Le fouet, 30 janvier 1931, vendredi 30 janvier 1931
[" f >*-J# L .X >'¦ y ?-t.- VOL.I.No.16 QUEBEC, 30 JANVIER 1931 Rédaction et Administration : Boite Postale St-Roch 85.5cj 5e : r Circulation approuvée par \u201c Le Fouet.\u201d Ha ! Ha 1 Ha ! Ha ! $1000.00 EST OFFERT : (VOIR PAGE 3) ( RADIO - TASCHEREAU i g.caril sc respecte trop pour alkr so salir les mains avec vos g.écœurantes, toutes débordantes de venin et de vomissures, et même bientôt, du train où vont les choses, on entendra le poste C.H.RC.si favorisé des bleus, annoncer un beau soir: \"leprogramme que vous entendez ce soir, vous est gracieusement fourni par la Compagnie de publication Frontenac propriétaires \u2022 et imprimeurs du \"Journal Dépotoir\u201d, afin de faire connaître au public québécois le nouveau produit R.T.P.(reve-rsible-Torching-Paper) qu \u2019elle met en vente sur le marché tous les samedis.Notre poste est relié à celui du \" Grand Dépotoir\u201d W.C.Y.(Québec).De plus, quel avantage le gouvernement aurait-il à vous faire fermer la g.?Aucun, car le peuple, que vous prétendez défendre, en a plein ses culottes de vous entendre, et de vous lire; la meilleure preuve, c\u2019est la diminution considérable de votre circulation, le nombre toujours décroissant de vos abonnés et de vos lecteurs, les gens sont écœurés et en vculentplusentcndre parler du JOURNAL et, comme le disait samedi dernier un bon chef bleu dcLévis: \u201cNous en avons assez de ce maudit torchon de journal,il n\u2019y a pas un traître mot de vérité là-dedans\u201d ; et moi de lui répondre: \"C\u2019est vrai, mais vous l\u2019aviez avant aujourd\u2019hui.Ne vous faites donc pas de bile, messieurs Maher.de, Francu.cœur et Bouliane, vot\u2019chien est mort et dépêchez-vous de l\u2019enterrer, car il commence à puer, en m.\u201e *,\"S ;7aa5f.'i« '.'.V ¦¦SÎ' ' a I' ! AVIS i m !l : l-ti S I ggg 1 4i J 4- » i âîj» F i \\ I ¦4 I ; i' : défense fi§ I, Aux MK [Libéraux Ip î/ I ! ; ( i \u2022 i \u2022V \u2022 A 5\u2019 ¦*: ) i 1 \\ i ' V ¦ f, \u2022 I n i ' r- - m i i!l| if \u2019 ;\t! ; i j 7! i K « i; z il /2§3h \\ f:\t; SFa.oHR» V ! ; : J IS»:::: I ; » / i zd I : MÏS! àû * I T i / ,\u2022'] .I 1 i:\t\u2022 / / ,1 y / : t I I I.Sous ce titre ondoyant, le Grand Dépotoir bleu du Boulevard des Fossés, .nous sert un plat nauséabond, de sa cuisine avachie.\"Quand donc, s\u2019écrie-t-il, Qe peuple de cette province aura-t-il l\u2019indigestion (torrentielle) (sic) qui vomira la clique (quel style) ?Il ne se passe pas de jour sans que le gouvernement ne confisque une à une les libertés des citoyens.\"On parle depuis assez longtemps de l\u2019étatisation de la radio.M.King ne l\u2019a pas faite, M.Bennett ne tient pas selon que nous croyons\u2014à la faire non plus.L\u2019opinion de la majorité des Canadiens est hostile au projet.\"Crac! Voici que M.Taschereau, à l\u2019approche des élections et dans le seul but de fermer la bouche de l\u2019opposition se fait donner par des avocats éminents, etc.Et dans un long article, sans queue ni tête, il continue à déblatérer sur le compte du Gouvernement, parce que lTIon.M.Taschereau a dit en Chambre, qu\u2019il ferait tout en son pouvoir pour sauvegarder les droits de la province en ce qui concernene la radio.\u201cLe Grand Dépotoir\u201d, nous donne encore une fois une preuve de sa mauvaise foi, et de son esprit do pourriture politique.Que Thon.M.Taschereau soit opposé à l\u2019étatisation de la Radio, il n\u2019y a pas à en douter, mais que M.Bennett le soit, là il nous est permis de rire; car Bennett est aussi opposé à l\u2019étatisation de la Radio qu\u2019il est opposé à la fusion du Canadien-National avec le Pacifique malgré qu\u2019il ait promis le contraire.Il voit d\u2019un bon œil tout ce qui se fait dans le but de relier ensemble les deux grands systèmes ferroviaires canadiens.Telle la formation du Grand Merger d\u2019aviation contrôlé par les deux compagnies de chemin de fer, le merger de télégraphie sans fil et par suite l\u2019étatisation de la Radio.Dans les colonnes d\u2019un autre journal, le fait eut été surprenant, mais dans les colonnes du \"dépotoir\u201d nous y sommes déjà habitués et rien ne nous surprend, sinon son avachissement de plus en plus marqué et sa persistance à ne pas voir jes faits sous leur angle véritable.Ne craignez rien, messieurs du \"Journal Dépotoir\u201d, le gouvernement provincial ne fera rien pour vous fermer la / \u201cLÉONID AS!!.F LÀ I LE FOUET 2 QUEBEC, 30 JANVIER 1931 5 SOUS LE NUMERO \u2014Excusez, dit la femme, i est si facile d\u2019être trompé.Vous voyez cette ferme là-bas : c\u2019est ma maison.Vous rencontrerez peut-être mon homme en route, il fait le guet, car Le Gars vient aujourd\u2019hui chez nous, dit-elle avec orgueil.\u2014Merci, bonne femme! répondit Hulot.Tonnerre de Dieu ! dit-il à ses hommes en s\u2019en allant, nous les tenons! Ce juron, si peu catholique, remplit Barbette de terreur.L\u2019aurait-on trompée ?Elle pâlit, puis serra son enfant contre elle.\u2014Que sainte Anne d\u2019Au-ray ait pitié de nous! je ne crois pas que ce soient nos gens : leurs souliers sont sans clous.Cours prévenir ton père, il s\u2019agit de sa tête.Et le petit gars disparut comme un daim entre les genêts et les ajoncs.Marie était arrivée la première à la cabane.Elle attendit.Bientôt elle vit un jeune homme qui sautait les barrières comme un écureuil et courait avec une extraordinaire rapidité: c\u2019était Le Gars vêtu comme un simple Chouan.\u2014Monsieur, dit-elle, je suis venue vous dire adieu.Ma présence à Fougères met votre vie en danger.\u2014Je vous suivrai, dit-il résolument.\u2014Hélas, c\u2019est impossible.\u2014Je ne redoute rien.\u2014Qui me prouve que vous m\u2019aimez vraiment ?Seriez-vous prêt, pour moi, à envoyer votre soumission au Premier Consul ou à partir pour l\u2019Amérique ?\u2014Rien n\u2019est impossible à mon amour.\u2014Non, je retourne à Paris.Je ne veux pas faire votre mal-îeur.\u2014Ecoutez-moi, si après demain matin vous voyez de la Aimée sur les rochers Saint-Sulpice, vous saurez que le soir même je serai chez vous, prêt à vous épouser.Ici un léger bruit se fit entendre.\u2014Ils sont là, dit Marie.Adieu! Le marquis inspecta prudemment les environs avant de se risquer dehors.Tous les sentiers étaient gardés.Il voulut s\u2019échapper par le toit: Hulot tenait la colline qui dominait la maison.Il fallait payer d\u2019audace.Marie sortit la première.Le Gars, caché derrière elle, visa les Bleus qui surveillaient la maison, se fit un passage entre ceux qui étaient tombés et s\u2019enfuit à travers les champs.De tous côtés les Bleus tirèrent, mais leur proie leur échappa.Gudin s\u2019élança à la poursuite du marquis; il allait l\u2019atteindre quand Montauran lui lança son fusil à la tête.Gudin, un instant arrêté, reprit sa course.Mais, tout à coup, Hulot et Marie, qui assistaient à cette poursuite avec des sentiments bien différents, virent Gudin faire quelques pas en arriéré.Une vingtaine de Chouans se montrèrent.Les Contre-Chouans C\u2019est des Menteurs ! LE FOUET\u201d U Organe pour J\u2019avais pensé, clans mon enfance, Qu\u2019les bleus étaient d\u2019ces bons garçons Dont on découvre l\u2019innocence Rien qu\u2019à les voir, en tout\u2019s saisons.Mais,\u2014c\u2019est un fait des plus étranges,\u2014 Les bleus n\u2019sont pas des enfants d\u2019chœurs; C\u2019est pas des saints, c\u2019est pas des anges: C\u2019est des menteurs.Autrefois dans les sacristies On les voyait, d\u2019un air dévot, Organiser des p\u2019tit\u2019s parties Pour fair\u2019 damner les Libéraux, Ah ! pour figurer dans le Temple.On n\u2019en saurait trouver d\u2019meilleurs.Us ont du chic; mais, par exemple, C\u2019est des menteurs.Au fond, ils sont d\u2019excellent\u2019s âmes Pratiquant un tas de vertus, Et pour le dir\u2019 feur tout\u2019s les gammes, On sait qu\u2019ils ne sont point battus.Us ne sont pas ce que y\u2019a d\u2019pire, Ni fripons, ni fornicateurs; Mais, ma foi, faut bien vous le dire, C\u2019est des menteurs.Quand on les voit dans les églises A genoux ou d\u2019bout tout au long, C\u2019est pas pour y\u2019 fair\u2019 des bêtises, Mais pour prier, comm\u2019de raison, ls n\u2019sont pas trop serrés d\u2019leur poche, -Et sav\u2019nt donner en temps d\u2019mal heurs; Y\u2019a yinqu\u2019un\u2019 ch os\u2019 qu\u2019on leur reproche: C\u2019est des menteurs.Us ont des bell\u2019s vertus morales, 11s sont gentils, laborieux : Jamais qu\u2019ça dit des mots ben sales, A part queuqu\u2019fois un p\u2019tit tonieux! Chez.eux, chacun dans sa demerèe.Us viv\u2019nt toujours en grands seigneurs ; Mais, comm\u2019 je l\u2019ai dit tout à l\u2019heure, C\u2019est des menteurs.En arrivant dans l\u2019autre monde, Au moment d\u2019entrer dans le ciel ; Us feront, chacun à la ronde, Un discours au Père Eternel.Mais l\u2019bon Saint-Pierre,\u2014on le devine,\u2014 Qui connaît les conservateurs, Coul\u2019ra vit\u2019 dans l\u2019oreill\u2019 divipe: C\u2019est des menteurs.Fouetter les Farceurs Jacques Pinault Directeur Publié et imprimé par j§3 \u201cLe Fouet, Enr.\u201d FEUILLETON f e f * I LES CHOUANS ï * * 3$ 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4* 4*4*4*^ CHAPITRE XIX x Quand les Contre-Chouans arrivèrent non loin de la ferme de Galope-Chopine, Beau-Pied qui veillait cria: \u201cQui vive?\" Huit coups de feu partirent.Deux Contre-Chouans tombèrent, tandis que les autres répondaient : \u201cAmis!\" Quand Beau-Pied reconnut Gudin et les siens, il resta stupéfait: le déguisement imprévu de ses camarades l\u2019avait trompé.\u2014Que faisiez-vous là?dit Gudin.\u2014Nous guettions une douzaine de Chouans qui cherchent à nous attaquer.Ils doivent être dans les environs de cette baraque que vous voyez.Les soldats de Beau-Pied allèrent renforcer les sentinelles- qui gardaient les rochers.Gudin, avec ses Contre-Chouans, se dirigea vers la ferme.Hulot, par un autre côté, approchait du même point.Il vit dans un champ une femme occupée à labourer la terre.Un petit garçon de sept à huit ans, armé d\u2019une serpe, secouait le givre des ajoncs qui avaient poussé là, les coupait et les mettait en LES CONTRE-CHOUANS Lorsque Corentin rencontra Hulot, il eut peine à le reconnaître.Le vieux militaire avait fait le sacrifice de sa perruque et .de sa moustache; il avait remplaé le viel uniforme par une peau de bique, et les bottes par de gros souliers ferrés.Ses hommes et lui s'étalent habillés en Chouans.\u2014Qu\u2019y a-t-il de nouveau ?demanda Corentin.\u2014Viens faire le coup de feu avec nous et tu le sauras.\u2014Crois-tu qu\u2019on ne puisse servir la France qu\u2019avec des baïonnettes ?dit Corentin ave hauteur.Puis s\u2019adressant à une femme qui passait: \u2014Sais-tu où sont les Chou- ans?\u2014Hélas! ils sont déjà à Florigny.\u2014Florigny ?se dit-il, c\u2019est donc que le rendez-vous n\u2019est pas là; je m\u2019en doutais.Commandant, est-ce Le Gars que vous cherchez ?\u2014Un peu.\u2014Il n\u2019est pas à Florigny, il n\u2019y a là qu\u2019une fausse attaque.\u2014C\u2019est bien le roi des espions, murmura Hulot en regardant Corentin s\u2019éloigner.En arrivant à la Promenade, Corentin découvrit au loin la robe de Marie qui fuyait à travers les haies et descendait la vallée.Il eut un sourire tas.Hulot crut que la femme était vieille, tant son dos était courbé et tant son front était silonné de rides.Elle portait une peau de bique râpée sur une jupe de toile jaune, sale et déchirée.Le visage de Venant était violacé par le froid.\u2014Hé! la vieille, dit Hulot, où est Le Gars ?\u2014Ah! pour aller au Gars, aut que vous retourniez d\u2019où vous venez.\u2014Qui te parle d\u2019aller au \u2018aubourg du Gars, vieille carcasse! Mais Le Gars, l\u2019as-tu vu?M.DUPLESSIS A PEUR Trois-Rivières aura sous peu deux élections complémentaires.L\u2019organisasion conservatrice insiste auprès de M.Maurice Duplessis actuellement député de Trois-Rivières à l\u2019Assemblée Législative pour qu\u2019il brigue les suffrages.Ac-ceptera-t-il ?Non, car malgré les fortes instances faites auprès de celui-ci (M.Duplessis), nous sommes convaincus qu\u2019il est trop intelligent pour prendre le RISQUE de se faire LAVER, nul doute que ce sera un lavage en règle.\u201c Pourquoi, disait-il, prendre üne chance d\u2019être battu, j\u2019ai encore quelques mois à siéger au Provincial, trouvez-vous en un autre.\u201d Nous félicitons M.Duplessis de la décision qu\u2019il a prise, tout en avouant franchement que le parti libéral aurait été très enchanté de battre deux candidats au lieu d\u2019un.M.Duplessis est un parfait gentilhomme, et s\u2019il siégeait du bon côté de la Chambre, nul doute qu\u2019il se serait créer un avenir enviable.Mais les électeurs de Trois-Rivières ne sacrifieront certainement plus leurs intérêts pour un seul homme, et M- Duplesris ne sera certainement pas surpris si l\u2019électorat lui refuse son appui.moqueur: \u2014Elle s\u2019imagine m\u2019avoir trompé, la pauvre petite! Hulot envoya les bleus sur la route de Mayenne et garda avec lui les soldats déguisés.Il divisa ses Contre-Chouans.Les uns longeraient le flanc des roches Saint-Sulpice, du côté où se trouvait la ferme de \u2022 Galope-Chopine; ils auraient à leur tête le vaillant Godin, que le commandant aimait depuis qu\u2019il avait perdu Merle et Gérard.Les autres, avec Hulot lui-même, suivraient la crête des rochers et descendraient opérer leur jonction avec les premiers.Beau-Pied et huit Bleus étaient partis en reconnaissance dès le matin: on les rencontrerait sans doute.De la Promenade, Corentin suivit ces divers mouvements avec le plus grand intérêt.\u2014Je ne sais pas ce que vous voulez dire.Et la femme se courba pour reprendre son ouvrage.\u2014Veux-tu donc nous faire avaler par les Bleus ?Ils nous poursuivent.La femme releva la tête, eta sur le commandant et ses Contre-Chouans un regard méfiant : \u2014Les Bleus regagnent Fougères.Que craignez-vous ?Mais Hulot lui montrant quelques-unes des sentinelles.\u2014Veux-tu laisser égorger ceux qui viennent au secours de Le Gars?demanda-t-il (A continuer) A r 1 P y\u2014V PSW ?/ t:; QUEBEC, 30 JANVIER 1931 5 LE FOUET ZIDORE AVEC SON VOISIN me il l\u2019a fait pour noircir la réputation des Libaraux.\u2014J\u2019pense qu\u2019y a ben plus d\u2019coliques depuis qu\u2019y s\u2019est lâche lousse à Londres.Cà commencé par un mal de s\u2019Thomas, puis ça tourné en humbug.\u2014Alors, y doit prendre la sauce \u201cHumbug\u201d pour faire passer son mal de s\u2019Thomas.Mais j\u2019ai ben peur que ça soit contagieux.Tous les Bleus ont l\u2019air d\u2019avoir mal en quèque part.Par exemple, Dupré a une paralysie de l\u2019alouette qui l\u2019empêche de parler .\u2014.P is Camillien a eu un coup d\u2019sang au cerveau; y a perdu lumière (\u2018tête ben un peu la boule aussi), p\u2019is y s\u2019est mis à envoyer des actions aux journaux qui l\u2019critiquent.\u2014Tu m\u2019en apprends enne belle là.Pas possible?\u2014Oui! ma grand\u2019foé du bon.Le v\u2019ià qui s\u2019pense par-sécuté.Pauvre Camillien ! \u2014J\u2019te l\u2019avais ben dit, que c\u2019t\u2019homme-là s\u2019pensait par-sécuté.Inque à ouerre, on voit ben.Ya une binette pour Histoire de harnais.\u2014Camillien est mal attelé.\u2014Une herse à ressort.\u2014Pas moyen de ferrer Oilliamme.\u2014Bei-gnette et sa Bible.\u2014Encore du \u201cHumbug.en sauce.Camillien a un coup de sang\u2014L\u2019alouette de Dupré est paralysée.\u2014Napoléon.comme on dit des fois, c\u2019est une autre sorte de poulain.Dans tous les cas, y paraît qu\u2019y est ben mal attelé, l\u2019pauvre Camillien.\u2014Mal attelé?Pas si mal que tu penses.Pour $20,000.par année, j\u2019consentirais ben à m\u2019laisse -atteler sur une herse à ret rt pendant une couple de s( aines.\u2014Tu pom jais ben jamais gagner ton $20,000.Inque deux s\u2019maines, tu y penses pas! Cà fait ben deux ans, pas loin, que Camillien est dans l\u2019attelage.\u2014Quand y s\u2019agit de l\u2019ferrer, ses amis sont obligés de Emettre dans l\u2019travail.\u2014Y a pas l\u2019air à trop se rebicheter quand y est dans l\u2019travail, mais Ouilliamme Tremblay rue comme un possédé.Les gros bleus de Morrial ont jamais pu réussir à l\u2019ferrer comme y faut.Y fait \u201ctrembler\u201d leur boutique avec ses cris et ses hurlements \u2014Pour r\u2019venir à nos moutons, ou plutôt à not\u2019Beignette toujours qu\u2019y s\u2019en va à Washington pour essayer de passer la bride au St-Laurent.Tu comprends s\u2019y va n\u2019avoir un succès.\u2014Hun! L\u2019St-Laurent, c\u2019est un fleuve bénit, comme disait l\u2019père François.Jamais qu\u2019la main de Beignette pourra y passer une bride.Pas c\u2019te fois-là! \u2014Tu vas voir si Beignette lui présente pas une Bible en guise d\u2019une mouture d\u2019avoine \u2014J\u2019ai ben peur que ce soit Beignette qui mange l\u2019avoine au lieu du St-Laurent.Y va en couler, d\u2019l\u2019eau en dessous du pont de Québec, avant que les projets de Beignette se réalisent.D\u2019abord, personne sait c\u2019qui veut dire là bas.\u2014Sans avoir lu les journaux, j\u2019peux t\u2019dire tout suite c\u2019que Beignette va dire.\u2014Oué! Te v\u2019ià \u201cgrand savant\u201d, mon bonhomme.Cou-les-moé donc ça dans l\u2019tuyau d\u2019l\u2019oreille?\u2014.! \u2014Envoueye! Contes-moé Humbug! \u2014Ah! pour ça, tu l\u2019as dit.Y va assaisonner ses discours ben certain avec une sauce à la \u201cHumbug\u201d.Y peut pas s\u2019en passer, autrement, y at-trappe un mal de ventre.quèque chose comme des coliques cordées.\u2014Oui, quand ça fait son affaire, y farme les yeux, mais quand çà fait pas son affaire, y beugle à tour de bras comme s\u2019y était pris dans une barrière Mes amis, c\u2019est pas des fon-nes! \u2014Tu comprends, quand un homme se choque, ça veut dire tout suite qu\u2019il a tort ou ben qu\u2019y s\u2019aperçoit qu\u2019il a l\u2019dessour.\u2014Écoute, mon vieux, not\u2019-grand Beignette va aller à Washington ben vite.-Quoisqu\u2019il va aller faire là, pour l\u2019amour?D\u2019mandes-moé-le pas.Il va s\u2019promener l\u2019paroissien dans les Etats c\u2019est pas pour rien.Y paraît qu\u2019il veut atteler l\u2019St-Laurent.\u2014Comment?Atteler l\u2019St-Laurent?l\u2019St-Laurent, c\u2019est pas un ch\u2019val.J-le sais ben, mais tous les journaux parlent de ça.Y disent que Beignette s\u2019en va «à Washington pour discuter la question du harnachement du St-Laurent.On met pas un harnais à d\u2019autre chose \"qu\u2019à un ch\u2019val.Ben dame, j\u2019sais pas trop.Moé de toé, j\u2019demandrais à Camillien s\u2019il en porte pas un harnais.\u2014Pour ça, c\u2019est facile de voir que Camillien a l\u2019dessour.Mais j\u2019cré ben qu\u2019y pensait prendre l\u2019dessus plus vite qu\u2019il l\u2019a pris.1 \u2014 Y l\u2019a pris.Jamais d\u2019la vie.Y l\u2019a pas encore pris et tant qu\u2019on s\u2019ra là, y Eprendra pas.C\u2019est pas nous autres qu\u2019y va s\u2019faire atteler par Camillien.Ah! non.ça.\u2014J\u2019m\u2019imagine qu\u2019y d\u2019vait pas penser qu\u2019c\u2019était comme ça.la politique.\u2014Y\u2019pensait Napoléon.Mais des Napoléons, y en a eu inque un, p\u2019is y s\u2019appelait pas Camillien! ça.\u2014Pour enne binette, y en a une tanante.Pas inque çà.Y a du front aussi.Tu comprend ben, un homme qui a employé toutes sortes de moyens com- Ah! Ben oui, m\u2019a dite 1 NOTRE PROVINCE EST MIEUX FAVORISEE QU\u2019UNE MONARCHIE PAR SON ADMINISTRATION.- la Médaille d\u2019Or, le titre de Commandeur de l\u2019Ordre du Mérite Agricole et le diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel et M.Donat Raymond a reçu le diplôme comme les deux précédents et la médaille de très grand mérite spécial.M.Belisle mérite une mention toute spéciale.C\u2019est un cultivateur modèle comme le Ministère de l\u2019Agriculture voudrait avoir tous les cultivateurs de cette province.Il cultive sa terre pour en faire une affaire payante et intéressante et non pas pour recevoir des octrois ou des félicitations.Si, cette année, il a été comblé d\u2019honneurs, ce n\u2019est pas parce qu\u2019il a recherché ces honneurs, mais parce qu\u2019il a été \u201cdécouvert\u201d par les fonctionnaires du Département.M.Bélisle est un modeste et il a su, dans son discours, attribuer le mérite à son épouse et à ses très nombreux enfants.Cette cérémonie, qui s\u2019est que le peuple a fait preuve déroulée au Parlement, montre d\u2019intelligence en maintenant bien quel, souci le gouverne- ainsi pendant de très nomment provincial, met à encou- breuses années les Libéraux à rager les cultivateurs vrai- la tête des destinées de la ment dignes de ce nom.\tprovince ?Il en est ainsi dans tous les Pourtant, l\u2019Opposition cric sans cesse que nous sommes des éteignons, nous, les Libéraux.Eteignons vous-mêmes, pourrions-nous leur répondre.Mais, quand on voit de qui viennent ces critiques, l\u2019esprit sportif dont les Libéraux semblent avoir le monopole en fait de politique nous empêche de rétorquer à la façon des Houdc, des Savignac et des autres de la \u201cGang\u201d.Los œuvres, les résultats, parlent plus haut que la démagogie.pie élit les dirigeants qu\u2019il veut avoir.Le maintien au pouvoir des Libéraux pendant trente-trois ans est une preuve de l\u2019intelligence des Canadiens français.Notre petit peuple sait reconnaître les mérites où ils se trouvent vraiment et il accorde sa confiance à ceux qui savent la capter.Un événement bien significatif s\u2019est déroulé cette semaine au Parlement, effet,trois cultivateurs de cette province ont été décorés de l\u2019Ordre du Mérite Agricole par le gouvernement libéral, qui reconnaît par ce moyen depuis de nombreuses années, les efforts de la classe des agriculteurs.M.Adélard Belisle, un cultivateur du comté des Deux-Montagnes, a reçu le diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel, la Médaille d\u2019Or, et la cravate de Commandeur de l\u2019Ordre du Mérite Agricole.M.Damase Lafortune a reçu En Europe, où les monarchies ont été pendant longtemps le mode d\u2019administration le plus répandu, ce sont les rois qui ont le plus encouragé l\u2019artisan, l\u2019agriculteur, les arts, les sciences et les lettres qui sont passés à l\u2019Histoire comme des grands bienfaiteurs.Mais, les royautés étant héréditaires, il arrivait souvent que le successeur d\u2019un roi intelligent et ami du progrès fût un pauvre raté qui plongeait le pays dans les pires aventures guerrières et le menait à la ruine.Tout dépendait donc de l\u2019intelligence du monarque et le peuple n\u2019y pouvait rien faire.Quand il en avait assez il se révoltait._ Notre province est mieux favorisée sous le régime libéral qu\u2019elle le serait sous n\u2019importe quelle monarchie \u201cprovinciale\u201d, n\u2019en déplaise à ce cher Armand.Nous avons la bonne fortune de vivre dans un pays démocratique, où le peu- domaines, dans les arts, dans les sciences et les lettres, où de nombreux prix et des bourses également très nombreuses sont accordées chaque année à nos jeunes gens les plus brillants.C\u2019est dans la création d\u2019écoles spéciales, dans la formation de compétences dans toutes les branches qui pourraient faire de nous un peuple libre et capable de se suffire, dans l\u2019encouragement des métiers et la protection de l\u2019ouvrier, même le moins instruit, que le gouvernement libéral s\u2019esttoujours distingué depuis qu\u2019il est là.N\u2019est-ce pas que nous sommes favorisés?N\u2019est-ce pas que nous n\u2019avons rien à envier aux régimes européens et même américains?N\u2019est-ce pas En | i V \\ \\ f.f 6 LE FOUET QUEBEC, 30 JANVIER 1931 GUERTIN RIT DES OUVRIERS Houde Journaliste SUR LA SCENE ! I LES FINS-FINS Il s\u2019agit des fins-fins, (savants que chacun pense), Qui toujours sans compter, d\u2019une grande dépense, Servent dans \u201cLe Journal\u2019\u2019 au profit des humains Les fruits qu\u2019un jour le ciel a placés dans leurs mains.Consultez-les, o vous, qui souffrez d\u2019indigence! Et dont les facultés sont de si pauvre engeance.Consultez-les surtout quand le doute est chez vous, Que votre âme incertaine a perdu ses atouts, Vous allez voir comment, de quelle certitude, De quelle sûreté, ces gens de grande étude Vous diront comment faire en cette occasion, Comment pour réussir régler la question.Certes, ils ne diront pas, en voyant votre affaire: \u201cEuh!.Je pense, monsieur que.c\u2019est ça qu\u2019il faut faire, Selon moi, c\u2019est ainsi qu\u2019il serait bon d\u2019agir, C\u2019est bien le mieux, je crois, pour ne pas en rougir, Il me semble, enfin, que.oui, j\u2019agirais de même.Mais vous excuserez mon ignorance extrême De ne pouvoir vous dire un peu plus sûrement Ce qu\u2019à mon humble avis il faut faire vraiment, Pardonnez-moi, monsieur, si devant vous je doute Et ne sais pas très prompt à vous donner la route, Cela vient de l\u2019horreur que j\u2019ai de me tromper, Qu\u2019on me dise: \u201cPar vous je me suis fait duper! .\u201d Là n\u2019est pas des Fins-Fins le plus docte langage.Ma foi, dans \u201cLe Journal\u201d on a pas ce tangage, On ne balance pas si longtemps pour si peu, On a vite choisi entre l\u2019onde et le feu.Voici comment Fin-fin arrangera la chose Si par hasard chez lui toute question se pose: \u201cOh! mais, mon cher monsieur, faites comme ceci, Et je suis bien certain qu\u2019en y allant ainsi, Vous allez réussir dans la moindre entreprise.C\u2019est ce que je promets de par ma tête grise !.Maintenant, mon ami, peut-être en d\u2019autres lieux, Avez-vous des ennuis, des doutes ennuyeux?Oh! ne vous gênez pas, demandez mon service Car je ne puis souffrir (ce que j\u2019appelle un vice! .) Le doute impertinent, cette indécision Qui toujours vous retient en folle vision.Eh oui! moi, monsieur, je n\u2019attends pas, j\u2019affirme! Oui, mon cerveau, vraiment, n\u2019est pas assez infirme Pour ne pas décider tout de suite en deux mots Quel est en vérité le remède à vos maux.J\u2019affirme et voilà tout.En bien des circonstances Mes affirmations parurent des sentences! .Je raisonne, monsieur avec rapidité.Et je forge, au besoin, même la vérité!\u201d N\u2019est-ce pas là parler comme un homme impeccable?N\u2019est-ce pas un oracle ou n\u2019est-ce pas le diable?D\u2019où vient donc à Fin-fin cette heureuse merveille De pouvoir affirmer ce qu\u2019un autre la veille, Malgré son aptitude et son bon vouloir N\u2019a fait que supposer, doutant de son savoir ?Demandez-moi d\u2019où vient la pédante purée Qui mijote au chaudron de la clique azurée.Pourquoi les ignorants qui s\u2019ignorent trop bien Ne savent qu\u2019après tout tout homme ne sait rien?.Camillien Iloude est maintenant journaliste, en effet il est le propriétaire du feuillet illustré bleu en politique et rouge en couleur.Un de nos lecteurs nous écrit qu\u2019il est un employé municipal et qu\u2019un Monsieur Dubuque, supposé beau-frère de Camillien l\u2019a sollicité pour un abonnement au journal en question.Ce journal se vend deux sous à Québec, un sou pour le distributeur et un sou pour le dépositaire.Il ne reste rien pour l\u2019administration et pour ses propriétaires.Comme ce journal sort tous les jours, notre expérience nous démon- t trc que son ou ses propriétaires perdent environ $65.00 par jour.faisons souffrir les ouvriers, c\u2019est pour le parti que je travaille avant tout, que les chômeurs attendent, quand nous aurons tout critiqué, tout blâmé, un après l\u2019autre les actes du Gouvernement bien ce sera le temps de s\u2019occuper des chômeurs.Il faut d\u2019abord travailler pour le parti bleu, faire voir qu\u2019il existe, au moins, et que nous faisons quelque chose en Chambre!.Le parti avant les ouvriers, voilà bien la politique des farceurs de l\u2019orcheste à Camilien ! En cette heure angoissante où le Gouvernement de la Province s\u2019empresse de passer des mesures relatives à la question du chômage, le petit Guertin, mutin et lutin, s\u2019amuse à faire de l\u2019obstruction et des plaisanteries.Le chômeur, qui attend, ne trouve pas ça si drôle.Il attendra, pense le petit Guertin, moi,je veux faire de l\u2019obstruction, c\u2019est la consigne du parti, critiquer tout et rire de tout ce que le Gouvernement veut présenter.Tant pis si nous ¦ ¦ i I i LA PROSTITUTION Une courte enquête à Montréal faites par trois journalistes de Montréal tenterait à démontrer qu'il se dépense tous les soirs à Montréal environ $2,500.00 dans les maisons de prostitutions tolérées par la ville.Car personne n\u2019ignore que l\u2019on tolère le vice à Montréal.Plusieurs journaux détestent critiquer ce genre de vice car il faudrait pénéter dans certains détails peu intéressant pour les gens honorables.Seulement, ceci est regrettable car si les honnêtes citoyens connaissaient ce qui se passe à Montréal actuellement, ils demanderaient immédiatement une enquête royale et sous peu le Fouet portera des accusations directes qui démontreront comment certains personnages politiques s\u2019enrichissent au détriment de pauvres filles venant de la campagne.Et ces mêmes politiciens seront les premiers sous peu à parcourir la Province pour s\u2019attirer la confiance du peuple.Dans une certaine maison de la Petite rue Charlotte, les journalistes en question ont pu y compter 28 malheureuses, et à compter de 7 hrs du soir précises jusqu\u2019à 3 heures du matin ledit bouge reçut la visite de 38 personnes représentant la jolie somme en moyenne de $150.00.15% de cet argent va où?Nous le saurons, et sous peu.La Providence nous aidera à dévoiler aux Montréalais et à la province les politiciens qui bénéficient du vice et sous peu nous l\u2019espérons.On peut facilement s\u2019imaginer pourquoi Camillien se lamentent qu\u2019il n\u2019a pas de journaux ou encore que ceux qu\u2019il a lui coûtent énormément cher.J.P.ALIAS LEO DOYON CONDAMNE 4 Léo Doyon du club des ouvriers Garni llien Houde a été condamné à la cour du recorder de Montréal à payer àun pauvre ouvrier sa semaine de salaire, Doyon avait flanqué le pauvre père de famille dehors sans aucune raison.Ce Doyon est le môme qui s\u2019est fait mettre les mouches par l\u2019Iion.Perreault.En bon compagnon, Doyon est un menteur public.SCARAMOUCIIE.# .# @ Toute la collaboration qui nous @ sera fournie recevra une attention spéciale.UNE DELEGATION HOUDISTE : LES RIDEAUX # # La capitale fédérale recevait Houde, qui purge actuelle-lundi dernier la visite de M.ment une sentence de deux Houde, Alderic Plain et quel- années aux travaux forcés, ques autres visiteurs de la M.Camilien Houde insista métropole, et pour être plus fortement en mentionnant que précis le département de la justice fédérale fût envahie par la \u201cgang\u201d Montréalaise.Quel était le but de leur visite ?La réponse est bien simple tout le monde la connaît, c\u2019était tout simplement pour intercéder auprès des ministres de la justice, pour que celui-ci soit clément envers Donat çat gouverneur de la prison.A BRAY # # .© # Allan Bray s\u2019est fait voter $1,424.00 pour des rideaux.On nous apprend qu\u2019un particulier qui aurait acheté les mêmes rideaux les aurait eu pour $394.00 seulement M.Bray dit pourquoi ne pas en profiter, surtout il n\u2019y a plus de chômage et qu\u2019il se présente dans Vaudreuil.© # # son _ homonyme n\u2019avait pas justice, surtout quand on prend le gouverneur de Pile Ste-Hélène et que l\u2019on en fait le Gouverneur des casseurs de roches à St-Vincent de Paul\" Comme Houde ne put réussir à obtenir un pardon, il se promit que s\u2019il arrivait pouvoir, chose impossible, il verrait à placer Donat le for- # © # # # # © © © L\u2019ADMINISTRATION © # © LE FOUET ° au © # # r il'J-'\t^ mm m 7 T I / h j QUEBEC, 30 JANVIER 1931 7 LE FOUET CAMILLIEN L\u2019Assemblée de Drummondville et les commentaires du \u201c Journal \" 5 I Va être remplacé bientôt comme Chef de l\u2019Opposition .(Les dépêches) Pour faire impression, ce pauvre Houde a sué sang et eau dans sa réponse au discours du Trône: il a parlé pendant quatre heures.Voyez donc ! Mais il n\u2019est bon qu\u2019à parler: il n\u2019a jamais su agir.Et encore, il ne dit rien quand il parle.C\u2019est des bouffonneries, des platitudes, des niaiseries pour amuser les enfants d\u2019école.Les gens sérieux ont des sourires de commisération pour lui, tellement il parle.creux.Il ne raisonne pas, il résonne! On dirait vraiment que, parfois, il est parti pour la lune\u2014 quand il n\u2019a pas de visions hystériques.Et voilà! On veut le \"dumper\u201d .il a été pesé et ses amis d\u2019hier le trouvent déjà trop léger (ou mieux: trop lourd à porter).C\u2019est un poids mort; un poids percé dont les entrailles et bénites menacent Les dernières dépêches nous apprennent que Camillienau-| rait reçu de ses partisans politiques un ultimatum.Jusque là, il n\u2019y a peut-être pas grand nouveau; il a reçu ultimatum par-dessus ultimatum depuis qu\u2019il remplit ses deux mandats à moitié.Mais, cette fois, il paraît I que ses amis l\u2019ont sommé de j démissionner d\u2019ici trois semaines comme maire de Montréal sous peine d\u2019être remplacé comme chef de l\u2019Opposition.C\u2019est plus grave ! Les quelques exaltés qui ont \\ choisi Camillien comme chef du parti conservateur dans la \\ province commencent à ouvrir les yeux.| Depuis qu\u2019il est là, il n\u2019a | fait que quelques discours dé-¦j\tmagogiques et, chaque fois |\tqu\u2019il a voulu intervenir sur ; le parquet de la Chambre, il de traîner dans la poussière J s\u2019est fait mettre les mouches, | you bien il s\u2019est mis le doigt meures.De plus, \"Le Journal\u201d ignore sans doute que pour accompagner le chef de l\u2019Opposition et ses amis, de la demeure de Mtre Nap.G arceau, le chef conservateur de Drummond, il n\u2019y avait que la fanfare et une cinquantaine de personnes.\"Le Journal\u201d ignore également, ou feint d\u2019ignorer, que sur le kiosque où tous les orateurs ont parlé et qui contient un grand nombre de personnes, il n\u2019y avait que deux dames, qui ont consenti à accompagner madame Houde, dames qu\u2019on est allé chercher à la dernière minute, en les priant de bien vouloir venir tenir compagnie à l\u2019épouse du chef de l\u2019Opposition.\"Le Journal\u201d ignore peut-être encore que le trésorier de l\u2019Association Conservatrice du comté ne s\u2019est même pas rendu à la réception qui a été faite à son chef, bien que sa présence y ait été requise.Nous le répétons, c\u2019est l\u2019assemblée du Premier Ministre et de ses collègues qui a été un succès sans précédent et c\u2019est l\u2019assemblée conservatrice,\u2019tenue précédemment, qui a été un colossal fiasco.\"Le Journal\u201d s\u2019est permis, dans l\u2019un de ses derniers numéros, de parler de l\u2019assemblée de Drummondville, qui a remporté un immense succès et qui aurait été, d\u2019après les conservateurs, un colossal fiasco.L\u2019organe de M.Maher se trompe étrangement.Nous, comprenons le dépit qu\u2019il a ressenti du succès d\u2019une telle assemblée qui restera mémorable non seulement dans la région des Cantons de l\u2019Est, mais dans toute la province.Le théâtre Rialto était rempli à pleine capacité et l\u2019a été sans interruption jusqu\u2019à la fin de l\u2019assemblée, les électeurs présents débordant d\u2019enthousiasme et manifestant à plusieurs reprises leur entière approbation de la politique libérale.qu\u2019on avait annoncé cette assemblée à gros titres, et en dépit de tout cela, il y eut plusieurs interruptions à l'adresse de M.Houde et de ses partisans, et la plus grande partie de l\u2019assemblée était composée de curieux et même de libéraux, qui désiraient entendre pour la première fois dans leur ville les attaques du chef de l\u2019opposition.Cette assemblée fut surtout un succès de curiosité, et en dépit de tout cela, au dire des journaux les plus partisans, il y avait 3000 personnes au plus, et d\u2019après le témoignage des journaux impartiaux, l\u2019assistance ne dépassait pas 1500, tel qu\u2019on peut le constater en se référant aux divers comptes-rendus qui ont été donnés dans le temps, de cette assemblée.Mais il y a plus, et ceux qui ont pris part à cette assemblée ont été singulièrement déçus.D\u2019abord, M.Houde est arrivé très peu escorté avec ses amis, longtemps après l\u2019heure à laquelle l\u2019assemblée devait commencer, et ce, au grand désappointement des organisateurs locaux, de sorte que plusieurs orateurs ont parlé à la noirceur, alors que les auditeurs repartaient en grand nombre, en automobiles, pour retourner à leurs de- | ' i Les orateurs ont été écoutés avec attention et enthousiasme et il a fallu ajouter, en avant du théâtre, des sièges spéciaux et un grand nombre de personnes ont dû rester debout tout le temps de l\u2019assemblée.Ce théâtre est grand et vaste et contient beaucoup plus de monde que la proportion mentionnée par \"Le Journal\u201d.De plus, c\u2019est par milliers que les électeurs de Drummond et des environs ont reçu le Premier Ministre à la gare et l\u2019ont accompagné à l\u2019hôtel et au théâtre.Sachant le désir que les contribuables avaient d\u2019entendre le Premier Ministre et ses collègues, les organisateurs avaient été obligés de se procurer à l\u2019avance l\u2019espace requis dans cinq autres salles de la ville, salles assez vastes et qui contenaient beaucoup de monde, et ce, sans compter des groupements considérables non seulement dans la ville de Drummondville mais dans toutes les paroisses du comté, qui s\u2019étaient réunis à maints endroits, en grand nombre, pour entendre les discours au radio.Bref, c\u2019est l\u2019assemblée la plus enthousiaste et la plus nombreuse qui a encore été tenue dans toute la région et nous pourrions ajouter dans plusieurs endroits de cette province.\"Le Journal\u201d fait allusion à l\u2019assemblée qui avait été tenue en plein air, dans le \u201cmois des morts\u201d, à Drummondville même, par M.Houde et ses acolytes et il ose affirmer, avec un sans-gêne qui est loin de lui faire honneur, qu\u2019à cette assemblée il y avait 6,000 personnes massivement groupées autour de M.Houde.Il faisait, lors de la tenue de cette assemblée, une température idéale, c\u2019était un samedi après midi, alors que toutes les manufactures sont fermées à Drummondville, qu\u2019on compte à cet endroit une population de 10,500 âmes, des boulevards.Décidément, Camillien est mal pris\u2014du moins, il est bien mal attelé.Sans s\u2019en douter peut-être, il a endossé la chemise de force en mariant ses deux mandats qui, jusqu\u2019ici, ne lui ont donné que des enfants \u201cgâtés\u201d.dans l\u2019œil.En somme, il est chef hono-.\traire de l\u2019Opposition, mais j\tc\u2019est Duplessis, Blain et quel- .\tqucs autres comparses qui I\tfont ce qu\u2019ils pensent être |\tl\u2019important du travail.h MANQIIE DE DELICATESSE UN QUI SAIT.i Quel est le notaire de la Troisième Avenue de Limoilou, à Québec, qui a pousser l\u2019indélicatesse jusqu\u2019à se plaindre à la police que son | voisin était assis paisiblement à écouter la radio j dans son foyer après une dure journée de labeur, en compagnie de son épouse ?Voici d\u2019ailleurs comment l\u2019incident enques-| tion s\u2019est déroulé : Vers les onze heures et quart du soir, le j citoyen en question était à causer avec son épouse tout en écoutant la musique provenant de son radio, lorsque tout à coup il entendit frapper à j tour de bras sur la muraille, chose peu intéres-I santé, il n\u2019y porta guère attention, comme l\u2019ins-] trument jouait passablement bas.Dix minutes s\u2019étaient à peine écoulée.après l\u2019incident en question, que le couple paisible fût troubler de nouveau par la sonnette de porte, en ouvrant celle-ci qu\u2019elle ne fut pas la surprise du citoyen f de se trouver face à face avec un officier de police.Et voici la conversation échangée entre les deux : L\u2019officier : Etes-vous un Monsieur X?dit-il.L Citoyen : Oui, monsieur.L\u2019officier : Votre voisin se plaint que vous jouer votre radio, est-ce vrai ?Citoyen : Oui, monsieur.L\u2019officier : Savez-vous que c\u2019est contre la Citoyen : Je ne crois pas.L\u2019officier : Allez-vous fermer votre radio ?Citoyen : Non, monsieur, je suis chez moi, et mon radio joue très bas.Bonsoir ! L\u2019officier fut très poli et n\u2019insista pas.Nous en avons assez dit pour le moment.i M i > Wm m !xïv S m w La boisson la plus saine m 52 Mb m (PE y rmtst \\ CANADIAN Fabriqué à Berthlervllle, Qué., sous la surveillance du Gouvernement fédéral, rectifié quatre fols et vieilli en entrepôt pendant des années.w O 4 p v.»-«««g, TROIS GRAND SURS 01 FLACONS, 40 onces\t$3.6$ 26 onces\t2.5$ 10 onces\t1.10 Gros: Moyens: Petits: ISSE loi ?Bureau chef i Montréal.Distillerie! Berthlervllle, Qué.DISTILLATEURS DEPUIS 1898 S Melchers Distilleries Limited/ m V N ! i LE FOUET 8 QUEBEC, 30 JANVIER 1931 ¦ ! LE LA FRANCE et M.BENNETT % i \u2018franc Parler\u2019 1 ON DEMANDE Le bel Armand, sans qu\u2019on s\u2019en doute, est sérieux, trsè sérieux même, à certaines heures.2,000 hommes ayant voté pour \u201c le Grand Employeur,\u201d le 28 de juillet dernier, salaire $1.00 de l\u2019heure.La seule |j condition pour rendre les applicants éligibles sera de faire serment sur le Franc Parler de voter pour le candidat bleu au provincial.Pour plus amples détails s\u2019adresser à Armand Lavergne, aux soins des Usines de Montmagny.Voici ce que le Figaro de bon côté mais que les autre «\t,.]\u2022\t.\t, Paris écrivait au sujet de la hamed,donner,entreautre, j^.dte ^ ^inct ^eeg, dé- i nous (lonne une prouve Wte occasionnée par un débat desonseneux\tsur le blé canadien Ainsi on ix ut lire, dans un ^\u2019Hon.R.R.Bennett, ai ticle editonal signe pai ni, premier ministre du Canada que le Franc I ai loi es un va sans doute s\u2019apercevoir que journal de doctrine conseï- nous sommes> nous les fran-vatrice, qu il n appai tien .a ça-s tr
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