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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 20 janvier 1994
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1994-01-20, Collections de BAnQ.

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[" Des taux de financement qui suscitent MEW» l\u2019intérêt Informez- vous! Vol 64 n 48 \u2014 Longueuil semaine du 20 au 26 janvier 1994\tUN CAHIER \u2014 28 pages\tPort paye a Montreal LAlfeRRE^ DE CHEZ NOUS 700 Témiscamiens poursuivent Ottawa Camille Beaulieu Terrains et bâtiments qui s\u2019effondrent dans le lac Témiscamingue, terres agricoles minées par l\u2019érosion, arbres déracinés, plages inaccessibles.À cause d\u2019un barrage, construit en 1908 pour hausser le niveau des eaux du lac Témiscamingue et faciliter la navigation commerciale, de 650 à 700 riverains du lac, dont une cinquantaine de producteurs agricoles, intentent un recours collectif contre le Gouvernement fédéral.C\u2019est le premier recours du type au Témiscamingue depuis l\u2019adoption de la Loi sur les recours collectifs en 1979, le second seulement dans l\u2019histoire de l\u2019Abitibi-Témiscamingue.Pour tout le Québec, il s\u2019agira, explique le procureur des riverains: «d\u2019un premier recours collectif contre le Procureur général du Canada pour incidences civiles et environnementales, et un des rares précédents au Canada.» Vu l\u2019importance des dommages, poursuit l\u2019avocat, et la durée des inconvénients subis, ce dossier se compare à celui de Mirabel et pourrait bien aboutir en Cour suprême.Le barrage Témiscamingue dans le sud du comté, est un ouvrage (une dam) de régulation du niveau des eaux, construit et gréé par Travaux publics Canada.Le Gouvernement fédéral pourrait payer jusqu\u2019à plusieurs millions de dollars pour compenser les dommages que les riverains estiment avoir subis du fait du barrage au cours des ans.Me Yves Lauzon, qui a déposé une requête pour autorisation d\u2019exercer ce recours collectif le 10 janvier dernier au Palais de Justice de Ville-Marie, est un avocat spécialisé dans le domaine.Il re- présente par exemple 10 000 plaignantes québécoises dans une poursuite intentée en septembre dernier contre un fabriquant d\u2019implants mammaires, la compagnie Dow Corning.Les plaignants bénéficient maintenant de l\u2019appui financier du Fonds d\u2019aide aux recours collectifs, ce qui permettra entre autre de rembourser la fédération régionale de l\u2019UPA et les syndicats de base qui ont avancé chacun 1000$ l\u2019an dernier pour faciliter le démarrage du dossier.Outre les compensations financières, les riverains du lac réclament que le Tribunal ordonne au ministère des Travaux publics de baisser d\u2019environ un demi mètre le niveau maximum des eaux du lac Témiscamingue, qui varie déjà naturellement par marnage d\u2019une douzaine de pieds pendant l\u2019année.Les plaignants estiment que cette réduction n\u2019entrainera aucune conséquence environnementale négative, et constatent que la navigation commerciale sur le lac, un important facteur du développement du nord-ouest du Québec lors de la colonisation au début du siècle, n\u2019existe plus.Certains pourtant craignent même d\u2019inonder Montréal.Une \"Commission de planification de la régulation de la rivière des Outaouais\u201d prédisait en 1991, qu\u2019une diminution du niveau des eaux du Lac Témiscamingue causerait des débordements jusque dans la région métropolitaine.Cependant, une plus récente étude de la firme AGEOS sciences inc.(Groupe conseil en sciences de la terre), étude commandée par les riverains, démontre au contraire qu\u2019on pourrait baisser le niveau du lac de .5 à.8 mètre, sans aucune incidence négative.Ce sera donc au tribunal de trancher.¦ Les hautes échelles des moissonneuses-batteuses sont toujours attirantes, pour les enfants comme pour les parents.Le Salon de l\u2019Agriculteur qui s'est tenu à St-Hyacinthe la semaine dernière a attiré quelque 7300 visiteurs.L\u2019équipement de traite informatisé, les nouveaux logiciels, les nez à maïs en polymère et le tracteur Ford muni d\u2019un essieu avant qui éloigne les roues dans les virages sont autant de curiosités qui ont retenu l\u2019attention.\tTexte en page 2.Nouwlleiélinik /////# En 1985, ce pays abolissait les subventions agricoles, du même coup le gouvernement déréglementait toute l\u2019économie.Un portrait du secteur agricole neuf ans après ce traitement de choc.Page 7 Gestion agricole /////# La septième semaine de la gestion donne lieu à toute une gamme d\u2019activités et de conférences.Pour connaître les activités dans votre région, consultez la liste publiée.Page 23 Assurances agricoles /////# Plus question d\u2019assurer un individu qui ne suit pas de plan détaillé.Dès ce printemps les normes seront plus sévères.Une entrevue avec le vice-président de la Régie, M.Conrad Bemier Page 8 \tÉditorial\t\t\t4 \tOpinion rurale\t\t\t5 \tMon Nez\t\t\t16 \tMarie-Josée\t\t\t17 \tMots croisés/Radio TV.18\t \tClassées\t\t\t19 à 21 \tMarché\t\t\t24 \tProductions\t\t\t25 \tAgrométéo\t\t\t27 Le 8ième Salon de l\u2019Agriculteur attire plus de 7300 visiteurs France Groulx La huitième édition du Salon de l\u2019Agriculteur qui se déroulait à St-Hyacinthe les 11, 12 et 13 janvier derniers a connu un vif succès.Selon les données fournies par les organisateurs, on aurait enregistré quelques 7356 entrées, un millier de plus que l\u2019an dernier.L\u2019exposition s\u2019étendait sur une superficie de quelque 68 000 pieds carrés.Pas moins de 205 exposants, dont 45 nouveaux, ont pris part à l\u2019évènement qui s\u2019est tenu à l\u2019Auberge du Seigneur qui venait à peine de finir la construction son Palais des Congrès.Depuis le tout début, le salon ne cesse de prendre de l\u2019ampleur.Ce qui était au début un évènement à carac- Événements Q Venir 26 janv, 9h30, assemblée d\u2019information «portes ouvertes» organisée par le Syndicat de gestion agricole Lacona, au Douglas, Napicrville (Inf: Mme Andrée Croteau (514)245-7077 5 fév, 18h00, souper-retrouvailles dans le cadre des journées agricoles et horticoles pour les ex-étudiant(e)s et leurs conjoint(e)s qui ont fréquenté l\u2019Ecole d\u2019agriculture de Nicolet depuis 25 ans.Réservations avant le 28 janvier à Mme Monique Beaudoin (819)293-5821.23 fév, lOhOO, colloque «Comment cohabiter avec les coyotes» et visite d'un ravage de chevreuils, organisé par le Syndicat des producteurs de moutons de l\u2019Estrie, Hôtel Crête, Sawyerville (Inscription avant le 10 fév., UPA Estrie, (819)346-8905 25\tjanv, 13h00, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Salle des Lions, Laurier-Station 25\tjanv, 10h30, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Aréna, St-Henri-de-Lévis 26\tjanv, 13h00, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, à l\u2019invernois, 535 chemin Dublin, Inverness 26\tjanv, 13h00, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Jésus-Ouvrier, Québec 27\tjanv, 13h()0, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Bar Le Petit Ruisseau, St-Gilbert 27\tjanv, 13h00, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l'UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Centre communautaire, St-Raphaël 1er fév, 13h00, réunion de consultation sur le financement agricole organisée par les Fédérations de l\u2019UPA de Lévis-Bellechasse, Rive Nord et Lotbinière-Mégantic, Centre des loisirs, St-Hilarion tère plutôt régional est devenu d\u2019envergure provinciale.Les exposants s\u2019entendent pour dire que le Salon attire essentiellement de la clientèle agricole.Comme les mois d\u2019hiver sont propice au magazinage, les visiteurs disposent de suffisamment de temps pour aller chercher toute l\u2019information dont ils ont besoin; et les exposants pour les convaincre d\u2019acheter.Les fermes gagnantes Le Gala Cérès, tout comme le Concours d\u2019innovations qui s\u2019adresse aux exposants, ne sont pas sans ajouter une touche de piquant.Ce méritas souligne la réussite de producteurs agricoles ayant su faire preuve de dynamisme, 1er fév, 9h30, journée de réflexion organisée par le Syndicat des agricultrices de la région de Québec «A qui je m\u2019adresse?Femmes en agriculture et intervenants: partenaires et complices».Salle des Lions, Laurier-Station (Inf.et inscription: Anne-Marie O\u2019Bomsawin (418)872-0770 2 fév, 9h30, journée de réflexion organisée par le Syndicat des agricultrices de la région de Québec «A qui je m\u2019adresse?Femmes en agriculture et intervenants: partenaires et complices», restaurant Le Bifthèque, Québec (Inf.et inscription: Anne-Marie O\u2019Bomsawin (418)872-0770 16 fév, 9h30, journée de réflexion organisée par le Syndicat des agricultrices de la région de Québec «A qui je m\u2019adresse?Femmes en agriculture et intervenants: partenaires et complices», Centre socio-culturel, St-Gervais (Inf.et inscription: Anne-Marie O\u2019Bomsawin (418)872-0770 d\u2019efficacité, d\u2019esprit innovateur et du souci de préserver l\u2019environnement.La ferme Noël Maheu et fils de Sainte-Marie de Beauce a décroché le prix d\u2019excellence dans la catégorie de cinq exploitants et plus.On y produit des oeufs, du lait et du porc.Dans le catégorie de l\u2019exploitation de quatre personnes et moins, la ferme Jaton et Gremion de Coaticook a remporté les honneurs; l\u2019efficacité et la rentabilité de cette exploitation laitière lui ont valu le prix.Dans la catégorie des exploitants établis depuis moins de dix ans, la ferme porcine Marineau de Lyster a fini gagnante.L\u2019excellent taux de conversion alimentaire et le bas taux de mortalité du troupeau feraient l'envie de bien des éleveurs.Innovations technologiques Toujours dans le but de stimuler l\u2019ingéniosité, le Concours d\u2019innovations met à contribution les exposants.La compagnie Airablo a retenu l\u2019attention des juges avec son soigneur automatique pour balles rondes.L\u2019entreprise Les Concentrés Scientifiques Belisle a décroché le prix de la catégorie production animale avec sa gamme de suppléments protéiques MSP.Le système de vidange et de rinçage du pulvérisateur Hardy a remporté les honneurs de la catégorie production végétale.Du côté des services, c\u2019est Agri-gestion-Laval qui a été couronné pour son logiciel Expert-Finance.B \\j£burtantûi Les lauréats du Concours Cérès.La Déesse Cérès, M.Florent Fortier, président directeur général du Salon, MM.Etienne et Marcel Maheu de la ferme Maheu et fils de Sainte-Marie de Beauce, MM.Marcel Jaton et Jean-Nicolas Gremion de la Ferme Jaton et Gremion de Coaticook, le couple Normand Martineau et Marielle Berthiaume de Lyster.M.Camille Genesse, président honoraire du Concours Cérès et v.-p.directeur général chez Lactancia.Marcel Landry, candidat officiel du PQ dans Bonaventure M.Marcel Landry, l\u2019actuel directeur de la Fédération de l\u2019UPA de Saint-Jean-Valleyfield, et auparavant de l\u2019UPA de la Gaspésie, est sorti vainqueur de l\u2019assemblée d\u2019investiture organisée par le Parti québécois de la circonscription électorale de Bonaventure, le 16 janvier 1994.Son opposant, M.Yvan Gagnon, agent de développement touristique de New Richmond, s\u2019est immédiatement rallié à l\u2019équipe ga- gnante.Quelque 210 membres en règle du Parti québécois ont exercé leur droit de vote.On indique que ce parti politique compterait quelque 1800 membres dans cette circonscription électorale.M.Landry ne partage pas le point de vue voulant que le Parti québécois soit un parti centralisateur.Lors d\u2019un bref entretien, le 18 janvier, M.Landry a précisé que le programme adopté en 1992 offre une plate- forme intéressante au chapitre de la décentralisation en donnant un rôle privilégié aux municipalités régionales de comté.Lors du scrutin qui se tiendra le 21 février 1994, M.Landry sera opposé à Mme Nicole Appleby-Arbour, adjointe du député Gérard D.Levesque pendant 13 ans.Le comté de Bonaventure est aux mains du Parti libéral depuis 1956.J.-C.G.AU MAPAQ Beaucoup de mutations Le départ de M.Guy Jacob, donc l\u2019arrivée du nouveau sous-ministre, M.Pierre Bernier, a entraîné des mutations à la tête du ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation encore sous la férule de M.Yvon Picotte.Sous M.Bernier, en poste depuis le tout début de l\u2019année, il a été décidé de confier à m.Cari Grenier - le nouveau sous-ministre adjoint - la responsabilité du secteur des Pêches et de l\u2019Aquiculture commerciale que M.Louis Bernard avait en main depuis tout juste un an.Ce dernier demeure sous-ministre adjoint mais à la Formation, recherche et développement technologique.Tout comme madame Diane Vincent qui garde en main la direction des Affaires économiques M.Robert Lemieux demeure au secteur de la Production et des affaires régionales.Avec le départ de M.Jean-Marc Bergeron, m.Yvan Rouleau retourne au secteur de la Qualité des aliments et de la santé animale.Peu connu du milieu agricole, le nouveau sous-ministre Bernier a déjà occupé un poste identique au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche -de 84 à 89 - où il était sous-ministre adjoint depuis 1978.Avant son arrivée au ministère de l\u2019Agriculture, il était à l\u2019Ecole nationale d\u2019administration publique.Au Cabinet du ministre de l'Agriculture, M.Pierre Lacoursière, nouvellement nommé directeur, ne pouvait indiquer maintenant quels seraient les effets de la coupure de 20% des dépenses de tous les cabinets adressées par le premier ministre Daniel Johnson la semaine dernière.Avec lui, on compte onze employés au Cabinet du ministre Picotte.B L.St-P.PAGE 2 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 HIPPODROME DE TROIS-RIVIERES 92 chevaux périssent dans un incendie Pierre Saint-Yves TROIS-RIVIÈRES \u2014 Nouveau coup dur pour l\u2019industrie des courses sous harnais avec la destruction par le feu de la principale écurie de l\u2019Hippodrome Laviolette de Trois-Rivières, causant la mort des 92 chevaux de course qui se trouvaient à l\u2019intérieur.Les pertes sont évaluées à plus d'un million de dollars.À eux seuls, les hommes à chevaux ont perdu plus de 6tX).(KK)$ dans cet incendi selon le directeur général de l\u2019hippodrome, M.Michel Giguère.Cette tragédie est d\u2019autant plus difficile à accepter pour les propriétaires de chevaux que la majorité d\u2019entre eux n'étaient pas assurés à cause du grand nombre de restrictions imposées par les assureurs.Si pour certains.les courses sous harnais étaient un passe-temps, elles étaient aussi un gagne-pain pour plusieurs.L\u2019un d'eux, Robert Moreau, a perdu ses 11 bêtes évaluées à plus de 125,000$.C\u2019est ce qui explique que les pompiers de Trois-Rivières qui ont combattu les flammes dans la nuit de dimanche à lundi dernier, aient dû intervenir énergiquement pour empêcher les propriétaires de défier les flammes et la fumée pour tenter de sauver leurs chevaux.Les techniciens ambulanciers ont d\u2019ailleurs dû traiter plusieurs personnes pour des chocs nerveux.On ne connaît pas encore l\u2019origine de l\u2019incendie mais plusieurs locataires de l\u2019écurie soulignaient que le système de chauffage avait été réparé à deux reprises au cours des dernières semaines.Une enquête est en cours.La rapidité avec laquelle les flammes se sont propagées a causé l\u2019étonnement général.C\u2019est un passant qui a aperçu une colonne de fumée s\u2019échapper de l\u2019écurie peu après 20h30 dimanche soir.Il en a aussitôt averti la Sûreté municipale de Trois-Rivières qui se trouve de l\u2019autre côté de la rue, mais à l\u2019arrivée des pompiers, le feu alimenté par le fourrage couvrait déjà une bonne partie du bâtiment.Les bêtes ont été surprises par la fumée et sont mortes par asphyxie.Une seule s\u2019en est tirée non sans être gravement affectée par la fumée et le froid.Elle a été retrouvée quatre heures après le début du sinistre, dans la partie la moins dévastée de l\u2019écurie.Cette tragédie a semé la consternation chez les hommes à chevaux et les autorités municipales, propriétaires de l\u2019hippodrome.L\u2019écurie détruite était la plus récente.Elle avait été construite en 1971 pour remplacer celles qui avaient été détruites par un incendie tout aussi dévastateur quelques mois plus tôt.Ce nouveau sinistre alimente les craintes des hommes à chevaux en soulevant avec acuité le problème de l\u2019âge de plusieurs autres écuries de l'hippodrome, la plupart ayant été construites dans le cadre des grands travaux publics d\u2019après-guerre.Le président de la Corporation de l'hippodrome, M.Yves Carpentier a laissé entrevoir la possibilité d'une reconstruction de l\u2019écurie dévastée.Le projet sera sérieusement et rapidement étudié, a-t-il promis.Dans l\u2019intervalle le président de l\u2019Association des hommes à chevaux de Trois-Rivières, M.Clément Boisvert, demande l\u2019aide de toutes les autres associations du Québec.Cette tragédie vient assombrir une fin de saison particulièrement lucrative pour l\u2019hippodrome Laviolette qui a largement profité de la grève de plusieurs mois chez Blue Bonnets de Montréal, en organisant 118 programmes de courses, 22 de plus qu\u2019en 1992.Il s\u2019y est parié pour 13$ millions comparativement à 10 millions l\u2019année précédente.Les hommes de chevaux s\u2019étaient donc partagé des bourses de plus de 2,2$ millions.5(X),(XX)$ de plus qu\u2019en 1992.Cette augmentation d\u2019activité a également profité à toute l\u2019économie locale.Malgré le malheur qui marque ce début d\u2019année, les gestionnaires et les hommes à chevaux refusent de se laisser abattre et présenteront les quelques programmes de courses qui doivent officiellement clore la saison.L\u2019arrêt de quelques semaines qui suivra devrait permettra de replacer l\u2019hippodrome sur la piste.¦ Les pertes sont évaluées à plus d\u2019un million de dollars.À eux seuls, les hommes à chevaux ont perdu plus de 600,000$ dans cet incendi.\u2022«.mu LAIT Le prix des quotas a connu une baisse Est-ce la faute du GATT ?Est-ce plutôt à cause des deux hausses de quota de lait de transformation ?Ou bien est-ce juste la saison ?Nul ne pourrait dire actuellement.Mais une chose est certaine : le prix des quotas de lait est à la baisse.En effet, en un mois, le prix du quota de lait de transformation non produit est passé de 34,75$ en décembre 1993 à 29.80$ en janvier 1994.Le prix du quota de lait de consommation a subi le même genre de chute, passant de 33,00$ à 29,(X)$.Il s\u2019agit de baisses de l\u2019ordre de 12 à 14%.Bien sûr en décembre dernier, le nouveau traité du GATT a été conclu et cela a jeté un doute dans l\u2019esprit de bien des producteurs de lait pour leur avenir.Mais il ne faut pas non plus oublier que le quota de lait de transformation avait été haussé de deux pourcent en août et d\u2019un autre deux et demi pourcent en novembre 1993.D\u2019ailleurs, les producteurs ont reçu leur nouveaux certificats de quota en décembre.Ces deux hausses ont certainement eu un impact sur la demande de quota.On ne pourra donc vraiment identifier l\u2019impact du GAIT sur le prix des quotas de lait que dans quelques mois en suivant les ventes.Néanmoins, on peut dire que le nombre d\u2019acheteurs potentiels était très élevé par rapport au nombre de vendeurs potentiels.En effet, alors qu\u2019en décembre il n\u2019y avait eu que 136 offres de vente pour 197 offres d\u2019achat de quota de lait de transformation non produit, en janvier on s\u2019est retrouvé avec 358 acheteurs potentiels pour 138 vendeurs.Plusieurs de ces acheteurs avaient misé bien bas puisque seulement 210 ont finalement acquis du quota.Et le tableau n\u2019est pas plus reluisant du côté des vendeurs : seulement 64 des 138 offres de vente ont finalement été acceptées.Voir tableau p.26 A.B QUOTAS AU ROYAUME-UNI Des propriétaires obtiennent le droit de poursuivre le gouvernement REUTER \u2014 Des propriétaires ont obtenu le 12 janvier dernier le droit de poursuivre leur gouvernement devant la cour européenne pour des pertes encourues via le système de quota des bovins et ovins de la C.E.Ils tentent d\u2019obtenir des millions de livres en dédommagement pour la perte de valeur de leur ferme.L\u2019 Association nationale des propriétaires qui compte quelques 50 (MK) membres a argumenté devant la Cour Supérieure que le gouvernement était obligé de verser des compensations pour la perte de valeur de leurs terres.Les quotas de bovins et d\u2019ovins au Royaume-Uni sont alloués aux exploitants qu\u2019ils soient ou non propriétaires.A l\u2019opposé les quotas de lait sont attachés aux fermes.Ces quotas d\u2019ovins sont nécessaires pour devenir éligibles aux subsides pour la production animale.Les propriétaires maintiennent que la valeur de leur terre pourrait chuter si un locataire vendait le quota ailleurs.Dans certaines régions montagneuses, la terre ne peut servir à d\u2019autres fins qu\u2019à l\u2019élevage du mouton, mais sans le quota de production il n\u2019est pas rentable de s\u2019y adonner.F.G.Les ventes américaines de boeuf vers le Canada augmentent Robert G.Lewis WASHINGTON,D.C.- L\u2019abaissement des tarifs d\u2019importation conformément à l\u2019Entente de libre-échange Canada-E.U s\u2019est révélé une bénédiction pour les producteurs et les transformateurs de boeuf des états du midwest.C\u2019est du moins l\u2019avis de Georges C.Myles, le spécialiste en matières agricoles posté à l\u2019ambassade américaine à Ottawa.Dans le numéro de décembre du magazine AgExporter, M.Myles rapporte que la situation géographique confère un avantage à ces états sur l\u2019Alberta se trouvant plus près des centres populeux du Québec et de l\u2019Ontario.Les exportateurs de boeuf accroissent leur part de marché dans l\u2019est du Canada dans le secteur du boeuf de haute qualité mais de manière plus importante dans le secteur du boeuf transformé.L\u2019exportation de boeuf à bouillir, du corned beef et autres préparations a augmenté de 11 millions $ U.S.qu\u2019il était en 1988 à 30 millions en 1992.\tM.Myles croit que les ventes ont dépassé le cap des 32 $ millions en 1993.\t¦ SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 3 Editorial 0, Hugues Belzile Un nouveau gouvernement?Juridiquement M.Daniel Johnson a raison.Il vient de former un nouveau gouvernement.Comme l\u2019a fait Kim Campbell en juin dernier et comme l'ont fait tous les autres premiers ministres nommés dans des circonstances similaires auparavant.La nouveauté s'arrête à peu de chose près à cette seule dimension.La diminution du nombre de ministres et la nomination de cinq députés d\u2019arrière-ban au cabinet constituent bien sûr des changements, mais cela n\u2019a rien à voir avec l'arrivée d\u2019un tout nouveau gouvernement qui a pris la peine de se donner un nouveau programme défini par ou avec les militants de la base et qui a recruté des candidats de bon calibre ayant fait leurs preuves dans les divers secteurs d\u2019activités.M.Johnson et ses ministres auront beau plaider la nouveauté, ils ne pourront jamais faire oublier le fait que la plupart d\u2019entre eux faisaient partie du gouvernement de M.Bourassa depuis déjà plusieurs années, dont certains à des postes clés, et qu\u2019à ce titre ils doivent défendre le bilan de ce gouvernement en place depuis bientôt neuf ans.Autant ils voudront profiter de ses bons coups autant ils devront en assumer les échecs.Pour le monde rural, le seul changement un tant soit peu significatif concerne le secteur forestier qui redevient une partie du ministère des Ressources naturelles.Il n\u2019y a rien de mauvais en soi dans cette décision qui, en plus de diminuer le nombre de ministres, peut constituer à certains égards des avantages pour le monde forestier en ce qu\u2019il fait partie d\u2019un ministère majeur.Beaucoup de gens s\u2019interrogent cependant sur le choix du titulaire de ce ministère.M.Sirros, député de Laurier, n\u2019est pas reconnu pour sa connaissance et sa très forte implication dans les dossiers de nature économique, jusqu\u2019à maintenant.M.Yvon Picotte conserve le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation ainsi que le Développement régional, mais il devra se passer d\u2019un ministre délégué, M.Yvon Vallières, qui redevient simple député.Par ailleurs, MM.Pierre Paradis et Claude Ryan conservent leur mi- nistère respectif de l\u2019Environnement et des Affaires municipales.M.Daniel Johnson et son équipe envahissent depuis quelque temps les tribunes publiques pour expliquer que la création d\u2019emploi est désormais leur priorité.Est-ce à dire que le gouvernement dont ils faisaient partie ne s\u2019intéressait pas à cette question?Si oui, comment ont-ils pu partager cette philosophie alors que le nombre d\u2019assistés sociaux et de chômeurs atteint des niveaux inégalés depuis quelques années déjà?Les opérations cosmétiques pour un gouvernement peuvent avoir un certain effet à court terme, mais elles ne pourront jamais constituer une base solide pour créer un nouveau dynamisme et redonner espoir à une population qui en a grandement besoin.A cet égard, M.Johnson devra à plus ou moins brève échéance faire appel au peuple par le biais d\u2019une élection générale et, s\u2019il s\u2019y fait élire, il pourra alors prétendre diriger un véritable nouveau gouvernement.PAGE 4 \u2014 TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 JOHNSON PRÉSENTE SON tfOUVÊftÜ GCUtèRH&lBrt, OUBLIEZ BAS/ VOUS E7ES DES NOUVEAUX _ ministres !\t^ Tous droits réservés Gaboury et La Terre de chez nous » î ¦ «fi f I rrîr-irvu ¦ i «a LAltRRE^ decheznous^a Fondé en 1929 Tél.(514) 679-0530\tFa* (514) 670-4788 éditeur L'Uniorl des producteurs agricoles Directeur: Hugues BELZILE Rédactrice en chef : France GROULX Secrétaire de rédaction: Rosaline D.-LEDOUX Rédacteur en chef adjoint, responsable des publications spécialisées: Victor LARIVIÈRE Rédaction: (514) 670-1417 Responsable de la production: Carole LALANCETTE Directeur de la publicité: Réal LOISEAU Représentants publicitaires: Christian GUINARD, Robert BISSONNETTE, Sylvain JOUBERT Représentant hors Québec: Jacques LONG Tél.Toronto (416) 670-9603 Fax (416) 670-9620 Responsable du tirage: y Micheline COURCHESNE Administration: Jocelyne GAREAU Montage La Terre de chez nous Sortie sur films: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Imprimene Transmag Abonnement: Québec 1 an: 27,27 $ 2 ans: 47,38 $ 3 ans: 64,71 $ Hors-Québec 1 an: 25,25 $2 ans: 43,87 $ 3 ans: 59,92 $ Abonnement hors Canada: 1 an: 100 $ Taxe incluse Chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous et adressé auService du tirage La Terre de chez nous Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrlen Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Où directement au représentant Dépôts légaux: Bibliothèque nationale du Québec -1992 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 \u2022 3830 Enregistrement No 1051 Courrier de deuxième classe États-Unis deuxième classe payé Champlain N-Y. RAPPROCHEMENT DES PRIX DU LAIT Le projet de la Fédération est contesté 11 Hl 'WnFl Rénald Bourgeois Comme prévu, des producteurs de lait de consommation contestent la décision de la Fédération des producteurs de lait du Québec d'utiliser les 26 millions de dollars de prélevés et de pénalités perçus en trop pour rapprocher les prix des deux pools de façon temporaire.Ils rencontraient la Régie des marchés agricoles.la semaine dernière, pour lui faire part des raisons qui motivent leur opposition.Les opposants demandent à la Régie de ne pas approuver le règlement qui autoriserait le versement de cette somme en complément de prix du seul lait de transformation.Ils veulent que ces sommes soient retournées à tous les producteurs, sans égard au pool.Ils se sentent lésés dans leurs droits.Pour eux, ces sommes ont été perçues pour un but précis et comme elles n'ont pas été nécessaires, elles doivent être retournées à ceux qui les ont payées de façon équitable et juste.Le rapport de médiation prévoit des mécanismes pour rapprocher les prix et il n'y a pas lieu d'utiliser d\u2019autres fonds pour atteindre ce but.Le président du regroupement provincial pour le maintien des droits des producteurs de lait.M.Rosario Bernier, avait déjà annoncé cette contestation.Il était accompagné d'une quinzaine d\u2019autres personnes dont certaines sont venues témoigner du mal que leur faisait cette décision prise au sommet alors qu\u2019elle aurait dû être discutée à la base avant de procéder.Même le Syndicat des producteurs de lait des Laurentides a présenté un mémoire et témoigné des tensions qui existent dans la région où les producteurs doivent travailler ensemble dans un projet de laiterie, dans une fromagerie et dans un encan.Il estime que le marché devrait suffire pour réaliser le rapprochement.La Fédération des producteurs de lait a défendu l'opportunité et la légalité de sa décision.Elle estime qu'elle avait le droit de prendre cette décision.De plus, elle a déposé des résolutions des Syndicats affiliés sur le sujet pour montrer qu\u2019il y avait eu consultation.Enfin, la position du Conseil d'administration a été acceptée lors de l'assemblée semi-annuelle du 10 novembre dernier.Pour ce qui est de l'opportunité, elle affirme que l\u2019écart entre le prix des deux pools s'était élargi.Le versement du trop-perçu exclusivement dans le pool deux contribuerait à accélérer le rapprochement.Il y avait une quinzaine de producteurs de chaque côté de la salle.La tension a monté à quelques reprises pendant la journée.Mais la violence est restée verbale.Le Regroupement a rappelé que sa contestation de l'impartialité de la Régie n'est pas remise en cause par sa présence devant elle.Cette cause sera entendue par un tribunal judiciaire.La Régie devrait rendre sa décision en février sur la légalité et l\u2019opportunité de la décision de la Fédération.¦ Est-il normal de payer si cher?«Producteur entraîné par le PTO en voulant le débrayer par l\u2019arrière!» Je désire vous faire part de mon désaccord concernant l'entente prise entre la Régie des assurances agricoles et la Fédération des éleveurs de mouton.Cette entente stipule que les produc-teurs(trices) devront acquitter leur contribution au plan conjoint pour obtenir les compensations versées dans le cadre du régime d'assurance stabilisation des revenus.Premièrement, je trouve inacceptable que l'on fasse du chantage sur les versements qui reviennent aux produc-teurs(trices).Le programme de la Régie des assurances agricoles n'est pas un salaire aux producteurs!trices) mais bien une compensation et devrait être intouchable.Deuxièmement, en ce qui concerne le plan conjoint, est-il normal que ça nous coûte si cher?Prenons l'exemple d\u2019un éleveur ayant 4(X) brebis, qui est la norme proposée par le ministère pour viser la rentabilité.400 brebis à $2.60 ch., sa cotisation lui revient à $1.040 par année.C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu l'article que votre correspondant a écrit sur notre entreprise à la page 9 du numéro du 9 au 15 décembre 1993 de votre journal.Cependant, je fus également très surpris et déçu de constater qu'il avait commis certaines erreurs quant à la destination de nos canneberges.Nous ne vendons pas 80% de notre production à la coopérative améri- Toujours selon les normes du ministère, 5 moutons équivalent à une unité-animale.Donc pour l'équivalent chez un producteur(trice) de vache-veau, qui a 80 vaches et qui met sur le marché 80 veaux (et ceci dans les conditions idéales), sa cotisation de $2.75 par veau sera donc de $220.par année.Ainsi pour un même nombre d'unité-animale, ça coûte aux producteurs! trices) de moutons tout près de 500% plus cher.Une seule conclusion s'impose, nous n'avons pas les moyens de nous payer un plan conjoint, en tout cas pas à ce prix-là.Pour un producteur(trice) de moutons.lorsqu'on entend parler du plan conjoint, ça concerne principalement la perception de la cotisation, que ce soit par l'encan électronique que tous savaient voué à l'échec, le projet de retenue directe sur le versement qui s\u2019est avéré illégal.Michel Rivest Producteur ovin de l\u2019Abitibi caine Ocean Spray, mais bien à des transformateurs américains qui font du jus de canneberge sous marques privées.Je vous serais très reconnaissant d'apporter les correctifs nécessaires pour effacer cette erreur.Jean-François Bieler Représentant marketing Les Canneberges Atoka Inc.NDLR:Voilà qui est fait Voilà ce qu\u2019on pourrait bien lire un jour si des producteurs se mettent à installer derrière leur tracteur, l\u2019idée sécuritaire numéro un déterminée par le jury du concours provincial d'«Initiatives en prévention des accidents à la ferme».A mes yeux, c'est une erreur impardonnable du jury quand on pense que certains producteurs voulant sauver du temps pour ne pas à aller débrayer la prise de force sur le tracteur sont cités en exemple lorsqu'ils vont frotter leurs vêtements tout près de la prise en mouvement pour la débrayer.Bien que cette partie de mécanique soit souvent impliquée dans des accidents tragiques, on aurait dû évaluer un peu plus les conséquences de cette modification avant de la couronner gagnante.De tels commentaires ne peuvent être émis que par quelqu'un de frustré et c'est mon cas! Je suis président du Syndicat de base de l\u2019UPA de Princeville et particulièrement fier du travail accompli depuis quelques années par les membres de mon comité de prévention.Cette année encore, un besoin réel, venu des producteurs de la région, s\u2019est transformé en projet concret.Il s'agit d'un panneau de signalisation temporaire avertissant l'automobiliste qu'un tracteur avec une remorque à l'arrière va couper la voie de gauche pour s'engager dans une entrée de cour ou de champ.L'idée de ce panneau a été très favorablement accueillie par les producteurs qui vont d\u2019ailleurs pouvoir l'essayer dès ce printemps.En somme, il s'agit là d'une réalisation concrète faite par des producteurs qui peut être accessible à de nombreux autres.Le fait qu\u2019il n'ait pas été retenu au concours provincial de prévention n'est pas une insulte en soi.Là où le bât blesse, c\u2019est de voir qu'il a été ignoré, comme plusieurs autres, au profit de très bonnes idées sans doute, mais auxquelles on a prêté des intentions de prévention d\u2019accidents qu'elles n\u2019avaient probablement pas au départ, ou d'une idée qui peut s\u2019avérer carrément dangereuse si on s\u2019attarde à y penser un peu.Quant à mettre de l'argent dans un concours de prévention, faudrait peut- V .4 être penser à y nommer un jury un peu plus au fait de la réalité agricole! Félicitations quand même à tous ceux de la région de Nicolet et d\u2019ailleurs dans la province qui ont osé présenter des idées qui pourront sans doute éviter certains incidents malheureux.Vaut mieux prévenir que guérir! Michel Thibodeau, président Syndicat de base de l\u2019UPA de Princeville Jus de canneberge sous marques privées SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 5 LE SALVADOR HT :,JÊÊ '\t« Bsi jii mùà Ik\t^ Bien haut le café Yves Ouellet collaboration spéciale Plusieurs Québécois, à la recherche d\u2019une nouvelle destination soleil, opteront cet hiver pour le Salvador, un tout petit pays de 21 476 km carrés situé au coeur de l'Amérique centrale.Ceux et celles qui voudront en découvrir plus sur ce pays magnifique, surtout si ces voyageurs oeuvrent dans le secteur agricole, devraient absolument choisir une excursion touristique d\u2019une journée consacrée à la visite de La Sociedad cooperativa de cafetaleros de San Juan de la Majada.Cette journée vous apprendra absolument tout sur le café que vous buvez chaque matin, de sa culture à son exportation, en passant par toutes les étapes de transformation.D\u2019abord, la Sociedad cooperativa est une coopérative industrielle et non une coopérative de producteurs.Elle regroupe 524 membres qui sont tous de petits producteurs locaux qui cultivent sur les montagnes environnantes.Ces membres sont libres d\u2019adhérer à la Coop et libres de s\u2019en retirer.De plus, les règles de participation démocratique, de partage des bénéfices et de liberté de pensée sont érigées ici en principes fondamentaux.D\u2019 octobre à mars, chacun de ces producteurs récolte sur une superficie de 7 hectares une moyenne de 20 quintaux de café pour un grand total de 163 000 quintaux cette année, entièrement destinés à l\u2019exportation.Le bon café \u2022\u2022\u2022 Qu\u2019est-ce qui fait le bon café?Essentiellement l\u2019altitude à laquelle il est cultivé.C\u2019est là la première chose que le gérant de la coopérative, Hector Alfonso Vides, nous apprend lors de la visite des lieux.«Plus on le cueille haut, meilleur il est.Dans le cas de la Coop, 70% de l\u2019ensemble de sa production est classé de première qualité et cultivé à une altitude supérieure à 3 500 pieds.Le reste de la récolte, de deuxième qualité, provient d\u2019une altitude à partir de 2 200 pieds.» D\u2019autres facteurs entrent en ligne de compte et ils sont reliés au traitement du grain, à sa macération ainsi qu\u2019à sa torréfaction.Le grain du café est un gros fruit rougeâtre qu\u2019il faut d\u2019abord débarrasser de sa pulpe épaisse.Un procédé de friction sépare donc le grain de sa pelure et laisse une fève couleur beige qui est encore enveloppée dans une écorce dure.Le café séjourne ensuite une dizaine d\u2019heures dans des bassins de fermentation qui contiennent jusqu\u2019à 7 000 kg.Il sont emplis d\u2019eau froide, sans produits chimiques (ce qui n\u2019est pas partout le cas).«Une seule erreur dans le processus de fermentation compromet tout lé café.» Ce trempage aide également à enlever l\u2019écorce qui enrobe le grain de café.Les fèves sont finalement lavées avant d\u2019être séchées afin de réduire le taux d\u2019humidité qui atteint alors 45% à un niveau de 12%.On les sèche en les exposant tout simplement au soleil ou dans un séchoir mécanique qui brûle l\u2019écorce qui vient d\u2019être enlevée.La classification Lorsque tout ce procédé est complété, vient le moment crucial de la classification des grains.On identifie à ce moment plus d'une soixantaine de défauts qui peuvent affecter le grain du café et avoir des conséquences déterminantes sur le goût du café.Les conventions internationales établissent que le café exporté vers l\u2019Europe ne peut comporter plus de 5 défauts par 300 gr.L\u2019Amérique du Nord tolère jusqu\u2019à 18 défauts par 300 gr.Un défaut équivaut à 4 grains défectueux.Les grains noirs ou trop fermentés constituent les pires de ces défauts.«Un seul grain noir dans 500 gr de café donne une saveur horrible,» selon Hector Vides.Les Européens sont donc plus exigeants et payent un dollar de plus le sac de 46 kg, soit 60$.Avant toute chose, on détermine deux types de café: le fort et le doux.Le fort vient généralement d\u2019Afrique et le doux provient des Amériques, dont du Salvador.Il s\u2019agit exclusivement d\u2019Arabica.La sorte de plan influe également sur la qualité, certains plans produisant en plus grand nombre des grains de moindre qualité et vice-versa.L\u2019altitude à laquelle il pousse amène une autre différenciation, le café de hauteur développant une forme d\u2019acidité recherchée des connaisseurs.On dit alors que le café a plus de corps.Un contrôle sévère de la qualité est aussi exercé à toutes les étapes de la production.Lorsqu\u2019on arrive au moment final de la classification, il ne reste plus alors qu\u2019à le goûter.C\u2019est là qu\u2019intervient un goûteur professionnel qui, à la façon des goûteurs vinicoles, a développé une expertise tout à fait unique en quatre ans de formation et sait détecter dès la première gorgée toute imperfection.Assis devant une table tournante où sont disposés plusieurs éprouvettes de café chaud, le goûter aspire bruyamment une cuillerée de café, la projetant sur ses papilles gustatives et la recrachant immédiatement.Cela est suffisant pour qu\u2019il se fasse une idée très juste.Comme dans le vin, le goûteur connaît les bonnes et les mauvaises années.Ainsi, la production de 1991 a été nettement inférieure en qualité que celle de 1992.Quant à sa provenance, même M.Vides avoue que le café colombien a un peu plus de corps que le sal-vadorien à cause du climat plus favorable.La Coopérative de café de San José de la Majara est en train de mettre sur pied un programme de cueillette et d\u2019hébergement en famille pour les jeunes étrangers désireux de vivre l\u2019expérience de la récolte du café.Quant aux touristes, ils peuvent visiter la ferme tout l\u2019hiver, acheter sur place le café «Majada Oro» et goûter le délicieux café glacé de Donia Julia - La fête du nouveau mil Réjeanne Vachon collaboration spéciale A Toma, village du Sourou au Burkina Faso, le dernier dimanche d\u2019octobre marque le début de la récolte du mil.C'est l\u2019équivalent du Jour de l\u2019An.La fête a commencé par une procession des villageois à la grotte de la Vierge pour offrir la nouvelle récolte.Une messe d\u2019actions de grâce a suivi pour remercier Dieu des richesses dont il a comblé la dernière année.Nous sommes ici au berceau des premiers chrétiens au Burkina et 98% de la population de Toma est catholique.Tout le village est en fête.Les gens qui se rencontrent, se souhaitent une bonne année, bonne santé, bonne réussite, et que tu soies là l'an prochain pour manger le nouveau mil! Au petit matin on a coupé le premier mil.Notre promenade est ponctuée du rythme des pilons dans les mortiers, parfois du bruit d'un moulin mécanique.Les jeunes filles et les enfants vont ensuite porter des plats cuisinés avec le nouveau mil dans les familles amies ou apparentées.On ne doit oublier personne car l\u2019oublié se demanderait pourquoi on lui en veut ou s\u2019il a déplu.Le repas du midi est composé des plats reçus: tau de mil(l), sauces piquantes à la viande, dollo(2).En après-midi on se rend visite, on fait le tour de la famille et des amis de façon plus ou moins ritualisée.Pour les anciens de Toma qui vivent ailleurs, c\u2019est l\u2019occasion de visiter la famille, les amis et de se retremper dans les traditions et dans l\u2019atmosphère de son enfance.Tout l\u2019après-midi, les griots(3) font le tour des quartiers en jouant du djim-bé, du tam-tam et invitant les lutteurs à sortir.La grande manifestation attendue de tous, c\u2019est le tournoi de lutte traditionnelle.Petit à petit, les lutteurs se joignent aux griots et en dansant on va chercher les autres.Certains portent les trophées qui récompenseront les vainqueurs.Ce trophée suivra le lutteur jusqu\u2019à sa mort.On le plantera alors sur sa tombe et on y attachera un poulet.La seule personne pouvant prendre ce poulet est quelqu\u2019un l\u2019ayant un jour vaincu.Quand l\u2019heure du tournoi approche, le groupe se rend, toujours en dansant, sur le terrain sacré (4) du village, rendre hommage aux ancêtres et leur demander force et courage.Sur la place publique, des centaines de villageois formant un immense cercle accueillent les lutteurs.Les lutteurs danseurs font le tour du grand cerçle et invitent ceux qui veulent se mesurer à eux.Petit à petit la lutte commence, d\u2019abord avec des jeunes de neuf ou dix ans.La foule s\u2019amuse beaucoup, applaudit les meilleurs exploits.Il faut faire tomber l\u2019adversaire, le premier à toucher le sol est vaincu.Les juges sont très sévères: pas de traîtrise, pas de coups.Le combat dure de quelques secondes à quelques minutes.Plusieurs combats ont lieu en même temps.Lorsque plus personne ne veut défier un lutteur, il reçoit un trophée.Les jeunes prennent ça très au sérieux et s\u2019entraînent parfois pendant des mois.Ils sont magnifiques: musclés, souples, endurants.Les tam-tams et la danse tout le long du tournoi créent une atmosphère envoûtante.Au coucher du soleil tout est terminé.La foule s\u2019écoule calme, tranquille, chacun rentre chez-soi.Demain le dur travail des récoltes commence.Armé de faucilles, on va couper le mil et le sorgho.Puis les épis seront mis au grenier où à chaque jour on prélèvera la quantité que l\u2019on va moudre, au mortier habituellement, pour nourrir la maisonnée.Jusqu\u2019à la prochaine récolte.(!) tau tle mil: sorte de pâte très épaisse faite avec de l'eau et de la farine de mil que l'on fait cuire.On fait aussi le tau de sorgho, de maïs.C 'est la hase de l'alimentation souvent servi avec une sauce de pâte d'aracltides.(2)\tdollo: bière de mil fabriquée par les femmes, doit être consommée dans la journée.Une partie importante des céréales y passerait d'après certains.Autrefois réservé aux vieux, le dollo est consommé de plus en plus jeune et de plus en plus quotidiennement.Il apporte son lot de problèmes sociaux comme l'alcool partout ailleurs dans le monde.(3)\tgriot: musicien traditionnel, historien oral, on l'est de père en Jils.Il est de toutes les fêtes mais aussi de toutes les corvées.Il marque le rythme du travail avec son tambour pour les récoltes et les travaux des champs.Il connaît l\u2019histoire de chaque famille sur des générations.C\u2019est une bibliothèque vivante.(4)\tterrain sacré: lieu traditionnel sacré où on se rend avant de faire un geste important, fait partie intégrante du culte des ancêtres on y sacrifie parfois un poulet.Ces pratiques sont mal vues de l\u2019église, mais la revalorisation des gestes traditionnels encourage les gens â défendre leur âme africaine.PAGE 6 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 ABOLITION DES SUBVENTIONS EN NOUVELLE-ZÉLANDE 45 000$ en poche, plus l\u2019automobile et les meubles André Belzile En 1985, la Nouvelle-Zélande a aboli les subventions agricoles.Le nouveau traité du GATT ne provoquera certainement pas des changements aussi radicaux mais c'est une expérience sur laquelle il est intéressant de se pencher.Selon Ralph Lattimore,.de l'Université Lincoln en Nouvelle-Zélande, la fin abrupte des subventions agricoles n'a pas eu des effets aussi funestes que prévues parce qu'elle s'est accomplie en même temps qu'un déréglementation totale de l'économie néo-zélandaise.Le professeur Lattimore, un néo-zélandais qui a travaillé quelques années au Canada, a livré ses commentaires aux participants au colloque sur le financement agricole organisé par GÉAGR1 au début de décembre 1993.Un lourd déficit En prenant le pouvoir en 1985, le parti travailliste néo-zélandais a hérité d'un pays en déficit avec un taux d\u2019inflation frisant les 20%.Son programme électoral prévoyait s'attaquer à ces graves problèmes.La Fédération des agriculteurs de la Nouvelle-Zélande était d\u2019accord avec une réforme en profondeur du régime des subventions agricoles.Mais elle voulait en retour l'assurance que le secteur de la transformation deviendrait plus efficace, que l\u2019inflation serait matée et que les taux d'intérêt sur le marché diminueraient.200 000$ pour les engrais de ferme Les trois fédérations de l'UPA de la région de Québec bénéficieront d\u2019une subvention de 2(X) (XX)$ du ministère de l'Agriculture du Québec pour supporter des activités susceptibles d'améliorer la gestion des engrais de ferme.Cette somme provient du «volet promotion et démonstration» du Programme d'aide à l'amélioration de la gestion des fumiers (PAAGF) géré par le MAPAQ depuis juin dernier.Cette contribution financière permettra entre autres d\u2019assurer un suivi de formation des équipes agro-environnementales créées dans ces trois fédérations et d\u2019effectuer une tournée d'information auprès des producteurs agricoles des fédérations régionales de la Beauce (9, 10 et 22 février), de Lanaudière (2.3 et 9 mars), de la Mauricie (26, 27 janvier et 2 février) et de Saint-Hyacinthe (3, 16 et 17 février).Les fédérations de l'Estrie et du Bas St-Laurent s'ajouteront probablement cette liste.Les trois fédérations de l\u2019UPA de Québec avaient touché en 1992-1993 une subvention de 187 400$ provenant aussi du PAAGF alors administré par le ministère de l'Environnement du Québec.En 1991-1992, «l\u2019équipe de mise en valeur des engrais de ferme» de ces fédérations avait rencontré quelque 7(X) producteurs, dans le cadre d\u2019une tournée de 25 syndicats de base, pour les sensibiliser à la gestion de leur entreprise agricole en tenant compte de la composante environnementale.Lors de la remise des prix du Mérite environnemental, le 28 mai 1993, le ministre de l\u2019Environnement du Québec décernait une mention honorifique à ces fédérations pour cette initiative.\tJ.-C.G.L\u2019agriculture néo-zélandaise recevait alors près d\u2019un milliard de dollars en subventions alors que la valeur de la production agricole était de 4,6 milliards de dollars.L\u2019agriculture bénéficiait donc d'un équivalent subvention aux producteurs (ESP) de 23%.Le gouvernement intervenait principalement dans la stabilisation des viandes (337 millions), le soutien des prix (215 millions), les rabais d\u2019intérêts (152 millions) et les rabais de taxes (96 millions).Un grand coup de balai Du jour au lendemain, le gouvernement travailliste a aboli toutes les subventions agricoles et déréglementé l'économie.En particulier, dans le secteur du travail, tout a été changé de fond en comble.Les seuls programmes agricoles qui ont bénéficié d\u2019un sursis ont été ceux du subventionnement des intérêts et des rabais de taxes qui ont été graduellement éliminés.En 1992, l\u2019agriculture néo-zélandaise bénéficiait d\u2019un ESP de 2 à 3%.Les conséquences Dans les années qui ont suivi cette réforme, la Nouvelle-Zélande a connu une faible diminution de la superficie totale agricole.Mais le nombre de fermes a augmenté au Fil des ans car des nouvelles productions requérant de plus petites superficies sont apparues.Les traditionnelles productions animales (lait, mouton, boeuf) ont été un peu déplacées au profit de l\u2019horticulture et la production fruitière (pommes et kiwis principalement).Les grandes entreprises de production animales qui ont survécu ont augmenté leur taille.On a vu se développer sur les fermes des entreprises non agricoles.En plus de changer leur production, les agricul- teurs néo-zélandais ont aussi changé leur manière de produire : l\u2019utilisation des intrants a diminué, en particulier du côté des engrais chimiques.Comme les prix des produits agricoles ont chuté au début de la réforme, que les coûts d\u2019intérêts supportés par les agriculteurs ont augmenté et que la valeur des quotas s\u2019est envolée en fumée, on a connu une crise dans le financement agricole.L\u2019organisme gouvernemental néo-zélandais chargé du crédit agricole a alors été autorisée à effacer 50% de l\u2019endettement des fermes qui avaient le potentiel de survivre à la crise.A* Les agriculteurs qui ont perdu leurs entreprises ont eu droit à une compensation : 45 000$ plus leur automobile et leurs meubles.Plusieurs ont alors été réembauchés sur leur propre ferme qui avait été achetée par un membre de leur famille.Le milieu rural a connu une forte hausse du nombre de divorces, de séparations et de suicides en milieu agricole.Le secteur de la transformation A cause des changements dans la réglementation du travail, le secteur de la transformation a été grandement affecté.On a adopté des pratiques de production qui ont provoqué une forte augmentation de la productivité.Les entreprises ont cherché à développer de nouveaux produits et de nouveaux marchés.Une meilleure productivité a permis aux acheteurs d\u2019offrir de meilleurs prix pour les produits agricoles.En plus, en l\u2019absence de subventions, les agriculteurs dépendaient totalement du prix qu\u2019on leur payait.Donc s\u2019ils voulaient disposer de la matière première, les transformateurs néo-zélandais devaient offrir des prix qui permettaient aux agriculteurs de rester en affaire.Un filet de sécurité Selon le professeur Lattimore, une telle réforme doit être totale, crédible et comporter un filet de sécurité pour être un succès.Sous ces aspects, l\u2019expérience néo-zélandaise a été assez bien faite.En effet, la fin des subventions agricoles ne s\u2019est pas faite isolément : elle a été accompagné d\u2019une très forte déréglementation de l'économie.Les politiciens ont réussi à convaincre la population qu\u2019ils ne changeraient pas d\u2019idée dans l\u2019année qui suivrait et qu\u2019on avait commencé une réforme pour la mener à terme.Et finalement le gouvernement a versé à la Fédération des agriculteurs l\u2019argent nécessaire à la mise sur pied d\u2019un réseau de support aux agriculteurs en difficultés.On leur offrait de l\u2019aide psychologique pour passer à travers leurs difficultés et de l\u2019aide technique pour le refinancement de leur entreprise.Enfin, selon Ralph Lattimore, le gouvernement doit aussi avoir une attitude responsable face à l\u2019endettement des agriculteurs.¦ LES CLINIQUES INFO-CULTURES VOUS INVITENT AUX: SOIRÉES RENCONTRE 1994 BRUNCH RENCONTRE 1994 LUNDI, le 17 janvier: VALLEYFIELD Le Delta, 40 ave du Centenaire MARDI, le 18 janvier: SAINTE MADELEINE Le Brasierville, 3424 Laurier MERCREDI, le 19 janvier: SAINT-JEAN SUR LE RICHELIEU Best Western, 725 boul.du Séminaire BRUNCH SERVI DÈS 10:30 HR Membre associé: MARDI, le 25 janvier: SAINT-GUILLAUME Salle de l\u2019age d'or,72 Principale MERCREDI, le 26 janvier: LOUISEVILLE La Porte de la Mauricie 1400 boul.Sainte-Anne JEUDI, le 27 janvier:\tBAIE DU FEBVRE sous-sol de l'église, 30 rue de l'Église MARDI, le 1 février:\tSAINT-ROCH DE L\u2019ACHIGAN salle l'Achiganoise, 24 montée Henri MERCREDI, le 2 février: NOTRE DAME DU BON CONSEIL Motel Le 4 Saisons, aut.20 sortie 191 ACCUEIL À 19:00 HR GOÛTER 22:30 HR ^rc régoire & fi is Distributeur en technologie de pulvérisation.LES CONFÉRENCIERS SERONT BANQUE ROYALE DEKALB CANADA INC.La maturité, vous connaissez ?\tEst-il temps d'investir\tOn désherbage idéal du soya \\\tsur votre ferme?WILLIAM HOUDE AGRI-GESTION LAVAL Agm GtstioN Laval J I CASE CANADA Une bonne récolte commence par un bon semis Fertilisation vs humidité et qualité de la récolte L'informatique, comment cela peut-il changer votre façon de gérer ?SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 7 ASSURANCES AGRICOLES La Régie fixe des normes culturales André Belzile Pour la Régie des assurances agricoles du Québec, plus question d\u2019assurer un agriculteur s\u2019il ne suit pas un plan de culture détaillé.La Régie a fixé certaines normes culturales et seul un plan de culture signé par un agronome permettra de produire selon des normes différentes.C\u2019est à la mi-décembre 1993 que le conseil d'administration de la Régie a approuvé ces normes qui s\u2019appliquent dès ce printemps.Tous les assurés recevront au cours des prochains jours une lettre de la Régie expliquant ces nouvelles normes.La Régie prévoit aussi appliquer des normes dès le printemps 1995 pour les assurés au programme collectif dans le foin.Normes générales Le producteur devra s\u2019engager par écrit à suivre des pratiques culturales correctes pour être admissible aux programmes d\u2019assurance stabilisation et d\u2019assurance récolte (au collectif ou à l\u2019individuel) pour le soya, les céréales, le maïs-grains et les pommes de terre.S'il modifie ses pratiques culturales, il devra en avertir la Régie.Si un producteur suit des pratiques différentes de celles que la Régie a approuvées, il devra fournir un plan de culture signé par un agronome.En particulier s\u2019il utilise des techniques particulières comme l\u2019agriculture biologique, la culture sur billon, le semis direct.La Régie pourra exiger des plans de culture dans certains cas particuliers.comme par exemple, les producteurs qui ont des indices de perte élevés ou les nouveaux assurés.Les plans de culture devront être soumis à la Régie au plus tard le 30 avril de chaque année.Il seront analysés et la Régie pourra demander des justifications ou des modifications.Lors d\u2019un avis de dommage à l\u2019assurance récolte ou de mesure à l\u2019assu- rance stabilisation, les représentants de la Régie vérifieront que les pratiques culturales suivies par le producteur ont été conformes à celles qu'il a déclarées.Dans les dossiers où les pratiques culturales sont jugées inadéquates ou non conformes à celles déclarées par l\u2019assuré, la Régie se réserve le droit de réduire les compensations tant en stabilisation qu\u2019en assurance récolte.Normes obligatoires Comme la Régie l\u2019a déjà annoncé, les dates de semis et le choix des semences deviennent des raisons pour refuser ja couverture.Pour le maïs-grain, les semences doivent être enregistrées et le semis devra se faire avant le 1er juin.Pour le soya et les céréales, la semence devra être de catégorie Canada généalogique (Fondation, Enregistrée ou Certifiée).Les semailles devront être faites au plus tard le 1er juin pour le blé et le soya et le 15 juin pour l\u2019avoine et l'orge.Enfin pour la pomme de terre, la semence devra être de catégorie Canada généalogique (Élite IV, Fondation, Certifiée) ou produite sur la ferme l\u2019année précédente à partir de semence Élite IV ou Fondation.Les semis seront faits au plus tard le 10 juin pour l'assurance stabilisation et à des dates limites dépendant de la zone pour l\u2019assurance récolte.Normes par production Pour chaque production assurée, la Régie a fixé des normes en collaboration avec les agronomes du MAPAQ.Pour toutes les cultures, on recommande une analyse de sol au moins à tous les trois ans.On recommande aussi d\u2019utiliser des rotations de culture :-pour la pomme de terre, par exemple, on recommande deux années en pommes de terre et une année en céréales ou engrais verts.L\u2019étendue des superficies ensemencées devra être fonction de la capacité de l\u2019entreprise à faire les travaux en temps opportun.Les terres devront permettre un écoulement satisfaisant des eaux pour la réalisation des travaux.Et au moins 80% des superficies en sol moyen et lourd devront avoir été travaillées à l\u2019automne.Certains intervalles de pli du sol sont permis : par exemple, le ph pour l'orge devra se situer entre 6.0 et 7,0.La fertilisation appliquée devra être celle recommandée dans les grilles de fertilisation du Conseil des productions végétales du Québec (CPVQ).Les normes de la Régie contiennent aussi les doses de semis recommandées : par exemple dans le maïs-grain, on doit viser une population se situant entre 60 000 et 72 000 plants à l\u2019hectare.¦ *5^ -, ^>v ENTREVUE AVEC LE VICE-PRÉSIDENT DE LA RÉGIE L\u2019élément déclencheur : la récolte désastreuse de 1992 André Belzile La Régie des assurances agricoles du Québec a comme objectif de vendre de l\u2019assurance qui couvre bien ies agriculteurs au meilleur coût possible.L\u2019utilisation de plan de culture ne doit donc pas être vue comme une exigence mais plutôt comme un outil pour mieux faire.C'est ce qui se dégage d\u2019une entrevue accordée par Conrad Bernier, vice-président de la Régie, à la Terre de chez nous.Une démarche à long terme C'est en 1991 lorsqu\u2019il a pris la responsabilité de l\u2019assurance-récolte que Conrad Bernier a entamé la démarche qui a mené aux changements actuels.On voulait réviser les façons de faire de la Régie.«On a choisi de commencer avec les programmes qui concernent les producteurs de céréales et de foin car ce sont ceux qui regroupent de loin le plus grand nombre d\u2019assurés : 11 000 dans le foin et 10 000 dans les céréales.» Depuis un certain nombre d\u2019années, la Régie avait un peu négligé la question des plans de culture : «On se contentait d\u2019une déclaration du producteur qui disait qu'il ferait la même chose\u2019 que l\u2019année précédente.» La récolte désastreuse de 1992 a été l\u2019élément déclencheur.Sans engagement du producteur à suivre certaines pratiques culturales, la Régie n'avait pas vraiment de protection pour le risque qu\u2019elle assure.«Nous devons nous assurer que les producteurs utilisent des pratiques culturales normales et saines.» En plus au Sommet de l\u2019Agriculture, on a convenu que les producteurs devaient s\u2019améliorer en terme de qualité pour aller chercher le maximum sur le marché.Pourquoi le plan de culture ?Des consultations qu\u2019a menées la Régie, il est ressorti que pour devenir plus concurrentiels, les producteurs devaient avoir des pratiques culturales conformes aux conditions de sols et de climat.Le plan de culture qui nécessite certaines prises de données, comme l\u2019analyse de sol, «permet à l\u2019agriculteur de se poser les bonnes questions et de consulter les bons intervenants» selon Conrad Bernier.Selon lui, le plan de culture permet de connaître mieux son exploitation et pourrait devenir aussi utile aux producteurs de céréales que le rapport du contrôle laitier pour le producteur de lait : «C\u2019est beau de savoir en moyenne combien on produit de céréales.Mais c\u2019est plus utile de connaître en détail les résultats et les conditions de chaque champs.Le plan de culture devrait devenir la base de la réflexion du producteur .Les coûts Quand les producteurs se seront améliorés, l\u2019incidence des compensations versées par la Régie devrait diminuer et les primes à payer aussi.«Dès que les pratiques culturales adaptées seront en place, nous pourrons prévoir des baisses de compensations et ajuster les cotisations, même avant que les effets réels ne se fassent sentir.» Conrad Bernier souhaite que d\u2019ici cinq ans, les primes aient diminué de 5%.«Au niveau actuel des primes, c\u2019est beaucoup d\u2019argent qui restera dans la poche des agriculteurs québécois.» Car dans certaines productions, il reconnaît que les coûts sont devenus prohibitifs.«Il y a aussi une question d\u2019équité entre les producteurs.» En effet, si tu ne suis pas des pratiques culturales convenables, tu augmente les risques et éventuellement les coûts.Déjà, avec un meilleur suivi des UTM au printemps 1993, la Régie croit avoir sauvé dans les compensations à verser.«Les compensations en 1993-1994 devraient baisser de plus de 20 millions de dollars par rapport à l\u2019année précédente et une bonne partie est due à une meilleure utilisation des hybrides de maïs.» ¦ PAGE 8 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 COUT DE PRODUCTION DU LAIT AU VERMONT \u2022y SP\"* \"Mi \u2019«mm FINANCEMENT disponible sur tous x nos / Distributeur automatique d'ensiiage DYNA-CAR Manutention çà nous connaît Jusqu'à 24 Jean-Charles Gagné Seulement 8% des entreprises laitières québécoises pourraient actuellement concurrencer les fermes du Vermont sur la base du coût de production d'un hectolitre de lait.Pour devenir compétitives avec les fermes laitières américaines, l'amélioration des performances techniques des exploitations d'ici, bien qu'essentielle, ne sera pas suffisante.Le contrôle de l'endettement et du coût des charges de main-d'oeuvre (salaires et coût de vie) semblent les principaux facteurs à considérer pour V arriver.Voilà la conclusion de la conférence «La ferme laitière québécoise : U.S.qu'on s'en va ?» livrée par MM.Patrice Carie et Germain Têtu, conseillers en gestion agricole, lors du colloque organisé par GEA-GR1, le 3 décembre 1993.D'une manière générale, on constate qu'un monde sépare les fermes laitières du Québec de celles du Vermont.La productivité presque deux fois plus grande des fermes laitières du Vermont est attribuable au volume de lait produit par unité travail/personne (UTP) et au niveau d'endettement (38$/hl au Vermont contre 84$/hl au Québec).Les entreprises laitières du Vermont ont des volumes de production ainsi qu\u2019un nombre de vaches trois fois plus élevé (112) que celles du Québec (42).La ferme typique de cet Etat, en production intensive, est dotée d'un système de stabulation libre avec salle de traite associé à la production de maïs ensilage et luzerne.Autre différence fondamentale, les entreprises québécoises ont besoin de presque deux fois plus d\u2019actifs (21()$/hl vs 122$/hl) pour produire un même volume de lait, en raison du coût des quotas.Paradoxalement, cette grande efficacité n\u2019a pas empêché la disparition de plus de 70% des entreprises laitières améri- Petites Nouvelles Caractère de cochon (ASP) Il existe chez les porcs une maladie génétique, le syndrome du Aussi : \u2022\tHache-litière \u2022\tMonte-balles \u2022\tNettoyeur d'étable \u2022\tEvacuateur de fumier \u2022\tVentilateur d'étable caines depuis 1970 (comparativement à 60% au Québec), ni évité à celles toujours en opération à «tirer le diable par la queue».MM.Têtu et Carie font remarquer qu\u2019avec une productivité presque deux fois moins élevée, les producteurs laitiers d\u2019ici disposent d'une marge de manoeuvre plus grande grâce à leur discipline reflétée dans leurs plans conjoints.Des avenues pour améliorer notre compétitivité Avant de conclure que l\u2019amélioration des performances technico-économi-ques de nos fermes laitières était insuffisante pour concurrencer celles du Vermont, MM.Carie et Têtu ont exstress porcin.Ses victimes meurent, ou encore donnent une viande de mauvaise qualité.Jusqu\u2019ici, on était incapable de prédire si un porcelet allait hériter de ce caractère de cochon.Des chercheurs des universités de Toronto et de Guelph ont Le DYNA-BALLE manipule et déroule les balles rondes sans effort DYNAVENTmc 1825, Power Drunimondville, Qc J2C 5X4 (819) 474-5500 (819) 474-4072 ploré trois avenues susceptibles d\u2019améliorer la compétitivité de nos fermes laitières : d\u2019abord, faire mieux avant de faire plus, ensuite augmenter le volume de production et finalement produire de manière intensive ou extensive.Pour des entreprises de même volume de production, ils ont noté des écarts de bénéfices nets de plus de 40 000$ (plus de 17$/hl) entre les plus efficaces et les moins efficaces.D\u2019où l\u2019invitation lancée de faire mieux en accordant une attention particulière aux charges reliées à la machinerie ainsi qu'aux terres et bâtiments, au coût d\u2019alimentation, à l'efficacité du travail ainsi qu\u2019aux revenus tirés des toutefois mis au point un simple test sanguin qui permet de le déterminer.Commercialisé depuis peu, ce test rapportera cette année 425 000$ au fonds de recherche de ces deux institutions.Ingénieuses araignées (ASP) D'où vient l\u2019élasticité des toiles d\u2019araignée?Des chercheurs de l\u2019Université de Bâle, en Suisse, ont agrandi des fils de soie d\u2019araignée 1 500 fois, au microscope électronique, pour découvrir dans le fil des pelotes de boucles enchevêtrées.Quand le fil est soumis à une pression, ces boucles se déroulent et le fil allonge.Puis, quand la pression disparaît, les boucles se reforment.Ingénieux! Meilleur avant/best before (ASP) Normalement, le porc frais ne se conserve pas plus de quatre jours au réfrigérateur.Cela, parce qu\u2019une colonie de joyeuses bactéries du genre Pseudomonas a vite fait de métaboliser la viande en produits de décomposition peu appétissants, comme la putrescine ou la cadavérine.Au Centre de recherche sur le développement des aliments, à Saint-Hyacinthe, on a mis au point une méthode qui permettra bientôt à votre aimable boucher de vous offrir de la viande dont l\u2019aspect et le goût seront tout à fait convenables malgré un séjour de cinq ou six mois dans sa chambre froide.Le secret: une température de -1.5oC et une atmosphère de gaz carbonique.produits animaux et des récoltes, responsables de cette différence importante.Ces conseillers ont par ailleurs constaté que la réduction des charges d\u2019une grosse entreprise (plus de 5 000 hl) résulte plus d\u2019une amélioration de l\u2019efficacité technique (étable et champs) que d\u2019économies d\u2019échelle.De plus, ils ont noté que le fait que ces grosses entreprises réussissent presque à doubler le volume de lait produit par UTP ne se traduit pas dans le coût de production vu qu\u2019elles rémunèrent leur travail deux fois plus que les petites.Enfin, une analyse de l\u2019efficacité des fermes intensives et extensives, définies par le niveau des concentrés donnés à chaque vache, indique que les charges réelles nettes des extrémistes, à savoir les fermes qui donnent moins de 1 500 kg de moulée par vache de même que celles qui dépassent les 3 000 kg par vache, sont les plus élevées.Un dernier trou de ceinture.Malgré ces efforts, les 60 producteurs québécois les plus efficaces (sur un échantillon de 1 120) ne parviennent toujours pas à réduire leurs coûts de manière à rejoindre ceux du Vermont.Leurs charges réelles nettes se situent à 38.83$ par hectolitre comparativement à 36,38$/hl pour leurs homologues américains.A efficacité égale, seules les entreprises qui économisent sur les salaires et sur leur coût de vie et dont les intérêts sont moins élevés possèdent un coût de production égal ou inférieur à celui enregistré au Vermont.Tout en tenant compte de la capacité de payer des entreprises, la réduction du coût de vie sera d'autant moins forte que la ferme sera efficace au niveau du lait par UTP, précisent les conférenciers.Quant à l\u2019endettement, ces auteurs indiquent qu'il faudra «changer nos mentalités à utiliser le maximum de crédit disponible que les intitutions financières peuvent nous prêter».Bref, l'entreprise laitière devrait viser à dégager une rentabilité de 16% obtenue en respectant les barêmes suivants : une productivité du travail de l\u2019ordre de 1 750 hectolitres de lait par UTP, un ration de 48% au chapitre de l\u2019efficacité, de 18% en termes d'endettement ainsi que de 18% en salaires et coût de vie.¦ SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 9 Peu de ferme québécoise dans la course .LE PROJET CITÉ ÉQUINE Une «cité» pour les amateurs de chevaux Daniel Morin Collaboration spéciale Le calme hivernal s\u2019étend sur ces quelque 400 acres de terres cultivées ou boisées.Rien ne laisse deviner que c\u2019est le site d\u2019un projet boeuf.ou cheval plutôt! «Nous voulons développer une agglomération de petites fermes destinées à l\u2019élevage de chevaux et à la culture», révèle Jean Marcoux, l\u2019un des cinq associés de la Société d\u2019Elevage Quatre Saisons Ltée, une entreprise estrienne.Etablie à Ascot Corner, une localité près de Sherbrooke, la SEQS s\u2019adonne à l\u2019élevage et à l\u2019entraînement de chevaux de course Standard bred(l).Les sociétaires - Eugène, Marcel et Jean Marcoux, Viateur Bouchard et Pierre Garcin - projettent de construire sur leurs terres environ 38 fermettes, des chemins carrossables, et d\u2019aménager d\u2019autres sentiers de randonnée équestre.«La Commission de protection du territoire agricole du Québec étudie actuellement notre projet, explique Jean Marcoux.Nous avons grand espoir qu\u2019elle l\u2019approuve, puisque la construction de maisons et d\u2019écuries ne compromet nullement l\u2019exploitation agricole des terres.La culture se poursuivra, et le défrichage de terres boisées compensera pour la perte de surface cultivable.» La réalisation du projet Cité équine permettra, selon Jean Marcoux, d\u2019augmenter et d\u2019améliorer l\u2019élevage chevalin au Québec en mettant à la disposition de plusieurs petits éleveurs les installations et l\u2019expertise de la Société d\u2019Elevage Quatre Saisons.Celle-ci, par ailleurs, n\u2019entend pas modifier la nature de ses activités.La reproduction: une activité clé de la SEQS Depuis trois ans, la SEQS, qui possède des étalons célèbres, se consacre surtout à la reproduction.Elle a été l\u2019une des premières fermes d\u2019élevage au Canada à utiliser les techniques de réfrigération du sperme chevalin.«Nous utilisons maintenant un procédé unique permettant de conserver indéfiniment le sperme de notre cheptel reproducteur», note Jean Marcoux, d\u2019ailleurs technicien en insémination artificielle.La société s\u2019assure ainsi une disponibilité constante de la semence et la possibilité de la transporter partout à travers le monde.La SEQS offre aussi la semence congelée d\u2019une trentaine des meilleurs chevaux d\u2019équitation de France, grâce à l\u2019entente exclusive qu\u2019elle a conclue avec le Service de reproduction du Haras des Cruchettes, en France.«Nous pratiquons aussi le transfert et la congélation d\u2019embryons», souligne Jean Marcoux.«La reproduction est une phase clé de l\u2019élevage des chevaux, explique Jean Marcoux.L\u2019hérédité détermine en partie les performances des poulains.La qualité d\u2019un cheval de course dépend donc grandement du choix'des géniteurs.» En plus des services de reproduction, la SEQS procurera aux éleveurs qui s\u2019établiront sur les fermettes des services reliés aux autres étapes de l\u2019élevage et à l\u2019entraînement.Une foule d\u2019avantages pour les futurs éleveurs-propriétaires «Les éleveurs-propriétaires profiteront de nombreux autres avantages: l\u2019accès à notre piste d\u2019entraînement, la présence continuelle d\u2019un vétérinaire et d\u2019un forgeron, la possibilité d\u2019emprunter du matériel spécial, etc.», insiste Jean Marcoux.«Beaucoup d\u2019activités équestres se tiendront dans la Cité équine», ajoute-t-il.D\u2019ailleurs, une école d\u2019équitation utilise les mêmes bâtiments et installations que la SEQS depuis deux ans.Propriété de Sylvie Thibault, monitrice diplômée, l\u2019école d\u2019équitation compte pour l\u2019instant une trentaine d\u2019élèves.«Un de mes élèves, Charles Théberge, 11 ans, vient justement de remporter le 3e prix de la classe pas et trot.Ce prix lui a été décerné par le Club populaire d\u2019équitation de Sherbrooke inc.», souligne fièrement Sylvie Thibault.Elle-même s\u2019est vu attribuer le 3e prix du meilleur instructeur.«Faire en sorte que mon école soit agréable, que les élèves y développent un esprit d'entraide plutôt que de compétition a été ma principale préoccupation au cours de ces deux dernières années», explique celle qui est aussi technicienne au laboratoire de la SEQS.La réalisation du projet Cité équine profitera évidemment à la localité d\u2019Ascot Corner comme à toute la région.Elle stimulera l\u2019économie, tant par les activités reliées à la construction des fermettes, qu\u2019à celles reliées à l\u2019élevage ou à l\u2019exploitation touristique.(1) La race Standardbred comprend les trotteurs et les ambleurs, des chevaux pour les courses attelées.Le trotteur - son nom le dit - trotte: il lève en même temps sa jambe arrière droite et sa jambe avant gauche, ou sa jambe arrière gauche et sa jambe avant droite.L\u2019ambleur, lui, «va l\u2019amble», c\u2019est-à-dire qu\u2019il se déplace en levant en même temps les deux jambes du même côté.¦ Les chevaux.une passion que de petits éleveurs pourront mettre en commun grâce à la Société d\u2019Elevage Quatre Saisons Ltée.Celle-ci projette en effet de bâtir une quarantaine de fermettes sur ses terres.Moratoire sur le pêche commerciale aux poulamons Mauricie\t\" \"N ^Pierre Saint-Yves\tJ STE-ANNE-DE-LA-PÉRADE -Les neuf pêcheurs commerciaux aux poulamons de Ste*-Anne-de-la-Pérade vont encore garder la plupart de leurs verveux au sec cet hiver.Le ministère du Loisir de la Chasse et de la Pêche vient de reconduire pour une deuxième année consécutive les limites très strictes imposées à la pêche commerciale.Les pêcheurs devront restreindre leur activité à une zone du fleuve St-Laurent de 500 mètres en amont de l\u2019embouchure de la rivière Ste-Anne.Pour les pêcheurs cette décision signifie un manque à gagner de plusieurs dizaines de milliers de dollars.La pêche sportive, celle qui est pratiquée dans le village aménagé sur la rivière n\u2019est pas affectée par cette décision.Les experts du ministère justifient cette décision par l\u2019état des stocks de poulamons qui ont connu une baisse importante ces dernières années principalement à l\u2019hiver de 1988.Le ministère soutient que la limite imposée à la pêche commerciale permet un rétablissement démographique.Plusieurs pêcheurs commerciaux prétendent que Québec cède aux pressions des pourvoyeurs de la rivière qui veulent garantir le succès des prises de leurs clients qui génèrent des retombées de 2,5$ millions.«Limiter ainsi la pêche avec verveux à une seule zone entre les rivières Ste-Anne et Batiscan peut être très dommageable pour la ressource parce que les poissons ne peuvent développer une autre frayère dans la Batiscan» soutient M.Jean-Claude Vallée de Pêcheries Val-Mer.La pêche commerciale aux poulamons qui représentait la plus grande partie de ses revenus il y a quelques année n\u2019en constitue maintenant qu\u2019une infime proportion.L\u2019an dernier il n\u2019a même pas sorti ses verveux.Cette année toutefois il a acheté une pourvoierie de 50 cabanes de pêche sur la rivière pour profiter de la ressource.Il déplore que les pêcheurs sportifs puissent vendre leurs prises aux établissements commerciaux sans être importunés.Cette situation ajoute aux tensions entre pourvoyeurs et pêcheurs commerciaux.M.Vallée croit tout de même que les rapports entre les deux groupes vont aller en s\u2019améliorant notamment parce qu\u2019ils vont travailler ensemble à planifier la saison de pêche suivante.D\u2019ici là Québec devrait légiférer pour interdire la vente du poulamon par les amateurs.¦ .¦¦¦¦B mm PAGE 10 - TCN, SEMAINE OU 20 AU 26 JANVIER 1994 Rénald Bourgeois Le défanage thermique Une comparaison des défanages thermique et chimique sur la qualité des tubercules n'a pas décelé de différence significative pour les rendements, les poids spécifiques et les teneurs en sucrose.La qualité culinaire des culti-vars à l\u2019essai (Superior et Kennebec) n\u2019a pas été modifié.Par ailleurs, l'utilisation de la rampe thermique pour lutter contre le doryphore de la pomme de terre, sans causer de dommages irréparables à la culture se situe de la levée à 10cm de hauteur.Ces résultats proviennent d'essais effectués par le Service de phy-totechnie de Québec à l\u2019Ile d\u2019Orléans.Avec une bonne utilisation de la technique, la rampe thermique peut donc devenir une alternative intéressante.Des légumes politiques La production de fruits et de légumes est devenue une grande aventure politique aux Etats-Unis.Les environ-nementalistes demandent l\u2019abandon de techniques de production modernes, en particulier l\u2019utilisation de pesticides et d\u2019engrais.Pour y faire face, les producteurs doivent organiser un lobbying intensif auprès de ceux qui écrivent et votent les lois.Le combat se mène au ras du sol, dans les tranchées.Hillary Clinton, première dame de nos voisins du sud, est mise à contribution.Toutefois, sa dernière intervention a inquiété les producteurs et suscité une levée de boucliers quand, en compagnie de Muppet, elle a refusé de recommander aux enfants de manger des pois.Le scénario qu\u2019on lui avait remis mentionnait pourtant qu'il était bon pour la santé de manger des pois, du brocoli et des haricots verts.Madame Clinton estimait qu\u2019elle n\u2019avait pas à promouvoir un légume que plus personne ne mange.Aux Etats-Unis, les déclarations de la LE LUPIN : première dame peuvent avoir un effet dévastateur, les oublis en ont moins mais sont tout aussi significatifs.Une première dame, qui fait le choix des légumes à recommander à la nation, ne peut qu\u2019inquiéter les lobbyistes.(The Packer, 23 octobre 1993) L\u2019ennemi public Les congressistes et les sénateurs américains ont de moins en moins de base électorale agricole et de plus en plus une base de consommateurs inquiets de leur santé et de leur sécurité.Les pesticides sont devenus pour plusieurs un ennemi public.Sans grand espoir de pouvoir renverser cette tendance, les producteurs américains voient apparaître une réglementation sans cesse plus contraignante.Les coûts de développement et d\u2019enregistrement des pesticides, particulièrement pour des usages mineurs, deviennent prohibitifs et menacent la capacité de l\u2019industrie horticole de produire efficacement, car il n\u2019y aura bientôt plus suffisamment de pesticides pour protéger les cultures.Les producteurs ont donc réorienté leur stratégie et affirment vouloir défendre l\u2019environnement.Cependant, ils veulent qu\u2019on leur laisse le temps de trouver des alternatives pour éviter de mettre en danger la sécurité alimentaire de la population.Des bananes sans pesticide Des chercheurs de l'Institut hondurien de recherches agricoles en Amérique centrale ont annoncé récemment qu\u2019ils pouvaient maintenant commercialiser des bananiers résistants à la cercosporiose.Ce nouveau cultivar est le résultat de 25 ans d\u2019efforts.La cercosporiose est une maladie fongique qui accélère considérablement le mûrissement de la banane et empêche son exportation.Ce champignon nécessite donc des traitements fongicides.Une plante en développement aux Etats-Unis Robert G.Lewis Le lupin, une fève peu connue, pourrait prendre la place du blé durum dans les pâtes alimentaires s\u2019il n\u2019en tient qu'à un chercheur et un manufacturier d'aliments naturels de Minneapolis.On en connaît une douzaine de variétés sur le Vieux Continent et entre 200 et 400 dans les deux Amériques qui sont cultivées comme aliments depuis les temps anciens.Selon Patricia Rayas-Duarte de l\u2019Université de Dakota-du-Nord à Fargo, la farine de lupin pourrait remplacer entre 25 et 30% de la farine de blé durum normalement utilisée pour produire des pâtes à faible teneur en calorie mais à haute teneur en potassium, fibres, carotène et calcium.Les protéines contenues dans ces pâtes seraient en plus de meilleure qualité.Bien que cultivé dans plusieurs pays en développement depuis des millénaires, le lupin a presque disparu de la scène agricole américaine.Wayne Reeves du Département américain de l\u2019Agriculture travaille avec des sélectionneurs pour développer une nouvelle variété de lupin d\u2019hiver adaptée aux conditions du Sud-Ouest américain.On cultive du lupin dans le Midwest et les scientifiques croient qu\u2019il représente un potentiel intéressant pour les producteurs de lait des états du Nord et du Canada comme source de protéine à la place du soya.On en cultive près de 10 millions d\u2019acres dans l\u2019ex Union soviétique, 2 millions d\u2019acres en Australie et des superficies plus faibles au Canada, en France et en Allemagne.La compagnie «Voyageur Trading Co» de Minneapolis fabrique le «Lupini» une farine pour pâtes alimentaires partiellement faite avec du lupin.Les magasins d\u2019aliments naturels de Minneapolis l\u2019ont surnommé la pâte alimentaires des athlètes parce qu\u2019elle fournit des hydrates de carbone - que les coureurs de marathons mangent juste avant une course - et des protéines ressemblant aux protéine d\u2019origine animale.¦ Hillary Clinton n\u2019aime pas les petits pois.faudrait lui conseiller de les apprêter avec quelques fines herbes: un délice.L\u2019apparition de résistances a obligé à augmenter considérablement le nombre et la concentration des traitements qui atteignent maintenant 40 par année.Ces traitements coûtent 250$US l\u2019acre ou 0,30$US la boîte de 40 livres.Ce nouveau bananier suscite donc beaucoup d'intérêt compte tenu des préoccupations des consomma- teurs pour l\u2019innocuité de leurs aliments et de la très grande compétitivité du marché.Les producteurs reçoivent 5,20$US la boîte alors qu\u2019elle leur coûterait 7,25$ à produire.Il est probable qu'on verra prochainement apparaître sur le marché la banane sans pesticides.(Source: The Packer, 16 octobre 1993) ¦ Profitez de noire Spécial d'hiver en achetant maintenant livraison an printemps *94 SILO avec vis Dresseuses Stirway II \u2022\tSéchage uniforme \u2022\tVentilateurs Brûleurs CSA - CGA \u2022\tExcellent Rapport Qualité / Prix \u2022\tExcellent service après vente MJkA LES EQUIPEMENTS R.A.D.INC.400, rue Martineau, St-Hyacinthe Qc w (514) 796 - 2626 / Mtl: 875 - 3970 Fax: (514) 796-4256 AMOS Coopérative agricole AMOS (8|9) 732-4212 AMQUI Centre agricole COOP de la Matapédia (418) 629-4401 COMPTON Service agricole Luke BÉLANGER (819) 849-2985 CRYSLER (ONTARIO) CANAMORE Farm Equipments (613) 448-3694 LACHUTE POLYDOR RICHER & Fils inc.(514) 562-6638 LAC MEGANTIC S.C.A.Lac Mégantic-Lampton (819) 583-4444 MÉTABETCHOUAN Les Équipements de ferme L.BOUDREAULTinc.(418) 349-2866 NAPIERVILLE LABR1E Équipements enrg.(514) 245-3205 NICOLET Hervé LACHAR1TE & fils inc.ST-CASIMIR Équipements de ferme Jean-Marie BELANGER (418) 339-2348 ST-DONAT Damase LEPAGE & Fils inc.(418) 739-4059 ST-ESPR1T DE MONTCALM Équipements de ferme du Futur MJ.enrg.(514) 839-3143 STE-HENEDINE Équipements DALLAIRE (418) 935-3351 ST-JUSTIN Equipements de ferme R.F.enrg.(819) 227-2691\t\u2019 ST-LOUIS-DE-GONZAGUE M.Claude LEGAULT (514) 371-9989 ST-NARCISSE CTE LOTBIN1ÈRE Équipements métallurgiques S.N.inc.(418) 475-6094 ST-PASCAL Coop de la Côte-Sud du Qc (418) 492-6343 ST-PAUL D\u2019ABBOTSFORD Équipement Michel CHOQUETTE (819) 293-8676 PLAISANCE GRAY ROBOTIQUE ENRG.(819) 427-5715 (514) 379-9131 ST-POLYCARPE Bruno CAMPEAU INC.(514) 265-3428 VICTORIA VILLE Agrotec Bois-Francs inc.(819) 758-0633 SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 11 * Qhromque Rénald Bourgeois Congrès mondial de l\u2019aviculture La ville de Montréal a été choisie pour recevoir le 21ième Congrès mondial de l'aviculture en l\u2019an 2000.On attend entre 2000 et 4000 délégués à cet important congrès qui revient au Canada après 73 ans.11 s\u2019était tenu à Ottawa en 1927.Déjà, la division canadienne de l\u2019Association mondiale de l\u2019aviculture s\u2019affaire à l\u2019organisation.Elle a lancé un concours pour trouver un logotype.Les créateurs doivent faire parvenir leur création avant le 28 février 1994 à l\u2019Aviculteur canadien, suite 105B, 9547, 152nd Street, Surrey, Colombie-Britannique, V3R 5Y5.Le logo gagnant sera dévoilé, en avril prochain, lors de l'Exposition de l\u2019industrie avicole qui se tiendra à London, Ontario.Le prix des oeufs Le prix moyen de la douzaine d\u2019oeufs (catégorie A gros) payé aux producteurs québécois est passé de 0,96$ en 1982 à 1,14$ en 1992.Pendant ce temps, il évoluait de 0,93$ à 1,11$ en Ontario.Pour la même période, aux Etats-Unis, le prix des oeufs (toutes catégories) passait de 0,69$ Can à 0,55$ Can.Le consommateur montréalais payait ses oeufs (A gros) 1,31$ en 1982 et 1,65$ en 1992.Les Torontois, pour les mêmes années, payaient 1,23$ et 1,40$.Nos voisins du Sud pouvaient se procurer une douzaine d'oeufs à un prix moyen de 1,09$ alors et 1,04$ en 1992.Le prix aux consommateurs américains a toutefois connu un pic à 1,32$ en 1984 et plusieurs années à plus de 1,15$.De même, le prix payé aux producteurs a été de 0,83$ en 1984 a été souvent en haut de 0,70$.N\u2019étant pas fixé en fonction des coûts de production et n\u2019étant pas contingentée, comme au Canada, le prix américain et le production sont plus variables.La consommation est aussi plus importante d\u2019environ quatre douzaines par personne par an sur toute la période.Toutefois, la popularité des oeufs n'a pas encore cessé de baisser.Unité des transformateurs de volailles Les aliments Flamingo, plus important transformateur québécois avec quelque 50% du marché, a réintégré l\u2019Association des abattoirs avicoles.Cette unité refaite facilitera la négociation des conventions et la concertation au sein de l\u2019industrie alors que s\u2019annonce une année difficile.En effet, l\u2019Ontario maintient sa décision d\u2019augmenter sa production de manière plus importante que ne le lui permet l'entente nationale.Augmentation du prélevé Le premier janvier, le prélevé des producteurs de poulets a été augmenté de 1,35$ les 100 kilogrammes (poids vif) à 1,85$.11 ne change pas pour le dindon où il est de 3,07$.Quand le porc se mesure au poulet Les producteurs de porc voudraient bien que le porc soit aussi maigre que le poulet.Ils disent même dans leur promotion que c\u2019est le cas.L\u2019Office canadien de commercialisation du poulet est flattée que les producteurs de porc prennent le poulet pour modèle.Il estime toutefois que le poulet a une bonne longueur d\u2019avance et qu\u2019il la maintiendra encore un bon moment.Le poulet ne craint pas le porc.Il y a frais et frais Le poulet décongelé peut-il être appelé frais?Les tribunaux californiens ont été saisis de la question peu avant les Fêtes quand la fédération avicole de l'Arkansas et deux autres organismes ont intenté une poursuite pour bloquer un projet visant à empêcher cette pratique.Ce projet prévoit que ne pourront être appelées volailles fraîches, en Californie, que celles qui auront été conservées à des températures supérieures à 25 degrés F (-4 degrés C).De son côté, la fédération avicole californienne appuie le projet.Elle estime que les consommateurs sont induits en erreur quand on leur dit que la volaille décongelée est fraîche.La volaille décongelée diffère signi- ficativement de la volaille fraîche.Elle est un peu plus sèche et coriace.La cause sera entendue en avril prochain.(Reuter) Du chlore pour les dindons La chloration de l\u2019eau joue un rôle important dans la prévention des maladies des dindons.Les aliments et le fumier contaminent souvent l\u2019eau des abreuvoirs créant ainsi un milieu propice à la prolifération d\u2019organismes pathogènes.L\u2019addition de chlore à l\u2019eau permet de réduire considérablement la prolifération des bactéries.Un niveau de deux ppm au point le plus éloigné de la source de chlore est suffisant pour maintenir le nombre de bactéries à un niveau acceptable.Il faut surveiller étroitement pour que ce niveau soit atteint partout.On recommande également le rinçage des canalisations, le contrôle de l\u2019acidité, de la température et de la pureté de l\u2019eau car ces facteurs influencent l\u2019efficacité du chlore comme bactéricide.¦ tUÊBBB^ÊÊÊÊÊÊÊÊKÊÊÊÊÊÊBÊÊBÊBÊÊÊBÊÊÊÊMÊÊÊBÊBÊKBÊBBBÊBÊÊÊKÊÊÊÊÊÊ Bioalimentaire régional: des projets voient le jour Bas St-Laurent ^Normand Martin\tJ RIMOUSKI- La solidarité et l\u2019audace, le désir d\u2019entreprendre, mais surtout une bonne connaissance des marchés et des forces qui conditionnent la mise en marché des produits sont plus que jamais les facteurs clés de la réussite dans le secteur bioalimentaire.C\u2019est en tout cas ce qu\u2019ont pu constater quelque 75 entrepreneurs, commissaires industriels, agronomes et techniciens participant au second «Forum régional: l\u2019accès aux marchés» tenu à Rimouski, le 13 janvier, sous l\u2019égide du MAPAQ, du Centre régional de consultation Agri-Services et de partenaires du milieu.Le directeur régional du MAPAQ, M.Jacques Olivier, estime que les agents de développement économique sur tout le territoire «devraient répertorier les idées novatrices, les canaliser, constituer un portefeuille de projets potentiels, et faciliter l\u2019étude de leur faisabilité».Selon lui, un regroupement d\u2019intervenants régionaux prenant forme de «club de valorisation» s\u2019impose dans le contexte actuel, à condition qu\u2019il soit encadré et animé par des ressources choisies.M.Olivier admet que, par le temps qui court, la volonté d\u2019entreprendre est souvent obscurcie par le contexte difficile que nous connaissons: manque de capital, garanties exigées, réglementation relative à l'innocuité des aliments, ouverture des marchés, carence de savoir-faire, absence de réseaux de contacts, et méconnaissance des potentiels qui s\u2019offrent à nous.Pourtant, dans le Bas-Saint-Laurent comme en Gaspésie, des projets voient le jour ou sont en gestation, qui dénotent la conscience d\u2019entrepreneurs «d\u2019associer la notion de valeur ajoutée à celle d\u2019accès aux marchés».En Gaspésie, la compagnie Gastronomie Gaspésienne n\u2019a pas eu froid au yeux.Fondée en 1990, cette entreprise de Rivière-au-Renard, spécialisée dans la troisième transformation à base de poisson, entend mettre rapidement sur le marché un produit original, soit une crêpe nature et une crêpe garnie de fruits de mer présentées sous forme de repas complet (avec riz, sauce, etc.).Des crêpes prêtes à être dégustées après quelques minutes au four à micro-ondes.Dans son allocution au Forum, M.Benoît Reeves a indiqué que Gastronomie Gaspésienne, Charcuterie de la Mer et Prolimer se sont dotés d\u2019un outil de commercialisation pour assurer une présence de leurs produits sur les grands marchés.On voit grand! Une fromagerie s\u2019implante à Trois-Pistoles Par ailleurs, La Terre de chez nous a appris en exclusivité qu\u2019une usine, La Fromagerie des Basques, ouvrira ses portes à Trois-Pistoles, fin janvier.Propriété de MM.Germain et Yves Pettigrew, cette entreprise fabriquera du fromage blanc à pâte ferme, frais du jour, en grains ou en brique.De concept moderne, la Fromagerie des Basques a son propre département de transformation en laboratoire, ainsi qu\u2019un congélateur, un entrepôt et un comptoir de vente.Le lait utilisé sera pasteurisé et proviendra exclusivement de la ferme des Falaises qui compte 80 bêtes Ayrshire dont 45 vaches laitières.La nouvelle entreprise, qui créera 2.5 emplois, vise une production quotidienne de 150 livres de fromage, selon une capacité pouvant atteindre les 1 200 livres.Outre ce projet revitalisant pour l\u2019industrie laitière, des initiatives locales ont été signalées qui ont fait boule de neige dans le cas de la transformation du sirop dérable.C\u2019est le cas des Entreprises Saint-Godard qui ont fait montre de ténacité exemplaire, de compétence, d\u2019une vision du marché de l\u2019avenir, d\u2019ailleurs appuyée par les services spécialisés.Une belle expérience, un grand rêve réalisé.L\u2019atelier Cuisines gaspésiennes s\u2019affaire aussi à conférer de la valeur ajoutée à des produits bioalimentaires.Cette entreprise travaille et transforme certaines parties des carcasses de porc, comme le jambon et les épaules, avec succès d\u2019ailleurs.S\u2019appuyant sur cet exemple, le directeur régional du MAPAQ s\u2019interroge à savoir si un autre atelier utilisant les parures, trimures et autres parties «moins nobles» de nos abattoirs locaux ne pourrait pas ajouter une très grande valeur à cette viande dévalorisée.Et de cette façon offrir un produit particulier dans un créneau choisi.Intervention des CRCD On le voit bien, les possibilités sont là et l\u2019impact sur l\u2019économie régionale plus important qu\u2019on ne le croit.Mais il reste beaucoup à faire pour susciter des projets recevables.A cet égard, les CRCD devraient, cette année, disposer de budgets d\u2019intervention afin d\u2019affirmer la prépondérance du bioalimentaire dans l\u2019économie régionale.De son côté, le MAPAQ met toujours au service des entrepreneurs les volets de son Programme régional en vigueur jusqu\u2019au 31 mars 1996.Ces volets d\u2019aide financière touchent la promotion du bioalimentaire, la démonstration de l\u2019innovation technologique, la prospection des marchés, enfin la valeur ajoutée aux produits locaux et régionaux.En outre, le programme Innovations III contribue à améliorer la position concurrentielle des entreprises performantes du secteur bioalimentaire qui oeuvrent sur des marchés intérieurs ou qui offrent un potentiel élevé à l\u2019exportation.¦ PAGE 12 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 CONTRIBUTIONS Les producteurs de bovins devront y revenir Le «Règlement sur la perception des contributions des producteurs de bovins» adopté l\u2019an dernier devra être de nouveau soumis à l\u2019attention des délégués à la prochaine assemblée générale annuelle des producteurs La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec en faisait récemment part à la Fédération.\u201cMême si cette réglementation a déjà été approuvée par une assemblée générale des producteurs, il surviendra sans doute des changements importants à ce sujet en cours d'année et les modalités de perception des contributions seront bien différentes de celles qui leur avaient été proposées.Nous vous demandons donc d\u2019inscrire ce sujet à l\u2019ordre du jour de cette assemblée et de nous indiquer le résultat de cette démarche auprès des producteurs,\u201d d\u2019écrire le président de la Régie, monsieur Gilles Prégent.L\u2019entrée en vigueur du règlement en question a été retardée d'un an quand la Fédération apprit que la Régie des assurances agricoles du Québec ne pourrait finalement pas - pour des raisons légales - retenir les contributions au plan conjoint tel que l\u2019avaient souhaité les délégués à l\u2019assemblée annuelle d\u2019avril 1993.Ce report signifie que la contribution au plan conjoint des producteurs de bovins demeure à 2,75$ par bovin mis en marché d\u2019ici au 1er janvier 1995.Pour répondre à la demande des producteurs de bovins et contourner l\u2019obstacle, la Régie des assurances agri- coles étudie la possibilité d\u2019assurer un producteur en autant que celui-ci ait acquitté ses contributions au plan conjoint.Les responsables du dossier voient présentement à la rédaction d\u2019un protocole d\u2019entente qui devrait être prochainement soumis au conseil d\u2019administration de la Fédération.Au moment de l\u2019adoption des résolutions portant sur le nouveau mode de financement du plan conjoint - une contribution annuelle de 25$ par entreprise et 2$ par bovin mis en marché -on croyait que la Régie des assurances agricoles serait en mesure de prélever la contribution de 2$ par bovin.On avait également demandé à la Fédération d'examiner avec l'Union des producteurs agricoles la possibilité qu'elle prélève la contribution fixe de 25$ en même temps que ses propres cotisations annuelles.L.St-P.ÉLEVAGES PORCINS CANADIENS EN 1991 Le Québec détenait le revenu agricole moyen le plus élevé Des principales provinces canadiennes productrices de porcs, c\u2019est le Québec qui a enregistré le revenu agricole moyen et le bénéfice net d\u2019exploitation les plus élevés en 1991.Ce bénéfice net moyen était alors estimé à 25 5X9$ pour les fermes porcines du Québec.Les données rendues publiques en septembre 1993 par Agriculture Canada fournissent une vue d\u2019ensemble de la situation financière des élevages porcins au Canada en 1991.Au cours de cet exercice financier, quelque 10 405 exploitations ont tiré au moins 51% de leur revenu agricole total de la vente de porcs.Les exploitations ayant des revenus supérieurs à 500 000$ représentaient seulement 7% des élevages porcins, mais accaparaient 33% du revenu total.Le quart des exploitations obtenait un peu moins de 4% du revenu total estimé à 1,9 milliard.Les paiements de programme et les indemnités d\u2019assurances ont représenté en moyenne 7% des revenus agricoles des éleveurs de porcs.Agriculture Canada évalue à 2 270 (22% du total) le nombre de fermes ayant subi des pertes d\u2019exploitation alors que 16% des élevages ont enregistré des bénéfices d\u2019exploitation nets supérieurs à 50 000$.Les élevages porcins de toutes les provinces, sauf la Saskatchewan, ont enregistré une baisse de leur bénéfice net d\u2019exploitation.Si toutes les fermes porcines, peu importe leur catégorie de revenu, ont connu un recul de leur bénéfice d\u2019exploitation, la plus forte baisse (-32%) revient à celles ayant déclaré des revenus supérieurs à 500 000$.Le bénéfice net d\u2019exploitation moyen des élevages de porcs se situe à environ la moitié de celui des fermes laitières ainsi que des fermes productrices de volailles et d\u2019oeufs ou de pommes de terre.Il est toutefois supérieur aux productions de fruits et légumes, de céréales et oléagineux et de bovins.L\u2019achat d\u2019aliments représente 40% des frais d\u2019exploitation des fermes porcines du Québec, un taux supérieur à toutes les provinces sauf la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau-Brunswick et la Colombie-Britannique.Les investissements nets moyens ont baissé d\u2019environ 2 000$ par rapport à l\u2019année précédente pour se situer à près de 13 000$.Quelque 52% des éleveurs ont déclaré tirer plus de 90% de leur revenu agricole de la vente de porcs.Environ 45% des producteurs de porcs se situaient dans le groupe d\u2019âge des 30-44 ans.J.-C.G.Les exportations américaines de porc pourraient doubler Le National Pork Producers Council (NPPC) estime que les exportations américaines de porc vont plus que doubler, pour atteindre un milliard de dollars, dans les quatre années qui suivront l\u2019entrée en vigueur de l\u2019accord du GATT en 1995.Cet organisme américain fonde ces prédictions sur les améliorations résultant du nouvel accord du GATT au chapitre de l\u2019ouverture minimale des marchés, de l\u2019uniformisation des normes sanitaires et phytosanitaires, de la diminution des subventions à l\u2019exportation et du règlement des différends.Le président du NPPC, Karl Johnson, a déclaré que l\u2019accord du GATT constitue une bonne nouvelle pour les producteurs de porcs américains parce qu\u2019il élimine une bonne part des barrières commerciales et des subventions utilisées depuis des années par leurs compétiteurs pour bloquer les exportations américaines de porc.Le débalancement commercial qui en résulte, puisque les Américains ont exporté l\u2019équivalent de 2,4% de leur production en 1992 alors qu\u2019ils en importaient presque le double, devrait être de la sorte corrigé.J.-C.G.B 101 Al NOUS Vous possédez un applicaleur de type?ce VOUS SAVEZ QUEL PRODUIT UTILISER Renouez avec 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automatiquement tous les droits.Un peu d\u2019histoire Devenue propriétaire d\u2019une terre de 30 hectares en juillet 1992, Mme Filion ne savait pas que la suite des événements l\u2019obligerait à aller vivre un certain temps chez ses beaux-parents.Convaincu de pouvoir bâtir sa résidence à Saint-Marc-sur-Richelieu, le couple Filion-Paradis a en effet vendu, à l\u2019été 1993, la propriété qu\u2019il possédait à Beloeil.Mme Filion n\u2019avait pas prévu que la Commission jugerait non conforme, en novembre, sa déclaration produite en vertu de la Loi sur la protection du territoire agricole.La Loi accorde en effet aux agriculteurs, sans autorisation de la Commission, le privilège de construire une résidence sur un lot dont ils sont propriétaires.En audition publique, la Commission confirmera sa décision en invoquant que l\u2019agriculture ne constitue pas la principale occupation de Mme Filion.La Commission sanctionnera de la même manière, en mai 1993, une deuxième déclaration acheminée par cette agricultrice.En novembre 1993, Mme Filion adressera une demande d\u2019autorisation à des fins non agricoles et contestera la décision de la Commission rendue en mai.La Commission refusera les deux requêtes.D\u2019une part, elle réitérera qu\u2019il ne suffit pas d\u2019avoir des projets agricoles, mais qu\u2019il faut être un véritable professionnel de l'agriculture qui exploite une entreprise agricole TOUJOURS LA MÊME HAUTE TECHNOLOGIE DURABILITÉ FIABILITÉ .i TOUJOURS A DES PRIX DES PLUS COMPÉTITIFS! 8880 Caractéristiques PERFORMANCES Puissance moteur: 85 CH (75 au PTO) Régime nominal: 2200 tr/mn Couple maxi à 1400 309 Nm MOTEUR Marque/Type: Perkins/A4.248 Injection: directe Alésage/Course: 101/127 mm EMBRAYAGE Type: 2 disques indépendants Diamètre: 12\" Matière de garni-ture: Céramétalligue Commande: Mécanique BOITE DE VITESSE POWER FLOW Boîte de vitesse à haut rendement.24 marches avant et 12 marches arrière avec inverseur + underdrive synchro nisés.Pignons à taille large 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inc.L viable et rentable pour pouvoir ériger, sur simple déclaration, une résidence en zone verte.D\u2019autre part, la Commission jugera prématuré d\u2019accorder une autorisation à des fins non agricoles.Mme Céline Filion «La Commission est toujours réticente à consentir à l\u2019implantation d\u2019une résidence lorsqu'une entreprise agricole n\u2019est encore qu\u2019au stade de projet, car il arrive souvent que des visées, très sérieuses au départ, sont abandonnées en cours de réalisation, et ce, pour diverses raisons dont certaines sont parfois imprévisibles».Elle mentionne le danger de semer de grands domaines résidentiels ruraux, plus ou moins reliés à une exploitation agricole, si elle accédait à chaque demande de construction de résidence.La Commission suggère plutôt à Mme Filion de rendre cette exploitation agricole rentable et de lui faire la preuve par la suite «qu\u2019il serait dans l\u2019intérêt du développement accru de l\u2019entreprise en croissance de s\u2019établir sur les lieux».Autre source de désappointement pour le couple Filion-Paradis, le syndicat de l\u2019UPA Ceinture verte a fait connaître son opposition à la construction d\u2019une résidence.Une grande frustration Mme Filion a trouvé d'autant plus difficile d\u2019accepter ces derniers revers qu\u2019elle détenait alors sa carte de productrice agricole.En 1993, elle a en effet dégagé un profit d\u2019environ 7 000$ de la culture de blé panifiable d\u2019ailleurs assurée par la Régie des assurances agricoles du Québec.Toutefois, détenir un statut d\u2019agricultrice reconnue ne signifie pas que l\u2019agriculture constitue son occupation principale, même si elle n\u2019a pas d\u2019autre occupation.Par occupation principale en agriculture, on comprend habituellement «vivre des fruits de l\u2019agriculture».Le mémoire soumis par son consultant signalait que Mme Filion s\u2019était entre autres occupé de l\u2019achat des semences et de pesticides, s\u2019était impliquée aux champs et inscrite à un cours de gestion de l\u2019entreprise agricole.Toutefois, la Commission relevait que l\u2019essentiel des travaux avait été effectué à forfait.Après avoir investi près de 150 000$ (fonds de terre, nouvelle grange, ni vêlage de terrain, etc.), dont près de 10 000$ en frais de toutes sortes pour pouvoir y ériger une résidence, M.Pierre Paradis a confié à «La Terre», le 6 janvier, qu\u2019il se demandait «quelle PAGE 14 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 suite à la page 15 Il faudra du temps avant de maîtriser le nouveau Code civil Rénald Bourgeois Même pour les juristes, notaires et avocats, il faudra du temps avant de bien connaître et interpréter le nouveau Code civil qui compte 3 168 articles.Les premiers actes civils rédigés en ce début d\u2019année doivent l'être avec le nouveau Code à portée de la main.Il faut comprendre que l\u2019interprétation est essentielle.Il y avait une importante jurisprudence, interprétation par les tribunaux, qui aidait à bien saisir le sens de l\u2019ancien Code.Cela reste à faire pour le nouveau.Tous les livres de jurisprudence et décisions antérieures des tribunaux ne tiennent plus pour expliquer le nouveau Code.C\u2019est un défi de taille pour toute la profession, affirmait Me Robin O.Giroux, notaire et conseiller juridique de Valleyfield.Les notaires et les avocats auront du travail pour un bout de temps.La Chambre des notaires avait suggéré une mise en vigueur progressive, chapitre par chapitre, pour permettre une assimilation progressive des changements.Cette suggestion n\u2019a pas été retenue par le législateur.Finie la routine des actes de vente, des hypothèques, des contrats de mariage, des testaments.La réforme a même imposé une nouvelle terminologie qu\u2019il faudra assimiler.Les notaires ne peuvent plus estimer les coûts des actes qu\u2019on leur demande de produire, car ils ne savent pas le temps que cela leur prendra pour les rédiger, faire les vérifications, les enregistrer.Des exemples Le non-usage d\u2019un droit ou d\u2019une servitude entraînait son extinction après 30 ans.Ce délai a été porté à 10 ans.Ce qu\u2019on appelait nantissement est devenu une hypothèque mobilière.Cette dernière devra être enregistrée comme l\u2019hypothèque immobilière.Il y aura donc beaucoup plus d\u2019actes à enregistrer.Les entreprises agricoles sont assimilées à des entreprises commerciales même si leurs fermes ne sont pas incorporées.Cela entraîne des obligations importantes quand viendra le temps de réaliser une opération commerciale.II y aura donc plusieurs habitudes à changer.Me Giroux estime que les producteurs, comme plusieurs autres personnes devront davantage consulter Une agricultrice.suite de la page 14 preuve de plus il fallait fournir pour qu\u2019on prenne au sérieux leur projet de vivre de l\u2019agriculture».Ce projet impliquait aussi l\u2019élevage d\u2019une vingtaine de veaux de grain et la prise en pension de quelques chevaux : «comment peut-on nous suggérer de garder ces animaux à distance», interroge-t-il.Craintif de ne pas sortir de ce cul-de-sac, le couple hésite à planter en framboisiers quelque quatre hectares tel que projeté.Quelle décision doit-il par ailleurs prendre au sujet du contrat de location d\u2019une terre de 60 arpents pendant cinq ans débutant au printemps 1994 ?Dans cette période d\u2019incertitude économique, où prévaut un taux de chômage élevé, M.Paradis trouve aberrant qu\u2019on «tente de le décourager de s'établir en agriculture.L\u2019agriculture n\u2019est-elle réservée qu'à ceux et celles qui la pratiquent sur de très grandes exploitations ?», ajoute-t-il avec dépit.¦ des notaires ou des avocats pour s\u2019éviter de mauvaises surprises.En matière civile, avec le nouveau Code, il ne faut plus rien prendre pour acquis.Certains gestes posés en contravention de la Loi peuvent coûter cher.Me Giroux sait que les avocats et les notaires sont très heureux.Ils auront beaucoup de travail dans les prochaines années.Prêchant pour sa paroisse, il conseille toutefois de voir le notaire en premier.Celui-ci s\u2019efforcera de concilier les points de vue.Il pourra éviter ainsi des frais considérables comparativement à la consultation d\u2019un avocat qui privilégiera le recours aux tribunaux.¦ Désormais, même si sa ferme n\u2019est pas incorporée, le producteur agricole est considéré comme partie d\u2019une entreprise commerciale.Les journées Pioneer: DES DÉPLACEMENTS D\u2019AFFAIRES «\u2022 V**-' Du 21 au 26 février, partout au pays, les agriculteurs effectueront de nombreux déplacements d\u2019affaires.À la suite de ces déplacements, ils économiseront 6 % à l\u2019achat de produits de marque Pioneer^et leurs achats compteront pour les économies sur quantité de Pioneer.Ces déplacements d\u2019affaires, on appelle ça les Journées Pioneer.Et lors de la récolte, vous appellerez ça un investissement d\u2019affaires judicieux./ \u201dé* '\\ PRODUITS OC MANQUE /cfe\\ PIONEER.Toutes tes ventes sont sujettes aux modalités qui apparaissent sur les étiquettes et les documents commerciaux.® Marque déposée dont l'usager autorisé est Pioneer Hi-Bred Limitée, Chatham (Ontario) N7M 5L1.ÉCONOMISEZ 6 % \u2014 DU 21 AU 26 FÉVRIER 1994 SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 15 \t Responsable des pages: Rosaline Ledoux MON NEZ DANS VOTRE CUISINE Des oeufs d'hiver Donnez un peu de chaleur à vos repas durant le mois de janvier en servant des plats aux oeufs, chauds et consistants.Oubliez les factures d'électricité, d'épicerie et de médicaments! Les oeufs sont simples à préparer, nutritifs et très économiques.Leur haute valeur en protéine leur permet de remplacer la viande, ce qui est excellent pour vous et votre budget.Leur versatilité permet de préparer des repas qui plairont à toute la famille.D'un plat traditionnel à un gueuleton exotique, il est possible de servir des oeufs tout au long de l\u2019hiver.Surprenez votre famille en servant ce repas traditionnel, à l\u2019orientale.Omelette orientale 2 carottes, coupées en julienne 1 tige de céleri, coupée en julienne 1 oignon moyen, coupé en dés 1\tpoivron rouge, coupé en julienne 2\tgousses d\u2019ail, écrasées 1/2 c.à thé (2 ml) de gingembre frais (facultatif) 2 c.à table (25 ml) d\u2019huile végétale 1/2 tasse ( 125 ml) d'eau 2 c.à table (25 ml) de sauce soya 1/2 c.à table (7 ml) de fécule de maïs 6 oeufs 1/4 tasse (50 ml) d\u2019eau 2 c.à table (25 ml) de beurre, séparée Sauter les carottes, le céleri, l\u2019oignon, le poivron, l\u2019ail et le gingembre dans l\u2019huile jusqu\u2019à consistance tendre et croustillante.Mélanger 1/2 tasse d'eau, la sauce soya et la fécule de maïs.Incorporer aux légumes et cuire jusqu\u2019à ébullition et épaississement de la sauce.Garder au chaud lors de la préparation de l\u2019omelette.Mélanger les oeufs et 1/4 tasse d'eau.Pour chaque omelette: faire chauffer 1 c.à table (15 ml) de beurre dans un poêlon de 8\u201d (20 cm).Y verser la moitié du mélange.Bien étendre l\u2019oeuf au fond.Lorsque l\u2019intérieur de l\u2019omelette est encore humide et crémeux, placer la moitié des légumes sur un côté de l\u2019omelette.Plier et déposer dans une assiette.Répéter avec l\u2019autre moitié et le reste des ingrédients.Donne 2 omelettes.Garnir d\u2019oignons verts, si désiré.Crêpes aux crevettes au cari Les crêpes aux crevettes au cari constituent une bonne idée.Ces crêpes peuvent être préparées jusqu à trois jours d'avance, empilées et réfrigérées.Elles peuvent aussi être congelées Jpfe, jusqu\u2019à six mois.Vous n\u2019aurez ensuite qu\u2019à préparer la garniture intérieure le jour même, et réchauffer le tout cinq minutes avant de servir.1/4 tasse (50 ml) de beurre 1/2 tasse (125 ml) d\u2019oignons, hachés 1/2 tasse (125 ml) de céleri, coupé en dés 1\t1/2 tasse (375 ml) de pommes, pelées, vidées, et coupées en dés 2\tc.à thé (10 ml) de poudre de cari 1/4 tasse (50 ml) de farine 1 tasse (250 ml) d'eau 1\ttasse (250 ml) de bouillon de poulet 1/2 c.à thé (2 ml) de sel 2\tboîtes de 7 oz (200 g) de crevettes moyennes 1/2 tasse (125 ml) de crème 35% Faire fondre le beurre dans une casserole à feu doux.Ajouter l\u2019oignon et le céleri et cuire jusqu'à ce qu\u2019ils soient tendres tout en remuant pendant 5 minutes.Ajouter les pommes et la poudre de cari; laisser mijoter 5 minutes.A feu doux, incorporer la farine et bien mélanger.Verser lentement 1 tasse d\u2019eau, le bouillon de poulet et le sel tout en brassant jusqu\u2019à consistance épaisse.Quelques minutes avant de servir, ajouter les crevettes et la crème, laisser mijoter et déposer environ 1/4 tasse (50 ml) du mélange dans chaque crêpe.Note: Pour le bouillon on peut faire dissoudre un cube de bouillon de poulet dans une tasse (250 ml) d'eau bouillante.Les longs mois d\u2019hiver sont très propices aux travaux de grande envergure.La courte-pointe a toujours été au temps de nos grands-mères l\u2019occupation en cette époque de l\u2019année.Comme le soleil se fait plus radieux et plus chaud, il est certain que mai sera annoncé par le retour des hirondelles.En attendant ces instants printaniers, préparons-nous à leur arrivée.Je vous suggère donc dans cet article deux carrés de courte-pointe.La figure A (l\u2019hirondelle) sera complice de la figure B et alternera sur le montage de notre chef-d\u2019oeuvre.Le grand schéma nous trace un aperçu des jeux d\u2019agencement de ces deux carrés.Comment retracer chacun des carrés proposés ?Sachons que chacun à comme dimensions une fois assemblé, 30 cm de côté ou 12 po.Travaillons la figure A soit Thirondelle 1.\tPrendre un carré de papier égale à 30 cm de côté ou 12 po.2.\tDiviser chaque côté en 3 parties soit 10 cm ou 4 po.3.\tDiviser aussi la figure A représentée dans l\u2019article en 3 parties.( il suffira de représenter chaque ligne dans chacun de carré).4.\tDessiner l\u2019ensemble, puis découper chaque pièce identifiée d\u2019une lettre.5.\tReprendre chaque pièce et ajouter les valeurs de coutures tout autour.Taillage 1.\tPré-laver votre tissu d\u2019abord ( éviter les tissus qui déteignent, ou trop épais par rapport aux autres.) 2.\tTailler chaque pièce et identifier les jeux de couleurs que vous pourrez exécuter.3.\tNotez que le corps de l\u2019hirondelle devrait rester de la même couleur soit les pièces A (2), C (2) et F.4.\tLes autres pièces de fond, telles que D (2), E, G (2) seront agencées selon le reste du couvre-lit.La pièce centrale de l\u2019hirondelle, soit la B différente des autres.PARLONS COUTURE Jeannette Hamel-Bellefeuille Le retour des hirondelles Une fois toutes les pièces découpées pour un carré-hirondelle, disposez-les et épin-glez-les ensemble si vous ne pouvez les assembler immédiatement.Assemblage 1.\tGarder bien en place, puis coudre E aux pièces C, et ensuite aux D.2.\tCoudre la pointe de B entre la queue de l\u2019hirondelle soit les deux C.3.\tAssembler ensuite, les côtés de D aux ailes ( A) et au corps B.4.\tCoudre la pointe des G, et ajouter le triangle F.5.\tRéunir ensuite le bec de l\u2019hirondelle au corps de celle-ci.6.\tRepasser et ouvrir les coutures.7.\tVérifier les mesures du carré avec leurs valeurs de couture.Deuxième carré-motif 1.\tReproduire en vous servant du même principe d\u2019agrandissement.2.\tDonc diviser le carré de 30 cm ( 12 po), en 3 parties égales.3.\tDonner des numéros à chacune.4.\tPour les pièces no 1 : prendre un carré de 10 cm ( 4 po) divisez-le en 4 pour obtenir des carrés de 5 cm ou 2 po de côté.FIG A mm mm 5.\tLes pièces no 2 ont donc 10 cm de côté (4po) 6.\tLes pièces no.3 sont des rectangles de 10cmx5cm(4pox2po) 7.\tLes pièces no.4 et 5 représentent des triangles rectangles et devront une fois assembler mesurer la même grandeur que la pièce no.3 8.\tLa pièce no.6 est un carré de 10 cm auquel on lui a enlevé un quart de cercle de 5 cm de rayon.9.\tLa pièce no 7 est ce quart de carré enlevé.10.\tDécouper alors chaque pièce que vous aurez dessinée, puis retracez-les en AJOUTANT les valeurs de couture à chacune.11.\tAssembler en suivant l\u2019ordre établi sur la fig B de cet article.12.\tNotez que la pièce no 6.( centrale) vous indique une direction combinée avec les pièces no.5.Considérant qu\u2019il y a une indication de direction.cela sera à considérer dans l\u2019assemblage final.Assemblage final Remarquez que le schéma comporte des lettres A et B avec des flèches.Cha- FIG B - - PAGE 16 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 que flèche indique la direction que prendra l\u2019hirondelle du carré A sur telle rangée d\u2019assemblage.De même, la flèche du carré B indiquera aussi la direction de la flèche centrale du carré B.Notez que les flèches du carré B convergent vers le centre.Donc les autres rangées subiront cette loi.Disposer les hirondelles deux à deux avec des envols différents.Ne sont-elles pas des acrobates incroyables et des as de la voltige.Pour terminer, ajouter des bandes de tissus rappelant les couleurs du centre.Ajoutez-en autant que vous en voulez, en ayant différentes largeurs.Vous saurez sûrement marier vos tissus dans une harmonie avec les décors de votre chambre à coucher.C\u2019est aussi l\u2019occasion de réaliser une murale.Il ne vous restera que les dernières étapes : poser la triplure, la doublure, finir le contour, et le piquage final.Je vous souhaite de réaliser autant d\u2019hirondelles qu\u2019il y en aura autour de nos maisons ce prochain printemps.Bon Travail ! FIG C disposition suggérée pour les deux motifs A et B I V * 1 1 A/ B i.^/ Æs A\\ a\\ b\"\"\"* a' a/ LE COURRIER , DE MARE-JOSE CONDITIONS DU COURRIER: Se présenter - âge, sexe, situation, - Lettre courte, précise, lisible, détails essentiels - pas plus de 5 pages - Pseudonyme court et original - Pas de service d'échange - Si on réécrit, mentionner pseudonyme et date de publication de la réponse précédente, rappeler le problème précédent -Réponse personnelle dans cas grave et urgent, demandant discrétion spéciale: pour cela, Joindre enveloppe adressée à soi et timbrée.Adressez vos lettres i: «Le Courrier de Marie-Josée», La Terre de chez nous, 555, bout.Roland-Therrien, Longueull, Qc J4H 3Y9.Un témoignage exceptionnel Je suis une agricultrice dans la trentaine.Je me permets de vous écrire cette lettre juste pour témoigner d\u2019une personne qui vit les événements de la vie.Et aussi pour dire que j\u2019aime la vie et les gens qui vivent autour de moi.Il y a des jours pénibles, des jours faciles, mais il y a une personne qui la vit.Je souhaite que les décisions que j\u2019ai prises dans ma vie puissent apprendre à mes enfants et à tout le monde que je ne suis pas une superwoman et que je n\u2019ai pas la réponse à toutes les questions, Dieu est le seul qui peut répondre à tout.Qu'avec son conjoint, on peut repartir à zéro si on sait se repentir chacun de nos erreurs.Nous sommes le 2 janvier 1994, je me sens revivre, non, je crois que je ne fais que naître.Je me suis longtemps sentie née au mauvais moment, à la mauvaise place.Née dans une famille agricole, à 8 ans je me levais à 5h00 am pour faire mes tâches avant l'école.De retour vers 4h00 pm il fallait se dépêcher pour retourner faire nos tâches.La seule chose que nous connaissions était le travail.«Le sport et les loisirs ne rapportent rien et coûtent trop», disait constamment mon père et encore «il faut agrandir, bâtir sur une ferme ou ailleurs, si tu ne suis pas, tu rétrogrades si tu ne grossis pas».Je me suis longtemps sentie déplacée avec des idées déplacées, tout ce que je voulais c\u2019était de vivre heureuse, bien, sans besoin d\u2019écraser le voisin.La violence me faisait horreur.A l\u2019adolescence, mon frère m'abusa sexuellement, je n\u2019en al parlé que plus tard à une de mes soeurs qui m\u2019a donné l'impression que j\u2019étais responsable en quelque part.Je vieillis, j\u2019ai un ami et je crois avoir oublié.Mon père ne veut pas que j\u2019aille au cégep parce que si je marie un agriculteur les études ne servent à rien; si je marie un homme d\u2019un autre métier, je dois élever mes enfants et mon mari travaille.Curieusement je n\u2019ai que de très rares souvenirs de ma mère qui me prend dans ses bras puiqu'elle travaillait beaucoup sur la ferme.Je trouvais incohérentes les idées de mon père, mais voilà c\u2019était mon père et je ne cherchais qu'à être aimée et appréciée pour une fois.J'aime l'agriculture, les mouvements qui évoluent dans le milieu.Je rencontre l'homme de ma vie que j\u2019épouse.A 25 ans, j'ai trois garçons et travaille très fort sur une entreprise où je n\u2019ai rien d\u2019autre que du travail, aucune sécurité, aucun salaire, mon mari possède des parts: mais tout le travail.Il me parle très durement ainsi qu'aux enfants.Doucement, insidieusement ces paroles basculent parfois en gestes.Auparavant, je ne me laissais pas affecter mais curieusement je n'arrive plus à me dire que c\u2019est passager, c\u2019est son tempérament.Je me retrouve un beau jour de juillet 92 avec une valise, quelques vêtements pour moi et mes enfants, je prends l'auto et je pars, je porte plainte contre l\u2019homme que j\u2019aime pourtant plus que tout au monde.Je ne pouvais plus protéger mes enfants de leur père.Ce geste de violence de trop, pour moi, m\u2019a emportée sur une montagne russe d\u2019émotions.Mon mari se resaisit, admet la violence, voit le cul-de-sac dans lequel il s\u2019enfonçait.Je lui avais promis de l\u2019aide s\u2019il voulait s'en sortir, il l\u2019a saisie cette chance.Mais la famille n\u2019est pas d\u2019accord à un point tel qu\u2019il faut se séparer de l\u2019entreprise où il a travaillé depuis sa tendre enfance et moi depuis dix ans.Deuil très difficile à faire.Aujourd'hui tout n\u2019est pas réglé (entreprise), j\u2019ai cru que même avec l\u2019usure des émotions l\u2019amour aussi y passerait.Mais la source de tout avancement n\u2019a pas cessé d\u2019oeuvrer pour moi, mon conjoint et mes enfants.Je sens un vent, une chaleur nouvelle, une flamme nouvelle prendre place.Quand je vois tout le temps, l\u2019amour, le support que Dieu a déployés avec nous, je réalise qu\u2019il nous considère chacun comme un être tout à fait unique et spécial.Je lui dis merci, je dois avouer qu'il a fallu que j'accepte de cheminer dans son amour.Je m\u2019étais toujours considérée comme une catholique croyante mais avec beaucoup de reproches face à certaines pratiques de l\u2019église et des autres chrétiens.Grâce à Dieu je réalise que chaque être humain a un chemin à suivre et quand cet humain touche le fond de son baril, il peut recommencer à vivre en croyant en Dieu.Un peu comme un alcoolique qui ne croit pas qu\u2019il a un problème, personne ne pourra le sortir de sa misère jusqu\u2019à ce qu\u2019il en décide.Des événements arrivent pour nous faire prendre conscience qu'il faut changer, mais nous avons le contrôle sur notre vie, à savoir si on veut prendre le temps de faire le ménage dans notre intérieur et repartir en avant.Mon conjoint a pris sa vie en main, il a surtout compris qu\u2019il n\u2019est jamais trop tard pour travailler sur soi-même.Mais plus que tout, et je l\u2019affirme avec lui, un homme a, lui aussi, des émotions, des peines et il peut lui aussi se sentir déplacé.Moi j\u2019ai appris à ne pas me sentir de tout et de rien, que le passé (notre vécu) nous façonne l\u2019avenir.J\u2019apprends aussi à pardonner à ceux qui me font du mal.Pour y arriver, ça ne se passe pas du jour au lendemain, il faut arrêter de rendre tout le monde responsable de notre malheur.Il faut apprendre à faire la part des choses, le mal que les gens ou les événements nous ont fait, et chercher à trouver comment réagir de façon plus positive ou tout au moins en tirer des leçons qui nous permettront de grandir et avancer spirituellement.Je considère que chacun a un chemin à parcourir ici-bas sur terre pour avancer vers Dieu.J'essaie de suivre plus mon guide.Je ne peux dire que moi j\u2019ai trouvé le chemin et que tout le monde devrait suivre.Non, simplement je suis rendue à un point de ma vie, à 31 ans, heureuse de vivre, heureuse que mon ange gardien m\u2019ait empêchée d\u2019y mettre fin.Il y a quelque temps je croyais que Dieu voulait que je vive malheureuse, mais j\u2019ai eu le temps de réaliser que Dieu ne veut que le bien, le bonheur pour tous et que les chemins que nous prenons dans la vie (que nous choisissons inconsciemment) doivent nous mener vers un monde meilleur et parfait tel que Dieu nous l'a décrit.Bonne année à tous, car Dieu veille sur nous.En chaque être humain sommeille un être merveilleux à ton image parfaite, Père Céleste.Permette que cette graine de foi que tu as Implantée en chacun de nous s'éveille et prenne racine comme la nature au printemps.Fleur sauvage «Rien ne nous arrive pour rien» En réponse à cette dame qui dit: «Je voudrais en savoir plus», page 19, semaine du 9 au 15 déc 93.Je suis une lectrice dans la cinquantaine.Sentant tellement d\u2019angoisse chez cette dame et son mari qui ont des enfants dans des sectes, je me sens obligée d\u2019apporter mes quelques connaissances.D\u2019abord, je crois que rien ne se fait par hasard; chaque enfant qui s\u2019incarne a d\u2019abord choisi celle qui sera sa mère, ses parents, et a déjà tout vu et tout choisi avant de naître; tout ce qu\u2019il aura à vivre dans cette vie, car n\u2019oublions pas que chaque être vient sur la terre pour évoluer et que toutes les situations difficiles que nous avons à traverser sont là pour nous aider à «grandir», à nous corriger.Sachons que lorsqu\u2019on ne voit pas nos propres erreurs, qu\u2019il nous faut toujours réparer, la vie se charge de nous envoyer de multiples situations difficiles à nos yeux afin de se sortir plus fort après, afin d\u2019avancer, afin de voir les choses différemment.Je crois qu\u2019il faut toujours se demander: «Qu\u2019est-ce que j\u2019ai à corriger chez moi?» S\u2019arrêter, réfléchir, car rien ne nous arrive pour rien.N\u2019oublions pas que nos enfants ont leur vie à vivre, leur propre expérience à faire et peu importe la religion à laquelle les gens appartiennent, car ce n\u2019est qu'un moyen parmi tant d'autres pour évoluer spirituellement.Je crois qu\u2019il faut laisser nos enfants libres de vivre comme ils l\u2019entendent.Pour ce qui est de l\u2019Ecole, il y a des cours de morale et des cours d\u2019enseignement religieux.Les gens ont un choix à faire et chacun est respecté, il n\u2019y a aucune dé-nigration de part et d\u2019autre.Je vous envoie ceci avec beaucoup d\u2019amour et de lumière en pensant à vous et en essayant de vous aider car «rien» ne nous arrive pour rien.Faites votre bonheur vous-même, n\u2019attendez pas trop de vos enfants, ni des autres.Donnez sans espérer quoi que ce soit des autres en retour.S\u2019ils ne vont pas chez vous au Jour de Noël et au Jour de l\u2019An (ils ont leur explication à eux) ne vous faites pas souffrir inutilement, faites vous plaisir, voyez la vie différemment, prenez du temps pour vous, pour lire, pour réfléchir, etc.Soyez heureuse.Je demeure dans une grande ville mais mes racines et mon coeur sont à la campagne avec vous.B.C.Un idole.Tout le monde a un jour ou l\u2019autre besoin d\u2019un modèle, d\u2019un idole pour le guider sur les chemins de sa vie.Le mien, c\u2019était Jacques Proulx.Son courage, sa volonté et son amour pour l\u2019agriculture l\u2019ont amené à gravir les échelons pour défendre les agriculteurs sur le plan national et international.Il aurait pu rester chez lui à critiquer le système, et non, lui il a bougé pour essayer de le changer, aidant ainsi tous les agriculteurs.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il est devenu mon modèle, puisque j\u2019étudie présentement en agriculture et mon but le plus cher est d\u2019aider et défendre les agriculteurs.Je vous dis aurevoir et merci, M.Proulx, vous serez toujours mon idole, même le jour où j\u2019aurai atteint mon but.Une admiratrice qui étudie à ITTA de La Pocatière Patrons La Terre de chez nous A i 5676 5142 5671 5676-La robe chemise idéale pour les moins minces.Demi-tailles (14'/2 à 24'g) incluses.5142- Amusante vache pour donner un petit accent campagnard à votre bazar annuel.24 po.de hauteur.5671- Les indispensables vêtements pour un printemps qui sera bienvenu.Tailles MD( 14-16) LG(18-20) ou XL(22-24).Adressez vos commandes à La Terre de chez nous, Service des patrons, 445 Finchdene Square, Scarborough.Ontario MIX 1B7.Vos NOMS et ADRESSES EN LETTRES MOULÉES.Disponibles dans lest tailles mentionnées, n'oubliez pas le numéro.Utilisez un mandat-poste.Prix pour tous les patrons: 3,25 $ chacun plus 75 c de frais de poste.Patrons en anglais avec lexique en français.Pas de timbre-poste.SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994, TCN - PAGE 17 Les rems quothns & MOTS CROISÉS 1\t2\t3\t4\t5\t6\t7\t8\t9 10 11 12 1\t2\t3 4 5\t6\t7 8\t9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1-\tEntreposer du foin.- Seul.2-\tLiliacée bulbeuse.- Chardon épineux.3-\tPlante d\u2019Afrique.- Allemand.4-\tQui ne porte qu\u2019une feuille (Bot.).5-\tFleur blanche.- Assèchement des terres.6-\tIl porte les roues.- Lumen.7-\tPièce de la charrue.- Arrose la terre.8-\tPouliche.- Coffret à bijoux.9-\tPlanche de soutènenent des galeries (Min.).- Adverbe.10-\tPlant dicotylédone.- Plaque de neige.11-\tHabileté.- Ronge.12-\tPascal.- Arbre.- Céréale.VERTICALEMENT 1-\tLogement des bestiaux.- Plante du Mexique.2-\tPas un.- Sorti.- Se rendra.3-\tCri de la poule.4-\tBagatelle.- Racine d\u2019un arbrisseau du Brésil.5-\tApoastre d\u2019une orbite (Astron.).-Faire bombance.6-\tVenu au monde.- Qui produit des fruits comestibles.7-\tSerpent.- Gaz.8-\tDébutante.- Cube.9-\tHuile purgative.- Image.10-\tMère de Zeus.- Oiseau échassier.11-\tDéfraîchi.- Paille de seigle.-Vallée.12-\tNéon.- Graine.Solution mot croisé zi il oi 6 e l 9 s r c i i IS3 FJB il ËJSL3Œ UESB ÜEJEjEÜ H PJS mm s Huram SSE HRUH mmm El 11 01 i 1 / 9 ! r C i I 8 DE LA TERRE A LA TABLE Dimanche de 6lr30 à 7h a CKAC et TÉLÉ-MÉDIA Invités: Claude Rivard, président Fédération des Producteurs de lait Marcel Couture agr.Vice-Doyen Collège Macdonald Suzanne Rigaud, Dt.P.Féd.des producteurs de lait Le Campus Macdonald \u2014 :de l'Université McGill = Alphonse Lapointe agr.animateur Pascale Thivierge, = aqenteinf.Les causes et les conséquences J\u2019ai regardé deux fois le premier Scoop III de Radio-Canada, pour me convaincre que j\u2019avais bien tout vu et tout entendu.J\u2019admets facilement qu\u2019on attache trop d\u2019importance dans nos petites vies à ces spectacles distrayants que nous offrent les chaînes télévisées.Le Bye-bye n\u2019est peut-être pas un barème pour juger de l\u2019état de nos moeurs, pas plus que ne l\u2019est Scoop.Mais ils représentent quand même certaines tendances que d\u2019aucuns ont vite fait de ranger dans les phénomèmes de société.Ce qui m\u2019intrigue, c\u2019est que très peu de personnes parmi nous se posent des questions quant aux liens qui peuvent exister entre ces représentations et les crises que l\u2019on vit dans nos milieux.Ainsi, avec raison, on se plaint souvent de harcèlements sexuels, d\u2019abus commis par des «petits mon oncle» sur les êtres sans défense, on monte en épingle l\u2019erreur de jugement d\u2019un Juge (une femme, ce qui aggrave son cas paraît-il) qui considère la sodomie comme moins grave que le viol régu-iier.et du même bras on présente des situations où les exploits sexuels sont considérés comme habituels et convenables, partout et en tout lieu, parce que cela se passe à la télévision.Essayez donc pour voir si vous pouvez plaquer votre amante sur le mur de votre burau et la dévoiler à tous les regards sans vous attirer quelques réprimandes alentour.Essayez donc de faire l\u2019amour au vu et au su de tout le monde dans votre milieu et vous m\u2019en reparlerez.Le Journal de Montréal et le Journal de Québec en feraient leur chou gras.Et pourtant, on en voit des vertes et des pas mûres sur les écrans, à toute heure du jour.Chacun considère que c\u2019est normal.Personne n\u2019en parle, de peur de passer pour rétrograde et peu évolué.De même certains critiques qui sont chez nous des leaders d\u2019opinion, comme Louise Cousineau de La Presse ne trouve comme commentaire au dernier Scoop qu\u2019à se demander si Macha Grenon-Stéphanie Rousseau portait ou non des petites culottes lors de sa grande scène avec son Roy à la bouche ouverte.De même qu\u2019elle trouvait étrange que Macha s\u2019amène dans une polyvalente pour placer ses filets pour un prochain reportage.Ce qui m'a fait tiquer c\u2019est bien plus l\u2019attitude de Macha et ses gros yeux de Mongrain devant l\u2019émoi que causait à un jeune gars la vue de ses jambes interminables.Que le jeune essaie de la toucher seulement et elle aurait poussé des cris d\u2019orfraie et se serait plaint devant le directeur de harcèlement sexuel.Et ainsi va la vie.On semble ne faire aucun lien entre les causes de certains actes et les conséquences de certains autres.Tous les maux de notre société ne viennent pas des abus de la télévision.Souvent la télé n\u2019est que le reflet de la vraie vie, mais dans le cas de Scoop, je crois que les intrigues devancent la situation réelle.Les protagonistes de la ponte des Larouche-Tremblay sont des robots sans âme, peu de vrais sentiments solides et qui structurent les êtres.Ce qu\u2019on voit ce sont des ambitieux qui feraient tout pour un Scoop, qui considèrent souvent les filles et les gars comme des objets de consommation rapide, qui utilisent les pouvoir énormes des médias pour s'enrichir et grossir le magot à tout prix.Le tout assaisonné de sacres dont personne parmi ces jeunes loups du journalisme ne saurait différencier les origines véritables.Qui maintenant parmi eux saurait dire la différence entre un calice et un ciboire?On justifie les étalages sexuels et on les considère comme anodins quans ils ne comportent pas de violence.Mais même sans violence apparente, ils violentent les esprits et les corps de quantité de gens qui n\u2019ont pas toujours le partenaire régulier au bout du bras.Allez donc en parler à tous les esseulés, les laissés pour compte, les célibataires malgré eux, les oubliés de la vie.Etonnez-vous et utilisez ensuite la justice pour «régulariser» ce que vous considérez comme anormal et outrageant dans les abus de tous ceux que la société dit «anormaux».Cela s'appelle de l'hypocrisie.Marie-Stéphane Petites Nouvelles La maladie des caves (ASP) Le radon, un gaz radioactif qui émane naturellement de certains types de sols, a déjà été accusé de causer des cancers du poumon, en s\u2019accumulant dans les sous-sols de maisons trop isolées.Et voici maintenant que le radon serait impliqué dans des cas de leucémie.Selon le docteur Jean-François Viel, de la Faculté de médecine de Besançon, en France, jusqu\u2019à 27 p.cent des cas de leucémie myéloïde aiguë (un cancer de la moelle osseuse) recensés en France pourraient être attribués au radon.tour des 500 canaux! Alors, avec votre abonnement, on va vous proposer en option (pour 4 à 6$ par mois) un système de pré-sélection que vous pourrez programmer en fonction de vos goûts.Vous désirez les téléromans?Les sports?Le système vous propose alors les 20 émissions de sport sur les 500 canaux, rendant votre zapping beaucoup moins long! fl-\u2014Lia Une heure à zapper! (ASP) Avec les satellites, on nous promet pour bientôt l\u2019accès à 500 canaux de télévision.Mais a-t-on songé à la tâche de zapper d\u2019un canal à l\u2019autre?A cinq secondes par canal, ça va prendre 42 minutes pour faire le «LA SEMAINE VERTE» à Radio-Canada, le dimanche 16 janvier 1994 à 12h05: Sudbury: ville de plus en plus verte; le trappage au Nouveau-Brunswick; les incendies de ferme; la floraison des cactus.PAGE 18 - TCN, SEMAINE DU 20 AU 26 JANVIER 1994 ¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦littBMttiiiaHMttiiMaiiaiHMHMMHIHliBNBHHfeHMMMittMiHBMtfMMMifiHiMfitttMftIHMIBHHHHNHMMMHMMMBMB r ~\\ ANNONCES r7 CLASSÉES ^ PRENEZ NOTE QU'UNE TAXE DE 7 % (TPS) et une autre de 4 % (TVQ) sont applicables à tous les prix ci-dessous mentionnés.COÛT DE L\u2019INSERTION \u2022\tAnnonce sans cadre: 52 c le mol.\u2022\tPrix minimum (20 mots et moins): 10,40$ la parution.\u2022\tTitre en capitales et caractère gras: supplément de 4,20$ la parution.\u2022\tAnnonces encadrées et encans: 5,30$ la ligne agate I 14 lignes = / pouce: 2,5 cm).\u2022\tSupplément pour annonce avec numéro de case réservée: 7,75$ la parution.\u2022\tRabais de 20% pour cinq (5) insertions consécutives et plus d'un même texte.\u2022\tIndiquez CLAIREMENT vos instructions: nom, adresse, no de téléphone, code régional, nombre d\u2019insertions, etc.( lettres moulées).COMMERCIALES Les annonces classées commerciales se distinguent des autres annonces classées par les caractéristiques suivantes: elles comportent un logo, une photo, un cadre spécial, une trame, un renversé, des caractères plus grands, etc.Tarif.3,65$ la ligne agate ( 14 lignes au pouce).Exemple 3,4 cm 2,5 cm Annonce classée commerciale 51,10$ moins rabais si applicable Pour plus d\u2019informations communique/ avec nos représentants publicitaires Robert HKsonnette Christian (îulnurd Sylvain Jouhert LES ANNONCES CLASSÉES SONT PAYABLES A L\u2019AVANCE ^osteKCofd^ ACCEPTÉES Le paiement et les textes doivent parvenir aux bureaux de la TCN le jeudi avant 12h00 (midi) précédant la date de publication.Adressez toute demande de renseignements comme suit: LES ANNONCES CLASSÉES LA TERRE DE CHEZ NOUS Maison de l\u2019UPA 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tél.(514) 679-0530 Ligne directe Montréal: 521-4850 Fax (514) 670-4788 (entre 8h45 et 16h30 seulement^ N.B Pour bénéficier du rabais de 20% accordé le texte de l\u2019annonce doit demeurer le même pour cinq (5) semaines consécutives.AIGUISAGE AIGUISONS lames de clippers 5,00$ /set.plus frais de poste, réparation de tondeuses.35 ans déxpé-nence, ouvrage garanti.MAURICE MORIN.350 rue Du Parc.St-Bruno.Lac St-Jean G0W 2L0.Tél : (418) 343-3345\t20/1 ANIMAUX DEMANDES Montréal Matching ATTENTION ACHETONS FOURRURES BRUTES Râton:\t10 à 20$ Renard; 10 4 25$ Coyole:\t35 à 40 $ Castor:\t15 4 40$ Contacter Sophie (514) 289-9253 ATTENTION\t\u2022 Achèterais taures et vaches e Holstein fraîches vôlées ou ^ vêlant sous peu et troupeau complet.Paierais comptant.Tél.: (514) 549-4163\t* Amhzitnti.Ylrii\tm \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022a ATTENTION' ATTENTION' Je suis acheteur de taures ouvertes et de taures ges-tantes aussi de termes avec roulant et animaux laitiers S adresser CLEMENT CHOINIERE 116 Route 139 (514) 375-4022 Cell : (514) 777-6971 Fax: (514) 375-3783 B teoe
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