Le nouvelliste, 30 avril 2020, jeudi 30 avril 2020
[" MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.CLICHE Désinfectant PAGE 8 ALARIE Lézards en liberté PAGE 8 TROIS-RIVIÈRES | JEUDI 30 AVRIL 2020 | 100e ANNÉE, N° 150 lenouvelliste.ca P H O T O F R A N Ç O I S G E R V A I S Les écoles à la conquête de l\u2019espace PAGE 4 FRANCOEUR Un départ sur fond de petite politique PAGE 10 TURCOTTE LHJMQ: saisir l\u2019opportunité PAGE 22 LA TUQUE FIN DU BARRAGE POLICIER LE 11 MAI Les préfets de la région demandent aux gens d\u2019être responsables face au retrait des barrages PAGES 2 ET 7 BASEBALL À LOUISIANA TECH Raphaël Gladu sur l\u2019équipe d\u2019étoile de la dernière décennie PAGE 20 ÉCOLES SECONDAIRES UNE PÉTITION POUR UNE DERNIÈRE JOURNÉE PAGE 5 JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 14 à 16 arts et spectacles 18-19 le monde 17 opinions 10-11 sports 20 à 21 SOMMAIRE INSOLITE RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca opinions@lenouvelliste.qc.ca ABONNEMENTS: 819 376-2000 abonnement@lenouvelliste.qc.ca PUBLICITÉ: 819 693-5478 pub@lenouvelliste.qc.ca PETITES ANNONCES: 819 378-8363 vendu@lenouvelliste.qc.ca NÉCROLOGIE: 819 378-8363 necrologie@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE MANILLE (AFP) \u2014 Au départ, il y a eu Corona Kumar, puis Covid Marie: au fil des jours, de plus en plus de parents ont donné à leur nouveau-né un prénom faisant allusion au coronavirus, visiblement indifférents aux conséquences à long terme de leur choix.Quand Colline Tabesa a donné naissance le 13 avril à une petite fille à Bacolod, aux Philippines, elle a décidé en accord avec le père, John Tupas, d\u2019exprimer toute sa gratitude après cet accouchement sans histoire.«Cette COVID-19 a causé des souffrances considérables à travers la planète», souligne M.Tupas, 23 ans, qui a souhaité que sa fille porte «un prénom qui nous rappelle que la COVID nous a épargnés».C\u2019est pour cette raison que le nouveau- né est devenu Covid Marie.Quelques semaines plus tôt, deux mamans du sud-est de l\u2019Inde ont eu la même idée.Elle leur aurait été soufflée par un médecin de l\u2019hôpital où leurs bébés ont vu le jour.L\u2019une s\u2019appelle désormais Corona Kumar et l\u2019autre Corona Kumari.«Je leur ai dit que cela aiderait à sensibiliser (les gens) à la maladie et à faire disparaître les préjugés qui l\u2019entourent», explique le médecin, S.F.Basha.«À ma grande surprise, elles ont accepté».Covid, Corona et Lockdown, des prénoms désormais en vogue en Asie AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca LA TUQUE \u2014 Le barrage policier, érigé au kilomètre 84 de la route 155 à La Tuque, devrait être levé le 11 mai.C\u2019est la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui en a fait l\u2019annonce lors du point de presse quotidien du gouvernement du Québec.Le plan de déconfinement des régions a été dévoilé, mercredi.Certains barrages seront levés dès la semaine prochaine, mais du côté de La Tuque ce sera le 11 mai.Les autorités demandent toutefois aux citoyens de ne pas se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre malgré la levée des barrages.Le gouvernement a également fait savoir que la situation pourrait toutefois être modifiée selon l\u2019évolution épidémiologique et les recommandations de la Santé publique.«Il faut toujours garder en tête que même si on déconfine le territoire de La Tuque, il va falloir que les gens soient respectueux quand même des consignes qui ont été émises et qui demeurent.La distanciation sociale est importante et le lavage de mains», a lancé la députée de Laviolette\u2013Saint-Mau- rice, Marie-Louise Tardif.Quant aux villégiateurs qui ont manifesté en grand nombre le souhait de vouloir se rendre dans leurs chalets du côté de La Tuque, ils pourront le faire selon la députée.«Alors là, on leur donne l\u2019autorisation d\u2019aller à leur chalet, mais pas d\u2019en louer un à Pierre Jean Jacques.Ils peuvent aller chez eux.On demande aux gens qui changent de région et qui s\u2019en vont dans une région qui était confinée de faire leur épicerie avant.On leur demande de s\u2019assurer qu\u2019ils ont tout et de planifier leur séjour.Idéalement, il ne faudrait pas aller à l\u2019épicerie pour les premiers temps à La Tuque.Puis rendu au chalet, ce n\u2019est pas le temps d\u2019inviter les amis», a indiqué Marie- Louise Tardif.«L\u2019important, c\u2019est toujours le respect des consignes», insiste-t-elle.La députée ajoute toutefois que la situation est évaluée au jour le jour et presque d\u2019heure en heure.«Entre maintenant et le 11 mai, la situation peut changer.[\u2026] S\u2019il y a des abus également, on pourrait refermer la région», lance-t-elle.La pêche et la chasse sont également permises, les amateurs pourront se déplacer à La Tuque pour pratiquer leur sport après la levée du point de contrôle.«On s\u2019attend à ce que ce soit fait de façon intelligente», note la députée.Par contre, aucune consigne n\u2019a encore été prise quant aux pourvoiries, qui sont très nombreuses sur le territoire de la Haute-Mauricie.Quant aux communautés autochtones, la députée de Laviolette\u2013 Saint-Maurice souligne qu\u2019elles ne lèveront pas nécessairement leur point de contrôle en même temps qu\u2019à La Tuque.La Ville de La Tuque a décidé de ne pas commenter la situation, mercredi.Le maire Pierre-David Tremblay voulait d\u2019abord réunir le comité des mesures d\u2019urgence Covid-19 et le conseil municipal pour faire le point sur cette annonce.Le maire devrait réagir jeudi.À la Chambre de commerce et d\u2019industrie du Haut Saint-Mau- rice (CCIHSM), on s\u2019est davantage réjoui de l\u2019annonce de la réouverture des commerces, mais on pense que de lever le barrage était un passage obligé pour l\u2019économie locale.«Les passants seront les bienvenus dans nos commerces, ils font partie de l\u2019économie locale.Ils seront bienvenus tant qu\u2019ils vont respecter les consignes établies par le gouvernement», insiste la directrice générale de la CCIHSM, Karine Rochette.Cette dernière assure qu\u2019avec le système de livraison mis en place par la CCIHSM, les citoyens ont dépensé localement plus que jamais.Elle souhaite d\u2019ailleurs que les citoyens de la Haute-Mauricie gardent ces habitudes malgré la levée du barrage.«On espère que nos gens vont continuer à dépenser chez nous», a-t-elle conclu.Le barrage policier devrait être levé le 11 mai à La Tuque GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Des détenus du Centre de détention de Trois- Rivières ont reçu des chèques de la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU).Les agents carcéraux ont d\u2019ailleurs intercepté au moins deux de ces chèques, selon ce que rapporte Radio-Canada Mauricie.Mise en place par le gouvernement fédéral, la PCU est destinée aux travailleurs qui se retrouvent sans revenus en raison de la pandémie.En raison des circonstances exceptionnelles que nous vivons actuellement, les demandes de prestation de la PCU sont simplifiées, en comparaison d\u2019une demande à l\u2019assurance emploi.Il est aussi possible de recevoir les 500 $ par semaine par dépôt bancaire.Or, des détenus semblent avoir été tentés de profiter de la situation.« Ça arrive fréquemment que des gens incarcérés tentent de profiter du système.On le voit parfois avec l\u2019aide sociale ou le chômage qui ne peuvent pas être perçus durant la détention.Les gens tentent de passer outre les règles», a expliqué à Radio-Canada Mathieu Lavoie, le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec.«Dans ce cas-ci, les agents ont effectivement découvert et saisi les chèques de la prestation d\u2019urgence pour éviter que les détenus ne puissent les percevoir, car c\u2019est un acte frauduleux.» Confirmant que des chèques de PCU ont été reçus au centre de détention de Trois-Rivières, le ministère de la Sécurité publique affirme qu\u2019il ne s\u2019agit pas des seuls cas du genre.«Des cas similaires ont également été signalés dans d\u2019autres établissements de détention.Les chèques ont été saisis et des vérifications seront effectuées avec le fédéral pour éviter des cas de fraude», a déclaré le ministère à Radio-Canada.Dès l\u2019annonce de la création de la PCU, le gouvernement fédéral avait avisé la population de ne pas tenter une fraude, car des vérifications seront effectuées par l\u2019Agence de revenu du Canada.Les personnes fautives devront rembourser les sommes versées en trop.Les agents carcéraux ont découvert que des chèques de la PCU ont été envoyés à des détenus, car le courrier est inspecté de façon systématique.Cette mesure vise, entre autres, à contrer le trafic de drogues et autres produits interdits en centre de détention.La Prestation canadienne d\u2019urgence en prison Le barrage policier sera levé le 11 mai à La Tuque.\u2014PHOTO: AUDREY TREMBLAY leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 3 OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Les régions du Québec rouvriront par étape, à compter de lundi.Mais les déplacements non essentiels restent à éviter et les rassemblements toujours interdits.«Si on devait constater que la courbe de contagion reprend de plus belle, si les prévisions devaient s\u2019assombrir, si la situation devait se détériorer, on n\u2019hésitera pas à repousser des réouvertures», a prévenu la vice-première ministre du Québec et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guil- bault, lors du point de presse gouvernemental de mercredi.Comme les barrages routiers érigés depuis un mois aux portes des régions du Québec relèvent de son ministère, Mme Guilbault remplaçait le premier ministre entre la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et le directeur national de santé publique, Horacio Arruda.François Legault sera de retour au rendez-vous jeudi, tandis que le point de presse fera relâche autant vendredi que la fin de semaine.«C\u2019est important de comprendre que tous ces plans-là, toute cette planification est tributaire de la discipline à laquelle on va continuer de se soumettre.Mais les Québécois sont exemplaires depuis le début.Donc, je leur demande de continuer à être obéissants et de se conformer aux directives de santé publique, malgré les annonces de réouverture graduelle qui sont faites depuis trois jours.[.] Il ne faut surtout pas voir, dans cette étape de déconfine- ment très graduel, un synonyme de relâchement», a insisté Mme Guil- bault, d\u2019un autoritaire.Voici donc quand les contrôles policiers sur les routes reliant certaines régions seront retirés : 4 mai Chaudière-Appalaches, Laurentides, Lanaudière, Rouyn 11 mai S a g u e n a y \u2014 L a c - S a i n t -J e a n , Outaouais (sauf Gatineau), Abitibi, La Tuque 18 mai B a s -S a i n t- L a u r e n t , C h a r l e - v o i x , G a s p é s i e , C ô t e - No r d , Îles-de-la-Madeleine Aucune date n\u2019a été arrêtée pour Gatineau, le Nord-du-Québec, la Basse-Côte-Nord, la Minganie, le Nunavik et les Terres-Cries-de-la- Baie-James, régions encore considérées comme vulnérables aux assauts du virus.79 NOUVEAUX DÉCÈS Pendant que le gouvernement dévoile un peu plus chaque jour son plan de déconfinement qui s\u2019amorce lundi prochain, le nombre de cas et de décès dus à la COVID-19 continue d\u2019augmenter.Surtout à Montréal et particulièrement dans ses centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).Des 26 594 cas maintenant recensés jusqu\u2019ici au Québec, 837 de plus que la veille, 1761 personnes ont succombé au nouveau coronavi- rus.Donc 79 nouveaux morts en 24 heures.Le Dr Arruda prédit par contre que le nombre quotidien de nouveaux décès s\u2019apprête à diminuer «de façon significative» dès la fin de la semaine, à cause du retard actuel dans le système de calcul.Dans l\u2019ensemble des hôpitaux, la situation s\u2019avère assez stable avec 1648 patients atteints de la COVID-19 alités, dont 222 aux soins intensifs.Mais la situation se complique avec des éclosions dans quelques zones chaudes, comme dans le quartier Montréal-Nord et à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont, tout près, qui accueille 165 malades de la COVID-19.«PRUDENTS, DOCILES ET DISCIPLINÉS» Ce qui a poussé encore plus la vice- première ministre à appuyer son discours sur l\u2019effort toujours aussi nécessaire de la part des Québécois.Le mot discipline est revenu sept fois dans son allocution d\u2019ouverture.«Si on est prudents, si on est dociles et si on est disciplinés, on va réussir ce plan de réouverture des régions comme on va réussir les autres plans de réouverture d\u2019autres secteurs du Québec sans relancer la pandémie.Donc, c\u2019est l\u2019objectif : relancer le Québec sans relancer la pandémie», a martelé Mme Guilbault.Les déplacements superflus entre régions s\u2019avèrent donc toujours proscrits.Et les rassemblements en tous genres aussi.«Marcher à distance de deux mètres ou être devant le garage, un ou l\u2019autre, c\u2019est une autre chose différente que de se retrouver ensemble autour d\u2019une table, dans un repas, où il y a de la manipulation d\u2019objets, etc.Et où souvent, on va avoir tendance à oublier qu\u2019on est à deux mètres», explique le Dr Arruda.«Si on est capables de passer à travers certaines étapes puis [d\u2019obtenir] une documentation épidémiolo- gique où il n\u2019y a pas tant de circulation que ça, ce sera des activités qu\u2019on va vouloir qu\u2019elles reprennent, mais toujours avec une prudence.Un repas, ce n\u2019est pas marcher à côté [de l\u2019autre] ou ce n\u2019est pas se parler entre voisins dans la rue.» «IDÉALEMENT PAS TROP DE DÉCÈS» Des questions perdurent sur la capacité du système de santé dans certaines régions.Qui ont l\u2019avantage d\u2019avoir pu se préparer et d\u2019«avoir appris de Montréal», affirme la ministre de la Santé, Mme McCann, assurant que personnel et équipement de protection sont en place partout.«Il faut que la capacité de traitement soit au rendezvous dans les centres hospitaliers, confirme le Dr Arruda.Parce que c\u2019est clair qu\u2019en faisant des déconfi- nements, on va avoir probablement, on le sait, des cas, idéalement pas trop de décès.C\u2019est ce qu\u2019on souhaite, surtout si les gens qui sont à risque restent là.Donc, il faut qu\u2019il y ait un contrôle en milieu de soins, mais aussi un contrôle en milieu communautaire.» Le directeur national de santé publique du Québec a aussi révélé que le taux de contagion moyen des personnes touchées par la COVID-19 dans les régions bientôt déconfinées est inférieur à une par malade.«Les régions qui ont été moins touchées ont appris, ont mis en place ces protocoles, ces nouvelles mesures qui protègent, et on a prévu une capacité.Mais on compte sur la population pour appliquer les mêmes consignes, parce que si on voyait qu\u2019il y avait une augmentation significative, on serait obligés de refermer le robinet», a illustré la ministre McCann.RÉOUVERTURE DES RÉGIONS Les Québécois doivent «continuer à être obéissants» La ministre de la Sécurité publique et vice-première ministre, Geneviève Guil- bault, a exhorté les Québécois à continuer de respecter les règles de distanciation sociale même si le déconfinement va commencer la semaine prochaine.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC (PC) \u2014 Les grands- parents du Québec pourront peut-être, finalement, serrer leurs petits-enfants dans leurs bras bientôt.La semaine dernière, le premier ministre François Legault avait clairement indiqué que les aînés allaient devoir renoncer aux étreintes de leurs petits-enfants, par crainte d\u2019une transmission éventuelle du coronavirus.Toutefois, le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda, a envoyé un autre signal mercredi.En conférence de presse pour faire le point sur la pandémie, il a commenté la décision toute récente de la Suisse, qui estime qu\u2019il est maintenant sécuritaire pour les enfants en bas âge de faire une accolade à leurs grands- parents.Selon le chef de la direction des maladies infectieuses de la Confédération helvétique, le docteur Daniel Koch, les scientifiques ont démontré que les jeunes enfants ne transmettent pas le coronavirus.Contrairement au constat pour d\u2019autres maladies comme l\u2019influenza, dans le cas de la COVID-19, les enfants ne seraient donc pas «des générateurs, des incubateurs à microbes, qui transmettent beaucoup», a commenté M.Arruda.«On surveille ça de très près avec nos scientifiques.On veut avoir quand même une certaine assurance (sur cet enjeu) avant (d\u2019autoriser des retrouvailles).Mais c\u2019est sûr que, dès qu\u2019on a une évidence qu\u2019il y a peu de risque, puis qu\u2019on peut le faire adéquatement, on va le faire.» Les autorités de la santé publique entendent donc surveiller les effets du déconfinement de l\u2019économie, ainsi que la reprise des classes et des services de garde.Si la propagation ne reprend pas de plus belle en affectant les personnes vulnérables comme les aînés, les consignes pourraient donc être assouplies.«On va voir ce qui va se passer en matière de transmission parce qu\u2019on va faire des tests aussi sur ces populations-là, puis on pourra voir quelle est la transmission dans la famille ou ailleurs, a conclu M.Arruda.Ça va nous permettre de documenter, en terrain québécois, ladite chose.» Les déclarations du Dr Koch ont suscité une certaine confusion en Suisse.Il a autorisé les aînés à prendre leurs petits-enfants dans leurs bras, mais il leur a recommandé de ne pas les garder et d\u2019éviter les contacts avec les parents, pour éviter le mélange des générations.La semaine dernière, M.Legault avait déconseillé «pour un certain temps» aux personnes de plus de 60 ans de serrer leurs petits-enfants.Les enfants pourront-ils étreindre mamie et papi?Peut-être, dit finalement le docteur Horacio Arruda JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS «C\u2019est tout un défi pour une situation qui est sans précédent» BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Ces jours-ci, tant dans les écoles privées que dans les commissions scolaires de la région, on est à la conquête de l\u2019espace.Pas celui de l\u2019astronaute David St-Jacques, bien entendu, mais plutôt l\u2019espace qui permettra de n\u2019avoir que 15 élèves par classe, de n\u2019avoir qu\u2019un élève par banc aux deux bancs dans les autobus scolaires et assez de superficie pour éviter les contacts entre enfants dans les cours de récréation.À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, en ce moment, «toutes les options sont sur la table et ça travaille fort», raconte la porte-parole, Anne-Marie Bel- lerose.Des communications sont envoyées aux parents par les trois commissions scolaires de la région afin que très rapidement, on sache exactement le nombre d\u2019élèves du primaire qui seront de retour à l\u2019école, le 11 mai.Ce nombre fera foi de tout.Aura-t-on besoin de plus d\u2019autobus scolaires pour les transporter?Combien de locaux seront nécessaires pour n\u2019avoir que 15 élèves par classe?Faudra-t-il envoyer les élèves de 5e et 6e années dans l\u2019école secondaire de leur secteur pour avoir assez de classes?Et pour les cours d\u2019éducation physique, que fait-on?Pas question de faire bouger 15 élèves en même temps dans un gymnase.Les cours de récréation seront-elles assez grandes pour assurer la distanciation des élèves?Faudra-t-il répartir les heures de récréation pour éviter les contacts trop rapprochés?En ces années où les commissions scolaires se plaignent d\u2019être en manque d\u2019effectifs, comment va-t- on s\u2019assurer d\u2019avoir tout le personnel nécessaire pour s\u2019occuper de chacun des groupes de 15 élèves?Aura-t-on recours aux stagiaires universitaires?Voilà autant de questions avec lesquelles jonglent présentement les commissions scolaires et les écoles privées.«C\u2019est tout un défi pour une situation qui est sans précédent.C\u2019est un véritable jeu de Tetris», résume Mme Bellerose.Le directeur de la Commission scolaire de l\u2019Énergie, Denis Lemaire, envisage non seulement d\u2019avoir recours à des locaux dans des écoles secondaires, selon le nombre d\u2019élèves qui reviendront, mais aussi à du personnel provenant des écoles secondaires.«Une trentaine ont déjà levé la main», dit-il.À la Commission scolaire de la Riveraine, «en fonction du nombre d\u2019élèves qui seront de retour, diverses avenues sont évaluées, notamment l\u2019utilisation de locaux libres dans les écoles primaires, la réorganisation des groupes- classes, ce qui pourrait permettre aux élèves de demeurer dans leur école, ou encore l\u2019utilisation des classes des écoles secondaires si cela devient nécessaire», indique la secrétaire générale, Émilie Guay.L\u2019école privée Vision de Trois- Rivières mise sur son vaste campus et sa forêt pour réussir le processus de déconfinement graduel et le retour à l\u2019école des enfants du primaire.La nature servira d\u2019espace supplémentaire pour étaler les groupes.Cette école privée avait déjà un projet pilote pour faire la classe à l\u2019extérieur.Ce retour à l\u2019école avec distanciation sociale est le meilleur moment de le mettre à exécution, fait valoir, la directrice, Caroline Melançon.Du côté du Collège Marie-de- l\u2019Incarnation, le fait que les élèves du secondaire n\u2019entreront qu\u2019en septembre confère un net avantage pour les locaux afin d\u2019assurer la distanciation sociale, indique la directrice, Élisabeth Jourdain.Certains élèves du primaire investiront probablement le secteur du secondaire jusqu\u2019en juin.Pour les écoles qui n\u2019ont pas cette chance, l\u2019entraide sera au rendezvous.La directrice de l\u2019école secondaire Keranna, Julie L\u2019Heureux, entend offrir ses locaux, déserts jusqu\u2019en septembre, aux classes du primaire qui en auront besoin.Pour le transport scolaire, «on est en discussions là-dessus.C\u2019est sûr que les transporteurs vont demander certains systèmes de protection», prévoit Mme L\u2019Heureux qui est porte-parole des écoles privées de la Mauricie et du Centre-du-Québec.D\u2019ailleurs, la Fédération des transporteurs scolaires soulignait, mercredi, que 54 % des conducteurs sont âgés de 60 ans et plus.Il faudra donc des directives claires de la Santé publique, demande la Fédération.Pour les é coles pr ivé es, la situation ne devrait pas donner lieu à une multiplication du nombre d\u2019autobus, car dans la plupart d\u2019entre eux, il y avait déjà un mélange d\u2019enfants du primaire et du secondaire, indique Mme L\u2019Heureux.Ceux du secondaire étant absents, ça laisse de la place pour les plus jeunes qui retourneront à l\u2019école à partir du 11 mai, explique-t-elle.À la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, toutefois, de nombreux élèves du secondaire empruntaient les autobus de la STTR pour se rendre à l\u2019école.Ça ne donne donc pas plus de places libres dans les autobus jaunes pour les plus jeunes.Pour Élisabeth Jourdain, la situation représente également «un très grand enjeu de ressources humaines».Je ne peux laisser 15 élèves tout seuls et déplacer un enseignant entre deux locaux.Ça devient un peu compliqué.On a une réorganisation à faire», prévoit-elle.Julie L\u2019Heureux croit d\u2019ailleurs qu\u2019il faudra mettre l\u2019organisation habituelle «à la poubelle», bref, faire autrement.Les groupes pourront être supervisés à la fois par les titulaires et, à d\u2019autres moments, par les spécialistes.Quant à la période de récréation, là où les jeunes risquent le plus d\u2019échapper à la consigne de distanciation, «il faudra que les écoles soient créatives», dit-elle.Pour Mme Jourdain, le retour en classe «n\u2019est pas tant un enjeu organisationnel ou de ressources humaines, quoi que ce soit très important.Je vois plutôt un gros enjeu de communication», fait- elle valoir.«Il va falloir être très clair dans ce qu\u2019on va dire aux parents et à notre personnel.Il ne faut pas manquer notre coup.On a reçu des communications lundi du ministère de l\u2019Éducation et il faut fouiller», déplore-t-elle, pour avoir de l\u2019information.Par exemple, les cafétérias devront être fermées de même que les bibliothèques et gymnases.Il faut que les jeunes apportent leur repas.«Les familles doivent comprendre que c\u2019est un travail d\u2019équipe», dit-elle.Les écoles à la conquête de l\u2019espace! Les défis sont nombreux en vue du retour en classe des élèves du primaire à compter du 11 mai.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Caroline Melançon, de l\u2019école privée Vision, profitera de l\u2019occasion pour faire un projet de classe extérieure.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS «Il va falloir être très clair dans ce qu\u2019on va dire aux parents et à notre personnel.Il ne faut pas manquer notre coup.» leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 5 Les finissants du secondaire signent une pétition pour pouvoir se rassembler une dernière fois MARTIN LAFRENIÈRE martin.lafreniere@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Quatre élèves de cinquième secondaire de l\u2019Institut secondaire Keranna demandent au gouvernement Legault de rouvrir, l\u2019instant d\u2019une journée, les écoles secondaires du Québec uniquement pour les finissants afin que ces derniers puissent fermer sur une meilleure note un chapitre de leur vie.Et pour parvenir à convaincre le premier ministre d\u2019acquiescer à leur demande, ces élèves ont lancé mardi une pétition qui a récolté plus de 2800 signatures en moins de 24 heures sur le site change.org.Confinés à la maison depuis le 12 mars, les élèves Florence Farrier, Malory Lacroix, Jonathan Boivin et Benjamin Allard sont les instigateurs de la pétition intitulée «Une seule journée, est-ce trop demandé?» Les quatre finissants de cette école privée de Trois-Rivières veulent avoir une dernière occasion de côtoyer leurs amis et leurs enseignants, un rendez-vous qui sera un au revoir pour la plupart d\u2019entre eux, car le gouvernement Legault a annoncé que les élèves du secondaire reprendront le chemin des classes en septembre.«J\u2019ai écouté le point de presse de M. Legault, lundi, et je trouvais ça plate qu\u2019en mars, ça a été notre dernière journée de classe.Si le gouvernement peut ouvrir les écoles primaires et les garderies, on pourrait certainement avoir une journée pour les finissants du secondaire.On a la maturité et la capacité de comprendre la distanciation sociale et de respecter les consignes de la santé publique», raconte Jonathan Boivin.Benjamin Allard comprend bien que le gouvernement doit gérer un paquet de dossiers en cette crise du coronavirus.Il croit toutefois que la demande est raisonnable.«Pour une journée, il y a moyen de s\u2019arranger.Pour moi, c\u2019est symbolique.Je ne peux pas passer à côté de ça.Il y a notre album (de finissants) qui est en train d\u2019être finalisé, on voulait signer les albums en apportant tous notre crayon.C\u2019est important de revoir les gens.Si on n\u2019a pas ça, il va manquer quelque chose.» Jonathan Boivin est du même avis.«C\u2019est pour revoir les professeurs et l\u2019équipe de l\u2019école qui nous ont suivis durant cinq ans, en plus de revoir nos amis d\u2019une autre façon que par Facebook.Le secondaire, c\u2019est une étape dans une vie avant de passer au collégial.C\u2019est le passage à l\u2019âge adulte.C\u2019est la dernière année, les derniers moments avec nos amis.On a été abruptement coupé de toutes relations sociales et de contacts avec nos amis et nos profs.» Les instigateurs ignorent la date à laquelle ils vont remettre la pétition au premier ministre, car leur initiative a été lancée il y a quelques heures à peine.Aucune date n\u2019a été fixée quant à la tenue de cette journée.Ils aimeraient que cela se passe en juin si la situation de la COVID-19 s\u2019y prête, évidemment.Lors du point de presse quotidien présenté mercredi par le gouvernement du Québec, la vice-première ministre Geneviève Guilbaut a déclaré avoir perçu la déception des finissants de ne pas avoir l\u2019occasion de revoir leurs amis et leurs professeurs ni d\u2019avoir droit à un bal.«Je veux remercier les finissants pour leur compréhension et leur discipline pendant cette crise.Je veux aussi leur dire qu\u2019avec le ministère de l\u2019Éducation, on travaille présentement à trouver une façon de souligner votre graduation et votre diplomation malgré le contexte actuel.» Juste une journée Jonathan Boivin, Florence Farrier et Benjamin Allard sont trois des quatre instigateurs de la pétition demandant au gouvernement du Québec d\u2019ouvrir les écoles secondaires une journée d\u2019ici la fin de l\u2019année scolaire pour permettre aux élèves et au personnel de se rencontrer une dernière fois.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS GABRIEL DELISLE gabriel.delisle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019éclosion de COVID-19 à l\u2019Unité de courte durée gériatrique (UCDG) Clou- tier-du Rivage continue d\u2019affecter le personnel.Selon le plus récent bilan du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ), cette UCDG de Trois- Rivières compte douze employés infectés par le coronavirus, soit une augmentation de sept en 24 heures.L\u2019augmentation des cas chez les résidents de l\u2019UCDG Cloutier-du Rivage est toutefois bien moins marquée.On dénombre douze cas, alors qu\u2019il en avait onze mardi.En tout, ce sont donc 24 personnes de cette UCDG qui ont contracté la maladie.Un cas aurait aussi été détecté au CHSLD Cloutier-du Rivage.Il a toutefois été impossible mercredi d\u2019avoir des informations du CIUSSS à ce sujet.Le CIUSSS MCQ indique également dans son rapport quotidien que la région doit ajouter trois personnes, dont un résident du CHSLD Laflèche, à la liste des victimes de la pandémie.Cela porte donc le nombre de décès à 96.Véritable épicentre de la pandémie dans la région durant plusieurs semaines, le CHSLD Laflèche a vu pas moins de 43 de ses résidents être emportés par la COVID-19.Heureusement, la situation s\u2019améliore grandement et le nombre de résidents guéris augmente sans cesse.«C\u2019est avec enthousiasme que nous vous annonçons que 32 nouveaux des résidents sont rétablis de la COVID-19 au CHSLD Laflèche pour un total de 45.La bonne nouvelle a été communiquée aux proches des résidents.Nos employés souligneront le tout avec nos résidents cette semaine», mentionne Kellie Forand, agente d\u2019information au CIUSSS MCQ.Globalement, la Mauricie et le Centre-du-Québec comptent 1232 cas de COVID-19, soit une augmentation de 20 par rapport à la veille.Les nouveaux cas proviennent toutefois exclusivement du réseau de la santé, car seuls les professionnels de la santé et les patients sont testés.De plus, 68 personnes, dont une aux soins intensifs, étaient hospitalisées mercredi en raison de la COVID-19, ce qui correspond à une diminution de trois par rapport à mardi.Le CIUSSS MCQ a également publié mercredi le bilan hebdomadaire de la pandémie dans la région.On y apprend que sur 54 % des 1232 personnes infectées sont considérés comme rétablies de la maladie.Les 96 décès enregistrés dans la région correspondent donc à un taux de mortalité de 8 %.CLOUTIER-DU RIVAGE Sept nouveaux employés infectés «C\u2019est pour revoir les professeurs et l\u2019équipe de l\u2019école qui nous ont suivis durant cinq ans, en plus de revoir nos amis d\u2019une autre façon que par Facebook.Le secondaire, c\u2019est une étape dans une vie avant de passer au collégial.C\u2019est le passage à l\u2019âge adulte.C\u2019est la dernière année, les derniers moments avec nos amis.On a été abruptement coupé de toutes relations sociales et de contacts avec nos amis et nos profs.» JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 La Corporation de développement communautaire du Centre-de-la-Mauricie observe une hausse de la demande d\u2019aide alimentaire depuis le début de la crise de la COVID-19, mais la directrice, Marie-Pier Drouin, craint qu\u2019il ne s\u2019agisse que de la pointe de l\u2019iceberg.L\u2019été risque de réserver de bien mauvaises surprises.«Pour le moment, il existe un filet social avec des aides d\u2019urgence qui sont assez accessibles», rap- pelle-t-elle.«Le déconfinement commence et on risque d\u2019échapper des gens.Moisson Mauricie nous a avertis que ce n\u2019est pas nécessairement maintenant que la demande explosera.En juin ou en juillet, ce n\u2019est pas impossible qu\u2019on voie apparaître une nouvelle hausse.La crise qui va suivre la COVID va sans doute durer plus longtemps que la période de confinement, ce qui aura un impact à long terme sur les populations plus vulnérables.» Normalement, Partage Centre- Mauricie, le Centre d\u2019action bénévole de Grand-Mère et l\u2019Armée du salut distribuent 300 paniers par semaine aux ménages les plus démunis dans quatre comptoirs alimentaires.Depuis le début de la crise, cette moyenne a augmenté à 340.«En temps normal, au début du mois, ça peut baisser à 275, mais à la dernière semaine du mois, on peut monter à 400», précise Mme Drouin.La directrice a observé que l\u2019augmentation de la demande ne s\u2019était pas manifestée dès le début de la crise.«À partir de la troisième semaine de confinement, nous avons vu une hausse», analyse-t-elle.«Depuis environ deux semaines, c\u2019est stable.» Cette hausse d\u2019un peu plus de 10 % par rapport au début mars se gère assez bien pour le moment.Le défi, fait remarquer Mme Drouin, consiste plutôt à s\u2019attarder encore davantage aux familles qui vivaient déjà en situation de vulnérabilité.En effet, les mesures de confinement ont bouleversé bien des habitudes.Par exemple, les enfants ne peuvent avoir accès au soutien alimentaire de leur école, ce qui entraîne la préparation d\u2019un repas supplémentaire à la maison.La fermeture des cuisines collectives et l\u2019impossibilité d\u2019organiser des repas en groupe avec la famille élargie représentent d\u2019autres difficultés à surmonter pour les budgets serrés.«Il faut bonifier les paniers déjà existants», indique Mme Drouin.«La nouvelle réalité a beaucoup d\u2019impact pour les gens qui vivaient déjà une situation de vulnérabilité.On n\u2019aide pas beaucoup plus de personnes, mais ceux qu\u2019on aidait déjà, il faut les aider encore plus.» Vo i là p ourqu o i la C D C du Centre-de-la-Mauricie sollicite l\u2019appui de la communauté dans ces moments difficiles.Après Delastek lundi, les Caisses Desjardins du Centre-de-la-Mauricie viennent d\u2019annoncer une contribution de 22 500 $ pour bonifier les paniers préparés par les organismes d\u2019aide alimentaire.À noter que la distribution de ces denrées est assumée par des employés de la Ville de Shawinigan.«Ce montant servira à l\u2019achat de fruits et de légumes frais, d\u2019œufs et de viande», précise Mme Drouin.«Nous pourrons ainsi bonifier les paniers fournis par Moisson Mauricie.» AIDE ALIMENTAIRE En forte demande.et ce n\u2019est pas fini Marie-Pier Drouin, directrice de la Corporation de développement communautaire du Centre-de-la-Mauricie.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Ce sont 1762 étudiants en situation précaire de l\u2019UQTR qui ont reçu, à ce jour, de l\u2019aide financière du Fonds d\u2019urgence COVID-19 lancé le 30 mars dernier.Ce fonds vient de franchir le cap des 400 000 $ grâce à la contribution récente du Syndicat des chargés de cours de l\u2019UQTR, du département des sciences infirmières et du département des langues modernes et de traduction qui s\u2019ajoutent à celles de nombreux partenaires internes et corporatifs ainsi qu\u2019aux dons individuels versés par quelque 200 donateurs.Pour les 1762 demandes acceptées, 347 397$ ont été versés, ce qui représente une aide moyenne de 197 $ par étudiant.Le montant initial avait été établi à 90 $ pour deux semaines auquel s\u2019ajoute une somme de 35 $ par enfant.Ce montant avait été établi selon les données de l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socioécono- miques sur le revenu variable par région 2019 indexé pour 2020.La majorité des étudiants qui ont bénéficié du soutien habitent à Trois-Rivières, mais le fonds est également venu en aide à des étudiants du campus de l\u2019UQTR à Drummondville et des dix centres universitaires de l\u2019UQTR situés un peu partout au Québec.Il est encore possible de faire un don (www.uqtr.ca/fondation) et aux étudiants de bénéficier de l\u2019aide en s\u2019inscrivant au www.uqtr.ca/covid19.DOYEN AU DÉCANAT DES ÉTUDES Le conseil d\u2019administration de l\u2019UQTR vient par ailleurs de renouveler le mandat d\u2019Adel Omar Dah- mane à titre de doyen au décanat des études.À ce titre, il est responsable du développement et du fonctionnement des études aux trois cycles de l\u2019établissement.En plus de gérer le personnel et le budget du décanat, M.Dah- mane participe à la gestion des ressources de l\u2019organisation des activités aux trois cycles d\u2019études.Promu au poste de directeur du département de génie électrique et informatique, en 2011, il a également occupé les fonctions de vice-président aux affaires universitaires du Syndicat des professeur(e)s.Il est doyen des études depuis le 16 mai 2016.UQTR Plus de 1760 étudiants ont reçu de l\u2019aide financière AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Grande Collecte virtuelle de Moisson Mau- ricie / Centre-du-Québec se terminera en même temps que le mois d\u2019avril, jeudi.L\u2019organisme s\u2019approche de plus en plus de l\u2019objectif de 40 000 $.Mercredi, 36 300 $ avaient été amassés.L\u2019argent est amassé via des dons effectués en ligne et par message texte.Il faut dire que la présente édition de la traditionnelle Grande Collecte printanière a été quelque peu dérangée par la pandémie de COVID-19.Le contexte a forcé l\u2019organisme à tenir l\u2019activité de financement exclusivement en ligne.Les gens qui souhaitent contribuer peuvent le faire de deux façons.Pour un don de 5 $, il suffit de tex- ter le mot «bouffe» au 45678.Pour un don de 10 $ et plus, les gens doivent se rendre sur le site Internet : https://www.moisson-mcdq.org/faites-un-don/ Les résultats finaux de la campagne seront rendus publics par l\u2019organisme vendredi matin.MOISSON MAURICIE\u2014CENTRE-DU-QUÉBEC Dernier droit pour la Grande Collecte virtuelle La Grande Collecte virtuelle de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec se termine jeudi.\u2014PHOTO: ARCHIVES «La nouvelle réalité a beaucoup d\u2019impact pour les gens qui vivaient déjà une situation de vulnérabilité.On n\u2019aide pas beaucoup plus de personnes, mais ceux qu\u2019on aidait déjà, il faut les aider encore plus.» leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 7 MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca À partir du 4 mai, les régions du Québec qui étaient jusqu\u2019à présent fermées aux déplacements non essentiels, avec la présence de policiers, seront de nouveau ouvertes.Bien que le gouvernement continue de demander aux Québécois d\u2019éviter les déplacements superflus entre les régions, ce signal pour- rait-il inciter les propriétaires de chalets à l\u2019extérieur de la région où ils habitent à s\u2019y précipiter?Le conseil des maires de la MRC de Nicolet-Yamaska avait déjà exprimé ses préoccupations avant la fin de semaine de Pâques.Alors que la MRC était relativement épargnée par la COVID-19, les maires craignaient que les villégiateurs amènent avec eux le coronavirus et le transmettent à leur population.La fermeture des chalets avait alors été évoquée, mais la MRC ne disposait pas de pouvoirs lui permettant de faire une telle chose.Toutefois, la pré- fète Geneviève Dubois dit avoir été agréablement surprise d\u2019apprendre que le long congé n\u2019a pas incité beaucoup de gens à se rendre à leur résidence secondaire.«J\u2019ai parlé récemment avec la Sûreté du Québec pour savoir comment ça s\u2019est passé.On m\u2019a dit qu\u2019on avait accentué la surveillance pendant la fin de semaine de Pâques et que ça s\u2019est bien déroulé.Il n\u2019y a pas tant de gens qui ont essayé de se rendre à leur chalet», se réjouit-elle.Mme Dubois espère que cette retenue perdurera même si Québec ordonne le retrait progressif des barrages policiers.Elle croit cependant que maintenant que la saison des inondations est terminée, le contexte est différent.«À Pâques, il y avait une inquiétude avec les inondations, des gens voulaient préparer leur chalet pour ça, ce qui était légitime.Mais maintenant, le gouvernement dit quand même de s\u2019en tenir aux déplacements essentiels, donc je pense que l\u2019ouverture des chalets peut attendre quelques semaines, le temps de voir comment la situation évolue», indique la préfète.Elle demande donc aux gens de l\u2019extérieur de la MRC qui sont propriétaires d\u2019une résidence secondaire sur son territoire de prendre leur mal en patience pour encore quelque temps.«Les municipalités souhaitent que les gens attendent avant d\u2019investir massivement leur chalet.C\u2019est sûr qu\u2019ils sont chez eux, mais le contexte est particulier, c\u2019est pour ça que les demandes le sont aussi», souligne Mme Dubois.«ÇA AURAIT ÉTÉ BON QU\u2019ILS CONTINUENT» Le préfet de la MRC de Méki- nac, Bernard Thompson, abonde dans le même sens que Geneviève Dubois.Puisque la région ne faisait pas partie des régions fermées, à l\u2019exception du secteur de La Tuque, les barrages policiers n\u2019ont pas empêché des gens venant d\u2019autres régions encore ouvertes de se rendre en Mauricie.Il regrette cependant que ces barrages ne se poursuivent pas.«Les barrages ont permis aux policiers de donner de l\u2019information à la population, beaucoup plus que des amendes, j\u2019ai l\u2019impression.Je pense que ç\u2019aurait été bon que les policiers continuent à faire ce travail d\u2019information et de sensibilisation.Ça nous a beaucoup aidés jusqu\u2019à présent et s\u2019ils disparaissent du jour au lendemain, ça peut poser problème», souligne-t-il.M. Thompson se dit conscient que les gens confinés qui sont propriétaires d\u2019un chalet désirent changer d\u2019air et venir s\u2019y ressourcer.Il voit d\u2019ailleurs difficilement comment les policiers pourraient les en empêcher, surtout sans barrages.Il invite donc les villégiateurs à être prudents et responsables dans leurs déplacements, quitte à faire leurs provisions avant de partir de chez eux plutôt qu\u2019une fois rendus à leur chalet.« J e s o u h a i t e q u e l e s g e n s prennent conscience que des mesures doivent demeurer.La distanciation sociale est la plus importante.Et moi, si j\u2019avais à me déplacer partout, le port du masque serait essentiel.Ce n\u2019est pas parfait, mais ça peut protéger un peu», estime-t-il.«JE NE M\u2019INQUIÈTE PAS» La MRC de Maskinongé fait partie des secteurs de la région où la villégiature a une grande i m p o r t a n c e, av e c a u m o i n s 2000 résidences secondaires sur son territoire.Son préfet, Robert Lalonde, dit ne pas s\u2019inquiéter du message envoyé par Québec, mercredi.Il appelle cependant à la prudence.«Je demande aux gens de faire attention, de garder leurs distances, la distanciation sociale, et de porter des masques s\u2019ils circulent.Ce serait grave, sinon, car le confinement durerait plus longtemps», croit-il.M. Lalonde se dit pour sa part prêt à faire face à l\u2019ouverture des chalets.Rappelons que celle-ci n\u2019a jamais été formellement interdite par Québec.Il déplore toutefois le fait qu\u2019un grand nombre de cas de COVID-19 se soient déclarés dans sa MRC.Depuis le début de la pandémie, 177 personnes ont contracté la COVID-19 dans Maskinongé, ce qui en fait la troisième MRC ou ville la plus touchée en Mauri- cie et la quatrième si l\u2019on inclut le Centre-du-Québec.RETRAIT DES BARRAGES POLICIERS À L\u2019ENTRÉE DES RÉGIONS Les préfets de la région demandent aux gens d\u2019être responsables Les préfets de la région espèrent que la levée des barrages policiers dans les régions précédemment fermées aux déplacements n\u2019incitera pas les villégiateurs à débarquer en masse à leur chalet.La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Le projet de loi C-15 qui met en place la prestation canadienne d\u2019urgence pour étudiants a été adopté mercredi par la Chambre des communes.Cette PCUE assurera 1250 $ par mois, pendant quatre mois, de mai à août, aux étudiants qui ne trouvent pas d\u2019emploi d\u2019été.L\u2019aide sera rétroactive à compter du 1er mai.Les députés ont offert leur appui unanime pour une adoption rapide du projet de loi, moyennant quelques changements.Ainsi, la PCUE sera augmentée à 2000 $ par mois, plutôt que les 1750 $ prévus, pour les étudiants qui ont un handicap ou qui ont des personnes à charge.Il s\u2019agissait d\u2019une demande du Nouveau Parti démocratique, qui en faisait une condition à son appui.Conservateurs et bloquistes se sont inquiétés de voir la PCUE pousser les étudiants à ne pas travailler alors que certains secteurs, comme l\u2019agriculture, craignent un manque de main-d\u2019œuvre cet été.Les conservateurs disent avoir obtenu une garantie que les étudiants qui bénéficieront de la prestation seront mis en lien avec des employeurs de leur région pour les inciter à travailler.Les bloquistes souhaitaient pour leur part que la prestation étudiante soit modulée en fonction du nombre d\u2019heures travaillées, mais cette option sera davantage étudiée par le gouvernement.En contrepartie, ils ont obtenu une promesse d\u2019améliorer le sort des aînés en augmentant les prestations de la Sécurité de la vieillesse ou les Suppléments de revenu garanti.Le comité fédéral sur l\u2019agriculture va aussi se réunir de façon virtuelle dorénavant, portant le nombre de comités actifs à huit.Le Sénat a été convoqué pour siéger à son tour le vendredi 1er mai à compter de midi.Le projet de loi devrait donc être adopté rapidement et recevoir la sanction royale d\u2019ici la fin de la semaine.PÉRIODE DE QUESTIONS Le premier ministre Justin Trudeau a été pressé de questions aux Communes pour clarifier ses propos sur l\u2019aide aux entreprises qui bénéficient de paradis fiscaux.La veille, lors de la séance virtuelle, il avait laissé entendre que celles qui pratiquent l\u2019évitement ou l\u2019évasion fiscale ne pourraient pas bénéficier des programmes d\u2019aide gouvernementale en temps de pandémie.Mercredi, le premier ministre a semblé reculer sur ses propos.«Nous prenons des mesures sans précédent avec l\u2019objectif d\u2019aider les travailleurs canadiens à garder leur emploi et les appuyer pendant cette période difficile.Un processus de vérification a été mis en place pour les demandes extraordinaires ou inhabituelles», a dit M.Trudeau.«Et, parallèlement, la lutte contre l\u2019évasion fiscale continue d\u2019être une priorité», a-t-il ajouté.Devant l\u2019insistance du chef blo- quiste Yves-François Blanchet, il a confirmé que rien, dans les faits, ne va changer pendant la crise.«On va toujours continuer d\u2019être très sévères sur ceux qui ne paient pas leur juste part d\u2019impôts», a déclaré M.Trudeau.PCU POUR ÉTUDIANTS Le projet de loi adopté à la Chambre des communes «Les municipalités souhaitent que les gens attendent avant d\u2019investir massivement leur chalet.C\u2019est sûr qu\u2019ils sont chez eux, mais le contexte est particulier, c\u2019est pour ça que les demandes le sont aussi» JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q : «Est-ce que le Purell ou autre désinfectant du même genre reste efficace si la date de péremption est dépassée de plusieurs mois, voire des années ?Il a perdu sa texture et est plus liquide maintenant, mais si je lui rajoute de la glycérine ou autre produit du même genre, puis-je l\u2019utiliser efficacement ?», demande Denise Trépanier, de Québec.R : En général, répond le chimiste de l\u2019Université Laval Normand Voyer, les désinfectants à base d\u2019alcool comme le Purell utilisent des épaississants synthétiques de type «polymère» (donc des «chaînes» de molécules).«Après un certain temps, poursuit-il, ces polymères perdent leurs propriétés épaississantes et le mélange devient plus liquide.Mais la proportion d\u2019alcool ne varie pas trop et c\u2019est elle qui est importante.Donc l\u2019efficacité antiseptique est toujours là.» En théorie, la glycérine peut ré-épaissir le désinfectant, mais ce n\u2019est pas une solution particulièrement efficace, dit M.Voyer: «L\u2019alcool et le glycérol sont très hygroscopiques, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils absorbent l\u2019eau (l\u2019humidité) de l\u2019air.Cela diminue la viscosité et rend [assez rapidement] les préparations plus liquides.» En pratique, cependant, il vaut mieux ne pas ajouter de glycérine du tout parce que cela diminue la proportion d\u2019alcool du mélange et réduit ainsi ses propriétés antiseptiques, avertit le chimiste.Il est essentiel qu\u2019un désinfectant garde au moins 60 % d\u2019alcool, et le Purell en contient 70 % au départ [https://dailymed.nlm.nih.gov/dailymed/fda/fda- DrugXsl.cfm?setid=49bce138- 8be2-4bf4-9eeb- f354308cd594&type=display] \u2014 et cela peut être un peu moins si la bouteille est vieille.«Tous les composés organiques se décomposent plus ou moins rapidement, mais ça dépend des composés et de plusieurs facteurs, a indiqué M.Voyer lors d\u2019un échange de courriels.Les alcools, surtout l\u2019éthanol, sont assez stables.Si la bouteille n\u2019a jamais été ouverte et qu\u2019elle est étanche à l\u2019entrée de l\u2019oxygène et à l\u2019abri des rayons ultraviolets du Soleil, l\u2019alcool peut rester intact même après des années, même si sa concentration peut https://www.cdc.gov/vhf/ebola/ clinicians/non-us-healthcare- settings/chlorine-use.html varier un peu quand même.(\u2026) Mais si la bouteille a été ouverte, je ne l\u2019utiliserais pas.Il peut y avoir eu dégradation ou contamination et l\u2019efficacité désinfectante ne serait probablement plus là.» Q : «J\u2019ai lu un article qui mentionnait de changer à tous les jours la solution désinfectante faite maison avec 100 ml d\u2019eau de Javel et 900 ml d\u2019eau, car le chlore qu\u2019elle contient perd de son efficacité avec le temps.Est-ce le cas ?», demande Janine Emond, de Bromont.R : Il y a plusieurs choses qui peuvent faire varier la stabilité de l\u2019«hypochlorite de sodium» (NaO- Cl), dit M.Voyer.L\u2019exposition à la lumière la fait se dégrader plus rapidement, et c\u2019est la même chose avec la chaleur : «on estime qu\u2019en 10°C et 20°C, la vitesse de dégradation double», précise-t-il.La décomposition sera également plus rapide s\u2019il y a des impuretés ou des métaux dans l\u2019eau de Javel.«Pour toutes ces raisons, il faut conserver nos solutions dans des bouteilles de plastique, au frais à l\u2019abri de la lumière.«Vu que ce n\u2019est pas toujours possible et vu que la concentration est importante pour l\u2019efficacité de désinfection, dit le chimiste, les organismes comme le CDC et l\u2019OMS recommandent d\u2019utiliser des préparations de 0,5 % fraîches du jour [].» Ce 0,5 % d\u2019hypochlorite représente un mélange d\u2019eau de Javel avec de l\u2019eau dans des proportions de 1 pour 9, car l\u2019eau de Javel «pure» contient de 5 à 6 % d\u2019hypochlorite.Enfin, M.Voyer ajoute que l\u2019eau de Javel du commerce contient un stabilisateur qui prévient sa dégradation, mais qu\u2019il perd de son efficacité avec la dilution.Alors oui, si on désinfecte avec de l\u2019eau de Javel diluée, il vaut mieux refaire son mélange chaque jour.Désinfectant J uste à voir les prévisions météorologiques de la journée de mercredi, tout le monde dans ma maisonnée était excité! Du soleil et des températures clémentes, il n\u2019y a pas meilleur argument pour faire sortir les enfants dehors.Qu\u2019avez-vous fait de votre côté pour savourer cette magnifique journée?Chez moi, dans un effort collectif, on a convaincu Samuel d\u2019enfourcher son vélo à deux roues pour se libérer une fois pour toutes de ses petites roues qui ornaient sa bécane.Défi relevé et dossier réglé! On est délivré du grincement agaçant de ces petites béquilles roulantes qui rompait le calme de nos randonnées.Il n\u2019a même pas engraissé sa collection d\u2019égratignures! Trop facile! Entre-temps, Alexis s\u2019est découvert un intérêt pour le vélo de montagne.Comme il n\u2019a que le vélo et pas la montagne, il fallait improviser.Il s\u2019élançait de la rue pour foncer à fond la caisse sur le gazon de notre terrain légèrement incliné.Je ne sais pas si ce sont les vibrations engendrées par cette course folle qui avaient un effet dopant, mais l\u2019espace d\u2019un moment, il avait les pupilles dilatées et poussait des cris de joie.du genre à inquiéter une maman qui y flaire une catastrophe annoncée.Je me réjouissais quasiment que le skatepark du village soit fermé.Il n\u2019y a pas eu de catastrophe et aucune goutte de sang n\u2019a été versée.C\u2019était définitivement une bonne journée! Samuel a entamé une collecte de roches plates qui pourraient faire des bonds si elles étaient propulsées sur un plan d\u2019eau.Comme il n\u2019avait que les roches et pas le plan d\u2019eau, il s\u2019est essayé sur le gazon, sans trop de succès.Il a donc choisi de les conserver jusqu\u2019au moment où elles pourraient enfin exécuter la tâche pour laquelle elles ont été conçues.À cinq ans, toutes les raisons sont bonnes pour collectionner les roches.Malgré la belle journée, on finit quand même par tourner en rond, on s\u2019ennuie des amis.Mon ado surtout.Bouder au soleil, c\u2019est quand même plus agréable.Malheureusement, le soleil ne s\u2019est pas éternisé, il devait être épuisé de sa journée.Il a cédé du terrain aux nuages qui ont changé nos plans de souper à l\u2019extérieur pour une première fois cette saison.La marche digestive de début de soirée a aussi été remplacée par une séance de visionnement collés sur le divan agrémentée de l\u2019exquise pouding au chômeur concoctée par mon amoureux.Rien de mieux qu\u2019un dessert qui monte directement au cerveau pour étirer le bonheur de cette journée! Écrivez-moi à kim.alarie@lenou- velliste.qc.ca ou suivez-moi sur Instagram (kim_alarie).VIE DE FAMILLE.ET COVID-19 Lézards en liberté Temps doux et soleil, ingrédients gagnants pour faire une belle journée à l\u2019extérieur.KIM ALARIE CHRONIQUE kim.alarie@lenouvelliste.qc.ca Du désinfectant pour les mains, est-ce que c\u2019est bon pendant longtemps?\u2014 PHOTO: FRANCOIS GERVAIS leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 9 Le directeur de santé publique de l\u2019Estrie dénonce la continuité du confinement des 70 ans et plus JACYNTHE NADEAU La Tribune SHERBROOKE \u2014 Pendant qu\u2019on prépare minutieusement la réouverture graduelle des commerces, entreprises, écoles et régions, plusieurs se demandent où est la logique de confiner encore à la maison les personnes de plus de 70 ans.Et le directeur de santé publique en Estrie, le Dr Alain Poirier, est du nombre, a-t-il avoué mercredi en entrevue par vidéoconférence avec plusieurs médias de la région.Après avoir longuement expliqué les statistiques de contamination, d\u2019hospitalisations et de décès liés à la COVID-19 et redit sa fierté de voir comment les Estriens respectaient bien les consignes de santé publique, le Dr Poirier y est allé d\u2019un avis personnel sur les restrictions imposées aux personnes de plus de 70 ans, et même les 60 ans et plus.«J\u2019ai 63 ans et j\u2019ai deux petites- filles merveilleuses et je commence à trouver pénible cette idée que les gens vont aller travailler, que mes deux petites-filles vont avoir le droit d\u2019aller à la garderie et de rencontrer d\u2019autres personnes et que leur grand-père de 63 ans ne pourra pas», a-t-il confié.Citant le règlement sanitaire international de l\u2019Organisation mondiale de la santé, endossé par plusieurs pays, il explique que dans toute crise sanitaire, les mesures imposées doivent être proportionnelles aux risques pour que les gens s\u2019y conforment de bonne grâce.«Avec ce qui se passait en Italie et en Espagne [au début de la pandémie], les Québécois ont bien accepté toutes les mesures et je suis très fier des résultats.On a vu ce qui est arrivé, on a vu qu\u2019on était capable, on n\u2019a pas envahi nos lits d\u2019hôpitaux ni nos soins intensifs, et c\u2019est encore plus vrai en Estrie.Pour toutes ces raisons-là maintenant, je pense qu\u2019on ne peut pas arrêter de vivre pendant deux ou trois ans, en espérant qu\u2019un vaccin va arriver. » «Je ne suis pas en train d\u2019écrire un avis de santé publique, prévient- il, c\u2019est un avis personnel, mais je tiens compte de ces valeurs-là.Il faut avoir une réponse proportionnée (aux risques) sinon les gens vont décrocher et on va voir arriver de la délinquance.» Selon le Dr Poirier, toute la série d\u2019arrêtés ministériels en lien avec la COVID-19 qui ont été décrétés dans l\u2019urgence depuis six semaines, s\u2019ils étaient nécessaires au moment où ils ont été adoptés, doit maintenant être révisée en fonction des plans de déconfine- ment qui sont mis en place.«Le fameux 70 ans, enwoye à maison, la recommandation de bonne foi que le premier ministre a lui-même faite, c\u2019est une recommandation et pas un interdit, i l lustre-t-il .Donc quelqu\u2019un de 71 ans qui arrive à la SAQ aujourd\u2019hui ne devrait pas se faire demander ses cartes.S\u2019il est assez en forme pour aller à la SAQ et qu\u2019il prend le risque lui-même, on ne devrait pas l\u2019empêcher d\u2019y aller.Toutes ces mesures de distanciation, c\u2019était facile de les écouter quand on était très inquiet, là les gens le sont un peu moins. » «Même chose pour les ados et les familles qui ne peuvent pas se voir, ajoute-t-il.Il va falloir trouver des accommodements raisonnables, tout en tenant compte de la règle du deux mètres, pour redonner de la vie, pas seulement aux entreprises et aux écoles, mais à d\u2019autres groupes de la société aussi. » PORT DU MASQUE Dans la même veine, à quelques jours de voir les Québé cois reprendre un certain nombre d\u2019activités habituelles, le Dr Poirier est revenu sur la nécessité de porter un masque de protection en public.Après avoir d\u2019abord pensé qu\u2019il valait mieux insister sur le lavage des mains, l\u2019éternuement dans le coude et la distanciation physique pour se protéger, il prône aujourd\u2019hui le port du masque personnel pour protéger les autres.Et il le recommande dans toutes les situations où il peut être difficile de respecter la règle de distanciation du deux mètres, par exemple dans les transports en commun, en covoiturage ou dans les corridors de nos milieux de travail.« La logique s\u2019est invers é e, explique le Dr Poirier.Maintenant qu\u2019on sait qu\u2019il y a des gens asymp- tomatiques et qu\u2019il y a des milieux où ça semble se transmettre un peu plus facilement que d\u2019autres, je pense que c\u2019est généreux de porter le masque pour protéger les autres et non pas pour se protéger soi- même parce qu\u2019on a peur.» Ce masque n\u2019a pas besoin d\u2019être étanche comme les fameux N95, ni même les masques chirurgicaux plus communs.Ce peut être un simple masque de tissu, un couvre- visage préfère-t-il dire, en exhibant celui qu\u2019il porte lui-même dans les couloirs de la direction de santé publique et qui a été confectionné par une couturière.Les tests qui ont été faits sur ce type de masque montrent qu\u2019ils suffisent généralement à retenir les postillons porteurs de virus.PAS DE MILITAIRES EN ESTRIE Notons par ailleurs que la région sociosanitaire de l\u2019Estrie a continué d\u2019aplatir sa courbe de contamination à la COVID-19 mercredi.Le bilan du jour fait état de quatre nouveaux cas confirmés sur le bilan de la veille et d\u2019aucun nouveau décès pour une quatrième journée consécutive.Dans le détail, cela porte à 826 le nombre de cas confirmés, 25 décès, 59 hospitalisations (en hausse d\u2019un cas sur le dernier bilan) et trois hospitalisations aux soins intensifs (en hausse d\u2019un cas sur le dernier bilan).Pendant ce temps-là au Québec, on déplore 79 nouveaux décès pour porter le total à 1761 et 837 nouveaux cas confirmés pour porter le total à 26 594 cas.Dans le point de presse quotidien du gouvernement, tenu par la vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault, mercredi, en remplacement du premier ministre François Legault, on a annoncé le plan de réouverture des différentes régions du Québec qui avaient fermées il y a un mois pour freiner la propagation du coronavirus.«Il faut redonner de la vie à d\u2019autres groupes de la société» Le Dr Alain Poirier, directeur de santé publique de l\u2019Estrie, s\u2019interroge sur l\u2019intérêt de prolonger le confinement des personnes de 70 ans et plus.Des résidences pour aînés ciblées par erreur PATRICE BERGERON La Presse canadienne QUÉBEC \u2014 «Panique» et «furie» dans près d\u2019une soixantaine de résidences privées pour aînés (RPA) qui sont éclaboussées dans la crise actuelle.Pas moins de 57 de ces établissements étaient répertoriés comme ayant entre un et trois cas de COVID-19 dans leurs murs, au 25 avril, alors qu\u2019il n\u2019y en a que 16 qui en ont, donc 41 n\u2019en ont aucun.Leur réputation est atteinte et des employés refusent de se présenter au travail, par crainte d\u2019être contaminés.«Les propriétaires sont surpris d\u2019être dans la liste alors qu\u2019il n\u2019y a pas de cas à l\u2019interne, a expliqué la relationniste du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), Marie-Claude Dion, mercredi.On les a tous appelés.Au réel, il y a beaucoup moins de cas.Ils ne sont pas physiquement à la résidence.» Les personnes infectées sont hospitalisées depuis longtemps, mais néanmoins, les autorités continuent de rapporter ces résidences comme étant touchées par la pandémie, en tenant compte de l\u2019adresse de la personne hospitalisée.Une résidence a été épinglée dans la liste alors qu\u2019un résidant était pourtant hospitalisé depuis.novembre dernier.«On identifie des résidences où on dit qu\u2019il y a des cas, alors qu\u2019il n\u2019y en a pas, c\u2019est difficile à avaler, a dit le président du RQRA, Yves Desjardins, en entrevue avec La Presse canadienne.Il y a des familles qui traitent le propriétaire de menteur, qui l\u2019accusent de vouloir cacher la vérité.» Des familles et des résidants sont en «panique» ou en «stress», a-t-il déploré, en ajoutant que certains de ses membres sont «en furie».Des propriétaires ont reçu entre 50 et 80 appels.En outre, des employés refusent de se présenter au travail et reprochent à leur tour à leur patron de ne pas dire la vérité.«Ça devient plus difficile.Si vous saviez tout le travail que ça exige, d\u2019expliquer, de démentir, de calmer les employés, de calmer les familles», a dit M.Desjardins.Or ce n\u2019est déjà pas une période facile pour les RPA, qui sont souvent confondues à tort avec les CHSLD, notamment par les autorités en conférence de presse.«Ça nous cause du tort, a conclu M.Desjardins.Quand on dit que ça va mal dans les résidences, il y en a 16 en vérité avec un à trois cas» et certaines qui sont plus problématiques, sur 1700 résidences où il n\u2019y en a pas.«Ça va vraiment bien, on est en contrôle: 1680 résidences sur 1750 n\u2019ont pas de cas.» Yves Desjardins demande aux autorités de préciser les données de la liste pour éviter de susciter de la panique.«Ça nous cause du tort» JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 10 éditorial Directeur général ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE Écrivez-nous Écrivez-nous à opinions@lenouvelliste.qc.ca Pour être publié dans le journal ou sur notre site Web lenouvelliste.ca/opinions votre commentaire doit être court et accompagné de votre nom, de votre adresse et de votre numéro de téléphone.MARTIN FRANCOEUR m.francoeur@lenouvelliste.qc.ca MONCLIND\u2019ŒIL STÉPHANELAPORTE Collaboration spéciale Réflexions sur le confinement des personnes âgées et des personnes seules Je salue le gouvernement pour avoir pris toutes les mesures qu\u2019il jugeait essentielles pour éviter que la pandémie actuelle se répande dans toute la population sans aucun contrôle.À l\u2019heure actuelle, bien des mystères subsistent en ce qui concerne le comportement de ce virus de telle sorte que le gouvernement en appui de la santé publique et des scientifiques ne peut qu\u2019improviser sur les mesures à préconiser pour assurer l\u2019intégrité physique de la population.Et on ne saurait les blâmer.D\u2019autre part, le gouvernement et la santé publique savent très bien que la santé mentale des individus est aussi importante que la santé physique.D\u2019ailleurs ceux-ci le reconnaissent dans leurs points de presse quotidiens.Toutefois, à part reconnaître ce fait, peu d\u2019actions sont mises de l\u2019avant pour en assurer le maintien.Et plus le temps passe plus le stress et l\u2019anxiété deviennent omniprésents dans la vie de la population confinée et davantage chez les personnes vivant seules.La tristesse et le découragement se manifestent chez beaucoup de personnes vivant seules de mon entourage et je ne suis certainement pas le seul à le remarquer.Ces personnes vivant seules se retrouvent beaucoup chez les «Âgés».Le risque de dépression, de pertes d\u2019autonomie et de pertes cognitives risquent de s\u2019accélérer au fil du temps de confinement.Aussi serait-il important que les mesures de confinement soient allégées à savoir que soient permises les rencontres extérieures de petits groupes de personnes (5-10 maximum) en gardant la distance physique de 2 mètres entre les personnes et ce afin de pouvoir maintenir les liens sociaux de manière plus naturelle autrement que par des appels téléphoniques ou par les réseaux sociaux.Autrement, on risque que le mal soit aussi néfaste que la contamination à la COVID-19.J\u2019ose espérer que ce message sera entendu par M.Legault et M.Arru- da et qu\u2019ils en tiendront compte dans leur plan de déconfinement progressif.Guy Milette Trois-Rivières CARREFOUR DES LECTEURS Bronzage été 2020: front foncé, nez et menton pâles.G uy De Montigny, à la tête de la Société de transport de Trois-Rivières, quittera ses fonctions au cours des prochaines semaines.Ses heures semblaient comptées depuis le fiasco de la réorganisation du réseau, à l\u2019été 2019.Quelqu\u2019un, quelque part, cherchait sans doute un bouc émissaire, une brebis à sacrifier.Et c\u2019est sur le directeur général que le choix s\u2019est pointé, sur un fond de discorde au conseil municipal.Comme quoi on ne semble pas pouvoir chasser le naturel trop longtemps dans le merveilleux monde de la politique municipale trifluvienne.Officiellement, on dit vouloir apporter un vent de changement à la suite du mécontentement presque généralisé qui a suivi la mise en place des nouveaux circuits de transport en commun.Le départ forcé du directeur général est une mesure forte, une façon de dire aux mécontents qu\u2019on les a entendus.Mais fallait-il vraiment en arriver là?A-t-on évalué les autres moyens qu\u2019on aurait pu prendre pour corriger le tir?Guy De Montigny était en poste depuis juin 2002 comme directeur général de la STTR et ses qualités de gestionnaire ont toujours bien servi l\u2019organisme.Mais il y a un an, le vaste chantier de reconfiguration du réseau a été un véritable fiasco.Un problème de consultation, à la base, qui s\u2019est traduit par un plan de desserte qui ne colle pas à la réalité des besoins des usagers.Pétitions, assemblées houleuses, lettres d\u2019opinion défavorables et commentaires véhéments ont marqué les semaines qui ont suivi la mise en place du nouveau réseau.Le départ de Daniel Girard, numéro deux de la STTR, en novembre dernier, n\u2019a pas suffi.On a voulu le départ du dg également.Le problème, c\u2019est qu\u2019il restait trois ans au contrat de Guy De Monti- gny.On a donc voulu sceller une entente à l\u2019amiable avec le principal intéressé, entente qui prévoyait le versement d\u2019un an et demi de salaire en plus de l\u2019allocation de départ à laquelle il a droit.Total de l\u2019opération: environ 320 000 $ selon certaines sources.C\u2019est là que ça dérape.Lorsque le projet d\u2019entente a été porté à l\u2019attention du maire Jean Lamarche, celui-ci aurait questionné ses conseillers qui siègent au conseil d\u2019administration de la STTR.Il préférait, semble-t-il, une formule qui aurait permis de garder M.De Montigny à l\u2019emploi de la STTR comme conseiller jusqu\u2019à la fin de son contrat.C\u2019est une option qui se défend, mais qui aurait certainement provoqué un malaise au sein de la population, parce que plus coûteuse, et qui aurait sans doute placé le principal intéressé dans une position inconfortable au sein de l\u2019organisation.La réaction du conseiller municipal Luc Tremblay, qui préside la STTR, aurait déplu à certains de ses collègues.M.Tremblay considérait que la réaction du maire constituait une forme d\u2019ingérence politique, ce que rejette Jean Lamarche.Résultat: quatre des sept membres du conseil d\u2019administration de la STTR veulent maintenant que la Ville nomme un nouveau président.Ce sont majoritairement des collègues du conseil municipal, qui siègent aussi à la STTR, qui souhaitent ce limogeage.Et certains d\u2019entre eux étaient, pourrait-on dire, des compagnons d\u2019armes jusqu\u2019à récemment.D\u2019une part, la moindre des choses serait de garantir l\u2019autonomie du conseil d\u2019administration de la STTR.Puisque la Ville y délègue cinq conseillers sur sept administrateurs, il serait avisé de ne pas exposer davantage l\u2019organisme à toute forme d\u2019ingérence.D\u2019autre part, il importe de s\u2019assurer que les conflits de personnalités ne viennent pas entraver le fonctionnement du CA et la prise de décisions éclairées.Enfin, il faut déplorer l\u2019impact de ces conflits au sein même du conseil municipal.S\u2019il déloge Luc Tremblay, qui vient de recevoir l\u2019appui public du syndicat \u2013 un geste rare, il va sans dire \u2013 on comprendra que c\u2019est davantage parce qu\u2019on ne lui aime pas la face plutôt que parce qu\u2019on veut «insuffler un vent nouveau» à la STTR.Un départ sur fond de petite politique leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 OPINIONS 11 Oui, malheureusement nous sommes en guerre non pas contre des hommes ou des pays, mais contre un malin virus.Il est invisible et sournois.Il est présent et très dangereux, capable de nous blesser et même de nous donner la mort, un ennemi redoutable.Pour le vaincre, il faut se garder à distance, laver souvent nos mains et éviter les contacts avec les autres et se protéger toujours.Pour réussir, il faut s\u2019enfermer et rentrer chez soi.Il faut éviter les rassemblements et les contacts physiques avec les autres.Alors nous réalisons que nous sommes vulnérables, faibles et très fragiles.Nous réalisons aussi que nous sommes créés non pas pour nous éloigner les uns des autres, mais pour nous aimer les uns les autres.Jésus qui a vécu les souffrances de la passion a connu tout cela.Il a même accepté de mourir pour que nous ayons la vie et que nous puissions par notre foi et notre amour la partager avec Lui pour toujours.Ce temps de guerre peut être pour chacun de nous un temps de grâce.Dans le silence de nos demeures, Dieu est présent.Comme le dit l\u2019Évangile, Dieu voit ce qu\u2019on vit dans le secret et il connaît le fond de nos cœurs.Bien des gens en se retrouvant avec eux-mêmes découvrent les vraies valeurs qui les habitent et les besoins profonds qui les animent.Qu\u2019est-ce qui est le plus important dans notre vie?L\u2019argent?Le plaisir?Les biens de toutes sortes?On retrouve l\u2019essentiel: la vie, la santé, la famille, les amis, l\u2019esprit d\u2019amour, de bonté, de service, de partage, le sens qu\u2019on donne à notre vie présente et celle qui nous attend.Voilà le sens de la victoire de Jésus! Quand verrons-nous la fin de la guerre?Avec Lui, nous sommes tous en marche vers la Victoire qui nous attend.Gardons confiance, soyons forts et tenons bon.Jacques Casaubon, prêtre Shawinigan Quand verrons-nous la fin de la guerre?Une des particularités dans ce que nous vivons actuellement dans les CHSLD, qui avouons-le est difficile, n\u2019est autre qu\u2019une confirmation au- delà de ce qu\u2019on soupçonnait.On savait parfaitement que nos institutions, nos systèmes, nos services n\u2019étaient pas parfaits mais le quotidien nous ramène inévitablement à nos préoccupations personnelles.Vivre dans le doute permet justement de modeler notre réalité selon nos perceptions et les ajuster au niveau de ce qu\u2019on peut tolérer.J\u2019ai une cousine qui a travaillé pendant 40 ans dans un CHSLD.Elle a posé une question pertinente: où étiez-vous quand on demandait de meilleures conditions de travail?On nous traitait d\u2019enfants gâtés de la société et maintenant.Cette phrase m\u2019a interpellée.Où étais-je?Je ne me souciais pas des problèmes des préposés et préposées aux bénéficiaires (PAB) parce que j\u2019avais les miens.J\u2019étais dans mon monde à travailler pour joindre les deux bouts.À répondre aux dictats de la société sans oublier celle de la publicité.À essayer d\u2019améliorer mon quotidien.À concilier tra- vail-famille.À affronter les aléas du milieu dans lequel j\u2019évoluais.Chaque domaine professionnel présente ses particularités avec ses avantages et désavantages.Je travaillais dans la restauration.Nos pourboires n\u2019étaient pas déclarés, pas d\u2019avantages sociaux, pas de sécurité d\u2019emploi, pas de syndicat.Aujourd\u2019hui les pourboires sont déclarés ce qui permet une bonification de certains avantages comme l\u2019assurance emploi, le Régime des rentes du Québec\u2026 Tant mieux.L\u2019image que j\u2019avais de la situation dans le monde médical était celle-ci: ils ont «une» job protégée, avantages sociaux généreux, syndicat exagérant sur les salaires, etc.Ces préjugés sont restés ancrés dans la mémoire collective jusqu\u2019à ce que la catastrophe arrive.Le milieu médical et nous prenons conscience de l\u2019importance de ce barreau de l\u2019échelle.Le dernier de la hiérarchie, mais le premier sur lequel tu poses le pied pour monter; suivi par les infirmiers et infirmières, les services d\u2019entretien, les postes administratifs, la sécurité\u2026 Sans ces groupes de pros, un hôpital ne fonctionnerait pas.Ce sont eux qui permettent au médecin de mettre à son profit ses longues années d\u2019études.Pourtant, tout tourne autour des docteurs.Pourquoi?Avec cette pandémie, on voit mieux les préoccupations du monde syndical.Toujours sous le prétexte d\u2019aider ses membres, ils les écoutent, pour finir par faire ce qu\u2019ils veulent.Demander aux PAB de refuser l\u2019augmentation offerte par le gouvernement par respect de la solidarité du milieu est une aberration.Un dénigrement de la profession.Les syndicats n\u2019ont pas besoin d\u2019aide pour entretenir le mépris que la population lui exprime.Ils le font très bien par eux-mêmes.Maintenant, je suis sensible aux problèmes des CHSLD parce que j\u2019ai un pied en direction de ces centres.Ce qui n\u2019était pas le cas il y a vingt, trente ou quarante ans.Espérant ne jamais avoir à y entrer pour quelque raison que ce soit.Aurais-je toute conscience pour m\u2019y opposer?J\u2019ose espérer que les leçons qui découleront des faits actuels permettront d\u2019améliorer la qualité des soins dans ces centres de fin de vie en passant par la reconnaissance et la gratitude envers l\u2019ensemble des travailleurs et travailleuses qui composent cette échelle sociale.Ces lieux de vie doivent s\u2019orienter vers des soins adéquats et offrir le respect dû aux ainés qui, à tout moment, entreprendront leur dernier voyage vers un ailleurs.Après, il sera trop tard.Préposés et préposées aux bénéficiaires, votre réalité s\u2019est enfin fait connaître même si ce n\u2019est pas d\u2019une façon souhaitable.Vous avez tout mon respect pour les efforts collectifs que vous déployez en ces temps de crise.C\u2019est tout à votre honneur d\u2019affronter ce monstre.Ne lâchez pas.Tout va bien aller.Jocelyne Mailhot Trois-Rivières Préposés aux bénéficiaires, vous avez tout mon respect CARREFOUR DES LECTEURS A vant que la pandémie nous frappe brutalement, Justin Trudeau était en très sérieuse difficulté à la tête du gouvernement minoritaire libéral.Sa perte de crédibilité sur la scène mondiale, jumelée à sa propension à tout faire pour éviter de déplaire à son excellence Donald Trump ont contribué, entre autres, à la détérioration de nos relations avec la Chine qui ne manque pas de nous le faire regretter.Rappe- lez-vous les avions supposément remplis d\u2019aide médicale.Donc sur l\u2019échiquier mondial, le Canada est en perte d\u2019influence.Or, voilà que sa belle image se replace et que la satisfaction envers François Legault s\u2019étiole quelque peu.Incroyable.Je peux comprendre que l\u2019éclosion de milliards de dollars de subvention, éclosion qu\u2019il alimente quotidiennement, est politiquement plus rentable qu\u2019annoncer des décès et encore des décès.Mais, mis à part son «garrochage» d\u2019argent, que fait monsieur Trudeau depuis le début de la crise qu\u2019il traverse en isolement volontaire.Et qu\u2019il ne vienne pas nous dire que sa retraite fermée était un moyen de donner l\u2019exemple.Suffit de se rappeler, que la veille de Pâques, il exhortait solennellement ses compatriotes à rester chez eux et que sitôt les caméras éteintes, sa limousine le sortait de son bureau improvisé pour le déposer à sa maison d\u2019été.Comble de l\u2019insouciance, fidèle à ses habitudes, il publiait des photos qui attestaient sa violation des règles établies par Santé Canada.Je reviens à la question, qu\u2019a-t- il fait pour minimiser les dégâts?Rien.D\u2019abord, par sa mollesse inexplicable, il aura donné à la COVID-19 toutes les chances de bien s\u2019implanter au Québec.Son retard, calqué sur Donald Trump, à fermer les frontières et le célèbre chemin Roxham ainsi que son refus d\u2019exiger une quarantaine obligatoire sont à l\u2019origine de la propagation spectaculaire du virus.Tous les pays, dont le Canada, qui ont tardé à prendre les robustes décisions pour le contrer, en paient aujourd\u2019hui le prix.Les subventions maintenant.Bien sûr, il faut aider les gens à passer au travers.Mais certaines d\u2019entre elles court-circuitent radicalement l\u2019incitation au travail.Déplorable, voilà le mot que plusieurs utilisent pour qualifier cette générosité électoraliste flagrante.Dites-vous bien que très bientôt, l\u2019austérité reviendra nous hanter.En terminant, je m\u2019interroge toujours sur l\u2019incapacité de Justin Trudeau à s\u2019adresser au peuple canadien autrement qu\u2019en lisant laborieusement, sur un ton monocorde un texte préparé pour lui et qui contient beaucoup trop de passages insignifiants.Il pousse même l\u2019arrogance à ne répondre qu\u2019aux questions qui font son affaire.Somme toute, comme un boxeur au plancher sauvé du KO par la cloche, Justin Trudeau doit sa survie au coronavirus et à l\u2019effroyable tragédie de la Nouvelle-Écosse.Grâce à sa formation théâtrale et à sa surutilisation de pathos, il peut poursuivre en essayant de tirer toutes les larmes du monde et déployant son extrême empathie pour tout ce qui bouge au pays.Mais un jour, il devra rendre des comptes et répondre de son leadership ce que l\u2019absence de séances parlementaires lui permet d\u2019éviter pour l\u2019instant.Dans l\u2019attente de ce jugement du peuple, souhaitons que François Legault persévère, malgré toutes les embûches parce que nous devons tous et toutes avoir le sentiment que bientôt «ça va bien aller».Jean-Paul Couture Trois-Rivières Sauvé par la cloche.Justin Trudeau \u2014 PHOTO:LE DROIT JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca NOTRE-DAME-DU-MONT-CAR- MEL \u2014 Un couple de Notre- Dame-du-Mont-Carmel a eu toute une frousse, mardi soir, lorsqu\u2019il est passé à deux doigts d\u2019entrer en collision avec un véhicule qui a fait un capotage sur le chemin Landry.«Il sortait du \u2018\u2018S\u2019\u2019 et on l\u2019a vu arriver, il roulait sur deux roues d\u2019un côté.Il a perdu le contrôle et nous a foncé dessus.Heureusement, mon conjoint a donné un coup de volant pour l\u2019éviter.Lui, il a foncé dans un fossé et a fait des tonneaux, on l\u2019a vu revoler dans les airs.Il est retombé sur ses roues», relate Catheryne Piché, qui arrivait en sens inverse avec son conjoint, sur la route Landry.Selon elle, le conducteur roulait très vite, au-dessus de la limite de vitesse à cet endroit, qui est de 80 km/h.Il ne serait d\u2019ailleurs pas le premier à circuler trop vite à cet endroit.«Mon conjoint a un collègue qui s\u2019est déjà planté dans le ravin, dans le \u2018\u2018S\u2019\u2019.Lui aussi, il roulait trop vite», indique-t-elle.L a j e u n e f e m m e , q u i e s t enceinte de six mois, se remettait mercredi de ses émotions de la veille.«J\u2019ai encore des contractions, mais ça va aller.Mais j\u2019ai failli mourir, hier», souligne-t-elle.Selon la Sûreté du Québec (SQ), le conducteur du véhicule accidenté, un Shawiniganais de 28 ans, était seul à bord de son véhicule.Les coussins gonflables se sont déployés.L\u2019homme a été transporté à l\u2019hôpital pour traiter des blessures mineures.Aucun constat d\u2019infraction n\u2019a été émis, indique la SQ.Les pompiers de Notre-Dame- du-Mont-Carmel se sont également rendus sur les lieux de l\u2019accident.CAPOTAGE À NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL «J\u2019ai failli mourir» Catheryne Piché a eu peur de mourir lorsqu\u2019un automobiliste a perdu le contrôle de son véhicule mardi soir, sur la route Landry, à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Le conducteur du véhicule, un homme de 28 ans a été légèrement blessé dans l\u2019accident.\u2014 PHOTO: TIRÉE DE FACEBOOK NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Un homme de 54 ans de Shawinigan, connu d e s m i l i e u x p o l i c i e r s, a é t é arrêté le 29 avril vers midi pour une agression armée dans un dépanneur.Il s\u2019est en effet pointé dans un dépanneur de l\u2019avenue St-Marc à Shawinigan comme client.Mécontent, il a sorti un couteau devant l\u2019employé présent pour ensuite quitter à pied.Il n\u2019y a pas eu de vol ni de blessé.Les policiers de la Sûreté du Qu éb e c d u p o ste de la v i l l e de Shawinigan ont été appelés sur les l ieux et ont localisé le suspect à proximité du dépanneur.Il a été arrêté pour agression armée, menaces et possession de méthamphéta- mine.Le suspect est demeuré détenu et devrait comparaître par voie téléphonique jeudi pour répondre à di f férentes accusations.AVENUE SAINT-MARC Agression armée dans un dépanneur de Shawinigan TROIS-RIVIÈRES (NM) \u2014 La collaboration de la population a permis l\u2019arrestation d\u2019un conducteur en état d\u2019ébriété à Shawinigan plus tôt cette semaine.Vers 17 h 30 le 25 avril, les policiers de la Sûreté du Québec ont en effet reçu un signalement concernant un véhicule qui zigzaguait dans le secteur de la 113e Rue à Shawinigan.Les policiers ont été en mesure de localiser et d\u2019intercepter ce conducteur pour conduite avec capacité affaiblie par l\u2019alcool.Au poste, l\u2019homme de 50 ans de Shawinigan a échoué l\u2019alcootest.Il avait dans le sang plus du double de la limite permise en alcool.Il a été libéré avec une citation à comparaître.Son permis de conduire a été suspendu pour 90 jours.Il pourrait faire face à une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par l\u2019alcool à une date ultérieure au palais de justice de Shawinigan.FACULTÉS AFFAIBLIES Arrestation grâce au signalement d\u2019un citoyen NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Une enquête est présentement menée sur un incendie d\u2019origine suspecte survenu à Bécancour dans la nuit du 28 au 29 avril vers 1 h 45.C\u2019est le service des incendies de Bécancour qui a d\u2019ailleurs fait appel aux policiers de la Sûreté du Québec concernant l\u2019incendie d\u2019un véhicule dans le stationnement du motel Bécancour dans le secteur Gentilly.L\u2019incendie a également endommagé un mur du motel.Quant au véhicule, il est une perte totale.Un jeune homme de 18 ans a été rencontré par les policiers à ce sujet.L\u2019enquête se poursuit et un technicien en scène de crime va faire l\u2019expertise de la scène.Incendie suspect à Bécancour NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La pandémie a forcé les pompiers de Trois- Rivières à revoir leurs façons de travailler et d\u2019intervenir, surtout après que l\u2019un d\u2019eux ait été testé positif et que ses collègues aient dû être placés en isolement.Présentement, tous les pompiers sont de retour au travail mais celui-ci a dû être repensé dans le contexte actuel.«Nos équipes sont complètes et nous poursuivons pleinement notre mission, mais différemment», précise Dany Cloutier, directeur de la Direction de la sécurité incendie.Il précise que les conditions de travail ont été modifiées pour résoudre certains enjeux de santé publique reliés notamment à la mobilité du personnel temporaire.Dans cette optique, la Direction du services des incendies rappelle que les feux à ciel ouvert sont interdits.On souhaite ainsi restreindre les interventions et protéger le personnel pompier du risque de transmission.«Il faut comprendre que ces activités représentent un haut danger d\u2019incendie, particulièrement au printemps.Pour cette raison, seuls les feux récréatifs effectués dans un foyer extérieur muni d\u2019un pare-étincelles conforme sont actuellement autorisés.Le citoyen doit toutefois éviter toute source de nuisance, comme la fumée», précise M.Cloutier.D\u2019un autre côté, le nombre d\u2019interventions est moins élevé depuis le début du confinement en raison de la diminution de la circulation et des accidents.Selon M.Cloutier, les appels sont réduits de 30 % comparativement à pareille date l\u2019an passé.Et au niveau de la sécurité civile, M.Cloutier annonce du même coup qu\u2019il est peu probable qu\u2019il y ait des inondations à Trois-Rivières cette année.Les niveaux des cours d\u2019eau sont actuellement inférieurs au risque d\u2019inondation, grâce aux conditions météo qui sont favorables à une fonte progressive des glaces.COVID-19 Conditions de travail modifiées pour les pompiers de Trois-Rivières leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 13 ÉLISABETH FLEURY efleury@lesoleil.com Les urgences des hôpitaux québécois, les unités de soins intensifs et d\u2019hospitalisation sont-elles prêtes à faire face à une augmentation prévisible des cas de COVID-19 dans la population avec le décon- finement annoncé par le gouvernement Legault?L\u2019Association des médecins d\u2019urgence (AMUQ) et la Société des intensivistes du Québec (SIQ) ne cachent pas leurs inquiétudes, mais la ministre de la Santé et le directeur national de santé publique se veulent rassurants.«Est-ce qu\u2019on est prêt à faire face à une augmentation des cas?En ce moment, ça ne va pas bien dans l\u2019est de Montréal, les hôpitaux sont bondés, les urgences débordent.Je suis à l\u2019hôpital [Maisonneuve-Rose- mont] aujourd\u2019hui, et j\u2019ai un patient qui est sur une civière depuis 110 heures avec un COVID positif [\u2026].Ce n\u2019est pas supposé, ça, les patients COVID doivent pouvoir monter sur les étages et avoir des soins en isolement.À l\u2019urgence, on est supposé de faire des évaluations, pas des hospitalisations», rappelle en entrevue le président de l\u2019AMUQ, le Dr Bernard Mathieu.Le problème, explique-t-il, c\u2019est que «les lits d\u2019hospitalisation sont pleins parce que les résidences ne veulent pas reprendre les patients [qui n\u2019ont plus besoin de soins actifs] ou que les ressources intermédiaires n\u2019ont pas assez de personnel pour surveiller les patients qui font de l\u2019errance et qui sont COVID positifs».Le président de l\u2019AMUQ souligne qu\u2019en plus, on veut «rouvrir la machine» et recommencer à faire des chirurgies moins urgentes.«Pour ça, ça prend des lits.Et si on rouvre les industries, il risque d\u2019y avoir des accidents et des gens qui vont avoir besoin de soins.Mais on déborde déjà.» Chez les intensivistes, on s\u2019attend aussi à une augmentation de la pression sur les urgences, les unités de soins intensifs et les lits d\u2019hospitalisation des hôpitaux avec le déconfinement annoncé.«La reprise de plusieurs secteurs économiques, la réouverture des chantiers de construction, l\u2019augmentation de la circulation sur les routes vont apporter leur lot de patients blessés.Si on n\u2019a pas de place pour les recevoir, ça va être un problème», expose le président de la SIQ, le Dr Germain Poirier.Jusqu\u2019à maintenant, les unités de soins intensifs n\u2019ont pas été mises à rude épreuve avec la COVID-19, note le Dr Poirier.Normal, la population est confinée depuis un mois et demi.SOINS INTENSIFS: LES DÉFIS «Actuellement la capacité des soins intensifs est loin d\u2019être atteinte.On est loin des prédictions.Les soins intensifs au Québec étaient prêts à recevoir facilement le double, voire le triple, de patients que ce qu\u2019ils voient actuellement, donc on a quand même une bonne zone buffer, on peut en prendre encore, des patients.Mais une fois qu\u2019on prend ces patients-là, il faut qu\u2019ils puissent monter aux étages, et actuellement, le problème [à Montréal] n\u2019est pas aux soins intensifs, mais aux étages.Les étages [de certains hôpitaux montréalais, dont Maisonneuve-Rosemont et Sacré- Coeur] sont submergés de patients COVID», observe le Dr Germain Poirier.Un autre défi pour les unités de soins intensifs des hôpitaux, c\u2019est de garder des zones où les patients ne sont pas contaminés par la COVID, ajoute le Dr Poirier.«Actuellement, ce qu\u2019on redoute, ce sont les porteurs asymptoma- tiques.Il y a des gens qui entrent à l\u2019hôpital pour autre chose que la COVID et qui sont porteurs asymp- tomatiques.On en a eu un hier qui est entré à l\u2019hôpital [Charles- LeMoyne] pour un problème d\u2019occlusion intestinale, pour une chirurgie urgente, et qui faisait de la fièvre.Il y a six mois, on ne l\u2019aurait pas dépisté, on se serait dit: il fait de la fièvre parce qu\u2019il a une occlusion.Mais on lui a mis une tige dans le nez, et finalement, il était COVID.Si on ne fait pas attention, ce sont des patients qui pourraient facilement infecter d\u2019autres patients et même le personnel hospitalier.C\u2019est un challenge, ça.Comment screener tout ce monde-là?Faut-il screener toute la population, tous les patients?» LES RÉGIONS PAS À L\u2019ABRI Si la Capitale-Nationale et les régions ont été relativement épargnées par le nouveau coronavirus dans les dernières semaines, le scénario pourrait changer avec la réouverture des écoles, des services de garde et de certaines activités économiques, et avec l\u2019augmentation de la circulation interrégionale que permettra la levée des barrages routiers.«C\u2019est certain que le déconfine- ment peut amener une deuxième vague, et le risque, ça pourrait être de voir se remplir les unités de soins intensifs et les lits d\u2019hospitalisation.La première vague a été moins importante que ce qu\u2019on avait prévu pour les soins intensifs, probablement grâce au confinement et aux mesures socio-sani- taires.Mais si on est frappé par une deuxième vague, et si on veut en plus une reprise des blocs opératoires, aller de l\u2019avant avec les cas de cancers, les chirurgies, ça pourrait engorger le système de façon importante», prévient le Dr Poirier, qui souligne en outre que les gens ont évité de consulter à l\u2019hôpital dernièrement par crainte de contracter la COVID-19.«Quand ils arrivent finalement à l\u2019hôpital, on s\u2019aperçoit qu\u2019ils ont trop attendu, et ils se retrouvent aux soins intensifs.» Le Dr Bernard Mathieu souligne lui aussi l\u2019importance de garder de la place dans nos hôpitaux pour les patients «non COVID».«Le premier ministre nous disait qu\u2019il y avait 6000 lits d\u2019hospitalisation au Québec, elles sont où ces 6000 places-là?[\u2026] Est-ce que c\u2019est bien équilibré dans le réseau?Manifestement pas, parce qu\u2019il y a l\u2019est de Montréal qui déborde, et partout ailleurs, ça ne déborde pas.Il n\u2019y a pas de distribution régionale des cas, semble-t-il, et ça, c\u2019est problématique», déplore le président de l\u2019AMUQ.MANQUE DE PERSONNEL L\u2019aménagement de sites alternatifs, comme l\u2019Hôtel Place Dupuis de Montréal, peut être une solution pour libérer les hôpitaux, mais il est difficile d\u2019y donner les soins appropriés, les lits et les salles de bains n\u2019étant pas adaptés.Et, de toute façon, «il y a de l\u2019attente pour ces places-là aussi, et s\u2019il y a de l\u2019attente partout, à l\u2019hôpital, on va déborder», insiste le Dr Mathieu, pour qui il faut impérativement trouver le moyen de retourner les patients dans leur milieu de vie.Sauf que le personnel dans les milieux d\u2019hébergement pour aînés sont débordés avec les éclosions de COVID-19.En début de semaine, il manquait plus de 10 000 employés dans le réseau de la santé.A u t r e i n q u i é t u d e p o u r l e Dr Mathieu: le matériel de protection.«On a encore des problèmes de gestion de matériel.Chaque jour, on se demande si on va manquer de jaquettes, de gants, de masques», dit-il.Dans les régions, les hôpitaux seront-ils en mesure, selon lui, de faire face à une augmentation des cas de COVID qui viendra avec le déconfinement?«Si les patients en région ne sont pas trop malades, les hôpitaux locaux devraient en principe être en mesure de les traiter, mais les cas graves de soins intensifs, ça va être plus difficile [\u2026] Pour des soins intensifs légers, ça peut aller, mais si le patient a besoin d\u2019un respirateur et tout, ça risque d\u2019être compliqué», analyse le Dr Mathieu.Les cas les plus graves risquent donc de se retrouver à Québec ou à Montréal, et ça, «il ne faut pas qu\u2019il y en ait trop», prévient le président de l\u2019AMUQ, qui comprend néanmoins que les enfants doivent retourner à l\u2019école et que les industries doivent rouvrir.«Mais il ne faudrait pas que la situation devienne partout dans le réseau comme elle l\u2019est à Montréal», dit-il.PRÉSERVER LES RÉGIONS Selon le Dr Mathieu, il faut garder isolées les régions les moins touchées par la COVID «pour que ça reste comme ça».«Il ne faudrait pas commencer à faire des mouvements de population, que les gens de Montréal aillent contaminer les gens de la Gaspésie ou des Îles-de- la-Madeleine, par exemple.Il faut continuer de les restreindre» tant qu\u2019on n\u2019aura pas vu une diminution significative des cas de COVID-19, croit le Dr Mathieu.Mercredi, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbeault, a annoncé en conférence de presse que, si tout va bien, les contrôles policiers seront retirés à partir du 4 mai pour les régions des Lau- rentides, de Lanaudière, de Chau- dière-Appalaches et pour la ville de Rouyn, du 11 mai pour l\u2019Outaouais (à l\u2019exception de Gatineau), l\u2019Abiti- bi, La Tuque et le Saguenay\u2014Lac- Saint-Jean, et du 18 mai pour les régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, de Charlevoix et de la Côte-Nord.DÉCONFINEMENT Le système tiendra-t-il le coup?Arruda et McCann confiants (ÉF) \u2014 La ministre de la Santé, Danielle McCann, a convenu mercredi que Montréal demeurait «un secteur chaud» et qu\u2019il fallait «vraiment stabiliser davantage nos établissements, nos CHSLD».«C\u2019est ce qu\u2019on est en train de faire», notamment «grâce à tout le monde qui est venu nous prêter main-forte», a dit la ministre, selon qui on verra aussi plus d\u2019entraide entre les hôpitaux pour soulager ceux qui sont en difficulté.Déjà, a-t- elle précisé, des patients d\u2019hôpitaux montréalais ont été transférés dans le Suroît, à Charles-LeMoyne et à Pierre-Boucher.Danielle McCann ne croit toutefois pas que le décloisonnement des régions mettra à risque le système de santé.«On suit de jour en jour la fameuse courbe, les hospitalisations en général et les soins intensifs.Et on voit qu\u2019il y a une stabilisation au niveau de l\u2019hospitalisation et des soins intensifs.Les chiffres qu\u2019on vous donne, ça comprend des gens qui ont la COVID-19 mais qui n\u2019ont plus besoin du plateau technique de l\u2019hôpital.Et les deux tiers des gens qui ont été hospitalisés et qui ont eu des soins intensifs sont dans la grande région de Montréal.Alors, on n\u2019est pas préoccupés autant pour les autres régions que pour la région de Montréal actuellement, mais on a quand même fait des préparatifs dans les autres régions du Québec», a assuré la ministre McCann.Pour le Dr Horacio Arruda, «s\u2019il y a une place où les robinets peuvent laisser couler un peu d\u2019eau, actuellement, c\u2019est bien dans les régions plus périphériques que celles de la Communauté métropolitaine de Montréal».Le directeur national de la santé publique a fait valoir mercredi que les régions avaient de plus petites populations «qui ont moins de probabilités de grands contacts».«Et elles sont en train de se préparer, en termes de ressources humaines, pour ne pas avoir les problématiques qu\u2019on a eues [à Montréal]», a dit le Dr Arruda.La ministre de la Santé a renchéri: «L\u2019avantage, pour les régions qu\u2019on déconfine, c\u2019est qu\u2019elles ont appris de Montréal et de la grande région de Montréal, qui ont été prises par surprise, avec la semaine de relâche, la densité de la population.On a révisé tous nos protocoles dans le réseau de la santé et des services sociaux.Donc, les régions qui ont été moins touchées ont appris, ont mis en place ces protocoles, [\u2026] et on a prévu une capacité.Mais effectivement, on compte sur la population pour suivre les mêmes consignes, parce que si on voyait qu\u2019il y avait une augmentation significative, on serait obligés de refermer le robinet.» \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste TORONTO 15 228,11 + 429,82 NEW YORK 24 633,86 + 532,31 S&P 500 2939,51 + 76,12 PÉTROLE $US 15,06 $US + 2,72 DOLLAR ¢US 71,83 ¢US + 0,29 EURO $CAN 1,5117 ¢CAN - 0,42 ?OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Sans la COVID-19, la date limite pour produire sa déclaration de revenus serait ce jeudi, le 30 avril.Mais plus de 1,5 million de Québécois profitent du délai supplémentaire d\u2019un mois.Revenu Québec a remboursé 270 millions $ de moins en impôts qu\u2019à pareille date l\u2019an dernier.Le 17 mars, le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, annonçait une série d\u2019assouplissements liés à la période des impôts.Mesure phare, la date butoir pour produire une déclaration de revenus était repoussée du 30 avril au 1er juin.En date de lundi, soit le 27 avril, trois jours avant l\u2019heure de tombée habituelle, Revenu Québec avait reçu 3 490 000 déclarations de revenus.À pareille date l\u2019an dernier, année sans coronavirus et donc sans prolongation, ce total s\u2019élevait à 5 020 000, selon les chiffres fournis par l\u2019agence gouvernementale chargée de la perception des impôts et des taxes.Quelque 1 530 000 contribuables ont donc cru bon de bénéficier de cette nouvelle échéance et des 32 jours supplémentaires, en tout ou en partie.Il s\u2019agit d\u2019une différence de 30 % avec 2019.«Ces données témoignent de l\u2019impact significatif de la pandémie en cette période de production de la déclaration de revenus.Elles démontrent aussi la pertinence des mesures d\u2019assouplissement», affirme le porte-parole de Revenu Québec, Martin Croteau.Revenu Québec traite chaque année environ 6,5 millions de déclarations de revenus.Plus ou moins 54 % des contribuables ont donc produit leur déclaration à ce moment-ci.À peine un sur deux.L\u2019an passé, au même moment, ce taux s\u2019établissait à 77 %.Plus des trois quarts.80 % ONT ÉTÉ TRAITÉES Lors de son annonce, le ministre Girard incitait néanmoins «tous les contribuables à produire leur déclaration de revenus pour le 30 avril.Notamment pour ceux qui anticipent un remboursement», avait-il souligné, promettant les mêmes délais de remboursement qu\u2019en temps normal, malgré la crise.Près de 9 déclarations sur 10 ont été transmises par voie électronique, l\u2019autre 10 % l\u2019étant par la poste.Cette proportion s\u2019avère presque identique à 2019.Il en résulte que, toujours en date du 27 avril, 80 % des 3,5 millions de déclarations de revenus reçues ont été traitées et un avis de cotisation a été émis.On assure à l\u2019agence que «le délai moyen de traitement des déclarations de revenus qui ont donné lieu à un remboursement est demeuré le même que l\u2019an dernier».«Le fait que le traitement des déclarations de revenus soit hautement mécanisé a diminué les effets que pourrait avoir la COVID-19 sur nos opérations, explique M.Croteau.En effet, la grande majorité des déclarations de revenus sont transmises par voie électronique, grâce à notre service ImpôtNet.Revenu Québec continue de traiter les déclarations qui nécessitent l\u2019intervention d\u2019un agent, qui sont beaucoup moins nombreuses.» 270 M $ EN MOINS Une somme globale de 2,493 milliards $ a ainsi été retournée à 2 172 121 contribuables québécois jusqu\u2019ici ce printemps.Quand même 270 millions $ de moins que les 2,763 milliards $ payés à 2 565 115 citoyens à pareille date l\u2019an dernier.Ceux qui devront de l\u2019argent à l\u2019État auront pour leur part trois autres mois de plus pour s\u2019acquitter de l\u2019impôt à payer et des acomptes provisionnels.Une augmentation du délai de traitement de leur déclaration est à prévoir, confirme M.Croteau, mais cela ne les dispense pas de régler leur solde au plus tard le 1er septembre.Lors de son annonce, le ministre Girard avait estimé à 7,7 milliards $ l\u2019entrée d\u2019argent reportée dans le temps par ces mesures pour l\u2019État québécois.IMPÔTS 1,5 M de contribuables profitent du mois de plus Plus de 1,5 millions de Québécois ont décidé de profiter de l\u2019extension du délai offert par Québec pour produire leur déclaration de revenus.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Vêtements de Sport Gildan annonce la suspension de son dividende trimestriel et une réduction de la rémunération des ses dirigeants après avoir subi des pertes nettes de 99,3 millions $ US au premier trimestre de 2020 en raison de la pandémie mondiale de la COVID-19.L\u2019entreprise dont le siège social est établi à Montréal annonce aussi la suspension du rachat d\u2019action et le report des dépenses d\u2019investissement non essentielles et des charges discrétionnaires.De plus, les membres du conseil d\u2019administration, le chef de la direction et les vice-présidents ont subi des baisses de salaire de 50 %; le personnel de haute direction a subi des baisses de salaire de 20 % à 35 %; et la plupart des employés travaillent maintenant quatre jours par semaine.Pour la période s\u2019étant terminée le 29 mars, Gildan rapporte avoir perdu 99,3 millions $ US ou 0,50 $ US par action sur une base diluée.Une performance difficile comparée à la même période l\u2019an dernier alors que l\u2019on affichait un profit de 22,7 millions $ US ou de 0,11 $ par action.En excluant les éléments non récurrents, Gildan a dégagé un bénéfice net ajusté de 11,2 millions $ US ou de 0,06 $ US par action.Un recul par rapport aux 32,8 millions $ US ou 0,16 $ US par action du premier trimestre de 2019.Les revenus de l\u2019entreprise sont en chute de 26,4 %, passant de 623,9 millions $ US, l\u2019an dernier, à 459,1 millions $ US en 2020.«La performance de la Société a été à la hauteur des attentes au cours des deux premiers mois du trimestre, mais lorsque les mesures prises pour ralentir la transmission de la COVID-19 dans le monde entier se sont multipliées en mars, nous avons commencé à observer un ralentissement notable de la demande visant nos produits de base, en particulier dans le réseau des vêtements à imprimer où nos produits sont habituellement destinés à des événements promotionnels, sportifs et de divertissement ainsi qu\u2019à d\u2019autres grands rassemblements et événements culturels», peut-on lire dans le communiqué publié mercredi par la société.» Gildan suspend son dividende et coupe les salaires de ses dirigeants leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 AFFAIRES 15 AUDREY TREMBLAY audrey.tremblay@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Il n\u2019y a aucun doute que la crise aura des répercussions sur les entreprises.Alors que certains craignent toujours de ne pas pouvoir passer à travers, d\u2019autres doivent déjà fermer leurs portes.C\u2019est le cas de Physi-K qui ne rouvrira pas après le confinement, et ce, malgré les différents programmes gouvernementaux.«C\u2019est beaucoup de nuits sans sommeil, et c\u2019est très stressant.[\u2026] De voir s\u2019écrouler tous les efforts et le travail qu\u2019on a mis\u2026 c\u2019est beaucoup de temps et beaucoup d\u2019énergie», témoigne Myrianne Courteau, une des trois actionnaires de l\u2019entreprise.«Au début, j\u2019avais bon espoir qu\u2019on pourrait rouvrir rapidement.On avait un peu de lousse, mais quand on a su qu\u2019on ne pourrait pas rouvrir tout de suite, la décision a dû se prendre», poursuit-elle.Les trois associés n\u2019ont eu d\u2019autres choix que de mettre la clé sous la porte.Une décision qui a été réfléchie et analysée.D\u2019ailleurs, les propriétaires se sont entourées de professionnels afin de les guider dans toutes les options sur la table avant d\u2019envisager la déchirante décision de fermeture définitive.«Une entreprise comme ça, c\u2019est comme notre bébé.Il y a beaucoup d\u2019émotions qui entrent en ligne de compte.C\u2019est pour ça qu\u2019on a fait appel à des professionnels», note Myrianne Courteau.«On existe depuis 8 ans, mais on a des employés et on est sous la forme actuelle depuis seulement 2 ans.Pour nous, c\u2019était vraiment comme un démarrage d\u2019entreprise.On n\u2019avait pas les moyens de s\u2019endetter.C\u2019était impossible pour nous de prendre un prêt pour subvenir aux besoins de la crise.Sachant qu\u2019on ne pourrait pas ouvrir avant plusieurs mois, on a décidé de mettre la clé dans la porte avant de s\u2019endetter davantage.» Évidemment, on a une pensée pour les employés qu\u2019on a dû mettre à pied et les clients qui fréquentaient la clinique.«On a des clients qu\u2019on a réellement pris en charge, on avait créé de belles gangs et ils se retrouvent un peu seuls en ce moment à cause de ça.On a une pensée pour nos clients qui faisaient partie de la grande famille et nos employés évidemment.Ce n\u2019est vraiment pas facile de les congédier», assure la femme d\u2019affaires.Les propriétaires ont quand même tenu à conclure cette aventure de façon très respectueuse.Sur la page Facebook de l\u2019entreprise, on peut trouver les coordonnées de certains professionnels du groupe qui poursuivront leurs activités individuellement.«Ils ont créé de beaux liens de confiance avec leurs clients et on voulait donner la possibilité aux clients qui souhaitent continuer de travailler avec eux d\u2019être en mesure de les rejoindre», insiste Myrianne Courteau.«On est une belle équipe et on voulait finir ça de la bonne façon», a-t-elle conclu.Physi-K victime de la crise On voit les trois associées de l\u2019entreprise, Émilie Blanchard, masso-orthothérapeute, Myrianne Courteau, kinésiologue et Judith Chalifour, kinésiologue.\u2014 PHOTO: FOURNIE TROIS- RIVIÈRES (GD) \u2014 Le Centre d\u2019action bénévole Trait d\u2019Union de Shawinigan annonce la réouverture de la clinique d\u2019impôt sans rendez-vous pour les personnes à faible revenu.Cette clinique sera ouverte les mardis, mercredis et jeudis de 9 h à midi et de 13 h à 16 h à partir du 5 mai.«Ce service est offert aux personnes qui sont dans l\u2019impossibilité de remplir leurs déclarations fiscales.Les bénéficiaires doivent nécessairement être à faible revenu, c\u2019est-à-dire avoir un revenu annuel de moins de 25 000 $ pour une personne seule et de moins de 30 000 $ pour un couple.Les revenus d\u2019intérêts annuels quant à eux se doivent d\u2019être de moins de 500 $», explique le Centre d\u2019action bénévole dans le communiqué annonçant la réouverture de la clinique d\u2019impôt.Les personnes voulant bénéficier de ce service peuvent se rendre directement au CAB Trait d\u2019Union au 4393 boulevard des Hêtres à Shawinigan sur les heures d\u2019ouverture mentionnée précédemment.Retour de la clinique d\u2019impôt à Shawinigan La Presse canadienne Le plus grand épicier du Canada s\u2019attend à subir des «pressions financières» à l\u2019avenir, à mesure que les habitudes d\u2019achat des clients changeront et que les coûts augmenteront pendant la pandémie de COVID-19.Les Compagnies Loblaw ont enregistré récemment une augmentation de leurs ventes, tout comme les autres grands épiciers du Canada - Metro et Empire - , car les clients ont fait des provisions d\u2019aliments en préparation à leur confinement à la maison et à la fin de leurs sorties au restaurant.Le premier trimestre de la société «était l\u2019histoire de 14 jours», a affirmé la présidente, Sarah Davis, lors d\u2019une conférence téléphonique avec des analystes mercredi après que Loblaw, qui détient les épiceries Loblaw et les pharmacies Shoppers Drug Mart (les chaînes Provigo et Pharmaprix au Québec), a publié ses plus récents résultats trimestriels.Loblaw a observé «une ruée vers le commerce de détail» lorsque les mesures pour combattre la pandémie du coronavirus ont été annoncées, a-t-elle expliqué, notant que le nombre de clients et la taille du panier avaient quadruplé et que le trafic de ses activités en ligne avait triplé.Le directeur financier, Darren Myers, a indiqué qu\u2019au cours des deux semaines qui ont pris fin le 21 mars, Loblaw avait vu les ventes de ses épiceries augmenter d\u2019environ 44 %.Les ventes des produits pharmaceutiques ont augmenté de 26 %, tandis que celles des autres produits vendus en pharmacie ont bondi de 42 %.Loblaw calcule que la pandémie a généré des revenus supplémentaires de 751 millions $ au cours du trimestre, a-t-il précisé.AVENIR DIFFICILE À PRÉVOIR Les points positifs ont été partiellement contrebalancés par l\u2019augmentation des coûts d\u2019exploitation liés au coronavirus, qui ont commencé à augmenter vers la fin du premier trimestre.«Il est très difficile de prédire comment les ventes évolueront», a affirmé M.Myers, notant que la société s\u2019attendait, par exemple, à une possible diminution des catégories de dépenses discrétionnaires.«Depuis le début du deuxième trimestre, nous avons connu un changement prononcé dans la trajectoire de nos ventes.» Au cours des cinq premières semaines du deuxième trimestre, les ventes de produits alimentaires ont augmenté d\u2019environ 10 %, a-t- il dit, mais les ventes de médicaments ont diminué d\u2019environ 6 %.Loblaw consacre environ 90 millions $ toutes les quatre semaines pour ses efforts visant à assurer la sécurité des magasins pour les clients et les employés, pour des augmentations de salaire temporaires et d\u2019autres mesures, a expliqué M.Myers.«Il est difficile pour nous de prédire l\u2019avenir après tout cela», a-t-il affirmé lorsqu\u2019on lui a demandé combien de ces nettoyages, heures supplémentaires et autres coûts Loblaw s\u2019attendait à devoir intégrer de manière permanente à ses activités.«Je dirais que ce sont des coûts temporaires en ce moment que nous prévoyons de continuer à traverser la pandémie, mais il est trop difficile pour chacun d\u2019entre nous de prédire ce qui se passera par la suite.» Loblaw s\u2019attend à ce que ces coûts frappent plus lourdement au deuxième trimestre.TROIS FOIS PLUS DE COMMANDES EN LIGNE Un point positif pour l\u2019entreprise a été le triplement de la demande pour ses services en ligne, qui comprennent à la fois des options de ramassage en magasin et de livraison à domicile.Loblaw ne s\u2019attendait pas à ce niveau de demande avant deux ou trois ans, a-t-elle précisé.L\u2019entreprise a travaillé pour augmenter sa capacité à répondre à de nombreuses commandes en améliorant sa technologie et en augmentant les heures de travail, autre autres choses.Bien qu\u2019il soit «difficile d\u2019anticiper précisément comment notre entreprise évoluera dans toute nouvelle norme émergente», le président exécutif Galen Weston a indiqué que l\u2019entreprise estimait que «l\u2019épicerie en ligne conservera une part importante de la pénétration actuelle des ventes.» Loblaw affiche un profit et des revenus en hausse pour le premier trimestre «On a une pensée pour nos clients qui faisaient partie de la grande famille et nos employés évidemment.» JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 16 AFFAIRES JULIEN ARSENAULT La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Dans la tourmente en raison de la pandémie de COVID-19, Airbus estime néanmoins que l\u2019A200 \u2013 l\u2019ancienne C-Series de Bombardier \u2013 est très bien adapté pour le marché une fois la crise terminée.Bien que le programme soit toujours déficitaire, l\u2019avionneur européen y est toujours aussi engagé, a expliqué mercredi son président et chef de la direction, Guillaume Faury, à l\u2019occasion d\u2019une conférence téléphonique visant à discuter des résultats du premier trimestre qui s\u2019est soldé par une perte de 515 millions $ US et des revenus en baisse de 15 %, à 11,5 milliards $ US.«Je pense que l\u2019A220 était, est et demeurera un excellent produit, nous y sommes très attachés, a-t-il souligné.Je crois qu\u2019il est très adapté à l\u2019après-crise de la COVID-19 et je suis très heureux que nous ayons effectué cet investissement il y a deux ans.» Selon M.Faury, plusieurs transporteurs pourraient opter pour des appareils de moins grande taille une fois que les effets de la pandémie se seront atténués, ajoutant que les modèles A220 \u2013 qui peuvent transporter de 100 à 150 passagers \u2013 et la famille A321 étaient bien positionnés.Airbus compte 529 commandes pour l\u2019ex-C-Series et huit appareils ont été livrés à trois clients pendant le premier trimestre, selon ce qui a été expliqué au cours de la conférence téléphonique.Toutefois, en raison de la situation actuelle, on repoussera l\u2019accélération de la cadence à Mirabel, où l\u2019on continuera à assembler quatre appareils par mois.L\u2019an dernier, 48 appareils étaient sortis de l\u2019usine.Le directeur du groupe d\u2019études en management des entreprises en aéronautique à l\u2019UQAM, Mehran Ebrahimi, n\u2019a pas été étonné par les commentaires de M.Faury.À son avis, les problèmes qui affligent la famille d\u2019avions 737 Max de Boeing ainsi que l\u2019échec récent de l\u2019alliance entre l\u2019avionneur américain et Embraer - propriétaire de la famille d\u2019avions E2, qui sont des concurrents directs de l\u2019A220 - profiteront à Airbus.«Tous les projets de développement prévus dans l\u2019acquisition d\u2019Embraer par Boeing pour venir concurrencer l\u2019A220 tombent à l\u2019eau, a expliqué l\u2019expert en entrevue.C\u2019est pour cette raison que M.Faury adopte un ton rassurant.» De plus, les passagers risquent d\u2019être craintifs lorsque viendra le temps de s\u2019entasser avec des centaines d\u2019autres personnes dans des avions gros porteurs, qui comportent deux couloirs en cabine, a estimé M.Ebrahimi.Cela risque ainsi de stimuler la demande pour des appareils de la taille de l\u2019A220, a-t-il estimé.Airbus, qui contrôle la famille d\u2019appareils depuis l\u2019été 2018, a vu sa participation grimper à 75 % dans le programme en février alors que Bombardier avait décidé de quitter l\u2019aventure.La part de l\u2019État québécois \u2013 qui a injecté 1 milliard $ US en 2016 - était passée de 16 % à 25 % sans injection de fonds supplémentaires.En dépit de ses commentaires à l\u2019endroit de l\u2019A220, M.Faury a récemment envoyé une lettre à quelque 135 000 employés dans laquelle il signalait que la survie du groupe pourrait être «en jeu» si aucun geste n\u2019était posé.Au cours de la conférence téléphonique, mercredi, le grand patron d\u2019Airbus a estimé être dans la «crise la plus grave que l\u2019industrie aérospatiale ait jamais connue».Par ailleurs, dans un message envoyé à ses membres, l\u2019Association internationale des machinistes et des travailleurs de l\u2019aérospatiale (AIMTA) a repris le passage d\u2019une note d\u2019Airbus Canada à l\u2019effet qu\u2019elle ne serait pas en mesure de se qualifier pour la subvention salariale d\u2019urgence d\u2019Ottawa.L a p ré s e n c e d\u2019 u n e a g e n c e gouvernementale \u2013 Investissement Québec \u2013 dans le partenariat et la forme juridique de la société en commandite poseraient problème.«Nous discutons avec le gouvernement fédéral pour s\u2019assurer que nous remplissons tous les critères», s\u2019est limité à indiquer la porte- parole d\u2019Airbus Canada, Marcella Cortellazi, dans un courriel.Au début du mois d\u2019avril, une entente valide au moins jusqu\u2019au 4 mai avait été annoncée entre le syndicat et l\u2019employeur afin de permettre à environ 1000 des quelque 2800 travailleurs de Mirabel en congé forcé depuis le 24 mars de toucher davantage que ce qui était offert par le gouvernement Trudeau.Dans sa missive, l\u2019AIMTA a rappelé qu\u2019une disposition de l\u2019entente stipulait qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019effet pour les paiements déjà effectués aux travailleurs dans le cas où l\u2019employeur ne se qualifierait pas pour la subvention salariale.MALGRÉ LA CRISE PROVOQUÉE PAR LA COVID-19 L\u2019A220 reste dans les plans d\u2019Airbus Airbus estime que l\u2019A200 est très bien adapté pour le marché une fois la crise terminée.\u2014 PHOTO: LA PRESSE CANADIENNE SAN FRANCISCO (AFP) \u2014 Amazon a été placé par le gouvernement américain sur une liste d\u2019entreprises qui ne luttent pas suffisamment contre la contrefaçon, d\u2019après le rapport annuel du représentant américain au commerce sur la propriété intellectuelle, publié mercredi.Le cabinet, qui dépend directement du président des États-Unis, a ajouté cinq plateformes d\u2019Amazon (Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne et Inde) sur la liste des «marchés notoires pour la contrefaçon».Le rapport assure qu\u2019Amazon ne lutte pas assez contre les ventes de telles marchandises et déclare que des détenteurs de propriété intellectuelle se sont plaints «de niveaux élevés de biens contrefaits» sur ces cinq sites de e-commerce.À titre d\u2019exemple, ils estiment, selon le rapport, que sur la plate- forme britannique «il est difficile pour les consommateurs et les détenteurs de droits de déterminer qui vend les produits», et reprochent à Amazon «de ne pas suffisamment contrôler les vendeurs».Le processus de retrait de contrefaçons serait considéré comme «long et fastidieux, même pour les détenteurs de droits qui participent au programme de protection des marques», précise le rapport.Le géant du e-commerce a fait savoir son «désaccord profond» avec les conclusions du rapport, qu\u2019il qualifie «d\u2019acte purement politique» de la part de l\u2019administration de Donald Trump.Ce dernier ne cache pas son inimitié pour le fondateur et dirigeant d\u2019Amazon, le milliardaire Jeff Bezos.«Amazon investit de façon importante dans les technologies et méthodes de détection pour bloquer les acteurs mal intentionnés et empêcher de potentiels biens contrefaits d\u2019être vendus dans nos magasins», a réagi un porte-parole du groupe par email.«Nous travaillons aussi avec les autorités et leur signalons tous les vendeurs de contrefaçon confirmés pour les aider dans leurs enquêtes».La liste des «marchés notoires pour la contrefaçon» de 2019 donne des exemples de vendeurs soupçonnés de faciliter cette pratique illégale, mais ne constitue pas une accusation formelle ou le prélude à une action en justice.Cet examen annuel «a aussi identifié une inquiétude croissante sur la prolifération de biens contrefaits facilitée par les réseaux sociaux», mentionne le rapport, citant notamment le géant chinois WeChat.Des services de streaming et des sites de commerce en ligne en Chine, Italie, Pologne, Indonésie et d\u2019autres pays sont aussi listés.Le rapport évoque aussi Pirate Bay, un site de téléchargement de contenus dans le viseur des autorités depuis des années, qui est encore actif malgré les nombreuses fermetures de ses différentes versions.Contrefaçon: Amazon dans le viseur de la Maison-Blanche PARIS (AFP) \u2014 Les compagnies aériennes assommées par la crise du coronavirus et sans perspectives de rebond avant de longs mois, voire des années, suppriment des emplois par milliers, entraînant dans leur chute toute la filière aéronautique.Face à un trou d\u2019air qui pourrait durer \u2013 jusqu\u2019à deux ou trois ans disent les experts, et certains grands patrons du secteur \u2013 les plans sociaux se succèdent.Br i t ish A ir ways a annoncé mardi la suppression de 12 000 emplois, sur un total de 42 000.La même journée, la scandinave SAS et l\u2019islandaise Icelandair ont annoncé le départ de 5000 employés pour la première et 2000 pour la seconde.Les professionnels du secteur, habitués à encaisser les chocs et à rebondir rapidement \u2013 comme après le 11 septembre 2001 ou la crise financière de 2008 \u2013 redoutent cette fois le double effet d\u2019une récession mondiale et de la prudence de voyageurs tétanisés par la propagation rapide et mondiale du coronavirus.«De nombreuses compagnies se sont retrouvées en défaut de paiement (.) les gouvernements apportent un soutien substantiel mais la situation reste extrêmement fragile», a commenté mardi Brian Pearce, le responsable financier de l\u2019Association internationale du transport aérien (Iata).«La situation n\u2019est pas réglée du tout.En début d\u2019année les compagnies disposaient en moyenne de deux mois de réserves de trésorerie qu\u2019elles ont déjà épuisées», a-t-il ajouté.En mars, le trafic aérien mondial a enregistré la plus forte baisse de son histoire récente avec une chute de 52,9 % par rapport à la même période de l\u2019an dernier, retombant au niveau de 2006, selon l\u2019Iata, qui estime que 25 millions d\u2019emplois dans le secteur de l\u2019aviation et les activités associées sont menacés dans le monde.Les compagnies aériennes sabrent des milliers d\u2019emplois leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 17 le monde NEW YORK (AFP) \u2014 Elon Musk, le fantasque patron de Tesla, a qualifié mercredi de «fasciste» le prolongement du confinement pour endiguer la propagation du Covid-19, maladie causée par le nouveau coronavirus.«Le prolongement du confinement (.) emprisonne de force les gens chez eux, contre leurs droits constitutionnels, c\u2019est mon opinion.C\u2019est violer les libertés des individus de manière horrible et injuste», a-t-il déclaré, interrogé sur l\u2019impact financier de la crise sanitaire sur les entreprises lors de la conférence téléphonique d\u2019analyse des résultats trimestriels de Tesla.«C\u2019est scandaleux! C\u2019est un scandale.Ça va faire un grand mal (aux entreprises), pas seulement à Tesla», s\u2019est-il emporté.M.Musk, connu pour ses déclarations tapageuses, a par la suite profité d\u2019une question sur une éventuelle politique de grands travaux, pour enfoncer le clou.«Dire aux gens qu\u2019ils ne peuvent pas quitter leurs maisons et qu\u2019ils seraient arrêtés s\u2019ils le faisaient, c\u2019est fasciste.Ce n\u2019est pas démocratique.Ce n\u2019est pas la liberté.Rendez aux gens leur satanée liberté», a-t-il tempêté dans son traditionnel ton monocorde.Un peu plus tôt, le dirigeant, considéré par de nombreux observateurs comme un visionnaire, avait joint sa voix à celles d\u2019hommes d\u2019affaires appelant à la fin du confinement.«Libérez l\u2019Amérique maintenant!», a-t-il notamment tweeté.La colère d\u2019Elon Musk intervient après le prolongement du confinement en Californie et notamment à Fremont, ville abritant l\u2019usine américaine de Tesla près de San Francisco.Tesla avait accepté à contre-cœur de fermer celle-ci le 19 mars dernier et souhaitait la rouvrir le 4 mai.Mais face à la décision des autorités sanitaires, le constructeur de véhicules électriques ne sait pas quand l\u2019activité pourra reprendre.Elon Musk juge le prolongement du confinement «fasciste» et «pas démocratique» WASHINGTON (AP) \u2014 Donald Trump a annoncé mercredi qu\u2019il reprendrait la semaine prochaine ses voyages aux États-Unis et qu\u2019il avait hâte de tenir des meetings électoraux «fous» dès que possible.Le président a dit à des journalistes qu\u2019il se «réjouissait» d\u2019aller «dans l\u2019Arizona» la semaine prochaine, son premier voyage à travers les États- Unis depuis que l\u2019épidémie de coro- navirus a mis le pays à l\u2019arrêt.Son déplacement dans cet État de l\u2019Ouest américain est consacré à la relance du pays dont l\u2019économie a été mise à terre par le coro- navirus.Il n\u2019y aura pas de meeting de campagne, «parce qu\u2019il est trop tôt» pour des événements dans des stades pleins, a expliqué le milliardaire républicain depuis la Maison Blanche.Mais le septuagénaire, en lice pour un second mandat contre le démocrate Joe Biden, espère tenir de nouveau des rassemblements «dans un futur pas trop lointain».«J\u2019espère que nous pourrons faire des bons vieux meetings de 25 000 personnes où on fait tous les fous parce qu\u2019on aime notre pays», a-t-il plaidé.Donald Trump a dit ne pas pouvoir imaginer un meeting ou trois quarts des sièges seraient vides.«Ça ne serait pas très beau à voir», a-t-il assuré.Il a précisé qu\u2019il se rendrait «très prochainement» dans l\u2019Ohio, un État-clé en vue de la présidentielle de novembre.Lors d\u2019une réunion avec des responsables de l\u2019industrie américaine, le 45e président des États-Unis a joué la carte de l\u2019optimisme, insistant sur le fait que la première puissance économique mondiale rebondirait rapidement de cette crise.Trump reprendra les déplacements sous peu WASHINGTON (AFP) \u2014 Quatre mois après le début de l\u2019épidémie de Covid-19, le gouvernement américain a allumé mercredi une lueur d\u2019espoir en rapportant qu\u2019un médicament autrefois développé contre Ebola, le remdesivir, semblait avoir prise sur le nouveau coronavirus, et avait accéléré de plusieurs jours le rétablissement des cas les plus graves dans un grand essai clinique.C\u2019est à ce jour la percée thérapeutique la plus solide contre le coronavirus.Si de multiples traitements sont testés dans les hôpitaux du monde entier, aucun n\u2019a encore prouvé son efficacité dans un essai aussi grand et aussi rigoureux, avec placebo.Aucun vaccin n\u2019existe.Les Instituts de santé américains (NIH) ont annoncé que l\u2019antiviral expérimental remdesivir du laboratoire américain Gilead avait aidé des malades hospitalisés à se rétablir 31 % plus vite, selon les résultats préliminaires d\u2019un essai clinique contre placebo incluant un millier de patients.«Les données montrent que le remdesivir a un effet clair, significatif et positif pour réduire le temps de rétablissement» des malades, a déclaré Anthony Fauci, directeur de l\u2019Institut des maladies infectieuses qui a dirigé l\u2019essai, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche.«C\u2019est une preuve de concept très importante, car cela prouve que nous pouvons bloquer le virus», a dit le haut responsable scientifique, prudemment optimiste, mais qui affirme que le remdesivir peut désormais devenir un traitement standard contre les formes graves de la maladie.Le président Donald Trump a dans la foulée demandé à l\u2019Agence américaine du médicament (FDA) d\u2019accorder «rapidement» une autorisation d\u2019utilisation en urgence qui permettrait au remdesivir d\u2019être administré dans les hôpitaux hors d\u2019essais cliniques.Vétéran de la lutte contre le sida, Anthony Fauci, 79 ans, a fait le parallèle avec le milieu des années 1980 et les premiers résultats «modestes» de l\u2019AZT, une molécule qui ouvrit la voie aux formidables traitements actuels contre le VIH.Comparés aux malades ayant reçu un placebo, les patients traités avec le remdesivir, un médicament jamais approuvé contre aucune maladie, se sont rétablis en 11 jours (durée médiane) au lieu de 15 jours, a détaillé un communiqué des NIH.Le rétablissement est défini comme une sortie de l\u2019hôpital ou un retour à des activités normales.La fiabilité statistique de ce résultat est très élevée.En revanche, les résultats préliminaires ne montrent pas si le médicament permet de sauver des vies.La mortalité du groupe de patients traités par remdesivir était de 8 %, contre 11,6 % dans le groupe témoin; une différence trop faible pour exclure que ce soit le fruit du hasard.L\u2019essai a inclus 1063 patients hospitalisés avec une forme avancée du Covid et des problèmes pulmonaires, sur 47 sites aux États-Unis et 21 autres en Europe et en Asie.Le traitement, par injection intraveineuse, durait 10 jours.«Quand il y a des preuves nettes qu\u2019un médicament fonctionne, nous avons une obligation éthique d\u2019informer immédiatement les membres du groupe placebo», a ajouté Anthony Fauci.«Je peux vous garantir qu\u2019avec plus de gens, d\u2019entreprises et de chercheurs, cela va encore s\u2019améliorer», a-t-il dit.ESSAI CHINOIS NON CONCLUANT De multiples essais sont en cours dans le monde pour tester le remdesivir, d\u2019autres antiviraux ou encore l\u2019hydroxychloroquine, un médicament contre le paludisme que beaucoup d\u2019hôpitaux expérimentent sans attendre, notamment le professeur français Didier Raoult en conjonction avec un antibiotique.On attend particulièrement les résultats du grand essai Discovery sur 3200 patients européens, qui comparera quatre traitements.En attendant les résultats de ces grands essais aux protocoles comparables, l\u2019hydroxychloroquine, initialement fortement promue par Donald Trump, est contestée.Les autorités sanitaires américaines ont formellement déconseillé son utilisation il y a quelques jours en raison des effets secondaires graves sur le cœur.Lundi, l\u2019Assistance publique- Hôpitaux de Paris a annoncé qu\u2019une molécule appelée toci- lizumab s\u2019était montrée efficace dans un essai relativement petit (129 patients).Mais un médicament comparable de Sanofi et Regeneron, le Kevzara, a échoué.L\u2019annonce de Washington relativise l\u2019importance de résultats non concluants d\u2019une petite étude sur le remdesivir (237 patients), menée dans dix hôpitaux de Wuhan en Chine et publiée quelques heures plus tôt par la revue médicale The Lancet.Dans l\u2019essai chinois, les malades traités avec le remdesivir n\u2019ont pas fait mieux que ceux traités par placebo.Mais la taille de l\u2019essai, interrompu faute de malades car l\u2019épidémie s\u2019est arrêtée à Wuhan, limite l\u2019interprétation des résultats.L\u2019Américain Anthony Fauci a jugé l\u2019étude chinoise «non adéquate».Le remdesivir s\u2019insère dans le matériel génétique du coronavi- rus et le court-circuite pour l\u2019empêcher de se répliquer.Washington affirme qu\u2019un médicament, le remdesivir, agit contre le coronavirus Le remdesivir a d\u2019abord été développé pour lutter contre Ebola.\u2014 PHOTO AFP JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 18 facebook.com/ lenouvelliste GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 La 18e édition du Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore ne se déroulera pas en 2020, mais bien en 2021.Le comité organisateur a confirmé l\u2019évidence cette semaine.Cette année, l\u2019événement était prévu du 7 au 9 août.L\u2019annonce du gouvernement du Québec d\u2019annuler tous les festivals et évé- nements jusqu\u2019au 31 août ne laissait guère le choix au comité organisateur.L\u2019événement attire habituellement autour de 10 000 visiteurs.En fait, la seule incertitude qui persiste pour les organisateurs concerne le financement prévu pour 2020 et le renouvellement de l\u2019entente triennale.En séance publique le 3 mars dernier, le conseil municipal de Shawinigan annonçait de nouveaux protocoles d\u2019ententes avec la Classique internationale de canots de la Mauricie, le Club Optimiste de Saint-Jean-des-Piles (Festival de la pêche), Cyclo-Mauricie (Les Défis du parc), L\u2019Avant-Show (Le Sud en fête), le Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore et la Société Saint-Jean-Baptiste du Centre-de-la-Mauricie.Ces ententes comprennent notamment le versement d\u2019une aide financière sur trois ans pour appuyer l\u2019organisation de ces événements.Or, la crise de la COVID-19 risque de bouleverser les modalités prévues.«Nous avions déjà entamé des dépenses pour l\u2019année en cours, pour le début d\u2019organisation de l\u2019activité», explique Dominique Oury, président du conseil d\u2019administration du Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore.«Nous avons soumis ça à la Ville.Nous attendons une réponse, mais nous sentons une belle ouverture.» En principe, cet événement devait hériter de 11 050 $ en 2020, 2021 et 2022.«On comprend qu\u2019on n\u2019est pas pour demander de nous verser la subvention pour l\u2019année alors qu\u2019il n\u2019y aura pas d\u2019événement», convient M. Oury.«Mais nous avions quand même quelques dépenses d\u2019engagées.» L e m a i r e d e S h a w i n i g a n , Michel Angers, mentionne que la Ville consulte présentement les organisateurs des divers évé- nements pour établir la suite des choses, compte tenu de leur annulation pour cette année et des ententes prévues.Chaque cas sera analysé selon sa propre situation.En ce qui concerne le Rendezvous des peintres de Sainte-Flore, le prochain événement est prévu les 13, 14 et 15 août 2021.Le Rendez-vous des peintres reporté en 2021 Le Rendez-vous des peintres de Sainte-Flore est remis à 2021.\u2014 PHOTO: ARCHIVES NANCY MASSICOTTE nancy.massicotte@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le Cosplay Fest de Trois-Rivières n\u2019échappe pas à la vague de suspension des événements publics à cause de la COVID-19.La Corporation des événements de Trois-Rivières vient en effet d\u2019annoncer l\u2019annulation de l\u2019édition 2020 du Cosplay Fest qui devait avoir lieu au parc des Chenaux les 24 et 25 juillet.Par contre, l\u2019organisation travaille déjà en vue de l\u2019édition 2021 et assure que le Cosplay Fest reviendra en force avec un événement plus grandiose que jamais et qu\u2019ainsi, les amateurs pourront renouer avec leurs princesses et super-héros préférés! Rappelons que le Cosplay Fest est un événement estival gratuit qui a pour but de divertir toute la famille.En 2019, le Cosplay Fest en était à sa troisième édition et se déroulait pour la première fois au parc des Chenaux, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Lors de cet événement unique, l\u2019univers fantastique des super-héros et des personnages cultes est mis de l\u2019avant grâce à des installations et des activités hautes en couleur.Le Cosplay Fest est annulé Le Cosplay Fest mise sur l\u2019univers fantastique des super-héros et des personnages cultes pour divertir la famille.\u2014 PHOTO D\u2019ARCHIVES leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 ARTS ET SPECTACLES 19 Ils ont réécrit un couplet dans l\u2019une de ses chansons, dans le cadre d\u2019un concours MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATIS- CAN \u2014 Les élèves de l\u2019école secondaire le Tremplin, à Sainte- Geneviève-de-Batiscan, ont eu droit à toute une surprise, mercredi.L\u2019artiste Patrice Michaud leur a envoyé une vidéo dans laquelle il interprète l\u2019une de ses chansons.en partie réécrite par deux élèves.Ce projet a eu lieu dans le cadre de la semaine du français, qui devait normalement se dérouler du 23 au 27 mars dernier.C o n f i n e m e n t o b l i g e, c e tt e semaine n\u2019a pu avoir lieu cette année.L\u2019une des activités, qui consistait à réécrire un couplet d\u2019une chanson de Patrice Michaud, avait toutefois déjà été entamée.Les gagnants se verraient remettre un prix en argent dans leur compte étudiant, pour leur permettre de payer une sortie scolaire, par exemple.Ce que les élèves ne savent pas, cependant, c\u2019est que le texte retenu par les juges du concours a été envoyé à Patrice Michaud, dans l\u2019espoir qu\u2019il participe au projet.Pour être honnête, l\u2019une des instigatrices de l\u2019activité, Anick Lauzier, ne pensait pas elle-même que l\u2019artiste répondrait à cette invitation.«C\u2019était une idée folle [qu\u2019il enregistre la chanson avec le nouveau couplet], mais on ne pensait pas vraiment qu\u2019elle allait se réaliser, concède-t-elle.Ma i s m o n c o l l è gu e Ét i e n n e Lebrun, qui est animateur à la vie spirituelle et à l\u2019engagement communautaire, nous a dit: attendez, je connais quelqu\u2019un.Il nous a dit qu\u2019il allait essayer de le contacter.» Même si la semaine du français est tombée à l\u2019eau en raison de la fermeture des écoles, une centaine d\u2019élèves avaient soumis leur création.Les juges du concours ont donc fait leur choix avant la semaine de relâche.Le projet était toutefois tombé dans l\u2019oubli.jusqu\u2019à ce que Patrice Michaud se manifeste, cette semaine.«On avait tout oublié, tout était sur pause depuis le 13 mars et on ne savait pas ce que ça donnerait.Mais j\u2019ai reçu la vidéo lundi, et c\u2019est vraiment très beau», ajoute-t-elle.Mme Lauzier, qui est technicienne en loisirs au Tremplin, a donc réuni les gagnantes du concours, Adrielle Gallant et Hélèna Labrecque, en vidéocon- férence, mercredi soir, après avoir reçu l\u2019autorisation de diffuser la vidéo.Visiblement ravies de cette attention, les deux élèves confinées ont également appris qu\u2019elles recevraient sous peu l\u2019album de Patrice Michaud, de même qu\u2019un «kit du confiné», comprenant notamment une couverture et des sucreries.Pour Mme Lauzier, il était important de faire connaître au grand public le geste posé par l\u2019artiste.«On veut montrer qu\u2019il se passe encore des choses positives, même si on lit et entend beaucoup de mauvaises nouvelles à cause de la COVID-19.C\u2019est important», explique-t-elle.RETOUR À L\u2019ÉCOLE: «C\u2019EST VRAIMENT ABSTRAIT» Le beau geste de Patrice Michaud \u2013 qui n\u2019a pas souhaité accorder d\u2019entrevue au Nouvelliste \u2013 a assurément fait du bien au moral des élèves du Tremplin, qui ont appris cette semaine qu\u2019ils ne pourraient retourner à leur école avant septembre prochain.Mme Lauzier se dit elle-même encore ébranlée par cette nouvelle.«J\u2019ai fait un appel par Messenger aujourd\u2019hui (mardi) avec les élèves.Ils sont déçus, ils veulent revoir leurs amis.Moi-même, je ne sais pas comment le vivre.Je ne sais pas si on doit être content ou pas.Il y a encore plein de choses qui doivent être réglées par la commission scolaire.C\u2019est vraiment abstrait.Il y a tellement de questions et de zones grises», témoigne-t-elle.La technicienne en loisirs remercie par ailleurs l\u2019inventeur d\u2019Internet, qui aide élèves et adultes à passer à travers l\u2019épreuve du confinement.«Une chance qu\u2019on a ça.On s\u2019envoie des messages, parce qu\u2019il a fallu continuer des dossiers.C\u2019est moi qui m\u2019occupe de l\u2019album des finissants et la date de tombée était en avril.J\u2019ai pu tout envoyer à temps», explique-t-elle.ÉCOLE SECONDAIRE LE TREMPLIN Patrice Michaud surprend des élèves Anick Lauzier, technicienne en loisirs à l\u2019école secondaire le Tremplin, l\u2019une des instigatrices du projet.\u2014 PHOTO: SYLVAIN MAYER Les deux gagnantes du concours, Adrielle Gallant et Hélèna Labrecque, étaient tout sourire en regardant la vidéo de Patrice Michaud, mercredi soir.\u2014 PHOTO: CAPTURE D\u2019ÉCRAN LOS ANGELES (AFP) \u2014 Coma artificiel ou certificat de décès?De nombreux professionnels du cinéma s\u2019interrogent sur l\u2019avenir des grosses productions après le coronavirus tandis que les studios d\u2019Hollywood cherchent des solutions innovantes pour relancer les tournages, paralysés par la pandémie.En Cali fornie, les caméras prennent la poussière depuis la mi-mars, les consignes de distanciation sociale ne faisant pas bon ménage avec les équipes pléthoriques mobilisées sur des plateaux de tournage parfois exigus.Et même si les autorités commencent à réfléchir à un assouplissement graduel du confinement, des professionnels du divertissement soulignent que l\u2019industrie du cinéma, caractérisée par des coûts de production et des primes d\u2019assurance très élevés, pourrait être radicalement transformée par la pandémie.«C\u2019est impossible de faire un Star Wars ou un film Marvel dès demain matin», lance Nicolas Char- tier, producteur oscarisé du film «Démineurs».«C\u2019est logique, il y a trop de risques juridiques et trop de craintes», abonde son collègue Stephen Nemeth (Las Vegas Parano).«Je n\u2019imagine pas produire un film comme Dune en ce moment.Je ne vois pas comment on pourrait faire un film épique comme Mad Max.Ces films représentent une équipe de 250 personnes et 250 autres comme extra.Il n\u2019y a pas moyen de contrôler ça», explique-t-il.Même si la Californie a pris des mesures rapides pour endiguer l\u2019épidémie de COVID-19, l\u2019État a tout de même enregistré plus de 45 000 cas, majoritairement dans la région de Los Angeles, berceau du cinéma américain.Le risque est trop grand et les sociétés d\u2019assurance refusent donc de couvrir les interruptions de tournage causées par des cas de corona- virus.Or, ces retards peuvent coûter des millions de dollars lorsqu\u2019il s\u2019agit de films à gros budget dont Hollywood a le secret.Certains dans les studios ont bien imaginé de faire signer des décharges légales aux employés pour éviter des procès, mais l\u2019idée semble difficile à mettre en œuvre, surtout s\u2019agissant de vedettes mondialement connues.D\u2019autres étudient la possibilité de remplacer les figurants humains par des trucages informatiques dans les scènes de foule, mais «cela coûterait une fortune», relève Nicolas Chartier.«À mon avis, les grosses productions telles que nous les connaissions ne seront pas de retour avant qu\u2019on ait un vaccin.Si tant est qu\u2019elles redeviennent un jour ce que nous avons connu», avertit Stephen Nemeth.Les grosses productions hollywoodiennes survivront-elles au coronavirus ?VIDÉO À voir la vidéo de Patrice Michaud sur nos applications mobiles et sur lenouvelliste.ca JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 20 LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 L\u2019équipe de baseball de l\u2019Université Louisiana Tech et ses partisans n\u2019ont pas oublié Raphaël Gladu.Le joueur des Aigles de Trois-Rivières a été nommé au sein de l\u2019équipe d\u2019étoiles de la décennie de cette formation de la NCAA, qui évolue dans la première division aux États-Unis.Douze anciens porte-couleurs ont été retenus, dont neuf joueurs de position, incluant Gladu.Quelque 3500 personnes ont participé au vote.Le voltigeur des Oiseaux a évolué pour les Bulldogs en 2016 et 2017.Lors de sa dernière année, il avait épaté avec une moyenne au bâton de ,378 et 55 points produits.Cette saison ponctuée de succès allait lui permettre d\u2019être sélectionné en 16e ronde du repêchage du Baseball majeur, par les Mets de New York.«C\u2019est un bel honneur.Je dirais que c\u2019est l\u2019équipe avec laquelle j\u2019ai eu le plus de plaisir pendant toute ma carrière.On affrontait de gros programmes, j\u2019ai eu la chance d\u2019avoir une bonne visibilité auprès des recruteurs.Disons que cette annonce me donne encore plus le goût de recommencer à jouer au baseball!» En attendant les mesures de déconfinement relatives aux évé- nements sportifs professionnels \u2013 il espère encore pouvoir porter l\u2019uniforme des Aigles cette année \u2013 Gladu continue à s\u2019entraîner chez lui et à faire bouger les jeunes de l\u2019Académie les Aigles, grâce à des vidéos.Il complète aussi ses cours de première année en kinésiologie en ligne, à l\u2019UQTR.«J\u2019espère encore que nous pourrons jouer dans la Ligue Frontière.Mon objectif principal, c\u2019est d\u2019être avec les Aigles, mais si ça devenait impossible d\u2019avoir une saison, je me tournerais peut-être vers le senior élite avec les Cascades de Shawinigan.» LES AIGLES TOUJOURS CONFIANTS Le président de la franchise tri- fluvienne de baseball, Paul Poisson, demeure confiant qu\u2019il y aura du baseball au Stade Quillorama cet été.Sous quelle formule?Ça reste à voir.«Chaque semaine, on s\u2019entretient avec les instances de la Ligue Frontière et tous les présidents des équipes.Nous sommes encore déterminés à avoir une saison.En ce moment, on planche sur un calendrier de 60 ou 66 matchs.» Le mois de mai sera important pour le baseball indépendant.On ignore à quoi ressemblera l\u2019état de la situation au sud de la frontière.«Les États n\u2019appliquent pas les mêmes mesures de déconfine- ment.On a ciblé le 1er juin comme une possible date d\u2019échéance pour en venir à une décision.» Poisson se dit toujours confiant de pouvoir aménager le stade en respectant la distanciation physique.Si les frontières devaient rester fermées, les Aigles et les Capitales de Québec plancheraient sur un plan B.voire un plan C.«On pense qu\u2019on pourrait organiser du baseball de qualité en restant au Canada, si on peut nous déplacer entre régions.Il y aurait peut-être une possibilité de regarder du côté de la Ligue Inter- county, en Ontario.Nous avons une bonne liste de joueurs canadiens qui pourraient être disponibles, advenant le prolongement de la fermeture des frontières.Vraiment, on étudie beaucoup d\u2019options.» Raphaël Gladu honoré par son alma mater À sa sortie de Louisiana Tech, Raphaël Gladu a évolué dans les filiales des Mets de New York.N\u2019y voyant guère de possibilités d\u2019atteindre le baseball majeur, il s\u2019est tourné vers l\u2019équipe de sa ville, les Aigles de la défunte ligue Can-Am, désormais membres de la Ligue Frontière.\u2014PHOTO: OLIVIER CROTEAU «C\u2019est un bel honneur.Je dirais que c\u2019est l\u2019équipe avec laquelle j\u2019ai eu le plus de plaisir pendant toute ma carrière.» MONTRÉAL (PC) \u2014 L\u2019ex-Expo Larry Walker devra patienter avant d\u2019être admis au Temple de la renommée du baseball.L\u2019institution de Cooperstown, dans l\u2019État de New York, a annoncé en fin de journée mercredi qu\u2019elle reportait à 2021 ses activités prévues pour le dernier week-end de juillet en raison de la pandémie de COVID-19.«Je crois que c\u2019est la bonne décision, a indiqué Walker, rejoint par courriel par La Presse canadienne.C\u2019est difficile d\u2019imaginer aller de l\u2019avant avec une telle cérémonie, où environ 80 000 personnes étaient attendues.Avec les règles de distanciation sociale, ça aurait engendré une situation difficile.«C\u2019est trop difficile de prévoir quel sera l\u2019état de la situation le 26 juillet et il y a tant de choses à faire afin que ce week-end d\u2019intronisation ait lieu.» Walker, admis après avoir vu son nom inscrit sur 76,6 pour cent des bulletins au scrutin mené auprès des membres votants de l\u2019Association des chroniqueurs de baseball d\u2019Amérique (BBWAA), devait y être intronisé le 26 juillet en compagnie de la grande vedette des Yankees de New York Derek Jeter, de l\u2019ex- receveur et premier-but Ted Simmons, ainsi que du pionnier de l\u2019Association des joueurs Marvin Miller.Ces quatre nouveaux intronisés seront admis le 25 juillet 2021, en compagnie des autres candidats élus par la BBWAA ou le Comité des vétérans.«J\u2019ai maintenant 15 mois pour préparer mon discours! Mais ça n\u2019enlève rien à ce que je ressens et à l\u2019honneur qui m\u2019a été fait!», a ajouté Walker.C\u2019est la première fois depuis 1960, alors qu\u2019aucun joueur n\u2019avait obtenu les 75 pour cent nécessaires au scrutin, que le Temple de la renommée ne tiendra pas de cérémonie d\u2019intronisation à Cooperstown, mettant ainsi fin à une séquence de 59 années.C\u2019est aussi la première fois de son histoire qu\u2019une cérémonie prévue est retardée ou annulée.«Le weekend d\u2019intronisation est une grande célébration de notre passe-temps national et de ses plus grandes légendes, a déclaré par communiqué Jane Forbes Clark, présidente du Temple de la renommée et de son musée.Bien que nous soyons déçus d\u2019annuler cet événement, le souci premier du conseil d\u2019administration est la santé et le bien- être de nos nouveaux intronisés, de nos membres et des nombreux partisans et membres du personnel nécessaires à la présentation d\u2019un tel week-end.» TEMPLE DE LA RENOMMÉE DU BASEBALL Larry Walker devra attendre à 2021 leNouvelliste JEUDI 30 AVRIL 2020 SPORTS 21 LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES\u2014 Le golf est souvent cité comme un sport qui pourrait bénéficier du déconfinement progressif afin de redémarrer ses activités, mais le tennis, avec ses quelque 1200 adeptes en Mauricie, se prête aussi à la distanciation physique.En se référant aux recommandations de Tennis Canada et de Tennis Québec, les différentes associations de la région ont bon espoir de convaincre les villes de rouvrir les courts extérieurs.«Oui, c\u2019est possible de jouer au tennis de façon sécuritaire dans le contexte actuel et en appliquant des règles claires», soutient le directeur technique au développement à l\u2019Association de tennis de la Mauricie, Charles Loranger, aussi impliqué au sein de l\u2019Association de tennis de Trois-Rivières et au centre intérieur Tennis 3R, fermé en cette période de confinement.Loranger prévoit rencontrer la Ville de Trois-Rivières, dans les prochains jours, afin d\u2019exposer le plan suggéré par Tennis Canada.Celui-ci propose la réouverture des espaces de jeux dans les régions qui s\u2019y prêtent.On y lit que les joueurs doivent garder deux mètres de distance, qu\u2019ils ne peuvent changer de côté et que seuls les matchs en simple seraient autorisés.Quant aux balles, on conseille de bien les identifier et de ne toucher que celles qui nous appartiennent.Il faut quitter le terrain immédiatement après la fin de la partie.Il pourrait être utile de porter un masque et des gants.Partager son équipement est également un geste à proscrire.«Toutes les mesures de Tennis Canada seraient expliquées aux joueurs.On veut que ce soit le plus sécuritaire possible.Nous sommes confiants que nous serons entendus», enchaîne Charles Loranger.De plus en plus, les fédérations sportives sont à étudier les pistes de solutions dans le but de ramener leurs membres sur les terrains de jeu.Pour certaines, comme Hockey Québec, le plan risque s\u2019annonce plus ardu.Le tennis possède un avantage que d\u2019autres sports n\u2019ont pas: il y existe déjà une certaine distanciation physique.«Les règlements seraient légèrement modifiés, mais pas pour dénaturer le sport.Je pense qu\u2019on pourra rouvrir les terrains en ciblant certains groupes.Je ne veux pas décourager la pratique chez les gens plus âgés, car je sais que plusieurs d\u2019entre eux sont en pleine forme à 70 ans, mais s\u2019ils sont plus à risque, il faudrait peut-être commencer avec les plus jeunes.» TROIS-RIVIÈRES, VILLE IDÉALE?Les citoyens de Trois-Rivières sont gâtés: pas moins de 32 courts de tennis sont à leur disposition, un peu partout sur le territoire.C\u2019est l\u2019une des villes au Québec où l\u2019on retrouve le plus de terrains, en fonction du nombre d\u2019habitants.Selon Loranger, il y aurait environ 650 adeptes du sport dans la capitale régionale.On parle aussi d\u2019une cinquantaine de joueurs à La Tuque, 150 autres à Shawinigan et plus de 300 sur le territoire des villes de Nicolet et Bécancour.Aux quatre coins de la région, les responsables du tennis se disent prêts à une réouverture progressive.«On parle toujours du tennis extérieur évidemment, mentionne Charles Loranger.Il y a des endroits où il y a quatre, même huit terrains.Est-ce possible de les rouvrir en les espaçant?Je pense que ce serait sain, surtout avec le beau temps qui s\u2019en vient.» Loranger a même vu des gens s\u2019échanger la balle au parc Lavio- lette sur les terrains de tennis.sans filet! «De un, j\u2019étais surpris de constater que le terrain était ouvert! Mais de voir du monde jouer sans filet, ça me dit qu\u2019ils ont hâte de retrouver les courts.Ils sont plusieurs à attendre ça.» En ce qui a trait au pickleball, le terrain est plus petit qu\u2019au tennis, ce qui compliquerait les choses pour un potentiel retour.Ce sport est désormais pratiqué par plusieurs centaines de personnes dans la région.PAS DE DÉCISION SANS L\u2019ACCORD DE LA SANTÉ PUBLIQUE À la Ville de Trois-Rivières, on rappelle qu\u2019aucune décision quant à l\u2019ouverture des plateaux ne peut être prise sans l\u2019accord de la Santé publique.Ceci dit, la Direction des loisirs demeure en contact avec ses associations locales, et ce tous sports confondus.«On attend que le gouvernement provincial nous donne les directives, car c\u2019est lui qui mène le bal.La Ville est un prestaeur de services, mais nous devons attendre les recommandations de la Santé publique.D\u2019ici là, dès que nous aurons de nouvelles informations, nous pourrons les communiquer à nos associations», indique l\u2019agent de communication à la Ville de Trois-Rivières, Guillaume Cholette-Janson.TENNIS EN MAURICIE À quand la réouverture des terrains?Le tennis se prête, par sa nature et lorsqu\u2019il est joué en simple, à la distanciation physique.Quelque 1200 adeptes pratiquent ce sport sur une base régulière, pendant la saison estivale en Mauricie.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU MARC ROCHETTE marc.rochette@lenouvelliste.qc.ca BÉCANCOUR \u2014 C\u2019est avec regret que les membres du comité organisateur du Défi du Parc de la rivière Gentilly ont dû prendre la difficile décision de reporter à l\u2019an prochain son édition 2020, à la suite de l\u2019annonce du gouvernement du Québec au sujet des mesures à prendre pour éviter la propagation du coronavirus et l\u2019incertitude qui plane sur la durée de la pandémie.«Cette décision était incontournable, car nous ne souhaitons aucunement poser des gestes qui risquent de nuire à la santé de nos participants, bénévoles, partenaires et fournisseurs», tient à préciser Claude Grandmont, président du comité organisateur.«À tous nos participants déjà inscrits, soyez assurés que vos droits demeureront valides pour l\u2019édition 2021.Pour ceux qui souhaiteraient un remboursement, vous serez informés de la procédure à suivre au cours des prochaines semaines», a-t-il ajouté.DÉFI DU PARC DE LA RIVIÈRE GENTILLY ANNULÉ «Cette décision était incontournable» Le comité organisateur du Défi du Parc de la rivière Gentilly a dû prendre la difficile décision de reporter à l\u2019an prochain son édition 2020.\u2014 PHOTO D\u2019ARCHIVES: OLIVIER CROTEAU JEUDI 30 AVRIL 2020 leNouvelliste 22 SPORTS M ême en ces temps de pandémie mondiale, il y a une opportunité à saisir pour la LHJMQ, et l\u2019ensemble de la Ligue canadienne de hockey.Leur entente les liant à la LNH est effectivement terminée.Ce pacte encadre notamment les montants accordés par la grande ligue aux équipes qui développent des joueurs pour elle.Il prévoit aussi comment se déroule la circulation entre les deux niveaux.Impossible de savoir si Gilles Courteau et ses partenaires canadiens ont des demandes pour donner leur aval avant d\u2019accoucher d\u2019une nouvelle entente.Courteau ne s\u2019exprimera sur ce sujet, semble-t-il, que lorsque les négociations seront terminées! Espérons quand même que nos dirigeants sont bien conscients que cette entente de sept ans qui vient de se terminer handicape le hockey junior sur un front bien précis, par rapport à ses rivaux directs.Quel est ce boulet dont il faudrait disposer?De la disparité des droits exclusifs de négociations sur les joueurs qui sont repêchés.Une équipe de la LNH qui réclame un joueur évoluant au Canada dispose de deux ans pour le mettre sous contrat, à défaut de quoi il redevient libre.Les joueurs évoluant aux États- Unis et en Europe, eux, ont droit à quatre ans.Le double! L\u2019avantage est important.Dans les deux premières rondes, ça ne change probablement rien.Ces joueurs vont pratiquement tous être mis sous contrat, de toute façon.Mais plus le repêchage s\u2019étire, plus ça devient un facteur.Tant qu\u2019à prendre une chance avec un gars dans un sport à développement tardif, aussi bien avoir le maximum de temps pour l\u2019évaluer.Un dépis- teur de la LNH me disait cet hiver que son équipe plaçait une ligne imaginaire à chaque repêchage à partir de laquelle la consigne était de regarder uniquement vers les États-Unis et l\u2019Europe.Il ne croyait pas que c\u2019était une pratique généralisée à travers la ligue, mais il ajoutait que cette question sur les droits teintait assurément la liste finale de la très grande majorité des équipes.Un avis que partage Paul Cor- beil, de Paraphe.«Il est évident que le système actuel pénalise les joueurs de la Ligue canadienne.Si les équipes avaient au moins un an de plus, les joueurs pourraient faire tout leur junior avant d\u2019être évalués, l\u2019équilibre serait alors plus grand entre toutes les ligues.Pour en avoir parlé à quelques reprises autour d\u2019un café avec des dépisteurs, disons que c\u2019est un constat assez unanime\u2026» Ni Corbeil, ni les dépisteurs n\u2019ont malheureusement de poids dans un tel dossier.C\u2019est à la LCH de mettre ses culottes.Elle a un nouveau président, la LCH, vous savez.Dan MacKenzie a été embauché l\u2019été dernier.Il est bien peu visible depuis cette nomination.Voilà un premier cheval de bataille intéressant, non?Chose certaine, une réglementation plus uniforme pourrait inciter les équipes de la LCH à ajouter davantage de joueurs de 20 ans dans leur alignement.Ça fait des années qu\u2019une proposition pour passer de trois à cinq vétérans de dernière année par équipe circule d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.Le fruit serait alors mûr pour passer à l\u2019action.Plus de joueurs de 20 ans, ça ne peut que tirer le hockey junior vers le haut.Ainsi que les couches de la pyramide en-des- sous.Deux places de moins dans le vestiaire, c\u2019est en effet deux places de moins pour les adolescents de 16 ans dont certains graduent prématurément par défaut, il faut bien l\u2019avouer.Ces 36 adolescents un peu trop verts se retrouveraient donc dans le midget AAA, une manne qui rendrait cette ligue plus puissante.L\u2019effet boule de neige serait par ailleurs ressenti dans le midget Espoir.C\u2019est donc tout le hockey élite canadien qui a intérêt à voir la LCH tenir son bout face aux géants de la LNH\u2026 LHJMQ: saisir l\u2019opportunité STEVE TURCOTTE CHRONIQUE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca La Presse canadienne La Ligue nationale de hockey ne s\u2019en cache pas; elle souhaite reprendre ses activités au plus vite.Les scénarios les plus probables font état de matchs disputés à huis clos dans des arénas climatisés en plein cœur de l\u2019été.Ce qui semble le plan le plus populaire impliquerait de ramener les équipes dans quelques édifices de la LNH afin de compléter une partie, sinon toute la saison avant de lancer les séries éliminatoires et de remettre la coupe Stanley pour la 125e fois au cours des 127 dernières années.Le calendrier le plus agressif fait état d\u2019un retour sur glace dans leur aréna respectif des joueurs le 15 mai.Ce serait suivi d\u2019un court camp et de possibles matchs préparatoires en juin, selon ce qu\u2019une source au fait des discussions a déclaré à l\u2019Associated Press.La saison reprendrait en juillet et la finale serait jouée en septembre a ajouté cette source, qui a requis l\u2019anonymat puisque ces scénarios n\u2019ont pas encore été finalisés.Mercredi soir, citant un mémo du commissaire adjoint Bill Daly, envoyé aux joueurs et aux équipes, TSN a évoqué que l\u2019échéancier devra tenir du compte du souci d\u2019accorder des chances égales de préparation aux différents clubs, vu que le déconfinement est inégal d\u2019un marché à l\u2019autre.TSN souligne aussi que tout plan devra avoir le feu vert des joueurs.Selon TSN, les phases à venir sont dans l\u2019ordre: les joueurs s\u2019entraînant en petits groupes aux installations de leur équipe; le début des camps d\u2019entraînement; le retour des matches.Le commissaire, Gary Bettman, a précisé qu\u2019aucune décision n\u2019a été prise et noté que les autorités médicales et gouvernementales seront ceux qui prendront la décision finale sur la reprise des activités sportives.La LNH et l\u2019Association des joueurs (AJLNH) ont tout de même formé un comité conjoint afin de déterminer une façon de reprendre les activités en juillet, à huis clos.Mercredi soir, un communiqué conjoint de la LNH et de l\u2019AJLNH a dit que les discussions vont continuer d\u2019être à une fréquence régulière.«Quand nous sentirons que la sécurité des joueurs est assurée, que nous disposons de suffisamment de tests et que nous avons suffisamment de façons de retourner sur la patinoire, nous serons probablement en mesure de jouer sur quatre ou cinq sites neutres, a déclaré le président des Panthers de la Floride, Matthew Caldwell.Selon moi, nous commencerons à jouer devant quelques partisans seulement ou dans des arénas vides.Il n\u2019y aurait donc que les équipes et leur personnel.» L\u2019un des scénarios évoqués suggère que les clubs joueront dans quatre arénas en Amérique du Nord.Chacune disputerait environ une douzaine de matchs afin que tous les clubs aient joué le même nombre de rencontres au classement en vue des séries.La saison a été suspendue avec encore 189 matchs à jouer.Le capitaine des Oilers d\u2019Edmonton, Connor McDavid, qui siège sur le comité conjoint qui se rencontre de façon hebdomadaire, croit «qu\u2019une saison juste est une saison complète», mais que ce pourrait être impossible.Les joueurs doivent approuver tout plan de reprise des activités.«Les gars se préparent à devoir jouer cet été, a dit McDavid.Les gars veulent jouer.» Cela signifiera sûrement de jouer dans des édifices complètement vides.Les règles stipulent que les arénas comptent au minimum quatre vestiaires répondant aux standards de la LNH, un complexe d\u2019entraînement à proximité et des infrastructures hôtelières.Difficulté supplémentaire: ils ne peuvent être situés dans une zone sensible de cette pandémie, bien que la définition d\u2019une telle zone ne soit pas claire.«Dans les scénarios étudiés, nous avons besoin jusqu\u2019à quatre villes, car nous avons besoin de beaucoup de patinoires», a déclaré Bettman la semaine dernière à Sportsnet, ajoutant que trois matchs par jour par aréna pourraient être disputés.La Ligue nationale miserait sur un retour au jeu dans des arénas vides Si la Ligue nationale de hockey reprend ses activités en 2020, ça devrait pas mal ressembler à ça dans les gradins.\u2014 PHOTO AP "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.