La terre de chez nous, 4 janvier 1956, mercredi 4 janvier 1956
[" .sec \tJ sfn IIP\t\u2022 \u2022\u2022 - * Iz\tfincÿpe\t9R\t\\ \t\t\t.- ' b ¦ ' *\tfi X.) \t\t\t\t US 1\tgy if MUv 11 W Cjt fei (Voir psges de 7 à fl) LE SEUL HEBDOMAD DE CHEZ NOUS A OLE FRANÇAIS 0 A M E R I Q\"U VOL.XXVII \u2014 No 41 MONTREAL, MERCREDI LE 4 JANVIER 1954 ORGANE DE L'U.C.C.Une loi de la mise en marché dès la présente session la°Drov^nce\t1phot\"«'»Phi^ .In\u2018s de la présentation du mémoire annuel au premier ministre Oe U pt ounce et a.ses collègues dans ta salle du comit- exécutif à Québec, le 28 décembre dernier.fil SI r L agriculture demeure le f saine économie, affirme Malgré les développements industriels extraordinaires aue cannait présentement le Québec, Ihigriculture doit demeurer le tondement de toute saiua économie, a déclaré 1 honorable premier ministre de la province à l\u2019imposante délégation de 1 l.C .C.venue présenter au Cabinet provin-oU.e point de vue des cultivateurs sur It blêmes qui les préoccupent.val ;m Oil r pr< us sur les principaux pro- Aprés avoir fait part du plaisir Apr li'tl au'U éprouvait ainsi que scs col-lég'i M.à recevoir malpré de nombreuses occupations, les représen-tan's du monde agricole québécois |t formulé scs voeux pour l'année ij'il débutera bientôt, M.Duplessis * ajouté qu'une des raisons de l'Importance qu'il accorde à l'agriculture.c'est qu'elle subit moins ftolenuneut que les autres secteurs contrecoups surtout des crises onomiques.L* lecture du mémoire de l'IL ÇC (dont on trouvera le texte tniQral dans d'autres pages de ce Journal a été faite pat le prési-dwt général M.J.-Bte Lemoine out t fourni les quelques explica-«oui nécessaires.Tous les principaux problèmes actuels de l'a-{nculture ont été soulevés par le mémoire dont la première partie traita de sujets plutôt ri'actualité *lor« que la seconde repasse tou-t'* les demandes formulées au mûri des dernières années aux-tpietlev on n'a pas encore donné édite.L* rencontre a porté principalement sur les problèmes de veil-w.auiii qu'y invitait le mémoire ces termes: \u201cPour conserver *t améliorer le sort des cultiva-ieurs québécois au sein de l\u2019agri-ûulture nord-américaine, il faut une politique agricole souple et dynamique appuyée sur une recherche agricole compétente couvrant tous les secteurs de la vie agricole f.e cultivateur doit vendre pour vivre mais il doit vendre a des conditions qui recoin-pansent lu production.L'U.C.C.est d\u2019avis que l'Etat doit apporter autant d'attention aux problèmes de la vente qu'à ceux ne là production.Il faudrait augmenter les crédits consacrés à l'élude des problèmes de la vente.\u201d Puis, on a repassé chacune des recommandations sur les divers problèmes soulevés, pour indiquer ce qui a déjà été accompli et assurer que le gouvernement ferait tout ce qui est possible pour leur donner suite, le premier ministre a tenu à affirmer de nouveau sa toi en l'agriculture, à cause de sa stabilité, de sa permanence et de sa solidité Outre l'honorable Maurice-L.Duplessis, assistaient à l'entrevue, les honorables Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, Paul Sauvé, ministre du Bien-Etre Social et de la Jeunesse, Onésime Gagnon ministre des Finances, Antoine Rivard ministre des Transports et Communications, Antonio Barrette, ministre du Travail, Antonio Talbot, ministre de la Voirie, Albini Paquette, ministre de la Santé, Wilfrid I.abbé et Tancrote Labbé, ministres d'Etat.La délégation de l\u2019U.C.C.était composée de MM.J.-B.Lemoine, président général, L.Sorel et J.Montour, vice-présidents, P.-K.Boité, p.s.s., aumônier général, du K.P.E.Laçasse, S.J., aumônier (Suite à la page 23) La Coopérative Fédérée recommande la création d'un Office des marchés Contrairement aux nouvelles auquelle.i la presse et la radio ont généralement fait écho, LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC RECOMMANDE LA CREATION D'UN OFFICE DES M ARCHES.Rien ne l'atteste mieux que l\u2019extrait du MEMOIRE CONJOINT présente le 8 juin 19155 AU COMITE D'ENQUETE POUR LA PROTECTION DES AGRICULTEURS ET DES CONSOMMATEURS (Comité Héon) par L'UNION CATHOU-QUE DES CULTIVATEURS ET LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC.Extrait du mémoire conjoint, présenté au Co-mité Héon par l\u2019Union Catholique des Cultivateurs et la Coopérative Fédérée : PARAGRAPHE 344 \u2014 \"A diverses rtprim.nous «vont exprimé notre opinion quant au rôle et à le nécessité d\u2019un office des marchés agricoles.Nous en recommandons l'institution.Nous pouvons asset facilement prévoir que son rôle principal consisterait à compiler les données statistiques relatives à la production et eue disponibilités des produits québécois, à le capacité et aux particularités des divers débouchés qui s'offrent é nos agriculteurs, aux tendances de le production et de la consommation, é l\u2019information des producteurs, des intermédiaires de toutes sortes et du commerce, è la poursuite d'enquêtes sur les besoins «t les exigences des marchés, les préférences des consommatsurs, etc.Cet Office pourrait également constituer le lien entre les producteurs, les coopératives et le commerce pour tout ce qui regarde l'amélioration des conditions de mise en marché.Nous pourrions y grouper nos meilleurs spécialistes qui seraient ainsi en mesure do remplir pleinement leur rôle.L'office pourrait aussi exercer avec avantage d'autres fonctions.Qu'il nous suffise d'insister sur l'importance d'une telle institution et sur l'urgent besoin qu'en ressent l'agriculture québécoise.\" Extrait das recommandations \"Qu\u2019un Office des Marchés soit créé pour les fins et raisons mentionnées au paragraphe 344.\u2019\u2019 LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Faisant suite à une recommandation de la Commission Iléon, le gouvernement de la province présentera dès la présente session une législation sur la mise en marché des produits agricoles, a déclaré le premier Ministre, l\u2019honorable Mau-rice-L.Duplessis, entouré de plusieurs de ses collègues, à la délégation do ITr.C.C.qui s\u2019est rendue :\\ Qué-hee la semaine dernière présenter au cabinet provincial le mémoire annuel de l\u2019association professionnelle des cultivateurs.Même si certaine opposition persiste.e bien général de la classe agricole nous incite à faire un es-sai loyal de ce nouveau rouage dans la vente des produits de la ferme, tout en assurant foules les conditions possibles do succès a précisé le premier Ministre, l.ime de ces conditions est la majorité necessaire pour la mise en vigueur d\u2019une entente collective ou d im plan de mise en marché, sur laquelle les autorités gouvernementales et les dirigeants de l'UCC sont tombés facilement d'accord Une législation de mise en marches des produits agricoles figure au programme de l'U.C.C.demi is 10 ans et\u2019est revenue régulièrement dans les mémoires soumis chaque année au gouvernement provincial.On a souligné qu\u2019après semblable période d\u2019étude et de preparation, les principaux intéressés eux-mêmes soit les cultivateurs, doivent être maintenant eu mesure de tirer un rendement satisfaisant d'une telle législation adequate.Le projet de loi qui sera saut (Suite à la page 23) L opinion de M.Duplessis Sur le prix du bois de pulpe payé aux cultivateurs et colons \u2018\u2018Vous avez raison d'affirmer que le prix payé pour le bois de pulpe et de papier vendu par le cultivateur et le colon ne correspond pas à ce qu\u2019il en coûte pour le bois d'autre provenance\" a affirmé l\u2019honorable M.Duplessi, en d'un prix minimum de $20 la corde contenue dans la mémoire d« l'U.C.C.Cependant, a-t-il ajouté, il semble bien que c\u2019est l'intermédiaire qui bénéficie du gros de la marge.Comment l'empêcher?Il s\u2019agit de découvrir les meilleurs moyens de remédier à la situation.Cette question n\u2019a été qu'effleurée lor» de la récente rencontra du cabinet procineial, car l'U.C.C.a fait savoir qu elle présenterait bientôt un mémoire spécial sur la sujet à l\u2019honorable Johnny Bourque, ministre des terres et forêts. PAGE 1 Billet de umomer A propos de la fêle de la Sainte-Famille Dimanche prochain, fête de la Sainte Famille.l.e culte de la Sainte-Famille est en grand honneur au Canada, depuis nombre d'années.Notre peuple est reconnu dans le monde entier pour tes belles traditions familiales.Toutefois, Find strialisation progressive de notre province, mou urbanisation croissante, les facilités accrues de transport, les techniques modernes de diffusion presse, radio, cinéma, télévision \u2014 les idées nouvelles tendent à faire éclater les anciens cadres de la famille canadienne-française.Dans tous les milieux, en sent l'inquiétude, l'angoisse: \"Que va-t-il arriver ?\u201d J'éprouve beaucoup de sympathie pour vous, cultivateurs.Le monde moderne vous bouscule.On vous presse de vous adapter trop rapidement.De nouveaux procédés de culture! Des méthodes nouvelles pour la vente des produits! Les enfants ne s'élèvent pas comme avant! Il semble y «t?oir une rupture entre les deux générations, au moins une grande incompréhension.Tout tourne avec une vitesse vertigineuse tomme le lait dans le centrifuge.Tout tourne.Mais la tête ne doit pas tourner.Il faut s'arrêter pour réfléchir, voir clairement ce qui se passe, changer au plus tôt ce qui ne convient plus, s'adapter tout en conservant les valeurs essentielles.Examinons brièvement, si vous le voulez bien, un des problèmes concernant l'éducation des enfants : la conciliation entre l'autorité des parents et la liberté des enfants.Autrefois surtout, certaines familles se montraient autoritaires: les rapports entre parents et enfants étaient empreints d\u2019une certaine rigidité.Le plus grand défaut, aujourd'hui, c'est l'abdication de l autorité, la négligence de plusieurs parents, le \"laisser-aller\", le \"laisser faire\", selon les fantaisies de l'enfant.La contrainte s'impose parce que le péché originel a blessé la nature humaine.Une contrainte, non pas un barrage mais une digue qui canalise les forces bouillonnantes de l'enfant.Il faut habituer celui-ci à la maîtrise de lui-même, à l\u2019obéissance.à l'esprit de sacrifia^ L\u2019éducation exige l\u2019effort, la lutte contre certaines tendances parce que la liberté doit se conquérir.Au début de la vie de l'enfant, cherchons à lui faire prendre des bonnes habitudes, en orientant ses instincts vers des objets conformes à son vrai bien.Utilisons l'instinct social de l'enfaflt, le besoin d\u2019être approuvé par son envurage: \"Cela se fait \u2014 cela ne se fait pas\".Le plus tôt possible, accompagnons ce dressage des instincts d'une autre action éducative plus profonde, à savoir la conscience et la liberté.Donnons à l'enfant des motifs personnels d'agir des motifs qu'il reconnaît conformes à son bien, et qu'il accueille personnellement.Suggérons à l'enfant, dès le début, l'amour comme raison d'agir.Conservons un contact d'amour avec nos enfants.Mettons dans leur finie l\u2019amour d\u2019une grande cause et la volonté de s'y dévouer.Ainsi nous leur présenterons la pureté comme une exaltante conquête, la chasteté comme un amour des réalités plus spirituelles.Collaborons avec l'enfant pour l'aider à devenir lui-même et l\u2019amener à coopérer avec nous, de bon gré, dans une confiance réciproque.Pour cela, notre enfant doit se sentir aimé, compris, respecté.Ainsi \"l'éducation, c'est une libération progressive de l\u2019enfant par l\u2019amour\u201d.La Sainte-Famille demeure le modèle de nos familles parce qu'il n\u2019y eut jamais sur terre une plus belle chaîne d'amour.Paul-Emile BOl.TE, p.s.s.Souhaits et voeux de l'hon.M.Barré Pour la 12ième année consécutive, le ministre provincial de l'Agriculture, l'hon.Laurent Barré, vient d'offrir ses voeux à tous ses concitoyens, particulièrement à la classe agricole.Après avoir souhaité à tous la paix du coeur et de l'esprit et la paix dans les familles, dans le pays et entre les nations, M.Barré déclare en partie ce qui suit: Du point de vue agricole, 1955 aura été, à tout considérer, une année fructueuse.Tant dans le Québec que dans les autres provinces canadiennes, les fermes ont pu produire en abondance les (Suite à la page 23) PRODUCTEURS DE SUCRE Attention ! Nous pouvons vous llvrar dès mainlenanl I* fameux chalumeau \"L\u2019HOIR\u201d Chalumeau aux multiples avantages dont voici les principaux : \u2014 1 \u2014 Aillas» l»««r (|u 1 ne rouille pas.*\t\u2014 Parfaitement ccirculaire, ('ajuste farllruirnt ilans l'entaille.J \u2014 Votiède deux poinli d'appui qui assurent sa solidité dans la plaie.\u2022\tPrrmct ri obtenir plus d'eau qu'avec les anciens (suffisamment pour Ïa>er le coût d\u2019achat dès la première saison).Ion ne un produit de première qualité.« \u2014Noayde pas l'entaille de sorte que eelle-rl *nérit très rapidement.Demandez lei mèches à entailler spéciales pour le chalumeau L'HOIR.COMMANDEZ MAINTENANT Demandez notre brochure sur articles de sucrerie.L\u2019HOIR INC.B- p- 190\tLEVIS, QUE.'.à .SPH* LA TERRE DE CHEZ NOUS SS - -\tL« 4 JANVIER 1934 CHRONIQUE DE RENSEIGNEMENTS AGRICOLES 5.Le Jour de l'An chez Damien L\u2019année qui vient de s'écouler passait dorénavant au domaine des souvenirs.Le temps, ce mangeur de secondes, insatiable et glouton, continue sa course effrénée sans arrêts et sans obstacles.Rien ne peut l\u2019arrêter.Et ce premier jour de l'année nouvelle, empreint de la marque de l'an passé, arrive en tourbillon, en maitre, devant les hommes.Ceux-ci le questionnent, le harcèlent de suppliques.car ils voudraient bien savoir.Cependant, ils ne sauront rien.Il faut donc que les hommes s'arment de foi, d\u2019espérance et de charité pour triompher des obstacles.Et l'An nouveau arrive avec l\u2019espoir qu'il sera heureux et prospère, plein de joie et de santé.et surtout plein d'amour.Selon la coutume établie chez Damien Lafleur, parents se réunissent chez lui en ce jour.11 y avait donc une fête chez Damien.Le sapin décoré, témoin de la grandeur et de la joie de Noël, scintillant de mille feux, marque lui aussi son allégresse il sa façon.Au bas, une crèche toute simple renferme un trésor plus précieux que l\u2019univers, exemple d'humilité et d'amour.Et tout en haut une étoile brille, éclatante, invitant tous les hommes de la terre à regarder de plus près cette merveille.En cette fin de journée, Damien et Aglaée, assis tous deux au coin du feu, repassaient maintenant leurs souvenirs des dernières heures passées.Tout en fumant sa pipe, Damien se revoyait au matin à la bénédiction familiale.Tous étaient là à ses pieds: Anthime, Cécile, Pauline, François, Jacques, Pierre, Gisèle.et Aglaée, son épouse dévouée et aimante qui partage avec lui et les hauts et les bas de la vie de chaque jour et l\u2019encourage dans toutes scs améliorations.En un coup d'oeil, il les revoyait chacun d'entre eux durant l\u2019année.En son fort intérieur, il voulait leur demander de lui pardonner ses moments d\u2019impatience, scs sautes d'humeur et son incompréhension peut-être.Ah ! il se voyait en cet instant avec tous ses défauts.Quand même, il le leur demandait dans un regard suppliant car il avait pris la résolution pour cette année de faire son possible pour être meilleur.Grandi par cet examen de conscience, Damien s\u2019était levé devant toule sa famille et avec majesté, lui, le chef, le roi de son petit pays, conscient de cette responsabilité, les mains levées, il fit descendre sur elle la bénédiction solennelle du début de cette année.Emu, Damien espérait maintenant que les jours qui viendront seront heureux, parce que chacun fera sa petite part pour les rendre heureux.C\u2019est à tout cela que Damien songeait au coin du feu en fumant sa pipe.Aglaée de son fêté pensait au bonheur de son vieux et au sien.Elle revoyait tous ses enfants autour de la table au souper de famille: Anthime et sa blonde Adèle Picard, la fille de Roméo Picard du deuxième rang; puis Cécile, l'institutrice, avec son ami Frédéric Grenier; et Pauline accompagnée de Julien Letourneau et aussi François avec Elise Boisseau, la fille d'Ulysse.Il y avait aussi Jacques qui commence son cours classique et Pierre et Gisèle.Tout le monde y était.même le cousin Ephrem 1 et sa femme .Bref, une vraie j fête de famille.et Aglaée songeait à tout celà et se sentait très heureuse.Tard dans la soirée, les enfants et Aglaée étant au sommeil, Damien se berçait encore au coin du feu.Il pensait à demain et il tâchait de prévoir.Gouverner c\u2019est prévoir, dit-on.Sa pensée se portait vers ses champs.Combien il les voulait beaux et féconds ! Combien il entrevoyait déjà une récolte abondante, des pâturages luxuriants et pleins de promesses ! 11 apercevait ses vaches broutant une herbe tendre, augmentant ainsi sa production laitière avec profit.Et il suivait une à une ses vaches au pâturage, à la traite avec une abondance de lait dans les chaudières.Et du coup, Damien avait touché le premier point auquel il donnerait une attention particulière: les pâturages.En les améliorant, tout en réduisant la superiieie, il était certain qu'il y aurait là une réelle économie.Mais par où commencer, se demandait-il ?Que ce serait commode d'avoir mon pacage près des bâtiments ! Plus besoin de courir nu loin malin et soir pour aller chercher les vaches.\"Je pourrais mieux les surveiller, se demandait Damien\u201d.C'est bien là qu'il fera son pâturage dorénavant.Damien donc se dit: \"Demain, je vais étudier ce problème avec Anthime et François\u201d.Pendant plus d'une heure, Damien repassa tous les coins de sa-terre.A chacun il se demandait comment l'arm liorcr, comment en tirer le maximum de revenus avec le minimum de dépenses.Toujours il revenait à la question des pâturages.11 savait que le succès de l'élevage du bétail et de l\u2019industrie laitière dépendait de la production en quantité suffisante et de l'emploi des plantes fourragères.L\u2019un des aspects les pins importants d'un pâturage productif, c\u2019est qu\u2019il représente la source la plus importante d\u2019aliments très nutritifs pour le bétail.Il savait que l\u2019herbe verte et fraîche du pâturage constitue une 'a* ci à peu près parfaite, et en outre c'est un ali ment économique puisque ]\u2022 meilleur marché produit sur U ferme.Alors Damien vit tout un programme de fertilisation et d'entretien de ses pâturages.Quelle belle résolution, Damien venait de prendre pour 19561 Tout un programme agricole !.c\u2019était ses prévisions à lui pour toute l\u2019année durant.Et ce fut pour lui une journée pleine de joie, d\u2019émotions, et de résolutions pratiques.Et tout en haut l\u2019étoile brillait, éclatante, invitant tout les hommes de la terre à regarder cette merveille.POUR QUALITÉi 1 DOUCEUR J 1 VALEUR I I LE TABAC 1 i a CIGARETTES au Goût Populaire Propriété de l'U.C.C.Fondée en 1929 CiU=' ntKKCTK.l K : Paul-\" ,avo,c\u2019bs* Publiée le mercredi de chaque semaine Membre de l'Surfit ||H\\ ISuri-au of ( Irrula lllJN lion.\u2014 Imprimée i l'Intprlnm iF Populaire l.léc, Montréal.\u2018Le seul hebdomadaire agricole français d'Amérique\u201d, LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avenue Viger, Montréal Tél.: UNivrrsité 6-8936 AUTORISE COMME N'VOT FOS TA L DE DEUXIEME CLASSE.\\!I- | NISTKRB DES FOS IT.S OTTAWA.! JANVIER 1954 LA TERRE DE CHEZ NOUS E dil orial nous réserve 195< L\u2019année 1955 est déjà du domaine de l\u2019histoire.Vrne autre commence avec son cortège d\u2019espoirs mêlés d'incertitudes.Les l'êtes de Noël et du Jour de l\u2019An, fêtes à la foil religieuses et joyeuses, sont passées.Tout le mon-j de, surtout les jeunes, s\u2019est amusé une fois \u201cles devoirs religieux accomplis\u201d.L\u2019homme d\u2019âge mûr, pour i& part, ne peut s\u2019empêcher de se rappeler les événements de l\u2019année qui vient de finir et de scruter l'horizon.Peut-être découvrira-t-il ce que 1956 nous réserve.Malgré tout, l\u2019année 1955 n\u2019aura pas été trop dure pour les cultivateurs.Nous sommes entrés en 1955 avec le souvenir de l'année 1951 qui, du point de vue température et récolte manquée, avait semblé désastreuse pour l\u2019agriculture.L'année 1956 arrive avec un horizon économique chargé de nuages : surplus de produits agricoles dans presque tous les genres de production, crainte d'une baisse du prix du beurre et, par ricochet, des autres produits laitiers, ote.Ce qui est remarquable toutefois c\u2019est de voir combien devant le danger nous nous sommes serré les coudes et avons travaillé pour sauvegarder des positions déjà très précaires.Deux faits dignes de mention ont marqué 1955: la marche des dirigeants de l\u2019U.C.C.sur Ottawa et le nombre record de membres de l'U.(\u2019.('.recrutés au cours de l\u2019année qui vient de s\u2019achever.Nous avons, somme toute, traversé la dernière année sans trop de dégâts.A l\u2019aurore de 1956, le baromètre indique du temps couvert et un ciel menaçant.Plusieurs problèmes restent sans solution.L\u2019agriculture du Québec subit une période de rajustement comme jamais peut-être auparavant dans son histoire.11 ne s\u2019agit pas encore d\u2019une crise au sens qu\u2019on lui donne généralement.C\u2019est plutôt une réadaptation profonde à une situation nouvelle.Ce n'est d\u2019ailleurs ni le temps ni le lieu d'en faire l\u2019analyse.11 y a une chose cependant qu\u2019il ne faut pas oublier.Nous sommes les propriétaires de notre sol.Nombre d\u2019agriculteurs dans bien des pays ne manqueraient pas d\u2019envier notre sort et de souhaiter jouir nés mêmes avantages.Nous avons le meilleur mode de tenure au monde, et c\u2019est notre agriculture familiale.C\u2019est sur cette base solide que nous pouvons nous appuyer pour réaliser l\u2019adaptation que notre époque nous impose.Mais il ne fait aucun doute qu\u2019il faudra plus de compétence personnelle au cultivateur québécois dans l\u2019avenir s\u2019il veut réussir.Il fera face à de gros problèmes d\u2019administration de la ferme.I! devra apprendre à s\u2019unir aux autres cultivateurs et réaliser, que sa profession doit être solidement organisée.Le temps de l\u2019isolement est définitivement révolu.11 n\u2019existe pas le moindre doute là-dessus : l\u2019agriculteur de demain devra être mieux organisé sur la plan professionnel, ou bien il périclitera.Le cultiva-t' iir de demain devra appuyer davantage son association professionnelle.11 devra aussi non seulement appartenir à l\u2019U.C.C., mais accepter la discipline qu\u2019impose le travail de groupe.Que le cultivateur du Québec comprenne mieux ces impératifs catégoriques et déjà on voit poindre une éclaircie à l\u2019horizon de 1956.Je ne doute pas que.l\u2019on réalise de plus en plus l\u2019ampleur des problèmes qui réclament notre attention.A l'aurore de cette nouvelle année, je souhaite qu\u2019un plus grand nombre do cultivateurs prennent la bonne résolution d\u2019accepter leurs responsabilités professionnelles.Je profite de l'occasion qui m'est offerte pour souhaiter à tous les cultivateurs de la province ainsi qu'à leurs familles une bonne, heureuse et sainte année.Le président général, Jean-Baptiste LEMOINE meilleurs attitude T»l qut dil »n d'autres colonnes, la direction générale de l'Union a rencontré le conseil des ministres de Québec au cours da la sa-maina dernière.Le mémoire annuel formulait un# fois da plus la de-nande de l'Union relative aux ententes collectives de vente et è l'organisation Inlar-professionnelle de la mise en marché.Après avoir passé en revue les autres demandes exprimées dans notre mémoire, le premier ministre s'est arrêté à la demanda principale citée plus haut et, après avoir souligné les difficultés qui ne manqueront pas de surgir dans l'application de cette politique, a annoncé officiellement è ta délégation da l'Union qu'une loi accordant cette demande serait présentée au cours de la deuxième partie de la présente session.Signalons, en passant, que le principal point que le premier ministre a discuté avec le président général sa rapporte è la majorité nécessaire pour la misa en vigueur d'une entente collective ou d'un plan de mise en merché.Les journeux ont rapporté de toutes les façons possibles l'entrevue entre le conseil des ministres et le délégation de notre mouvement.En pratique, l'entrevue a été cordiale et la discussion a pris une tournure positive dès les débuts.Surtout, il ne semble y avoir qu'un sens è donner aux paroles du premier ministre d'après tous ceux qui ont assisté à l'entrevue.Nous l\u2019avons indiqué plus haut.Cependant, peut-être nous trompons-nous ?Alors, attendons dans le calme et la sérénité.Ne préjugeons pas I Bridons notre optimisme.Voilà, d'après nous, la meilleure attitude.D'ici deux mois, trois mois au plus tard, nous serons définitivement fixés et, alors, nous jugerons.Et nous jugerons en toute objectivité, le texte même de la loi devant nos yeux.Nous lançons un appel particulier à nos syndicats spécialisés organisés en vue de l'application d'une telle politique.Le moment n'est pas à la précipitation et è l'irréflexion.La responsabilité des chefs de groupes organisés est trop grande pour qu'ils aient le droit de se laisser aller è une spéculation sur les intentions du législateur qui ne pourrait que contribuer è mêler davantage des cartes qui tombent parfois entre les mains de joueurs dont les intérêts sont différents des ndtres.Donc, attendons patiemment et calmement I L.P.POULIN.Un marché à notre portée I.e Québec achète chaque année, pour les besoins de la consommation, environ 100 millions de douzaines d\u2019oeufs et 135 millions de livres île volailles de toutes sortes.Nous produisons approximativement 80 millions de douzaines d\u2019oeufs et 70 millions de livres de volailles.Il y a donc un décalage de 40 millions de douzaines d\u2019oeufs et 65 millions de livres de volailles entre la production et les besoins du marché.Où prend-on les produits nécessaires pour combler cet écart ?Nous les importons surtout de l\u2019Ontario et des Etats-Unis.Ces précisions sont fournies par M.J.-B.Roy dans le supplément sur l'aviculture publié cette semaine à l\u2019intérieur du journal.Dans un cas comme dans l\u2019autre, nous produisons guère plus de la moitié de ce qu\u2019il nous faut en produits avicoles pour la consommation domestique.On constate d'autre part que le total des revenus provenant de la basse-cour dépasse les $56 millions (en 1954).Les oeufs ont rapporlé aux aviculteurs plus de $25 millions et les volailles plus de $28 millions.C\u2019est beaucoup plus que ce que nous rapportent ensemble le verger, l\u2019érablière et la betterave à sucre.Que conclure de ce bref aperçu statistique ?Qu\u2019il y aurait sans aucun doute profit à étudier davantage les possibilités de ce marché qui est à notre portée pour voir s\u2019il n\u2019y aurait pas lieu d\u2019ajuster notre production en conséquence.A l\u2019heure où les excédents de produits agricoles s\u2019accumulent et posent de graves problèmes d\u2019écoulement et de vente, il serait sage à notre avis de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier.Sans chambarder notre production de base traditionnelle, qui est et restera pour longtemps encore l\u2019industrie laitière, on pourrait, sans inconvénient semble-t-il, di- Cesl clans le lem/)s cl a jour de lan .Tandis que les accords de cette chanson remplissent encore nos oreilles et que des relents de tourtière nous ouvrent constamment lu bouche pour soulager un estomac fatigue, il n'est peut être pas trop tard pour formuler nos souhaits du nouvel nu à certaines personnalités marquantes et organismes de chez-lions.Tout comme les petits qui ont effacé au fur et à mesure les baisers des \"méméres\u201d des \u201cpé-peres\" et des ma tante, passons donc notre manche de chemise sur le coin du bec et allons g avec la sincérité et le sérieux coutumiers à cette colonne.A AJ.St Laurent, notre premier ministre, nous souhaitons une longue vie pour que les Canadiens français du Québec puissent continuer de se consoler de leurs misères nationales en songeant qu'il est un \"eanayen\" comme ett.r.A notre Maurice provincial, vous souhaitons qu'une bonne épouse vienne adoucir les infirmités d'une vieillesse encore lointaine.Peut-être se montrera-t-il alors encore plus \"libéral\".amers les habitants de sa pro-vitfce.A Jean Drapeau.le couraqe de continuer sa campagne d'assainissement et quand il aura fini de fermer et boucher tous les Irons de Montréal, puisse-t-il se tourner vers ceux de nos \u2018\u2018belles campagnes\".A l'envoyé de l'Ange Gardien de Rottville.vous lui souhaitons \"ses conseils et avis saisonniers\u201d doublés d'une chance aux habitants de se débarrer de plus en plus souvent.A In Coopérative Fédérée, vous offrons vos voeux de succès grandissant lout en espérant que continuera entre vous ce bon régime d'entente.A l\u2019U.C.C.des membres qui incitent les dirigeants A triompher arec sérénité de tous les obstacles.A tous et A chacun, une bonne et heureuse année arec le paradis pour la fin de vos jours.G.H.L.versifier davantage notre production et profiter au maximum du marché domestique.A con-dition, bien entendu, qu\u2019on procède sans emballement et qu\u2019oq agisse avec toute la prudence voulue en prenant l\u2019avis des spécialistes en la matière.B.BERUBE.^ PAG! 4 LA TIARE DE CHEZ NOUS ft w it fafirme Cinquième leçon Financement de l'exploitation agricole P»r Ernest Mercier, b.i.a., m.s.i., ph., D., régisseur de la Ferme de Lennoxville Le revenu peu élevé que le cultivateur québécois retire de la vente des produits agricoles ne lui permet pas toujours d\u2019établir ses fils, pas même ceux qui désirent cultiver le sol.Il ne peut pas non plus acheter nu comptant la machinerie et l'outillage agricole parfois nécessaires à l\u2019augmentation du revenu de la ferme et effectuer les réparations aux bâtiments.Il lui faut souvent emprunter.Avant 1929, les cultivateurs désireux d\u2019emprunter de l\u2019argent devaient avoir recours aux diverses sociétés financières ou aux individus.Le taux courant était alors de 6 à 12%.Aujourd\u2019hui, tel n\u2019est pas le cas.Le cultivateur sérieux a à sa disposition des organismes de crédit à long terme, à moyen terme et à court terme qui se complètent et desquels il peut obtenir à taux raisonnable l\u2019argent nécessaire au financement de son exploitation agricole.Etant donné la tendance actuelle de l\u2019agriculture à la spécialisation et la mécanisation \u2014 la transformation nécessite beaucoup de capitaux \u2014 il est à propos de traiter du financement de l\u2019entreprise agricole dans la première partie des cours à domicile.Nous examinerons les trois sortes de crédit à la disposition des cultivateurs : crédit à long terme, à moyen terme et à court terme.Credit à long terme La Commission du Prêt agricole canadien et l\u2019Office du Crédit agricole du Québec sont les deux organismes de crédit à long terme dont les cultivateurs peuvent emprunter un montant assez élevé et effectuer le remboursement sur une longue période.pRET agricole fédéral.Lors de la Session annuelle de 1927, le Parlement canadien vota la loi du Prêt Agricole Canadien.Elle avait pour objet l\u2019amélioration de la situation économique de l\u2019agriculteur canadien.Le taux d\u2019intérêt raisonnable sur les prêts faits aux cultivateurs devait les encourager à développer leurs exploitations agricoles dans le but d\u2019en augmenter le revenu et favoriser l\u2019établissement des jeunes cultivateurs sur des terres.Voici les principales caractéristiques du Prêt Agricole Canadien.L\u2019organisme se finance par lui-même, c\u2019est-à-dire sans aucun octroi.11 prête pour une période maximum de 25 ans à un taux d\u2019intérêt raisonnable (présentement 5%).Le maximum des prêts sur une ferme est de $12,000.00, soit $10,000.00 en première hypothèque et $2,000.00 en deuxième hypothèque.Le prêt ne dépasse jamais 65% de la valeur de la terre nue estimée par le commissaire.Le remboursement annuel est de $72.50 du mille comprenant intérêt et principal.La Commission considère des réajustements de prêts au fur et à mesure que la ferme se développe et prête en deuxième hypothèque lorsqu\u2019elle possède déjà la première hypothèque sur une feme.Le cultivateur désireux de se prévaloir de ce prêt doit yivi'e de sa profession, emprunter au taux d\u2019intérêt fixé par la Commission, rembourser par versements annuels ou semi-annuels, égaux et consécutifs ou par anticipation en n\u2019importe quel temps après le déboursé du prêt.De 1929 au 31 mars 1954, la Commission a prêté dans les dix provinces $91,548,192.00.Le montant en force était à la fin de cette période de $35,074,819.00, ce qui indique que plusieurs emprunteurs ont remboursé par anticipation.TJRET agricole provincial.En 1937, le gouvernement de la province de Québec créa l\u2019Office du Crédit Agricole du Québec dans le but d\u2019améliorer le sort économique des cultivateurs de la province et de les aider à établir leurs fils.L\u2019Office du Crédit Agricole du Québec diffère passablement du Prêt Agricole Canadien.C\u2019est un service gouvernemental dont les dépenses sont défrayées par l\u2019Etat.Il prête au taux de 2|/»%.Le maximum d\u2019un prêt pouvant être consenti par l\u2019Office est de $8,000.00, d\u2019après le dernier amendement adopté au cours de la session actuelle.Le remboursement s\u2019effectue pendant une période de 39'4 ans au taux de $10.00, du mille comprenant, intérêt et principal ou par anticipation si le cultivateur le désire.Le montant de l\u2019eniprnnt est basé sur la valeur de la garantie.Le prêt est limité à 75% de la valeur de la terre nue.11 y a possibilité de transférer le prêt au nouveau propriétaire dans le cas de vente et dans certains cas il peut y avoir réajustement de prêt.Au 31 décembre 1954.l\u2019Office du Crédit agricole du Québec avait consenti 43,680 prêts pour un montant global de $114,147,570.00.De ce nombre de prêts, 18,445 ont servi à l\u2019établissement de cultivateurs sur des fermes.Les pertes très minimes subies par le Prêt agricole canadien et l\u2019Office du Crédit agricole du Québec, les montants substantiels remboursés par anticipation et le nomine des prêts consentis Bont une preuve de la bonne honnêteté des cultivateurs et de la nécessité de ces organismes de crédit à long terme pour les habitants.Crédit à moyen terme En mars 1945, le Gouvernement fédéral amendait la loi sur les banques en vue de fournir aux cultivateurs un crédit à moyen terme.La nouvelle loi autorisait les banques à charte à consentir des prêts aux cultivateurs pour une valeur de $250,000,000.00 au cours des trois premières années avec une garantie de 10% contre les pertes.Les prêts maxima consentis sont de $4,000.00 et le taux d\u2019intérêt est de 5%.Les remboursements sont répartis sur une période allant de VA an à 7 ans.Cette loi a pour but l\u2019amélioration des fermes soit par l\u2019achat de machinerie, d\u2019outillage agricole et de bétail ou l\u2019exécution de travaux fonciers destinés à l\u2019augmentation de la production.De plus, elle vise à améliorer les conditions de vie sur les fermes, soit par l\u2019installation d\u2019appareils LE 4 JANVIER Mit électrique*, de *ystème d\u2019approvisionnement d\u2019eau, réparations aux bâtisses, etc.Le prêt nécessite d\u2019abord une garantie qui peut être Boit la machine ou l\u2019instrument acheté, et même une hypothèque Bur la ferme lorsque ls; prêt est assez élevé.De plus, l\u2019emprunteur doit' payer une certaine partie du coût de l\u2019améliora-, tion effectuée ou de la machine ou de l\u2019instrument acquis.Enfin, il doit produire les facture» relatives aux dépenses encourues.Toute succursale de banque à charte peut fournir des renseignements additionnels.De 3945 à 1953, les banques à charte du pays ont consenti 416,000 prêts formant une somme de 451 millions et demi de dollars, dont plus de 409 millions ont été utilisés pour achat de machinerie et outillage agricoles.Elles sont unanimes à reconnaître l\u2019honnêteté des cultivateurs et leur bonne volonté.Crédit h court terme I,e cultivateur peut obtenir des banques, de?caisses populaires et de quelques entreprises agricoles des prêts pour défrayer le coût de certaine ingrédients, tels que engrais chimiques, insecticides, engrais alimentaires, etc.etc., nécessaires aux productions agricoles.Dans la majorité des cas, le taux d\u2019intérêt est un peu plus élevé, soit 6% environ.Le montant des prêts est plutôt limité et les modes de remboursement variés.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le crédit à court terme.Depuis quelque temps, certaines caisses populaires et une banque à charte offrent ce qu\u2019on appelle l\u2019assurance-vie sur les prêts.Voici ce à quoi elle se résume.Tout emprunteur désirant bénéficier de l\u2019assurance-vie peut, moyennant une somme très minime, moins de 1%.obtenir l\u2019annulation de son emprunt en cas de décès.Pi l\u2019emprunteur dont les paiements sont en lionne et due forme décède, la succession n\u2019est pas tenue de rembourser le montant dû à l\u2019organisme de crédit.Résumé et conclusion L\u2019état a mis à la disposition des cultivateurs, au cours des vingt-cinq dernières années, des systèmes de crédit à long terme et à moyen terme dans le but d\u2019améliorer la situation économique de l\u2019agriculteur, de l\u2019aider à établir ses fils sur la terre et de développer son exploitation agricole et ses moyens de production.Le Trêt agricole canadien et l\u2019Office du Crédit agricole du Québec sont deux organismes de prêt à long terme.La banque à charte peut satisfaire aux besoins du cultivateur en ce qui a trait au crédit à moyen terme.Quant au crédit à court terme, les caisses populaires, les banques et autres organismes de crédit sont en mesure d'y pourvoir.Le cultivateur sérieux, dont les chances de réussite comme exploitant, de ferme sont lionnes, peut se procurer de l\u2019Etat, des banques, îles caisses populaires et autres organismes de crédit, à un taux d\u2019intérêt raisonnable, les capitaux nécessaire» au financement de son exploitation agricole.\tQuestionnaire 1.\tQuels sent le» deux organ» mes de crédit à long ten me que le cultivateur a à ta disposition ?2.\tEtablisse-, la comparaison entre le Prit Agriccle Canadien et l'Office du Crédit Agricole du Ouébrr ce qui a trait : , a) maximum des prêts b)\tlimite des prêts c)\ttaux d'intérêt cl) durée du remboursement \u2022 ) remboursement annuel par mille 3.\tQuels sont les organismes de crédit à moyen terme su Canada ?4.\tDans le ras du crédit à moyen terme, indiques le montant maximum consenti, le taux d'intérêt et le période de remboursement ?5.\tA quoi servent surtout les prêts consentis par lu banques ê charte ?6.\tEnumérai les principaux organismes de crédit a court terme ?7.\tQu'est-ce que l'assurance-vio sur les prêts offerte pu les caisses populaires ?NOTE : Le lecteur désiteux d'obtenir plut de ta saignements au suiet des prêts agricoles peut s'adressa au Prêt agricole canadien.Succursale de Québec C.P.It Haute-Ville.Québec; ou à l'Office du Crédit agricole « Québec, Hôtel du Gouvernement, Québec. LI 4 JANVIER 1936 Un peu tout.avec Gilbert Mireault, b.s.a.Ütisumés ou extraite do publication* ministère» do l'Agriculture ou it certaines Institutions agricoles.) Industrie laitière D;v \u2022-»¦ v-*tv \"?*'*\u2022'* W8M^roEg-#M^5BBB55!5i|S5B5535S5535SBI^BWR W?i a ÿ^Ssi;^ 8v*2WJWW: ¦ \u2022J»sv55^ rXf-*- *ex+r S.' *3h» K WW **.'.7Î2» le 4 JANVIER 1*54 LA TERRI DI CHEZ NOUS PAGE 13 ' Des poulettes confortables dans un poulailler bien aménagé donneront une ponte abondante ii elles sont bien alimentées et de bonne valeur héréditaire.*»- Py U.B\tf>\\ y\t\tVLA\titkailkftF j,\tLfrj PvUIiviIOj\t\t\t^BlrQPrivli a)\tEntrée des poulettes I.'intensité de la ponte est le 'principal facteur à considérer pour décider de l'entrée des poulettes dans le poulailler.Lors-«lu'environ 20'c des poulettes sont en ponte, e\u2019est le temps de les transférer dans leurs quartiers d'hiver.I.'aviculteur avisé profite de la manipulation *,u'en-t rai ne ce déménagement pour faire une bonne sélection et administrer à chaque poulette une seconde pastille contre les vers intestinaux, la première devant avoir été donnée vers l\u2019âge de 3 mois.I.e traitement doit s'administrer un ou deux jours avant rentrée des poulettes afin qu\u2019el-lt s aient le temps de se vicier les intestins sur les parcours.Autrement, elles souilleront de leurs déjections la litière propre ilu poulailler.b)\tAménagement du poulailler Avant d'introduire les poulettes dans le poulailler, il faut songer à leur confort en observant quelques détails qere l\u2019on peut résumer comme suit.Effectuer toute réparation qui serait nécessaire aux bâtiments, se rendre compte que le système de blement mis de côté.Celte sélection s'appuie sur l'examen des caractères physiques et physiologiques.Si le cultivateur t.des sujets à U pâtée humide peut contribuer à maintenir et à activer la ponte.A l'automne, alors que les Jours «ont courts, les volailles tirent généralement profit de la lumière artificielle dont l\u2019emploi, en prologeant les heures de travail, augmente la consommation et stimule la production.L\u2019aviculteur ne doit tout de même pas abuser de la lumière artificielle et les journées de 14 ht rires sont les plus longues j*t-mises.\u2022 ) Gestion du troupeau La bonne gestion du troupeau est aussi importante que l\u2019alimentation, le logement «t 1 hygiène.Elle se résume à observer constamment le comportement du troupeau et h intervenir dès qu\u2019un correctif s\u2019impose pour remédier à une situation anormale.Le va et vient des oiseaux, leur conduite autour des trémies, la ponte quotidienne, la consommation de la moulée et des grains, l'état de chair des sujets sont autant de points de repair que autant de points de repère que de vue.(es bancs de neige en mouvement! Après chaque chute de neige, fl est fréquent de voir des aulomo^ biles presque entièrement reçoit» vertes de neige et roulant danè les rues comme des bancs de net» ge en mouvement.Les propriétah res de ces véhicules veulent peut-être étonner la population ou sim'; plemcnt attirer l'attention.11 n'eii reste pas moins que la \\ ue de celui qui conduit est en grande partit} obstruée p a r la neige qui recouvre sa voiture.Comment peut-il conduire et avoir une \\ ne claire sur chaque côté et à l'ar.rière?il n'est pas tout d'enlever en partie la neige des pare-brise, fait remarquer la Ligue de Sécurité, il faut que le conducteur df l'automobile puisse avoir une lionne vue «le côté lorsqu'il arrive aux intersections ainsi qu'à l'aiS rière.EQUIPEMENT COMPLET pour la SUCRERIE Dès que la température le permet, il y a avan tage à sortir au dehors le* poulettes d\u2019élevage et à les loger dans des cabanes de plein air.et tout le MATERIEL AVICOLE NECESSAIRE \u2022 TREMIES \u2022 NIDS A PONTE \u2022 ABREUVOIRS ETC, ETC.Demandez immédiatement notre nouvelle circulaire 1956.DOMINION & GRIMM INC.' 1630 rue De Lorimicr, Montréal Réunion annuelle du (ouvoir de Saint-Michel .Les membres du Couvoir coopératif de St-Michel, comté df Bellechasse, so réunissaient ce# jours derniers à l'occasion de l ath.semblée annuelle de leur société, M.Félix Catellier, de La Durarç» taye, présidait la réunion qui ptr> mit aux sociétaires de prendra connaissance dos opérations dé .l\u2019année terminée le 1er oclobré 1955.d'élire leurs directeurs et dé tracer un programme pour 1956, Iæ bilan et le compte des opérations ont été lus et commentés Çar le vérificateur.M.Gérard 'essier, agronome, du service dé l\u2019Economie rurale au ministère d« l'Agriculture.L'exercice s'est soldé par un bénéfice net de $1400 réalisé sur un chiffre d\u2019affaires de $15:1,000» Les ventes, au département du poste de mirage se sont élevées J, $114.000 et celles du couvoir ft $39.000.Quelque 200.000 douzaines d'oeufs commerciaux et 200,000 poussins ont été vendus.La i-o-ciété u un actif de $30,000.un assit de $10,500, un capital dé 800 et une réserve de $4,800.Les directeurs suivants ont été élus: MM.Félix Catellier, limé Lemieux, Paul-H.Roy, Marcel As* selin et Roger Martineau.M.leaiv Charles Gagnon en est le gérant A l'issue des délibérations, de* allocutions furent prononcées par MM.J.-Ubald Pilon, chef de IA division provinciale de l'Aviinlup re, Maxime Veilleux, m.v., dne r'hètik* f»« f r.i-\trtr |.rax écrémé\t\tIncorporée' »\tolorant#
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