La terre de chez nous, 8 novembre 1950, mercredi 8 novembre 1950
[" VOL.XXII \u2014 No 37 LA TERRE OE CHEZ NOUS, l'hebdomadaire agricole français le plus important d'Amérique, est l'organe officiel et la propriété de l'Union Catholique des Cultivateurs.REDACTION ET ADMINISTRATION 515, avenue Viger Montréal.(24), CANADA DE CHEZ MOUS MONTREAL, MERCREDI, LE 8 NOVEMBRE 1950 U fMl & ?«ri'=it^a&,=it=i,=iOE3taEaca&»v L\u2019A.B.C.des nouvelles La conférence agricole fédérale-provinciale a été avancée.Elle s\u2019ouvrira à Ottawa le 30 novembre, au lieu du 4 décembre comme il auait été décidé.La Commission provinciale de l\u2019Industrie laitière publie une série d'ordonnances sur le prix du lait en nature payé aux producteurs.Les augmentations varient selon les régions de la province.Ces ordonnances sont entrées en vigueur le 1er novembre.La fédération provinciale des Jardiniers-Maraîchers tiendra son premier congrès annuel le 14 novembre à Montréal.La veille, aura lieu le congrès annuel des producteurs de légumes de la région de Montréal.Le fromage Cheddar n'est plus réquisitionné depuis le 1er novembre dans le Québec et l'Ontario.Cette décision aurait été prise à cause de la diminution rapide des stocks.Les RR.PP.Jésuites fêteront intimement le cinquantenaire de vie religieuse du R.P.Léon Le-bel, aumônier général de l'U.C.C., dimanche le 12 novembre, à la Maison Bcllarmin.Le président général et quelques amis seront de la fête.Légères augmentations du prix payé aux producteurs de lait en nature Nouvelles ordonnances de la Commission de l\u2019Industrie laitière de Québec entrées en vigueur le 1er novembre \u2014 Nouveaux prix de $4.28 dans la région de Montréal, $4.18 dans la région de Québec, $4.10 dans St-Hyacinthe, etc.A Saint-Bruno de Guigues (Té-miscamingue), S.Exc.Mgr Rhéau-me donne l'investiture à Mgr L.-Z.Moreau, qui a été fait, il y a quelques semaines, prélat domestique par Sa Sainteté Pic XII.La fédération des Commissions scolaires du Québec tiendra son deuxième congrès annuel à Québec les 14 et 15 novembre prochain.M.l'abbé Arthur Fortier, directeur des services sociaux au ministère de la Colonisation, qui vient d'être promu au poste de sous-ministre adjoint du même ministère.Cette nomination d'un prêtre è un poste important du gouvernement n'est pas un fait sans précédent dans notre histoire.L'hon.Honoré Mercier avait autrefois confié la charge au curé Labelle.L'abbé Fortier continuera de remplir les tone -tions de directeur des services sociaux.La Gazette Officielle de Québec du 28 octobre 1950 publie les textes de près de cinquante ordonnances de la Commission de l\u2019Industrie laitière de la province de Québec où celle-ci, tenant compte de l\u2019augmentation générale d\u2019un sou la pinte de lait qui a été mise en force par l\u2019Association des Distributeurs de lait vers le 15 septembre dernier, décrète un rajustement dans le minimum que doivent recevoir les producteurs, fournisseurs pour cent livres do lait.On se rappelle que, le 10 août dernier, l\u2019Association des Distributeurs de lait de la province de Québec avisait la Commission de l\u2019Industrie laitière qu\u2019une hausse du prix du lait était devenue nécessaire pour compenser pour les frais d\u2019opération plus élevés, et lui demandait de la sanctionner.Vers le 15 septembre, apparemment sans attendre la réponse de la Commission, les Distributeurs de lait mettaient en force une augmentation d\u2019un sou la pinte de lait vendue sur presque tous les marchés régis par la Commission.Considérant cela, et considérant aussi \u201cqu\u2019il est équitable _ que les producteurs de lait bénéficient d\u2019une partie de cette augmentation\u2019\u2019, la Commission d\u2019industrie \u2022 laitière a adopté une série de décrets qui haussent légèrement le prix minimum que doit recevoir le producteur pour cha- On annonce la dale de la conférence agricole La conférence agricole fédérale-provinciale qui devait s\u2019ouvrir à Ottawa le 4 décembre aura lieu à compter du 30 novembre.La date a été avancée parce qu\u2019il y aura le 4 décembre une autre conférence fédérale-provinciale portant, celle-là, sur les problèmes fiscaux et constitutionnels.Commé toujours, la conférence agricole aura lieu dans la salle du comité des chemins de fer.Elle durera deux ou trois jours.On attend la venue de tous les ministres provinciaux de l\u2019Agriculture accompagnés de leurs principaux officiers.\t- Les associations membres de la Fédération Canadiennes de l\u2019Agriculture ont été invitées à participer à la discussion, comme par les années passées.M.J.-Abel Marion, président général de l\u2019U.C.C., et vice président de la Fédération Canadienne de l\u2019Agriculture, assistera à cette importante conférence agricole.Importanf congrès à Québec les 14 el 15 La Fédération des Commissions scolaires du Québec tiendra son deuxième congrès annuel des Commissions scolaires rurales à Québec, les 14 et 15 novembre., Comme on le sait, cette Fédération est formée des associations des Commissions scolaires de differents diocèses.Le Secrétariat de la Fédération est maintenant situé à 101, rue Saint-Roch, Québec, et dispose de tout ce qu\u2019il faut pour fournir aux Commissions scolaires tous les renseignements dont elles ont besoin pour les assister dans leur* relations avec les différents corps publics, etc.Les buts de la Fédération sont de grouper en un tout solide les commissions scolaires dont le rôle dans notre organisation provinciale est vital pour la survie de notre mentalité»catholique et française et aussi de former chez ses membres la compétence et la conscience professionnelle.que cent livres de lait.Ainsi, pour la région de Montréal, où les producteurs recevaient $4.10 par cent livres de lait, le nouveau prix minimum établi par la Commission est de $4.28, F.A.B.Montréal.La même ordonnance prévoit que le distributeur, dans cette région ne pourra se procurer du lait pasteurisé à moins que 56 cents le gallon.11 ne pourra revendre ce lait à moins des prix inférieurs à 7 ets le demiard, 10 cents la chopine et 18% cents la pinte.- Les épiceries, restaurants, hôtels ou tout autre marchand paiera le lait 5% cents le demiard, 9 cents la chopine et 17% cents la pinte.Le lait livré en bidon ne pourra se vendre moins que 64 cents le gallon, sauf s\u2019il est destiné aux hôpitaux ou Shawinigan, $4.18; Rivière-du-Loup, $4.25; St-Jean-d\u2019Iberville, $4.10; Drummondville, $4.10; Grand-Mère, $4.18; Sorel, $4.10; St-Jérôme, $4.-10; Joliette, $4.10; Lévis, $4.18; Amos, $4.18; Asbestos, $4.10 ; Beauce, $4.10; Berthierville, $3.85; 16 cents la pinte en ville) ; Bromp-tonville, $4.10; Brownsburg, $4.10; Lac-St-Jean, $4.25; Coaticook, $4.-10; Cowansville, $4.10; Danville, $4.10; Windsor Mills, $4.10; Don-nacona, $3.85; Granby, $4.10; Mata-ne, $4.25; La Tuque, $4.23; Mont-magny, $3.85; Abitibi, $4.53 (en Abitibi, le prix minimum de la pinte de lait au consommateur est de 20 cents); Richemond, $4.10; Ri-mouski, $4.25; Stanstoad, $4.10; St-Gabriel-de-Brandon, $3.85; Thet-ford, $4.10; Trois-Pistolos, $4.10; Waterloo, $4.10; Waterville, $4.10; Farnham, $4.10; Mont-Joli, $4.25; Rigaud, $3.85; Ste-Anne-de-Bcau -pré, $3.85; Matapédia, $4.25; La Sarre, $4.18; Charlevoix, $3.85; L\u2019Assomption, $4.10.Ces nouveaux prix sont en vigueur depuis le 1er novembre 1950.aux oeuvres de charité pour qui le prix minimum est.62 cents le gallon.Enfin, l\u2019ordonnance stipule que le prix du lait distribué aux écoliers est de 5 cents de demiard.Pour les autres régions, les prix varient quelque peu.Ainsi, dans la région de St-Hyacinthe où les producteurs touchaient S3.95 les cent livres, le nouveau prix est de $4.-10.Voici pour les autres régions: Québec, $4.18 F.A.B.Québec; Trois-Rivières, $4.18; Sherbrooke, $4.18; Chez M.Frédéric Coîteux, d* Repentigny, c'est le bambin qui se charge d'apporter le poisson pour les jours maigres.On le voit ici en train d'amorcer son hameçon pvec le sérieux d'un vieux pêcheur.Le chien fidèle veille sur son jeune maître.On sait que le père du jeune Coîteux est arrivé bon deuxième au dernier concours du Mérite agricole.Un reportage d* la ferme Coîteux a paru la semaine dernière dans la 'TERRE DE CHEZ NOUS\".(Service provincial de Ciné-Photographie) Le premier congrès provincial de la Fédération des jardiniers-maraîchers Il se tiendra en l\u2019hôtel Mont-Royal, à Montreal, le 14 novembre \u2014 Principales questions à l\u2019étude \u2014 ; La veille, 13 novembre, congrès annuel de producteurs j de légumes de la région de Montréal au même endroit M.Claude-Granger JARRY vient d'entrer en fonction au Bureau central d* l'U.C.C.comme secrétaire du Service de la propagande.An; cien élève è la Faculté des Sciences de l'Université de Montréal et de l'Ecole des Hautes Etudes commerciales, il est diplômé en publicité de l'Université McGill.M.Alphonse Couture, secrétaire de la Fédération des jardiniers-maraîchers de la province de Québec, nous informe que le premier congrès provincial des producteurs de légumes aura lieu à l\u2019hôtel Mont-Royal, mardi le 14 novembre.Les activités de la journée débuteront à 10 h.de l\u2019avant-midi qui sera consacré à l\u2019étude des règlements, à la préparation du programme des activités de la Fédération pour l\u2019an prochain et à l\u2019étude des résolutions soumises par les diverses associations.Dans l\u2019après-midi, on étudiera l\u2019importance de l\u2019industrie maraîchère dans la province de Québec sujet sera traité par les présidents de chaque association membre de la Fédération.M.Adrien Moquin, président de l\u2019Association des jardiniers-maraîchers de la région de Montréal, M.Arthur Moreau, président de l\u2019Association des jardiniers de Québec, M.Gérard Marchand, président l\u2019Association des jardiniers pépiniéristes et fleuristes de Sherbrooke seront au nombre des orateurs.11 y aura une intéressante conférence par M.Andrew Fulton, secrétaire de l\u2019Office des marchés de l\u2019Ontario, qui traitera de l\u2019organisation et du fonctionnement de cet office.Cette conférence sera suivie d\u2019un forum qui ne manquera pas d\u2019intéresser tous les producteurs de légumes, surtout ceux qui font des légumes pour la mise en conserve.Les jardiniers-maraîchers sont tous cordialement invités à assister à ce premier congrès provincial de leur fédération.CONGRES REGIONAL La veille, 13 novembre, le con grès annuel des producteurs de lé gumes de l\u2019ouest de la province, région de Montréal, districts de St-Jean et.de St-IIyacinthe, aura lieu à la salle des banquets de l\u2019hôtel (suite à la page 18) Le subside sur le transport des groins Une autre fédération diocésaine de l\u2019U.C.C.,- celle d\u2019Amos, vient de transmettre aux autorités fédérales une résolution au sujet de l\u2019aide au transport des grains de l\u2019Ouest.On sait qu\u2019à la suite du pressant appel du président général de l\u2019U.C.C., lors du dernier congrès général, plusieurs fédérations ont promptement lait tenir à leurs députés respectifs, au premier ministre et au ministre fédéral de l\u2019Agriculture, une protestation énergique contre l\u2019abolition projetée de l\u2019aide au transport des grains de l\u2019Ouest.La fédération d\u2019Amos fait valoir que cette politique a été avantageuse autant pour les cultivateurs de l\u2019Ouest que pour ceux de l\u2019Est.Elle prie en conséquence le gouvernement fédéral de maintenir sa politique et de continuer ses subventions sur le transport des grains.Cette décision a été prise à l\u2019assemblée des directeurs tenue à Amos le 25 octobre dernier.La Fédération a fait tenir cette résolution au premier ministre, l\u2019hon.Louis Saint-Laurent» au ministre de l\u2019Agriculture, l\u2019hon.J.-C.Gardiner, aux députés fédéraux de Clia-plcau et de Villeneuve, MM.David Gour et Armand Dumas. Pag* 2 LE \u2022 NOVEMBRE 1950 La terre gèle, la neige tombe, et il est attristant de penser qu\u2019il se passera des mois avant que nous puissions revoir la verdure des chardons.Ce que nous conmissons le mieux du régime seigneurial, c\u2019est la rente que nous payons encore le 11 novembre.Les derniers labours animent encore les champs; mais bientôt qiuind le cultivateur montera au trait-carré, ce sera avec la hache.La vie de la ferme réduit son rayon: les traces de pas vont de la maison aux bâtiments et ailleurs on n'en trouve plus.Dans les rangs fonctionnent les équipes d\u2019étude.Et là où elles ne fonctionnent pas, elles devraient fonctionner.C\u2019est justement où elles ne sont pas qu\u2019on en a le plus besoin.Un grand mouvement d\u2019union alerte les classes rurales et il s'ar-rête là où, on se refuse à poser le petit geste du paiement de la cotisation.Le FAUC1LLEUR L'homme du jour Le 20 octobre dernier, M.Abel Marion, président général de l\u2019U.C.C., figurait à \"L\u2019Homme du Jour\", un programme du poste C.K.A.C.commandité par la Cie Familex.Voici le texte qui a été rédigé et lu par le chroniqueur, M.Ernest Pallascio-Morin.Avant la clôture du 26e congrès général de l\u2019Union catholique des cidtivateurs, notre \"homme du jour\" \u2014 qui a été réélu président de cet organisme pour un 15e man dat \u2014 a fait adopter une résolution demandant au gouvernement fédéral de maintenir sa politique de soutien pour le transport des grains d'alimentation venant des prorinces de l\u2019Ouest.D\u2019après certaines informations, cette politique qui a valu aux cultivateurs $143,000,000 depuis une dizaine d\u2019années, serait sur le point d\u2019être abandonnée dans quelques jours.Notre \"homme du jour\u201d a demandé aux congressistes de s'unir à lui pour remercier le gouvernement provincial d\u2019avoir protégé les cultivateurs contre le fléau de la margarine.\"Quand c\u2019est le temps de critiquer, ajoutait-il, je n\u2019hésite pas, mais Dieu me garde d\u2019être du nombre des neuf qui ont oublié de remercier après avoir été débarrassés de \u2022leur lèpre.\" Notre \"homme du jour\u201d a fait remarquer que c\u2019est la Fédération canadienne d\u2019agriculture qui a lancé l\u2019idée que les surplus de production agricole pourraient servir aux tuitions dans le besoin.L\u2019idée a fait son chemin, continue \"notre homme du jour\u201d, et au cours de l\u2019été dernier, nous avons vu les Etats-Unis livrer 100,-000,000 de livres de lait séché à un prix nominal, à des nations pauvres; et de grandes qmutités de beurre et de fromage à un prix excessivement bas.Ce qui prouve, tssurément, que ce que l\u2019on avait qualifié d\u2019être un rêve creux, est en passe de devenir une réalité.Notre \"homme du jour\u201d est né à Colebrook, New-Hampshire.en juillet 1885.A l\u2019âge de 7 ans, il arrivait au Canada et sa famille s\u2019établissait à Ste-Edwidge du comté de Compton, (dans le pays de M.Louis Saint-Laurent, dont il est devenu d\u2019ailleurs un ami personnel).Il fit ses études à l\u2019école paroissiale et plus tard, aux Etats-Unis.Sa principale occupation est l\u2019agriculture, cela va de soi.Il fit le commerce des produits agricoles, mais il se lança lui-même dans l\u2019exploitation d\u2019une ferme-modèle.Marié à Mlle Marie-Anne Viens, il est père de plusieurs enfants, dont la plupart sont à la tête de fermes-modèles également, dans les Cantons de l'Est.Dès son jeune âge, il s\u2019occupa de coopéra-tion et de syndicalisme.Il est bientôt devenu gérant de la Coopérative de Ste-Edwidge, ainsi que de la Caisse populaire de l\u2019endroit.Il est aussi vice-president des Caisses du Québec.En 1936, il était élu président de l\u2019Union catholique des cul tivateurs et fut réélu récemment, pour un 15e mandat consécutif.Il tst vice-président de la Fé-icration canadienne de l'agriculture comprenant 400,000 cultivateurs dans (suite à la page 18) LA TERRE DE CHEZ NOUS LES TRAVAUX ET LES JOURS Le petit village envieux 1 Nous tenons d\u2019un notaire rural l\u2019authentique récit suivant.\u201411 y a là, lui dis-je, une forte jolie maisonnette.Architecture bien mariée à la région, couleurs agréables, beaux arbres.Vous auriez dû modérer la voiture pour mieux me permettre de regarder le détail.\u2014\tCependant, répliqua le notaire, cette plaisante maison n\u2019abrite pas un homme particulièrement heureux ces jours-ci.Un curieux cas de psychologie rurale.Curieux mais triste cas .\u2014\tQue je serais bien curieux de vous entendre m\u2019exposer.\u2014\tJe regrette de le dire: il n\u2019est pas à l\u2019honneur de la population de cette paroisse, pourtant si favorisée par la nature.Vivent ici des gens qui ont une étroite conception de la vie, une mentalité sournoisement envieuse, le goût de l\u2019entre-déchirage ou du déchirage mutuel, si vous aimez mieux.Leur boulanger en a fait l\u2019expérience; c\u2019est-à-dire qu\u2019il en a été victime.C\u2019est lui qui habite maintenant la maison que vous avez remarquée.Pendant des années, il a exercé l\u2019humble, mais digne et indispensable métier de cuiseur de pain pour la communauté rurale.Farine, levain, ingrédients, tout était excellent et le produit fini, le plus noble de tous les produits, était parfait.Sa femme l\u2019assista longtemps, puis un fils mit la main à la p&te.Le trio suait, peinait, mais en souriant et souvent en chantant, car c\u2019était du monde gai.Ils étaient heureux sans le savoir, comme le sont la plupart des gens, surtout les petites gens, car pour ce qu\u2019on peut appeler les grandes gens, flûte! Par les routes du village et de la paroisse, le boulanger était devenu une figure familière, j\u2019allais dire une garniture fixe dans le paysage.Extrêmement serviable, il disait avec raison qu\u2019il faisait presque autant de \"commissions\u201d qu\u2019il livrait pécule qu\u2019accrut un jour un petit bien légué à sa femme.L\u2019idée lui vint alors non de s\u2019agrandir, car la paroisse de X .ne prospère pas du côté population, mais de se construire une maison plus confortable.Rêve plein de sagesse, caressé depuis de longues années.Il allait édifier quelque chose dans le style tinette à beurre qui sévit malheureusement un peu partout, quand un beau-frère citadin lui démontra qu\u2019avec un petit rien en supplément, il pouvait faire beaucoup plus attrayant et aussi confortable.L\u2019économie et le confort peuvent souvent se marier au bon goût.Un rien combat sinon la laideur, du moins la monotonie.C\u2019est ce que le boulanger comprit.Résultat: la charmante maisonnette que nous venons de voir.Ici le notaire s\u2019arrêta, resta rêveur et se fit prier pour-continuer son histoire.\u2014\tLe boulanger s\u2019installa dans sa nouvelle maison, puis une sorte de transformation se produisit autour de lui.Vous allez dire que je tombe dans le romantisme.J\u2019en suis bien loin.Cependant je ne puis m\u2019empêcher de croire qu\u2019une sorte de mauvais ange se mit à planer sur le village, amassant de l\u2019aversion contre le boulanger, distillant une vague méfiance contre lui.Le démon de l\u2019envie se mit-il à semer dans les coeurs des ferments de jalousie collective?On pourrait le croire, car les gens dç la place commencèrent à regarder d\u2019un autre oeil leur fournisseur de pain.Un oeil peut-être pas carrément hostile, mais certainement froid, l\u2019oeil d\u2019une sourde convoitise.Un loustic de l\u2019endroit dit un jour devant un groupe: \"C\u2019est avec notre argent que le boulanger s\u2019est bâti cette maison-là.\u201d C\u2019était idiot, mais le mot fit boule de neige et peut-être fit-il balle dans le coeur du boulanger, à qui on le rapporta.Toujours est-il, comme disent les gens qui veulent donner de l\u2019importance à leur récit, qu\u2019aux deux extrémités du village les boulangers des paroisses voisines commencèrent à vendre du pain, puis à pénétrer jusque dans le village.On vit cette chose pénible: des clients satisfaits depuis près de trente ans passer dans ce qu\u2019on peut appeler le camp adverse.Rien ne les y engageait, ni les prix, ni la qualité, ni la sympathie du marchand, c\u2019était simplement le fait de l\u2019envie larvée provoquée par la construction d\u2019une maisonnette qui attestait un succès, un humble bonheur enfin réalisé.La volte-face se fit lentement mais sensiblement, selon un rythme qui n\u2019échappa pas à la victime.Pour moi, le doute est impossible: on fut en face de ce que les Latins appellent l\u2019\u201cinvidia\u201d, sorte d\u2019envie subtile et masquée.Je serai plus cruel: ce fut la réaction des Canadiens français en face du succès de l\u2019un des leurs.Mais ce qui est triste, c\u2019est de constater que le succès était si petit, si humble, si mérité.Les boulangers concurrents finirent par gruger si appréciablement la clientèle de leur confrère qu\u2019à l\u2019heure actuelle je ne sais pas si ce dernier n\u2019a pas décidé de fermer boutique ou même d\u2019aller travailler en ville.Ce n\u2019est pas un sentimental, mais j\u2019incline à croire qu\u2019il a vivement ressenti ces piqûres collectives et répétées.Peut-être s\u2019entêtera-t-il et fera-t-il face à la musique.Ce bout-là ne m\u2019intéresse pas.Ce qui retient mon attention, c\u2019est le fâcheux manque de solidarité sociale qui règne en certains milieux ruraux.(Dans la même localité, on a demandé aux censitaires de souscrire chacun $2 par année pour contribuer à l\u2019établissement d\u2019un médecin.Refus total.Résultat: on est obligé de faire une course de 9 milles pour rejoindre un médecin qui, lui, exige $5 par visite.) Ce manque de véritable esprit confraternel est le plus grand obstacle au plein épanouissement de l\u2019existence rurale.Je tiens à mon mot: certains villages périssent par suite d\u2019entre-déchl-rage.L\u2019esprit coopératif, l\u2019entraide, la largeur de vues, le sens chrétien, voilà qui devrait y rendre moins morne.Les jeunes se déracineraient moins d\u2019un terroir qui, en bien des cas, n\u2019est pas assez nutritif au point de vue moral.Armand LETOURNEAU L'HISTOIRE DE L'AGRICULTURE Par Firmin LETOURNEAU M.Firmin Létourneau, agronome, professeur à l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka et à la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l\u2019Université de Montréal, vient de publier l\u2019Histoire de l\u2019agriculture au Canada français.Le préfacier n\u2019est autre que M.le chanoine Lionel Groulx.\"J\u2019ai lu, dit-il, avec grand intérêt l'Histoire de l'agriculture au Canada français de M.Firmin Létourneau.\u201cQue s\u2019est-il proposé?Non faire oeuvre strictement documentaire, sans pourtant négliger l\u2019objectivité, mais réapprendre à la classe agricole et au large public le rôle et la dignité de l\u2019homme du sol.Entreprise opportune où l\u2019auteur a parfaitement réussi.L\u2019on ne rappellera jamais trop qu\u2019il y eut chez nous, au Canada français, une longue époque où notre civilisation fut à base paysanne.Que les Canadiens français réfléchissent à ce qu\u2019ils doivent à la longue prépondérance chez eux de la vie rurale, au soutènement historique, à l\u2019hygiène morale que cette vie leur a valus, et ils se prendront à vénérer la terre des ancêtres comme une terre sacrée.Déjà en son temps l\u2019intendant Raudot le notait avec insistance: le défricheur, T\u2019habitant\" ont été les vrais bâtisseurs du pays.Aujourd'hui encore, qui ne s\u2019en rend compte?Notre présent et notre avenir, nos institutions de toute forme garderont quelque résistance et salubrité, dans la mesure où notre civilisation sauve- (1) En vente chez l\u2019auteur: F.Létourneau, Oka (Deux-Montagnes), P.Q.Prix spécial, $2 franco.ra le plus possible de son ancienne essence.Une oeuvre, comme celle de M.Létourneau qui remet en lumière ces fortes vérités, prend le caractère d\u2019un service éminent.\u201cL\u2019historien paraîtra plus original et personnel dans la dernière partie de son ouvrage.M.Létourneau raconte, pour cette fois, une histoire qu\u2019il a vue se dérouler sous ses yeux et dont il a été, pour une part, l\u2019ouvrier.Il a appartenu à ce groupe de clairvoyants et d\u2019hommes d\u2019action qui ont rénové la vie agricole dans le Québec.Et voilà bien l\u2019une des grandes pages de l\u2019histoire de la province que les accomplissements de notre classe d\u2019agriculteurs depuis un quart de siècle: renouvellement d\u2019esprit et de méthodes, travail collectif, fondation d\u2019organismes économiques et sociaux autonomes, réveil, sursaut vigoureux qui a mérité à ces ruraux qu\u2019on disait conservateurs à l\u2019excès et même routiniers, le titre magnifique de conquérants.Puisse l\u2019ouvrage de M.Létourneau prolonger cet élan de vie.Dans les circonstances, on ne saqrait mieux servir et nos agriculteurs et la patrie québécoise\u201d.L\u2019ouvrage de M.Létourneau se présente sous les couleurs officielles du Mérite agricole.Il compte 325 pages et se divise en quatre parties: 1605-1760 (période d\u2019établissement), 1760-1876 (période de lutte), 1867-1912 (période d\u2019organisation) et 1912-1950 (période d\u2019expansion).M.Létourneau dédie son livre aux cultivateurs, aux agronomes et à tous les chefs agricoles du Ca nada français.Lisons ce livre et nous nous prendrons à vénéré, la terre des ancêtres comme une terre sacrée.Autre crise internationale \"La Terre de Cher Noua\" te bor-ne d\u2019ordinaire A traiter de sujet* agricoles et 11 n\u2019en manque pat.Quand elle en sort, c\u2019est qu\u2019elle estime les cultivateurs plus menacés encore sur d\u2019autres fronts.Après la guerre de 1939-45, nous n\u2019avons jamais au la paix dorée qu\u2019on nous avait tant promis*.Nous vivons depuis dans la crainte d\u2019une nouvelle guerre.Nous avons tant entendu parler des querelles rus-so- américaines que nous ne prêtons plus l\u2019oreille.Nous sommes bla:és à fond.Nous avons fini par accepter la yi* comme elle est, puisque le mieux se refuse à venir.Satisfaits du présent ou résignés au pire, nous laissons passer avec indifférence les événements les plus gros de con:équences.Il n\u2019était pas hors des prévisions que l\u2019intervention des Nations Unies en Corée pouvait conduire è une guerre avec la Chine communiste.Nous en sommes là sans que, semble-t-il, les gens s\u2019en rendent compte.Cette ecmaine est une semaine de grande crise internationale.Après avoir mis les Coréens communistes è la raison, les Nations Unies vont-elles maintenant apprendre è la Chine communiste è vivre ?Voilé la question qui s* pose.Il n\u2019y a pas de doute que le gouvernement chinois a tort : il intervient en Corée, il intervient en Indo-Chine, il lorgne vers Hong-Kong.Mais la difficulté pour nous, c\u2019est d\u2019avoir raison par la force contre 500 millions de Chinois.Notre expédition de police en Asie paraît s* convertir en guerre perpétuelle.Et après la Chine, la Russie nous attend.On comprend que, dans les circonstances, les Etats-Unis aient pris quelques minutes de réflexion.Les actes qui seront posés cette semaine peuvent signifier la guerre dans toute son horreur.Allons-nous compter sur la sagesse des gouvernements pour franchir cette étape dangereuse?.,.Espérons toujours.D.BEAUDIN L\u2019hebdomadaire \u201cNotre Temps\" Au moment où l\u2019U.C.C.a été fondée en 1924, les cultivateurs estimaient que l\u2019opinion publique ne leur était pas suffisamment favorable.Ils se doutaient bien que c\u2019était là une force avec laquelle il fallait compter.C\u2019e:t pourquoi leur première préoccupation fut de fonder un journal.La puissance de la presse leur était connue et son concours leur paraissait nécessaire au redressement de bien des torts et à l\u2019obtention de salutaires mesures publiques.En 1950, sans que la perfection soit atteinte, les journaux du Canada français sont généralement très sympathiques aux causes agricoles.Cela est vrai, au sens large, de nos quotidiens comme de notre presse régionale.Aussi est-il fort |u:te d\u2019af-firmer que cet appui et cette sympathie des journaux aux ruraux représentent un véritable service.Des publications mal intentionnées pourraient tout aussi bien susciter la lutte des classes en prétendant que les ouvriers gagnent leurs gros salaires sur le dos des habitants et que les cultivateurs exploitent la famine des citadins pauvres.Il est donc de grand intérêt pour tout qu\u2019il existe des journaux dont l\u2019une des fins principales toit l\u2019avènement de la justice sociale.L\u2019hebdomadaire \"Notre Temps\", de Montréal, est au premier rang parmi eux.Il te définit comme un \"hebdomadaire social et culturel\".Entrant dans sa sixième année, il lance une souscription publique afin de consolider son oeuvre.Son existence a été jusqu\u2019ici un combat, presque une gageure.\"Notre Temps\" a gagné la pari contre les pessimistes.Ce journal a son originalité propre et il a ses primeurs en traitant de façon judicieuse de questions politiques, économiques, sociales, littéraires, etc.On peut le classer comme entreprise familiale puisque Mme Léopold Richer seconde le directeur, son mari, non seulement de ses conseils, mais de sa bonne plume.\"Notre Temps\" a réussi è grouper une équipe de collaborateurs brillants et bien spécialisés.Cela est aussi un tour d* force.Ce journal joue pour nous tous un rôle très utile: il est un élément de notre force.Il est l\u2019un des moyens d'ex-nrestion dont notre peuple peut '.tr* fier.C\u2019est pourquoi nous souhaitons plein succès è sa campagne \u2019e souscription et nous prions tous :ios amis de traduire ces mots en gestes précis,\tD.B. Criblure Les deux côtés de la médaille La Commission do l'Industrie laitière de Québec vient d'autori-aer de légères augmentations du prix payé aux producteurs de lait.L'ordonnance parue dans la \"Gazette Officielle\" s'applique depuis le 1er novembre.Les hausses varient selon les régions.A Montréal, où le prix a toujours été plus élevé, le maximum autorisé par la Commission est de $4.21 le cent livres.Cette augmentation, même si elle s'est fait attendre, sera bien accueillie- Il y a déjà plusieurs semaines, lès distributeurs avaient haussé subitement leurs prix, sans l'autorisation do la Commission, de l'aveu mime de son président.Quant aux producteurs, en somme les premiers intéressés dans l'affaire, ils ont dû attendre le \"placet\" de la Commission.Pourtant, il était logique que les producteurs eussent eu aussi leur part de cette hausse, s'il devait y en avoir une.Le coût de production augmente pour eux comme pour les distributeurs.L'augmentation est modeste, mais parfaitement justifiable.Il se trouvera probablement des gens bien intentionnés qui prétendront que les habitants sont d'éternels plaignards.On dira sans doute qu'ils ne sont jamais satisfaits, qu'ils cherchent toujours è exploiter la famille nombreuse de la ville, qu'ils enlèvent aux enfants pauvres un aliment indispensable, devenu hors de la portée des petites bourses.Au premier coup d'oeil, l'argument peut paraître impressionnant.A ne voir toutefois qu'un cété de la médaille on risque de juger è faux.L'autre, le voici.En Ontario, on vient de faire une étude approfondie du coût de production du lait.Les producteurs de lait de cette province ont présenté un mémoire détaillé è une commission d'arbitrage.D'après les chiffres mimes du Bureau fédéral de la Statistique, on a établi qu'il en coûtait aux cultivateurs $5.15 en moyenne pour produire 100 livres de lait.Les producteurs perdent donc au moins un dollar chaque fois qu'ils expédient 100 livres de lait au marché.Les conditions sont-elles si différentes dans le Québec?Il n'y a pas lieu de le croire.Le \"Rural Co-Oparator\", organe de la Fédération de l'Agriculture de l'Ontario qui signale le fait, se demande, comme bien d'autres sans doute, comment le producteur peut tenir le coup en pareil cas.La réponse est bien simple à son avis: les deux tiers du coût de production du lait en Ontario sont absorbés par une main-d'oeuvre familiale dont le travail n'est pas rémunéré.L'épouse et les enfants travaillent sans salaire.L'affirmation contient plus de vérité encore quand il s'agit du Québec, où l'agriculture reste essentiellement une affaire de famille.En Ontario, la Commission d'arbitrage, prise sans doute de pitié pour les orphelins et les familles pauvres, n'a pas reconnu le bien fondé des réclamations des producteurs.Elle a ignoré tout simplement des arguments basés sur la logique et le bon sens.Dans le Québec, on vient d'accorder des augmentations.Elles sont peu considérables, mais si l'on tient compte du coût de production tel qu'on l'a établi en Ontario, selon le proverbe, \"un tient vaut mieux que deux tu l'auras\".B.BERUBE Prompte intervention Il s'agissait d'un problème urgent : le maintien de l'aide au transport des grains de provende de l'Ouest è l'Est.Le président général tenait cette question pour tellement importante qu'il n'a pas hésité à suspendre le cours des délibérations, au récent congrès général de l'U.C.C.tenu è Québec, pour demander è toutes les fédérations de l'U.C.C.d'agir vite auprès de leurs députés.Jusqu'Ici on a fait diligence : une dizaine de fédérations, sans compter un bon nombre de syndicats, ont fait tenir sans tarder une note de protestations au premier ministre, au ministre de l'Agriculture et è leurs députés fédéraux respectifs.En tout, c'est au moins une trentaine de députés ruraux qui ont été alertés.Il semble, jusqu'à preuve du contraire, que cette prompte Intervention ait été efficace.La suppression, qu'on annonçait très prochai- (suite à la pace 18) ILa ferre de Chez Mous MONTREAL, MERCREDI, LE 8 NOVEMBRE 1950 Page 3 Hebdomadaire agricole fondé en 1929 Stricte propriété des cultivateurs.LA TERRS DE CHEZ NOOS est l\u2019organs officiel de l'Union Catholique des Cultivateurs, de la Coopérative Fédérée de Québeo st ds l'Union Catholique des Fermières.DIRECTEUR : Dominique BEAUDIN; REDACTEURS : Bernard BERUBE et Qeorees-N.FORTIN.ABONNEMENT : 11.00 par année ou SI.50 pour trois ans au Canada; A l'étranger : «1.50 par année.PUBLICITE : Toute annonce ou tout avis d'annulation (saut en ce qui concerne les annonces classifiées) doit Sarvenlr à nos bureaux de Montréal 10 tours avant la date de publication.Le tirage de la \u2018Terre de Chez ou»'* est aujourd'hui voisin de 80,000 et oertlflé par l'AUDIT BUREAU OF CIRCULATION.CORRESPONDANCE : Toute correspondance concernant la rédaction, l'administration, la publicité, l\u2019abonnement etc., doit être expédiée A l'adresse suivante : LA TERRE DE CHEZ NOUS 515, avtnu# Vigor, Montréal (24), P.Q.\tTéléphona : LAncaster 6272 Appartenant A l'U.C.C., LA TERRE DE CHEZ NOUS est administrée par l'Exécutif de l'Union, dont M Abel Marion est président et M.Thurlbe Belzlle, secrétaire général.Elle est Imprimée A Montréal aux atellere de l'Imprimerie Populaire.AUTORISEE COMME ENVOI DE DEUXIEME CLASSE PAR LE MINISTERE DES POSTES, OTTAWA.Le coûl de revient du lait L\u2019industrie laitière canadienne n\u2019a jamais eu autant de problèmes à résoudre à la fois ni de luttes aussi ardues à livrer qu\u2019elle en a aujourd\u2019hui.La concurrence de l\u2019oléomargarine, la hausse constante du coût de production du lait, la mise sur le marché et la vente des produits laitiers, l\u2019écoulement des surplus, et le reste n\u2019ont cependant pas encore provoqué la démission des 400,000 producteurs de lait du pays ni des fabricants et des commerçants qui complètent les cadres de l\u2019industrie laitière.Le moins qu\u2019on puisse dire est que l\u2019industrie laitière se défend bien.Elle a perdu les premières manches de la partie qu\u2019elle dispute au commerce de la margarine, mais elle n\u2019est pas pour abandonner.Le combat prendra une tournure différente.Il faut employer des armes plus efficaces, se transporter sur d\u2019autres fronts.Les stratèges sont présentement à l\u2019oeuvre et ils auront besoin, le moment venu, du^support le plus entier de tous les producteurs laitiers et de l\u2019industrie laitière on général.D\u2019où l\u2019importance primordiale du congrès qui aura lieu à Saint-Hyacintthe, vers le 15 décembre, sous les auspices de l\u2019U.C.C.Qu\u2019on veuille s\u2019y bien préparer, et, surtout, y prendre une part active.C\u2019est la meilleure façon d'aider les officiers de la Fédération des Producteurs laitiers du Canada et de la Fédération canadienne de l\u2019Agriculture à défendre nos intérêts en hauts lieux.A supposer que ce cas si grave de la mdï'garine soit réglé rapidement, il resterait tous les autres.Autrement dit, il n\u2019est pas de problème-clé ni de solution-clé en industrie laitière.C\u2019est sur plusieurs points & la fois qu\u2019il faut travailler.La question du coût de revient du lait est toujours de la plus grande actualité et il nous semble bien à propos de résumer ici un article récent de L\u2019Inséminateur, petit bulletin mensuel du Centre d\u2019insémination artificielle de Saint-Hyacinthe, publié par les soins du Service provincial de l\u2019Industrie animale.\u201cPeut-on abaisser le prix de revient du lait ?\u201d est la question à laquelle répond le directeur de L\u2019Insémimteur, le Dr Ernest Mercier, de la Station expérimentale fédérale de Lennoxville, M.Mercier fait d\u2019abord remarquer avec justesse que les prix de soutien mis en force par l\u2019Etat, même s'ils devaient durer indéfiniment, n\u2019apportent qu\u2019une sécurité relative.Ils sont généralement trop bas pour compenser la hausse du coût de production.Il faudrait qu\u2019ils correspondent à des prix minimums imposés sur la matière première, mais qui n\u2019existent pas.D\u2019autre part, il est évident que la masse des producteurs laitiers, ceux du Québec du moins, avec le rendement moyen actuel de leurs troupeaux, ne font guère d\u2019argent à produire du lait.Il est donc plus que jamais urgent de voir à abaisser le coût de revient de ce produit essentiel.La preuve est faite depuis longtemps, chez nous comme à l\u2019étranger, qu'il est inutile de songer & réduire le- coût de revient du lait sans commencer par élever le -rendement de chaque vache.Il suffit pour nous de consulter les statistiques accumulées sur les exploitations inscrites aux concours de ferme ou au concours du Mérite agricole.Nous avons encore les résultats obtenus par la Société de production animale du comté des Deux-Montagnes et ceux de nos fermes expérimentales.Nos vaches donnent présentement aux environs de 4,500 livres de lait par année, ou 150 livres de gras de beurre.Les autorités agricoles fixent à 7,000 livres de lait, ou 250 livres de gras de beurre, le rendement minimum que chaque vache du troupeau doit donner pour gagner sa pension et payer un commencement de salaire à son propriétaire.Cela veut dire que dans Québec le tiers des.vaches laitières se font pensionner presque gratuitement et que les deux tiers ne rémunèrent pas ceux qui en prennent soin.La chose concerne donc bien des gens, cultivateurs pour la plupart dépourvus de capitaux et qui craignent de s\u2019embarquer dans un programme d\u2019améliorations trop onéreuses.A cela M.Mercier répond : \u201cUne forte productrice peut avoir besoin d\u2019un peu plus d\u2019aliments qu\u2019une mauvaise, mais elle ne requiert pas plus de soin.Une enquête poursuivie par le ministère de l\u2019Agriculture des Etats-Unis révèle que les vaches ayant produit 500 livres de gras en 1947 ont rapporté, après déduction des frais alimentaires, trois fois et demie plus d\u2019argent que celles produisant 200 livres, soit la moyenne des vaches de ce pays.Un revenu trois fois et demie plus élevé pour une production deux fois et demie plus grande.On voit que le coût de production du lait est inversement proportionnel au rendement.Accroître la production laitière est donc un moyen de réduire le prix de revient de cet aliment.\u201d Mais comment procéder?La zootechnie et la grande culture sont toujours là pour nous indiquer ce qu\u2019il faut faire.Tout d\u2019abord, garder des animaux laitiers de plus grande valeur en mettant un excellent reproducteur & la tête du troupeau et en pratiquant une sélection judicieuse des laitières.M.Mercier insiste sur l\u2019importance du reproducteur mâle dans l'élevage des bovins laitiers et il rappelle certains principes zootechniques de base, à savoir : \u201d1) le taureau, c\u2019est la moitié du troupeau; 2) l\u2019épreuve de progéniture est le meilleur moyen de juger de la valeur génitrice d\u2019un taureau; 3) l\u2019épreuve de progéniture du père et du grand-père maternel nous donnent une meilleure idée de la valeur d\u2019un jeune mâle que la production de sa mère; 4) l\u2019insémination artificielle doit propager tout d\u2019abord les taureaux éprouvés au triple point de vue type, production et longévité.\u201d Il y en aurait plusieurs autres à mentionner.Deuxième grand moyen d\u2019influencer la production laitière : de meilleures méthodes d\u2019alimentation.Une vache qu'on lève par la queue au printemps et qui passe l\u2019été sur un pacage qui dure deux mois, ne peut donner 7,000 livres de lait par année, c\u2019est clair.Il y a beaucoup à faire pour améliorer le régime alimentaire du troupeau.M.Mercier admet avec plusieurs agronomes que le point faible de notre industrie animale est l\u2019alimentation d\u2019été, et il voit dans la rénovation des pacages le principal moyen de régler ce problème.\u201cLes pâturages à long terme appelés pâturages permanents, dit-il, ne nous ont pas donné ce que nous en attendions.La rigueur de nos hivers, la régie inappropriée et la mauvaise répartition des pluies dans certains districts sont, semble-t-il, les grandes raisons de la faible productivité des pâturages permanents de notre province.Il faut rénover autant que faire se peut les pacages et y établir une rotation indépendante de la rotation des récoltes en vue de produire de l\u2019herbe jeune et tendre durant toute la saison de la paissance.La rotation des récoltes a amélioré les fermes du Québec où on l\u2019a mise en pratique, il n\u2019y a pas de raison pour qu\u2019elle n\u2019améliore pas les pâturages labourables de la province.\u201d Reste l\u2019alimentation d\u2019hiver.Plusieurs producteurs pratiquent déjà l\u2019ensilage des herbages qui est la solution tout indiquée.Troisième condition importante dont dépend le rendement du troupeau laitier, c\u2019est l\u2019habileté du cultivateur comme éleveur et administrateur.Inutile d\u2019insister.Ce sont des moyens d\u2019en sortir, tels que dictés par l\u2019agronomie.Il ne semble pas y en avoir beaucoup d\u2019autres, en toute logique.Georges-Noël FORTIN Solutions par l\u2019action commune L\u2019Europe a sa Confédération da l\u2019Agriculture.Avant que fût constituée la Fédération intermtiona-le des Producteurs agricoles, cet organisme existait déjà.Il a continué son travail.Ses membres se sont réunis à Strasbourg (France) voilà quelques semaines.Les journaux agricoles d\u2019outre-mer nous apportent des commentaires sur ces délibérations importantes.Nous citons ici un article de la \u201cManche Rurale\u2019\u2019, journal publié à Coutances (Normandie), par la Fédération départementale des Syndicats agricoles de la Manche.L\u2019auteur, M.R.de Tocqueville, assistait aux délibérations de Strasbourg, et il souligne la nécessité de l\u2019action commune pour résoudre les grands problèmes agricoles.La leçon est à retenir et nous souhaitons qu\u2019elle fasse réfléchir ceux qui ne savent pas encore que l'Union s\u2019impose pour leur bien et celui des autres.Voici donc le témoignage de M.de Tocqueville: Les réunions de Strasbourg ont mis en contact pendant une semaine les délégués agricoles de 17 nations.En plus des questions de principe et d\u2019ordre général, de nombreux problèmes particuliers ont été étudiés dans une atmosphère de franche cordialité et de compréhension mutuelle.Faisant partie, d'une part, de la Commission de l\u2019Exploitation familiale, j\u2019ai de mon mieux défendu le point de vue qui nous semble essentiel, du maintien absolu de l\u2019exploitation familiale libre et indépendante.Faisant partie, d\u2019autre part, d\u2019une commission s\u2019occupant des problèmes des échanges internationaux, j\u2019ai oeuvré pour trouver des débouchés à nos principaux produits: viande, pommes, produits laitiers et oeufs.Jusqu\u2019à présent.lorsque ces produits étaient explorés, les producteurs n\u2019en étaient pas les bénéficiaires.Par des conversations entre délégations, nous avons réussi à conclure des accords de principe pour que nos Coopératives ou nos groupements de producteurs soient admis à traiter directement avec les organisations professionnelles des pays voisins.Des contacts vont d\u2019ailleurs avoir lieu régulièrement à partir de maintenant, entre les Organisations professionnelles intéressées.Dans les circonstances actuelles, où des nuages sombres s\u2019amoncellent sur le monde, il faut que les hommes de bonne volonté fassent tous leurs efforts pour empêcher le retour des catastrophes que nous avons connues.Rien ne doit être négligé dans cet ordre.Or, la Paysannerie a un rôle primordial à jouer dans l\u2019organisation et le maintien de la paix.Le Congrès de la C.E.A.a apporté une large contribution à la meilleure compréhension entre les populations rurales de l'Europe, tout en essayant, par une organisation judicieuse des marchés, de sauvegarder les intérêts des Paysans de toutes les nations.Prix du lait en Ontario En sa dernière édition, le \u201cRural Co-Operator\", organe de la Fédération ontarienne de l\u2019Agriculture, expose que les\u2022 producteurs de lait de sa province devraient être mieux payés et qu\u2019ils «\u2019obtiendront ce résultat qu'en s'organisant puissamment.Us sont allés devant une cominission d\u2019arbitrage afin de forcer les compagnies à leur accorder un traitement plus généreux, mais le résultat n'a pas été ce qu\u2019on attendait.Le producteur de lait, dit ce journal, peut fournir son produit à un prix aussi bas parce que le travail agricole n\u2019est pas rémunéré comme il devrait l\u2019être et aussi parce qu\u2019il vit de \"la dépréciation\u201d de sa ferme.L\u2019auteur veut dire que les améliorations et les réparations qui s'imposent ne sont pas faites, fautes de revenus plus abondants.Voici une partie de cet article: Se refusant à accepter l\u2019augmentation de prix ridicule offerte par les grandes laiteries, les producteurs de lait ont porté leur cause devant un tribunal d'arbitrage.Ils ont demandé une augmentation de prix qui leur permettrait d'obtenir au minimum ce (Suite à la page 23) Page 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE B NOVEMBRE 1950 La Cooperative Fédérée BHJ 51® .SIÈGE SOCIAL.130 EST, RUE ST-RAUL.MONTRÉAL.Des gérants de Coopératives de consommation visitent la Fédérée Vers un système rationnel d'herbages A la Ferme Expérimentale de Lennoxville Si l'on s\u2019en rapporte aux résultats obtenus à date à la Ferme expérimentale de Lennoxville avec le système de production herbagère intensive, il y a lieu d\u2019entrevoir de bons succès sur un nombre considérable de fermes de la province.Quand les pluies sont bien réparties au cours de la saison de végétation et quand la topographie du terrain est plus ou moins vallonneuse, les graminées et les légumineuses utilisent le terrain avec profit, aident à prévenir l\u2019érosion et donnent des rendement élevés.A la Ferme de Lennoxville, les essais portent principalement sur les herbages, les pâturages, les ensilages et les foins.Parmi les graminées à l\u2019essai, il convient de mentionner le brome, la fétuque des prés, le dactyle, le mil et l\u2019alpiste roseau.On surveille aussi les résultats obtenus avec les pâturins, les agrostides, les ray-grass et les agropyres.Pour les légumineuses, les études portent sur la luzerne, le trèfle rouge, le trèfle alsike, le lotier, le trèfle ladino et autres trèfles blancs.Comme le trèfle ladino a particulièrement retenu l\u2019attention des spécialistes en herbages depuis quelques années et que les cultivateurs sont nombreux qui aimeraient avoir quelques précisions à son sujet, nous croyons utile d\u2019en dire un mot ici.Le trèfle ladino est une forme géante de trèfle blanc.C\u2019est une légumineuse vivace à croissance rapide qui se reproduit par la semence et au moyen de stolons (à la manière des fraisiers).Un seul plant peut produire de .six h dix tiges et couvrir une superficie de deux à trois pieds carrés.Sa pousse peut atteindre vingt pouces de hauteur en terrain fertile et sous des conditions propices.Il dépasserait donc de deux à quatre fois la dimension des plants de trèfle blanc commun.Il lui faut un sol bien pourvu d\u2019humidité, rapprochant ainsi ses exigences de celles du trèfle d\u2019Alsike.La luzerne et le trèfle rouge dépériraient dans des conditions d\u2019humidité excessive, alors que le ladino résistera bien.Il a des exigences égales à celles des autres légumineuses sous le rapport de la fertilité, quoiqu\u2019il en soit un peu moins avide de chaux que la luzerne.Lorsqu'il est associé à un mélange de graminées, il résistera généralement mieux que la luzerne ou les autres trèfles à l\u2019action du gel et du dégel, à cause de sa croissance rapide qui lui permettra de prendre l\u2019hiver avec une pousse de quatre à six pouces.Tout comme pour la luzerne, il est préférable d\u2019inoculer la semence de ladino.On lira avec profit des renseignement plus complets sur le ladino dans un bulletin publié (No 845) par le ministère de l\u2019Agriculture d\u2019Ottawa.A Lennoxville, on conduit des essais avec le trèfle ladino depuis 1937.Les résultats ont été tels que plus de cent acres sont maintenant affectés au ladino et ce dernier constitue la base de l\u2019herbe à pâturage et à foin.Les mélanges recommandés avec les semis d\u2019une plante abri sont les suivants : 1er mélange Mil .8\tîfvres Trèfle ladino .2\tlivres 2e mélange Mil .8\tlivres Trèfle ladino .2\tlivres Trèfle rouge .4\tlivres Ces mélanges peuvent servir soit pour le pâturage, soit pour le foin.La plante abri, qui est ordinairement l\u2019avoine, est semée à raison de trois minots si le champ doit servir à la paissance l\u2019année du semis, et à raison de deux minots et demi si on fait la récolte de l'avoine.Dans ce dernier cas, on aura soin de choisir une variété d\u2019avoine hâtive ou semi-hâtive.Les pâturages constituent chez nous un des pivots de l'organisation de la production herbagère.Ils doivent fournir aux animaux une herbe abondante et nutritive pendant une-saison de paissance qu'on doit s\u2019efforcer de rendre aussi longue que possible.La rénovation et la fertilisation des pâturages s\u2019imposent plus que jamais à l\u2019attention des cultivateurs.On sait ce que peuvent signifier dans l\u2019économie de la production laitière vingt à trente jours de plus de paissance.Il n'en va pas différemment dans la production des viandes de boeuf, de veau et d\u2019agneau.La fertilisation des pâturages naturels est certainement avantageuse; des expériences conduites pendant neuf ans à Lennoxville le prouvent hors de tout doute : en effet, dans l\u2019ensemble, les rendements d\u2019herbe ont augmenté de 50% et la qualité de l\u2019herbe s\u2019est améliorée concurremment.La preuve en a été faite par le gain en poids de 124 livres à l\u2019acre des animaux de boucherie.La même constatation a été faite concernant l\u2019augmentation de la production laitière.Ainsi pour une moyenne de huit ans, un pâturage naturel fertilisé au taux de 480 livres de superphosphate et 100 livres de muriate de potasse a donné 5,200 livres de lait à l\u2019acre comparativement à 3,950 livres pour le pâturage non fertilisé, soit une augmentation de 1,250 livres de lait à l\u2019acre.(Suite à la page 23) Un groupe important de gérants de coopératives de consommation ont fait une visite à la Coopérative Fédérée ces jours derniers.Cett-te visite à la Fédérée complétait une excursion organisée par le Conseil Supérieur de la Coopération à quelques centres importants de la province, où il existe des coopératives de consommation.Parmi les excursionnistes, on remarquait des gérants venues des extrémités de la province.M.Léo Bérubé, secrétaire du Conseil Supérieur de la Coopération, cicerone du groupe, a fait les présentations aux officiers de la Fédérée: M.H.-C.Bois, gérant général, M.Roméo Martin, secrétaire général, et M.Raynald Fcrron, trésorier.Le personnel du Service des Relations Extérieures de la Fédérée assistait également à l\u2019entrevue.M.Léo Bérubé donna, en quelques mots, le but de la visite de ces gérants de coopératives de consommation: recevoir quelques informations sur la structure et le fonctionnement de la Fédération des coopératives agricoles, connaître quelques raisons de ses succès, comment éviter certains écueils et naturellement savoir ce que la Fédérée peut penser d\u2019une Fédération de cooperatives de consommation.Le gérant général, M.H.-C.Bois, s\u2019est dit très heureux de rencontrer ce groupe et il les remercia de leur démarche.Puik.pour répondre au désir exprimé par M.Léo Bérubé, M.Bois traça à larges traits l\u2019histoire de la Fédérée: comment elle est organisée, par qui elle est contrôlée et comment elle réussit à rendre les services que ses coopératives affiliées lui demandent.Ne perdant pas de vue la qualité de ses auditeurs, M.Bois n\u2019a pas manqué d\u2019émailler sa causerie d\u2019exemples de réussites comme il a su indiquer au passage certains dangers d\u2019éçueil.Les raisons historiques et économiques et les conditions sociales qui ont amené les producteurs agricoles à s\u2019organiser des coopératives jusque sur le plan provincial, ne sont pas loin d\u2019être les mêmes que celles qui peuvent amener les consommateurs à suivre le même chemin.Et il n\u2019y a personne oui puisse mieux réaliser l\u2019édification d\u2019un réseau semblable de coopératives que les intéressés eux-mêmes.Les coopératives agricoles sont déjà passablement avancées dans ce domaine, mais elles ne sont encore qu\u2019au tout début de développements que les nécessités rendent de plus en plus impérieux.Les coopératives agricoles, incontestablement, sont en progrès, et il est normal de s\u2019attendre qu\u2019elles devront franchir bientôt certaines étapes qui les rapprocheront encore davantage du consommateur.Aussi bien, si les consommateurs arrivent à se donner à eux-mêmes une organisation coopérative aussi bien charpentée que celle des producteurs, ils trouveront tout naturellement chez ceux-ci un terrain d\u2019entente depuis longtemps préparé, au bénéfice des uns et des autres.La Coopérative Fédérée ne peut que se réjouir si les consommateurs parviennent à se donner une organisation coopérative parallèle à celle des producteurs, car on ne voit pas pourquoi la coopération ne pourrait être aussi profitable aux consommateurs qu\u2019elle l\u2019est aux producteurs.Nous l\u2019avons déjà écrit ici, les coopératives de consommation et les coopératives de production peuvent et devraient se rejoindre.Chacun faisant bîen le travail qui s\u2019impose, nous assisterons jieut-être d\u2019ici quelques années à un meilleur énuilibre entre les deux.Cet équilibre serait à l'avantage de tout le monde.Heureux présage que cet échange de vues entre deux grands groupements qui travaillent tous deux sous le même signe conquérant : la coopération ! Tirons parti d'une bonne récolte de grains .Une seule qualité.Quand ses greniers sont remplis de bons grains, le cultivateur se réjouit à cause de la perspective qu\u2019il a de pouvoir économiser plusieurs dollars dans les rations alimentaires de ses vaches ou de ses porcs.Les grains forment en effet la base des moulées qui doivent être servies à ces deux espèces animales.De plus, ils sont indispensables dans l\u2019alimentation des chevaux et des volailles.Les cultivateurs avertis savent cependant que les grains servis seuls, meme s\u2019ils sont moulus, ne satisfont pas aux besoins ordinaires des vaches ou des porcs, en protéine, en vitamines et en matières minérales.L\u2019avoine et l\u2019orge ne contiennent qu\u2019environ 12% de protéine brute et sont plutôt pauvres en vitamines et en matières minérales.Ces trois éléments \u2014 protéine \u2014 vitamines et matières minérales \u2014 sont indispensables aux vaches laitières en production ou en gestation-ainsi qu\u2019aux porcs de marché et aux truies d\u2019élevage.Si donc on peut servir une ration normalisée, on devrait recourir aux suppléments protéiques.Si le cultivateur se donne la peine de faire un petit calcul en considérant le prix d\u2019une moulée normalisée à 16% de protéine en regard de la quantité de grains qui entrent dans sa composition, il ne sera pas lent à s\u2019apercevoir qu\u2019en utilisant ses propres grains, il en obtiendra environ $3.00 les cent livres en supposant qu\u2019il complète son mélange avec du supplément protéique vitaminé.Donnons deux exemples de mélanges recommandables pour l\u2019utilisation des grains à leur pleine valeur.Pour les vaches laitières, il est généralement recommandé de servir une moulée dosant environ 16% de protéine, à condition toutefois qu\u2019on puisse servir un bon fourrage, des plantes racines ou de l\u2019ensilage.Voici comment on pourrait préparer une tonne de moulée: 1,500 livres de grains de ferme moulus, 200 livres de son et 300 livres de supplément protéique minéral laitier a 32%.Ce mélange dosera environ 16% deprotéinc et conviendra bien aux vaches laitières ou en gestation.On obtiendrait également un très bon mélange convenant aux i porcs et aux sujets d\u2019élevage en utilisant les ingrédients dans les proportions suivantes: 1,600 livres de grains de ferme moulus, 100 li-! vres de middlings et 300 livres de supplément protéique vitaminé pour porcs.Ce mélange contiendra environ 16% de protéine et ne nécessitera pas de lait écrémé; il assurera la croissance normale des sujets, prévenant en même temps tout trouble occasionné par des déficiences alimentaires.On constatera que c\u2019est une façon très simple de tirer le maximum de profit des grains de ferme.Le déboursé qu\u2019occasionne l\u2019achat de moulées complètes sera réduit d\u2019autant et, ce qui est souverainement important, on obtiendra de ces deux espèces animales un rendement plus économique.Nous répétons qu\u2019il est important d\u2019utiliser pleinement la valeur des graine de ferme en y ajoutant les ingrédients nécessaires; ces ingrédients peuvent être ceux que nous suggérons plus haut.Qu\u2019on retienne surtout que les grains simples ne donneront pas leur maximum d\u2019efficacité s\u2019ils ne sont pas complétés par les sun^'éments protéiques.Pour illustrer plus clairement notre point de vue.voici un cas concret dans l\u2019alimentation des porcs; un porc alimenté avec le ; mélange suggéré plus haut con-I sommera environ 700 livres de moulée en 5M mois pour atteindre le poids de 200 livres.Dans ces 700 livres de moulée, il y aura pour environ $8.00 d\u2019ingrédients achetés de l\u2019extérieur.Il y a lieu de croire qu\u2019un tel porc classera dans les catégories qui commandent une prime et, de ce fait, il obtiendra un meilleur prix sur le marché.Par ailleurs, un porc alimenté exclusivement avec des grains de ferme consommera environ 1,000 livres et plus de moulée et prendra peut-être un mois à un mois et demi de plus pour se rendre à 200 livres.Au surplus, il y a un risque qu\u2019il ne commande pas une prime sur le marché et risque qu\u2019il ait un prix inférieur.On peut assez facilement déduire qu\u2019il y aura une économie d\u2019environ 300 livres et plus de grains par porc avec une moulée normalisée; si on estime le grain à $3.00 les cent livres, l\u2019économie de-vientt appréciable.Cette économie de grains, pour peu qu\u2019elle se multiplie, permettra d\u2019augmenter l\u2019élevage du porc de une bu deux unités.En outre, il y a réduction des frais de main-d\u2019oeuvre, et il y a plus de chance de produire un porc qui commandera une prime à la qualité, a\"ee une ration normalisée plutôt qu\u2019avec une ration composée exclusivement de grains de ferme.L\u2019utilisation rationnelle son importance et nous croyons des grains pose un problème qui a -que les cultivateurs y gagneraient \u2019 en l\u2019examinant de plus près.T.-E.BOIVIN, agronome.Prière de noter On voudra bien noter que nos bureaux et entrepôts, à Montréal et à Québec, seront fermés toute la journée le 11 novembre, jour anniversaire de l'Armistice.La Coopérative Fédérée de Québec HUILEàMOTEUR DUALITE SUPERIEURE m,,.»!*»»10\"1\u20191 OPERA L\u2019HUILE FEDEREE, reconnue par les épreuves officielles et continuellement contrôlée, est une des meilleures huiles distribuées dans la province de Québec.C\u2019est un produit de haute qualité sur lequel le mot \u201cFEDEREE\u201d place une belle garantie d\u2019efficacité et d\u2019économie.11 n\u2019y a qu\u2019une seule qualité d\u2019huile à moteur \u201cFEDEREE\u201d.Inutile de demander une huile régulière ou de deuxième qualité.L\u2019huile \u201cFEDEREE\u201d est distribuée en pintes, deux gallons, cinq gallons et quarante-cinq gallons.Allez à votre coopérative locale membre de La Coopérative Fédérée de Québec C2^D LE 8 NOVEMBRE 1950\t¦' ¦\t¦\tLA TERRE DE CHEZ NOUS > ' \u2022 mm 1^1 f* i j 4^S« mmt: * \u2022 *:* V>-: mm W'ÆæSm mm îteït arà«aw iïî*> »ïÿîSîa rî?S*î.a&iSagiBggsg ¦ *\u2022\u2018*36 V *» * \u2022 ' mwi « L'exposition de chrysanthèmes est l'un des spectacles les plus brillants de l'année dans la capitale fédé-raie.Elle a été inaugurée le 4 novembre aux serres de la Ferme expérimentale centrale.Le défilé des chrysanthèmes a pour motif principal cette année la récolte de l'Hallowe'en.L'exposition durera environ 8 lours.Elle se terminera dimanche le 12 novembre.La fillette de 4 ans que l'on aperçoit è côté de l'énorme citrouille se nomme Hélène Arsenault.Elle est la fille de M.Lucien Arsenault, ancien rédacteur è la \"Terre de Chez Nous\".Elle a l'air de se demander où elle doit porter davantage son admiration, sur la citrouille géante ou sur les fleurs.Mme A.Létourneau décédée à Québec Samedi, le 4 novembre, est décédée à' l\u2019hôpital Ste-Anne de Québec, après une courte maladie, Mme Armand Létourneau, née Veilleux (Emma), épouse en premières noces de M.L.-H.Garneau, banquier, petit-fils de l\u2019historien Garneau, et en secondes noces, de M.Armand Létourneau, agronome, ancien directeur du \u201cJournal d\u2019A-griculture\u201d et collaborateur à la Terre de Chez Nous.La défunte laisse, outre son mari, ses fils, MM.Maurice, courtier en immeubles, Marcel, courtier en assurances et le Dr Georges Garneau, tous trois de Montréal; ses filles, Mmes J.Huot (Jeanne) et P.Fortier (Laurette); ses soeurs, Mmes A.Lechasseur (Lumina) et J.Grenier (Eugénie); son gendre, M.Paul Fortier, courtier en assurances à Montréal; ses beaux-frères: MM.Arthur Lechasseur, de Québec, Raymond Belleau, notaire, de Chicoutimi, Adolphe et F.-X.Garneau, de Québec, de même que plusieurs neveux et nièces, dont MM.Charles Cantin, notaire de Québec, Guy Lechasseur, avocat à Ottawa, Gérard, Léonce et Jean-Marie Veilleux, de Québec, Mmes Armand Bonin et Frank Derouin, de Québec.Le service funèbre a été chanté, lundi, en l\u2019église Notre-Dame-du-Chemin.L\u2019inhumation a été faite au cimetière Belmont.La Tarra da Chaz Nous offre à la famille éprouvée, et tout particulièrement à son fidèle collaborateur, M.Létourneau, l\u2019expression de ses plus vives et plus sincères condoléances.Sur un 25ème anniversaire \u201cL\u2019Erable\u201d, organe officiel de la Société des producteurs de sucre d'érable publie quelques notes sur cette importante coopérative dont on a fêté le 25e anniversaire, le 24 septembre dernier.La Société, avec le nom qu\u2019elle porte actuellement, naquit le 25 avril 1925, mais elle succédait à une autre organisation qui avait pris naissance l\u2019année précédente.\u201cCette organisation, déclare le président, M.Cyrille Vaillancourt, a fait place à celle d'aujourd\u2019hui, parce que nous voulions faire une société avec un capital-un peu plus fort, payable en un espace de temps plus restreint, et puis, avec un nom plus court.Presque tous les socjétaires de la première organisation, sauf deux ou trois, se joignirent à l\u2019organisation d\u2019aujourd\u2019hui.C\u2019étaient des fabricants de sucre du haut du comté de Dorchester: St-Zacharie, St-Prosper, Ste-Aurélie, Ste-Rose.M.Vaillancourt rappelle les débuts pénibles de la coopérative.\u201cDans toute notre vie, dit-il, nous avons remarqué que les organisations coopératives qui partaient à grande allure, sans s'occuper, en premier,* d\u2019avoir des coopérateurs, sont disparues.DIx-sept membres, la première année, ce n\u2019était pas trop, aujourd\u2019hui, 4,475 membres, on peut dire que c'est une progression continue, mais normale, sans soubresaut.\u201d Journée d'étude à Yamachiche Pour les dirigeants de syndicats de l\u2019U.C.C.de la Fédération des Trois-Rivières \u2014 MM.Léopold Paquin et Gérard Cham-poux sont présents Lundi, le 30 octobre dernier, avait lieu à Yamachiche, la journée annuelle des dirigeants de syndicats de la Fédération des Trois-Rivières organisée par M.Gérard Champoux, le propagandiste régional.Après la prière prononcée par M.le curé Paquin de Maskinongé et aumônier de PU.C.C., M.Arthur Boucher, le président du syndicat de Yamachiche a souhaité la bienvenue aux dirigeants et cède ensuite la parole au président de la fédération, M.Jules Montour.Ce -lui-ci expliqua qu\u2019un congrès général fait voir ce qui s\u2019est passé dans l\u2019année écoulée et ce qui pourrait se faire dans l\u2019année à venir, mais qu\u2019il ne fixe aucun programme pour les syndicats.Et c\u2019est pour déterminer ce programme de l\u2019année que les dirigeants des syndicats de la Fédération des Trois-Rivières se sont réunis.Puis la discussion fut ouverte sur différents sujets dont les principaux furent: les moyens à prendre pour augmenter l\u2019assistance aux assemblées de syndicats; le recrutement; l\u2019organisation de deux retraites sociales; les statuts de l\u2019U.C.C.et les amendements qu\u2019on pourrait y apporter; enfin l\u2019organisation de journées coopératives.L'HISTOIRE DE L'AGRICULTURE Notre ami, Firmin Létourneau, vient de publier un nouveau livre: T\u2019Histoire de l\u2019Agriculture au Canada français\u201d.C\u2019est un fort volume de 325 pages racontant l\u2019histoke de notre agriculture de 1605 à nos jours.Le préfacier est notre grand historien national, M.le chanoine Lionel Croulx.Nous en parlons ailleurs dans ce numéro.L\u2019auteur vend lui-même son livre.Nous recommandons l\u2019achat de ce volume.En le lisant, nous nous prendrons à vénérer la terre des ancêtres comme une terre sacrée.A en juger par les chaudes discussions qui eurent lieu, cette journée fut très utile et rendra certainement de grands services à la centaine de dirigeantts présents.MM.les curés de Yamachiche, Maskinongé, Saint-Maurice, Saint-Sévère et La Bostonnais, de même que M.Léopold Paquin, directeur de la propagande, honorèrent la réunion de leur présence et contribuèrent par leurs conseils et leurs suggestions au succès de la journée.Pag* I Le cinquantenaire du R.P.L.Lebel L\u2019aumônier general de l\u2019U.C.C.compte cinquante ans de vie religieuse \u2014 Reconnaissance est duc Il y a cinquante ans, cette année, que le Révérend Père Léon Lebel, aumônier général de l'U.C.C\u201e est entré dans la Société de Jé sus.Ce grand anniversaire a déjà été souligné pendant le congrès général de notre association à Québec.Il le sera de nouveau dimanche prochain, le 12 novembre, à la maison Dellarmin.Cette fois, ce sont les Révérends Pères Jésuites qui ont voulu marquer l événement.La \"Terre de Chez Nous\" ne voudrait pas donner l'impression qu'il s\u2019agit de fêtes grandioses.Au contraire, le programme de la journée est très simple.Une messe d'actions de grâces sera dite à 9 h.a.m.par le Révérend Père Léon Lebel et l\u2019assistance sera formée de ses confrères en religion et de quelques amis de l'extérieur.Pour sa part, le président général.M.Abel Marion, a fait savoir qu'il serait présent.l,a figure du R.P.Lebel s'associe tout naturellement à l\u2019Union Catholique des Cultivateurs.En vingt-six ans, nous n\u2019avons eu que quatre aumôniers généraux: M.l'abbé A.Meunier, à la fondation en 1924, Mgr J.-A.Picotle, le R.P.Deguire, S.J., et le R.P.L.Lebel, S.J.Ce dernier est l\u2019aviseur mnral des cultivateurs depuis 1937.Il en est à son deuxième stage comme tel, car il avait auparavant été aumônier général de 1929 à 1931.Quand on additionne les années, cela fait un total de dix-huit sur vingt-six.Ce qui veut dire que le R.P.Lebel a établi chez nous un record qui n'est pas près d'être dépassé.- La classe agricole doit de la reconnaissance à l'aumônier général de l\u2019U.C.C.\u2014 Le R.P.Lebel a travaillé pour elle avec un inlassable dévouement.C\u2019est avec amour qu\u2019il lui a consacré ses talents et son temps.Depuis qu'il sent peser plus lourdement le poids des années, notre aumônier général insiste davantage, comme le fit l\u2019apôtre saint Jean, sur la charité.La formule \u201cAimez-vous les uns les autres\u201d est devenue sienne.Il faut appartenir à l\u2019U.C.C.parce que c\u2019est la meilleure façon d\u2019être charitable à ses voisins.La carrière du R.P.Lebel est loin d\u2019être finie et nous souhaitons tous qu'elle se prolonge indéfiniment.Mais déjà la classe agricole doit considérablement à l\u2019action sociale de l\u2019aumônier général de l\u2019U.C.C.Celui-ci a été un des grands maîtres de l\u2019éducation populaire en notre, province.On ignore beaucoup trop qu\u2019il a grandement contribué à l\u2019obtention des allocations familiales.Il a été le conseiller et le soutien d\u2019un grand nombre de nos oeuvres.Il fut à ses heures le meilleur rédacteur de la \"Terre de Chez Nous\".Il a aidé à toutes les entreprises de l\u2019U.C.C.\u2014 Et parmi les cultivateurs en assemblée ou aux bureaux de l\u2019U.C.C.mêlé au personnel, il a été en tout temps un religieux parfait.Aussi sommes-nom justifié de penser que notre aumônier général a accompli beaucoup de choses par son travail, mais davantage encore par sa foi et ses prières.\u2018\u2018La Terre de Chez Nous\u201d lui dit la gratitude de torn et lui promet, au nom de ses abonnés, de nombreuses dizaines de chapelet.Cette Medecine Aide de 3 Façons 5 m ILe Novoro «lu Dr.Pierre pourvoie prompte douce et relâchement comfortable de la constipation et de» symptômes tels que mal de tête, indigestion, nervosité, perle de sommeil et manque d\u2019appétit, flatulence occasionnés par les éliminations non-chalantcs.2 Le Novoro du Dr.Pierre est un tonique stomachique.3 Le Novoro du Dr.Pierre d\u2019action carminative aide uu relâchement acide, gazeux et indisposé d\u2019un estomac.Le Novoro est une formule exclusive composée de (pas seulement un ou deux), mais 18 des herbes, racines bolanicalcs «jui ont prouvées être effectives pour plus de 80 ans.Essayez le aujourd\u2019hui et voyez si ce n\u2019est pas \u2022 juste la medicine dont vous avez besoin.Prenez le Novoro dans votre quartier ou bien envoyez eherchei notre offre .spéciale pour faire cou-.naissance.I Envoyez ce coupon \u201cOffre I Spéciale\u201d Maintenant Q 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II est profitable, à la longue, de mettre tout bâtiment de ferme en bon état, et de l\u2019y maintenir.Renseignez-vous sur la manière d\u2019améliorer vos bâtiments.Le gerant de votre succursale COMMERCE peut vous y aider.Les cultivateurs canadiens s\u2019adressent de préférence à la Banque Canadienne de Commerce quand il leur faut emprunter pour mécaniser leurs fermes, améliorer leurs terres et bâtiments, et moderniser leurs habitations.Le gérant de votre succursale COMMERCE comprendra vos problèmes financiers.Voyez-le aujourd\u2019hui.La Banque Canadienne de Commerce Au service du cuitivaieur Tel une prière exaucée J'ENTENDS DE NOUVEAU et sans bouton Le fromage canadien a été è l'honneur pendant le congrès annuel de l'Association canadienne des hebdomadaires, tenu è Québec du 23 au 26 octobre.Des centaines de représentants do la presse, à qui le ministère fédéral de l'Agriculture e distribué des échantillons de Cheddar naturel, ont pu falro plus ample connaissance avec un fromage qui Jouit d'une excellente réputation sur les marchés extérieurs.La photo ci-dessus montre les membres du nouveau bureau de direction de ('Association des Hebdos canadiens autour d'une meule de fromage de 83 livres.(Photo du C.P.R., fournie par le ministère fédéral de l\u2019Agriculture) de nouveau \u2014 SANH QU'UN BOUTON DIH-GRACIEUX SOIT APPARENT DANS MON OREILLE ! Un ülspo-s 1 t 1 1 transparent, presque Invisible cache la surdité.Renseignez-vous sur la découverte s u r p r e-nante qui fait la conquête de la surdité de façon Inconnue Jusqu\u2019ici.GRATIS ! Découvrez comment vous pouvez entendre de nouveau les sons précieux que vous croyiez perdus pour toujours.Vous n\u2019avez qu\u2019à poster le coupon et vous < recevrez GRATUITEMENT la brochure Intéressante.| Sans frais ni obligation.' Le fromage Cheddar fabriqué après le 1er novembre n'est plus réquisitionné L\u2019Office des Produits Laitiers ne réquisitionne plus le fromage dans les provinces d'Ontario et de Québec.Cette nouvelle importante fait suite à une décision prise par le ministère fédéral de l'Agriculture et entrée en vigueur le 1er novembre.Cette mesura se justifie par la diminution rapide des réserves canadiennes.A l'heure présente, il y en a à peine assez pour satisfaire è la demande au Canada.Le Canada exportera cette année entre 55,000,000 et 60,000,000 de livres de fromage en Grande-Bretagne, en vertu du contrat signé l'hiver dernier pour l'expédition d'un minimum de 70,000,000 de livres.Ainsi donc, tout le fromage Cheddar fabriqué dans le Québec et l'Ontario avant le 1er novembre devra être livré è un exportateur autorisé qui, i son tour, en fera remise à l'Office des Produits Laitiers pour fins d'exportation.Toutefois, depuis le 1er novembre, les fabriques sont libres de produire le fromage de leur choix et de le vendre sur le marché local.apparent dans mon oreille ! Quelle bénédiction d\u2019entendre clairement Remarquable contrai de travail signé à la Société Coopérative de Granby Pour la première fois, une coopérative agricole conclut une entente avec un syndicat ouvrier \u2014 Assurance-groupe très avantageuse La plus grande coopérative agricole de la province, la Société coopérative de Granby, dont le chiffre d\u2019affaires dépassera cette année les $4 millions et demi, vient de signer un important contrat de travail avec ses 125 employés.Par ce contrat, la coopérative s'engage à payer $300,000 en salaires au cours de la prochaine année.Devant les autorités de la Coopérative, les dirigeants du syndicat et quelques invités de marque, M.Jean-Marie Bonin, gérant, a tenu h souligner que la signature d\u2019un contrat entre une coopérative agricole et un syndicat ouvrier est un fait unique dans la province.Par ce contrat, un syndicat ouvrier devient dépendant d\u2019un syndicat agricole.M.Bonin fit l\u2019éloge de la coopération franche et loyale qui a marqué les négociations en cours depuis juillet dernier mais qui furent retardées pour diverses causes.M.Orner Deslauriers, président de la Société coopérative, a déploré le malaise qui existe encore entre les classes agricole et ouvrière.Il y a manque de compréhension de part et d\u2019autre.Il rappela l'évolution qu\u2019ont subie le syndicalisme ouvrier et le syndicalisme agricole et ajouta que la bonne entente entre ces deux classes qui forment la base de l\u2019économie nationale, est nécessaire plus que jamais devant les problèmes de l\u2019heure.\"La majorité des cultivateurs ne comprennent pas le syndicalisme ouvrier.Il découle de ces constatations, que l\u2019on devra intensifier les cercles d\u2019études agricoles.11 importe que le cultivateur bénéficie lui aussi des avantages légaux accordés aux autres classes (Suite à la page 21) M.Paul Gouin qui donnera à Radio-Canada une série de 24 causeries sur tous les aspects de la vie culturelle au Canada français.On l'entendra le dimanche soir è 6 heures.On exposera du miel à Montréal Initiative de l\u2019Association professionnelle des apiculteurs du Québec L\u2019Association professionnelle des apiculteurs de Québec tiendra, à l\u2019hôtel Queen\u2019s, les 14 et 15 décembre prochain, sa première grande exposition de miel réservée à tous ses membres.Afin de collaborer au succès de cette exposition, la division de l\u2019Apiculture, dirigée par M.Jules-R.Méthot, agronome, a décidé de fournir gratuitement aux exposants les locaux nécessaires pour le miel des classes 1 et 2.L\u2019apiculteur intéressé devra s\u2019adresser directement au bureau de la Division, à Québec.Cette décision vise surtout à uniformiser les emballages et à permettre au public d\u2019apprécier nlus facilement les différentes qualités de miel. Pag* 7 LE 8 NOVEMBRE 1950 LA TERRE DE CHEZ NOUS EM* \\V * ' .\t\\\\ vv0 &T< A R.MOULTON (au centra), de St.Johnsbury, Vermont, propriétaire de la ferme dont il est question dans l'article ci-dessous, est le lauréat du concours d'herbage de la Nouvelle-Angleterre pour l'année 1950.C'est un cultivateur avisé, sans doute, mais il reconnaît qu'il doit son succès à l'aide reçue de son agronome de comté, WILLIAM S.VAN SCOIK (à gauche) et aux directives sOres que lui a données LESTER SMITH (à droite), spécialiste en grande culture de l'Université de Burlington.Sur chaque ferme, le succès ne dépend-il pas en grande partie de la collaboration de ce trio inséparable : le cultivateur, l'agronome de comté et l'agronome-spécialiste ?(Photo de CHEZ NOUS) Une ferme du Vermont Comment l'on peut arriver à produire une moyenne de 7,000 livres de lait Notes sur l\u2019exploitation de M.R.Moulton, de St.Johnsbury \u2014 Foin de luzerne et pacage de Ladino \u2014 Pâturage supplémentaire de seigle \u2014 Un silo en terre Par Georges-Noël FORTIN, agronome Une gerbe de petites nouvelles M.l\u2019abbé Laforest délégué à Rome M.l\u2019abbé Georges-H.Laforest, principal de l\u2019Ecole Normale de St-Léonard de Nicolet, est présentement à Rome, comme délégué de la Fédération des Commissions scolaires et chargé de remettre une aumône spéciale souscrite par les associations membres pour les oeuvres du Saint-Père.Reçu en audience particulière, M.l\u2019abbé Laforest a présenté au Pape les hommages de la Fédération des Commission scolaires du Québec et l\u2019a prié de bénir ses activités.Promotion à M.Edgar Bégin Le gérant du service des wagons-restaurants et des wagons-lits du Canadien National annonce la nomination de M.Edgar Bégin comme représentant de ce service à Québec.M.Bégin est un franco-américain né à Lewiston le 18 décembre 1890.Depuis 1949, il occupait le poste d\u2019inspecteur du personnel du service des wagons-restaurants et wagons-lits du réseau national.Réunions d\u2019éleveurs Sous les auspices de la Société Ayrshire du Québec se tiendront, au cours de novembre, plusieurs journées d\u2019études auxquelles les éleveurs de bétail laitier sont conviés.Ces assemblées ont lieu cette semaine aux dates et endroits suivants: le 6 novembre, à l\u2019Assomption; le 7 à Plessisville; le 3 au Collège de Lévis; le 9 à Ste-Pétronille, (Ile d\u2019Orléans); le 10 à Rivière-du-Loup.A Plessisville le rassemblement a lieu à l\u2019hôtel de ville à 9 h.Les séances se continueront jusqu\u2019à 4 heures.Les conférenciers seront le professeur Jean Perron.d\u2019Oka, M.P.Labrèque, du ministère provincial de l\u2019Agriculture, M.Frs.Boulais, de la Société Ayrshire.De retour au pays Plus de 500 Canadiens et Américains de retour d\u2019Europe et descendus à Québec du Franconia, sont arrivés à Montréal récemment dans deux trains spéciaux du Canadien National.Le premier spécial transportait 290 passagers et le second 250.Plus de la moitié étaient destinés à la province de Québec et les autres ont continué leur route vers Toronto et les provinces de l\u2019Ouest.Promotion à M.Sanchagrin M.J.E.Gauthier, surintendant général de la division de Québec du Canadien National, annonce que M.C.E.Sanschagrin, assistant, surintendant de la division lauren-tienne à Québec, est nommé surintendant intérimaire en remplacement de M.L.N.Gagnon, qui a obtenu un congé de maladie.M.Sanschagrin aura juridiction sur la division de Cochrane.TIRAGE D'AUTO REMIS On est prié de noter que le tirage de l'auto de STE-CATHE-RINE DE KATEVALE aura lieu dans un avenir assez rapproché.On demande aux personnes qui auraient pris des billets» sur l'une ou l'autre, de bien vouloir retourner leurs billets avec leur nom et adresse, vu qu'on n'a pu rejoindre l'ex-organisateur Gau-Ireau, et que l'on n'a pu retracer les talons.On demande 10 bons vendeurs ou ASSOCIATIONS, qui pourraient nous vendre chacun 40 à 50 livrets de $5.00 \u2014 ce qui pourrait rapporter au vendeur entre $50 et $60.Les vendeurs devront fournir de bonnes références au curé.Le tirage aura lieu aussitôt le $2,000 réalisé.NOTE : Nous n'envoyons pas de billets par la poste.S'adresser à M.le curé, Katevale.Téléphone : Magog 2802 On a pu lire, relatée au long \u2014 voir La Terre de Chez Nous du 11 octobre \u2014, les péripéties du voyage effectué dans l\u2019Etat du Vermont au début du mois dernier par une soixantaine de cultivateurs membres de VU.C.C.de Nicolet, Québec-nord et Québec-ouest.Voici maintenant quelques notes sur la première ferme visitée, celle de AL R.Moulton, de St.Johnsbury, lauréat en 1950 du Concours de pâturage institué demis trois ans dans les six Etats de a Nouvelle-Angleterre.Au premier coup d\u2019oeil, la ferme Moulton n\u2019a rien qui impressionne.Non pas que le groupe de visiteurs s\u2019attendit à voir des grosses fermes de millionnaires avec des granges monstres flanquées de trois ou .quatre silos d\u2019aluminium.Mais on est tout de même chez le \u201cRoi des herbages\u201d, et cette maison ordinaire, ces bâtiments un peu négligés, ces instruments aratoires non remisés, ces innombrables buttes de terre légère surprennent un peu.\u201cQu\u2019est-ce qu\u2019on peut bien avoir à nous montrer ici ?\u201d semblent se demander plusieurs, qui regrettent sans doute leurs beaux platins des Bois-Francs ou de la région de Québec.Le Dr L.-J.Boulet ,qui les a amenés là, s\u2019amuse un peu de leur étonnement : \u201cAttendez, leur dit-il, de voir les pâturages\u201d.Chemin faisant, la conversation s\u2019engage entre ceux qui entendent quelque chose à la langue de Shakespeare et M.Moulton, le propriétaire, son agronome de\u2019comté, M.Van Scoik, et le spécialiste en grande culture de l\u2019Université de Burlington, M.Lester Smith.Cette terre a 115 acres de superficie, dont 52 cultivables ; soit 32 en culture et 20 en pacages labourables.Les cultures comprennent 3 acres de blé d\u2019Inde, 19 acres de luzerne, 10 acres et demie de trèfle Ladino et 2 acres et demie d\u2019herbe du Soudan.La rotation comporte une première sole de blé d\u2019Inde semé sur un labour de prairie.M.Moulton choisit pour cela une prairie où la luzerne est devenue trop rare.Une deuxième sole est ensemencée de millet hongrois avec semis de luzerne.A partir de la troisième année, on récolte la luzerne aussi longtemps qu\u2019elle peut durer.M.Moulton dit qu\u2019il aime le blé d\u2019Inde pour l\u2019alimentation du troupeau en hiver, et il en emplit son silo vertical.Cette année, il fait l\u2019essai d\u2019un silo en terre pour garder la luzerne.Nous en reparlerons plus bas.7,112 LIVRES DE LAIT Le seul produit de cette ferme, c\u2019es le lait qui est expédié à Boston.Présentement, le prix est fixé à $4.37 les cent livres.Cet hiver, il sera de $5.Le troupeau de la ferme Moulton comprend 24 têtes Guernesey et 5 Holstein, toutes de race pure, dont le rendement mo- yen en 1949 a été de 7,112 livres de lait dosant 4.4 pour cent de gras.L\u2019impression de nos voyageurs est meilleure maintenant.ILs apprennent que M.Moulton cultive sa terre à peu près seul.Il n\u2019a pas d\u2019enfant et il engage une ou deux personnes au plus fort des travaux.Il avait déjà vendu cette ferme, mais il n\u2019a pu supporter de la voir si mal entretenue par son successeur, et il l\u2019a rachetée ! Il n\u2019a pas de tracteur, ni râteau de côté, ni hache-foin (forage clipper), ni chargeuse .Mais il a.trois bons chevaux et, cela se voit, deux bons bras et une bonne tête de cultivateur qui est au courant de ses affaires et qui sait où il va.UN BON PACAGE Nous arrivons dans un pâturage très luxuriant de trèfle Ladino dont voici l\u2019histoire.C\u2019était un vieux pacage de 4 acres de superficie qui fut ensemencé le 15 août 1947 en seigle d\u2019automne au taux de 2 minots à l\u2019acre plus 7 livres de mil.Pacagé à l\u2019automne de 1947, le champ fut ensemencé de Ladino, dès le 5 avril suivant, à raison de 2 livres à l\u2019acre et ouvert aux vaches une couple de jours plus tard.Pendant qu\u2019elles mangeaient le seigle, les vaches piétinaient fortement la graine de Ladino sur le terrain humide, ce qui favorisait une meilleure germination.En 1950, ce champ de quatre acres seulement a porté 19 vaches pendant 55 jours, ce qui fait un total de 250 jours de paissance à l\u2019acre, et il est loin d\u2019être ruiné.Fertilisation : application d\u2019engrais chimique à chaque automne, vers le 15 octobre, avec 700 livres à l\u2019acre de 0-20-20 (à noter qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un sol dépourvu de potasse, comme c\u2019est la règle générale dans l\u2019Etat du Vermont).Le fumier a été appliqué seulement lors de l\u2019ensemencement.M.Moulton est très satisfait de ce genre de pacage qu\u2019il a établi au coût d\u2019environ $30 l\u2019acre.AVANTAGE DU SEIGLE Le sol étant mince et porté à se dessécher très rapidement, le seigle se trouve à le garder en meilleure condition d\u2019humidité à l\u2019automne.On sait que le seigle aime les températures fraîches.Il fournit de l\u2019herbe aussi longtemps qu\u2019il est possible de laisser sortir les vaches, à l\u2019automne.Au printemps, c\u2019est la première pâture qui s\u2019offre au troupeau après la fonte des neiges.Cette récolte rustique, nous explique M.Smith, permet aux cultivateurs de labourer les vieilles prairies et de les réensemencer en trèfle Ladino et brome, ou mil, plus tôt que s\u2019ils devaient attendre après une récolte de culture sarclée.Au printemps, quelques cultivateurs sèment de l\u2019herbe du Soudan qui fait suite au seigle comme pâturage de (Suite à la page 23) $9,000 distribués en prix aux Vétérans Le concours organisé par le ministère des Affaires des Anciens : Combattants pour encourager les vétérans établis sous l\u2019égide de la .Loi Agraire, est maintenant terminé.On compte quelque 40,000 familles qui ont bénéficié de cette loi, dont un grand nombre ont participé au concours qui portait sur l\u2019embellissement de la propriété et le jardinage.666 prix formant un montant de $9,000 ont été distribués à travers le pays, dont 70 dans la province de Québec.Pour Québec, on avait déterminé deux régions: Montréal-Sherbrooke et Québec-Amos-Hull.Gn i t I r\tEchantillon d\u2019un l\\ M I I O Traitrmrnt contre le* MAUX D'ESTOMAC (dns i l\u2019aclilitc castrlqurl Pourquoi continuer i souffrit de brdle-nctits et de maux l'estomac causes mr l'HCldlté.qu in t \u2022 ou» pouvez étro i o u i a g e prompte* nent et «uieiucnt rince aux tablettes ANADIAN VONT l\u2019e fameux traitement » sua.agi- des centaines de cens qui souffraient depuis rte nombreuses années.Les TAbLKTTliS CANADIAN VON combattent l'exces d undlte gastrique.soulagent de cette sensation rta gonflement et artouclseent ''e&tomuo ¦ rrlte par l acldlte Vous n'avez pas a vous soumettre s une dicte strictement liquide Si vous souffrez d\u2019irritation de gastrite de brûlements d\u2019estomac de Ronflement de douleurs, apres les re-oas.causés par ''exces d acidité gastrique essayez les VON GRATIS Demandez Immédiatement l\u2019échantillon Ecrivez & CANADIAN VON CO.Délit 179-11\t\u2014 WINDSOR, Ontario V \\ AMPOULES GENERAL Ül ELECTRIC Plut d* production\u2014plus do protection\u2014Une cour de ferme brillam-ment éclairée vous permet de travailler desheures supplémentaires \u201cà la lumière du jour\u201d et par surcroît elle est une protection contre les maraudeurs.irmt nni \u2022TTVn, I III fe fegliSï; 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O- r°»/iA \u2019XKr'yitti SpIp* r ' *¦ SÉKi^ WKSSK^nm».\t¦¦¦- r.r\\c 7\u201d^ \u2022 5œ=5= W^WtOSCJJKpj W®L»W«*; il ÜSH\t.¦¦ ' -\u2022 \u2022 * ' \u2022 \u2022 * .Y: ¦'Y: V\tL7mi\\U is\t| i;\u201e.;;r\u201eUsagg\t\t\t~T\u2019.«I?:,\"-'\"\t de l'Union catholique des Fermières M,è\\e JSou'içfeoy.â â \u2019en allait à Québec.Vous connaissez la distance de Montréal à Lanoraie, de Lanoraie à Berthier, de Berthier aux Trois-Rivières, de là aux Grondines, à Cap-Santé et à Québec?Partiriez-vous toute seule sur la route, qui traverse ces petites villes et ces villages aux consonances françaises, toute seule arpentant le long ruban d\u2019-asphalte qui aboutit au cap Diamant?La personne qui accomplirait aujourd'hui cet exploit aurait sa photo sur le journal, et en première page encore! Si la route n\u2019était qu\u2019un sentier à demi visible dans la neige fondante et sous la glace, et qu\u2019au lieu de clochers rassurants qui pointent dans le lointain, on risquât d\u2019apercevoir à chaque sinuosité de la rive une pirogue remplie d\u2019individus menaçants et cntels, qui entreprendrait ce voyage?La jeunesse aime se déplacer et ne recule pas devant les obstacles.Mais à soixante-neuf ans, n\u2019a-t-on pas gagné un peu de repos?N\u2019est-ce pas un défi à la nature et à la Providence elle-même que de mettre devant soi une route de cent quatre-vingt milles, saws autre moyen de locomotion que deux vieux pieds qui ont déjà beaucoup marché.oui, beaucoup .C\u2019est pourtant ce que fit, un jour, celle qui sera dimanche prochain la bienheureuse Marguerite Bourgeoys, de par la proclamation solennelle du Pasteur Suprême de l\u2019Eglise catholique.Et pour quel motif, cette femme qu\u2019on aurait crue déjà atteinte par la faiblesse de l\u2019âge, recueillit-elle toutes ses énergies pour accomplir une démarche aussi étonnante?Ce motif en fut un d'obéissance.D\u2019obéissance à l\u2019auto-nté épiscopale.Son évêque la mandait à Québec.Immédiatement, sans attendre que la saison fût plus favorable ou que la navigation ouverte lui offrit plus de commodité, elle part .Admirable exemple! Il fut récompensé par Vépanouissement de son oeuvre, bénie dans les contradictions, féconde depuis trois siècles.Daws une lettre pastorale aux fidèles de son diocèse, l\u2019archevêque de Montréal, Mgr Léger, propose Mère Bourgeoys comme modèle des éducateurs, car le grand mobile de sa vie fut son dévouement à l\u2019oeuvre de l\u2019éducation.Mais sa longue existence si remplie fourmille d\u2019exemples de toutes sortes.Il nous semble que celui que nous rappelons aujourd\u2019hui inspirera toutes les âmes généreuses qui se dévouent pour les délivrés sociales et catholiques, toutes celles qui voyagent pour assurer leur développement.Il ira porter son message aux femmes courageuses qui ont quitté leur paroisse, leur parentèle, leur milieu, pour faire le long voyage au pays de la colonisation, le voyage de toute une vie.Celle qui visita si souvent les premières femmes de colons de la Nouvelle-France, pour leur porter ses encouragements, et parfois, hélas! sa sympathie, saura comprendre les difficultés de la vie en terre neuve, l\u2019isolement des établissements qui \u2018commencent, l'angoisse qui étreint parfois le coeur après dix, douze ans de sacrifices et de renoncements toujours réclamés.Mère Bourgeoys obtiendra, dans la nouvelle gloire qui Venvironne, des bénédictions généreuses pour toutes celles qui, par leur obéissance aux lois divines et morales, assurent la pérennité de la foi en terre canadienne et la survivance d\u2019une race vaillante,-toujours en quête de réalisations nouvelles et d'accomplissements plus beaux .Marie-Ange BOUCHARD \u201cQuoi dire, comment dire et quoi faire\u201d par L.P.MERCIER Bulletin officiel MERE BOURGEOYS L'Oeuvre du Service familial Nombre de jeunes filles rurales quittent la campagne à un âge où le besoin d\u2019une protection constante et efficace est très grand.Elles quittent la sécurité d\u2019un foyer pour la vie aléatoire de la cité mangeuse d\u2019hommes.Trop jeunes pour avoir subi un apprentissage dans un métier, elles n\u2019ont d\u2019autre alternative que d\u2019accepter un emploi comme serveuses de restaurant ou comme ménagères dans une famille de la classe aisée.Pour suppléer à leur isolement et leur donner quelque facilité de se créer un milieu social où elles ¦e sentent en confiance et aient quelque chance de vivre une vie ¦aine et normale, une oeuvre a été créée à Montréal.Le siège en est tout près de l\u2019Oratoire St-Joseph, à é
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