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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2021-08-28, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 P H O T O : S Y L V A I N M A Y E R SEMAINE DU 28 AOÛT AU 3 SEPTEMBRE 2021 + RECETTES «One pot» de couscous aux saucisses + MÉGANTIC, UN TRAIN DANS LA NUIT Une BD pour dire, montrer, questionner RENTRÉE LITTÉRAIRE Dix traductions à découvrir GLASS TIGER Comme une deuxième jeunesse QUARANTE-SIX ANS D\u2019AMOUR PARTAGÉ L\u2019animateur de radio Claude Bloduc prend sa retraite SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E2 ARTS MAGAZINE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca À partir du 3 septembre, une voix familière s\u2019effacera du paysage radiophonique régional.Après 46 ans de radio, Claude Bolduc fera ses adieux à ceux et celles qui l\u2019ont suivi jusqu\u2019à sa dernière demeure radiophonique, la station CKBN-Via 90,5 FM de Bécancour.On peut parler de demeure parce que l\u2019animateur a vraiment été chez lui dans les studios de radio.Son parcours professionnel a été marqué par quelques virages mais il symbolise la fidélité et la stabilité dans un monde parfois chaotique où les changements sont non seulement brusques mais fréquents.Dans ce monde où la cote d\u2019écoute fait foi de tout, lui a imposé la cote d\u2019amour.Qu\u2019il soit imbriqué comme une pièce constituante de notre communauté fait oublier que Claude Bolduc est originaire de Québec.C\u2019est là qu\u2019il a apprivoisé le micro, les ondes, le public invisible.«D\u2019abord, il faut dire que je chantais avant de faire de la radio.Je me produisais dans des pianos- bars et parallèlement, je travaillais au sein d\u2019une commission scolaire de Québec dans le département d\u2019audiovisuel, relate l\u2019homme de 69 ans.Comme je devais faire des narrations, j\u2019ai demandé à ce qu\u2019on me paie un cours dans un collège spécialisé pour animateurs de radio et télévision.» «Par la suite, j\u2019ai envoyé un démo à la station CKCV et j\u2019y suis entré à temps partiel.Pendant deux ans et demi, j\u2019ai occupé deux emplois à travailler sept jours par semaine.Je n\u2019ai eu aucun congé.» «J\u2019animais les vendredis soirs pendant six heures à raison de 3 $ de l\u2019heure.C\u2019était payant», rigole-t-il.Il a préféré ça à des soirées payées 125 $ dans des pia- nos-bars.C\u2019est ce qu\u2019on appelle la vocation, ou alors un médiocre sens des affaires.«J\u2019ai tout de suite compris que c\u2019est ça que je voulais faire dans la vie.Je n\u2019ai jamais eu de plan B.» Pourtant, le parcours n\u2019a pas été linéaire.Après une dizaine d\u2019années à CKCV, la station était chancelante.Il a reçu une offre de CJTR, à Trois-Rivières.«Je me suis dit que je viendrais ici pour trois ou quatre ans pour ensuite retourner à Québec.» Il rit encore.L\u2019épisode CJTR a duré de 1985 à 1994 avec la fermeture de la station.«La dernière journée, je suis entré à 8 h pour faire mon émission à 9 h comme d\u2019habitude.À 9 h, le dg nous a convoqués dans son bureau pour nous annoncer que la station venait de fermer.» Début 1995, il choisit CHLN plutôt que de retourner à Québec.Nouvel épisode qui dure de 2008 à 2011 alors que la station change de mains et d\u2019animateurs.En avril 2011, il traverse le fleuve pour aller travailler à CKBN.«La station était en difficulté et ils ont joué le tout pour le tout pour la relancer.Ils sont venus me chercher puis, par la suite, ils ont ajouté Nathalie Leclerc ainsi qu\u2019Éric Lachapelle.Ça a changé le portrait de la station.» Cette fois, et pour la première fois en plus de 45 ans, c\u2019est Claude Bolduc qui quitte.De son plein gré.«En fait, je serais parti l\u2019an dernier mais avec la pandémie, j\u2019ai décidé de retarder ça d\u2019un an.Ma blonde et moi, on est en santé, on a nos neuf petits-enfants, on adore voyager; c\u2019est le temps ou jamais d\u2019en profiter.Ne plus être obligé de me lever à 4 h pour faire l\u2019émission du matin, ne pas avoir d\u2019horaire, prendre les choses de façon plus détendue.Si, une journée, ça nous tente d\u2019aller quelque part, on ne se posera plus de question, on va partir.» FIDÉLITÉ Une chose qui frappe dans ce parcours qui semble être d\u2019un autre temps, c\u2019est la fidélité de l\u2019homme: envers le médium, envers sa région d\u2019adoption.«J\u2019ai eu des offres pour aller à Montréal mais qu\u2019est-ce que ça m\u2019aurait donné de plus?Ici, j\u2019ai fait ce que j\u2019aimais et j\u2019ai profité d\u2019une très belle qualité de vie.J\u2019aurais quitté ça pour quoi?Du prestige?Je n\u2019ai pas besoin de ça pour être heureux.» Plus révélatrice encore de sa personnalité, est sa passion pour le micro.«J\u2019ai fait un peu de télé mais mon médium, c\u2019est vraiment la radio.Je suis un gars de communication.C\u2019est au centre de ma vie depuis que je suis tout jeune et que je m\u2019impliquais dans les patros à Québec.J\u2019aime les gens.Leur parler, les découvrir, partager avec eux.C\u2019est pour ça que je me suis toujours impliqué ici auprès de toutes sortes de causes comme la paralysie cérébrale, le Centre de bénévolat Laviolette, le Téléthon enfant soleil.J\u2019adore aller dans des soupers de l\u2019Accueil féminin, les Rendez-vous féminins, les défilés de mode, les soupers-bénéfice, etc.» «Bien sûr, ça a contribué à me faire connaître mais je le fais d\u2019abord parce que j\u2019aime ça.Je pense que si j\u2019ai pu durer dans ce métier, c\u2019est parce que j\u2019ai été sincère et vrai.Les gens ont bien senti que j\u2019étais là pour les bonnes raisons et ils m\u2019ont adopté.» «En 2007, quand j\u2019ai été congédié de CHLN, il y a eu une sorte de vague d\u2019amour à mon égard; ça m\u2019a profondément ému.Il y a eu des lettres ouvertes, même une pétition qui a circulé pour mon retour en ondes.Je l\u2019ai reçu comme la preuve que les gens tenaient à moi.Mais ça, j\u2019avoue que je l\u2019ai toujours senti.» La radio a ce pouvoir étrange de créer un lien de proximité entre l\u2019animateur et son auditoire.«Dans l\u2019émission du matin, tu es le premier contact des gens après leur réveil.Tu dois créer une bonne ambiance pour bien lancer la journée.Dans l\u2019émission suivante, tu les accompagnes.Quand je suis arrivé à CJTR, on faisait une émission ancrée dans la réalité du monde: on avait notre marché aux puces, on parlait des évènements de quartiers.On parlait aux gens.Pour bien des auditeurs, j\u2019étais la seule voix familière, le seul ami qui les accompagnait fidèlement dans leur vie quotidienne.» Il a créé une relation intime avec son public.«On ouvrait les lignes et on parlait avec le monde.D\u2019une journée à l\u2019autre, je reconnaissais des gens qui rappelaient.Je peux dire que j\u2019ai fait de la thérapie pour pas mal de monde à travers les ans.» Bolduc illustre ce lien unique par un épisode qui l\u2019a profondément marqué à son époque CKCV.«Tu ne sais jamais la portée de ce que tu dis.Un matin, je suis à la station et on me demande à la réception.Une femme s\u2019y trouve pour me parler.Elle me regarde et me dis que je lui ai sauvé la vie.Elle m\u2019a raconté que le matin même, elle était prête à se suicider.Les enfants étaient partis à l\u2019école, son mari parti travailler et elle était décidée.À la radio, elle m\u2019a entendu dire comment il faisait beau et que la vie était belle.Ça l\u2019a fait changer d\u2019idée.Quand je l\u2019ai dit en ondes, c\u2019était des banalités mais j\u2019ai alors compris l\u2019importance que ça pouvait avoir.» CLAUDE BOLDUC QUARANTE-SIX ANS D\u2019AMOUR PARTAGÉ «Ma blonde et moi, on est en santé, on a nos neuf petits-enfants, on adore voyager; c\u2019est le temps ou jamais d\u2019en profiter.Ne plus être obligé de me lever à 4 h pour faire l\u2019émission du matin, ne pas avoir d\u2019horaire, prendre les choses de façon plus détendue.» \u2014 Claude Bolduc leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E3 Dans son studio de radio de la station CKBN-VIA 90,5 FM, Claude Bolduc se sent comme à la maison.\u2014 PHOTOS: FRANÇOIS GERVAIS.Aussi impliqué dans la communauté qu\u2019il l\u2019est dans son métier d\u2019animateur radio, Claude Bolduc ne tire un trait que sur le second volet de sa vie.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER ÉCOUTER, PUIS DIRE «Dans le cadre des émissions d\u2019avant-midi, j\u2019ai fait beaucoup de lignes ouvertes.On discutait de sujets de société.Une des grandes leçons que je retiens de mon parcours, c\u2019est que la bonne radio, malgré ce qu\u2019on pense, c\u2019est 90 % d\u2019écoute et seulement 10 % de parole.Écoute d\u2019abord ce que les autres ont à dire et si, par la suite, ton idée t\u2019apparaît toujours pertinente, dis-la.» «Avec l\u2019expérience, j\u2019ai d\u2019ailleurs appris à m\u2019exprimer davantage.C\u2019est ce que j\u2019aime de l\u2019émission matinale que j\u2019anime encore à CKBN: on fait de l\u2019opinion.Je dis ce que je pense sur toutes sortes de sujets qui me touchent autant que les auditeurs.Si on m\u2019avait proposé d\u2019animer une émission musicale, je ne l\u2019aurais pas fait.Ça me prend du contenu, ce qui me permet de me positionner sur les grands enjeux.J\u2019adore la musique comme hobby mais ce n\u2019est pas ma façon de faire de la radio.» «Ce qui va me manquer le plus une fois parti, ce sera de pouvoir donner mon opinion comme je le fais tous les matins.Ça fait partie de ma vie désormais.» S\u2019il a décidé de tirer un trait sur ce presque demi-siècle de carrière, ce n\u2019est assurément pas par lassitude du métier.«La passion de la communication a toujours été en moi et le sera toujours», laisse-t-il tomber comme une immuable évidence.«Je suis content parce que j\u2019ai duré: 46 ans à la radio, c\u2019est tout un bail.Je suis surtout content parce que dans ce métier où les changements sont fréquents et soudains, j\u2019ai eu le privilège de décider du moment de ma retraite.C\u2019est rare et j\u2019en suis profondément reconnaissant envers mes patrons.» Parions que les auditeurs aussi. SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E4 ARTS MAGAZINE FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca Au bout du fil, depuis Saint-Jean, Terre-Neuve, il y quelque chose dans la voix de Sam Reid, clavié- riste du groupe Glass Tiger, qui convainc qu\u2019il est excité comme à ses jeunes années de reprendre la route avec le groupe qui se produira à l\u2019Amphithéâtre Cogeco le samedi 28 août.«Ça fait deux ans qu\u2019on n\u2019a pas pris l\u2019avion; je ne pensais pas que ça pouvait être aussi excitant de voyager!» Le groupe vient tout juste de retrouver la scène avec des spectacles à Saskatoon et Edmonton avant les arrêts à Terre-Neuve puis, Trois-Rivières.Ça s\u2019est passé comment, la pandémie, pour le trio qui compose aujourd\u2019hui Glass Tiger?« Au départ, on se disait que c\u2019était simplement un incident de parcours, puis ça s\u2019est prolongé encore et encore jusqu\u2019à ce qu\u2019on comprenne que ce serait vraiment long.En réunion de groupe par téléconférence, on a décidé de faire de cette pause quelque chose de constructif.Chacun depuis sa demeure, on s\u2019est remis à composer des chansons.» Ça a donné le premier album de Noël du groupe en près de 40 ans d\u2019existence.«C\u2019est comme ça qu\u2019on est passé à travers.Quand, tout récemment, on a pu revenir sur scène, i l était évident que le public avait très envie d\u2019assister à des concerts.À Saskatoon et Edmonton, les gens étaient extrêmement enthousiastes, ils chantaient nos chansons, ils dansaient.Il y avait vraiment quelque chose de spécial dans l\u2019air.» Il ne doute pas qu\u2019il en sera de même à l\u2019Amphithéâtre Cogeco.«Pendant la pandémie, on ne voulait pas faire de spectacles virtuels.On a fini par céder à la pression pour en faire un et très franchement, on n\u2019a pas aimé ça du tout.On a dit à notre gérant de refuser toutes les offres jusqu\u2019à ce qu\u2019on puisse jouer devant du vrai monde.Il n\u2019y a rien qui peut remplacer un spectacle devant un public bien réel.Si vous enlevez un auditoire bien vivant à un spectacle, ça ne vaut même pas la peine d\u2019en faire un.Même s\u2019il ne s\u2018agit que de deux personnes: il suffit qu\u2019ils aient envie d\u2019entendre nos chansons pour que ça ait du sens à nos yeux.Vivre cette énergie, voir les visages des gens heureux de nous écouter ça nous comble complètement.» VOYAGE DANS LE TEMPS Pour ce qui est du contenu du spectacle de samedi, le clavié- riste, compositeur et réalisateur parle d\u2019un voyage dans les souvenirs.«Nous allons être six sur scène et nous allons interpréter toutes les grandes chansons que les fans connaissent de nous.On va en jouer quelques-unes de l\u2019album 33, datant de 2019, mais dans l\u2019ensemble, ce sera surtout nos plus gros succès.» «En plus, et je le dis sincèrement, on adore le Québec où nous avons toujours un accueil exceptionnel.Je ne sais pas comment il se fait que les Québécois sont les plus enthousiastes de nos fans.Le niveau d\u2019énergie est toujours un cran plus haut qu\u2019ailleurs.Surtout qu\u2019on va être là avec The Box, un groupe que j\u2019adore.On a joué avec eux il y a trois ans et je suis un fan fini de leur musique.» Glass Tiger a émergé en 1986 avec l\u2019album The Thin Red Line qui a propulsé des mégasuccès comme Don\u2019t Forget Me (When I\u2019m Gone) et Someday dans la stratosphère.Malgré une pause d\u2019une dizaine d\u2019années entre 1993 et 2003, le groupe profite d\u2019une longévité assez exceptionnelle.«Pour nous, l\u2019appartenance au groupe est l\u2019affaire d\u2019une vie.On est vraiment des compagnons d\u2019armes.On est passé par pas mal de difficultés, comme cette pandémie et les problèmes de santé d\u2019Alan (Frew, le chanteur victime d\u2019un AVC en 2016) et ça nous a toujours rapprochés.S\u2019il y a un secret, c\u2019est qu\u2019Alan, Al (Connelly, le guitariste) et moi, nous sommes très différents les uns des autres.On a appris à respecter le territoire de chacun, à se laisser de la place.Bien sûr, on a nos divergences d\u2019opinions, nos petits accrochages, mais avec l\u2019âge on sait les mettre de côté.On a compris qu\u2019il y a des choses qui ont tellement plus de valeur et qui nous sont possibles parce qu\u2019on forme un groupe.» «On sait bien qu\u2019il y a une date d\u2019expiration à notre aventure musicale.On vient de voir partir Charlie Watts et ça nous le rappelle durement.La voix d\u2019Alan est aussi belle et solide que jamais alors, on sait qu\u2019il faut profiter de chaque moment où nous avons la chance de faire de la musique ensemble.» Quel regard pose-t-il aujourd\u2019hui sur la musique qui a fait de Glass Tiger un phénomène de popularité dans les années 80?«Bien sûr, la musique que l\u2019on fait aujourd\u2019hui témoigne d\u2019un peu plus de maturité.Le message est sans doute plus profond sans jamais être lourd cependant.Par contre, j\u2019écoute beaucoup la musique actuelle de gens comme The Weeknd et je constate qu\u2019on y retrouve un son vintage.Celui que nous avions avec nos vieux synthétiseurs des années 80 et 90 redevient actuel.Nos vieux succès ont une légèreté et une fougue que j\u2019aime toujours beaucoup.» « Dans nos spectacles, nous reprenons souvent la chanson This is Your Life qui est bien rythmée mais qui offre un côté un peu nostalgique et Alan, notre chanteur, dit souvent au public que s\u2019il y a un moment dans nos vies où nous avons tous besoin de lumière et d\u2019amour, c\u2019est bien présentement.Quand on regarde tout ce qui se passe dans le monde et la période difficile que nous traversons toujours, je pense qu\u2019on a besoin de positif et de respect les uns pour les autres.Notre musique est assurément teintée de ça.» «Je suis très fier d\u2019être un Canadien aujourd\u2019hui avec tout ce que je vois aux nouvelles à tous les jours.Je trouve que nous partageons collectivement une bienveillance qui est très précieuse ces temps-ci.C\u2019est une autre raison qui fait qu\u2019on est si contents de retrouver notre public.» GLASS TIGER Comme une deuxième jeunesse Le groupe Glass Tiger, avec le claviériste Sam Reid à gauche, Alan Frew au centre et Al Connelly sera la tête d\u2019affiche du spectacle de samedi soir à l\u2019Amphithéâtre Cogeco.«Pendant la pandémie, on ne voulait pas faire de spectacles virtuels.On a fini par céder à la pression pour en faire un et très franchement, on n\u2019a pas aimé ça du tout.On a dit à notre gérant de refuser toutes les offres jusqu\u2019à ce qu\u2019on puisse jouer devant du vrai monde.» leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E5 YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com «C\u2019est pas mon cheval de course, la musique, s\u2019amuse le conteur Fred Pellerin, ces temps-ci à cheval sur son deuxième dada : la musique.Avec le conte, il s\u2019amuse.Un tour d\u2019éperon dans les flancs de son côté bonimenteur, et le voilà aussitôt parti: « il y a un délire langagier, de la création spontanée, et une relation [de connivence] avec le public qui s\u2019installe assez vite», constate-t-il.Et on sait avec quelle exubérante maîtrise il se laisse aller le gorgo- ton, quand les vapeurs du Spontané lui montent à la tête.La partie chantée de ses performances scéniques \u2014 celle qu\u2019il proposera au FMG le dimanche 5 septembre \u2014 «a plus l\u2019air d\u2019une promenade en forêt», compare-t-il.«La portion chanson, c\u2019est plus calme, plus intime ; je vais toucher quelque chose de l\u2019ordre de la douceur que je ne touche pas dans le conte.» Oh, cette monture-là est loin d\u2019être un canasson \u2014 ses quatre albums solo lui ont mérité l\u2019adoration et les louanges du public, des critiques, de l\u2019industrie et, à n\u2019en pas douter, de son banquier \u2014 mais, osons poursuivre la métaphore équine du conteur, on pourrait presque dire que c\u2019est son cheval de bataille.La chanson, «c\u2019est une forme plus fixe aussi, plus figée».Le mandat de l\u2019interprète étant de respecter l\u2019œuvre dans ses moindre mots, rythmiques et silences, l\u2019improvisation n\u2019a guère sa place.Aussi, Fred Pellerin approche-t-il cet ani- mal-là avec la plus grande humilité, en veillant bien à ne changer aucune des virgules des textes sur lesquels il dépose sa voix.À l\u2019exception notable de Le petit garçon de Serge Reggiani [co-écrite par Jean-Loup Dabadie et Jacques Jean-Marie Datin, en réalité], chanson que le Québécois s\u2019est amusé à féminiser.S\u2019il s\u2019est remis en piste en tant que chanteur \u2014 avec le spectacle Je dirai presque rien!, qu\u2019il a été fort aise d\u2019offrir dès que le printemps post-confinement fut venu \u2014 c\u2019est essentiellement pour éviter toute confusion : «Je tournais avec le conte, et soudain on se pandémise, et puis ça dure, alors on reporte et on reporte encore.Alors pour pas que les gens se mélangent [avec les spectacles reportés aux calendes covidiennes], j\u2019ai proposé un tour de chant.» «Je dis \u2018tour de chant\u2019 parce que je n\u2019arrive pas à dire \u2018spectacle : c\u2019est plutôt une rencontre», Sa prestation au FMG marquera la fin de cette tournée d\u2019une trentaine de dates à travers le Québec.«Je vais retoucher des choses dans la durée parce que le show dure 1h30 alors qu\u2019[à Gatineau] j\u2019ai juste une soixantaine de minutes.Je pense que je vais réduire dans le disage.Je ne sais pas si je vais pouvoir installer les micro-contes» qui ponctuent Je dirai presque rien! En effet, pour ce tour de chant, Fred Pellerin était à califourchon sur son cheval de course.Il a aussi envie d\u2019en profiter pour réorganiser les chansons au menu, notamment afin de faire découvrir les «nouvelles habitantes de ma guitare», non encore endisquées.«Parce qu\u2019au fil des soirs, il arrive que je m\u2019essaye à de nouveaux accords» laisse entendre le musicien.SOUS LES BALLOUNES «Je suis un gars [matinal], mais j\u2019ai jamais chanté le matin», dit-il en évoquant son concerto gati- nois, prévu à 6h45 du matin, durant les envolées matinales des montgolfières.«Je n\u2019ai pas toujours été un lève- tôt, mais en ce moment je me lève 5h30.J\u2019aime étirer la journée dans ce sens-là plutôt que dans l\u2019autre.J\u2019écris beaucoup, beaucoup, le matin en ce moment.» Il s\u2019avoue passablement ému à l\u2019idée de monter sur scène dans ces circonstances rares.Il \u2018voit\u2019 déjà la scène, dans la lumière naissante: «Il y a les ballounes dans les airs, il y a les bruits du feu», imagine-t-il en évoquant le ballet des aérostats qui passeront au-dessus de sa tête et la symphonie de leurs brûleurs.avec le souffle desquels le musicien \u2014 pas tout à fait déplogué, mais en mode acoustique \u2014 s\u2019attend à devoir composer.«Ça va être un grand moment! Puis le moment, il est plus grand que ce que j\u2019installe», à savoir un gars, une chaise, sa guitare et son ruine-babines.«Moi, je viens juste m\u2019ajouter» à ce paysage, dit- il humblement.«Il faudra que je m\u2019adapte à l\u2019environnement.Je pense bien que je vais être autant surpris que le public», anticipe Fred Pellerin.«RÉDUIRE LA VOILURE» Car ce qui plaît au chanteur, par les temps qui courent, c\u2019est de «réduire la voilure» au maximum.Réduire ses «tounes» à leur plus simple expression orchestrale, et d\u2019oser les laisser exprimer leur substantifique moelle.«Quand j\u2019ai construit le spectacle Je dirai presque rien!, je pensais apporter plein d\u2019instruments.Au début, j\u2019avais ma mandoline et je voulais prendre l\u2019accordéon.Puis je me suis mis à réduire, et à réduire.Quand il se balade avec ses contes, « la tournée tient dans une valise», ce dont il tire «beaucoup de fierté»: « Il y a une grande satisfaction à arriver à ce genre de dépouillement».« Alors, tranquil lement, j \u2019ai enlevé tous les instruments.Maintenant, j\u2019ai une guitare et rien d\u2019autre.Si, j\u2019ai un harmonica.Un seul.Diatonique, pas chromatique.Il est en mi, donc j\u2019ai changé toutes les tonalités des chansons» pour harmoniser le tout.Ce qui crée une «atmosphère particulière», propice à l\u2019intimité note-t-il.«J\u2019ai vraiment éliminé tout ce qui est paillettes, technique et effets pyrotechniques.Il y a vraiment quelque chose qui me plait, dans cette contrainte» et dans l\u2019idée d\u2019afficher une telle économie de moyens.«Moi je suis angoissé par la chose technologique.J\u2019ai fait (l\u2019émission) Salut Bonjour en virtuel, en début de pandémie, et ça a coupé! Fallait que ça tombe sur moi, qui ne comprends pas grand-chose à ces bébelles-là!» et qui vis dans un coin de forêt où les petites \u2018barres\u2019 témoignant de la qualité de sa connexion au réseau environnant, ne poppent à l\u2019écran qu\u2019avec parcimonie et timidité.Bref, «la pyrotechnie, je préfère la laisser aux montgolfières!» s\u2019esclaffe-t-il.Hmmm.voilà qui est vite dit! Ça, c\u2019est si tant est qu\u2019il ne fait pas naître des étincelles dans les yeux ou le cœur de son public.Renseignements: montgolfieresgatineau.com « Je suis un gars [matinal], mais j\u2019ai jamais chanté le matin», a confié Fred Pellerin dont le spectacle est prévu à 6h45 durant les envolées matinales des montgolfières.  \u2014 FREDPELLERIN.COM FRED PELLERIN AU FESTIVAL DE MONTGOLFIÈRES DE GATINEAU ENTRE LA DOUCEUR ET LES BRÛLEURS SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E6 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leProgrès M34 LE MAG leProgrès SAMEDI 28 AOÛT 2021 M35 LE MAG KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca Après avoir lancé un premier essai sur la tragédie de Lac-Mégantic, en 2018, Anne-Marie Saint-Cerny signe avec l\u2019illustrateur Christian Quesnel la percutante BD Mégan- tic, un train dans la nuit.Parce qu\u2019il y avait encore à dire, à montrer, à questionner.Et il y a encore à faire pour que les choses bougent.C\u2019est le constat qui s\u2019impose à la lecture du récit superbement imagé, qui nous happe autant que son propos nous frappe.On referme l\u2019album avec la certitude que c\u2019est un livre nécessaire.«Avec la puissance des images de Christian Quesnel, la portée du récit est décuplée.Il a su laisser s\u2019infiltrer toute l\u2019humanité des victimes et des survivants, il a su leur donner voix et visages.Il a fourni une arme incroyable, parce que ça nous permet de rejoindre plein de monde, c\u2019est accessible, mais en même temps, en 80 pages, ça dit tout.» Tout l\u2019insensé, l\u2019injustice, l\u2019impensable que Saint-Cerny avait déjà raconté dans Mégantic.Une tragédie annoncée.L\u2019essai, paru après cinq ans de recherches, a valu à l\u2019auteure un prix Pierre-Vadeboncoeur.Son ouvrage a aussi été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général (2018) et Prix des libraires du Québec (2019).Autrement dit, il a rayonné et trouvé de nombreux lecteurs.Mais l\u2019histoire ne s\u2019arrêtait pas là.«Parce que, encore aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas tant de gens qui savent ce qui est arrivé.» D\u2019où la nécessité de cet album.«Je dois saluer ici Écosociété et mon éditeur, David Murray, d\u2019être arrivés avec l\u2019audacieuse avenue d\u2019une bande dessinée.C\u2019était un coup de génie.Parce que la BD est un outil absolument magique qui permet de ramener l\u2019émotion.» Et de pointer les responsables tout en mettant en lumière l\u2019étendue de la perte.La posture de départ, la voix à entendre, c\u2019était d\u2019ailleurs celle des 47 disparus.LA VOIX DES CITOYENS Premières pages : une grand-mère raconte à sa petite-fille pourquoi elles ont toutes deux péri, cette nuit-là.De case en case, elle remonte l\u2019horloge du temps jusqu\u2019à pouvoir comprendre comment un tel drame a pu arriver.C\u2019est ce fil narratif qui tente de démontrer à quel point l\u2019industrie ferroviaire a imposé ses lois au nom du profit, et comment le politique a laissé faire.On retourne donc jusqu\u2019en Alberta, où le train de 72 citernes du CP a amorcé sa course, le ventre plein de pétrole.Et on aboutit au centre-ville de Mégantic, où l\u2019explosion des locomotives a emporté 47 âmes.Avec autant de délicatesse que de sensibilité, Quesnel a su mettre tout ça en images.«J\u2019avais ce grand souci de ne pas porter atteinte à la dignité des gens», résume le dessinateur, qui se souvient d\u2019une vidéo qui l\u2019a particulièrement touché et qu\u2019il a intégrée aux pages.«Anne-Marie m\u2019avait envoyé les images de la jeune Kathy Clu- siault qui danse dans son salon sur It\u2019s Now or Never, de Presley, quelques mois avant la tragédie où elle a péri.Je me suis beaucoup identifié à elle; elle aurait pu être ma nièce.Plus tard, j\u2019ai lunché avec son père, qu\u2019on a vu serrer la main de Thomas Harding, au procès.» L\u2019image était forte, évocatrice.Elle se retrouve aussi dans la BD, qui cerne cet enjeu important : qui sont les vrais coupables?«Les autorités ont toujours refusé de répondre.Un homme tout seul qui conduisait 72 bombes brisées, ça paraît insensé.La seule question que j\u2019ai sans cesse posée, elle est très simple : qui a permis ça?En refusant une commission d\u2019enquête publique, les autorités politiques n\u2019ont pas seulement détourné les yeux, elles ont mis un couvercle sur la possibilité qu\u2019on avait de faire la lumière», dit Anne-Marie Saint-Cerny, pour qui le drame de Mégantic est un crime.«Il y avait des tonnes de rapports qui pointaient vers une possible tragédie.Rien n\u2019a été fait.Encore aujourd\u2019hui, ça se reproduit.En 2019, un accident très similaire a eu lieu en Colombie-Britannique.Trois personnes sont mortes, des enfants sont orphelins.Le ministre des Transports Marc Garneau a encore refusé d\u2019imposer une mesure qui sauverait des vies : mettre des freins automatiques sur l\u2019ensemble du train.» Pourquoi?«Les ferroviaires ne veulent pas, parce que c\u2019est long à redémarrer, elles perdent du temps, donc de l\u2019argent.» En laissant aller, «les ministres ne protègent pas les gens, mais permettent aux compagnies ferroviaires d\u2019augmenter les profits.Pour elles, à la limite, je pourrais dire : je comprends, c\u2019est votre mission.Mais la mission de nos élus, c\u2019est d\u2019agir pour le bien public», martèle Mme Saint-Cerny.MÉGANTIC, UN TRAIN DANS LA NUIT UNE BD POUR DIRE, MONTRER, QUESTIONNER «Ce qui ressort, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont aucun courage, poursuit-elle.C\u2019est assez significatif que le ministre ait été Marc Garneau.J\u2019ai vu que le courage de s\u2019envoyer en l\u2019air dans une fusée, ce n\u2019est rien comparé au courage qu\u2019il aurait dû avoir de se lever debout et de dire, en 2019 : \u201csous ma gouverne, il n\u2019y aura plus de mort évitable, de cette façon\u201d.Il ne l\u2019a pas fait, au contraire, il a plié, il s\u2019est couché devant les ferroviaires.Ça, pour moi, c\u2019est impardonnable.» Quand l\u2019essai d\u2019Anne-Marie a été publié, le même ministre a évoqué «une théorie du complot».EXIGER MIEUX Et voilà que la BD sort en pleine campagne électorale.«Ce n\u2019était pas prévu, mais c\u2019est bien.Devant ces gens qui paradent devant les caméras, c\u2019est à nous et aux journalistes d\u2019exiger des réponses, d\u2019exiger du courage.Être ministre, ce n\u2019est pas un prix de présence, mais une responsabilité», dit celle qui n\u2019a jamais parlé avec Marc Garneau, mais qui l\u2019a filmé, à Mégantic.«J\u2019en ai fait un montage, il répétait sept ou huit fois \u201cque la sécurité ferroviaire, c\u2019était sa priorité absolue\u201d.J\u2019ai enregistré cette question posée par un journaliste : \u201cM. Gar- neau, vous êtes confortable avec le fait que les rails sont complètement finis derrière l\u2019hôpital?\u201d Il répond qu\u2019il ne peut rien faire, que si les fonctionnaires disent que c\u2019est dans les normes, la compagnie décide.On a presque envie de le gifler: les normes, c\u2019est lui qui les fait! Il n\u2019a qu\u2019à les élever.» L\u2019épisode méganticois fait partie des nombreux documents colligés par Anne-Marie Saint-Cerny.Lorsqu\u2019il a embarqué dans le projet de BD, Christian Quesnel s\u2019est aussi rendu dans la petite municipalité du Granit.«Ce que j\u2019ai ressenti dans le centre- ville, c\u2019est curieux, ça m\u2019a rappelé Berlin, où on capte le poids de la Deuxième Guerre.À Mégantic, on ressent aussi ce genre de charge.Ces séjours m\u2019ont servi dans la création.C\u2019était important pour moi de rester en phase avec le vécu des gens de l\u2019endroit.Je souhaite maintenant qu\u2019ils ne soient pas seulement écoutés, mais qu\u2019ils soient aussi entendus.» Celui qui complète actuellement un doctorat en bande dessinée, à l\u2019Université du Québec en Outaouais, sait que l\u2019image peut parfois agir comme un porte-voix.«La bande dessinée, c\u2019est un langage qui permet une narration particulière, où le surgissement est possible.On peut jouer sur la séquence, le symbolisme, l\u2019évocation.Une recherche fouillée combinée à des illustrations puissantes, ça permet de mieux comprendre, de mieux pointer.Ça crée un outil unique.» Et un livre essentiel.1 L\u2019auteure Anne-Marie Saint- Cerny avait déjà signé un premier essai sur le drame de Mégantic.2 L\u2019illustrateur Christian Quesnel signe des images fortes, empreintes de sensibilité.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019il s\u2019attaque à un sujet délicat, lui qui avait aussi mis sa griffe sur Vous avez détruit la beauté du monde, un album qui se penche sur l\u2019histoire du suicide au Québec.\u2014 BENOIT SABOURIN I L L U S T R A T I O N S F O U R N I E S Pour parler de la bande dessinée nouvellement lancée, du pourquoi, du comment et de son propos, il faut retourner en arrière, ce 6  juillet d\u2019il y a huit ans.Quand le Québec se réveillait en apprenant la tragédie qui avait cisaillé le cœur de Lac-Mégantic.Anne-Marie Saint-Cerny se souvient des premières images à la télé.Du mur de feu.Immense.« Je suis mil i tante depuis 30  ans.Avec l\u2019ONG Société pour vaincre la pollution, je suis allée sur les lieux de diverses catastrophes pour prendre des échantillonnages et fournir des données scientifiques aux victimes qui n\u2019en ont jamais.Cette fois, en voyant l\u2019ampleur de la catastrophe, mon réflexe n\u2019était pas d\u2019aller sur place.» Pourtant, cinq jours plus tard, elle était là- bas, caméra à la main.« Je filme et documente tout.» La décision de filer sur les lieux s\u2019est imposée en raison des fausses infos rapportées par les autorités officielles.Le nombre de litres de pétrole déversés, déjà, ne concordait pas avec les images.Le type de pétrole contenu dans les citernes non plus.« On est arrivés par La Patrie, où on voit le lac.On s\u2019est arrêté pour capter du beau avant de se rendre au centre-ville.J\u2019avais tellement peur de ce que je verrais, une fois là-bas.» C\u2019était une scène de guerre qui l\u2019attendait.« I l n\u2019y a pas d\u2019autre mot.Ce qu\u2019on lisait dans les yeux des gens, c\u2019était plus que du désarroi.» Le nombre de morts n\u2019était pas encore connu.« En 30 ans de militantisme, j\u2019ai vu trois choses se répéter.Des prédateurs voraces, des autorités qui leur huilent les portes et des victimes toujours laissées pour compte.À Mégantic, c\u2019était extrêmement brutal, mais étant donné les réponses qui ne venaient pas, j\u2019étais certaine que je trouverais tout ça.Et pour la première fois de toutes mes causes, les morts ne pourraient pas être niés.» Pendant cinq ans, elle a creusé pour déterrer la vérité.« J\u2019avais promis à mes amis de Mégantic de trouver les véritables responsables.Et les identifier.Je ne voulais pas qu\u2019on se replie sur cette phrase creuse : \u201cle système n\u2019a pas fonctionné\u201d.C\u2019est tout ça qui était dans l\u2019essai, et maintenant dans la BD.Et c\u2019est corroboré par une recherche menée selon les plus hauts standards journalistiques.»LA TRIBUNE AUX RACINES DU LIVRE 1 2 leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E7 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leProgrès M34 LE MAG leProgrès SAMEDI 28 AOÛT 2021 M35 LE MAG KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca Après avoir lancé un premier essai sur la tragédie de Lac-Mégantic, en 2018, Anne-Marie Saint-Cerny signe avec l\u2019illustrateur Christian Quesnel la percutante BD Mégan- tic, un train dans la nuit.Parce qu\u2019il y avait encore à dire, à montrer, à questionner.Et il y a encore à faire pour que les choses bougent.C\u2019est le constat qui s\u2019impose à la lecture du récit superbement imagé, qui nous happe autant que son propos nous frappe.On referme l\u2019album avec la certitude que c\u2019est un livre nécessaire.«Avec la puissance des images de Christian Quesnel, la portée du récit est décuplée.Il a su laisser s\u2019infiltrer toute l\u2019humanité des victimes et des survivants, il a su leur donner voix et visages.Il a fourni une arme incroyable, parce que ça nous permet de rejoindre plein de monde, c\u2019est accessible, mais en même temps, en 80 pages, ça dit tout.» Tout l\u2019insensé, l\u2019injustice, l\u2019impensable que Saint-Cerny avait déjà raconté dans Mégantic.Une tragédie annoncée.L\u2019essai, paru après cinq ans de recherches, a valu à l\u2019auteure un prix Pierre-Vadeboncoeur.Son ouvrage a aussi été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général (2018) et Prix des libraires du Québec (2019).Autrement dit, il a rayonné et trouvé de nombreux lecteurs.Mais l\u2019histoire ne s\u2019arrêtait pas là.«Parce que, encore aujourd\u2019hui, il n\u2019y a pas tant de gens qui savent ce qui est arrivé.» D\u2019où la nécessité de cet album.«Je dois saluer ici Écosociété et mon éditeur, David Murray, d\u2019être arrivés avec l\u2019audacieuse avenue d\u2019une bande dessinée.C\u2019était un coup de génie.Parce que la BD est un outil absolument magique qui permet de ramener l\u2019émotion.» Et de pointer les responsables tout en mettant en lumière l\u2019étendue de la perte.La posture de départ, la voix à entendre, c\u2019était d\u2019ailleurs celle des 47 disparus.LA VOIX DES CITOYENS Premières pages : une grand-mère raconte à sa petite-fille pourquoi elles ont toutes deux péri, cette nuit-là.De case en case, elle remonte l\u2019horloge du temps jusqu\u2019à pouvoir comprendre comment un tel drame a pu arriver.C\u2019est ce fil narratif qui tente de démontrer à quel point l\u2019industrie ferroviaire a imposé ses lois au nom du profit, et comment le politique a laissé faire.On retourne donc jusqu\u2019en Alberta, où le train de 72 citernes du CP a amorcé sa course, le ventre plein de pétrole.Et on aboutit au centre-ville de Mégantic, où l\u2019explosion des locomotives a emporté 47 âmes.Avec autant de délicatesse que de sensibilité, Quesnel a su mettre tout ça en images.«J\u2019avais ce grand souci de ne pas porter atteinte à la dignité des gens», résume le dessinateur, qui se souvient d\u2019une vidéo qui l\u2019a particulièrement touché et qu\u2019il a intégrée aux pages.«Anne-Marie m\u2019avait envoyé les images de la jeune Kathy Clu- siault qui danse dans son salon sur It\u2019s Now or Never, de Presley, quelques mois avant la tragédie où elle a péri.Je me suis beaucoup identifié à elle; elle aurait pu être ma nièce.Plus tard, j\u2019ai lunché avec son père, qu\u2019on a vu serrer la main de Thomas Harding, au procès.» L\u2019image était forte, évocatrice.Elle se retrouve aussi dans la BD, qui cerne cet enjeu important : qui sont les vrais coupables?«Les autorités ont toujours refusé de répondre.Un homme tout seul qui conduisait 72 bombes brisées, ça paraît insensé.La seule question que j\u2019ai sans cesse posée, elle est très simple : qui a permis ça?En refusant une commission d\u2019enquête publique, les autorités politiques n\u2019ont pas seulement détourné les yeux, elles ont mis un couvercle sur la possibilité qu\u2019on avait de faire la lumière», dit Anne-Marie Saint-Cerny, pour qui le drame de Mégantic est un crime.«Il y avait des tonnes de rapports qui pointaient vers une possible tragédie.Rien n\u2019a été fait.Encore aujourd\u2019hui, ça se reproduit.En 2019, un accident très similaire a eu lieu en Colombie-Britannique.Trois personnes sont mortes, des enfants sont orphelins.Le ministre des Transports Marc Garneau a encore refusé d\u2019imposer une mesure qui sauverait des vies : mettre des freins automatiques sur l\u2019ensemble du train.» Pourquoi?«Les ferroviaires ne veulent pas, parce que c\u2019est long à redémarrer, elles perdent du temps, donc de l\u2019argent.» En laissant aller, «les ministres ne protègent pas les gens, mais permettent aux compagnies ferroviaires d\u2019augmenter les profits.Pour elles, à la limite, je pourrais dire : je comprends, c\u2019est votre mission.Mais la mission de nos élus, c\u2019est d\u2019agir pour le bien public», martèle Mme Saint-Cerny.MÉGANTIC, UN TRAIN DANS LA NUIT UNE BD POUR DIRE, MONTRER, QUESTIONNER «Ce qui ressort, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019ont aucun courage, poursuit-elle.C\u2019est assez significatif que le ministre ait été Marc Garneau.J\u2019ai vu que le courage de s\u2019envoyer en l\u2019air dans une fusée, ce n\u2019est rien comparé au courage qu\u2019il aurait dû avoir de se lever debout et de dire, en 2019 : \u201csous ma gouverne, il n\u2019y aura plus de mort évitable, de cette façon\u201d.Il ne l\u2019a pas fait, au contraire, il a plié, il s\u2019est couché devant les ferroviaires.Ça, pour moi, c\u2019est impardonnable.» Quand l\u2019essai d\u2019Anne-Marie a été publié, le même ministre a évoqué «une théorie du complot».EXIGER MIEUX Et voilà que la BD sort en pleine campagne électorale.«Ce n\u2019était pas prévu, mais c\u2019est bien.Devant ces gens qui paradent devant les caméras, c\u2019est à nous et aux journalistes d\u2019exiger des réponses, d\u2019exiger du courage.Être ministre, ce n\u2019est pas un prix de présence, mais une responsabilité», dit celle qui n\u2019a jamais parlé avec Marc Garneau, mais qui l\u2019a filmé, à Mégantic.«J\u2019en ai fait un montage, il répétait sept ou huit fois \u201cque la sécurité ferroviaire, c\u2019était sa priorité absolue\u201d.J\u2019ai enregistré cette question posée par un journaliste : \u201cM. Gar- neau, vous êtes confortable avec le fait que les rails sont complètement finis derrière l\u2019hôpital?\u201d Il répond qu\u2019il ne peut rien faire, que si les fonctionnaires disent que c\u2019est dans les normes, la compagnie décide.On a presque envie de le gifler: les normes, c\u2019est lui qui les fait! Il n\u2019a qu\u2019à les élever.» L\u2019épisode méganticois fait partie des nombreux documents colligés par Anne-Marie Saint-Cerny.Lorsqu\u2019il a embarqué dans le projet de BD, Christian Quesnel s\u2019est aussi rendu dans la petite municipalité du Granit.«Ce que j\u2019ai ressenti dans le centre- ville, c\u2019est curieux, ça m\u2019a rappelé Berlin, où on capte le poids de la Deuxième Guerre.À Mégantic, on ressent aussi ce genre de charge.Ces séjours m\u2019ont servi dans la création.C\u2019était important pour moi de rester en phase avec le vécu des gens de l\u2019endroit.Je souhaite maintenant qu\u2019ils ne soient pas seulement écoutés, mais qu\u2019ils soient aussi entendus.» Celui qui complète actuellement un doctorat en bande dessinée, à l\u2019Université du Québec en Outaouais, sait que l\u2019image peut parfois agir comme un porte-voix.«La bande dessinée, c\u2019est un langage qui permet une narration particulière, où le surgissement est possible.On peut jouer sur la séquence, le symbolisme, l\u2019évocation.Une recherche fouillée combinée à des illustrations puissantes, ça permet de mieux comprendre, de mieux pointer.Ça crée un outil unique.» Et un livre essentiel.1 L\u2019auteure Anne-Marie Saint- Cerny avait déjà signé un premier essai sur le drame de Mégantic.2 L\u2019illustrateur Christian Quesnel signe des images fortes, empreintes de sensibilité.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019il s\u2019attaque à un sujet délicat, lui qui avait aussi mis sa griffe sur Vous avez détruit la beauté du monde, un album qui se penche sur l\u2019histoire du suicide au Québec.\u2014 BENOIT SABOURIN I L L U S T R A T I O N S F O U R N I E S Pour parler de la bande dessinée nouvellement lancée, du pourquoi, du comment et de son propos, il faut retourner en arrière, ce 6  juillet d\u2019il y a huit ans.Quand le Québec se réveillait en apprenant la tragédie qui avait cisaillé le cœur de Lac-Mégantic.Anne-Marie Saint-Cerny se souvient des premières images à la télé.Du mur de feu.Immense.« Je suis mil i tante depuis 30  ans.Avec l\u2019ONG Société pour vaincre la pollution, je suis allée sur les lieux de diverses catastrophes pour prendre des échantillonnages et fournir des données scientifiques aux victimes qui n\u2019en ont jamais.Cette fois, en voyant l\u2019ampleur de la catastrophe, mon réflexe n\u2019était pas d\u2019aller sur place.» Pourtant, cinq jours plus tard, elle était là- bas, caméra à la main.« Je filme et documente tout.» La décision de filer sur les lieux s\u2019est imposée en raison des fausses infos rapportées par les autorités officielles.Le nombre de litres de pétrole déversés, déjà, ne concordait pas avec les images.Le type de pétrole contenu dans les citernes non plus.« On est arrivés par La Patrie, où on voit le lac.On s\u2019est arrêté pour capter du beau avant de se rendre au centre-ville.J\u2019avais tellement peur de ce que je verrais, une fois là-bas.» C\u2019était une scène de guerre qui l\u2019attendait.« I l n\u2019y a pas d\u2019autre mot.Ce qu\u2019on lisait dans les yeux des gens, c\u2019était plus que du désarroi.» Le nombre de morts n\u2019était pas encore connu.« En 30 ans de militantisme, j\u2019ai vu trois choses se répéter.Des prédateurs voraces, des autorités qui leur huilent les portes et des victimes toujours laissées pour compte.À Mégantic, c\u2019était extrêmement brutal, mais étant donné les réponses qui ne venaient pas, j\u2019étais certaine que je trouverais tout ça.Et pour la première fois de toutes mes causes, les morts ne pourraient pas être niés.» Pendant cinq ans, elle a creusé pour déterrer la vérité.« J\u2019avais promis à mes amis de Mégantic de trouver les véritables responsables.Et les identifier.Je ne voulais pas qu\u2019on se replie sur cette phrase creuse : \u201cle système n\u2019a pas fonctionné\u201d.C\u2019est tout ça qui était dans l\u2019essai, et maintenant dans la BD.Et c\u2019est corroboré par une recherche menée selon les plus hauts standards journalistiques.»LA TRIBUNE AUX RACINES DU LIVRE 1 2 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E8 ARTS MAGAZINE GENEVIÈVE BOUCHARD gbouchard@lesoleil.com Avec La face cachée du baklava, Maryanne Zéhil raconte avoir voulu faire sa version d\u2019un «film du terroir», bien ancré au Québec, mais ouvrant la porte sur une culture libanaise nuancée et haute en couleur.Une comédie qui se décline comme une main tendue, en somme.«C\u2019est un film qui soulève des thèmes qui m\u2019ont toujours animée : l\u2019identité, l\u2019appartenance ou la non-appartenance», résume la réalisatrice native de Beyrouth et Québécoise d\u2019adoption.«Au lendemain des attentats du Bataclan, en France, je me suis dit : \u201ccoudonc, les terroristes accaparent tous les médias et ceux qui ne connaissent pas ces cultures pensent que les Arabes ou les Libanais sont tous des terroristes.\u201d «Mais moi, je connais un autre aspect de ces cultures-là, où je trouve les gens drôles, spontanés, sympathiques.Carrément rigolos, souvent.» Voilà donc la genèse de la comédie La face cachée du baklava, qui nous convie dans le quotidien de Houwayda (Claudia Ferri), Libanaise de naissance mariée au Québécois Pierre (Jean-Nicolas Verreault) depuis deux bonnes décennies.Elle a adopté le mode de vie nord-américain, mais elle a aussi mis ses aspirations professionnelles de côté pour se consacrer à son rôle d\u2019épouse.Au contact de sa sœur plus délurée (Raia Haïdar) et d\u2019une collègue de son mari (Geneviève Brouil- lette), Houwayda sera appelée à revoir ses priorités.«Elle a pris des habitudes de vie occidentales.Je ne l\u2019imagine pas en train de cuisiner libanais, par exemple.Mais ta culture, c\u2019est comme ton ADN.Tu ne peux pas t\u2019en débarrasser.Il a fallu ce déclic pour qu\u2019elle se rende compte qu\u2019elle n\u2019est pas si évoluée que ça», évoque Maryanne Zéhil.HAUT EN COULEUR Quand le clan libanais débarque, nous voilà devant une galerie de personnages exubérants.Dans un autre registre \u2014 et d\u2019autres épices! \u2014, on songe parfois au Mariage à la grecque de Joel Zwick.Maryanne Zéhil avance de son côté «quelque chose d\u2019almodovarien, très haut en couleur.Il fallait que je partage cette vision de cette culture».Coiffures et tenues extravagantes.Personnalités qui le sont tout autant.«Au début, on me demandait si c\u2019était trop.Moi, j\u2019en voulais plus! Ils ont eu du fun!» s\u2019exclame la réalisatrice, qui a voulu faire rire, mais sans mettre les nuances au rancart.Si Houwayda peut avoir l\u2019air d\u2019une femme soumise, ce n\u2019est pas la faute de son mari, précise notamment la cinéaste.«Ce n\u2019est pas lui qui l\u2019oblige à être ce qu\u2019elle est.Il s\u2019est accommodé du confort qu\u2019elle lui offrait», explique-t-elle.Le film ne joue pas tant non plus la carte du choc des cultures.Maryanne Zéhil dépeint un groupe somme toute tissé serré, malgré les contrastes qui s\u2019invitent inévitablement.Une virée dans la famille du mari (interprétée notamment par France Castel, Marcel Sabourin, Angèle Coutu, Michel Forget et Annick Lemay) en donnera un bon exemple.«Je voulais exprimer que les différences culturelles ne sont pas juste brutales.Ça peut aussi s\u2019exprimer à l\u2019intérieur d\u2019une même famille», note la réalisatrice.«Je souhaitais que la famille de Pierre soit interprétée par des comédiens bien connus, reprend Maryanne Zéhil.C\u2019est un film que j\u2019ai fait pour les Québécois.Je ne voulais pas que les gens sentent qu\u2019ils voient un film étranger.Je voulais qu\u2019ils sentent que c\u2019est un film du terroir.» Au fil de la conversation, la cinéaste évoquera la crise qui se déroule en Afghanistan et l\u2019horreur qui a de nouveau frappé Haïti.Et cette pandémie, aussi, qui nous bouleverse depuis plus d\u2019un an et demi et qui a repoussé la sortie de son long métrage, qui arrivera finalement en salles le 3 septembre.«Mon film, c\u2019est comme une goutte dans l\u2019océan, image-t-elle.Mais s\u2019il peut amener un sourire aux gens et un petit moment de légèreté, s\u2019il peut nous faire un peu sortir de notre quotidien\u2026 J\u2019espère pouvoir contribuer un peu au bien-être de ceux qui l\u2019auront vu.» Une volonté de se rassembler dans la bonne humeur, ajoute la réalisatrice.«Ce que je veux dire dans ce film, c\u2019est qu\u2019on e s t t o u s d i f f é re n t s, t ra n c h e Maryanne Zéhil.Qu\u2019on soit de la même famille ou de pays différents.Si on s\u2019ouvre juste un peu à l\u2019autre, on n\u2019a pas besoin de plus que ça pour vivre ensemble.» La réalisatrice Maryanne Zéhil propose dès le 3 septembre la comédie La face cachée du baklava.\u2014 PHOTO LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI LA FACE CACHÉE DU BAKLAVA LA MAIN TENDUE DE MARYANNE ZÉHIL «C\u2019est un film que j\u2019ai fait pour les Québécois.Je ne voulais pas que les gens sentent qu\u2019ils voient un film étranger.Je voulais qu\u2019ils sentent que c\u2019est un film du terroir» \u2014 Maryanne Zehil leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E9 SAMEDI 28 OÛT 2021 leSoleil M22 ARTS ÉMILIE PINARD-FONTAINE emilie.pinard-fontaine@latribune.qc.ca Passionnée de théâtre depuis plus de 40 ans, Maude Guérin attend avec impatience la rentrée artistique et télévisuelle qui signera le retour de 5e rang pour une quatrième année, ainsi que la reprise des productions théâtrales qui ont été mises en pause par la pandémie.«Ça fait un an et demi qu\u2019on ne fait pas de théâtre, qu\u2019on n\u2019en voit pas.Ça recommence et on espère que c\u2019est là pour rester!» lance la comédienne.Si la pandémie s\u2019est relativement bien vécue pour son conjoint Christian Vézina et elle, Maude Guérin n\u2019hésite cependant pas à dire que ce fut «un cauchemar d\u2019acteur».«On n\u2019a jamais vécu ça! Tu répètes, tu répètes et tu ne sais même pas si tu vas jouer.C\u2019est comme impensable pour les acteurs et actrices de faire ça», exprime-t-elle.Les spectacles reprennent donc enfin.Pour Maude Guérin, cela représente à la fois des reprises de spectacles reportés pendant la pandémie tels que Le loup au Théâtre Jean-Duceppe (repoussée à la saison 2022-2023) et Long voyage vers la nuit au Théâtre du Rideau vert (les nouvelles dates n\u2019ont pas encore été annoncées) ainsi que de nouvelles créations telles que la dernière pièce de Michel Tremblay (Cher Tchekhov, qui sera jouée en mai 2022 au Théâtre du Nouveau Monde).Si Maude Guérin ne peut pas en dévoiler beaucoup pour l\u2019instant sur les productions en gestation, elle confie toutefois que la pièce Le loup, qui raconte l\u2019histoire d\u2019un homme atteint de la maladie d\u2019Alzheimer et de sa femme, est «un très, très beau show où on rit beaucoup et où on est aussi émus».LA CARRIÈRE D\u2019UNE VIE Dès l\u2019adolescence, Maude Gué- rin savait qu\u2019elle était faite pour l\u2019art dramatique.«J\u2019ai commencé à 14 ans à faire du théâtre à La Tuque en lisant des textes.Je me souviens qu\u2019on faisait du pouce et qu\u2019on allait à Trois-Rivières dans des petites librairies.On se prenait des pièces et on les lisait à haute voix dans des cafés.J\u2019ai fait ça beaucoup, beaucoup, beaucoup à l\u2019adolescence», exprime cette amoureuse des textes.L\u2019actrice a donc hâte d\u2019y revenir même si elle s\u2019épanouit également avec le tournage de 5e rang, puisque les différences et la complémentarité entre le théâtre et le petit écran la comblent.«Je suis une petite bête de théâtre, et ça, ça ne lâchera jamais.L\u2019écran, je l\u2019aime d\u2019amour, mais ce sont deux choses différentes.Je dis toujours que mon cœur est au théâtre jusqu\u2019à ce que je ne puisse plus le faire, parce que ça demande un physique et une santé de fer», poursuit-elle.Prestations plusieurs soirs par semaine, centaines d\u2019heures de répétitions, grande quantité de textes à apprendre : l\u2019art dramatique demande «de bons nerfs» selon Maude Guérin.«La caméra aussi demande des choses très difficiles, entre autres de parler en marchant et en faisant dix mille affaires qu\u2019on n\u2019a même pas prévues parce qu\u2019on le sait en arrivant sur le plateau.Ça fait appel plus à une mémoire courte parce qu\u2019on tourne la scène et après, on l\u2019oublie tout de suite.Ce n\u2019est pas pareil, mais je ne ferais pas juste l\u2019un ou l\u2019autre», explique celle qui aime également les lectures publiques, «En début de carrière, je faisais des lectures de théâtre.J\u2019aimais beaucoup, on m\u2019appelait pour faire ça.Je trouve qu\u2019il y a quelque chose de magique quand il n\u2019y a que des interprètes et le texte», confie-t-elle.UN PETIT VILLAGE AIMÉ Maude Guérin trouve cependant fantastique de faire désormais partie de la vie des gens grâce à 5e rang.«Les gens nous suivent, c\u2019est formidable! On fait vraiment partie des maisons québécoises et je trouve ça l\u2019fun.Le petit village de Valmont, les gens aiment ça.Je pense que les gens sont attachés parce que c\u2019est vraiment comme un petit village et que les personnages sont bien ancrés.Et on aime ça, on aime ce qu\u2019on fait», lance-t-elle au nom de ses collègues de la série.MAUDE GUÉRIN «UNE PETITE BÊTE DE THÉÂTRE» «L\u2019écran, je l\u2019aime d\u2019amour, mais ce sont deux choses différentes.Je dis toujours que mon cœur est au théâtre jusqu\u2019à ce que je ne puisse plus le faire» \u2014 Maude Guérin Passionnée de théâtre depuis plus de 40 ans, Maude Guérin attend avec impatience la rentrée artistique et télévisuelle comprenant le retour de 5e rang pour une quatrième année.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E10 ARTS MAGAZINE CLAUDIA BLAIS-THOMPSON cbthompson@ledroit.com Martha Wainwright entamait une importante journée de promotion de son nouvel album au moment de l\u2019entrevue avec Le Droit, au début du mois d\u2019août, en plus d\u2019offrir un camp d\u2019été aux enfants à son café Ursa sur l\u2019avenue du Parc, à Montréal.Dans sa maison «bordélique», elle se prenait la tête entre les mains comme pour se recentrer et se dire qu\u2019au moins son passeport est valide et prêt à la faire voyager à travers une série de spectacles en Europe, aux États-Unis et au Canada.«Je vais retrouver mon frère pour la première fois en presque deux ans et on va chanter, confie-t-elle.Je crois que ce sera très émotif.» Sa guitare, ses chansons et sa musique l\u2019aideront à la transporter et à vivre pleinement le moment présent, elle qui a appris avec le temps à mettre de côté les incertitudes et à accepter les choses telles qu\u2019elles sont.Love Will Be Reborn, la chanson- t i t r e d e s o n n o u v e l a l b u m , témoigne d\u2019ai l leurs de cette sagesse, d\u2019une force née des expériences, mais surtout des épreuves de la vie.Celle qui donne espoir.«Aujourd\u2019hui, je regarde le soleil et il y a beaucoup d\u2019espoir, dit-elle.Il faut avoir de l\u2019espoir.[\u2026] L\u2019album va de la noirceur à quelque chose de très lumineux.On l\u2019entend dans plusieurs des chansons.Je ne voulais pas que l\u2019album soit quelque chose de dévastant, j\u2019espérais être capable de sortir de cette dévastation.» Love Will Be Reborn est la première chanson de ce nouvel album qu\u2019elle a «sortie» d\u2019elle- même.«J\u2019étais très surprise de l\u2019espoir et de la positivité de cette chanson.» C\u2019était en 2017.Plusieurs bouleversements sont survenus dans la vie de l\u2019artiste.La noirceur, la peur et la rage, mais aussi la possibilité de s\u2019en sortir.«Mes enfants grandissent, une rupture avec mon mari avec qui j\u2019ai travaillé et je suis en plein milieu de mes 40 ans.Tout ça vient avec des changements.Il y a moins de temps en avant qu\u2019en arrière.C\u2019est toute une autre façon de voir la vie.Il y a moins de questionnements et plus de réponses.» L\u2019auteure-compositrice-inter- prète admet que Love Will Be Reborn est un hymne pour elle qui sert à célébrer l\u2019amour sous toutes ses formes.Cette recherche constante d\u2019optimiste et de joie a fait naître Hole In My Heart, une autre grande surprise pour l\u2019artiste, peut-être la plus grande de l\u2019album.Cette immense joie se fait également sentir dans son vidéoclip où elle chante et danse comme si personne ne la regardait dans les ruelles de Montréal.«Je pense que c\u2019est la pièce la plus joyeuse de l\u2019album.Je n\u2019aurais jamais pensé avoir une grande histoire d\u2019amour dans ma quarantaine.Après une rupture et un divorce très intense, j\u2019ai rencontré quelqu\u2019un et c\u2019était un tout autre chapitre.Ça m\u2019a beaucoup aidé et ça m\u2019a donné l\u2019espoir dont j\u2019avais besoin.Ça m\u2019a fait sentir comme une enfant.» À l\u2019autre bout du spectre, Falaise de Malaise, un voyage onirique en français qui vient boucler la boucle de l\u2019album.Double défi pour l\u2019artiste qui, en plus d\u2019écrire pour la première fois dans la langue de Molière, s\u2019est installée derrière le piano, un instrument qu\u2019elle ne maîtrise pas, souligne-t-elle.«Je n\u2019ai jamais pensé écrire une chanson en français parce que le français est une langue que je n\u2019ai pas complètement saisie.Je joue aussi d\u2019un instrument qui est pour moi difficile.Le fait de faire ça m\u2019a mis dans une autre peau.C\u2019était le moment d\u2019essayer et d\u2019ajouter un défi.[\u2026] Je ne pense pas en français.C\u2019était un exercice que j\u2019ai beaucoup aimé.» UNE AUTRE MARTHA Toutes ces souffrances et ces nouveautés n\u2019ont pas seulement fait renaître l\u2019amour et l\u2019espoir.Une personne «qui voulait sortir depuis longtemps» a finalement pris toute la place et a métamorphosé Martha Wainwright.«C\u2019est une personne qui est moins insécure, moins incertaine et qui a moins peur.Pour la première fois, j\u2019ai vécu des moments où je ne voulais plus exister.J\u2019ai vraiment dû trouver en moi, avec l\u2019aide de ma famille, une façon de survivre et d\u2019avoir un meilleur avenir.» Et cette autre Martha a également dû être moins impliquée dans la réalisation de Love Will Be Reborn et faire totalement confiance à distance au réalisateur Pierre Marchand.«En réalité, ça fait du bien de faire totalement confiance à quelqu\u2019un.J\u2019ai toujours voulu travailler avec Pierre.» Quelques heures plus tard, cette autre Martha s\u2019envolait vers l\u2019Europe pour remonter sur scène, consciente de sa chance, remplie d\u2019espoir et de sagesse.Avec Love Will Be Reborn, Martha Wainwright témoigne d\u2019une sagesse, d\u2019une force née des expériences, mais surtout des épreuves de la vie.\u2014 PHOTO GAËLLE LEROYER MARTHA WAINWRIGHT ESPOIR ET SAGESSE «Je n\u2019aurais jamais pensé avoir une grande histoire d\u2019amour dans ma quarantaine.Après une rupture et un divorce très intense, j\u2019ai rencontré quelqu\u2019un et c\u2019était un tout autre chapitre» \u2014 Martha Wainwright leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E11 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Si vous croyez connaître la forêt après avoir arpenté quelques sentiers depuis le début de la pandémie, attendez de lire Les ombres filantes.S\u2019inscrivant dans la foulée des deux premiers romans de Christian Guay-Poliquin publiés à La Peuplade, Le fil des kilomètres et Le poids de la neige, il met en scène le même personnage, un mécanicien solitaire qui tente de sauver sa peau dans un Québec privé d\u2019électricité depuis des mois.Après le roman de la route et le roman de la neige, l\u2019écrivain propose un roman de la forêt.Le lieu exact n\u2019est pas déterminé, mais ça sent le boréal à plein nez.À la torture infligée par des nuées d\u2019insectes, il faut ajouter celle des orages et du soleil parfois trop intense, puisque l\u2019histoire se déroule en été.Le problème est qu\u2019au fil de sa longue errance, notre homme vit l\u2019expérience du dépouillement extrême.Mal vêtu, mal équipé, il doit composer avec un genou qui menace de lâcher à tout moment.D\u2019une certaine manière, sa quête au long cours correspond à celle de Christian Guay-Poliquin, qui a eu besoin de quatre ans pour écrire le mot FIN.La reconnaissance que lui a valu le succès du Poids de la neige fut douce à son cœur.Pour cet écrivain à l\u2019instinct grégaire, parler de littérature dans les salons du livre, en milieu scolaire, a constitué une source de plaisir.En marge de ces activités, il a aussi consulté plein de gens à propos du livre à venir.C\u2019est ainsi que peu à peu, une trame a pris forme.«Écrire étant un métier solitaire, je cherchais des stratégies pour ne pas travailler seul.J\u2019ai récolté des anecdotes sur la vie en forêt, soulevé des questions à propos de la dynamique interne des familles, essayé de comprendre comment ça se passe, la relation avec un enfant de 12 ans un peu difficile», a raconté Guay-Poliquin à la faveur d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.Puis est venue la création du texte, quelque chose comme dix versions, dont une manuscrite.Maintes fois, il lui est arrivé de poser son cahier sur le capot de sa Tercel, profitant d\u2019une pause dans un bel environnement pour griffonner quelques lignes.Ensuite, il est passé à la machine à écrire, sauf qu\u2019après 300 ou 400 pages, elle est tombée en panne d\u2019encre.Néanmoins, le chantier progressait, si bien qu\u2019au début de la pandémie, il a cru que trois mois suffiraient pour fermer les livres.Comme son roman arrivera en librairie le 31 août, soit 15 mois plus tard, on devine qu\u2019il y a eu un os.«J\u2019étais fatigué et c\u2019est pourquoi j\u2019ai annoncé aux gens de La Peuplade que le texte ne serait pas prêt pour l\u2019automne.C\u2019était un move essentiel, l\u2019une des meilleures décisions de ma vie», affirme l\u2019écrivain.Comme dans Les ombres filantes, dont la fin est ouverte, il ignore quel accueil le public réservera au roman.«C\u2019est le bout mystérieux, puisque je ne sais pas si les gens vont l\u2019aimer, dit-il.J\u2019ai des espoirs, mais pas d\u2019attentes.» UN PETIT PRINCE Pour revenir à la forêt, où son personnage progresse à grand-peine, elle le sépare du camp où se sont abrités des membres de sa famille.C\u2019est son Eldorado, parce que ses oncles et ses tantes sont des gens pleins de ressources.Pas de doute qu\u2019ils auront trouvé une manière de fonctionner en dépit de la panne.Les obstacles sont nombreux, toutefois, et d\u2019autres individus se sont incrustés sur ce territoire peu hospitalier.Certains hostiles et d\u2019autres pas.«Je me suis fait plaisir en présentant différentes formes de communautés, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un homme seul, de deux sœurs ou d\u2019une secte.Chacune a développé ses stratégies de survie, mais une chose à laquelle je tenais, c\u2019était de ne pas établir de distinction en ce qui touche les capacités des hommes et des femmes.«Dans la famille du protagoniste, par exemple, c\u2019est sa tante Diane qui va à la chasse.Or, cette femme débrouillarde, c\u2019est un mélange de deux de mes tantes», confie Christian Guay-Poliquin.Pour définir la personnalité d\u2019Olio, par contre, il n\u2019a pas eu besoin de modèles en chair et en os.«Le lien est clair entre lui et le Petit Prince.Il s\u2019agit d\u2019un clin d\u2019œil assumé, énonce l\u2019écrivain.Olio est un enfant un peu magique qui sert de révélateur, qui ment et qui vole, tout en demeurant beau dans son être.«C\u2019est mon Prince fourbe et sombre, mais qui amène le personnage principal dans une autre dimension de l\u2019existence.Entre eux, il existe un attachement mutuel, l\u2019équivalent d\u2019une relation père-fils.» Ils font connaissance au hasard de leurs tribulations et malgré le caractère volatile du gamin, deviennent inséparables.C\u2019est ensemble qu\u2019ils tenteront de rejoindre le clan familial, une quête pendant laquelle la forêt devient un personnage fantastique, aussi prompte à guérir qu\u2019à punir, mais soucieuse de préserver son mystère.«Il s\u2019agit d\u2019un roman d\u2019aventures et la forêt aide à dramatiser l\u2019action», explique Christian Guay- Poliquin qui, lui-même, vit «dans le bois à Frelighsburg, dans le fin fond des Cantons de l\u2019Est».On l\u2019a écrit plus haut, la fin est ouverte.Nul doute qu\u2019après avoir tourné la dernière page, les lecteurs voudront plonger dans un quatrième roman inspiré par cette saga, mais avant que celui-ci ne se matérialise, ils devront se montrer patients.«J\u2019ai une idée pour la suite.Peut- être que j\u2019y travaillerai dans dix ans ou jamais, laisse échapper l\u2019écrivain.Là, par contre, je désire faire autre chose.Explorer un autre type de roman, avec un autre rapport au texte.» Christian Guay-Poliquin a campé Les ombres filantes dans une forêt chargée de mystères.Le personnage créé dans Le fil des kilomètres tente de survivre à une panne d\u2019électricité qui sévit depuis des mois.\u2014 PHOTO LAURENCE GRANDBOIS-BERNARD CHRISTIAN GUAY-POLIQUIN LE ROMAN DE LA FORÊT SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E12 ARTS MAGAZINE LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Une discussion «entre gars» où abondent les conseils et qui demeure «ludique, malgré le sérieux du sujet» : voilà ce que propose Michel Dorais aux hommes qui se procureront son nouvel ouvrage, quelle que soit leur orientation.Avec son Guide de bonne conduite sexuelle à l\u2019usage des gars, le sociologue québécois quitte la théorie pour la pratique en défaisant bon nombre de mythes qui collent toujours au discours de certains.«Mon pénis me réclame», «L\u2019autre m\u2019a couru après», «Si j\u2019insiste davantage, son non va se changer en oui», «La sexualité, c\u2019est animal, et je suis un mâle alpha»\u2026 On pourrait continuer ainsi longtemps.D a n s s o n G u i d e d e b o n n e conduite sexuelle à l\u2019usage des gars, Michel Dorais, auteur et sociologue spécialiste du genre et des sexualités, décortique ces idées préconçues.Sans être moralisateur et sans la volonté d\u2019en faire un ouvrage universitaire noyé sous les notes de bas de page.Dans la foulée du mouvement #MoiAussi , et après plus de 40 années de carrière derrière la cravate, Michel Dorais s\u2019est dit qu\u2019il était temps de s\u2019adresser directement à ses semblables, de créer un outil qui participerait au «profond changement de mentalités» demandé par plusieurs groupes.«On doit parler de ça aux gars! Ça n\u2019a pas de bon sens qu\u2019on mette juste les filles en garde.La question du consentement, par exemple, ça ne les concerne pas qu\u2019elles.Pourquoi la prévention s\u2019adresse aux victimes?» se demande celui qui a été membre d\u2019un «comité d\u2019experts sur l\u2019accompagnement des personnes victimes d\u2019agressions sexuelles et de violence conjugale», en entrevue au Soleil.Son nouveau livre de 192 pages, rédigé au «tu», aborde ainsi simplement les bases de la sexualité masculine, mais aussi d\u2019autres notions liées à l\u2019intimité ou encore à l\u2019amour.En plus d\u2019écrire sur l\u2019érection, le condom et le consentement, Michel Dorais consacre quelques chapitres de son ouvrage au besoin d\u2019affection, à la séduction, au désir, etc.Pour le professeur titulaire à l\u2019École de travail social et de criminologie de l\u2019Université Laval, il est important que les hommes adultes développent leur «savoir- vivre sexuel» : pour éviter de causer des gros, mais également des plus petits traumatismes, tout aussi regrettables.«Il y a de très bons gars qui font de mauvaises choses.[\u2026] Beaucoup d\u2019hommes, sans le réaliser, vont faire du harcèlement, contourner plus ou moins le consentement ou poser des actes qu\u2019ils regretteront par la suite», affirme celui qui enseigne notamment la relation d\u2019aide et la prévention à ses étudiants.Avec son guide, Michel Dorais espère ainsi développer l\u2019empathie de ses lecteurs \u2014 une émotion trop peu présente chez les hommes, dit- il \u2014, déconstruire plusieurs mythes et apprendre de nouvelles notions à son public tout en l\u2019aidant à modifier ses comportements.«On peut avoir beaucoup de connaissances sans changer notre façon d\u2019agir.Regardez, tout le monde sait que la planète se réchauffe.Est-ce qu\u2019on se lance tous dans la lutte aux changements climatiques?Non», note celui qui estime avoir écrit un livre qu\u2019il aurait aimé lire plus jeune.LA SOLUTION : L\u2019ÉDUCATION «Au départ, #Metoo a beaucoup mis l\u2019accent sur les [nombreuses] victimes de grands prédateurs.Mais, vous savez, ces gars-là n\u2019ont pas commencé comme ça.«Quand ils étaient plus jeunes, ça a débuté par une petite affaire.On ne les a pas repris.Ils n\u2019ont pas compris.Et ça a continué», fait remarquer le sociologue, pour qui la sexuali té est un besoin comme un autre, qu\u2019on doit apprendre à gérer dès la plus tendre enfance.«Porter un pénis, c\u2019est porter une responsabilité, écrit d\u2019ailleurs Michel Dorais dans son livre.Parce que ça peut servir à donner du plaisir, à violer, à faire du mal ou du bien.Ça peut servir à bien des affaires.C\u2019est une phrase qui est très osée, mais il faut quand même le dire!» S\u2019il reconnaît la nécessité des cours d\u2019éducation à la sexualité dans les écoles, il tient également à rappeler l\u2019importance des parents dans l\u2019équation.«Il y a un aspect mimétique.On fait ce qu\u2019on pense être juste.La sexualité, c\u2019est un apprentissage au contact des autres.De nos partenaires, mais avant d\u2019en avoir, on regarde le comportement de nos parents», explique l\u2019expert.Bien que de plus en plus de jeunes pères s\u2019investissent dans cette partie de l\u2019éducation de leur garçon, l\u2019auteur estime que les hommes doivent davantage développer une «intimité collective».Un phénomène présent du côté féminin.Si grand-mère, mère, fille, cousines et amies discutent de leur sexualité entre elles et exercent un «transfert générationnel» de leurs connaissances et apprentissages, ce n\u2019est pas ou peu le cas chez les hommes.Michel Dorais estime que, peu importe notre âge, dès que nous sommes l\u2019aîné de quelqu\u2019un d\u2019autre, nous sommes «condamnés à être un modèle».L\u2019auteur et sociologue de la sexualité Michel Dorais vient de publier son Guide de bonne conduite sexuelle à l\u2019usage des gars.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET MICHEL DORAIS «PORTER UN PÉNIS, C\u2019EST PORTER UNE RESPONSABILITÉ» EXTRAIT «On a inventé en 1874 les coquilles pour protéger les organes génitaux des joueurs de hockey; on a attendu 100 ans plus tard, en 1974, pour fabriquer les premiers casques protecteurs (rendus obligatoires dans la Ligue nationale de hockey en 1979).L\u2019anecdote en dit long sur le peu d\u2019importance longtemps accordée à un organe non moins important pour les gars que leurs attributs sexuels» leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E13 Marie-Éva de Villers, qui lance cette année la 7e édition du Multi, tient à rappeler que les dictionnaires évoluent en fonction de la société et qu\u2019ils sont conçus « sur mesure par rapport à celle-ci ».Il y a ainsi, dans la plus récente version de son populaire ouvrage, trois cents nouveaux mots qui s\u2019ajustent aux « avancées de la médecine, aux préoccupations écologiques, aux technologies de l\u2019information, à la nouvelle économie, aux notions sociologiques », etc.« Les lexicographes tentent de reproduire, dans leurs ouvrages, le miroir de la langue de la communauté à qui il est destiné.On a donc une norme qui est celle de la communauté.Ce filet, il n\u2019est pas le même au Québec ou en France », explique-t-elle.À titre d\u2019exemple, on retrouve dorénavant ici les termes « féminicide », « écoanxiété », « télétra- vailler », etc.Des mots qui ne se trouvait pas dans le dernier Multi, paru en 2015, et encore moins dans la toute première édition de l\u2019ouvrage, publiée en 1988.LÉA HARVEY, LE SOLEIL MIROIR, MIROIR LÉA HARVEY Le Soleil QUÉBEC \u2014 En classe, les élèves se partagent parfois des éditions qui les ont vus naître, alors qu\u2019à la maison ou au bureau, on les délaisse de plus en plus pour les moteurs de recherche.Ils sont pourtant bien souvent présents sur les listes de fournitures scolaires à se procurer.Et surtout essentiels à la qualité de notre langue.Avec la rentrée, Le Soleil s\u2019est demandé si les ouvrages de référence avaient toujours la cote.Commençons tout d\u2019abord en chiffres.Selon les informations de la Société de gestion de la Banque des titres de langue francophone au Canada, les ventes répertoriées dans la catégorie « dictionnaires et références » demeurent stables, quoiqu\u2019elles diminuent légèrement de 0,2 ou 0,3 pour cent d\u2019année en année.Dans le dernier bilan de son outil Gaspard, qui recueille chaque semaine les données de 264 commerces, les parts de marché de cette catégorie représentent ainsi, en moyenne, 3 pour cent des ventes.À titre comparatif, la littérature, elle, atteint les 24 pour cent.Or, le Bescherelle \u2014 L\u2019art de conjuguer, que l\u2019on retrouve sur plusieurs listes de matériel scolaire obligatoire, se situe pourtant en 19e place dans le palmarès des 200 meilleures ventes de 2020, selon les données de Gaspard.Le Petit Larousse illustré 2021 se positionne quant à lui au 51e rang.La lexicographe et créatrice du Multidictionnaire, Marie-Éva de Villers, ne se fait pas d\u2019illusion sur le public cible de ce type d\u2019ouvrages : ce sont souvent des gens « qui vivent de l\u2019écriture, de la langue ».« Dans le cas du Multidiction- naire, il y a des utilisateurs très variés, mais qui sont principalement des communicateurs, des journalistes, des rédacteurs, des traducteurs, mais aussi des élèves et des étudiants », explique-t-elle.En avril 2020, les « dictionnaires et références » connaissaient leurs chiffres les plus bas de l\u2019année, avec moins de 5000 exemplaires vendus.Ce nombre a toutefois augmenté graduellement durant l\u2019été jusqu\u2019à dépasser les 20 000 livres achetés en août et en septembre.AU-DELÀ DE L\u2019ORTHOGRAPHE Optimiste quant à l\u2019avenir de ces ouvrages, en particulier dans le monde de l\u2019éducation, Marie-Éva de Villers estime surtout qu\u2019il est nécessaire de se rappeler à quoi sert un dictionnaire.Si on pense souvent à cet outil lorsqu\u2019il est question d\u2019orthographe, il ne faudrait surtout pas oublier qu\u2019il renferme une foule d\u2019autres informations telles que des renseignements grammaticaux, les distinctions à faire entre les sens d\u2019un même mot, les anglicismes et les bons mots pour les remplacer, etc.Des détails qui n\u2019apparaissent pas systématiquement lorsque nous nous tournons vers un moteur de recherche, note celle qui possède un doctorat en linguistique de l\u2019Université de Montréal.Pour Mme de Villers, l\u2019enjeu va donc bien au-delà de l\u2019éternel combat entre le numérique et le papier  : « Que l\u2019ouvrage soit dématérialisé ou imprimé, c\u2019est la même chose.Ce qui importe, c\u2019est le contenu. » Utiliser davantage nos dictionnaires et autres outils linguistiques pourrait bel et bien aider certaines personnes à mieux maîtriser leur langue, estime Marie-Éva de Vil- lers.Or, ces ouvrages sont loin d\u2019être la solution ultime.Pour celle qui a travaillé à l\u2019Office de la langue française de 1970 à 1980, l\u2019éducation familiale et le milieu scolaire sont tous deux des acteurs prioritaires dans l\u2019apprentissage d\u2019une langue.« Le devoir de l\u2019école, c\u2019est de combler les lacunes qu\u2019ont certains enfants à cause de leur milieu.Mais il faut alors que l\u2019enseignement soit à la hauteur, que les enseignants maîtrisent la langue aussi.Malheureusement, certains sont assez faibles.Or, on ne peut pas transmettre un savoir que l\u2019on ne possède pas », se désole Mme de Villers, pour qui la famille, l\u2019école, les ouvrages de référence, mais aussi la lecture sont des éléments qui nous aident à maîtriser la langue.DANS LA DURÉE Si on peut facilement enseigner l\u2019accord des participes passés avec une formation d\u2019une quinzaine d\u2019heures, l\u2019enrichissement du vocabulaire, lui, ne peut s\u2019effectuer que sur le long terme, précise Mme de Villers.Malgré tout, la passionnée des mots et du français tient à rappeler que la qualité de la langue, au Québec, a augmenté dans les dernières années.Les étudiants québécois se classent d\u2019ailleurs généralement très haut lors des tests du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA), géré par l\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), souligne-t-elle.Un phénomène qui lui semble toutefois être « inversement proportionnel  » à ce qui se passe dans les médias, déplore-t-elle.Si la langue française devait être totalement maîtrisée par les animateurs et journalistes québécois de l\u2019époque, Marie-Éva de Villers se désole que ce ne soit plus le cas.De nos jours, selon elle, trop de médias emploient un « style plus familier par volonté de plaire, d\u2019avoir l\u2019air détendu et sympathique ».La septième édition du Multidiction- naire de la langue française, publié pour la première fois en 1988 par Marie-Éva de Villers, est parue en mai dernier.TOUJOURS AUSSI POPULAIRE, LE DICTIONNAIRE?P H O T O P I X A B A Y SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E14 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M 2 1 LA DANSE DE L\u2019EAU Très connu pour ses essais, ses longues analyses dans le magazine The Atlantic et sa série Panthère noire chez Marvel, Ta- Nehisi Coates a publié son premier roman, The Water Dancer, en 2019.L\u2019histoire du jeune Hiram Walker et de ses pérégrinations à travers l\u2019Amérique nous arrive enfin en traduction française.Ça parle d\u2019esclavage, de racisme, de mouvements civiques, de transmission familiale\u2026 Pas surprenant qu\u2019Oprah Winfrey, qui produit l\u2019adaptation cinématographique avec Brad Pitt, s\u2019y soit intéressée.Ta-Nehisi Coates, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Pierre Demarty, Fayard.Sortie prévue : septembre 2 NOTRE PART DE NUIT Roman d\u2019initiation de l\u2019Argentine Mariana Enriquez, Notre part de nuit arrive précédé de critiques dithyrambiques.Il raconte l\u2019histoire du jeune Gaspar sur une période de 25 ans, histoire qui se déroule dans l\u2019Angleterre des années 1970 et l\u2019Argentine des années 1980.En arrière-plan d\u2019un récit familial particulier qui inclut aussi bien Gaspar que son père Juan et des grands-parents riches et inquiétants, c\u2019est toute une histoire sociale, politique et économique que l\u2019auteure nous raconte.Mariana Enriquez, traduit de l\u2019espagnol (Argentine) par Anne Plantagenet, Éditions du sous-sol.Sortie prévue : septembre 3 IL ÉTAIT UNE FOIS À HOLLYWOOD On voit souvent des romans adaptés pour le cinéma, mais le contraire est moins fréquent.C\u2019est ce que nous propose le réalisateur de Reservoir Dogs et Pulp Fiction avec ce premier roman inspiré librement du film éponyme.Pas de surprise du côté de l\u2019intrigue, donc : on retrouvera Rick Dalton, acteur de western, et son comparse Cliff Booth à Los Angeles, à la fin des années 1960.On a hâte de découvrir le style Tarantino à l\u2019écrit.Quentin Tarantino, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, Fayard.Sortie prévue : septembre 4 QUATRE HEURES, VINGT-DEUX MINUTES ET DIX-HUIT SECONDES Depuis Il faut qu\u2019on parle de Kevin, Lionel Shriver est un nom qui compte en littérature.Et on peut dire que cette romancière ne s\u2019est pas installée confortablement dans un style : elle nous surprend à chaque titre par ses thèmes toujours RENTRÉE LITTÉRAIRE 10 TRADUCTIONS À DÉCOUVRIR Coates, Powers, Cline\u2026 De grands noms de la littérature étrangère nous arrivent enfin en traduction à l\u2019occasion de cette rentrée automnale.Nous avons choisi 10 titres qui se détachent dans cette profusion de sorties de livres.NATHALIE COLLARD, LA PRESSE Une initiative du Groupe de travail sur la fréquentation des arts de la scène (GTFAS) Le cirque est bien vivant.Renouez avec le spectacle d\u2019ici et ses artisans.LaissezVousEblouir.ca i itiativ r travail s r la fr tati s arts la sc ( ) i i i .l l \u2019i i i .i l i . leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E15 leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 M13 ARTS RENTRÉE LITTÉRAIRE 10 TRADUCTIONS À DÉCOUVRIR originaux et différents.Son dernier raconte l\u2019histoire d\u2019un couple de personnes âgées dans la soixantaine, Remington et Renata, dont l\u2019existence sera troublée par le changement radical de Remington.En effet, l\u2019homme surprend sa conjointe en lui annonçant qu\u2019il souhaite courir un marathon, lui qui n\u2019a jamais fait d\u2019exercice de sa vie.Cette nouvelle passion le changera profondément, au grand déplaisir de Renata.Lionel Shriver, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Laurence Richard, Belfond.Sortie prévue : septembre 5 LORSQUE LE DERNIER ARBRE Le titre de ce premier roman du Canadien Michael Christie donne un peu froid dans le dos tellement il fait écho à nos angoisses climatiques.Car oui, il est question d\u2019une nature menacée dans cette fresque familiale qui s\u2019étend sur un siècle et qui raconte les tribulations de la famille Greenwood, une famille américaine qui, comme tant d\u2019autres, croule sous les secrets et les non-dits.Ce roman a, entre autres, été en lice pour le prix Giller, en plus de figurer sur la liste CBC des meilleurs livres, en 2019.Michael Christie, traduit de l\u2019anglais (Canada) par Sarah Gurcel, Albin Michel.Sortie prévue : septembre 6 SHUGGIE BAIN Le premier roman de l\u2019Écossais Douglas Stuart a tout de suite été remarqué, remportant le prestigieux prix Booker l\u2019an dernier.Shuggie Bain est l\u2019histoire de Shuggie, l\u2019un des trois enfants d\u2019Agnes, une femme abandonnée par son mari et qui élève ses enfants dans une ville minière d\u2019Écosse.Une histoire qui parle de descente aux enfers, de pauvreté, mais aussi de fierté.Et qui n\u2019est pas sans rappeler Les cendres d\u2019Angela, de Frank McCourt.Douglas Stuart, traduit de l\u2019anglais (Écosse) par Charles Bonnot, Globe Sortie prévue : août 2 4 1 7 CE QUE FRIDA M\u2019A DONNÉ Une exposition à venir est un prétexte pour l\u2019auteure à réfléchir à son lien avec la peintre Frida Khalo, à qui elle a consacré cinq ans de sa vie.C\u2019est aussi une occasion pour Rosa Maria Unda Souki d\u2019explorer ses origines \u2014 elle est née au Venezuela \u2014 ainsi que ses liens familiaux et le chemin qui l\u2019a menée à Paris, où elle habite désormais.Un récit introspectif, donc, doublé d\u2019une réflexion sur la création et illustré par les dessins de l\u2019auteure.Les admirateurs de Frida Khalo seront comblés.Rosa Maria Unda Souki, traduit de l\u2019espagnol (Venezuela) par Margot Nguyen Béraud et l\u2019auteure, Éditions Zulma.Sortie prévue : août 5 8 SIDÉRATIONS Un tandem père-fils avec en toile de fond une Amérique perturbée sur les plans politique et climatique : au départ, la trame du nouveau roman de Richard Powers rappelle The Road de Cormac McCarthy.Mais là s\u2019arrête la comparaison.Theo, un astrobiologiste, est veuf et élève seul son fils de neuf ans.Ce père doit faire face aux problèmes de comportement de son enfant.Il refuse la médication et opte plutôt pour un traitement de neurofeedback.À mi-chemin entre la critique sociale et la science-fiction, ce roman scrute notre place dans le monde et notre lien avec la nature qui nous entoure.Richard Powers, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Serge Chauvin, Actes Sud.Sortie prévue : septembre 9 RENDS-MOI FIÈRE Un premier roman remarqué qui nous transporte en Jamaïque, où l\u2019on suit le parcours de Dolores et de ses deux filles, Margot et Thandi.Les deux jeunes filles rêvent d\u2019une vie meilleure que celle de leur mère qui vend des souvenirs sans valeur aux touristes en visite dans leur petit village.L\u2019auteure nous parle de classes sociales, d\u2019aspirations ainsi que de l\u2019impact du tourisme de masse dans des pays qui en dépendent pour vivre.Nicole Dennis-Benn, traduit de l\u2019anglais (Jamaïque) par Benoîte Dauvergne, Éditions de l\u2019Aube.Sortie prévue : septembre 10 DADDY Il ne s\u2019agit pas d\u2019un roman, mais bien d\u2019un recueil de 10 nouvelles par l\u2019auteure de The Girls et de Harvey.L\u2019excellente Emma Cline, qui excelle à décrire la condition humaine, y aborde des thèmes très contemporains comme la masculinité, la violence et les points de rupture dans une relation qui peuvent faire basculer le cours d\u2019une vie.Elle aborde aussi les relations familiales et hommes-femmes.Dire qu\u2019on a hâte de la lire est une litote.Emma Cline, traduit de l\u2019anglais (États-Unis) par Jean Esch, Quai Voltaire.Sortie prévue : octobre 8 10 6 9 3 7 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E16 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M4 LE MAG leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 LE MAG M5 VERS LE ZÉRO DÉCHET VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Parfois, c\u2019est plus facile de commencer par la fin.Je ne sais pas encore faire mon mascara ni comment m\u2019en procurer sans emballage, mais je sais au moins comment l\u2019enlever sans produire de déchet.Un jour, on m\u2019a offert un coffret de tampons démaquillant Ola Bamboo.Un lot de 16 cercles de tissu blancs réutilisables fabriqués à partir de viscose de bambou et de coton m\u2019a permis de cesser complètement d\u2019utiliser des papiers mouchoirs pour me démaquiller.Beaucoup plus agréable sur ma peau qu\u2019un mouchoir jetable, mes tampons démaquillants me servent aussi pour appliquer du tonique sur mon visage.Après utilisation, il suffit de les rincer avant de les envoyer au lavage avec le reste de vos vêtements.J\u2019aime le petit sac de lavage en filet qui vient avec le coffret en bambou pour les ranger.Les accessoires de bambou sont populaires puisqu\u2019en fin de vie, on peut généralement les composter (mais pas dans son composteur domestique), selon les manipulations qu\u2019ils ont subies.Il faut aussi s\u2019assurer de séparer le bambou des autres matières avec lesquelles il pourrait être lié.Même en les lavant avec beaucoup d\u2019huile de coude, les tampons démaquillants blancs finissent par être tachés.Vous pourriez alors être tenté de les jeter prématurément pour des considérations esthétiques.Pour éviter cette situation, je recommande d\u2019en acheter des noirs ou avec des motifs.Outre ceux d\u2019Ola Bamboo, on trouve plusieurs couturières locales sur Etsy qui confectionnent des tampons démaquillants réutilisables.FAIS-LE TOI-MÊME En voyant autant de couturières offrir ce produit en ligne, je me suis dit que ce ne devait pas être si compliqué à fabriquer.J\u2019ai donc décidé d\u2019en confectionner qui me serviraient uniquement pour retirer le vernis à ongles.On recommande de ne pas utiliser les mêmes tampons démaquillants pour retirer le maquillage et le vernis à ongles, même si on les lave, car les dissolvants et les vernis à ongles sont des produits toxiques.Cela vaut aussi pour les produits de la compagnie québécoise BKIND.«Même si le dissolvant est considéré non toxique et les vernis 10-FREE, ils restent tout de même des produits faits pour vos ongles et ne doivent pas être en contact avec votre visage», indique Jade et Marilou de BKIND.J\u2019ai découvert leurs produits en cherchant du dissolvant à vernis à ongles en vrac.J\u2019en ai trouvé à la boutique Zozo et Arty sur la rue Saint-Vallier Ouest, à Québec.Comme me l\u2019a indiqué la propriétaire lors de mon passage, il est important de bien identifier les produits qu\u2019on achète en vrac, notamment ceux pouvant être toxiques, afin d\u2019éviter tout accident.À partir d\u2019une vieille serviette maculée d\u2019une gomme résineuse et d\u2019une jupe trouée par l\u2019usure, j\u2019ai tracé des ronds de la même grandeur que les tampons démaquillants que je possédais déjà.Je pourrais simplement les utiliser ainsi, mais j\u2019ai voulu faire quelque chose de mignon.J\u2019ai donc cousu un cercle de tissu plus absorbant avec un autre plutôt décoratif en laissant une petite fente ouverte pour ensuite virer de bord mon tampon démaquillant afin que la couture soit plus discrète et le résultat plus esthétique.LES HABILETÉS ZÉRO DÉCHET Je dois remercier mon amie Esther de m\u2019avoir guidée pour 5 Des huiles végétales complètent l\u2019ensemble pour se démaquiller sans produire de déchet.\u2014 PHOTO 123RF/NATASHAMAM 1 Pour faire vos propres tampons démaquillants, utilisez des tissus en fin de cycle de vie.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, VALÉRIE MARCOUX 2 et 3 Laissez un trou non cousu pour virer de bord la couture avant de le fermer.4 L\u2019ensemble Ola Bamboo et mon tampon démaquillant fait maison coudre ces tampons démaquillants.En la voyant utiliser deux aiguilles pour tenir les deux bouts de tissus ensemble alors qu\u2019elle coud, je réalise que de savoir coudre est une habileté très utile pour réduire nos déchets.Elle répare ses vêtements et peut facilement transformer ceux trop usés en d\u2019autres articles ut i les, comme des tamp ons démaquillants.Même chose pour la cuisine.Depuis que je tente de réduire mon gaspillage alimentaire et que je composte, je remarque que de savoir cuisiner permet d\u2019utiliser de manière optimale ses aliments pour ne pas en gaspiller.De plus, les produits transformés ne vont pas dans le composteur domestique, mais les produits qui servent à cuisiner, oui.Plus on mange sainement, plus nos résidus sont sains, plus on peut en disposer de manière saine.LA SIMPLICITÉ Finalement, j \u2019ai troqué mon démaquillant commercial pour des huiles végétales.Alors que je cherchais sur Internet des recettes pour fabriquer mon démaquillant, j\u2019ai appris qu\u2019on peut tout simplement le substituer par des huiles végétales «de qualité».L\u2019essentiel est d\u2019en trouver une adaptée à son type de peau.Par exemple, l\u2019huile de jojoba est recommandée pour les peaux mixtes et grasses, alors que l\u2019huile d\u2019amande douce sera plus adaptée aux peaux sèches.Si vous vous maquillez surtout les yeux, vous pourriez opter pour l\u2019huile de ricin dont on dit qu\u2019elle renforce les cils.J\u2019ai trouvé ces trois h u i l e s v e n - dues en vrac à La Récolte sur l\u2019avenue Cartier.J\u2019ai lavé en profondeur des petits contenants de gel désinfectant qu\u2019on m\u2019avait donné au début de la pandémie pour trimballer dans ma sacoche afin de les utiliser pour mettre des huiles.Ils me permettent de faire aisément tomber quelques gouttes sur mon tampon démaquillant, que j\u2019imbibe aussi d\u2019eau, pour me démaquiller.SE MAQUILLER, UN LUXE?Je pourrais aussi carrément arrêter de me maquiller.Déjà, je ne me maquille qu\u2019à l\u2019occasion et la pandémie a considérablement réduit ces occasions.Peut-être que j\u2019arrêterai un jour, mais je veux surtout trouver une manière de m\u2019octroyer ce petit luxe occasionnel avec bonne conscience.D\u2019ailleurs, je ne suis vraisemblablement pas la seule.On trouve de plus en plus de recettes pour fabriquer ses cosmétiques et de boutiques qui vendent les ingrédients.Or, j\u2019ai décidé de commencer par la fin, pour la simple et bonne raison que cela semblait une habitude plus simple à adopter de manière durable.VOUS LE FAITES VOUS- MÊME?Vous avez des idées originales pour réutiliser des matières en fin de cycle de vie?Partagez vos bons coups avec moi : vmarcoux@lesoleil.com 6 Les tampons démaquillants jetables peuvent aisément se remplacer par des tampons lavables.\u2014 PHOTO 123RF/ DOLGACHOV COMMENCER PAR LA FIN : SE DÉMAQUILLER SANS DÉCHET 1 2 3 6 5 4 leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E17 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M4 LE MAG Soleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 LE MAG M5 VERS LE ZÉRO DÉCHET VALÉRIE MARCOUX vmarcoux@lesoleil.com Parfois, c\u2019est plus facile de commencer par la fin.Je ne sais pas encore faire mon mascara ni comment m\u2019en procurer sans emballage, mais je sais au moins comment l\u2019enlever sans produire de déchet.Un jour, on m\u2019a offert un coffret de tampons démaquillant Ola Bamboo.Un lot de 16 cercles de tissu blancs réutilisables fabriqués à partir de viscose de bambou et de coton m\u2019a permis de cesser complètement d\u2019utiliser des papiers mouchoirs pour me démaquiller.Beaucoup plus agréable sur ma peau qu\u2019un mouchoir jetable, mes tampons démaquillants me servent aussi pour appliquer du tonique sur mon visage.Après utilisation, il suffit de les rincer avant de les envoyer au lavage avec le reste de vos vêtements.J\u2019aime le petit sac de lavage en filet qui vient avec le coffret en bambou pour les ranger.Les accessoires de bambou sont populaires puisqu\u2019en fin de vie, on peut généralement les composter (mais pas dans son composteur domestique), selon les manipulations qu\u2019ils ont subies.Il faut aussi s\u2019assurer de séparer le bambou des autres matières avec lesquelles il pourrait être lié.Même en les lavant avec beaucoup d\u2019huile de coude, les tampons démaquillants blancs finissent par être tachés.Vous pourriez alors être tenté de les jeter prématurément pour des considérations esthétiques.Pour éviter cette situation, je recommande d\u2019en acheter des noirs ou avec des motifs.Outre ceux d\u2019Ola Bamboo, on trouve plusieurs couturières locales sur Etsy qui confectionnent des tampons démaquillants réutilisables.FAIS-LE TOI-MÊME En voyant autant de couturières offrir ce produit en ligne, je me suis dit que ce ne devait pas être si compliqué à fabriquer.J\u2019ai donc décidé d\u2019en confectionner qui me serviraient uniquement pour retirer le vernis à ongles.On recommande de ne pas utiliser les mêmes tampons démaquillants pour retirer le maquillage et le vernis à ongles, même si on les lave, car les dissolvants et les vernis à ongles sont des produits toxiques.Cela vaut aussi pour les produits de la compagnie québécoise BKIND.«Même si le dissolvant est considéré non toxique et les vernis 10-FREE, ils restent tout de même des produits faits pour vos ongles et ne doivent pas être en contact avec votre visage», indique Jade et Marilou de BKIND.J\u2019ai découvert leurs produits en cherchant du dissolvant à vernis à ongles en vrac.J\u2019en ai trouvé à la boutique Zozo et Arty sur la rue Saint-Vallier Ouest, à Québec.Comme me l\u2019a indiqué la propriétaire lors de mon passage, il est important de bien identifier les produits qu\u2019on achète en vrac, notamment ceux pouvant être toxiques, afin d\u2019éviter tout accident.À partir d\u2019une vieille serviette maculée d\u2019une gomme résineuse et d\u2019une jupe trouée par l\u2019usure, j\u2019ai tracé des ronds de la même grandeur que les tampons démaquillants que je possédais déjà.Je pourrais simplement les utiliser ainsi, mais j\u2019ai voulu faire quelque chose de mignon.J\u2019ai donc cousu un cercle de tissu plus absorbant avec un autre plutôt décoratif en laissant une petite fente ouverte pour ensuite virer de bord mon tampon démaquillant afin que la couture soit plus discrète et le résultat plus esthétique.LES HABILETÉS ZÉRO DÉCHET Je dois remercier mon amie Esther de m\u2019avoir guidée pour 5 Des huiles végétales complètent l\u2019ensemble pour se démaquiller sans produire de déchet.\u2014 PHOTO 123RF/NATASHAMAM 1 Pour faire vos propres tampons démaquillants, utilisez des tissus en fin de cycle de vie.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, VALÉRIE MARCOUX 2 et 3 Laissez un trou non cousu pour virer de bord la couture avant de le fermer.4 L\u2019ensemble Ola Bamboo et mon tampon démaquillant fait maison coudre ces tampons démaquillants.En la voyant utiliser deux aiguilles pour tenir les deux bouts de tissus ensemble alors qu\u2019elle coud, je réalise que de savoir coudre est une habileté très utile pour réduire nos déchets.Elle répare ses vêtements et peut facilement transformer ceux trop usés en d\u2019autres articles ut i les, comme des tamp ons démaquillants.Même chose pour la cuisine.Depuis que je tente de réduire mon gaspillage alimentaire et que je composte, je remarque que de savoir cuisiner permet d\u2019utiliser de manière optimale ses aliments pour ne pas en gaspiller.De plus, les produits transformés ne vont pas dans le composteur domestique, mais les produits qui servent à cuisiner, oui.Plus on mange sainement, plus nos résidus sont sains, plus on peut en disposer de manière saine.LA SIMPLICITÉ Finalement, j \u2019ai troqué mon démaquillant commercial pour des huiles végétales.Alors que je cherchais sur Internet des recettes pour fabriquer mon démaquillant, j\u2019ai appris qu\u2019on peut tout simplement le substituer par des huiles végétales «de qualité».L\u2019essentiel est d\u2019en trouver une adaptée à son type de peau.Par exemple, l\u2019huile de jojoba est recommandée pour les peaux mixtes et grasses, alors que l\u2019huile d\u2019amande douce sera plus adaptée aux peaux sèches.Si vous vous maquillez surtout les yeux, vous pourriez opter pour l\u2019huile de ricin dont on dit qu\u2019elle renforce les cils.J\u2019ai trouvé ces trois h u i l e s v e n - dues en vrac à La Récolte sur l\u2019avenue Cartier.J\u2019ai lavé en profondeur des petits contenants de gel désinfectant qu\u2019on m\u2019avait donné au début de la pandémie pour trimballer dans ma sacoche afin de les utiliser pour mettre des huiles.Ils me permettent de faire aisément tomber quelques gouttes sur mon tampon démaquillant, que j\u2019imbibe aussi d\u2019eau, pour me démaquiller.SE MAQUILLER, UN LUXE?Je pourrais aussi carrément arrêter de me maquiller.Déjà, je ne me maquille qu\u2019à l\u2019occasion et la pandémie a considérablement réduit ces occasions.Peut-être que j\u2019arrêterai un jour, mais je veux surtout trouver une manière de m\u2019octroyer ce petit luxe occasionnel avec bonne conscience.D\u2019ailleurs, je ne suis vraisemblablement pas la seule.On trouve de plus en plus de recettes pour fabriquer ses cosmétiques et de boutiques qui vendent les ingrédients.Or, j\u2019ai décidé de commencer par la fin, pour la simple et bonne raison que cela semblait une habitude plus simple à adopter de manière durable.VOUS LE FAITES VOUS- MÊME?Vous avez des idées originales pour réutiliser des matières en fin de cycle de vie?Partagez vos bons coups avec moi : vmarcoux@lesoleil.com 6 Les tampons démaquillants jetables peuvent aisément se remplacer par des tampons lavables.\u2014 PHOTO 123RF/ DOLGACHOV COMMENCER PAR LA FIN : SE DÉMAQUILLER SANS DÉCHET 1 2 3 6 5 4 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E18 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M6 LE MAG leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 LE MAG M7 À la base, Chronicles of Crime est une série de jeux d\u2019enquête dans lesquels vous scannez des cartes (à l\u2019aide d\u2019une application gratuite à télécharger sur votre téléphone ou tablette) pour élucider des affaires de vols et de meurtres.Mais ses scénarios sont si élaborés et immersifs qu\u2019on ne peut s\u2019empêcher de l\u2019ajouter à notre liste de jeux narratifs! La version de base de ce titre coopératif vous plonge au cœur d\u2019une enquête policière contemporaine à Londres.Et le trio de jeux de la Série Millénaire de Chronicles of Crime vous amène à Paris à trois époques différentes : la fin du Moyen-Âge en 1400, la Belle Époque en 1900 (photo) puis en 2400 (à paraître cet automne).Ce titre se vante de se passer de règles, avec raison.Sortez le matériel, lancez l\u2019app et vous devenez illico le détective d\u2019un roman policier! TIME STORIES REVOLUTION, LA BOÎTE À REMONTER LE TEMPS 12 ans + 1 à 4 joueurs 180 minutes 43 $ à 48 $ La vie n\u2019est pas simple pour vous et les voyageurs temporels de l\u2019Agence futuriste Time, envoyés en l\u2019an 2099 pour enquêter sur une mystérieuse affaire.Un virus qui dévaste la population, une base scientifique au fond de l\u2019océan, une découverte qui menace le présent \u2014 et l\u2019avenir \u2014 de l\u2019humanité?Dans le jeu The Hadal Project (c\u2019est son titre en français) de la série Time Stories Revolution , vous traversez le temps pour «occuper» les corps d\u2019étrangers, explorer le monde, récupérer de l\u2019énergie et \u2014 avec de la chance \u2014 sauver le continuum espace-temps! Si le thème du voyage temporel vous a toujours plu, ce jeu coopératif (dans lequel vous jouez ensemble dans un but commun) risque de vous séduire.Les missions des autres jeux de cette série (Une nuit d\u2019été, pour l\u2019instant) peuvent être jouées de façon indépendante et dans n\u2019importe quel ordre.JEUX DE SOCIÉTÉ FRANCIS HIGGINS fhiggins@lesoleil.com Alors que plusieurs jeux de société se contentent de vous faire jouer des cartes et lancer des dés, d\u2019autres vont plus loin.Ils vous plongent au cœur d\u2019un récit, révélant tels des livres le fil d\u2019une histoire riche en personnages, en découvertes et en rebondissements.Voici cinq de ces jeux narratifs et immersifs dont vous êtes non seulement les lecteurs, mais aussi les héros.RACONTE-MOI UNE HISTOIRE\u2026 P H O T O S Î L O 3 0 7 P H O T O F R A N C I S H I G G I N S E T A S M O D E E C A N A D A DESTINIES, LES DÉS DU DESTIN 14 ans + 1 à 3 joueurs 90 à 150 minutes 70 $ à 75 $ La fin des temps approche, si l\u2019on en croit les prophètes.Dans l\u2019univers sombre de Destinies, vous incarnez un héros qui explore la contrée et entreprend des quêtes pour accomplir son destin.Ce jeu scénarisé et compétitif de dés, de tuiles et de cartes vous transporte dans un univers médiéval fantaisiste de créatures et de pouvoirs étranges, comme dans les jeux de rôle Donjons et Dragons.Cela dit, ne laissez pas ce thème \u2014 ni les nombreuses figurines \u2014 vous rebuter.Tout ici est mené par une a p p l i - c a t i o n gratuite qui se charge d\u2019absolument tout  : aucun souci, vous n\u2019avez qu\u2019à choisir la voie de votre héros, déplacer votre pion et brasser les dés quand se dressent des obstacles.Avec Destinies, vous prendrez un malin plaisir à soupeser chacune de vos décisions, car votre destin est entre vos mains.P H O T O S R A N D O L P H NEAR AND FAR, JOUER DANS UN LIVRE 13 ans + 2 à 4 joueurs 90 à 120 minutes 87 $ à 90 $ Dans Near and Far : Les royaumes du lointain, vous êtes un aventurier à la recherche d\u2019un artéfact capable d\u2019exaucer vos vœux les plus chers.Pour l\u2019atteindre, vous explorez d\u2019étranges territoires à la recherche d\u2019une cité perdue.Or, ces territoires sont en fait les pages d\u2019un atlas.Vous et vos adversaires jouez littéralement dans un livre, déplaçant vos personnages sur les cartes illustrées, tournant les pages au rythme du progrès de vos missions.On adore cette idée de combiner un livre à un jeu de plateau, de cartes et de dés! Mais contrairement à un bouquin déjà lu, vos épopées promettent chaque fois d\u2019être uniques.Suite d\u2019Above and Below (qu\u2019il n\u2019est pas essentiel de jouer pour apprécier celui-ci), Near and Far est un très joli jeu dans lequel vous tenez les rênes de vos aventures livresques! ADVENTURE GAMES, LE JEU DONT VOUS ÊTES LE HÉROS 10 ans + 1 à 4 joueurs 75 minutes 28 $ à 30 $ Si vous adoriez jadis les «livres dont vous êtes le héros», vous trouverez avec la série Adventure Games le même sentiment de liberté et de suspense que dans ces bouquins de votre jeunesse.Au lieu de sélectionner le numéro de la page suivante, vous tournez les cartes des prochains lieux à explorer (dessinés sur des cartes) puis découvrez des objets et des actions (ouvrir une porte, trouver une clé cachée, etc.).On aime ce plaisir de prendre le temps d\u2019observer, de chercher des CHRONICLES OF CRIME, LES RÉCITS DE VOS ENQUÊTES 14 ans + 1 à 4 joueurs 60 à 90 minutes 43 $ à 50 $ i n d i c e s , de progresser dans un environnement mystérieux, de découvrir des objets à combiner, etc.Les deux jeux d\u2019Adventure Games présentement offerts (Le donjon et Monochrome) proposent des décisions intrigantes tout en restant accessibles à tous.P H O T O S R A N D O L P H P H O T O S R A N D O L P H leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E19 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M6 LE MAG leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 LE MAG M7 À la base, Chronicles of Crime est une série de jeux d\u2019enquête dans lesquels vous scannez des cartes (à l\u2019aide d\u2019une application gratuite à télécharger sur votre téléphone ou tablette) pour élucider des affaires de vols et de meurtres.Mais ses scénarios sont si élaborés et immersifs qu\u2019on ne peut s\u2019empêcher de l\u2019ajouter à notre liste de jeux narratifs! La version de base de ce titre coopératif vous plonge au cœur d\u2019une enquête policière contemporaine à Londres.Et le trio de jeux de la Série Millénaire de Chronicles of Crime vous amène à Paris à trois époques différentes : la fin du Moyen-Âge en 1400, la Belle Époque en 1900 (photo) puis en 2400 (à paraître cet automne).Ce titre se vante de se passer de règles, avec raison.Sortez le matériel, lancez l\u2019app et vous devenez illico le détective d\u2019un roman policier! TIME STORIES REVOLUTION, LA BOÎTE À REMONTER LE TEMPS 12 ans + 1 à 4 joueurs 180 minutes 43 $ à 48 $ La vie n\u2019est pas simple pour vous et les voyageurs temporels de l\u2019Agence futuriste Time, envoyés en l\u2019an 2099 pour enquêter sur une mystérieuse affaire.Un virus qui dévaste la population, une base scientifique au fond de l\u2019océan, une découverte qui menace le présent \u2014 et l\u2019avenir \u2014 de l\u2019humanité?Dans le jeu The Hadal Project (c\u2019est son titre en français) de la série Time Stories Revolution , vous traversez le temps pour «occuper» les corps d\u2019étrangers, explorer le monde, récupérer de l\u2019énergie et \u2014 avec de la chance \u2014 sauver le continuum espace-temps! Si le thème du voyage temporel vous a toujours plu, ce jeu coopératif (dans lequel vous jouez ensemble dans un but commun) risque de vous séduire.Les missions des autres jeux de cette série (Une nuit d\u2019été, pour l\u2019instant) peuvent être jouées de façon indépendante et dans n\u2019importe quel ordre.JEUX DE SOCIÉTÉ FRANCIS HIGGINS fhiggins@lesoleil.com Alors que plusieurs jeux de société se contentent de vous faire jouer des cartes et lancer des dés, d\u2019autres vont plus loin.Ils vous plongent au cœur d\u2019un récit, révélant tels des livres le fil d\u2019une histoire riche en personnages, en découvertes et en rebondissements.Voici cinq de ces jeux narratifs et immersifs dont vous êtes non seulement les lecteurs, mais aussi les héros.RACONTE-MOI UNE HISTOIRE\u2026 P H O T O S Î L O 3 0 7 P H O T O F R A N C I S H I G G I N S E T A S M O D E E C A N A D A DESTINIES, LES DÉS DU DESTIN 14 ans + 1 à 3 joueurs 90 à 150 minutes 70 $ à 75 $ La fin des temps approche, si l\u2019on en croit les prophètes.Dans l\u2019univers sombre de Destinies, vous incarnez un héros qui explore la contrée et entreprend des quêtes pour accomplir son destin.Ce jeu scénarisé et compétitif de dés, de tuiles et de cartes vous transporte dans un univers médiéval fantaisiste de créatures et de pouvoirs étranges, comme dans les jeux de rôle Donjons et Dragons.Cela dit, ne laissez pas ce thème \u2014 ni les nombreuses figurines \u2014 vous rebuter.Tout ici est mené par une a p p l i - c a t i o n gratuite qui se charge d\u2019absolument tout  : aucun souci, vous n\u2019avez qu\u2019à choisir la voie de votre héros, déplacer votre pion et brasser les dés quand se dressent des obstacles.Avec Destinies, vous prendrez un malin plaisir à soupeser chacune de vos décisions, car votre destin est entre vos mains.P H O T O S R A N D O L P H NEAR AND FAR, JOUER DANS UN LIVRE 13 ans + 2 à 4 joueurs 90 à 120 minutes 87 $ à 90 $ Dans Near and Far : Les royaumes du lointain, vous êtes un aventurier à la recherche d\u2019un artéfact capable d\u2019exaucer vos vœux les plus chers.Pour l\u2019atteindre, vous explorez d\u2019étranges territoires à la recherche d\u2019une cité perdue.Or, ces territoires sont en fait les pages d\u2019un atlas.Vous et vos adversaires jouez littéralement dans un livre, déplaçant vos personnages sur les cartes illustrées, tournant les pages au rythme du progrès de vos missions.On adore cette idée de combiner un livre à un jeu de plateau, de cartes et de dés! Mais contrairement à un bouquin déjà lu, vos épopées promettent chaque fois d\u2019être uniques.Suite d\u2019Above and Below (qu\u2019il n\u2019est pas essentiel de jouer pour apprécier celui-ci), Near and Far est un très joli jeu dans lequel vous tenez les rênes de vos aventures livresques! ADVENTURE GAMES, LE JEU DONT VOUS ÊTES LE HÉROS 10 ans + 1 à 4 joueurs 75 minutes 28 $ à 30 $ Si vous adoriez jadis les «livres dont vous êtes le héros», vous trouverez avec la série Adventure Games le même sentiment de liberté et de suspense que dans ces bouquins de votre jeunesse.Au lieu de sélectionner le numéro de la page suivante, vous tournez les cartes des prochains lieux à explorer (dessinés sur des cartes) puis découvrez des objets et des actions (ouvrir une porte, trouver une clé cachée, etc.).On aime ce plaisir de prendre le temps d\u2019observer, de chercher des CHRONICLES OF CRIME, LES RÉCITS DE VOS ENQUÊTES 14 ans + 1 à 4 joueurs 60 à 90 minutes 43 $ à 50 $ i n d i c e s , de progresser dans un environnement mystérieux, de découvrir des objets à combiner, etc.Les deux jeux d\u2019Adventure Games présentement offerts (Le donjon et Monochrome) proposent des décisions intrigantes tout en restant accessibles à tous.P H O T O S R A N D O L P H P H O T O S R A N D O L P H SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E20 ARTS MAGAZINE HORTICULTURE LARRY HODGSON Collaboration spéciale L e cerf de Virginie (Odo- coileus virginianus) est certainement élégant, peut-être même majestueux\u2026 mais que de dégâts il cause dans nos jardins! Cet animal, autrefois limité à l\u2019extrême sud-ouest du Québec, est maintenant courant presque partout dans les régions habitées de la province et sa population ne cesse d\u2019augmenter.De plus, autrefois animal de campagne, il n\u2019hésite plus à entrer en ville, du moins dans les banlieues.Et la population augmente de façon vert igineuse, les dommages aussi.Récoltes anéanties, haies décimées : il peut être difficile de jardiner convenablement quand ce cervidé décide que votre cour fait un excellent buffet.Que faire pour le limiter les dégâts?COMMENCEZ TÔT Il est très difficile de dissuader des cerfs habitués de quitter les lieux.Mieux vaut commencer votre bataille dès que vous voyez le premier cerf dans les environs.Il existe bon nombre de répulsifs et effaroucheurs \u2014 visuels, olfactifs, sonores, tactiles, etc. \u2014 et tous ont en commun un détail : ils fonctionnent bien au début, car le cerf craint tout ce qui est nouveau, mais il finit assez rapidement par se rendre compte qu\u2019il n\u2019y a pas de danger.Donc, pour que ces répulsifs demeurent efficaces, il faut les changer souvent, aux moins toutes les deux semaines.Et, de préférence, même à l\u2019intérieur de ces deux semaines, les changer de place deux ou trois fois.Voici quelques possibilités : \u203a Arroseur muni d\u2019un détecteur de mouvement \u203a Assiettes d\u2019aluminium ou boîtes métalliques fixées sur des fils pour qu\u2019elles se frappent ensemble \u203a Bombes sonores (enregistrements d\u2019explosions ou de coups de fusil) \u203a Cheveux humains ou poils d\u2019animaux \u203a Chiffons qui bougent au vent \u203a Éclairage intense ou musique de radio gérés par un détecteur de mouvement \u203a Farine de sang ou fumier de poule (et ce sont des engrais aussi!) \u203a Savons et feuilles d\u2019assouplissant très parfumés \u203a Pulvérisations à base d\u2019ail ou d\u2019œufs pourris \u203a Répulsifs à cerf commerciaux (Plantskydd, Bobbex, etc.) \u203a Urine de prédateur UN GROS CHIEN EN LIBERTÉ Chien, loup\u2026 les cerfs ne font pas la différence et ils en ont très peur.Mais si le chien passe la majeure partie de son temps dans la maison (notamment la nuit), les cerfs finiront par connaître son horaire et viendront quand même.Pour qu\u2019un chien soit utile pour éloigner les cerfs, préparez-lui une niche, car il doit rester dehors.Il faut quand même que le terrain soit clôturé : un chien en liberté ne fera pas long feu s\u2019il y a une route dans les environs! UNE CLÔTURE ANTI-CERVIDÉ C\u2019est la solution la plus chère, mais aussi l\u2019une des plus permanentes.Une clôture contre les cerfs doit être haute (2,4 m) et enterrée à la base sur 60 cm, car les cerfs n\u2019hésiteront pas à creuser pour atteindre leur but.Ou installer deux clôtures plus courtes, de seulement 1,2 m de hauteur, les plaçant à 1,2  m à 1,5 cm d\u2019espacement.L\u2019animal hésitera à sauter une clôture quand il voit une deuxième dans l\u2019espace où il doit atterrir.Une seule clôture de 1,2 m peut suffire si vous l\u2019électrifiez.Vous trouverez toute la quincaillerie nécessaire à une clôture électrique chez un fournisseur de produits de ferme.PLANTEZ DES VÉGÉTAUX MOINS APPÉTISSANTS Mais il y a mieux! Vous pouvez remplacer leurs mets préférés, comme les hostas, thuyas (cèdres), ifs, rhododendrons et pommiers par des plantes qu\u2019ils n\u2019aiment pas.Ce truc réussit si bien que le cerf n\u2019est plus votre ennemi : vous pouvez admirer sa beauté quand il traverse votre terrain pour aller visiter le verger de pommiers de votre voisin, car il ne fera plus aucun tort à votre aménagement.En général, les cerfs n\u2019aiment pas les plantes piquantes, aromatiques, poilues ou toxiques.Voici 50 exemples de plantes que les cerfs n\u2019aiment pas : \u203a Achillée \u203a Aconit \u203a Agastache \u203a Ail \u203a Aneth \u203a Armoise \u203a Asperge \u203a Aspérule odorante \u203a Bouleau à papier \u203a Brunnera \u203a Bugle rampante \u203a Buis \u203a Cœur saignant \u203a Cyprès de Russie \u203a Daphné \u203a Digitale \u203a Épiaire ou oreilles d\u2019agneau \u203a Épine-vinette \u203a Épinette \u203a Estragon \u203a Fétuque bleue \u203a Fougères \u203a Gingembre sauvage \u203a Graminées ornementales \u203a Hellébore \u203a Iris \u203a Lamier \u203a Lavande \u203a Ligulaire \u203a Mahonie \u203a Mélisse \u203a Menthe \u203a Muguet \u203a Narcisse \u203a Ne-m\u2019oubliez-pas \u203a Népéta \u203a Oignon \u203a Olivier de Bohème \u203a Origan \u203a Pachysandra du Japon \u203a Petite pervenche \u203a Potentille arbustive \u203a Pulmonaire \u203a Rhubarbe \u203a Romarin \u203a Sauge russe \u203a Sauge \u203a Tanaisie \u203a Thym \u203a Yucca Par contre, cette liste n\u2019est pas coulée dans le béton : les cerfs peuvent ingérer presque n\u2019importe quelle plante quand ils sont complètement affamés, comme il arrive parfois à la fin d\u2019un hiver très dur.Toutefois, si le gros de votre aménagement est fait avec les plantes citées, vous aurez une bonne longueur d\u2019avance! QUAND LES CERFS ENVAHISSENT LE JARDIN Le cerf de Virginie peut anéantir un jardin en seulement deux ou trois nuits.\u2014 PHOTO 123RF/GSAGI leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E21 LE NOUVEL ENNEMI DES COURGES Q Les feuilles de mes courges fanent et brunissent et j\u2019ai remarqué des trous dans les tiges.J\u2019ai coupé une tige et il y avait un asticot blanc à l\u2019intérieur.C\u2019est la première fois que je vois cet insecte et pourtant, je cultive des courges depuis 20 ans.Qu\u2019est-ce que c\u2019est et comment le combattre?Pauline Comtois R C\u2019est un insecte qui est nouvellement arrivé des États-Unis, d\u2019abord dans la région de Montréal en 2018 : le perceur de la courge (Melittia cu- curbitae), larve d\u2019un petit papillon diurne orange marqué de noir aux allures d\u2019une abeille ou guêpe.Le perceur semble toutefois avoir pris beaucoup d\u2019expansion en 2021 et on le trouve désormais un peu partout dans la province.Le papillon pond ses œufs à la base des tiges des jeunes plants de courge et la larve y pénètre, creusant un tunnel qui fait éventuellement faner les feuilles et tue la tige.Elle dépose ses déjections verdâtres à jaunâtres à l\u2019extérieur de la tige, sous le trou d\u2019entrée.C\u2019est souvent ce symptôme qui révèle sa présence.Il est parfois possible d\u2019insérer un fil métallique mince dans le trou d\u2019entrée et de le pousser dans la tige, tuant ainsi la larve.Mais la prévention sera plus efficace.Par exemple, au printemps vous pouvez faire une rotation de culture (il ne faut pas planter des courges au même endroit, car l\u2019insecte hiverne dans le sol à l\u2019endroit où étaient les courges l\u2019année précédente), puis recouvrir les plants d\u2019une couverture flottante (toile de protection) pour empêcher la femelle de pondre des œufs.Ou encore, envelopper leur base dans une lanière de bas de nylon ou de papier d\u2019aluminium, ce qui également empêche les femelles de pondre.POINTS BLANCS DANS DES TOMATES Q J\u2019ai un plant de tomate qui donne des tomates piquées de points blancs, à l\u2019intérieur aussi.Quelle est la raison et est-ce comestible?Fernande Plouffe R Il est probable que vos tomates ont subi des blessures dues à des punaises, dont plusieurs espèces parcourent nos jardins et causent ce genre de dégât.Il s\u2019agit d\u2019un insecte en forme de bouclier qui peut être, selon l\u2019espèce et son degré de maturité, brun, vert ou d\u2019autres couleurs.L\u2019adulte perce le fruit avec son rostre et y injecte des enzymes qui liquéfient la chair qu\u2019il peut alors sucer et cela laisse une blessure qui blanchit avec le temps.Le fruit demeure comestible, mais la partie atteinte est asséchée et peu appétissante.Typiquement, on supprime alors les blessures au couteau, ce qui fait perdre beaucoup de chair et de temps.Souvent, on réussit à contrôler cet insecte en rinçant les fruits quotidiennement pendant leur formation ou en ramassant les adultes pour les déposer dans un seau d\u2019eau savonneuse où ils se noieront.À cette fin, il peut être utile de placer un linge sous la plante et de la secouer, faisant tomber les punaises.D\u2019autres personnes les ramassent avec un aspirateur manuel.RÉPONSES À VOS QUESTIONS Prédateurs pour contrôler les ennemis de vos plantes Si vous cherchez des mites et nématodes prédateurs pour contrôler les araignées rouges, les thrips, les aleurodes et autres ennemis de vos plantes, il y maintenant un service dans la région de Québec qui en offre en petites quantités, parfaites pour le jardin domestique.Limoiland (www.limoiland.ca) a deux points de chute (Limoilou et Lévis).Il suffit de commander à l\u2019avance et, quand les prédateurs arrivent, vous allez les chercher.Simple! Formations horticoles en ligne L\u2019agronome Lili Michaud offre des formations en ligne que vous pouvez suivre à votre rythme dans le confort de votre foyer.Au programme : Les ravageurs et les maladies au potager, Le compostage domestique, Les fines herbes de la terre à la table, Le potager : planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture de 25 légumes, de l\u2019ail à la tomate.Coût : 25 $ et 30 $ + taxes.Pour information et inscription : lilimichaud.com Radio CKIA et Facebook Live L\u2019émission radiophonique et virtuelle le Jardinier paresseux avec Larry Hodgson est offerte gratuitement les mercredis à 10h à CKIA-FM 88,3 et sur facebook.com/JardinierParesseux.CALENDRIER HORTICOLE Pour toute activité horticole, écrivez- nous à courrierjardinierparesseux@ yahoo.com.\u203a Vous pouvez cueillir les poivrons au stade vert, mais ils seront plus sucrés si vous attendez qu\u2019ils deviennent rouges.\u203a Pour prévenir le fendillement des fruits de tomate, gardez le sol également humide et, surtout, évitez de le laisser sécher.\u203a Si vous voyez des tiges à feuilles entièrement vertes sur une plante à feuilles panachées, comme un érable arlequin (Acer platanoides \u2018Drummondii\u2019), supprimez- les sans tarder, sinon elles en viendront à dominer la plante.\u203a Si la floraison de vos annuelles commence à baisser, supprimer les fleurs fanées peut parfois stimuler une reprise.ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE Tomate visitée par une punaise.\u2014 PHOTO THOMAS QUINE, WIKIMEDIA COMMONS L\u2019adulte du perceur de la courge se nourrit de nectar et visite diverses fleurs.\u2014 PHOTO 123RF/FRAMED1 Des questions svp! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec)?G1K 7J6 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E22 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M44 RÉGAL NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com J uste en face de la Toscane, de l\u2019autre côté des montagnes devant la mer Adriatique, se trouve une région vinicole d\u2019un savoir-faire ancestral qui produit des vins au profil unique, encore peu connus de ce côté-ci de l\u2019océan.La région des Marches élabore surtout des vins blancs à base du cépage ver- dicchio.Celui-ci est majoritairement cultivé dans la région de l\u2019appellation Castelli di Jesi Verdic- chio, qui s\u2019étend du bord de mer au pied des montagnes de l\u2019Apennin, créant ainsi toute une diversité de climats.Ce qui m\u2019a le plus impressionnée lors de mon court séjour dans la région fut de constater la poly- valence du cépage qui peut sembler tout simple au premier abord, mais qui s\u2019exprime dans un large éventail de saveurs et de textures, dépendant du terroir et du style que choisit de lui donner chacun des vignerons.On le vinifie en vins effervescents, tranquilles et même liquoreux dans une expression qui diffère et souvent épate par une complexité insoupçonnée.Dans tous les cas, la trame gustative demeure soutenue d\u2019une acidité vive, marquée de notes florales et de fruits verts comme la lime, la pomme et le kiwi, et peut parfois même exhiber des effluves d\u2019herbes aromatiques comme la marjolaine.À découvrir! 1 FAZI BATTAGLIA VERDICCHIO DEI CASTELLI DI JESI CLASSICO SUPERIORE 2020 14,85 $ \u2022 14 545 626 \u2022 12,5 % 4,4 g/L Un classique que vous connaissez sans doute déjà, car il est sur notre marché depuis longtemps.Autrefois présenté dans son iconique bouteille verte en forme d\u2019amphore, avec un petit message enroulé, attaché au goulot\u2026 ça vous dit quelque chose?C\u2019est un design imaginé par Fazi Battaglia en 1954 comme outil de marketing pour que le verdicchio (qui veut dire vert) se démarque sur la planète vin.La bouteille est désormais standard, l\u2019habillage a changé, mais le vin est toujours aussi bon, frais et satisfaisant.Tout autant que son prix, encore moins cher que le millésime 2019 qui se vendait 16 $.2 TENUTA SPINELLI ARTEMISIA OFFIDA 2019 19,85 $ \u2022 14 277 107 \u2022 13 % 5,2 g/L On est toujours dans Les Marches, au sud de la province.Le vignoble est situé à 10 minutes du village de Castignano, juché sur l\u2019une des plus hautes montagnes, entre la rivière Tesino et le courant de Chifenti.À 550 mètres d\u2019altitude, on protège les vieilles vignes de pecorino, un cépage qu\u2019on retrouve surtout dans les Abruzzes, la région frontière du côté sud.Le pecorino se démarque par d\u2019intéressantes caractéristiques minérales et, tout comme le verdicchio, il présente une vive acidité, bien balancée dans cette cuvée qui a remporté trois bicchierri du Gambero Rosso, la note ultime du prestigieux guide de vin italien.Ne vous laissez pas impressionner par le taux de sucre, c\u2019est un vin sec avec une bonne onctuosité.Tout est dans l\u2019équilibre.3 TIAGO TELES GILDA 2019 26,30 $ \u2022 13 629 001 \u2022 12,5 % 1,2 g/L On retourne dans la découverte avec un vin fabuleux de la région de Bairrada au Portugal.Le vigneron Tiago Teles travaille de main de maître cet assemblage peu commun de 75 % castelao (groseille, prune, fraise, viande séchée) avec 20 % de tinta barroca (cassis, violette, chocolat, tabac) et un petit 5 % de alfrocheiro, un cépage assez rare aux notes de fleurs, de terre et de graphite.Maintenant à vous d\u2019en tirer vos propres notes de bonheur gustatif pendant que je vous cite l\u2019esprit du vignoble : «Ce vin se veut un projet d\u2019auteur avec une forte composante d\u2019histoire familiale fondée dans la poursuite des valeurs humaines de liberté et d\u2019amitié.Nos vins sont profondément influencés par l\u2019Atlantique, notre passion pour la mer et nos expériences avec elle».Gilda est le nom du voilier que Tiago a appris à naviguer avec son grand-père quand il était enfant.4 DOMAINE FAIVELEY BOURGOGNE 2018 28,05 $ \u2022 966 697 \u2022 13 % \u2022 2,3 g/L On passe des découvertes aux classiques avec l\u2019arrivage du millésime 2018 du chardonnay de la célèbre maison Faiveley.Un vin épatant, à la fois rond et floral, toujours d\u2019une qualité irréprochable.Un beau chardonnay à s\u2019offrir quand on a envie de la Bourgogne.Le millésime 2018 a été marqué par une grande chaleur et la plus grande sécheresse depuis 2003.Les vins sont riches, mais ils ne manquent pas d\u2019acidité.Une année de garde, jusqu\u2019à cinq ans selon le millésime.5 CHÂTEAU BÉNITEY SAINT- ÉMILION GRAND CRU 2016 28,65 $ \u2022 14 462 450 \u2022 14 % 2,3 g/L Un bijou à se procurer avant qu\u2019il n\u2019y en ait plus.70 % merlot, 40 % cabernet franc.Un millésime qualifié d\u2019excellent, à boire maintenant ou jusqu\u2019en 2026.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.LES MARCHES : RÉGION ITALIENNE MÉCONNUE Dans la région des Marches, au nord de la commune de Maiolati Spontini, se trouve le vignoble historique du même nom qui domine le relief sur lequel est perchée cette ville médiévale.Un lieu unique, parfait pour la culture du Verdicchio.\u2014 PHOTO FACEBOOK @FAZIBATTAGLIA 1 2 3 4 5 leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E23 MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale E ncore un autre été qui semble s\u2019être écoulé en un battement de cil, particulièrement avec la bouffée d\u2019air et de liberté tant méritée après des mois en confinement.J\u2019espère que le vôtre fût splendide et que vous en avez profité pour faire le plein de souvenirs et d\u2019énergie.Pour ma part?La venue de notre nouvelle princesse est un miracle dont nous nous gorgeons jour après jour.Votre humble serviteur n\u2019a pas eu droit à des vacances, cependant.J\u2019ai travaillé très fort tout l\u2019été, car je prépare depuis janvier les plus gros projets de ma carrière.Je reste nébuleux pour l\u2019instant, mais vous serez les premiers avisés cet automne lorsque je serai prêt à partager ces grandes nouvelles! Mais qu\u2019est-ce que l\u2019on boit, cette semaine, au juste?L\u2019été n\u2019est pas terminé, et c\u2019est le plus beau temps de l\u2019année, au Québec, pour profiter des cadeaux de mère Nature : les fruits, les légumes et les herbes d\u2019ici.J\u2019avais donc envie de vous faire découvrir un classique vieux de plus d\u2019un siècle, le Smash, qui est en fait un Mint Julep saisonnier.Comment réaliser le Smash?Vous avez besoin d\u2019un spiritueux, de sucre, de fruits et/ou de fines herbes de saison, de glace et d\u2019un ajout optionnel d\u2019eau plate ou pétillante.Littéralement, le Smash est le cocktail le plus estival et facile à réaliser du panthéon de la mixologie.Même si la recette vous demande de le mélanger au shaker, vous pouvez très bien le laisser dans votre tiroir et le servir tout simplement sur glace pilée avec un petit ajout d\u2019eau, un régal! Le secret?Piler toujours une herbe ou un fruit de saison (et ce ne sont pas les options qui manquent ces temps-ci!) dans le sirop, et utilisez la même structure que ma recette préférée du moment, un Smash au gin, à la rhubarbe fraîche et au basilic! Si vous vous sentez créatif, voici mes meilleurs mix : framboise et menthe, fraise et basilic, bleuets sauvages et romarin ainsi que pêche et miel! Santé! C\u2019est un plaisir sans nom d\u2019être de retour parmi vous pour une seconde année sensationnelle de cocktails à la maison, avec ou sans alcool! Smash à la rhubarbe et au basilic INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de gin \u2022 0,75 oz de jus de citron \u2022 0,75 oz de sirop simple \u2022 16 feuilles de basilic frais, pilées \u2022 4 dés de rhubarbe fraîche, pilés \u2022 Basilic frais et rondelle d\u2019orange (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, piler les feuilles de basilic et la rhubarbe dans le sirop simple.2 Ajouter le reste des ingrédients et mélanger avec de la glace.3 Filtrer au tamis fin dans un verre rempli de glace.4 Décorer d\u2019une tête de basilic frais et d\u2019une rondelle d\u2019orange.P H O T O M A Ë L L A L E P A G E UN RETOUR EN FRAÎCHEUR ET EN LÉGÈRETÉ E n direction de Saint- Georges de Beauce, décision est prise d\u2019aller saluer la famille Poulin, propriétaire de la brasserie Frampton Brasse, dans les rangs 5 et 6.Non seulement on y trouve des bières brassées dans la plus pure tradition brassicole européenne, mais on profite d\u2019une des plus belles terrasses du monde de la bière.Frampton Brasse, c\u2019est une histoire de famille.Paul, Justine, Gilbert et Virginie y brassent des bières depuis dix ans et proposent des styles européens, brassés en décoction \u2014 une technique allemande que Gilbert a découverte dans le cadre de sa formation de maître brasseur dans ce pays.Je connais la famille Poulin depuis la première bière lancée sur le marché, il y a dix ans, à une époque bien différente d\u2019aujourd\u2019hui, où chaque nouvelle bière était soulignée par la communauté.La Sieur de Lery, pilsner allemande, venait de faire son entrée dans la très petite communauté des lagers blondes de microbrasseries.Gilbert en était fier et avec raison! Lorsque j\u2019ai participé au tournage du film documentaire La fraternité de la bière de Yan Desjardins en 2013, j\u2019ai été témoin de la rencontre entre Gilbert et plusieurs brasseurs du Québec.Une rencontre de partage, d\u2019échange de connaissances et de fraternité.C\u2019est ce que j\u2019aime retrouver à chacune de mes visites sur les terres de la brasserie.Paul, le paternel, se levant de sa chaise berçante sur la terrasse, accueillant les clients à bras ouverts et les invitant à se choisir une bière.Justine, sa femme, qui n\u2019oublie jamais de s\u2019assurer que tous sont confortablement installés pour profiter de la vue incroyable sur les Appalaches.Virginie, leur fille, qui pilote l\u2019administration avec Justine.Quant à Gilbert, le fils, vous le trouverez avec son équipe de brasseurs à s\u2019assurer que chaque bière qui sort de la salle de brassage soit autant une source de fierté que la première, il y a dix ans.Vous l\u2019aurez compris, j\u2019aime beaucoup la brasserie Framp- ton Brasse.Devant ce tourbillon de nouveautés, de bières éphémères et de styles décadents qu\u2019est devenue la culture bière, la petite brasserie de Beauce préfère offrir son savoir-faire plutôt que de suivre les tendances.Ma Sieur de Lery à la main, le temps s\u2019arrête sur la terrasse qui surplombe la vallée.Ça fait du bien de s\u2019arrêter.QUELQUES BIÈRES À DÉCOUVRIR SIEUR DE LERY \u2013 PILSNER ALLEMANDE Brassée par décoction \u2014 on retire une partie du moût qu\u2019on fait bouillir pour le mélanger au moût restant, tout en s\u2019assurant d\u2019augmenter la température \u2014, cette pilsner est légèrement amère, présentant de belles notes céréalières et une très agréable sensation en bouche.Un grand classique de la brasserie, disponible en bouteille uniquement.NUIT D\u2019AUTOMNE \u2013 QUADRUPLE Également brassée par décoction, cette ale brune, légèrement liquoreuse, présente une belle présence de sucre, sur des saveurs de fruits confits et de sucre candi.On l\u2019apprécie à des températures légèrement plus élevées que pour la Sieur de Lery, par exemple, afin d\u2019accentuer ses saveurs riches.ROUGE DES APPALACHES On a tendance à oublier que cette Rouge des Flandres fut l\u2019une des premières sur le marché.On l\u2019apprécie pour ses notes légèrement vineuses et son acidité modérée.L\u2019ajout de cerises et l\u2019affinage en fût de chêne présentent des notes fruitées et boisées qui se plaisent dans ce style.À découvrir avec un fromage cheddar de trois ans et plus, pour le plaisir d\u2019un accord de contraste.Note du chroniqueur : je le sais Paul, tu n\u2019es pas tout le temps dans ta chaise berçante, mais à chacune de mes visites\u2026 oui ! Frampton Brasse, une histoire de famille La brasserie Frampton Brasse offre une vue imprenable sur les Appalaches.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCALE, PHILIPPE WOUTERS PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E24 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M42 RÉGAL leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 M43 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 I N G R É D I E N T S , 1 5 M I N U T E S ; N U M É R O D E S E P T E M B R E 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 4 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S PRÉPARATION 1 Dans une grande poêle, chau f fer u n peu d \u2019 hu i le d\u2019olive à feu moyen.Cuire les saucisses de 6 à 8 minutes en les retournant plusieurs fois en cours de cuisson, jusqu\u2019à ce que l\u2019intérieur de la chair des saucisses ait perdu sa teinte rosée.Retirer de la poêle et laisser tiédir avant de trancher.2 Da n s l a mê me p o ê le , déposer le couscous, les saucisses, le poivron, les pois verts et le bouillon de poulet.Saler, poivrer et remuer.Porter à ébullition, puis couvrir et cuire de 5 à 7 minutes à feu moyen, jusqu\u2019à ce que le couscous soit cuit.3 Au moment de servir, garnir la préparation de tomates cerises.5ingredients15minutes.com/ fr/recettes/plats-principaux/ porc/one-pot-de-couscous-aux- saucisses Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 11 minutes \u2022 Quantité : 4 portions Sans noix/sans œuf 2 COUSCOUS NATURE TIPIAK 250 ML (1 TASSE) 3 1 ½ POIVRON ROUGE COUPÉ EN CUBES 4 POIS VERTS SURGELÉS 125 ML (1/2 TASSE) 5 TOMATES CERISES COUPÉES EN DEUX 500 ML (2 TASSES) LA RECETTE DE LA SEMAINE ONE POT DE COUSCOUS AUX SAUCISSES PRÉVOIR AUSSI : \u2022 310 ml (11/4 tasse) de bouillon de poulet Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes; Numéro de Septembre 2021, Vol. 12, No. 04, Pratico- pratiques INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PAR PORTION Calories .434 Protéines .23 g Matières grasses .15 g Glucides .51 g Fibres .5 g Fer .2 mg Calcium .89 mg Sodium .949 mg PHOTO TIRÉE DU LIVRE SOUPERS À L\u2019AVANCE EN 5 INGRÉDIENTS, 15 MINUTES, TOME 2 Préparation : 15 minutes Cuisson à faible intensité : 4 heures Quantité : 4 portions INGRÉDIENTS \u2022 4 côtelettes de porc avec os de 180 g (environ 1/3 de lb) chacune \u2022 4 tomates italiennes épépinées et coupées en dés \u2022 1 oignon haché \u2022 1 boîte de 540 ml de haricots noirs rincés et égouttés \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019assaisonnements tex-mex \u2022 250 ml (1 tasse) de bouillon de poulet PRÉPARATION 1 Dans une poêle, faire dorer les côtelettes 2 à 3 minutes de chaque côté.Retirer du feu et laisser tiédir.2 Dans un grand sac de congélation, mélanger les tomates avec le bouillon, l\u2019oignon, les haricots noirs, les assaisonnements tex- mex et les côtelettes de porc, en s\u2019assurant que tous les aliments sont bien enrobés de bouillon et d\u2019assaisonnements.Saler et poivrer.Retirer l\u2019air du sac et sceller.3 Déposer le sac à plat sur une plaque.Placer au congélateur.LA VEILLE DU REPAS : 4 Laisser décongeler le sac de côtelettes de porc au réfrigérateur.AU MOMENT DE LA CUISSON : 5 Dans une grande mijoteuse, déposer la préparation.Couvrir et cuire de 4 à 5 heures à faible intensité.www.pratico-pratiques.com CÔTELETTES DE PORC À LA SUD-OUEST Recette tirée du livre Soupers à l\u2019avance en 5 ingrédients, 15 minutes, Tome 2; Pratico- pratiques Riz au cumin Dans une casserole, chauffer 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile d\u2019olive à feu moyen.Ajouter 500 ml (2 tasses) de bouillon de légumes, 250 ml (1 tasse) de riz basmati rincé et égoutté, 5 ml (1 c.à thé) de cumin , 2,5 ml (1/2 c.à thé) de chipotle et 1 feuille de laurier dans la casserole.Porter à ébullition, puis couvrir et laisser mijoter de 18 à 20 minutes à feu doux.PAR PORTION Calories .459 Protéines .47 g Matières grasses .17 g Glucides .29 g Fibres .11 g Fer .4 mg Calcium .100 mg Sodium .506 mg Préparation : 20 minutes Cuisson : 21 minutes Quantité : 2 portions Se congèle INGRÉDIENTS \u2022 8 pommes de terre grelots coupées en quatre \u2022 6 choux de Bruxelles coupés en deux \u2022 Sel et poivre au goût \u2022 10 ml (2 c.à thé) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 225 g (1/2 lb) de cubes de bœuf à brochettes coupés en deux \u2022 1/2 oignon émincé \u2022 5 ml (1 c.à thé) d\u2019ail haché \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de romarin frais haché \u2022 8 asperges coupées en tronçons \u2022 8 tomates cerises \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de vinaigre balsamique \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de sirop d\u2019érable PRÉPARATION 1 Dans une casserole, déposer les pommes de terre et les choux de Bruxelles.Couvrir d\u2019eau froide et sa ler.Por ter à ébu l l it ion, puis cuire de 10 à 12 minutes.Égoutter.2 Dans une poêle antiadhésive, chauffer l \u2019huile à feu moyen.Faire dorer les cubes de bœuf sur toutes les faces de 4 à 5 minutes.Réserver dans une assiette.3 Dans la même poêle, cuire les pommes de terre et les choux de Bruxelles de 2 à 3 minutes.4 Ajouter l\u2019oignon, l\u2019ail, le romarin et les asperges.Poursuivre la cuisson 3 minutes.5 Remettre les cubes de bœuf dans la poêle.Ajouter les tomates cerises, le vinaigre balsamique, le sirop d\u2019érable et 60 ml (1/4 de tasse) d\u2019eau.Saler, poivrer et remuer.Cuire de 2 à 3 minutes.www.lesrecettesdecaty.com/fr POÊLÉE DE BŒUF ET LÉGUMES AU VINAIGRE BALSAMIQUE ET À L\u2019ÉRABLE P H O T O T I R É E D U B O O K A Z I N E L E S P L A I S I R S M I N C E U R D E C A T Y ; N U M É R O 4 , V O L U M E 4 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S Recette tirée du bookazine Les Plaisirs minceur de Caty; Numéro 4, Volume 4, Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .410 Protéines .33 g Matières grasses .10 g Glucides .49 g Fibres .8 g Fer .6 mg Calcium .95 mg Sodium .94 mg 1 SAUCISSES MERGUEZ DOUCES 1 PAQUET DE 375 G leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E25 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M42 RÉGAL Soleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 M43 RÉGAL P H O T O S T I R É E S D U M A G A Z I N E 5 I N G R É D I E N T S , 1 5 M I N U T E S ; N U M É R O D E S E P T E M B R E 2 0 2 1 , V O L .1 2 , N O .0 4 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S PRÉPARATION 1 Dans une grande poêle, chau f fer u n peu d \u2019 hu i le d\u2019olive à feu moyen.Cuire les saucisses de 6 à 8 minutes en les retournant plusieurs fois en cours de cuisson, jusqu\u2019à ce que l\u2019intérieur de la chair des saucisses ait perdu sa teinte rosée.Retirer de la poêle et laisser tiédir avant de trancher.2 Da n s l a mê me p o ê le , déposer le couscous, les saucisses, le poivron, les pois verts et le bouillon de poulet.Saler, poivrer et remuer.Porter à ébullition, puis couvrir et cuire de 5 à 7 minutes à feu moyen, jusqu\u2019à ce que le couscous soit cuit.3 Au moment de servir, garnir la préparation de tomates cerises.5ingredients15minutes.com/ fr/recettes/plats-principaux/ porc/one-pot-de-couscous-aux- saucisses Préparation : 15 minutes \u2022 Cuisson : 11 minutes \u2022 Quantité : 4 portions Sans noix/sans œuf 2 COUSCOUS NATURE TIPIAK 250 ML (1 TASSE) 3 1 ½ POIVRON ROUGE COUPÉ EN CUBES 4 POIS VERTS SURGELÉS 125 ML (1/2 TASSE) 5 TOMATES CERISES COUPÉES EN DEUX 500 ML (2 TASSES) LA RECETTE DE LA SEMAINE ONE POT DE COUSCOUS AUX SAUCISSES PRÉVOIR AUSSI : \u2022 310 ml (11/4 tasse) de bouillon de poulet Recette tirée du magazine 5 ingrédients, 15 minutes; Numéro de Septembre 2021, Vol. 12, No. 04, Pratico- pratiques INGRÉDIENTS RECETTESPRATIQUES PAR PORTION Calories .434 Protéines .23 g Matières grasses .15 g Glucides .51 g Fibres .5 g Fer .2 mg Calcium .89 mg Sodium .949 mg PHOTO TIRÉE DU LIVRE SOUPERS À L\u2019AVANCE EN 5 INGRÉDIENTS, 15 MINUTES, TOME 2 Préparation : 15 minutes Cuisson à faible intensité : 4 heures Quantité : 4 portions INGRÉDIENTS \u2022 4 côtelettes de porc avec os de 180 g (environ 1/3 de lb) chacune \u2022 4 tomates italiennes épépinées et coupées en dés \u2022 1 oignon haché \u2022 1 boîte de 540 ml de haricots noirs rincés et égouttés \u2022 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019assaisonnements tex-mex \u2022 250 ml (1 tasse) de bouillon de poulet PRÉPARATION 1 Dans une poêle, faire dorer les côtelettes 2 à 3 minutes de chaque côté.Retirer du feu et laisser tiédir.2 Dans un grand sac de congélation, mélanger les tomates avec le bouillon, l\u2019oignon, les haricots noirs, les assaisonnements tex- mex et les côtelettes de porc, en s\u2019assurant que tous les aliments sont bien enrobés de bouillon et d\u2019assaisonnements.Saler et poivrer.Retirer l\u2019air du sac et sceller.3 Déposer le sac à plat sur une plaque.Placer au congélateur.LA VEILLE DU REPAS : 4 Laisser décongeler le sac de côtelettes de porc au réfrigérateur.AU MOMENT DE LA CUISSON : 5 Dans une grande mijoteuse, déposer la préparation.Couvrir et cuire de 4 à 5 heures à faible intensité.www.pratico-pratiques.com CÔTELETTES DE PORC À LA SUD-OUEST Recette tirée du livre Soupers à l\u2019avance en 5 ingrédients, 15 minutes, Tome 2; Pratico- pratiques Riz au cumin Dans une casserole, chauffer 15 ml (1 c.à soupe) d\u2019huile d\u2019olive à feu moyen.Ajouter 500 ml (2 tasses) de bouillon de légumes, 250 ml (1 tasse) de riz basmati rincé et égoutté, 5 ml (1 c.à thé) de cumin , 2,5 ml (1/2 c.à thé) de chipotle et 1 feuille de laurier dans la casserole.Porter à ébullition, puis couvrir et laisser mijoter de 18 à 20 minutes à feu doux.PAR PORTION Calories .459 Protéines .47 g Matières grasses .17 g Glucides .29 g Fibres .11 g Fer .4 mg Calcium .100 mg Sodium .506 mg Préparation : 20 minutes Cuisson : 21 minutes Quantité : 2 portions Se congèle INGRÉDIENTS \u2022 8 pommes de terre grelots coupées en quatre \u2022 6 choux de Bruxelles coupés en deux \u2022 Sel et poivre au goût \u2022 10 ml (2 c.à thé) d\u2019huile d\u2019olive \u2022 225 g (1/2 lb) de cubes de bœuf à brochettes coupés en deux \u2022 1/2 oignon émincé \u2022 5 ml (1 c.à thé) d\u2019ail haché \u2022 2,5 ml (1/2 c.à thé) de romarin frais haché \u2022 8 asperges coupées en tronçons \u2022 8 tomates cerises \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de vinaigre balsamique \u2022 30 ml (2 c.à soupe) de sirop d\u2019érable PRÉPARATION 1 Dans une casserole, déposer les pommes de terre et les choux de Bruxelles.Couvrir d\u2019eau froide et sa ler.Por ter à ébu l l it ion, puis cuire de 10 à 12 minutes.Égoutter.2 Dans une poêle antiadhésive, chauffer l \u2019huile à feu moyen.Faire dorer les cubes de bœuf sur toutes les faces de 4 à 5 minutes.Réserver dans une assiette.3 Dans la même poêle, cuire les pommes de terre et les choux de Bruxelles de 2 à 3 minutes.4 Ajouter l\u2019oignon, l\u2019ail, le romarin et les asperges.Poursuivre la cuisson 3 minutes.5 Remettre les cubes de bœuf dans la poêle.Ajouter les tomates cerises, le vinaigre balsamique, le sirop d\u2019érable et 60 ml (1/4 de tasse) d\u2019eau.Saler, poivrer et remuer.Cuire de 2 à 3 minutes.www.lesrecettesdecaty.com/fr POÊLÉE DE BŒUF ET LÉGUMES AU VINAIGRE BALSAMIQUE ET À L\u2019ÉRABLE P H O T O T I R É E D U B O O K A Z I N E L E S P L A I S I R S M I N C E U R D E C A T Y ; N U M É R O 4 , V O L U M E 4 , P R A T I C O - P R A T I Q U E S Recette tirée du bookazine Les Plaisirs minceur de Caty; Numéro 4, Volume 4, Pratico- pratiques PAR PORTION Calories .410 Protéines .33 g Matières grasses .10 g Glucides .49 g Fibres .8 g Fer .6 mg Calcium .95 mg Sodium .94 mg 1 SAUCISSES MERGUEZ DOUCES 1 PAQUET DE 375 G SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E26 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M34 LE P\u2019TIT MAG leSoleil SAMEDI 28 AOÛT 2021 M35 LE P\u2019TIT MAG ÈVE TESSIER-BOUCHARD ET PHILIPPE JULIEN-BOUGIE Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Erin O\u2019Toole est le chef du Parti conservateur du Canada.Il est né à Montréal en 1973.Lorsqu\u2019il avait seulement 9 ans, sa mère est décédée d\u2019un cancer.Après sa mort, la famille O\u2019Toole déménage en Ontario.Le père d\u2019Erin, John, a servi comme député pendant près de 20 ans au Parlement de l\u2019Ontario.À 18 ans, Erin O\u2019Toole s\u2019enrôle dans les Forces armées canadiennes.Il n\u2019est pas le seul de sa famille à s\u2019intéresser au domaine militaire.Ses deux grands- pères ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).Il devient pilote d\u2019hélicoptère.Une fois, il a secouru en hélicoptère un pêcheur blessé, pris en pleine mer.Erin O\u2019Toole a d\u2019ailleurs reçu une médaille pour cet acte de bravoure.À partir de 2000, il s\u2019installe à Halifax en Nouvelle-Écosse pour étudier en droit.C\u2019est à Halifax qu\u2019il rencontre sa femme Rebecca qui est aussi la mère de ses enfants.Peu après, il fonde un organisme qui vient en aide aux anciens combattants et à leurs familles.\u203a L\u2019APPEL DE LA POLITIQUE En 2012, il fait le saut politique.Il se fait élire comme député au parlement canadien pour le Parti conservateur du Canada.Erin O\u2019Toole a occupé toutes sortes de postes au gouvernement du Canada, comme celui de ministre des Anciens Combattants.Depuis 2020, Erin O\u2019Toole est le chef du Parti conservateur du Canada.ERIN O\u2019TOOLE : ANCIEN PILOTE D\u2019HÉLICOPTÈRE! P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , S E A N K I L P A T R I C K P H O T O A R C H I V E S L E Q U O T I D I E N , G I M M Y D E S B I E N S Jagmeet Singh est chef du Nouveau Parti démocratique depuis 2017.Il est la première personne représentant les minorités visibles à diriger un parti important au Canada.Il porte fièrement son turban sikh, symbole rattaché à sa religion.Jagmeet Singh est né en Ontario en 1979.Ses parents sont originaires de la région du Penjab en Inde et venaient tout juste d\u2019arriver au pays à sa naissance.Très jeune, Jagmeet a vécu quelques années chez ses grands-parents en Inde.C\u2019était pour donner le temps à ses parents de bien s\u2019installer au Canada.Rapidement, Jagmeet retourne au Canada rejoindre ses parents.Il passe la majorité de son enfance dans la ville de Windsor en Ontario.Enfant, il est victime d\u2019intimidation et de racisme par ses camarades.\u203a COMBATTRE LES INÉGALITÉS Adulte, il devient avocat.Dans ses temps libres, il offre plusieurs services bénévolement à des organismes communautaires qui n\u2019ont pas les moyens de se payer un avocat.Il aidera notamment des organismes de lutte à la pauvreté ou des organismes qui viennent en aide aux réfugiés et aux immigrants.Il se lance en politique pour le Nouveau Parti démocratique en 2011 pour combattre les injustices.Ce n\u2019est qu\u2019en 2017 qu\u2019il devient le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.Jagmeet Singh est marié à Gurki- ran Kaur Sidhu, une entrepreneure.Le couple attend actuellement un bébé.Il utilise les réseaux sociaux et plus particulièrement TiKTok pour parler aux jeunes électeurs.JAGMEET SINGH : COMBATTRE LES INJUSTICES! Tu en as sans doute entendu parler : le 20 septembre prochain, tous les citoyens canadiens de 18 ans et plus iront voter pour élire le nouveau gouvernement du pays.Même si tu ne votes pas, nous avons pensé que tu aimerais en savoir plus pour suivre cette campagne électorale dont tout le monde parle.Avec ces informations, tu pourras peut-être en apprendre à tes amis et même à ta famille! Cette semaine nous te présentons les chefs des partis qui ont au moins un député élu au Parlement canadien.Voici Justin, Erin, Annamie, Jagmeet et Yves-François! Connais- tu les chefs des partis?Justin Trudeau est né le jour de Noël en 1971.Il a grandi dans une famille très politique.À sa naissance, son père, Pierre Elliott Trudeau, était le premier ministre du Canada.Justin Trudeau a grandi à Ottawa avec ses deux petits frères pendant que son père s\u2019occupait de gérer le gouvernement.L\u2019aéroport de Montréal porte d\u2019ailleurs le nom Pierre Elliott Trudeau en honneur de son père.Les parents de Justin Trudeau ont divorcé lorsqu\u2019il avait six ans.Après la carrière politique de son papa, la famille Trudeau s\u2019est installée à Montréal.Justin y a passé son adolescence.\u203a SA VIE D\u2019ADULTE PONCTUÉE DE QUELQUES DRAMES Justin Trudeau fait des études en littérature à l\u2019Université McGill.Il déménage ensuite à Vancouver, où il enseigne le français, le théâtre et les mathématiques.Entre 1998 et 2000, la vie de Justin Trudeau change du tout au tout.Son frère Michel meurt d\u2019un accident de planche à neige.Son père, lui, meurt d\u2019un cancer de la prostate.Justin revient donc à Montréal.Il y rencontre sa femme Sophie, une animatrice de télévision.Aujourd\u2019hui, ils ont trois enfants.\u203a UN SAUT EN POLITIQUE En 2007, Justin Trudeau fait le saut en politique pour le Parti libéral, le parti dans lequel était aussi son père.Depuis 2015, Justin Trudeau est chef du Parti libéral du Canada et est élu premier ministre du Canada.Il souhaite se faire élire de nouveau le 20 septembre prochain.JUSTIN TRUDEAU : D\u2019ENSEIGNANT À PREMIER MINISTRE! P H O T O T I R É E D E L A P A G E F A C E B O O K D E M .B L A N C H E T Yves-François Blanchet est le chef du Bloc québécois.Il est né en 1965 à Drummondville, au Québec.Depuis sa tendre enfance, il est passionné par la politique.\u203a UN AGENT D\u2019ARTISTES ROCK! Peu après ses études universitaires, il se lance en affaires.Il fonde une boîte de gérance d\u2019artistes.Il a donc été gérant d\u2019artistes rock pendant plusieurs années.Il était notamment le gérant du chanteur populaire Éric Lapointe.\u203a DES COULISSES DE SPECTACLE À LA SCÈNE POLITIQUE En 2008, il fait le saut en politique pour le Parti québécois au Parlement du Québec.Pendant son passage à l\u2019Assemblée nationale, il a été ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs.En 2019, il devient chef du Bloc québécois.Ce parti s\u2019est donné la mission de représenter et de défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.Aux dernières élections, il a réussi à faire élire 32 députés du Québec qui siègent actuellement au Parlement canadien.Qu\u2019en sera-t-il cette année?YVES-FRANÇOIS BLANCHET : ANCIEN AGENT D\u2019ARTISTES! Le Parti vert a une nouvelle cheffe qui s\u2019appelle Annamie Paul.Annamie Paul a vu le jour en 1972 à Toronto, en Ontario.Elle y a grandi avec ses parents et ses deux sœurs, Ngozi et Luther.Aujourd\u2019hui, sa sœur Ngozi est une actrice, écri- vaine, autrice et réalisatrice.Ngozi est très connue dans la partie anglophone du Canada.La maman de Annamie, Ena, est originaire de Saint- Christophe-et-Niévès, situé dans la mer des Caraïbes.Le papa d\u2019Annamie, Peter, est originaire de l\u2019Île de la Dominique, un autre petit pays des Caraïbes.\u203a UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE La cheffe du Parti vert a fait des études pour devenir avocate à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Elle a aussi fait une maîtrise à la prestigieuse Université Princeton, aux États-Unis.Au to u r d e 2005, Annam i e P a u l s\u2019installe en Belgique.Là-bas, elle travaille à la Cour pénale internationale.C\u2019est un tribunal international qui vise, entre autres, à punir les criminels de guerre.\u203a UNE PREMIÈRE HISTORIQUE Le conjoint d\u2019Annamie, Mark, est de confession juive.Pour leur mariage, Annamie s\u2019est convertie au judaïsme.Le couple a deux enfants.En 2020, Annamie Paul est devenue la première femme noire et la première femme juive à diriger un parti fédéral.Est-ce que son parti aura plusieurs députés élus cette fois-ci?À suivre! ANNAMIE PAUL : AVOCATE INTERNATIONALE! P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , C O L E B U R S T O N P H O T O L E D R O I T , P A T R I C K W O O D B U R Y leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E27 SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M34 LE P\u2019TIT MAG S leil SAMEDI 28 AOÛT 2021 M35 LE P\u2019TIT MAG ÈVE TESSIER-BOUCHARD ET PHILIPPE JULIEN-BOUGIE Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Erin O\u2019Toole est le chef du Parti conservateur du Canada.Il est né à Montréal en 1973.Lorsqu\u2019il avait seulement 9 ans, sa mère est décédée d\u2019un cancer.Après sa mort, la famille O\u2019Toole déménage en Ontario.Le père d\u2019Erin, John, a servi comme député pendant près de 20 ans au Parlement de l\u2019Ontario.À 18 ans, Erin O\u2019Toole s\u2019enrôle dans les Forces armées canadiennes.Il n\u2019est pas le seul de sa famille à s\u2019intéresser au domaine militaire.Ses deux grands- pères ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale (1939-1945).Il devient pilote d\u2019hélicoptère.Une fois, il a secouru en hélicoptère un pêcheur blessé, pris en pleine mer.Erin O\u2019Toole a d\u2019ailleurs reçu une médaille pour cet acte de bravoure.À partir de 2000, il s\u2019installe à Halifax en Nouvelle-Écosse pour étudier en droit.C\u2019est à Halifax qu\u2019il rencontre sa femme Rebecca qui est aussi la mère de ses enfants.Peu après, il fonde un organisme qui vient en aide aux anciens combattants et à leurs familles.\u203a L\u2019APPEL DE LA POLITIQUE En 2012, il fait le saut politique.Il se fait élire comme député au parlement canadien pour le Parti conservateur du Canada.Erin O\u2019Toole a occupé toutes sortes de postes au gouvernement du Canada, comme celui de ministre des Anciens Combattants.Depuis 2020, Erin O\u2019Toole est le chef du Parti conservateur du Canada.ERIN O\u2019TOOLE : ANCIEN PILOTE D\u2019HÉLICOPTÈRE! P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , S E A N K I L P A T R I C K P H O T O A R C H I V E S L E Q U O T I D I E N , G I M M Y D E S B I E N S Jagmeet Singh est chef du Nouveau Parti démocratique depuis 2017.Il est la première personne représentant les minorités visibles à diriger un parti important au Canada.Il porte fièrement son turban sikh, symbole rattaché à sa religion.Jagmeet Singh est né en Ontario en 1979.Ses parents sont originaires de la région du Penjab en Inde et venaient tout juste d\u2019arriver au pays à sa naissance.Très jeune, Jagmeet a vécu quelques années chez ses grands-parents en Inde.C\u2019était pour donner le temps à ses parents de bien s\u2019installer au Canada.Rapidement, Jagmeet retourne au Canada rejoindre ses parents.Il passe la majorité de son enfance dans la ville de Windsor en Ontario.Enfant, il est victime d\u2019intimidation et de racisme par ses camarades.\u203a COMBATTRE LES INÉGALITÉS Adulte, il devient avocat.Dans ses temps libres, il offre plusieurs services bénévolement à des organismes communautaires qui n\u2019ont pas les moyens de se payer un avocat.Il aidera notamment des organismes de lutte à la pauvreté ou des organismes qui viennent en aide aux réfugiés et aux immigrants.Il se lance en politique pour le Nouveau Parti démocratique en 2011 pour combattre les injustices.Ce n\u2019est qu\u2019en 2017 qu\u2019il devient le chef du Nouveau Parti démocratique du Canada.Jagmeet Singh est marié à Gurki- ran Kaur Sidhu, une entrepreneure.Le couple attend actuellement un bébé.Il utilise les réseaux sociaux et plus particulièrement TiKTok pour parler aux jeunes électeurs.JAGMEET SINGH : COMBATTRE LES INJUSTICES! Tu en as sans doute entendu parler : le 20 septembre prochain, tous les citoyens canadiens de 18 ans et plus iront voter pour élire le nouveau gouvernement du pays.Même si tu ne votes pas, nous avons pensé que tu aimerais en savoir plus pour suivre cette campagne électorale dont tout le monde parle.Avec ces informations, tu pourras peut-être en apprendre à tes amis et même à ta famille! Cette semaine nous te présentons les chefs des partis qui ont au moins un député élu au Parlement canadien.Voici Justin, Erin, Annamie, Jagmeet et Yves-François! Connais- tu les chefs des partis?Justin Trudeau est né le jour de Noël en 1971.Il a grandi dans une famille très politique.À sa naissance, son père, Pierre Elliott Trudeau, était le premier ministre du Canada.Justin Trudeau a grandi à Ottawa avec ses deux petits frères pendant que son père s\u2019occupait de gérer le gouvernement.L\u2019aéroport de Montréal porte d\u2019ailleurs le nom Pierre Elliott Trudeau en honneur de son père.Les parents de Justin Trudeau ont divorcé lorsqu\u2019il avait six ans.Après la carrière politique de son papa, la famille Trudeau s\u2019est installée à Montréal.Justin y a passé son adolescence.\u203a SA VIE D\u2019ADULTE PONCTUÉE DE QUELQUES DRAMES Justin Trudeau fait des études en littérature à l\u2019Université McGill.Il déménage ensuite à Vancouver, où il enseigne le français, le théâtre et les mathématiques.Entre 1998 et 2000, la vie de Justin Trudeau change du tout au tout.Son frère Michel meurt d\u2019un accident de planche à neige.Son père, lui, meurt d\u2019un cancer de la prostate.Justin revient donc à Montréal.Il y rencontre sa femme Sophie, une animatrice de télévision.Aujourd\u2019hui, ils ont trois enfants.\u203a UN SAUT EN POLITIQUE En 2007, Justin Trudeau fait le saut en politique pour le Parti libéral, le parti dans lequel était aussi son père.Depuis 2015, Justin Trudeau est chef du Parti libéral du Canada et est élu premier ministre du Canada.Il souhaite se faire élire de nouveau le 20 septembre prochain.JUSTIN TRUDEAU : D\u2019ENSEIGNANT À PREMIER MINISTRE! P H O T O T I R É E D E L A P A G E F A C E B O O K D E M .B L A N C H E T Yves-François Blanchet est le chef du Bloc québécois.Il est né en 1965 à Drummondville, au Québec.Depuis sa tendre enfance, il est passionné par la politique.\u203a UN AGENT D\u2019ARTISTES ROCK! Peu après ses études universitaires, il se lance en affaires.Il fonde une boîte de gérance d\u2019artistes.Il a donc été gérant d\u2019artistes rock pendant plusieurs années.Il était notamment le gérant du chanteur populaire Éric Lapointe.\u203a DES COULISSES DE SPECTACLE À LA SCÈNE POLITIQUE En 2008, il fait le saut en politique pour le Parti québécois au Parlement du Québec.Pendant son passage à l\u2019Assemblée nationale, il a été ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Faune et des Parcs.En 2019, il devient chef du Bloc québécois.Ce parti s\u2019est donné la mission de représenter et de défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.Aux dernières élections, il a réussi à faire élire 32 députés du Québec qui siègent actuellement au Parlement canadien.Qu\u2019en sera-t-il cette année?YVES-FRANÇOIS BLANCHET : ANCIEN AGENT D\u2019ARTISTES! Le Parti vert a une nouvelle cheffe qui s\u2019appelle Annamie Paul.Annamie Paul a vu le jour en 1972 à Toronto, en Ontario.Elle y a grandi avec ses parents et ses deux sœurs, Ngozi et Luther.Aujourd\u2019hui, sa sœur Ngozi est une actrice, écri- vaine, autrice et réalisatrice.Ngozi est très connue dans la partie anglophone du Canada.La maman de Annamie, Ena, est originaire de Saint- Christophe-et-Niévès, situé dans la mer des Caraïbes.Le papa d\u2019Annamie, Peter, est originaire de l\u2019Île de la Dominique, un autre petit pays des Caraïbes.\u203a UNE CARRIÈRE INTERNATIONALE La cheffe du Parti vert a fait des études pour devenir avocate à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Elle a aussi fait une maîtrise à la prestigieuse Université Princeton, aux États-Unis.Au to u r d e 2005, Annam i e P a u l s\u2019installe en Belgique.Là-bas, elle travaille à la Cour pénale internationale.C\u2019est un tribunal international qui vise, entre autres, à punir les criminels de guerre.\u203a UNE PREMIÈRE HISTORIQUE Le conjoint d\u2019Annamie, Mark, est de confession juive.Pour leur mariage, Annamie s\u2019est convertie au judaïsme.Le couple a deux enfants.En 2020, Annamie Paul est devenue la première femme noire et la première femme juive à diriger un parti fédéral.Est-ce que son parti aura plusieurs députés élus cette fois-ci?À suivre! ANNAMIE PAUL : AVOCATE INTERNATIONALE! P H O T O L A P R E S S E C A N A D I E N N E , C O L E B U R S T O N P H O T O L E D R O I T , P A T R I C K W O O D B U R Y SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E28 ARTS MAGAZINE SAMEDI 28 AOÛT 2021 leSoleil M36 LE MAG LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Un protecteur sur la patte du pupitre de la fillette de droite 2 Les trois cheveux du garçon en bleu 3 La boucle du sac 4 oreille en moins du garçon en vert 5 Le dossier d\u2019une chaise en moins 6 Le cordon du masque du professeur 7 La main en moins de la fillette au centre.C\u2019EST PLATE.QU\u2019EST-CE QU\u2019ON FAIT?Notre petite-fille Gabrielle nous dit : «Je vais vous préparer un souper de soulagement» confondant l\u2019expression avec «pousser un soupir de soulagement» \u2014 Gabrielle, 3 ans Le petit Bernard à sa maman avant le dîner : «Maman, j\u2019chus t\u2019assez fin (faim)» Voyant que le repas n\u2019arrivait pas assez vite, il refait sa demande : «Maman, j\u2019chus t\u2019encore plus fin (faim) que tantôt!» \u2014 Bernard, 4 ans (il a 63 ans aujourd\u2019hui) FAITES-NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com I L L U S T R A T I O N A N N I E C A R B O La chasse aux abeilles Appel à tous! Les bibliothèques de la Ville de Québec ont besoin de ton aide pour retrouver les abeilles qui se sont cachées un peu partout entre les bouquins.Certaines ont même décidé de s\u2019y installer pour boire le thé.vite, elles bourdonnent constamment et dérange les lecteurs! Ne t\u2019inquiète pas, tu auras un feuillet d\u2019indices pour t\u2019aider dans ta chasse aux abeilles.Destiné aux enfants de 1 à 12 ans, ce jeu «cherche et trouve» est une belle occasion pour découvrir les bibliothèques en famille.L\u2019activité est offerte chaque jour jusqu\u2019au 2 septembre dans plus d\u2019une vingtaine de bibliothèques différentes.Pour tous les détails, visite le bibliothequedequebec.qc.ca.LAURIE WIELAND leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E29 P artira! Partira pas! Partira! Partira pas! Au lieu de compter les moutons, pour m\u2019endormir, j\u2019effeuillais des marguerites imaginaires.L\u2019été 2021 laisserait-il les vacanciers oublier une nanoseconde qu\u2019ils ont passé l\u2019hiver dans le rouge, confinés à télétravailler?Ou les rêves d\u2019escapades seraient-ils emportés par une autre déferlante?L\u2019angoisse n\u2019endort pas comme les moutons.Le goût du risque, trop amer, ne me faisait pas envie.À quelques semaines de dire «Bye- bye boss» pour le repos estival, je n\u2019avais toujours pas réservé de séjour au Québec.Le sentiment d\u2019urgence clignotait comme le feu jaune qui s\u2019apprête à repasser au rouge.Une hésitation et il est trop tard.Ce serait donc l\u2019Alberta, les Rocheuses, surtout, où le grand air et les ours noirs forcent à la distanciation.Les compagnies aériennes, flairant le risque d\u2019un épisode de COVID inattendu, permettaient de reporter ou d\u2019annuler sans frais les billets achetés avant le milieu de l\u2019été.J\u2019aimais l\u2019idée d\u2019un filet de secours, au cas.Si c\u2019est la contagion elle-même, en Alberta ou ici, qui me faisait craindre à un changement de plan inattendu, c\u2019est plutôt la location de la voiture qui posait le plus grand défi.J\u2019ai cru au délire en apercevant les tarifs quotidiens pour conduire une bagnole entre Prairies et Rocheuses.Contre mauvaise fortune bon cœur, j\u2019ai échafaudé le plan du compromis qui me permettrait de rallier les montagnes sans trop forcer le kilométrage.Habitué aux voyages plus spontanés, j\u2019étais tout à coup rassuré, dans ce nouveau monde d\u2019urgence sanitaire, de compter toutes mes réservations en poche : avion, voiture, hôtels.J\u2019en revenais à mes moutons.Jusqu\u2019à ce coup de téléphone.L\u2019afficheur annonçait un interlocuteur de Calgary.Dans une semaine tapant, me disait l\u2019homme, nous n\u2019aurons pas de voiture pour vous.Pardon?La compagnie de location, disait- il, avait commandé des voitures neuves qui tardaient à arriver.La livraison n\u2019était certainement pas attendue pour une autre semaine.Toutes les compagnies de l\u2019Alberta vivaient la même crise, ajoutait-il.Mon nom se trouvait sur la liste de rappel au cas où un miracle se produirait.Le choix de mot n\u2019est pas le mien.Un miracle, rien de moins.Quand j\u2019ai demandé ce que j\u2019étais censé faire, après avoir réservé tout mon voyage et engagé des dépenses, j\u2019ai eu pour seule réponse : «Ça ne me fait pas plaisir de vous appeler».On a vu mieux comme excuses.Les sites Internet des compagnies de location et les comparateurs de prix ne trouvaient plus la moindre voiture pour les dates de mon voyage.Niet.Même pas un vieux rafiot menacé pas la rouille.Que faire?Deux jours plus tard, la collègue Mélanie Côté, du Quotidien, racontait le cauchemar d\u2019un couple ayant reçu le même appel.Leur voyage entre Calgary et Vancouver a dû être décalé.De quelle protection jouissent les consommateurs, demandaient-ils?Comment une compagnie peut-elle annuler impunément une location qu\u2019elle avait pourtant confirmée, et ce, même si elle n\u2019avait pris aucun dépôt sur une carte de crédit?L\u2019imbroglio est trop facile à plaider.PLANS EN DÉROUTE Pour ma part, je me suis tourné vers Turo, une plateforme de type Airbnb permettant la location d\u2019une voiture d\u2019un particulier.J\u2019ai trouvé un bon Samaritain à Edmonton, à trois heures de route de mon lieu d\u2019arrivée.Quand la vie nous donne des citrons, on fait de la limonade.Va pour Edmonton.Il va de soi que l\u2019itinéraire a dû changer.Les réservations d\u2019hôtels aussi.Mais voilà, à quatre jours du départ, le locateur a fait faux bond à son tour, avec ses plus plates excuses comme compensation.Retour à la case départ.Parmi les 12 travaux d\u2019Astérix, j\u2019en étais rendu à la maison qui rend fou.Il en existe d\u2019autres, des options pour circuler en Alberta.Commu- nauto y détient une flotte, comme au Québec, pour peu qu\u2019on soit membre, qu\u2019on s\u2019inscrive un peu d\u2019avance et qu\u2019on possède un bon dossier de conduite.Les sites de covoiturage, comme Poparide, permettaient aussi de trouver pour une vingtaine de dollars, un siège pour un trajet vers Banff ou Lake Louise.De là, les sites d\u2019intérêt sont tous interconnectés par des navettes.Les plus grandes découvertes émanant parfois des plus grands des hasards, la solution m\u2019est néanmoins venue d\u2019une erreur d\u2019aiguillage.Tapant sur une mauvaise touche sur mon clavier, j\u2019ai déniché une voiture, encore plus chère que les précédentes, qui attendait encore qu\u2019on lui assigne un conducteur.Je me suis dévoué, validant par téléphone qu\u2019on ne me jouerait pas un autre vilain tour.J\u2019étais officiellement en voiture.L\u2019ironie n\u2019ayant pas encore déversé tout son fiel, un courriel de confirmation concernant la toute première location, celle pour laquelle un appel non sollicité a chamboulé tous mes plans, m\u2019est parvenu à quelques heures du départ.Pantois, j\u2019ai tenté de tirer les choses au clair.Oui, la compagnie en question avait des véhicules disponibles.Non, on ne comprenait pas pourquoi on m\u2019avait appelé pour annuler ma location.Non, il n\u2019y avait aucune note à mon dossier indiquant que je figurais sur une liste d\u2019attente.Décidément.À la plainte officielle que j\u2019ai déposée, l\u2019entreprise n\u2019a pas été en mesure d\u2019expliquer la situation.Il m\u2019apparaît clair, cependant, que les clients sont les grands perdants d\u2019imbroglios sans doute alimentés par la COVID et par l\u2019incapacité des entreprises à gérer la forte demande.Moi qui pensais que le niveau de contagion d\u2019un virus risquait de chambouler les vacances.La COVID m\u2019aura appris que quand il y a plan B, il y a aussi un plan C et un plan D.LES 12 TRAVAUX VERS L\u2019ALBERTA Il aura fallu beaucoup de péripéties et de pirouettes pour mettre la main sur cette petite voiture de location en Alberta.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E30 ARTS MAGAZINE L es cyclistes vous diront que c\u2019est la plus belle piste cyclable au Québec.Les automobilistes leur répondront qu\u2019ils n\u2019ont pas d\u2019affaire là, que leur vélo n\u2019est pas « plaqué » et qu\u2019ils sont des dangers sur deux roues.Ça, c\u2019est un autre débat, mais reste que traverser la route 175, la Réserve faunique des Laurentides ou le « Parc », peu importe comment on nomme ce tronçon, c\u2019est mythique et tout cycliste qui se respecte a ce défi dans le viseur à un moment ou un autre.Pour la cinquième année, Évé- nements 2M organisait l\u2019Épreuve cycliste du Parc des Laurentides, en fin de semaine dernière, avec la possibilité de relier Laterrière à Stoneham, le samedi, avant de faire le chemin inverse dimanche.Les participants pouvaient faire l\u2019aller-retour, donc deux fois 175 kilomètres, ou encore choisir l\u2019aller ou le retour seulement.Le tout dans une formule tout-inclus ou autonome, ravitos et dîner inclus.L\u2019objectif : permettre à tous les participants de compléter l\u2019épreuve.Pour certains, c\u2019est un réel défi, pour d\u2019autres c\u2019est l\u2019occasion de retrouver un peu de normalité et de renouer avec de vieilles connaissances, mais l\u2019idée est de rendre le tout plus accessible possible.Et je pense honnêtement que c\u2019est mission accomplie en ce sens.Cette année, les Coops de l\u2019information étaient représentées dans le peloton.Mathieu Lamothe, j ournal iste au Nouvel l iste à Trois-Rivières, Patrick Woodbury, photographe-vidéaste au Droit à Gatineau, et moi-même formions donc le trio à toute épreuve.Deux collègues sympathiques avec qui j\u2019ai pu faire connaissance pour la première fois et avec qui ce fut fort agréable de savourer quelques bières.Et de faire un peu de vélo, bien sûr.Pour ma part, je faisais bien humblement partie de la gang des encadreurs, menée de main de maître par Jean-Frédérick Girard, un vrai bon gars au leadership contagieux.On a poussé certains cyclistes, on en a encouragé d\u2019autres, de sorte que la chimie était vraiment bonne entre les participants.C\u2019est du moins mon impression ! La journée de samedi, ensoleillée du départ à l\u2019arrivée, offrait quelques montées piquantes, que les cyclistes moins aguerris ont su surmonter avec panache.Il faut d\u2019ailleurs souligner le gros travail de l\u2019équipe de bénévoles, dans la grande famille Événe- ments 2M.C\u2019est comme si vous rassembliez vos meilleurs chums et que vous décidiez d\u2019organiser un événement cycliste.C\u2019est du monde sérieux qui ne se prend pas au sérieux.Je suggère que ça devienne leur slogan, leur marque de commerce ou quelque chose du genre.Vraiment sur la coche, et ce n\u2019est pas pour être téteux.Et coup de coeur généralisé pour les minibénévoles, les enfants des membres de l\u2019organisation.On a eu un bel aperçu d\u2019une jeunesse vaillante, visiblement contente de contribuer à l\u2019effort.C\u2019était un peu plus nuageux dimanche, mais tout aussi chaud \u2013 donc pas trop de répit.Encore une fois, tout s\u2019est relativement très bien déroulé.Pierre L a v o i e , p r é s i d e n t d\u2019honneur pour cette cinquième édition, était du départ à partir de Stoneham.Lui aussi a parlé d\u2019un événement « sur la coche » à plusieurs reprises.La configuration de la route 175 fait en sorte qu\u2019on entre rapidement dans le vif du sujet.Qu\u2019on parte de Laterrière ou Le photographe Rocket Lavoie a croqué cette scène en haut de la fameuse «première côte du Parc», samedi matin.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE JONATHAN HUDON CHRONIQUE jhudon@lequotidien.com La configuration de la route 175 fait en sorte qu\u2019on entre rapidement dans le vif du sujet.Qu\u2019on parte de Laterrière ou de Stoneham, ça monte dès le départ, et ça monte relativement longtemps.Pour vous donner une petite idée, sur un total d\u2019environ 1500 mètres d\u2019ascension, j\u2019en avais déjà plus ou moins 1000 après 75 kilomètres, autant samedi que dimanche. leNouvelliste SAMEDI 28 AOÛT 2021 ARTS MAGAZINE E31 de Stoneham, ça monte dès le départ, et ça monte relativement longtemps.Pour vous donner une petite idée, sur un total d\u2019environ 1500 mètres d\u2019ascension, j\u2019en avais déjà plus ou moins 1000 après 75 kilomètres, autant samedi que dimanche.À quelques kilomètres et mètres près, on s\u2019entend.C\u2019est donc un coup à donner, et honnêtement, chapeau à tous ceux et celles qui ont grincé des dents en début d\u2019épreuve, samedi ou dimanche.Il y en a une couple qui se sont demandé s\u2019ils allaient en venir à bout, mais une semaine plus tard, c\u2019est clair qu\u2019ils n\u2019ont aucun regret d\u2019avoir persévéré.Il ne faudrait surtout pas oublier de dire que les fonds amassés vont à la fondation Arianne, qui soutient les familles du Saguenay-Lac- Saint-Jean ayant un enfant malade et qui doivent traverser la route 175 pour obtenir des soins.D\u2019où la symbolique de faire le Parc à vélo.J\u2019ai jasé avec Martin Tremblay d\u2019Événements  2M, dimanche, environ une heure après la fin de cette fin de semaine.Lui et son équipe étaient très satisfaits du déroulement de l\u2019événement, vantant les cyclistes d\u2019avoir relevé deux grands défis que représentaient la chaleur et la traversée de la route 175.Il aimerait compter sur une légère hausse des inscriptions pour la prochaine édition.Je lui ai dit que le succès de cette année pourrait faire des petits.La température a aidé, certes, et on a senti l\u2019organisation en contrôle de A à Z.Il faut le dire, c\u2019était mieux que l\u2019an dernier, alors que l\u2019Épreuve cycliste du Parc des Laurentides avait eu lieu près d\u2019un mois plus tard, à la mi-septembre.C\u2019était assez frais merci, le samedi et le dimanche, et la pluie avait commencé à L\u2019Étape pour ne jamais cesser de tomber jusqu\u2019à Later- rière.Comme quoi tout est toujours plus l\u2019fun quand le soleil s\u2019en mêle.À t o u s c e u x e t c e l l e s q u i désirent se payer un beau défi, ou aux autres qui veulent depuis longtemps rouler sur la 175, ins- crivez-vous l\u2019an prochain.Ça vaut la peine et vous allez avoir du fun.C\u2019est garanti.Ou presque.Les Coops de l\u2019information étaient dignement représentées par Mathieu Lamothe, du Nouvelliste, Patrick Woo- dbury, du Droit, et Jonathan Hudon, du Quotidien/Progrès.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Un premier peloton a quitté Laterrière samedi en direction de Stoneham, et un autre faisait le chemin inverse le lendemain.Plusieurs ont d\u2019ailleurs opté pour l\u2019aller-retour.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE UNE CONQUÊTE DU PARC DANS DES CONDITIONS OPTIMALES SAMEDI 28 AOÛT 2021 leNouvelliste E32 ARTS MAGAZINE AVEZ-VOUS LE VERTIGE?PHOTOS OLIVIER DUMAS Je n\u2019aime pas tellement le mot vertige.J\u2019utilise plutôt peur des hauteurs ou peur de la chute.Formulé ainsi, il est plus facile de rationaliser les choses et de surmonter cette peur.Je n\u2019en suis certainement pas immunisé et la chute est toujours présente dans ma tête lorsque je grimpe.» C\u2019est ainsi que l\u2019alpiniste et chasseur d\u2019images Olivier Dumas décrit le risque de sa passion.Ce Québécois de 29 ans escalade des montagnes de partout sur le continent pour ramener de ses aventures des images saisissantes.À la demande du Mag, il a accepté de partager ses clichés les plus vertigineux, pris d\u2019un point de vue «effrayant»! Gravir une paroi rocheuse est déjà ardu, imaginez s\u2019il fallait vous arrêter en chemin pour sortir l\u2019appareil-photo! À voir : @olivier_dumas_photo sur Insta- gram et @OlivierDumasPhotos sur Facebook.FRANCIS HIGGINS « "]
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