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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1991-10-24, Collections de BAnQ.

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[" DCi?u15 octobre 1991 Supplément de La Terre de chez nous Reportage Les Pettigrew de risle-Verte Document La préhistoire de la vache domestique mm* msm [nitmi '«¦¦\u2019\u2022?I ¦V:u 'ÜHaaüâiiiiü: 3-' onnii 1 ¦; Southaro Prestige ¦ V mm EQUIPEMENT I page La cloture électrique sous-évaluée On vous propose un tour de clôture électrique! Quelques conseils sur les électrificateurs, les fils conducteurs, les piquets.Un petit tour qui ne vous fera pas de mal.DOSSIER I page 6 Farine de poisson, soya, farine de viande, canola: quelle source de protéines est la plus appropriée pour engraisser les bouvillons?Deux chercheurs d\u2019Agriculture Canada vous livrent leurs secrets.M.Lachance, consultant en alimentation, vous à également préparé un article qui pourra vous guider dans l\u2019alimentation des veaux de grain.MARCHE! page Maximiser sa marge de profit Vous savez qu\u2019il y a des saisons pour la vente et d\u2019autres pour l\u2019achat de veaux?Une étude du cycle des prix menée par la Fédération des producteurs de bovins révèle que la marge de profit sur le veau lourd varie en fonction des périodes d\u2019élevage dans l\u2019année.Éditorial page 3 FPBQ Info page 26 Statistiques page 18 Reportage page 28 Document page 19 Cartes d\u2019affaires page 31 Obértéi*d» Réal Lolseau Christian Guinard Sylvain Joubert Joaeph D.Gagnon (416)363-0522 Fax (416) 670-9620 AunnlnVIfmlon Jocelyne Oareau Ginette Blond In M : Tirage at abormamsnta Micheline Courcheane Dépôt légat Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 IVwtuW p«WM M-ik> l*»2 -\t'\t.¦ lOjtKiw imi 2 Bovins du Québoc/Octobre 1991 ^^/.D L\u2019agence de vente des veaux d\u2019embouche: la parole est aux producteurs Dès la mise en place du Plan conjoint des producteurs de bovins, en 1982, le Comité de mise en marché formé des quatorze représentants régionaux des producteurs de veaux d\u2019embouche a pris en main la coordination du Circuit des encans spécialisés de veaux d\u2019embouche.Des progrès immenses ont été accomplis au cours des années à ce chapitre.À preuve, à l\u2019époque, le Circuit contenait une douzaine de ventes qui se tenaient essentiellement au mois d\u2019octobre et par l'entremise desquelles se transigeaient environ 15 900 veaux d\u2019embouche.Aujourd\u2019hui, plus de 45 000 veaux d\u2019embouche sont vendus dans le circuit qui compte plus de cinquante ventes par année.C\u2019est donc dire que de 40 à 50% de la production de veaux d'embouche est actuellement commercialisée dans le cadre des encans spécialisés du Québec.Qui plus est, non seulement le Comité a allongé la période de vente à l'automne où des encans ont maintenant lieu en septembre et en novembre en plus du mois d'octobre, mais des ventes se tiennent maintenant en hiver au mois de janvier et, au printemps au mois d'avril et mai.Ces différentes périodes de ventes dans l'année accordent au producteur une plus grande flexibilité dans la mise en marché de son produit réduisant ainsi ses risques financiers découlant de la fluctuation saisonnière du marché des veaux d'embouche.Depuis 1982, le Comité de mise en marché des veaux d\u2019embouche a également analysé différentes avenues de solutions plus globales afin de solutionner les problèmes de mise en marché de veaux d'embouche au Québec.Il a constaté, en effet, qu'il existait de nombreux modes de ventes, beaucoup de vendeurs et peu d'acheteurs, une compétition variable selon le mode de vente utilisé, le lieu et la période de vente entraînant ainsi des variations importantes de prix et finalement, une difficulté d\u2019établir un prix de référence valable pour chaque catégorie de veaux d'embouche.Le Comité de mise en marché souhaite donc que les producteurs de veaux d'embouche prennent en main la mise en marché de leurs produits et se dotent d'une a-gence de vente.Dans le cadre de cette agence de vente, les veaux d\u2019embouche seraient vendus par encan public ou par encan spécialisé.Les ventes directes entre naisseur et finisseur seraient également autorisées pourvu que le finisseur soit lié par convention avec la fédération.La mise en place d\u2019une telle agence de vente ordonnée et efficace permettrait d\u2019augmenter la compétition entre les acheteurs afin de raffermir le prix de toutes les catégories de veaux d'embouche.Elle permettrait également de bonifier et d'uniformiser les modalités et les conditions de vente des veaux d'embouche à l'échelle provinciale et de garantir le paiement des veaux d\u2019embouche.De la fin du mois d\u2019octobre à la mi-dé-cembre, la Fédération tiendra partout au Québec, une vingtaine d\u2019assemblées générales spéciales d'information et de consultation auprès des producteurs de veaux d\u2019embouche sur le projet d'agence de vente des veaux d'embouche.Je lance ici un appel à tous les producteurs de veaux d\u2019embouche de se faire un devoir d'assister à ces assemblées.Le contexte économique et la situation qui prévaut actuellement dans la mise en marché des veaux d\u2019embouche obligent les producteurs à prendre leur destinée en main et de profiter des pouvoirs qu'ils détiennent en vertu de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles pour ordonner et rendre plus efficace la mise en marché des veaux d\u2019embouche du Québec.La Fédération des producteurs de bovins du Québec les appuie entièrement dans cette démarche décisive.¦ André Moreau ¦'' ' \" : - \u2014 Bovins du Québec/Octobre 1991 3 ÉQUIPEMENT La clôture électrique: sous-évaluée Dominique De Géry * Le système de clôture électrique a fait ses preuves depuis de nombreuses années sur plusieurs continents.Il a été utilisé autant auprès d'élevages intensifs qu\u2019extensifs, pour plusieurs productions animales domestiques et sauvages.Donnons l'exemple du Parc Safari d\u2019Hemmingford qui utilise ce système depuis quatre ans pour les sangliers, les bisons, les wapitis, les cerfs, etc.Parmi les avantages incontestables notons, la retenue des animaux sur sa propriété, l'éloignement des prédateurs (coyotes) du troupeau et la rotation du troupeau en divisant ses champs en plusieurs parties.Il existe une gamme très variée de produits de clôture électrique qui sont offerts, soit, le fil électrique de grosseurs différentes, galvanisé ou non, le fil de nylon inox, tressé, le ruban de nylon, la cablette, etc.Les manufacturiers de clôture électrique ont évolué en fonction du marché et d\u2019une manière considérable.Le marché, lui, s'est orienté de plus en plus vers le système de clôture électrique.Quoi de neuf! Les électrificateurs sont de plus en plus puissants, leur efficacité est renforcée par une douleur très vive pour l'animal mais pendant un temps très court, soit de 4 à 10 000 volts pendant 0,5 millième de seconde.Pour être efficace, la clôture doit inspirer une crainte réelle à l\u2019animal.Il existe des électrificateurs sur secteur 110 allant de un à plusieurs milles et des électrificateurs sur batterie pour les parcs plus éloignés de la ferme.Les électrificateurs sur secteur sont les plus puissants.Leur raccordement à la clôture en place sur l\u2019exploitation peut poser quelques problèmes, tels la distance et le passage de route ou l\u2019accès à des voies de circulation.Le fil conducteur sera soit en hauteur, alors attention au chariot à foin, ou soit sous forme de fil souterrain.Dans le cas des électrificateurs à batterie, vu la puissance et la consommation du poste, la batterie 4 Bovins du Québoc/Octobre 1991 ÉQUIPEMENT de 12 volts doit être toujours préférée à celle de 6 volts Ces électri-ficateurs sont efficaces, pratiques et faciles à déplacer.Leur puissance peut permettre des pertes d\u2019énergie par contact du fil et des herbes sans diminuer beaucoup leur impact sur les animaux.Les électrificateurs à pile ou batterie renforcés d\u2019un écran solaire semblent promis à un bel avenir.L\u2019écran est peu encombrant puisqu\u2019il est fixé sur le boîtier extérieur de l\u2019électrificateur.Il capte les rayons solaires et envoie cette puissance gratuite à la batterie qui de ce fait est toujours chargée à fond et donne son maximum de puissance à l\u2019électrificateur.Celui-ci se trouve donc très près du rendement de l\u2019électrificateur sur secteur.Une forte demande en 1990 nous a permis de constater sa bonne technicité.Fils conducteurs et piquets Le nouveau ruban large multicolore est très u-tilisé pour sa haute visibilité, il est particulièrement utilisé par les éleveurs de chèvres.Par contre son prix est de beaucoup supérieur aux autres types de fils.Le fil d\u2019acier reste le plus solide, il est souple et offre la meilleure durabilité.Par contre, les animaux le distinguent mal.Le fil lisse galvanisé bon marché convient bien pour les clôtures que l\u2019on déplace peu, à l\u2019intérieur des enclos par exemple.Son enroulement n'est pas très aisé.Le fil souple en plastique coloré garde beaucoup de puissance avec son nouveau TLD (très lon- gue distance).Le nouvel alliage permet une haute conductibilité du courant.Les piquets de plastique ou de fibre de verre comportent des encoches ou agraphes (isolateurs) pratiques, souples et solides.Pour les piquets métalliques, on doit enfiler des isolateurs en plastique.QueU|ues conseils Pour une bonne efficacité de la clôture électrique, la prise de terre reste la clef du succès.Par temps humide, peu de problèmes surgissent.La prise de terre doit donc être enfoncée à cinq pieds de profondeur de manière à capter l'humidité.Il est important de bien raccorder cette prise à l\u2019électrificateur.Il s\u2019avère inutile de poser trois poteaux en surface du sol, un seul bien enfoncé profondément suffit.Le parafoudre est un petit appareil simple et peu coûteux qui peut vous épargner bien des pro-blèmes.Il se branche sur la ligne près de l\u2019électrification et absorbe l\u2019énergie supplémentaire lors d'orage en protégeant l\u2019électrificateur.Afin de miniser la perte de courant, il est recommandé de faucher ou désherber sous les fils, de clôture.À la jonction de fils il faut utiliser des noeuds de coin ou des connecteurs spéciaux, ou encore des serre-fils afin d'assurer une parfaite circulation.Si le problème persiste, vérifier vos isolateurs.Il est essentiel d\u2019habituer les animaux à la clôture électrique avant de les sortir du pâtu rage.Pour le dressage des animaux, mettez un fil électrique relié à votre électrificateur près d'un abreuvoir.Par instinct, l'animal aura la curiosité de vouloir le toucher.Dès cette première décharge électrique, c\u2019est final, l'animal sera au «courant» dès sa sortie au pâturage.Méfiez-vous des réclames publicitaires qui avancent que leur système n'a pas besoin d'isolateurs, cela reste très relatif.Mettez un fil dans l\u2019eau et voyez le résultat au bout négatif.La clôture électrique a fait ses preuves.Plusieurs recherches ont été faites par différents organismes pour démontrer son efficacité.¦ * Matélevage Enr.Radiographie à.la ferme I Comme vous le voyez, ce n'esTj pas une Prac-Çure ça doit être seulemerct, une enbors©-.Bovins du Québec/Octobro 1991 S Les ingrédients d\u2019un aliment d\u2019allaitement en revue Mise à part la technique de fabrication, la qualité d\u2019un lactoremplaceur ou aliment d\u2019allaitement est directement reliée à la qualité des matières premières utilisées.Le choix des ingrédients se fait selon les besoins en protéines, en lipides, en glucides, en minéraux et vitamines des jeunes animaux.Importance de la caséine La protéine utilisée pour les lac-toremplaceurs provient de sources animales ou végétales.La principale protéine animale provient du lait.Elle est incorporée sous forme de poudre de lait écrémé, de poudre de lactosérum ou de concentré protéique de lactosérum.La poudre de lait écrémé contient 35% de protéines réparties en caséine et protéine sérique.Seule la caséine a la propriété de coaguler.Elle permet donc de ralentir l\u2019évacuation des autres nutriments dans la caillette du veau, assurant ainsi une meilleure digestion et assimilation de ces derniers.La poudre de lactosérum contient 12% de protéines et représente la protéine sérique du lait.Dans la caillette du veau, le lactosérum ne coagule pas.La présence de la poudre de lait est donc nécessaire pour améliorer l\u2019assimilation du lactosérum.Le concentré protéique de lactosérum malgré ses 35% de protéines réagira de la même façon que le lactosérum.D\u2019autres protéines animales telles que la farine de poisson ou de viande, peuvent également être utilisées.Subtances antinutrionnelles Le soya est souvent utilisé, soit sous forme de farine, de concentré ou d\u2019isolat.Toutefois, l\u2019utilisation de cette protéine est limitée puisqu\u2019elle contient des substances antinutritionnelles pouvant causer une inflammation des parois de l\u2019intestin, qui devient un site idéal pour l\u2019infestation de microbes et occasionner des diarrhées.Le concentré et l\u2019isolat contiennent moins de substances antinutritionnelles, dû au procédé de transformation que subit le soya.Ils sont donc privilégiés par rapport à la farine.D\u2019autres sources végétales peuvent être utilisées; toutefois, la recherche n\u2019a pas encore démontré leur supériorité sur la protéine laitière.Les sucres et les gras La principale source de sucres (glucides) dans les lactoremplaceurs est le lactose contenu dans le lait.Le lactose est le sucre qui peut être digéré en grande quantité par le jeune animal.L\u2019amidon pourra être utilisé d\u2019une façon plus restreinte, puisque l\u2019enzyme pour le digérer (amylase) n\u2019est produit qu\u2019en très petite quantité par le nouveau-né et n\u2019augmente qu\u2019avec l\u2019âge de l\u2019animal.Le gras animal provenant du suif et le gras végétal provenant de l\u2019huile de coconut ou de palme, font une excellente combinaison pour les lactoremplaceurs, assurant un profil d\u2019acides gras idéal pour combler les besoins du veau.Même si les lactoremplaceurs contiennent de la poudre de lait ou du lactosérum qui sont riches en phosphore et calcium, il faut supplémenter pour les autres macro-éléments (potassium, sodium, et.) et oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium, etc.), afin de combler les besoins des animaux; il en est de même pour les vitamines.La différence et la qualité d\u2019un lactoremplaceur à un autre, dépendent de l\u2019amalgame des matières premières u-tilisées ainsi que de la technique de fabrication (voir article paru dans «Bovins du Québec», février 1991.) ¦ Roger Riverin Coordonnateur, Ferme expérimentale et alimentation animale, Groupe Lactel 6 Bovins du Québoc/Octobre 1991 Suppléments protéiques pour l\u2019engraissement des bouvillons DOSSIER ¦BBHBHHMnaB Hélène V.Petit Julien G.Proulx * Femelle HxSh HxSh Cx(HxSh) Veira et al.1988 Can J Amm Soi.68 1225-1235 augmentent.Le gain moyen quotidien (GMQ) des animaux implantés est donc supérieur à celui des animaux non-implantés, et l\u2019amélioration du GMQ suite à une supplémentation en protéine non-dégradable est supérieure avec des animaux implantés qu\u2019avec des animaux non-implantés.Les besoins en protéine des animaux à grosse ossature sont plus élevés que ceux ayant une petite ossature.Une expérience conduite à Kapuskasing a montré que les croisés Simmental x Charolais ont une meilleure amélioration (47%) du GMQ avec un apport de 500 g de farine de poisson que les croisés Charolais x Hereford (50%) ou Angus x Hereford (28%) (Tableau 1).La quantité minimale de protéine dégrad-able et/ou non degradable à offrir selon le type d\u2019ossature n\u2019a toutefois pas encore été déterminé.Tableau 1.Effet de la grosseur de l\u2019ossature sur le GMQ de bouvillons recevant de l\u2019ensilage seul ou avec 500 g de farine de poisson (FP).Il a aussi été montré que les animaux légers (jeunes) ont des besoins en protéine plus élevés et un GMQ plus grand que les animaux plus lourds (âgés).Par conséquent, une supplé- Ensilage Ensilage + FP On a longtemps pensé que la forme sous laquelle les protéines étaient données aux animaux avait peu d\u2019importance.Des travaux récents ont cependant démontré que la source de protéine a une influence directe sur les performances des bouvillons et que plusieurs facteurs animaux et alimentaires régissent la réponse animale face à l\u2019apport de cette protéine.Il reste toutefois beaucoup de questions sans réponse, questions auxquelles la recherche tentera de répondre au cours des prochaines années.Facteurs animaux L\u2019implant augmente la croissance du bouvillon et la déposition de protéine comparativement à un animal non-implanté; en conséquence, les besoins en protéine de l'animal implanté Bovins du Québec/Octobra 1991 7 DOSSIER Il n\u2019y aurait donc aucun avantage à donner un supplément protéique à des bouvillons pesant plus de 370 à 400 kg de poids vif qui reçoivent un bon fourrage.mentation en protéine améliore le GMQ des bouvillons en croissance, mais n\u2019affecte pas celui des bouvillons en finition.Il n\u2019y aurait donc aucun avantage à donner un supplément protéique à des bouvillons pesant plus de 370 à 400 kg de poids vif qui reçoivent un bon fourrage.Ration de base Différentes rations de base (fourrage ou maïs) sont utilisées pour l\u2019engraissement des bouvillons au Québec et la réponse à ces rations pourrait varier selon le supplément protéique utilisé.Selon des résultats de l'Université de Guelph, le GMQ de bouvillons Cha-rolais x Hereford implantés recevant de l\u2019ensilage de maïs augmente de 1.27 à 1.41 kg, et le GMQ de ceux recevant de l'ensilage de luzerne de 0.87 à 1.16 kg, lorsque de la farine de poisson est ajoutée à la ration (7.5% de la matière sèche).L\u2019apport de farine de poisson à une ration d\u2019ensilage de luzerne a alors permis d\u2019obtenir un GMQ semblable à celui obtenu avec l\u2019ensilage de maïs seul.La quantité de matière sèche nécessaire pour obtenir un kg de gain (efficacité alimentaire) a été plus faible avec l\u2019ensilage de maïs (5.94) comparé à l\u2019ensilage de luzerne (9.49).De plus, l\u2019apport de farine de poisson n'a pas changé l\u2019efficacité alimentaire lorsque la ration de base était de l'ensilage de maïs, alors que ce même apport a amélioré l'efficacité alimentaire avec de l\u2019ensilage de luzerne (7.39).De plus, des expériences américaines ont démontré que le tourteau de soya (7.1% de la matière sèche) donnait un GMQ plus élevé (1.06 kg) que l\u2019urée (0.88 kg) lorsque la ration de base est de l'ensilage de maïs.Plusieurs expériences réalisées à Kapuskasing ont montré que le GMQ de bouvillons croisés de grosse ossature implantés passe de 0.85 à 1.34 kg pour un ensilage de graminées de qualité moyenne, et de 1.24 à 1.54 kg pour un ensilage de bonne qualité, lorsqu\u2019on ajoute 500 g de farine de poisson à la ration.Un apport quotidien de 500 g d\u2019orge n\u2019a toutefois pas amélioré le GMQ des bouvillons dans ces mêmes expériences.Un essai récemment conduit à Kapuskasing a montré que le GMQ de bouvillons recevant un ensilage de graminées est passé de 0.83 à 0.95 kg suite à un apport quotidien de 300 g de farine de poisson, et de 0.83 à 1.10 kg suite à un apport quotidien de 2 kg d\u2019orge.Le GMQ obtenu avec la farine de poisson n\u2019a pas été différent de celui obtenu avec l\u2019orge, mais une combinaison de farine de poisson (300 g) et d\u2019orge (2 kg) a entraîné un GMQ plus élevé (1.19 kg) qu\u2019avec la farine de poisson seule.Le GMQ a cependant été semblable pour l\u2019orge seule et l\u2019orge plus la farine de poisson.L\u2019apport d\u2019orge, avec ou sans farine de poisson, diminue toutefois la quantité de fourrage consommée, alors que l'apport de protéine n\u2019affecte pas l\u2019ingestion de fourrage.Un apport de céréale diminue donc la consommation de fourrage, alors que cet effet n\u2019est pas observé avec une supplémentation protéique.Mode de conservation du fourrage Le mode de conservation du fourrage influence la réponse animale face à un apport de protéine non-dégradable (farine de poisson).L\u2019ensilage contient moins de protéine non-dégradable que le foin et profite davantage d\u2019un apport de farine de poisson.Des travaux de recherche conduits à Lennoxville ont montré qu\u2019un apport quotidien de 400 g de farine de poisson augmente le GMQ de 0.68 à 0.87 kg lorsque des bouvillons de type Hereford non-implantés reçoivent un ensilage de graminées, alors que le GMQ de ceux recevant un foin de graminées est de 0.74 kg avec ou sans apport de farine de poisson.Un apport de farine de poisson (400 g par jour) ne semble donc pas bénéfique lorsque le fourrage de base est du foin, par contre il le devient lorsque de l\u2019ensilage est servi.Qualité de l\u2019ensilage Un ensilage mal conservé contient 8 Bovins du Québec/Octobre 1991 GMQ (kg) plus de protéine degradable qu\u2019un ensilage bien conservé: l\u2019apport de farine de poisson améliore donc davantage le GMQ des bouvillons recevant un ensilage de moins bonne qualité comparativement à ceux recevant un ensilage de bonne qualité.Une expérience menée à Kapuskasing a montré qu\u2019un apport quotidien de 500 g de farine de poisson a fait passer le GMQ de 0.88 à 1.33 (51% d'amélioration) et de 1.25 à 1.55 (24% d\u2019amélioration) lorsque des bouvillons recevaient un ensilage de graminées de moyenne et bonne qualité.respectivement.L'addition d\u2019acide formique à l\u2019ensilage diminue la dégradabiIité de la protéine et l\u2019amélioration du GMQ suite à un apport de farine de poisson.Dans une étude conduite en Irlande du Nord, un ensilage traité à l\u2019acide formique a permis un GMQ de 1.04 kg comparativement à 0.97 kg pour le même ensilage non traité, alors qu\u2019un apport de farine de poisson a donné un GMQ de 1.10 kg et 1.08 kg pour les mêmes ensilages.Il ne semble donc pas y avoir d\u2019avantage à supplémenter en protéine non-dégradable un ensilage traité à l'acide formique.Quantité et source de protéine Différentes expériences ont été réalisées afin de voir s\u2019il existe un niveau optimum de supplémentation protéique pour améliorer le GMQ.Un projet mené à Kapuskasing montre que le GMQ augmente linéairement avec un apport de farine de poisson (Figure 1).De plus, un apport quotidien de 600 g de tourteau de soya donne un GMQ semblable (1.13 kg) à celui obtenu avec 500 g de farine de poisson.D\u2019autres expériences conduites en Angleterre montrent qu\u2019un niveau de 10% de farine de poisson dans la ration (base de matière sèche) donne un GMQ semblable à un niveau de 15%.Le niveau optimum de farine de poisson serait donc 10% de la ration, sur une base de matière sèche.La supplémentation protéique améliore le GMQ des bouvillons.Par contre, la source de protéine n'influence pas toujours le GMQ des bouvillons recevant de l'ensilage de graminées.Un projet mené à Kapuskasing a montré Figure 1.Effet de la quantité et de la source de proteine sur le gain moyen quotidien (GMQ)' 1.4 1.3 1.2 1.1 1 0.9 0.8 0.7 0.6 0.5 0.4 0.3 0.2 0.1 0 Og\t100g\t225g\t350g\t500g\t600g |-Farine de poisson-1 |\u2014Soya _| 1-Veira.D M.et Proulx, J.G.(non-publie), 1986 Bovins du Québoc/Octobro 1991 9 DOSSIER ¦¦¦¦¦ tamaBBBgsmaaatmBBam Un apport de farine de poisson (400 g par jour) ne semble donc pas bénéfique lorsque le fourrage de base est du foin, par contre il le devient lorsque de l\u2019ensilage est servi.qu\u2019un apport de 300 g de farine de poisson ou de 320 g de tourteau de soya donnait un GMQ semblable (0.98 vs 0.95 kg).Par contre, des résultats préliminaires de Lennoxville démontrent que, pour une consommation semblable de protéine brute, il existe des différences entre les GMQ observés avec l\u2019ensilage seul, l'ensilage plus farine de viande, l\u2019ensilage plus farine de sang, l\u2019ensilage plus un mélange de gluten de maïs et de farine de sang, l\u2019ensilage plus canola, et l\u2019ensilage plus farine de poisson.D\u2019après les résultats de ce projet ', on calcule que 400 g de farine de poisson équivaut à 584 g de farine de viande, 680 g de canola, 404 g d\u2019un mélange 60% gluten de maïs - 40% farine de sang et 556 g de tourteau de soya (Figure 2).Ces résulats sont basés sur un GMQ obtenu en donnant 400 g de farine de poisson.Le coût des suppléments protéiques est le facteur décisif quant au choix à faire.Les besoins en protéine du bouvillon ne sont pas comblés par le fourrage de la ration de base.Un apport de protéine augmente le GMQ des bouvillons, mais la quantité exacte à donner varie selon la source de protéine utilisée.La farine de poisson est la source de protéine qui a été la plus étudiée jusqu\u2019à maintenant et un apport représentant 10% de la ration (base de matière sèche) semble être le niveau optimisant le GMQ des bouvillons implantés et non-implantés.Les quantités de protéine à ajouter doivent donc être basées sur un niveau de 10% de farine de poisson dans la ration après correction des équivalences entre la farine de poisson et la protéine utilisée (ex: 400 g de farine de poisson = 680 g de canola).Il reste toutefois à élargir l\u2019éventail du choix des suppléments protéiques afin de diminuer le coût de production et à déterminer la quantité exacte nécessaire de chacun de ces suppléments pour optimiser le GMQ des bouvillons de différentes races alimentés avec différentes rations de base.¦ 1 -Le projet a été réalisé en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec.* Agriculture Canada Lennoxville et La Pocatière Figure 2.Équivalences des suppléments protéiques pour un gain moyen quotidien de 1.01 kg ' 800 S 700 0) f 600 0 o.500 c (1) 1\t400 Û) | 300 \u2022o 200 r Q.100 Q.< 0 POISSON GLUTEN-SANG SOYA\tVIANDE\tCANOLA , Type de supplément protéique 1-Petit, H.V.(non-publié), 1990 10 Bovina du Qu6bec/Octobro 1991 DOSSIER L\u2019ABC de l\u2019alimentation des veaux de grain Bertrand Lachance, agr.* 2b les encans de la ferme inc.Marché public d\u2019animaux vivants \u2022 vente les lundis à 11 h 00 \u2022 vente les mercredis à 1 h 00 St-Hyacinthe\t/ça a\\\ta ça a v (sortie 133, route Transcanadienne) I lîj \u2022 00*40 I La viande de veaux de grain de qualité gagne de plus en plus d\u2019adeptes.Les producteurs se doivent de se préoccuper de l\u2019alimentation des veaux afin d\u2019améliorer la qualité des veaux mis sur le marché.Pour bien réussir dans la production des veaux de grain, il faut être très minutieux et être capable de bien observer ses animaux.L'un des objectifs à atteindre, c\u2019est de pouvoir faire des veaux de grain, pesant environ 220 kg de poids vif en 21 semaines, avec des jeunes veaux achetés au poids vif de 50 kg.Il faut prévoir leur servir au moins 20 kg d\u2019aliments d\u2019allaitement et 500 kg d\u2019aliments concentrés.Comment alimenter les animaux pour atteindre de telles performances?Phase de démarrage L\u2019étape du démarrage est la phase la plus délicate de l\u2019élevage.Pour réussir, elle requiert un bon bagage de connaissances et un sens inné de l'observation.Il faut toujours garder à l\u2019esprit la nécessité d\u2019adapter rapidement les jeunes veaux à un nouveau régime lacté tout en favorisant le développement du rumen et en maintenant un bon contrôle sur la santé.Il est fortement recommandé de servir des électrolytes aux veaux achetés dans les encans.Les jeunes veaux se déshydratent facilement, surtout s\u2019ils ont subi plusieurs manipulations sans avoir bu.Même s'ils ont accès à des abreuvoirs, souvent, ils ne savent pas s\u2019abreuver par eux-mêmes.Dès l\u2019arrivée des veaux à la ferme, il est bon de servir une buvée de deux litres contenant 100 g d'électrolytes.Si les veaux ont voyagé sur une longue distance et sont excessivement fatigués, il est préférable de mettre 100 g d'électrolytes par litre de buvée.Un deuxième repas d'électrolytes peut être servi 8-10 heures plus tard.Pour réussir un bon démarrage, il est nécessaire, peu importe le poids des veaux achetés (45-70 kg), de commencer à servir du lait (aliments d'allaitement ou lait entier).Au cours des Bovins du Québoc/Octobro 1991 11 premières semaines d\u2019élevage, le veau étant sous-alimenté, il est préférable de lui servir un aliment hautement digestible afin de lui permettre de s\u2019adapter rapidement à ce nouveau régime alimentaire et de réaliser un gain, dès la première semaine.Aujourd\u2019hui, l'industrie offre une gamme d\u2019aliments d\u2019allaitement de qualité.Les aliments choisis doivent avoir un minimum de 20-22% de protéines brutes dont la provenance est d\u2019au moins 90% de sources laitières.Le niveau de gras doit se situer entre 15-20%.La préparation de la buvée à partir des aliments d\u2019allaitement exige toujours une attention bien spéciale.Ce n\u2019est pas du temps perdu de lire les instructions données par chaque fabricant et de bien les suivre, lin général, la température de l\u2019eau servant à dissoudre la poudre doit être entre 60-65°C.Il s\u2019agit de mettre 75-80% de l\u2019eau requise en eau chaude et, à la fin de la période de brassage, une fois que le lait est bien reconstitué, ajouter de l\u2019eau tiède pour ramener la température du lait à 40-42°C .Il est important que la température du lait servi ne varie pas d\u2019un repas à l'autre.Il convient aussi de distribuer le lait, toujours dans le même ordre.Il est préférable que chaque veau boive toujours dans le même seau (chaudière), sinon il y a nécessité de le laver et le désinfecter après chaque buvée.S\u2019il y a des refus de buvée, il est nécessaire de les jeter.Les aliments d\u2019allaitement doivent être entreposés dans un endroit sec, sur un plancher de bois surélevé.Les sacs ouverts sont immédiatement fermés après usage.Tableau 1 Niveau recommandé de protéines brutes pour une ration à 87% de matière sèche.Plan de rationnement La quantité de lait à servir à chaque buvée est déterminée en fonction du poids des veaux en présence, de l\u2019appétit et de l\u2019état de santé.Au cours des premiers jours, il faut toujours s\u2019assurer de bien adapter les veaux à leur nouveau régime en leur servant de faibles quantités de lait (1-2 litres par repas).L\u2019augmentation doit se faire graduellement.L\u2019eau a un grand rôle à jouer pour stimuler la consommation de moulée au cours de la phase de démarrage.Il est essentiel que les veaux aient accès à de l\u2019eau propre et de bonne qualité en tout temps.Au cours de la première semaine, il est préférable de limiter la consommation d\u2019eau durant les premiers jours.C\u2019est une bonne pratique de servir des électrolytes (2 litres) le midi durant les 2-3 premiers jours et par la suite, de servir de l\u2019eau tiède.L\u2019eau peut être servie dans le même seau servant à donner le lait.Au cours de la première semaine, il est préférable de commencer à offrir du concentré (moulée) aux veaux.Cette 12 Bovins du Qudboc/Octobro 1991 Cet automne, traitez votre troupeau avec la solution à verser IVOMEC La solution a verser (ivermectin) m Wn Le traitement des vaches avec la solution à verser IVOMEC contribue à : i au printemps et à l'été suivants ; l'augmentation du poids des veaux au sevrage ; \u2022\tl'amélioration de la performance des femelles du troupeau.Le traitement des veaux au sevrage avec la solution à verser IVOMEC contribue à : l'amélioration du gain de poids quotidien et de la conversion alimentaire ; 1 ainsi, vos animaux auront plus de chances d'atteindre leur plein potentiel génétique.*\tOffre en vigueur ou Québec seulement «Marque dôposoe do Merck & Co .Inc Rahway, NJ.É -U / Morck Frosst Canada Inc , u.i IVMO-1-P211-JAF tMSAGver üno drvt&ton do Morck Frot&l Canada Inc C f* 1005.\tClam» Oorvai (Québec) M9R 41*0 000002313001534823234800323231023101 DOSSIER HHHHHHBBBBli ¦MB HBBHHMHHBHIBBHRHHHBBBHI moulée doit doser entre 17-18% de protéines brutes et avoir un minimum de 0,7% de calcium et 0,45% de phosphore.Elle doit être de texture grossière: maïs cassé ou floconné et orge roulée ou floconnée, être bien mélassée (8-10%) et savoureuse, la partie finie en comprimés.Pour stimuler la consommation de moulée, il faut la servir en petites quantités à la fois, une à deux fois par jour, et prendre le soin d\u2019enlever toute moulée humide ou souillée.Sevrage Le sevrage est une étape importante dans la production des veaux de grain.Pour réaliser un bon sevrage, l\u2019âge des veaux n\u2019est pas l\u2019élément le plus important à considérer.Il faut tout d\u2019abord regarder l\u2019état de santé général et tout particulièrment le contrôle des troubles respiratoires.Tableau 2 Proportion de niais entier et de suppléments commerciaux.% de protéines Proportion de maïs dans la ration\tentier: supplément 28%* 32%** 36%*** 17\t1,3:1\t1,8:1\t2,3:1 16\t1,7:1\t2,3:1\t2,8:1 15\t2,1:1 2,8:1\t3,5:1 14\t2,8:1\t3,5:1\t4,5:1 * Le supplément 28% doit contenir un minimum de 2,2% calcium et 0,7% phosphore.** Le supplément 32% doit contenir un minimum de 2,6% calcium et 0,8% phosphore.\t' *** Le supplément 36% doit contenir un minimum de 3,2% calcium et 1,0% phosphore.Un deuxième élément à considérer, c\u2019est la consommation de concentré.Il est important que les veaux consomment entre 0,7 - 1,0 kg de concentré par jour avant le sevrage.C\u2019est au cours de cette période qu\u2019il faut être vigilant et s\u2019assurer que les veaux sevrés consomment au moins 2 kg de moulée, une semaine après le sevrage.Il faut également considérer le gain réalisé depuis la mise en élevage.Pour des veaux achetés au poids de 50-55 kg, il est nécessaire d\u2019avoir réalisé un gain minimum de 20-25 kg.Pour réaliser de telles performances, il faut faire consommer un minimum de 20 kg d\u2019aliments d\u2019allaitement par veau.Pour des veaux achetés plus lourds (60-70 kg), il est possible de les sevrer après qu\u2019ils aient réalisé un gain minimum de 15-20 kg et qu'ils aient consommé entre 15-20 kg d\u2019aliments d\u2019allaitement.Phase de croissance C\u2019est au cours de la période de croissance que les veaux réaliseront leur meilleure performance.Il est nécessaire de tout mettre en oeuvre pour favoriser le maximum de consommation de matière sèche.En général, des veaux de grain nourris à volonté, avec une ration à base de maïs entier et de supplément, peuvent consommer 3% de leur poids vif.Avec des veaux nourris à volonté, l\u2019apport énergétique n\u2019est pas vraiment un facteur limite.Les veaux ont tendance à limiter leur consommation seulement après avoir ingéré une quantité donnée d\u2019énergie.C\u2019est ainsi que les veaux mangeront plus d\u2019orge que de maïs pour faire le même gain quotidien.L\u2019apport de protéines s\u2019avère un peu plus difficile à régir.Au tableau 1, il y a le niveau recommandé de protéines, pour une ration à 87% de matière sèche, en fonction de la période de croissance et du poids des veaux.La céréale la plus utilisée dans la production du veau de grain est le maïs.Il est généralement servi sous forme de maïs entier, à partir du poids vif de 75-80 kg.Il est très important de servir la bonne proportion de maïs et de supplément commercial.Au tableau 2, il y a les proportions de maïs entier et des principaux suppléments commerciaux .L\u2019utilisation de l\u2019orge peut s\u2019avérer intéressante, surtout pour les régions 14 Bovins du Québoc/Octobre 1991 DOSSIER Tableau 3 l\u2019roporlion d\u2019orne roulée et de suppléments coin-mcrciaux ¦mm MM où cette céréale est cultivée.Par rapport au maïs entier, il faut s\u2019attendre à ce que les veaux prennent 11-12% de plus d\u2019orge roulée ou 23-25% de plus d\u2019orge entière pour faire le même gain (données obtenues à la station de Lennoxville).En d\u2019autres mots, il doit y avoir un écart de prix supérieur à 12% entre le maïs entier et l\u2019orge roulée pour justifier son utilisation et au niveau de l\u2019orge ronde, l\u2019écart de prix doit dépasser 25%.Au tableau 3, il y a les proportions d'orge roulée et des principaux suppléments commerciaux.Foin L\u2019utilisation d\u2019un excellent foin de graminée peut jouer un rôle dans le bon fonctionnement du rumen.Cependant, il faut limiter la quantité à environ 10% de la consommation de concentré.Avant le sevrage, il n\u2019est pas Ferme Raymond Pelletier, St-SImon.Étable à / ventilation' naturelle.Strucutre d'acier de 70'xtW.LA MEILLEURE VENTILATION C\u2019EST TOUT NATUREL Economie importante des coûts d électricité Contrôle de la ventilation complètement automatise Diminution des bruits pour une plus grande quietude des animaux Conçue au Quebec pour le climat québécois par des ingénieurs spécialistes Bodco 10, route 249 St-François-Xavier de Brompton Quebec, Canada JOB 2X0 Tel.: (819) 845-7824 Fax: (819) 845-5758 Bovlna du QuAboc/Octobrs 1991 15 DOSSIER nécessaire d\u2019en servir, à l\u2019exception des veaux achetés à des poids de 60 kg et plus.En phase de croissance, la consommation se situera autour de 0,25-0,50 kg par jour, par veau.Il peut s\u2019avérer efficace pour prévenir le ballonnement.Niveau de fer dans la ration Le niveau de fer dans la ration du veau de grain est à surveiller.Il est préférable de ne pas dépasser 100 mg de fer par kg d\u2019aliments.Cependant,le niveau de fer alimentaire n\u2019est pas le seul facteur à considérer afin de contrôler la coloration de la chair de veau.L\u2019âge (taux de croissance), la race, le sexe, le mode et la durée du transport (stress), le temps de repos avant l\u2019abattage, les conditions d\u2019abattage et de refroidissement des carcasses ainsi que le délai de classification sont autant de facteurs qui influencent la coloration de la chair de veau.Bien maîtriser l\u2019alimentation des veaux de grain exige une certaine attention, surtout en phase de démarrage.Il est important que le programme alimentaire suivi soit bien adapté aux besoins alimentaires des veaux et permette d\u2019atteindre des gains quotidiens supérieurs à 1,2 - 1,3 kg par jour.Pour réaliser un tel objectif, il faut sevrer les veaux sans un ralentissement de croissance et s\u2019assurer tout au cours de l\u2019élevage d\u2019avoir la bonne proportion de céréales et de suppléments.¦ * Consultant en nutrition et productions animales ¦ ENTRE-FILET Deux autres bonnes raisons d\u2019apprécier un bon repas de boeuf Des recherches effectuées au Centre médical de l\u2019Université du Texas aux Etats-Unis ont indiqué que les femmes dont la teneur sanguine en fer et en zinc était faible étaient sujettes à des pertes de mémoire.Au fur et à mesure que l\u2019on augmentait les niveaux de fer et zinc dans la diète de ces femmes, leur mémoire avait tendance à s'améliorer.Donc la prochaine fois que vous oublierez où vous avez laissé vos clefs, payez-vous un repas au boeuf, une excellente source de fer et de zinc.Les données récentes d\u2019une étude produite à l\u2019Université du Nebraska suggèrent que la consommation de boeuf puisse protéger l\u2019organisme contre l\u2019intoxication au plomb.On a servi quotidiennement une portion de boeuf de 6 onces à un groupe d\u2019adultes et une portion de 4 onces de boeuf et de 2 onces de viande blanche à un autre groupe.Le contenu en plomb dans les 2 diètes était le même.Les niveaux de plomb dans le sang se sont avérés en quantité inférieurs et les pertes de plomb dans les fèces, supérieures dans le groupe qui consommait une ration plus élevée en boeuf.Les chercheurs concluent que les propriétés protectrices du boeuf proviennent de son contenu élevé en fer hème.Le fer inhibe l\u2019absorption du plomb, et le fer hème, contenu dans le boeuf, est le type de fer le plus facilement assimilable par l\u2019organisme.* * * Du nouveau sur l\u2019hormone de croissance Des recherches effectuées à l\u2019Université d'Idaho concluent que l\u2019hormone de croissance somatotropine bovine (BST), fabriquée en laboratoire, améliore l\u2019efficacité alimentaire, le pourcentage de gras et le gain journalier des bovins de boucherie.Les bouvillons en phase de finition auxquels on a administré 160mg de BST par semaine ont nécessité 12% moins d\u2019aliments pour l\u2019obtention d\u2019un même poids; ils ont enregistré un gain de poids de 6% plus rapide, et procuré 18% plus de rendement en coupes de détail tout en produisant 22% moins de gras dorsal.¦ 16 Bovins du Québoc/Octobro 1991 Des éleveurs Blanc Bleu Belge au Québec Vous vous souviendrez sans doute du document paru dans le dernier numéro consacré aux races à double musculature.Suite à cette publication, deux éleveurs de Blanc Bleu Belge nous ont téléphoné pour nous signifier que contrairement à ce qui avait été publié, il existe bel et bien des éleveurs de Blanc Bleu au Québec.On s\u2019excuse donc auprès des éleveurs de Montebello et de l\u2019Ange-Gardien, et de tous les autres qui travaillent à implanter la race au Québec.DORMEZ TRANQUILLE AVEC MATÉLEVAGE MATELEVAGE ENR.594, Route 116 Ouest Dosquet (Québec) GOS 1H0 Tél.(418) 728-4021 PERMANENT, TEMPORAIRE Toute une gamme d\u2019électrificateurs super puissants.] GARANTIE 2 ANS ABREUVOIR SANS ÉLECTRICITÉ 1 I i DES VEAUX RECORDS DISPONIBLE DANS VOTRE COOPÉRATIVE LOCALE .LACVOR ELEVAGE EST UN ALIMENT D'ALLAITEMENT DE TRÈS HAUTE QUALITÉ.DE PLUS, IL VOUS PERMET D\u2019UTILISER LA TECHNIQUE UNE SEULE BUVÉE PAR JOUR.ÉCONOMIE DE TEMPS ET D'ARGENT FABRIQUE PAR GROUPE LACTEL JÜÜfal HUH Bovins du Québoc/Octobro 1991\t17 I STATISTIQUES I 120 Prix au \"0 1001b 100 - 90 - 80 n H H H il il Veaux d\u2019embouche * MuI I I 1 Janv.Fév.\tMars Avril\tMal\tJuin Juillet Mâles de 500 600 Ib.marché aux bestiaux de l'Ontario (Toronto).Août Sept.Oct.Nov.Déc.1989 1990 170 160 - Prix au 150 -100 Ib \u2022û) LL\t
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