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Titre :
La voix de l'Est
Éditeur :
  • Granby :La voix de l'Est,1935-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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La voix de l'Est, 2021-03-27, Collections de BAnQ.

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[" ARTS CINÉMA GOURMAND BIÈRES VINS VOYAGES SORTIES + EN CUISINE L\u2019érable et la perdrix NOTRE HIER CULINAIRE + RÉGAL Planète vins DES VINS «DE CABANE» + ARTS Yanick Déry LA PHOTO AUTREMENT SAMEDI 27 MARS 2021 \u2014 ROYAL GILBERT SIMPLE ET SUBLIME ARIANE MOFFATT MUSIQUE Jean-Pierre Ferland LA VENGEANCE SYMPATHIQUE SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M2 ARTS ET SPECTACLES GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil En sentant approcher le jalon important des 20 ans de carrière, Ariane Moffatt a eu envie d\u2019un bilan.Seule au piano, elle se voyait revisiter sur scène des pièces marquantes de son répertoire.L\u2019autrice-composi- trice-interprète a finalement été happée par la création\u2026 Encore une fois! L a m u s i c i e n n e n \u2019a p a s t ro p l\u2019habitude de freiner ses inspirations.Son précédent album solo, Petites mains précieuses, est né alors qu\u2019elle devait plutôt se consacrer à son congé de maternité.Le projet urbain SOMMM, qu\u2019elle a proposé avec le producteur de musique électronique Étienne Dupuis-Cloutier au printemps dernier, était de son côté ancré dans une volonté spontanée de collaborer.Pour Incarnat , arrivé dans les bacs vendredi, Ariane Moffatt s\u2019est encore donné la permission de se surprendre.« Une fenêtre s\u2019est ouverte et j\u2019ai plongé! » résume-t- elle en rigolant.Jointe cette semaine, alors que cette prof de création musicale au concours télévisé Star Académie se rendait à sa « deuxième maison », Moffatt ne cachait pas son enthousiasme.D\u2019abord devant ce projet télévisuel qui la tient fort occupée ces jours- ci.« C\u2019est un genre de marathon, mais qui se fait dans de super bonnes vibes, dans de bonnes conditions, avec des jeunes allumés, décrit-elle.J\u2019ai le temps de développer des idées et des projets.C\u2019est concret et c\u2019est ça qui me fait plaisir.» Son mandat à Star Ac la passionne visiblement.« La création musicale, c\u2019est à peu près ce qui m\u2019anime le plus depuis 20 ans, note-t-elle.On sent le désir de la production de mettre de l\u2019avant la création.Ce n\u2019était pas juste des paroles : on le matérialise.C\u2019est cohérent.Je n\u2019ai pas l\u2019impression de m\u2019être fait vendre de fausses idées.» INCARNAT ET ZONE ROUGE L\u2019occasion de remettre son chapeau d\u2019artiste solo ajoute une belle couche de bonheur au printemps d\u2019Ariane Moffatt.Par hasard, Incarnat nous est arrivé en même temps que la réouverture des salles de spectacles en zones rouges.Beau clin d\u2019œil pour la créatrice impatiente de renouer avec les planches.Le plan initial de partir en solo au piano demeure.Elle le fera les bras chargés de pièces toutes neuves, dans lesquelles elle a cultivé douceur et poésie.« C\u2019est le printemps, on se libère, mais on est encore un peu traumatisé, obser ve-t-elle.De la douceur et de la simplicité, je pense que ça fait du bien.C\u2019est aussi comme ça que je me sentais quand j\u2019ai écrit les chansons, même si c\u2019était avant que la pandémie frappe.Mais l\u2019album en est quand même teinté.» Elle évoque la chanson Beauté qui ouvre la marche.« Je me suis attablée et je me suis mise à réfléchir à tous les processus de création, à combien ils sont chers à mon cœur\u2026 Aux artistes qui sont visibles ou moins visibles.C\u2019était avant la pandémie.Mais si on colle ça à toutes les images des salles vides, ça fait encore plus ressentir l\u2019importance des arts et de la culture dans notre société\u2026 » L\u2019autrice-compositrice-inter- prète renchérit en citant Nature, qui sert d\u2019épilogue, au son de voix d\u2019étudiants du secondaire, puis de celles de ses trois garçons.« Cette pièce termine l\u2019album dans une sorte d\u2019ouverture, décrit- elle.Je voulais qu\u2019on entende la voix de cette tranche de la population qui a été selon moi la plus touchée, la plus affectée dans la dernière année.Je trouvais touchant de leur faire chanter cette phrase  : \u201cMa nature reprendra bien ses droits.\u201d » LE FRAGILE, L\u2019IMPARFAIT, LE VRAI Avec son premier album, Aqua- naute , paru en 2002, Ariane Moffatt a souhaité préparer un anniversaire sous le signe du dépouillement.« On dirait que la plus belle chose, au lieu de sortir les trompettes, ça serait de me montrer dans mon plus simple appareil d\u2019autrice-compositrice, évoque-t-elle.Sans fla-fla.J\u2019ai eu envie d\u2019être le plus proche possible du public.J\u2019ai eu envie de célébrer ce lien-là.Il est là, le moteur de cet album.Quand on enlève tout, qu\u2019est-ce qui reste?» Ça s\u2019est traduit en studio par une volonté de conserver le fragile, l\u2019imparfait, le vrai.On l\u2019entend dans ces petits bruits fantômes qui s\u2019invitent ça et là.Dans le rire de l\u2019amoureuse qui vient ponctuer une parenthèse instrumentale.Dans ces vers parfois déclamés plus que chantés.« On a essayé de toucher le s u b l i m e d a n s l a s i m p l i c i t é , indique Ariane Moffatt.Ç\u2019a été la même chose avec les cordes.L\u2019idée était d\u2019arriver à quelque chose de plus grand que nature, mais quand même très proche et intimiste.» La voix de la musicienne, elle, s e d é p l o i e d e m a n i è re p l u s cristalline que jamais.Davantage qu\u2019une éventuelle fontaine de Jouvence, elle pointe son ARIANE MOFFATT LE SUBLIME DANS LA SIMPLICITÉ laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 ARTS ET SPECTACLES M3 Deux collaboratrices de renom accompagnent Ariane Moffatt dans son nouveau chapitre musical, Incarnat.L\u2019autrice québécoise Fanny Britt y signe sa première chanson, tandis que l\u2019autrice-compositrice-in- terprète française Lou Doillon prête sa voix à un titre.La première a, nous dit-on, été «?talonnée?» par Ariane Moffatt : «?J\u2019avais très envie de travailler avec elle, avec la femme, l\u2019autrice, la penseuse\u2026 C\u2019est une vraie réflexion qu\u2019elle apporte avec ses écrits et sa parole.Je suis très admirative de son travail.Elle pose un éclairage sur la maternité, sur la folie du monde contemporain dans lequel on patauge.Je suis allée la chercher parce que j\u2019avais très envie d\u2019avoir la chance de chanter ses mots.?» Le fruit de la collaboration offre un clin d\u2019œil à Phèdre de Racine en détournant notamment la célèbre réplique : «?Tout m\u2019afflige et me nuit, et conspire à me nuire?».«?Ce sont des couleurs sombres, observe Moffatt.Elle est capable d\u2019aller là et de mettre le doigt sur quelque chose que j\u2019aurais voulu écrire.Le fait que ça vienne d\u2019elle, ça marchait et ça m\u2019a permis d\u2019aller là.?» UNE CHANSON PHARE Quant à Lou Doillon, elle interprète avec Ariane Moffatt une relecture de la pièce Everybody\u2019s Got to Learn Sometime, portée par Beck dans le film Du soleil plein la tête.«?Ça m\u2019avait vraiment ébranlée dans ma vie de jeune adulte, explique Moffatt.Ç\u2019a été marquant pour moi et cette chanson-là m\u2019a toujours poursuivie.Il y a des chansons phares dans nos vies.Celle-là en est une pour moi.?» Les deux musiciennes se connaissaient déjà et comptent sur plusieurs amis communs.Un coup de fil et hop!, l\u2019invitation était lancée et acceptée.«?C\u2019est quelqu\u2019un qui n\u2019a pas besoin de notoriété.Elle est vraiment axée sur les démarches de création.Et elle est elle-même ultra polyvalente et très libre artistiquement?», se réjouit Ariane Moffatt, qui voit aussi dans ce duo une main tendue vers la scène française, avec qui elle aimerait bien renouer maintenant que ses fils sont plus grands.«?J\u2019espère que ce n\u2019est pas terminé, tranche-t-elle.Je vais être prête à envoyer mes gars dans la tour Eiffel si l\u2019occasion se présente!?» GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL ARIANE MOFFATT Incarnat POP-ROCK FRANCO nouveau complice, le réalisateur Marc-André Gilbert.« On connaît telle ou telle partie d\u2019Ariane.Mais les parties plus intimes, plus cachées, que je n\u2019assume pas tout à fait, c\u2019est ça qu\u2019il voulait mettre en avant.Ça donne un son qui se rapproche de quelque chose de plus pur », avance-t-elle, avant de préciser : « J\u2019avais un train de vie plus clean que jamais.J\u2019ai l\u2019impression que la voix était prête, qu\u2019elle avait envie de chanter! » «?On connaît telle ou telle partie d\u2019Ariane.Mais les parties plus intimes, plus cachées, que je n\u2019assume pas tout à fait, c\u2019est ça que Marc- André Gilbert [le réalisateur] voulait mettre en avant.Ça donne un son qui se rapproche de quelque chose de plus pur.?» \u2014 PHOTO ROYAL GILBERT Depuis qu\u2019elle a plongé dans l\u2019aventure Star Académie, Ariane Moffatt constate que le désir de mettre la création de l\u2019avant se matérialise constamment, comme on le lui avait annoncé au moment de la recruter.\u2014 PHOTO ÉRIC MYRE «?De la douceur et de la simplicité, je pense que ça fait du bien.C\u2019est aussi comme ça que je me sentais quand j\u2019ai écrit les chansons, même si c\u2019était avant que la pandémie frappe.Mais l\u2019album en est quand même teinté.?» \u2014 PHOTO ROYAL GILBERT Avec Fanny Britt et Lou Doillon SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M4 LE MAG ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Il est d\u2019abord artiste, mais il a aussi la bosse des affaires.Yanick Déry propose aux entreprises et aux organismes une approche originale pour se faire voir et attirer l\u2019attention.IAMOOH \u2014 pour Installations artistiques modernes, avec un oeil objectif humain \u2014 est un hybride entre l\u2019exposition photographique et la campagne publicitaire.« Ça permet à tout le monde de s\u2019aider.Pour créer une campagne extérieure d\u2019impact, il faut beaucoup de points d\u2019affichage, ce qui coûte des milliers de dollars.Ce n\u2019est pas à la portée de tout le monde, explique le Montréalais d\u2019origine fraîchement établi à Shefford.Dans un projet comme celui-là, les petites entreprises \u2014 qu\u2019on ne voit généralement pas sur des panneaux d\u2019affichage \u2014 profitent de cet effet de grosse campagne, en faisant parler d\u2019elles.» Lancé au début du mois, le concept a attiré 11 entreprises en quelques jours.Un comptable, une artisane et une petite firme d\u2019avocats, notamment, ont profité de cette visibilité.Dans la région, trois ont accepté son invitation : l\u2019érablière La Fabrick à Shefford, ainsi que le studio vidéo Tarzan et la Maison de spiritualité des Trinitaires à Granby.Durant la semaine du 8 mars, elles ont toutes été en vedette sur un grand panneau publicitaire installé à un endroit achalandé de la grande région de Montréal.Dans tout cela, Yanick Déry dit s\u2019amuser au plan esthétique, en privilégiant la photographie de style « polaroid » instantané, dont le style brut rappelle celui des années 60.Le cliché est accompagné de plusieurs hashtags décrivant l\u2019annonceur et le produit.Le photographe en profite aussi pour s\u2019afficher.CARTE BLANCHE « Ce qui fait la différence entre la pub et l\u2019art dans ce projet, c\u2019est que ça fait presque 30 ans que je réalise des shoots pour des entreprises selon leurs besoins bien spécifiques, avec généralement une direction photo imposée.Dans le cas présent, j\u2019ai carte blanche.Je m\u2019exprime avec ma vision et j\u2019invite les entreprises à en faire partie.C\u2019est franchement stimulant et le résultat me ressemble beaucoup plus.C\u2019est aussi ce qui rend ce projet unique et différent, ajoute-t-il.En fait, c\u2019est une approche anti-publicitaire! » L\u2019a r t i s t e y g a g n e a u s s i a u change, en étant rémunéré pour s\u2019occuper de tout, de la photographie à la planification média, en passant par le montage et la diffusion des photos sur les réseaux sociaux .« C\u2019est une formule hybride, car on affiche à l\u2019extérieur et sur le Web.Et l\u2019effet est direct », constate-t-il.Yanick Déry travaille déjà sur la seconde partie de IAMOOH et il invite de futurs annonceurs à lui faire signe.« C e n \u2019e s t p a s f a c i l e e n c e moment pour bien des entrepreneurs de se faire remarquer.Il faut être ouvert à faire les choses autrement.» Pour cette prochaine série, la durée d\u2019affichage pourrait excéder une semaine.IAMOOH DE YANICK DÉRY Une expo photographique nouveau genre Trois entreprises et organismes de la région ont profité du projet d\u2019affichage.Le photographe Yanick Déry \u2014 PHOTOS FOURNIES laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M5 ARTS ET SPECTACLES MARIO BOULIANNE Le Droit Noir Silence fera bientôt un retour sur disque.Mais d\u2019ici là, quoi de mieux que de prendre des nouvelles des Beaucerons et que d\u2019écouter leur plus récent extrait?Avec la pièce Ensemble pour de vrai, qui est accompagnée d\u2019un vidéoclip, le groupe met ainsi la table pour cette nouvelle galette simplement intitulée 10.« On avait d\u2019abord prévu sortir deux EP, confie le guitariste Samuel Busque lorsque joint par Le Droit cette semaine.Jusqu\u2019à maintenant, on a lancé quatre extraits dont un la semaine dernière, mais finalement, on a décidé d\u2019en faire un album complet de 10 chansons, qui, tu l\u2019auras deviné, va s\u2019intituler 10.» Aussi parce que c\u2019est le dixième album du groupe, cette nouvelle offrande aura des airs de fête et il est d\u2019ailleurs prêt à être lancé.« Oui, le disque est prêt, ajoute Samuel.Mais, on a envie de se faire désirer un peu.On va aussi évaluer la réception du public face à Ensemble pour de vrai.Mais je peux te dire que d\u2019ici le début de l\u2019été, l\u2019album sera disponible.» DES RETROUVAILLES Pa r l a n t d u n o u v e l e x t ra i t , Samuel insiste sur le travail qu\u2019il a fallu pour finalement terminer la chanson.« Je crois que cette toune est cel le qui a eu le plus grand nombre de versions, se rappelle- t-il.Si je compte bien, celle que tu entends aujourd\u2019hui est la neuvième ou peut-être la dixième mouture.» L\u2019auteur-compositeur explique que les arrangements ont été entièrement repensés, surtout en ce qui concerne les harmonies vocales.« On a beaucoup travaillé les voix et, à un moment donné dans le processus, on a décidé d\u2019ajouter de l\u2019harmonica, confie-t-il.On a invité Steven Grondin à jouer de l\u2019harmo avec nous.Une belle trouvaille, il faut le dire.» Grondin, qui fait partie du duo Steven & Steeven, est également originaire de la Beauce, ce qui ajoute au petit côté « réunion de famille » qu\u2019a voulu donner Noir Silence à cette chanson.« C\u2019est effectivement une chanson de retrouvailles et ça se voit très bien dans le clip, avoue le guitariste.Mais tout ça s\u2019est fait très naturellement, sans rien forcer.On s\u2019aime beaucoup et cet album nous a permis de nous retrouver et de créer, tous ensemble, un album qui nous ressemble énormément.» PLUS QU\u2019UN RETOUR Avec l\u2019album 10, Noir Silence ne marque pas vraiment son retour.En fait, le groupe avait déjà bien entamé la décennie lorsque la pandémie a frappé.« Nous venions de connaître un des plus gros étés depuis le début de notre carrière, se rappelle Samuel Busque.En été 2019, on a fait tous les grands festivals du Québec suivant la sortie de Tiens ma bière.» L a c h a n s o n l a n c é e e n automne 2018 avait été suivie par l\u2019album du même nom, qui a remis le groupe au goût du jour.Une sonorité très country rock, bien branchée dans la modernité, avait donné un nouveau souffle au quintette.Aujourd\u2019hui, dans la réalité de la pandémie, Samuel Busque, Jean-François Bernatchez, Jean- François Dubé, Martin Roby et Michelle Lambert s\u2019ennuient plus que jamais des réunions de famille, des soirées entre amis et des événements de grandes foules.Avec ce dixième opus, c\u2019est cette communion avec le public qu\u2019ils veulent célébrer.« Sans avoir la prétention d\u2019être un remède pour calmer la douleur d\u2019une existence devenue trop solitaire, on veut rappeler aux gens que le printemps finit toujours par arriver, ajoute Samuel Busque.Et qu\u2019on pourra bientôt se réunir pour savourer le moment présent.À deux mètres de distance\u2026 ou pas.» NOIR SILENCE 10 sur 10 Noir Silence vient de lancer un nouvel extrait qui pave la voie à un nouvel album prévu d\u2019ici le début de l\u2019été.\u2014 PHOTO FRANCIS QUIRION 450-378-4231 maranoinc.ca optez pourdes services d\u2019experts \u2019 lavage à pression à l\u2019eau chaude résidentiel et commercial estimation gratuite www.desjardins.com/caisse-rouville Ensemble depuis 120 ans Mardi 6 avril 2021 | 20h Le lien pour assister à l\u2019assemblée est disponible au : Vous êtes cordialement invité à y participer et à prendre connaissance des résultats de votre caisse.Assemblée générale annuelle virtuelle À vous de voter! Le vote se fera en ligne Du 7 au 10 avril 2021, rendez-vous sur le www.desjardins.com ou sur le site de votre caisse pour voter, par AccèsD, sur le versement de la ristourne.0060864 0060869 SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M6 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ Le Quotidien «?Ça a été le temps le plus plate au monde, depuis onze mois.J\u2019ai ri deux fois seulement et la première, c\u2019est quand le premier ministre Legault s\u2019est servi de ma chanson Envoye à \u2018 maison.L\u2019autre, c\u2019est quand je me suis fait vacciner?», raconte Jean-Pierre Ferland.Sa maison à lui, il aurait aimé la quitter quelquefois, notamment pour donner des spectacles.Une trentaine sont tombés à l\u2019eau et, quand on est âgé de 86 ans, rien ne dit qu\u2019on pourra les rattraper en chemin.C\u2019est pourquoi l\u2019enregistrement de l\u2019album Je ne veux pas dormir ce soir a pris une telle importance.C\u2019est devenu sa planche de salut.« Ce disque, c\u2019est une vengeance sympathique », souligne joliment le chanteur.On l\u2019imagine à l\u2019autre bout du fil, esquissant un sourire de contentement.Ça ne se perd jamais, le sens de la formule, pas plus que le goût de travailler avec des camarades, comme ce fut le cas sur cette collection de dix pièces tirées de son vaste répertoire.L\u2019un d\u2019eux, le réalisateur André Leclair, est devenu une sorte de guide au fil des ans, celui qui aplanit les obstacles, qui rassure et qui valide.C\u2019est dans son studio que Jean-Pierre Ferland a posé sa voix sur ses classiques, avant que d\u2019autres apportent leur grain de sel.Comme le disait Gerry Boulet, il y a de la garnotte, mais juste assez pour refléter le passage du temps.« C\u2019est la fois où j\u2019ai le mieux chanté parce que c\u2019était sincère.Le contexte dans lequel on a travaillé était triste et c\u2019est ce qu\u2019on ressent », affirme Jean-Pierre Ferland.Il ajoute que chacun des titres a « un rapport avec ce qui s\u2019est passé », en faisant allusion à la crise sanitaire.C\u2019est lui qui les a sélectionnés, voyant en eux un résumé de son parcours.CLIN D\u2019ŒIL À JAUNE La surprise, c\u2019est de constater que plusieurs duos ont épousé une forme musicale.Florence K au piano sur Un peu plus haut, un peu plus loin, le violon d\u2019Angèle Dubeau sur l\u2019air de T\u2019es belle, les guitares de 2Frères sur Je reviens chez nous, Bruno Pelletier jouant de la batterie sur Maman, ton fils passe un mauvais moment.Ça fait ressortir les rares interventions vocales, dont celle de Mélissa Bédard sur Le petit roi.Sur des arrangements gentiment pop, l\u2019ancienne académicienne interpelle le vétéran en affichant une douce ironie.Quant à Julie Anne Saumur, si chère à son cœur, elle confère à Une chance qu\u2019on s\u2019a des accents de vérité qui transcendent les notes et les mots.« C\u2019est l\u2019une des plus belles voix du Québec », proclame Jean-Pierre Ferland, qui a aussi eu le bonheur de retrouver le bassiste Tony Levin.« La contrebasse sur l\u2019album Jaune, c\u2019était ce gars-là », rappelle-t-il.Lui, par contre, est touchant, même un brin vulnérable, sur des titres comme Si je savais parler aux femmes et Maman, ton fils passe un mauvais moment.À propos de cette dernière, un souvenir lui revient en mémoire.On sent qu\u2019il continue de le hanter.« Ça fait référence à la misère que j\u2019ai eue au début de ma carrière, alors qu\u2019on ne croyait pas en moi », mentionne-t-il avant d\u2019aborder un épisode nettement plus réjouissant : l\u2019enregistrement d\u2019Avant de m\u2019assagir.EN DUO AVEC GILLES VIGNEAULT Pour cette rencontre au sommet, un duo avec Gilles Vigneault, il n\u2019était pas question de travailler à distance.C\u2019est ensemble, dans la même pièce, que les vieux amis ont échangé des lignes en mode récitation.« Il faut mourir sa vie et vivre sa mort », est-il écrit vers la fin de la chanson, une phrase lourde de sens lorsqu\u2019on est arrivé au temps où les ombres s\u2019allongent.« Le moment le plus chaleureux, c\u2019est quand je l\u2019ai appelé pour lui demander de faire ce dialogue avec moi, rapporte Jean-Pierre Fer- land.Je l\u2019aime beaucoup, Gilles.J\u2019ai tellement de respect pour lui.Il n\u2019a pas été dur à convaincre et je suis content qu\u2019on ait récité le texte, au lieu de le chanter.Parce que celui- là, si on le fait sérieusement, on pleure.» Ce fut quand même l\u2019enregistrement le plus difficile à faire, peut-être parce qu\u2019il a été effectué en temps réel.« Avant que je comprenne ce qu\u2019on était en train d\u2019accomplir, j\u2019étais nerveux.Mais quand Gilles est arrivé et qu\u2019il a lu le texte à côté de moi, j\u2019ai su qu\u2019il avait découvert la chanson, mentionne son camarade.Ce n\u2019est pas long que ça récite bien, avec un gars de cette valeur-là.» La version numérique est offerte sur les plateformes habituelles, tandis que les disques seront mis en marché le 16 avril.Jean-Pierre Fer- land devra attendre plus longtemps, cependant, avant de réaliser un dernier rêve.« J\u2019ai hâte qu\u2019il fasse soleil, qu\u2019il n\u2019y ait plus de neige, pour inviter Gilles à la maison, énonce-t-il.J\u2019ai hâte qu\u2019on puisse s\u2019asseoir dans le salon et qu\u2019on écoute ce qu\u2019on a fait ensemble.» Jean-Pierre Ferland avait le goût d\u2019explorer son vaste répertoire, comprenant tant de classiques de la chanson québécoise.Il est parvenu à le faire avec la complicité du réalisateur André Leclair.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Jean-Pierre Ferland lors de son passage au Vieux Clocher de Magog le 31 janvier 2020, en compagnie de sa conjointe et choriste Julie Anne Saumur.Le chanteur a revisité dix de ses chansons avec différents artistes, dont Gilles Vi- gneault, pendant la pandémie.De ces rencontres est né l\u2019album Je ne veux pas dormir ce soir.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD JEAN-PIERRE FERLAND Je ne veux pas dormir ce soir CHANSON FRANCO NOUVEL ALBUM ENREGISTRÉ EN PANDÉMIE LA PLANCHE DE SALUT DE FERLAND laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M7 CINÉMA ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com Il y a exactement deux ans, Sébastien Ricard enfilait la soutane du frère Jean pour le début du tournage du Club Vinland, réalisé en partie à Saint-Césaire.Pandémie oblige, le drame historique prend l\u2019affiche deux ans plus tard.Et il a une forte résonance de nos jours, croit l\u2019acteur, puisqu\u2019il évoque le difficile parcours d\u2019un pédagogue hors pair, à l\u2019image de tous ses professeurs qui se démènent en ce moment pour éduquer les enfants \u2014 une véritable «vocation».L\u2019histoire se déroule en 1949, dans Charlevoix.Le Québec vit cloîtré dans la Grande noirceur.Le frère Jean, figure qui évoque la Révolution tranquille à venir, enseigne à des jeunes de 13, 14 ans qu\u2019on destine aux champs ou aux mines.Comme Émile, un élève difficile qui est sur le bord de décrocher malgré un potentiel évident.Le religieux voit un meilleur avenir pour ses protégés.«Il désire éveiller les consciences, ouvrir les portes du savoir», explique Sébastien Ricard en entrevue téléphonique alors qu\u2019il déambule à pied dans Montréal.Un rôle sur mesure : il incarne lui-même une certaine conception plus militante dans toutes les facettes de son art : musique (avec Loco Locass), poésie (avec le Moulin à paroles, notamment), cinéma d\u2019auteur et théâtre, auprès de sa complice, la grande Brigitte Haentjens.Leurs productions avant-gardistes cherchent, justement, à «éveiller les consciences».On se souviendra d\u2019ailleurs de son interprétation marquante et investie du chanteur des Colocs dans Dédé à travers les brumes (2009), qui lui vaudra le Jutra du meilleur acteur.Un autre qui tentait de faire avancer le Québec en invitant sa population à prendre son destin en main.Le frère Jean s\u2019avère moins flamboyant et extraverti, il demeure néanmoins convaincu que ses élèves peuvent aspirer à mieux.Forcément, il dérange le haut clergé, tenant d\u2019une orthodoxie conservatrice où les Québécois sont nés pour un petit pain\u2026 «Il est suspect.» D\u2019autant que pour stimuler et faire rêver, il a mis sur pied un club d\u2019archéologie afin de «les révéler à aux-mêmes».Ensemble, ils tentent de prouver que Leif Erikson et ses Vikings, lors de leur voyage en l\u2019an 1005, ont établi un campement, alors qu\u2019ils cherchent la «terre promise», le Vinland, dans.Charlevoix! D\u2019où le titre du film.Autrement dit, le héros du long métrage de Benoît Pilon (Ce qu\u2019il faut pour vivre, Iqaluit) ne s\u2019efforce pas tant de susciter des vocations religieuses que pédagogiques et scientifiques.«C\u2019est très juste : ça résume tout l\u2019aspect subversif du caractère du personnage.À son insu, un peu : le film symbolise ce Québec qui va changer, cette modernité qui est aussi la fin de la vocation religieuse canado-française en Amérique.En leur enseignant, il leur inocule le bacille de la Révolution tranquille.» Tout ça ne va pas sans heurts.Le frère Jean se révèle trop progressiste pour la période.«C\u2019est le drame de tous les précurseurs.[\u2026] Les gens comme lui ont peut-être été persécutés à l\u2019époque, mais le retour de balancier a pris la forme d\u2019une désaffectation massive du religieux au Québec.Mais c\u2019est sûr qu\u2019il paye cher son désir de liberté.» LES POÈTES DISPARUS Ce désir de liberté, et d\u2019affranchissement d\u2019un cadre trop rigide dans l\u2019après-guerre, le refus du conformisme de la part d\u2019élèves qui entrent dans l\u2019adolescence \u2014 le rapprochement avec La société des poètes disparus (Peter Weir, 1989) s\u2019impose.La production en a eu conscience dès le début, souligne Sébastien Ricard.Notamment, nous y revenons, en raison de sa volonté d\u2019illustrer la vocation professorale au cœur du récit.La grosse différence résidant toutefois dans le fait que l\u2019action se passe ici et pendant la Grande noirceur, «une époque pas souvent représentée à l\u2019écran et surtout pas de façon aussi nuancée».On pourrait aussi évoquer que les recherches des élèves sont plus concrètes : des artefacts vikings.Ces jeunes, à la «présence inestimable», logent au cœur du récit.Le club Vinland saisit la camaraderie, les conflits et la promiscuité des pensionnaires.«Leur présence explose à l\u2019écran», croit l\u2019acteur.DU CÔTÉ DE LA MANICOUAGAN Reste que ceux-ci sont motivés par leur soif d\u2019apprentissage et de découvertes.Que ce soit pour manier la caméra 8 mm du frère Jean comme Émile ou la truelle comme ses compagnons.Parce que même si l\u2019hypothèse du professeur peut avoir l\u2019air «complètement délirante» à l\u2019époque, elle n\u2019en demeure pas moins plausible.Pas plus tard qu\u2019en 2014, la Société historique de la Côte-Nord tentait de prouver que les Vikings sont débarqués dans l\u2019estuaire de la rivière Manicouagan! «Ça se pourrait que dans l\u2019avenir, tout ça s\u2019avère fondé», s\u2019enflamme Sébastien Ricard.Après tout, les vestiges d\u2019un village scandinave furent découverts en 1960 à L\u2019Anse aux Meadows à Terre-Neuve (le site est inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO).Mais ne comptez pas sur l\u2019acteur pour se lancer à la recherche des traces des Vikings sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent.Après la fin des tournages de Maria Chapdelaine de Sébastien Pilote et d\u2019Au revoir le bonheur de Ken Scott, et du balado en neuf épisodes de Pour en finir avec Octobre?, il amorce en avril le tournage d\u2019une nouvelle saison d\u2019Une autre histoire, il prépare l\u2019enregistrement en balado de La bibliothèque interdite et répète avec Brigitte Haentjens une création pour le théâtre en septembre! Bref, contrairement à d\u2019autres artistes, «le moral est bon».Mais, comme tout le monde, Sébastien Ricard rêve d\u2019une plus grande liberté d\u2019action.Le club Vinland prend l\u2019affiche le 2 avril.Sébastien Ricard enfile la soutane du frère Jean dans le long métrage de Benoît Pilon Le club Vinland.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, JEAN-MARIE VILLENEUVE SÉBASTIEN RICARD DANS CLUB VINLAND HISTOIRE DE VOCATION\u2026 ET DE VIKINGS SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M8MAISON Quel bonheur de prendre conscience des journées qui rallongent et de la température qui réchauffe un peu plus chaque jour! Pourquoi ne pas profiter de l\u2019arrivée de la saison printanière pour ajouter certaines couleurs et certains motifs à votre intérieur?Une touche de nature, de fleurs ou de verdure et le tour est joué.En pensant légèreté, fraîcheur et renouveau, vous ressentirez inévitablement les bienfaits de l\u2019hiver qui laisse place au printemps.ÈVE-MARIE FORTIER (LE QUOTIDIEN) VENT DE FRAÎCHEUR 6 Literie collection «Stain» \u2014 PHOTO LINEN CHEST 7 Coussin printemps marine \u2014 PHOTO ROSE BON BON 1 La serviette de table oiseaux du printemps \u2014 PHOTO SIMONS 5 Cadre printemps \u2014 PHOTO WISH, WOODLANDSHANTY 2 Coussin imprimé de fleurs \u2014 PHOTO MODE CHOC 4 Jardinière à cinq pots \u2014 PHOTO IKEA 3 Lavande en pot \u2014 PHOTO BOUCLAIR 5 LÈCHE- VITRINE 1 2 6 4 7 3 laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M9 MAISON ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Trois nouveaux modèles de barbecue cette année à l\u2019offre de Weber Grills Canada.Alors que le barbecue à gaz Weber Traveler est conçu pour celles et ceux qui souhaitent cuisiner de délicieuses grillades loin de la maison, deux nouveaux barbecues intelligents qui fonctionnent à l\u2019aide de la technologie Weber Connect permettront aux chefs de tous niveaux de préparer facilement le repas parfait pour eux.La technologie Weber Connect qui est intégrée aux nouveaux barbecues intelligents comprend des sondes de température haute technologie, une connectivité WiFi et Bluetooth et une application grâce auxquelles les besoins de cuisson individuels de chaque amateur de grillades peuvent être respectés.«Chaque semaine, nous recevons des milliers de questions d\u2019a m a t e u r s d e b a r b e c u e d u monde entier sur la façon de griller différents aliments à la perfection.Nous avons créé nos nouveaux barbecues intelligents Genesis et Spirit pour accélérer la courbe d\u2019apprentissage de nos clients ce qui auparavant n\u2019était possible que par la pratique au fil du temps», a indiqué Chris Scherzinger, PDG de Weber, par voie de communiqué.Les amateurs de grillade pourront se procurer leur nouveau barbecue juste à temps pour le printemps, que ce soit pour déguster de délicieux repas à la maison ou en voyage.TROIS NOUVEAUX BARBECUES POUR WEBER CYCLO UV PURIFIER SON AIR PLUTÔT QUE LE CHANGER Ouvrir les fenêtres au printemps ne garantit pas une meilleure qualité d\u2019air : polluants et allergènes peuvent en profiter pour entrer.Cyclo Vac propose de la purifier et lance deux purificateurs d\u2019air portatifs fonctionnant aux ultraviolets UVC, une technologie qui doit détruire plus de 99,97 % des polluants dans une maison.Ceux-ci sont filtrés à l\u2019aide d\u2019un système de filtre à trois couches, puis neutralisés par la lumière UVC.Deux formats sont offerts aux coûts respectifs de 399,99 $ et 499,95 $.Le modèle 310 est idéal pour les pièces fermées, tandis que le modèle 510 purifie aisément des espaces à aire ouverte.Il est recommandé de changer les filtres aux six mois et la lampe UVC après 20 000 heures.Les deux modèles de Cyclo UV sont offerts sur le site Web de l\u2019entreprise cyclovac.com et chez les marchands participants.VALÉRIE MARCOUX F O U R N I E P A R C Y C L O V A C F O U R N I E S P A R W E B E R 101 - 1320, rue Denison St-Alphonse-de-Granby (Qc) J0E 2A0 (450) 375-0299 ULTIME FABRICATION.ULTIME INSTALLATION.R B Q : 8 3 2 1 - 7 5 4 7 - 0 1 VOTRE CONCESSIONNAIRE LOCAL ultimafenestration.com PORTES ET FENÊTRES DIRECTEMENT DU MANUFACTURIER 0060551 SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M10 RÉGAL C es derniers jours, au gré des discussions entre amateurs, j\u2019ai remarqué l\u2019augmentation d\u2019une volonté soudaine de consommer moins d\u2019IPA contemporaines, aux arômes de fruits tropicaux, à l\u2019amertume modérée et au sucre résiduel bien présent.Le vent tourne?Je ne pense pas.Cependant, il n\u2019y a pas qu\u2019un seul courant (d\u2019air) dans la culture bière et c\u2019est tant mieux! Serait-ce la tendance de ce printemps 2021 de consommer moins d\u2019IPA?Les prochaines semaines nous le diront, mais je crois qu\u2019il y a définitivement une volonté de retrouver d\u2019autres arômes et goûts dans la bière.Je vous invite à réfléchir à quelques raisons possibles.LES NOTES DE MALT Si on se fie aux commentaires des consommateurs qui adorent découvrir de nouvelles IPA, jour après jour, ce sont les arômes de fruits tropicaux, d\u2019agrumes ou de fleurs que dégagent les houblons contemporains qui plaisent le plus.Tellement puissants qu\u2019ils cachent les arômes de céréales que l\u2019on retrouve dans certaines bières.Je vous ai déjà parlé des lagers blondes, Helles, Kellerbier ou Pilsner d\u2019Allemagne, des bières aux notes de malt subtiles qui se découvrent au nez, mais également après la première gorgée.Sans compter les bières caramélisées, aux notes de biscuit par exemple, que les Anglais ont toujours brassées.Le consommateur a-t-il envie de retrouver ces notes de céréales?Plusieurs témoignages semblent le confirmer.LE SUCRE Plus il y a d\u2019alcool, plus il y a de sucre.Et si le brasseur rajoute du lactose dans la bière, la sensation sucrée y est encore plus prononcée.Est-ce que le sentiment de boire des bières sucrées aurait tendance à inviter le consommateur à se diriger vers des bières moins sucrées?Fort probablement.Si on se fie à l\u2019engouement pour les bières légères en alcool, donc en sucre, il y a définitivement une volonté de consommer plus léger, donc de boire des bières moins caloriques, même si l\u2019amertume de la bière laisse croire qu\u2019elle en contient peu.LE SENTIMENT D\u2019APPARTENANCE Dans le milieu, on associe la culture des bières artisanales du Québec à celle de la musique émergente.De nombreux consommateurs adorent les bières d\u2019une brasserie parce qu\u2019elles sont le symbole de créativité, d\u2019artisanat, de contre-courant et laissent une impression de collégialité entre consommateurs.Plus la brasserie produit des bières dont tout le monde parle, plus ele perd des amateurs de bières qui se concentrent sur des produits qui ne suivent pas la culture, mais la font.Et des IPA contemporaines, tout le monde en fait aujourd\u2019hui.L\u2019EXPÉRIENCE De nombreux brasseurs me l\u2019avouent, les IPA contemporaines vont attirer une nouvelle clientèle qui ne désire pas goûter des bières maltées, amères ou à fort caractère, mais qui apprécient leurs notes fruitées, tropicales et sucrées.Dans le cadre de mes activités de formation, il n\u2019est pas rare que je discute avec des consommateurs qui ont commencé leur apprentissage grâce à ces bières, plutôt que les ales blondes d\u2019il y a quelques années.Plus le consommateur désire découvrir le monde de la bière, plus il désire découvrir autre chose.Si son premier palier est d\u2019avoir bu des IPA contemporaines, son cheminement se dirigera vers d\u2019autres styles.Est-ce la fin des IPA ?Bien sûr que non.Le courant IPA contemporain est très bien ancré dans la culture bière et va y rester.Par contre, l\u2019équilibre va progressivement reprendre sa place.Il y aura toujours de nouveaux consommateurs pour découvrir de nouvelles bières et suivre les tendances du moment.Une alternative aux NEIPA ?\u2014 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M11 RÉGAL NATALIE RICHARD Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca L e vin a toujours sa place sur la table carreautée de notre traditionnel repas de cabane à sucre.Je suis heureuse de voir l\u2019expérience se renouveler cette année avec des boîtes repas à emporter.C\u2019est festif, délicieux et vraiment amusant de recréer l\u2019ambiance à la maison et ainsi contribuer à la pérennité de ce rituel de notre patrimoine.Pour bien accompagner les mets riches en sucre et en gras, on choisira un blanc vif et mordant comme ceux que nous offrent nos cépages québécois.On peut aussi faire l\u2019opposé et marier les notes sucrées salées du menu avec un vin doux ou demi-sec.Pour les rouges, on choisira un vin fruité et généreux comme le gamay ou sinon, un vin plus capiteux à base de grenache tiendra très bien la route riche et voluptueuse du copieux repas des sucres.Ceci étant dit, il faut au moins une fois dans sa vie goûter à un «thé de cabane», l\u2019élixir par excellence des fins de journée au grand air autour de l\u2019érablière.Ses seuls points communs avec le «vrai» thé sont qu\u2019il est chaud et qu\u2019on le sert dans une tasse.La recette est simple, unique et ancestrale : une tasse de réduit d\u2019eau d\u2019érable chaud avec une bonne dose de rhum ou de gin.Bon temps des sucres! 1 DOMAINE DU RIDGE VENT D\u2019OUEST 2019 15,05 $ \u2022 928 523 \u2022 11,5 % \u2022 1,2g/L Une belle expression du seyval blanc, à la fois floral et zesté au nez, il est vif et légèrement salin en bouche, avec des notes de pomme verte.Tout ce qu\u2019il faut pour rafraîchir le palais! Si vous ne connaissez pas le Domaine du Ridge, vous ne serez pas déçus d\u2019essayer les autres vins de leur gamme ni de visiter leur vignoble situé à Saint-Armand, sur la Route des vins de Brome-Missisquoi dans les Cantons-de-l\u2019Est.2 LES TÈTES TÈTE BLANCHE 18,70 $ \u2022 14 019 790 \u2022 12,5 % 1,4 g/L Un vin de soif et de plaisir.Cette cuvée est assemblée par quatre copains, Nicolas, Baptiste, Vivien et Philippe qui récoltent les meilleurs raisins de chenin, sauvignon blanc et roussanne.Le tout vinifié avec leurs levures indigènes, sans se prendre la tète comme ils disent et pour nous en mettre plein la bouche avec un bouquet garni de fleur d\u2019oranger, zeste de mandarine, abricot, rayon de miel et fleur de camomille sur une douce amertume en finale.Coup de cœur! 3 CHÂTEAU DERESZLA FURMINT DRY TOKAJI 2019 15,85 $ \u2022 13 479 639 \u2022 12 % \u2022 7,3g/L Voilà un bon exemple de vin qui affiche un taux de sucre demi-sec et qui est tellement bien équilibré qu\u2019il garde sa vivacité.Il est juste parfait pour s\u2019allier avec le jambon et autres mets cuisinés à l\u2019érable.Le Château Dereszla est une cave légendaire de Tokaj en Hongrie, une région viticole réputée mondialement pour ses vins liquoreux, produits selon un savoir-faire qui date de plusieurs siècles, avec le furmint, le cépage- roi du pays.4 JEAN-FRANÇOIS MÉRIEAU LE BOIS JACOU GAMAY 2018 22,10$ \u2022 12 572 858 \u2022 12 % 1,6g/L Un rouge gourmand au nez de griotte et de terre fraîche comme le printemps.Un vin à la fois juteux et complexe qui s\u2019affirme sur plusieurs niveaux d\u2019expressions avec des tannins forts élégants qui perdurent agréablement.C\u2019est un vrai vin de terroir, celui de Saint-Julien-de-Chédon en Loir-et-Cher, un vin de vigneron, celui de Jean-François Mérieau qui travaille la terre familiale où il a grandi avec rigueur et authenticité, dans une cave ancestrale creusée dans le roc.Un vin qui en dit long! 5 SELLA & MOSCA CANNONAU DI SARDEGNA RISERVA 18 $ \u2022 425 488 \u2022 14,5 % \u2022 2,7 g/L Un classique d\u2019une constance irréprochable qui ne se démode jamais, le cannonau, ou grenache de Sardaigne offre de la structure, de la substance et amplement de fruits noirs pour appuyer les plats plus costauds de votre tablée, comme les braisés, les saucisses et les viandes fumées.6 CVNE VINA REAL RIOJA CRIANZA 2017 15,95 $ \u2022 12 278 261 \u2022 13,5 % 2,2 g/L Une entreprise familiale de cinq générations, établie dans la Rioja depuis 1879 et qui mérite toutes les accolades qu\u2019elle reçoit depuis près d\u2019une décennie, comme sa première place au top 100 du prestigieux Wine Spectator en 2013.Vous ne serez pas déçus par ce vin franchement délicieux et tellement abordable.N\u2019hésitez pas à essayer aussi leur Gran Reserva (SAQ 12 591 944) qui est tout aussi qualitatif.Le nouveau millésime 2014 vient d\u2019arriver.À boire maintenant ou à conserver jusqu\u2019en 2026.Pour connaître les cabanes à sucre participantes aux boîtes gourmandes à emporter dans votre région www.macabanealamaison.com BIO Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com Le vin a toujours sa place sur la table carreautée de notre traditionnel repas de cabane à sucre, une expérience qui se renouvelle cette année avec des boîtes repas à emporter.\u2014 PHOTO NATALIE RICHARD 6 VINS POUR VOS REPAS DE CABANE 1 2 3 5 4 6 SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M12 RÉGAL L\u2019érable et la perdrix, c\u2019est 400 pages d\u2019histoire, un plongeon dans le passé et une vitrine sur notre vaste territoire.C\u2019est le terroir à l\u2019avant-plan, la mémoire ravivée, la nécessité de raconter notre hier culinaire.C\u2019est aussi de la poésie.Des grands espaces.Des images magnifiques qui nous transportent dans les décors de partout au Québec.J\u2019ai envie de dire que c\u2019est un voyage et un livre essentiel pour qui s\u2019intéresse à la richesse de nos racines.Le tour d\u2019horizon qu\u2019il propose est fouillé et complet.Il nous donne à voir le phoque qu\u2019on chasse aux Îles, l\u2019anguille qu\u2019on pêche à Rivière-Ouelle, les morilles qu\u2019on cueille en forêt, l\u2019épluchette de maïs qui rassemble la famille au plus fort des récoltes.C\u2019est un ovni culinaire, un beau livre dans lequel apprendre.Il a mijoté longtemps sur le feu des projets qui animaient Elisabeth Cardin, copropriétaire du restaurant Manitoba de Montréal, et Michel Lambert, auteur en histoire de la cuisine familiale du Québec, retraité de l\u2019enseignement et de la restauration.« J\u2019avais envie de faire un livre depuis longtemps, raconte Elisabeth.J\u2019ai rencontré Michel d\u2019abord par ses ouvrages (Histoire de la cuisine familiale du Québec).Cette passion pour l\u2019histoire de la cuisine que j\u2019ai découverte au fil des pages qu\u2019il avait écrites me rejoignait.On s\u2019est croisé un jour dans un événement.J\u2019ai lancé l\u2019idée d\u2019un projet. » Celui-ci a pris forme et consistance au gré du temps.«  Michel apporte toutes les connaissances du passé.Moi, je suis davantage dans l\u2019émotion. » Ensemble, les deux auteurs nous promènent entre nature et culture.«  C\u2019est comme un périple au creux du territoire et au creux des émotions liées au travail de la terre, à la découverte des aliments sauvages et des écosystèmes.Je vois le résultat comme un dialogue entre l\u2019histoire et le ressenti.Et je tenais à ce qu\u2019il y ait de l\u2019espace, de la lenteur.On a intercalé des pages de photographies, des poèmes.Pour que le volume respire. » En fin de parcours, le chef Simon Mathys propose une vingtaine de plats dans lesquels brillent autant d\u2019aliments de notre patrimoine.C\u2019est coloré, inspirant, gourmand.Mais la portion « recettes » s\u2019arrête là.KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine AU PLUS PRÈS DE NOS RACINES Elisabeth Cardin et Michel Lambert signent l\u2019imposant volume L\u2019érable et la perdrix, qui nous promène dans l\u2019histoire culinaire du Québec.\u2014 PHOTOS FOURNIES, PHILIPPE RICHELET laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M13 RÉGAL « J\u2019aurais pu faire un livre de cuisine, oui, mais je souhaitais proposer un volume plus intemporel et global, qui existerait en dehors du resto.Et je suis davantag e une écologiste qu\u2019une restauratrice dans l\u2019âme  », expose celle qui a la fibre environnementale et militantiste bien développée, depuis l\u2019enfance.« Ça m\u2019a toujours habitée.Le restaurant, c\u2019est arrivé parce que j\u2019étais cueilleuse de plantes comestibles.Pour moi, le cœur et le moteur de mon entreprise, ce sont les relations avec les fournisseurs, l\u2019approvisionnement auprès des producteurs et puis le partage de tout ça autour de la table.L\u2019alimentation et les choix qu\u2019on fait ont une réelle portée.Manger, c\u2019est un geste qu\u2019on répète tous les jours. » Un geste qui nous relie aux autres.Ceux avec qui on partage un repas.Ceux qui étaient là avant nous, aussi.«   M i c h e l a é c r i t u n e magnifique intro où il raconte notre géographie, l\u2019aménagement du territoire, l\u2019histoire des Premières Nations et celle du p e u p l e m e n t d e la province.Juste ça, sur le plan des connaissances, c\u2019est immense. » On réalise que notre cuisine est métissée.Beaucoup plus qu\u2019on ne le pense d\u2019emblée.« Le pouding chômeur, qu\u2019on pense très québécois, est en fait inspiré de la cuisine anglaise.Quand on creuse l\u2019histoire de nos mets, on réalise qu\u2019ils sont le fruit d\u2019un partage, de plusieurs influences, de la rencontre de différents peuples.Et c\u2019est vrai partout.Tous, on emprunte aux autres cultures.La cuisine italienne que tout le monde adore, elle a ses classiques, mais on oublie que ce ne sont pas les Italiens qui ont créé les pâtes.On oublie aussi que la sauce tomate est une invention mexicaine.Toutes les cuisines évoluent, constamment », note Michel Lambert.La table est une rassembleuse.Une bâtisseuse de ponts, aussi.« En écrivant Histoire de la cuisine familiale, j\u2019ai vu à quel point c\u2019était majeur, note M. Lambert.Les émotions évoquées par les souvenirs des repas lorsqu\u2019on était enfant, c\u2019est fondamental.Tout ça construit l\u2019esprit de famille et nous bâtit psychologiquement.Au-delà de ça, lorsqu\u2019on s\u2019intéresse à l\u2019histoire culinaire, on voit un modèle d\u2019inclusion se dessiner.Au fil des siècles, on a été ouverts les uns aux autres, et ça s\u2019est beaucoup passé à travers la cuisine.Parce que c\u2019est universel.On emprunte des savoirs, on les mixe aux nôtres.Et on se rejoint.Parce que pour tous les peuples, manger, c\u2019est se nourrir, se maintenir dans la vie.C\u2019est très profond. » Comme le contenu du recueil, qu\u2019on feuillette comme on déguste un bon plat.Lentement.En goûtant chaque bouchée.Questions, commentaires, suggestions?Écrivez-moi?: karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram?: karine.encuisine UN PLAT QUI RÉFÈRE AUX RACINES?« Je suis natif du Saguenay\u2013 Lac-Saint-Jean, j\u2019ai été chef propriétaire d\u2019une auberge sur le bord du fjord alors le plat le plus évocateur, pour moi, c\u2019est la tourtière, répond Michel Lambert.Parce que c\u2019est un mets de fêtes, un mets qui rassemble.Quand je me suis mis à fouiller les origines de ce classique, j\u2019ai réalisé qu\u2019il avait des origines multiples.Il a des racines anglaises, françaises et autochtones, il illustre bien les principaux peuples fondateurs de notre territoire. » La tourtière, m\u2019expose Michel Lambert, était un instrument de cuisine français, une sorte de grande rôtissoire ronde dans laquelle on cuisait le plat en croûte.« L\u2019ajout de patates dans la recette vient des Anglais, tandis que la viande de gibier est un apport des Amérindiens. » KARINE TREMBLAY Quand on pense « signature culinaire québécoise », on voit tout de suite la poutine.Rien d\u2019autre, ou presque.« La cuisine québécoise a pourtant une identité forte, fondée sur les quatre saisons, les différents types d\u2019écosystèmes du territoire, et la rencontre des peuples qui venaient de partout.Cette cuisine est à l\u2019image de qui l\u2019on est. » Elle est à dépoussiérer.À revisi- ter.À réinventer.« Il y a des savoirs à se réappro- prier pour connaître ce qui pousse chez nous, ce qui grandit dans le fleuve.On est conditionnés à l\u2019idée que c\u2019est au supermarché qu\u2019on trouve de quoi se nourrir.Il y a autour de nous un immense garde-manger où s\u2019approvisionner.Mais on ne le connaît pas.Cela dit, je pense que l\u2019ouverture est là.Je trouve les jeunes générations pas mal allumées sur tous ces enjeux », note Elisabeth Cardin.Ramenée à l\u2019avant-scène par la pandémie, l\u2019autonomie alimentaire est un autre fer-de-lance de l\u2019auteure et restauratrice montréalaise.« J\u2019ai étudié en horticulture et j\u2019ai eu un important déclic lors d\u2019un cours sur l\u2019identification des mauvaises herbes.La plupart sont comestibles, mais on l\u2019ignore.On ne sait plus comment faire pousser des trucs, conserver nos aliments, les apprêter.Il y a un savoir qui s\u2019est perdu.La pandémie nous a collectivement ébranlés : on réalise, je pense, qu\u2019on est nourris par une industrie et ses lobbys. » Des lobbys dont on aimerait s\u2019affranchir.Pour se réapproprier le contenu de l\u2019assiette, il faut connaître, s\u2019éduquer, concevoir autrement les choses.« Je rêve d\u2019un monde où l\u2019école serait un milieu où on pourrait apprendre à être plus autonomes dans la vie.Quand on s\u2019intéresse à notre souveraineté alimentaire, on se penche sur notre environnement.Et on réalise la nécessité de le protéger.D\u2019agir en pensant aux générations futures.Mon chemin à moi pour toucher les gens, pour leur transmettre cette urgence d\u2019agir, c\u2019est de passer par leur sensibilité.C\u2019est pour ça que mes textes font davantage appel aux sentiments, à l\u2019enfance, aux gens. » KARINE TREMBLAY DES SAISONS, DE L\u2019HORIZON Érable, pomme, morue, perdrix, morille, chou, bourgot, miel et corégone, sont quelques-uns des 20 aliments du terroir mis en vitrine au fil des chapitres et dans les recettes signées Simon Mathys.« Il amène la tradition ailleurs, vers demain, explique Michel Lambert.Parce qu\u2019il part d\u2019idées anciennes qu\u2019il modernise. » L\u2019auteur donne l\u2019exemple des bleuets, que le cuisinier a retravaillé d\u2019originale façon.« Les bleuets étaient importants pour les autochtones.Pour eux, c\u2019était des aliments qui évoquaient le paradis parce qu\u2019ils étaient bleus comme le ciel et goûtaient délicieusement bon.Simon a décidé de s\u2019inspirer de ça et de fumer les bleuets, comme le faisaient les Amérindiens avec d\u2019autres aliments.Il a utilisé une méthode ancestrale, mais il l\u2019a appliquée à un aliment qu\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude de cuisiner ainsi. » KARINE TREMBLAY NOTRE HISTOIRE EN 20 ALIMENTS CHOISIS P H O T O F O U R N I E , P H I L I P P E R I C H E L E T P H O T O 1 2 3 R F ELISABETH CARDIN ET MICHEL LAMBERT L\u2019érable et la perdrix L\u2019histoire culinaire du Québec à travers ses aliments Cardinal 400 pages SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M14 CINÉMA ÉRIC MOREAULT emoreault@lesoleil.com CRITIQUE Il suffit parfois de trois fois rien pour réussir un bon film, même avec une recette éprouvée.La réalisatrice Caroline Vignal et son actrice Laure Calamy en font la démonstration éclatante avec Antoinette dans les Cévennes, comédie pétillante qui en révèle aussi beaucoup sur les jeux de l\u2019amour et du désir.La prémisse de ce long métrage simple, mais attachant, empruntant au marivaudage, repose sur pas grand-chose  : une institutrice décide sur un coup de tête de suivre son amant parti en vacances\u2026 avec femme et enfant! Ceux-ci marchent dans les Cévennes (sud de la France) sur les pas de Rob er t L ouis Stevenson.Le périple de l\u2019auteur de l\u2019Île au trésor (1883) avec un âne, après une déconvenue amoureuse, inspire bien des randonneurs \u2014 et toute une industrie touristique bohème, qui sert de décor naturel au film, tout autant que les montagnes.Antoinette (Calamy) y débarque en Parisienne \u2014 pas du tout préparée à cette marche longue distance en compagnie de l\u2019âne Patrick.L\u2019expression tourner en bourrique prend tout son sens! Mais au fil de ses confidences sur ses déboires amoureux, notamment sa tendance à nouer des relations toxiques, les deux vont s\u2019apprivoiser.Le récit se développe autour de deux axes : cette quête initiatique de la jeune femme sur le chemin de l\u2019émancipation et la variation sur le triangle amoureux.À la grande surprise d\u2019Antoinette, Éléonore (Olivia Côte) découvre en un clin d\u2019œil qu\u2019elle entretient une liaison avec son mari Vladimir (Benjamin Lavernhe).Ce volet devient rapidement secondaire, même s\u2019il est prétexte aux quiproquos habituels.La réalisatrice s\u2019intéresse beaucoup plus à la transformation de son héroïne, sympathique dans ses maladresses et sa candeur.Il s\u2019agit d\u2019un exercice périlleux qui échouerait lamentablement sans la performance de Laure Calamy (Mademoiselle de Jonc- quières, Sybil).Sa convaincante interprétation, notamment dans ses interactions, pas toujours évidentes , avec Patrick, nous fait rire autant qu\u2019elle nous touche.Calamy n\u2019a pas volé son récent César de la meilleure actrice! Une récompense qui souligne l\u2019inattendu parcours de ce film sans prétention, succès surprise de la rentrée automnale en France avec ses 700 000 entrées (un chiffre énorme en pleine pandémie).Même si sa sélection au Festival de Cannes 2020 nous avait mis la puce à l\u2019oreille.Antoinette dans les Cévennes épouse la formule éprouvée  : «Ce n\u2019est pas la destination qui compte, mais le voyage.» Enfin pas tout à fait.Les tribulations d\u2019Antoinette, majoritairement tournées en lumière naturelle dans des paysages bucoliques, c h a r m e n t e t d i v e r t i s s e n t l e spectateur.Sauf que sa transformation saute aux yeux.La fin ouverte, avec un superbe dernier plan, en témoigne de façon éloquente.Une bouffée de fraîcheur dans le contexte actuel, certes, mais aussi une agréable comédie avec un propos propice à la réflexion.Antoinette dans les Cévennes est présenté au cinéma.Au générique Cote : HHH1/2 Titre : Antoinette dans les Cévennes Genre : Comédie dramatique Réalisatrice : Caroline Vignal Acteurs : Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivia Côte Durée : 1h36 ANTOINETTE DANS LES CÉVENNES SAUVEZ MON ÂNE! CRITIQUE Ruben Alves soutient que Miss s\u2019inscrit dans l\u2019air du temps.Nul doute.Mais il faut surtout retenir l\u2019audace de proposer une comédie populaire avec un film racontant le parcours d\u2019Alex, un jeune homme qui rêve depuis l\u2019enfance de devenir\u2026 Miss France ! À 24 ans, l\u2019orphelin au look androgyne travaille dans un club de boxe de jour et réside dans une maison de chambres tenue par Yolande (Isabelle Nanty).La colorée propriétaire loge prostituées, migrants et autres marginaux, en plus d\u2019y exploiter un atelier de couture illégal.A l e x ( A l e x a n d r e We t t e r ) va solliciter le soutien de ses co-chambreurs, en particulier Lola (Thibault de Montalembert), un travesti sur le déclin, pour se métamorphoser en candidate pour le concours! Lui qui «se sent plus fort en femme» va, on s\u2019en doute, franchir les premières étapes, non sans contrariété.Alexandra éprouve de la difficulté à s\u2019intégrer en raison.de sa différence! Un beau prétexte pour se moquer \u2014 peut-être un peu trop gentiment \u2014 de ce temple de l\u2019asservissement de la femme-objet\u2026 Vrai qu\u2019avec à bord Sylvie Tellier qui joue son propre rôle de directrice générale de la société Miss France, la chose devenait délicate.Il décoche néanmoins quelques flèches bien placées sur le marketing, la fabrication publicitaire et la mise en scène par les réseaux sociaux d\u2019une image déformée de la réalité.Le réalisateur et scénariste a globalement évité un propos plus corrosif, ce qui n\u2019aurait pas été incompatible, pour traiter de l\u2019identité de genre, de la quête et de l\u2019acceptation de soi.Ce qui rend le sujet plus universel.Entre les péripéties du concours, avec chorégraphies, paillettes, défilés et compagnie, Miss suit en parallèle la trajectoire des habitants de la maison.Dans un film qui mise beaucoup sur le cheminement d\u2019Alex, il faut souligner l\u2019attention portée aux personnages secondaires.Tous ont une certaine épaisseur dramaturgique.Yolande et Lola, ses parentes de substitution, sortent du lot, grâce à leurs interprètes.La première, féministe de la première heure au franc-parler, est solidement jouée par Isabelle Nanty.Reste que la seconde, ange gardien d\u2019Alex(andra), doit beaucoup à l\u2019incarnation de Thibault de Mon- talembert, qui réussit à rendre Lola particulièrement émouvante.Évidemment, Miss ne saurait exister sans la présence confondante d\u2019Alexandre Wetter.Puisque le mannequin utilise indifféremment le masculin et le féminin, le rôle-titre lui va comme un gant.Le plus important demeure que lui, comme le film, ne tombe pas dans la parodie.La progression dramatique s\u2019avère somme toute prévisible, mais s\u2019assure surtout de maintenir sa mission d\u2019inclusion et d\u2019acceptation.À ce chapitre, Alves évite les écueils de la caricature dans sa représentation de la transidentité, voire dans celle des Miss qui entourent Alex pendant le concours.Toutefois, son portrait d\u2019Ahmed et Randy, en glandeurs et poteux, reprend les stéréotypes des immigrants bons à rien.Bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une comédie, qui forcément grossit le trait, on peut s\u2019interroger sur cette faute de goût (d\u2019autant que son premier long métrage, La cage dorée, évoquait avec subtilité la question de l\u2019intégration).N\u2019empêche.Le message de tolérance, et de respect de la différence, atteint son but, tout en proposant un amusant divertissement.C\u2019est déjà beaucoup.ÉRIC MOREAULT Miss est présenté au cinéma.MISS Métamorphose Au générique Cote : HHH Titre : Miss Genre : Comédie Réalisateur : Ruben Alves Acteurs : Alexandre Wetter, Isabelle Nanty, Thibault de Montalembert Durée : 1h47 Antoinette (Laure Calamy) et l\u2019âne Patrick \u2014 PHOTO AZ FILMS laVoixdel\u2019Est SAMEDI 27 MARS 2021 M15 LE MAG L e Château Frontenac dans le brouillard, la pleine lune surplombant la porte Saint-Louis, le Petit Champlain désert\u2026 Dans l\u2019œil d\u2019Emmanuel Coveney, le Vieux-Québec fascine et se pare de mystère.Le photographe de la capitale a accès aux meilleurs points de vue \u2014 les toits d\u2019hôtels du centre-ville \u2014 pour croquer ses sujets de prédilection.Se définissant comme un «artiste numérique», M. Coveney utilise ses photos comme canevas pour ensuite les sublimer numériquement, en jouant avec la luminosité et les contrastes et en y ajoutant par exemple un coucher de soleil, un oiseau ou un personnage \u2014 comme cet homme sur le toit du Château.Pour en voir davantage : emmanuelcoveney.com et @manucoveney sur Instagram RAPHAËLLE PLANTE, LE SOLEIL L PHOTOS EMMANUEL COVENEY FASCINANTE QUÉBEC SAMEDI 27 MARS 2021 laVoixdel\u2019Est M16 0061814 Tous les prix incluent les taxes et la redevance.*Un rabais possible pour les aînés et les étudiants sur certains spectacles.* Frais de 2.50 $ par billet pour les achats téléphoniques et par Internet.MERCI À NOS PARTENAIRES Le Palace est subventionné par la Ville de Granby et par le Conseil des arts et lettres du Québec.135, rue Principale, bureau 20 Granby (Québec) J2G 2V1 450 375-2262 1 800 387-2262 CONSULTEZ NOTRE PROGRAMMATION COMPLÈTE AUWWW.PALACEDEGRANBY.COM SPECTACLES EN VENTE »» MAINTENANT ! Ces spectacles sont rendus possibles grâce au Plan de relance économique du milieu culturel du gouvernement du Québec Heures d\u2019ouverture de LA BILLetterIe Lundi au vendredi : de 12 h à 17 h (en continu jusqu\u2019au spectacle les soirs de représentation) Le Palace de Granby est fier de vous offrir un divertissement de qualité dans un environnement sécuritaire.Tous nos spectacles sont présentés en accord avec lesmesures sanitaires en vigueur.Veuillez prendre note que le port dumasque de procédure est obligatoire avant,pendant et après le spectacle.JordanOfficer Jazz Blues Countryvol.1 Vendredi 23 avril 2021 L\u2019Avalée des avalés (D\u2019après le roman de Réjean Ducharme) Avec Benoît Landry, Sarah Laurendeau et Louise Marleau Mardi 27 avril 2021 Rachid et sa bande Samedi 15 mai 2021 ChristianMarc Gendron etManon Séguin Samedi 8 mai 2021 Oléanna Avec Raymond Cloutier et Catherine De Léan Vendredi 14 mai 2021 2Frères Déplogué Samedi 24 avril 2021 Hommage à Richard Desjardins « Quand j\u2019aime une fois, j\u2019aime pour toujours » Martin Giroux Vendredi 4 juin 2021 Hommage àNanaMouskouri « Au Pays de Nana Mouskouri » Laurence Jalbert Vendredi 21 mai 2021 Les Grandes Crues Su\u2019l gros vin Samedi 1er mai 2021 Matt Holubowski Weird Ones Jeudi 15 juillet 2021 Claudia Bouvette Samedi 10 juillet 2021 PatrickWatson Samedi 26 juin 2021 Le Palace est subventionné par la Ville de Granby et par le Conseil des arts et des lettres du Québec."]
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