La terre de chez nous, 8 avril 1936, mercredi 8 avril 1936
[" \u201cSi l'Union Catholique des Cultivateurs n\u2019existait pas il faudrait la fonder' .Uon.Ad.C.odbout ^Vol.VIIÏ No.28 BULLETIN OFFICIEL DE L\u2019U.Ç.Ç,\tQuébec, 8 avril 1936 \u201cJ\u2019invite tous les cultivateurs à entrer dans leur association professionnelle : l\u2019U.C.C.\u201d S.E.le card.Villeneuve Crédit Caisses populaires \"Pour vivre et grandir, proclame le discours du Trône, notre classe agricole a be.so i d\u2019un système de crédit large et facile\u2019' D\u2019autre part, chefs et députés de l\u2019Union nationale reprochent au gouvernement de order l\u2019institution d\u2019un crédit provincial.I.cs deux partis s\u2019accordent donc sur la nécessité urgente d\u2019un crédit agricole.M.iin le cabinet provincial éprouve une peu invincible d\u2019un crédit administré par la province.L\u2019Union nationale promet un système de prêt organisé sur une hase d\u2019affaires (Kir une commission absolument indépendante de la politique.C\u2019est dire que les deux partis s\u2019accordent aussi sur les dangers d\u2019un crédit agricole gouvernemental.Mais une commission nommée par un gouvernement, fût-il national, peut-elle être indépendante ?\t.Des journaux ont suggéré de confier !'administration du crédit agricole à l\u2019une ii eus (leux banques canadiennes-françaises, qui ont des succursales dans toute la province.Nos banques accepteraient-elles celle responsabilité ?Ce serait moyennant rémunération et non par sens social.Ont-ell s été assez sympathiques à la classe agricole pour mériter cette confiance ?Au lie i de faire crédit aux cultivateurs, elles oni toujours drainé les épargnes rurales s ers les villes.Ce n\u2019est pas un reproche : nous admettons qu\u2019elles n'ont pas été créées et mises au monde pour l\u2019agriculture.Lais-son-.-les continuer à jouer leur rôle auprès du ununercc et de l\u2019industrie.Dans son discours sur l\u2019Adresse, M.Laurent Barré exposait, jeudi dernier, les grandes lignes d\u2019un projet de crédit agri-e°L par l\u2019entremise des Caisses .populaires préparé par l\u2019U.C.C.dés 1926.Depuis dix notre association professionnelle ne s\u2019v'î jamais démentie sur ce point.3» 31) 33 351 35! La Se L faut lire et relire l\u2019Evangile pour 'U'ivr le sens des cérémonies qui se dérou-1 ' 1 pendant cette semaine.Il faut com-piviidr.- le Christ; il faut comprendre sa mission divine.A cette condition seule, le - a de la Passion et de la Résurrection i apable d\u2019émouvoir.I .\u2019Evangile relate, avec celte puissance \u2019 \"v ur le supplément.Les compagnies d'utilité publique se chargeront de l\u2019entretien des lignes de transmission\".l e projet est rien moins que merveil-1 iix.N'il se réalise, ce sera l\u2019avènement d\u2019un jour nouveau \u2014 c\u2019est le cas de le dire pour la population agricole de la province.Il n\u2019est pas sûr toutefois que les Compagnies se laissent tordre le cou de lionne «râee.Elles ont des ressources et elles savent les utiliser à bon escient.Fournir l\u2019electricité à deux cents le kilowatt-heure, alors qu\u2019elles la vendent présentement six, lmit et même dix cents, cela ne leur sourira guère.Imaginez un peu la perte de dividendes, de boni, de jetons de présence que celle diminution représentera pour les lh«II.Its Norris, les Smith et quelques autres individus \u201cejusdem farinne\u201d.M.Bouchard sera-t-il l\u2019homme à leur faire plier l\u2019échine?Nous voulons le croire.A tout événement, il peut tenir pour acquis que notre collaliorulion ne lui fera pas défaut, l'his que quiconque, nous estimons que, dans un pays comme le nôtre, l'électricité ne doit pas être un article de luxe mais un bien de consommation courante à la portée U tout le momie,.même, des habitants\u201d.I.e projet de faire construire les lignes de transmission par les municipalités avec l'axsistance du Trésor provincial nous sourit beaucoup.L\u2019électricité est un service publie : i| est juste que tous les contribuables concourent à son extension.Il y a assez longtemps que les \u201chabitants\" payent les services publics et que les autres en bé-nefieienl; leur tour est venu d\u2019en jouir.L\u2019est vraiment désolant de voir les a-griouiteurs \u201ctravailler pour le roi de Prus-Dans les municipalités rurales, ils payent la grande majorité des impôts et ne retirent pratiquement rien sous forme de services publics.Par exemple, ce sont eux ¦ 111 i payent pour la construction des trot-'\u201cirs, mais ce sont les gens du village qui M' balladent dessus.Si le village est f lairé à l\u2019électricité, ils payent leur large part; mais quand ils sortent le soir, ils vont a tâtons et se font \u201cécrabouiller\u201d par les au-tomobiles plus souvent qu\u2019à leur tour.On décide de construire un couvent: Baptiste pave largement, mais il continue d\u2019envoyer st*s enfants à la petite école du rang.Dans *VS centres ruraux où il n\u2019y a pas de sépara-!i
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