La terre de chez nous, 13 décembre 1950, mercredi 13 décembre 1950
[" VOL XXII \u2014 No 42 la terre de chez nous.l'hebdomadaire agricole français le plus important d'Amérique, est l'organe officiel et la propriété de l'Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal, (24), CANADA MONTREAL.MERCREDI, LE 13 DECEMBRE 1950 L'A-B.C.des nouvelles Journées d\u2019études de l\u2019U.C C.à Sherbrooke le 8 ; i IL Y POUSSE DU BLE DEPUIS UN SIECLE : wmm BKXMnlci Un champ de blé qui ressemble k un autre champ de blé.Cependant, il y a ceci de particulier que ce champ est un terrain d'expérience et qu'il est ensemencé en blé depuis plus d'un siècle.Cette photo provient du centre de Recherches expérimentales de Rothamsted, Angleterre, et nous est transmise par le Service d'information de la Grande-Bretagne è Ottawa.Congrès d'industrie laitière à Beauceville Le cinquième congrès d\u2019industrie laitière de l'U.C.C.a eu lieu, hier, à Saint-Hyacinthe, au moment où \u201cLa Terre de Chez Nous\" allait sous presse.Compte rendu remisa la semaine prochaine.Les cultivateurs de la région de Québec-Sud se sont préparés à cet événement en tenant leur propre congrès d'industrie laitière, à Beauce-villc.La Coopérative agricole de Granby a terminé son année fiscale avec un chiffre d'affaires de plus de quatre mil-liotis de dollars.M.Orner Deslauriers a été réélu président de cette puissante organisation.Les membres de l'Association des Producteurs de Betteraves à sucre du Québec sont réunis en assemblée spéciale, à Montréal, aujourd'h ui.Revendications des maraîchers Par son secrétaire, M.Alphonse Couture, l\u2019Association des jardiniers maraîchers de la région de Montréal proteste énergiquement contre l\u2019importation par certains grossistes de Montréal de carottes en provenance des Etats-Unis.La récolte de carottes de la province de Québec cette année dépasse toutes les prévisions et on prévoit qu\u2019il y aura un surplus assez considérable qui ne pourra trouver preneurs même s\u2019il n\u2019y avait aucune importation.Par ailleurs, cette surabondance a contribué à maintenir les prix à un niveau exceptionnellement bas soit trente-cinq à cinquante cents par cinquante livres.Les carottes se vendent au détail deux sous et demi à trois sous livre.Les carottes ne se vendaient pas plus cher au cours des années 1937-38-39.Le coût de production a doublé depuis ce temps et les producteurs de carottes perdent de l\u2019argent même au prix actuel.Les carottes importées ont peut-être plus belle apparence mais elles ne sont pas meilleures et elles se détaillent trois ou quatre fois plus cher que les carottes locales.Il est important que les consommateurs tiennent compte de cette marge considérable entre les prix des carottes du Québec et le prix des carottes importées.II ne faut pas oublier que l\u2019argent que nous expédions aux Etats-Unis, pour payer ces carottes, représente une perte nette pour l\u2019industrie maraîchère de notre province.Si notre industrie maraîchère périclite c\u2019est un stimulant de moins pour le commerce local et surtout pour Montréal, puisque 80% de l\u2019industrie maraîchère de notre province sont situés aux environs de Montréal et que les jardiniers dépensent chaque année des millions de dollar dans la métropole.On y parle de culture her-bagère, de prévention des maladies du bétail, des tendances du marché et de la sélection Le 5 décembre dernier, la fédération de l\u2019U.C.C.de Québec-Sud tenait un congrès d\u2019industrie laitière à Beauceville.Environ 200 cultivateurs des comtés de Beau-ce, Dorchester et Frontenac ont participé à ce congrès tenu sous la présidence conjointe de M.Henri-Louis Poulin, président du syndicat de l'U.C.C.de Beauceville et de M.Napoléon Veilleux, président du comité d\u2019industrie laitière.L\u2019ouverture officielle du congrès fut faite par M.Henri-Louis Poulin qui souhaita la bienvenue aux cultivateurs.Ensuite, M.Emile Bolduc, propagandiste de l\u2019U.C.C.lut le rapport de l\u2019activité de la fédération concernant l\u2019industrie laitière.Le premier conférencier au programme de cette journée fut M.Napoléon Veilleux, cultivateur de Sainte-Rose, comté Dorchester.M.Veilleux est un éleveur de Hols-teins qui connaît depuis quelques années des succès toujours croissants.Ce cultivateur de progrès et de grand mérite a exposé aux congressistes les méthodes qui lui ont permis d\u2019atteindre les succès qu\u2019il connaît aujourd'hui.Le conférencier s\u2019est surtout appliqué à démontrer l'importance de maintenir sur une ferme laitière d\u2019excellents pâturages, puisque les rendements en lait atteignent leur sommet durant la saison de paissance.Il a aussi montré que l\u2019alimentation durant l'hiver est un facteur très important à considérer si l\u2019on veut maintenir la santé du troupeau et assurer un rendement annuel assez élevé.L\u2019hygiène est une mesure de précaution indispensable à tout éleveur.La séance de l\u2019après-midi s\u2019ouvrit par une conférence de M.Maurice Dirren, agronome, qui connaît personnellement M.Napoléon Veilleux qu\u2019il dirige sur sa ferme depuis plusieurs années.M.Dirren a fait un brillant éloge de ce cultivateur, qui sur une terre impossible a réussi à faire des merveilles, grâce à son esprit de progrès et à son application au travail.Il a fait remarquer que M.Veilleux et ses garçons ne vont jamais aux chantiers, mais demeurent toute l'année sur la ferme où ils trouvent du travail et des revenus suffisants.Le sujet de la conférence de M.Dirren était \u201cLa culture herbagère et le coût de la production du lait''.Il démontre que le cultivateur ne peut pas semer n\u2019importe quel mélange de graines fouragères; il faut que cette semence soit adaptée aux Les fabriques de beurre ont besoin de plus de renseignements sur le marché du beurre.Elles perdent des sommes considérables chaque année.C'est la conclusion que tire un rapport que vient de publier le département de l'Agriculture des Etats-Unis.Cette publication est un compte rendu de recherches des coopératives et du service de l\u2019administration du crédit agricole américain en collaboration avec la ferme expérimentale de l\u2019Iowa.D\u2019après cette publication intitulée \u201cPrix du beurre des fabriques de l\u2019Iowa, les fabriques peuvent réduire les risques du marché en vendant le beurre d\u2019après les cotes, les plus récentes du marché.Quand les coopératives vendent un produit qui, le lendemain, serait sujet à de nouvelles cotes, ou le jour même de l'arrivée, elles courent le risque d\u2019un changement de prix qui entraîne des pertes considérables.Puisque les fabriques visitées utilisent les cotes du marché central comme base, ces fabriques doivent prêter une attention spé- conditions de sol et de climat.De la même façon il importe de bien j choisir les engrais chimiques pour ! éviter un gaspillage d'argent.De-, puis quelques années, le trèfle La-, dino et la luzerne sont très en vo- ¦ gue et se rencontrent sur plusieurs fermes laitières du Québec.M.Dirren fait remarquer que ces plantes sont faciles à réussir en autant que le sol est bien préparé, 1 bien égoutté et que son degré I d'acidité n\u2019est pas trop élevé.Sur la plupart des sols de la région le | chaulage est nécessaire; il coûte peu et rapporte beaucoup.Le prix de revient du lait dépend largement de la valeur du pâturage et du rendement des prairies.Sur toutes les fermes une rotation est nécessaire si l\u2019on veut ménager le (Suite à la page 23) dale aux cotes du marché central qu\u2019elles choisissent.Le rapport affirme que quelques fabriques de l\u2019Iowa non seulement perdent de l\u2019argent, mais ne pèsent pas le beurre comme il convient.On paie généralement le prix conformement au poids inscrit sur la boîte avant l\u2019expédition.Si à l\u2019arrivée, le poids est moindre que celui marqué, la fabrique en est informée par l\u2019acheteur.Si.au contraire, le poids est plus élevé que celui indiqué, il est rare que la fabrique reçoive la différence.Le rapport souligne enfin que le programme de soutien des prix du gouvernement est un facteur de stabilisation.Il fixe un prix de plancher pour le beurre et tend à limiter la variation des prix pour chaque qualité de beurre.Il serait intéressant de savoir si le marché du beurre au Canada diffère de celui des Etats-Unis et dans quelle mesure.Une étude comme celle-là rendrait de grands services à nos fabriques de beurre.Pour les dirigeants de l'U.C.C.\u2014 La plupart des conférences portent sur la corporation de l\u2019agriculture \u2014 Six séances, du 9 au 1 1 janvier \u2014 A l\u2019U.C.C., on prend de | courtes vacances.Aussitôt les ¦ fêtes passées, les réjouissan-; ces familiales à peine amor-! cées, on se remet tout de suite à l\u2019étude des problèmes ardus qui se posent pour la classe agricole.I,e temps est un facteur précieux dans la solution | de nombreux problèmes, de ceux de l\u2019agriculture comme des autres activités.Presque au lendemain de la fête de l\u2019Epiphanie, soit dans la semaine du 8 janvier, les dirigeants de l\u2019U.C.C., propagandistes, directeurs de secteurs et autres, se réuniront donc à l\u2019Ecole Noé-Ponton de Sherbrooke en journées d\u2019étude provinciales.Elles dureront trois jours, du 0 au lt j janvier inclusivement.PREMIERE JOURNEE Los conférences, en grande partie de portée doctrinale, s'ouvriront mardi matin, le 9 janvier, à 9 heures.Le sujet de la première séance portera sur la doctrine de l\u2019Eglise sur le corporatisme.Au cours de cette séance qui durera tout l\u2019avant-midi, on traitera de la doctrine corporative qui n\u2019est que l\u2019application de la philosophie du bien commun.On démontrera que tous, comme catholiques, nous devons soumission à l\u2019enseignement de l'Eglise.La deuxième séance, dans l\u2019après-midi du 9 janvier, portera | sur l\u2019association professionnelle et la corporation.Le conférencier se demandera quel serait le rôle de l\u2019U.C.C.et des autres organisations agricoles dans la corporation de l'agriculture.Le soir, à 8 heures, M.Esdras Minville.directeur de l\u2019Ecole des Hautes Etudes commerciales, traitera de l\u2019Association profession nolle, gardienne de notre civilisation rurale.DEUXIEME JOURNEE Au cours de la deuxième journée, mercredi le 10 janvier, il sera encore question, de façon plus concrète cette fois, de la corporation de l'agriculture.On en exposera le plan général: son rôle, ses pouvoirs, sous l\u2019angle économique et social, ses conditions au point de vue statut juridique de l\u2019association, contrats et lois passés par l'association, entente et collaboration entre les différentes branches de l\u2019agriculture, représentation de chacune d\u2019elles dans la corporation.Quant au plan d\u2019organisation, or.l\u2019étudiera au stage de la paroisse, de la fédération et de la province.Toutes les organisations agricoles et même les organismes vivant de l\u2019agriculture devront y être représentés.Les pouvoirs de la corporation s'étendront à toute la province.A la quatrième séance, tenue le même jour, il sera question de la coopération et de la corporation, du rôle respectif de chacune dans la corporation de l\u2019agriculture.TROISIEME JOURNEE La cinquième séance, le 11 janvier, s\u2019ouvrira à 9 heures comme les jours précédents.Le R.P.Engelbert Laçasse,s.j., aumônier général adjoint de l\u2019U.C.C., insistera (suite à la page 18) Les fluctuations du prix du beurre 1 Pag* 3 LE 13 DECEMBRE 1950 On est habitué d'entendre dire que \u201cl\u2019union fait la force\u201d.La contre-partie, c\u2019i\u2019st que la désunion fait la faiblesse .U y a ileux esprits de clocher : le bon et le mauvais.Mais il y a pire encore : c\u2019est l'absence totale d'esprit de clocher ! Une société, d\u2019ailleurs utile et méritante, lance une souscription qui tend à recueillir $250,000 et c\u2019est la Société canadienne de l'arthrite et du rhumatisme.Mais songe-t-on que cet objectif est aussi celui de la Société canadienne de l\u2019Etablissement rural ?Et comment comparer les fins et les besoins ?D\u2019après la \u201cGazette du Travail\u201d, on compte au Canada 1,005,639 ouvriers syndiqués.Tous ces gens qui payent une cotisation deux fois, trois fois ou cinq fois plus élevés que celle de VU.C.C., tous ces gens sont-ils des gogos ?A l\u2019approche des fêtes, on tue beaucoup de dindes .sans que jamais l\u2019espèce soit en danger de s\u2019éteindre.Une publication qui se prétend rurale inonde les campagnes d\u2019offres d\u2019abonnement.Elle est sur le point de payer les lecteurs pour se faire lire ou donner l\u2019impression qu'on la lit.Il n'y a pas ici de reproches.Car franchement la prime n'est pas encore assez élevée ; ça vaut plus que cela pour subir tant de platitudes et de prétentions ! Le FAUCILLEUR Billet Révolution en industrie laitière ?En Ontario, il y a quelques semaines, on a parlé d\u2019un produit laitier nouveau susceptible de concurrencer la margarine mieux que ne peut le faire le beurre.Ce serait, si ma mémoire est bonne, une sorte de corps gras composé d\u2019une partie de gras de beurre et de deux parties de lait, mais moins coûteux à produire que le beurre ordinaire, et dont les usages seraient à peu près semblables a ceux qu\u2019on prête à la margarine.Un tel fait illustre bien, à mon sens, que la lutte que livre Vindustrie laitière canadienne pour sa survivance est entrée dans un nouveau tournant.La période de la résistance passive, de l\u2019attitude purement négative, est passée.Cela indique aussi que le dernier mot n\u2019est pas dit, si les producteurs laitiers se mettent en frais d'en sortir.Bienheureuse impasse, serait-on tenté de crier, s\u2019il faut en croire ce qui se prépare actuellement aux Etats-Unis et dont nous pourrions bien bénéficier un jour! Farm Journal, un mensuel américain, que son tirage énorme \u2014 2,850,000 exemplaires \u2014 doit mettre à l'abri des canards, parle d'une révolution en production laitière, ni plus ni moins, grâce à la mise sur le marché d'un produit tout à fait nouveau et qui s'appelle \u201clait concentré\".(Ne pas confondre avec les laits \u201ccondensés\u201d, évaporés\" ou \u201cen poudre\u201d qui, au regard de la physique, ne sont pas ¦les laits concentres).Celui-là se-¦ait du lait entier, tel que pro-luit par le pis de la vache, avec tout son gras et ses composants tolides, mais dont on réussirait à ixtraire les trois quarts de son tau sans altération aucune.La ménagère n'aurait qu'à le mélanger avec deux volumes d'eau, et voilà le lait reconstitué parfaitement avec sa saveur et toutes ses autres qualités originales.Et le plus commode, c'est que ce lait diminué de volume s\u2019offre en petites boites de forme carrée dont on devine facilement les avantages sur les dangereuses et encombrantes bouteilles à lait, même tarrées!.Quelques villes améri-laines en font présentement l'es-(Suite à la page 21) -?-=* LA TERRE DH CHEZ NOUS *\t~\t.- \"C'est bien là se conformer aux directives que nous donne le Saint-Siège\" En septembre 1950, l\u2019Alliance agricole belge tenait à Namur son assemblée générale.L\u2019évêque de l\u2019endroit, Son Excellence Monseigneur Chante, prononçait alors devant les congressistes une allocution dont le journal de l\u2019association mentionnée nous apporte le texte complet.Le prélat a insisté sur la soumission à la doctrine sociale de l\u2019Eglise, sur la formation professionnelle, sur la sollicitude envers la jeunesse des campagnes.Il a aussi touché au passage l'exode rural excessif.Il en vient ensuite à la conclusion que nous citons ici et qui vaut pour tous ceux qui, étant catholiques, s\u2019occupent de restauration rurale: \u201cUn indice certain de la diminution de la foi chrétienne est la diminution des vocations sacerdotales et religieuses dans les campagnes.Or, ce problème rejoint celui (pie je vous signalais tantôt, le problème des influences citadines et du brassage des populations et, en général, tout le problème rural.Aussi, je me réjouis qu\u2019une association aussi puissante que la vôtre ait à son programme non seulement les intérêts matériels, dont je n\u2019ai garde de sous-estimer l\u2019importance, mais aussi le souci de maintenir et de valoriser le patrimoine chrétien de nos régions rurales.C\u2019est bien là se conformer aux directives que nous donne le Saint-Siège.\u201cL\u2019urgence des problèmes sociaux, dit la lettre à la Semaine sociale de Nantes, ne saurait masquer aux yeux du chrétien la primauté de la question religieuse.\u201d Et après avoir exhorté au dévouement les membres de l\u2019Action catholique, le document poursuit ainsi: \u201cMais cette action ne sera profonde que si tous, membres de paroisses rurales vivantes, gardent pur en leur coeur l\u2019idéal surnaturel, évitant de restreindre leur horizon aux seules perspectives temporelles, quelle que soit la justice de la cause qu\u2019ils veulent faire triompher.\u201d SUR UN AUGUSTE SUJET es inuiua Supposons-nous à Lake Success à une réunion de l\u2019O.N.U.C\u2019est séance plénière.Visiblement ennuyés, les délégués de chaque nation sont assis derrière l\u2019écriteau qui désigne leurs pays respectifs.A l\u2019arrière, un peu comme des sauterelles, une nuée de conseillers, de traducteurs, de secrétaires et de journalistes s'affaire.Une lumière brutale éclaire la tribune.Tout à coup, un homme y monte et sans gestes, sans éclats de voix, prend la parole.Une sorte de sérénité le baigne et se dégage de lui.Qui est-il?D\u2019où vient-il?Avec surprise on se le demande.Il débute par des considérations générales sur les horreurs de la guerre, l\u2019incertitude finale des victoires puis à un moment donné dit ce qui suit ou quelque chose d'approchant: \u201cNous sommes en train de perdre ce qu\u2019on peut appeler l'intelligence du tragique en ce sens que nous ne mesurons plus la portée des hécatombes que nous pouvons déchaîner.Nous oublions, par exemple, que sur dix personnes la bombe atomique ferait huit victimes innocentes.Nous reculons les bornes de l\u2019horreur.Nous avons davantage perdu le sens du sacré, parce qu'à nos voeux en faveur de la paix, nous ne joignons pas la prière.Notre civilisation s\u2019effrite faute de recueillement par la prière.Nous n\u2019entrons pas en nous-mêmes pour faire appel à quelque force surnaturelle.Le matérialisme nous agglutine dans sa boue et nous restons collés au sol, incapables de nous laisser emporter par le salubre épanouissement de l\u2019altitude.Les hommes qui ont je ne dirai pas le tourment mais le soupçon de l\u2019infini, je ne dirai pas l\u2019obsession mais au moins la notion du divin, comme aux vieux âges, ces hommes, dis-je, sont de plus en plus rares.Ce qui nous manque, c\u2019est le recours à la prière.La prière n\u2019exclut pas le recours à la diplomatie, à la politique, ni même à l\u2019intervention des armes, mais elle Jes éclaire, les conditionne, les sublimise.Elevons nos débats à la hauteur de la prière fervente et collective\u2019et cent difficultés seront aplanies.\u2019\u2019 Et l\u2019orateur inconnu continuerait ainsi le plaidoyer en faveur de la prièrp.Et maintenant, chers lecteurs, je vous le demande: comment serait acueillie sa parole?Quelle réaction produirait-elle dans l\u2019auditoire?Adhésion ou haussement d'épaules?Conviction intime ou refus de la vérité?On est effrayé de formuler une conclusion, mais il est certain qu\u2019un grand nombre d\u2019auditeurs ne trouveraient pas ce discours pratique.Or, à notre époque, tenue pour si brillante! quand on a dit de quelqu\u2019un ou de quelque chose que ce n\u2019est pas pratique, c\u2019est la condamnation sans appel.Et pourtant la prière reste une chose pratique, soit dit pour nous en tenir au niveau terrestre des hommes d\u2019aujourd'hui.Peu de personnes ont mieux développé ce point qu'un grand savant fran- çais revenu à la foi quelques années avant sa mort, le docteur Alexis Carrel.Auteur d\u2019un magistral ouvrage intitulé L\u2019Homme, cet inconnu, il est cé-cèbre par des travaux poursuivis aux Etats-Unis, à l'Institut Rockefeller, sur la régénération des tissus et la cicatrisation des plaies, sans parler d\u2019expériences faites avec Lindbergh sur le coeur artificiel.Son dernier livre traite des miracles accomplis à Lourdes et apporte une illustre confirmation à leur authenticité.Dans une brochure de peu de pages mais de beaucoup de poids intitulé La Prière \u2014 un petit chef-d\u2019oeuvre à posséder, lire et relire \u2014 le Dr Carrel parle en homme de science des multiples effets de la prière.\u201cLes sociétés où disparaît le besoin de la prière, écrit-il, ne sont pas éloignées de la dégénérescence\u201d et ailleurs on lit ces terribles lignes rédigées peu après la chute de la France: \u201cNous avons appris, par une dure expérience, que la perte du sens moral et du sens religieux dans la majorité des éléments actifs d\u2019une nation amène la déchéance de cette nation et son asservissement à l\u2019étranger.La chute de la Grèce antique fut précédée d\u2019un phénomène analogue.La prière, semble-t-il, soulève les hommes au-dessus de la stature morale qui leur appartient de par leur hérédité et leur éducation.Ce contact avec Dieu les imprègne de paix.Et la paix rayonne d\u2019eux.Et ils portent la paix partout où ils vont.Malheureusement, il n\u2019y a à présent dans le monde qu\u2019un nombre infime d\u2019individus qui sachent prier de façon effective.C\u2019est par la prière que l\u2019homme va à Dieu et que Dieu entre en lui.Prier apparaît comme indispensable à notre développement optimum.L\u2019homme a besoin de Dieu comme il a besoin d\u2019eau et d\u2019oxygène\u201d.Aucun homme n\u2019a jamais prié sans apprendre quelque chose, écrivit Emerson.Le travail est également une prière.Saint Louis de Gonzague disait que l'accomplissement quotidien du devoir est une prière.Quant à l\u2019effet curatif de la prière, il est bien connu des médecins: quand un malade se met à prier, il fait un grand pas vers la guérison.Aux jeunes en pleine force qui se débattent dans une mêlée de plus en plus sauvage la prière apporte courage et lumière.Pour ceux qui, à l\u2019occident de la vie, pleurent d\u2019humbles paradis perdus et vont haletants sous le faix, elle est le plus lénitif et le plus agissant des baumes.A tous elle apporte espoir et sérénité.Telles sont les censées que la récente encyclique papale sur la prière ont inspirées à un laïque que vous jugerez, avec raison, bien indigne de traiter un aussi auguste sujet.Mais peut-être n\u2019est-il pas défendu à un profane d\u2019apporter sur ces vérités éternelles un témoignage, si humble, si faible soit-il.Armand LETOURNEAU i f L\u2019U.C.C.fait son pèlerinage M.Abel Marion, président général de l'U.C.C., est présentement en Europe.Il ¦ fort hésité à entreprendre e* voyage.Il se faisait scrupule de dépenser là une^ certaine somme en un temps où les revenus de l\u2019Union ne sont pas ce qu'on souhaiterait.Il a dû aussi laisser de côté un* foule d'obligations découlant de sa charge.Enfin, pour tout dire, le voyage en Europe a de beaux côtés, mais il entraîne aussi de grandes fatigues et la séparation familiale.Mais le conseil général de l'U.C.C.et, aprè* lui, le Comité Exécutif ont mis la dernière Insistance à convaincre le président général qu'il devait accomplir le pèlerinage de l'Année sainte au nom de l'Union catholique des cultivateurs.M.I* chanoine Armand Malouin, de Sherbrooke, le doyen des aumôniers diocésains, accompagna M.Marion.Avec eux, c'est l'U.C.C.tout entière qui accomplit le pèlerinage de l'Année sainte.Leur voyage n'a pas d'autre sens.Un* a:sociation, officiellement catholique comme la nôtre, se devait d'envoyer à Rome cette année le premier de ses représentants.N'aurait-ll pas été humiüant que, dans cette affluence des fidèles vers le Père commun, les fiers cultivateurs québécois n'eussent pas eu leurs délégués ?D.BEAUDIN Le salaire des ! bûcherons L'an dernier, pour des raisons d'ailleurs obscures, les opérations forestières des grandes compagnie* ont été considérablement réduites.Résultat: surplus de main-d'oeuvr* et baisse des salaires.Cette annéé, le mouvement est en sens contraire.La main-d'oeuvre manque et le ministère fédéral de l'Immigration, prompt à saisir les occasions, s* hâte d'importer des bûcherons européens.Au cours des nombreux congrès tenus l'été dernier, les bûcherons ont Insisté de façon toute particulière sur le relèvement du salaire minimum.C'est ce qui a été obtenu tout récemment grâce aux patientes Interventions de M.Samuel Audette, vice-président général de l'U.C.C.et directeur de son Servie* forestier.Celui-ci a fait à ce sujet une déclaration que la \"Terre de Cher Nous\" du 29 novembre dernier a rapportée.\"Le Travail\", organe officiel de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, trouve que certains passages de cette déclaration sont \"lamentables\".Son correspondant écrit: \"J'ai donc la preuve que l'augmentation ne donne rien absolument rien sur les salaires réels des ouvriers en forêt\".Règle trop générale pour s'appliquer partout.Ce que donne l'amendement de l'Ordonnance 39 et ce dont il faut remercier le ministère provincial du Travail avant de l'cn blâmer, c'est l'assurance que le salaire minimum sera plus élevé de 20 pour cent, advenant une situation identique à l'an dernier.Le Service forestier de l'U.C.C.est présentement fort occupé à battre en brèche des tentatives d'organisation eommunisante dans les chantiers.Tandis qu'il s'évertue à cette besogne, il apprécierait vivement que le journal des Syndicats catholiques ne lui tire pas dans le dos.D.B.Le cultivateur et l\u2019inflation En temps de crise, dit-on avec raison, le cultivateur est toujours I* premier frappé.Vous ites-vous souvent demandé ce qu'il peut attraper en période inflationnaire ?L'inflation est un phénomène qui s* déclenche à l'occasion d'une guerre ou d'une perturbation économique de même envergure.Le pays touché doit envisager des dépenses extraordinaires, et c'est le dette publique qui s'accroît.Les taxes se font plus lourdes, l'industriel, le manufacturier ou le fournisseur de services reportent les frais de ces taxes sur l'acheteur ou l'usager, et les prix des services et des marchandises montent à leur tour, graduellement, tandis que la main-d'oeuvre exige des salaires de ; plus en plus élevés.Et ce pauvre i de consommateur, pris dans la spi- i i ! J f ! :\t? (suite de la page 2) raie, n'a qu'à bien tenir son chapeau.Et le cultivateur là-dedans, que devient-il ?Les économistes admettent que le cultivateur peut être durement ballotté dans cette tempête économique s'il ne s'y prépare pas, mais aussi qu'il est en meilleure posture que n'importe qui pour y faire face.En ces temps troublés, les prix agricoles sont généralement contrôlés, et ils montent quand les autres prix montent, ce qui est une première garantie.Ce qui peut le rassurer davantage, c'est que le capital agricole est presque entièrement investi dans des CHOSES \u2014 terre, bâtiment, outillage, et non dans des dollars, et que la valeur de ces CHOSES s'accroît naturellement en période inflation-naire.Quand le dollar perd de sa valeur, celle de la terre augmente, et ainsi de suite.Une terre est probablement celle des propriétés qui est le plus à l'épreuve de l'inflation.Il reste cependant que le .cultivateur, étant aussi acheteur de plusieurs produits de consommation, doit subir comme tel les contre-coups de l'Inflation.Comment faut-il se comporter ?L'attitude logique à garder, en ces temps difficiles, serait donc, pour le cultivateur, de transformer le plus possible de son avoir en CHOSES et non pas en dollars.Plutôt être DEBITEUR que CREDITEUR.Plutôt des comptes à payer que des comptes à recevoir.Emprunter de l'argent au lieu d'en prêter, pour l'investir dans ce qui conserve une valeur réelle.En tout cas, être excessivement prudent avant de faire un prêt d'argent.Au début d'une période inflationnaire, il est plus raisonnable d'emprunter des dollars qui valent, disons 50 cents, pour les rembourser par après avec des dollars qui ne vaudront plus que 30 cents, que de s'organiser pour subir le contraire.Tel raisonnement, il va de sol, ne peut s'appliquer aveuglément dans toute cette rigueur.Certes, il appelle une foule d'autres considérations.Sachez toutefois que les économistes américains ne trouvent guère autre chose que cela à dire aux cultivateurs en ce moment où leur pays se trouve Impliqué dans des difficultés internationales qui le |etteront en guerre, tôt ou tard, à moins d'un quasi-miracle.L'inflation nous guette sûrement nous aussi, au Canada, et pour les mêmes raisons.Nous ne perdrons rien à nous absorber dans les mêmes réflexions.___G.-N.FORTIN Alerte générale I Les avertissements à propos de la ruine de nos forêts n'ont pas manqué depuis un certain nombre d'années.Plusieurs de nos ingénieurs forestiers les plus compétents ne cessent d'alerter tour ê tour la population sur l'épuisement rapide de cette richesse qui, si on n'y prend garde, peut nous conduire au désastre.A la suite d'un bon nombre de spécialistes en questions forestières, M.L.-Z.Rousseau, de la faculté d'arpentage et de génie forestier de Laval, vient de |eter de nouveau le cri d'alarme.\u201cDans vingt ans, dans 60 ans au plus, affirme-t-ll, è la cadence actuelle des coupes, les industries manufacturières de bois et les commerces qui s'y rattachent dans le principal secteur de la province devront disparaître, è moins que des mesures énergiques ne soient prises pour assurer la régénération des terrains déboisés et favoriser l'accroissement des |eunes forêts\".L'avertissement est clair : \u201cdans vingt ans, au plus soixante.\" Nos forêts s'épuisent beaucoup plus rapidement qu'elles ne poussent.Il faut à tout prix se ressaisir et se hâter de faire machine arrière.Faire la sourde oreille, ignorer les avis des spécialistes, persister dans cette négligence criminelle, c'est réserver le désert à nos descendants.On notera que l'émission radiophonique \"Le Choc des Idées\" de cette semaine, comme celle de la semaine dernière, portait justement sur ce sujet capital.La population doit être alertée sans délai.Dans vingt ans, dans dix ans, peut-être, il sera trop tard.Nous n'avons pas le droit de dilapider, de gaspiller sans retour un patrimoine que nous devons à la génération qui nous suivra.B.BERUBH 3La ÜreFre de Caliez Mous MONTREAL, MERCREDI, LE 13 DECEMBRE 1950\tPage 3 Hebdomadaire agricole fonde en 1929 Stricte propriété des cultivateurs, LA TERRE DE CHEZ NOOS est l'organe officiel do l'Union Catliolloue rt.Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québec et de l'Union Catholique des Fermières\tcatholique de.DIRECTEUR : Dominique BEAUDIN; REDACTEURS : Bernard BERUBE et Oeorgcs-N.FORTIN.ABONNEMENT : $1.00 par année ou $2.50 pour trois ans au Canada; A l'étranger : $1,50 par année.PUBLICITE : Toute annonce ou tout avis d\u2019annulation (sauf en ce qui concerne les annonces classifiées) doit parvenir A nos bureaux de Montréal 10 tours avant la date de publication Le tirage de la \u2018Terre de Chez Nous est aujourd hul voisin de 80.000 et certifié par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la rédaction, l'administration, la publicité l\u2019abonnement etc., doit être expédiée A l'adresse suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avanu* Viger, Montréal (24), P.Q.Téléphona : LAncaster 6272 Appartenant A l'U.C.C., LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Exécutif de l\u2019Union, dont M Abel dü'pimpumerle\u2019Populaire\tBelzlle.secrétaire général.Elle est Imprimée A Montréal aux atelier.AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES.OTTAWA.Quand les moyens humains sont impuissants,.Depuis quelques mois il n\u2019est question que de guerre et de bruits de guerre.Do gros nuages alourdissent l\u2019horizon et menacent à tout moment de crever sur le monde en proie à l\u2019inquiétude et à l\u2019angoisse.L\u2019humanité affolée ne sait plus où tourner se* regards, se demandant avec anxiété qui lui donnera la paix.Les chefs d\u2019Etat, pour la plupart tout aussi désireux que leurs peuples d\u2019éviter une conflagration à l\u2019échelle mondiale, multiplient les démarches, les tentatives de conciliation, essaient par tous les moyens de conjurer le danger, d\u2019empêcher le monde de courir à l\u2019abîme.Et cela cinq ans à peine après ce qu\u2019on a considéré comme la plus sanglante hécatombe de l\u2019histoire I Cette guerre devait pourtant être elle aussi la dernière des dernières.Hélas ! trois fois hélas ! les hommes ont domostiqué les bêtes fauves, mais n'ont pas encore pu maîtriser leurs passions, appris à vivre dans la concorde, l\u2019esprit de charité et de justice.Jamais dans l'histoire la cynique boutade \"L\u2019homme est un loup pour l\u2019homme\u201d ne s'est al pleinement vérifiée dans la pratique.Cette inquiétude mortelle des hommes et des peuples se reflète au Vatican.Elle se traduit dans la multiplicité des appels pressants du Souverain Pontife à la conscience des peuples et des individus.Le grand Pape régnant, le coeur déchiré à la pensée des maux qui guettent à tout instant l\u2019humanité, ne cesse en effet de faire entendre sa voix, d\u2019exhorter tous les hommes à étouffer les discordes, à régler pacifiquement les différends, à instaurer une paix véritable entre les nations.Dans une encyclique adressée ces jours derniers aux évêques du monde entier, le Père commun des fidèles affirme une fois de plus que les moyens humains ne suffisent plus à assurer la paix.Cette tâche immense, a-t-il ajouté, ne peut être réalisée qu\u2019avec le concours de la religion.Il y faut la prière, sans quoi tous les efforts resteront vains.Ces paroles du Saint-Père contrastent singulièrement avec les défis lancés de part et d\u2019autre de la barricade, les menaces de recours à la bombe atomique, cette \u201cabomination des progrès de la science\" selon le mot du cardinal Gerlier, primat des Gaules.La perte de prestige, le désir de sauver la face qu\u2019entraînerait toute concession, tout appel à la raison et à la conscience des peuples est vétille à côté des misères et des ruines que sèmerait cette arme diabolique.Une fois de_ plus il apparait clairement que les hommes laissés à leurs seules forces, privés du secours d'en-haut, sont impuissants â épargner au monde la pire des catastrophes.Ils auront beau tenir conférences sur conférences, se transporter d\u2019un pays à l'autre, échafauder à la douzaine des plans de paix, élaborer péniblement une stratégie de défense, tout cela sera inutile s\u2019ils ne sont pas prêts à admettre qu'au-dessus de la matière il existe un Dieu, que la véritable paix ne peut venir que du Prince de la Paix qui est Lui-même venu l\u2019apporter au monde.Seul le recours à la prière peut tirer l'univers de l\u2019abîme où il va se jeter.L\u2019arme de la prière contre laquelle la bombe atomique ne peut rien, est la seule indiquée en cette epoque tragique.Le Souverain Pontife ne cesse de le rappeler.Dans l\u2019Ancien Testament, elle s\u2019est révélée efficace.On se rappelle le geste symbolique de Moïse en prière sur la montagne les bras levés vers le ciel.Ses supplications ont fait plus pour triompher des ennemis que l'ardeur des combattants dans la plaine.Le Pape nous convie donc tous sans exception à une croisade, à la sainte croisade, qui fera s\u2019écrouler de lui-même le rideau de fer, comme jadis les murs de Jéricho au son de la trompette sacrée.Cette croisade n'a rien de commun avec les armes matérielles, les combinaisons politiques.C\u2019est l'arme spirituelle de la prière qui seule vaincra l\u2019iniquité et préviendra \"l\u2019abomination de la désolation\u201d.On voudrait certes pouvoir tenir des propos plus rassurants, parler marchés et prix au lieu de guerres et de bombes.Mais l'oiseau de proie plane sur le monde en quête d\u2019une victime à dévorer.Il faut l'empêcher de s'abattre et de faire sombrer la civilisation dans le chaos du désordre et de la barbarie.Quand le feu s'est propagé à toute la maison, ce n\u2019est plus le temps d\u2019aller chercher le vêtement oublié.Bernard BERUBE.Le danger de l'indusfralisalion L\u2019habitant n\u2019en sait jamais trop On disait autrefois qu'un habitant est toujours assez instruit.Aujourd\u2019hui, il faut dire exacte\u2022 j meut le contraire: un habitant n\u2019en sait jamais trop.Ce que \"La Terre de Chez Nous\u201d dit aux agriculteurs canadiens-français, les journaux agricoles de France le disent à nos frères, les paysans de là-bas.C\u2019est, ce que fait ici.\u201cVaucluse Agricole\u201d, (Avignon, France): \"Il en saura toujours assez pour faire un paysan\u201d.Combien do fois n'avons-nous pas entendu prononcer ce vieil adage et hélas! de la bouche même de paysans authentiques.Pourtant, il faut remonter la courant si nous voulons sortir de l'ornière de la routine.Il y a toute une éducation à refaire en matière de cultures pour se mettre à portée et au niveau des conceptions et des besoins actuels.Nous désirons une politique da qualité en matière de produits agricoles, nous ne l\u2019acquerrons qu\u2019en nous formant nous-mêmes et surtout en formant nos enfants qui, demain, auront la charge et la devoir de nous remplacer.Si nous voulons que la paysanno rie tienne sa place au sein d'ut monde moderne, il faut non seule ment un équipement rationne1, mais encore un effort de forma tion professionnelle pour les pay sans eux-mêmes afin qu\u2019ils si trouvent au niveau des idées du jour.Syndicalisme et coopération Y a-t-il des raisons pour que U syndicalisme et la coopération s'opposent?Naturellement.\u2014 Er.France, à Melun, aux \"journées de la coopération\u201d, M.René Blondel-le, président de la Fédération nationale des Syndicats d\u2019exploitants agricoles, a prononcé des paroles qui sont fort justes et que nous apporte.\u201cLibération Paysanne\u201d, l\u2019organe officiel de la Confédération générale de l'Agriculture: .Le président de la F.N.S.A.A.s\u2019est élevé tout d'abord contre le fait qu\u2019on oppose trop souvent à tort le syndicalisme et la coopération, dont le but est pourtant le même si les moyens d\u2019actions diffèrent: \u201cLe syndicalisme défend l\u2019exploitant, et la coopération, la mutualité, le crédit l'aident à assurer cette défense: tous doivent concourir sur un pied d\u2019égalité à la satisfaction des besoins de l\u2019agriculture, et pour cela, conclut M.Blondelle, il faut que les uns et les autres acceptent des disciplines rigoureuses; tout doit être guidé par cette idée maîtresse: la coopération est au service de l'exploitant\u201d.Bonne la grève, mai» pas pour nous ! L\u2019exode des populations rurales vers les villes est un mal commun à tous les peuples, è tous les pays.On n\u2019a cessé de le déplorer chez nous depuis une quarantaine d\u2019années.Il est probable qu\u2019on en aura encore pour longtemps avant d\u2019avoir obtenu des résultats satisfaisants.La première guerre mondiale, comme toutes les guerres, a commencé son oeuvre néfaste de déracinement et de dépeuplement des campagnes que devait poursuivre et accentuer le deuxième conflit dont nous venons do sortir.En trop de milieux on a fini par s\u2019habituer à cet état de choses, à se plier à ce qu\u2019on considérait comme inévitable.Le mal restait quand même le mal.Depuis quelques années, on assiste à un réveil, tardif il est vrai mais prometteur de redressement.La Société canadienne d\u2019Etablissement rural, dont U'U.C.C.est une des parties constituantes, a commencé depuis quelques mois un travail méritoire qu\u2019on souhaite couronné des plus heureux résultats.Certaines expériences faites dans d\u2019autres pays montrent que l\u2019industrialisation trop brusque ou trop poussée risaue d\u2019entraîner les plus fâcheuses conséquences.Elles prouvent qu\u2019on avait parfaitement raison de s\u2019en inquiéter et de vouloir y remédier.Lo vicaire apostolique do l\u2019Etat de Natal, en Afrique du sud, S.E.Mgr Denis Hurley, récemment de passage à Montréal, a mis le doigt sur une plaie qui devient gangreneuse aussi bien dans son pays que dans le nôtre.Ce pays de l\u2019Afrique-sud avait été préservé jusqu\u2019ici des dangers de l\u2019entassement des populations rurales dans les villes.Or, depuis quelques années, à la faveur de la guerre sans doute, les industries ont poussé comme des champignons au Natal.Le résultat : un exode massif des population Indigènes vers les villes.Le chef spirituel de cet Etat africain peuplé de Noirs et autres races indigènes, déplore la situation en ces termes significatifs : \"Comme dans tous les pays du monde le Natal commence à s'industrialiser.Or, il arrive que la transition est trop brusque de l'état de primitivisme à celui d\u2019une civilisation fortement mécanisée.Les campagnes tendent à se vider graduellement, les Zoulous et les Hindous afflluent vers les villes.Voilà pourquoi le Natal traverse présentement une crise d\u2019adaptation.\u201d C\u2019est, n\u2019hésite pas à affirmer Mgr Hurley, le plus grave problème auquel nous ayons à faire face.Voilà une affirmation qui confirme en tout point les appréhensions sans cesse formulées de quelques esprits, trop rares encore chez nous, de la désertion des campagnes et de la création d'un prolétariat urbain qui représente un danger constant pour la paix sociale et fournit des armes à la révolution.Sans doute les populations africaines sont-elles plus mal préparées que la nôtre à cette brusque transplantation.Il n\u2019en reste pas moins qu\u2019elle est infiniment regrettable et qu\u2019on doit tout tenter pour l\u2019empêcher.Cette simple constatation, relatée comme un fait divers, a pu passer inaperçue d\u2019un grand nombre.Elle est pourtant fort significative.Elle démontre que sous tous les cieux ce n\u2019est pas j impunément qu\u2019on arrache brusquement l'homme à i son habitat naturel.Les conséquences les plus fu-nestes peuvent se faire sentir pendant des génération!.\tI B.BERUBIf » La grève vaut pour toutes les catégories d'ouvriers et parfois pour les \u201ccollets-blancs\u201d.C'est alors une opération normale, une petite guerre sainte, une porte de la justice sociale.Mais, en milieu agricole, c\u2019est une manoeutrre abjecte.Un bulletin agricole, celui de la Société d'Etudes, de Vente, et d\u2019Achat des Producteurs de Pommes de terre du Nord-Est, publié à Paris, s\u2019élève avec véhémence contre de telles conceptions.C'est, d\u2019ailleurs, un commentaire sur les articles publiés dans la presse parisienne à l\u2019occasion d'une grève de producteurs de lait.Suivent quelques paragraphes d\u2019un long article: Ayez donc la franchise de l'écrire, une bonne fois pour toutes et d\u2019avouer que dans votre conception de la cité moderne, le paysan doit être l\u2019esclave docile, muet, résigné, au service du tyran citadin.Et faites-le entrer comme tel dans la prochaine révision de la Constitution.Après \u2014 mais seulement après cette officielle définition \u2014 vous aurez le droit de condamner ses (suite à la page 19) Pag* 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS E LE 13 DECEMBRE 1950 9a m La Cooperative Fédérée Le recrutement de nouveaux membres SIÈGE SOCIAL.130 EST.BUE ST-PAUL.MONT R ÉAL.jf Les répercussions de la situation actuelle sur l'agriculture La coopérative, institution permanente Il n\u2019arrive pas souvent que le bureau de direction ou les membres d\u2019une coopérative s\u2019arrêtent à réfléchir sur les possibilités d\u2019augmenter leurs effectifs pour ensuite se tracer un programme bien arrêté en vue d\u2019une campagne de recrutement.Il n\u2019est pas rare de constater une diminution de membres dans une coopérative sans qu\u2019une étude sérieuse ait été faite des causes véritables qui ont motivé leur retrait.Comme on le constate souvent, il se fait peu d\u2019efforts pour inscrire dans les rangs des membres des cultiva-j teurs qui font d\u2019importantes affai-1 res avec une coopérative.La responsabilité qui découle d\u2019un travail de recrutement n\u2019a peut-être jamais été attribuée à un membre ou à un groupe de membres et chacun desire ardemment l\u2019augmentation des effectifs sans que personne y travaille expressément.C\u2019est là une lacune qui n\u2019est pas de nature à raffermir les positions du mouvement coopéra-tit et cette indifférence à l\u2019egard de cultivateurs voisins laisse souvent planer dans l\u2019atmosphère de l\u2019entreprise coopérative une vague tiédeur qui remplit d\u2019aise et rend plus agressifs les adversaires.La foi dans la coopération doit être agissante et s\u2019affirmer au besoin par des actes et des agissements concrets.Et si la foi du coopérateur est tiède, il n\u2019y a rien de mieux pour la raffermir que s\u2019essayer à convaincre un voisin, un parent, un ami, que la coopérative a besoin de lui.si, lui, n\u2019a pas besoin de la coopérative! Il doit y avoir des arguments que vous connaissez, appuyés sur des faits pris dans votre propre organisation, que vous êtes capables de servir à votre voisin et qui peuvent vous aider à lui faire admettre l\u2019utilité, voire même la nécessité de votre coopérative.Un bon propagandiste ne s\u2019a- à bas prix, la récolte de trèfle est inférieure à celle de l\u2019an passé.Peu taï et durable dans les méthodes voue pas vaincu avant d\u2019avoir com-importe la situation à venir, les cultivateurs seront sages en conser- établies pour le traitement des j battu.Il y a d\u2019excellents membres vaut le plus possible l\u2019avoine et le trèfle qu\u2019ils ont pu récolter.I.inquiétude causée par la situation internationale actuelle est àj son comble et jamais, peut-être, les décisions politiques n\u2019auront-elles eu une plus grande répercussion sur la philosophie des problèmes agricoles.Jamais, peut-être, l\u2019influence des tendances économiques actuelles ne s\u2019imprimera davantage sur l\u2019économie de l\u2019agriculture.Si l\u2019état de guerre allait s\u2019étendre davantage, la situation agricole serait loin d\u2019être celle qui existait en 1039.Les facilités de puiser dans des réserves accumulées ne seraient pas aussi bonnes à ce moment-ci qu\u2019elles l\u2019étaient avant le dernier conflit.Le détournement de l\u2019écoulement naturel des produits agricoles pourrait avoir une influence décisive sur l\u2019orientation de la production agricole.Par ailleurs, le régime de sécurité sociale instauré ou intensifié depuis la dernière guerre a amélioré le pouvoir d\u2019achat du peuple et lui a donné une avance de l\u2019ordre du milliard de dollars sur 1939.Et pourtant, il y a moins de produits conservables en disponibilité pour faire face à une nouvelle guerre qu\u2019il n\u2019y en avait lorsque le dernier conflit a éclaté.Cette situation place le pays en lace d\u2019un danger accru d\u2019inflation.Bien que notre production agricole se soit accrue de 8% par rapport à ce qu\u2019elle était en 1939, elle ne représente pas une proportionnelle dans nos réserves.La production laitière s\u2019est maintenue cette année à un niveau égal à celui de l\u2019an dernier.Un prévoit pour 1951 une production de 17 milliards de livres de lait.En 1950, il a été constaté, pour la première fois, des augmentations, par rapport à 1949, de fi % dans le beurre et de 7r'< dans le fromage consommés sur le marché domestique.On a aussi constaté que près de 800 millions de livres de lait sont allés en produits exportes.L\u2019exportation de notre fromage canadien demeure encore l\u2019épine dorsale de notre industrie laitière.Il n\u2019est peut-être pas inopportun de rappeler qu\u2019aux prix actuels le fromage rapporte plus que le beurre, et l\u2019état de guerre ne pourrait qu\u2019affermir cette situation.S\u2019il est constaté que les périodes difficiles ont toujours semblé favoriser le resserrement des liens coopératifs, il ne s\u2019ensuit pas nécessairement que les temps de prospérité doivent amener leur relâchement.Aux yeux des véritables coopérateurs, la coopérative apparaît plutôt comme une institution à caractère permanent de protection et de défense de ses meilleurs intérêts.Même si un plus grand état de prospérité fait moins ressentir la nécessité des organismes coopératifs, il n\u2019en res-augmentation | te pas moins que ceux-ci sont encore nécessaires.C\u2019est pourquoi il nous semble que la loyauté des membres envers leur coopérative ne devrait pas être amoindrie dans un temps ou dans l\u2019autre.Les prétextes n\u2019ont pas plus de valeur en temps de prospérité qu\u2019ils peuvent en avoir en temps de misère.Sans doute peut-on se prévaloir d\u2019avantages temporaires, mais il Bien que les contrats de bacon n\u2019aient pas encore été conclus dé soîen^pa^^estructeurs\" des'uité-rin.tivement tout laisse prévoir que la demande sera forte et il\u2019semble -,(s perPmanentl des cultivateurs, que les cultivateurs seraient avisés d augmenter leur elevage.\t1 Les approvisionnements de semences ne seront pas tous faciles et.Les coopératives locales et leur il taut s'attendre à payer des prix élevés dans presque toutes les caté- Centrale doivent travailler à ins-gories.Exception faite de la récolte de mil qui est abondante et sera taurcr un changement fondamen- produits agricoles, pour leur écou-1 de coopératives qui se disent inca-Dans le domaine des outils et des instruments aratoires, il y aura lement, pour la détermination des blés d\u2019une conversion d\u2019ami.et .¦ rareté accrue si la guerre éclate, l\u2019acier étant réquisitionné.Il prix; elles doivent de même tra-1 pourtant, il ne se sont jamais don- est d\u2019ailleurs déjà partiellement.Les tendances vers l\u2019augmentation 1 vailler à modifier, au moins à in- j\tné la peine\td\u2019essayer.\tIls\tobtien- es prix se dessinent déjà.11 devient important pour les cultivateurs 1 l'iuencer les conditions dans les- [\tdraient\tpeut-être un succès\tincom- e faire une revue immédiate de leur machinerie agricole et de Se quelles se trouve le cultivateur j\tparable\ts'ils\tfaisaient\tl\u2019effort exi- âlcr de la remettre en bon état; le temps s\u2019y prête bien.\tquand il lui faut acheter les nom-1 La production d'engrais chimiques est pratiquement assurée pour breux produits qu'il utilise.Non la prochaine saison, mais il reste que le cultivateur devrait en prendre Pas 9,le \"\u2022 L\u2019enfant du cultivateur bénéficie de conditions d\u2019hygiène inconnues de j bon nombre de jeune# citadin» de» ville» populeuse».Mai» bon nombre d'enfante de» rille» comme de» campagne» profitent de» avantagée du téléphona.Partout, depuis quelques années le téléphone a été l'objet d une très forte demande Notre programme d'expansion e\u2019 d\u2019ugrandis sement a bat»u tous les recoras du passe, bien qu\u2019il reste encoie beaucoup o faire Nous avons pour but de procurer un service téléphonique efficace à tous ceux qui en ont besoin, aux lieu et moment voulus Nous n'avons pas encore atteint ce but, mais nous nous employons de notre mieux à fournir le téléphoné dans les régions rurales, tout en diminuant le\tH nombre des abonnes par ligne.\t¥ \u2018jf gfr il LA COMPAGNIE DE TELEPHONE BELL DU CANADA KkSSlM ' LE 13 DECEMBRE 1950 ?M.Paul Bertrand, du Ministère Provincial de l'Agriculture, part pour un stage de quatre mois à l'université de Californie et au laboratoire de la National Canners Ass.de San-Francisco.Il visitera les principales conserveries de le côte du Pacifique.A son retour, Il agira comme surveillant des conserveries coopératives affiliées i la Coopérative Fédérée (St-Baptiste, Rougemont, Marieville, Ste-Brigide et Bedford).Gros abattages de dindons Dans le comté de Dorchester, près d\u2019un million de livres \u2014 Au Saguenay Environ 1,500 dindons sont abattus quotidiennement de ce temps-ci à l\u2019Abattoir Coopératif de St-Anselme que dirige M.L.Bélanger, agronome.Ces oiseaux proviennent en majeure partie du comté de Dorchester; d\u2019autres secteurs en fournissent une certaine proportion, particulièrement la région de Valcartier.L\u2019on anticipe que plus d\u2019un demi-million de livres de dindons seront préparées pour le marché à St-Anselme cet automne.Le gros de cette production sera envoyé à Montréal.Dans le secteur de Frampton où la plupart des éleveurs de dindons abattent leurs oiseaux à domicile, ceux-ci sont groupés à la salle municipale où ils sont classés et emballés pour être consignés à la Coopérative Fédérée à Montréal.Ce travail est effectué sous la surveillance de la Coopérative Avicole de Frampton.L\u2019on note une diminution de la production dans ce secteur, d\u2019autre part la qualité est supérieure aux années dernières; à date, 67% des oiseaux passent à la catégorie \u201cA\u201d, 30% \"B\u201d et seulement 3% \u201cC\u201d.La diminution de la production peut facilement être attribuée au coût élevé des moulées, à la coupe des prix sur les oiseaux trop lourds et à l\u2019élimination d\u2019un certain nombre de producteurs qui s\u2019étaient hasardés dans cet élevage sans avoir la préparation voulue.Tout de même, la production dans Frampton devrait atteindre les 225,000 livres.Soulignons que la classification est faite par des jeunes gens de l\u2019endroit sous la surveillance de M.Paul-Emile Ha-melin, du Ministère de l\u2019Agriculture.Dans le secteur de Standon, l\u2019on procède de la même façon qu\u2019à Frampton, sauf que la production sera vendue à l\u2019enchère au lieu d\u2019être consignée.On peut estimer la production du dindon dans Dorchester à trois quarts de millions de livres en 1950; c\u2019est le comité de Québec qui fournit le plus gros volume de volailles abattues dans la Province.A FRAMPTON Réunis en assemblée générale récemment sous la présidence de A ST-BRUNO En fin de novembre, la Chaîne Coopérative du Saguenay avait classé 10,000 livres de volailles, dont 8,000 livres de dindes, 1,200 livres de poulets, 600 livres d\u2019oies et 200 livres de canards.C\u2019est le produit de la première cueillette effectuée dans les paroisses situées autour du Lac St-Jean, avec la collaboration des coopératives locales.D\u2019autres séances de classification auront lieu les 13 et 20 décembre.LA TERRE DE CHEZ NOUS Succès des Québécois à l'Exposition Royale L Exposition de Toronto est tellement fréquentée qu\u2019on songe à être plus sévère pour I admission des exhibits \u2014 M.Trépanicr a adressé la parole\u2014Principaux prix remportés par les nôtres Pag* 7 \u201cL\u2019Exposition Royale d\u2019hiver, de i Toronto prend d\u2019année en année i une telle ampleur que les princi- i paux éléments de son organisation: gouvernements central et provinciaux aussi bien que l\u2019administration de la ville de Toronto devront, à très brève échéance, trouver de l\u2019espace pour y loger les nombreux exhibits qui y affluent de toutes les provinces canadiennes et de plusieurs états de la République américaine, ou bien l\u2019administration se verra obligée de procéder à une sélection encore plus rigoureuse des exhibits inscrits dans ses divers concours\".C\u2019est en ces teenies que s\u2019est exprimé M.John W.McKee, son président, lors du banquet inaugural de cette 22ème foire annuelle, alors que le conférencier-invité était Lord Bcavcr-brooke, ancien Canadien aujourd\u2019hui propriétaire du plus grand journal du Royaume-Uni de Grande-Bretagne.En fait, dans le seul secteur des bovins laitiers et de boucherie, on a dû refuser 400 inscriptions; plusieurs entrées furent refusées dans les concours de l\u2019espèce chevaline; on comptait plus de 1,000 échantillons de grains nie semences y compris les pommes de terre, tandis qu\u2019au département des produits avicoles (volaille et dindons abattus), on enregistrait une augmentation de 35%.Par ailleurs, tous les espaces disponibles des annexes est et ouest étaient occupés par les étalages des industries connexes à l\u2019agriculture, q u e l\u2019on compte par centaines ainsi que les produits des jardins, des vergers, du rucher, de la basse-cour, exhibits d\u2019insectes exotiques, poissons tropicaux et, comme bouquet, les splendides exhibits de floriculture dominés par un étalage de roses de variétés et teintes diverses comme il ne s\u2019en voit dans aucune autre exposition canadienne.Samedi soir, le 18 novembre, précédant le grand spectacle des concours hippiques qui est un événement social de grande classe dans la ville Reine, eut lieu la parade officielle des animaux primés mis en montre par les éleveurs du Québec.A cette occasion, M.René Trépanier fut invité à prendre la parole et à présenter les exhibits à l\u2019auditoire choisi du Colisée royal, littéralement rempli.Dans son allocution, le sous-ministre a Au club Ayrshire des Bois-Francs Le R.F.Léon.E.C., régisseur de la ferme de l\u2019Institut Mont-Vil-leneuve de Saint-Ferdinand, a ètc réélu président du club Ayrshire des Bois-Francs à l\u2019assemblée annuelle tenue récemment, à Ples-sisville.Plus de 150 membres étaient présents à cette réunion.M.Jean Perron, professeur à l\u2019Institut agricole d\u2019Oka, conférencier invité.a suggéré aux congressistes des moyens de réduire le coût de production du lait.D\u2019autres conférences furent pi*' noncées par MM.Armand Ouellet, François Boulais, et l\u2019abbé V.Té-treau, curé de Manseau.Il y eut présentation de trophées aux exposants qui ont remporté les championnats à l\u2019exposition Ayrshire de Victoriaville, l\u2019été dernier.Ce sont M.G.Rhéault, de Rivière-Noire et la ferme de l\u2019Hospice St-Julien, de Saint-Ferdinand.Le coût de production du lait ne peut être abaissé qu\u2019en élevant le rendement des troupeaux laitiers, soutient le professeur Perron.Pour y arriver, il suggère les moyens suivants: allongement de la période de lactation à la durée minimum de dix mois l\u2019année; pratique du contrôle laitier; l\u2019emploi de géniteurs hautement qualifiés ou recourir à l\u2019insémination artificielle; accorder plus d\u2019attention à l\u2019élevage du jeune bétail.Les officiers élus sont; président, le R.F.Léon; vice-président, M.Armand Bellemare, de Plessisville; MM.Armand Vigneau, Sainte-Sophie, Jean Rioux, Lyster; Antonio Demers, Laurier-ville; Jean-Paul Morin, Sainte-Elisabeth et Lucien Nadeau, Lourdes, directeurs.Vingt-trois jeunes agriculteurs canadiens - frati-çais prenaient part aux concours nationaux de l\u2019Exposition Royale de Toronto, cette année.De ce nombre, dix étaient de la province de Québec, huit du Nouveau-Brunswick, trois de l'Ile-du-Prince-Edouard et deux de la Nouvelle-Ecosse.Notre collaborateur, M.François Fleury, note dans cet article les principaux succès remportés par ces jeunes et nos autres exposants à cette exposition de plus en plus populaire.mis en relief le rôle prépondérant de la province de Québec dans l\u2019avancement de l\u2019agriculture du Canada et souligné les succès remarquables remportés par les exposants de notre province dans ces concours qui.alignent, dans tous les domaines, les champions des provinces canadiennes et des Etats-Unis.Jeunes agriculteurs Comme les années passées et sur tout mieux que l\u2019an dernier, les concurrents du Québec ont rem porté de beaux succès.Nous vou Ions en souligner les principaux Sur sept équipes de jeunes par ticipants aux concours organisés par le Conseil Canadien des Jeunes Agriculteurs, à l\u2019intention des champions provinciaux, les porte-couleurs de la province de Québec ont mérité dés prix dignes de mention: le championnat national en jardinage, par MM.Jean-Guy et Jean-Paul Côté, de Neuville; 2ème prix en alimentation, Mlles Solange Fernet et Lucie Toupin, de St-Cuthbert; deux Sèmes prix, l\u2019un en aviculture, par MM.Luc et Normand Berthiaunie, de St-Elzéar de Beauce, l\u2019autre en bovins de boucheries, par MM.D.A.Page et E.A.McCurdy, de Sherbrooke; enfin, un 4ème prix en appréciation de bovins laitiers, par MM.Maurice Proulx et Roger Lefebvre, de La Baie du Febvre.Le jeune Maurice Proulx, individuellement s\u2019est classé premier de tous les participants à cette épreuve.Les bovins Ayrshire: championnat junior pour taure, MM.R.R.Ncss & Fils; championnat junior pour mâle, Erskine Roger, de Lachute; ruban de grand championnat pour vache, M.Wyman McKechnie, de Wyman, comté de Pontiac.Autres prix: MM.Roland Pigeon, de Verchères; P.I).McArthur, de Howick; John P.Bradley, de Lachute; Herbert A.Ness, de Howick, J.H.Black, de Lachute; R.J.Rov & Fils, de Howick; Mme A.M.Skinner, de Senneville; Erskine McQuat, Brownsburg, et J.G.W'ilson, de St-Valentin.Jersey: premier, troisième et quatrième prix, en plus du championnat junior pour femelle, troupeau de Mlle Ellin B.Speyer, de Massawippi.Canadiens: prix décernés par M.Andréa St-Pierre, régisseur de la Ferme-Ecole de Deschambault: grand championnat pour taureau et ruban de vice-grand championnat et vice-championnat pour mâle junior, M.O.A.Fowler, de King-bury; championnat pour mâle junior, M.Ernest Sylvestre, de St-Hyacinthe.Championnats pour jeunes femelles, MM.Léon Girar-din, de Yamachiche, et Ernest Syl PEINTURE GARANTIE \u2019directenuni du manufacturier S3.00 Ju VF K \\ IS \u2014 f- M \\ 11 />r w.irnlt z rmi r t 11 *tr tir fj ri a (lie de Peinture e* Vernis \u2019 LM)\u201d 8I4 de l\u2019Epée MON IR FAI 15 vestre; championnats seniors pour vaches, M.O.A.Fowler; grand championnat.Maurice Sylvestre.Holstein: cinquième prix dans le concours taureaux âgés, ferme Glen Ayerst, de Ormstowii.Chevaux MM.G.Arnold & Son, de Grenville, ont présenté des chevaux Canadiens, Belges et Percherons.Ils ont obtenu plusieurs prix et championnats et rubans de championnat, notamment dans les concours de chevaux Percherons et Canadiens.M.Maurice Bernier, de Bécaneour, juge pour les chevaux canadiens a décerné des rubans de championnats aux exhibits de MM.Armand Bourassa, de Yamachiche; G.Arnold, de Grenville, Léon Gi-rardin, de Yamachiche et Ernest Sylvestre, de St-Hyacinthe.Les entrées de M.Girardin ont mérité les premiers prix dans les concours de progénitures d\u2019étalon et de jument.Pommes de terre Plusieurs exposants du Québec se sont signalés dans ces concours Variété Irish Gobbler, MM.Antoine et Laurent Couture, d\u2019Amqui, 7ènie et 8èmo prix respectivement sur les 19 échantillons de cette classe.Variété Katahdin, 21 exhibits, 5èmc prix à M.Charles-Eugène Pelletier, de Pile-Verte.Variété Montagne Verte, 32 exposants, second prix à M.Albert Mi-chaud, do St-Paul-de-la-C\u2019roix;' 5èmc prix, M.Phil.Laurier; 6ème, M.Philippe Bouchard; lOcine, M.J.-Marie Bouchard; Sème, M.Paul-Emile Desbiens de Chicoutimi; llème, M, Jos.Carrière, de L'Annonciation; 12ème, M.Eugène Faucher, de Pont-Rouge; 13èmc, M Charles Dickner, Les Etroits, et 14ème, M.Alphonse Cavean.de L\u2019Annonciation.\u2014 Variétés tardives (maturité de 115 jours et plus), (State à la page 21) que _____ _______3s Et la prière de ma fille fut exau-cée dès lc ,en' demain! _____________ Aucune vexa-tion causée par ma réprimande injusti-\tM f i e e \u2014 une seule prière i\t1 ardente mit\t» fin à la surdité qui en avait été la cause! Ainsi, quand mon épouse me le dit \u2014 je pris la décision.Le lendemain matin je me fis analyser l\u2019ouïe à la nouvelle façon électronique, et avant la fin de la journée, je pouvais entendre cette précieuse voix aussi bien que les autres.J\u2019appris le secret de cette nouvelle façon électronique d\u2019entendre dans une brochure intitulée\t\u201cNouvelles Découvertes pour Aider les Sourds à Entendre\u201d.Vous pouvez l\u2019avoir GRATUITEMENT, pourquoi ne pas la demander?Vous n\u2019avez qu'à poster le coupon cT-bas.t|§| Seilone M0N0-PAC Ont-Unll Hearing Aid Iteltone HeirinK Aid Co.Dépi ZStil USD W.nuh SI., Chicagu, 111.POSTEZ \u2014 BROCHURE GRATIS Sans frais ni obligation, veuillez I m'envoyer votre brochure C'RATIS | ' sur la surdité et la façon de la com-I battre.\t| ' NOM .I ADRESSE .I | l'ROV.i â ¦¦ '\t.m&êî: ' w pour quelques sous pur jour! Si vous avez aujourd'hui plus de confort et d'agrément sur votre ferme et dans votre foyer, messieurs, dames \u2014 dites merci i l'électricité.Pensey-y un instant.Je cuis votre repas, je lave votre linge, je réchauffe votre eau, je bats votre beurre, j'actionne votre couveuse et votre- écrémeuse, je refroidis votre lait, je broie les aliments de vos beftiaux, j'éclaire vos nuits, j'allonge vos jours, je tais toutes vos besognes ennuyeuses, é la maison comme sur la ferme, pour quelques sous par jour.Messieurs, dames, je suis votre serviteur électrique é bon marché.Nuit et jour, tout ce que vous avez à faire pour me mettre au travail, c'est de connecter.Connectez.je suis là ! The Shawinigan Water & ïbwer Company Electricité Vij) Produits Chimiques P«g* I LA TERRI Dl CHEZ NOUS LI 13 DECEMBRE 1950 Un anniversaire par J.-B.ROY, agronome, de la Coopérative Avicole du Québec Dans la plupart des couvoirs membres de la Coopérative Avicole du Québec, on célèbre de ce temps-ci, le cinquième anniversaire de cette société.La fondation de cet organisme remonte exactement au 15 novembre 1945.Y a-t-il lieu de se réjouir ?Le bien accompli par la Coopérative Avicole du Québec l'emporte-t-il sur les déceptions qu'elle a pu causer ?Oui, assurément.LA COOPERATIVE A FAIT BEAUCOUP La Coopérative Avicole du Québec qui groupe aujourd\u2019hui 80 membres \u2014 50 couvoirs coopératifs et 30 couvoirs privés \u2014 a certainement donné une meilleure conscience de la solidarité qui doit exister entre les producteurs de poussins d\u2019un jour.Les couvoirs du Québec sont plus portés que jamais à s\u2019aider les uns les autres, surtout sur le plan \u201cservice à donner à la clientèle\".Sans doute existera-t-il toujours entre eux une certaine concurrence, mais lorsque celle-ci est loyale elle est génératrice d\u2019une saine émulation, elle-même créatrice de progrès.La Coopérative Avicole du Québec a egalement fait beaucoup pour le développement de l\u2019aviculture.Dans les domaines de la publicité et de la propagande, par exemple, grâce à la tenue d\u2019assemblées éducatives et à la publication d\u2019une revue mensuelle, elle a largement contribué à soutenir le moral des aviculteurs aux heures difficiles, à tempérer leur enthousiasme aux jours faciles; en tout temps, elle a présenté la situation sous son vrai jour et placé les aviculteurs devant la réalité.La valeur de ce travail édiwatif est difficile à calculer en dollars, mais il représente certainement une contribution précieuse à l\u2019amélioration de notre aviculture et au bien-être des éleveurs.Même au chapitre de la fixation du prix des poussins, on ne peut pas dire que la Coopérative ait failli.Certes, les accouveurs ne connaissent pas encore l\u2019entente parfaite en la matière.Mais à qui la faute ?Peut-on sincèrement soutenir que la Coopérative comme association est responsable des coupures de prix que quelques couvoirs consentent au détriment de l\u2019intérêt général ?Il faut tout de même convenir que la sitiuition actuelle en ce domaine est beaucoup meilleure que celle qui existait avant 1945.Elle serait excellente si tous les couvoirs avaient collaboré dans un meilleur esprit.Il est un autre secteur de l\u2019aviculture où la Coopérative Avicole du Québec a permis d\u2019accomplir de grands progrès.C\u2019est celui de la santé des troupeaux.Elle a fait connaître, vulgarisé l\u2019emploi ou introduit sur le marché quantité de remèdes nouveaux, de produits sanitaires, de médicaments dont l\u2019usage permet de contrôler efficacement, de prévenir même certaines maladies, ou de nmintenir adéquatement l\u2019état sanitaire des poulaillers.Grâce à l\u2019intervention de la Société dont on célèbre ce mois-ci le cinquième anniversaire des milliers de dollars ont été éjmrgnés aux éleveurs par suite d\u2019une réduction dans la mortalité et dans le prix des remèdes.La Coopérative Avicole du Québec fournit en outre à ses membres l\u2019avantage de se procurer au plus bas prix ' >.marché tous les accessoires nécessaires à l\u2019organisation d\u2019une basse-cour, des boites utilisées dans l\u2019expédition des poussins d\u2019un jour ainsi qu\u2019une foule d\u2019autres articles d'utilité professionnelle.La Coopérative a été organisée pour aider les couvoirs, unifier leurs moyens d\u2019actions, faire de la publicité et de la propagande, servir de porte-parole à ses membres, uniformiser leur programme, revendiquer leurs droits.Nonobstant toutes les réalisations accomplies en 5 ans, il lui reste encoer beaucoup à accomplir.IL RESTE DAVANTAGE A FAIRE Il reste évidemment à la Coopérative Avicole du Québec à développer les services existants, à resserrer les liens qui doivent unir les couvoirs, à satisfaire les besoins sans cesse grandissants de; ses membres.C'est là une tâche (Suite à la page 23) Î&Ê» ASPECT DE LA GASPESII IOUS L'INONDATION \u2014 De fortes pluies récentes ont provoqué des inondations et des éboulements sur le littoral sud de la Gaspésie, pris de la Baie des Chaleurs et y ont interrompu la circulation pendant plusieurs jours.On voit ici une partie de la voie des Chemins de fer nationaux entre Matapédia et Gaspé.Le flot a même emporté quelques-uns des ponts sur cette ligne Quelques nouvelles régionales Concours de labour à Sainte-Rose-de-Laval Le concours de labour tenu récemment à Ste-Rose, chez M.Emile Jasmin, a été un grand succès.Plusieurs centaines de personnes se sont rendues sur les lieux et ont admiré le travail exécuté par les nombreux concurrents.Sont arrivés champions dans la section des charrues de coupe carrée MM.Louis Clermont, de St-Martin, et J.-P.Dagenais, de Ste-Rose; avec charrues hydrauliques traînées par tracteur, MM.Gilles Vaillaneourt, de Ste-Rose, et Hector Auclair, de St-Vincent de Paul.M.Noël Vail-lancourt, de Ste-Rose, s\u2019est classé premier dans la section de labour avec charrue à disques.Le grand championnat de la journée a été adjugé à M.Gilles Vaillaneourt, et lui a rapporté une valeur au-delà de $03.Ce concours avait été organisé par la Société d\u2019Agriculture du comté de Laval, dont le président est M.Eugène Joly, St-Vincent de Paul, et le secrétaire, M.J.-A.La-fortune, agronome.Les juges de ce concours furent MM.Oscar Lan-thier, Armand Delorme, Arcade La-rivière, Hector Martin, et Paul Bou-drias.Pour les volailles On se sert aujourd\u2019hui de vitamines B et d\u2019antibiotiques pour pousser l\u2019engraissement des dindons et des poulets à un coût moins élevé.Le prof.M.S.Slinger, de Guelph, a traité ce sujet, lors de la récente assemblée des fabricants de moulées, à Montréal.Visite profitable Un groupe de 35 cultivateurs de Coaticook, accompagnés de l\u2019agronome J.-H.Bruneau, sont revenus favorablement impressionnés d\u2019une visite à l\u2019abattoir de la Coopérative Fédérée de Prineeville et a l\u2019abattoir avicole de Victoriaville.Ce voyage leur a permis d\u2019acquérir de nouvelles connaissances sur l\u2019abattage des animaux, l\u2019expédition, la pesée et le classement des animaux de boucherie.A Victoria-ville, ils ont été reçus par M.Bernard Chagnon, gérant de l\u2019abattoir.Journée d\u2019étude Plusieurs membres des bureaux de direction et les gérants des 19 coopératives agricoles du comté de Dorchester se sont réunis pour une journée d\u2019étude, à St-Anselme, le 29 novembre, sur l\u2019invitation de M.Maurice Dirren, agronome de Dorchester.Les coopératives qu\u2019ils représentent ont fait un chiffre d\u2019affaires total de $4,445,996 au cours du dernier exercice.Une discussion intéressante a porté sur la question: \u2018\u2018Le crédit est-il nécessaire?\u201d Les agronomes Roland Castonguay, gérant de la Meunerie coopérative de St-Anselme, Raoul Cloutier, vérificateur des coopératives.Raymond Houde et Romuald Belzile, de la Coopérative Fédérée, ont traité divers aspects de l\u2019activité coopérative.A St-Félicien Récemment, avait lieu, à St-Fé-licien, l\u2019assemblée annuelle du Couvoir coopératif de cette paroisse.M.Léon Talbot représentait la fédération de l\u2019U.C.C.du Saguenay.Les états financiers révèlent un chiffre d\u2019affaires de $18,963.84 et un trop-perçu net de $239',12.Les membres du couvoir ont décidé de ne plus accorder de crédit aux cultivateurs non membres, de verser le trop-perçu à la réserve générale et de prêter à leur Société les 5% crédités, à même les recettes, à leurs comptes respectifs.Le bureau de direction a été réélu en bloc.Il se compose de MM.Paul-Emile Gagnon, Lionel Lepage, Elzéar Vallée, Adrien Bergeron et Pamphile Doré.Le concours des éablièes Au cours d\u2019une séance tenue ces jours derniers à Québec, l\u2019Association forestière québécoise a remis des prix, trophées et diplômes aux lauréats du concours des terres à bois et érablières pour l\u2019année 1950.Pour la section des terres à bois, les gagnants sont MM.Gérard Delisle, de Pont- On vous offre gratuitement Une brochure sur le traitement, des érablières et des massifs forestiers Il n\u2019est de terre si bien tenue où il ne se gaspille quelque chose.Et sur les fermes moins bien entretenues, il y a risque que le gaspillage soit plus grand.Là où pendant longtemps il s\u2019est fait le plus de pertes, c\u2019est dans l\u2019érablière, le lot boisé, ou, comme on dit plus carrément, dans le bois.On réagit aujourd\u2019hui contre cette coûteuse négligence.On sait mieux que la forêt est une récolte et que ses revenus sont ceux qu\u2019on se donne la peine de mériter.Celui qui a le bonheur de posséder un lot boisé à son trait-carré gagnera de l\u2019argent rien qu\u2019à réfléchir à ces notions.Il y a des routines qui ne sont plus admissibles dans la culture de nos.champs et dans l'alimentation de nos bêtes.11 en est de même dans l\u2019entretien de nos érablières et de nos autres bois.Le Ministère provincial des Terres et Forêts cherche de plus en plus à faire oeuvre d\u2019éducation en ce domaine.Il vous offre gratuitement une brochure sur ce sujet écrite par M.Rosaire Valin, ingénieur forestier.Une brochure de 52 pages où l\u2019illustration bien choisie souligne les énoncés du texte.Elle a pour titre : \u201cTraitement des érablières et des massifs forestiers\".11 faut la demander si vous avez vraiment l'intention de rénover vos méthodes d\u2019exploitation forestières.On s\u2019adresse au Ministère des Terres et Forêts, Hôtel du Gouvernement, Québec.Rouge, qui reçoit le trophée et $75.; M.P.-E.Germain, de Pont-Rouge, qui reçoit $25.; Patrick Delisle, Diogène Doré, de Cap-Santé; et Honoré Bourget, de Pinttendre., L\u2019assembicc des betteraviers Au moment de mettre sous presse, l\u2019Association des producteurs de betteraves à sucre tient son assemblée générale en l\u2019hôtel Mont-Royal, à Montréal.Le congrès s\u2019ouvre cet après-midi, 13 décembre, au neuvième étage de l\u2019immeuble précité.Les deux principales questions à l\u2019étude sont le prix de la betterave à sucre et l\u2019organisation de la raffinerie sur une base coopérative La \u201cTerre de Chez Nous\u201d aura probablement d\u2019intéressantes nouvelles à communiquer à ce sujet dans la prochaine édition.Cercles de jeunes éleveurs du Québec Les Cercles de Jeunes Eleveurs ont fait des progrès remarquables depuis une vingtaine d\u2019années dans la province de Québec.De 1930 à 1950, le nombre de clubs de jeunes éleveurs de veaux est passé de 110 avec 2,375 membres a 190 avec 4,131 membres.On compte aujourd'hui 10 clubs de jeunes éleveurs de porcs avec 208 membres et 7 clubs de jeunes éle veurs de moutons qui comprennent 143 membres.C\u2019est ce qu\u2019a révélé M.J.-P.Fleury, représentant de la division fédérale de l\u2019Elevage dans la province de Québec devant les représentants de cette division dans toutes les provinces réunis dernièrement à Ottawa.Soulignant que l\u2019âge moyen est d\u2019un peu plus de 15 ans chez les membres de ces clubs, M.Fleury a affirmé que les jeunes ont tendance à donner une meilleure attention à leur travail quand ils ont de 14 à 16 ans.Au sujet de la discipline à l\u2019intérieur des clubs, il appert que 90 pour cent des membres réagissent favorablement aux règlements en vi gueur, que 40 pour cent se font un devoir d\u2019assister aux réunions mensuelles, que 60 pour cent tiennent une comptabilité et que 85 pour cent prennent part aux expositions locales et régionales.Le conférencier a aussi mentionné que le Québec est la seule province où les cercles de jeunes éleveurs relèvent des représentants du ministère fédéral de l\u2019Agriculture.Les succès obtenus dans ce domaine sont cependant dus à l\u2019excellente collaboration qui a toujours existé entre les deux gouvernements pour l\u2019avancement de l\u2019élevage chez les jeunes.La tâche dévolue aux représentants fédéraux dans chaque province se faisant plus lourde, M.Fleury a profité de cette réunion pour suggérer que le ministère fédéral de l\u2019Agriculture laisse au ministère de Québec plus d\u2019initiative en rapport avec la formation et l\u2019orientation des cercles de jeunes éleveurs dans cette province.Lapins primés à Toronto Assemblée des cunicul-teurs à Sorel Les cuniculteurs de la province de Québec ont fait bonne figure à la dernière exposition royale de Toronto.Sur les 600 lapins exposés, 36 leur appartenaient et leur ont valu des prix.Le premier prix pour la classe des Géants des Flandres Fauves a été remporté par Mlle Louise Mouffe, de Montréal.Le deuxième prix pour les Géants des Flandres, est allé à M.Edmond Mouffe, de Montréal.M.Yvon Archambault, de Saint-Elzéar, a exposé des lapins Nouvelle-Zélande qui lui valurent un troisième prix.Enfin, Mme Victor Ruelle, de Montréal, obtint un quatrième prix dans la classe des Géants Papillons.Ces faits ont été soulignés au cours d\u2019une assemblée enthousiaste de l\u2019Association des Producteurs de lapins de la province de Québec, à Sorel, dimanche dernier.A l\u2019ouverture, le président, M.Edmond Mouffe, a souligné que la cuniculture faisait des progrès rapides dans la région de Sorel, grâce à quelques cuniculteurs dévoués, et aussi à la collaboration du poste radiophonique local CJSO.11 a donné différents conseils sur l'élevage.M.Hermane Du-maine, représentant de la compagnie St.Lawrence Flour Mills, a adressé la parole.Il a conseillé aux cuniculteurs de s\u2019adresser au ministère fédéral de l\u2019Agriculture pour organiser un système semblable au R.O.P.(Record of Performance) dont a grandement bénéficié l\u2019aviculture.Ensuite, on a assisté à une très intéressante démonstration sur l\u2019épilage des lapins Angora français, le tissage et le tricotage de la laine Angora, par M.et Mme Armand Archambault, et M.et Mme Jean Melan-çon, propriétaire du clapier Excelsior, de Saint-Paul de Joliette.Des prix de présence furent tirés.Un lapin de race Marte Argenté, offert par un éleveur en vue, a été gagné par Mme J.-L.Ba-deau, de Sorel.M.V.Boucher, de Lotbinière, gagna un lapin Hollandais offert par le clapier Franco-belge.Un lapin Hollandais offert par M.Yvon Archambault est allé à M.A.Brunei, de Pont-Viau.M.Emile Bardier, de Sainte-Victoire, s\u2019est vu accorder un lapin Nouvelle-Zélande donné par M.Ducharme, de Sorel.Un chinchilla lourd, don\u2018du président, M.Mouffe, a été attribué à M.J.-L.Ba-deau, de Sorel.Des gants de laine Angora produits par le clapier Excelsior ont été mérités par Mme Vict.Boucher, de Lotbinière.Enfin, deux sacs de nourriture spéciale St.Lawrence ont été gagnés par M.J.-P.Goulet, de Saint-Joseph, et Mlle Lucille Provost, de Sorel.L\u2019Association des éleveurs de lapins de la province de Québec compte près de 250 membres groupés surtout autour de Montréal et de Sorel.Elle a quelques membres affiliés dans l\u2019Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick.Les coopérateurs de Dorchester Les administrateurs de coopératives de Dorchester se sont réunis le 6 novembre, à Sainte-Héné-dine.Les organismes coopératifs de cet arrondissement comprennent, outre une Caisse populaire dans chacune de ses sept paroisses, les entrepôts, fabriques et meuneries de Sainte-Claire, Saint-Anselme, Sainte-Hénédine et Saint-Isidore, les magasins coopératifs de Saint-Bernard, Sainte-Hénédine et Saint-Anselme, les couvoirs de Saint-Isidore, Saint-Anselme et Saint-Malachie, la société pour exploitation de bulldozers à Sainte-Claire et la Régionale avicole d\u2019Etche-min.La séance de l\u2019avant-midi, sous la présidence de M.Ernest Dubé, du ministère de l\u2019Agriculture, fut consacrée à l\u2019étude des problèmes suscités par les ventes à crédit et, plus spécialement, des moyens d\u2019intensifier les services réciproques entre caisses populaires et usagers de coopératives agricoles.MM.Boutin, agronome de Wilfe, Léo Bérubé, du Conseil supérieur, et Maurice Dirren, agronome de Dorchester, firent part à l\u2019assemblée des diverses méthodes adoptées pour résoudre ces problèmes pou ries coopératives et Caisses populaires de Disraéli, Saint-Jean Port-Joli et Sainte-Germaine. LE 13 DECEMBRE 1950 LA TERRE De CHEZ NOUS Pag* 9 La situation agricole à l\u2019approche de 1951 SUR LE PLAN INTERNATIONAL Bien que l\u2019année 1950 ait été caractérisée par une tension sans cesse croissante sur les fronts diplomatique et militaire, des progrès ont été accomplis dans la production agricole et industrielle et la situation du commerce international est meilleure aujourd\u2019hui qu\u2019il y a un an.Certains pays, dont la Grande-Bretagne en particulier.sont en meilleure posture financière et le commerce international est facilité par diverses ententes sur les tarifs (Torquay, Genève, Annecy).Le commerce entre le Canada et les Etats-Unis s\u2019est développé.LA SITUATION AU CANADA La situation économique au Canada est meilleure au début de 1951 qu\u2019au début de 1950.Activité industrielle plus intense, augmentation de l\u2019embauchage, des revenus des prix, du coût de la vie et des échanges internationaux.On prévoit un accroissement dans le volume des affaires en 1951.En agriculture, la production des grains a été plus abondante en 1950 qu\u2019en 1949, mais le gel a endommagé la récolte.Si les conditions de température sont favorables, on prévoit que la récolte de céréales en 1951 se maintiendra au niveau de 1950.Il n\u2019y a à peu près pas de surplus de produits agricoles à la fin de 1950.Les prix des produits agricoles en 1950, sauf les céréales, n\u2019ont guère changé comparativement à 1949.\tLa demande restera ferme et les prix de détail peuvent être influencés par la hausse du coût de la mise sur le marché.Quant aux prix des marchandises et services utilisés par les cultivateurs, ils se maintiendront ou monteront quelque peu.Ceux des machines aratoires, engrais chimiques, insecticides et herbicides et matériaux de construction sont à la hausse alors que le prix des grains alimentaires sera moindre qu\u2019en 1950.\tLes revenus en espèces des cultivateurs dépasseraient deux milliards en 1951, et les revenus Tiets seront k peu près les mômes qu\u2019en 1950 et dépasseront ceux de 1949.FOURNITURE On ne prévoit pas de pénuries graves de fournitures (machinerie, engrais chimiques, insecticides, etc), mais il se peut qu\u2019on ne puisse répondre à toutes les demandes des cultivateurs.Les approvisionnements de grain de provende sont toutefois abondants, mais il reste le problème du transport par rail jusqu'à la prochaine saison de navigation.Par suite de la concurrence sur les marchés du bois, de l'acier et des produits chimiques, le prix des fournitures agricoles sera ferme ou plus élevé qu\u2019en 1950.Les approvisionnements d\u2019engrais chimi- 3ues devraient suffire à la deman-e, mais la situation internationale fera diminuer les arrivages d\u2019azote et de potasse de l\u2019Orient et de l\u2019Europe.La tendance est au commerce d\u2019engrais plus concentrés «fin de réduire le coût par unité alimentaire.Les inventaires d'insecticides et herbicides sont limités.Si les approvisionnements américains ne se maintiennent pas, 11 sera difficile de satisfaire la demande.Les prix seront plus élevés, en conséquence.LA MAIN-D\u2019OEUVRE Le volume de la main-d\u2019oeuvre nécessaire à l\u2019agriculture en 1951 sera à peu près égal à celui de 1950, mais on peut s\u2019attendre que les travailleurs seront plus rares et difficiles à obtenir par suite de l\u2019expansion industrielle et de l\u2019enrôlement militaire.L'habileté des cultivateurs à satisfaire leurs besoins en main-d\u2019oeuvre dépendra des salaires qu\u2019ils pourront offrir en regard des salaires payés par l\u2019industrie.Depuis 1939, il y a eu rapprochement en ce sens.De 15,000 à 20,000 ouvriers supplémentaires seront requis pour satisfaire la demande en main-d\u2019oeuvre agricole.Les deux principaux moyens d\u2019obtenir cette main-d\u2019oeuvre additionnelle seront (1) le recrutement et l\u2019orientation vers l\u2019agriculture d'ouvriers canadiens; (2) l\u2019immigration.' En plus des ouvriers de ferme recrutés par les services mentionnés, on prévoit l\u2019entrée au Canada de 10,000 à 15.000 employés de Résumés des rapports remis aux délégués de la conférence agricole fédérale-provinciale de décembre 1950 ferme.La plupart de ces immi- frants seront vraisemblablement es personnes déplacées ou originaires des pays d\u2019Europe, y compris la Grande-Bretagne.GRAINS ET MOULEES BLE.\u2014 La production de blé au Canada en 1950 est supérieure de 95 millions de boisseaux à celle de 1949 et de 68 millions de boisseaux à la moyenne des dix dernières années.Stocks au 1er juillet 1950: 113 millions de boisseaux; approvisionnements totaux, 575 millions de boisseaux à utiliser, comme suit: exportations, 275 millions; usage domestique, 155 millions, réserves à la fin de l\u2019année, 145 millions.Les réserves de l\u2019an dernier sont de qualité relativement bonne et peuvent servir à la panification, ce qui compensera pour la pauvre qualité de la récolte de 1950.On et les réserves en vue des besoins de 1951-52.Les prix seront fermes, du moins pendant les mois d\u2019hiver, à cause des difficultés de transport.POUR L\u2019ALIMENTATION du bétail.\u2014 Les approvisionnements de grain de provende pour l\u2019année en cours sont de 12.1 millions de tonnes, les plus élevés depuis 1944-45.Les approvisionnements nets sont de 0.76 tonne par unité animale (vache laitière), comparativement à 0.60 l\u2019an dernier.Ici, le problème du transport devient moins aigu par suite de la qualité de grains alimentaires récoltés dans les provinces de l\u2019est.FOURRAGES.\u2014 Situation moins brillante.La dernière récolte de foin, de trèfle et de luzerne laissait à désirer et les réserves sont minces.Les approvisionnements volumineux de paille, avec l\u2019aide des grains, des mélasses et La Trèi Heiwrikl* J .G.Gardiner, ministre fédéral da l'Agriculture, photographié au moment eù 11 adressait la parole aux quelque cents délégués des gouvernements provinciaux et de la Fédératien Canadienne de l'Agriculture, k la cenférence agricole d'Ottawa, récemment.A sa gauche, le président de la conférence, M.A.M.Shaw, qui est aussi président de l'Office de Soutien des Frix agrlceles.(Photo du aslntstère canadien de l'Africiilture) croit pouvoir respecter tous les engagements de l\u2019entente internationale sur le blé.Le gros problème du moment, c\u2019est la question du transport du blé de l\u2019ouest vers l'est à cause de la récolte tardive.Les fermiers de l\u2019ouest ont reçu un paiement initial de $1.40 pour leur récolte de 1950, blé no 1, livré aux élévateurs de Fort William, Port Arthur et Vancouver.Le paiement final dépendra du prix de vente moyen de l\u2019Office du blé.Au début d\u2019octobre, le prix du blé Northern no 1 vendu selon l\u2019Accord International du blé était de $1.98 le boisseau.La libération du dollar a quelque peu réduit ce prix qui était de $1.86% le 18 novembre alors que le prix d'exportation du blé vendu en marge de l\u2019accord était de 1.93%.En vertu de cet accord, le Canada s\u2019est engagé à fournir cette année 227 millions de boisseaux, le prix maximum étant de $1.80 et le prix minimum de $1.30.Les Etats-Unis ont un prix de soutien de $1.99 pour la récolte de 1951 et ont comme objectif une réserve de 620 millions de boisseaux au 1er juillet 1952.Si en 1951 les producteurs canadiens s\u2019en tiennent aux cmblavu-res de 1950, on peut prévoir une récolte de 450 millions de boisseaux.Si l\u2019on y ajoute les réserves de 1950, soit 145 millions de boisseaux, les approvisionnements de 1951 seront de 595 millions de boisseaux.L\u2019AVOINE.\u2014 Approvisionnement 1950-51:\t465 millions de boisseaux, soit 86 millions de plus qu\u2019en 1949-50, augmentation due au meilleur rendement, 36.3 boisseaux contre 27.9.La majeure partie de cette récolte ira à l'alimentation du bétail et les prix se maintiendront fermes, surtout à cause des difficultés de transport.L'ORGE.\u2014 Provisions supérieures de 42 millions de boisseaux à celles de l'an dernier, il y en aura 140 millions disponibles pour l\u2019alimentation du bétail autres aliments pourront contribuer à compenser le manque de foin de qualité qu'on signale dans certaines régions.PRODUITS DE MEUNERIES.\u2014 Ils sont présentement stabilisés à environ 60,000 tonnes par mois.La proportion de la production de l\u2019année 1950-51 qui ira aux cultivateurs dépendra de la fermeté relative des marchés domestiques et extérieurs.CONCENTRES protéiques.\u2014 Approvisionnements infé rieurs d\u2019environ 3 p.c.à ceux de l'an dernier: 392,000 tonnes, dont 298,-000 d'origine végétale et 94,000 d'origine animale.Comme ce fut le cas de la plupart des produits servant à l\u2019alimentation du bétail, les prix des concentrés d\u2019origine végétale ont monté considérablement pendant le premier semestre de 1950, mais ont baissé depuis.LE BETAIL ET LES PRODUITS DU BETAIL Au cours des douze mois qui se sont terminés le 30 septembre 1950, il y a eu augmentation de 6 p.c.dans le volume de la viande inspectée, comparativement à l\u2019an dernier.Pendant les douze mois qui se termineront le 30 septembre 1951, on prévoit une légère diminution dans le nombre des bestiaux expédiés au marché.Ce fut la tendance pour les porcs au début du dernier trimestre de 1950.\tLa situation favorable des grains alimentaires peut cependant avoir pour effet de stimuler l\u2019élevage.Les estimations indiquent une légère augmentation de la consommation de toutes les viandes par habitant On croit que la tendance se continuera durant 1951.Il y aura moins de boeuf expédié aux Etats-Unis et peu1 de porcs pour l\u2019exportation d\u2019ici le 30 septembre 1951.On prévoit que les prix du boeuf se maintiendront fermes.Il se peut que ceux du port aient ten- dance à baisser quelque peu pour s\u2019ajuster au niveau des prix payés aux Etats-Unis.Les prix du veau, du mouton et de l\u2019agneau seront probablement élevés vu les approvisionnements peu abondants.Il peut se faire que la quantité disponible de grains alimentaires porte les éleveurs à expédier sur le marché des porcs plus lourds.La même raison peut inciter les et à augmenter La production du éleveurs à accroître leurs effectifs detnier trimestre de 1951.Les exportations aux Etats-Unis de bétail vivant et abattu ont augmenté en 1949-1950 comparativement à 1948-1949, alors que la consommation du boeuf a diminue quelque peu au Canada.Le volume de bêtes à cornes mis sur le marché continuera de diminuer en 1951, d\u2019autant plus qu\u2019on note une tendance de la part des éleveurs à refaire leurs troupeaux.Le prix des bons veaux laitiers peut inciter les producteurs laitiers à faire de même.Le volume des moutons et agneaux abattus a également diminué.On prévoit que la baisse se continuera, mais on note un intérêt accru de la part des éleveurs à garder les bonnes agnelles pour fins de reproduction, vu les prix élevés de la viande d\u2019agneau et de la laine.On peut s'attendre que les prix de la laine vont se maintenir à un niveau élevé.La population chevaline continue à décliner et la quantité de viande de cheval allant à l'exportation s\u2019est accrue en 1949-1950.PRODUITS LAITIERS Nos lecteurs qui ne l\u2019auraient pas remarqué trouveront ce rapport résumé dans La Terre de Chez Nous du 6 décembre, page 17, colonne 2, sous le sous-titre: \"Pré-visions\u201d.AVICULTURE On s\u2019attend que la production des oeufs diminue d\u2019environ 10 pour cent pendant la période qui s'étend du 1er septembre 1950 au 31 août 1951.Cette réduction proviendrait d\u2019une baisse de 21 pour cent dans les incubations de 1950 par rapport à celles de 1949.On prévoit que la quantité mise en entrepôt pendant la période de production intense de 1951 ne dépassera pas 9 millions de douzaines, dont la majeure partie sera mise en vente avant le début de l\u2019année de production subséquente.Les approvisionenments de poulet out été plus faibles en 1950 qu\u2019en 1949, mais la production commerciale du \"broiler\u201d a dépassé celle de 1949.On peut s\u2019attendre que la production de la viande de poulet marque une augmentation au cours de l\u2019année qui vient.Le nombre de dindonneaux incubés ,pn 1950 dans les couvoirs approuvés a dépassé de 30 pour cent celui de 1949.Cependant, le nombre de dindes sur les fermes au 1er juin indiquait une diminution par rapport à 1949.Les progrès techniques réalisés tendent à accroître la production spécialisée du dindon au Canada.Fruits et légumes La production de tous les arbres fruitiers devraient être plus considérable en 1951.En Colombie, cependant, la récolte restera encore inférieure à la moyenne, à cause des dommages survenus durant le dur hiver de 1949-50.Et les prix des fruits frais pourraient être inférieurs à ceux de 1950, mais plus élevés qu'en 1949.Ceux des fruits en conserves pourront monter aussi, mais moins parce que toutes les restrictions sur l\u2019importation de fruits et légumes en conserve doit cesser au 1er janvier 1951.On croit que la récolte de pommes de 1951 sera vendue sans difficulté, au pays comme à l'extérieur du pays.Pommes.\u2014 La récolte de 1950 a été estimée à 15.8 millions de boisseaux, soit 2.4 millions de moins qu\u2019en 1949.Les contrats d\u2019exportation conclus sont les suivants : Royaume-Uni, 1.1 millions de boites avec la B.C.Tree Fruits Ltd., et 200,000 boites avec la Nouvelle-Ecosse.Environ 2 millions de boisseaux de la récolte de 1950 pourront élre exportés aux Etats-Unis.Les prix de gros des pommes, en 1949-50, ont été généralement plus bas que durant la saison précédente, sauf en Nouvelle-Ecosse où ils étaient presque équivalents.Pruneaux et prunes.\u2014 Récolte de 1950 inférieure à celles du 1949,\tde 1948 et de la période 1943-47.On s\u2019attend à une meilleure production en 1951, surtout si les conditions de climat sont favorables.La Colombie Britan nique, cependant, ne s'attend pas à une augmentation à cause des dommages de l\u2019hiver dernier.Petits fruits.\u2014 On croit que les récoltes de framboises et de frai ses seront sensiblement les mê mes qu\u2019en 1950, et il en serait ainsi des prix.Pommes de terre.\u2014 Au mois de novembre 1950, la récolte de pom mes de terre était estimée à 97.410,000 boisseaux, ce qui dépasse celles des deux années précéden tes.Il sera difficile .d\u2019exporter aux Etats-Unis où la récolte a été abondante et où les prix sont bas.En 1950, le Canada a produit 15.9 millions de boisseaux de pommes de terre de semeniu.contre 18.8 millions en 1949.Le prix moyen des pommes de terre No.1 de l'Ilc du Prince-Edouard, à Montréal, au cours des 5 semaines terminées le 18 no vembre, a été de $1.15 par 75 livres.Au cours de la même pé riode de 1949, il était de $1.40-A New-York, pour les trois se maines terminées le 10 novembre 1950,\tles pommes de terre de Long Island se vendaient $1.50 le boisseau, contre $2.63 l\u2019année pré cédente.La marge de prix entre le Canada et les Etats-Unis étant plus étroite, ceti>2 année, il se peut que le marché américain ne soit pas intéressant pour écouler (Suite à la page 21) Si l\u2019Elimination Nonchalante Vous Donne I | Mal de tête I | Indisposition a l'estomac I | Indigestion I I Perte de Sommeil I | Nervosité I 1 Manque d\u2019appêtil I I Vent dans l'estomac Prenez le Novoro du Dr.Pierr* Ce Soir \u2014 Voyez Comment Vous Vous Sentirez Mieux Demuin Ne soutirez pas sans nécessité un autre jour.Prenez le Novoro Du Dr.Pierrs {trouvé pur le temps.Plus qu\u2019un axütif, le tonique stomachique et carminative composé de (pas seul» ment un ou deux) mais 1U des licrhes de la Nature, racines et botaniques.Une formule exclusive.Le Novoro fait travailler les intestins non-e.hulants et les aide à rejeter les déchets embarrassants, chasse les gaz de la constipation et gonflement, et fait une sensation comfortable de chaleur dans l\u2019estomac.Prenez le Novoro du Dr.Pierre dans votre quartier aujourd\u2019hui ou bien faites chercher l\u2019offre spéciale 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