La terre de chez nous, 13 novembre 1974, mercredi 13 novembre 1974
[" \\ 'J* men W&Ï;'.iSSSS t \u2022'.\u2022; :\u2022\u2022; v-».ffltaaeB».LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE FRANÇAIS D\u2019AMERIQUE ¦numessa Port payé à Québec VOL.XLIV - No 36 Montréal, 13 novembre 1974 ^.t^¥S3lig»3SCa 1 'T* v.SME ¦« \u2022 4.\t\u2022 V ÉNuSr*|l '>ciH r% te*»> SSL-Ï» -, V y te \u2022\u2022- .'\u201c\u20224, \"u*v;^ .«J \u2019 oj mai ï ¦*v / 'Ms® ¦ ¦ ¦ .'¦ ¦ À propos des \"mythes\" du Dr Bertrand Forest.(TCN, 30 oct.page 7) La réaction du directeur général de la Recherche et de l'Enseignement au MAQ, le Dr Bertrand Forest, face à La urn haOOomaaaira agncota français d'Amérlqua Fondé «n 1929 Propriété de l'UPA >19, «www Vlfér.Montréal H2L-2P2, Tél.: MHt«1 DIRCCTCUR: iaan Marc KIWOUAC Composition Uontaga: RNé-M Typa tantca Inc.Imprasston: Ua Prama U*H|r«ptrMMM 19éé Inc.PubH4 h marcradt da chaqua aamalna Abonnamant: » an.93; 3 ana.97; S ana 910.Chéqua ou mandat.Non raaponaabta da l\u2019argant a»ia«« l'agriculture biologique est loin d'être surprenante.elle est plutôt drôle puisqu'il rapporte comme arguments exactement les mêmes que tous ceux qui n\u2019ont justement pas compris ce qu'était ce type d'agriculture.En effet, son texte dénote clairement qu\u2019il voit celte agriculture comme un système rétrograde et ancestral où on abandonne les terres à elles-mêmes.Le rapport de la mission d\u2019étude québécoise sur l'agriculture biologique de France (cette mission était composée à moitié des fonctionnaires du MAQ} nous avait pourtant bien mis en garde de ne pas tomber dans ce panneau.Il était bien dit en effet que pour saisir la partie de ces techniques avancées de production biologique d'avant-garde et même bio-dynamique, il fallait d'abord se libérer l'esprit de tous faux préjugés qui empêchent tant de personne d\u2019admettre des procédés et des principes nouveaux qui sortent du système courant dans lequel on vit.En relisant le texte de M.Forest, on rencontre les mêmes arguments ou réactions affrontées il y a 15 ans en Europe au début de ce nouveau type d'agriculture fondée sur la logique et l\u2019équilibre de la vie.Comme beaucoup l'admettent aujourd'hui, ce sont d\u2019ailleurs ces mêmes Le* responsables de I Éducation et de l'Information dans les Fédérations régionales de l'UPA ont tenu une première réunion à Montréal, récemment.Ils ont alors discuté particulièrement de la réorganisation des structures de base et examiné différentes hypothèses de travail et le programme d'action pour 1974-75.On reconnaît au centre, le directeur du service d'Éducation et d'information de la Confédération, M.Léo Vigneault «t è droite : debout M.Jean-Claude Blanchette, adjoint au directeur et assis, M.Claude Tousignant, agent d'information à la Confédération.Quelques-uns des responsables dans les Fédérations n'avaient pu assister à la réunion par suite des manifestations entreprises pour sensibiliser la population aux difficultés du monde agricole québécois.\tPhoto TCN faux préjugés axés sur un système d'enseignement et de recherche limité à l'utilisation de produits chimiques et aux techniques s'v rattachant, qui ont tant retardé l'évolution de ce type d'agriculture dite biologique qui prend maintenant un essor remarquable en Europe et V.S.A.Quant aux fumisteries possibles vis-à-vis le public concernant certains produits dit naturels, c'est un problème évident au Canada du fait qu'il n'existe à peu près pas de production biologique.C est justement pour cette raison qu'on devra un jour ou l\u2019autre s'ouvrir les horizons afin de bien répondre aux marchés qui se développent.En attendant, espérons que les responsables du MAQ seront logiques avec eux-mêmes en publiant d'abord le compte rendu de la mission d'étude sur l'agriculture biologique avant de rapporter les opinions de ceux qui s'y opposent sans l'avoir nécessairement comprise.Marcel Giguère Technologiste Agricole JERRY INDUSTRIES ( ***»\u2022 \u2022\u2022¦il M 110 Avenu* Lebreti*.Point* Cloiré, Ové.PAGE 2-LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 NOVEMBRE 1974 X* S/« V Editorial Une trêve.Sous l'oeil attentif de la population du Québec, le Conseil général de l'UPA rencontrait jeudi dernier le Conseil des ministres du gouvernement québécois pour en venir à une entente sur deux politiques agricoles susceptibles d'assurer la sécurité du revenu des producteurs agricoles.Ce revenu, on le sait, est sérieusement compromis à chaque fois qu'une perturbation quelconque vient troubler l'équilibre chancelant de l'économie libérale dans laquelle nous vivons.Pour le producteur agricole efficace, la sécurité de son revenu est étroitement rattachée à l'évolution du coût de production de ses produits, coût de production relié à toutes les réalités économiques de son entreprise.Ce coût de production, les agriculteurs le veulent réaliste.Qu'il s'agisse du coût des intrants, de la rémunération du capital, du travail et de la gestion de l'entreprise, le producteur agricole veut à tout prix que chacun de ces critères soit respecté dans la même mesure où il l'est pour tous les autres secteurs de l\u2019économie.Une fois que le coût de production d\u2019un produit est fixé, le producteur agricole du Québec est disposé à faire face au marché.Il est bien évident que le producteur agricole, comme tout véritable chef d'entreprise, doit procéder à des analyses de marché qui sauront tenir compte de toutes les conditions de commercialisation de produits, à partir de réalités aussi cruciales que la capacité réelle de payer du consommateur, du volume de production requis pour l'approvisionnement du marché, des contingences des échanges interprovinciales et souvent internationales, de la présence sur les marchés d'une multitude de succédanés en compétition directe avec les produits agricoles.Le producteur agricole du Québec est aujourd'hui équipé pour faire face à toutes ces exigences d'études et de recherches qui lui permettront d'avoir un comportement de véritable dirigeant d'entreprise.Le producteur agricole est aussi conscient que l'État se doit, dans les cas d'incapacité temporaire du marché à rencontrer les exigences des coûts de production, d'intervenir en vue d'aider la production à passer à travers des difficultés qui risqueraient de compromettre tout un secteur de la production.C'est donc au niveau de l'évaluation et de l'équivalence de la rémunération du travail du producteur agricole, de la reconnaissance de la rémunération pour la gestion de l'entreprise dans la détermination des coûts de production et aussi au niveau du devoir d'intervention de l'État dans des situations aussi catastrophiques que celle de la production du boeuf présentement, que se situait le litige entre les producteurs agricoles et le gouvernement du Québec.Le 10 octobre dernier, à l\u2019occasion d'une assemblée regroupant plusieurs centaines de producteurs agricoles, ceux-ci avaient fait connaître au gouvernement du Québec leur volonté ferme de voir la rémunération horaire pour leur travail atteindre le niveau de celle de l'ouvrier spécialisé au Québec.Ils voulaient, de plus, qu'on leur reconnaisse un droit à la rémunération pour la gestion de l'entreprise dans l'élaboration des coûts de production des produits agricoles.Quant aux conditions anormales du marché de la viande de boeuf, ils exigeaient une intervention immédiate de l\u2019État pour stabiliser de nouveau la commercialisation de ce produit.Certains ont pu croire que ces demandes n'étaient pas voulues par la très grande majorité des producteurs.Les événements qui ont suivi les négociations entre l'État et l'UPA sur les politiques agricoles énoncées plus haut se sont chargés de nous prouver le contraire.La série de manifestations régionales que tous connaissent témoigne d'une solidarité professionnelle peu commune et d'un appui massif des producteurs agricoles à leur association chargée de négocier leurs revendications.De plus, les producteurs agricoles des autres provinces du Canada commencent à faire sentir que la situation faite aux producteurs agricoles du Québec n'est guère différente de la leur, et que les mêmes politiques corrigeraient, chez eux aussi, les conditions économiques défavorables qui prévalent dans plusieurs productions.Devant l'attitude positive prise par le Cabinet provincial le 7 novembre dernier, c'est-à-dire, l'accord de principe accordé pour ce qui est de la rémunération du travail du producteur et de la gestion de l'entreprise tout autant que de la disposition d'un budget spécial de $15 millions pour aider la production du boeuf, l'UPA croit que les producteurs agricoles se doivent de suspendre leurs manifestations et travailler à la réalisation pratique des politiques acceptées.L'UPA croit fermement que tous ont reconnu l'esprit de solidarité qui anime le monde agricole au Québec et qu'à compter de tout de suite, il y a lieu et possibilité de mettre en place les mécanismes dè commercialisation des produits agricoles qui sauront taire respecter les droits des producteurs.Il est bien évident que les engagements de l'État sont d'importance.N'est-il pas de son devoir, cependant, de voir à ce que tous les secteurs de l'économie opèrent dans le respect des droits et devoirs des uns envers les autres?Il est du devoir de l'État de surveiller et d'établir les contrôles qui assurent, dans un régime de libéralisme économique, le juste équilibre des forces en présence.Les producteurs agricoles du Québec sont aux aguets.Les décevoir équivaudrait à provoquer chez eux des réactions dont on aurait moins raison d'être fier.Leurs droits sont clairs et leurs devoirs aussi.S'ils acceptent d'honorer ceux-ci, il n'y a aucune raison pour qu'on se refuse à respecter ceux-là.C'est une trêve qui durera le temps où tous prendront vraiment en main toutes leurs responsabilités.Jean-Marc KIROUAC Bases de la rétribution du travail agricole: REVENU GLOBAL ou SALAIRE HORAIRE?1.Bases de comparaison erronnées Jusqu\u2019ici, la comparaison entre les revenus des travailleurs non agricoles et ceux des producteurs agricoles s\u2019est faite sur du global: d\u2019un côté, le salaire annuel moyen des travailleurs des secteurs industriel ou commercial, de l\u2019autre, le revenu agricole familial (RAF) par exploitation agricole, RAF qui comprend à la fois les salaires de tous les membres de la famille et le revenu de placement de l\u2019actif net de l\u2019entreprise.Dans les secteurs non agricoles les salaires annuels sont basés sur un nombre d'heures de présence au travail ne dépassant pas 2,000 heures (50 semaines de 40 heures).Dans le secteur agricole, le nombre d\u2019heures de travail par exploitation varie selon le type de production, la grosseur de l\u2019entreprise et le degré de mécanisation des opérations.Pour fins de comparaison, voyons les exigences minimales en travail d'une exploitation laitière de 40 vaches (foin et pâturage), à exploitant unique aidé des membres de sa famille: il faut environ 4,800 heures de travail réparties à peu près comme suit: 77% pour les soins aux animaux, 11% pour les cultures, 12% pour les autres travaux, y compris la gestion.Ces 4.800 heures ne sont pas des heures de présence au * travail, mais des heures de travail ef- fcctif.Le travail fourni équivaut donc à 2.5 fois le travail d\u2019un travailleur non agricole.La comparaison entre le revenu par travailleur non agricole et le revenu par exploitation agricole est donc doublement fautive: a)\tle nombre d\u2019heures de travail par année est, par exploitation agricole, très supérieur au nombre d\u2019heures de travail par travailleur non agricole; b)\tde plus, on compare le revenu du travail d\u2019un travailleur non agricole au RAF, c\u2019est-à-dire aux revenus de placement (sur l\u2019actif net de l\u2019entreprise agricole), additionnés au salaire global gagné par tous les membres de la famille qui ont fourni une part du travail total.2.Exigences du travail agricole Le travail agricole est assez exigeant au point de vue qualifications, à cause de la grande diversité et de la complexité des tâches à accomplir par chaque travailleur, vu le manque d\u2019ampleur des entreprises, même de celles considérées comme \u201cd\u2019avenir\u201d, ce qui empêche la spécialisation poussée que l\u2019on trouve dans le secteur industriel.De plus, le travail agricole est à la fois saisonnier et soumis à des pointes de travail et à des creux, contraintes que le travailleur agricole doit être prêt à accepter.(Cette partie variable du travail agricole pourrait, en ce qui regarde l\u2019exemple de la ferme de 40 vaches, cité précédemment, affecter environ 50% du travail total, soit 2,400 heures, l\u2019autre 50% étant bien réparti tout le long de l\u2019année).Le revenu nécessaire à la famille ne doit pas être l'élément déterminant pour fixer le revenu horaire: ce sont plutôt les exigences particulières du métier, comparées à celles des autres occupations manuelles à caractère technique, qui devraient servir de guides.Ces grosses exploitations agricoles sont aussi très exigeantes au point de vue capacité de gestion.Les heures consacrées à la direction de l\u2019entreprise devraient en toute justice, être rémunérées à \u201ctemps double\u201d.Quant au revenu minimum familial, ceux qui s\u2019occupent de calculs de gestion, ou ceux qui se mêlent de fixer les prix des produits agricoles (comme le lait), sont trop portés: 1) à fixer trop bas ce revenu minimum.2 à inclure, dans ce revenu minimum: a) les salaires de tous les membres de la famille qui ont travaillé sur la ferme, tant celui de l'exploitant que ceux de tous les autres membres, qui ont souvent apporté, ensemble, autant d\u2019heures de travail que l\u2019exploitant lui-même; b) l\u2019intérêt calculé sur l\u2019actif net.Et lorsque cette somme de salaires et de revenus de placements vient à former un montant tant soit peu supérieur au revenu minimum nécessaire à la survie, \u201con\u201d s\u2019extasie sur les hauts revenus agricoles.Aucun travailleur industriel n\u2019accepterait que l\u2019entreprise qui l\u2019emploie tienne compte des salaires gagnés par sa femme ou ses enfants, ou de ses revenus de placement, pour \u201cgeler\u201d son propre salaire à un niveau inférieur, incompatible avec les exigences techniques et les difficultés du travail fourni.De plus, s\u2019il fait des heures supplémentaires, il tient à en être payé, et plus cher que pour les heures régulières.Il faut donc, pour être en mesure de rendre justice à l\u2019exploitant agricole, baser les comparaisons sur le salaire horaire, et non sur le revenu global annuel RAF.Ce RAF pourra, toutefois, être utilisé pour certains calculs financiers, comme la détermination de la capacité de remboursement d\u2019un emprunt.Maurice Roy, département d\u2019économie rurale FS A A, Université Laval.13 NOVEMBRE 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 Dw DH MINISTÈRE DES TERRES ^ET PAR LE SERVICE DE L\u2019INFORMATION , reproduction autorisée en donnant crédit FORÊTS L\u2019érablière de Ouimet est au service des producteurs acéricoles de l\u2019Est du \u201c \" QUÉBEC \u2014 C\u2019est un secret de polichinelle que depuis quelques années, un grand nombre de propriétaires d'érablières ont abandonné la production de sucre et de sirop d\u2019érable, au Québec.\"Maln-d\u2019oeuvre rare et dispendieuse\", \"mauvaise saison et difficultés de mise en marché\", peut-on lire dans les nombreux rapports qui tentent d'expliquer ce désintéressement de la production acéri-cole qui venait tout juste de délaisser le folklore pour s'engager dans l\u2019industrie.Plusieurs cultivateurs qui, il y a quelques années encore, tiraient un revenu intéressant de leur érablière à chaque printemps, ont môme préféré couper leurs érables et vendre le bois au plus offrant.U aucrarfa aat Mtla au baa do l\u2019érabllèra da Ouimet.& & Même dans les régions productives et réputées de la Beauce et des Bois-Francs, cette tendance a été remarquée.Dans les réglons plus froides et moins propices à l'exploitation d'une érablière, les abandons ont été encore plus nombreux.Ce fut précisément le cas de plusieurs producteurs de l'Est du Québec, cette région située aux limites de l\u2019aire climatique de l'érablière.C\u2019est un peu ce qui a décidé les autorités du ministère des Terres et Forêts à prendre en mains, en 1971, l'érablière de Ouimet, non loin de Rimouski, et à en faire une érablière de démonstration à l'intention des producteurs du territoire.\"Nous avons pensé que l\u2019érablière de Ouimet pourrait devenir une véritable bouée de sauvetage pour les quelque 300 producteurs de la région.En la dotant d'un équipement moderne et en appliquant les toutes dernières méthodes de récolte, nous voulions donner cette érablière en exemple et ainsi inviter les producteurs à continuer l'exploitation de leur érablière\" nous dit un ingénieur forestier du ministère qui a travaillé sur le projet.OUIMET Très facile d'accès, l\u2019érablière de Ouimet est située dans la municipalité de Les Hauteurs, à environ 35 milles au sud de Rimouski.L'érablière a été exploitée pendant plusieurs années par M.Arthur Michaud, de Les Hauteurs.Les arbres sont assez sains et on note une bonne distribution de classes d'âge.On y pratique près de 1,600 entailles annuellement.La sucrerie a été construite à l\u2019été 1972 dans le bas de l\u2019érablière.Recouverte d'une imitation de bois rond, elle jette un coup d'oeil remarquable.Ejle comprend une vaste salle d\u2019évaporation, une remise à bois ainsi qu'une salle de conférence où on retrouve une cuisi-nette.À l'arrière, un autre bâtiment contient trois immenses réservoirs à sève où viennent aboutir les systèmes de collecte avec des tubes.À sa première année d'opération, au printemps 1973, deux systèmes de collecte d\u2019eau d\u2019érable ont été comparés: le système conventionnel avec seaux, et le système de tubulure par gravité.Les seaux ont été employés pour 650 entailles.Chaque entaille a donné 1.80 gallon de sève.Quant au système de tubes, il reliait directement 935 entailles à la cabane de réception.Cette méthode a donné une moyenne de 1.85 gallon de sève par entaille.Au cours de cette première expérience, l\u2019érablière a produit 1,322 livres de sirop, soit .84 livre par entaille.Cependant, n'eut été de difficultés d'installation et de quelques mésaventures, la production aurait été beaucoup plus forte.En dépit d'une publicité presqu'inexis-tante, une centaine de personnes, pour la plupart des propriétaires d\u2019érablières intéressés à connaître les nouvelles techniques, ont visité l'érablière de démonstration, ce printemps-là.Les premiers pas étaient faits.LE VACUUM Au printemps 1974, un système de tubulure sous vacuum fut ajouté aux deux autres.Une pompe à vide actionnée par un moteur à gazoline de huit chevaux-vapeur servait de base à l\u2019équipement.Le système, composé d\u2019une maître-ligne de 1,360 pieds de longueur dont 272 pieds d\u2019un pouce de diamètre, fut branché à 528 entailles.On abaissa à 408 le nombre d'entailles reliées au système de tubes par gravité.Le système conventionnel fut utilisé pour 422 entailles situées dans divers secteurs non accessibles par tubulure.Encore là, on rencontra des difficultés d'organisation au tout début du printemps.Il fallut consacrer presqu'une semaine à déneiger la maître-ligne qu\u2019un arbre mort avait fait tomber au cours de l'hiver.On dut aussi remédier à des difficultés d'installation.Si bien que la période de récolte ne dura qu\u2019une dizaine de jours, du 19 au 29 avril.A l'issue de la saison, la comparaison des rendements des trois systèmes fut très intéressante.Les 422 entailles avec seaux donnèrent 321 gallons de sève soit .76 gallon l\u2019unité.Les 408 entailles du système de collecte par gravité fournirent 315 gallons d'eau d'érable pour une moyenne de .77 gallon l'entaille.Enfin, les 528 entailles du système de collecte sous vide, permirent la récolte de 733 gallons de sève, soit 1.4 gallon l\u2019entaille.Cette méthode donnait donc des rendements de 94% supérieurs aux deux autres systèmes.Environ 120 personnes visitèrent l\u2019érablière au cours du printemps.En plus de recevoir bon nombre de producteurs, l'exploitation fut visitée par les étudiants en techniques forestières du CEGEP de Rimouski.IMPORTANTS TRAVAUX Cet automne, d'importants travaux de sylviculture ont été effectués dans l\u2019érablière.Selon une prescription des spécialistes en acériculture du service de l'Aide à la Forêt privée, une équipe de forestiers a enlevé les essences secondaires et pratiqué des éclaircies à certains endroits.Tous les conifères, sauf ceux qui servent de brise-vent, en bordure ouest, furent éliminés.Il en fut de même des cerisiers et des érables de Pensylva-nie, des bouleaux blancs et des arbres morts.On a aussi refixé la tubulure principale.À brève échéance, ces travaux devraient donner des résultats bénéfiques.Pour cette érablière, située à la limite de l\u2019aire climatique des forêts d\u2019érables, c\u2019est un bon départ.En plus de fournir aux producteurs de la région un exemple des meilleures méthodes de culture et d'exploitation, l'érablière de Ouimet s'est donné d\u2019autres missions.Elle veut, en quelque sorte, devenir une école de formation à l\u2019intention des conseillers forestiers de la région appelés à visiter et guider les producteurs de sucre du territoire.Elle servira également à étudier les avantages et les inconvénients de l\u2019exploitation d'une érablière par l'État.Enfin, elle pourra offrir au service de la Recherche du ministère ainsi qu'à d'autres organismes de recherche la possibilité d'effectuer des expériences reliées à l\u2019acériculture dans le Bas-St-Laurent.Les résultats obtenus par la collecte de sève sous vide laissent croire aux responsables de l'érablière que ce système, même s\u2019il est passablement coûteux d\u2019installation pourrait s\u2019avérer une véritable planche de salut pour les producteurs du Bas-du-Fleuve.Ils ne sont pas les seuls à penser ainsi.Une des plus hautes autorités en la matière, M.Denis Désilets, ingénieur et professeur au département de Génie rural de l'Université Laval, disait récemment de ce système: \"Les travaux de recherche sur la collecte sous vide de la sève d'érable ont porté fruits.Le système tel que proposé permet à un homme d'opérer une érablière de 3,000 entailles avec des rendements accrus de 100% L'équipement est de plus en plus fiable et, au fur et à mesure que les compagnies manufacturières s'intéresseront au sujet, la qualité des services deviendra meilleure\".PAGE4-LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 NOVEMBRE 1974 Du nouveau en matière de législation forestière Dans une allocution qu'il prononçait récemment devant les membres de la \u201cNational Hardwood Lumber Association\", réunis en congrès à Montréal, le ministre des Terres et Forêts, monsieur Kevin Drummond, a révélé que d'importantes\u2019 mesures législatives viendront très prochainement préciser le cadre d\u2019intervention du gouvernement pour la mise en application d\u2019une \"Politique forestière\" qui consistera à moderniser et à rationaliser les relations entre l'État et les divers utilisateurs*de la forêt.Précisant l\u2019importance de la prise en charge par l'État de la gestion des forêts publiques et des politiques d\u2019aménagement des forêts privées pour disposer des bois des forêts du Québec, conformément aux besoins des industries, le ministre Drummond a affirmé que le gouvernement doit élargir le cadre de sa législation forestière pour tenir compte de l'évolution survenue dans le secteur forestier depuis quelques années.Le ministre a notamment souligné que l'accroissement de la demande de matière ligneuse, l\u2019éloignement et la diversité des sources d\u2019approvisionnement et l'implantation Industrielle à un rythme accéléré sont autant de facteurs qui militent en faveur de moyens législatifs efficaces en ce qui a trait à l\u2019allocation et à l'utilisation de la matière ligneuse.Faisant état que la \"Loi modifiant la Loi des Terres et Forêts (bill 27)\", déjà déposée en première lecture à l'Assemblée nationale, précise, entre autres, les modalités pour abolir les concessions forestières, le ministre Drummond a mentionné que son ministère pourra, dorénavant, grâce à cette loi, contrôler l\u2019implantation, le fonctionnement et le développement des usines utilisant le bois non ou partiellement ouvré comme matière première, compte tenu des disponibilités en bois des secteurs publics et privés des forêts québécoises.En ce qui a trait à l'aménagement des forêts privées, le ministre Drummond a révélé que la \"Loi du crédit forestier\" dont la présentation est prévue pour la Session parlementaire d'automne, devrait permettre de réaliser la création d'unités de production rentables, notamment par des agrandissements et des consolidations de terrains, tout en assurant le maintien des conditions de productivité optimales des peuplements forestiers.Invitation est faite aux propriétaires de EEti boisés privés à participer à notre chronique \"FORÊT.en parler\" en exposant les problèmes qu'ils rencontrent dans la mise en valeur de leur boisé.Les lettres doivent être adressées à Guy Baillar- geon, service de l'Information, ministère des Terres et Forêts, 200 Ste-Foy, Québec.» B$D La Conférence mondiale sur l\u2019alimentation qui se tient actuellement à Rome a permis aux pays riches et aux pays pauvres de se confronter.Elle a par ailleurs permis au Canada de revenir au niveau d\u2019aide aux pays dans le besoin qu\u2019il assumait au début de la présente décennie.Le Canada, de même que la plupart des pays producteurs, avait réduit de moitié son aide en nourriture, il y a quelques années.Par la voix du ministre des Affaires extérieures, M.Allan MacEachen, le Canada a annoncé à Rome qu\u2019il livrera aux pays dans le besoin un million de tonnes de céréales par année durant les trois prochaines années.Ottawa ne fait donc que revenir au niveau d\u2019aide antérieur, avec cette différence que cette aide ne sera plus évaluée en argent, mais en espèces.Le Canada livrera trois millions de tonnes de céréales en trois ans.C\u2019est dire qu\u2019il comblera à lui seul, le dixième de l\u2019objectif fixé par le secrétariat de la Conférence mondiale pour cette période.Et ce, quelles que puissent être les fluctuations du coût de la tonne susceptibles d\u2019intervenir entre-temps.Les céréales destinées aux programmes d\u2019aide coûtent présentement entre $250 et $275 la tonne.En plus de céder des céréales en pur don, le Canada s\u2019engage à défrayer le coût de leur transport.Le Canada ajoute enfin $50 millions aux $638 millions déjà affectés à des programmes de développement agricole dans les Avis important aux producteurs de soya Modification aux dates de livraison annoncées par la Compagnie Agrabec QUÉBEC \u2014 Les producteurs de fèves soya qui désirent vendre leur production à la compagnie Agrabec devront effecteur leurs livraisons du 25 novembre au 13 décembre 1974 inclusivement et non pas au début de janvier 1975 ainsi qu\u2019ils en avaient été précédemment avisés.Ces modifications, qui font suite à l\u2019expropriation de la Compagnie des locaux qu\u2019elle occupe actuellement à Montréal à proximité du tracé de l\u2019autoroute Est-Ouest, favoriseront en contrepartie l\u2019accélération des préliminaires de la réimplantation de ses installations à Varennes.En commentant ces changements, des représentants du ministère de l\u2019Agriculture et de la Compagnie Agrabec soulignent que les autres termes de l\u2019entente déjà annoncée à ce sujet ne changeront pas.' Ainsi, la Compagnie Agrabec s\u2019engage toujours à acheter toute la récolte de soya produite au Québec en 1974.Rappelons toutefois que les livraisons auront lieu de 9 heures a.m.à 4 heures p.m.durant les deux semaines prévues à cet effet et que les agriculteurs devront envoyer leurs fèves en vrac seulement à l\u2019adresse actuelle de la Compagnie: 2210 est, rue Notre-Dame, Montréal.On précise par ailleurs au ministère que la seule pesée officielle des livraisons sera celle de la Compagnie Agrabec.Brevets d'invention Marques de Commerce Marion Robic & Robic ci-devant Marion & Marion 2100, rue Drummond Montréal 107 \u2014288-2152 pays sous-alimentés.L\u2019ensemble des délégations à Rome a bien accueilli le programme de M.MacEachen.Le Pape a même félicité le Canada de son geste.Le géant américain, par la voix de l\u2019important New York Times, se demande s^le geste d\u2019Ottawa n\u2019a pas pour but de stimuler l\u2019initiative d\u2019autres pays riches.Quoiqu\u2019il en soit Washington refuse, pour le moment, de faire C\u2019est mardi matin, le 19 novembre, que débutera le 50e congrès général de l\u2019Union des producteurs agricoles.En matinée, on procédera aux postes administratifs habituels: rapports d\u2019activités, rapport financier.A 2 h.p.m., discours du président Paul Couture, après quoi on fera une présentation des plaquettes rédigées spécialement pôur le 50e anniversaire., En fin d\u2019après-midi et en soirée du 19 se tiendront les études en ateliers qui se poursuivront tout au long de la matinée du 20, les plénières occuperont l\u2019après-midi.Jeudi le 21, la plénière reprendra en matinée et à 10h.30 on a réservé du temps pour une rencontre du ministre de l\u2019Agriculture, Normand Toupin.En après-midi, continuation de l\u2019étude en plénière.En soirée, à partir de 6h.réception officielle pour le 50e anniversaire de l\u2019U P A, une soirée récréative occupera la soirée.Vendredi le 22 novembre, le congrès se poursuivra jusqu\u2019à 2 h.p.m., on procédera alors aux élections des dirigeants et à l\u2019adoption des résolutions.Des prix pour les agriculteurs.Il va sans dire que le thème du congrès est principalement centré sur la question du revenu de l\u2019agriculteur et que l\u2019on abordera aussi les implications .des événements qui ont marqué l\u2019octobre agricole.Comme à l\u2019accoutumée, les ateliers de travail se partageront les postes suivants: syndicalisme et enseignement agricole; aménagement; coûts et revenus en agriculture et mise en marché.part de ses intentions.On craint de faire augmenter le prix des céréales, en dévoilant les intentions.Crise alimentaire mondiale Devant la famine qui sévit ou qui menace en plusieurs points du globe et la crise alimentaire qui a surgi dans maints pays développés, le secrétaire général des Nations-Unies, M.Kurt Waldheim a déclaré que cette situatiog est imputable au manque de clairvoyance des gouvernements et des organisations internationales.L\u2019ONU avait crié les signes d\u2019alarme, mais peu ont écouté.Le secrétaire-général dit que ce n\u2019est pas uniquement une question agricole: \u201cIl faut faire face aux problèmes des conditions de vie rurale, de transport et d\u2019éducation dans les pays sous-déve-.lopjvés.\u2019\u2019 A l\u2019Union des producteurs agricoles, on se réjouit du geste du Canada.Comme le signalait, M.François Côté, économiste: \u201cMême si trois millions de tonnes de céréales ne représentent que très peu dans le tonneau sans fond que sont les pays dans le besoin, ce geste nous permettra de produire davantage à la mesure de nos capacités.On reproche facilement aux producteurs de contingenter leur production, alors qu\u2019ils ne demanderaient pas mieux que de produire au maximum, si la collectivité assumait le coût de l\u2019aide aux pays pauvres.Il n\u2019appartient pas aux seuls producteurs agricoles de porter le poids de cette aide.\u2019\u2019 L\u2019UNION DES PRODUCTEURS AGRICOLES CONGRÈS GÉNÉRAL ANNUEL Avis est par les présentes donné que le 50e Congrès Général Annuel de l'Union des producteurs agricoles aura lieu à l'Hôtel Hilton, à Québec, les 19, 20, 21 et 22 novembre 1974.L'inscription des délégués se fera à 9 hres a.m., le 19 novembre et la première séance de travail débutera à 10 hres a.m., le même jour.Avis est également donné par les présentes que le comité de mise en nomination des officiers généraux de l'UPA se réunira le jeudi, 21 novembre, à compter de 5 hres de l'après-midi, sur les lieux du Congrès.Jean-Marc KIROUAC secrétaire-général Les scies à chaîne #|onsereds reconnues dans le monde entier pour leur grande rapidité et leur extrême endurance.Les modèles 36, 52, 621, 80 et 111 Cinq modèles i compter de $129.95 /usqu'i $400.00 CHAÎNE SÛRES, EFFICACES ET FIABLES DE DIMENSIONS RÉDUITES.\u2022 Protecteur de sécurité exclusif à la main avant, e Le huilage de la chaîne est automatique et réglable.e Poignées avant et arrière totalement isolées contre les vibrations.e Silencieux \u2014 Non bruyant.Bons territoires diaponlbee pour dépositaires actifs en plein sur leviez I 9BB1 Barra Timber King Speed Tip avec net rotatif Des mini-scies aux scies professionnelles.avec une barre Timber King Speod Tip avoc no/ a pignon, vous pourrez augmenter de 25V parfois, leur puissance de coupe.Le pignon Speed Tip soulevé les dents et les maillons latéraux de la chaîne au moment ou celled contourne le nez de la barre, réduisant ainsi la frktion.augmentant la vitesse et le rendement.(L\u2019accroissement du puissance du sciaoe peut atteindre 25%.I Le nez à pignon est lacilo a remplacer et permet démonter sur la morne barro dos pignons de pas ditléronts.En plein sur le nez! Avec uno Timber King Speed Tip, vous des sûr de gagner) ^ WINDSOR ) C.P.550 \u2014 75 rue Princesse CORPORATION LTD.-LIEE 13 NOVEMBRE 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 6 ! tUÉBI QUEBEC au service de L AGRICULTEUR MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE | \tRÉDIGÉ EN COLLABORATION chef de la rédaction: BENOIT ROY directeur de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit En lin parti» de la Semaine du cultivateur Productions animales et ensilages QUÉBEC \u2014 La première partie de la Semaine du cultivateur, s\u2019ouvrira à Saint-Hyacinthe, le 19 novembre prochain.Journée de* dames La journée des dames de cette année abordera deux thèmes reliés à la vie de la femme à la ferme.En effet, on y traitera des affaires au niveau de la famille et de la décoration et de l\u2019aménagement de la maison.Prévention des maladies animales Une demi-journée est consacrée à la prévention des maladies animales.Tout d\u2019abord, le Dr Raymond Ethier, vétérinaire du bureau de Saint-Hyacinthe, parlera de l\u2019origine et du contrôle des parasites internes chez les bovins.Puis, le Dr André Cécyre, de l\u2019École de médecine vétérinaire, tentera de montrer comment prévenir l\u2019acétonie, la fièvre du lait et d\u2019autres maladies métaboliques.Enfin, le Dr Roland Fillon, directeur du laboratoire de pathologie animale de Saint-Hyacinthe, traitera de la valeur des moyens de.prévention des maladies animales.Régie et alimentation des bovins laitiers La régie et l\u2019alimentation des bovins laitiers occuperont le reste de cette deuxième journée de |a Semaine du cultivateur.M.Simon-M.Guertin, ingénieur agronome et conseiller en génie rural pour la région du Richelieu, parlera de construction, de logement et d\u2019équipement pour les bovins laitiers.Cet exposé sera suivi par celui de M.Simon Trudeau, un agriculteur de Beloeil, qui racontera son expérience de la construction d\u2019une étable.Par ailleurs, M.Norbert Dubé, conseiller en zootechnie au bureau de Saint-Hyacinthe, démontrera que l\u2019alimentation est un facteur important de gestion et de rentabilité.Les ensilages Le conseiller en grande culture de la région, M.Raymond-A.De-quoy, montrera comment orienter un programme de culture vers la production d\u2019un meilleur ensilage.Puis, M.Roger Benjamin, ingénieur-agronome au service des Constructions et du Machinisme, parlera de la machinerie et des équipements de récolte et de distribution des ensilages.Et M.Jacques Choinière, directeur du département de génie rural à l\u2019Université Laval, donnera des critères pour le choix d\u2019un silo.Au cours de l\u2019après-midi, M.Raymond Lessard, docteur en nutrition animale à l\u2019emploi d\u2019Agri-culture-Canada, parlera de la valeur des préservatifs et des additifs dans les ensilages.Par la suite, un agriculteur de Pointe-aux-Roches, en Ontario, expliquera comment il réussit ses ensilages.Enfin, M.Rudi Dallenback, directeur de la ferme du Collège Macdonald, traitera de l\u2019efficacité des ensilages pour la production du lait et de la viande bovine.$20,800,000 à titre d\u2019aide spéciale aux producteurs de bovins du Québec QUÉBEC \u2014 On te souviendra que, dans un premier temps, le Gouvernement a annoncé une majoration de la subvention à l\u2019hivemement pour les producteurs de bovins de boucherie, la portant d*$2,800,OOOA$5,800,000.Le texte qui suit explique les modalités d\u2019application de cette aide spéciale.D\u2019autre part, on sait également qu\u2019un budget supplémentaire de $15 millions vient d\u2019étre ajouté aux subventions précédentes.Ce nouveau budget sera divisé entre les producteurs de bovins de boucherie et les producteurs de bovins laitiers de toutes catégories, ceci atln de remplacer un manque é gagner dü A la chute des prix du boeul.Avec l\u2019UPA, on se penche actuellement sur les modalités de partage de ce budget supplémentaire de $15 millions.Celles-ci seront connues dans les Jours qui suivent.À propos des $5,800,000 Dans le cadre de la situation qui prévaut actuellement au Québec dans le secteur de la production bovine, le ministre de l\u2019Agriculture du Québec, M.Normand Toupin, a annoncé récemment une majoration de la subvention à l\u2019hivernement pour les producteurs de bovins de boucherie.Le nouveau programme dévoilé par le ministre à ce sujet, soulignons-le, s'adresse aux producteurs des douze régions agricoles et prévoit un budget de l'ordre de $2,600,000.Il se greffe en outre à la précédente mesure d'aide à l'hivernement, annoncée en septembre dernier en faveur des mêmes producteurs de dix des douze régions (1) à laquelle le ministère consacrera un montant de $3,200,000.Ainsi donc, ensemble, ces deux programmes permettront au ministère de consacrer quelque $5,800,000 en 1974-75 au chapitre de son aide spéciale aux producteurs de bovins de la province.Voici d'ailleurs les grandes lignes de cette politique préconisée par le ministère de l'Agriculture du Québec.Le MAO propose trois solutions En effet, à cause de l'affaisement des prix, principalement pour la vente des bouvillons finis, qui place les éleveurs du Québec dans une situation critique pour la vente de leurs veaux, le ministère de l'Agriculture proposait, en septembre dernier, trois solutions qui, es-pérait-il, réussiraient à sauver l'industrie des bovins de boucherie de la faillite.1.Le MAQ éliminera tout d\u2019abord le maximum de subvention par producteur en payant pour chaque unité animale hivernée, et ce pour les producteurs qui possèdent un minimum de 20 vaches de boucherie ou les minimums exigés par les programmations régionales.En effet, la situation présente affecte davantage les grands élevages et nous considérons que nous devons maintenir ceux-ci en production afin de ne pas affecter la quantité des bovins mis sur le marché.2.Par ailleurs, le ministère de l\u2019Agriculture du Québec n'exigera pas d'augmentation du nombre de vaches gardées pour l\u2019hivernement 1974-75.En effet, les exigences minimales du programme provincial ou, selon le cas, les dispositions des programmes régionaux, sont les critères de base pour déterminer l'éligibilité des producteurs, étant donné qu\u2019un certain nombre d'agriculteurs ont pu se départir de vaches infertiles, vieilles ou ayant certaines anomalies et augmenter le nombre de femelles de remplacement du troupeau.De plus, et parallèlement aux autres mesures, le ministère de l'Agriculture subventionnera les sujets mâles hivernés \u2022 dont le poids varie entre 300 et 700 livres, afin que les agriculteurs ne soient pas obligés de vendre leurs veaux immédiatement et qu'ils puissent attendre des marchés plus favorables.Les conditions d\u2019éliglbHité Tout producteur agricole demeurant à l\u2019intérieur des zones déterminées par les programmations régionales, pourra profiter desdites mesures à condition toutefois qu'il satisfasse aux conditions déjà fixées dans le programme agricole \"Bovins de boucherie\" du ministère de l\u2019Agriculture.La nouvelle subvention se présente d'ailleurs de la façon suivante: 20 à 30 U.A., 31 à 40 U.A.41à75U.A.76 U.A.et plus $45.00 $35.00 $30.00 $20.00 ou, selon les dispositions régionales lorsque le maximum déjà fixé est plus élevé que 75 U.A., c\u2019est le programme régional qui s'applique.La nouvelle mesure d\u2019aide du MAQ Suite à la déclaration de M.Normand Toupin en chambre, le 29 octobre dernier, le ministère de l'Agriculture du Québec versera une compensation supplémentaire de 13$ la livre à tous les éleveurs de bovins de boucherie des régions 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11 et 12 qui ont hiverné plus de 20 vaches.Pour les agriculteurs des régions 1 et 9, un minimum de 10 vaches hivernées est requis.L\u2019application de ce programme se fera à partir des demandes de subvention déjà payées pour l\u2019hivernement 1973-74.Ainsi, pour un agriculteur qui possédait 30 vaches au cours de l'hiverne-ment 1973-74, sa subvention sera calculée de la façon suivante: \u2022\t30 vaches X 70% = 21 veaux commercialisables.(En effet, nous calculons une perte de 15% en bas âge tandis qu\u2019un autre 15% est gardé pour la relève du troupeau).\u2022\tDe plus, si l\u2019on considère qu\u2019un veau pèse aux environs de 400 livres de poids vif à l\u2019automne, on constate que: 21 veaux X 400 livres X 13c = $1,092.00 de subvention.veaux de type de boucherie d\u2019un poids de 400 livres, au cours de l'automne.De plus, cette compensation sera versée aux agriculteurs dès lue le budget supplémentaire sera voté.Séjour à Toronto des moMonres «tisanes À l\u2019occasion de l'Exposition royale d\u2019hiver de Toronto, qui se tiendra du 15 au 23 novembre prochains, la Maison' Simpsons-Sears rendra hommage, comme à l\u2019habitude, aux personnalités et associations féminines qui se sont distinguées lors du dernier concours provincial d\u2019artisanat.Ainsi, l'artisane de l'année, Madame Simone Lamarche de St-Jean, comté de St-Jean, Madame Margot Labrecque, présidente de la Fédération gagnante des cercles de fermières (Fédération 13) et Mlle Lucette Journault, technicienne en arts domestiques au MAQ, se voient-elles offrir un agréable séjour-dans la ville-reine, aux frais de la Maison Simpsons-Sears.Tout au long de leur voyage, les invitées de Simpsons-Sears seront accompagnées par Mlle Louise Laberge et par M.Henri Caron qui est conseiller en relations publiques auprès de cette Maison.Comme à chaque année, les hôtes, semble-t-il, n'ont rien négligé pour agrémenter le séjour de la délégation québécoise.Ils auraient donc prévu au programme de la visite de nombreuses réceptions dont l'une permettra probablement aux invitées de rencontrer les dirigeants de cette maison de commerce.D\u2019autre part, les représentantes québécoises visiteront possiblement les ateliers de travail de la maison Sears et se rendront également aux principales manifestations qui auront lieu dans le cadre de l\u2019Exposition royale d'hiver de Toronto.Soulignons enfin que la Maison Simpsons-Sears et, plus particulièrement M.Henri Caron, ont contribué de façon remarquable, depuis nombre d'années, à la revalorisation de l'artisanat québécois.Que l'on rappelle seulement que cette Maison encourage, à chaque année, les meilleures artisanes du Québec, en leur offrant des prix et trophées, à l\u2019issue du concours provincial d'artisanat qui se tient ordinairement dans le cadre d'Expo-Québec.P (1) Les régions agricoles du Richelieu et du Sud-Ouest de Montréal étant exclues.Par cette mesure, le ministère vise à équilibrer la différence entre le coût de production et le prix de vente des On m souviendra que Mm* Simon* Lamarche de St-Jean e\u2019eet vu décerner le titre d'Artlsane de l\u2019Année au cours d\u2019une cérémonie spéciale qui s\u2019est tenue le 5 septembre dernier, dans le cadre d'Expo-Québec 1974.Sa victoire lui a valu de remporter une magnifique sculpture de Bourgeault qu\u2019elle gardera jusqu'au prochain concours ainsi qu'une coutellerie, dons de Simpsons-Sears.C\u2019est M.Henri Caron, conseiller en relations publiques auprès de cette Maison, qui s\u2019est acquitté de l\u2019agréable tâche de remettre ces prix.PAGE 6-LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 NOVEMBRE 1974 i*bè»ccbsi treat .eESz.T, ft Tv mnurai ^CA.\u2022 -1.mw*'# wmm iilil M PAGE 8 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 13 NOVEMBRE 1974 » l\u2019 an $15 millions de plus et reconnaissance d'un revenu équivalent à l'ouvrier spécialisé Le fumier et la pollution par les Docteurs Alfred Marquis et John Ogilvie
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