La terre de chez nous, 31 août 1995, jeudi 31 août 1995
[" m s \u2022\u2022fc-rrïW.'Ht \u2022¦V \u2022 V# \u2022 \u2022 âÜSBi \u201e4,rt»v.*?$*\u2022/ r\"> veut dire pl ¦>è*a V2T KfiS# ieures d'utilisation \u2022 1994 CASE CORPORATION ¦\tJt le (\u2022![«: MÊmâwÊ 1 Vol- 56, rv 29 \u2014 Longueuit.semaine du 31 août au S septembre t:39S Enregistrement No 1051 Courrier de deuxieme classe O0jX CAHIERS \u2014 xi panes Pert pave 3 Vlprtréai lAlteRE^ DE CHEZ NOUS Grêle de juillet 1M1ÊM Une commission parlementaire sur le droit de produire a permis de découvrir que les unions municipales sont loin d\u2019abandonner aussi facilement leur pouvoir de réglementation en zone verte.Pages 6,7 et 27 La soixantaine d\u2019agriculteurs non assurés qui ont vu leurs récoltes détruites par la grêle du 18 juillet dernier perdent espoir d\u2019être compensés par la protection civile.La tempête dévastatrice a ravagé 3 300 hectares dans 16 municipalités de la région de Lanaudière.Page 14 À Salnt-Didace, aux confins de la Mauricie et de Lanaudière, Yves Gagnon et Diane Mackay invitent les amateurs d'horticulture à visiter leur splendide jardin où se côtoient de façon originale plantes maraîchères et ornementales.Un reportage en page 8.Tout a flambé cet été Les feux de forêt ont affecté jusqu\u2019à maintenant près de 185 000 ha, la pire année depuis les grands feux de Baie-Comeau en 1991.Mais le bois n\u2019est pas a seule chose qui flambe cet été.En effet, les prix aussi ont atteint des niveaux élevés tout l\u2019été.Un été difficile Depuis le début de la saison, 1020 feux se sont déclarés dans la province et ont affecté 185 000 ha de forêt.La moyenne des cinq dernières années à pareille date donne 80 000 ha de forêt ravagée par les feux.C\u2019est donc un été dont on se souviendra.Actuellement les feux affectent encore 170 000 ha de forêt.Mais tous ont Éditorial\t\t\t4 Opinion rurale.\t\t5 MAPAQ\t\t\t13 Mon Nez\t\t\t18 Courrier\t\t\t19 Radio/TV\t\t\t20 Classées\t\t,.21 à 27 Marché\t\t\t28 Production\t\t\t29 Agrométéo\t\t\t31 cessé leur progression : 39 feux sont encore en activité.Certains brûleront jusqu\u2019aux premières neiges.La température des derniers jours a causé un ralentissement des derniers grands feux en activité.C\u2019est ainsi que les habitants de Parent ont pu regagner leur domicile en fin de semaine.D\u2019ailleurs depuis le 26 août, il n\u2019est plus interdit de circuler en forêt en Haute Mauricie ou de faire des feux à ciel ouvert.Mais la prudence reste de mise.Les prix en hausse Les prix du bois ont aussi été très actifs cet été.Depuis quelques semaines, ce sont les papetières qui ont tendance à faire monter les prix.En effet, leurs usines fonctionnent à pleine capacité et le prix du papier et de la pâte ne cesse d\u2019augmenter.Pendant ce temps, le prix du bois scié a eu tendance à diminuer de sorte que les scieries produisent un peu moins.Moins de bois scié, moins de copeaux pour les papetières.Ces dernières se tournent donc vers la forêt pour les approvisionner.Les quantités de bois qu\u2019elles peuvent tirer de la forêt publique ont une limite.Et donc certains propriétaires de boisés privés en profitent.Par exemple, selon la Fédération des producteurs de bois du Québec, Stone et Tripap accordent maintenant une prime de 3$ le m3 apparent pour le sapin et l\u2019épinette.Quant à elle, l\u2019Office de Québec accorde 110$ la corde au chemin pour le bois livré depuis le 1er juillet jusqu\u2019au 31 décembre.Bonne nouvelle : plusieurs analystes prévoient que le prix de la pâte pourrait être encore bon pour les 12 ou 24 prochains mois.A.B.Bonne récolte de pommes en perspective La récolte des variétés de pomme d\u2019automne a commencé la semaine dernière avec la Paulared suivie de la Lobo.La récolte principale, selon les commentaires de producteurs, s\u2019annonce bonne surtout en terme de qualité et de calibre.Selon Mme Caron de «La maison de la pomme» à Frelighsburg, les pommes sont généralement plus grosses et plus colorées que l\u2019an dernier et on s\u2019attend à ce qu\u2019il y en ait moins qui soient dirigées vers le marché du jus.Globalement, à l\u2019échelle provinciale, on s\u2019attend à une récolte légère-ment supérieure à celle de l\u2019an dernier qui pourrait atteindre 4,8 millions de boisseaux.On estime, à ce jour, qu\u2019environ 5% de la récolte 95 aurait été affectée par la grêle, surtout dans la région de Saint-Paul d\u2019Abbotsford.La récolte de pommes hâtives comme Vista Bella, Melba et Jersey Mac est déjà terminée.François Rochon, de Saint-Benoît, signale qu\u2019il a été assez facile de tout écouler cette récolte, étant donné qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019embourbement cette année.Les nouvelles variétés, plantées il y a quelques années, n\u2019ont pas une vie très longue et plusieurs arbres avaient été endommagés par le gel de 94.On semble généralement satisfait des prix qui ont prévalu pour les variétés hâtives, bien que certains producteurs estiment qu\u2019en bas de 10$ le minot, c\u2019est nettement insuffisant.LP.MEILLEUR ORIGINAL DISPONIBLE - AMENAGEMENT FORESTIER Québec réclame 80 M$ du fédéral ïfÆÿP *4 |&s$5r*v r^rt* : -£> g»- k ««(j*** 3M**! jT* ï- 3*s tek âspfït» ¦ Sommet sur la forêt privée en mai dernier, les partenaires s\u2019étaient entendus pour réclamer du fédéral une compensation pour ce retrait.«Nous ne pouvons accepter que le gouvernement fédéral se retire, tout lorsque le fédéral a annoncé son retrait de la subvention du Nid-de-Corbeau, de l\u2019Aide au transport des céréales fourragères et de l'Aide au transport dans la région de l\u2019Atlantique, il a en même temps annoncé des programmes de subvention de courte durée pour atténuer les effets de ses décisions.C\u2019est en utilisant des barèmes du même type et le précédent qui a ainsi été créé que le secteur forestier québécois en est arrivé à la facture de 8()M$.Les partenaires veulent que le gouvernement fédéral verse cette somme dans une fondation dédiée au développement de la forêt privée.Les intérêts de celte somme pourraient servir entre autres à combler le 5% qui manque dans la formule de financement de l\u2019aménagement négo- bonnement, du financement des activités d\u2019aménagement de la forêt privée considérant son implication passée et les bénéfices qu'il en retire» écrivent les partenaires à la ministre McLellan.Le montant de leur réclamation a été calculé en fonction des paramètres utilisés en agriculture.En effet.ciée au Sommet.En effet, le gouvernement s\u2019est engagé à payer 60% de la facture de l\u2019aménagement et les industriels 20%.Les producteurs devront payer 15% des coûts et s\u2019étaient engagés à chercher les moyens de payer le 5% restant.¦ PARAFORMALDÉHYDE André Belzile Le Québec forestier réclame 80M$ du gouvernement fédéral pour compenser pour son retrait des programmes d'aménagement de la forêt privée.La demande en a été faite officiellement le 24 août dernier dans une lettre adressée au ministre canadien des Ressources naturelles, Mme Anne McLellan, conjointement signée par la Fédération des producteurs de bois du Québec, le Regroupement ries sociétés d\u2019aménagement forestier, l\u2019Association des industries forestières du Québec, l\u2019Association des manufacturiers de bois de sciage du Québec, l\u2019Union des municipalités du Québec et l\u2019Union des municipalités régionales de comté du Québec.Rappelons que le gouvernement fédéral a annoncé en début d\u2019année son intention de ne pas renouveler les ententes fédérales provinciales sur la forêt privée à leur expiration.Au Québec, l\u2019entente expire en mars 1996.Bon an mal an.le fédéral investissait plus de 23M$ au Québec en forêt privée.Au Chasse aux vendeurs Des éleveurs de lapins arrachent Deux vendeurs et un fabricant de pilules de paraformaldéhyde se retrouvent devant les tribunaux.C'est ainsi que Claude et Gilles Delisle, propriétaires d\u2019un commerce d\u2019équipements d\u2019érablière à Sainl-Jacques-de-Leeds près de Thetford Mines, ont été condamnés à 800 dollars d\u2019amende chacun pour s\u2019être trouvés en possession de 33 ()()() de ces pilules.Des enquêteurs d\u2019Agriculture et Agro-alimentaire Canada ont pu se procurer des pilules à leur commerce en mars dernier.Le jugement est tombé le 14 août au palais de justice de Thetford Mines.Événements ElFHÜffl 10 au 17 sept.Semaine québécoise de la conservation des ressources.13 sept, 13h()0, après midi d\u2019information organisé par le MAPAQ sur le compostage du lisier de porc, à la Meunerie J.B.Dionne et Fils liée (Porc Métis), rang 2 des Écossais, St-Octave de Métis 14 sept, 8h30, journée recherche sur le maïs, à la Ferme expérimentale centrale.Agriculture Canada, édifice no.143.Ottawa (Inf.et réserve Bernard Vigier (613)759-1622) 15, 16 et 17 sept.Carrefour Agroconservation \u201895.à la Station de recherche du MAPAQ.St-Lambert-dc-Luuzon 19 sept, I3h()0, après-midi d\u2019information organisé par le MAPAQ: session de formation en conservation des ressources eau et sol suivie de démonstrations au champ, a la Ferme Michelle et André Roy inc., 48 chemin des Pionniers, St-Arsène Les deux autres contrevenants sont un quincaillier de la région de Victoriaville et un fabricant de Laval.Ils comparaîtront sous peu par voie de sommation.Dans le cas du quincaillier, on a retrouvé 20 500 pilules pour une valeur de 400 dollars.Le fabricant en avait en sa possession 47 500.Selon Jacques Pépin, enquêteur à Agriculture et Agro-alimentaire Canada, ce qu'on reproche à ces contrevenants c\u2019est de vendre des produits non homologués par le gouvernement fédéral, ce qui enfreint la Loi fédérale sur les produits antiparasitaires.Toujours selon M.Pépin, ces saisies se font à titre préventif.« Pour l\u2019instant, il n\u2019est pas question de faire la tournée des érablières.» Les pilules de formaldéhyde sont utilisées pour ralentir la cicatrisation des entailles effectuées sur les érables.Plusieurs producteurs acéricoles contactés par la TCN ont constaté qu\u2019un tel produit ne sert qu\u2019à ceux qui ont de grandes érablières où on commence à entailler en décembre ou en janvier.Par contre, pour la plupart qui entaillent en février et début mars, il semble que ce produit ne soit d\u2019aucune utilité.Lors d\u2019une entrevue en avril dernier avec l\u2019ingénieur Gaston B.Allard du Centre de recherche acéricole au MAPAQ, le fait d\u2019utiliser un produit non homologué se fait aux risques et périls de l'utilisateur.Pour M.Allard, l\u2019industrie attend toujours une nouvelle version de cette pilule miracle qui pourrait recevoir une homologation.Il prétend que l'actuelle version est beaucoup trop puissante et peut provoquer certaines maladies chez les érables.« C\u2019est comme utiliser un canon pour tuer une mouette.» Y.C.une garantie de paiement Il aura fallu «mettre les poings sur la table», mais le Syndicat des producteurs de lapins du Québec a obtenu des gains majeurs pour les éleveurs qui livrent leurs sujets à l\u2019abattoir «Entreprises cunicoles Gauthier Ltée», situé à Saint-Apollinaire.D\u2019une part, le Syndicat sera chargé de redistribuer aux producteurs les chèques que l\u2019abattoir devra lui avoir fait parvenir cinq jours après la livraison.Le Syndicat a d\u2019ailleurs commencé à recevoir les chèques le 25 août dernier.D\u2019autre part, le Syndicat possède un accord de principe au sujet d\u2019une garantie de paiement équivalant à une semaine de livraison.Les parties (le Syndicat et la compa- gnie à numéro) doivent signer une convention à ce sujet le 31 août.Rappelons qu\u2019une quinzaine d\u2019entreprises cunicoles devront assumer des pertes de revenus totalisant près de 100 000$ à cause des difficultés financières des «Entreprises cunicoles Gauthier Ltée», Lun des deux plus importants abattoirs de lapins au Québec.L\u2019abattoir doit une somme similaire à des éleveurs de cailles.Depuis le 14 août, l\u2019abattoir est exploité par une compagnie à numéro contrôlée par M.Jean-Claude Poirier, de Saint-Hyacinthe.J.-C.G.AUX É.-U.L\u2019étiquetage et la somatotrophine Robert G.Lewis WASHINGTON D.C.- À partir du 12 septembre au Vermont, tous les produits laitiers fabriqués avec du lait produit par des vaches traitées à la somatotrophine bovine synthétique devront être identifiés dans les magasins.C\u2019est le premier État américain à mettre en vigueur une telle loi : la Cour fédérale américaine vient juste de refuser d\u2019empêcher son application.Les marchands auront plusieurs options.Ils pourront placer une plaque transparente devant les tablettes qui contiennent de tels produits laitiers, un collant sur l\u2019emballage ou une mention directement incluse dans le texte de l\u2019étiquette du produit.Pendant ce temps, la première entreprise à déclarer ses produits exempts de somatotrophine synthétique rapporte une forte hausse de la demande pour ses produits.Actuellement, 45 producteurs livrent leur lait à Cedar Grove Cheese Company, de Plain au Wisconsin.Et ses propriétaires déclarent avoir refusé le lait de plusieurs autres producteurs de lait.Pour l\u2019instant, ils ne peuvent pas offrir de prime pour le lait exempt de somatotrophine à cause des coûts élevés reliés à la réglementation compliquée de l\u2019État du Wisconsin regardant l\u2019étiquetage des produits laitiers.¦ PAGE 2 - TCN, SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995 Saison difficile dans les légumes de transformation É8»7 Isabelle Paradis Environ 1,2 million de dollars seront versés en indemnités d\u2019assurance-récolte aux 304 producteurs assurés dans le pois de transformation.À l'échelle provinciale, les pertes brutes sont évaluées, à ce jour, à 45%.La valeur totale assurable était de 4,9 millions de dollars.Les dommages sont principalement attribuables à la sécheresse qui a sévi à une période critique de croissance des pois.À la Fédération des légumes de transformation, on estime que la récolte des pois s'est terminée avec environ 70% des volumes prévus.C\u2019est dans la région de Saint-Hyacinthe que les dommages auraient été les pires.L'année dernière, la production de pois avait également connu des difficultés en raison cette fois d\u2019excès de pluies a la récolte.Malgré les indemnités d'assurance-récolte, ces pertes sont dramatiques pour les producteurs, signale le secrétaire de la Fédération.Gilles McDuff, car ils ne sont couverts qu'à ¦,.-; fi Zone vente Les unions municipales tiennent à leur pouvoir de réglementation en zone verte Jean-Charles Gagné Après avoir qualifié l\u2019avant-projet de loi sur le droit de produire de «compromis intéressant» et souligné «l\u2019esprit positif» qui s\u2019en dégage, les unions municipales se sont largement employées à en montrer les lacunes.Illustration du climat qui règne entre les partenaires, les unions municipales ont demandé que le projet de loi sur le droit de produire soit adopté en même temps que le règlement sur la réduction de la pollution agricole.après l'approbation par les trois unions du guide des bonnes pratiques agricoles.«Nous ne sommes pas prêts à participer à une démarche qui enlève des pouvoirs de réglementation aux municipalités.Nous sommes prêts à jouer le jeu d'un certain équilibre, grâce au guide des bonnes pratiques et au médiateur, mais on se garde toujours le pouvoir de réglementer les nuisances ou de zoner les productions», a en substance indiqué M.Mario Laframboise, 1er vice-président de l'UMQ.L'UMQ veut non seulement être consultée, mais approuver un guide des pratiques agricoles «assez sévère pour limiter au maximum les risques de nuisances et d\u2019inconvénients, indicatif, laissant la marge de manoeuvre nécessaire aux municipalités d\u2019adopter des règlements plus sévères selon la situation locale et branché sur les nouvelles technologies en production agricole».Contrairement à l\u2019UPA.l\u2019UMQ estime que les distances séparatrices entre un usage agricole et d\u2019autres usages contenues au guide sont minimales.L\u2019UMQ veut faire disparaître de l\u2019avant-projet de loi les mesures qui engageaient les municipalités et MRC, moralement du moins, à n\u2019user qu\u2019exceptionnellement du zonage des productions.L\u2019UMQ a signalé qu'une soixantaine de municipalités auraient adopté des règlements relatifs à la production agricole, dont cinq ou six seulement seraient abusifs.Dans l'esprit de l'UMQ, on doit réduire les pouvoirs excessifs accordés aux comités consultatifs agricoles qui deviendraient plutôt des sous-comités d'une commission d\u2019aménagement des MRC.Tant l'Opposition *¦\tofficielle que le parti au pouvoir ont déploré le manque de clarté de la position de l'UMQ.Michel Fernet.L\u2019UMRCQ veut que les distances séparatrices entre les usages soient contenues dans un document distinct, plutôt que dans le guide des pratiques agricoles.En vertu de la Loi sur l\u2019aménagement et l'urbanisme, les municipalités peuvent délimiter des zones spécifiques à l\u2019intérieur de la zone agricole, avec des normes de distances différentes entre les usages, a rappelé l'organisme.Le ministre Landry a alors fait valoir l'absurdité du fait que les agriculteurs aient un guide précisant les bonnes pratiques agricoles sans pouvoir les exercer.L'UMRCQ estime que les processus démocratiques de consultation et d'approbation des citoyens avant l\u2019adoption d\u2019un règlement municipal protègent île façon suffisante les agriculteurs.«Aucun péril île source municipale ne vient à court et à moyen termes menacer l\u2019agriculture au Québec» si bien qu\u2019elle s'oppose fermement aux mesures transitoires qui accordent un droit de regard aux comités consultatifs agricoles sur les règlements d'urbanisme relatifs à la zone agricole.Craignant que le processus législatif des municipalités ne soit enrayé.l\u2019UMRCQ recommande que seuls les règlements déjà adoptés soient soumis au médiateur.L'UMRCQ veut restreindre le mandat des comités consultatifs agricoles et trouve abusif que l\u2019UPA ail un droit de veto sur les producteurs agricoles qui en feront partie.¦ Pas de chèque en blanc L'UMRCQ ne veut pas donner de «mandat en blanc» au gouvernement au sujet de l\u2019avant-projet de loi sur le droit de produire dont «de nombreux articles ne protègent pas suffisamment les pouvoirs des instances municipales».La présidente de l'UMRCQ, Mme Jacinthe B.Simard, a souligné «qu\u2019il est essentiel de conserver aux instances municipales leurs pouvoirs de planifier les utilisations du sol en zone agricole, y compris de restreindre ou de prohiber certaines activités dans des cas d'exception dont la pertinence devra toutefois être démontrée».Nous n'accepterons aucune limitation des pouvoirs de réglementation des nuisances des municipalités et des MRC tant que la notion de pratique agricole normale ne sera pas précisée dans un guide qu\u2019elle devra avoir approuvé, a-t-elle ajouté.Sans quoi l'UMRCQ retirera son appui au projet de loi.a mentionné son directeur général.«\u201ctoMULX + DE PROFITS + DE RENDEMENTS + DE QUALITÉ + DE RÉSISTANCE AU GEL «Luzerne» 7% potassium 2% soufre 67 I.V.A.LA DIFFERENCE SE VOIT À VUE D'OEIL Tél.: (514) 759*8887 ro ioo Pressions sur les députés En vue d\u2019une réunion du caucus du Parti québécois qui a eu lieu les 28 et 29 août, le conseil d\u2019administration de la Fédération des producteurs de lait du Québec a envoyé un fax à chacun des députés pour leur expliquer la position de la Fédération face au Conseil de gestion de l\u2019industrie laitière du Québec.Les présidents de chacun des syndicats régionaux ont en plus appelé personnellement les députés de leur région pour leur offrir des explications supplémentaires si besoin était.Ces démarches avaient été précédées par une lettre de Laurent Pellerin au président du caucus, Rosaire Bertrand, pour signifier l\u2019opposition de principe de l\u2019UPA à la création du Conseil de gestion de l\u2019Industrie laitière.Pour l\u2019Union, la création du Conseil amènerait une politisation du processus de règlement des différends dans le secteur laitier, ce qui est à l\u2019opposé de la concertation qu\u2019on veut maintenir en agriculture.En plus, le Conseil bousculerait toutes les règles prévues à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles.A.B.SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995, TON - PAGE LES JARDINS DU GRAND-PORTAGE À SAINT-DIDACE Pour le bonheur de jardiner Isabelle Paradis Ceux qui s\u2019y adonnent le savent bien : le jardinage peut être une souree de grandes joies.Une fois qu\u2019on a la piqûre, plus rien ne peut apaiser cette fébrilité qui s\u2019empare de nous dès que les jours recommencent à allonger.Yves Gagnon et Diane Mackay ont fait exploser cette passion dans un splendide jardin de deux acres et demi et ont décidé de la partager en ouvrant ce dernier au public, à Saint-Didace aux limites de la Mauricie et de Lanaudière.Deux acres et demi où s\u2019épanouissent côte à côte plantes maraîchères et ornementales, aménagées avec cette touche de douceur et ce semblant d'indiscipline inspirés des jardins anglais.N\u2019y cherchez pas les «rangs» d\u2019oignons des jardins traditionnels.Ici, les courbes et les sinuosités remplacent les lignes droites et sans imprévus.Carottes, choux, oignons forment des vagues, brisées çà et là par la lumière des pavots, des tournesols et des amaranthes.Les teintes délicates, les constrastes heureux et les parfums subtils imprègnent le visiteur de paix et de bien-être.Puis, un sentier bordé de rud-beckies, de marguerites et d\u2019alyssum conduit bientôt le promeneur à un petit étang - d\u2019allure orientale cette fois - où baignent paresseusement nénuphars, quenouilles et plantes aquatiques.Du potager au jardin fleuri En 1979, après avoir travaillé trois ans dans une entreprise fruitière de Colombie-Britannique, Yves Gagnon et Diane Mackay se sont installés à GRAND - PORTAGE \\ .j ,r V- .TH1 Les Jardins du Grand-Portage ont mérité cette année le premier prix du tourisme régional dans la catégorie «Innovations».Saint-Didace avec l\u2019intention de partir une petite entreprise de production maraîchère et pomicole.Ils écoulaient leur production sur le marché local et travaillaient à temps partiel.Attiré par les techniques de jardinage écologique, Yves Gagnon a peu à peu approfondi ses connaissances au point de publier en 85 un recueil intitulé «Introduction au jardinage écologique» qui s\u2019est vendu à 10 000 exemplaires.Puis, il donna pendant quatre ans un cours d\u2019horticulture maraîchère à l\u2019École d\u2019Agriculture de Mirabel.En 1986, un premier prix au concours de jardinage de la revue «Harrowsmith> conduisit le couple dans les grands jardins d\u2019Europe.Ce fut alors le coup de foudre pour l\u2019irrésistible charme des jardins anglais.Portés par cet emballement, ils ont commencé peu à peu à transformer leur jardin potager afin d\u2019y inclure, la première année, deux plates-bandes florales à l\u2019anglaise.D\u2019année en année, avec évidemment beaucoup de travail, de recherches et un penchant marqué pour l\u2019aménagement, ils en sont arrivés à ce jardin devenu trop beau pour le garder pour eux seuls et leurs trois enfants.Des unités commentées Depuis trois ans, ils ouvrent ainsi leurs portes aux visiteurs, tous les jours de l\u2019été.Ils offrent aussi des vi- sites commentées et, cette année, les 2 et 3 septembre, une journée thématique a été organisée sur la conservation des aliments et sur les plantes médicinales.Les fins de semaine, on peut aussi profiter de leurs talents culinaires (Yves Gagnon a une formation en hôtellerie) au cours de repas champêtres.Leur entreprise a gagné, cette année, le Grand Prix du tourisme de la région, dans la catégorie «Innovations».Auteur de quatre livres sur le jardinage écologique, Yves Gagnon anime également une chronique horticole à La Semaine Verte.Il applique, bien sûr, dans son jardin les principes qu\u2019il préconise dans ses livres et ses cours : rotation, regroupement des espèces selon leurs exigences, utilisation d\u2019engrais verts et de compost, diversification pour assurer un meilleur contrôle des insectes, etc.À court terme, Yves Gagnon et Diane Mackay aimeraient consolider la vocation agrotouristique de leur entreprise et parfaire, sans agrandir, leur aménagement en accordant plus d\u2019importance à l\u2019aspect aquatique.Mais ce qu\u2019ils souhaitent avant tout c\u2019est de convaincre les visiteurs que ce type de jardin, avec un peu de travail et d\u2019inspiration, est à la portée de tous et que le jardinage est une activité toujours gratifiante malgré les efforts qu\u2019on peut y mettre.¦ Bernache du Canada: chasse interdite par endroits Les couples reproducteurs de bernaches migratrices du Canada ont diminué de 75% depuis 1988, Aussi le lédéral a-t-il décidé de restreindre la chasse à ces oiseaux au Québec (sauf en Gaspésie et sur la Côte-Nord) et dans l\u2019est de l'Ontario pour la saison 1995.Jusqu a ce qu\u2019il y ait des signes évidents de rétablissement, la saison de chasse sera annulée au Québec (sauf en Gaspésie et sur la Côte-Nord).En Ontario, la chasse sera interdite du 21 septembre au 5 novembre.Le relevé de 1995 a démontré qu il n\u2019existait plus que 29 ()()() couples reproducteurs de bernaches dans la population atlantique.Par contre, les saisons spéciales de chasse aux bernaches «résidentes» (celles qui migrent sur de faibles distances), en croissance considérable depuis 20 ans, ne seront pas affectées.J.-C.G.Harmonisation TVQ-TPS Avec le dernier budget provincial, il y a une plus grande harmonisation entre la TVQ et la TPS.Voici les principaux changements qui sont entrés en vigueur le 1er août 1995: 1)\tElimination des restrictions au remboursement des taxes sur intrant (RTI) sur: le téléphone, l\u2019électricité, les frais de repas, l\u2019achat de véhicules routiers, l\u2019essence servant à alimenter les véhicules routiers.Même si l\u2019on peut réclamer la TVQ sur ces dépenses, il faudra réclamer seulement la partie «affaires» de celles-ci.La taxe de vente provinciale sur l\u2019assurance est toujours non remboursable.2)\tLes personnes qui ont un chiffre d\u2019affaires inférieur à 30 000$ ne seront plus tenues de s'inscrire à la TVQ si elles n\u2019ont pas de numéro de TPS.3)\tDorénavant, en plus de charger la TPS sur les ventes taxables, vous aurez à charger la TVQ sur ces ventes, et ce, peu importe qui est l\u2019acheteur.Ex.: il faudra charger la I PS et la 1 VQ sur les ventes de bois à partir du 1er août 1995.Revenu Québec vous a lait parvenir un bulletin spécial expliquant plus en détails ces changements.Source: UPA Beauce Pour Yves Gagnon et Diane Mackay, le jardinage est avant tout une source de bonheur qu\u2019ils souhaitent partager en ouvrant leur jardin au public.¦* y Ab /\tte jr-y Aucun promeneur ne peut rester insensible à fa grâce et au charme de plates-bandes à l\u2019anglaise.»- mÆ .*'\u2022**.PAGE 8 - TCN, SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995 PRIX DU LAIT TRIBUNE DES PRESIDENTS Pour bien amorcer la décentralisation Une erreur de calcul Le mot «Décentralisation» revient constamment dans le discours du gouvernement provincial.Une consultation très large sur ce sujet est d'ailleurs amorcée dans toutes les régions.Le gouvernement fédéral, avec ses fonds de compensation pour les programmes abolis (subventions au transport des marchandises de l\u2019Atlantique et au transport des céréales fourragères) et la création d\u2019un fonds d\u2019adaptation et de développement rural offre, au gouvernement provincial, une première chance de passer de la parole aux actes en matière de décentralisation.Gilles Proulx, prés.UPA Bas-Saint-Laurent * Décès M.Arthur Dubé est décédé à l'âge de 81 ans.Les funérailles ont eu lieu le 25 août à l\u2019église de Saint-Octave de Métis dans le Bas St-Laurent, paroisse où il résidait.11 a été impliqué très activement dans plusieurs organisations professionnelles, sociales et patriotiques.11 a entre autres présidé la fédération de l\u2019UCC de Rimouski-Est et le Syndicat des producteurs de bois du Bas St-Laurent pendant plusieurs années.Nos condoléances à la famille.L\u2019UPA, appuyée par le CRCD et es députés de la région, a proposé l\u2019instauration d\u2019un fonds régional dans lequel seraient déposées les sommes venant du fédéral.Les intérêts de ce fonds, administrés en région, pourraient servir à supporter les entreprises et les aider à s\u2019adapter au nouvel\tenvironnement économique.Cette approche, visant l'amélioration de la compétitivité de nos entreprises, serait beaucoup plus structurante que de simples subventions décroissantes.Compte tenu de la proportion des subventions qui servait au transport des produits agroalimentaires et forestiers, soit près de 30% de l'aide aux régions atlantiques, une bonne partie des sommes disponibles dans le fonds de compensation devrait être consacrée à ces mêmes industries.Il s\u2019agirait là d\u2019un juste retour des choses, reflétant bien la réalité économique régionale.On peut comprendre que, pour cette année, le temps pressait et que pour pouvoir disposer des sommes disponibles, le gouvernement provincial a opté essentiellement pour la réfection des routes.Mais s\u2019il veut décentraliser le pouvoir en région, le gouvernement du Québec a une belle occasion, pour l'an prochain, de passer de la parole aux actes.Pour une fois, la décentralisation se ferait sur des budgets et non seulement sur des responsabilités.«il,,.BÂTIMENTS DRECTBVENT DU MANUFACTURIER GRAND SPECIAL D\u2019ETE SUR ARCH1DROME Dimension\tJauoe\tPorte coulissante Spécial 40\u2019 X 60\u2019\t20\u2019\t15\u2019X14\u20197\u201d\t11 500 $ - Plusieurs autres dimensions disponibles -\u2018Transport et taxes en sus - Quantité limitée Produit du Québec Pour plus d\u2019information ou pour recevoir notre brochure gratuitement composez le (514) 678-4444 1-800-9UNGAVA\t35 ANS LA CORPORATION D\u2019ACIER UN GAVA USC LTÉE 3100, boul.Losch, Saint-Hubert (Québec) J3Y 3V8 1 -800-986-4282 Fax : (514) 678-4441 La Fédération des producteurs de lait du Québec a expédié à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec une demande de correction du prix du lait de consommation qui signifierait une hausse de 1.96$ par hectolitre.Selon la Fédération, ht Régie a fait une erreur de calcul dans sa décision au chapitre des salaires des propriétaires de la ferme, en particulier sur celui de l\u2019exploitante.Au lieu de diminuer de 0,52$ entre 1993 et 1995, les salaires combinés de l'exploitant et de l\u2019exploitante ont augmenté de 1,44$, selon ht Fédération.D\u2019où la correction de 1.96$ qu\u2019elle demande.Si elle accepte de faire cette correction, la Régie devrait fixer le prix du lait de consommation à 61.22$ par hectolitre au lieu de 59,26$.11 semble bien que, si la Régie refuse, la Fédération entend évaluer les autres moyens légaux à sa disposition.En vertu de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, elle a 180 jours pour demander une révision formelle de la décision rendue le 14 août dernier.A.B.ILIUM U®ïïS4BQJl IMflJÏ MBQtBîHiWË Misez sur une combinaison gagnante.votre expérience et notre matière m±àt.Un si petit produit, chaux agricole Un si grand résultat Demix Agrégats annonce le lancement de son tout dernier produit: LA CHAUX AGRICOLE Disponible immédiatement informez-vous auprès d'un de nos représentants ou directement à la carrière de St-Jacques le Mineur.Toujours à l'écoute de notre clientèle, nous n'hésitons pas à vous offrir des produits de qualité pour tous vos besoins.DEMIX AGREGATS 435, Place Trans-Canada Longueuil (Québec) J4G 2P9 Tél.: (514) 522-7220 Fax: (514) 522-3317 Pour renseignements: Commandes: Carrière de St-Jacques le Mineur (boul.Édouard VII): (514) 522-7220 (514) 384-1780 (514) 659-7791 SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995, TCN - PAGE 9 UNE PREMIERE AU QUEBEC Expo-vente de bisons pour l\u2019Est du Canada PP!' iM^.' Tt iC-w ,27 Afe % % Sécuri-terre Le bison miracle (ASP) Les 60 millions de bisons qu\u2019il y avait au début du siècle dernier dans les plaines de l\u2019Ouest américain ne sont plus aujourd\u2019hui que 130 ()()().Mais voici une bonne nouvelle.L\u2019été dernier, dans le Wisconsin, est né un petit bison tout blanc.Ce n\u2019est pas un albinos, car il a les yeux et le museau marron.Et, à moins qu\u2019il ne résulte d\u2019un croisement avec un taureau, ce petit bison blanc exprime des gènes que l\u2019on croyait à jamais disparus.Des gènes si rares que les légendes indiennes parlent des bisons blancs comme de véritables êtres mythiques.C\u2019est pourquoi les écologistes, plongés dans l'allégresse, ont donné à ce petit bison un nom de circonstance.Ils l\u2019ont appelé «Miracle»! (Source : Science & Vie) Produits régionaux pour des campagnes de financement Avec la rentrée d'automne et la reprise des activités dans un peu tous les secteurs, on ne tardera pas d\u2019ici quelques semaines à se faire offrir du chocolat régulièrement pour de quelconques campagnes de financement.Mais pourquoi toujours le chocolat?D\u2019autres produits peuvent aussi bien sinon mieux servir à cette fin.C\u2019est ce que tente de promouvoir la Corporation de développement agroalimen-laire (CODA) de la Mauricie qui publie, pour la deuxième année, un catalogue de produits agroalimentaires régionaux fabriqués dans la région permettant de réaliser des campagnes de financement pour diverses activités scolaires ou autres tout en contribuant à encourager l\u2019économie de la région.Parmi les douze fournisseurs du catalogue, quatre sont directement engagés dans la production agricole, soit la Ferme apicole Huol de Saint-Louis-de-France, les Jardins Ricard de Louiseviile, les Vergers Gélinas de Grand-Mère et le Syndical des producteurs acéricoles de la Mauricie.Les campagnes rapportent de 25 à 90% de profit selon le fournisseur.La CODA planifie avec les organismes participants toutes les étapes de la campagne de financement.Cette année la CODA donne également la possibilité aux organismes de gagner un panier de produits régionaux d\u2019une valeur de 300$.Pour information, communiquer avec la CODA (819)378-3891.Tout le monde sait que la relève, c\u2019est important.Tout le monde sait t|u on peut compta sui la solidité financière de I Assurance vie Desjardins-Laurentienne, compagnie du Mouvement Desjardins.Les producteurs agricoles le savent.L Assurance vie Desjardins-Laurentienne comprend le besoin de relève et elle s'engage à vous servir, à vous aider et à vous satisfaire.C\u2019es, pourquoi elle vous propose Sécuri-terre, un régime il assuianees \\ ie.maladie et revenu pour vous et votre lamille.Sécuri-terre a été conçu spécialement pour les producteurs agricoles en collaboration avec l\u2019Union des producteurs agricoles et la Coopérative fédérée de Quebec.V ou s pouvez compter sur Sécuri-terre, une assurance qui tient ses promesses.Communiquez, avec nos agents qui sont présents dans les principales municipalités du Québec.La première expo-vente de bisons de l\u2019Est du Canada se tiendra les 2 et 3 novembre prochain à Windsor au Québec.Jusqu\u2019à présent, les producteurs de bisons du Québec, des Maritimes et de l\u2019Ontario n\u2019avaient pas accès a ce mode de vente très populaire ailleurs en Amérique.C\u2019est un signe que l\u2019industrie se consolide.Il y aurait actuellement au Québec une centaine d\u2019éleveurs gardant plus île 3000 têtes.Cependant, I Alberta est de loin le leader canadien de l\u2019élevage avec quelque 80% des 40 000 bisons élevés en captivité au Canada.Le nombre d\u2019éleveurs canadiens atteindrait 1000 pour un troupeau moyen de quelque 40 têtes alors qu\u2019il est de 30 au Québec.M.Gervais Bisson, organisateur de ht vente, espère qu\u2019il y aura quelque 500 têtes mises à l\u2019enchère.Se fiant à ce qui se passe dans l\u2019Ouest canadien, il affirme que c\u2019est la façon pour les éleveurs de revevoir le meilleur prix pour leurs bêtes.Plusieurs acheteurs importants ont déjà confirmé leur présence.I rois catégories de bisons seront mises en vente, les bisons classés la veille par les juges invités, les bisons de reproduction non classés et les bisons de réforme.Des représentants d\u2019abattoirs américains seront présents pour miser sur ces derniers sujets, affirme Gervais Bisson.Il n\u2019y a pas au Québec d\u2019abattoir spécialisé dans l\u2019abattage du bison.Certains cependant dépècent les bisons qu\u2019on leur apporte et qu\u2019on abat avant de les entrer dans l\u2019abattoir.Pour Gervais Bisson, la production du bison est appelée à se développer considérablement.L\u2019instauration d\u2019une vente annuelle au Québec sera un atout supplémentaire pour favoriser le développement de la production.Pour information, on peut rejoindre M.Bisson au (819)822-3219 ou Fax (819)822-4328.R.B.NOUS SOMMES LÀ POUR VOUS ! UPA L Union des producteurs agricoles Assurance vie Desjardins-Laurentienne COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Desjardins L\u2019incroyable force de la coopération.PAGE 10 - TCN, SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995 I.P. Les feux et les prix Les feux qui ravagent la forêt québécoise cet été auront-ils une incidence sur les prix du bois ?Pas vraiment à court terme, semble-t-il.En effet, dès que les feux seront éteints, on commencera l'examen des forêts affectées.Remarquez que ce n'est pas pour demain : certains incendies sous contrôle continueront à brûler jusqu'aux premières neiges.On pourra alors évaluer la quantité de bois récupérable.Et durant la période de récupération, les usines concernées pourraient bien récolter plus de bois que d\u2019habitude.Cela aura tendance à faire baisser les prix du bois en forêt privée car la demande sera moins forte.Mais il faudra plusieurs années ensuite pour régénérer les forêts ainsi affectées.La demande pour le bois de la forêt privée devrait alors être meilleure et les prix suivront bien entendu.Un guide sur les feuillus Claude Anctil et Jean Richard viennent de publier «Nobles feuillus», un guide pratique de production de feuillus nobles en pépinière.Le but des auteurs est de stimuler le reboise m e n l avec des espèces comme le noyer noir, le noyer cendré, le chêne rouge, l\u2019érable à sucre, l\u2019érable argenté.le bouleau jaune, le merisier.Ils expliquent les principes de base du choix des espèces, de la récolte\tdes semences, de la préparation du terrain, des semis en pépinière, de l\u2019implantation, d e l'entretien et de la récolte.Tout cela en respectant les règles de l\u2019agriculture biologique.On peut se procurer le guide de 145 pages au prix de 19.47$ (taxes et expédition comprises) auprès de Jean Richard, 1159 rue Notre-Dame, Champlain, Qc, GOX ICO M.Richard offre des rabais aux pépiniéristes et aux centres jardin.On peut le rejoindre à (819) 295-3262.Un autre géant est né (Reuter) Stone-Consolidated Corp.et Rainy River Forest Product Inc.ont décidé de fusionner leurs activités.Ces deux compagnies sont respectivement des filiales de Stone Container et de Boise Cascade, deux compagnies américaines.La nouvelle compagnie pourra compter sur des usines au Québec, en Ontario, dans les États de Washington, Louisiane et Arizona ainsi qu\u2019au Royaune Uni.Elle pourra produire 1,4 millions de tonnes de papier journal et 800 000 tonnes de papier de spécialité par année.Cela en fait le plus important producteur de papier de spécialité au monde et le troisième producteur de i m i papier journal.Elle aura en plus les droits exclusifs de vente du papier journal fabriqué dans une usine de Boise Cascade en Louisiane et une usine de Stone en Arizona.Du papier de coton (Reuter) Une compagnie américaine, Found Stuff Paperworks de San Diego s'apprête à lancer sur le marché le premier papier de couleur produit à partir de coton biologique recyclé.La compagnie s'approvisionne à même les déchets de coton biologique de manufacturiers de vêtements écologiques.Found Stuff offrait déjà du papier fait de coton blanc.Mais elle ajoute maintenant deux nouvelles cou-leurs à sa gamme de produits : vert et brun.Ils ne sont pas fabriqués à partir de fibres teintes mais bien de fibres naturelles : il existe en effet des variétés de coton naturellement coloré.En ces temps où on parle de certi-fication environne m e n -taie, la côte ouest américaine est-elle encore une fois à nous montrer une des voies de l'avenir ?Rienar Wotoalh^., ricuUure Domtar vend et achète Au voleur ! André Belzile depuis l\u2019an dernier, a entraîné dans sa suite le prix du papier et du carton recyclé.Les villes qui ont des programmes de ramassage de papier et carton font maintenant face à un problème de taille.On leur vole leur papier.En effet selon le quotidien torontois The Globe and Mail, dans certaines villes canadiennes, dès que les citoyens mettent sur le trottoir leur contenant de matières à recycler, des gens passent et ramassent systématiquement le pa-picr et le carton qu'ils vont revendre à des entreprises de recyclage.Pour les villes, ce sont des pertes importantes car la vente du papier et du carton permet souvent de couvrir une bonne partie quand ce n\u2019est pas la totalité des coûts des programmes de recyclage.100 familles plantent des arbres Pour le centenaire du parc du Mont Tremblant dans les Laurentides, on a organisé une plantation d\u2019arbres en famille.En effet, en collaboration avec l'Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, une centaine de familles ont bénévolement participé à l\u2019embellissement du camping de la Saisonnière situé le long de la rivière du Diable.Cent ans de fréquentation avaient en effet laissé des traces et les 5 ()()() plants mis en terre devraient permettre de reverdir le site.¦ Domtar a décidé de se concentrer sur ses activités de production et de distribution de pâtes, papiers fins et de produits d\u2019emballage.La compagnie a donc mis en vente sa division des produits de construction qui se spécialise dans les produits de gypse et les panneaux décoratifs.Les analystes spéculent que le produit de la vente sera investi à l\u2019usine de Cornwall.Juste avant cette annonce, au début d\u2019août, Domtar avait complété l\u2019acquisition de la compagnie J.B.Rolland et Fils Ltée de Montréal, un distributeur de papiers fins dans l\u2019Est du Canada.Cette acquisition permet à la compagnie de renforcer sa division de distribution de papiers fins.42% des actions de Domtar appartiennent à la Caisse de dépôt et de placement du Québec et à la Société générale de financement.LA CHAUX AGRICOLE NATURELLE.AMENDEMENT CALCAIRE EFFICACE ÉCONOMIQUE ET RECONNU ! L\u2019application de la chaux agricole NATURELLE maintenant a plusieurs avantages dont voici les principaux : 1.\tPériode idéale pour l'application sur les chaumes de céréales et les cultures hâtives.2.\tEn prévision d\u2019un ensemencement de légumineuses au printemps \u201896 3.\tFacilité d'épandage et compaction minimale des sols.4.\tRéaction plus rapide dûe à l\u2019activité biologique encore élevée dans le sol.5.\tAucune entrave avec les travaux saisonniers sur la ferme.AVANTAGES BONIS La pierre à chaux agricole NATURELLE: - favorise l\u2019efficacité maximale des éléments minéraux du sol (NPK) -rend conforme les pH optimums suggérés par le C.P.V.Q.et recommandés par la Régie des Assurances agricoles du Québec vous assurant une indemnisation pleine et entière le cas échéant.Produit CERTIFIÉ B.N.Q.de qualité reconnue, d\u2019un POUVOIR NEUTRALISANT élevé (moyenne provinciale : 95%) la chaux agricole NATURELLE est recommandée par les conseillers agricoles du M.A.P.A.Q.Communiquez immédiatement avec le Distributeur-épandeur de chaux NATURELLE de votre région.Carrières Calco Ltée Saint-Marc-des-Carrières (Québec) 418 - 268-3584\tLes Agrégats Waterloo Stukeley-Sud (Québec) 514 - 297-2838 Carrière d\u2019Acton Vale Ltée Acton Vale (Québec) 514 - 546-3201\tLes Calcites du Nord Mistassini (Québec) 418 - 276-1538 Carrière de Saint-Dominique Ltée Saint-Dominique (Québec) 514 - 773-2591\tLes Entreprises Serge Maltais, Ltée St-Bruno, Lac St-Jean (Québec) 418 -668-6476 Demix Agrégats Longueuil (Québec) 514 - 522-7220\tProduits Calcaires Bedford, inc.Bedford (Québec) 514 - 248-3307 Graybec Cale, inc.Marbleton (Québec) 819 - 887-6381\tSintra, inc.St-Jacques de Montcalm (Québec) 514 - 759-8071 Le prix du papier, en forte hausse t# \\ T\u2018>'\" LES PRODUCTEURS DE PIERRE À CHAUX m DU QUÉBEC ASSOCIATION DES TRANSPORTEURS-ÉPANDEURS DE CHAUX AGRICOLE DU QUÉBEC SEMAINE DU 31 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1995, TON - PAGE 11 ¦s aviez-vous que.Avec des ventes annuelles de 8,5 milliards $, le seeleur de la transformation des viandes se classe en troisième position parmi les indus- tries manufacturières du pays.En 1993, selon le Conseil des viandes du Canada, les transformateurs de viande ont exporté des produits d\u2019une valeur de 1,7 milliard $ dans plus de 94 pays; ce qui démontre que cette industrie occupe une place prépondérante dans notre économie.Au cours des dernières décennies, l\u2019un des faits les plus marquants dans le secteur des viandes au Canada a été la croissance continue de la consommation de volaille, qui représente aujourd\u2019hui 32% de la consommation totale de viande.Le marché de la volaille surtransformée connaît par ailleurs un essor important et on prévoit que le tiers de toute la volaille consommée au pays en 1998 sera surtransformée.(Source: La Puce à l'oreille) LE SCAVENGER® DE GEHL EST PLUS POPULAIRE QUE TOUS LES AUTRES ÉPANDEURS A EJECTION LATERALE! C'est un fait.Le Scavenger® de Gehl, l\u2019original chez les épandeurs à éjection latérale, est toujours le meilleur parce qu\u2019il offre un rendement inégalé avec davantage de types de fumier.La tarière hydraulique de conception brevetée de Gehl agit tant vers le haut que vers le bas pour déchiqueter les matériaux solides.Le procédé d\u2019éjection Variflo assure un épandage uniforme et une parfaite maîtrise du travail \u2014 que ce soit pour un léger épandage de surface ou pour les gros travaux du printemps.Tout simplement plus durable Le Scavenger est un épandeur fort simple.De construction solide et fiable, il est fait de faux cadres d\u2019acier en U massif montés sur des essieux ultra robustes.La cuve en acier à haute résistance est garantie 10 ans contre la perforation due à la rouille.Cinq modèles d\u2019une capacité de 192 à 596 boisseaux (tassé) sont offerts pour répondre à vos besoins spécifiques.Voyez dès aujourd'hui votre concessionnaire Gehl pour profiter des offres de financement et de remises en vigueur.Gehl conçu pour durer GEHL 143 Water Street \u2022 West Bend, Wl 53095 PAGE 12 - TCN, SEMAINE DU 31 AOUT AU 6 SEPTEMBRE 1995 le QUFREf Gouvernement du Québec Ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation AGRICOLE À L'ÉCHELLE DU MONDE LE MAPAQ OFFRE UN PROGRAMME DE LUTTE CONTRE LA DIARRHÉE VIRALE BOVINE (BVD) Depuis le début de l\u2019épidémie de BVD à l\u2019hiver 1993, le MAPAQ a entrepris plusieurs actions visant à prévenir et à contrôler la propagation de cette maladie dans le cheptel bovin au Québec.C\u2019est dans la poursuite de ses efforts pour contrer le BVD que le MAPAQ vient de mettre sur pied un programme pour les producteurs et productrices admissibles.Ce programme, qui entrera en vigueur le 1er septembre 1995, vise à favoriser la mise en place des mesures de contrôle de la maladie dans les troupeaux qui ont vécu un épisode de BVD.Ainsi, le ministère souhaite aider les exploitants et les exploitantes dont le troupeau a été atteint par le virus à dépister et à éliminer les animaux immunotolérants pouvant être présents dans leur élevage.Il désire également encourager la mise en place d\u2019un programme de vaccination adapté à leur troupeau.LE PROGRAMME Pour être admissible au programme, l\u2019exploitant ou l\u2019exploitante doit avoir eu un diagnostic de BVD pour son troupeau, confirmé par : \u2022 des analyses effectuées en laboratoire entre le lur janvier 1992 et le 31 août 1996 OU \u2022 un médecin vétérinaire à l\u2019aide des examens cliniques effectués chez les animaux du troupeau durant la période s\u2019échelonnant entre le 1er janvier 1992 et le 31 août 1995.Le producteur ou la productrice qui s\u2019inscrit au programme sera visité par une ou un médecin vétérinaire du ministère qui effectuera une étude épidémiologique pour mieux comprendre comment la maladie s\u2019est manifestée dans l'élevage.Après cette rencontre, le médecin vétérinaire du ministère entrera en contact avec le médecin vétérinaire praticien de l\u2019élevage afin que ce dernier se rende sur la ferme pour effectuer les prélèvements sanguins nécessaires au dépistage des animaux immunotolérants.LES AVANTAGES DU PROGRAMME L\u2019exploitant ou l\u2019exploitante admissible au programme et dont le troupeau a été atteint par le BVD aura intérêt à s\u2019inscrire à celui-ci puisque les coûts des analyses de laboratoire nécessaires au dépistage seront assumés par le MAPAQ.Rappelons que les vaches du troupeau qui ont été atteintes par le virus au cours de leur gestation peuvent, dans les mois qui suivent l\u2019infection, donner naissance à des animaux dits immunotolérants qui favorisent la propagation du virus dans l\u2019élevage pouvant provoquer, entre autres, l\u2019apparition de problèmes respiratoires ou même des avortements.RESPONSABILITÉS DE L\u2019ÉLEVEUR Le producteur ou la productrice qui s\u2019inscrit au programme s\u2019engage à respecter les conditions décrites au programme.Par conséquent, si les analyses de laboratoire ont permis d\u2019identifier un animal immunotolérant, le propriétaire de l\u2019animal devra obligatoirement assurer l\u2019élimination de celui-ci, par l\u2019intermédiaire d\u2019un abattoir sous inspection ou d\u2019un récupérateur d\u2019animaux morts.OÙ ACHEMINER LA DEMANDE ?Toute personne désireuse de s\u2019inscrire à ce programme doit en faire la demande officielle auprès du chef de district en santé animale de sa région, dont le nom figure ci-dessous.On peut également se procurer un exemplaire du programme dans les bureaux locaux ou régionaux du ministère mais l\u2019inscription devra se faire auprès du chef de district de sa région.Région 1,13 Régions 2, 3, 4 et 11 Région 5 D1 Claude Beauregard (418) 727-3522 D1 Robert Clermont (418) 643-6140 D' Ravnald Savaria (819) 820-3555 Régions 6, 7, 8, 9 et 10 D' Pierre Chartier (514) 778-6542 Région 12\tD1 Réal Perreault (418) 668-2371 L'IMPORTANT SUIVI DU FORUM SUR LES PÊCHES MARITIMES Un modèle inspiré du Sommet sur l\u2019agriculture québécoise Le modèle de développement mis en place lors du Sommet sur l\u2019agriculture québécoise connaît des suites importantes.En effet, les partenaires du Forum sur les pêches maritimes tenu à Gaspé en février 1995 ont convenu que l\u2019avenir du secteur reposait sur la capacité de l\u2019industrie d\u2019agir en concertation de manière à mettre en commun les problématiques et à trouver ensemble des pistes de solutions.Ce modèle caractérise désormais l\u2019ensemble du secteur bioalimentaire québécois.Dans le cadre du forum, une centaine de chefs de file du milieu de la capture, de la transformation et de la commercialisation des produits marins de même que du milieu de l\u2019enseignement et du développement socioéconomique régional, ont joint leurs efforts pour adopter une vision commune du développement de l\u2019industrie des pêches.Afin d\u2019assurer la mise en oeuvre des 15 résolutions du forum et d\u2019élaborer un plan d\u2019action, un comité de suivi a été mis sur pied.Celui-ci est présidé par le sous-ministre adjoint des pêches et de l\u2019aquiculture commerciales au ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de I Alimentation du Québec.La présence à ce comité de l\u2019Association québécoise de I industrie de la pêche (AQ1P), de l\u2019Alliance des pêcheurs commerciaux du Québec, de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec et de l\u2019Association québécoise de commercialisation de poissons et de fruits de mer (AQCOMER) montre de façon significative que l\u2019industrie des pêches est désormais plus solidaire.Par ailleurs, le Comité de suivi du forum a mis en place sept groupes de travail pour l\u2019étude des résolutions les plus urgentes à propos des secteurs de l\u2019exploitation des ressources, de la transformation des produits, de l\u2019approvisionnement extérieur aux usines, de la mariculture, de l\u2019industrie du loup marin, du transport du poisson et de l\u2019information en commercialisation.De plus, quatre nouveaux groupes seront formés dès l\u2019automne afin de poursuivre le virage de concertation amorcé par le ministère et l'industrie des pêches et d'implanter un modèle original de développement en région maritime.Anne Simard, Direction des communica -J c* ( f; ta sur les p«
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