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Titre :
Le nouvelliste
Éditeur :
  • Trois-Rivières :Le nouvelliste,[1920]-
Contenu spécifique :
lundi 20 avril 2020
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le nouvelliste, 2020-04-20, Collections de BAnQ.

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[" TROIS-RIVIÈRES | LUNDI 20 AVRIL 2020 | 100e ANNÉE, N° 141 lenouvelliste.ca P H O T O F R A N Ç O I S G E R V A I S MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE 100e Depuis 1920 Nos abonnés sont priés de noter que cette version de PressReader est offerte uniquement en format numérique.Seule l\u2019édition du samedi comporte également une version imprimée.NOUVELLE-ÉCOSSE UN TIREUR FAIT AU MOINS 17 VICTIMES PAGE 2 COVID-19: 14 nouveaux cas et un décès de plus dans la région > «Venez vous inspirer de ce qu\u2019on fait», lance la Table régionale des résidences privées pour aînés > Le bilan québécois passe à 877 morts, une augmentation de 72 PAGES 3 À 5 RETARDS AU NOUVEAU COLISÉE UN SURSIS POUR L\u2019ARÉNA JEAN-GUY-TALBOT?PAGE 15 LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 2 ACTUALITÉS affaires 13 arts et spectacles 14 le monde 7 opinions 10-11 sports 15-16 SOMMAIRE INSOLITE Vous avez une nouvelle?RÉDACTION: 819 693-5464 redaction@lenouvelliste.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@lenouvelliste.qc.ca NOUS JOINDRE FACEBOOK facebook.com/lenouvelliste MAR DEL PLATA (AFP) \u2014 Un petit bain de soleil sur les quais du port: des otaries à crinière, typiques des rivages du Sud de l\u2019Amérique latine, profitent du confinement imposé aux humains pour prendre leurs aises dans la station balnéaire de Mar del Plata, sur la côte Ouest de l\u2019Argentine.Ces «lions de mer », que les vacanciers ont l\u2019habitude d\u2019observer sur la côte de cette grande ville de 750 000 habitants, située à 400 km au Sud-Ouest de Buenos Aires, profitent de cette situation inédite pour batifoler un peu plus loin que d\u2019habitude.On les voit désormais folâtrer sur les parkings ou devant les boutiques de souvenirs aux rideaux baissés.«En raison du confinement, il n\u2019y a personne qui circule, donc les otaries s\u2019aventurent un peu plus loin que d\u2019habitude pour se mettre à l\u2019abri du vent», explique à l\u2019AFP Juan Lorenzani, président de la Fondation Fauna Argentina.Habitués à l\u2019effervescence d\u2019une ville qui accueille des milliers de touristes toute l\u2019année, ces mammifères sauvages savourent un silence inédit depuis le 20 mars, date du début du confinement obligatoire pour les 44 millions d\u2019Argentins.«Ces animaux pèsent entre 350 et 500 kilos pour les plus gros», rappelle Juan Lorenzani, qui souligne qu\u2019ils «ont la capacité de thermoré- guler leur température».«En fonction du temps, ils cherchent à se mettre à l\u2019abri du vent», ajoute le scientifique.Des otaries prennent leurs aises dans une station balnéaire argentine MICHAEL MACDONALD La Presse canadienne PORTAPIQUE, N.-É.\u2014 Au moins 17 personnes, dont une agente de la GRC, ont été tuées par un tireur qui a, à un certain moment, enfilé un uniforme de policier et conduit une fausse voiture de patrouille pendant une tuerie dans le nord de la Nouvelle-Écosse.Le suspect est également mort.Gabriel Wortman, 51 ans, a été abattu après avoir été intercepté par des agents à Enfield.L\u2019agente Heidi Stevenson fait partie des victimes.Elle comptait 23 ans d\u2019expérience et était la mère de deux enfants.Un autre agent se remet de blessures qui ne menacent pas sa vie, dans un hôpital.«Nous sommes profondément attristés et en deuil puisque nous avons perdu l\u2019une des nôtres», a dit le président du syndicat représentant les agents de la GRC, Brian Sauvé.La commissaire de la GRC, Brenda Lucki, a confirmé à La Presse canadienne tard dimanche soir que le nombre de morts était maintenant de 17, surpassant les 14 victimes lors de la tuerie de l\u2019École polytechnique en 1989, à Montréal.Le surintendant principal de la GRC, Chris Leather, avait indiqué en conférence de presse plus tôt dans la soirée que l\u2019enquête était toujours en cours et qu\u2019il était possible de trouver d\u2019autres corps.«Nous ne savons pas exactement quel est le total puisqu\u2019au moment où je vous parle, l\u2019enquête se poursuit dans des secteurs de la province qui n\u2019ont pas encore été explorés», a dit M.Leather.Le drame s\u2019est amorcé tard samedi soir dans la communauté rurale de Portapique, quand des coups de feu ont été entendus et rapportés.La commandante d\u2019unité de la GRC en Nouvelle-Écosse, Lee Bergerman, a dit que les familles touchées dans la paisible communauté étaient en deuil.«L\u2019impact du drame va s\u2019étendre d\u2019un bout à l\u2019autre de la province», a-t-elle dit.Les premiers rapports de la fusillade sont venus de Portapique, là où des gens ont vu les policiers envahir les rues et leur recommander de verrouiller leurs portes et de rester dans leur sous-sol.M.Leather a confirmé que des agents ont répondu à de multiples appels au 911 samedi soir.À leur arrivée, ils ont trouvé «plusieurs victimes» à l\u2019intérieur et autour d\u2019une résidence de Portapique, sans toutefois savoir où se trouvait le suspect.Il a ajouté qu\u2019il y avait «plusieurs scènes dans le secteur, dont des bâtiments en feu».Tard dimanche matin, le suspect a été intercepté environ 90 kilomètres plus loin, à Enfield, une municipalité située à environ 35 kilomètres au nord-ouest du centre-ville d\u2019Halifax.La scène a été entourée par une demi-douzaine de véhicules de la police.Un ruban jaune entourait la station- service et les agents examinaient un véhicule utilitaire sport gris.Un corps pouvait être aperçu, étendu dans la station-service.Le premier ministre de la Nou- velle-Écosse, Stephen McNeil, a offert ses condoléances «aux familles des victimes» et a qualifié l\u2019incident d\u2019un «des actes de violence les plus insensés de l\u2019histoire de notre province».«Je n\u2019aurais jamais pensé en allant me coucher hier soir que je me lèverais en apprenant l\u2019horrible nouvelle qu\u2019un tireur était en fuite en Nouvelle-Écosse», a dit M.McNeil.«Aucune parole ne suffira pour consoler les familles affectées par ce qui s\u2019est produit lors des 24 dernières heures.» Pendant la matinée, les mises à jour de la police mentionnaient que Wortman était considéré comme dangereux et qu\u2019il était possible qu\u2019il soit déguisé en agent de la GRC et conduisant un véhicule ressemblant à ceux de la GRC.M.Leather a affirmé que ces détails joueraient un rôle important dans l\u2019enquête.«Le fait que cet individu avait un uniforme et une voiture de patrouille à sa disposition démontre certainement qu\u2019il ne s\u2019agit pas d\u2019un acte aléatoire», a-t-il dit.Gabriel Wortman était denturo- logiste à Dartmouth, selon le site internet de la Société de denturolo- gie de la Nouvelle-Écosse.La photo du suspect diffusée par la GRC correspond aux images vidéo d\u2019un individu qui a accordé une entrevue sur la denturologie au réseau CTV Atlantic en 2014.INCONCEVABLE Les résidents de Portapique qui ont parlé avec La Presse canadienne ont affirmé ne pas connaître personnellement Wortman ou simplement comme résident à temps partiel, partageant son temps entre la région de Halifax et ses propriétés dans la communauté.David George Crockett, qui habite à trois minutes en voiture de Porta- pique Beach Road, là d\u2019où les premiers appels au 911 sont venus, a mentionné que Wortman avait déjà corrigé un problème avec une de ses dents chez lui, à Portapique.«Je suis très surpris», a dit M.Crockett lors d\u2019une brève entrevue à l\u2019extérieur de sa maison de campagne pendant que le soleil se couchait.«Je n\u2019aurais jamais pensé qu\u2019il ferait quelque chose comme ça.» «De ce que je connaissais de lui, il était discret, délicat et facile à aborder.(.) Il était très gentil.Il aimait parfois faire des blagues.Il semblait normal, pas comme quelqu\u2019un qui ferait quelque chose comme ça.» M.Crockett a affirmé que la nouvelle du drame le bouleversait, alors que sa famille et lui étaient déjà stressés par la pandémie de la COVID-19.«C\u2019est très déprimant de voir quelqu\u2019un faire ça.» Un peu plus loin le long de la route, un autre voisin a dit que Wortman et lui étaient amis jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient une dispute au sujet d\u2019une propriété pas très loin de là.Le voisin, qui a refusé de donner son nom, a dit que Wortman avait mis le feu à un vieil entrepôt qui contenait des biens qui lui appartenaient.L\u2019homme a dit être trop envahi par les émotions pour entrer en détail au sujet de sa relation avec Wortman ou sur ce qui aurait pu motiver son carnage.Tom Taggart, un conseiller qui représente le secteur de Portapique dans la municipalité de Colchester, a déclaré que sa petite communauté est ébranlée.«C\u2019est un endroit tout simplement merveilleux et paisible, et l\u2019idée qu\u2019une telle chose puisse se produire ici est incroyable, a-t-il confié en entretien téléphonique de son domicile de Bass River, à environ trois kilomètres du secteur quadrillé par les policiers.Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a commenté la situation pendant sa conférence de presse quotidienne portant sur la COVID-19.«Je suis de tout coeur avec les gens qui sont affectés par cette terrible situation, a-t-il dit.J\u2019aimerais remercier les policiers pour leur travail acharné et la population pour sa coopération avec les autorités.» PORTAPIQUE EN NOUVELLE-ÉCOSSE Au moins 17 personnes tuées par un tireur Un tireur a fait au moins 17 morts en Nouvelle-Écosse de samedi à dimanche.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE Gabriel Wortman \u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA GRC - AFP leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 3 SÉBASTIEN HOULE shoule@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La Mauricie et le Centre-du-Québec enregistrent désormais 961 cas confirmés de COVID-19, une hausse de 14 cas en 24 heures.Un nouveau décès lié à la maladie est survenu depuis samedi, portant le bilan régional à 61 victimes.Au Québec, 18 357 personnes ont maintenant contracté la maladie, une hausse de 836 cas depuis samedi.On déplore 72 nouveaux décès, ce qui vient porter à 877 le bilan des victimes de la maladie depuis le début de la pandémie, sur le territoire Québécois.Des nouveaux cas, 13 ont été recensés en Mauricie et un seul au Centre-du-Québec.On compte trois hospitalisations de plus, pour un total de 67 patients.La situation demeure inchangée aux soins intensifs, où six personnes sont toujours prises en charge.Du côté des foyers d\u2019éclosion, on compte un résident de plus infecté par la maladie au CHSLD Laflèche, du secteur Grand-Mère, portant le bilan à 104 personnes infectées chez les résidents et 75 autres chez les employés.À Saint-Tite, un résident et deux employés de plus ont reçu un diagnostic positif à la maladie, rapportent les autorités sanitaires.Le bilan y est maintenant de 19 résidents et 8 employés infectés.Le CIUSSS de la Mauricie-et-du- Centre-du-Québec n\u2019a pas rendu publique l\u2019origine de la nouvelle victime, mais souligne cependant qu\u2019elle ne provient pas d\u2019un des deux foyers d\u2019éclosion.Par ailleurs, les autorités régionales ne fournissent plus de données sur l\u2019évolution de la contagion à l\u2019usine d\u2019Olymel à Yamachiche, la situation s\u2019y étant stabilisée, indique Guillaume Cliche, agent d\u2019information au CIUSSS MCQ.On se rappellera que l\u2019entreprise avait été contrainte de fermer ses portes pour une période de deux semaines après l\u2019éclosion de l\u2019infection dans ses murs.Au total, selon les dernières données, 125 des 1000 travailleurs que compte l\u2019usine avaient contracté la COVID-19.L\u2019entreprise a repris ses activités de manière graduelle le 14 avril dernier, sous la supervision de la santé publique.LES PREMIERS MALADES ARRIVENT À L\u2019ÉNPQ Deux premières personnes atteintes de la COVID-19 sont arrivées à l\u2019École nationale de police de Nicolet pour être placées en isolement, dimanche en début d\u2019après-midi.Il avait d\u2019abord été question de transférer là la douzaine de résidents qui ont été évacués de la résidence Maison Niverville, le 16 avril dernier.Or, ce sont finalement deux personnes dont la situation présentait une problématique plus urgente qui y ont été admises, indique Guillaume Cliche.Rappelons que le pavillon de 101 chambres de l\u2019établissement d\u2019enseignement de Nicolet a été mis à la disposition des autorités sanitaires afin d\u2019y héberger des malades atteints de la COVID-19 qui ne disposent pas des ressources pour respecter les consignes de confinement.Les autorités sanitaires ont assuré la population et les représentants locaux que des mesures strictes de confinement seront appliquées afin d\u2019éviter tout risque de contamination dans la communauté.Les plus récentes données indiquent que seulement six cas de COVID-19 ont été recensés sur le territoire de Nicolet-Yamaska, à ce jour.Le transfert de malades devrait continuer graduellement tout au long de la semaine, tandis qu\u2019on en est à roder les installations et l\u2019équipe dépêchée sur place, explique M.Cliche.Bien que l\u2019on planifie d\u2019éventuellement transférer les malades qui ont été évacués de la Maison Niverville, la priorité sera donnée aux personnes dont la situation le justifiera davantage, précise-t-on.Les résidents de la Maison de Niverville «sont en sécurité et au centre hospitalier on a la capacité de les accueillir», assure M.Cliche.Questionné à savoir pourquoi on continue de planifier de les déplacer vers Nico- let, celui-ci répond que les installation du CHRTR ne sont pas conçues pour prodiguer le genre de soins dont ils ont besoin.MAURICIE-ET-CENTRE-DU-QUÉBEC 14 nouveaux cas et un décès de plus La région compte un nouveau décès lié à la COVID-19.\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Les premières personnes atteintes de la COVID-19 sont arrivées à l\u2019ÉNPQ pour y être confinées.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU RÉPARTITION DES CAS DANS LA RÉGION TOTAL DES CAS: 961 MAURICIE: 801 [+13] \u2022 Trois-Rivières: ?[+?] \u2022 Shawinigan: ?[+?] \u2022 Maskinongé: ?[?] \u2022 Mékinac: ?[+?] \u2022 Des Chenaux: ?[?] \u2022 Haut-Saint-Maurice: ?[?] CENTRE-DU-QUÉBEC: 160 [+1] \u2022 Nicolet-Yamaska: ?[?] \u2022 Bécancour: ?[-?*] \u2022 Drummond: ?[+?] \u2022 Arthabaska: ?[?] \u2022 L\u2019Érable: ?[?] * Une personne atteinte de la COVID-?a été attitrée à un autre territoire en fonction de son adresse exacte de domicile.DÉCÈS DANS LA RÉGION: 61 [+1] LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 4 ACTUALITÉS La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La COVID-19 poursuit sa progression au Québec, mais les statistiques continuent de se faire encourageantes par rapport à l\u2019aplatissement tant espéré de la courbe épidémique.L\u2019Institut national de santé publique du Québec a rapporté dimanche 72  nouveaux décès l iés à la COVID-19, pour un bilan de 877 morts depuis le début de la crise.Le nombre de cas confirmés s\u2019élève désormais à 18 357, en hausse de 836.Il s\u2019agit aussi de la première fois que le rythme des nouveaux cas s\u2019accélère depuis le 15 avril.Ce nombre est toutefois cumulatif, c\u2019est-dire qu\u2019il inclut les 877 décès, mais aussi les 3555 guérisons recensées.Ces mises à jour quotidiennes ne reflètent plus avec exactitude l\u2019évolution de la situation au cours des 24 dernières heures, notamment en raison de changements méthodologiques apportés plus tôt cette semaine.Il peut également prendre plus d\u2019une journée pour déterminer la cause de certains décès et pour les porter à l\u2019attention des autorités de santé publique.Les données dévoilées dimanche ont en fait été colligées la veille, à 18 h.Les autorités enregistraient alors une baisse du nombre de personnes hospitalisées aux soins intensifs, qui est passé de 258 à 183 patients.Quant au nombre total d\u2019hospitalisations liées au nouveau corona- virus, on en dénombrait 1102, soit 28 de moins par rapport aux données de samedi.Dans un communiqué, le ministère de la Santé et des Services sociaux précise cependant que ce nombre d\u2019hospitalisations a dû être révisé dans le cadre de la transition vers un nouveau système de saisie de données.En tout, 2905 personnes attendaient le résultat de leur test de dépistage samedi soir.Le Grand Montréal demeure la région la plus endeuillée, avec 513 décès rapportés dans la métropole, dont 373 en CHSLD et résidences privées pour aînés.Laval dénombre pour sa part 146 décès à ce jour, dont 129 dans les établissements pour personnes âgées.Pour la première fois depuis le début de la pandémie, le gouvernement québécois n\u2019a pas tenu de point de presse télédiffusé au cours du weekend.Selon un des scénarios anticipés par les experts de santé publique, ce samedi 18 avril devait marquer le sommet de la courbe épidémique au Québec.Entre 1263 et 9000 décès étaient attendus, de même qu\u2019environ 29 000 cas recensés.BILAN DE LA COVID-19 AU QUÉBEC 72 nouveaux décès Québec a annoncé 72 nouveaux décès reliés à la COVID-19 dimanche.\u2014 PHOTO LA PRESSE QUÉBEC (PC) \u2014 Les cardiologues lancent un cri du cœur au premier ministre François Legault.Les Québécois aux prises avec des problèmes cardiovasculaires doivent être traités et opérés, sans plus attendre, insistent-ils.La vie de nombreux patients est présentement en jeu, selon eux, d\u2019où l\u2019urgence d\u2019agir en les autorisant à recommencer à traiter et opérer les malades du cœur.Sinon, des «dommages collatéraux» considérables sont à prévoir dans le réseau de la santé dans les prochains mois.Dans une lettre expédiée au premier ministre Legault et à la ministre de la Santé, Danielle McCann, obtenue dimanche par La Presse canadienne, l\u2019Association des cardiologues du Québec met en garde le gouvernement contre la tentation de prolonger le report des chirurgies jugées non urgentes destinées aux patients souffrant de problèmes cardiaques.Dimanche, l\u2019association n\u2019avait toujours pas reçu de réponse à sa lettre expédiée vendredi.Fin mars, afin de libérer le maximum de lits pour les patients atteints de la COVID-19, la ministre McCann avait donné une directive interdisant toute chirurgie non urgente.Dans un véritable «cri du cœur» au gouvernement, le président de l\u2019Association des cardiologues du Québec, le Dr Arsène Joseph Bas- madjian, juge que cette situation ne peut plus durer.«Tout le monde mérite des soins», rappelle le cardiologue, en entrevue téléphonique, disant craindre que Québec choisisse de prolonger encore un temps les restrictions imposées notamment aux blocs opératoires des hôpitaux.Depuis le début de la crise sanitaire, dit-il, les gens ont une peur «disproportionnée» de se rendre à l\u2019urgence et d\u2019attraper la COVID-19, même s\u2019ils éprouvent des symptômes associés à l\u2019infarctus.Ils préfèrent voir leur situation se dégrader et consulter en dernier recours, quand ils n\u2019ont plus le choix et que leur état s\u2019est aggravé au point de présenter des complications majeures.Il dit pouvoir citer «des dizaines d\u2019exemples» de gens qui ont attendu trop longtemps avant de consulter, au cours du dernier mois.Des gens «mettent leur vie en danger».D\u2019autres sont morts, faute d\u2019interventions à temps.À ce rythme, le Dr Basmadjian croit que le gouvernement pourrait dans quelques mois se retrouver avec sur les bras une crise sanitaire encore «plus dévastatrice», soit une deuxième vague de cas de COVID-19, doublée d\u2019une vague d\u2019infarctus à gérer.Il note de plus que tout le secteur de la cardiologie a été mis sur «hold», alors que déjà les listes d\u2019attente s\u2019allongeaient.Le rattrapage sera d\u2019autant plus long.On estime qu\u2019environ la moitié des chirurgies cardiaques prévues depuis un mois ont dû être reportées à une date indéterminée.Pendant ce temps, la santé des personnes en cause «se détériore rapidement», déplore-t-il.«En cardiologie, la question du temps est cruciale et déterminante dans le traitement et les interventions à prodiguer pour éviter les complications et les décès», rappelle le président.Les cardiologues lancent un cri du cœur au gouvernement Legault OTTAWA (PC) \u2014 Le Parti conservateur s\u2019entête à réclamer au moins trois séances hebdomadaires en personne à la Chambre des communes.Et cette position, à moins d\u2019entente de dernière minute, forcera le rappel des 338 députés lundi matin, à Ottawa.Dimanche avant-midi, le premier ministre ne faisait plus preuve d\u2019aucune retenue.«Pour moi, c\u2019est un peu frustrant», a-t-il commencé par dire avant de qualifier l\u2019opposition officielle de «déraisonnable».«Nos autorités, nos experts (.) nous disent qu\u2019il faut continuer à prendre des choix responsables, à limiter nos déplacements.Et il me semble que c\u2019est assez évident que le Parlement ne devrait pas revenir de la même façon qu\u2019il était avant, dès demain», a-t-il noté.«Les conservateurs ont leur.je ne sais pas», a-t-il dit avant de s\u2019interrompre.Au Bloc québécois, on ne s\u2019interrompt pas quand on se lance dans la critique de l\u2019adversaire conservateur.«C\u2019est pas ben ben compliqué.C\u2019est que le Parti conservateur pense pour le Parti conservateur, ce qui ne va pas nécessairement dans le sens des besoins de la population», a pesté Alain Therrien, leader parlementaire bloquiste.«Je ne comprends plus ce parti-là.Je ne comprends pas qu\u2019il y a des conservateurs québécois dans ce caucus-là qui acceptent de revenir trois jours par semaine pendant que le Québec est au pic de sa contagion», a enchaîné le député, au bout du fil.Les travaux parlementaires aux Communes ont été suspendus le 13 mars jusqu\u2019au 20 avril, grâce à un accord unanime des partis reconnus en Chambre.Il faut un pareil accord unanime de ces mêmes partis pour que les travaux ne reprennent pas lundi matin.En point de presse, dimanche après-midi, Andrew Scheer, chef par interim du Parti conservateur, s\u2019est appuyé sur la motion adoptée le 13 mars pour justifier un retour le 20 avril.«C\u2019est n\u2019importe quoi», a lâché M.Therrien.Le député a rappelé que le 13 mars, on ne savait pas où on en serait à ce moment-ci de la pandémie.Bloquistes, néo-démocrates et libéraux s\u2019entendent pour que la suspension des travaux parlementaires continue jusqu\u2019au 24 mai, au moins.Entretemps, ils proposent de tenir aux Communes, chaque semaine, une séance, en groupe réduit, en personne, et deux séances virtuelles.RETOUR AUX COMMUNES Le PCC refuse l\u2019entente conclue leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 5 SÉBASTIEN HOULE sebastien.houle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La résidence Le Jardin, à Trois-Rivières, abrite 55 personnes âgées.À l\u2019instar de la majorité des résidences privées pour aînés (RPA) du Québec, elle a réussi à contenir la COVID-19 hors de ses murs.Son propriétaire, Richard Maziade, qui agit également comme porte-parole de la Table des RPA de la Mauricie-et-du- Centre du Québec, pèse chacun de ses mots en posant un regard sur la crise.Diplomate, il soutient que l\u2019heure n\u2019est pas à trouver des coupables.Il lance cependant une invitation à nos dirigeants: «ne venez pas nous inspecter, venez vous inspirer de ce qu\u2019on fait!» M.Maziade déplore qu\u2019un amalgame soit fait entre la crise qui sévit actuellement dans les CHSLD et la situation qui prévaut dans la vaste majorité des résidences pour aînés.Les statistiques tendent à donner du poids à son argumentaire.Dans une lettre ouverte diffusée vendredi, le Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) félicitait ses membres de leur «impressionnante efficacité».La lettre souligne, tout en se désolant pour les victimes, que sur les 143 000 aînés qui logent à l\u2019enseigne du réseau privé, ils n\u2019étaient que 500 à avoir contracté la maladie.Sur les 1746 résidences privées pour aînés que compte le Québec, seulement 67 seraient touchées par l\u2019infection, toujours selon le RQRA.Si dans les circonstances ces statistiques donnent à se réjouir, elles occultent néanmoins le fait que les résidences privés doivent composer sans financement public.La raison d\u2019être de la Table des RPA de la Mauricie-et-du-Centre- du-Québec est précisément de dresser des ponts entre le public et le privé, souligne M.Maziade.«C\u2019est normal que les personnes âgées qui vivent chez nous soient aidées financièrement pour les soins qu\u2019elles reçoivent», plaide le porte-parole.«On ne veut pas avoir de l\u2019argent pour nous autres, on le veut pour les personnes âgées qui perdent de l\u2019autonomie, qui n\u2019ont pas de place dans le réseau, qui restent chez nous.On veut qu\u2019elles aient de bons soins, mais si on les assume, les loyers vont coûter 5000 $ par mois», maintient-il.En voie de trouver des solutions avec le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Qué- bec (CIUSSS MCQ), la pandémie est venue mettre en suspens les démarches du regroupement.Appelé à poser un regard sur la crise actuelle, M.Maziade déclare que «c\u2019est gentil les hausses de salaire pour les employés, mais ça ne règle rien».Pour lui, la motivation du personnel et la santé des résidents vont de pair et passent par un développement axé sur la qualité des milieux de vie.«Il faut qu\u2019ils arrêtent de gérer la bureaucratie et les statistiques puis de déplacer les personnes âgées d\u2019un endroit à l\u2019autre», soutient-il.Il raconte que certains de ses employés sont avec lui depuis 25 ans et que d\u2019autres, optant pour de meilleures conditions de travail, ont choisi de quitter le réseau public pour travailler chez lui, même si les salaires y sont moins avantageux.«On promène les bénéficiaires et les employés d\u2019un endroit à l\u2019autre», déplore encore Richard Maziade.Un style de gestion davantage axé sur l\u2019évaluation que les soins au bénéficiaire, qui a des conséquences négatives sur la santé des usagers du réseau et sur le sentiment d\u2019appartenance du personnel, analyse-t-il.Il se demande incidemment si la pénurie de personnel dont on parle tant ne cache pas plutôt une problématique d\u2019absentéisme.«Dans nos RPA, où on n\u2019a pas beaucoup de cas, on a un gestionnaire sur place, qui gère les troupes, qui motive le monde», maintient M.Maziade.Il dit avoir refusé de son côté tout nouveau résident depuis le début de la pandémie et se targue d\u2019avoir gardé tout son personnel \u2013 une vingtaine de travailleurs.Et qu\u2019au lieu d\u2019avoir à faire face à de l\u2019absentéisme, il a plutôt affaire à des employés désireux de mettre l\u2019épaule à la roue et de faire leur part dans le contexte de crise.Richard Maziade se questionne enfin sur l\u2019inspection générale du réseau qui vient d\u2019être décrétée, en rappelant que toutes les résidences détiennent un permis d\u2019opérer délivré par les autorités sanitaires.«À partir du moment où tu m\u2019as obligé d\u2019avoir une certification, d\u2019avoir des critères de soins et que tu viens les vérifier ponctuellement, tu as aussi une obligation de dire \u2018\u2018je suis au courant de ce qui se passe là\u2019\u2019», plaide-t-il.Optimiste, le porte-parole de la Table des RPA de la Mauricie-et- du-Centre-du-Québec dit croire que la pandémie donnera lieu à une profonde remise en question de notre approche de soins aux aînés.«Il faut arrêter de déplacer les aînés, il faut les laisser dans des environnements qu\u2019ils connaissent, puis aller les soigner là.Tu ne peux pas les déménager vers une nouvelle ressource chaque fois qu\u2019ils perdent de l\u2019autonomie, les gens viennent tout désorientés et leur état se dégrade encore», soutient-il.Jusqu\u2019où va M.Maziade dans l\u2019accompagnement de ses résidents dont l\u2019état de santé décline?«Je ne les abandonne pas», offre-t-il pour toute réponse.RÉSIDENCES PRIVÉES POUR AÎNÉS: «Venez vous inspirer de ce qu\u2019on fait!» Richard Maziade, propriétaire de la résidence Le Jardin, de Trois-Rivières, en compagnie de ses préposés aux soins.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU MONTRÉAL (PC) \u2014 La Semaine de l\u2019action bénévole s\u2019est ouverte dans un contexte surréel dimanche.«Bénévoler, c\u2019est chic», le thème initialement prévu par la Fédération des centres d\u2019action bénévole du Québec (FCABQ), a dû être mis au rancart pour des raisons évidentes.L a F C A B Q , q u i r e g r o u p e 108  centres d\u2019action bénévole à travers la province, a choisi de recali- brer son message afin de saluer la générosité des Québécois face à la pandémie \u2013 tout en espérant que cet élan de solidarité ne s\u2019estompera pas une fois la crise passée.Le directeur général de la fédération, Michel Alexandre Cauchon, rapporte que le milieu communautaire s\u2019affaire toujours à «gérer le flux» de volontaires, qui ont été très nombreux à répondre à l\u2019appel lancé par le premier ministre François Legault à la fin du mois dernier, sur le portail jebenevole.ca.«En 24 heures, on avait 12 000 noms dans la banque, se rappelle-t-il.Ça nous a pris par surprise un peu.Cela étant dit, pour nous, c\u2019est un beau problème» Trois semaines plus tard, ce nombre s\u2019élève à près de 26 000 candidatures.«C\u2019est une visibilité à laquelle on n\u2019est pas nécessairement habitués, mais on va en profiter.Le grand défi va être la rétention de ces bénévoles-là», a reconnu M.Cauchon, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.Car la plupart des inscrits ne sont pas de grands habitués de l\u2019engagement bénévole, selon lui.Interpellés par la crise, ils s\u2019impliquent de façon ponctuelle, à raison d\u2019une demi- journée par semaine, par exemple, dans un domaine précis.M.Cauchon relève un contraste avec le profil type des bénévoles de longue date, souvent des retraités qui consacrent beaucoup de temps dans divers services.En temps normal, entre 40 000 et 60 000 de ces bénévoles gravitent autour des organismes associés à la FCABQ.M.Cauchon a bon espoir de pouvoir conserver une grande partie de ce bassin de sang neuf.«Il ne faut jamais oublier que, même quand la crise va être résorbée et on va pouvoir retourner à nos activités régulières, les besoins vont bénévolat toujours être là.Des gens vulnérables, isolés, il y en avait avant la crise de la COVID-19, il y en a encore en ce moment, mais malheureusement il va y en avoir encore après.» La Semaine de l\u2019action bénévole s\u2019ouvre dans un contexte surréel LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 6 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q : «En cette période de pénurie de Purell et autres antiseptiques alcooliques, je me demandais si certaines préparations commerciales ne pourraient pas servir tel quelles ou dans des recettes maison.L\u2019antigel de plomberie pour chalets et véhicules récréatifs contient 68 % d\u2019éthanol avec propylène glycol, je crois.Le lave-glace d\u2019hiver contient autour de 65 % de méthanol, et le combustible à fondue en contient lui aussi beaucoup.Qu\u2019en est-il?», demande Michel A.Fortier, de Québec.Pour sa part, Manon Couture, de Beaconsfield, veut savoir si «le vinaigre blanc est un désinfectant adéquat ?Et si oui dans quelle proportion doit-on le diluer avec de l\u2019eau?» R : On ne le dira sans doute jamais assez : LA manière par excellence de se désinfecter les mains, la plus simple, la plus efficace, la plus économique et la plus disponible, demeurera toujours de se les laver énergiquement et régulièrement à l\u2019eau et au savon.Et c\u2019est particulièrement vrai dans le cas d\u2019un virus comme celui de la COVID-19, qui possède une «enveloppe» de lipides \u2014 c\u2019est-à-dire des graisses, que tous les savons dissolvent avec une impitoyable efficacité.Mais comme le Purell se fait rare, que l\u2019alcool à 90 % qu\u2019il faut pour se fabriquer du «Purell maison» est lui aussi difficile à trouver dans les commerces ces temps-ci, et que certaines personnes tiennent vraiment à traîner leur flacon de désinfectant à mains avec eux, plusieurs lecteurs m\u2019ont écrit pour savoir s\u2019ils pouvaient utiliser toutes sortes d\u2019autres choses que de l\u2019alcool.D\u2019emblée, le chimiste de l\u2019Université Laval Normand Voyer recommande d\u2019éviter complètement le méthanol pour se désinfecter les mains.«Il ne faut juste pas toucher à ça, avertit-il.À l\u2019oreille, ça a l\u2019air de ressembler à l\u2019éthanol (ndlr : l\u2019alcool que l\u2019on boit) et d\u2019être inoffensif, mais en fait c\u2019est ce qu\u2019on appelle de l\u2019«alcool de bois» et c\u2019est très toxique.Ça peut rendre aveugle et ça peut même tuer.» Mieux vaut donc laisser dans leurs bouteilles tous les liquides à fondue et les laves-glace d\u2019hiver, du moins ceux qui sont à base de méthanol.La même chose vaut pour le vinaigre blanc, mais pour une raison différente: malgré sa réputation d\u2019antiseptique «naturel», il n\u2019est pas aussi efficace qu\u2019on le croit.Il peut tuer certains microbes, oui, mais il en laisse aussi beaucoup \u2014 trop, en fait, pour que Santé Canada le considère comme un vrai désinfectant.Par exemple, une étude parue en 2000 dans Infection Control and Hospital Epidemiology a trouvé que le vinaigre était relativement efficace contre la salmonelle (99 % de réduction après 30 secondes d\u2019exposition), mais beaucoup moins contre les staphylocoques dorés et le virus de la polio (autour de -40 % seulement).En outre, ajoute M.Voyer, «dans le cas des coronavirus, c\u2019est encore pire parce qu\u2019ils aiment bien les pH acides, donc ils vont adorer le vinaigre !» Cela dit, le cas des antigels à plomberie est plus compliqué.D\u2019abord parce que leurs formules sont variables (la même chose vaut pour les lave-vitres, d\u2019ailleurs).Certains sont à base d\u2019éthanol, et une proportion de 68 % comme celle que M.Fortier mentionne aurait un bon effet antiviral.Mais en cherchant, j\u2019en ai trouvé d\u2019autres qui contiennent beaucoup moins d\u2019éthanol \u2014 par exemple, les antigels pour véhicules récréatifs du fabricant montréalais Recochem n\u2019ont des concentrations d\u2019étha- nol que de 15 à 40 %, ce qui est très insuffisant pour désinfecter (il faut au moins 60 %).En outre, plusieurs antigels ne sont tout simplement pas à base d\u2019éthanol, mais plutôt de «propylène glycol», un liquide visqueux et non toxique pour l\u2019humain, ou d\u2019éthylène glycol qui, lui, est plus toxique.(Notons que le propylène glycol vient en deux «sortes» pour ainsi dire, le propanediol-1,2 et le propanediol-1,3, ce dernier étant plus toxique que le premier.) La bonne nouvelle, là-dedans, c\u2019est que le propylène glycol a (presque) toutes les caractéristiques qu\u2019il faut pour faire un bon antiseptique de remplacement : il tue efficacement les virus, il est fabriqué et disponible en très grandes quantités et il n\u2019est pas toxique.Une étude parue en 2006 dans le Journal of Hospital Infections a montré que le propylène glycol pouvait être utilisé pour diminuer la concentration d\u2019éthanol d\u2019un mélange désinfectant tout en maintenant son efficacité.Donc «ce n\u2019est pas impossible de prendre du propylène glycol pour faire ça, ça peut marcher.Mais il faut avoir la bonne proportion, car le propylène glycol est toujours dilué dans les antigels», dit M.Voyer.Ses vertus antiseptiques ne sont pas très bien étudiées mais on peut estimer que comme pour l\u2019éthanol, il faut un minimum de 60 % de propylène glycol (dans le mélange final pour les mains, pas juste dans l\u2019antigel).Et voilà qui peut compliquer les choses pour la peine: beaucoup d\u2019antigel n\u2019ont pas tant que propylène glycol que ça.La concentration augmente dans les antigels conçus pour résister à des plus grands froids, mais il semble que même les antigels -50°C contiennent tout juste 60 % de propylène glycol, ce qui est un peu limite \u2014 et pas assez si on veut ajouter d\u2019autres ingrédients au mélange, comme de la glycérine pour rendre le désinfectant plus visqueux.Alors il faudrait concentrer l\u2019antigel ou se procurer du propylène glycol pur auprès d\u2019un fabricant industriel \u2014 mais rendu là, est-ce que ça ne devient pas un peu compliqué pour remplacer une chose aussi simple que le bon vieux lavage des mains au savon?Le lave-glace et le vinaigre sont-ils de bons désinfectants?\u2014 PHOTO LAURENTIDEAUTO.COM Les morgues temporaires sont déplacées SÉBASTIEN HOULE sebastien.houle@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Les remorques réfrigérées faisant office de morgues temporaires destinées à accueillir les victimes éventuelles de la COVID-19, placées devant les CHSLD Laflèche et Mgr Paquin, du secteur Grand-Mère et de Saint- Tite, ont soulevé un tel tollé dans la population, de même que l\u2019indignation du maire de Shawinigan, Michel Angers, et de son homologue de Saint-Tite, Annie Pronovost, que les autorités sanitaires se sont vues contraintes de déplacer les deux unités réfrigérées à l\u2019arrière des bâtiments dans la journée de samedi.Rappelons que le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CIUSSS MCQ) expliquait vendredi que la décision d\u2019établir des morgues temporaires devant les deux foyers d\u2019infection avait été prise de façon préventive.On faisait valoir que cela visait à entreposer les corps de façon sécuritaire et à limiter les risques de propagation du virus en attendant que les compagnies funéraires puissent venir récupérer les dépouilles.Or, la mesure a été accueillie avec beaucoup d\u2019émotion dans la population.Si Michel Angers dit comprendre les besoins techniques de sortir les corps des victimes de façon à prévenir la propagation du virus, il estime que les choses auraient pu être faites autrement.«Dans le devant de la bâtisse, c\u2019est extrêmement difficile pour les passants, les enfants des parents qui sont là-bas, pour les employés, pour un peu tout le monde.» se désole-t-il.Le maire Angers raconte avoir eu de nombreux échanges avec ses citoyens et la présence de la remorque provoquait un malaise généralisé.Dès vendredi, il s\u2019est tourné vers le CIUSSS MCQ pour faire valoir que la mesure était très mal reçue dans la population.On lui aurait expliqué qu\u2019il n\u2019y avait pas de sortie à l\u2019arrière du bâtiment et qu\u2019il était plus aisé de procéder de la sorte.Or, comme il s\u2019agissait pour lui d\u2019une question de respect et de dignité, on se sera rangé à ses arguments et le conteneur a été déplacé à l\u2019arrière de l\u2019établissement vers samedi midi.Scénario similaire du côté de Saint-Tite, où la mairesse Pronovost a aussi contacté les autorités sanitaires régionales, dès vendredi, pour voir à ce qu\u2019une solution alternative soit trouvée.À l\u2019image du tollé soulevé à Shawinigan, la morgue temporaire installée à la vue des passants a beaucoup fait réagir les citoyens de Saint-Tite, relate Annie Pronovost.En plus d\u2019être à la vue de tous, la morgue temporaire était tout juste à côté du terrain de jeu d\u2019une cour d\u2019école.«Ce n\u2019était pas très gai», commente la mairesse.Samedi après-midi, la remorque avait été déplacée à l\u2019arrière de l\u2019institution.Au CIUSSS MCQ on explique que le conteneur réfrigéré du CHSLD Laflèche avait d\u2019abord été placé à l\u2019avant du bâtiment pour des raisons d\u2019accessibilité.Bien qu\u2019on se soit plié à la demande du maire Angers, on relate avoir au départ surtout voulu éviter de transporter les corps de l\u2019avant vers l\u2019arrière du l\u2019édifice.«Là, les gens vont le voir quand on va devoir disposer d\u2019un corps, c\u2019est une autre façon de le considérer», commente Guillaume Cliche, agent d\u2019information au CIUSSS MCQ.Des solutions d\u2019abris de type Tempo seraient envisagées pour se soustraire du regard des passants, indique-t-on.Quant au conteneur d\u2019abord placé à côté du CHSLD Mgr Paquin, on fait valoir que son déplacement vers l\u2019arrière de l\u2019établissement nécessitait des ajustements au niveau des installations électriques.Ce qui explique peut-être que l\u2019on n\u2019ait pas choisi de le placer là dès le début, avance l\u2019agent de communication.Les deux CHSLD, Laflèche et Mgr Paquin, sont les seuls à être visés par la mesure dans le réseau public, soutient le CIUSSS MCQ.«Si des ressources privées sentent le besoin d\u2019aller de l\u2019avant dans cette direction-là, on pourra toujours les accompagner», propose Guillaume Cliche.Malaise et indignation La morgue temporaire du CHSLD Laflèche a été déplacée à l\u2019arrière du l\u2019établissement, à la demande du maire Michel Angers.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 7 le monde TOKYO \u2014 Un tremblement de terre de magnitude 6,4 a frappé la côte est du Japon lundi matin, selon l\u2019Institut de géophysique américain (USGS), mais aucune alerte au tsunami n\u2019a été émise.L\u2019épicentre du séisme se trouvait à 41,7 kilomètres sous les fonds marins du Pacifique, à moins de 50 km des côtes de la préfecture de Miyagi, a précisé l\u2019USGS, estimant que le risque de pertes humaines et de dommages était faible.Aucune alerte au tsunami n\u2019a été émise après la secousse survenue peu après 5 h 30 (20h30 GMT), a indiqué de son côté l\u2019agence de presse japonaise Kyodo Le Japon se trouve sur la «ceinture de feu» du Pacifique, un arc d\u2019intense activité sismique qui s\u2019étend à travers l\u2019Asie du Sud-Est et le bassin du Pacifique.En 2011, un séisme dévastateur de magnitude 9,0 avait secoué l\u2019archipel avant qu\u2019un gigantesque raz-de-marée ne s\u2019abatte sur les côtes nord-est du pays, tuant près de 16 000 personnes.Japon: séisme de magnitude 6,4 sur la côte est PARIS (AFP) \u2014 Les États-Unis ont franchi dimanche le seuil des 40 000 morts du nouveau coronavirus, selon le comptage de l\u2019université Johns Hopkins.La barre des 30 000 décès avait été franchie trois jours plus tôt, jeudi.La pandémie a fait au moins 164 016 morts dans le monde, dont près des deux t iers en Europe, depuis son apparition en Chine en décembre, selon un bilan établi par l\u2019AFP à partir de sources officielles dimanche à 19 h GMT.Plus de 2 363 210 cas d\u2019infection ont été officiellement diagnostiqués dans 193 pays et territoires.Après les États-Unis, qui comptabilisent le plus grand nombre de morts (40 661, selon le dernier bilan de l\u2019université Johns Hopkins), les pays les plus atteints sont l\u2019Italie, avec 23 660 décès, et l\u2019Espagne, avec 20 453 décès, suivies de la France (19 718) et du Royaume-Uni (16 060).DÉMENTI DU LABORATOIRE DE WUHAN Le laboratoire de Wuhan soupçonné d\u2019être la source du nouveau coronavirus a catégoriquement démenti toute responsabilité dans la pandémie, après les doutes émis par les pays occidentaux et une nouvelle mise en garde du président américain Donald Trump.L\u2019épidémie «aurait pu être arrêtée en Chine avant qu\u2019elle ne commence et elle ne l\u2019a pas été», a déclaré M.Trump.«S\u2019ils étaient sciemment responsables, oui, il devrait y avoir des conséquences», a-t-il dit.ALLEMAGNE: PANDÉMIE «SOUS CONTRÔLE» Avec plus de 135 000 cas recensés et environ 4000 décès, la pandémie est en Allemagne «sous contrôle et gérable», a estimé le ministre de la Santé, Jens Spahn.Ce «succès d\u2019étape» est toutefois «fragile», a souligné la chancelière Angela Merkel.FRANCE: LE DÉCONFINEMENT SERA PROGRESSIF Le retour à la «vie d\u2019avant» ne s\u2019effectuera «probablement pas avant longtemps», a prévenu dimanche le Premier ministre français, Edouard Philippe, en soulignant que le déconfinement prévu pour débuter le 11 mai serait très progressif.La France se fixe l\u2019objectif de pouvoir réaliser à partir de cette date 500 000 tests par semaine pour les personnes présentant des symptômes et celles ayant été en contact avec un malade du Covid-19.OMS: L\u2019AUSTRALIE VEUT UNE ENQUÊTE Les autorités australiennes, qui déclarent avoir réussi à limiter la propagation du virus en partie en allant à l\u2019encontre des conseils de l\u2019Organisation mondiale de la Santé, appellent à une enquête indépendante sur la façon dont l\u2019OMS a géré la crise.CHUTE DU BRUT AMÉRICAIN EN ASIE Le baril de brut américain a chuté lundi de près de 20 % à moins de 15 dollars l\u2019unité en Asie, son plus bas niveau depuis plus de deux décennies, en raison d\u2019une baisse de la demande mondiale due à la pandémie de coronavirus.Les marchés du pétrole ont plongé ces dernières semaines alors que les blocages et les restrictions de voyages dans le monde entier se répercutent massivement sur la demande.PÂQUES ORTHODOXE Plus de 260 millions de chrétiens orthodoxes ont célébré dimanche Pâques dans des conditions exceptionnelles, les autorités les ayant globalement invités à rester chez eux, même si des rassemblements ont parfois été maintenus, comme en Géorgie ou en Ukraine.USA: plus de 40 000 morts Aux États-Unis, les Américains, encouragés par le président Donald Trump, sont de plus en plus nombreux à réclamer le déconfinement de leur État, notamment au Colorado dimanche.\u2014 PHOTO AFP PARIS (AFP) \u2014 Les mesures de confinement prises dans plusieurs grands pays occidentaux pour endiguer la pandémie de coronavirus semblaient dimanche porter leurs fruits, au point que leur allègement est à l\u2019ordre du jour, avec prudence et à plus ou moins brève échéance.Première en Europe \u2013 continent qui compte près des deux tiers des plus de 164 000 morts de la pandémie \u2013 à entamer une opération de lent déconfinement, l\u2019Allemagne va permettre lundi la réouverture de la plupart des magasins d\u2019une surface inférieure à 800 mètres carrés.Avec plus de 135 000 cas officiellement recensés et environ 4000 décès, la pandémie est en Allemagne «sous contrôle et gérable», a estimé le ministre de la Santé, Jens Spahn.Ce «succès d\u2019étape» est néanmoins «fragile», a mis en garde la chancelière Angela Merkel, alors qu\u2019Ar- min Laschet, dirigeant d\u2019une des régions les plus touchées, la Rhéna- nie du Nord-Westphalie, a averti que «nous ne pourrons pas vivre notre ancienne vie avant longtemps».Plusieurs pays, dont la France (près de 20 000 morts), l\u2019Espagne (près de 20 500) et l\u2019Italie (plus de 23 600), ont enregistré des nombres de malades et de décès en baisse, après des semaines de hausse, permettant d\u2019entrevoir, pour les semaines à venir, les premières mesures de déconfinement.En Italie, les premières mesures d\u2019allègement ne seront pas prises avant le 3 mai, ont rappelé les autorités, mais peu à peu les entreprises rouvrent, même si c\u2019est de façon partielle et avec un luxe de précautions.«Nous sommes de retour!», a lancé sur son compte Instagram le célèbre glacier romain Giolitti, qui annonce une reprise de ses livraisons mardi.Aux États-Unis, où un bras de fer oppose le président Trump, ardent défenseur d\u2019une reprise rapide de l\u2019activité économique, à plusieurs gouverneurs démocrates, le gouverneur de l\u2019État de New York, épicentre de l\u2019épidémie dans le pays, a annoncé que la pandémie avait pour le première fois amorcé une courbe «descendante».«Toutes les indications sont que nous sommes dans une phase descendante», a indiqué Andrew Cuomo, appelant néanmoins à la prudence.Vers un allègement du confinement dans certains pays À Valence, en Espagne, des travailleurs de la santé ont observé une minute de silence pour les victimes du jour de la COVID-19.\u2014 PHOTO AFP LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 8 ACTUALITÉS « Monsieur, avez-vous fini de taponner tous les pots de sauce à spaghetti?Ce que vous touchez, vous l\u2019achetez!» J\u2019avoue que j\u2019ai un peu perdu patience.Le ton de ma voix et mon regard étaient, comment dire, chargés de réprobation.J\u2019étais à l\u2019épicerie, l\u2019endroit anxiogène par excellence en cette période de crise sanitaire.Je dois ajouter pour ma défense qu\u2019à la minute où j\u2019y ai mis les pieds, j\u2019ai été confrontée à l\u2019insouciance de ce client qui ne semblait pas avoir bien saisi le principe de la distanciation physique.J\u2019étais en train de me laver les mains dans le lavabo installé à l\u2019entrée du marché d\u2019alimentation lorsqu\u2019il est apparu à mes côtés, très en deçà des deux mètres rassurants.À vrai dire, il est entré dans ma bulle avant d\u2019en sortir à la demande expresse de la commis à la désinfection que je remercie chaleureusement.Qui sait, elle m\u2019a peut-être épargné un séjour à l\u2019hôpital.«Oups! J\u2019ai oublié», s\u2019est plus ou moins excusé le type en amorçant sa tournée dans la section des fruits et légumes, en zigzaguant entre les employés qui s\u2019appliquent à mettre correctement en place les poires et les navets.J\u2019ai eu une pensée pour mon fils cadet qui travaille dans une épicerie entre ses cours en ligne au cégep.Depuis le début de la pandémie, il multiplie les heures de services essentiels, fier de contribuer à l\u2019effort collectif.Mais contrairement à Superman qui enfile sa cape dans une cabine téléphonique, le mien a reçu la directive maternelle de se déshabiller dans le garage et de passer sous la douche une fois sa mission terminée.Est-ce que tu te laves les mains à l\u2019épicerie?» «Oui, m\u2019man.Aux quinze minutes.» Veux-tu ma crème hydratante?Les clients gardent-ils leur distance?Sont-ils aimables avec toi et tes collègues?Est-ce qu\u2019ils vous remercient pour ce que vous faites?» Certains oui, d\u2019autres moins.Concentrés sur leur liste, plusieurs ont hâte de retourner à leur confinement et oublient d\u2019être reconnaissants.Mais revenons à mon monsieur.Le cellulaire collé sur l\u2019oreille, il avait l\u2019air de celui qui se faisait dire quoi acheter et quoi ne pas acheter par la personne au bout du fil.Lorsque l\u2019homme s\u2019est arrêté devant l\u2019étalage des pots de sauce à spaghetti où je me dirigeais aussi, il a pris un contenant, l\u2019a tourné dans tous les sens avant de le remettre sur l\u2019étagère, en a pris un deuxième pour l\u2019étudier avant de le redéposer aussi sur la tablette.À la quatrième récidive, je n\u2019ai pas pu m\u2019empêcher de lui dire, exaspérée, de se brancher et d\u2019arrêter de tout tâter.«Oui, mais je vérifie les dates!», s\u2019est-il justifié avant de disparaître dans une allée.Misère.Si l\u2019homme se reconnaît ici, je le salue avec un brin d\u2019indulgence.Si je vous avais croisé dans notre ancienne vie de non-confinés, je ne vous aurais pas fait la leçon.Pour dire la vérité, j\u2019aurais probablement eu le même réflexe que vous.J\u2019aurais viré le contenant de tous bords, tous côtés, puis j\u2019en aurais pris un deuxième avant de finalement opter pour le troisième caché au fond derrière, celui-là même qui m\u2019aurait permis de gagner une journée supplémentaire sous la mention «Meilleur avant».Mais je me retiens d\u2019agir ainsi depuis que la COVID-19 m\u2019oblige à laver tout le contenu de mes sacs d\u2019épicerie.Maintenant, j\u2019y entre pour en sortir au plus vite.J\u2019achète ce que je touche.Si la date limite de conservation du litre de lait ne me saute pas au visage, tant pis, je le prends quand même.Je fais confiance au gérant.La broue dans le toupet en ce temps de grande affluence dans son supermarché, il a mieux à faire que d\u2019essayer de nous refiler son vieux stock.Ces dernières semaines, on a fait nos devoirs en apprenant à se laver les mains avec zèle et en respectant une saine distance dans la file.On est bons.On ne lâche pas.C\u2019est ce que me confirme Francis Desrochers, propriétaire du marché IGA des Chenaux, à Trois-Rivières, avant d\u2019admettre qu\u2019il y a encore place à l\u2019amélioration.«Des messages enregistrés encouragent les clients à limiter les contacts avec les produits, mais il y a du travail à faire.» L\u2019homme d\u2019affaires sait de quoi il parle en matière de prévention.Un de ses employés a été touché par la COVID-19.Chaque jour, des membres de son personnel passent discrètement derrière ces gens qui laissent leurs empreintes sur des aliments emballés ou non.Ces vaillants commis nettoient les produits avec rigueur et efficacité avant de les remettre sur les étagères, en toute sécurité.Il arrive cependant que le gaspillage alimentaire soit inévitable.Francis Desrochers donne l\u2019exemple du paquet de bœuf haché qui a été palpé deux fois plutôt qu\u2019une avant d\u2019être laissé en plan.Pas de risques à prendre dans ce cas-ci.Direction poubelle.Le nettoyant pourrait traverser la fine pellicule de plastique.Les clients récalcitrants ou nonchalants sont moins nombreux qu\u2019au début de la pandémie, lorsque nous avions tout à apprendre sur le plan de la santé publique.Cela dit, après un mois de confinement et de consignes répétées, encore trop de consommateurs pèsent et soupèsent, vérifient la fraîcheur, la couleur et la fermeté, se décident enfin puis changent d\u2019idée avant de poursuivre leur chemin dans les allées, comme si de rien n\u2019était.C\u2019est fini ce temps-là.Désormais, on ne regarde pas avec nos mains.On touche avec nos yeux.Le pot, la date et le client ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca La pandémie nous oblige à revoir nos habitudes, notamment à l\u2019épicerie.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD Des vandales s\u2019en sont pris à des monuments du centre-ville de Trois-Rivières au cours de la fin de semaine.Le buste de Laviolette, la statue de Maurice Duplessis de même que le monument du Flambeau ont été aspergés de peinture ou marqués de graffiti.La peinture a été effacée de la statue de Duplessis dans de la journée de dimanche, soit par la pluie, soit par une équipe de nettoyage.Les autorités n\u2019ont pas donné suite à nos appels et le maire Jean Lamarche n\u2019a pas voulu commenter l\u2019affaire, n\u2019ayant pas personnellement constaté les méfaits de visu.L\u2019incident a suscité une vague d\u2019indignation sur les réseaux sociaux.\u2014 PHOTO OLIVIER CROTEAU \u203a MONUMENTS VANDALISÉS AU CENTRE-VILLE leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 ACTUALITÉS 9 I l ne faut pas s\u2019en surprendre, dans le contexte de l\u2019inquiétude ambiante induite par la pandémie de la COVID-19, on voit surgir ici et là, notamment sur les médias sociaux, des offres de services de décontamination pour les résidences.En cette matière comme dans d\u2019autres, on peut compter sur le fait que le meilleur côtoie le pire alors que des firmes professionnelles spécialisées seront concurrencées par des firmes à l\u2019expertise douteuse ou à tout le moins improvisée.De telles circonstances, il faut redoubler de prudence et prendre le temps de procéder aux vérifications d\u2019usage avant de s\u2019engager contractuellement avec le premier venu, aussi pertinente puisse être son offre de service.Il faut être circonspect devant les messages publicitaires tape-à-l\u2019œil ou les représentations qui nous sont faites et prendre le temps d\u2019en vérifier la justesse.Avant de conclure sur-le-champ un contrat de cette nature, il importe de procéder à un minimum de vérifications.Après avoir notifié votre intérêt, il est à prévoir que certains représentants se feront très insistants et chercheront à conclure rapidement un contrat avec vous.Il faut donc procéder avec méthode et se préparer à résister à la pression.EXPERTISE DE L\u2019ENTREPRISE Il importe en premier lieu de s\u2019informer sur l\u2019entreprise elle- même : depuis combien de temps l\u2019entreprise existe-t-elle, depuis combien de temps offre-t-elle de tels services, de quelles compétences son personnel dispose-t- il, quelles sont la pertinence et l\u2019efficacité des services offerts, etc.Cette étape est déterminante pour la suite des choses.Dans plusieurs domaines, l\u2019expérience passée enseigne que les aventuriers qui s\u2018improvisent dans un domaine ne cherchent qu\u2019à exploiter un filon qui s\u2019inscrit dans l\u2019actualité et ont tendance à disparaître dans la nature aussi vite qu\u2019elles en sont surgies.Dans ce contexte, le service après-vente est aléatoire, voire illusoire.DES FIRMES ÉTABLIES ET RÉPUTÉES Il est fortement recommandé d\u2019obtenir des avis d\u2019entreprises spécialisées dans le domaine du nettoyage et autre service d\u2019entretien ménager afin de vérifier la vraisemblance des représentations qui vous sont faites de même que les informations qui vous sont fournies et obtenir une estimation du coût de tels services.Vous pourrez ainsi comparer les prix et poser des questions sur les équipements et les produits utilisés par exemple.DES PLAINTES?Vous pouvez également vérifier si l\u2019entreprise a déjà fait l\u2019objet de plaintes de la part des consommateurs.Ces informations sont accessibles en communiquant avec l\u2019Office et en visitant son site web.UN CONTRAT ÉCRIT Comme conclusion à ce parcours préparatoire, si vous jugez que l\u2019offre de service vous convient et que vous désirez aller de l\u2019avant, exigez que le tout soit consigné par écrit dans un contrat.Plus qu\u2019une simple formalité, le contrat et les renseignements qu\u2019il renferme sont de la plus grande importance.Vos éventuels droits et recours en dépendent largement.Celui-ci doit notamment renfermer les éléments suivants: les coordonnées de l\u2019entreprise et du vendeur; le lieu et la date de conclusion du contrat; la description des services, et la date de leur exécution; le prix des services ainsi que le total des sommes à débourser; les modalités de paiement.Gary Frost est directeur des services aux clientèles à l\u2019Office de la protection du consommateur SERVICES DE DÉCONTAMINATION Bien s\u2019informer avant de s\u2019engager CONSOMMATEUR AVISÉ GARY FROST CHRONIQUE Collaboration spéciale SÉBASTIEN HOULE sebastien.houle@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 La routine ambulancière \u2013 une telle chose existe! \u2013 est faite de missions d\u2019urgence que l\u2019on reçoit sous forme de «cartes d\u2019appel électroniques» relayées par le Centre de communication santé.Or, le 16 avril dernier, c\u2019est plutôt le téléphone qui a sonné à la Coopérative des ambulanciers de la Mauricie (CAM).C\u2019est que la commande n\u2019avait rien d\u2019un appel de routine: 12 aînés atteints de la COVID-19 devaient être transférés de la Maison Niverville vers le Centre hospitalier affilié universitaire régional (CHAUR).Les ambulanciers au cœur de l\u2019opération témoignent d\u2019une expérience hors du commun, où le sang-froid sera de mise.Stéphane Juteau jouit de 19 ans d\u2019expérience comme ambulancier.Depuis deux ans, il agit comme chef aux opérations.C\u2019est lui et un autre collègue que l\u2019on dépêche pour diriger les six paramédics qui verront à évacuer les résidents malades de la Maison Niverville.Une mesure, on se le rappellera, visant à éviter la propagation dans l\u2019ensemble de la résidence.L\u2019équipe travaillera avec Jean-Robert Rupp- Nantel, autre vieux routier et directeur aux opérations à la CAM, resté en retrait dans un rôle de coordination.Tant M.Juteau que M.Rupp- Nantel relatent une opération où, en plus de gérer le stress propre à cette intervention hors norme, il faudra rassurer les patients que l\u2019on prendra en charge.L\u2019opération marathon s\u2019amorce vers 15 h et s\u2019échelonnera jusqu\u2019à 22 h.Trois équipes se relaient, s\u2019offrant de rares pauses.Mille précautions doivent être prises afin d\u2019assurer la sécurité de tous les intervenants.«D\u2019avoir tout bien chorégraphié, c\u2019est ce qui va faire le succès d\u2019une opération comme ça», expliquent les dirigeants de l\u2019intervention.Si la situation sort de l\u2019ordinaire, les ambulanciers doivent d\u2019autant plus agir avec sang-froid et être méthodiques dans leur approche.Dès leur arrivée sur les lieux, une première évaluation est faite des patients à prendre en charge afin d\u2019établir des priorités d\u2019évacuation.Des protocoles de triage que l\u2019on révise souvent, mais que l\u2019on applique rarement dans des cas réels, sont déployés.La rigueur est de mise, le centre hospitalier attend à l\u2019autre bout au rythme d\u2019un patient toutes les trente minutes.Les équipes vont travailler et s\u2019épauler jusqu\u2019à ce que l\u2019on puisse dire «mission accomplie».S\u2019il ne s\u2019agissait pas de la première intervention d\u2019une équipe de la CAM avec des patients atteints de la COVID-19, une telle opération d\u2019évacuation n\u2019avait jamais été effectuée.«Le niveau de difficulté était plus élevé.On devait s\u2019assurer que tout soit fait dans une séquence pour ne pas que nos intervenants se contaminent et éviter les habillages et les déshabillages excessifs», explique M.Rupp-Nantel.Bien que la pandémie commence à faire partie du quotidien et d\u2019un contexte auquel les ambulanciers tendent à s\u2019habituer, elle n\u2019en demeure pas moins la source d\u2019un certain stress.«On est tous des humains, c\u2019est sûr que c\u2019est un peu anxiogène», concède ainsi Jean-Robert Rupp-Nantel.Or, la chose n\u2019est pas prise à la légère et on assure avoir tout mis en place pour traverser la crise en toute sécurité.«On a mis plusieurs mécanismes en place à la CAM pour s\u2019assurer que nos intervenants aient la bonne information au bon moment et qu\u2019ils aient les moyens nécessaires pour bien se protéger», relate encore le directeur aux opérations.Pour Joël Magny, ambulancier depuis moins de deux ans, l\u2019expérience qu\u2019il a vécue le 16 avril marquera son imaginaire de manière indélébile.«On fait le saut! C\u2019est sûr que commencer une carrière avec une pandémie, c\u2019est quelque chose de gros», image-t-il.Il se réjouit que le plan de match du 16 avril ait été établi et suivi de manière serrée tout au long de l\u2019intervention.Chacun avait son rôle, raconte-t-il.Les chefs des opérations avaient les choses bien en main, les ambulanciers étaient protégés de manière adéquate et les chauffeurs des ambulances étaient confinés dans leur cabine, sans contact avec les autres, énumère-t-il.Bien que le stress soit inhérent à pareille intervention, le jeune ambulancier explique que la préparation et l\u2019attitude professionnelle font foi de tout.Son discours revient d\u2019ailleurs rapidement vers le patient, qu\u2019il importe de protéger et de rassurer.«Pour eux non plus, ce n\u2019est pas drôle, surtout ceux qui sont atteints», maintient-il.«Ce qui amène l\u2019anxiété, c\u2019est souvent l\u2019inconnu.On essaie donc de diminuer cet élément-là pour que les gens soient capables de maîtriser leur environnement de travail», termine M.Rupp-Nantel.L\u2019opération du 16 avril, conduite avec diligence, a quand même été précédée d\u2019un brieffing exhaustif et chacun savait ce qu\u2019il avait à faire en arrivant sur les lieux, fait-il valoir.De manière générale, les protocoles d\u2019intervention d\u2019urgence ont été revus à quelques reprises depuis le début de la pandémie.De plus en plus, en cas de doute, les ambulanciers vont revêtir les combinaisons de protection avant d\u2019intervenir.Les appels au 9-1-1 sont filtrés une première fois pour déterminer si des mesures de protection supplémentaires doivent être mises en place.À leur arrivée sur les lieux, les ambulanciers vont à nouveau soumettre les patients à un questionnaire visant à évaluer le niveau de risque à la contamination.On ne lésine pas sur la sécurité de personne, ni celle des intervenants, ni celle du public, assurent les gens de la CAM.ÉVACUATION DE LA MAISON NIVERVILLE Les ambulanciers témoignent «Pour eux non plus, ce n\u2019est pas drôle, surtout ceux qui sont atteints» LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 10 Président et éditeur ALAIN TURCOTTE Rédacteur en chef STÉPHAN FRAPPIER Directeur de l\u2019information STÉPHAN RATELLE opinions L a crise mondiale causée par l\u2019éclosion de la COVID-19 provoque un tel bouleversement que les pays du monde se voient dans l\u2019obligation de repenser leurs critères des valeurs.Cette catastrophe nous mènera à une réflexion profonde et même à repenser notre organisation sociale.Autrefois, on avait tellement démonisé le «Régime communiste» que personne ne voulait même en étudier les principes; c\u2019est dans cet état d\u2019esprit que je voudrais proposer le terme « R é g i m e c o m m u n a u t a i r e » .C\u2019est dans ce sens qu\u2019il faudrait repenser notre manière d\u2019agir «d\u2019après-virus».On doit changer notre vision qui consiste à produire pour exporter, car en exportant on produit du chômage ailleurs.Pour une entreprise, le principe du «toujours plus gros», ça ne réussit pas à tous.S\u2019assurer l\u2019autosuffisance des besoins de base, ça serait déjà une belle réalisation.Ce même principe s\u2019applique aussi à l\u2019industrie du vêtement; il faut faire revivre tous ces anciens fleurons du Québec en produisant des vêtements de très bonne qualité en respectant la saveur locale.Pour n\u2019en nommer qu\u2019un, «Le Culottier» de Batiscan qui fabriquait des jeans superbes.Cependant, comme l\u2019exode de nos entreprises s\u2019est poursuivi pendant plus de 25 ans, en créant beaucoup de chômage et de nouveaux emplois, il faudra certainement aussi longtemps pour renverser la vapeur; mais c\u2019est un mal nécessaire.Peut-être que ce sera l\u2019occasion pour nos gouvernements d\u2019instituer graduellement un revenu minimum garanti.Car à bien y penser, «le droit au travail» c\u2019est une notion imposée par le capitalisme, mais le droit à «un revenu décent» c\u2019est un régime communautaire qui l\u2019impose.C\u2019est l\u2019un des moyens pratiques à notre disposition pour faire une redistribution plus équitable de la richesse pour financer les services publics.Il faut donc aligner nos modèles de production et de consommation sur cette valeur de base.Par ailleurs, on doit aussi repenser le principe que l\u2019achat chez nous, c\u2019est acheter au Québec, mais, dans «l\u2019après-virus», l\u2019achat chez nous, c\u2019est acheter au Canada.Une Agence canadienne de production et de distribution des produits d\u2019utilités courantes (ACPD) tels que le vêtement devrait être instaurée par le gouvernement canadien, de concert avec les provinces et territoires pour distribuer de manière équitable les lieux de production et les moyens de distributions pour satisfaire aux besoins de tous, sans oublier le coût environnemental.Ce principe implique obligatoirement le réaménagement de notre réseau actuel de distribution.Nos gros centres commerciaux qui sont en réalité que des réseaux de distribution de la Chine devront se transformer en centres de distribution communautaire qui ne concurrencera pas nos marchands locaux selon les règles de l\u2019ACPD.Il faudra surveiller attentivement notre participation aux marchés communs et s\u2019assurer que leurs politiques ne deviennent pas des atteintes directes à nos producteurs locaux.À cet effet, des producteurs agricoles sont déjà d\u2019accord pour modifier leur production pour assurer des légumes frais à longueur d\u2019année.Il suffit qu\u2019Hy- dro-Québec leur fasse des tarifs spéciaux, des tarifs «Communautaires» pour chauffer leurs serres.Nous aurons alors des producteurs qui pourront fournir en tout temps nos supermarchés, des produits frais, en quantité suffisante.Ce serait déjà le premier maillon de nos moyens de distributions sous la supervision de l\u2019ACPD.Bien sûr, il y a beaucoup de travail de persuasion à faire pour que le principe soit partagé à travers tout le pays.Même avec toutes ses difficultés internes, l\u2019Union Européenne soutient encore le besoin de s\u2019unir, surtout en temps de crise.Il faut aussi se convaincre du principe que «la qualité, ça se paie», mais, lorsque nos moyens nous le permettent il faut encourager «l\u2019achat communautaire», faire travailler «notre monde».On devra aussi faire remarquer au secteur de la médecine privée qu\u2019en cas de crise, ce n\u2019est pas lui qui a fourni les lits d\u2019hôpitaux, les masques et les respirateurs.Dans un régime communautaire, on ne peut pas seulement profiter du système, on doit nécessairement s\u2019intégrer au système.On ne peut pas avoir le beurre, l\u2019argent du beurre et en plus, le cul de crémière.En même temps, il faudra aussi, bien expliquer, à tous qu\u2019un «DROIT», c\u2019est comme un virus, ça ne vit pas par lui-même, ça s\u2019accompagne d\u2019obligations: celle de respecter les lois du pays et celle de respecter le droit des autres.C\u2019est ça la vie communautaire.Évidemment, lors d\u2019un changement d\u2019une telle importance, tout n\u2019est pas tout blanc, ni tout noir; des circonstances particulières nous obligent parfois à nous accommoder d\u2019un peu de gris pour tenir compte du bien commun.J\u2019espère que mon petit-fils aura la chance de partager ce monde idéal.Gaétan Yelle Trois-Rivières Leçons à tirer de la crise de la COVID-19 Des anges partout Voici le parcours récent d\u2019un membre de la famille que nous ne souhaitons pas identifier.Aucun lien avec la COVID-19, cependant.Le 16 avril au matin, malaise.En après-midi, urgence du centre hospitalier régional.Fin d\u2019après-midi, les tests sont passés, dont un scan et rencontre avec l\u2019urgentologue et le chirurgien.Une vie est en danger; intervention chirurgicale en soirée.Le 17 avril à 1 h 30 (nuit), salle de réveil.Huit heures du matin: en récupération dans sa chambre.Merci au personnel du centre hospitalier régional pour avoir sauvé une vie, et ce, en toute discrétion.Des anges, il y en a partout! Michel Patenaude Trois-Rivières Chers partenaires, En mon nom personnel et à titre de président du Consortium en développement social de la Mauricie, je tiens tout d\u2019abord à remercier chacune et chacun d\u2019entre vous: intervenants communautaires, bénévoles, transporteurs de denrées et de personnes, professionnels de la santé (soignants, pharmaciens, préposés à l\u2019entretien), de la fonction publique (policiers, pompiers, enseignants, conseillers), de la recherche et du commerce alimentaire pour la patience, la compréhension et de la solidarité dont vous faites preuve depuis le début de la crise.Ces vertus dont vous faites preuve depuis le début de la crise seront toujours essentielles à la solidarité comme valeur humaine qui inspirent des jours meilleurs (aujourd\u2019hui, demain et à l\u2019avenir).Vous êtes nombreux sur le terrain en ces temps difficiles et nous ne doutons pas que vous saurez toujours les mobiliser.En ces circonstances, tout à fait inédites et graves, vous savez que nos groupes communautaires et sociaux, dans toutes ses c o m p o s a n t e s , sont entièrement mobilisés autour d \u2019 u n o b j e c t i f prioritaire: assurer la continuité de leurs activités, tout en préservant la santé de toutes et de tous.L\u2019épreuve que nous traversons, qui dépasse très largement le cadre habituel de nos vies, nous invite à faire preuve d\u2019adaptabilité, d\u2019innovation, de responsabilité collective et de sang-froid afin de poursuivre nos actions sous des formes nouvelles.Elle requiert aussi que nous persévérons et partageons nos savoirs, réflexions, concertations afin de soutenir l\u2019action collective.Sachez donc que notre admiration n\u2019a pas de limites et que nous manquons de mots pour l\u2019exprimer aujourd\u2019hui.Notre reconnaissance sera à tout jamais dans nos cœurs.Merci, on vous aime! Jean-Yves St-Arnaud Président Consortium en développement social de la Mauricie Nos groupes communautaires et sociaux sont essentiels Selon l\u2019auteur de cette lettre, nos gros centres commerciaux qui sont en réalité que des réseaux de distribution de la Chine devront se transformer en centres de distribution communautaire qui ne concurrencera pas nos marchands locaux selon les règles de l\u2019ACPD.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE L\u2019épreuve que nous traversons (.) nous invite à faire preuve d\u2019adaptabilité, d\u2019innovation, de responsabilité collective et de sang-froid afin de poursuivre nos actions sous des formes nouvelles. leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 OPINIONS 11 CARREFOUR DES LECTEURS  L\u2019auteur, Martin Caouette, est professeur et titulaire de la Chaire Autodétermination et handicap à l\u2019Université du Québec à Trois-Ri- vières (UQTR).N otre planète compte plus d\u2019un milliard de personnes en situation de handicap, dont 200 millions vivent avec de grandes difficultés de fonctionnement au quotidien.Parmi celles-ci, on retrouve un nombre important de personnes ayant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l\u2019autisme et différentes formes de limites cognitives.Comme nous tous, elles sont frappées de plein fouet par la COVID-19 et ses conséquences.Les périodes de crise nous permettent de vérifier les avancées réelles quant à la reconnaissance des droits de certains groupes traditionnellement marginalisés.Or, des messages préoccupants apparaissent un peu partout dans le monde.En Alabama, une directive a été émise quant au fait que «les personnes avec de sévères retards mentaux, des états de démence avancés ou d\u2019importants traumatismes crâniens» ne constituent pas des patients à prioriser pour recourir aux respirateurs artificiels.Heureusement, l\u2019intervention de groupes de défense des droits semble mener les autorités à réajuster le tir.Le souci, c\u2019est que des situations similaires émergent du côté des états de Washington et de l\u2019Arizona.En France, des associations soutenant les personnes en situation de handicap réclament elles aussi que des directives de soins sans discriminations soient données alors que le niveau d\u2019autonomie et la dépendance semblent devenir un critère d\u2019admission à l\u2019hôpital.Faudrait-il donc être performant, rentable et compétitif pour avoir droit aux soins requis à sa situation dans un contexte de crise sanitaire?Le handicap \u2013 on ne le répétera jamais assez \u2013 n\u2019est pas une maladie, mais un état.De ce fait, les conséquences du handicap peuvent être amoindries en développant des habiletés compensatoires chez les personnes concernées et en construisant des milieux de vie qui tiennent compte de leur réalité et qui leur permettent de participer socialement.Or, on ne saurait tolérer qu\u2019un état guide le fait d\u2019accéder à des soins de santé ou non.Imaginez un seul instant le scandale que produirait le choix de ne pas traiter certaines personnes en se basant sur leur origine ethnique, leur orientation sexuelle ou leur sexe.Il y a eu le monde avant la COVID-19 et il y aura le monde après la COVID-19.Et ce monde, nous l\u2019espérons durable.Le développement durable auquel nous pouvons collectivement aspirer ne sera une idée crédible que si elle ne laisse personne de côté.Déjà, en 2018, l\u2019ONU affirmait que les droits des personnes handicapées sont désormais au cœur des objectifs de développement durable.Et si l\u2019heure était venue pour les personnes en situation de handicap \u2013 la minorité la plus importante à travers le monde \u2013 d\u2019être le point de référence de la construction d\u2019un monde post COVID-19?Imaginons un instant que l\u2019humanité d\u2019une personne en situation de handicap ne soit plus réduite à son diagnostic.Imaginons que l\u2019élitisme ambiant fasse plutôt place à une volonté d\u2019accessibilité universelle.Imaginons que le plein développement du potentiel et de l\u2019autodétermination de chacun deviennent la visée de nos systèmes éducatifs et de nos structures d\u2019action sociale.Ne serait-ce pas tous les citoyens qui en profiteraient?Si nos ambitions de rentabilité, de compétitivité et de performance reprennent le dessus et placent à nouveau les personnes en situation de handicap à l\u2019écart, nous aurons perdu l\u2019occasion de construire une société véritablement durable.Pour nous tous.DÉVELOPPEMENT DURABLE ET HANDICAP Le monde après la COVID-19 Selon l\u2019auteur de cette lettre, le développement durable auquel nous pouvons collectivement aspirer ne sera une idée crédible que si elle ne laisse personne de côté.\u2014 PHOTO LA PRESSE J\u2019ai une certaine crainte La planète est sur pause.Le temps est à la grisaille.Et d\u2019après ce qu\u2019on dit, les coeurs le sont aussi.Et pour cause: à chaque jour, lourd de tristes bilans, on fait le décompte des morts.Surtout, chez ceux et celles qui ont beaucoup de vécu, mais cependant, n\u2019avaient pas choisi d\u2019en écourter la durée.Comment peut-on croire au retour de l\u2019été?À sa lumière, à ses parfums, à l\u2019abondance des récoltes qu\u2019elle permet?Comment?Alors que le printemps n\u2019est que l\u2019ombre de lui-même, alors qu\u2019on hésite à partir les semis et que les ruelles crieuses sont devenues silencieuses?Alors qu\u2019on se demande si on reverra sa mère, autrement qu\u2019à travers la vitre d\u2019un édifice à balcons densément habités (pour l\u2019instant), donnant désormais sur une rue déserte, malgré un tintamarre organisé par des âmes compatissantes.Certes, les deuils nouveaux genres seront difficiles à faire.C\u2019est à prédire: il y aura bientôt de longues files d\u2019attente.Non pas dans les cinémas, et lieux habituellement fréquentés, mais dans les cimetières.Débordés, agrandis, superposés, entreposés.Et il faudra beaucoup, beaucoup de fleurs.Mieux vaut partir des semis.La planète est sur pause.Du jamais vu, du jamais prévu sont à l\u2019ordre du jour.Pour l\u2019heure, il est difficile de s\u2019y retrouver.Nous vivons à l\u2019ère de la distanciation sociale.La société se devait de l\u2019imposer.Survivre a des règles, des exigences.Vivre en a déjà.Mais dans le cas qui nous concerne tous et toutes: cela monte d\u2019un cran.D\u2019où l\u2019importance de s\u2019armer de patience.Une bonne nouvelle malgré tout: il y a pénurie de sable pour s\u2019y mettre la tête.(D\u2019aucuns l\u2019ont déjà fait.) Maintenant, nous savons.Et sonner l\u2019alarme ne signifie pas être alarmiste.La peste, la grippe espagnole, c\u2019était hier.L\u2019Ébola, c\u2019était l\u2019Afrique.C\u2019était loin.Le SRAS, on l\u2019avait vaincu.Malgré la forte probabilité que quelques cousins récalcitrants et sans gêne, se soient échappés dans la nature, et soient en mal de faire du grabuge.Il faut dire aussi, que ce virus n\u2019avait jamais autant voulu voyager que celui de la COVID-19.Ce coronavi- rus, décidément, est un globe-trotter insatiable, ayant la fâcheuse habitude de s\u2019inviter partout, et ce, sans même s\u2019annoncer.Contagion oblige.Bizarre: alors que, comme société, nous apprenions à nous rapprocher de l\u2019autre, voilà qu\u2019aujourd\u2019hui, nous devons apprendre à nous éloigner des autres! Cela, dans un temps record.Assez pour faire dérailler le cerveau! Et faire du déni.Quand les bouchées sont trop grosses, on a tendance à s\u2019étouffer.C\u2019est bien connu.Reste la grande capacité d\u2019adaptation de l\u2019être humain! Et ce réflexe, dont fait preuve la société québécoise, de se serrer les coudes.«Pas juste» de tousser dedans! Toutefois, malgré cette note positive, et ma confiance dans les valeurs profondes de notre société, il n\u2019en demeure pas moins que j\u2019ai une certaine crainte.Une crainte fondée sur le besoin d\u2019un tissu social sain, solidaire et chaleureux: en vien- drons-nous, avec le temps, à oublier ce qu\u2019est un câlin?Devrons-nous réapprendre les bisous, les mots qui offrent du réconfort, la tape amicale sur l\u2019épaule affaissée?Tout cela va-t-il disparaître?Ainsi, pendant que la planète est sur pause, emmagasiner le savoir-être, partout où il se trouve, s\u2019impose.Mais encore: à quand le premier câlin de l\u2019après-COVID-19?Rose-Aimée Bédard Trois-Rivières La COVID-19 et le CIUSSS En réaction à l\u2019éditorial de Martin Francoeur intitulé «Les cafouillages administratifs», publié le 8 avril dernier.Après plusieurs semaines de confinement de la population et du suivis des règles sanitaires strictes émises par le ministère de la santé publique pour éviter une pandémie, comment alors expliquer l\u2019éclosion du virus dans les CHSLD Laflèche de Shawinigan et Mgr Paquin de Saint-Tite?Quel pourrait bien être le vecteur de transmission, ou comment ce virus s\u2019est-il retrouvé dans les foyers pour personnes âgées?Lors d\u2019une entrevue télévisée, M.Carol Fillion, le pdg du CIUSSS de la Mauricie, a admis en entrevue télévisée avoir transféré des ressources du CHSLD Laflèche vers celui de Saint-Tite, sans au préalable s\u2019assurer qu\u2019ils ne soient porteurs du virus.Plusieurs commentaires de travailleurs de CHS- LD font mention aussi de manque de matériel et du non-respect des normes de santé de base dans l\u2019attribution et le déroulement des tâches de la part des gestionnaires pour éviter la propagation de la maladie.Les gestionnaires du ministère de la Santé et surtout ceux des CISSS et CIUSSS viennent de démontrer leur inaptitude en gestion de personnel, et leur incompétence en analyse de problème et gestion de crise pour en arriver à des solutions simples, efficaces et cohérentes.Guy Lacoursière Trois-Rivières LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 12 ACTUALITÉS GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca SHAWINIGAN \u2014 Aviez-vous oublié que des élections municipales sont prévues au Québec en 2021?La Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités impose l\u2019adoption d\u2019un règlement prévoyant la division des districts électoraux dans l\u2019année qui précède le scrutin.Pour la première fois en huit ans, la Ville de Shawinigan propose de légers changements.En 2012, tous les districts avaient connu de légères modifications à leurs frontières, à l\u2019exception de ceux de la Cité et des Hêtres.Cette fois, les changements se limitent à un transfert d\u2019électeurs du district Val-Mauricie vers celui d\u2019Almaville.La résolution a été adoptée lors de la dernière séance publique régulière du conseil municipal.À chaque année, le secteur Shawinigan-Sud demeure le plus dynamique en terme de construction résidentielle.Au fil des années, cette croissance a entraîné une disparité entre les deux districts.Voilà pourquoi environ 400 électeurs basculeront du district Val-Mau- ricie à celui d\u2019Almaville lors de la prochaine élection.Ces corrections ne changeront pas la carte électorale de façon aussi significative qu\u2019en 2008, alors que le conseil municipal avec convenu, sur division, de faire passer le nombre de districts de dix à huit.Depuis ce temps, de légères modifications ont donc été apportées en 2012 tandis qu\u2019en 2016, les élus avaient décidé de conserver exactement les mêmes limites pour chaque district.Cette fois, la croissance de la population dans le secteur Shawinigan-Sud impose des ajustements.L\u2019adoption de cette nouvelle carte permet d\u2019observer l\u2019évolution des districts depuis l\u2019important redé- coupage de 2008.Il en ressort qu\u2019après avoir constaté une baisse généralisée d\u2019électeurs entre 2008 et 2012, la tendance s\u2019est inversée dans la majorité des districts au cours des huit dernières années.Sans surprise, le secteur Shawini- gan-Sud donne le ton, alors que les districts Val-Mauricie et Almaville connaissent une belle croissance, même après le redécoupage proposé.Le territoire actuellement représenté par Guy Arseneault est même le seul à avoir augmenté son nombre d\u2019électeurs par rapport à celui de 2008.Avec ses nouvelles limites, Almaville retrouve sensiblement le même nombre d\u2019électeurs qu\u2019il y a douze ans.Les districts de la Rivière et des Montagnes s\u2019inscrivent également dans une tendance à la hausse depuis 2012.De son côté, le district des Boisés voit son nombre d\u2019électeurs croître de 2,1 % depuis huit ans.Le portrait est moins réjouissant dans le cœur de la ville.Le district de la Cité a perdu un millier d\u2019électeurs depuis 2008, bien que la dégringolade ait surtout été observée entre 2008 et 2012.Le nombre de personnes habiles à voter s\u2019érode aussi progressivement dans les districts du Rocher et des Hêtres.Selon le règlement adopté le 14  avril , Shawinigan compte actuellement 42 480 électeurs, une augmentation de 2,2 % par rapport à 2012.La prochaine élection municipale est prévue le 7 novembre 2021.SHAWINIGAN Légères modifications à deux districts District Nombre d\u2019électeurs 2008 2012 2020 De la Rivière 6166 5479 5746 Des Boisés 5840 5658 5776 Val-Mauricie 5018 4840 5175 Almaville 5151 4895 5146 De la Cité 5781 4884 4745 Des Montagnes 5669 5349 5604 Du Rocher 5284 5000 4944 Des Hêtres 6003 5478 5344 Total 44 912 41 583 42 480 Districts de Shawinigan La croissance de la population passe beaucoup par le secteur Shawinigan-Sud, ce qui entraîne de légères modifications à la carte électorale en vue de l\u2019élection municipale de 2021.\u2014PHOTO: SYLVAIN MAYER Shawinigan GUY VEILLETTE guy.veillette@lenouvelliste.qc.ca Aide à la CDC La Corporation de développement communautaire du Centre- de-la-Mauricie vient de recevoir un signal positif du conseil municipal de Shawinigan.Lors de la dernière séance publique régulière, les élus ont autorisé la signature d\u2019un nouveau protocole d\u2019entente qui prévoit le versement de 25 000 $ par année à l\u2019organisme pour les années 2020, 2021 et 2022.La plus grande partie de cette aide financière sert au travail du COMPLICE, le conseil d\u2019orientation et de mobilisation des partenaires locaux pour l\u2019intervention des communautés de l\u2019Énergie.«Je tenais à ce que la CDC continue à coordonner, avec le CIUSSS - MCQ, l\u2019ensemble des activités», explique le maire, Michel Angers.«Ce n\u2019est pas notre rôle de supporter des organismes communautaires, mais la CDC fait davantage un travail de coordination qu\u2019un travail sur le plancher.» Rang St-Olivier Après avoir obtenu une aide financière dans le cadre du Programme d\u2019aide de voirie locale - Volet projet particulier d\u2019amélioration par circonscription électorale, le conseil municipal de Shawinigan a décidé d\u2019affecter un montant maximal de 98 760 $ pour des travaux d\u2019amélioration au rang St-Olivier.Sacs en papier seulement La Ville de Shawinigan avise ses citoyens que seuls les sacs en papier seront acceptés lors de la collecte des feuilles mortes et des résidus verts, à la fin mai.Cette décision est prise pour réduire l\u2019utilisation du plastique à usage unique.Cette collecte s\u2019effectuera lors de la semaine du 24 mai pour les secteurs Shawinigan, Saint-Jean-des- Piles, Saint-Georges, Grand-Mère Est et Saint-Gérard-des-Lauren- tides.Pour la semaine du 31 mai, la collecte spéciale des feuilles mortes et de résidus verts se déroulera dans les secteur Shawinigan-Sud, Lac-à-la-Tortue et Grand-Mère.Bâtiments patrimoniaux Le conseil municipal de Shawinigan vient d\u2019apporter quelques modifications à son Règlement établissant un programme de mise en valeur des bâtiments patrimoniaux.La première version avait été adoptée en 2017.Selon le maire, Michel Angers, ces changements devraient faciliter les démarches des propriétaires.«Nous voulions être un peu plus agiles dans ce programme», ex- plique-t-il.«Nous souhaitions une meilleure accessibilité, pour rendre le programme plus populaire et éviter toutes sortes de démarches lourdes.» Vendredi, la Ville de Shawinigan a décidé de poser un autre geste pour afficher sa solidarité, en déroulant une nouvelle bannière sur la façade de l\u2019hôtel de ville.Le message «Solidaire à Shawi» est mis bien en évidence, sous un coeur aux couleurs de l\u2019arc-en-ciel qui rassemble tant de citoyens depuis le début de la crise du coronavirus.Un nouveau drapeau avec le message «Ça va bien aller» orne également le mât protocolaire, une initiative d\u2019Éric Labranche, gestionnaire de IGA Express et de Boni-Soir à Shawinigan.\u2014PHOTO: SYLVAIN MAYER Les changements se limitent à un transfert d\u2019électeurs du district Val-Mauricie vers celui d\u2019Almaville leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 13 facebook.com/ lenouvelliste MATTHIEU MAX-GESSLER, JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL LE NOUVELLISTE m.maxgessler@lenouvelliste.qc.ca Alors que de nombreuses municipalités de la Mauricie voient leur population doubler, tripler, voire quadrupler l\u2019été, le portrait risque d\u2019être fort différent cette année.En raison des consignes de confinement et de la fermeture de plusieurs régions du Québec, de nombreux chalets vont probablement demeurer inhabités lors de la saison estivale, ce qui ne sera pas sans impacts sur les commerces qui profitent de la présence des villégiateurs.La MRC de Mékinac fait partie des secteurs de la région qui reçoivent beaucoup de personnes venant profiter de leur chalet, l\u2019été.Le préfet de la MRC, Bernard Thompson, a d\u2019ailleurs adressé un message à la population, récemment, lui demandant de ne pas se rendre dans les chalets ou les maisons de villégiature.«Nous comprenons très bien l\u2019intérêt à venir se ressourcer dans les chalets, toutefois, le contexte ne s\u2019y prête pas en période de confinement.Bien que le nombre de personnes infectées par la COVID-19 dans Mékinac soit relativement bas, il faut maintenir les efforts collectifs jusqu\u2019ici consentis afin que l\u2019épidémie ne se propage davantage», a-t-il demandé, dans un communiqué.Si cette demande est entendue et respectée par les villégiateurs, cela veut toutefois dire que des entreprises qui comptent habituellement sur ces visiteurs pour vivre seront affectées.«Il y a beaucoup d\u2019entreprises touristiques sur notre territoire, alors on ne se cachera pas que ça aura énormément d\u2019impacts.Les campeurs font vivre des épiceries quand ils viennent ici.L\u2019impact économique que ça aura est dur à quantifier, mais ça va certainement se faire sentir», souligne M.Rheault.La MRC dit par ailleurs être en communication avec les entreprises touristiques pour se faire une idée de l\u2019ampleur des impacts qu\u2019a le confinement sur elles.2000 CHALETS La MRC de Maskinongé est dans le même bateau que sa voisine de Mékinac.Elle invite aussi les villégiateurs à ne pas se rendre à leur chalet.«C\u2019est la norme si on veut que ça passe le plus rapidement possible.Pour être capables d\u2019y arriver, on doit tous mettre la main à la pâte», soutient Karine St-Arnaud, coordonnatrice au développement touristique et culturel de la MRC.En 2018, la MRC avait recensé 2046 résidences secondaires sur son territoire.C\u2019est sans compter les nombreux visiteurs qui séjournent dans les campings et les établissements de villégiature comme la pourvoirie du Lac Blanc et l\u2019hôtel Sacacomie, tous deux situés à Saint-Alexis-des-Monts.«C\u2019est difficile à chiffrer (les impacts).On est dans la gestion de l\u2019incertitude: on ne sait pas quand les établissements vont rouvrir, on ne sait pas non plus quand les frontières vont rouvrir et quand la distanciation sociale va cesser», indique Mme St-Arnaud.Mme St-Arnaud dit attendre les résultats d\u2019un sondage mené par l\u2019Alliance de l\u2019industrie touristique du Québec auprès de ses membres pour avoir une idée de l\u2019ampleur des dégâts.On a cependant une idée des pertes potentielles dans Maskinongé: en 2017, le tourisme représentait des retombées de l\u2019ordre de près de 94 millions $.Environ 675 000 Québécois ont visité la MRC cette année-là.«Chaque visiteur dépense en moyenne 200 $ en venant ici», précise Mme St-Arnaud.COVID-19 Des villages moins peuplés cet été?On compte plus de 2000 résidences secondaires, seulement dans la MRC de Maskinongé.\u2014 PHOTOARCHIVES LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 14 facebook.com/ lenouvelliste MONTRÉAL (PC) \u2014 La COVID-19 a emporté dimanche l\u2019artiste visuel Claude Lafortune, a annoncé sa famille.Il était âgé de 83 ans.Son fils François rapporte qu\u2019il s\u2019est éteint au petit matin, à l\u2019hôpital, des suites des complications d\u2019une fulgurante pneumonie.Il souhaite que le Québec se rappelle avant tout de son père comme d\u2019un artiste et d\u2019un humaniste: «L\u2019importance de la personne humaine, dans tout ce qu\u2019elle est, tout au long de sa carrière, c\u2019est ce dont il a voulu témoigner, ce qu\u2019il a voulu marquer».«Il a créé son art à lui, souligne- t-il.Jusqu\u2019à il y a quelques mois, il concevait encore des personnages.Il y a encore de ses œuvres qui circulent dans des expositions, donc il a continué jusqu\u2019à la fin».«Il utilisait le papier, un matériel qu\u2019il disait simple.Ça voulait montrer aussi toute la fragilité de la vie.» À jamais associé à l\u2019émission L\u2019Évangile en papier diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 1975 et 1976, Claude Lafortune était entré chez le diffuseur public dix ans plus tôt, en 1966, quand il avait été recruté pour concevoir décors et costumes des émissions jeunesse.Il a ainsi contribué, au fil des ans, à des émissions comme La Boîte à surprises, La Souris verte, Bobino, Sol et Gobelet, Pop Citrouille et La Ribouldingue.Au cinéma, il a conçu les décors entièrement en papier du film- culte IXE-13 de Jacques Godbout.On lui doit aussi plusieurs contributions au théâtre.Toujours à Radio-Canada, il a également animé pendant 13 ans l\u2019émission Parcelles de Soleil, lors de laquelle il recevait un jeune qui avait une histoire particulièrement troublante à raconter.Son petit-fils Guillaume lui a rendu un émouvant hommage sur sa page Facebook.«Tu te gardais aussi de poser des jugements trop sévères à l\u2019égard des autres; à combien de personnes marginalisées, entre autres des prisonniers, as-tu offert un peu d\u2019amour et d\u2019écoute, afin de leur apporter un peu d\u2019humanité dans leurs vies difficiles.Combien d\u2019enfants malades as-tu accompagnés jusqu\u2019à la toute fin, leur offrant grâce à ton talent artistique et surtout ta bonne humeur contagieuse, de précieux moments d\u2019émerveillement et de magie, même dans leurs périodes les plus sombres», a-t-il écrit.«Ce qui est un peu surréel, c\u2019est que dans le contexte de la pandémie, il soit mort seul à l\u2019hôpital, alors que lui a accompagné plein de gens», a renchéri François Lafortune, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.Né à Montréal le 5 juillet 1936, Claude Lafortune avait obtenu en 1961 un diplôme de l\u2019École des beaux-arts ainsi qu\u2019un diplôme d\u2019aptitudes pédagogiques en arts plastiques.L\u2019année suivante, il séjourne à Paris, où il étudie les décors de théâtre.M.Lafortune avait enseigné les arts plastiques pendant quatre ans dans des écoles de Sherbrooke et de Montréal.Il avait aussi supervisé des stages de formation et offert des cours de créativité à la Faculté de théologie de l\u2019Université de Montréal ainsi que des cours de scénographie à l\u2019UQAM.Lancée en 2011 par le Musée des religions du monde à Nicolet, l\u2019exposition Colle, papier, ciseaux: la vie et l\u2019œuvre de Claude Lafortune a fait le tour du Québec pendant plusieurs années.Il avait été honoré de la médaille d\u2019or du Lieutenant-gouverneur du Québec en avril 2018.Claude Lafortune avait également reçu un doctorat honorifique de l\u2019UQAM le 15 mai 2019 en reconnaissance de sa «contribution exceptionnelle (.) au développement, à la diffusion et à l\u2019enseignement des arts visuels, au Québec et ailleurs dans le monde».En raison de la crise sanitaire, les funérailles devront attendre, afin de tenir cérémonie «à son image», lui qui était «un grand croyant», indique son fils.DE NOMBREUSES RÉACTIONS Les hommages affluaient déjà sur les réseaux sociaux en début d\u2019a p rè s- m i d i , d i ma n ch e, au moment de l\u2019annonce de son décès.La ministre québécoise de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, s\u2019est dite « peinée» d\u2019apprendre la nouvelle et a transmis ses condoléances à ses proches.Le chef parlementaire du Parti Québécois a pour sa part encouragé une nouvelle génération à découvrir cette «figure importante de la programmation jeunesse à la télévision québécoise».«Enfant, j\u2019étais admiratif de son talent créatif et de son amour sincère des enfants», a écrit Pascal Bérubé sur Twitter.Du côté des libéraux, la députée et candidate à la chefferie Dominique Anglade lui a souhaité un «bon voyage».«Je me souviens de L\u2019Évangile en papier, émission à laquelle m\u2019avait convertie ma grand-mère.Il est allé la rejoindre!», a-t-elle écrit.La productrice, réalisatrice et auteure Tanya Lapointe, auparavant chroniqueuse culturelle à la télévision de Radio-Canada, s\u2019est dite «bouleversée» par le décès d\u2019«un homme bon».«Tu étais mon ami.Ton rire, ton humour et nos conversations vont me manquer terriblement», a-t-elle déclaré.L\u2019actrice et metteure en scène Louise Latraverse a elle aussi fait ses adieux à un ami.«C\u2019était le meilleur des hommes, toujours là pour nous encourager.Doué, son évangile en papier est un bijou», a-t-elle publié.L\u2019artiste Claude Lafortune est décédé des suites de la COVID-19 Claude Lafortune s\u2019est éteint dimanche au petit matin, à l\u2019hôpital, des suites des complications d\u2019une fulgurante pneumonie.\u2014 PHOTO SYLVAIN MAYER «Ce qui est un peu surréel, c\u2019est que dans le contexte de la pandémie, il soit mort seul à l\u2019hôpital, alors que lui a accompagné plein de gens» leNouvelliste LUNDI 20 AVRIL 2020 15 « J\u2019espère que l\u2019aréna Talbot aura un sursis», insiste Yves Tremblay LOUIS-SIMON GAUTHIER ls.gauthier@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le retard anticipé dans la livraison du nouveau Colisée au District 55 force la Ville de Trois-Rivières à explorer d\u2019autres options, question d\u2019assurer un service aux organisations sportives.L\u2019une d\u2019elles consiste à conserver l\u2019aréna Jean-Guy-Talbot, et donc de retarder sa démolition.Au moment où la construction résidentielle reprendra de façon partielle lundi au Québec, on attend toujours des indications par rapport aux grands chantiers.Est-ce que le Colisée sera livré à temps pour le début de la saison 2020-21?Peu importe la réponse, les organisations comme le hockey mineur ou les Patriotes de l\u2019UQTR devront être fixées bientôt.La Direction de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de la Ville de Trois-Rivières a envoyé un courriel aux partis concernés, à la fin de la dernière semaine, afin de les aviser sur les scénarios étudiés.«Dans l\u2019incertitude, un des scénarios est de conserver l\u2019aréna Jean- Guy-Talbot jusqu\u2019à ce que nous puissions prendre possession du nouveau Colisée.Nous voulons simplement nous assurer que le début des activités pourra se faire normalement pour tous les organismes», peut-on lire dans cette lettre.En début de journée dimanche, la direction du club de hockey senior du Climatisation Cloutier de Cap- de-la-Madeleine a partagé cette nouvelle sur les réseaux sociaux, en déclarant que la Ville confirmait que l\u2019équipe pourrait disputer au moins une autre saison dans l\u2019aréna de la rue de Grandmont.La Direction des loisirs a toutefois demandé à ce que cette publication soit retirée.«J\u2019ai peut-être péché par excès d\u2019enthousiasme», reconnaît en souriant l\u2019homme d\u2019affaires Yves Tremblay, l\u2019un des actionnaires du Climatisation Cloutier.«Ça demeure hypothétique.On nous a dit que nous aurions plus de détails vers la mi-mai, un moment important pour les associations de hockey mineur avec la période des inscriptions.» Tremblay manifeste depuis longtemps son désir de maintenir la vocation hockey de l\u2019aréna Jean-Guy-Talbot.«On a toujours dit que pour survivre dans le senior AAA, il fallait opérer les concessions dans notre aréna.C\u2019est ce que nous permet de faire Talbot.On a hâte d\u2019être fixés et c\u2019est certain que les démarches actuelles aux Loisirs me mettent en confiance.J\u2019espère que l\u2019aréna Talbot aura un sursis, j\u2019ai hâte que la Ville l\u2019annonce officiellement.» Questionné sur le sujet à la fin mars, le maire Jean Lamarche avait admis que l\u2019aréna du secteur Cap- de-la-Madeleine pouvait s\u2019avérer un plan B, advenant l\u2019impossibilité d\u2019inaugurer le nouveau Colisée pour le début de la prochaine saison.Il a réitéré ces propos dimanche.«Nos employés du Service des loisirs regardent toutes les options, à titre préventif.On veut s\u2019assurer qu\u2019il y aura du hockey à Trois- Rivières cet automne si la Santé publique le permet.Nous devons continuer à offrir ces services.» Colisée: la Ville étudie différents scénarios La pandémie de la COVID-19 a un impact sur l\u2019échéancier des travaux au nouveau Colisée.Si celui-ci ne peut-être livré comme prévu pour le début de la sion 2020-2021, il faudra trouver des solutions de remplacement.C\u2019est ce sur quoi travaille présentement le Service des loisirs.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU L\u2019aréna Jean-Guy-Talbot devait bientôt être démoli.Le retard dans les travaux au nouveau Colisée modifiera-t-il les plans?\u2014 PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS Le Climatisation Cloutier aimerait bien poursuivre ses opérations à l\u2019aréna Jean-Guy-Talbot.\u2014 PHOTO: OLIVIER CROTEAU LUNDI 20 AVRIL 2020 leNouvelliste 16 SPORTS La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 L\u2019ex-défenseur du Canadien de Montréal Andrei Markov a déclaré qu\u2019il aurait aimé pouvoir remporter la coupe Stanley au cours de sa carrière, mais a assuré qu\u2019il ne regrettait rien.Markov, qui a annoncé sa retraite un peu plus tôt cette semaine, a accordé son premier entretien à titre de nouveau retraité au site internet russe championat.com.«Je ne changerais rien à ma carrière.J\u2019ai eu la chance de participer aux séries éliminatoires de la LNH à plusieurs reprises avec le Canadien, car nous avions souvent une bonne équipe», a-t-il déclaré.Markov, qui est âgé de 41 ans, a disputé les trois dernières campagnes en Ligue continentale de hockey (KHL), après un divorce avec le Canadien pendant l\u2019été 2017.«Tous s\u2019est bien passé en Russie.J\u2019ai même remporté la coupe Gagarine avec l\u2019AK Bars de Kazan», a-t-il rappelé.Markov a tenté un retour dans la LNH avant la dernière saison, mais n\u2019a pas été en mesure de convaincre une équipe de lui donner un contrat.Il a finalement disputé 23 matchs avec le Loko- motiv Iaroslavl et a été limité à sept points.Le Russe n\u2019a pas caché qu\u2019il aurait aimé atteindre le plateau des 1000 matchs dans la LNH avec le Tricolore, mais n\u2019en tient pas rigueur à l\u2019organisation montréalaise.Markov a disputé l\u2019ensemble de sa carrière dans la LNH avec le Canadien, qui l\u2019avait choisi en sixième ronde, 162e au total, lors du repêchage de 1998.En 990 rencontres avec le CH, il a récolté 119 buts et 453 aides.«C\u2019est dommage, oui, l\u2019a-t-on cité.D\u2019un autre côté, j\u2019ai déjà tourné la page là-dessus.Si je n\u2019avais pas subi de blessures, alors j\u2019aurais joué 1000 matchs et plus il y a longtemps.Non, non, je ne voudrais rien changer à ma carrière.Si c\u2019est 990, alors c\u2019est 990.» Le principal intéressé a aussi indiqué qu\u2019il avait pris la décision d\u2019accrocher ses patins bien avant la fin de la dernière campagne.«Je savais que ce serait ma dernière saison.À la fin de celle-ci, j\u2019ai discuté avec mon agent russe, Sergei Isakov.Il m\u2019a demandé si je voulais continuer.J\u2019ai répondu non», a-t-il tranché.En attendant la fin de la pandémie de COVID-19, Markov est en confinement chez lui avec les membres de sa famille.«Il faut prendre soin de ses proches, de sa famille.De soi.En attendant, j\u2019essaie de rester en forme; je fais des haltères, du jogging.J\u2019aime faire de l\u2019exercice, car c\u2019est bon pour la santé», a-t-il relaté.«Puis, lorsque tout ça sera terminé, nous réfléchirons à la suite des choses», a-t-il conclu.Markov aurait aimé gagner la coupe, mais ne changerait rien Andrei Markov aura marqué l\u2019histoire du Canadien même s\u2019il n\u2019a jamais remporté la coupe Stanely avec la Sainte-Flanelle.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE La Presse canadienne Tout indique que le Québécois Alexis Lafrenière sera le premier joueur réclamé à la séance de repêchage 2020 de la Ligue nationale de hockey.Personne ne sait toutefois si Lafrenière et ses proches pourront savourer comme il se doit un moment qui ne passe qu\u2019une seule fois dans la vie d\u2019un hockeyeur.Comme le souligne l\u2019agent négociateur Paul Corbeil, fondateur et directeur de Paraphe Sports Management, le repêchage n\u2019est pas une finalité en soi pour tout hockeyeur qui tient à faire carrière dans la LNH.Néanmoins, l\u2019événement conserve un attrait indéniable et inoubliable pour les heureux élus et leurs proches.«De tout ce que les joueurs aiment au repêchage, c\u2019est ce moment-là, lorsque tu entends ton nom et que tu descends sur la patinoire.Tu auras beau être choisi en septième ronde, quand tu mets le chandail et la casquette et que tu donnes la main aux gens autour de la table de l\u2019équipe qui t\u2019a repêché, c\u2019est un moment extraordinaire au niveau des émotions, mentionne Corbeil.«Et de voir les parents regarder leur fils serrer la main des directeurs généraux, des personnalités, des entraîneurs - des gens que ces parents ont suivis et qui sont souvent des anciens joueurs ou des personnes qui évoluent depuis longtemps dans le domaine des organisations professionnelles \u2013 c\u2019est sûr que c\u2019est magique.Même si tu es nommé en septième ronde, tu es un privilégié», ajoute-t-il.Ce moment magique, Lafrenière aurait pu le vivre le soir du 26 juin, à quelques kilomètres de son patelin, lors de la première des deux journées du repêchage de la LNH au Centre Bell.La pandémie de la COVID-19 a cependant obligé la ligue, le 25 mars dernier, à reporter l\u2019événement à une date ultérieure.Assis dans l\u2019un des sièges rouges du Centre Bell auprès de ses parents, de membres de sa famille et d\u2019amis parmi les plus intimes, l\u2019attaquant originaire de Saint- Eustache serait fort possiblement devenu le premier Québécois depuis le gardien Marc-André Fleury, en 2003, à être réclamé au premier rang.Cet objectif demeure certes réaliste et même très probable.Sauf que rien ne dit que Lafrenière, meilleur espoir nord-américain depuis le début de la saison selon la Centrale de recrutement de la LNH, aura la chance d\u2019enfiler le chandail de sa future équipe dans une enceinte remplie à craquer et devant les caméras des réseaux de télévision.Qui sait s\u2019il pourra même recevoir une chaleureuse poignée de main du directeur général et de l\u2019entraî- neur-chef, au moment où le confinement et la distanciation sociale demeurent les mots d\u2019ordre.Ainsi, dans le contexte qui prévaut partout dans le monde, il est plausible d\u2019envisager une séance de repêchage «virtuelle», tenue à distance.C\u2019est d\u2019ailleurs ce que fera la NFL la semaine prochaine, alors que le commissaire Roger Goodell et les dirigeants d\u2019équipes travailleront tous de leur domicile.Un autre scénario possible serait une reprise de 2005, lorsque le repêchage, à la suite du lockout, avait eu lieu dans un hôtel à Ottawa, avec un minimum d\u2019espoirs présents pour des raisons de logistique.Cette année-là, étrangement, un autre prodige de l\u2019Océanic de Rimouski, Sidney Crosby, avait été choisi au tout premier rang, par les Penguins de Pittsburgh.«Personnellement, l\u2019endroit (du repêchage) m\u2019importe peu, déclare Jean-Philippe Glaude, recruteur pour les Predators de Nashville au Québec, dans les Maritimes et dans le nord-est des États-Unis.«Le seul aspect qui pourrait me peiner, c\u2019est pour les joueurs qui savent qu\u2019ils vont être repêchés, mais pas à quel rang.Finalement, peut-être vivront-ils le repêchage dans leur salon.Pour ces jeunes, ça m\u2019attriste parce que c\u2019est un moment pour la famille, un moment d\u2019aboutissement.Ça me rend un peu malheureux pour eux.» Trois semaines après l\u2019annonce de la décision, rien ne transpire des bureaux de la LNH en ce qui a trait à la date du repêchage de 2020, au lieu ni à son format.Une chose est sûre: si la séance de sélection doit avoir lieu ailleurs qu\u2019au Québec, ce sera une rare occasion ratée pour les hockeyeurs de la Belle Province et les membres de leur famille.Entre 1980 et 1993, la séance de sélection de la LNH a été présentée à neuf reprises au Québec, dont huit fois au Forum de Montréal.En 1993, le Colisée de Québec en avait été le théâtre.Mais depuis, elle n\u2019a eu lieu à Montréal qu\u2019une seule fois, en 2009.Alexis Lafrenière et ses proches privés d\u2019un moment magique?TROIS-RIVIÈRES (LSG) \u2014 La Ligue de hockey senior AAA du Québec ne terminera pas ses séries éliminatoires.Réunis en vidéoconférence dimanche après-midi, les gouverneurs ont voté à l\u2019unanimité pour l\u2019annulation des activités de la saison 2019-20.La LHSAAAQ planchait jusque-là sur divers projets afin de conclure le calendrier éliminatoire.Des matchs à huis clos et retransmis sur le web figuraient parmi les options étudiées.Le directeur général et entraîneur du Bellemare de Louiseville, Dean Lygitsakos, s\u2019était notamment montré enthousiaste face à ce projet, dans une entrevue au Nouvelliste il y a quelques semaines.Depuis, des annonces gouvernementales se sont toutefois ajoutées afin de resserrer les mesures sanitaires, forçant du coup plusieurs organisations sportives à annuler des événements cet été, voire au début de l\u2019automne.«Au-delà de l\u2019aspect hockey, la santé et la sécurité de nos joueurs est également une grande préoccupation.Personne ne souhaiterait voir des blessures ou autres situations survenir après un mois et demi d\u2019inactivité», a mentionné le président du circuit, Dominic Lussier, dans un communiqué.Plusieurs joueurs n\u2019étaient pas chauds à l\u2019idée de jouer au hockey au cours de l\u2019été, que ce soit à huis clos ou devant moins de 250 personnes.Au moment où la ligue a cessé ses activités à la mi-mars, le Bellemare de Louiseville et les Sportifs de Joliette s\u2019affrontaient en demi-finale.L\u2019autre confrontation du carré d\u2019as impliquait les Loups de La Tuque et le Métal Pless de Plessisville.«Il aurait fallu jouer ces matchs en mai, ou au plus tard au début du mois de juin.Avec ce qui se passe dans le monde, il y avait trop d\u2019incertitude.S\u2019il y a une quelconque reprise cet été, les joueurs prioriseront leur travail, ce qui est tout à fait normal», a indiqué Lygitsakos, qui a senti une volonté collective, au cours de l\u2019entretien avec les autres gouverneurs, de redresser la barque tous ensemble une fois la pandémie derrière nous.«Il n\u2019y a pas beaucoup de positif à tirer de tout ça, si ce n\u2019est ce désir de travailler tous ensemble pour nous assurer que la ligue sera encore en santé en 2020-21.Ça nous donne plus de temps pour planifier la suite», de dire celui qui espérait une participation des siens à la finale, après une année décevante aux guichets.Du côté des Loups de La Tuque, Gilles Veillette avait déjà affirmé au Nouvelliste que la crise actuelle ne mettait pas en danger l\u2019avenir de l\u2019organisation, qui mise sur un bon appui dans sa communauté.SENIOR AAA Les séries ne seront pas terminées "]
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