La terre de chez nous, 19 mars 1952, mercredi 19 mars 1952
[" L\u2019Hebdomadaire agricole français le plus important d\u2019Amérique VOL.XXIV \u2014 No 4 r 1 ^aHHI3HHBBWWW)-lH > D l\u2019A.B.C, 3 I\ti fl des nouvelles g Rien n\u2019est encore venu aggraver l'épidémie de fièvre aphteuse dans l'Ouest.Les provinces s\u2019apprêtent à réviser les mesures restrictives sur le mouvement., des., bestiaux.' » L'industrie laitière est dans vue position très difficile par suite de l\u2019embargo américain sur les produits laitiers, qui a précédé celui imposé par la fièvre aphteuse.MONTREAL, MERCREDI, LE 19 MARS 1952 Le Concours du Mérite Agricole pour 1992 est lancé.Son Excellence Mgr Maurice Baudoux devient archevêque coadjuteur avec future succession et administrateur de l\u2019archidiqcèsc de Saint-Bo-niface, Manitoba.L\u2019Union des Mutuelles-Vie inaugure un cours par correspondance sur la mutualité.LJ:ES SÜCRES .A LA MODE ANCIENNE Rédaction et administration 515, avenue Viger Montréal, Canada ORGANE DE L\u2019U.C.C.Washington lèverait cet embargo en juin La décision de lever les restrictions des Etats-Unis sur l'importation de produits laitiers du Canada et autres pays ne sera pas prise avant trois mois, apprend-on de Washington.Cette décision a itc malheureuse pour les éleveurs enadiens qui ont déjà beaucoup perdu à la suite des sévères restrictions américaines oui affectent le lait écrémé et le fromage Cheddar.Le Canada est parmi les 10 pays, dont l\u2019Italie et le Danemark, qui ont protesté contre cet embargo.La fièvre aphteuse sous contrôle au Mexique Le secrétaire mexicain à l\u2019Agriculture vient d\u2019annoncer que les restrictions sur le commerce des viandes entre les Etats-Unis et le Mexique, restrictions causées par une épidémie de fièvre aphteuse dans ce dernier pays, en 1946, se-ront_ bientôt levées.L\u2019agriculture mexicaine a subi une perte de 5400,000,000 par suite de l\u2019impossibilité de vendre du bétail, et les Etats-Unis ont dû dépenser $175,-000,000 pour se défendre contre l'introduction de la maladie chez eux par cette frontière.Le transport dei grain» de provend» Qui paie la note : l'éleveur de l'Est ou le producteur des provinces des Prairies ?Les deux à parts à peu près égales, répondent les économistes \u2014 Pourquoi ne peut-on pas acheter directement du producteur?L'Ecole de Sainle-Crcix rasée par un incendie i n incendie, qui a éclaté dans la nuit de vendredi à samedi dernier, a détruit presque complète-ment l\u2019Ecole d\u2019agriculture de Ste-Croix.de Lotblnièrc.Plus de mille Poussins, qui logeaient dans une mitre aile de l\u2019édifice, ont péri dans les flammes.L\u2019incendie a rasé 1 immeuble en moins d\u2019une heure.L\u2019Ecole de Stc-Croix comprenait trois étages.Le premier servait aux travaux manuels des élèves ou se trouvaient des mathinos évaluées à plusieurs milliers de dol-lars.Ces machines ont été tellement avariées qu\u2019il sera impossible de les réparer.L\u2019incendie serait attribuable à un court-circuit.L bon.Maurice Duplessis a déclaré que l\u2019école serait reconstruite le plus tôt possible.Voici la teneur d\u2019un message du secrétaire des Farms Forums, M.J.-T.Davidson, aux membres de cette organisation, contenant des explications sur l'importante question du coût, des transports des grains de provcndc.tonne de grains de provende pour le transport jusqu'au terminus des Grands-Lacs.IL ne reçoit pour cela aucun subside et les frais de transport peuvent atteindre $6.00 la tonne lorsque l\u2019expéditeur habite certains endroits éloignés de l'Alberta et de la Rivière-la-Paix, On peut donc dire correctement que les producteurs de grains de provendc de l\u2019Ouest absorbent approximativement la moitié de ce que cela coûte pour transporter leur grain vers l\u2019Est du Canada et que le gouvernement fédéral prend sur lui une bonne partie de ce qu'il en coûte à partir du terminus des Grands-Lacs vers l'Est du pays.(2) Acheter directement du producteur de l\u2019Ouest paraît être une bonne solution aux problèmes du prix des grains d\u2019alimentation.Mais le fait est que les pools de (Suite à la page 231 \u201cNotre discussion sur le transport a suscité une foule de commentaires à propos des grains de provende.Voici, entre autres, deux questions qui nous ont été posées: (1)\tOn a laissé entendre que les producteurs de l'Ouest paient quelque chose pour le transport de leurs grains vers l\u2019Est, alors que nous avons l'impression que ces frais retombent sur le cultivateur de l\u2019Est.Qui a raison ?(2)\tPourquoi ne pouvons-nous pas acheter nuire gain directement des producteurs de l\u2019Ouest?A ces deux questions, les économistes du collège Macdonald répondent ce qui suit: (1) Il faudrait préciser que les producteurs de l\u2019Ouest paient pour le transport de leurs grains de provendc jusqu\u2019à la tète des Grands-Lacs (Fort-William et Port-Arthur).Le producteur de l\u2019Est, avec l\u2019aide du gouvernement fédéral, paie le fret à partir de ce point jusque chez lui.A l'heure actuelle, le transport d'une tonne de grains d\u2019alimentation par chemin de fer, entre les Grands-Lacs et Montréal, coûte $9.80 (soit 51.20 de plus qu\u2019en décembre 1950).Le gouvernement fédéral paie S6.00 la tonne jusqu\u2019à Montréal et absorbe le coût entier à l\u2019Est de Montréal.De sorte que, présentement, les éleveurs de la region de Montréal et ceux de l'Est de Montréal paient S3.80 la tonne pour les frais de transport, au lieu de 52 60 comme précédemment.avant les augmentations de 1951 et de février 1952.Le cultivateur de l'Ouest qui expédie, de Saskatoon, paie $4.60 par La province est prête à lever l'embargo si on trouve une meilleure protection Déclaration de l\u2019hon.M.Duplessis à sa conférence de presse \u2014 Le Canada aurait un excédent de 500 millions de livres de lait Autrefois, il y a une cinquantaine d'années, tous lo« récipients étalant dt boit, pour récolter la sèva de l'érable.On peut voir ici un# da cas auges placées au pied d'un érable.Dans le temps, las chalumeaux consistaient da lamelles do métal qui avalant remplacé celles de bole en usage depuis les débuts de la colonie.Aujourd'hui, tous cos ustensiles sont on aluminium et las méthodes ont été grandement améliorées par la science.La province est disposée à lover les restrictions sur l\u2019importation de la viande s\u2019il existe un meilleur moyen de protéger le cheptel québécois contre la fièvre aphteuse\".C\u2019est ce que déclarait le premier ministre, l\u2019hou.M.Duplessis, au cours de la conférence de presse habituelle vendredi dernier.Le premier ministre a ajouté que ees restrictions étaient nécessaires pour protéger le cheptel de la province et la santé du public.Le gouvernement, a dit M.Duplessis, sera heureux de coopérer dans la mise en vigueur d\u2019autres moyens de protection, s\u2019il en existe et aussi longtemps qu\u2019ils offriront les mêmes garanties que le présent embargo.UN EXCEDENT DE LAIT D\u2019après le Conseil national des produits laitiers, - le Canada aurait un excédent de 500 millions de livres de lait qui seront déversée.: sur le marché canadien.Cet excédent serait attribuable en partie à là fièvre aphteuse qui a fermé les marchés américains au bétail et aux produits laitiers canadiens.Les vaches qui auraient été expédiées aux Etats-Unis devront rester au Canada et la production du lait augmentera.Ce surplus de 500 millions de livres de lait équivaut à 50 millions de livres de fromage et 25 millions de livres de beurre.D\u2019autre part, la Grande-Bretagne n\u2019achètera pas de fromage au Canada cette année.On aura aussi à subir la concurrence de pays comme la Nouvelle-Zélande qui produit à meilleur compte et tente de s\u2019emparer du marché canadien du beurre.QUARANTAINE DE TROIS MOIS De Regina, on apprend qu\u2019il faudra plusieurs mois avant que le cheptel de la Saskatchewan se remette de l\u2019épizootie.11 s\u2019écoulera peut-être trois mois avant qu\u2019on lève la quarantaine dans la région de Regina et probablement trois autres mois avant que les Etats-Unis ouvrent leurs frontières.La question de la main-d\u2019oouvre agricole constituée d\u2019immigrants est à la veille de recevoir une solution.Le gouvernement hollandais en est venu à une entente avec le Canada ces jours derniers.Les immigranLs seront \u201cdcconta-minés\u201d avant que de s\u2019embarquer pour le Canada.En Colombie, on s\u2019attend à la levée prochaine de l\u2019embargo.Le ministre de l\u2019Agriculture de cette province a eu une entrevue avec M.Gardiner à Regina à ce sujet.11 u dit à l\u2019Assemblée législative de cette province qu\u2019on autoriserait prochainement quelques importations de boeuf de l\u2019Alberta avec postes d\u2019inspection à Calgary, Edmonton et Vancouver.ENTRETIENS A WASHINGTON Trois représentants canadiens spécialisés dans le commerce de l\u2019industrie animale ont été envoyés à Washington au cours de ta semaine dernière pour conférer avec les autorités américaines à propos des embargos.Au cours d\u2019entretiens qu\u2019ils ont eus avec des officiels américains, ils auraient expliqué les détails des embargos, et demandé des précisions au sujet du transit en territoire américain des viandes canadiennes destinées à d\u2019autres pays.Les Américains auraient demandé au Canada de définir la légalité de l\u2019embargo canadien.Ils voudraient savoir si les restrictions, canadiennes toucheront les envois de viande aux troupes américaines stationnées a Terre-Neuve.Le Conseil de l'Industrie laitière veut une taxe sur les succédanés du beurre Au congrès tenu à Montebello au début de la semaine \u2014 Déclaration du président, M.Turnbull: \u201cLe lait devrait se vendre 30 cents la pinte\u201d \u201cSi le prix du lait avait augmenté dans la même proportion que celui des autres denrées, le lait se vendrait actuellement environ 30 cents la pinte et non 21 cents la pinte, comme c'est présentement la moyenne\u201d.C\u2019est ce que déclarait lundi dernier M.J.S.Turnbull, président du Conseil national du Lait (National Dairy Council), qui a tenu au début de la semaine son congrès au Seignory Club de Montebello.Selon M.Turnbull, I'industre laitière, dont le chiffre d\u2019affaires s\u2019élève à plus de 5750 millions par année, est la \"victime\u201d de la Représentants des produ:teurs de lait reçus par MM.Howe et Gardiner Quelques représentants des producteurs de lait du Québec et de l\u2019Ontario devaient être reçus aujourd'hui même à Ottawa par t'hon.C.D.Hov/e, ministre du Commerce, et l'hon.J.G.Gardiner, ministre de l'Agriculture.Cette délégation insistera sur les demandes formulées en ces dern;ers temps par tous ceux quf s'occupent d'industrie laitière.M.Jean-Baptiste Lemoine, premier vice-président général de l\u2018U,C.C., est parti pour Ottawa afin de se joindre à cette délégation et pour représenter les producteurs du Québec.politique du gouvernement canadien.Parce qu\u2019on n\u2019a pas permis d\u2019augmenter les produits laitiers en même temps que les autres denrées.a dit M.Turnbull, l\u2019industrie laitière est en droit de s\u2019attendre à une attitude plus sympathique et plus attentive de la nart du (suite à la page 23) Les salaisons et le prix minimum du porc Deux députés ont porté à l\u2019attention des Communes le fait que le prix minimum de 26 cents consenti pour le porc à bacon il y a un mois n\u2019est pas respecté par les maisons de salaison.M.Robert Fair, représente un comté de l\u2019Alberta, et l\u2019autre est le Dr R.Poulin, député indépendant de la Bcauce.Iis ont exposé que les maisons de salaison offrent beaucoup moins que le prix qui leur est garanti par le décret fédéral.Rappelons que la Fédération ea-nadienne de l\u2019Agriculture maintient depuis plusieurs mois sa demande pour un prix minimum de $28.00 les 100 livres pour les porcs de catégorie B-l à Winnipeg.;o qui veut dire $29.50 pour les pores classés A-l sur les marchés de Toronto et.Montreal. LE 1» MARS 1952 Pag» 2- C\u2019est une chose certaine : l\u2019éleveur de porcs fait cette année un dur carême.Nous redemanderons au gouvernement fédéral un prix de soutien qui ne s'écrase pas.Quand les prix tombent, c\u2019est la fente de l\u2019U.C.C.\u2014 Mais quand ils montent, c\u2019est le mérite de n\u2019i nu-porte qui.l'U.C.C.exceptée! Il g a encor \u2022 les cotons, les racines et les \"repoussons\" de tabac qui ne sont pas taxés.Ce sera pour le prochain budget.L\u2019embargo provincial aura eu pour effet d'empêcher une dégringolade plus rapide des prix des viandes.Ce résultat n'est pas à dédaigner.L'U.C.C.a obtenu la réduction à 20 cents les 100 livres de la licence des tracteurs de fermes.Depuis, nous recevons tous les jours des centaines de lettres de reconnaissance de la part des cultivateurs qui ne sont jxis membres de l'Union.: Votre première raison de faire p .tie de l\u2019U.C.C., clest vous-mcine.Vous tem à.avoir de beaux animaux et une belle ferme.Pourquoi alors ne pas améliorer aussi l\u2019homme intelligent et social que vous êtes ?l.c FAUCILLEUR Billet La fièvre de nmagânaîicn Elle est aussi dangereuse que celle des troupeaux.Pour extirper celte dernière, il suffit d\u2019abattre les bestiaux et d'enfouir les carcasses.C\u2019est un moyen radical, j'en conviens, mais il y a au moins des chances de réussite.On n\u2019en peut dire autant de la \"folle du logis\u201d atteinte de la fièvre.Quand le pseudo-merveilleux fait défaut, elle en fabrique.Dieu merci, les faits ne manquent /xis pour alimenter la curiosité (les badauds.Et on peut toujours les f/ros-sir au besoin.Plus c'est invraisemblable, plus on a chance d'être cru sur parole.On l\u2019a vu ces derniers temps à propos de la fièvre aphteuse et des faits plus récents comme la capture d'un sinistre trio de \"gangsters\u201d qu'au est en train, à force île publicité tapageuse et de mauvais goût, de faire pnsser pour îles héros de \"cave et d\u2019épée\".Mais c\u2019est là une autre histoire, assez répugnante pur elle-mcme.Revenant à la fièvre aphteuse, on sait tout le branle-bas.d\u2019ailleurs fort compréhensible qu\u2019on a fait là-dessus d'un océan à l\u2019autre.Seulement le virus n\u2019a jxis atteint mie le bétail, il s\u2019est evqxiré de l\u2019esprit d'un grand nombre.Par pur hasard, il s\u2019est trouvé un Allemand sur la ferme d\u2019un nommé W'uas, en Saskatchewan, où l\u2019on a découvert les premiers cas d\u2019éolzootie contagieuse.C\u2019est Allemand \u2014 un immigrant de fraîche ilate \u2014 a sans doute étrillé quelques fois les vaches de son patron.Du coup, il a dû transmettre le virus.Plus que cela, il a quitté la ferme.Donc il s'est enfui.De déduction en déduction et avec un peu d\u2019imagination, il était facile de conclure au sabotage, à l\u2019espionnage.Il s'agissait à n'en pas douter d\u2019un dangereux espion allemand venu nu Canada expressément pour faire du sabotage.Ne sait-on pas que le virus se déplace avec une extrême aisance et qu\u2019il peut emprunter de multiples voies de locomotion?Suit bientôt la mise en seine classique des drames de l\u2019écran: poursuite, arrestation, transport par avion de Vancouver à Hull, secret bien gardé aux laboratoires fédéraux, où tout est analysé, étiqueté, passé à l\u2019éprouvette, examiné au microscope, etc.Sans résu\u2019tat du reste.Pas le moindre indice du virus de la fièvre avhteuse dans les sa\u2019opattes, la chemise et le pantalon de Bruentjen.le présumé espion.Impossible de prouver qu\u2019il a fait le voyage d\u2019Allemagne au Canada arec ces gentilles bibites cachées (suite à U nage 23) =-=¦ LA TERRI DE CHEZ NOUS Trop chère, \"La Terre de Chez Nous\" i ¦¦¦¦ Le 1er mars 1939, le beurre de qualité No 1 te vendait 21 tous la livre.Le fromage variait entre 11 tout et quart.et 11 tout et demi.Le prix des pommes de terre était de $1.10 1 $1.15 pour lo trois fois plut cher qu'en 1940.Il en ait de même det autres dépenses.Si on veut un exemple précis, disons que notre çompte d'impression louait aux environs de $25,000.voilé dix ans et qu'il dépasse Criblures Le saccjge des érablières sac de 80 livres.La douzaine d'oeufs (A-Gros) n'obtenait que 25 sous.Les porcs abattus (A-Bacon de choix) faisaient $12.50.Etc., etc., etc.Sauf erraur, las prix dt 1952 sont maillaurt at, malgré tout, lis ne sont pas assez élevés pour nous empêcher de désirer davantage.Le 1er mars 1939, le prix de l'abonnement ê la \"Terre de Chez Nous\" était de $1.00 par année.Depuis le 1er septembre 1951, Il a été doublé et il est présentement de $2.00.Cette décision a été imposée i l'Exécutif de l'U.C.C.par la dureté des temps.Quand tous les prix ont été doublés ou triplés, qu'y a-t-il d\u2019anormal ê ce qu'il en soit de mémo pour l\u2019abonnement au journal ?En 1952, l\u2019impression de la \"Terra de Chez Nous\", ê elle seule, coûte maintenant $80,000 par année.L'augmentation de l'abonnement ê ta \"Terra de Chez Nous\" est donc loin d'être un scandale.Notre journal se prtve de certaines annonces par la volonté même de ses maîtres, les membres de l'U.C.C.Il doit donc compter sur les revenus de l'abonnement pour subsister.Par comparaison avac d'autras haussas, $2.00 par année pour l'abonnement ê la \"Terre de Chez Nous\", c'est encore un prix d'aubaine.Et si c'était TROP CHER, comme l'écrivent sans gêne quelques anciens abonnés an fuite, c'est l'U.C.C.qui encaisserait les profits.Or, deux ans de suite, l'U.C.C.a dû accuser des déficits.Donc, si c'est \"trop cher\", ce n'est qu'à un bout qui n'est malheureusement pas la nfitre I D.B.U» troisième agronome nous dit.Agro \u2014 A moi aussi, monsieur, commença le troisième agronome interviewé, le souvenir de ma première conférence est reste vivant dans ma mémoire.Et pourtant, ça remonte dans la nuit des temps.Je dois vous faire l\u2019effet d\u2019un fossile.L> \u2014 Que Dieu ait soin de vos restes ! comme on dit à l\u2019aris ees jours-ci.Où se passa cet événement mémorable ?Agro \u2014 A St-X.la plus petite paroisse de mon comté, choisie à dessein comme terrain d\u2019essai, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi.Une trentaine de cultivateurs s\u2019amenèrent par un beau soir d\u2019automne propice à l\u2019étude.Le réunion prit un caractère d\u2019intimité qui m\u2019a laissé un charmant souvenir.A moi, comme aux autres agronomes, les cultivateurs, bien que très sceptiques, parurent ce qu\u2019ils sont : polis et hospitaliers.L \u2014 Sceptiques, dites-vous?-Déblayez cette affirmation.Agro \u2014 Je veux dire que mes auditeurs ne semblèrent pas prendre l\u2019agronome au sérieux, mais ils l\u2019écoutèrent avec condescendance, et j\u2019allai chez l\u2019un d\u2019eux, en compagnie de trois autres, finir la veillée.Jamais je ne fus si encouragé.Par la suite, je trouvai la route enténébréc et semée d\u2019écueils, niais je sentis ce soir-là un vent favorable gonfler ma voile.Je m\u2019endormis heureux, comme on dort à cet âge.L \u2014 Qui vous présenta ?Agro \u2014 Le curé.Bien qu\u2019il fut le moins agricole de mes curés \u2014 Jean Charles dirait le moins niralisant \u2014 je me rappelle qu\u2019il fut courtois et resta même jusqu'à la fin.I.\u2014 Short and sweot.Agro \u2014 Plutôt short.Lui aussi se posait la question : l'agronome,\" quelle sorte de bibite que c\u2019est ?Les premiers n'avaient commencé leurs \u2018\u2018semailles\u201d qoe depuis 6 ans et, à dire le vrai, les cultivateurs n\u2019aimaient pas beaucoup être tirés de leur torpeur, surtout par des blancs becs qui eux-mêmes ne cultivaient pas.L \u2014 De quoi parliez-vous ?Agro \u2014 D'un sujet nouveau dans le temps, urehi-ressassé aujourd\u2019hui: le besoin de coopération entre les habitants.L \u2014 Mais ressassage toujours nécessaire.Agro \u2014 En principe, tout le minde s'accordait à en reconnaître l\u2019irrémissible urgence, mais de là à faire le premier pas, de là à verser la première souscription, il y avait un océan à franchir.J\u2019avais dès ce soir-là lancé l\u2019idée d\u2019une coopérative qui aurait pu être mise sur pied trois mois plus tard.On estima que j\u2019allais bien vite et qu'il fallait y penser comme si le temps du \"pensage\u201d indéfini sur un problème aussi limpide n\u2019était pas du temps perdu.Un des auditeurs, un bol homme de grande taille, me prit à part, après mon espèce de conférence et, d\u2019une voix toute gênée, conclut que mon idée était excellente, mais que les cultivateurs de la paroisse étaient trop cornichons \u2014 je me suis toujours rappelé l'adjectif \u2014 pour y donner suite.Fort de ce que mes professeurs m\u2019avaient appris à Oka.je lui répondis ce qu\u2019en pareille occurrence je répondis, par la suite, des centaines de fois: \u201cMonsieur, quand on dit qu'on est cornichon o.i ne l\u2019est pas, parce que ceux qui le sont ne s\u2019e:i aperçoivent pas\u201d.Le propre des cornichons est de corniehonner avec d\u2019autres cornichons sans se rendre coyote de leur cornichonneric.Ce n\u2019est pas votre cas.Ce dont vous souffrez, c\u2019est d\u2019un manque de confiance en vous-mêmes.Voulez-vous que je vous le dise ?Les cultivateurs sont trop craintifs, disons plutôt trop peureux.Vous êtes tous ! victimes d\u2019un complexe d\u2019infériorité.L \u2014 Grand mot que.Agro \u2014 .mon auditeur a compris.Je lui ex- ! pliquai que lui et ses confrères les habitants avaient, chevillée à l\u2019esprit, l'idée qu'ils sont inférieurs aux autres classes de la société.C\u2019est l\u2019erreur qui a causé tant de tort à l\u2019agriculture et l\u2019a laissée si loin en arrière de l\u2019industrie.Ceux de ce temps-là avaient presque honte de leur métier, et se laissaient tourner en ridicule par des gens dix fois moins fins qu\u2019eux.Iis encaissaient les coups de pied et, ma parole, c\u2019est tout juste s\u2019ils ne remerciaient pas.Pourquoi tout ça ?Manque de confiance en eux-mèmes, extrême défiance entre eux, manque d\u2019instruction, sourde hostilité, muettes rancoeurs, inexpiables rancunes, tout ce qui enveloppait comme d'un linceul la vie dans certains villages.L \u2014 Lui avez-vous parlé aussi crûment ?Agro \u2014 Beau fromage ! Je suis allé tout de suite à la racine du mal dès qu\u2019une atmosphère d\u2019inli-mité fut établie entre nous.Il n'y avait pas meilleur homme et je ne lui apprenais rien : il avait songé lui-même bien des fuis à ce que je lui disais.J'ai pu, par la suite, travailler étroitement avec cet ami.Je ne passai jamais devant sa maison sans arrêter pour causer avec lui.En certaines circonstances, c\u2019est lui qui me redonna courage.Il est mort subitement il y a deux ans et j\u2019en ressentis une véritable peine.L \u2014 Et la coopérative ?Agro \u2014 C\u2019est d\u2019elle dont je suis le plus ?icr parce qu'elle fut dure à enfanter et lente à progresser, mais elle est depuis longtemps en bonne voie.Non qu\u2019elle soit importante car elle n\u2019accommode qu'une petite paroisse, mais elle est mon aînée, comme je l\u2019appelle, et vous savez comme on s\u2019attache aux enfants chétifs.On est drôlement fait : je tire plus vanité d\u2019elle que des sept autres qui figurent plus avantageusement dans les rapports officiels.Petite coopérative qui nous donna tant de tracas, qui faillis crever à deux ou trois reprises \u2014 notamment quand un mauvais gérant commença à faire son jars \u2014 tu ne souffris jamais de la mauvaise volonté ou de l\u2019ignorance, mais plutôt de circonstances adverses venues de l\u2019extérieur.Tes assemblées étaient \u2014 et sont encore \u2014 des réunions d\u2019amis et la chicane ne sécréta pas son venin parmi tes membres.Par bien des aspects, tu ressembles plutôt à une amicale qu\u2019à une coopérative.et U faut voir le nombre de cultivateurs qui, journellement, aiment à musarder dans ton modeste entrepôt C\u2019est un excellent signe.J\u2019aime à m\u2019arrêter et j\u2019avoue que j\u2019y perds parfois la notion du temps.Braves gens de St-X.\u201e si minime qu\u2019ait été mon rôle parmi vous, j'aime à dire: \"Je | suis fier de vous\", et j\u2019ajoute dans mon coeur \u2014 I mais ne répétez pas ça \u2014 \u201cJe suis un peu fier de ! moi, after ell those yeer», comme disent les Anglais, i Armand LETOURNEAU i Le* érablières sont un patrimoine familial qu'on doit conserver à tout prix, comme d'ailleurs nos terres à bois.C'est une partie de notre héritage que nous n'avons pas le droit de dilapider pour an retirer det bénéfices immédiats.On parle souvent de \"la culture en bon père de famille\".L'expression est fort bien choisie et s'applique non seulement au fonds de terre en culture, mais à tout ce qui constitua le patrimoine légué par nos ancêtres.Nos érablières et nos terres à bois sont pour le plupart un bien familial conservé jalousement et transmis fidèlement de père en fils.En règle générale, on n'a pas besoin du gendarme pour faire respecter ces valeurs permanentes qui doivent être transmises aussi intégralement que possible aux générations futures.Mais à toute règle, il y a des exceptions.De malheureuses exceptions dans le cas des dilapidateurs d'érablières et des pilleurs professionnels de terres à bois.On nous signale précisément de ces cas de saccage trop nombreux, particulièrement dans les Cantons de l'Est.De belles érablières sont en train de disparaître sous la hache de ces démolisseurs de patrimoine.Le motif, il n'est pas difficile à trouver : récolter quelques misérables dollars le plus rapidement possible en vendant les érables pourvoyeuses de sève pour du bois de chauffage.Si le mot ne disquait pas d'être trop fort, on dirait que c\u2019est une honle.Evidemment, les droits du propriétaire sont chose sacrée.Le vieux code lui-même, qui a pour lui la sagesse des siècles, permet à ce dernier \"d'user et d'abuser\" de son bien.Malheureusement, trop de gens confondent \"usage\" et \"abus\".Les gendarmes ont été inventés pour empêcher les abus.Les gendarmes ont été inventés pour empêcher les abus.Dans le cas du possesseur légitime d'un bien, on lui laisse toutefois pleine latiture, y compris le droit \"d\u2019abuser\" de son bien, les générations qui viendront après lui dussent-elles en être dépouillées.On se demande s'il ne faudrait pas un frein pour empêcher la dilapidation d'un patrimoine aussi sacré que celui \u2019u propriétaire incapable d'agir \"en bon père de famille\".B.BERUBE Le soutien des prix, une protection nécessaire On s'étonne souvent en divers milieux de l'insistance que les cultivateurs mettent à réclamer des prix de soutien pour leurs produits.Pour beaucoup da gens, et non parmi les moins intelligents, c'est une faveur injustifiable consentie à la classe agricole, au détriment de foute la population, notamment les consommateurs, qui en ont assez de se faire exploiter, disent-ils, par les cultivateurs.C'est trop simplifier le problème.Au fond, le soutien des prix n'est pas autre chose que la garantie de prix stables et suffisamment rémunérateurs pour maintenir la production en état de répondre à la demande.C'est une mesure de protection contre les trop grandes fluctuations da prix.L'agriculture n'a pas les mêmes armes pour se défendre contre ces variations que l'industrie.Les ouvriers, surtout ceux qui jouissent de conventions collectives et ont i leur portée l'erme de la grève pour empêcher les salaires de baisser ou Ut faire hausser quand ils devien-nent insuffisants, n'ont aucun# raison de «'en prendre aux prix de sout en., lie sont une protection pour les cultivateurs comme la grève et les contrats de travail sont un# protection pour le salaire de l'ouvrier.Dans une économie libre, il est souhaitable que les prix ne soient pas rigidts.La Fédération canadienne de l'Agriculture l'e volontiers reconnu dans son récent mé-moire présenté au gouvernement federal.Mais ils ne faut pas oublier quo les prix des produits agricoles subissent des variations axtrêmas à la baisse comme è la hausse.Il faut prendre les faits tels qu'ils sont.En agriculture, selon la pittoresque expression de M.Marion, c'est la cuillerée de beurre de trop (suite à la page 3) P Criblures (suite de la page 2) qui fixe le prix de toute la tinette.Mime constatation pour le porc, lai pommes de terre, les légumes.Il suffit d'un faible excédent pour faire crouler les prix.On en vient d'en avoir une preuve dans la fluctuation extrême des prix du porc.A la réflexion, le soutien des prix se justifie pleinement.Dans les circonstances, on ne pouvait rien inventer de mieux pour protéger é la fois le cultivateur et le consommateur.B.BERUBE Sous le signe de l\u2019cconomie dirigea Il appert maintenant .que les Etats-Unis et le Canada étaient littéralement \u2018\u2018dans les patates\" lorsque, l'an dernier, ils se sont entendus pour réduire, chacun chez eux, les plantations de pommes de terre.Il en est résulté une rareté de ce produit des deux côtés de la frontière, contrebande *t marché noir.Encore tout récemment, on s\u2019en souviendra, les Etats-Unis accumulaient des montagnes de pommes de terre, à vendre ou à donner, conséquence directe de leur programme de soutien des prix adopté en 1944, pendant que les Américains consommaient d'énormes quantités de pommes de terre bon marché en provenance du Ca- nada.L\u2019an dernier, d'un commun accord, les deux pays entreprennent do rajuster leur production.Les Américains abandonnent cette mesure de soutien des prix qui leur a coûté quelque $500,000.000 pour adopter un autre genre de contrô.le de prix.Le Canada se contente do réduire la superficie plantér et.la brûlure tardive fait le reste.Les patates se font rares ici et les prix montent.Aux Etats-Unis, le prix reste bas, mais la récolte est moyenne.Nos marchands canadiens s\u2019approvisionnent là-bas de patates bon marché, et le consommateur américain achète les siennes sur le marché noir.L'Amérique du Nord salue scs grands stratèges! G.-N.FORTIN les science» naturelles ê On ne saurait trop souligner l'importance du prochain congrès d'histoire naturelle qui aura lieu au collège Mont-Saint-Louis, de Montréal, du 14 au 16 avril, en même temps qu'une exposition internationale d'histoire naturelle, la première du genre au pays.Doux grands problèmes seront Soumis aux éducateurs qui vont participer en grand nombre è ces deux événements.D'abord, la pos* aibitité d'améliorer les méthodes d'enseignement des sciences naturelles ,à tous les niveaux, depuis I école maternelle jusqu'aux plus hautes classes universitaires.Et dans bien des cas, Il faudra commencer par se demander pourquoi plusieurs de nos écoles normales négligent cette partie de leur programme où il est question d'histoire naturelle.Est-ce désintéresse, ment, ou faute de professeurs ou de moyens pécuniaires?L'ensei-gnegenf des sciences naturelles nous tient à coeur, particulièrement lorsqu'il s'agit de l'instruction des fils de cultivateurs, car personne ne devrait être plus apte è lire avec profit dans le grand livre de la Nature, qui sera grand ouvert devant eux, leur vie durant.L'autre problème è l'étude, c'est celui de la PROTECTION de la nd-ture, soit comme dit le prospectus du congrès, \"l'ensemble des mesures à prendre pour empêcher des disparaître, l'une après l'autre, les beautés de la nature, assurer une exploitation rationelle des sols, des forêts, des cours d eau; lutter par une opinion publique alertée et conscience contre les dévastations, les destructions, les envahissements qui menacent de ruiner notre économie en appauvrissant nos richesses naturelles''.(Notons en passant l'emploi de l'expression \"protection de la nature\" au lieu de l'anglicisme \"conservation\", \"conservation des ressources naturelles\").Là encore, ' i r*.', îV.y -ÎJ Sfcsi JÏ ¦p 81» '.ifriittlfia 13® Comment agencer les productions de grande culture en 1952 Par André AUGER, directeur, Service de la Grande Culture, Ministère de l'Agriculture, Québec.Depuis quelques années, nous avons l\u2019habitude d\u2019exposer aux cultivateurs les principaux problèmes de production végétale qui nous confrontent et d\u2019étudier la situation pour voir si nous reculons, si nous marquons tout simplement le pas ou si nous progressons en ce domaine.L\u2019année 1951 établit un record probablement jamais atteint pour le rendement des pâturages, des prairies et des céréales.La production du foin dépasse d\u2019un million et demi de tonnes celle de 1950, tandis que celle des céréales est supérieure de 1,205,000 minots.De toutes les céréales, seule le sarrasin accuse une diminution de 2 minots dans le rendement à l\u2019acre- Le rendement des grains mélangés reste nu même niveau que celui de 1950, mais les autres céréales accusent une augmentation d'un ininol à l\u2019acre.Au chapitre des fourrages, le foin a donné un rendement de 0.4 tonne de plus à l'acre qu\u2019en 1950, tandis que le rendement du maïs fourrager accuse une dimirtution de rendement de 1.3 tonne à l\u2019acre.Les statistiques ne nous fournissent aucun chiffre sur le rendement des pâturages, mais chacun sait que les pâturages en 1951 ont été beaucoup plus productifs que d\u2019habitude.Conditions climatiques exceptionnelles Il est assez rare que pâturages, prairies et champs de grains donnent de gros rendements la même année.On voit plutôt baisser le rendement des céréales quand celui du foin monte ou inversaient le rendement des céréales augmenter quand baisse le rendement du foin.'Votre climat capricieux est responsable de ces hauts et de ces bas.vhose surprenante, eh 1951 le rendement des pâturages, des prairies tt des champs de grains est uniformément élevé.Comment expliquer une telle situation?Une précipitation normale et surtout bien répartie un cours de toute la période de végétation, voilà, à notre sens, la principale explication des bons rendements obtenus en 1951.Pas de précipitations excessives, pas de périodes de sécheresse ni périodes de chaleur excessive, voilà qui conditionne admirablement bien la venue de la plupart des récoltes.Quelques-unes, comme le maï fourrager, se seraient sûrement accommodées d'un peu plus de chaleur, mais de toute façon, dans l\u2019ensemble, les conditions climatiques ont cté idéales pour la production de la plupart des récoltes de grande culture.Le problème cependant a été tout autre quand il s\u2019est agi de sauver ces récoltes: beaucoup de foin a été gaspillé par la pluie, beaucoup de grain aussi a été avarié.Quant aux pâturages, ils ont été luxuriants pendant toute la saison de végétation, l\u2019herbe est demeurée tendre à cause des pluies fréquentes.Quand reverrons-nous une telle abondance en même temps pour les herbages et les céréales?A moins que notre climat se normalise a i standard de 1951, il s\u2019écoulera plusieurs décades avant que de telles lond'tions se répètent.Bon système de culture Le système de culture mixte en honneur sur la très grande majo-i i é des fermes du Québec est indubitablement le système le plus recommandable pour conserver à nos sols une fertilité qui n\u2019est pas déjà trop grande; c\u2019est également le système qui nous met le plus à 1 abri contre les aléas d'un climat capricieux, et indirectement contre l'éventualité de mauvaises récoltes.C\u2019est donc dire que le cultivateur du Québec devra s\u2019efforcer de produire d'abord tous les fourrages dont il a besoin: abondance d\u2019herbe nourrissante pour les cinq mois de paissance, abondance de fourrage nutritif et bien conservé pour les sept mois d\u2019hivernement.L\u2019abondance de la pluie et surtout sa bonne réputation au cours de la période de végétation assurent le rendement et la qualité des pâturages.Ce lait a été largement prouvé en 1951.Au surplus, pas de p oblème de conservation puisque les animaux se chargent eux-mémes de prélever la récolte et de la consommer telle quelle.Conservation des fourrages D ns le cas des fourrage.?\u2019, la situation est fort différente.Une abordante récolte fait toujours pendant à une précipitation élevée et g'néralemcnt bien répartie d'où naît le problème de la conservation de; fourrages- En 1951, des milliers et des milliers de tonnes de foin ont été partiellement ou totalement gaspillées à cause des pluies fréquentes au temps de la fenaison.Voilà un problème de premier ordre auqiH le cultivateur du Québec doit apporter toute son attention.Il a déjà été dit à plusieurs reprises que la coupe du foin doit se faire '1-' borne \u2022\u2019\"lire nour qu'il soit nlus nourrissant.C\u2019est vrai, mais h période de floraison de nos plantes fourragères coïncide toujours avec les périodes de grande humidité; c\u2019est aussi le moment où la teneur en eau des plantes est le plus élevé.Donc double complication pour la conservation des fourrages.Autrefois et aujourd\u2019hui Il y a vingt ans, la seule méthode de fenaison connue était celle ru> consiste à couper le foin, à le laisser exposé au soleil jusqu\u2019à ce ou il ait perdu suffisamment d'humidité pour être mis en grange en toute sécurité.Les cultivateurs les plus progressifs allaient jusqu\u2019à r le fn'n en vei'kite : pour lui conserver plus de valeur.Cette dernière méthode était sûrement bonne au temps où la main d\u2019oeuvre é ait abondante et moins coûteuse.D-> nos jours, les conditions sont fort différentes; la rareté de la main-d\u2019ccuvrc et -on coût élevé forcent le cultivateur à s\u2019outiller davantage pour effectuer les divers travaux de la ferme.En ce qui concerne la fenaison, on a développé des outillages pour presser le fo u sur le champ, et d'autres pour le sécher artificiellement dans la g ange.Le pressage du foin sur le champ n\u2019est pas toujours satisfaisant, surtout lorsque les pluies sont fréquentes au temps de la fenri on.Des pertes considérables ont été subies en 1951 avec ce système.Le séchage artificiel du foin, lorsqu\u2019il sera mis à point, pourra probablement aider dans une large mesure à diminuer les pertes qu\u2019on fait présentement avec la mauvaise conservation des fourrages.La méthode la plus sûre et la plus économique de conserver les fourra-'es dans le meilleur état et de réduire les pertes au minimum, est indubitablement leur mise en silo.En tenant compte des données météorologiques de la province, il som\u2019-lo que l\u2019cnsilagc est la méthode qui doit être la plus généralement adoptée.Trop de foin Que faire alors de nos surplus de foin puisque l\u2019ensilage n\u2019est pas un produit commercial?Il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en faire à ce sujet, parce qu'il coulera encore beaucoup d'eau sous les ponts avant nue 50'U de nos fourrages soient ensilés.11 ne faut pas oublier non plus que le marché du foin tend à perdre de l\u2019importance d\u2019année en (suite à la page S) L'extérieur de la Maison du Bûcheron, sitüée 1 319, rue St-Paul, i Québec.La Maison du Bûcheron Sous le titre \u201cLe service forestier- dirigé par l'U.C.C.\u201d, le \u2018\u2018Nouvelliste\u2019' des Trois-Rivières, publiait en janvier dernier, un reportage abondamment illustré sur l\u2019organisation, le but et les principales activités du Service forestier de l\u2019U.C.C.dont le centre est la Maison du Bûcheron de Québec, Voici le texte de cet article qui porte la signature de M.Hervé Biron: U y a quelques jours, un Jeune homme descendu de la forêt fut recueilli ivre-mort par la police, sur la rue Saint-Paul, à Québec.Amené devant le recorder, il raconta une bien triste histoire.Des compagnons l\u2019avaient entraîné dans des mauvais lieux; des inconnus lui avaient soutiré $125.Et le recorder suggérait qu\u2019un comité soit chargé de protéger les bûcherons lorsqu\u2019ils partent pour la forêt ou qu\u2019ils en reviennent.Le lendemain, le service forestier de l\u2019Union catholique des Cultivateurs, dans une lettre ouverte aux journaux, racontait ce qu\u2019il a fait depuis 1934 pour protéger les bûcherons contre toutes les formes d\u2019exploitation qui les menaçcnt.Crr il existe, depuis dix-sept ans un tel Comité de protection des bûcherons.Mesures législatives Le service forestier a demandé et obtenu, de la part des autorités, plusieurs mesures législatives qui favorisent les travailleurs de la forêt, comme l\u2019établissement de la section d\u2019opérations forestières à la Commission du salaire minimum, plusieurs amendements à la Loi des accidents de travail ainsi que de nombreux règlements concernant la tenue hygiénique des camps.Mais, avant d\u2019aller plus loin, il importe de se demander pourquoi l\u2019U.C.C.s\u2019occupe d\u2019organiser les bûcherons, alors que son but est de protéger les cultivateurs et non les ouvriers du bois.M.Samuel Audette, directeur du Service forestier et vice-président de l\u2019U.C.C., nous l\u2019a dit au cours d\u2019une entrevue à son bureau de la rue Saint-Paul, à Québec.C\u2019est que les bûcherons se recrutent dans le milieu rural dans une proportion de 75 pour cent.La campagne menacée Or, on sait que notre société paysanne est menacée par la désertion, de plus en plus accentuée.des campagnes.\u201cNous croyons que les bûcherons, provenant dans une proportion de 75 pour cent du milieu rural, doivent être organisés par l'U.C.C.nous dit M.Audette.La raison, c'est que nous ne voulons pas les arracher complètement à leur milieu, qui est la campagne.Si nous les laissons s\u2019organiser dans des groupements ouvriers, la mentalité ouvrière les pénétrera et ils seront complètement perdus pour la terre\u201d.Au point de vue moral, le danger est encore plus grand, car si un bûcheron, après un séjour dans un_ chantier, revient dans son milieu après avoir été corrompu il risque de contaminer toute la jeunesse de son village, de son rang, de sa paroisse.\u201cLe service forestier de l\u2019U.C.C., dit M.Audette, défend tout le milieu rural contre l\u2019infiltration des idées subversives et le relâchement des moeurs.Cercles d'étude \u201cCette décision fut prise à la suite de cercles d\u2019étude tenus par l\u2019U.C.C.sur le problème angoissant de la désertion des campagne!! en rapport avec l\u2019engagement des fils de cultivateurs comme bûcherons.\u201cOn s\u2019est aperçu que, dans certains cas, le travail d\u2019un jeune rural comme bûcheron constituait un véritable fléau pour les familles et les paroisses.Une démoralisation effarante se produisait.11 a donc fallu faire une enquête serrée.\u201cLes cercles d\u2019U.C.C.vinrent à la conclusion que, dans bien des cas, les chantiers travaillaient a la perversion des jeunes gens de ^ campagne.\"S\u2019il en est ainsi, a-t-on conclu, on n\u2019a pas le droit de permettre que les chantiers demeurent des écoles de déformation.C\u2019est alors que l\u2019U.C.C.a décidé d\u2019organiser les bûcherons.Et les mêmes faits sont à l\u2019origine de l\u2019organisation des chantiers coopératifs.\u201cUn chantier coopératif est un chantier contrôlé par ses propres membres, qui travaillent non pas à déformer mais à réformer leur mentalité\u201d.Travail d* l'U.C.C.La région des Trois-Rivières est la patrie par excellence du bûcheron.On en compte, parait-il, (Suite à la page 7) Un coin du Magasin du Bûcheron où les bûcherons peuvent se procurer des habits de travail ou complets des dimanches , M.Lionel Dupont est le gérant du magasin.des >.P ^>Ép «T*w MimT 1 .< .' ¦: -:v.-\u201c> ; * S£&7S rr?!^ j*- P*M 7 LE If MARS If» LA TERRE DE CHEI NOUS I'M photos qui accompagnent ce reportage de M.Hervé Biron, paru en janvier dans le \u201cNouvelliste\u201d des Trois-Rivières, illustrent quelques aspects les plus marquants de la vie et des activités de la Maison du Bûcheron de Québec.I)e gauche à droite et de haut en bas, on remarque : 1.\t\u2014Un coin de la salle d\u2019attente où, h un guichet, les bûcherons de retour du chantier peuvent retenir leur chambre, changer des chèques ou se procurer quelques \u201cdouceurs\u201d.\t_\t* 2.\t\u2014 M.Samuel Audette, directeur du Service forestier de l\u2019U.C.C.et vice-président de l\u2019U.C.C., qui dirige toute I organisation de 4a Maison du Bûcheron de Québec.3.\t\u2014 Une chambre où les bûcherons peuvent loger confortablement et à un prix très modique sur le chemin ou au retour du chantier.Ce service d\u2019hôtellerie peut recevoir chaque jour 75 pensionnaires.4- \u2014 Une employée de la Maison du Bûcheron reçoit 1 argent qu\u2019un b cheron veut déposer à la Caisse do s rete.La Caisse reçoit Jusqu\u2019A $6,000 par jour.5.\u2014 La Maison du Bûcheron reçoit en dépôt, en plus de l\u2019argent, les effets personnels des bûcherons.C\u2019est le Service de la consigne où l\u2019on peut déposer 150 havre sacs A la fois.La Maison du Bûcheron.(suite de la page 6) 5,000 en Mauricie.II n\u2019est donc pas indifférent pour nous de savoir ce qui s\u2019est fait à Québec pour la protection du bûcheron.I\te plus urgent consistait donc à établir un foyer pour ces travailleurs de la forêt menacés par toute.ortes d\u2019exploiteurs.L\u2019U.C.C.a donc fait l'acquisition d\u2019un immeuble situé à 319, rue Saint-l\u2019aul.où l\u2019on a ouvert la \"Maison du Bûcheron\u2019, l'in cet endroit, les bûcherons, pour un prix minime peuvent se nourrir, se loger et être à l\u2019abri 'les .Maires d\u2019or dans le quartier du Palais.La Maison du Bûcheron Bans cette institution, le Service forestier de il ¦ ( s'est d\u2019abord appliqué à établir un service d'ordre aussi parfait que possible, avec la coopération de la police municipale de Québec.Parmi les services que la Maison du Bûcheron a rendus au cours de la dernière année, rappelons que 1(1,062 bûcherons ont couché au moins un soir en cet endroit; 33,677 hommes ont bénéficié du service d'engagement attaché à la maison; 7,295 repas ont été servis; 9.2G0 valises ou havresacs ont été déposés à la consigne.\"De plus, dit M.Audette, afin d\u2019aider les bûcherons a ne pas perdre ou se faire voler leur argent notre institution a organisé un service dit \"f'ai'>e de Sûreté\", qui opère pour eux sans frais.Lan dernier, 1,125 bûcherons ont profité de ce service en > déposant temporairement la jolie somme de $179,439.Ayant aussi constaté les grandes difficultés qu'éprouvaient les bûcherons à échanger les chèques reçus en règlement de leur salaire, nous avons organisé un service d\u2019échange de chèques ou, sans aucuns autres frais que ceux exigés régulièrement pour les opérations bancaires.nous épargnons aux bûcherons les tracas, les ennuis et parfois même .l'impossibilité de se faire identifier.L'an dernier, ce service a échangé des chèques pour un montant total de $470,406\".Convention collective Au cours do l'automne dernier, le Service forestier de l\u2019U.C.C.a obtenu un succès particulièrement éclatant en signant une convention collective avec la compagnie Price Brothers.(\"est une convention collective très spéciale, car sa conception est tout à fait différente de celles qui sont en vigueur dans l\u2019industrie.Dans ce dernier cas, en effet, une union doit d\u2019abord grouper les travailleurs, obtenir sa certification pour ensuite signer une convention qui liera tous les employés.II\tn'en est pas de même dans le service forestier.Sans posséder un seul membre (et la raison est que la moyenne d\u2019engagement est d\u2019environ 3 mois et que le personnel se renouvelle sans cesse), ce dernier a signé une convention avec la compagnie Price s'engageant à diriger ses membres vers les chantiers de cette compagnie.D\u2019autre part, cette dernière accepte certaines conditions concernant le salaire, la discipline, etc.Le paragraphe 1 du chapitre V de la convention dit en effet : \"L\u2019union s\u2019engage à employer tous les moyens à sa disposition par la Fédération diocésaine, le .service forestier, les syndicats paroissiaux.etc., pour encourager les bûcherons dans le territoire de sa juridiction à aller travailler sur les opérations de la compagnie, partie de cette entent.- De plus, l\u2019union s\u2019engage à montrer à membres les inconvénients et les pertes résultant des changements de camp.L\u2019union- encouragera également ses membres à se prévaloir des avantages que la compagnie pourra offrir pour leur entrainement\u201d.Conditions de travail D\u2019autre part, la compagnie s'engage aussi à cer-' om s choses.Kilo favorise l'cntrce de ses cm-'loves dans le Service forestier de l\u2019U.C.C.et e fait la retenue sur les salaires des contribuons syndicales.File accorde des vacances payées o tout employé travaillant au moins 75 jours au cours d\u2019une période de quatre mois à la même sous-division.Ces vacances sont payées sous forme ¦I allocation supplémentaire à raison de 2 p.c.du salaire brut.La convention prévoit un règlement des différends et proscrit les grèves et \u201clock-outs\u201d illé- gaux.La semaine de travail est de 60 heures.Règlement de discipline La compagnie a accepté un règlement de discipline soumis par l\u2019union et qui permet de lutter contre toute infiltration indésirable dans les camps de bûcherons.Cet article, portan* le no VU, mérite d\u2019être reproduit : \u201cDans le but de protéger les intérêts moraux et sociaux des employés couverts par cette entente, las raisons suivantes pourront motiver le renvoi immédiat d\u2019un \"employé, et la compagnie s\u2019engage à considérer sérieusement le renvoi de tout employé qui serait rapporté par l\u2019union pour infraction à cet article : a)\tBlasphème (couvert, par le code criminel); b)\tPropos de grossière indécence; c)\tJeux à l\u201dargent; d)\tPropagande subversive; e)\tTransport ou usage de boisson dans les camps; f)\tNégligence, désobéissance ou incompétence à l'ouvrage; g)\tContravention aux règlements de la protection des forêts contre le feu; h)\tTentative de corruption pour obtenir, maintenir ou accorder un emploi; i)\tMalhonnêteté, vol, etc.; j)\tConduite préjudiciable au bon ordre; k)\tCruauté envers les animaux; l)\tTous actes considérés préjudiciables à la bon-nne marche des opérations ou qui pourraient affecter le bien-être ou la sécurité des autres employés\u201d.Les salaires sont également prévus.Ils vont de $6.50 par jour, pour un apprenti, à $11.35 pour un conducteur de tracteur.La pension est chargée à raison de $1.50 par jour de calendrier.- Chantiers coopératifs Les chantiers coopératifs sont une initiative féconde qui a découlé des enquêtes et de la propagande des cercles de l'U.C.C.Les premiers d\u2019entre eux remontent à 1937 et ils furent établis à Ste-Anne-do-Iloquemaure et à Landrienne.Par la suite, les succès remportés dans ces endroits de l\u2019Abitibi ont encouragé les cercles d'U.C.C.à imiter ces exemples.Le Service forestier de l'U.C.C.s\u2019applique donc à travailler au bien-ctre des bûcherons et à intéresser les jeunes aux problèmes ruraux.Son personnel tente, par exemple, d\u2019éveiller l\u2019attention des jeunes sur la question de l\u2019établissement rural.On s\u2019efforce de maintenir les jeunes sur la ferme ou de favoriser leur établissement, soit en pays de colonisation, soit sur des terres anciennes.Ainsi le Service forestier de l\u2019U.C.C.travaille au bien-être matériel et moral de toute la classe agricole.Menées subversives On sait que les bûcherons sont présentement aux prises avec des propagandistes à tendances radicales.Ces activités ont été dénoncées à plusieurs reprises par les autorités.Dans une lettre adressée aux présidents, aumôniers, secrétaires, propagandistes et membres de l'U.C.C., M.Samuel Audette vient de signaler même, consiste à préparer des sujets qui sc recrutent généralement chez les pires éléments que une recrudescence d\u2019activités de la part de ces (Suite à la page 22) Page ¦ Comment agencer les productions.(suite de la paye 6) t inée et qu'au surplus les exigences tic ce marché ne sont plus ce qu\u2019elles étaient.Les chevaux sont presque disparus des grandes villes; ils sont de moins en moins utilisés en foret où le tracteur s'implante à demeure.C\u2019est donc dire que les cultivateurs qui voudront produire du foin commercial devront s\u2019efforcer de produire des foins de trèfle i i de iuzcr.e, parce que c\u2019est le type de foin qui est en demande sur le marché d\u2019exportation.Quand on s\u2019arrête à considérer la part faite aux herbages dans le Québec, soit à peu près 74% de la superficie cultivée de nos fermes, on peut se demander s\u2019il est sage de s'aventurer plus loin dans ce monde d\u2019agriculture.Nous avons en 1951 un surplus de foin de 1V4 million de tonnes par rapport à la récolte de l\u2019année précédente.Le marché du foin est presque nul et les prix sont très bas.11 ; a beaucoup moins de chevaux sur nos fermes que daas le passé, id dû au prix élevé du boeuf,-le nombre de vaches est également à la baisse.En face de ces faits, on peut se demander ce qu\u2019on va faire de nos surplus de foin.Admettons que les rendements de 1951 pour l.» foin sont anormaux, admettons également que la demande du marché est tout à fait anormale en raison du fait que la récolte a été egalement bonne chez nos voisins; il est un fait qu\u2019il ne faut pas perdre de vue, c\u2019est que le meilleur marché, celui de la ferme, est à la baisse parce que nos populations chevaline et bovine sont en baisse.Plus de grain l\u2019ar là, il ne faudrait pas entendre que nos rendements sont trop élevés; loin de là, il est encore passible et même avantageux de faire beaucoup mieux.Ce qui est important de redresser, c\u2019est le chiffre \u2022\te notre population animale, du moins celle des bovins.Et puis, il est également important de diminuer nos importations d\u2019engrais alimentaires.Nous y arriverons en produisant plus de céréales, peut-être pas tant par une superficie plus grande consacrée aux grains que isir un meilleur rendement à l\u2019acre.Le rendement à l'acre peut être amélioré par de meilleures façons culturales, par le choix de meil-1 tires variétés, par l\u2019emploi de semences exemptes de mauvaises herbes ( t de maladies, par une fertilisation plus appropriée.l.es résultats obtenus avec le concouru d\u2019orge de brasserie au cours des six dernières années, ont prouvé hors de tout doute qu\u2019en suivant les recommandations ci-haut énumérées, on est arrivé presque à doubler le rendement à l\u2019acre de l'orge.Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi avec l\u2019avoine qui est cultivée sur une échelle bcacoup plus grande ?N\u2019oublions pas que sur les fermes à culture mixte, le besoin de grain est quotidien.Même si nous arrivons à réduire la ration de grain pour les vaches laitières par la production de meilleurs fourrages, de fourrages mieux conservés, il n\u2019en reste pas moins que de lortes quantités de céréales seront requises pour l'élevage du porc.Le cultivateur qui fait de l\u2019agriculture artificielle, je veux dire celui qui dépend entièrement du commerce pour ses engrais alimentaires, sera en position pm.s ou moins bonne d\u2019ici quelques mois avec les niveaux actuels du prix du porc, parce que le prix de détail des moulées reste élevé.D\u2019autre part; celui qui aura une abondante récolte de grains sera beaucoup plus à l\u2019abri des fluctuations du marché.Plus de grains sur la ferme, se traduit généralement par plus de prairies neuves, autrement dit par une plus forte production de meilleur foin, d'où diminution des achats de moulées.On objectera en certains milieux que l\u2019ensemencement annuel des prairies est une pratique dispendieuse.A ceux-là je répondrai : \"Comment obtiendrez-vouS des foins de légumineuses sans semis fréquents 7 Avez-vous une recette pour maintenir les légumineuses, exception faite pour la luzerne, simplement par la fertilisation-?\u2019\u2019 Sur la plupart des fermes du Québec, il est très important de diversifier les productions afin d\u2019être aussi indépendant que possible du marché alimentaire.De plus, en cas de malchance avec une récolte quelconque, on peut se reprendre sur l\u2019autre.Ce qui est important de ne pas perdre de vue, c'est que les productions végétales doivent être agencées pour répondre aux besoins des troupeaux.Nous ne sommes pas des vendeurs de récoltes, comme bon nombre de cultivateurs de l'Ouest, mais des vendeurs de produits animaux.Dans ce cas, produisons le plus possible en vue de réduire le cent de transformation.Deficit' de graines fourragères lin ce qui regarde la produclon des récoltes, il est cependant i\tn domaine où Québec fait\tplutôt pauvre figure, je\tveux\tparler (\tv la production des graines\tde semences fourragères.De toutes les provinces du Canada.Québec est au premier rang ( unie consommateur de graines de mil et de trèfle.Certaines an-i es, notre production de graine de mil a été assez élevée, mais elle i jamais dépassé les deux tiers de notre consommation.Quant au i :fle rouge, il est arrivé une année ou deux où la production a égalé ; peu près 50% de la consommation.Depuis quelques années, nous ; uns etc dans l'obligation d\u2019acheter du trèfle rouge importé d\u2019An-clorre.Que vaudra ce trèfle\tdans les années normales,\tcar\til\tserait à fait illogique de tirer\tdes conclusions des résultats\tde\t1951 s que le trèfle rouge a été abondant partout, même aux endroits il n\u2019apparaissait jamais.Il va falloir de toute nécessité que les cultivateurs du Québec f ent un effort en faveur d'une plus abondante production de graine trèfle rouge, surtout de varitétés de trèfle rouge convenant à nos lit ions de sol et de climat.C\u2019est donc dire que certaines régions \u2022ont se spécialiser dans la production de semences de trèfle rouge i ie mil.A ce propos, un comité de coordination a été établi entre gouvernement central et les différentes provinces en vue de pro- \u2022\tivoir une plus grande production de ces semences dont nous, de t, sommes de gros consommateurs.D'ici quelques jours, ce plan î expliqué en détail et nous espérons que les cultivateurs du Qué- voudront bien répondre à l'appel du comité qui sera chargé de ' re ce p'an à exécution.Variéfés convenables l.e-s fermes expérimentales et les institutions d'enseignement cole au pays ont fait beaucoup de recherches jusqu'à date pour 1 r des variétés de plantes fourragères convenant tout particulièrc-it a nos conditions de climat.Le moment est venu non seulement Inire connaître ces variétés, mais de lc.s rendre accessibles à tous cultivateurs en prenant des mesures pour les reproduire le plus i' lenient possible.I.c comité désire que les semences canadiennes servent avant tout ; besoins du Canada, et des mesures seront prises en conséquence, i -e limitant à quelques espèces au début, et à une ou deux variétés chacune de ces espèces, le comité croit arriver assez rapidement .production d'un volume imposant de semences de premier choix.\\ litre de gros consommateurs de ces semences, les cultivateurs l\u2019Est du Canada seront sûrement les grands bénéficiaires de ce \u2022\t:;ct.et nous espérons que ceux à qui nous ferons appel pour sa \u2019\u2022 en exécution voudront bien répondre généreusement.Il y va de \"intérêt de tous.LA TERRE DR CHEZ NOUS Service coopératif de vente de viande LE 1* MARS 1951 Au syndicat coopératif de St-Bru-no (Lac St-Jean) \u2014 L'actif du syndicat se chiffre à près de $70,000 Le 23 février, le Syndicat coopératif d\u2019achats et de ventes de St-Bruno tenait son assemblée générale.75 cultivateurs assistèrent aux délibérations.M.Joseph-Henri Desbiens représentait la Fédération de l'U.C.C.du Saguenay et M.Joseph Bouchard, la Chaîne coopérative du Saguenay.Pendant l\u2019année financière qui vient de se terminer le Syndicat coopératif a mis sur pied un nouveau service, celui de la boucherie.11 vient s\u2019ajouter à ceux déjà existants de l'entrepôt, de l\u2019épicerie, du moulin, de la boutique, des oeufs, de la viande, des animaux.Dans le cours de l'année, les services de la viande et des animaux furent discontinués étant donne la mise en opération des abattoirs de la Chaîne coopérative du Saguenay.Le Syndicat coopératif de St-Bruno est la deuxième institution coopérative de la région à mettre sur pied un service de détail de la viande.L\u2019actif du syndicat se chiffre 5 $69,451.88 et son passif à S13,-189.78, laissant ainsi un capital de $52,262.10 qui se compose de trop-perçus accumulés et du capital payé par les membres.Un montant de $7,881.60 compris dans le passif, se compase d\u2019emprunts contractés auprès des membres.L\u2019argent provenant de personnes étrangères à la coopérative est réduit au minimum.Pendant l\u2019année qui vient de se terminer, le chiffre d\u2019affaires du syndicat s\u2019est élevé à $410,786.81 et son trop-perçu net à $12,793.53.La distribution de ce trop-perçu s\u2019effectuera de la façon suivante : au service de l'entrepôt, tous les revenus nets seront distribués en ristournes; au service du moulin ils seront tous versés au fond de réserve; au service de l'épicerie, on versera en ristournes un montant représentant 5% du chiffre d\u2019affaires des membres; au service de la boucherie, également 5% du chiffre d\u2019affaires.Les cultivateurs ont voté un montant représentant .1 de 1% du chiffre d\u2019affaires de leur syndicat à l\u2019U.C.C.en reconnaissance du travail de propagande, d'éducatior.et d'orientation coopérative qu\u2019elle a fait.Les administrateurs élus pour la nouvelle année sont : MM.Thomas-Louis Mungcr, president; Jean-Joseph Savard, vice - président: Henri Fortin, Paul Gagnon, Henri Truchon, Lucien Bergeron, Armand Bouchard, directeurs.MM.Lucien Gagnon et Léonce Vincent assumeront respectivement les charges de gérant et de comptable.Le conseil de surveillance est composé de MM.Henri Dufoui, Henri Larouche, Léopold Bouchard.Le syndicat compte 133 membres.dont 30 sont membres auxiliaires.SPECIAL PAPIER Imitation de Brique en rouleeu.Qualité seconde Couleur Bouge ou Vert un rouleau couvre 50 pi.carrés Prix $1.70 ie rouleau ce Spécial est valable pour un temps limité seulement.Aussi papier t rourerture K-re qua-lltfi.grunuié rouge ou vert en largeur de 18 pouces couvrant 50 pieds carrés, pesant 30 livres par rouleau, au pris réduit de >1.60 le rouleau Conditions 25% avec la com mande, Balance sur réception A L.Conncvilfc Mfg.Char,tt« Cté St-\u2019.\u2019.auricî,\tP Gué Les chevaux de course et la fièvre aphteuse Les chevaux de course du Canada peuvent maintenant entrer aux Etats-Unis en dépit des restrictions imposées à la suite de l\u2019infiltration de fièvre aphteuse au Canada.Parce que le foin et la paille peuvent être porteurs du virus de la maladie, ces deux produits nécessaires à l\u2019entretien des chevaux devront provenir des Etats-Unis.Les chevaux ne tombent pas sous le coup de l\u2019embargo décrété par le Secrétariat de l\u2019Agriculture de Washington, parce qu\u2019ils na sont pas sujets à la fièvre aphteuse, qui s\u2019attaque seulement aux animaux dont le sabot est divisé en deux parties.Toutefois, les camions et autres véhicules servant au transport de ces chevaux devront être désinfectés à la frontière.On devra brûler la paille et le foin trouvés dans les camions.L\u2019Hon.AL Gardiner déclare à ltcgina qu'il n\u2019est pas question \u201cpour le moment\" d'établir un prix de soutien pour le boeuf./Lameide Tondeuses I AIGUISEES Fj*voy«-!e* immédiatement.Evitez d\u2019être prie à la dernière minute.TOUTES MARQUES remise* à l'état de neuf, à notre uune de Toronto.Travail garanti.\tch u Lames pour Tondeuses à Chevaux 40c\t75c Lames Fetlock ou pour Tondeuses à cheveux .75c Lames pour Tondeuses à Moutons\t35c (Contre-pelgnes 10c, Peignes 25c ch.) 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LE IV MARS 1953 LA TERRI DE CHEZ NOUS Pi|i 9 h i D k, -¦ - ' fc __________\u2022 b *.\t**0»\tL.?Cours abrégé sur la culture dés pommes de terre, tenu à l'Ecole Supérieure d'Agriculture, de Ste-Anne-de-la-Pocatière, 'du 25 février ,-u 7 mars 1952.Première rangée, de gauche à droite : M.Jos.Duncan, entomologiste au ministère fédéral de l'Agriculture; M.Henri Gène-roux, pathologiste au ministère fédéral d'Agriculture et président do la Corporation des Agronomes, section de Ste-Anne; M.Bernard Baribeau, inspecteur provincial des pommes de terre; M.' Germain Perreault, président de la classe; M.l'abbé Joseph Diament, directeur de l'Ecole Supérieure d'Agriculture de Ste-Anne-de-la-Pocatière; M.Edouard Hogues, cultivateur de Ste-Anne-des-Plaines, président honoraiire de la classe; le professeur M.Eiiéar Campagna, directeur du cours et le professeur M.Auguste Scott.En arrière, les élèves provenant des diverses régions de la province .] Clément Lambert, N.-D.-du-Bon-! Conseil; 29\u2014 Georges Leclerc, Ste-I Christine.Ces cours sont organisés par ! l\u2019Ecole Supérieure d\u2019Agriculture ( de Stc-Anne de-la-l\u2019oeatière en col-| laboraticn avec le Service de l\u2019Ai-l de à la Jeunesse de la province j de Québec et sont sous la direction immédiate du professeur El-i zéar Campagna.! Des professeurs de l\u2019Ecole j d\u2019Agriculture, et des spécialistes SPRAMITE 270 _ Lr pulvérisateur parfait pour la répression des Insectes dans les vergers, les cultures de légumes, les pépinières, les jardins et les serres.Applique les insecticides eontre les mouches, les engrais liquides, les désinfectants et la chaux à blanchir.Peut détruire les mauvaises herbes et les broussailles.Capacités , de !!\u2022.à 3 gallons à la minute à des pressions allant Jusqu'à 250 livres au pouce carré.Ce pulvérisateur qu\u2019il vous faut aujourd'hui.DEMANDEZ LE + I CATALOGUE GRATIS SPRAMOTOR LTD 1105 York St.,- Condon, Ont.des ministères fédéral et provincial de l'Agriculture et de la Coopérative Fédérée étaient chargés des différents cours, soit MM.Huger Gagnon, Bernard Baribeau, El-zéar Campagna, Augüstc Scott, Henri Généreux, Champlain Perreault, J.-E.Duchesne, C.-E.Dionne, J.Duncan et Maurice St-Pierre.La désinfection des terreaux La désinfection des terreaux est chose très simple grâce à l'emploi de la poudre d\u2019Arasan.Selon les renseignements communiqués par le Dr Thomas Simard, du Bureau de la Protection des Plantes de Montreal, il suffit d\u2019abord de faire un mélange contenant une partie de poudre d\u2019Arasan et trois ou quatre parties de poudre de talc.Cette poudre c.i ensuite uniformément répandue à la surface du terreau à désinfecter et parfaitement mélangée à celui-ci à l\u2019aide d'un râteau Pour assurer l\u2019efficacité de la désinfection, il faut d
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