La terre de chez nous, 19 juin 1957, mercredi 19 juin 1957
[" «?-'-\u2022y' ÿt*./+ - - tiisKim'-i -¦\u2022 \u2022\u2019¦\u2022 ; V- V.Piiic v >vr V \u2022'\u2022\u2022\u2022 ¦ .\t\t\tiJWS 1\tXXIA'.Vf» U Montréal, Mercredi le tu juin 1!)Ci7 \t\t\t LE DJ CHEZ NOUS FRANÇAIS D AMERIQUE SEUL HEBDOMADAIRE Li rout# Carling du nom Au IVlinûlrc de l'Agriculture de Sir John MacDonald, longe la renne Expérimentale d'Ottawa gui nou* ivom y i ait à a lundi pour noi lecteur».(voir en page J) Manque de main d'oeuvre dans plusieurs régions (Liie en page 1) Ce que sera le marché du sucre, d'après la FAO (Lite en page i) Les rayons X au service des animaux (Lire en pegs 10) Que signifient les primes des concours à bestiaux (Lire en page 20) Marche positive de la FIFA vers les solutions PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 19 JUIN 19 5' Sur le front du travail agricole Manque de main dans plusieurs -d\u2019oeuvre régions Le nombre de régions où l'agriculture est à court de main-d oeuvre s est accru considérablement depuis une ou deux semaines et tout porte à croire que la demande, loin de diminuer, ira s'accentuant d\u2019ici la fin de juin et durant une bonne partie de juillet.Les provinces des Prairies et 1 Ontario sont parmi les principaux territoires cpu manquent dinar ailleurs agricoles tandis que l'expérience des années précédentes nous porte à croire qu'en Colombie, horticulteurs et fruiticul-teurs souffrent déjà et soul friront du même besoin au cours des semaines à venir.Dans les Prairies Dans les Prairies, le comité régional de l'embauchage reçoit de tous côtes îles renseignements à l'effet que les occasions d'emploi n'ont cesse d'augmenter depuis la mi-mars et qu'une grave pénurie île main d'oeuvre est imminente, surtout en agriculture, l'ette in formation reste en deçà de la vérité si l'on s'arrête aux chiffres fournis par le directcui n- gional de la Commission d'assurance -chômage dans ce même territoire des Prairies.Il vient en effet de signaler que 250 personnes seulement sont inscrites à ce bureau pour emploi sur des fermes tandis que la liste correspondante des emplois disponibles dans les fermes - besoin de travailleurs agricoles établit à quelque 1,400 le nombre de ces emplois.Sud-ouest- ontarien Du sud ouest de l'Ontario, surtout des régions productrices de betteraves à sucre, parviennent des nouvelles qui trahissent le même besoin.On fait observer qu'il a fallu récemment et qu'il faudra encore des centaines de personnes pour répondre à la demande agricole dans la péninsule de Windsor, mais qu'on a dû s'en passer jusqu'ici tant bien que mal.Entre-temps, ajoute-t-on ironiquement, prés de 10.000 personnes continuent de retirer des prestations de chômage dans la ville même de Windsor et c'est en vain que les fermiers offrent du travail au salaire de $115 par semaine.Le besoin de main d'oeuvre serait un peu plus prononcé que l'an dernier dans les plantations de betteraves à sucre de Windsor parce que les étendues plantées y seraient aussi un peu supérieures.On y voit une réaction des cultivateurs de la péninsule devant les perspectives encourageantes du marché du sucre.Pour l'ensemble de la province dOntario, cependant, on ne croit pas que la superficie totale ait été (Suite à la paye 19) Pour un rendement supérieur une meilleure qualité DITHANE Là est toute la différence l'îiitout les producteurs de pommes de terre reconnaissent que DITIIANR fait toute la différence entre une récolte de patates No.1 ou une récolte moyenne de patates ordinaires.Parce que DITIIANR protège votre champ de patates contre la touille hâtive ou tardive, aide à conserver plus longtemps des tiges vertes et vigoureuses (pii assurent des tubercules plus grosses, plus fermes .et plus nombreuses à l'acre.DITIIANR est le fongicide spécialement préparé pour la patate, et.est manufacturé au Canada.Même s'il y a beaucoup d\u2019imitations .il y a un seul DITIIANR.Quand vous le demanderez chez votre dépositaire, insistez pour ce produit bien connu, lequel saura protéger votre récolte, et nous sommes assurés (pie vous conviendrez avec nous (pie DITIIANR n\u2019a pas d'égal.Des -expériences ont démontré (pie DITIIANR protège la pomme de terre de telle façon que la saveur réelle n'en sera pas du tout affectée (pie ce soit pour la cuisson on pour tout autre usage, et ce tout aussi bien (pie si elles avaient été arrosées de fongicide cuprique.Ileteiiez-bien ceci ! il ne vous eu coûtera pas plus cher si vous employez le meilleur.Voyez votre dépositaire DITIIANR aujourd'hui même.DIT II WL est une marque de fabrique au Canada, enregistrée aux Etats-Unis Pat.Off.et dans les principaux pays éti.ngi rs./\u2019rodait Chiuiit/ue Agricole £ HAAS COM PANY OF CANADA LIMITED 3 MANSl 10*0.WtS! HUI, ON1ASIQ V\"\": .< L« ministère fédéral de I agriculture a offert une réception t membres de l'Association Canadienne des rédacteurs agricoles a suite de leur visite de lundi à la ferme expérimentale d'Ottawa A cours d'une brève allocution le sous-ministre adjoint M.Stanisl» Cliagnon a insisté sur l'importance de l'efficacité agricole basée s la recherche et l'expérimentation dûment diffusées et sur b, i > cessité absolue de la participation active du cultivateur à la ac tion de ses divers problèmes.Le Courrier.de mon Curé QLe résidant d'un endroit touristique demande s'il est permit de vendre le dimanche, le long des routes Sucre d'érable.pommes.Articles d'artisanat.¦ Sous prétexte que c'eat la meilleure journée.R\t\u201cTu ne travailleras pas le jour du Sabbat : ni loi, ni ton boeuf, ni ton âne.Souviens toi du Jour du Seigneur.\" * Notre-Seigneur n'a pas aboli ce commandement, dans la Loi Nouvelle; et l'Eglise, gardienne du dépôt, l'a Ira doit, en ces termes : \u201cLe dimanche tu garderas en servant Dieu 'dévotement.Il ne faut pas.cependant, être pharisiens, et s'imaginer qu n est défendu de faire la charité, le dimanche, en rendant servie», aux animaux, comme aux hommes.\"Quel est celui qui.si son boeuf tombe dans un puits le Jour du Sabbat, ne l'en retirera pas\u201d.Mais, faire la charité, c'est travailler pour LES ACTHKS non pour SOI.Les autres, sont les membres du Christ; en le* assistant, dans leurs besoins, on sert Dieu.Encore faut-il, qu'ils aient besoin et ne puissent se tirer d\u2019affaire, eux-mêmes.L'Eglise est une bonne mère qui s\u2019adapte aux besoins de ses enfants.Elle leur laisse les services d'utilité publique et, par là.permet à un certain nombre de travailler, le dimanche.Cela, aussi longtemps (pie le génie humain n\u2019aura pas installé dans les locomotives ou à la porte des étables, des cerveaux j électroniques.Le gérant et le cultivateur pourront, alors, faire le samedi le programme du dimanche ; et, sous forme de cartes perfo jj rées.le confier au dit cerveau.Avec ça, les autobus pourront, sans conducteurs ni collée leurs, laire la navette, entre Québec et Montréal .La barriér» s'ouvrira d'elle-même .les vaches se rendront à l'appel les tétines s'ajusteront au pis et les veaux se détacheront .\t; pendant que l\u2019habitant se reposera, sur la plage D'ici là.les nécessités de la vie.humaine et animale, exige ront que certains travaux soient exécutés, par l'homme, le di manche Mais, ce n'est pas du tout le cas des vendeurs de sucre de pommes ou de carpettes.N'importe qui peut se procurer ces choses, la semaine, dan* n'importe quelle paroisse du Canada od des Etats-Unis, h; seule différence, c'est qu\u2019on les paie, plus cher, le dimanche que la semaine.\t» Qui va en profiter Le vendeur, seulement Ne parlons pas d'utilité publique; mais de nuisance publi que .puisque ces étalagés sont, souvent, la causi d\u2019accidents , de la route.(,'a se vend mieux, le dimanche .?Aucun doute.; comme l\u2019épicier hypocriti qui laisse en tier les elients, par la porte d'arrière, quand tous, se sont engagés a ne pas vendre, le dimanche .Comme nos lions rentiers qui, avant décidé de casser maison, font encan, après la grand-messe; sous prétexte que les gens ne se dérangeront pas la semaine, pour venir acheter leurs antiquités.Comme les trafiquants de pudeur et de vertus, qui profitent du rassemble nient de catholiques qui veulent se reposer, en se récréant honnêtement, pour offrir leurs pâtures empoisonnées Autant de bedits commerces qui discréditent notre Haie et profanent le saint Jour du Seigneur.S'il est quasi impossible, a la loi civile, de les taire disoa raitre ; il nous est toujours possible d'observer la loi de Dieu écrite, dans notre coeur, et de les ignorer.cJitn nn( J 19 JUIN 1 9 S 7 LA TERRE DE CHEZ NOUS PAGE X ¦T L E \\ f ) \\ % & ¦ DU PATRIOTISME PRATIQUE L T.d'Ain oh tiendra lundi prochain une journée d'étude, spéciale sur l'établissement agricole.Les eul-ticaleurs de chaque paroisse ont été incités à s'g pré-/mrer par des questionnaires enrayés à tous les dirigeants locaux et /mi tant principalement sur les perspectives générales d\u2019avenir des familles agricoles, la raidir d'une politique de crédit d\u2019organisation à la place de /trimes et d\u2019octrois, les exigences présentes au point de rue capital et grandeur de la ferme d'une exploitation agricole rinhlc.Certaines considérations soumises par deux agronomes, permettent de situer le problème.Le travail de l'un part plutôt du cultivateur alors que l\u2019autre considère surtout la situation du colon, mais leurs observations se complètent et ils se rejoignent duns leurs principales conclu-lions.Le mouvement assez général d'abandon de la eultu-re est constaté /mr MM.P.-K.Des jardins et M.lioy.\u201c Les maisons se vident, les terres sont négligées\u201d.Aux raisons générales déjà connues de cet état de choses, s\u2019en ajoutent deux autres particulières èi la région considérée : a ) insuffisance de la partie défrichée des terres et b I absence d'usine de transformation du bétiul.Certes une certaine sélection naturelle peut être acceptable, mais lorsqu\u2019elle prend allure de saignée perpétuelle, il faut remonter à la source du mal : \u201c Les gens se désintéressent de la culture, parce que ça ne /mie pas \".Pourquoi donc que ça ne paie pas ?y VA' étude d\u2019un groupe de fermes de la région démontre une évolution assez significative dans la répartition du capital engagé dans l\u2019exploitation.La part du capital productif qui était déjà assez basse, diminue sans « sse alors que celle du capital investi en machinerie, outillage.etc., ne cesse de s'accroître ( !()'\u2022 dans certains cas in regard d\u2019un pourcentage optimum de 2ô à 30).L'eut repris! ne peut faire autrement qu\u2019enregistrer des déficits \u2022ti/'il faut combler par du travail extérieur en attendant de 1 abandonner pour de bon.Dans les circonstances présentes, il ne peut être question de faire machine arrière et de ' ouder le progrès.I.c sentimentalisme même agricole tient moins que jamais en présence des conditions de la vie actuelle.Le cultivateur doit suivre l\u2019évolution et bénéfi-icr du progrès ou abandonner la partie.On estime que le cultivateur de la région doit pouvoir unpter sur un revenu annuel de S2Ô00.à $3000.Cela nê-¦'site une augmentation du volume et de l\u2019efficacité de a production.D'on une capitalisation additionnelle indansable.Kl cela est impossible économiquement sans un agrandissement des fermes.C'est /marquai M.Desjar-éijis parle de fermes de Lit) à Itifl acres en culture avec ;> à III têtes de bétail laitier ou ISO à 200 pour le bétail boucherie., ( moyenne actuelle de moins de HO acres ).Roy mentionne 200 à 2.10 acres dans le premier cas et \u2019b à 200 dans le second.Kt tous deux insistent sur la né-'1 ssitr absolue de rendements accrus selon les données ' 'Panomiques, car il n\u2019en coûte pas tellement plus cher l>\"\"r une vache d\u2019un rendement de SOOO Ibs au lieu de !u)0 et pour un acre d\u2019une production de lit) minois au beu de 20.( Sans ignorer les spécialités possibles, cepe.n-'bmt assez limitées, on s\u2019en tient ici aux productions animales lices à la grande culture selon l\u2019économie actuelle (L' la région ).( ' / objectif peut être atteint principalement par la fu ion de fermes adjacentes, te défrichement rapide des parties propres à la culture, le gros drainage, et l\u2019appli-'dton /massée des techniques appropriées*( drainage or-inuire, amendements et engrais, bonnes façons cultura-etc.).On insiste fortement sur l\u2019intensification du \"s labour\u201d ( plus de 20\u201d d\u2019épaisseur ) i/ui outre ses ' rs avantages techniques dans la région, /n ul seul per-lire d\u2019agrandir suffisamment vite la superficie en cul-La politique à ce sujet devrait être telle que ceux qui \"ni besoin et sont susceptibles d\u2019en profiler, puissent bend icier, que leurs lots soient patentés ou non, sans 1 strictions inutiles.t'our répondre aux lu soins d\u2019une capitalisation ac-a une période d'organisation, le cultivateur doit pou-i compter sur un si/stème approprié de crédit à court moyen terme, en attendant d\u2019etre en mesure de reconnu (\u2019redit Agricole qui devrait d'ailleurs être assoupli.[ \" cyedit rem placerait avec avantages les primes et oc-\u2018î lls [la toutes sortes, et pourrait du même coup eontri-\" à la sélection de ceux qui désirait véritablement rime de ta terre.Un a donc raison de parler de consolidation ou de \" ahsation plu tôt que d\u2019établissement.(\"est un program-a envergure que l\u2019U.C.C.d'Autos s\u2019est tracé pour la an née du 2t.Espérons que ces séances d\u2019étude auront un \u2018\"demain.C\u2019est une façon de célébrer notre fête nationa-¦' qui en vaut bien d'autres ! Paul-Henri LA VOIE Oyez, oyez, betteraviers, voici pour vous Voici, d'après la FAO, ce que sera la marche du sucre d'ici.Un document encore tout trais émanant de la FAO \u2014 Puisque sucre et betterave se tiennent \u2014 Une disparition rapide des stocks \u2014 Brève randonnée \"en travers\" des plantations de cannes et de betteraves à sucre dans le monde \u2014 Les betteraviers européens croient le temps tavorable \u2014 Réduction de 25 p.c.de la main-d'oeuvre aux Etats-Unis \u2014 Consommation majorée de 7 millions de tonnes en 1960 ! Scion une nouvelle parue récemment dam co journal, 1 957 pourrait bien être uns année favorable aux producteurs de betteraves à sucre, la plus favorable peut-être depuis 1951, alors que le prix dépassa $16 la tonne en Ontario.Ces prévisions étaient fondées sur la hausse des prix du sucre brut, presque doublés d'avril 1956 à avril 1957.La même nouvelle rapportait les propos tenus par les dirigeants de la Canada and Dominion Sugar Co.à I effet que le niveau actuel des prix du sucre avait de bonnes chances de se maintenir.La cote de sucre brut a grimpé depuis un an de S3.15 \u2014 $3.30 a $8.35 les 100 livres, Là.b.Cuba, et rien ne nous dit qu\u2019elle n'attein dia pas Sti.75 un bon jour, y était-il écrit.Le prix du sucre raftiné a fait un sant correspondant < environ $3.50 pour s\u2019établir à $10.49 les 100 livres.La.b.Montréal.Si tout va bien Si les prix du sucre montrent une fermeté soutenue durant les dix ou douze mois à venir, il sera possible d\u2019établir le prix de la betterave aux alentours de $15 ou $lti la tonne en Ontario du moins, d'après les contrats de 1957 intervenus entre la compagnie précitée el les producteurs ontariens.Lu prix du sucre raffiné étant de $ lit les KH) livres, la compagnie paiera $10.10 la tonne de betteraves d'une teneur de 17 p.c.de sucre, livrées à la raffinerie.Si le prix du sucre raffiné monte à $11.on haus sera à $17 45 le prix de la tonne de betteraves, toujours à 17 p.c.el livrées.Pour justifier les espoirs que l'on entretient quant a la [orme-té des prix mondiaux du sucre, ou avance les motifs suivants : pour la première lois depuis des années, le sucre se rapproche de l'équilibre production-consommation; une baisse de la récolte et une consommation accrue auraient éli miné l'excédent de 1 7 million de tonne accusé au début de 1950 ; l'accroissement du taux des gages à Cuba comme dans les autres territoires de production rendent impossible lout retour en arrière des prix du sucre.L'étude que publie la FAO dans son dernier bulletin fail justement écho à cette baisse des stocks en direction de l'équilibre production-consummation.L'étude tait observer d'abord qu\u2019entre 1949 et 1954.le marché mondial a été influencé surtout par l\u2019augmentation des stocks qui sont passés de fi millions de tonnes en '49 à 12 millions à la fin de \u201854.Durant cette période, la production a en moyenne dépassé la consommation de 2 millions de tonnes par année ou à peu près.Disparifion des stock» Or voici ce qui est arrivé par la suite selon le bulletin mensuel de la FAO.Le rapport de l'offre et de la demande a subi, durant la dernière partie de 1955.une légère modi fication qui devait par la suite su révéler importante.Au début do l'année les stoelts de report avaient atteint un niveau sans précédent, tout en restant bien inférieurs, en pourcentage de la consommation, à ceux de 1931-39.Au cours de l'année, cependant, leur volume diminua quelque peu.F.n elle-mê me.cette réduction des stocks était insignifiante.Mais la production n augmenta que fort peu en 1955-5fi par rapport à l'année prceédeu te et l\u2019expansion continue de la consommation obligea à puiser largement dans les stocks.Les chiffres préliminaires semblent indiquer que la consomma lion mondiale a dépassé la produe tion de plus de 800,000 tonnes.Cuba i qui disposait d'un stock de report de 2,200,000 tonnes en 1953) (Suite à lu page ]!)) LA CLEF DES CHAMPS ?La balance du pouvoir Vous jvei cent fois raison .Pour faire contrepoids à co petit groupe do gens, par* fois \"pesants\", qui ont la manie de tout agrandir à tout prix, en tous lieux et en toutes circonstances, ça ne prend rien de moins qu\u2019une bonno \"gang de rapetisseux\" qui se prennent au sérieux, comme vous dites.Un extrême en appelle un autre et.à la fin, les deux sc neutralisent.Ainsi le veut la loi des compensations.Sans compter qu\u2019un groupement comme celui-là pourrait prendre corps assez facilement et assez rapidement.C.i ne demande pas gros da capital social .Des membres, bah ! mon Dieu, ça se trouve .De même grandeur Pour ce qui est de votre suggestion de garder à nos fermes leur grandeur actuelle afin de ne rien déranger ni de l\u2019ordre établi, ni de la population établie, elle est pleine de bon sens.l\u2019eut -étre pas pour toutes nos fermes: pour la majorité, peut-être pas non plus.Pour quelques-unes, c'est certain, et c\u2019est dans cette dernière perspective que votre suggestion me parait louable à tous les égards A certains aspects, vous restez, même en deçà de la vérité.Ainsi, vous ne dites rien, pas un traître mot des fermes qu'il faut rapetisser comme il y en a, et un bon jour ce sera à l'ordre du jour.Tiens, nous venons justement d'en parler.A quoi rime une \"gang de rapetisseux\u201d si elle ne s'occupe pas de rogner un ou quelques champs dans le but de réduire d'autant l'étendue de toute la ferme.Ce devrait élre le premier article au programme.Peut-être es'.-ce mal interpréter vos attitudes et vos projets, mais vous m'avez tout l'air disposé à prendre la tête du mouvement.F.l pourquoi pas'.\u2019 Vous avez le talent \\ouiu .peut-être ans si plus de temps que d'autres pour faire du recrutement si né-ci'.,saire.lleeriiiemcm rpii sc le ra de lui-inèrnc, d\u2019ailleurs après un petit bout de temps.Et pendant que j'y pense, ne me comptez pas comme l'un de vos inetn-be ,le vous expliquerai.Dangereuse la grande! Allez donc, de par les rangs et concessions, prêcher l'évangile du \u201cpetit\u201d en agriculture.C'est celui qui comporte le moins de risques de tous et, dans bien des milieux le mieux vu.A part ça que le petit a un grand passé et de longues traditions ! N\u2019empêche que le petit aura toujours sa place en agriculture, ce qui est beaucoup moins certain pour le grand et par grand il faut entendre ici la ferme géau- i e, ma .\tpo ne pas dire monstre, faisant volontiers parade de tout ce qui touche l'automatique et l'atomique.Elle porte en elle les germes de sa propre destruction.Quand elle bascule, e'est pour tout de b m; c'est pour la première et dernière fois.Elle cm \"aine dan-; sa chu;.' des quantité.-, énormes de capitaux.Si vulnérable et si dangereuse que les \"Américain:\teux-mêmes s\u2019en éloignent.Depuis quelques année.-,.leur grandes fermes se font moins grandes, surtout si elles sont le moindrement spécialisées.Elles ont la vie dure Quant aux petites, on dirait qu elles portent avec elles leurs g e r m e s de vie, certaines du moins.On en a vu survivre aux pires malédictions et l\u2019on en verra encore demain, peut-être en moins grand nombre cependant.Il y aura toujours des gens pour sVn accomoder: des gens pour qui des expressions comma \u201cm-(Suite à la page 10) PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS Hausse du revenu des fermiers sauf au Québec et en Nouvelle-Ecosse OTTAWA \u2014 Les cultivateurs canadiens ont gagné une somme totale sans précédent de $598,000,000 en revenus île leurs fermes dans le premier trimestre de l'année en cours, a révélé hier un estimé du Bureau fédéral de la statistique.L'estimé, qui tient compte des revenus de la vente des produits agricoles de l'année et des paiements partiels sur la récolte de grain de l'an dernier, dépasse le sommet antérieur de $055,700,000 enregistré en 1952 et le total de $530,300,000 enregistré pour la période correspondante de l'an dernier.(Suite à la page 17) ¦ «gts?:
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