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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
mardi 2 juin 2020
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2020-06-02, Collections de BAnQ.

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[" TROIS-RIVIÈRES | MARDI 2 JUIN 2020 | 100e ANNÉE, N° 176 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 CENTRES COMMERCIAUX Place au magasinage à la sauce COVID-19 PAGE 13 «IL Y A ENCORE DE LA MOBILITÉ» Du personnel de Laflèche à Cloutier-du Rivage PAGE 3 MANIFESTATIONS AUX ÉTATS-UNIS TRUMP MENACE DE DÉPLOYER L\u2019ARMÉE PAGES 4 ET 5 + FRAPPIER: Dénoncer sans casser PAGE 10 Québec débloque 400 millions $ pour relancer la culture PAGE 16 Accusé d\u2019abus sexuels sur sa belle-fille PAGE 7 Près d\u2019un million $ pour la formation à distance en métallurgie PAGE 15 Ron Choules de retour chez les Cataractes PAGE 19 MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 13 à 15 arts et spectacles 16-17 opinions 10-11 sports 18 à 20 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE LONDRES (AFP) \u2014 Et le premier sport à reprendre la compétition en Angleterre est.la course de pigeons ! Les volatiles ont battu d\u2019une courte tête le billard et les courses de chevaux lundi.A 1 0 h l o c a l e s , p l u s d e 4000 pigeons ont été lâchés à Kettering, dans le nord de l\u2019Angleterre, par des membres de la Barnsley Federation of Racing Pigeons pour une course d\u2019environ 140 km.Les sprinteurs à plumes participent donc à la première compétition depuis mars et l\u2019arrêt du sport à cause de la COVID-19.Les compétitions en Grande- Bretagne peuvent reprendre depuis lundi, à huis clos.En attendant le retour des sports majeurs \u2013 la Premier League de football ne reprendra que le 17 juin \u2013 des compétitions moins populaires ont ainsi l\u2019occasion d\u2019attirer l\u2019attention des médias.comme cette course de pigeons.«La course, c\u2019est une raison pour les gens de se lever le matin», a déclaré à des médias un des participants, M.Greenshield, ancien mineur de 72 ans.Parmi les autres sports qui reprennent lundi, le snooker, une variante du billard populaire au Royaume-Uni, avec le champion du monde Judd Trump qui entame la défense de son titre à Milton Keynes.Le championnat est diffusé en direct à la télévision, et les joueurs sont soumis à des tests nasaux pour détecter le coronavirus.La course de pigeons, premier sport à reprendre en Angleterre MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Selon de nombreux travailleurs du réseau de la santé, le gouvernement Legault doit concentrer ses efforts à discuter autour d\u2019une table de négociations pour fixer leurs conditions de travail au lieu de lancer des chiffres lors des conférences de presse portant sur la COVID-19.Quelque 50 membres du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers (CSN) Mauricie et Centre-du-Qué- bec ont rejoint environ 150 autres travailleurs d\u2019autres régions pour manifester lundi en début d\u2019après- midi devant le parlement de Québec afin de réclamer de meilleures conditions de travail dans leur prochaine convention collective.Ces préposés aux bénéficiaires et agents d\u2019intervention dans les centres jeunesse visent une hausse de salaire de 3 $ l\u2019heure dès la première année d\u2019un contrat de trois ans.Une certaine lassitude s\u2019est emparée de ces travailleurs de la santé depuis que François Legault lance différentes offres lors de ses conférences de presse.Le mouvement syndical veut que ce sujet soit abordé en séances de négociations.«Le gouvernement annonce qu\u2019il offre 18 % aux préposés aux bénéficiaires.Mais cette offre est concrète pour les salariés à temps complet et pour ceux qui travaillent dans les CHSLD.Ce n\u2019est pas la majorité des salariés.Et le 18 %, ce n\u2019est pas une hausse salariale.On fait le cumul du 8 % de prime pour la COVID, du 100 $ de prime aussi.Il veut nous payer 26 $ l\u2019heure.Mais l\u2019entente (proposée) du gouvernement nous donne entre 21 cents et 87 cents l\u2019heure pour l\u2019ensemble des types d\u2019emploi», mentionne M.Bastarache, quelques minutes avant le départ des syndiqués vers Québec.En plus d\u2019une hausse de 3  $ l\u2019heure durant la première année d\u2019un nouveau contrat de travail, les préposés aux bénéficiaires demandent une augmentation d\u2019un dollar l\u2019heure pour les années 2 et 3 de la convention collective.Selon M.Bastarache, le gouvernement réglerait une bonne partie de l\u2019enjeu salarial s\u2019il acceptait de régler certaines plaintes déposées par des syndiqués concernant l\u2019équité salariale.«En 2020, le gouvernement ne respecte pas sa loi sur l\u2019équité salariale», avance M.Bastarache.Cet aspect est aussi soulevé par Yanik Pinard, un agent d\u2019intervention au centre jeunesse de Trois-Rivières.«Des plaintes ont été déposées par des auxiliaires en santé et services sociaux en 2010 et par des préposées aux bénéficiaires en 2015.Si c\u2019était réglé, on aurait aussi moins de problème de rétention.» M.Pinard a fait partie des participants à cette manifestation afin de faire réaliser au gouvernement l\u2019importance de régler la question salariale.Selon lui, le prochain contrat de travail doit permettre un rattrapage substantiel.«Ça fait 15 ans qu\u2019on a des hausses sous l\u2019indice des prix à la consommation.On est à plus de 14  % de retard salarial.On nous offre 5 % sur trois ans.C\u2019est insuffisant.» Selon M.Pinard, les demandes des agents d\u2019inter vention en centres jeunesse sont de 3 $ pour la première année et de 3 % par année pour les deux dernières années du contrat.RÉSEAU DE LA SANTÉ Des négos à la table plutôt qu\u2019en.conférences de presse Quelque 15 syndiqués ont pris le départ de Trois-Rivières vers Québec, avec leur véhicule, alors qu\u2019une trentaine de syndiqués ont fait de même à partir du Centre-du-Québec.À l\u2019avant-plan, on aperçoit le président syndical Pascal Bastarache.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Mauricie et le Centre-du-Québec enregistrent un 199e décès lié à la pandémie de COVID-19.La progression du coronavirus demeure toutefois limitée, avec seulement dix nouveaux cas, dont un dans un CHSLD.Cette 199e victime de la pandémie était hospitalisée après avoir contracté la COVID-19.Il s\u2019agit de la 33e personne qui décède à la suite d\u2019une infection au coronavi- rus dans un centre hospitalier de la région.Dans son plus récent bilan de la pandémie, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) rapporte 10 nouveaux cas d\u2019infection dans la région.Cela porte à 1976 cas depuis le début de la pandémie, en mars dernier.Le nombre de personnes jugées rétablies passe quant à lui de 1383 à 1406, soit une augmentation de 23 par rapport à la veille.Les CHSLD s\u2019en tirent relativement bien dans ce nouveau bilan du CIUSSS MCQ.Un seul nouveau cas chez un employé du CHSLD Saint-Joseph de Trois-Rivières a été détecté.Le nombre d\u2019hospitalisations est demeuré stable en 24 heures.On recensait toujours 28 personnes hospitalisées lundi, dont six aux soins intensifs.COVID-19 Un décès supplémentaire, mais seulement 10 nouveaux cas Yanik Pinard, agent d\u2019intervention au centre jeunesse de Trois-Rivières.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER «Ça fait 15 ans qu\u2019on a des hausses sous l\u2019indice des prix à la consommation.On est à plus de 14 % de retard salarial.On nous offre 5 % sur trois ans.C\u2019est insuffisant.» leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 ACTUALITÉS 3 MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le CHSLD Cloutier-du Rivage vient de devancer le CHSLD Laflèche en ce qui concerne le plus grand nombre de résidents morts du coronavirus et de nombreux cas d\u2019infection ont été observés dans les deux établissements.Mais ces deux endroits ont un autre point en commun: du personnel du CHSLD Laflèche est récemment allé prêter main-forte aux travailleurs du CHSLD Clou- tier-du Rivage.Au cours des dernières semaines, 25 salariés du CHSLD Laflèche, dont des infirmières, des préposés aux bénéficiaires et des aides de service, ont travaillé au CHSLD Cloutier-du Rivage.Certains d\u2019entre eux y œuvrent toujours.Rappelons que la haute direction du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec affirmait en avril qu\u2019un employé d\u2019un CHSLD ne pouvait effectuer des heures de travail dans un autre CHSLD.Louis Brunelle confirme que des salariés du CHSLD Laflèche de Shawinigan et de l\u2019hôpital de Trois-Rivières ont travaillé au CHSLD Cloutier-du Rivage de Trois-Rivières au cours des dernières semaines.D\u2019après le directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS, l\u2019organisation a effectué cette demande afin d\u2019éviter une rupture de service à un CHSLD durement touché au niveau du personnel.«On a fait un appel d\u2019intérêt au CHSLD Laflèche, car tout le monde est revenu au travail.Il y avait de la marge, la situation est stable.Des gens ont dit oui.Au CHAUR (l\u2019hôpital de Trois- Rivières), des gens (cinq) sont allés à Cloutier.Mais c\u2019est pour une période de temps plus longue qu\u2019un quart de travail ou une fin de semaine.Ils travaillent avec les mesures de protection.Et avant de revenir dans leur lieu de travail, les gens subissent trois contrôles de COVID-19, dont un au jour 0 (avant de se déplacer vers un autre CHSLD)», raconte Me Brunelle qui considère que ces mesures assurent la sécurité des travailleurs.Questionné à savoir si le milieu a tiré des leçons de la forte éclosion observée au CHSLD Laflèche, Pascal Bastarache répond par l\u2019affirmative.Mais le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers CSN Mauricie et Centre- du-Québec estime qu\u2019il y a encore du travail à faire.«Toutes les mesures pour s\u2019assurer que les gens sont en sécurité ne sont pas prises.Il y a encore de la mobilité.Des salariés de Laflèche sont allés à Cloutier-du Rivage.On espère que le CIUSSS va stopper cette mobilité.» Me Brunelle comprend que ce genre de déplacement de personnel ressemble à de la mobilité.Selon lui, il n\u2019en est rien.«Quand on fait les horaires, dans la situation avant le 13 mars, on regarde les manques de personnel selon les demandes.Je prends mes gens sur la liste de disponibilité, les gens des équipes volantes, les travailleurs à temps partiel occasionnels, les travailleurs à temps partiel réguliers et je les répartis un jour à un endroit, un autre jour à un autre endroit.Ça, c\u2019est de la mobilité.Depuis le 11 avril, la mobilité, c\u2019est terminé.Même si un employé fait partie d\u2019une équipe volante, il demeure dans le même établissement.Arrive l\u2019éclosion à Cloutier.Je dois sortir 25 employés, car ils ont été en contact (avec des gens infectés).J\u2019ai un problème majeur.Je dois trouver du monde.La mobilité, c\u2019est quand on prépare les horaires de travail un mois d\u2019avance.Quand arrive un cas comme à Cloutier, je suis en bris de service.Je dois aller ailleurs.Je n\u2019ai pas le choix, tout le monde est placé partout.Mais les travailleurs ne viennent pas pour un seul quart de travail avant de retourner dans leur CHSLD», précise Me Brunelle.Le CHSLD Cloutier-du Rivage a maintenant 46 décès reliés à la COVID-19, soit deux de plus que le CHSLD Laflèche.Quelque 91  résidents sont contaminés, de même que 69 employés.Au CHSLD Laflèche, 107 cas ont été répertoriés auprès des résidents et 83 parmi le personnel, des statistiques assez stables depuis un certain temps.Du personnel de Laflèche à Cloutier-du Rivage MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Nathalie Perron, présidente du Syndicat des professionnelles en soins de la Mauricie et du Centre-du-Qué- bec (FIQ), croit que l\u2019éclosion de COVID-19 au CHSLD Cloutier-du Rivage peut s\u2019expliquer en partie par le mode d\u2019utilisation d\u2019une zone prévue pour accueillir les résidents atteints de la COVID-19 afin de limiter les risques de propagation sur les étages.Mais le CIUSSS a une autre lecture de la situation.«Dans tous les CHSLD, il y a une zone pour les cas positifs.À Cloutier, il y a un endroit déterminé, mais ça n\u2019a pas duré longtemps.La propagation a été rapide.Est-ce que ça fait en sorte que le virus s\u2019est propagé?», se demande Mme Perron.«C\u2019est préoccupant de voir ce qui se passe.Il y a des chambres à deux lits.Ça peut augmenter les risques, mais il y a des chambres à deux lits ailleurs», ajoute-t-elle.Selon Julie Michaud, la zone tampon originalement déterminée au CHSLD Cloutier-du Rivage est devenue trop petite en raison du grand nombre de résidents ayant été contaminés à la COVID-19.C\u2019est la raison pour laquelle d\u2019autres zones ont été aménagées à même les unités de soins.«Le personnel est dédié à une seule zone, il n\u2019y a pas de déplacements entre les zones.Dans tous les cas, on s\u2019assure que les mesures de protection sont portées de façon adéquate», mentionne l\u2019agente d\u2019information du CIUSSS régional.Selon Pascal Bastarache, la mise en place de mesures pour s\u2019assurer de la sécurité des travailleurs de la santé durant la pandémie de COVID-19 passe par l\u2019utilisation de masques de type N95 et non plus par le port de masques de procédure.«On est encore à deux masques de procédure par quart de travail.On demande le N95.On n\u2019a aucune chance à prendre», déclare le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers CSN Mauricie et Centre-du-Québec, lorsqu\u2019interrogé au sujet de l\u2019éclosion de nombreux cas de coronavi- rus au CHSLD Cloutier-du Rivage.À ce sujet, le CIUSSS dit respecter les recommandations de l\u2019Institut national de santé publique et du ministère de la Santé et des Services sociaux.«Les équipements sont en quantité suffisante.Les masques de protection sont efficaces durant quatre heures.Donc, deux masques sont suffisants.Mais si les deux masques sont souillés, on va les changer», assure Julie Michaud, en précisant que les masques N95 ne sont pas utilisés en CHSLD.Zone tampon et masques \u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER Nathalie Perron et Pascal Bastarache.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER «C\u2019est pour une période de temps plus longue qu\u2019un quart de travail ou une fin de semaine.Ils travaillent avec les mesures de protection.Et avant de revenir dans leur lieu de travail, les gens subissent trois contrôles de COVID-19, dont un au jour 0» \u2014 Louis Brunelle, directeur des ressources humaines, des communications et des affaires juridiques du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS UGO GIGUÈRE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Des casseurs ont tenté de faire de l\u2019ombre à la grande manifestation pacifique tenue dimanche soir à Montréal.Si les commerçants ont ramassé les dégâts et que l\u2019enquête se poursuit pour retrouver les malfaiteurs, le message clamé par les manifestants, lui, continue de résonner.Dorothy Rhau, directrice générale de l\u2019organisme Audace au féminin, n\u2019a pas du tout envie d\u2019accorder une miette d\u2019importance aux casseurs qui ne cherchent qu\u2019un prétexte pour faire du grabuge.«Je ne veux pas que ces gens- là viennent entacher le message de cette manifestation qui veut rappeler aux gens que le racisme existe; que la brutalité policière ne doit plus se faire; qu\u2019on demande à nos élus de mettre des lois en place contre le profilage racial», a commenté Mme Rhau, dont l\u2019organisme a pour mission d\u2019aider à l\u2019émancipation et à l\u2019autonomisa- tion sociale et économique de la femme noire.«Je salue le courage des gens qui se sont déplacés dans cette pandémie où l\u2019on commence à peine le déconfinement.Je suis impressionnée de voir autant de gens et je suis sûre que si ce n\u2019était pas en temps de crise on aurait doublé ou triplé le nombre de personnes», souligne celle qui n\u2019a pas pu elle- même y assister alors que se tenait au cours du week-end son Salon international de la femme noire en mode virtuel.Pour Dorothy Rhau, le mouvement antiracisme «Black Lives Matter», relancé vigoureusement depuis la mort de George Floyd, cet Afro-Américain tué lors d\u2019une intervention policière au Minnesota, touche tout autant la communauté noire du Québec et du Canada.«Au-delà des actes médiatisés, il y a tous ceux et celles qui vivent le profilage racial quotidiennement, note-t-elle.Comme on dit en bon québécois, on est écœuré!» SOLIDARITÉ CHEZ STEVE\u2019S De nombreux commerces du centre-ville ont subi les foudres de quelques personnes mal intentionnées, mais Steve\u2019s Music Store est sans doute l\u2019un de ceux qui ont souffert du plus de dommages.Chez cette institution si chère aux musiciens, on déplore les méfaits, mais on regrette surtout de faire de l\u2019ombre aux manifestants.«On est heureux que le monde pense à nous, mais ça enlève de la visibilité à une manifestation qui était noble, qui aurait dû avoir un impact diffé- rent sur notre ville», regrette Lenny Lanteigne responsable du département des percussions à la boutique.«Malheureusement, ça laisse un œil au beurre noir à cette mani- festation-là», décrit-il en qualifiant de «catastrophique» la situation de la brutalité policière, du racisme et du profilage racial que dénonçaient les manifestants.En ce qui concerne le bilan des dégâts chez Steve\u2019s, on parle d\u2019«un petit ouragan dans le magasin».De nombreuses guitares et autres équipements ont été volés et brisés.Une scène qui brise le cœur pour un musicien, confie M.Lan- teigne qui se rassure de savoir que personne n\u2019a été blessé.ÉVÉNEMENT PACIFIQUE Dimanche, la manifestation avait débuté pacifiquement, en fin d\u2019après-midi, à proximité du quartier général du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Plusieurs milliers de personnes ont marché pour dénoncer la violence raciste et l\u2019impunité policière, dans la foulée de la mort de George Floyd, cet Afro-Américain tué lors d\u2019une intervention policière, lundi dernier, à Minneapolis, au Minnesota.L\u2019événement se voulait non seulement une démonstration de solidarité avec la mobilisation au sud de la frontière, mais aussi l\u2019occasion de décrier les violences vécues ici même, au Québec et ailleurs au Canada.Le cofondateur du forum social Hoodstock, Will Prosper, qui faisait partie de l\u2019organisation de la marche, a affirmé n\u2019avoir jamais vu un aussi grand mouvement pour la cause antiraciste au Québec.«Pour que les gens sortent en période de coronavirus pour venir donner ce message-là, c\u2019est parce qu\u2019on ne tolérera plus ça ici», a observé dimanche l\u2019ex-policier devenu militant et documentariste.Sur Twitter, le SPVM a reconnu que tout se déroulait «dans le respect et dans l\u2019ordre» jusqu\u2019à l\u2019arrivée des casseurs.C\u2019est au retour des manifestants à leur point de rencontre qu\u2019ils ont buté sur deux barrages policiers qui bloquaient l\u2019accès au quartier général du SPVM, sur la rue Saint- Urbain, ce qui a donné lieu à des face-à-face tendus avec des agents en tenue antiémeute.La Sûreté du Québec était également présente.L\u2019ordre de dispersion est venu peu après 20 h sur Twitter et la situation a rapidement dégénéré.Selon le SPVM, l\u2019ordre a dû être donné parce que des casseurs avaient commis «des actes criminels».Des gaz lacrymogènes ont été utilisés sur le parterre du Quartier des spectacles d\u2019abord, où des casseurs ont tiré des projectiles dans la direction des policiers et saccagé des immeubles ainsi que des chantiers de construction environnants.Les policiers ont mis plusieurs heures à dégager le secteur, employant à répétition des gaz lacrymogènes.Plusieurs vitrines de commerces ont été fracassées sur la rue Sainte-Catherine.D\u2019après le bilan du SPVM, 11 personnes ont été arrêtées, soit neuf pour introduction par effraction, une pour agression armée et une pour méfaits.Le message antiracisme continue de résonner malgré les casseurs CAROLINE PLANTE La Presse canadienne Le racisme envers les Noirs existe au Canada et doit être combattu, ont soutenu François Legault et Justin Trudeau, lundi.Cependant, les deux hommes ne s\u2019entendent pas sur la présence d\u2019un racisme «systémique».Ils ont réagi lors de points de presse distincts à la mort de George Floyd, cet Afro-Américain de 46 ans qui a péri lors d\u2019une intervention policière lundi dernier à Minneapolis.Ce décès est devenu un nouveau symbole des brutalités policières contre cette communauté.D e p a s s a g e l u n d i à M o n - tréal , théâtre la veil le d\u2019une manifestation antiracisme, M.Legault a déclaré que la mort de George Floyd était choquante et révoltante.Selon lui, les événements de Mi n n eap o l i s s o nt la p re uve «qu\u2019on a encore du travail à faire pour lutter contre le racisme», même au Québec.Le chef du gouvernement québécois a reconnu l\u2019existence du profilage racial, en disant croire que les forces de l\u2019ordre n\u2019avaient peut-être pas suffisamment de représentants des différentes communautés culturelles.Par contre, s\u2019est-il empressé d\u2019ajouter, le problème au Québec n\u2019est pas aussi grave qu\u2019au sud de la frontière; la discrimination systémique n\u2019existe pas, selon lui, car les personnes racistes sont une «petite minorité».«On a cette discussion assez souvent, a-t-il affirmé.La discrimination existe au Québec, mais il n\u2019y a pas de discrimination systémique; il n\u2019y a pas de système au Québec de discrimination.» Le racisme systémique, ou racisme institutionnel, est une forme de discrimination qui s\u2019exprime par le traitement inégalitaire d\u2019individus racisés par une société et ses institutions.L\u2019an dernier, la commission V i e n s a v a i t c o n c l u q u e l e s Autochtones étaient victimes de discrimination systémique au Québec.M.Legault avait alors présenté des excuses publiques.«Ce qui se passe actuellement, ça nous rappelle tout le monde à l\u2019ordre», a concédé le premier ministre lundi, en promettant de continuer à réfléchir sur la réalité policière au Québec.Il a condamné la casse qui a marqué la fin de la manifestation dimanche, à Montréal.Par ailleurs, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a soulevé la possibilité lundi que la manifestation donnera lieu à une «flambée» des cas de COVID-19 dans la métropole.D\u2019Ottawa où il faisait le point sur la crise du coronavirus, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, s\u2019est quant à lui adressé directement aux jeunes Noirs.«Je vous entends lorsque vous dites que ça vous rappelle des expériences douloureuses de racisme et de discrimination.Je vous écoute.» I l a d i t c o m p r e n d r e l e u r s inquiétudes, leur colère et leur peine et assuré que son gouvernement visait à combattre le racisme et la haine sous toutes leurs formes.«Le racisme envers les Noirs, la discrimination systémique, l\u2019injustice, ça existe aussi chez nous», a-t-il dit.Lorsque les journalistes lui ont rappelé qu\u2019il s\u2019était déjà peint le visage en noir, ce qui renvoie à la pratique du «blackface», M.Trudeau a dit regretter «les choix que j\u2019ai faits il y a longtemps».AFFAIRE FLOYD AUX ÉTATS-UNIS Legault et Trudeau dénoncent le racisme François Legault \u2014 PHOTO PC Justin Trudeau \u2014 PHOTO PC leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 ACTUALITÉS 5 La Presse canadienne WASHINGTON \u2014 Le président Donald Trump s\u2019est autopro- clamé «président de la loi et de l\u2019ordre» lundi soir et a menacé de faire appel à l\u2019armée pour arrêter les manifestations à travers les États-Unis.Le président américain a prononcé une allocution lundi soir dans la Roseraie de la Maison-Blanche après avoir tourné en dérision de nombreux gouverneurs en les traitant de «faibles» et exigé des mesures de répression plus sévères contre les incendies et les vols qui se produisent depuis le début des manifestations dans la foulée de la mort de George Floyd à Minneapolis.Alors qu\u2019il s\u2019adressait à la nation dans l\u2019idyllique jardin de la Mai- son-Blanche, une série de véhicules militaires ont roulé sur l\u2019avenue Pennsylvania, où la police militaire et les forces de l\u2019ordre ont affronté des manifestants dans le parc Lafayette en tirant notamment des gaz lacrymogènes pour les disperser.Les manifestants pacifiques ont été évacués afin que Donald T r u m p p u i s s e t r a v e r s e r l e parc jusqu\u2019à l\u2019église épiscopale Saint-Jean, connue sous le nom de «l\u2019église des présidents», qui a été endommagée par le feu lors d\u2019une manifestation cette semaine.Devant l\u2019église, Donald Trump s\u2019est fait photographier avec une bible à la main.«UNE ÉMISSION DE TÉLÉ-RÉALITÉ» Le moment a été rapidement décrié par les critiques de Donald Trump, le gouverneur de New York, Andrew Cuomo, a déclaré que le président «avait utilisé l\u2019armée pour pousser une manifestation pacifique afin qu\u2019il puisse avoir une séance de photos devant une église».«Ce n\u2019est qu\u2019une émission de télé-réalité pour ce président», a-t- il déclaré sur Twitter.«Honteux.» Lors de son discours lundi soir, le président Trump a déclaré qu\u2019il «prenait des mesures immédiates» et «mobilisait toutes les ressources fédérales disponibles» pour arrêter les émeutes et les pillages à travers le pays, menaçant de déployer «des milliers et des milliers de soldats» si les États n\u2019envoyaient pas la Garde nationale pour mettre fin aux manifestations.De fortes explosions de gaz lacrymogènes pouvaient être entendues lors de son discours, alors que les autorités déplaçaient ce qui semblait être des manifestations pacifiques dans le parc.Le gouverneur de Washington, Jay Inslee, un démocrate, a fortement critiqué les commentaires du président Trump les qualifiant de «diatribes d\u2019un homme peu sûr de lui essayant de paraître fort après avoir construit toute sa carrière politique sur le racisme».L\u2019ancien vice-président Joe Biden, le candidat démocrate à la présidentielle, s\u2019est engagé à lutter contre le racisme institutionnel au cours de ses 100 premiers jours au pouvoir.Il a rencontré en personne les dirigeants noirs du Delaware et a également tenu une réunion virtuelle avec des maires des grandes villes.Il a déclaré que la haine émerge «lorsque vous avez quelqu\u2019un au pouvoir qui insuffle de l\u2019oxygène dans la haine».Selon de hauts responsables de la défense, entre 600 et 800 membres de la Garde nationale de cinq États ont été envoyés à Washington pour fournir une assistance.Ces troupes étaient déjà sur le terrain ou arriveront vers minuit.UNE LOI DE LA GUERRE CIVILE En vertu de la loi Posse Comi- tatus de l\u2019ère de la guerre civile, il est interdit aux troupes fédérales d\u2019effectuer des actions nationales d\u2019application de la loi, telles que procéder à des arrestations, saisir des biens ou fouiller des personnes.Dans les cas extrêmes, cependant, le président peut invoquer la loi sur l\u2019insurrection, également de l\u2019époque de la guerre de Sécession, qui autorise l\u2019utilisation de troupes en service actif ou de la Garde nationale pour l\u2019application de la loi.Plus tôt, Donald Trump avait parlé aux gouverneurs lors d\u2019une téléconférence vidéo qui comprenait également des responsables de l\u2019application des lois et de la sécurité nationale.Le président a demandé aux gouverneurs «d\u2019être beaucoup plus sévères».«La plupart d\u2019entre vous sont faibles», a déclaré Donald Trump.APPEL AU PACIFISME À Minneapolis, le frère de George Floyd, Terrence, a lancé un appel à la paix sur le lieu où son frère a perdu la vie.«Changeons les choses, je vous en prie.Allons-y.Faites-le pacifiquement, s\u2019il vous plaît», a déclaré Terrence Floyd.La foule a scandé «Quel est son nom?George Floyd! « et «Un de moins, trois à faire!» en référence aux quatre officiers impliqués dans l\u2019arrestation de George Floyd.L\u2019officier Derek Chauvin a été accusé de meurtre, mais les manifestants exigent que ses collègues soient également poursuivis.Tous les quatre ont été licenciés.MANIFESTATIONS À TRAVERS LES ÉTATS-UNIS Trump menace de déployer l\u2019armée Donald Trump s\u2019est rendu lundi à l\u2019église épiscopale Saint-Jean, connue sous le nom de «l\u2019église des présidents», qui a été endommagée par le feu lors d\u2019une manifestation cette semaine.\u2014 PHOTO: ASSOCIATED PRESS WASHINGTON (AFP) \u2014 Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a accusé lundi le président américain Donald Trump d\u2019utiliser l\u2019armée «contre les Américains» et du gaz lacrymogène contre des «manifestants pacifiques» pour une opération de communication.«Il utilise l\u2019armée américaine contre les Américains.Il envoie du gaz lacrymogène contre des manifestants pacifiques et tire des balles en caoutchouc.Pour une photo», a tweeté l\u2019ancien vice-président américain après la visite surprise de Donald Trump dans une église emblématique proche de la Maison Blanche.«Pour nos enfants, pour l\u2019âme m ê m e d e n o t r e p a y s, n o u s devons absolument le battre.Mais je le crois fermement: nous ne pouvons le faire qu\u2019ensemble», a poursuivi Joe Biden, 77 ans, qui affrontera le milliardaire républicain de 73 ans dans les urnes le 3 novembre.Biden accuse Trump d\u2019utiliser l\u2019armée «contre les Américains» Joe Biden \u2014 PHOTO: AFP MINNEAPOLIS (AP) \u2014 Une autopsie commandée pour la famille de George Floyd a révélé qu\u2019il était mort d\u2019asphyxie en raison d\u2019une compression du cou et du dos lorsqu\u2019un policier de Minneapolis a maintenu son genou sur le cou de Floyd jusqu\u2019à ce qu\u2019il cesse de respirer, ignorant ses cris de détresse, ont déclaré lundi les avocats de la famille.L\u2019autopsie indique que la compression a coupé le sang dans le cerveau de George Floyd et que la pression des genoux des autres policiers sur son dos l\u2019ont empêché de respirer, a déclaré l\u2019avocat Ben Crump.Il a demandé que l\u2019accusation de meurtre au troisième degré contre l\u2019agent Derek Chauvin soit transformée en meurtre au premier degré et que trois autres agents soient inculpés.L\u2019autopsie de la famille diffère de l\u2019autopsie officielle décrite dans une plainte au criminel contre le policier.Cette autopsie a inclus les effets du genou du policier sur la gorge, ainsi que les problèmes de santé sous-jacents et les intoxicants potentiels dans le système de George Floyd, mais a également déclaré qu\u2019elle n\u2019avait rien trouvé «pour étayer un diagnostic d\u2019asphyxie traumatique ou d\u2019étranglement».L\u2019autopsie de la famille n\u2019a trouvé aucun signe de maladie cardiaque et a conclu qu\u2019il était en bonne santé.George Floyd est mort d\u2019asphyxie, selon une autopsie commandée par la famille LOS ANGELES (AFP) \u2014 L\u2019ancienne star de la boxe Floyd Mayweather va financer les frais funéraires de George Floyd.Le boxeur «se mettra probablement en colère contre moi pour avoir dit cela, mais oui, il va vraiment payer pour les funérailles», a déclaré lundi sur ESPN Leonard Ellerbe, président de Mayweather Promotions.Il a ajouté que l\u2019ancien boxeur, champion du monde dans cinq catégories différentes et invaincu en 50 combats, a été en contact avec la famille de George Floyd, par l\u2019entremise d\u2019un ami commun, et que celle-ci a accepté son offre.L\u2019un des avocats de la famille du défunt a dit que ses funérailles auraient lieu le 9 juin à Houston, ville où Floyd a grandi.Avant cela, deux cérémonies doivent se dérouler jeudi à Minneapolis et samedi en Caroline du Nord d\u2019où il était originaire.L\u2019ex-boxeur Floyd Mayweather paiera les funérailles MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne SAINT-JÉRÔME, Qc \u2014 Une peine de 25 ans serait «ridicule» pour avoir tué deux personnes, estime Claudette Biard, la mère de Véronique Barbe, l\u2019une des deux victimes d\u2019Ugo Fredette, qu\u2019elle juge «irrécupérable».Elle espère que la juge condamnera l\u2019homme à un minimum de 50 ans derrière les barreaux.En octobre dernier, Ugo Fre- dette avait été reconnu coupable par un jury du meurtre au premier degré de son ex-conjointe Véronique Barbe, poignardée à mort, et de celui d\u2019Yvon Lacasse, un automobiliste de 71 ans croisé par hasard dans une halte routière de Lachute, alors qu\u2019il était en fuite après avoir tué son ex-conjointe.Fredette avait volé son véhicule pour réduire ses chances de se faire repérer.Fredette en a appelé de ces verdicts de culpabilité.Il réclame un second procès.«Pour moi, 25 ans c\u2019est pas assez pour avoir détruit la vie de ma fille et de M. Lacasse.Vingt-cinq ans, à mon sens, c\u2019est ridicule», a lancé Mme Biard.«J\u2019espère que justice sera faite.C\u2019est primordial pour nous autres», a-t-elle ajouté lundi midi, derrière le palais de justice de Saint-Jérôme.Elle a décrit Ugo Fredette, âgé de 44 ans, comme un «être nocif».Les représentations sur la durée de la peine de prison que devra purger Ugo Fredette ont débuté lundi matin au palais de justice de Saint-Jérôme, pour les deux meurtres violents commis en septembre 2017.En ces temps de pandémie, l\u2019audience s\u2019est déroulée de façon virtuelle: la juge Myriam Lachance était dans une salle avec les avocats, les familles des victimes dans une autre et les journalistes dans une troisième.Fredette était à distance, au centre de détention de Sainte-Anne-des-Plaines, d\u2019où il peut suivre ce qui se passe.Ont été notamment discutés le niveau de dangerosité de l\u2019homme, son risque de récidive et son potentiel de réadaptation.À l\u2019écran, Fredette écoutait attentivement ce qui se passait, sans réaction, sauf lors du témoignage de son expert psychiatre: à ce moment, on l\u2019a vu parfois hocher de la tête avec approbation.Le premier témoin a été le psychiatre Gilles Chamberland, de l\u2019Institut psychiatrique Philippe- Pinel.Il a été appelé à la barre par la Couronne.S e l o n l u i , U g o F r e d e t t e a un trouble de la personnalité narcissique.Se basant sur ses obser va- tions, le témoignage de Fredette à son procès et sur les rapports d\u2019autres médecins qui l\u2019ont évalué, Dr Chamberland l\u2019a décrit comme un dépendant affectif, qui a besoin d\u2019être admiré, mais qui manque d\u2019empathie pour les autres et qui se voit comme une victime.«Il considère aussi que sa belle-mère (Mme Biard) doit porter une part de responsabilité dans les événements.Il ne s\u2019en reconnaît aucune», est-il notamment écrit dans le rapport.Il a de la difficulté à gérer ses frustrations et ses déceptions, a-t- il ajouté.Q u a n t à s o n p o t e n t i e l d e réadaptation, il «ne voit pas par quel miracle Monsieur pourrait changer à court terme».Pour le moyen et le long terme, le psychiatre admet ne pouvoir faire cette prédiction à ce stade-ci.Des programmes d\u2019aide sont disponibles en prison, mais reste à voir s\u2019il en tirera profit.Il reconnaît toutefois qu\u2019il n\u2019y a pas beaucoup d\u2019indices laissant croire qu\u2019il est prêt à effectuer des changements.La défense aussi a fait entendre un expert psychiatre, du même Institut Philippe-Pinel.Le Dr Louis Morissette est d\u2019avis que Fredette a des traits de personnalité narcissique, mais pas de trouble de la personnalité narcissique.Mais il a souligné qu\u2019il avait eu une longue relation de couple avec une femme avant Véronique Barbe, et qu\u2019il travaillait.Il s\u2019est bien adapté en prison, dans les circonstances.«L\u2019empathie, ce n\u2019est pas la première qualité de Monsieur», a reconnu le psychiatre.Mais «il y a 25 ans de cheminement qui s\u2019en vient», a-t-il souligné, car il passera, quoi qu\u2019il arrive, au moins cette période de temps en prison.Le risque de récidive est faible, juge Dr Morissette.Le meurtre au premier degré entraîne automatiquement une peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.La Couronne demande toutefois que Fredette passe un minimum de 50 ans derrière les barreaux, soit 25 ans par meurtre.Cette possibi l i té de cumul des périodes de 25 ans lors de meurtres multiples a été ajoutée au Code criminel il y a quelques années.Cette disposition du Code est toutefois actuellement contestée devant les tribunaux, notamment par le tireur de la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, qui a abattu six personnes.D\u2019autres témoins seront entendus mardi.UGO FREDETTE COUPABLE DE DEUX MEURTRES Une peine de 25 ans serait ridicule, juge la mère d\u2019une des victimes GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un homme de 54 ans de Shawinigan a écopé d\u2019une amende de 1308 $ pour grand excès de vitesse sur l\u2019autoroute 55, à Trois-Rivières.Des patrouilleurs de la Sûreté d u Qu éb e c o nt i nte rc e p - t é l e v é h i c u l e d e l \u2019 h o m m e dimanche soir, vers 23 h 30, alors qu\u2019il circulait à 169  km/h sur l\u2019autoroute 55 dans le secteur de Trois-Rivières.« L\u2019homme de 54  ans a reçu un constat d\u2019infraction totalisant 1308 $ et 14 points d\u2019inaptitude ont été ajoutés à son permis de conduire pour son excès de vitesse», explique le sergent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec.«Son permis de conduire a été suspendu pour une période de sept jours.Son véhicule a été remorqué.» Intercepté à 169 km/h sur l\u2019autoroute 55 Ugo Fredette, 41 ans, a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de son ex-conjointe Véronique Barbe et de celui d\u2019Yvon Lacasse, 71 ans.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE «Pour moi, 25 ans c\u2019est pas assez pour avoir détruit la vie de ma fille et de M. Lacasse.J\u2019espère que justice sera faite.C\u2019est primordial pour nous autres» La Presse canadienne OTTAWA \u2014 L\u2019Aviation royale du Canada dit qu\u2019elle se concentre sur un impact d\u2019oiseau comme raison pour laquelle un avion Snowbird s\u2019est écrasé en Colombie-Britannique le mois dernier.Un rapport d\u2019enquête préliminaire publié lundi indique qu\u2019un examen attentif des séquences vidéo de l\u2019avion juste avant l\u2019accident a montré un oiseau très proche du moteur droit de l\u2019avion «pendant la phase critique du décollage».L\u2019écrasement près de Kamloops a t u é l a c a p i t a i n e d e l \u2019a r- mé e de l\u2019air Jennifer Casey, u n e o f f i c i è r e d e s r e l a t i o n s publiques à bord en tant que passagère, et a blessé grièvement le pilote.Bien que l\u2019avion se soit écrasé dans une zone résidentielle, personne au sol n\u2019a été gravement blessé.Les Snowbirds étaient en tournée à travers le pays au moment de l\u2019accident, se produisant au- dessus des villes et des villages pour tenter de remonter un peu le moral au milieu de la pandémie de COVID-19.Le rapport de l\u2019armée de l\u2019air indique que l\u2019enquête continuera de sonder la possibi- l i té d\u2019un impact d\u2019oiseau et si les dispositifs d\u2019évacuation d\u2019urgence du jet Tutor ont fonctionné correctement.Un oiseau pourrait avoir entraîné l\u2019écrasement mortel du Snowbird leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 ACTUALITÉS 7 NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un homme de 46 ans de Louiseville doit faire face à la justice en lien avec des abus sexuels qui auraient été perpétrés sur sa belle-fille pendant sept ans.Pas moins d\u2019une vingtaine d\u2019accusations ont été portées contre cet individu.Notons d\u2019emblée que nous devons taire son identité pour protéger celle de la plaignante surtout que les agressions et les circonstances dans lesquelles elles auraient été commises pourraient facilement identifier la jeune femme.Les délits auraient commencé alors que la présumée victime n\u2019avait que 14 ans dans la résidence familiale de Trois-Rivières.Selon la dénonciation, le suspect se serait livré à plusieurs reprises à des attouchements sexuels sur l\u2019adolescente, des incitations à des contacts sexuels, des agressions sexuelles et des relations sexuelles anales entre 2012 et 2019.Il aurait aussi rendu accessible à la plaignante du matériel sexuellement explicite comme des films pornographiques afin de faciliter la perpétration d\u2019une infraction de nature sexuelle.Lundi, son enquête préliminaire en lien avec ces accusations a commencé au palais de justice de Trois-Rivières.Notons que celle- ci est cependant frappée d\u2019une ordonnance de non-publication à ce stade des procédures de sorte qu\u2019il nous est impossible de dévoiler la preuve et le contenu des témoignages.La procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière a tout d\u2019abord présenté l\u2019enregistrement vidéo de la déposition faite aux policiers par la plaignante en 2019.Cette dernière a ensuite témoigné par visioconférence, ce qui a surtout permis à l\u2019avocate de la défense, Me Pénélope Provencher, de la contre-interroger pour évaluer sa crédibilité.Précisons que le renvoi à procès n\u2019est pas contesté.L\u2019enquête préliminaire, présidée par la juge Dominique Slater, va se poursuivre mardi.Le suspect est aussi accusé de harcèlement criminel, de communications harassantes et de bris d\u2019engagements pour avoir communiqué avec la plaignante et sa famille et ne pas avoir gardé la paix en 2019.Ces accusations seront traitées lors du procès.Accusé d\u2019abus sexuels sur sa belle-fille GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca PIERREVILLE \u2014 Un homme de 28 ans est décédé dans un accident de la route survenu lundi matin, à Pierreville.La victime circulait en direction ouest sur la route Marie-Victorin (route 132), vers 7h45, lorsque son véhicule est entré en collision avec la voiture qui circulait en sens inverse.«Selon des informations qui doivent être validées par l\u2019enquête, la voiture de l\u2019homme qui est décédé aurait louvoyé quelques instants avant la collision», explique le sergent Marc Tessier, porte-parole de la Sûreté du Québec.Le conducteur de 28 ans a été transporté au centre hospitalier par ambulance où son décès a été constaté.L\u2019autre automobiliste a aussi été pris en charge par les ambulanciers afin de soigner ses blessures qualifiées de mineures par les autorités.Des policiers spécialisés en collisions se sont rendus sur place afin de recueillir des informations qui permettront de faire la lumière sur les causes de cet accident.La route a été fermée à la circulation, le temps qu\u2019ils terminent leur travail.La circulation sur la route Marie-Victorin a pu reprendre normalement vers 11h30.Accident de la route mortel à Pierreville KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un corps a été repêché dans les eaux du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Champlain lundi avant- midi.Ce sont les patrouilleurs nautiques de la police de Trois- Rivières qui ont fait la macabre découverte.L\u2019homme de 77 ans avait été porté disparu plus tôt dans la matinée du 1er juin.Il avait été vu pour la dernière fois lors d\u2019un souper chez un membre de sa famille.Il aurait quitté l\u2019endroit vers 20 h pour revenir à son domicile de la rue Saint-Maurice dans le secteur Cap-de-la-Madeleine.Vers 6  h lundi matin, le vélo électrique de l\u2019homme a été retrouvé abandonné sur le pont Duples- sis.Puisqu\u2019aucune hypothèse n\u2019a été écartée, des recherches ont rapidement été mises sur pied par les patrouilleurs en bateau de l\u2019unité de soutien opérationnel du service de police de Trois- Rivières, qui étaient accompagnés par l\u2019équipe des pompiers, pour localiser l\u2019individu.À la suite d\u2019informations reçues concernant un corps qui flottait près de Champlain, les patrouilleurs ont pu constater qu\u2019il s\u2019agissait bel et bien de l\u2019homme porté disparu plus tôt.Toute personne voulant partager de l\u2019information de manière confidentielle peut le faire au 819 691- 2929 touche 7 ou par le biais du site halteaucrime.v3r.net.Le corps d\u2019un homme repêché dans le fleuve Saint-Laurent NICOLET (MR) \u2014 C\u2019est sous le thème «Unis» que la fête nationale du Québec sera soulignée le 23 juin prochain à Nicolet.Dans un mouvement collectif, la population est invitée, avant le 10 juin, à envoyer des mots ou des phrases que leur invoque la «Saint-Jean» en commentaire dans la publication Facebook de la Ville de Nicolet.L\u2019auteur nicolétain Mathieu Fortin prendra ce contenu afin de faire un texte qui sera dévoilé le 23 juin prochain.La Ville de Nicolet invite également ses citoyens à décore r d e b l e u , b l a n c e t ja u n e leurs demeures afin, dit-on, de mettre une belle ambiance sur le territoire.«Unis» pour la fête nationale à Nicolet BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Au cours de la présente Semaine québécoise des personnes handicapées, qui se déroule jusqu\u2019au 7  juin, les citoyens sont invités à porter une attention particulière aux meilleures façons de communiquer avec les personnes handicapées et à faire preuve de respect et de compréhension à l\u2019égard de leur situation.L\u2019Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie rappelle qu\u2019en ces temps exceptionnels engendrés par la COVID-19, chaque geste compte pour faire en sorte que les personnes handicapées et leur famille soient informées et bénéficient de l\u2019entraide requise.La situation actuelle peut occasionner des inquiétudes, des appréhensions et des obstacles dans la population et c\u2019est encore plus vrai pour les personnes handicapées et leur famille, plaide l\u2019URLS.Ces personnes qui se trouvent confinées doivent être bien informées des mesures prises par les autorités publiques visant à contrer la pandémie.Ces mesures peuvent toutefois avoir des répercussions sur les services de soutien à domicile ou de transport normalement offerts à ces personnes, rappelle l\u2019URLS de la Mauricie, dont certains ont même une incidence sur leur santé.La solidarité collective est plus que jamais nécessaire.L\u2019organisme invite donc la population à se joindre à des organisations qui font la différence pour bon nombre de personnes handicapées et leur famille.Semaine québécoise des personnes handicapées L\u2019Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie rappelle qu\u2019en ces temps exceptionnels engendrés par la COVID-19, chaque geste compte pour faire en sorte que les personnes handicapées et leur famille soient informées et bénéficient de l\u2019entraide requise.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS SABRINA LAVOIE La Tribune SHERBROOKE \u2014 Voyant des tables à pique-nique être installées dans les centres-villes pour favoriser la formule «take-out», des restaurateurs décident d\u2019ouvrir leurs terrasses sans avoir eu la permission officielle du directeur de la santé publique.C\u2019est le cas de Laurent Proulx, ancien conseiller municipal à la Ville de Québec et désormais propriétaire du restaurant Vieux Saint- Charles à Drummondville, qui a annoncé l\u2019ouverture de sa terrasse au courant de la semaine «avec ou sans la permission d\u2019Arruda».«J\u2019annonce que je vais ouvrir ma terrasse avec des tables distanciées dès jeudi cette semaine.Elle sera en \u2018\u2018apportez votre vin\u2019\u2019 conformément au permis que nous avons», pou- vait-on lire sur sa page Facebook.Rappelons que la Ville de Drum- mondville transforme son centre- ville en terrasse géante du vendredi au dimanche afin de permettre aux résidents de manger un repas et de consommer de l\u2019alcool dans le but d\u2019encourager les restaurateurs locaux.Celui qui est situé un peu plus loin, sur le boulevard Foucault à Saint-Charles, indique ne pas pouvoir en profiter et souhaiterait que l\u2019on mette fin aux injustices qui mettent en péril l\u2019avenir de plusieurs restaurateurs québécois.«Le gouvernement tolère des milliers de personnes collées dans le centre-ville de Montréal, au cœur de l\u2019épidémie, mais s\u2019acharne à maintenir les commerçants dans un état de famine», dénonce l\u2019homme d\u2019affaires.RESPECTER LES CONSIGNES L\u2019Association Restauration Québec (ARQ) confirme que M. Proulx n\u2019est pas le seul restaurateur décidé à faire fi des directives de la santé publique.L\u2019ARQ explique comprendre la réaction du propriétaire de l\u2019établissement drum- mondvillois, mais n\u2019encourage pas ses membres à la désobéissance.«Nous voyons chaque semaine énormément de restaurateurs m é c o n t e n t s s u r l e s m é d i a s sociaux, mais on les encourage à respecter les consignes émises par le ministère de la Santé publique», indique François Meunier, vice- président aux affaires publiques et gouvernementales de l\u2019ARQ.Celui-ci se dit satisfait des initiatives lancées par certaines villes d\u2019aménager des espaces pour encourager l\u2019industrie locale, mais s\u2019inquiète toutefois pour la moitié de ses membres qui attendent encore le feu vert.«Chaque semaine qui passe augmente la fragilité des perspectives d\u2019avenir de nos restaurateurs.Si rien ne bouge, on évalue qu\u2019environ 30 % des restaurants fermeront de manière définitive d\u2019ici trois mois et 60 % d\u2019ici six mois», explique M.Meunier.Pour sa part, le restaurateur Laurent Proulx semble prêt à tenir tête à ceux qui l\u2019empêcheraient de rouvrir sa terrasse comme prévu.L\u2019ARQ dit ignorer si M. Proulx s\u2019expose à des sanctions.Ouvrir sa terrasse «avec ou sans permission» Si tout se passe comme prévu, la terrasse du restaurant Vieux Saint-Charles à Drummondville ouvrira le jeudi 4 juin conformément aux règles de distanciation sociale.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE MARIE-ÈVE MARTEL La Voix de l\u2019Est Convaincu que la pandémie de la COVID-19 est un complot orchestré mondialement, un opérateur mécanique de Bromont, montagnes d\u2019expériences, a récemment démissionné de son emploi pour exprimer son désaccord face aux mesures sanitaires mises en place pour la réouverture de l\u2019entreprise.Très actif sur Twitter sous le pseudonyme @Denistheyoung, le Granbyen Denis Primard a rendu publique la lettre de démission qu\u2019il a remise à son employeur, le 21 mai dernier.À 60 ans, allègue- t-il, ce n\u2019est plus d\u2019argent dont il a besoin, mais de «respect et de dignité».«Avec les événements entourant cette \u2018\u2018fausse pandémie\u2019\u2019, je ne veux pas me soumettre à porter toutes sortes d\u2019équipements de protection dus à ces mesures qui seront déclarées caduques dans les prochains mois.Je comprends la direction et son président Charles Désourdy de se plier aux directives du gouvernement québécois qui, selon moi, gère cette crise de manière inappropriée et va à l\u2019encontre de la Charte des droits et libertés canadienne», est-il écrit dans la missive datée du 20 mai.Selon d\u2019autres tweets publiés par M.Primard, il exerçait le métier d\u2019opérateur pour le compte de la station de ski et du parc aquatique depuis une dizaine d\u2019années.Le 18 mai, M.Primard avait fait mention sur Twitter de son intention de démissionner si ses supérieurs lui imposaient le port du masque.Ceux-ci lui auraient fait comprendre le sérieux de la situation.«À mon travail.Avertissement de distance dans mon cas.De 2 m, je suis rendu à 3 m.J\u2019ai signé ce document.Si un agent me pogne.1500 $ [d\u2019amende] à moi [et] 15 000 $ à 30 000 $ pour la compagnie avec possibilité de mettre sous clé.On s\u2019approche de la Corée du Nord», a-t-il tweeté.Depuis, Denis Primard indique être désormais à la recherche d\u2019un emploi, n\u2019ayant pas droit au chômage ou à la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU).«Je cherche un job pas de masque.c\u2019est tout», a-t-il fait savoir, ajoutant que sa décision ne concerne que lui-même, n\u2019ayant pas de personne à charge.«J\u2019ai pas les moyens d\u2019aller en retraite.Je cherche un job où on peut se serrer la main sans mettre du détergent à chaque fois», écrit-il à une autre occasion.Cette démission fracassante a valu à l\u2019ex-opérateur des louanges tout comme des critiques, de la part d\u2019autres utilisateurs de Twitter.«PLUS GROS MENSONGE DE L\u2019HISTOIRE MODERNE» Sur Twitter, Denis Primard relaie de nombreuses publications qui accolent l\u2019étiquette de complot à la pandémie de coronavirus.Lui-même qualifie la situation de «plus gros mensonge de l\u2019histoire moderne», où «7 milliards de personnes [sont] arrêtées pour une grippe.» À une autre occasion, il écrit que «le COVID c\u2019est une joke qui va mettre notre économie à plat pour 2 à 3 ans».«Peu importe si vous avez des gants ou des masques.Avec un bon système immunitaire, vous pouvez aller où vous voulez.Pour #Big Pharma par contre, ce n\u2019est pas payant», écrit le Granbyen, qui s\u2019est également vanté en ligne de ne pas avoir fait la file et de ne pas avoir désinfecté ses mains lors d\u2019une visite récente dans un magasin Tigre Géant.Dans une autre publication, M.Primard mentionne être fier d\u2019avoir démissionné «parce que le narratif des médias était tellement à l\u2019opposé de celui du Web».L\u2019in- ternaute, qui indique passer beaucoup de temps sur Internet depuis le début de la pandémie, n\u2019hésite pas non plus à qualifier les organes de presse de «merdias» et d\u2019être des outils de propagande responsables de «ce fiasco mondial».«Les journalistes ont été les phares pour la plupart des décisions importantes que j\u2019ai prises dans ma vie (60 ans).De mauvais guides au final.» M.Primard partage et interagit régulièrement avec le professeur Alexis Cossette-Trudel, l\u2019animateur André Pitre (Stu Pitt), le chef du parti Citoyens au Pouvoir Stéphane Blais et la comédienne Lucie Laurier, figures de proue des idéologies alternatives, en plus de diffuser des publications référençant le mouvement QAnon.«ON RESPECTE SA DÉCISION» La Voix de l\u2019Est a écrit à Denis Pri- mard sur Twitter, lundi matin, afin d\u2019obtenir ses commentaires sur la situation.Celui-ci a décliné notre demande d\u2019entrevue.«Non merci, je vous fais confiance autant qu\u2019à un pitbull pas attaché et entraîné pour attaquer.», a-t-il écrit à l\u2019au- teure de ces lignes.Du côté de Bromont, montagne d\u2019expériences, on confirme que l\u2019employé a remis sa démission récemment.«On respecte sa décision, mais de notre côté, nous allons continuer d\u2019assurer le maintien de nos mesures pour la sécurité de notre clientèle et de nos employés», a fait savoir Hélène Bélisle, responsable des communications et du marketing pour le complexe aquatique et la station de ski.EN ATTENTE DU FEU VERT POUR ROUVRIR Mme Bélisle a également mentionné qu\u2019on attendait impatiemment le feu vert de Québec pour lancer sa saison estivale.Actuellement, seuls les jeux d\u2019eau et les piscines extérieures publiques peuvent accueillir des baigneurs, mais l\u2019entreprise bro- montoise prépare déjà sa réouverture pour être prête aussitôt qu\u2019elle pourra accueillir sa clientèle.Il préfère quitter son emploi plutôt que de porter un masque Denis Primard \u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019INTERNET leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 ACTUALITÉS 9 GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Depuis le début de la crise de la COVID-19, un petit groupe de citoyens de Shawinigan multiplie les initiatives pour apporter un peu de réconfort aux travailleurs de la santé.Lundi, les membres de la Pat Pat Patrouille se sont déplacés à la Maison Olivier à la fin des quarts de travail de 8 h, 15 h 30 et minuit pour offrir muffins et café au personnel.Les premiers balbutiements de ce regroupement remontent à l\u2019organisation d\u2019une activité qui avait fait pas mal de bruit, le 3 avril.À ce moment, Carolyne Milette et Patrice Bourassa avaient obtenu l\u2019appui de la Ville de Shawinigan pour organiser un défilé de voitures pour remercier les employés de l\u2019hôpital régional.Des centaines de véhicules avaient participé à cette activité, grâce à la magie des réseaux sociaux.La Pat Pat Patrouille s\u2019est ensuite formée avec l\u2019ajout de Patrick Champagne et de Mélanie-Marie Diamond.Leur action a alors surtout été consacrée à la cueillette du matériel de protection pour le personnel du Centre d\u2019hébergement de soins de longue durée Laflèche, en plein cœur de la crise à ce moment.Elle a aussi organisé un lave-auto le 2 mai grâce à l\u2019initiative du cinquième membre, David Grenier.Les profits ont été utilisés pour acheter beignes et café pour le personnel du Centre d\u2019hébergement Saint-Maurice, cinq jours plus tard.Lundi, la Pat Pat Patrouille récidivait avec la même formule, cette fois grâce à la collaboration de la Brûlerie Saint-Maurice et de la Pâtisserie Le Palais.«On est juste des citoyens normaux qui ont décidé de se lever le derrière pour les travailleurs et les travailleuses de la santé», résume Mme Diamond.«On parle beaucoup avec les filles.On trouve ça important d\u2019être là pour les écouter.Elles vivent des drames humains qui ne sont pas faciles.Par exemple, on nous appelle pour nous dire qu\u2019une telle patiente est morte la nuit dernière et que ça a été vraiment dur.Elles ont joué un peu le rôle de la famille.Nous avons donc embarqué parce qu\u2019on voulait aider, on voulait que quelque chose se fasse.» En avril, ces bénévoles n\u2019avaient pas caché leur déception après avoir remis plus de 500 masques N95 pour le personnel du CHSLD Laflèche.Ils avaient appris que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie - Centre-du-Québec avait placé tout ce matériel sous clé, le temps d\u2019en faire la vérification.Mme Diamond aurait apprécié que ces masques soient rapidement distribués au personnel du CHSLD Laflèche, qui tirait le diable par la queue à ce moment.«Nous avons quand même du cœur parce qu\u2019on recommence!», sourit Mme  Diamond, qui ne compte pas les heures malgré une maladie des os.«Si des entreprises veulent nous aider, on manque encore de masques bleus.On ne prend plus de N95, parce que nous avons eu une mauvaise expérience.Mais nous cherchons aussi des gants.Dans les établissements, il y a surtout des modèles larges ou extralarges, même si des filles ont des petites mains!» La Pat Pat Patrouille recherche donc des gants de petite taille ou de format moyen.La fabrication de masques pour le personnel de la santé et des centres de la petite enfance occupe beaucoup de leur temps.Même les enfants ne sont pas oubliés.«On leur fait des masques avec des motifs, pour les inciter à les mettre», explique Mme Diamond.«C\u2019est difficile pour les adultes, alors imaginez pour les enfants!» La porte-parole a convaincu ses parents de mettre la main à la pâte.Son père Michel, qui lutte contre un cancer, confectionne une dizaine de masques par jour.La Pat Pat Patrouille n\u2019a pas établi de calendrier précis, mais tant que les commerçants voudront l\u2019encourager, les membres se proposent d\u2019offrir de petites douceurs au personnel infirmier et aux préposées aux bénéficiaires de diverses résidences du territoire pour les remercier de leur dévouement.«On va essayer d\u2019en faire plusieurs», assure Mme Diamond.«Nous embarquons dans tout ce qu\u2019on peut!» La Pat Pat Patrouille offre du réconfort La Presse canadienne Les «finissants» du primaire et du secondaire auront une occasion de marquer l\u2019événement, malgré la pandémie de coronavirus.Le ministère de l\u2019Éducation a annoncé, lundi, qu\u2019il a donné le feu vert aux écoles pour organiser certains types d\u2019activités pour souligner l\u2019événement, mais dans le respect des consignes de santé publique.Des pique-niques à l\u2019extérieur pourront être organisés, par exemple.Les jeunes de la 6e année du primaire et de la 5e année du secondaire pourront marquer l\u2019événement par une prise de photo officielle.Ils pourront également signer l\u2019album des finissants en respectant les mesures sanitaires.Au plan social, ce sera aussi l\u2019occasion pour eux de revoir les amis et collègues de classe avant de poursuivre la prochaine étape de leur cheminement, a fait valoir le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, dans un communiqué.Il appartient à chaque établissement scolaire de faire connaître les modalités des activités au cours des prochains jours, a précisé le ministère.Pour les jeunes du secondaire seulement, un concours est également organisé sur la page Facebook Éducation Québec.Les jeunes sont invités à prendre une photo, tourner une vidéo ou même à produire un texte sans image pour décrire leurs meilleurs moments au secondaire.Il peut s\u2019agir d\u2019une rencontre marquante, de l\u2019influence d\u2019un enseignant sur un jeune ou autre.Un tirage au sort sera effectué le 10 juin parmi les participants.Il y aura 25 gagnants d\u2019un Ipad.PRIMAIRE ET SECONDAIRE Certaines activités permises aux finissants De gauche à droite: Caroline Nadeau (Brûlerie Saint-Maurice) accompagne trois des cinq membres de la Pat Pat Patrouille.Il s\u2019agit de Patrick Champagne, Mélanie-Marie Diamond et David Grenier.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS.«On est juste des citoyens normaux qui ont décidé de se lever le derrière pour les travailleurs et les travailleuses de la santé» MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 10 éditorial Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale Le gouvernement et l\u2019argent En réaction à la lettre de Jean- Noël Béliveau intitulée «L\u2019utopie de Samson», publiée le 22 mai dernier.Dans une brève lettre parue dans l\u2019édition du vendredi 22 mai du Nouvelliste, Jean-Noël Béliveau rappelle le temps de Camil Samson du Crédit social qui proposait aux contribuables de résoudre nos problèmes en imprimant de l\u2019argent.Monsieur Béliveau constate que c\u2019est ce que fait le gouvernement Trudeau et il n\u2019a pas tort.Dans une récente infolettre de l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socio-économiques, Philippe Langlois explique que l\u2019État canadien a recours à une politique relativement nouvelle chez nous qui voit la Banque du Canada créer de l\u2019argent pour ensuite l\u2019utiliser pour acheter des obligations du Canada, une simple opération comptable entre les différentes composantes du grand ensemble des finances publiques qui se nomme l\u2019allège- ment quantitatif.Vous allez dire que le déficit augmente dans le budget du gouvernement, mais c\u2019est une dette qu\u2019il se doit à lui-même et qu\u2019il peut toujours créer plus d\u2019argent pour rembourser ses emprunts qu\u2019il se doit à lui-même.On apprend dans cet article que l\u2019allègement quantitatif est une pratique relativement récente, mais pas inédite; que le Japon, par exemple, effectue ce genre d\u2019opérations financières depuis 2001 et que les États-Unis y ont eu recours massivement à partir de la récession de 2008.«Il n\u2019y a pas si longtemps, l\u2019idée de créer autant d\u2019argent à partir du vide pour l\u2019injecter massivement dans l\u2019économie, résume monsieur Langlois, aurait soulevé un tollé chez la majorité des économistes.Il y a bien sûr quelque chose de troublant lorsqu\u2019on pense à cette création \u2018\u2018facile\u2019\u2019 et \u2018\u2018gratuite\u2019\u2019 d\u2019argent qui est distribué à coups de centaines, voire de milliers et de milliards de dollars.[\u2026] si un pays, seul, se lançait dans l\u2019allègement quantitatif, il pourrait voir la valeur de sa monnaie baisser par rapport aux devises étrangères, mais présentement, ce n\u2019est pas le cas: presque tous les pays développés du monde [la] pratiquent d\u2019une façon ou d\u2019une autre, donc c\u2019est là un danger peu probable».Un autre atout de cette opération en ce moment est que ces milliards sont prêtés au gouvernement au taux de 0,25 %.Réjean Martin Trois-Rivières CARREFOUR DES LECTEURS - Tu ne viens pas de Montréal, toi?- Pourquoi tu dis ça?- T\u2019as les cheveux courts.I maginez si George Floyd avait été votre frère.Imaginez de le voir au sol, écrasé comme un vulgaire moustique, suppliant qu\u2019on le libère de sa fâcheuse position parce qu\u2019il ne parvient plus à respirer.De le voir mourir ainsi, en plein jour et en pleine rue, sous le poids de l\u2019indifférence et du racisme.Les images qui ont maintenant fait le tour du monde sont révoltantes.On y voit carrément l\u2019assassinat d\u2019un homme par des policiers du Minnesota.Pourquoi?Parce que cet homme était noir.Aussi simple et épouvantable que ça.Une scène difficilement concevable en 2020 mais qui, malheureusement, existe encore.Dans le monde contemporain dans lequel nous vivons, personne ne devrait subir un tel sort en raison de ses croyances religieuses, de sa couleur de peau ou de son orientation sexuelle.Un point, c\u2019est tout.Il fallait s\u2019y attendre, des manifestations ont éclaté aux quatre coins de l\u2019Amérique pour dénoncer cet acte policier barbare.On peut comprendre cette colère collective et on ne peut qu\u2019espérer qu\u2019elle viendra mettre suffisamment de pression politique pour que les auteurs de ce meurtre soient sévèrement punis et, surtout, pour que plus jamais un tel événement ne se reproduise.Ces manifestations sont légitimes, mais il ne faudrait quand même pas tomber dans l\u2019excès comme on l\u2019a vu dimanche à Montréal.Il est d\u2019ailleurs inconcevable de dénoncer la violence par la violence.On le sait, certains casseurs n\u2019attendent que ces regroupements massifs pour attiser le feu, provoquer les forces de l\u2019ordre et espérer que celles-ci commettront des erreurs.D\u2019autres manifestations sont prévues au cours des prochains jours, ce qui n\u2019est peut- être pas la meilleure des choses à faire alors que la pandémie est loin d\u2019être endiguée à Montréal.Encore une fois, une minorité de manifestants se feront un plaisir de foutre le bordel pour mettre à l\u2019épreuve les policiers.et se plaindre après s\u2019ils sont «victimes» d\u2019interventions physiques.On le répète, il est tout à fait justifié de manifester son haut- le-cœur et sa colère devant un acte aussi violent et archaïque.Mais est-il possible de le faire dans l\u2019ordre?Surtout qu\u2019ici, au Canada, la problématique est assurément moins criante qu\u2019aux États-Unis où les injustices ethniques sont encore nombreuses.Les premiers ministres du Québec et du Canada, la mairesse de Montréal et même le SPVM ont d\u2019ailleurs tous vivement décrié les événements qui ont provoqué la mort de George Floyd.On ne peut pas en dire autant du président américain Donald Trump qui, pendant ce temps, continue à prendre plaisir à diviser ses concitoyens.Ses actions (ou inactions) sont la principale source de toute cette rage collective et il ne fait absolument rien pour calmer le jeu.On en vient à se demander où s\u2019arrêtera cette violence qui était latente en raison des ravages de la pandémie (qui touche plusieurs immigrants d\u2019ailleurs) et qui vient d\u2019exploser avec ce qui s\u2019est passé au Minnesota.C\u2019est inquiétant.On a souvent critiqué Justin Trudeau d\u2019en faire trop pour intégrer les minorités et réparer certaines erreurs du passé.On réalise aujourd\u2019hui qu\u2019on n\u2019en fera jamais assez pour enrayer une fois pour toutes le racisme et l\u2019intolérance.Dénoncer sans casser STÉPHAN FRAPPIER stephan.frappier@lenouvelliste.qc.ca Écrivez-nous Écrivez-nous à opinions@lenouvelliste.qc.ca Pour être publié dans le journal ou sur notre site Web lenouvelliste.ca/opinions votre commentaire doit être court et accompagné de votre nom, de votre adresse et de votre numéro de téléphone. leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS  Lettre adressée au premier ministre du Québec, François Legault.M o n s i e u r l e p r e m i e r ministre, Plus de 10  000  p er- sonnes, 10142 exactement, ont signé la pétition électronique sur le site de l\u2019Assemblée nationale réclamant une révision de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, et cela sans compter des centaines de signatures papier.La pétition demande également la mise en place d\u2019une assurance rentes à l\u2019instar de ce qu\u2019offre l\u2019Ontario depuis 40 ans déjà.La pétition a suscité beaucoup d\u2019intérêt dans la population malgré que presque toute l\u2019attention était portée, avec raison, sur la pandémie de la COVID-19.Nous remercions chaleureusement tous les signataires de leur appui à la cause des retraités et des aînés.La pétition, parrainée par le député Vincent Marissal de Québec solidaire, était appuyée également par le Parti libéral et le Parti québécois.Plusieurs groupes dont le syndicat Unifor (FTQ), le réseau FADOQ et la Fédération canadienne des retraités ont soutenu l\u2019initiative.Les changements demandés visent à éviter que d\u2019autres retraités soient frappés par d\u2019importantes réductions de rentes à la suite d\u2019une faillite ou d\u2019une fermeture d\u2019entreprise, comme celles qu\u2019ont subies les retraités du Groupe Capitales Médias (GCM) et dont faisaient partie les journaux Le Soleil, Le Nouvelliste, Le Quotidien, La Tribune, La Voix de l\u2019Est et Le Droit.Depuis le 1er  février dernier, les 900 retraités de GCM ont subi des coupures de 26 à 29 % de leurs rentes.Avant ces coupures, la rente moyenne était de 17 000 $ par année.Une assurance rentes serait une façon de réparer les pertes qu\u2019ont subies les retraités de GCM à la suite des changements à la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, lesquels ont permis aux employeurs de ne plus être obligés de financer le déficit de solvabilité d\u2019un régime de retraite.L\u2019économiste retraité Michel Lizée, du Service aux collectivités de l\u2019UQAM, avait prédit en 2015 ce qui allait arriver aux retraités dont l\u2019employeur deviendrait insolvable.Dans le bulletin #7 de juillet- août 2015 de l\u2019Observatoire de la retraite, M. Lizée écrivait ceci: «L\u2019élimination de l\u2019obligation de financer un déficit de solvabilité fragilisera les régimes lors d\u2019une terminaison de régime lorsque l\u2019employeur se retrouve insolvable ou pire, en faillite.Nous revivrons alors des situations où participants ou retraités se font couper 20, 30 ou 40 % de leurs rentes.Pensons au prix lourd payé par les retraités d\u2019Aleris, de Produits forestiers Résolu ou de Papiers White Birch par exemple.Si l\u2019obligation de financer des déficits de solvabilité était maintenue, leur situation serait nettement moins pire.» Nous ne croyons pas que la solution avancée par le ministre des Finances de faire en sorte que l\u2019organisme Retraite Québec administre de façon provisoire la caisse de retraite soit suffisante.Au mieux, selon les experts, cette possibilité pourrait générer une légère bonification des rentes.mais une baisse plus forte ne peut être écartée non plus! Tout ce qu\u2019on sait, à partir de documents de Retraite Québec, c\u2019est qu\u2019un certain nombre de régimes administrés par l\u2019organisme ont eu des bonifications des rentes depuis 2014, mais sans en connaître l\u2019ampleur.Selon certaines sources et sous toutes réserves, la bonification moyenne générée par l\u2019administration provisoire de Retraite Québec pourrait être de l\u2019ordre de 4 % seulement sur un échéancier de 10 ans.Pour les retraités de nos journaux, les rentes seraient ainsi réduites de 22 % à 25 % au lieu d\u2019être diminuées de 26 % à 29 % comme c\u2019est le cas depuis le 1er février.Pour nos retraités, cela se traduirait par une perte se chiffrant en millions de dollars.Devant cette situation, nous vous demandons respectueusement de reconsidérer votre décision de ne pas mettre en place une assurance rentes.Les retraités de GCM devraient bénéficier d\u2019une telle assurance, étant donné qu\u2019il était prévisible, comme l\u2019a écrit M. Lizée, que les derniers changements à la Loi sur les régimes complémentaires de retraite pouvaient causer une coupe de prestations importante à la suite d\u2019une faillite ou d\u2019une fermeture d\u2019entreprise.Nous savons que votre emploi du temps est très chargé, mais nous sommes ouverts pour discuter, avec vous ou vos représentants, d\u2019une telle assurance pour compenser les pertes des retraités.Veuillez accepter, monsieur le premier ministre, l\u2019expression de nos sincères salutations.Les associations de retraités des journaux québécois du Groupe Capitales Médias Signataires Robert Fleury, président Association des employés syndiqués retraités du journal Le Soleil Serge Lemelin, président Association des retraités du journal Le Quotidien Pierre Carrier, président Association des retraités du journal Le Nouvelliste 2019 Jeannot Bernier, président Association des employés retraités de La Tribune Louis Lapierre, président Association des retraités de La Voix de l\u2019Est Retraite Québec: une fausse sécurité financière Au sein d\u2019une société démocratique, il est normal et attendu que les personnes qui la composent aient le droit inaliénable de partager leurs pensées publiquement et dans les limites du respect d\u2019autrui.La valeur fondamentale du droit à la libre expression de sa pensée, aussi critique soit-elle, constitue un point de repère majeur pour une grande partie des nations occidentales, le Québec n\u2019y faisant pas exception.Bien entendu, il ne suffit pas de partager sa pensée pour qu\u2019elle soit nécessairement véridique et depuis l\u2019arrivée des réseaux sociaux dans notre quotidien, nous assistons au pullulement des théories du complot (ou «complotisme») dans le discours populaire.À priori marginal, voire bénin, le phénomène du complotisme s\u2019est récemment révélé être un facteur réel de chaos psychologique et social au cours de la crise pandémique qui nous frappe.Malheureusement, malgré le temps qui passe, ce phénomène ne montre aucun signe d\u2019essoufflement\u2026 Dès lors, par-delà s\u2019attaquer de front à chacune de ces innombrables «théories du complot», comment pouvons-nous réagir efficacement et collectivement en tant que société?L\u2019éducation populaire, plus précisément l\u2019éducation populaire autonome issue du milieu communautaire, apporte une part de réponse à cette question d\u2019actualité.Par éducation populaire autonome, nous entendons l\u2019action concrète que posent les organismes communautaires lorsqu\u2019ils entrent régulièrement en relation avec des milliers de personnes au Québec.Leur travail essentiel, aussi varié soit-il, ne se résume pas uniquement à la simple prestation de services, mais aussi au développement d\u2019un sentiment d\u2019appartenance et à l\u2019émergence d\u2019une pensée critique saine chez les individus.C\u2019est en prenant conscience de l\u2019environnement qui les entoure et en développant des moyens concrets pour transformer celui- ci que l\u2019éducation populaire autonome offre une alternative aux personnes qui peuvent se sentir désemparées, aliénées et même totalement détachées de leur société.Par ce travail continuel, les organismes communautaires transmettent un «coffre à outils» psychologique et social qui devient de facto un facteur de protection contre les pires dérives des théories du complot.Pour ne donner qu\u2019un exemple, une personne troublée par un événement international grave, tel qu\u2019une pandémie, se trouve dotée \u2013 de par son interaction avec les pratiques d\u2019éducation populaire autonome \u2013 d\u2019une pensée plus profonde, plus mûre et moins susceptible d\u2019être influencée par des arguments simplistes.Il va sans dire que l\u2019impact positif ne se mesure pas uniquement dans la formation d\u2019une pensée critique de meilleure qualité, mais aussi dans la prévention du radicalisme, de l\u2019extrémisme et d\u2019un clivage idéologique potentiellement malsain.En somme, il ne faut pas avoir peur que les gens questionnent ou critiquent la société dans laquelle ils et elles évoluent, mais il faut leur donner les moyens nécessaires pour que cette critique soit développée et argumentée.Il sera peut-être impossible de se défaire totalement du phénomène des théories du complot, mais il est tout à fait imaginable de former les membres de notre communauté à être plus vigilants intellectuellement, entre autres, sur les réseaux sociaux.Afin d\u2019atteindre cet objectif qui est à la portée de la société québécoise, la pratique de l\u2019éducation populaire autonome développée par le milieu communautaire et non affiliée au réseau éducatif classique doit être reconnue pour son importante contribution.Dans le cas inverse, il est possible que la population du Québec se tourne de plus en plus vers des solutions simplistes à des problèmes complexes\u2026 avec pour triste résultat un affaiblissement de la cohésion sociale, une méfiance quasi généralisée des institutions et même un accroissement des risques de violence.Marc Benoît Coordonnateur du Regroupement des organismes d\u2019éducation populaire autonome de la Mauricie.L\u2019éducation populaire contre les théories du complot Des retraités du Groupe Capitales Médias lors d\u2019une manifestation devant les bureaux de Power Corporation, à Montréal.\u2014 PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS PIERRE SAINT-ARNAUD La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La ministre de la Santé, Danielle McCann, reconnaît avoir laissé pour compte de nombreux professionnels recrutés dans l\u2019effort de lutte contre la pandémie et affirme travailler à corriger cette iniquité.Des témoignages recueillis par La Presse canadienne révèlent que les primes offertes aux travailleurs de la santé pour œuvrer en zone chaude ne sont pas versées à ceux qui proviennent de corps d\u2019emploi différents, tels les travailleurs sociaux, les éducatrices spécialisées, les physiothérapeutes, ergo- thérapeutes et plusieurs autres.Ces travailleurs sont au nombre des employés de l\u2019État dont les services ont été réquisitionnés pour combler les graves manques de main- d\u2019œuvre en CHSLD.Les primes, qui peuvent atteindre jusqu\u2019à 1000 $ par mois (ou même jusqu\u2019à 3000 $ par mois pour les personnes provenant de l\u2019extérieur de la région de Montréal et qui viennent prêter main-forte dans le Grand Montréal), sont offertes aux personnes qui œuvrent à temps plein auprès des personnes les plus affectées.Or, l\u2019arrêté ministériel adopté par le gouvernement Legault précise que ces primes sont destinées aux préposés aux bénéficiaires, aux infirmières, aux infirmières auxiliaires, aux inhalo- thérapeutes et autres professionnels de première ligne.Des professionnels qui ne sont pas sur cette liste, mais qui font le même travail en zone chaude, ont d\u2019ailleurs écrit à l\u2019adresse cour- riel «on vous écoute» créée par le ministère pour obtenir de l\u2019information non filtrée du terrain, mais ont systématiquement obtenu du ministère des réponses génériques comme celle-ci: «.lorsqu\u2019elles œuvrent en centre hospitalier désigné par la ministre de la Santé et des Services sociaux, seules les personnes salariées de certains titres d\u2019emploi peuvent bénéficier des montants forfaitaires auxquels vous faites référence.Malheureusement, les professionnels énumérés dans votre courriel ne sont pas visés et nous comprenons votre déception à l\u2019effet de ne pas y être admissibles.» En conférence de presse, lundi à Montréal, Mme McCann a reconnu que ces primes ne devaient pas être réservées aux corps d\u2019emploi mentionnés, mais qu\u2019elles devaient plutôt être associées aux tâches accomplies par les personnes qui affrontent le virus.«L\u2019esprit de l\u2019arrêté, c\u2019était vraiment de donner une prime aux gens qui ont des contacts étroits avec les personnes qui ont la COVID-19», a-t- elle admis.«L\u2019esprit de l\u2019arrêté ministériel, c\u2019est lié à la tâche effectivement» et non au corps d\u2019emploi d\u2019où provient la personne qui œuvre auprès des malades atteints.«Nous continuons d\u2019être en discussion avec les syndicats qui représentent les travailleurs (en question) et on a toujours fait les ajustements nécessaires si, par exemple, on n\u2019a pas vu une situation où ce serait requis», a-t-elle ajouté, laissant ainsi entendre que la situation serait bel et bien corrigée.DÉCONFINEMENT DES ÉCOLES: «UN SUCCÈS» Dans un autre dossier, c\u2019est à la suite de l\u2019expérience des écoles primaires en dehors de Montréal que Québec a décidé de donner le feu vert à des activités de fin d\u2019année pour les finissants du précollégial, soit les élèves de 6e année du primaire et de 5e année du secondaire.Le directeur de la santé publique, le docteur Horacio Arruda, a fait valoir que ce déconfinement en dehors de la métropole avait causé une très faible contagion, soit une quarantaine de personnes en tout dont surtout «des professeurs qui avaient été contaminés avant la réouverture» et qu\u2019«à la fois les parents, les enfants et les professeurs considèrent que c\u2019est un succès».Il demeure convaincu du bien- fondé d\u2019avoir rouvert à l\u2019extérieur de Montréal tout en maintenant fermé dans la région métropolitaine parce que «le risque était beaucoup trop grand et je vous dirais aussi que l\u2019acceptabilité de la population n\u2019était pas au rendez-vous».En contrepartie, il fait valoir que le fait d\u2019avoir rouvert les écoles partout ailleurs «permet de rassurer les autres parents et aussi de voir qu\u2019il n\u2019y a pas eu d\u2019hécatombe».De son côté, le premier ministre François Legault a rappelé qu\u2019il n\u2019avait pas «le «ok» de la santé publique pour rouvrir les écoles du Grand Montréal et de Joliette au mois de mai», mais il a ajouté l\u2019étonnant commentaire suivant, qui tranche avec sa promesse quasi-quotidienne de suivre docilement les recommandations du docteur Arruda: «Il aurait fallu que j\u2019aille contre la recommandation de la santé publique.Je n\u2019ai pas exclu ça, mais j\u2019ai décidé de suivre la recommandation de la santé publique au mois de mai».PRIMES Québec entend corriger l\u2019iniquité entre différents corps de métier OTTAWA (PC) \u2014 «Un premier pas modeste.» C\u2019est ainsi que les municipalités reçoivent l\u2019annonce faite lundi par le gouvernement fédéral d\u2019un versement plus rapide d\u2019argent déjà prévu aux budgets.Ottawa accélère le transfert aux municipalités du versement annuel du Fonds de la taxe sur l\u2019essence.Les villes recevront donc en juin 2,2 milliards $ en un seul paiement plutôt que les deux versements qui étaient attendus plus tard.«On devance de l\u2019argent qui allait venir de toute façon dans six mois», a reconnu le premier ministre Justin Trudeau, lundi, au point de presse quotidien devant sa résidence officielle.Ces 2,2 milliards $ représentent l\u2019ensemble du financement prévu pour 2020-2021 du fonds fédéral.Les municipalités estiment à au moins 10 milliards $ leurs besoins, étant donné les pressions financières qu\u2019elles subissent depuis le début de l\u2019épidémie de COVID-19.Cette aide, elles la réclament depuis le début du mois d\u2019avril.Le premier ministre a promis que le gouvernement fédéral en fera davantage pour aider les municipalités.Mais pour cela, il lui faut continuer de négocier avec les provinces.«Nous respectons les champs de compétence», s\u2019est-il justifié.Sa ministre de l\u2019Infrastructure et des Collectivités a offert le même argument.«Nous espérons qu\u2019on va voir les provinces qui vont reconnaître qu\u2019on doit travailler ensemble pour aider les municipalités», a déclaré Catherine McKen- na lors de la conférence de presse des ministres qui a suivi la sortie de M.Trudeau.«Nous voulons que les municipalités puissent aller de l\u2019avant pour les infrastructures qui sont planifiées», a dit la ministre, expliquant que les 2,2 milliards $ ne peuvent pas servir à payer les coûts opérationnels des villes.Toutefois, elle assure avoir bien entendu la réclamation des maires auxquels elle parle.«C\u2019est sûr qu\u2019ils ont besoin d\u2019aide sur les coûts opérationnels, incluant le transport en commun», a-t-elle confirmé.À la Fédération canadienne des municipalités (FCM), on s\u2019est empressé de rappeler la demande de 10 à 15 milliards $, en réagissant au versement des 2,2 milliards $.«Comme il ne s\u2019agit pas de nouvelles sommes, ce premier pas modeste et préliminaire ne permettra pas d\u2019enrayer les choix difficiles auxquels les municipalités sont confrontées», a déclaré Bill Karsten, président de la FCM, dans un courriel transmis à La Presse canadienne.Celle qui l\u2019a précédé au poste de président applaudit tout de même «un premier signal important».«On a été entendus», souligne Vicki-May Hamm, mairesse de Magog, en entrevue téléphonique.Mais si la mairesse peut utiliser sa part du 2,2 milliards $ pour une usine d\u2019épuration des eaux, elle n\u2019a toujours pas d\u2019aide financière pour combler les pertes de ses revenus de stationnement ou les frais du télétravail des employés de sa ville ou encore la charge des camps de jour où les moniteurs devront être deux fois plus nombreux cet été.Alors, quand on parle de champs de compétence, Mme Hamm a une réponse toute prête.«On a démontré tout le long de cette crise-là qu\u2019on est capable d\u2019être agile tout en respectant les champs de compétence de chaque ordre de gouvernement.Je ne peux pas croire qu\u2019on ne peut pas trouver une solution agile, efficace et rapide, sans s\u2019enfarger dans de la bureaucratie.On ne l\u2019a pas fait pour les autres actions qu\u2019on a posées.Pourquoi on le ferait maintenant?», lance-t-elle.De son côté, l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) se montre plus critique encore, jugeant «insuffisante» l\u2019annonce de lundi.«Ce n\u2019est pas de l\u2019argent neuf», a déploré, dans une déclaration publique, la présidente de l\u2019UMQ Suzanne Roy, mairesse de Sainte-Julie.L\u2019UMQ calcule que les pertes de ses membres pourraient s\u2019élever à 1,4 milliard $ pour 2020 seulement.«La préparation des budgets pour l\u2019année 2021 est débutée et les enjeux financiers seront considérables», a prévenu Mme Roy, estimant incontournable une aide fédérale.FONDS DE LA TAXE SUR L\u2019ESSENCE Les villes recevront plus rapidement leur part dit Ottawa La ministre de la Santé, Danielle McCann affirme travailler à corriger l\u2019iniquité entre différents corps de métier dans la lutte contre la pandémie.\u2014 PHOTO PC leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 13 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 236,21 + 43,38 NEW YORK 25 475,02 - 91,91 S&P 500 3055,73 + 11,42 PÉTROLE $US  34,44 $US - 0,05 DOLLAR ¢US 73,42 ¢US + 0,89 EURO $CAN 1,5162 ¢CAN - 0,015 ?MATHIEU LAMOTHE mathieu.lamothe@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Ça y est.Depuis lundi matin, il est de nouveau possible de se rendre dans les centres commerciaux de la région afin d\u2019y effectuer des achats qui attendaient, ou tout simplement pour se gâter un peu en ces temps de pandémie.C\u2019était notamment le cas aux Galeries du Cap dans le secteur Cap- de-la-Madeleine à Trois-Rivières.Signe que les consommateurs avaient hâte d\u2019y retourner, ils étaient plusieurs à attendre impatiemment en file à l\u2019extérieur \u2013 en respectant évidemment les règles de distanciation \u2013l\u2019ouverture des portes, qui s\u2019est exceptionnellement faite sur le coup de 11 heures.Ils semblaient vraisemblablement impatients de franchir cette nouvelle étape dans le déconfinement progressif qu\u2019orchestrent les autorités québécoises depuis quelques semaines.La propriétaire de la bijouterie La Perle rare, Krystel Levasseur, était notamment très heureuse de rouvrir cette succursale, après avoir pu faire de même avec celle de la rue Bellefeuille.«Ça fait du bien de voir des cl ients, mais également nos employés.Nous ne nous étions pas vus depuis la fermeture [le 17 mars].On ressent beaucoup de fébrilité et il y aura une certaine adaptation, notamment car nous devons maintenant désinfecter les bijoux après qu\u2019un client les ait essayés», explique-t-elle, avant d\u2019ajouter qu\u2019elle se considère chanceuse de vendre des produits en métal.Pour cette raison, elle n\u2019est pas tenue de mettre en quarantaine les items essayés par un client, comme doivent le faire les marchands de chaussures par exemple.«On peut les nettoyer facilement avec un produit désinfectant à base d\u2019alcool.Mais on demande tout de même aux clients de ne pas essayer plus de deux produits», poursuit-elle.Tout comme les commerçants qui louent des locaux dans l\u2019édifice qu\u2019ils gèrent \u2013 qui avaient d\u2019ailleurs pratiquement tous rouvert leurs portes lundi matin \u2013 les gestionnaires du centre commercial de la rue Barkoff ont également mis en place une procédure et pris des mesures afin que les recommandations de la Santé publique soient respectées.Entrée et sortie limitées à une seule porte, flèches indiquant la direction à suivre quand on circule dans le mail, stations pour se désinfecter les mains à plusieurs endroits et affiches rappelant aux clients de respecter la distance de deux mètres: les règles que martèle le docteur Horacio Arruda depuis plus de deux mois ont été bien entendues.Du côté du centre commercial Les Rivières, des mesures similaires ont également été mises en place.Mais comme l\u2019endroit est beaucoup plus grand et achalandé que les Galeries du Cap, leur implantation a nécessité une plus grande logistique.La présence de plusieurs agents de sécurité \u2013 dont devant la seule porte par laquelle il était possible d\u2019entrer et de sortir \u2013, la limitation du nombre de personnes se trouvant en même temps dans les salles de toilettes et l\u2019interdiction de s\u2019asseoir aux tables de la foire alimentaire pour déguster un repas acheté dans un des restaurants ouverts font partie des initiatives de la firme Cominar, qui compte Les Rivières ainsi que la Plaza de la Mauricie à Shawinigan dont son portefeuille immobilier.La vice-présidente Talent et organisation, Sandra L\u2019Écuyer, soutient d\u2019ailleurs que tout a également été fait au centre commercial shawi- niganais pour que la grande réouverture se déroule sans anicroche.PAS FOULE Soit parce que les acheteurs étaient encore un peu craintifs ou tout simplement parce que cette phase du déconfinement se déroulait un lundi, les clients étaient peu nombreux en fin d\u2019avant-midi aux Rivières.Il était donc assez facile de respecter les règles de distanciation à l\u2019intérieur du centre commercial du boulevard des Forges.De plus, la moyenne d\u2019âge était plus basse qu\u2019à l\u2019habitude, signe que les gens âgés de 70 ans et plus, qui sont généralement nombreux à s\u2019y rendre pour socialiser, ont préféré suivre les recommandations sanitaires que de reprendre leur routine.Du côté du Carrefour Trois- Rivières-Ouest, il était encore plus facile de circuler sans devoir enfreindre les règles sanitaires.Le mail était en effet quasi désert en fin d\u2019avant-midi.Par contre, il y avait toujours une longue file d\u2019attente devant le magasin Walmart, comme c\u2019est régulièrement le cas depuis le début du confinement.Rappelons que les magasins grandes surfaces de cette multinationale sont considérés comme essentiels par les autorités.Ils sont donc demeurés ouverts pendant la crise.Aux Galeries La Tuque, la majorité des commerçants ont repris du service lundi matin.Quelques clients s\u2019affairaient dans les boutiques.Il fallait toutefois faire preuve de patience pour faire des emplettes chez Dollarama, les clients ont dû faire la file à l\u2019extérieur du commerce en raison d\u2019un fort achalandage.Une seule boutique sur la dizaine était fermée lors du passage du Nouvelliste.À l\u2019intérieur du petit centre commercial, des consignes de distanciation étaient bien visibles pour les clients.RESPECTER L\u2019IMAGE DE MARQUE En ce qui concerne la signalisation et l\u2019affichage usuels en cette période de crise sanitaire, la direction du centre Les Rivières a prêté une attention toute particulière au message ainsi qu\u2019à la façon qu\u2019elle le présente.«On a accordé une certaine importance à l\u2019aspect visuel afin d\u2019être arrimé avec notre image de marque.Oui il y a des contraintes dans tout ça et les messages doivent être clairs et concis, mais notre équipe de design a travaillé pour avoir une finalité qui est visuellement intéressante.Il y a également des messages qui sont plus chaleureux et ludiques», mentionne Mme L\u2019Écuyer.En insistant sur ce détail, Comi- nar voulait rendre plus agréable l\u2019expérience de magasinage des clients, et ce, même si elle est grandement handicapée actuellement.Avec la collaboration d\u2019Audrey Tremblay Place au magasinage à la sauce COVID-19 Les clients étaient peu nombreux au centre commercial Les Rivières, peu avant midi lundi.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 14 AFFAIRES Les enseignes Addition Elle et Thyme Maternité seront fermées JULIEN ARSENAULT La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La chaîne de vêtements Reitmans, qui s\u2019est placée à l\u2019abri de ses créanciers le 19 mai, fermera ses magasins Addition Elle et Thyme Maternité au cours de l\u2019été en plus d\u2019éliminer 1400 postes, dont 300 à son siège social montréalais.Dans le cadre de sa restructuration, le détaillant fondé en 1926 a décidé de se concentrer sur trois enseignes, soit Reitmans, Penning- tons et RW&CO.Selon le président et chef de la direction de Reitmans, Stephen Reitman, cette décision, qui n\u2019a «pas été prise à la légère», était «nécessaire» afin de permettre à l\u2019entreprise renouer avec la rentabilité.«Tous les efforts que nous avons déployés pour redresser ces marques ont été compromis par la pandémie de COVID-19 et, malheureusement, nous n\u2019avons plus la marge de manoeuvre nécessaire pour les ramener sur le chemin de la rentabilité», a-t-il souligné, par voie de communiqué.M.Reitman a pris les rênes de l\u2019entreprise au début de l\u2019année à la suite du décès de son frère Jeremy.La société compte actuellement 54 magasins Thyme Maternité et 77 magasins Addition Elle dans son réseau.Ces enseignes, ainsi que leurs sites web, fermeront respectivement les 18 juillet et 15 août.D\u2019ici là, on espère pouvoir liquider les stocks.Des produits Addition Elle pourraient par la suite se retrouver dans les magasins Penningtons.«Il est peu probable qu\u2019il y ait un espace-boutique pour Thyme Maternité dans une autre marque de Reitmans», a précisé le détaillant, par courriel.Au moment de mettre temporairement à pied la quasi-totalité de son personnel à la fin mars, Reit- mans comptait quelque 6800 salariés, dont 900 à son siège social, et exploitait 576 magasins dans toutes les provinces et territoires.«L\u2019impact de cette situation sur nos employés est, de loin, la partie la plus difficile et émotive de tout ce processus», a souligné le président de Reitmans.Avant de se tourner vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) le 19 mai dernier, le détaillant avait signalé être à la recherche de financement à long terme afin de «s\u2019acquitter de ses obligations financières et futures».Reitmans n\u2019a pas offert de mise à jour sur cet aspect de la restructuration, lundi.Vendredi dernier, l\u2019entreprise avait obtenu une prolongation, jusqu\u2019au 29 juillet, de son ordonnance initiale en vertu de la LACC.Le détaillant ne traîne pas de dettes à long terme, mais ses créances - montants dus à des fournisseurs (109 millions $), chèques cadeaux (14 millions $), sommes liées à son programme de récompense (1 million $) et obligations envers ses retraités (24 millions $) - s\u2019élèvent à environ 148 millions $.Reitmans pourrait aussi devoir d\u2019importantes sommes à ses propriétaires immobiliers puisque les loyers des mois d\u2019avril et mai n\u2019ont pas été payés, indique le rapport du contrôleur Ernst & Young, qui prévoit que l\u2019entreprise dispose de liquidités suffisantes afin de poursuivre ses activités jusqu\u2019à la fin juillet.Selon l\u2019expert indépendant dans la vente au détail Bruce Winder, établi dans la région de Toronto, les décisions annoncées par Reit- mans lundi devraient lui procurer une certaine marge de manoeuvre au cours de la prochaine année.Les perspectives à plus long terme ne sont toutefois pas très roses, à son avis.«Cela les aidera à générer un peu d\u2019argent cet été, car lorsque vous liquidez les stocks, vous obtenez de l\u2019argent et c\u2019est l\u2019un des avantages lorsqu\u2019on abandonne des marques», a estimé M.Winder.Pour la période de 12 mois terminée le 1er février, Reitmans a vu ses recettes fléchir de 5,8 %, à 869,5 millions $.Environ 20 % de cette somme avait été récoltée grâce aux ventes en ligne.La perte nette du détaillant s\u2019était chiffrée à 87,4 millions $, ou 1,56 $ par action.L\u2019année précédente, le détaillant avait affiché un bénéfice net de 6,8 millions $, ou 11 cents par action.Avec des informations de Tara Deschamps.Reitmans éliminera 1400 postes Dans le cadre de sa restructuration, le détaillant fondé en 1926 a décidé de se concentrer sur trois enseignes, soit Reitmans, Penningtons et RW&CO.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL (AFP) \u2014 Port du masque, contrôles de température ou accès aux toilettes: l\u2019Organisation de l\u2019aviation civile internationale (OACI) a publié lundi une série de recommandations sanitaires à destination du transport aérien pour relancer ce secteur durement touché par le coronavirus.Ce véritable guide des bonnes pratiques sanitaires est la pierre angulaire d\u2019un rapport rédigé par une «task force» de cette agence de l\u2019ONU basée à Montréal.Il formule plusieurs propositions pour une relance progressive et durable du secteur aérien alors que plusieurs pays ont entamé leur déconfinement.Il appelle États, aéroports et compagnies aériennes à mettre en oeuvre des mesures «harmonisées à l\u2019échelle mondiale comme régionale, qui font consensus», comme le réclame l\u2019industrie soucieuse de redonner confiance aux voyageurs.Les recommandations se veulent un «cadre» visant la sécurité autant des passagers que des personnels, dans les aéroports comme à bord des avions.Le voyageur devrait présenter, à son arrivée à l\u2019aéroport, une déclaration de santé et subir un premier contrôle de température, propose l\u2019OACI.L\u2019enregistrement en ligne avant d\u2019arriver à l\u2019aéroport est préconisé et les passagers sont priés de voyager aussi léger que possible, avec un petit bagage à main.Journaux et magazines ne seront plus les bienvenus à bord, et les ventes en duty-free limitées.Les cartes d\u2019embarquement sur téléphone mobile doivent être privilégiées, de même que plus généralement toutes les technologies «sans contact» (reconnaissance faciale ou oculaire) dans les aéroports.«Cela permettra d\u2019éliminer ou de réduire fortement la nécessité d\u2019un contact entre employés et passagers pour les documents de voyage», souligne le rapport.De même, l\u2019accès au terminal devrait être limité aux voyageurs, à leurs accompagnants pour les personnes handicapées par exemple, et au personnel.Le port du masque ou d\u2019un couvre-visage doit être obligatoire à l\u2019intérieur du terminal, où une distance physique d\u2019au moins un mètre doit être respectée, ainsi qu\u2019à bord des appareils.Les employés de l\u2019aéroport devront eux aussi être équipés d\u2019équipements de protection pouvant inclure des visières, des gants ou des masques médicaux.Une fois à l\u2019intérieur de l\u2019avion, les passagers doivent garder leur masque et se déplacer le moins possible pendant le vol, en évitant les files d\u2019attente vers les toilettes pour ne pas risquer de contaminer les autres passagers.Les passagers devraient se voir affecter une cabine de toilettes en fonction de leur emplacement dans l\u2019avion.«RÉFÉRENCE MONDIALE» Sur l\u2019une des mesures les plus attendues, l\u2019OACI ne préconise pas de neutraliser un siège sur deux pour assurer la distanciation physique, un système dénoncé par l\u2019industrie \u2013notamment par le patron de la puissante Association internationale du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac, qui le juge intenable pour le modèle économique des compagnies.L\u2019organisation demande toutefois que les voyageurs soient aussi éloignés les uns des autres que possible, en fonction du taux d\u2019occupation de l\u2019avion.Elle préconise également que la nourriture à bord soit pré-emballée et que l\u2019avion soit désinfecté régulièrement.De nouveaux contrôles de température doivent également être effectués à l\u2019arrivée.Ces mesures, appelées à être temporaires, n\u2019auront pas de caractère obligatoire.Mais elles ont fait l\u2019objet d\u2019un large consensus qui leur donnera «une autorité qui fera référence mondiale, pour la première fois sur ce sujet depuis la crise du COVID-19», explique à l\u2019AFP Philippe Bertoux, représentant de la France au Conseil de l\u2019OACI, qui a piloté les débats de la «task force».Le document a été rédigé en collaboration avec de nombreuses organisations ou associations comme l\u2019OMS ou l\u2019IATA , qui regroupe 290 compagnies.Les changements nécessaires pour lutter contre l\u2019épidémie sont les plus importants depuis les mesures de renforcement de la sécurité décidées suite aux attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis.L\u2019OACI estime que la pandémie de coronavirus pourrait réduire de 1,5 milliard le nombre de passagers d\u2019ici la fin de l\u2019année.Les compagnies pourraient perdre plus de 314 milliards de dollars (282 milliards d\u2019euros) en 2020, selon l\u2019agence.L\u2019OACI publie ses recommandations sanitaires pour relancer le secteur aérien «Tous les efforts que nous avons déployés pour redresser ces marques ont été compromis par la pandémie de COVID-19 et, malheureusement, nous n\u2019avons plus la marge de manœuvre nécessaire pour les ramener sur le chemin de la rentabilité» leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 AFFAIRES 15 NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le Comité sectoriel de main-d\u2019œuvre de la métallurgie du Québec (CSMO- M) vient d\u2019obtenir tout près d\u2019un million de dollars pour former à distance plus de 1000 travailleurs du secteur de la métallurgie dans le cadre du programme PACME.En effet, le financement octroyé par le ministère du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale permettra le développement et l\u2019adaptation de 24 formations offertes par le Centre de métallurgie du Québec (CMQ), qui est intégré au Cégep de Trois-Rivières, afin qu\u2019elles puissent être dispensées complètement en ligne selon les nouveaux modes d\u2019apprentissage.Les subventions visent à assurer le lien d\u2019emploi avec les entreprises, de développer les compétences et les connaissances spécifiques au domaine de la métallurgie, d\u2019augmenter la productivité et de diminuer les coûts de formation à long terme.Le financement obtenu permettra également la numérisation d\u2019un module de formation populaire auprès des entreprises afin de l\u2019offrir en réalité virtuelle.Ce projet- pilote favorisera l\u2019implantation des pratiques de formation 4.0 dans les entreprises métallurgiques et les institutions d\u2019enseignement.Ce volet du projet sera développé en collaboration avec OVA, une entreprise québécoise qui soutient les industries et les entreprises à se transformer à l\u2019aide de l\u2019informatique spatiale, l\u2019intelligence artificielle et les technologies immersives.«Le contexte particulier dans lequel la pandémie nous a plongés exerce une forte pression pour adapter nos façons de faire et se réorganiser.C\u2019est une réelle opportunité pour le secteur de se doter de meilleures pratiques et d\u2019intégrer le 4.0 dans le développement des compétences de la main-d\u2019œuvre.Nous sommes convaincus que cette collaboration permettra d\u2019assurer à l\u2019industrie un meilleur accès à l\u2019expertise unique du CMQ qui contribue grandement à la compétitivité du secteur», a déclaré Marie-France Charbonneau, dire ctr ice du CSMO-M.Dans le cadre de cette initiative, les formations adaptées se retrouveront au sein d\u2019une bibliothèque virtuelle accessible via le site web du CSMO-M, metallur- gie.ca.Ce partenariat entre les deux organisations permettra de favoriser un meilleur accès aux formations et aux diverses s u b v e n t i o n s r é g u l i è r e s d u FDRCMO.Rappelons que le Centre de m é t a l l u r g i e d u Q u é b e c e s t un centre collégial de trans- f e r t t e c h n o l o g i q u e ( C C T T ) visant à soutenir la compétitivité de l\u2019industrie métallurgique par la recherche et le développement technologique dans une approche collaborative de partenaires privés et publics tout en supportant l\u2019enseignement technique au collégial et le transfert de connaissances en entreprise.FORMATION À DISTANCE Près d\u2019un million $ pour la métallurgie Le financement octroyé par le ministère du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale permettra le développement et l\u2019adaptation de 24 formations offertes par le Centre de métallurgie du Québec (CMQ), qui est intégré au Cégep de Trois-Rivières, afin qu\u2019elles puissent être dispensées complètement en ligne selon les nouveaux modes d\u2019apprentissage.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 Au début du mois de mai, la MRC de Bécan- cour annonçait que les travaux de déploiement de la fibre optique pour le secteur Précieux-Sang avaient repris à la suite de l\u2019arrêt complet en avril pour cause de pandémie.Lundi, on a confirmé que les travaux permettant de desservir le secteur Précieux-Sang ainsi que les chemins Héon et Leblanc du secteur Saint-Grégoire sont terminés et que les citoyens peuvent maintenant se raccorder au réseau de fibre optique de la MRC de Bécancour.«En cette période de pandémie, plus que jamais l\u2019accès à la fibre optique et à un réseau de qualité est essentiel, d\u2019autant plus que de nombreuses personnes sont appelées à effectuer du télétravail», fait- on remarquer, tant à la Ville qu\u2019à la MRC de Bécancour.«Cette victoire est donc une grande nouvelle pour l\u2019aboutissement de ce projet.Nous espérons que cette annonce saura mettre un baume sur la situation actuelle pour les citoyens de Précieux- Sang», a-t-on renchéri.On peut vérifier si sa résidence est incluse dans le secteur desservi en visitant la carte interactive disponible sur le site Internet de la Ville de Bécancour au www.becancour.net.Dès maintenant, les personnes intéressées peuvent téléphoner au service à la clientèle de Soge- tel au 1 866 764-3835 ou visiter le www.becancour.sogetel.com pour consulter les différents forfaits offerts.Compte tenu de la situation actuelle liée à la COVID-19, les clients y trouveront aussi les informations liées aux mesures p r i s e s p a r S o g e t e l p o u r l e s raccordements.Évidemment, en raison du contexte de la pandémie, aucune soirée d\u2019information publique ne pourra être tenue par la Ville, la MRC et Sogetel comme il y en a eu pour les autres secteurs déjà desservis.«Les secteurs de Bécancour, S a i n t e - G e r t r u d e , P r é c i e u x- Sang ainsi que des parties de Sainte-Angèle et Saint-Grégoire sont maintenant desservis par la fibre optique et opérationnels.En ce qui concerne la finalisation des travaux pour desservir les secteurs restants, tous les efforts se poursuivent intensivement dans le but d\u2019obtenir les permis manquants auprès des compagnies propriétaires qui délivrent ces derniers», a-t-on conclu.FIBRE OPTIQUE Le déploiement se poursuit à Bécancour Les travaux permettant de desservir le secteur Précieux-Sang ainsi que les chemins Héon et Leblanc du secteur Saint-Grégoire sont terminés.Les citoyens peuvent maintenant se raccorder au réseau de fibre optique de la MRC de Bécancour.«Le contexte particulier dans lequel la pandémie nous a plongés exerce une forte pression pour adapter nos façons de faire et se réorganiser.C\u2019est une réelle opportunité pour le secteur de se doter de meilleures pratiques et d\u2019intégrer le 4.0 dans le développement des compétences de la main-d\u2019œuvre» \u2014 Marie-France Charbonneau, directrice du CSMQ-M MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 16 facebook.com/ lenouvelliste JOCELYNE RICHER La Presse canadienne Après tout près de trois mois de crise sanitaire, les artistes s\u2019impatientaient de voir le gouvernement Legault annoncer ses couleurs pour relancer le secteur culturel, durement frappé par la pandémie de COVID-19.Lundi, ils sont restés sur leur faim, en prenant connaissance du plan d\u2019action rendu public en conférence de presse par la ministre de la Culture, Nathalie Roy, accompagnée du premier ministre François Legault, un plan assorti de 400 millions $ de fonds publics, dont 250 millions $ d\u2019argent neuf.Beaucoup d\u2019argent, sauf qu\u2019il manque un élément essentiel à ce plan, selon les artistes: un calendrier leur permettant de planifier la réouverture des lieux de diffusion de leurs œuvres, soit les salles de spectacles et de théâtre.La ministre Roy a évoqué la date du 24 juin, comme scénario possible mais non confirmé.Les gens qui font vivre le secteur culturel disent avoir également besoin de savoir dès maintenant quelles seront les nouvelles configurations de salles qui seront autorisées en fonction des normes sanitaires, à savoir le pourcentage de sièges jugé désormais acceptable.Mais Québec n\u2019est pas prêt à livrer cette information.«Quel sera le nombre de personnes qui pourront entrer dans une salle?Je l\u2019ignore», a admis la ministre Roy, qui attend le feu vert et les consignes définies par la santé publique.Elle a cependant dit espérer pouvoir faire une annonce à ce sujet «dans les prochains jours».En entrevue téléphonique, l\u2019auteur et metteur en scène Olivier Kemeid n\u2019a pas caché sa déception, après avoir pris connaissance de l\u2019annonce de la ministre, fort attendue.Insulté par le silence du gouvernement sur la culture depuis le début de la crise, il avait écrit une lettre à la ministre la semaine dernière pour exprimer ses frustrations et énumérer les revendications du milieu.La lettre a été endossée par plusieurs artistes.Devenue pétition, elle a été signée par 30 000 personnes en quelques jours.«On n\u2019a pas de calendrier précis», a-t-il déploré, rappelant qu\u2019il faut au moins trois mois pour monter un spectacle.Il réserve ses commentaires sur les sommes nouvelles injectées par Québec, pour prendre le temps de les analyser, mais il dit craindre que le secteur numérique soit démesurément avantagé, au détriment des arts vivants.«Je ne suis pas impressionné» par l\u2019annonce de la ministre, a-t-il résumé.De tout temps fragile, le monde culturel craint le pire.Depuis le mois de mars, les différentes mesures de confinement ont mené à la fermeture de salles de spectacles et de plateaux de tournages.Tout événement culturel attirant des foules nombreuses, comme les festivals, a été frappé d\u2019interdit.Le plan présenté lundi inclut 150 millions $ tirés d\u2019un réamé- nagement du budget de la culture, auquel s\u2019ajoutent 250 millions $ de nouvelles sommes.Grâce à ces nouvelles sources de financement public accordées au secteur culturel, 91,5 millions $ seront dégagés pour la production cinématographique et télévisuelle, ainsi que 71,9 millions $ pour les entreprises et organismes culturels qui ont dû fermer leurs portes en raison des mesures de confinement.L\u2019industrie des arts de la scène bénéficiera de 50,9 millions $ pour la diffusion de projets, tandis que l\u2019industrie de la musique aura droit à 33,5 millions $ pour que ses artistes et artisans puissent relever les défis liés aux nouvelles habitudes d\u2019écoute, a indiqué la ministre.Voilà «de puissants outils pour créer», a commenté la ministre.Nathalie Roy a de plus annoncé que le domaine de la production audiovisuelle pourra reprendre ses activités dès le 8 juin, en tenant compte des mesures sanitaires et de distanciation émises par la santé publique.En parlant du soutien financier de son gouvernement aux arts, le premier ministre Legault a ouvert une porte, en disant que «s\u2019il n\u2019y en a pas assez, on regardera ça».Québec a aussi mis de côté 13 millions $ pour des budgets de publicité destinés à ramener le public en salle.La présidente de l\u2019Union des artistes (UDA), Sophie Prégent, a dit comprendre «le cri du cœur» lancé la semaine dernière par le secteur des arts de la scène.Cependant, elle estime que «de façon générale» le plan de relance annoncé lundi «rép ond aux attentes» du milieu.Elle note que l\u2019avenir ne s\u2019annonce pas facile pour autant.Un exemple: le respect de la consigne de la distanciation lors des tournages va beaucoup compliquer les choses.On n\u2019a qu\u2019à penser aux scènes d\u2019amour ou de bagarres.Le directeur de l\u2019Orchestre métropolitain, Yannick Nézet- Séguin, s\u2019est dit agréablement surpris de constater que les musiciens vont pouvoir recommencer à travailler dès cet été.«Les musiciens sont prêts», a-t-il fait valoir, en ajoutant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un «excellent premier pas», qui devra cependant être suivi par d\u2019autres dans un avenir rapproché.Il a dit souhaiter un meilleur arrimage entre Ottawa et Québec.Les partis d\u2019opposition sont restés eux aussi sur leur faim.La porte-parole libérale, la députée Isabelle Melançon, s\u2019interroge à savoir si les sommes annoncées seront dépensées au bon endroit.Elle note qu\u2019on semble privilégier les créateurs, producteurs et diffuseurs, au détriment des interprètes.Elle a dit aussi éprouver «une immense déception» en apprenant que les contrats conclus par les artistes avant la pandémie ne seraient pas honorés.Mme Melançon reproche également à la ministre Roy d\u2019avoir élaboré son plan sans jamais s\u2019asseoir avec les artistes de la scène, qui réclamaient une telle rencontre pour exposer leurs attentes.La porte-parole de Québec solidaire, la députée Catherine Dorion, a jugé de son côté que le plan était «un bon premier pas», tout en déplorant l\u2019absence de mesures pour le patrimoine bâti et le patrimoine vivant.400 millions $ pour la relance en culture En présentant son plan de relance de la culture, la ministre Nathalie Roy a parlé de «puissants outils pour créer».\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 ARTS ET SPECTACLES 17 NEW YORK (AFP) \u2014 Les principales maisons de disques vont suspendre leur activité mardi pour manifester leur soutien contre les violences policières visant les Afro- Américains aux États-Unis, une initiative à laquelle se sont associés plusieurs artistes.Sony Music, Warner Music Group et Universal Music vont ainsi participer au «Black Out Tuesday» (le mardi débranché), «une journée pour observer, prendre contact et s\u2019organiser», selon un message publié lundi par Universal Music.Toutes les maisons filiales de ces trois géants de l\u2019industrie musicale mais aussi de très nombreux labels indépendants ont fait savoir qu\u2019ils y participeraient également.Sony Music annonce «une journée d\u2019action consacrée à des changements significatifs dans notre société, dès maintenant et dans l\u2019avenir».L\u2019initiative, qui utilise le mot-clé #TheShowMustBePaused (le spectacle doit faire une pause, décalage avec l\u2019expression \u2018The Show Must Go On\u2019) a été lancée par deux cadres noires de l\u2019industrie musicale, dont Jamila Thomas, d\u2019Atlantic Records, filiale de Warner Music Group.Elle fait écho à la mort de George Floyd au mains de la police et au mouvement de protestation qui a suivi.Les deux femmes la présente comme un appel à l\u2019industrie musicale, «qui a tiré profit de façon prédominante de l\u2019art noir», à protéger et mettre en valeur la communauté noire Plusieurs artistes, dont les Rolling Stones, David Guetta, Massive Attack et Quincy Jones ont annoncé qu\u2019ils s\u2019y associaient.«C\u2019est difficile de trouver les mots, parce que j\u2019ai fait face au racisme toute ma vie», a tweeté le producteur et musicien Quincy Jones.«Cela dit, il refait surface et, bon sang, il est temps de s\u2019y attaquer une bonne fois pour toutes.» De nombreux producteurs de pod- casts, musicaux ou non, ont également indiqué qu\u2019ils suspendraient leurs programmes mardi.«Ce n\u2019est pas une initiative de 24 heures», ont annoncé les deux femmes à l\u2019origine du mouvement sur leur site dédié.«Nous allons mener ce combat à long terme.Un plan d\u2019action sera annoncé.» Depuis le début des manifestations qui ont suivi la mort de George Floyd, plusieurs artistes ont publiquement pris position contre les violences policières visant les Noirs aux Etats-Unis, notamment Beyoncé ou Rihanna.L\u2019industrie de la musique à l\u2019arrêt mardi contre les violences policières David Guetta a annoncé qu\u2019il s\u2019associait à l\u2019initiative Le mardi débranché afin de manifester son soutien contre les violences policières visant les Afro-Américains aux États-Unis.\u2014 PHOTO AFP SAN FRANCISCO (AFP) \u2014 Le clash entre Twitter et Donald Trump éclabousse Facebook, en position délicate depuis que son patron, Mark Zuckerberg, a refusé de sanctionner des propos polémiques du président et est désavoué publiquement par des employés - un phénomène rare dans la Silicon Valley.«Mark a tort, et je vais m\u2019efforcer de le faire changer d\u2019avis en faisant beaucoup de bruit», a tweeté dimanche Ryan Freitas, directeur du design pour le News Feed (fil d\u2019infos) de Facebook.Lundi, le mouvement a pris de l\u2019ampleur avec une grève en ligne par plusieurs salariés, dont Sara Zhang, qui déclare sur Twitter: «Nous devons faire face au danger, pas rester à couvert.» À l\u2019origine, deux interventions sans précédent de Twitter la semaine dernière.La plateforme a d\u2019abord signalé deux tweets du président américain sur le vote par correspondance avec la mention «vérifiez les faits».Mark Zuckerberg a alors rappelé sur Fox News que les plateformes, selon lui, ne devaient pas jouer le rôle «d\u2019arbitres de la vérité en ligne» - une interview retweetée par Donald Trump.Puis, vendredi, Twitter a masqué un autre message du locataire de la Maison-Blanche, sur les affrontements à Minneapolis après la mort d\u2019un homme noir, George Floyd, pour violation des directives du réseau sur l\u2019apologie de la violence.«Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles», déclarait Donald Trump au sujet des manifestations qui dégénèrent en émeutes.Ces propos apparaissent aussi sur Facebook, mais Mark Zuckerberg a décidé de les laisser visibles, «après avoir hésité toute la journée».Dans une publication sur son profil, il dit condamner à titre «personnel» la «rhétorique clivante et incendiaire» du président, mais n\u2019entend pas supprimer les messages, au nom de la liberté d\u2019expression et de l\u2019intérêt du public à s\u2019informer.«Je sais que beaucoup de gens sont mécontents (.), mais notre position est de faciliter le plus d\u2019expression possible, à moins d\u2019un risque imminent d\u2019atteinte aux autres ou de dangers tels que décrits dans notre règlement».Twitter et Facebook ont mis en place des systèmes de lutte contre les contenus dangereux (appels à la haine, harcèlement.) et contre la désinformation.Mais Facebook exempt les personnalités et candidats politiques de l\u2019essentiel de ces mesures.«Je ne sais pas quoi faire, mais je sais que ne rien faire n\u2019est pas acceptable.Je suis un employé de Facebook en désaccord complet avec la décision de Mark de ne rien faire au sujet des publications récentes de Trump, qui incitent clairement à la violence», a tweeté samedi Jason Stirman, un responsable en recherche et développement de la société, passé par Twitter.«Je ne suis pas seul chez Facebook.Il n\u2019y a pas de position neutre sur le racisme», a-t-il ajouté.De fait, plusieurs autres salariés ont pris la parole ce weekend.«Je pense que le tweet de Trump (sur les pillages) encourage la violence extra-judiciaire et attise le racisme.Respect à l\u2019équipe de Twitter», écrit David Gillis, un designer.Sara Zhang et d\u2019autres employés appellent à changer le règlement, qui n\u2019offre que deux choix : laisser les contenus ou les retirer.«La décision de Facebook ne pas agir sur des publications qui incitent à la violence ignore d\u2019autres options possibles pour assurer la sécurité de notre communauté», remarque-t-elle.Sur Twitter, le message en question du président est resté visible malgré l\u2019avertissement, mais les utilisateurs ne peuvent pas le retweeter, le «liker» ou y répondre.Pour ne rien arranger, la presse américaine a révélé dimanche que Mark Zuckerberg et Donald Trump se sont entretenus vendredi par téléphone.La conversation a été «productive», selon des sources anonymes du site spécialisé Axios et de la chaîne CNBC.Elle n\u2019a été ni confirmée ni démentie par les intéressés.La question se pose désormais sur la capacité de la toute nouvelle «Cour suprême» de Facebook à intervenir.«Nous avons conscience que les gens veulent que le Conseil se penche sur beaucoup de questions importantes liées aux contenus en ligne», a tweeté le «Conseil de supervision» du réseau, qui a pris forme au début du mois.Il est censé avoir le dernier mot sur le maintien ou non des contenus controversés, en toute indépendance.Malaise chez Facebook qui refuse de policer les messages de Trump Certains de ses employés chez Facebook ont commencé à désavouer Mark Zuc- kerberg qui refuse de jouer le rôle «d\u2019arbitre de la vérité en ligne».\u2014 PHOTO AFP MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 18 La Presse canadienne CALGARY \u2014 Hockey Canada a dénoncé le racisme dans le monde, lundi, à la suite des événements récents aux États-Unis qui ont suivi la mort de George Floyd.«Les récents événements ont amplifié les inégalités qui existent parmi nous, et le moment est venu de mettre à profit la plateforme de Hockey Canada pour favoriser le dialogue et le changement, a écrit l\u2019organisation dans un communiqué.Nous savons que le racisme existe dans le monde.Il y a beaucoup trop de cas ici, au Canada, où des personnes de couleur sont victimes de racisme quotidiennement.«Malheureusement, le racisme et l\u2019inégalité se sont déjà manifestés dans la communauté du hockey.Nous reconnaissons cette réalité et nous savons que notre organisation doit en faire plus pour lutter contre l\u2019injustice et assurer un milieu sécuritaire pour tous.L\u2019univers du hockey a notamment été ébranlé en novembre dernier quand le hockeyeur Akim Aliu a révélé qu\u2019un ancien entraîneur avait utilisé un terme dérogatoire raciste lors d\u2019un élan de colère quand il jouait pour les Ice- Hogs de Rockford, dans la Ligue américaine de hockey, lors de la campagne 2009-10.Bill Peters a éventuellement démissionné de son poste d\u2019entraîneur-chef des Flames de Calgary à la suite de ces révélations.Aliu, aujourd\u2019hui âgé de 31 ans, a eu des discussions au cours des derniers mois avec les dirigeants de la LNH pour favoriser l\u2019inclusion de tous dans le monde du hockey.« H o c k e y C a n a d a e t s e s 13 membres continueront d\u2019être à l\u2019écoute et de tirer des leçons, d\u2019entamer des conversations difficiles sur leurs propres lacunes et de se montrer ouverts au changement afin de progresser vers un meilleur avenir pour tous les participants.«Il est facile de parler d\u2019inclu- sivité, d\u2019ouverture et de sécurité, mais le moment est venu de tendre l\u2019oreille et la main aux personnes victimes de racisme.Nous devons faire mieux, être des meneurs en matière d\u2019équité et faire partie de la solution», a conclu l\u2019organisation.George Floyd, un Afro-Améri- cain de 46 ans, est décédé, lundi dernier, à Minneapolis, lors de son interpellation par la police pour un délit mineur.Cet incident est devenu un nouveau symbole des brutalités policières contre cette communauté.Le policier impliqué dans l\u2019incident, Derek Chauvin, a été arrêté et est accusé de meurtre au troisième degré et d\u2019homicide involontaire.Le policier a été vu dans une vidéo de plus de sept minutes en train de plaquer George Floyd au sol et mettre son genou sur le cou de Floyd.Après avoir signalé à plusieurs reprises qu\u2019il peinait à respirer, George Floyd cesse de bouger et semble perdre connaissance.Il est mort plus tard à l\u2019hôpital.Hockey Canada dénonce le racisme L\u2019univers du hockey a été ébranlé en novembre dernier quand le hockeyeur Akim Aliu a révélé qu\u2019un ancien entraîneur, Bill Peters, avait utilisé un terme dérogatoire raciste lors d\u2019un élan de colère quand il jouait pour les IceHogs de Rockford, dans la Ligue américaine de hockey, lors de la campagne 2009-10.\u2014 PHOTO PC LOS ANGELES (AFP) \u2014 L\u2019entraîneur des San Antonio Spurs (NBA) Gregg Popovich a fustigé lundi l\u2019incapacité de Donald Trump, qu\u2019il qualifie d\u2019«idiot dérangé» et de «lâche», de dire «la vie des Noirs compte» et «d\u2019unifier les gens», après la mort de George Floyd.Après LeBron James et Michael Jordan, qui se sont notamment insurgés ces derniers jours après l\u2019homicide par un policier blanc de cet homme noir non armé, Popo- vich, opposant déclaré au président américain, a vivement condamné son attitude.«Si Trump avait un cerveau, même s\u2019il était cynique à 99 %, il sortirait et dirait quelque chose pour unifier les gens.Mais il ne se soucie pas de rassembler les gens.Même maintenant.Voilà à quel point il est dérangé.Tout tourne autour de lui.Tout dépend de ce qui lui profite personnellement.Ce n\u2019est jamais pour le bien de tous», a-t-il déclaré au site The Nation.«C\u2019est pourtant clair ce qui doit être fait.Nous avons besoin d\u2019un président qui dise simplement que \u2018la vie des Noirs compte\u2019 .Mais il ne le fera pas.Il ne peut pas parce que c\u2019est plus important pour lui de calmer le petit groupe d\u2019adeptes qui valident sa folie», a-t-il ajouté.Depuis six jours, Donald Trump est confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat.Promettant de «stopper la violence collective», il a dénoncé les agissements de «gauchistes radicaux», notamment la mouvance radicale «antifa» (antifasciste), qu\u2019il considère comme une organisation terroriste.«Il n\u2019est pas seulement source de division.C\u2019est un destructeur.(.) C\u2019est pourquoi il se cache dans le sous-sol de la Mai- son-Blanche.C\u2019est un lâche.Il crée une situation et s\u2019enfuit comme un collégien.En fait, il vaut mieux l\u2019ignorer.Il ne peut rien faire pour améliorer cela, à cause de ce qu\u2019il est: un idiot dérangé», a encore asséné Popovich qui a remporté cinq titres NBA avec les Spurs.Il a aussi pointé l\u2019immobilisme face au problème du racisme.«Ce qui me frappe, c\u2019est que nous voyons tous cette violence policière et ce racisme, et nous avons déjà vu ça auparavant, mais rien ne change.C\u2019est pourquoi ces protestations ont été si explosives.Mais sans leadership, sans comprendre le problème, il n\u2019y aura jamais de changement.» «Et les Américains blancs ont évité de prendre en compte ce problème depuis toujours, car nous avons eu le privilège de l\u2019éviter.Ça aussi ça doit changer», a-t-il appelé.NBA Popovich fustige Trump, incapable de dire «la vie des Noirs compte» Gregg Popovich \u2014 PHOTO PC leNouvelliste MARDI 2 JUIN 2020 SPORTS 19 STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les choses s\u2019activent chez les Cataractes, à quatre jours du repêchage des joueurs midgets.Le directeur-gé- rant Martin Mondou a greffé Ron Choules à son personnel hockey au cours des dernières heures, lui qui en sera à un deuxième séjour à Shawinigan.Impossible pour l\u2019 instant de connaître exactement les responsabilités de Choules.Ni le principal intéressé, ni Mondou n\u2019ont voulu commenter les informations du Nouvelliste.Choules occupait le rôle d\u2019adjoint chez les Olympiques de Gati- neau au cours des trois dernières saisons, après sa première incursion en Mauricie dans le même profil.Le vieux routier a par ailleurs une longue feuille de route comme pilote, ayant dirigé dans la LHJMQ à Bathurst et Cap-Breton, de même que dans le junior AAA.Choules est réputé pour être très apprécié des joueurs qu\u2019il a sous la main, en plus d\u2019être un stratège au plan défensif.L\u2019a n p a s s é , a u c œ u r d e l a tumultueuse saison des Olympiques, Choules avait dû s\u2019absenter pour soigner des pépins médicaux.Tout est rentré dans l\u2019ordre depuis plusieurs mois à ce niveau.À Shawinigan, il avait secondé Martin Bernard puis Claude B ouchard, lors de la sais on 2016-17, s\u2019occupant d\u2019une défensive m isa nt n o t a m m ent su r Samuel Girard.Cette équipe s\u2019était inclinée en finale de la Coupe du Président, face aux Huskies de Rouyn-Noran- da.À la suite de ce parcours, Bou- chard avait démissionné pour des raisons familiales, afin de retourner au Saguenay.Choules avait été un des candidats à sa succession, mais Mon- dou avait finalement préféré embaucher Daniel Renaud pour amorcer le nouveau cycle de reconstruction.Renaud a été congédié l\u2019hiver dernier, après un règne de deux ans et demi.C\u2019est Gordie Dwyer qui avait pris la relève avec un contrat p o u r t e r m i n e r l a s a i s o n uniquement.Dwyer est toujours dans le portrait pour revenir l\u2019an prochain, mais les Cataractes et lui n\u2019ont toujours pas trouvé de terrain d\u2019entente, ce qui a incité Mondou à explorer d\u2019autres options depuis quelques semaines.Choules de retour avec les Cataractes Ron Choules \u2014 PHOTO : SYLVAIN MAYER LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le repêchage virtuel du hockey junior majeur, vendredi et samedi, permettra à plusieurs joueurs des Estacades de Trois-Rivières de trouver une niche au sein de la LHJMQ.Deux des principaux espoirs de cet encan, Tristan Luneau et Vincent Filion, ont reçu les distinctions parmi les plus prestigieuses du gala de fin de saison, dans la Ligue de hockey midget AAA du Québec.Listé au premier rang de la Centrale de soutien au recrutement (CSR), Luneau a, sans surprise, hérité du trophée Kristopher- Letang, remis au meilleur défenseur du midget AAA.Avec ses 30 points en 37 matchs, le capitaine des Estacades, qui écoulait une deuxième campagne à l\u2019Académie les Estacades après avoir fait le saut dans la ligue dès ses 14 ans en 2018-19, a aussi mis la main sur le trophée Mario- Lemieux, attribué au meilleur espoir de 15 ans.Il a complété son tour du chapeau en se glissant sur la première équipe d\u2019étoiles.SEMAINE DÉTERMINANTE Ces prix mettent la table pour une semaine déterminante pour l\u2019adolescent.Vendredi, tout le monde s\u2019attend à ce que les Olympiques de Gatineau le choisissent comme premier choix du repêchage de la LHJMQ.Les Olympiques détiennent d\u2019ailleurs trois des quatre premières sélections, une situation exceptionnelle et sans doute alléchante pour les meilleurs espoirs qui seront recrutés par la formation du nouvel entraîneur-chef Louis Robitaille.Quant à Luneau, on sait qu\u2019il s\u2019est engagé auprès des Badgers de l\u2019 Université du Wisconsin en vue de la campagne 2022-23.D\u2019ici là, il pourrait continuer son cheminement dans la ligue j u n i o r U S H L , t o u j o u r s a u x États-Unis.Par contre, il pourrait aussi décider de se rapporter au club junior qui le sélectionnera, fort probablement les Olympiques.Le Nouvelliste n\u2019a pas été en mesure de s\u2019entretenir avec lui, lundi.«UN HONNEUR D\u2019ÉQUIPE» Coéquipier de Luneau, le gardien Vincent Filion apparaît lui aussi très haut sur la liste du CSR.À l\u2019instar du défenseur de 6p1po, le Shawiniganais a connu une brillante saison, comme le prouve son pourcentage d\u2019efficacité de ,928 et ses 14 victoires.Gardien par excellence de septembre, il a remporté, aux côtés de Luneau, la médaille de bronze avec l\u2019équipe canadienne aux Jeux olympiques de la Jeunesse, en Suisse.Le plus récent honneur de Filion a été l\u2019obtention du trophée Ken- Dryden, dimanche, lors de la remise virtuelle des prix du midget AAA.Il est également membre de la deuxième équipe d\u2019étoiles.«Je suis vraiment content! J\u2019ai regardé ça en famille dimanche soir.C\u2019est certain que de voir d\u2019aussi grands noms associés à de tels trophées, ça ajoute une touche spéciale.Je le prends comme un honneur d\u2019équipe», sourit Filion, admettant ressentir une belle fébrilité à l\u2019approche du repêchage.«Je sais que je suis le premier gardien identifié.Les entraîneurs nous mettent quand même en garde: il ne faut pas voir trop haut, car on peut être déçu et ce n\u2019est pas le but.Le repêchage, c\u2019est censé être un beau moment dans une carrière.Ce sera différent pour nous cette année, mais je compte tout de même en profiter!» Parmi les autres récipiendaires des Estacades au gala virtuel, soulignons la quête du trophée Rosaire- Morin par Isaac Lambert (joueur ayant connu la meilleure amélioration scolaire individuelle).Pour ses 26 ans d\u2019implication dans l\u2019organisation, Luc Bénévole a également été honoré.Qu a nt à Th o ma s P i ch e tte, q u i é v o l u a i t d a n s l e s ra n g s midgets pour la dernière fois, il se retrouvait deux fois en nomination au gala.GALA MIDGET AAA Luneau et Filion confirment leur grade Vincent Filion a remporté la médaille de bronze avec le Canada, cet hiver, aux Jeux olympiques de la Jeunesse.\u2014 PHOTO: FACEBOOK Meilleur espoir de 15 ans du midget AAA et défenseur par excellence, Tristan Luneau apparaît au premier rang de la Centrale de soutien au recrutement.\u2014 PHOTO: STÉPHAN DESROCHERS MARDI 2 JUIN 2020 leNouvelliste 20 SPORTS Les Olympiques veulent en faire le premier choix du repêchage de la LHJMQ JEAN-FRANÇOIS PLANTE jfplante@ledroit.com À quelques jours de la séance de sélection de la LHJMQ, le mystère persiste autour du joueur le plus convoité du repêchage.Pour l\u2019heure, il est impossible de savoir si Tristan Luneau se rapporterait à Gatineau si les Olympiques utilisaient leur premier choix pour le sélectionner.Gagnant du trophée Mario- Lemieux remis au meilleur espoir de la LHJMQ au Gala des champions de la Ligue de hockey midget AAA du Québec dimanche, le défenseur des Estacades de Trois- Rivières a aussi remporté le trophée Kristopher-Letang (défenseur de l\u2019année) en plus d\u2019être choisi dans la première équipe d\u2019étoiles à 15 ans.Courtisé dans le circuit Courteau, mais aussi par l\u2019Université du Wisconsin dans le réseau de la NCAA, le hockeyeur natif de Victoriaville devra faire un choix bientôt.À moins d\u2019essuyer un refus catégorique de la part du défenseur étoile, les Olympiques ont l\u2019intention de sélectionner le surdoué de la cuvée 2020 des joueurs d\u2019âge midget.Dans leur histoire, les Olympiques n\u2019ont jamais parlé au tout premier rang d\u2019un repêchage.«Le plan, c\u2019est de le repêcher.Nous voulons faire en sorte qu\u2019il devienne un Olympique.Nous avons encore du temps devant nous.Si nous n\u2019avons pas encore d\u2019entente vendredi, nous allons peut-être changer notre fusil d\u2019épaule, mais nous cherchons à rassembler les ingrédients pour faire un mariage harmonieux», a indiqué l\u2019entraîneur-chef et directeur général des Olympiques, Louis Robitaille.Même s\u2019il a un engagement verbal avec l\u2019Université du Wisconsin, Tristan Luneau avait déjà indiqué en mars qu\u2019il gardait la porte ouverte à la LHJMQ et aux Olympiques de Gatineau.Le scénario n\u2019aurait pas changé selon son conseiller familial, Dominic Deblois.«Tristan évalue encore toutes ses options.Il a été repêché à Sioux City dans la USHL.Plusieurs de leurs joueurs ont été repêchés dans la LNH.Nous continuons nos discussions avec les Olympiques.L\u2019équipe est devenue beaucoup plus professionnelle dans son approche et dans son discours depuis leur remaniement organisationnel cet hiver.Louis Robitaille est un entraîneur jeune et dynamique.Il est passionné.Il a mis une bonne structure en place.Il s\u2019est bien entouré avec Darren Rumble, un ancien entraîneur-chef, qui s\u2019occupera des défenseurs.J\u2019ai aussi beaucoup de respect pour Martin Raymond», a ajouté Dominic Deblois.Au bout du compte, c\u2019est la famille Luneau qui va trancher dans l\u2019intérêt du principal intéressé.Bien qu\u2019une entente serait préférable avant la tenue du repêchage, Dominic Deblois n\u2019imposera aucune pression sur la famille.«Je ne veux pas brusquer la famille dans son processus de réflexion.Nous avions un plan établi pour le réseau universitaire américain.Tristan a démontré autant d\u2019enthousiasme envers les Olympiques que pour l\u2019Université du Wisconsin.Il se retrouve dans une position enviable.Il serait flatteur pour lui d\u2019être le premier joueur choisi.Il est fier.Ça serait un honneur, mais s\u2019il n\u2019est pas le premier joueur choisi parce qu\u2019il hésite à se compromettre, ça ne sera pas la fin du monde non plus.» À sa deuxième saison chez les Estacades où il était le capitaine, le défenseur de 6\u20191\u2019\u2019 a récolté 30 points en 37 matches.Lors d\u2019un entretien avec Le Droit en mars, il avait indiqué qu\u2019il cherchait le meilleur environnement pour poursuivre son développement en tant qu\u2019athlète, sur la glace et hors glace, tout en continuant d\u2019exceller sur les bancs d\u2019école.Luneau toujours en réflexion TORONTO (PC) \u2014 André Touri- gny, des 67\u2019s d\u2019Ottawa, a été élu entraîneur par excellence de la dernière saison dans la Ligue canadienne de hockey.Les 67\u2019s ont dominé le classement de la Ligue de l\u2019Ontario (OHL) avec un dossier de 50-11-1, avant que la saison soit suspendue en raison de la pandémie de coronavirus.Les 50 victoires égalent un record d\u2019équipe établi en 2018-19.Les 67\u2019s ont dominé l\u2019OHL au chapitre des buts marqués (296), des buts alloués (164) et de l\u2019efficacité en avantage numérique (29,8 %).Stéphane Julien, du Phoenix de Sherbrooke, et Brad Lauer, des Oil Kings d\u2019Edmonton, étaient les autres finalistes.Tourigny, qui est âgé de 46 ans, a été nommé entraîneur-chef et vice- président aux opérations hockey des 67\u2019s avant la saison 2017-18.Natif de Nicolet, il était aussi entraîneur adjoint d\u2019Équipe Canada junior, quand elle a gagné l\u2019or au Championnat mondial junior de 2020.«Dans la LCH, il y a 60 entraî- neurs-chefs et autant de groupes d\u2019adjoints qui travaillent fort pendant la saison, a rappelé Tourigny, dans un communiqué.C\u2019est donc un très bel honneur pour moi et mes adjoints d\u2019être nommé entraî- neur-chef de l\u2019année dans la LCH.«Les propriétaires et notre équipe de direction nous ont donné tous les outils dont nous avions besoin pour y arriver et je veux aussi remercier nos joueurs pour leur appui et leur travail pendant la saison.» LCH Tourigny entraîneur de l\u2019année LE SOLEIL \u2014 Le joueur de tennis québécois Félix Auger-Alias- sime s\u2019est exprimé dans une vidéo partagée dimanche sur son compte Instagram sur les évènements aux États-Unis.Avec son message, il souhaite que les gens prennent conscience du racisme systémique.«J\u2019ai senti que je devais partager mes pensées et réagir pour encourager les gens à en parler et à en être conscients», a expliqué Félix Auger-Aliassime.L\u2019athlète \u2013 maintenant installé à Monaco \u2013 s\u2019est dit privilégié d\u2019avoir grandi dans une ville comme Québec.Mais les choses doivent changer partout pour que tous les êtres humains aient les mêmes droits et libertés sans qu\u2019on tienne compte de la couleur de leur peau.«Les choses doivent changer pour que tout le monde puisse profiter des mêmes opportunités.La couleur de la peau n\u2019importe pas.Nous pensons toujours que ça peut arriver dans d\u2019autres endroits ou dans des quartiers défavorisés.Mais ce n\u2019est pas vrai.Il y a différents types de racisme et de discrimination.Celui qu\u2019on a vu récemment aux États-Unis est très violent, mais il y a plusieurs types de racisme.» Il raconte que même à Québec, il peut avoir du racisme en prenant en exemple une histoire arrivée à son père.Celui-ci s\u2019était fait contrôler alors qu\u2019il se trouvait au volant d\u2019une Mercedes.La policière était surprise de voir un homme noir au volant d\u2019une voiture de luxe dans le quartier où elle était.«Je pense que cette petite histoire \u2013 sans violence \u2013 prouve que ce genre d\u2019événements crée la frustration que l\u2019on voit récemment.Les gens doivent comprendre que ça n\u2019arrive pas qu\u2019aux autres.Ça peut arriver à vos amis, à vos enseignants, à vos entraîneurs, à n\u2019importe qui.» «Nous avons fait du progrès, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir sur le plan de l\u2019égalité», a-t-il ajouté.FRUSTRATION ET INJUSTICE La 20e raquette mondiale s\u2019est également dite attristée de voir que ces gestes sont posés par des personnes qui devraient montrer l\u2019exemple.Ils attisent la frustration et le sentiment d\u2019injustice.«Les policiers, tout comme les professeurs et les docteurs, ne devraient pas avoir d\u2019idées préconçues basées sur la couleur de la peau.» « Ils devraient voir les gens tous de la même façon, car nous sommes tous des êtres humains», a-t-il insisté.Il a conclu en espérant que la situation aux États-Unis s\u2019apaise.Félix Auger-Aliassime dénonce le racisme Tristan Luneau optera-t-il pour la LHJMQ ou empruntera-t-il la voie des collèges américains?\u2014 PHOTO STÉPHAN DESROCHERS «Si nous n\u2019avons pas encore d\u2019entente vendredi, nous allons peut-être changer notre fusil d\u2019épaule, mais nous cherchons à rassembler les ingrédients pour faire un mariage harmonieux» Félix Auger-Aliassime\u2014 PHOTO LA PRESSE "]
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