence soit 33 % de la production totale.En 1992-93,91 516 tonnes ont été mises en mar ché alors que la production avait atteint 276 000 tonnes, soit 100 000 tonnes de plus que la récolte 1995.FORMATION Un cours de base sur la mise en marché des grains est présentement offert par l'Institut de technologie agro-alimentaire de Saint-Hyacinthe.Il faut se rappeler que les notes de ce cours ont été élaborées par la Fédération en collaboration avec l\u2019Institut de technologie agroalimenetaire de Saint-Hyacinthe avec l'appui de la Table filière du secteur des grains ainsi qu\u2019avec le soutien de la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre (SQDM).Ce cours s\u2019adresse aux agriculteurs et agricultrices qui veulent améliorer leur savoir-faire en commercialisation des grains et se familiariser avec l\u2019analyse des marchés.Cette formation vise à vous donner les outils nécessaires pour établir une relation commerciale, pour justifier une offre et pour faire un plan de mise en marché.Les grands thèmes tels que les contrats, les clients, la qualité des grains, les sources d\u2019information, les valeurs de remplacement, les primes, rétablissement d\u2019un prix, le plan de mise en marché, les contrats à terme et les options y seront abordés.ETHANOL CARBURANT La Fédération se réjouit de l\u2019annonce du vice-premier ministre, M.Bernard Landry de procéder à la détaxation de l'éthanol carburant à GRANDES CULTURES Février 1997 compter du 1er janvier 1999.Après quatre années d\u2019efforts, le gouvernement répond positivement à notre requête et nous place sur un pied d\u2019égalité avec nos confrères ontariens et américains.À court terme, une entente entre les promoteurs et le gouvernement devra intervenir afin de garantir la détaxation pour une dizaine d'années, condition essentielle au financement du projet.Les promoteurs devront également s\u2019entendre sur leurs responsabilités respectives concernant la phase II, période s\u2019échelonnant entre le moment de l\u2019annonce ministérielle de la détaxation et la première pelletée de terre pour la construction de l\u2019usine.On doit également signer une convention concernant l\u2019approvisionnement de l\u2019usine en maïs-grain et les conditions s\u2019y rattachant.À longue échéance, il y aura l\u2019étude définitive du choix d\u2019un site et des différents paramètres pour la construction et le financement de l\u2019usine.Comme ce projet est un complexe industriel d\u2019enver- gure il nous faudra également soumettre le projet au BAPE pour obtenir les permis nécessaires du mi-nistère de l\u2019Environnement et de la Faune du Québec.Comme vous pouvez le constater, il y a encore beaucoup de boulot à accomplir avant la mise en chantier de l\u2019usine.Cependant, c\u2019est avec enthousiasme que nous nous attaquerons à la réalisation de la phase II du projet.SITE INTERNET Comme nous vous l\u2019annoncions dans notre dernière revue, la Fédération travaille à l\u2019élaboration d\u2019un site Internet.Au moment où vous lirez ces lignes, notre site devrait être en opération ou sur le point de l\u2019être.En plus d'y transmettre beaucoup d\u2019informations sur les secteurs d'acti-vités de la Fédération, nous songeons, d\u2019ici quelques mois, à mettre à la disposition des producteurs qui le désireront un outil leur offrant la possibilité d\u2019offrir leur grain en vente sur ce réseau.L\u2019objectif recherché par la Fédération est d\u2019aider les producteurs dans leur commercialisation en leur permettant d\u2019offrir leur grain à un plus grand nombre d\u2019acheteurs.Au cours des mois de février et mars, nous vous transmettrons davantage d'informations à ce sujet dans le cadre des assemblées générales de nos syndicats régionaux.Adresse du site Internet: http://www.fpccq.qc.ca COLLOQUE SUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES Le Centre de télédétection en Agroenvironnement organise le 12 mars 1997 un colloque d'une journée sur les nouvelles technologies en agriculture.L\u2019activité se tiendra à l\u2019ancien Collège militaire royal à Saint-Jean-sur-Richelieu.À cette occasion des conférenciers du Canada et de l\u2019étranger parleront des capteurs de rendements et de la télédétection et de leur impact en agronomie, en environnement et en économie.En début d'avant-midi, deux ingénieurs, Georges Lamarre du MAPAQ et Bernard Panneton d\u2019Agriculture Canada, ainsi que deux producteurs, Jean-Paul Vinet et Louis Joyal, traiteront des capteurs de rendement et de leurs applications à la ferme.Par la suite, Michel Nolin d\u2019Agriculture Canada parlera de variabilité des sols, de leur origine et de leur gestion.Suivra la conférence de Denis Boisgontier de France sur le développement de l'agriculture de précision en Europe.Le même sujet sera abordé par Pierre Robert de l\u2019Université du Minnesota pour traiter de cette évolution aux Etats-Unis.En après-midi, Martin Cloutier de l'Université de l\u2019Illinois se penchera sur les aspects économiques de l\u2019agriculture de précision.Monique Bernier et Yves Gauthier d\u2019INRS-EAU , Luc Brodeur de Prisme, Nicolas Tremblay de la Station de recherche de Saint-Jean-sur-Richelieu et Mario Hinse du ministère des Richesses naturelles du Québec traiteront de l\u2019intérêt et des possibilités de la télédétection pour l\u2019agriculture et l\u2019environnement.Il sera possible de visiter des kiosques illustrant ces nouvelles technologies.Pour s\u2019inscrire au colloque, communiquer avec Louise Larivière, MAPAQ, Sainte-Martine, tél.:(514) 427-2000, fax: (514) 427-0407.GRAINS\tPAIEMENTS ANTICIPÉS CAMPAGNE 1996-97 SOMMAIRE DES AVANCES $\tT.M.\t AVOINE F\t429 780\t5 510 AVOINE S\t351 431\t3 623 BLÉ F\t307 230\t2 926 BLÉS\t279 625\t2 237 BLÉ H\t267 624\t2 268 ORGE F\t724 720\t9 059 ORGES\t508 600\t5 086 SARRASIN\t15 000\t100 \t2 884 010\t MAIS\t31 640 250\t351 558 SOYA\t1 759 165\t9 509 SOYAS\t965 690\t4 145 CANOLA\t86 730\t413 \t34 451 835\t AVOINE C\t162 786\t2 087 BLÉC\t38 325\t365 ORGE C\t577 840\t7 223 MAISC\t2 840 940\t31 566 SOYA C\t99 715\t539 S\t3 719 606\t ITAL\t41 055 451\t f=fourrager, s=semence et c=consommé à la ferme La campagne des paiements anticipés est presque terminée alors que ta valeur des avances accordées atteint au 14 janvier 1997 41 055 451S comparativement à 27 674 106 pour toute la saison 1995-96.Il faut mentionner que cette année le programme à été élargi pour rejoindre la clientèle qui consomme leur grain à la ferme.GRANDES CULTURES Février 1997 page 5 mW ùàML ïsziâm a' T inn lifiïïiinî sç^ss1 \u2019eau est un liquide porteur qui sert à transporter le pesticide que nous voulons appliquer vers la cible que nous voulons atteindre.Le débit devra être suffisant pour assurer une bonne couverture de la cible.Sur certains types d\u2019appareil, l\u2019air nous sert comme un mode de transport supplémentaire, ce qui nous permet de réduire la quantité d\u2019eau à appliquer.Dans tous les cas, avant de faire un traitement, il faut lire l\u2019étiquette du fabricant sur le produit que nous voulons appliquer pour vérifier s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019indication particulière quant aux volumes d\u2019eau à appliquer.À moins de contre-indication sur l\u2019étiquette du produit, le débit sera déterminé en fonction de la cible et de la certitude que nous aurons d\u2019assurer une bonne couverture avec la bouillie.Par exemple, si nous avons un herbicide à appliquer sur un sol nu et en autant que nous avons une application uniforme sur toute la largeur de la bande traitée, le débit pourra être au minimum.Le minimum est déterminé par le type Avant toute pulvérisation, il faut lire l\u2019étiquette duit à appliquer.de pulvérisateur et le type de buse que nous avons sur notre pulvérisateur.À l\u2019opposé, si nous avons un traitement fongicide ou insecticide à faire dans une plantation de pommes de terre, alors que le feuillage est luxuriant, nous devrons augmenter le débit pour assurer la meilleure couverture possible de nos plants de pommes de terre.Pour les cultures à feuillage moins dense et aux feuilles plutôt étroites, le débit de la bouillie peut être moyen.Si nous essayons de chiffrer en litres par hectare les différents taux d\u2019applications, on obtiendrait les valeurs suivantes ( ces valeurs sont à titre indicatif seulement ) : -\tde 125 à 170 litres par hectare pour une application sur sol nu; -\tde 225 à 550 litres par hectare pour les cultures à feuillage pas très luxuriant et dont la plante n\u2019est pas considérée comme plante à feuille large; -\tde 900 à 1 100 litres par hectare pour les cultures à feuilles larges comme la pomme de terre.Pour les pulvérisateurs montés avec une gaine d\u2019air, nous pouvons diminuer sensiblement les volumes d\u2019eau du pro- à appliquer à l\u2019hectare.Le débit est fonction du type de feuillage à pulvériser.Cependant, nous devons nous assurer que nous avons fait les bons choix et que les résultats obtenus sont excellents.QUELLE VITESSE CHOISIR ?L\u2019état du terrain, la longueur de la rampe et le comportement du pulvérisateur sur le terrain sont les éléments qui vont influencer le choix de la vitesse d\u2019avancement.La rampe doit pouvoir rester stable et parallèle au sol pendant le traitement et nous devons être en mesure de mettre la quantité de bouillie nécessaire.L\u2019ESPACEMENT ENTRE LES BUSES Règle générale, l\u2019espacement entre les buses pour un traitement sur toute la surface est de 50 centimètres entre chacune des buses.Cependant, pour les applications en bandes, l\u2019ajustement est fait en fonction de chacune des ban- *Les quatre textes de ce dossier pulvérisation sont tirés des conférences prononcées lors du colloque organisé parle CPVO en novembre dernier.GRANDES CULTURES Février 1997 page 6 Comment utiliser le pulvérisateur ?Christian Charest * des et en fonction du nombre de buses par bande.CALIBRAGE DU PULVÉRISATEUR La procédure de réglage du pulvérisateur comprend deux étapes, soit la vérification du débit des buses et la vérification du taux d\u2019application.Différentes méthodes de calibrage existent.Pour en savoir davantage sur le sujet, on peut se référer à la publication « Pulvérisateur à rampe », Adgex 744.UNIFORMITÉ SUR LA LARGEUR DE LA RAMPE L'uniformité d\u2019application sur la largeur de la rampe dépend essentiellement de la hauteur de la rampe par rapport au sol ou par rapport à la culture en fonction du type de buse et de son angle d\u2019arrosage.La solidité de la rampe et son parallélisme par rapport à la cible sont également déterminant pour obtenir l\u2019uniformité recherchée.Lorsque nous traitons une culture, la hauteur de la rampe sera ajustée par rapport à la culture.À chaque traitement, nous sommes donc tenus de réajuster la hauteur de la rampe.Le calibrage du pulvéristeur, pour une application sur toute la surface, peut également se faire selon plusieurs méthodes en se référant à la publication mentionnée ci-dessus.Les pulvérisateurs possédant des équipements plus sophistiqués, comme un ordinateur par exemple, peuvent posséder des méthodes de calibrage différentes de celles énoncées plus haut.Il faudra donc suivre les indications du fabricant.technologue professionnel Ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation du Québec Direction régionale du Bas-Saint-Laurent LES PATES EN CHIFFRES Les Québécois sont les plus grands consommateurs de pâtes au Canada.La consommation annuelle croît d\u2019environ 2 %.Les spaghettini ont pris les devants sur les spaghetti dans la faveur populaire et les macaroni suivent de près.Les ventes de fettuccini se sont beaucoup améliorées depuis trois ans.Pour la période d\u2019un an précédant le 22 juin 1996, les parts de marché des pâtes sèches au Québec étaient de 33 % pour la marque Catelli et de 25 % pour Lancia.La marque Primo récoltait 16 % du marché pour la même période.Une croissance est aussi à remarquer chez les marques privées qui, en juin 1996, détenaient 14 % du marché total.Source: la revue l'Alimentation, septembre 1996.! 108.1 Des profits au bout I du doigt! Capteur de rendement Ceres Z ?\tMesure et enregistre vos rendements, l\u2019humidité et la superficie.?\tS'adapte à toutes les moissonneuses-batteuses.?\tCartographie vos rendements avec le GPS.?\tDisponible pour arracheuse de pommes de terre.C\u2019est ainsi que les agriculteurs québécois définissent les systèmes électroniques de RDS, déjà les plus vendus au Québec.Le support technique personnalisé des spécialistes d'Innotag vous simplifie la tâche.Quelques touches et récoltez les informations qui vous aideront à prendre les bonnes décisions pour maximiser vos profits.Delta 3 ?\tContrôle automatique des applications.?\tPeut contrôler tous types d\u2019épandeurs.?\tDisponible avec GPS.Vente, service et mise en route: llMQTlMi v Compatible avec SIGA-CHAMPS et AGRI-CHAMPS St-Mathieu-de-Belœil (Québec) 1 800 363 8727 GRANDES CULTURES Février 1997 ^^+.+$9.08C Les buses de pulvérisation agricole Bernard Panneton* Coupe d'une buse à jet plat .\t1.Corps de buse; 2.Filtre; -\t3.Ecrou de bute; 4.Pastille à fente; 6.Fente.|ooO os !\u2022 o o f fVL ÊiïiMm 280Æ TOUT COMMENCE PAR DES SEMENCES PEDIGREES, bien CONDITIONNÉES TRAITEES Le contrôle de qualité Le criblage, une assurance de pureté VOS PARTENAIRES POUR UNE RÉCOLTE RÉUSSIE Pour une protection accrue Association des conditionneurs Syndicat des producteurs de vos semences\tde semences pédigrées\tde semences pédigrées du Québec\tdu Québec Doit-on avoir çeur des plantes transgéniques?Hubert Brochard* \u2019été passé, les céréaliculteurs québécois ont pu semer un maïs résistant à la pyrale.La saison prochaine, on pourra peut-être semer du soya résistant à l\u2019herbicide glyphosate (RoundupMC>.Ces deux nouvelles cultures, dites «transgéniques», représentent un progrès énorme et ont des avantages certains.Ici et là, cependant, on s\u2019inquiète et demande des explications.En voilà quelques unes.C\u2019EST QUOI, UNE PLANTE TRANSGÉNIQUE?Une plante est dite transgénique quand on lui a incorporé un gène d\u2019un autre organisme (plante, microorganisme, animal).Les gènes, rappelons-le, sont les éléments qui transmettent d'une génération à l\u2019autre les traits d\u2019un organisme vivant (couleur de la fourrure, texture des fruits, etc.).Toutes les cellules d\u2019un être vivant ont les mêmes gènes, mais l\u2019expression de ceux-ci variera selon la partie de son organisme.Un exemple: le «maïs Bt».On a introduit dans ces hybrides un gène provenant d\u2019une bactérie du sol, Bacillus thuringiensis, surnommée «Bt».Cette bactérie est toxique pour certains insectes, notamment les chenilles de quelques papillons (dont la pyrale).Elle fabrique une protéine qui se transforme en «endotoxine» dans le tube digestif très alcalin de la larve.Grosso modo, on transfert en laboratoire, dans les chromosomes d\u2019une cellule de maïs, le gène de la bactérie qui produit cette toxine.On multiplie ensuite cette cellule pour former une plante de maïs adulte.Puis, on fait se reproduire cette plante, dont toutes les cellules posséderont alors le gène en question.Cependant, les généticiens ont modifié ce gène pour qu\u2019il ne s'«exprime» que dans les parties dévorées par la larve de la pyrale: feuillage, tiges, et, chez certains hybrides, pollen.On trouve d\u2019autres plantes transgéniques sur les marchés canadien et américain: canola tolérant aux herbicides glyphosate, glufosinate ou imida-zolinone, pommes de terre résistantes au doryphore, coton résistant à certains insectes et bientôt aux herbicides, et, une tomate à mûrissement retardé (aux États-Unis).Chez nos voisins, on parle déjà du maïs tolérant au glyphosate (le soya tolérant y est vendu depuis un an).UN PEU DE GÊNE Les scientifiques auraient également réussi à insérer des gènes humains dans l\u2019ADN d'arbres, de plantes comestibles, et même chez des porcs et des lapins, à des fins de médecine humaine.On comprend l\u2019inquiétude de certains groupes comme les Partis de la Loi naturelle du Québec et du Canada, et le groupe environnemental Greenpeace.Ceux-ci croient que les tests effectués sur les aliments manipulés génétiquement ne sont pas assez poussés et demandent que ces aliments soient identifiés.Depuis décembre dernier, les exportations de maïs américain vers l\u2019Europe sont complètement bloquées: tout comme le soya, le maïs transgénique n\u2019est pas séparé du reste des récoltes.LE «MAÏS BT» On utilise des insecticides faits à base de bactérie B.thuringiensis depuis plus de 50 ans.Chez nous, ces insecticides ont servi par exemple à combattre la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette.Leur inconvénient: ils se dégradent rapidement au soleil et sont facilement lessivés par la pluie.La pyrale du maïs occasionne toujours des pertes de rendements par les galeries qu\u2019elle creuse dans la tige.Une larve par plante de maïs diminue le rendement de 5 et 3 p.100 lors de la première et deuxième génération de cet insecte.Chaque année, les maïsi-culteurs canadiens perdraient pour 100 M$ de rendement.Le maïs possédant le gène Bt a l\u2019énorme avantage de remplacer les insecticides.Chez ces hybrides, la larve de la pyrale cesse de brouter dans les deux heures après le début de l\u2019ingestion, et son tube digestif est dégradé * V Exemple de tiges de maïs appartenant à un hybride «Bt», non attaqué, et à son équivalent «non Bt», attaqué par une chenille de pyrale.(Photo: Claude Borduas) GRANDES CULTURES Février 1997 page 16 dans les 24 heures, ce qui entraîne rapidement la mort de la larve.EFFICACE, LE «MAÏS BT» Daniel Lanoue, céréaliculteur à Saint-Sébastien, a semé du maïs Bt sur trois rangs.«Ça a bien marché, dit-il.On voyait des trous seulement sur certaines tiges de maïs, et il n\u2019y avait aucune chenille à l\u2019intérieur.C\u2019est une demi-tonne ou plus à l\u2019hectare qui ne sera pas volée par la pyrale! Selon moi, c\u2019est également un bon geste écologique.» M.Lanoue recommencera sûrement l'expérience l\u2019an prochain, en essayant aussi les variétés plus hâtives qui seront alors disponibles.Jean Tétreault, des Grains Semtech à Saint-Pie-de-Bagot, en a essayé pour lui-même sur près d\u2019un hectare.«Les plants du maïs Bt étaient droits comme des flèches, alors que le même hybride non Bt avait beaucoup de tiges cassées, entrecroisées», dit-il.Sur une variété, M.Tétreault a obtenu 3,7 boisseaux à l\u2019hectare de plus avec la version Bt.Les indices de verse étaient de 0 et 7 sur 10 pour les maïs Bt et non Bt, respectivement.D\u2019après des recherches américaines, le maïs Bt peut faire gagner de 10 à 120 boisseaux à l\u2019hectare, selon le degré d\u2019infestation par la pyrale, soit une hausse allant jusqu\u2019à 20 %.En 1996, dans l\u2019est de l\u2019Ontario, le maïs Bt a donné 7,5 % plus de rendement que les mêmes hybrides non Bt.Des gains de rendement de 4 et 11 p.100 apporteraient des avantages de 60 et 147 $ l\u2019hectare, respectivement.«En cas d\u2019infestation nulle, les hybrides Bt ne donneront pas plus de rendements.Mais toujours autant que les hybrides dont ils sont tirés.C\u2019était l'une des conditions pour leur homologation», précise Claude Borduas, représentant agronomique chez Northrup King.EST-CE SÉCURITAIRE ?Dans l'appareil digestif des êtres humains, des mammifères, des oiseaux ou des poissons, la protéine Bt est dégradée comme toute autre protéine.De plus, le gène Bt employé pour le maïs est très spécifique à la pyrale et serait inoffensif pour les insectes utiles comme les abeilles.La protéine Bt se dégrade aussi très vite dans l\u2019environnement.À la fin de 1995 et au début de 1996, Santé Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada donnaient leur approbation pour les hybrides de maïs Bt créés par Semences Ciba/Mycogen et Northrup King.Ces hybrides étaient considérés sécuritaires pour l\u2019alimentation humaine, animale et l\u2019environnement.L'homologation des variétés fut accordée dans le courant de 1996.L\u2019été prochain, cinq semenciers offriront ces hybrides au Canada: Ciba, Mycogen, Northrup King, DeKalb, Pioneer Hi-Bred.La semence Bt coûte un peu plus cher: environ 10 à de 12 $ de plus à l'hectare.Les quantités disponibles seront encore limitées.RECOMMANDATIONS Il est préférable de commencer les semis avec un hybride Bt, car les infestations sérieuses de la pyrale de première génération surviennent souvent dans le premier maïs semé.D\u2019autre part, il est très important de semer le maïs Bt en blocs séparés du maïs non Bt, et non pas en rangs mélangés ou alternés.Cela a pour but de prévenir l'apparition d\u2019insectes résistants au maïs Bt.«En premier lieu, explique Claude Borduas, les zones de maïs non Bt serviront de \u201crefuges naturels\" pour les pyrales vulnérables au Bt, qui entretiendront la sensibilité à la toxine Bt en s'accouplant avec des pyrales qui pourraient être résistantes.Deuxièmement, il faut éviter les promenades d'un rang à l\u2019autre par les larves plus âgées, plus grosses et plus énergiques, qui sont moins sensibles à la protéine Bt.» Enfin, il faut savoir que les hybrides Bt expriment des résistances variées face à la pyrale.De plus, les hybrides Bt disponibles ne sont pas tous des hybrides à rendements élevés, et les autres qualités agronomiques d\u2019un hybride ordinaire ne sont pas reliées au gène Bt.\u2018journaliste à la pige & La nouvelle technologie william houde agro-fournitures FERTILEADER Bio stimulant végétal pour application foliaire (514) 798-2002 \u2022 1-800-663-0064 8,3 rang.St-Simon,Québec J0H1Y0 ¦\tPuissant stimulant du système racinaire ¦\tRéduit les stress d'eau et de température ¦\tAugmente la capacité de photosynthèse de vos cultures > Produit des cultures vigoureuses \u2022 Complément d'éléments mineurs GRANDES CULTURES Février 1997 page 17 ÿfS- 'tWW&f; - V\u2019V^\u2014'Sï lM?ï .'\u2022r.Y ( V1.'\t*¦ - .» ?JVi'';V'>; r-'Xë- ~r
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