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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
vendredi 1 janvier 1960
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 1960-01-01, Collections de BAnQ.

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[" ta 200 AEA Et 1 A Eh EE Te = ae => mea oa ooo._ aa.s \u2014 1859 La Voix de l'Est 1959 UN SIECLE D'HISTOIRE Leur idéal, leurs réalisations C'est souvent en vain que l'on s'est interrogé jusqu'ici sur l'histoire de notre cité, sur la vie de nos ancêtres, leur oeuvre.Le récit de leurs exploits nous est à peu près inconnu.Beaucoup furent des humbles, des obscurs.Comme une vision de rêve, leur rôle fut sans grandeur.Mais si, sur leurs noms comme sur leurs gestes, l\u2019histoire est demeurée silencieuse, leur participation ne fut pas moins nécessaire à la réalisation de tout ce que nous admirons aujourd'hui.Pour obseur qu\u2019ait été leur vie, Îls n\u2019en furent pas moins les pierres fondamentales, les assises sur lesquelles s'élève maintenant notre cité.C'est à nos ancêtres et à leurs successeurs que nous devons la fondation de cette cité, son développement graduel, ses progrès dans tous les domaines de l\u2019activité industrielle et commerciale, religieuse et sociale.Nous le devons non seulement à ceux dont on entend souvent les noms, mais à tous ces gens: colons et défricheurs, marchands et fabricants, qui ont oeuvré à la réalisation d'un idéal et des biens dont nous bénéficions.En cette année du centenaire, il s'imposait de se pencher sur eux, sur leur oeuvre, pour leur restituer la part de beauté et d'utilité qui leur revient et renouer par la pensée et le souvenir les liens qui nous rattachent toujours à eux.C'était notre devoir de remonter dans le passé, de prendre contact avec nos origines et de replacer dans le contexte ces temps présents les loger et les en- er RE vo i IRE HE sn | seignements que nous inspire ce siècle de pfogrès.GRANBY, il y a un siècie.; \u2018Ç C'est pourquoi, aujourd'hui, nous publions ces textes tirés des notes de notre historien local, M.Aimé-A.Dorion, et complétés par nos propres recherches, Leur lecture, nous l'espérons, sera pour tous une inspiration.Sans être complé- \u201cte, cette histoire relate à grands traits toute la vie de notre cité.On y verra comment nos ancêtres ont accepté dans toute sa monotonie la vie quotidtenne et comment aussi, fidèles à leur mission, à la foi profonde et inébranlable qui les animait, ils ont réussi à traverser toutes les épreuves de l'existence.i 51 C'est en développant cet héritage, en imitant leurs vertus, que nous accepterons comme eux, avec générosité, notre tâche quotidienne; que nous serons comme eux, des citoyens modèles et des bâtisseurs.NCH ED PAT RAT TR ES SUH or A ALRITE FT Bw Ter ds # + spade mA \u2014\u2014 = Notre mission à nous, pour être dignes d'eux, est de travailler à la grandeur de notre cité.1859-1959 + Ts A ON BOP PD PB 1 PB M.P.-H.BOIVIN, & LE PREMIER MAIRE LE MAIRE ACTUEL GRANBY, ville moderne en 1959. \u2014 \u201c- vo.CA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1966 107071872757 = tr SET A SN SU 45 A M.J.H.LECLERC + bd M.Bernard LECLERC M.Marcel LECLERC Modestes débuts, progrès rm M.Marc LECLERC rapides \\ C'est en 1914, date de la première grande gere mondiale, qu\u2019arrivait à Granby pour débuter bien modestement dans le commerce du lait et des produits laitiers M.J.H.Leclerc ,fondateur de la compa- aujourd'hui connue sous \u201cLaiteri e nom de * ie Leclere Limitée\u201d.; nous jetons un regard sur le passé, nous ons que M.Leclerc avait auparavant acquis une forte expérience dans la fabrication du fromage et du beurre, puisqu'en 899 il opérait déjà une fabrique à Racine.Par la suite il continua ce genre de commerce à Frost Village et à Foster, pour finalement jeter les bases d'une laiterie dans notre vile.Chose intéressante à soulier, à ses débuts mêmes dans fabrication du beurre et du fromage, M.J.H.Leclerc démontrait un souci très développé de la qualité; _aujours d\u2019hui encore l'administration et le sonnel subissent cette influence et ne négligent rien pour offrir au public consommateur des produits laie tiers de haute qualité.C\u2019est pourquoi lon peut en tout mps se fier à l'enseigne de \u201cQualité Vérifiée\u201d ichée en permanence sur les camions de \u2018Laiterie Leclerc Limitée\u201d.Les travaux de cons i à l\u2019automne de 1914, rent terminés à la fin de Thiver pour permettre de comméncer es opérations de la beurrerie sous le nom de \u201cCrèmerié de Granby\u201d, avec la nouvelle saison.Un an plus tard, M.J.H.Leclerc commençait à vendre du lait pasteurisé.Il était alors le premier laitier à pouvoir offrir la pasteurisation dans sa ville et le septième par ordre d\u2019ancienneté dans province.Seulement les villes de Montréal, Québec, Trois- Riviéres et Sherbrooke bénéficiaient alors de la pasteurisa- \u2018tion du lait À ce moment la population de notre ville atteignait à peine 4,000 âmes.A Fété 1916 M.Leclerc se lançait dans la fabrication de la crème glacée, un produit très répandu et considéré en ce temps-là non comme un alie ment mais comme une friandise de luxe.Au cours de la première année les ventes atteignirent 300 gallons.C\u2019était un succès.Signalons cependant qu\u2019aujourd\u2019hui la capacité de production à l'heure dépasse par une large coudée .la production totale de la premiere année.Disons tout de même qu'en- fre ce temps-là et aujourd'hui ny a comparaison pose dos le domaine de \u2018outillage et des procédés de fabrication.En 1916 on opé- Tait les srcieniies barattes à créme glacée en deux compare timents : un bidon hermétique contenant de la crème et du lait, à l'intérieur d\u2019une cuve en bois plus grande qu'on em- PT appart waged 14 .L'appareil en ge Jaiterie, s'il ressemblait à ceux utilisés dans les foyers domestiques \u2014 et qu'on appelai communément le \u201cfreezer\u201d \u2014 était dant de plus grande capacité.Même el était mû mécaniquement au lieu de la manivelle, c'était un système assez lent et l'opération requérait un effort physique asses considérable I] semble que c\u2019est à l'oc- ession d'une fête champêtre donnée au profit des oeuvres ge Ja paroisse Notre-Dame = \u2018unique paroisse à ce momen là \u2014 que M.Leclerc commença à fabriquer de la crème glacée, à la demande des or- anisateurs.En 1916 ce pro- uit tout nouveau commençait à prendre de vogue; il 2 em il avait débuté tard dans caison et il ne pouvait disposer de plus de crème.Dans les archives conservées eux bureaux de Laiterie Le- clere Limitée on peut voir quelle augmentation constante la production de crème glacée connut les années qui suivirent le début: en 1917 la production triplait et l'année finissait avec 900 gallons; en 1918 les chiffres de l\u2019année précé dente se multipliaient par trois encore une fois et le total de gallons atteignait 2700.En 1919 le commerce de la crème glacée connaissait un essor considérable, car les Lares nous apprennent que I - duction a atteint cette année-là le total de 5,400 gallons, soit le double de l'année précéden- 3 même temps augmentait continuellement et ré gulièrement la consommation de lait pasteurisé.Chaque jour des clients nouveaux prenaient confiance dans la pasteurisation, procédé encore tout nouveau qui fut le sujet de maintes controverses, Le commerce Je Leclere se développai rythme, à tel point que chaque jour le local devenait trop exigu.Il fallait faire des agrandissements à tout prix pour répondre aux demandes d\u2019une clientele de plus en plus nombreuse, tant dans le domaine du lait Que de la crème glacée et u .C\u2019est donc en 1922 ida de construire un \u20ac ur la rue Victoria, au- jourd\u2019huil occupé par Laiterie Leclere tee, L'emplacement était celui utilisé jusqu\u2019à ce moment-là comme site de la patinoire publique, Opérée jusque là sous le nom de \u201cCrèmerie de Gran- by\u201d l'entreprise fut alors incorporée et devint \u201cLa Laite- tie de Granby Ltée\u201d.Aujoure d'hui encore on entend les vieux clients parler de la Crè- merie ou de la laiterie de Granby qu\u2019ils ont bien connue et qu\u2019ils ont continué de désigner sous ce vocable.Donc, en 1922 on entrait dans le nouvel édifice.De la machinerie nouvelle vient s\u2019ajouter a celle déjà en usage depuis les débuts, et les choses continuè- tent d'aller bon train, ei bien qu'en 1930 il fallut penser à \u2018autres agrandissements, M.Leclerc était un homme progressif et prévoyant; il se re- - tit donc à Ja tâche et bâtit encore pour répondre aux besoins de son.commerce, L'édifice original fut.alors agrandi en 1930 puis en 1942.- Disons qu\u2019entretemps, soit .en 1938, la compagnie ouvrit une agence à St-Hyacinthe; c'était la première.Aujour- d\u2019hui encore elle possède dans cette ville un immeuble ren- \u2019 fermant ses entrepôts frigorifiques et ses garages.L'agence \u2018de St-Hydcinthe est très florissante dans le commerce de la crème glacée: À ce moment de représentant était M.Al- - bert Maheu: aujourd'hui à sa retraite il est remplacé par M.Gilles Burelle.En 1945, à la mort de M.J.H.Leclerc, ses fils Bernard, Marcel et Marc prirent sa succession.Ils suivirent la ligne de conduite qu\u2019avait tracée leur père pour continuer de donner au public consommateur des produits dignes de leur nom et de la réputation établie depuis de nombreuses ennées, Ils développèrent considérablement le commerce du lait et de la crème glacée, si bien qu'il eurent eux aussi à envisager les mêmes problèmes d'espace\u2019 que leur père avait connus.En 1947 ils décidèrent d\u2019agrandir encore, ajoutant à l'usine 1800 pieds de \u2014_ plancher y_ installer une ois de plus de la machinerie moderne, plus rapide.En 1948 une nouvelle agence de créme glacée fut ouverte a Sherbrooke.C'était la crème lacée bien connue \u201cPerfec- on\u201d qui se faisait de plus en plus en demande.Les affaires se développaient constamment compagnie \u2018achetait ta Liter e \u2018 - rie * et débutait dans le commerce du lait dans la ville de Sherbrooke.Aujourd'hui \u201cLaiterie Leclerc (Sherbrooke) Ltée\u201d, dont M.Guy Pinard est gérant, pos- Sede ceux immeubles et une camions pour prendre soin de «a clientèle.L'un des immeubles abrite la laiterie et les entrepôts orifiques, l\u2019autre une suite de bureaux à l'usage de l'administration.\u2018Incidemment, ajoutons que Laiterie Leclere (Sherbrooke) \"Ltée est, parmi toutes les laiteries.de La Reine des Cantons de l'Est, celle qui distribue quotidiennement le plus Ex nombre de pintes de En 195], la compagnie prend un nouvel essor : une nouvelle agence de crème glacée s\u2019ouvre à Drummondville.Les frères Leclerc achètent un commerce déjà existant et établissent un entrepôt.M.Lionel Allie en est le représentant: il dessert la clientèle de \u2018tout le district jusqu\u2019à Plessis- ville dans un sens et jusqu\u2019à Sorel dans l\u2019autre.Depuis quelques années une autre agence avec entrepôts frigorifiques a été établie à Valleyfield où les clients de crème glacée \u201cLaiterie Leclerc Limitée\u201d sont nombreux.C\u2019est M.Benoît Philie qui en à la direction.NS AU SERVICE DU PUBLIC Le fondateur M.JOSEPH-HERMAS LECLERC, fondateur de l'industrie ç qui encore aujourd'hui porte son nom, est né à St-German= Sara tham, petit village du comté de Drummond, ou il fréquen a Lecole pour ensuite aider son père aux travaux de la ferme, s nié os sa fort jeune au commerce des produits laitiers nouveaux et, a ge de 21 ans, décidant de se lancer dans la fabrication du from ge, M.Leclerc s'engagea comme assistant dans une fromagerie au salaire de $5.00 par mois.C'est done au plus bas de l\u2019échelle que M.Leclerc commença.Il apprit à fond son métier car il passa par tous les échelons de l'apprentissage.M.J.H.Leclerc sut acquérir une solide expérience qu il mit à profit plus tard quand il administra et mena à succès cing beur- reries-fromageries concurremment, dans la région de Foster.A gnalons de plus que lorsqu'il arriva à cet en roit, il ne peuva dire un mot d\u2019anglais; il a donc du travailler ferme et démontrer de la persévérance pour, en peu de temps, apprendre cette lan- gue, étrangère pour lui, tout en vaquant aux affaires de ses cem- merces.Dans le domaine des affaires, l\u2019histoire de Laiterie Leclerc Limitée et la biographie de M.Leclerc ne font qu'une.Cepenr- dant il y a le côté social que nous désirons souligner.En effet, | M.Leclèrc connut une vie très active, s'intéressant aux affaires de sa ville, à l'éducation des jeunes et à la politique fédérale.Il fut successivement président de la Commission Scolaire de Granby, poste qu'il ocoupa pendant douze années, il fut 1 de la Chambre de Commerce de sa ville et contribua a linstalla- tion de nombreuses industries; il fut échevin pendant 8 ans, maire de la Cité de Granby durant 6 ans, et, finalement, la population avoisinante l\u2019invitait à devenir dé- .Ya régi de notre ville et de la region a Chambre des C unes, à Otta- puté du comté de Shefford à wa, poste qu\u2019il occupa pendant 10 ans.Durant ses dix ans comme député, M.J.H.Leclerc étudia à fond la question de l'industrie laitière au Canada et par son expérience et ses conseils réussit à présenter et faire adopter plusieurs lois de nature à améliorer le sort des producteurs et des industriels laitiers, comme des consommateurs de lait.En 1944, la maladie obligea M.J.H.Leclerc à ralentir ses activités et en octobre 1945 il était conduit à son dernier Topos tu milieu d\u2019une foule d\u2019amis et de concitoyens accourus de le ge.pays lui apporter un dernier résident Aujourd'hui \u201cLaiterie Leclerc Limitée\u201d occupe des locaux agrandis et rénovés.Depuis quelque temps déjà le rsonnel du bureau comme de d'usine se sentait à l\u2019étroit; il fallait de la machinerie nouvelle, plus adéquate aux procédés nouveaux de la fabrication, plus d'espace pour entreposer les ingrédients, les cartonnages, des garages vour les camions.Il fallut donc ajouter de l\u2019espace vital.Des plans furent préparés, longuement étudiés et agencés, les charpentiers et menuisiers se sont mis au travail à l'automne 1956 et finalement, ce fut l'installation dans des locaux tout à fait modernes, éclairés à profusion, bien aérés pour faciliter le plus possible le travail des préposés aux différents départements.Nous voyons sans effort l\u2019évolution que connut l'ancienne \u201cCrèmerie de Granby\u201d pour devenir la nouvelle et coquette \u201cLaiterie Leclerc Limitée\u201d qui fait l\u2019orgueil des frères Le- \u2019 clerc et dont M.J.H.Leciere serait certainement et justement fier.Enfin, en novembre 1957 ce fut pour la \u201cLaiterie Leclerc Limitée\u201d l\u2019acquisition du contrôle de la \u201cLaiterie Shef- ford Limitée\u201d, dont M.Gilles Le nouvel immeuble de la Laiterie Leclerc Limitée Dandenault demeure lo géb- rant.La lecture de ces quelques notes démontre l\u2019évolution que connut l\u2019ancienne \u201cCrèmerie de Granby\u201d pour devenir la nouvelle et puissante \u201cLaiterie Leclerc Limitée\u201d qui fait l\u2019orgueuil des frères Leclerc et dont M.J.-H.Leclerc serait certainement et justement fier.Mais si les frères Leclerc ont réussi à donner une impulsion aussi remarquable à eur en ise, ils ont aussi participé depuis plusieurs années au succès des activités de Plusieurs associations de l'industrie laitière de notre province et du continent nord-américain et joué un rôle de premier plan dans la vie sociale et scolaire de notre cité.Le président de la Laiterie Leclerc Limitée, M.Bernard Leclerc, est un ancien président des fabricants de créme glacée de notre province, un ancien directeur de l'associae tion internationale des fabrie cants de créme glacée, le fondateur et un ancien vice-prési» dent de la Colonie de Vacances et un ancien directeur du club Kiwanis.Le vice-président, M.Marcel Leclerc, est directeur de la Société Zoologique de Gran- y.Le secrétaire-trésorier, M.Marc Leclerc, est président de la Commission scolaire de Granby pour la quatrième an- nee consécutive, président sortant de charge de l\u2019Association des industriels laitiers, directeur de l'Association internationale des distributeurs de lait, enfin un ancien président de l'Association des professionnels de Granby, du Club Richelieu local et de la So- cieté des Concerts de Granby.La Laiterie Leclerc Limitée est aujourd\u2019hui l\u2019une des entreprises du genre les mieux organisées au Québec.C\u2019est avec le plus grand soin que le lait est manipulé avant de l'apporter au consommateur sous quelque forme que ce soit : lait homogénéisé, pasteurisé, lait au chocolat, crème à fouetter, crème à café ou encore sous forme de crème glacée qui fait les déli des petits et des rad ces , Chaque préposé à une opération est un homme de métier.Plusieurs de ses employés sont d'anciens élèves de l'École de Laiterie de St-Hyacinthe: tous cavaillent sous la surveillance d'un agronome, en mé temps technicien spécial isé en produits laitiers.Tout le lait qui arrive à la laiterie ast exa~ miné, des échantillons sont prélevés et analysés.Ainsi Le lait qu'on met en bouteille ou quon transformé en crème glacée est muni de toutes les fazanties de pureté et de qua- De son arrivée à so épart, le lait est Trot â une température contrôlée, à l'abri de tout ce qui pourrait en compromettre la valeur nutritive, la pureté et la saveur.Partout dans l'usine on voit de la tuyauterie et de la machinerie en acier inoxydable.Des laitiers-vendeurs bien styles, polis et proprement mis parcourent tous les jours de la semaine \u2014 le che excepté \u2014 les rues de la ville et es environs immédiats pour a rier du lait frais, >oulignons également que Laiterie Leclerc Limi ltée sert maintenant sa troisième géné ration de clients.C'est done une industrie essentiellement locale qui a grandi avec la population et qui peut à juste I Sion pi dan en ; de la ville de Granby.ue LA LAITERIE LECLERC LIMITEE GRANBY +» =\"; s82\u2014:-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 \" v Les Loyalis Pour mieux comprendre les,re de Sept Ans (1756-63 ; pré- Icipitée par l'attaque du 8 juin : difficultés des premiers colons des Cantons de l'Est et la manière dont fut colonisée notre région, il faut remonter aux débuts de la colonie française et se rappeler les événements qui dans le cours de l\u2019histoire anadienne conduisirent les Loyalistes vers cette riche contre jusque là demenrée vierge.Après la fondation de Qué- bre (1608) et de Montréal (1642) le Canada devint une Colonie fran-nise.Maîtres des vallées du St-Laurent et du Richelieu, les Français prirent pieds giaduellement un peu partout, mais surtout sur les rives de ces cours d'eau.Un peu plus tard, ils s\u2019établirent a:ssi sur le Mississippi et fond:rent la Louisiane.Sur cet ir:mense (erritoire, cependant, Ic © colons étaient fort clairse- 1.= Au nombre de quatre- vingt mille, ils comptaient sur- tcut pour se protéger sur les centres fortifiés de Montréal et de Québec et le puissant fort de Louisbourg qui au Cap Bre- te» défendait l'accès du St- L rent.Echelonnées le long de la côte sud-Atlantique se trouvaient par contre treize colonies anglaises.Fondées à des époques et dans des conditions bien différentes, elles formaient des entités distinctes, Huit étaient des colonies royales dépendant directement de la couronne britanniques, les autres des colonies concédées à quelques Anglais ou encore des colonies À charte tenant leurs privilè- £es de la monarchie.Les plus anciennes de ces colonies étaient la Virginie (1607) et le Massachussets (1620).Leur population atteignait environ un million six cent mille habitants.Les Anglais possédaient en outre au nord du Canada français les territoires de la Baie d\u2019Hudson, administrés par une société, et l\u2019Acadie dont ils s\u2019étaient emparés en 1755 en dispersant ses habitants sur les côtes de la Nouvelle Angleterre.La situation géographique des deux empires coloniaux était telle qu\u2019ils devaient un jour ou l\u2019autre entrer en guerre.Les Anglais étaient maitres de Terre-Neuve, de l\u2019Acadie et de la Baie d'Hudson, mais l\u2019accès à l'intérieur des terres leur était interdit par l'expansion française dans les vallées du St-Laurent et du Richelieu, puis dans la vallée de l\u2019Ohio.Cette dernière était considérée comme la route directe reliant le Canada à la Louisiane, et ainsi d\u2019un intérêt majeur pour la France, De cette situation naquit une rivalité aggravée par la concurrence commerciale résultant du trafic des deux nations avec les Indiens.Or de ce conflit devait sortir la Guer- ge ee \u20ac WEY ELT CCT BREWS RS 10 0» 3 0 = \"1755.|! Trois navires transportant des troupes fu- français ; tes \u2018rent canonnés et arraisonnés \u2018par une escadre anglaise an large de Terre-Neuve, et quel- ,ques jours plus tard des navi- (britanniques.La (donc France fut \u2018ses équipages les trainés.Pour les s'emparer du Anglais mirent Canada, tout en oeuvre.Ils mobiliserent 60,000 .hommes, la plupart des soldats \u2018 ide métier.De leur côté, les : {Francais ne purent leur appo- : militaires.i Abandonnée à elle-même, sans : ser que -dix mille secours de la France, la colo- | dès le début privée de * ises facilités de transport et de \" mieux en- 2 res de commerce français sai- \u2018 Sis dans les ports ou rn haut- \u2018 mer par des navires de guerv- : nie française dut capituler malgré les efforts de Mont- - calm, de Vaudreuil, de Fron- i: tenac, de Lévis, et remettre : la colonie aux mains des An- § \u2018glais, | Par le traité de Paris :(1763), Louis XV renonça au Canada, à la vallée de l'Ohio et à la rive gauche du Mississippi.La révolution américaine Un autre conflit devait bientôt surgir.cependant, cette fois entre l'Angleterre et ses colonies du sud.La guerre à laquelle elles avaient pris part avait donné à ces colonies le sentiment de leur force et leur avait fait prendre conscience de leurs intérêts communs.Chacune de ces colonies jouissait d\u2019une certaine liberté politique, mais il en était autrement dans le domaine économique.Conformément à la pratique alors établie par toutes les puissances coloniales européennes, ces colonies étaient des marchés réservés à la métropole.Cette pratique exigeait le transport en Angleterre de la plupart des produits.Inversement, seuls les produits ouvrés anglais devaient entrer dans ces colonies.Le péril français disparu, les colons se révélèrent moins dociles à cette consigne et manifestèrent bientôt un esprit d'indépendance qui fut la cause dominante du conflit.La guerre de Sept Ans avait d\u2019autre part coûté des sommes énormes à l'Angleterre.Pour se rembourser, elle décida donc d'imposer la Loi du Timbre en 1765.Par cette législation, tous les actes juridiques coloniaux devaient être transcrits sur papier marqué du sceau ou du timbre de l\u2019Etat et vendus au profit du gouvernement anglais.Cette loi fournit un terrain de lutte idéal aux colons.Les délégués de neuf calo- nies se réunirent à New-York et rédigèrent une déclaration devaient exterminer, Les Loyalistes commencèrent à s'établir dans nos cantons 1791.TY TEE Ee wT re creme > ~ mo AVANT L'ARRIVEE DES LOYALISTES dans les Cantons de l'Est, - = : __ toute cette vaste région n'était habitée que par diverses tribus indiennes, que plus tard les troupes anglaises vers des droits et griefs de l\u2019Amérique du Nord.Les Anglais supprimèrent finalement la loi et la remplacèrent par des taxes douanières sur certaines marchandises exportées en Amérique.Mais cette mesure ne devait pas être plus populaire, A titre de représailles, les colons s\u2019entendirent pour ne pas acheter ces marchandises anglaises imposables.Puis les esprits s\u2019échauffèrent et une escarmouche sanglante se produisit à Boston en 1770.L'opposition devint ensuite plus violente.Déguisés en Peaux-Rouges, des colons envahirent en 1773 le port de Boston et jetèrent à la mer la cargaison de thé de trois navires anglais.Les Anglais ordonnèrent la fermeture du port, et ce fut la rupture définitive.L'année suivante, (1776) 12 colonies signaient à Philadel- phie une déclaration d\u2019indépendance et suspendaient toutes leurs relations commerciales avec l'Angleterre.Le premier combat entre les troupes anglaises et la milice coloniale eut lieu à Lexington.En 1775, George Washington avait été nommé \u2014général-en-chef des troupes américaines et organisait une armée régulière qui, plus tard, avec l'aide de la France, devait vaincre les An- glais a Saratoga.Aprés plusieurs défaites et lasse de la durée de cette guerre, l\u2019\\ngle- terre devait signer la paix en 1783, Le traité de Versailles consacrait l\u2019indépendance des Etats-Unis, mais le Canada demeurait possession britannique.Les loyalistes Les loyalistes qui plus tard devaient coloniser les Cantons de l\u2019Est n\u2019étaient pas des rebelles.Tout en désapprouvant la politique coloniale anglaise, ils suggéraient plutôt la solution du problème constitutionnel par des moyens pacifiques.A leurs yeux, l'unité de l\u2019empire devait être maintenue à tout prix.Par la suite, cependant, ces modérés devaient combattre, non pas aux côtés des rebelles, mais dans les rangs de l\u2019armée anglaise.C\u2019est pourquoi leur position devint intenable, le jour où les Américains remportérent leur dernière victoire, Non seulement leurs biens furent-ils confisqués, mais ils furent emprisonnés et méme scalpés ou lynchés par la populace.Pour ne pas subir le méme sort, les autres se réfugiérent un peu plus tard, soit en Angleterre ou dans les possessions britanniques de I'Amérique du Nord.George Washington avait déclaré : \u201cEn laissant partir ces gens-là, nous nous privons des meilleurs hommes et des meilleures intelligences du pays.\u201d C\u2019est là un bel hommage rendu à ces gens par le chef de la rébellion américaine, Au Canada Cinquante mille de ces loyalistes s\u2019enfuirent au Canada.Vingt mille environ se réfugièrent dans les régions du Haut- Canada, vingt mille autres en Acadie, enfin une dizaine de mille dans le Bas-Canada.De ces dix mille, cinq mille s\u2019établirent dans la vallée du Richelieu, d'autres sur les rives de la Baie Missisquoi, du lac Champlain où ils fondèrent Philipsburg et Frelighsburg.Un troisième groupe se réfugia par ailleurs dans les vieilles seigneuries françaises de Noyan et de Foucault.Craintes de Haldiman Ces deux derniers groupes demeurèrent dans ces régions jusqu\u2019en 1792.Haldiman s\u2019opposa à leur établissement plus près du St-Laurent.Car tentés par les faveurs consentis aux loyalistes établis dans la vallée du Richelieu, plusieurs Américains rebelles avaient réussi à traverser la frontière.Sans les chasser, Haldiman les retint & Philipsburgh dans la crainte de les voir endoctriner la population restée fidèle à la ca anglaise, durant la révolution américaine.LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 3 les Cantons de l'Est > #4 Clarke aide les Loyalistes à sétablir au Canada C'est en 1791 que le Canada le Haut et Lord le Bas Canada.Dorchester fut avantages de la constitution.raient divisées en cantons et! blirent sur des lois sans at- fut divisé en deux provinces, |Elle précisait que les terres se- tendre la remise du litre ls, La procédure étant jugée nommié {qu'aucune ne serait concédée trop lente toutefois.on pro- gouverneur général, ct sit Al-javant que le requérant ne Pré- mulgua une nouvelle loi en Jured Clarke lieutenant-gouver-ite le serment d'allégeance r'e-11800, Aux termes de cette lé- ;neur du Bas-Canada.L'année'quis par la loi.La concession \u2019gislation, ivs terre : Usa at suivante, le Bas-Canada fut di-\u2018des terres devait se faire val être données gratu.iement nou visé en vingt e.un comtés.lettres-patentes.Un lot devait seulement à des associés.mais prenaient pas les villes Québec et de Montréal, les centres de Trois-Rivières et de! Sorel.L'acte constitutionnel! établiss: t un nouveau régime foncier favorisant les Loyalis-| tes et les ex-rebelles retenus | le long de la frontière canado- Cet acte fut le premier coup porté à gneurial l\u2019ancien francais, régime La procla- l\u2019année 1792, invitait loyalistes à se prévaloir américaine depuis 1783.| des lots ne devait excéder une superficie de deux cents acres, enfin les requérants devaient | se grouper en association ac se, désigner un chef de canton.Ces circonscriptions ne com- être réservé pour le clergé un |à tout individu qui en faisait de'glican et la Couronne ; aucunija demande.Un requérant n\u2019avait pas cependant droit à plus de douze cen:s acres.Une distribution extravagante des terres s'ensuivit entre C\u2019est ce dernier qui présen-|1800 et 1815.Avec le consentait la pétition.Les demandes|tement du conseil exécutif de ne tardérent pas à affluer Québec, des milliers d\u2019acres de Parmi eux figuraient plusieurs terre furent donnés à n\u2019impor- Vermont et du New-Hampshi Les plus tena:es s\u2018éta- sei-'Loyalistes et des réfugiés du'te qui, avec le- résultat que ia région demeura inculte et fui mation de sit Allured Clarke.re.Mais plusieurs -lurenc re-|bientôt abandonnée.Cu fut le lesjtourner dans leur pays d'ori- des |gine.[cas du canton de Granby con- icédé en 1803, Le domaine des Indiens avant sa colonisation, notre région groupait trois grandes tribus, celles des Abénakis, des Indiens du St-François et des Coossucks.Ils étaient tous des hommes à la peau cuivrée, aux cheveux noirs et au nez fort.Ces Indiens étaient comme tous les autres des nomades ; îls se construisaient rarement un village.Leurs vêtements consistaient en un pantalon de cuir et d\u2019une fourrure couvrant tout Je corps.Pour la chasse, et la guerre, ils utilisaient un grand arc et de longues flèches, un couteau à scalpe et le tomahawk.Alliés des Français durant la guerre de 1756-1763, ils harcelèrent les colons du New - Hampshire.Ils attaquaient leurs fermes, mettaient tout à feu et à sang, tuaient les colons et enlevaient les femmes et les enfants qu\u2019ils réduisaient ensuite en esclavage.S\u2019ils prenaient des prisonniers, ils les torturaient.Pour mettre fin à ces expéditions sanglantes, les Anglais décidèrent de les exterminer.En 1760, entre la prise de Québec et la fin des hostilités, des troupes françaises prirent position sur l\u2019île aux Noix, au nord du lac Champlain.Commandant des troupes coloniales anglaises, le général Amherst crut bon d\u2019attendre, avant d\u2019attaquer les Français, d\u2019avoir réuni des troupes suffi- Expédition de Rogers santes.Il profita donc de cette accalmie pour charger l\u2019un de ses officiers, ancien contrebandier, le major Robert Rogers, et une compagnie de Rangers d\u2019une expédition punitive contre les Indiens.Evitant les troupes francai- ses en passant par le lac Champlain, Granby et Roxton Pond, Rogers attaque à l\u2019aube du 5 octobre 1760 avec deux cents hommes, les villages de St-François, décimant femmes, enfants et guerriurs, et brûlant tout sur son passage.Cette expédition est demeurée célèbre.Elle fut filmée il y a quelques années.Beaucoup se souviendront de \u201cNorthwest Passage\u201d, 1860.blissement d\u2019un service de diligence de première classe (voitu- lage.Granby à 7 heures p.m., à l\u2019arri- Frost-Village, via via Magog, et An retour, la diligence quittera pouk établir la liaison avec le Le service des diligences Le premier service de dili- ve l\u2019annonce suivante: un service et Chambly Railroad gence fut inauguré à Granby en|quotidien de diligence quittera|pour Montréal.partant Ce service de diligence appar- La preuve en est donnée dans|vée du train de Montréal, pour|tenait à MM.J.G.et W.G.Co- un article publié par la Eastern|se rendre a ! Township Gazette du 26 janvier{Waterloo, et établir ainsi un re-|blies sur la rue Cowie a I\u2019arriére de la même année.Cet article|lai avec les lignes de Stansteadide l'endroit où se trouve aujour- est rédigé de la façon suivante:|et Sherbrooke, \u201cNous désirons attirer l\u2019atten-|avec les diligences de Newport, tion de nos lecteurs sur l\u2019éta-|Vt, via Brome et Potton.wie.Leurs écuries étaient éta- d\u2019hui le magasin Phoénix.Voyager en diligence dans les Cantons de l\u2019Est représentait pour les colons du temps un confort \u2018remarquable.Jusque la, re fermée tirée par quatre che-|Frost-Village à 4 heures a.m.c\u2019est à dos de cheval, à pieds ou vaux) entre Granby et Frost-Vil-|et \u2018arrivera à Granby assez tôt|en canot que l\u2019on devait voyager pour communiquer entre les di- Dans le même journal, on trou-ltrain de la Stanstead, Shefford vers centres de la région.M.Roger LEROUX, surintendant de l'usine.reau local, M.Léo BARRETTE, chef du bu- A proximité de la route de Sherbrooke, sur la rue Vittie, dans la partie est de la ville de Granby, on retrouve l\u2019usine de la Bolta Plastics Limited, fabricant des produits \u201cBOW\u201d.Elle est installée sur une élévation de terrain, dans une zone peu industrialisée de la cité, un peu comme un aigle qui bâtit son nid sur les hauteurs, Cette usine était autrefois, c\u2019est-à-dire au début, une filiale d\u2019une entreprise américaine, mais aujourd\u2019hui la compagnie appartient exclusivement à des Canadiens.Comme le signale son gérant actuel, M.W,D.Hinkhouse, elle devait s\u2019installer dans la banlieue de Toronto.Les démarches et l'influence du maire P.-H, 3oi- vin, la décidèrent cependant à opter pour la ville de Granby.La compagnie Bolta Plastics Limited est sous la direction de M.Hinkhouse, le directeur- gérant.Il est fier d\u2019être installé chez nous, et les employés \u2018ont heureux de travaille: à \u2018ette usine dont la production l\u2019est pas soumise aux fluctua- ions saisonnières.C\u2019est en février 1940 que la Bolta Plastics Limited s\u2019installe à Granby et engage une vingtaine d'employés dans sa spacieuse usine de dix-sept mille pieds carrés de superficie.La machinerie des débuts venait des Etats-Unis.Quatre-vingt-dtx pour cent de la production des commencements portait sur les peignes de plastic, mais aujour- d'hui cet article ne représente que cinq pour cent de la production totale.Au début également, l'usine possédait deux machines à injection, mais avec le temps elle est devenue l'un des plus importants centres de plastics au pays et emploie assez régulièrement de quatre- vingt à cent employés.Elle dispose pour la fabrication d'environ cent quatre-vingts GRANBY produits de tous genres, une douzaine de machines dont la capacité varie de quatre à cent onces de matériel de plastic.En plus de fabriquer ses propres produits pour le marché domestique, elle produit aussi différents articles utilisés dans diverses industries.La liste des produits fabriqués par la Bolta Plastics Limited, sous la marque de commerce \u201cBOW\u201d, donne un excellent aperçu de la grande diversité des articles utiles pour la cuisine du foyer, ceile de l'hôtel, du restaurant ou des institutions.Elle comprend en particulier des cabarets, des contenants pour les légumes, des boîtes à pain et d'autres de dimensions plus petites pour le sucre, la farine, le thé et le café.Pour usage domestique, il y a aussi les poubelles, les bains pour bébés, les bols pour la préparation des mets.Enfin, l'usine fabrique un grand nombre de supports en plastic pour les vêtements, Tous ces objets sont manufacturés dans des couleurs extraordinairement attrayantes et ils sont fort utiles à la ménagère, Les avantages de tous ces objets sont nombreux.Leur utilité est aujourd\u2019hui partout reconnue.C'est l'une des matières les plus résistantes, en égard à son extréme légèreté.Le plastic résiste victorieusement à la déformation, au oris, à l\u2019écalage.quand on s'en sert d'une manière normale.Il ne fait pas de bruit quand on l\u2019utilise.Enfin, et ce n'est pas le moindre avantage, il est économique et pratiquement utilisable.La Bolta Plastics Limited varie sans cesse sa production.Elle innove continuellement en vue de fabriquer tous les articles utiles, non seulement au foyer, mais dans les grandes institutions qui en emploient de plus en plus, parce qu'elles les considèrent plus pratiques.Quant aux projets d'avenir, c\u2019est dans le plastic comme il est bien normal, que la Bolta entend augmenter sa production.Ce qui nécessitera une augmentation de son personnel.Du reste, elle a parachevé un agrandissement de vingt-cinq mille pieds carrés qui porte la superficie de l'usine à quarante-deux mille pieds carrés.La valeur actuelle de sa machinerie et des moules atteint les trois quarts de million de dollars.Ses produits sont vendus d'un océan à l'autre, dans tout le Canada répétant les échos du nom Bolta jusque dans les Territoires du Nord-Ouest.L'avenir de cette industrie semble rempli de réussites re- marouables.La grande propreté et l\u2019ordre qui y règnent, tant à l'intérieur qu'à l\u2019exté- L'usine de la Bolta Plastics Lid.BOLTA PLASTICS Limited rieur, en sont entre autres ine dices un gage assuré.Le directeur-gérant est un homme réaliste et pratique, un chef d'entreprise qui parle de faits et de réalisations.Les employés enfin travaillent sérieusement et consciencieusement.C\u2019est là, on l\u2019admettra, un.gage non moins assuré de succes.\u2018Possédant des bureaux à -Granby- et à Montréal, le chef du bureau local est M.Léo Barrette et le surintendant de l'usine, M.Roger Leroux.Le nom de \u201cBow\u201d, qui est la marque de commerce de la Bolta Plastics Limited, n\u2019a donc pas fini de faire écho dans notre belle ville et a I'extérieur, c\u2019est-à-dire dans tout le Canada, 4 LA VOIX DE L'EST John Savage fonda le hameau de Shefford Plain en 1792 Le petit hamezu connu autre., sous .e nom de \u201cSh.f- for lain\u201d et! ceven par la sy : le villaçe de Woot She - fc.es: l\u2019un ces pus vieux Ce no re rég.on.Il fut :ondé à l'automne de 1792.copitaine John Savage, un pionnler loyalis.e originaire de \u201cCaldwell\u2019s Manor\u201d, dans la seigneurie de Foucaul*, vint s\u2019y établir cette année-là, après avoir présen'é une pétition en vue d\u2019obienir pour lui-même et ses trente-cinq associés le canton de Shefford.Le canton ne lui fut cependant concédé que neuf ans plus tard, en 1801.C'est à pieds que le capitai- ge Savage fit le voyage de \u201cCaldwell Manor\u201d a \u201cShefford Plain\u201d.Se dirigeant à l\u2019aide d'une boussole, le voyage fut très long.Savage s'était fait accompagner d'un groupe d'hommes qui déblayaient la piste de ses obstacles en vue dë permettre le passage des traîneaux transportant les rovisions de bouche et l\u2019a- eublement dont il avait besoin pour Son é\u2018ablissement.Sa amille suivait dans d\u2019autres raineaux.]l amena trente tê- tes de bétail, mais seulement trois survecurent au froid.Il s'établit dans la partie sud- 3st du canton, non loin de la Yamaska._ journal personnel de John Savage conservé jusqu\u2019à qujourd\u2019hui nous donne une \u2014 JANVIER 1960 dont p:océda le pé'it.onnaire pour obtenir son canton.En voici de breis ex\u2019raits : 8 juin 179%: voyage à Québec en vue de présenter sa pétition et d\u2019obenir un ordre d'arpentage pour le canton de Shef- ord; septembre: exploration de dix jours dans le canton; 15 novembre: ouverture d'une piste de St-Jean à la rivière Yamaska.Six hommes parti - cipent aux travaux qui durent quatre semaines; 10 mui 1793 : ouveriure de la piste de Shef- ford à Sutton; 13 juillet: Savage paye ses arpenteurs; 24 juin 1799 : Savage acquitte le coût des évaluateurs du canton.L\u2019un des {fils du capitaine John Savage, John junior, fut le premier colon à s\u2019établir dans la partie nord du canton.Il fonda Shefford-Nord.Le second colon à s\u2019établir à Shef- ford Plain fut un certain Tow- ner, mais il quitta le canton peu de temps après.Il fut suivi à l'hiver de 1794 d'Isaac Lawrence qui, après un bref séjour, déménagea lui aussi dans les limites actrelles de la ville de Waterloo.Le quatrième colon, Ezekiah Wood, de Fishkill, N.Y.s\u2019établit enfin d-finitivement au printemps de la méme année.Le fils d\u2019Isaac Lawrence, Samuel, vint à Shefford Plain en 1804 pour construire le premier moulin à scie dont les Excellente idée de la façon Les Cantons de l'Est restèrent à l'état sauvage jusqu'en 1791 Les Cantons de l'Est restèrent à l\u2019état sauvage jusqu\u2019en 1791.On n\u2019y voyait que des ndiens de la nation algonqui- Je.lls étaient arpentés depuis 1784, mais Haldiman refusant d\u2019y laisser pénétrer les réfu- \u2018iés loyalistes, toutes ses ter- \u201ces étaient à l\u2019état inculte.Ce west qu\u2019en 1792 que les Loyalis- es furent autorisés à les colo tiser.Plusieurs réfugiés pous- èrent alors jusqu\u2019au canton de Junham (concédé en 1795) ; Vautres aux cantons de Brome :t de Bolton (1797).Un certain groupe vint aussi établir dans le canton de \u2018arnham dont la moitié fut oncédée en 1798.Par la suite, mn en vit s\u2019installer dans les vantons de Stanbridge (1800), le Sutton et de Potton (1802).ios cantons de Sutton et de Jotton furent donnés à d\u2019an- \u201clens militaires qui avaient ser- n dans l\u2019armée anglaise pen- lant la révolution américaine.TI y & un siècle cette Asiwerth matériaux de fer lui furent fournis par son frére, Henry, Mais la plupart vendirent leurs lots un peu plus tard.Les loyalistes formèrent aussi le premier noyau de la population dans les cantons de Brome et Missisquoi.Malgré l\u2019isolement, la misère et la souffrance, ils persistérent et réussirent à fonder des centres de colonisation qui se développèrent très rapidement.La majorité étaient des hommes énergiques, sobres et travailleurs, des chefs de famille connaissant bien la culture de la terre.Le Canton de Shefford Le canton de Shefford se développa aussi assez rapidement.I! fut concédé le 10 février 1801 à un officier qui avait combattu dans l\u2019armée anglaise pendant la guerre de l\u2019indépendance.Il s\u2019agit de John Savage qui ne tarda pas à venir s\u2019établir sur ses lots.La moitié du canton de Kox- ton (24,784 acres) fut concédé le 8 janvier 1803 à Elizabeth année, de West-\u2018ord, Vermon*.Il est intéressant de not:r que la plupart des p.emiers colons du canton de Granby furent des descendants des fon- date\u2018rs du hameau de Shef- ford Plain.Le premier colon du canton de Granby, par exemple, fut Roswald Spaulding, le fils de l'un des associés du capitaine John Savage.Les associés de John Savage étaient les suivants: John Savage, le jeune; Hezekiah Wood; Simon Griggs; Richard Powers; John Savage, fils d\u2019Edward Savage; Peter Savage ; Ezekiel Lewis; Henry Hardie; Anthony Cutier; Isaac Kenni- sion; Malcolm McFariand; Peter Hayes; Edward Graves; Henry Powers; Aiexander Douglas; Silas Lewis: John- Lockhard Wiseman- James ell; Hoskins; William Moffat Tadd- heus Tuttle; Isaac Lawrence; James Berry; Abraham Ken- nison; John Spaulding.John Kna\u2018chback; John Mack, le jeune; Joseph Mock; William Bell; John Bell; John Allen et Solomon Kennison.Le capitaine John Savage Né en Irlande, le capitaine John Savage émigra en Amérique à une date qu\u2019il est impossible de préciser.Il prit une part active à la rébellion de 1776-1783.Il servit avec le rang de capitaine dans un contingent organisé par ie gouverneur Tryon, mais il fut cap- Ruiter, veuve de John Ruiter,|(Dunham) 1796, Nicolas Aus- et a leurs enfants.Le quart dujtin (Bolton) 1797, Asa Porter canton d\u2019Ely (11,550 acres) fut|(Brome) 1797, Samuel Gale remis à Amos Lay le 13 novem-|(Farnham) 1798, David Stewart bre 1802 et enfin la moitié duj(Clifton) 1799, Josiah Sawyer canton de Stukely à Samuel|(Faton) Willard, le 3 novembre 1800.Dans la circonscription élec-|lard (Stukeley) 1800, Lester et torale actuelle de Shefford, les|Morrogh (Barnston) 1801, Ed- cantons de Granby et de Milton/mund Heard (Newport), 1801, avaient été réservés aux vété-|Luke Knowlton (Orford) 1801, rans de la milice britannique|John Savage (Shefford) 1801, qui avaient fait du service du-|J.W.Clark (Bedford) 1802, Ja- rant le blocus de Québec en|mes Cowen (Stoke) 1802, Amos 1775 Le 29 janvier 1803, 24,518 Barnard (Brompton) 1803, Cal- acres de terre furent donnés à|vin May (Bury) 1803, Gilbert quatre-vingt-un militaires dans|Hyatt (Ascott), 1803, Mary Bar- le canton de Milton.Le canton de Granby fut lui- même concédé le 8 janvier 1803 au colonel Henry Caldwell et ses 97 associés.Les premiers chefs Î e cantons Voici les noms des premiers John Mock; Timothy|d turé, une première fois, par les rebelles américains qui l\u2019in- carcérérin.a la prison d'Albany, N.-Y., d\u2019où il sévada pour rejoindre son corvs d\u2019armée à New-York.Capwuré de nouveau, il fut emprisonné à Kingston d\u2019où il ne sor'it qu\u2019à l'issue du conflit.Entretemps, sa fam:lle s\u2019é- \u2018ait réfugiée à \u201cCaldwcll\u2019s Manor\u201d, dans la seigneurie de Foucault, la propriété du général Henry Caldwell qui lui donna une ferme.En 1783, cependant, \u201cCaldwell\u2019s Manor\u201d se trouva transféré sous la juridiction américaine par suite de la fixation du 45e parallèle comme frontière internationale entre le Canada et les Etats- Unis.Invité à prêter le serment d\u2019allégeance a la nouvelle constitution, Savage refusa énergiquement.Ayant eu vent e la chose, un colonel américain du nom de Allen tenta donc de le déposséder de ses terres.Peu de temps après, Savage devait émigrer au Canada, près du Mont Shefford.Dès son arrivée au pays, Savage présenta une pétition en vue d\u2019obenir pour lui-même et ses associés le canton de She\u2019ford.Celui-ci lui :ut concédé en 1801, c\u2019est-à-dire deux ans avant la concession du canton de Granby.Mais Savage n\u2019attendit pas tant d\u2019années pour s'y établir avec sa famille.Dès i792, il fonda le hameau de Shefford Plain ou West Shefford.1800, Isaac en (Stanstead) 1800, Samuel Wil- Lay Jr (Ely) 1802, William net (Clifton), Jesse Pennoyer (Compton) 1803, John Bishop (Dudswell), 1803, Henry Cull (Hatley) 1803, N.Taylor (New- port) 1803, Elmer Cushing (Shipton) 1803, Richard Adam (Stanstead) 1803, Isaac Ogden (Eaton) 1804, James Cuyler chefs de cantons, avec la date /(Farnham) 1805, Moses Holt de leur charte : Thomas Dunn'(Hatley) 1805.Card Clothing Co Ltd c\u2019est-à-dire en 1960, que la Ashworth Card Clothing Co.Ltd existe.La Ashworth Card Clothing commença ses opérations durant l\u2019année 1860 à Manchester, Angleterre.Mais en 1892, Elijah Ashworth ouvrit sa première usine manufacturière à Fall River, Massachusetts, en Nouvelle-Angleterre.C\u2019est en 1910 que Ashworth Bros.Inc.fut formé sous la direction de Henry Ashwortn et Robert C.Ashworth.En 1946, l\u2019entreprise entra définitivement dans le domaine des convoyeurs, lors- npn oR Me SEE nai qu\u2019elle commença la produe- tion de courroies d\u2019acier tissé pour tous les genres de convoyeurs.Aujourd'hui, la compagnie possède une vaste usine moderne à Winchester, Virginia, entièrement affectée à la fabrication de ce genre de convoyeurs.La succursale canadienne (la Ashworth Card Clothing Co.Ltd) fut fondée en 1957 dans notre cité, en vue de mettre les connaissances et la compétence de la Ashworth Bros.Inc.à la disposition de Ila majeure partie de l\u2019industrie textile du Canada.PE Les directeurs de la Ash- worth Card Clothing Co.Ltd sont : M.Robert C.Ashworth, jr, président; William J.Flynn, jr, vice-président; George R.Ashworth, trésorier; Charles E.Hallas, secrétaire.Aujourd'hui, des usines de fabrication et de réparation de la Ashworth Card Clothing sont établis dans les endroits suivants ; Fall River, Massachusetts où se trouve le bu- reau-chef; Philadelphie, Pennsylvanie; Charlotte, Caroline du Nord; Atlanta, Georgie; Greenville, Caroline du sud: Granby, Québec (Canada).L\u2019usine de convoyeurs est à Winchester, Virginie.L'USINE DE LA ASHWORTH CARD CLOTHING CO.LTD GRANBY | -_\u2014=-_\u2014-_- > OAI LR SAZREE La Thor Mills Limited spécla- lisée dans la fabrication des filés synthétiques utilisés dans la confection des tricots les plus soyeux et les plus dispendieux, est sans contredit l\u2019une des usines les plus modernes de notre ville, Son outillage est des plus récents, et la plus grande propreté règne dans tout l'établissement.Fondée il y a seulement dix ans, la Thor Mills Limited s\u2019est sans cesse développée.Ayant loué quelque treize mille pieds de plancher à son arrivée à Granby, elle vit bientôt son marché s'étendre au point d\u2019être dans l'obligation d\u2019acheter plus d'outillage.Trois ans plus tard, en 1952, elle devenait propriétaire de l\u2019immeuble de la rue Robinson qui, aujourd\u2019hui, a une superficie d\u2019environ quarante-cinq mille pieds.Sa production varie des filés .de laine aux filés synthétiques et i extensibles servant à la confec.+\" tion des gilets, des bas, des sous- vêtements, etc.Elle achète la totalité de ses fibres au pays, soit l\u2019orlon, le nylon de l\u2019entreprise Du Pont et le terylène de Canadian Industries Limited puis elle les transforme au moyen d\u2019opérations diverses, selon les nécessités du marché canadien qu'elle approvisionne dans la proportion de vingt pour cent.La Thor Mills Limited est aussi l\u2019une des cinq compagnies canadiennes à fabriquer les fameux l'usine.oie Wt M.W.T.WARD, gérant filés Benlon, domt les droits de fabrication sont accordés par la société Joseph Bencroft & Son.Les fibres synthétiques arrivent ordinairement à l\u2019usine sous la forme de câbles d\u2019environ deux pouces de diamètre, puis elles sont peignées, brisées en diverses longueurs, étirées, tordues jusqu\u2019à ce que les cent vingt mille brins soient réduits en un fil d\u2019au plus cinquante brins.Les opérations se succè - dent sur des machines très compliquées, surtout celles qui doivent donner à d\u2019autres filés leur extensibilité, L'usine fonctionne vingt-quatre heures par jour, les cent quatre- vingt employés de l\u2019établissement se relayent pour assurer une production continue.Les filés synthétiques étant de plus en plus en demande au Canada, l\u2019usine est assurée de vendre toute sa production, même si en d'autres secteurs du textile on est plus ou moins victime de la récession.La fondation de la Thor Mills est due à l\u2019initiative d\u2019un éminent financier norvégien, M.Lars Christensen, auquel Granby doit également un don de trois mille dollars pour l\u2019installation de la fontaine romaine au pare Pelletier, et le don de deux zèbres d\u2019Afrique pour son Jardin zoologique.M.Christansen, a en effet, investi tous les capitaux requis et M.Normand CHANDLER et M.Marc ST-JACQUES font ici l'essai de l'un des filés dans le laboratoire de L'UNE DES NOMBREUSES et volumineuses lisées pour la préparation des filés.en fit une société entièrement tn- dépendante de ses autres entreprises.Il possède en particulier une société de transport maritie me dont les navires circulent en tre Montréal et l\u2019Afrique; une flotte de navires-citernes, de même que la plus grande flotte de baleinières au monde.Ces navires croisent durant dix semaines par année dans l\u2019Antarctique où, en plus de capturer les gigantesques cétacés, on les dépèce sur place dans une usine flottante avant d\u2019en tirer tous les sous-produits possibles et imaginables.Puis üne fois la péche terminée, les navires \u2018se rendent au nord du Labrador où, durant quelques semaines, en mars, ils se livrent à la capture du phoque, à l\u2019aide d\u2019un hélicoptère : re.La Thor Mills est l\u2019une des ir dustries locales appelées à progresser rapidement dans les années à venir.La demande pour ses filés de première qualité ne fera que croître avec l\u2019expansion du marché canadien.Son président est maintenant M.H.K.MeLean, son secrétai- re-trésorier M.J.F.McCourt, Le gérant de l\u2019usine est M.W.T.Ward, et le gérant des ventes, M.W.K.Heale.M.Marc St- Jacques est le surintendant de l'usine, et M.N.Chandler, le directeur du laboratoire de recherches qui, en ce domaine, est l'un des plus modernes au Canada.THOR MILLS LT GRANBY machines uti- Pa -\u2014_-_\u2014 , TT æ- W - cd mw Sw FS ST - - - \u2014.- LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 7 Le premier colon de Granby: John Horner Le canton de Granby fut concédé le 8 janvier 1803 au colonel He Caldwell et à quatre-vingt-dix-huit militaires ou veuves \u2018de militaires qui avaient servi sous ses ordres, dans les rangs de la milice canadienne, durant le siège de la ville de Québec en 1775-76.Le colonel Caldwell avait présenté deux requêtes: la première le 3 mai 1792, et la seconde le 17 février 1800., L'ordre d\u2019arpentage qui mentionnait pour la première fois le nom de Granby, fut signé le ler avril 1801 par sir Robert Shore Milnes, et signifié à l'assistant arpenteur général Joseph Bouchette qui délimita le canton de la façon suivante : au nord par le canton de Milton (1803), au sud par le canton de Farnham (1798), à l'est par le canton de Shef- ford (1801) et à l\u2019ouest par la seigneurie de St-Hyacinthe.L'arpenteur divisa le canton en 261 lots.Répartis sur onze rangs numérotés du nord au sud, les lots avaient vingt-huit chaines de largeur par soixante-treize chaînes de profondeur, soit une superficie d\u2019environ deux cents acres.Le bureau des terres réserva soixante-seize lots pour l'usage de la Couronne et le même nombre pour l'usage du clergé anglican._ Un nouvel acte de concession cut cependant signé le 7 juillet 1806 et remis à Isabella Brim- mer, veuve de John Simpson, au nom de sa fille Margaret, de son époux et d\u2019elle-même.Elle reçut les lots sept et dix dans le dixième rang du canon.La plupart des lots restèrent cependant incultes jusqu\u2019en 1808.La majorité des associés de Caldwell ne connaissant pas le travail de la terre préféraient la vie de garnison à celle de colon, Aussi perdirent- ils un jour leurs droits de propriétaires.Pour les conserver, ils devaient se conformer à l\u2019une des clauses de l'acte de concession stipulant clairement qu\u2019ils devaient s\u2019établir sur leurs lots durant l\u2019année de l\u2019adjudication (une famille par douze cents acres), cultiver deux acres de terre et enregistrer leurs titres dans les six mois de la concession.Les premiers colons ne fi- Trent en somme leur apparition qu\u2019en 1809, l'un deux fut Rosswald Spaulding, le fils de Tun des associés de John Savage, père, le chef du canton voisin de Shefford.Il s\u2019établit sur les bords de la rivière à environ un mille en amont de l\u2019endroit où devait se constituer le hameau de Gran- by.Son lot était à l\u2019extrémité est du canton, un peu plus loin Herrick, originaire de Dum- merston, Vermont.Il s\u2019amena au canton l\u2019année suivante et acheta un lot à l'endroit où s'élève maintenant la ferme Miner (Robert\u2019s Hill).Simon Door arriva dans le canton en 1812 et acheta une partie du lot de Jonathan Herrick.La même année, le canton de Granby devait attirer Plusieurs autres colons: au sud, Horace Lyman, Elias et John Clow, William Marshall, Chalmers et Payne: au nord, George et Thomas Bryce, J.Kays, George Bayley, puis les familles Cox, Savage et Wal- ace.Au hameau de Granby .Le premier colon a s\u2019établir à l'endroit où plus tard devait s'ériger le hameau de Granby fut cependant John Horner.Originaire de Cambridge, Vermont, ce pionnier loyaliste acheta en 1813 les lots 8 et 7 du canton.Ces lots avaient auparavant appartenu à Hugh McQuarters, l\u2019un des associés de Caldwell, mais ils avaient S54 épris par les autorités en , Célibataire, John Horner décida bientôt de fonder un fo- er.Bien que peu nombreux, es colons se réunissaient assez souvent ici et là et c\u2019est ainsi que Horner rencontra Mary | , la fille de Simon, qu'il épousa en 1814.Simon Door habitait Shefiord Nord.Travailleur et avide de réussir, John Horner .construisit peu de temps après, sur la rive droite de la rivière Ya- maska, à l'arrière de l\u2019ancien édifice de la United Maple Products, une meunerie où les colons du canton vinrent moudre leur grain.Un an plus tard, par ailleurs, il érigea une scierie au même endroit, après Avoir construit un barrage sur la rivière.En 1815, Richard Frost, le fondateur de Frost Village, reçut des autorités une concession de cing cents acres dans le canton et acheta l\u2019autre partie du lot 8 dans le Te rang du canton.Il ne devait cependant s\u2019y établir qu\u2019en 1825.Les débuts du hameau En 1825, Richard Frost et John Horner s\u2019associèrent alors en vue de la construction d\u2019un immeuble en bois près de la route nationale.Frost sy installa en permanence et ouvrit un magasin général.Situé à l'endroit où se trouve aujourd\u2019hui l'intersection Young et Principale, cet immeuble servit aussi de bureau de poste pour le courrier apporté à dos de cheval une fois par semaine.Ce courrier voyageait entre Chambly et Stan- stead.,On peut donc dire sans se que le Mont Sacré-Coeur.Un autre colon fut Jonathan tromper que l\u2019initiative de John Horner: la construction LS on an < .2 A2 Que vi : fan Feb Rn tés 62 PHBA Pi + .1 » £9 rr F 2% i 3 CHET dx E LE ROND NOIR AU CENTRE indique la superficie du village de Granby lors de son incorporation en 1859, Vers 1900, les autres rues indiquées sur cette carte existaient déjà, certaines depuis quelques années.Le lac portait alors le nom de Henderson, l'avenue du Parc celui de Franklin, et une partie de la rue St-Antoine le nom de Huntingdon.de son moulin et de sa scierie, et l\u2019ouverture du magasin de Frost sont à l\u2019origine du hameau de Granby.Ce magasin fut bientôt trés achalandé.Les colons venaient s\u2019y procurer du thé, du tabac, des écorces et l'outillage dont ils avaient besoin.Ils échangeaient ordinairement ces pro- uits pour des produits de la ferme : viande de porc,, potasse, beurre, fromage et blé.Puis le hameau se développe.En 1825, le pionnier Harlow Miner, originaire de St- Armand où son père était médecin, loue l\u2019un des locaux du magasin Frost pour y exercer son métier de cordonnier Il vivait alors depuis deux ans dans le hameau.Jusqu\u2019en 1829, il confectionne des bottes que vend Richard Frost, mais ces maigres profits ne le satis- y jfont pas.Il érige donc une tannerie sur la rive gauche de la rivière entre l\u2019actuel pont de la rue Mountain et la gare du Canadien National.Son initiative lui vaut bientôt des succès.La tannerie fait d\u2019excellentes affaires.Aujourd\u2019hui, cette tannerie peut être considérée comme la\u2019 première industrie locale.Harlow Miner possède en somme le titre de père de l\u2019industrie granbyenne.La même année, en 1829, Peter McLean édifie une meunerie à l'arrière de la manufacture Giddings, sur la rive droite de la rivière.On en voit encore\u2019 maintenant quelques vestiges Puis il ouvre une petite rue à laquelle il donne le nom de Mill Road.John Weatherby érige aussi un hôtel sur le site actuel de l\u2019hôtel Granby, Le succès des premiers colons en attire d\u2019autres.John William Cowie, un pionnier loyaliste originaire de Miiton, Vermont, s\u2019établit sur le lot voisin de l\u2019église méthodiste, rue Drummond.Francis G.Gilmour ouvre lui aussi un magasin général, et Samuel Butterworth une petite quincaillerie tout à côté de l\u2019hôtel Granby.En 1850, John G.Cowie et son frère William inaugurent de leur côté un service de diligence entre Chambly et Stanstead.Ils construisent leurs étables à l\u2019angle des rues Cowie et Principale, à l\u2019arrière de l\u2019endroit occupé maintenant par le magasin Phoenix.Voyager en diligence représente alors le summun du confort pour les colons qui jusqu\u2019à ce moment avaient dû voyager à pieds ou à cheval.Cette année 1829, le hameau se compose déjà dé troià édifices en bois, à deux étages, de quatre petites maisons a un étage, d\u2019un hangar, d\u2019une forge, de remises, \u2018d\u2019étables, sans compter les meuneries, la car- derie ou la scierie \u2018et la tannerie.Les rues existantes sont le Broadway (la rue Principale), la rue Albert (Cowie), la rue River (Drummond), la rue Market (Dufferin), le North Road (Elgin), la rue Academy (Victoria), Tannery Road (De- nison-est), Water Street (De- nison-ouest).Expansion du hameau En 1829, une pe ite école est aussi édifiée sur la rue Market, a I'angle de la rue Academy sur le site actuel de l\u2019institution des RR.SS.de l\u2019Immaculée-Conception.C\u2019est dans cette école que trente ans plus tard se réunira le premier conseil municipal élu après la proclama*ion officielle qui transforme le hameau en municipalité de village.La même année s\u2019érige l\u2019église presbytérienne, surnommée la petite église blanche, sur la rue Drummond.Les méthodistes l\u2019achètent dix- huit ans plus tard pour y tenir leurs services religieux.Quant aux catholiques, ils doivent attendre jusqu\u2019en 1842 pour avoir leur propre mis- sion, érigée sur le site actuel de l\u2019église Notre-Dame.Jusqu\u2019alors, ce sont des missionnaires qui à divers intervalles visitent les groupes catholiques du canton.Les Anglicans s\u2019érigent eux aussi une chapelle en 1843.Quatre ans avant la fondation du village de Granby s'organise enfin un corps de milice, la Volunteers Milita Rifle Company de Granby.sous la direction du Dr George M.Abbott et John Sopeck- man.La première route postale La première route postale dans! En 1817, on établit un service les Cantons de l'Est fut celle qui-postal Stanstead-Québec via Mel relia Wells River à Stanstead ou:bourne.Celui-ci était hebdoma- plutôt Derby Line.daire.Sept ans plus tard, une .jroute fut ouverte jusqu\u2019à Mont- Elle fut établie en 1812, mais il|réal par West-Shefford et Farn- n\u2019y eut pas de service postal'ham.permanent entre les différents! En 1825, d'autre part, on ouvrit villages des Cantons de l\u2019Est a- ype nouvelle route entre Stan- vant 1817.stead et Chambly.Tous les documents officiels é-| Le courrier passait par Granby taient portés par des courriers)pour se diriger vers leg cantons spéciaux.plus éloignés.Fondée il y a plus de soixante ans, la Granby Laundries est depuis trente et un ans la propriété de la famille Bradford.L\u2019immeuble dans lequel elle est établie est aussi lun des plus anciens de notre localité.Il abritait autrefois l\u2019épicerie Bradford à langle des rues Young et Principale.L\u2019immeuble fut déménazé au No 7 de la rue Young, lors de la construction du magasin Savage.L'immeuble appartenait a M.Edward Bradford, le quatrième maire de Granby \u2018en 1864) et le grand\u2019père de M.Ernest B.Bradford, le propriétaire actuel de la Granby Laundries.M.Edward Bradford était un fabricant d'articles de plomberie; il possédait une vaste usine sur la rue St- Louis.À sa mort en 1916, il la légua à ses fils, Gardner et Edwin, qui dirigèrent cette industrie jusque vers les années 30, alors qu\u2019un incendie et ensuite une tornade détruisirent entièrement l\u2019usire.La famille Bradford eut un temps jusqu\u2019à six établissements commerciaux dans notre cité.C\u2019est en 1928 que M.Gardner E.Bradford ach:ta de Daniel et Lamothe la Granby Laundries.Il l\u2019exploita jusqu\u2019en 1939, alors qu\u2019il ia confia aux- soins de son fils, Ernest B.Bratford.Depuis vingt ans, l\u2019entreprise a pris un essor remarquable.Au lieu de six employés en 1939, elle en compte maintenant une quinzaine et son outillage moderne lui permet de desservir rapidement sa nombreuse clien- M.E.B.BRATFORD tèle.Elle assure un service|de nombreux foyers, les hôtels quotidien à Granby et un ser-|les motels, les industries et vice bi-hebdomadaire à ses|plusieurs institutions de notre clients de Knowlton, Waterloo|cité et de notre région.et Cowansville, Etablie au No 7 de la rue Young, l\u2019entreprise jouit Au début, d\u2019autre part, la|d\u2019une grande popularité.Sous Granby Laundries lavait lella direction de M.Ernest B.linge, mais ne l\u2019asséchait pas.|Bradford, elle prend sans ces- Or, aujourd\u2019hui, les clients bé-|se plus d'importance, à la su:- néficient de six différents ser-|te du service de premier ordre vices adaptés à leurs besoins.|assuré a la population locale La Granby Laundries dessert et régionale, GRANBY LAUNDRIES 7, rue Young Granby M.Wilfrid Dussault est établi depuis sept ans dans notre ville, mais il s'impose depuis plusieurs années déjà à l'attention de notre population par ses multiples réalisations.Né en 1917, a Sherbrooke, où il fit ses études à l\u2019école du Sacré-Coeur, il entra tout d\u2019abord au service de la société K.B.Jenckes Construction Company Limited, ou jusqu'en 1942 il se familiarisa avec les données les plus récentes de cette industrie.Puis il devint surintendant du personnel préposé à l\u2019entretien des immeubles de la compagnie Bruck Mills à Co- wansville, poste qu\u2019il quitta en 1952 pour fonder sa propre entreprise de construction, la Compagnie Dussault Construction Limitée.C'est alors qu\u2019il vint s\u2019établir dans notre ville, où le développement industriel, commercial et domiciliaire, était susceptible de faciliter l\u2019éta- La Gie Dussault Construction Limi GRANBY blissement de son entreprise.sur des bases solides, puis l'expansion de ses affaires.Le succès marqua bientôt ses initiatives.Non seulement obtint-il d\u2019importants contrats dans notre localité ou \u2018la région voisine, mais il fut appelé à réaliser des projets d\u2019envergure dans les centres plus éloignés.Aujourd\u2019hui, l\u2019évaluation des immeubles érigés par la Compagnie Dussault Construction Limitée excède les trois millions de dollars.Ses réalisations comprennent trois édifices scolaires : les écoles St-Benoit, St-Marc et St-Patrice, de Granby; l\u2019usine de pompage de la Montreal Pipe Line à Saint Césai- re, plusieurs résidences ainsi que près d\u2019une quarantaine de postes d\u2019essence dans toute la région de la rive sud.Dans notre ville, elle a construit le poste d'essence Maurice Auger, la résidence Mackay et le magnifique immeuble du club de golf Gran.by-St-Paul, érigé sur la route de Montréal.Elle érige actuellement le nouvel immeuble de la Banque dé Montréal\u201d angle Principale et Dufferin.Son personnel varie de dix a soixante-quinze employés, selon les saisons et les activités de l\u2019entreprise.Ses bureaux sont situés dans l'édifice Palace, rue Principale.Marié et père de trois enfants, M.Wilfrid Dussault est membre des deux clubs de golf locaux, de la Chambre de Commerce senior, du club Richelieu et de l\u2019Association des constructeurs du district de Bedford.Il est aussi troisième et Quatrième Degré des Chevaliers de Colomb de Granby.du club Granby-Windsor et de la Société zoologique.Une entreprise dont les réalisations promettent beaucoup pour l'avenir, voilà ce qu\u2019est la société Dussault Limitée.UNE ENTREPRISE PROSPERE J.-Wilfrid DUSSAULT I weer Troe pere LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 ms; 2 - 225-2005 2e = à AE = 2 6 0 ES me = 2 \u2014- 255 L'une des entreprises commerciales les plus prospères de Granby en cette année du centenaire est sans contredit la société connue sous le nom de Garage Gabriel Lussier Limitée.Fondée en 1945 avec des moyens de fortune, ses débuts furent très modestes, mais grâce au travail acharné et à l\u2019initiative de M.Gabriel Lus- sier, elle se transforma plus tard en un commerce des plus florissants.Spécialisée dans la vente, le louage et la réparation des automobiles et des camions, cette entreprise située sur le boulevard Leclerc, à l\u2019angle de la rue Principale, emploie aujour- d\u2019hui une cinquantaine de per- gonnes dans ses divers services et vend plus de trois cents voitures et camions de marques La salle d'exposition arage Gabriel Pontiac, Buick, GMC et Vaux- hall dans toute la région, Le garage lui-même, construit il y a trois ans, d\u2019après les dernie- res données de l\u2019industrie de l'automobile, est l\u2019un des établissements les, plus modernes dans la province de Quebec.Né le 27 août 1920, M.Gâ- briel Lussier fit ses études au Collège du Sacré-Coeur de la rue St-Joseph.À l\u2019âge de huit ans, il passait déjà le lait avec son père, M.Honorat Lussier, qui possédait une ferme à l\u2019en- oit même où s\u2019érige aujour- d'hui le garage.M.Lussier vendait aux consommateurs tous les produits de la ferme : lait, oeufs, dindes, sirop d\u2019érable.Il possédait, bon an mal an, plus de deux mille poulets, en vue de répondre à la demande de sa clientèle.M.Ga- L'un des commerces les plus florissants de notre cité briel Lussier seconda son père aux travaux de la ferme durant plusieurs années.C\u2019est en octobre 1945 qu\u2019il se lança dans son commerce actuel.Comme il ne disposait d\u2019aucun capital, il loua un petit garage, celui de M.René Charbonneau, au No 500 de la rue Principale, au loyer de $12.50 par mois.Avec.trois employés, il se spécialisait dans a vente de l'essence et la réparation des automobiles et des camions.L'entreprise progressa au point qu\u2019au premier mai 1947, M.Gabriel Lussier décida de s\u2019installer dans le centre des affaires, c\u2019est-à-dire à 167b de la rue Principale, à l'arrière de la bijouterie Brouil- lette.À cet endroit, se trouvaient quelques remises pour .automobiles ; il s\u2019y établit, puis quelque temps plus tard transforma le tout en un spacieux garage.A cette date \u2014 c\u2019était vers la fin du second conflit mondial \u2014 les automobiles étaient rares sur le marché et le louage des voitures représentait un commerce florissant.Comme il ne pouvait obtenir de permis d'opération de la Commission des prix et du Commerce, M.Gabriel Lus- sier acheta, vers la même date, le commerce de louage de Beauregard Drive Yourself, propriété de M.Jean-Marie ussier.Tout en se livrant à la réparation des voitures, il achetait et revendait des autos usagées, puis louait des véhicules à ceux qui en désiraient pour un voyage de fin de se- Maine, etc.Il possédait alors environ dix-huit automobiles à cette fin.Le commerce grandissant sans cesse, cependant, M.Lus- sier se vit bientôt dans l\u2019obligation d\u2019agrandir son établissement.Un an plus tard il fit l'acquisition du garage H.-L.Martin, voisin du sien, puis Pannée suivante des terrains de Bienvenue et Frère et de M.J.-N.Mainville, à l'arrière des Nos 34 et 36 de la rue Court.Il construisit alors un vaste garage de 175 par 50 qu\u2019il équipa d\u2019un outillage plus moderne.Trois ans plus tard, il loua son établissement pour le remisage durant la nuit des camions de la Compagnie de Téléphone Bell, C\u2019est en mars 1953 qu\u2019il obtenait sa première agence de vente de voitures neuves, Il s'agissait des autos Kaiser et Lussier Limi M.GABRIEL LUSSIER, président de Gabriel Lussier Ltée Henry J.La premiére année, il en vendit soixante-cinq et l'année suivante, quarante- cing.En février 1955, il abandonnait cette agence pour ace cepter celle de la General Motors, et, en août de la même année, il commençait la construction de son établissement actuel.C\u2019est alors qu\u2019en quelques années son commerce devait prendre une expansion considérable.Les voitures General Motors étaient très populaires sur le marché, et M.Lussier s\u2019adjoignit des vendeurs en vue d'accroitre rapidement son volume d\u2019affaires.La première année, c'est-à-dire en 1955, il vendit environ deux cents automobiles et camions GM, chiffre qu\u2019il augmenta à deux cent cinquante l'année suivante, à deux cent soixante-quinze en 1957, l\u2019année de l\u2019ouverture officielle de son garage du boulevard Leclerc, et enfin, à trois cents, l\u2019année dernière.Et si l\u2019on en juge par le volume des ventes depuis le début de 1959, l\u2019année du centenaire sera pour l\u2019entreprise Lussier l\u2019année la plus florissante.Aujourd'hui, le garage Lus- sier Limitée possède aussi un représentant à St-Césaire et des succursales de vente de voitures usagées à Farnham et à Cowansville.Son établissement de Granby est l\u2019un des plus modernes du genre.Il est possible d\u2019y effectuer tous les genres de réparations, en raison de l'outillage complet dont il dispose et du personnel très spécialisé à son emploi.Le gérant des ventes est M.Roger Barré, le contrôleur M.André Thibodeau, le gérant du service des réparations M, Roger Lacasse, le gérant du service du poste d\u2019essence M.Georges Gravel, le gérant des ventes des voitures usagées, M Normand Lavigne, et le gérant du service des pièces d'automobiles M.Dollard Laverriè- re.< En plus de s'intéresser à son commerce, M.Gabriel Lussier construisit une douzaine d\u2019habitations sur les terrains de son père situés sur les rues St- Gabriel et Robinson, près du boulevard Leclerc.Un fait digne de mention, son garage fut le premier établissement commercial de notre ville à installer un appareil de télévision pour sa clientèle.Président-fondateur du club de golf Granby-St-Paul, M.Gabriel Lussier est membre du club Richelieu, membre quatrième degré des Chevaliers de Colomb, membre des Chambres de Commerce senior et cadette et du club de pêche Fullington Pond, établi en 1958 à Man- sonville, Le bureau de direction de Garage Gabriel Lussier Ltée se compose de M.Gabriel Lussier, président ; de M.Honorat Lus- sier, vice-président; de Mme Gabriel Lussier, secrétaire.Les bureaux de l'administration Le garage de Gabriel Lussier Limitée ape a a re _.; -_\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014tfésenee\" \u2014 - a ln Bh ll die a dad LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 9 oe Le canton de Granby fut - concédé à Henry Caldwell Lieutenant, capitaine, major, auquel fut concédé le canton quartier-maître gén\u2018ral en se-!de Granby en 1803.cond, commandant, lieutenant-! colonel, conceiller, receveur-gé-| néral, tel fut Henry Caldwell Né en lrlande en 1738, il entra dans les troupes et fut fait lieutenant d\u2019infanterie en 1757 au 69e Régiment : il prit part Frost-Village eut son heure de gloire en 1825 Si Frost-Village eut son temps de gloire, il péréclita par la suite.I] fut cependant durant quelques années l'agglomération la plus importante de notre région.Situé dans la partie sud-est du canton de Shefford, Frost-Village fut fondé en 1808 par les trois; sit I'hotel Osgood.Cet hôtel de-! | centre commercial très important qui attira plusieurs hommes d\u2019affaires et professionnels.Parmi eux figurent le Dr Ste- {phen Sewell Foster, puis Thomas \\Osgood, originaire de Hatley, Vermont, qui en 1829 y construi- fréres Frost: Jonathan, Richard|vint un lieu de réunion important et Joseph, de Marlborough, N.-H.|et servit de quartier général a Jonathan fut le premier à s\u2019y|la milice régionale durant la ré- établir et à y construire une|bellion de 1837.habitation.Son frère, Richard,! C'est dans cet hôtel que le Dr s'installa un peu plus tard sur un Wilfrid Nelson, capturé dans les lot situé à.environ un mille du; bois de Stukely, fut détenu pri- village.En 1810, ce fut enfin au sonnier durant trois jours avant tour de Jérémiah Frost à s\u2019a- de son frère Richard, un lot situé dans le hameau de Frost Village.Deux ans plus tard, Richard Frost ouvrit un hôtel qu\u2019il exploita durant treize ans, alors qu\u2019il vint au hameau de Granby pour y ouvrir un magasin général, sur son lot no 8 dans le 7e rang .) C\u2019est a V'ouverture de la route qui reliait Magog, Stukely, Shef- ford, Granby et Chambly, en 1825, que Frost-Village devint un La première élection dans notre comté La première élection nationale à être tenue dans la ré- glon de Shefford eut lieu en 1829.Les colons, qui étaient aul nombre de 4,000 furent invités à élire un représentant.à la législature du Bas-Canada et tinrent une élection, le 29 novembre 1829, a I'hotel Osgood, de Frost-Village.Les candidats étaient Me Le- mesurier, de Québec et L.Knowlton, de Stukely.Cette élection fut annulée.En effet, un des candidats, Me Lemesurier, ne résidait pas dans la région et de ce fait n\u2019é- | d\u2019être transféré à Montréal, via mener dans le canton.Il acheta.Granby.Frost-Village avait son éco: dès 1812, et son église épiscopa- lienne en 1824.La milice régionale L'organisation de la milice régionale qui servit à réprimer la rébellion de 1837 contre le régime, anglais était déjà fondé en C\u2019est sir John Johnson, ancien major général de la milice du district nord de New-York et plus tard brigadier général du Haut- Canada, qui devint commandant de ce corps de milice des Cantons de l\u2019Est.Il le divisa en trois bataillons.C\u2019est ce général qui donna son nom au Mont Johnson devenu par la suite le mont St- Grégoire.Les annales du premier bataillon ne peuvent être retrouvées, mais on sait que le second bataillon était commandé par le major Philip Luke, de St-Ar- mand, ayant sous ses ordres en qualité de capitaines William Johnson Holt, Jonas Abbott, James Peel et Christian Wehr, jr.Le troisième bataillon était commandé par le colonel Cull, de Hatley.En 1808, les 2e et 3e bataillons furent subdivisés en deux bataillons chacun.Le commandant du second fut le It-colonel Henry Ruiter, celui du troisième, le It- colonel Cull; celui du quatrième bataillon, le lt-colonel Philip Luke et enfin le commandant du cinquième bataillon, le It-colonel Patrick Conroy.Le cinquième bataillon des Cantons de l\u2019Est tait pas éligible.comprenait douze compagnies.2 + + L'un des commerces les plus prospères de notre cité est sans contredit celui de M.Jean-Ma- rie Saurette qui, en plus d\u2019être agent distributeur de bicycle:- tes et d'accessoires dans tout l'est du pays, dirige depuis vingt-six ans un commerce de détail.Né à l'Ange-Gardien en 1916, M.Saurette réside depuis 39 æns à Granby.Il fit ses études au Collège du Sacré-Cceur.Sa dixième année du cours supérieur terminée, il se lance immédiatement dans le commerce.C\u2019était en 1933.Il s\u2019établissait alors dans un local de 10 pieds par 20, angle des rues Gill et Franklin.Deux ans plus tard, il déménageait dans le magasin qu\u2019il occupe toujours au No 255 de l\u2019avenue du Parc, où il ajoutait à son commerce la ferronnerie et la peinture.Ses affaires étant excellentes, M.Saurette fondait en 1937 la société Granby Drive Yourself Co Limited, et en devenait le premier président.Cette compagnie dcnt les bureaux étaient situés au même endroit que son commerce s\u2019occupait \u2018de la location des voitures neuves, C\u2019était la première fois qu\u2019à Granby, il était possible d'obtenir une auto dernier cri au coût de quelques dollars par jour.Puis en 1939, il aménageait un garage, transformé plus tard en magasin, pour ses voitures de location.La même année, il obtenait la franchise des produits Mercury-Ford pour la région de Granby.Fn 1940, 11 était nommé président de la Central Drive Yoursel.Company, dont les bureaux étaient situés au No 30 rue Gill.L'année suivante.cependant, à cause des contrôles de guerre, la location des voitures devenait très difficile, et l\u2019on devait renoncer à ces activités.C\u2019est alors que M.Saurette décidait de fonder une entre- clettes et accessoires, l\u2019une des plus importantes du genre au Québec, et la seule avec un capital entièrement canadien- rancais au Canada.Ce commerce de distribution s\u2019identifie sous le nom de Peerless Bicycle & Supply Mig Co Reg'd,, et s\u2019occupe de l\u2019importation de ces véhicules.L\u2019Angleterre, l\u2019Allemagne occidentale, le Japon, les Etats-Unis, la Hollande et la Suede sont les pays d\u2019où elle importe les bicyclettes.Elle possède un bureau dans la métropole.sous la direction de M.M.Laurin, autrefois à l\u2019emploi de Cycles & Equipment.Le reste de la province est desservi par des vendeurs, dont le pionnier est M.Raymond Levasseur, depuis bientôt douze ans au service de l\u2019entreprise.Tous les ans, la compagnie distribue un nouveau catalogue à quelque 650 marchands du Québec.La bicyclette Raynal, dont l\u2019agent exclusif est Peerless Bicycle & Supply Mfg, est d\u2019une qualité insurpassable ; elle est manufacturée par les plus importants fabricants de bicyclettes au monde, la British Cycle Corporation, dont la production quctidienne excède six mille unités.M.J.-M.Saurette est un ancien président de la section locale des marchands détaillants et un ancien directeur de l\u2019Association des Drive Yourself de la province de Québec, en plus d\u2019avoir été durant dix ans le président local de cet organisme.Marié à Thérèse Côté depuis le 3 janvier 1940, M.Saurette a trois enfants : Micheline, 18 ans, étudiante à Val-Margueri- te de St-Césaire, Monique, 14 ans, étudiante au Couvent de la Présentation de Marie à Granby, et Anne-Marie, 9 ans, élève de l\u2019école Ste-Famille.Sa résidence est au No 84 prise de distribution de bicy- rue Dufferin.\u201cJ.-M.Saureite 255, Avenue du Parc 2 \u2014 \u2014 .em.- Granby au siège de Louisbourg en 1758.IL, sut alors gagner les sympathies du général Wolfe, qui re- ,commanda vivement au ministre Pitt de lui conférer, le 30 décembre, le grade de capitai- de quartier-maître général dans l'expédition de Québec, sous les ordies de Guy Carleton.Après en 1773, le secrétaire de la guerre, lord Barrington, Tautorisa a vendre sa commission.Le 7 avril 1774, on le nomma agent et régisseur de la seigneurie de Lauzon et de plusieurs autres domaines acquis par le général Murray.Au siè- lge de Quebec par les troupes jd'Arnold et de Montgomery, il fut nommé commandant de la milice britannique : Carleton le députa à Londres, porteur de dépêches qui annonçaient la défaite des ennemis.Le 10 juin 1776, le War Office lui versait une gratification de 500 livres et le nommait lieutenant-colonel.À son retour, Caldwell fut nommé au Conseil Législatif : il sollicita la succession de M.Cramahé comme lieutenant gouverneur, mais Haldiman obtint la nomination du colonel Hamilton.En 1784, on lui confia la charge de receveur-géné- ral temporaire et.la permanence en 1794.En 1789 la première Société d\u2019Agriculture fut orga- nisee au Canada; elle l\u2019élut comme président.En 1801 Caldwell devint acquéreur, auprès des héritiers du général Murray, des seigneuries de Lauzon, Rivière-du-Loup, Ma- la victoire des Plaines d\u2019Abra-.A 5 ham, nommé major, il résolut S@NS Nul contrôle officiel, abou-IDavid LYND : John LAFOR: de demeurer dans ia colonie ; tit à un énorme déficit pour la! ME ; Peter LANDRY ; Zacha- 'dawaska, Foucault, du domaine de Sans-Bruit, du manoir Belmont, du fief de Ste-Foy, d\u2019une belle résidence à Québec, il y ;vécut dans le luxe d'un aristo- :crate féodal, biem qu\u2019il eut dé- achats d'immeubles.\u201d | Son administration financière de la Province, demeurée Couronne : mais rien ne trans- -pira avant son décès, le 28 mai 1810.Il avait épousé Ann, soeur du baron Hamilton, native de Knock, comté de Dublin (Irlande), qui lui donna un fils unique.Les associés de Henry Caldwell Les associés du colonel Caldwell étaient: Thomas AINS- LIE ; George ALLSOPP ; Mary Ann AMURE, veuve de Fran- ¢ois ANDERSON; William BURNS; Michael BRODE- RICK ; Etieane BEGIN ; George BLACK ; William BOUTIL- LIER; Francis BENNETT; Darby CALLAGHAN; Wiliiam CAMPBELL ; George CRANE ; Louis CHAPERON ; Stephen CURTIS ; John CHRISHOLM; Richard CUMMINGS ; Angélique TANCRAY, veuve de Henry CREBASSA; James DAVIDSON ; Andrew DOE; Edward DEAN; John DONAHUE; Thereza VOYER, veuve de Simon ECUYER; Hugh FINLAY; Alexander FRASER: Maria FRASER, veuve de Alexander FRASER; Simon FRASER; John FRASER: Archibald FERGUSON; Sir William (GRANT; Elizabeth GATES, iveuve de Benjamin GALE; Mary LITTONS, veuve de Ed- \u2018ward GRASSE ; Donald HEN- |DERSON ; John HILL ; Robert 'HADDEN ; William HAY; ne.En 1759, on l'éleva au rang boursé 10,180 livres pour ses George KING ; Thomas KEL-| É LY; Jchn KILLUCK ; Robert 'LESTER ; William LINDSAY; iJohn LEES ; Michel LEVAS- 'SEUR ; Etienne LAFORME ; rie M.CAULAY ; Neil M¢IN- TIRE ; Angus McINTIRE ; Mary McDONNELL, veuve de Duncan McDONALD ; William McKENZIE ; Ronald McDO- NALD; George MCcLURE; John MUNRO; Reine GUIL- LIS, veuve de John MELVIN; John McLEOD; Mary RICHARDS, veuve de Archibald McCAMBRIDGE; Hugh Me- GEE ; Angus McGENNIS ; Catherine PETITCLAIR, veuve de Francis MORRIAND ; Hugh McQUARTERS ; John McMIL- LON, le vieux ; Nicholas MARCHAND ; Duncan McKENZIE; John NAVINE; Alexander NEAR; William OSBURN; Samuel PHILLIPPS; Frederick PETRY; William PHI.LIPPS ; John PURSS ; Robert PHILIPPS; Martha SHELDON, veuve de John RENAUD; John ROSS; Ephraim ROBI- CHAUD ; John ROBB ; John ROBINSON ; Isaac ROBERTS; John RAIMEY ; Robert RUSSELL ; Louis RATTEE ; James SINCLAIR ; Thomas SCOTT ; Francis SIMON ; George SINCLAIR ; Joseph TRANQUIL : John TITLEY; James THOMPSON ; Anthony VANFELSON; Joseph VOYER ; Peter WILSON et GEORGE WILD.La Granby Electronique est une entreprise de fondation relativement récente, si on la compare à d\u2019autres sociétés de notre cité, mais elle n\u2019en est pas moins importante en raison des servires spécialisés qu\u2019elle assure à la population.Fondée en 1951 par un spécialiste en électronique, M.René Gossard, alors depuis quelques mois au pays, la Granby Electronique s'établit tout d\u2019abord au No 306 de la rue Principale, mais deux ans plus tard le magasin et l'atelier de service étaient en- tiérement détruits par l\u2019incendie qui ravageait l\u2019établissement IGA, dans le même immeuble.C\u2019est en 1954 que M.Gos- sard s\u2019installait à l\u2019adresse où il est encore aujourd\u2019hui, au No 13 de la rue St-Antoine- Nord.En plus d\u2019assurer le service de réparation des appareils de radio et de télévision, la Granby Blectronique assure aussi l\u2019entretien des unités mobiles de transmetteurs de la police et des taxis, et de l'équipement électronique dans les industries de la localité et de la région.M.Gossard est un spécialiste en ce domaine, où les développements sont si considérables depuis une dizaine d\u2019années.Né en Lorraine, en France, M.Gossard a fait ses études secondaires et, après l\u2019obtention de son baccalauréat, a fait des études spéciales en électronique à l'école Centrale de Paris.Il travailla dans plusieurs usines et ateliers de service affectés à la fabrication ou à la réparation de ces appareils, avant d\u2019émigrer au Canada en 1950.C\u2019est après quelques mois à Sherbrooke qu\u2019il vint s\u2019établir à Granby où il fonda immédiatement son entreprise de service.Il a aujourd\u2019hui un personnel de trois employés.M.Gossard remercie la clientèle de plus en Plus croissante dont il a à coeur par ses services de mériter la confiance, 12, St-Antoine nord aa \u2014 \u2014 \u2014\u2014 Granby Electronique Granby Il serait impossible de donner même quelques no\u2018es sur teur, décédé M.JEAN AVERY, président de Georges Avery & Fils Ltée 1955.Le bureau d'assurances générales établi sur la rue St- M.Georges AVERY, le fonda- novembre M.MARCEL AVERY, président de Avery Limitée priétés et les terrains de la sont au service de Ja clientèle, Ten les entreprises Avery sans parler de son fondateur, M.Georges Avery, décédé le 23 novembre 1955.En plus de mener à bien ses propres initiatives dans le domaine de l\u2019assurance et du commerce, M.Avery aida dans une large mesure au développement indus- brie et domiciliaire de notre cité._ Sa participation à la fondation de Moniplaisant comme au développement d\u2019une bonne partie des secteurs nord et ouest de Granby furent au nombre de ses oeuvres qui, aujour- d\u2019hui, bénéficient à beaucoup de citoyens de cette ville.Plusieurs industries s\u2019établirent également à la suite de ses démarches.M.Avery avait foi en l\u2019avenir de Granby et s\u2019il a laissé des oeuvres qui perpétuent sa mémoire, il a également laissé à ses fils des entreprises prospères dont ceux-ci assument aujourd\u2019hui la direction au nom de la succession Avery.Georges que M.Georges Avery fonda, après avoir abandonné le poste important qu\u2019il remplissait à la Miner Rubber Company, est aujourd\u2019hui l\u2019un des plus importants de notre localité.Sous la direction de M.Jean Avery, qui y travaille depuis 1948, ce bureau se spécialise dans l\u2019assurance générale: l\u2019as- surance-vie.l\u2019assurance contre le feu, le vol et les accidents d\u2019automobile.Ce bureau de courtiers est incorporé sous la raison sociale de Georges Avery et Fils depuis 1953 et est l\u2019un des plus prospères.Né en 1931, M.Jean Avery fit ses études primaires au Christ-Roi, son cours commercial à St-Césaire, puis étudia plusieurs années au collège classique de St-Jean et Notre- Dame de Montréal.Il est ma- Tie et père de deux enfants.Président de Georges Avery et Fils, il est vice-président de Avery-Robert et vice-président des Immeubles Avery Limitée, qui comprend les pro- succession Avery.Membre du Club Richelieu, M.Jean êvery est aussi membre du club des Francs, Chevalier de Colomb 3e degré, membre de l'association des courtiers d'assurances de la province de Québec et membre de l\u2019Association des courtiers d'assurances de Granby.Le magasin Avery Limitée, dont la direction est confiée à M.Marcel Avery, fut fondé le 23 décembre 1947 sous la raison sociale de Avery et Fortin par MM.Georges Avery et W.A.Fortin.Trois ans plus tard, MM.Marcel Avery et Clément Fortin, les fils des deux propriétaires, prirent la direction de l\u2019établissement, une importante quincaillerie située au No 366 de la rue Principale.L\u2019année suivante, M.Georges Ave- y achetait les actions de M.lément Fortin.et devenait ainsi avec son fils, Marcel, les seuls propriétaires.Cette quincaillerie est l\u2019un des principaux établissements de vente au détail et au gros dans notre cité.Neuf employés et une grande variété d\u2019articles de quincaillerie, de sport, d\u2019accessoires électriques, de peinture, de matériaux de construction, etc, couvre une superficie de sept mille pieds carrés de plancher.Le magasin comprend en plus un département de cadeaux.On trouve en somme de tout dans ce domaine au magasin Avery qui en douze ans s\u2019est acquis une réputation enviable dans le commerce de détail de notre cité.M.Marcel Avery qui en assume la responsabilité est né le 27 juillet 1928.Il fit ses études primaires au Christ-Roi.Puis ses études classigues a St-Jean, St-Hyacinthe et à No- tre-Dame, de Montréal.Marié, il est père de quatre enfants.M.Marcel Avery est membre de la Chambre de commerce junior, Chevalier de Colomb et membre de plusieurs autres associations de notre cité.La présidente des entreprises Avery est Mme Georges Avery.very & Fils Limitée - Avery Limitée GRANBY \u2014 rT wo Tans = 2 EAE THEE SBN LCT ESAs TTC pos xs 2 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Le incorporé en 1859 « inci l'autorité lo-[phen Horner.Patrick Hackett, bliée dans l'organe officiel! 3 ca principe de de S'distriet | Richard Hayes, James Irwin,|(Canada Gazette pp.135253), (celui de Montréal en ce qui/James Kay, Horace Lyman,;le 3 juillet 1858.; i|regarde notre région) fut éta-|Trefflé Mitchell, S.H.C.Mi-| L'incorporation était effecti- 3/bli en 1794 par un acte de Ja}Her, le Dr Minckler, MD, Ro-|ve le ler janvier 1859.i législature du Bas-Canada qui bert Nicol, Elizah R.Roxton, .Elections 4 'placait l'administration entre!John H.Savage, George Vit-| Une élecuon municipale fut! \u2018les mains du Grand Voyer ct;tie, Franklin Wood, John|tenue le 17 janvier 1859 dans| de son député et qui lui accor-| Weatherby, John Bradford.|l'école du village sous la pré-; dait des pouvoirs très étendus John J.Cowie, M.G.David, \u2018sidence de Jonathan Herrick, en ce qui regarde la construc- Washington Frost, Jarcd C.qui avait été nommé préfet de: tion, la réfection et l\u2019entretien|Griggs, James Horner.David'comté.; | \u2018des \u2018chemins du Roi\u201d, l'admi-[Hawvey, Peter Miller, Harlow| Patrick Hackett fut élu mai-, nistration et l'application de|Miner, Peter Mayotte, William re de la nouvelle corporation bila justice.Vipaud, Benjamin Weatherby municipale._ L'administration de la justi- et William L.West, J.Kay, D.Harvey, F.Wood, ce fut confiée à des juges de incorporation tJ.Horner, P.Miller et F.G.paix.Le ler juilet 1858, une Gilmour furent élus conseils officiers et sergents de proclamation fut émise par Sirjlers.La milice veillèrent à 'applica-| Edmund W.Head, gouverneur-| W.L.West fut nommé se- tion des lois.1général du Canada incorporant!crétaire-trésorier.Les munic:palités le hameau en village de Gran- M.Patrick HACKETT, le premier maire ; oI mites du village.+ Cette tâche fut confiée à 7|Michae!l Mitchell, ingénieur Arpentage Le conseil ordonna, le - L'origine du nom \"Granby\" ON VOIT ICI LA PREMIERE GARE du Vermont Central érigée au village de Granby.C\u2019est le premier janvier a _ i Eon sentaient alors le summum du confort, de même que ces voitures dans lesquelles montaient les belles dames .: ve iN Petition de notre cité, l\u2019édifice Ritz, teaux de fourrures y sont à Vv 1860 que le premier train arriva de St-Lambert.Ces d'il y a un siècle.En vertu de cette loi et de situé au No 328, rue Principa- l'épreuve des mites et des vo- trains que l'on considère aujourd'hui désuets repré- ses amendements de 1356, les le.leurs.le résidents du hameau, présen- ol L'origine du nom \u201cGranby\u201d ne manque pas d\u2019intérêt.C\u2019est pour perpétuer le nom d\u2019une famille de la noblesse anglai- #|S.Monk, À.Kay, F.Wooley Jet de la Voirie du Bas-Cana- 4 | Le principe de l'autorité io-; by.«cale à l'échelon de canton fut \u2018établi, en 1855, par la promulgation de la \u201cLoi des Municipalités et de la Voirie du Bas- Canada\u201d.Conseil de canton | En vertu de cette loi, un conseil fut élu dans le canton de { Granby au cours d'une réunion qui fut tenue, le 16 juillet i 1855, à la résidence de Marcus Hall.Washington Frost fut élu maire du canton.Patrick Hackett, J.Taylor, et J.G.Cowie furent élus conseillers.Amendements La \u201cLoi des Municipalités da\u201d fut amendée en 1856, et plusieurs fois par la suite.tèrent, en 1857, une pétition au conseil de canton en vue de faire incorporer en village, le territoire sur lequel se trouvait le hameau (lots 8 et 9, partie ouest du lot 7 et partie est du lot 10 dans le 7e rang du canton de Granby), soit 633 acres.La pétition portait trente- Cette proclamation fut pu- mars 1859, l'arpentage des li-'civil: Sept magasins dans le Québec Fondée depuis près d'un de- mi-siècle dans notre province, la maison Laflamme Fourrures est établie depuis le 2 novembre 1946 dans l'un des immeubles les plus modernes La propriété de M.Raymond Laflamme, ce magasin est l\u2019un des sept établissements de détail de fourrures de la familie Laflamme dans la province de Québec.Le premier de ces magasins fut fondé à St-Hyacinthe, il y a environ quarante-cing ans, le second à Drummondville il modernes.Le choix des fourrures est remarquable et à des prix susceptibles de satisfaire toutes les bourses.Une voùte moderne est de plus à la disposition des clients.Les man- De nombreux voyages dans la métropole et aux Etats-Unis permettent à M.Laflamme de se tenir au courant des dernières créations dans le domaine de la fourrure.Né à Ste-Rosalie du mariage de M.Joseph Laflamme et de Rosa Morrissette, M.Raymond - Laflamme est l\u2019un des dix en- .tant le plus jeune duc de tou- te l'aristocratie anglaise, 5.~ tre rarer wn.i er me pp se, les \u201cManners\u201d que George |hUit signatures.pr y a vingt ans, le troisième à fants de cette famille, dont Ces I III le donna à notre canton.; Le Conseil de canton Studia Granby il y a treize ans, et sept sont spécialisés dans la rant Cette famille avait rendu del \u201cetre au eonseil de corti d\u2019autres successivement aux vente de la fourrure.Il a fait e tre grands services à la Couron-| ME 3 on & s h a od 25S \u2018Trois-Rivières, à Shawiniga ses études à St-Césaire, puis Onz ° ° ne d\u2019Angleterre.Sa Majesté Septembre 1857.Albert H, Par.à Victoriaville et à Sorel.à Kitchener, Ontario.Plus bie lo voulait tout particulièrement molee réfet de comté avec est même question actuelle- tard, il suivit des cours de que: honorer John Manners (1721- on hah nter le terrain ment d\u2019ouvrir un important coupe de fourrures.Marié à te 1770), le quatrième duc de dba: né et de transmettre en- magasin de détail de fourrures Rachelle Péloquin, il a quatre MPO] Rutland, baron de Belvoir et suite la pétition au secrétaire cette année dans la métropo- enfants.Il est président du ière marquis de Granby, qui s'était rovineiai T.J.J.Loranger le.\u2018 Club de Golf Granby-St-Paul illustré à la bataille de Collu- Pour approbation par le Con- Le magasin de M.Raymond et membre de la Chambre de den (1745), à titre de comman- | E Jégisiatif qui alors siégeait Laflamme est l\u2019un des plus Commerce senior.dant des armées britanniques à Toronto.\u2019 Le en 1766 puis à titre de com-! La pétilion fut approuvée onne mandant supréme des armées| uns amendement le lor juillet Leu anglaises, Le due de Rutland 1858 See avait é aussi député aux : étiti i Ipale Communes pour les comtés de Voi Bares qui | ke Grantham (1741-1747) et de signèrent la pétition en vue d aime our rur es nc ee Cambridge (1754-1770).de faire incorporer le hameau © pite d Le quatrième due de Rut- Se Granby en village 4500) à Lh land était le descendant d une Bradford William G.Cowie aut, ille famille anglaise dont| Hra0t0rC, \" Merick \u2018 : aif ls orgines remofient au 70.Ferre, Cosionauay, | Norick 328, rue Prineipale \u2014 Granby au S05 et oy he 1154-1189) etFrancis ©.Gilmour, F.Gar- : ore: qui est issue de la ranche| iE arris \u20ac d\u2019Anjou des Plantagenets de|TiSh, Hannibal C.Harris, Ste- orté.France.\u2014 Ses Sous son règne, une famil- és | le de Manners vivait au nord pois de l'Angleterre, dans te Nor- lace, thumberland.Un des tils \u2014 ete Henry de Manners \u2014 paya la y somme de quatre-vingts marks onde pour libérer les terres de son onde père et ainsi s\u2019affranchir.Ces M terres sont aujourd\u2019hui con- a ru nues sous le nom de Belvoir.he la La particule \u201cde\u201d dans le nom des Manners fut abandonnée par la suite.S\u2019étant fait sie remarquer par leurs vertus FM M.L.MATHIEU civiques et leurs actions d\u2019éclat ok dans les armées et la politi- US que, les descendants de cette 2 Sa famille acquirent des fiefs et ne Né & Wickham Ouest, le 30 occuper finalement quelque des avantages.Quatre siècles pans janvier 1926, M.Lionel Ma- deux mille cing cents pieds car- plus tard, le roi Charles VIII age thieu fréquenta l'école du vil- rés de plancher.leur octroya des titres de no- Mr lage et travailla sur la ferme Aujourd\u2019hui, M.Mathieu pos- blesse : le 18 juillet 1528, ils \"Nr de son pére.M.Edouard Ma- séde un commerce trés prospé- furent créés comtes de Carlis- Mn thieu, jusqu\u2019à l\u2019âge de dix-neuf re.Son magasin offre à sa le; le 29 avril 1679, barons de pouse ans, avant d'entrer au service clientèle une grande variété Belvoir; le 29 mai 1703, sous e Jeu d'une compagnie de transport d'appareils électriques Sun- le règne de la reine Anne, Mr de Drummondville.beam, General Electric, West- ducs de Rutland et marquis de ; Le C\u2019est en 1949 qu'il s'initia au inghouse et aussi de petits ac- Granby.Leur titre de baronnie M.Hervé BREAULT M.Léonard BREAULT ord commerce dans lequel il devait cessoires très utiles au foyer.fut réaffirmé le 17 juin 1896.| \"te se spécialiser toujours davan- Son entreprise se spécialise Châteaux et d ., = .de tage par la suite.On le retrou- aussi dans la pose de cables et omaines | L'entreprise Topp Plumbing l'emplacement du vieux bu-Jrue Robinson.Cet Immeuble de la maison des Auxiliatri- ve en effet à cette date à lem.de l'outillage général pour les Les ducs de Rutiand ont vé-|& Heating Company Reg'd est|reau de poste, angle Dufferin contient non seulement un|ces des Ames du Purgatoire loi de Ideal Electrique.Il en services d\u2019électricité.Elle dis- cu el vivent encore.sur leurs!! UNe des plus vieilles de no-|et Principale, puis un peu plus| vaste atelier, mais des bu-|des écoles Notre-Dame.deFa.devient deux ans plus tard le pose de tous les matériaux né- propriétés et dans leurs châ-| Te cité.Fondée au début du|tard achetèrent l'immeuble où|reaux et une salle d'exposition |tima et St-Benoit, des Pères gérant de la succursale locale cessaires à l'exécution de con- {eaux en Angleterre siecle, elle fut dirigée durant|se trouve aujourd\u2019hui le salon permanente.\u201c |du Verbe Divin de l\u2019école s établie au No 325 du boulevard trats dans l'industrie de la \u2019 environ quarante ans par leside fourrures Lemoyne.Lors-| MM.Hervé et - Léonard |périeure de I'Imm aculée-Con.Boivin.construction.L'un d\u2019eux, ie chateau de frères Topp avant d\u2019être ven-|que l'entreprise fut vendue à|Breault donnérent un essor|ception, rue Principale et en- Puts iI devi .] Au nombre de ses nombreux Belvoir, est situé a Grantham|due en 1945 2 MM.Hervé et/ MM.Breault, en 1945, M.|considérable à leur entreprise|fin de la nouvelle école supé- uis il devient le représen- clients, L.M, Electrique compte dans le comté de Lincolnshire, {Léonard Breault, ses proprié-|Frank Topp et M.Albert Topp|aprés en être devenus les pr i érigée ru tant de Electric Glass, poste des électriciens, des fabricants ati i i i s\u2019étai joints à tré iétai EE rent érigée rue n , Le bâtiment fut construit au|taires actuels, qui s'étaient joints à ses frères|priétaires.Topp Plumbing &|St-Joseph qu'il occupe jusqu\u2019en 1955, alors et surtout des magasins de 12e siècle, durant la conquête quelques années après la fon-|Heating Company\" est -| De t 3 é qu'il ouvre son propre com- gros.il Cc a MM.Frank Wil- |dati étai ié-|j \"hui Par de a pe es a dé.quil ou on propre Srarié à ; .normande, par Robert Todeni.| C\u2019est à .frank et Wil-idation en étaient les proprié-|jourd\u2019hui au nombre des|but, leur personnel permanent me ce Jaccessol res ¢ ect riques un rare ot Looselle Dionne, Le 2 Aujourd'hul, ce château a une Dam Topp que l\u2019on doit son taires, M.William Topp étantiplus importants entrepre- |est aujourd\u2019hui d\u2019au moins Aw 2 nue du .ant, .: .apparence de quadrilatére.Re-|\u20acétablissement ~~ vers l\u2019année|décédé un peu plus tôt.neurs en lomberie de|quin loyé - Trois ans plus tard, il installe membre \u2018de la Chambre de com- construit en 1808, aprè in-[1905.Le premier atelier fut é-| MM.Breault continuèrent de|Granby.P n Brie prospère eù dure compa gl définitivement son entreprise merce des jeunes, des Cheva- cendie qui le détruisit \u2018de fond tabli dans l'immeuble Mullin faire affaires au No 26 de ja us importants an irats les) gnie ont fas à le ares, Sue.ga y 8 net va ' ans , y plus importants - É au No 237 de l'avenue du Parc.liers de Colom et actionnaire en comble, il contient, entre|rue Principale.Lorsque le feu|rue Principale jusqu\u2019en 1956,|rent accordés.on pr ce de Mar Brent à, ppétence pote: endl 4 Jue depuis 11 a o Club de Golf Granby-St- autre pièces, une \u201cGalerie des|détruisit une partie de cet im-|alors que I'atelier étant deve-|du couvent Ste-Marie, des 6 té des travaux exécutés, voi n agran eux reprises pour aul Régents\u201d qui renferme une meuble, cependant, les frères|nu trop petit, ils construisirent|glises St-Joseph et St-Benoit, là ce quest en réalité la Topp ment riche collection de peintures.|Topp déménagèrent leur en-|un immeuble moderne au No|du Collège Mgr Prince, du|Plumbing & Heating Compa- L Des fenêtres, on a une vue|treprise dans un local situé sur:682 Principale, à l\u2019angle de lalcouvent des Peres Trinitaires, iny Reg\u2019d.magnifique s'étendant sur une 5 distance de trente milles .ur le ons pittoresque vallon de Belvoir Ron L'autre, le château de Had- w don Hall, est situé près de Sheffield (Derbyshire).On s\u2019y rend en suivant la rivière Wye jusqu'a Rowsley, érigé a va dix milles de Chesterfiela, à vit l'ouest, non loin de Chals- pulat worth, cet édifice barronnal fons est une vieille maison d\u2019aspect su féodal datant du 15e ou 16e n siècle et située sur la rive Gk droite de la rivière Wye.Elle M} fut successivement le siège des Ely \u201cPeverils\u201d, des \u201cAvenells\u201d, des il \u201cVerons\u201d et des ducs de Rut- AH land.Les ducs de Rutland sont En propriétaires d'un autre domaine seigneurial situé dans le rd comté de rby, le plus petit van comté anglais.y P P ei Le dernier duc rom Le dernier duc de Rutland, 5 marquis de Granby, le dixième ace du nom, Charles John Robert On Manners, est né le 28 mai , 1919.Il devint duc à la mort pos LE MAGASIN L.M.ELECTRIQUE de son père, John, Henry Mon- Le tagu Manners, décédé le 21 \u2019 237.A : du P avril 1940.D la » Avenue au Farc Granby T1 est considéré comme é- ¢ - Le village de Granby vers la fin du siècle VOICI UNE SCENE DE GRANBY EN 1899, \u2014 A gauche la manufacture Giddings, de l'autre côté du pont les cheminées de la United Maple Products et de la tanne- ES rie Miner, et, à droite, le magasin Miner à l'angle des rues Denison et Mountain.C'ETAIT LA LA RUE PRINCIPALE de Granby vers la fin du siècle dernier.Plusieurs des immeubles construits à LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1966 ce moment existent encore.Beaucoup de nos citoyens les reconnaîtront sons difficulté, même si on a modernisé, depuis, la façade des magasins.17 Le pont s'écroule: 11 pertes de vie C\u2019est en 1869 que la ville de ranby fut le théâtre de la pie tragédie de son histoire.Onze personnes perdirent la pie lorsque le \u201cpont Miner\u201d sur equel elles g'étaient attardées pour voir passer les glaces fut emporté par la crue de la ri- ière Yamaska.La \u2018tragédie Le 21 avril 1869, onze per- ponnées s'étaient arrétées vers heures du soir, sur le \u201cpont liner\u201d (qui relie la rue Prin- ipale à la rue Mountain) pour oir la crue de la rivière Ya- laska gontlée par la fonte su- pite de la rivière et de la glace.L'hiver avait été très rude et e niveau de l'eau était très aul le printemps s\u2019annonçait ati.Le pont se mit tout à coup à ibrer, se disloqua et fut em- orte par le courant.Ses occupants furent proje- s à l\u2019eau et se noyerent, écra- pes par les gros madriers de bois du pont ou les blocs de glace, a l'exception du jeune ictor Rousseau que M.Har- ey retira de l\u2019eau quelques se- ondes après la tragédie.- M.Harvey se promenait sur a rue Principale au moment de la tragédie, Les victimes Parmi les victimes de la tra- gedie figuraient : Mme Stephen - Henderson.ampbell Miner, née Jane-Elj- pa Sargean (28 ans) et sa fille ora (8 ans) qu'elle portait ans ses bras au moment de la agedie, : Mme Benjamin Sargent, la mère de Mme Miner., Mme Zephania Harvey, l'épouse de M.Harvey qui retira e jeune Rousseau de l\u2019eau.Mme John Bradford.Le fils de Mme John Brad- ord (Charles-Arthur).Mlle Minnie Bradford (la fil.de Mme Bradford).Mile Sarah Harvey, la fille de M.Harvey.Le conseiller municipal Edward B, Gilmour et son fils, | Eddy.- Patrick Hackett, le premier maire de.Granby.: Recherches Les corps de Mme S.H.C.Miner, de Mme Harvey, de Patrick Hackett et du jeune Eddy Gilmour, furent repéchés le jendernaln de la tragédie, après que les équi e recherches eurent travaillé toute la nuit à localiser les cadavres.Trois jours plus tard, le corps de Mme Sargent fut localisé et repéché à deux milles à l'ouest de l'endroit où s'était produit la tragédie.Une semaine plus tard, le 28 avril 1869, le cadavre de la petite Cora Miner fut retiré des eaux, près de la scierie de John Horner à la hauteur de l\u2019intersection actuelle des rues Cowie et St-Charles., Le corps de la petite Cora était enfoui sous deux pieds de glaise en dessous des billots de is flottant sur la rivière, Les corps des autres victimes ne furent retrouvés que plusieurs semaines plus tard.Enquête Une enquête du coroner fut tenue à l'hôtel de ville, et la municipalité fut exonérée de tout blame.Commémoration La mémoire des disparus fut par la suite commémorée annuellement jusqu\u2019en 1935.Chaque année, le 31 avril, un groupe de citoyens, parmi les- Quels figuraient les parents des victimes, vint jeter du haut du pont une gerbe de fleurs en souvenir de ceux qui avaient perdu la vie dans la \u201ctragédie du pont\u201d.Granby comptait 200 citoyens Avec l\u2019établissément des coons loyalistes et des soldats glais et écossais venus d\u2019An- Fleterre, la population des \u2018Cantons de l\u2019Est\u201d s'est rapidement accrue a partir de 1805.Les \u201cCantons de l'Est\u201d En 1805, il y avait quelque ,831 habitants dans les \u201cCanons de I'Est\u201d et ce chiffre monta a 38,131 en 1831.Comié de Shefford Le comté de Shefford en ab- orba à peine un septième.I vait en effet en 1831, une population de 5,087 âmes.Par cantons, cette popula- on se distribuait de la manie- suivante : canton de Shef- ord, 1,176 ; canton de Granby, 87; canton de Stukely, 388 : anton de Milton, 148 ; canton d\u2019Ely, 25 ; canton de Farnham, 14 et canton de Brome, 1,239.Ville de Granby En ce qui regarde la ville de Franby, on ne peut établir un hile: population précis vant 1866.On estima pour.nt qu\u2019il était d\u2019environ 20 ou D.en 1825, et qu\u2019il augmenta pr sivement 4 mesure que eau prit de l'impor- noe.On estime aussi qu\u2019il y avait hoy centaine d'habitants, en Le premier chiffre officiel de 1866.Voici les chiffres la population depuis cette 4 en 1866 Année Population 1866 200 1869 500 1871 676 1875 700 1876 800 1881 1,040 1890 1,540 1891 1,710 1900 3,500 1901 3,774 1906 3,500 1910 3,774 1911 4,000 1916 4,800 1917 5,500 1921 6,785 1922 7,500 1930 9,421 1831 10,587 1933 10,851 1934 11,007 1935 11,767 1936 12,586 1937 12,586 1938 12,700 1939 13,128 1940 14,004 1941 14,421 1942 14,626 1943 13, 1944 17,324 1945 19,811 1946 19,811 1948 21,384 1949 Ni 1950 23,800 1951 23,335 1952 24,142 1953 24,654 1954 25,155 1955 26,605 Etablie depuis le 10 octobre 1954 dans l\u2019ancienne usine de la Verney Corporation, rue St- Charles-sud, la filature Hafner Fabrics of Canada Limited est lune des industries les plus importantes de Granby.En ci ans, elle a porté son personne de soixante-dix à cent quatre- vingts employés, et ses tissus sont très en demande sur le marché canadien où elle écoule la majeure partie de sa production.Fondée par M.Hans A.Jost, un Suisse, la filature a rapidement pris de l'expansion.Au.jourd\u2019hui, son bureau de direction se compose comme suit: M.Hans À.Jost, président et gérant général ; M.Eddy Pin- sonneault, vice-président et gérant des ventes ; M.Kenneth P.Wilson, secrétaire-trésorier; M.Paul Lagloire, secrétaire- trésorier adjoint.Les autres di- Une importante industrie locale rintendant-acheteur est M.George S perry: .La Hainer Fabrics posséds deux bureaux de vente : l'un à Montréal, l'autre à Toronto.La majeure partie de ses tissus sont cependant vendus au Québec.La superficie de la filature, où toutes les opérations se poursuivent d'apres des procédés très modernes, est de quatre-vingt-dix mille pieds care rès.La plupart des tissus qui y sont manufacturés pour le mars ché domestique sont destinés à la confection de maillots pour dames, de robes, de cor et brassiéres, de vêtements sacerdotaux, etc.On y fabrique aussi certains tissus synthétiques : de nylon et rayonne pour l'industrie de l'automobile (Ford et Chrysler) et l\u2019ameublement en général.Cette industrie se caractéri- recteurs sont MM.John M.Mc- Connell, John Rook, Alan S.Duff et F.S.Bydewell.Le sur se par l\u2019utilisation des métiers à tisser français Jacquard qui permettent d'exécuter avec cilité les articles les plus divers.Dans les ateliers de la Haf- ner Fabrics of Canada Ltd sont traités les fils tels que le coton, le lin, le chanvre, le ny -lon, la rayonne, la viscose, l'acétate et le terylène.Le traitement comprend trois opérations principales.La pres mière englobe la préparation des filés, c\u2019est-à-dire la réunion des fibres qui les constituent, la formation de rubans contie nus que l\u2019on ajoute progressivement les uns aux autres, afin d'augmenter l\u2019'homogénéité et aussi la finesse du ruban unie que provenant de ces opérations dans lesquelles entrent l\u2019étirage, l\u2019empesage et l\u2019ourdissage., L'ourdissage est une opération précédant le tissage.Il consiste à former une chaîne en assemblant parallèlement entre eux un certain nombre de fils de longueur égale.Il se fait au moyen d'une machine spéciale se composant d\u2019un ca- aier incliné, disposé pour y contenir trois à quatre cents bo- Dbines placées sur des axes.En se dévidant, les fils de ces bobines passent d\u2019abord, chacun, entre deux dents d'un peigne, puis entre trois rouleaux, pour ensuite s'enrouler sur un cy- - M.Eddy PINSONNEAULT, vice-président, gérant des ventes GRANBY lindre qu\u2019un tambour entraîne dans son mouvement de rotation.La seconde opération consise te à tisser les fils.Le tissage se fait sur des métiers Jacquard.Le principe de ce métier qui a considérablement accru l'art du tissage repose sur l\u2019utilisation de cartons perforés qui s\u2019enroulent, en faisant une chaîne sans fin, autour d'un risme oubique tournant sur ui-même.L'ensemble des trous percés dans le carton constitue e dessin du tissu.Dans ce métier, les lisses munies de fils ayant la même fonction sont réunies et liées à une corde appelée \u201carcade\u201d, et passées dans un trou correspondant à la \u201cplanche d\u2019arcade\u201d, pour y être attachées, après avoir été enfilées à une aiguille verticale.Chacune de ces aiguilles est, à sa partie supérieure, accrochée à une lame inclinée, de sorte que le moindre effort transversal la décroche.Ces aiguilles ont en outre, à leur partie inférieure, des crochets permettant de soulever la lisse qui doit manoeuvrer des fils pairs ou impairs, Aux endroits où il n\u2019y a pas de dessin.Chacune des aiguilles verticales passe dans une sorte d'oeil que portent d'autres aiguilles horizontales et qui se terminent à l'une des extrémités par un ressort 2 boudin poussant les autres bouts contre les cartons perforeés.2° On trouve deux cents métiers à tisser Jacquard dans l\u2019ateljer de tissage de la Hafner Fabrics of Canada Limited.La troisié- me opération consiste à teindre les tissus.La Hafner Fabrics of Canada Limited dispose d\u2019un laboratoire moderne où sont examinés et soumis à certaines épreuves les tissus manufacturés à l'usine.Chaoun des tissus y est étudié, soumis à l'influence des rayons du soleil, produits au moyen d'une machine spéciale utilisant le carbone comme source de lumière artificielle, On calcule aussi leur résistance au frottement et à la décoloration.Les chefs de dé ments qui assurent le bon fonctionnement de la filature et l\u2019agencement coordonné de la produce tion sont les suivants : les fir lés : Antonio Gaumont ; le tissage : Wilbrod Marcoux (jour) et Ubald Noiseux (nuit) ; teinture: Howard West; inspection: Roger Forget; expédition : Gérard Troie ; entretien : Paul Faucher; laboratoire : Max Wyser ; dessin : Denis Paré; division des commandes : Lawrence F.Dunn.HAFNER FABRICS OF CANADA LIMITED re LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 BOULANGERIE LA HACINE LIMITEE Fondée La Boulangerie Racine Limitée est aujourd'hui non seulement l\u2019une des entreprises familiales les plus importantes de la cité de Granby, mais l\u2019une des principales boulangeries indépendantes du Québec.Sa fondation remonte au mois.d'avril 1911.C'est après avoir quitté la Canadian Rubber que M.Ephrer.Racine achète la boulangerie Loiselle et installe son entreprise sur la rue Principale, à J\u2019endroit récis où se trouve maintenant e comptoir de vente au détail du pain et des pâtisseries Racine et le magasin Wood- house.Ce sont les années difficiles, mais le fondateur de l'entreprise connaît déjà son métier pour l\u2019avoir appris à Farnham, où il s'était rendu a-rès avoir quitté la ferme paternelle à St-Pie de Bagot.Il mise aussi comme tant d\u2019autres sur l'expansion subséquente du village de Granby.Le village n\u2019est-il pas du reste à ce moment en plein développement.Son ambition est donc fixée, il aura une entreprise bien à lui.En avril 1911, c\u2019est la première phase des réalisations, la boulangerie Loiselle devient la Boulangerie Racine.Le pro- priétaire- fait son pain lui- même, au levain de patate, complètement a la main.Dans laprés-midi, il le vend avec l\u2019aide d\u2019un petit garçon.Voilà certes.une leçon et un excellent Exemple pour les jeunes d'aujourd'hui qui croient le succès séparable du travail et de l\u2019effort.La liste de ses clients s\u2019allonge, il engage de l'aide et la vie devient moins dure.Dès 1912, il ajoute une nouvelle ligne aux produits : les pâtisseries.Il les fabrique, aidé de son épouse.En 1913, il achète un pétrin mécanique actionné par un vieil engin à essence.C\u2019est un pas de plus vers le progrès.La première Grande Guerre contribue à l'expansion de la Boulangerie Racine.La devise de M.Ephrem Raciñe est: un pas en avant chaque année, En 1914, apparait le premier camion dans la cité de Granby.Il s\u2019agit d\u2019une automobile Ford transformée en camionnette par le propriétaire.On la pein- 4 \u201c\"\u2018\u2019Aoptée par la suite pour toutes les voitures de livraison, Les affaires sont meilleures.La liste des produits s\u2019allonge de nouveau : le pain enveloppe le pain brun, les beignes a a gelée, les beignes riches, les gâteaux roulés.Un bon produit doit être annoncé sans aucun doute, mais lorsqu'il est bon il s\u2019annonce lui-même.Les villages de Fulford et de West-Shefford sont les pre- -miers à recevoir la visite des produits Racine.En 1917, Rox- ton Pond achète aussi du pain et des gâteaux Racine.Les besoins exigent alors une aug- .mentation de la machinerie et du personnel.ture jaune pâle, la couleur a-' en 1911 dans notre cité L'année 1924 voit l\u2019installation du premier malaxeur de pâte à gâteaux.L\u2019augmentation régulière de la clientèle est le signe pour l\u2019agrandissement et les autres améliorations.La qualité du pain est grandement améliorée en 1927 par l'installation d\u2019une tôleuse et l'achat d\u2019un four Mignolet pour le pain français, celui que nos gens appellent le pain sur la so'e.L'entreprise continue de prendre de Yampleur et la batisse est devenue beaucoup trop petite.Il faut agrandir et s'installer ailleurs Comme c'est la une démarche d'une importance majeure.M.Racine mürit le projet aidé de ses ils.La Providence a déjà depuis longtemps béni le foyer Racine en lui donnant plusieurs enfants, sept garçons et cin filles, Le fondateur fait appe à ses garçons au fur et à mesure que leur âge leur permet de travailler avec lui à la fabrication, la livraison du pain et des gâteaux.Parmi eux, aujourd\u2019hui, M.Laurio Racine occupe le poste de président, M.Denis Racine celui de vice-président, M.Paul Racine les fonctions de secrétaire-trésorier et de gérant des ventes, enfin MM.Jean, Fernand et Georges les postes de directeurs de l'entreprise.Après avoir étudié le projet pendant quelques années, M Ephrem Racine fonde donc en 1939 la compagnie dont la raison sociale est \u201cLa Boulangerie Racine Limitée\u201d.M.Denis Racine prépare les plans de la nouvelle boulangerie et le fondateur agit comme con- tracteur.A l\u2019angle nord-est des rues York et Montcalm, la famille et Compagnie Racine bâtit en 1940 un immeuble à deux étages à part le rez-de-chaussée, environ vingt-cinq mille pieds carrés de superficie.Comme il ne voulait pas voir péricliter son oeuvre, le fondateur avait quelques années auparavant envoyé son fils, Laurio, se perfectionner dans le métier de pâtissier.Ce dernier devint un maître-pâtissier détenteur d\u2019un diplôme de technicien en pâtisserie de l\u2019école de Guelph en Ontario.- Une fois déménagé sur la rue York, on apporte les dernières améliorations dans le mécanisation de l\u2019entreprise.La Boulangerie Racine est la première dans la province à installer un convoyeur partant du four.C\u2019est déjà une usine moderne où tout est agencé pour accélérer la production et obtenir des produits de meilleure qualité.Mais la Boulangerie Racine n\u2019en reste pas là.Plusieurs années plus tard, elle renouvelle de nouveau son outillage, de telle sorte que l'employé ne manipule pratiquement plus de pain.Tout se fait automatiquement et l'employé devient M.EPHREM RACINE, le fondateur le surveillant de machines qui fonctionnent sans répit.Aujourd\u2019hui, la Boulangerie Racine reçoit chaque semaine un wagon entier de farine.À- près le pesage, la farine est versée dans un tamiseur qui élimine toutes les impuretés, puis, par des conduits, se déverse dans le malaxeur.250 livres de farine tamisée s'ajoutent ainsi à 250 livres de levain préparé quatre heures auparavant dans de vastes bassins de fonte et aux ingrédients qui amélioreront sa fermentation.Cette opération terminée, une pâte légère en sort qui est acheminée vers une machine spécialement conçue pour peser et diviser cette masse malléable en morceaux d\u2019une livre et demie.Quatre parties se détachent simultanément pour glisser.ensuite sur un tapis roulant qui les conduit dans un cylindre à rainures, tournant à une vitesse prodigieuse.Le morceau informe se transforme en une .boule parfaite qui est expulsée sur un plan incliné pour ensuite être saisie par des bras rotatifs qui les déposent avec une grande précision dans une série de récipients.A la suite d\u2019une autre série d\u2019opérations, c\u2019est le moment de la cuisson.Les pains sont glissés dans un four des plus modernes pouvant cuire seize cents pains à l\u2019heure.Les pains sont alors descendus au sous- sol par un convoyeur et l\u2019on eut assister à l'emballage par la plus fantastique des machines : la trancheuse-emballeuse qui, en une minute, tranche et emballe soixante-dix pains.Seul un connaisseur peut apprécier à sa juste valeur un appareil aussi compliqué.On fabrique maintenant une vingtaine de variétés de pain et une centaine de variétés différentes de pâtisseries : gâteaux, beignes et tartes.Aujourd'hui également, la Boulangerie Racine livre son pain et ses pâtisseries avec une flotte de cinquante camions, non seulement dans notre cité, mais dans un rayon de cinquante milles à la ronde dans les Cantons de l\u2019Est: à Cowansville, Waterloo, Bed- ford, Knowlton, Sutton, Man- sonville, St-Césaire, St-Pie, St- Hyacinthe et tous les autres petits centres voisins.I a fallu de la tenacité et du travail pour en arriver a enviable situation d\u2019aujour- d\u2019hui.Les transformations et les nouvelles méthodes ont été effectuées pour accélérer la production, améliorer la qualité des produits, rendre le travail plus agréable et moins pé- .Rible La Boulangerie Racine connaît des succès grâce à la coopération entre les ouvriers et la direction.Cela est indispensable dans toute industrie.La prospérité de l'entreprise a ses heureux effets sur la vie et le salaire des employés.Avoir de la compétence et de l\u2019esprit de travail est une nécessité de nos jours, La ville industrielle.de Granby est fière de sa première boulangerie, .une industrie familiale et entièrement cana- dienne-française, devenue a vec les années l'une des principales boulangeries indépendantes de notre province.L\u2019une des boulangeries indépendantes les plus importantes au Québec 3 = WARD aa CS 0 : Cee ts LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 4\u2018 L'électricité dès 1 3 3 9 C\u2019est le 6 mai 1888 que la palité décida le 30 juin 1898 de;4 lampes, $11; 5 lampes, $13; 6,suré vingt-quatre heures par municipalité décida de remplacer| construire sa propre usine au;lampes, $15; 7 lampes, $16; 8 jour.; son vieux système d'éclairage coût de $8,300.Les travaux fu-llampes, $17; 9 lampes, $18; 10 Graduellement par ailleurs, les des rues (lampes a pétrole et a rent exécutés par la Canadian lampes, $19; 11 lampes $20; 12 citoyens désirèrent profiter des l'huile) par un système électri -/General Electric Company.lampes, $21; 13 lampes, $21.50 et avantages de l\u2019électricité.Les in- que.Elle signa une entente avec| Cette usine municipale fut:14 lampes, $22.dustries se multipliant, l\u2019entre- la Standard Electric Company le|construite sur le versant sud| Usage industriel: 1 lampe, $6;/prise prit davantage les mesures 15 juillet 1889, et la même an-|de la rivière, à l\u2019endroit où s\u2019é-2 lampes, $11; 3 lampes, $15; 4|pour satisfaire aux exigences de née étaient installées les premiè-|lève aujourd'hui la Miner Rub-|lampes, a, 5 lampes pe 6/notre centre.res ampoules sur la rue Princi-|ber et utilisa la force motrice:lampes, ; 7 lampes, .etc., pale.des eaux pour actionner les tur-| Cette usine municipale d\u2019élec-|__ Puis la compagnie par ses ge Jusqu'en 1898, I'lectricité pro-|bines.Lorsque le niveau de laltricité fut en opération jusqu'en|T@nts locaux, dont vA venait d'une petite centrale a-|riviére était trop bas, cependant,|1917, alors que le réseau fut ven-|*Aitcher, contribua dans une ménagée par MM.R.H.Bucha-|on devait utiliser deux bouilloires| gy a la Southern Canada Power,|/2[8\u20ac mesure au devel oppement nan et S.HL.Miner dans l\u2019an-|à vapeur de 110 c.v., chacune.|à la suite de pourparlers avec la ndustriel de notre cité, en se cienne tannerie en pierre, érigée| La même année, plusieurs ci-|Vermont & Quebec Power Cor- condant les autorités dans leurs sur la rive sud entre la gare etltoyens désirant bénéficier des|poration et la Southern Canada efforts pour Attier ii de nou- le pont de la rue Mountain.services de l'électricité au foyer,| Power.v pi : Une plus grande centrale pou-|la municipalité fixa les taux sui-| A compter de 1817, 1'électricité| L'apport de la Southern Cana- vant produire de l'électricité, Vants: fut produite à l\u2019extérieur de lada Power au progrès de notre pour usage domestique et indus-| Usage domestique : 1 lampe,|ville par la Southern Canada Po-jcité et des cantons de l'Est est triel étant nécessaire, la munici- $5; 2 lampes, $7; 3 lampes, $9;!wer et un service d\u2019électricité as-|aujourd\u2019hui très considérable.Ï 3 | SUR CETTE PHOTO, l'entrée de Granby par la rue Mountain.Les immeubles sont encore les mêmes aujour- d'hui.Vers la fin du siècle, cependant, l'édifice où se trouve maintenant le garage Rainville était occupé par l'atelier de M.Farnsworth.Le pont fut aussi reconstruit un peu plus tard.FONDEE EN 1900 Le 26 août 1889, M.L.S.Corey, journaliste, gérant et di- - recteur du journal lccal \u2018The Mail\u201d, bi-hebdomadaire de langue anglaise, propose la fondation d\u2019un Board of Trade à Granby.Bien qu\u2019il fut l\u2019âme dirigeante de ce mouvement, son journal ne publie aucune nouvelle à cet effet, durant les six mois suivants.Cependant, l'idée fait son chemin et le 24 février 1900, une pétition signée par tous les hommes d\u2019affaires locaux demandent effectivement la fondation d\u2019une Chambre de Commerce.Le 6 mars, lors d\u2019une réunion, le mouvement est lancé et le 20 mars, le comité de recrutement trace son plan d'action.Le 17 mai, une élection a lieu et M.William Neil est élu président, MM.W.H.Robinson et John Lincoln deviennent respectivement vice- président et secrétaire - trésorier.Fait caractéristique, les moyens de communication, par chemin de fer ou par route, intéressent au plus haut point les Granbyens fondateurs du Board of Trade.La première décision de la Chambre est celle de rencontrer les autorités du Vermont Central en vue d\u2019améliorer le service ferroviaire desservant Granby.Le service postal préoccupe lui aussi le Board of Trade.Le Vermont Central donne suite aux revendications du Bcard of Trade en améliorant son service.En 1901, on demande au Pacifique Canadien de construire un embranchement vers Gran- by.: En 1911 et 1912 on discute encore au sujet du transport ferroviaire et l\u2019on se plaint de son inefficacité.Un comité des bonnes routes est formé et on invite les spécialistes du gouvernement à venir s\u2019enquérir de l'état de routes environnantes.Dans les années subséquentes, la Chambre de Commerce s'intéresse étroitement au service de transport par chemin de fer ou par route et à diverses améliorations locales tendant à favoriser le développement de Granby, tant au point de vue résidentiel, commercial qu\u2019industriel.La proportion des Canadiens français dans la cité augmente toujours et aujourd'hui, ceux-ci constituent 95% de la population.De plus en plus, l\u2019élément anglais s\u2019est désintéressé du Board of Trade, et s\u2019est rallié plutôt a l'association des ma- - nufacturiers.Aujourd\u2019hui, le Board of Trade est connu sous le nom de Chambre de Commerce de Granby et il est devenu une institution exclusivement d\u2019expression française.C\u2019est un mouvement très dynamique, dont les directeurs sont pleinement conscients de l\u2019importance d\u2019une Chambre de Commerce dans un système démocratique comme le nôtre.La Chambre de Commerce de Granby est affiliée et collabore étroitement avec la Fédération des Chambres de Commerce de la province de Québec ainsi qu\u2019avec la Chambre de Commerce Canadienne.Paul-O.Trépanier, architecte, président.La Chambre de Commerce Senior de Granby = _ drges Boivin du gré et commiss à .- \u2014rase 0 \u2014 C'EST LA L'UN DES CONVOIS qui circulaient entre St- Lambert et Granby vers 1870.Les passagers voyageaient dans deux wagons attachés aux wagons de - ?| : Fp 5 = LIMITÉE marchandises.Le train prenait deux heures pour couvrir la distance entre St-Lambert et Granby.ene { QUELQUES-UNES DES ENSEIGNES lumineuses dessinées et fabriquées aux ateliers de cette entreprise, rue Duf- ferin.On lui doit aussi plusieurs des décorations ma- gnifiques qui ont orné la rue Principale durant l\u2019année du centenaire.Fondée par M.Donald &t- Onge en 1954, la D.St-Onge Limitée est spécialisée dans la fabrication des enseignes commerciales de tous genres.Dans ses débuts, M.St-Onge était en société avec M.Eugène Cadieux et Mlle Jeanne Cadieux, mais en 1957 M.Jean-Louis Tétreault acheta les actions de M.Cadieux et M.Raphael Rodrigue, celles de Mlle Jeanne Cadieux.L\u2019entreprise est aujourd\u2019hui solidement établie et jouit d'une réputation enviable.Elle peut fabriquer dans ses ate- Ilers toute enseigne en métal, en bois, en plastique ou en verre, enfin toute enseigne lumineuse.C\u2019est à cette entreprise que l\u2019on doit plusieurs des décorations du centenaire à l'hôtel de ville, à la Maison des Arts, sur la rue Principale et les décorations spéciales posées à l\u2019occasion des nombreux congrès tenus cette année dans notre cité.Les propriétaires de la D.St-Onge Limitée sont jeunes citoyens de Granby.M.Jean-Louis Tétreault, né à Granby le 6 janvier 1930, est un diplômé de l\u2019école du Sa- deux { cré-Coeur (12e année) et de l'Institut canadien de l\u2019électronique.Il est aussi le fondateur de Jan Amusement Inc.qui fournit des jeux d'habileté et des appareils automatiques de musique (Juke-Box) aux restaurants de la région.Président de la Fédération des Amicales des FF.du Sacré-Coeur, dont le congrès annuel général eut lieu à Granby en 1959, il est aussi membre du Club Richelieu et de la Chambre de Commerce des Jeunes.Il est marié à Carmen Chabot et a deux enfants : Monique et Elise.M, Donald St-Onge est né le 18 octobre 1927 à Eastman.Il demeura plus tard à East Farnham avant de s'installer comme maitre-électricien dans la métropole et ensuite dans notre cité, où il fonda la compagnie d\u2019enseignes commerciales qui porte son nom.M.St- Onge est membre de la Corporation des maîtres-électri- ciens et de la Chambre de Commerce des Jeunes, Marié à Cécile Cadieux, il est père de quatre enfants: Yvan, Jean, Louise et Luc, M.J.-L.TETREAULT M.D.ST-ONGE il 14 A VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 b Ja nuit, la rue Prineipale, La nécessité d\u2019une économie industrielle canadienne est un facteur dominant dans notre vie nationale depuis quelques déca- es.On note partout au pays.les conséquences de l'expansion industrielle et celles-ci sont de plus en plus apparentes dans la vie communautaire de la pro vince de Québec, ° L'importance du Québec dans A le domaine industriel n'échappe j pas à la Canadian Westinghouse Company Limited qui, 1 y a quatre ans, a établi une nouvelle usine dans la cité progressive de Granby.Pour avoir une juste perspective de la puissance Industrielle du Canada, il est nécessaire de remonter aux débuts de la production manufacturiére dans ce pays qui, il n'y a pas si longtemps, était considéré comme une région agricole.Le fonctionnement de toutes les usines repose aujourd\u2019hui sur l\u2019électricité, mais ce ne fut pas L'éclairage Westinghouse est toujours son primcipal usage.Au début du siecle, par exemple, elle servait surtout à l\u2019éclairage.L\u2019illumination fut du reste de tout temps de la plus haute importance.Cest à la Westinghouse que revient l\u2019'honméur d'avoir conse truit les premiers générateurs à courant alternatif.Cette entreprise fut la première, dans le monde entier, à aménager la transmission de l'électricité, à compter des turbines aux centres de (Consommation les plus éloi- £nés.I est toujours gage d'établir près des acierles l&s usines que l\u2019on affecte ensuite à la fabrication de produits requérant une grande quantité de métal.Aussi est-ce là la raison pour laquelle, dès sa fondation, la.majeure partie de la production de la Canadian Westinghouse se fit à Hamilton, à quelques rues des plus importantes acieries du pays.Avec la migration de l'indus - A L'HÔTEL DE VILLE local, de puissants projecteurs illuminent cet édifice.Ils sont fournis par Westinghouse.Cent trente-deux ampoules électriques éclairent, d'autre part, durant Westinghouse participe au progrès général de la cité de Granby trie vers d\u2019autres régions canadiennes, cependant, la Canadian Westinghouse en arriva à Cons truire d\u2019autres usines dans diverses provinces et en particulier dans celle du Québec.La division de Granby est l\u2019une des usines dont cette entreprise est très fière.- : Les produits de l'usine de Granby sont utilisés dans des travaux de grande envergure, comme l'éclairage moderne des artères de plusieurs cités canadiennes, du pont Monseigneur Langlois à Valleyfield et de l\u2019au- to-rroute des Laurentides au Qué- La Southern Canada Power a installé des lumières modernes au mercure dans plusieurs villes, par exemple à Drummondville, St-Hyacinthe, St-Jean et Granby.D\u2019autres villes importantes de cette province, en.particulier Québec et Montréal, utilisent les lampes Westinghouse de Gran- by pour l'éclairage de leurs principales rues.postes d'essai établis dans l'usine.M.BERT LEATHER, surintendant de l'usine, et M.André Le- duc discutent de la qualité d'un produit à l'un des divers L'USINE DE GRANBY fabrique les réflecteurs puissants utilisés pour l'éclairage des pistes d'atterrissage.Mme J, Des- roches montre ici l\u2019une de ces unités.Canadian VINGT-DEUX FIXTURES de lumière incandescente d\u2019une puissance de deux cents watts chacune illuminent la nouvelle salle des scouts érigée près du club de curling.Un don de la Westinghouse, LE $ : od § 5 ; # i 1 EE LA FONTAINE WALLACE, angle Dufferin et boulevard Leclerc, éclairée le soir par les soins de la Westinghouse, Les fixtures furent données par la compagnie.LA RUE PRINCIPALE DE GRANBY est l'une des rues commerciales les mieux éclairées à travers le pays.Ses lampadaires ont été fabriqués à l'usine locale de la Westinghouse.Westinghouse Compagnie Limitée Granby, P.Q.Pour plus de sureté.exigez Westinghouse va \u2014papn, \u2014 tenant tait 1 = ST it 5 fe 17 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Mountain, Drummond and Main Streets At this point the brakes would.bidding ledges.being a part of, be set and his hard pull wasthe Vittie farm.With good hou-! over until another car was load- ses and landscaping these ledges: ed and ready for shipment.This have been changed into a scene\u2019 miiipond was a favorite spot for of rustic beauty.One of these swimming and it was a common sight to see many of the: young men on Sunday afternoon swimming and diving, and even, though many years have passed] I still can see some of those! swimmers underwater for what' seemed to me so long that I despaired of their ever coming\u2018 to the surface again.: For a young country boy the large flun.: from the dam to thei Rubber Factory was a thing of immense proportion and there! was a footbridge laid on the.top of the dam and I can assure] you that it was a great adventure to cross over the river with my father (naturally I had been warned that I must never venture to cross by myself).The warning was entirely unnecess-| ary for I had a wholesome fear when crossing with father and) would only do so by holding his! hand in a tight grip.Naturally| the traffic was not very dense- over the dam but was most con-| venient for persons who were living in the lower part of the village for there was no other passage except the Mountain street bridge or the one at the new Rubber Factory.Mounfain Street Mountain street has always been a picturesque street with its shade trees on both sides; the majority of homes being large and of an early date.Rising from Water street it passes an elevation of land, after which it declines into a small valley, then follows a sharp-rising hill to the country road which leads to West Shefford with a small stream flowing through the valley on its way to the river.Leaving Water street on the Eastern corner was the Miner store followed by the heme of Mr.George Vittie.Located a short distance above was the home of Zepheniah Harvey who plied the trade of glazier.Ww One of the early homes was that of Mr.Hibbard, and just at the brow of the hill was a small white house.Between the two houses homes was built by J.Bruce Payne and is now occupied by his son J.J.Bruce Payne.Just past this house was a farm which was the original village home of the Payne family, and is now a section of attractive new homes.Just below the valley was the home of Mary Ellen Coupland.This home has been purchased as well as a strip of land (known as the Payne farm) and is now the location of several attractive bungalows.The western side of Mountain street at Water street has always been, the Miner estate.First the home! of Mr.S.H.C.Miner occupied by] his widow until her death, since! then it has been the home of Mr.W.H.Miner and family.Moving up the grade is the house which! John Bradford erected for his\u2019 home on retirement.Mr.Brad-| ford was a soft-spoken man of whom it was my pleasure to know intimately.He told me of\u2019 the loss of members of the Miner! family as well as his own.The loss was occasioned by the spring flood taking away the bridge and plunging them into an icy death.Though it happened many years before, tears flowed freely as he recounted the story.As we move up the hill there were one or two other homes and the large home which is now the property of Mrs.J.H.Leclerc was a comparatively new structure when 1 first saw it.The owner was unknown to me at the time but it was occupied by Mr.Burr who was the first Manager of the Miner Rubber plant.There were two other homes both of which are still in THIS HOUSE HAS BEEN erected around 1870 at the intersection of Elgin and Drummond, by M.J.Irwin.It belongs since many years to the United Church.- .Drummond Street Drummond Street extends from the edge of the lake to where it intersects with Main and City Avenue.In the early days beginning at the lake this street was entirely vacant except for a sawmill which be gan operations after the Miner good condition, Passing the up- mill closed down.The first per one was the meadow of James Long (now the Granby Golt|but for many years it Course).There was also an old barn which was removed by Mr.(I do not remember) looked after the needs of the farmers and was owned by a Mr.Tho- operator W.H.Miner after he acquired/mas Dougall.Mr.John Kent the farm.The Craig family was opened a small development the next family at the crest ofjand built several houses bethe hill.Below their home was the entrance to Pine Wood Cemetery; man Johnson who was a carriage black-smith.Next a small farm which farm was purchased by Mr.Nourse who devoted his time to chicken-farming.This property is, now the farm of Mr.H.Miner, with a splendid herd of jersey cattle, some of which were imported from the Jersey Islands and are continually making records.Mr.Miner has reason to be proud of this ta: street was bordered by for- fine herd.then the home of Ly-jny years tween Drummond and what is now Alexandra street.For ma- that collection of houses was known as Kentvil- le and among the older persons it is still referred to by that name.The South side of the street was devoid of houses to where Mr.Hutchins had his home and also his machine shop.Being a first class mechanic he was kept busy and had no competition.Later when the automobiles entered the picture he had what I think was the first garage in the City.The next\u2019 house\u2019 was occupied by Mr.Dougall and there were a couple -of others between the corner of Drum- mond and the Irwin bridge.The one nearest to the river was first occupied by a M.De Gruchy and later by Sam.Davidson for.many years.This short street, was called Irwin Street, no doubt after one of the early settlers.On the western side of this little street there was a cottage in which a Mr.Caron lived and the names of the other couple of houses have escaped my memory.To continue Drummond in a westerly direction Mr.Alex Herbert had his home and also a bakery.Mr.Herbert was a jovial man who not only made his own bread of the old time vintage, large flaky bread with a sour tang but also delivered it to his customers.The present sanitary method of wrapping had not been thought of during his career.Being of a happy, friendly disposition he was often made the butt of jokes by the young men of the time.On one occasion as a halloween prank his delivery cart was pusned into the river and tied with a rope.LES ANNEES DE PROGRES Foal ema YA a His only comment being that it needed a cleaning -and it saved him doing it himself.It was so thoroughly soaked that it was out of use for several days.The balance of that side of the street was thickly built, having several long wooden buildings which served as stores; one being a butcaer shop which was the property of John West, a very large man who in the warm weather spent a great part of his time sitting on the porch in front.From another store Richard Bradford catered to the farmers, dealing in feed and grain.John Bradford was in the marble and granite business, and always did a large trade placing monuments and markers over the pioneers not only of the village but also distributed his wares over a large district.About the turn of the century Richard Bradford built the large brick building which dominates the corner of Drummond and Main streets for his feed business.Next being Main Street.To return to the opposite side of Drummond at its eastern end was open land to Elgin Street where an extremely large brick building was located and housed several families.This house was a gift of Mr, Irwin to the Methodist Congregation.Across Elgin the same two houses are as they were at the time of which I write.One was the home of Mr.William Miner.There was a wood yard the property of Richard Bradford and in time he built on this site his home the large wood house which is set back from the street.Then the Methodist Church.Still standing but out of use for many years since the union of that congregation with the Congregationalist body, and moving to the larger church.Where the Lea- der-Mail building now stands was an open lot.The LeaderMail was started by George Wilcox who was the only one having a newspaper in this section.After a time a man called Corey started a small sheet which he called The Mail.Mr.Wilcox left town and Mr.George Legge took over by purchasing the two papers and so was born the \u201cLeader Mail\u201d.That is the story of Drummond Street as I remember it.Main Street The Main Street intersected Drummond street and had a little off-set to the bridge which wood building which I believe being used for first a general liest days and in due time he|was a hotel but was used for store which Mr.Pare control- built the large modern store/a five and ten cent store andiled for a great .nany years, which until a few years ago'eventually was destrcyed byjand later being used for à res- housed the J.Mullin and Sonjfire.There was quite a large taurant which is stil! in one business.There is a story toldibuilding where George Brous-jsection: jt has housed various store prospered from its ear- between French - Canadian \u201cYou are sure Irish to spoil a , nice building \u2018vith that black J.E.Dozois.But when there ; always Was a large corflagration he brated Granby repartee shouted lost the first store and several | ; auiek with other buildings were also wip-,used as the dressing and club ! [back \u201cThat's the opinion of one ignorant Frenchman\u201d.Thus closing the incident in a the bricks, friend mortar\u201d, Mr.Mullin wave of good fellowship.Following the \u2018raining and the about when he was building'seau had a small candy shop: the second store that he was and made his home in one part; the first to use colored mortar'and rented a couple of other and a tenements.A Jeweller Mr.Bi- Ë in'anchi built the next biock but : [passing shouted to Mr.Mullin died while still a young man.| hw \u2018 Then came the drug store of,for a sa\u2019e: place lor jarm im- ed out.The home of the Bray family came next, this home! still adorns the street and its now a clinic for several doc-! other types of business even being the Liquor store for a decade or mor: Thee were no o\u2018her buildings to the corner excep: a rambling shed- like building which was used plements as w:ll as the cele- Buggies and Sleighs and a part of it was room for a skating rink.The site was later to be where the old Post Office was located and is now owned by the City tradition of his rather, Mr.Jo-|tors.It was a big event when as an Art building and libra- seph Mullin continued the bu-ithc Bank of Commerce built ry.siness until nis health failed and for the past few years the store has been closed.The next building on that side of the street was an old! their new place of business.Next came the store o! Louis; Pare.He was a man of vision | to build such a large structure.! The building is of three stories with the lower floor always\u2019 The North side of Main street had as its firs: building a smal] cobbler shop with one house and the large dry goods store of A.C.Savage which was on the corner of Young M.M.FORTIN, président Fondée en 1946 par trois citoyens avantageusement connus dans notre cité, la Granby Paper Box Company Limited est une entreprise qui bon an mal an procure du travail à plusieurs ouvriers et ouvrières de Granby.L'usine est établie depuis sa fondation dans une ancienne usine de munitions achetée tout d'abord du gouvernement canadien par la Cité de Granby, puis de la cité par cette compagnie.Elle est située sur la rue Guy, aux limites de la rue Duvernay.Cette entreprise fabrique.comme son nom l'indique.tous les genres de boites utilisées dans l'industrie pour l\u2019empaquetage des produits.Elle ap- M.M.BOIVIN, vice-président provisionne surtout les industries régionales.Elle dispose à cette fin d\u2019un outillage qu'elle s'emploie à moderniser sans cesse, en vue de répondre à toutes les exigences des méthodes de vente modernes.Ses principaux actionnaires sont MM.Gaston Fausse et Miles Fortin.Ce dernier en est le président, M.Marcel Boivin, député de Shefford aux Communes, le vice-président, et M.Fausse le secrétaire-trésorier.Né a Ste-Pudentienne de Roxton Pond, M.Fausse fut a l'emploi de la Miner Rubber, au service de l\u2019expédition, durant vingt et un ans avant de fonder cette entreprise.Un grand amateur de sport, il fut durant plusieurs années gérant M.G.FAUSSE, secrétaire-trésorier \u2018du Syndicat sportif et des Vics de Granby de la Ligue Provinciale.Il est aussi membre du Conseil 1093 des Chevaliers de Colomb.Marié, il est père de six enfants et, à l\u2019âge de 49 ans, grand\u2019père de quinze petits-enfants.Ç Le président-fondateur de l\u2019entreprise fut aussi à l'emploi de la Miner Rubber durant douze ans, avant de s'associer à MM.Fausse et Boivin.Il y remplissait les fonctions de contremaître de la division des boites de carton.Chevalier de Colomb, il est membre de l\u2019Assemblée Georges Boivin du quatrième degré et commiss re de la Cour supérieute.à Granby en 1912, il est le pé- re de quatre enfants.GRANBY PAPER BOX Co Ltd M.Claude BEDARD M.Charles BEDARD Bergeron Transport Limitée \u20ac LT Ce succès est dû à l'initiative est aujourd'hui l\u2019une des entre - Nous nous joignons aux citoyens de Granby pour célébrer avec eux 100 années de croissance constante et de progrès ininterrompus.Nous sommes fiers d\u2019avoir pu contribuer à l\u2019avancement de la ville et de la région en servant la population avec toutes les ressources de talent, de formation et d'expérience de notre personnel.Puissent les cent prochaines Années apporter à nos clients et à nos amis de Granby et de la région, une prospérité continue et à nous, l\u2019occasion fréquente de vous servir comme \u201cvotre partenaire\u201d.VOTRE PARTENAIRE LA BANQUE PROVINCIALE pu GANADA H.-P.COMEAU, gérant 215, rue Principale GRANBY FR.2-7632 - FR.2-4874 || i | crosses the river at the foot of Mountain Street.Just off the bridge was a building which housed the Eastern Townships Bank which after being absorbed by Canadian Bank of Commerce moved to the present location.Behind the bank was the wood working shop of Neil and Kent, which was the forerunner of the Kent Lumber Company of today.On the opposite side there was a large old building which was the \u2018home and tailor shop of Mr.Hogan, and was on the site of the Giddings factory.By the side of the Factory was a lane which extended as far as the grist mill, and after a few years the Miner Carriage Factory was built and remained for many years in the carriage and sleigh manufacturing.During the horse and buggy days this shop did a very thriving business and was renowned all through the district for the quality of its products.Mr.William Miner was president of this concern and it was an enlargement on his earlier efforts for the making of carriages was his life work.Those buildings occupied the space behind the mercantile buildings on the main street.To revert to the main street proper the first building on the south side of the street was the home of John Mullin with his first store built next to the house.His house was burned after several years and while the building was being recons- Elgin street which is still the home of his son Josepn Being a man who wus noted for fair dealing and a keen buyer, his tructed, he built the house on|- prises les plus importantes de notre cité dans le domaine du transport.Elle dessert toute notre région en plus de maintenir un service quotidien entre Gran- by et la métropole.Fondée par M.Léo Bergeron, l'entreprise fut achetée en 1950 par MM.Charles et Claude Bé- dard qui, depuis, ont donné une forte impulsion aux affaires de leur compagnie.En 1950, la compagnie Berge- ron Transport Limitée possédait une remorque et sept camions.Aujourd'hui, son outillage com - prend dix remorques, douze petits camions, huit tracteurs, une jeep de service et deux automobiles.Bon an mal an, ces véhicules sont tous utilisés pour le transport des produits fabriqués dans notre région.À Montréal où elle transporte de semaine en semaine une vaste quantité de marchandises, elle compte un vaste entrepot.La Compagnie Bergeron Transport Limitée manipule des mil - lions de livres de marchandises en une année.Au no 603, rue St- Jacques, ses terrains couvrent une superficie de cinquante mille pieds carrés, et ses entrepôts et garages ont, depuis les agran - dissements effectués ces dernières années, près de six mille Pieds de superficie.II y a neuf ans, elle comptait cinq emplo- pés: elle en a maintenant environ une vingtaine.des frères Bédard pour lesquels le maintien d'un service rapide et efficace, entre les divers centres où se trouvent leurs clients, est la préoccupation constante.Ce sont là deux citoyens avantageusement connus dans notre cité.Le président et gérant - général de l'entreprise est M.Claude Bé- dard, le vice-président M.Robert Bédard, et le secrétaire M.Charles Bédard.M.Charles Bédard est né le 24 juin 1920.Il a fait ses études au Collège du Sacré-Coeur, rue St-Joseph, puis il enseigna durant deux ans avant d'entrer au service de la cité pour une durée de cinq années.Marié à Antonine Gauthier, il a deux enfants: Jocelyne et Mario.M.Claude Bédard est né en 1924.1 fit lui aussi ses études au Collège du Sacré-Coeur, puis il fréquenta l'école d'Arts et Métiers durant deux années et demie avant de travailler pour son père qui possédait un commerce de foin, grain et charbon.Il fut aussi au service de la United Auto Parts durant trois ans, avant d'acheter avec son frère la Bergeron Transport Limitée.Marié a Gertrude Dubuc.il a deux enfants: José-Anne et Patrice.TT TTY Bergeron Transport Limitée 603, rue St-Jacques Granby = / * | ; à 1 22 18 LA VOIX DE L'EST Street.The Savage store was a well patronized place of business catering to tailor- made suits and employing good tailors with a staff of workers to complete the garments.Age finally caught up with Mr.Savage and the business going to his sons but they both passed away while still young men.Like the Mullin store across the street this store has been empty for the last several years with the exception of some apartments on the two top floors.It gives me a nostalgic feeling to see those two stores so quiet and still.Across Young street was a grocery store which started under the name of Mitchell and Monty and after a few successful years the partnership was dissolved.Mr.Mitchell building his place of business across the street near the corner of Cowie street and although he died in the prime of life he established the Mitchell Wholesale business.The next place to the grocery was a long old wood building where the Butterworth tin shop and plumbing business carried on.After the elder Mr.Butterworth died his son built à large brick building which was later added to the Granby Hotel.Where the Granby Hotel now stands was an open place with the exception of a small wood shack which was used for a bicycle repair shop and the grounds at the back of the Granby Hotel were for many years a skating rink.Then a large wood building which served as a home and tailor shop for a Mr.Brodeur, a kindly man with a long black beard.Later this building was used by a cobbler, also a small restaurant on the ground floor with a tenement above, Arriving now at Queen street we cross over and there is the home of Damase Beauvais who did a barber business in one room for fifty years.Then the Windsor Hotel but another story has been added and a tavern built at the side.After which the old town Hall vhich did yoeman service for \u2014 JANVIER 1940 beard and when he operated the lawn mower he always wore a cream colored duster with gloves to match and the pony wearing a shining harness with white reins.Another thing which was a delight for me to watch was a fountain in the front lawn.It was constructed with a basket in which a small ball was kept dancing by the water, and it was always a mystery to me that the ball never was thrown over the top of the basket.Next was the Anglican Parsonage, a sturdy stone house which still appears as it did in those days, then St.George\u2019s Church and attached to it was the Victoria Hall, both appearing now as they did in that far off time.The Minister in charge was Rev.W.B.Longhurst who officiated in that charge for over fifty years.Mr.Longhurst was a quiet gentleman who won and retained the loving respect of his charges as well as all those with whom he came in contact.Below the Church property there was a home where a widow lived with her two daughters and one son.The names have passed from my memory.Their home was directly opposite to Court street and was destroyed by fire.Next was the home of a Mr.Rousseau who had a small car- riage-making shop at the back of his house on what is now came the parish church for se-ithe old time high mocasins veral years.When the side walls were erected service was held in the basement, and during a very wet time when the walls had reached the proper height on a Sunday after the congregation had attended two masses it was noticed that the eastern wall had started to lean towards the cener of the structure.There was vast excitement and ropes were attached to bring the wall back to a perpendicular position.It was very fortunate that it did not tumble down on the roof of the basement during the services earlier that morning.I will now endeavour to aint a character sketch of v.Father Gill.He was first a holy man, a fine business mind and although he could and was sharp in his condemnation of anything contrary to the living of a good Christian life he was endeared to all his parishioners.There was a persistent rumour that he was part Indian.He refuted that rumour by telling me how it began.Several generations back there had been a young boy and a young girl of different families stolen by Indians.They grew to man and woman hood with the tribe.The son of the chief wished to marry the girl but the boy and girl wished to be married and as the tribe was Catholic they consulted the Mission Father.He immediately married them and told the Chief 1 and this made them the target of jesting.This having reached his ears he gave a talk in his sermon, sayin~ that it was not christian like to make a jest of what was no doubt a necessity.His plain speaking did not set well with the Irish section of the congregation and after Mass while removing his vestments he saw several big Irishmen coming towards him.\u201cI was scared\u201d he stated \u201cbut I said you did not like to be told but in the interest of good feeling I will ask you what is the difference in wearing mocasins or fur caps in July.\u201d Strange as it may seem some of them were doing that.His quick thinking saved the day and eased the tension.He decided to have a fur-lined coat and by begging all the black cats he could find he had the skins cured and provided himself with a fine fur-lined coat.He lived to see the church finished before retiring and there was never any taxation on its building or up-keep.He appointed a group of young girls to go to each family and collect one cent per person per week.The people responded and this was a vast help in the financing.When he was complimented for the success of his pastorate and the building of the church he would shrug off the compliment by saying \u201cTell that to St.Antoine\u201d.\u201cHe did it\u201d.referring of course to the col- house which was the home of Thomas McCormick, a short distance from the newly opened St.Antoine street.There were also two other small houses a short distance above the corner.The corner property was a well-known hotel of the country type.This little hotel which did a thriving business was demolished and th- Union hotel was erected on the site of the old one, and operated by Mr.Salime Martin.After he passed on, his widow with the aid of three to other interests and still continues with few improvements to the present time.To return to the western corner of Center street, the Hungerford family _occupied the first house which is still in use and now houses two small stores, with a taxi stand .in the rear.The next building being a shoe-making shoo which was very small an owned and operated by a Mr.Beffre.Then another home followed by a large wood building which has been en- establishment.Passing Gil] street was a small house which at one time was used by the Township council as their hall.A large wood building was on the corner of Pare street and was a type of store.On the opposite side of the street was another large wood store where an old gentleman sold yard goods.d|He was an extremely tall man with an immense beard.Then, vacant space to St.Antoine street or as it was then called St.Peter street.Below St.Peter street there were one or Coa 2 Father Gill and the Rev.W.B.Longhurst later became Phoenix street, There is still one of the old houses before reaching the Miner Park so called as the land was a donation to the village by Mr.S.H.C.Miner.At the time of the donation it was only a rough field but with the passage of time it is now a fine park.To Mr.Miner we must pay tribute for his thoughtful kind gsslure which was another mark of the love he had for the little hamlet of the early days.One more house at the western side of the park sa we have sons managed the hotel until her death when it was sold larged and improved, now housing a fine undertaking'two houses to the lane which reached St.Chares street, \u2014\u2014 Nos racines sont profondes La Banque Royale du Canada a depuis longtemps pris racine a Granby, car la fondation de sa succursale en cet endroit remonte à près d\u2019un demi-siècle.Depuis lors, la Banque Royale s\u2019est développée au rythme de Granby, étendant et perfectionnant sans cesse ses services pour répondre aux besoins d\u2019une population en constant accroissement.Aujourd\u2019hui, notre succursale de Granby fait partie d\u2019une vaste organisation.bancaire in- - ternationale au service des Canadiens et des entreprises canadiennes, non seulement au ays mais un peu partout dans e monde.x x x Nous félicitons chaleureusement La Voix de I'Est qui a ris l\u2019initiative de publier, à \u2018occasion du Centenaire de Granby, ce numéro spécial qui raconte les progrès de notre cité \u2014 progrès auxquels nous sommes fiers d\u2019avoir étroitement collaboré depuis près d\u2019un demi-siècle, ,-+ à great many years but finally gave way to the beautiful City Hall which was erected on the same site.Dr D.K.Cowley built a fine home on the corner of Dufferin Street.This home was sold to the Bank of Montreal and was moved up Dufferin street and placed on the next lot where Dentist Beaulieu has practiced for many years.Across Dufferin street the Congregational Church has long been a landmark and since the union of the members of that persuasion with those of the Methodist belief has been known as the United Church.Next was a stone house owned and occupied by Notary J.L.Dozois, this property was purchased with two other of later vintage to make way for the Holy Family Church and Presbytery.Just at the brow of the hill was the wealthy farmer at the lower|the French Canadians worelexception being a small bri oo \u2014 x \u2014 home of Simon Page until he|edge of the village.Crossing moved into the hotel.A few|0ver St.Joseph street was a \u2014\u2014 years later this house was torn down to make way for a movie theater.Below this house was vacant to the lower side of Court street at which point there was a very large house which was built or\u2018ginally as far as I can remember for a boarding house.After a period of time it was purchased by Dr.Huot.He only enjoyed his property for & short time until he became ill and died, leaving a widow who sold one lot of land after another until within the last year she finally disposed of her home to the Woolworth interest and no doubt eventually it will pass away to give room for an addition to the present store.A cobbler shop stood lonely near the street on a portion of the land occupied by the flourishing store of Tetreauit & Son, Following that side of the street there were three or four large old dilapidated structures, all of which have been repaired and remodelled and are now a ceedit to the City, Passing those brings us to the corner of Center street, from which point we will return to the South side of the street beginning at the corner of Cowie and the home of Cyrus Tower.The Tower buildings were razed and the first neighbor was Mr.James McKenna.He had one of the finest homes in the village with a beautiful lawn which extended from the Tower property and was as smooth as a billiard table, It the village to see him during the summer season mowing his lawn with a small pony for motive power.He was a very THE HOUSE OF MR.W.D.McINDOE, on Denison West, is one of those who has been erected around 1880.Johnson street.Almost directly across the street from the carriage shop was another home which has undergone such a transformation that were the original owners allowed to return they would never recognize their old properties.Between the Rousseau property and St.Joseph street were several homes one of which still retains its appearance of the past with the exception of now being the site of two or three stores for fruit and toys.The next and last to the corner of St.Joseph street was,a store which was the property of Mr, Lavigne who was a general store owned and operated by Mr.Mercure and sons.Next being the Convent .which was always under the charge of the Sisters of the Presentation.The original convent was only the building which fronts on the street without the large additions at the back.Next was the Presbytery of the Notre Dame Church.A small brick house followed by a small brick church which was soon outgrown, it being the only parish in the lage.Rev.M Gill was the priest in charge and he was a man of vision for the future needs of the Catholic congregation, he called for plans for the present immense church, which nearly everyone thought would never be filled.But the passing years have proved that he was able to see into the future and begin to provide for the needs which would arise.His first move before building was to purchase a portion of farm land from William Pillsworth.The purchase price was so low that Mr.Miner made the remark \u201cIf that man would take off that black soutane and go into business he would put all the other businessmen in the country to shame\u201d.Naturally he had a group of trustees appointed to assist him in this big venture.But it must be noted that he was the dominant figure.The first endeavour was to remove the bodies in the old cemetery to make room for the new structure.Then a continuation of St.Antoine street was opened.The sale of building lots helped in the financing.When the stakes were placed showing the dimensions there was a gasp of horror that it would be far beyond the ability of the parish to finance such a vast building.The excavating completed and the foundation laid the basement walls were laid and only to the height necessary that a roof could be put on and the basement be- and all was well.On the same occasion he showed me his family tree and was insistent that I would begin tracing the genealogy of my family.When he was busy it was necessary to enter his office and quickly transact your business but when he had a little time to spare he was a very difficult man to get away from, being a good cenversationalist and .able to tell a pleasing story.He told me that shortly after he was appointed to a parish, there was a certain amount of hostility between the Irish and French element.As was the custom at the time lection of St.Anthony\u2019s pence which was the title of the Collection.After living several years in retirement he passed away but his memory lingers with the members of the flock he guided for so long.When the church was repaired and redecorated a few years ago his picture adorns one of the stained glass windows, and is an exact reproduction of him as I knew him in life.At the time when the Pills- worth property changed hands there was only rough meadow land enclosed by a straggling wire fence to near the corner of St.Charles street.The onl LA BANQUE ROYALE DU CANADA Succursale de Granby J.-M.-R.Mongeon, gérant LE MAGASIN SHEFFORD ELECTRIQUE L'un des plus importants détaillants d'accessoires électriques de Granby et de la région est sans contredit la Shefford Electrique Incorporée, dont l'établissement commercial est situé au No 220 de la rue Principale.Fondée par MM.J.-A.Comeau, Georges L'Heureux et H.-A.Bertrand, (ce dernier est décédé en 1956), l\u2019entreprise commerciale est toujours diri- £ée par M.Comeau qui en est le président et M.L'Heureux qui y remplit les fonctions de secrétaire-trésorier.Bien qu\u2019elle possède un vaste choix d'appareils électriques de tous genres pour le foyer, la Shefford Electrique ne s'intéresse pas qu\u2019à la vente au détail.Elle possède en plus un excellent service de réparation de radio et de télévision, grâce à ses techniciens et à ses-ex- perts en ce domaine, puis elle est un important fournisseur pour l'industrie qui y trouve à peu près tout ce dont elle a besoin.Enfin, une quatrième division de ce commerce s'occupe de l'exécution des contrats d\u2019électricité dans la construction.Depuis sa fondation, elle est l\u2019entreprise qui a fait l\u2019installation de la filerie dans plusieurs des plus importants immeubles de notre cité, en particulier à l\u2019église St-Benoît, au couvent des Trinitaires, au Mont St-Jean-Baptiste, à la maison des Auxiliatrices des Ames du Purgatoire, à la Banque de Montréal, aux écoles Ave Maria, St-Patrice et enfin à l\u2019école supérieure des filles actuellement en construction sur la rue St-Joseph.Au nombre des multiples appareils que l'on trouve en magasin, on remarque des réfrigérateurs, des appareils de radio, de télévision et de stéréophonie, des lampes, des lessiveuses automatiques, des poéles électriques, enfin tout ce que l'on peut.désirer dans ce domaine pour le foyer modèrne.La Shefford Electrique Inc.peut en un mot rivaliser avec les établissements commerciaux les plus importants du Québec, si l\u2019on compare les services qu\u2019elle offre à sa clientèle à ceux que l\u2019on donne ordinairement dans ce genre de commerce.pee \u2014r\u2014 T_T fmm a tr aa = = es tn \u201c> ae ow \u2018 St.Joseph, Elgin, Cowie Streets Cowie Street Cowie Street took its beginning at Main and across Duffe- rin, Ope aide of the street was a good shed- like structure which housed a bus.ness devoted to the sale of farm implements and the products of the Miner Carriage factory and which was used as the club room for a skating rink which was run by Manley Johnson.It was on this rink where I spent many pieasant hours ; and, although it was only ninety feet in length, ou one occasion Johnson arranged for a speed skater to give a demonstration.He was wearing the first tubular skates ever seen in Granby.He was a marvellous skater and did a five-mile demonstration in nineteen minutes.The rink was on the space where the Mitchell Wholesale house now is.On the opposite corner was a farm house the property of Cyrus Tower.His land extended to Cowie street and was the site of the Phoenix store.From the bend in the street there was only the sharp slope from the street to the river.Then as now the high bank of the river was lined with brush and undergrowth which extended to the then new Empire Tobacco company\u2019s two buildings, which were owned and operated by the Archibalds; Father and son.There was a separation between the two buildings ; the reason being there could not be a blending of American Te fn dient i.To return to the northern and Canadian tobacco in the'side of Cowie street.After the same building.Next was the Anglican Cemetery and next the Congregational Cemetery without any fence between, then a lane to the sawmill and the Notre Dame Cemetery, below which was a small house which has survived the years and having had good care is still a comfortable home.Then, a little shop which made crates of wood for the shipping of the products of the Rubber Factory and nothing more to the land occupied by the rubber plant itself.In speaking of the Notre Dame Cemetery, I followed the bishop as he wended his way around it and consecrated it.There is another matter which I will mention at this point.It was difficult for doctors to obtain sufficient bodies for dissection and any unusual death was always a cause of worry for the family that the body of their friends would be exhumed and sold for dissection.A man having died by choking without the doctors being able to give the cause of death was a reason for keeping watch for several nights and to my tender years it was a gruesome sight to see the flicker of a lantern on the grave and know that men were on watch.I have often thought in later years how beneficial it might have been if his body had been given for examination and that it might have been the cause of saving other lives.Tower property, it was vacant to just below where St.George street intersects Cowie.There was a small farm here with a house which was owned by John Gray who was the village milkman (having a few cows).houses have been remodelled and with additions one is a four tenement house and the other is after a face lifting a fine business place having a \u2018thriving butcher business with 3 tenement on the upper floor.| Just on the crest of the hill was a very small unpretentious ca- | -_\u2014 picked up the germs of measles and whooping cough which| I transmitted to all the rest of; the family and was rendered unfit for further attendance during that term.The grounds surrounding the college were a.sea of mud.The teaching staff; were laymen and later the Ma- The next property was the Ar-jbin ; but like the family who} rist brothers who continued un- mory, a somber brown build- lived there it has passed into til the college was destroyed ing where the guns and other history.Passing vacant fields by fire in 1911, at which time paraphernalia were kept.Once we arrive at St.Charles street.one of the brothers lost his lifes each year there was great acti-'I would like to mention here!in this fire.There were very: vity when the milita went out that for many years there was few homes as far as the corner, for their twelve days\u2019 training.It was looked upon as a real holiday and the thought of war the last thing which entered their minds.In due time the building was torn down and transferred to its present site.Then came two small cabins which withstood the years but finally were removed to make way for modern houses.A short distance below was the home of a Mr.Corbin who spent his whole working life in the employ of Mr.S.H.C.Miner.We now pass St.Joseph street and find the home of Dexter Mitchell which was in the center of a fine orchard.The orchard is long gone but the house has been the home of Francis Dunn for sixty years, who is still enjoying life although in his ninety-third year.Next was a house owned by James Horner whose farm extended: as far as the Armory at one time.Adjacent to this was another large house where a family by the name of Brac- kenshaw resided.Both of those no sidewalk and as for the street it was only a quagmire in the wet seasons.St.Joseph Street St.Joseph street was like all the rest of the village noted for the muddy condition in the wet seasons.There was a plank sidewalk on each side which after a wet spell let the water gush up between the planks and it was only when the weather was dry for a considerable period that the walk was ry.On the corner of main was a small brick store which like nearly all the stores was a general one where it was possible to obtain supplies of all kinds.Then, there were only two or three small houses before arriving at the new St.Joseph College.I had the priviledge of attending that institution of learning as one of the first pupils.However, my graduation came after three weeks as I Granby Auto L'un des plus importants dé- d\u2019assurer l\u2019espace nécessaire au | taillants d'automobiles de Granby et de la région est sans contredit Granby Autorama, agent des voitures Meteor, Mercury et Lincoln et des voitures anglaises Consul, Zodiac et Ze- phir.L'entreprise débuta en 1948 par un poste d\u2019essence, angle des rues Principale et Brébeuf.M.Jean-Paul Bernier, son propriétaire, possédait alors l\u2019agence Austin.à laquelle il a- Jouta quatre ans plus tard celle des voitures Packard.C\u2019est en décembre 1953 qu'à la suite d'une réorganisation de la société, au cours de laquelle Me Doris Robert devint un associé de M.Bernier, on abandonna les deux premières agences pour prendre celle des voitures Meteor, Mercury et Lin- colin.Un an plus tôt, d\u2019autre part, on avait construit un nouveau garage sur la route de St-Paul, à l\u2019entrée de Granby, en vue RRR NN développement de l\u2019entreprise dans l'avenir.M.Bernier avait vu juste, puisqu'en 1958 il devait doubler la capacité de I'immeuble en agrandissant la division des réparations et des accessoires.C\u2019est depuis 1955 que la compagnie porte aussi le nom de Granby Autorama.Aujourd\u2019hui, l'entreprise a un personnel de trente et un employés dont la majorité sont des spécialistes dans ce genre de travail.Elle compte six vendeurs, dont trois sont sous la direction de M.Roger Bienvenue au garage même, et trois autres sous la direction de M.Laurier Désautels, au \u201cPréau\u201d, le second dépôt de voitures situé rue Principale, non loin de la rue Laval.L'entreprise fait d\u2019excellentes affaires.Depuis 1954, en particulier, elle accroit sans cesse le nombre de ses ventes de voitures neuves et usagées.L\u2019an dernier, elle a disposé de Frama plus de six cents voitures neuves et d\u2019un nombre encore plus considérable d'autos usagées.Le chiffre de ses affaires a excédé en 1958 le million et quart de dollars et tout indique qu\u2019il atteindra le million et demi cette année.Plus tot, cette année: la Gran- by Autorama recevait pour ses services la plus haute.décoration remise par la Société Ford du Canada pour ses succes en affaires.M.J.-P.Bernier est avanta- notre cité et notre région Président ee Pre Granby depuis dix ans, il en est l\u2019un des directeurs depuis geusement connu dans de la Caisse Populaire l\u2019excellence de son système financier, de ses méthodes compétitives, de son système administratif et M.J.-P.BERNIER quinze ans.Il est aussi mem-|tion des garagistes et dé'ail- bre des Chambres de commer-|lants d'essence du Québec et ce senior et cadette, du clublde la Montreal Automobile des Francs, des Chevaliers de|Trade Association affiliée à Colomb (4e degré), de la Cho-|l\u2019Association des vendeurs d'au- rale Notre-Dame, de l\u2019Associa-|tomobiles du Zanada.of St.James St, passing that! street there were a couple of small houses and with several larger places we arrive at Co- wie street.On the opposite corner of Main was a fairly large store which was erected by a Mr.Lavigne, a wealthy farmer on the Canaan road.He also built two other houses which he rented : only a couple more houses before reaching what is now Empire street which was a part of the little farm of John Gray.On the corner was the homestead of Mr.Langlois who was a brick and stone mason.He trained several of his sons in this trade and was responsible for nearly all the brick buildings for many years throughout the village.Moving towards Cowie street were several small homes, one of which was the home of the Bourbeau family and across the street was the home of Mr.Coté who was a stone mason.That family also included a painter and a carpenter ; all of whom had the enviable record of being masters of their several trades.It was in one of those houses that the man spoken of in connection with having his grave watched lived and died.Elgin Street Elgin street extends from Drummond to where after merging with Dufferin continues as the road to Roxton.On the western corner of Elgin was an old home, for many years the residence of Mr.William Miner with vacant land as far as the intersection of City Avenue.Mr.Nourse built the first home on the corner, which is now City Avenue, with open land to.the Mitchell home \u2014 a wood house which still remains.No other homes to Victoria Park.This Park was a rough wood lot where squirrels and other small game used it as a place in which to frolic.It was covered with a growth of maple, beach, ash and other trees and wild flowers were also in abundance.The land was rough with many large knolls and plenty of ledge showing through.There was a narrow road arcund the outside where bicycles disputed the right-of-way with horses and buggies.Narrow paths crossed it in different directions and it is only in memory that there is any resemblance between the present park which ranks with the finest parks in the province.Leaving the northern border of the park was a V shaped piece of land which was overgrown with brushwood and weeds, now having attractive homes.On the eastern side was a long brick house, the history of which was a gift by Mr.Irwin to the Church; in later years it accommodated.several families.Going north there was vacant land for quite some distance to where two houses were located which I believe were.the homes of the Rutherford and Taylor families.Then, the home of Mr.George \u2018Roberts, Being a cattle dealer he had a large barn with a big strip of land behind his house.This home has always been as it is today and is still occupied by Mr.Gordon Roberts who like his worthy parents is a highly respected member of our City.1 Mr.Smith, father of Mr.A.C.Smith lived in the home that our Mayor Mr.Boivin purchased from Mr.A.C.Smith] and is presently residing there.Mr.Miner had a tract of woodland next with a house set well back among the maples and was known as the \u201chouse in the grove\u201d.This house has recently been torn down and the land surveyed into building lots and streets.Already there are a few fine homes established there.Mr.Palmer Cox was the man : who invented the Brownies \u2014 an imaginative group of elfin creatures, Originally from Granby, Mr.Cox did his writing and illustrating in New York ; however.he decided to build a home in his native town and erected a large house (which still stands) with a tower from which a Brownie stood watch over the town.Mr.Cox was a rugged individual with somewhat eccentric ideas.One day while driving along a road in the Roxton district he saw a large granite boulder in a nearby field and told his companion \u201cI want that rock to be my headstone when 1 have passed on\u201d.When he did pass away the immense rock was toted to the Anglican cemetery ; and, as it was somewhat rounded, it was necessary to trim it to make a base.Another large granite base was secured and the.headstone placed upon it.However it was so heavy that jt cracked the base and another had to be secured.A plaque was set in to the side on which was engraved a tribute to the man who had done so much for the amusement of children.À Brownie Was also included on the plaque.About the turn of the century when the Granby Athletic Association was formed a roadway was constructed for a few rods from Elgin street to the new sports field, where a third- of-a-mile track was constructed and which, after the bicycles had been pushed aside by the new vehicle the motor car, the field was purchased by the Granby Horticultural Society and for many years the Granby Fair was an important event.However, owing to so many other attractions it lost favor and no fair has been held for the past few years.There is considerable speculation as to what purpose the grounds will be used for-in the future.The readway which leads to the fair grounds was named Fairfield Street and is now entirely built up with homes and with the: Armoury just outside the grounds.Just \u2018at the point where El- gin street became the road to M.J.A.COMEAU M.J.COMEAU LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 \u2014 M.J.-G.FORAND M.J.-Gaston FORAND AGENT MOLSON A GRANBY M.Gaston Forand est l\u2019un des hommes d'affaires les plus en vue de la jolie ville de Granby.Né à Waterloo le 17 juillet 1910, du mariage de Henri Forand, fabricant de beurre et de fromage, et de Ro- se-Alba Ménard, fille de Fran- gois Ménard, le jeune Forand it ses études commercisles au collège du Sacré-Coeur de Granby- et entra en affaires en 1925 comme employé de la Banque d\u2019Hochelaga.On le retrouve, de 1928 à 1938, au service de la Miner Rubber Co.Ltd, alors qu'il abandonne cette situation, en 1938, pour devenir gérant de l\u2019Agence Molson, 2 Granby, ensuite associé de M.J.-Emile Isabelle, Je ler janvier 1950, et enfin, au décés de ce dernier, agent local de la Brasserie Mol- son.Cette agence existe depuis 1921 dans notre cité.Membre de la Chambre de Commerce senior et de la Chambre de Commerce des Jeunes, M.Forand fut élu président de la Chambre senior en juin 1945.Pendant dix ans, gérant de 'Harmonie de Granby Inc, il en est aujourd\u2019hui meme bre honoraire.Il fut durant plusieurs années intéressé dans trois industries importantes à titre de secrétaire-trésorier de la Granby Manufacturing Co.Ltd, de secrétaire de la Gran- by Development Reg\u2019d et de secrétaire de l\u2019Aréna de Gran- Té- des Con- by.Il est aussi un ancien .sident de la Société certs de Granby.M.Forand n\u2019est pas moins actif au point de vue charité et activités sociales.Un ancien membre de la Fédération des oeuvres sociales de Granby et de la Colonie de Vacances, il est Chevalier de Colomb, membre du conseil 1093 de Granby {13 ans secrétaire - trésorier), membre de l\u2019Assemblée Georges Boivin.42 degré des Chevaliers de Colomb, membre de la caravane Eudes 57, Alhambra; membre du club de Golf, du club de Curling, de I'Association des vovareurs de commerce, du club Richelieu, du club de Golf Granby-St-Paul et de vlusieurs associations et de clubs de chasse et pêche des Cantons de l\u2019Est.M.J.-Ambroise Comeau qui, .avec son fils Jacques, dirige aujourd\u2019hui une entreprise très prospère, Comeau et Fils Inc, en plus d\u2019être intéressé dans lusieurs autres, en particulier a Shefford Flectrique Inc, est l'un des hommes d\u2019affaires les plus avantageusement connus de notre localité.Né à Henryville, le 25 mars - 1894, du mariage de Pierre-L.Comeau et d\u2019Albina Forgette, il fit ses études au collège d\u2019Henryville pour ensuite les compléter par un cours technique à Montréal, où, à l\u2019âge de 18 ans, il obtint son brevet de technicien., Tout d\u2019abord gérant des services d\u2019installation et de réparation de la Compagnie de Téléphone de St-Sébastien, M.Comeau fonde deux ans plus tard un garage à Montréal.La guerre l\u2019oblige cependant de renoncer à cêtte entreprise.À sa démobilisation en 1918, il devient technicien en charge des services d'électricité au garage Drolet de St-Hyacinthe et, un peu plus tard, jl vend 3 M.Drolet un terrain qu\u2019il vient d\u2019acquérir à Granby de M.P.Phoenix, et où M.Drolet aménage un garage dont M.Comeau prend la direction.L\u2019établissement possédait l'agence Maxwell-Oldsmobile.Mais M.Comeau abandonne bientôt ces fonctions pour fonder son propre établissement d'accessoires d\u2019automobiles et d'électricité, auquel il ajoute ensuite l\u2019agénce Ford.En 1926, d'autre part, il achète de M.Auguste Choinière tout l'immeuble où encore aujourd\u2019hui il est établi, puis transforme tout l\u2019arrière de la propriété en garage.Deux ans plus tard, il vend ce commerce à .M Arthur Ménard, et en 1930 son commerce d'accessoires d\u2019automobiles a M.J.-A.Auger, pour ne conserver que les accessoires d\u2019électricité, les appareils de radio et les pneus.M.Comeau est le premier en 1921 à fabriquer et à vendre de petits appareils de radio avec écoutes.Ayant ensuite ajouté à son commerce la vente de l\u2019huile et des brûleurs à l\u2019huile, il fonde en 1939 avec l\u2019un de ses employés, M.Emmanuel Coulombe, sous la raison sociale de Comeau et Coulombe, une nouvelle entreprise.La même année, il établit dans son établissement le service de réparation \u201cRadio-Clinique\u201d dont la direction est confiée à M.Gérard Laliberté.Puis M.Comeau vend à M.Coulombe son commerce d'huile et fonde avec MM.Georges L'Heureux et HA.Ménard (décédé) la Société Shefford Electrique, devenue en 1957 la Shefford Electrique Inc.La mème année, en 1944, il participe à titre de vice-président.à la fondation de la Compagnie de radiodiffusion CHEF, dont La Voix de l\u2019Est devient finalement en 1958 l\u2019unique propriétaire.Au moment de la vente de cette dernière entreprise, il l\u2019administrait à peu près seul depuis un an.C\u2019est enfin en 1954 qu\u2019il fonde Comeau et Fils Inc, dont la spécialité est l'installation et la réparation des appareils de chauffage.Ces multiples activités n'empéchent pas cependant M.Comeau de s\u2019intéresser à diverses autres affaires et en particulier au bien-être de sa municipalité.Directeur de Theresa Gold Mines en 1948, il est durant trois ans président du Comité paritaire de la consommation, puis en 1950 le président-fon- dateur de la Societé Zoologique dont il demeure aujourd'hui le président honoraire.Président de la Colonie de Vacances en 1946, il est président de l\u2019'APCV en 1938 ; décoré avec la mention \u201cHonneur et Mérite\u201d de la Société du Bon Parler Français en 1949 ; directeur du Club des Francs et du club Kiwanis; Chevalier de Colomb et 4e degré de cet Ordre ; membre de l\u2019Alhambra ; décoré du Mérite diocésain en 1952, créé Chevalier de Saint- Grégoire le Grand en 1955 et enfin depuis deux ans directeur et secrétaire de la Granby Elastic and Textile.Ses récréations favorites sont le golf, le curling, la pêche et la chasse.M.Forand a épousé.le 19 octobre 1940, Fernande Lamou- reux, fille de M.Prime La- moureux.Trois filles sont nées de ce mariage.Il demeure au No 51 de la rue Lomme, à Gr-nhy.Son bu.Tou est au No 10 de la rue aré.: Hi ha] _\u2014\u2014 .| ® ow = \u2014\u2014\u2014= \u2014\u2014g\u2014 20 © LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Young, Queen, Dufferin, Victoria, Roxton was a house with a few acres of land.The house remains but the land along the highway has been divided into|the back cf the stable facing! lots and there are several attractive homes now where it was only open country a few years ago.Cily Avenue City Avenue in my earliest recollection was not much more than a pathway between Main and Elgin streets.The first house was moved from the site of the first Mullin store and is still occupied by Mrs.Ella Boyd, it having been her residence for many years.Past the bend in the street was another cottage on the opposite side of the street which I remember being the home of Mr.Leduc.Other houses have gradually been built to make it the street of today.Young Street It was never thought in the laying out of Young street that it would become such menace to traffic.It was considered plenty wide when it was first opened to make a roadway from Main to Ottawa street.building, there are several old wood homes and for many years there was a livery with the street where Bill Williams kept several good driving horses and which were in good demand by the young swains who wished to entertain their lady loves by a drive.He also had one horse which was kept to haul the hose reel to fires.\u2018When the bell on the town hall signalled a fire, Bill or one of his men would vault on the back of that horse and race him to the fire station in the basement of the town hall.Above was a new brick house which was erected by James Lynch, and past the house was his barn which has been in use as a garage for many years.No other homes until the corner of Ottawa where Tony Flannagan lived.The opposite side of the street was open from the grocery store at the corner of Main, half way up the street there was a small cottage which was taken away only a few years ago.The next was a large house of two or three tenements which had been moved there from another location and rented by J.B.Payne to the turn of the century a Mr.Garceau came to town and built a large livery stable just above the Beffre home and brought several imported horses and fine equipment with him which he rented.He also built a fine house on Main street which is just below the Holy Family Church.After a couple of years he sold his livery stable and that passed through several different hands and eventually, when the automobiles took over, the stable was turned into a garage which was later used by Ball Bros.Transport as their headquarters until it became too small for their growing industry and they changed their location to its present one on the outskirts of the City.On the other side of the street was first the Brodeur house with a small house next and with two or three others then a small cottage in which lived an old maid who worked in the Payne cigar factory, and who was the butt of jokes and pranks of the young men of that day.Directly behind was the cigar shop where there was a flourishing business carried on with as many as seventy hands employed.Pas- THIS HOUSE on the Miner Farm, West Shefford Road, is built since seventy years and has been occupied by a member of the Miner family, one of the oldest families of -Granby.There never being more than horse drawn rigs and like so many cther towns and villages with the advent of the modern automobile in such vast numbers it has become a traffic hazard which can only be overcome by costly expenditures.It is very unlikely that it will ever be widened.The street makes its entry between the large brick block which housed -the A.C.Savage store on one \u201c side and the other large brick structure which has almost always been a grocery.Behind each of those buildings there are old wood buildings which have served as warehouses for goods.On the Eastern side the- Te is a very old building which has served for many years as a steam laundry ; beginning as a wet wash it has been modernized in the interior and is now and has been for some time equipped with all the latest machinery and is turning out as fine work as any laundry in the country.Passing up the street from the laundry employees in his cigar plant.Next was the Temperance Hall which Mr.Payne later acquired and remodelled into a pleasant home.Such was Young Street.Queen Street Queen street, like Young, was opened as a thoroughfare for the horse and buggy era and in later years leaves much to be desired on account of it being so marrow.It joins Main and Ottawa streets and when originally opened passed between the home and barber shop of Damase Beauvais and the home and tailor shcp of a Mr.Brodeur, which left a space wide enough for a decent roadway.But in later years a brick block was erected on a vacant lot thus cutting down on the width of the street.Passing north there were only a few homes on the western side, one of those was the home of a Mr.Beffre who also had a small blacksmith shop.Then vacant land to Ottawa street.About sing on was the brick home of William Kennedy.This home is still owned by members of his family, He was an ardent horseman and always had a high stepping horse which he kept for pleasure driving.Next was the home of Thomas Collins (the miller) and so we connect with Ottawa street, Dufferin Streel The Eastern side of Dufferin street was dominated by the home of Dr.Cowley, with open space to the brick home of the McCloud family, which after many other occupants is now an office for several insurance men.Next was the palatial home of Mr.À.C.Savage.This property was finally purchased by the Sisters of the Immaculate Conception and is used for a Retreat House for ladies.The home of George Payne on the corner of Ottawa street was also purchased by the same congregation.That home was mov- ed to a new site on Elgin street rand a beautiful white brick school has taken its place whe- ire young girls are educated.Across Ottawa street was the home of George Bourbeau.|Being employed for many years \u2018in the Miner Rubber plant he \u2018had a side line of renting horses, and after leaving employment at the Miner plant he devoted all his time to the livery ; business.To him goes the cre- ;dit of bringing the first horse driven cab to the city.There were no other houses with the exception of the United Church Parscnage between there and Victoria Park.The park was as before mentioned only a large tract of woodland with a narrow roadway which encircled it and on which was a rivalry between the horse drawn buggies and bicycles.It was only woodland with foot paths crossing and re-crossing it, and was the home of squirrels, rabbits and other small game.Passing the park was only a V shape section of land to where it joined with Elgin street.With the Congregational Church on the western corner of Main, having sheds for horses, at the rear, and a short distance past was a brick house, the owner of which I cannot recall the name.This property has been remodelled and is now the home and office of Dr.Bruneau.At the corner of Victoria street was an old blacksmith shop which has disappeared.Crossing Victoria street was the St.Jean Baptiste hall now razed and the site used as a parking place for the employees of the Bell Telephone Company.Two houses were of brick, one of which was purchased from the original owner Mr.Belval, this he turned into a double tenement.I believe this or the next was the home of a family by the name of Spencer.Mr.Malcolm Vittie\u2019s home came next where he had a large house and also a barn to accommodate his fine herd of Jersey cattle.This home is still in the family, as Mr.Vittie\u2019s son resides there.Next was the home of J.E.Dozois the village druggist, whose sons continue dispensing drugs and other items in their store on Main street.This property has been sold to the Knights of Columbus, which after enlargement is now their Club Hall.The house on the corner of Franklin street Was for many years occupied by John Barr.Across on the opposite side, Mr.W.B.Robinson built a palatial home, which, after his passing was taken over by Mr.Ernest Boivin, and is now a Classical School for young men.For many long years no other buildings to the end of the street, Franklin Street (Now Park Avenue) Franklin street, running from east to west, beginning at Victoria Park to St.Charles street, which was known as Stove pipe street.This was the most northern\u201d street of the village and was simply an artery between those two points.Being almost devcid of houses.There were a couple of houses on the north side one of which was the original home of a Mr.Nichol but during the time I recall was the home of Joseph Lasnier.Mr.Lasnier was an important man as he did a heavy trucking business.Having several teams of horses he was continually mov- ing all heavy machinery such as, boilers for the factories, engines as well as hauling brick and lumber to all the new buildings.He also kept a supply of lime for the builders.It was a common sight to see one of his teams plodding on their way in the early evening towards St.Dominique, making the trip one evening and returning the following evening.The other house was the home cf John Courtemanche, his forte was moving buildings \"The method being to lay down skids and with cables attached to the building, a sweep was set up some distance away with a well trained horse which could be controlled by the master\u2019s voice.The horse by travelling around and around would set the building in motion and in due time it would arrive at its destination.To the best of my recollection Frank- in street was simply a road Ithrough the vacant fields.Victoria Sireet Victoria is a snort street which extends from Dufferin to Court street.On the north corner was the St.Jean Baptiste Hall, which was used for all gatherings of that order and also was often pressed into duty as a hall for wedding receptions and other affairs of a gala nature.It has been torn down and the land now is a parking place for the Bell Telephone vehicules.Below to Court street were perhaps a half dozen houses nearly all of which still remain and some of these have been transformed into tenements.On the opposite side of the street was the remains of a blacksmith shop.After which was the home and office of Dr.Alexander Graham, who spent all his active life in the practice of dentistry.He was trained in the school which called for perfection, in whatever trade a man decided to adopt, and being a man of fine principle never deviated from that ideal.I will just mention the quality of his work as I still have fillings which he put in my teeth in the year nineteen hundred and one.Below the Graham home was an ancient cemetery which was the last resting place of some of the early pioneers of the district.But as happens in many other places, their descendants having all passed to the long divide, the cemetery had been neglected and was completely overgrown by a rank growth of weeds and brushwood.In the course of time the bodies were transferred to other resting places and the first venture was a skating rink followed by the Leclerc Dairy and other houses.Below on the corner of Court street was a small cottage which I described on Court Street.Victoria of today is a far cry indeed from its ragged appearance with the overgrown cemetery where squirrels and rabbits made their home and where those who were afraid to pass a cemetery at night avoided same.Offawa Street Ottawa street extends from Elgin to Dufferin street running parallel to Victoria Park.On the north is the Granby Academy, a High School for Protestant students.It also serves as a Central School with i Construit en octobre 1948, Ce l'Hôtel! Mont-Shefford est encore aujourd\u2019hui l\u2019un des plus modernes de notre cité et de notre région.Sous la direction de M.Georges Belzil, il est la propriété de la famille Langlois.Cet hôtel érigé à l\u2019angle des rues Principale et St-Charles répond à toutes les données du confort moderne et également du bien-être que peut réclamer le voyageur dans notre cité.Sa longue devanture est entrecoupée d\u2019établissements commerciaux qui loin d\u2019en briser l\u2019harmonie lui donnent une note de gaieté.Tous les murs extérieurs de l\u2019immeuble aux lignes sobres sont de briques jaunes et de pierres calcaires.L'intérieur est agencé dans le plus pur style colonial qui lui donne une note d\u2019originalité et de bon goût.Son coque- tel lounge est luxueux.L'entrée très jolie est décorée de colonnades ornées de feuillage, et sa fontaine de pierres calcaires décorée de cactus et de plantes vertes.Partout règnent la propreté, le confort et la tranquilité.Les étages supérieurs sont entièrement occupés par les chambres à coucher richement meublées.On en compte cinquante et une dont huit suites.Sa salle à manger est considérée d\u2019autre part comme l'une des meilleures en ville.On y trouve les mets les plus exquis.Membre de l'American Au- Hôtel Mont-Shefford L'HOTEL MONT-SHEFFORD tomobile Association, l'hôtel compte en plus une taverne et une salle de banquets pour tous les genres de réunions.GRANBY C\u2019est lhôtel par pour les hommes les industriels les voyageurs - et les touristes.excellence d\u2019affaires, THIS WHITE HOUSE is still Oo \u2014 very nice, even if it was built seventy years ago.The house is on Mountain Street, one of the oldest streets in Granby.\u2014 O Hugh Gordon Motor Sales M.Hugh Gordon a réalisé le réve de sa vie en devenant en septembre 1958 le propriétaire de Dufresne Automobile, situé sur la route de St-Paul aux limites de Granby.M.Gordon avait toujours en effet eu l\u2019ambition de posséder un jour-un tel commerce, et, dans ce but, il s\u2019était spécialisé depuis au moins vingt- cing ans dans la vente et les services de l\u2019automobile.Aujour- d'hui il est l'agent autorisé des voitures françaises Renault Dauphine.Né le 17 octobre 1906 à Sherbrooke, M.Gordon fit ses études à l\u2019Académie St.Patrick de cette ville, puis entra au service de Canadian Ingersol Rand à titre de commis à la division de la production.De 1924 à 1928, on le retrouve à l\u2019emploi de Julius Kayser, et par la suite des magasins Schulte-United Dept.Stores.Après l\u2019achat de ces éta - blissements par la société Zellers Limited, il devient le gérant du magasin de Sherbrooke, poste qu'il remplit durant sept ans.Puis ses activités le conduisent à Québec, Winnipeg, Fort-Wil- liam, St-Jean, N.-B.et Sydney N.-E., où il occupe d'importantes fonctions dans les différentes succursales de Zeller's.C\u2019est en 1936 que M.Gordon fait ses premières armes dans le commerce de l\u2019automobile au service de Chevrolet Motor Sales.C\u2019est à compter de ce moment qu\u2019il s'intéresse étroitement à tout ce qui a trait à ce commerce.Peu de temps après, il devient gérant des ventes de cette entreprise et, en 1941, il se porte acquéreur d\u2019un poste d\u2019essence situé à l\u2019angle des rues Laval et Principale à Granby.Trouvant un bon prix pour son commerce, il le vend en 1949 pour acheter les Granby Cabins and Motels, rue Denison.Grâce au précieux concours de son épouse qui le seconde dans ses entreprises, il reprend par la suite ses activités chez Chevrolet Motors Sales, où on lui confie l\u2019entière responsabilité de la vente des voitures usagées.Il conserve Ce poste jusqu'en 1958.À cette date, M.Gordon abandonne son emploi pour remplir durant quelques mois les fonctions de vendeur de voitures usagées chez Alain Automobile, à Granby.Puis il retourne à Montréal comme gérant des ventes d'autos usagées chez Gohier Automobile.C\u2019est après un court stage à cet endroit qu\u2019il réalise enfin son rêve: celui de posséder un important commerce d'automobiles en achetant l\u2019établissement de Dufresne Automobile Ltée.Son entreprise maintenant la Gordon Motor Sales Ltd, l\u2019une des plus modernes de la région, comprend un personnel de neuf employés spécialisés et occupe une superficie de 12,500 pieds carrés de plancher et de 60,000 pieds de terrain.le garage Hugh Gordon Motor Sales Son garage est outillé de machineries modernes en vue de répondre à toutes les exigences de sa clientèle.M.Gordon n\u2019hésite pas à vanter dans les termes les plus élogieux la petite voiture Renault.Cette auto est selon lui la petite voiture idéale sur le marché canadien.C\u2019est un bijou de mécanisme, dit-il.Les témoignages abondent en ce sens.Plus économiques et plus durables, les Renault sont parmi les plus populaires des voitures européennes en vente au Canada.Marié depuis le 3 septembre 1938 à Dorothy Dowell, M.Hugh Gordon est père de cinq enfants: Robert, Joan, Carol-Lee, Jimmy et Lynn.Ancien président et membre du club de Curling de- Puis quinze ans, M.Gordon est membre de l'Association des anciens de son Alma Mater et un ancien président du club Kiwanis.Route de St-Paul Granby sé \u2014+ rR CE Court and Centre, years ago SIX busses bringing children from outside the City.During recent years it has been increased to more than twice its former size and has been modernized, mak- Ing it an institution which is à credit to the City with its highly-trained staff where the students are fitted to enter the un.versity if inclined to go for higher education.Many of whom have done so and all are a credit to the Granby Academy where the ground work was done which means so much to them and reflects back to where they received their basic training.The surroundings are very attractive with a large playground in front and the eautiful Victoria Park as a background.For many years there were no other buildings on that side of the street except the home of Mr.George Bourbeau whom I mentioned in telling of Dufferin Street.The south side of Ottawa street was open from Elgin to .Young Street.On the corner of Young was a small home where George Williams resided and it was several years unti! Simon Page built the large house which was intended for a market, but owing to litigation the cause of which I do not know, he decided to finish it into a home which he occupied for many years with his family.After a few years he built another approximately the same dimensions and finished both into two tenement homes and from those houses to Dufferin street was open with the exception of the home of George Payne which was purchased by the Sisters of the Immaculate Conception on which site they erected their -large school for younger child- \u2018ren in the lower grades.That is the picture of Ottawa street : before the turn of the century.Court Street At the corner of Main street there was always in my memo- Ty a large house which was originally built as a boarding house and which was on a large plot of land on the western side.Over the years several building lots have been sold until finally the house was sold by Mrs.Huot wife of Doctor Huot to the Woolworth Company.The next home on that side of the street was the comfortable home of James Morris who was the Grandfather of Mrs.P.H.Boivin, wife of our Mayor for over twenty years, Next was a small house opposite Victoria Street, This cottage has weathered the many seasons and appears the same now as it did when I first saw it.It appeared old and STE EMER SE TL RE BA Se oa D L = ty THIS BUILDING dated back to 1885.It is located at the intersection of Duvernay and St.Charles.can remember.From there to Franklin street was vacant land with a woodworking shop on done in that shop was the manufacture of wood caddies in which plug tobacco was packed for shipment.But with the change to packing tobacco in tins and no further use for caddies the shop which made window sashes and doors as well as other supplies for building carried on until destroyed by fire.In later years several small houses were built and my Father bought one and it was the Harvey home for many years.Father like nearly all the older residents always kept a cow and it was one of my duties to escort her ladyship to and from the pasture, which was at the end of the street just across Franklin where there was a gate.When she was waiting at the gate I was very happy but on many occasions she would wander far afield and as the pasture extended from there to St.Charles Street and in the other direction as far as the farm of Thomas Hart and with plenty of bushes it was far from being a pleasant duty to find her.On the other side of Main and Court weather beaten as long as Iistreets open as far as Victoria.r At the corner of Victoria was a small brown cottage in which that corner.Part of the work dwelt a family named Ther- rien.Mr.Therrien, the father,i{sion to pass, there is a picture was an apostate priest who had renounced his sacred vows and married and raised a large family, Passing Victoria there was a space devoted to the manufacture of wood lasts which were in demand at the Miner Rubber Factory.The mill was a large structure for the time with plenty of space surrounding it was the scene of activity during the winter months as the farmers brought|shared by the little out houses.in loads of maple logs.When spring arrived the logs were sawed into the required lengths, cut into blocks and stored in a drying kiln and finally being processed into lasts.The owner was a Mr.Baldwin.The Christ Roi School now stands on the! void of buildings as I remember site of the old fast factory.In due time the Last Making establishment was moved to Co- wie Street near the Miner Rubber Factory, It was many years until there were any other buildings to the corner of Franklin street, The first mo-|night attire which was a very vement to extend the street|frightening sight for me.On the Languedoc|western side at the corner of opened the gate and built a cot-iMain Street was the Hunger.\u2019 was when Levi tage on what is now the corner of Court and Boivin Blvd.The house is still a comfortable ho me and whenever I have occa- of it in my memory when it was alone and solitary before the vast expansion and development which has changed the former pasture land into a maze of streets with all the modern conveniences.When my father first bought his home there was no water works on the street, no sewer and very primitive lighting.A well in each back yard which was also All so primative but so necessary.Cenfer Street Center Street was almost de- it.On the Eastern side there were only three or four homes between Main and Franklin.One of those was a small cottage which burned to the ground during the night causing the family to flee in their propriétaire Fondé en septembre 1946 le magasin de meubles Harvey & Racine Enrg., situé au No 22 de la rue Centre, est la propriété de M.Jean-Paul Racine.Depuis sa fondation et en particulier en ces dernières années, cet établissement commercial s\u2019est taillé une place de choix dans notre cité.Sous la direction de jeunes hommes d\u2019affaires agressifs et au fait de tous les problèmes de la vente, ce magasin est aujourd\u2019hui reconnu comme l'endroit par excellence où se procurer, à prix raisonnables, des meubles de première qua- é.D'une superficie de 2500 pieds carrés, le magasin Harvey & Racine possède en plus une magnifique salle d\u2019exposition au No 31 de la rue Centre et une vaste salle d\u2019entreposage au-dessus de son établissement, soit en tout une superficie de 23,500 pieds carrés.22, RUE CENTRE M.J.-P.RACINE, cessaire au foyer : les électriques ainsi L'entreprise te ainsi aujourd\u2019hui HARVEY & RACINE Enrg| La premigre banque ce Granby Elle s'y établit en 1877 M L'immeuble de la Banque Canadienne du Commerce.La première banque a ou- Vrir ses portes dans notre cité fut la Eastern Townships Bank.Elle s'établit en 1877 dans l'immeuble Savage, pour d\u2018/ménarer par la suite dans le vieil immeuble de la United di, -\u20ac 2-roducts, à l\u2019entrée du pont.du Souvenir, et finalement s'installer en 1900 dans METH - a Canadienne du Commerce, en | La Banque Canadienne du Commerce face de l'hôtel de ville.C\u2019est cette institution qui en 1912 absorba la Eastern Townships Bank.La Banque Canadienne du Commerce est heureuse d\u2019avoir contribué depuis quatre-vingt- deux ans au progrès commercial et industriel de la cité de Granby, cette cité maintenant centenaire.même ordre, MM.André Bonenfant, Raymond Beaulieu, race Lecours et Bryan Cornish, LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 21 \u2014\u2014\u2014 = 1 M.Laurent FORAND, gérant du magasin Son choix est très varié.On et père de quatre enfants, fl y trouve tout le mobilier né- est membre du club des Francs meubles, et de la Chambre de Commer- accessoires électriques, Japs, ce des jeunes.prélarts, appareils de radio e de télévision, lessiveuses et rat der ce = sé: sécheuses on West-Shefford, où 1 a aussi grande variété d\u2019articles pour fait ses Études.Depuis la fin a décorati .0 » spec décoration du foyer également dans la vente, dans commerciale laquelle il ede treize an- compte six employés sous la nées d'expérience, dont cinq direction de M.Laurent Fo- au service de la Southern Ca- rand, gérant du magasin.Har- nada Power.vey & Racine s\u2019est acquis une , .- réputation enviable dans notre C'est dire que le magasin cité et notre région, où il est Harvey & Racine est sous la reconnu pour la qualité de ses direction de deux jeunes hom- meubles et le service impec- mes d'affaires dont la seule cable assuré à la clientèle, ambition est de satisfaire leur clientèle et de se créer de la _ Son propriétaire, M.Jean- sorte un commerce prospère.= au] Racine, est né à Granby - en 1925.Il a fait ses études Pour de beaux meubles, des commerciales au Collège du suggestions d'experts, un ser- Sacré-Coeur où, après l\u2019obten- vice rapide et courtois, pour tion de son diplôme, il se spé- obtenir les marques réputées cialisa dans la vente.Il comp- du marché québecois et nord- environ américain, l\u2019endroit par excel- une quinzaine d\u2019années d\u2019expé- lence dans Granby est Harvey rience dans ce domaine, Marié & Racine, GRANBY 33, RUE CENTRE I H Ï LE PERSONNEL de la Banque Canadienne du Commerce : assis, de gauche à droite, Mlies Ginette Deslandes, Denyse Roberge, Heather Pow, et Michèle Cordeau.En arrière, Guy Bourbonnière, gérant; Ho- \u2014 i | memes _ LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 St.Antoine, Notre Dame, St.James, Gill, Pare For the hearing of cases where the law was broken there were always one or two men who being sworn in as Justice of the Peace acted in the interest of justice.Among the earliest of those were Mr.George Vittie and Mr.Louis Pare.They were men of good judgment and administered the law in a very creditable manner without fear or favor for many years.À grandson of Mr.Vittie is still a resident of Dufferin street as mentioned before.I do not think there are any of Mr.Pare's descendents except a nephew.A brother of Mr.Pare was acting bailiff for man years until he was served wit! a call to go before the High Court ; that court where the sentence is final and everlasting.It is a pleasure to turn back the pages of time to see again the old homes and business places of the little village with the characters and the characteristics long since departed.I clearly recollect the early lighting of the streets which was done by a few of the old- time lamp posts with the oil lamps which required a man to pass each day to clean the chimneys and the glass panes which housed them, and to the best cf my recollection the number were very few indeed.i the corner of Main and Cowieldollars.I have always had an:short lane on which were three and like all country roads was streets, this barn came from the affectionate feeling for that small cottages, one of which/rough at all times, muddy in Main and Franklin where it from the river for his family\u2019sithe prevailing wind drifted was first used as a livery sta- Pare Street a three tenement house.It has} _ ; several of his descendants stilljlength of the street.From Main.been since changed into a sto-| Pare street is another of then Granby.Those old homes|street (what is now St.Charles; Main street for some unknown: the City.Beginning at main it been razed to make way for the fact that few of the houses reason it was left stranded on:Originally extended as far as'giher splendid homes.boasted chimneys but had sto- for one team to pass.No one Notre Dame Church.The name are still a few of the oldtime seemed to be worried until itiwas derived from the Pare fa- homes which have not changed It from its early days was a yac an old street with several;built therefore that section of; Gill street had only two or me.It has never been com-|_; -enair si \u2018 three houses and practically no mercialized except for thelsive repairs and the addition Going South from Main\u2019 trance from the Main street.below St.Antoine was an open|tion were through the farm of Another one is now used as!field to St.Charles street and James Horner whose home was Originally this street was cal-ithe Moi Brewery.farm.In due time the Imperial|of the street.This property has ied St.Antoine Street only he Moison Brewery Tobacco Company purchased a|been sold as well as nearly all Notre Dame Streef o own land was purchased from the having them in use for many|and operated a grist mill which! \u2019 Old Cemetery.Across Main cality.The whole section from|they are all practically empty|\u20acearliest recollection, only an Street was called St.Peter|the Notre Dame Church to St.and have ces for the past empty shell with the encr- the corner of St.Peter and|growth of evergreens.I distinc-{{heyv are established is still on- Opposite corner was the new, Electricity was unknown ex- Franklin that I became the|tly remember crossing with my ly y matter of guess work.Miner Rubber factory which y , 2 AN - pp A few years later the first elec- with a peaked roof and a large day.During that period it was ing building at the back ; the| corporation of the village.It is located on Court Street, at the intersection of Victoria.: .: rom the dam which still four tenement house has been|which were blessed and didjthe oldest streets in the city.saw mill dam.There was also Dion a portion of power to erec'-1 on the land that was|duty instead of the present day|Originally and for many years|a steam engine and the steam - - |strong fighter.It being a cus-ipress purpose of trying to put struggling, he did not have a|power, situated where the new | ; .cordw ood T here as ee tom in those early days forlhim to shame.He had quartersichance as after he had tried to|rubber plant is now located.ht ; | and if he came off victoricus|sons are still respected citizensithe rear by a grip on collar andjnumber of arc lights which lights ever used in Granby.he was considered as having of Granby.He was a jovial man|trousers and that by times his|kept up a continuous hissing all beside the railway track which|proved custom Mr.King was pclicework.To cite one of tho- being of no avail.On another|attention by a serviceman who still stands and was occupied|defeated by a man named Wil-{se : he had occasion to take a|occasion I saw him dash out to|let down the light by means of small houses and finally the|thorn presented himself for the|to lock him in the cells he put|Catching the horse by the brid-|about seventeen of those lights intersection of Denison Ave-|post ; and strange as it mayjhim in a small stable behind|le he quickly transferred to the|which served the street for se- the property of Allan Horner,|ley corn ,and a disagreable{peared and all was well untiljand soon ended at the door of|bought the old plant and in due and this was the usual camp-|temper, his regime was short.the next evening when John the station and quickly placed|time the lighting system was for several days, and do ajto take over the duties of|as the man staggered past he|anyone else.As the village pas-|ing the lighting until at this thriving business trading hor-|guarding the peace.When he|said; \u201cI'm ready for the hay|sed on io the stage of town and|moment an entirely new type a point of interest for nearly{and weighing two hundred Many stories could be told of{ce: and to supply them with|early days telephones were every one to visit their camp|pounds but as active as a cat|his prowess in making arrests|patrol cars and signal boxes, ajconspicuous by their absence.and dogs which they wouldito pass the same test, and it|from the Martin hotel to thejand activities of the city.Be-|outside lighting the hand lan- have stage a fight but there was only a short time until hejcells in the basement of the|sides all policemen are on the|lern also using kerosene.and dogs were equipped with muzzles.There were also danc- tinuing on towards Adamsville was the celebrated Granby night.Before draining, the | M.Gérard AUTHIER M.Germain AUTHIER marsh extended for nesriy à ford home, After a few years my garden.All this for the palms.Just at the intersection it was simply a road for the co sm \u2014 a large barn was moved from princely sum of five hundred/of St.Charles street was a'accommodation of the farmers Tower property and was plac-thouse as it was where my se-jwas the home of a man who spring and fall and almost im- ed about mid-way between cond son was born.spent his time garnering fish|passible during the winter, as : use and also for sale.His na-isnow over the stone fences ble and later remodelled into me was \u201cLarivee\u201d and there are|which were along the whole re and two tenements.When|0ld time narrow streets and is:\\yithstood the march of pro-|North) was known long ago as the barn was moved down|no doubt one of the oldest in|gress for many years but have|\u201cStove Pipe Street\u201d owing to: Main opposite Center street for, Franklin Street and was best ve pipes to carry away the three weeks with only space \u2019 T 1t5 \u2018nes moke of the wood fires.There No St.James Street |: ; moved to its resting place.mily and consisted of many| St.James street extendinglbut nearly all have been im- il small but comfortable homes.from St.Joseph to St.Antoine proved and several new ones: Gi Street street on which practically eve-'yomes nearly all of which still the street presents a much bet-! .ryone was the owner of his pu remain after having had exten-jter appearance.| road.two commercial getablishments |] : i ; Street onl few houses from.[ee ' junction with St.Antoine was \u20ac ya .which form a gate-way or en-!5 small blacksmith shop and|Main to Cowie.A goodly por- St.Antoine Street an office and warehouse for|;was a portion of the Horner|located on the Western corner from St.James to Cowie.It large tract of land for thejthe farm which was divided in- was opened to Main when the building of warehouses and to building lots.He also owned Pillsworth farm.A goodly por-| There was no Notre Dame years.However, with the march|did custom work for the far- ¢ tion of it was taken up by the|Street as I remember that l0-lof time and change in methods, Mers.The old mill was in my Street and on which there we- Charles street was a cedarlyears, What will eventually be/mous grinding stones lying on re only a few homes, It was oniswamp covered with a small Toe with the land on which the outside of the mill.On the: ; : : cept the first Miner Rubber e proud owner of my first real|grandfather to obtain some of consisted of three long two- .- ing.their own.estate, it being a mall house|the evergreens for Palm Sun- St Charles Street story buildings with a connect-| THIS LITTLE HOUSE has been erected in the center of Granby, ten years after the in.[factory generating thei ' ; : tric plant was opened by the lot.The pouse has been enlarg-|customary for nearly everyone .power being supplied to a lar- Municipal authorities taking its\u2019 ed and improved and another|to gather evergreen branches| St.Charles street is one of/ge extent by water from the ; Mr.King who was sworn in asmade several arrests of menjbringing in a drunk fighter byjthe new Miner Rubber Mill fo yun Pare A policeman had a record as a|who came to town for the ex-|{force although the man was|and having an auxiliary steam : oh , someone with a reputation as ajin the back part of the town|strike John, he was forced to|With the advent of the electrio Ligne for the plant and these fighter to attack the policeman|hall for his family.Two of his|{march along propelled from|power plant there were a small - e ° e r Passing the factory and thejenhanced his reputation to aland enjoyed telling anecdotes|feet were completely off thelthe time the lights were turned ° river there was a brick house|marked degree.True to the ap-|about the comical side of his{ground and all his strugglesfon and which required daily 2 by the Topp family.Across the|lard and after the first had sent{poor drunk off the street fora lively horse that was beingla pulley and changed the sticks | .track there were two or three|in his resignation a Mr.Haw- his protection and not wishing|lashed to a furious gallop.|of carbon.I believe there were nue.Above this intersection seem was engaged.but being athe hall where he kept his cow.[man with one hand on his col-|veral years until the Southern was a small farm which was|man with a love of John Bar-|In the morning he had disap-|lar and the other on the reins Canada Power Company ing grounds for gypsies.HerelIn due time John McDonald|was going off duty and met his|him in the cells where he could{changed to the incandescent they would pitch their camp was approached by the council|guest of the evening before and|do no damage to himself nor|light bulbs; gradually improv- ses, making and selling rustic accepted he was a powerfully|again John\u201d and proceeded to|finally to a city, it was neces-jof lamp is to be installed furniture, and baskets.It wasibuilt man of six feet in height|his resting place in the stable.|sary to augment the police for-|{through out the City.In thos and it was the custom for themjand a man of peace except and how he brought men as|radio system and a force of Homes were lighted by the to have several trained bears|when he was aroused.He had large and powerful as himself men in line with the growth: faithful kerosene lamps and fo was never any serious outco-|won the respect of a}l the tough|Town Hall and always on foot.|fire company which adds to{ The foundation of all build- me of the fights, as beth bear'characters in the district.HelOne man told me of seeing him|their duties.ings were made of stone ani ing bears, all of this was considered as entertainment.Consens À Marsh which was indeed a gruesome place especially at mile with a narrow road, dark] pools on each side and a growth, Fondée en 1945 par M.Gérard Meunier, la Laiterie Au- thier Enrg.fut achetée le premier octobre 1952 par MM.Gérard et Germain Authier.Cette entreprise avait alors une clientèle assez restreinte ; elle ne vendait que mille pintes de lait par jour.En en devenant les propriétaires cependant, les frères Au- thier lui donnèrent une impulsion nouvelle.Ils n modernisèrent complètement l\u2019outillage, doublèrent la superficie de l'usine, enfin ils cherchèrent à en accroître la clientèle.Aujourd'hui, cette laiterie est cinq fois plus considérable qu\u2019en 1945 et elle ne cesse de prospérer.Sa production atteint environ cing mille pintes par jour, et elle distribue son lait dans toute notre cité et la région voisine, Elle compte douze employés, dont huit sont assignés à la livraison du lait.Son lait, elle se le procure des cultivateurs de la région immédiate de Granby.Ses quelque vingt fournisseurs possèdent de trente-cinq à soixante-dix vaches chacun, et sont tous outillés de telle sorte que le lait est complètement isolé.Conservé dans des réservoirs refroidis à la température nécessaire, le lait est automatiquement versé dans les co- mions-citernes, et ensuite dans les réservoirs de la laiterie où il est pasteurisé et embouteillé à l\u2019aide d\u2019un outillage entièrement automatique.Ce qui est bien différent d\u2019autrefois, alors que le lait devait être transporté dans des bidons et même embouteillé semi-automatique- ment.Les propriétaires de la Laiterie Authier sont avantageusement connus à Granby.M.Gérard Authier, né à Milton, vit depuis vingt-six ans dans notre cité.Il est conseiller municipal du quartier Ouest, président du comité municipal de la police, membre de la Chambre de commerce senior et, cette année, remplit les fonctions de Président du comité local de la Santé par le lait.II est marié et père de quatre enfants.Quant à M.Germain Au- thier, il est membre de la Chambre de commerce des jeunes, directeur de la Caisse populaire St-Eugène et membre du comité des prêts de cette institution.Il est marié et père de trois enfants, of bushes ; weird tales were: told of people being lost in its depths.THE EVOLUTION OF THE FIRE FIGHTING EQUIPMENT The first fire fighting was! hand pump which was operated by two or three men on each side of the apparatus and was a primitive pump at its best.| Having a bar on each side and| by an upward and downward | motion forcing the water which was obtained from wells through.the hose to quench the fire.Naturally as the supply cf water was small even in the deepest well making it necessary to draw water from the river if the distance was not too great thus hampering the firemen almost to the class of a bucket brigade.The next fire equipment was installed after the waterworks became a reality and did yoeman service for many years.This was a reel of hose on a two wheel cart and when a fire developed the news was relaved to the town hall where the bell on the hail was rung to call the volunteer, firemen and the citizens tc put out the fire.The fire reel was done by volunteers, with a Montrose Worsted Mill Etablie depuis dix-huit ans dans notre cité, la Montrose Worsted Mill Incorporated compte au nombre des plus importantes entreprises de Granby.Son siége-social est dans la métropole, mais elle vend un peu partout au pays: dans le Québec, à Toronto, à Winnipeg et à Vancouver.A Montréal, ses bureaux sont situés au No 440 ouest, rue Ontario.La première usine aménagée à Granby en 1941 était très modeste.Mais quatre ans plus tard, on la transforma en une filature moderne, puis en 1952 on aménagea au No 365 de la York une nouvelle usine pour l'installation du département de la finition.La Montrose Worsted se spécialise dans la fabrication des tissus de tous genres pour la confection des habits, et en particulier du \u201cworsted\u201d comme l'indique le nom de l\u2019entreprise.Environ deux cent soixante- Inc.quinze employés répartis en trois équipes assurent le fonctionnement continu de l\u2019usine, qui est sous la direction de M.Léo Marousey, le gérant.L'usine fabrique plus d\u2019un million de verges de tissus par an, et ses tissus comptent parmi les plus populaires sur le marché canadien.Le président de la Montrose Worsted Mill Inc.est M.Myron J.Israel et le secrétaire, M.Monteque Israel, kept in the basement of the town hall and at the ringing of the bell Bill Williams or one of his helpers in the livery stable mounted one of the horses! and galloped to the fire station! where there was a harness suspended and attached to the fire, reel.The horse being buckled: to the reel was quickly whisked to the scene of the fire.Volunteers coming on foot from all directions were at the fire as soon as they could run to it.After a few years some ladders were added and it is only a well deserved statement to say that those early firemen did halt some severe conflagra-; tions.As years passed there; was a gradual improvement in; the apparatus with the advent! of the motor trucks also an improvement in the water supply which had been augmented for several years by the assistance! of a large pump in the Consoli-' idated Rubber plant which pumped water from the river.into the water line on the: streets.From the above primi-: tive fire protection grew the splendid equipment of today! which is modern in every respect with its mobile fire pump,\u2019 hose, truck and chemical pressure tanks to the many ladders; even to an aerial ladder, giving! the City the advantage.of hav-' ing a very low rate of fire in-| surance.i POLICE DEPARTMENT Another change was in the policing cf the village in the past to the large and efficient force of today.The first man a, L'USINE DE LA MONTROSE WORSTED, RUE ST-ANTOINE NORD L'USINE DE LA LAITERIE AUTHIER ENRG.GRANBY GRANBY SE #4 51 c+ 0 2 ERP CA 14 0 + æ& Sx ££ as LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 23 Old Names of Granby fo Be Remembere | | of the succulent meaty portions|Mock family and the Hobbs\u2019 as ! on the ribs, which when roast-|wel] as the Kent, Caroline and od made a meal to be always/Parker families on the South ' remembered by those who we-|Ridge, The Pow and Roeder re fortunate enough to have|farms and Lavigne and Boire partaken of it.as well as the Irwin farms to \u2018 the west and the Ball Brothers I will now draw from the'on the Abbotsford Road, the chest of memory the names of Cooks, Kay, Sheridan, Boyd, a few of the early pioneers/Ferguson, Griffin as well as | among them was a very genialjthe Hart's on the North Rid- ; and highly respected man of'ge ; alsp several others nearly | the clden days \u2014 Mr.Mcindoe.|all of whom have long since : He was a confidential account-jgone to their reward, leaving, ant for Mr.Miner for manÿ only a few of their descendants; years, and was once heard tojto carry on the tradition of remark that, \u201cI am a slow man being stalwart upright citizens.| with a pen but when I total a'From what I have written it is ! line of figures once I do not easy to draw the conclusion find it necessary to go over it that the early settlers of Gran-| again\u201d.He had a son who was by and vicinity wêre predomi- a fine piano player and active nantly of Irish and English ic) in organizing the Boy Scoutneage.But that has all chang- movement: and in the early ed, as the population of today days of the silent pictures sup-'is made up almost entirely; plied the music in the first'of French.Canadians who theatre where they werelare worthy successors of the shown.His home on Denison isipioneers and who are kindly still occupied by his wife,jand tolerant in their attitude: whom he married late in life.[toward us who are descendants: of those brave-hearted men The Kent Lumber Company |and women who have gone be- was first established 4 Wii pare us, | liam Neil an rthur Kent to; supply the building trade with] Another man who was very necessary materials as well asjactive in the past was George contracting and building many|F- Payne.His early activities: of the older buildings still Were many and varied.Er standing today.After the death|3s à buyer of butter and chee- of Mr.Neil, a company was se, interested in a sash and formed under the leadership of|door factory, selling lots from Mr.Kent and Mr.Solomon à plot of land which he owned, / IS STONE HOUSE is on West Shefford road, near Granby.It was built seventy-five both of whom are deconses ne years.and when liquor Soros .ars ago and belong since many years to the Miner Family.ed is still carrying on the tra.|Wer¢ opened in the Province - dition of honest dealing [having the management of the Eng : i|Around the century\u2019s turn ajfirst established in the town.5 ortar and except in a few ins-lapplies to the modern method stones, which took power frominew business was established fi Was noted for his genero- \u201c, A re ec ces the roofs were coverediof handling funeral arrange.water wheels and which were|for the manufacture of rattan iy 20 \u201chie Ihe eaters: Besa scsi simiimoms Rains - th cedar shingles.The wood ments.The modern home is toojlocated on many small streams.|baby carriages and furniture, [3D moore bli ent mov.ses all had a covering of|restricted in sizé to accommo-| The dairies provided milk,|the founders of this business a in the his ro en, of the i @pboards and all the chim-|date all the sorrowing friends,|and cream and.nearly every|were three brothers by the na- Granby, Athle ie sociation.ys vere built inside the hou- and the modern underfaker has farmer made butter for the use|me of Giddings.Their plant cycle re ve ot 0 de ob .majority of stores we-|a skill in preparing the corpse|of his family and the surplus|flourished from the first, bu 1 Ç ; ; - of the general ty where it|that helps to ease the sorrow being sold veually at the end was almost completely des- the young and even middle THIS CHURCH called the Little White Church was erected in 1829 by the Presbyterians.as possible to purchase all the felt by the family.The horse-lof the summer season.Theltroyed by fire after being in|286C Pisces Sonsequently The| and bought in 1847 by the Methodists.On Drummond Street, it was the first church of ms required for the home.In|drawn hearse has been replac-jusual method being to set the| operation for a few years.They oy anavemen Bor el the pioneers of Granb _ e stores were large drawersied by the large modern motor[milk in shallow pans where itlimmediately rebuilt on the sa-neW pasoc ation was to build| the p y.gentaining spices of all kinds|hearse and thé funeral proces-|turned sour after a few days|me site but on a much larger 3 ack plor the racing of bicy- ; their natural state which re-|sion now is a motoroade of ex-lthe ercum being skimmed from|scale.As time passed the trend|cies.When the track was com- \u2018 oo c uired grinding by hand in the|pensive cars far removed fromithe top with a hand skimmer.lof furniture changed and busi-|Pléted there was a celebrationian automatic gate for the pro- modest dairy which he builtria Park was landscaped, me honored mortar and pest-|the horse -drawn buggies or|When sufficient cream accu-jness fell off to a point where With the main object of racing, tection of the travelling publiciinto a very prosperous busi-\\changing it from a\u2018 dreary: e, or in the case of nutmeg by|sleighs in winter.It was indeed mulated it was churned in|it became unprofitable to con-|30d being well publicized the-|at railway crossings, but like|ness.Later being Mayor of the|woodland to one of the finest sting the nut over a grater.lvery important for the occu-{small churns by plunging a|tinue and for several years past|\"¢ Was the largest influx of vi-imany other inventors he never|City and a Member of the Fe-|parks in the Province.The Ci- rge cupboards often opened|pants of the sléighs to be wrap-|small dasher up and down in|there have been only one or|Sitors that the village had ever|realized anything from it ex-|deral Parliament.Three of hisity Hall which graces the City.ip which boots and shoes were|ped in heavy clothing and furs|the cream until butter formed.|two small lines of manufac.Known.The meet was open tolcept the satisfaction of doing|sons following in their father's|was à brain child of his.The red.Hardware of all types while now with the heated cars|Some of the larger dairies used |turing carried on there.After a|2ll comers and the Centralisomething worthwhile, Th e|footsteps by fair and honest|purchase of the old Post Offi- as also à part of the stock,lit is no longer a hardship to|tubular churns of various sha-|successful career as the only|Vermont Railroad ran excur- mention of Mr.Farnsworth|dealings have made the Granbyjce from the Federal Govern- , coveralls, caps, wool socks|travel in winter.Eve ing|pes and sizes which were set/Doctor in town and for the SiODS bringing excursion trainjbrings to mind an incidentDairy a renowned institution.ment as a public art and libra.d mittens, yarn and eoap andjhas been done to make us One on a stand and were revolved|surrounding country-side, Dr.|after train for the three or four|which happened during the ti- The fourth ; Medically building at a nominal price ways a barrel of sait pork,jand all tender and soft.by means of a crank attached|Cowley in collaboration with|d3ys of the meet.Trick riders me he was in charge of the sta-:The fourth son is a Medicallana another development ich was grown in Western to one side of the churn, AlllJ.T.Farish and several others/Were hired to entertain theltion.He had a large New.| Doctor with a thriving practice which has made Granby fa- nada, and during the winter| We do not have to fight the further operations, as washing obtained a charter and orga-[CTOWd and did so even on theifoundiand dog who was always, in the fi.One of the Se Mr mous was the establishment of onths quarters of beef.Ano-lelements as our forefathers did|the butter, mixing in the necés-inized the Masonio Protective/Mäin Street, as well as at the\\around the station and in warm Mare clerc is pprésen \"n ne the Granby Zoological Gardener item without which noland the question arises: \u201cCould|sary salt and packing the but-|Association.Their foresight has|ifack.Associated with Georgelweather spent nearly all his ti- resident of the 2 Busi |Lt would be easy to continue in ore would be complete were|we arise to make the samelter in wood tubs were done by|been amply repaid, as this or-jr8yNe in the movement were me lying beside or between the|School Commission.h ust extolling his accomplishments e hogshead of molasses, fight for existence that theylhand.All this has changed and|ganization has flourished from 1s brother J.Bruce Payne, Dr.irails.On one occasion while henessmen of Granby have Al-lbut let it be sufficient to say ich \u2014 rolled up on a stand|did ?To the question I readily|all farmers now send either thelits beginning to the present.Graham, N.A.Meyer and se- was dozing a train which was|W ys ni h ideal g Thi that in the years to come his d with a epigot from whichlanswer \u201cYes\u201d while we coddle| whole milk or the cream which veral others, After the bicycle being shunted rolled quietly Tacter anc high iceals.the ame will go down in the his- e molasses was drawn andjourselves and avoid anything has been separated from skim| Dr.Cowley was a doctor otj'êge died down the grounds past where he was lying and it fact dot rans ven) oo Eltory of Granby as its greatest - 1d by the quart or more aslthat appears to be a hardship,/milk to large butter factoriesithe old school, ready and wil-|Were taken over by the Horti- happened that the end of his py Dnt is oe aC Ibenefactor and builder.The uired.Another important|we can with an effort harden|and the product is now a very|ling to crawl from a warm bed|Sultural Society where they tail was on one of the rails and re nen Ee ress ih © many industries which he in- em Ve tea which came in ourselves to meet any situation|much sweeter and fresher bui-{and drive out to the country to staged the ar anti inte- was En Orpi ap, AL pes ong & J he present ul duced to locate here bear tes- | i : i ; ; imon at his effo a 2a RK hosts, an : Sen, weigh ed that Might arise and come off ter than when made from the|soothe a sick person or help to| \u201c1 tb y the property has been cial mention were two young y iable item was tobacco in black plugs for the chewers and leaf tobacco for smoking for sour cream.usher in another member of Mr sold and in all probability will be divided into building lots.W.H.Robinson was a when he was rudely awakened he was facing towards Waterloo and with a bound he took off in that direction doing a men with a vision of expansion and the ability to put their ideals into effect.They were been crowned with success.À man who has been very close to Mr.Boivin in inducing pros- .3 J ctive industries to locate he- hose who did not raise their! well-known figure, being the|mile or more in nothing flat.George Avery and Romeo Ro- be is Mr.H.A.Whitcher.Mr.wn.The store was the meeting | manager of the Eastern Town-|It almost seemed he was trying bert.Several farms at the edgeiwhitcher in his capacity as.lace for all the men in the eighborhood and affairs were iscussed and settled around the large stove with the Boston I cracker barrel in a corner.The-! ve was a vast difference bet- jen the old time general sto- and the present system of aving everything in fancy ntainers and handled by sto- es of a diversified character ry manner possible, The sto- of yester years exuded a spi- it of friendly camaraderie at is entirely missing i ule ot friendliness in all deal- resent high rate of efficiency betler than the old times hen everyone had time to pend a few minutes in friend.n meeting compared with pre- nt, day method of saying \u2018howdy\u2019 almost on the run an assing on each intent on his wn affairs.The modern way of life is far moved from that of the past.almost certain that the visit vill turn into watching tele ision which is one of the cau- s for no more of the old time visits which in my belief was splendid means of creating long lasting friendships.Another thing which is no more was that heart-warming experience in times of sickness to have a neighbor come to share the vigil of a long and lonely night.Helping to care for the uffering one for the whole night and if the sickness persisted coming again and again out of sheer friendliness and sympathy.To offer payment for services such as those would ba considered as a deep insult.Alas, in the present, each family must work out their own problems in health or sickness, placing no dependence on neighbors or friends.| To one raised under the old 4 ngs, I sometimes wonder if the | it|cooking, electric washer for the this street, nearly 80 years ego.It is & far cry from the old- are past to the oil heated homes with electric stoves for family washing instead of the old washboard ; water heating equipment fed by a continuous flow of water indeed is far different from going to the pump far removed from the house to transport water for every need and even when the well was nearly dry bringing in snow and melting it.Nearly everyone made their soap from meat and tallow scraps mixed with a lye made from hadwood ashes, boiled together to a proper consistency and was power- darkest clothes, without the fanfare of television or radio.I will grant it was a bit strong for delicate complexions but had great cleaning power.Farmers all made an effort to raise all provision for the use of their families, such as wheat, for bread, yellow corn for corn bread and the beloved johnny cedar, Maple sugar was the stapleisociety.Bad roads or weather held no terror for him and believe me when I say that in those early days the weather was far more inclement than now and many times he was forced to go before the horse to make a path-way before it was possible to get through.He was the old-time ccuntry doctor with only one thought in mind, \u201cTo help and if possible to save a life\u201d, regardless of his inconvenience.Having nevertheless a keen sense of humor as shown by his reply to a man who had the misfortune to break a rib with the consequent pain.After the doctor had bound him up he the octor, \u201cWhat will I ever do if 1 am obliged to sneeze ?\u201d, the Doc- fee tor was ready with a reply \u201cI am sure that you will make out alright when you know that there are others worse off than you.I was called in to attend an old lady of eighty-six years who had fallen downstairs and time fireplace for heating and|sweetener and the manufactu- cooking of the old days that|re of which was primitive indeed.In the early days trees were tapped and the sap caught in buckets made by hand from and was brought to where it was boiled in open kettles where the smoke from the fire and also a the ashes drop the kettles and the product was sweet but of a very dark color, but satisfied the taste of all, The housewife prepared all food for the family and made bread, which was very wholesome and tasty although it was dark in texture, owing to the { fact that the grinding of the ful enough to whiten even the|wheat made it impossible to refine the flour as it is done by modern methods.Salt pork was a staple article of food during the entire year boiled, frie and used ortion of ack into 3 in soups and for baking beans.The meat supply was augmented in the late autumn by killing a fat steer or cow, and after freezing the pie- MR.AND MRS NAPOLEON BENOIT lived for many years in this house built, on St.James Street, by Mr.Paul Baudreau, the father of Mrs.Benoît.I! was the third house built on own personal was suddenly struck b thought and asked the transferred Granby Consolidated Mining built a palatial home at the and always had a tailor sho with first-class tailors.Wit advanced age and for several years that old establishment has been unoccupied.The property being owned and managed by others who have made the upper stories into apartments, Mr.John Bradford, known in the old times as \u201cGentleman John\u201d was even in my earliest recollection a retired man who in his declining years made hand-made violins.Being a skilled cabinet maker he made and sold a large number of splendid toned instruments.He sold many of them for good prices and turned all proceeds over to St.George\u2019s Church.He established a fund for the advancement of education in the Protestant Academy.Thus his: good deeds live after him and will keep his memory reen for many years to come.he Bradford family were all businessmen.there being several brothers.Two of them were always connected with associated in a general store but later Charles branched into a Gent's Furnishing store.Edward was interested in lumber and had à sawmill.Their brother John was for many te monument business, while Richard catered to the farmers supplying them with grain and .The Bradfords have all passed away with the exception of a grandson of Edward who is owner of a prosperous laundry business.I have already mentioned Simon Page, who built first the ships Bank, and later when the interest of that institution was to the Canadian Bank of Commerce he still continued in the same position for several years.He was closely associated with Mr, S.H.C.Miner in the developing of the Co., of British Columbia, and corner of Dufferin and Franklin streets, where he resided until pis death.Mr.À.C, Savage was for many years the owner of a large mercantile business at the corner of Main and Young streets, He catered to the public in dry goods irade, the advent of age he turned the business over to his sons, but neither of them reached a very stores.W.D.and Charles were years in the marble and grani- hear.purchasing their crops which other manufacturers.making metal by an elastic band from this he developed an idea of making elastic webbing; accordingly he opened a factory for the purpose of making elastic webbing and was so successful that the plant increased turning out a large volume of elastic goods.He was Mayor of the City Council for several terms and also was elected Member of the Federal Cabinet a position he held for several terms.made a reputation as keen businessmen are the Leclerc family.Mr.J.H.Leclerc started a to catch up with his howls of \u20ac - pain which were sorrowful to'subdivided.Land being donat- The Payne name is one to be remembered.J.Bruce Payne was always interested in cigars and cigar leaf.In fact it was due to him that many of the farmers in St.Cesaire section have made a success of growing|end of the City and plans laid cigar leaf and binders.He encouraged and taught the farmers the best method of growing that type of tobacco also he graded using enough for his own requirements and preparing the balance for sale to Another man who left his mark on the history of Granby was Ernest Boivin, he began his manufacturing career by } ice creepers which were held on the heel Another family who \u2018have of the City were purchased and ed for the St.Joseph Hospital.Streets were opened.Lots were sold at nominal prices and a vast new section was added to the City.Three theatres were built for the showing of moving pictures.A large farm was purchased outside the Eastern for a model city.But as so often happens death prevented the completion of plans when both Mr.Avery and Mr.Robert passed away in the prime of life.They are gone but their accomplishments bear testimony to their business acumen in the expansion of the City.The record of many of the men of Granby is written in the book of progress from its earliest days to the present time but among the entire number no name stands out with the same prominence as that of P.Horace Boivin.Mr, Boivin in his position as Mayor of the City for over twenty years has had the welfare of the City at heart, rand has continually been the fountain head of growth and progress.Being a world traveler in the interest of the Gran- by Elastic of which he is president and one of the largest shareholders he has worked diligently at home and abroad! to make our City better known pointing out to prospective ma-| nufacturing concerns the advantage of establishing their business concerns in Granby.Due to his initiative the Victo- Manager of the Southern Canada Power Company has been of vast assistance in that line.Being a quiet retiring man\u201d who never seeks the limelight but having keen business ability and a thorough knowledge of the advantage of servicing new industries with reliable power his opinion has often been the means of causing them to locate here.Granby has long been the envy of other towns and cities in regard to the number of industrial plants which have located here, The supply of labor has always been a squale and of a very high standard.The residents are by a large majority owners of their own homes.In the early days of the little hamlet the population was predominantly English and Irish descent; but with\u201d the passage of time that has been changed so that now the population of French extraction is the large majority.But there have never been race difficulties, all living in harmony and close co-operation.Having lived nearly all my life here I am like all others of this mixed population happy to say 1 am proud to be a citizen of Granby.Granby has been good to me and in conclusion I truthfull say growth and progress will continue far into the distant future.ces of beef it would be wrap- d in papers and stored in the ins of grain until needed.This being the first cold storage for meat.When a fat beef or pig were butchered, each of the neighbors was given a chance had six broken ribs, besides Winds otel and later the she had a bad case of whoop- es 50 S Granby.He was a very powering cough.If you must sneeze ful man and catering to the pu- the only thing I can recom-|blic in those early days there mend is \u201cSneeze as easy as youlwas occasionally a disturbance can and hope for the best\u201d.Of and it is said of him that many the farmers who lived in the cake, not forgetting potatoes which were looked upon as the main portion of each meal.Another institution which has passed away and is buried in the past is the old-time wake, or vigil to honor the dead.Instead nearly everyone that Buckwheat was also an important crop and provided a pleas- se 3 : : theltimes he bumped a couple of dies is taken to the mortuarÿlant change made up in whole-ito have fresh meat for one or|surroundings were the families|heads together when they be- parlors and there held in stateisome pancakes and garnished|two meals as they all received|of Seale ; one of whom lived onicame too boisterous in their until time for burial.Believe with maple syrup.Everyone|a generous cut and this would|the Waterloo road and one on cups.kept a few hens to provide eggs and chicken dinners.There were many small mills which ground the wheat, corn and buckwheat ; often being situated within a reasonable distan- be returned as a matter of custom when the next butchering was done by the recipient.Every farmer was his own butcher and meat cutter.When the carcass had cooled, in the case of ce from the farms, where the pork, it was split down the grinding was done by passing|middle and the spare ribs re- the grain through two gigahtic'moved leaving a goodly portion the road to West Shefford.Another was a Mr.Turner Ro-| Another man that deserves i berts who lived in the stone mention was Francis Farns- 2 house at the top of the hill at|worth.He was a large man and the south of the village.Hisiof a very inventive turn of home was like the man.stur-|mind.He was for several years dy and long wearing.as it stilllagent at the Railroad station, stands where it was built many/and from his association with years ago.There were thethe road he planned and made me I do not write about those things in any spirit of criticism.Modern hospitals now take much better care of sick persons with all the necessary equipment than it was possible to do in the home, The same - p= lea.0 THIS OLD BUILDING erected nearly one hundred years ago at the corner of Young and * Main Streets has been moved to its present location on Young Street.It belongs since - 1864 to the Bradford Family.Built by the fouth mayor of Granby, Edward Bradford, its present owner is My.Ernest B.Bradford, also owner of the Granby Laundrias, . 24 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 BHAT BB BIB = FONDEE DEPUIS PLUS D'UN DEMI -SIECLE L'une des entreprises les plus anciennes du Canada La GM.Plastie Corporation que l\u2019on se plait à considérer comme l\u2019une des entreprises les plus florissantes de notre cité, est non seulement la plus vieille industrie de Granby, mais la plus ancienne du Canada dans le domaine des plastiques.L\u2019audacieuse entrée de cette entreprise dans l\u2019industrie qui devait écrire l\u2019un des chapitres les plus fascinants de l\u2019histoire du vingtième siècle remonte à l'été de 1908.soit il y a plus d\u2019un demi-siècle.C\u2019est dans une petite usine de la rue Court, située à l\u2019angle sud-ouest de l\u2019avenue du Parc, qu\u2019elle commença ses opérations, Alors connue sous le nom de Granby Manufacturing Company Limited, ou plus familièrement sous celui de la \u201cManufacture de Peignes de la.rue Court\u201d, elle se spécialisa dès le début dans la fabrication des neignes et d'articles en nitrate de cellulose.Ainsi fut-elle la première au pays à se lancer dans un domaine qui, en moins de cinquante ans, prit des proportions gigantesques dans tout le continent nord-américain, La Plastics Limited, devenue par la suite la Bakelite Company, une division de Union Carbide Canada Limited, ne commença en effet que l\u2019année suivante à produire des résines phénoli- ques.La French Ivory Products Limited, de Toronto, une vieille entreprise dans les plastiques, acheta aussi, seulement en 1930, sa première mouleuse à injection.A cette époque, les hommes de science se livraient à des expériences sur le celluloid, doyen des plastiques, et les bailleurs de fonds de la compagnie y voyaient la perspective d\u2019une industrie progressive.En 1908, cependant.la production était lente, On ne possédait pas alors cet outillage automatique permettant de fabriquer un article en quelques secondes.Aussi cela explique-t-il la lenteur de son développement dans les années qui suivirent.Par la qualité de ses produits, cependant, elle n\u2019en réussit pas moins & se créer graduellement une , réputation internationale, VOICI LA PUISSANTE MACHINE d'extrusion utilisée pour la fabrication des feuilles de styrène, de polypropylène Depuis ses débuts dans l\u2019industrie des plastiques jusqu\u2019au jour où la direction actuelle acquit tous les intérêts en 1947, la Granby Manufacturing se spécialisa dans quelques domaines et fit si bien qu\u2019elle en vint à se créer une renommée enviable dans chacun d\u2019eux.Norman Clouston s\u2019en porta acquéreur en 1916 et, sous sa direction, peignes, barrettes et épingles à cheveux furent de plus en plus recherchés par l\u2019é- ément féminin.L\u2019ère des plastiques débuta après 1920, Les fabricants de sacs à main ne tardèrent pas à acheter des montures de plastique de la petite compagnie, tandis que les joueurs de golf se servirent de ses dés en plastique.Vers 1930, ses produits avaient déjà trouvé d\u2019excellents débouchés aux Etats-U- nis, au Royaume - Uni et en Australie.L'après-guerre marqua la fin d\u2019une ère et le début d\u2019une autre dans l\u2019histoire de la Granby Manufacturing.En 1947; en effet, au décès de Norman Clous- ton, le contrôle de l\u2019entreprise passa à un groupe d'hommes d\u2019affaires locaux, dirigés par M.Aimé Laurion, président du quotidien local.Ils entreprirent de grands projets pour \u201cla fabrique de peignes\u201d, des projets qui exigèrent de l'audace, de la clairvoyance et des capitaux.Dès 1950.de nouvelles lignes remplacèrent les anciennes devenues désuètes Sous la gérance générale de M.Lionel Lamontagne, secondé par un ingénieur de renom, M.G.L.Martin, décédé en 1956, l'usine fit l\u2019acquisition d\u2019une entreprise mondiale de faux-cols et poignets de plastique.Appuyées par de nouvelles machines à plier, à plisser et à sceller, les ventes se mirent à monter plus rapidement que jamais auparavant dans l\u2019histoire de la compagnie., Sous une direction progressive, l'expansion est un phénomène durable, de sorte qu\u2019en 1954 la Granby Manufacturing acheta une machine à profilage à vide pour lancer une ligne tout à fait nouvelle: les pièces en plastique pour réfrigérateurs.Le succès fut immédiat et éclatant, et on ajouta à la machinerie une grosse presse hydraulique pour le découpage des matrices.Dans linter- valle, mettant en oeuvre un nouvel outillage électronique ur le pliage, le froncement et e scellement, la compagnie devint rapidement un des princi- aux fabricants canadiens d\u2019ar- icles d\u2019empaquetage en acétas te de cellulose et d\u2019un vaste assortiment d'objets façonnés avec des matériaux ultra-résis- tants comme le polystyrène, le polyéthylène, le vinyle et les composés acryliques.Comme ses ventes poursuivaient leur montée en flèche, la Granby Manufacturing adopta deux importantes mesures, toutes deux.justifiées par sa croissance: elle se donna un nouveau nom et une nouvelle usine puis confia la direction de la production à un direc- teur-gérant, M.Bernd Koken, un ingénieur renommé en ce domaine, et l\u2019administration de l\u2019entreprise à M.Lionel Lamon- tagne, nommé secrétaire-tréso- rier.L'usine vint en premier lieu; elle.sextupla l\u2019espace disponible.Puis, aû cours de l\u2019été, la compâgnie compléta la seconde phase de sa métamorphose: el- e s\u2019appela dorénavant G.M.Plastic Corporation.En moins d\u2019un.an, la nouvelle usine se révéla trop petite.En 1957, on en porta la superficie § vingt- deux mille pieds carrés.On introduisit des chaînes de production et des procédés d\u2019automatisation, puis on accrut de nouveau l'outillage en installant la plus grande machine à profilage à vide, en usage en Amérique du Nord, conçue et construité pour la fabrication de pièces industrielles; deux machines d\u2019extrusion pour produire des feuilles de styré- ne, polypropylène et de polyéthylène mesurant jusqu\u2019à 48 pouces de largeur, et une machine automatique à sceller et découper servant à la fabrication de diffuseurs de lumiée te en styrene.een et de polyéthylène utilisées à l'usine ou vendues à d'autres fabricants.\u2019 \u2014 Après un demi-siècle d\u2019existence, la G.M.Plastic Corporation vend vingt fois plus qu\u2019il y a dix ans et projette d\u2019étendre ses opérations aux matériaux de construction en plastique.\u2018 Elle est devenue le principal fabricant canadien sur commande de pièces d'appareils telles que les casiers de conge- lation, les cloisons et les portes intérieures de réfrigérateurs.Elle fournit des feuilles thermoplastiques et d'acétate de cellulose à d\u2019autres industries dans tout le Canada.Les fené- tres de portefeuille, les protecteurs de documents, porte-insi- gnes de congrès et des douzaines d\u2019autres articles fabriqués avec de l\u2019acétate de cellulose a l'usine de Granby se vendent dans tout le pays, tandis que ses faux-cols et poignets \u2018de vinyle et d\u2019acétate sont portés par les prêtres, les religieuses et les infirmières dans le monde entier.Aujourd'hui, la G.M.Plastie Corporation possède des bureaux de vente à Montréal.Toronto et Windsor.Ces bureaux la représentent de l\u2019est à l\u2019ouest du Canada.De plus, plusieurs de ses directeurs sont aussi membres du bureau de direction de Insulfoam Limited, une compagnie subsidiaire et distributrice du produit styrofoam dans la province de Québec.Ce matériel de styrène isolant est de plus en plus utilisé dans l'industrie de la construction.C\u2019est d\u2019ailleurs dans l\u2019industrie du bâtiment qu\u2019il faut prévoir maintenant le développement des plastiques.Le \u201cdéco ne\u201d, un \u2018polystyrène décoras résistance, .deviens GRACE A CETTE MACHINE de profilage à vide, l'une des plus grosses en opération en Amérique du Nord, la G.M, Plastic fabrique en quelques secondes cette por- L'usine de la G.M.Plastic Corporation dra, semble-t-il, très populaire pour le revêtement des murs et des mobiliers.Précisons aussi que des feuilles de Cycolac et de Marlex servent déjà à la fabrication de boîtes, de structures pour les tondeuses à gazon, d\u2019autrés machines du genre et de pièces d'automobiles et de camions.Pour l\u2019industrie du bâtiment elle-même, la G.M.Plastic Corporation a établi un laboratoire de recherches où ingénieurs et techniciens étudient l'application du plastique à la construction.Il a déjà à son crédit la découverte d\u2019un panneau \u2026 GeMex structural pour les édifices publics.Ce panneau accepté par la ville de Montréal se compose d\u2019aluminium à l\u2019extérieur, et de styrofoam et d\u2019amiante à l\u2019intérieur, Ces substances sont cimentées l\u2019une à l\u2019autre avec un adhésif dont la composition est celle de la G.M.Plastic Corporation.Mais si les machines ont leur importance dans une telle industrie, la main-d\u2019oeuvre qui les fait fonctionner joue un rô- le aussi très remarquable.C\u2019est elle qui en somme assume le succès de la production.Le personnel de la G.M.Plastic Corporation excède aujourd'hui la soixantaine.Il est divisé en trois équipes de huit heures, ce qui garantit le fonctionnement continuel de l\u2019usine, Ses ingénieurs et ses techniciens sont tous des spécialistes dans les matières plastiques, et la compagnie tend à familiariser le plus possible son personnel avec les difficultés de fabrication, afin d\u2019en arriver à un produit de première qualité.Plusieurs employés ont pase toute leur vie au service de l\u2019entreprise qu\u2019ils ont appris à connaître et à aimer.Tous ont un sens aigu de leurs responsabilités.Deux de ces travail leurs, MM.Fred Rainville et Joseph Hardy, contremaître de la division de l\u2019acétate, ont un total de quatre-vingt-dix ans de service.Plusieurs autres y travaillent également depuis dix, quinze et vingt ans.L\u2019usine moderne de la rue Robinson est depuis deux ans sous la direction de M.Bernd Koken.Celui-ci assume le poste de directeur-gérant.Le conseil d\u2019administration se compose comme \u2018suit: M.Ais=-+ - mé Laurion.président: M.Al- cide Racine, vice-président; M.L.-J.Lamontagne, secrétaire- trésorier, MM.Alphonse Lan- glois, Bernd Koken, Hervé Ro- biehaud et Gaston Guertin, directeurs.Le bureau de direction est-le suivant: M.Aimé Laurion, président; M.Bernd Koken, direc- teur-gérant; M.L.-J.Lamonta- gne, secrétaire-trésorier ; M.Paul Pritchard, assistant-gé- rant; M.John C.Bonnett, directeur des ventes; M.Alex de Haas, directeur de la production; M.G.E.Cotter, ingénieur professionnel, ingénieur en chef.La G.M.Plastie Corporation, l\u2019une des pionnières dans J'industrie des plastiques, suit logiquement tous les dévelop pements de l\u2019industrie pétrochimique.Une petite industrie du Québec, bien organisée, progressive, elle innove sans ces se en vue d\u2019agrandir son mare ché déjà très Vaste et devenir un jmportant centre de pros uction dans le milieu indus triel québecoim ; G.M.PLASTIG CORPORATION ram = = wr vw-SE vw Ey.CTE TITS US DES ESS SOL SO SSL LS -_- te intérieure de réfrigérateur.Elle est profilée entières \u2018 ment d\u2019une seule opération. mm Eddie - 1859 Ta Voix de l'Est 1959 Le hameau se transforme en village Granby, il y a un siècle et Pa \u2014 vi WABI CA MI ioblop = orge i be ge oh f Ne Peso 9° wl - \u201cHy ou, - : LAN _ fs, © 65 1 20 ; \u2014m Tame = 8, = Est : i, Sr \u201cea, 7 y ; Or ie a Fo ROR MULL HII tre 07 Py, ; \\ - \"ing, he x N p pe ; 3 ê wad .- ag : : pw \\ ) - Wa = gre = qe bh 2 rn ny x a \u2018 S \u2018 1 ce \\ \u201cin, CEE ! Yin, SN 2 ZZ » 25 \\ fy %, \u2018 1 10 = = lo, \u20ac WW SEE Te \\ 7m, TAURI EY, | \u2014 ZA \u2018 ; À > po \u2014 > \" > pe 4 PN | 4 _\u2014\" pg =) 2, Sos » .REE = A \\ ZI \u201c ep At 1% = a\u2019 TIRED = 2% = ; EE eT .; | Se ira dd | \\ \u2018 Hh yes 1 LNH canot À pl .\u2018 iY AG ,; | \u2018 Greg fig wana IR £0 ut rueentiuttt Ho Nu » Rec : 3 LTA .ol ¥ 5 fA | J | ; ÿ 4 i === a CU = NA YY = gin Lot = INVER AN H ! que e258 : 650 EA) à pH | pate SAUT Dory [pg moc SHE RS WEEE ™ | JS » ; 2 - es 244 Eo a % = $ rs | | | $ Zh: y ; y | | Y : 2X >, CE N .0 77 » ; 2 5 7 AS > / - r= 1 É @ H % Ë Va : \\ \\ DK ?° .{ SAUD hiv = A No à à A À LA .N > .A : a ! \u201ceo = « | \"2 SR A  > 5) a J À NES \u20ac Zs?\u2019 £7 5 a .22 I Ih © von.vu, UO == mens C > A à .: FUI NOR - i c 4 .oe | Lote UT gC = PLTREPARIER A TE LE = x -f ==3 dec K.contra 9 t | LH o If \\ / pp paint oa, WL Sod BD MS aus SU 4a CE PLAN DU VILLAGE DE GRANBY DE 1859 donne une très bonne idée de à John Weatherby et l'autre à un certain Mayotte.On trouvait trois églises et celle des RR.SS.de l'Immaculée Conception).Les rues existantes en 1859 l'étendue du village à cette époque, ainsi que de l'emplacement des princi- une chapelle au début de 1859.Une des églises \u2014 celle des méthodistes \u2014 étaient les suivantes : la route principale (rue Principale), qui reliait Chambly- paux édifices publics, du moulin à grain, de la scierie, de la tannerie, et des était située sur la rue Drummond.Elle était connue sous le nom de \u201cLittle Granby-Stanstead; la rue Dufferin (connue sous le nom de \u2018Market Street\"); quelques résidences.La scierie, qui appartenait à la famille Horner, était si- White Church\u201d.Une autre avait été construite par les congrégationalistes, au la rue Victoria; un sentier connu sous le nom de \u2018\u2019miH road\u201d qui reliait la rue tuée sur la rive sud de la rivière Yamaska, plus bas que l'actuel pont, au coin coin des rues Principale et Dufferin.La troisième \u2014 celle des anglicans \u2014 Principale (au pont \u2018de la rue Mountain) à la meunerie de Peter Mclean; un des rues St-Charles et Cowie.La tannerie, qui appartenait à Harlow Miner, le était située sur la rue Principale (on l'y trouve encore aujourd\u2019hui).La cha- autre sentier appelé \u2018tannery road\u201d qui lui conduisait à la tannerie Miner; \u2018père de l\u2019industrie granbyenne\u201d, était localisée entre le pont Mountain et pelle, irlandaise catholique, devait en 1859 devenir l'église Notre-Dame et une partie de la rue Drummond; la rue Cowie (d'où partait le chemin se diri- la gare du Canadien National.Elle était construite sur la berge de la riviè- était située sur l'emplacement de cette dernière.Une école \u2014 que l'on uti- geant vers Farnham) et le North-Road (Elgin) qui conduisait à Roxton Pond, re.Les deux hôtels étaient situés sur la rue Principale.L'un d'eux appartenait lisait comme hôtel de ville \u2014 se trouvait sur la rue Dufferin (site actuel de : : ' > 9 \\ LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Batata e - IKRENEEY LY ER] LEE EE EE REE RAF ERRR EERE ERIS RLY + FONDEE DEPUIS UN DEMI père de no rer acute existe depuis quarante neuf ans.Elle est fondée en mars 1910 par Messieurs Ernest Boivin et M.Churchill, un Amé- Tleain.Les journaux de l\u2019époque nous montrent M.Ernest Boivin, un franco-américain revenu au pays et installé sur notre rue clpale comme marchand de chaussures.En homme d'affaires ingénieux et intéressé à sa clientèle, il patente un grappin ajustable au pied ou sous ie cou vie - chaussure, permettant de d'un pas plus ferme sur le trottoir ou la chaussée glissante, au cours de mos hivers.Au dire du poète, \u2018la nécessité est la mère de l\u2019industrie\u201d.C'est un peu le cas pour M.Ernest Boivin.Pour fixer ou faire tenir ce grappin à la chaussure, il faut un élastique, une bande caoutchoutée.Après des démarches ici et là il réalise que la seule ressource, c'est l\u2019importation des Etats-Unis.II reste une autre alternative, manufacturer ici à Granby, ce tissu élastique indispensable et introuvable.L'usine sera tout simple ment la Granby Elastic Web Ltd.Donc, après la construction de l'usine, l'activité commence au cours de l\u2019année 1911, sur la rue Denison, dans une bâtisse de 1100 pieds carrés avec 20 employés.On groupe 9 métiers, une machine à imprimer les bretelles et une machine pour la finission.La production se confine sur 1\u2019é4 lastique pour jarretière et bre- MLLE THERESE MENARD et M.Maurice Caron, près l'autre et même au délà des mers.Les modifications se sont faites graduellement et par étapes.Disons quelques mots de chacune de ces transformations.En 1916, commence la fabrication de l'élastique étroit sur les \u2018\u2018braiders\u2019\u2019 et de l'élastique large sur les métiers à tisser ordinaires ou d\u2019une largeur particulière pour la production de corsets.On ins-.taille aussi dans l'usine de la rue Denison, des métiers pour les patrons différents appelés \u2018\u201cdobby\u201d\u2019, des tricotteuses pour les corsets circulaires.L'élastique en pièces est aussi obtenu sur les métiers appelés \u201cC & K looms\u201d.Dès cette époque, on manufacture le matériel pour l\u2019armée comme les ceintures pour les sacs en bandouliére, de 16 a 20 pouces, les ceintures pour les carabines, les ceintures portées a la taille par les militaires, les étuits a baïonnettes.Durant la deuxième grande guerre, cette liste des produits pour l\u2019armée, marine ou aviation s\u2019allonge de deux item fort importants: le filet élastique pour le camouffla- ge et de la corde de nylon pour les parachutes.Voici un tableau comparatif saisissant dans le seul domaine de la machinerie, entre les débuts et la période actuelle.Au lieu de 9 métiers étroits, la Granby Elastic Web en posséde 170.II y avait 8 métiers larges en 1920, 140 sont aujourd\u2019hui disponibles.Les trois braiders du début ont quelques rivaux d'une machine où l\u2019on donne la dernière touche aux filés.telle.Pour juger des succès de l\u2019industrie manufacturière Ernest Boivin, l'observateur impartial et avisé n\u2019a qu\u2019à jeter un coup d'oeil sur les agrandissements et leurs dates.Dès 1914, après quatre années de fonctionnement, on ajoute 2,000 pieds carrés.En 1920, nouvel agrandissement de 100,000 pieds carrés, pour répondre aux exigences de la production.Six ans plus tard, en mars 1926, un autre agrandissement de 50,000 pieds carrés s\u2019impose pour suffire aux demandes du marché de la consommation.Enfin, au début de 1939 on construit la dernière rallonge de 24,000 pieds carrés de plancher.En moins de 30 ans, l\u2019espace disponible dans la Granby Elastic Web est de 180 fois plus grand qu\u2019au- début.Le marché local des premiers jours a été conservé, mais le rayonnement des produits é lastiques s\u2019en va d'un océan à puisqu\u2019on en compte 800, actuellement.Au lieu d\u2019une machine pour les bretelles, l\u2019usine dispose de 60 métiers à patrons.Quarante tricotteuses au lieu des 4 origines, 29 machines pour couvrir le caoutchouc remplacent l'unique appareil installé en 1920 et 40 métiers pour le satin élastique ou rigide expriment hautement le développement considérable de l\u2019usine de M.Ernest Boivin.Le nombre des employés actuels est de 325.Il à atteint 775 durant la dernière guerre.Au- jourd\u2019hui, les employés travail lent 47 heures 4 par semaine.Le caoutchouc doit être men - tionné d\u2019abord quand on veut parler de matière première.Quant au coton ou aux autres substances rangées dans la matière première, nommons: le coton, la rayonne et la viscose, l\u2019acétate, le nylon et le térylène.On a dû également chercher des substituts, durant la guerre ou à titre d'expérience pour améliorer ou perfectionner les marchandises produites.Dans ce domaine, indiquons le polythéne et le saran venu des Etats-Unis, le co ton et la rayonne naturels et le spun rayonne de St-Georges de Beauce.En regard de cette matière première, énumérons les item sur la liste de production: l'élastique pour bretelles, jarretières, ceintures, courroies, ceintures médicales, jambières, coupe-vent, corsets, short, pyjamas, brassières.L'autre catégorie est celui des satins élastiques, satin rigide, satin pour les chaussures, tapis et même satin pour sièges d'automobiles.Une troisième catégorie de la production, celui du braid élastique pour les sous vêtements de toutes sortes, les nets à cheveux pour dames et les fameux corsets élastiques circulaires.Enfin, la quatriéme catégorie, plus récente que les autres, est celle des tissus de vynile pour re couvrir les siéges des automobiles, et le tapis en vynile combiné de fibre de verre et de caout - chouc pour les planchers des établissements publics ou des habitations domiciliaires.Ces différents articles sont manufacturés en tout ou en partie dans les 14 départements de l\u2019usine.Le département le plus considérable comprend 61 em - ployés, c\u2019est celui du tissage pour les métiers en série appelés \u201cgang loom\u2019.Cinquante employés besognent dans la section du bobinage et de l\u2019ourdissage, appelée ordinairement \u2018\u201c\u2018\u201cWwinding and warping'.Quarante-huit employés travaillent dans le département de la soie et satin, appelé \u201cbroad silk loom\u201d.Le département où l\u2019on recouvre le caoutchouc a besoin de 37 employés pour suffire à la tâche, celui de \"inspection du ma~ tériel en réclame 28- et celui des métiers appelés \u2018Kay looms\u201d a besoin d\u2019 une vingtaine d\u2019ouvriers ou ouvrières.Seize employés sont nécessaires au département des navettes, appelé \u2018fly shuttle\u2019 L'atelier de mécanique d\u2019ajustage, responsable de l'entretien de la machinerie, engage 14 emplo- és, soudeurs, mécaniciens et é- ectriciens.Onze employés travaillent dans chacun des départements de \u201cl\u2019ourdissage\u2019 et \u2018pa trons et dessins\u2019.Les sections de la teinturerie et des machines à tresser appelées \u2018\u2018braiders\u2019\u2019 retiennent dix employés chacun, la préparation du caoutchouc en requiert 8, la finission du matériel - occupe sept personnes et le dernier département, celui de l\u2019expédition occupe quatre employés.Où donc s'en va loute cette production considérable?Comme beaucoup d\u2019autres.industries locales ou du pays, \u201cI'Elastic\u201d see lon le mot des granbyens, vendait à l'étranger presque la moi- tlé de sa production jusqu'en 1938.L'Australie, la Nouvelle- Zélande, l'Amérique du Sud, la Norvège et la Suède étaient les principaux clients.Ces marchés ont été subitement fermés à cause de l\u2019échange et des deux blocs celui du dollar et celui de la livre sterling.Les ventes dans le pays se font par un représentant à Vancouver.deux à Winnipeg, deux à Toronto, deux à Galt, Ont.; deux à Montréal, un à Darmouth N.-E., un à St-Jean, T.-N.et un à Windsor Ont.Le président-fondateur de la Granby Elastic Web, M.Ernest Boivin, ancien maire de la ville de Granby et ancien député de Shefford aux Communes, décédait le 26 décembre 1938.Dès janvier 1939, son fils lui succède- à la direction de la companie.En effet, depuis cette date, le président et gérant-général de la manufacture est M.P.-Horace Boivin.En février 1940, on réorganise l\u2019industrie sous le nom de Granby Elastic Web of Canada Ltd.Le bureau de direction de la compagnie Limitée est a lors le suivant: P.-H.Boivin, président, gérant-général et maire de la cité de Granby; J.G.Fuller, vice-président et A C Smith, secrétaire, et Alonzo Le- mieux trésorier.Les directeurs de la compagnie sont Messieurs Arthur S.Torrey, Paul Panneton et J.-P.Dagenais.Aujourd\u2019hui, rection se compose comme suit: M.P.-H.Boivin, président; M.Paul Panneton, vice-président ; MM.Pierre Dagenais, Jos.Hess et Ambroise Comeau, directeurs.L\u2019entreprise.dont quatre-vingt- dix pour cent des produits sont L'INSPECTION des produits élastiques : Mlle Raymonde Champagne, Madame Philippe Bélanger et Mlle Berthe Lavoie.GRANBY ELASTIC & TEXTILES Ltd 100 DENISON le bureau de di- vendus dans toutes les régions du pays, pale plus de trois quarts de million de dollars em salaire chaque année.Le fait que la compagnie achète plus d'un million de livres de filés de coton, nylon, acrylon, acetate et térylène par an, donne une ex- cellante idée de l'importance de sa production.Le tableau d'honneur de la compagnie Granby Elastie Web of Canada Ltd est vraiment di- £ne de mention.Onze employés comptent 31 ans et plus de services continus et pas moins de 47 employés travaillent depuis 2% ans à 30 ans.Faisant suite aux six membres de l'exécutif, donnons les noms d\u2019autres responsables du moment de l\u2019usine: M.Edouard Pinsonneault, gé- rant-général des ventes; devenu depuis agent d\u2019une autre entreprise; M.Willie Lavoie, acheteur général; M.Josaphat Robi- taille, comptable, qui abandonna ses fonctions en 1956; M.J.-M.Benoît, gérant de la manufacture; M.Alcide Guay, dessinateur en chef; M.William Pover, chef du département de la teinture; M.J.-P.Dagenais, représentant à Montréal depuis 23 ans et M.J.-P.Dagenais, représentant à Montréal depuis 22 ans et M.W.E.Worthington, représentant à Toronto durant 25 ans, décédé en 1949.Mentionnons encore sur cette question, des employés très méritants.M.J.-A.Girouard, travaille comme chef mécanicien depuis le mois d\u2019avril 1912.II est encore à l'oeuvre, alerte et expérimenté.La doyenne des employés est Madame Anna Vachon, elle est entrée à l'emploi de la Granby Elastic Web en mars 1912, un mois environ avant M.Girouard.Elle bénéficie du sys tème de pensions de la compa- £nie depuis 5 ans.Nommons maintenant les 38 employés qui ont complété 20 ans et plus de service continu avec la Granby Elastic Web of Canada Ltd: Vachon, Mme Anna mars 1912 Girouard, Joseph avril 1912 Boisseau Mme Valmore jan.1913 Vachon (décédé) Pierre juin 1913 Bradford Alfred oct.1915 Bernier Aimé oct.1915 Jacques Hervé juin 1917 Bienvenue Omer avril 1918 Cazeau Mignonne mai 1919 Trudel Anais ) août 1919 Henry (décédé) Charles 1920 Roy -Noëlla mars 1919 Bessette Ovila - août 1920 Worthington (décédé) W.1920 Brissette Berthe \u201cnov.1920 Lapierre Georges juil.1921 Prince Médora juil.1921 Raymond M.Anna nov.1921 Charland (décédée) Mme O.1922 Guay Alcide juil.1922 Préfontaine Emile juin 1923 Guay Ovila sept.1923 Charland (décédé) Omer 1924 Bouchard Bella sept.1924 Messier Alda : déc.1924 Pover William jan.1925 Daviau Lauria fév.1925 Vaillancourt \u2018avril 19 Cadieux Rola mai 19 Tétreault Emile août 1925 Normandin Jules déc.1925 Bensette Marcel jan.1926 Lapointe Léonard mars 1926 Robitaille Jean-Louis juil.1926 Benoît J.-Maurice sept.1926 Jacques Wilfrid oct.1926 Gibeau René nov.1926 Aubry Irène nov.1926 Jacques Angela mars 1927 Leclerc Léopold avril 1927 Languedoc Gabrielle juin 1927 Robitaille Wilfrid oct.1927 Dusseault Charles sept.1927 Langlois Victor oct.1928 Dagenais Pierre jan.1928 Langlois Aurélien août 1929 Martel Roland juil.1929 Aubin Léo oct.1929 Dupuis Wilfrid fév.1929 Raymond Hormidas juil.1929 Goyette Edna jan.1929 Lacombe Donat jan.1930 Rousseau Jean-B.Vaillancourt Patrick juil.1930 Poulni Charles août 1930 Provost (décédé) Olivier 1930 Tétreault Donat nov.1930 Pinsonneault Edouard nov.1930 Commencous maintenant le pé- rile de la vaste et magnifique manufacture, guidé par M.Wil frid Lavoie.Notre visite dure quelques heures, force nous sera de l'abréger.Le premier département où nous nous rendons est celui de la réception.Ce qui re tient l\u2019attention, c\u2019est la propreté et l\u2019ordre.En second lieu, mous entrons dans la teinturerie.Nous apercevons 6 grands bassins à teinture, deux extracteurs et quatre séchoirs.La capacité de ces machines est de 300 verges environ a l'heure pour les couleurs foncées et le méme nombre de verges en 40 minutes quand il s'agit des couleurs piles.De là, nous passons dans le département de l'expédition.C\u2019est-en même temps une salle de réserve et d\u2019accumulation de la matière ouvrée.Notre guide signale avec à propos que l'on accumule un peu moins de mare chandises actuellement, que durant la guerre.Quel ordre et quelle propreté dans toutes ces tablettes et comme les préposés ce départment évoluent avec à se de et précision! En déambulant pour atteindre le 3e département nous passons à côté du système particulier d'humidification.Dans sept ou huit départements, pour le bénéfice de la production, on contrôle l'humidité et la température.Cela se fait par un système central et automatique.Après avoir examiné ces machines, rappelant un peu le centre d\u2019une série d'unités frigorifiques d\u2019une maison de rapport, nous entrons dans le département du caout - chouc.Cete matière première arrive à l'usine sous forme de ruban d\u2019une longueur de 3,000 à 4,000 verges suivant la grosseur du caoutchouc.L'élastique en ruban est préparé de façon à être GRANBY bis on pr Lngiotes DÉ es ou par eurs terminées Puis ce sont les départements renfermant des métiers, dix métiers neufs Crompton and Knowles sont signalés à notre attention par notre aimable et sympathique guide.Puis ce sont les mé- ers plus larges pour la soie, les bobineurs, puis le département des navettes volantes appelées \u201cfly shuttles\u201d, avec ses 14 métiers.Nous passons ensuite dans le départment dit des \u2018gang looms\u2019 le tissage des métiers en séries sur lesquels on prépare le matériel à bretelles, à pyjamas.On remarque là des gicleurs automatiques pour la vaporisation de l'eau en gouttelettes infinitésimales pour l'humidité.Le département suivant est celui du tricot avec ses métiers appelés Kay looms, les machines à tricotter circulaires et les métiers appelés Jacquard.De là, nous pénétrons dans le départe - ment où 30 machines spéciales recouvrent le caoutchouc d\u2019après les multiples exigences de la production.C'est là que l\u2019on trouve des thermostats et des appareils pour le contrôle de l'humidité.Le température et le degré d'humidité sont constamment enregistrés sur des papiers circulaires, automatiquement.Chaque département de l\u2019usine est pourvu d\u2019un avertisseur pour le contrôle et l\u2019ordre des périodes de repos.I] y en a deux de dix minutes chacune, une dans l\u2019avant-midi et l\u2019autre dans l\u2019après-midi.Les différents départements alternent au cafete- a.En quittant le département où l\u2019on recouvre le caoutchouc, on traverse une autre salle d\u2019échantillons et de réserve pour le coton et la soie de différentes largeurs.Les tissus plutôt étroits sont généralement teints avant d\u2019êre tissés, les tissus plus larges sont teints après le tissage.De cette salle, nous entrons dans le département fournisseur de toute la manufacture, le plus considérable, celui de l\u2019ourdissa- - ge et du bobinage.Comme dans les autres départements, l\u2019ordre et la propreté règnent d\u2019une façon.remarquable.Le système de conservation et de répartition des bobines préparées, vaut la peine d\u2019être signalé.Etant donné l\u2019importance sans précédent de cette section de l'usine, il n'est pas surprenant de réaliser qu\u2019elle occupe pratiquement le centre de la manufacture.Ce département possède une dizaine d\u2019ourdisseurs électriques automatiques.Là C\u2019est ensuite le très vaste département du \u201cbraiding\u201d dans lequel nous entrons, toujours guidé par M.Lavoie.Quinze cents machines y sont réunies faisant un bruit assourdissant.Dix employés seulement s\u2019occupent du fonctionnement de toutes ces machines perfectionnées.Comme en passant, nous visitons la salle d\u2019assemblée de l'u- gine.C'est 12 que les employés peuvent se reposer et se distraire durant l'heure du diner.C'est dans cette salle qu\u2019on trouve le bureau de la Caisse populaire des employés de la Granby Elastic & Textiles Ltd.Faisant suite à cette série de départements, visitons mainte - nant le département de l'inspection pour voir ses quinze employées à l'oeuvre.Tout le matériel est dévidé et réembobiné par des remonteurs automatiques.Pouce par pouce, les employées examinent très attentivement tout le matériel fini avant qu\u2019on le transporte aux salles de réserve ou d\u2019échantillons.SIECLE: ployés 1) faut parler des associations sportives pour le bowling et la balle molle.La compagnie fournit le matériel nécessaire pour ces distractions sportives.L'Association des Employés de I'Elastic & Textiles s\u2019occupe dans le détail de tout ce qui a trait aux relations entre le ps- M.le maire P-H.BOIVIN, président La Granby Elastic & Textiles possède aussi un laboratoire très moderne doté d'instruments de précision pour vérifier la qualité des fibres, la valeur des tissus et éprouver leur durabilité.Les techniciens sont continuellement à la recherche de nouveaux tissus ou produits, en vue d\u2019accroi- tre sans cesse la consommation de la production de l\u2019entreprise sur les marchés domestiques et étrangers.Nous visitons ensuite le département de la finission, attenant ou presque, à celui de l\u2019inspection.Dans la finission, tout le matériel est passé dans une composition chimique spéciale, pour lui donner de la résistance.L'autre département est celui dit .du \u2018\u2018broad loom\u2019\u2019 avec son tissage sur lino pour la fabrication des corsets spéciaux ou corsets ordinaires.: Les conditions de travail et de prévention des accidents de la Granby Elastic méritent de la considération et de la publicité.Un système d'éclairage fluorescent est installé partout dans la manufacture.Il y a peu d'accidents à l'usine.Les employés bénéficient d'un\u2019 plan d\u2019assurance-vie et assurance-maladie.Ces assurances sont payées par la compagnie.Dans le domaine du bien-être des em- tron et l'administration.Encore de son initiative, sont nés plu sieurs organismes pour le bien- être des employés comme Caisse Populaire, spéciale aux employés de la compagnie, la Coopérative d\u2019Habitation et la Caisse de retraite dont il importe de dire quelque mots.Après une année complète de services, tous les employés sont invités à souscrire au fonds de pension.Chacun des employés souscrit 5 p.c., du montant de son salaire et la\u2019 compagnie y verse aussi 5 p.c.I faut au moins 10 années consécutives de travail pour être bénéficiaire du fonds de pension.Les citoyens de Granby sont où l'on teint les échevaux de filés.fiers de leur premier magistrat, Son Honneur le maire P.-H.Bal- vin et de son industrie la Gras- by Elastic & Textiles Ltd.C\u2019eat une industrie de Granby et 100 p.c., canadienne-francaise.Voilà certes, de quoi enorgueillir en plus de la ville et des citoyens de Granby, tout véritable Cana- dien-français.Aux pessimistes qui pensent ou sous-entendent que les nôtres ne peuvent réussir dans les affaires ou l\u2019industrie, nous ne dirons que ces quelques mots: \u2018\u201cVigitez donc l\u2019industrie de M.P.-H.Boivin dans la ville de Granby.Vous verrez li une réussite véritable au point de vue industrie, bâtisse, relations entre patrons et employés et comme influence manufacturière au Canada et à l\u2019étranger.MLLE PAULINE AUGER, près de la machine où se forment les échevaux.FR 2- 5426 > re AE de = ; nu 1 à rte _- - \u2014 - cig dlr wir - - LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 27 L'auteur de i oC ere.HE PERT travailla dans un atelier de ré- C'est dans une petite ferme de South-Ridge.à quelques milles au sud de Granby.que naquit en 1840 l\u2019un des plus célèbres écrivains du monde des lettres canado-américaines, Palmer Cox.Palmer Cox était le quatrième fils de Michael et Sarah (Miller; Cox, des pionniers é-! cossais venus s'établir à South Ridge aux environs de 1830.Le fulur écrivain fréquenia la petite école du village de Gran- by.puis retourna sur la terre familiale où il aida son père et ses frères aux travaux de la ferme.C'est à l\u2019âge de dix-sept ans «que Palmer Cox quitta sa fer- ,me et son village pour aller chercher fortune à l'étranger.Il se rendit tout d'abord à Luck- now, Ontario, où il demeura en- :viron deux ans, puis il émigra à: San Francisco, Californie, où il paration de la Southern Pacific Railroad.Le soir, il suivait des cours spéciaux en vue d'approfondir ses connaissances en !littérature anglaise et en art graphique.| IL débuta dans la carrière \u201cjournalistique en écrivant plusieurs articies pour les journaux et les magazines.À l\u2019occa- \u2018sion, il publiait également des poèmes et des croquis.En 1875, il quitte la Californie pour s\u2019instailer à New-York.Le journalisme l'intéresse de plus en plus, Il adresse aux jour- inaux de la métropole américai- jne des croquis humoristiques et.de petits poèmes qui le font ra-i pidement connaître dans les cer- s Brownies fut un écrivain célèbre cles littéraires.ON VOIT ICI PALMER COX près de la résidence qu'il avait fait ériger dans son villa- Le gérant du \u201cNew Amster-| 9¢ de Granby, après avoir atteint la renommée et la gloire aux Etats-Unis.PALMES COX à sa table de travail dans sa résidence de la rue Elgin.Au premier plan, on voit l'un des volu- fortune.Cox fut sans contredit l'un des célèbres écrivains canado-américains de son temps.Le mes des \u2018'Brownies\u2019 qui lui Les premiers téléphones a Granby, en 1880 Le téléphone, invente par Graham Bell, en 1876, fut introduit pour la première fois à Granby, en 1880, par Frank B.Farnsworth et son frère, Joel, qui construisirent un réseau et installèrent deux téléphones (trés primitifs) fabriques par le bijoutier W.J.Ferber.L'un des appareils fut instal- apportèrent la gloire et la Paré fut fondée quelques années plus tard, en 1886, par Louis Paré et son fils, Hector, qui installèrent un réseau de six téléphones et posèrent les premiers poteaux téléphoniques.La centrale se trouvait dans le magasin de F.W.West.terloo, qui lui-même, fut relié river à contrôler entièrement aux lignes Skinner de Magcog|tout le service téléphonique.et Sherbrooke.En 1898, le circuit téléphoni- ue s\u2019étendait de Montréal à ranby, via Varennes, qu\u2019il atteignait par un cable sous- tournant St-Césaire et Abbost- Abonnés Voici un tableau indiquant le nombre de téléphones en marin posé sur le lit du St- service à Granby à partir de Laurent et St-Hilaire, en con-|1886 : SINOCO PRODUCTS OF CANADA LTD L'histoire de la Sonoco Products of Canada Limited en est une d'ingéniosité et d'entreprise, d'initiative et de service.Fondée tout d'abord aux E- tats-Unis, la Sonoco Products est aussi l\u2019histoire d\u2019un Confe- déré, le major James Lide Co- ker, qui, dans son désir d\u2019aider à la reconstruction du sud des Etats-Unis, établit une entreprise industrielle qui apporta la sécurité et la prospérité à des milliers de citoyens.Aujourd\u2019hui, la Sonoco Products Company possède des usines à travers les Etats-Unis et au Mexique, et la Sonoco Products of Canada Limited, des usines à Granby, Québec, et à Brantford, Ontario, où se trouve aussi son bureau-chef, Elle est généralement considérée comme l\u2019un des plus importants fabricants de tubes, de cones pour le textile, l\u2019industrie du papier et leurs industries connexes, et de produits spéciaux de papier pour l\u2019industrie de la construction.Son usine de Granby existe depuis 1945.Sous la direction de M.J.G.Rigney, directeur- gérant, elle fabrique une grande variété de tubes, de contenants de tous genres et de produits spéciaux pour la construction.L\u2019une des plus gigantesques entreprises à laquelle elle ait participé est le boulevard Métropolitain de Montréal.La structure de ce boulevard repose sur d\u2019énormes piliers, mais est allégée et ren- forcie par l'installation dans le béton de tubes vides (Sono- voids) d\u2019un diamètre de vingt- six pouces et demi fabriqués par la Sonoco Products of Canada Ltd.Aujourd\u2019hui, les produits de la Sonoco au pays sont très nombreux.Ils sont fabriqués de papier et de fibre.Les principaux, fabriqués dans notre cité prennent la forme de tubes en spirale, spécialement dessinés pour les besoins des industries du papier, du textile.de la construction et de leurs industries connexes, et pour faciliter l\u2019entreposage des tapis au niveau du commerce de détail.Le succès de la Sonoco dépend de la qualité du papier servant à la fabrication de ses produits.Des formules chimiques et des spécifications rigides président à la préparation du papier qui est fabriqué à Brantford, Ontario.Des agences de vente de la Sonoco sont établies à travers tout le Canada.Grâce à l\u2019initiative de leurs représentants, ils rendent des services signalés non seulement à la Sonoco, mais à la clientèle qu\u2019ils conseillent dans l\u2019utilisation de leurs divers produits.L'usage de ces derniers peut varier à l'infini.Le président de la compagnie canadienne est M.C.W.Coker, le vice-président et di- recteur-gérant M.R.J.Fletcher, le vice-président M.J.C.Westaway et le tresorier M.L.H.S.Fremantle, Le gérant de ia production à l\u2019usine de Granby est M.R.L.Demers.L'USINE DE LA SONOCO PRODUCTS OF CANADA LIMITED \u2014\u2014 spas = « 1.> 2 >= peer GRANBY < || veur du public, ce qui encourage dam Theatre\u201d, Malcom Douglas, le prend alors sous sa tutelle (1878).Douglais l'installe dans un studio de l\u2019immeuble Wilcox & Gibbs, 656 Broadway, et demande à Palmer Cox d\u2019écrire un livre.Cox en écrit non seulement un, mais deux qui ob tiennent un grand succès: \u2018\u201c\u2018Hans Von Potter's Trip to Gotham\u201d et \u201cHow Columbus Found America\u201d.Les \u201cBrownies\u201d Lui-même acteur, écrivain et compositeur, Douglas encourage Cox à écrire davantage.Or se apprécier davantage du grand public.Cox publie ensuite successive - ment \u201cThe Brownies Around the world\u201d, \u201cAnother Brownie Book\u2019 \u201cThe Brownies Through the Union\u201d, \u201cThe Brownies Abroad\u201d, \"The Brownies in the Phillipines\u2019 \u2018The Brownies Latest Adventures\u201d, \u2018The Brownies Many more Nights\u201d, \u201cThe Brownies clown of Brownieville\u201d et \u201cThe Brow- pes Primary\u201d.| Cox compose aussi trois pièces \u2018de théâtre.La première est |jouée en 1885 par la compagnie Klaw and Erlanger, de New York, au \u201cNew Amsterdam Theatre\u2019.L\u2019auteur de la musique de cette piéce est nul autre que Malcolm Douglas, avec qui Cox est lié d\u2019amitié.\u2018\u201cThe Brow- pies in Fairyland\u201d obtient la fa- Cox à écrire deux autres pièces: \u201cPalmer Cox's Brownies\u201d et \u2018Prince Florimel\u201d.Palmer Cox fait rapidement fortune.La vente de ses oeuvres littéraires lui rapporte des sommes considérables.Quarante maisons d\u2019édition lui payent alors des droits d\u2019auteur.Cox est cependant un prodigue.I dépense tout au fur et à mesure, au cours de ses nombreux voyages autour du monde où il rencontre différentes personnalités de l\u2019époque, en particulier Rudyard Kipling qu\u2019il compte au nombre de ses amis personnels.Brownie Castle Palmer Cox visite souvent son village natal.Il aime en particu- lier revenir à Granby rencontrer ses amis d\u2019enfance.Aussi en, 1902, décide-t-il d\u2019y construire, à l'extrémité nord-est du pare Victoria, un manoir auquel il donne le nom de \u2018\u2018Brownie Castle\u201d, qui est en fait la reproduction d'un vieux chateau que Cox avait vu durant l\u2019un de ses voyages en Ecosse.Il avait lui-même tracé le plan pour le reproduire dans son village.Palmer Cox demeuré célibataire malgré lui toute sa vie.donna plusieurs causeries au High {school local, au cours de ses vi- isites a Granby.Il offrit égale- | ment à cette institution une col- | lection complète de ses oeuvres | autographiées.Cox mourut, lors d\u2019une vacance \u2014 près de Québec \u2014 le 24 juillet 1924.Il fut inhumé dans le cimetière protestant de la | rue Cowie où, encore aujourd\u2019hui, l'on peut voir son monument as- :sez original.1 s'agit d'une énor- \u2018me pierre des champs pesant, plusieurs tonnes que Cox avait lui-même choisie sur la ferme familiale de South-Ridge.An peut y lire l'inscription suivante : i Ci-git Palmer Cox, écrivain, poé- te, illustrateur.Créateur des \u201cBrownies\u201d qui firent la joie des |enfants.Né à Granby, Québec, le 128 avril 1840.Décédé le 24 juillet | 1924.Depuis 1950 a Granby M.J.A.FANNING, gérant général Metro-Atlantic of Canada Limited est une maison d\u2019importation établie dans notre cité depuis 1950.M.J.À.Fanning en est le gérant, alors que M.R.Thisdale est en charge du bureau local et de l\u2019entrepôt.Cette maison est spécialisée dans l\u2019importation des matières chimiques, des teintures et des produits intermédiaires nécessaires à la fabrication des textiles.Elle dispose d'une vaste quantité de produits différents pour la teinture ou le traitement des textiles à différents stades de leur fabrication, M.R.THISDALE, chef du bureau Les teintures elles-mêmes se chiffrent par centaines, alors que les autres matières chimiques sont également très nombreuses, en vue de permettre aux fabricants de donner à leurs tissus tous les finis dési- Tés.Quant aux produits intermédiaires, ils servent par exemple à rendre divers tissus imperméables, à les embellir, à les laver, à les nettoyer, etc, etc.Metro-Atlantic approvisionne non seulement plusieurs industries locales, mais vend un peu partout dans l\u2019Ontario et au Québec.C\u2019est une maison très progressive.a ~~~ METRO - ATLANTIC ot Canada Limited GRANBY lé à la gare du Central Ver-|_ Ces appareils étaient instal- 1886 6 rappelant les vieilles histoires é- mont et autre a la \u201cEastern|lés aux endroits suivants: ford.cossaises des \u201cBrownies\u201d (de pe- Townships Bank\u201d, prés du ; Deux lignes reliaient alors 1900 100 tits fardadets qui d\u2019après la lé- pont.La Eastern Township Bank;|Granby à Waterloo.Un autre 1931 1.000 gende prennent plaisir a taquiner ; l'hôtel Windsor; la gare dujcircuit assurait les communi- \u2019 les humains par leurs espiègle - La première communication {Central Vermont; le magasin|cations entre Granby, l\u2019Ange- 1936 1,180 ries), Cox compose et publie en téléphonique dans l\u2019histoire de|général Miner ; le magasin gé-|Gardien, Farnham et Iberville.\u2019 1880 le premier de sa série de \u2018a ville fut tenue, le 16 mars néral Payne et Bradford.Le 1940 1,527 volumes si populaires.L 1880, entre Frank B.Farns-|sixième téléphone et la cen- La Compagnie Bell inti \u201c - worth, chef de gare, et W.H.|trale se trouvaient au magasin ; pe , 1945 1977 œ Jolene pas la - Robinson, le gérant de la|de F.W.West., La Cie de Téléphone Bell, 1950 5.517 nO on d'édition \u201cCentury\u201d de \u201cEastern Township Bank\".établie au village depuis 1886, He Nees k et remporte ay rand J La Compagnie Paré relia celabsorba graduellement, avec 1957 8.000 ew-1or sn pe 8 La Compagnie Paré réseau que l\u2019on appelait \u2018\u2018Far-|les années, la plupart des pe- \u2019 succes aux Etats-Unis.\u2018 La Compagnie de Téléphone! ber\u201d au réseau Harvey, de Wa-!tits réseaux privés, pour en ar- 1959 10,000 La publication de plusieurs extraits de ce livre dans divers magazines du temps: le \u201cSt.Nicholas\u2019\u201d\u2019, le \u2018\u2018Harper\u2019s Young People\u201d et le \u201cWide Awake\u201d, le fait r ? LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 LE du lac Memphremagog.Jde la compagnie.- : En 1855, un amendement fut \u201cApporté à la charte de la \u201cStan-; Railroad\u201d en vue d'autoriser la .Montréal a St-Jean (sur Ri- -Chelieu) pour donner aux \u201cCantons de l\u2019Est\u201d une route \u201cde communication avec la mévendues aux municipalités de; PLUSIEURS DE NOS CITOYENS se rappelleront du service de trams de la Southern Counties Railway qui empruntait la rue Principale de 1916 Le chemin de fer fut intre- duit au village de Granby en 1860, c\u2019est-à-dire un an après son incorporation, par la \u201cStan- stead, Shefford and Chambly Railroad\u201d.La \u201cStanstead, Shefford and Chambly Railroad\u201d fut elle- même formée, en 1853, en vue de construire et opérer une ligne de chemin de fer qui devait, de par sa charte, partir de l'extrémité est du nan* \"Tr.toria (en face de Montréal), s'étendre à travers Le3 LL eus de Chambly, Shefford et Stan- stead pour s\u2019arrêter à la ligne de démarcation entre la province du Bas-Canada et les Etats-Unis, à l'extrémité sud À cet endroit, elle devait êlre rattachée au réseau de la P:ssumpsic River Line de man'ère à assurer la liaison entre Montréal et Boston.Elle devait, en fait, être la plus courte distance entre ces deux villes.Voici un tableau comparatif qr: nous donna une idée des .Ti2ges que devait présen- v:: Ce réseau : Via 8.8.Via Rouse\u2019s and C.P.R.Point Line Montréal- front'ère 95 44 Frontiére- Boston 200 260 295 304 Via Grand Trunk Montréal- frontière 128 Frontière- Portland 165 Portland- Boston 106 399 La ligne de la \u201cStanstead, Shefford and Chambly Railroad\u201d avait donc l'avantage d\u2019être de 104 milles plus courte que celle du Grand Trunk et de 9 milles moins longue que celle de la Rouse\u2019s Point Line, La \u201cStanstead, Shefford and Chambly Railroad\u201d se proposait de financer la construc- \u2018on de ce réseau avec l\u2019aide .es municipalités de cantons ar lesquelles la ligne devait Yasser.Elle se proposait de leur vendre une partie des actions stead, Shefford and Chambly construction d\u2019une ligne de tropole et avec la \u201cChamplain \u2018and St.Lawrence Railway\u201d, dont le réseau se terminait à\u2019 \u2018St-Jean.| .En 1857, des actions sont, cantons.i En voici les contributions : Shefford - Granby $30,000 - South Stukely $10,000 7 North Stukely $15,000 - Bolton $13,000 - Milton $10,000 Abbotsford $ 6,000 Magog $12,000 Début de la construction En 1857, la \u201cStanstead, Shef- ford and Chambly Railroad\u201d dispcsait en somme d\u2019un capital de quelque $400,000 et les directeurs, au cours d\u2019une réunion tenue à Granby (le 19 juin 1857) proposèrent que les travaux sur une section de 40 à 50 milles débutent immédia-! tement.Le chemin de fer à Granby Au cours d\u2019une réunion des actionnaires de la \u201cStanstead, Shefford and Chambly Railroad\u201d, tenue à Granby (le 9 oc- .l\u2019arrivée du train.tobre 1857), le gérant-général, Foster, proposa de faire passer la ligne par le village, (section West-Farnham-Water-' loo), propositicn qui fut pé- sentée par M.Merry et finale- tent adoptée à l\u2019unanimité.| La surveillance des travaux fut confiée à M.Pruyn.Le contrat des sections de St-Jean à Farnham-Est et de Farnham-Ouest à Waterloo, via Granby, fut confié à MM.Mc- Govern et Longley.Le train arrive à Granby Le premier train arriva à Granby le ler janvier 1860.La voie ferrée fut ouverte officiellement le lendemain après que M.De Grass, assis- tant-inspecteur des chemins de fer leut vérifiée et l\u2019eut déclarée en parfaite condition.Horaire Dans une annonce publiée dans la \u201cEastern Township Gazette\u201d de Granby, on trouve l'horaire des trains: Passagers Le et à partir de lundi, le 2 janvier 1860, un train de passagers partira de Granby à 7.20 a.m,, en direction de Farnham- Ouest où il arrivera à 8.20 a.m.; de St-Jean, où il arrivera à 9.05 a.m.Le train sera à St- Lambert (Montréal) à 10.a.m.Au retour, le train partira de St-Lambert à 4.00 p.m., passera à St-Jean à 5.00 pm, à Farnham-Ouest 4 5.45 p.m.et arrivera a Granby a 6.00 p.m.Un train de marchandises partira de Granby à 6,30 a.m,, et arrivera à St-Jean à 9.45 a.m, Au retour, le train quittera St-Jean a 10.30 a.m.et arrivera a 1.30 p.m.A.B.Foster, gérant, Incident Le train de passagers qui quitta St-Lambert a 4.00 p.m., le samedi 12 janvier 1860, fut cependant bloqué par des bancs de neige entre St-Jean et Farnham-Ouest durant une terrible tempête hivernale.Le train resta sur place jusqu\u2019au matin, Une centaine d'hommes furent amenés sur les lieux et travaillèrent à déblayer la voie ferrée jusqu'à 10 a.m.heure a laquelle le train reprit sa route vers Granby.Le train arriva à Granby à 3.30 de l\u2019après-midi.Entretemps, les villageois ne savaient pas ce qui s\u2019était produit du fait que le télégraphe n'avait pas encore été complété entre Farnham et Granby.Tous étaient dans un état d\u2019anxiété facile à comprendre.Des rumeurs de désastre se répandirent bientôt dans le village, mais les chcses rentrèrent pourtant dans l\u2019ordre à Premier accident Le premier accident sur la ligne se produisit le 8 mars 1866.M, Richard Frost, le fils de Washington Frost, de Granby, se tua accidentellement à Farnham-Ouest lorsqu'il voulut monter sur le fourgon d\u2019un train en marche.Central Vermont En 1862, les municipalités e la région de la Baie Missis- quoi réalisérent l\u2019importance que pouvait avoir une voie fer- ree reliant le réseau de lal \u201cStanstead, Shefford and Chambly Railroad\u201d à celui du! Central Vermont.Quelques années plus tard, le réseau de la S.S.and C.R.R, fut loué au Central Vermont qui amena ses trains à Granby et qui fut en opération jusqu\u2019en 1916.Le réseau fut vendu au Canadien National, en 1916.Les trains électriques La méme année, le 9 avril 1916, la \u201cSouthern Counties Railway\u201d inaugura aussi un service de trains électriques, entre Granby et Montréal.Une voie ferrée fut posée sur! la rue Principale jusqu\u2019à la rue Drummond, où fut établie la: gare de la compagnie, dans: l'édifice érigé en face du: \u201cGranby Leader-Mail\u201d, En 1925, les rails furent enlevés de la rue Principale eti le service de trains électriques! emprunta la voie ferrée du Ca-| nadien National jusqu\u2019en 1951,\u2018 alors a°°2 Cas tr-\">s Diesels én- trérent en service.| PREMIER TRAIN ARRIVA A GRANBY, LE 1er JANVIER 1860 a 1925, La gare de la compagnie était dans l'immeuble de droite.A gauche, on voit la rue City et l'immeuble du Granby Leader Mail, \u2014\u2014 = UNE SALLE DE QUILLES POPULAIRE La salle de quilles Dufferin (la Dufferin Bowling Recreation Academy) est depuis plusieurs années très populaire auprès du public de notre cité.Non seulement les jeunes, mais les adultes s'y rendent régulièrement en vue de participer à des joutes trés contestées et se détendre durant une heure ou deux du travail harassant de la journée.Les propriétaires de cette entreprise sont MM.Lucien et Roland Deslauriers, deux hommes d\u2019affaires bien connus a Granby et dans la région, qui, avec leur frère, Alfred, din- gent également une autre compagnie, Deslauriers et Frères ransport Limitée, spécialisee dans la livraison des produits aux commerces ou à domicile à Granby.Né à Granby le 12 mars 1921, M.Deslauriers fit ses etudes a l\u2019école du Sacré- Coeur ou il les termina en 1939.I! entra alors au service de la Banque Royale qu'il uitta en 1941 pour travailler durant trois ans au bureau de la Granby Togs.Puis il abandonna cet emploi pour louer une salle de quilles.Le commerce étant excellent, il acheta en 1958 l'immeuble situé au No 27 de la rue Dufferin.M.Deslauriers vit son entreprise prospérer et jouir d\u2019une plus grande popularité auprés du public.Prévoyant l'essor que les quilles prendraient éventuellement, M.Deslauriers rénova toute sa salle l\u2019an dernier.II ajouta quatre allées aux huit existantes, puis agrandit et modernisa l\u2019extérieur de son immeuble.La salle offre aujourd\u2019hui à tous ses habitués les conditions de jeu les plus récentes, des allées de premier ordre et un excellent service de rafrai- chissements.Tout respire la propreté et le confort.Pour donner une bonne idéa de la popularité de cette salle, disons que l\u2019an dernier, prés de deux cents équipes y ont joué durant la saison des quii- les, c'est-à-dire de septembre à mai, comparativement à quatre-vingt-douze, il y a quatorze ans.Et tout laisse croire que leur nombre augmentera encore davantage d\u2019ici quatre ou cinq ans, si l\u2019on en juge par l'expansion considérab'e des salles de quilles à travers tout le Canada et les Etats- Unis.M.Deslauriers est aussi propriétaire des appartements Empire, sur la rue Empire.Marié à Madeleine Casavant et père de cing enfants, M.Deslauriers est actionnaire du Club de Golf Granby-St-Paul, membre de la Chambre de Commerce des jeunes et de l'Ordre des Chevaliers de Colomb.| Dufferin Bowling Reg'd MM.L.et R.DESLAURIERS, propriétaires GRANBY Une entreprise familiale Shefford Cleaning est l\u2019une des entreprises commerciales les plus prospères de notre cité.Fondée en 1933 avec des moyens de fortune, dans un petit local de la rue St-Joseph, en face de I'établissement actuel, elle s\u2019est graduellement développée, malgré les difficultés et la crise économique, pour devenir l\u2019une des entra- prises les plus importantes ans le domaine du nettoyage au Québec.Qui aurait pu prévoir, ilya vingt-six ans, le développement considérable atteint par la Maison Shefford Cleaning.ommencée modestement par M.et Mme Armand Lapointe et un employé, elle a progressé lentement mais sûrement.Devant le succès obtenu après tant d'années de travail acharné, M.et Mme Lapointe oublient ce qu\u2019il leur a coûté d\u2019efforts et de peines pour parvenir aux résultats présents.Admirablement secondé par son épouse, le fondateur a réussi à établir son industrie sur des bases solides et à élever une famille de six enfants.Aujourd\u2019hui, ses troie fils aînés, Roger, Normand et Luc, suivent les traces de leur père avec la même tenacite dans l\u2019oeuvre entreprise et dirigent adroitement l\u2019industrie familiale, a SERS Toujours 3 la recherche de perfectionnemsnts, Shefford Cleaning a su profiter de toutes les machines nouvelles et techniques savantes pour assurer à sa clientèle un service de nettoyage parfait et un service prompt et courtois.Gagner la confiance de Ja clientèle locale, fut tout d'abord son idée fixe, mais elle étendit bientôt son cormerce à toute la région, et maintenant Shefford Cleaning dessert les localités de St-Césai- re, Rougemont, Acton Vale, Marieville, Farnham, Bedford, L\u2019Ange-Gardien, Dunham, Co- wansville, Sutton, Knowlton, Magog, Valcourt, Rexton Pond jusqu\u2019à Upton.Tous les jours, ses voitures sillonnent tous ces endroits pour prendre ou livrer les commandes, Ce commerce qui a débuté modestement avec une laveuse à la main et un petit fer à repasser est aujourd'hui l\u2019un des mieux pourvus de machines automatiques.En vingt- six ans, elle a subi trois transformations successives, dont la dernière en 1952.En plus de ses installations régulières, elle possède maintenant une spacieuse voûte à fourrures de 6,400 pieds carrés de plancher.Les méthodes de travail les plus modernes sont en vigueur dans cet établissement.Toutes les mesures sont prises pour éviter les erreurs.La maison emploie par ailleurs pour le nettoyage un nouveau procédé appelé Sanitone qui donne aux cotons un nettoyage doux et une propreté impeccable, et aussi le Versol.Deux machines à laver complètement automatiques fonctionnent continuellement.Une filtration constante est donnée au produit employé pour le nettoyage, ce qui assure aux vêtements une propreté parfaite, quelles que soient les taches.Quatre sécheuses dont les degrés de chaleur se règlent automatiquement afin d\u2019empêcher le froissage du linge fait en même temps disparaître l\u2019odeur du produit chimique qui est utilisé pour le lava- .ge En sortant de css machines, les vêtements passent à l'inspection avant d\u2019aller au repassage.Les taches demandant une attention spéciale sont traitées au produit chimique, puis passées à la vapeur et séchées rapidement à l\u2019air pour empêcher la formation de cernes et hâter le service.Une fois ces opérations terminées, les vêtements sont di- Tigés vers la section du pressa- £e occupée par huit presses : cinq presses pour habits et manteaux, et trois pour la LA SHEFFORD CLEANING M.Armand LAPOINrÉ soie et les tissus délicats, plus une peti\u2018e press.pour les cravates.Puis ils subissent une nouvelle inspection, afin de vérifier si le pressage est bien fait ou si une réparation quelconque s\u2019impose.Les vé- tements sont alors prêts pour la livraison.On nettoie à peu pres tout ce qui peut être nettoyé : des tapis jusqu\u2019aux tis sus les plus délicats, Le département du lavage de chemises possède un outillage d\u2019une capacité de milie chemises par jour, 100 à l'heure.On en lave environ trois mille par semaine.Elles sont lavées automatiquement, et le repassage effectué par huit presses.Les chemises sont ensuite pliées avec soin et des car:ons placés dans les collets afin de leur garder leur forme initiale, Quant à la voûte à fourrures, elle est maintenue à une température de 38 degrés Farenheit et peut contenir cing mille manteaux.Beaucoup de clients de la région utilisent ce service pour protéger leurs fourrures durant la saison estivale.Les services de l\u2019entreprise comprennent en po:ticulier le nettoyage de tous genres, le pressage, la teinture, le lavage des chemises, le nettoyage des tapis, le service d\u2019entretien.des.uniformes de travail, l'imperméabilisation; le lustra- je, le nettoyage et l'entrepo- \u2018age des vêtements et des 'ourrures, Shefford Cleaning compte aujourd'hui un personnel de 35 employés, en plus du bureau de direction composé de MM.Roger, Normand et Luc Lapointe.Sans exagération, la famille Lapointe p u*-être citée comme la parfaite famille canadienne-française que l\u2019on Aimerait voir se multiplier.C\u2019est grâce au courage, à la tenacité et au travail de familles comme celles-là que de petites entreprises deviennent des entreprises importantes.M.Armand Lapointe est membre de la Chambre de Commerce et de l\u2019Assemblée Georges Boivin du 4e degré des Chevaliers de Coiomb.SHEFFORD CLEANING Inc.26 rue St-Joseph GRANBY ; | > La fondation de la compagnie 1C-\u2026.i Fome:oy Ltd remonte à 1926.Son fondateur, M.C.T.Cresswell, s\u2019associa alors avec un M.McIntosh pour établir la Cresswell - McIntosh Reg\u2019d.Le but de cette associa- ticn était la vente du matériel isolant importé des Etats-Unis, sous la marque de commerce de Athey Weatherstrip.Ce produit n\u2019était pas mis sur le marché, mais simplement vendu et installé par l\u2019entreprise elle-même.Peu de temps après la formation de la société, cependant, M.McIntosh s'en retira et M.Cresswell en devint le seul et unique propriétaire.Le principal produit en vente à ce moment, en plus des bandes isolantes contre le froid (Weatherstripping), était la fenêtre Sull.M.Cresswell avait acheté de l'inventeur tous les droits relatifs au double vitrage d\u2019une fenêtre à laquelle il avait donné le nom de \u201cSull Sash\u201d, soit celui de l\u2019inventeur, Il est intéressant aujourd\u2019hui de noter que la compagnie a si bien établi la marque de commerce Sull Sash au cours des années subséquentes que les ar- - nombre de 600.-letc.ainsi que beaucoup d'oiseaux d\u2019abord quelques bancs à l\u2019inten-:1945, on avait placé deux che-.ches aboutissent a un échange) 000, en = 1° fire de 400,000 de prix qui font la joie de tous tion des flaneurs, puis un kios-|vreuils canadiens et un ourson conditionnel d'un terrain de 75 000.en 199 e cuis surtout en! les visiteurs.que pour les réunions publiques noir est à l\u2019origine de l\u2019un des|acres de la paroisse Notre-Da-|(à cause de la pluie, PUBLICS ET LE JARDIN ZOOLOGIQUE ey LE PARC VICTORIA fut l'un des premiers parcs aménagés par la cité de Granby.La photo ci-haut nous le laisse voir à l'époque où une simple rue le traversait.Au fond, on apercoit le Brownie Castle, de Palmer Cox.Petits faits historiques Le 12 janvier 1872, l\u2019hon.M.Laframboise, m.p.p.pour le comté de Shefford, remit une somme de $50 à l\u2019école française du village de Granby.La troisième tannerie de S.H.C.Miner fut construite en 1874, sur le site de la gare des Chemins de fer nationaux.* * * Le 15 janvier 1875.SHC.Miner acheta de James Hor- ner la meuneris et la scierie familiales ainsi que toutes les terres qui lui appartenaient sur le versant-sud de la rivière, Il paya la somme de $7,250.* * * En 1875, James Down était -and sur la rue Princ:pa- [hel = le, en face de l\u2019église St-Geor- ge.Le théâtre Palace occupe aujourd\u2019hui ce site.* * * Le 28 septembre 1875, un incendie détruisait l\u2019édiiice à deux étages qui appartnait à M.C.T.Miner.Les dégâts atteignaient la somme de $4,000.* *x* *x En 1875, 114 enfants fréquentaient l'Académie anglaise.En 1876, il existait à Granby une fromagerie sous la raison sociale de \u201cKeep\u2019s Cheese Factory\u201d, rue St-Charles, en face du site occupé aujourd\u2019hui par l'église Assomption.Le premier incendie durant lequel le Service municipal des incendies utilisa sa nouvelle pompe à bras se produisit le 3 novembre 1876.Le feu détruisit partiellement le magasin Savage & Seale.* x * La \u201cMerchant's Bank\u201d existait au village en 1876.Elle fut remplacée, le 15 août 1877, par la Fastern Township Bank, aujourd\u2019hui la Banque Cana - dienne du Commerce, Le 17 août 1877, un Incendie détruisit la manufacture de André Robert, où l\u2019on fabri- quait des portes et fenêires en bois.ou les concerts de la fanfare du-|plus beaux jardins zoologiques rant la saison estivale.L'angle nord-est du parc fut aménagé en terrain de jeux et de pique-nique pour la population.Un peu plus tard, on traça des voies d\u2019accès pour les piétons.L'une d'elles fut appelée avenue Louise en mémoire de la fille de la reine Victoria, et une autre l\u2019avenue Lorne, en mémoire d\u2019un ancien gouverneur du Canada (1873-1883, l'époux de la princesse Louise, L'aménagement actuel du parc remonte tout au plus à 1939.L'un de ses monuments date cependant de l'année 1901.I! s'agit du monument Latimer érigé par les officiers et les soldats du régiment local qui désirèrent ainsi perpétuer la mémoire de deux militaires locaux morts durant la Guerre du Transvaal, en Afrique du Sud, en 1899, William Latimer, major de la lére section du Régiment Royal Canadien de Shefford, fut tué au combat de Pabers Putt, le 30 mai 1900, à l\u2019âge de 24 ans.L'autre militaire, E.Prine, mourut de l\u2019entérite à Netley Hants, en Afrique du Sud.Le Parc Miner Le parc Miner fut le second parc public de Granby.O fut aménagé sur un terrain donné à la ville par M.S.H.C.Miner l\u2019année précédente de sa mort, en 1910.Face au kiosque où se tinrent par la suite tant d'assemblées électorales et de concerts, fut érigé le 24 juin 1934,| vi un monument à la mémoire des fondateurs de la Société St-Jean- Baptiste.C\u2019est dans ce parc, près de l'avenue du Parc, que se trouve aussi la piscine municipale où l\u2019été se rafraîchissent les enfants de Granby.Le Pare Pelletier Le parc Pelletier est aussi l\u2019un des plus beaux de la cité.Il porte ce nom en mémoire de l\u2019un des curés de la paroisse Notre-Dame qui, décédé en 1949, contribua à Jl\u2019expansion de la municipalité.Au centre de ce jardin public, se trouve une fontaine romaine, un don de la ville de Rome à la cité de Granby.Sa forme est celle d\u2019un tombeau et si l\u2019on en croit les inscriptions latines et les dessins sculptés dans le marbre, deux de ses côtés auraient servi d'autels pour la célébration de la messe dans les catacombes où se cachaient les premiers chrétiens.de la province de Québec.Il s\u2019agit bien entendu du Jardin Zoologique de Granby.Les débuts de ce jardin que visitent maintenant plus de trois quarts de million d\u2019étrangers chaque année, furent très modestes.Les animaux étaient gardés dans un simple enclos, où quotidiennement un employé municipal venait leur porter ce qu'il pouvait récolter dans les fermes voisines ou chez les marchands de la ville.M.Léo Alain, de Alain Automobile Enrg., est l\u2019un des hommes d\u2019affaires les plus avantageusement connus Son établisse- I ment, sous son habile direc-|tures usagées.tion, a pris un essor considéra- de notre cite.propriétaire[saire à l\u2019entretien des voitures.une salle d'exposition, de vastes bureaux, etc.Près du garage se trouvent de vastes terrains où sont annoncées les voi- ble pour se classer, aujourd\u2019- hui, au nombre des plus im- Cette ferme (une simple 8raN-|portants de ce genre de com- ge en fait) était située à l\u2019ar-}merce dans notre région.rière de l'hôpital, sur un terrain que MM.Georges Avery, A l\u2019emploi d\u2019une société de Paul-Roméo Robert et Paul-Emi-jfinance durant les dix-huit an- le Isabelle, avaient donné à lainées qui précédèrent son éta- cité en 1943, et sur lequel se|blissement à Granby, M, Léo trouvait une érablière apparte-/Alain n'hésita pas dès son ar- nant à MM.Thomas Hart etirivée à construire un garage L.M.McAurèle.Le terrain fut|très moderne en vue de se spé- incorporé à la cité en 1947.cialiser dans la vente des au- L'idée d\u2019un jardin zoologique|tomobiles et de leur réparation.fit assez rapidement son chemin.|M.Alain est le dépositaire des Sur l'invitation du maire P.-H.voitures Cadillac, Boivin, nourrir les animaux, hommes d\u2019affaires rent au projet.Oldsmobile des marchands et des|et Chevrolet dans notre région.associations décidèrent, vers 1% 43, daider la munie puis des|employés une trentaine de spé- s\u2019intéressé-/cialistes dans la vente et la Son établissement où sont mécanique comprend un poste Les dons affluèrent bientôt, De|d'essence, une salle de répara- nouveaux animaux apparurent:|HON, tout le mécanisme néces- un chat sauvage, des écureuils, des rats blancs et d\u2019autres chevreuils.Un peu plus tard, deux bisons obtenus grâce au gouvernement canadien par l\u2019entremise de notre député, M.Marcel Boi- n.Plusieurs années s\u2019écoulent.En 1952, le jardin est déjà très populaire auprès du public local et régional qui, l\u2019été y conduit les enfants.Cette année-là, le maire Boivin reçoit une lettre de Norvège lui annonçant l\u2019arrivée de deux zèbres, cadeau de M.Christansen, -propriétaire de la plus importante flotte de baleinières au monde L'arrivée de ces zèbres soulève un grand intérêt.La même année, la ville de Winnipeg, Manitoba, fait cadeau au jardin d\u2019un lion que le clu\u2019 Lions local se charge de nourrir à perpétuité.La Cité de Toron to offre aussi deux moufflons, et le Jardin Zoologique de Char- lesbourg, un lama.Le maire de Toronto présente ensuite deux \u2018singés, ét le zoo de San Diego, deux kangourous.Se rendant compte de l\u2019impor- A Le commerce de M.Alain prospère d\u2019année en année, De cinquante automobiles la première année, il s'est accru constamment pour atteindre le chiffre imposant de mille, et un chifre d\u2019affaires de plus de $1 million.Situé à l\u2019angle des rues Bou- chard et Boulevard Boivin, le terrain d\u2019une superficie de 63,- 640 pieds s'étend jusqu à la rue Principale.C\u2019est avec fierté que M.Alain parle de la ligne populaire des voitures General Motors: la Cadillac, l\u2019Oldsmobile, la Chevrolet et la Corvair.Il éprouve auss1 beaucoup de satisfaction à parler de son personnel, dont les chefs de département sont des ouvriers de la première heure.M.Gilles Ostiguy, gérant des ventes et Alain Automobile Ltée gérant - général de l\u2019établissement, fut le premier employé de l\u2019entreprise.M.Albert Char- land est le chef de service depuis la fondation du garage, et M.Marcel Gingras le gérant du bureau.Cinq représentants composent le personnel des ventes qui est au service du public jusqu\u2019à dix heures, le soir.Le personne! hautement spécialisé fait annuellement un stade de plusieurs jours aux usines General Motors en vue de se familiariser avec les nouveautés mécaniques dans le domaine de automobile, Alain Automobile est maintenant considéré comme l'un des établissements les plus importants de notre cité dans le commerce de l\u2019automobile.L'entreprise a acheté, il y a environ un an, un autre terrain voisin en vue d\u2019assurer son expansion.M.Alain est marié et pére de trois enfants.LE GARAGE ALAIN AUTOMOBILE LTEE Angle Bouchard et Boul.Boivin Granby ri t= La Banque Canadienne Nationale L'histoire économique du Canada français est étroitement liée, depuis plus de quatre- vingt-cinq ans, à celle de la Collaboratrice de la plupart des entreprises établies par les nôtres, elle a grandi avec elles.On peut mesurer à ses avec le temps les centres industriels que nous connaissons aujourd\u2019hui.La Banque Canadienne Nationale aide au développement économique de Granby de deux façons : Banque Canadienne Nationale.Celle-ci a contribué, depuis son établissement en 1874, A Yes- sor extraordinaire du Canada.Elle eut de modestes débuts : à la clôture de son premier exercice, l\u2019actif de la Banque dépassait à peine le million de propres progrès la contribution qu\u2019elle à apportée au développement du Québec.La Banque Canadienne Nationale & toujours suivi, quand elle ne l\u2019a pas devancé, le progrès de la province où, depuis ses dé- dollars.À la veille de la dernière guerre, cet actif était passé à $162,000,000.aujourd'hui plus de 000.TI atteint $750,000,- buts, elle concentre en grande partie ses opérations.Tout le long de son histoire, escomptant l'avenir avec confiance, .elle à ouvert des bureaux dans des villages qui sont \u2018evenus La Banque Canadienne Nationale a contribué au progrés - de Granby.Elle ouvrait en 1914 sa première succursale, puis une seconde en 1947, Ces deux succursales, sous la direction respective de M.J.-A.Jauvin et de M.G.Morin, sont au service des hommes d'affal- res, des commerçants, des institutions civiles et religieuses, des cultivateurs et de la population épargnante de la région de Granby.LA PLUS GRANDE INSTITUTION DU CANADA FRANCAIS &) en encourageant la prati- b) que de l\u2019épargne, indispensable au succès de chacun, quoi qu'il entreprenne ; en secondant esprit d'initiative et d'entreprise des citoyens et en mettant à | leur disposition le crédit qui est un puissant levier aux mains de ceux qui savent l\u2019employer à bon escient, : G.MORIN BANQUE CANADIENNE NATIONALE - + La Le Granby possède son Le premier journal à être publié dans les \u2018Cantons de l\u2019Est\u201d fut le \u201cBritish Colonist\u201d fondé en 1823, par Silas Dickenson.Ce journal était imprimé a Stanstead Plain.La \u201cFarmers\u2019 and Mechanics Journal and St-Francis Gazette\u201d, connue plus tard sous le nom de \u2018Sherbrooke Gazette\u201d fut fon- ton.Le \u201cStanstead Journal\u201d fut fondé en 1845, par LeRoy Robinson.Au Bas-Canada En 1857, quelque trente-sept journaux anglais et trois journaux bilingues (anglais-français) étaient publiés dans la province du Bas-Canada.Ils étaient imprimés aux endroits suivants: Montréal, 23; Québec, 7; Sherbrooke, 2; Trois-Rivières, 1: St- Jean, 1, Aylmer (Outaouais), 1: Stanstead, 1; Granby, 1; New- Carlisle, 1; Knowlton, 1.Dans notre région Un des premiers journaux à être publié dans notre région fut le \u201cAdvertiser and Eastern Township Sentinel\u201d qui était imprimé A Beaver Hill, Knowlton, et dont le premier numéro por- {> la date du 11 janvier 1856, L'éditeur de ce journal était 2ierre Cerat.En 1861, il vendit son journal à Lucius Seth Huntingdon, a- ;ocat de Waterloo et à son as- ocié, Hiram Foster, qui le pu- lièrent jusqu\u2019en 1909 sous le som de \u201cWaterloo Advertiser\u201d.A Granby Le premier journal à être publié à Granby fut le \u201cEastern Township Gazette and Shefford County Advertizer\u201d dont la première édition date du 2 novembre 1855.L'éditeur de ce journal était John Speckman (1857).Le \u201cEastern Township Gazette and Shefford County Advertizer\u201d fut vendu, en 1858, à Ewing Mc- Indoe qui, à son tour, le vendit en 1863, a H.Rose, qui le publia jusqu\u2019en 1866, lorsqu\u2019il le vendit à Samuel C.Smith.Celui-ci le publia jusqu\u2019au 26 janvier 1877.\u201cMonitor\u201d En 1856, un autre journal fit son apparition à Granby.L'existence de ce journal, le \u201cMonitor\u201d, fut de courte durée.Son éditeur était T.Amyrauld.\u201cGranby Gazette\u201d En 1869, Samuel C.Smith, é \u2018iteur du \u2018Eastern Township razette and Shefford County Ad- ortizer\u201d lança un autre jour- il sous le nom de \u2018\u2018Granby wzette\u201d et qui contenait quel- 12s rubriques en langue fran- \\ se.Un incendie détruisit les bu- .aux de la \u201cGranby Gazette\u201d 1 1876 (angle Court e.Princi- ale), La \u201cGranby Gazette\u201d rt le lastern Township Gazet.: and sfford County Advertizer\u201d lis- dée, en 1888, par Joseph Wal, _ Sans journal | Le village de Granby fut sans \u2018journal de 1876 à 1891.\u201cGranby Leader\u201d et \u201cGranby Mail\u201d | Le \u201cGranby Leader\u201d fut fondé, le 21 mai 1891, par George | Wilcocks.Le bureau de ce jour- jhal fut établi dans un édifice en brique (à trois étages) que A, C.Savage, le beau-père de George Wilcocks, construisit, en +1895, à l'angle des rues Drum- mond et City.Cet édifice est occupé, aujour- + hu, par le \u2018Granby Leader- En 1896, Lindol S.Corey, qui avait été rédacteur de la \u2018\u2019Gran- by Gazette\u201d fonda le \u201cGranby Leader\u201d et sortit deux éditions par semaine.Les journaux des \u201cCantons de l\u2019Est\u201d En 1897, il y avait sept hebdomadaires de langue anglaise et deux hebdomadaires de langue francaise dans les \u2018\u2018Cantons de l'Est\u201d.Les éditeurs de ces journaux s'associérent, en 1857, et fondèrent la \u201cEastern Township Press Association\u201d.Congrès à Granby Un congrès de la \u201cEastern Township Press Association\u201d eut lieu à Granby, en 1897.I réunit les éditeurs des journaux suivants: Waterloo Advertizer C.H.Permelee Richmond Guardian W.E.Jones Granby Mail L.S.Corey et J.Lefebvre Progrès de l\u2019Est L.A.Bélanger Journal de Waterloo J.A.Chagnon Richmond Times A, L.Lance Sherbrooke Gazette E.S.Stevens Stanstead Journal J.C.Holland Granby Leader G.Wilcocks Le \u201cGranby Leader-Mail\u201d Un journaliste de métier, George Legge, employé à la Southam Press Co.Montreal, venu s\u2019établir au village, en 1900, acheta le \u201cGranby Leader\u201d et le fusionna, en 1901, avec le \u2018\u2018Gran- by Mail\u201d pour former le \u2018\u201cGran- by Leader-Mail\u201d._L Ce journal resta la propriété de Georges Legge et de ses fils pendant 52 ans.En 1953, le \u2018Granby Leader- Mail\u201d changea de propriétaire après avoir appartenu à George Legge (1901-1932), à son fils Walter Legge (1932-1949) et à son petit-fils Donald Legge (1949-1953).Le \u201cGranby Leader-Mail\u201d est aujourd\u2019hui la propriété de la Granby Press Inc, qui a succédé à la Granby Printing and Publishing Co.Il faut souligner un fait: le \u201cGranby Leader-Mail\u201d a été publié sous le même toit depuis 1891.M.Eric Ferrat en assume \u2018urent après cet incendie.à d maintenant la gérance.La Sauquolt Limited est établie Granby depuis 1950.Son personnel atteint la centaine.Succursale d\u2019une entreprise améri- caline, maintenant dans sa qua tre-vingt-sixième année, son usine locale est établie au No 185 de la rue St-Hubert, bureaux de vente auxiliaires au No 1260, de la rue Université, à Montréal.et ses Le propriétaire et le président e la Sauquoit Limited est M.C.Lee Havey, et le gérant de l\u2019usine de Granby, M.S.J.Micha- lek.Cette usine fabrique tous les filés nécessaires aux tricots et aux tissus de nylon, d\u2019orlon, de Premier journal français Le premier journal de langue française à être publié à Gran- by fut \u2018L\u2019Echo de Granby\u201d dont la première édition date de 1909.Les éditeurs de ce journal furent J.L.Dozois et Ernest Tartre.tous deux notaires.Ce journal ne fut publié que durant quelques mois, De 1909 a 1930, la ville fut sans journal francais.La \u2018Revue de Granby\u201d En 1930.Edouard et Ovila Hains fondérent la \u2018Revue de Granby\u201d.Le premier numéro de ce journal hebdomadaire porte la date du 6 février 1930.Cette année, il compte donc trente années d\u2019existence.M.Lucius Laliberté en est aujourd'hui le président et M.F.Ducharme, le gérant La Voix de l'Est La petite histoire de \u201cLa Voix de l\u2019Est\u201d ne manque pas d\u2019attrait, et il convient de rappeler les multiples événements.et surtout les petits incidents qui ont marqué sa vie interne, au cours des 25 années de son existence.Sans ces faits d'intérêt primordial, l'histoire que nous nous plaisons à souligner serait incomplète; alors que leur simple mention suscitera, nous en sommes certains, des souvenirs précieux dans l'esprit de tous ceux qui ont collaboré à sa fondation et à ses succès.D'ailleurs, une industrie aussi progressive qui, en si peu d\u2019années s'est imposée à l\u2019attention de tous, mérite d\u2019être signalée jusque dans ses moindres détails.N'oublions pas, par exemple, que partie de zéro en 1935, elle compte, aujourd\u2019hui, cinquante-employés permanents, une trentaine de camelots en plus d\u2019une cinquantaine de correspondants, ce qui en tout porte le personnel à environ 130 employés et collaborateurs.C'est le 29 mai 1935 que l'Imprimerie Rapide Ltée fondait l\u2019hebdomadaire \u2018La Voix-de l'Est\u201d, au cours d'une première réunion des directeurs provisoires, aux bureaux que la compagnie occupe encore, au No 138, rue Principale.On remarquait à cette réunion, tenue à 10 heures de l\u2019avant-midi, M.Aimé Laurion, qui depuis en est devenu le président; Mlle Germaine Poirier et Mlle Henriette Leduc, tous employés au bureau de Me Paul Provost.Ce fut ce dernier qui en obtint l\u2019incorporation sous la loi des compagnies de Québec.Le capital initial était de $15,000.Un mois plus tôt, toutefois, plusieurs citoyens de Granby s\u2019étaient réunis chez M.Candide Leroux, rue Principale, pour étudier l\u2019opportunité de fonder un hebdomadaire et une imprimerie.À cette date, M.Louis-Philippe Peltier était propriétaire d'une imprimerie, fai- clale de l'Imprimerie Eclipse Enregistrée, et il consentit à vendre ses intérêts à la nouvelle société de l\u2019'Imprimerie Rapide Limitée, représentée par ses directeurs provisoires.Les choses marchèrent rondement, et la première assem- \\blée générale des actionnaires eut lieu le 15 juin suivant.Etaient présents: MM.Alphonse Langlois, Candide Leroux, Roméo Robert.J.-A.Bédard, \u2018L.-P.Peltier, Alcide Racine, Al- béa Messier, Léo Coté, L.-P.Petit, Alcide Guay, Florimond St-Onge, J.-H.Leclerc, Emile Isabelle, J.-A.Comeau, Horace Boivin, Paul Provost et Aimé Laurion.On procéda donc à l'élection |d'un bureau de direction per- \u2018manent, et MM.Alphonse Lan- glois fut élu président: Alcide Racine, vice - président; Albéa Messier, secrétaire; Florimond St-Onge, trésorier; L.-P.Pel- tier, directeur-gérant; P.-Hora- ce Boivin, directeur, et W.-A.Fortin, directeur.C'est donc M.Peltier qui en fut le premier gérant.Peu de temps après, on retenait les services d'un journaliste de carrière, et M.Georges Lan- glois était nommé rédacteur en chef.M.Aimé Laurion, par ailleurs, devenait le premier reporter et publiciste de l\u2019hebdomadaire.Bien avant la publication de son premier numéro, \u2018La Voix de I'Est\u201d suscitait déjà un grand intérét.La Revue de Granby et le Granby Leader Mail avaient souligné cette nouvelle fondation, alors que la Chronique de la Vallée du St- Maurice, de Trois - Rivières, avait souhaité la plus cordiale bienvenue & ce nouveau membre de l'Association des hebdomadaires de la province.Dans un court article, où ils signalaient la naissance de \u201cLa Voix de l'Est\u201d et de \u201cLa Renaissance\u201d (l'hebdo fondé par Ovilar Asselin), le Progrès du Golfe et l\u2019Echo du Bas St-Lau- rent écrivaient: \u201cCe sont deux unités brillantes et alertes qui feront bientôt parler d'elles, puisqu\u2019elles sont dirigées par des journalistes célèbres qui ont d\u2019ardents amis dans tout le pays.\u201d Cette nouvelle addition à la famille des hebdomadaires, di- sait-on, par ailleurs, témoigne de la faveur dont jouit la presse régionale et du rôle utile qu\u2019elle remplit dans notre province.Les quotidiens du Québec avaient aussi annoncé la fondation de l'hebdo de Granby.Mais à peine avait-on lancé le journal que la première difficulté se présentait avec la démission de M.Langlois.Calui- ci retournait au service de \u201cLa Presse\u201d.On confia temporairement le poste de rédacteur à M.Aimé Laurion, fonce tions qu\u2019il remplit jusqu\u2019à le sant affaires sous la raison so- SAUQUOIT LIMITED THROWSTERS térylène ou d'autres fibres synthétiques.Un outillage moderne et d\u2019autres machines spéciales servent à répondre à toutes les exigences des industries du bas, du tric du rembourrage, de l'automobile, des filatures ou pour la fabrication de tissus plus résistants.T1 lui est enfin possible d\u2019ap - provisionner tous les fabricants de filés élastiques composés fils multiples ou d\u2019un simple ou encore de textures de filés.L'espace disponible pour production est de vingt-cinq mille pieds carrés.nomination de M.Jean-Louis jy ot, de til la Gagnon, le 10 octobre 1935.Une autre démission d\u2019importance devait se produire un peu plus tard, toutefois, celle du gérant du journal, M.L.-P.Pel- tier, le 9 février 1936.Il fut remplacé par M.Jos Lemyre.aujourd'hui représentant de la Canadian Linotype.Puis le 15 juillet suivant, nouvelle séance du bureau de direction.Les directeurs sont alors réélus en bloc, et on ajoute au comité un troisième directeur, M.Ernest Thibodeau, vice-président de la compagnie en 1950.M.Jean-Louis Gagnon ne devait pas occuper très longtemps les fonctions de rédacteur en chef.Le 5 mars 1936, en effet, M.Charles-Edouard Parrot, dont plusieurs se souviennent encore, lui succède.En mars 1937, d\u2019autre part, M.Aimé Laurion quitte \u201cLa Voix de l\u2019Est\u201d pour assumer la direction de \u201cLa Gazette de Valley- field\u201d.Quelques mois ne se sont pas écoulés, toutefois, que M.Parrot, aujourd\u2019hui rédacteur au journal \u201cLe Soleil\u201d de Québec, quitte notre ville pour accepter un autre emploi à l\u2019 \u201cEvénement Journal\u201d.C\u2019est alors que M.Myriel Gendreau prend définitivement la direction de l'hebdomadaire, poste qu\u2019il conserve jusqu\u2019en 1944, c\u2019est-à-dire jusqu'à la nomination de M.Aimé Laurion (le ler janvier 1944) comme ré- dacteur-gérant du journal.En prenant la direction de l\u2019hebdomadaire, M.Laurion donne une nouvelle impulsion au journal et ce dernier prend une telle envergure que l\u2019on songe bientôt à la fondation d\u2019un quotidien.Lancée un bon matin, l\u2019idée fait son chemin et le 15 novembre 1945, M.Aimé Lau- rion devient l\u2019âAme dirigeante du quotidien (dont la publication devait commencer le 5 décembre suivant) et M.Roland Gagné est nommé rédacteur en Difficultés Ces années, cependant, ne s'étaient pas écoulées sans que surviennent de nombreuses difficultés que tentaient de résoudre le mieux possible les directeurs.Aussi note-t-on, par exemple, dans les minutes des séances que le 22 septembre 1937, M.Alcide Racine, président de la compagnie en 1950, assumait la surveillance de la publicité au nom du bureau de direction.Le 2 mars 1938, d'autre part, les minutes mentionnent les changements suivants, sans doute à la suite de problèmes internes: M.Alphonse Langlois est le président du journal, mais M.Albéa Messier est assigné aux finances; M.P.-H, Boivin devient le responsable du service des abonnements; M.Alcide Racine, de la facture du journal; M.J.-H.Leroux, des revenus publicitai- Une entreprise industrielle\u2019 dont Granby a raison d\u2019être fière.est celle de U.Marcoux & Fils Ltée, spécialisée dan: la fabrication de cabinets de machines à coudre.Cette entreprise est le résultat, non seulement de l'initiative per- M.U.Marcoux et de son fils.aussi remarquables dans l\u2019avenir qu\u2019ils le furent depuis trois plus importantes industries de notre cité.L'histoire de cette société familiale démontre que la détermination alliée à la compétence conduit ordinairement au succès.Né le 8 août à St-Fer- dinand de Mégantic, M.U.Marcoux apprit très tôt à ouvrer le bois.Après ses études, en effet, il entra avec son frère au service de son père, M.Ludger Marcoux, qui possédait un atelier de portes et fenêtres.Quelques années plus tard, soit vers 1940, les deux frères achetèrent l\u2019usine et transformèrent la production: ils fabriquèrent alors des traînes-sau- vages et des chaises pliantes pour les salles paroissiales.Tout allait bien.L'usine employait cinquante-cinq ouvriers bon an mal an, lorsqu\u2019en 1946 un incendie détruisit de fond en comble tout l\u2019établissement, les deux frères perdant d\u2019un seul coup, du jour au lendemain, quelque $80,000.Ce malheur devait nécessairement interrompre la production de l\u2019entreprise, mais non décourager M.U.Marcoux.Il déménagea alors à Granby, puis loua le moulin Lacasse de Roxton Pond où il entreprit la fabrication de cabinets de machines à coudre.Il voyagea soir et matin durant six mois, uis il loua un local dans \u2019immeuble Giddings, rue i sonnelle, mais des efforts de y Gérard, et si ses succès sont \u20ac ans, elle deviendra l\u2019une des | res et des dépenses extraordinaires; M.W.-A.Fortin, de l'atelier; M.L.-P.Peltier, des impressions.Enfin, M.Ernest Thibodeau est nommé administrateur.Puis le 22 mars de la même année, ce sont des troubles financiers qui assaillent l\u2019entreprise.La banque se fait tirer l'oreille au sujet d\u2019un billet pro- missoire.Le 6 juillet, nouvelle initiative en vue de diminuer le coût du journal; on veut réduire le nombre de pages.L'annonce ne rapporte pas suffisamment pour répondre aux exigences de l\u2019hebdo, et on doit couper les dépenses pour boucler le budget.Quelques mois s\u2019écoulent ensuite sans incident remarquable, alors qu\u2019à l\u2019automne, plus précisément le 30 octobre 1938, M.Hervé Marchand, premier contremaître de \u201cLa Voix de l\u2019Est\u201d depuis la fondation, quitte le journal et est immédiatement remplacé par M, Ernest Thibodeau.M.Alcide Racine, pour sa part, se voit confier le rôle d\u2019administrateur.M.Racine conserve ce poste jusqu\u2019au 4 janvier 1939, date à laquelle M.Philippe Peltier est nommé gérant - administrateur.Mais le 10 mars suivant, une autre démission, très importante celle-là.M.P.-H.Boivin, qui était depuis le début directeur du journal, renonce à ce poste à la suite de sa première élection à la mairie de Granby.C\u2019est dire que le maire actuel est à compléter sa 21ème année consécutive comme premier magistrat de cette ville.Le 6 mars 1940, nouveau départ: celui de M.Peltier qui résigne ses fonctions de direc- teur-administrateur.M.Ernest Thibodeau est alors nommé contremaître de tout l'atelier; M.Gérard Sauvageau, chef de bureau, M.Myriel Gendreau, chef du journal, et M.Hervé Marchand, maintenant propriétaire de la papeterie Marchand, chef du service de publicité.Le 25 juin 1943, Ies actionnaires se réunissent; un nouveau bureau de direction est élu, M.Alphonse Langlois est réélu président; M.Ernest Thi- bodeau est élu vice-président: M.Alcide Racine, secrétaire; M.Albéa Messier, trésorier, et MM.J.-H.Leroux, C.-E.Le- roux et Armand Fortin, directeurs.La société Maheu & Noël est aussi engagée comme vérificatrice des livres, Enfin le 8 décembre 1943, les directeurs engagent un nou- vcau rédacteur-gérant, M.Aimé Laurion, qui occupe officiellement ccs fonctions le ler janvier 1944, Quatre mois plus tard, soit le 22 avril, on embauche un assistant - gérant dans la personne de M.Roland Mallette.M.Laurion est maintenant président de la compagnie et M.Mallette, gérant.Le 25 août 1944, les actionnaires se réunissent de nouveau LA VOIX DE L'EST pour élire leurs directeurs, M.Alphonse Langlois est réélu président; M.Ernest Thibodeau vice-président; M.Alcide Racine, secrétaire; M.Albéa Messier, trésorier, M.J.-H.Le- roux, M.C.-E.Leroux et M.Armand Fortin, directeurs.C\u2019est le 24 février 1945, après de nombreuses hésitations et de multiples démarches, que l\u2019on décide d\u2019établir un journal quotidien à Granby.Comme on ne peut lancer une telle entreprise sans en connaître les exigences, MM.Aimé Laurion, Alphonse Langlois et Alcide Racine sont autorisés par les directeurs à s\u2019enquérir des faits principaux et à procéder aux préparatifs nécessaires.Dans son rapport aux directeurs, M.Laurion est très enthousiaste et souligne tous les avantages que l\u2019on peut retirer de l\u2019établissement d\u2019un quotidien dans notre ville, les possibilités de transformation de l'hebdomadaire en quotidien, bref les conditions de l\u2019entreprise et les bénéfices que l'on peut réaliser.Le quotidien Le 7 septembre 1945, l\u2019Imprimerie Rapide Limitée change son nom pour celui de \u201cLa Voix de l'Est Limitée\u2019 et on accroît le capital - action autorisé de $15,000 a $125,000, C'est dire que le bureau de direction approuve l\u2019idée d'un quotidien dans notre ville et qu'il se prépare à sa publicité, Le 17 décembre suivant, on procède à l\u2019élection d\u2019un nouveau bureau de direction.M.Alcide Racine est alors élu président : M.Ernest Thibodeau, vice-président ; M.Albéa Messier, secrétaire ; M.Aimé Laurion, trésorier ; MM.Alphonse Langlois, Hor- misdas Leroux et Armand Fortin, directeurs.\u201cLa Voix de I'Est\u201d profite de ces préparatifs pour aussi conclure une importante transaction : achat de l'immeuble de M.Omer Choinière, qu\u2019elle a toujours occupé depuis sa fondation, Le 28 octobre également, une transaction financière s'effectue en vue de satisfaire aux exigences du quotidien.Enfin, le 6 décembre, après avoir traversé de multiples difficultés, paraît le premier exemplaire du quotidien.C\u2019est alors la réalisation d'un voeu depuis longtemps caressé, mais aussi le début de difficultés suscitées par les besoins sans cesse grandissants du journal.Les problèmes ne manquent pas; l\u2019un n\u2019est pas sitôt réglé, qu'il en surgit plusieurs autres.Mais grâce à la collaboration de tous et de chacun, au travail et aux efforts persévérants de la direction, on passe au travers de toutes les difficultés.Le 20 juin 1946, M.Alcide M.U.MARCOUX ble d'accroître quelque peu sa production.C\u2019est en 1955 que son fils quitta la fabrique de meubles où il remplissait les fonctions de gérant pour se joindre \u2018à son père.L'industrie prit à ce moment un essor considérable et, en 1958, le père et le fils décidèrent de construire une usine d\u2019environ neuf mille pieds carrés pour mieux coordonner leur production.Sans compter le coût de l\u2019outillage, l\u2019entreprise dépensa $50,000 pour s\u2019installer rue Robinson, à l\u2019entrée du nouveau pont qui enjambe la Yamaska.Pour donner une idée de l'expansion de l\u2019entreprise, précisons qu\u2019elle fabrique maintenant environ six mille cabinets de machines à coudre par an, et que son chiffre d\u2019affaires de $60,000 en 1955 excède aujourd\u2019hui le quart de million de dollars.L'usine fa- Principale, où il lui fut possi- L'USINE DE LA SAUQUOIT LIMITED GRANBY brique également sur comman- Racine est réélu à la présiden- La Compagnie U.Marcoux & Fils M.G.MARCOUX de des discothèques, des cabinets d'appareils de haute fidélité, des tables de vivoir, etc.Ses cabinets de machines a coudre sont fabriqués de pin de Colombie plaqué de \u201cpane- lite\u201d et d\u2019arborite.Elle reçoit le contreplaqué en feuilles de quatre pieds par huit, puis le transforme rapidement en panneaux de diverses grandeurs, selon les modèles en production.L\u2019arborite est joint au bois au moyen d\u2019une mat- tière encollante très forte.L\u2019usine fabrique également les petites chaises ordinairement vendues avec les machines à coudre, La société U.Marcoux & Fils compte maintenant cent vingt-cinq clients dans le Québec, et un représentant en Ontario.Ses dix-huit employés peuvent miser sur un travail permanent, comme l\u2019entreprise \u2014 JANVIER 1960 31 quotidien depuis 1945 ce de la compagnie ; M.E.Thi.bodeau à la vice-présidence ; M.Albéa Messier, comme secrétaire ; M, Aimé Laurion, au poste de trésorier; MM.J.-H.Leroux, le Dr P.-A.Leduc et M.Gaston Guertin, directeurs.Et le 2 juillet, le notaire Jacques Noiseux est invité à procéder au refinancement de la compagnie.Aux réunions générales subséquentes, le 4 août 1947 et le 13 août 1948, le nié- me bureau de direction est réélu.Le 9 décembre 1948, l\u2019administration décide de renouveler l'outillage de l\u2019imprimerie afin d\u2019être en mesure d'exécuter tous les travaux requis ét aussi de répondre aux commandes nombreuses que l'on y reçoit.C\u2019est un changement qui s'impose pour mainteñir l'essor de l'atelier vers le pre- grès./ Le 22 août 1949 a lieu une assemblée générale annuelle, et M.Alphonse Langlois est noni- mé membre du bureau de direction en remplacement de M.Aimé Laurion qui devient édi- teur-gérant du journal.= C\u2019est le 14 mars 1950 qu'est émise par Crédit-Québec me nouvelle série d'obligations au montant de $90,000, et le 7 mars, \u201cLa Voix de l'Est\u201d lotie la partie avant du rez-de- chaussée de son immeuble à la Banque de Toronto qui, avant de s\u2019y installer, y apporte de nombreuses améliorations.- Enfin la compagnie achète la propriété de Mlle Bélisle qui donne sur la rue St-Geor- ges, afin de s'assurer l\u2019espace nécessaire aux obligations futures de l\u2019entreprise, ; Solidement établie et bien dirigée comme elle l'est, le aie tidien réalise sans cesse des Progrès depuis quinze ans.Aujourd\u2019hui, \u201cLa Voix de l'Est\u201d possède des bureaux à St-Jean, à Cowansville, à Far- nham, à Waterloo, à Marie- ville, en plus de nombreux co dants dans tous les centres de la région desservie ar le le quotidien.M.Jean- oël Ménard est le directeur de l'Information.Le poste CHEF Depuis le mois de février 1958, le quotidien de Granby est aussi propriétaire du poste CHEF fondé en mars 1946.À l'instar du journal, le poste de radio maintient son essor vers le progrès.Il innove sans cesse dans la présentation de ses programmes et ses émissions de nouvelles portent surtout sur les événements qui se produisent à Granby et dans toute la région.Sous la gérance de M.Henri Champagne le poste CHEF émet sur une longueur d\u2019ondes de mille watts depuis le 6 octobre 1959.C\u2019est dire que depuis cette date, le poste couvre un territoire beaucoup plus considérable.2h Limitée ]des des fabricants ou des distributeurs de toutes les marques de machines à coudre, En plus d\u2019assurer la production de l\u2019usine, la compagnie importe également des inachi- nes à coudre.Elle possède deux agences : l\u2019une japoraise, l\u2019autre italienne.I s\u2019agit des marques Universal et Borletti, La première offre six modèles, et la seconde, trois, soit des machines \u2018automatiques d'une grande perfection répondant à toutes les exigences de la couturière.Les ventes de telles machines représentent environ trente pour cent du chiffre d\u2019affaires global de la société.: La compagnie U.Marcoux :& Fils vend d\u2019autre part des machines à coudre sous sa propre marque de commerce; la Canadian Universal Sewing Machine, Elle les garantit pour vingt ans, et maintient un service de réparation, auquel le public peut s'adresser pour remettre en bon état les machines défectueuses de toutes marques.Un fait digne d\u2019intérêt.L\u2019entreprise ne fabrique pas des cabinets seulement pour les machines dont elle est la distributrice au pays.Elle en fabrique pour de nombreuses compagnies.C\u2019est même à son usine que sont faites tous les meubles des machines à coudre Pfaff.La direction de l'entreprise dessine aussi elle- même tous les modèles de meubles mis sur le marché.Elle en compte une dizaine, tous très populaires chez les distributeurs.Le président de la compagnie est M.U.Marcoux; le vice-président, M.Gérard Marcoux, son fils; et le secrétaire, Me Jean Marquis, de Gran- reçoit sans cesse des comman- by.L'USINE U.MARCOUX & FILS LIMITEE, \u2014 rue Robinson Sg N.S EW x Ny.TY WP PRR ty ra * = ww a \u2014- af La À :- = +: \u201d tabac remonte a la fin : truit la fabrique de tabac de - John Archibald et de son neveu : Ainsi 32 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Seanad a A - LA PLUS ANCIENNE ET LA PLUS IMPORTANTE INDUSTRIE DE LA VILLE DE GRANBY La première fabrique de du siècle dernier \u201cLe malheur des uns fait le'l\u2019Empire bonheur des autres\u201d.Si, en 1895, l'incendie n\u2019avait pas dé- Tobacco Company| L\u2019Empire Tobacco Company qui, depuis 1908, est devenue|a été la première à se servir de la succursale Empire de l'Im-|tabac Burley Canadien dans, perial Tobacco pany.ses tabacs à pipe ou à chiquer en palettes.Les vieux de la vieille se rappellent, non sans mostalgie,| Dans les premiers temps, cet- quelques-unes des marques qui|te manufacture était divisée en ont fait connaître Granby d\u2019un|deux sections distinctes: la bout a l'autre du pays.Les ta-|section du tabac canadien et la\u2018 bacs à chiquer \u201cRoyal Oak\u201d,|section du tabac américain.Le \u201cSomething Good\u201d, \u201cPatriot\u201d,|tabac canadien était reçu desi 32e \u201cOld Fox\u201d, et \u201cSnowshoe\u201d ont/fermes, re-séché et pressé dans eu à tour de rôle leur périodeides boucaults de bois à cette Edward, à Montréal, Granby aurait peut-être attendu longtemps encore son expansion industrielle.Mais, faisant montre d\u2019un sens aiguisé d'initiative, le maire de Granby d'alors, monsieur S.H.C.Miner ,réussit à persuader les Archibald de reconstruire dans sa ville.Granby s'enrichit de La lère marque \u201cGreat West\u201d On arrive ensuite à une autre époque.Celle du tabac à pipe vendu haché, La première marque de ce type, \u201cGreat West\u201d se détaillait dans un empaquetage de feuille d\u2019étain qui était contenu dans une pochette d\u2019un tissu rouge vif.Il est rapporté que nombre de RP Pacs LOUISE.Un groupe d'employés de la première heure.# | gps de he re of bling as0 que being sold db severed conte por pouxé Jeu een formar Aek your Vkolsoile Gvcue or Tobisenniet fer Shen, they om, apply De plus, la compagnie a con- de célébrité.C\u2019est à Granby|usine, avant sa transformation qu'on faisait les tabacs à pipe en tabac à fumer.L'usage pres- très populaires \u201cEmpire\u201d, \u201cRo-|qu\u2019exclusif de tabacs cultivés sebud\u201d, \u201cAmber\u201d, et \u201cPedro\u201d.|au Canada signifie que le Ca- 4 semaines annuellement.L'usine a sa propre clinique ou se tiennent en permanence une infirmiére et une commise.Le, médecin y fait sa tournée à: tous les jours.Chaque employé subit périodiquement un exa- de tabac en palettes.tion du Québec et de l\u2019Ontario.UNE ANNONCE publiée en 1898.LA FABRIQUE S'AGRANDIT A la suite de cette opération fumeurs se servaient de ces pochettes en guise de porte-monnaie, une fois le tabac fumé.res.BB er NE On s'enorgueillissait alors de nada ne dépend plus aujour- de qe .REA = posséder une collection aussi|d'hui du tabac américain.hospitalisation, frais chirurgi- complète que possible de mé- : .caux, l'assurance-vie, des con- EMPIRE TOBACCO GO, dailions en (métal dont les SR] a Peatoup d'emplois ont ainsi|gés payés et des vacances loris caractéristiques s'appli-lété créés sur les fermes e ses à sa GRANBY, QUE.quaient à chacune des marques|dans les usines de transforma-{P2Y©\u20acs Jusqu'à concurrence de on ajoutait un nouvel entrepôt, La marque de tabac à pipe \u201cGreat West\u201d a atteint une telle popularité, qu\u2019à son apogée, on appelait familièrement la manufacture de Granby : \u201cla manufacture Great West\u201d.Encore aujourd\u2019hui, la plupart des employés appellent le département de l\u2019empaquetage : \u201cLa Great West\u201d.Toutefois, l'histoire de la fabrique de tabac de Granby dépasse le cadre des marques fameuses qu\u2019elle a produites.Le récit se développe au rythme d\u2019un progrès continu.En 1900, qui était relié à l\u2019immeuble principal par un pont enjambant la rue Cowie.Afin d'éclairer l'usine à l'électricite, une dynamo a été installée, La succursale Empire est la.plémentaire qui maint\u2018en: l'hu- tence très active.Et plusieurs dans la bâtisse de la chauffe-plus ancienne et la plus consi-;mMidité nécessaire à l'intérieur.|membres du club comptent dérable des industries de Gran-| \u2018rie.L'expansion se poursuivait : sans cesse et la fabrique attei-\u2018 gnait des d mensions -de plus! en plus impos nies a mesure que les annéz: passaient.En, 19C3, «1 construisail une nou-: ele «in -i\u20ac 16-sechage pour emplarer cclie que le feu avait, ietruite Signalons ici que) Empire Tobacco Company a êté la première au Canada à' utilisey une usine spécialement construite pour le re-séchage! des feuilles de tabac.Plus tard, lorsqu'on commença à se servir! du tabac jaune domestique, onl ie faisait re-sécher a Granby, non seulement pour les besoins de la manufacture de Granby,| mais aussi pour ceux de la fa-, brique de l'Imperial Tobacco Company à Montréal.L'Empire Tobacco Company) a changé de propriétaire pour! ia première fois en 1898 par] suite de son acquisition par.l\u2019American Tobacco Company, of Canada Limited.Cette der-, nière avait été formée trois ans auparavant pour prendre sous financière, l\u2019Imperial Tobacco entreprit d\u2019agrandir et de moderniser la fabrique de Gran- by.La construction du plus grand immeuble du groupe actuel a été commencée en 1912.En \u201946-47, on y ajoutait un plancher supplémentaire.En 1915, on 'bâtissait une vaste usine génératrice qui fut complètement modernisée en 1950 et est actuellement l\u2019une des plus au point à Granby.Aujour- d\u2019hui, la succursale Empire comprend deux immeubles- manufactures, un immeuble d'expédition, l\u2019usine génératrice, un atelier de menuiserie, un atelier de peinture et 13 entrepôts.La superficie totale atteint les 350,000 pieds carrés.by.Depuis 64 ans qu'elle exista, le travail n'a jamais manqué.A l'heure actuelle.elle empice 630 personnes.Parmi ces employés, il s'en trouve qui sont de la deuxième et même dans un appareil appelé \u201cCTCM\u201d.Cette machine ajoute de l'humidité à la feuille, la rendant ainsi plus souple, plus maniable pour les cpérations subséquentes, Le tabac est en-| suite mélangé, puis l\u2019on pro-! cède au coupage.Après avoir été coupé, le tabac est re-séché et refroidi.Les procédés les plus modernes ont cours à chaque phase de la manutention et chacun est soumis à la vérification la plus rigoureuse, Chaque marque est empaquetée dans son contenant particulier.Chaque paquet est scellé, timbré pour la taxe d\u2019accise, enveloppé de cellophane, placé dans un carton avec ses pareils.Le carton| est garni d'une enveloppe sup-.| Les visiteurs sont toujours étonnés par la rapidité et la dextérits des jeunes ouvrières employées a toutes les étapes de la fabrication, de la troisième génération à travailler pour l\u2019Imperial Tobacco.Plus du quart du personnel est a I'omploi de la compagnie depuis 25 ans et plus.Nul doute que cet état de choses découle en grande par- iie des bons rapports qui existent entre ia compagnie et ses employés.La manufacture de Granby, tout comme les autres \u2018 , CETTE MACHINE scelle hermétiquement les boîtes métalliques contenant le tzbac a chiquer manufactures de Imperial To- 8 bacco, attache la plus grande importance aux mesures destinées à promouvoir la sécurité et la santé de ses employés durant les heures de travail.Le tabac parvient à la fabri que dans des boucaults d'environ 900 livres.Il a été auparavant emmagasiné plusieurs années dans des entrepôts spé- sa tutelle deux autres compa-:ciaux afin de le laisser mürir gnies de tabac.En 1908, l'Imperial Tobacco Company of très particulièrement de manière à faire ressortir ses meilleu- Canada Limited acheta à son res qualités.tour les valeurs de \"American Tobacco Compan:, y compris l'Empire Tobacco Company.\u201cas ronsidère \u2018e moment venu, On piace ie lava, heme au ih ranean a men médical et, a tous les deux ans, une radiographie pulmonaire, Une commission de sécurité fonctionne en permanence dans la manufacture afin\u2019 de prévenir contre les dangers d'accidents.Rien n\u2019a été négligé pour protéger la santé des employés qui accomplissent leur travail dans des édifices bien éclairés, bien chauffés, ventilés et climatisés lorsque la chose est requise.Des mesures de \u2018sécurité et un équipement moderne protègent contre les accidents, les incendies, etc.Mais, ce qui frappe le plus dans cette manufacture, c\u2019est la propreté.Le club \u201cQuart de Siècle\u201d de la fabrique connait une exis- beaucoup plus que le minimum de 25 années de service, requis pour être accepté au sein du club.Chaque année, le club organise un diner auquel assistent ies retraités.On y discute.en paiettes, ca is a | la vie publique de Granby.La LES PRODUITS de la fabrique de Granby ont connu une BIEN-ETRE DES EMPLOYES beaucoup, vous l'avez deviné, tinué d\u2019améliorer le program- fd bon vieux temps.C'est éga-| me de bien-étre de ses em-ilement a cette occasion que 'ployés en ajoutant un plan dell\u2019on remet aux nouveaux mem-| retraite, un plan d'assurance;bres des cadeaux gravés et des! certificats de membre.Fondé en 1954, le club compte au- jourd'hui 187 membres.} Il n\u2019est donc pas étonnant de: constater la présence de plusieurs membres d\u2019une même famille dans la manufacture.La famille Labrie, par exemple : 5 frères ont un total de 147 ans de service pour la compagnie.Une autre famille, celle des: Harvey, a presque toujours eu un représentant dans la maison.dward Harvey a commen-| cé d\u2019y travailler en 188 et il y.resta jusqu'à sa mort en 1923.Il étai tle père de John Harvey, maintenant retraité de la compagnie, et le grand-père de Guy et Herman Harvey, em- renommée dans tout le pays.i ployés de la- manufacture, ainsi; EMPAQUETAGE du tabac à cigarettes en boîtes d\u2019une demi- que de Donald Harvey qui travaille à la General Cigar Company, à Montréal.livre.On enveloppe les tabacs en palettes, L'ACTIVITE SOCIALE Depuis les tout débuts, les administrateurs ainsi que plusieurs employés de la maison ont montré un vif intérêt pour nomenclature des gérants semble un annuaire miniature de noms \u201cbranbyens\u201d.Le premier gérant de l\u2019Empire Tobacco Company fut A.=.Lewis, Lui a succédé : J.T.' Ch, lors ce la-quis'tion de ss à Manuulaciure par l'American.sicur E.A, Graham, dont ia la-, vie aus.- Tobacco Company.A la retraite de ce dernier, son assistant C.S.B.Halpin a pris les rênes de l\u2019entreprise jusqu\u2019à son dé- ces, en 1915.Puis vint R.K.Smith, qui prit sa retraite en 1926, et ensuite, l'assistant des deux précédents gérants, W.O.Lewis qui a gardé le poste jusqu'en 1938.On avait donné comme assistant à monsieur Halpin - fils, monsieur A.A.Watt.Ce dernier, qui venait de Montréal, y est retourné en 1943 ou, subséquemment il est devenu vice-prisident de General C'sar Company.Pour le TONT 75, ON à noSYmÉé mou mille habitait Granby de vieille !ploi de la compagnie en 1915.Monsieur Graham a succédé à la gérance de la manufacture jen 1953, quand monsieur Hal- pin a pris sa retraite.Il a com- ime assistant depuis son entrée \u2018en fonction, monsieur P.-E.Gagnon.1 | Monsieur Graham est le premier gérant qui soit natif de Granby.M.Graham, en effet, est né à Granby, le 3 janvier 1897.Il fit ses études au Gran- \u2018by High School et il entra au service de la compagnie le 7 octobre 1915.En juin 1937, on lui confiait un poste à Montréal où il demeure jusqu\u2019en 1943, date où il revint à Gran- by, au poste de gérant adjoint :de la manufacture.M.Graham lest un homme a qui le travail ne fait pas peur.Ses connais- ances exceptionnelles de la production, ses talents de chef et sa grande compréhension en font l'homme idéal pour diri- |ger cette vaste entreprise.De- {puis nombre d'années, plu- \\sieurs membres de son personnel s'occupent activement de sport, de politique municipale jet de différentes oeuvres d\u2019intérêt local.| Granby a passé par bien des \u2018phases depu's le tournant du! siècle mais toujours l\u2019Empire.Tobdacco a plo\u2018nement naw ps 10 vouton \u2014\"gnilique Ce sa WE A WT.TT WER as.LL date, et qui était entré a I'em-! M.Eric A.GRAHAM, gérant La prévention des incendies Depuis dix ans, la compagnie Imperial Tobacco, dont l'usine de Granby est un chaînon important, poursuit une campagne nationale d\u2019éducation afin de prévenir les incendies causés par la négligence.Cette campagne s\u2019attaque aux feux de forêts, ainsi qu\u2019aux incendies dans les résidences et dans l\u2019industrie.Travaillant de concert avec les chefs de pompiers, les gardes forestiers et les dirigeants de groupes dévoués à \u2018la protection des forêts, la compagnie a créé l'emblème de prévention des incendies illustré dans cette colonne, Cet emblème devait, par la suite, devenir le thème central de la campagne.Ce symbole a êté reproduit en couleurs sur des enseignes de métal et de carton, sur des affiches gommées et sous diverses autres formes.Le médaillon est devenu un signe familier dans les villes, villages et régions forestières d\u2019un océan à l'autre.Plus de 5.000,- 000 de reproductions en ont été distribuées sur demande dans tout le pays.Le symbole de I'ABC est demeuré le théme du vaste programme de prévention des incendies.Tous les moyens de \u2018communication \u2014 films, annonces à la radio, dans les journaux et dans les revues, enseignes, envois par la poste, messages de vive voix \u2014 ont été utilisés pour transmettre ce \u2018message de prudence au plus grand nombre possible.De pair avec la prévention des incendies, le programme couvre également la conservation.Un gros travail a été accompli dans oe sens la compagnie, dans le Québec et I'Ontario.Dans le Québec, depuis lusieurs années, l\u2019'Imperial To- acco offre des bourses aux clubs 4-H, en plus de reosvoir ces groupements a gn banquet lors de leyr conven anmiei- le a Montréal, Les pépinières protègent le sol En Ontario, la compagnie a récemment fait porter ses recherches sur les pépinières et sur l\u2019utilisation des arbres pour la protection des terres sablon- Neuses où se cultive le tabac.I y a plus d\u2019un an, deux nouvelles pépinières ont été ache- tees et sont maintenant développées par du personnel de la compagnie.Une des fermes possède une section d'arbres adultes et celle-ci sera maintenue par un éclaircissement ape proprié, La seconde ferme cone siste surtout en jeunes arbres.On a déjà planté 18,000 jeunes arbres sur la ferme de 53 acres et on en ajoutera encore 30,000 le printemps prochain.Les renseignements que procureront ces travaux seront ofe ferts gratuitement aux cultivateurs de tabac afin de leur aider à protéger et à augmenter la valeur de leurs ; ropres terrains de culture.les experts forestiers ont déjà découvert des avantages que procurent les terrains boisés ; entr\u2019autres: la protection des jeunes plants contre le vent, la rétention de l'humidité du sol et l\u2019utilisation profitable de secteurs de la ferme qui, autrement, ne rapporteraient rien.Ces recherches dans le do- Maine du reboisement consti- |tuent une extension du travail qu'accomplit la compagnie depuis plusieurs années pour dé- Ve.oppcr la culture du tabac et \"der les cultivateurs à obtenir UT2 èrct2 sup/rieure des |meileurs types de tage, Une secte méthodiste apparut au hameau en 1850.Elle acheta l\u2019église connue sous le nom de \u201cLittle White Church\u201d que les écossais épis- copaliens avaient bâtie sur la rue Drummond, quelques années plus tôt, et qu\u2019ils avaient abandonnée, en 1848, après s\u2019ê- tre associés à la secte congré- gationistes.Les méthodistes occupérentl 1 cet édifice de bois jusqu\u2019en 18 velle église en brique.Cette église fut abandonnée en 1928.' Aujourd\u2019hui, elle sert de salle et de quartier aux scouts anglais.L'école méthodiste et une annexe furent bâtis en 1890.Voici la liste des pasteurs qui desservirent.cette mission de 1855 a 1925: 57); J.Thorncloe (1857-60) : J.Walton (1860-63) ; J.Davis (1863-66) ; Benj.Ccle (1866- 69) ; W.English (1860-72) ; W H.Rowson (1872-73) ; J.E.Richardson (1873-76); T.C 3rown (1876-78) ; D.Connel :1878-79); Georges Roger (1879-82); J.E.Richardso- (1882-85); J.W.Clipshar (1885-88); J.Grenfell (1888-90 M.Taylor (1890-92) ; W.Rane (1893-96) ; J.E.Mavety (189t 90): T.B.Conley (1900-04) J.D.Dellis (1904-08); D.T.Cummings (1908-12); W.S.Lennon (1912-16); À.J.H.Strike (1916-20); Thos.Brown (1920-25) ; H.W.Burnell (1925- Congrégationalistes Les congrégationalistes apparurent au hameau en 1830.Ils tinrent, en fait, leur premier service le 9 février 1830.Ils bâtirent, angle Dufferin et Principale, qu\u2019ils inaugurèrent en 1881, une église qui devint connue sous le nom de \u201cTrinity United Church\u201d en 1928, lorsqu'ils s\u2019associèrent aux méthodistes pour former la \u201cUnited Church of Canada\u201d.|! Voici la liste des ministres qui desservirent cette mission e 1830 a 1925: Daniel Rockwell (1830) ; Jas: T.Dickinson (1830-31); Jas.Doughery (1831-32); John Gleed (1832-34); W.Holmes (1834-36) ; Horace B.Chapin (1836-39) ; Nathaniel B.Fox (1839-45) ; David Gibb (1845- 48) ; Henry Lankshire (1848.49); Norman MeLead (1849- 55); G.B.Bucher (1855-66) ; J.Patterson (1866-67) ; Jas.Howell (1867-71); D.D.Nigh- swander (1871-73) ; E.K.Black (1876-84) ; J.L.Hindley (1884- 92) ; B.W.Day (1892-98) ; J.L.Prichard (1898-1905); J.L.Alexander (1905-11) ; W.S, Po- lock (1911-20) ; ete., etc, etc.De 1873-1876, la mission fut sans ministre résident.United Church of Canada La \u201cUnited Church cf Canada\u201d fut fondée en 1925.membres de cette secte tinrent leurs services dans l\u2019église congrégationa''sies que l'on avait rebaptisé \u201cTrinity United Church\u201d.Le ministre méthodiste était le Rév.E.W.Bennett et son con rère cong .éga ionaliste, le Rév.D.N.Coburn.En 1928 l\u2019amalgamation interne et locale fut consacrée et laissa les fidèles de ces deux sectes avec un seul ministre, le Rév.Thomas Scott, qui occupa Ce poste jusqu\u2019en 1945.Il fut remplacé, en 1945, par le Rév.N.D.Patterson, qui, à son tour, fut remplacé par le Rév.A.C.Moore en 1950.Le ministre actuel, le Rév.C.W.Foggo arriva a Granby en 1955.BIOGRAPHIE .Le Rév.C.W.Foggo naquit à Londres, Angleterre, le 25 janvier 1910, Al vint au Canada en 1930 et s'inscrivit au cours de l\u2019Univer- site McGill de Montréal dont il gradua avec un B.A.en 1935.Il entra ensuite au United Theological Collège de Montréal dont il sortit avec un B.D, en 1938.- De 1938 à 1940, il occupa le poste de pasteur à Chase, en Colombie - Britannique avant de s'engager, en 1940, dans les rangs de l\u2019armée canadienne en qualité de chapelain et voir le feu en Furope avec la 4e Division canadienne.Il quitta l\u2019armée en 1945 et Teçut le poste de pasteur à Danville, Qué., où il resta jusqu\u2019en \u20181984.; Il vint &à Granby en 1955.LES METHODISTES - Le nom de \u201cméthodistes\u201d, qui, au XVIIe siècle était donné, par les protestants d\u2019Angleterre aux puritains.désigne au- jourd\u2019hui les membres de plusieurs communions importantes nées au sein de l\u2019anglicanisme, Le promoteur du mouvement méthodiste, fut John Wesley, qui, en 1729, fonda, avec son frère, Churles, son ami, Georges Whitefield et plusieurs autres étudiants d'Oxford, une association pieuse, dans le dessein de provoquer parmi ses eomuatriotes un réveil de la \u201cii Le nombre d'associés ayant accru rapidement, Wesley com- înença en 1739 à parcourir l\u2019Anglaterre, l\u2019Ecosse et l\u2019Irlande, prêchant sans relâche.défection de Withefield n\u2019arrêta pas les progrès du mê- thodisme qui, répandu dans la Grande-Bretagne, puis dans les colonies britanniques, a donné naissance à différent.groupes.devenus autonomes sins cesser d\u2019obéir à l'impulsion donnée par Wesley.s principaux sont : les méthodistes primitifs, les méthodistes wesleyens, les méthogistes libres, les chré- 75.\u20ac En 1879, ils bâtirent une nou-, Ë Anglicans En 1829, une vingtaine de fidèles de la secte anglicane s\u2019étaïent réunis dans la petite école du hameau, rue Duffe- rin, où l\u2019évêque G.J.Mountain, de Québec, prononçait un sermon à l\u2019occasion de son passage dans les \u201cCantons de , s >, Au cours de cette réunion, il fut proposé que l\u2019on ouvre une mission, Il fallut pourtant attendre une seconde visite de l\u2019évêque Mountain et une assemblée tenue en 1842 dans l\u2019église con- grégationistes pour que l\u2019on décide de fonder cette mission et d'y affecter un ministre résidant.Erection La mission anglicane St- Georges de Granby fut érigée en 1843.Un service fut tenu dans la petite école le 23 juin 1843 en .| presence du nouveau desservant, le Rév.G.Slack.En 1843, les fidèles commencèrent à bâtir une petite chapelle de bois sur un terrain acheté quelques années plus tot par le Rév.Thomas Johnson d\u2019Abbotsford et dont il avait fait don à la mission en 1843.Le Rév.Thomas Johnson, de la Mission d\u2019Abbotsford avait visité les fidèles depuis 1836.Cette chapelle fut achevée en 1844.Milton Le territoire de Milton fut placé sous la juridiction de la mission de Granby en 1843.En 1851, ce territoire fut détaché et le Rév.G.Slack envoyé à la mission de Milton que l\u2019on venait de créer.Il fut remplacé à Granby par le Rév.T.achin, Presbytére Un presbytére en pierre des champs fut construit a côté de la chapelle vers 1855.En 1857, le Rév.Machin fut à son tour remplacé par le Rév.W.Jones qui resta à Granby jusqu\u2019en 1878.La chapelle avait été restaurée en 1870.Le Rév.Jones quitta la mission en 1878 et l'intérim fut assuré par le Rév.T.Haslam en attendant la venue d\u2019un nouveau pasteur, .Rev, W.B.Longhurst Le Rév.W.B.Longhurst or- ganiste-compcsiteur, arriva au village en 1880 et y resta durant plus d\u2019un demi siècle.(1880-1931)._, En 1908, la vieille chapelle de bois fut démolie et remplacée par une nouvelle église en briques, qui a depuis fait l\u2019orgueil des fidèles anglicans des \u201cCantons de l'Est\u201d.; Elle fut érigée par la firme Cox & Amos de Montréal au coût de $35,000.Cette église est de styie gothique collégial.Elle renferme dans son enceinte une très vieille pièce de sculpture sur bois datant du 12e siècle et qui forme le dessus des fonds baptismaux.Cette pièce de grande valeur provient de l\u2019église \u201cAll Saints\u201d de Granby, Nottingham, Angleterre.Suspendu à la voûte de l\u2019église se trouve le vieux drapeau du 792 Régiment des Highlands écossais du comté de Shefford.LL La salle connexe à l\u2019église, l\u2019aile \u201cVictoria Memorial Hall\u2019 date de 1897.En 1931 le Rév.W.Lon- hurst prit sa retraite et eut pour successeur le Rév.Lidsto- ne qui occupe ce poste depuis cette date à titre d\u2019archidiacre du district de Bedford.BIOGRAPHIE Le Rév.William - Belsey Longhurst est né en Angleterre en 1847 au No 33 Broad Street dans la ville de Cantor- bery.Il était l\u2019aîné de quatre enfants., Sa jeunesse se passa à l\u2019ombre de la vénérable cathédrale primatiale d'Angleterre qui fut bâtie au 12e siècle et qui abritait les tombeaux d\u2019Edouard et de Saint Thomas Beckett.tiens de la Bible, les méthodis- Le père du Rév.Longhurst tes épiscopaux des Etats-Unis.était organiste de la cathédrale.- \u2014\u2014ppppaap pen.|, LE REV.W.B.LONGHURST fut pasteur de l'Eglise anglicane St.George de Granby, de 1880 à 1931, soit durant plus d'un demi-siècle, On le voit ici en compagnie de son épouse sur la véranda de sa demeure, rue Principale.LA BUR LA MISSION ANGLICANE ST-GEORGES FUT FONDEE AU HAMEAU, EN 1843 i | A l'âge de sept ans, le Rév.Longhurst devint enfant de ax a 2 Loa ea sz ; constantes EE = TH RTH = - we a.= RN _ a le SE Eg + La re du village de Granby.M.Hackett était l'un.des prine cipaux marchands de l\u2019époque.\u2019 Hin Baillie, Robert.Baird, Richard Bradley, Burns, Geo.W.Butterfield, Le sergent Baillie avait par- John Barr, Abram|ticipé aux batailles de \u201cSala- manca\u201d; \u201cCiadad - Rodingo\u201d, Peter Cook, Samuel Butter- \u201cCorunna\u201d, \u201cToulouse\u201d, \u201cSara.worth, John: Cook, William gossa\u201d, \u201cNivelle\u201d, \u201cPyrennes\u201d Cook, Solomon Cook, William] et \u201cWaterloo\u201d.Cubitt, Alexander Chalmers, Palmer Cox, Franklin Fife, Prescott Fife, James Fleming, C.H.Gillerman, Robert Gray, Les compagnies Le 9 janvier 1863, le \u201cVolun- James Irwin, William J.Irwin,|teers Militia Riffle Co.of Gran- William Kennedy, Robert Ken- by\u201d fut divisé en deux compa- nedy, James Kennedy, John B.8N!les.Kennedy, Andrew Kay, Mar- deux compagnies du Te ; Les cus Lynch, William McLéan, «yolunteers Militia Riffle Co.Roderick McLennon, McLennon, Robert Robert Marshall, of Granby\u201d et deux autres ) : compagnies, formées à Water- John Neil, Arnold Neil, James Fae 3 Neil, Jonathan G.Parker, John Joo, furent réunies ef formérent Pow, William Peacock, George Roder, Samuel Ray, Charles Ray, William Ryder, John Ryder, James Raynclds, Joseph le \u201cDistrict of Bedford Battalion\u201d, dont effectif se recrutait dans un territoire qui s\u2019étendait de Granby à Waterloo Robinson, James Spear, Wel- et aussi loin que Philipsburg et lington Semple, Summer Spaul- ding, Robert Stevenson, Isaac Seale, Joseph Seale, Frelighsburg.Le quartier-général de ce James|bataillon se trouvait à Knowl- Semple, Daniel Town, William|ton.W.Wallace, James Wooley, Frederick Wooley, William ooley, Robert Allen, James Aicheson, Jacoc Cook et Daniel Williams.Bataillons de comté Des bataillons de milice furent créés dans chaque comté.Plusieurs nouvelles compa- Les exercices militaires eu-|gnies furent fondées dans les rent lieu sous les ordres de comtés de Brome, Misisquoi et Gecrges Baillie.Shefford.de Brome\u201d avec un effectif qui se composait de plusieurs soldats et officiers du \u201cVolunteer Milita Riffle Co.of Granby\u201d.Le \"59e Bataillon Shefford Highlanders\u201d Le 31 maj 1872, le \u201c79¢ Bataillon des Highlanders de Shefford\u201d fut fondé et formé des compagnies de Granby et Waterloo, du \u201c52e bataillon del Brome\u201d et de plusieurs nouvelles compagnies.\u2018 Le quartier-général de ce nouveau bataillon fut établi a Waterloo.- Le \u201cShefford Field Batiery\u201d Le \u201cShefford Field Battery\u201d fut fondé, le 10 mai 1872 et le quartier-général de la batterie fut installé au village de Granby.Cette batterie fut réorganisée en 1930 et fut désignée sous le nom de la \u201c24e batterie de Shefford\u201d de la sixième brigade de campagne.Voici une liste de quelques- uns des membres de cette batterie depuis 1872 : Les officiers commandants pitaine P.G.Jack, le major George H.Giddings, le major S.R.Fisk.Officiers ; Cpt T.Amyrauld, ler Lt William Neil, ler Lt C.B.Martin, 2e Lt Samuel Maynes, chirurgien À.À.Gilmour.- Sous-officiers Sgt-major J.Kennedy, 2e Sgt-major J.Gibbona, Sgt A.L.Withcomb, Set B.H.Ranta Sgt William Kay, Cpl Jas T.Seale, Cpl Willia.r ._ sal Jonh Holly et Cpl B.Tol- Soldats H.Neil, L.Savage, D.Kennedy, William Gannon, H.Wm Horner, A.Gilmour, W.H.Walton, John Butterworth, Jos.C.Downs, Geo.Willard, N.W Spiers, John McKay, O.Tilton\u2019 F.Yarnold, Geo.Gibbons, R:- chard Yarnold, G.Marin-Boire, Richard Seale, Edward Payne, &h Chas.Fournier, Jos.Miner, T.Lussier, H.Wilkins, John Bay- lie, Geo.E.McGouvarin, Geo.E.Craig, W.Niel, William Cox, Geo.Fortin, A.Penn, John Parker, A.Monty, V.M.Ken- CETTE MAGNIFIQUE RESIDENCE construite en 1900 par .M.Richard Bradford, sur la rue Drummond, est au- jourd'hui la propriété de M.Florimond St-Onge.C'é- tait l\u2019une des plus belles habitations de Granby, en dépit de la rhubarbe qui poussait librement près du trots toir.: + nedy, Mark McKerley, Richard Georges Baillie.était un an- Le \u201c52e Bataillon d'Infanterie\u201d de la batterie depuis 1872 : cien sergent de \u201d\u201cImperial| de Brome Felton, John Jones, Jas.Caro- Black Watch Regiment\u201d qui | Lieutenant-colonel J.Bruce|line, Chas.Gilmour, John - avait participé à la batailte del \"LE \u201cbataillon de Bedford Payne, le major Cecil Myer, le|Gray, M.Regan, Robert Black- Waterloo sous les ordres du gé- changea de nom et porta celui major Robert Iraser, le capitai-|wood, Frank Molson, William néral Wellington.\u2018de \u201c52e Bataillon d\u2019Infanterie/ne Roy Averill (1936-40), le ca- Travers et T.Chaput.Gannon, Alex Tolbert, Geo.UNE VILLE PROSPÈRE PORTE SON REGARD La ville de Granby, cette année vieille de 100 ans, consi- \u2018dère avec fierté le siècle de progrès qu\u2019elle vient de terminer.| La compagnie d\u2019assurance-vie Sun Life du Canada, \u201ccitoyen\u201d de Granby depuis 187 1, exprime à la ville ses meilleurs voeux à l\u2019occasion de ce mémorable ; anniversaire.FERNAND RACINE Gérant d'unité, Granby LA COMPAGNIE D'ASSURANCE-VIE SUN LIFE DU CANADA Georges-A.St-Pierre, Gérant de succursale SUR SON PASSE.jreau de banque entièrement Le centenaire de Granby a une signification particulière pour la succursale principale de.la, Banque de Montréal en | [notre ville, car la banque ouvrira.un nouvel immeuble cli- [matisé qu\u2019on est à construire au coin des rues Principale et Dufferin.Les caractéristiques bancaires et décoratives des nouveaux bureaux de la B de M à Granby \u2014 dont les plans \u2018sont de l\u2019architecte local Paul Trépanier \u2014 sont à cent lieues de ce qui existait il y a 100 ans ou même 47 ans lorsque la B de M s\u2019est établie dans notre ville.- } ; Les plans prévoient un.bu- moderne.II comprend une rangée de comptoirs surbaissés, avec six guichets de caisse installés avec des écrans bas en bronze et en verre, et, trois cabines discrétes pour coupons, \u2018|pour les clients qui ont des coffrets de sûreté, } Entre autres caractéristiques, mentionnons l'installation de conditionnement de l\u2019air, l\u2019éclairage fluorescent indirect, jun plafond en tuiles insonorisées, un plancher en tuiles an- ti-dérapantes de caoutchouc de couleur, et un agréable ensemble de tons pâles, A L'OCCASIOS DU tecte.Le nouvel tie- On déménagera ensuite le personnel et \u2018les installations locaux plus $pacieux se fit sen- dans le nouvel édifice, afin de|tir en 1921, la.banque acheta pouvoir démolir la vieille cons-[la Propriété du Dr D.K.Crow- truction et ériger le reste du ley angle des rues Principale et Dufferin, et c\u2019est là qu\u2019elle La B de M, de cette façon,[est encore installée.UN NOUVEL IMMEUBLE DE LA B DE M MARQUE LE CENTENAIRE DE GRANBY On installera une horlcge- enseigne rotative en dehors du banque remontent sans inter- bureau.Cette horloge à double|ruption au mois\u2019 d'août 1912, cadran sera visible à des dis-|lorsque la B-de M de Granby tances considérables, à causelfut établie, À.ce moment-là, de ses faces de forme convexe.|Granby ne faisait L'on prévoit qu'elle va deve-|dans sa période de rapide ex- nir un point de repére trés en|pansion industrielle, et la B de vogue dans le quartier des af-|M, ayant compris les possibili- .|tés de développement futur de la ville, ouvrit un bureau dans un magasin de ja rue Principale, .faires.| i Pas d'interruption dans le service Depuis le commeñcement de| la construction du nouveau lo- ice tué en face de'la gare du Che- cal de la B de M, le service; UE ¢ g à | min de fer des Comtés de la tion.On est arrivé à ce résultat Rive suds ces maintenant un en érigeant le nouvel itmmeu- Liqueurs Un Commission des \u2018ble en deux temps.La premié, |\" 1TEUTS: ON an plus tard, L ; 5 temp premue- banque \u2018alld s'intaller dans un yea a, .+ |local plus convenable en face élevée côté du local existant, qu A qe Lean NS qu AR vée à côté \u2019lde l'hôtel dé ville où elle\u2019 demeura pendant sept ans, s'est poursuivi sans intérrup- re partie de l'immeuble \u2018est que la banque occupe jusqu'à l'achèvement de cette par- nouvel immeuble.peut fournir un service Iinin- terrompu durant la période de're son premier bureau à cet reconstruction.Même l'utile endroit, la banque dut faire service de dépôt-consigne deitransporier la maison à trois qui étages du Dr Crowley, II s\u2019est ifait des opérations de trans- des dépôts à n'importe quelle port de maisons sur une gran- heure du jour ou de la nuit \u2014|de échelle à l\u2019occasion: de la \u201cvingt-quatre-heures\u201d \u2014 permet aux clients d'effectuer immeuble moderne continue de fonctionner, CC.CENTENAIRE DE GRANBY.\u2014 Le nouveau local de la succursale principale de.la Banque de Montréal à Granby ressemblera à ce croquis de l\u2019archi- Voie Maritime du St-Laurent >.Le nou qu'on est à construire doit être bientôt prêt.Il sera situé à l\u2019emplacement actuel de la B de M, angle des rues\u2019 Principale et Dufferin.Les états de service de la qu\u2019entrer Ce premier buréau était si- Ensuite, lorsque le besoin de Avant de.pouvoir construi- LEN mais à Granby, en 1920, ce transport était une nouveauté et la population s\u2019étonna de voir la maison arriver intacte à son nouvel emplacement, Huit gérants seulement Il n\u2019y à eu que huit gérants depuis que la B de M a été inaugurée en 1912 par M, C.A.Thompson.Celui-ci eut pour successeurs en 1922, M.A.A Stewart et, six ans plus M.W.M.Jackson.} Les autres gérants furent HL.Alcorn, 1939-43; feu V.A.Brabant, 1943-48; J.R.Gervais, 1948-52 ; et André Gibeault, 1952-55.Le gérant actuel, M.Roland Lamothe, a remplacé M.Gibeault en 1955.Né à Montréal, M.Lamothe est entré à la B de M en 1928 dans une des succursales de cette ville.Depuis il a trevail- lé dans de nombreuses suceur- sales de la\u2019 province et, en 1945, i fut hommé comptable dé la B de M à St-Hyacinthe.D-y-resta jusqu\u2019en 1961, il passe alors comme comptable à la succursale .St-Roch, à - Québec jet en devient l\u2019assistant-gérant l'année suivanté, Il remplit ce posté pendant trois añs avant d'être nommé gérant à la succursale principale de Granby.Oeuvre de pionnier Bien que la B de M de Gran- by soit dans sa 47ième.année, elle est encore jeune si on la compare avec l\u2019institution-mé- re, qui fut fondée en 1817 par neuf marchands de Mantréal et qui a toujours joué un rôle important dans le développement du Canada depuis c temps.C'est la B de M qui a émis la première monnaie indigène au Canada, Elle a aussi établi le systéme deg banques à succursales \u2014 qui passe pour l'un des meilleurs du monde \u2014 lorsqu\u2019elle ouvrit un deuxième bureau a Québec, deux semaines après ses débuts à Montréal Des succursales suivirent biens tôt à York (auj.Toronto) et en d\u2019autres centres commerciaux # |à travers le pays, Aujourd\u2019hui, outre ses 780 succursales dans les dix provinces canadiennes, ia B de M a aussi des bureaux aux E- tats-Unis, en Angleterre \u2018et en France, ainsi qu\u2019aux bases de Armée canadienne et du CAR.C.en France et en Allemagne.: De concert avec la Bank of London and South America, la B de M a fondé l'an dernier la Bank of London and Montreal Limited, qui opére maintenant en Amérique latine et dans leg Antilles.: mere » à a mm an 0 ME \u2014 + eme tm rs [OY Les médecins de Granby depuis 1822 Le pionnier de la médecinejet John Speckman furent les| * dans notre région fut le Dr S.|fondateurs du premier corps de| \u201c S.Foster, un Loyaliste améri-|milice locale \u201cThe Volunteers| cain Originaire de Oakham,|Milita Rifle Company of Gran-| \u2014* Mass, qui vint s'établir a by\u201d en 1855.gz or Frost-Village en 1822 pour y| Vers 1864, le Dr Ezechiel| 4\" pratiquer sa profession.Minckler, de St-Césaire, visite) -.À cette époque, le hameau aussi assez souvent le village : de Granby n'était pas encorejde Granby.Originaire de constitué.On n\u2019y voyait que[Grande Ligne, Vermont, il 22 quelques colons.s'installa plus tard 3 Waterloo.| \"3, Le Dr Foster fut bientôt| Le Dr F.Gatien fut le pre- surchargé de travail.Il pou-/mier médecin Canadien fran- a vait être appelé au chevet d\u2019un|çais à s\u2019établir au village.Il] 7 malade à toute heure du jour|fonda le 7 février 1872 le pre- ou de la nuit dans une région|mier bureau de santé.Il fut le} qui s'étendait du mont Yamas-|premier médecin hygiéniste de ka à la baie Missisquoi.L\u2019été,|la municipalité en 1873.il voyageait à dos de cheval ou| Ce bureau rendit des servi- en canot, et l'hiver en trai-|ces signalés, à une époque où neau.les épidémies de petite vérole.Né le 22 novembre 1791.il|de scarlatine et de dyphitérie, avait épousé le 7 février 1813,|fauchaient beaucoup de vies Mlle Sally Belknaps, de Dum-|humaines.L\u2019hygiéne publique merston, Vermont.Il pratiquallaissait à désirer un peu partout d'abord à Newfane, Ver-|tout.mont (1817), puis à Frost-Vil-| On nomma alors des offi- lage, à Waterloo, de nouveau|ciers médicaux.Parmi eux fi- à Frost-Village jusqu\u2019en 1857,/guraient le Dr F.Gatien, Ro- et finalement à Knowlton.bert Nicol, marchand et Jos.,, Chargé de cours à l'univer-|Blain.Puis on les autorisa a s8ité Laval de Québec en 1882,/visiter tous les immeubles du Hl devint chirurgien du colonel |village pour ordonner aux pro- les suivantes: 1916, la clini- la clinique du Dr George Runnels ; 1924, la clinique du Dr Jones Battalion et gouverneur|priétaires de nettoyer leurside la famille ait clairement|Wilfrid Lord ; 1932, la clinique du McGilt College \u2018of Physi- \u2018cians and Surgeons, poste qu\u2019il occupa jusquen 1866.11 mourut le 29 décembre 1869.Le Dr Alan Miner Un autre pionmier de la médecine est le Dr Alan Miner, un Loyaliste originaire du New-Hampshire, qui vint s\u2019établir à St-Armand vers la fin du 18e si.\u2018le.C\u2019est l\u2019un de ses fils qui c vint le premier industriel d: hameau de Granby.Un auue médecin dans notre régioR-\u2018en 1830 fut le major With-mb, un officier du corps de milice qui captura le foyers, remises ou étables et d'y enlever toute substance toxique.A ce comité incombait la responsabilité de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher ou enrayer une épidémie, comme la mise en quarantaine d\u2019une maison.Celle-ci était alors \u201cplacardée\u201d et un constable, Mathias Daviau.chargé d'en interdire l\u2019accès à toute personne, à l'exception du médecin de la famille.C'est le 7 avril 1896 que ce bureau de santé ordonna que le lait vendu au village ait au de 1 moins quatre pour cent de ma- Dr Wilfrid Nelson, l'un des|tières grasses, soit soumis au gatoire au village.L'épidemie de 1918 guerre (1914 - 18).personnes perdirent la vi crit.établi qu\u2019il ne s\u2019agissait pas de diphtérie ou de scarlatine.Le lendemain, par ailleurs, il ordonnait la vaccination obli- En 1918, la ville fut frappée d'une épidémie de grippe espagnole.Les édifices municipaux furent fermés.Une disette de charbon et de sucre sévissait aussi du fait de la Plusieurs avant que le mal soit circons- Le Bureau de santé provin- Dubé - Quenneville; 1935; la clinique du Dr Joseph Goyet- te ; 1940, la clinique du Dr S.Brunelle ; puis la clinique Le- lerc-Lecoq qui succéda à la clinique Macdonald-Hartford.L'hôpital St-Joseph L'hôpital St-Joseph de Gran- by fut inaugurée officiellement et ouverte au public le 23 septembre 1945.Sous la direction des RR.SS.de la Charité de St-Hyacinthe, il compte environ cent-cinquante lits.Cette institution dessert aujourd\u2019hui toute la région.Son personnel comprend une quarantaine de médecins, vingt-quatre soeurs hospitalières, dix-neuf infir- PLUSIEURS SE SOUVIENDRONT de cet immeuble, angle Johnson et Principale (aujourd'hui le magasin Greenberg) où étaient établis la pharmacie du Dr J.-A.Beaudry, puis le magasin de M, Flavien Casavant.Plus loin, se Wouvait la boulangerie Racine.d\u2019empêcher la contagion, le 5 ques privées à compter dedes auxiliaires étudiantes, sept mai 1901.Il ordonna à toute 1916.Les principales furent stagiaires du Sanatorium Pré- personne souffrant de maux de gorge de se rapporter dans les|que Elder et Patterson; 1920.vingt - quatre heures au bureau, à moins que le médecin vost, une technicienne de laboratoire, soixante - quatorze autres employés.5,644 patients y furent admis en 1958.On y pratiqua 2,513 opérations, 8,250 radiographies, 910 traitements phy- siothérapiques, 42,539 examens de laboratoire, 498 électro-car- diogrammes.Voici les noms de quelques- uns des médecins qui ont pratiqué leur profession à Granby depuis 1826 : s Drs S.S.Foster, George M.Abbott, F.Michener, J.Whitchcomb, W.Gilmour, F.Gatien, G.Runnels, E.Huot, W.Lord, L.-A.Lessard, R.Elder, A.Patterson, W.Martin, J.Gilbert, C.Watson, Auguste Mathieu, J.-A.Beaudry, C.P.Verdon, Joseph Goyette, D.K.Cowley, S.Brown, H.Lamy, A ces = Halls WSS Mc WR CD Ew = LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 a NS ~~ 37 On érigea en 1876 le premier hétel de ville C\u2019est en 1876 que le village de Granby construisit en bois son premier hotel de ville, rue Principale.De 1859 a 1868, les séances du conseil municipal eurent lieu dans une petite école érigée en 1830, rue Dufferin, sur le site actuel du couvent des RR.SS.de I'Immaculée- Conception.Par la suite, c\u2019est-a-dire de 1869 à 1876, le conseil se réunit au marché public de Franklin Wood, un immeuble en bois construit à l\u2019angle des rues Victoria et Dufferin que la municipalité avait acheté, en mai 1864, pour la somme de $530.-Une partie de l'étage supérieur fut aménagée en salle de réunion et l\u2019autre partie réservée à l'usage de l\u2019école anglaise.Quant au rez-de- chaussée, il servit aux fins du marché public.L'entretien de la salle fut confié au secrétaire-trésorier qui, pour le salaire de $50 par année, s\u2019engagea à la nettoyer à la chauffer, à l\u2019éclairer et à fournir la papeterie nécessaire au conseil municipal.Le 6 février 1871, cependant, cet immeuble fut vendu a\u2019 la Commission scolaire protestante pour la somme de $1,- 200.De 1871 a 1876, le conseil municipal se réunit à J\u2019hôtel de T.C.Griggs (site actuel de la Banque de Montréal) dont la municipalité acheta, le 17 mai 1874, la propriété pour la somme de $2,000.La munici- Mpalité du canton paya les deux cinquièmes de cette somme.Les temps ont bien -chan- service des incendies.Il y avait aussi les cellules des prisonniers.L'entrée donnait sur un escalier conduisant à l\u2019étage où se trouvait une grande salle munie d'une estrade, de vestiaires et autres accessoires dont avaient besoin les sociétés théâtrales qui assez régulièrement venaient au village donner des représentations.Le plafond atteignait une hauteur de vingt pieds.La salle était éclairée à l\u2019aide de chandeliers.Six ou sept cents personnes pouvaient s\u2019y asseoir.Le taux de location était de $8.pour les concerts et de $3.pour les oeuvres de charité.L'une des salles au premier étage de l'hôtel de ville fut louée au gouvernement fédéral pour la 79e batterie Highlander de Shefford qui y tint ses réunions et y déposa ses armes et ses munitions.Cet hôtel de ville en bois fut détruit par un incendie le 21 février 1879.Au cours du mèê- me incendie furent rasés le bureau de poste et une maison, en dépit du dévouement de la brigade des incendies et de l\u2019aide apportée par les pompiers de St-Jean.Nouvel hôtel de ville \u2014 Le 22 mars 1879, les municipalités du village et du canton s\u2019entendirent pour construire un nouvel hôtel de ville sur le même site.À la suite d\u2019une séance conjointe des deux con- missions furent publiées dans les journaux de la région et des soumissions présentées par les maisons suivantes : J.Barbeau ($7,500); A.P.McDonald ($6,992); Massé et Mitchell ($4,474); William Neil, (85,375).Le conseil accepta la soumission de William Neil et l'hôtel de ville fut cette fois construit de briques.C\u2019est cet immeuble que l\u2019on démolit en 1941.L'hôtel de ville actuel L'hôtel de ville actuel est un construit en 1941 et ouvert au public le 6 septembre suivant (1942).Ce nouvel immeuble s\u2019imposait.Le vieil édifice municipal était condamné par les autorités\u2019 provinciales et ne re- pondait plus aux besoins nouveaux provenant d\u2019un notable développement industriel et démographique.Le contrat de construction fut accordé, après la présentation de soumissions, à J.-A.Verret Ltée, de Sherbrooke, pour la somme de $79,930: Les plans et devis furent confiés aux architectes Paul Lapointe et Sheldon Ross.Profitant de la loi pour favoriser les améliorations municipales (1938), la cité obtint du ministère fédéral des Finances un prêt de $73,000 et le conseil municipal, après avoir étudié le projet, décida d\u2019ajouter quelque $20,000 cet emprunt.seils, des demandes de sou- \u2018(Suite a la page 39) cial date de 1937.I! porte le ge.On ne verrait pas aujour- nom d'Unité sanitaire et son fondateur fut le Dr Jules Gil- instigateurs de la rébellion dej\u2018test\u201d de Babcock et les réci- 1837 qui s'était réfugié dans|pients vérifiés par le chef de les bois de Stukely.police.: Le premier médecin à s\u2019éta- Mesurez préventives blir au hameau fut le Dr Geor-| Le bureau de santé prit des ge M.Abbott.Les Drs Abbottimesures préventives en vue mières licenciées, dix-sept gardes-malades auxiliaires diplômées, sept puéricultrices diplômées, vingt-cinq gardes-mala- H.W.Blunt, C.Bullock._ |d\u2019hui des conseillers se réunir Le personnel médical de l\u2019hô-| dans un hôtel.pital se compose aujourd'hui Les deux municipalités s\u2019é- comme suit: tant par la suite entendues Directeur médical : le Dr P.-|pour y construire un hôte! de A, Leduc; membre honoraire,| ville én bois au coût de-$4,500, Cliniques privées Granby posséda des clini- Jean Lehoux est le fils de L'USINE DES LIQUEURS GRANBY INC, Etabli depuis quelques an-lla possibilité de donner une nées dans notre ville, M.Jean Lehoux n\u2019en est pas moins une figure dominante dans la vie commerciale et sportive de notre cité.Il est propriétaire d\u2019une vaste entreprise d\u2019eaux gazeuses non loin des limites de notre ville, et sa contribution au succès des mouvements de jeunesse et des sports chez les jeunes est exemplaire.On doit à sa générosité le maintien de.plusieurs clubs de ba-|limites ouest de la cité pour seball et de hockey qui, durant les.saisons estivales ou hivernale, jouissent -d\u2019une grande popularité et.permettent aux.jeunes de pratiquer leurs sports favoris.| Né.le 14 octobre 1914 3 Greenfield, Massachusetts, M.François Lehoux qui vint s\u2019établir à La Tuque en 1916, et quelques années plus tard à Shawinigan Falls.C\u2019est à cet endroit, que M.Lehoux fit ses études, qu'il compléta chez les RR.FF.Maristes à Québec.Dès la fin de son cours, il s\u2019inita au .commerce en entrant au service de son père, alors propriétaire d'une épicerie-boucherie.à Shawinigan.San .initiative donna un nouvel essor aux affaires de l\u2019entreprise familiale.En 1935, cependant, son.pè-[ici et là de minuscules fenê- Te: vendit.cet .établissement solidement établi, pour s'intéresser à l\u2019exploitation d\u2019un auditoriumt à \u2018Drummondville.\u201cOr quatre: ans- plus tard; M.Jean Lehoux dèvendit gérant d\u2019un centre sportif de Drum- mondville, où- se pratiquait le sport .du patin à roulettes.Mais son désir de réussir davantage \u2018devait le porter a d'autres.initiatives.Quelques années plus tard, en effet, il liquidait ce commerce pour s'associer de nouveau à son père dans une importante épicerie de cette ville, deve- expansion plus considérable à ses affaires.M.Lehoux fait done acquisition de la franchise des Liqueurs Granby Incorporés en 1952, en achetant le commerce de M.Georges Langevin, alors situé sur la rue Centre.Sa clientèle s\u2019accroissant rapidement à Gran- by, ét dans toute la région, M.Lehoux, en homme prévoyant, décide en 1955, de construire une vaste usine aux l\u2019'embouteillage de l'eau gazeuse Seven-Up.Cette usine inaugurée en novembre 1955 est l\u2019une des plus modernes du genre dans notre province.D'une superficie de quinze mille pieds de plancher, elle est dotée de salles de laboratoire, d\u2019entreposage.Son outillage récent constamment maintenu dans une propreté impeccable permet de fabriquer le meilleur produit possible.C\u2019est du reste la qualité des eaux gazeuses, à laquelle M.Lehoux apporte une grande attention, qui leur assure cette popularité dont elles jouissent dans tous nos foyers.S'il fut un temps où les usines ressemblaient pratiquement a des prisons avec leurs murs monotones entrecoupés tres laissant pénétrer une faible lumière, c\u2019est loin d\u2019être le ças de l\u2019usine Seven-Up.Là n\u2019existe aucun décor monotone.Le gris fait place à des murs beiges, sur lesquels éclatent les coloris joyeux des annonces de ce produit.A l\u2019arrière, s\u2019étend un vaste terrain de stationnement de 80 x 110 pieds.Tout l'extérieur est décoré de verdure et de fleurs.A l\u2019intérieur, les machines sont munies de tous les perfectionnements mis au point par les techniciens; à elles seules, elles accomplissent le mais le concentré vient ex- jour.fabrique en plus du Up, \u201cOrange Mission\u201d, res Root Beer\u201d et les ron six cents clients, ceux-ci sont aujourd\u2019hui nombre de mille.Trois cru de 110%.la direction, il y a sept ans.considéré, mais le bureau de M.Lehoux.de baseball de Waterloo, de notre ville, qui entrent dans la préparation des eaux gazeuses.Le sirop utilisé dans les eaux gazeuses est fabriqué à Granby, la mission.(Suite de la page 41) quit à St-Ours le 6 octobre 1905.T1 fut ordonné prêtre le 21 mai 1932, à St-Hyacinthe, par Mgr Aldée Desmarais, évêque auxiliaire de St-Hyacinthe.Etudiant en théologie à Rome, de 1936 a 1937, il étudia ensuite À l\u2019Université de Lille, France, de 1937 à 1938.II revint alors au Canada, pour occuper le poste d\u2019aumônier diocésain de l\u2019Action Catholique à l\u2019évêché de St-Hyacinthe jusqu\u2019en 1947.Il fut nommé curé de la paroisse St-Joseph de Granby en 1948 et occupe ce poste depuis cette date.\\ LA BT-BENOIT Une autre paroisse foidée en 1948 par Mgr Arthur Douville fut la paroisse St-Benoit.Elle fut érigée le 28 juillet.M, le Chanoine Jean Robin, alors procureur à l'évêché de St- Hyacinthe, en fut nommé le curé-fondateur.le Dr P.Adam ; membres côn- {sultants : Les Drs R.Michaud, G.St-Laurent et J.-P.Tremblay.: Les membres.actifs : les Drs P.Auger, M.Barcelo, R.Bhé- des demandes dé soumissions furent publiées dans différents journaux de la région, le ler mars 1875.: On retrace en particulier ces rer, N.Blais, R.Bonin, R.Bru-{dé Granby; le journal \u201cObser- neau, S.Brunelle, S.Coté, F.Desparts, A.Domingue, J.-M.Dubé, A.Duchesne, J.-P.Du- mouchel, G.Dupont, M.Goyet- te, J.Guertin, L.Larose, L.Leclerc, P.Lecoq, G.Lemyre, M.Noiseux, H.Pearl, H.Picard, E.Quenneville, G.Rochon, C.St-Jean.Les membres visiteurs: les Drs A.Bencit, J.-L.Cardin, J.- M.Chaput, A.Gratton, G.Laroche, R.Lavallée, A.Lefeb- vre, N, Monast et J.-G.Senécal.Le ver\u201d de Cowansville, \u201cLe Courrier\u201d de St-Hyacinthe.Le contrat fut finalement accordé à M.A.Brodeur, et les plans tracés par l\u2019architecte Barrette.- L'ouverture de l'hôtel de ville eut lieu le 7 février 1876.Cet immeuble municipal était en bois.Il comprenait deux étages surmontés d'un toit au centre duquel s\u2019élevait une avis dans la \u201cGranby Gazette\u201d,| £ VERS LE DEBUT DU SIECLE, les simplement, comme le laisse voir cette photo.Ce fut l\u2019un tour surplombant une large entrée.Le sous-sol servait au des premières à circuler dans autos étaient construites assez le village.TRE Les Produits de (iment Grandmont Inc \u2014\u2014\u2014\u2014 ~ clusivement de Montréal, d\u2019où il est expédié ici en gallons hermétiquement fermés.Dans les salles de production, le sirop et l\u2019eau suivent des tuyaux en acier inoxydable jusqu\u2019à ce que le produit fini soit embouteillé automatiquement dans des contenants stérilisés.L'usine a une capacité de 30,000 bouteilles par L'entreprise de M.Lehoux Seven- \u201cHi- .\u201cLiqueurs Soda Granby\u201d.Lors de son établissement à Gran- by, M.Lehoux comptait envi- mais au camions étaient au service de la livraison en 1952; or, aujour- d\u2019hui, il y en a sept.Quant au chiffre d\u2019affaires, il s\u2019est ac- C\u2019est dire le progrès de cette entreprise depuis que M.Lehoux en.a pris M.Lehoux est l\u2019une des figures dominantes, non seulement dans le commerce de Granby où il est hautement également dans le domaine sportif.En plus d'encourager maints mouvements de jeunesse, il aide plusieurs équipes sportives de jeunes et commandite en particulier, dans la Ligue de hockey junior Dow, une équipe, qui lors dela dernière saison, a remporté les honneurs du circuit.Elle s\u2019est mérité un trophée emblèmatique qui orne Aussi commanditaire du club M.Lehoux est, dans la vie sociale membre des La pierre angulaire de Vé- glise St-Benoit fut bénite le 10 juillet 1949.L\u2019église, l\u2019une des plus belles du diocèse de St- Hyacinthe, est l\u2019oeuvre de Dom Côté, moine de St-Benoit-du- Lac et disciple de Dom Bellot.Elle fut inaugurée le 25 décembre 1950, et bénite par S.E.Mgr Arthur Douville, le 8 juillet de l\u2019année suivante.Le curé actuel est M.l\u2019abbé Edouard-Léon Paul-Hus.M.l\u2019abbé Edouard - Léon Paul-Hus est né le 22 juillet 1902 a Ste-Victoire, comté de Richelieu.: Il fut ordonné prêtre le 2 juin 1928 à l\u2019église \u2018 St-Pierre de Sorel par Mgr O.Charle- bois, vicaire apostolique de Keewatin, T.N.O, _- Il fut nommé vicaire du Christ-Roi à St-Hyacinthe en 1936 et occupa ce poste jusqu\u2019en 1945 lorsqu'il devint curé de la paroisse de St-Roch- sur-Richelieu.M fut nommé curé de St-Benoit de Granby en 1950.L\u2019ASSOMPTION La paroisse de l\u2019Assomption fut érigée le 8 septembre 1948 par S.E.Mgr Arthur Douville, évéque de St-Hyacinthe, et fut confiée aux.RR.PP.Oblats de Marie-Immaculée.Le curé-fon- dateur, le R.P.\u2018Albert Berlin- guette, O.M.I,, vint prendre son poste le 10 septembre 1948.Les travaux.de construction de l\u2019église débutèrent le 4 mai 1949.La pierre angulaire fut bénite le 21 août 1949 et l'église, le 30 juin \u20181950, par Mgr Arthur Douville.M.le curé Berlinguette occupa son poste jusqu\u2019en 1954 et fut remplacé par le R.P.Ubald .Boisvert, O.M.I.qui, a son tour, fut remplacé en 1954 par le R.P.Joseph Hébert, O.- Ml.le curé actuel de la paroisse, L'IMMACULEE CONCEPTION Fondée depuis 1955, la paroisse de l\u2019'Immaculée Conception groupe les fidèles demeurant dans le secteur de la rue St-Charles et Denison.Cette paroisse est sous la direction de M.le curé L.-P.Breton, le curé-fondateur.La paroisse n\u2019a pas encore son égli- Une entreprise qui, en ces dernières années, a pris un essor remarquable dans notre lp- calité est celle des Produits de Ciment Grandmont Inc.\u201d.Fondée dans le but d\u2019approvisionner les constructeurs locaux et régionaux de produits de ci-® ment; comme 1e béton préparé (Ready-Mix), les blocs, les briques et les tuyaux de ciment, cette société s\u2019est rapide: ent développée pour en arriver à vendre soixante pour cent de sa production à Granby et quarante pour cent à l\u2019extérieur.| Son président et gérant général est M.Rolland Tétreauit, un ingénieur professionnel bien connu chez nous.Etablie en 1951 avec siège social à St- Paul d\u2019Abbotsford, la compagnie déménagea ensuite ses bureaux à Granby après la construction en 1954 d\u2019une gigantesque usine de\u2019 béton au No 245 sud, de la rue St-Char- les.Le surintendant de la production est M.Jean-Louis Bou-' dreau, le comptable-en-chef M.Richard Côté et son assistant M.Maurice Brissette.La production de l\u2019entreprise diminue évidemment à un minimum durant la saison hivernale, alors que la construction locale ou régionale est presque nulle, mais elle est très élevée durant les mois de mai à novembre.Elle emploie alors environ soixante-quinze hommes contre \u2018trente-cinq a l'automne et en hiver.:_- - Pour donner une idée de l'importance de cette entreprise, citons ici quelques chiffres.Les Produits de Ciment Grand- mont emploient bon an mal an 150,000 sacs de ciment, 25,000 tonnes de gravier concassé provenant de la Compagnie de Sable et Gravier de St-Paul et 15-000 tonnes de sable de Foster.Sa production varie de 25,000 à 30,000 verges.cubes de ciment par année, mais elle a une capacité quotidienne de 250 verges cubes de béton préparé, ce qui équivaut au volume de béton nécessaire ur construire les fondations d'une dizaine de maisons.Comme elle dispose de huit camions-malaxeurs de quatre à six verges cubes chacun, il lui est possible de répondre à toutes les exigences des constructeurs qui, au moment opportun, peuvent obtenir tout le ciment dont ils ont besoin.Dans son usine, d\u2019autre part, elle fabrique annuellement tuyaux de ciment dont les dia- méêtres varient, selon la demande de l\u2019acheteur, de six à quarante-huit pouces.Elle fabrique aussi en grandes quantités les blocs et les briques de ci- \u2018ment nécessaires à l\u201cérection.des murs d\u2019usines ou d\u2019autres immeubles.__En d\u2019autres termés, \u201cLes Produits de Ciment Grandmont Inc.\u201d représentent pour Granby une industrie essentielle dont les progrès iront de pair avec l'expansion de la construction, et dont les succès depuis huit ans contribuent au bien-être de plusieurs de nos familles.25,000 mille pieds linéaires de Cette industrie est due à .\u201cl'initiative de M.Rolland Té- \u2018\u201ctreault Ing.P.Né à Granby en 1922, il est le fils de M.J.-Eu- gène Tétreault, M.P.IL- fit -ses études primaires et secondaires au Collège du Sacré-Coeur et ses études universitaires à l\u2019E- cole Polytechnique de Montréal qui lui décerna son diplôme en génie civil.spécialité construction et travaux publics en 1946.© © 2° \"A partir de cette date, il occupa les postes d'ingénieur municipal de la Cité de Granby, d'ingénieur surintendant des M.Rolland TETREAULT entreprises Alexandre Duran- ceau Limitée de Montréal, poste qu\u2019il quitta en 1952 pour devenir ingénieur divisionnaire de Defence Construction Limi- .ted, compagnie de la Couronne qui s\u2019occupe de la surveillance e toutes les constructions mie litaires au pays.En 1954 il revient à Granby pour s'occuper de ses intérêts -dans la compagnie Grandmont dont il est aujourd\u2019hui le président \u20act gérant.Il est membre de la Corporation des Ingénieurs Professionnels de Québec, de l\u2019Engineering Institute of Canada, président de l\u2019Association des Entrepreneurs du District de Bedford et directeur de la Société Zoologique de Granby.Il est marie à Mariette Cusson et père de trois enfants, -\u2014 wm se.Les offices religieux ont lieu dans une salle d'école, en 3 attendant la construction dull.Chambres de Commerce senior et junior, Chevalier de Colomb et membre-actionnai- nait l'unique propriétaire de|travail de plusieurs hommes.cet établissement en 1944, puis L'entreprise compte son propre fh BETTI sm : \u2018 g I ' .temple, ce qui ne saurait main-||! | a.; se portait acquéreur d'une atelier de réparations pour les re du Club de golf Granby-|tenant tarder.La paroisse & i ue > $ usine d'embouteillage d'eau machines et les camions.St-Paul.groupe 1806 fidèles.| »w * »- * : 4 3 gazeuses Severi-Up à St-Hya-| A l'extrême droite se trou- ., LA TRES SAINTE-TRINITE| i zanr » pe © # cinthe.co ve le bureau de M.Lehoux.| Un homme actif, doué d'un| La paroisse de la Trés Sain-f[ g * 4 He og Granby l\u2019attirait cependant;|Un ascenseur conduit au pre-jprofond esprit de civisme, et te-Trinité fut fondée en 1957.h = ik it voyait dans l'essor des ac-jmier étage, où sont situés lesidont les affaires sont prospe- Elle groupe une partie du can- To tivités et le développement |laboratoires et les entrepôts|res, voilà ce qu'est en ré- ey, Re a de ¢ .: industriel de ce centre urbain pour les différents produits/sumé M.Lehoux.monastère des Trinitaires qui|l|{ en ont la direction.: pa JE \u2026, R N BY | Le monastère comprend en fh.ou.et te hs re ie es di Es plus des locaux réservés aux A NC.[Fico tna hôteliers où sont LES PRODUITS DE CIMENT GRANDMONT \u2018reçus tous ceux qui désirent \u2018se G R A N B Y : - recueillir quelques jours ou zero === faire une retraite fermée _ \u2014\u2014 = \u2014 = \u2014 LW rE WR, .EE HSE TE COTE = a SEE PET DEEE) I PAU EEE «© RR.WR age LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Esmond Mills Lid L'une des plus importantes entreprises du genre au monde En mesurant du regard la fabrique de I'Esmond Mills Company Lid, on se prend malgré soi à songer & l'ampleur d'une Industrie qui, en plus d'être le moyen de subsistance de plusl- eurs centaines le Granbyens, est un sujet de flerté pour notre cité et notre pays.\u2019 Car après.la Beacon Manufacturing Company, de Swannanoa, en Caroline du Nord, et la Cha- tam Manufacturing Company, de Chatam Virginia, l\u2019Esmond Mills Limited est la plus importante entreprise du genre dans le monde, Elle compte même une succursale en Grande-Bretagne sous la raison sociale de l\u2019Es- mond Mills Limited Of United Kingdom.L'Esmond est une entreprise essentiellement familiale.Fondée tout d\u2019abord au Rhode Island en 1906, elle commença sa production l\u2019année suivante, pour ensuite venir s'établir dans notre ville en 1930.Près de trente années de progrès remarquables et de succès continus, voilà ce que l\u2019on peut inscrire, au- jourd\u2019hui, au crédit de cette compagnie.Jamais dans toute son histoire, en effet, cette entreprise ne connut un ralentissement quelconque.Elle se développa sans cesse, malgré les difficultés é- C'EST DANS CETTE DIVISION que l'on termine entièrement les couvertures Esmond.De gauche & droite, Mmes Marguerite Gagné, Noëlla Rousseau et Flora Langlois, Georgette Sirois et Mlle Irène Brasseur, En arrière, MM.Edgar Délorme et Wallace Coburn.No I A acon Siggy M.Hormisdas LEMAYŸ, surintendant de la division du filage, et M.Lionel Boucher conomiques dont d\u2019autres indus tries du textile étaient victimes.La concurrence étrangère ne fut pas pour elle un obstacle 2 soa expansion, et toujours son marché s\u2019agrandit au point que maintenant sa production sé coule dans la proportion de qua tre-vingt-dix pour cent au Cana da, la balance étant vendue aux Antilles, Ses marchandises sont entreposées dans une vaste salle avant leur expédition vers toutes les régions du pays, où elles contribuent au bien-être des Ca nadiens.Jamais, en d\u2019autres termes, on ne ferme A clef les portes de l'usine.On ne saurait évidemment en dire autant de milliers d'entreprises canadiennes, aux prises depuis deux ans avec la récession économique.Ce succès assez extraordinal- re est dû à l\u2019esprit d'initiative et de travail d\u2019une famille, cel- ie des Owen, dont la compétence à la direction de cette entreprise est depuis longtemps démontrée.Le fondateur, M.Steven Owen, a su par ailleurs inculquer ses grandes qualités d'administrateur à ses fils qui aujourd\u2019hui lui succèdent: l\u2019un, Steven C.Owen occupe la vice présidence de l\u2019'Esmond Mills, et l\u2019autre, Charles D.Owen jr, le poste de trésorier.Parmi les autres directeurs se trouvent, premièrement, le président, Henry L.Taylor, et le second vice-président, G.-E.Nixon, qui occupa également jusqu\u2019à sa retraite au début de cette année le poste de directeur général de àétablissement jocal.John G.us reraplit les\u2018 fonctions secrétaire, et les autres directeurs sont Walter D.Macrae et James Armstrong.Le vice-président et gérant-gé- néral de l'usine est M.A.Nick son.Parmi les usines granbyennes, telle de l\u2019Esmond est la huitië- me plus ancienne.L'établissement dans lequel elle fabrique ses magnifiques couvertures d\u2019édredon, de coton et de filés synthétiques, existait déjà lorsqu\u2019elle vint s\u2019établir à Granby.Erigé par la Dominion Rubber Company plusieurs années plug tot, il fut abandonné par cette entreprise qui déménagea ailleurs, à la suite d\u2019une grève de ses employés, et ensuite loué à I'Impérial Tobacco qui s\u2019en servit comme entrepdt.C'est en 1930 que l\u2019Esmond Mills loua un petit espace dans ce vaste immeuble et s\u2019y établit avec un personnel de seize employés.C\u2019était 1a un début assez modeste, mais comme on le constate aujourd\u2019hui l\u2019entreprise ne devait pas tarder à prendre un rapide essor vers le progrès.Les quelque mililers de couvertures fabriquées à ce moment se sont sans cesse multipliées au cours des années subséquentes.Ce furent peu de temps après, des centaines de milliers et, aujourd\u2019hui, la compagnie fabrique environ un mil- Tion et demi de couvertures pour lits de bébé et un million de couvertures de dimensions plus grandes pour les familles canadiennes.Depuis la fondation, on estime.à 30 millions le nombre de couvertures vendues au Canada par cette entreprise.II en fut ainsi du nombre des employés qui augmenta continuellement pour atteindre le chiffre de quatre cents.Plusieurs de ceux du début sont encore à l\u2019emploi de l\u2019entreprise.Une quinzaine au moins ont plus de vingt-cinq ans de service.Parmi ceux-ci se trouvent l\u2019as- sistant-trésorier, M.W.W.Smith; le surintendant de l'usine, M.C.F.Brassard; le vice-président M.G.E.Nixon qui abandonna son poste de directeur général de l\u2019usine au début de l\u2019année; et M.Hormisdas Lemay, contremaître.M.Lauréat Nantel y remplit aussi les fonctions de mécanicien depuis 1930.L'Esmond Mills est propriétaire de l\u2019ancien immeuble de la Dominion Rubber depuis 1938, mais pour répondre aux exigences de la production et du marché elle a dû s'agrandir et construire à diverses reprises.C'est ainsi que pour libérer l\u2019espace nécessaire à l'outillage, elle a successivement érigé un garage et des entrepôts près de la Ya- maska, qui coule à quelques centaines de pieds de l'usine.Une visite de ses divers départements nous instruit davantage sur les nombreuses opérations \u2018nécessaires à la fabrication des couvertures.On apprend alors qu\u2019à l'exception du coton, importé des Indes, du Pakistan et des Etats-Unis, ses approvisionnements en matières premières viennent du Canada.Tout le nylon, l\u2019orlon, l\u2019acrylon et l\u2019acetate, de même que le ruban employé pour border les couvers tures, viennent en effet de sources canadiennes.L'usine qui couvre environ quatre cent mille pieds de plancher comprend plus de cent vingt-cinq métiers, dont la majorité sont des Jacquard.Celui qui, autrefois, aurait visité une filature et qui entrerait aujour- d'hui à l\u2019Esmond ne se recon- naitrait plus, tellement tout a changé.La production requiert peu d'efforts physiques de la part des employés.Le cardage, le bobinage, l\u2019ourdissage et l\u2019encollage se font rapidement, grâce à des machines très modernes.Le tissage a lui aussi subi d'importantes transformations depuis les beaux jours du métier à bras.Jusqu'à l'apparition de la navette volante en 1773, le tisserand devait faire courir le fil dans la chaîne en passant la navette de sa main droite à sa main gauche et vice-versa, de sorte que pour tisser une pièce un peu large, il fallait s\u2019y mettre à deux.Grâce à l'invention de Kay, à sa mise au point par le pasteur Cartwright, à son perfectionnement par Jacquard en 1801 et à la modernisation subséquente des métiers, comme ceux qu\u2019emploie aujourd\u2019hui l\u2019Es- mond, il est possible à une usine moderne de fabriquer autant de tissus en huit heures que seize mille tisserands d'autre - fois en une longue journée de labeur.De tous les dessins sur les couvertures de l'Esmond-Mills, et elle en utilise un grand nom- dre en \u2018vue de varier Ja beauté et l'apparence de ses produits, le mécanisme qui permet de les Teproduire porte également le nom de Jacquard.Les dessins sont tracés par un personnel d'artistes, puis envoyés au département du découpage où ils sont transférés sur les cartes Jacquard.Ce sont là des cartes résistantes, dans lesquelles on ee perce des petits trous correspondant au dessin.Les cartes sont placées sur le Jacquard, au-dessus du métier, et en définitive l'opération qui suit est basée sur Je principe d'un joueur de plano, les cartes agissant comme Jes rouleaux d\u2019un instrument automatique.- = Une fois la pièce tissée, elle passe à la teinturerie où on lui donne la couleur désirée, puis elle est déposée sur des rouleaux composés de milliers de petites broches pointues d\u2019où elle sort avec ce fini duveteux que l\u2019on connait et qui fait la beauté des couvertures Esmond.Enfin, les couvertures sont taillées selon les grandeurs indiquées et bordées de satin sur des machines spéciales en moins de temps qu\u2019il en faut pour l\u2019écrire.Elles sont ensuite pliées et entreposées dans des sacs de polythène jusqu\u2019à leur expédition au marchand.C'est ainsi que depuis plus de vingt-neuf ans, l\u2019entreprise Es- mond fabrique ses couvertures, auxquelles elle a ajouté par la e-président et gérant général.suite ses fameux tissus duveteux pour la confection des ro bes de chambre.Sa marque de commerce \u2018\u2018Bonny\u201d\u2019 Esmond est aujourd\u2019hui connue dans tout le Canada.Apposée sur les couvertures pour enfants, elle prend la forme de jolis dessins, et enjolive encore davantage ces tissus doux, moelleux et chauds servant au bien-être des bébés.Les couvertures de dimensions \u2018plus grandes sont également appréciées de tout le public pour leur beauté et leur endurance.Elles sont fabriquées de coton et de laine de premiére qualité, ou encore de fibres synthétiques filées et tissées avec le plus grand soin, en vue de leur donner un fini particulier et une durée toujours plus grande.Une (ndustrie dont tout Gran.by est fière, une industrie qui bon an mal an assure un re venu permanent et adéquat à des centaines de nos citoyens, une industrie qui porte le nom de Granby dans toutes les villes canadiennes, voilà ce qu\u2019est em résumé l\u2019Esmond Mills Limited.M.Joseph DION et M.O.F.BRASSARD, surintendant de l'usine. Seulement onze citoyens ont ans, M.C.H.Parmalee durant surnommer \u201cl\u2019homme à la voix commencé sa cléricature légale'et directeur-supréme de l'Or-| BB huit ans, et les autres députés, d'or\u201d.dont on trouvera la liste ci- depuis la Confédération canadienne été appelés à représenter la circonscription électorale de Shefford aux Communes.La première élection générale dans la région de Shefford eut licu à Frost-Village, le 29 septembre 1829, à l'hôte! Osgood.ment.>>: = rte 1 EA 2 êté réélu par acclamation, et actuel (8,190) en 1953.M.Georges-Henri Boivin fut bres.le seul de nos députés à occuper les fonctions de ministre 18 dans le gouvernement canadien.Il fut ministre des Douanes et de l\u2019Accise dans le cabinet King en 1925, M, Georges-Henri Boivin Ma- 4 Le pére du député actuel de rieville ou il avait fait ses hu- Æ Shefford aux Communes, I'ho-/manités.Ayant opté pour le, Æ |norable Georges-Henri Bcivin,|droit, il avait ensuite suivi les fut l'un des orateurs les plusicours de la faculté de droit de | [remarquables de son temps.|l'université Laval de Montréal.Son bilinguisme intégral et ses C'est au mois de juillet 1902, dons oratoires l'avaient fait{après sa graduation, qu\u2019il avait Année 1867 1872 1874 1878 M.Georges-Henri BOIVIN 1882 Le comté, à l\u2019exception de 1587 deux mandats de cinq ans con- 1896 fiés en 1887 a M.C.Audet et 1904 en 1930 a M.J.-E.Tétreault, 1908 fut toujours représenté par des 1911 députés libéraux.1917 ne fois son terme actuel 1921 terminé, d\u2019autre part, M.Mar- 1925 cel Boivin sera le député à| 1994 avoir représenté Shefford du- 1930 rant la plus longue période, 1935 soit dix-sept ans (en 1962).1940 M.L.S.Huntington, le pre-| 1945 mier de Shefford, occupa ce| 1949 poste durant douze ans, M.1953 G.-H.Boivin durant quinze| 1957 ans, M.J.-H.Leclerc durant dix! 1958 Député Parti L.S.Huntington Libéral L.S.Huntington Libéral L.S.Huntington Libéral L.S.Huntington Libéral M.Auger Lib.Ind.C.Audet Cons.J.R.Sanborn Libéral C.H.Parmalee Libéral C.M.Parmelee Libéral H.E.Allen Libéral G.-H.Boivin Libéral G.-H.Boivin Libéral G.-H.Boivin Libéral G.-H.Boivin Libéral P.-E.Boivin Libéral J.-E.Tétreault Cons.J.-H.Leclerc Libéral J.-H.Leclerc Libéral M.Boivin Libéral M.Boivin Libéral M.Boivin Libéral M.Boivin Libéral M.Boivin Libéral DEPUIS 1907 M.Raynald MERCURE L'immeuble de l'hôtel Granby dont le nom s'\u2019identifie avec celui de notre cité fut bâti en 1907.H y a donc plus d\u2019un demi-sie- cle.Son ouverture en fut faite le 2 septembre suivant.C\u2019était l\u2019hôtel des conventions et \u2018des congrès.Le premier propriétaire en fut un Certain Simon Page, un colosse de six pieds et quatre pouces, pesant trois cents livres.C\u2019était un globe-trotter expéri - menté dans l'hôtellerie, puisqu'il bâtit l\u2019autre hôtel du haut de la ville, situé sur le site de la première patinoire de Granby et d\u2019une boutique de forge.L'hôtel Granby comptait alors une cinquantaine de chambres.Elle offrait le summum du confort et iu luxe pour les hotels de 1'épo- \u2018ue.Le second propriétaire de l\u2019hôtel fut M.O'Leary Mercure.Celui-ci l\u2019acheta en 1921 et le vendit en 1938, alors qu'il dut quitter notre cité pour administrer l\u2019hôtel St-Maurice de Trois-Rivières dont il venait de se porter acquéreur.Treize ans plus tard, cependant, M.Mercure le rachetait de M.Georges Loiselle pour en confier la gérance à son fils, Qaynald, qui dirige toujours cet- \u2018e entreprise.Depuis sa construction, l\u2019im - a12uble a subi d\u2019imposantes renovations.Non seulement le mo- dernisa-t-on, mais on construisit un grill moderne et on aménagea vingt-cinq chambres additionnel les.Dans le grill qui est l\u2019un des plus beaux de Granby, quatre cents personnes peuvent s\u2019asseoir facilement.Le plancher de danse couvre une superficie de huit cent soixante-quatre pieds carrés.Depuis plusieurs années, également, l'hôtel est muni de gicleurs automatiques le rendant à l\u2019épreuve du feu.En un mot, toutes les parties de l'immeuble ont été renovées.L'hôtel Granby est toujours l'hôtel des conventions, des banquets et des réceptions dans notre cité.Il \u2018n\u2019est pas hors de propos de dire que l'hôtel porte son nom.C'est l'endroit par excellence pour\u2019 la bonne chère et les mets exquis.Cette année encore, M.Mercure a dépensé environ cent mille dollars pour rénover l\u2019intérieur, moderniser les chambres et améliorer la façade de l\u2019immeuble.Un hôtel propre, confortable, où le voyageur trouve le confort et la tranquilité nécessaire à son repos, voilà ce qu\u2019est l\u2019hôtel Granby.Hôtel GRANBY 37, rue Principale \u2014 Granby Maj.326 366 446 402 135 31 177 465 617 360 25 Accel.3,682 1,411 2,769 1,606 423 4,187 3,201 4,976 8,190 6,249 799 laux bureaux de MM.G Toutes ses apparitions en pu-,hields, Henneker et Mitchell, bas, durant un terme seule-jblic étaient saluées avec en-;dans la métropole.Admis à lainadienne, il est le seul député 'thousiasme, tant son éloquence'pratique du droit en 1907, il de l\u2019opposition à avoir occupé § A l'exception de quatre dé-'était exceptionnelie.On aurait ouvrait ensuite son étude ale poste d'Orateur.C'est sur la putés, les autres furent aussi pu l'écouter discourir durant Sweetsburg et un autre bureau/recommandation de leader du| tous des Canadiens de langue des heures, tant aussi sa facilité à Granby, en société avec Me française.Le député à obtenir d'élocution et d'expression était/MeKown.la plus petite majorité fui M.grande.Son tact et sa clair-' G.-H.Bcivin (25) en 1911, bien voyance en faisaient un poli- qu\u2019à la fin de ce terme il aitjtique sur lequel on pouvait sans crainte compter.Ses dis- Silt e Greens- C'est en 1912 qu'il vint s'\u2019é- 'tablir définitivement a Gran-|ces fonctions, qu\u2019il remplit jus- by.Président de l'Asscciation ! r ilibérale des étudiants en droit celui a remporté la plus forte!cours à la Chambre des com- de l'université Laval de Mont- majorité fui son fils, le député munes comme à Montréal ou à réal en 1905, il fut ensuite pro- \u2018Toronto sont demeurés célé- cureur de la Couronne dans le district de Bedford de 1917 à Au sein de l'Ordre des Che- valièrs de Colomb, dont il était membre depuis 1906, M.Boivin fut secrétaire-trésorier du conseil local de 1914 jusqu'à sa mort.Il remplit aussi les fonctions de député de district de 1908 à 1916, et député d\u2019Etat de 1916 à 1920.En 1917, il fut l\u2019un des organisateurs des Huttes catholiques et l'un des directeurs de ce mouvement.Les Ecuyers Colombiens lui doivent leur existence.C\u2019est en 1922, qu\u2019il fut créé Chevalier - Commandeur de l'Ordre de St-Grégoire le Grand par Sa Sainteté Pie XI jdre.» Dans l\u2019histoire politique ca- parti libéral, sir Wilfrid Lau-! irler, que le premier ministre sir Robert Borden le nomma a «qu'à la dissolution du Parle- |ment en 1922.En 1925, le très |honorable William-Lyon Mac- | kenzie King.alors premier mi- 'nistre du Canada.le nommait Ititulaire du M.G.-H.Boivin fut élu la première fois député de Shef- ford en 1911, et par la suite! réélu en 1917, en 1921 et en 1925.Ce devait être sa dernié- re élection.1912.Ce dernier est député de Shefford depuis 1945.M.G.-H.Boivin décéda le 7 août 1926, à l'âge de 43 ans, au cours d\u2019un voyage d\u2019affaires à Philadelphie.Les députés libéraux Voici la liste des députés qui ont représenté le comté de Shefford au siège du gouvernement fédéral à Ottawa de- puis 1867 (Confédération).L'administration de la justice dans notre région (district de Montréal) fut placée, en 179, par un acte législatif, entre les mains des \u201c\u2018juges de paix\u201d et des officiers et sergents de corps de milice.Les \u2018\u201c\u2018juges de paix\u201d La plupart des \u201cjuges de paix\u201d dans notre région furent, à l\u2019origine, les capitaines.officiers et sergents des corps de milices du district de Montréal auxquels la qualité était conférée d\u2019office.Ces officiers assurérent la paix et l\u2019ordre durant plus d\u2019un demi-siècle.Ils étaient nantis de pouvoirs très étendus et éaient chargés non seulement de juger les différends de peu d'importance, à l'échelon local, mais aussi de découvrir les crimes et délits, de procéder aux arrestations des prévenus dans les causes graves, de recueillir les preuves et ensuite de référer la cause aux tribunaux du chef-lieu de district.Arrestation de Nelson L'arrestation la plus spectaculaire à laquelle ils procédèrent dans natre région fut \u201celle du Dr Wolfrid Nelson™i'un des instigateurs de la rebellion de 1837 qui s\u2019était réfugié et caché dans les bois de Stukely.Un corps de milice régional sous les ordres du major-méde- cin Withcomb le poursuivit et le captura en 1837.Le Dr Wolfrid Nelson fut gardé prisonnier durant trois jours à l'hôtel Osgood de Frost-Villa- ge avant d\u2019être transféré à Montréal pour passer devant les tribunaux où À fut condamné à l\u2019exil aux Bermudes.Corps de milice local Un corps de milice local fut créé en 1855.Le Dr Georges M L'administration de la justice depuis 1794 ere Abbott et John Speckman, de Granby, fondèrent le \u201cMilitia Riffle Co.of Granby\u201d qui fut mis à la disposition du conseil de canton, que l\u2019on venait d\u2019élire, Il fut ainsi le premier corps de police du canton de Granby.District de Bedford Le district judiciaire de Bed- ford fut érigé en 1857.Un tribunal et une prison furent construits au chef-lieu de district, le village de Nelsonville (Sweets- burg).Des juges furent nommés.La Cour du Banc de la Reine siégea le 23 des mois de février et octobre.La Cour Supérieure siégea du 13 au 19 des mois de février, mai et octobre.Cour du Magistrat La Cour du Magistrat (qui s'appelait \u2018\u2018Cour de Circuit\u201d a cette époque) siégea tout d\u2019abord & Nelsonville du 7 au 13 des mois de février, mai et octobre.En 1868, elle siégea à Waterloo, du 21 au 25 des mois de janvier, avril et septembre.Elle siégea ensuite à Knowl- ton à partir de 1870.A Granby Le ler mai 1922, le conseil de la Cité de Granby adopta une résolution demandant que la Cour du Magistrat soit tenue dans la ville de maniére a éviter les dépenses inutiles a une population de quelque 8,000 habitants qui devait se rendre au chef-lieu de district, Sweetsburg, pour régler les causes du ressort de ce tribunal.Un comité fut créé pour mettre ce projet a l'étude.Une seconde résolution fut adoptée le 26 décembre 1926.Elle réitérait cette demande en sti- .cité était alors de 9,000 habi- En 1908, il avait épousé Mlle} Hélène Comeau et de ce ma-| \u20ac\u201d riage étaient nés : Sarah-Mar-|* guerite en 1909, Jcseph-Henri| + en 1911 et Marcel-Wilfrid en] ; pulant que la population de la ministère des ; Né à Granby le 26 décembre 1919, en 1923 et en 1925, Mem- Douanes et de l\u2019Accise.82, du mariage de Henri Boi- bre du conseil général du Bar-| |vin et de Sarah Bray, il avait.reau au cours de ces mêmes fréquenté le High School, puis! périodes, il fut nommé conseil- de collège St-Joseph dirigé par|du-roi en 1918.iles RR.FF.Maristes et le potit séminaire de Monnoir à RARES SONT CEUX qui ne connaissent pas cet immeuble situé au No 59 de la rue Principale.Construit en 1825 par Richard Frost et John Horner en vue d'y aménager un magasin, il devint vers 1895 la propriété de Simon Page.W.T.B.MacDonald y pratiqua le métier de ferblantier.De 1900 à 1950, ce fut le salon de barbier de Damase Beauvais, et enfin, depuis cette date, celui de M.Georges St-Germain.Cet immeuble a done cent LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 196, trente-cinq ans.AIRE tants (le quart de celle du comté de Shefford).Le conseil of-|fut créée le 6 juillet 1936.frit sa coopération aux autorités de Québec en vue de faciliter la vepue de ce tribunal dans la|calville.Le 8 octobre 1929, la Cour du Magistrat fut introduite à Gran- y.Le Juge était l\u2019hon.JA.Le- pa may.greffier était le notaire J.C.St-Pierre.Mais elle On erigea er fut transférée de nouveau.plus tard à Sweetsburg et Me Patrick Delaney, nommé juge de ce tribunal.Cour du Recorder - La Cour du Recorder qui est de faça devenue la \u2018\u2018Cour municipale\u201d Me Georges Dureault C.R., fut{dans sa nommé juge de ce tribunal lo-jque planchers de ciment et de Le premier greffier fut M.|terrazzo, divisions intérieures René Marion auquel succéda M.jen blocs de ciment et terra- Joseph Dallaire et ensuite M.[cotta font de cet édifice une Donat Brosseau, contrôleur dejconstruction à l\u2019épreuve la cité de Granby.(Suite de la page 37) L'hôtel de ville actuel est un immeuble de trois étages mesurant quatre-vingt-dix pieds e par cinquante pieds de profondeur.feu.domine l'immeuble.Sa charpente de béton armé et tous les matériaux entrant construction, L'immeuble comprend environ soixante pièces (bureaux, salles, logements) en plus du bureau général de la ville, de la grande salle du conseil, du bureau de la police et du garage du service des incendies.Une tour pour les boyaux ETABLI EN 1940 M.Louis Alivizatoz, le propriétaire du restaurant Chez Louis, est l\u2019un de nos citoyens les plus avantageusement connus dans ce domaine commercial.Il possède une expérience de plus de trente-cing ans dans l\u2019administration de ce genre d'établissement, et son restaurant compte parmi les plus populaires.Etabli vers 1940, ce restaurant a subi ces derniers mois d'importantes rénovations.Toute la décoration intérieure est soignée et donne une impression de bon goût.On n'exagère en rien en disant que c'est là l'un des restaurants chics de la cité de Gran- y.Le restaurant chez Louis ne le cède en rien aux autres du même genre, et ses employés se font remarquer des clients par leur politesse, leur exactitude et leur minutieuse propreté.La clientèle est toujours assurée d\u2019un service courtois, propre et impeccable, digne des établissements les plus fashionables.Sa ouisine est excellente.On y trouve les mets les plus exquis.C\u2019est pourquoi le restaurant Chez Louis est l'endroit préféré de beaucoup de nos citoyens pour un repas de premier ordre ou des rafrai- chissements de bon goût.La popularité de cet établissement est due en somme à la détermination de son propriétaire de toujours offrir, depuis près de vingt ans, à sa clientèle, un service irréprochable.Restaurant Louis 217, rue Principale \u2014 Granby 1859 5¢ to 1.00 STORES of Canada Ltd Granby, P.Q.132 rue Principale DES MAGASINS DANS TOUTE LA PPOVINCE DE QUEREC ~~ FELICITATIONS EN L'ANNEE DE VOTRE 1959 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 Bt Le service des incendies en 1910 ; CI-CONTRE, on voit les voitures du service des incendies vers 1910.La brigade elle-même se composait d'une vingtaine d'hommes, Dans-le groupe, se trouvent Silas Riendeau, E.McGouldrich, chef des Pompiers; John Topp, Ernest Osgood, Hormisdas Lasnier, surintendant de la Voirie municipale; R.P.Martin, W.Cahill, Alphonse J.Monty, Henry J.Osgood et Harold J.Ball {a cheval) chef de la police.EN 1930 LA SECONDE PHOTO (ci-bas) laisse voir le Service des incendies vers 1930.C'était le premier camion moderne dont on disposait pour combattre les flammes, De gauche à droite, on voit MM.Hormisdas Lasnier, chef des pompiers; Omer Bienvenue, secrétaire; Ulric St-Martin, agent; Joseph Lapierre, chef de police; Bill Bradford, Lévis Ferland, Ernest Thibodeau, Jos Gagnon, Jules Couture, Alexandre Bernier, Fred Massé, Jules Gosselin, Louis-Philippe Carter, John Dunn, évolution du Service des M.Emile LAJEUNESSE, président : L'entreprise Lajeunesse & Frères est l\u2019un des plus importants détaillants de vitre et de peinture de notre région.Fondée en 1944 par MM.Emile et Guy Lajeunesse, le premier acheta trois ans plus tard les actions de l\u2019autre, puis en 1948 MM.Henri et Jean La- jeunesse se joignirent a leur frére, Emile.Le président de l\u2019entreprise est M.Emile Lajeunesse, le vice-président M.Henri La- jeunesse et le secrétaire-tréso- rier M.Lucien Lavigne.MM.Jean Lajeunesse et Raymond M.Henri LAJEUNESSE, vice-président Tes se spécialisait surtout dans la peinture.C\u2019est en 1848 que l'on ajouta le commerce de vitre et celui des couvre-plan- chers.Ce dernier commerce fut cependant abandonné un peu plus tard.Aujourd\u2019hui, non seulement l\u2019entreprise possède-t-elle un imposant commerce de détail, mais elle compte également un important commerce de gros et un service d\u2019installation de premier ordre.Elle dessert toute la région.Elle assume par contrat l\u2019entretien de nombreux postes d\u2019essence de la M.Jean LAJEUNESSE, directeur bre de ses employés est de trente-deux, mais il est souvent plus élevé, c\u2019est-à-dire lorsque les travaux sont urgents et plus considérables.M.Emile Lajeunesse est directeur du club des Francs, membre de la Chambre de Commerce senior, du club Richelieu, de la Société St-Jean- Baptiste et de divers clubs de pêche.Il est marié et père de quatre enfants.M.Henri Lajeunesse est membre de plusieurs associations locales et père d\u2019un en- ant.Bergeron en sont les direc- Canadian Oil, de Texaco, de M.Jean Lajeunesse s\u2019inté- teurs.Canadian Petrolina, de British resse aussi à diverses activités Lors de sa fondation, la Petroleum, des immeubles du compagnie Lajeunesse et Fre- M.L.LAVIGNE, secrétaire-trésorier 3 à 4 =] 4 gouvernement fédéral et de nombre d\u2019industries locales.Elle est aussi l\u2019entreprise qui a installé les vitraux des élises de Sutton, de Bedford, e St-Armand, de Brigham, de St-Georges de Windsor, de Cowansville, des églises St- Benoit, St-Joseph, l\u2019Assomption, du Séminaire apostolique des Pères du Verbe Divin et du couvent des Trinitaires à Granby.Au nombre de ses contrats actuels, soulignons les suivants : la Simonds Saw, l\u2019école supérieure des filles, rue St-Joseph, l'aménagement de quarante maisons à Château- - guay et l\u2019immeuble de la Southern Canada Power à Bedford.Le bureau principal de l\u2019entreprise est situé au No 460 de la rue Cowie.Elle possède en plus un magasin de détail au No 29 de la rue Principale et un entrepôt de plus \u2018de sept mille cinq cents pieds carrés, angle Boulevard Leclerc et rue Chapleau.Le nom- locales.Il est le père de quatre enfants.M.R.BERGERON, directeur A l\u2019époque du hameau et même aux premiers temps du village, il n\u2019existait pas de brigade des incendies.Lorsque les flammes éclataient, les villageois accouraient sur les lieux du sinistre et tentaient tant bien que mal de le combattre à l\u2019aide de seaux d\u2019eau.Les plus intrépides montaient sur le toit de l\u2019habitation en flammes, et les autres formaient une chaîne humaine par laquelle passaient les seaux remplis d\u2019eau dans le puits familial.C\u2019est en vue de faciliter le travail de cette brigade improvisée que la corporation municipale adopta le 7 janvier 1861 un règlement obligeant les propriétaires à se procurer des seaux et une échelle assez longue pour atteindre le toit de la maison.Puis, le 4 mars 1876, la municipalité acheta une pompe manuelle, et le 10 octobre suivant forma une brigade de pompiers volontaires sous les ordres de M.T.Amyrauld.Le 6 novembre de la même année M.A.Cole fut mis en charge de la section des échelles, avec comme assistant M.P.Jackson.Le 4 décembre, M.J.Bertrand était nommé as- sistant-chef et M.W.H.Walley, premier assistant, Cette brigade comptait une quarantaine de volontaires qui en cas d'incendie devaient répondre à l\u2019appel des autorités du village.Tout alla bien jusqu\u2019au 3 décembre 1877, alors qu\u2019à la suite de dissensions, M.T.Amyrauld démissionna Le conseil du village profita de cet incident pour réorganiser entièrement la brigade et fonder le Service municipal des incendies, Le 7 janvier 1878, M.W.H.Walley devenait chef du Service des incendies, tandis que M.E.C.Wosley était nommé premier assistant et M.E.C.Spaulding, deuxième assistant de la brigade.L'un des résultats de cette réorganisation fut la rémunération des pompiers volontaires.Ils reçurent le montant de cinquante cents par appel, Incendies deésactreux Cette brigade rendit des ser- \u2018vices signalés entre 1878 et 1893, alors que le village fut frappé par une série d\u2019incendies désastreux.En 1879, par exemple, les flammes rasèrent l'hôtel de ville un hôtel, le bureau de poste et plusieurs habitations.Grâce à leur dévouement et à l'appui de la brigade des incendies de St- Jean, cependant, les sap-urs de la localité réussirent à éviter des pertes plus considérables.Puis se produisit l\u2019in-endie qui ravagea l\u2019église congréga- tionnaliste et un autre qui détruisit la scierie de M.S.H.C.Miner, Un peu plus tard, les flammes rasérent la résidence de M.James Allan et La Pharmacie Guertin fut fondée en 1930 Fils du docteur Albert Guere tin, médecin de grande réputation dans les Cantons de l\u2019Est, M.Gaston Guertin est né le 3 février 1905 dans la Vallée de la Rivière des Hurons, plus précisément à St- Jean-Baptiste de Rouville, A l\u2019âge scolaire, sa famille déménagea a4 Magog et c'est là qu\u2019il fait ses premières études, avant de s'inscrire au Collège St-Laurent de Montréal et de compléter son cours de pharmacien à l'Université de Montréal en 1925, porteur d\u2019une médaille d\u2019or en chimie analytique.Son père étant un confrère de classe et un ami de M.J.- O.Quenneville, L.Ph.,, {il lui conseilla de commencer son stage avec ce dernier, sachant bien qu'à son contact il prendrait vite le côté pratique et commercial de la vie et l\u2019expérience professionnelle.Puis il devint gérant au bureau-chef des pharmacies Martineau pour finir son stage à la pharmacie Ethier, coin des rues Notre- Dame et Vinet.C\u2019est en 1930 qu\u2019il vint s\u2019établir à Granby.Six ans plus tard, il ouvre une seconde pharmacie à Acton Vale, mais la veille de Pâques 1940, il a la mauvaise fortuné de voir ce dernier établissement disparat- tre dans la fumée d'un incendie.Cette perte considérable ne le décourage pas; il a con- flance en l'avenir.En 1937, il fonde un laboratoire sous la raison sociale \u201cLes Spécialités Pharmaceutiques Enrg\u201d, puis en 1958 il ouvre une seconde pharmacie au 388, rue Principale.Etablie depuis vingt-neuf ans, sa première pharmacie fut tout d'abord installée dans l'édifice Comeau, au No 216 de la rue Principale, là où les Dominion Stores venaient d\u2019abandonner le projet d'ouvrir un magasin.Il y demeura jusqu\u2019en 1035, date à Jaquella il déménagea dans un nouvel immeuble construit & quelques portes de là, au No 208, sur le site d'une maison centenaire, celle de la famille Mercure.M.Guertin, comme on l'aura constaté, vient de renover cet établissement au coût de plusieurs milliers de dollars.Toute la facade de la pharmacie est en verre, et de nouveaux étalages transforment entièrement l'aspect du commerce.M.Guertin à emp'oyé exclusivement des produits fabriqués dans notre localité pour la rénovation de l\u2019intérieur.Le système d'éclairage est complètement recouvert par des panneaux de plastique transparent qui, en méme temps, forment le plafond du magasin.Fabriqués à la G.M.Plastic Corporation de Granby, ces panneaux complétés, près des murs, par des bandes d\u2019Insulfoam, projettent une lumière reposante et ajoutent à la beauté de l\u2019intérieur.En plus d'assurer le succès de ses trois entreprises où il emploie une quinzaine de personnes, M.Guertin est directeur des Pharmacies Universelles, une coopérative de distribution de produits pharmaceutiques, et directeur de la Coopérative de production Farex.M.Gaston GUERTIN Aujourd'hui comme autrefois, M.Guertin demeure un homme d\u2019affaires en vue dans cette localité, où il jouit d\u2019une excellente réputation.de l'estime et de la confiance de ses concitoyens.L'un des fondateurs et anciens présidents de la Chambre de commerce des jeunes et l'un des promoteurs des Chevaliers de Carillon, il est un ancien préaldent de PAssociation des professionnels de Granby et membre de la , Chambre de commerce senior locale.M.Guertin, à titre de membre de la Commission scolaire catholique de Granby contribue également au relèvement du niveau éducationnel de notre jeunesse et, depuis sa première élection à ces fonctions, des initiatives de première importance ont été prises en vue de procurer aux jeunes toutes les facilités nécessaires pour s\u2019instruire.Enfin, M.Guertin est directeur de plusieurs entreprises industrielles locales, en partie culier de la G.M.Plastic Core poration et de l'Insulfoam Limited.\u2018Vice-président de La Voix de l'Est et du poste de radio CHEF, il est président des Placements Shefford Incorporés.Dans les sports, M.Guertin s\u2019occupa durant plusieurs années de baseball.Il collabora à l\u2019organisation de la Ligue Provinciale et fut l\u2019un des directeurs des Red Sox de Gran- by.Grand amateur de péche a la truite, il s'est occupé de faire de son lac, près duquel il à sa maison estivale, un jardin de pisciculture.À l'occasion de l\u2019Année Sainte, M.Guertin a visité presque tous les pays d'Europe de la zone occidentale.Il a aussi plus tard fait le tour du Mexique, l\u2019invité de l\u2019ambassadeur canadien à Mexico, Marié et père de quatre enfants, dont trois garçons étudiants à l\u2019Université de Montréal, M.Guertin espère confier plus tard la direction de ses entreprises à l'aîné, qui étudie en vue de suivre les traces de son père.LA PHARMACIE GUERTIN celle de M.W.Tracv.Le 14 avril 1893 LAJEUNESSE & FRERES C\u2019est le 14 avril 1893, vers 208, rue Principale \u2014_ = GRANBY une heure du matin, qu\u2019un in- \u2019 p Granby - (Suite a la page 45) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 em - + = Frs = x =2S ESS Se OS NS SEE SOS \u2014 \u2014 TERR EE RAW ~~ mo Lal - = | +\" & lla La mission caïno La première mission catholi-:Champeau, vicaire de St-Lin Le presbytére que au hameau fut érigée en 1842, C\u2019est Je 30 juillet 1842 que Son Excellence Monseigneur Irnace Bourget.évêque de Montréal.signait le décret d\u2019érection de la mission du Très - Saint et Immaculée- Coeur-de-Marie qui.plus tard.devait être connua sons le nom da peu Te - = a M.le cé GILL A cette époque, ia mission avait été fondée dans le but de faciliter la pratique de leur religion aux catholiques \u2014 la plupart des fidèles d\u2019origine irlandaise \u2014 qui vivaient dans les cantons de Granby, Shef- ford et Roxton, La chapelle fut érigée la même année sur le site actuel de l\u2019église Notre-Dame et bénite, le premier août 1842, par Monseigneur Bourget.Bâtie en bois, elle pouvait contenir environ cinquante-cinq bancs.Les premiers marguilliers nommés le 31 juillet 1842 furent MM.Patrick Hackett, qui en 1859 devait étre élu le premier maire de Granby, et MM.J.-J.Lizotte et Michel Doher- ty.De 1842 jusqu\u2019en 1849, la mission fut desservie par des missionnaires ou des prêtres non-résidents : Le R.P.Joseph-Louis Barrette, o.mi., vicaire de Chambly (1842); le R.P.Dandurand, o.mi.(1842-44); l'abbé J.-M.Limoges (18451; l'abbé Jean- Noël Prince, vicaire de St-Cé- rire (1845-48); l\u2019abbé Benoit- Joscr4 Leclerc.vicaire de St- Domin'\u201cue de Bazot (1847-48); l'abbé oseph-Tdmond Leblond (18°71; l'abbé Jean-Baptiste (1849); enfin l'abbé Joseph \u2018Queen, prétre wlandais nommé .pa ce poste jusqu'en 1855.Erigée en paroisse Le 3 décembre 1859, la mission fut érigée en paroisse.M.Jl\u2019abbé G.S.Kerston qui se trouvait au hameau depuis 1855 fut nommé curé-résident.La |même année, cependant, M.l'abbé Charles St-Georges lui \"iecéda pour être remplacé à -n tour par l'abbé Michel Mc- iley.M.l'abbé J.M.M.Balthasar \u2018vint curé en 1867.Il se retira Adamsville en 1871.et fut emplacé par son frère, Henri, la cure de Notre-Dame.C'est le 26 février 1874 que ! nouvelle chapelle érigée sur ~ site de la première fut bé- ite par M.l'abbé Edouard \u2018vevier, Vicaire-général du dio- Ine et curé de Marieville, En 1877, d'autre part, M.\u2018abbé Joseph A.Nadeau rem- mlaca le curé Henri Balthazar ~t fonda, deux ans plus tard.\u2018le premier couvent catholique jdont il confia la direction aux \u2018RR.$8.de la Présentation de \u2018Marie, Le curé Gill Dix ans plus tard, M.Je curé Nadeau fut nommé à la cure de St-Jude et remplacé par l'abbé Marcel Gill.Sous l'inspiration du nouveau pasteur, la paroisse se développa rapidement.Le Père Gill, comme l\u2019appelaient familièrement les paroissiens, était un saint homme dans toute la force du terme.Sa seule préoccupation était d\u2019assurer le progrès général de sa paroisse et le bien- être des fidèles dont il avait la- charge.Il se dévoua sans compter jusqu'en 1916 alors que Ja maladie le força à se retirer à la campagne.C\u2019est immédiatement après son arrivée à Granby qu'il entreprit les démarches pour la construction d'un collège commercial qui fut terminé en 1890.Construit rue St-Joseph, il fut confié aux RR, FF.Maristes.Le 3 septembre, cent quarante élèves y faisaient leur entrée pour suivre les cours de ce nouvel établissement d'\u2019enseignement.Le collège fut béni le 1er octobre 1890 par S.E.Mgr L.-Z.Moreau, évéque de St-Hyacin- the qui, par la méme occasion, bénit deux cloches, l\u2019une pour le couvent, l\u2019autre pour le collège.La première cloche pesait 339 livres et la seconde, 239 livres.Le 11 janvier 1891, une maison était érigée sur le terrain de la paroisse pour le sacristain.« Un nouveau construit en 1893 et pénit auxiliaire du | paroissiens sur la nécessité de reconstruire l'église et, les bénissait le sous-sol nouveau temple et S.F.Mer AX.Bernard y chantait la première grand\u2019messe.Construit en pierres, le sous- (pour l'église) et te pieds de largeur (pour la sacristie).Tracés par M.G.St- Jean, architecte de Montréal, les travaux furent exécutés au coût de $19,500 par MM.P.Boileau & Frères.Convenablement aménagé, le sous-sol servit aux offices du culte jusqu\u2019à ce que l'on fut en mesure d\u2019élever l'église et la sacristie.Quelques années plus tard, la fabrique transigea un emprunt de 550,000 et l'on fut ainsi en mesure de terminer les travaux de construction.Le 8 mai 1904, S.E.Mgr A.-X.Bernard bénissait la pierre angulaire.L'église elle-même fut bénite le 24 mai 1906 par S.E.Mgr A.-X.Bernard.C'est dans la nuit du 4 janvier 1911 que l\u2019on eut la douleur de voir le collège de la «rie St-Joseph réduit la «curé résident en 1849.Il occu- même année par S.E.Mgr De-'rie-Liicien, perdit la vie dans'de l'endroit.celles, évêque de Druipara et, diocèse de St-! Hyacinthe.Cinq ans plus tard, médiatement M.Gill insista auprès de ses\u2019 après: les démarches nécessaires, les! travaux commencèrent.Le 14 se retirer à la campagne.Il} janvier 1900, S, E.Mgr Decel-|fut remplacé par M.l'abbé R.- | desservant du|T.Lamoureux.tfordonna dans sol mesurait 190 pieds de lon-jd&ns la paroisse, .1 gueur par 100 pieds de largeur|de M.l'abbé Georges Cabana de la paroisse Notre-Dame de;Breton.arriva de St-Armand cinquante Qui.aujorrd'hui, est archevé- Granby et il occupa ce poste'où il avait occupé la cure de pieds de longueur par quaran-.due Ce l'archidiocèse de Sher-ijusqu\u2019en 1916, | 2 me SES Tt lal ME en ren-;de Pierreville, comté de Yamuas- L'un des religieux, le R.F.Ma- Louis Gill, était un cultivateur Il fit ses études les flammes.à Nicolet et fut ordonné prê- Le collège fut cependant im- tre le 19 septembre 1875 à reconstruit et | Trois-Rivières par Mgr Louis- confié en 1912 aux RR.FF.du, François Richer Laflèche.Il Sacré-Coeur.lfut nommé au vicariat d'Ac- En 1916, le mauvais état dejtion catholique en 1875 et oc-! santé du cuvé Gill le força à cupa ce poste jusqu'en 1877.En 1877, il fut nommé curé à St-Médard, et ensuite vicaire à St-Pie de Ba- Le 28 juillet 1918, S.E.Mgr'got (1878» à St-Denis-sur-Ri- Brunault, évêque de Nicolet.chelieu (1878-1879) et finale- l\u2019église Notre- ment curé de St-Joachim de premier prêtre né Shefford (1879-1887).I s'agissait: En 1887.il prit Ja direction Dame le roohe.| Eniretemps.il fonda le col- En 1926, M.le curé R.T.La- lége commercial des RR.FF.moureux décéda et fut rempla-:Maristes (aout 1890), rebatit cé par Mgr FE.E, Pelletier.lle presbytère en 1893, l\u2019église L'année suivante, Mgr Pelle-! (1899-1905) et agrandit le cou- tier fit agrandir le presbytère|vent (1903).Après l'incendie selon les plans présentés par du collège Sacré-Coeur en M.A.Potvin et le perron de:1911, il le rebâtit l'année sui- l'église fut reconstruit de ma-;vante.Il prit sa retraite en nière à faciliter I'accés du par- 1913.vis de l'église.STE-FAMILLE Le temple lui-même fut res- La seconde paroisse caiholi- tauré en 1934.lque de la ville de Granby fut Monseigneur Pelletier décé- fondée le 11 février.1930 da en 1949 et son successeur|En 1929, une partie des pa- fut Mgr E.Bouvier.Six ans rojgsiens de Notre-Dame, qui plus tard, à la mort de M@rlavait été jusqu'alors la seule Bouvier, Mgr René Gagner, a-\\paroisse catholique depuis 1842, lors curé d'\u2019Acton Vale, fut présenta une requête à Mgr nommé à la cure de Notre-Da- Arthur Douville, évêque de St- me.Hyacinthe.L'abbé Marcel Louis-Téles-| Cette requéte demandait le phore Gill naquit à St-Thomas'démembrement d\u2019une partie de LA PREMIERE EGLISE NOTRE-DAME EN 1874 SRT TRG © ° ï ï ique ce Granoy fut foncée le 30 juillet 1842 la paroisse Notre-Dame et la = presbytère fut \u2018res par un violent incendie.ka, le 8 février 1850.Son père, création d'une nouvelle dont le |besoin se faisait sentir à cause: \u2018 de l'augmentation de la popu-| - lation.M y avait 10,000 habitants.Le décret épiscopal du 11 ifévrier 1930 donna à la nou-| velle paroisse, que l\u2019on appelait superficie de vingt-neuf milles carrés dont vingt et un milles se (trouvaient dans le canton de Granby, huit milles dans ce- Jui de Shelford et un mille et demi, dans la ville de Granby.| Le 19 février 1930, le curé- fondateur, l'abbé M.Donat [Notre-Dame de Lourdes.Il célébra la première messe, le 19 mars 1930, dans l'église Notre- Dame et, à l'issue de l'office, (ir procéda à l\u2019élection des marguilliers : MM.W.Charron, M.Dunn et A.Choinière.Les offices dominicaux eurent lieu dans l'église Notre- Dame.Les offices de semaine furent célébrés dans une chapelle provisoire qui servit ensuite d'école paroissiale et de logis pour le sacristain et les oeuvres paroissiales, EGLISE La construction de l'église débuta le 7 mars 1930.La pierre angulaire fut bénie le 9 novembre 1930 par S.E.Mgr Z.F.Descelles.Dés le 20 mai 1931, le sous-sol de l\u2019église put être occupé par les paroissiens.Le 18 octobre 1931 S.E.Mgr Aldée Desmarais, évêque auxiliaire du diocèse de St-Hyacin- the, bénissait les quatre cloches de l\u2019église et le 9 octobre 1932 il procédait à la bénédiction du temple.La bénédiction des orgues eut lieu le 7 février 1937.L\u2019école du Christ-Roi fut ouverte en 1932 et fut confiée aux FF.du Sacré-Coeur.Le couvent Ste-Famille fut fondé en 1930 et confié aux RR.SS.de l'Immaculée-Conception.CURE NADEAU Le 30 septembre 1946, le curé-fondateur de Ste-Famille, M.l'abbé Donat Breton, décédait et était remplacé par M.l\u2019abbé Louis-Philippe Nadeau à la cure de la paroisse, Ce dernier occupe ce poste depuis cette date.ST-EUGENE La paroisse St-Eugène de Granby fut érigée le 10 mai 1941.Le curé-fondateur fut M.l\u2019abbé Télesphore Dubuc qui occupe la cure depuis cette date.La pierre angulaire de l\u2019église St-Eugène fut bénite le 28 septembre 1941, Le 17 octobre 1942, S.E.Mgr Arthur Ste-Famille, juridiction sur u- \u2018 [ne étendue de terrain d'une!\u2019 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 pres es 5 L'EGLISE NOTRE-DAME FUT TERMINEE EN 1906 Douville bénissait les autels et S.E.Mgr Antoniutti, délégué apostolique, bénissait l'église le 18 octobre 1942.Mgr Télesphore-Joseph Du- buc est né le 30 décembre 1900 à Milton, Qué.Il fit ses études à\u2019 l\u2019Ecole Normale de Milton (1905-1914) au Séminaire de St-Hyacinthe (1914-22) et au grand Séminaire de Montréal (1922-26).Il fut ordonné prêtre le 13 mai 1926.La cérémonie eut lieu dans l\u2019église paroissiale de Milton en présence de Mgr Ovide Charlebois, vicaire apostolique de Keewatin, T.N.O.De 1926 à 1927, il fut professeur au Séminaire de St- Hyacinthe.En 1927 il se rendit à Rome, Italie.où il suivit les cours de l\u2019Université Angélique (RR.PP.Dominicains) jusqu\u2019en 1929, Il revint ensuite au Canada et reprit le poste de professeur au Séminaire de St-Hyacinthe.En 1931, il fut vicaire à Farnham, de 1932 à 1934, vicaire à la Cathédrale de St- Hyacinthe; en 1934, vicaire à St-Pierre de Sorel.Il fut vicaire de Jl\u2019Ange-Gardien de qu'il retourna à St-Pierre de Sorel, où il fut vicaire de 1936 a 1939.De 1939 à 1941, il fut vicaire de la paroisse Notre-Dame de Granby et devint curé de la paroisse St-Eugène, le 10 mai 1941.ST-JOSEPH ; L'une des trois pa:risses fondées en 1948 par S.E.Mgr Arthur Douville, évêque de St- Hyacinthe, pour faciliter Ja pratique de Ja religion à la population de la ville qui s\u2019élevait a 19.000 habitants, fut la paroisse St-Joseph de Granby.La paroisse St-Joseph fut érigée le ler septembre 1948.Le curé-fondateur de la paroisse St-Joseph fut M.l'abbé Joseph Potvin.Il célébra le premier office religieux le 5 septembre 1948, dans le sous- sol de l\u2019église Ste-Famille.L\u2019érection de l\u2019église fut approuvée le 19 novembre 1948 et débuta le 29 juin 1949.La pierre angulaire fut bénite le 18 septembre 1949 par Mgr Arthur Douville et l'église le 15 avril 1951.M.T'abbé Joseph Potvin na- Rouville de 1935 à 1936, alors (Suite à la page 37); rissantes, dont possibilités d'emploi Notre cité compte une multiplicité de petites usines flo- l'expansion d'année en année accroît les de notre main - d\u2019'oeuvre et assure Etablie depuis quinze ans son propriétaire décida de déménager à Granby.le On ne saurait comparer les locaux d\u2019alors avec ceux d'au- jourd\u2019hui.M.Dion, maximum du l'outillage.faires avec en eifet, La Knight Armature fait af- compagnies établies non seule- J personnel et de de nombreuses établit tout d\u2019abord son entreprise, à laquelle il donna un nouveau nom celui de Knight Armature \u2014 dans l\u2019ancienne gare des tramways, devenue par la suite l'immeuble Fortin, au No 6 de la rue Drummond.Il y occupait tout le second étage.Ce n\u2019était assurément pas un local idéal, mais M.Dion préférait partir du bon pied et établir aoli- dement son entreprise avant d'y investir trop de capitaux.Il ne devait pas cependant s\u2019écouler beaucoup d\u2019années avant que la Knight Armature possède sa propre usine.Dès 1953, en effet, M.Dion construisait un immeuble à rangle du boulevard Boivin et de la rue St-Charles nord.Celui-ci avait une superficie d\u2019en- ment au Québec, mais dans le nord ontarien, les provinces maritimes, aux Iles-de-la-Made- leine et à Terre-Neuve.Elle possède un vendeur exclusif pour toutes ces régions, à l\u2019exception des Maritimes où un agent manufacturier est son représentant attitré, bien-être de notre population.Au nombre de celles-ci, la 0 Knight Armature Inc., dont le fondateur est M.René Dion, un citoyen très avantageuse- - ment connu dans toute la région, se classe cependant au premier rang.Spécialisée dans la reconstruction des armatures de générateurs et starters, de dynamos, etc, la Knight Armature fabrique également des régulateurs de voltage, des démarreurs, des prises de contact (salenoid switches) pour les moteurs d\u2019automobiles ,et maintient un service de réparation pour les moteurs électriques industriels et domestiques.Etablie il y a seulement une -quinzaine d'années, cette industrie est aujourd'hui installée \u201cdans une usine très moderne où travaillent une cinquantaine d'employés, tous des hommes.Son fondateur est avec raison fier de ses succès, et ses diverses initiatives laissent : prévoir une expansion encore plus considérable dans l'avenir.L'origine de cette entrepri- L'usine fabrique maintenant ; viron 2,500 pieds carrés.Le environ 66,000 armatures de .se remonte à 1945, soit vers la personnel était alors de huit générateurs et \u201cstarters\u201d, fin de la guerre.M.Dion ha- employés.Deux ans plus tard, 30,000 générateurs et \u201cstar- \u201c bitait alors St-Césaire, où après \u2018avoir appris le métier de mécanicien, il possédait son propre garage sous la raison sociale de Garage Dion.Ce travail lui plaisait sans doute, mais il songeait à se spécialiser dans la réparation de divers accessoires de l\u2019automo- toutefois M, Dion avait la douleur de voir toute son usine détruite par les flammes.Loin de se décourager, il la reconstruisit, méme un peu plus grande, en vue d'obtenir environ 3,500 pieds carrés de superficie, ters\u201d et 36,500 régulateurs de voltage par an.Le bureau de direction de l'entreprise se compose de M.René Dion, le président-fonda- teur; de M.René Langevin, vice-président ; et de M.Edgar Lapalme, secrétaire-tréso- bile.comme BA aes M.Dion fut bientôt récom- rier., ; pensé de ses efforts.L\u2019usine tact et la reconstruction des prit une expansion remarqua- Marié et père de trois en- armatures de \u201cstarters\u201d et de ble.Les contrats augmentérent fants, :M.Dion s'intéresse aus- générateurs, graduellement, au point que, si très activement à la vie récemment, l'entreprise dut de communautaire.Il est _mem- Cette idée s'implantant de nouveau moderniser ses locaux bre de plusieurs associations dont les Chambres de Commerce Senior et Junior, 1e Club et porter à 18,500 pieds l\u2019espace disponible pour la pro- plus en plus dans son esprit, M.Dion abandonnait finale- ment son garage et fondait, en duction.L'établissement de la Richelieu, la Société St-Jean- 1945, les Services électriques Knight Armature est aujour- Baptiste, membre actionnaire Enregistrés.L'entreprise débu- d'hui l\u2019une de nos usines les du club de Golf Granby-St- ta humblement.avec peu de plus modernes ; toute la pro- Paul, Chevalier de Colomb» ä i ESE at a se capital, et poursuivit ses acti- duction est agencée de telle président du Club de Péche , , .Vitis jusqu'en 1949, alors que sorte à obtenir un rendement Fullington.M.René DION, président de Knight Armature KNIGHT ARMATURE MFG Rue St-Charles-nord GRANBY - = w= x Pr RE bo 42 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 VINGT ANS DE REALISATIONS AGRIC Reflet du prodigieux progrès industriel de Granby Fondée en 1938 par un petit groupe de 87 cultivateurs, la Coopérative n\u2019a pas cessé de croi- tre en ampleur à un rythme extraordinaire.En effet, en ces 20 ans, ce qui est encore une période de temps relativement brève dans la vie d\u2019une institution de ce genre, elle est devenue une grande famille de plus de 5,000 adhérents, formant la plus grande unité de la Fédération des Coopératives Agricoles du Québec, le centre laitier le plus important du pays.Son chiffre d\u2019affaires est passé de $120,- 854.00 en 1939 à près de $20,000,- 000.00 en 1959.Ce succès magnifique est dû sans aucun doute à la valeur de la formule coopérative, à l\u2019esprit d'équipe et au sens de la solidarité de ses membres, mais aussi, pour une large part, à cet atmosphère de progrès, de dynamisme qui a dominé notre ville durant toute cette période.Grâce à ces influences bienfaisantes, la Société a continuellement augmenté ses activités, n\u2019hésitant pas à innover et pour cela, elle a développé ses usines, perfectionné son outillage, s\u2019efforçant toujours malgré les gros investissements nécessaires à é- difier une Institution agricole puissante capable de servir de mieux en mieux ses membres et l\u2019intérêt général conformément à l'idéal coopératif qui l\u2019anime.Un coup d'oeil rétrospectif nous permettra de mieux juger de la rapidité et de l\u2019ampleur de son développement, mais avant il ne serait peut-être pas inutile de rappeler ce que c\u2019est que la Coopérative et de revoir brièvement son programme.QU'EST-CE QUE LA COOPERATIVE ?Comme son nom l'indique, la Société Coopérative Agricole de Granby est à la fois : Une Société, c\u2019est-à-dire, une entreprise à fonction économi - que, soumise aux impératifs de Ja technique, de l\u2019économie et de la loi, qui, dès lors, doit être gérée, à l'instar des autres institutions commerciales et industrielles, d\u2019une façon éclairée et progressive, en employant les méthodes d'administration modernes les meilleures et les plus efficaces; Coopérative, elle est un groupement d'hommes et non de capitaux, associés non pas en vue de faire des affaires et de réaliser des profits, mais dans le but précis de régler des problèmes économiques \u2018qu\u2019ils ont en com- ON VOIT ICI, 1ère rangée, de gauche à droite MM.Octave Hénuset, vérificateur agricole; Raynald Ferron, gérant général Coopérative Fédérée de Québec; Philippe Pariseault, gérant général Coopérative Agricole de Granby; Omer Deslauriers, président Coopérative Agricole de Gran- by; Isidore Martin, vice-président Coopérative Agricole de Granby; Rolland P.Sabourin, secrétaire Coopérative Agricole de Granby.2ième ran- mun, au moyen d'une entreprise essentiellement de services, administrée démocratiquement ; Agricole, son ambition est de favoriser l'épanouissement de la ferme et du foyer rural, en aidant ses membres et les intéressés du milieu qui se joindront à eux, à solutionner les problèmes que présente la profession d'\u2019agriculteur.L'ASSOCIATION.Depuis le début le nombre d\u2019adhérents n\u2019a pas cessé d'augmenter comme on peut le voir par le tableau suivant : Année Sociétaires Usagers total 1938 86 1945 341 278 619 1948 974 751 1725 1953 1130 1057 2147 1958 2661 1613 4274 1959 3184 1750 4934 La Société forme donc aujour- d\u2019hui une grande famille composée de prés de 5,000 cultivateurs.L'ENTREPRISE.Parallèlement au développement de l\u2019association, l\u2019organisation matérielle de la Coopérative prenait sans cesse de l'importance.De même, ses activités économiques limitées au début à l'achat de marchandises d\u2019utilité professionnelle: grains, moulées, engrais chimiques, se multiplièrent rapide « ment d\u2019année en année.FAITS MARQUANTS 1938 \u2014 le 24 août, la Société est fondée et jigne le même jour un contrat d'affiliation à la Coopérative Fédérée.1939 \u2014 La construction de la première bâtisse, un édifice de 60\u2019 x 40\u2019 est terminée et utilisée pour loger les bureaux et les activités du département des grains et moulées.1941 \u2014 Une bâtisse destinée à la fabrication du beurre et pourvue d\u2019une local pour la préparation et la vente du lait en nature est construite durant l\u2019été.La fabrication du beurre commence au mois d\u2019août de la même année.1942 \u2014 Le local destiné à la vente du lait en nature est transfor- .mé en fromagerie et l'on commence immédiatement la production du fromage au mois de février.Cette fabrication du fromage est abandonnée à la fin de l\u2019année pour être remplacée au mois de décembre par la fabrication de la caséine.1944 \u2014 On ajoute à la première bâtisse, une allonge ainsi que des silos pour Jl'entreposage du grain; le tout pour répondre aux exigences nouvelles du départe - ment des grains et moulées et loger un service de quincaillerie.1945 \u2014 Marque une étape importante dans l'évolution de la So ciété: on commence la fabrica- L'usine de la Coopérative à Granby tion du lait en poudre procédé rouleau à la fin de l'été.1945 \u2014 marque aussi l'organisation définitive d\u2019un service général d'utilité professionnelle de - vant comprendre la machinerie agricole, quincaillerie, etc.1946 \u2014 un service agricole et de propagande éducative est organisé le ler novembre.1947 \u2014 la fabrication de la poudre de lait, procédé par vaporisation, est commencée au mois de mars et la Société procède à une entente avec la compagnie Franco Canadienne de Produits Laitiers de Montréal pour la distribution des poudres de lait sur les marchés domestiques et d\u2019exportation.1947 \u2014 marque aussi l'accepta - tion de la première coopérative alliée: Valcourt.1947 \u2014 la Société achète les biens du Couvoir Coopératif de Gran- by et organise une section avicole.1948 \u2014 la Société organise un laboratoire permanent de contrôle et de recherche pour les produits laitiers.1948 \u2014 une section de l'élevage est organisée ainsi qu\u2019un service d'insémination artificielle des bo- 3.1949 \u2014 une nouvelle annexe à l\u2019usine des produits laitiers est construite.1950 \u2014 la Société obtient de la Législature Provinciale une loi spéciale 14-15, Georges VI, 1950- 51, chapître 126.1952\u2014 on construit un entrepôt frigorifique pour le beurre d\u2019une capacité de 1,250,000 livres.1953 \u2014 la Société accepte de collaborer avec une vingtaine de coopératives locales pour la tranformation du lait de leurs sociétaires.1953 \u2014 on aménage une usine pour la construction de refroidisseurs a lait pour les membres.1954 \u2014 une usine de produits laitiers est construite à Notre-Dame du Bon Conseil.: 1955 \u2014la Société se porte acquéreur des établissements de la Corporation des Produits Laitiers Laurentides Ltée à Ste-Anne de la Pérade.1957 \u2014 une usine de produits laitiers est construite à Joliette.1937 \u2014 la Société achète et aménage un nouvel entrepôt frigorifique à Granby.1958 \u2014 on construit une annexe à - l'usine de Notre-Dame du Bon Conseil.BATISSES ET EQUIPEMENT Présentement, la Coopérative possède quatre usines de produits laitiers d\u2019une capacité totale d'environ 3,000,000 de livres de livres de lait par jour.Chacune de ces usines est spéciall sée dans la fabrication d'un ou de plusieurs produits de manière à ce qu\u2019ensemble, elles puissent travailler le plus efficacement et le plus économiquement possible.L'équipement de chacune de ces usines est non seulement des plus modernes, mais il est continuellement perfectionné au fur et à mesure des découvertes apportées par la science pour l\u2019amélioration de l'industrie laitière.USINE DE GRANBY : C'est naturellement la première entreprise que la Société a construite.Elle a été plus d\u2019une fois agrandie pour constituer un établissement d\u2019une capacité de trans - formation d\u2019environ 1,000,000 de livres de lait par jour.On y fabrique spécialement du beurre à l\u2019aide d'une série de machines spéciales, les premières intro duites dans la province de Québec, en vue de la fabrication du beurre dit \u201ccontinu\u201d.Ces instruments ont une capacité de production d\u2019au-delà de 100,000 livres de beurre par jour.L\u2019empaquetage se fait soit en pains d\u2019une livre ou en petites boîtes contenant quatre quarts de livre, soit en petites portions indivie duelles pour hdtels et restaurants et enfin, en boites de 56 livres.Cette usine comprend également une fromagerie des plus modernes, d\u2019une très grande efficacité de production.De fait, cette année, on y produisait 42,000 livres de fromage par jour durant les mois d'été.L'usine de Granby est aussi pourvue d\u2019une série d'\u2019instruments pour la fabrication du lait en poudre par vaporisation, de machines pour la production du lait par le procédé Rouleau et d\u2019une série d\u2019instruments pour empaquetage du lait en boîtes métalliques.USINE DE NOTRE-DAME : Cet établissement a été construit n 1954.Sa capacité est d\u2019au-de- fa de 1,600,000 de livres de lait par jour.Elle est équipée pour la fabrication et l\u2019empaquetage de la poudre de lait écrémé instantané.Elle produit aussi de la poudre de lait par procédé vaporisation et des fromages spéciaux.Les machines utilisées pour l\u2019évaporation du lait: dans cette usine sont très modernes et cone sidérées comme les plus puissantes au monde.En effet, elles peuvent évaporer au-delà de 80,- 000 livres de lait :a l\u2019heure.USINE DE STE-ANNE DE LA PERADE : Ces établissements ont été achetés par la Société au printemps 1955.Leur capacité de production est de 500,000 li.gée, de gauche à droite : MM.Louis N.Huard, directeur conseiller Coopérative Agricole de Granby; Benoît Lebleu, Jean-Marc Lafond, Wilfrid Verville, Raymond Bessette, Jules Turgeon, Gérard Beauchemin, Adolphe Baillargeon, Gérard Gauthier, Richard Larose, Donat Ducharme, Nelson Bernier, Sylvanie Lussier, Rosario Bourassa, directeurs Coopérative Agricole de Granby et M.Gérard Legendre, auditeur de la Société.L\u2019usine de Joliette vres par jour.On peut y fabri quer du lait évaporé, du lait condensé sucré, de la poudre de lait procédé par vaporisation et plusieurs autres produits spécia- USINE DE JOLIETTE: Cette Usine a été construite en 1957.Elle est spécialisée dans la fabrication du fromage.Sa capacité est d\u2019au-delà 200,000 livres de lait par jour.Comme on le voit, la Société peut transformer le lait de ses membres en une grande variété de produits afin de répondre de mieux en mieux à la demande du marché.Elle est également organisée pour empaqueter et livrer ses produits le plus près possible des consommateurs, AUTRES ETABLISSEMENTS En outre, la Société possède à Granby de vastes entrepôts frigorifiques, une usine pour la préparation des aliments pour le bétail, Un couvoir, divers entrepôts généraux et enfin des bureaux pour y loger l\u2019administration générale de la Société.ACTIVITES INDUSTRIELLES ET COMMERCIALES Les activités de la Société sont nombreuses et diffèrent en importance suivant les besoins de ses membres, Comme la production du lait est à la base de l\u2019agriculture de la région, c\u2019est donc dans le domaine de Pin.dustrie laitière que l\u2019on trouve ses réalisations les plus importantes.En effet, au cours du dernier exercice, 1a Société a reçu plus de 365,000,000 de livres de lait qu'elle a transformé en une gamme de denrées dont les principales sont les suivantes: plus de 11,000,000 millions de livres de beurre, 12,000,000 de livres de fromage, 15,000,000 de livres de lait concentré de tous genres.Au cours des années, la Société s\u2019est assurée une clientèle fidèle répartie un peu partout au Canada, à qui elle vend la majorité de ses produits.La Société s'occupe également depuis plu- sleurs années d\u2019exportation.Dans ce domaine, elle entretient des relations d\u2019affaires dans une quarantaine de pays du monde.Par ailleurs, la Société vend Pour une partie de ses membres plusieurs autres produits et achète pour eux les marchandises d utilité professionnelle qu\u2019ils ont besoin pour l\u2019exploitation de leur ferme.Dans l\u2019ensemble, les activités générales de la Société Teprésentent un chiffre d\u2019affaires pour l\u2019année quil vient de se terminer, de plus de $19,000,000.Depuis sa fondation, la Société a mis a exécution le programme de ses fondateurs, s\u2019appliquant à satisfaire à meilleur compte les besoins de scs membres tou- Ours en vue du progrès général de l'agriculture.Confiante dans l'avenir, la Cooperative de Granby se propose de continuer et même, de fai- Te davantage pour aider ses membres, favoriser le progrès de l\u2019agriculture et se mériter la confiance des consommateurs dans ses produits et dans ses activités, LA COOPERATIVE AGRICOLE DE GRANBY TEE gr wp Te TET TER ~ = - - - L'ESSOR INDUSTRIEL DE} GRANBY DEPUIS 1830 | Même si de par son milieu physique, Granby n'était pas, il y a un siècle, appelée à devenir une ville industrielle, le temps a démontré que, dirigé par des hommes progressifs, un centre peut rapidement accrof- tre son importance en ce domaine.Aux premiers temps du hameau, il va sans dire, on comptait seulement trois industries: la scierie et la meunerie de John Horner et la tannerie de Harlow Miner.On peut dire aujourd\u2019hui que Harlow Miner est bien le père de l\u2019industrie granbyenne.Sa petite tannerie d'autrefois a en effet donné naissance à l'une des industries les plus prospères de Granby, la Miner Rubber Company.Puis vint s'ajouter la fabrication et la vente du sucre et du sirop d\u2019érable et l\u2019exploitation du bois que le chemin de fer rendit possible dès 1860.Vers 1869, Granby comptait deux moulins à farine, cing moulins à scie, deux fabriques de voitures et environ 125 habitations.Vers 1870 apparaît une briqueterie fondée par M.J.Elkins, qui sert à construire beaucoup de maisons locales, mais quinze ans plus tard elle doit cesser ses opérations à cause de l'épuisement du dépôt d'argile.La troisième période d\u2019expansion industrielle (1890-1917) est également assez active.A cel moment, la Granby Rubber de S.H.C.Miner est la principalc source d'emploi.Deux nouvelles industries qui eurent leur heure de prospérité se fondent alors: la Giddings Co.et Io United Maple Products, alor: la MacDonald\u2019s Products.En 1893, M.Archibald organisc l'Empire Tobacco qui par Ir suite deviendra l'une des usin~ de Imperial Tobacco Company.En 1908 se fonde par ailleur: la Granby Manufacturing Co.devenue en ces dernières années la G.M, Plastic Corporation, puis la Kent Lumber.E 1910, M.P.-E.Boivin fonde Ic Granby Elastic Web.Cette ex pansion industrielle attire le gens de la campagne à Gran by.En 1916, la population d< passe déjà cinq mille Ames.Vers 1917, Granby bénéfi-' alors de l\u2019essor industriel « tout le Canada.Plusieurs cor pagnies nouvelles, la plupa: des succursales de compagni- américaines, s\u2019établissent su son territoire.De 1925 à 193 on voit s\u2019insteller la Co Stohn of Canada, devenue : Verney Mills et ensuite la Haf- ner Fabrics Co.Limited; lc Nordic Hosiery, l\u2019Esmond Mille: Ltd., la Stark Bros Ribbon, la Stedfast Rubber et la British American Sills L'indu:*.1-1 - on subit alors un léger fléchissement.C'est la crise économique et le chômage n\u2019épargne pas notre cité.Aussi Granby ne connaît-il pas l\u2019établissement d'industries importantes, sauf celui de la W Wide Gum.ord A compter de 1939, cependant, plusieurs industries s\u2019installent définitivement à Gran- by.Au nombre de celles-ci, se trouvent la Bolta Plastics, la Dominion Brush, l\u2019Electrical Trading, l\u2019Aviv Textiles, la Montrose Worsted, la G.& M.Tubing, la Granby Togs, la Granby Textiles, l\u2019Idea! Shuttle, la Dundas Textiles, etc.Puis le mouvement continue: Granby voit s\u2019établir, après la guerre, la Cresswell Pomeroy, U.Marcoux & Fils, la Radio Engineering qui devient rapidement l\u2019une des plus importantes de la cité; la Dominion Brush, la Thor Mills, 'Olympia Corduroy, la Burlington Mills, la Canadian Westinghouse Company Limited, la Utility Aircraft, la Keuffel & Esser, la Sonoco Products, la Sauquoit (Trowsters), la Colloids Limited, les Ressorts Foster, la De- frostomatic, la Granby Paper Box, la G.M.Plastic Corporation, la Compagnie B.O.P., la Sido, la Ashworth Clothing Company, la Steel Heddle Com- 9 pany, enfin récemment la Si- mond\u2019s Saw Company, la Robin Tyle Company.Et ce ne sont là que les plus importantes.De nombreuses au tres se sont aussi établies un peu partout, dans cette ville, qui donnent du travail à notre main-d\u2019oeuvre.Granby compte en somme quelque quatre-vingt- dix industries où le chef de famille trouve non seulement sa subsistance, mais la sécurité et le bien-être, Grâce à son vaste mouvement industriel, Granby se classe au dixième rang dans la province et au deuxième des Cantons de l'Est pour la valeur des produits manufacturés.Ses manufactures et ses fabriques occupent les trois- quarts des travailleurs, soit plus de trente-cing pour cent de sa population totale.Pour vivre, aucune ville de la province ne dépend plus qu\u2019elle de l'industrie.La main-d\u2019oeuvre est avec l\u2019électricité les principaux facteurs de l\u2019industrialisation de la ville.D'après les industriels américains établis à Granby, la main-d\u2019oeuvre fut le premier facteur qu\u2019ils ont considéré avant de s\u2019y établir.Ils sont très satisfaits de leur choix, parce que les ouvriers sont sta- STE fa RSR SUR CETT] P:IOTO prise du côté sud de la rivière Ya- maska, on aperçoit les usines de l'Imperial Tobacco Company dont la construction, commencée en 1895, fut bles, travailleurs, et par là heaucoup plus efficaces.Il n\u2019est pas rare de rencontrer dans les industries dec gens qui y travaillent depul quinze, vingt, vingt-cinq et mé- me trente-cinq ans.La stabilit¢ de la main-d'oeuvre constitu: donc un actif précieux pour l'employeur.Une autre preuve de la stabilité de la main- d'oeuvre est l'expansion de la construction domiciliaire : environ cinquante-cinq pour cent deg familles sont propriétaires de leur propre habitation.Toutes sortes de produits sont fabriqués à Granby : des chaussures en caoutchouc, des chaises, des matelas, des objets en celluloïde et en plastique, du tabac, des tissus élastiques, des tubes en papier, des textiles, des instruments électroniques, des ampoules électriques, des fenêtres en acier, etc.La variété des industries et la grande répartition de la main-d'oeuvre sont des éléments de sécurité pour la classe ouvrière, Si un fléchissement se produit dans une branche d'activité, il y a relativement peu de gens qui en sont atteints et la main-d\u2019oeuvre en excès dans une usine peut facilement être absorbée par les p:8 9 autres.C\u2019est un avantage sur AN L\u2019USINE aujourd'hui occupée par l'Esmond Mills est l'une des plus anciennes de notre cité.Elle fut érigée plusieurs autres villes de la province.L'industrialisation de Granby n\u2019est certainement pas terminée.Ses dirigeants sont sans cesse à l'affût de nouvelles industries susceptibles d'assurer l'expansion de la municipalité, et c\u2019est grâce à leurs efforts si la cité progresse aussi rapidement.Il faut rendre hommage aux membres de la Commission d'expansion industrielle et au maire P.-H.Boivin qui cherchent par tous les moyens à attirer de nouvelles entreprises en vue de garantir le progrès de toutes les activités de cette ville.terminée en 1899, Eile portait -alors le nom de \u2018Empire Tobacco\u2019.LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 43 CORE apn we pape ane 3 SLEEPY vers le début du siécle par M.S.H.C.Miner pour la fabrication des chaussures de caoutchouc.\u201cBon anniversai-2\u201d Frame SIEGE SOCIAL \u2014 QUEBEC L'INDUSTRIELLE Compagnie d'Assurance sur la vie .une compagnie progressive , e e félicite GRANBY .une cité progressive NOTRE BUREAU A GRANBY : 328, rue Principale.G.M.Thibault, C.L.U., gérant.| GRANBY LUMBER COMPANY LTD La Granby Lumber Company Limited est non seulement un important détaillant de matériaux de construction de notre cité, mais le principal vendeur de briques de Granby et de la région.Cette entreprise fondée en 1946 est due a linitiative de M.J.-A.Babin, qui posséde plus de vingt-cinq années d\u2019expérience dans ce commerce.Né à St-Charles de Caplan, dans le comté de Bonaventure, M.Babin entra, immédiatement après ses études commerciales, au service de Mc- Crea et Tobbin, alors les propriétaires d\u2019un important moulin à scie dans le comté de l\u2019Islet.Puis il fut a l'emploi de Scott & Lusk, de Cookshire de Paradis et Fils, de Victoriaville, et de \"Atlas Plywood, .de Waterloo, avant de s\u2019établir définitivement à Granby et de fonder sa propre entreprise.Aujourd\u2019hui, les bureaux et Tes cours à bois de la Gran- by Lumber Company couvrent une superficie de soixante- quatorze mille pieds carrés de terrain sur la rue St-Patrice.On y trouve tout ce dont on a besoin dans la construction; du bois le plus ordinaire à l\u2019essence la plus précieuse, tous les matériaux de premiere qualité nécessaires à la construction de l'immeuble industriel ou de la maison la plus moderne.Depuis sa fondation, le commerce de M.Babin a pris un essor cons.dérable.S\u2019intéressant aux r.cherches poursul- LA GRANBY LUMBER COMPANY M.J.A.BABIN, président vies dans les laboratoires.M.Babin s'est sans cesse appliqué à faire profiter sa clienté- le des découvertes des spécialistes destinées à assurer une meilleure utilisation du bois.Graduellement, grâce aux campagnes d\u2019éducation en ce domaine, le bois remplace tous les sous-produits qui durant tant d\u2019années le supplantèrent.Peu de matériaux peuvent d\u2019ailleurs mieux que le bois, qu\u2019il s\u2019agisse de construction, de rénovation ou d\u2019aménagement de pièces nouvelles, per- GRANBY mettre d\u2019obtenir des murs intérieurs d\u2019une exceptionnelle élégance.Idéal pour moderniser la maison, il permet d\u2019apporter des améliorations pratiques sans modifications coûteuses, A la présidence de l\u2019Association des marchands de bois du Québec, M.Babin lança lui-même une importante campagne de rénovation qui remporta un immense succès dans notre province.On comprend mieux un peu partout aujourd'hui les magnifiques résultats qu\u2019il est possible d'obtenir du bois, et, de avis de M, Babin, on fera de plus en plus un meilleur usage dans l'avenir de cette immense richesse naturelle que possède notre province.M.Babin participe aussi très activement aux campagnes en vue d'accroître le mombre des emplois durant la saison hivernale.Président de la Granby: Lumber Company Limited et de l\u2019Association des détaillants de bois, M.Babin est aussi directeur de l\u2019Association forestière des Cantons de l\u2019Est.Il fut aussi durant dix ans membre du club Kiwanis de Gran- by.Marié à Marie-Ange Leclerc, il a un fils, Pierre, qui est actuellement à l\u2019école secondaire.Dix employés sont au service de son entreprise.Le comptable de l\u2019établissement est M.Julien Brunelle, la secrétaire Mlle Raymonde Seney et le contremaîitre, M.Louis-Philip- pe Tremblay.C\u2019est en mars 1945, que M.H.S.Foster, de Granby, un vétéran de l\u2019industrie de matelas, et son fils, John, qui fabriquaient des ressorts surtout pour le marché local, vendirent leur entreprise à M.Armand Maheu et à M.Gérard Southière, de Granby.Les nouveaux propriétaires l'établirent immédiatement dans un local plus vaste, rue Empire, à Granby.Les affaires se révélant excellentes, toutefois, l\u2019usine devint bientôt trop petite.On agrandit donc graduellement l\u2019espace dispo- mible pour en arriver à une superficie de 2,400 pieds car- 7 res, C'est en 1948 que l'entreprise solidement établie construisit sa propre usine de dix mil le pieds carrés au No 200 de la rue St-Antoine-nord.La société ne portait plus alors le nom sous lequel elle avait été me reel sone AS RESSORTS FOSTER LIMITEE fondée.Dès 1947, on lui avait donné celui de Ressorts Foster Enrg.et en 1953,, celui de Ressorts Foster Limitée.L'usine fabrique, depuis plusieurs années, grâce à l\u2019outillage moderne dont elle dispose, tous les ressorts utilisés dans la fabrication de meubles et les ressorts mécaniques.Son personnel est de vingt-cinq employés; elle ne compte aucun vendeur, faisant affaires directement avec le consommateur.L\u2019an dernier, l\u2019espace étant devenu trop restreint pour la production, l\u2019usine dut être agrandie de quatre mille pieds carrés, ce qui porte sa superficie à quatorze mille pieds carrés.Son président-gérant est M.Armand Maheu, et son secré- taire-trésorier, M.Gérard Southière.L\u2019USINE DE RESSORTS FOSTER LIAAITEÉE GRANBY Sh AE SRR A A CARA A RS BE COR CE CS \u2014 = sa 2 = a ath te Ch i I ee i oT, em\" - = ~ el ii LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 GRANBY, CENTRE COMMERCIAL DEPUIS 135 ANS Mitchell & Company qui en 1880 occupa l'édifice Butter- worth avant de déménager dans le Central Block.Monty & Fré- res établi dans l'immeuble Butterworth en 1895, Walter D.Bradford qui cette méme année se trouvait dans l\u2019ancien magasin Lorimer, enfin W.R.Horner qui en 1900 tenait un \u2018magasin général entre le pont {Mountain et l'immeuble Mullin.Enfin jusqu'au début du siè- \u201ccle et méme un peu plus tard.l'activité commerciale se centralisa dans le haut du village.Il fallut attendre plusieurs années avant de voir apparaitre les premiers établissements de détail un peu plus bas, sur la rue Principale.Assez rapidement par la suite.cependant.des magasins ouvrirent ici et là leurs portes.D'année en année, on vit surgir des établissements plus modernes.Graduellement aussi.les Canadiens français s\u2019emparèrent du commerce.Ils le contrôlent aujour- d\u2019hui dans une vaste proportion.Mp ST rT ERNE SetoemEeN.a we mmm Aa L'un de ceux qui un temps eut beaucoup de succes fut le magasin à rayons W.A.Fortin (maintenant le magasin energie Tues] UN VIEIL IMMEUBLE est l'hôtel Weatherby érigé en 1829.Il fut déménagé vers le début ( pularité attira.semble-t-il, plu-| du siècle, en vue de permettre la construction de l'hôtel Granby.L'ancien hôtel servit sieurs marchands dans ce sec- durant une trentaine d'années à la compagnie Payne pour la fabrication des cigares, Ler qe, Cent aujourd hut, puis il fut acheté par Mme |.Vandal et transformé en logements de trois à cinq pièces.On Je plus fréquenté.commerc peut le voir à l'arrière de l'hôtel Granby.C L\u2019amélioration des services d de transport contribua a ac- Î centuer ce développement.L\u2019ac- d croissement de la population et b le progrès industriel firent re- PTT EE d culer les limites de notre cité, fi accrurent partout le nombre de t ses habitations et partant ce- F Lo.J .lui de ses commerces qui, de- r VOICI UNE PHOTO de la rue Principale prise de la n'est à la devanture des magasins.Les trams passaient |puis quelques années, s\u2019éche- : rue Drummond, il y a environ quarante ans.Peu de alors sur la rue Principale, et tournaient rue Drummond {lonnent tout le long de la rue : changements ont été apportés aux immeubles, si ce où se trouvait la gare.Principale jusqu\u2019à la rue La- 1 9 I SI le village de Granby n\u2019était|ne par ses dimensions.Il y a commerces différents et une in-,qui absorba en 1912 la Eastern D'autres artères commercia- b pas appelé, de par le milieu|jcent ans, il pouvait donc être |dustrie spécialisée dans les ar-| Townships Bank.les se développent aussi ici et .q physique dans lequel il vivait,|considéré comme un centre ticles de plomberie, que les| (\u2018raduellement, d\u2019aut , |l& en particulier les rues St- à devenir une ville industrielle, /commercial très important.flammes détruisirent vers 1926,!,., IL, d'autres ins-'Antoine, Laval, St-Charles, du moins le croyait-on en 1859 ; rue St-Louis titutions bancaires vinrent s\u2019é- l'avenue du Parc, les rues St- ; il en était Srey autrement du Un autre magasin de l\u2019épo- : tablir & Granby: la Banque |Joseph, Centre et Johnson.De 7 1 domaine commercial que fut celui 2 C.H.Bradford,| Un autre magasin de cette/d\u2019Ottawa, la Banque de la Nou-{pnouveaux commerces s'y éta- U e r e n à r q , établi à l'endroit où se trouve/époque fut celui de \u201cKane &jvelle-Ecosse, la Banque delblissent, tout spécialement près \u20ac En effet, 11 y a plus d\u2019un|Maintenant la Commission des|Co.\u201d dirigé par U.T.Kane.un/Montréal, la Banque d'Hoche-|de la rue Principale.Tr siècle, il constituait déjà le cen-|Liqueurs de Québec.C.H.Brad-|citoyen originaire de Montréal|laga et la Banque Royale.Seu- t tre commercial le plus impor-|ford que l\u2019on appelait \u201c\u2019Theloù il avait été au service d\u2019unejles les Banques de Montréa] et| Ce mouvement s\u2019accentuera 1 tant du canton de Granby.Universal Provider and People|importante maison de confec-{Royale réussirent cependant à dans l\u2019avenir.Un vaste secteur 1 Friend\u201d tenait un magasin dejtion.sy maintenir.Aujourd\u2019hui, {commercial 8\u2019établira appa- En 1825, Richard Frost y|vétements pour hommes et ; d\u2019autres banques assurent aus-|remment dans l\u2019ouest de Gran- r avait ouvert le premier maga-|pour dames.On y trouvait les| La première banque fut ou-[si la transaction des affaires|by où, depuis quelques années, 1 sin général du canton.Ce ma-|marchandises les plus récentes.|verte en 1877.Il s'agit de l&|dans notre localité.Graduelle-{on note un développement in- 1 gasin était situé dans l'édifice [L'établissement déménagea plus|Eastern Townships Bank quilment, sont venues installer la |dustriel et domiciliaire remar- i construit par le pionnier John|tard dans Iimmeuble Butter-|établit ses bureaux dans le Banque Canadienne Nationale, |quable.Le secteur St-Antoine- t Horner à l'angle des rues Queen [Worth que M.Bradford rénova| Savage Block\u201d.Elle déména-|la Banque Provinciale, la Ban-| Court, sur la rue Principale, C et Principale.Les colons pou-|entiérement avant d'en prendre Sea par la suite dans le vieillque Toronto- Dominion.Deux |conservera sans aucun doute C valent s\u2019y livrer au troc; ils|possession.édifice de la United Maple Pro-lbanques y possèdent même|toujours sa popularité, mais ce- f i apportaient les produits de la ducts, à l\u2019entrée du pont duldeux succursales: celle de Mont-|lui de l'ouest de la cité per- g ferme (potasse, beurre, froma-|, Les Bradford jouèrent un rô-|Souvenir.pour finalement s\u2019ins-|réa] et la Banque Canadienne |mettra d\u2019approvisionner la po- t ge, etc.) en échange d\u2019articles le de premier plan dans lejtaller définitivement en 1800 Nationale.pulation de plus en plus consi- 1 ménagers, tels que thé, tabac, ©OMMerce local au début du[dans l'immeuble que l\u2019on voit ; dérable qui l\u2019habite.whisky, sel, poivre, etc.village de Granby.Celui quijen face de l\u2019hôtel de ville et| D'autres établissements de r par la suite devait devenir le[qui est maintenant occupé parjdétail furent ouverts à Granby| Aujourd'hui, c\u2019est à plus de t Au village se trouvait aussijmaire du village posséda un|la Banque Canadienne du Com-javant le début du siècle.Men-|six centz que se chiffre le nom- ; bureau de poste que desser-|temps, seul ou avec ses fils, six|merce.C\u2019est cette institution tionnons en particulier Nelsomppm terion commerces, Jait le service hebdomadaire de iligences entre Chambly et Stanstead.; En 1830, cinq ans plus tard, | Francis G.Gilmour ouvrit un autre magasin général, cette fois situé dans le \u201cFurguson v maire de Granby, était en 1859 propriétaire d\u2019un négoce de bois situé sur le site actuel du Granby-Leader Mail, angle Cité > cn PSC rogrès de Gran cette blissement commercial, se trou- 7 vait celui de William L.West.Cette même année vit se fonder deux autres magasins, ce- ° 7 e I lui de John Lorimer en face de! l'hôtel Windsor et celui de Ja-! CI e ce n en à ire i ; mes Irwin sur la rue Drum- \\ Fondée en 1948, la maison complets Garnett de Progress mond.| i Hubert & Ménard est l'un des Brand, Fashion Award de Tow- \u2026__ établissements commerciaux les ne Hall et le fameux chapeau Le magasin Miner prit nais- plus importants de notre ville.Stetson.D\u2019importants travaux sance en 1867 sur la rue Moun- Etabli dans le centre des af- de rénovation furent exécutés tain, en face de la résidence faires, dans l'édifice Palace, le en 1957 en vue de moderniser actuelle de la famille Miner.commerce est administré par l\u2019intérieur de l'établissement.L'immeuble est aujourd'hui dis- son propriétaire, M.J.-Ber- Ses étalages dénotent le bon Liimr nardin Hubert, qui possède une goût, le vaste choix et la qua- expérience de vingt-trois an- lité des marchandises, La firme J.Mullin & Son vit nées dans la vente au détail le jour en 1877.A cette épo- des vêtements pour hommes et Une spécialité fait en parti- que, elle portait le nom de jeunes gens.culier la réputation de ce com- Smyth & Mullin Elle occupa i .merce: c'est le complet fait d'abord le vieux magasin de C\u2019est après avoir terminé ses sur mesures par d'importantes Patrick Hackett dans l'immeu- études au collège St-Romuald maisons de confection.Le cli- ble que les gens appelaient fa- de Farnham que M.Hubert en- ent peut choisir les meilleurs milièrement le \u201cbloc Fergu- tra au service de la maison tissus anglais et canadiens.M son\u201d.Mullin y pratiqua un Cusson & Cusson de St-Hya- Hubert est aujourd\u2019hui le seul commerce florissant jusqu\u2019en cinthe où, durant douze ans, il propriétaire de ce commerce.1884, alors que les flammes le s'enrichit d'une expérience pré- détruisirent entièrement.À cet- cieuse.Il quitta ensuite cette M.Hubert fut aussi jusqu\u2019à te époque, avec les moyens entreprise pour s\u2019associer à M.ces derniers mois propriétaire, dont on disposait, il était assez Dieudonné Ménard, un homme conjointement avec M.Dieu- h difficile.pour ne pas dire im- d\u2019affaires bien connu de cette donné Ménard, de la Modern possible, de combattre un in- ville.Office Equipment Reg'd, au d cendie.Aussi lorsque le feu No 27 de la rue St-Joseph, prenait, on était la plupart du La maison Hubert & Mé- mais aujourd'hui M.Ménard temps ye 3 iddi , durant quinze ans, M.J 1H.Le: du canton de Shefford.geois de langue anglaise et le|de grappins en échange des pri- J.Garrish, P.Miller, J.Horner, E.1922 P.E.Boivin 9.H.Jackman, i.Giddings, G.a i i it-|, Arrivé au village en 1858, ill commerce était florissant.vileges pour la fabrication des Bradford.eragon, A.* \u2019 six ans.Trois, MM.F.G.Gil fonda cet établi Leu ° ; ; tissus élastiques.B.Langlois.} ; Le furent doux au Charan mercial dont, sa famille deme.sans compter Pour rr Il céde les deux succursales) 1362 J.Horner R Hayes, Fog Nicol, F- Wood.Fr 1923 E.Boivin H.Giddings, O.H.Jackman, H.E fin les citoyens suivants durant|T3 Propriétaire durant 86 ans,|le centre dont il avait assumé|2mEricaines et fonde en 1909 f °° 0, dE SZOWIES & CS Comtois, À.Girard, P.Hébert, June année: MM.Patrick Hac-|de 1865 a 1951.la responsabilité.Sans doute, la Granby Elastic Web qui de- ore.B.Langlois.beth a Oi Bradford, Dr J.-A gays de sa fondation, ona ok administration souleva-t- des plus importantes industries| 1864 E.Bradford J.Irwin, J.McCanna, J.Horner, J.24 2.Bolvi O.H.Jackman, P Hébert HE audry, À.Kent, J.in, J.pe y |eëlle parfois des controverses, de Ja localité G.Cowie, P.Castonguay, D.À.Da- 19 .E.Boivin .H.Jackman, P., H.E.C, Barr.M.le Dr L.-A.Lessard|de \u201cSavage & McKenna\u201d.|mais dans l\u2019ensemble on lui| \u201c24 ; \u201d : vis.Comtois, A.C.Smith, ¥ Charron, le fut durant six mois; M.E.|Quelques années plus tard,|doit dans lorganisation des mo ost en 1917 au il est Eu i A.Gravel.° Duhamel, cinq mois ; M, Hec-|McKenna se dissocia de cette services municipaux des initia- || le demeurera durant seize| 1866 J.G.Cowie J.McCanna, E.B.Gilmour, J.Hor- 2.Jackman, A.C.Smith, J.H tor Paré, sept mois.entreprise qui passa sous leltives de premier plan, dont la pha \u2018 ner, D.A.Davis, E.Rousseau.1925 P.E.Boivin O.H.Jackman, A.C.Smith, J.H.nom de \u201cSavage & Vittie\u201d.|création d'un fonds industriel ANS,\u20act imprimera un essor con ; Leclerc, P.Hébert, A.Gravel, W.M p f : k H k ft Après que le fils de Alonzo C.|destiné à attirer ici de nouvel.|Sidérable au développement in-| 1868 J.G.Cowie J.Horner, E.B.Gilmour, J.Irwin, Charron.« Pairic acke Savage, Raymond C., se fut as-|les industries.Qustriel de Granby.Au cours E.Rousseau, S.C.Smith, J.Au- O.1.Jackman.A.C.Smith.J.H M.Patrick Hackett fut ]e|S00iÉ à la firme, elle changea Avantageusement connulmé ê 926 député d bin.1926 .E.Boivin .H.Jackman, A.C.aix hier a re de Granby de nouveau de nom et devint! ans les cercles industriels des Shot rq Ct G26 depu Ce G J Irwin.LN.H ford.J.Hor Leclerc, A.Durocher.P.Hébert, A.Membre du conseil du canton, AC Say age Fe que le Conjons ae.l'Est, M.Miner cédant à son ami, l\u2019hon.Geor- 1870 JG.Cowie mer, '- T.Watson, \"E Rousseau, C.os on k J.H.Lec! P il fut Pun des signataires de la ier à | itrine| S'A1L aussi tres bien connu dans|ges-Henri Boivin, ministre des Massé.1927 .E.Boivin .H.Jackman, J.H.Leclerc, P.pétition réclamant du gouver- premier à Installer une vitrinelles institutions financières de| Postes et des Douanes, décédé Casse Ç Hébert, A.Durocher, A.C.Smitl, neur Head incorporation dul\u201d Ay deéces de Alonzo C.Sava-|S°\" temps.Il était générale-|subitement au cours d\u2019un voya-; 1872 J.Irwin S.H.C.Miner, R.Nicol, J.Horner, A.Langlois.hameau en village, puis après|se en 1912 l\u2019un des commig| MENt considéré comme un con-|pe-aux Etats-Unis.A.C.Savage, E.Rousseau, L.Pa- 4 ; d'approbation de la pétition, & magasin, Hormi Sas Co 15 seiller financier perspicace al M.Pierre-Ernest Boivin ré.1929 .E.Roivin J.H.Leclerc, A.Durocher, À.Lan- Tun des principaux citoyens à tois devint l'associé de Ray.conseil d\u2019administration de lalmeurt le 26 décembre 1938, ; Lu glois, A.Messier, C.P.McDonald, participer a organisation du|mond et le magasin changea de Banque des Cantons de l\u2019Est,|après avoir vu son industrie) 1873 S.H.C.Miner G.Vittie, A.C.Savage, J.Horner, A.C.Smith.village.Une fois son terme a|pom pour devenir \u201cSavage et devenue plus tard la Banque graduellement progresser et M.Lassonde, J.A.Tomkins, J.Béi- 1930 E Boivin C.P.McDonald, A.C.Smith, J.H la mairie complété, cependant, Comtois\u201d.L'établissement prit \u20ac Commerce._ ; devenir l\u2019une des principales que.a Leclere, A.Dur ocher, A.Messier, 4 fut remplacé par M.F.G.\\de nouveau toutefois le nom de| .Libéral en politique, iI par-|sources d'emploi pour ses con-| 1875 S.H,C.Miner G.Vittie, P.Béique, J.Horner, À.A.Langlois.Gilmour.Du premier conseil|r, C.Savage et Fils quelques ticipa à maintes campagnes citoyens.; C.Savage, L.W.West, J.Laurent.unicipal, seul M.John Hor-lannées plus tard, lorsque Con- électorales, Avec sa mort dis-| Dans la liste des premiers \u2019 \u2019 1931 P.E.3oivin C.P.McDonald, A.C.Smith, E.Je premier citoyen à s'é-lliffe E.Savage devint, à son|Parait tout une période, celle|magistrats de notre cité, on|\"1#7ÿ*A.,C.Savage T.Watson, G.Miles, G.Vittie, \u2019 Bernier, A.Durocher, A.Langlois, \\ lir à Granby, fit partie l\u2019an-!tour, un associé dans l\u2019affaire.| du régime anglais.A compter|peut, aujourd'hui, lui dontiêr L.W.West, C.Massé, M.Lassonde.A.Messier.Æe suivante du second conseil| A\u2019la mort de Raymond C.|de 1911, en effet, c\u2019est l'épo-|l'une des premières places.Son _ ; ; .A municipal, Le maire Hackett Savage, son fils Conliffe, diri- que des compromis, puis celle esprit de civisme, son dévoue- 1879 A.C.Savage S.Jide F .Satien, ME, T Watson, 1932 .E.Boivin C.P.McDonald, vA C, Smith, E.N était un marchand en vue dans l\u2019entreprise i dant e l'influence canadienne-fran-|ment et son dynamisme son .Paré, W.Kennedy, E.J.Miles.Bernier, A.Durocher, A.Langlois, e Jocalité.Son Établissement estar jue Jusaulen 1990, çaise dans les affaires publi- pour beaucoup.Jane Lo deve 1831 A.C.Savage L.W.West.F.Gatien, MD, T.Wat A.Messier.\u2019 it situé sur la rue Drum-lalors que sa veuve et ses deux| QUES.oppement considérable des ac- .C.- W., F., , T.- mond, a intersection est de lag] en Non seulement, M.Hender-[tivités municipales et le pro- son, G.Vittie, F.W.McIndoe, L.1933 .H.Leclerc C.P.McDonald, J.H.Leroux, À.rue City et Principale.en aasuMere LE la diet e Re son Miner fut-il maire durant grés industriel de son époque.Paré.Durocher, A.Langlois, A.Messier, Irlandais de naissance et ca-|1951, cependant, la firme fer-|VINSt-Quatre ans, mais il rem- 1883 A.C.Savage G.Vittie, L.W.West, S.H.C.Miner, Ie ' tholique, Patrick Hackett était mait définitivement ses portes, Plit aussi les fonctions de con-|| M, J.-H, Leclerc 8 W.Neil, F.Gatien, MD, L, Pare.193¢ J.H.Leclerc A.C.Smith, C.P.McDonald, J.H.Je par les mposant, i Ton en t a 8 de premier magis- alors que MA em = \u2018était M.Joseph Hermas Leclerc Leroux, J.B.Langlois, P.Hébert, juge par I -itrat, M.Savage contribua e M.À.C.Savage étai .- Herr ° i384 A.C.J.in, W.Neil, F.Gatien, MD ier.\u2019 ean ve acidues photogra, dans une large Mesure à aider le premier magistrat de Gran-|fut sans contredit l\u2019un des mai-| \u201c C.Savage G.vain L Paré.SHG Miner.» A.Messier.venu s'établir au hameau en|l'entreprise privée.(by.Rares sont dans notre his-|res de Granby dont la contri- .; 1935 J.H.Leclerc J.H.Leroux, J.B.Langlois, P.Hé- 1830.En 1842, il avait rempli toire, ceux qui, semble-t-il, ont bution au bien-être général de| 1886 A.C.Savage J.Irwin, W.Neil, F.Gatien,MD, LS bert, G.Forget, A.C.Smith, C.P.les fonctions de marguillier de M $ H ( Miner consacré autant d\u2019années à l\u2019ad-|la population fut des plus re- McKechnie, L.Paré, S.H.C.Miner.McDonald.\u2019 la mission du Tree Sent Coens : ou Île Le ministration publique depuis|Marquables.; N : ; i de Marie, desservie par les M Stephen, Henderson les premiers temps du hameau| Sans être aussi spectaculal- 1887 A.C.Savage F Gatien, MD, We Nell, W ioe 1936 .H.Leclere A.C.Smith, J.G.Fuller, A.Lali- ; ; ; .\u20ac x »|jusqu\u2019aux années 1911.res que celles de ses prédeces- echnie, J.urent, À.E.Wallace, berté, J.B.Langlois, P.Hébert, G.Oblats, et qui devait devenir|Campbell Miner, Maire de IN .|seurs ou de ses successeurs, ses G.Vittie.' For 59 B.Langlois, So Noy da paroisse catholique Granby durant vingt-quatre jt $2 mort, toute la popula-\\ T0220 C\u20ac JS ECR Oh ons orget.de Notre-Dame., années, est le fils de Harlow fon de Granby Assista \u201celles N'en furent pas moins nom-| 1889 A.C.Savage S.H.C.Miner, F.Gatien, MD.J.1937 J.H.Leclerc J.G.Fuller, J.B.Langlois, J.Du- la Sa Tesdence Était située sur Miner, l'un des pionniers du d'un homme hautement admiré breuses, et rares sont ceux qui, Laurent, A.E.Wallace, L.Hale.hamel, G.Forget, A.Lavigne, A.Selon ce qu\u2019on raconte, M.Originaire de St-Armand, oni|t estimé de ses concitoyens.durant Se pprasiorent pas ses 1890 A.C.Savage L.Paré, J.Laurent, L.Hale, J.C.Casavant.Hackett possédait d\u2019excellents|son pére pratiquait la mede- Le conseil hunicipal proclama brillantes qualités d\u2019adminis- Barr, S.H.C.Miner.\"1938 J.H.Leclerc J.G.Fuller, A.Lavigne, J.B.Lan- he eat Le diman- C'epy en 1824 Cordoreq de Maire de 1873 à 1877, il tut|trateur, £ 1993, 1802 A.C.Savage L.Hale, SHC.Miner, L.Paré, J.ee J; Duhamel, À.Casavant, À.\u2019 romener bride abat- gan Toe 2 \u20ac de nouveau élu à la mairie en(, Elu la première fois en , Laurent, J.C.Barr, A.C.Wallace.- Smith, Rim x To Bon lus Ta in pot te oops 150 ob rely po Ia sue du Las Ouai NS Lang PS RT TO we mmmavin AC.Smith, LG Fallen R, Vad- , dation du village, porta le nou-|'immeuble Frost, out il confec- : mique.Qui ne se souvient pas Barr, A.C.Wallace.an nais, J.B.Langlois, J.amel, nse adopter Un re ONE Richard oor Chr, due Sept maires en sep! ans de es jerribles années.Mel 1804 S.H.C.Miner J.B.Payne, F.Gatien, MD, L.H Dube prohibant la vitesse IC .n s'agissait pas alors de promou- - H.C.Miner J.B.Payne, F.Gatien, , L.Ha~ 1940 H.Boivi J.Duh 1, J.B.Langlois, A.C dans les rues du village.L'his-|1829 qu'il fonde une tannerie voir le développement indus- le, J.Laurent, J.C.Barr, A.E.» H.Boivin - Juhamel, J.B.Langlois, A.L.toire ne di i ire, sur la rive gauche de la riviè-|_ Le Dr L.-A.Lessard fut élul{ri 5 lace, \u2019 Smith, J.G.Fuller, R.Vadnais, R.paya l'amende.si le maire re, entre actu! pont de la Torre a Timaire = 9 duin eu pire effrandre- 1895 S.H.C.Mi oe J\u201d MD.J.Laurent, LE _ Dubé.; rue ountain et la gare du 12 m e M.Miner.2tait ainsi _ .H.C.Miner J.atien, , J.urent, J.B.cui ; : - gr hy ourut tragi gement lelCanadien National.g Conseiller dans le précédent tent.Do aS as = Payne, J.Hébert, J.Boyd.1941 P.H.Boivin = Vadnais J.B.Langlois, J j die du pont.11 était au 2 age En 1835, son épouse donne|conseil, le Dr Lessard était|1935 et en 1937, M.Leclerc ; ; ; cemez A aput, A.L.SIH, J des onze victimes ui furent naissance à S.H.C.(Hender-|bien au fait des affaires publi-|-éussit grère à sh prévoyance 1896 S.H.C.Miner J.Boyd, J.Gatien, MD, G.Tardif, .\u20acr.projetées dans les flats lorsque son) liner qui Dar la suite de- A EE occuper et à sa compétence en ce do- H.J.Giddings, J.C.Barr.1942 .H.Boivin J.G.Fuller, J.J.Payne, J.B.Lan- boi septième maire ] ] ine.à ; i i fi ' ; is.J.; , ee oi de I re Mon nes, Encore unes Mens mot En 1012 cr ih 1 Teo, Tent es fmances| 1000 S.H.C Miner JC.Barr, J Boyd, L Paré, J.A.Vois, Dubamel, B Chap, \u2019s des eaux.Les équipes de re.SON s'intéresse aux affaires de|reMplacé par M.J.C.Barr,| \u2018Ses six années à la mairie ragon, J.Mullin._.' , cherches ne retrouvèrent son ét re aa tannerie ayant ete fo.quel succède l'année guiv va furent \u2014 pourrait-on dire \u2014| 1901 S.H.C.Miner J.B.Payne, J.A.Deragon, J.Long, 1943 + H.Boivin sal ?pe LR.Chap , Te corps que le lendemain de la Je pal s, 1 ère pl f > es plus difficiles qu\u2019un pre- J.Mullin, J.-C.Barr., J.el, R.by JG tragédie.rebatit, puis plus tard il en BUÈre plus de succès et cède la] mie magistrat ait à traver- Fuller.ragédie construit une troisième qui, Place à M.Hector Paré, mem- ser M.Peclere connaissait ee 1902 S.H.C.Miner J.B.Payne, L.Paré, J.Long, A., .\\ M John Horner avec les années, se transfor- bre du conseil municipal.\u2018est.|Pendant à fond les problèmes Beauregard, J.C.Barr, W.D.Brad- 1944 .H.Poivin JB.Payne LB Lang ois J.Dur « mera en une gigantesque usine|, © S suivantes, CESl-Imunicipaux pour avoir partici- ford.hamel, J.(x, Cutter, R.Vadnais, R.; -,, Sur les bords de la Yamaska,|a-dire en 1914, 1915 et 1916,|54 précé i .Chaput.M.John Horner qui succéda |en bas de la rue Denison.trois maires sont élus: MM.pé précédemment durant huit 1903 S.H.C.Miner S.Page, A.Beauregard, J.C.Barr, _ .en 1862 à M Face ilmour, le C\u2019est en somme cette tanne- » D Bradford, A le Dr J-A.lquartier Centre, à la recherche W.D.Bradford, J.B.Payne.1945 PH.Boivin nate.55 payne, APH Bas ur de M.rie de Harlow Miner qui, sous|Beaudry et M.A.Kent, mais|q luti idéquates, Tra- < ; , J.J.B., RPH.le.premier citoyen du hameau.|ja direction de son fils, est à| Seulement pour un an.Il sem-|$E 100, VONS adéquates, \u201cTä-! 1905 S.H.C.Miner S.Page, J.B.Payne, A.Kent, J.D.Hébert.D oy était établi vers eis et| l'origine de l\u2019industrie granby- ble ava la suite de la dispari- poe \u2018des gabe ha eon Laurent, J.C.Barr, W.D.Brad - 1946 H.Boivin J.B.Langlois, R.Vadnais, D.Hé Di .Pa i on , + > ! : 0 .+ ., .- une scierie (1813) et une meu- came.© omen, a Juste oa Granby ait reo M or Tageait 7 Bien au contraire, ; ; bert, J.J.B.Payne, R.P.H.Allan, E.nerie en 1815.Tout en aidant Le de l'industrie locale.Mai.a ment une période de transition el le était pour lui un stimu- 1908 S.H.C.Miner J.C.Barr, À.Kent, H.Paré, W.D.Gauthier .a a neiioyens, rt initiatives cette entreprise ne se limita Jusqu'a I'élection & la mairie de|concitoyens, il en donna a tous Bradford, E.Duhamel.1947 .H.Boivin J.B.Langlois, R.Vadnais, D.H¢- Lot pot GPO alsa pas les activités de Henderson|M.Pierre-Ernest Boivin, le pè-|ja preuve indiscutable durant| 1909 S.1C.Miner J.C.Barr, W.D.Bradford, A.Kent bert, R.P.H.Allan, E.Gauthler, J.nées plus tard il Be dans vain Miner.IL fonda et exploita re du maire actuel, la majeure partie de sa vie.E.Duhamel, L.A.Lessard, MD.J.B.Payne.\u2019 , HW \u201c(avec son frère William, durant : » Malgré ses nombreuses oc- \u2019 sahce.L'associé de Frost, il j ; ; ï 2 : PT si à ui ; ; À : | O°%, L plusieurs années, la Miner Car- M Pierre-Ernest Boivin cupations dans sa pro en-| 1911 L.A.Lessard, élu maijre intérimaire le 9 juin à 1948 .H.Boivin J.B.Langlois, R.Vadnais, D.Hé- avait aussi en 1824 participé a|rjage qui devint ensuite la| par propre.MD.sn z: ; \u2019 \u2019 , 1 treprise dont il cherchait a as- .D.la suite du décés de S.H.C.Miner.bert, R.P.H.Allan, J.J.B.Payne, la construction et a la fonda-|\\Granby Carriage.Puis il ouvrit] Né a Farnham le 24 juin \u2019 i E.Gauthier tion d'un magasin général.|à l'angle des rues Mountain et|1872, M.Pierre-Ernest Boivinine refus imo ne qeoef¢| 1912 J.C.Barr W.H.Miner, H.Paré, J.A.Duha- ee - EE 3 : : J s les charg 2 M Ed d B di d Denison un magasin général où|complète ses études primaires|qu\u2019on lui demanda d\u2019accepter.mel, A.Kent.1949 .H.Boivin R Vadnais, 2 Hébert, RPH.Al- ' war radior rovimoyes ee dont Re A ae L'école tre Elu président de la Commis-| 1913 FE Duhamel J.A.Beaudry, MD, H.Paré, W.D E Gauthier ayne, ol.Delaney, .; ce ils iquer le métier de peintre i i - ; aTé rad 3 Da ont J.: : A l'instar de M.F.G.Gil-lavaient besoin pour eux et|aux usines du Pacifi de Cana.Dit onomae ln 1923, il a ans 1913 Hector Paré Bradford, W.H.Miner, A.Kent, J.; : : \u2018 q p poste, douze a 1950 H.B nour, M.Edward Bradford, le leurs familles, Cet immeuble|dien.Par la suite, son travail|plus tard, lors de son second C.Barr.+H Boivin JIB.Payne, P-E.oo aney.R.doit Un Marchand en Vue de de deux étages est aujourd'hui|consiste à peinturer les ponts,[terme à la mairie.M.Leclerc), ,514 W.D.Bradford A.Caron, A.Kent, J.C.Barr, J.A.G.Authier.© th AH Allan, la lcealité.11 possédait six com- disparu.ponceaux et bâtiments de la'se dépensa sans compter à lal Beaudry, M.D, W.H.Miner H.Pa- \u2019 merces différents, Membre dul.\" CF 3,18 mort de Hender-| compagnie dans le secteur cause de l'education, et sous.ré.1751 P.H.Boivin J.J.B.Payne, R.P.H.Allan, D.Hé- conseil municipal depuis 1860 son en 1911 que son neveu, M.Farnham-Sherbrooke, _ , {son administration la Commis- : bert.G.Authier, P.-A.Leduc MD, il était suffisamment au cou- W.H.Miner qui encore au-| C'est en 1888 qu\u2019il s\u2019établitision scolaire bénéficia d'une, 1915 J.A.Beaudry, W.H.Miner, P.E.Buivin, A.Ca- R.Vadnais.rant des problemes du village| Curd hui assume la présidence|au village de Granby.Il en-|excellente direction.Pour M.MD.ron, H.Paré, A.Kent, J.C.Barr.oo pb pape e|de l'entreprise, en prit la di-jtre tout d'abord au service de/Leclerc, l'éducation n'était pas 1952 P.H.Boivin J.J.B.Payne, R.P.H.Allan, R.Vad- ur qu'en 1864 les villageois pM ent vus rection.M.W.H.Miner con-|la Miner Carriage (plus tard la'une simple question de dollars,| 1916.A.Kent O.H.Jackman, J.C.Barr, W.H.nais, D.Hébert, G.Authier P.-A.mier ae \u20acUT PFÉ-Inaissait bien les rouages de cet-|Granby Carriage) ou il conti-imais une formation solide à Miner, P.E.Boivin, J.A.Beaudry, Leduc, MD.Son gisirat, ; (te industrie pour y avoir assu-|nue d'exercer son métier de|donner a notre jeunesse pour MD, H.Paré, 195 ; ; ; >on premier magasin avait|mé depuis 1898 à peu près tou-|peintre.Puis il quitte cette in- qu\u2019elle puisse plus tard assu- pi ; 53 -H.Boivin R.Vadnais, G.Authier.J.J.B.Pay- été construit à l\u2019angle de la rue|tes les fonctions a l'usine.dustrie pour s\u2019associer à Tom|rer la relève 1917 P.E.Boivin J.A.Beaudry, MD, P.Hébert, W.he, P.-A.Leduc, MD, R.P.H.Allan, Young et Principale, et par la Quant au père de M.Hen-|Collins et exploiter une écurie! M.Leclerc s'intéressa à tous Hèbert, E.H.Comtois, W.H.Mi- E.Garneau.\u2018 suite déménagé sur la rue derson, il mourut en 1879 à la de louage de chevaux et voi.[les domaines de l\u2019activité mu- ner, O.H.Jackman.1954 H ivi J ; ie, à Young pour permettre la cons-|suite d\u2019un accident.M.Harlow|tures.Plus tard, il se lance|nicipale et à la politique en gé- ivi ; wo - H.Boivin J.J.B.Payne, P.-A.Leduc, MD, G.truction du magasin Savage.Il|Miner surveillait les travaux|dans la vente des bicyclett é a A la présidence d 8 1918 P.E.Soivin J.B.Langlois J.A.Beaudry, MD, Authier, E.Garneau, R.P.H.Allan, fonda aussi rue St-Louis une|de construction du clocher a dont il possède l'agence exclu- Chambre de A senior, F.Hébert, O.H.Jackman, E.H R.Vadnais, \u2019 fonderie et une usine d\u2019arti-|l'église congrégationnaliste, an-|sive.il donna une nouvelle impul- Comtois, H.Giddings.1955 H.Boivin J.J.B.Payne, R.P.H.Allan, E.Gi cles de plomberie qu\u2019il légua à gle Dufferin et Principale, lors- En 1900, il fait l'acquisition|sion à cet organisme en insis-| 1919 P.E.Boivin J.B.Langlois, P.Hébert, H.Gid- \u2018 ard, G.Authier P.-A.Leduc \"MD, ses 1 Ce te usine fut Spl qu'une pièce de bois lui tomba;d\u2019un commerce de chaussures.|tant sans cesse pour que les dings, O.H.Jackman, E.H.Com- E.Garneau, G.E.Guillatta \u2019 À 6 s flammes vers an- \u2018accidentellement sur la tete.|Il prend alors à son service unihcmmes d'affaires s'intéressent tois, J.A.Beaudry, MD.N CG otta née 26.Quant à l'ancien ma- Le maire Miner donna tou- cordonnier du nom de Bonneaujaux problèmes commerciaux et ; ; 1938 .H.Boivin J.J.B.Payne, RPH Allar.A St- ann, il abrite Foard hui Je jours à exemple du civisme \u2018qui invente ct met au point un industriels et aux affaires mu- 1920 P.E.Buivin P.Héb.-_ 0.H.Jackman.J B.Onge, E.Oue G Au hi; P- B.adtord, rue Young nest [fut Tun des principaux bâlis- euros) dont M.Poin oa iP es Langlois, &.H.Comtois, J.A.A.Leduc.MD, J.A.Bouchard, G.où les maires demeurent longtemps en fonction.Depuis sa fondation, Il y a cent ans, sa population n\u2019a confié ce poste qu'à dix-neuf de ses citoyens.et trois d'entr\u2019eux totalisent plus de soixante ans à ia mairir.Si d'autre part, on ajoute aux mandats de ces derniers ceux de trois autres premiers magistrats, soit cing en tout, on en ses compatriotes à se consacrer |.arrive à un total de quatre- vingt-deux ans.Ce qui laisse dix-huit années, tout au plus, pour les quatorze autres maires qui ont rempli ces fonctions durant un terme d'un an ou de deux ans.Le maire à avoir occupé ce Irwin lui succéda alors pour une année seulement.M.Co- wie était le propriétaire du service de diligences qui assu- | rait le transport des voyageurs : de Chambly à Granby, puis de Granby a Stanstead.En société avec son frère, il dirigeait ! aussi une carderie.© Homme d'action comme le Ÿ à furent tous les pionniers de notre cité, il encouragea toujours.& jau développement de ce centre.intéressant de le signaler, le conseil se réunissait dans une petile école érigée à l'endroit jou se trouve aujourd'hui l'im- jmeuble des RR.SS, de I'Im- Encore à ce moment, il est (Suite à la page 47) Beaudry, MD, H.Giddings.E.Guillette.RE - =I I PCE SNR BA DB See - Le premier chef de police local fut nommé en 1893 En vertu de la Loi des Mu- icipalités et de la Voirie du Bas Canada 1855-56 et de \u2018Acte incorporatif du village de Granby 1850, l'administra- jon de la justice et le main- jen de l\u2019ordre et de la paix l'échelon local furent trans- érés, en 1859, du shériff du distrièt judiciaire de Bedford pux autorités locales du vil- age.Î% maire fut chargé d'admi- istrer la justice.La qualité de juge de paix lui fut con- érée d'office et il fut autori- é, s\u2019il le jugeait utile, d\u2019enga- per un constable ou de former n corps de police municipal.Les membres du conseil mu- hicipal, d\u2019autre part, furent hargés de rédiger et d\u2019adop- er les ordonnances municipa- es de police.Le 4 avril 1859, le conseil doptait trois règlements de bolice.\u201cJohn McDONALD, Le second chef de police local Règlement No 1 Le sport favori des habi- ants du village, à l\u2019époque, ait la course d\u2019attelages entre le parvis de l'église Notre- Dame, à la sortie de la messe Hominicale, et le pont de la e Mountain Les paris taient élevés.Très souvent, le pont de la e Mountain était endommagé par les attelages qui tenaient de le traverser à toute allure, bien qu\u2019un seul véhi- ule put y passer à la fois.Pour mettre fin à ces cour- Kes, le conseil municipal vota, le 4 avril 1859, une ordonnan- e de police les interdisant et forçant les cavaliers et les attelages à se déplacer à une pitesse n\u2019excédant pas le trot.- Une amende de 10 à 2 hillings fut laissée à la dis- rétion du maire.L'imposa-t- 1?L'histoire ne le dit pas.Règlement No 2 A l\u2019époque, l'usage des ares à feu était assez généra- isé, plus particulièrement du- nt les fêtes de la St-Jean aptiste, du ler et du 4 juillet ù l\u2019on faisait aussi exploser e gros pétards confectionnés l\u2019aide d\u2019une boîte de fer et e poudre- noire.(Suite de la page 46) Si M.Leclerc cumula les eiller ou de maire durant plu- leurs années, il y avait aussi uelque temps qu'il remplis- it le poste de representant e la circonscription de Shef- ord aux Communes, lorsqu\u2019en 938 il abandonna la mairie.Représentant de Shefford añs la capitale fédérale, M.clerc le fut durant une di- aine d\u2019années, c\u2019est-à-dire jus- u\u2019à sa mort survenue en 1945.de l\u2019industrie laitière et, par interventions, il réussit à aire adopter plusieurs lois de ature à améliorer le sort des oducteurs, des industriels lai- lers et des consommateurs de ait.Ce probléme, il le connaissait arfaitement.Lui-même pro- riétaire d\u2019une laiterie prospè- , il devait alors, non pas au ogrès général du pays, mais ses nombreuses initiatives et son travail acharné, de voir on industrie se développer ra- idement.Né à St-Germain de Gran- am, petit village du comté de rummond, il s'était intéressé ort jeune au commerce des réduits laitiers nouveaux.vant de se lancer dans la fa- ication, il avait su acquérir ne solide expérience qui lui vit, non seulement à mener bien son entreprise, mais à éfendre plus tard l'industrie itière aux Communes, Un homme public iatègre, évoué, cor.préhensif, dont la ie est entièrement consacrée ù bien-être de ses conci- yens, voilà ce que fut M.Le- lerc aux multiples fonctions ue la population lui confia du- ant près d\u2019un quart de siècle.M.P.-H.Boivin Fils de Pierre-Ernest Boivin orace Boivin est né à Granby 24 septembre 1905, Après avoir terminé ses étu- >: \u2014 2 & & Or, les fêtes de la St-Jean Baptiste étant proches, le conseil adopta, le 4 avril 1859, un règlement interdisant l'usage des armes à feu et l'explosion des pétards dans les limites du village.Le règlement prévoyait une amende de 2 à 5 dollars.Règlement No 3 La vente de l\u2019alcoo! fut réglementée le 4 avril 1859.H fut interdit, en vertu de ce règlement, de vendre de Palcool dans les limites du village.Les avis furent affichés au parvis de l\u2019église Notre-Dame (en anglais et en français) et au pont de la rue Mountain (en anglais).Mécontentement 11 semble que l'adoption du règlement No 1 ait soulevé un certain mécontentement chez les habitants du village, car les avis affichés au pont de la rue Mountain furent arrachés a plusieurs reprises.Le conseil ne put découvrir les coupables.En désespoir de cause, il offrit une récompense de $50 pour toute information permettant de les trouver et de les appréhender.Cette offre resta, semble-t- il, sans réponse, Constable Le maire jugea utile d\u2019engager un constable.Le choix tomba sur Georges Vittie, le 6 avril 1868.Ce constable cumulait le poste d\u2019agent de police et de jjuge de paix et recevait un salaire de $1 chaque fois qu\u2019il parvenait à appréhender un prévenu et le faire condamner |à l'amende ou à la prison.Il démissionna au bout de quelques semaines et fut remplacé, le 4 mai 1868, par Mathias Daviau qui devint, en même temps, surveillant des cas de petite vérole.Création du corps de police Le corps de police, tel qu\u2019il existe, fut créé le 3 mai 1880.Une géole fut construite à l'hôtel de ville, afin de pou- les conditions du droit de vote à Granby en 1864 Dans un article publié par la \u201cEastern Township Gazette\u201d du 8 janvier 1864, on trouve les conditions qu\u2019il fallait remplir, à cette époque, pour pouvoir voter dans la municipalité du village de Granby.Voici les conditions : 1 \u2014 Etre du sexe mâle et au-dessus de 21 ans.; 2 \u2014 Etre sujet de Sa Majesté par naissance ou naturalisation.3 \u2014 Posséder une propriété d\u2019une valeur de $8 ou être locataire et posséder des biens Pog onnels évalués à au moins 4 \u2014 Avoir résidé dans la municipalité durant l\u2019année précédant l\u2019élection.5 \u2014 Avoir payé ses taxes municipales et scolaires.LES MAIRES FONDATION des au Collège du Sacré-Coeur et au Collège Mont St-Louis, de Montréal, M.Boivin s\u2019initia tout d\u2019abord aux travaux de l'usine .de son père, puis un peu plus tard entreprit un voyage qui le conduisit en Russie, -en.Amérique du Sud, en Australie, où il chercha de nouveaux débouchés pour les produits de la Granby Elastic Web.A la mort de son père en 1938, il assuma la présidence de la compagnie, qu\u2019il dirige depuis cette date, Aujourd'hui, son entreprise porte le nom de Granby Elastic & Textiles.C\u2019est en 1939 qu\u2019une délégation lui demanda de poser sa candidature a la mairie de Granby, poste que son père avait occupé durant seize ans, et il accepta.Il remplit toujours, après vingt ans, ces fonctions de premier magistrat, ayant été réélu chaque fois, sauf en 1957, par acclamation.L'oeuvre du maire actuel est considérable, si l\u2019on ajoute à ses réalisations de premier magistrat, sa contribution per- trielle de notre cité.Digne successeur de ceux qui le précédèrent à la mairie, M.Boivin est un bâtisseur dans toute la force du terme.Aidé de quelques collaborateurs, il cherche à faire de Granby un centre urbain moderne où chacun des contribuables & sa part de bien-être.Nombreuses sont aujourd\u2019hui les industries que l\u2019on doit à ses démarches auprès des entreprises américaines ou européennes.Chacun de ses voyages en Europe fut fructueux pour la population entière, puisqu\u2019à chaque fois il en revint avec la certitude d\u2019avoir accru le potentiel industriel de la cité.En fait, sous sa direction, Granby est devenue l\u2019une des villes les plus progressives de la province de Québec.On trouve aujourd'hui dans notre cité quelque quatre-vingt- dix industries, la plupart spé- t d'\u2019Alma Comtois, M.Pierre-|cialisées dans la transformation, et dont la production procure du travail à plus de la moitié de la main-d'oeuvre lo- sonnelle à l\u2019expansion indus-} tif voir y détenir les personnes en état d\u2019arrestation et attendant de passer devant wun juge de paix, ou celles qui etajent condamnées a un emprisonnement n\u2019excédant pas 30 jours.Il fut interdit en vertu d\u2019un règlement de moralité, adopté le 12 juillet 1880, de pratiquer la natation dans les eaux de la rivière (limites du village), de tenir maison de jeu ou de se livrer à des jeux de hasard dans les hôtels, auberges, tavernes, magasins, d\u2019organiser des combats de coqs, etc.Constables spéciaux Chaque fois que le besoin s\u2019en faisait sentir, le maire était autorisé à engager, pour de courtes périodes, des constables spéclauv dont la tâche consistait à maintenir l\u2019ordre durant les fêtes ou manifestations populaires.En général, les fêtes les plus bruyantes étaient celles de la St-Jean Baptiste, de la Reine, du Dominion et celle du 4 juillet.Aussi, le 2 juin 1884, enga- gea-t-il deux constables spéciaux pour une période de 30 jours: P.Hayward et G.Hungerford.Cela en prévision de la premiére célébration publique de la St-Jean Baptiste a Granby.On venait de fonder cette société a Granby (18 mai 1884).Le maire nomma aussi, le 7 novembre 1887, un autre constable spécial pour exercer une surveillance spéciale dans les rues du village, durant la nuit, et de prendre sur le fait ceux qui faisaient éclater, à coups de pierres, les fanaux a Thuile.: Ce constable spécial reçu un salaire de $15 chaque fois qu\u2019il procédait a une \u2018arrestation.Chef de police Le premier chef de police, W.H.King, fut engagé, le 16 octobre 1893.I reçut un salaire de $450 an.- II remit sa démission, le ler avril 1895, et fut remplacé.huit jours plus tard, par John McCorckill.Un second constable fut affecté à la patrouille de jour, le 29 mai 1899.Le corps s'organise L'effectif du corps de police municipal était, en 1900, de trois hommes dont deux (chef de police et constable) assu- Taient le service de jour et l\u2019autre (second constable) le service de nuit.Cet effectif resta le même jusqu\u2019en 1919.I subit pourtant quelques modifications.Le ler mai 1905, H.J.Ball fut engagé comme chef de.police en remplacement de John McDonald et fut lui-même remplacé, le 27 mars 1914, par V.E.Daigle.Un constable spécial, en charge de la prévention des incendies, A.Vaillancourt, fut affecté au corps le ler mai 1911, et fut remplacé, le 5 février 1912, par S.Riendeau.Un second.constable de jour fut engagé, en 1919.DEPU DE GRANBY cale.Elles fabriquent une grande diversité de produits qui sont, soit vendus sur le marché canadien ou à l'étranger.Le maire Boivin est aussi à l'origine de maintes initiatives dont le résultat fut d\u2019accroi- tre non seulement le bien-être de notre population, mais la renommée de Granby, Mentionnons en particulier le Jardin zoologique fondé et développé grâce à la collaboration de quelques citoyens et\u201d sans qu\u2019il en coûte un seul sou à la cité.L'impulsion donnée à la construction d\u2019habitations uni- familiales est aussi une oeuvre du maire actuel.Malgré ses nombreuses réalisations dans sa propre localité, M.Boivin n\u2019a jamais limité ses activités à sa ville.Membre de l\u2019Union des municipalités de-la province de Québec et de la Fédération canadienne des maires, il est au- jourd\u2019hui, également, un ancien président de ces deux organismes aux réunions desquels il joue toujours un rôle très ac- Ces deux importantes fonctions devaient du reste le faire nommer délégué à deux importants congrès des maires américains.En 1946, d\u2019autre part, il devait assister à la VII Conférence Internationale de l\u2019U- Ton des Villes et des Pouvoirs lccaux à Paris, France, et à Genève.Suisse.Il est aujour- d'hui directeur de l\u2019Union internationale des Villes et des Pouvoirs locaux, dont le siège principal est en Europe, et membre de la Commission d'aménagement de la capitale fédérale.M.Boivin a aussi rendu de grands services à l'Eglise catholique.En reconnaissance de son dévouement, il fut tout d'abord nommé Chevalier de l'Ordre de Saint Grégoire le Grand et, par la suite, Chevalier de l'Ordre Equestre du Saint-Sé- pulcre.: Vice-président de l'Association des Terrains de Jeux et Loisirs de la province de Québec, il est président honoraire de la Ligue de Baseball Pro- | Renvoi Le 26 avril 1924, le chef de police Frank Danièl (engagé en 1920) démissionnait de même que Dalcéé Fortin.Il y avait mésentente entre le conseil et les policiers, sur la question de la discipline.Frank Daniel resta pourtant à l'emploi de la municipalité en qualité de gardien de l'hôtel de ville du système d\u2019alarme du service des incendies et de la balance municipale, mais remit sa démission, le 31 mai 1924.Nouveau chef de police Le 13 juin 1924, L.A.Cyr fut engagé comme chef de police.Il remit sa démission, le 15 novembre 1924, et le constable John Ganmon assura l\u2019intérim avant d\u2019être nommé, lui-même chef de police, le 5 octobre 1925.Accident de Gannon Le chef John Gannon se tua accidentellement, le 4 mars 1928, alors qu\u2019il répondait à une fausse alarme avec la brigade d'incendie.I fut broyé entré le camion d\u2019incendie et un poteau de téléphone, après que le camion eut dérapé sur le pavé glacé, au coin des rues Principale et Johnson.Nouveau chef de police Joseph ierre lui sucoéda le 4 mars 1928, pour être remplacé à son tour, le ler septembre 1934, John Dunn.avec le titre de directeur .Le directeur John Dunn démissionna, le 27 juillet 1942, et fut remplacé par Ulric St- Martin, le 3 août 1942.Celui- ci prit sa retraite quelques mois avant sa mort.\u201c Le directeur actuel, Raymond Forand, lui succéda, le 20 août 1956.* « © laoùilya I de l'herbe au , fond de l'eau La rivière Yamaska qui traverse la ville de Granby était pelée autrefois la rivière \u201cGranby\u201d.Elle se divise en deux branches.La branche nord prend sa source dans le lac de Waterloo, pénètre dans le canton de Granby, au nord-est, traverse la ville où elle forme cinq petites chutes (la déclivité totale étant de 35 pieds et demi sur un parcours d\u2019un mille), coule ensuite vers le sud-ouest et serpente à travers le canton avant de se perdre dans Brôme.Son nom: officiel est \u201cYa- maska\u201d.Le mot \u201cYamaska\u201d est une expression abénaquise signifiant: \u201cL\u2019endroit où il y a de l'herbe au fond de l\u2019eau\u201d.On n'eut pu trouver meilleure appellation, n\u2019est-ce pas ?IS LA vinciale, de l\u2019Association de l'Harmonie de Granby et de la Chambre de Commerce senior locale.Il est par ailleurs le fondateur de la Caisse Populaire Ernest Boivin, du Fonds de Pension et de la Coopérative d\u2019Habitations de la Granby Elastic & Textiles.Durant la dernière guerre mondiale, M.P.-H.Boivin fut directeur de la Commission des prix (produits du caoutchouc et textiles), dont le rôle était de maintenir les prix de ces produits à des niveaux raisonnables, puis président de neuf campagnes d\u2019Emprunts de la victoire dans la circonscription fédérale de Shefford.Il est le fondateur de l\u2019Association Professionnelle des Industriels dont le but est de grouper tous les petits industriels de la province en vue de les protéger, une association dont il a assumé à quelques reprises la présidence générale.Il fut de plus durant trois ans le président de la Chambre de Commerce senior de Granby, le président de l\u2019Association des Chambres de Commerce des Cantons de l'Est et un directeur de la Chambre de Commerce du Canada.Fondateur du Club Aramis.M.Boivin fut le promoteur de la Ligue Provinciale senior de hockey dont il fut le président durant cinq années consécutives.Capitaine dans le régiment de Châteauguay, il porte maintenant le grade de lieutenant- colonel honoraire, M.Boivin est membre du club Kiwanis, du club Richelieu, du Club des Francs, du club de Curling, du club de golf de Granby ; de l'Ordre de l\u2019Alhambra, Chevalier de Co- lomb et membre du club Mount-Stephens, du club Saint- Denis et du club de Réforme de Montréal.Ses sports favoris sont le tennis, le ski, la natation, l\u2019équitation et la pêche.En 1939, il épousait Frances Bergeron.Tl est aujourd\u2019hui le père de dix enfants.Son domicile est situé au No 85 de la rue Elgin, à Granby.LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 47 HOMMAGE A UNE MUNICIPALITE PROGRESSIVE LA CITE de GRANBY L\u2019Hon.PAUL BEAULIEU Ministre de l'industrie et du Commerce de la province de Québec.C'est maintenant un lieu commun de dire que la province de Québec a progressé de façon phénoménale depuis quinze ou vingt ans, Pour le prouver, on peut citer quantité de statisti - ques.Arrêtons-nous, pour l\u2019ins - tant, à deux données particuliè rement significatives: le pouvoir d'achat de la population et a production industrielle globa- e.: Les plus récentes estimations fixent à plus de dix milliards la valeur totale des denrées produites dans la province de Québec: en 1941, on avait estimé à deux milliards et demi cette même production.Quant au pouvoir d\u2019achat, ou si l\u2019on veut, le revenu personnel de la population, il dépassera six milliards et demi en 1959; il était de un milliard et demi en 1941.La production industrielle aussi bien que le pouvoir d\u2019achat ont done plus que quadruplé dans la province depuis 1941.On trouve peu d'exemples dans le monde entier d\u2019une expansion économique de cette envergure.Or, le développement de la province dans son ensemble n'est Québec, janvier 1960.en \u2018somme que le développement cumulatif de chacune de ses parties composantes, c\u2019est-à-dire les municipalités.11 est certain cependant que toutes les municipalités n'ont pas connu exactement la même expansion: chez certaines, les progrès ont été plus lents que chez d'autres; plusieurs.par contre, ont enregistré des gains vraiment extraordinaires.La cité de Granby peut être fière du rôle qu\u2019elle a joué dans cette remarquable expansion et du rang qu\u2019elle occupe parmi les villes les plus progressives de notre province.Tout indique que la cité de Granby continuera à progresser tout comme la province da Québec.Félicitations et meilleurs voeux à toute la population de cette ville dont l\u2019avenir est reropli de promesses.J.Paul Beaulieu, C.A.-D.Se.C.Ministre de I'Industrie et du Commerce de la province.J.Paul Beaulieu, C.A.-D.Sc.C.Ministre de l'Industrie et du Commerce de la province de Québec.- À \u2014 ErE A 48 LA VOIX DE L'EST \u2014 JANVIER 1960 M.J.B.WOODYATT M.J.-A.PAGE M.J.B.WOODYATT, président du Conseil d'Administration de la compagnie Southern Canada Power, a occupé le poste de président et directeur général pendant 31 ans soit de 1925 à 1956.M.J.A.Pagé cumule les fonctions de président et directeur général depuis 1956.: - Débuts modestes de la Southern Canada Power En 1916, Granby obtenaît sa charte de municipalité de \u201ccité\u201d.Quelques mois plus tard, la compagnie Southern Canada Power faisait l'acquisition de la centrale électrique municipale.Ces deux événements qui, à première vue, n\u2019ont aucune relation entre eux, devaient pourtant connaître une portée extraordinaire au cours des années.En effet, le hasard à voulu qu'au moment même où Granby prend conscience de son importance en devenant cité, elle décide de céder à l'entreprise privée l\u2019exploitation de son réseau électrique.Rarement deux entités ne se seront complétées aussi entièrement et n'auront manifesté autant de collaboration en vue d\u2019ériger ce qu'est devenue .evjourd\u2019hui la princesse de I'Estrie, un centre industriel vraiment remarquable et dont la réputation dépasse méme nos frontières.Au moment de l'acquisition du système électrique de Granby, la compagnie Southem Canada Power n\u2019a que tre ans d'existence.Incorporée en 1913, elle connaît des débuts particulièrement modestes.A l'époque, on se prononce déjà dans des cercles au courant des problèmes de l'électricité contre la sagesse d'un tel projet.On soutient avec force que les rivières de ce district, les Cantons de l'Est, ne peuvent offrir des possibilités rentables d\u2019hama- chement et que, de plus, il n'existe aucun marché sérieux pour cette force développée.On comptait sans la sagacité et la confiance illimitée des pionniers SCP en leurs propres données techniques en électricité et leur sens des affaires.H faut dire qu\u2019il y a 50 ans, le territoire que dessert maintenant la Compagnie n\u2019est pratiquement qu\u2019une - rés gion agricole.On y compte bien quelques usines dans les principales villes, mais il n\u2019est sûrement pas question du moindre développement industriel d'importance justement en raison de l'absence de sources d'énergie électrique suf« fisantes.Les quelques centrales électriques dispersées sur le territoire et sous gestion municipale ou coopérative n'ont pas le débit nécessaire.Cette ère \u2018d\u2019industrialisation \u2018que connaît aujourd\u2019hui la région de l'Estrie débute avec la fusion de trois petites entreprises électriques nommément : la South Shore Power qui détient des droits riverains de grande valeur sur la rivière St-François, St.Johns Electric Light Company qui éclaire les municipalités de St-Jean et d'Iberville et la compagnie de Gaz, Electricité et Pouvoir de St-Hyacinthe.La compagnie Southern Canada Power est lancée.- La première usine génératrice de la Compagnie est déjà en opération aux Rapides-Plats, sur la rivière Yamaska - à St-Hyacinthe; elle a une capacité de 500 chevaux-vapeur.Mais la véritable orientation de la Compagnie.prend forme en 1914 lorsqu'elle acquiert la centrale électrique \u201cmunicipale de -Drummondville sur la rivière St-François.Cette expansion aura des répercussions dont l'importance ne cessera de s\u2019accroître.Le hamachement du St-François permet de tirer profit d'une énergie de 18,400 chevaux- vapeur et d'entreprendre l\u2019installation de lignes de transmission pouvant fournir à des milles à la ronde l'énergie requise pour éclairer les localités et activer les industries.Rappelons qu\u2019à la fin de la première année d'opération, la Compagnie dessert 2,260 \u2018abonnés dans dix municipalités avec un débit de 4,000,000 de kilowatt-heures.Le capital d\u2019immobilisations est de l\u2019ordre de $3,800,000 et les revenus bruts se chiffrent par $104,000.Aujourd\u2019hui, la Compagnie dessert au delà de 90,000 abonnés dans plus de 200 municipalités.Son débit annuel est de 1,000,- 000,000 de kilowatt-heures.Le capital d'immobilisations dépasse $44,000,000 et les revenus bruts atteignent $13,- 000,000 en 1959, En 1916, les autorités municipales de Granby projettent d'améliorer leur système électrique afin de pouvoir fournir l'électricité aux abonnés durant 24 heures por jour.La centrale obtient son énergie d'un barrage érigé tout près de l\u2019usine.Toutefois, la rivière s\u2019assèche très souvent avec le résultat suivant: la municipalité manque fréquemment d'électricité.On ne peut utiliser l'énergie que pendant quelques heures par jour.La centrale ferme le courant vers dix ou onze heures du soir.C\u2019est en somme le lot de la plupart des municipalités aux prises avec cette pénurie d'électricité que le pauvre débit de leur centrale ne peut améliorer, Petits fails historiques Le 16 juin 1917, après avoir conclu une entente d'achat du réseau local d'électricité, la compagnie Southem Canada Power dont le siège social est situé alors à Sherbrooke ouvre un bureau temporaire dans l'édifice Nicol, propriété des frères Topp, ferblantiers.: Aujourd'hui ce local est le numéro 26 de la rue Principale et porte l'enseigne de J.P.Plumet, une pâtisserie française.M.A.P.Broadhead occupe le poste de représentant de la Compagnie, Mlle M.- Anne Allpaugh, celui de secrétaire et comptable.Au mois de juillet de la même année, la compagnie Southern.Canada Power, a- sion du système électrique de la municie pailité.Au mois d'août, la Compagnie acquiert la propriété J.H.McCanna, située sur la rue Principale au: coût de $9,500, Cette maison est revendue plus tard à M.Auguste Girard qui l'occupe avec sa famille pendant plus de 35 ans.c A l'époque des Fêtes de Noël en 1917, la compagnie Southern Conada Power, avec la collaboration des autorités municei- pales, érige un arbre de Noël sur le parterre de l'hôtel de ville.Cet arbre est illuminé tous les.soirs durant la période s'étendant de Noël eux Rois.La veille du premier de l'an, on installe l\u2019inscription 1-9-1-8 afin de marquer la nouvelle année.C'est donc en 1917 que s'inaugure à Granby la coutume d'installer des arbres de Noël sur les places publiques.Egalement ou mois de décembre, la compagnie améliore de façon notable son service en installant un générateur supplémentaire.Les rues et les domiciles sont beaucoup mieux éclairés, Au cours du même mois, un citoyen de Granby, M.William-H.Miner est élu directeur de la Compagnie lors d\u2019une réunion du Conseil d'Administration.Entre temps, dès le mois de septembre 1917, débute la construction de l'édifice que doivent occuper les bureaux de la succursale locale à Granby.Les travaux sont poursuivis sans arrêt durant l'automne et l'hiver de 1917-18, saisons particulièrement rigoureuses.On improvise une méthode de chauffage en surface afin de permettre le coulage du béton armé servant à la charpente de l'édifice.C'est, croit-on, la première fois que l\u2019on prend le risque de couler du béton à l'extérieur durant l'hiver, Avant I\u2019excavation du terrain, en vue de la construction de l'édifice, la rue Principale faisait voir une magnifique rangée de -beaux érables que les citadins voient tomber avec regret sous la hache des entrepreneurs.Le premier releveur de compteurs de la Compagnie à Granby est feu W.-Armand Fortin qui, plus tard, fonde à son compte le grand magasin \u201cGranby 5c to $1.00 Store\u201d devenu ensuite le magasin W.A.Fortin Ltée, l'un des plus importants magasins à rayons des Cantons de I'Est.Au- jourd\u2019hui, cette entreprise est exploitée sous le nom de Greenberg's situé au coin des rues Principale et Johnson.Le père Champigny, ouvrier des lignes, est pendant plusieurs années, préposé à l'entretien du réseau électrique de la Compagnie & Granby.Durant deux saisons d\u2019hiver, en 1918 et 1919, la Compagnie entreprend des expériences sur le chauffage à l\u2019électricité au moyen d'éléments installés dans les fournaises à domicile.Mais la méthode s\u2019avère trop dispendieuse et est abandonnée.Le tarif du service municipal est de 11 cents le kilowatt-heure.Après la vente à la compagnie Southern Canada Power, les abonnés paient 7Y% cents du kilowatt-heu- re et aucun frais de location pour le compteur.Ce tarif s'applique à l\u2019éclairage résidentiel.Toutefois, le taux de l'électricité pour fins domestiques, c'est-à-dire de l'énergie requise pour le fonctionnement des appareils électriques tels que poêle, grille-pain, machine à laver, etc, est fixé à 3 cents le kilowatt-heure.Aujourd'hui, le coût moyen de l\u2019électricité aux abonnés de Granby est moins de 1% cents le kilowatt-heure.M.J.-H.BUSSIERES M.H.A.WHITCHER GERANT DE LA SUCCURSALE de Granby de 1928 au mois de mars 1959, M.H.A.Whitcher \u2018était nommé alors conseiller en administration de la compagnie.|| fut remplacé à Gran- by par M.J.H.Bussières qui occupait à ce moment les fonctions de directeur-adjoint du service des marchandises.Granby comptait peu d'industries en 1917 Ayant conclu, en juin 1917, les négociations avec le municipalité aux fins d'exploiter à son compte le réseau électrique local, la compagnie Southern Canada Power prend officiellement possession de l'usine d'électricité en juillet de la même année.: A ce moment-là Granby comporte uhe population de 5,000 âmes soit environ 1,250 abonnés.On y compte quelques usines d'importance, mais à peu près pas de petites.industries.Mais déjà, les nouvelles possibilités d\u2019une région jusque là ignorée, et pour cause, ne tardent pas à attirer l'attention de nombreux manufacturiers désireux de bénéficier d\u2019une distribution d'électricité abondante, fiable et à prix raisonnable.A cette fin, la Compagnie ne ménage aucun effort pour soutenir cette expansion.Afin d\u2019y mieux parvenir et contribuer davantage à l\u2019essor économique, elle est la pre- miére compagnie au Canada, en 1919, à inaugurer un Service de recrutement industriel qui sera représenté à New- York en 1930.Par ce service, la Compagnie offrait et offre encore aujourd'hui à tous les intéressés une collaboration impartiale dans l\u2019élaboration d'enquêtes industrielles, possibilités du merché, choix du site, etc.Dès le début de ses activités à Granby, la Compagnie ne néglige rien sur le plan technique et amélioration du service.En septembre 1917, soit quatre mois après l\u2019achat de la centrale municipale, consciente du rôle essentiel auquel est appelée Granby, la Compagnie procède à la reconstruction quasi complète du réseau de distribution.De 1917 à 1923, plus de 28 nouvelles industries exigent une extension de service à 550 volts.Installés en 1924, trois transformateurs de 500 KVA sont remplacés par trois autres de 1,000 KVA, Dès 1931, la population de Granby double grâce à- la venue - continuelle d'industries qui, maintenant -au nombre -de 45, requièrent une puissance électrique îns- tallée de 3,000 h.p.En 1937, SCP installe une banque de transformateurs de -3,000- KVA.qui; porte la £epacité totale à 6,000 KVA pôur la cité de Granby.Quatre ans plus tard, le nombre d\u2019industries se totalise à 51 et re- quiérent 4,500 h.p.Entretemps, soit entre les années 1931 et 1942, la Compagnie augmente graduellement la capacité des circuits d\u2019alimentation primaire.L'année 1943 devait toutefois définitivement consacrer la vocation industrielle de Granby.En effet, au mois de mai, la Compagnie convertit le système complet de distrie bution de la ville d\u2019un voltage de 2,200 volts à 4,160 volts, indice indéniable de l\u2019essor économique que seul pouvait rendre possible un excellent approvisionnement en - électricité.C'est ainsi que citant des chiffres de 1946, l'Annuaire statistique de 1949 inscrivait dans Granby un total de 57 industries, ouvrant des produits d'une valeur de $32 millions et payant à 4,988 travailleurs un bordereau annuel de $3,107,997 en salaires.A la fin de la seconde guerre mondiale, la population de Granby est de 18,694.Huit ans plus tard, soit en 1954, elle atteint 26,510 et dans la méme période de temps, le nombre d'industries fait un bond prodigieux de 57 à 95 requérant environ 13,000 h.p.en électricité.Red- dy Kilowatt tient le coup, mais deux ans plus tard, en 1956, il se fait construire la sous-station Larose, située à l'entrée de Granby, ce qui permet la conversion d'une partie du système de Granby de 4,160 volts à 13,800 volts, assurant ainsi le maintien d'un service efficace.Présentement, la princesse de I'Estrie avec ses 30,000 sujets s'enorgueillit de ses 125 industries qui consomment annuellement près de 40,000,000 de kilowatt-heures et dont la puissance installée se situe à 20,000 hp.Cependant, Reddy Kilowatt ne voulut pas être en reste avec la noblesse, chose impensable.Depuis juillet 1959, à quelque six milles de Granby, s'élève la sous-station Cleveland qui, avec sa puissance de 25,000 KVA, veille à ce que la princesse continue de rayonner dans ce royaume unique que sont les Cantons de l'Est.} LA COMPAGNIE SOUTHERN CANADA POWER "]
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