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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1990-02-15, Collections de BAnQ.

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[" Supplément de La Terre de chez nous 15 février 1990 SANTE ANIMALEI DOSSIER Producteur de lait.et de veau de grain page 27 Amélioration génétique: le temps de prendre le taureau par les cornes! page 5 Le colostrum: un moyen de prévenir les mortalités en élevage vaches-veau page 20 Traiter les jeunes veaux et les veaux d\u2019un an avec IVOMEÇÎ ce n\u2019est pas une dépense, c\u2019est un investissement.Rien ne vaut (ivermectin) um ¦AGver LA SANTE ANIMALE Voici pourquoi.En tantqu'éleveur de bovins, vous savez à quel point les parasites peuvent affecter la productivité du troupeau.Les jeunes veaux et les veaux d\u2019un an sont particulièrement sensibles au grand nombre de parasites qui se trouvent dans les pâturages.Si l'on n'intervient pas, une infestation parasitaire peut donner naissance à de nombreux problèmes bien inutiles comme la mauvaise digestion et le ralentissement de la croissance.IWOIiye«tleteiHpwdyHàdeMMeertlwf>ri*èlniH «mat en midm d twe Male iajedlen de faible eeleeae.Des études ont démontré que les veaux traités avec IVOMEC* dans le cadre d\u2019un programme antiparasitaire, croissent plus rapidement et présentent, i l'automne, des gains de poids supérieurs.' C'est ce qui fait que votre investissement peut rapporter.En détruisant les parasites chez le veau, vous brisez le cycle vital du parasite et, par le fait même, vous en débarrassez le pâturage.2 Investissez dans IVOMEC® dès ce printemps et vous pourrez avoir, à l'automne, des veaux plus lourds et en meilleure santé. Vol 4, no.1 février 1990 BDÊ®ï5 Supplément de La Terre de chez nous (TCN), édition du 15 février 1990, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (Kl\u2019IHJ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles Vol.4, n\"' février 1990 555, bout.Koland-Thcrrien l.ongueuil (Québcv) )4I I 3Y9 (514)6794)530 Comité directeur Gaétan Délanger (FIT1Q) Hugues Uelzile (TCN) Gilles Laurent (HMIQ) Michel Hélair (TCN) Directeur I lugues Delzile Rédacteur en chef André Charbonneau Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Michel Hélair Collaborateurs Roger Dergeron, Anne-Marie Christen, Yvon Couture, Ann Fornasier, René Ledoux, Gabriel Roy, I lilaireSaint-Arnaud, J.R.Scoane, Conception graphique Jean Gladu Montage informatique Jean Gladu et Sophie Marcoux Impression Litho Prestige Directeur de la publicité Réjean Pouliot Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiseau, Robert Hissonnette Représentant hors Québec Joseph 13.Gagnon (416) 363-0522 Administration Jocelyne Gareau Secrétaire Ginette Dlondin Tirage et abonnements Micheline Courchesne Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-56.34 Dans la présente publication, te générique masculin ist employé sms discrimination et uniquement dans le luit d'alléger le texte.dossier mÊÊÊÊÊÊÊmWÊmmÊ^m page 5 L\u2019amélioration génétique: il est temps de prendre le taureau par les cornes! Tout le monde en parle depuis longtemps, mais il aura fallu une bonne dizaine d'années pour que le cheptel bovin québécois commence à changer d'allure.Pas moyen d\u2019y échapper, l\u2019amélioration génétique passe par le choix des taureaux! Et les associations québécoises d\u2019éleveurs de pur-sang nous donnent aujourd\u2019hui l\u2019embarras du choix.SANTÉ ANIMALEBHHBHBMB1 page 20 Le colostrum pour prévenir les mortalités en élevage vaches-veaux La saison de vêlage approche.Dans la majorité des élevages, cette période est très courte, ce qui favorise une contamination rapide entre les jeunes animaux.D'où le cortège bien connu des diarrhées et des problèmes respiratoires.La formation d\u2019une banque de colostrum peut aider à prévenir et à contrôler la plupart des problèmes.REPORTAGE page 27 Producteur de lait.et de veau de grain Cherchant à profiter au maximum de la période de lactation de leurs vaches, les producteurs laitiers sont devenus les principaux fournisseurs de veaux de grain et de veaux de lait lourd du Québec.Mais est-ce bien la meilleure solution?Le producteur laitier n'a-t-il pas avantage à se transformer aussi en éleveur de veaux de grain?C\u2019est le choix qu\u2019a fait Germain Désilets.Éditorial 4 Statistiques 19 FPBQ Info 22 Recherche 24 Le marché 26 Bovins du Québoc/Févrisr 1990\t3 ¦ ÉDITORIAL Participez à l'assemblée de votre syndicat Entre la mi-février et la m i - m a r s 1990, le Syndicat des producteurs de bovins de votre région tiendra son Assemblée générale annuelle.J\u2019invite, par la présente, tous les producteurs de bovins du Québec à se faire un devoir d\u2019assister et de participer à cette assemblée, et ce pour plusieurs raisons.D\u2019abord parce que cette assemblée constitue un moment privilégié pour le producteur qui y sera informé adéquatement des réalisations de son Syndicat et de la Fédération, d\u2019autant plus que les interventions de la Fédération affectent maintenant directement le revenu de tous les producteurs de bovins.Ces interventions, elles se font sentir autant par le biais des agences de vente mises en place au cours des dernières années pour favoriser la vente des veaux de grain, des vaches de réforme, des veaux laitiers et des bouvillons d\u2019abattage que par la défense des coûts de production dans le cadre des quatre régimes d\u2019assurance-stabilisation couvrant les producteurs de veaux de lait lourds, de veaux de grain, de veaux d\u2019embouche et de bouvillons d\u2019abattage.C\u2019est également lors de ces assemblées que se discutent les orientations majeures que prendra la Fédération au cours de la prochaine année.C\u2019est le moment ou jamais de participer aux discussions pour influencer ces orientations.D\u2019ailleurs afin de faciliter les discussions, la plupart des syndicats tiennent, au cours de ces assemblées, des ateliers où ne se retrouvent que des producteurs d\u2019un même secteur de production.Par ailleurs, c\u2019est au cours de ces assemblées que les producteurs se choisissent les délégués qui les représenteront lors des assemblées générales de la Fédération de même que leurs représentants qui siégeront au Conseil d\u2019administration du Syndicat régional et aux quatre comités de mise en marché prévus au Plan conjoint des producteurs de bovins du Québec.Je souhaite donc personnellement pouvoir vous rencontrer lors de ces importantes assemblées qui se tiendront prochainement dans vos régions de même qu\u2019à l\u2019Assemblée générale annuelle de la Fédération qui se tiendra à Québec les 4 et 5 avril 1990.Bonne Assemblée Gilles Laurent, président Fédération des producteurs de bovins du Québec 4 Bovins du Québoc/Févrior 1990 DOSSIER Prendre le taureau par les cornes I\u2019amélioration génétique du cheptel bovin québécois est devenue une préoccupation constante pour tous les éleveurs.Au cours des derniè-¦ res dix années, en effet, J tout s\u2019est accéléré et les ^carences de la produc-™tion sont apparues au grand jour à mesure que le marché se rétrécissait.Aujourd\u2019hui, on le sait, moins de 10% de la viande de boeuf consommée au Québec est produite ici.Il y a là, bien sûr, \u201cquelque chose qui cloche\u201d.Encore plus quand on sait que nos éleveurs arrivent à peine à joindre les deux bouts.Pour expliquer tout cela, certains prétendent que les consommateurs sont mal informés et qu\u2019on laisse se perpétuer le mythe du boeuf de l\u2019ouest.D\u2019autres parlent plutôt de problèmes d\u2019importations mal contrôlées ou de mise en marché déficiente.Mais d\u2019une façon ou d\u2019une autre, il faut se rendre compte que l\u2019on fait toujours référence à la qualité tout autant qu\u2019à la rentabilité de l\u2019élevage.Et c\u2019est là qu\u2019il ne faut plus hésiter à prendre le taureau par les cornes.Le premier texte de notre dossier sur l\u2019amélioration génétique trace un portrait réaliste, c\u2019est-à-dire pas trop rose, de la situation actuelle: Gabriel Roy de la station de recherche d\u2019Agriculture Canada à Lennoxville explique qu\u2019il est grand temps de développer nos propres techniques plutôt que de les importer.Comment?En mettant d\u2019abord l\u2019accent sur les taureaux comme le démontre ensuite Roger Bergeron du MAPAQ qui insiste sur l\u2019importance et la qualité des taureaux testés en stations d\u2019évaluation.C\u2019est aussi ce qu\u2019affirment depuis longtemps les associations d\u2019éleveurs de pur-sang en soulignant les principales caractéristiques de leur race et l\u2019apport génétique considérable que leurs taureaux peuvent apporter à notre industrie.On en aura d\u2019ailleurs une bonne idée dans le texte d\u2019Hilaire Saint-Arnaud, de l\u2019ITA de La Pocatière, qui nous propose lui un tour d\u2019horizon des principales races de pur-sang en suggérant quelques programmes de croisement selon le type du troupeau de départ.On trouvera également dans cette section un tableau des principaux intervenants de ce secteur.^\tMichel B .,air Bovins du Québoc/Févrior 1990\t5 L\u2019évolution génétique du cheptel québécois: Tenir d\u2019abord compte de nos ressources Gabriel Roy* 11 faut le reconnaître, le cheptel québécois de bovins de boucherie est d\u2019une importance mineure dans le contexte nord-américain.Cefaitnedoitcependant pas empêcher toute forme de développement et d\u2019expansion même si une tendance à l\u2019abandon semble caractériser ce secteur.D\u2019ailleurs, au cours de la dernière décennie, le Québec est probablement la seule région du Canada qui ait enregistré une augmentation du nombre de vaches dans son cheptel.Le nombre moyen de vaches par troupeau est passé de 14,5 en 1981 à 18,3 en 1986 et le nombre de fermes à vocation \u201cbovin de boucherie\u201d a diminué d\u2019un peu plus de 1000 durant cette même période.Virage Il existe au Québec des ressources qui peuvent être bénéfïque-ment utilisées à la production de viande bovine.Ainsi, l\u2019intensification de certaines autres productions font que beaucoup de terres agricoles deviennent disponibles pour la production de fourrages.Le fait de maintenir ces terres en prairies est une façon idéale d\u2019empêcher la dégradation de ces sols et dans certains cas voir même la possiblité de renouveler ceux-ci.Toutefois, il ne faut plus se cacher que l\u2019industrie de la viande bovine doit faire un virage important si elle veut traverser la prochaine décennie.Jusqu\u2019à tout récemment, les technologies de la production de boeuf ont été empruntées ailleurs sans trop se soucier de savoir si celles-ci s\u2019appliquaient aux conditions du Québec.Aujourd'hui, on prend conscience du fait que l\u2019élevage et l\u2019engraissement des bouvillons doivent être pensés en fonction des ressources disponibles ici.On peut certes s\u2019inspirer de ce qui se fait ailleurs mais il faut d\u2019abord développer nos propres technologies ou du moins adapter celles des autres à nos besoins spécifiques.Les techniques d\u2019engraissement des bouvillons en sont un bon exemple.Implantées au Québec, ces techniques nécessitent l\u2019importation d\u2019in-trants tels les grains de provende et les céréales ou encore l\u2019utilisation de certains intrants qui seraient mieux utilisés par d\u2019autres productions.L\u2019industrie du boeuf ne peut pas survivre si elle doit compétitionner avec les autres productions pour certaines ressources importantes.La production économique de viande de boeuf est donc un important défi à relever et pour rentabiliser la production, toutes les technologies disponibles doivent d\u2019abord être utilisées rationnellement.Une question d\u2019héritage On sait que la production de bovins de boucherie tient beaucoup de son héritage qui provient en grande partie de la production laitière.On s\u2019est converti à une production moins exigeante mais mal connue et dont la rentabilité est douteuse.En 1982, on a relevé un échantillon de 42 troupeaux de bovins de boucherie dans quatre régions agricoles du Québec.On retrouve au tableau 1 I 6 Bovins du Québoc/Février 1990 TABLEAU 1.Races des taureaux utilisés et composition génétique des vaches de 42 troupeaux du Québec.Pourcentage vaches taureaux utilisés Britanniques (Angus, Hereford, Shorthorn)\t55,6\t20,6 Charolais\t17,7\t41,5 Limousin\t5,0\t10,6 Simmental\t2,5\t27,1 Croisements boeuf\t1,3\t\u2014 Croisements laitiers\t17,3\t\u2014 Autres\t0,6\t0,2 Source: Bergeron, R.1984.Evaluation de l\u2019efficacité et de la rentabilité d\u2019un programme de préconditionnement des veaux d'embouche pour la production de viande bovine au Québec.Fédération des producteurs de bovins du Québec.la composition génétique de ceux-ci.Les croisements laitiers (17,3%) étaient d\u2019une assez grande importance à ce moment-là et les croisements entre races de bovins de boucherie ne formaient qu\u2019un petit pourcentage (1,3%) des vaches de boucherie.Les races d\u2019origine britannique occupaient une place importante dans le bagage génétique des vaches soit 55,6 %.Ces nombres étaient appelés à changer puisque, comme l\u2019indique la colonne de la race des taureaux utilisés à ce moment, les races Charolais, Limousin et Simmental prenaient de l\u2019importance.Un bon nombre de filles de ces taureaux ont été gardées comme femelles de remplacement.En plus, les changements dans le type de vaches du cheptel devaient être accélérés par le programme québécois d\u2019aide à l\u2019achat de génisses de remplacement possédant une génétique assez bien définie.Le but était d\u2019améliorer le cheptel de base.Un pourcentage important de ces sujets provenaient de l\u2019ouest canadien et étaient issus des croisements formés des races de boucherie telles que la Simmental et la Charolais.Peu à peu les croisements laitiers sont devenus moins importants puisque les acheteurs, dans les ventes spécialisées, boudaient les veaux arborant des allures angulaires.C\u2019est ainsi qu\u2019on a graduellement apporté les correctifs nécessaires pour changer la composition génétique de nos troupeaux.Le \u201cnouveau\u201d bouvillon.Les bouvillons d\u2019engraissement québécois possèdent aujourd\u2019hui les caractéristiques recherchées par les parcs d\u2019engraissement.Leurs types rencontrent les besoins de techniques d\u2019engraissement basées sur des systèmes d\u2019alimentation à haute concentration en énergie.Le maïs (ensilage et grain) et les céréales sont à l\u2019honneur comme c\u2019est le cas en Ontario, en Alberta et aux Etats-Unis.On peut toutefois se demander si c\u2019est là le genre de technologie qui peut utiliser rationnellement les ressources disponibles au Québec.En effet, le réseau des parcs d\u2019engraissement est en quelque sorte l\u2019otage des problèmes de financement reliés au prix des grains de provende et à la politique du transport des céréales.Pourtant, le secteur vache-veau serait en mesure de fournir les engraisseurs de bouvillons si la production de viande n\u2019était pas si résolument tournée vers l\u2019ouest.Même l\u2019Ontario accuse des reculs.Durant les années 1975-76, nos voisins enregistraient environ 550 000 vaches mais depuis leur cheptel a diminué constamment se fixant présentement à 350 000 vaches.Pendant ce temps la province de l\u2019Alberta maintenait ses effectifs à environ 1,4 millions de vaches.Résultat: l\u2019abattage des animaux de boucherie commene à poser des problèmes dans l\u2019est du Canada.Au Québec par exemple, on n\u2019a pas réussi à mettre en place un Bovins du Québoc/Février 1990\t7 DOSSIER approvisionnement constant et suffisant.Cela signifie-t-il que le cheptel québécois doit prendre une nouvelle orientation?Doit-on' viser à fournir un bouvillon d\u2019abattage de taille intermédiaire qui s\u2019engraissera d\u2019une façon rentable à partir, principalement, de fourrages?Doit-on privilégier la semi-finition où le jeune animal sevré se \u201cviande\u201d au pâturage durant l\u2019été pour être engraissé en automne ou en début d\u2019hiver?Comment assurer une rentabilité à la production de viande de boeuf sans identifier les besoins de chaque exploitation, sans utiliser au maximum les ressources disponibles?De toutes ces questions, il ressort que le cheptel québécois doit reposer sur un bon programme de sélection génétique.De tels programmes font évidemment appel aux croisements entre races et à la génétique supérieure proposée par les centres d\u2019insémination.L\u2019objectif premier de l\u2019éleveur vache-veau est en effet de produire un maximum de veaux qui seront les plus lourds possibles au sevrage.On doit viser à sevrer un veau par 95% des vaches qu\u2019on retrouve au début l\u2019hiver.Certaines pratiques d\u2019élevage comme les vêlages hâtifs, l\u2019alimentation a la dérobée une restriction dans la durée de la période d\u2019accouplement et les tests de gestion, permettent d\u2019atteindre ces objectifs.Cependant, un bon programme de sélection demeure toujours un aspect important dans les succès d\u2019une exploitation de bovins de boucherie.Mais avant de choisir une race ou une combinaison de race, le producteur doit considérer les éléments suivants: 1- toutes les races possèdent des points forts et des points faibles, 2- aucune race n\u2019est adaptée à toutes les situations, 3- des variations génétiques existent dans toutes les races.On notera aussi que le choix des taureaux est d\u2019une importance primordiale puisque ceux-ci contribuent à 50% du bagage génétique.Quatre volets Un programme d\u2019amélioration implique habituellement 4 vo- lets: 1- l\u2019efficacité de reproduction; 2- les performances de croissance; 3-les aptitudes maternelles; 4- les caractéristiques des carcasses.L\u2019efficacité de reproduction regroupe des caractères dont l\u2019héritabilité est basse d\u2019où l\u2019importance des croisements entre races.C\u2019est ainsi qu\u2019 on pourra optimiser les caractères de reproduction en faisant appel à la vigueur hybride.La fertilité, l\u2019intervalle entre les vêlages, le taux de vêlage, la survie du veau et la précocité sexuelle seront alors maximisés.Fait important, tant au niveau des taureaux que des femelles, on relie souvent circonférence scrotale supérieure et puberté précoce.La fertilité du taureau peut aussi dépendre de ce facteur si le développement scrotal n\u2019est pas adéquat puisqu\u2019il ne sera pas en mesure de monter le nombre désiré de vaches.Les performances de croissance regroupent-elles les caractères reliés aux poids, à l\u2019entretien et à la croissance.C\u2019est en choisissant des taureaux affichant des bons indices de gains qu\u2019on comblera les besoins de croissance dans le programme d\u2019amélioration.Quant aux aptitudes maternelles désirées, elles comprennent entre autres une bonne production laitière, un tempérament docile, une grande rusticité et un instinc maternel favorisant la survie du veau.Avec un bon approvisionnement en aliments, la vache sera en mesure de produire des quantités de lait garantissant la saine croissance du veau et ne retardant pas le retour de l\u2019oestrus postpartum.Les caractéristiques des carcasses enfin regroupent le rendement à l\u2019abattage, le rendement en viande et la qualité de celle-ci (degré de persillage et tendreté).Les éléments de carcasses sont généralement apportés à la production par des systèmes de croisement triple où la race terminale apporte les éléments de croissance et de qualité de la carcasse.En résumé, lorsque la quantité et la qualité des ressources fourragères s\u2019améliorent, on peut aussi améliorer le troupeau de vaches de I B Bovins du Québac/Févriar 1990 DOSSIER base en sélectionnant des races de plus grande taille et possédant des aptitudes de procution laitière plus grandes.De même, les niveaux optimums de croissance et de qualité de la carcasse sont plus élevés lorsque les ressources fourragères pour la croissance et la finition sont de grande qualité.En d\u2019autres mots, lorsqu\u2019on veut augmenter l\u2019efficacité économique de l\u2019élevage la productivité de la vache doit bien s\u2019agencer aux ressources fourragères de la ferme.On voit donc qu\u2019il est important que le cheptel québécois défi- nisse les critères de production si l\u2019on veut favoriser une meilleure rentabilité.Pris dans son ensemble, le bagage génétique de nos troupeaux, même s\u2019il s\u2019est amélioré grandement au cours des dernières années ne semble pas être complètement adapté aux conditions du Québec.Des études de rentabilité et de modélisation devraient fournir les principaux éléments de solution aux problèmes que la production vit présentement.' Gabriel Roy est généticien à la Station de recherche d'Agriculture Canada à Lennoxville.L\u2019achat d\u2019un taureau contrôlé en station; un choix réfléchi \u2022Ti«> Roger Bergeron * I\u2019achat d\u2019un taureau reproducteur est une décision d\u2019une extrême importance.Le(s) J taureau(x) utilisé(s) dans 4 un troupeau contribue! nt) pour 50% de bagage génétique de tous les veaux.Après trois générations seulement, l\u2019apport génétique venant des taureaux compte pour 87,5% du total .Un choix judicieux s\u2019impose donc lors de l\u2019achat d\u2019un reproducteur.L\u2019utilisation en insémination artificielle (I.A.) de taureaux éprouvés par la progéniture serait le choix le plus approprié.Cependant, les accouplements réalisés par L\u2019I.A.chez des femelles de boucherie comptent pour approximativement 10% du total.Même si cette proportion doublait au cours des prochaines années, il n\u2019en demeure pas moins qu\u2019un fort pourcentage des accouplements seront encore réalisés en saillie naturelle.Les stations d\u2019évaluation génétique pour les taureaux de boucherie sont des centres où l\u2019on regroupe des sujets provenant de plusieurs troupeaux.Un tel regroupement sous les mêmes conditions permet d\u2019augmenter la précision de l\u2019évaluation, tout en facilitant la prise de mesures et la production de résultats pour un plus grand nombre de caractères.Seuls les taureaux ayant, au terme du contrôle, un gain pondéral moyen quotidien supérieur à la moyenne de leur groupe de contemporains tout en étant conforme à l\u2019ensemble des autres conditions du programme pourront être offerts en vente.Une fiche de vente à l\u2019encan (figure 1) présente les caractéristiques individuelles des taureaux ainsi que celles de leur groupe contemporain respectif.Ces informations guideront les éleveurs dans leur choix selon leurs objectifs d\u2019élevage.Bovin* du Québac/Févriar 1990\t9 DOSSIER FIGURE 1.Fiche de vente à l'encan d'un taureau Acceptable Idéal\tPauvre FIGURE 2.Différentes formes de scrotum Test no : 051 88.10.31 FICHE D'ENCAN STATION DES CANTONS DE L\u2019EST du 88.11.28 au 8S.04.18 PSF61 Lot IDUrririCATinM *¦\tm tA(MA') \u2022 MVA 3?f)X RACE i Hereford acéré Père : BBBS-7EU SUPERIEUR Taureau : RftJA.3ZBX KXUILUUT PS665555 Mère : TRES BONNE P3333333 Urand-père maternel : ROU B7K ANCETRE l'KRFOBMAMCKS HAISBAIKT1-SEVHÀGE 'corUBl.P.E.f, 1 Etiquette 24 Type de ! Date ! Poids !Age Mère IFacllltéiQaln Corrigé Nalaa-Sevr.Naissance INaissance ! Naissance ! au Vêlage', de ! G.M.0.! Indice! Rang l(aa.mm.JJ); (kg) Kan mois)! Vêlage !(kg/Jr)|\t! Simple 88.03.28 47 4 an(s)I SANS |\t1.03 .2_jaaift_I_AIDE____I__________ BKRUUAIG P'EÏALÜAIIQM QKHKI^ M.&TATIMt UJJPBKreK ROJA 328X! Moyennes du groupe Poids !\t! Poids !\tPoids\tI Gain ! Poids ! ! ! sur ! Corrigé!!\tGras Corrigé\t! Initial !\tFinal\t\tDorsal 200 Jra (kg)(1)\t1 ! (kg) j\t(kg)\t! Test !365 Jrs!! Kkg/jr)! (kg) ! !\t(mm) 253\t!\t285\t!\t482\t1 \u201c 1 11 ;\t1.48 :\t498\t3.5 243\t1 266 i\t454\t\u2022\t\u2022\t* Si ;\t1.35 ;\t466 il\t3.6 II il> ft»« m cmtrttl m ititlm.! Hauteur aux hanches!| CONFORMATION ! Pieds ! et ! ! Membres Circonférence scrotale 2 i\tRéelle (cm)\t! Corrigée ! ! (cm)\t!\t! Réelle 1 (cm)\tCorrigée! Capacité j (cm) Sreproduct.,\t! E !\ti\t! .! N.\u2019,\t!\t! ROJA 328X!\t128.0\t! 126.2 !\t|\t36.7\ti\t( *2 )\t\u2022 36.1\t! SATISF.(\t! 6 ! 4 ! 5 ! B Moyennes J du groupe {\t126.3\t',\t125.7\t! 1 1 t\t \t-.4.\ti\t33.0\t32.8 i SATISF.! 1 1\t1 1 1 1 ! ConlamD» nttSlaatt i-9-i.5 i 5 ! 5 M U S C U L A | \u2014 T ! A U | N R | T K I U crti illcuto U tg«i!i\tde tar>*u uri utiiliiiati , Hiutlr' ou ipwtuùimtf' rt fonctiy e» U *«uri do cirtodrmo vrohlt rvriif.M »ç* d un ».INDICE GAIN 1 ÎO ELEVEUR : SELECTIONNEUR PUR-SANG, BEAU CANTON ACHETEUR : __________________________________ PRIX : fui* produit» I» HO:.T.1HW 1 l\u2019oido du laj.cltl HjjjjjMtlgj d« Il Oirntion de frody.tina Amie, S», Uk.1.\tGénéalogie Un examen de la généalogie est essentiel afin de vérifier si oui ou non il existe un lien de parenté entre le taureau et les femelles avec lesquelles il sera accouplé.Tout degré de parenté est a éviter dans un élevage commercial.2.\tFertilité La mesure de la circonférence scrotale est un bon indice de la précocité sexuelle.Four éviter tout problème éventuel, une circonférence scrotale minimale des taureaux en fonction de leur race et de leur âge doit être rencontrée (tableau 1).De plus, l'utilisation de taureaux ayant une circonférence scrotale supé- rieure à la moyenne sera avantageuse à long terme puisque ce caractère affectera les performances reproductives de ses filles.La forme du scrotum est également importante car elle indique la capacité du taureau à régulariser la température testiculaire en dépit des variations de la température ambiante (figure 2).Cette régularisation est assurée par le contrôle de la distance entre le corps et les testicules.La capacité reproductive d\u2019un taureau est le premier point à considérer lors de l\u2019achat d\u2019un mâle, car un taureau ayant les meilleures performances d\u2019un groupe n\u2019est d\u2019aucune utilité s'il n'est pas en mesure de se 10 Bovins du Quebcc/Fevrier 1990 TABLEAU 1.Circonférence scrotale minimale recommandée chez les taureaux de boucherie selon l\u2019âge et la race Circonférence scrotale minimale (cm) Age\tAngus,\tBlonde d\u2019Aquitaine Hereford (mois)\tCharolais\tLimousin\tShorthorn\tSimmental 12-14\t32\t30\t31\t33 TABLEAU 2.Nombre de femelles à présenter au taureau en fonction de son âge pour une période d\u2019accouplement de 60 à 90 jours.Age du taureau\tNombre de femelles/taureau 1 an\t10-20 2 ans\t20-30 3 ans\t30-40 reproduire.De plus, le nombre de femelles qu\u2019un taureau peut accoupler par période de saillie varie en fonction de son âge (tableau 2).Il est important de se rappeler que les taureaux ont entre 11 et 14 mois d\u2019âge lorsqu\u2019ils complètent leur épreuve en station.Il ne faut pas trop exiger d\u2019un jeune taureau car tout allongement de la période de saillie est coûteuse, dû à la mise en marché de veaux plus jeunes qui afficheront un poids moindre lors de la vente (tableau 3).3.Conformation Le taureau choisi devrait être un sujet typique de sa race tout en démontrant de la masculinité et en affichant une bonne musculature.Il faut éviter de confondre muscle et dépôt de gras.Le taureau ne devra pas présenter de défauts majeurs.Il devra posséder un dos droit.Ses pieds et membres devront être solides et bien positionnés car sa longévité en dépend, puisqu\u2019il est utilisé pour faire des saillies naturelles et qu\u2019il doit être en mesure de s\u2019acquitter de sa tâche.De plus, la largeur des épaules est un des éléments à considérer pour limiter les problèmes au vêlage.Les mesures squelettiques donnent une meilleure description des animaux mais elles ne permettent pas une évaluation précise de leur potentiel de croissance.Même si des corrélations positives existent entre certaines de ces mesures et les poids à la naissance, au sevrage, à un an et à l\u2019âge adulte et le gain moyen quotidien (G.M.Q.), il vaut mieux sélectionner directement pour ces caractères si l\u2019on désire une progression rapide.Le progrès génétique est d\u2019ailleurs plus rapide lorsqu\u2019on sélectionne uniquement pour un caractère que lorsqu\u2019on sélectionne pour plusieurs caractères simultanément.4.Performance Au minimum, les taureaux évalués en station doivent présenter un gain sur test supérieur à celui de la moyenne des taureaux de leur groupe de contemporains, de façon à accroître la performance moyenne des veaux à l\u2019intérieur du troupeau.Le tableau 4 présente la valeur monétaire ajoutée pour les taureaux de différentes races pour chaque augmentation d\u2019un point de leur indice \u201cgain\u201d.Les calculs ( voir exemple ) ont été basés sur 25 veaux sevrés Bovins du Québec/Février 1990\t11 DOSSIER TABLEAU 3.Perte monétaire ($) associée à l\u2019allongement de la période de saillie causée par le taureau sur la production de 25 veaux pour différents prix de vente.ALLONGEMENT DE LA PÉRIODE G.M.Q.\tPRIX DE VENTE ($/kg) DE SAILLIE (J)\t(kg/j)\t- 2,00\t2,30\t2,60 TABLEAU 4.Valeur marchande additionnelle pour chaque amélioration d\u2019un point de l\u2019indice gain pour différentes races.RACE\tG.M.Q (kg/j)\tPRIX MOYEN\tVALEUR AJOUTÉE/1 POINTDTNDICE\t \t\tDES VEAUX ($/kg)\tPoids (kg)\tDollars ($) CH\t1,00\t2,33\t0,40\t46,60 HE\t0,90\t2,17\t0,36\t39,06 LM\t1,01\t2,33\t0,40\t46,60 SM\t1,08\t2,23\t0,43\t47,95 CH: Charolais\t\tHE: Hereford\tLM: Limousin\tSM: Simmental (1) Prix moyen de 1986, 1987 et 1988 des veaux aux ventes spécialisées HE: prix moyen pour les 500 à 600 Ib CH, LM:prix moyen pour les 550 à 650 Ib SM: prix moyen pour les 600 à 700 Ib EXEMPLE DE CALCUL (race Charolais) Poids au sevrage ajouté G.M.Q.par point additionnel = (naissance- X 1/2 x h2 du G.M.Q.X r entre les G.M.Q X âge au sevrage X 1 % d'indice pour un veau sevrage)\tsur test\t(naissance-sevrage et test)\tsevrage = 1,00 kg/j X 0,5 X 0,475 X 0,7 X 240 j x 0,01 = 0,40 kg Valeur monétaire ajoutée par point d\u2019indice = poids au sevrage ajouté X Prix des veaux au sevrage X nombre de veaux produits =0,40 kg X 2,33$/kg x 50 = 46,60$ 12 Bovins du Québac/Février 1990 ¦ DOSSIER à un âge moyen de 240jours.L\u2019avantage monétaire a été établi à partir du G.M.Q.des veaux de même race évalués dans le cadre du PEG à domicile et des prix moyens obtenus aux encans spécialisés entre 1986 et 1988 en respectant la dominance de la race.Toute variation dans le G.M.Q.des veaux sur la ferme, l\u2019âge à la vente, le nombre de descendants engendrés par année, le nombre d\u2019années d\u2019utilisation du taureau dans le troupeau et le prix de vente des veaux auront un effet direct sur la valeur ajoutée.5.Facilité au vêlage On peut difficilement déterminer si un jeune taurau sera ou non responsable de difficultés sérieuses au vêlage puisqu\u2019il n\u2019est pas éprouvé sur la base de ses descendants pour ce caractère au moment de l\u2019achat.Une des meilleures indications est de vérifier si le père du taureau est reconnu pour la facilité au vêlage et si le taureau lui-même est né sans aide, avec un poids à la naissance en-dessous de celui de la moyenne des mâles du troupeau.Les cas de dystocies ont souvent des conséquences importantes pour les producteurs telles la perte du veau et parfois de la mère, une diminution de la production et évi-demmentdes frais vétérinaires additionnels.Tous ces éléments ont un impact sur la rentabilité d\u2019un élevage de bovins de boucherie.En terminant, rappelez-vous qu\u2019il est très important d\u2019observer fréquemment la performance et le comportement d\u2019un jeune taureau pendant la période d\u2019accouplement pour déceler toutes anomalies et pour corriger la situation rapidement lorsque cela s\u2019impose.* Roger Bergeron est agronome au secteur bovins de boucherie de la Direction des productions animales du MAPAQ jga, ¦'\u2022It Sfca.ïJjt y* ¦ Bovins du Québec/Février 1990\t13 DOSSIER Les pur-sang et leur rôle En production laitière, il y a longtemps qu\u2019on ne se pose même plus la question: la seule présence de pur-sang dans un troupeau est le gage d\u2019une production supérieure.Du côté des bovins, le problème est beaucoup plus complexe.Pourquoi?D\u2019abord parce que les représentants de chaque race ont tendance à affirmer que la leur est la meilleure en toute circonstance ou presque.Ensuite parce qu\u2019un programme de croisement avec des pur-sang donnera des résultats très différents selon le type du troupeau de départ.Mais il y a aussi que les producteurs recherchent également des caractéristiques très précises: on voudra accentuer tel trait ou au contraire diminuer l\u2019influence de tel autre.Certains insistent d\u2019abord sur l\u2019aptitude de l\u2019animal à gagner rapidement du poids ou sur le rendement de la carcasse des veaux qu\u2019on obtiendra.D\u2019autres favoriseront par contre des traits génétiques comme la production laitière, la docilité ou encore la facilité de vêlage.Dans les faits, on l\u2019aura compris, il n\u2019y a pas de race idéale.Pour démêler l\u2019écheveau, nous conluons ce dossier avec une évaluation des principales races de bovins de boucherie qu\u2019on retrouve au Québec.L\u2019éventail n\u2019est pas complet, bien sûr, mais les producteurs intéressés à en savoir plus long sur les Salers, Chianina, Blanc Bleu Belge, Piedmontais ou autres n\u2019ont qu\u2019à contacter le secrétariat du Comité conjoint des races de boucherie.Quant au texte qui suit, il est tiré d\u2019un cours par correspondance (L\u2019améliorationgénétique des bovins de boucherie) rédigé par Hilaire Saint-Arnaud de l\u2019ITA de La Pocatière et publié conjointement par le MAPAQ et le ministère de l\u2019Education.ABERDEEN-ANGUS Les bovins de race Aberdeen-Angus sont originaires d\u2019Ecosse et ont été importés au Canada en 1860.Leur robe est généralement de couleur noire uniforme ce qui confère à ces animaux une très bonne résistance contre les insolations.Les vaches Angus ont une bonne ouverture pelvienne ce qui facilite les vêlages; elles sont aussi très maternelles et bonnes laitières.Les Angus présentent une maturité sexuelle hâtive tant chez le mâle que la femelle; ces dernières pourront facilement être saillies à deux ans.Cependant, cette maturité sexuelle hâtive est associée à une tendance à déposer du gras à un âge et à un poids plus léger.Il peut donc être difficile d\u2019atteindre le poids désiré par le marché avant que les animaux destinés à l\u2019abattage ne présentent le degré de finition requis.Les veaux croissent assez rapidement et peuvent être abattus au poids de 455 kg (1 000 lb).Les carcasses se situent dans les meilleures catégories et la viande est d\u2019excellente qualité.En croissement, les Angus apportent surtout: -\tla précocité sexuelle et la maturité -\tla facilité de vêlage 14 Bovins du Quiboc/Févrior 1990 DOSSIER BLONDE D\u2019AQUITAINE La race Blonde d\u2019Aquitaine est originaire du sud-ouest de la France et résulte du regroupement en 1962 de trois races de bovins de couleur blonde: la Garonnaise, la Quercy et la Blonde des Pyrénées.Les premières importations au Canada remontent à 1972.Leur robe est de couleur crème assez uniforme et la pigmentation de la peau est rosée.Il s\u2019agit d\u2019une race à grande ossature et les veaux sont assez lourds à la naissance; les vêlages posent souvent des problèmes assez sérieux.Il faut donc assurer un développement adéquat chez la femelle et sélectionner celles qui ont une ou- verture pelvienne plus grande.La production laitière n\u2019est pas des plus fortes.Les veaux ont par contre un potentiel de croissance élevé.Cette croissance doit cependant être rapide et soutenue (minimum de 1 à 1,2 kg/ jour et pour atteindre le degré de finition requis, le poids doit être porté à 550-600 kg (1 210-1 320 lb) En croissement, on utilisera la Blonde d\u2019Aquitaine pour ses qualités paternelles qui contribuent à: -\tun développement exceptionnel de la musculature -\tdes rendements supérieurs à l\u2019abattage et à la découpe (viande maigre) CHAROLAIS D\u2019origine française, les bovins de race Charolais furent introduits au Canada en 1966.La couleur de leur robe est uniformément blanche ou crème.La maturité sexuelle de ces bovins de grande taille est plus tardive, mais leur fertilité est en général très bonne.Avec un poids à la naissance élevé et une forte ossature, les veaux naissent souvent avec difficulté.Cependant, les efforts de sélection des dernières années ont contribué à réduire l\u2019incidence des problèmes de vêlage.Néanmoins, il faut assurer un bon développement chez les femelles à faire saillir par les mâles Charolais.Si les femelles ne sont pas très bonnes laitières, les veaux affichent par contre un fort potentiel de croissance et un développement musculaire rapide.Ils n\u2019ont pas tendance à déposer de gras prématurément; au contraire, il faut les maintenir constamment à un niveau de gain assez soutenu ( 1 à 1,1 kg/jour) pour obtenir la couche de gras qu\u2019exige le poids désiré par le marché.Le bouvillon peut être abattu au poids de 550 à 575 kg ( 1 200 à 1 700 lb) et présente le minimum requis en gras de couverture.En croisement, la race Charolais contribue surtout à: -\tune croissance et un développement musculaire rapides -\tde très bons rendements à l\u2019abattage et en viande maigre HEREFORD Importés d\u2019Angleterre en 1860, les bovins de race Hereford sont de couleur brun rougeâtre mais leur tête, leur poitrail, leur ventre et l\u2019extrémité de leurs membres et de leur queue sont blancs.Ces bovins au cuir épais sont très résistants aux conditions climatiques rigoureuses; ils sont aussi reconnus pour leur tempérament docile, leur capacité d\u2019adaptation et leur rusticité.La maturité sexuelle hâtive et le poids de finition modéré sont deux caractéristiques associées aux races d\u2019ossature moyenne comme les Hereford.Les aptitudes laitières de la vache ne sont cependant pas très fortes mais d\u2019importants efforts de sélection se font actuellement pour améliorer ce caractère.Après le sevrage, les veaux Hereford ont un taux de gain respectable et peuvent être abattus au poids de 500 kg ( 1 100 lb).La viande, de très bonne qualité, est cependant moins persillée que celle des bovins Angus.En croisement, la race Hereford apporte surtout: -\tun tempérament docile -\tune bonne capacité d'adaptation et une rusticité élevée Bovin* du Québec/Février 1990\t15 DOSSIER LIMOUSIN Les bovins de race Limousin sont aussi originaires de France et le premier mâle importé en Amérique du Nord est arrivé ici en 1967.La robe varie d\u2019une teinte blé doré chez la femelle à rouge foncé chez le mâle.On peut qualifier sa taille et son ossature de \u201cmoyenne plus\u201d, soit intermédiaire entre les Hereford et les Charolais.Les aspects intéressants de la race sont la finesse des os et le développement exceptionnel de la musculature.Les veaux Limousin naissent très facilement.Avec une croissance très acceptable tant avant le sevrage qu\u2019à l'engraissement, ils peuvent être abattus au poids de 525 kg ( 1 155 lb) en se classant dans les bonnes catégories.Les Limousin ne sont pas toujours dociles mais leur excellente conformation bouchère et leur fort développement musculaire permettent d\u2019obtenir les rendements à l\u2019abattage et en viande maigre les plus élevés, en moyenne.La viande est d\u2019excellente qualité mais le gras de couverture est parfois insuffisant d\u2019où la nécessité de donner une ration très énergétique aux bouvillons vers la fin de l\u2019engraissement.La maturité sexuelle est toutefois assez tardive et il faut assurer un développement très adéquat aux femelles pour obtenir un premier vêlage à deux ans.En croissement, la Limousin est une bonne race paternelle pour accentuer la musculature et le rendement en viande puisqu\u2019elle apporte: -\tune excellente conformation bouchère et des rendements supérieurs à l\u2019abattage et à la découpe (viande maigre) -\tun facilité de vêlage SIMMENTAL Les bovins Simmental du Canada réunissent en fait les caractéristiques de cinq souches provenant d\u2019Europe continentale: la Simmental de Suisse, les Pie Rouge, Abondance et Montbéliarde de France et la Fleckvieh d\u2019Allemagne.Les premières importations au Canada datent de 1967.La robe varie du brun clair au rouge foncé avec des marques blanches localisées surtout sur la tête, le ventre, les membres et le bout de la queue.Race à deux fins (lait et trait) la Simmental est de grande taille, elle a de bonnes aptitudes maternelles, une forte production laitière et ses qualités bouchères sont intéressantes.A la naissance, les veaux sont lourds et de forte ossature; il faut assurer une surveillance étroite des vêlages.Les veaux se développent bien; leur potentiel de croissance permet un gain rapide à l\u2019engraissement et les bouvillons atteignent facilement les 550-575 kg (1 200-1 270 lb) à l\u2019abattage tout en présentant la finition requise pour classer les carcasses dans les meilleures catégories.En croissement, on choisit la Simmental comme race maternelle pour ses aptitudes ou comme race paternelle pour son potentiel de croissance rapide et son poids élevé à l\u2019abattage en sélectionnant bien la lignée du reproducteur En général, on lui reconnaît: -\tdes aptitudes laitières supérieures -\tune maturité sexuelle assez hâtive SHORTHORN Probablement l\u2019une des premières races sélectionnées pour la production de viande de qualité, les bovins Shorthorn proviennent d\u2019Angleterre.La première importation au Canada remonte à 1825.La robe est soit rouge foncée, soit blanche, soit \u201crouan\u201d, un mélange résultant de l\u2019accouplement de sujets rouges et blancs.La Shorthorn est la plus laitière et la plus maternelle des races d\u2019origines britanniques et les vaches sont sans doute les plus dociles de toutes les races de bovins de boucherie.La maturité sexuelle est hâtive et la fertilité bonne.Plutôt légers à la naissance, les veaux naissent facilement et se développent bien grâce à la production laitière de la mère.Après le sevrage, ils main- 16 Bovins du Québoc/Févrior 1990 ¦ DOSSIER tiennent des gains acceptables et une bonne race maternelle grâce à: peuvent être abattus à 475 kg ( 1 050 - sa bonne production laitière et sa lb) pour donner des carcasses se clas- facilité de vêlage sant dans les meilleures catégories.- son tempérament très docile.En croisement, la Shorthorn est Lm talions Formées dans le but très précis de promouvoir les intérêts de chacune des races de bovins pur-sang, les associations d\u2019éleveurs regroupent la majorité des éleveurs de pur-sang québécois.Elles sont habituellement dirigées par un prési- dent et par un secrétaire-propagandiste dont la fonction est de représenter les intérêts des éleveurs sur la scène locale, nationale et internationale.Le tableau qui suit donne une bonne idée de la répartition des effectifs.Race\tANGUS\tBLONDE D\u2019ACHAT AME\tCHAROLAIS HEREFORD\t\tLIMOUSIN\tSHORTHORN 9MMENTAL\t Provenance\tÉcosse\tFrance\tFrance\tAngleterre\tFrance\tAngleterre\tSuisse Établie ici depuis\t1860 ou 1877 selon certains\t1971\t1953\t1860\t1967\t1825\t1967 Association fondée an\t1906 au Canada, 1950 au Québec\t1986\t1972\t1950 au Québec\t1969\tXXX\t1975 Nombre d\u2019éleveurs enregistrés\t43\t70\t304\t300\t165\t70\t410 Nombre d\u2019animaux enregistrés\t250 par année\tnd\t20 000\t8 000\t4 414\t5 000 à 6 000\t6 000 Membership\tConstant\tEn\tAugmentation\tLégèrement\tStable\tLégère\tConstante \tdepuis1980\tprogression depuis la fondation\tannuelle de 10 à 12%\tà la baisse\tde 80 à 87 (de 40 à 70) fulgurante depuis\tprogression\tprogression Coordonnées Claude\t\tMonique\tChristian\tHugh\tRéal\tRaymond\tEdith du\tLavallée,\tLapierre\tBemier,\tPeckham,\tSauvage,\tDempsey,\tMénard, secrétaire-\tsecrétaire\tManseau,\tsecrétaire\tsecrétaire\tsecrétaire\tsecrétaire\tsecrétaire propagan-\tTél: (bur)\tsecrétaire\tTél: (bur.)\tTél: (bur)\tTél.: (rés.)\tTél: (rés.)\tTél: (rés.) diste\t(514)643-\tTél: (rés.)\t(418) 653-\t(514) 773-\t(514) 375-\t(418) 453-\t(514) 885- \t0502\t(819) 394-2243\t6600\t7401\t0002\t2382\t3074 Le Comité coitfomt des races de boucherie Fondé en 1940 sous le nom Quebec Beef&Cattle, il devient l'Association des éleveurs de bovins de boucherie pur-sang du Québec en 1976 avant de prendre son appellation actuelle en 1987.Son rôle principal est de représenter les intérêts des éleveurs de pur-sang, de la société des parcs d\u2019engraissement et des associations d\u2019éleveurs vaches-veaux.Le Comité est présidé par Yves Saint-Vincent et son secrétariat permanent s\u2019occupe de diffuser l\u2019information auprès des membres et des organismes concernés.M.Saint-Vincent précise que son mandat prioritaire est de \"bonifier l\u2019élevage, d\u2019amener du sang nouveau dans les élevages commerciaux et d\u2019améliorer les connaissances des producteurs et la qualité des animaux en parc d'engraissement\u201d.Bovins du Québoc/Févrior 1990\t17 ¦hwiOië DES VEAUX BIEN ÉLEVÉS L\u2019ALIMENT D\u2019ALLAITEMENT EST LA BASE DU PROGRAMME ALIMENTAIRE DES VEAUX POUR LA PÉRIODE DU DÉMARRAGE AU SEVRAGE.LACVOR ÉLEVAGE vous assure: \u2014\tÉCONOMIE DE TEMPS: \u2014\tBONNE DIGESTION: \u2014\tQUALITÉ GARANTIE: \u2014\tCROISSANCE OPTIMUM: grâce à la technique une buvée par jour.due au procédé de séchage «spray» à basse température et 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d'abattage * 1987 ¦ 1988 ?1989 Janv.Fcv.Mars Avril Mai Juin Juil.Août Sept.Oet.Nov.Déc.Vente directe aux abattoirs de l'Ontario, carcasse chaude, FAB abattoir.Prix au 100 Ib.($) Veaux d'abattage * Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin * Bons veaux, Marché à bestiaux de Montréal.Juil.Août Sept.Oct.Nov.Déc.Vaches de réforme Prix au 100 Ib.($) Janv.Fév.Mars Avril Mai Juin Juil.Août Sept.Oct.Nov.Déc.* Vaches D3-D6, Marché à bestiaux de Montréal.Janv.Fév.Mars Avril Mai juin Juil.Aoûl Sept.Oct.Nov.Déc.* Veaux de 450-500 Ib.encan de Saint-Hyacinthe; Depuis août 1987; carcasse chaude avec peau, enchère par ordinateur.\tAvant août 1987; éq.à carcasse chaude avec peau.Veaux de grain Prix au 100 Ib.Bovins du Ouébec/Févrior 1990\t19 999994 SANTÉ ANIMALE Comment prévenir les principales causes de mortalité en élevage vaches-veaux Yvon Couture * Comme à toutes les périodes de vêlage, on peut se demander s'il est possible de prévenir les problèmes respiratoires et de diarrhée.Les fermes qui l'année dernière ont connu des pathologies chez le veau, présenteront-elles ces mêmes situations cette année?Difficile d\u2019y répondre, peut-être oui, peut-être non.Surtout qu\u2019il est presque certain que ces problèmes se manifesteront dans un certain nombre de fermes qui n\u2019ont pas été touchées l'année dernière.Alors que faire?D\u2019abord surveiller de près les naissances, assurer un milieu favorable aux jeunes veaux et autant que possible, prévenir ces conditions.Période de mise bas En production bovine, pour la majorité des élevages, la période de vêlage est relativement courte.Cette situation favorise une contamination rapide entre les jeunes animaux; on sait maintenant qu\u2019il existe une relation entre l\u2019importance du troupeau et l\u2019ampleur des problèmes respiratoires et digestifs chez le veau lorsqu\u2019ils apparaissent.Pour cette raison la vache qui doit mettre bas devrait être isolée, dans un endroit propre, sec, bien ventilé ou aéré.Cette recommandation est particulièremenrt vraie pour les taures à leur premier vêlage puisque les veaux de ces animaux sont plus susceptibles aux différentes pathologies.Etre présent lorsque la vache vêle Puisque le veau représente le principal revenu de ce type d'élevage, il est nécessaire d\u2019être présent lorsqu\u2019il naîtra, non seulement pour prévenir les difficultés possibles de la mise bas mais aussi pour s\u2019assurer que le jeune est en bonne condition, que la mère s\u2019y intéresse et qu\u2019il a accès au colostrum.Le fait d'être présent, lorsque le veau naît, vous permet d\u2019intervenir efficacement pour la désinfection de l\u2019ombilie, le nettoyage, le lavage et l\u2019examen du pis de la mère.La qualité de l'environnement demeurera toujours un facteur très important.Il faut retenir que la qualité du milieu est aussi importante lorsqu\u2019il n\u2019y a pas de problème puisqu\u2019en période de maladie, l\u2019amélioration de la qualité du milieu ne se traduira pas nécessairement par une amélioration spectaculaire de l\u2019état de santé des jeunes.AU MOMENT DU VÊLAGE: 1.\tEtre présent 2.\tVérifier et laver le pis de la mère 3.\tDésinfection du nombril 4.\tVérifier la vigueur du veau 5.\tVérifier l\u2019instinct maternel 6.\tAu besoin vérifier la qualité du colostrum 7.\tVaccination au besoin 8.\tS'assurer que le veau a accès rapidement au premier colostrum 9.\tGarder la mère isolée avec son veau (2-3 jours) 10.\tVit.E-Sé 11.\tTraiter au besoin et de façon adéquate les veaux malades 12.\tPeser les veaux Dans ces conditions, le milieu est contaminé, la transmission des agents présents est importante et rapide; il est difficile de prévenir cette situation.Nous avons déjà mentionné que l\u2019endroit de la mise bas devait être sec, propre, ceci aussi bien pour les élevages intérieurs qu\u2019extérieurs.Pour les élevages intérieurs une ventilation adéquate est importante, elle doit assurer le maximum de confort pour les jeunes.Dans les élevages extérieurs, on doit mettre l'emphase sur la protection contre les vents.Il faut se rappeler que le jeune veau tolère bien une température relativement froide à la condition d\u2019être dans un endroit sec, bien ventilé ou aéré et à l\u2019abri des vents.Le miracle du colostrum Tous les producteurs ont enten- du parler de la nécessité du colostrum pour le nouveau-né, particulièrement chez les espèces qui naissent privées d\u2019immunoglobulines (anticorps); les bovins font partie de ce groupe.Nous croyons qu\u2019il s\u2019agit du maillon le plus important à considérer dans l\u2019ensemble des éléments de prévention.Le colostrum peut facilement être décrit comme étant la meilleure médication préventive pour le tout jeune veau.Plusieurs auteurs rapportent une APRÈS LA NAISSANCE DU VEAU 1.\tRetour de la mère et de son veau avec le groupe de vaches vêlées 2.\tObservation attentive et régulière 3.\tIsoler rapidement les veaux malades 4.\tT raiter rapidement les veaux malades 5.\tS\u2019assurer de l'aide du laboratoire pour un diagnostic précis 6.\tVacciner les veaux (1.5-2 mois) selon le programme de vaccination relation directe entre l\u2019indice de maladie, la mortalité et le taux d'anticorps dans le sérum.L\u2019intestin du jeune veau absorbe les globulines à sa naissance.Cette absorption maximale s'observe de zéro à huit heures et le phénomène diminue rapidement par la suite, pour être très peu important après 24 heures d\u2019âge.Le veau devrait donc avoir accès au colostrum le plus tôt possible après sa naissance, lorsqu'il peut se tenir debout normalement et qu\u2019il présente un bon réflexe de tétée.La présence de la mère qui manifeste un bon instinct maternel a un effet positif sur l\u2019absorption des anticorps.Même si le premier repas s\u2019avère le plus important pour l\u2019absorption des anticorps, les repas subséquents de la première journée permettent aussi une certaine absorption.Il faut se rap- 20 Bovin* du Québec/Février 1990 peler que pour les premiers jours qui suivent la naissance, la présence d'anticorps dans le colostrum et par la suite dans le lait, même s\u2019ils ne sont pas absorbés, jouent un rôle majeur dans la prévention de la diarrhée.En faible quantité, ils assurent une protection locale au niveau de l\u2019intestin.Comme nous le mentionnions au début, pour ces raisons, il est recommandé de garder la mère et son veau isolés du troupeau pour une courte période (2-3 jours).Définitivement les vaches qui vêlent pour la première fois produisent beaucoup moins de colostrum que lors des vêlages subséquents.Chez certaines races, 50% des taures, à leur première mise bas, produisent 500 ml et moins de colostrum à la première traite: seulement 6% de ces animaux en produisent plus d\u2019un litre.Nous avons déjà mentionné que les veaux d'une première mise bas sont Qualité du colostrum est moindre: \u2022\tMammite \u2022\tPremière mise bas \u2022\tMauvaise réponse immunitaire Intervalle entre la naissance et la première prise de colostrum Augmente: \u2022\tdystocie \u2022\tmauvaise conformation de la glande mammaire \u2022\tdistraction de la mère par les autres vaches \u2022\tmauvais état de l\u2019enclos ou du terrain \u2022\tendroit glissant \u2022\tpeu d\u2019instinct maternel \u2022\tveau faible plus susceptibles aux différentes pathologies.La quantité de même que la qualité du colostrum sont en partie responsable de cette situation.Une bonne régie alimentaire, particulièrement l\u2019aspect énergétique de la ration, en fin de gestation peut améliorer la quantité de colostrum produit par la mère.Qualité et banque de colostrum Il exite une relation entre la densité du colostrum et sa teneur en anticorps.A l\u2019aide d\u2019un densitomètre (colostromètre), on peut évaluer la qualité du colostrum produit par la mère.Il ne s'agit pas de vérifier nécessairement tous les colostrum, mais cette technique peut vous permettre d'évaluer, selon le besoin, la qualité du colostrum, particulièrement celui produit par les taures à leur premier vêlage.Diminue: \u2022\tbonne surveillance du personnel \u2022\tvitalité du veau \u2022\tbon instinct maternel Quantité de colostrum ingéré par le veau Dépend: \u2022\trace (génétique) de la mère \u2022\tnombre de mise bas \u2022\talimentation \u2022\tqualité du milieu \u2022\tvitalité du veau \u2022\tinstinct maternel Une réserve de colostrum d\u2019une bonne qualité peut être une option intéressante et parfois nécessaire afin de pallier aux situations particulières, soit une vache qui n\u2019accepte pas son veau, qui présente une infection de la glande mammaire ou qui ne produit pas ou peu de colostrum.Idéalement, le colostrum à congeler doit provenir d'une vache qui est à son troisième vêlage et plus, d\u2019une vache du troupeau qui est reconnue pour produire une bonne qualité et une grande quantité de colostrum.Avant de congeler le colostrum, on devrait en vérifier la qualité à l\u2019aide d\u2019un colostromètre afin de ne pas placer en réserve un colostrum qui contient peu d\u2019anticorps.Ce produit congelé se conserve pour une période de 6 à 12 mois.Lors de la décongélation, il est recommandé de ne pas le surchauffer; une chaleur excessive (plus de 50 degrés C) détruit les anticorps.Vaccination et autres injections Puisque chez les bovins de boucherie la période de vêlage est de façon générale assez courte, la vaccination des mères se planifie à l'avance (2-3 mois) pour la phase des mises bas.Ce qui signifie que lorsqu'un problème de diarrhée se manifeste chez le veau, il est trop tard pour vacciner les vaches gestantes.En situation particulière, il est toujours possible d'intervenir chez le tout jeune veau avec un vaccin avant que les problèmes ne se manifestent: votre vétérinaire saura vous conseiller dans cette situation.Pour ce qui est des autres traitements ou injections (vitamine, sélénium, etc.) ils ont leur place dans un programme de prévention; une discussion avec votre vétérinaire vous permettra d\u2019établir ce programme.Pourconclure, nouscroyonsqu'il est possible de diminuer les effets néfastes des pathologies digestives et respiratoires par un programme de prévention bien planifié, une bonne régie du milieu, une présence lors des mises bas et un sens aigu de l\u2019observation afin de déceler les signes précurseurs de problèmes éventuels.* Yvon Couture est professeur à la Faculté de Médecine vétérinaire de l'Université de Montréal à St-Hyacinthe CONCENTRATION SÉRIQUE DES IMMUNOGLOBULINES CHEZ LE VEAU, A 48 HEURES D\u2019AGE, EN FONCTION DU TEMPS D\u2019INGESTION DU COLOSTRUM Lot\tNombre de veaux\tPoids (kg) (ml)\tVolume de colostrum (hres)\tTemps d'ingestion (unités ZST)\tConcentration sérique (IgG) 1\t10\t31,4\t1725\t1\t23,0 2\t10\t33,9\t1863\t5\t17,7 3\t10\t33,6\t1852\t9\t12,5 Veaux Ayrshire Source: Selman, 1973\t\t\t\t\t FACTEURS QUI AFFECTENT LA PRODUCTION DU COLOSTRUM PAR LA MÈRE ET SON INGESTION PAR LE VEAU Bovins du Québoc/Févrisr 1990\t21 ¦ FPBQ INFO Évolution des projets de mise en marché René Ledoux En vertu du Plan conjoint des producteurs de bovins du Québec, le développement des projets de mise en marché à la Fédération relève des quatre comités de mise en marché qui orientent les projets en fonction des quatre productions bovines soit: les bovins laitiers (incluant les vaches de réforme et les veaux laitiers), les veaux d\u2019embouche, les bouvillons d\u2019abattage et les veaux lourds.L'application du Plan conjoint revient toutefois à la Fédération qui tient compte de chaque groupe de production.Avec la mise en place d\u2019une agence de vente, un comité doit d\u2019abord s\u2019assurer du bon fonctionnement.Cependant, il doit également poursuivre sa réflexion dans le but d\u2019apporter d\u2019autres améliorations à la mise en marché des bovins.Voyons de plus près où en sont rendus les comités dans leur réflexion.BOVINS LAITIERS Ce comité analyse actuellement la vente des veaux laitiers à l'encan public.Un premier constat démontre clairement que la compétition varie d'un encan à l'autre et ne permet pas d\u2019offrir en tout temps un prix stable et concurrentiel aux producteurs.Afin d\u2019identifier une solution globale applicable dans toutes les régions du Québec, des rencontres auront lieu prochainement avec des acheteurs, des enchérisseurs et des agents de commercialisation.Par ailleurs, les producteurs de bovins laitiers et de veaux de grain pourront bientôt bénéficier d'une nette amélioration des services offerts par l'agence de vente grâce à l\u2019embauche d'un préposé aux griefs et à l\u2019information.Cette ressource offrira un contact permanent aux utilisateurs.Elle accélérera également le traitement des griefs en recueillant l'information nécessaire à leur traitement et leur assurera un suivi adéquat.VEAUX D\u2019EMBOUCHE La réalisation du projet pilote de vente de veaux d'embouche par vidéo satellite les 12 et 19 octobre dernier a permis d'identifier trois conditions essentielles à la réussite d'un tel mode de vente.1-\tLa durée maximale de séjour des veaux à l\u2019encan devra être de 30 heures 2-\tUne durée maximale de la vente à 4 heures 3-\tUn nombre minimum de 1 500 veaux par vente.Sur cette base, un tel service coûterait 6,00 $ la tête et permettrait un gain significatif sur le prix de vente des femelles et des mâles castrés de moins de 500 livres.Pour l\u2019automne 1990, le Comité value la possibilité d'organiser cinq ou six ventes assistées du vidéo satellite.Par ailleurs, quelques 37 000 veaux d\u2019embouche ont été offerts dans 38 encans spécialisés entre le 1er septembre et le 17 novembre à des prix relativement comparables à l\u2019an dernier.Une douzaine d'encans spécialisés seront organisés entre janvier etmai 1990.Pouruniformiserlescon-ditions de vente, le Comité comparera les contrats signés avec les encans et tentera de les harmoniser.VEAUX LOURDS Via le Comité de mise en marché, les producteurs de veaux de grain ont récemment songé à certifier leur produit en garantissant le mode de production et en contrôlant son appellation.Puisqu\u2019aucun cadre légal ne permet actuellement ce contrôle de l\u2019appellation, il recommande plutôt d\u2019accréditer les vendeurs selon la qualité de leur production.Ainsi, un producteur qui met en marché un bon pourcentage de A1, A2, obtiendrait l'autorisation requise pour vendre à l\u2019enchère par ordinateur.Cette accréditation qui vise à garantir à l\u2019acheteur une bonne qualité du produit permettrait d\u2019améliorer l\u2019image du veau de grain dont la variation de la qualité fait l'objet de critiques.Elle n\u2019a pas pour objet de contingenter la production.Ce dossier sera discuté dans le cadre des assemblées générales annuelles des Syndicats de producteurs de bovins.Aussi, le fonctionnement optimal d\u2019une agence de vente implique que l\u2019offre soit systématiquement centralisée en un seul point de vente.Pour atteindre cet objectif, deux productions (porc et agneau) ont jusqu\u2019à maintenant lié leur mode de vente aux régimes d\u2019assurance-stabilisation de la Régie des assurances agricoles du Québec.Dès 1988, lors d\u2019une assemblée générale spéciale, les producteurs de veaux de grain ont demandé que seuls les veaux de grain vendus à l\u2019enchère par ordinateur soient stabilisés.Avec la récente volonté du gouvernement d\u2019accepter un tel principe et avec l'accréditation des producteurs permettant de contrôler la qualité du produit offert, on pourrait finalement assister à la mise en place d\u2019un tel fonctionnement au cours de l'année 1990, probablement dès le 1er juillet.BOUVILLONS D\u2019ABATTAGE Après avoir jonglé avec l\u2019idée d\u2019autoriser les ventes directes aux abattoirs, le comité recommande de maintenir l\u2019obligation de vendre à l'enchère par ordinateur.Certains ajustements seront toutefois apportés.Ainsi, la vente de bouvillons à l\u2019encan public pourrait être bientôt autorisée.Cette modification viserait à faciliter la vente des petits lots et des bouvillons hors types.De plus, dans le cas des ventes directes de cinq têtes et moins par semaine, tel que prévu actuellement au règlement, l\u2019abattoir pourrait dorénavant effectuer le paiement directement aux producteurs conditionnellement à ce que la Fédération soit avisée et puisse continuer d\u2019assurer la garantie du paiement.Cette modification permettrait de réduire le délai de paiement pour ces bouvillons.22 Bovins du Québec/Févricr 1990 FPBQ INFO Aussi, jusqu'à maintenant, les utilisateurs de l\u2019agence se sont déclarés grandement satisfaits des prix de vente obtenus.Seuls des problèmes de délais de paiement et des difficultés de circultation de l\u2019information ont été signalés.Pour accélérer le paiement des bouvillons vendusà l'enchère par ordinateurs, suivre de plus près les opérations, régler plus rapidement les litiges et informer adéquatement les producteurs, le Comité embauchera sous peu un responsable des opérations.CALENDRIER DES ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ANNUELLES 1990 DES SYNDICATS REGIONAUX DE PRODUCTEURS DE BOVINS Québec\t20 février 1990 Lanaudière\t21 février 1990 Estrie\t22 février 1990 St-Hyacinthe\t23 février 1990 Mauricie\t27 février 1990 Gaspésie\t27 février 1990 Bas St-Laurent\t28 février 1990 Côte du Sud\t01 mars 1990 Nicolet\t01 mars 1990 St-Jean Valleyfield\t08 mars 1990 Laurentides\t13 mars 1990 Abitibi Témiscamingue\t14 mars 1990 Beauce\t15 mars 1990 Saguenay Lac St-Jean\t16 mars 1990 FÉDÉRATION DES PRODUCTEURS DE BOVINS DU QUÉBEC, les 4 et 5 avril 1990 La Canadian Cattlemen\u2019s Association (Association canadienne des éleveurs de bovins) offre le poste de directeur général.À titre de cadre supérieur, le titulaire sera responsable, auprès du conseil d'administration, de toutes les activités de la CCA, y compris ses divisions : Centre d\u2019information sur le boeuf et CANFAX.Exigences: maturité, sens des responsabilités, expérience de l'agriculture et bonne connaissance de l'industrie bovine.Le leadership et les aptitudes de communication sont essentiels.L'association affronte la concurrence sur le marché, et le salaire et les avantages sociaux qu\u2019elle offre sont compétitifs.On peut postuler à cet emploi et/ou faire part de son intérêt, de façon confidentielle, en s'adressant à: Comité de sélection a.s.de C.A.Gracey, vice-président exécutif 590, rue Keele, suite 422 Toronto (Ontario) M6N 3E3 La démission de monsieur Gracey devient effective le 31 mars.Les disponibilités en viande bovine au Canada ont augmenté au cours des années 1980 malgré le recul des effectifs totaux de bovins et de veaux.Ce fait témoigne de l\u2019augmentation des poids moyens des carcasses.Le poids moyen des carcasses froides est passé de 243 kg dans les années 1960, à une moyenne de 253 kg dans les années 1970 pour progresser de nouveau durant les années 1980 et atteindre une moyenne de 275 kg.Agriculture Canada Anaylse du marché déc.1989 Bovin* du Québec/Février 1990\t23 RECHERCHE L\u2019orge ou le maïs?Finition des bovins de boucherie?Anne-Marie Christen et J.Ricardo Seoane Le maïs est couramment employé pour la finition des bouvillons mais plusieurs producteurs optent pour le grain le plus économique ou le plus disponible.Pour certains, l\u2019orge est la céréale à choisir et ils n'ont pas tout à fait tort.Du point de vue nutritionnel, l'orge contient plus de protéine mais possède une valeur énergétique légè- rement inférieure à celle du maïs.De même, l\u2019amidon de l'orge serait plus facilement dégradable que celui du maïs par les bactéries du rumen.À cause du manque de données régionales pertinentes sur le sujet et grâce à une subvention de M.Gatien Rompré de la Société Agriboeuf, nous avons comparé la valeur alimentaire de l'orge roulée et du maïs concassé dans des rations de finition à base d\u2019ensilage de maïs chez M.Léo Couture de St-Prosper, comté de Champlain.L'expérience a été effectuée dans un troupeau de 373 bouvillons croisés (380 kg) et gardés dans une étable froide fermée.Les bouvillons, divisés en deux groupes, ont été alimentés avec deux rations contenant 60% de grains, 38% d\u2019ensilage de maïs et 2% d'un mélange de vitamines, minéraux et Bovatec (Tableau 1 ).Tous les bouvillons avaient été implantés avec Synovex S.En regardant ce tableau, on peut noter que le pourcentage de protéine et l\u2019apport en protéine dégradable dans le rumen (estimé selon le NRC) étaient plus élevés pour la ration à base d\u2019orge comparée à celle de maïs.Par contre, la ration à base de maïs contenait un taux plus élevé en amidon car le grain de maïs contient plus d\u2019amidon que le grain d\u2019orge.Le tableau 2 résume les performances des bouvillons durant la période de finition.Le poids final et le gain moyen quotidien des bouvillons recevant la ration à base d'orge étaient supérieurs à ceux des bouvillons recevant du maïs.Par contre, la conversion alimentaire était la même pour les deux rations.Afinde mieux voirpourquoi l'orge semble meilleure que le maïs, nous avons mesuré l\u2019ingestibilité et la digestibilité des deux rations (Tableau 3).Nous avons trouvé que l\u2019inges-tibilité de la matière sèche et de l'énergie digestible était supérieure pour la ration d\u2019orge comparée à celle de maïs.Donc, les animaux nourris à l\u2019orge mangeaient plus que ceux nourris au maïs.Il n\u2019y a pas eu de différence dans la digestibilité apparente des rations sauf pour la digestibilité de la protéine qui était supérieure pour la ration à base d'orge; la digestibilité de la protéine varie en fonction de la teneur en protéine de la ration.Nous avons également calculé que l\u2019apport en énergie nette d'entretien et de gain était d\u2019environ 5% plus élevé pour les rations à base de maïs.Ce n\u2019est donc pas à cause de l'énergie que l'orge semble meilleure que le maïs.Nous avons décidé de nous tourner vers les besoins en protéine requis par les bouvillons.Selon les données du NRC, nous avons estimé que laquan-tité en protéine brute fournie par la ration à base de maïs était insuffisante pour rencontrer les besoins des bouvillons.De plus, la quantité de protéine dégradable dans le rumen était également inférieure pour la ration de maïs.La protéine dégradable est celle qui est \u201cdigérée\" par les bactéries du rumen et qui sert à synthétiser de la protéine microbienne.Cette protéine sera digérée au niveau du petit intestin; plus la quantité de protéine microbienne augmente, meilleures seraient les performances des animaux.La quantité de protéine non-dégra-dable est également importante mais celle-ci était suffisante pour les deux rations.Nous avons calculé que pour TABLEAU 2.Gain moyen quotidien et taux de conversion\t\t des bouvillons\t\t Paramètres\tEnsilage de maïs\tEnsilage de maïs \t+ maïs\t+ orge Poids initial, kg\t381\t384 Poids final, kg\t514\t530 Gain moyen quotidien, kg\t1,25\t1,38 Rapport aliment/gain\t6,8\t6,7 TABLEAU 1.Composition des rations utilisées (base de MS) Ensilage de maïs\tEnsilage de maïs + maïs\t+ orge Ingrédients, %\t\t Maïs concassé\t60\t0 Orge roulée\t0\t60 Ensilage de maïs\t38\t38 Vitamines, minéraux & Bovatec\t22\t Composition chimique\t\t Protéine brute, %\t9,40\t12,60 Protéine dégradable dans le rumen, %\t4,80\t9,02 Energie brute, Mcal/kg\t4,33\t4,33 ADF, %\t10,5\t13,6 Amidon, %\t48,7\t37,9 24 Bovins du Québec/Févriar 1990 ¦ RECHERCHE TABLEAU 3.Ingestibilité et digestibilité des rations \tEnsilage de maïs + maïs\tEnsilage de maïs + orge Ingestibilité\t\t Matière sèche, % poids vif\t1,74\t1,89 Energie digestible, kcal/kg0 75\t257,4\t271,8 Digestibilité apparente, %\t\t Matière sèche\t69,8\t67,1 Energie\t72,7\t70,6 Protéine\t53,9\t62,1 ADF\t40,5\t28,3 Amidon\t95,8\t96,5 le groupe recevant du maïs, il y avait une carence en protéine dégradable d\u2019environ 51% des besoins requis, tandis que les animaux recevant de l\u2019orge rencontraient amplement leurs besoins à partir de l'alimentation.Ceci implique que la quantité de protéine disponible pour la dégradation dans le rumen serait inadéquate pour rencontrer les besoins microbiens pour la synthèse de la biomasse lorsque les animaux reçoivent des rations à base de maïs.En d\u2019autres mots, les bouvillons nourris à base de maïs ne combleraient pas leurs besoins en protéines dégradables ce qui diminuerait leur performance par rapport à des animaux nourris à l\u2019orge.Pour cette raison, on recommande une supplémentation avec de l\u2019urée pour les bouvillons recevant du maïs.Les coûts des deux rations utilisées pour la finition des bovins de boucherie sont comparés au tableau 4.On note que la ration à base de maïs était moins économique que celle à base d\u2019orge à cause du prix du maïs qui était plus élevé.Egalement, on constate que les bouvillons alimentés à l\u2019orge ont atteint un degré de finition adéquat 12 jours plus rapidement que ceux alimentés à base de maïs.Ceci peut être important lorsque les taux d\u2019intérêt sont élevés.En conclusion, on a trouvé que la valeur alimentaire de l'orge roulée était supérieure à celle du maïs concassé pour les rations de finition des bouvillons.Une des raisons principales expliquant la supériorité de l\u2019orge était l\u2019ingestibilité.De plus, l\u2019orge fournit un apport en protéine plus adéquat pour l\u2019animal.Ceci pourrait améliorer l'efficacité de l\u2019utilisation protéique au niveau du rumen soit par une synthèse de biomasse supérieure ou encore, par une digestibilité plus complète de l\u2019amidon au niveau du rumen ce qui rendrait disponible un substrat énergétique facilement fermentescible par les bactéries du rumen afin de synthétiser une plus grande quantité de protéine microbienne.Ces données nous démontrent que l\u2019orge est une céréale intéressante pour la finition des bouvillons au Québec.Nous espérons que cette recherche, effectuée dans des conditions d\u2019élevage bien de chez nous, permettra aux producteurs et aux différents intervenants de faire un choix judicieux lors de la planification de leur culture ou lors de l\u2019achat de céréales pour l\u2019engraissement de leurs bouvillons.TABLEAU 4.Coûts des rations\t\t Période de finition\tCoût de production'\t jours\t$/kg de boeuf\tAnne-Marie Christen, Ensilage de maïs + maïs\t128\t1,28\tagronome au MAPAQ Ensilage de maïs + orge\t116\t1,20\tJ.Ricardo Seoane, ' coûts estimés selon les prix de juin 1989.\t\tagronome et professeur Département de Zootechnie Université Laval Bovins du Québoc/Févrior 1B90\t25 LE MARCHÉ Les importations de viande bovine au Canada; ça fait mal! Ann Fornasier A plusieurs reprises déjà, le Canadian Cattlemen\u2019s Association (CCA) de même que la Fédération des producteurs de bovins du Québec ont exercé des pressions sur le Gouvernement canadien afin qu'il restreigne les importations de viande bovine au Canada.Parce qu\u2019il est l'un des seuls pays à n'imposer aucune barrière à l\u2019importation, le Canada reçoit plus que sa juste part des importations mondiales de viande bovine et cela lui fait subir des pertes monétaires considérables tant sur le marché de la vache de réforme que sur le marché du bouvillon d'abattage.Dans un communiqué datant du 2 octobre 1989, monsieur C.A.Gracey, vice-président exécutif du CCA nous exposait les torts causés par ces importations massives de viande bovine au Canada.Nous vous livrons ici l\u2019essentiel de cette analyse.Progression constante Rappelons d\u2019abord que les importations de viande bovine au Canada ont progressé de façon constante de 1977 à 1988 et qu'elles ont atteint un sommet historique de 244,4 millions de livres en 1988.Ce total sera même dépassé en 1989 de sorte que les importations représentent actuellement près de 17% de la production canadienne de viande bovine.Avec de tels niveaux d\u2019importation, le Canada se classe en tête des plus gros importateurs de viande bovine par habitant au monde (voir tableau).La provenance des importations, sur une base historique, peut varier.Les Etats-Unis comptent, bien entendu, parmi un des plus gros exportateurs de viande bovine au Canada.Par ailleurs, de 1984 à 1986, une proportion importantede nos importations provenait des pays de la CEE dont la production et le transport étaient subventionnés.Nous avons pu en 1987, grâce à l\u2019imposition d\u2019un tarif douanier, mettre un frein aux importations subventionnées de la part de la CEE sauf que d\u2019autres pays tels l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Nicaragua (plus récemment) ont pris depuis la relève.Bien que ces derniers n\u2019exportent pas un produit subventionné, ils contribuent à alimenter nos importations en provenance d\u2019outre-mer: en 1988, elles constituaient 11,1% de la production canadienne, soit deux points de pourcentage de plus que notre partenaire de libre-échange.Aux Etats-Unis, en effet, les importations de viande bovine d\u2019outre-mer ne représentaient que 9,1% de la production.Le marché de la vache de réforme Le premier effet de ces importations massives de viande bovine au Canada se fait sentir sur le marché de la vache de réforme.Le prix de vente de la vache de réforme sur le marché canadien tend à être déprécié par rapport au prix sur le marché américain à cause d\u2019une offre surabondante de boeuf de catégorie désossage sur nos marchés.Cette offre surabondante de boeuf de catégorie désossage provient du fait que nous importons proportionnellement beaucoup plus de boeuf de cette catégorie par rapport à nos voisins des Etats-Unis et que ces importations viennent gonfler notre production intérieure déjà excédentaire en boeuf désossé provenant des vaches de réforme.Ces surplus de viande de catégorie désossage nous obligent à exporter, sur pied, près de 11,4% de nos vaches de réforme aux Etats-Unis et la majorité de nos exportations de viande bovine était également constituée de viande de désossage.Au cours des dernières années, le Canada a expédié aux Etats-Unis en moyenne autour de 150 millions de livres de viande bovine ce qui équivaut à près de 300 000 vaches sur pied.Compte tenu que les exportations de bovins vivants aux Etats-Unis ne se produisent que si le prix de l\u2019autre côté de la frontière est plus élevé qu\u2019ici, compte tenu également qu\u2019il en coûte en moyenne 2,00$/100 Ib pour assumer le transport des vaches jusqu'aux Etats-Unis et qu\u2019il faut ajouter à cela 1,00$/100 Ib pour défrayer le tarif douanier, cela signifie que le prix sur le marché canadien doit être de 3,00$/100 Ib inférieur au prix américain avant que ne s\u2019initie un mouvement d\u2019exportation des vaches de réforme aux Etats-Unis.Le préjudice ne se fait 300 Q> 200 to c O 100 Importations de viande au Canada, 1982-1988 années ¦ djs États-Unis ?d'outre-mer Dtotales I suite à la page 31 26 Bovins du Québec/Février 1990 Germain Désilets, producteur de lait.et de veaux de grain Michel Bélair Au fil des années, les producteurs de lait québécois se sont faits de plus en ¦ plus efficaces, on le sait.La mise en place des contrôles laitiers, la création du PATLQ, l\u2019importance accordée à la ration alimentaire .\tet à la génétique dans les troupeaux, tout cela a contribué à faire du secteur laitier le plus scin-t i 11 a n t joyau de l\u2019agriculture québécoise.Bravo.C\u2019est d\u2019ailleurs au nom de l\u2019efficacité etde la p r o - que nos laitiers ont peu à peu pris l\u2019habitude de se débarasser de leurs veaux le plus rapidement possible.Cherchant à profiter au maximum de la période de lactation de leurs vaches, ils sont ainsi devenus, par la force des choses, les principaux fournisseurs des éleveurs de veaux de grain et de veaux de lait lourds du Québec.Mais, est-ce bien la meilleure solution?Le producteur laitier n\u2019a-t-il pas avantage à se transformer aussi en éleveur de veaux de grain?Risquer de \u201cfinir\u201d Germain Désilets s\u2019est précisément posé cette question en 1980 alors qu\u2019il se préparait à agrandir ses bâtiments pour faire un peu plus de place à ses génisses de remplacement.C\u2019est à ce moment qu\u2019il a pris le risque de construire encore un peu plus grand, de garder ses veaux et de les \u201cfinir\u201d en veaux de grain.Dix ans plus tard, il ne regrette surtout pas son geste puisque son élevage de veaux de grain représente maintenant plus de 8% de son revenu annuel et qu\u2019il a largement récupéré ses frais.M.Désilets est d\u2019abord un producteur de lait.Son troupeau de 73 Holstein pur-sang NIP lui permet d\u2019atteindre son quota annuel de production d\u2019un million de livres.Les bâtiments contiennent toujours une moyenne de 130 têtes de bétail dont 65 vaches en production; c\u2019est dire qu\u2019il peut compter annuellement sur une production de 75 à 80 veaux dont une cinquantaine sont engraissés comme veaux de grain.Comme cela arrive fréquemment chez la majorité des producteurs de lait depuis que les vaches vêlent à l\u2019année, il est rare que plus de trois ou quatre veaux commencent leur croissance en même temps.Résultat: les jeunes bovins sont ainsi assurés d\u2019une qualité de vie et de soins assez exceptionnelle qui semble favoriser une croissance harmonieuse et rapide.M.Désilets a aussi pris l\u2019habitude, depuis la mise en place du PATLQ, Bovin* du Québoc/Févriar 1990\t27 d\u2019engraisser comme veaux de grain les génisses dont l\u2019indice est inférieur à 100.Quant à ses meilleurs sujets, c\u2019est évidemment ceux là qu\u2019il garde pour le remplacement.Installé depuis toujours dans la plaine fertile entourant Saint-Wenceslas dans le comté de Nicolet, Germain Désilets est de la génération de ceux qui ont vécu les grandes transformations de l\u2019agriculture québécoise au cours des cinquantes dernières années.Né dans une famille de onze enfants du temps où la ferme était d\u2019abord un milieu de vie basé sur une économie de subsistance, il prenait la succession de son père en 1962.A l\u2019époque, les plans conjoints n\u2019existaient toujours pas et rares étaient ceux qui \u201cfaisaient du lait\u201d à l\u2019année.On ne parlait pas encore de \u201cspécialisation\u201d ou d\u2019intégration\u201d.Et les veaux étaient tout simplement des veaux qu\u2019on engraissait comme on pouvait.Mais aujourd\u2019hui, alors que le libre-échange sévit et que la spécialisation est bien implantée un peu partout, qu\u2019est-ce qui peut inciter un pro- ducteur laitier à faire du veau de grain?! Nombrils secs \u201cC\u2019est d\u2019abord et avant tout pour une seule raison, explique M.Désilets: obtenir un meilleur prix pour les veaux.Quand un producteur vend un petit veau de quelques jours qui n\u2019a pas encore le nombril sec, ce n\u2019est pas étonnant que le prix ne soit pas très bon.Par contre, si l\u2019animal est bien préparé on arrive à des résultats intéressants qui peuvent justifier amplement l\u2019investissement.\u201d Et qu\u2019est-ce qu\u2019un veau bien préparé?\u201cC\u2019est tout simplement un veau qu\u2019on traite comme une génisse de remplacement qu\u2019on veut garder; il a eu sa pleine ration de colostrum et reçu des soins sanitaires adéquats après la naissance.En d\u2019autres mots, c\u2019est un animal qui a le nombril sec.\u201d Les veaux \u201cbien préparés\u201d de Germain Désilets passent leur première journée de vie avec leur mère.Dès le lendemain, ils sont sevrés, placés dans une pouponnière et nourris au colostrum pendant trois jours avant de passer au lait naturel qu\u2019ils boiront pendant environ cinq\t* semaines.Après sept jours, ils reçoivent aussi une ration de moulée de départ.Durant cette première étape de leur croissance qui peut durer jusqu\u2019à sept à huit semaines, les jeunes veaux contemplent calmement les murs de leur stalle dans un environnement à température constante (50 F /10 C).Puis, c\u2019est le \u2019¦ premier grand déménagement; ils\t£ quittent leur petite stalle individuelle et sont placés en petits groupes (une quinzaine tout au plus) dans des parcs au plancher latté.Là ils l sont nourris au grain jusqu\u2019à ce qu\u2019ils\t* atteignent le poids souhaité, c\u2019est-à-\t* dire 230 kg (500 livres).Ils ont alors ï de 20 à 24 semaines et ils sont prêts\t* pour le dernier grand voyage qui les 1 mènera à l\u2019abattoir.Virage Un petit sourire se dessine\t| sur les lèvres de Germain Désilets lorsqu\u2019il explique que ses veaux sont nourris au grain durant leur dernière phase de croissance.Pourquoi?\u201cPar- 28 Bovins du Québec/Févrlar 1990 Vas» \u2022*» * A \u2022^ÏV^ ce que nos veaux étaient nourris aux maïs-supplément spécial pour veaux lourdsjusqu\u2019à il y a deux ans.Depuis, nous avons pris le virage biologique: nous n\u2019utilisons plus de pesticides ni d\u2019engrais chimiques dans nos champs.Maintenant, nos terres sont fertilisées au compost et au fumier liquide.Et nos veaux reçoivent des grains mélangés; du blé, de l\u2019orge, de l\u2019avoine et des pois.Je n\u2019ose pas encore en parler vraiment parce que ça ne fait que deux ans mais.jusqu\u2019ici tout se déroule fort bien.\u201d Madame Désilets, qui se contentait d\u2019observer et d\u2019écouter la conversation depuis le début, décide d\u2019intervenir à son tour.Elle explique qu\u2019ils ont d\u2019abord visité des fermes biologiques en Ontario et au Québec avant de s\u2019engager sur cette voie et de suivre des cours.Elle précise aussi que toute la famille Désilets est passionnée par les nouveaux défis que présente ce virage et qu\u2019elle est même devenue adepte de la biodynamie.Bravo.Mais comment un producteur de lait dont le quota atteint le million de livres peut-il se per- mettre de passer au biologique?\u201cLe passage s\u2019est fait graduellement, ce qui nous a donné le temps de nous adapter, reprend M.Désilets.Mais on peut faire le calcul de façon assez simple: en redonnant la santé à nos sols, nous estimons que c\u2019est tout l\u2019environnement qui en profite et que nos animaux sont en meilleure santé eux aussi.D\u2019ailleurs, dans notre rang ici, la majorité des producteurs ont pris le virage; c\u2019est sans doute parce qu\u2019il y a de bonnes raisons.Par exemple, le contrôle des mauvaises herbes était devenu extrêmement difficile pour nous; il fallait de plus en plus d\u2019herbicide pour de moins en moins de résultats.Avant, nous faisions du maïs et de la luzerne en semis pur, ce queje ne recommande à personne.Avec les années, tout cela a occasionné un appauvrissement très net du sol et.Bovins du Québoc/Février 1990\t29 f d\u2019importantes pertes de matière organique sans parler de graves problèmes de compactage.Aujourd\u2019hui, nous récoltons nos grains mélangés pendant deux ans puis ensuite, durant les quatre années qui suivront, du foin de luzerne, de mil, de brome et de trèfle.\u201d Et les résultats?\u201cEn cessant complètement d\u2019utiliser des engrais chimiques, nous nous attendions à une baisse de production.Aussi, pour nourrir nos animaux pendant que le sol se regénère peu à peu, nous avons plutôt choisi d\u2019acheter une autre terre de 120 acres ce qui, au total porte nos superficies en culture à 330 acres.C\u2019est amplement suffisant pour tous nos besoins.\u201d Mais on ne parle pas que de biodynamie et d\u2019agriculture biologique dans la cuisine des Désilets.En plus d\u2019être un producteur de lait et un éleveur de veaux de grain, Germain est également membre du syndicat de gestion de sa région, président du syndicat des bovins de Nicolet et vice-président de la FPBQ.Pourtant, malgré toutes ces activités, les Désilets sont des gens plutôt sereins.C\u2019est peut-être parce que la relève semble assurée sur la ferme familiale (ils ont formé une société avec un de leur fils, Luc) et que l\u2019agriculture reste pour eux une façon de vivre; \u201cd\u2019abord un style de vie, précise Mme Désilets, pas une industrie\u201d.Au cours des années à venir, il est facile de prévoir encore beaucoup d\u2019activités dans le rang 6 de Saint-Wenceslas.30 Bovins du Québec/Février 1990 LE MARCHÉ suite de la page 26 donc pas sentir uniquement sur le marché des vaches destinées à l\u2019exportation puisque le prix sur le marché interne est fixé en fonction du prix plancher d\u2019exportation: prix à partir duquel nous pouvons commencer à écouler nos surplus.Pour les producteurs québécois, un écart de 0,03$/lb vif signifie des pertes de l\u2019ordre de 6,27 millions de dollars pour les 190 000 vaches de réforme produites annuellement.En plus du manque à gagner que subit l\u2019industrie d'abattage et de transformation, et des emplois perdus chaque fois qu\u2019un bovin est exporté sur pied aux Etats-Unis au lieu d'être abattu ici, nos surplus de viande désossée ont commandé en moyenne au cours des 10 dernières années un prix de vente des vaches de réforme au Canada de 6% inférieur au prix du marché américain.Le bouvillon d\u2019abattage Le second impact identifié par rapport aux importations massives de viande bovine concerne le marché du boeuf de coupe.Il découle, une fois de plus, de l\u2019offre surabondante de boeuf désossé sur le marché canadien qui contribue à déprécier davantage le prix des quartiers avant des bouvillons (de moindre qualité que les quartiers arrière) par rapport au prix des côtés (demi-carcasse) (déprime de 0,20$ à 0,30$) comparé à une déprime de l\u2019ordre de 0,10$ aux Etats-Unis.A cause du prix d\u2019équilibre qui est sensiblement le même sur les deux marchés en ce qui a trait au prix des côtés du bouvillon d\u2019abattage, le prix du quartier arrière commande, pour compenser, une surprime de l'ordre de 0,20$ à 0,35$ supérieure au prix des côtés alors qu\u2019aux Etats-Unis, cette surprime est de l'ordre de 0,10$.Cela fait en sorte que les quartiers arrière américains peuvent être vendus à un prix inférieur au prix des quartiers arrière canadiens.C\u2019est ce qui explique, sur nos marchés, l\u2019augmentation importante au cours des dernières années de boeuf de coupe non classifié origi-nant des Etats-Unis (U.S.No Roll Beef).Les américains ont écoulé au Canada, principalement en Ontario et au Québec, quelque 80 millions de livres de boeuf non classifié par année au cours des dernières années.Un phénomène qui va en s\u2019accroissant et qui affecte la santé financière des producteurs et des abattoirs du Québec et de l'Ontario.Rappelons en terminant que le gouvernement canadien dispose pourtant d\u2019outils (Loi sur l'importation des viandes au Canada) pouvant limiter les importations massives de viande bovine qui nous causent préjudices autant sur le marché de la vache de réforme que sur le marché du bouvillon d\u2019abattage.Le Canada pourrait, tout en respectant les règles du GATT et à l\u2019exemple des autres pays, restreindre les importations de viande bovine au niveau déterminé par l'accès minimal garanti soit environ 150 millions de livres par année.Pourtant, elles atteignaient déjà au 9 décembre 1989 quelque 250 millions de livres: les producteurs de bovins du Québec perdront encore quelques millions.PRESENT CHAROLAIS Une nouvelle addition au * À partir du 1*' mars 90 73 CH 14 Sir Lact F AIRMAN 51X 1er taureau classe 1 an et Grand Champion de Réserve, Expo-Québec 1989 Généalogie (pur sang) Père: JSC Chaiman 103U Mère: HJB Miss Dempsey 51U GPM : Roxy\u2019s Jack Dempsey 63R Tatouage: LACT 51X # enr.: MC 90982 Éleveurs: Lacoste & Frères inc., Iberville, Québec \t\t Poids à la naissance\t41 kg\t(90 Ib) Poids corrigé à 200 jours\t419 kg\t(924 Ib) Gain moyen quotidien naiss.-sevrage\t1,88 kg\t(4,14 1b) Indice\t134\t\u2014 Rang\t1/10\t\u2014 Ayant dans sa généalogie deux des meilleurs taureaux de la race Charo-laise, FAIRMAN combine des performances remarquables à une très bonne apparence générale.Sa mère a gagné la classe des taures de 2 ans avec veau de l'année (FAIRMAN) et a de plus remporté le titre de Grande Championne en 1988 à l\u2019Expo-Québec.FAIRMAN, ^ on peut s\u2019y fier! C I AO Centra d\u2019inaémination ertHi ctelte du Québec (CtAQ) Inc., C.P.518, Sekit-Hyednthe, Québec, Cenèda J2S 7BS Tél.(514) 774-11*1 Télécopteur: (514) 774-9315 Bovin* du Québec/Février 1990\t31 ai\u2019fKi-:v.i' *j JM\tJH||l jJÎH\t1 \tHKlt » ' j,\t\\ 1 ;\tWml.:L,\tJàu-«J \\ty\t: Y -^v%»\u2022 -t , T.\u20224^ ^fe;\u2019\u2019^Tjr\t' ' *' h&ç .A 3 I JpS ©Pour tous renseignements contacter: L\u2019ASSOCIATION SIMMENTAL DU QUÉBEC \u2014 Édith Ménard, sec.-trésorière propagandiste 91, route 138, St-Barthélémy (Québec) JOK 1X0 \u2014 Tél.(514) 885-3074 BMMBMH "]
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