La tribune, 14 août 2021, Cahier 3
[" SEMAINE DU 14 AU 20 AOÛT 2021 ARTS CINÉMA BIÈRES VINS EN CUISINE VOYAGES PLEIN AIR + ARTS René Simard 50 ANS À L\u2019AVANT-SCÈNE + MÉRITE ESTRIEN King Fali DES AMBITIONS PLANÉTAIRES + VOYAGES Planète vins EN ROSE ET ROUGE DE GRANDE PORTÉE LIVRES Ce qu\u2019un jeune mari devrait savoir RELATIONS SOUS LA LOUPE POÉSIE SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M2 Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Inscape, Alexandra Stréliski 2 Leda, Irvin Blais 3 Immersion, Angèle Dubeau & La Pietà 4 Digital & Analogue, Total Gipsy 5 Les nuits de Repentigny, Les Cowboys fringants 6 Charlebois à Ducharme, Robert Charlebois 7 Acrophobie, Roxane Bruneau 8 Dubois solide, Claude Dubois 9 Les antipodes, Les Cowboys fringants 10 Terrien, Julien Clerc \u203a NON FRANCOPHONE 1 Happier Than Ever, Billie Eilish 2 Phœnix, Charlotte Cardin 3 Welcome 2 America, Prince 4 Between Illness and Migration, 5 Just the Hits 2021, artistes variés 6 Standing under Bright Lights, Alex Henry Foster 7 When we All Fall Asleep, Where do we go?, Billie Eilish 8 Sour, Olivia Rodrigo 9 Nostalgia 2, Marc Hervieux 10 Folklore, Taylor Swift PlacART CHANSON DE CIRCONSTANCE The English Ladye and the Knight Loreena McKennitt AN ANCIENT MUSE (2006) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?RETAILLE D\u2019ENTREVUE Robert Charlebois \u2014 PHOTO ARCHIVES, LA PRESSE, MARTIN TREMBLAY EXPO Bêtes et Bestiaire \u2013 Animals from the Colby- Curtis Collection C\u2019est connu : le règne animal fascine les petits.tout autant que les grands.Le Musée Colby-Curtis a donc orchestré une exposition qui s\u2019articule autour des animaux et qui met en valeur les trésors cachés de sa collection.Artefacts d\u2019exception, objets du quotidien, affiches, jouets : en tout, plus de 500 objets composent le parcours animalier.Au Musée Colby-Curtis de Stanstead, jusqu\u2019au 19 décembre 2021.OTTAWA \u2014 La crise covidienne a non seulement mis en lumière « l\u2019importance des enseignants », elle a surtout réaffirmé « la pertinence » de leur rôle « en présentiel », croit Benoit Pilon, réalisateur du film Le club Vinland, présentement à l\u2019affiche.« Souvent, tout ce qui manque [aux élèves], c\u2019est la passion.Comment les motiver?[.] Ce n\u2019est pas le système qui donne envie de se dépasser, c\u2019est un individu.Il faut un contact direct pour communiquer la passion. » Lui-même fils d\u2019enseignant (« Mon père a enseigné au secondaire 3, 4 et 5 [puis] il est devenu conseiller pédagogique pour la Commission des écoles catholiques de Montréal. ») et ex-prof à l\u2019Institut national de l\u2019Image et du Son, le cinéaste ne remet pas en questions les bénéfices du système scolaire hérité de la Révolution tranquille.« Si on regarde le niveau de réussite des jeunes Québécois francophones, leur talent a éclaté un peu partout.Donc le système fait sa job : il forme des gens compétents qui arrivent à rayonner à l\u2019international. » Mais quand « le système les écrase ou ne leur donne pas les moyens de bien pratiquer leur métier », les profs eux-mêmes livrent un combat pour rester motivés, note-t-il, le ton inquiet, en évoquant les récentes polémiques autour de l\u2019usage du « mot en N » dans les salles de classe et l\u2019ingérence des directions scolaires, au nom de la rectitude politique et des sensibilités à épargner.« Donc le message c\u2019est : faisons attention à nos profs, pour qu\u2019eux-mêmes puissent s\u2019épanouir. » YVES BERGERAS, LE DROIT Coupée au montage de l\u2019entrevue du 7 août 2021.\u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Pour les Écossais, sir Walter Scott est véritablement un héros national, et on soulignera dignement là-bas le 250e anniversaire de sa naissance (15 août 1771).Non seulement ses poèmes et romans ont débordé largement les frontières, mais Scott a ainsi permis aux particularités de la langue écossaise de traverser les siècles et d\u2019éviter qu\u2019elles s\u2019effacent complètement derrière l\u2019anglais d\u2019Angleterre.Celui qui était également avocat a même dirigé une équipe qui a retrouvé les joyaux égarés de la couronne écossaise.Outre ses romans Rob Roy et Ivanhoé, de même que son fameux poème narratif La dame du lac (The Lady of the Lake), son Lai du dernier ménestrel, qui lui apporta la notoriété en 1805, a inspiré de multiples auteurs- compositeurs, dont Loreena McKennitt, qui en a transposé un extrait en musique.STEVE BERGERON À la façon de Kahlo Les ateliers artistiques pour toute la famille se poursuivent ce samedi du côté du Musée des beaux-arts de Sherbrooke.Depuis quelques semaines déjà, on explore les arts à la manière d\u2019un artiste de renom dans l\u2019histoire de l\u2019art, et ce sera ce samedi l\u2019univers de la Mexicaine Frida Kahlo qui sera mis à l\u2019honneur.Étudiante aux beaux-arts à Bishop\u2019s, Ana Maria Torres sera la guide à travers cette expérimentation.L\u2019activité débute à 10 h 30 et est ouverte à tous, mais recommandée pour les 7 à 12 ans.On réserve idéalement avant, et les frais sont inclus dans le prix d\u2019entrée au MBAS.Les semaines suivantes, on s\u2019intéressera à Roy Lichtenstein, Daphne Odjig et Rita Letendre.SONIA BOLDUC \u2014 PHOTO FOURNIE, FRANÇOIS LAFRANCE laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M3 MUSIQUE SHERBROOKE \u2014 La conversation n\u2019est pas terminée.Au contraire, nous n\u2019en sommes qu\u2019au début.« Elle sera peut-être inconfortable, mais elle doit avoir lieu.Et s\u2019il y a quelque chose de beau avec tout ce qui s\u2019est passé au cours des derniers mois, c\u2019est que les gens issus des Premières Nations n\u2019ont plus à porter seuls cette histoire.On l\u2019a tous devant les yeux, on doit prendre le temps et l\u2019espace pour en parler, sinon, que fera-t- on avec toute cette tristesse ? » Jeremy Dutcher a la voix aussi douce et assurée en entrevue que lorsqu\u2019il gagne la scène pour y partager sa musique.Il a la même détermination à nourrir les efforts de réconciliation qu\u2019à ramener les chants et la langue wolastoqey dans le monde des vivants.Deux ans après avoir interpellé le Canada et son premier ministre en allant cueillir le Juno de l\u2019album de musique autochtone en 2019, sa volonté de rapprochement ne s\u2019est pas estompée d\u2019un iota.« Pendant longtemps, on a parlé des deux solitudes en excluant les Premières Nations du débat, ce qui a mené à une perte de cultures et de langues pourtant précieuses.Les discussions prennent désormais une autre tournure, elles doivent être plus inclusives, porteuses de changements.Ce qu\u2019on a fait pour s\u2019assurer de la survie du français, on doit le faire pour nos langues autochtones. » « La Terre el le-même nous indique la nécessité de renouer avec le savoir des Premières Nations.Si les colonisateurs anglais et français qui sont arrivés ici ont jugé à l\u2019époque qu\u2019ils n \u2019a v a i e n t r i e n à a p p r e n d r e des Autochtones, on réalise aujourd\u2019 hui qu\u2019on aurait dû agir différemment, que le savoir autochtone est vital.On a besoin d\u2019espace pour le dialogue, mais aussi pour la transmission de notre rapport à la Terre, de notre histoire, nos coutumes et nos langues.Ma musique va dans cette direction elle aussi », note encore l\u2019artiste, musicologue, compositeur et chanteur du Nouveau-Brunswick.Fils d\u2019un père anglophone et d\u2019une mère issue de la communauté tobique (Malécites), Jeremy Dutcher a étudié la musique classique et l\u2019anthropologie à l\u2019Université Dalhousie, en Nou- velle-Écosse, avant de s\u2019établir à Toronto.« Mais l\u2019idée de chanter uniquement des airs écrits par de vieux compositeurs morts de façon très conventionnelle ne me parlait pas beaucoup.Ça manquait de flexibilité et de liberté », lance en riant le ténor dont le premier album, Wolastoqiyik Lin- tuwakonawa, avait aussi remporté le Prix Polaris 2018 quelques mois avant son Juno.CONSTRUIRE UN ALBUM Cet album, Dutcher avait mis cinq ans à le construire en alliant classique et musique traditionnelle après la découverte dans les archives du Musée canadien de l\u2019histoire d\u2019une centaine de chants traditionnels du peuple walastoqiyik, également appelé Malécites.« C\u2019était une centaine de chants juste pour notre nation, j \u2019aurais pu faire trois albums encore, mais ce n\u2019est pas le but.Je voulais redonner ces chants à ma communauté, mais il y en a de toutes les nations et j\u2019espère que d\u2019autres auront envie de s\u2019y intéresser. » Dutcher, lui, est venu s\u2019installer à Montréal il y a environ un an.On a pu le voir dans les célébrations du grand solstice, en juin dernier à Radio-Canada, en compagnie de quelques musiciens de l\u2019Orchestre métropolitain de Montréal, mais aussi d\u2019une pléiade d\u2019artistes autochtones, dont Eli- sapie Isaac et Alanis Obomsawin.« Ce spectacle, pour moi, c\u2019est un pont entre l\u2019ancien et le nouveau style dans la musique que je travaille pour le prochain album, explique l\u2019artiste de 30 ans.Ce sera un album plus orchestré et plus direct dans sa façon de parler aux gens.C\u2019est un album bilingue, en anglais et en wolastoqey. » Les 12 pièces du nouvel opus sont déjà complétées, les instruments et les voix de chœur sont enregistrés.« Sur le premier album, il y avait un petit orchestre de chambre, là c\u2019est six fois plus de monde », précise-t-il dans la bonne humeur.Sur scène, ce samedi au Centennial dans le cadre du Festival des traditions du monde, et éventuellement lors d\u2019une tournée (décalée parce qu\u2019elle devait s\u2019amorcer juste avant la pandémie), Jeremy Dutcher devrait être entouré de cinq ou six musiciens.« Et peut- être des surprises, mais je ne peux rien dire, ça reste à confirmer.Mais peu importe, j\u2019ai tellement hâte de rencontrer les gens, d\u2019échanger et de leur présenter le spectacle.On va faire quelques pièces du premier album, et quelques-unes du prochain.Là aussi, c\u2019est un pont entre deux mondes. » Naturellement, parce qu\u2019il souligne que ses parents sont de passage à Montréal et qu\u2019il se réjouit de leur faire visiter la ville qu\u2019il découvre encore, on ne peut s\u2019empêcher de demander à Jeremy Dutcher comment ceux-ci perçoivent sa carrière musicale et sa volonté de réconciliation.En moins de deux, c\u2019est son père, Steven, qui tient le cellulaire entre ses mains.« Nous sommes fiers de nos quatre enfants, mais ce qu\u2019il fait est remarquable.Cette façon de s\u2019inspirer du travail de ses ancêtres, d\u2019unir le classique et la musique traditionnelle, c\u2019est aussi une façon d\u2019unir les cultures.Moi qui ne parle pas la langue wolas- toqey, je trouve que sa musique transcende les mots, qu\u2019elle nous touche de façon imprévue, très profondément. » « La musique fait partie de lui, renchérit sa mère, Lisa.Il s\u2019exprime de façon unique et très signif icative, son art touche directement l\u2019âme.J\u2019aimerais sa musique même s\u2019il n\u2019était pas notre fils, parce qu\u2019il s\u2019adresse à nos âmes, et que c\u2019est ce dont nous avons besoin en ce moment dans nos vies, chercher des réponses dans notre âme. » JEREMY DUTCHER La musique de la réconciliation Vous voulez y aller?Chanson autochtone classique Jeremy Dutcher Samedi 14 août, 20h Théâtre Centennial Entrée : 20$ Infos: ftms.ca Le musicien et ténor Jeremy Dutcher.\u2014 PHOTO VANESSA HEINS SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M4 SONIA BOLDUC sonia.bolduc@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 David Goudreault n\u2019est toujours pas arrivé au bout de sa langue.Même si le rideau tombera à la fin de l\u2019année sur ce spectacle lancé en 2018, et qu\u2019il aura alors été présenté un millier de fois environ, le poète et auteur garde une réserve immense de mots et d\u2019images, de cœur et de verve, que ce soit pour ses textes à lui ou ceux de tous ces poètes qu\u2019il aime depuis longtemps.Godin.Bacon.Leclerc.Baudelaire.Boisvert.Desy.Uguay.Au-delà de ses propres mots, Goudreault trimballe dans sa mémoire phénoménale et sur sa corde à textes de spectacle les vers de ses semblables afin de les relancer dans les oreilles et le cœur des curieux d\u2019esprit, de les ramener dans le quotidien aussi.« Moi, j\u2019ai cette envie de désacraliser la poésie et de la partager au plus grand nombre.C\u2019est ce que j\u2019ai fait à travers les soirées littéraires ou de slam, des concours comme Vive la parole libre, des ateliers, puis avec les livres, les spectacles, les émissions de radio ou de télé, comme à Bonsoir, bonsoir!, avec La Nuit de la poésie aussi quand Richard (Séguin) m\u2019a passé le flambeau. » Depuis qu\u2019il en a pris la direction artistique en 2015, David Goudreault a en effet fait rouler poètes et public de tous les coins du Québec vers Saint-Venant- de-Paquette.En 2016 comme en 2018, les 411 âmes du village se décuplaient dans la nuit.Remise à 2022, l\u2019édition 2020 promettait en têtes d\u2019affiche et en chauffeurs de micros.Goudreault ronge son frein et espère déjà le prochain été.« Cet événement, c\u2019est une affirmation en soi, confie Goudreault.Regrouper dans un même événement Hélène Dorion et Manu Mili- tari, Jean-Paul Daoust et Queen Ka, c\u2019est quelque chose que je voulais voir exister. » Il avait d\u2019ailleurs bâti ce dernier spectacle Au bout de la langue dans le même esprit, alternant des textes qui se rapprochaient davantage du rap ou du spoken word avec les mots de Patrice Desbiens ou de Yves Boisvert.NOUVEL ÂGE D\u2019OR Pour Goudreault, avant même que les réseaux sociaux permettent une démocratisation et une diffusion élargie de la poésie, c\u2019est justement la rencontre de l\u2019oralité et des écrits qui a permis à la poésie de connaître ce nouvel âge d\u2019or.« L\u2019engouement au début des années 2000 pour la poésie de l\u2019oralité, avec le rap, les soirées de slam et de micro ouvert a beaucoup challengé les poètes de l\u2019écrit.Ça les a obligés à revoir leur façon de performer leurs textes de façon plus vivante et engagée.Ensuite, quand ils sont arrivés au micro en s\u2019exposant davantage, mais avec la qualité de leurs textes, ce sont eux qui ont challengé les slameurs, rappeurs et performeurs.Ils ont dû à leur tour ajouter de la qualité à leurs écrits.Tout le monde y a gagné, la poésie y a gagné. » Et la poésie, celui qui s\u2019y réfugie depuis son jeune âge aime aussi l\u2019infiltrer dans les écoles, les prisons, les centres jeunesse.L\u2019ancien travailleur social arrive à convaincre les plus récalcitrants.« Je fais juste activer quelque chose qui est déjà là, qui est instinctif dans l\u2019humain.On leur montre qu\u2019il y a de la poésie dans leur vie et on voit ce qu\u2019ils peuvent en faire.Même ceux qui ont des préjugés envers la poésie, deux heures plus tard, ils vont produire quelque chose de qualité.Ce ne sera peut-être pas du Nelligan, mais c\u2019est rare dans ces occasions-là qu\u2019on ne vive pas au moins un moment de grâce.Et pour moi, c\u2019est ce qui importe, cette personne qui ramasse la poésie sur la table pour s\u2019affirmer. » Goudreault ne s\u2019en est jamais caché, les mots et la poésie l\u2019ont aussi sorti de la délinquance qui se profilait devant lui à un certain moment de sa vie.Les livres qui comblent son insomnie sont aussi restés ses amis les plus fréquentables et les plus fidèles.« Je suis un lecteur avant d\u2019être un romancier ou un poète, fait-il valoir.Il y a tellement de magnifiques poètes dont je me suis impré- g n é .J e n e s u i s pas un expert d e l a p o é s i e , mais un amoureux.Quand j\u2019aime un recueil, je peux en acheter 25 exemplaires pour le faire découvrir à d\u2019autres.C\u2019est une grande source de bonheur pour moi que les gens découvrent leurs écrivains et les poètes. » Aussi en appelle-t-il encore et toujours à la poésie.« Ce texte, c\u2019est ce qui incarne le mieux ma démarche.Je crois en la diversité des tactiques pour amener les gens vers la poésie.Il faut être curieux, passer par la chanson, le rap ou les rimes si nécessaire, mais surtout garder l\u2019esprit ouvert, accepter de découvrir des choses et des gens qu\u2019on ne connaît pas.Il y a tant de richesse poétique au Québec, il faut les découvrir et les célébrer. » Un art à «?désacraliser?» « LA POÉSIE C\u2019EST.La poésie, c\u2019est propre à chacun.\u2014 Michel-Olivier Gasse Une invitation à se déplacer intérieurement pour ressentir, penser et dire autrement le monde.J\u2019ajouterais que la force et la singularité de la poésie font en sorte que je pourrais chaque jour compléter différemment cette petite phrase.\u2014 Hélène Dorion On a longtemps enfermé la poésie dans les alexandrins et les rimes, lui collant à la peau Hugo, Baudelaire et Rimbaud.Dans les dernières années, bon nombre de poètes québécois ont fait sauter ces barreaux.Vos coops de l\u2019information vous proposent de rencontrer des artisans qui contribuent à l\u2019essor de leur univers lyrique, un poème à la fois.L\u2019ESSOR DE LA POÉSIE David Goudreault \u2014PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M5 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ceux et celles qui ont assisté à un des spectacles de la tournée Désherbage le savent : Tire le coyote y a souvent confié sa première partie à des poètes des villes qu\u2019il visitait.C\u2019était peu avant que lui-même ose signer son premier recueil de poésie, La mémoire est une corde de bois d\u2019allumage (La Peuplade), paru en février dernier et déjà en « sixième ou septième réimpression », selon le chanteur.Ce qui est exceptionnel pour ce genre littéraire.« Je suis tout à fait conscient que ma réalité de chanteur a aidé.Il y a probablement le quart de ces lecteurs qui sont restés sur leur appétit.C\u2019est tout à fait normal », commente-t-il en éclatant de rire, avec beaucoup (et probablement trop) de modestie.« Mais, en même temps, je me dis qu\u2019il y en a peut-être quelques- uns qui achetaient leur premier livre de poésie et qui en achèteront peut-être d\u2019autres.De toute façon, on ne fait pas de la poésie pour les ventes, mais parce qu\u2019on est passionné et qu\u2019on y croit. » « Adolescent, je n\u2019étais pas un grand lecteur, poursuit-il, mais au cégep, j\u2019ai eu de bons profs de littérature qui m\u2019ont fait lire les bonnes choses au bon moment.C\u2019est à peu près en même temps que j\u2019ai senti le besoin de prendre mon crayon et d\u2019essayer d\u2019écrire.Depuis ce temps-là, je lis beaucoup de poésie.J\u2019ai maintenant une bonne bibliothèque.Dans les dernières années, je me suis vraiment tenu au courant de ce qui sort au Québec (il y a beaucoup de poètes, et des excellents) », explique le chanteur, qui a dû défendre son idée lorsqu\u2019il a parlé à son équipe de confier ses premières parties à des poètes.« Voyons, Coyote, c\u2019est toi que les gens viennent voir ! Ce ne sera pas super pour ce public-là », cite-t-il comme commentaires reçus dans son entourage.« Finalement, ils ont bien été obligés de se rétracter : on sentait vraiment qu\u2019il y avait une écoute exceptionnelle, même si des poètes de tout acabit sont venus sur scène. » PLUS PUISSANT QU\u2019UN ALBUM « Si je suis arrivé dans la chanson, c\u2019est évidemment par amour de la musique, mais surtout par amour des mots (je suis très sensible à leur pouvoir) et par besoin de m\u2019exprimer.Je pense que ça se sent que j\u2019essaie d\u2019étoffer mes textes de plus en plus.Pour moi, une chanson peut être magnifique musicalement, mais si elle ne dit rien, je décroche.Quand je l is quelque chose qui m\u2019ancre vraiment, c\u2019est pour moi encore plus puissant qu\u2019un album.Il y a quelque chose de très réconfortant dans l\u2019acte de lire et dans celui d\u2019écrire.C\u2019est probablement mon plus grand remède quand j\u2019éprouve, à l\u2019occasion, un sentiment de solitude extrême.Je me dis donc qu\u2019il y a probablement d\u2019autres personnes qui vivent la même chose que moi.De là l\u2019impression de devoir faire la promotion de la poésie.Si mon public est attentif aux mots lui aussi, il y a probablement une méchante gang là-dedans à qui ça va aussi faire du bien. » Tire le coyote a pu constater des retombées de son initiative tant auprès des poètes invités que du public.« On s\u2019entend que des s o i r é e s de poésie à 300, 400 personnes, c\u2019est plutôt rare, résume-t-il en riant.C\u2019est sûr que ça amène un public à ces auteurs- là et il y a eu des ventes de livres en masse à la fin des spectacles.J\u2019ai aussi reçu d\u2019excellents commentaires des spectateurs. » L\u2019artiste reconnaît quand même que ce n\u2019est pas le genre littéraire le plus facile à faire entrer dans le quotidien des gens.« Ils doivent d \u2019 a b o r d comprendre qu\u2019ils en font et qu\u2019ils en voient tous les jours, du point de vue de la sensibilité, et ensuite que notre esprit rationnel nous porte d\u2019abord à essayer de comprendre, à suivre une intrigue, un déroulement, une chute.La poésie, c\u2019est tout le contraire, et c\u2019est probablement ce qui fait peur : il n\u2019y a pas de réponse à donner, on fait confiance entièrement au ressenti et aux émotions.C\u2019est probablement ce qui est le plus difficile pour la personne qui n\u2019en a jamais lu. » TIRE LE COYOTE Le réconfort des mots Tire le coyoye confie souvent ses premières parties à des poètes locaux.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD Vaincre la mort; il n\u2019y a que la poésie qui finisse bien, le reste est un leurre.Or la poésie égorge, elle te pousse et tu tombes et tu casses, c\u2019est somptueux.Et lorsque ton corps touche le sol, c\u2019est le brasier dans le sous-sol d\u2019une vieille maison de tuyaux gelés, des gerçures dans le métal des bêtes principes.Et ça fait du bien le désordre, le carnage, car on se brûle les mains à force de crever dans une boite à lunch de fin de semaine.La poésie soude à la torche des vertiges dans tes veines, elle refuse à l\u2019oxygène son droit de disparaitre.Les poètes sont ces voyous qui malmènent les cellules, les cages.Iels nous renversent le cou en nous tirant les cheveux, comme on ouvre une bouche d\u2019égout de centre-ville et qu\u2019on marche, aux aurores, un matin comme les autres.\u2014 Marido Billequey Comme une paire de lunettes neuves.Ça donne aux choses un air un peu bizarre, mais on s\u2019habitue.\u2014 Sophie Jeukens L\u2019ESSOR DE LA POÉSIE LA POÉSIE C\u2019EST.« SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M6 POÉSIE ÉMILIE PINARD-FONTAINE emilie.pinard-fontaine@latribune.qc.ca EASTMAN \u2014 Après plus de trente ans de métier comme poète, comédien et metteur en scène, Christian Vézina croit pour la toute première fois que nous assistons à un réel essor de la poésie.« Je n\u2019ai pas vu grand mode, je n\u2019y ai pas cru souvent, mais là j\u2019ai eu un flash, je pense comprendre ce qui se passe.Notre capacité de concentration a baissé et je pense que par sa forme courte le poème trouve une nouvelle audience », lance-t-il.« J\u2019ai commencé un peu après dans les années 1970 et on me disait : dans les années 1970 la poésie était à la mode! La poésie n\u2019était pas à la mode dans les années 1970, le Québec était à la mode.Alors, quand le Québec prenait la parole par le biais de la poésie, la poésie avait l\u2019air à la mode, mais ce n\u2019était pas vraiment vrai », mentionne-t-il.Il voit cependant aujourd\u2019hui un intérêt réel se développer, ce qui lui fait grandement plaisir.« Je pense que par sa forme courte le poème trouve une nouvelle audience, de gens assoiffés d\u2019autres choses, mais qui n\u2019ont pas nécessairement l\u2019entraînement pour entrer dans des œuvres qui durent des centaines de pages.Ils aiment ça l\u2019affaire que tu peux lire deux-trois pages, fermer et trotter là-dessus.Je pense qu\u2019il y a une petite popularité de la poésie qui vient de son intensité, de sa brièveté », explique Christian Vézina.Il fait également un lien avec l\u2019omniprésence des médias sociaux numériques dans nos vies.« Ce canal de communication là est fait pour les interactions brèves et honnêtement mon recueil qui sera, je l\u2019espère, publié va avoir été écrit en premier jet à 60 pour cent sur les réseaux sociaux », précise-t-il.En effet, Christian Vézina a profité de la pandémie pour écrire un recueil, Temps plein, qu\u2019il envoie à des éditeurs ces jours-ci.« J\u2019ai passé la pandémie à dire que je n\u2019étais pas inspiré et que je n\u2019écrivais pas, mais à la fin quand j\u2019ai regardé j\u2019ai dit : oh, non, non, non, non! Souvent des trucs qui ont commencé sur Facebook curieusement parce que je p r e n d s les réseaux s o c i a u x t r è s au sérieux quand j\u2019écris.Quand je témoignais de la beauté du monde ou de la dureté du monde, eh bien j\u2019essayais de le faire de la façon la plus civilisée possible et la plus exigeante possible sur le plan de l\u2019écriture.À un moment donné, je suis allé rechercher des trucs, je les retravaillais encore une journée ou deux et à un moment donné, j \u2019avais mon poème », exprime-t-il.POÉSIE, SYNONYME DE LIBERTÉ Pour Christian Vézina, la poésie c\u2019est « le point de croisement le plus sensible et le plus intense entre la liberté et le langage ».C\u2019est pourquoi ce passionné est toujours surpris lorsque des gens disent ne pas aimer la poésie.« C\u2019est à peu près impossible d\u2019être un être humain et de ne pas aimer la poésie.» \u2014 Christian Vézina « C\u2019est à peu près impossible d\u2019être un être humain et de ne pas aimer la poésie.Le problème c\u2019est que les gens pensent que la poésie c\u2019est une affaire, tu aimes ça ou tu n\u2019aimes pas ça.Excuse-moi, mais un poème de Michel Garneau, un poème de moi, un poème de Rilke, un poème de Baudelaire, il n\u2019y a aucun rapport.C\u2019est comme en musique, c\u2019est comme en cinéma, c\u2019est hyper diversifié! » lance-t-il.C\u2019est pour cette raison qu\u2019il a mis son talent de comédien et de metteur en scène au service de la parole poétique pendant toutes ces années.« Ça fait trente ans que je gagne ma vie en disant des poèmes.Ça veut dire que les gens aiment ça et ce qu\u2019on me disait souvent c\u2019est : je n\u2019aimais pas ce poème-là ou je ne le comprenais pas et quand tu le dis, je le comprends.C\u2019est sûr! Souvent, les gens s\u2019enfargent dans des détails, s\u2019enfargent dans une métaphore, s\u2019enfargent dans une référence, s\u2019enfargent dans un mot compliqué, alors que si tu as fait ton travail d\u2019interprète avec ta voix, tes gestes, tes yeux, tout ça, les gens ne perdent pas le fil, ils restent avec toi, ça redevient une parole », mentionne-t-il.Lecture pour gens pressés Pour le poète Christian Vézina, nous assistons aujourd\u2019hui à un essor de la poésie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD « LA POÉSIE C\u2019EST.Une façon d\u2019observer le monde ou d\u2019apprécier une présence sous un angle inusité ou inédit.C\u2019est une façon de sortir momentanément du quotidien, de fuir sa propre douleur ou sa propre banalité.C\u2019est surtout, pour moi, une façon de faire de la beauté avec ce que je crains de tout mon être, la fin de l\u2019amour ou de la vie.\u2014 Mélanie Noël Un choc d\u2019images qui éveille les rêves, le désir d\u2019aimer et de vivre.La poésie, c\u2019est une arme puissante qui (re)donne courage.Bref, la poésie, c\u2019est une «désobéissance nécessaire» qui rend «la vie [plus] habitable», comme le dit si bien Véronique Côté (La vie habitable, 2014).\u2014 Sarah Bertrand-Savard laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M7 POÉSIE DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com CHICOUTIMI \u2014 Dès ses débuts en 2006, La Peuplade a publié de la poésie.Alors établie sur les rives du lac Saint-Jean, la maison d\u2019édition créée par Mylène Bouchard et Simon Philippe Tur- cot ne pouvait faire autrement.Même s\u2019il générait des ventes plus modestes qu\u2019aujourd\u2019hui, ce genre littéraire était trop proche de la sensibilité des fondateurs pour qu\u2019ils renoncent au plaisir d\u2019amener de nouvelles œuvres dans l\u2019espace public.« Nous organisions des soirées de poésie, des séances de lecture.Ça faisait partie de notre réalité », a raconté Mylène Bouchard, directrice littéraire, au cours d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Elle mentionne qu\u2019à l\u2019époque, plusieurs écrivains creusaient le thème de l\u2019identité québécoise.Les années ont passé et des sujets différents sont apparus, parallèlement à l\u2019émergence de voix féminines qui, tout naturellement, ont trouvé leur place dans le catalogue.« Nous avons publié Marie- Andrée Gill, Vanessa Bell, Kristine Gauthier-Landry, Marie-Hélène Voyer et Noémie Pomerleau- Cloutier, entre autres.Or, plusieurs de ces femmes ont le désir de s\u2019approprier le territoire.Il est très présent dans leurs ouvrages, au même titre que la notion de décolonisation dans ceux de Marie-Andrée Gill » fait observer Mylène Bouchard.La bonne nouvelle est que ce foisonnement créatif a trouvé une résonance parmi les lecteurs, notamment les plus jeunes.Ils se reconnaissent dans les préoccupations véhiculées par les nouvelles plumes et aussi dans la manière de les exprimer.« Il ne faut pas oublier que la poésie contemporaine est enseignée dans les classes, note Mylène Bou- chard.Plusieurs de nos livres sont au programme et ça fait boule de neige.Les étudiants veulent ainsi découvrir d\u2019autres auteurs. » Elle confirme que les ventes sont meilleures qu\u2019il y a 15 ans, mais essentiellement au Québec.En Europe, où les titres de La Peuplade sont également distribués, les classiques continuent de faire ombrage à la nouvelle poésie.« Ici, les jeunes nous connaissent et s\u2019identifient à la diversité d\u2019identités, de valeurs et de territoires que nous portons à travers nos publications », se réjouit la directrice littéraire.Dans un monde idéal, elle accueillerait tous les ouvrages qui méritent une part de lumière, mais c\u2019est impossible quand on doit se limiter à trois ou quatre par année sous le chapeau de la poésie.Dans ce contexte, suivre les auteurs fidèles à la maison, tout en ménageant un espace aux nouveaux venus, constitue un défi permanent.« Nous prenons en considération la démarche de l\u2019écrivain, la nature du projet, de même que le style.À la poésie codée, alambiquée, nous préférons celle qui décomplexifie les choses, décrit Mylène Bouchard.En même temps, nous nous demandons ce que le texte nous procure, en tant que lecteurs.Moi, par exemple, il faut que le livre m\u2019apparaisse lorsque je lis un manuscrit.Même si tout n\u2019est pas à point. » Ajoutons que cet automne, La Peuplade proposera un quatrième ouvrage de poésie signé Chantal Neveu.Baptisé You, il sera en librairie à compter du 2 novembre.De son côté, Charles Sagalane publiera son septième titre, mais le premier qui ne soit pas un recueil de poèmes.Ce récit attendu le 19 octobre a pour titre Journal d\u2019un bibliothécaire de survie.Nouvelles voix Directrice littéraire à La Peuplade, Mylène Bouchard constate que la poésie touche plus de gens qu\u2019il y a 15 ans et que le profil du lectorat a rajeuni.Elle note également que plusieurs auteurs associés à la maison établie au Saguenay-Lac-Saint-Jean sont sensibles au thème du territoire.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MICHEL TREMBLAY 0073707 0073766 vieuxclocher.com 819.847.0470 Nos spectacles débutent maintenant à 20h00 ouverture des portes à 18 h 45 RÉSERVEZ TÔT! LES PLACES sont LIMITÉES.Simon gouache Une belle soirée mar.17 au sam.21 août arnaud SoLY Stand up samEDI 25 sEPTEmBrE KaÏN Je viens d\u2019ici VENDrEDI 1 OCTOBrE RichaRdSon ZÉPhiR VENDrEDI 24 sEPTEmBrE Philippe LaPRiSe et SeS joYeux LuRonS 3 humoristes lavés, distancés et testés 100% comiques! jEu.26 au sam.28 août Dominique Paquet VEND.3 SePt.COMPLET sam.4 SePt. SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M8 POÉSIE « Quelque chose qui m\u2019échappe et c\u2019est tant mieux.Plus j\u2019essaie de raisonner la poésie et plus je m\u2019embourbe.Si, le fusil sur la tempe, on me force à définir ce qu\u2019est la poésie, je bredouille des phrases toutes faites avant de m\u2019en tirer avec un petit poème qui va comme suit : La poésie c\u2019est / une trappe à souris / pour attraper les / cœurs d\u2019enfant.\u2014 Mathieu K.Blais LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com QUÉBEC \u2014 Si on peut bel et bien affirmer que la poésie vit un renouveau, c\u2019est parce que plusieurs artistes à l\u2019esprit bouillonnant s\u2019impliquent dans leur milieu.Poètes de tous les horizons mettent sur pied \u2013 depuis plusieurs années \u2013 festivals, concours et soirées à micro ouvert.De quoi offrir une alternative aux bons vieux recueils, plus présents que jamais dans nos librairies.Ces nombreux événements qui poussent un peu partout dans la province, et ce, depuis une dizaine d\u2019années ont réussi à « mettre en lumière des voix décomplexées », une génération de jeunes auteurs plus diversifiée, explique la directrice artistique et responsable de la programmation de la Maison de la littérature et du festival Québec en toutes lettres, Isabelle Forest.Selon elle, ce genre littéraire « s\u2019est ouvert sur tous les possibles », à la rencontre du public.« Oui, on a encore aujourd\u2019hui de la poésie plus contemplative, philosophique ou plus axée sur l\u2019esthétique et la création d\u2019images.Mais parallèlement à ça, on trouve une poésie plus urbaine, trash ou engagée.Dernièrement, elle est aussi portée par des voix issues de la diversité avec des auteurs des Premières Nations ou LGBTQ+ », souligne-t-elle.Et pas besoin de participer à Québec en toutes lettres, au Mois de la poésie, au Festival international de la poésie de Trois-Rivières ou encore au Festival de la poésie de Montréal pour croiser un peu de lyrisme sur notre chemin.« Le mouvement fait des petits.C\u2019est ce qui est extraordinaire », lance Isabelle Forest.On peut aujourd\u2019hui « s\u2019enfarger dans les poèmes » au tournant d\u2019une rue, près d\u2019une rivière ou en plein milieu d\u2019un sentier en forêt.« Plus les gens vont être en contact avec la poésie, plus ils vont saisir que c\u2019est quelque chose qui leur appartient », affirme celle qui a aussi été directrice artistique du Bureau des affaires poétiques.POUR TOUS ET DIFFÉREMMENT L a p o è te L a e t i t ia B eau m e l remarque elle aussi les nouvelles scènes qui s\u2019ouvrent pour son art.Elle observe d\u2019ailleurs également sa présence accrue sur les réseaux sociaux : « La poésie est un genre bref qui s\u2019accorde bien avec notre monde sur Facebook et Instagram, où l\u2019on croque sur le vif les choses. » Celle qui est aussi musicienne et herboriste a d\u2019ailleurs ouvert à Québec sa propre maison d\u2019édition afin de mettre en lumière des voix poétiques fortes et uniques, de réunir les gens autour de la poésie et de placer l\u2019humain au cœur de la démarche de publication.Le tout en étant écoresponsable.Avec Les éditions de l\u2019Écume, fondées tout juste avant la pandémie, EFFERVESCENCE SANS COMPLEXE Je ne le sais pas tant, en fait.Ou du moins, je trouve la tâche de la circonscrire complexe.Parce que ça dépasse un certain agencement des mots, une manière de dire.C\u2019est surtout un rapport au monde, à soi, aux autres.Véronique Côté disait, dans La vie habitable, que la poésie lave le regard.J\u2019ai toujours aimé cette manière d\u2019en représenter les effets.Elle aide à se renouveler, à nommer ce qui nous habite avec des jeux et des images que d\u2019autres formes ne permettent pas.Il y a en elle une liberté de faire et de générer des échos qui me touchent particulièrement.\u2014 Véronique Grenier LA POÉSIE C\u2019EST. laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M9 POÉSIE LA POÉSIE C\u2019EST.La porte de sortie vers l\u2019entrée de l\u2019abri tu me suis?c\u2019est sublimer draper décorer habiller et dénuder à la fois c\u2019est sincère et crucial comme le vertige d\u2019avant saut puis c\u2019est l\u2019élastique le parachute le filet le refuge la poésie ça s\u2019épouse je me souviens de celui qui disait la poésie c\u2019est ton regard qui se pose avec unicité et précision avec amour et émerveillement sur le banal ou l\u2019ordinaire quand personne d\u2019autre ne s\u2019y arrête la poésie c\u2019est remarquer c\u2019est ressentir c\u2019est toi qui vis toi qui aimes c\u2019est à toi c\u2019est toi \u2014 L\u2019être persane Laetitia Beaumel et son équipe font ainsi le pari qu\u2019il est viable de mieux traiter les écrivains tout en conciliant des valeurs de développement durable.« Oui, on a encore aujourd\u2019hui de la poésie plus contemplative, philosophique ou plus axée sur l\u2019esthétique et la création d\u2019images.Mais parallèlement à ça, on trouve une poésie plus urbaine, trash ou engagée.Dernièrement, elle est aussi portée par des voix issues de la diversité avec des auteurs des Premières Nations ou LGBTQ+ » Une vision qui se traduit notamment par une augmentation des droits d\u2019auteur et une implication plus grande de ceux-ci dans le processus éditorial, mais aussi par l\u2019utilisation de papier recyclé et d\u2019encres végétales ou encore le développement d\u2019un réseau de distribution à vélo ou en covoitu- rage.Le tout dans le but donc de créer « un projet social et collectif » qui va à la rencontre de nouveaux publics.« C\u2019est sûr que ça représente des défis.[\u2026] Je trouve que les projets qui ont de belles valeurs sont souvent vus comme utopistes, mais on veut un modèle d\u2019affaires qui fonctionne.[\u2026] J\u2019ai envie de pérenniser cette maison », explique avec optimisme la directrice générale des éditions de l\u2019Écume.« Cette maison d\u2019édition apporte quelque chose de nouveau à Québec.Il y a des voix pour la nourrir.Le réseau de bénévoles, l\u2019idéologie écologique, je pense que ça rejoint aussi d\u2019autres personnes », ajoute de son côté Shana Paquette, adjointe à la direction éditoriale.Avec cette jeune entreprise qui ne suit pas les canaux de distribution habituels, Laetitia et Shana souhaitent faire l\u2019éloge de la lenteur et rappeler aux gens qu\u2019« un livre, ça ne se périme pas ».Au rythme de la nature, Les éditions de l\u2019Écume publieront d\u2019ailleurs un ouvrage lors de chaque équinoxe et solstice.« Lire un livre de poésie, ça demande de se poser.Si on se dépêche d\u2019aller l\u2019acheter pour ensuite se dépêcher de le lire, ça ne fonctionne pas.Ça doit aller au- delà de le consommer pour passer à d\u2019autre chose.Tout le processus éditorial nous ramène à cette idée qu\u2019on doit se déposer dans la poésie », explique Shana.S\u2019il est vrai que la poésie prend de plus en plus d\u2019assaut la rue, les parcs ou encore les salles de spectacles, les livres demeurent quant à eux primordiaux, rappelle Laeti- tia Beaumel.Pour tous les genres, mais surtout lorsqu\u2019on parle de poésie.« Il y a des moments où tu peux avoir envie d\u2019être sur Facebook pour regarder un spectacle, mais il y a d\u2019autres instants où tu as le goût de te poser avec ton livre qui sent bon le papier. » Bien qu\u2019elle demeure marginale et qu\u2019elle ne prenne pas une grande part de marché, le réseau Les Libraires voit un intérêt grandissant chez ses clients.Alors qu\u2019en 2014, les ouvrages poétiques représentaient 0,71 % des ventes totales de la plateforme.En six ans, ils ont toutefois connu une augmentation de 34 %.En 2020, la poésie rassemblait 1,05 % des achats réalisés par les consommateurs sur LesLi- braires.ca.Shana Paquette et Laetitia Beaumel sont respectivement adjointe à la direction éditoriale et directrice générale des éditions de l\u2019Écume, fondées pour mettre en lumière des voix poétiques fortes et uniques.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ « LE LIVRE, LÀ POUR RESTER S\u2019il est vrai que la poésie prend de plus en plus d\u2019assaut la rue, les parcs ou encore les salles de spectacles, les livres demeurent quant à eux primordiaux, rappelle Laetitia Beau- mel.Pour tous les genres, mais surtout lorsqu\u2019on parle de poésie.«Il y a des moments où tu peux avoir envie d\u2019être sur Facebook pour regarder un spectacle, mais il y d\u2019autres instants où tu as le goût de te poser avec ton livre qui sent bon le papier.» Bien que la poésie demeure marginale et qu\u2019elle ne prenne pas une grande part de marché, le réseau Les Libraires voit un intérêt grandissant chez ses clients.Alors qu\u2019en 2014, les ouvrages poétiques représentaient 0,71 % des ventes totales de la plateforme.En six ans, ils ont toutefois connu une augmentation de 34 %.En 2020, la poésie rassemblait 1,05 % des achats réalisés par les consommateurs sur LesLibraires.ca.LÉA HARVEY Un ruisseau à truite.et la joie de la loutre.\u2014 Jean-François Létourneau SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M10 ARTS ET SPECTACLES KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Avec un titre comme Ce qu\u2019un jeune mari devrait savoir, on pige tout de suite le deuxième degré.On commence la lecture et on sait qu\u2019on a affaire à un collectif à l\u2019humour décalé et au propos aussi savoureux qu\u2019un peu déjanté.Le recueil lancé jeudi apparaît comme une douce revanche littéraire à l\u2019endroit des innombrables articles de magazines et de tous les guides et autres manuels d\u2019instruction qui, pendant des décennies et des décennies, ont prescrit aux femmes les règles d\u2019or pour être parfaites en tout (et à l\u2019impératif, qui plus est).La plaquette publiée chez Marchand de feuilles retourne le miroir, en quelque sorte.Elle pointe les attendus, mais au masculin cette fois.Avec ironie, tendresse, acuité, sensibilité, tout ça.« D\u2019emblée, c\u2019était clair que ce livre-là se voulait ludique, que c\u2019était une façon de faire un pied de nez à ce qui se publiait dans les années 1940, 1950 », remarque l\u2019autrice Véronique Grenier, qui fait partie des 18 écrivain.e.s qui ont mis leur griffe à l\u2019ouvrage dirigé par Arizona O\u2019Neill et dans lequel on peut aussi lire la prose de Rose- Aimée Automne T.Morin, Stéphanie Boulay, Mikella Nicol, Simon Boulerice, Mélodie Nelson, Martine Delvaux, Patrick Watson, Eli Tareq El Bechelany-Lynch et Léa Stréliski, notamment.« Moi, j\u2019ai pris la consigne au sens très littéral, expose Véronique Grenier, qui signe le texte Conseils pour un mari idéal.Au début, je trouvais la posture bien inconfortable.Je me disais : je suis qui, moi, pour donner des conseils à qui que ce soit ? » L\u2019insertion d\u2019une note de bas de page a tempéré ce sentiment.« En écrivant d\u2019entrée de jeu que tout ça valait évidemment pour tout le monde en relation, j\u2019étais plus à l\u2019aise de me prêter à l\u2019exercice, note la Sherbrookoise.Je trouvais que c\u2019était une belle occasion de réfléchir à la notion du couple.Parce que le mot \u201cmari\u201d est employé au sens très large, évidemment, il concerne toute personne en relation.Ce qui se trouve en filigrane, en particulier dans mon texte, c\u2019est que c\u2019est facile, parfois, de blesser l\u2019autre sans s\u2019en rendre compte, ou de lui faire porter une charge sans le vouloir. » C\u2019est que nos élans amoureux composent avec de nombreux « angles morts », qu\u2019on intègre parfois sans même en avoir conscience tant ils sont ancrés dans notre culture, tant ils sont admis par la collectivité dont on fait partie.« Je pense, par exemple, à tous ces présupposés qu\u2019on nourrit, comme l\u2019amour fusionnel abondamment tartiné dans les productions de Walt Disney.Et il y a le narratif collectif, aussi : on voit l\u2019autre comme sa moitié, la personne dont on devient le centre de l\u2019univers.C\u2019est hautement problématique comme vision.C\u2019est toxique, en fait.Il y a d\u2019autres manières, plus riches et plus fécondes, d\u2019être en couple.Moi, c\u2019est là que je voulais aller avec mon texte », note l\u2019auteure et enseignante de philosophie.D \u2019a u t r e s r é c i t s d u r e c u e i l abordent des enjeux différents.Mais les uns et les autres se font écho, tracent ensemble une constellation riche en réflexions.« L\u2019humour est très présent, sans doute parce que c\u2019est un lubrifiant social, oui, mais c\u2019est aussi un lubrifiant pour les idées, qui nous permet de baisser un peu la garde.Parce que même si on se reconnaît, quand les choses sont présentées avec humour, elles apparaissent moins menaçantes et confrontantes. » On rit donc souvent au fil des pages.Mais on réfléchit tout autant parce que le propos dépasse l\u2019anecdote.Et le ton n\u2019est évidemment pas celui des manuels d\u2019antan.« J\u2019avais justement en main le \u201cguide de la bonne épouse\u201d de ma grand-mère, que j\u2019avais déjà feuilleté, les dents serrées, lorsque j\u2019étais plus jeune.Le propos de ce genre de livre était très normatif : on voulait littéralement dresser des générations de femmes, en faire des bibelots performants.En résumé, la femme, il ne fallait vraiment pas qu\u2019elle dérange.On a pris les choses à contresens, pour le recueil, et je trouve que ça a été fait avec beaucoup de bienveillance. » Et sans prêchi-prêcha.« C\u2019est normal de se poser des questions, d\u2019avoir besoin de repères.On apprend toujours à tâtons, en relations humaines.La force de ce livre, c\u2019est de proposer des perspectives et des pistes de réflexion.Je pense qu\u2019on peut toujours faire plus, et mieux.Les gens vont peut- être trouver dans cette lecture de quoi alimenter la discussion avec l\u2019autre.Ça aussi c\u2019est intéressant.Parce qu\u2019on est toujours gagnant de se faire shaker un peu. » On pense à la vague de dénonciations amorcées par le mouvement #moiaussi.À tout ce qui s\u2019est brassé dans la société, depuis.On se dit que le bouquin est de son temps.Et qu\u2019il arrive au bon moment.« Je crois que le terrain a été battu pour permettre à ce recueil d\u2019exister et d\u2019être bien reçu.Le fait qu\u2019on réfléchit, qu\u2019on repense collectivement les enjeux du couple depuis un certain temps, ça crée de l\u2019ouverture à grande échelle.Une personne qui a son épiphanie toute seule, c\u2019est bon, elle va pouvoir changer sa vie, mais quand ça devient des récits qui transcendent l\u2019individu et qui finissent par perco- ler dans le collectif, c\u2019est là que de nouvelles façons de faire et d\u2019être peuvent émerger. » CE QU\u2019UN JEUNE MARI DEVRAIT SAVOIR Guide nouveau genre Retour de la littérature et des niaiseries Il y a bien eu quelques éditions en ligne et une autre en juin dans le grand air entourant le Centre des arts de la scène Jean-Besré, mais voilà que les soirées Littératures et autres niaiseries retrouvent enfin la lumière de la Petite Boîte noire le 2 septembre prochain.Les billets sont en vente maintenant (le- pointdevente.com) et la soirée s\u2019annonce une fois encore éclectique avec un brin de tatouage en direct, de la poésie, quelques pas de danse, de la musique, des surprises et une animation de feu.À 20 h.SONIA BOLDUC L\u2019autrice sherbrookoise Véronique Grenier signe un texte dans le recueil Ce qu\u2019un jeune mari devrait savoir.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY EN BREF Drôles d\u2019oiseaux à la Petite Boîte Envie d\u2019autres choses que le doux chant des oiseaux?Étienne Dufresne et Lysandre partagent ce samedi 14 août la scène de la Petite Boîte noire dans le cadre de leur tournée québécoise Drôles d\u2019oiseaux.Grâce à la complicité des musiciens Marie-Claudel et David Lagacé, le premier partagera quelques pièces de son premier album, Excalibur, alors que Lysandre fera découvrir sa Maison-Dieu.Quelques surprises sont aussi à prévoir.Les portes ouvrent à 19 h 30, et le show débute théoriquement à 20 h.SONIA BOLDUC Ce qu\u2019un jeune mari devrait savoir Marchand de feuilles 224 pages laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M11 TÉLÉVISION Pour ne jamais oublier J \u2019avais été bouleversé par la première saison de Sur les traces d\u2019un tueur en série, l\u2019année dernière.Choqué que tant de femmes soient tuées au Québec dans les années 70 et 80, sans qu\u2019aucun coupable n\u2019ait été condamné ni même identifié.Après toutes ces années, cette série documentaire disponible sur Crave et diffusée à Canal D venait dire aux familles : nous ne vous avons pas oubliées, quelqu\u2019un pense encore à vous et veut vous aider à trouver le ou les assassins de votre fille, de votre sœur, de votre mère.Une tâche louable, mais titanesque.À la fin des huit premiers épisodes, le mystère restait presque entier, même si on a donné une voix à ces familles laissées à elles- mêmes, et qui n\u2019ont jamais pu faire la paix depuis qu\u2019on leur a arraché si brutalement leurs personnes chères.Pour les six nouveaux épisodes, déjà en ligne depuis juin dernier sur Crave et qui seront diffusés à Canal D dès le jeudi 23 septembre à 20 h, on va plus loin, on fouille d\u2019autres dossiers jamais résolus.On avance lentement mais sûrement.Et c\u2019est tout aussi prenant.La qualité de cette série, réalisée par André Saint-Pierre et produite chez Attraction en collaboration avec Bell Média, repose beaucoup sur son trio vedette, aussi dévoué que motivé à trouver la vérité, l\u2019enquêteur expert Claude Sarrazin, la journaliste à la recherche Sophie Charest et le spécialiste des crimes sériels Guillaume Louis.L\u2019un des nouveaux cas auxquels on s\u2019intéresse est celui de Suzanne Blanchard, qui œuvrait dans le milieu de la publicité et qui travaillait notamment sur la campagne du Lait.Cette femme appréciée dans son domaine, mère protectrice et aimante, a été vue pour la dernière fois près d\u2019un garage du Plateau Mont-Royal où elle allait chercher sa voiture.Son corps a été retrouvé quelques jours plus tard dans le lac Saint- Louis en face de Sainte-Anne-de- Bellevue en 1982.Vous vous attacherez très vite à sa fille Marie-Claude, qui n\u2019avait que 12 ans lorsqu\u2019elle a été retrouvée.Durant cinq ans, elle se fera croire qu\u2019il y avait erreur sur la personne, jusqu\u2019à ce qu\u2019elle voit une photo horrible montrant le visage tuméfié de sa mère dans le journal.Cette image ne quittera jamais son esprit, sans jamais éclipser celle de la femme bienveillante qu\u2019était sa mère.La même année, la découverte des corps de deux autres femmes, Murielle Guay et Sylvie Trudel, étranglées et démembrées, fait croire qu\u2019il puisse y avoir un lien avec le meurtre de Suzanne Blanchard.Libéré par erreur de Bordeaux, le tueur en série William Christensen a été identifié comme étant l\u2019auteur de ces meurtres sordides sans jamais avoir été accusé.Un autre cas fort troublant, d\u2019une profonde tristesse, attire l\u2019attention dès le deuxième épisode, celui de Diane Thibeault, jeune mère de deux enfants dont elle n\u2019avait plus la garde.En 1975, son cadavre sera découvert en flammes, près de ce qu\u2019on appelle aujourd\u2019hui la place de la Paix, dans le Quartier des spectacles.Sentiment de dégoût et de colère lorsqu\u2019on comprend que l\u2019histoire de Diane Thibeault n\u2019avait pas été prise très au sérieux parce qu\u2019elle se prostituait et provenait d\u2019un milieu très pauvre.L\u2019épisode s\u2019intitule d\u2019ailleurs « Comme des femmes sans importance », parce que ce fut le cas de nombreux meurtres de l\u2019époque, dont on minimisait la gravité.Dans la tête de plusieurs, ces femmes « l\u2019avaient cherché », et je ne suis pas certain que cette perception abjecte ait tant changé de nos jours.Ce dossier marque l\u2019entrée en scène d\u2019un dangereux personnage qui donne froid dans le dos, Roger « Valmont » Moreau, au centre de plusieurs épisodes cette saison.Violent, ayant frayé avec Richard Blass, l\u2019un des pires criminels de l\u2019histoire du Québec, Moreau fera une dénonciation spectaculaire qui parviendra à brouiller les cartes.À la rencontre de ses proches, dont sa fille et son ex-conjointe, on découvrira l\u2019ampleur des dégâts causés par cet homme manipulateur et beau-parleur.Encore cette saison, la nature même de ces féminicides soulève l\u2019hypothèse d\u2019un ou de plusieurs tueurs en série.Le nom de William Fyfe, le pire de tous, déjà évoqué dans la première série, revient souvent.On va plus loin cette fois en tentant d\u2019obtenir une rencontre avec l\u2019homme, emprisonné à vie en Saskatchewan et qui a reconnu avoir tué et mutilé neuf femmes.Sans perdre de vue que Fyfe n\u2019a pas avoué tous ses meurtres.L\u2019équipe fait appel à son avocat, Me Marc Labelle, pour l\u2019approcher.Je vous laisserai découvrir sa réponse.Sur les traces d\u2019un tueur en série, c\u2019est aussi des photos, de courtes images de films, qu\u2019on revoit en boucle, qui restent en tête même après le générique, comme les seules traces qui restent de ces femmes.Je n\u2019en ai cité que deux, mais tous les cas de féminicides évoqués dans la série arrachent le cœur.Celui de Johanne Frégeau, attaquée en pleine rue à Ville Mont- Royal, alors qu\u2019elle marchait avec son amie Rachel, autant que celui de Diane Bélanger, que sa sœur Sylvie cherche toujours.Et tous les autres.La série est un appel au public qui aurait des informations supplémentaires sur ce qui aurait pu se passer à l\u2019époque.Il y a forcément, en 2021, des gens qui savent et qui n\u2019ont rien dit.J\u2019ai déjà dit que dans le genre « true crime », c\u2019est ce que j\u2019ai vu de meilleur au Québec, et je le pense encore.Les trois protagonistes n\u2019ont rien perdu de leur efficacité, de leur persévérance, toujours teintée de compassion et de bienveillance à l\u2019endroit des proches, qui espèrent encore.Et tout au long des épisodes, on n\u2019a qu\u2019un souhait : qu\u2019ils trouvent enfin.La qualité de Sur les traces d\u2019un tueur en série repose beaucoup sur son trio vedette, aussi dévoué que motivé à trouver la vérité : l\u2019enquêteur expert Claude Sarrazin, la journaliste à la recherche Sophie Charest et le spécialiste des crimes sériels Guillaume Louis.\u2014 PHOTO EVE B.LAVOIE La série, c\u2019est aussi des photos, de courtes images de films, qu\u2019on revoit en boucle, qui restent en tête même après le générique RICHARD THERRIEN CHRONIQUE rtherrien@lesoleil.com SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M12 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 René Simard est ce genre d\u2019artiste qui semble éternel.D\u2019autres sont apparus dans l\u2019espace public avant lui, mais parmi eux, combien ont subi de longues éclipses professionnelles?Combien ont dû réduire leurs voiles parce que la demande avait fortement diminué?C\u2019est donc avec gratitude que le chanteur originaire de Chicoutimi aborde le double anniversaire que représentent ses 60 ans de vie et ses 50 ans de carrière.Il se réjouit d\u2019abord d\u2019avoir eu la santé, celle de la tête et celle du corps.Parce que sans elle, rien n\u2019est possible.Aussi, il y a eu toutes les fois où on lui a permis d\u2019élargir son champ d\u2019action.D\u2019ajouter la danse, les comédies musicales, l\u2019humour, le jeu, l\u2019animation et la mise en scène à la chanson, ses premières amours.On pourrait ajouter qu\u2019une part du mérite lui revient, puisque ces occasions de diversifier sa pratique, il fallait avoir la volonté d\u2019en tirer le meilleur parti.« Je chante.Je danse.J\u2019ai été producteur au contenu, directeur artistique.J\u2019ai voulu m\u2019offrir ce champ d\u2019action parce qu\u2019il faut sortir de sa zone de confort, éviter les eaux stagnantes », a énoncé René Simard au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Homme d\u2019équipe, il croit aussi que la clé pour durer, c\u2019est de croiser la route d\u2019individus bienveillants.Or, ils ont été nombreux à lui mettre le pied dans l\u2019étrier.L\u2019un d\u2019eux, et pas le moindre, fut le producteur Jean Bisson- nette.C\u2019est cet homme qui lui a donné la chance de se faire les dents à l\u2019animation, avec la bénédiction de Loto-Québec.Ce géant de la télévision québécoise lui avait également fait une fleur, le jour de l\u2019enregistrement.« Rien ne l\u2019obligeait à le faire, mais pour s\u2019assurer que tout aille bien pour moi, il était dans la salle pendant le gros show du million $.Ça m\u2019a vraiment aidé », se souvient René Simard.JOUEUR D\u2019ÉQUIPE Preuve que la polyvalence représente davantage qu\u2019un plan B, son goût pour la mise en scène, la direction artistique, est arrivé comme une heureuse surprise, au milieu de la trentaine.« Tout de suite, j\u2019ai aimé ça », mentionne l\u2019artiste, en évoquant l\u2019une des expériences les plus gratifiantes de sa carrière, survenue au moment où un autre producteur, Guy Cloutier, a acquis les droits de l\u2019émission La Fureur.« L\u2019adapter au marché québécois, ça voulait dire présenter l\u2019émission en direct au lieu de l\u2019enregistrer pendant plusieurs jours, comme ils le faisaient en France.J\u2019ai travaillé fort pour trouver une formule qui fonctionnait.C\u2019est de cette manière que j\u2019ai pu vendre ce projet à Radio-Canada, pour qui on a préparé neuf épisodes.Au départ, c\u2019était une série estivale », raconte René Simard.Du même coup, une passion était née, plus grande encore que la chanson.À quoi tient- elle ?À l\u2019idée de faire partie d\u2019une équipe, évidemment, et d\u2019en constituer le pivot.« Ce rôle que je préfère entre tous me place dans le ventre du dragon, décrit-il.Je dois donner une solide vision de ce que deviendra le spectacle, mais pour les fonctions spécialisées, ça prend des kings.Chacun soumet ses idées et si elles sont meilleures que les miennes, je les adopte. » Durer, c\u2019est également gérer l\u2019absence, un art tout en subtilité.Quand on sent que le public nous a assez vus, il est sage de rentrer dans l\u2019ombre, d\u2019où l\u2019importance de miser sur des activités parallèles.« Ce qui est tout aussi important, c\u2019est de savoir quand revenir, ajoute cependant René Simard.Les artistes qui attendent trop longtemps, ça se pourrait que les gens les aient complètement oubliés. » Lui-même a passé 20 ans loin de la scène, sans toutefois couper le contact avec les Québécois.À la manière d\u2019un serpent de mer, il réapparaissait de loin en loin, le temps d\u2019une émission de variétés, pour faire de la promotion.« Il faut juste être là », résume l\u2019artiste, qui avait renoué avec la chanson par le biais de la tournée Nouveau rêve.Dans sa dernière phase, en 2018, Nouveau rêve lui avait permis de faire des duos avec sa sœur Nathalie, de danser avec sa fille Rosalie.BIENTÔT UN DISQUE Anniversaire oblige, il ne faudra pas attendre 20 ans avant de le revoir exercer son premier métier.Première pièce du puzzle, un album de duos, sur lequel on ne retrouvera que des compositions originales, sortira en octobre.« Ça fait le tour de plusieurs genres musicaux.Il y a eu une belle communication entre les interprètes », se réjouit-il.Puis viendra le spectacle, dont la nature sera différente de celle d\u2019une tournée conventionnelle.« Je veux me produire en résidence, passer plusieurs journées au même endroit.Je me vois faire des salles comme le Théâtre Banque Nationale de Chicoutimi, que j\u2019ai eu la chance de découvrir pendant la dernière tournée.C\u2019est plus intime que de chanter devant 2000 personnes », fait valoir René Simard, dont les débuts sur scène avaient eu lieu à Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier.Trois soirs de suite.À l\u2019âge de 10 ans.60 ANS DE VIE, 50 ANS DE CARRIÈRE RENÉ SIMARD OU L\u2019?ART DE DURER La dernière fois que René Simard a donné un spectacle à Chicoutimi, sa ville natale, remonte à trois ans.Il avait alors dansé avec sa fille Rosalie, en plus de chanter avec sa sœur Nathalie.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 ARTS ET SPECTACLES M13 CHICOUTIMI \u2014 On vit de nouvelles expériences à tout âge.Ainsi, René Simard n\u2019avait jamais animé un gala dans le cadre du ComediHa?! Fest.Il en avait fait à Juste pour rire, en plus d\u2019animer les galas de l\u2019ADISQ et des Gémeaux à la télévision, mais jamais celui-là.Or, l\u2019invitation est arrivée à point nommé, alors que la province émerge d\u2019une longue, très longue, hibernation.« Je trouve ça bien excitant parce qu\u2019en raison de la pandémie, je n\u2019ai pas fait de scène depuis longtemps.En plus, on a appris qu\u2019il y aurait 500 personnes dans la salle, au lieu de 250 », fait-il remarquer.Cet événement aura lieu au Théâtre Capitole de Québec, le 19 août, à 20 h.Il sera également possible d\u2019y assister en ligne, sur le site comediha.tv.La liste des invités comprend Cathy Gauthier, Fabien Cloutier, Stéphane Poirier, Ève Côté, le duo Dominic et Martin, de même que Benoit Paquette.Parmi la liste des tâches qui incombent à l\u2019animateur, il y a le numéro d\u2019ouverture, mais aussi plein d\u2019autres choses.C\u2019est pour cette raison que l\u2019équipe planche sur ce projet depuis des mois.« En ce qui me concerne, il y aura beaucoup de musique.Comme j\u2019en ferai pas mal, on nous a donné la permission d\u2019utiliser la salle le 18 août, ainsi que le lendemain, dans la journée.C\u2019est sûr qu\u2019il sera question de mes 50 ans de carrière et de ma soixantaine, indique René Simard.Je veux en rire, puisque pour mener ce genre d\u2019exercice, il faut avoir le sens de l\u2019humour, de l\u2019autodérision. » Il croit qu\u2019en raison de la crise sanitaire, les gens ont besoin, plus que jamais, de se divertir.« Tout le monde est tanné.Moi aussi.Et pendant cette époque bizarre, on veut rire pour les bonnes raisons », précise l\u2019invité de ComediHa !, qui a demandé \u2013 et obtenu \u2013 un droit de veto sur les textes.Pourquoi était-ce nécessaire ?Pour qu\u2019on le présente tel qu\u2019il est, répond le principal intéressé.« Je ne veux pas jouer un personnage.Je dois être moi-même », avance René Simard, en prenant soin d\u2019ajouter que le spectacle n\u2019est pas centré sur lui, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet collectif où cohabiteront plusieurs formes d\u2019humour.UNE COMÉDIE MUSICALE Signe que René Simard et Come- diHa ! se sont trouvé des atomes crochus, l\u2019artiste a soumis un projet de comédie musicale qui a été accepté par ses vis-à-vis.Étant donné l\u2019ampleur de cette production, elle ne se matérialisera qu\u2019en 2024, mais déjà, des éléments ont pris forme, laisse-t-il entendre.« C\u2019est mon idée et les gens de ComediHa ! l\u2019ont adorée.La COVID nous a mis des bâtons dans les roues, mais l\u2019auteur et le compositeur ont été identifiés.L\u2019ouverture est prête et moi, j\u2019assurerai la mise en scène.Rendu à mon âge, j\u2019ai besoin de me gaver de projets », explique René Simard.Il révèle que la forme sera celle d\u2019un opéra rock et que dans son esprit, ce sera la grosse affaire ou rien du tout.« Je comprends la grosseur du projet, mais je ne veux pas qu\u2019on fasse une version réduite.L\u2019important, c\u2019est d\u2019être patients pour former l\u2019équipe de rêve.On a le talent, chez nous », assure René Simard.DANIEL CÔTÉ, LE QUOTIDIEN À L\u2019ANIMATION PREMIER GALA COMEDIHA?! Fabien Cloutier \u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Cathy Gauthier \u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M14 CINÉMA LÉA HARVEY Le Soleil QUÉBEC \u2014 Mariana Mazza ne s\u2019en cache pas : Maria, la protagoniste qui donne son nom au film, « pourrait être [son] alter ego, la Mariana d\u2019une autre vie ».L\u2019humoriste, qui signe d\u2019ailleurs le scénario aux côtés de Justine Philie, dépeint dans Maria la quête professionnelle de sa génération, son respect pour les professeurs et l\u2019impact du métier sur le futur des élèves.« Je pense que si je n\u2019avais pas été humoriste, j\u2019aurais voulu être enseignante », lance Mariana Mazza, au bout du fil.Maria n\u2019était peut-être au départ qu\u2019« une idée de coin de table », mais l\u2019artiste savait d\u2019ores et déjà qu\u2019elle y ferait un bref portrait du milieu de l\u2019éducation.« J\u2019avais envie de montrer à quel point c\u2019est rendu quasiment banal enseigner, à quel point il y a une pénurie de main-d\u2019œuvre.[\u2026] Mais j\u2019avais aussi le goût de présenter une autre facette, de créer des scènes lumineuses qui font du MARIANA MAZZA DEVENIR PROF, LE TEMPS D\u2019UN FILM bien et qui prouvent que ce n\u2019est pas vrai que l\u2019école c\u2019est juste de la dompe », explique-t-elle.Une critique sociale donc, « mais très douce ».Maria (Mariana Mazza) devient professeure de mathématique au secondaire tout à fait par hasard, après avoir essayé bon nombre d\u2019emplois qui ne l\u2019ont jamais satisfaite.Cassée et sans réelle expérience de travail, la trentenaire \u2014 qui n\u2019est ni mature ni responsable \u2014 erre et se cherche.Jusqu\u2019au jour où sa mère mourante (Isabel dos Santos) lui demande de prendre sa vie en main, avant que la maladie ne l\u2019emporte.A p r è s u n e e n t r e v u e d e 15 minutes dans le bureau de la directrice (Korine Côté), Maria obtient un poste de remplaçante et est envoyée devant les étudiants.Si le long métrage met entre autres en lumière les différents problèmes du système d\u2019éducation, il les accentue légèrement pour mieux en rire.Professeurs retraités qui viennent prêter main-forte aux enseignants épuisés et traumatisés, adolescents gâtés pourris qui se fichent de l\u2019autorité, parents qui surprotègent leurs enfants et autres figures ponctuent ainsi le film.DES BLAGUES ET DU CŒUR « J\u2019avais envie de grounder ces personnages dans la vraie vie.On ne ridiculise certaines situations qu\u2019en les grossissant un peu.C\u2019est une approche qui me plaît, Si Maria insulte parfois ses étudiants, elle leur apprend aussi à s\u2019accepter comme ils le sont.À gauche, Maria (Mariana Mazza), et à droite, Bethesda (Rosalie Moreau).\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE ENTOURAGE 0073808 laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M15 CINÉMA cette sorte de \u201créalisme amplifié\u201d.L\u2019objectif, c\u2019était de trouver cet équilibre.Oui, c\u2019est un film avec beaucoup de blagues, mais c\u2019était important pour moi qu\u2019il y ait un cœur à ce film-là.Sans que ce soit une comédie qui se prend pour un drame », précise le réalisateur du projet, Alec Pronovost, reconnu pour sa websérie Le Killing.Maria est sa seconde collaboration avec Mariana Mazza, pour qui il a réalisé l\u2019adaptation télévisuelle de son spectacle Femme ta gueule.Pour Mariana Mazza, il était aussi important de braquer les projecteurs sur ces jeunes adultes qu\u2019on infantilise trop souvent, estime-t- elle.Le tout en rappelant l\u2019impact du lien prof-élève, une relation « super accessoire » de nos jours, déplore l\u2019humoriste.« Les adolescents au secondaire ont parfois besoin d\u2019un seul modèle pour que leur vie change.[\u2026] Mais c\u2019est rendu que les jeunes vont à l\u2019école et ils ont une plus grande relation avec leur téléphone qu\u2019avec leur enseignant.Mes anciens profs me disent qu\u2019on a été une génération énergique, qui posait des questions.Ils voulaient parfois nous donner des petites claques en arrière de la tête, mais au moins on n\u2019avait pas le problème des téléphones.Lancer un cellulaire par la fenêtre, c\u2019est le fantasme de 100 % des profs », note-t-elle, à titre d\u2019exemple.Cette vision, l\u2019artiste l\u2019a donc réalisée en créant des scènes drôles, où Maria insulte ses étudiants et leur dit leurs quatre vérités, mais aussi touchantes, lorsqu\u2019elle leur apprend à s\u2019accepter tels qu\u2019ils sont par exemple.ERRER POUR MIEUX SE RETROUVER Mais au-delà du milieu de l\u2019éducation, Maria est aussi un film sur une jeune femme de 30 ans qui se cherche et qui tente de remettre sa vie sur les rails.Bien qu\u2019elle soit « franche, honnête, très sensible et authentique », les gens qui gravitent autour d\u2019elle, dont ses amies interprétées par Florence Longpré et Alice Pascual, lui offrent un certain « wake-up call ».« La relation de Maria avec sa mère et ses amies, c\u2019est pas mal moi.Je suis quelqu\u2019un qui n\u2019avait pas beaucoup d\u2019écoute jusqu\u2019à ce que mes amies me le disent », confie celle qui n\u2019estime pas avoir joué « un personnage de composition », mais bien un rôle « pas très loin d\u2019[elle] \u2014 même » à certains niveaux.S\u2019il s\u2019agit donc bel et bien d\u2019un film sur la quête personnelle d\u2019une trentenaire, Mariana Maz- za n\u2019avait pas envie de passer par le fameux chemin du célibat.« Ce n\u2019est pas vrai que notre vie tourne autour d\u2019une relation amoureuse.[\u2026] C\u2019est normal d\u2019avoir 30 ans et de se chercher.Ultimement, tout dépend de l\u2019effort que tu mets.Tout dépend de toi, de ce que tu as envie de faire et à quel point tu as de l\u2019écoute pour t\u2019améliorer », conclut celle qui espère offrir au public un film « doux, drôle, et tout en finesse ».Bref, un film « qui fait du bien ».L\u2019arrivée de Maria dans les salles de cinéma québécoises est prévue pour le 20 août.Le film sera toutefois présenté en première au Festival Fantasia le 16 août.Alec Pronovost est un réalisateur qui gravite dans le milieu de l\u2019humour.Maria est d\u2019ailleurs le second projet qu\u2019il porte avec Mariana Mazza.L\u2019humoriste lui avait proposé de rejoindre son équipe pour l\u2019adaptation télévisuelle de son spectacle Femme ta gueule.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE GROUPE ENTOURAGE 0072418 0073727 RÉALISATION RICARDO TROGI SCÉNARIO LOUIS MORISSETTE, JEAN-FRANÇOIS LÉGER ET FRANÇOIS AVARD LOUIS MORISSETTE ÉMILIE BIERRE XAVIER LEBEL CATHERINE CHABOT PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE 1 MILLION AU BOX-OFFICE QUÉBÉCOIS LeGuideDeLaFamilleParfaite.com «C\u2019EST UNE RÉUSSITE! ÇA MÉRITE D\u2019ÊTRE VU ET PARTAGÉ!» Bien entendu (ICI Première Chaîne) - Georges Privet «UNE SATIRE MORDANTE.UN SOLIDE DIVERTISSEMENT!» Journal de Montréal - Maxime Demers PRÉSENTEMENT AU CINÉMA leclubvinland.com LeClubVinland UN F I LM DE BENO I T P I LON SÉBAST IEN R ICARD GUY THAUVETTE FAB IEN CLOUT IER FRANÇOIS PAP INEAU ÉMIL IE B IBEAU RÉMY GIRARD ARNAUD VACHON «Un film FAMILIAL, historique, un BEAU film québécois!» Catherine Richer, ICI PREMIÈRE «Sébastien RICARD est MAGISTRAL!» Anne-Andrée Daneau, RDI HHHH « Dans la lignée de LA SOCIÉTÉ DES POÈTES DISPARUS, LES CHORISTES et CINÉMA PARADISO.» Maxime Demers, Le Journal de Montréal GAGNANT DE PRIX IRIS 3 SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M16 PATRICIA RAINVILLE Collaboration spéciale Les plantes aromatiques, vous connaissez?Remèdes, thés, tisanes; les plantes aromatiques ont mille et une vertus.Les Jardins Les Simples, de Saint-Pascal dans le Kamouraska, cultivent une trentaine de variétés, qui sont ensuite séchées et vendues auprès des herboristes, mais aussi des microbrasseries de la province.Incursion dans ce jardin, cultivé en toute simplicité.Les Jardins Les Simples ont été créés en 2018 par le couple formé de Cynthia Houde et Charles-Antoine Péloquin-Guay.Passionnée d\u2019agriculture, Cynthia Houde jardinait déjà depuis un bon moment à Saint-André-de- Kamouraska lorsqu\u2019elle s\u2019est intéressée aux plantes aromatiques.« Ç\u2019a toujours été très important pour nous de cultiver nos propres légumes.C\u2019est en côtoyant une herboriste que j\u2019ai vraiment commencé à m\u2019intéresser aux plantes aromatiques.C\u2019est plutôt rare au Québec les productions de plantes aromatiques.En Amérique, on en voit surtout aux États-Unis.Nous avons donc eu envie d\u2019explorer cet univers », explique Cynthia Houde.Le couple s\u2019est d\u2019ailleurs inspiré de ce qui se fait au Vermont, notamment, pour lancer leur entreprise.Les plantes aromatiques, aussi connues sous le nom de plantes médicinales, sont cultivées dans le rang de l\u2019Embarras à Kamou- raska et ensuite séchées, mais elles n\u2019y sont pas transformées.La transformation des plantes médicinales est d\u2019ailleurs très bien réglementée au Québec et Les Simples n\u2019explorent pas cette avenue.« Nous produisons surtout pour les herboristes, en vrac, mais il y a aussi une demande chez les microbrasseries.Les plantes aromatiques sont encore assez méconnues, mais elles commencent à être de plus en plus en demande.Nous avons été en rupture de stock au cours de la dernière année et nous nous activons maintenant à refaire notre inventaire ! » note Cynthia Houde.Au fil des saisons, les deux propriétaires ont développé leur savoir, bien qu\u2019il y ait toujours peu d\u2019informations accessibles pour les cultivateurs de plantes aromatiques.« Nous souhaitons offrir des plantes séchées de qualité qui sont pleines de saveur et de vitalité.Nous entretenons donc une relation de proximité avec nos plantes et jardinons dans le plus grand respect de l\u2019environnement, de façon artisanale, en utilisant comme principal outil ; nos mains ! » note Cynthia Houde.S\u2019i ls ne transforment pas les plantes médicinales, Les Simples ont tout de même créé des mélanges de tisane à partir de plantes de leur jardin.Trois mélanges sont concoctés et vendus aux particuliers, via le web ou dans les marchés publics auxquels les entrepreneurs participent.« Nous avons vraiment créé des mélanges par essais et erreurs, selon nos goûts, mais aussi en faisant goûter à nos proches, pour améliorer les recettes.Ils peuvent être bus en tisane ou froid, comme une limonade.C\u2019est très goûteux », souligne Cynthia Houde.DES TRAVAILLEURS DE PASSAGE La saison estivale chez Les Simples, comme chez tous les agriculteurs, comporte son lot de défis, notamment en ce qui a trait à la main-d\u2019œuvre.Étant une toute petite entreprise, Les Simples ne peuvent se permettre d\u2019embaucher beaucoup de main-d\u2019œuvre, si bien qu\u2019ils proposent des contrats d\u2019un mois à des gens qui veulent améliorer leur savoir tout en travaillant dehors.Ces travailleurs s\u2019installent au Kamouraska durant une trentaine de jours et travaillent dans les jardins en échange d\u2019un toit sur la tête et de trois repas par jours.Ces contrats sont inspirés du woofing 1 2 3 JARDINS LES SIMPLES DES PLANTES AUX MILLE ET UNE VERTUS laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M17 LE MAG 4 Les Simples se spécialisent dans la culture de plantes aromatiques.PHOTO PATRICIA RAINVILLE 1 Cynthia Houde a toujours été passionnée par le jardinage.Avec son conjoint Charles-Antoine Péloquin- Guay, elle a lancé Les Jardins Les Simples en 2018.\u2014 PHOTOS COLLABORATION SPÉCIALE PATRICIA RAINVILLE 6 L\u2019été est fort occupé au jardin.Les Simples sont présents aux marchés publics de Kamouraska et de Saint-Pascal.3 La centaurée mauve est une des plantes médicinales connues sous le nom de simples au Moyen Âge.7 Une trentaine de variétés de plantes, dont la monarde rouge, sont cultivées par l\u2019entreprise.2 L\u2019achillée millefeuille fait partie des plantes aromatiques cultivées dans le rang de l\u2019Embarras.PHOTO PATRICIA RAINVILLE 5 L\u2019échinacée, comme les autres plantes des Jardins Les Simples, est cultivée de façon artisanale.(World-Wide Opportunities on Organic Farms), un réseau mondial de fermes biologiques créé en Angleterre en 1971 et qui s\u2019étend maintenant dans le monde entier.Le principe est fort simple : on travaille en échange d\u2019un logis et de repas.Chaque mois, deux travailleurs sont accueillis selon ce principe chez Les Simples.« Ce mois-ci, nous accueillons deux femmes, des professionnelles de l\u2019extérieur de la région, qui avaient envie de travailler de la terre cet été et d\u2019en apprendre davantage sur la culture de plantes aromatiques.C\u2019est vraiment une belle expérience pour les gens qui désirent travailler au grand air tout en développant leur savoir », explique Mme Houde.D\u2019ailleurs, la cultivatrice se passionne pour le contact avec les gens curieux et intéressés par les plantes aromatiques.C\u2019est d\u2019ailleurs avec plaisir qu\u2019elle discute avec les clients des marchés publics où elle est présente cet été.« Si je jase une heure avec un client qui est curieux et qui désire apprendre, mais je ne vends pas une seule plante, ça ne me dérange pas du tout ! Le contact avec la clientèle est un aspect que j\u2019aime beaucoup », note la jeune femme.Les Simples sont notamment présents aux marchés publics de Kamouraska et de Saint-Pascal tout l\u2019été.Centaurés, basilic sacré, échinacée, monarde rouge, agastache, achillée millefeuille, rodhiola?; les plantes aromatiques, ou médicinales, sont connues sous le nom de simples depuis le Moyen Âge.À cette époque, la médecine médiévale était basée sur les vertus des herbes médicinales.Elles servaient notamment à fabriquer les médicaments, mais aussi à des fins alimentaires.Les monastères médiévaux avaient presque tous un jardin de simples.Bien que la culture de simples n\u2019ait jamais disparu, elle est aujourd\u2019hui moins monnaie courante.PATRICIA RAINVILLE (COLLABORATION SPÉCIALE) D\u2019où vient le nom des Simples?4 5 6 7 SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M18 RÉGAL ON A GOÛTÉ L\u2019ÉTÉ À BOIRE! LE SNAPPLE « SPIKED » AU THÉ À LA MANGUE ET À LA FRAMBOISE On l\u2019admet d\u2019emblée : on n\u2019avait pas bu de Snapple depuis notre jeunesse.Ce jus était partout dans les années 90?! Mais le mûrissement de l\u2019âge adulte et les aléas de la vie nous ont menés ailleurs, loin des breuvages faits de concentrés et vers les élixirs maltés et eaux-de-vie diverses.Or, voilà que, des décennies plus tard, Snapple nous surprend avec une nouvelle saveur offerte en édition limitée : le « Spiked » au thé à la mangue et à la framboise.Soyons francs : cette boisson alcoolisée est un véritable voyage dans le temps, une explosion de nostalgie et de saveur sucrée.Il s\u2019agit d\u2019un mélange de feuilles de thé et de saveurs naturelles de mangue et de framboise, avec une touche de vodka (5,5 %).Et on adore?! On entend déjà les détracteurs s\u2019époumoner : comment osez-vous approuver ce jus « chimique »?Simple : c\u2019est délicieux, fruité et rafraîchissant.Un goût de jeunesse avec une twist résolument adulte et estivale.Notre surprise de l\u2019été?! Prix : 2,95 $ pour une cannette de 458 ml.Info : snapplespiked.ca FRANCIS HIGGINS LE LONG ISLAND ICED TEA DE DRAV\u2026 D\u2019habitude, le Long Island Iced Tea frappe fort.Cette boisson « pas pour les doux » combine vodka, téquila, gin, rhum, triple sec et une larme de cola, qui lui donne sa robe brunâtre typique.Vous l\u2019aurez compris, pas de thé dans cet Iced Tea\u2026 L\u2019entreprise Drav, autoproclamée « super compagnie d\u2019alcool », a décidé de renverser le concept pour en faire un cocktail sans alcool (ou presque, à moins de 0,5 %).Dans la liste des ingrédients étonnants, on note le jus de citron, le poivre d\u2019aulne, le zeste d\u2019orange, le bitter au chocolat ainsi qu\u2019une touche de vodka et de sirop de cola.Au pif, on sent l\u2019agrume coiffé de vanille.Au goût, on se rapproche du thé glacé, par la force des choses.Mais le mélange savoureux et dosé imite bien la saveur florale de l\u2019alcool, notamment du gin.Et le sucré du cola est juste assez présent.Ce clone de cocktail (un clocktail?) pourrait plaire autant aux dégustateurs de thé qu\u2019aux trinqueurs de Long Island.Disponible à la SAQ.Prix : 7,20 $ pour quatre cannettes de 250 ml.Info : drav.ca FRANCIS HIGGINS LA SOUR À LA LIME ET CITRON DE BSA ET LOOP Question de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable, la compagnie BSA (Bières Sans Alcool) a lancé cet été en édition limitée une bière sure lime et citron non alcoolisée faite à partir de « fruits rescapés ».Pas rescapés au sens de sauvés d\u2019un naufrage, mais plutôt récupérés des rejets d\u2019épiceries.À chaque gorgée, vous réduisez donc le gaspillage alimentaire.C\u2019est pas beau, ça?C\u2019est grâce à une collaboration avec Loop Mission, qui produit des jus pressés à froid à partir d\u2019aliments jetés, que cette refonte éphémère de la Sour tropicale de BSA a été possible.Faite de malt d\u2019orge, de blé, de levure, de houblon, de lime et de citron, elle affiche fièrement son caractère estival.Douce et rafraîchissante, elle souligne à double trait son contenu très intense en lime.Alors, avis à ceux qui aiment \u2014 ou pas \u2014 ce petit agrume vert.On l\u2019imagine très bien en remplacement du soda tonique dans des mocktails.Prix : 3,99 $ par cannette de 473 ml.Info et points de vente : bieresansalcool.co FRANCIS HIGGINS P H O T O B S A \u2026 ET LE TOM COLLINS DE DRAV ET MENAUD Preuve que les Québécois se sont tenus occupés pendant la pandémie, Drav a également repensé \u2014 en plus de son Long Island Iced Tea \u2014 une autre recette vintage qui fait la part belle aux ingrédients naturels.Cette fois, on a joué dans le Tom Collins (typiquement gin, citron, sucre et eau gazeuse) en s\u2019associant avec la distillerie charlevoisienne Menaud, réputée pour son gin à la fois boisé, poivré et salin.Sur la cannette minimaliste, on peut lire le contenu de nos gorgées : gin Menaud, sucre de canne, miel d\u2019ici, jus de citron et poivre des dunes du Québec.Ce qu\u2019on obtient, c\u2019est un croisement à 7 % d\u2019alcool entre un gin traditionnel et une limonade bien fraîche.On ne s\u2019en cache pas : au nez, c\u2019est divin?! En bouche, c\u2019est un cocktail honnête, bien maîtrisé, très évocateur de son ancêtre et fort d\u2019une douceur mielleuse.Un produit qui se laisse boire et qui pourrait séduire les amateurs de gin.Disponible à la SAQ.Prix : 15 $ pour quatre cannettes de 250 ml.Info : drav.ca FRANCIS HIGGINS P H O T O S D R A V laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M19 VINS U ne nouveauté dans le monde vinicole : les premiers vins de la nouvelle appellation Prosecco DOC Rosé viennent d\u2019arriver à la SAQ.Le fameux effervescent italien rejoint la vague mondiale d\u2019engouement pour le rosé en créant une nouvelle appellation spécialement pour ce nouveau style de prosecco.Selon les règles, ce dernier doit être produit avec un minimum de 85 % de glera, le cépage blanc avec lequel est produit obligatoirement le prosecco, et 10-15 % de pinot noir, qui lui donnera sa teinte rosée.De plus, le vin doit passer 60 jours sur ses lies avant l\u2019embouteillage, ce qui correspond au double du temps obligatoire pour le prosecco (blanc) qui est d\u2019un minimum de 30 jours.Si la bouteille indique un millésime, 85 % des raisins doivent être issus de l\u2019année de la vendange indiquée sur la bouteille.Cette semaine, j\u2019ai dégusté celui de Villa Sandi et d\u2019excellents vins rouges de soif et de plaisir, pour tous ceux qui préfèrent les vins non sulfités ou très peu.Chin chin ! VILLA SANDI \u2013 IL FRESCO PROSECCO ROSÉ MILLESIMATO 2019 18,95 $ \u2022 14 712 519 \u2022 11 % \u2022 14 G/L L\u2019effervescence de Villa Sandi est avant tout une famille accueillante et absolument adorable, la famille Moretti Polegato.Si vous avez la chance de séjourner dans leur auberge de Val- dobbiadene, la Locanda Sandi, n\u2019hésitez pas ! Non plus pour visiter la Villa Sandi, une villa palladienne du 17e siècle, propriété familiale depuis plusieurs générations et autour de laquelle s\u2019étend un de leur vignoble.Parmi leurs nombreuses cuvées, celle-ci honore la nouvelle appellation Prosecco rosé avec des bulles fines et soyeuses.DOMAINE FOUET SAUMUR BUVONS DES FRUITS 2020 23,30 $ \u2022 14 090 094 \u2022 12,5 % \u2022 3,2 G/L \u2022 BIO, SANS SULFITES AJOUTÉS Un cabernet franc de soif produit en macération carbonique de grappes entières, avec ses levures naturelles et sans sulfites ajoutés.Ça donne des fruits en abondance dans un jus gouleyant avec une subtile salinité en finale.Bref, un rouge de soif harmonieux.Le Domaine Fouet est un vignoble familial depuis six générations qui cultivent 22 hectares de vignes au cœur de l\u2019appellation Saumur Cham- pigny.Converti en agriculture biologique, on y pratique aussi l\u2019écopâturage qui consiste à faire venir brouter ponctuellement des moutons, afin de minimiser le désherbage mécanique.DOMAINE MARCEL LAPIERRE RAISINS GAULOIS 2020 23,35 $ \u2022 11 459 976 \u2022 12,5 % \u2022 1,5 G/L \u2022 BIO, BIODYNAMIE La maîtrise de la simplicité, c\u2019est aussi ça le savoir-faire vigneron.Les Lapierre le démontrent avec brio dans cette cuvée 100 % gamay du Beaujolais, de la qualité sans prétention.Un vin de soif qui donne soif avec de beaux fruits et de la gourmandise à souhait.Macération carbonique naturelle de grappes entières, levures indigènes sans ajout de souffre à la fermentation, le vin est non filtré et on y ajoute un minimum de sulfite à l\u2019embouteillage.CAUSSE MARINES LES PEYROUZELLES 2019 24,60 $ \u2022 709 931 \u2022 13,3 % \u2022 1,4 G/L \u2022 BIO, SANS SULFITES AJOUTÉS Causse Marines Acte III.J\u2019aime beaucoup citer ce que les vignerons inscrivent sur leurs bouteilles, c\u2019est très significatif de leur démarche et souvent même très inspirant.Patrice Lescarret se passionne pour les cépages méconnus de son terroir.Il vinifie librement dans un environnement vivant à proximité de Gaillac et écrit : « Las de constater que sous couvert de beaux idéaux le mensonge croît, j\u2019ai choisi de quitter les chapelles dogmatiques incontrôlées et de vous livrer mon vin dans son plus simple apparat ».Voici donc l\u2019essence de Peyrouzelles composé de syrah (35 %), duras (30 %), Braucol (25 %) et jurançon noir (5 %).LA COLOMBIÈRE LES FRONTON FLINGUEURS 2020 22,55 $ \u2022 14 228 516 \u2022 12,5 % \u2022 1,4 G/L \u2022 BIODYNAMIE Un vin à la fois gourmand et dépaysant, élaboré selon les principes de la biodynamie avec très peu de souffre ajouté, par Philippe et Diane Cauvin en hommage au cépage roi de l\u2019appellation Fronton, la Négrette.On dit que c\u2019est un raisin qui a du caractère.Il se présente en petites baies bleu violacé presque indigo et offre des notes de mûre, de violette et d\u2019olives noires.Parfait pour accompagner un apéro costaud ou un bon barbecue d\u2019été en écoutant le film culte des années 1960 auquel ce vin fait clin d\u2019œil, les Tontons Flingueurs, mettant en vedette Lino Ventura et Bertrand Blier.LE LOUP BLANC MINERVOIS LES TROIS PETITS C 2019 25,65 $ \u2022 10 528 239 \u2022 14 % \u2022 1,3 G/L \u2022 BIODYNAMIE Le nom de cette cuvée fait référence aux trois petits « C » du vignoble du Minervois Le Loup Blanc : les vignerons Nicolas Gaignon et Alain Rochard, et leur partenaire Laurent Farre.Les deux derniers étant aussi propriétaires du réputé bar à vin Rouge Gorge de l\u2019avenue Mont-Royal à Montréal.En plus d\u2019avoir de l\u2019humour, ils produisent d\u2019excellents vins, vrais et vivants.Comme celui-ci, puissant avec de la complexité et du caractère, doublé d\u2019une touche d\u2019audace dans l\u2019assemblage qui comporte 30 % de tempranillo en plus de quantités égales de grenache et de carignan.Tous leurs vins sont produits en biodynamie, donc avec un minimum de sulfites ajoutés.Prosecco rosé et rouges sans sulfites NATALIE RICHARD PLANÈTE VINS Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca Le vignoble de Villa Sandi sur les collines « grand cru » de Cartizze à Valdobbiadene, le plus prestigieux terroir du Pro- secco.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR VILLA SANDI SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M20 VOYAGES PASCALINE DAVID La Presse MONTEBELLO \u2014 Un vélo, un casque et un cardio pas trop à plat suffisent pour faire du vélo de montagne : ça ne prend pas la tête à Papineau.Sauf à Monte- bello?! Sur un réseau qui totalise 20 km de sentiers, il est notamment possible d\u2019emprunter « Tête à Papineau », une charmante piste forestière accessible aux débutants.Rien de surprenant, lorsque l\u2019on sait que le centre Montebello Vélo de montagne, qui a ouvert le 24 juin, se trouve sur les terres seigneuriales historiques de Louis-Joseph Papineau, figure emblématique du nationalisme canadien-français.Le nom du sentier est aussi un clin d\u2019œil au fromage fabriqué à quelques pas du Château Montebello.Aux abords du fameux château, connu comme le plus grand bâtiment de bois rond du monde, les cyclistes peuvent dévaler les pistes dans trois secteurs.Quelques minutes suffisent, dans la forêt qui borde la rivière des Outaouais, pour être apaisé par le calme olympien des arbres et le doux chant des oiseaux.Ici et là, une grenouille bondit.SE RECONNECTER AVEC LA NATURE Marcel Richard et son filleul, Maxime Legault-Tessier, passent la journée sur place.Le duo, qui a fait la route à partir de Morin-Heights, fait partie du million d\u2019adeptes de vélo de montagne au Québec.« J\u2019aime le côté nature, il y a comme une connexion en plus de l\u2019adrénaline qu\u2019on ressent grâce à la vitesse », témoigne Marcel Richard, qui reprend son souffle pour répondre à nos questions, au détour d\u2019un pin.« C\u2019est le fun et [les pistes sont] bien travaillées », confirme Maxime Legault-Tessier, les jambes maculées de boue et le sourire aux lèvres.Les sensations sont au rendezvous, lorsqu\u2019il s\u2019agit de slalomer entre les rochers, au bord de falaises, ou près de mystérieux témoins du passé, comme un bloc de pierre millénaire et d\u2019imposants pins centenaires.Les plus téméraires, comme Maxime et son parrain, ont le loisir d\u2019explorer des endroits qui demandent une certaine aisance sur terre et dans les airs, au gré de sauts et de seuils (drops).UNE TERRE DE CHAMPIONS Montebello est l\u2019un des premiers endroits au Québec ayant développé l\u2019activité du vélo de montagne.Le site a accueilli le Championnat canadien de vélo de montagne en 1988, ainsi que de nombreuses compétitions au cours des décennies suivantes.À cause d\u2019importants travaux sur l\u2019autoroute 50, qui relie Mirabel à Gatineau, le réseau a cessé d\u2019être entretenu durant près de 15 ans.Mais les amoureux de ce sport n\u2019ont jamais abandonné les lieux.En particulier un groupe d\u2019amis passionnés, qui a décidé de revitaliser certains des sentiers existants et de développer des segments plus modernes.« On a remarqué l\u2019effervescence autour du vélo de montagne, de plus en plus populaire au Québec », lance Sylvain Bourgeois, porte-parole de Montebello Vélo de montagne, qui a participé à des compétitions sur l\u2019ancien réseau lorsqu\u2019il était adolescent.« C\u2019est un Au printemps 2021, des bénévoles se sont attelés à aménager les sentiers.Ils ont transporté les matériaux à l\u2019aide de vélos tout terrain (VTT) et d\u2019un peu de « jus de bras ».\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI MONTEBELLO À VÉLO Il est possible d\u2019emprunter « Tête à Papineau », une charmante piste forestière accessible aux débutants.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 VOYAGES M21 MARIE TISON La Presse MONTRÉAL \u2014 Un petit point blanc a fait son apparition dans l\u2019immensité du massif des monts Uapishka, ou monts Groulx, à 335 kilomètres au nord de Baie-Comeau.C\u2019est un abri d\u2019urgence en forme d\u2019igloo que la Station Uapishka a fait installer à près de 1000 mètres d\u2019altitude pour, notamment, venir en aide aux randonneurs en difficulté.Or, pour certains habitués, c\u2019est une fausse bonne idée qui risque d\u2019avoir des effets pervers en créant un faux sentiment de sécurité et qui va à l\u2019encontre de l\u2019esprit des monts Groulx, un territoire d\u2019aventure et de pleine autonomie.Toutefois, pour Jean-Philippe Messier, directeur général de la Réserve mondiale de la biosphère Manicoua- gan-Uapishka (qui a développé la Station Uapishka de concert avec le Conseil des Innus de Pessamit), il s\u2019agissait d\u2019une décision responsable.« Le premier facteur qui a motivé cette décision, c\u2019est le contexte pan- démique, qui a fait grimper l\u2019achalandage dans les monts Groulx », indique-t-il.Lorsqu\u2019il y a plus de visiteurs, il y a immanquablement plus de gens mal préparés qui connaissent mal le territoire extrême qu\u2019est le massif des monts Groulx.Il faut compter une quinzaine d\u2019heures de route pour atteindre le territoire à partir de Montréal.Une fois sur place, des randonneurs peuvent décider de se lancer dans l\u2019aventure même s\u2019ils constatent qu\u2019ils n\u2019ont pas l\u2019équipement nécessaire.Le nombre d\u2019opérations d\u2019urgence a été trois à quatre fois plus élevé qu\u2019auparavant, avec tous les risques que cela représente et les coûts pour l\u2019État.Il n\u2019y a pas de sentier pour traverser le plateau des monts Groulx.Les randonneurs doivent donc être pleinement autonomes et avoir de solides connaissances en orientation.Deux sentiers d\u2019accès, un au sud, l\u2019autre au nord, permettent de traverser la forêt boréale pour accéder au plateau.UN FAUX SENTIMENT DE SÉCURITÉ?La Station Uapishka a installé un abri d\u2019urgence à peu près à mi-chemin de la traversée, mais un peu en retrait du parcours utilisé par la plupart des randonneurs, soit à l\u2019est du lac Joyel.« C\u2019était responsable : maintenant, il n\u2019y a pas plus d\u2019un jour de marche entre l\u2019abri et entre les sentiers d\u2019accès », note M. Messier.Guy Boudreau, un guide qui réside dans le secteur, craint toutefois que cet abri crée un faux sentiment de sécurité parce que, dans les faits, il ne sera pas possible de dépendre d\u2019une telle infrastructure.À l\u2019heure actuelle, les évacuations sur le massif sont essentiellement liées à des personnes qui se perdent ou qui se retrouvent en état d\u2019hypothermie.« Si quelqu\u2019un se perd dans les monts Groulx, il ne pourra certainement pas trouver l\u2019abri d\u2019urgence, affirme M. Boudreau.Et lorsque quelqu\u2019un est en état d\u2019hypothermie, c\u2019est généralement lorsque les conditions météo sont médiocres.Cette personne ne sera pas en mesure de monter au sommet de la montagne et de trouver l\u2019abri. » Il craint également que les randonneurs fassent une habitude du petit détour permettant d\u2019aller visiter l\u2019abri.Un tel achalandage à un seul endroit aurait des impacts négatifs sur la végétation fragile du plateau des monts Groulx.Il craint aussi qu\u2019on ajoute d\u2019autres abris pour minimiser la distance à parcourir entre chacun d\u2019eux.Le territoire pourrait finir par ressembler aux parcs de la SEPAQ, un organisme qui contrôle étroitement les sentiers de randonnée et les sites de camping.Jean-Philippe Messier rappelle toutefois qu\u2019on parle d\u2019une seule petite infrastructure sur un territoire de 5000 kilomètres carrés, soit 10 fois l\u2019île de Montréal.« C\u2019est l\u2019équivalent d\u2019une tête d\u2019aiguille sur une carte.On est à des années-lumière de la SEPAQ », proteste-t-il.Il ajoute que l\u2019abri est muni d\u2019un dispositif de verrouillage.En cas d\u2019urgence, on peut y pénétrer en brisant le mécanisme.La Station Uapishka en est immédiatement avertie, et une caméra à l\u2019intérieur permet de voir ce qui se passe.« Il y a peu de chances que ça se transforme en auberge pour usagers imprudents », affirme M. Messier.Il ajoute que l\u2019abri sert également à recueillir des données scientifiques et des données météorologiques.Ces dernières sont particulièrement utiles aux randonneurs et aux autorités lors des opérations de recherche et sauvetage.Il sert aussi de base pour surveiller le territoire, une aire protégée.MM. Messier et Boudreau s\u2019entendent sur une chose : l\u2019importance de bien sensibiliser les randonneurs au défi que représente une traversée des monts Groulx.Une nouvelle carte topographique réalisée par la Société des amis des monts Groulx contient de précieuses informations pour préparer l\u2019aventure.« On veut amener les gens à envisager une traversée en pleine autonomie, à être équipés adéquatement, à avoir les connaissances et l\u2019expérience adéquates, déclare Guy Bou- dreau.C\u2019est également une bonne idée d\u2019adhérer à une assurance évacuation. » De son côté, Jean-Philippe Messier incite les randonneurs à visiter la Station Uapishka avant leur aventure pour s\u2019enregistrer, déposer leur plan de route, louer une radio et consulter les prévisions météo.Un abri d\u2019urgence qui ne fait pas consensus incroyable terrain de jeu. » Au printemps 2021, une trentaine de bénévoles se sont attelés à aménager les sentiers, en prenant soin de ne pas les altérer.Ils ont transporté les matériaux, le sable et des outillages à l\u2019aide de vélos tout terrain (VTT) et d\u2019un peu de « jus de bras », selon Sylvain Bourgeois.Le centre de vélo de montagne a finalement pu ouvrir le jour de la Saint-Jean, cette année.D\u2019ici quatre ans, l\u2019équipe de M. Bourgeois prévoit développer un total de 60 km de sentiers.L\u2019hiver prochain, le centre sera ouvert aux amateurs de vélo à pneus surdimensionnés (fatbike), qui gagne lui aussi en popularité.Vélo de montagne Où?Fairmont Le Château Montebello Pour qui?Familles, adultes et enfants Combien?13,50$ pour les adultes et 6.75$ pour les enfants de 9 ans et plus Location de vélo et de casques 40$ pour trois heures Quand?Du lundi et mardi, de 9h à 16h, du mercredi au dimanche, de 9h à 20h Des habitués des monts Groulx craignent que le nouvel abri fournisse un faux sentiment de sécurité.\u2014 PHOTO FOURNIE VALLÉE DE LA COAT ICOOK POUR AVOIR UNE MEILLEURE IDÉE DE MON PASSAGE DANS LA RÉGION DE COATICOOK, PAR ICI! cantonsdelest.com/coaticook « Les deux cornets de crème glacée! Ah, et aussi jouer dans la rivière! ».C\u2019est ce que m\u2019a répondu spontanément mon fils de 7 ans de retour à la maison quand je lui ai demandé qu\u2019elle a été son activité préférée pendant notre fin de semaine à Coaticook.Au Parc de la Gorge de Coaticook, un must : le sentier de la Montagne.Trois kilomètres qui permettent d\u2019atteindre le plus haut sommet du Parc.Traversant de splendides cascades, différents points d\u2019intérêts y figurent : un pont couvert, une grange ronde, un jardin floral, une tour d\u2019observation, etc., c\u2019est un réel bonheur de s\u2019y promener.Café et Couette Pont Rouge, ferme fromagère biologique Domaine de Courval, dépanneur-épicerie fine les Délices du Nord et notre balade à vélo jusqu\u2019à la fermette du Parc de la Gorge, tout ça a fait partie des ingrédients magiques qui ont résulté sur un séjour qui l\u2019a été tout autant! ?Katerine-Lune Rollet Terre à terre mystérieux et 0069040 SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M22 VÉRONIK LAMOUREUX vlamoureux@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 À seulement 14 ans, le rappeur Faliala, alias King Fali, fait partie de la « TNG », c\u2019est- à-dire The next generation, une relève qui fait du bruit, qui innove et qui veut dire les vraies choses, sans filtre.À travers ses vidéoclips, ses chansons et ses arènes de Freestyle, il aborde différents enjeux sociaux qui le touchent.Son premier clip « Champion freestyle » a déjà accumulé 100 000 vues sur YouTube et le jeune rappeur compte poursuivre sur sa lancée.Conquérir le monde et vivre de sa musique, mais toujours en se rappelant d\u2019où il vient, voilà ce que le jeune Sherbrookois compte accomplir au cours des années à venir.Il vient du quartier que lui et ses amis appellent affectueusement « l\u2019Ancienne-Carrière », un complexe d\u2019habitation coin Kingston et Ancienne-Carrière dans l\u2019ouest de Sherbrooke.« C\u2019est ici qu\u2019on commence tous (les familles immigrantes), c\u2019est ici que j\u2019ai grandi avec ma famille et mes amis », explique King Fali.Originaire de la République du Congo, sa famille est à Sherbrooke depuis que le rappeur a deux ans.Pour lui, Sherbrooke et plus précisément l\u2019Ancienne-Carrière représentent son domaine, l\u2019endroit dont il parlera, peu importe où il se trouvera dans le monde.« Je pense voyager un jour avec ma musique en France, en Belgique, au Kenya, en Nouvelle- Zélande.Mais peu importe où je vais aller, je vais toujours revenir ici à l\u2019Ancienne-Carrière.Et si je ne reviens pas, je vais toujours en parler parce que c\u2019est de là que je viens », soutient le jeune artiste.LA VÉRITÉ DANS L\u2019ARÈNE Pour King Fali, le rap est une manière de s\u2019exprimer, de faire connaître son opinion, d\u2019aborder différents enjeux sociaux et surtout, de se défouler.« Je pense que dans le rap il faut dire les vraies affaires.Je pense que le rap a été créé à la base pour ça, pour dire les choses que les gens ne sont pas capables de dire en tant que tel », affirme le jeune rappeur.En plus de lui permettre de dire des vérités pas toujours faciles, le rap est aussi une compétition pour l\u2019adolescent.Si le « beat » est ce qui le guide au quotidien, l\u2019ambition est sa marque de commerce.Déjà à 14 ans, le rappeur compte devenir le champion toutes catégories en rap, un objectif pour lequel il compte travailler avec acharnement.« Le rap c\u2019est aussi un championnat, c\u2019est une arène et c\u2019est le meilleur qui gagne, qui reste.Pour moi être le meilleur, c\u2019est avoir toutes les habiletés.Faut savoir chanter, savoir rapper, avoir la mélodie et faire du Freestyle.Du moment que t\u2019as tout ça pour moi, ben t\u2019es le meilleur.Et c\u2019est ça que je développe en ce moment », poursuit-il.S\u2019INSPIRER POUR MIEUX RÉGNER Pour être en mesure de devenir le meilleur, King Fali s\u2019inspire de rap- peurs célèbres à travers le monde, mais avant tout de ses amis de l\u2019Ancienne-Carrière.« Mes inspirations, ce sont les gens de mon quartier à l\u2019Ancienne- Carrière, des rappeurs comme Yung Duce, Liverman, Mitch, tout ça.C\u2019est à cause d\u2019eux que j\u2019ai commencé le rap il y a un an.Je m\u2019inspire aussi de rappeurs américains comme 50 Cents, Eminem, puis aussi des rappeurs de France comme Booba, Koba LaD.je m\u2019inspire beaucoup de leur flow », indique King Fali.En dehors de ses inspirations classiques, l\u2019adolescent admet é c o u t e r d\u2019a u t r e s g e n r e s d e musique aussi, parfois à cause de ses sœurs.« J\u2019écoute du Ariana Grande, ça, je ne l\u2019assume pas, mais je l\u2019écoute.J\u2019écoute aussi un peu de rock, je trouve que c\u2019est parfait pour sauter, libérer mon énergie.Si je suis fâché, si je suis triste.La musique, ça aide avec ton émotion.Comme la chanson \u201cHappy\u201d.Si t\u2019es triste et que tu l\u2019écoutes, tu vas être content », raconte-t-il en souriant.ET LA SUITE?La prochaine étape pour l\u2019artiste sera le lancement de son premier opus, mais il souhaite d\u2019abord consolider son style, se développer et se découvrir en tant que rappeur.« En ce moment je suis en train d\u2019évaluer toutes sortes de rap, de me développer.Pour un premier album, ce n\u2019est pas encore clair, mais c\u2019est en préparation et ça s\u2019en vient en tout cas », annonce-t-il.Le champion de l\u2019Ancienne-Carrière KING FALI Jeunesse \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY REPÈRES Natif de la République du Congo Arrivé à Sherbrooke à l\u2019âge de deux ans A commencé le rap il y a un an avec son premier clip «Champion» PARTENAIRES COMMANDITAIRES ViVement le retour s\u2019entretient avec la personnalité du Mérite estrien dès 15h regardez la capsule du Mérite estrien au téléjournal estrie 18h 0057510 laTribune SAMEDI 14 AOÛT 2021 M23 0073290 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATION À LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur latribune.ca Local.De calibre mondial.N U M É R I Q U E SAMEDI 14 AOÛT 2021 laTribune M24 Mazda de Sherbrooke.com 5119 boul.Bourque, Sherbrooke - 819 564-8664 Mazda de Magog.com 2940 rue Sherbrooke, Magog - 819 843 2424 BEAUCOUP DE MAZDA NEUVES DISPONIBLES POUR LIVRAISON RAPIDE 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