La terre de chez nous, 15 août 1996, Supplément 1
[" ¦*é.^P TO Supplément de La Terrecfgjslie&nous Août 1996 jREiBISSRiiîüSSili vEAuxm^mmm Carole Ethier SOMMAIRE- FPBQ INFO Formation des administrateurs 4-5 DOSSIER ALIMENTATION Protéine dégradable 6-7 Produits alternatifs pour bouvillons 8-9 Alimentation à la dérobée 10 CHORNIQUE VÉTÉRINAIRE De quoi mon animal est-il mort?12 RACES Le Hereford 14-15 CIRCUIT DES ENCANS SPÉCIALISÉS 16 GESTION FINANCIÈRE Les investissements se poursuivent 19 Efficacité des entreprises vache-veau 20-21-22 PORTRAIT Le secteur bovin québécois 23 ÉQUIPEMENT Le corral : l'outil no1 24-25 BÂTIMENT Un bon logement pour les veaux 26-27 NOUVELLES DES RACES PURES 28-29 CCRB La façon moderne de mettre en marché 30 STATISTIQUES 32 AGRICULTURE DURABLE Plantes fourragères et conservation 34 IDENTIFICATION PERMANENTE Élargissement du programme 36 STATIONS D'ÉPREUVES Changements aux normes 38 COMMERCIALISATION Qui est responsable de quoi?39 RECHERCHE L'engraissement des bouvillons 40-41-42 CIB Méthodes de cuisson du boeuf 43 REPORTAGE Chez Claude Vasseur et Carole Éthier de Saint-Brigide 44-45-46 Si vous êtes un producteur de génisses de remplacement ou de veaux de grain A\tg la (okm LE LACTOREMPLACEUR QUI: \u2022\test équilibré en vitamines et minéraux à la manière du lait maternel \u2022\test fabriqué selon un procédé unique lui permettant de mieux conserver les propriétés naturelles du lait \u2022est d'une telle qualité qu'il permet; un seul repas par jour une économie de 50% en temps ç L'aliment d'allaitement de haute qualité disponible à votre coopérative locale.GROUPE fltittidisponiblef ?[ Ml EE2 poulains\" agno-chevro 2 Bovins du Québec/Août 1996 BOWïS EDITORIAL- Vol.10 no 3 août 1996 Supplément de La Terre de chez nous (TCN), Août 1996, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514) 679-8483 Comité directeur Gaétan Bélanger (FPBQ) Hugues Belzile (TCN) Michel Dessureault (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugues Belzile Rédactrice en chef France Groulx Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Victor Larivière Secrétaire de rédaction Lorraine Trottier Responsable de la production Carole Lalancette Infographiste Karyne Bradley Collaborateurs Gaétan Bélanger, Hélène Boivin, Hubert Brochard, Dr.Jacques Charlebois, Normand Chouinard, Anne-Marie Christen, Lise Demers, Lucie Dutil, Bruno Jean, Éric Labbé, René Ledoux, Réal Michaud, Marcel Nadeau, Brian Ouimet, Nicolas Paillat, Mariane Paré, Doris Pellerin.Richard Petit, Paul Rouillard Montage La Terre de chez nous Sortie sur films et pelliculage Pellitech Liée.Impression Transcontinental Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard, Robert Bissonnette, Sylvain Joubert Représentant hors Québec Jacques Long Tél.: (905) 335-5700 Fax (905) 335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesne Photo page couverture Patrick Vincent Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution 17 OCTOBRE 1996 D.iio de tombée publicitaire 12 SEPTEMBRE 19-36 Note: Les idées exprimées dans ce magazine fi engagent que la responsabilité des auteurs Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte Vers un véritable réseau de commercialisation Au cours des derniers mois, nous nous sommes penchés sur l'élaboration d'un projet de partenariat potentiel avec les encans du Québec clans le but de créer un véritable réseau de commercialisation pour les bovins de réforme, les veaux laitiers et les veaux d'embouche.Cette démarche, rappelons-le, avait d'abord fait couler beaucoup d'encre puisqu'elle reposait initialement sur une proposition d'acquisition financière formulée groupe de propriétaires d'encans.Nos producteurs, lors des rencontres d'information de l'hiver dernier, nous avaient clairement demandé de ne pas investir dans des installations physiques.Cependant, l'importance d'un réseau de commercialisation cohérent et efficace demeure.L'approche proposée a été remplacée par une approche de partenariat d'affaires où chacun des partenaires conserve la propriété de ses actifs, mais travaille ensemble à l'atteinte d'objectifs pré-établis.C'est pourquoi, ce printemps, la Fédération a mis sur pied un comité consultatif, formé de 14 producteurs de bovins et d'un représentant de l'UPA.Ce comité avait comme mandat de définir les objectifs des producteurs dans la mise en marché de leurs produits ainsi que les paramètres établissant un véritable réseau de mise en marché en partenariat.Pour satisfaire les attentes des producteurs, cette nouvelle façon de faire, si elle se concrétise, devra répondre aux exigences suivantes : Obtenir un prix net compétitif; Avoir accès à l'information sur les prix des marchés; Améliorer la qualité des produits mis en marché; Réduire les coûts de commercialisation; Constituer un réseau souple et cohérent.Une fois les objectifs définis, les options suivantes ont été considérées: à faire seul que la Fédération prenne directement en charge l'ensemble des opérations de mise en marché; les tâches à faire exécuter soit de donner par convention les tâches à exécuter par une tierce personne (c'est ce que nous faisons depuis 1987 avec les encans).à faire ensemble que les deux parties s'engagent ensemble à atteindre des objectifs communs.Le comité consultatif a défini qu'actuelle-ment il était préférable d'explorer l'option « faire ensemble ».C'est sur cette base que se font actuellement les discussions avec l'ensemble des encans par le biais de leur association.La prochaine étape consiste à élaborer conjointement les nouvelles règles de fonctionnement pour ce réseau.C'est seulement à ce moment que nous saurons s'il est réellement possible d'établir un véritable partenariat d'affaires entre les producteurs et les encans.Il est bien entendu que tout projet de partenariat ainsi que les changements qu'il occasionnera seront soumis à la consultation des producteurs.Ce sera, à ce moment, le premier vrai défi d'un éventuel réseau de commercialisation.2 Michel Dessureault, président Fédération des producteurs de bovins du Québec Bovins du Québec/Août 1996 0 ZZ FPBQ INFO Journée de formation des administrateurs Richard Petit* Les producteurs de bovins en demandent de plus en plus à leur Fédération ce qui accentue la pression sur les administrateurs et les employés.Il faut donc rechercher une plus grande efficacité.C'est pourquoi les administrateurs ont tenu, le 21 mai dernier, une session de formation sur les meilleures façons d'administrer la fédération.Les notions acquises au cours de cette journée permettront aux administrateurs d'axer davantage leur réflexion sur les grands enjeux, d'investir conjointement «élus et permanents» clans un plan de développement à court, moyen et long terme et de proposer des projets réalistes et rentables pour les membres.Au cours de l'année, le Conseil d'administration élaborera et diffusera une vision d'avenir pour la Fédération et mettra également par écrit sa mission et ses valeurs.Ce projet oblige également l'établissement de choix stratégiques et la mise en place des mesures de contrôle des résultats obtenus.Sondage auprès des PRODUCTEURS DE BOUVILLONS D'ABATTAGE Pour mieux connaître les besoins de leurs clients les producteurs de bouvillons d'abattage, l'agence de vente des veaux d'embouche a fait parvenir à plus de 200 propriétaires de parcs d'engraissement du Québec, un questionnaire sur leurs préférences et leurs intentions d'achats de veaux d'embouche pour la saison prochaine.Le questionnaire a été transmis à des entreprises d'engraissement de différentes tailles dans toutes les régions du Québec et comprenait six questions portant sur : -\tla capacité du parc -\tles prévisions mensuelles d'achat -\tles disponibilités d'achat au cours de l'année -\tles veaux vaccinés -\tles modes de vente La réponse a été excellente.En effet, 04 producteurs ont répondu.Ces producteurs engraissent environ 38 500 veaux par année, ce qui représente près de la moitié des veaux engraissés au Québec.Les premiers résultats nous indiquent une demande très importante pour des veaux d'embouche vaccinés notamment au cours des mois de septembre et d'octobre.Les résultats complets seront analysés par les Comités de négociation et de mise en marché des veaux d'embouche.Ils permettront de prendre des décisions plus éclairées afin de répondre aux attentes des producteurs de bouvillons d'abattage.Nous tenons à remercier ceux qui ont pris le temps de répondre au questionnaire malgré la période de travaux aux champs.Privatisation du classement : BILAN DES TROIS PREMIER MOIS Il y a maintenant trois mois que l'industrie (producteurs, abattoirs et distributeurs) a pris en charge le service de classement des carcasses de boeuf et de veau au Canada.Rappelons que le Gouvernement fédéral avait annoncé, à la fin de 1004, son intention de ne plus assumer le service de classement à compter d'avril I998.Dès ce moment, l'industrie canadienne a convenu de créer une agence privée de classement ayant comme objectif de fournir les services de classement des carcasses de boeuf et de veau partout au Canada, au coût le plus économique possible.Les efforts déployés par tous les intervenants ont permis jusqu'à maintenant d'atteindre les objectifs fixés.La qualité du service fourni est au moins comparable à ce qu'elle était avant la privatisation et plusieurs se félicitent de l'augmentation d'efficacité du système.Au niveau des coûts, il appert que les frais chargés par l'agence,\t$ dans le boeuf et 0,80 $ dans le veau, auxquels s'ajoutent les frais du classifi- 4 Bovins du Québec/Août 1996 ZZ F P B Q INFO cateur, permettront de couvrir les coûts.Une réévaluation de la structure de coût sera faite d'ici la fin d'avril 1997.Nous devrons être vigilants afin que cet exercice ne serve pas de prétexte pour transférer des coûts de l'Ouest vers l'Est canadien.Le Comité québécois chargé de l'application du classement au Québec ainsi que la Fédération, en tant que membre de l'agence canadienne, continueront à suivre ce dossier de très près.Uniformisation des APPELLATIONS DES COUPES DE VEAU Les membres de la Table filière veau lourd ont recommandé qu'un groupe de travail se penche sur les différentes appellations des coupes de veau que l'on retrouve dans les comptoirs de viande.L'objectif de cet exercice est d'éviter toute confusion chez les consommateurs.Lors d'une première rencontre, le 4 juillet dernier, les représentants des principaux détaillants ont accepté de travailler à la production d'un guide des appellations des coupes de veau vendues dans les magasins.L'objectif est d'uniformiser les noms et les abréviations utilisés pour désigner les différentes coupes de veau dans les comptoirs de viande d'un magasin à l'autre.Le groupe se réuniera en septembre pour réaliser cet exercice.Si un consensus est établi, le guide des appellations servira d'outil de formation pour les bouchers et d'information pour le consommateur.Avance de compensation aux PRODUCTEURS DE BOUVILLONS d'abattage La première avance de compensation pour l'année 1996 dans le secteur bouvillon d'abattage a été versée en juillet.Le montant de cette avance correspond à l'équivalent de 50 % de la compensation totale prévue pour l'année 1996.La première prévision de compensation de la Régie des assurances agricoles du Québec était de 251,78 $/bouvillon et suite à nos discussions, la prévision s'établit main- tenant à 257 $/bouvillon; ce qui représente un gain de plus de 5 $/tëte.Considérant la prévision de cotisation de 1997 (66 $) et la contribution au plan conjoint, la première avance nette se chiffrera donc à 98 S/bouvillon.Rappelons aussi que pour les trois autres secteurs de production, les avances de compensation ont été devancées.Dans le cas des veaux d'em- bouche, une avance nette de II5$ a été versée en juin plutôt qu'en octobre.Dans le veau de grain une avance nette de 34,90 $ a été versée en mai plutôt qu'en juillet et dans le veau de lait lourd, une avance de 12,12 $ a été versée en avril plutôt qu'en juillet.2 * Directeur des Agences de vente tree immimiim wttHicidk, haUet peuthen la balance, à mbie amdage! £it (jGuô de ttemix pédant, t'iMMmtiw wm o^ne : \u2022\tune diversité de taureaux au potentiel génétique supérieur, \u2022\tun moyen privilégié de planifier vos croisements, \u2022\tune gamme de géniteurs d\u2019élite à prix raisonnable, \u2022\tune meilleure gestion de la reproduction de votre troupeau, \u2022\tune protection contre la transmission de maladies .et plusieurs autres avantages de poids pour l\u2019éleveur vache-veau.Ctmidémd Ce moické.oefad du Imufj, Ce nemm à C'9 A peut wm perneffoe de fiatoe pmclwt Ca teCowee de uehe côté el i'awdiwwi mhe, iwlaiMUé! A Cl AQ Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) inc.3450 Sicotte, C.P.518, Saint-Hyacinthe, Québec J2S 7B8 Tél : (514) 774-1141 Fax : (514) 774-9318 Bovins du Québec/Août 1996 g DOSSIER Veaux de grain Protéine dégradable ou métabolisable Mariane Paré* Nous, les groupes d'acides aminés qu'on appelle protéines, sommes-nous métabolisable ou dégradable ?Quelle importance avons-nous pour les veaux de grain ?Qui n'a pas entendu parler de protéine métabolisable et dégradable.Ces notions et leurs interrelations sont complexes mais nécessaires à la compréhension du métabolisme azoté (métabolisme des protéines) chez le veau de grain.Les veaux, à la naissance, qu'ils soient destinés à devenir veaux de lait, veaux de grain ou futurs reproducteurs, passent tous par la même phase.Ils ne reçoivent que du lait car le rumen n'est pas fonctionnel.La seule source alimentaire, le lait, passe directement à la caillette.Dès que le veau consomme du solide, le rumen s'active et développe sa propre flore microbienne.Le rumen est un récipient de fermentation.Il permet aux veaux de loger des microbes anaérobiques (bactéries et protozoaires).Cet avantage stratégique leur permet de digérer une vaste gamme d'aliments tels que les fibres.Lorsqu'on alimente un veau, une certaine partie des protéines servira à nourrir les microbes du rumen : on les appelle protéines dégradables.L'autre partie des protéines passe directement à la caillette : ce sont les protéines non dégradées.Ces protéines non dégradées sont soit absorbées par l'organisme animal (protéine non-dégradée digestible), soit éliminées par le fumier (protéine non-digestible).Les microbes utilisent une portion de la protéine dégradable pour se nourrir et produisent la protéine microbienne qui cheminera vers la caillette pour y être absorbée.On peut comparer cela a un paiement de loyer.La protéine métabolisable est celle qui est absorbée par le veau pour couvrir ses propres besoins de maintien et de croissance.Elle est composée de protéines microbiennes et de protéines non-dégradées digestibles.Voir la figure #1 pour visualiser le parcours des protéines.Le rumen du veau de grain n'est pas pleinement développé puisqu'il reçoit des rations très rie lies en grain et pauvres en fibre.C'est donc dire que les microbes nécessitent proportionnellement moins de protéines dégradables Parcours des protéines Figure #1 PROTÉINE BRUTE RUMEN CAILLETTE FUMIER g Bovins du Québec/Août 1996 DOSSIER que les bouvillons alimentés aux fourrages.Qu'elles soient métabolisables ou dégradables, les protéines ont des rôles dans la survie, la croissance musculaire, le gain de poids, le dépôt adipeux, etc.Les proportions varient selon le rôle recherché et les ingrédients utilisés.Entre autres, la protéine métabolisable favorise en partie le ENTREFILETS Suivre l'exemple des vaches LAITIÈRES ?Un programme d'alimentation qui améliore la production de lait chez la vache laitière et la truie améliorerait aussi la lactation en élevage vache-veau.En d'autres termes, des veaux plus lourds au sevrage et une meilleure production, selon Chung Park, nutritionniste en production laitière à l'Université du Dakota du Nord.« Le \"régime alimentaire compensatoire échelonné\" que nous avons étudié pendant plus de 10 ans chez la vache laitière semble bien s'appliquer ici », constate le chercheur.Le régime compensatoire échelonné, aussi appelé « alimentation en phases», comprend trois étapes: une alimentation riche en énergie (130 % d'énergie métabolisable, selon les normes du National Research Council des États-Unis), pendant deux mois.Puis, une restriction alimentaire (70 % d'énergie métabolisable) pendant trois mois.Enfin, un retour à une ration hautement énergétique, pendant deux mois.Les génisses sont saillies à la fin du programme.Pourquoi l'alimentation en phases SERAIT-ELLE PLUS EFFICACE?-\tLe rendement laitier serait amélioré.Le développement plus prononcé des cellules mammaires chez les vaches « alimentées en phases » aiderait à accélérer la croissance de leurs veaux; -\tLes génisses nourries à ce régime ont elles-mêmes crû davantage avec la même quantité d'aliments: près de 1 kg/jour, comparativement à 0,73 kg/jour avec le régime conventionnel.Source : La revue américaine Beef, janvier 1996 développement osseux et musculaire.La protéine dégradable favorise en partie la production d'acides gras volatils donc d'énergie et de dépôt adipeux.En termes concrets, la proportion protéine métabolisable/protéine dégradable décroît au fur et à mesure que le veau vieillit.Il est donc difficile d'exploiter le plein potentiel génétique des différentes phases de croissance du veau avec un supplément et du grain.L'idéal, mais non réaliste, serait de for- muler une ration à chaque jour d'âge.Une option plus réaliste serait de fractionner l'élevage en groupes de poids et de fournir des rations adaptées à chaque groupe.On voit, entre autres, ce principe chez les producteurs de porcs et de volailles qui utilisent plusieurs aliments dans un même lot d'animaux, j * agronome Conseillère en nutrition polygastrique Shur-Gain Québec L\u2019Antique Pinnacle ET 220C Voici le grand champion et gagnant de l\u2019interrace qui a concurrencé avec les races: Aberdeen-Angus, Blonde d\u2019Aquitaine, Charolais, Limousin, Piémontais, Shorthorn et Simmental au National Annuel du bovin de boucherie 1995 tenu à Victoriaville.ÉLEVEURS COMMERCIAUX, N\u2019HÉSITEZ PAS À UTILISER LA RACE HEREFORD POUR AMÉLIORER VOTRE CHEPTEL! ^ \u2014 SA FORCE : SON CROISEMENT- QUÉBEC HEREFORD 294, GRANDE LIGNE, BM-154 ST-ROSAIRE, QC GOZ 1K0 TÉL.: (819) 752-9581\t.FAX: (819) DU QUÉBEC ASSOCIATION 4 AU J OCtOH'U NATIONAL V inV' HEREFORD LA SEULE RACE PURE SANG QUI PEUT AIDER AUX AUTRES RACES! Bovins du Québec/Août 1996 y a DOSSIER ^\"¦¦¦«¦ Des produits alternatifs pour mes bouvillons Anne-marie Christen* et Brian Ouimet** Selon un inventaire réalisé en 1993 par le Centre québécois de valorisation de la biomasse (CQVB), l'industrie agroalimentaire québécoise générerait un peu plus de deux millions de tonnes métriques de sous-produits de transformation ci l'état brut dont la presque totalité est issue du secteur de la transformation.Actuellement, fit) % de ces volumes sont dirigés vers l'alimentation animale.Source d'énergie ou de fibres ?Considérant la qualité, la valeur alimentaire et la possibilité d'avoir une analyse chimique de la majorité de ces produits, une appellation plus juste s'impose, soit celle de « produits alternatifs ».Comparés aux moulées, plusieurs produits alternatifs sont riches en fibres, comme les écales de soja, tandis que d'autres sont de bonnes sources de protéines, telle la farine de viande.Quelques-uns ont des caractéristiques doubles, comme les grains de brasserie riches en protéines et en fibres.Ainsi, ces aliments remplacent un nutriment important de la ration alimentaire (tableau 1).A cause de caractéristiques nutritionnelles spécifiques, certains produits s'emploient davantage en phase de croissance plutôt qu'en phase de finition.Par exemple, les aliments fibreux, même s'ils contiennent parfois une quantité appréciable d'énergie, causent de l'encombrement dans le rumen d'où une diminution de la prise alimentaire; même phénomène pour les aliments à haute teneur en eau.On a donc avantage .à les servir en phase de croissance tout comme les sources de protéines de bonne qualité.Avantages et désavantages L'avantage numéro un des produits alternatifs est la diminution des coûts d'alimentation.Même si certains produits sont coûteux, ils sont souvent concentrés en énergie et en protéines, savoureux, stimulant l'appétit et la prise alimentaire.Mis à part les aliments très humides, ces produits se manipulent et se mélangent bien avec le reste de la ration.Mais les plus grandes limites sont l'entreposage et la manipulation.Car généralement, l'économie engendrée par leur emploi réside dans l'achat de grandes quantités (18 à 20 tonnes).Ils nécessitent alors un entreposage préservant leur qualité nutritive.Une seconde limite est le taux d'humidité élevé de certains d'entre eux causant des difficultés d'entreposage, de manipulation et de conservation.L'approvisionnement irrégulier peut aussi devenir un désavantage dû au réajustement fréquent de la ration nuisant à la digestion ruminale.La distance de transport de la source à la ferme, et indirectement le coût de transport, freine également l'usage de certains produits.Finalement, pour certains ingrédients marginaux ou saisonniers, il est difficile d'obtenir une analyse chimique d'où une mauvaise estimation de la valeur alimentaire.Oui ou non Avant toute tentative d'utilisation d'un nouveau produit, il est sage de se questionner un peu.Ensuite, si le produit vous semble toujours attrayant, alors pourquoi pas ! 1.\tLe produit est-il sans danger pour la santé des animaux et des humains ?2.\tEst-il frais, cru, cuit, appétissant, digestible ?3.\tEst-ce un produit unique ou un mélange ?4.\tQuelle est sa valeur alimentaire, des analyses sont-elles disponibles ?5.\tQuelle est la quantité disponible et pourquoi est-elle disponible ?b.Entreposage, manipulation, conservation ?Je veux une analyse Comme le produit est issu d'un procédé de transformation, sa composition chimique peut varier.N'utilisez pas d'analyse de référence datant de plusieurs années; les méthodes de transformation ont probablement changé depuis.Demandez une analyse chimique à la chimie humide plutôt qu'à l'infrarouge.Celle-ci comprendra la matière sèche, l'énergie, la protéine brute, la protéine disponible, les fibres et les minéraux courants.Une analyse plus Tableau 1.Classification de certains produits alternatifs selon le nutriment remplacé et la phase d'élevage PRODUITS\ténergie\tPROTÉINE\tFIBRE\tCROISSANCE\tFINITION Criblures de céréales\tX\t\t\t\tX Ecales de soya\tX\t\tX\tX\tX Gluten de maïs\tX\tX\tX\tX\tX Gru de blé\tX\t\tX\t\tX Hominy de maïs\tX\t\t\t\tX Tourteau de canola\t\tX\t\tX\t Résidus de boulangerie\tX\t\t\t\tX Drèches de brasserie\t\tX\tX\tX\t Drèches de distillerie\tX\tX\t\tX\tX Lactosérum\tX\t\t\t\tX Résidus de pommes\t\t\tX\tX\t Résidus de conserverie\tX\t\tX\tX\tX Pommes de terre\tX\t\t\t\tX Q Bovins du Québec/Août 1996 DOSSIER complète comprendra l'amidon, le gras et les minéraux traces, au besoin.Au début de l'utilisation d'un produit, échantillonnez chaque voyage, puis prenez un échantillon de contrôle moins fréquemment.En plus de l'analyse, évaluez visuellement le produit.Si la texture, la couleur, l'odeur ou la grosseur des particules ont changé, les caractéristiques du produit peuvent être différentes ; ne prenez pas de chance, échantillonnez.Formulation de la ration Lorsque vient le temps de bâtir la ration alimentaire, les conseillers et les producteurs devraient utiliser des chiffres très conservateurs pour l'analyse chimique, tant mieux si les boeufs font mieux! Des chiffres trop optimistes rehaussent la valeur réelle du produit au détriment des performances produites faisant perdre de gros montants au producteur.Utilisez la balance pour mesurer les performances.Il faut ensuite déterminer le taux d'inclusion approprié (kg/tonne).Si on travaille avec un nouveau produit, il vaut mieux débuter avec un faible taux d'inclusion, soit environ de 5 % à 10 %, puis augmenter la quantité jusqu'au niveau désiré.Le taux journalier d'utilisation devrait dépandre de la durée de vie du produit.Attention à la substitution : les produits fibreux remplacent trop souvent le maïs ou les concentrés, d'où un déséquilibre de la ration et surtout, une diminution de l'énergie.Les produits alternatifs représentent une composante de la ration et non la ration complète.Certains produits peuvent nécessiter une supplémentation en minéraux.Échangez avec votre conseiller, votre expérience et ses connaissances peuvent parfois solutionner des problèmes ! Le prix payé pour le produit doit refléter sa valeur alimentaire ou encore, un critère important tel que la palatabilité (le goût) ou le contenu en amidon, en gras ou en fibre effective.Si le produit est contaminé, le producteur aura à inclure le temps pris à enlever la partie indésirable et le coût du produit sera déterminé sur la partie restante.Plusieurs logiciels et méthodes de calcul existent pour évaluer le coût d'un produit alternatif.Sous UN TOIT Les caractéristiques physiques du produit orientent le producteur quant à l'entreposage et à la manipulation requis : tubercules, grains, granulés, farine, poussières, humide, sec, collant, etc.La densité du produit est également important pour le choix du type d'entreposage, surtout pour les produits en vrac.En général, un bon entrepôt aura un plancher étanche et solide, des murs pour protéger du vent et un toit contre les intempéries.De simples séparateurs de bois sont installés entre des produits différents.2 * agronome, DREPA, U PA -** agronome, Moulées Miracle Résumé d'une conférence du Colloque bovins d'engraissement «Les bons choix pour en vivre », mars 1996.Reualor-S L\u2019implant de finition Revalor-S offre la combinaison parfaite d\u2019anabolisants pour améliorer le gain de poids et l\u2019efficacité alimentaire de vos animaux en période de finition.Safe-Guard Le vermifuge idéal Safe-Guard est complètement inoffensif, très économique et efficace contre les formes adultes et les larves des principaux parasites internes des bovins.Borgal L'antibactérien à large spectre qui traite l'ensemble des maladies respiratoires des bovins en parc d'engraissement.Pour en savoir davantage, renseignez-vous auprès de votre vétérinaire 0 et Hoechst et Borgal (triméthoprime-sulladoxine) sont des marques déposées de Hoechst AG.Allemagne.Sale-Guard (lenbendazole) est une marque déposée de Hoechst Celanese Corp.(É.U.).Revalor-S (acétate-trenbolone & estradiol) est une marque déposée de Roussel Uclal.Hoechst m Santé Animale 295 Henderson Drive Régina, Sask S4N 6C2 Bovins du Québec/Août 1996 g ¦ DOSSIER Quelques précisions sur l'alïmentation à la dérobée Selon Jim Ferrier, vétérinaire et éleveur de l'Ontario, il y aurait autant de producteurs qui font des profits avec l'alimentation à la dérobée, que de yens qui perdent de l'argent.Il y a en effet des choses à connaître avant d'utiliser cette technique d'alimentation.(Rappelons que I ' « a I i -mentation à la dérobée» consiste à apporter une alimentation complémentaire à de jeunes animaux et non ci leur mère.) La décision d'alimenter «à la dérobée», comme toute décision de gestion, est avant tout un exercice de prévisions budgétaires.On doit mettre dans la balance les coûts et les revenus additionnels pour savoir si ce sera rentable.Cette analyse est d'autant plus importante dans les conditions actuelles du marché», explique M.Ferrier.À quels revenus supplémentaires peut-on s'attendre de l'alimentation à la dérobée?On considère généralement que la plupart des veaux peuvent gagner près de 23 kilogrammes (50 livres) additionnels avant d'être dépréciés pour un excès de chair.En tenant compte de celte donnée, comparons les cas de deux veaux de type similaire : Veau A (pas d'alimentation à la dérobée); 550 livres à 1 $/livre = 550 $ Veau B (avec alimentation à la dérobée); 600 livres à 97 c/livre = 582 $ Différence: 582 $ - 550 $ = 32 $ On remarquera que la différence est de 32 $, et non 50 $, ce qui est souvent présumé par un calcul rapide quand on pense ci l'alimentation à la dérobée.Cela se traduit par un gain supplémentaire de 64 par livre.(Il est important de se rappeler qui veut payer pour ce gain additionnel et pourquoi il ne veut payer que 64 #.) Le propriétaire du veau B, s'il veut rentabiliser l'alimentation à la dérobée, doit débourser moins que 64 ç par livre de poids supplémentaire.Examinons maintenant les frais additionnels pour le veau B.La meunerie locale demande 350 $ par tonne (16 ç la livre) pour une moulée complémentaire à 19 % de protéines.Il faudrait donc un taux de conversion des aliments de 4 pour 1, juste pour atteindre l'équilibre coûts-revenus.On calcule généralement que dans des conditions de fourrage en qualité décroissante, comme c'est le cas en septembre , une alimentation complémentaire contenant de 15 à 20 % de protéines donnera une livre de gain par 4 ou 5 livres de ration.Toutefois, si l'alimentation complémentaire est servie à un maximum de 2 livres par jour, ce rapport peut descendre à 3 pour 1.Il devient cependant plus difficile de justifier l'alimentation à la dérobée pour ce veau plus tôt dans l'année, alors que ses besoins alimentaires sont déjà satisfaits par le lait et le fourrage, et que son gain journalier est de 2 à 2 livres et demi.Lorsque les besoins du veau sont déjà satisfaits par le lait et le fourrage, l'alimentation à la dérobée donnera un rapport de valorisation alimentaire de H) à 15 pour 1.Le veau boira d'abord tout le lait fourni par sa mère.Il peut gagner un peu de poids supplémentaire, mais cela s'accompagnera d'une ingestion décroissante de fourrage de qualité médiocre.On doit se rappeler deux points majeurs: 1.\tL'alimentation à la dérobée est rarement avantageuse si elle apporte des éléments nutritifs comblant des besoins déjà satisfaits par le fourrage.2.\tL'alimentation à la dérobée ne diminue pas la consommation du lait par le veau.Selon des études récentes, une alimentation complémentaire à base de protéines est plus efficace quand le four- rage est d'une qualité non optimale.Les protéines supplémentaires améliorent la digestibilité et l'ingestion du fourrage.A l'opposé, une alimentation complémentaire riche en amidon produit plus d'acide dans le rumen, et entraîne une moins grande ingestion de fourrage et une moins bonne digestibilité des fourrages de qualité médiocre.Pour toute décision concernant l'alimentation à la dérobée, on doit tenir compte de plusieurs facteurs, dont un des plus importants est la condition corporelle de la vache-mère.Il faut aussi se rappeler que l'alimentation à la dérobée n'aidera d'aucune façon la mère, et que la manière la plus inefficace de nourrir le veau est de tenter de stimuler la production de lait de la mère à l'aide de suppléments coûteux.Cela prend au moins 15 livres de lait pour produire une livre de viande chez le veau.Dans bien des cas, le sevrage hâtif peut s'avérer une meilleure solution que l'alimentation à la dérobée.En soustrayant le veau à sa mère, on augmentera l'efficacité du gain à la fois pour la mère et pour le veau.D'autre part, il faut garder à l'esprit que l'alimentation à la dérobée ne doit pas nécessairement consister en suppléments de protéines ou de grain.L'alimentation complémentaire à la dérobée la plus économique pour la plupart des éleveurs est un fourrage de bonne qualité servi uniquement aux veaux.De nombreux producteurs font maintenant la mise en réserve des herbages (herbes laissées sur pied en automne) pour avoir sous la main cette ressource de grande valeur au moment voulu.2 Source: Cette traduction est tirée d'un article de Jim Ferrier, dans l'édition de janvier 1996 du magazine Cattlemen.-| Q Bovins du Québec/Août 1996 Pour la PERFORMANCE.Faites le plein D\u2019ANGUS EN ROUGE OU NOIRE Le Choix ANGUS : Profitable & Logique ! RAPPORT SYNTHESE DES PRIX MOYENS DE VENTE PAR RACE Angus (\u2018\u201cRésultat de la vente des taureaux en station d'Asbestos en 1996) \u201cPIQUE-NIQUE ANGUS 1996\u201d 21 SEPTEMBRE à la Ferme Manasati ^ 90 % -\tNe sevrez pas trop tôt -\tVisez un poids au sevrage égal à la moitié du poids des vaches -\tCharges directes de production vache-veau par kg de viande < 1,10 kg -\tAdoptez une stratégie d\u2019amélioration génétique pour votre troupeau Commercialisation\t-\t3 éléments indispensables : -\tla castration -\tla vaccination -\tl\u2019écornage -\tPour une prime supplémentaire : -\tle sevrage au moins 3 semaines avant la vente Équilibre des ressources\t-\tLes animaux sont les éléments productifs de l\u2019entreprise -\tVisez un rapport Animaux/(machinerie et bâtiments) > 1,00 -\tLa production de viande destinée à la vente est la source de revenu -\tVisez une production de viande destinée à la vente par U.T.P.> 14 000 kg -\tAssurez-vous d\u2019un bon équilibre entre les différentes activités de l\u2019entreprise Bovins du Québec/Août 1996 2\"j - GESTION FINANCIERE cier les efforts développés durant la production.Sachant que le prix à la livre que vous obtiendrez dépend de la qualité des veaux, trois éléments vous permettront d'obtenir un prix à la livre plus élevé.Il s'agit de la castration, de l'écornage et de la vaccination.Si ces trois conditions initiales sont remplies, le sevrage des veaux au moins trois semaines avant la vente peut être envisagé pour augmenter encore le prix de vente à la livre.Équilibre des ressources L'équilibre des ressources est très important pour que l'entreprise soit efficace dans son ensemble, grâce à une bonne utilisation de ces différentes ressources.Seuls les animaux sont « productifs » (c'est-à-dire qu'eux seuls créent un produit qui procurera de la richesse à votre entreprise).Il faut viser un équilibre entre les animaux (reproducteurs et d'abattage) présents sur l'entreprise, et la valeur des bâtiments et de la machinerie (évalués à la valeur marchande).Visez un rapport (animaux/machinerie et bâtiments) supérieur à 1.Un excès de machinerie et/ou de bâtiments entraîne des coûts (même si ce sont des immobilisations peu utilisées, les coûts d'entretien ne pourront être évités) et ne procurent aucun revenu à l'entreprise.Vous pouvez peut-être réaliser des travaux pour d'autres entreprises avec votre machinerie.Pour les bâtiments, n'hésitez pas à laisser les animaux dehors, même pendant l'hiver.Le dernier élément, et non le moindre, concerne le niveau de production par travailleur.Le travail requis, pour le même nombre de vaches, dans cette production est moindre que dans la production laitière.Plus que le nombre de vaches, ce sont les kilogrammes de viande vendus par U.T.P.qu'il faut considérer (1 U.T.P.représente une personne qui travaille à temps plein sur l'entreprise).Pour augmenter votre niveau de production, vous pouvez augmenter le nombre de vaches ou bien encore faire de la semi-finition pour mieux valoriser vos immobilisations et votre production fourragère.Une production par personne À TEMPS PLEIN SUR L'ENTREPRISE SUPÉRIEURE À 14 000 KG DOIT ÊTRE VISÉE.L'équilibre entre ces différentes ressources est très important.Les stratégies de développement, pour être gagnantes, doivent tenir compte des performances de chacune de ces composantes.L'efficacité d'une entreprise est le reflet des différentes activités d'une entreprise.Les faiblesses dans un secteur affectent l'ensemble de l'entreprise.Il convient avant tout de remédier aux faiblesses plutôt que de chercher à améliorer encore les forces de l'entreprise.Vous trouverez dans le tableau 1 une synthèse des principaux éléments présentés tout au long de cet article.Pour obtenir de bons résultats financiers, la gestion des entreprises bovines québécoises doit être rigoureuse, il ne reste qu'à souhaiter que les repères proposés vous permettront d'orienter -ENTREFILET Seulement 20 pour cent des VEAUX S'ALIMENTENT LE JOUR DE LEUR ARRIVÉE AU PARC D'EN-GRAISSEMENT L'un des stades qui coûtent le plus cher aux responsables des parcs d'engraissement, ce sont les premiers 28 à 48 jours suivant la réception du bétail.Pour les veaux, il s'agit de toute une transition, qui se traduit généralement par un manque d'appétit.En fait, des chercheurs de l'État du Texas ont découvert que seulement 20 pour cent des veaux se rendent aux mangeoires le jour de leur arrivée, indique le professeur Steven Rust, un spécialiste des animaux du bétail à l'Université de l'État du Michigan.Au jour 5 après leur arrivée, près des deux-tiers font le trajet jusqu'à la votre entreprise sur la voie de la rentabilité.2 * Agri-Gestion Laval, département d'É-conomie Agroalimentaire et des Sciences de la Consommation, Faculté des Sciences de l'Agriculture et de l'Alimentation, Université Laval.Les auteurs remercient le comité de suivi (composé de Gaëtan Bélanger, FPBQ, Simon Boulet, RAAQ, Réal Daigle, FSGAQ, jean-jacques Simard, MAPAQ, Buckingham) qui a participé à l'étude.Cet article découle d'un projet de recherche concernant les facteurs de succès des entreprises vache-veau québécoises réalisé au cours de l'hiver par Agri-Gestion Laval et la Fédération des Syndicats de Gestion agricole du Québec avec le soutien financier d'A-griculture et Agroalimentaire Canada.Il est le premier d'une série de deux.Le second présentera en détail, dans le prochain numéro, la méthode d'évaluation de l'efficacité technico-écono-mique d'une entreprise vache-veau développée au cours de cette étude.mangeoire.Toutefois, explique M.Rust, il faut attendre de 10 à 14 jours avant que la quasi-totalité des veaux ne mangent de façon régulière.«Cela représente donc un défi de taille quant à la préparation et au choix des rations, ainsi qu'à la manière dont on peut garder ces veaux en bonne santé», déclarait-il ce printemps lors d'une rencontre d'éleveurs.Au Michigan, explique M.Rust, pour pallier la faible consommation de départ, on augmente l'apport de minéraux et de vitamines dans la ration d'environ 25 pour cent.Source: la revue Ontario Farmer, 7 mai 1996.22 Bovins du Québec/Août 1996 ! .'.PORTRAIT\" Le secteur bovin québécois v ras®: \u2022 '-T* Claude met juste la quantité de grains qu'il faut le matin, pour ne pas les gaver.Ainsi, les mangeoires sont vides \" \" sert le deuxième repas.« C'est un bon truc, car de cette façon les veaux se lèvent tous pour venir manger et on voit tout de suite si l'un d'eux est malade.Si on en voit un qui reste couché, on sait qu'il y a un problème et on le soigne », dit Claude.En fait, les jeunes éleveurs savent la plupart du temps déceler les veaux malades avant le vétérinaire lui-même.L'état sanitaire du troupeau est d'ailleurs excellent: un total de 6,5 % seulement de veaux rejetés, condamnés ou morts.C'est en-dessous de la moyenne provinciale, qui est autour de H %.Pour ce qui est de la qualité de la viande, Claude et Carole dépassent les exigences de l'accréditation, c'est-à-dire 80 % de veaux de catégorie A, et 70 % de couleurs 1 et 2.Tous ces chiffres sont d'ailleurs enregistrés sur ordinateur, en même temps que les autres données.Les autres données < Ici aussi, on s'occupe de son affaire: ce sont le poids à l'arrivée, à la vente (vif et carcasse), le classement à la vente, le numéro d'encan, la durée de l'élevage, etc.).Grâce au système informatique mis au point par le beau-frère de Claude, celui-ci peut examiner toutes ces statistiques en un rien de temps et à tout moment.Il peut ainsi comparer ses données, pour éventuellement corriger ou adapter la régie après coup ou en cours de route.La comptabilité, prise en charge par Carole, est également informatisée.Carole examine avec Claude les achats et les ventes de veaux.C'est elle aussi qui s'occupe de la pouponnière de 100 cages, qu'ils louent au village.Elle prend ainsi la relève de l'employé qu'ils avaient jusqu'à l'an dernier, et qu'elle venait aider ou remplacer, de temps en temps.Claude, lui, s'occupe de la section croissance-finition, à la ferme, et de la régie des cultures.culture qui occupera près de 90 p.cent des 50 Leurs trois enfants (Pier-Luc et Sébastien, les jumeaux de huit ans, et Stéphanie, 4 ans) sont encore un peu jeunes pour travailler à l'entreprise.Mais la plus jeune adore déjà voir les veaux et soigner son poney, ou encore le mouton de ses frères, lorsqu'ils sont à l'école.Régie des champs ET DU TROUPEAU Cultiver ses propres grains est aussi un grand avantage pour les éleveurs de veaux de grain, croit Claude Vasseur.C'est pourquoi il sème de trois à qua- LA FERME CLAUDE VASSEUR ET CAROLE ÉTHIER Localité: Sainte-Brigide-d'Iberville Début de production: été 1989; Production principale: Élevage de veaux de grains, en étables froide et conventionnelle; Volume: 515 veaux par année, 300 à 350 veaux en permanence; État sanitaire: pourcentage de veaux rejetés, condamnés ou morts: 6,5 %; Cultures: maïs-grain principalement (presqu'autosuffisants cette année), un peu de soya ou de céréales à paille, sur un total de 50 hectares; Entreposage: 450 tonnes de grain, 2000 balles de foin et de paille; Personnel: Claude Vasseur (section croissance-finition, gestion, cultures) et Carole Éthier (section pouponnière, comptabilité); Particularité: Transport direct aux abattoirs; Bovins du Québec/Août 1996 4g 44 REPORTAGE M-+.^p7^4'.r- ?¦\t.2\u2018i \u2022îûïJj / \t l«T\u2022 '.¦ _i 4 >\u2019 jf
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