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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1987-08-27, Collections de BAnQ.

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[" Août 1 [erre Le veau en p.5 emeure bon premier Où, quand, comnantj La nouvell^pâei modifie les reglÜ iurquoi?e de vente du jeu \tO\ts s\ti e v\t\t\t \tmm\tMM\tmaPMi\tMM\t¦MMHMMHR\t éditori al La nouvelle Agence de vente Aux éleveurs de jouer A u moment où vous lisez ces lignes, l\u2019Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain est en activité depuis déjà quelques semaines.Cependant, à part les éleveurs de veaux de grain, peu de producteurs auront eu l'occasion de mettre en marché des vaches de réforme ou des petits veaux laitiers par l'entremise de ce nouveau système collectif de vente, la grande partie de ce cheptel n'atteignant le marché qu\u2019à l'automne.Ce ne sera d\u2019ailleurs qu'à ce moment que l'on pourra porter un premier jugement sur les performances de l'Agence.Bien que cet éditorial ait été écrit quelques semaines avant le début des activités de l\u2019Agence, il y a fort à parier que les premiers pas de ce jeune géant auront été vacillants et pénibles.Rien n'est plus normal.Certains ajustements ont peut-être déjà été effectués, et d\u2019autres s\u2019avéreront sans doute nécessaires à l'usage.De plus, il faut comprendre que tous les mécanismes de surveillance et de contrôle ne produiront leurs effets qu'à plus longue échéance.Cependant, quels que soient la valeur et les mérites de l'Agence, son avenir repose inexorablement entre les mains de ses utilisateurs.Les acheteurs, d\u2019une part, y verront une façon plus simple et plus économique d'assurer leurs approvisionnements.En outre, les conditions de vente uniformisées placent dorénavant tous les acheteurs sur un pied d\u2019égalité, de sorte qu\u2019une saine concurrence pourra désormais s\u2019exercer.Les producteurs, pour leur part, apprécieront la simplicité et l\u2019efficacité de ce nouveau système de vente.Bien sûr, ils devront s'astreindre à certaines règles de discipline.Mais il faut bien admettre qu'il n'existe pas trente-six moyens de rationaliser les opérations de commercialisation réalisées par tous les intervenants.Les grands perdants seront certes les nombreux intermédiaires inutiles qui, jusqu a tout récemment, foisonnaient dans le commerce du bœuf et du veau entre le producteur et l\u2019acheteur final, et qui réalisaient de généreux profits sur le dos des uns et des autres.L'Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain fonctionnera à pleine capacité dès cet automne.Chaque producteur aura bientôt l'occasion de l\u2019utiliser.Les éleveurs sont donc invités à entrer en contact avec le syndicat des producteurs de bovins de leur région afin d'en connaître tous les rouages.Le président, Gilles Laurent BDIrH'TS Supplément de La Terre de chez nous, édition du 27 août 1987 Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514)679-0530 Directeur Hugues Belzile Rédacteur en chef Pierre Beaulieu Rédacteur en chef adjoint et responsable de la publication Jean Savard Collaborateurs Gill Barrows, Gaétan Bélanger, Roger Bergeron, Claude Brabant, André Cécyre, Robert Dutrisac, Danielle Jacques, Guy Paquin, Gabriel L, Roy, Alicja Zybko Révision et correction Brabant Dutrisac Communication Conception graphique Jean Gladu Montage Diane Blain Photocomposition Les Entreprises Précigraphes ltée Impression Métropole Litho Photo couverture André Panneton Directeur de la publicité Réjean Pouliot Représentants publicitaires Christian Guinard, Réal Loiseau Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040-3830 2 Bovins du Québec Août 1987 BDMN5 SuppU-mrnt dr l.i Tr»rr d Vol.1, n° 3, août 1987 Il aura fallu à la Fédération des producteurs de bovins du Québec plusieurs années de recherche et de consultation pour obtenir de la Régie des marchés agricoles du Québec qu elle approuve le Règlement sur la vente des bovins.Toutefois, la Fédération n'a pu disposer que de quelques semaines pour informer les 25 000 producteurs touchés.Pourtant, la diffusion des nouveaux procédés était une étape cruciale.Car de toute évidence, des utilisateurs mal informés n'auraient pu tirer pleinement profit des nouveaux mécanismes.Par conséquent, la Fédération décidait d'élaborer un important plan de communication qui, tout en s'inspirant de la réalité de l'organisation syndicale, faisait appel simultanément à plusieurs outils d'information.Les producteurs de bovins auront donc entendu parler de l'Agence de vente à plusieurs reprises cet été.Vidéo, affiches, encarts et dépliants techniques faisaient tous partie intégrante du plan de communication.A ces moyens modernes s'est ajoutée une technique on ne peut plus traditionnelle : le bouche à oreille.Bon nombre d'élus de la structure syndicale ont en effet reçu toute l'information nécessaire pour pouvoir servir de «rediffuseurs» dans les régions.Ainsi chaque producteur était-il à même de rencontrer près de chez lui quelqu'un qui pouvait répondre à ses questions.Si pour plusieurs l'argent est toujours « le nerf de la guerre », pour d'autres \u2014 moins riches peut-être \u2014 l'information demeure le principal élément de leur force d\u2019intervention.La rédaction De l\u2019atelier vache-veau au parquet d\u2019engraissement Les derniers-nés de l'atelier vache-veau changeront bientôt de statut.De veaux d'embouche qu'ils étaient, ils deviendront bouvillons d abattage dès l'automne alors qu'ils entreront au parquet d'engraissement.Bien que le passage de l'enfance à l'adolescence ne dure généralement que le temps de l'encan, cette étape de transition exige néanmoins des soins qui s'échelonnent sur une bien plus longue période.La nouvelle Agence de vente modifie les règles du jeu Près de cinq ans après la publication oflicielle du Plan conjoint des producteurs de bovins, la Régie des marchés agricoles a enfin approuvé le Règlement sur la vente des bovins du Québec.En attendant que l'Agence fasse ses preuves, il n\u2019est pas inutile de se familiariser avec les diverses variables du nouveau système.Une ferme laitière se lance dans l\u2019élevage du veau de grain Comment assurer l\u2019expansion de son exploitation agricole pour faire place à la nouvelle génération?Plutôt que de mettre tous ses œufs dans le même panier \u2014 \u201cAugmenter notre production de lait aurait demandé de lourds investissements» \u2014 Joseph Aimé Blais se tourne vers la diversification : la production de veaux de grain.5 18 28 Editorial\tp.2 Promotion\tp.14 Recherche\tp.16 Technique de\t production\tp 22 Le marché\tp.25 CCA\tP- 27 Par ailleurs\tp.31 Bovins du Québec Août 1987\t3 La Travailleuse ; Elle (ait tout \u2014 accouplement précoce, vêlage facile, bonne production laitière, sevrage précoce de veaux plus lourds.Et ses veaux à l\u2019engrais donnent des carcasses catégories A1 à l\u2019âge d'un an.Elle est Simmental \u2014 chez elle, croissance et aptitude maternelle vont de pair.Ayant fait ses preuves qui reposent sur plus de 15 ans de testage, elle est prête à se mettre au travail chez vous aussi.Le taureau Simmental démontre encore et toujours qu'il est le reproducteur le plus rentable sur le marché du « boeuf maigre» d'aujourd\u2019hui.Simmental «Un échelon au-dessus des autres» Près de vous il y a des Simmental qui pourraient améliorer la rentabilité de votre troupeau de vaches ASSOCIATION SIMMENTAL DU QUÉBEC ARMAND PELLERIN Secretaire - Propagandiste 479, Rte Nationale 138, St-Auguitln Cte Portneut (Québec) G3A 1W7 \u2014 Tél.(418) 878-205S uT Ferme Allard Simmental Ear FOSTER, P.Q.JOE 1R0 FOSTER (QUÉBEC) JOE 1R0 SORTIE 90 AUTOROUTE DES CANTONS DE L\u2019EST PROPRIÉTAIRES ALCIDE & PAULETTE ALLARD (514) 539-2646 Ferme LA-FRANCE Eleveurs d'animaux \"Simmental\" PUR-SANG Enregistrée V.Té!.: Henri (41 B) 328-8452 Léo (418) 328-3459 MUSE 150 Bovins Simmental.enregistrés 20 Chevaux Belges, enregistrés * SUJETS A VENDRE Propriétaire»; HENRI, LÉO A DENIS ST-PROSPER.CTÉ CHAMPLAIN.P.Q.Tél.898-6237 Claude Lafrance RANG 2 Est, ST-ELOI, Cté Rivière-du-Loup.Qc., GOL 2V0 > > ATTENTION «ÉLEVEURS SIMMENTAL» 4e vente annuelle: «Québec Suprême» Samedi, 26 septembre 1987 Consignataire de 40 bêtes sélectionnées 16 vaches «Fullblood» saillies Avril & Mai 10 vaches «Pur sang» saillies Avril & Mai 14 veaux de l'année «FERME LAURIER FLUET» 563, rang St-Augustine, Ste-Hélène de Bagot (Québec) JOH 1 MO Tél.(514) 791-2164 (514)539-0888 Todd Simmentals Dick, Ruth, Kirk & David Stoddard Waterloo, Que.JOE 2N0 SIMMENTAL PUR-SANG & FULLBLOOD m aiei Y hf Ferme Albert & Edith Ménard FERME CANTINALE Ô 91 Rte 138 St-Barthélemy P.Q.SIMMENTAL-)^ 318, Boul.Taché Ouest Montmagny, Québec, G5V 3R8 MARIO CANTIN agronome Tél.: (418) 248-8833 * # ^ # t r\\ < < JOK 1X0 Tél.: 514-885-3074 C ^ I De l'atelier vaches-veaux au parquet d'engraissement Le veau en santé demeure bon premier Jean Savard Les derniers-nés de l'atelier vaches-veaux changeront bientôt de statut.De veaux d'embouche qu\u2019ils étaient, ils deviendront bouvillons d\u2019abattage dès l\u2019automne alors qu'ils entreront au parquet d'engraissement.Bien que le passage de l'enfance à l'adolescence ne dure généralement que le temps de l'encan, cette étape de transition exige néanmoins des soins qui s'échelonnent sur une bien plus longue période.En réalité les bovins de boucherie, qu\u2019ils soient veaux ou bouvillons, nécessitent une attention continue.Naisseurs comme engraisseurs, chacun cherche évidemment à obtenir le meilleur rapport qualité-prix.Pour y arriver, les premiers ont besoin de connaître les exigences des seconds, afin de bien préparer leurs veaux en conséquence.Roger Bergeron, agronome au MAPAQ, et Gabriel L.Roy, généticien attaché à la Station de recherches de Lennoxville, analysent les principaux éléments du programme de conditionnement des veaux d\u2019embouche.Ils traitent également des besoins des acheteurs et des moyens à prendre pour mieux y répondre.Les engraisseurs, quant à eux, doivent veiller attentivement à la santé des animaux nouvellement acquis.Diverses maladies menacent en effet ces derniers, et notamment les affections du système respiratoire qui représentent 80 p.100 des troubles pathologiques chez les veaux d\u2019embouche.Or comme l'explique le professeur André Cécyre dans le second texte du présent dossier, les difficultés d\u2019approvisionnement que connaissent actuellement les engrais- seurs ne permettent guère de mettre en œuvre un programme de médecine préventive efficace, les groupes d\u2019animaux n'étant pas suffisamment homogènes.Entre le naisseur et l\u2019engraisseur se trouve l'encan.Depuis une douzaine d\u2019années, les encans spécialisés connaissent un vif succès: en 1986, c\u2019est près du quart des veaux d\u2019embouche qui y ont été transigés.Guy Paquin nous en parle davantage.Bovins du Québec Août 1987\t5 Préparation des veaux d'embouche Si 1\u2019écomage et la vaccination sont toujours de rigueur, le sevrage reste discutable Roger Bergeron et Gabriel L Roy* ' s Le sevrage entraîne généralement des manipulations inutiles chez les veaux d\u2019embouche puisqu au cours du mois qui précédé leur passage au parc d\u2019engraissement, Us se nourrissent a 75 p.100 de fourrages.L| automne est une période d'activité intense pour les producteurs de bo-I vins de boucherie.Les uns ont des veaux à mettre en marché, les autres souhaitent acquérir des sujets qui sauront répondre à leurs attentes.Et chacun d eux veut à juste titre rentabiliser son entreprise.Les éleveurs-naisseurs s'interrogent donc sur la meilleure façon de commercialiser leur production annuelle, et sur le type d'animal recherché par les engraisseurs.Le texte qui suit analyse et commente les principaux éléments du programme de conditionnement.Les producteurs pourront ainsi, souhaitons-nous, faire des choix mieux éclairés.La préférence des acheteurs quant à la race, au sexe et au poids diffère selon le mode d'engraissement et le type de régie qu\u2019ils ont adoptés.De même, chacun a son opinion en ce qui concerne la castration1.Par contre, certaines caractéristiques sont universellement recherchées par chacun deux.Tous vont miser sur un animal exempt de cornes (acéré ou écorné), en santé, résistant aux mala- V ,Uf é rtî 6 Bovins du Québec Août 1987 Production laitière moyenne des vaches de boucherie selon diverses études nord-américaines Race ou\tAge des\t\tPériode\tNombre\tProduction\tEndroit croisement\tvaches\t\td'éva-\tde jours\tlaitière\tet année \t(ans)\t\tluation\ten lac-\tmoyenne\tde l'étude \t\t\t\ttation\t(kg/j)\t HE\tadulte\t\toctobre\t150\t3.8\t AA\tadulte\t\toctobre\t150\t7.1\tAlberta CH X AA\t3 et 5\t\toctobre\t150\t5.8\t(1968) HE\t2\t\toctobre\t150\t3.1\t HE\tn d.\t\toctobre\t150\t3,0\tAlberta (1981) 12 croi-\t3\t\tn.d.\t184\t4.2\tNebraska sements\t4\t\tn.d.\t184\t5.0\t(1978) HE (1966)\t4,9\t\toctobre\t175\t4.5\t (1967)\t5.7\t\toctobre\t174\t3.1\tAlberta H Y (1966)\t4.7\t\toctobre\t165\t5,6\t(1971) (19671\t4.7\t\toctobre\t177\t4.5\t HE\t5 à 8\t\tseptembre\t181\t3.9\tKansas \t9 et +\t\tseptembre\t181\t3.2\t(1980) HE\t4 et 5\t\tn.d.\t185\t2.2\tMontana (1974) HE.AA.SH\tn.d.\t\tn.d.\t210\t5.8\tOklahoma (1973) HE\t2 â 10\t\tseptembre\t130\t4,6\tAlberta HY\t2 à 10\t\tseptembre\t130\t5.8\t(1984) AA: Aberdeen Angus\t\tCH\tCharolais\tHE: Hereford\t\t HY : Hybride\t\tSH\tShorthorn\tn.d non disponible\t\t dies et qui s'adaptera rapidement à son nouveau milieu et à sa nouvelle alimentation.Les producteurs vaches-veaux devront donc orienter leurs eiïorts dans ce sens.Comment doit-on procéder pour répondre à ces exigences tout en minimisant les coûts de production ?Bien que la question restera probablement toujours ouverte, voici quand même quelques pistes.Écornage, alimentation et vaccination sont au programme L'écornage, dont on reconnaît la nécessité, est une opération qui s'effectue facilement et à peu de frais sur le jeune veau, à l'aide d'un décorneur électrique ou de pâte caustique.Pour ce qui est de maintenir les veaux en santé jusqu'à leur expédition au lieu de vente, la chose est relativement facile lorsque les sujets demeurent dans leur milieu naturel, c'est-à-dire à l'extérieur en compagnie de leur mère.Des recherches ont démontré que les veaux de type boucherie âgés de 6 à 8 mois et maintenus dans ces conditions ont un comportement et des performances aussi bonnes et souvent meilleures en parc d'engraissement que ceux qui ont été sevrés un mois avant la vente.En fait, le sevrage entraîne généralement des manipulations inutiles chez les veaux puisqu\u2019au cours du mois qui précède leur passage au parc d'engraissement, ils se nourrissent avant tout de fourrages.En effet, selon certaines études, le lait ne compte que pour 25 p.100 ou moins du total de l'apport énergétique des veaux de boucherie de 6 à 8 mois.Ce phénomène se comprend aisément lorsqu'on connaît le faible niveau de la production laitière moyenne des vaches de boucherie après 180 jours de lactation (voir le tableau).Les veaux d'embouche peuvent dès lors être considérés comme de jeunes ruminants ayant une bonne capacité de consommation des fourrages.Les éleveurs qui connaissent ce principe savent aussi que leurs veaux, surtout en fin de saison, doivent recevoir des aliments de qualité et en quantité suffisante pour réaliser un bon gain de poids (0,8 à 1,2 kg/jour).On choisira les aliments en fonction de leur coût et de leur £> Bovins du Québec Août 1987\t7 i 1.Jugée Indispensable par plusieurs, remise en question par d'autres, la castration ne fait manifestement pas l\u2019unanimité.Non castré, le veau devient un sujet Indiscipliné; émasculé, il engraisse moins rapidement.Qu'on y ait recours ou non, la castration reste donc un facteur dont II faut tenir compte.Le sujet étant beaucoup trop vaste pour être traité ici comme Il convient, nous en traiterons en profondeur dans un prochain numéro.(N.D.L.R.] £> disponibilité -, les pâturages de secours ou les regains de prairies, par exemple, constituent des solutions avantageuses.Il est très important, au moins pour les deux dernières semaines précédant la vente, que les éleveurs vaches-veaux servent à leur troupeau, dans des mangeoires appropriées, du foin sec ou de l'herbe hachée (choppage) prélevée sur un regain de prairie.En plus de suppléer au pâturage, cette pratique a l'avantage d'habituer les veaux à la mangeoire.Pour leur part, les vaches à qui l'on vient de soutirer leurs veaux devraient être rationnées pendant quelques jours, le temps qu'elles soient complètement taries.Dans certains cas, toutefois, la sé- paration prévente des veaux d'avec leur mère peut se justifier.Le producteur devra toutefois agir avec discernement, analyser soigneusement les conditions, et ne faire ce choix que si le contexte économique s'y prête.Une façon d'accroître la résistance des sujets aux maladies du système respiratoire est de vacciner tous les sujets contre la pasteurellose bovine (PI 3) et la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) au moins un mois avant la mise en marché.On suivra à cet effet les recommandations d'un médecin vétérinaire, et l\u2019on veillera à respecter la posologie du produit.Les sujets ainsi préparés avant leur départ de la ferme d\u2019origine, s\u2019ils sont transigés rapidement et maintenus dans de bonnes conditions, particulièrement au cours du transport \u2014 en évitant notamment les jeûnes prolongés \u2014, intéresseront les engraisseurs avisés.* Roger Bergeron est responsable du secteur des bovins de boucherie au Service des productions animales du MAPAQ.Gabriel L.Roy est généticien et chercheur à la Station de recherches de Lennoxvflle.ALCQVIT VOTRE SPÉCIALISTE du VEAU de LAIT ' I V Pour plus d'information WÂLcôvrr.Sybrandt Kroeske Tél.(418) 837-0779 Pour région St-Hyacinthe Moulée St-Pie Robert Gevry Tél.(514) 772-2110 8 Bovins du Québec Août 1987 I v«Eter- \"*i< V aKSE La maladie dans les élevages Les veaux d\u2019âge et de poids uniformes sont moins vulnérables André Cécyre Il y a une quinzaine d'années, alors que l'industrie bovine vivait des débuts difficiles au Québec, divers spécialistes \u2014 agronomes, technologis-tes, vétérinaires, etc.\u2014 se mirent à l\u2019œuvre pour aider les engraisseurs à devenir plus efficaces et par le fait même plus concurrentiels.Par le biais de conférences, de symposiums, de guides de toutes sortes, ils démontrèrent aux producteurs que la prévention valait beaucoup mieux que la médecine curative.Cependant, pour être pleinement efficace, un programme préventif doit être appliqué à un groupe d'animaux homogènes.Maigre tout, les engraisseurs ont appris au fil des ans à mieux ventiler les bâtiments, à mieux nourrir les animaux en fonction de leur âge ou de leur condition.Ils ont compris l'importance du «vide sanitaire» \u2014 qui permet, en l'absence de tout animal, de désinfecter un bâtiment \u2014, la nécessité de concentrer les achats, celle d\u2019isoler les nouveaux ar- rivants.Ils ont appris enfin à utiliser vaccins et traitements en temps opportun, ainsi que le rôle essentiel des laboratoires de nécropsie pour confirmer les diagnostics.Nous étions fiers du chemin parcouru en si peu de temps, fiers de ce groupe jeune et dynamique qui comprenait si bien la raison d'être de nos recommandations.Un problème d\u2019approvisionnement Cependant, le ciel semble s'être assombri depuis quelque temps.Plusieurs engraisseurs ont dû abandonner la production, d'autres, désemparés, se demandent ce qui les attend, certains agissent même de façon tout à fait désordonnée.Les gens de l'Ouest ayant maintenant tout intérêt à garder leurs veaux pour écouler leurs surplus de céréales, la pression qu'ils exercent sur les prix fait en sorte que les acheteurs d'ici n\u2019arrivent plus à s\u2019approvisionner à bon compte.Autrement dit, les veaux de qualité qu'on p> Bovins du Québec Août 1987\t9 £> allait chercher dans l'Ouest sont maintenant hors de prix.Nous produisons pourtant suffisamment de veaux au Québec pour satisfaire les besoins des engrais-seurs.De plus, la qualité de ces veaux s'est grandement améliorée avec le temps.Seule ombre au tableau : où trouver ces animaux en assez grande quantité en dehors de la période automnale?À l'heure actuelle, les encans Au cours des premiers mois en parc d'engraissement, les problèmes respiratoires comptent pour plus de 80 p.100 des troubles pathologiques chez les veaux d'embouche.On attribue ces problèmes à la disparité des provenances, à des conditions de transport inadéquates et à l'entassement sur des parquets humides.«rm i 1111 iii LES ENCANS DE LA FERME INC.Marché public d\u2019animaux vivants \u2022\tvente les lundis à St-Hyacinthe \u2022\tvente les mercredis à Drummondville \u2022\tvente spéciale les lundis à St-Hyacinthe 12h30 porcelets\t20h30 vaches laitières de toutes races Bureau chef C.P.570, St-Thomas-dAquin St-Hyacinthe (sortie 133, route Transcanadienne) Drummondville (sortie 181, route Transcanadienne) (514) 796-2612 (819) 472-3301 concessionnaires autorisés \u2014\tEquip de lerme Jean Lavallee Joliette (514) 753-7423 \u2014\tReal Frappier Lasarre (819) 333-5740 \u2014\tGarage Conrad Lord Lislet/St-Pascal Kam.(418) 247-3924 Equi Boucher Marieville (514) 460-4951 \u2014\tE Desjardins el (ils Matane (418) 562-0823 \u2014\tGarage Paul-Emile Anctil Mont-Joli (410) 775-3500 \u2014\tAndré Roux Inc Princeville (818) 364-5664 \u2014\tGarage Alcide Quelle! St-Cyprien (Riv.-du-Loup) (418) 963-2647 \u2014\tGarage Donald Pelletier St-Louis (L Islet) (418) 354-2565 \u2014\tEnlr Richard Fluet St-Ludger (819) 548-5893 \u2014\tCentre Agr GH Ste-Marthe-du-Cap (819) 376-3826 \u2014\tLamontagne Equi St-Prime (Lac-St-Jean) (418) 251-3210 \u2014\tEqui Luc Boucher St-Victor de Beauce 1418) 588-6891 \u2014\tGarage Henri Grégoire Scott-Jonction (418) 389-2168 \u2014\tDistribution Payeur Inc Sherbrooke (819) 821-2015 fort 10 Bovins du Québec Août 1987 hebdomadaires n'offrent pas suffisamment de bouvillons d'une qualité satisfaisant aux besoins des engraisseurs.On n y trouve pas assez de sujets d'un même poids, et trop d'animaux sont de «seconde main », quand ils ne sont pas en convalescence.Or acheter 30 veaux par semaine de quatre encans différents, même s'ils ont été rassemblés par un même commerçant, c'est jouer avec le feu.Les grands principes de la médecine préventive sont les mêmes aujourd'hui qu\u2019il y a dix ou vingt ans.Pour minimiser les risques de maladies, et abaisser par le fait même le taux de mortalité, on doit pouvoir acquérir des animaux d\u2019âge et de poids uniformes, et isoler les nouveaux arrivants du reste du troupeau pour les quatre ou cinq premières semaines.Cela exige donc des enclos d'une taille proportionnelle à celle des lots que l'on se procure.Les difficultés d'approvisionnement que connaissent actuellement les engraisseurs les obligent à utiliser des enclos beaucoup plus petits qu'auparavant, du moins pour ceux qui commercent en dehors de la période des encans spécialisés.Il ne faut surtout pas surestimer la valeur des vaccins ou des médicaments.S'il est facile pour un vétérinaire d'établir avec le producteur un programme de prophylaxie convenant à un groupe d'animaux uniforme, cela devient à toutes fins utiles impossible si le groupe est trop disparate.Les pneumonies \u2014 qui constituent la principale maladie contre laquelle les engraisseurs doivent lutter au cours des deux premiers mois \u2014 se traitent généralement assez bien avec des antibiotiques éprouvés et peu coûteux, en autant que l'animal en soit atteint pour la première fois.Par contre, il est extrêmement difficile de guérir des sujets qui en sont à leur deuxième ou troisième rechute.Même les médicaments les plus sophistiqués \u2014 et les plus dispendieux \u2014 échoueront contre une pneumonie chronique ou des abcès pulmonaires.La maladie n'est pas plus difficile à prévenir et à traiter qu'il y a dix ans.Du bétail de qualité, des bâtiments adéquats, une bonne ration d'arrivée et le moins de stress possible, voilà la base de tout bon programme de médecine préventive.Mais un tel programme ne peut être pleinement efficace que s'il s'applique à un groupe d'animaux homogène.Aussi le succès des élevages devra-t-il passer par une réorganisation de la mise en marché de façon à ce qu'on puisse à tout moment de l'année retracer l'origine et la fiche médicale de chacun des veaux.* André Céçyre est professeur titulaire au Département de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal.j» liVJ-.- 'Vl \u2014\tUne presse a balle ronde incomparable \u2014\tÀ un prix imbattable \u2014\tPas une presse a balle ronde ne peut vous offrir autant de caractéristiques qu'une FORT pour une récolté parfaite soit en ensilage ou en foin sec \u2014\tSi vous n'avez pas essaye une FORT, vous ne saurez jamais quelle peut être votre meilleur investissement.\u2014\tDemandez une demonstration a votre concessionnaire le plus près de chez vous ou a distribution Louis Germain Inc Informez-vous aussi sur nos > \u2014\tFaucheuse-conditionneu- ¦ se rotatives \u2014\tFaucheuse 3 points à lame \u2014\tRâteaux \u2014\tFaneuse \u2014\tCoupe-balle électrique \u2014\tBroyeur de balle ronde \u2014\tTransporteur de balle ronde \u2014\tChariot élévateur pour balle ronde DISTRIBUTION FRANCHISE DISPONIBLE DANS PLUSIEURS RÉGIONS Bovins du Québec Août 1987\t11 Circuit québécois de vente de veaux et de bouvillons pour l\u2019engraissement AUTOMNE 1987: 27 800 têtes 11 septembre\t12:00\tSawyerville\t600 têtes\t(819) 875-3577 12 septembre\t12:00\tSaint-Romuald\t500 têtes\t(418) 839-9475 18 septembre\t10:00\tMontréal\t1 500 têtes\t(514) 933-2929 19 septembre\t11:00\tSainte-Croix\t1 100 têtes\t(418) 349-2445 23 septembre\t12:00\tInverness\t1 200 têtes\t(418) 453-2239 24 septembre\t10:00\tLa Guadeloupe\t1 200 têtes\t(418) 459-6832 25 septembre\t10:00\tSawyerville\t1 000 têtes\t(819) 875-3577 25 septembre\t9:00\tSainte-Marie-de-Beauce\t1 000 têtes\t(418) 387-2854 26 septembre\t11:00\tDrummondville\t1 000 têtes\t(819) 477-8784 1er octobre\t10:00\tSawyerville\t1 200 têtes\t(819) 875-3577 2 octobre\t11:00\tAmos\t1 800 têtes\t(819)732-2824 3 octobre\t10:00\tLa Sarre\t1 800 têtes\t(819) 333-6805 4 octobre\t13:00\tMont-Laurier\t500 têtes\t(819) 587-3518 7 octobre\t13:00\tSaint-Stanislas\t800 têtes\t(418) 328-8114 8 octobre\t10:00\tSainte-Croix\t1 300 têtes\t(418) 349-2445 9 octobre\t10:00\tSawyerville\t1 200 têtes\t(819) 875-3577 10 octobre\t12:00\tSaint-Romuald\t1 000 têtes\t(418) 839-9475 12 octobre\t13:00\tMasson\t800 têtes\t(819) 986-3552 14 octobre\t10:00\tLa Guadeloupe\t800 têtes\t(418) 459-6832 15 octobre\t12:00\tInverness\t2 000 têtes\t(418) 453-2239 16 octobre\t12:00\tBic\t1 000 têtes\t(418) 736-5788 17 octobre\t11:00\tDrummondville\t1 200 têtes\t(819) 477-8784 23 octobre\t10:00\tSawyerville\t1 200 têtes\t(819) 875-3577 24 octobre\t10:00\tSainte-Croix\t1 300 têtes\t(418) 349-2445 30 octobre\t12:00\tLachu te\t800 têtes\t(514) 562-2939 HIVER ET PRINTEMPS\t\t1988: 2 300 têtes\t\t 16 janvier\t12:00\tSaint-Romuald\t800 têtes\t(418) 839-9475 3 février\t12:00\tPrinceville\t500 têtes\t(819) 364-5222 6 mai\t12:00\tSawyerville\t500 têtes\t(819) 875-3577 7 mai\t12:00\tDrummondville\t500 têtes\t(819) 477-8784 h» J'm LE LIMOUSIN UNE FORCE QUI GRANDIT La vache Limousin est reconnue pour sa précocité, sa fécondité, sa grande facilite de vêlage et sa rusticité.Elle transmet bien ses caractères genetiques.Le nombre d'eleveurs Limousin est en progression constante.Consultez les fichiers de naissance et d'élevage des eleveurs Limousin et vous comprendrez que ce succès n'est pas le fruit du hasard.La quatrième vente ELITE LIMOUSIN organisée par L'ASSOCIATION DES ELEVEURS DE LIMOUSIN DU QUÉBEC aura lieu au Centre d'exposition et d'enchères de Drummondville (CEED) 570.rue St-Amant.Drummondville.dimanche le l 1 octobre prochain à t h 00.Un brunch sera servi dès 11 h 00.Il y aura tirage d une genisse.Pour informations.ASSOCIATION DES ÉLEVEURS DE LIMOUSIN DU QUÉBEC a/s Gilbert Sauvage 41.chemin des Domaines.St-Félix-de-Kingsey (Québec) JOB 2T0 Tél.(819) 848-2038.-K1 Le quart des veaux d\u2019embouche sont maintenant vendus à l\u2019encan spécialisé Guy Paquin Instaurés il y a une douzaine d'années, les encans spécialisés de veaux d'embouche connaissent un vif succès.À leur création, en 1974-1975, huit ventes eurent lieu et 6 000 à 7 000 têtes changèrent de propriétaires.À l'automne 1986, c'est 19 ventes qui se sont tenues à travers le circuit québécois de vente de veaux et de bouvillons pour l'engraissement, et le volume des échanges fut porté à 24 000 têtes, soit quelque 25 p.100 de tous les veaux d'embouche vendus au cours de l\u2019année.De plus, grâce aux encans spécialisés, le prix moyen des bêtes est égal aux prix pratiqués dans les provinces de l'Ouest canadien.Roland Bouchard a vu naître les encans de veaux d'embouche et a jalousement veillé sur leurs 12 premières années d'existence.M.Bouchard était agent de gestion financière au Service d'inspection des produits carnés du MAPAQ.A la demande des producteurs, le Ministère le chargea, en 1974, d'explorer la possibilité de tenir au Québec des encans spécialisés pour le veau d'embouche.« De tels encans existaient en Ontario depuis la fin des années 50», explique M.Bouchard.«Pour les mettre sur pied au Québec, nous avons commencé par établir un circuit couvrant diverses régions où nous estimions que le besoin était le plus urgent.Puis, nous avons déterminé les quantités de bovins disponibles pour chaque vente.Dès lors, nous étions mûrs pour passer à l'étape cruciale : inviter producteurs et acheteurs à se rencontrer lors des encans.» Il fut convenu que chaque association, coopérative d'éleveurs ou syndicat local inviterait par lettre circulaire les producteurs à offrir leurs bêtes à l'encan.Quant au Ministère, il se chargeait de faire connaître les dates et les lieux des encans aux acheteurs, c'est-à-dire princi- «5 paiement les parcs d'engraissement.Puis, les doigts croisés, on attendit dans l'anxiété de savoir si le pain lèverait.Résultat?À Inverness, en Abitibi, à Saint-Romuald, au Lac-Saint-Jean, à Drum-mondville et au Bic, succès complet dès la première année.Avec le temps, la vogue des encans spécialisés s'est confirmée et on n'a que fort peu modifié la recette de départ.Bien sûr, la préférence va aujourd'hui a des animaux plus lourds et à des races à plus forte ossature.On a aussi modifié les règles en ce qui concerne le temps que les bêtes doivent passer sur les lieux de l\u2019encan.Alors que dans le passé on exigeait quelles arrivent deux jours avant la vente, aujourd'hui un producteur peut en transporter à l'encan jusqu a la toute dernière minute.Si les encans de veaux d'embouche comportent quelques frais pour le producteur \u2014 comme le transport de ses bêtes et la commission de l'encanteur \u2014, la concurrence entre les acheteurs représente sa meilleure garantie d'un prix équitable.Bovins du Québec Août 1987\t13 m n i Les Québécois prennent 30 p.100 de leurs repas à l\u2019extérieur La restauration : un marché prioritaire pour le bœuf Francine Ranger-Smith* En 1962, les Québécois consacraient 12 p.100 de leurs dépenses alimentaires aux repas consommés à l'extérieur du foyer.Vingt-cinq ans plus tard, ce taux atteint 30 p.100.C\u2019est donc dire que l\u2019industrie de la restauration a connu au cours des deux dernières décennies un essor formidable qui, prévoit-on, devrait se poursuivre dans les années à venir.Plusieurs facteurs économiques et démographiques ont contribué à cette croissance impressionnante.D'une part, un grand nombre de femmes se sont intégrées au marché du travail ; elles sont donc plus nombreuses à manger à l\u2019extérieur, et les revenus familiaux ont connu une hausse sensible.D'autre part, la population vieillit et la composition des familles change, ce qui entraîne une modification des habitudes d'alimentation.Le bœuf, ce favori! Environ le quart de la production totale de bœuf, estime-t-on, est écoulé dans les services de restauration.Figurant sur près de 95 p.100 des menus, le bœuf s\u2019est taillé au fil des ans une place de choix sur ce marché.De nombreux établissements doivent d\u2019ailleurs leur succès aux plats de bœuf qu'ils proposent à leur clientèle.Et si certains rois de la restauration minute offrent maintenant de nouveaux mets, le hamburger tient encore la vedette : il suscite à lui seul 61,5 p.100 des sorties au restaurant, et compte pour 56,4 p.100 des recettes de l\u2019industrie.Une enquête nationale menée auprès de 500 entreprises de res- tauration a d'ailleurs confirmé que le bœuf demeure le premier choix des Canadiens.Son goût savoureux, les multiples préparations culinaires auxquelles il se prête ainsi que sa popularité auprès de la clientèle en font le grand préféré des restaurateurs.Une industrie en expansion L\u2019industrie des services alimentaires est l\u2019une des plus diversifiées et des plus fragmentées au Canada.Elle se compose d\u2019une myriade d'établissements de toutes sortes, que l\u2019on peut toutefois classer en deux grandes catégories : les entreprises de restauration commerciale, tels les restaurants gastronomiques, familiaux ou minutes (indépendants ou affiliés), les brasseries, les hôtels, les traiteurs, les cantines, etc., et les entreprises de restauration dite sociale, soit les services alimentaires offerts dans les hôpitaux, les centres d'accueil, les écoles et certains établissements gouvernementaux.On dénombre au Québec plus de 14 000 entreprises de services alimentaires \u2014 en majorité des restaurants \u2014 dont le chiffre d'affaires atteignait en 1985 près de 2,7 milliards de dollars.Moderniser l\u2019image du bœuf Pour conserver au bœuf sa part du marché, on a dû, au début des années 80, s\u2019adapter à de nouvelles exigences : habitudes alimentaires changeantes et concurrence grandissante.Les consommateurs d\u2019aujourd\u2019hui sont davantage conscients de l\u2019importance d'une bonne alimentation, que ce soit au foyer ou à l\u2019extérieur, et recherchent la variété dans leurs menus.Bien que les préparations traditionnelles tels les biftecks, rôtis et hamburgers conservent leur grande popularité, le Centre d\u2019information sur le bœuf (CIB) a voulu promouvoir une image plus moderne du bœuf, davantage conforme aux nouveaux goûts et modes de vie des consommateurs.Une campagne de sensibilisation a donc été entreprise auprès des restaurateurs.La participation du CIB aux principales expositions du domaine de la restauration et le lancement d\u2019une série de publications ont déjà donné des résultats prometteurs.Cette campagne vise à mettre en valeur les caractéristiques du bœuf \u2014 popularité, variété et rentabilité \u2014 auprès des entreprises alimentaires.Elle veut aussi souligner sa faible teneur en gras et en calories, qui en fait un mets de choix pour les consommateurs qui recherchent un repas léger.Elle suggère enfin une foule de façons imaginatives d'apprêter le bœuf qui sauront satisfaire davantage les goûts d\u2019aujourd'hui.* Francine Ranger-Smith est diététiste et responsable du bureau de Montréal du CIB.14 Bovins du Québec Août 1987 RECTIFICATIF n é n 1 m 1 e Implants, MGA, ionophores De nouvelles directives ilus strictes qu\u2019on ne \u2019avait d\u2019abord cru La publication de nouvelles directives par le Bureau des médicaments vétérinaires de Santé et Bien-être Canada amène le professeur André Cécyre à apporter quelques précisions, dans le texte qui suit, relativement à l'article publié en page 14 du précédent numéro de Bovinsdu Québec, sous le titre: «Implants, MGA, ionophores \u2014 Trois bonnes façons de stimuler la croissance».La rédaction Afin de fournir au lecteur l\u2019information la plus juste possible, il nous apparaît important d'apporter certains éclaircissements concernant l'article ci-haut mentionné.D\u2019abord, depuis le 1e' mars 1987, le site d\u2019implantation du Ralgro devrait se situer à peu près au même endroit que celui des autres implants, soit dans le tiers central de l\u2019oreille.La société International Minerais, qui fabrique le Ralgro, a modifié ses étiquettes en ce sens suite à une prise de position ferme du Bureau des médicaments vétérinaires interdisant l\u2019implantation près de la tête, comme on le pratiquait depuis cinq ans.Par ailleurs, la dernière phrase du troisième paragraphe pouvait porter à confusion.On y lisait: m (>5Y JR8 Cilles Robin, gérant (418) 248-4517 (ferme) Rouer Chabot, propriétaire (418) 248-0012 (bureau) Bovins du Québec Août 1987\t15 SC I1 H\u2014' 4 i sfiTHi \u2022\t.t?.- ~jgi ~ Université Laval Quatre chercheurs se penchent sur la production des bovins de boucherie Danielle Jacques* Recherche et enseignement vont de pair à la Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l\u2019alimentation de l\u2019Université Laval.En plus de former des agronomes, des agro-économistes, des diététistes et d\u2019autres spécialistes, la Faculté consacre en effet des ressources importantes à la recherche : un budget annuel de 6 millions de dollars \u2014 provenant de subventions et de contrats \u2014 permet à 83 professeurs et à leurs équipes de mener plus de 300 projets de recherche.Quatre de ces chercheurs se consacrent particulièrement à divers aspects de la production des bovins de boucherie : Ricardo Seoane et Gilles Leroux se penchent sur la valeur alimentaire des fourrages destinés aux bovins ainsi que sur leur conservation ; Jacques Dufour étudie la reproduction des bovins ; et Roger Tessier s'intéresse à la gestion informatisée de la production vache-veau.Foin et ensilage: une valeur alimentaire comparable Un premier projet de recherche touchant les fourrages fut complété en 1985.Il consistait à comparer la valeur alimentaire des fourrages conservés sous forme de foin ou d\u2019ensilage pour la semi-finition des bovins.Réalisée en collaboration avec la Station de recherches de Lennoxville, cette expérience avait démontré que la valeur alimentaire du foin était comparable à celle de l\u2019ensilage \u2014 à condition, bien entendu, que l'on ait recours à des procédés de conservation adéquats.Dans un deuxième temps, les chercheurs ont mis au point des modèles mathématiques qui permettront d'estimer la valeur alimentaire des fourrages à partir de leur composition en protéines, en lignine et en parois cellulaires.Plusieurs autres projets reliés à l\u2019alimentation des bovins sont sur le point de débuter.Le premier consiste à comparer la valeur alimentaire du foin de chiendent à celle du foin de fléole (mil) pour la semi-finition des bouvillons.Le second projet vise à comparer l\u2019efficacité des différentes souches de bactéries lactiques que l\u2019on peut ajouter à l\u2019ensilage pour assurer une meilleure conservation.Ces bactéries, de type homolactique, peuvent améliorer la qualité de l\u2019ensilage puisqu\u2019elles favorisent la formation d\u2019acide lactique, alors que les bactéries de type hétérolactiques, qui se développent naturellement dans l\u2019ensilage, provoquent la formation d\u2019une foule d'autres composés plus ou moins désirables.Cette expérience sera réalisée en collaboration avec la Station de Lennoxville.Enfin, une troisième étude permettra aux chercheurs de comprendre pourquoi la supplémenta- 16 Bovins du Québec Août 1987 tion d\u2019un ensilage de graminées avec des sources de protéines partiellement dégradables dans le rumen \u2014 la farine de poisson en particulier \u2014 provoque une augmentation du gain de poids quotidien.Ce troisième volet sera réalisé en collaboration avec des chercheurs d\u2019Agriculture Canada (Ottawa et Kapuskasing).Pour accélérer la reprise de l\u2019activité ovarienne Les recherches réalisées dans le domaine de la reproduction ont pour objectif d\u2019accélérer la reprise de l\u2019activité ovarienne normale après la mise bas chez la vache allaitante.La méthode utilisée consiste à injecter des hormones appelées prostaglandines (à un temps déterminé après la mise bas) et à observer le profil hormonal des mères après les avoir isolées de leurs veaux.L\u2019injection d\u2019hormones devrait permettre d\u2019augmenter le taux de fécondation à la première saillie, puisque les prostaglandines améliorent la fonction du corps jaune essentiel à la gestation.Ce projet est réalisé en collaboration avec la Station de Lennoxville.Gestion informatisée de la production vache-veau Mentionnons par ailleurs la mise au point d\u2019un logiciel de gestion technique pour le système vache-veau permettant de contrôler les aspects reproduction, alimentation et croissance.Ce logiciel (compatible IBM), développé au cours des trois dernières années, a été mis à l\u2019essai dans deux entreprises.Il devrait être disponible sur le marché d'ici la fin de l\u2019année.La réalisation de ces divers projets de recherche est rendue possible grâce à la participation financière du Conseil des recherches et services agricoles du Québec et de l\u2019Association canadienne des éleveurs de bovins (CCA).Nous vous en communiquerons les résultats aussitôt qu\u2019ils seront disponibles.* Danielle Jacques est agronome et agent d'information au Bureau de l'extension de la Faculté.& on se 'ueûcou.wut/ 68 pages couleur pensees pour des retrouvailles entre la ville et la campagne, les ruraux et les citadins, l'oxygène et le béton Cuisine et marché est un nouveau magazine interesse à vous informer sur tout le Québec.Il est une brèche dans la cité, une échappée dans l\u2019asphalte où poussent quelques vaillants brins d\u2019herbe Pour que nous puissions nous retrouver de mois en mois, sans difficulté et à peu de frais, abonnez-vous! Nous, nous serons fidèles au rendez-vous\tC/T rédactrice en chef Oui! Je m \u2019abonne à CUISINE & MARCHE Nom\t\tPrénom\t Adresse\t\tApp\t Ville, Village\t\tCode postal\t Signature obligatoire\t\tdate\t Je m'abonne pour\t1 an 18$\t\t2 ans 30$\t Âge\tRevenu approximatif\t\t$\t Sexe\tF\tH\tLangue parlee\t Profession Priera de nous retourner ce coupon complete avec votre cheque ou votre mandat postal à l'ordre de CUISINE & MARCHÉ r- \\ Producteurs,\t\u2014 un outil \u201cINDISPENSABLE\u201d pour la mise en marché de vos animaux.316, rue Bridge, Chambre 3 Bur.: (514) 933-2929 Soir: (514) 626-9989 Montréal, Qué.H3K 2C4 Jean-Louis Oagenais.gerant Une équipe dynamique à votre service au MARCHÉ AUX BESTIAUX DE MONTRÉAL (près du pont Victoria) MONTRÉAL, QC 3 Journées d\u2019encan \u2014 LUNDI \u2022 MARDI \u2022 MERCREDI Réception 24 heures par jour Acheteurs et consignataires n'oubliez pas notre vente de septembre de veaux d'embouche le 18 septembre 1987 \u2014 Marché aux bestiaux de Montréal DANIEL PAUL-HUS Encanteur Consignez vos animaux avec l\u2019équipe pour le \"MAXIMUM \\______ ~-' anaaa CAN - OP, AGENT À COMMISSION Bovins du Québec Août 1987\t17 B Q.Où, quand, comment, pourquoi?La nouvelle Agence de vente les règles du jeu Gaétan Bélanger* Quoi qu\u2019on dise, quoi qu\u2019on fasse, rien ne remplacera jamais l\u2019expérience.Aussi, bon nombre de vos interrogations au sujet de la nouvelle Agence ne pourront-elles tomber qu\u2019à l\u2019usage.D\u2019ici là, rien ne vous empêche cependant de vous familiariser avec les diverses variables du nouveau système.Près de cinq ans après la publication officielle du Plan conjoint des producteurs de bovins, la Régie des marchés agricoles du Québec approuvait, le 12 mai dernier, le Règlement sur la vente des bovins du Québec.Cette décision tant attendue vient couronner plusieurs années de travail et d\u2019efforts.Les producteurs et productrices de bovins pourront désormais organiser eux-mêmes la mise en marché de leurs produits.L\u2019Agence de vente des bovins laitiers et des veaux de grain \u2014 qui touche directement plus de 25 000 producteurs \u2014 constitue en fait la première véritable action collective des producteurs de bovins depuis l\u2019adoption du Plan conjoint en 1982.Au total, près de 550 000 bovins laitiers \u2014 vaches, taures et taureaux de réforme de race laitière ou de bou- Coordonnateur de la mise en marché à la Fédération des producteurs de bovins.Rejean Biliette surveille sur son terminal d'ordinateur le déroulement de la toute premiere vente par enchère électronique.cherie ainsi que petits veaux laitiers \u2014 et veaux de grain seront commercialisés chaque année par le biais de cette agence.Cela représente quelque 165 millions de dollars (d\u2019après les chiffres de 1986), soit 60 p.100 des recettes de vente à la ferme de tous les bovins du Québec.C\u2019est la Fédération des producteurs de bovins du Québec qui assurera la direction et la coordination de ce nouveau système, qui modifie en profondeur le réseau actuel de commercialisation et par le fait même les habitudes de vente des producteurs.Moins d\u2019un mois après l\u2019entrée en vigueur du nouveau Règlement de vente, bien des questions peuvent encore rester sans réponse.D'ailleurs, quoi qu\u2019on dise, quoi qu'on fasse, rien ne remplacera jamais l'expérience.Aussi, bon nombre de vos interrogations à ce sujet ne pourront-elles tomber qu\u2019à l'usage.Le texte qui suit tente néanmoins, le plus simplement possible, de situer chacune des variables qui composent ce nouveau système de mise en marché.Vaches de réforme, veaux laitiers, veaux de grain ; base vivante, base carcasse; encan public, enchères électroniques; chacune de ces variables finira bien par trouver sa place.La Fédération veille à tout C'est la Fédération des producteurs de bovins du Québec qui a été mandatée par la Régie des marchés agricoles pour diriger et 18 Bovins du Québec Août 1987 13 coordonner la mise en marché des bovins laitiers et des veaux de grain.Elle fera appel à cette fin à ses agents dûment autorisés.Les animaux visés par l'Agence sont les suivants : \u2014\tles bovins de réforme (vaches, taures et taureaux de race laitière ou de boucherie); \u2014\tles veaux laitiers; \u2014\tles veaux de grain.Les bovins de réforme et les veaux laitiers peuvent être vendus de deux façons: \u2014\tà l'encan public, sur base vivante; ou \u2014\taux enchères électroniques, sur base carcasse dans le cas des bovins de réforme, et sur base vivante dans le cas des veaux laitiers.Quant aux veaux de grain, ils sont £> .OPÉRATION ENCHERE veaux de La Tédération des producteurs de bovins du Québec .O ^>iiya3do-s3a?HOH3N L\u2019Agence de vente Vaches de réforme Veaux de grain Veaux laitiers Vivant Carcasse Encan Enchère électronique LA QUALITE EN PREMIER La tronçonneuse indéniablement la plus puissante et la plus fiable.Faites-en l'achat maintenant.9615, CÔTE DE LIESSE DORVAL (QUEBEC) H9P 1 A3 SACHS MOTORS CORPORATION LTD.A SUBSIDIARY OF FICHTEL & SACHS INDUSTRIES INC TEL (514) 636-9180 TELEX 05-821689 FAX 636-3518 Bovins du Québec Août 1987\t19 vendus uniquement sur base carcasse et classifiés, par voie d\u2019enchères électroniques.Dans le cas d\u2019animaux blessés ou faibles, ou en raison d\u2019autres circonstances particulières, la Fédération pourra autoriser la vente directement à un acheteur, à condition que le paiement du prix de vente s\u2019effectue par l\u2019entremise d\u2019un agent autorisé.Comme le stipule le Plan conjoint, le Règlement ne s'applique pas dans le cas où des bovins laitiers sont vendus pour fins laitières ou de reproduction lors d\u2019un encan de ferme, dans le cadre de transactions entre producteurs ou lors d\u2019encans spécialisés à ces mêmes fins.Les modalités de vente des bovins de réforme 1.Par encan public Les modalités de mise en marché par encan public sont régies par une convention entre la Fédération et l\u2019Association des marchés publics d\u2019animaux vivants du Québec.Le producteur doit livrer ou faire transporter, à ses frais, ses bovins de réforme à l\u2019encan de son choix.À l\u2019arrivée, les animaux sont identifiés et un bon de réception est remis au producteur.La pesée se fait au moment de la vente, sur une balance électronique dotée d\u2019une imprimante ; les animaux sont alors mis à l\u2019enchère et adjugés au plus offrant.Le paiement du prix de vente au producteur se fait par l\u2019entremise d\u2019un agent, qui en déduit les frais de mise en marché et autres montants convenus.Pour chaque vente, un document de contrôle indiquant le poids, le prix, les frais de mise en marché, etc., est remis au producteur et à la Fédération.Le producteur peut recevoir son chèque immédiatement après la vente, ou par la poste dans les jours qui suivent.2.Par enchères électroniques L\u2019autre façon \u2014 nouvelle celle-là \u2014 de vendre ses bovins de réforme à la grandeur du Québec fait appel à un réseau informatique relié par télécommunication : il s\u2019agit des enchères électroniques.Le producteur qui décide de vendre son bétail de cette manière doit l\u2019acheminer, à ses frais, au poste de rassemblement de son choix.À l\u2019arrivée, quelques heures avant la vente, on lui remet un bon d\u2019entrée indiquant le nombre et le numéro d\u2019identification de ses animaux.Les bêtes sont alors pesées, triées et regroupées par lots homogènes (d\u2019un maximum de 20 têtes) selon leur type, leur poids et leur conformation.C\u2019est sur ces lots que s'effectuent les mises.Les informations concernant ces lots sont ensuite entrées dans l\u2019ordinateur central pour former un catalogue de vente.Les acheteurs sont reliés au réseau, à leurs frais, par le truchement d\u2019un terminal.Ayant ainsi accès au catalogue, ils peuvent participer à la vente à l\u2019heure prévue.Les enchères se font selon la méthode décroissante-croissante, c\u2019est-à-dire que le prix de départ, iixé par la Fédération, décroît jusqu\u2019à la première mise reçue par ordinateur, puis remonte.Les acheteurs n\u2019ont taasemw un service ùœùo de 6a@i 1\tJS L|\t¦p\u2019* [El\t m\tmi H\t7\t1\t\t,.\u20223\t,\t V ' ¦\t} .5\t\t: \\ y^l Pour assurer l'avenir de sa ferme Un producteur laitier table sur l\u2019élevage des veaux de grain Robert Dutrisac Dans le rang Rivière sud, à Saint-François-de-Montmagny, s\u2019étend la ferme de Joseph Aimé Blais, dans ce « plat pays » qui borde le Saint-Laurent : une terre particulièrement fertile, mais soumise à un climat rigoureux.Agé de 58 ans, Joseph Aimé Blais a passé toute sa vie sur cette vaste plaine d\u2019où s\u2019est retiré le fleuve il y a de cela des millions d\u2019années.£n 1956, il marchait sur les traces de son père Eugène, agriculteur de la région depuis toujours, en achetant la ferme voisine de la terre paternelle.«Pour 14 500$\u201c, se rappelle-t-il.Une maison \u2014 qu\u2019il habite toujours \u2014, une grange, huit vaches, deux chevaux, deux truies.II faut bien commencer quelque part.Aujourd'hui, l\u2019exploitation agricole, constituée en compagnie, compte près de 80 hectares (192 acres) de terres cultivables et en loue de surcroît 165 hectares (405 acres) quelle ensemence à ses propres fins.En tout temps, cette ferme laitière tire 65 vaches et en possède 85, auxquelles s'ajoutaient lors de notre visite 58 taures laitières et 26 génisses.Sans oublier un contingent de 110 veaux de grain qui sera renouvelé quatre fois par année.La production laitière a ses limites Il y a trois ans, Joseph Aimé Blais se lançait dans la production de veaux de grain.Quatre de ses fils \u2014 sa progéniture compte trois filles et cinq garçons \u2014 avaient manifesté le désir d'embrasser la vocation d'agriculteur.Pour cette raison, il fallait assurer l\u2019expansion de l'entre- 28 Bovins du Québec Août 1987 e prise.M.Blais a opté pour la diversification des activités de la ferme plutôt que de mettre tous ses œufs dans le même panier.- Augmenter notre production de lait aurait demandé de lourds investissements», explique M.Blais.Le bâtiment servant à la traite des vaches était déjà utilisé à pleine capacité.Il aurait fallu aménager adéquatement un autre bâtiment, le remplir d'équipement dispendieux: trayeuses et système de réfrigération.Et cela ne s'arrête pas là : l'achat de quotas aurait représenté un poids financier considérable que l'exploitation agricole aurait eu du mal à supporter.Le bon sens terrien de Joseph Aimé Blais lui indiquait que cette avenue aurait été trop risquée.D'autant plus que l'augmentation de la production laitière a des limites.M.Blais se rappelle du temps où une vache donnait un maximum de 30 hectolitres de lait par année (7 000 Ibs) ; aujourd'hui, une bonne Holstein en fournit 70 hectolitres (16 000 Ibs).Pour conserver le même nombre de têtes et afin de rentabiliser au maximum les installations qu'il possédait déjà, M.Blais a fait l'acquisition de quotas au fil des ans, un choix auquel sont confrontés bon nombre de producteurs laitiers au Québec.La solution: le veau de grain M.Blais décide donc de convertir un des bâtiments inoccupés de sa ferme afin d'y engraisser des veaux de grain.À ce titre, il a bénéficié d'une aide gouvernementale qui correspondait à 50 p.100 des frais encourus, jusqu'à concurrence de 15 000$.Il investit en matériel 35 000 $, et il ne comptabilise pas le travail qu'il a exécuté avec ses fils.«Aujourd'hui,, souligne-t-il, les subventions du gouvernement se limitent à 30 p.100 des frais et les normes sont plus exigeantes.» Coupures obligent ! Les installations et les conditions nécessaires à l\u2019élevage de veaux, M.Blais les décrit en ces termes: un bâtiment bien isolé et bien ventilé, l'accès à une eau potable, un strict contrôle de la température ambiante et du taux d'humidité de fair, qui doit être très bas.- Il faut se rappeler que les veaux sont des bébés, dit-il.Il faut à tout prix éviter les courants d'air, et la température, qui doit se situer à 10 °C, ne doit pas varier de plus de 2 degrés.» La première année, les Blais ont connu leur part de difficultés en amorçant cette nouvelle production dont ils ne maîtrisaient pas toutes les techniques.Pneumonies, affections respiratoires de toutes sortes ont sévi dans le troupeau.Mais depuis, ils ont acquis une solide expertise dans ce type d'élevage et les pépins se font presque inexistants.Joseph Aimé Blais entend amener à maturité près de 400 veaux cette année.Idéalement, il voudrait faire une rotation de son cheptel : vendre chaque semaine six veaux qui ont atteint la maturité, et en acheter le même nombre pour fins d'engraissement.Pour 1 $ la livre, il achète à des producteurs laitiers de la région des veaux âgés de 10 à 12 jours, alors que leur poids s'établit entre 40 et 55 kg (90-120 Ibs).Il les revendra dix-huit semaines plus tard, quand ils auront atteint 225 kg (500 Ibs).Le prix du veau de grain dans la région s'élève à environ 1,47$ la livre sur la base du poids carcasse, soit en moyenne 350 livres par animal.En outre, après avoir contribué pour 27,00 $ à l\u2019assurance stabilisation, l'éleveur recevait de l\u2019ASRA en 1985 un montant de 90,29$ par tête.Du grain à portée de la main Les Blais ont la chance d'avoir accès à des terres fertiles suffisamment étendues pour y cultiver une bonne quantité de céréales.L'an dernier, ils récoltaient 325 tonnes de grain, essentiellement de l'orge, qu'ils entreposent dans trois silos.C'est donc dire qu'ils sont à même d'assouvir l'appétit de leurs bêtes, du moins pour la plus grande partie de leurs besoins.Toutefois, comme le souligne M.Blais, au prix où sont les grains à l'heure actuelle, il n'est pas sûr que cette culture soit vraiment rentable.M.Blais dit préférer pour ses veaux l'orge roulé à tout autre pâture.« L'orge garde à la viande du veau sa blancheur», précise-t-il en ajoutant que les veaux qu'il produit sont tous classés AT ou A-2.À l'heure actuelle, la ferme de Joseph Aimé Blais tire un peu moins de 20 p.100 de ses revenus de la production £> Bovins du Québec Août 1987\t29 £> de veaux de grain.Cette proportion pourrait toutefois s'accroître progressivement bien que le lait demeurera dans un avenir prévisible la production principale de la ferme.M.Blais estime à environ 65 $ le revenu net qu'il tire de chacun des veaux qu'il engraisse.La relève est assurée Récemment, Joseph Aimé Blais fondait avec quatre de ses fils une compagnie où chaque partenaire détient 20 p.100 de la propriété de la ferme.Son but : établir un cadre grâce auquel la relève au sein de la ferme familiale sera assurée.Les nouveaux «associés» se complètent bien : Daniel, l'aîné (âgé de 32 ans), est un spécialiste de la machinerie agricole-, Alain (27 ans), se charge de la vacherie ; Laurent (25 ans) le seconde, et le cadet de 23 ans, Patrice, s'occupe des veaux.Il va sans dire que ces jeunes gens entretiennent certaines visées quant à leur exploitation agricole.«Ils sont quatre et s\u2019ils ont autant d'am bidon q ue j en avais à leur âge, la ferme ne peut que prendre de l'ampleur », de dire M.Blais.Joseph Aimé Blais dispose d'un peu plus de temps maintenant que la ferme est prise en main par ses fils.Depuis quatre ans, il prend une part active dans la défense des droits des producteurs ; on le retrouve président du Comité provincial de mise en marché des veaux lourds.Pendant ce temps, les vaches \u2014 et les veaux \u2014 sont bien gardées.Disponible le 22 octobre À lire dans le prochain numéro de Bovins du Québec ¦\tles principes de base de l'alimentation des bouvillons d'abattage et des veaux de grain ¦\tcomment établir un programme alimentaire équilibré PLUS ¦ prises sur le vif.les réactions des premiers utilisateurs de la nouvelle Agence de vente des bovins Vous pouvez obtenir Bovins du Québec gratuitement en vous abonnant à La Terre de chez nous.Je désire m'abonner à La Terre de chez nous pour: 1 an/1 7 S ?\t2 ans/28 S ?3ans/36SD Il vous suffit d« remplir II coupon 1 il d'y Joindre un chèque ou mandil do posit i l'ordre de: Li Terre dt chu nous 555.boul.Rolsnd Thtrriin Longueuil.|Qué.| J4H3Y9\t/ ADRESSE Ci-|0int la somme de.HHAHDY CHARGEUR 35 DL EXCAVATRICE 8 ST Robuste chargeur 35 DL pour tracteurs de 20 à 40 HP Benne à mise de niveau automatique.Tringlerie de benne de type Industriel Renversement de benne de 40°.Mât et (lèche extra-résistants.Prix de détail suggéré: 3 600 S plus transport, montage et taxes là où ils s'appliquent.Profondeur de creusage de 8' Cylindres de 2'h et 3\" de diamètre.Tiges de piston de IV2\" de diamètre 5\tpivots de r/4\" de diamètre; le reste, 1\".Bâti rigide d'attelage rapide, boulon remplaçable sur dents de benne Prix de détail suggéré: 6\t735 S, comprenant bâti rigide d'attelage rapide, nécessaire de montage et benne de 16\".Nécessaire de pompe auxiliaire moyennant supplément.En plus, transport, montage et taxes là où ils s'appliquent.Les deux unités se montent ou s'enlèvent en quelques minutes, sans outil.Une seule et même cheville bloque l'excavatrice en place: deux chevilles fixent le chargeur.Renseignez-vous auprès du concessionnaire local ou communiquez avec Les Équipements Hardy Inc.100, rue St-Arthur, Portneuf Station (Québec) GOA 2Z0 Tél.(418) 286-6621 HHARDY 30 Bovins du Québec Août 1987 REVUE DE PRESSE REVUE DE PRESSE REVUE DE Guy Paquin l chagrins, mais clic les rend un peu plus, comment dire, en clins à aimer leur prochain.Cette trouvaille n'est pas sans intérêt sur le plan linguistique.On peut en effet induire de cette recherche l'origine d'expressions comme \u2022 passer quelqu'un à la casserole \u2022.Il va de soi que le bœuf peut devenir une arme redoutable contre la dénatalité.Désormais, la population se divisera en deux classes.ceux qui se racontent le dernier épisode du téléroman de la veille, et ceux qui auront mangé de la viande rouge au souper.Les plus lubriques d'entre nous développeront une passion pour le steak tar-tare bien relevé et l'on entendra des jeunes filles réservées dire quelles ne mangent jamais de tournedos avec des inconnus ! EVUE DE PRESSE La viande rouge comme aphrodisiaque! Vous en avez marre de la migraine diplomatique annonciatrice d'une autre nuit de chasteté?Faites-lui un bon T-Bone bien rouge et attendez-vous au pire (ou au mieux, c'est selon).C'est du moins ce qu'écrit notre collègue Jim Romahn dans le Kitchener-Waterloo Record Romahn ne relate pas là une expérience personnelle, mais plutôt une étude faite par la School of Hospitality Management.À en croire les chercheurs, la viande rouge ne rend pas les gens plus agressifs, comme le pensent encore certains esprits Vive le veau, vive le veau libre ! Déjà menacés par le délicat contrôle des coûts de revient, par les maladies infectieuses de leur cheptel, par les fantaisies d'un marché souvent imprévisible, les éleveurs de veau de l'Ontario font maintenant face à un autre problème qui atteindra vraisemblablement le Québec.Il s'agit de la campagne d'opinion menée par les activistes des droits des animaux.Cette campagne vise à alerter l'opinion publique, alléguant que les méthodes modernes d'élevage sont inhumaines, cruelles et dénaturent la vie animale.L'Ontario Farmer rapportait récemment une rencontre entre les membres de la Canadian Agrimarketing Association et Vicki Miller, leader de Ark II, principal mouvement de libération des animaux en Ontario.Devant un public réticent, Mme Miller s'est élevée contre l'usage des drogues et des hormones, l'enfermement des poulets et du bétail et, généralement, contre la ferme-usine.Elle souhaite revoir la ferme d'antan, qui faisait appel principalement au travail hu- main, au lieu de la ferme d'aujourd'hui qui fait un usage intensif de capital et de machinerie.Mme Miller est en passe de devenir le Gandhi du règne animal.Elle verrait d'un bon œil l'abolition de la chasse, la cessation du recours aux animaux dans la recherche médicale et la remise en liberté des poules et des veaux.Mme Miller ne mange pas de viande.(On se demande si elle va jusqu a se priver de lait dans son café.,.) On peut sourire ou grimacer, le mouvement est là pour durer.II regroupe 5 000 partisans actifs au Canada, sans compter les quelque 200 000 membres des Sociétés pour la protection des animaux qui considèrent les vues de Vicki Miller comme parfaitement raisonnables.Les chasseurs de phoques savent, eux, l'effet dévastateur que peut avoir une pareille campagne.Déjà, le Globe and Mail de Toronto, le plus influent journal au pays, a consacré en mai dernier une série d'articles à la question.L'auteur, Susan Delacourt, prévoit que les éleveurs de veaux seront la prochaine cible de Vicki Miller; la stratégie de cette dernière est simple, ex-plique-t-elie, mais terriblement menaçante: amener le consommateur à refuser la viande produite dans des conditions «inhumaines».Comme on le voit, le veau lourd a du plomb dans l'aile ! La salmonellose et les antibiotiques Le Western Livestock Journal du 16 mars dernier rapportait les résultats d'une étude américaine reliant la recrudescence de la salmonellose chez les consommateurs de bœuf à l'usage intensif d'antibiotiques dans l'alimentation des bovins.Cette pratique, on le sait, vise à favoriser la croissance et à prévenir les maladies.Cela aurait un effet indésirable à la longue, provoquant une mutation des bactéries responsables de la salmonellose.Celles-ci deviendraient résistantes aux antibiotiques.Les animaux les plus susceptibles de contaminer les consommateurs seraient les vaches laitières âgées ou malades dont on fait de la viande à hamburger.Comme certains ont l'habitude de ne pas surcuire cette viande et qu'on a longtemps cru quelle était exempte des bactéries qui transmettent la salmonellose, on a sans le vouloir créé les conditions idéales d'une infection.Le gouvernement américain étudie sérieusement la possibilité de bannir l'usage non médical des antibiotiques dans l'alimentation des bovins.Comme d'habitude, une décision à cet effet aux États-Unis risque d'être imitée au Canada.La Gazette de Montréal et l'Ottawa Citizen ont déjà porté la chose à l'attention du grand public.Le débat risque d'être aussi virulent que la bactérie elle-même.Bovins du Québec Août 1987\t31 \u2019 3* ¦q ¦ .?\u2022ft ' ft3T*./\u201c-O Facilité de vêlage = Profit Il y a 20 ans le problème des taureaux charolais était la difficulté du vêlage.LJ Association canadienne charolaise a comme objectif d\u2019éliminer ce problème en créant le programme \u201cC to C\u201d.Vêlage sans aide Résultat du test en 1984: 98.4 °7o des veaux issus du programme sont nés sans assistance.Aujourd'hui, les taureaux charolais sont sélectionnés pour la facilité de vêlage et le gain supérieur.Augmentez vos profits en utilisant des taureaux charolais ! Années d'épreuves \"C to C\" No total de veaux (présentation normale) % complètement sans aide Depuis le début, avec la participation des éleveurs commerciaux, le programme a lesté 7 265 veaux.Charolais le boeuf à son meilleur SECRÉTAIRE : MARTINE GAUTHIER, C.P.87, SAINT-SYLVÈRE, QUE.GO/, UK) ô2 TEL.: (819) 285-2039 "]
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