Le nouvelliste, 22 mai 2020, vendredi 22 mai 2020
[" TROIS-RIVIÈRES | VENDREDI 22 MAI 2020 | 100e ANNÉE, N° 167 lenouvelliste.ca Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Hommage familial pour le capitaine Maxime Miron-Morin PAGE 7 P H O T O S Y L V A I N M A Y E R CAMPS DE JOUR: QUÉBEC DIT OUI Les Villes préviennent toutefois que l\u2019offre sera modifiée et le nombre de places sera grandement réduit PAGES 3 ET 4 FRANCOEUR Le dilemme du remboursement PAGE 10 Les chirurgies reportées pourront reprendre au CIUSSS MCQ PAGE 2 PAS DE CAMPS DE VACANCES AVEC HÉBERGEMENT CET ÉTÉ PAGE 5 La FPJQ doit annuler son congrès prévu à Trois-Rivières PAGE 8 LA CRISE ET LES DIFFUSEURS Demeurer pertinent PAGE 15 VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS aff aires 13-14 arts et spectacles 15-16 opinions 10-11 sports 17-18 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE WASHINGTON (AFP) \u2014 Une famille de l\u2019État américain de Virginie a trouvé le week-end dernier sur la route deux sacs postaux contenant près d\u2019un million de dollars en liquide, qu\u2019elle a très honnêtement remis à la police.Emily Schantz a raconté à la chaîne de télévision locale WTVR qu\u2019elle était partie en vadrouille en famille, samedi, lorsqu\u2019une voiture devant eux a fait une embardée pour contourner un objet qu\u2019elle n\u2019a pu éviter.Ils se sont alors arrêtés pour ramasser ce qui leur a semblé être à première vue un gros sac d\u2019ordures, et en ont trouvé un deuxième dans le fossé.Ce n\u2019est qu\u2019en rentrant de leur excursion qu\u2019ils ont découvert le contenu des deux sacs laissés à l\u2019arrière de leur pick-up: une multitude d\u2019enveloppes en plastique contenant de l\u2019argent liquide.La famille a courtoisement remis les sacs au bureau du shérif du comté de Caroline, au nord de la capitale de l\u2019État de Virginie, Richmond.Un geste «exceptionnel», a salué l\u2019un des agents, Scott Moser.«Nous sommes fiers, ils ont bien représenté le comté en se montrant si honnêtes.» Emily Schantz a confié à WTVR que remettre les sacs à la police était tout simplement «la meilleure chose à faire», car «ils ne nous appartenaient pas».La police dit ne pas savoir comment les sacs ont pu se retrouver au milieu de la route, mais pense qu\u2019ils étaient destinés à une banque.Ils trouvent un million de dollars et les remettent à la police PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le CIUSSS Mauricie et Centre-du-Québec pourra reprendre graduellement ses activités de chirurgies au cours des prochains jours, puisque Québec a approuvé jeudi son plan de reprise des activités.Alors que depuis le début de la pandémie de coronavirus, les chirurgies avaient chuté à près de 30 % des activités normales, la reprise permettra de passer à un niveau allant jusqu\u2019à 70 % de la normalité.Toutefois, pour certains types de chirurgies, le retard pourrait mettre des mois à être rattrapé, prévient-on.Selon les chiffres fournis par le CIUSSS MCQ le 15 mai dernier, 5953 demandes de chirurgies sont présentement en attente.Bien que moins de demandes de chirurgies aient été enregistrées durant cette période (1398 de moins en avril comparativement à l\u2019an dernier), l\u2019annulation des chirurgies non urgentes déjà planifiées a quand même causé un important retard pour plusieurs départements, un retard qu\u2019on s\u2019affaire présentement à évaluer pour planifier un rattrapage efficace.Lors de l\u2019arrivée de la pandémie, les activités chirurgicales ont été abaissées à 30 % à 40 % de leur capacité habituelle, soit le niveau orange, explique la Dre Anne-Marie Grenier, directrice des services professionnels et de la pertinence clinique au CIUSSS MCQ.Un ralentissement qui avait évidemment pour but de libérer des lits destinés aux patients atteints de la COVID-19 de même que de respecter les mesures de distanciation sociale dans les salles d\u2019attente.L\u2019autorisation de Québec de la reprise des activités fera passer l\u2019établissement au niveau jaune, soit une capacité de 40 % à 70 % des activités normales.Seules les activités de radio-oncologie, hémato-oncologie et de chirurgie oncologique n\u2019ont pas été affectées durant la pandémie.Au cours des prochains jours, on s\u2019attend ainsi à pouvoir reprendre graduellement les activités de radiologie, d\u2019endoscopie, de cliniques externes et spécialisées de même que d\u2019oncologie.«Ce ne sera peut-être pas égal d\u2019un établissement à l\u2019autre, en fonction des types de chirurgies offertes», précise la Dre Grenier.Évidemment, chaque cas sera réévalué selon l\u2019évolution de l\u2019état de santé du patient en attente de son intervention.Au besoin, la collaboration du médecin requérant sera demandée pour refaire l\u2019évaluation.Toutefois, impossible pour le moment de songer à une reprise à 100 % des activités, prévient la Dre Grenier.«Il faut d\u2019abord s\u2019assurer que le personnel dédié aux patients atteints de COVID demeure disponible, ce qui est le cas avec un plan de reprise au niveau jaune.Mais il faut aussi voir comment la situation va évoluer.Le décon- finement a tranquillement commencé depuis les derniers jours, et nous ne savons pas encore si ça aura des impacts importants sur la demande», explique-t-elle.Pa r a i l l e u r s, l e s d i f f é re n t s départements demeurent limités dans la capacité d\u2019accueil en raison des mesures de distanciation sociale, qui continuent de rendre inaccessibles deux tiers des locaux d\u2019attente.«Dans la prochaine année, il n\u2019y aura presque plus de sans rendezvous, car ce n\u2019est pas une pratique qui nous permet de gérer l\u2019achalandage d\u2019une salle d\u2019attente.Par ailleurs, la productivité ne peut pas non plus être à son maximum, car il y a toujours une désinfection à faire entre chaque patient, ce qui demande du temps», énumère Anne-Marie Grenier.Cette dernière indique que le temps de rattrapage des chirurgies en attente variera d\u2019un département à l\u2019autre.«Pour les chirurgies non oncologiques qui nécessitent une hospitalisation, ça risque de prendre des mois.Par contre, pour l\u2019endoscopie et les rendez-vous spécialisés, ce sera moins long.Quant aux chirurgies d\u2019un jour, nous sommes déjà bien avancés.Mais tout ce qui requiert un lit en hospitalisation, ça peut être plus long», considère-t-elle, ajoutant que d\u2019autres facteurs encore inconnus peuvent aussi venir influencer l\u2019estimation du temps de rattrapage.Par exemple, les gens qui n\u2019auront pas consulté leur médecin durant la pandémie et qui présenteront un problème urgent à régler.«C\u2019est une variable qu\u2019on ne connaît pas encore, mais qu\u2019on peut estimer quand on regarde la moyenne des demandes qui sont entrées dans cette période- ci durant les années précédentes.On entre ça dans nos prévisions», mentionne-t-elle.CIUSSS MCQ Les chirurgies reportées pourront reprendre GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le bilan s\u2019alourdit au CHSLD Cloutier-du Rivage de Trois-Rivières, alors que deux résidents supplémentaires, pour un total de 24, ont perdu la vie après avoir contracté la COVID-19.L\u2019éclosion de cet établissement de soins longue durée est la seule dans la région à poursuivre sa progression, selon le dernier bilan de la pandémie du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ).Le nombre de résidents infectés par le coronavirus à Cloutier-du Rivage est passé en 24 heures de 75 à 80.Du côté des employés, on dénombre un cas de plus, pour un total de 58.Ce nouveau bilan du CIUSSS MCQ fait aussi état de 17 nouveaux cas de COVID-19 dans la région, pour un total de 1830 personnes infectées depuis le début de la pandémie.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation du nombre de nouveaux cas journalier bien moindre que lors de la dernière semaine.Les hospitalisations sont toutefois en augmentation depuis mercredi.Dans la région, 43 personnes étaient hospitalisées jeudi, dont deux aux soins intensifs, alors qu\u2019on en dénombrait 39 la veille.Le nombre de personnes rétablies s\u2019établit maintenant à 1209.Cela représente une augmentation de 51 en 24 heures.Le bilan s\u2019alourdit au CHSLD Cloutier-du Rivage Les chirurgies reportées en raison de la COVID-19, dont celles planifiées au CHAUR de Trois-Rivières, reprendront graduellement.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Les enfants pourront aller au camp de jour cet été, partout au Québec, mais ils doivent faire une croix sur les camps de vacances.Les camps de jour des municipalités ouvriront à la date habituelle, soit le 22 juin, a annoncé le premier ministre François Legault lors de son point de presse quotidien, tenu exceptionnellement à Montréal jeudi.Il a souligné qu\u2019il avait reçu «beaucoup de courriels» de parents à ce sujet.Se disant «très content» d\u2019annoncer qu\u2019il avait le feu vert de la Santé publique, M.Legault a néanmoins précisé que les groupes de jeunes seront plus restreints que d\u2019habitude et que des consignes de distanciation sociale seront mises de l\u2019avant.«Des activités favorisant le respect des règles de distanciation» devront être prévues, est-il indiqué dans un communiqué du gouvernement.De plus petits groupes, «ça va diminuer l\u2019impact de la transmission», a ajouté le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda.Mais qui dit plus petits groupes dit plus de moniteurs.C \u2019e s t p o u rq u o i l e p re m i e r ministre a lancé un appel aux adolescents du Québec, leur demandant de venir travailler dans les camps de jour durant la période estivale.Il a reconnu que la nécessité d\u2019avoir de petits groupes d\u2019enfants - par exemple, un animateur pour quatre enfants dans le groupe des 3-4 ans - amènera un grand défi de recrutement de monitrices et de moniteurs.«On a un compétiteur qui s\u2019appelle la PCU (prestation canadienne d\u2019urgence) qui fait qu\u2019on est payé pour rester à la maison», a-t-il lancé en point de presse.Québec envisage aussi d\u2019aider les municipalités qui auront des coûts d\u2019exploitation plus élevés pour ces camps de jour puisqu\u2019elles devront embaucher et payer plus de moniteurs.«On sait que ça va coûter plus cher.» R a p p e l a n t q u e p l u s i e u r s jeunes du Québec ne sont pas allés à l\u2019école depuis deux mois, M. Legault a affirmé que les enfants ont besoin de se voir et aussi de bouger.M.Arruda a donné le feu vert aux camps de jour, rappelant que jusqu\u2019à maintenant, les jeunes s\u2019en sortent relativement bien et ne subissent pas les graves conséquences de la COVID-19 quand ils sont infectés.Les jeunes ne sont pas les groupes les plus à risque, a-t-il ajouté.Il n\u2019est pas encore question pour le moment d\u2019ouvrir les piscines publiques, a dit le premier ministre, mais cette possibilité est sur le radar.«Ça s\u2019en vient.» PAS DE CAMPS DE VACANCES Mais parents comme enfants devront abandonner leurs espoirs pour les camps de vacances, qui impliquent de dormir dans des dortoirs: il n\u2019y en aura pas cet été, est-il indiqué dans un communiqué transmis par le gouvernement en après-midi.«Puisque ceux-ci demandent l\u2019application de mesures supplémentaires qui s\u2019avéreraient difficiles à respecter, l\u2019ouverture de ce type de camps est remise à l\u2019été 2021», est-il précisé.Mais afin d\u2019offrir un répit supplémentaire aux familles et aux proches aidants, les camps spécialisés pour les personnes handicapées avec hébergement seront permis pour la période estivale 2020.LES CAMPS DE JOUR APRÈS LES ÉCOLES M.Arruda a demandé - supplié même - les Québécois de respecter les consignes, soulignant que chaque étape du déconfine- ment est bâtie sur le succès de la précédente.Ce ne serait pas agréable de se confiner de nouveau avant le 24 juin, a-t-il averti.Ainsi, le premier ministre s\u2019est dit rassuré par la réouverture des écoles primaires à l\u2019extérieur du Grand Montréal.«Jean-François Roberge (le ministre de l\u2019Éducation) disait que c\u2019était au-delà de toutes nos attentes.Un vrai succès», a dit M.Legault.«C\u2019est encourageant pour le mois de septembre.» Aucun cas d\u2019enfant ni d\u2019enseignant hospitalisé ne lui a été rapporté, a dit M.Arruda.I l y a peut-être eu des cas d\u2019enfants qui ont contracté la COVID-19 depuis la réouverture des écoles, mais i l juge qu\u2019il n\u2019y a pas eu de «situation problématique».Montrant qu\u2019il respecte les consignes lui aussi, M.Legault s\u2019est présenté à la conférence de presse arborant un masque protecteur avec le logo du Canadien de Montréal, que lui a fourni Shea Weber, a-t-il annoncé.«Je peux vous dire qu\u2019il n\u2019est pas rancunier parce qu\u2019en janvier dernier, j\u2019avais proposé de l\u2019échanger.Il m\u2019a quand même envoyé un masque», a-t-il lancé.M.Legault s\u2019est ensuite permis une touche d\u2019humour.«Je veux quand même en profiter pour dire que si le Canadien fait les séries, malheureusement on ne pourra pas avoir de parade.Je voulais juste être bien sûr là-dessus.Mais on ne travaille pas très fort sur un scénario B!» ÉTÉ 2020 Des camps de jour au Québec François Legault s\u2019est présenté à sa conférence de presse avec un masque du Canadien qui lui a été offert, a-t-il spécifié, par le capitaine de l\u2019équipe, Shea Weber.Le premier ministre a ajouté, à la blague, qu\u2019il ne pourrait malheureusement pas y avoir de parade cet été! \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL (PC) \u2014 Le premier ministre François Legault a annoncé jeudi que le coronavirus a fait 82 nouvelles victimes au Québec, pour un total de 3800.Il a toutefois précisé que 25 de ces décès se sont produits il y a plus de cinq jours.Le nombre d\u2019infections était en hausse de 720 à 44 495.Le nombre de personnes hospitalisées reculait de 41 à 1504 et celui de patients hospitalisés aux soins intensifs de 7, à 176.Il s\u2019agit de déclins respectifs de 124 et de 14 depuis une semaine.On rapportait 428 cas de plus dans la région de Montréal, pour un total de 23 064.C\u2019est la hausse quotidienne la plus importante depuis le début de la semaine.Le nombre d\u2019infections était passé à 4950 à Laval et à 5575 en Montérégie.82 nouveaux décès OTTAWA (PC) \u2014 Le gouvernement fédéral est prêt à aider les provinces à augmenter massivement leur capacité à mener des tests permettant de détecter la COVID-19 afin de repousser une deuxième vague potentielle du nouveau coro- navirus, a déclaré jeudi le premier ministre Justin Trudeau.Le nombre de tests doit augmenter immédiatement en Ontario et au Québec, où les économies commencent à rouvrir, mais le nombre de nouveaux cas de la COVID-19 demeure élevé, a noté M.Trudeau, qui a d\u2019abord offert aux provinces un cadre national sur les tests et la recherche des contacts la semaine dernière.M.Trudeau a constaté qu\u2019il avait reçu des réponses positives de partout au Canada jusqu\u2019à présent et qu\u2019il prévoyait de discuter davantage de l\u2019offre avec les premiers ministres provinciaux et territoriaux.«Nous savons, en particulier dans les régions qui tentent toujours de maîtriser le virus, qu\u2019il sera important d\u2019augmenter le nombre de tests maintenant», a soutenu M.Trudeau.Même dans les régions où le nombre de nouveaux cas est faible, M.Trudeau a estimé que les gouvernements doivent pouvoir augmenter instantanément leur capacité à mener des tests s\u2019il y a de nouvelles éclosions.«Toutes les éclosions doivent être suivies très rapidement», a-t-il résumé.Le Canada a la capacité de tester environ 60 000 personnes par jour, mais ne fait en moyenne que 28 000 tests durant cette même période.En Ontario, la province n\u2019a pas atteint son objectif de tester quotidiennement 16 000 personnes.Mardi, soit le dernier jour pour lequel des données sont disponibles, la province n\u2019avait effectué que 10 506 tests.Au Québec, seulement 9582 tests ont été effectués lundi, selon les derniers chiffres.L\u2019un des défis à relever pour augmenter le nombre de tests à travers le Canada est que chaque juridiction ait sa propre stratégie, a noté jeudi la ministre de la Santé Patty Hajdu lors d\u2019une séance du comité spécial de la Chambre des communes sur la COVID-19.E l l e a e x p l i q u é q u e l e gouvernement fédéral tente d\u2019aider les provinces à accroître leur capacité à tester en s\u2019assurant qu\u2019elles ont accès aux laboratoires et à tout le nécessaire, dont les écouvillons et les réactifs.Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, qui préside le Conseil de la fédération, a mentionné que le gouvernement fédéral peut aider les provinces en s\u2019assurant qu\u2019elles disposent de l\u2019équipement et du personnel nécessaires pour accélérer la cadence des tests.Ottawa pourrait aussi aider en matière de traçage des contacts des personnes qui voyagent d\u2019une province à l\u2019autre et de celles qui arrivent de l\u2019étranger lorsque les voyages internationaux recommenceront, a-t-il noté.Ottawa s\u2019engage à aider le Québec et l\u2019Ontario à effectuer davantage de tests VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES pvermot@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019annonce du gouvernement Legault donnant le feu vert pour la tenue des camps de jour cet été a été accueillie à la fois avec prudence et soulagement par les villes et municipalités de la région ainsi que par les organisations sans but lucratif qui proposent ces activités.Si la plupart se réjouissent de pouvoir offrir des activités aux jeunes durant la période estivale, ils préviennent du même souffle que l\u2019offre sera évidemment modifiée et que le nombre de places sera grandement réduit.À Nicolet, ce sont seulement 84 places qui seront ouvertes, comparativement aux 200 habituelles, explique la mairesse Geneviève Dubois.Et comme on ne pourra pas accueillir autant d\u2019enfants à l\u2019école Curé-Brassard que par les autres années, la priorité sera d\u2019abord donnée aux travailleurs des services essentiels et aux citoyens de Nicolet et de Sainte-Monique-de-Nicolet, avec qui la Ville a une entente.«L\u2019annonce était très attendue.On a eu la nouvelle du premier ministre à 13 h, et je vous dirais qu\u2019à 13 h 04, le téléphone ne dérougissait pas», mentionne la mairesse, qui indique toutefois que les inscriptions seront prises seulement le 28 mai prochain et que la procédure sera détaillée sur la page Facebook de la Ville.À Trois-Rivières, on confirme aussi que les camps de jour débuteront tel que prévu le 29 juin prochain, avec un nombre de places réduit en fonction des ratios exigés par le gouvernement, qui représente en moyenne 50 % du nombre d\u2019enfants qu\u2019on ava it l \u2019 hab i tu de d\u2019a ccuei l l i r chaque année.«Ça correspond environ au pourcentage d\u2019enfants qui sont retournés à l\u2019école sur notre territoire, et comme c\u2019est à peu près la même clientèle, on pense qu\u2019on sera en mesure de satisfaire à la demande avec ces ratios réduits», indique Guillaume Cholette-Janson, porte- parole de la Ville.Les sites offerts de même que les coûts associés à l\u2019inscription ne sont toutefois pas encore précisés.Les inscriptions devraient se faire les 3 et 4 juin via le web.À Shawinigan, on évalue encore la faisabilité des camps de jour en fonction des coûts et de la capacité d\u2019accueil.Le conseil municipal recevra un rapport la semaine prochaine des différentes options qui s\u2019offriront et devra rapidement trancher à savoir si les camps de jour auront lieu et de quelle manière, explique le directeur des communications, François Saint-Onge.D u c ô t é d e B é c a n c o u r, l e conseil devra aussi se prononcer en séance extraordinaire lundi sur la question, mais tout indique qu\u2019il y aura des camps de jour, mais à un ratio oscillant autour de 60 % de la clientèle habituelle, soit un peu plus de 215 enfants au lieu des 350 habituels, indique le maire Jean-Guy Dubois.De ce côté aussi, la priorité devrait d\u2019abord être donnée aux citoyens de Bécancour avant d\u2019accepter les inscriptions des municipalités avoisinantes.OBNL Au Complexe sportif Alphonse- Desjardins, tout est déjà prêt pour accueillir les jeunes, qui seront évidemment en moins grand nombre aussi cette année.La responsable des camps de jour, Judith Picard, estime qu\u2019il y aura entre 70 et 85 places dépendamment de l\u2019âge des enfants qui s\u2019inscriront.Un nombre nettement inférieur aux 160 enfants qu\u2019on reçoit chaque été.«On sera capable d\u2019offrir le camp aux mêmes coûts que par les années passées grâce à un énorme travail avec nos partenaires, nous en sommes très contents.Nous allons d\u2019abord contacter nos anciens p our connaître leurs intentions, et nous pourrons ensuite ouvrir les inscriptions en fonction du nombre de places restantes», mentionne Mme Picard.Pour l\u2019organisme Zone Famille du secteur Cap-de-la-Madeleine, qui offre aussi annuellement un camp de jour, il y aura maintien des activités, mais seulement à 30 % de la capacité, soit 15 enfants.Dans ce cas-ci, il ne devrait pas y avoir d\u2019ouverture d\u2019inscriptions, puisque le camp affichait déjà complet à sa pleine capacité.«Cet été, il ne sera pas possible de réserver à la semaine, mais seulement pour tout l\u2019été, car c\u2019est beaucoup plus simple pour le respect des normes si chaque enfant a son casier, ses choses, qu\u2019on n\u2019a pas à faire de modifications au courant de l\u2019été en fonction des semaines d\u2019occupation.Par ailleurs, ça respecte davantage la mission familiale que nous nous sommes donnés, on veut que l\u2019enfant se sente comme chez lui.Nous avons recontacté nos familles pour connaître leurs intentions et environ 50 % ont choisi de maintenir leur inscription.À partir de là, nous allons prioriser ceux qui sont avec nous depuis le plus longtemps», résume Sandie Daoust, propriétaire de Zone Famille.Camps de jour en format réduit Il y aura des camps de jour cet été, mais en format réduit.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU «Cet été, il ne sera pas possible de réserver à la semaine, mais seulement pour tout l\u2019été, car c\u2019est beaucoup plus simple pour le respect des normes si chaque enfant a son casier, ses choses, qu\u2019on n\u2019a pas à faire de modifications au courant de l\u2019été en fonction des semaines d\u2019occupation.» \u2014 Sandie Daoust, propriétaire de Zone famille «On a eu la nouvelle du premier ministre à 13 h, et je vous dirais qu\u2019à 13 h 04, le téléphone ne dérougissait pas» \u2014 Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet STÉPHANE BLAIS La Presse canadienne Seulement onze enfants âgés de 2 à 19 ans avaient été admis aux soins intensifs en date du 6 mai en raison de la COVID-19, alors que les moins de 20 ans représentait 6 % de tous les cas déclarés, révèle un document publié jeudi par l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).L\u2019analyse indique que le risque de maladie sévère ou de décès est faible chez les enfants atteints du virus.Parmi les 1975 cas déclarés chez les moins de 20 ans, en date de 6 mai, à peine 36 ont été hospitalisés, soit 1,8 % d\u2019entre eux, alors que «parmi les 30 631 cas survenus chez les 20 ans et plus, 8,4 % ont été hospitalisés».Onze enfants âgés de 2 à 19 ans avaient été admis aux soins intensifs alors qu\u2019aucun décès n\u2019avait été déclaré.L\u2019INSPQ précise qu\u2019une revue des dossiers serait nécessaire, «afin de valider si ces enfants ont été hospitalisés pour d\u2019autres causes que la COVID-19».Toujours selon le document publié jeudi, à titre comparatif, un décès d\u2019enfant avait été rapporté chez un adolescent en Chine, aucun en Italie et trois aux États- Unis.Au moins un autre décès a été signalé depuis le 6 mai aux États-Unis.En date de jeudi, 3800 personnes étaient mortes de la COVID-19 au Québec.COVID-19 Peu d\u2019enfants ont été admis aux soins intensifs \u2014 PHOTO LA PRESSE leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 ACTUALITÉS 5 MATTHIEU MAX-GESSLER JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL, LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca HÉROUXVILLE \u2014 Le gouvernement du Québec a finalement mis fin à l\u2019incertitude qui entourait les camps de vacances.Alors qu\u2019on apprenait jeudi que les camps de jour pourraient ouvrir dès le 22 juin, les camps de vacances avec hébergement, eux, sont annulés.«En ce qui concerne l\u2019organisation des camps de vacances, puisque ceux-ci demandent l\u2019application de mesures supplémentaires qui s\u2019avéreraient difficiles à respecter, l\u2019ouverture de ce type de camps est remise à l\u2019été 2021», a indiqué le ministère des Affaires municipales et de l\u2019Habitation dans un communiqué diffusé en début d\u2019après-midi jeudi.Les camps spécialisés pour personnes handicapées avec hébergement font exception à cette règle et pourront opérer cet été, «afin d\u2019offrir un répit supplémentaire aux familles et aux proches aidants».«UNE DÉCISION DIFFICILE» Dans la région, plusieurs camps avaient déjà pris leur décision avant Québec.Lors d\u2019une réunion, le 20 mai, le conseil d\u2019administration du Camp Val Notre-Dame, à Hérouxville, a décidé de jeter la serviette pour l\u2019été 2020.«Ç\u2019a été une décision difficile à prendre, mais pour la protection du public et de notre personnel, ça n\u2019aurait pas été évident d\u2019ouvrir», résume Gilles Brûlé, directeur général du camp, reprenant l\u2019argument avancé par Québec.Le fait qu\u2019une grande proportion de la clientèle du camp vienne de Montréal, alors que la métropole est très touchée par la pandémie, a également pesé dans la balance.M. Brûlé s\u2019était préparé à une telle éventualité.Même en recrutant suffisamment de personnel, en réduisant la taille des groupes et en mettant tout en place pour éviter la contamination, il se demandait quelles activités pourraient se faire dans un tel contexte.«On s\u2019est même posé la question si on faisait les activités par famille - puisque les jeunes campeurs viennent accompagnés de leurs parents - et non par groupe d\u2019âge.Mais les parents viennent ici pour que leurs enfants viennent jouer avec d\u2019autres enfants.Si on les oblige à être tout le temps avec eux, ils sont aussi bien de rester chez eux», croit-il.M. Brûlé ajoute qu\u2019il craignait que l\u2019image du camp soit ternie si les familles venaient au camp pour s\u2019y ennuyer plus que pour s\u2019y divertir.«Si la clientèle qu\u2019on reçoit est insatisfaite des services à cause de la pandémie, ça ne nous fait pas un bon nom.Ça pourrait avoir des répercussions sur les autres années.Le camp Val Notre-Dame a accueilli l\u2019an dernier environ 1600 personnes pour un total de près de 9000 nuitées.Entre 15 et 20 employés assurent le fonctionnement des installations et l\u2019encadrement des activités.De ce nombre, seul Gilles Brûlé et un autre employé conserveront leur emploi cet été, pour s\u2019acquitter de tâches administratives et assurer la surveillance et l\u2019entretien du camp.Le directeur général devra d\u2019ailleurs s\u2019occuper de rembourser les personnes qui avaient déjà réservé leur séjour.Les deux employés préparent également depuis plusieurs semaines des repas pour les personnes vulnérables de la MRC, repas qui leur sont livrés par des bénévoles (https://www.lenouvelliste.ca/actualites/des- repas-prepares-au-camp-val- notre-dame-4b292366582343cf- 48f2eabebdf90037).DÉCEPTION AU LAC EN CŒUR Au camp de vacances Lac en Cœur, la nouvelle a grandement déçu le personnel, qui gardait encore espoir de maintenir ses activités cet été.«On travaillait encore sur des scénarios pour voir comment on pourrait opérer.Donc oui, on était quand même en mode préparation pour que les enfants vivent un été.C\u2019était notre vœu que ça se réalise», déplore Martine Dupont, directrice générale du camp et de l\u2019auberge du Lac en Cœur.M m e D u p o n t a d o n c d û , à contre cœur, contacter les employés qui avaient déjà été engagés pour leur annoncer qu\u2019ils devraient se trouver un autre emploi cet été.«L\u2019équipe d\u2019animation était déjà engagée, la thématique était trouvée: on était prêt.On engage toujours nos animateurs à l\u2019automne.Ça a été un dur coup tantôt d\u2019aviser le personnel de ça», poursuit Mme Dupont.Le camp Lac en Cœur emploie 45 personnes l\u2019été, dont une trentaine d\u2019animateurs.Ceux-ci étaient déjà formés.Le camp qui fêtera l\u2019an prochain ses 75 ans accueille 1650 jeunes en moyenne chaque été.Le camp Villa du Carmel, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, a également annoncé, quelques heures avant que le gouvernement ne fasse connaître sa décision, qu\u2019il n\u2019accueillera pas de jeunes campeurs cet été.« L\u2019instabilité des dernières semaines ne nous permettrait pas d\u2019organiser des camps d\u2019été tout en assurant la sécurité de tous, enfants, parents et personnel compris.Pour ceux qui ont déjà payé leur camp, un remboursement sera effectué dans les prochains jours», a indiqué le camp sur sa page Facebook.Ailleurs dans la région, le Camp du lac Vert, à Saint-Mathieu-du-Parc, a déjà annoncé qu\u2019il organisera des camps de jour, mais pas de séjours prolongés.CAMPS DE VACANCES AVEC HÉBERGEMENT Remis à l\u2019été 2021 Gilles Brûlé, directeur général du Camp Val Notre-Dame, croit qu\u2019il aurait été difficile de respecter les mesures de la santé publique tout en maintenant la qualité des activités dans son camp.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER HÉROUXVILLE (MMG) \u2014 Avant même l\u2019annonce de Québec de jeudi, l\u2019Association des camps du Québec (ACQ) prévenait que beaucoup de ses membres auraient du mal à passer à travers l\u2019été, que les camps aient lieu ou non.L\u2019ACQ demande donc la création d\u2019un fonds d\u2019urgence de 26 à 33 millions $ pour aider les camps à se conformer aux directives de la santé publique ou à survivre en attendant l\u2019été 2021.«Les gouvernements détiennent un pouvoir de vie ou de mort sur les camps, qui ont jusqu\u2019au 29 mai pour décider s\u2019ils maintiennent leurs activités», indiquait l\u2019ACQ dans un communiqué envoyé jeudi matin.D a n s s o n c o m m u n i q u é annonçant sa décision d\u2019autoriser les camps de jour, mais pas les camps de vacances avec hébergement, le gouvernement ne précise pas si ceux-ci bénéficieront d\u2019une aide financière.«Des discussions sont présentement en cours concernant des solutions qui permettront d\u2019accompagner adéquatement les responsables», a indiqué Québec, concernant les camps de jour.L\u2019ACQ estime que sans un coup de pouce gouvernemental, 71 % des sites de camps de jour et de camps de vacances demeureront fermés cet été.Pire encore, selon un sondage mené du 15 au 19 mai par l\u2019Association, de ce nombre, un camp sur trois risque de faire faillite.En Mauricie, 60 % des camps devront fermer sans aide gouvernementale, selon ce sondage.Le directeur général du Camp Val Notre-Dame de Hérouxville, Gilles Brûlé, espère bien que Québec entendra l\u2019appel à l\u2019aide lancé par l\u2019ACQ.«C\u2019est essentiel que le gouvernement le fasse (aider les camps).Il l\u2019a fait pour tous les autres commerces, ou presque, alors pourquoi les camps et les sites de plein air n\u2019y auraient pas droit?S\u2019il n\u2019y a pas de subvention, il n\u2019y a pas beaucoup de camps qui vont résister, surtout qu\u2019il n\u2019y en a pas beaucoup qui sont ouverts quatre saisons.Donc oui, cette aide est essentielle, surtout avec toutes les pertes qu\u2019on a eues depuis le début», affirme-t-il.La directrice générale du camp et de l\u2019auberge Lac en Cœur, Martine Dupont, espère elle aussi que Québec viendra en aide aux camps de vacances qui voient leur été tomber à l\u2019eau.«C\u2019est sûr qu\u2019il nous faut de l\u2019aide financière des gouvernements.On s\u2019apprête à fêter notre 75e anniversaire en 2021, mais avec ce qui arrive, ça nous met en péril», prévient-elle.Les camps de vacances demandent la création d\u2019un fonds d\u2019urgence L\u2019Association des camps du Québec souhaite que le gouvernement aide les camps de vacances et les camps de jours en créant un fonds d\u2019urgence de 26 à 33 millions $.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Fondation régionale pour la santé de Trois- Rivières lance un fonds d\u2019aide spécial pour lutter contre la COVID-19 dont l\u2019objectif est de soutenir l\u2019achat d\u2019équipements qui contribueront au bien-être des patients.La Fondation souhaite amasser 50 000 $ dans cette campagne spéciale qui s\u2019ajoute à ses activités classiques de souscription lui permettant de récolter annuellement entre 800 000 $ et un million de dollars.Le fonds d\u2019aide spécial pour la lutte contre la COVID-19 s\u2019inscrit dans une volonté de poser une action concrète pour le personnel de la santé et pour les citoyens.«Ça faisait depuis quelques semaines que l\u2019idée de lancer une campagne de financement pour la COVID-19 était là.Le lancement se fait aujourd\u2019hui (jeudi) et c\u2019est toujours pour les soins aux patients», déclare Johanne Hinse, présidente du conseil d\u2019administration de la Fondation RSTR.La campagne est lancée depuis quelques heures à peine, mais le conseil d\u2019administration a déjà approuvé l\u2019appui financier à trois projets.Un appareil échogra- phique cardiaque portatif, des stations portatives de lavage des mains et des tablettes électroniques permettant aux patients hospitalisés de garder le contact avec leurs proches devraient être acquis d\u2019ici les prochains mois.D\u2019autres projets suivront.«Tout le monde a été touché par la COVID-19.On fait appel à la population et aux entreprises», indique la directrice générale de la Fondation, Annie Brousseau, en ajoutant que les entreprises peuvent tenir des activités de financement virtuelles pour amasser des fonds.Parlant d\u2019entreprises, plusieurs d\u2019entre elles ont subi les impacts négatifs de la pandémie.Malgré le ralentissement économique et les nombreuses pertes d\u2019emploi, Johanne Hinse est persuadée que l\u2019objectif de 50 000 $ sera atteint.«C\u2019est avec de petits dons qu\u2019on fait de gros dons.Un 2 $, un 5 $, un 10 $, ça fait toute une différence.Et il y a des entreprises qui peuvent aider.» La Fondation RSTR amasse les dons par le biais de son site web fondationrstr.com.Les gens qui désirent organiser une activité de financement au profit de la Fondation peuvent contacter celle-ci par courriel à fondation_rstr@ssss.gouv.qc.ca ou par téléphone au 819 697-3333 poste 53582.FONDATION RÉGIONALE POUR LA SANTÉ DE TROIS-RIVIÈRES 50 000 $ recherchés pour lutter contre la COVID-19 Johanne Hinse (à l\u2019avant-plan), présidente de la Fondation régionale pour la santé de Trois-Rivières, en compagnie de la directrice générale, Annie Brous- seau.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca LOUISEVILLE \u2014 La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé profite du décon- finement de certaines activités pour remettre en service sa navette express et son circuit urbain de Louiseville, ce qui devrait aider l\u2019organisme à retrouver des statistiques d\u2019achalandage dignes de ce nom.Ces deux services avaient été mis sur la glace depuis la mi-mars en raison de la pandémie de coronavirus.La Corporation n\u2019a pas cessé d\u2019offrir des services de transport, mais a vu son achalandage chuter de façon dramatique devant les recommandations gouvernementales de limiter ses déplacements.«Habituellement, on fait entre 6000 et 7000 transports par mois.En avril, ce n\u2019est même pas 1200 déplacements.La pandémie causera un impact financier», analyse la directrice générale, Valérie Bellerose.Les transports collectifs reçoivent du financement de la part du gouvernement du Québec.Ce financement est basé sur l\u2019achalandage.Voilà pourquoi le milieu travaille à élaborer des propositions pour pallier cette situation qui ne causera pas la fermeture du service dans Maskinongé, assure la directrice générale.« Le trafic recommence, les demandes reprennent.Mais l\u2019impact est important.Il faut doubler le nombre de véhicules à cause des normes de distanciation, mais on a moins de revenus, car on embarque moins de monde.Dans un grand autobus, on va pouvoir embarquer 12 personnes au lieu de 48.C\u2019est un moment à passer.» La COVID-19 a forcé la direction du transport collectif à faire preuve d\u2019initiative afin d\u2019amoindrir la baisse d\u2019activités, notamment avec ses transporteurs.La Corporation a entre autres établi un partenariat avec les organismes fournissant de l\u2019aide alimentaire en s\u2019occupant de transporter les bénévoles et les denrées afin de livrer ces dernières aux familles dans le besoin.«Il y avait moins de gens qui se déplaçaient durant la grosse période de la pandémie.On prônait beaucoup que le meilleur déplacement était celui qu\u2019on ne faisait pas.Au lieu d\u2019aller chercher des gens pour les amener vers les services, on a pris le service et on l\u2019a amené vers les gens», illustre Mme Bellerose.La navette express, qui fait le lien entre des municipalités de la MRC et Trois-Rivières, reviendra le 1er juin.Les usagers pourront utiliser cette navette tout l\u2019été.Le tarif sera réduit de 50 %.Les étudiants munis de leur écopasse pourront monter à bord des navettes gratuitement.Le circuit de ville de Louiseville sera de retour le 4 juin.Dans un cas comme dans l\u2019autre, la Corporation recommande fortement aux usagers de porter un couvre-visage.Ceux-ci seront invités à se nettoyer les mains avec du gel désinfectant lors de l\u2019embarquement.Toutes les informations concernant les réservations, les horaires et les circuits sont accessibles par téléphone (819 840-0603) ou par le site internet (www.ctcmaskinonge.org).ASSEMBLÉE GÉNÉRALE À L\u2019AUTOMNE La Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé tient normalement son assemblée générale annuelle en mars.Mais comme 2020 est tout sauf une année normale à cause de la COVID-19, cette assemblée est reportée à l\u2019automne.TRANSPORT COLLECTIF DE LA MRC DE MASKINONGÉ Des services reprennent Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «Le trafic recommence, les demandes reprennent.Mais l\u2019impact est important.Il faut doubler le nombre de véhicules à cause des normes de distanciation, mais on a moins de revenus, car on embarque moins de monde.Dans un grand autobus, on va pouvoir embarquer 12 personnes au lieu de 48.C\u2019est un moment à passer.» leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 Les proches du capitaine Maxime Miron-Morin, décédé en mission, lui rendent hommage GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le 29 avril dernier, le capitaine Maxime Miron- Morin originaire de Bécancour est décédé tragiquement à l\u2019âge de 29 ans lorsque l\u2019hélicoptère CH-148 Cyclone dans lequel il prenait place dans le cadre d\u2019une mission de l\u2019OTAN s\u2019est abîmé en mer au large de la Grèce.Attristés par sa mort, ses parents et sa conjointe témoignent dans des lettres publiées par les Forces armées canadiennes de tout l\u2019amour qu\u2019ils avaient pour lui.«Je t\u2019aime tellement Maxime, jamais je ne pourrai t\u2019oublier.Tu auras toujours cette place particulière dans mon cœur et dans mon esprit.Veille sur nous, tes frères et ta sœur, sur Kathryn et sa famille, comme sur toute notre famille, ainsi que sur tes amis.Bon voyage bel homme! Nous nous souviendrons toujours, toujours», a écrit la mère du militaire, Marie- Claude Miron.«Je suis fière de l\u2019homme qu\u2019il est devenu.Il aura eu l\u2019occasion de faire ce qu\u2019il voulait faire le plus au monde, voler.Il nous a quittés bien entouré des membres de sa deuxième famille, dans l\u2019esprit de corps qui unit tellement les combattants.» Cette mission sur le NCSM Fredericton de six mois en mer Méditerranée du capitaine Maxime Miron-Morin était en réalité son premier déploiement à l\u2019étranger après des années d\u2019études en génie aéronautique au Collège militaire.Il a ensuite complété une maîtrise en science océanographique à l\u2019Université Dalhousie à Halifax.L\u2019officier devait d\u2019ailleurs obtenir l\u2019été prochain sa décoration pour 12 ans de service militaire.«C\u2019était sa première mission et il en était fier.Il se sentait utile et désirait mettre à profit toutes ses connaissances, sa formation, son énergie et son talent», a également écrit la mère du militaire décédé en avouant qu\u2019elle était inquiète de voir ainsi son fils partir en mission.«Comme mère, je n\u2019étais pas rassurée.Fidèle à lui-même, Maxime m\u2019avait dit \u2018\u2018ne t\u2019inquiètes pas, il n\u2019y a pas vraiment de danger.Tu verras, dans six mois je serai de retour, avant même que tu te rendes compte que j\u2019étais parti\u2019\u2019.Son désir était tellement fort, je le sentais bien.[\u2026] Il est toujours allé au bout de tout ce qu\u2019il entreprenait.» Maxime Miron-Morin est l\u2019aîné d\u2019une famille de cinq enfants.Il laisse dans le deuil trois frères et une sœur\u2026 «celle qu\u2019il voulait tant», mentionne sa mère.Jean Morin, le père du militaire, a salué la mémoire d\u2019un fils qui embrassait la vie et qui a développé son rêve d\u2019une carrière militaire au sein de l\u2019Escadron 817 J.-V.-Allard de Nicolet des cadets de l\u2019aviation.«Il est décédé comme il a vécu, en faisant ce qu\u2019il adorait le plus, voyager, être à l\u2019extérieur, s\u2019amuser, faire partie d\u2019une famille qui s\u2019avérait avoir les mêmes intérêts que lui et aimait venir en aide à autrui», a écrit le père du capitaine Maxime Miron-Morin.Maxime Miron-Morin partageait sa vie avec son épouse Kathryn, elle-même membre des Forces armées canadienne.Ils se sont mariés en 2014 après leur rencontre au Collège militaire royale de Kingston.«La vie était instantanément meilleure lorsque Max était avec vous.Son sourire contagieux, ses yeux brillants et sa manière ludique faisaient en sorte que vous ne pouviez pas vous empêcher de sourire avec lui», a témoigné son épouse.«Max était un époux, fils, et frère aimant et qui offrait un support indéfectible.Il était un membre chéri de sa famille élargie, et un ami cher pour plusieurs.La perte de Max a laissé un trou béant dans la vie de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître et nous savons que cette douleur incommensurable est ressentie par tous ceux qui sont touchés par la tragédie.[\u2026] Tu as été emmené trop tôt et il te restait tellement à offrir, nous t\u2019aimons very beaucoup, à la folie, always et pour toujours.» «Je suis fière de l\u2019homme qu\u2019il est devenu» Le capitaine Maxime Miron-Morin était originaire de Bécancour.\u2014 PHOTO: TIRÉE DE FACEBOOK Le capitaine Maxime Miron-Morin est décédé en service le 29 avril dernier.\u2014 PHOTO: COURTOISIE, FAC NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les policiers de la Sûreté du Québec ont dû intervenir sur la route 155 à la hauteur de Trois-Rives jeudi midi afin de réussir à intercepter un automobiliste en crise et désorganisé.Après avoir reçu un signalement concernant cet individu âgé d\u2019une vingtaine d\u2019années, les policiers ont en effet réussi à le localiser vers 12 h 30 alors qu\u2019il circulait en direction nord sur la 155.Ils l\u2019ont suivi pendant plusieurs kilomètres avant qu\u2019il accepte de se ranger sur le côté au kilomètre 107.Il a alors été maîtrisé avec de l\u2019aérosol capsique (poivre de cayenne) et conduit à l\u2019hôpital pour y recevoir des soins appropriés à son état.La Sûreté du Québec précise cependant qu\u2019il n\u2019y a pas eu de conduite dangereuse de la part du suspect ni de poursuite policière à proprement dit.Personne n\u2019a été blessé.Un tapis à clous avait été installé sur la chaussée mais le suspect s\u2019est arrêté bien avant.Pour l\u2019instant, son dossier est à l\u2019étude à savoir si des accusations criminelles pourraient être portées.Des constats d\u2019infraction liés au Code de la sécurité routière ne sont pas exclus, de même qu\u2019une évaluation liée à sa santé mentale.UN TAPIS À CLOUS SUR LA ROUTE Intervention policière sur la 155 pour un individu en crise AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca Les équipes de Remax de Fran- cheville se mobiliseront encore une fois cette année pour les enfants malades.Des événements auront lieu dans les prochains jours au profit d\u2019Opération Enfant Soleil.Samedi et dimanche, les 23 et 24 mai en après-midi, l\u2019équipe d e R e m a x s e ra c h e z G a z o n Mécanique, située au 1200 rang Saint-Mathieu à Shawinigan, afin d\u2019effectuer la récupération des canettes.L\u2019équipe de Remax a également fait savoir qu\u2019il ne pourra y avoir de collecte de dons dans les rues cette année dans le cadre du télé- thon Opération Enfant Soleil en raison de la pandémie.On a toutefois trouvé une autre façon de rejoindre les citoyens.« To u t e l \u2019 É q u i p e d e Re ma x de Francheville est mobilisée, et ce, dès maintenant pour la vente de billets annuelle afin de gagner la Maison d\u2019une valeur de 500 000 $ ou remporter un des 33 prix secondaires.Le prix du billet est de 10 $ ou 100 $ pour un livret de 10 billets.I l s u f f i t d e t é l é p h o n e r a u 819-373-7140 ou au 819-537-5000 et les courtiers de Remax de Fran- cheville iront livrer les billets chez les gens», a fait savoir l\u2019organisme dans un communiqué.Remax se mobilise pour les enfants L\u2019équipe de Remax a dû adapter ses activités au profit d\u2019Opération Enfant Soleil en raison de la pandémie.\u2014PHOTO: ARCHIVES VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Quelque 600 j ournal istes du Québ e c devaient converger à Trois- Rivières en novembre prochain dans le cadre du congrès annuel de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).La pandémie a toutefois eu raison de ce grand rendez-vous qui devait se tenir au Centre d\u2019évènements et de congrès interactifs (CECI) de Trois-Rivières l\u2019année du centenaire du Nouvelliste.«C\u2019était la seule décision à prendre.Ça n\u2019en fait pas moins une décision crève-cœur, difficile et triste», mentionne la présidente de la section régionale de la FPJQ et journaliste au Nouvelliste, Paule Vermot-Desroches.Plusieurs éléments du contexte actuel ont contraint les organisateurs à annuler l\u2019événement.L\u2019incertitude dans laquelle toute la société est plongée rendait très difficile l\u2019organisation du congrès.Est-ce que ça sera possible de tenir des congrès cet automne, alors que les rassemblements sont actuellement interdits?Les frontières étant actuellement fermées, comment est-ce possible de s\u2019assurer de la présence d\u2019invités ayant une renommée internationale?«Ces invités internationaux sont souvent garants d\u2019une bonne participation au congrès.Les gens s\u2019inscrivent beaucoup au congrès pour venir les entendre et les voir», précise Paule Vermot-Desroches.«On ne savait pas aussi si les gens seraient prêts l\u2019automne prochain à venir dans un congrès ou un rassemblement.La décision d\u2019annuler s\u2019imposait.» L\u2019annulation entraîne bien sûr des coûts importants pour la FPJQ, comme le prévoit le contrat de réservation signé avec l\u2019hôtel Delta et le CECI.Et plus la décision d\u2019annuler le congrès était repoussée, plus la facture pour la FPJQ était importante.Le congrès 2020 de la FPJQ devait se tenir l\u2019année du centenaire du Nouvelliste.Alors que la presse écrite traverse une profonde crise que la pandémie n\u2019a fait qu\u2019accentuer, la présence à Trois-Rivières de quelques centaines de journalistes était significative.«Le 100e anniversaire du Nouvelliste avait pesé très lourd dans la balance lorsque la FPJQ avait décidé de tenir son congrès à Trois-Rivières», précise Paule Vermot-Desroches.La FPJQ travaille sur un congrès 2.0 qui se passera sur le web les 7 et 8 novembre prochain.Le centenaire du Nouvelliste devrait être souligné lors de ce congrès virtuel.De plus, la FPJQ entend bien tenir son congrès à Trois-Rivières dans les années à venir.La FPJQ doit annuler son prochain congrès La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Deux mois après avoir aidé les communautés autochtones à se protéger contre l\u2019invasion du virus, le gouvernement fédéral se tourne vers les membres des Premières Nations qui vivent hors réserve.Ottawa annonce une aide de 75 millions $ pour atténuer les effets de la pandémie sur le million d\u2019Autochtones qui vivent hors réserve.«C\u2019est de l\u2019argent que les organismes communautaires pourront utiliser pour combattre l\u2019insécurité alimentaire, appuyer les aînés vulnérables, aider les jeunes à risque, fournir des services de santé mentale et prévenir la violence familiale», a dit le premier ministre Justin Trudeau lors de sa sortie quotidienne, devant sa résidence.Dès le début de la crise de la COVID-19, à la mi-mars, Ottawa a distribué 305 millions $ aux groupes représentant les Premières Nations, les Inuits et les Métis afin que leurs communautés, isolées et particulièrement vulnérables, échappent à la pandémie.Seulement 15 de ces millions sont allés aux organisations qui servent les Autochtones hors réserve.Or, plus de la moitié de la population totale des Autochtones du pays vit hors réserve.Le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, a tenté d\u2019expliquer pourquoi il a fallu tout ce temps avant de répondre à des besoins criants qu\u2019il constate lui- même dans sa circonscription montréalaise.Il a souligné que son ministère est d\u2019abord en relation avec les communautés dans les réserves, les Autochtones en milieu urbain se retrouvant aussi sous la responsabilité d\u2019autres paliers de gouvernement.«Il y a des organisations qui donnent des services (en milieu urbain) avec lesquelles nous n\u2019avons pas des relations très développées.C\u2019est une juridiction qui est très partagée entre la province et le fédéral.Et ce ne sont pas des entités de gouvernance (comme) une Première Nation ou une communauté», a-t-il justifié, estimant tout de même avoir agi «très, très vite», étant donné les circonstances.Dans les réserves, on a compté 201 cas de COVID-19; 156 de ceux- là se sont rétablis.Le ministre Miller a également fait savoir que les 16 cas au Nunavik, dans le nord du Québec, sont tous guéris.PLAIDOYER AUPRÈS DES ENTREPRISES D e v a n t l e p e u d \u2019e n t h o u - siasme inspiré par certaines mesures d\u2019aide aux entreprises - la subvention salariale d\u2019urgence (SSUC) ainsi que l\u2019aide aux loyers commerciaux trouvent trop peu de preneurs - le premier ministre en a appelé au sens civique des entrepreneurs, jeudi.«O n a tous hâte que la vie reprenne son cours.Mais pour que ça arrive, tout le monde doit faire sa part, et les employeurs en particulier ont un rôle important à jouer», a souligné M.Trudeau.«Vos employés comptent sur vous.Votre communauté aussi», a-t-il insisté.La SSUC est distribuée à plus de 215 000 entreprises, surtout de petites tailles.Ce n\u2019est donc que 5,7 milliards $ qu\u2019Ottawa fournit, jusqu\u2019à maintenant, à ces employeurs alors que le budget du programme est de 73 milliards $.La SSUC devait servir à soulager la PCU, la prestation canadienne d\u2019urgence, qu\u2019Ottawa donne à ceux qui ne peuvent plus travailler à cause de la pandémie.Le président du Conseil du trésor, Jean-Yves Duclos, affiche un certain optimisme, tout de même, maintenant que son gouvernement a annoncé que la SSUC est prolongée jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019août.«Ça a pris un petit peu de temps (.) mais avec l\u2019annonce qui a été faite la semaine dernière, on a confiance que le programme va maintenant prendre sa pleine ampleur», a déclaré M.Duclos, lors de la conférence de presse des ministres du gouvernement Trudeau, jeudi après-midi.Pendant ce temps, la PCU en sa version pour étudiants continue d\u2019agacer Québec.Jeudi après-midi, elle servait à François Legault pour expliquer la difficulté à offrir des camps de jour cet été.«On a un compétiteur qui s\u2019appelle la PCU qui fait qu\u2019on est payé pour rester à la maison», s\u2019est désolé le premier ministre du Québec.«Il y a la PCU qui, peut-être, est un peu incitative à rester à la maison.Donc, il y a un défi.Je ne dis pas qu\u2019on va être capable de combler tous les postes de moniteurs», a-t-il insisté.Presque au même moment et en écho, un député bloquiste interpellait la vice-première ministre Chrystia Freeland à ce sujet pendant une séance virtuelle des Communes.«Il faut s\u2019assurer que cette PCUE ne soit pas une entrave à l\u2019arrivée des étudiants sur le marché du travail.Faut pas que ce soit un désin- citatif», a lancé Alain Therrien.«Peut-être à cause du fait que je suis mère, que j\u2019ai beaucoup de jeunes Canadiens dans ma vie personnelle, je dois dire que j\u2019ai beaucoup confiance en nos jeunes et je pense qu\u2019ils veulent travailler», lui a répondu Mme Freeland, en disant qu\u2019elle veut «protéger» les étudiants qui vivent une situation «dif f ici le et même dangereuse».NOMBRE DE CAS Il y a eu plus de 1 377 000 tests administrés au Canada.Environ 5 % d\u2019entre eux ont détecté la maladie.À travers le pays, on fait passer en moyenne quelque 28 000 tests par jour.Jusqu\u2019à maintenant, on a recensé 81 324 cas confirmés ou probables dans l\u2019ensemble du pays.La COVID-19 a provoqué la mort de6152 Canadiens.Distribution des cas, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux: 45 495 cas au Québec, dont 3800 décès; 24 187 cas en Ontario, dont 1993 décès; 6768 cas en Alberta, dont 132 décès; 2479 cas en Colombie-Britannique, dont 152 décès; 1046 cas en Nou- velle-Écosse, dont 58 décès; 622 cas en Saskatchewan, dont sept décès; 290 cas au Manitoba, dont sept décès; 260 cas à Terre-Neuve- et-Labrador, dont trois décès; 121 cas au Nouveau-Brunswick, tous guéris, sauf un; 27 cas à l\u2019Île-du- Prince-Édouard, tous guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord- Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.Ottawa aidera les Autochtones hors réserve La FPJQ annule son congrès qui devait se tenir en novembre prochain au CECI de Trois-Rivières.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD «On ne savait pas aussi si les gens seraient prêts l\u2019automne prochain à venir dans un congrès ou un rassemblement.La décision d\u2019annuler s\u2019imposait.» leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 ACTUALITÉS 9 AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Des masques réutilisables seront distribués par la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières au courant des prochains jours.Au total, l\u2019organisme remettra 750 masques réutilisables aux personnes âgées de 55 ans qui demeurent dans les premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières.«On voyait se dessiner le port du masque.Ça faisait plusieurs semaines qu\u2019on était en réflexion et on a eu la possibilité de financement avec Centraide Mauricie.[\u2026] On est vraiment content de ce projet-là.Il y a eu tout un travail de concertation avec des organismes qui travaillent auprès des gens qui sont en situation de vulnérabilité ou de pauvreté», explique Caroline Guay, coordonnatrice de la Démarche.«Ce sera un par famille où il y a une personne de 55 ans et plus.[\u2026] Pour plusieurs, c\u2019est une dépense de plus.Ce n\u2019est pas cher 10 $, mais pour certains, ça représente trois ou quatre repas de moins», ajoute-t-elle.Les personnes qui en obtiendront un recevront également de l\u2019information concernant les règles à suivre pour le port d\u2019un masque, ainsi que les modalités pour le désinfecter.«Il ne s\u2019agit pas seulement de donner un masque, c\u2019est aussi un moyen supplémentaire pour informer et sensibiliser les citoyens sur les règles à suivre pour assurer la sécurité de tous en ces temps de déconfinement», souligne Caroline Guay.On veut également déconstruire l\u2019idée des gens qui pensent que parce que quelqu\u2019un porte un masque, il est assurément malade.On veut faire comprendre qu\u2019au contraire le port du masque sert à protéger les autres.La distribution sera faite à partir d\u2019organismes partenaires tels que Le Bon Citoyen, Ebyôn, les Artisans de la Paix et Tandem Mauricie.La confection des masques a été faite par Odaci danse et cirque.«C\u2019est une entreprise d\u2019économie sociale qui redonne beaucoup dans la communauté.[\u2026] Ça fait en sorte qu\u2019elle a pu redonner du travail à des gens qui avaient perdu leur emploi», affirme Mme Guay.Cette entreprise, durement touchée par les fermetures temporaires liées à la pandémie, a d\u2019ailleurs lancé une campagne de financement «Masquerade» afin de passer au travers de la crise actuelle.Rappelons que le port du masque est fortement suggéré lorsqu\u2019il est impossible de maintenir une distance de deux mètres.PREMIERS QUARTIERS DE TROIS-RIVIÈRES Distribution de masques réutilisables On retrouve sur la photo Caroline Guay, de la Démarche des premiers quartiers de Trois-Rivières, Annie Lafrenière, de Odaci danse et cirque, ainsi que Nathalie Bruneau, de l\u2019organisme Le Bon Citoyen.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca NICOLET \u2014 La Ville de Nicolet, en collaboration avec IGA Clément Nicolet, a mis sur pied une collecte de bouteilles et de canettes vides au profit de la Maison des jeunes qui aura permis d\u2019amasser la somme de 6062 dollars samedi dernier.«Je remercie sincèrement les 35 bénévoles dont plusieurs élus municipaux qui se sont impliqués tout au long de la journée pour notre jeunesse.J\u2019en profite pour dire également merci à la population qui a bien répondu à notre appel et à IGA notre précieux partenaire», a indiqué la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.La somme amassée sera investie afin de développer une programmation plus variée incluant des activités originales pour les jeunes.Possiblement aussi l\u2019achat d\u2019équipements de loisirs et de divertissements qui, dit-on, sauront plaire à la jeunesse.«Cette activité fut un grand succès.Le profit de cette grande collecte servira à développer notre programmation et nos actions pour les jeunes de Nicolet.Je tiens à mon tour à remercier la population pour sa grande participation et les gens impliqués dont nos animateurs», a souligné le président de la Maison des jeunes, René Proulx.Oeuvrant depuis plus de 30 ans, la Maison des jeunes est un lieu animé de rencontres et d\u2019activités s\u2019adressant aux jeunes de 11 à 16 ans.Soutenue par un groupe de bénévoles engagés, l\u2019équipe souhaite favoriser le développement des habiletés personnelles et sociales, l\u2019entraide, le respect et la communication.Fortement impliqué dans son milieu, IGA Clément aura été un précieux collaborateur afin de faire de cette activité un succès.Soucieux du bien-être des bénévoles, il a offert 50 cartes-cadeaux de 10 $ qui feront l\u2019objet d\u2019un tirage parmi les bénévoles impliqués.MAISON DES JEUNES DE NICOLET Les vides de la COVID rapportent plus de 6000 $ Geneviève Dubois, mairesse de Nicolet, Félix-Antoine Bolduc, gérant au IGA Clément de Nicolet, René Proulx, président de la Maison des jeunes de Nico- let, et Geneviève Duval, directrice des Services à la communauté à la Ville de Nicolet.TROIS-RIVIÈRES (KA) \u2014 Les finissants de l\u2019Académie des Estacades ont usé d\u2019imagination pour souligner la fin de leur parcours au secondaire.Ils se sont mobilisés pour créer une vidéo qu\u2019ils ont scriptée, réalisée et montée eux-mêmes.Étant donné que ces jeunes ne pourront pas vivre le rite du bal de finissants, entre autres, et ils ont voulu, par cette vidéo de quatre minutes, diffuser un message positif qui met de l\u2019avant la résilience de cette cohorte de 350 finissants.Une diffusion a été faite sur la page Facebook de l\u2019Académie des Estacades jeudi.Une vidéo pour souligner la fin du secondaire aux Estacades LA VIDÉO À voir sur notre application mobile et sur lenouvelliste.ca KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Le Centre d\u2019action bénévole Trait d\u2019Union de Shawinigan lance un nouvel outil pour venir en aide aux aînés de son territoire en ce temps de pandémie.Une ligne téléphonique, 819 539- 8644, sera mise à la disposition de la clientèle grandement affectée par le confinement et l\u2019isolement social.Du lundi au vendredi de 8 h à 16 h plusieurs services seront accessibles par cette ligne: écoute, téléphone d\u2019amitié, référencement vers les organismes communautaires, accompagnement médical et prise en charge de petites commissions.De plus, pour remplacer le service de popote chaude, un service de popote fraîche, livrée à domicile, sera offert pour les personnes des six territoires desservis par l\u2019organisme: Shawinigan, Saint-Élie-de-Caxton, Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Saint-Mathieu-du-Parc, Charette et Saint-Boniface.Le CAB Trait d\u2019Union est toujours à la recherche de bénévoles dans son équipe.Il est possible de Une nouvelle ligne téléphonique pour les aînés à Shawinigan À l\u2019avant sur la photo, Lynn Régnier, bénévole et Marie-Eve Fortin, responsable de la gestion bénévole et du développement au Centre d\u2019action bénévole Trait d\u2019Union.\u2014 PHOTO COURTOISIE VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 10 éditorial Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale Quand un malheur pouvait être punition divine\u2026 Mes lectures orientées souvent depuis deux ans sur le philosophe et homme de lettres Denis Diderot ainsi que sur son siècle, le 18e, m\u2019ont permis de croiser une histoire qui nous offre des résonnances avec cette crise actuelle de la COVID-19.En tout cas, si autrefois, certains pouvaient interpréter les malheurs comme étant punition divine, il y en avait déjà d\u2019autres pour appeler à l\u2019usage de discernement\u2026 Il appert qu\u2019en 1755 à Lisbonne, au Portugal, survient un terrible tremblement de terre qui fera 50 000 victimes.Peu de temps auparavant, était revenu à cet endroit un jésuite d\u2019origine italienne, le père Gabriel Malagrida, qui venait de passer trente ans au Brésil \u2013 alors une colonie portugaise \u2013 à évangéliser les Indiens.Le père Malagrida interpréta le tremblement de terre (survenant le jour de la Toussaint) comme étant une punition divine contre l\u2019impiété des gens et il se mit à la tête de processions faites de chants religieux.D\u2019autre part, un puissant ministre du roi du Portugal, le marquis de Pombal, écrivit un petit texte intitulé Jugement sur la véritable cause du tremblement de terre, qui expliquait les causes naturelles de la catastrophe.Mais, il appert aussi que le pouvoir royal soupçonna le père Malagrida avec deux autres jésuites et une partie de la noblesse, d\u2019une tentative de renverser le roi du Portugal! Si bien que quatre ans plus tard, en 1759, les jésuites furent expulsés du pays de même que du Brésil.Ils furent dénoncés comme étant de faux prophètes, des imposteurs, des hérétiques.Le père Malagrida sera brûlé vif avec quelque 70 autres prétendus conspirateurs deux ans plus tard.C\u2019est bien pour dire\u2026 Réjean Martin Trois-Rivières L\u2019«utopie» de Samson On a pu récemment revoir à la télé un discours de Camil Samson, ancien chef du Crédit Social.Pour les plus jeunes, sa plateforme électorale tenait à peu de chose: créer la richesse en imprimant des millions et en distribuant 12 000 $ à chaque famille si je me souviens bien.À l\u2019époque, les autres partis politiques riaient de lui en disant que c\u2019était une utopie.Pourtant aujourd\u2019hui, Trudeau vient de dépasser les 300 milliards de dollars distribués aux Canadiens.Samson était-il un visionnaire mal aimé que les grandes banques mondiales ont torpillé ou un politicien qui savait comment sortir sa population de la pauvreté?Ne me répondez pas tout de suite car présentement, on vit son «utopie» et ça ne semble pas fini.Jean-Noël Béliveau Trois-Rivières CARREFOUR DES LECTEURS À Montréal, pas de Coupe Stanley, ni de coupes de cheveux.D oit-on contraindre les compagnies aériennes de rembourser les passagers qui ont déjà réservé et payé leurs billets?C\u2019est une question à laquelle il est particulièrement difficile de répondre ces temps-ci parce qu\u2019on se doute bien que si ces compagnies devaient procéder à de tels remboursements, cela les acculerait à la faillite.D\u2019un autre côté, il s\u2019agit d\u2019un droit fondamental pour les clients de ravoir leur argent pour un service non rendu plutôt que d\u2019accepter la proposition de crédit applicable sur un prochain voyage.Joli dilemme cornélien en perspective.Le premier ministre Justin Trudeau, comme plusieurs autres dirigeants politiques par les temps qui courent, doit jongler avec cette question.Surtout que des partis d\u2019opposition comme le Bloc québécois et le NPD ont joint leur voix à celle de l\u2019organisme Option consommateur et à celles des milliers de Canadiens qui ont déjà signé une pétition réclamant l\u2019obligation de rembourser pour les titres de transport déjà payés.Option consommateur rappelait récemment que l\u2019offre de crédits voyage pouvant par exemple être utilisés dans les 24 mois suivant l\u2019annulation du voyage contrevient à la fois aux dispositions du Code civil du Québec sur la restitution des prestations en cas de force majeure et à celles de la Loi sur la protection du consommateur du Québec sur les instruments de paiement prépayés.Le Bloc québécois et le NPD plaident aussi pour le remboursement, avançant même que le fédéral ne devrait pas accorder d\u2019aide aux compagnies aériennes qui refusent de rembourser leurs clients.Ça tombe mal, parce qu\u2019Ottawa vient de mettre en place un programme de Crédit d\u2019urgence pour les grands employeurs, destiné notamment aux compagnies aériennes, aux pétrolières, aux constructeurs automobiles et aux grandes entreprises des secteurs du tourisme et de l\u2019alimentation.On pense être en mesure de donner un coup de pouce aux transporteurs aériens, aux prises avec une grave crise de liquidités.L e gouvernement Trudeau cherche donc la solution idéale, celle qui entraînerait le moins de dommages collatéraux.Justin Trudeau dit comprendre les préoccupations des Canadiens tout en ajoutant qu\u2019il sera nécessaire de trouver un «juste équilibre» si on veut pouvoir encore compter sur une industrie aérienne viable une fois la crise passée.Pour l\u2019heure, le Canada observe ce qui se fait ailleurs.Mais on se garde bien d\u2019emboîter le pas des États-Unis ou de l\u2019Union européenne, qui forcent les transporteurs à rembourser pour des vols annulés si tel était le souhait du client.Les chances de survie d\u2019Air Canada, par exemple, seraient minces si la compagnie devait rembourser les quelque 2,61 milliards $ en billets payés d\u2019avance.La compagnie fait déjà face à une crise sans précédent, ayant licencié 20 000 employés, soit près de 60 % de son effectif.Air Transat, de son côté, estime à 810 millions $ le montant correspondant aux billets déjà réservés et payés.La question de la viabilité des compagnies aériennes se pose plus que jamais.Même si elles traversent la crise, elles feront assurément face à une clientèle moins encline à voyager et à des mesures contraignantes déployées dans les appareils aussi bien que dans les aéroports.Le seuil de rentabilité ne sera plus le même et une hausse des tarifs découragerait certainement de nombreux voyageurs.C\u2019est sans compter l\u2019impact des commandes d\u2019avions qu\u2019il faudra payer à la livraison.La fluctuation des activités ne justifiera peut-être plus ces ajouts à la flotte des grandes compagnies aériennes.Dans le cas d\u2019Air Canada, l\u2019idée d\u2019une nationalisation, même partielle, a refait surface au cours des dernières semaines et mérite qu\u2019on s\u2019y intéresse, d\u2019autant plus qu\u2019Air Canada doit assurer un service parfois déficitaire pour desservir de nombreuses communautés éloignées ou à faible densité de population à l\u2019intérieur même du pays.Va-t-on devoir revenir là où on était avant la privatisation par les conservateurs, à la fin des années 80?C\u2019est un scénario qui semble de plus en plus plausible.Le dilemme du remboursement leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS L\u2019auteure, Caroline Sauriol, est directrice générale des Petits Frères, un organisme qui a pour mission de contrer l\u2019isolement des personnes du grand âge jusqu\u2019à la fin de leur vie.A lors qu\u2019elles sont les plus touchées et les victimes reconnues de la COVID-19, les personnes aînées ont été au cœur de l\u2019effort collectif du Québec pour contrer la propagation du virus depuis le début du confinement.Cet arrêt brusque et nécessaire de notre société n\u2019a pas été sans conséquence.Nombre de Québécoises et Québécois vivent maintenant dans l\u2019insécurité, concernant leur santé et celle de leurs proches ou leurs inquiétudes financières causées par la réduction de leur temps de travail ou la perte de leur emploi.Des adultes ne peuvent plus voir leurs parents âgés.Certains ne peuvent même pas se rendre à leur chevet pour les saluer une dernière fois.En raison de tous ces sacrifices, la COVID-19 fait énormément de torts aux personnes aînées.Pour elles, cette pause obligée a des impacts aux multiples visages.Pour se protéger et protéger les autres, plusieurs ont dû renoncer à leur liberté et à leur autonomie et se priver parfois des plus petits plaisirs, comme celui d\u2019aller à l\u2019extérieur, mais aussi des plus grands qui font toute la différence dans leur vie, comme celui de serrer leurs enfants et leurs petits-enfants dans leurs bras.Ce confinement aura précipité des pertes cognitives chez des personnes du grand âge plus vulnérables et dérobé, à certaines, leurs derniers moments puisqu\u2019elles se sont retrouvées isolées jusque dans la mort.Pour un trop grand nombre de personnes aînées, l\u2019isolement et la précarité faisaient déjà partie de leur quotidien.Avant la COVID-19, 30 % des personnes âgées étaient à risque de souffrir d\u2019isolement.Depuis, cette statistique ne tient plus la route.Elle a malheureusement crû en des proportions alarmantes.Même si la COVID-19 est déjà une menace pour la santé mentale des plus vulnérables, c\u2019est sur le long terme que nous constaterons l\u2019ampleur réelle des méfaits du confinement sur leur vie: durant les prochains mois, lorsque la vie reprendra son cours pour la majorité des citoyens, nous serons témoins des traces que cette pandémie aura laissées sur la vie des personnes aînées.Nous devrons ensemble être présents pour elles, même lorsqu\u2019une certaine normalité aura été retrouvée.Depuis près de 60 ans, Les Petits Frères ont pour mission de combattre l\u2019isolement des personnes âgées et de limiter ses impacts.En effet, l\u2019isolement aggrave de 60 % les risques de démence et de régression cognitive\u2026 et a un coût, d\u2019abord humain, mais également financier et collectif.Aujourd\u2019hui, les personnes âgées sont confinées, certes, mais elles ne devraient pas se sentir isolées.Au contraire, elles méritent affection, soutien moral et réconfort.En 2020, le Québec compte déjà plus de 600 000 personnes âgées de 75 ans ou plus.Ce nombre devrait doubler d\u2019ici 20 ans.Nous devons donc réfléchir au-delà de la crise actuelle et repenser la place des personnes du grand âge parmi nous.Les CHSLD constituent la pointe de l\u2019iceberg qui nous émeut et nous choque, mais c\u2019est toute une portion de notre société qui est ainsi marginalisée et laissée de côté, faute de pouvoir faire entendre sa voix.L\u2019isolement, souvent dû à la perte des proches et aux obstacles reliés à des incapacités croissantes, ne fait pas de bruit, ne fait pas les manchettes, mais devrait nous interpeller.Ces dernières semaines, ce problème s\u2019est transformé en un véritable enjeu de société.Longtemps, nous avons pu détourner le regard de ce phénomène social inacceptable que la pandémie a maintenant mis en lumière.Le déconfinement, cette reprise prévue de l\u2019ensemble de la société, est à nos portes.Il ne faudra pas oublier, cette fois, les personnes aînées.En tant que société, nous ne pouvons plus fermer les yeux.Nous devons poursuivre l\u2019élan de générosité qu\u2019a engendré la crise.Nous devons nous donner les moyens d\u2019enrayer l\u2019isolement des personnes aînées.Aujourd\u2019hui, nous devons leur promettre que nous ne les oublierons plus.Repenser la façon de traiter nos personnes aînées Durant les prochains mois, lorsque la vie reprendra son cours pour la majorité des citoyens, nous serons témoins des traces que cette pandémie aura laissées sur la vie des personnes aînées.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU Le 13 avril dernier, Mme Yolande Normand a eu 100 ans.Nous étions privés de visite en ce grand jour: isolement, COVID-19\u2026 aucune fête ne peut être célébrée à la résidence Les Marronniers, tout est remis à plus tard\u2026 Mme Normand, pour utiliser son nom de fille, est native de Trois- Rivières et a étudié chez les Ursulines.Elle est l\u2019aînée d\u2019une famille de sept enfants.En me racontant quelques souvenirs, elle m\u2019a exprimé comment ça faisait longtemps qu\u2019elle ne s\u2019était pas rappelé tout ça.Comme l\u2019agréable souvenir d\u2019aller à la «grand-messe» le dimanche à la Cathédrale de Trois-Rivières, seule avec son père, privilège d\u2019être la fille aînée.Pour cette sortie, tout le monde se coiffait et portait les plus beaux habits.Son père payait pour réserver le grand banc de la messe du dimanche.À la sortie de la messe, tout le monde se réunissait pour jaser et faire les salutations d\u2019usage sur le perron de l\u2019église.Son père parlait souvent à Maurice Duplessis, homme politique de l\u2019époque et devenu premier ministre en 1936.Mme Normand est une avant- gardiste.Sportive dans l\u2019âme, elle faisait de longues randonnées de vélo comme par exemple en 1940, elle et sa grande amie Françoise Panneton, ont parcouru la distance de Trois-Rivières jusqu\u2019à Rimouski en vélo.Il y avait des sous-marins allemands dans le fleuve, ça ajoute au courage de ces deux jeunes femmes.Elles couchaient dans des cabines (motels) tout au long de leur parcours et mangeaient dans les restaurants.Tout au long de sa vie, elle a été active et a fait du ski de fond jusqu\u2019à 80 ans, cela explique la démarche assurée que notre centenaire a encore aujourd\u2019hui.Jusqu\u2019à très récemment, elle prenait toujours l\u2019escalier au lieu de l\u2019ascenseur et elle habite au 4e étage.Elle s\u2019est mariée en 1944, juste avant la fin de la guerre.De cette union sont nés trois enfants.Deux garçons et une fille.C\u2019est à Shawi- nigan-Sud qu\u2019ils ont vécu et ont grandi.Mme Normand-Lemay y a élevé ses enfants.Elle est devenue veuve à 67 ans à la suite de la mort subite de son mari qui, lui, en avait 70.Il était toujours actif professionnellement comme courtier d\u2019assurances.Cette épreuve n\u2019a pas empêché Mme Normand-Lemay de toujours demeurer active en s\u2019impliquant notamment comme bénévole à l\u2019hôpital de Shawinigan comme vendeuse à la boutique cadeau.Souvenir de son fils Paul: « Lors de la période des devoirs, notre mère n\u2019allumait jamais la télévision pour ne pas perturber notre étude.Elle s\u2019asseyait pour faire de la lecture et ne pas faire de bruit dans la maison.» L\u2019émission Les Berger faisait partie de la liste des émissions qu\u2019il était permis d\u2019écouter en famille.Ceci n\u2019est qu\u2019un des souvenirs soulignés ici mais il y en aurait plusieurs à raconter.En conclusion, pour vivre jusqu\u2019à 100 ans, il faut être déterminé dans la vie.Il ne fait pas oublier que parallèlement à cela il y une réalité qui porte à réfléchir.Oui, c\u2019est une chance de vivre jusqu\u2019à cet âge avec toute la lucidité que nous nous souhaitons tous mais survivre à toute notre famille, nos bons amis, cela fait beaucoup de deuils à vivre et à surmonter pour se retrouver seule avec nos enfants.Non, Madame Lemay, le bon Dieu ne vous a pas oubliée.Vous avez à vivre parmi nous encore et ce le plus longtemps que la santé sera au rendez-vous.Nous ferons tout pour vous rendre la vie la plus agréable possible.» Le plus sincèrement du monde, MERCI de partager notre quotidien à la Résidence Les Marronniers et ce depuis plus de 16 ans.Guylaine Thibault Trois-Rivières Un centième anniversaire souligné en confinement Yolande Normand a eu 100 ans le 13 avril dernier.\u2014 PHOTO COURTOISIE VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS La Fondation québécoise du cancer souhaite amasser 150 000 $ AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La 3e édition de «La marche du Grand défoulement» de la Fondation québécoise du cancer aura bel et bien lieu, mais les gens seront invités à marcher chez eux en raison de la pandémie qui sévit actuellement.«Nous avons tous besoin de rester motivés, de garder espoir, de savoir que nous ne sommes pas seuls, confinés ou à deux mètres de distance: rassemblons-nous autour d\u2019une cause commune!», souligne Marco Décelles, directeur général de la Fondation québécoise du cancer.La marche du Grand défoulement vise à célébrer le courage des personnes qui traversent ou ont traversé l\u2019épreuve du cancer.Cet événement est à la fois un moment précieux pour célébrer la vie, mais aussi une source de revenus essentiels pour assurer la pérennité des services de la Fondation.Devant l\u2019incertitude engendrée par la pandémie actuelle, la Fondation n\u2019avait pas d\u2019autres choix que d\u2019être encore plus innovante et créative.«Comme on n\u2019était pas certain de pouvoir maintenir nos marches, on a organisé une nouvelle formule pour que la marche du grand défoulement puisse vivre quand même.Il n\u2019était pas question d\u2019annuler, c\u2019est un événement signature de la Fondation», explique Laura Henvel, conseillère, communications et relations publiques pour la Fondation québécoise du cancer.C\u2019est pourquoi «La marche de chez toi» a été lancée afin de permettre aux Québécois d\u2019agir dès maintenant depuis le confort de leur foyer ou de leur quartier.«On invite les gens à s\u2019engager à marcher 30, 60 ou 90 minutes par semaine et à faire un don au profit de la Fondation.Ils peuvent le faire quand ils le veulent jusqu\u2019au 24 octobre.C\u2019est notre date butoir parce que c\u2019est à ce moment il y aura un show virtuel pour tous les participants», souligne Laura Henvel.«Pour le moment, il n\u2019y a pas de date de rassemblement physique», ajoute-t-elle.Les gens pourront s\u2019inscrire dans les différentes villes où les marches ont lieu habituellement, soit Trois- Rivières, Gatineau, Granby, Montréal, Québec et Rimouski.Dans le contexte actuel, l\u2019objectif a été fixé à 150 000 $ pour cette année.En 2019, plus de 1200 personnes avaient marché aux côtés de la Fondation, amassant un montant impressionnant de plus de 240 000 $.«Le ministère de la Santé et des Services sociaux a reconnu et retenu les services de la Fondation québécoise du cancer comme étant essentiels, mais ses revenus sont grandement impactés par la crise, dans un contexte où le cancer, lui, ne prend pas de pause et où les besoins restent immenses.Cette année, 55 600 Québécois recevront un diagnostic de cancer», indique la Fondation.Il est possible de relever le défi de chez vous dès maintenant en vous inscrivant au lamarchegd.ca Depuis 40 ans, la Fondation québécoise du cancer consacre les fonds recueillis à soutenir au quotidien les milliers de Québécois atteints d\u2019un cancer et leurs proches.Marcher chez soi et donner KIM ALARIE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 La Ville de Bécan- cour organise un concours d\u2019aménagement paysager résidentiel qui vise à encourager les résidents à embellir la municipalité de la rive-sud.Tous les propriétaires de résidences unifamiliales ou multi- familiales sont invités à participer en agrémentant leur terrain de végétaux de qualité.C\u2019est l\u2019équipe horticole de la Ville qui sera chargée de sillonner les rues des six secteurs pour déterminer sept gagnants (deux seront sélectionnés dans le secteur Saint-Grégoire, plus populeux).Leur visite, qui se fera sans contact et sans arpenter les terrains privés, se fera entre la mi- juillet et le 17 août.Aucune inscription n\u2019est requise et les gagnants remporteront une affiche à installer sur leur propriété pour souligner leur sélection.Le jury prendra en considération le choix des végétaux, l\u2019équilibre de l\u2019aménagement, la propreté du terrain et la présence combinée d\u2019arbres, d\u2019arbustes, de plantes vivaces et d\u2019annuelles.Concours d\u2019aménagement paysager à Bécancour JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Une majorité de jeunes s\u2019ennuient «assez» ou «beaucoup» de l\u2019école depuis que la pandémie de coronavirus les oblige à apprendre à distance, démontre une nouvelle enquête dont les résultats ont été rendus publics jeudi.L\u2019ennui était particulièrement prononcé chez les participantes à l\u2019étude, puisque 75 % d\u2019entre elles ont dit s\u2019ennuyer de l\u2019école «beaucoup» ou «assez»; ce taux était de 66 % chez les garçons.Les jeunes qui en sont à leur dernière année du secondaire - ou qui fréquentent le cégep, dans le cas du Québec - étaient les plus susceptibles de ne pas s\u2019ennuyer du tout de l\u2019école.Soixante-douze pour cent des garçons considèrent qu\u2019ils s\u2019acquittent bien de leurs travaux scolaires à la maison, contre 69 % de filles.«Mais les jeunes des niveaux plus élevés sont légèrement moins susceptibles de dire qu\u2019ils s\u2019en acquittent correctement», a précisé en conférence de presse la directrice générale adjointe de l\u2019Association d\u2019études canadiennes, Ashley Manuel.Ces jeunes sont d\u2019ailleurs les plus nombreux à rapporter qu\u2019ils ne consacrent que peu ou pas de temps à leurs études chaque semaine.Des pourcentages égaux de garçons et de filles indiquent faire leurs leçons plus souvent, aussi souvent ou moins souvent qu\u2019avant la pandémie.Les filles y consacrent toutefois plus d\u2019heures par semaine que les garçons.IMPACT SUR LA SANTÉ Quarante-et-un pour cent des participantes et 35 % des participants craignent d\u2019être infectés par le virus; 74 % des filles et 65 % des garçons craignent aussi qu\u2019un membre de leur famille immédiate soit infecté.Ces craintes sont particulièrement prononcées chez les jeunes immigrants canadiens ou chez ceux qui appartiennent à une minorité visible.«Il est aussi intéressant de constater que la peur du virus est moins grande chez les jeunes autochtones que chez les jeunes non-autochtones», a dit Mme Manuel.La moitié des jeunes qui prétendent ne pas du tout avoir peur du virus confient quand même éprouver des difficultés à dormir, un pourcentage qui grimpe graduellement pour atteindre 74 % chez ceux qui ont le plus peur de la maladie.Les participants au sondage se renseignaient principalement auprès de leurs parents concernant le coronavirus; les réseaux sociaux, la radio/télévision et les informations en ligne suivent, pratiquement sur un pied d\u2019égalité.Les autres membres de la famille et les amis arrivent derniers en tant que sources d\u2019information.Entre 84 % et 89 % des jeunes ont confié s\u2019être sentis «heureux» ou s\u2019être «ennuyés» depuis le début de la crise.Toutefois, 72 % des jeunes de 15-17 ont aussi confié s\u2019être sentis «tristes», contre 59 % des 12-14 ans.L\u2019enquête a été réalisée par l\u2019Association d\u2019études canadiennes, la Fondation Vanier pour la famille et Expériences Canada pour examiner l\u2019impact de la pandémie de COVID-19 sur les jeunes de 12 à 17 ans.Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1191 jeunes, entre le 29 avril et le 5 mai.Sa marge d\u2019erreur probabiliste est d\u2019environ 3 %.Les jeunes s\u2019ennuient de l\u2019école depuis le début de l\u2019apprentissage à distance L\u2019école manque plus aux filles qu\u2019aux garçons, selon un sondage publié jeudi.\u2014 PHOTO PC leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 13 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 14 884,85 - 112,78 NEW YORK 24 474,12 - 101,78 S&P 500 2948,51 - 23,10 PÉTROLE $US 33,92 $US + 0,43 DOLLAR ¢US 71,76 ¢US - 0,22 EURO $CAN 1,5281 ¢CAN + 0,27 ?MONTRÉAL (PC) \u2014 Plus de deux semaines après avoir été autorisés à rouvrir leurs portes, les commerçants du Québec \u2013 à l\u2019extérieur du grand Montréal \u2013 constatent que le déconfinement ne rime pas nécessairement avec un retour immédiat vers «la normalité».La plupart des détaillants québécois ont été autorisés à rouvrir le 4 mai, pourvu qu\u2019ils aient pignon sur rue et puissent assurer la distanciation physique à l\u2019intérieur du commerce.Les propriétaires de magasins interrogés par La Presse canadienne rapportent des ventes inférieures à la vie d\u2019avant et une baisse de la clientèle.Mais ils soulignent aussi que les clients qui prennent la peine de se déplacer sont là pour acheter.Georges Dussault, propriétaire d\u2019une boutique d\u2019antiquités dans les Laurentides, affirme que les affaires ont été «très, très calmes».M.Dussault, qui est dans ce secteur depuis 30 ans, admet que son commerce dépend fortement des touristes qui visitent cette région pittoresque au nord de Montréal.D e p u i s s a r é o u v e r t u r e l a semaine dernière, Antiquités La Maison bleue, à Piedmont, n\u2019a vu défiler qu\u2019un à trois clients par jour \u2013 et la plupart achètent des articles plus petits tels que des poignées de porte ou des cadres de fenêtres pour des projets de rénovation.Mais c\u2019est mieux que rien, dit-il: au moins, ils achètent quelque chose.M.Dussault est bien conscient qu\u2019en période d\u2019incertitude, les gens essaient d\u2019économiser plutôt que de faire une folie sur une belle pièce.L\u2019antiquaire a déjà traversé des moments difficiles et il prévoit de survivre à celui-ci, bien qu\u2019il doive peut-être prendre une deuxième hypothèque sur son immeuble, si les choses ne finissent pas par reprendre.LES CLIENTS ACHÈTENT! À Sherbrooke, la boutique de vêtements de Kim Paré Gosselin s\u2019en sort un peu mieux: les ventes de Belle et Rebelle atteignent environ 50 % des niveaux d\u2019avant la pandémie, malgré seulement un quart des clients.Comme le centre-ville de Sherbrooke est déserté des employés de bureau et de la circulation piétonne habituelle, «la plupart des gens viennent parce qu\u2019ils ont besoin de quelque chose» et certains achètent plusieurs articles, explique Mme Paré Gosselin, dont la boutique propose des vêtements de créateurs québécois et canadiens.C o m m e m e s u r e s d e s a n t é publique, elle limite le nombre de clients dans le magasin et leur demande de se laver les mains à l\u2019entrée.Les vêtements essayés sont nettoyés à la vapeur et mis de côté pendant 24 heures avant d\u2019être remis sur les rayons.Même si les masques qu\u2019elle a commandés pour elle-même et son personnel ne sont pas encore arrivés, elle assure que commis et clients font preuve de prudence et que «personne ne se sent en danger».Mme Paré Gosselin s\u2019attend à ce que l\u2019été soit plutôt tranquille, en raison de l\u2019annulation des festivals en Estrie, qui génèrent du trafic, et le report des mariages, qui font vendre des toilettes spéciales.Mais elle souligne quand même que les choses sont bien meilleures que pendant le grand confinement, alors qu\u2019elle ne pouvait vendre qu\u2019en ligne.PAS BEAUCOUP DE LÈCHE-VITRINE Stéphane Drouin, directeur général du Conseil québécois du commerce de détail, qui représente plus de 5000 détaillants, croit que l\u2019expérience de Mme Paré Gosselin est assez représentative de l\u2019industrie.Selon lui, la plupart des détaillants ne connaissent que 30 à 50 % de leur «trafic client» normal, mais les ventes par client sont généralement plus élevées parce que «tous ceux qui viennent sont là pour acheter», pas pour faire du lèche-vitrine.M.Drouin estime que la plupart des entreprises réalisent entre 50 et 75 pour cent de leurs ventes normales, même si certaines sont plus durement touchées par la crise.Les grandes chaînes semblent souffrir davantage, a-t-il dit, car plusieurs de leurs magasins se trouvent dans des centres commerciaux, qui n\u2019ont pas été autorisés à rouvrir, car ils n\u2019ont pas de porte sur la rue.Les magasins de vêtements éprouvent également plus de difficultés, et les restaurants et bars demeurent fermés.La Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante, quant à elle, a estimé que la moitié des petites entreprises ne sont pas en mesure de payer le loyer de juin sans aide supplémentaire du gouvernement.La Fédération a demandé un allégement du loyer et un accès élargi aux programmes d\u2019aide gouvernementaux.D\u2019AUTRES TIRENT LEUR ÉPINGLE DU JEU Mais toutes les entreprises ne souffrent pas de ces temps difficiles pour le commerce.M.Drouin rappelle que certains détaillants \u2013 comme les jardine- ries, les quincailleries et les commerces d\u2019équipements de plein air et de chaussures de course \u2013 ont vu leurs ventes augmenter.L e s v é l o s , e n p a r t i c u l i e r, connaissent une période de gloire durant la pandémie, explique Nicholas Mathieu, qui dirige Le Pied sportif, à Magog, en Estrie.Ses ventes sont «exponentielles», dit-il, tellement que les fournisseurs commencent à avoir du mal à répondre à la demande, en particulier pour les vélos électriques et les modèles plus abordables pour les enfants et les familles, qui recherchent des activités à faire près de chez eux.«Tout le monde veut sortir, tout le monde veut bouger», explique M.Mathieu, qui soutient que certains gros vendeurs ont vu leurs chiffres doubler.Et il s\u2019attend à ce que les chiffres s\u2019améliorent encore maintenant que le gouvernement du Québec a autorisé l\u2019ouverture des parcs provinciaux: il anticipe déjà une forte augmentation de la demande pour les vélos de montagne.RÉOUVERTURE DES COMMERCES Moins de clients, mais ils sont là pour acheter Le nombre de clients n\u2019est pas élevé dans les magasins de la région depuis la réouverture permise depuis deux semaines.\u2014 PHOTO FRANÇOIS GERVAIS VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 14 AFFAIRES 1560 foyers pourront en bénéficier en Mauricie ALAIN GOUPIL La Tribune MAGOG \u2014 L\u2019arrivée d\u2019Internet à haut débit dans les régions mal desservies va s\u2019accélérer au cours des prochains mois.Québec annonce que 60 000 foyers québécois auront accès à ce type de service.Pour accélérer le raccordement de tous ces foyers, commerces et entreprises, Québec a décidé de bonifier l\u2019enveloppe initiale de 100 M$ pour la porter à 150 M$.Au total, 11 régions sont visées par ces améliorations, parmi lesquelles on retrouve la Capitale- Nationale, le Bas-Saint-Laurent, le Saguenay Lac-Saint-Jean, la Mau- ricie, la Montérégie et le Centre- du-Québec.En Mauricie, ce sont 1560 foyers qui pourront bénéficier du service.En négociant cette entente avec les géants des télécommunications, le ministre Fitzgibbon a dit vouloir s\u2019assurer de pouvoir «remplir le gruyère» dans le cas des foyers qui se retrouvent dans «un trou» par rapport à leurs voisins.Le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innnovation a fait cette annonce jeudi, à Magog, en compagnie du député d\u2019Orford, Gilles Bélanger, chargé du dossier Internet haute vitesse au sein du gouvernement.Ce dernier en a d\u2019ailleurs profité pour rappeler les disparités qui existent entre les grands centres urbains et le milieu rurale, à un moment où la COVID-19 va accélérer le télétravail, les téléconsul- tations et les services en ligne qui nécessitent une connexion à haut débit.En 2018, a-t-il souligné, plus de 90 % des ménages québécois avaient accès à Internet haut débit.«Par contre, en région rurale, on tombe à 59,2 %», a souligné le député d\u2019Orford.Selon le ministre Fitzgibbon, les travaux de raccordement doivent commencer sous peu afin que les 60 000 foyers québécois visés par cet appel de projets soient raccordés au plus tard en juin 2022.«C\u2019est le premier volet d\u2019un plan de déploiement.Ce qu\u2019on veut, c\u2019est que tous les foyers, les entreprises et les organismes situés un peu partout au Québec puissent avoir accès à des services Internet haut débit», a précisé le ministre Fitzgibbon.Selon lui, l\u2019arrivée d\u2019internet haut débit en milieu rural ne devrait pas coûter plus cher qu\u2019en milieu urbain.Au cours des prochaines années, l\u2019accès à Internet haut débit sera rendu plus facile, notamment grâce aux services par satellites.Une table de coordination réunissant Bell Canada, Télébec, Hydro-Québec et le ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation a été formée pour accélérer l\u2019accès aux infrastructures.Québec entend travailler en collaboration avec le CRTC afin de coordonner efficacement les investissements dans les régions mal desservies.«Il nous reste encore des choses à négocier pour que la couverture soit vraiment complète, a reconnu M.Fitzgibbon.C\u2019est un début.On est parti à 100 millions, aujourd\u2019hui on ajoute 50 millions.S\u2019il faut ajouter 20 millions, on le fera.Ce qu\u2019on veut, c\u2019est que l\u2019ensemble du territoire soit couvert.» «En 2020, l\u2019accès à un service Internet haut débit est indispensable à l\u2019essor d\u2019une économie régionale vigoureuse et à la vitalité de nos communautés.D\u2019autant plus que dans un contexte de crise sanitaire comme celui de la COVID-19, une connexion Internet haut débit n\u2019est pas un luxe, mais bien une nécessité.Le numérique est essentiel pour communiquer, s\u2019informer, innover, apprendre, développer des affaires et bâtir des collectivités fortes.Il va sans dire que les projets retenus ont le potentiel de donner un nouveau souffle à toute la région de la Mauricie en contribuant à son rayonnement et à son attractivité», a indiqué le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale et ministre responsable de la région de la Mauricie, Jean Boulet, Avec Le Nouvelliste INTERNET HAUT DÉBIT 60 000 foyers de plus d\u2019ici 2022 Le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon, a choisi Magog pour annoncer un investissement de 150 M $ dans le déploiement d\u2019Internet haut débit dans plus de 60000 foyers du Québec d\u2019ici 2022.\u2014 LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ CATHERINE LÉVESQUE La Presse canadienne Ottawa cherche des pistes de solutions afin de s\u2019assurer que les transporteurs aériens respectent les consommateurs qui s\u2019estiment floués avec l\u2019annulation de leur vol et qui demandent un remboursement.Questionné à ce sujet, jeudi matin, le premier ministre Justin Trudeau a dit que son gouvernement allait travailler avec les compagnies aériennes et les groupes de Canadiens préoccupés par cet enjeu.«On entend ces préoccupations des Canadiens qui veulent ravoir leur argent, mais qui veulent aussi qu\u2019on ait une industrie aérienne dans l\u2019avenir dont on va avoir besoin et trouver ce juste équilibre va être très important», a-t-il dit.M.Trudeau a ajouté que le Canada était en train de regarder ce que d\u2019autres pays ont déjà fait pour dédommager les clients dont les vols ont été annulés.Les États- Unis ou l\u2019Union européenne, par exemple, prévoient le remboursement des passagers.Selon Paul Cérat, porte-parole de l\u2019Union des consommateurs, le transporteur aérien est dans l\u2019obligation de rembourser le consommateur pour un service non rendu en vertu des lois québécoises.L\u2019Office des transports du Canada a pour sa part déclaré, en début de pandémie, qu\u2019un crédit voyage bon pour 24 mois devrait suffire.M.Cérat explique que cette mesure n\u2019est pas illégale en soi.«Les compagnies ont le droit de le faire.Par contre, elles n\u2019ont pas le droit de l\u2019imposer», nuance-t-il.Le mouvement pour demander aux transporteurs aériens canadiens de rembourser les clients prend de l\u2019ampleur.Le groupe Option consommateurs a lancé une pétition parrainée par le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval qui avait déjà récolté plus de 15 000 signatures jeudi en fin d\u2019après-midi.La pétition stipule que de «nombreux consommateurs vivent présentement une situation financière difficile en raison d\u2019une diminution de revenus ou d\u2019une perte d\u2019emploi liée à la pandémie».Elle ajoute que bon nombre d\u2019entre eux ne pourront pas utiliser les crédits de voyage dans les délais imposés par les transporteurs aériens en raison de difficultés financières ou des risques liés à la COVID-19.Les signataires demandent l\u2019intervention du gouvernement canadien pour ordonner aux compagnies aériennes et autres transporteurs sous juridiction fédérale d\u2019accorder un remboursement pour les voyages annulés.Jusqu\u2019à maintenant, les ministres fédéraux disaient comprendre la frustration des consommateurs, mais vouloir s\u2019assurer de la viabilité du secteur même après la pandémie.Ils ne s\u2019étaient pas encore avancés sur une solution évoquée par le premier ministre.Jeudi, le président du Conseil du trésor, Jean-Yves Duclos, a déclaré que les entreprises aériennes allaient être jugées selon leurs actions.«On s\u2019attend à ce que les compagnies aériennes fassent tout ce qu\u2019elles peuvent et tout ce qu\u2019elles doivent faire pour traiter leurs clients avec respect, dans l\u2019optique évidemment que si ces compagnies veulent se relancer une fois la crise passée, elles auront besoin de clients», a-t-il dit.En parallèle, M.Duclos a fait valoir que le gouvernement fédéral offre des modalités de liquidités pour aider ces industries à traverser la crise.Et c\u2019est sans compter le coût des billets des vols annulés.Selon le rapport de gestion d\u2019Air Canada, en date du 31 mars, l\u2019entreprise avait perçu 2,61 milliards $ en billets payés d\u2019avance.Du côté de Transat, en date du 31 janvier, cette somme était d\u2019environ 810 millions $.L\u2019Union des consommateurs croit que les transporteurs aériens pourraient envisager une autre piste de solution pour garder leurs liquidités tout en faisant plaisir à leurs clients.«Compte tenu de la grogne des consommateurs, (.) il semblerait que l\u2019offre de crédit ne convient pas.Donc il faudrait peut-être que les compagnies aériennes soit acceptent de rembourser en espèces, comme c\u2019est le cas ailleurs dans le monde, ou alors pensent à bonifier leur crédit», suggère M.Cérat.REMBOURSEMENT POUR LES VOLS ANNULÉS Ottawa cherche des pistes de solutions leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 15 facebook.com/ lenouvelliste Après deux mois de paralysie des activités officielles dans le monde des arts et de la culture, Le Nouvelliste a pu discuter avec divers intervenants de la région parmi les plus touchés par la crise: des diffuseurs, des représentants des institutions muséales et des artistes.Ils nous font part de leurs réflexions sur la situation actuelle dans une série de textes.FRANÇOIS HOUDE francois.houde@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Les diffuseurs ont des liens entre eux qui leur permettent de déterminer des enjeux communs et de mieux faire entendre leur voix auprès des décideurs.La variété de leurs situations constitue cependant une barrière.«Au fil du temps, explique Mélanie Brisebois, il se développe des liens avec ceux qui ont des réalités similaires et on partage beaucoup d\u2019information entre nous.Ici, à Culture Trois-Ri- vières, on fait partie d\u2019un réseau de salles dans le territoire central de la province, on est aussi dans un autre réseau regroupant les plus grosses salles au Québec et, évidemment, on fait partie de RIDEAU qui regroupe l\u2019ensemble des diffuseurs.C\u2019est surtout à travers ce dernier regroupement qu\u2019on peut le mieux faire connaître nos préoccupations.Ils nous sondent, d\u2019ailleurs, pour connaître nos besoins et ils sont en constant contact avec le gouvernement pour faire valoir nos demandes.» «On ne peut pas dire que les gouvernements ne soient pas à l\u2019écoute.Par exemple, on avait demandé à ce que la Prestation canadienne d\u2019urgence soit prolongée dans sa durée et ç\u2019a été fait.Je ne dis pas que ça ne tient qu\u2019à nous, mais pour nous, ça a un gros impact.» «Le gouvernement nous écoute mais je pense qu\u2019ils ont bien d\u2019autres choses à faire présentement que de donner au monde de la culture des indications claires quant à la réouverture des salles de spectacle», convient Bryan Perreault.Les hautes instances insistent sur le fait qu\u2019il faut réinventer la culture selon de nouveaux paramètres.Nos deux intervenants régionaux en conviennent volontiers mais nuancent la notion.«Les représentations théâtrales existent depuis l\u2019Antiquité et je ne pense pas qu\u2019on puisse les réinventer en six mois, dit le Shawiniganais.Ce qu\u2019il faut faire, c\u2019est se reconstruire en attendant que les activités reprennent mais on n\u2019a pas besoin de transformer fondamentalement les arts de la scène.» «On assiste à des initiatives qui expriment cette réinvention.On voit des artistes qui font des spectacles payants sur Internet et c\u2019est très bien mais je demeure convaincu que ça ne remplacera pas le spectacle vivant.Ces initiatives ne constituent pas le nouveau modèle qu\u2019il faut suivre à tout prix.» «La pensée évolue constamment, constate Mélanie Brisebois.Au début de la crise, on entendait qu\u2019il fallait tout annuler et qu\u2019on s\u2019en allait inexorablement vers la gratuité pour la culture via Internet.Le point de vue a déjà changé depuis.On voit des tendances apparaître, puis elles s\u2019effacent.C\u2019était déjà le cas avant la crise: il y a quelques années, on ne jurait que par les spectacles à grand déploiement dans de grandes salles, puis, il y a eu un retour vers la simplicité dans de petites salles intimes comme le Magasin Général Le Brun.La question, c\u2019est de savoir comment nous, diffuseurs, on peut rester vivants à travers ces fluctuations-là.» «C\u2019est bien que des artistes prennent des initiatives pour transmettre leur art mais le rôle du diffuseur, c\u2019est de faire le lien entre l\u2019artiste et le public et la crise nous amène à réfléchir à la façon de démontrer notre pertinence dans ces circonstances particulières.C\u2019est un travail quotidien très exigeant et qui va demeurer.» Bryan Perreault va plus loin.«Ce qu\u2019il faut réinventer, croit-il, c\u2019est le statut de l\u2019artiste.Quelle est sa place dans la société et comment peut-on le soutenir?Il nous faut mettre en place des structures qui vont faire en sorte que l\u2019artiste puisse continuer de pratiquer son art même quand des crises viennent nous déstabiliser.» Pour ce qui est de l\u2019importance de la culture dans la société capitaliste dans laquelle nous vivons, Perreault estime qu\u2019elle va s\u2019imposer d\u2019ici la fin de l\u2019été.«Quand le tourisme et la restauration auront affronté un été difficile, c\u2019est là qu\u2019on va s\u2019apercevoir à quel point la culture est un moteur économique fondamental, intimement lié à d\u2019autres secteurs.Ça représente quand même 4 % de notre PIB: c\u2019est un immense pan de notre économie.Sans la culture, nous serions bien pauvres mentalement mais tout aussi pauvres économiquement.» Sa collègue trifluvienne ne pourrait être plus en accord.«Notre industrie, puisque c\u2019en est une et extrêmement importante, génère énormément d\u2019argent et d\u2019emplois.Dans une estimation qui n\u2019allait que jusqu\u2019au 1er mai dernier, RIDEAU a estimé que les pertes encourues dans le monde du spectacle québécois depuis le confinement représentaient 17 millions $.Là-dessus, c\u2019est 9 millions $ qui auraient dû aller dans les poches des producteurs et des artistes.» «Je crois que fondamentalement, notre industrie est saine malgré la situation que nous vivons.Les gens demeurent très attachés à nos lieux de diffusion et ils ont plus que jamais le goût de vivre une expérience commune de divertissement.» Il ne manque plus, en somme, qu\u2019une consigne claire quant au moment du retour des spectacles et aux conditions dans lesquelles ils seront présentés.LA CRISE ET.LES DIFFUSEURS (2) Demeurer pertinent \u2014 PHOTO STÉPHANE LESSARD Bryan Perreault \u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER «Les représentations théâtrales existent depuis l\u2019Antiquité et je ne pense pas qu\u2019on puisse les réinventer en six mois.Ce qu\u2019il faut faire, c\u2019est se reconstruire en attendant que les activités reprennent mais on n\u2019a pas besoin de transformer fondamentalement les arts de la scène.» \u2014 Bryan Perreault «Je crois que fondamentalement, notre industrie est saine malgré la situation que nous vivons.Les gens demeurent très attachés à nos lieux de diffusion et ils ont plus que jamais le goût de vivre une expérience commune de divertissement.» \u2014 Mélanie Brisebois VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 16 ARTS ET SPECTACLES ÉRIC MOREAULT Le Soleil Le confinement dû à la pandémie de COVID-19 n\u2019a pas empêché quelque 800 étudiants de poursuivre leurs débats et de décerner le Prix littéraire des collégiens à Naomi Fontaine pour Shumi.On a annoncé la récompense jeudi en toute discrétion sur les réseaux sociaux par l\u2019entremise d\u2019une courte vidéo.La résidente d\u2019Uashat, près de Sept-Îles, s\u2019est dite touchée.«Je vous remercie du fond du cœur.À tous les jeunes, les cégépiens qui ont voté, qui ont participé, à la lecture et aux débats, ça me touche parce que ça montre vers où on s\u2019en va, vers toute cette ouverture, cette amitié qui est possible entre nous et vous.» Les votants ont aimé «son côté dénonciateur qui réussit à briser de nombreux tabous» ainsi que «les personnages colorés aux multiples facettes».Le livre prend la forme d\u2019une longue lettre à Shumi, une Québécoise venue dans sa communauté pour aider les Innus.L\u2019écrivaine de Kuessipan y évoque sa famille, son fils, mais aussi l\u2019histoire et les souffrances des siens.Les quatre autres œuvres finalistes étaient Suzanne Travolta d\u2019Élisabeth Benoit, Les offrandes de Louis Carmain, L\u2019évasion d\u2019Arthur ou la Commune d\u2019Hochelaga de Simon Leduc et Ouvrir son cœur d\u2019Alexie Morin.PRIX LITTÉRAIRE DES COLLÉGIENS Naomi Fontaine remporte pour Shumi L\u2019auteure Naomi Fontaine \u2014 PHOTO: LA PRESSE ÉRIC MOREAULT Le Soleil Personne ne pourra accuser Québec cinéma ne pas avoir fait preuve d\u2019imagination pour le gala des Iris.Puisque la cérémonie célébrant l\u2019excellence dans notre cinéma ne peut se tenir en public, on a imaginé, pour le 10 juin, une cérémonie en deux temps.La majorité des prix seront d\u2019abord remis dans le cadre d\u2019une diffusion sur le web alors que les gagnants des quatre catégories principales seront accueillis sur le plateau de Bonsoir, Bonsoir! Les lauréats des meilleurs interprétations masculines et féminines, ainsi que ceux des prix du public et meilleur film seront donc plébiscités en direct de l\u2019émission animée par Jean-Philippe Wau- thier sur les ondes d\u2019Ici Télé (et sur Ici tou.tv).Il se pourrait bien qu\u2019Andrée Lachapelle reçoive une récompense posthume pour sa magnifique composition dans Il pleuvait des oiseaux .Dans la catégorie de la meilleure actrice, la regrettée interprète se retrouve toutefois en lice avec Anne-Élisabeth Bossé, fabuleuse dans La femme de mon frère.Anne Dorval (14 jours 12 nuits), Léane Labrèche-Dor (Le rire) et Noémie O\u2019Farrell (Fabuleuses) font aussi partie de la course.Du côté des acteurs masculins, difficile de déterminer qui sera couronné puisque chacun livre d\u2019inoubliables interprétations : Marc-André Grondin (Mafia Inc); Patrick Hivon (La femme de mon frère); Niels Schneider (Sympathie pour le diable); Gilbert Sicotte (Il pleuvait des oiseaux) ainsi que Robin Aubert (Jeune Juliette).Une cérémonie double pour les prix Iris le 10 juin NEW YORK (AFP) \u2014 L\u2019ex-président américain Bill Clinton, 73 ans, va sortir en 2021 un nouveau roman policier, The President\u2019s Daughter (La fille du président), coécrit avec l\u2019auteur James Patterson, avec lequel il avait déjà collaboré pour Le président a disparu.«Travailler avec Bill Clinton est une des réussites de ma carrière et je suis ravi de pouvoir travailler avec lui à nouveau.Je suis heureux d\u2019annoncer notre deuxième roman, The President\u2019s daughter, et nous avons hâte de le proposer aux lecteurs», a tweeté jeudi James Patterson.L\u2019auteur à succès avait co-signé en 2018 avec l\u2019ancien président démocrate The President is missing (Le président a disparu), dont l\u2019intrigue tournait autour d\u2019un cyberterroriste attaquant la Maison-Blanche.Vendu à plus de trois millions d\u2019exemplaires, ce roman doit être bientôt adapté en série télévisée avec en vedette David Oyelowo, selon le site internet de l\u2019éditeur.Leur nouvel ouvrage, publié par les maisons Knopf et Little, Brown, doit sortir en juin 2021, et traitera d\u2019une menace de kidnapping sur la fille d\u2019un ex-président, selon un résumé des éditeurs.On ignore si Bill Clinton s\u2019est inspiré de sa fille unique, Chelsea, elle-même auteure de plusieurs livres pour enfants.« J e n \u2019a u r a i s j a m a i s i m a - giné écrire un l ivre avec un maître du récit comme Jim, et encore moins deux», a déclaré Bill Clinton, dans un communiqué des éditeurs, cité par des médias américains.«Je crois que les lecteurs auront plaisir à lire The President\u2019s Daughter comme j\u2019ai eu plaisir à travailler dessus».Bill Clinton et James Patterson sortiront un nouveau roman policier en 2021 MONTRÉAL (PC) \u2014 Concerts, tournées et festivals subitement annulés: la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec rappelle que ses membres ont été frappés là où ça fait mal, tandis que le plan de relance du milieu culturel se fait toujours attendre.Bon nombre de musiciens professionnels joignent les deux bouts grâce à la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU), sans compensation pour leurs engagements annulés durant l\u2019une des périodes les plus lucratives de l\u2019année, souligne le président de la Guilde, Luc Fortin.L\u2019association estime que ses quelque 3200 membres auront été privés d\u2019au moins 4 millions $ en cachets d\u2019ici la fin du mois de juillet, puisque pas moins de 85 % de leurs activités professionnelles se passent normalement sur scène.«Le couperet est tombé à la mi- mars, quand il reste à peu près deux mois de saison pour les orchestres symphoniques, expose- t-il.Du point de vue de la musique pop et rock, ce sont tous les grands festivals qui s\u2019en venaient.L\u2019été, il y a beaucoup de projets de tournée en régions.» Et malgré un déconfinement bien entamé, l\u2019industrie du spectacle, parmi les premières affectées par la crise sanitaire, n\u2019est pas encore fixée quant à la reprise graduelle de ses activités.La musique pourrait pourtant facilement reprendre ses droits dans les salles de répétition et les studios d\u2019enregistrement, dans le respect des directives de santé publique, fait valoir M.Fortin.Dans ses recommandations transmises à la ministre québécoise de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, la Guilde des musiciens et musiciennes du Québec (GMMQ) propose notamment de miser sur des captations pour rediffusion sur le web.Même si l\u2019expérience «live» est selon lui irremplaçable «autant pour le public que pour les artistes», M.Fortin estime que bien des mélomanes seraient prêts à délier les cordons de leur bourse pour un enregistrement de qualité.Ce virage numérique pourrait également se poursuivre au-delà de la pandémie comme «valeur ajoutée» au spectacle vivant, souligne-t-on, dans un souci de démocratisation de la culture et de bonification de l\u2019offre en régions éloignées.Télé-Québec pourrait également être mis à contribution, suggère-t-on.Mais ceci ne doit pas venir «remplacer à rabais ce qui se fait sur scène», s\u2019inquiète M.Fortin, en rappelant une revendication de longue date de la GMMQ pour une juste rémunération de la part des grandes plateformes en ligne telles que Spotify et Apple Play Music.La GMMQ urge également les gouvernements québécois et canadien à prolonger et créer de nouvelles formes d\u2019aide financière d\u2019urgence afin de permettre aux artistes de traverser la crise.«Il y a le danger qu\u2019on perde des effectifs en chemin», prévient Luc Fortin.«Ce serait une grosse perte.» Relance du milieu culturel: les musiciens souhaitent être fixés Lors de la cérémonie des Iris, il se pourrait qu\u2019Andrée Lachapelle reçoive une récompense posthume pour son rôle dans Il pleuvait des oiseaux. leNouvelliste VENDREDI 22 MAI 2020 17 ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse canadienne Alexis Lafrenière n\u2019est pas très à l\u2019aise quand il est comparé à Sidney Crosby, préférant forger sa propre identité.Cependant, les deux joueurs ayant évolué pour l\u2019Océanic de Rimouski seront toujours associés l\u2019un à l\u2019autre en tant que seuls joueurs de l\u2019histoire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec à avoir remporté deux saisons d\u2019affilée le trophée Michel-Brière, remis au joueur par excellence du circuit.Lafrenière, qui est pressenti comme le meilleur espoir disponible lors du prochain repêchage de la LNH, a reçu cet honneur jeudi.Crosby a annoncé la nouvelle dans une vidéo publiée par la LHJMQ.«C\u2019est une de mes idoles.C\u2019est un des joueurs que je regardais en grandissant.Que ce soit lui qui ait fait l\u2019annonce, ça rend l\u2019honneur un peu plus spécial», a admis Lafrenière lors d\u2019une vidéoconférence.L e s a u t r e s f i n a l i s t e s p o u r l\u2019obtention du trophée Michel- Brière étaient les attaquants Félix Robert, du Phoenix de Sherbrooke, et Xavier Simoneau, des Voltigeurs de Drummondville.Lafrenière a inscrit 112 points, dont 35 buts, en 52 rencontres à sa troisième campagne dans la LHJMQ.Seulement Marco Rossi, des 67\u2019s d\u2019Ottawa, a fait mieux au niveau junior majeur canadien avec 120 points en 56 parties.La saison précédente, Lafrenière avait amassé 105 points, dont 3 7 bu t s, e n 6 1 match s, e t i l a v a i t a u s s i r e ç u l e t r o p h é e Michel-Brière.Lors de son séjour dans la LHJMQ de 2003 à 2005, Crosby avait connu des campagnes de 135 points en 59 matchs et 168 points en 62 matchs.«Il est l\u2019un des très grands joueurs non seulement de la LHJMQ, mais aussi de la LNH, a dit Lafrenière au sujet de Crosby, qu\u2019il a rencontré lors du retrait du chandail no 87 au Colisée de Rimouski en septembre dernier.C\u2019est un bel honneur de me retrouver dans la même catégorie que lui.«Il est un joueur exceptionnel et il continue de le prouver année après année.Moi, mon but est de franchir une autre étape, de continuer à avoir du succès.Je veux continuer à travailler fort et à essayer de m\u2019améliorer chaque jour.» Lafrenière aurait bien aimé faire comme Crosby et guider l\u2019Océa- nic jusqu\u2019au tournoi de la Coupe Memorial.Ses plans ont toutefois été sabotés par la pandémie de la COVID-19.L\u2019Océanic occupait le quatrième rang de l\u2019Association de l\u2019Est avec un dossier de 38-18- 8 quand la campagne a été interrompue le 12 mars.«Avec l\u2019équipe que nous avions, nous croyions en nos chances, a affirmé Lafre- nière.Nous ne saurons jamais jusqu\u2019où nous nous serions rendus, et ça ajoute à la déception de ne pas avoir eu la chance de jouer les séries.» Cet hiver, Lafrenière a également aidé le Canada à remporter l\u2019or au Championnat du monde de hockey junior, étant nommé joueur par excellence de l\u2019événement.Il a récolté 10 points en cinq rencontres au cours du tournoi disputé en République tchèque.Crosby, qui a gagné l\u2019or au Mondial junior avec le Canada en 2005, n\u2019avait toutefois pas été nommé joueur par excellence.Patrice Bergeron avait plutôt reçu cet honneur.SEREIN DANS L\u2019INCERTITUDE Quant à l\u2019incertitude provoquée par la pandémie sur le déroulement du repêchage de la LNH et ses préparatifs pour la prochaine saison, Lafrenière ne s\u2019en fait pas trop avec ça.«Ma famille, mes amis et moi attendons tous le repêchage depuis longtemps.Nous ne savons pas trop ce qui va arriver.Nous sommes dans l\u2019inconnu, mais je reste patient», a indiqué Lafrenière.Avec le déconfinement en cours à travers le Québec, Lafrenière a tout de même hâte de pouvoir sauter à nouveau sur une patinoire en compagnie notamment de Nathan Légaré et Samuel Pou- lin, deux espoirs des Penguins de Pittsburgh.«Nous nous mettons au défi, nous nous poussons à donner le meilleur de nous- mêmes, a noté Lafrenière.Si le déconfinement nous le permet, nous serons très contents de pouvoir nous entraîner ensemble.» Lafrenière, qui mesure six pieds un pouce, a indiqué qu\u2019il pesait maintenant environ 195 livres.Il n\u2019a pas pour objectif de prendre nécessairement du poids pendant l\u2019été, mais souhaite plutôt travailler sur sa force, particulièrement celle de ses jambes, afin d\u2019être plus explosif.JOUEUR PAR EXCELLENCE DE LA LHJMQ Lafrenière couronné pour une 2e année de suite Alexis Lafrenière a dominé la LHJMQ et il a été logiquement nommé, jeudi, joueur par excellence du circuit Courteau pour la dernière année.\u2014 PHOTO OLIVIER CROTEAU TORONTO (PC) \u2014 L\u2019attaquant des 67\u2019s d\u2019Ottawa, Marco Rossi, a été nommé le joueur par excellence de la Ligue de hockey junior de l\u2019Ontario.Le joueur de centre originaire d\u2019Autriche a dominé la colonne des marqueurs des trois circuits qui sont chapeautés par la Ligue canadienne de hockey, avec 39 buts et 81 mentions d\u2019assistance en seulement 53 parties.La saison des 67\u2019s, qui sont dirigés par l\u2019entraîneur-chef André Touri- gny, a cependant pris fin de manière soudaine à cause de la pandémie du coronavirus.Rossi, l\u2019un des principaux espoirs de la prochaine séance de repêchage de la LNH en compagnie du Québécois Alexis Lafrenière, est devenu le meilleur marqueur européen de l\u2019histoire des 67\u2019s avec 68 buts et 117 mentions d\u2019aide en deux saisons dans la capitale fédérale.Le hockeyeur âgé de 18 ans est devenu le huitième joueur de l\u2019histoire des 67\u2019s à mériter cet honneur - le trophée Red Tilson -, et le premier depuis l\u2019ex-espoir du Canadien de Montréal Corey Locke en 2003-04.Le trophée porte le nom d\u2019Albert «Red» Tilson, un ex-joueur des Generals d\u2019Oshawa qui a été tué pendant la Deuxième guerre mondiale.«J\u2019aimerais honorer la mémoire de M.Albert Tilson, qui est mort au combat en Europe pendant la Deuxième guerre mondiale.Un vrai héros, a déclaré Rossi par voie de communiqué.En ces temps de pandémie, j\u2019aimerais saluer le travail des hommes, des femmes, des médecins et des infirmières qui risquent leur vie pour nous tous sur cette planète.Ce sont de véritables héros, tout comme M.Tilson.» JOUEUR PAR EXCELLENCE DE L\u2019OHL L\u2019année de Marco Rossi Marco Rossi \u2014 PHOTO PC VENDREDI 22 MAI 2020 leNouvelliste 18 SPORTS LOS ANGELES (AFP) \u2014 Surfant sur l\u2019énorme succès de The Last Dance consacré à la dynastie des Bulls de Michael Jordan, la chaîne ESPN a annoncé jeudi qu\u2019elle mettait en chantier une autre série-docu- mentaire sur la star du football américain Tom Brady, sextuple vainqueur du Super Bowl.Man In the Arena - Tom Brady (L\u2019homme dans l\u2019arène - Tom Brady) sera diffusé en 2021, a précisé ESPN dont l\u2019annonce survient quatre jours après le 10e et dernier chapitre de The Last Dance, qui a battu le record d\u2019audience de la chaîne pour un documentaire, avec en moyenne 5,9 millions de téléspectateurs.Décliné en neuf épisodes, le documentaire racontera les 20 saisons passées par Brady au sein des Patriots de la Nou- velle-Angleterre, avec lesquels il a remporté six fois le Super Bowl en neuf finales disputées.Le quart-arrière qui poursuit désormais sa carrière, à 42 ans, avec les Bucccaneers de Tampa Bay, co-produira le documentaire réalisé par Gotham Chopra.«Grâce à la série, nous définirons les moments clés et les défis qui étaient apparemment insurmontables, mais grâce au travail acharné et à la persévérance, ils sont devenus des triomphes définissant une carrière, à la fois dans la victoire et la défaite», a déclaré Brady.Ce dernier sera également à l\u2019honneur d\u2019une autre série-documentaire en sept parties produite par Apple TV Plus qui la diffusera sur sa plateforme à compter du 10 juillet.Greatness Code mettra en lumière des histoires peu connues et des moments charnières qui ont défini la carrière de grands athlètes, afin de mieux expliquer pourquoi ils sont devenus les meilleurs dans leur discipline.Outre Brady, la superstar de la NBA Le- Bron James, l\u2019homme le plus rapide du monde Usain Bolt, la nageuse quintuple championne olympique Katie Ledecky, la légende du surf Kelly Slater, la double championne du monde de foot Alex Morgan, et le roi du snowboard Shaun White feront ainsi chacun l\u2019objet d\u2019un épisode.Après Jordan, ESPN va faire une série-documentaire sur Tom Brady STEPHEN WADE The Associated Press TOKYO \u2014 Le directeur des opérations du comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo, Toshiro Muto, a discuté jeudi de la nécessité d\u2019adopter des «contre-mesures» pour lutter contre le coronavirus lors de la manifestation sportive planétaire de l\u2019an prochain.Mais quelles seront ces mesures?Muto a admis qu\u2019il y a présentement des discussions à propos de la possibilité de présenter les Jeux olympiques de Tokyo de 2021 à huis clos, mais n\u2019a pas précisé si cette suggestion est vraiment envisageable.Le dirigeant japonais a émis ces commentaires dans le cadre d\u2019un entretien à la BBC, au cours duquel le président du CIO, Thomas Bach, a déclaré que les JO sans spectateurs «n\u2019est pas ce que nous voulons».Bach n\u2019a cependant pas écarté cette possibilité et ajouté qu\u2019une telle décision prendra du temps avant d\u2019être prise.«Par rapport aux remarques du président Bach, a dit Muto par l\u2019entremise d\u2019un interprète lors d\u2019une conférence de presse en ligne, plusieurs personnes au Japon croient qu\u2019ils (les JO) doivent se dérouler à huis clos.Cependant, nous sommes conscients qu\u2019il nous reste encore plus d\u2019un an avant leur tenue.Et nous estimons qu\u2019il est encore trop tôt pour commencer à discuter de cette possibilité.» Les JO de Tokyo ont été reportés il y a deux mois, et doivent maintenant commencer le 23 juillet 2021.Avec 14 mois à écouler avant la cérémonie d\u2019ouverture, le CIO et le comité organisateur japonais n\u2019ont toujours pas expliqué comment ils comptaient présenter les JO en dépit de la pandémie mondiale de la COVID-19 et les restrictions relatives aux voyages.Est-ce que les 11 000 athlètes olympiques et 4400 athlètes para- lympiques devront se placer en quarantaine?Que faire avec les milliers d\u2019employés de soutien, les responsables techniques, les télé- diffuseurs et les autres membres des médias?Et avec les spectateurs des quatre coins du monde qui ont acheté des millions de billets pour assister aux compétitions?Il se peut qu\u2019entre-temps un vaccin soit développé, mais sera- t-il prêt à temps?Et est-ce que de jeunes athlètes, en pleine forme, devraient être priorisés?«Évidemment, nous sommes conscients qu\u2019il faudra adopter des contre-mesures pour lutter contre la COVID-19 lors de la présentation des Jeux olympiques et para- lympiques de Tokyo l\u2019an prochain, a noté Muto.C\u2019est tout ce que nous pouvons dire en ce moment.Si vous avez des questions spécifiques par rapport aux mesures sur lesquelles nous travaillons, alors sachez que nous ne pouvons y répondre en ce moment.» JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO Comment s\u2019adapter à la COVID-19?LAVAL, Qc \u2014 Le Rocket de Laval s\u2019e st e nte n d u p o u r u n e sa i - son avec l\u2019attaquant Yannick Veilleux.Veilleux a rejoint les rangs du Rocket le 19 décembre 2019 après avoir paraphé un contrat d \u2019e s s a i p r o f e s s i o n n e l a v e c l\u2019équipe.En 26 rencontres dans l\u2019uniforme lavallois, Veilleux a récolté 20 points, dont 12 buts, en plus de maintenir un différentiel de plus-6 et de ser vir 21 minutes de pénalité.L\u2019ailier âgé de 27 ans en était à son deuxième séjour avec le Rocket, après avoir évolué avec l\u2019équipe lors de sa saison inaugurale en 2017-18.En 329 matchs de saison régulière dans l\u2019AHL avec les River- m e n d e P e o r i a , l e s Wo l v e s d e C h i c a g o, l e s I c e C a p s d e Saint-Jean, à Terre-Neuve-et- Labrador, et le Rocket, Veilleux a récolté 45 buts et 46 passes.Le robuste ailier originaire de Saint- Hippolyte a également purgé un total de 389 minutes de pénalité durant ses années dans l\u2019AHL.Avant de faire le saut chez les professionnels, Veilleux a complété un stage junior de quatre saisons avec les Cataractes de Shawinigan et les Wildcats de Moncton dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, totalisant 83 buts et 105 passes en 247 rencontres.Il a remporté la coupe Memorial avec les Cataractes lors de la saison 2011-12.Veilleux a été un choix de quatrième tour, 102e au total, des Blues de St.Louis au repêchage de 2011.Le Rocket s\u2019entend avec l\u2019ex-Cataractes Yannick Veilleux Les Jeux de Tokyo seront-ils présentés à huis-clos?Cette possibilité n\u2019a pas été écartée.\u2014 PHOTO AP MONTRÉAL (PC) \u2014 Ce n\u2019est pas coulé dans le béton, mais c\u2019est tout de même encourageant.C\u2019est un peu de cette façon qu\u2019on peut résumer la réaction des Alouettes de Montréal aux propos de Randy Ambrosie.Le commissaire de la Ligue canadienne de football a déclaré mercredi que si les activités pouvaient reprendre, la saison ne s\u2019amorcerait pas avant le 1er septembre.«C\u2019est ce qui est le plus réaliste au moment où l\u2019on se parle, a déclaré le président des Alouettes, Mario Cecchini, au cours d\u2019un entretien avec La Presse canadienne.C\u2019est une date qui a fait l\u2019objet de bonnes discussions au sein des gouverneurs de la ligue.«Qu\u2019on le veuille ou non, pour certaines villes, dont Montréal, c\u2019était impossible de reprendre nos activités cet été.Les autorités de santé publique ne voulaient rien entendre.» Ce scénario verrait alors une saison écourtée disputée en septembre, octobre et novembre et le match de la Coupe Grey serait disputé en décembre.Mais attention: il ne s\u2019agit pas d\u2019une promesse et la saison 2020 pourrait toujours être rayée de la carte.«Le commissaire a été bien clair là-dessus et ça dépendra des autorités, a ajouté Cecchini.Il faudra voir comment ça ira au cours des prochaines semaines.» «C\u2019est clair que notre situation est liée à ce qui s\u2019en vient.Quand le premier ministre (François) Legault, le Dr (Horacio) Arruda (directeur national de la santé publique) et Mme (Danielle) McCann (ministre de la Santé) nous demandent de suivre certaines règles, il faut écouter pour tous les commerces et les entreprises de Montréal, mais aussi pour les Alouettes.» Le commissaire Ambrosie a également annoncé mercredi que la grande finale du football canadien pourrait ne pas avoir lieu comme prévu à Regina, en Saskatchewan, et que toutes les festivités entourant la Coupe Grey, si elle devait avoir lieu, sont annulées.La finale se déroulera plutôt au domicile du finaliste ayant obtenu la meilleure fiche en saison régulière.Au sujet d\u2019une possible présentation d\u2019un match de la Coupe Grey à Montréal en décembre, Cecchini promet que les Alouettes seront prêts.«Selon les conditions sanitaires, il y a deux stades sur lesquels on peut compter: Percival-Molson et le Stade olympique, a-t-il rappelé.Comptez sur moi, on va être prêt.» Les Alouettes sont encouragés par les propos du commissaire Ambrosie "]
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