Le fouet, 5 décembre 1930, vendredi 5 décembre 1930
[" V?Si, y QDEBEC7DÉCEMBRE 5, 1930 VOL.I \u2014 No.8 Rédaction et Administration : Boîte Postale 85 5c Sc \" 'Étu _ Circulation approuvée par \u201cLe Fouet\u201d Ha ! Ha ! Ha t Ha 1 CHILIEN MODE dans L\u2019EMBARRAS LE CHEF DE L\u2019OPPOSITION EST OBLIGE DE RENTRER LE DISCOURS QU\u2019IL AVAIT PREPARE D\u2019AVANCE POUR LE DEBAT SUR L\u2019ADRESSE AU DISCOURS DU TRONE.CONVERSATION AVEC SON SECRETAIRE Immédiatement après la séance d\u2019ouverture de la sion, mardi dernier, le chef de l\u2019opposition, très soucieux, fit venir son secrétaire particulier et lui dit: \u2014Ecoute, mon vieux, il va falloir changer tout le discours que tu m\u2019avais préparé pour engueuler le gouvernement.\u2014Comment cela?C\u2019est très bon discours.J\u2019avais copié des traits d\u2019esprits de Clé-menceau, des phrases à la de Mun et des invectives à la Hou-de.Faut pas sacrifier ça! \u2014Oui, il faut tout biffer à part les invectives, parce que ce que je voulais dire n\u2019est plus de mode: ce serait comme un discours ministériel et prouverais toutes les mesures prévues dans le discours du Trône.Un maudit discours! \u2014Et moi que sue depuis trois semaines pour vous fionner des phrases à effet.\u2014Sue encore! Il me faut un nouveau \u201cspeach\u201d pour demain matin.Je veux avoir le temps de l\u2019apprendre.\u2014Dites donc, mon maître, si vous aviez un peu de bonne volonté, vous pourriez m\u2019épargner cette besogne.\u2014Tu vois bien que c\u2019est impossible, imbécile, Lisons-le ensemble, ton discours- tu verras.Cela dit, Camilien et son secrétaire se mettent à la lecture de ce discours, dont l\u2019un fournit les idées et les phrases et dont l\u2019autre fourni la gueule.Au feuillet 3, ils lurent: \u201cMonsieur l\u2019orateur, je connais des ministériels qui vendent la province au capital étranger- mais qui n\u2019ont aucun souci du cultivateur et tout depuis le discours du de l\u2019ouvrier.N\u2019est-ce pas Trône.Tu ne l\u2019as pas lu, ce scandaleux que de voir ces discours?Mais tu ne con-profiteurs faire grasse vie et nais donc rien de rien! Rene rien faire pour les hum- garde! blés et les souffrants.Le gou- Et le compositeur de dis-vernement n\u2019a rien fait et ne cours lut ce passage du défera rien pour encourager le cument vice-royal: pWflïH r- S \\ ses- n Assemblée Legislative fi-i\\ ' - C \u2014 ^-4\t> /£a I I i M I III I P! 4 un # @ 6 y 27 «V kir| o nr r y > j\u2019ap- I i^SIM i il |(W XU fïc Ip.KOUDE ; : CAMIU EN !iU- ill \" F= ?! i : i,1 i i:.Ill i; \u2022' i.! I (* ':(I U\\ i; il IjiM w i II ! ! ' t '¦Ù A>4 feuillet et lis ce que tu voulais me faire dire encore : \u201cLe gouvernement écrase les municipalités rurales par la collection des intérêts sur les emprunts de la voirie.Il faudrait diminuer cet intérêt.\u201cMon gouvernement veut aussi, pour aider la classe a-gricole, réduire de deux à un pour cent cette année l\u2019intérêt de l\u2019argent avancé aux municipalités pour la confection des routes et y renoncer complètement l\u2019année prochaine.Nos municipalités y trouveront ainsi un avantage considérable.\u201cMon gouvernement croit que les cultivateurs se plaignent avec raison du taux é-levé de l\u2019intérêt que doivent payer ceux qui ont recours au prêt agricole créé par le Parlement du Canada.Afin de rendre les prêts plus accessibles à la classe rurale, il Suite à la page 5 \u201cLe cultivateur et l\u2019ouvrier sont les deux grands facteurs de notre prospérité.Mon gouvernement veut les aider dans toute la mesu- chaulage et le drainages des terres; il ne fera rien pour procurer des engrais chimiques aux agriculteurs ; il ne fera rien pour payer aux propriétaires de troupeaux les nombreuses vaches \u201ctuber-culines\u2019\u2019 que les vétérinaires font abattre de façon inhu-Pauvres vaches ! re du possible.\u201cAux cultivateurs, il entend offrir de larges octrois pour le chaulage et le drainage des terres, pour la dis- \u201cEt le prêt agricole?Pensez-vous que ce n\u2019est pas ex-tribution et la diffusion pïoiter le peuple que de l\u2019o-d\u2019engrais chimiques et pour bliger, indemniser les propriétaires secourir, à payer un intérêt des animaux abattus lors- de six et demi qu\u2019ils sont atteints de tuber- Les cultivateurs en chent pourtant assez sans .! s\u2019écria qu\u2019on vienne les ruiner dale scribe oppositionniste.vantage par des taux pres-Moi qui croyais avoir inven- que usuraires.\u201d \u2014Eh! bien, lis mainte-\u2014Mon compliment pour j nant ce passage du discours tes inventions.Tourne le du Trône: marne.Pauvres habitants!\u201d c\u2019est \u2014N\u2019est-ce pas que tapé?dit le secrétaire.\u2014Ce n\u2019est plus \u201ctapé\u201d du prétexte de le sous pour cent ?arra- culose.\u201d \u2014C\u2019est ben m.té ça.I .i i QUEBEC, DECEMBRE 5, 1930 LE FOUET a : moiselle, que voici, venait nous enlever Le Gars pour le livrer à la République.\u2014Depuis ce matin, j\u2019aurais pu le livrer plusieurs fois, et je lui ai sauvé la vie, répliqua Ma- 5 Sous le Numéro I &-'v* LE FOUET j r ORGANE POUR FOUETTER LES FARCEURS rie.% Furieuse, Mme du Gua s\u2019élança sur elle, la griffa, lui arracha ses vêtements, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle eût trouvé la lettre que Mlle de Verneuil avait présentée à Hulot, à l\u2019auberge des Trois Maures.Elle la lut à haute voix : \\ V Publié et imprimé par \u201cLe Fouet Enrg.\u201d I Jacques Pinault Directeur U V V 1 \u201cLes citoyens commandants militaires, de tous grades, des départements insurgés et en particulier des localités où se trouvera le ci-devant marquis de Montauran, chef de brigands et surnommé Le Gars, devront prêter secours et assistance à la citoyenne Marie Verneuil, et se conformer aux ordres qu\u2019elle pourra leur donner.\u201d Cette lettre était signée : Fou- FEUILLETON Il V LES CHOUANS 512 (Suite du numéro précédent) Montauran lui-même vint chercher les deux officiers et les emmena au salon.\u2014Ouvrez l\u2019oeil ! dit encore Gérard à Beau-Pied et à Clef-des-Coeurs.On passa à la salle à manger, ü se fit un silence pendant lequel Marie s\u2019amusa a observer chaque convive.Elle remarqua Avec plaisir que les deux of liciers républicains avaient air qui en imposait et semblaient dominer l\u2019assemblée., \u2014On voit bien qu\u2019ils défendent la bonne cause! se dit-elle.Un espoir en elle de convertir Montauran.Il était trop noble, trop généreux pour n\u2019être qu'un chef de brigands! CHAPITRE IX L\u2019assemblée resta stupéfaite de cette fière réponse.Une décharge terrible fit trembler la salle.Les deux officiers s\u2019élancèrent sur le perron.Les Bleus gisaient sur la litière ensanglantée.Une centaine de Chouans tiraient sur les survivants comme sur des lièvres, achevaient les mourants, et dépouillaient les morts avec une extraordinaire repidité.On entendait le bruit sourd de corps tombant à l\u2019eau : c\u2019étaient des Chouans que Marche-à-Ter-re avait postés sur la rive et qui, dans la bousculade, avaient perdu l\u2019équilibre.\u2014N\u2019avais-je pas raison de dire que vos soldats n\u2019iraient pas jusqu\u2019à la Pèlerine?demanda le marquis à Gérard.Je crois aussi que votre tète sera pleine de plomb avant la mienne, qu\u2019en pensez-vous ?\u2014J\u2019aime mieux périr ainsi que de triompher comme vous ! répondit Gérard.Puis, regardant ses soldats couchés nus et sanglants : \u2014Les avoir assassinés lâchement! murmura-t-il.\u2014Comme le fut Louis XVi, monsieur, lépliqua la marquis.\u2014Louis XVI fut jugé.\u2014Vous accusez le Roi! \u2014Vous combattez la France! \u2014Allons, dit Merle, vas-tu prendre le moment de ta mort pour te quereller?\u2014C\u2019est vrai, dit Gérard.Et, se tournant vers le marquis: \u2014Monsieur, faites-nous la grâce de nous fusiller sur-le-champ.Pille-Miche l\u2019ajusta; le marquis ne fit pas un geste pour l\u2019arrêter, et l\u2019adjudant-major tomba comme un arbre.Un instant après, Pille-Miche et March e-à-Terre se disputaient sa dépouille.\u2014Si vous avez envie d\u2019achever de souper, capitaine, dit le marquis à Merle, vous êtes libre de me suivre.Ils renrtèrent dans la salle à HI I CANADIAN^ La boisson la plus saine ché.Fabriqué à Berthierville, Que., \u2022ou» la eurveillance du Gouvernement fédéral, rectifié quatre fois et vieilli en entrepôt pendant des années.GEHBïA Marie gardait une attitude si noble et était si belle que les assistants étaient pour elle.Mme du Gua le sentit, et, jalouse, décida de se débarrasser sur-le-champ de sa rivale.Elle appela Pille-Miche, et, lui désignant Mlle de Verneuil : \u2014C\u2019est ma part de butin, dit-elle, je te la donne, fais-en ce que tu voudras! L\u2019assemblée frissonna.Francine resta comme frappée de la foudre.Le marquis, qui venait de rentrer, assistait à cette scène, pâle et immobile comme une statue.Seule, Marie garda son assurance et jeta sur les chefs chouans un regard de mépris.Mais, voyant le marquis qui ne faisait pas un geste pour la défendre, l\u2019indignation la saisit.Elle prit une épée et l'en frappa.Mais l'épée avait glissé entre le bras et le flanc.Montauran prit le poignet de la prisonnière et l\u2019entraîna dehors, aidé de pille-Miche.\u2014Pierre! hurlait Francine.Pierre ! Quand Marie vit dans la cour tous les cadavres des Bleus, elle se mit à rire, d\u2019un rire affreux: \u2014Ah ! la foi d\u2019un gentilhomme! Ah! la belle journée! \u2014Oui, belle, dit le marquis a-vec ironie, et sans lendemain ! Ces mots ne laissaient à Marie aucune illusion sur le sort qu\u2019on lui réservait.Merle était resté seul parmi les Chouans.Il retrouva encore une fois ce ton de plaisanterie qui ne l\u2019avait jamais quitté dans les plus grands danger.Vous ne refuserez pas un verre de vin à un homme qui fait sa dernière étape?dit-il en tendant son verre.\u2014Epargnons-lui le dessert, proposa Mme du Gua.Il lui plaisait de laisser la vie à ce Bleu qui montrait tant de crâ-nerie.\u2014Vous êtes bien cruelle dans vos vengeances, madame ! Ou-Liicz-vous mon ami assassiné qui m\u2019attc.d?Je ne manque pas à mes rendez-vous ! \u2014Capitaine, dit le marquis qui ia:\u2019; rentré, vous êtes libre! Fr il lui jeta son gant.(Huitu au prui\u2019i - :i numéro) M TROIS GRANDEURS DI $3.65 40 onces 26 onces 10 onces Gros: Moyens: Petits: 2.55 HP 1.10 un Bureau chef; Montréal.Distillerie; Berthierville, Que.DISTILLATEURS DEPUIS 1898 S-.Le Guet-apens Vers la fin du dîner, un hôte Après a- Montréal, 1er déc.1930 Messieurs* Vous pouvez voir par cette lettre qu\u2019un citoyen haut placé de Montréal a adressé à un journal pour lui donner un conseil sur sa manière d\u2019agir envers un homme politique.J\u2019espère que vous porterai attention à cette lettre qui attaque si ouvertement ce journal.\u2014 Merci.retardataire entra, voir satisfait un gros appétit, il laissa voir quelque surprise de la présence des Blues à cette table des chefs chouans.Il se mit à regarder attentivement les deux officiers, puis Mlle de Alors un sourire Un Citoyen de Montréal.Verneuil.lèvres, on eût dit passa sur ses qu\u2019il l'avait reconnue.Il se pencha à l\u2019oreille de son voisin, LE DEVOIR DU BON JOURNAL Le courrier nous apportait, ces jours derniers, la lettre suivante: murmura quelques mots que celui-ci répéta à un autre convive et qui firent presque le tour de la table, ne s\u2019arrêtant qu\u2019à Gérard.Les deux Républicains s\u2019interrogeaient des yeux, inquiets ; Marie regardait Montauran avec surprise, blessée de tant d\u2019impolitesse.Le marquis, pâle comme de la retourna vers le comte Au directeur de \u201cL\u2019Illustration\u201d, Montréal.Cher Monsieur, Je suis un lecteur assidu de votre journal, et de remarque que depuis quelque temps vous consacrez la plupart de vos articles de fond à des éloges dithyrambiques de M.Camilien Houde, de l\u2019administration municipale et du parti conservateur en général.S\u2019il fallait vous en croire, \u201cle p\u2019tit gars de Ste-Ma-rie\u201d serait un véritable Messie, un don de Dieu, un superhomme destiné à régénérer notre monde politique faire de notre province une nouvelle Arcadie.Toujours d\u2019après vous, les partisans de M.Houde, plutôt ses disciples, seraient les parangons de toutes les vertus civiques, les apôtres de la seule et unique doctrine ne capable d\u2019assurer le salut de notre population, tandis que vous anathématisez sans rémission comme les suppôts de Satan, l\u2019hon.M.Taschereau, M.Desroches et en somme, tous ceux qui ont le malheur de ne pas partager entièrement la conviction de l\u2019infaillibilité de M.Houde, ou qui ont conservé un certain attachement à la cause libérale.cire, se de Bauvan qui avait mis en circulation ces mots mystérieux.\u2014Comte, cela est-il vrai?dit- et à il d\u2019une voix grave.\t\u2014Sur mon honneur! répondit le comte.Montauran regarda encore Marie, puis murmura: \u2014Je donnerais ma vie pour me venger sur l\u2019heure! Les deux officiers républicains se levèrent.\u2014Que désirez-vous, citoyens1 manger aussi pâles l\u2019un que l\u2019audit Mme du Gua qui triomphait, tre.! Croyez-vous, Cher Monsieur* \u201cL\u2019Illustration\u201d ».\t.\tque s attire les sympathies de la masse en faisant preuve d\u2019un pareil esprit de partisannerie?Il nous semble pourtant |a mission de tout ben journal soit de renseigner le public d une façon sincère et impartiale, et de cette façon contribuer à la formation d\u2019une opinion publique saine ci raisonnable.Votre formule semble être tout l\u2019opposé de celle-là.Votre tout dévoué, \u2014Nos épées, citoyenne! répondit Gérard.\u2014Qu\u2019en ferez-vous à table ?Au bruit de la décharge, les convives s\u2019étalent tous levés, à \u2014Nous allons jouer à un jeu ! l\u2019exception de Mme du Gua.Eli que vous connaissez, et nous, voulut rassurer ses hôtes: vous verrons ici d\u2019un peu plus ; \u2014Ce n\u2019est rien, ce sont les nôtres qu\u2019à la Pèlerine.\tj très qui tuent les Bleus ! Made Le marquis chancelait comme an homme ivre.rive demanda Montauran.VIR BONUS.! R?QUEBEC, DECEMBRE 5, 1930 LE FQUET 3 ZIDORE AVEC SON VOISIN Une vision.\u2014 L\u2019âme virginale d\u2019Armand.\u2014 Pitre Baltrand avec son fusil de toile.\u2014 En pyjamas sur le hangar No.21._______________Une baloune qui explose.\u2014 Deux petits chiens de poche.\u2014 Martin Pêcheur envale un épaulard à tête ronde.\u2014 Le \u201cHum Bug\u201d à Beignett.\u2014 Un barbot empaillé.\u2014 Dupré croque marmotte.\u2014 Le royaume à Armand.\u2014 Le stèque.\u2014 Parmi les Lords.\u2014 L\u2019histoire du cop pleumé.\u2014 Queue de poisson vs queue de veau.\u2014Y a pas inque Camilien qu\u2019est capable d\u2019avoir des visions.\u2014\u2018Coûtes, Zidorc, c\u2019est pas pour rien dire de trop, mais les gens qu\u2019ont des visions d\u2019nos jours, c\u2019est des craqués.\u2014Tes pas ben gêné! J\u2019en ai eu une a\u2019c\u2019te s\u2019maine, pendant que j\u2019me promenais su\u2019 la Terrasse.\u2014Quoisque t\u2019as vu?Contes-moé donc çà un peu.Toé, j\u2019sais ben qu\u2019t\u2019e pas craqué.\u2014J\u2019ai vu des affaires pas mal cstraordinaircs.Je regardais su\u2019 l\u2019flcuve pa mal fixe quand j\u2019ai aparçu tout d\u2019un coup l\u2019âme virginale d\u2019Armand qui s\u2019balançait au bout d\u2019cnne grue dans l\u2019Anse au Foulon.J\u2019ai fait l\u2019sign d\u2019Ia croix, mais la vision est v\u2019nue ben plus nette.Wolfe est arrivé avec cnne grand\u2019épée pis y s\u2019est mis à faire des sparages; j\u2019me su\u2019s mis à r\u2019gardcr par iousque qu\u2019y regardait.\u2014Quicé qui pouvait ben aour-rc là?\u2014Tu m\u2019croiras pas, mais c\u2019était Pitre Baltrand qui l\u2019visait avec un fusil d\u2019toile.Pitre voltigeait dan un beau pyjamas de soie célanèse au-desus du hangar No.21 mais, ce oir-là on aurait dit qu\u2019y avait des cornes qui sortaient au travers de son chapeau d\u2019cator.Paf ! y a tiré su\u2019 Wolfe.J\u2019ai fait un saut, p\u2019is la vision a disparu.J\u2019me su\u2019s frotté le yeux, alors j\u2019ai vu comme in espèce de petite breume qui montait su\u2019 l\u2019eau.\u2014C\u2019était toujours pas l\u2019Enfer qui v\u2019nait charcher l\u2019âme de Pitre?d\u2019vait trouver çà toffe.\u2014J\u2019t\u2019en passe un papier, qu\u2019y trouvait ça toffe! Y a eu assez d\u2019misère qu\u2019en s\u2019débattant, y a denné un coup d\u2019pied su\u2019 l\u2019men-ton grassouillet d\u2019Alla qu\u2019a lâché un tannant d\u2019sacre.Y m\u2019en a passé un frisson su\u2019le spring dorai.J\u2019sus v\u2019nu les jueux dret-te su\u2019 la tête p\u2019is j\u2019me sus farmer les yeux.Quand j\u2019me sus rouvert les yeux, y avait p\u2019us rien su\u2019 l\u2019fleuve.\u2014L\u2019yâbe les avait tous emporté?\u2014Quèquc chose comme çà, dans tou les cas, la balounne a-vait l\u2019air d\u2019avoir cxplos-.Mais par en arrière, on entendit un espèce de bruit qui r\u2019semblait à un bordonncmcnt d\u2019arioplanc.J\u2019me s\u2019us écartillé les yeux pour mieux oueurre.Mais j\u2019ai rien vu.Cà d\u2019vait être le \u201chum l\u2019p\u2019tit Dupré qui s\u2019est embêté tout {\u2019temps depuis qu\u2019y est rendu de Faut\u2019 côté.C\u2019pauvre p\u2019tit Dupré, y passe son temps à croquer marmotte p\u2019is à s\u2019mordre {\u2019front depuis qu\u2019y est là-bas.C\u2019est ben d\u2019valeur d\u2019gaspiller d\u2019I\u2019argent comme çà.\u2014Avec {\u2019gros barbot à Bei-gnette, y va pouvoir s\u2019amuer.\u2014S\u2019amuser?Y doit.Tout l\u2019inonde s\u2019amuse, inque à en entendre parler.Les bleus ont été pas mal démontés d\u2019entendre dire ça su\u2019 l\u2019compte d\u2019ieur grand Boss, mais ça ben l\u2019air qu\u2019y {\u2019méritait, parce que çà été dit en pleine chambre des députés en Angleterre.\u2014Pauvre gros Bcignette, ÿ est tout seul à s\u2019prcndre au sérieux; y va faire rire de lui du commencement à la fin.C'a va donc ben avec Camilien puis Armand.\u2014Tu sais ça?Armand est en train d\u2019fonder un royaume en Amérique.\u2014Ben, j\u2019te cré pas.C\u2019est toujours pas le royame dgs Incas?ner Sire, ou ben Lord.\u2014Y est pas encore assez gras pour passer parmi le lords.\u2014A moins qu\u2019y veule avoh enne autre job comme pour écri-cre des p\u2019tites phrase drôle» pour faire rire le Roi, Mais j\u2019eré pas qu\u2019y réussisse.\u2014Y commence à être trop vieux p\u2019is y est trop connu.Ch prend p us.\u2014M\u2019a dire comme toé.Y ,é tait ben meilleur que çà quand y était nationaliste p\u2019is qu\u2019y trai tait Laurier de vieux coq pieu \u2014Non.Cà commencé à v\u2019nir plus clair, p\u2019is çà \u2019est mis à grossir, p\u2019is à grossir.Bonquienne d\u2019affaires, que j\u2019me su\u2019s dit, quoisque c\u2019ct que c\u2019tc balounne- là?\u2014Allan Bray, j\u2019suppose?\u2014Comme de bonne.C\u2019était lui en corps et en âme avec deux p\u2019tits chiens d\u2019joche qui s\u2019app\u2019-laient Savignac et p\u2019is Blain.Y en avait un qu\u2019avait quésiment plus d\u2019poil, tellement y \u2019était frotté après les poteaux de télégraphe.\u2014Qoicé qu\u2019y a fait, Allan, a-vec ses deux chiens d\u2019poche?\u2014Y les a quissé après les bleus dissidents d\u2019Québec.Y en avait un tas d\u2019assis au pied du cap Blanc qui loafaient, mais les deux p\u2019tits chiens dpoche ont pas osé.En arrière d\u2019cux-au-tres, y avait l\u2019Martin Pêcheur, qui v\u2019nait d\u2019cnvalcr un épaulard à tête ronde.L\u2019petit Sauvé é-tait c navant qu\u2019esayait d\u2019y rentrer çà dans la margoulette à coup d\u2019pinces à clore, mais çà rentrait pas pantoute.\u2014C\u2019pauvrc yâbe de Martin, y mé.\u2014J\u2019mcn rappelle.Tu dis vrai.Je l\u2019ai entendu dire çà à Rimons ki dans les alentours de 1911.Dans c\u2019tcmps-là, y prenait un peu, mais aujourd'hui, pétaque.Les bleus sourient quand on en par.\u2014C\u2019est ben aussi ben comme çà.Y sourient pour pas brâilMr.\u2014Dans tout é\u2019cas, on a toutou jours ben hâte de voir quel succès y va avoir evcc son Roy aume.Y aurait rien d\u2019surpre nant que ça tourne en queue de poisson.\u2014Cà s\u2019rail pas surprenant; tout c\u2019quc ces pauvres Bleus entreprennent, ça tourne en queue d\u2019poisson ou ben en queue et' veau.bug\u201d à Beignette.\u2014Qoisque c\u2019est qu\u2019un \u201chum Bug\u201d, Zidore?\u2014Ca veut dire en Français : un barbot qui bourdonne.C\u2019est Beignette qui a lâché son bar-bot bourdonnant en Angleterre l\u2019autre jour, devant la conférence impériale.\u2014J\u2019espère qu\u2019y vont l\u2019empail- \u2014Des Incas ou ben des Aztèques, y en parle quand même.\u2014C\u2019est ben le stèque.comme tu dis.\u2014Ah ! oui, c\u2019ct le stèque.On dirait qu\u2019y voudrait s\u2019faire nom- 1er?\u2014Mieux que çà, j\u2019me su\u2019s laisse dire qu\u2019y l\u2019avaient envoyé au zardin zolozique pour amuser tés baisser à vue d\u2019oeil dans presque tous les comtés où il a mis des candidats, il prend ce rêve pour un mauvais cauchemar.Pendant la session, il va esayer de faire de la critique.C\u2019est son droit.Nous attendons avec impatience quelle sorte de critique il va nous servir.Espérons qu\u2019il aura plus de plomb dans la tête que son oncle Bennett et qu\u2019 il fera u npeu moins de \u201chum bug\u201d.D\u2019ailleurs, on a dû lui apprendre, en même temps que la belle diction française, que, dans les pays latins, \u201cle ridicule tue\u201d.Malheureusement, s\u2019il a appris cette vérité, il l\u2019a apprise un peu tard; il est déjà pas ma! mort dans l\u2019écaille .le futur premier-ministre bleu.En attendant qu\u2019il soit é- j lu premier-ministre en corps 1 ,\t.et en âme, nous allons lui cnoses a dire sur le compte demander ce qu\u2019il a fait des de ce petit malapris, mais \u201cslots-machines\u201d, des mai- nous allons nous arrêter là sons louches, du patronage, pour aujourd\u2019hui.Ses incarde certains agents de poli- tades coutumières de la ses-ces qui ne faisaient pas son sion nous fourniront l\u2019occa-affaire, des théâtres mal-fa- sion de revenir sur son més, etc.» dans la ville de compte qui commence à être déjà pas mal au débit dans Nous lui demanderons en l\u2019esprit populaire.outre s\u2019il entend administrer la province comme il administre la ville de Montréal et s\u2019il veut arriver aux mêmes résultats.On sait quels endroits infects sont tolérés h Montréal par l\u2019administration Houde.Le passé est un gage d\u2019avenir.Celui qui administre bien les petites choses sait bien administrer les grandes, mais celui qui pourrit les petites chose.i peut fort bien pourrir les grandes.La ville de Montréal esl \u201cpourrite\u201d à cause du p\u2019tit gars qui a couru trop de lièvres à la fois.A part ses a-mis parasites, pas un père de famille ne voudrait voir toute la province dans l\u2019état où se trouve actuellement Montréal.LE COIN DES PETITS CAMILIEN HOUDE LE P'TIT GARS sa poche, y compris ses dents quand \u201cça paraît trop\u201d! Comme question de faits, il n\u2019a pas que les dents d\u2019artificielles.Ses discours sont très artificiels, puisqu\u2019ils sortent tous ou presque de la tête d\u2019un pauvre secrétaire mercenaire.Ses propres discours à lui* ils sont tellement incontrôlés qu\u2019ils lui attirent d\u2019être nommé .Ou bien quand il improvise, il fait des scènes grimaçantes comme celles qui ont déshonoré le Parlement lors de la dernière session.C\u2019est un as de la démagogie, ce p\u2019tit gars-là! Mais, pour donner plus de vernis à ses paroles \u201cenflam-matoires\u201d, il s\u2019est fait donner des leçons de diction.Il aurait dû prendre quelques leçons de politesse et de décorum parlementaire.a-UGj JIOA 3| Z9|]B snoj\\ \u201cdos rond\u201d et ronronner du- La session est ouverte et les deux corps d\u2019armée sont en présence dans les salles du parlement.D\u2019un côté, il y a l\u2019administration libérale que nous connaissons tous et dont nous apprécions les bienfaits.De l\u2019autre- il y a des bleus.Parmi eux, se trouvent de très honnêtes gens dont le plus grand malheur a probablement été d\u2019avoir eu un père bleu.Malheureusement, ils ont à leur tête un \u201cp\u2019tit gars\u201d bien mal élevé, si on le juge d\u2019après son passé parlementaire.Son ascension a été vertigineuse et on l\u2019a déjà constaté, il y a certaines parties de lui-même qui veulent aller encore plus vite et lui é-chapper, entre autres ses dents artificielles.Mais il a le tour de tout mettre dans rant la session.Mais qu\u2019on y prenne garde.Le loup se cache dans la peau du mouton.Au reste, comme le mouton commence à perdre ses poils, il sera facile de distinguer les oreiles du loup.On peut se rendre compte à première vue que c\u2019est pour le moins un mouton noir! Ce p\u2019tit gars a du talent.11 a d\u2019abord le talent d\u2019empocher salaire par dessus salaire.Tant que ses amis pourront se servir à même la ville de Montréal, çà va bien aller.Mais il y en a déjà qui envient les quelques piastres dont il veut se servir pour se bâtir une résidence de $40,-000,00.Pauvre p\u2019tit Cami-lien! Comme il est malchanceux ! : Il y aurait bien d\u2019autres Il a déjà rêvé qu\u2019il était premier-ministre une nuit qu\u2019il avait mangé pas mal de \u201cbeans\u201d.Mais, depuis qu\u2019il a été si bien reçu à Québec et depuis qu\u2019il a vu ses majori- Montréal.R fi =5 QUEBEC; DECEMBRE 5, ld30 LE FOUET 4 Une nouvelle Fédération de Clubs Libéraux CARICATURE QUI NE PEUT MENTIR.\u2014 ABUS DE CONFIANCE.\u2014 DISCIPLE DE BACCHUS.\u2014 FORTES INSTANCES Commission du Havre assis à une table ornementée par une demie douzaine de bouteilles de bière et celui-ci gesticulait d\u2019une manière drolatique et de temps à autre il disait: \u201cM.que nous sommes bien à la Commission du Port, on est payé pour prendre de la bière\u201d.Qu\u2019un personne quelconque se paie le luxe de quelques libations cela ne nous regarde pas mais qu\u2019un personnage quelconque obtienne une position du régime Du-pré-Bertrand, position très rémunératrice consistant à passer des huit jours consécutifs à visiter les tavernes de la ville durant ses heures de travail, et surtout pendant que des pauvres gens en quête de position crèvent de faim nous croyons qu\u2019il y va de l\u2019intérêt public qu\u2019il soit dénoncé, ainsi que ses employeurs.Comme de nombreuses instances ont été faites au-_ près de nous, ainsi que des promesses de la part des inté-2 hrs.et demie un appel téléphonique nous informait que ^ssés de mieux agir, nous nous contenteront pour cette notre homme était a une certaine taverne sur la rue St- ¦ f0js_ci cle laisser l\u2019affaire en suspens, seulement si ce bon Joseph.Notre représentant reçut instruction de se ren- j monsieur ne s\u2019amende pas, gare à lui.dre sur les lieux avec notre caricaturiste et- en arrivant à la buvette en question, ils apperçurent l\u2019employé de la La caricature que l\u2019on voit sur cette page a été prise à 3 heures de l\u2019après-midi dans une taverne de la rue St-Joseph, le 26 novembre dernier.Elle ne peut mentir, car c'était bien un employé de la Commission du Havre qui faisait la noce depuis huit jours et sans relâche.Après maintes plaintes que nous recevions de part ét d\u2019autre concernant ce personnage, au sujet de la position qu\u2019il occupait, du salaire qu\u2019il recevait pendant que des québécois crevaient de faim, et surtout de la manière dont ce dernier se comportait nous décidèrent de faire une enquête.On la propose aux clubs libéraux de Laurier-Outre-mont.\u2014 Belle blée.assem- AU CLUB GOUIN Former une fédération des dubs libéraux de la division Laurier-Outremont, tel le projet qui a été hier soir, à l'assemblée nue par les membres du club Gouin.Le projet a été tout d abord touché par le président du club, M.J.-E.Beau-champ, qui pria ensuite M.P.-E.Wilson d\u2019exposer les grandes lignes de ce que pourrait être cette fédération.est exposé, te- Après avoir visité plusieurs tavernes de la ville, sans succès, car notre oiseau disparaissait toujours quelques instants avant notre arrivée, nous prenions la décision d\u2019abandonner toute recherche, car les rumeurs semblaient être mal fondées; donc le 26 novembre vers les M.Wilson se rendit à cette demande et rappela qu\u2019il y avait sept clubs libéraux dans la division et que pour faciliter et améliorer l\u2019organisation libérale il était désirable de les joindre en une fédération à laquelle chacun des clubs aurait des délégués.Tl cita tout particulièrement l\u2019Association libérale de St-Denis-Dorion qu\u2019il donne en exemple.M.Wilson annalysa ensuite la situation politique et défendit avec chaleur la politique libérale poursuivie à Québec depuis plus de trente ans.A bon entendeur, salut ! ! ! À U SAUTE DE DDPR 9 0 ÆdÈJMEÆM ,\\ I HOV./930 y y (% s ' , TMMfv f/ X.-= r m S£ ?I Y\u2014 ¦ rJt y 5#- \u2022SsÉ: ,J^£3S- -\"-x\t- l'Zr Plusieurs autres orateurs ont adressé la parole, entre autres le Dr Ernest Poulin, député de Laurier à la législature, et M.Jos.Mercier, député de Laurier-Outre-mont aux Communes.Dr Poulin présenta les excuses des ministres annoncés et qui n\u2019ont pu se rendre par suite de l\u2019assemblée du cabinet provincial mardi matin.Après avoir insisté sur la nécessité de bien s\u2019organiser au point de vue libéral, le Dr Poulin annonce que la salle du club Gouin est à la disposition des électeurs à titre gratuit.Il fait ensuite un bel éloge de Thon.M.Perron et reproche au maire les paroles qu\u2019il aurait dites au lendemain de sa mort et qui, lui, seraient indignes du maire, d\u2019un Canadien-fran- m m m&L % -\"%.JC J* r52 rv Le d; 717 5» a 6 t V- JWti m.wrl 'm UF' % ¦:// h» Mi k t s*- il Z i\\x % A * M i % s\\ 1 \\\\\\ pour f: çais.3 HRS.P.M.\u2014 CE PERSONNAGE A L\u2019EMPOI DE COMMISSION DU HAVRE FAIT LA NOCE DEPUIS HUIT JOURS, PENDANT QUE PLUSIEURS PERES DE FAMILLE CREVENT DE FAIM.PITRE BERTRAND RECONNAITRA SANS DOUTE CE DISCIPLE DE BACCHUS QUI LUI EST TRES CHER ?Le Dr Poulin continue en parlant de la session qui s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à Qué- Suite à la page 8 QUEBEC, DECEMBRE §, 1930 LE FOUET * b Camille Houde dis l\u2019embappas n Suite de la page 1 vous demandera de l\u2019autoriser à contribuer un et demi pour cent de l\u2019intérêt et du coût d\u2019administration afin que les cultivateurs puissent emprunter à un taux uniforme de cinq pour cent.\u201d \u2014C\u2019est ben m.! répéta le secrétaire.\u2014Oui, c\u2019est ben m.! Mais ce qu\u2019il y a de plus m., c\u2019est que ça continue comme ça sur toute la ligne.Au feuillet 6 de notre discours, tu me fais porter l\u2019anathème contre Taschereau parce qu'il s\u2019entête à ne pas séparer le Travail des Travaux Public et à ne pas accorder l\u2019assurance collective dans la loi des Accidents du Travail.Il faut aussi biffer ça: c\u2019est dans le discours du Trône: \u201cDepuis quelques années, les ouvriers demandent au gouvernement un ministère du Travail distinct de celui des Travaux publics.Une loi vous sera présentée à cet effet.\u201cLes ouvriers réclament é-galement des amendements à la loi des Accidents du travail.Mon gouvernement désire se rendre à leurs voeux et la Commission actuelle des Accidents du travail sera chargée d\u2019appliquer un système d\u2019assurance collective, tel qu\u2019il existe dans certaines provinces canadiennes mais avec des amendements qui rendront cette loi encore plus favorable à la classe ouvrière.\u201d Le chef de l\u2019opposition et son secrétaire se regardèrent d\u2019un air triste.Puis le scribe dit avec un soupir: Voyons plus loin: il y aura peut-être moyen de sauver au moins la péroraison.Il lut: \u201cMonsieur l\u2019orateur, je dé- nonce énergiquement le gouvernement qui n\u2019a rien fait et qui ne veut rien faire pour diffuser l\u2019électricité dans la province, surtout chez les pauvres cultivateurs opprimés par un armée de bandits.Dans cette province sur laquelle veillent les Champlain, les Frontenac, les Laval et tant d\u2019autres, qui rougiraient aujourd\u2019hui du présent gouvernement possédons les plus belles rivières du monde et le plus belle électricité de la terre.Mais personne n\u2019en profite.Il faut électrifier nos campagnes.\u201d \u2014Bon! dit le secrétaire.Nous les avons, cette fois.Ils n\u2019y ont sûrement pas pen- \u2014Oui, mon vieux, ils y ont pensé.Et la preuve, la voici: \u201cQuébec est, de toutes les provinces canadiennes, celle qui est la plus richement dotée de chutes d\u2019eau pouvant fournir de l'énergie électrique.Notre développement dans ce domaine a depuis quelques années fait d\u2019énormes progrès et les industries se multiplient, créant des centres où l\u2019ouvrier trouve du travail et le cultivateur un marché pour écouler ses produits.Mais mon gouvernement croit qu\u2019il est nécessaire de vulgariser l\u2019énergie é-lectrique et d\u2019en rendre l\u2019accès facile à nos campagnes.La Commission des Services publics a été chargée d\u2019étudier ce problème et j\u2019espère que bientôt nos districts ruraux pourront profiter d\u2019un système qui rendra la vie é la campagne plus heureuse et mieux rémunératrice par la distribution de l\u2019énergie é-lectrique à des prix convenables.\u201d \u2014C\u2019est ben m.! s\u2019écria de nouveau le secrétaire en frappant du poing sur la table.Il me reste une corde à mon arc.J\u2019ai cinq feuillets sur les Juifs.\u2014Ils y ont pensé aussi.Ils annoncent que c\u2019est fini, bâclé, cette question-là.Et moi qui me préparais à faire mes élections là-dessus.\u2014Qu\u2019est-ce que nous allons faire?\u2014J\u2019ai une idée.De ce pas, je me rends chez le lieutenant-gouverneur et je lui dirai qu\u2019il m\u2019a volé, oui, volé ce qui s\u2019appelle volé.Je pouvais lui permettre n\u2019importe quoi, mais je ne voulais pas qu\u2019il prononce mon discours» \u2014C\u2019est ça, allez! Moi, je vais trouver le moyen de les engueuler avec autre chose.nous sé.COURRIERISTE.La Fable des Grenouilles qui demandent un Roi M.Armand Lavergne et son royaume.\u2014 Un ultra nationaliste devenu ultra-impérialiste.\u2014 Les titres vendus et à vendre.a Usinés^ A Æmonbn J fnm Ottawa, 2 nov.\u2014 Le démocrate Armand Lavergne nous doterait d\u2019un royaume-ce farouche nationaliste nous affublerait d\u2019un vice-roi.si on le laissait faire.Lui qui repoussait avec horreur autrefois tout ce qui venait d\u2019Angleterre, veut rétablir les titres britanniques, sous prétexte que nous avons ici foule de commandeurs, chevaliers, etc., qui tiennent leurs titres d\u2019un peu partout; quand ce n\u2019est pas du Négus de l\u2019Abyssinie ou de l\u2019Armée du Salut.Bref, c\u2019est le même Armand Lavergne qui, pendant la guerre des Boers, criait à l\u2019embarquement du premier contingent : \u201cA bas l\u2019Angleterre!\u201d et qui pendant la Grande Guerre, bombardé colonel par le même Sam Hughes qu\u2019il avait houspillé quinze ans auparavant, entreprenant de lever un régiment.La motion concernant le royaume et son vice-roi est rédigée en ces termes : \u201cQu\u2019il est dans l\u2019intérêt de l\u2019Empire britannique et de la Confédération que le nom de \u201cDominion du Canada\u201d soit converti en celui de \u201cRoyaume du Canada\u201d, et que le titre officiel du représentant de Sa Majesté dans le Dominion du Canada de gouverneur général soit converti en celui de vice-roi du Canada.\u2019 Il sera beau d\u2019entendre en Chambre l\u2019ultra -nationaliste Armand Lavergne exécu- IB y 1 «y.- V #.# tr r;\" y 5 ¦4/^ 4Pfk î RJE .y I.553 a 1 ¦ i' M* g Ltu ü rt i 6 i 1 c \\ÎRO/AE$ES J\\aux OUVRIERS /; ?% ffiHi li ÏTJ ÿ-J ;h m \\ i g i y isalili Ï\\S» !.t ^ / : f it IBS :f/ M=4 T \u2022 V y i> ,£?\u2022 33 ./ -i# j^-3! k # .-'\u2022'T' /y / \u2022 r c y h\u2019 ,-r* 77 r; \u2022y // % Cf I f] Ü / V // X & zy 7.B®***»\u2019 S2S* ; M 1 7 N pas été abolis sans raison.Les uns étaient achetés, les autres distribués à des hommes prêts à vendre le Canada pour ce plat de lentilles.M.Armand Lavergne veut Un vice-roi, ça sonne bien un \u201cL\u2019autorité Nouvelle\u201d rééditer la fable de La F.on- peu comme aux Indes, qui ne taine : \u201cLes grenouilles qui sont ou\u2019une colonie.Pour-demandent un roi\u201d.Elles eu- quoi faire machine arrière ?rent un soliveau.Fasse le ciel que nous n\u2019ayons que cela.;er sa millième palinodie, cette fois au profit d\u2019un Em-pire britannique dont il attend .serait-ce le titre de ROBUR sir?Les titres au Canada n\u2019ont LE FOUET QUEBEC, DECEMBRE S, 1936 A * QUAND ON CRACHENttre 11,
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