La terre de chez nous, 2 juillet 1952, mercredi 2 juillet 1952
[" L\u2019Hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique CHEZ NOUS Rédaction et administration 515, avenue Vigei Montréal, Canada VOL.XXIV \u2014 No 19 MONTREAL, MERCREDI, LE 2 JUILLET 1952 ORCANE DE L'U.C.C.L\u2019A.B.C.des nouvelles AI i l a i B Gustave Tou pin est réélu mi second terme président de ¦\toporation des agronomes au de Québec.Les deux vice-lents.MM.Roland Lespérau- ¦\tl.s-dc Gonzague Fortin sont ¦\tment réélus vice-présidents.Mgr Maurice RotJ.arche de Québec, prononce une truie conférence, inspirée de lettre pastorale des évêques le problème rural de W.I7.au : et annuel de la Corporation¦ 4 congressistes de la Corpora prennent connaissance de iapports sur des enquêtes .¦ncncécs à des congrès prefect portant sur l'industrie ¦ cre.lu mission de l'agronome iniuté et l'agronome dans le mlc des affaires.\\W w- ü '\u2022¦T J Son Excellence Mgr Maurice Roy, archevêque de Québec, était le conférencier d'honneur au banquet du congrès général de la Corporation des Agronomes.Sur cette photo, qui fut prise quelques instants avant le repas, on reconnaît, de gauche à droite, M.René Monette, secrétaire général de la Corporation, M.Roland Lespérance, premier vice-président général, Mgr A.M.Parent, C.S., vice-recteur de l\u2019Université Laval, Mgr Ferdinand Vandry, recteur de l\u2019Université Laval, M.Gustave Toupin, prérident général des agronomes, Son Excellence Mgr Roy, M.Napoléon Leblanc, président de la section de Québec de la Corporation, M.Ls-de-G.Fortin, deuxième vice-président général, M.P Nadeau, président de la section de Montréal, et le R.P.Georges-Henri Lévesque, le doyen do la faculté des Sciences sociales de Laval.I.-H.l.emoine représente l'F.C.C.à deux congrès sur l\u2019in-di-orie laitière tenus à Toronto le.et 2ti juin et en donne un , .pie tendu pour les lecteurs de t : Tare de Chez Nous\".i i près un porte-parole du goto eut provincial, on adouci-/ * I.e petit coin aux blagues.Un homme qui n est jamais allé à l'école peut dérober quelque chose dans un wagon à fret, mais s\u2019il a reçu une éducation universitaire il peut arriver à voler tout le chemin de fer.(\"est un immense avantage que de n\u2019avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser.N\u2019importe qui peut sympathiser avec un ami qui souffre, mais ça prend une riche nature pour sympathiser avec un ami qui réussit.On ne saurait jamais être assez soigneux dans le choix de ses ennemis.*\t* * Et pour finir.Un beau gars d'habitant s'en revenait des champs avec, aux bras, un lièvre et un panier, une fourche et un cheval qu'il tenait en laisse.Comme elle le faisait parfois, la fille du voisin l\u2019accompagnait jusque chez lui Comme ils passaient par un petit bosquet obscur, la demoiselle rompit le silence en disant: \u2014 J\u2019aime pas passer par ici parce que j'ai peur que tu me voles un bec.\u2014 Comment veux-tu que je m\u2019y prenne, répondit le gars tout étonné.! Tu vois bien que j'ai les bras occupés.\u2014 Dis pas ça.rétorqua sa compagne.Ce serait ben facile.Tu n'aurais qu\u2019à mettre le lièvre sous le panier, planter la fourche en terre et I Le docteur Jean-Charles Magnan Par Albert Rioux, agronome Un doctorat honorifique bien mérité: celui que l'Université Laval vient de conférer au directeur du Service de l'Enseignement agricole.AL Jean-Charles Magnan a mérité cet honneur insigne parce qu\u2019il fut et reste l\u2019homme d\u2019une idée.D'une idée féconde qu'il exprime par une de ces formules pittoresques dont il a le secret : \"le cerveau avant le veau\u201d.Le cerveau est le chef-d\u2019oeuvre du Créateur.C'est lui qui inspire et dirige tous les actes humuius, le geste du semeur comme les recherches des savants.Pour donner son plein rendement, le ver-veau doit être cultivé et fertilisé par l'étude, discipliné par la rusait que, dès le réveil de la rut-lonté.Agronome, Jean-Chartes Magnan lure, il faut travailler, engraisser et ensemencer le sol jwiir cil obtenir d'abondantes récoltes.Fils -d'un éducateur de grande classe, \\ il savait dès le début de sa carrière qu'il moins d\u2019être cultivé dès le printemps de la vie.te cerveau reste rocailleux, couvert de ronces et d'épines, m apte à produire de belles moissons.Nommé agronome en 1912, il lance une souscription pour construire dans le comté de Portneuf une école d\u2019agriculture qui pré parera les jeunes cultivateurs ù leur future profession.Mais cette ' initiative ne cadrait pas avec la i programme officiel du temps.M.i Magnan dut rembourser les sous- i criptcurs cl remettre à plus tard [ In réalisation de son rêve.U croit à la nécessité d\u2019une élite pour entraîner la masse vers le ! progrès.Et cette élite doit se re-1 entier chez les jeunes.Il entreprend une véritable croisade de la jeunesse agricole.Il mobilise les curés, scs confrères agronomes.: les maires, les commissaires d\u2019é-1 voles pour organiser des jardins scolaires, des cercles de jeunes agriculteurs, des concours, des distributions de prix, des démonstrations spectaculaires.II est l\u2019i-niateur des oeuvres de jeunesse agricole qui s'épanouissent aujourd'hui, promettant de beaux lendemains pour notre agriculture.Chaque, année, la fêle des jeunes agriculteurs qu\u2019il monte ù l'Exposition provinciale est une véritable apothéose rehaussée par la présence des plus hautes autorités religieuses et civiles.En 1936.le choix de Je an-Charles Magnan s\u2019imposait comme premier titulaire du Service de l'Enseignement agricole nouvellement créé au Ministère de l\u2019Agriculture.C'est (ù qu\u2019il va déployer son merveilleux talent d'organisateur, il'é-veilleur, de pédagogue.Sous son impulsion treize nouvelles écoles d'agriculture surgirent à travers la province.Jean-Charles Magnan a convaincu les cultivateurs et les chefs politiques que chaque région devait avoir son école moyenne d'agriculture pour préqmrcr une élite qui entraîne par l'exemple, remplace la routine par la science, fournit des chefs aux coopératives.aux cercles d\u2019études et il toutes les associations agricoles et sociales.Pendant l\u2019hiver, ces écoles enseignent la technique agricole une ¦jeunes agriculteurs, et, pendant l\u2019été, la plupart se transforment en écoles ménagères pour préparer les futures femmes de cultiva tears.Elles sont le centre de ralliement de toutes les organisa lions agricoles, l\u2019âme et ie cerveau de l\u2019agriculture dans le territoire qu\u2019elles desservent.Jean-Charles Magnan a pris sa revanche sur sou échec de 1912.Il a trouvé des dirigeants qui lui ont fourni les moyens de réaliser son programme.Il a consacré quarante ans de sa vie à la jeunesse agricole.Et sa carrière est loin d'etre terminée.Il pourrait redire avec Clemenceau : \"Quand on est jeune, c\u2019est pour toujours.\u2019\u2019 Parce qu\u2019il est resté jeune, il comprend la jeunesse, il sait lui parier, exalter son enthousiasme, sa fierté, M.JEAN-CHARLES MAGNAN son désir d\u2019action et de dépassement.Les jeunes agriculteurs ont confiance dans un chef dont ht | sincérité ne s\u2019est pas dcmejitie depuis quarante ans.Le Service provincial ¦de la Ci ncnuitographie nous invitait récemment 6MU W p-flt i Les 40 ans de la carrière agronomique Discours de M.C.Toupin i l'ouverture du congrès general de la Corporation \u201cL'expansion constante de la profession agronomique depuis 1912 en démontre la nécessité et la haute valeur.Soyons-en heureux en ce quarantième anniversaire de l\u2019ouverture de notre carrière et trouvez-y pour l'avenir de nouveaux motifs de foi en notre sublime mission providentielle.\u201d Voilà ce que déclarait, vendredi dernier, devant plus de 500 agronomes réunis au Château Frontenac, le Dr Gustave Toupin, président général de la Corporation des agronomes de la province de Qué-bei., en ouvrant le congrès annuel de cette corporation.L'UNIVERSITE LAVAL I.e président a rendu hommage à l'Université Laval, la plus ancienne université française d\u2019Amérique.\u201cCe centenaire de l'Univer-s i te Laval, qui renferme tant de hautes pensées, tant de généreux élans et tant de sacrifices éveille.J'en suis certain, mille souvenirs dans vos esprits.\u201d Le président a rappelé alors le souvenir de l'abbé François l'ilote, fondateur, en 1850, de la première école d\u2019agriculture au Canada.l'Ecole de Sainte-Anne-dc-la-i\u2019ocatière, aujourd\u2019hui faculté de l'Université Laval.Il a ensuite remercié l\u2019Université d'avoir, à cette occasion, honoré la profession agronomique en décernant à l'un de scs membres les plus méritants, 51 Jean-Charles .Magnan, grand apôtre et initiateur de l\u2019enseignement agricole moyen chez nous, un doctorat \"honoris causa\u201d.ANNIVERSAIRES M Toupin souligna ensuite que 1952 marque le quarantième anniversaire de la profession agronomique et le dixième de l'établis-i sentent de la Corporation des ; Agronomes dans les cadres de profession fermée.La carrière | agronomique chez nous a débuté 1 au cours de l'année 1912-13 avec la nomination par le ministère pro-1 vincial de l\u2019Agriculture, des cinq premiers agronomes de comté: Ra nhaél-A.Rousseau, dans Bagol et '\u2022 Drummond; Jean-Charles Magnan, i dans l\u2019ortneuf et Champlain; Abel Raymond, dans Bellechasse et Dorchester; Henri Cloutier, dans Rou-viIle et Iberville; Alphonse Roy, dans Montmorency et Québec.Outre ces cinq bacheliers, il y en avait 42 en disponibilité: dix-huit étaient gradués de la première promotion, en 1911, à l\u2019Institut agricole d'Üka et au Collège Macdonald, et 24 étaient de la promotion de 1912 de ces mêmes institutions.Aujourd\u2019hui, précise la président, nous comptons plus d'un millier d'agronomes, dont \u2022t35 répartis dans douze grands services du ministère de l\u2019Agriculture de Québec et au delà de 599 distribués dans à peu près j tonies les sphères de l\u2019économie agricole du pays.Depuis sa naissance, la profession a développé, par la plume et la parole, l'éclo-, n de puissants organismes d\u2019éducation, de crédit et de vente, et toute une série d\u2019associations professionnelles qui sont devenues les glandes forces de notre agricul j turc présente.La t orporation des Agronomes ! d« la province de Québec, fondée fit 1937.obtenait sa charte pro-1 fcssionnelle en 1942, 'Tune des grandes réalisations de notre asso-ftition.dont vous devez tous être fier- en ces jours d\u2019anniversaire\u201d, declare le président, qui énumère quelques-unes des oeuvres accomplies: contrôles pour l\u2019admission « 1 etude et à l\u2019exercice, fondation de la revue \u201cAgriculture\u201d, foyer (le rayonnement professionnel, publication de monographies, bourse' d'etudes postscolaires, service d assurance-vie, d\u2019assurance - automobile, d\u2019assurance-hospitalisalion amelioration des salaires, etc.Fidèle à son rôle, conclut M.Toupin, notre Corporation a magnifiquement travaillé au perfectionnement de notre savoir profession-pel et à la défense de nos intérêts economiques.Après l'allocution du président, f* congressistes ont abordé l\u2019élu-des rapports des comités «t (fuitt d la page 19) Témoin d'un passé où la forât vierge disputait l'espace aux terres cul* tivées, un vieux tronc rabougri dresse fièrement sa masse déchiquetée par le vent et les intempéries au milieu des jeunes pousses qui \"plient mais ne rompent pas\" sous le souffle de l'Aquilon., (Photo d»* Che* Nous) Au congrès des agronomes La Corporation des agronomes et le mouvement de retour à la terre \u201cC\u2019esr à l'avenir du pays qu\u2019il faut- songer\u201d, déclare M.C.-E.Couture \u2014 La Corporation reçue par la Société canadienne d'établissement rural \u2014 Allocutions de MM.Custave Toupin, Nolasquc April et C.-E.Couture \u201cLa province de Québec, par la force îles choses, dans vingt-cinq ans sera industrialisée.Mais c\u2019est àKavenir du pays et des générations futures qu'il nous faut présentement songer.Les provinces de l\u2019ouest offrent des sols riches aux jeunes agriculteurs canndicns-fran-çais el catholiques.\u201d Voilà ce que déclarait M.C.-E.Couture, agent général de la Colonisation aux Chemins de fer nationaux.lors du dîner offert, jeudi dernier, à la Corporation des Agronomes par la Société canadienne d\u2019Ktahlisscment rural.l,'e dîner était sous la présidence de M.Henri Boisvert, NT., prési-dent de la Société canadienne (l'Etablissement rural.En souhaitant la bienvenue aux agronomes, il a précisé que la Société avait voulu favoriser cette rencontre à l'occasion du congrès annuel de la Corporation des Agronomes qui se Le Canada serait encore pays agricole D'après le ministre de l'Agt'i-¦\"illui e.l'hon M.Gar liner, la fain de procéder au recensement est pas la bonne.M.Gardiner est pas satisfait de la façon-ni h- recensement a été fail en (SI, et il espère qu\u2019on procédera fféremment au prochain, en MH.Le ministre est mécontent parce l\u2019on a changé la définition d'un litivateur et qu'il semble, d'après recensement de 1951, que la_ pollution agricole du pays a dimi-lé à 2,900,000 de 3,100,000 qu'elle ail en 1941.En réalité, a dit M.Gardiner, te mibre des personnes intéressées l'agriculture au Canada atteint \u2022esque (i.00(1,000 ou près de la oitié de toute la population du lys.\t.\t) i.e ministre a vainement tente le lire changer la procédure du re-msement afin de démontrer que Canada est encore un pays en \u2022anda partie agricole.Il espère lu\u2019on fera mieux la prochaine fow tenait, ces jours derniers, au Château Frontenac à Québec.M.Boisvert a remercié les agronomes.qui ont offert leur précieuse collaboration à la Société d\u2019Eta-blissemont depuis sa fondation en 1948.Il a rappelé que l'agronome joue un rôle éminemment utile dans son milieu et qu\u2019il peut, par sa science et son influence, contribuer à ralentir l'exode des ruraux vers les villes.Le notaire Boisvert j ajouté: \"L'habitant eanadien-français est , l'homme d'esprit le plus clair, le plus juste que j'aie jamais rencontré.Il est celui qui pense le plus et qui est le plus humain dans notre société.\u201d Le président a présenté et remercié lui-même les orateurs.Le Dr Gustave Toupin Le président de la Corporation des Agronomes a surtout insisté sur l'urgente nécessité d'une collé-sion des forces rurales pour éviter le gaspillage des énergies.Il a re- j mercié la Société canadienne d\u2019Eta-hiissement rural d\u2019avoir pris l\u2019initiative de cette rencontre et il a exprimé le voeu que \"vienne le jour où la Corporation des Agio nomes aura assez d\u2019épine dorsale pour prendre l\u2019initiative d\u2019inviter j des représentants des divers grou-1 pes ruraux pour étudier la possibi- : lité de conjuguer les forces et de former un organisme supérieur de coordination\".Il a ajoute: \u201cLa Corporation dos Agronomes, fidèle à sa mission.; veut étudier avec eux par quels moyens el quelle stratégie on parviendra à former cette espèce d\u2019organisme supérieur de coordination dans le secteur de l'Agriculture\".M.Nolasque April Ancien président de la Corporation des Agronomes et directeur de l'Ecole (l'Agriculture de Sainte-Martine, comté de Châteauguay, M.April s\u2019est toujours activement occupé du problème de l\u2019établissement rural.Plus de 80% des gradués de l'institution qu'il dirige Le gouvernement ne sait comment i disposer de 35 millions de livres de porc Ottawa vendrait cette viande à perte \u2014 Le coût est do 63.8 cents la livre \u2014 Mise sur le marché au Canada et aux Etats-Unis \u2014 Déclaration de M.Gardiner Le ministre de l'Agriculture, l'hon.M.Gardiner, a déclaré jeudi \u2018dernier aux Communes, que le gouvernement a l'intention de mettre bientôt en vente au Canada ou aux Etats-Unis autant de pore en conserve que possible, à un prix inférieur au coût.M.Gardiner venait de dire que le gouvernement a, acheté quelque 35,000,000 de livres de pore excédentaire mais qu'il ne sait pas où il pourra le vendre même à 03.8 cents la livre, soil le prix coûtant.Le ministre a ajouté: \u201cJe suis absolument certain qu'il ne peut se vendre à ce prix au Canada et qu'il ne peut se vendre à un prix qui s'en rapproche aux Etats-Unis\u201d.Le gouvernement n\u2019en a pas moins déclaré que ce porc doit être vendu, bien qu\u2019il ne rende compte qu\u2019il doit accepter \u201cune perte\u201d.En plus des 35,000,000 de livres de porc en conserve, le gouvernement a en outre 15,000,000 de livres de flancs de Wiltshire, mais M.Gardiner n'a pas indiqué ce que le gouvernement entend faire à leur sujet.Le marché anglais M.Gardiner a dit qu'une raison pour laquelle le Canada ne peut vendre plus de vivres à la Grande-Bretagne est qu\u2019elle a conclu avec d'autres pays des accords de troc.La Grande-Bretagne, a-t-il ajouté, a fait savoir au Canada, immédiatement apres la dernière guerre, qu\u2019elle avait l'intention de réduire ses achats de vivres et de négocier des ententes commerciales avec d'autres pays.Un député avait demandé au ministre s'il avait l\u2019assurance que l\u2019on pourrait trouver des débouchés si la production agricole était augmentée.fl venait de rappeler que sont établis sur une terre.Dans sa brève allocution, M.April a rappelé les circonstances qui oui permis la fondation de la Société canadienne d\u2019Etablissement rural, principalement le Congrès national de colonisation tenu à Boucherville en 1946.Il a noté avec satisfaction le magnifique travail déjà accompli par cette jeune Société, qui a rendu possible l\u2019établissement de plus de 200 familles agricoles dans les différents secteurs agricoles français du pays.En soulignant le fait que la Corporation des Agronomes est représentée au conseil d'administration de la Société (l'Etablissement rural, il a exprimé l\u2019opinion que l\u2019agronome est l\u2019un de ceux qui peuvent le plus contribuer à maintenir dans nos campagnes une forte population agricole.M.C.-E.Couture Conférencier invité à cette occasion.M.Couture a demandé aux agronomes de faire de la propagande en faveur de l\u2019oeuvre de l'établissement rural.Conférencier invité à celte oc-(Suite A la page 15) M.Gardiner avait déjà dit aux cultivateurs canadiens de ne pas accroître leur production parce qu\u2019il n\u2019était pas sûr de trouver des débouchés.A son avis, le besoin de vivres reste grand dans plusieurs parties du monde.L'état actuel du marché * Analysant l\u2019état actuel du mar-I cité des animaux sur pied, M.Gardiner a dit que les prix des bestiaux sont relativement bons et que la quantité encore mise en marché \u201cn\u2019entraine pas de ditfi-cultés sérieuses\", en dépit de l'embargo américain.Il a soutenu que le prix du boeuf n'est actuellement inférieur que d'un cent ou deux à celui d\u2019avant l\u2019épizootie.Le débat s'est engagé peu après qua les députés eurent entrepris l\u2019élude des crédits du ministère de l\u2019Agriculture, au montant de $74.000,000, pour la première fois de la session.Durant le débat sur l'agriculture, M.Gardiner a déclaré à la Chambre I son espoir qu\u2019en temps et lieu lo Canada pourra disposer de tout, le grain gelé de la récolte de 1950 qui a dû être placé dans une catégorie inférieure.Au sujet de l'entente tripartite avec la Grande-Bretagne et la Nouvelle-Zélande pour disposer d\u2019une partie du boeuf canadien, il a révélé que jusqu'à maintenant le Royaume-Uni a accepté la livraison d\u2019environ 30,000.000 de livres, dont la moitié est déjà livrée.Le député de Roberval et les cultivateurs M.Paul Spence, nouveau député ; de Roberval, élu aux récentes ; élections partielles fédérales, a ré-! clamé un meilleur traitement pour ! les agriculteurs canadiens.Elu aux_ élections du 26 mai, M.Spence a prononcé son premier discours durant l\u2019étude des crédits \u2022 du ministère de l\u2019Agriculture.Parlant en français, M.Spence a : dit que les cultivateurs souffrent I des bas prix payés pour leurs produits.Les cultivateurs avaient convenu de vendre aux prix fixés durant la guerre, prévoyant qu'ils obtiendraient tics prix justes après la guerre.Mais, dit-il, ils n\u2019obtiennent pas un juste traitement.11 a lu des lettres reçues d'organisations agricoles de sa région et affirmant que les cultivateurs obtiennent des \"prix de famine\u201d pour leurs produits.Ces organisations demandent au ministre de l'Agriculture, M.Gardiner, de manifester aux cultivateurs de l\u2019est du pays le même intérêt qu\u2019il accorde aux cultivateurs de l\u2019ouest.Le député de Roberval s\u2019éleva - contre la \u201cnégligence\" du gouvernement à l\u2019endroit des cultivateurs de l\u2019est.Il protesta également contre le fait que le Canada importe I du fromage et du beurre qui vicn-, lient en concurrence avec les produits canadiens.Quand on sort de L\u2019ÉCOLE FÉDÉRALE.\"Avec le MILLIARD et DEMI QUE DUPLESSIS a eu à sa DISPOSITION en 8 ans, NOUS (les libéraux) pourrions maintenir nos troupes EN CORÉE pendant un an\" Extrait d\u2019une causerie prononcée par M.Geo.Emile LAPAIME, devant les membres du Club de Réforme, à Québec, samedi 26 avril 1952.RÉALISATIONS ou MOBILISATION?\u2022a«A*IMn»H union ktr.Okftbt Page 6 =7 V .t QUÉSEC-OUEST QUEBEC @1» p^m litliüi ISim SIÈGE SOCIAL *4 105 est.rue St-Paul \u2022 Montreal raffiwm & ' LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 1 JUILLET 1952 Autres résolutions de la conférence de l'est l.:i semaine dernière, nous avons rappelé les raisons de l\u2019exislenee de la Conférence :i»>ri-colç de l\u2019Iisl.Nous avons aussi adiré l\u2019allention sur la résolution soumise à la Fédération ea-nadienne de l\u2019Agriculture à sa réunion semi-annuelle, à Oltawa, résolulion eonee'-nanl le problème des grains de l'ouesl.I.a (lon-férenee île l\u2019Est veut que la Fédération canadienne fasse le nécessaire pour la lenile d'une réujiion spéciale des principales organisations agricoles intéressées avec les autorités du gouvernement fédéral en vue de rétablissement d'un système de vente des grains plus conforme aux intérêts des producteurs de l'est du pays.I.a C.onférenre de l'Kst a également porté à la connaissance de la Fédération canadienne certains autres problèmes d'intérêt commun pour la classe agricole.A cause de la rareté des boites à beurre, à l'heure ueluelle, rareté occasionnée par l'augmenta-lion de la production du bourre rl aussi par la nécessité d'entreposer ce beurre dans un état qui puisse permettre l'exportation de surplus à n'importe quel moment, la Conférence suggère à la Fédération canadienne d\u2019examiner ce problème à la lumière des exigences présentes de la classification.l ue de ces exigences., par exemple, veut (pie les coins des boites à beurre soient collés.Nous savons pertinemment qu'à notre usine de Victoriaville.nous pourrions fabriquer beaucoup plus de boites à beurre en bois, n'était du temps perdu au collage des coins de ces boites.line autre recommandation de la Conférence de l\u2019Kst concerne 1'nppurlunité ou la non-oppor-limité d'adopter un nouveau mode de classification des porcs.D'après ce mode de classification.il y aurait beaucoup plus de catégories qu'il n'y en a présentement.Il y a de grands risques à courir que l'extension de l'échelle soit faite au détriment de l'éleveur, selon l'avis de nos experts.\t.I.a Conference de I Ksi insiste de nouveau auprès de la Fédération canadienne pour qu'elle fasse pression à Ottawa pour le respect intégral de la l.oi des Aliments du Détail, particulièrement en ce qui concerne les protéines, mais aussi la qualité de tous les autres ingrédients qui entrent dans la composition (les moulées, l ue autre résolution a Irait au prix des engrais chimiques.ICI11* revient sur le lapis encore une fois, et c\u2019est avec raison, étant, donné l'étroite relation (pii existe entre le prix des engrais chimiques et le maintien île la fer-lililé du sol à l'aide de ces engrais.I.a (\u2019.(inférence presse la Fédération canadienne de s'aboucher avec les autorités fédérales pour qu'il y ail une enquête sur les motifs qui ont amené l'augmentation du prix des engrais chimiques et qu\u2019on puisse établir si ces augmentations sont justifiées.I.a Conference suggère de pou-veau à la Fédération canadienne d'attirer l'attention des manufacturiers de machines agricoles du Canada sur le fait que les cultivateurs canadiens ont à redire contre la conception mécanique de lion nombre de machines et d\u2019instruments agricoles, et que, souvent, ils encourent des perles ducs à la faiblesse mécanique et à l\u2019insuffisance d'essais sérieux de ces machines et instruments.Ce (pii revient à dire qu'il y a sur le marché beaucoup trop de (suite à In page 1S) L'industrie laitière n'a pas bonne presse partout Quand la Fédération Canadienne des Producteurs de T.ail insiste pour obtenir des fonds en vue de la continuation de sa campagne de publicité en faveur des produits laitiers, elle est parfaitement consciente du fait que l\u2019industrie laitière n\u2019a pas bonne presse dans tous les milieux.Pour le prouver, nous donnons ci-après la substance d\u2019un article éditorial d\u2019iin- important journal de Toronto, le Financial Post, que le dernier bulletin de la l'édérntion Canadienne de l\u2019Agriculture s\u2019applique à réfuter.Voici trois prétendus arguments mis de l\u2019avant par l\u2019éditeur de ce journal avec la réfutation de la Fédération Canadienne : I\t- \"Il n\u2019v a pas d'industrie au Canada (pii ait été traitée plus généreusement par les autorités et par les contribuables.\u201d \"On a garanti des prix-planchers \"élevés\u201d pour les produits laitiers\", prétend l'auteur de l'article.\"Ceci est contraire aux faits\", dit la Fédération.\u201cLe prix-plnnehrr pour le beurre est de 5Kç ; celui du fromage eu 1951 était de lifte.On peut difficilement prétendre (pie ce sont là des prix-planchers \"élevés\" en regard du coût de production (pii, lui.est très élevé à l\u2019heure actuelle.\u201d 'J \"Il y a eu de généreux octrois.\u201d II\tn\u2019y a aucune sorte d\u2019octroi accordé à l\u2019industrie laitière.I.e seul subside jamais accordé le fut pendant la dernière guerre et il fut accordé en vertu de la législation concernant le contrôle des prix dans le seul but de permettre aux consommateurs d'acheter des produits laitiers à des prix bien en-dessous du niveau du coût de production du temps.Dans le temps, l'Ilonorable .1.I.Isley, dont relevait l'application du programme de contrôle des prix, disait : \u201cLes subsides ne sont payés que lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019aillres moyens plus efficaces tl'tissurcr mix consommateurs l'obtention de produits à des prix eu rapport avec le plafond autorisé.et on doit se rendre parfaitement compte que ces subsides- sont Initiés ilniis l'intérêt des consomniulciirs.\" Ko parlant de subsides, l'éditeur du Financial l\u2019ost pensait probablement à l'industrie minière (l'or en particulier) qui demeure l'industrie qui reçoit le plus de subsides au C.anada.(le qu\u2019il faut dire, c'est que l'industrie de l\u2019or, grâce aux subsides, est en mesure de déclarer un profit net de il'.' sur les investissements de capitaux, après provisions faites pour le paiement des taxes, alors que l'industrie laitière, sans subsides, récompense la capitalisation à raison de seulement ,Vi> et moins sur'la moyenne des fermes canadiennes.Kl puisque l\u2019on parle de subsides, notons que pour la seule année I950-5 1, l'industrie de l'or en a obtenu pour sS.IHiO,1)1)1).dit.I.'industrie laitière pour cinq années, soit de llllli à 1951, n\u2019a coûté au gouvernement, eu vertu de la politique de soutien des prix, que la .somme de $1,f)7li,llllli.lit!, (le n'est pas précisément, comme le prétend le l-'iuuncial l\u2019osl.\"une très coûteuse assistance\" à l'industrie laitière ( .t f
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