La terre de chez nous, 24 janvier 1985, Cahier B
[" -, , : ' mmâ Vv.Tfet3.- w' 'i&y-.¦.r.:.\t:,- i-'iiJ 1': 1.ri ^\tLe drainage forestier: est-ce pour bientôt?\u2019iMm Volume 3, numéro 1 24 janvier 1985 E s -,_____ **e?in ¦v ¦\u2022¦ ¦ W \u2022 \u2022 #\u2019-\u202236 ar* çiaf.«\u2022 ar-» 58fc* ¦.trsfiSi ¦ t' \u2022 '1>' ,4jWï>'Sÿi' KM b ^ üSfe» - jsjivMj fVwgjSjJ M fPvW?\t\t ü i jj\tyWWÊ jîl.«t£Ésl\t FORÊT PRIVEE PORC CHAIR DE OEUFS VOLAILLE\tD'INCUBATION CS) PRODUITS DE L'ÉRABLE BETTERAVE SUCRIÈRE MIEL CÉRÉALES\tPISCICULTURE PÈCHES COMMERCIALES m\t\t\u2022\t\t4f\t\tm\t\t«T BOEUF\t\tPOMME DE TERRE\t\tFRUITS ET LÉGUMES\t\tAGNEAUX ET MOUTONS\t\tCHÈVRES SOMMAIRE page La technologie au service de la forêt .3 Cartonnerie de Cabano: maintenant rentable .4 Côte-du-Sud: une longue expérience dans la mise en marché .5 Adapter la machinerie de drainage .6 Les qualités à rechercher pour la machinerie .7 La machinerie disponible actuellement .7 Ontario: le secteur privé produit les plants .8 Évaluer la faisabilité du drainage forestier .9 Produire 300 millions de plants et après?.10 Les 20 ans de Cascades .11 La forêt en Alberta .12 LATERRE'%i».de chez nous Le seul hebdomadaire agricole d\u2019expression française d\u2019Amérique Au service de l\u2019agriculteur québécois depuis plus d\u2019un demi siècle Publié le jeudi de chaque semaine Je désire m\u2019abonner à La Terre de chez nous pour: l an 15 $ f\"!\t2 ans 24.b0 $ ?\t3 ans 31 $?llvinutflt fcrMpMrlfctayM «tfyleMri NOM.MMBfctfcpUtl il'rtofc: UTimfcdNzim 555.ImI.RdMdTIwrrfM Lh|* *mII.(Qai.) J4H3Y9 ADRESSE.CODE POSTAL.Ci-joint la somme de.Signature Exploiter sagement Lentement, les conditions d'une véritable rentabilisation de la production forestière se mettent en place.Après quelques mauvaises années, la machine semble vouloir repartir.Les forestiers prennent de l\u2019expérience dans l'aménagement.La production de plants augmente et tout semble indiquer que les objectifs seront atteints.Cela n\u2019empêche pas cependant qu'on puisse encore se poser des questions sur les étapes qui vont suivre.Les techniques de reboisement sont-elles au point?Le taux de succès du repiquage sera-t-il à la hauteur de nos attentes?Autant de questions auxquelles notre jeune expérience ne permet pas encore de répondre.Dans un autre domaine, il reste encore beaucoup à faire.La simple logique veut cependant que le drainage rapporte des dividendes.Le développement de machineries adaptées et pouvant faire le travail à un coût abordable ne pourra qu'être bénéfique.Il est évidemment possible d'aller au plus pressant et de faire des gains rapides en identifiant les superficies susceptibles de profiter le plus de ces interventions et en mettant sur pied des programmes visant prioritairement ces zones qu\u2019on aura identifiées.Ce devrait être la prochaine étape.Nos visites à Cabano et au Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud montrent des gens dynamiques qui veulent vivre de la ressource forestière.Là encore le temps était à l\u2019optimisme.Voilà qui est de bon augure si on considère que la forêt est la principale ressource de la région et qu'il faut pouvoir en vivre convenablement.En Côte-du-Sud, on aimerait bien recevoir des fonds supplémentaires pour intensifier les travaux d\u2019aménagement car au rythme actuel, on est loin de remplacer les pertes occasionnées par la récolte.Le problème de fond réside dans le retard important que le Québec avait pris depuis nombre d'années.Les investissements à consentir maintenant sont donc beaucoup plus importants que si on y avait procédé progressivement depuis cinquante ans.Le climat plus serein qui s'annonce pour 1985 devrait permettre de progresser dans le bon sens du terme.Une meilleure compréhension de la dynamique forestière entraînée par le choc des points de vue ne peut que favoriser des réorientations salutaires de la politique forestière.LE TREUIL NORSE-KOMBI f /JAGFOR INC.agfor 1495, rue Ste-Anne Plessisville, Qué.G6L 3N4 Tél.: (819) 362-7395 Veuillez me faire parvenir de plus amples renseignements concernant le treuil NORSE-KOMBI Nom________________ Adresse.Ville____ Tél.:_____ le plus vendu en Scandinavie et au Québec 3 modèles: 2500, 3081, 5000 \u2022\tAttache 3 points \u2022\tCommande par P.D.F.\u2022\tMécanisme robuste placé du côté du tracteur \u2022\tOpération facile \u2022\tEmbrayage à disque \u2022\tCâble 10 mm (1/2\") de diamètre \u2022\tPieds ajustables antidérapants \u2022\tBouclier protecteur (optionnel) \u2022\tSatisfaction garantie TCN-a 841 DÉMONSTRATIONS SUR DEMANDE \t\t\t\t in\t\tr\t*\t\u2022 « « WHt- »\t\\\t* \" r -.-«J»\t'\t\t PAGE B2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 JANVIER 1985 I au service de la forêt Au Canada, la forêt a une importance fondamentale tant d\u2019un point de vue écologique qu'économique et culturel.Elle est un facteur d\u2019équilibre climatique, écologique.Elle est un facteur de développement économique car le bois peut servir à de nombreuses fins.La forêt fait aussi partie de notre culture car nous y avons vécu et en avons tiré des biens de consommation.Les loisirs en forêt, chasse, pêche, botanique, camping ou autres gagnent de jour en jour plus d\u2019adeptes.Cependant, notre forêt est menacée comme partout ailleurs dans le monde.Elle est menacée par les agressions de toutes sortes qu\u2019entraîne notre action.Pensons aux pluies acides et autres pollutions, à la surexploitation du bois.Nous avons donc de grandes responsabilités à assumer pour conserver cette ressource tout en continuant à en tirer les bienfaits qui ont contribué à édifier notre mode de vie.Il nous faut donc mettre à contribution la technologie moderne pour solutionner ces problèmes.À cet égard, la foresterie compte sur la sylviculture et l'aménagement de même que sur l'amélioration génétique.Mais ces techniques plus traditionnelles ne seront probablement pas suffisantes en elles-mêmes.Il faut dès lors songer aux biotechnologies pour à moyen terme accélérer l\u2019efficacité de nos interventions.Les cycles de la forêt sont longs, d'autant plus longs qu'elles sont nordiques.On calcule généralement des cycles allant de 60 à 80 ans sans interventions humaines pour accélérer la croissance.L\u2019intérêt de raccourcir ce cycle est donc évident et on s\u2019y est attaqué depuis longtemps.Le recours aux biotechnologies pourrait encore accélérer le processus.Les améliorations génétiques des populations par la sélection, la fertilisation, l\u2019aménagement peuvent déjà entraîner des augmentations de productivité considérables.Le drainage, le choix de l\u2019espèce la mieux adaptée à un site sont les autres aspects les plus évidents de la pratique raisonnée de la foresterie.Les problèmes reliés à l\u2019état sanitaire et aux parasites constituent un autre domaine de préoccupation majeur.L'épidémie de tordeuses des bourgeons de l'épinette qui n'en finit plus et tous les autres parasites de la forêt doivent être pris en compte.Les maladies causent aussi des torts.Dans un cas comme dans l\u2019autre, les forestiers doivent penser prévention.Une meilleure connaissance des processus en cause devrait permettre d\u2019éviter les épidémies plutôt que d'avoir à les combattre.Les sols forestiers constituent un mi-milieu extrêmement complexe où de nombreux microorganismes interagissent.Quelles sont les associations des arbres avec les microorganismes?Ne serait-il pas possible de favoriser des associations bénéfiques à la croissance des arbres?Voilà encore un champ de recherche rêvé où les biotechnologies apporteront à moyen terme une contribution.Le reboisement par graines présente le désavantage d\u2019une connaissance imparfaite de la valeur des arbres mis en terre.En procédant par reproduction végétative on s\u2019assure d'une plus grande rapidité et d\u2019une parfaite similitude avec le plant mère.L'identité génétique est assurée.Le clonage présente nombre d'avantages telle la multiplication à l\u2019infini d\u2019individus identiques; l\u2019amélioration génétique est considérablement accélérée; ce matériel peut être mis en banque facilement et conservé pour utilisation ultérieure; on peut facilement tester un même génotype dans différents milieux et sous différentes conditions; il est facile de produire un grand nombre d\u2019individus identiques.Le principal risque associé au clonage est justement la diminution de la variabilité qui rend une population plus vulnérable.La technique plus sophistiquée de la culture in vitro pourra également apporter des améliorations significatives à la solution des problèmes forestiers.Les techniques sont cependant moins avancées en foresterie qu'en agronomie.Cela se comprend car il reste encore beaucoup à faire au niveau de techniques simples pour améliorer la productivité.Les chercheurs en foresterie doivent cependant se tenir à la pointe des techniques afin de pouvoir les utiliser si le besoin s'en faisait sentir.La concurrence est très forte pour l\u2019utilisation des ressources et un minime avantage pour un pays peut signifier beaucoup pour la compétitivité de leurs industries forestières.Donc, si ces recherches peuvent sembler loin des préoccupations quotidiennes des producteurs forestiers, elles les concernent tout autant que les problèmes d'aménagement.C'est en fait de l\u2019avenir de la forêt et de la place quelle occupera dans l'économie qu'il s'agit de déterminer.L'enjeu est donc de taille, tout autant que les menaces qui la confrontent.R.B.UNE\t\t\tL U T T\tE À\t\tP O\tU R\t\tS U\tV R E \tE\tIM\tS\tE\tM\t\tB\tI\tL\tE ! ÉNERGIE ET RESSOURCES QUÉBEC SOLIDAIRE DES PRODUCTEURS DE BOIS DAIMS LA LUTTE CONTRE LA TORDEUSE DES BOURGEONS DE L'ÉPINETTE LE M.E.R.A INVESTI 300 000 S POUR INVENTORIER L'ÉPIDÉMIE EN FORÊT PRIVÉE AFIN \u2022\tD ÉVALUER LES DOMMAGES CAUSES PAR LA TORDEUSE DANS LES FORÊTS PRIVÉES QUÉBÉCOISES; \u2022\tDE CONNAÎTRE LES ZONES À PROTEGER PAR DES INTERVENTIONS./ LA FC UNE\t\t) R Ê T PRIVÉ FORÊT À\tE P\tD U R O\tQ U T É\tÉ B E C G E R \tE N\tS E M\t\tB I\tL\tE ! Gouvernement du Québec Ministère de l\u2019Énergie et des Ressources Québec Ci U 24 JANVIER 1985, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B3 sbhhh h' .: .mféÊÊî > ' ' lÉlS ^40782 CARTONNERIE DE CABANO Maintenant rentable par Rênald Bourgeois Le bois arrive à la Cartonnerie de Cabano en longueurs de huit pieds ou en copeaux.De plus, on ajoute 25% de carton recyclé.Le contrôle des opérations est automatisé.Papier Cascades (Cabano) a déployé des efforts considérables pour rentabiliser les opérations.Leurs efforts ont été récompensés l\u2019an dernier.'ï^ r; - PPE - «sksss- eÆ/Ut.üàîSSd \u2022i,i ; f litt.La cartonnerie de Cabano vient de vivre sa première année de surplus depuis sa création.C'est dire qu'on ne pouvait choisir un meilleur moment pour taire un rapide bilan de cette experience qui a (ait couler beaucoup d'encre.Cela s'explique par l'originalité de la démarche qui a donné naissance à la cartonnerie.Elle est nee de la volonté populaire de transformer chez elle le bois qu elle y récoltait.En juillet 1966, le feu détruit complètement la scierie locale et prive ainsi la population d'emplois et de débouchés pour la transformation du bois de la région sur place.La compagnie n'entend pas reconstruire, le bois d'un concessionnaire et des producteurs prives est exporté hors de la région.La population se mobilise pour faire cesser cette pratique et exige une usine de transformation.Leurs représentants font de nombreuses démarches pour susciter l'intérêt des promoteurs et des autorités gouvernementales.On procède également à une souscription dans la population.Une étude démontre la rentabilité d'un projet de cartonnerie qui fournirait un débouché pour les feuillus qui sont abondants dans la région.Le projet chemine lentement, trop lentement au goût de la population qui bloque l'exportation du bois en août 1970.La population veut une cartonnerie.On trouve finalement une compagnie intéressée, Papier Cascades inc.à élaborer un projet.En juin 1974, Papier Cascades (Cabano) inc.reçoit son incorporation et les travaux peuvent commencer.Le capital-actions est détenu à 30% par Papier Cascades, 30% par Rexfor, 20% par la population locale et 20% par la Société de déve- loppement industriel.La ville de Cabano s'engage à fournir les infrastructures nécessaires au bon fonctionnement de l'usine.La concrétisation du projet nécessitera des investissements de 12 000 000 $.La machine à papier achetée provenait de Kapuskasing en Ontario, une machine usagée qui fut remontée à Cabano.Elle mesurait 20 pieds de largeur par 350 pieds de longueur et pouvait produire 1 000 pieds à la minute ou 250 tonnes par jour de carton à cannelure pour une capacité annuelle de quelque 85 000 tonnes.Ce carton cannelé est vendu aux fabricants de boites des États-Unis pour 45%, du Canada pour 35% et des autres pays pour 20%.Le carton cannelé est collé entre deux feuilles d'un autre carton.C'est lui qui donne la rigidité à la boite et on l'obtient en utilisant des feuillus durs à 30% et mous (peuplier et tremble) a 70%.On y ajoute également 25% de carton recyclé pour ajouter des fibres longues provenant de résineux et ainsi donner plus de résistance au déchirement.L'usine qui fonctionne à plein rendement 24 heures par jour utilise 300 000 mètres cubes de bois.Ce bois provient à 60% du Syndicat de producteurs de bois du Bas-St-Laurent, à 20% de l'Office des producteurs de bois de la Côte-du-Sud et à 20% de copeaux des scieries locales.Il y a 115 employés dans l'usine.On reçoit principalement du bois de huit pieds.C'est dire que la présence d'une telle usine sur les bords du lac Témiscouata est très importante dans la région.Les revendications de la population ont été profitables.Cependant jusqu\u2019à l'an dernier les faibles prix et un marché déprimé ?PAGE B4 - LA TERRE DE CHEZ IM OU S.24 JANVIER 1985 OFFICE DES PRODUCTEURS DE BOIS DE LA COTE-DU-SUD Une longue expérience dans la mise en marché par Rènald Bourgeois L'Office des producteurs de bois de la Côte-du-Sud gère l'un des plus vieux plans conjoints dans ce secteur.En place depuis 1959, il a couvert toute 'a région dès le début, ce qui a évidemment évité bien des problèmes.Les producteurs s'en sont d'ailleurs satisfaits jusqu'en 1983 alors qu'il fut amendé pour allouer les volumes à mettre en marché en fonction de la demande et des superficies détenues.On s'en souviendra, le débat qui avait entouré ces modifications avait connu quelques rebondissements.Certains producteurs s'étaient opposés à ces changements de sorte que l'assemblée annuelle de 1983 n'avait pu se tenir.Les choses se sont cependant tassées dans les mois qui ont suivi car les quelques opposants n'ont pu trouver d'appui parmi les producteurs.Mais cet episode est vraiment exceptionnel.L'Office n'a pas été present souvent dans les manchettes de toute son histoire.Il se contente d'administrer son plan conjoint au mieux.Il peut donc sembler y avoir peu de dates marquantes et de faits à rapporter outre ces deux dates de 1959 pour la naissance du plan conjoint et de 1983 pour les amendements.On peut ajouter encore 1974, date de la fondation du syndicat pour permettre l'adhésion à la Fédération provinciale et aussi de l'obtention de l'exclusivité de vente pour le bois de pâte.L'Office s'est attaché à remplir le mandat qui lui est confié pour le mieux tout au long des années.Son rôle est très important dans la région car le bois est une ressource de première importance sur le territoire.En effet, selon un dépliant donnant les grandes lignes du plan de mise en valeur qui devrait être publié sous peu.on mentionne que la superficie du territoire est de 1 685 000 acres dont 66% appartiennent a quelque 5 800 propriétaires.Une proportion de 74% du territoire prive est forestière et productive à 95%.On y retrouve 49 000 acres de friches.62 700 acres de coupees complètement.99 000 acres de boises de 15 ans et 98 000 acres dévastées par la tordeuse soit 31% du volume de sapin-epinette.L'inventaire de 1981 donnait 3 649 000 cordes de sapin-épinette, 946 000 d'autres résineux, 1 332 000 de tremble-peuplier et 3 783 000 d'autres feuillus.De cette ressource importante, les producteurs tirent en moyenne annuellement 62 000 cordes de bois de chauffage, 144 000 cordes de bois de pâte, 54 millions de pmp de bois de sciage.Il faut encore ajouter 950 érablières pour 1 540 000 entailles.Environ 30% des 5 800 propriétaires sont des agriculteurs et autant de cols bleus.Les autres sont des cols blancs, des rentiers, etc.La dimension moyenne de la propriété forestière est de 109 acres.63% disent posséder un lot principalement pour produire du bois, 58% seraient intéressés à faire des travaux suite de la page 4 Cartonnerie.n'avaient pas permis de trouver la rentabilité.La direction de l'usine n'a pas ménagé les efforts pour diminuer les coûts de production.L'investissement le plus important et le plus remarquable a été l'installation d'une bouilloire à résidus en 1981.Rexfor a avancé les fonds pour l'implantation de la bouilloire.Ce projet est connu sous le nom d'Énerbois.Ce transfert de l'huile lourde (Cabano) annonce une restructuration financière.Cascades s'est porte acquereur des parts de la Société de développement industriel, portant sa participation dans le capital-action à 50%.Cette transaction était prévue dès les débuts.Deux prêts consentis par Rexfor et la SDI ont été transformés en actions privilégiées.Papier Cascades (Cabano) a fait l'achat de la bouilloire à résidus.Enfin, Papier Cascades a fait une offre d'achat de 13 $ l'action pour les actions détenues par la population.Ces actions valaient 5 $ à leur émission.Les personnes désirant se prévaloir de l\u2019offre pouvaient aussi échanger leurs actions contre des actions de Papier Cascades.La cartonnerie de Cabano vient donc de franchir une étape importante de son histoire.Les profits de 1984, quelque 4 800 000 $, permettront d'effacer la dette accumulée et d'entrevoir l'avenir avec plus d'optimisme.Livraison de bois pour 1983 \u2014 Côte-du-Sud Compagnies Réslneuxfm ) Price (Beaupré) Reed (Limoilou) Domtar(Donnaconna) Kruger (Trois-Rivières) régulier 40618 98 250 3 088 1 1 639 a rabais Fouillus(m ) 7 026 CIP (Trois-Rivières)\t53\t623\t9 225\t Consol (Trois-Rivières) F.F.Soucy (Rivière-du-Loup)\t142\t804\t24 443\t Mohawk (Rivière-du-Loup) Papier Cascades (Cabano)\t4\t483\tt 516\t55 177 \t354\t505\t35 184\t62 203 La provenance de ces bois était la suivante:\t\t\tRêsineux(m )\tFeuillus(m ) Montmagny\t\t\t98 462\t4 663 L'Islet\t\t\tI38 806\t8 564 Kamouraska\t\t\t152 421\t48 976 \t\t\t389 689\t62 203 La valeur totale à l'usine était de: 10 404 800 $ La valeur totale aux producteurs de: 6 962 250\t\t$\t\t Le prix moyen au producteur:\t\t\t16,41 $\t9,12$ Source: Office de producteurs de bois de la Côte-du-Sud.d'aménagement s'ils étaient aidés pour ce faire, 6% sont actionnaires d'un groupement forestier.On voit tout l'intérêt de ces données pour ceux qu'intéresse la mise en valeur de la forêt.Les plans de mise en valeur de la forêt privée visent essentiellement cette cueillette de données pour permettre une meilleure planification de l'exploitation.Dans ce contexte, le rôle de l'Office-des producteurs de bois est de servir d\u2019intermédiaire entre les vendeurs de bois de pulpe et les acheteurs.L'Office négocie des volumes à livrer au cours de l'année avec des acheteurs.Ce sont principalement F.F.Soucy de Rivière-du-Loup, Price de Beaupré, Reed de Québec, la CIP à Trois-Rivières et la Cartonnerie de Cabano pour le feuillu.Dans le même temps, l'Office reçoit les demandes des producteurs et procède au partage des volumes obtenus en fonction des superficies détenues par les propriétaires.Le prix payé est pour du bois au chemin et le bois livré à l'usine est payé livré.L'Office s'occupe donc de planifier les livraisons.Il négocie des faux de transport par secteur avec l'Association des transporteurs.Ceux-ci font ensuite le transport aux usines selon les capacités de réception des usines.Outre ces responsabilités qui concernent toutes les regions du Quebec.par l'intermédiaire des autres syndicats et offices régionaux, l'Office de Côte-du-Sud voit egalement a la coordination des travaux d'aménagement régionaux.Cependant, les montants disponibles sont très faibles si on considère les besoins d'amenagement et de reboisement dans la region.Les budgets pour 1984 étaient de 732 500 $ alors qu'on aurait eu facilement besoin de deux et même trois fois plus.L Office dispose maintenant d'une équipé technique excellente pour la diiection des travaux et les trois groupements forestiers qui couvrent tout le territoire travaillent la main dans la main, il faudrait maintenant pouvoir leur donner du travail et utiliser convenablement leur competence.La tordeuse, on l'a vu plus haut, a cause de serieux dommages aux résineux de la Côte-d*i-Sud comme dans les regions voisines.Si aujourd'hui, on parle encore de récupération, dans peu de temps, il faudra vivre avec des approvisionnements restreints.Pour ce qui est des volumes nus en marché, on peut s'attendre à une certaine stabilité si la tendance des années precedentes se poursuit L'Office des producteurs de bois de la Côte-du-Sud poursuit donc son travail sans tambour ni trompette pour souligner ses réalisations mais avec un souci de repondre aux attentes des producteurs qu'il représente.à un système de chauffage avec des résidus de bois et de l\u2019électricité excédentaire a permis de diminuer les coûts de l\u2019énergie de quelque 50%.Maintenant rentable, la cartonnerie peut entrevoir l\u2019avenir avec un peu plus d\u2019optimisme.L'année 1985 s'annonce bien, mais déjà un concurrent s\u2019annonce pour 1986.Il faudra donc explorer de nouveaux marchés pour écouler la production.En octobre dernier, Papier Cascades Un vrai tracteur fabriqué au Québec I O CO tu -I Z> O X 'LU > O < IX h- Q < (X 04 X > .2 to £ m .™ c/> \u201d> 3\tU (O o O ™ _i .o o * I o \u201d h* 1 04\t> 04\t-\u2014- ?E en co 04 04 §-E 00 e r _ D _¦ .\t(ü O o ¦ MW» \u20181\t\u2022 :\t^ j .* i /*.- lii.*, ¦*-.^'jyii»T' tin!?\"- _'*» *.,m-u.VVni Le drainage forestier Le drainage forestier comme technique sylvicole se situe dans l'approche d'augmentation de la productivité de la forêt.Cette intervention permettrait d'accélérer la croissance de peuplements déjà établis, mais sur des terrains trop humides pour favoriser une croissance optimale, disponibilisant ainsi une quantité accrue de matière ligneuse à moyen terme.Plus précisément, le drainage forestier est une intervention sylvicole très localisée, c'est-à-dire qui se limite aux tourbières boisées.Par l'établissement d'un réseau de fossés, on facilite l'égouttement du sol; l'abaissement de la nappe d'eau qui s'ensuit favorise l'oxygénation du sol et permet aux racines, qui ne sont plus inondées, de se développer plus rapidement et en profondeur.Le but du drainage explique M.f rottier n'est pas de transformer des tourbières en forêt; c'est une intervention qui vise essentiellement à améliorer les conditions de croissance d'une forêt établie sur un site trop humide.\"On tente en fin de compte de ramener le degré d'humidité du sol à un niveau favorable à la croissance des arbres qui s'y trouvent\" precise M.T rottier.Dans cette perspective, certains sites, telles les tourbières où on retrouve peu ou pas d'arbres et dont le sol est pauvre, ne sont pas drainés.Aspects techniques Le reseau de drainage que nous avons visite se compose d'une vingtaine de kilomètres de losses sut une surface de 54 hectares Ces fosses sont creuses par une excavatrice munie d'un godet en forme de \"U\", spécialement conçu pour minimiser l'érosion du sol.Le creusage des fosses n'exige qu'un déboisement d'une quinzaine de pieds de largeur, juste ce qu'il faut pour le passage de l'excavatrice.La pente faible de ces fossés minimise egalement l'érosion des abords des fosses.Ces précautions, en plus de preserver l'environnement immédiat, font qu'aucun nettoyage majeur des fosses ne sera nécessaire avant une vingtaine d\u2019années.Le sol excave est depose en petits tas de chaque côte des fossés; on évite de lepandre afin de ne pas nuire au ruissellement et ainsi faciliter l'égouttement du site.Le creusage des fossés a cependant pour effet d'augmenter la densité des particules en suspension dans l\u2019eau, de l'embrouiller.Dans le but de minimiser les effets de ce remue-ménage sur la qualité de l'eau des cours d'eau dans lesquels les fossés se déversent, on établit des \"bassins de sédimentation\" là où le réseau se deverse dans le cours d'eau principal.Ces bassins ralentissent le débit de l'eau, ce qui permet le dépôt des particules et nettoie l'eau en quelque sorte On annihile ainsi les risques de perturber la faune aquatique selon M.I rottier.Les effets globaux de cette intervention sur le milieu naturel sont plutôt favorables sur les conditions de vie de la faune en général soutient M.I rottier.L'accroissement de la végétation et la création de cours d'eau représentent des acquis importants pour certaines espèces animales selon lui.Cependant, seuls le temps et des recherches approfondies nous permettront de vérifier si effectivement cette activité aura des effets aussi positifs sur l'environnement que ceux escomptés pour la matière ligneuse.24 JANVIER 1985, LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B9 Produire 300 millions de plants et après ?par Daniel Malenfant Voilà plus d'un an, le gouvernement du Québec annonçait son intention de porter à 300 millions le nombre de plants mis en terre annuellement d\u2019ici 1988-89.Ce programme, ambitieux selon certains, réalisable selon d'autres, se veut une réponse concrète à la degradation croissante de la forêt québécoise et aux ruptures de stock anticipées dans les essences résineuses de plusieurs régions du Québec à moyen et long termes.1 e moins qu'on puisse dire, c\u2019est que ce projet en a fait jaser plus d'un.Tout en alimentant la polémique entourant la gestion actuelle et passée de la forêt, il a contribue à stimuler les efforts de definition de propositions concrètes pour la remise en valeur de la forêt québécoise.Une forêt surexploitée L'annee qui vient de s'écouler a fourni plus d'une occasion aux divers intervenants du secteur forestier de faire valoir leurs opinions sur l'état de la forêt: consultations sur l'avenir de la forêt privée, consultations sur la politique forestière en revision, audiences publiques sur le programme d'arrosages contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette.congrès international de foresterie, colloque syndical international sur la forêt et j'en passe.S'il est un point sur lequel les intervenants sont d'accord, c\u2019est la nécessité de réagir à la dégradation de la forêt québécoise.La surexploitation de cette ressource est identifiée par plusieurs comme la cause principale de son appauvrissement.Selon le groupe de travail qui a préparé un rapport de conjoncture sur la recherche et le développement dans le secteur forestier, \"au Québec, dans la zone habitée et aussi dans la zone industrielle, on s'est contenté surtout de planifier et d'exécuter la récolte des bois dans un but de rentabilité économique à plus ou moins court terme, sans trop se soucier de la dégradation des écosystèmes naturels et des systèmes socio-culturels comme de l'aggravation des inégalités sociales.\" La situation exige que l'on prenne des mesures de correction; mais lesquelles?Pour certains, le problème est d'ordre technique: il s'agit de développer des solutions permettant une régénération et une croissance accélérée de la forêt afin de préserver sa fonction économique.Pour d'autres, la question est plus fondamentale: on doit définir une nouvelle éthique forestière axée sur la Dépasser l\u2019argumentation économique \"L'objectif de la politique forestière du Québec est de favoriser le développement de l'industrie forestière par une mise en valeur optimale de la forêt québécoise, dans le respect de l'utilisation harmonieuse du milieu forestier.\" C'est ainsi que le ministère de l'Énergie et des Ressources du Quebec formule l'objectif global de l'État dans le document de consultation sur la politique forestière du Québec.Dans ce contexte, \"le ministère de l'Energie et des Ressources a un rôle spécifique particulièrement important en regard de la forêt, celui d'en assurer la conservation et la gestion en fonction des utilisations industrielles qui peuvent en être faites,\" précise-t-on dans le document.\"Ce faisant, il doit tenir compte des autres utilisations de la forêt mais accorder la priorité à l\u2019utilisation de la matière ligneuse car c'est elle qui procure les revenus essentiels à des milliers de Québécois.C'est dans cette perspective qu'il faut comprendre les préoccupations gouvernementales de remise en valeur de la ressource forestière.\"En effet, la productivité décroissante des territoires forestiers et leur remise en production plus ou moins adéquate créent des conditions insuffisantes actuellement pour satisfaire les besoins prévisibles à moyen terme de la structure industrielle en place.\" Le développement de ces industries s'en trouverait également compromis selon le MER.Convaincus que le Québec peut et doit s\u2019engager dans le développement du secteur industriel forestier, le gouvernement du Québec annonçait donc son vaste programme de reboisement, qui sera l'élément central apparemment de la prochaine politique forestière.Les industries utilisent actuellement surtout des essences résineuses dans leurs opérations.Le programme de reboisement est donc axé principalement sur la régénération avec des plants de ce type (pin gris, epmette blanche et noire, etc.).L'approche consistant à reboiser essentiellement avec des essences industriellement utiles comporte cependant des risques de l'avis de certains.On craint la mise en place de vastes peuplements composés de seulement une ou deux essences; une forêt de ce type serait beaucoup plus vulnérable aux insectes et aux maladies.Une forêt naturelle se compose d'arbres diversifiés en âge et en espèces, donc plus résistante en soi aux fléaux naturels.D'autres critiquent plus radicalement cette façon de faire qui modifie grandement selon eux l'équilibre naturel de la forêt; ils considèrent cette pratique comme une tentative de rendre la forêt compatible avec les utilisations industrielles qu'on entend en faire, sans égards pour le milieu naturel.De plus grands efforts doivent être consentis au reboisement d'essences feuillues devenues rares ou même presque disparues de nos forêts (chêne, merisier, tilleul, etc.).On doit, selon Marcien Roberge, rendre prioritaire le reboisement avec des essences nobles pour redonner vie à nos forêts.Il rappelait que dans certaines régions, même les semenciers sont disparus et une intervention humaine est nécessaire pour pallier au problème.Le secret d'une forêt en santé selon lui c\u2019est qu\u2019elle soit non homogène et diversifiée en âges: une forêt naturelle, quoi! nature plus que l'économie.C'est un débat riche en possibilités qui devrait permettre l\u2019exploitation nécessaire de nouvelles avenues dans notre relation avec la forêt.Une forêt mal exploitée?La nécessité de reboiser artificiellement découle directement de la façon dont la forêt est exploitée présentement au Québec.Une révision des modes d\u2019exploitation actuels s'avère urgente et nécessaire pour le bien-être et la survie de ce milieu.\"Nous avons partout et toujours coupé seulement les d'abord on doit procéder à la récolte des cônes et à leur entreposage, puisque les arbres ne produisent pas de graines tous les ans.On doit veiller à les classifier selon leur provenance pour que les plants soient compatibles avec la zone écologique lors du reboisement; les plants produits avec des semences de l'Abitibi ne sont pas nécessairement les meilleurs pour reboiser en Estrie! Compte tenu des objectifs du MER, il faut également penser rapidement à rétablissement de vergers à graine qui permettront de sélectionner les graines de meilleurs semenciers.¦P -sç '\t.WliBfÉ :\ti >,:dï ¦ Ën arbres payants et les plus payants sans nous préoccuper du sort des arbres résiduels et de la venue d\u2019une nouvelle génération\" constate M.Marcien Roberge du Centre de recherche forestière des Laurentides.\u201cIl faut changer les deux grands systèmes de coupe presque exclusivement utilisés aujourd'hui, soit les coupes par pieds d'arbres (tantôt appelées à diamètre limites, sélectives ou de jardinage) employées dans les peuplements feuillus et mélangés, soit les coupes de tous les arbres sur de grandes superficies (tantôt appelées coupes à blanc, totales ou rases) employées dans les peuplements résineux\" expliquait-il lors d'une conférence en novembre dernier.Cette pratique selon lui est loin d'être favorable à la régénération naturelle de la forêt et exige que l\u2019on investisse par la suite des sommes importantes dans la régénération artificielle.M.Marcel Lortie, de l'Université Laval, abonde dans le même sens: \"(.) ce ne sont pas des programmes comme celui de la plantation annuelle de 300 millions de plants qui corrigent les pratiques courantes.\" Selon lui, on se doit de réviser les modes d'exploitation actuels pour favoriser la régénération naturelle.La réalisation d'économies d\u2019échelle lors de l'exploitation ne constitue qu\u2019un avantage à court terme puisque c'est l\u2019avenir qu\u2019on hypothèque.Reboiser: une opération complexe et coûteuse \"Habitués que nous sommes à récolter une forêt dans laquelle nous n'avons pas eu à investir, nous sommes maintenant surpris de devoir payer pour le coût de la forêt en croissance\" remarquait avec justesse le professeur Lortie lors du Colloque syndical international sur la forêt.La tâche d'assumer une régénération artificielle est plus complexe qu\u2019on ne le pense généralement soulignait-il.Remplacer mère-nature, ce n\u2019est effectivement pas une mince tâche.Tout Les sites qui recevront les plants doivent pour leur part être préparés: on procède généralement à un scarifiage (bouleversement du sol) dans le but de faciliter le reboisement et favoriser la reprise des petits arbres.La production de plants exige également des attentions particulières.Le non-respect de certaines règles fondamentales risque d'entraîner des échecs.Voici des exemples de pratiques inadéquates relevées par le professeur Lortie: \u201cTelle pépinière reçoit 7 millions de semis dont les semences proviennent d'une région écologique différente, (.) les plantations qu\u2019on établit et qu'on établira deviennent des monocultures sur des stations écologiques non encore définies, (.)\".Ce qui lui fait dire \"que sous prétexte d'une comptabilité efficace, on oublie les principes de la science forestière.\" Le transport des plants au lieu de reboisement impose d'autre part certaines contraintes: il doit s'effectuer rapidement pour éviter que les plants ne chauffent et ils doivent préférablement être mis en terre 48 heures après leur extraction.Le développement de la culture de plants en récipient facilitera les conditions de transport en évitant les problèmes de surchauffe occasionnés par l'empilage des ballots de plants à racines nues tout en se manipulant plus aisément.Vient ensuite la plantation.On doit alors veiller à reboiser avec des essences appropriées aux différents sites, respecter la période de plantation (3 à 4 semaines au printemps), manipuler les jeunes pousses avec soin et opérer une mise en terre en observant des règles précises (localisation du plant, disposition des racines, verticalité du plant, etc.).Cette dernière phase exige un travail de qualité; certains critiquent la façon de procéder actuellement puisque, semble-t-il, on rémunère les planteurs en fonction du nombre de plants mis en terre.Cette situation peut avoir des incidences sur la qualité du travail effectué, car on doit ?PAGE B 1 O \u2014 LA ItHHt Ut LHtZ NU U b.Z4 J AN Vit H lit 8b | Les vingt ans de Cascades Cascades inc.a vingt ans.Brève histoire pour une compagnie impliquée dans la fabrication de papiers.Ce seul fait qu\u2019une papetière ait pu naître au milieu de géants fortement implantés dans le domaine est remarquable.Cascades oeuvre dans la fabrication de papier et de pâte moulée fabriquée à partir des rebuts récupérés, de matériaux de construction et de contenants en matière plastique.Elle offre enfin des services de gestion et d'administration aux entreprises qui lui sont associées.Si» \u2019r ¦ ¦ k- v»; >/'V.I - A' 'i >> \u2022 Produire.suite delà page 10 aller vite pour se garantir un salaire acceptable.Les sites artificiellement régénérés exigent de plus un suivi après plantation: on doit assurer le regarni (remplacement des plants qui n'ont pas survécu), éliminer la végétation qui risque de nuire aux jeunes plants et veiller à la protection des arbres contre les maladies et insectes susceptibles de les détruire.C'est alors que l'on peut avoir recours aux insecticides et herbicides dont l'usage comporte des risques pour l'environnement et la santé.\"J'ai l'impression que pour effectuer ces activités, dans des perspectives financières étroites comme c'est habituellement le cas.on justifiera l'usage de produits chimiques par la valeur des investissements déjà faits lors de la plantation\" soulignait M.Lortie.L'efficacité économique comporte alors des risques d'un autre ordre, sociaux et écologiques.Comme on peut le constater, assurer la régénération artificielle de la forêt n'est pas une mince tâche.C\u2019est une suite d'opérations complexes qui pourraient bien être évitées dans l'avenir en adoptant des méthodes de coupe favorables à la régénération naturelle; ce sera une façon plus économique et surtout beaucoup plus sûre d'assurer la survie de la forêt selon M.Roberge.Ce dernier révélait, lors d\u2019une conférence dans le cadre de la semaine des sciences tenue l'automne dernier à l'Université du Québec à Montréal, que le taux de survie des plants sur les plantations publiques n\u2019était pas très élevé dans l\u2019ensemble à venir jusqu\u2019en 1976.Nous aurons l'occasion d\u2019aborder cette question plus à fond sous peu puisque le ministère de l'Énergie et des Ressources doit publier bientôt un document statistique complet sur le reboisement.\"En privilégiant la régénération naturelle, on définit du même coup la place du reboisement: les forêts artificielles deviendraient l\u2019exception à la règle\"; cet extrait du mémoire de la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (CSN) présenté dans le cadre de la consultation sur la politique forestière résume bien l'approche de plusieurs intervenants dans ce dossier.Définir une nouvelle éthique Le reboisement semble nécessaire compte tenu de l\u2019état de la forêt québécoise; ça, la majorité des intervenants le reconnaissent.Mais ce sont les modalités et les objectifs de la régénération qui alimentent les discussions présentes.Certains critiquent l'approche du MER qui serait trop restrictive, limitée à la régénération principalement d'essences utiles pour les industries et non respectueuse des qualités naturelles des écosystèmes.Cette façon de voir serait la cause de la dégradation actuelle du milieu forestier.Ailleurs on réclame des emplois et des usines alors que la forêt semble surutilisée en ce qui a trait à la matière ligneuse.\"Si nous prenons pour acquis que la foresterie doit satisfaire les besoins des populations sans endommager la nature, il va de soi que toutes les richesses de la forêt doivent être utilisées de façon soutenue et harmonieuse\" postulait M.Yvon Dubé lors du Congrès forestier international de l\u2019été dernier.C'est le principe de l'utilisation polyvalente qui doit servir à redéfinir une nouvelle éthique forestière.\"Par nature, la forêt est polyvalente, complexe et riche d'une infinité de vies animales et végétales.C\u2019est ainsi qu\u2019il faut l'aménager, selon sa nature.\u201d \"Le développement qui ne respecte pas les peuples, dans leurs villages, qui ne respecte pas les traditions, les cultures, les modes de vie et les aspirations, qui ne respecte pas les particularismes régionaux, la terre, la géographie et l'environnement, ne fait que ralentir le progrès au nom d'avantages immédiats,\" soutenait M.Dubé.Nous lui empruntons cette citation de Georges Erasmus, ancien président des Dénés (Amérindiens du Nord canadien): ce sont les êtres humains qui sont et qui doivent être l'élément primordial, ou le plus important, dans n'importe quel type de développement acceptable; s'il n\u2019y a pas de développement humain dans un projet ou une entreprise, il n'y a pas de développement, il n\u2019y a que des emplois, du changement, des profits, de l'activité, et le reste.\" Le pionnier de la compagnie est M.Antonio Lemaire un entrepreneur de Drummondville qui faisait la cueillette des ordures ménagères et industrielles.Ses fils, Bernard et Laurent, travaillaient au recyclage du papier, du verre et du fer.En 1957, la décision est prise de transformer le papier en pâte avant de le vendre.Les débuts de la compagnie furent difficiles mais les efforts de Bernard parvinrent à redresser la situation.En 1963, les Lemaire tentèrent de relever le défi de redémarrer une usine à papier fermée depuis plusieurs années.Les premières expériences semblant prometteuses, les Lemaire forment Papier Cascades en 1964 pour gérer l'usine localisée à Kingsey-Falls.Les En 1980, une nouvelle filiale vient s'ajouter Les matériaux Cascades qui fabrique des plaques isolantes utilisées dans la construction des bâtisses à Louiseville.En 1981, c'est Indusfoam Canada inc.qui se spécialise dans la fabrication do feuilles de polyéthylène utilisées comme matière protectrice dans l'emballage des produits fragiles.En 1982, Papier Cascades devient Cascades pour mieux rendre compte de la diversification de la compagnie.Celle-ci s'inscrit à la Bourse.L'injection de nouveaux capitaux permettra la réalisation de nouveaux projets.En 1983, Cascades ajoute à son actif l'usine à papier d'East Angus.T elles sont les principales étapes de l'histoire d'une petite compagnie 4\tU À* -?Vue aérienne des usines de Kingsey-Falls.années suivantes, on travaille d'arrache-pied pour réussir à faire des produits de qualité à des prix compétitifs.Avec les années, on est parvenu à se créer un marché stable.En 1972, commence la diversification.Papier Cascades s'est construit une réputation de bon gestionnaire et a l'intention de saisir les occasions de croissance qui se présenteront.En 1972, il y a association avec la Johns-Manville pour la fabrication de papier à base d'amiante.En 1972, les Lemaire se portent acquéreurs d\u2019une compagnie de fabrication de boites de carton à Victoriaville et investissent dans le projet de cartonnerie de Cabano.En 1977, on construit à Kingsey-Falls une usine de fabrication de papier essuie-fout et de papier hygiénique.En 1979, Papier Cascades accepte du gouvernement provincial un contrat de gestion de Lupel SNA inc.Cette usine du Cap-de-la-Madeleine produit des endos à base d'amiante et de latex et des endos sans amiante pour linoléum.québécoise qui est parvenue à se tailler une place parmi les grands de l'industrie papetière.Nous avons tiré ces.données d'une plaquette publiée récemment et commémorant les vingt ans de Cascades.\"De 25 employés en 1964, Papier Cascades en compte 530 en 1980.Les ventes qui n'étaient encore que de 1 000 000 $ en 1980, atteignaient 9 400 000 $ en 1977 et 20 600 000 $ en 1980.En 1984, les 175 000 000 $ seront atteints\".Que dire de plus, un mot sur les relations de travail qui ont souvent été citées en exemple.\"Le nombre restreint d'employés-cadres peut étonner ou surprendre car seulement quelques hommes-clés supervisent la production et l'administration.Ils doivent par contre savoir bien s'entourer et respecter leurs collaborateurs.Les travailleurs se supervisent eux-mêmes.On comprend alors que ni la direction, ni les employés ne recherchent la syndicalisation.\u201d Voilà donc vingt ans bien remplis.',v\"\" *\u2022' HR 24 JANVIER 1985.LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE B1 1 ¦ La forêt en Alberta Plus de 60% de la superficie de l\u2019Alberta est boisee.Au nord d'Edmon-ton s'étend une forêt boreale mixte constituée principalement d'epinettes et de peupliers.Dans le nord-est.on rencontre de vastes peuplements de pm gris Les contreforts des Rocheuses sont recouverts d'une forêt de grande valeur.Cette forêt sub-alpine ne couvre que 67 000 kilometres carres mais produit plus de 50\".des volumes récoltes en Alberta La forêt nordique couvre quant a elle 260 000 km La forêt albertaine considérée comme productive s'étend sur 21 millions d'hectares, soit 42\" de la superficie productive de la province voisine, la Colombie britannique.Au niveau canadien.I Alberta se situe au quatrième rang en importance avec a peu près la moitié des superficies de I Ontario ou du Quebec Du fait de la presence de sols argileux profonds et fertiles, les forêts nordiques albertaines comptent parmi les plus productives de cette /tone climatique.Elles sont toutefois moins productives que les forêts de la Côte ouest et des zones plus favorisées du point de vue climatique.La croissance moyenne pour les conifères est de quatre metres cubes par annee pour une rotation de 70 ans.Ce qui donne une productivité potentielle de 80 millions de metres cubes.La production reelle est bien en dessous de ce chiffre du fait de la sous-utilisation, des pertes dues aux feux et autres Présentement, on estime les allocations a 14.6 millions de mètres cubes de bois mou et a 13,5 de feuillus, principalement de peuplier Quant a la recolle, elle était de sept millions de m1 constituée par l'essentiel de bois mou servant â la fabrication de pâte à papier kraft, de bois d'oeuvre, de poteaux et de dormants.La valeur de la production est estimee à quelque 500 000 000 S pour environ 5°'.de la valeur de la production manufacturière de la province.On évalue le nombre d'emplois directs créés à 6 500.Le potentiel forestier albertain est sous-exploite actuellement.Maigre cette sous-exploitation, il serait faux de croire que la forêt albertaine comprend encore de vastes etendues sauvages.Elle a ete exploitée de façon plus ou moins erratique au cours des ans et subi divers fléaux tels les leux.Les besoins d'amenagement et de planification de I utilisation se font donc sentir.Les forêts des contreforts des Rocheuses contiennent les sources de toutes les rivières qui drainent les Prairies Pas moins de 85\" de l'eau de la riviere Saskatchewan provient du reservoir forestier des contreforts et sa preservation est essentielle a l'approvisionnement en eau des Prairies.Les citoyens considèrent la forêt comme un lieu de detente et de loisir.Ils I utilisent de plus en plus massivement comme site de vacances.Il y a évidemment aussi la chasse, la pèche et le trappage qui attire de nombreux amateurs.Certaines zones sont utilisées pour le pâturage.Par ailleurs, le sous-sol de l'Alberta recèle des reserves pétrolières et gazières largement exploitées.Les lorèts albertaines sont donc parsemees de champs d extraction.De nombreuses toutes ont ete construites pour y donner accès.Ces travaux facilitent l accès aux ressources forestières et leur production.Des mines ont egalement été établies dans le territoire forestier.Toutes ces infrastructures ont amené la destruction d'une partie de la forêt.L'agriculture gruge également la lorèt.La vente des forêts publiques a des fins d'exploitation agricole est basée sur les avantages sociaux du transfert d'une vocation à l'autre.En 1982, environ 6 000 ha ont etè défrichés afin de faire des pâturages principalement.La complexité des fonctions et des utilisations de l'espace forestier nécessite évidemment l'adoption de politiques d'utilisation des sols.Le principe de base qui guide ces politiques et l'avantage social à tirer de l'utilisation alternative proposée.Il faut que celui-ci dépasse celui tire de la forêt.En ce qui concerne la gestion, le Gouvernement laisse aux utilisateurs des territoires pour une période de vingt ans renouvelable.Ceux-ci ont la responsabilité de récolter a un niveau acceptable le bois de leur concession.Le renouvellement se fait sur 80 ans.Les plans d'exploitation se basent sur un inventaire complet de la ressource sur le territoire.On récolté prioritairement le bois le plus âgé.Ceci permet la regeneration de ces aires et une augmentation du taux de croissance des arbres plus jeunes qui sont laisses sur place.Les utilisateurs doivent reboiser toutes les surfaces recoltees.Annuellement, ils doivent soumettre aux autorités competentes leurs plans BgSeSgfe -vv: : \u2022.'/ .S '.9 .Cl.d'amenagement et de récolte.Celles-ci vérifient s'ils respectent les objectifs prescrits.Le tout est compilé par ordinateur.Sept ans après la coupe, on doit évaluer le succès de la régénération.Si elle est inadéquate, on procède à une nouvelle plantation.Ces quelques éléments tirés de Agriculture and Forestry Bulletin\" donnent quelques points de comparaison pour comprendre l'importance de la forêt en Alberta.Globalement, elle n'est pas surexploitèe, mais le conflit avec les autres utilisations possibles rendent nécessaire une gestion de la ressource.Le service des forêts albertain tente cependant de rationaliser l'exploitation et de favoriser la régénération.Ün évite ainsi les excès toujours possibles.Débusquage des billes au treuil de façon facile et sûre avec le treuil de débusquage Farmi M\t*\t' y f Le treuil de debusquaqc Farnu déplacé les billes de lacbn sure el facile J y S fltu Le treuil de débusquage Farmi est FACILE a monter sur l'attelage en 3 points de tout tracteur de grosseur moyenne Le montage est rapide a l aide de 3 chevilles seulement pour l ailetage en 3 points el d une lermeture a ressort sur le raccord a la PDF a relier Le treuil Farmi est commande pai un cable a compter d une position SURE de chaque cote de la machine Pour de plus amples informations écrivez ou téléphonez à: Entrepôt Léo Dupont Ltée Route 137 St-Dominique, cté Bagot, P.Q.J0H 1L0 Tél.: (514) 773-3250 PAGE B12 - LA TERRE DE CHEZ NOUS.24 JANVIER 1985 "]
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