Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1944-09, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" La Revue A dee A \u201cAp (7 NE NN * >< 8.vy p » va / LL A QUINZE CENTS N 0 S Dans® 'usine de guerre où travaille M.Antoni Hébert, à Drummondville, on fabriquait autrefois toutes sortes de boîtes servant à d'innombrables fins de paix.On y fabrique aujourd'hui des tubes pour obus.Toute l'industrie canadienne s\u2019est transformée pour satisfaire aux besoins de la guerre.La formidable production de guerre du Canada n\u2019a été possible que grâce aux hommes habiles dont on SOLDATS n E L\u2019INDUSTRIE disposait, grâce aux Ouvriers vaillants et ingénieux qui ont su adapter leurs machines aux besoins les plus divers et qui travaillent sans arrêt depuis plus de quatre ans pour armer les Nations Unies.En publiant aujourd\u2019hui ce portrait de M.Hébert, nous voulons rendre hommage à tous les ouvriers de guerre qui contribuent si magnifiquement à l'immense effort du Canada vers la victoire.PUBLIE EN HOMMAGE AUX OUVRIERS CANADIENS PAR LA BRASSERIE MOLSON \u2014 SEPTEMBRE, 1944 CE QU\u2019UN HOMME A | EN PLUS UN AUTRE L\u2019A | EN MOINS LL INFLATION se manifeste par la hausse extraordinaire des prix: l\u2019argent se déprécie et la confusion est générale.Afin de prévenir l\u2019infla- je tion, on a réglementé les prix et les profits\u2014 établi un contrôle sur les gages et les salaires.gear DAVANTAGE! ne $ Nous Auss, / Si une personne augmente le prix de = ses marchandises, une autre ses / profits,et si une troisième exige un + salaire plus élevé, bientôt, tout le monde éprouve les mêmes besoins.Dans ces conditions, il devient impossible de contrôler le coût de production et celui de distribution.Le plafond des prix ne s\u2019exerce plus.teve \u2018 depenses E Tevenu, dépenses commencent leur ascension vertigineuse.L\u2019'ÉQUILIBRE ÉCONOMIQUE EST NÉCESSAIRE POUR RÉSOUDRE LES PROBLÈMES ACTUELS RESULTANT DE LA GUERRE, ET POUR ETABLIR LA PAIX SUR DES BASES SOLIDES Cette annonce fait partie d'une série de ges dv g di lig l'importance d'enrayer lo housse du coût de la vie et de prévenir le danger de lo déflation.PTT a Avez-vous jamais eu à résoudre le meme probleme que lui?® Quand ce petit bonhomme est fatiqué, le problème est simple, pour lui : il s'endort, c'est tout.Mais vous, savez-vous ce qu'il faut faire quand vous vous sentez fatigué ?Clonsmérons, pour un instant, votre réserve\u2018 d\u2019énergie physique comme une sorte de compte de caisse d\u2019épargne.RETRAITS Vous faites des dépôts sous forme d\u2019aliments, que les fonctions corporelles transforment en énergie utilisable \u2014 avec l'aide du sommeil, du repos, du soleil, de l\u2019eau et de l\u2019air pur.Vous faites des retraits d'énergie, sur ce compte, chaque fois que vous remuez, ne serait-ce que le petit doigt, chaque fois que vous faites un mouvement respiratoire.Tant que vous équilibrez votre compte-énergie toutes les 24 heures, vous vous sentez bien et vous travaillez efficacement.Mais si, jour après jour, vous dépensez plus d'énergie que vous n\u2019en emmagasinez, la fatigue s\u2019accumule.Et c\u2019est alors que le sentiment de dépression s'empare de vous.C'est l'avertissement de la nature, d'avoir à faire quatre choses: 1.Consulter votre médecin.Les maladies chroniques, t8lles que la tuberculose ou les troubles du coeur, peuvent causer la fatigue.Celle-ci peut provenir également de troubles de la vue ou de l'ouie, de maladies des pieds, d\u2019une mauvaise posture corporelle, d\u2019une alimentation défectueuse.Les mauvaises dents peuvent en être aussi la cause ; par conséquent, voyez votre dentiste.2.Accumuler plus d'énergie.Prenez des repas substantiels, à intervalles réguliers, y compris un bon déjeuner.Essayez de vous coucher une heure plus tôt.Prenez le plus de soleil et d'air frais que vous pourrez.3.Dépenser moins d'énergie.Changez les habitudes et les conditions d\u2019existence qui vous font gaspiller votre énergie.Réfléchissez avant d'agir : \u201cQui n\u2019a pas de tête doit avoir des jambes\u201d.Le souci, la tension nerveuse, la crainte et la colère sont des gaspilleurs d\u2019énergie.Maîtrisez vos émotions ! 4.Pratiquer la relaxation en détendant volontairement, l\u2019un après l\u2019autre, vos muscles raides, contractés.Mettez à profit vos moments de loisir pour acquérir cette habitude reposante.Votre occupation présente un intérêt absorbant, si vous voulez bien vous en rendre compte, et l'intérêt est un antidote de la fatigue.Après le travail, ayez un passe-temps: sport, musique, jardin de la Victoire, lecture, marche, ou simple flinerie \u2014 tout ce qui remonte vos forces le plus rapidement.Metropolitan Life Insurance Company (COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) NEW-YORK Frederick H.Ecker, PRÉSIDENT DU CONSEIL Leroy A.Lincoln, PRESIDENT Direction Générale au Canada : Ottawa Secrétalre de la rédaction .Gérald Danis: LA REVUE POPULAIRE 37e année, No 9 Montréal, Septembre 1944 SOMMAIRE Frére Marie-Victorin, par Marcelle Lepage-Thibaudeau Une féte arabe, par Jacqueline Robert Cap-Santé, P.Q.Ce dont on parle, par Lucette Robert ., 10-11 e © e NOTRE ROMAN D'AMOUR : LE COUP D'AILE Par GUY WIRTA e e e@e L'Institut Canadien de Québec, Por Aimé Plamondon Le seul pays sans drapeau Fichues comme quatre sous .Et fières de l'être Par Phyllis Lovell Tu veux que je t\u2019aides, maman, Par Mme Rosario Lavallée Menus de toute une semaine, Par Mme Rose Lacroix Mode et Santé, Par Francine Mots Croisés Broderie, Par Mme L.de Bellefeuille Modes d'automne Littérature Trousseau d'hier et d'aujourd\u2019hui, Par Francine NOTRE PROCHAIN ROMAN : L'AMOUR TREBUCHE Par CONCORDIA MERREL .LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LIMITÉE * Membres de l'A.B: CG, et.de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE -POPULAIRE \u2014 LE FILM 975, rue de Bullion, Montréal P.9.Canada ~~ Tél.: PLATEAU 9638% LA Di RECTION : Prétident reenssirmsnicmeininceniiiss FRED POIRIER \"\u201cSarintendant .ALBERT PLEAU Vica-Présldent .GEORGES POIRIER * DÉFECEUF Leeremeranences JEAN CHAUVIN NOS REPRÉSENTANTS : WILFRID.DAOUST, 20, 11e Ave.Lachine, Rédacteur en chet: > Fernand de Verneuil Chet de:la Publicité 5.Charles Sauriol Chef du Tirage .i.Odilon Riendequ ; Directeur artistique .wien.Hector Bruit Rédactrice wii.Mme Jules Fournier: : Cuisine __unirisern\u2026 Mie Rose Lacroix Hygiène Infantile .Dr Norbert Vézina: Puéricultire _\u2026.\u2026.Mme: Rosario Lavallée: Sciences naturelles.Mme M.L, Thibaudeau CINÉMO.m\u2026cormessi Mme: Glibert-Sauvage.Broderie .Mme L de Bellefeuifls Artistes i\u201d F.L.Nicolet, Albert Chartier, = Le Roy et Yolande Delorme.; Photographes : i Henri Paul, Conrad Poirier Nn (Oftawd, Hull, Sherbrooke, Drummondville, St-Hyacinthe; Sorel, Granby, Farnhom, St-Jérôme, Jollette, etc, et les environs).A Québec et à Lévis : ADELARD PARE, 6, rue du Pont, Québec.5 Aux Trois-Rivières et au Cap-de-la- Madeleine : PAUL LARIVIERE, 1710, rue St-Philippe, Trois-Rivières.e TARIFS D'ABONNEMENTS : Canada: Un an 51.50 \u2014 2 ans: $2.00 Etats-Unis : Un an 5175 ~ 2 ans: $2.50 Entered \u2018March 23rd.1908, at the Post office of Si-Athans, Vt, USA as \u201csecond class \u2018matter under the Act of March 3rd 1879. - 4 D'énormes presses hydrauliques à linoléum moulent des .centaines de milliers de pièces d'aluminium, d'acier et d'alliages d'acier pour avions.Sécurité SOCIAÎE®.mais nousl\u2019evons depuis des années à la Dominion Oilcloth David, un vieil employé de la Compagnie Dominion Oilcloth & Linoléum, parle À Jean, un nouveau venu.DAVID : Oui, Jean, nous avons la sécurité sociale depuis des années À la Dominion Oilcloth, JEAN: Je ne comprends pas cela.Est-ce que l\u2019assurance-chômage n\u2019est pas une chose nouvelle?DAVID: Oui, et c\u2019est aussi une excellente chose.Mais est-ce que la meilleure assurance-chômage n\u2019est pas du travail pour tous?C\u2019est ce que nous avons toujours eu à la Dominion Oilcloth & Linoleum.JAN: Certainement, nous avons beaucoup de travail en ce moment, mais c\u2019est la guerre.DAVID: Nous en avons aussi en temps de paix.Même durant la période de crise, il y a quelques années, 'embauchage fut maintenu à un haut niveau.Je ne perdis pratiquement pas de temps et il en fut de même pour la plupart d\u2019entre nous.JEAN: Mais qu\u2019arrivera-t-il après cette guerre?DAVID: Cela ne m'inquiète pas du tout.J'imagine qu\u2019il faudra énormément de linoleum pour répondre a la demande.11 se construira un grand Des millions de verges de toile & bâches et de tissus anti-gaz pour l'armée ont été rendus à l'épreuve de l'eau, des flammes, de l'humidité et destempératures glaciales.) \u2018NOUS TRAVAILLONS POUR LA GUERRE .ET PRÉPARONS LA PAIX écoles d'aviation, immeubles -d'administration, Usines de munitions et hôpitaux ont requis d'immenses quantités de linoléum.Vaisseaux de guerre, nombre de maisons nouvelles, d\u2019écoles, d\u2019hôpitaux, d\u2019institutions et d\u2019immeubles à bureaux.JEAN: J'avoue que c\u2019est encourageant.DAVID: Il y a aussi autre chose: nous avons notre propre association d'employés, et la compagnie a organisé À notre intention un système de pensions, un système d'assurance en cas de maladie ou d\u2019accident et elle leur offre en outre de nombreux avantages.Elle fait tout en son possible pour leur assurer constamment du travail et les garder heureux et satisfaits.JEAN: Je comprends maintenant ce que tu veux dire lorsque tu prétends ue la sécurité sociale est une vieille histoire pour les employés de la ominjon Oilcloth and Linoleum.° Des produits de qualité à des prix qui se comparent très favorablement avec ceux en vigueur dans les autres pays, voilà ce qui a assuré, au cours des années, la popularité constante des produits de la Dominion Oilcloth & Linoleum.Et ces facteurs, joints 4 une politique de bonne entente entre l\u2019administration et les employés, ont aussi assuré la sécurité des ouvriers de la compagnie Dominion, Celle-ci s'occupe en ce moment de préparer des plans qui lui permettront de fournir régulièrement de l'emploi à son personnel après la guerre.COMPANY LIMITED MONTREAL CANADA Fabricants du linoléum Battleship Dominion et du marboléum ES bombardiers américains s\u2019envolent vers un grand port canadien .partent pour des bases en Grande-Bretagne « .et, de là, vont accomplir la tâche d\u2019importance première .celle de porter la guerre chez l\u2019ennemi.Ceci n\u2019est qu\u2019une des circonstances où le Canada sert de lien vital entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.Les aviateurs \u2018Anglais, Canadiens et Américains, volant côte à côte, ont démontré la même audace et le même courage .ont partagé résolument les mêmes dangers afin que l\u2019humanité puisse vivre dans la liberté! Leur succès prodigieux prouve que notre plus grande force se trouve dans l\u2019union .qu\u2019en temps de paix, comme en temps de guerre, il nous faut travailler ensemble pour un monde meilleur! Comme a déclaré Churchill, \u201cle Canada est le \u201ctrait d\u2019union\u2019 entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis\u201d.Vraiment, parce que nous, Canadiens, connaissons si bien les Anglais et les Américains .parce que nous les estimons tant ; .nous pouvons contribuer énormément à la sécurité future du monde en appuyant l\u2019entente mutuelle de ces deux grandes démocraties.C\u2019est notre responsabilité.Prouvons que nous en sommes dignes! AMHERSTBURG ONTARIO Dans Hos coeurs se trouve de même concept de la liberté! I L'est tout naturel que les Canadiens, les\u2019 Améri)) cains et les Anglais soient unis pour la défense de la liberté car nous avons toujours partagé le même, z concept de la liberte.En effet, nous possédons en commun un des premiers défenseurs des libertés pour lesquelles 7 nous luttons aujourd'hui.Calvert était son nom, un homme d'Etat anglais de renom, Secrétaire d\u2019Etat sous le roi |James |.+ En 1622 il fonda une colonie près des côtes du Canada et, quelques années plus tard, une colonie au \u201c Maryland.Ainsi, il y a des siècles déjà, un membre de la \u2018famille Calvert a forge un lien qui s\u2019est raffermi à tra- - vers les années unissant pour le bien de l'humanité le | Commonwealth britannique de nations et les Etats-Unis 4 d'Amérique.+ En 1638, le fils et successeur de Caivert, Maintenant la tradition démocratique de sa famille, im-, \u2018posa une amende decinq cent livres de tabacäun homme $ de sa propre religion pour avoir | ofr et profané la religion d'un autre\u201d.C\u2019est ainsi que fut établie au Nouveau-Monde la: -_ liberté d'un homme de pratiquer\u2019 Je culte qui lui plaît, PTE SV = Naan Sas \u2014\u2014 SIN SEPTEMBRE 1944 Avec les petits naturalistes dans le \"jardin enchanté\".OICI QU\u2019UNE HUMBLE VOIX s\u2019élève parmi tant d\u2019autres plus dignes pour célébrer la mémoire de celui qui fut à la fois un grand éducateur, un grand savant, un grand canadien-frangais, un grand homme.Le Frère Marie-Victorin fut tout cela à la fois, parce qu'il possédait d\u2019exceptionnels dons intellectuels, qu\u2019il avait un cœur qui savait aimer, une volonté qui savait vouloir opiniâtrement.Celui qui voudrait écrire une biographie du Frère Marie-Victorin devrait raconter ce qui suit.Une courte jeunesse passée à Québec, à Saint-Sauveur, où déjà Conrad Kirouack ressentait l\u2019appel de la solitude, du silence qui seul burine les hommes de valeur.Une entrée précoce au noviciat des Frères des Ecoles Chrétiennes fait le désespoir des siens.Pourquoi va-t-il enfermer là un talent si prometteur ?s\u2019exclame cette collection de gens qu\u2019on appelle «le monde ».C\u2019est pourtant du sein de cette belle Congrégation qui compte d\u2019autres célébrités que devait sortir l\u2019une des plus pures gloires du Canada-Fran- çais, sinon la plus pure.Après quelques années d\u2019enseignement, pendant lesquelles le jeune religieux prend un premier contact avec la jeunesse qu\u2019il chérit, après avoir déjà écrit des œuvres à caractère purement littéraire, qui eussent suffi à immortaliser sa mémoire, le Frère Le Frère Marie - Victorin © par Marcelle Lepage - \u201cThibaudeau Licenciée en sciences naturelles de l'Université de Montréal.Marie-Victorin est providentiellement dirigé vers la Botanique.Il y devient vite un maître dans ce beau domaine.L'Université de Montréal lui confia la fondation de l\u2019Institut Botanique.C\u2019est à ce moment, 1920, que commence sa vraie bataille.' On lui concède les deux bouts de la cave de l'édifice de la rue Saint-Denis comme locaux.Dans ces réduits où se constituent et s\u2019entassent, petit à petit, l\u2019herbier, la bibliothèque, des collections de photographies, des dossiers, des instruments de laboratoire, privé d\u2019air, de lumière, dans la poussière, sans parler des rats, visiteurs familiers, le jeune directeur forme là une équipe de jeunes qui deviendront ses collaborateurs, Il cherche à obtenir toujours davantage de ceux qu\u2019il choisit avec un rare doigté, il réclame d'eux un travail acharné, un dévouement absolu.\u2014 « Je suis un maître dur, disait-il, qui, sans crier fort exige beaucoup car il exige l\u2019âme entière de ceux qui collaborent avec lui» \u2014 et cela, en dépit des mauvaises rétributions, du matériel de fortune toujours insuffisant.Il ne faut pas oublier que l\u2019Institut Botanique était le dernier enfant de l\u2019Université, qu\u2019elle devait « user le linge » de ses grandes sœurs, les autres Facultés, qui ne nageaient d\u2019ailleurs pas dans les richesses.Dix-neuf cent vingt-neuf! Le beau voyage en Europe, en Asie, en Afrique où le Frère Marie-Victorin soutient la renommée du Canada français et d\u2019où il revient les yeux pleins de couleurs des jardins botaniques des vieux pays portant dans son cœur cette splendide ambition: En 1940, il y aura un beau et grand jardin botanique à Montréal.Voilà pour le moins une idée excentrique, juge-t-on, dans la plupart des milieux.La lutte commence, cependant.Le Devoir inaugure une campagne de presse, qu\u2019épaulent dans la suite, d\u2019autres journaux, des revues scientifiques et autres.Le Frère Marie-Victorin présente son audacieux projet aux Québécois par une série de conférences à travers la Province.L\u2019année 1932 apporte un maigre début: un petit pavillon, une serre sont construits.[ Suite à la page 57] En colloque avec les plantes, ses amies, dans l'exigu bureau de la rue Saint-Denis, à Montréal.Photos E.Stucker. UN SOUK DE FEZ, AU MAROC UNE FÊTE ARABE Par Jacqueline Robert\u2019 L Y A UN PEU PLUS d\u2019un mois, un jeune lieutenant français vint dans mon bureau un matin et me demanda : « Dites, Jacqueline, vous aimeriez aller à une diffa chez le Bach Agha de Sidi Aïssa ?» Je lui dis que je ne pouvais lui répondre avant de savoir ce qu'était une diffa et ce qu\u2019était un bach agha.Et Raymond Pillois d\u2019expliquer à la petite ignorante que je suis, que la diffa est une fête arabe, et que « Bach Agha » signifie grand seigneur arabe.Inutile de vous dire que j'acceptai avec empressement cette invitation.Après 10 mois de séjour en Afrique du Nord et ne connaissant du pays que la ville où je suis en ce moment, et que nous nommerons X.pour le bénéfice de la censure, ne connaissant donc de cette ville que ses rues non lavées, ses arabes pouilleux (cireurs de bottes ou marchands de cacahuètes), son atmosphère horrible de « quartiers-généraux », j'attendais depuis longtemps l'opportunité de sortir un peu de ses murs et de connaître le pays que l\u2019on me disait très beau.Le Bach Agha en question habite Sidi-Aïssa, commune mixte au Sud- Est de X (ville où je suis).Il en est le grand seigneur, sous le contrôle, il est vrai, pacifique mais ferme de l\u2019Administrateur Délégué par le Gouvernement Français.Son nom est Bach Agha Ben Abd-El-Krim Ahmed Ben Abdel Kader.C\u2019est un nom glorieux dans les annales de ce pays et auquel, m\u2019avait-on dit, il fait honneur.Mais j'aurai occasion de reparler et de l\u2019homme et du pays.Pour organiser une diffa chez un Bach Agha, il faut premièrement connaître le personnage en question et, deuxièmement, lui amener des invités de marque.Inutile de dire que ce n\u2019était pas pour pauvre de moi qu\u2019était organisée cette fête.Les invités d'honneur étaient le comte Morewski, ambassadeur de Pologne ; le comte de St-Quentin, ancien ambassadeur de France aux Etats-Unis ; M.Woodruff, de l\u2019ambassade des Etats-Unis; M.Dolphin, représentant britannique de C.A.; le comte Serge Fleury (celui de «Ma Marraine l\u2019'Impératrice », la seule chose qu'il eut en commun avec Jacques de Lesseps) ; le Lt.David Rockefeller (fils de John-D.) et autres.Je me demande encore ce que je faisais en cette galère.Il faut croire que sans poste, sans portefeuille, je représentais le Canada.J\u2019étais d\u2019ailleurs, je dois l\u2019avouer, une représentante toute excitée, très curieuse et cette curiosité ne fit qu\u2019augmenter tout le long du trajet de 156 kilomètres qui séparent X d\u2019Y (Censuré!!.) Je n\u2019essaierai pas, ici, de faire une description du voyage, ce serait trop long et ennuyeux.Les villes que nous traversûmes se ressemblent toutes et n\u2019ont aucun caractère particulier d\u2019individualité.Même rue principale, même café central, même grand square, même cénotaphe, même église, même mosquée (adorable d\u2019ailleurs), et aussi mêmes arabes qui se promènent nonchalamment, vêtus de vastes burnous, à la couleur douteuse, au milieu des rues, ce qui affole tous les chauffeurs.Je me suis souvent demandé pourquoi l\u2019on fait des trottoirs dans ce pays, puisque personne ne s\u2019en sert.: LA REVUE POPULAIRE Aprés M.(censuré), par une rampe longue, sinueuse et à tournants brusques, dominant des ravins très encaissés, nous arrivâmes dans les gorges de P.longues de 4 kilomètres, d\u2019une beauté farouche et sombre.Ce fut là une des plus belles parties du voyage.Par la route en lacets, accrochée au flanc de la montagne, nous fimes le trajet sans encombre.Mais maintes fois je craignis que notre voiture, particuliérement lourde, ne déraillât dans un des virages ou ne sautât par-dessus la corniche qui borde la route.La ville de A.est la deuxième surprise du voyage.Petite ville créée par le génie militaire au temps de la conquête, elle est complètement entourée d\u2019un mur de pierre, et il faut, pour y entrer, passer sous une énorme porte, gardée par un géant en burnous rouge, et repasser sous une autre porte pour en sortir.De loin, elle donne l'impression \u2018d\u2019une forteresse, et l\u2019on n\u2019en voit que le mur, et le minaret de la mosquée dépassant ce mur.Cependant, c\u2019est une ville très pacifique, où les moutons, comme partout ailleurs, sont maîtres de la rue, et où les boulomanes sont maîtres de la place publique.En sortant de A.nous descendimes dans une région monotone et dénudée.Et c\u2019est bien là une des choses les plus fantastiques de ce pays, cette surprenante et rapide évolution dans le paysage.Nous étions maintenant, après les plaisirs de la montagne, dans un pays plat, rocailleux, grisâtre, sans arbre, sans maison.Quelques dromadaires, moutons ou ânes, broutaient je ne sais quoi, dans des champs qui s\u2019étendaient à perte de vue.Ici et là, une ferme profilait dans la lumière vibrante et perlée, son toit de chaume et ses murs de terre.Nous roulions dans un paysage lunaire, irréel.Et ce fut ainsi jusqu\u2019à Sidi-Aïssa.Pour les gens sérieux n\u2019aimant pas l\u2019argot, je dirai que Sidi-Aïssa est un patelin dans le bled.Cette ville a tout de même le mérite d\u2019être le plus grand marché de moutons de ce pays.Nous dû- mes nous arrêter au square principal pour attendre la voiture de l'ambassadeur de Pologne qui avait eu une panne près de A.Nous fâmes immédiatement assaillis de tous côtés par une multitude de petits Arabes déguenillés, criards, curieux qui, collant leurs nez et leurs pattes sales aux vitres de la voiture, se mirent à crier en chœur: « Johnny, you smoke cig\u2019rettes, you got chewenn goum, Cchoc\u2019lette ?» Il y eut, dans la voiture, un accès d\u2019hilarité générale.Ici, nous étions à 156 kilomètres de la civilisation, dans un petit village, et les gosses de l'endroit nous réclamaient, en anglais, du chewing gum.Quelle splendide publicité pour Wrigley ou Spearmint ! Notre convoi de quatre voitures se regroups- enfin et nous roulâmes vers le domaine du Bach Agha.J'étais arrivée alors au paroxysme de l\u2019excitation.Aux limites du domaine une voiture conduite par un Arabe nous attendait.C'était la voiture du maître qui venait à notre rencontre, geste d\u2019étiquette, pour nous indiquer la route.Et nous prîmes une route cahoteuse en direction de la résidence du Bach Agha Ben Abd-el-Krim Ahmed Ben Abdel Kader, seigneur du douar de Sidi-Aïssa.A mi-chemin entre les limites du domaine et la résidence, le Bach Agha, les pieds dans la poussière, et un Goum d'honneur nous attendaient.Nous descendîmes et les présentations, longues et cérémonieuses, se firent.Le Bach Agha était un aimable vieillard, à barbe grise, vêtu d\u2019un admirable costume bleu ciel, à broderies d'argent et à boutons d\u2019or, chaussé de bottes de cuir splendidement travaillées.Sur sa poitrine, de nombreuses décorations, dont le grand cordon de la Légion d\u2019Honneur.Puis, nous inspectâmes le Goum, qui est composé d\u2019un groupe \u2018de cavaliers recrutés parmi les plus nobles et les plus beaux arabes des environs.C\u2019est ainsi que parmi eux se trouvaient l\u2019Agha Ben Abd-el-Krim Aïssou, frère du Bach Agha ; l\u2019Agha Naili Yahia ; le caïd Ben Aziz et le caïd Ben Aroub.- Les chevaux que montaient ces cavaliers étaient magnifiques.Petits, nerveux, la plupart blanes ou gris, ils piaffaient devant nous comme de beaux animaux racés et rebelles.Les selles, les brides et les éperons étaient d\u2019une richesse indescriptible.En cuir, brodées au fil d\u2019argent ou d\u2019or, on y trouvait un motif qui se répétait exactement dans le burnous du cavalier.Je ne saurais vous dire la beauté de ce spectacle.C\u2019était un tableau.Dans ce paysage sévère, dans cette lumière brillante, le Bach Agha, noble et simple \u2014 le Goum multicolore, farouche et hautain \u2014 me firent entrevoir, pour la première fois, le pays de tradition et de grandeur qu'est celui-ci.Tous ensemble, escortés du Goum, nous nous dirigeâmes vers la tente du Bach Agha, où devait avoir lieu la diffa.La tente peut loger 400 personnes.Jugez donc de ses dimensions.Elle est tapissée à l\u2019intérieur de couleurs brillantes, de rouge, de vert, de bleu, de jaune, avec comme motifs principaux le croissant musulman et la main de Fatma (fétiche dans ce pays).Le plancher était entièrement recouvert de tapis orientaux épais et de couleurs chaudes.Au fond, une immense table était dressée.Je fus vaguement désappointée de voir que nous ne mangerions pas de la façon classique, c\u2019est-à-dire assis par terre, mais ce désappointement fut de courte, durée quand je vis la richesse de la table et du couvert.Et je fus reconnaissante au Bach Agha qui nous offrait ainsi le confort tout en ne diminuant pas le pittoresque.- Et la diffa commença par un potage très bon que l\u2019on appelle Chourba, et dans lequel entrent presque tous les ingrédients [ Lire la suite page 64] PHOTO J.C. SEPTEMBRE 1944 9 LE CAD-SANTÉ D.0.AIRE à l'étranger la découverte de villages pittoresques, d'auberges sympa- F thiques qu'aucun Baedeker ne recommande, c'était avant la guerre le rêve assez facile du voyageur intelligent et débrouillard.Découvrir chez soi, dans sa province, de petits coins qu'on s'imagine innocemment être seul à connaître, c'est bien plus intéressant.Chaque année, à pareille saison, LA REVUE POPULAIRE consacre une page illustrée à un village de villégiature choisi au hasard.Le sort \u2014fomba, cette fois, sur le Cap-Santé, comté de Portneuf, (à 146 milles de Montréal et à 32 de Québec).Et le sort ne pouvait mieux faire.Un village sur le fleuve Saint-Laurent; une grand\u2018rue voûtée d\u2019ormes; une église canadienne du régime français, d'un style si pur que Gérard Morisset lui consacra tout un livre, et des auberges comme on n\u2019en trouve plus, hélas ! en Europe même.Nos deux réseaux de chemin de fer nous y mènent: le C.N.R., tout droit, trois fois par semaine et le C.P.R., par Portneuf.De là au Cap, c'est l'affaire de six milles et de $1.50, en s'adressant au chauffeur Frenette.Au Cap-Santé, trois hôtelleries: l'Auberge de I'Etang, chez Maurice et Cap-Santé Inn, dirigée par Mme Z.Garneau.Notre équipe a fait escale à l\u2019Auberge de l'Etang, administrée par M.Chalifour.Si notre magazine en avait le droit, il lui accorderait, au nom de l'Office du tourisme de la province de Québec, quelque chose comme TROIS ETOILES ou la mention TRES BIEN.Le Cap-Santé remonte à 1659 et l\u2019église à 1755.Quant aux vieilles maisons, du régime français ou du début de la conquête, elles foisonnent aussi bien au Cap qu\u2018à Neuville et dans tous les environs immédiats.Nos photos, sauf une (la troisième, de haut en bas, qui représente une très ancienne maison de Neuville) ont toutes été prises au Cap-Santé.La dernière, dans le même ordre, est l'Auberge de l\u2019Etang.(Photos La Revue Populaire). k CE DONT ON PARLE Darn Lucette Robert N PARLE DU LIVRE de Monsieur Jean-Marie Turgeon : Les vendredis de l'oncle Gaspard.Il est curieux de lire ce qu\u2019en disent les critiques ; car tous les critiques s'entendent pour en dire du bien et ceci pour des raisons différentes.Tel est ému d\u2019y retrouver mille souvenirs du Séminaire de Québec, tel autre y apprend, comme dans Lenôtre, la petite histoire, et tous vantent son brillant éclectisme.II a le talent rare d\u2019apporter aux relations les plus sérieuses la note humaine, l\u2019anecdote personnelle, qui font d\u2019un événe- .ment historique un moment que vous avez vécu.+ On parle de Mlle Jacqueline Lavoie, prix d'Europe 1944 pour le piano.Mlle Lavoie qui obtint le pourcentage extraordinaire de 90.03% n\u2019était pas une inconnue du public montréalais puisqu'elle joue comme artiste invitée des Concerts symphoniques depuis 1941.Elle gagna le prix Archambault en 1942.Elle eut pour maîtres Léo-Pol Morin, Claude Champagne pour la composition, Georges-Emile Tanguay pour l\u2019harmonie, Lucien Martin pour la musique de chambre.Même si le prix d'Europe n\u2019est, depuis la guerre, que le prix de Philadelphie, Mlle Lavoie en tirera tous les avantages possibles car elle parle les deux langues à la perfection.Parmi les musiciens qui s\u2019intéressent au sort de cette jeune fille de talent, mentionnons Désiré Defauw, Wilfrid Pelletier et Rudolf Serkin.+ On parle de Monsieur R.-A.Benoit, chevalier de la Légion d'Honneur, et greffier du Conseil législatif.Les conférences qu\u2019il donne à Radio-Canada sont d\u2019un intérêt captivant par la diversité des sujets dont il traite : économie politique, histoire et même gens de LA REVUE POPULAIRE De gauche à droite, dans l'ordre : Jean-Marie Turgeon (Les vendredis de l'oncle Gaspard).\u2014 Mile Jacqueline Lavoie.prix d'Europe 1944 pour le piano.{La Photographie La Rose).\u2014 Denise et Pierre Benoit, champions du patin du Winter Club de Québec.\u2014 Georges Amyot, de Québec.(Photo Eugène).\u2014 Françoise LaRochelle-Roy, soprano de Québec. SEPTEMBRE 1944 théâtre.Quand il parla récemment d\u2019Helen Hayes, la grande actrice américaine, il omit de mentionner que son sport favori était le patin.Pourtant son orgueuil paternel aurait été excusable de prendre ce prétexte pour nous parler de ses enfants, Denise et Pierre Benoit qui ont fait une tournée des Etats-Unis et du Canada avec les champions du patin après avoir gagné tous les trophées du Winter Club de Québec.+ On parle de Monsieur Georges Amyot, fils de Monsieur Adjutor Amyot, grand industriel du Québec.Il réussit le tour de force de s\u2019occuper, par tradition, de l\u2019industrie familiale tout en faisant du théâtre par prédilection.Il fut de la jeune phalange qui interpréta avec les Compagnons de St-Laurent et sous la direction de Ludmilla Pitæff le théâtre de Claudel.Comme il était à Hollywood cet été je m\u2019informai : \u201c\u2014Théâtre, 1 cinéma, un contrat sans doute ?\u201d \u2014 \u201cNon,\u201d me répondit-on, \u201cvoyage d'affaires.\u201d Mon petit doigt me dit que Monsieur Georges Amyot, industriel, doit faire quelquefois l\u2019école buissonnière du côté des studios de cinéma et des théâtres de Pasadena.! + On parle à Québec du Trio LaRochelle composé de Mme Françoise LaRochelle-Roy, soprano, de M.Emile LaRochelle, ténor, et de M.Jacques LaRochelle, baryton.Emile LaRochelle est membre de l\u2019Académie de musique depuis 1925 et maître de chapelle à Saint-Sauveur depuis 1919.Professeur de solfège de l\u2019Ecole des Arts et métiers du Gouvernement, il est à Québec le fondateur de ces cours.Pendant ses années d\u2019études à Paris il fut soliste à St-Eustache.De retour au pays, il exerça une influence considérable comme maître de chant et fut le premier professeur de Raoul Jobin, de Violette Delisle, de Léopold Simoneau et de Roland Séguin.Jacques LaRo- chelle, son fils, s\u2019est fait entendre à CKAC l\u2019an dernier dans le programme \u201cVos amis d\u2019en face\u201d et il est le soliste apprécié de toutes les manifestations artistiques de la vieille capitale.Françoise LaRochelle-Roy a appris le chant avec son père.Lauréate de l\u2019Académie de musique, artiste de Radio-Canada et de CKCV, elle débuta dans l\u2019opérette en jouant le premier rôle de la Mascotte aux côtés de Chas.Emile Brodeur au Conservatoire national de musique de Québec, en 1937 et 1940.+ On parle du peu de galanterie du gouvernement provincial qui, le mois dernier, fit afficher l\u2019âge des femmes sur les listes électorales.Les poteaux sur lesquels ces listes étaient affichées devinrent de véritables poteaux de torture et l\u2019on vit ces messieurs se promener de quartier en quartier avec l\u2019air réjoui de celui qui en médite une bien bonne ! + On parle des nouveaux tramways de Montréal qui épatent même les Américains et qui ont fait le bonheur des pauvres \u201csans auto\u201d pendant les mois d\u2019été.Ils sont si pimpants, si meelleux que le voyageur, assez heureux d\u2019y trouver un siège, prend aussitôt l\u2019expression satisfaite et gourmée des gens habitués au premier rang dans la vie: Une autre innovation amusante de notre ville est cette diligence rouge à double attelage que l'Hôtel Mont-Royal met à la disposition \u2018des voyageurs pour visiter la ville.+ .On parle du Dr Marthe Pelland-Alloucherie qui est de retour au Canada depuis 1940 et qui a repris la pratique de la médecine depuis 1943 à Québec, sa ville natale.Elle fut, non seulement, la première femme médecin de l\u2019Université de Montréal mais ceci avec le plus haut pourcentage dans les examens finals.Elle obtint la bourse du gouvernement provincial pour trois années d\u2019études en France, et fit un stage à l'hôpital St-Joseph de Paris.Elle est l\u2019épouse d\u2019un brillant journaliste français, Jean Alloucherie, qui s\u2019est distingué par ses reportages au Yukon, en Espagne et en Ethiopie.+ On parle de Monsieur Landry, l\u2019étalagiste montréalais de ., chez Ogilvie\u2019s qui fait des compositions pleines de fantaisie, - d\u2019humour et de goût dans les vitrines de cette maison.Pendant les mois d\u2019été, il a réussi, avec un minuscule décor cham- pétre, une vache en calicot carreauté, aux cornes et aux sabots rouges et trois mannequins, à créer chaque semaine de petites scènes qui semblaient représenter les tribulations des citadines jouant aux fermières à la campagne.+ On parle de Paris qui réussit à influencer la mode malgré ses privations et son isolement.Des croquis viennent d\u2019arriver aux Etats-Unis via l\u2019Argentine et le Portugal.Malgré les rationnements les chapeaux sont immenses et les Parisiennes ont trouvé mille subterfuges pour parer leur détresse.C\u2019est ce qui s\u2019appelle \u201cavoir du panache!\u201d On parle de Monsieur Jean Lallemond qui, pendant que tout le monde se plaint \u2018de ne rien trouver ici\".s'est meublé un appartement ravissant entièrement Made In Canada.Les meubles de style ont été copiés par des ébénistes du Québec, les tapis et tentures achetés à Montréal.Le salon est gris Trianon, les fauteuils recouverts de soies anciennes ou de petit-point.La grille de la cheminée est tout à fait unique : c'est un rideau souple en mailles de cuivre et le tableau de Marc-Aurèle Fortin éclaire la pièce de tous les tons de vert de la création.L'escalier a un palier amusant qui donne vue sur le salon et le hall du haut est arrangé en boudoir avec un divan devant la fenêtre, des fauteuils, une table à écrire et une immense draperie vert nil et fuchsia d'un coloris et d'une richesse inouïes.Les six photos ci-dessus ont été prises à l'appartement de M.Jean Lallemand, rue Sherbrooke ouest, à Montréal.11 Dessin de Le Roy LE COUP D'AILE Roman d'amour, par Guy Wita A MARQUISE D\u2019ELSTEIN posa son tricot sur ses genoux et contempla le jardin avec une satisfaction visible ; puis son regard, après avoir erré sur l'écran sombre du parc, se fixa longuement sur la façade du château de Franqpval ; elle eut, sur son visage fin et spirituel, comme une sorte de dépit amusé et elle dit, très ironique : \u2014Il n\u2019a pas bravé les ans, ce pauvre château d\u2019Empire !.Cela se voit ! Sa fille, qui cousait avec attention, répondit sans lever la tête : \u2014 Dites que cela crève les yeux! Hilda de Franqval remarqua : \u2014 Je ne ris pas, maman, croyez-le.et vous savez bien pourquoi.Si la nécessité ne m\u2019avait obligée, il y a vingt ans, à épouser un baron d\u2019Empire, je serais plutôt restée fille que de ne pas exiger de mon époux les nombreux quartiers de noblesse qui sont les nôtres.\u2014 Oui.mais «nécessité oblige»! Et, ma foi, en l\u2019occurrence, l\u2019obligation se présentait élégamment : Lancelot était beau garçon, d\u2019une éducation parfaite ; il avait un titre.Songe, ma fille, que tu aurais pu épouser un de ces potentats modernes qui ont leurs quartiers inscrits sur des boîtes de conserves ou au flanc de bouteilles d'huile.A tout prendre, il est charmant, ton mari, et je parie que, s\u2019il descendait des Croisades, tu le verrais absolument parfait.\u2014 J\u2019avoue .et je m\u2019étonne que nous exprimions toutes deux des choses tellement divergentes, alors que vous pensez comme moi.\u2014 Je pense comme toi, oui.mais, dans l\u2019inévitable, j'accepte la vie telle qu\u2019elle se présente.Mettons que j'aie hérité de mes ancêtres une certaine dose de morgue nobiliaire ; Damienne appellerait cela « orgueil », en langage chrétien .Donc, je possède cet héritage ; mais, consciente du ridicule que peut nous attirer parfois l\u2019exagération de ce défaut, j'ai l'esprit de l\u2019enrober de bonne grâce, tandis que tu te cramponnes, éperdument, à ton piédestal, alors qu\u2019il est manifeste, à notre époque, que le titre n\u2019est pas tout dans l\u2019existence.\u2014 Ce qui ne vous empêche pas d\u2019être fière de vos quartiers et de vos ancêtres ! \u2014 Ce qui ne t'a pas empêchée, non plus, d\u2019épouser un baron d\u2019Empire ! Blessée, cette fois, la baronne de Franqval abandonna son ouvrage pour fixer sur sa mère son regard hautain ; la vieille marquise rit de nouveau, de ce rire très jeune qui étonnait chez elle et qui lui gardait un incroyable charme.Avant que sa fille ait ouvert la bouche pour protester, elle dit, une lueur amusée dans ses yeux bleus : \u2014 Et Damienne.En voilà une qui se soucie peu des ancêtres ! \u2014 Oh! Damienne!.\u2014 Nous sommes vraiment, dans ce château, un trio de femmes nobles à tenter la plume d\u2019un écrivain.Si tu invitais Marsen.Il nous étudierait, nous disséquerait.et nous allongerait sur parchemin.Nous passerions ainsi, à la postérité ; cela contre-balancerait la noblesse d\u2019Empire ! \u2014 Il est évident, convint la baronne, calmée, que nous sommes aussi « disparates » que possible! Mais, quoi que vous en pensiez, je persiste à dire que le fond de nos caractéres est le méme et que toute la différence vient de la maniére dont nous l\u2019exprimons.Etudiez Damienne : d\u2019apparence, physique et morale, elle ressemble à son père.Pourtant, ce qu\u2019elle peut être « duchesse », quand elle le veut! \u2014.Et si belle! si noble!.la grand-mere.Elle allait dire quelque autre chose; mais la baronne reprenait son ouvrage avec précipitation, pour mettre fin à la conversation intempestive.Damienne de Frangval d\u2019Elstein faisait son apparition sur la terrasse.et ne le sachant pas! continua pensivement \u2014 Bonjour, dit-elle, en rejoignant les deux femmes.Je vous souhaiterais de meilleures choses encore si vous n\u2019aviez l\u2019air d\u2019être déjà au comble de la béatitude \u2026 Je suis comme vous: la première fois que Justin sert le café sur la terrasse, il me semble qu\u2019il nous ouvre des horizons nouveaux.Vraiment, on revit, lorsque le mois de mai nous permet les longues stations dans le parc.\u2014 Oh ! les longues stations! releva la baronne qui savait être positive à ses heures \u2026 je ne te conseille pas de rester au jardin jusqu\u2019au soir.\u2014 Je n\u2019y resterai pas non plus; je voulais simplement vous tenir compagnie un moment.Elle attira un fauteuil d'osier tout près de sa grand-mère, prit un crochet, un peloton de laine neigeuse et se mit au travail immédiatement, en personne accoutumée à ne point rester inactive.Sa grand-mère la regardait, admirative, convenant que sa beauté d'autrefois et celle que possédait actuellement sa fille, ne valaient pas cette beauté-là : à la grâce patricienne de son aïeule, à la majesté de sa mère, Damienne alliait la saine vigueur du baron de Franqval.Pour la baronne, sa fille restait un être un peu énigmatique ; elle lui reprochait de n'être pas jeune de caractère, faisant sans doute consister la jeunesse en sentiments outrés, tour à tour mélancoliques ou d\u2019une gaieté folle.Et puis, Da- mienne aimait le monde très modérément ; elle préférait aux soirées obligatoires les intéressantes promenades avec son père, dans cette Alsace qu\u2019elle chérissait ; elle savait rester de longues heures assise auprès de lui, au bord de la rivière, pendant qu\u2019il se livrait au plaisir de la pêche, car elle aimait la forêt, le ruisseau chantant, la paisible vallée.tout ce cadre si fait pour sa beauté et pour son caractère.Elle acceptait l\u2019inévitable séjour à Strasbourg, chaque hiver, parce que sa mère le désirait et qu\u2019elle ne voulait pas la contrarier ; le monde la trouvait charmante, quoiqu\u2019un peu froide, et la baronne lui disait avec dépit : \u2014 A ton âge, le monde « m\u2019emballait » .Une nouvelle robe me faisait perdre le sommeil.Damienne avouait, avec son beau sourire calme, qu\u2019elle avait toujours dormi comme un enfant, la veille d\u2019un bal, et qu\u2019une robe ne valait vraiment pas la peine de troubler le sommeil.Le séjour à Strasbourg durait peu, malgré les récriminations de la baronne ; M.de Franqval avait vite la nostalgie de son domaine.\u2014 Je veux y voir toutes les saisons, disait-il.Et Damienne était complice, heureuse de retrouver son cher Franqval.[ Lire la suite à la page 21] \u201cment dans le travail, du patriotisme dans la volonté, respec- 14 Uride detec Me Antonio Langlais, c.r., président actuel de l'Institut Canadien.VANT LONGTEMPS, espérons-le, la Paix refleurira sur le monde ; les nations martyres seront délivrées et les peuples de proie chitiés ; le cuivre, Pacier, l'aluminium, au lieu de se combiner pour former des engins de mort, s\u2019allieront désormais pour ouvrer des machines de vie et de progrès ; enfin l\u2019univers entier respirera avec ivresse l\u2019air de la liberté.C\u2019est à ce moment, en 1947 pour être précis, que l\u2019Institut Canadien de Québec commémorera solennellement le premier centenaire de sa fondation.Et, ce qui ne manquera pas de conférer un cachet particulier à la célébration, c\u2019est chez lui, dans sa maison et dans ses meubles que l\u2019Institut fêtera cet anniversaire.En effet, à ce moment, il y aura déjà trois ans que l\u2019ancien temple protestant connu sous le nom de Wesley Church, à l\u2019angle des rues Dauphine et St-Stanislas, restauré, remodelé et modernisé, grâce aux munificences conjuguées d\u2019un mécène Anglo-canadien, feu le sénateur Webster, du Conseil municipal de la cité de Québec et du Gouvernement provincial, sera devenu la Maison de l\u2019Institut Canadien de Québec.Maison permanente, cette fois, après les demeures transitoires et les logis de fortune, maison qui continuera d\u2019être en quelque sorte un véritable temple dédié par la vieille capitale à la gloire et au progrès des lettres, des arts et des sciences.Dans cet imposant édifice de style gothique dit perpendiculaire, aux lignes sobres et harmonieuses, on a installé tout d\u2019abord l\u2019importante bibliothèque de l\u2019Institut avec ses salles de lecture claires, spacieuses et luxueusement aménagées, dont l\u2019une spécialement affectée aux adolescents de la Bibliothèque juvénile, une œuvre particulièrement chère à l\u2019Institut.Puis une autre partie de la bâtisse renferme les bureaux de la direction, de l\u2019administration, ainsi que l'appartement du concierge.Enfin, du vaste hall voûté, agrémenté d\u2019un élégant balcon, qui servait jadis aux assemblées rituelles de la congrégation de l\u2019Eglise réformée, on a fait une splendide salle de concerts et de conférences qui, par l\u2019adjonction prochaine d\u2019une scène équipée à la moderne, constituera bientôt également un coquet théâtre où des troupes choisies pourront représenter occasionnellement les œuvres consacrées des dramaturges anciens et modernes.Après cette description pourtant sommaire, il est facile d\u2019imaginer avec quelle impatience fébrile les Québécois qui sont depuis toujours de fervents amateurs d\u2019éloquence, de musique et de théâtre, attendent le moment de se donner rendez-vous aux fêtes raffinées de l\u2019esprit qui se dérouleront désormais dans le cadre romantique du nouvel immeuble de leur Institut.Au cours des cérémonies inaugurales, on rappellera tout probablement aux assistants, jeunes et vieux, les nombreuses étapes parcourues jusqu'aux approches immédiates de son centenaire par l'institution culturelle dont Québec est justement fier.On leur remémorera sans doute les nobles paroles que le premier Président de l\u2019Institut, l\u2019Honorable juge Marc-Aurèle Plamondon, prononçait en 1882, à l\u2019occasion précisément de l\u2019ouverture de nouveaux locaux de la société, au No 57 de la rue de la Fabrique : \u201cLe but des fondateurs de l\u2019Institut Canadien de Québec a été de réveiller et de propager le goût des -Jettres et des sciences parmi leurs compatriotes, de faire aimer la patrie en faisant mieux connaître son histoire et ses ressources, de travailler en un mot a rendre notre race ce qu'elle doit être ici, la première chez elle.\u201d A quoi l\u2019on ajoutera, je présume, cette remarquable profession de foi formulée en la même occasion par le président du temps, M.H.-J.-J.-B.Chouinard : \u201cNous sommes une société littéraire, vouée au culte de la langue française, consacrant tous ses efforts à populariser, à développer de plus en plus notre littérature franco-cana- dienne, faisant appel à tous les talents, à tous les dévouements sans leur demander autre chose que du désintéresse- tant les idées particulières de chacun, n\u2019imposant à tous qu'une seule condition: celle de sauvegarder partout et toujours le pacte dalliance indestructible scellé dès les LA REVUE POPULAIRE L'INSTITUT CANADIEN DE QUÉBEC Par time Planondon premières pages de notre histoire entre nos croyances religieuses et nos aspirations nationales\u201d.Ces vérités redites, ces principes directeurs une fois de plus proclamés, on pourra dresser avec une légitime fierté le bilan détaillé des succès remportés, des écueils évités, des difficultés surmontées, des réalisations accomplies, après quoi l\u2019on énuméra les initiatives en cours et les projets d'avenir, le tout constituant un remarquable prologue aux fêtes du proche centenaire.Dans son allocution officielle, le président actuel de l\u2019Institut, maître Antonin Langlais, C.R., docteur en Droit, professeur à l\u2019Université Laval, ne manquera pas d\u2019exalter le zèle et le dévouement de ses collègues du Conseil d\u2019administration et particulièrement de ses deux collaborateurs les plus immédiats, Messieurs Alphonse Désilets, secrétaire-archiviste et J.-A.Fugère, trésorier.[ Lire la suite page 64] ~.Ci-dessus, & gauche: En 1882, \u2018 fimmeuble de l'Institut Cana- \u201cdien, au no 57, de la rue de\u2019 la Fabrique.pest _ Ci-dessus: Le juge M.-A.Pla- mondon (1823-1900), premier président de l'Institut.\u201cCi-contre: le nouveau siège de \u201cl'institut Cenadien de Québec \u201c(ancien Temple Wesley). SEPTEMBRE, 1944 ME Nr jettis au régime colonial, il n\u2019en est qu\u2019un qui n\u2019ait pas son propre drapeau, et celui-là, à notre courte honte, c\u2019est le Canada ! Consultez, au mot pavillon, tous les dictionnaires et toutes les encyclopédies, anglais, français, américains ou autres, et partout vous y verrez, en guise de drapeau canadien, le Red Ensign aux armes du Canada.Sur l'immeuble du Canada à Londres, sur toutes nos légations et ambassades, flotte ce drapeau, et non pas l\u2019Union Jack.C\u2019est- à-dire que nous avons un drapeau pour l\u2019étranger et que, pour nous-mêmes, au pays, le seul drapeau officiellement reconnu est un drapeau étranger, l\u2019Union Jack.Il y a là quelque chose d\u2019absolument baroque et de si incompréhensible que c\u2019est à se demander si nous n'avons pas perdu la raison.Cette situation invraisemblable, nous la devons au complexe colonial de nos compatriotes anglo-canadiens pour qui le Canada, comme nation souveraine, est une plaisanterie.Mais il y a de l\u2019espoir! Le premier ministre du Canada, M.King, a lui-même imposé le Red Ensign à la Conférence de Québec et c\u2019est ce drapeau qui remplace aujourd\u2019hui l\u2019Union Jack à la tête de tous nos régiments canadiens, en France et en Italie.En tout cas, le principe d\u2019un drapeau canadien est accepté.C\u2019est déjà quelque chose, c\u2019est déjà énorme .Une fois que nous nous serons tous entendus sur le drapeau, nous ferons accepter par les Chambres notre hymne national.Sans un drapeau commun, sans le même hymne national pour tous, il n\u2019y a pas d\u2019unité canadienne possible.I TOUS LES PAYS DU MONDE, souverains ou assu- 16 LA REVUE POPULAIRE FHchues comme quatre sous\u2026 Et fières de l'être Aujourd'hui, les femmes anglaises s\u2019habillent pour le travail et l\u2019économie, et non pas pour l'élégance.\u2014 Jambes nues et semelles de bois.Par Phyllis Lovell le chef de famille servit à sa femme pendant les jours du \u201cblitz\u201d lorsqu\u2019elle dormait tout habillée, prête à saisir ses enfants et à se précipiter en dehors d\u2019une maison bombardée.Un peu plus tard, lorsque les bombardiers cessèrent de venir aussi régulièrement, elle détricota le chandail et en refit un manteau pour son fils.Plus tard encore, lorsque le manteau devint trop petit, elle le détricota de nouveau et en refit des vêtements pour le dernier-né.C\u2019est là une des choses que nous avons apprises en Angleterre pendant nos quatre années de guerre.Tout est précieux et il ne faut rien gâcher.Les transports maritimes sont essentiels aux besoins de la guerre et rien de ce qui n\u2019est pas essentiel ne doit entrer dans notre vie.Les vêtements sont très sévèrement rationnés, mais nous essayons d\u2019économiser encore davantage.C\u2019est pourquoi, aujour- d\u2019hui, nos vêtements sont usés, reprisés et rapiécés, et il est fort probable qu\u2019ils le seront encore davantage.C'est aussi pourquoi nous avons adopté certains changements dans notre façon de nous habiller, en particulier les femmes.Il y a quatre ans, les femmes portaient de fins bas de soie, des souliers à hauts talons et des chapeaux qui, s\u2019ils n\u2019étaient pas toujours seyants, étaient ce qu\u2019il y avait de dernier cri.Maintenant, nos bas sont solides et épais et nous les gardons pour l\u2019hiver, lorsqu\u2019on en a besoin pour se protéger du froid.Pendant l\u2019été.nous allons jambes et tête nues.Les chapeaux aux formes bizarres que contenaient nos armoires au début de la guerre ont été employés à d\u2019autres usages ou sont usés depuis longtemps.Lorsque le vent est trop froid, nous enroulons une écharpe en turban autour de notre tête, ou nous mettons un de ces petits bonnets comme ceux que nous tricotions pour nos \u2018enfants, pour leur tenir les oreilles au chaud.I CHANPAIL de laine blanche que portait autrefois Les\u2018 hauts talons inutiles ont disparu Les hauts talons ont disparu.Maintenant, nous avons des semelles de bois à nos souliers car on manque de cuir.Ce qu\u2019il en reste est pour les forces armées et pour les enfants.Ce qu\u2019il faut aux femmes, ce sont des souliers plats à semelles de bois, car nous passons de longues heures debout à notre travail.Nous marchons chaque fois que nous le pouvons pour économiser le transport et des talons hauts seraient fatigants ef inutiles.Il faut que nos vêtements soient adaptés à notre travail, car le travail est ce qu\u2019il y a de plus important.Aujourd\u2019hui, toutes les femmes de 16 à 50 ans sont mobilisées pour faire n\u2019importe quel travail pour lequel l\u2019Etat a besoin de leurs services : usine, magasin, bureau ou armée auxiliaire.Seule la mère de jeunes enfants est exemptée de cette mobilisation.Cependant, même parmi ces dernières, presque toutes contribuent à l\u2019effort de guerre en travaillant quelques heures dans une usine ou en servant volontairement dans une cantine, en cousant des vêtements pour les enfants des régions bombardées, en tricotant et en raccommodant des vêtements pour les soldats.Maintenant, nous avons peu de temps ou d\u2019occasions pour la danse ou le théâtre.Nous avons raccourci nos robes du soir pour en faire des vêtements plus pratiques ; nous avons appris à faire de deux robes usées ou déchirées une seule robe pratique et présentable.Les toilettes du matin et de l\u2019après-midi se sont fusionnées pour ne faire qu\u2019un seul vêtement.A l\u2019usine, on les remplace ou on les recouvre par des salopettes.Le soir, lorsque nous sommes de piquet d'incendie sur un toit, nous mettons un vieux pantalon de notre mari ou de notre frère.Pontalons transformés en robes On peut aussi accommoder ces pantalons à d\u2019autres sauces.Pour certains travaux, il est plus pratique de les porter tels quels; mais nous préférons encore les jupes si nous pouvons nous en procurer.Nous avons découvert qu\u2019en décousant soigneusement un pantalon et en le recoupant, on peut en faire une jupe bien chaude, soit pour nous- mêmes, soit pour une de nos filles, ou encore, en coupant les jambes et en resserrant la ceinture, des culottes courtes pour un de nos fils.Notre climat froid et humide peut gêner l'effort de guerre si nous attrapons un rhume ou la grippe.Il est par conséquent absolument nécessaire d\u2019avoir de bonnes chaussures et de se protéger contre les intempéries, car même les plus petites indispositions retardent la victoire.Cependant, il n\u2019est plus possible d\u2019obtenir le caoutchouc dont on fait les imperméables et les bottes ou chaussures caoutchoutées.On récupère les moindres objets de caoutchouc pour en refaire un des produits les plus essentiels pour un pays en guerre, les pneus.- Nous pouvons nous protéger les pieds avec nos galoches.Mais lorsque nos vieux imperméables sont trop vieux pour pouvoir servir, nous avons encore une fois recours aux vêtements dont les hommes de la famille qui servent dans les forces armées n\u2019ont plus besoin, et nous mettons leurs imperméables.On se passe les caoutchoucs des enfants de maison en maison au fur et à mesure qu\u2019ils deviennent trop petits pour ceux de la famille.Une paire de caoutchoucs qui a servi tour à tour à mes deux enfants vient de passer à son quatrième propriétaire.Dans quelques mois, elle passera certainement à un cinquième.On pourrait croire que les efforts et les sacrifices que l\u2019on a exigés de nous nous ont redonné une énergie nouvelle que nous possédions sans le savoir.Tous ceux, hommes et femmes, qui ne combattent pas travaillent jusqu\u2019à la limite de leurs forces.Au retour de leur journée de travail, les hommes vont servir dans la Garde Metropolitaine ou dans les services de la Défense Passive ; les femmes vont dans les postes de secours, les cantines, la défense passive ou les piquets d\u2019incendie.Malgré cela, elles trouvent encore le temps de faire tout le raccommodage nécessaire et d\u2019utiliser tous les bouts de laine et d\u2019étoffe qui restaient des jours meilleurs pour en faire des vêtements chauds.Chapeaux transformés en pantoufles On a vidé le sac qui contenait tous les vieux bouts de laine pour le raccommodage.Nous avons fabriqué des gants avec des morceaux de différentes couleurs, des chandails à rayures pour utiliser les bouts de laine et des couvertures pour le berceau du bébé avec ce qui restait.La grosse laine à tricoter est plus utile transformée en pantoufles qu\u2019en tapis qui ne sont pas absolument nécessaires.On peut même couper en lamelles un vieux chapeau de feutre.Avec ces bandes nous faisons des pantoufles au crochet qui sont à la fois chaudes et reposantes pour nos pieds fatigués.Les gants de cuir déchirés peuvent servir [ Lire la suite page 53] \u2019 SEPTEMBRE, 1944 Tu veux que je t'aide, maman?Par Mme Rosaries Lavallee \u2014 Mais oui, petite mère serait très contente si son grand garçon allait époser les verres sur la table, dans le boudoir.Et la maman fait confiance à Antoine qui transporte ensuite avec une lenteur prudente le gros pot de limonade.Andrée ne manque pas de bonne volonté non plus, mais elle ne sait pas encore comment s\u2019y prendre pour mettre les pailles noires dans les grands verres à carreaux jaunes et puis.la chaleur est tellement accablante aujourd\u2019hui ! Le meilleur moyen d'apprendre à faire quelque chose, n\u2019est-ce pas de le faire soi-même ?Les fillettes des cordons bleus ne naissent pas cuisinières et le marmot du jardinier qui trottine entre les rangées de choux-fleurs et les touffes de rhubarbe ne connaît encore de l\u2019art de cultiver la terre que le plaisir d\u2019arracher les merveilles du jardin, avant même qu\u2019elles arrivent à maturité.\u201cUn homme qui ne sait pas se servir de ses mains est un illettré physique\u201d a-t-on dit.Aussi, n\u2019est-ce pas pour les mamans de la formation bien comprise que de laisser leurs petits enfants entreprendre des tâches à la mesure de leurs capacités, les louant de leurs efforts, même lorsque le succès se fait attendre.Aujourd'hui, ce bambin de trois ans à la mine réjouie va chercher le lait à la porte, serre ses jouets dans le placard, lace ses souliers ; il prend en somme, sans s'en rendre compte, le pli de l\u2019effort joyeux.Au fur et à mesure qu\u2019il réussit à vaincre une difficulté nouvelle, sa personnalité s\u2019enrichit.Bientôt, de son plein gré, il aidera à mettre la table, répondra au téléphone, prendra soin du chat, et que sais-je encore ?La vie de famille devient impossible, si chaque membre n\u2019assume pas courageusement son rôle pour aider la maman dans sa lourde tâche de tenir le foyer propre, confortable et gai.Même les petits garçons doivent apprendre à faire leur part dans la maison, à enlever leurs claques avant d\u2019entrer, à poser un bouton à leur veston, à préparer leur boîte à lunch.Le meilleur service que vous puissiez rendre à votre enfant, c\u2019est encore de lui montrer à se servir lui-même.Il ne faudrait pas toutefois abuser de la bonne volonté des enfants et prendre égoïstement tous les loisirs que leur laissent leurs études, pour les charger de travaux trop fatigants et trop nombreux pour des êtres en croissance.Les jeunes écoliers que les besoins pécuniaires poussent à travailler régulièrement, entre leurs heures de classe, à des besognes qui dépassent leurs forces physiques sont des êtres dignes de commisération.C\u2019est en vain qu\u2019ils grillent cigarette sur cigarette pour faire leurs hommes et comme compensation aux joies simples des enfants de leur âge, lesquels ont le bonheur de vivre pleinement leur vie d\u2019enfants.NOTRE COURRIER Q.\u2014 (1) Quand je pèle des pommes de terre, mon enfant m'en demande qu\u2019il mange crues, ainsi.Dois-je lui en donner ?VEUX que je t'aide, maman ?I.(2) Le plus vieux de mes enfants n\u2019a pas deux ans.Depuis longtemps ses ongles se dédoublent terriblement ; à plusieurs doigts, il y a deux et trois épaisseurs d\u2019enlevées.Est-ce un manque de calcium ?Que dois-je faire ?LA Même.R.\u2014 J'ai soumis vos deux questions ci-dessus à un pédiâtre.Voici ce qu\u2019il a répondu : \u2014 (1) Pommes de terre crues \u2014 Il n\u2019y a aucun inconvénient en soi qu\u2019un enfant de 2 ans grignote quelques morceaux d\u2019une pomme de terre crue, à tous les jours ; c\u2019est un bon exercice pour les dents et les gencives.Il faut songer également que la pomme de terre crue est une bonne source de vitamine C.Toutefois, si l\u2019enfant est un mauvais mangeur à l\u2019heure des repas et refuse des aliments essentiels, il vaut mieux ne rien lui donner entre les repas ou immédiatement avant les repas, que ce soit des pommes de terre ou autres choses.(2) Troubles unguéaux \u2014 Les troubles des ongles sont très nombreux et constituent un chapitre important en médecine.Il est impossible à la simple lecture de la description donnée ci-dessus de conclure qu\u2019il s\u2019agit de telle ou telle maladie des ongles.Seul un spécialiste de la peau pourrait donner une réponse exacte à cette question, après avoir fait un examen général de l\u2019enfant et de ses ongles en particulier.Des ongles qui se dédoublent peuvent se voir par exemple au cours du diabète, de la syphilis ou dans certaines maladies du système nerveux.L\u2019eczéma des ongles peut également causer des troubles semblables.Parfois la desquamation lamellaire des ongles se rencontre chez l\u2019enfant sans aucune cause apparente.Une déficience en calcium ne peut affecter les ongles d\u2019une façon appréciable.Par contre, si l\u2019organisme manque de soufre, les ongles deviennent cassants.L\u2019orge mondé, l\u2019œuf, les fèves sont des sources abondantes de soufre.Q.\u2014 Je voudrais me faire aimer de mes enfants, mais aussi me faire obéir et leur inspirer confiance ; en un mot, je voudrais être une vraie mère pour eux.Que me conseillez-vous ?UNE JEUNE MAMAN.R.\u2014 Pour vous faire aimer de vos enfants, donnez-leur des preuves de votre propre amour en vous intéressant à eux, en essayant de les comprendre et de satisfaire leurs besoins.A certaines heures, retardez un peu vos nombreux travaux pour partager leurs jeux, pour leur faire raconter leurs prouesses.ou ce qu\u2019ils croient telles, et leurs réalisations.Sachez les louanger à bon escient.Si en plus, vous leur organisez quelques excursions durant la belle saison et leur racontez des histoires merveilleuses par certains dimanches pluvieux, vous mériterez l'affection de vos enfants.Ne mettez pas toutes les \u201cma tante\u201d au courant de leurs étourderies et ne vous moquez pas de leurs bévues.[ Lire la suite page 53 ] res h Demanche Potage julienne Rosbif à l'anglaise Jardinière de légumes Laitue et tomates à la vinaigrette Pêches au four POTAGE JULIENNE 1 tasse de carottes 1 tasse de céleri 2 pintes de bouillon de viande 1 tasse de chou 1 tasse de navets Faire chauffer le bouillon et y mettre cuire tous les légumes taillés en minces filets ; c\u2019est ce qui caractérise le potage à la julienne.On peut à volonté changer les légumes.La cuisson doit durer de 1 heure à 144 heure.On reconnaît que le potage est à point lorsque tous les légumes sont intimement mélangés au bouillon.Un potage aux légumes est toujours meilleur quand on peut le laisser reposer au moins 1 heure avant de le servir.Il faut alors le réchauffer.ROSBIF A L'ANGLAISE Choisir un morceau de bœuf de 5 à 6 livres dans les côtes ou l\u2019aloyau.L\u2019essuyer ou le gratter mais éviter de le laver et mettre sur un gril dans une lèchefrite non couverte.Couvrir la pièce de viande de petits morceaux de suif et faire cuire dans un four de 300° F.20 minutes à la livre ; ainsi, un rôti de 6 livres exige 2 heures de cuisson.À ce degré, il n\u2019est pas nécessaire d'arroser la viande car elle ne sèche pas et reste juteuse et tendre.Après 1 heure de cuisson, on peut ajouter au fond de la lèchefrite 1 oignon émincé, quelques feuilles de céleri, 1 carotte et Ya tasse d\u2019eau chaude, du sel et du poivre pour obtenir une belle sauce.Si le rôti reste 4 heure dans un four éteint, il s'améliore.Tous les grands chefs recommandent cette méthode.Ce qu\u2019il faut éviter surtout, c\u2019est de ne pas l\u2019exposer à l'air libre au sortir du four, il se fait de l'évaporation qui assèche la viande.JARDINIERE DE LEGUMES 1 chou-fleur 2 tasses de fèves en gousses 6 pommes de terre Faire cuire le chou-fleur dans l\u2019eau bouillante salée 10 à 12 minutes, juste assez pour l\u2019attendrir.Cuire également les carottes et les petites fèves, ainsi que les pommes de terre.Mettre le tout dans un grand plat, arroser de beurre fondu et servir avec le rosbif.2 carottes LAITUE ET TOMATES À LA VINAIGRETTE 6 feuilles de laitue 3 tomates fraîches Ya de tasse d\u2019huile 9 c.à tb.de vinaigre ou le jus d\u2019un citron 1 c, à thé de sel 14 de c.a thé de poivre 2 c.à tb.de persil frais haché Trancher les tomates, les mettre sur les feuilles de laitue, arroser avec la vinaigrette et saupoudrer de persil frais.PECHES AU FOUR Peler les pêches après les avoir ébouillantées, séparer en deux, retirer le noyau, placer dans un plat en pyrex la partie ronde en bas, mettre dans chaque cavité 4% c.à thé de miel et un peu de jus de citron.Laisser cuire au four de 350° F.jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient tendres 15 à 20 minutes.D'autre part, battre 2 blancs d'œufs fermes et y ajouter 4 c.à tb.de sucre, Déposer en garniture sur les pêches et faire dorer à four doux 300° F.J6 heure.Par Mme Rose Lacroix Directrice de l'Ecole Ménogère Provinciale et de l'Institut Ménager de LA REVUE POPULAIRE, DU SAMEDI et du FILM.Mes chères lectrices, Les menus de toute une semaine que je vous offre ce mois-ci vous plairont, j'en suis certaine.Ils sont simples d\u2019exécution, rationnels et économiques.Je nai pas indiqué les déjeuners.Chacune peut les organiser à sa guise et suivant les goûts de ses gens.N\u2019oubliez pas que les céréales complètes : gruau d'avoine, blé soufflé, filamenté, servies avec lait et crème doivent être à Phonneur ainsi que les fruits frais : oranges, pamplemousses, pommes, prunes, raisins, jus de tomates.Les breuvages peuvent varier entre le lait nature, le café ou le chocolat crémeux.Ce dernier devrait être servi aux enfants surtout, sans compter qu\u2019il est excellent pour les adultes.\u201cLe Menu du Jour\u201d dont vous avez sûrement vu l\u2019annonce dans la revue contient 240 menus et recettes.Vous pouvez vous le procurer au prix de $1.00 en venant le chercher vous-méme ou $1.10 par la poste, payable en bon de poste seulement, a Madame Rose Lacroix, 461 est, rue Sherbrooke, Montréal.ee] pas SOUPER Jus de tomates Tranches de rosbif froid Salade de tomates et de concombres Gâteau éponge Confiture aux fraises SALADE DE TOMATES ET DE CONCOMBRES 3 tomates 1 concombre persil frais Séparer des tomates en 2 sur la hauteur et faire sur le côté rond, des incisions ; insérer des tranches de concombres, saupoudrer de persil frais et servir sur de belles feuilles de laitue.Accompagner de mayonnaise.GATEAU EPONGE 1 tasse de sucre 14 de tasse d\u2019eau froide 11% tasse de farine 2 c.à thé de poudre à pâte 1 de c.à thé de sel Battre les œufs dans un bol jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient bien mousseux.Ajouter le sucre graduellement puis l\u2019eau froide.Tamiser la farine, mesurer et tamiser de nouveau 2 fois avec la poudre et le sel.Incorporer au mélange œufs et sucre, verser dans un moule beurré au fond seulement et faire cuire à 325° F.35 à 40 minutes.Vers la fin de la cuisson, quand le gâteau est bien levé, augmenter la chaleur à 350° F.Renverser le moule au sortir du four et attendre qu\u2019il soit refroidi pour le démouler.Servir avec confitures aux fraises.Lande Boeuf au macaroni Purée de navets et de pommes de terre Salade de saison Bagatelle à la crème d'érable 2 œufs LA REVUE POPULAIRE BŒUF AU MACARONI 2 ce.à tb.de graisse de rôti 1 oignon moyen desserte de rosbif 2 tasses de macaroni cuit 2 c.à tb.de marinade aux tomates ou de sauce piquante Faire chauffer de la graisse du rosbif d\u2019hier ou autre graisse et y faire revenir un oignon moyen émincé 10 minutes.Ajouter la desserte du rosbif coupée en filets avec des ciseaux puis le macaroni préalablement cuit et égoutté.Ajouter la marinade ou la sauce piquante et laisser mijoter le tout 12 heure.PURÉE DE NAVETS ET DE POMMES DE TERRE 15 navet 6 pommes de terre 2 c.à tb.de graisse 12 oignon 15 tasse d\u2019eau chaude 1 c.à thé de sel 15 tasse de lait riche Peler et couper le navet en petits dés ainsi que les pommes de terre.Faire chauffer la graisse dans une casserole et y faire frire l\u2019oignon haché finement, y ajouter les légumes et l\u2019eau chaude.Laisser cuire doucement jusqu\u2019à ce que le tout soit tendre.Passer en purée ou écraser à l\u2019aide d\u2019un pilon, y ajouter le lait et battre jusqu\u2019à ce que la purée soit légère.Il sera peut-être nécessaire d\u2019ajouter un peu de lait.Servir aussitôt.BAGATELLE À LA CREME D'ERABLE 15 tasse de cassonade 2 c.à tb.de farine 1 tasse de sirop d\u2019érable 1 tasse de crème Mettre le sirop et la cassonade dans une casserole avec la farine et la crème.Faire cuire jusqu\u2019à 230° F.ou » jusqu\u2019à obtention de sauce épaisse.Couper en tranches minces le gâteau éponge d'hier et couvrir de sauce.Ajouter un autre rang de gâteau puis le reste de la sauce.Laisser refroidir dans une glacière si possible pour sérvir très froid.SOUPER Crème de laitue Salade de pommes de terre Muffins de blé entier au miel Marmelade de framboises CREME DE LAITUE 1 pied de laitue 1 c.à tb.de graisse 1 oignon émincé 4 tasses d\u2019eau 2 tasses de lait 2 c.à tb.de farine Hacher finement la laitue.Faire revenir l'oignon émincé dans la graisse chaude, ajouter la laitue et l\u2019eau et faire cuire A heure.Ajouter le lait au premier bouillon, lier avec la farine délayée avec un peu d\u2019eau froide.Laisser bouillir 10 minutes, bien assaisonner et servir avec des croûtons.SALADE DE POMMES DE TERRE 2 tasses de pommes de terre cuites et coupées en dés 1 c.à tb.d\u2019oignon râpé 1 tasse de céleri ou de chou coupé en filets 1 tasse de fèves en gousses taillées en cubes 14 de tasse de vinaigrette 14 tasse de mayonnaise Préparer les légumes et faire mariner dans la vinaigrette.Servir très froid sur de belles feuilles de laitue croquante, garnir de mayonnaise et de betteraves marinées.MUFFINS DE BLE ENTIER AU MIEL 1 tasse de lait chaud 1 c.à tb.de graisse 3 c.à tb.de miel 1% c.à thé de sel 1 carré de levure 24 tasses de farine de blé entier Faire chauffer le lait et en réserver 44 de tasse pour faire dissoudre la levure.[ Lire la suite page 33] 1 SEPTEMBRE, 1944 Fillettes et petits garçons S\u2019amusent tous sur le gazon, Mais moi, dont la santé deborde, Tout Pété, je saute à la corde! UN SOUPER avec une soupe aux tomates très chaude \u2014 car la mère sait que la famille en raffole, et qu'avec cette soupe un repas léger devient plus copieux.LE LUNCH est l\u2019occasion rêvée pour une soupe crème de tomates, faite en y ajoutant du lait au lieu de l\u2019eau.Elle est exquise \u2014 et nourrissante pour les journées très occupées.A AU DINER, les gens disent qu\u2019une soupe aux tomates orne une table avec autant d\u2019art que des fleurs.Un moyen merveilleux de commencer un repas.POUR LA CANTINE \u2014 Souvent, le thermos se remplit d\u2019une riche soupe crème de tomates.Un travailleur a besoin d\u2019un mets chaud et nourrissant pour le tenir en forme.facile.La soupe qui \u201cva avec tout\u201d aide la maman à satisfaire tout le monde I! nest pas étonnant qu'une mère n'ait que des mots d'éloge pour une soupe comme celle-là.Elle s'efforce naturellement à satisfaire toute la famille et, en même temps, elle veut s'assurer que les repas soient nourrissants.Et, dans une situation semblable, la Soupe aux Tomates Campbell's est véritablement une aide pour la maman ! La famille en raffole \u2014 et pourquoi pas, cette soupe est faite avec les meilleures tomates au monde, liée avec art et assaisonnée à la perfection.Et tout le monde se porte bien, car les experts en matière d'alimentation disent qu'il faut des \u2018tomates pour la santé.\u201d Régalez-vous souvent d'une soupe aux tomates \u2014 elle contribue à rendre n'importe quel repas plus appétissant.Soupe aux Tomates Combi.RECHERCHEZ L'ÉTIQUETTE ROUGE-ET-BLANC PRÉPARÉE PAR CAMPBELL\u2019S AU CANADA \u2019 UNE SAUCE TOMATE EPAISSE rehausse les restes.Faites chauffer la Soupe aux Tomates Campbell\u2019s telle qu\u2019elle sort de la boîte \u2014 c\u2019est très ÿ i / = A0 MA i 19 LA REVUE POPULAIRE Ce \"OQUSSDOUVEZ 2, 280 [ vo JOU CAU pet Wh mes 1) poi é eme a a .na) \u201c6 Givetriemmenthions als wenn {Lee priming > F rer «Jp qpetl & PILOT IP sine i 8) wot TICTIU { - Gib» METVELLILCAOERMANIADILITS SSOIRCUSIIOLL Givechrétyo-s amener craure Cacao te amer ft Sont PLOQUIDTQUERANEE Paqurotisy {loss afte «un dol Gls RES ita apres état» an ave tue [th vbr @aus ib kek, 1B) A Sftérottre cote norte etééiitres (te oso ; we DLÉCISIONGNOLL Cu CVISCAULANS) 7 ê {b pièces GENERAL MOTORS \\ «oh - OLDSMO I 1 * AT) es Pt | | SEPTEMBRE, 1944 ; LE COUD D'AILE Il \u2014 VEILLEE A LAMPE faisait, autour de la table, un immense halo de pénombre rosée ; au centre, couronnant les têtes ] inclinées, la lumière éclatait, brutale; les rides de la marquise s\u2019accentuaient, les traits hautains de sa ~ fille paraissaient plus durs.Seule, la beauté de Damienne gagnait à l\u2019éblouissante clarté ; son teint laiteux devenait transparent et, sur sa joue, les longs cils noirs faisaient une ombre douce; à chacun de ses légers mouvements, la gamme des ors brillait dans ses cheveux, et son profil ressortait net, comme un profil de médaille, sur le fond de la pièce que la lumière n'\u2019atteignait pas.Le baron de Franqval sa fille.Sans se douter de la contemplation paternelle, Damienne poursuivait son travail délicat; elle avait entrepris d\u2019enluminer un missel, pour le mariage d\u2019une de ses amies, et ce travail convenait à son caractère, car elle était patiente, minutieuse, très artiste, sans qu'elle éprouvat cependant le besoin de produire quelque tableautin ou aquarelle, pour le seul plaisir de l\u2019amour-propre.\u2014 Ma pauvre Damienne, dit tout à coup la baronne, tu te fatigues les = yeux en pure perte ; si tu crois que ton amie appréciera ce travail fastidieux!.Un cadeau de mariage doit être très apparent, éblouissant à première vue.Ton missel coûterait son pesant d\u2019or qu\u2019il ne vaudrait pas, pour Arlette, la moindre des statuettes de bronze ! \u2018 _\u2014_ C\u2019est à « l'amie » seule que je fais ce cadeau, expliqua la jeune fille ; je travaille en songeant à elle, et chaque coup de pinceau est un peu de ma pensée.\u2014 L'idée me paraît très jolie, remarqua le baron qui ne résistait ja- ¥ mais a la tentation de défendre sa fille.Sa défense tombait mal.\u2014 A propos d\u2019idée, Lancelot, demanda la baronne Hilda, avez-vous suivi le conseil que je vous avais donné ?M.de Franqval joua mal l\u2019étonnement : \u2014 Le conseil.Quel conseil ?Sa fille abandonnait son travail et, pensive, elle eut l\u2019air d'attendre un quelque chose qui devait fatalement se produire.La vieille marquise soupira, comme chaque fois qu\u2019une discussion se préparait ; consciente de t l'ostracisme de sa fille et ne voulant pas la blâmer devant son gendre qu\u2019elle approuvait tout bas, elle avait pris l'habitude de garder un silence prudent.La baronne s\u2019impatienta : \u2014 Le conseil de louer enfin la Claudette, puisque vous vous refusez à la vendre.\u2014 La vendre! À quoi pensez-vous là, ma chère?.Une maison qui a tout un passé de gloire ! \u2014 Un bien jeune passé ! \u2014 En effet! C'était hier.Nous en vibrons encore.Damienne eut, pour son père, un sourire discret.Quand il parlait ainsi, elle ne pouvait s'empêcher d\u2019être fière de lui; elle aussi savait vibrer à ce passé qu\u2019il venait d'évoquer ; tout ce qu\u2019il pensait, elle le pensait ; tout ce qu\u2019il aimait, elle l\u2019aimait d\u2019instinct.Et l\u2019extérieur du baron de Franqval était en concordance avec ses sentiments intérieurs: grand, mince, élégant, il possédait une rare vigueur, en dépit de sa taille élancée ; il avait gardé un visage extrêmement jeune, bien que ses cheveux abondants fus- regardait [Suite de la page 13 ] sent d\u2019un blanc de neige comme aussi sa fine moustache et sa barbe taillée en pointe ; on l\u2019eût pris pour un colonel en retraite, n\u2019eût été l\u2019affabilité de son regard et la tranquillité de son geste qui démentaient l'habitude du commandement.Il avait deux passions sur la terre: sa fille et la pêche ; il s\u2019accusait de l\u2019une et s\u2019excusait de l\u2019autre, sans que ces défenses différentes lui eussent valu lindulgence de sa femme.Derrière les sentiments avoués, il en avait d\u2019autres qu\u2019il savait taire, pour ne pas les jeter en pâture à l\u2019incompréhension humaine, et il aurait pu écrire sur le fronton de son château: « Dieu, l\u2019Alsace et l\u2019Empereur ! » Parler de vendre la Claudette, c\u2019était tailler à vif dans ses plus beaux souvenirs: la Claudette, c\u2019était le « bâton de maréchal» du premier baron de Franqval.\u2014 J'aimerais mieux vendre le château ! s\u2019exclama-t-il, comme en se parlant à lui-même.\u2014 Ft nous irions tous habiter la Claudette.Ce serait délicieux ! Une chaumière et un cœur!.Voyons, Lancelot, parlons de façon sensée ; si vous êtes décidé à la location.\u2014 Pardon !.J\u2019ai dit que je louerais quand j'aurai trouvé quelqu\u2019un à ma convenance.\u2014 Un Bonapartiste enragé ?Le baron haussa les épaules : \u2014 Un homme qui respecterait mes idées, tout simplement !.Je regrette assez de ne pouvoir habiter la Claudette qui est, en somme, le berceau de la famille, sans aller encore l\u2019abandonner au premier venu.D'ailleurs, je ne comprends pas votre insistance à vouloir louer; nous ne sommes tout de même pas a court d'argent, pour nous jeter sur la Claudette comme sur le dernier morceau de pain! Mme de Frangval surprit un regard d\u2019entente entre le pére et la fille; son sourire se fit ironique,\u2019 tandis qu\u2019elle répondait : \u2014 Là n\u2019est pas la question.Je désire que la propriété soit louée, pour vous éviter, à vous et à Damienne, de trop fréquentes escapades.S'il vous plaît d\u2019aller jouer au paysan à la Claudette, c\u2019est votre affaire ; par contre, je ne veux pas que Damienne déserte le château et ses occupations journalières, pour s\u2019enterrer dans une maison inhabitée dont l\u2019humidité malsaine risque de lui faire attraper des rhumatismes pour le restant de ses jours.Damienne reprenait ses enluminures; sa mère avait raison; le silence était préférable à la discussion vaine.Et la jeune fille revoyait ce que la baronne taxait d\u2019escapades: les longues stations dans la vieille maison, le raccommodage et la préparation des engins de pêche, les collations joyeuses prises sur le pouce, le poêle qui fumait, la vaisselle de fortune.Que de fois le baron avait dit, non sans quelque malice : \u2014 Hein! petite.Si ta mère nous voyait ! Si la baronne ne l'avait pas vu, elle avait fini par le savoir, et le même chagrin s\u2019emparait du père et de la fille, avec les souvenirs qui revivaient.On pouvait louer la Claudette \u2026 Qu\u2019y ferait-on, «maintenant que maman savait» ?.« Je ne crois pas que Damienne courait un risque quelconque en séjournant à la Claudette: cette petite est bâtie à chaux et à sable ; elle est comme moi, d\u2019ailleurs.» Un peu de rancune perçait dans le ton de M.de Franqval, parce qu'il ne 21 - eattz Seule Crème hitzgnale me suff!\u2019 .dit Deanna Durbin Elle fait des bandages pour les blessés, chante a la Cantine, vend des bons de guerre.Mais ni ce travail, ni I\u2019écran ne ternissent son charme printanier.Dcanna Durbin I'explique : \u201cGrace a la Crème Inétgrale Woodbury, ma peau reçoit des soins complets \u2014 en quelques secondes.\u201d DEANNA DURBIN, VEDETTE AVEC GENE KELLY DANS ; \u201cCHRISTMAS HOLIDAY \u201c {UNIVERSAL Oui cette seule crème veloutée vous suffira pour donner à votre peau la perfection de teint des vedettes.La Crème Intégrale Woodbury fait tant : Nettoie.Adoucit et lisse.Tient la poudre.Aide à corriger la sécheresse, les petites rides fines.Et Stéricine, ingrédient exclusif, purifie constamment la crème en pot, protégeant ainsi le teint des flétrissures causées par les germes de poussière.[oujours au coucher, prenez le Masque Nocturne des vedettes: Nettoyez avec la Crème Intégrale Woodbury \u2014 puis remettez-en pour la nuit; elle adoucit.Servez-vous-en aussi de jour.Pots de crème 25c., 50c.N ; J CREME INTEGRALE | S'APPELAIT JADIS \"COLD CREAM\".NETTOIE A FOND ET FAIT BIEN PLUS ENCORE Achetez chaque semaine, chez votre pharmacien, des timbres d'épargne de guerre. 22 VOTRE SOURIRE EST APPLAUDI Quand vos gencives recoivent le traitement special Ipana Gare à la \u201cteinte rosâtre sur votre brosse à dent\u201d\u2019 .conservez fermes vos gencives et brillantes vos dents grâce à IPANA ET AU MASSAGE N SOURIRE éclatant vous rend populaire dans tous les milieux.Protégez votre sourire et donnez à vos gencives, aussi bien qu\u2019à vos dents, le traitement spécial Ipana ! La nourriture molle et trop cuite que nous mangeons prive souvent nos gencives de l\u2019exercice qu\u2019elles requièrent.Elles tendent à devenir flasques, sensibles \u2014 et quelquefois même une teinte rosâtre révélatrice apparaît sur les soies de votre brosse à dents.Dès que vous remarquerez cette teinte rosâtre, consultez sans délai votre dentiste.Il vous dira peut-être que vos gencives sont paresseuses \u2014 qu\u2019elles sont flasques par suite du manque d\u2019exercices.Et, a l'instar de milliers d\u2019autres den- Un produit Bristol-Myers Fabriqué au Canada tistes, il vous suggérera probablement d\u2019employer Ipana et de masser vos gencives régulièrement.La pâte dentifrice Ipana a été spécialement étudiée non seulement pour nettoyer parfaitement vos dents mais aussi, lorsqu\u2019employée avec le massage, pour aider vos gencives.Chaque fois que vous brosserez vos dents, profitez-en pour masser vos gencives avec un peu d\u2019'Ipana.Notez ce picotement fortifiant, indice que la circulation est activée dans les gencives \u2014 ce qui contribue à leur santé et à leur fermeté.Et, avec des gencives fermes et saines, vous aurez bientôt des dents plus brillantes et un sourire plus éclatant.IPANA Votre pharmacien consacrera le mois de septembre à la vente de Timbres d'Epargne de Guerre \u2014 aidez-le à aider le Canada.Achetez des Timbres d'Epargne de Guerre chaque fois que vous entrerez chez lui.pnt pes SE = pouvait se faire à l\u2019idée que la baronne les avait surveillés comme des enfants, et il s\u2019efforça de prendre un air dégagé pour décider : \u2014 C\u2019est entendu ; on louera la Claudette.J'irai voir Me Golstein demain.Il sortait sa pipe, la bourrait distraitement et il allait, sans doute, l\u2019allumer du même geste machinal, sans voir le regard mécontent de sa femme, quand Damienne le rappela doucement aux habitudes de la maison : \u2014 Papa, puisque vous sortez pour fumer.voulez-vous que je vous accompagne ?.Le temps de passer un manteau, et je suis à vous.\u2014 Tu auras froid, remarqua la baronne qui parut contrariée.Mais la marquise intervenait, agacée de la longue discussion et peut-être aussi du silence où elle s\u2019était condamnée volontairement : \u2014 Laisse donc cette petite.La promenade la reposera de ses peintures.\u2014 Mienne.dit le baron.Il appelait ainsi Damienne aux heures d\u2019intimité, et jamais cette intimité ne leur avait été nécessaire comme ce soir, au sortir de la conversation pénible.La jeune fille se rapprocha de son père et lui prit le bras.\u2014 Ga vous ennuie, papa, demanda- t-elle en essayant de rire, qu'on ait découvert notre retraite ?\u2014Ne ris pas; tu n\u2019en as pas envie plus que moi! Sapristi! Si nous n\u2019avons plus la Claudette, je ne sais comment nous ferons ! Me vois-tu rentrer au château dans ma tenue de pêcheur ! Ta mère ne soupçonne pas l'aspect qu\u2019on peut avoir, au retour d\u2019incursions de ce genre.tandis que j'allais refaire un bout de toilette à la Claudette.C\u2019était si simple ! Il ajouta, comme sa fille ne relevait pas le propos: \u2014 Et puis, tout cela n\u2019est rien encore; le pire de l'affaire, c\u2019est que je dois louer la Claudette, et si je tombe sur un imbécile.\u2014 Pourquoi tomberiez-vous sur un imbécile ?\u2014 Parce que les amateurs ne seront pas légion.La Claudette est une vieille bicoque, une véritable retraite pour Chartreux !.\u2014 Si l\u2019endroit est sauvage, il est pittoresque.Nous l\u2019aimons tel qu\u2019il est; pourquoi d\u2019autres ne l\u2019aimeraient-ils pas ?Le baron répéta sa phrase résignée : \u2014 J'irai voir maître Goldstein.\u2014 Et il vous trouvera le locataire désiré, rassurez-vous, papa.Tout ira bien; nous aurons un voisin ou une voisine agréable et nous leur ferons bon visage, afin d\u2019obtenir d\u2019eux un petit coin du logis, ne serait-ce que le pavillon pour votre attirail et votre.vestiaire.Elle eut son beau rire tranquille, son doux rire reposant, et le baron de Franqval serra davantage le bras de sa fille, heureux de l'avoir là, près de lui, si compréhensive et si bonne.\u2014 Mienne ! murmura-t-il.Ma petite Mienne ! Que ferais-je sans toi ! III \u2014 LA CLAUDETTE UAND on avait franchi la grande porte cintrée, on se trouvait aussitôt dans une vaste pièce qu\u2019on appelait, autrefois, salle commune, et qui servait de cuisine et de salle à manger ; les meubles étaient rustiques, mais non sans valeur ; les cuivres étincelaient, soigneusement entretenus par le vieil Hans, gardien de la Claudette ; la rampe de l\u2019escalier intérieur était une merveille de sculpture ; de vieilles armes pendaient au mur, que tous les soins de Bauer ne pouvaient faire briller.Certaines avaient servi au mari de la Claudette, lors des guerres de l\u2019Empire; d\u2019autres rappelaient la triste guerre de 1870.Ces dernières, LA REVUE POPULAIRE dissimulées au fond des caves, pendant la domination allemande, en avaient surgi, comme par miracle, à la victoire de 1918.Parfois, l\u2019on trouvait Hans Bauer installé sur les marches de l\u2019escalier, car l\u2019escalier était le coin des armes; il avait l\u2019air d\u2019y méditer et, peut-être revivait-il les jours sombres, ces songeries-là ne le disposant pas ordinairement à la bonne humeur.Ce matin de soleil avait attiré le vieux sur le seuil ; il bricolait quelque chose que Damienne ne voyait pas et qui retenait toute son attention.Au chant de la jeune fille, il avait laissé tomber ses outils et il ne songeait pas à quitter le seuil de la maison qu\u2019il obstruait de son corps robuste, se tenant assis, les jambes croisées, dans une pose qu\u2019il affectionnait, parce qu\u2019elle prouvait, disait-il, la jeunesse de ses muscles.Quand Damienne se tut, il eut un hochement de tête qui était un reproche ; il avait sur le cœur «l\u2019idée de Mme la Baronne » et il trouvait que la demoiselle prenait sa peine à la légère, quand, lui, n\u2019en avait pas dormi depuis huit jours ! \u2014 Eh bien! Hans.Tu rêves ?Interrogé en français, le vieil homme répondit de même, avec un accent prononcé dont il ne pouvait se défaire, malgré les remarques incessantes de sa femme qui avait été la nourrice de Damienne et qui ne voyait que par les yeux de sa petite demoiselle.\u2014 Je rêve, dit-il d\u2019un ton sentencieux, au malheur de louer la Claudette.Il se leva sans effort et s\u2019effaça pour laisser entrer le baron et sa fille ; puis, de son pas tranquille, il vint à une armoire et s\u2019empara d\u2019une bouteille qu\u2019il considéra d\u2019un air attendri.\u2014 Voilà de quoi vous remettre, monsieur le baron.\u2014 Du kirsch, à sept heures du matin! s'indigna Damienne.Surtout, papa, n\u2019allez pas prendre cela ! Hans savait qu\u2019on ne désobéissait jamais à la demoiselle, parce qu\u2019elle était la sagesse même ; il se contenta de poser la bouteille sur la table et il la caressait de temps à autre du regard, en homme fortement tenté de désobéir.\u2014 Asseyez-vous, mademoiselle.et vous, monsieur le Baron, excusez le désordre, je suis en nettoyage.Il faisait les honneurs, comme si la maison lui appartenait, et cette candeur était touchante, donnant la mesure de l'attachement du vieil Alsacien pour cette Claudette jolie qu\u2019on « devait» leuer.Son regard se fit malicieux, tandis qu\u2019il poursuivait : \u2014 Vous n'aurez pas à aller chez maître Golstein, je le crois bien, monsieur le Baron.«J'ai.non, pas encore.C\u2019est votre clause du pavillon qui ne plait pas.Le «monsieur» est une manière de sauvage qui s\u2019est entiché de la Claudette, justement parce qu\u2019il n\u2019y verrait âme qui vive.Alors, vous comprenez, ce n\u2019est pas très logique d\u2019aller l\u2019obliger à voir un baron presque tous les jours.et, si j'ai bien compris, à rencontrer une belle demoiselle.» \u2014I n\u2019est pas poli, ton monsieur, Hans ! \u2014 Oh! vous savez, mademoiselle, il ne ressemble pas à tout le monde, c\u2019est slr; ce qui est plus sûr encore, c\u2019est qu\u2019il s\u2019installerait à la Claudette, sans y rien changer.parce qu\u2019il l\u2019aime telle qu\u2019elle est! IV \u2014 LAURENT SAINT-YVES OMME Damienne entrait dans le salon au premier coup du diner, le baron la retint par un pan de sa robe : \u2014Eh! petite!.la Claudette est louée.[ Lire la suite page 24] \u201cIl importe tant uc soyez TENOGRAPHES ?Comptables ?Commis ?Peu importe le genre de travail que vous faites \u2014 il est essentiel à l\u2019effort de guerre.Il peut sembler y avoir un grand écart entre piloter un avion de combat au-dessus de l'Allemagne et assurer un emploi de bureau, mais des communications d'importance vitale peuvent être retardées ou activées dépendant de Pentrain que vous mettez à faire votre travail.Vous savez vous-mêmes combien votre travail dépend de votre état de santé \u2014 combien il est important que vous vous sentiez de votre mieux afin de faire de votre mieux.CINQ CONSEILS POUR SE MAINTENIR EN BONNE SANTE 1.Manger prudemment \u2014 Manger des aliments nour- tissants, suivre une diète besoin d\u2019exercice.Mais n\u2019exagérez pas.bien équilibrée.Eviter les 4.Eviter les accidents \u2014 Ne 3 bai pas risquer de devenir in- excès dans le boire et le valide \u2014 de sestropier.manger.2.Se reposer amplement \u2014 Le sommeil revivifie; qui manque de sommeil man- Ne pas oublier que la prudence est la mère de la sûreté.que d\u2019énergie.5.Consulter son médecin \u2014 3.Prendre de l'exercice rai- Si vous avez des doutes sonnablement \u2014 Autant quant à votre état de santé, ne tardez pas, consultez votre médecin immédiatement.que possible, vivre au grand air.Tous les muscles, sans exception, ont d'attaque aujourdhui e 9 Sal Hepatica permet souvent une grosse journée de travail au lieu d\u2019une tâche à demi accomplie Certains matins vous vous éveillez la tête lourde, manquant d\u2019énergie par suite du besoin d\u2019un laxatif.Prenez le pétillant Sal Hepatica ! Sal Hepatica agit rapidement Sal Hepatica vous vient rapidement en aide \u2014 agit habituellement en moins d\u2019une heure.Bien qu\u2019il soit rapide et agréable au goût, Sal Hepatica agit naturellement, en attirant dans les voies intestinales la quantité voulue de liquide.Facile à prendre, il n\u2019engendre ni malaise ni colique, ni ne laisse de conséquence fâcheuse.II enraye aussi l\u2019acidité A l\u2019encontre des laxatifs ordinaires, Sal Hepatica aide aussi à combattre l\u2019excès d\u2019acidité d\u2019estomac, considération d\u2019importance, car la constipation s\u2019accompagne presque toujours de cette acidité qui aggrave et prolonge votre dérangement.Pour obtenir le soulagement voulu il faut corriger ces deux symptômes.Voilà où Sal Hepatica a tôt fait de vous rendre à la normale parce qu\u2019il s\u2019attaque aux deux causes de votre malaise.La prochaine fois que vous vous sentirez mal-en-point, avec un estomac dérangé dû à un besoin de laxatif, rappelez-vous que deux cuillerées à thé de Sal Hepatica dans un verre d\u2019eau peuvent constituer la différence entre une journée fatigante, où tout va mal et une bonne journée de travail bien accompli.Procurez-vous, chez votre pharmacien, une bouteille de Sal Hepatica.Quand vous éprouvez le besoin d\u2019un laxatif, le cas est urgent: prenez Sal Hepatica il est rapide Sal Hepatica Votre pharmacien consacrera le mois de septembre à la vente de Timbres d'Epargne de Guerre.Aldez-le à aider le Canada.Achetez des Timbres d'Epargne de Guerre chaque fois que vous allez chez lui.Un produit Bristol-Myers Fabriqué au Canada 24 \u201cJ\u2019ARRIVE LE QUINZE\u201d, disait ton télégramme.Oh! chéri, tu avais été absent si longtemps! Tant de préparatifs pour ton arrivée! J\u2019en ai presque oublié mes mains.Mais tout à coup je les ai vues, sales, rêches.Un travail \u201cà l\u2019eau\u201d dessèche la douceur naturelle de la peau.D\u2019un bond j'ai couru à ma Lotion Jergens.Je me sers de Jergens religieusement.Et mes mains \u2014 oh, tu les as baisées mon chéri, de la façon que j'aime tant.\u201cPour moi, chérie, conserve la douceur de tes mains\u201d, as-tu dit.Et, mon aimé, je le ferai \u2014 toujours.Je n\u2019ai qu\u2019à continuer à me servir de la Lotion Jergens.Près de 3 sur 4 parmi les femmes de nos guerriers soignent leurs mains avec la Lotion Jergens qui offre des soins quasi-professionnels.Pour rendre à une peau rêche sa douceur exquise bien des médecins se servent de 2 ingrédients; Jergens les contient tous deux.Son emploi régulier arrête rudesse et gerçures.Simple, facile ; ne colle pas.Sans faute, prenez la Lotion Jergens.JERGENS LOTION rour DES MAINS DOUCES, ADORABLES (Fabrication Canadienne) Achetez chaque semaine, chez votre pharmacien, des timbres d'épargne de guerre.LA REVUE POPULAIRE LE COUP D'AILE [Suite de la page 22] D\u2019étonnement, la jeune fille revint en arrière, dans le vestibule.\u2014 Louée ! Et si vite !.Pas au monsieur en question, je suppose ?\u2014.,Au monsieur en question, ma chérie.Nous n\u2019étions pas partis d\u2019une demi-heure qu\u2019il faisait, paraît-il, son apparition à la Claudette, acceptant la clause du pavillon, mais à la condition de ne jamais nous rencontrer.\u2014 Son amabilité dépasse les bornes!.Par ailleurs, je ne vois pas comment il nous sera possible de nous rendre, journellement, au pavillon, sans risquer de rencontrer ce seigneur ténébreux.\u2014 Bah! Nous aviserons.nous: voilà ta mère.Pendant le cours du dîner, le baron prit son courage à deux mains pour annoncer, d\u2019une voix joyeuse ou qui semblait l\u2019être : \u2014 Ma chère amie, vous allez me féliciter ; la Claudette est louée.Le locataire est de Strasbourg.\u2014 D'une ancienne famille ?\u2014 Il me semble .« Laurent Saint- Yves.» Mme d\u2019Elstein parut chercher : \u2014 Saint-Yves ?.Il vous a bien dit: Saint-Yves ?\u2014Il a remis sa carte à Hans Bauer ; la voici.\u2014 C\u2019est curieux .je revois ce nom.Elle hésita une seconde, en femme qui ne veut rien avancer sans preuves préalables, et elle annonça, le visage détendu : \u2014 Ce monsieur ne vous a pas donné son vrai nom.La baronne sursauta : le barbouilleur tournait à l\u2019aventurier.\u2014 J\u2019ai connu des Saint-Yves, continua la marquise, mais ils avaient la particule.On les nommait: les comtes « Dreusch de Saint-Yves ».\u2014 Un beau nom! s\u2019exclama Mme de Franqval, rassérénée ; pourvu que le locataire soit \u2018de ceux-là ! On pourrait l\u2019inviter.Le baron et sa fille se regardèrent ; puis ils baissèrent vivement les yeux sur leur assiette, saisis de la même gaieté intérieure.\u2014 Hans m\u2019a dit que M.Saint-Yves avait été officier.\u2014 Nous demanderons à Mathias et à Erwin de nous donner des renseignements sur lui.\u2014 Nos fils ne sauront rien.Saint- Yves a servi en Afrique.\u2014 Pourquoi en est-il revenu ?\u2014 Vous pourrez le lui demander, ma chère, puisque vous vous proposez de l\u2019inviter.\u2014 Et la suite des renseignements ?.\u2014 M.Saint-Yves amène avec lui un serviteur arabe et sa femme.ses chiens.Il laissera son auto et ses chevaux à Saverne.\u2014 Voilà un homme mal équilibré ! Avoir domestiques, chevaux et auto, un titre qu\u2019il dédaigne .et loger dans ce réduit de la Claudette ! \u2014 Diogène a bien logé dans un tonneau.\u2014 C\u2019est possible, ma mère, dit la baronne, vexée de la gaieté générale, mais ce n\u2019était pas un « Dreusch de Saint-Yves » ! V \u2014 LE PASSE DE LAURENT SAINT-YVES Taisons- A MARQUISE s\u2019installa devant la petite table de la pâtisserie avec les soins minutieux qu\u2019elle apportait à toutes choses; elle était a son aise partout ; elle savait l'être, cependant, avec cette amabilité souriante, cette bonne grâce exquise qui ne la quittaient jamais.À ses côtés, la baronne de Franqval n\u2019en paraissait que plus hautaine, bien que cette attitude fût tout à fait involontaire chez elle.\u2014 Et Damienne ?\u2014 L'essayage n\u2019en finissait plus.Elle doit nous rejoindre ici.\u2014 Je ne savais pas que vous aviez un essayage.\u2014 Mais, voyons, maman.et le bal! \u2014 Ah! oui! Le bal des vingt ans de Damienne ! Ce que les gens vont te bénir de les faire danser au mois de juin! \u2014 C'est à cause des vingt ans de Damienne ! \u2014.Et bien un peu pour le mystérieux habitant de la Claudette que tu as l'intention d'inviter et qui ne viendra pas.\u2014 Pourquoi ne viendrait-il pas ?\u2014 Mais, parce que c\u2019est un ours, tout simplement.Peux-tu me dire combien de fois tu l\u2019as rencontré depuis quinze jours ?\u2014 Jamais.Rien d\u2019étonnant à cela.Je ne vais pas en forêt à la veille d\u2019un bal ; j'ai autre chose à faire ! \u2014 Oh! a la veille!.\u2014 Pour en revenir à M.Laurent Saint-Yves, je vous dirai que cet homme me plaît sans l\u2019avoir jamais vu.\u2014 Bah! \u2014 Depuis qu\u2019il est à la Claudette, Lancelot a renoncé à ses randonnées dans la forêt ; il est toujours à l\u2019heure aux repas ; je n\u2019ai plus à gronder Da- mienne pour ses vagabondages à la suite de son père.Vraiment, j'étais inspirée, le jour où je décidai Lancelot à louer la Claudette ! \u2014 Espérons que la sagesse du père et de la fille durera ! \u2014 Pourquoi dites-vous cela, maman ?Et puis, vous riez.Je voudrais savoir ce qui vous fait rire.L\u2019arrivée de Damienne sauvait la marquise d\u2019un interrogatoire en règle.Elle ne niait pas avoir ri.C\u2019est qu\u2019elle n\u2019avait pas en son gendre la même confiance que sa fille et, bien _ des fois, elle s\u2019était demandé : \u2014 Quel avantage Lancelot peut-il tirer de la location de la Claudette à cet étranger, pour avoir accepté de si bon cœur l'ennui de louer sa chère maison ?Damienne s\u2019avançait, fraîche comme une rose, dans la mousseline légère de sa robe; vêtue élégamment, comme chaque fois que la nécessité l\u2019obligeait à une après-midi à Strasbourg, elle ne perdait pas son charme très jeune, l\u2019expression candide de son regard franc.\u2014 Devinez qui j'ai rencontré tout à l'heure.Damienne avait rapproché sa petite table et, assise, se dégantait posément.Les deux femmes parlérent, chacune selon ses préférences : \u2014 Mathias, dit la vieille dame.\u2014 Erwin, prononça la baronne, d\u2019une voix vibrante.; \u2014 C\u2019est Erwin, en effet, et Erwin non puni, ce qui est un phénomène ! Mme de Franqval parut mécontente de l\u2019innocente raillerie de sa fille : \u2014Le métier de militaire n\u2019a rien de réjouissant pour un jeune homme du caractère de ton frère ; s\u2019il aime la France, il déteste la moindre sujétion.\u2014 Il peut supporter ce que supporte Mathias, dit la marquise, logique.La marquise n\u2019ajouta rien, parce qu\u2019elle était très occupée à examiner un jeune offiicier qui venait d'entrer et qui s\u2019avançait vers leurs tables en clignant des yeux pour reconnaître les trois femmes.Son apparition soudaine provoqua les exclamations de bonheur de sa mère ; il baisa la main de sa grand-mère, se laissa tomber sur la v \u2014_\u2014 SEPTEMBRE 1944 chaise placée en face de Damienne, en disant, à l\u2019adresse de la jeune fille: \u2014De plus en plus belle! Il était ainsi, d\u2019une frivolité désespérante, ne s\u2019arrêtant qu\u2019aux choses extérieures, jugeant d\u2019un coup d\u2019œil la toilette de sa mère ou de Damienne, potinier comme une femme, s'amusant d\u2019un rien et, cependant, dramatisant toutes choses, tour à tour désagréable et charmeur, selon qu\u2019il avait plus ou moins gagné au jeu.Son père regrettait qu\u2019il ne fût pas venu au monde plus tôt, pour vivre la guerre et se tremper le caractère au feu des batailles; il était de ces mauvais sujets dont on fait les héros et qu\u2019un élan de bravoure peut éveiller à jamais de l\u2019assoupissement moral.Maintenanit, tout en croquant des gâteaux, il prenait un air mystérieux pour commencer quelque racontar que Damienne s\u2019apprêtait à n\u2019écouter que d\u2019une oreille; mais un nom fut prononcé qui retint son attention déjà distraite.\u2014 .J\u2019ai des détails sur le monsieur qui a loué la Claudette.et, si je vous ai consacré mon après-midi, c\u2019est bien pour vous raconter l\u2019histoire.\u2014 Oh! ton après-midi.N\u2019exagère pas! \u2014 Et vous, grand-mère, n\u2019interrompez pas le narrateur.\u2014 N'oublie pas que Damienne.\u2014 Je n\u2019oublie rien, soyez tranquille.L'histoire est de celles que peuvent entendre les jeunes filles en robe rose.Donc, au reçu de votre lettre, je me suis mis en campagne, malgré Mathias qui me taxait d\u2019indiscrétion.Avec la liste des « Africains », l\u2019affaire a été toute seule.un ami de mon ami m\u2019a renseigné sur le mélodrame qui a pour titre « Laurent Saint-Yves ».\u2014 Tu me fais peur! gémit Mme de Franqval, reprise de ses premières inquiétudes.\u2014 Le pauvre homme ! songea la marquise.Cette fois, on ne l\u2019invitera plus! Erwin de Franqval eut un geste d\u2019impatience.\u2014 Quand je dis mélodrame, c\u2019est une façon de parler, maman.Laurent Saint- Yves se trouvait en Afrique; il connut a.j'ai oublié le nom.une jeune fille d\u2019une rare beauté et de très noble famille ; il se croyait aimé et, lorsqu\u2019il eut à tenter une reconnaissance dans le Sud, il s\u2019en alla, plein d\u2019espoir, emportant dit-on, les promesses de la jeune beauté.Ce fut en plein désert qu\u2019il apprit, par des officiers de passage, les fiançailles de celle qu\u2019il aimait, avec un officier supérieur de son régiment.Le soir de ce jour, on le chercha vainement dans le campement et sur les pistes; on ne le trouva pas ; un méhari manquait.seule, demeurait, sur le sable, l\u2019outre pleine d\u2019eau, détachée, sans doute, volontairement, de la bête.Damienne eut un frémissement: toute sa jeunesse se révoltait.\u2014 Volontairement ! Tu ne veux pas dire que l'officier s\u2019était enfui du camp pour chercher la mort ?\u2014 Ma chère Minerve, ne prends pas cet air scandalisé et déduis ce que tu voudras du dernier chapitre de ce roman extraordinaire: au bout de trois - jours, paraît-il, on retrouva le malheureux sans méhari ; il était étendu sur le sable, face au soleil, à moitié grillé, tu dois t'en douter.Il délira pendant des semaines et, lorsqu\u2019il retrouva sa connaissance, il se refusa aux explications.Guéri, Laurent parut devant l'officier supérieur qui devait stutuer sur son sort; un juge, aux yeux de l\u2019entourage.un rival, pour Saint-Yves.L'officier lui dit : \u2014Je vous rappelle, lieutenant, que le duel est interdit dans mon régiment et, en déduction, que le soldat ne dispose pas de sa vie quand il l\u2019a offerte à la patrie.De deux choses l'une.Ou vous avez déserté votre poste.ou vous avez disposé d\u2019une vie qui ne vous appartenait plus.Par égard pour votre famille, je n\u2019en référerai pas à un tribunal supérieur ; mais je désire que vous m\u2019expliquiez le mobile de votre acte.Quelle que soit votre excuse, je m'en contenterai, afin d\u2019éviter une démission aussi pénible pour vous que pour moi.Seulement, j'exige une explication.Laurent Saint-Yves ne prononça pas un mot ; il ne se trahit, ni par un geste, ni par un regard.Un mois plus tard, il quittait cette Afrique qu\u2019il aimait par-dessus tout, après avoir donné sa démission, Damienne fut la première à parler.C\u2019était toute sa tendresse de femme qui s\u2019exprimait : \u2014 Comme il a dû souffrir!.Moi, je ne croirai jamais qu\u2019il a eu l\u2019intention d\u2019en finir, en quittant la piste.\u2014 Et l\u2019outre détachée.remarqua la baronne qui aimait les situations romanesques.\u2014 Ce n'est pas une preuve, cela.L'officier a pu partir au hasard dans le seul but de s\u2019étourdir.Sa sortie a tourné au tragique, parce que la prudence devient un mot bien vague pour l\u2019esprit qui souffre.Alors.pourquoi ne s\u2019est-il pas défendu ?\u2014 Oh! cela est incompréhensible, évidemment.Si nous parlions d\u2019autre chose, maintenant.J\u2019ai envie d\u2019aller reprendre l\u2019auto, car vos courses sont finies, je suppose, maman ?Elle s\u2019était levée ; elle remettait ses gants, avec la même tranquillité qu\u2019elle les avait ôtés tout à l\u2019heure ; son regard demeurait paisible; elle était toujours rayonnante dans sa robe de jeunesse.Son frére la regarda comme on cherche à déchiffrer une énigme ; puis il lui jeta, de ce ton taquin qu\u2019il prenait toujours avec elle, quand il la sentait supérieure a lui: \u2014 Allons, Minerve, reprends ta petite vie bien sage.Oublie mes romanesques histoires, pour ne plus écouter que la chanson de tes sapins et l\u2019héroïque aventure de ton aïeule, la Claudette.et prends garde au loup, ma petite fille.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il s\u2019est fait croquer, qu\u2019il ne saurait croquer lui-même ! VI \u2014 LA RENCONTRE E BARON et Damienne suivaient l\u2019allée pleine d\u2019ombre ; la nuit descendait, si calme, si parfumée, qu\u2019ils avaient éprouvé, tous deux, le besoin de quitter la terrasse pour errer sous les grands arbres, avec le secret désir peut-être, d\u2019échanger quelques pensées communes.Au dîner, l\u2019histoire de Laurent Saint- Yves flottait dans l\u2019air; à cause des domestiques, la marquise et sa fille s\u2019étaient tues.Elles devaient se rattraper sur la terrasse, enjoliver le récit d\u2019Erwin d\u2019un tas de détails inédits qui firent se relever légèrement les fins sourcils de Damienne.Rien qu\u2019à ce signe, le baron devinait le blâme muet et, lorsqu\u2019ils furent loin des oreilles, il demanda : \u2014 Et toi, petite, que penses-tu du malheureux que ta mère et ta grand- mère ont mis au pilori ?\u2014 Ce que vous en pensez, papa.tout simplement.Je trouve qu\u2019il est fort regrettable qu\u2019on ne puisse respecter mieux la douleur, l'abandon.tout ce qui fait pleurer.Voilà un être jeté en pâture à la curiosité mondaine, laquelle s\u2019empare de sa triste histoire pour en faire un jouet, et qui s\u2019en délecte, tout comme s\u2019il s'agissait d\u2019un film à épisodes.Parce qu\u2019il a souffert, cet homme que je ne connais pas encore.il me devient sympathique.\u2014Il m'est sympathique à moi aussi, dit le baron.VEDETTE DE \u201cLAURA\u201d, PROCHAINE PRODUCTION DE 20th CENTURY-FOX Ÿ \u2026 Elle donne un ton chaud, savoureux Vivifie le charme d\u2019un teint basané .ou d\u2019une peau claire brunie par le soleil d\u2019été.Superbe .car les directeurs de Hollywood ont aidé à créer la nuance idéale pour chaque type du teint.Vv .reste dun ton juste, frais Ne jaunit ou ne ternit jamais sur vous! Ne donne jamais l\u2019effet \u201cpoudreux\u201d.Magie du Ton Contrôlé qui maintient sa fraîcheur de ton sur la peau! Vv .ajoute un doux velouté Finesse adhérente du Ton Contrôlé : donne à la peau - le soigné des vedettes \u2014 pendant des heures! Mes Chères ! Choisissez votre nuance de Poudre Woodbury aujourd'hui : Chair, Rachel, Windsor Rose, Brune.bude cÂTESE (0 )rodQuny VOTRE ETUI DE FARD ASSORTI.Une carte Hollywood dans chaque boîte de Poudre Woodbury indique votre rouge et bâton de lèvres.Achetez votre fard assorti Woodbury \u2014 vite.BOITES DE POUDRE WOODBURY 25c, léc.(Fabrication Canadienne) 4 : tft Achetez chaque semaine, chez votre phormaclen, des timbres d'épargne de guerre. \u201cLe bon sens commande d'employer un nettoyeur qui n'égratigne pas !\u201d Rayures et égratignures font paraître la porcelaine terne et vieillie.Mais ce n\u2019est pas tout: elles ramassent la saleté et rendent le nettoyage de plus en plus difficile.C\u2019est pour cette raison que tant de femmes préfèrent aujourd\u2019hui le Bon Ami \u2014 il offre la plus entière sécurité ! Le Bon Ami, en effet, ne renferme ni matières graveleuses ni caustiques violents.Il polit d\u2019une manière toute spéciale.Frottez-en un peu une surface et vous verrez comme il nettoie à fond .vous verrez comme le Bon Ami fait vite reluire la porcelaine ! Il vous épargne aussi du temps.tout en épargnant vos choses.Achetez-en une boîte aujourd\u2019hui même ! \u2019\u2019Facilite tous vos travaux de nettoyage!\u201d Vous n\u2019avez pas besoin de nettoyeurs \u201cspéciaux\u201d quand vous utilisez le Bon Ami.Cette fine poudre blanche donne un beau fini luisant aux réfrigérateurs et poêles émaillés avec autant de facilité et d\u2019efficacité qu\u2019il nettoie éviers et baignoires.Ayez- en toujours sous la main pour la cuisine et la salle de bain.Bon Ami \u2018n\u2019a encore jamais.rien égratigné !\u201d Fabrication Canadienne Une légère hésitation suspendit sa phrase ; mais, le regard de Damienne l\u2019interrogeant, il murmura : \u2014 Voilà plus de quinze jours que ce monsieur est là-bas, et, depuis, je n\u2019ai pas été au pavillon.Dis-moi, Mienne.ne crois-tu pas que j'ai été suffisamment discret.que je pourrais.demain, par exemple ?.\u2014 Prenez garde, papa! Vous allez recommencer à oublier l'heure, surtout si je ne suis pas là pour vous la rappeler.\u2014 Mais, tu peux venir aussi!.\u2014 Jattendrai quelques jours encore.Il me semble, après l\u2019histoire d\u2019Erwin, que la curiosité, seule, me pousserait vers la Claudette.Je ne veux pas être de celles qui considèrent la douleur d\u2019autrui comme une distraction.\u2014 Tu as raison ; j'irai sans toi là-bas.\u2014 Et vous n\u2019oublierez pas l'heure du déjeuner ?\u2014 Je te le promets, Mienne.Malgré les promesses paternelles, Damienne n\u2019était pas tranquille, le lendemain matin.Au premier coup de cloche du déjeuner, elle rejoignit Guillaume dans la salle à manger où il présidait aux derniers préparatifs de la table, la baronne étant très méticuleuse pour tout ce qui touchait le service.Guillaume avait connu Damienne petite fille et il lui était tout dévoué ; il ne fut donc pas surpris de voir la jeune fille s'approcher de lui pour lui communiquer les craintes qu\u2019elle commençait à avoir au sujet du baron ; mais, lorsqu'elle risqua de lui demander d\u2019aller à la recherche du délinquant, il roula de gros yeux effrayés : \u2014 Ah! mademoiselle!.Impossible!.Vraiment, je regrette! Il me faut demeurer ici.car, tous les jours.oui, tous les jours, Mme la baronne ne manque pas de venir jeter un coup d\u2019œil avant le déjeuner.Il avait l\u2019air si saisi en parlant de la baronne que Damienne le rassura d\u2019un mot.\u2014J'irai.\u2014 Et Mme la baronne ?\u2014 Mon bon Guillaume, l\u2019ignorant, voilà tout! Elle se glissait déjà dans le vestibule, enlevant au porte-manteau son grand chapeau de paille souple et, malgré le soleil déjà chaud, elle s\u2019en alla, en courant, par une porte dérobée du jardin.Elle connaissait les distractions de son père ; maintes fois, elle devait lui rappeler l'heure, et Hans Bauër se souciait si peu de l\u2019autorité de la baronne qu\u2019il ne fallait pas trop compter sur lui pour rappeler M.de Franqval à ses devoirs.Essoufflée, Damienne atteignit la forêt.Le sentier montait si raide qu\u2019elle s'arrêta, les mains sur la poitrine.Un instant, elle eut l\u2019idée d\u2019employer, à l\u2019adresse de son père, le cri de convention qui leur était familier ; la possibilité d\u2019attirer l\u2019attention de l\u2019habitant de la Claudette l'en empêcha et, parce qu\u2019elle avait pensé à ce dernier ce fut d\u2019un pas hésitant qu\u2019elle continua de gravir le sentier.Le ruisseau chantait.la Claudette était 13, tout près.Il fallait la contourner pour atteindre le pavillon: savoir pourquoi, Damienne eut peur.La pensée de sa mère lui revenant et un second son de cloche montant tout à coup dans l'air chaud, elle retrouva soudain courage: comme un soldat monte à l\u2019assaut, elle franchit le raidillon et, en trois bonds, contourna le massif d\u2019arbres.Elle s\u2019apprêtait à dépasser la Claudette, sans oser jeter un regard sur le jardin, quand un cri sourd lui échappa: un chien avait surgi de l\u2019enclos, s\u2019élançait sur elle, la mordant cruellement au poignet.tu feras LA REVUE POPULAIRE Damienne n\u2019était pas une femmelette; mais cette brusque attaque, jointe à la douleur vive et à la fatigue de sa course en pleine chaleur.tout cela eut raison de sa vigueur habituelle; elle vit les fleurs du jardin s\u2019agiter dans un extraordinaire mouvement de balances, la maison osciller.un nuage voila ses yeux et elle tomba.Le cri de femme avait été faihle ; pourtant, il attira quelqu\u2019un sur le seuil de la Claudette : un homme très grand, très maigre, se précipita dans le jardin, après avoir lancé un appel guttural.Il vint au corps étendu, non sans avoir repoussé le chien d\u2019un violent coup de pied qui l\u2019envoya rouler dans une platebande; sa main fine souleva le chapeau de paille qui dissimulait le visage de Damienne et, la reconnaissant, il eut un léger recul qu\u2019il réprima tout aussitôt.Le domestique arabe apparaissait à son tour; les deux hommes échangèrent quelques phrases animées dans un idiome inconnu; puis, comme s\u2019il enlevait une enfant, l\u2019arabe prit Da- mienne dans ses bras et, sur un signe de son maître, la porta dans la salle commune.Une femme très brune, vêtue d\u2019étoffes chatoyantes, était occupée aux préparatifs du repas; elle eut un cri à la vue de la jeune fille inanimée ; mais son émoi ne dura pas.Âvec une \u2018singulière adresse, elle aidait le domestique à installer Damienne sur une sorte de lit de repos qui se dressait dans un coin, auprès de l\u2019escalier, et ce fut elle qui se mit en devoir de la ranimer.La jeune fille se crut le jouet d\u2019un rêve en ouvrant les yeux ; elle reconnaissait la salle de la Claudette ; mais son regard se posait interrogateur sur le couple arabe qui, manifestement, ne devait pas savoir le français, car la femme montra, du geste, dans une attitude pourtant déférente, celui qui demeurait sur le seuil.Et Damienne de Franqval vit, pour la première fois, Laurent Saint-Yves.Le décor était fait pour lui.Il semblait surgir de toute la lumière .qui venait du jardin, et il apparaissait presque fantastique, ainsi éclairé, tandis que la salle demeurait dans une ombre fraîche, habilement ménagée, mais qui donnait aux moindres recoins des airs de mystères.Si Damienne avait été impressionnable, elle aurait éprouvé de la peur, à la vue de cet homme étrange qui barrait le seuil.Cependant, de son étrangeté même émanait un charme indiscutable, un quelque chose qui venait de son être intime et qui transparaissait, malgré lui, sous le coup d\u2019un émoi fugitif.Son visage, très basané, n\u2019avait pour seule beauté que l\u2019expression des yeux magnifiques ; l\u2019attitude était bien, comme l'avait dit Hans Bauer, celle d\u2019un grand seigneur.Damienne pensa qu'il ne l\u2019aurait pas fait porter à la Claudette si son propre chien ne l'avait mordue; il ne pouvait agir autrement ; il le faisait sentir =, en demeurant sur le seuil, désireux, _ sans doute, de fuir au dehors, et y renonçant par un reste d'humanité ou de courtoisie.Ce sentiment-là, sans doute, l\u2019amena devant Damienne qui, courageusement, tentait de se relever; il eut un geste impérieux pour l\u2019obliger à demeurer assise et il prit son poignet, afin de l\u2019examiner.Etait-il médecin ?.La femme arabe attendait ses instructions, le regard fixé sur son visage énigmatique et, quand il eut dit quelques mots, les domestiques s\u2019éloignèrent d\u2019un commun accord. lho ta SA Be SEPTEMBRE 1944 Inquiéte, Damienne parla, et sa voix jeune était infiniment émouvante en un tel moment: \u2014 Monsieur, veuillez me laisser partir.Pour la première fois, mon père s\u2019est rendu au pavillon; il a oublié l'heure du déjeuner et «il faut» que j'aille le prévenir.Elle avait parlé avec tant de simplicité qu\u2019un mince sourire éclaira le brun visage de Laurent Saint-Yves : \u2014 Rassurez-vous, mademoiselle .mon domestique est parti chercher M.de Franqval qui vous rejoindra ici.Je vais vous arranger ce poignet, en regrettant beaucoup que mon chien soit la cause de l'accident ; vous êtes arrivée en courant, il a cru que vous en vouliez & ma vie.La femme arabe était revenue.Elle mit du sel dans un bol de cristal rempli à demi d\u2019une eau limpide; la médication n\u2019était pas compliquée, mais elle fut douloureuse: Damienne blémit, pendant que le médecin d\u2019occasion lui posait adroitement un étroit pansement ; pourtant, elle n\u2019eut pas un soupir et, l\u2019opération achevée, remit son chapeau avec calme, après avoir soigneusement arrangé ses cheveux d\u2019or brun.L\u2019étranger la regardait.S\u2019étonnait- il du courage de la jeune fille?.Admirait-il ce geste mesuré, ce front paisible chez une femme qu\u2019une profonde émotion venait de secouer ?Et il vit, sur ce visage qu\u2019il étudiait.il vit poindre.puis s\u2019épanouir, le sourire, un sourire si beau, si tranquille, qu\u2019il devait s\u2019en souvenir toujours.Damienne avait entendu le pas précipité de son père et, pour le regard inquiet qui allait chercher son regard, elle souriait.VII \u2014 L'IDEE DU BARON E BARON allait s\u2019élancer vers sa fille, mais la haute silhouette du maître de la maison attira son regard ; il s'arrêta sur le seuil, indécis sur la conduite à tenir vis-à-vis de cet étrange locataire qu\u2019il connaissait à peine.Laurent Saint-Yves coupa court à ce moment de gêne ; il avait fait un pas vers M.de Franqval et, sans se départir de sa raideur, se présenta brièvement : \u2014 Laurent Saint-Yves.Vous me voyez aux regrets, monsieur, d\u2019être cause d\u2019un petit accident ; Mademoiselle votre fille, ayant surgi un peu brusquement aux abords du jardin, a été mordue par mon chien.Je suis désolée, monsieur .profondément désolé ! Il s\u2019excusait sans la moindre apparence de regret; on eût dit que son visage s\u2019était glacé pour toujours, sous la douleur du passé ; sa parole ne vibrait pas; son sourire, quoique fugitif, semblait forcé, et il avait l\u2019air de subir un véritable supplice dans la nécessité de s\u2019expliquer, d\u2019employer les mots de courtoisie, qu\u2019autrefois, sans doute, il devait égrener avec un charme inexprimable.M.de Franqval était trop simple pour se perdre en considérations mondaines ; sa fille avait été mordue ; il ne voyait plus que cela, pour le moment, et il vint prendre le poignet de Damienne, inquiet des bandages qui lui cachaient la blessure.\u2014 Est-ce que c\u2019est profond ?.Est- ce que ça saigne ?.Pour lui, son enfant restait la petite fille d\u2019autrefois, et il montrait une agitation touchante, parce qu\u2019il ne voyait pas la morsure et qu\u2019il s\u2019imaginait le pire.\u2014 Un bobo, papa.un simple bobo.Et puis, le chien n\u2019était pas méchant \u2026 Je vous assure que tout est arrivé par ma faute.Elle plaisanta, son doux regard filtrant entre ses longs cils sombres : \u2014 Par votre faute, à vous, surtout, mon pauvre papa.J'ai voulu vous éviter d'être grondé.Elle avait parlé tout bas ; mais Laurent Saint-Yves eut l'expression de physionomie d\u2019un homme au courant ; Hans Bauer ne savait pas tenir sa langue, et «son » locataire, comme il disait, se trouvait, par lui, au courant des petites histoires du château.M.de Franqval, dans son émoi, fut moins réservé que sa fille: \u2014 Oui, vraiment, c\u2019est de ma faute!.Je t'avais pourtant promis d\u2019être à l\u2019heure.Mais, tu comprends, avec l\u2019installation nouvelle.Monsieur, je ne vous en veux pas.seulement je désirerais bien savoir si votre chien.\u2014 Mon chien n\u2019est pas enragé, monsieur, rassurez-vous; je l\u2019ai dressé pour la défense, et mal dressé, je l\u2019avoue, puisque je l\u2019ai habitué à protéger ma solitude de façon presque féroce.\u2026 Le baron fronça les sourcils : \u2014 Un accident pouvait arriver.Combien d\u2019enfants viennent en forêt, au sortir de l\u2019école ! \u2014 J'ai eu tort, je le reconnais ; je ferai abattre ce chien.\u2014 Oh! dit Damienne.vous allez punir cette bête pour une erreur que vous avez commise, car elle n\u2019a fait que se plier à votre dressage.Il la regarda une seconde, curieux de cette expression d'indignation qui la rendait plus belle encore et qui faisait un contraste charmant avec son apparence très jeune : \u2014Je ferai grâce au chien, si cette clémence peut m\u2019obtenir le pardon de Monsieur votre père.Le baron dit bonnement : \u2014 Vous feriez mieux de chercher quelque chose pour vous faire pardonner de la baronne!.Primo: nous arriverons au château lorsque le déjeuner sera presque terminé ; secundo : vous laissez votre chien dévorer la fille de votre propriétaire! Hé! monsieur!.vous allez vite en besogne !.\u2014 Papa, ne taquinez pas monsieur ; pensez plutôt à ne pas perdre un temps précieux.Elle n\u2019insista plus devant le regard malicieux que lui lançait M.de Frang- val, et elle comprit sa tactique lorsqu\u2019il ajouta : \u2014Il faut vous faire pardonner par ma femme.Mettez-vous a sa place: elle remue, en ce moment, ciel et terre, pour organiser un bal sensationnel, à l\u2019occasion des vingt ans de sa fille, et je serai obligé de lui ramener tout à l'heure l'héroïne en question en lui disant: « Ma bonne amie, ta fille vient d\u2019être mordue par le chien de M.Saint-Yves.et, si je suis en retard pour déjeuner, c\u2019est bien la faute du locataire de la Claudette >.Or, sachez, monsieur, qu\u2019il y a deux choses sacrées pour ma femme: sa fille Damienne.et l\u2019heure des repas.La voix froide de Laurent Saint- Yves tomba comme un glas, après le timbre amical du baron: \u2014 Je ne vois pas, monsieur.\u2014 Aussi, je m\u2019empresse de voir pour vous.La baronne est plus curieuse que moi; comme c\u2019est elle qui m\u2019a demandé de louer la Claudette, elle désire vivement faire la connaissance de mon locataire.Saint-Yves eut un rire suprêmement héroïque : \u2014 Vous pourrez dire à Mme de.Frangval que mes papiers sont en règle.que je ne suis pas condamné par contumace.\u2014 Oh ! monsieur ! remarqua Damien- ne désolée ; mon père n\u2019a .pas l\u2019intention de vous blesser.\u2014 Je m\u2019en doute, mademoiselle ; je plaisantais.Le baron poursuivait son exposé, en homme content de sa trouvaille: Un charme impeccable exige le nouveau Rouge à Lèvres Tangee au Fini Satine Un portrait de Constance Luft Huhn par Maria de Kammerer Par CONSTANCE LUFT HUHN DIRECTRICE DE LA MAISON TANGEE Quelle que soit votre tâche\u2014dans la vie militaire ou civile\u2014vos occupations, ces jours-ci, sont nombreuses \u2014et, naturellement, vous désirez un rouge à lèvres qui adhère réellement ! Voilà pourquoi la femme, partout, adopte nos Rouges à Lèvres Tangee au Fini Satiné .voilà aussi pourquoi elle se déclare ravie d\u2019un rouge à lèvres si agréablement doux et velouté qui reste adhère durant des heures supplémentaires.Les Rouges à Lèvres Tangee au Fini Satiné donnent à vos lèvres cette perfection dont vous avez toujours rêvé.Pas trop humides, pas trop secs, ils confèrent à vos lèvres un éclat uniforme au fini satiné.Les Rouges à Lèvres Tangee au Fini Satiné se présentent en quatre nuances séduisantes \u2014 Tangee Red - Red, Tangee Theatrical Red, Tangee Medium-Red, Tangee Natural.Ainsi, n\u2019oubliez pas de faire l\u2019essai du Rouge à Lèvres Tangee au Fini Satiné.Harmonisez-le avec le Fard au Fini-Pétalé, de même qu\u2019avec la nouvelle et remarquable Poudre pour le Visage Tangee au Fini- Pétalé, pour un charme incomparable.Achetez Toujours des Timbres de Guerre Rouge Levees TANGEE = FriSatind Touche pour &e Hsage TANGEE uni Pétalé 28 À Phôpital où je suis on emploie aussi la Z.B.T.! LA Z.B.T.CONTIENT DE L'HUILE D'OLIVE! La Poudre Z.B.T.\u201cglisse\u201d mieux, et elle est douce comme du duvet.Grâce à ses qualités spéciales, elle ajoute vraiment au confort du bébé.La Z.B.T.assure une protection longue \u201cet durable contre l\u2019irritation de la peau.Et elle résiste à l\u2019humidité.FAITES CET ESSAI! Saupoudrez une légère couche de Z.B.T.sur la paume de votre main.Arrosez-y un peu d\u2019eau.Remarquez que l\u2019eau ne pénètre pas à travers la Z.B.T.Votre peau est toujours sèche et protégée.Comparez cette poudre avec d\u2019autres marques bien connues de poudres pour bébés! | A L'HUILE D'OLIVE Pour les Bébés FOURNISSEUR S\u2019il y a rareté de FLANELLE \u2018Viyella ry a Les circonstances imprévues et imprévisibles à cause de l\u2019état de guerre rendent difficiles les approvisionnements de VIYELLA que vous Nous demandez.Tous, nous devons nous montrer patients jusqu\u2019au jour où nous aurons gagné la Victoire et où nous pourrons normalement obtenir les stocks de VIYELLA.Le chic tissu anglais inusable GARANTI LAVABLE ET INDELESILE ÉPROUVÉ AU LUX 36 à 54 pouces de largeur.Dans tous les bons magasins ou écrire à Wm.Hollins & Co.Ltd, 266, rue King, Taranto.\u2014 Done, pour vous connaître, ma femme a eu cette idée qu\u2019elle trouve géniale et que je crains.un peu indiscrète : elle a décidé de vous inviter au fameux bal.\u2014 Combien je serai obligé de m'\u2019abstenir ! .\u2014 Arrêtez, mon cher monsieur Saint- Yves.vous ne pouvez vous abstenir.du moins.vous ne le pouvez plus maintenant.Et le vieil Alsacien menaga le jeune homme de son doigt levé qu\u2019il agita en cadence au rythme de ses mots : \u2014 Vous ferez une apparition à ce fameux bal.uniquement une apparition, pour flatter la petite manie de la baronne.parce que vous devez bien cela à sa fille que votre chien a malmenée .un chien dressé par vous, s\u2019il vous plaît.et à votre serviteur qui affrontera tout à l\u2019heure les foudres conjugales, pour arriver au déjeuner au moment des fraises à la crème.Le baron se rapprocha de Laurent Saint-Yves dont l'attitude figée n\u2019aurait pas dû l\u2019inciter aux confidences ; mais il faut croire que M.de Franqval, tout à l\u2019idée du mécontentement de sa femme, se souciait peu de l'humeur de son locataire, car il poursuivit, la voix aimable : \u2014 Vous me rendrez tellement service!.Je dirai à la baronne que j'ai perdu mon temps chez vous.qu\u2019il m\u2019a fallu faire des prodiges de diplomatie pour vous décider à venir au bal qu\u2019elle prépare.et que vous avez dit «oui».car vous dites « oui », n\u2019est-il pas vrai, monsieur ?La dernière phrase de M.de Franq- val était inquiète; il voyait, derrière Saint-Yves, sa fille qui hochait la tête.le regard désapprobateur ; elle avait un air fâché, l\u2019air d\u2019une maman prête à gronder son enfant de sa maladresse.Rapide, Laurent s\u2019était retourné vers Damienne qui rougit en expliquant : \u2014 Nous devons partir ; maman pourrait s'inquiéter ! Le jeune homme n\u2019eut pas l'air d\u2019entendre ; il demanda, très sérieux : \u2014 Que pensez-vous, Mademoiselle, de l\u2019idée de Monsieur votre père ?Elle sourit : \u2014 Je pense que papa était plus courageux devant les Allemands que devant maman ! \u2014 Et ce «oui» qu\u2019il me demande ?.\u2014 C\u2019est bien peu de chose, dit-elle avec cette simplicité qui excluait chez elle toute idée de coquetterie.\u2014 Mais.ce pauvre poignet ?\u2014 Nous nous tairons.c\u2019est ce que nous avons de mieux à faire.et, le soir du bal, si cela se voit encore, je dissimulerai mon poignet sous un large bracelet ancien qui est une merveille.\u2014 Alors, dit-il, de ce timbre bas qui lui semblait habituel.j'irai voir la merveille, le soir du bal.Il n\u2019avait pas voulu donner à sa phrase le tour d'un compliment, et Damienne était si simple qu\u2019elle n'eut même pas le soupçon d\u2019une intention semblable; elle passait la première dans le jardin, plein d\u2019une lumière chaude et, voyant l\u2019Arabe traverser l'allée pour gagner le chenil : \u2014 Surtout, recommanda - t-elle, ne punissez pas votre chien ; il n\u2019est pas coupable.\u2014 Je sais.moi seul ai péché, dit Saint-Yves sans sourire ; aussi croyez que je ferai scrupuleusement ma pénitence.Le baron prenait congé et, relevant le dernier mot de Saint-Yves : \u2014 Allons donc!.La pénitence sera douce.Mais Damienne levait son calme regard sur la figure tourmentée : \u2014 Si la chose vous coûte autant, ne venez pas, monsieur, murmura-t-elle; vous trouverez une excuse au dernier moment.désolé d\u2019être Il demeurait saisi de cette délicate compréhension de femme, que déjà Damienne rejoignait le baron ; et, sur le jardin en fleurs, demeura longtemps, pour Laurent Saint-Yves, l\u2019écho de ce petit nom de tendresse que le baron avait lancé vers sa fille en un dernier appel : « Mienne » ! VIII \u2014 SOIREE MUSICALE ORSQUE le baron et Damienne unissaient leurs forces pour avoir raison de la volonté de Mme de Franqval, le succès devenait certain.Ils avaient comploté, tous deux, de transformer le fameux bal en soirée musicale; le baron obéissait, en cela, au vague remords de ce que Damienne appelait son chantage auprès de Laurent Saint-Yves; il se disait que la soirée musicale se prête mieux à la mélancolie, alors que le bal est une véritable corvée pour un homme jeune qui cherche à s\u2019isoler.Quant à Da- mienne, elle désirait réparer la maladresse paternelle ; elle écoutait sa pitié de femme, parce qu\u2019elle savait que l'être orgueilleux qu\u2019était Saint-Yves se soumettrait à la demande du baron, comme on se fait un point d'honneur de payer ses dettes.La baronne protesta d\u2019abord avec force ; mais son mari lui ayant ouvert un crédit illimité pour le choix des artistes en renom, elle jugea la soirée musicale plus select et, surtout, plus de saison que le bal.Les terrasses, fleuries de roses à souhait, avaient été garnies de sièges pour les mélomanes véritables qui apprécient d'autant plus la belle musique qu\u2019elle leur vient adoucie, dans le mystère de la nuit.Quand Laurent Saint-Yves arriva, les terrasses étaient désertes ; l\u2019entr\u2019- acte ramenait, sans doute, la foule élégante dans les salons pleins de lumière.Les portes-fenétres béaient, mettant une vapeur d\u2019or aux balustres enguirlandées de roses; pour Parri- vant, tout cela était fort joli, parce qu\u2019il ne voyait pas encore la foule et que cette pénombre sur les roses reposait son regard ; il aurait souhaité rencontrer Damienne de Franqval dans ce décor, non point qu\u2019il ft le moins du monde épris d\u2019elle, mais bien parce qu\u2019il avait saisi cette particularité de son caractère et de sa beauté : elle était reposante, elle ne heurtait pas en lui cette sensibilité aiguisée qui le faisait rentrer en lui-même au moindre heurt de la vie, et, pour son regard lassé, il était bon de rencontrer cette saine jeunesse, ce visage tranquille, cette courageuse gaieté.\u2014 Elle a, pensait-il, toutes les qualités que le malheur m\u2019a soustraites ! Il se résigna done à la revoir, au milieu d\u2019autres femmes, d\u2019autres jeunes filles qui altéraient, sans doute, par le fait de leur voisinage, le charme si simple de Damienne ; son regard se détourna de la vision de beauté et, parce qu\u2019il devait reprendre son rôle d'homme du monde, il reprenait, en même temps, son masque énigmatique, tandis qu\u2019il pénétrait dans le haut vestibule tendu de tapisseries d\u2019Aubus- son, et qu\u2019il jetait son nom, d\u2019un air nonchalant, au domestique en livrée.Ce nom-là fit sensation sur la foule des invités.Il était à supposer que les langues avaient marché, au sujet du mystérieux locataire, et qu\u2019Erwin de Frangval avait eu à cœur de raconter et d\u2019enjoliver l\u2019épisode dramatique du passé de Laurent.Un prince déguisé n\u2019aurait pas produit plus d\u2019effet.Saint-Yves ne vit rien ; il salua profondément la baronne et Mme d\u2019Elstein, tandis que son hôte le présentait avec jubilation ; puis, son regard chercha instinctivement Damienne, durci par avance, dans la crainte qu\u2019il éprouvait de découvrir la jeune fille différente, LA REVUE POPULAIRE dans le monde, de cette autre jeune fille qui courait dans la forêt comme une grande enfant et qui levait, vers son secret tourment, le pitoyable et clair regard de sa jeunesse.Il la revit telle qu\u2019il la connaissait.Elle se distinguait d\u2019un groupe caquetant de femmes comme un lis svelte d\u2019un parterre de fleurs communes ; elle était bien « elle », au milieu des autres.Sa robe chaste tombait en une jupe à larges plis sur ses petits souliers d\u2019or ; le tissu rose en était mat et doux à l'œil, comme la peau d\u2019un beau fruit, un tissu que la mode appelait, cette année-là, < peau-d\u2019ange », ce qui aurait paru d\u2019un symbolisme gracieux à Saint-Yves, s\u2019il avait connu ce détail.Elle ne portait que deux bijoux: un bracelet ancien et un cordon de perles roses si petites qu\u2019elles semblaient un reflet sur son cou de jeune fille.\u2014 Monsieur, dit-elle, en manière de bonjour, je vous remercie d\u2019être venu ce soir.La phrase était banale ; mais il savait ce qu'elle voulait exprimer.Pourtant, il n\u2019eut pas l\u2019air d\u2019en comprendre le sens, tout à l\u2019idée d\u2019échapper à la curiosité générale, à la curiosité des amies de Damienne surtout ; il prévoyait des présentations sans fin, et il avait pour fixer Mlle de Frang- val, un regard à la fois implorant et autoritaire qui était une impérieuse prière.Elle sourit de sa tyrannie ; mais le devinant malheureux, n\u2019en prit point ombrage.\u2014 Je vais, dit-elle, vous présenter à mes frères.Ils traversèrent tous deux le premier salon dans toute sa longueur, lui dédaigneux, elle si simple dans l\u2019attitude et dans le geste.\u2014 Hum!.dit la marquise en brandissant son face-à-main.Sa fille lui lança un regard qui n\u2019était pas tendre.\u2014 Je les trouve beaux, expliqua la __ a vieille dame, imperturbable; ils forment à eux deux une antithése saisissante.\u2014 Ce qui doit vous rassurer.\u2014Eh!.Sait-on jamais ! Tout de suite, Laurent Saint-Yves se sentit attiré vers l\u2019aîné des Frang- val; Mathias ressemblait à Damien- ne; il avait, dans ses yeux bleus, la calme décision de la jeune fille.Quant à Erwin, il aurait déplu, de prime abord, à l\u2019ancien officier, si le vieil Hans Bauer n\u2019avait renseigné celui-ci sur le véritable caractère de chacun, avec un sens de l\u2019observation très surprenant chez lui.\u2014 À première vue, monsieur expli- quait-il, il y aura des Franqval qui vous plairont et des Franqval qui ne vous reviendront pas.Il ne faudra point vous arréter a cette idée-là.Moi qui vous parle, je puis vous affirmer que tous ces Franqval ont leur valeur.Par exemple, M.Erwin, je ne connais pas de plus mauvais sujet, de plus «tracassier ».Eh bien! en regardant le fond des choses, on découvre que ce mauvais garçon vaut autant que les autres.Seulement, voila.il est comme beaucoup: #il n\u2019est pas un héros, c\u2019est qu\u2019il n\u2019a pas rencontré l\u2019occasion.En regardant le visage légèrement efféminé d\u2019Erwin, en écoutant ses propos frivoles, Saint-Yves souhaita vivement que l\u2019occasion émise par Hans Bauer se présentât au plus tôt; puis, Joyalement, il eut un retour sur lui- même : « Après tout, pensa-t-il, je ne vaux pas mieux que ce garçon ; il laisse vivre ses défauts, faute de qualités à venir, et je ne crains pas, moi, en SEPTEMBRE 1944 +onte connaissance de cause, d'étouffer en mon âme tout ce qui est bon, tout ce qui est beau, tout ce que cette enfant blonde a dans les yeux et sur les lèvres.» Heureusement, Erwin s\u2019en retournait vers le miroir aux alouettes; il se confondit bientôt dans l\u2019essaim bavard et agité que Damienne avait abandonné sans façon ; Mathias haussa imperceptiblement les épaules et Mlle de Frangval détourna l'attention de Laurent avec une adresse qui n\u2019avait d\u2019égale que sa bonté : \u2014 Si nous allions dans un coin de la terrasse que je connais.un coin où la lumière n\u2019éblouit pas, un coin où les profanes ne sauraient se plaire.Des groupes rejoignaient les terrasses, et ils n\u2019eurent pas lair de s\u2019isoler en s\u2019éloignant tous deux.\u2014 Car je suppose, dit-elle par-dessus l\u2019épaule, en louvoyant entre les sièges, que vous aimez la musique ?Elle eût été désolée du contraire, et son regard interrogateur, son regard d\u2019enfant le disait.En dépit de son humeur farouche et de sa franchise habituellement brutale, Laurent Saint-Yves ne sut pas troubler la limpidité de ces yeux-là.\u2014 Jaime beaucoup la musique.Pourtant, je l\u2019aimais davantage autrefois.Elle ne voulut pas le laisser se perdre en souvenirs pénibles : \u2014 Vous l'aimerez ce soir, je vous le prédis.Elle acheva avec une ingénuité touchante : \u2014 La nuit est si belle ! e Quand ils se furent assis, un peu en retrait, dans l\u2019encadrement d\u2019une des portes-fenêtres, il remarqua le bracelet ancien, la merveille dont elle avait parlé, et il fut ému de songer qu\u2019elle le portait uniquement pour cacher la blessure de son poignet.\u2014 Cela vous fait-il mal?demanda- t-il avec une douceur qui l\u2019étonna lui-même.\u2014 Je n\u2019en ai pas souffert.C\u2019est à cause de la marque.\u2014 Voulez-vous dire que vous porterez toujours cette marque ?\u2014 J'ai tout lieu de le supposer, ré- pondit-elle avec calme, mais je ne regretterai pas ce petit inconvénient.Il comprit qu\u2019elle se réjouissait d\u2019avoir pu lui faire un peu de bien en l\u2019obligeant à la connaissance de sa famille et, au lieu de lui en savoir gré, il dit âprement : \u2014 Vous pensez que vous m'avez arraché à ma solitude.Mais la solitude, c\u2019est comme le fardeau de la douleur: quand on le dépose pour une nuit de sommeil, on le reprend au réveil.L'heure que je vis est reposante pour mon âme.Ft il la regarda comme s\u2019il l\u2019associait à la sérénité de ce repos.\u2014.Cependant, le réveil en sera d\u2019autant plus cruel; j\u2019appréhende ce retour en pleine nuit.illogisme du cœur humain qui désire la solitude, s\u2019en arrache avec peine et la retrouve parfois avec désenchantement ! Elle eut une imperceptible hésitation, mais sa simplicité l\u2019emporta sur la crainte de manquer de réserve : \u2014Je vais vous donner un conseil.Quand vous retournerez à la Claudette, regardez bien « notre » forêt au clair de lune.Vous ne pouvez imaginer rien de plus beau.D'ailleurs, si vous avez loué la Claudette, c\u2019est que vous aimiez la forêt.et la forêt au clair de lune vous parlera.Vous verrez que vous ne serez pas seul alors.Un chant slave s\u2019élevait, très doux.Et ils se turent.| I I Zaid di CE 29 A ty WN 0 ; A + A | = =~ EB =\u2014 \u2014 = _ = = = = =\u2014 \u2014\u2014 =\u2014\u2014\u2014 ee \u2014\u2014 ee ee = \u2014 o WN LA CHIMIE AU SERVICE DU CANADA AVEC les réalisations scientifiques modernes et l\u2019action transformatrice de la chimie, le vieil adage \u2018\u2018Charbonnier est maître chez lui\u201d, employé jusqu\u2019ici comme métaphore, passera vraisemblablement dans le domaine de la réalité.Même en temps de paix, la chimie avait déjà contribué largement à rébausser l'attrait et le confort des foyers canadiens.Les vernis industriels \u201cDuco\u201d et \u201cDulux\u201d recouvraient déjà plus d\u2019un mobilier et les émaux, peintures et vernis C-I-L étaient déjà l\u2019objet d\u2019un usage domestique courant.Les étoffes de \u201cFabrikoid\u201d pour le capitonnage des fauteuils étaient déjà appréciées pour leur solidité et leurs couleurs variées.Il y avait également plusieurs articles fabriqués de matières plastiques.Les chatoyants tissus pour draperies et tentures, inaltérables au soleil, devaient beaucoup aux finis et teintures C-I-L.Il y a tout lieu de croire que le réfrigérateur, lui aussi, doit son efficacité à un réfrigérant chimique tel que \u201cFreon\u201d.D\u2019autres produits nouveaux, d\u2019origine chimique, n\u2019attendent que l\u2019après-guerre pour déverser sur les foyers canadiens un surcroit de beauté, de confort et de commodités.La chimie nous réserve d\u2019agréables surprises dans l\u2019après-guerre.CANADIAN INDUSTRIES LIMITED PA 303F 30 VOUS A-T-IL ABANDONNÉ POUR UNE AUTRE.?0; des adultes ont une mau- .167 vaise haleine! Ne courez pas ce risque .employez la POUDRE A DENTS COLGATE Des expériences scientifiques prouvent positivement que 7 fois sur 10 la POUDRE A DENTS COLGATE arrête instantanément Ja mauvaise haleine.ECONOMISEZ ! Comparée à d\u2019autres grandes marques, pour le même prix, la grosse boîte de poudre à dents Colgate donne 30 fois plus de brossages, la boîte géante 46 fois plus! CONSEIL AUX FUMEURS! La poudre à dents Colgate est un des moyens les plus rapides et faciles pour prévenir taches de nicotine et haleine de tabac! Employez Colgate aujourd\u2019hui.POUDRE A DENTS COLGATE 25c 40c PURIFIE VOTRE HALEINE EN NETTOYANT VOS DENTS COLGATES POWOER Brosse Dents Colgate en Nylon Les soies Nylon de Colgate VALEUR ¢ ne peuvent se ramollir SPECIALE 29 TRAVAIL 4 Les heures de travail vous paraissent - elles terriblement longues à cause de la - douleur presque insupportable d\u2019un cor sensible?Arrêtez cette douleur inutile «+.mettez un emplitre anti- cors Blue Jay qui vous soulagera vite! Blue Jay fait lus que de calmer la dou- eur, il ramollit la racine du cor pour que vous puissiez l\u2019arracher! Ne coûte que quelques sous par cor.chetez Blue Jay aujour- d\u2019hui à la pharmacie la plus proche.BLUE JAY POUR LES CORS IX \u2014LA CONDAMNATION 3 AIME à t'avoir auprès de moi; tu me portes bonheur.Toute petite, déjà, tu étais la compagne idéale de ton père; je te savais capable de silence.Et ceci est beau, je te l\u2019assure, qu\u2019un silence de petite fille.Il faut dire que nous n\u2019avons jamais eu besoin de parler beaucoup, nous deux, pour nous comprendre.et, quand tu te marieras, Mienne.car je suis bien sûr qu\u2019un jour, on viendra te prendre à moi, ce sont nos longues stations au bord de la rivière que je regretteral.Le baron ajouta, inquiet : \u2014 Penses-tu quelquefois à ce mari que tu auras plus tard ?Damienne dit, amusée : \u2014 Pourquoi y penserais-je, puisque je ne le connais pas ?\u2014 C\u2019est juste! La pêche était terminée ; selon la coutume, le baron et sa fille prenaient ce qu\u2019ils appelaient leur récréation, et ils savouraient, tous deux, le plaisir de flâner, plaisir d\u2019autant plus doux qu\u2019ils sentaient proche l'heure du départ.\u2014 Allons, papa, il faut retourner au pavillon.\u2014 Crois-tu ?.Damienne eut un signe très affirmatif et, joignant le geste à la parole, se releva d\u2019un bond souple ; aussitôt, elle s\u2019écria : \u2014 Oh! monsieur Saint-Yves.m\u2019avez fait .peur! Il était debout, non loin d\u2019eux, et Damienne le soupçonna d\u2019avoir surpris leur conversation ; cette idée mit une rougeur sur ses joues, car elle se rappelait les paroles louangeuses de son père à son égard.La brève explication du jeune homme ne la rassura qu\u2019à demi: \u2014 Je passais, dit-il.Le baron ne s\u2019embarrassait jamais de préliminaires : \u2014 Nous allons retourner ensemble.Seulement, vous m\u2019excuserez ; je suis en tenue de pêcheur et ma fille en petite campagnarde, Il désignait Damienne du regard, tandis qu\u2019il s\u2019agenouillait pour rassembler son attirail ; Saint-Yves suivit ce regard et il eut son rare sourire.Car, s\u2019il avait aimé la jeune fille en robe de soirée, il la préférait encore en ses frais vêtements de toile ou de mousseline et, quoiqu\u2019il n\u2019eût pas prononcé de compliment, son pâle sourire était une approbation pour la petite robe de toile bleu clair qu\u2019une ceinture fauve retenait à la taille.vous Damienne avait pris les cannes à pêche pour décharger son père ; courtois, le jeune homme les lui enleva des mains, sans qu\u2019elle osât résister.Et ils revinrent tous trois vers le pavillon, le baron bavardant comme une femme, et Damienne silencieuse, parce que Saint-Yves reprenait son air sombre et qu\u2019elle le soupçonnait de regretter maintenant leur compagnie, après l\u2019avoir provoquée lui-même.M.de Franqval s\u2019engouffra dans l\u2019unique pièce du pavillon, en disant sans façon à Laurent : \u2014 Tenez compagnie à ma fille pendant que je vais quitter ma tenue de sauvage.Et ils demeurérent tous deux dans l\u2019ombre fraîche des sapins ; Damienne s\u2019était assise sur l'herbe, après avoir quitté son chapeau ; Saint-Yves demeura debout, la regardant .Et elle reconnaissait son air malheureux de l\u2019autre soir, un air presque discourtois, qui excitait sa pitié, au lieu de la mécontenter.e \u2014 Je puis rester seule, dit-elle, très douce.Il murmura : \u2014 Pardonnez-moi.Puis, il vint s\u2019asseoir près d\u2019elle ; sans la regarder, il expliqua : \u2014 J'ai perdu l\u201dhabitude d\u2019être aimable, parce que je vis en sauvage, et rien n\u2019est pénible comme une transition!.J'ai, à la fois, envie de vous connaître mieux et envie de vous fuir.Vous ne ressemblez pas aux autres jeunes filles; votre présence m\u2019apaise au lieu de me blesser .Mais, pour me décider à une amitié bienfaisante, il me faut revenir à ce monde que je hais, il faut subir la transition.Comprenez-vous pourquoi je suis désemparé ?\u2014 Je comprends, répondit Damien- ne, très grave.\u2014.Vous êtes la première personne que je remarque vraiment depuis.mon malheur, et c\u2019est cette particularité qui m\u2019attire vers vous.Je suis brutal, n\u2019est-ce pas ?.Mais ne vaut- il pas mieux, pour votre repos, dire les choses telles qu\u2019elles sont ?.Hier encore, je ne croyais plus à rien.je foulais tout aux pieds.Aujour- d\u2019hui, je me sens prêt à croire à l\u2019amitié.Mais je n\u2019en suis pas encore tout à fait là.Je vais vers vous parce que votre caractère est éminemment bienfaisant .J\u2019y vais, en égoïste, pour mon repos, pour cette paix et cette simplicité qui émanent de vous.comme le voyageur lassé va d\u2019instinct vers le coin d\u2019ombrage et de frai- cheur.Comme elle ne parlait pas, il s\u2019était décidé à la regarder : \u2014 Je vous offense, n\u2019est-ce pas, dit-il amer; jamais aucun homme n\u2019a eu l\u2019audace de vous dire aussi nettement qu\u2019il n\u2019est encore pour vous ni un ami, ni même un camarade ?\u2014 Oh! murmura-t-elle; j'aime mieux cette franchise.\u2014 Et vous feriez don de votre camaraderie.peut-être, un jour, de votre amitié à celui qui n\u2019est venu vers vous que pour son propre intérêt?\u2014 Je le ferais, parce que je suis certaine qu\u2019avec votre loyauté, vous seriez le plus vrai des camarades, le meilleur des amis.\u2014 Et vous accompliriez cet acte de charité par pitié, uniquement par pitié, n\u2019est-ce pas ?Elle répondit simplement, sans vouloir remarquer son ton acerbe : \u2014 Vous m\u2019avez dit que j'étais capable de vous faire du bien.Quelle femme ne serait heureuse de faire du bien! Il la poussa dans ses derniers retranchements ; mais il n\u2019eut pas raison de sa simplicité : \u2014 Naturellement, vous complotez de m\u2019arracher de ma solitude et de me jeter au monde, auréolé de mon romantique passé.Il avait un rire dur et il n\u2019osait plus la regarder, pour lui avoir fait mal.\u2014 Non, dit-elle, paisible; ce n\u2019est pas le monde qui guérit la blessure faite par le monde.\u2014 Et c\u2019est?.\u2014 La terre, monsieur.Elle attendit qu\u2019il tournât vers elle ses yeux adoucis et elle expliqua : \u2014 Mathias m\u2019a dit, hier soir, que vous étiez Alsacien.Je le savais lorsque je vous ai conseillé de regarder notre forêt au clair de lune.Dites- moi.avez-vous été seul pour revenir vers la Claudette ?\u2014 Non, je ne fus pas seul.\u2014 Avez-vous été heureux ?\u2014Je n\u2019ai pas souffert.\u2014Je vous en prie, c\u2019était beau.\u2014 Sublime comme le silence ! \u2014 Alors.vous voyez bien ! Il haussa les épaules : \u2014 Est-ce la terre qui m\u2019a parlé ?.Je ne crois pas.Car ce n\u2019est point l\u2019amour de la patrie qui me conduisit dites-moi si _ en Alsace, si près du berceau familial, c\u2019est l\u2019instinct de la bête blessée qui revient à son gîte pour mourir.LA REVUE POPULAIRE \u2014 Non.Tout cela, ce sont des phrases.Et vous ne devez pas.Sa parole avait vibré d\u2019indignation ; \u2018confuse, elle se tut.\u2014 Qu\u2019alliez - vous dire?demanda Saint-Yves impérieusement.La condamnation était sur vos lévres.Elle se décida, trop franche, trop simple pour masquer son jugement de femme forte: \u2014 Je pensais qu\u2019il est indigne d\u2019un homme de se refuser à vivre.La porte du pavillon s\u2019ouvrait ; les paroles s\u2019arrêtèrent ; Saint-Yves serra les poings; son visage était ravagé.Quant à Damienne, elle avait pâli, souffrant de cette souffrance nécessaire qu\u2019elle causait.Leur grave conversation s\u2019arrêtait là, au point culminant, lui, révolté jusqu\u2019au fond de l\u2019être, elle, malheureuse de n\u2019avoir pas eu le temps d\u2019adoucir l\u2019expression de son jugement.Elle songea qu\u2019il ne lui pardonnerait jamais cette parole qu\u2019il avait cependant exigée d\u2019elle ; il quittait le baron brusquement, s\u2019inclinait à peine devant Damienne ; elle le regarda disparaître dans le jardin de la Claudette.\u2014 Pour un original, dit le baron en riant, c\u2019est un original! On le quitte de bonne humeur; on le retrouve aimable comme un dogue!.Alors, seulement, M.de Franqval s\u2019avisa que Damienne avait une figure «à l\u2019envers ».\u2014 Qu'est-ce que tu as, petite ?.J\u2019espère que cet homme ténébreux ne t'a pas tenu des propos.enfin, de propos discourtois ?\u2014 Lui! Rassurez-vous, papa ; vous pouvez avoir une confiance illimitée en ce monsieur désagréable.J\u2019ai tout simplement du mal à m\u2019accoutumer à ses sautes d'humeur.\u2014Il t'a dit des choses désagréables ?\u2014 Non, c\u2019est moi qui lui en ai dit.\u2014 Toi! De mieux en mieux! Peut- on savoir ?.\u2014On ne peut pas savoir, papa chéri.Il n\u2019y a qu\u2019une chose qu\u2019il m'est possible de dire; c\u2019est que j\u2019ai exprimé ma pensée un peu cruellement.et que vous êtes arrivé trop tôt pour me permettre de l\u2019adoucir.\u2014 Terrible et charmante franchise de ma Damienne!.Ne va pas t\u2019aliéner la sympathie de mon locataire ; tu sais que ta maman le porte aux nues, depuis qu\u2019elle l\u2019a vu en habit; car, hier soir, ce n\u2019était plus mon locataire, c\u2019était le sien, et elle disait, cette nuit, à ses bonnes amies: « Voilà un original! il ne porte pas son titre, loge dans cette masure de la Claudette.mais ma chére.cet original peut tout se permettre.Il est comte et s\u2019appelle en réalité: Dreusch de Saint- Yves».Dans un mois, Mienne, ce pauvre monsieur aura sa statue dans la roseraie de Saverne.\u2014 Surtout, supplia Damienne, n\u2019allez jamais faire soupçonner cet engouement subit à Saint-Yves.Le baron regarda tendrement le jeune visage où le rose était revenu : \u2014.Et tu te juges cruelle!.\u2026.O Mienne ! qu\u2019enviable est ce Werther farouche qui a, dans son juge implacable, le plus éloquent des avocats! X \u2014 L'AMIE main, a la méme place, tandis que le baron disparaissait dans le pavillon, Damienne eut un soupir.Elle avait espéré rencontrer Laurent, étant de ces âmes délicates qui ne se consolent pas aisément d\u2019avoir blessé autrui.Elle passait et repassait sa main blanche sur les rudes aiguilles de pins qui couvraient le sol ; elle baissait son lumineux visage sur la terre, comme pour lui reprocher de n\u2019avoir point su se montrer éloquente envers ce fils ingrat que linstinct seul ramenait vers [ Lire la suite page 32] | revint s\u2019asseoir, le lende- SEPTEMBRE 1944 MODE ET SANTÉ fer Zr + + + Pensez-vous que les maillots de bain et les sous-vêtements légers actuellement à la mode ont une influence préjudiciable sur la santé des femmes ?Il n\u2019est pas mauvais pour la santé de se vêtir moins chaudement que le faisaient nos ancêtres, pourvu qu\u2019on ait soin de s\u2019habituer graduellement au froid.La morale exige qu\u2019on ne suive qu\u2019en partie les modes actuelles.Mais c\u2019est surtout au nom du charme féminin qu\u2019on est tenté de protester contre un déshabillage excessif qui enlaidit plutôt qu\u2019il embellit.Ne pas oublier que le vêtement doit mettre en valeur la beauté de la femme.Quls exercices physiques conseillez-vous aux femmes ?La femme prend chaque jour de l'exercice en s\u2019occupant de sa maison et en prenant soin de ses enfants.C\u2019est excellent mais insuffisant.Elle doit sortir chaque jour et faire une promenade, non pas en voiture ou en tramway, mais à pied.La longueur de cette marche dépend de la fatigue qu\u2019elle en éprouve.Elle doit s'arrêter avant d\u2019être vraiment lasse, cependant, avec un peu d'entraînement, elle en viendra à prolonger chaque jour de quelques minutes la durée de cette promenade.La femme moderne est-elle plus nerveuse que ses aînées ou plus portée à décrire ses malaises ?Tout le monde est plus nerveux qu\u2019il y a cinquante ans et la guerre n'a fait qu'augmenter cet état de choses: elle ne l\u2019a pas créé.Les hommes se tracassent de leurs affaires, les femmes s'inquiètent davantage de la conduite ou de la santé de leur mari et de leurs enfants, et ces derniers sont nerveux parce qu\u2019ils grandissent dans une atmosphère toujours tendue, auprès de gens toujours pressés.Les femmes s'énervent davantage parce qu\u2019elles sont plus sensibles.Elles aiment à parler de leurs maux, en général, et de leurs opérations, en particulier, parce qu\u2019elles ont une mémoire plus fidèle et un sens de l\u2019observation plus aigu que les hommes.Un bain chaud et un verre de lait chaud au moment de se mettre au lit apaiseront un système nerveux un peu ébranlé.Combien de temps une femme doit-elle dormir ?Est-il bon qu'elle fasse la sieste au cours de la journée ?La moyenne des femmes en bonne santé ont besoin d\u2019au moins sept heures de sommeil et parfois de huit à neuf.Une femme qui souhaite dormir onze heures est paresseuse, sotte ou malade.Les personnes occupées ne sont pas ainsi portées à dormir, et se coucher est quelquefois une manière d\u2019éviter une corvée.On peut sans inconvénient faire un somme d\u2019environ un quart d\u2019heure durant le jour pour reposer les nerfs.Il ne doit pas se prolonger, sauf si l\u2019on a passé une mauvaise ee\" nuit La manie de maigrir est-elle dangereuse ?Tous les excès sont dangereux.Disons, cependant, qu\u2019il vaut mieux pour une femme d'âge moyen de peser 8 à 10% de moins que son poids normal plutôt que de le dépasser.Le poids requis n\u2019est pas le même pour les femmes du même âge.Il y en a qui ont de gros os, d\u2019autres qui seront toujours minces quoique bien portantes, d\u2019autres qui engraissent au moindre écart de régime.Chaque femme doit se résigner à conserver son type physique tout en s\u2019efforçant de l\u2019améliorer et non de le transformer.Avec un régime alimentaire approprié, une vie régulière et assez d\u2019exercice physique, elle y parviendra.REPASSAGE Il y a maintenant sur le marché de nouveaux tissus qui font du repassage une besogne encore plus délicate que par le passé.Il est prudent de ne pas les toucher avec un fer trop chaud.Ne laissez jamais le repassage prendre la place du blanchissage ou du dégraissage.Seul, un vêtement tout à fait propre mérite d\u2019être repassé.Porter toujours des toilettes fraîches est le premier principe de la véritable élégance, mais c\u2019est aussi les faire durer.Le repassage d\u2019une robe doit être fréquent.Il vaut mieux le commencer par les manches qu'il est plus facile de repasser à l\u2019endroit qu\u2019à l\u2019envers.Avoir soin de mettre un linge propre entre le fer et l\u2019étoffe afin que celle-ci ne devienne pas luisante.Il existe de petites planches à repasser que l\u2019on peut introduire dans la manche.Si vous n\u2019en avez pas, la remplacer par une petite serviette de bain que vous glisserez jusqu\u2019à Pépaule.C\u2019est le meilleur moyen d\u2019éviter les faux plis.Retourner la robe à l\u2019envers et appuyer davantage sur les coutures.Repasser souvent les plis afin qu\u2019ils tiennent bien en place.Les épingler pour les repasser bien droits.Plus un tissu est léger, moins la chaleur du fer doit être accentuée.Laver toujours à la main les lainages et les tissus laine et soie dans une eau savonneuse et modérément chaude.Les rincer comme il faut, les presser sans les tordre pour faire sortir l\u2019eau.Etendre à plat pour sécher.Quand vous avez repassé soigneusement un vêtement, ne pas gâter votre ouvrage en le suspendant mal.Il doit être placé sur un cintre et boutonné, si l\u2019on veut qu\u2019il garde sa forme.Il est essentiel d\u2019avoir toujours un col et des manchettes immaculés et sans faux plis.Rien ne contribue davantage à embellir et à transformer une robe.Disons en terminant que les fers électriques sont des objets aussi rares que précieux.Prenons soin du nôtre si nous ne voulons pas revenir aux lourds fers de notre enfance.Attention de ne pas échapper le fer électrique ; de ne pas enrouler la corde autour du fer avant qu\u2019il soit refroidi ; de ne pas le tacher avec de l\u2019empois ; de ne pas se servir d\u2019une prise de courant défectueuse ; de ne pas laisser le fer communiqué plus longtemps que cela est nécessaire.31 En 14 jours, l\u2019Essai à Domicile prouve que vous pouvez avoir une Peau Plus Douce, Plus Soyeuse! LES ESSAIS PALMOLIVE PROUVENT QUE VOUS POUVEZ RETROUVER L'ELASTICITE DE LA PEAU.Votre plus grand désir.avoir la figure aussi jeune que les épaules! Avez-vous déjà remarqué comme vos épaules gardent leur douceur soyeuse, leur élasticité, alors que les pores de la figure, obstrués par le maquillage pendant de longues heures, ne peuvent respirer?Or, quand les pores ne respirent pas l\u2019épiderme vieillit prématurément.Il ne faut pas que cela vous arrive! Palmolive vous offre le moyen prouvé de garder votre teint jeune et ravissant, Désirez-vous votre figure aussi veloutée que vos épaules?Vous pouvez paraître plus jeune en 14 jours! Chaque fois que j.vous lavez votre figure (employez une débarbouillette) faites un & « Massage afin de bien faire pénétrer dans votre épiderme la mousse ; riche, vivifiante de Palmolive.Massez pendant une minute.Ringez rapidement, puis séchez.Ce massage de 60 secondes Employez une débarbouillette pour ce massage de 60 secondes.avec la mousse soyeuse de Palmolive dégage les pores, leur permettant de respirer.Votre épiderme devient élasique\u2014 plus jeune.Palmolive apporte la preuve convaincante) Le ) \u2014 massage de beauté Palmolive de 60 secondes a été 7, |) \u2014 essayé scientifiquement sur les figures de 1285 Vs 0 = femmes par 36 médecins.Et 1016 Canadiennes | QV, En 14 jours vous en Ont fait l'essai chez elles.Les résultats QU) curez obtenu ce obtenus prouvent définitivement que\u2014ez 14 IZ Q jours seulement\u2014ce massage Palmolive de Ql 60 secondes vous procure un plus beau (1 teint.Faites-en I'essai .et com- = mencez dès aujourd\u2019hui.Laissez = D Palmolive rendre votre figure = aussi jeune et veloutée = ue vos épaules.NOUVEAU, a q P AMELIORE AE T DECOLIERE 32 FAUSSES DENTS?ÉVITEZ CES DEUX RISQUES EN RENONCANT AUX NETTOYEURS INAPPROPRIES HALEINE DE DENTIER.MAUVAIS AJUSTEMENT En brossant son dentier avec des nettoyeurs inappropriés: pâtes, poudres -dentifrices et savon, on peut égratigner les matières composantes qui sont 60 fois blus tendres que les dents naturelles.Ces égratignures causent taches, pellicules et particules de nourriture qui adhèrent plus aisément, plus obstinément \u2014 et qui dégénèrent en l\u2019Haleine de Dentier.D'autant plus que ce même brossage peut user les délicates alvéoles et désajuster le dentier.PAS DE RISQUE AVEC POLIDENT FAITES CECI Ÿ abs FLT PAS DE BROSSAGE, conséquemment pas de risque en faisant tremper votre dentier dans Polident.Finies les inquiétudes d\u2019égratignures ou d\u2019usure.De plus, ce bain Polident quotidien donne à votre dentier fraîcheur et propreté.Polident est recommandé par plusieurs dentistes éminents et approuvé par les fabricants réputés d'accessoires dentaires.DOUBLE SECURITE ! Les admirateurs de Polident sont légion.Avec Polident, l\u2019Haleine de Dentier \u2014 les risques d'usure et de mauvais ajustement ne sont plus à craindre.L'usage quotidien de Polident contribue à maintenir l'apparence naturelle de votre dentier pour moins d\u2019un sou par jour.Procurez-vous Polident dès aujourd\u2019hui dans toute pharmacie, bazar ou magasin à rayons.Format 3 oz.\u2014 404 ; Format 7 oz.\u2014 754.Employez POLIDENT Tous les jours CONSERVEZ PONTS ET DENTIERS PROPRES.ET INODORES ! e Stafford-Miller (Canada), Limitée 172 rue John, = Toronto 2, Canada.LE COUP D'AILE [ Suite de la page 30] elle.Jusque dans ses tristes pensées, elle gardait son apparence de jeunesse épanouie, cette joie, qui est la force de l\u2019âÂme et qui vous rend apte a supporter, d\u2019un cœur vaillant, toutes les croix envoyées par la Providence.Ainsi penchée, perdue dans une songerie tranquille, elle n\u2019entendait pas venir Laurent ; elle ne soupçonnait pas qu\u2019un regard serutait son visage incliné et que le jeune homme se tenait prêt à la prompte retraite, pour peu qu\u2019il eût découvert sur les traits de Damienne la souffrance qui altérait les siens.Car, il devinait bien que la jeune fille avait souffert de son attitude: ne l\u2019avait-il pas quittée en ennemi, après lui avoir fait entrevoir la camaraderie possible et même cette amitié idéale, qui avait paru enchanter son ame?Il y a, chez la jeunesse, tant de con- flance qu\u2019il avait certainement heurté en Damienne le meilleur d\u2019elle-même.Il s\u2019étonnait de lui voir ce visage et cette attitude.Et il se rapprocha, de nouveau attiré par cette vaillance qui ignore le découragement, la rancune, l\u2019inutile tristesse.\u2014 Bonjour, mademoiselle Damienne.A ce nom prononcé par lui pour la première fois, la jeune fille éprouva un soulagement véritable; s\u2019il avait été fâché, il n\u2019aurait pas dit son nom.Elle se contenta de ce petit espoir, et elle se leva, voulant aller à lui, parce qu\u2019elle se jugeait coupable.\u2014 Je croyais vous avoir fâché, dit- elle ; vraiment, combien je suis contente de voir qu\u2019il n\u2019en est rien! \u2014 Vous avez été dure, il faut en convenir.\u2014 Pourquoi m\u2019avoir demandé ma pensée ?.Il est déjà si difficile de la taire quand on ne la sollicite pas ! \u2014 Seriez-vous, a ce point, implacablement franche ?Elle dit naïvement : \u2014 Mon pére m\u2019aime ainsi.Et, de nouveau, il fut touché.Damienne heurtait la porte du pavillon : \u2014 Papa, nous partons en avant.\u2014 Qui, nous ?\u2014 M.de Saint-Yves et moi.Il doit descendre jusqu\u2019à Saverne et je voulais lui montrer le coin des roches rouges.Tous deux gagnaient le sentier à peine tracé, le plus difficile, le plus sauvage.Cela plut à Laurent, qu\u2019elle eût choisi un chemin de ce genre pour gagner leur but.Il remarqua cependant : \u2014 C\u2019est plus fort que vous, n\u2019est-il pas vrai?.Il faut que vous me blamiez.\u2014 Vous avez raison.C\u2019est plus fort que moi.Elle marchait devant lui, et sa voix lui arrivait de loin, plus expressive, parce qu\u2019adoucie.et il se rappelait la musique qu\u2019il avait entendue auprès d\u2019elle et qui venait de loin, si prenante, si sereine ! \u2014I y a surtout que j'ai l\u2019âme batailleuse ; là où je vois des ruines fumantes, je vois aussi la maison qu\u2019on rebâtira, et «il faut» que je reba- tisse.La Claudette, mon aïeule lointaine, m\u2019a certainement légué ce besoin d\u2019être brave devant l\u2019apparente impossibilité.Connaissez-vous l\u2019histoire de la Claudette ?Laurent avait entendu ce récit de la bouche du vieil Hans; pour l\u2019entendre redire par la voix de Damienne, il mentit sans honte aucune : \u2014 Je l\u2019ignore.\u2026 \u2014 Ecoutez donc.Et elle narra, simplement, sans pathétiques phrases, la belle histoire de son aïeule lointaine; mais elle ne pouvait empêcher la vibration de sa voix, les inflexions qui trahissaient son enthousiasme, l\u2019admiration profonde qu'elle avait pour la Claudette.et, parfois, son émotion.\u2014.Et voilà, dit-elle en terminant, une humble et simple femme qui ne s\u2019est pas refusée à vivre, pendant quarante-huit heures la vie d\u2019un brave! \u2014 Vous insinuez, par là, qu\u2019il nous est facile de surmonter les pires malheurs, parce que la Claudette entreprit l'impossible ?\u2014I n\u2019y a pas d\u2019impossible.\u2014 C\u2019est un mot de votre cher Napoléon, railla-t-il pour la décourager.\u2014 Non, dit-elle lentement.ou, plutôt, s\u2019il a dit ce mot, je ne pensais pas à lui en l\u2019exprimant.\u2014 Et à qui done?\u2014 Au Bon Dieu, monsieur.Il est trop juste pour mettre sa faible créature devant l\u2019impossible.\u2014 Allons donc!.Sans accuser le Ciel, je puis dire, pour l'avoir expérimenté, que les fardeaux ne sont pas toujours proportionnés à notre résistance, et qu\u2019il y a des douleurs capables de tuer en nous toutes les forces vives.Le nierez-vous ?\u2014 Je le nie.Il jeta brutalement : \u2014 Parce que vous n\u2019avez jamais souffert.j'entends d\u2019une souffrance véritable, qui vous broie, vous torture et vous achève dans l\u2019anéantissement.\u2014 Vous avez raison : je n\u2019ai pas encore connu de ces douleurs déchirantes, mais je peux déjà y préparer ma volonté, en acceptant joyeusement les petits ennuis de la vie.De plus, je n\u2019ai pas, comme vous, cette conception de la douleur qui nous mène, dites-vous, vers l\u2019anéantissement.Si la douleur n\u2019était pas grande, susceptible de dilater notre cœur, d\u2019élever tout notre être vers le meilleur et le plus beau, Dieu n\u2019aurait pas fait la douleur ; il n\u2019aurait pas souffert lui-même.\u2014 Voilà deux fois, dit-il, que vous me parlez de Dieu.Je vous préviens que je ne pratique pas.\u2014 Que vous ne pratiquez «plus».Je le craignais.Si j'ai parlé ainsi, c\u2019est bien spontanément.Il voulut connaître ce cœur de jeune fille : \u2014 Les premières fois, vous évitiez de me heurter par ces évocations pieuses ?\u2014 Je m\u2019efforgais de les retenir.\u2014 Oui, je vois.Vous attendiez d\u2019avoir conquis le camarade, et ensuite l\u2019ami, pour exercer votre puissance en toute liberté ! Elle se retourna et eut, sur ses joues d\u2019enfant, une rougeur de confusion et d\u2019émoi tout ensemble qui bouleversa Laurent.\u2014 Me pensiez-vous si méchant ?de- manda-t-il, en interrogeant avec ardeur, le beau visage tourné vers lui.Et il se mit à marcher aux côtés de Damienne ; ils atteignirent les roches rouges avant qu\u2019elle ait pu répondre à son anxieuse interrogation, et il dit, devinant ce qui se passait en elle : \u2014 Vous pensez que la tâche sera rude.Elle s\u2019était assise sur une roche basse, sans songer à lui décrire ce lieu qu\u2019elle aimait, pour lui en faire apprécier toute la beauté ; elle regardait, au loin, dans la sente, son père qui arrivait d\u2019un pas pressé, d\u2019un petit pas cependant précautionneux; ils n\u2019avaient plus qu\u2019un instant à eux, et elle voulut oublier la blessure que LA REVUE POPULAIRE Laurent venait de lui infliger; sans quitter, du regard, son père qui se rapprochait et lui souriait de loin, elle prononça d'une voix ou Saint-Yves ne put découvrir aucune altération : \u2014 Rassurez-vous comme je me rassure moi-même; vous savez que je considère qu\u2019il n'y a pas d\u2019impossible.Mais, puisque vous reconnaissez vous- même votre méchanceté, jexige une promesse \u2026.Il tenta de railler encore : \u2014 C\u2019est comme pour le chien.\u2014 Non, ce n\u2019est pas comme pour le chien, car mon père, seul, vous demanda quelque chose, ce jour-là.Ce matin, c\u2019est moi qui vous adresse une prière .Nous allons avoir la procession du Saint-Sacrement, dimanche, et nous avons coutume d\u2019y représenter le côté féminin de notre famille.Jadis, ma grand-mère y parut en Alsacienne, puis ma mère.Cette année, comme j\u2019atteins mes vingt ans, je vais prendre, pour la première fois, la place de ma mère ; je vais représenter la descendance de la Claudette.Eh bien ! monsieur Saint-Yves, vous viendrez voir votre amie Damienne à la procession de la Fête-Dieu.Parce que j'ai déjà souffert par vous, je me considère maintenant comme votre amie, et c\u2019est cette amie nouvelle qui veut vous voir, dimanche, en ce jour qui sera une date marquante de ma vie.Et, à son père qui s\u2019avançait vers eux, l'air joyeux : \u2014 Dites, papa.J\u2019ai invité M.Lau-, rent pour dimanche.La procession est si belle! \u2014 Eh! monsieur! s\u2019exclama le baron, bonnement, vous verrez la petite en costume d\u2019Alsacienne.Elle remplace sa mère, cette année, et je ne doute qu\u2019elle sera si gentille, si fraîche! Car, vous voyez, monsieur, il n\u2019y a que cette toute jeunesse pour avoir de la fraîcheur et de la grâce.Quand on n\u2019a pas souffert, on garde si facilement le reflet de son enfance sur le front et dans le regard! XI \u2014 LES CRAINTES DU BARON couTE, Mienne, c\u2019est très vilain à moi de te gâter ce jour de fête ; mais je tiens à te prévenir que ta \u201d\u201c maman va partir pour Niederbronn avec ta grand-mère.\u2014 Mais je le sais, papa.d\u2019habitude.M.de Franqval toussota en homme embarrassé : \u2014Eh non! justement: ce ne sera pas comme tous les ans.Je.nous les accompagnerons.Stupéfaite, la jeune fille s\u2019arrêta dans le chemin : \u2014 Jamais nous n\u2019avons été à Nieder- bronn nous deux!.Vous détestez, d\u2019ailleurs, ce coin mondain .Et même, vous étiez si content lorsque nous restions ensemble au château!.Vous appeliez cela «nos vacances».Et le grand papillon de la coiffe avait l\u2019air de palpiter sous l\u2019émoi de Damienne.Elle hasarda : \u2014 C\u2019est maman qui veut, n\u2019est-ce pas ?.Un mariage qu\u2019elle prépare.Ce n\u2019est pas bien, papa, de n\u2019avoir pas intercédé pour votre fille.J\u2019aurais tant.tant voulu avoir mon été bien tranquille ! \u2014 N\u2019accuse pas ta mère, petite ; c\u2019est moi qui ai désiré ce départ.\u2014Vous!.\u2014 J'ai pensé, ma petite enfant, qu\u2019il était peut-être meilleur pour toi de t\u2019éloigner momentanément de Saverne.Ch! Crois bien que ton vieux papa a en toi la plus absolue confiance ; mais, justement, parce que je te sais plus candide, si délicieusement enfant, je ne veux pas que tu te laisses inconsidérément entraîner par ton bon cœur et que tu sois un jour, victime de ta bonté.[ Lire la suite page 37] comme \u2014 SEPTEMBRE, 1944 Menus de toute une semaine [ Suite de la page 18 ] Ajouter la graisse, le miel et le sel puis la levure dissoute dans le lait tiède.Incorporer la farine, bien battre et laisser lever dans le bol au double du volume.Battre de nouveau et mettre par cuillerées dans des moules à muffins beurrés.Laisser lever au double du volume et cuire à 400° F., 25 à 30 minutes.Servir chaud.Mardi DINER Soupe aux légumes Agneau aux petits pois Pommes de terre nature Salade de chou et de navets Pouding canadien AGNEAU AUX PETITS POIS 2 livres d\u2019agneau dans l\u2019épaule 2 c.à tb.de farine 2 tasses d\u2019eau chaude 1 ce.à tb.de sel 15 ce.à thé de poivre 1 feuille de laurier 6 petits oignons 1 boîte de petits pois Couper l\u2019agneau en services individuels et le faire brunir dans un petit chaudron de fer ou en aluminium épais.Saupoudrer de farine et laisser brunir encore.Mouiller avec l\u2019eau chaude, ajouter les assaisonnements et laisser cuire 1 heure.Ajouter les petits oignons, cuire encore une demi-heure et en dernier lieu, incorporer les petits pots.Servir bouillant.SALADE DE CHOU ET DE NAVETS 2 tasses de chou taillé en fines lanières 16 tasse de navet râpé 1 c.à tb.de jus d\u2019oignon Mettre le tout dans un bol à salade et à la dernière minute, arroser de vinaigrette et servir aussitôt.POUDING CANADIEN 4 tasses de mie de pain coupé en cubes 1 tasse de sucre d\u2019érable 2 tasses de lait 2 œufs Mettre dans un plat à pouding beurré 1 tasse de mie de pain.Saupoudrer de sucre d\u2019érable et répéter l\u2019opération jusqu\u2019à ce que le pain et le sucre soient épuisés.Battre les 2 œufs, ajouter le lait et verser sur le pain.Presser à l\u2019aide d\u2019une cuillère pour que le pain soit imbibé de lait et faire cuire au bain-marie au four de 350° F.1 heure ou jusqu\u2019à ce que le pouding soit ferme.La cuisson au bain-marie au four consiste à placer le pouding dans une lèchefrite contenant de l\u2019eau chaude.SOUPER Soufflé au blé d'Inde Tomates fraîches Salade aux fruits de saison SOUFFLE AU BLE D'INDE 2 c.à tb.de beurre 3 c.à tb.de farine 1 tasse de lait 2 tasses de blé d\u2019Inde en conserve 1 ce.à thé de sel 3 œufs Faire une sauce blanche avec le beurre, la farine et le lait.Ajouter le blé d'Inde, assaisonner, laisser refroidir.Ajouter les 3 jaunes d\u2019œufs battus et bien mélanger.Battre les 3 blancs d'œufs en neige ferme et incorporer délicatement au premier mélange.Verser dans un plat à gratin beurré et faire cuire au four de 350° F.40 à 45 minutes.Servir aussitôt avec des tomates fraîches.SALADE AUX FRUITS DE SAISON 3 poires 3 pêches 4 prunes 1 grappe de raisin Y4 de tasse de miel Peler les poires, les pêches et les prunes et les couper en quartiers.Ajouter le raisin.Mettre dans un plat à dessert avec le miel.Bien mélanger avec 2 fourchettes et servir aussi froid que possible.Hencredé Petit salé aux légumes Betteraves à la vinaigrette Pouding au riz au caramel PETIT SALE AUX LEGUMES 15 livre de petit salé 2 pintes d\u2019eau 1 petit chou 6 petites carottes 6 tranches de navets 6 petits oignons 6 pommes de terre Mettre l\u2019eau dans une grande marmite et y faire cuire le petit salé taillé en tranches d\u2019un quart de pouce.Après 1 heure de cuisson, retirer le lard et ajouter tous les légumes.Remettre le lard sur les légumes et prolonger la cuisson encore d\u2019une heure.Dresser les légumes dans un grand plat, mettre le lard au centre et servir aussitôt avec des betteraves à la vinaigrette.BETTERAVES A LA VINAIGRETTE 6 betteraves moyennes 1 c.à tb.de sucre 1 c.à tb.de beurre ou d'huile 1 c.à thé de sel 14 de c.à thé de poivre 4 c.à tb.de vinaigre Faire cuire les betteraves jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient tendres, 1 heure environ.Les passer à l\u2019eau froide pour qu\u2019elles soient plus faciles à peler.Tailler en tranches très minces, mettre dans un plat à salade et arroser avec la marinade.Servir froid.POUDING AU RIZ AU CARAMEL 16 tasse de riz 1 tasse d\u2019eau bouillante Ja de c.à thé de sel Ya de tasse de sucre 2 tasses de lait 2 œufs 1 ce.à thé de vanille Laver le riz et le mettre à cuire avec l\u2019eau bouillante et le sel jusqu\u2019à ce que l\u2019eau soit entièrement absorbée.Retirer du feu, ajouter le sucre, le lait et les œufs.Aromatiser et verser dans un plat à pouding beurré.Placer le pouding dans une léchefrite contenant de l\u2019eau chaude et faire cuire au four de [ Lire la suite page 48 ] 33 ommençant bien \u2026 avec le bacon doux qui est le préféré au Canada\u2019 *Le bacon au petit goût de fumée! Des enquêtes faites à maintes reprises indiquent qu'il est le plus demandé.Swift Canadian Co.Limited. 34 TRS cest la Vous pouvez avoir des dents plus brillantes ! / Des laboratoires impartiaux ont /, fait des centaines d'épreuves.Des ÿ hommes de science ont vérifié | leurs constatations au moyen d\u2019appareils photoélectriques et ils autorisent cette déclaration: LA POUDRE PEPSODENT PRO.; DUIT SUR LES DENTS UN § LUSTRE DEUX FOIS PLUS BRILLANT QUE LA MOYENNE DE TOUTES LES AUTRES GRANDES MARQUES.PLUS BRILLANT QUE N'IMPORTE QUELLE AUTRE\u2014SANS EXCEPTION! Ces résultats ont été vérifiés par des jumeaux identiques qui ont fait des essais pratiques chez eux .par des techniciens de cliniques dentaires .par des dentistes dans leurs propres bureaux.Le résultat est toujours le même: la poudre Pepsodent rend les dents beaucoup plus brillantes.pete STs vérité! Cu BR LR pa Gx In ) ° Wy NŸ AT AVANT D'après un cas actuel Vous pouvez changer le visage d'un enfant ! Les premières dents de ce garçonnet, par exemple, étaient si mal disposées que sa mâchoire inférieure était en saillie .cela aurait pu affecter son apparence pour toujours.Mais l\u2019art dentaire moderne, grâce à des traitements correctifs, a su améliorer son visage .en réglant la position de ses dents permanentes.Oui, l\u2019art dentaire peut faire des merveilles dans le redressement des dents croches.Comme les vedettes de l'écran, vous pouvez faire recouvrir vos dents si elles sont ébréchées ou brisées.Surveillez attentivement les dents de vos enfants.Voyez le dentiste régulièrement.Car c\u2019est la vérité.la personnalité et l\u2019avenir d\u2019un enfant peuvent dépendre de l\u2019état de ses dents! 11 importe de les garder propres et brillantes! LA PEPSODENT A L'IRIUM REND LES DENTS BEAUCOUP PLUS BRILLANTES Pour la sûreté de votre sourire employez la Pepsodent deux fois par jour.allez chez le dentiste deux fois l\u2019an.The Pepsodent Co.of Canada, Ltd.EEE EEE TEE | SEULE LA PEPSODENT @ RENFERME DE L'IRIUM! Q LA REVUE POPULAIRE Une tache n\u2019est pas un malheur irréparable Par Francine E MEILLEUR MOYEN pour guérir est de ne pas tarder à prendre les remèdes prescrits.Ainsi en est-il pour faire disparaître une tache: il ne faut jamais remettre au lendemain.La plupart des ingrédients suggérés ici comme ayant la propriété d\u2019enlever les taches : farine d\u2019amidon, sel, vinaigre, vaseline, se trouvent dans toutes les maisons, tandis qu\u2019on peut se procurer les autres, à un prix modique, chez le pharmacien du coin.Si l\u2019on connaît la nature de la tache, il est évident qu\u2019il sera plus facile de l\u2019enlever.Avant de s\u2019y risquer, il est prudent d\u2019appliquer d\u2019abord l\u2019ingrédient dont on va se servir à l\u2019intérieur du vêtement taché : sur la couture ou l\u2019ourlet, afin de s\u2019assurer qu\u2019il ne décolore pas le tissu.TACHES Boissons alcooliques : Soie, rayonne, lainage : Eponger avec une solution faite de deux tiers d\u2019eau pour un tiers d\u2019alcool dénaturé.Verser de la glycerine sur la tache et frotter avec les mains.Laisser reposer une demi-heure et rincer à l\u2019eau claire.Toile et coton : Faire tremper environ 20 minutes dans une solution d\u2019alcool et d\u2019eau.Laver comme d\u2019habitude.Sang : Soie, rayonne, lainage : Eponger à l\u2019eau froide.Si la tache est déjà sèche, ajouter du sel.Toile et coton : Mettre tremper à l\u2019eau froide.Laver ensuite à l\u2019eau chaude et savonneuse.Gomme à mâcher : Soie, rayonne, lainage : Eponger avec du tétrachloride de carbone.Toile et coton : Faire tremper dans du tétrachloride de carbone et laver comme de coutume.Chocolat et cacao : Soie, rayonne, lainage : Eponger avec du tétrachloride de carbone.Bien assécher.Eponger avec de l\u2019eau et saupoudrer de poudre de pepsine qu\u2019on fait pénétrer.Laisser reposer une demi-heure.Eponger de nouveau à l\u2019eau chaude.Toile et coton : Ces taches disparaîtront au blanchissage.Café : Soie, rayonne, lainage : Eponger à l\u2019eau tiède.Verser de la glycerine et frotter légèrement avec les mains.Laisser reposer une demi-heure.Rincer à l\u2019eau chaude.S\u2019il y avait de la crème dans le café, éponger en outre avec du tétrachloride de carbone.Toile et coton : Verser dessus de l\u2019eau bouillante, d\u2019une hauteur de deux ou trois pieds.Laver ensuite à l\u2019eau chaude et savonneuse.Poli à ongles : Soie, rayonne, lainage : Humecter avec du tétrachloride de carbone.Verser dessus une goutte d\u2019huile de banane.Frotter légèrement avec un chiffon mou.Toile et coton : Eponger avec de l'acétone.Graisse : Soie, rayonne, lainage : Délayer de la farine d\u2019amidon avec du tétra- chloride de carbone.Etendre cette pâte sur la tache, La brosser quand elle est sèche.Répéter l'opération au besoin.Toile et coton : Laver à l\u2019eau chaude très savonneuse.Frotter énergiquement.Si la, tache persiste, la tremper dans du tétrachloride de carbone.Rouge à lèvres : Soie, rayonne, lainage : Faire pénétrer de la vaseline dans la tache.L\u2019éponger avec du tétrachloride de carbone.Toile et coton : Appliquer de la glycerine et laver comme d'habitude.Encre : Soie, rayonne, lainage : Si la tache est encore humide, la saupoudrer de farine d\u2019amidon ou de poudre de tale pour l'empêcher de s\u2019étendre.Faire pénétrer dans la tache.Secouer la poudre quand elle devient sale et recommencer plusieurs fois l\u2019opération.Toile et coton : Verser de la glycerine sur la tache.Frotter légèrement avec les mains.Rincer et répéter l\u2019opération aussi longtemps qu\u2019il y aura de l\u2019encre.Rincer finalement à l\u2019eau claire et laver comme à l\u2019ordinaire.Iode : Soie, rayonne, lainage : Eponger avec une solution de deux tiers d\u2019eau pour un tiers d\u2019alcool dénaturé.Toile et coton : Quand la tache est fraîche, on peut la faire disparaître avec de l\u2019eau savonneuse.L'humecter et l\u2019exposer au soleil.Peinture : Soie, rayonne, lainage : Agir immédiatement.Gratter la peinture afin d\u2019en enlever le plus possible.Eponger avec du tétrachloride de carbone.Si la tache est déjà sèche, appliquer la solution de chaque côté du tissu afin d\u2019amollir la peinture.Toile et coton : Si la tache est sèche, l\u2019amollir avec de la vaseline et laver à l\u2019eau très savonneuse.Transpiration : Soie, rayonne, lainage : Eponger avec de l\u2019eau chaude dans laquelle vous aurez versé quelques gouttes de vinaigre.Toile et coton : Procéder de la même manière que pour la soie et laver comme d\u2019habitude.Fumée et suie : Soie, rayonne, laimage : Brosser la tache.La saupoudrer de sel qu\u2019on fait pénétrer dans l\u2019étoffe et qu\u2019on brosse dès qu\u2019il est sali.Eponger ensuite avec du tétrachloride de carbone.Toile et coton : Procéder de la même manière et laver comme à l'ordinaire.Thé : Soie, rayonne, laimage : Eponger à l\u2019eau tiède.Verser dessus de la glycerine et frotter légèrement avec les mains.Laisser reposer une demi-heure, puis rincer.Toile et coton : Verser sur la tache de l\u2019eau bouillante d\u2019une hauteur de deux ou trois pieds.Laver comme d\u2019habitude.Jus de tomate : Soie; rayonne, lainage : Eponger la tache à l\u2019eau froide.Y faire pénétrer de la glycerine et laisser reposer pendant une demi-heure.Rincer.Toile et coton : Mettre tremper à l\u2019eau froide.Humecter de glycerine et laisser reposer une demi-heure.Laver comme à l\u2019ordinaire.Taches d\u2019eau : Humecter tout le vêtement, soit en l\u2019épongeant à l\u2019eau claire, soit en le tenant au-dessus d\u2019une bouilloire remplie d\u2019eau bouillante.Le repasser pendant qu'il est encore humide.Toile et coton : Ces tissus ne sont jamais tachés par l\u2019eau. gree eee cat t'en etat ee LOS ter Pr oh te a ee eb opens ie SU Le Canonnier A.J.Gagné, de Sudbury, Ontario, (à gauche) et le Bombardier R.B.Davis, de Hamilton, Ontario, regardent encore une fois quelques instantanés favoris de la famille.PHOTO DE L'ARMEE CANADIENNE OUTRE-MEI Vous qui êtes à l\u2019arrière\u2014imaginez Les films sont encore rares, la guerre en un instant ce que les soldats cana- ex1ge tellement.Mais tirons tous le plus Achetez des .ible d btenir.2 diens sur cette page ressentent .possible Ce ceux que nous pouvons oven TIMBRES D'EPARGNE Utilisons-les surtout pour nos gars outre-mer.éloignées de leurs familles et de leurs Faisons en sorte que nos lettres soient des DE GUERRE amis pendant plusieurs années; me- \u201cvisites de la famille .en instantanés.\u201d chez votre nacés, nuit et jour, de dangers et Voici un conseil.Il n\u2019y a pas insuffisance pharmacien \u2019 d\u2019angoisses indescriptibles.de matériel pour tirer des épreuves.Faites - \\ .en donc tirer quelques-unes de vieux négatifs TSONBEZ alors à ce qu'il vous semblerait pour les lui envoyer.Cela lui fera énormément bon de recevoir quelques instantanés des Jaisi - 1 parents et de scènes familières\u2014vous rap- plaisir.\u2019 ] pelant que quelque part sur cette terre la Au Canada, KODAK est la marque de vie vaut la peine d'étre vécue .et que vous commerce déposée et la propriété exclusive devez y retourner.de Canadian Kodak Co., Limited, Toronto.Les films étant si rares PRENEZ D\u2019ABORD DES INSTANTANES POUR LUI LA REVUE POPULAIRE 36 EN PLUS GRAND NOMBRE ET PLUS DISTANTES QUE JAMAIS Mais Ce conviier 04 end, ENDANT que vous lisez ceci, le jour se lève sur un convoi, les étoiles de minuit guident les aviateurs effectuant leurs raids, ou bien le soleil de midi verse ses torrents de lumière sur des troupes en marche.Si vaste est le théâtre de la guerre que toutes ces choses se présentent en ce moment même.Par tout cet immense territoire, la guerre de mouvement ne s\u2019arréte jamais.Des milliers de soldats se déplacent en mer, débarquent sur des rivages lointains, coupent leur chemin dans leurs voitures blindées à travers les passes abruptes des montagnes .Des bateaux de guerre tout gris plongent leur proue effiliée dans l\u2019_écume blanche tandis que l'équipage, aux aguets, pourchasse l\u2019ennemi .D\u2019autres bateaux font escale à un port glacial du Nord ou à un port des Tropiques .Des flottes d\u2019avions géants sont en vol, transportant des aviateurs vers de nouvelles bases a des milliers de milles de distance en une seule nuit.Vous êtes-vous déjà arrêté à songer au travail qu\u2019il faut faire pour localiser votre ami ou votre parent parmi ces milliers de soldats toujours en marche.et lui remettre sa lettre en bon état?Cependant en 1943, 31,500,000 lettres et des millions de colis et d\u2019autres objets sont parvenus à nos militaires outre-mer.POSTES, CANADA Publié avec l'autorisation de C.R., DEPUTE, MINISTRE DES POSTES LHON.W.P.MULOCK, SEPTEMBRE 1944 LE COUP D'AILE [ Suite de la page 32] \u2014 Vous voulez parler de l\u2019attrait i que m\u2019inspire M.Saint-Yves; mais, papa, c\u2019est uniquement l\u2019attrait que i j\u2019éprouverais devant une bonne œuvre i à faire, un malheur à éviter a autrui.\u2014 Je ne l\u2019ignore pas, ma petite fille ; moi-même, je ressens une extraordinaire sympathie et une pitié non moins grande pour cet être jeune et plein de qualités qui s\u2019efforce de tuer en lui tout ce qui ne demanderait qu\u2019à vivre et à s\u2019exprimer.Vois-tu, je craignais d\u2019avoir été coupable en favorisant vos .rencontres et, l\u2019autre jour, j'ai vu ton | visage, ton cher visage, soudainement : altéré.i \u2014 Une blessure d\u2019amour-propre.à 4 moins que ce ne fût là le remords .d\u2019avoir été trop franche.Peu de chose, en somme ! \u2014Je n\u2019en doute pas; tu vois, toi, ce qui est aujourd\u2019hui ; moi, ton père, je vois « demain », parce que, t\u2019ayant fait une enfance si douce, si remplie de tendresse, je ne puis m\u2019accoutu- 4 mer à cette idée que tu pourrais souffrir.M.de Franqval n\u2019osait insister davantage; il scruta le visage de sa fille, car ils arrivaient en vue de l\u2019église et il voulait savoir si Damienne avait compris.Un regard d\u2019une extraordinaire limpidité soutint son regard ; inquiet.\u2014 Papa, dit Mienne en souriant.- si j\u2019aimais M.Saint-Yves, vous ne vous donneriez pas plus de mal.\u2014Tu me trouves ridicule, fit-il, soulagé par sa gaité.et tu m'en voudras toujours de tavoir imposé \u2014_ > Niederbronn, cette année ?\u2014 Je ne vous en voudrai pas, d\u2019abord parce que vous venez avec moi, ensuite parce que je mesure l\u2019affection de mon père par la détermination héroïque qu\u2019il a prise.Elle avait repris son tranquille visage, où le sourire éteint laissait encore son reflet de joie; elle traversa ies rangs serrés d\u2019un groupe qui se formait et, sans voir les regards déférents et admiratifs qui la suivaient, elle se joignit aux femmes en coiffe, plus simple, dans sa dignité et le charme de sa beauté, que toutes ces humbles filles qui l\u2019accueillaient en souriant.XII \u2014 LA PROCESSION L AVAIT d\u2019abord dit: «Je n\u2019irai pas» Puis, quelque chose s\u2019était mis à chanter dans lair, quelque chose qui s\u2019obstinait à venir jusqu\u2019à la 3 Claudette et qui semblait un écho de i la voix de Damienne.Les cloches sonnaient & toute volée.4 Saint-Yves eut la rapide vision de ce bouquet de parfums, de couleurs vives, de blancheurs immaculées, qui surgirait tout a coup du portail de J l\u2019église, pour suivre les rues enguirlandées de roses.Il la devina, elle, * si expressive dans son costume d\u2019Alsacienne et combien plus éloquente, sans doute, dans sa ferveur de jeune fille très pieuse, ferveur que l\u2019allégresse .\u2014 \u2018du jour ne pourrait contenir.-Comme toujours, Laurent suivit la seule impulsion d\u2019un sentiment médiocre, pour le plaisir de se dire: \u2014 Si je vais là-bas, c\u2019est uniquement par curiosité.L\u2019Arabe sommeillait dans un coin du jardin; Saint-Yves se chargea de le réveiller sans douceur : \u2014 Allons, debout !.Tu iras prendre la voiture et, sans m\u2019attendre, tu te rangeras près de l\u2019église.h L'ordre donné, Laurent fila dans la D sente qui raccourcissait considérablement le chemin.Maintenant qu\u2019il s\u2019était décidé à voir la procession, il avait peur d\u2019arriver trop tard.Il déboucha sur la route, juste à temps pour découvrir le cortège qui retournait déjà vers l\u2019église ; il craignit un instant d\u2019avoir manqué le groupe des Alsaciennes et il éprouva un véritable sentiment de triomphe quand, devant lui, les femmes du pays s\u2019avancèrent.Quatre d\u2019entre elles portaient sur leurs épaules solides un brancard fleuri où se dressait une Vierge de bois sculptée ; de celles-là était Da- mienne.Elle marchait la première, du côté du chemin où se tenait Saint-Yves et, lorsqu\u2019elle passa, sa jupe rouge frôla son complet clair.Elle avait un corsage vert d\u2019où ressortaient, en mousse blanche, de courtes manches de mousseline et de dentelle ; son petit tablier voletait dans l\u2019air comme une aile de papillon, et les paillettes de son corsage et de sa coiffe étincelaient à chacun de ses légers mouvements, au rythme de sa marche.À peine voyait- on ses admirables cheveux ; privé de ce cadre somptueux, sous l'immense nœud du bonnet, le visage prenait une austérité inattendue.Et Damien- ne n\u2019était plus que cette fille de la terre d\u2019Alsace qui disait désirer l\u2019action, là où se dressait pour elle ce que Laurent appelait: « l\u2019impossible ».La procession rentrait dans l\u2019église ; il voulut fuir, échapper à l\u2019emprise qui le secouait.Quelqu\u2019un le guettait qui le saisit sans façon par le bras.M.de Frang- val se tenait près de lui, souriant, voulant ignorer son émoi : \u2014 Dites donc! Vous alliez nous lâcher.\u2014 Pourquoi ?.La procession est terminée.\u2014 La baronne vous invite a déjeuner ; et elle y tient, mon ami; elle y tient beaucoup.\u2014 Vous présenterez mes regrets à Mme de Frangval.Son ton avait été si brusque qu\u2019il en eut conscience lui-même : \u2014 Excusez-moi.Il y a des émotions que je ne suis plus en force de supporter.et j\u2019ai besoin de solitude.\u2014 Je ne crois pas, mon pauvre ami.Votre solitude consistera tout simplement à réprimer au plus tôt de louables sentiments agitant votre âme.Je parlerai comme parlerait Damienne : laissez-vous faire ; il y a des influences qui sont une rosée bienfaisante.\u2014 Et qui n\u2019invitent pas aux réunions mondaines, acheva Saint-Yves rudement.\u2014 Alors, coupons la paille en deux.J'ai aperçu votre voiture, tantôt ; voulez-vous être assez bon pour nous inviter à une courte promenade ?.J'irai tout d\u2019abord vous excuser auprès de la baronne ; je ferai de mon mieux.Puis je ramènerai mon Alsacienne.\u2014 Soit! dit Laurent.Il était brisé et subissait la volonté d'autrui, comme un fardeau, sans savoir en remarquer le mobile charitable.Lorsque le baron le rejoignit avec sa fille, il les fit s\u2019installer côte à côte et s\u2019assit en face de Damienne.Quelques mots rapides de son père avaient appris à la jeune fille qu\u2019elle n\u2019était pas seule à pratiquer le dévouement envers autrui: elle avait vu M.de Franqval subir l\u2019algarade de sa femme avec une souriante patience, et ils étaient partis tous deux, s\u2019enfuyant presque, sous le regard amusé de Mme d\u2019Elstein, pendant que la baronne répétait, mécontente : 37 Commet-on chez vous, le CRIME de gaspiller les Aliments ?Quels sont ceux qui commettent ce crime?Les gens qui croient que cela n\u2019a pas d\u2019importance s'ils laissent quelque chose dans leur assiette.Mais cela a de l\u2019importance \u2014 et c\u2019est sérieux! Il y a aussi beaucoup d\u2019autres personnes qui laissent un peu d'aliments dans leur assiette.11,480,713 pour être exact! Un tel gaspillage est du sabotage, car la nourriture est une arme pour la victoire! Et les demandes d\u2019aliments fournis par le Canada pour nos forces armées, nos alliés et les sociétés de secours deviennent de plus en plus importantes.Et puis, si l\u2019on gaspille des aliments pendant que les provisions sont très limitées, les règlements actuels deviendront nécessairement plus stricts.N\u2019allez-vous donc pas commencer à mener, chez vous, une campagne contrée le gaspillage?Voici comment faire: 1.Nettoyez votre assiette et encouragez les autres à en faire autant.2.Préparez et faites cuire la quantité exacte d'aliments qu\u2019il vous faut.3.Gardez les aliments bien réfrigérés et couverts.4.Utilisez le liquide nutritif des aliments en boîtes.Ils font d\u2019excellentes bases pour les soupes, sauces et desserts.Rappelez-vous que d\u2019autres ont BESOIN des aliments que vous ne voulez pas! COMMENT LES ALIMENTS EN BOÎTES I AIDENT A REDUIRE LE GASPILLAGE » Dans les aliments en boîtes, il n\u2019y a rien qui soit inutilisable .Pas de feuilles .rien à jeter! Tout, dans la boîte, est à manger .nourrissant et délicieux! « .ef rappelez-vous que .V.Les aliments en boites permettent de varier les menus d\u2019une façon appétissante, avec des produits qui sont mis en boîtes à l'apogée de leur saveur.2.Avec les aliments en boîtes, vous pouvez avoir des repas bien équilibrés \u2014 riches en vitamines et sels minéraux \u2014 en n'importe quelle saison.3.En employant des aliments en boîtes, vous pouvez préparer des repas en un clin d'oeil! Et ils sont faciles à garder jusqu\u2019À ce que vous en ayez besoin.Ce message est publié, dans l\u2019intérêt du Programme d\u2019Alimentation du Canada, par l'American Can Company \u2014 Montréal, Hamilton, Toronto; et l\u2019American Can Company Limited, Vancouver. 38 Le Crème Désodorisante Enraye la Transpiration TEA N'irrite pas la peau ni n'abime lés vêtements.YT Agit en 30 secondes.Vous l\u2019appliquez, essuyez le superflu et vous vous habillez.EFFECTIVEMENT Enraye la transpiration et l\u2019odeur.DOI IIS SM Garde les aisselles sèches et inodores pendant 3 jours.AGRÉABLEMENT JRVEFR agréable que votre crème préférée pour la figure \u2014 odorante, elle ne tache pas.Si vous avez.PROPRIETE, TERRE ou TERRAIN à vendre .Adressez-vous à ROMEO AUGER { pOPULAIRE = coupon d'abonnement a = {CANADA SEULEMENT) = u |) : IMPORTANT \u2014 Indiquer d'une croix = : { ) s'il s'agit d'un renouvellement.EN NE : 1 an .$1.50 2 = a = = un = NOM L.-2.-2ucemeeosesecensecnmen een ere mes men en ame - a B = Adresse Lu.n.oocnvecrecenansensrennencesen ren ennen a BB Wille corer eres serenreren = un - - PrOVINCE .\u2026.\u2026uonvecesmeansanvancansensvenssenes = - - POIRIER, BESSETTE & CIE, Ltée.975, rue de Bullion, Montréal, P.Q.\u2014 Je vous préviens que le déjeuner ne sera pas retardé.\u2014 Vous êtes mon invitée, mademoiselle Damienne.Où voulez-vous aller ?.Elle fut tout de suite décidée, en femme qui a préparé son plan d\u2019attaque : \u2014 Cela va vous paraître étrange, monsieur Saint-Yves.mais je voudrais que vous connaissiez le cimetière de Neuvwiller.Le baron eut un sourire heureux : \u2014 Ecoutez Mienne, monsieur, écou- tez-la ; il n\u2019y a qu\u2019elle pour avoir ces bonnes idées.Il expliqua, radieux : \u2014 C\u2019est à Neuwiller que reposent les braves de l\u2019Empire.Un pèlerinage comme vous n\u2019en avez jamais fait ! M.de Franqval témoignait d\u2019un tel enthousiasme que Laurent ne put résister au désir du père et de la fille.Pendant que l'auto franchissait rapidement la courte distance, Saint- Yves parla peu; l'émotion première s'éternisait en son âme: pourquoi, aussi, avait-il accepté la présence de cette Alsacienne au front rayonnant ?Pourquoi se laissait-il entraîner vers ce coin de terre plus éloquent, à lui seul, que le pays tout entier ?XIII: \u2014 LE CHRIST AU TOMBEAU OILÀ, monsieur Saint-Yves, une page d'histoire.Peut-être l\u2019avez-vous déjà lue, mais, peut-être aussi, avez-vous négligé d\u2019y laisser un signet et n\u2019y êtes-vous pas revenu.Saint-Yves n\u2019eut pas un mot, pas un geste.Rien, dans son extérieur, ne put faire deviner au baron s\u2019il était déjà venu, lui, un Strasbourgeois, dans cet éloquent cimetière où de vieux braves dormaient.Il n\u2019était pas dans la nature de M.de Franqval de se décourager devant le mutisme d\u2019autrui ; faute d\u2019un interlocuteur, il savait très bien faire, à lui seul, les frais de la conversation.Quand le sujet était beau et lui tenait au cœur, il préférait même avoir le terrain libre, et les points de suspension qu\u2019il mettait dans son récit n\u2019étaient pas une invite à la réplique ou à la controverse ; il laissait simplement \u2018à son auditeur le loisir de savourer en son esprit le relief, la touche de lumière qu\u2019il lui signalait.\u2014 Regardez, monsieur.sur les stèles, sur les croix, sur les dalles, ces sabres, ces grenades, ces insignes de la Légion d'honneur.tous les emblèmes militaires possibles.tous, même des épaulettes ; ce langage-là se fera entendre à travers les siècles ; il est gravé dans la pierre!.«Et ici, monsieur Saint-Yves, ici, sur cette colonne, avez-vous remarqué.le maréchal Clarke, duc de Feltre.là-bas, Dorsner .plus loin, Pradel.> Le baron avait saisi la main de Laurent et lentrainait; il clamait des noms, se grisait de ses propres paroles, voulant secouer l\u2019apathie voulue de Laurent et croyant naïvement y arriver par l'évocation de ce passé qui le faisait encore tressaillir tout, lui, un vieux bonhomme qui achevait presque de vivre, quand l\u2019autre, le jeune, avait si peu vécu! \u2014 Et tous de l\u2019Empire, monsieur, tous de l\u2019Empire!.Voyez.Lieutenant général d'artillerie.Commandeur de la Légion d'honneur.Officier d\u2019ordonnance de l\u2019Empereur.\u2026.Ecoutez !.Lutzen, Bautzen, Leipzig.Lisez: Wagram.La Moscavo.C\u2019est ici le meilleur des pèlerinages.Je suis heureux qu\u2019ils soient là.si près de chez moi!.Je suis fier qu\u2019ils aient voulu finir leurs jours sur « ma terre ».Ceux-là, monsieur Saint-Yves, montaient la garde quand régnait l\u2019oppresseur ; et, le jour de la libération, toutes ces tombes disparaissaient sous les fleurs et les oriflammes.Une apothéose, enfin ! Damienne était demeurée silencieuse devant la tombe du maréchal Clarke ; soupçonnait-elle l\u2019inanité des paroles paternelles sur l\u2019obstination de Saint- Yves ?Elle les regardait d\u2019un air songeur, tandis qu'ils revenaient vers elle, Laurent, très sombre, et son père parlant seul, content de lui, trop emballé pour avoir saisi encore l\u2019attitude de son auditeur.Et ce fut dans cette disposition d\u2019esprit qu\u2019il devint maladroit, lui si délicat en d\u2019autres circonstances.Comment aurait-il douté du pouvoir de ces souvenirs glorieux qu'il avait évoqués ?.D\u2019avoir prononcé ces noms, d\u2019avoir contemplé ces tombes et ces sculptures, n\u2019était-il pas tout vibrant, tout léger ?.\u2014 Quand nous serons partis, monsieur, vous viendrez en promenade à Neuwiller.Eh oui! Nous suivons la baronne à Niederbronn, non pas que ma femme soit malade, mais il est de bon ton, à notre époque, de n\u2019avoir pas l\u2019air trop bien portant.Par exemple, le tempérament rustique de Damienne est presque une anomalie.Il rit et s\u2019avisa soudain que Laurent ne faisait pas écho a sa gaité; le jeune homme disait, d\u2019ailleurs, d\u2019un ton glacé : \u2014 L\u2019anomalie, c\u2019est de voir Mlle Da- mienne aller se soigner à Niederbronn! Bien qu'elle devinât que la seule annonce de leur départ avait jeté le désarroi en Laurent, Mlle de Frang- val rougit de sa parole, comme d'une offense personnelle.Le baron vit la raideur de l\u2019un, la confusion et l\u2019émoi de l\u2019autre, et il proposa d\u2019aller jusqu\u2019à l\u2019église de Neu- willer, afin de faire diversion.\u2014 Une église abbatiale qui vaut la peine d\u2019être vue.\u2014 Je vous remercie, monsieur ; mais je n\u2019entre jamais dans les églises.M.de Franqval ne fut pas seulement interloqué de la réplique ; mais il parut sincèrement désolé.lui qui pensait avoir disposé ce sauvage aux plus louables intentions.Il eut vers sa fille un regard implorant ; il avait l\u2019air de dire: «J'ai fait une bêtise en m'\u2019imaginant faire bien.Maintenant, je me tais pour te laisser la possibilité de réparer ! » Et Damienne, enfin, parla : \u2014 Quand nous ne serons plus là, vous pourrez revenir à Neuvwiller ; vous y trouverez des souvenirs que la promenade d\u2019aujourd\u2019hui nous rend communs à tous les trois, et voilà pourquoi j'aimerais que vous vissiez l\u2019église Saint-Pierre et Saint-Paul.avec moi, d\u2019abord.Il y a des détails si beaux, pour celui qui sait déjà et à qui rien ne peut plus échapper ! Ainsi, elle semblait ignorer son re- fut brutal ; elle en faisait presque une acceptation, et, comme son père tout à l'heure, elle entraînait Saint-Yves ; elle l\u2019entraînait avec sa puissance de femme aimante et délicate, plus forte que le baron, parce qu\u2019il y avait en elle une pitié si tendre, à demi maternelle, qui ne s\u2019imposait pas, qui savait demeurer patiente au seuil de cette porte close qu\u2019on s\u2019obstinait à ne pas vouloir lui ouvrir.Lorsqu'ils arrivèrent devant l\u2019église, M.de Franqval tourna subitement les talons ; il allait, disait-il, renouer con- maissance avec la jolie fontaine du XVIIIe siècle qui s'élève au milieu de la place ; à la vérité, il ne se souciait LA REVUE POPULAIRE pas de se heurter, une fois de plus, au mauvais vouloir de ce garçon terrible.Son absence arrangeait les choses; lui présent, Saint-Yves aurait redit de sa voix sèche, si pénible à entendre : \u2014 Je n\u2019entre jamais dans les églises.Mais Damienne de Franqval le guidait seule vers l\u2019intérieur ; il la suivit.Et il la laissa dire.Et il l\u2019écouta, parce qu\u2019elle fut très simple, comme toujours.Ayant soin de ne lui imposer qu\u2019une rapide visite, elle l\u2019éblouissait du coup d'œil, pour l\u2019obliger à revenir chercher le détail de tant de beautés ; elle ne s\u2019agenouilla même pas pour une courte prière ; mais il la vit fixer le tabernacle, lorsqu\u2019ils admirèrent le chœur et le transept, et ce furtif regard fut éloquent?\u2019 pour lui qui se souvenait de la procession.Elle s\u2019immobilisa cependant.\u2014Je veux vous montrer quelque chose.quelque chose qui m\u2019a toujours frappée.un détail que vous retrouverez dans beaucoup d'\u2019églises d\u2019Alsace.un détail que vous connaissez peut-être.Ils étaient devant un tombeau du XIVe siècle: le Christ est étendu devant sa mère et les saintes femmes qui tiennent les embaumements.Et Damienne dit, en ce chuchotement doux qui faisait voler les mots sur ses lèvres: \u2014 Regardez bien.Mettez votre main, là, sur la poitrine du Christ.Il y a une petite excavation; on y dépose l\u2019hostie consacrée pendant la semaine sainte.Guidé par sa main, Laurent avait posé ses doigts sur l\u2019excavation, dans la poitrine du Christ.\u2014 C\u2019est vrai, dit-il.\u2014 Ne trouvez-vous pas, demanda-t- elle en le regardant profondément \u2014 et c\u2019était là sa première insistance \u2014 ne trouvez-vous pas que cela est beau.symbolique.ce cœur du Christ toujours ouvert ?Elle avait sous sa coiffe d\u2019Alsacienne une beauté si virginale, une telle foi éclatait dans ses yeux limpides, qu\u2019il se surprit à penser comme elle pensait; mais il ne voulut pas l\u2019avouer ; et, même à cette heure où ils allaient être séparés, il la laissa se heurter à la porte toujours close de son cœur, la connaissant suffisamment peut-être pour se confier en cette patience pleine de courage, et devinant qu\u2019elle saurait demeurer devant la porte fermée aussi longtemps qu'il plairait au fa- - rouche Laurent de ne point l\u2019ouvrir.Saint-Yves ne sut pas s\u2019ils avaient échangé quelque propos sur le chemin du retour.Pour lui, le dernier mot de Damienne avait été prononcé dans l\u2019église: ils n\u2019y avaient pas échangé d\u2019adieux et, pourtant, il semblait qu\u2019ils se fussent, en réalité, séparés devant le tombeau et qu\u2019elle lui eût marqué une place ou, plus facile- v ll ment, il se souviendrait d\u2019elle et de.son amitié bienfaisante.Jusqu\u2019au soir, il demeura sous l\u2019impression de la courte scène de l\u2019église, et il ne cherchait pas à fuir ce souvenir bien qu\u2019il se trouvât de nature à soulever les couches profondes de son âme.Il pensait qu\u2019elle partait et il n\u2019en éprouvait plus d\u2019irritation comme au premier moment; on eût dit qu\u2019elle l\u2019avait confié à quelque chose, à quel- qu\u2019un qui veillerait sur lui, qui continuerait le délicat labeur de son amitié.Ce n\u2019était plus, cette fois, le charme de la forêt au clair de lune, la seule influence de la terre.Et il revit la main de femme qui, doucement, guidait sa main vers la poitrine entr\u2019ouverte d\u2019un Christ au tombeau. + = dub: aided spres- AE = 4e ÿ __2 ~~.ei SEPTEMBRE 1944 DEUXIEME PARTIE | \u2014 LE SOLITAIRE E DEPART de la famille de Franqval avait d\u2019abord laissé Saint-Yves désemparé.Il se surprenait à descendre plusieurs fois par jour vers la route de Saverne, à guetter, du côté des jardins pleins de roses somptueuses, l\u2019apparition de Damienne en robe de toile.Il vint appuyer son front à la grille du parc, la grille privée, celle que la jeune fille appelait: la porte des amis.Il haussait les épaules à ce souvenir, repris d'humeur morose, oublieux de tant d\u2019autres souvenirs plus marquants, plus éloquents, pour ne chercher, dans les jours passés, qu\u2019une pâture à son besoin de mélancolie.« Où est-elle ?se demandait-il.Au Casino, sans doute.» Et il revoyait la robe rose qui lui donnait une sveltesse de grande fleur.« Naturellement, elle plaira.Peut- être reviendra-t-elle fiancée.Alors, finie l\u2019amitié bienfaisante!.L'\u2019incroyable amitié de cette enfant qui ne ressemble à aucune de ses compagnes!.Je lui en veux de m'avoir fait toucher du doigt l\u2019affection secourable.Elle ne m\u2019a relevé que pour me faire tomber plus rudement ! » Il se sentait devenir féroce : «Elle est partie pour se faire regretter.Elle s'est jouée de moi.Je ne devais pas quitter ma solitude! « L\u2019autre » m\u2019avait déja fait assez de mal.» ' e C\u2019est ainsi que se passa l\u2019été.I connut des heures atroces, parce qu\u2019il se faisait en lui un sourd travail qu\u2019il ignorait ; lignorant, il accusait le monde entier du mal qui le rongeait, condamnant tout ensemble et celle qui était la cause de ce mal, et celle qui tentait de l\u2019en consoler.«Il est indigne d\u2019un homme de se refuser à vivre!.» Comme il aurait souhaité qu\u2019elle n\u2019eût jamais prononcé ces mots, cette condamnation sur sa lâcheté ! Car, en- fn, elle avait pensé ce dernier mot, si elle ne l\u2019avait pas dit.Il était marqué dans son regard limpide.Et comme, ce jour-là, il serrait les poings.plus irrité parce qu\u2019il ne pouvait lui crier sa colère.parce que, elle lointaine, il ne pouvait se justifier.Il devait se l'avouer: il tenait à l\u2019estime de Damienne de Frangval; il ne voulait plus l\u2019entendre prononcer la terrible condamnation ; il ne vou- iait plus la voir si grande, si noble, sous sa coiffe d\u2019Alsacienne.Le serviteur arabe venait parfois jusqu\u2019à la combe, à l\u2019heure des repas ; il regardait son maître de loin, n\u2019osant rompre le farouche silence; mais le chien, plus fidèle et moins craintif, allait jusqu\u2019au corps étendu ; il avait un gémissement doux qui réveillait Laurent de ses songes cruels.Brisé de corps et d\u2019âme, celui-ci se levait, pendant que l\u2019Arabe fuyait sans bruit vers la maison.Et l\u2019homme et le chien, abandonnant la combe sauvage, s\u2019en revenaient lentement le long des rangs réguliers de pins.\u2026 Et il semblait à Saint-Yves qu\u2019un ail était venu l\u2019arracher à sa détresse et qu\u2019il n\u2019était sensible à l\u2019appel plaintif de l'animal que parce qu\u2019un jour, une voix de femme, une voix infiniment compatissante, lui avait dit : \u2014 Surtout, ne punissez pas votre chien, il n\u2019est pas coupable.It \u2014 ODILE BAUER N MATIN, sans trop savoir pourquoi, Laurent éprouva le besoin de revoir Hans Bauër.Le vieil homme, comme s\u2019il devinait la crise de sauvagerie que subissait Saint-Yves, ne venait plus à la Claudette ; il pensait, dans sa rude logique, que les hommes sont parfois bien maladroits et qu\u2019il n\u2019y avait guère que «Mademoiselle » qui pût se permettre d\u2019affronter l'humeur noire du locataire de la Claudette.Lorsqu\u2019il aperçut Laurent, au seuil de sa maisonnette à galerie d\u2019où les cytises dégringolaient en lourdes grappes, Hans eut un bon sourire : \u2014 Ah! monsieur !.Vous voilà enfin! je m\u2019ennuyais de vous.\u2014 De la Claudette, plutét.quoi n\u2019y viens-tu plus jamais ?\u2014 Je n\u2019osais pas.\u2014 Tu osais, autrefois.M\u2019en as-tu raconté des histoires sur ton Alsace et sur.Hans Bauër s\u2019agita, désignant d\u2019un petit geste effaré la porte qui donnait sur la salle commune où il avait fait entrer Laurent.\u2014 Dilie ! appela-t-il.Et, pour le jeune homme qui l\u2019interrogeait du regard : \u2014 Ma femme.la nourrice de « Mademoiselle ».C'était tout dire! Pour Odile Bauër, Saint-Yves eut un sourire.L\u2019Alsacienne était sensiblement plus jeune que son mari; des bandeaux noirs bien lustrés encadraient son visage paisible; son regard scrutateur plongea dans les yeux qui l\u2019étudiaient ; elle n\u2019était ni gênée, ni flattée de l'examen qu\u2019elle subissait, et elle ne cachait pas elle-même ce besoin qu\u2019elle avait de connaître le Monsieur qui s\u2019intéressait tant à « petite ».Ce regard-là, si prudent, si maternel, Mme de Franqval ne l\u2019avait pas eu, et cela frappa Saint-Yves.De part et d'autre, l'examen fut favorable.\u2014- Asseyez-vous, dit seulement alors Dilie.Elle approchait un fauteuil de païle pour Laurent, une chaise pour son mari, et elle resta debout, appuyée à l\u2019encadrement de la cheminée, ayant l\u2019air de veiller au feu sur lequel bouillonnait quelque chose, mais, en réalité pour mieux voir Laurent Saint-Yves.Hans Bauër, lui, ne demandait qu\u2019à parler; il devinait que le Monsieur n\u2019avait reçu aucune nouvelle de la famille de Frangval, et il lui semblait tout naturel de communiquer, au locataire de la Claudette, les nouvelles que la nourrice de Damienne avait reçues.\u2014 La demoiselle a écrit à Dilie beaucoup de fois.Elle l\u2019aime tellement, si vous saviez!'.Et puis, monsieur.nous n\u2019avons eu qu\u2019un enfant, une petite fille que le Bon Dieu nous a vite reprise, et, s\u2019il n\u2019y avait eu au château un autre petit ange pour Odile, bien sûr qu\u2019elle serait morte de chagrin.Auprès du feu, la femme se tenait maintenant raide, le visage rigide ; Laurent souffrit pour elle de voir dévoilée sa peine, car il la devinait brave, austère pour elle-même, ayant la pudeur de ses chagrins.\u2014 .Et quelle petite fille charmante fut Mlle Damienne, monsieur, vous ne pouvez l\u2019imaginer!.Un bijou!.Tenez, monsieur, elle s\u2019asseyait souvent dans ce fauteuil, elle avait à peine quatre ou cinq ans; et elle prenait des airs de petite femme pour me demander : \u2014- Dis-moi, Hans.faut-il prier le Bon Dieu d\u2019envoyer la pluie pour ton jardin ?.Tes fleurs ont-elles soif ?Près de la cheminée, la femme avait souri.Et Hans continuait, tout comme si Laurent n\u2019était venu que pour s\u2019entendre raconter la petite enfance de Mlle de Franqpval : \u2014 Elle avait des robes blanches qui moussaient et, dans ses boucles, un grand noeud qui changeait de couleur tous les jours.Elle nous aimait bien, elle nous aime toujours autant, quoique Mme la baronne ne lui permette.Pour- 39 \u201cLucie est une mère qui en à 5, encore à apprendre! 1.Je n\u2019aurais Jamais pensé que mes deux meilleures amies auraient pu vw ue parler ainsi de moi.Marie disait à Caroline: \u2018\u2018Sais-tu qu\u2019elle traite sa fille comme si c\u2019était une princesse\u2014elle n\u2019a pour elle que des choses spéciales\u2014 même un laratif spécial! As-tu jamais entendu parler d\u2019idées aussi ridicules ?\u201d 2.Comme j'avais entendu malgré moi cette conversation, je voulus mettre tout de suite les choses au point.\u201cIl n\u2019y a là rien de ridicule!\u201d\u2019 dis-je.\u201cNe savez-vous pas que le système d\u2019un enfant est délicat et ne se traite pas comme celui d\u2019un adulte ?\u201d 4, \u201cC\u2019est justement là que je prouve que J'ai du jugement\u201d, répliquai-je.C\u2019est mon médecin qui m\u2019a conseillé le Castoria pour ma petite, parce que ce laxatif est préparé spécialement pour les enfants, sans aucune drogue susceptible de leur déranger l\u2019estomac.admit 6.\u201cEh bien, tu m'as convaincue!\u201d Caroline de bonne grâce, Et elle se montra \u2018encore plus convaincue lorsqu\u2019elle me vit, un peu plus tard, donner du Castoria à ma fillette.\u201cA la voir lécher la cuiller, on croirait vraiment qu\u2019elle aime cela\u201d me dit encore mon amie.CASTORIA Le laxatif SÛR préparé spécialement pour les enfants 3.\u201cC\u2019est peut-être vrai\u201d, me répondit Caroline, \u201cmais ne crois-tu pas que tu exagères un peu?On n\u2019élève pas un bébé comme si c\u2019était une plante de serre-chaude.Il faut user de son jugement.Prends par exemple ce laxatif spécial ?\u201d 5.\u201cIit mon pharmacien aussi recommande le Castoria\u201d, continuai-je, \u201cpas seulement pour les bébés, mais aussi pour tous les enfants, jusqu\u2019à l\u2019âge de dix ans.Il dit que le Castoria est doux, efficace et d\u2019un goût agréable.C\u2019est sur son avis que j'achète la grosse bouteille de famille économique\u201d.Comme le savent les membres de la profession médicale, le séné\u2014 le principal ingrédient dans le Castoria\u2014jouit d\u2019une excellente réputation en médecine, L'expérience a démontré que le séné produit surtout son effet dans le gros intestin, et qu\u2019il dérange rarement l\u2019appétit ou la digestion.Bien dosé, le séné favorise l\u2019élimination et ne cause presque jamais de coliques ou d\u2019irritation, Les EXPERTS APPROUVÉ Baby\u2019s Own Médecins, gardes- malades et spécialistes de la peau disent tous: \u201cil n'y a pas de meilleur savon pour l'épiderme délicat d'un bébé que le savon Baby's Own\u201d.Ils savent que le savon Baby's Own est garanti par 75 ans de recherches scientifiques et que le contrôle rigoureux exercé au laboratoire lui conserve sa pureté et sa douceur uniformes.C'est pourquoi ils recommandent Baby's Own, car ils ont découvert que c'est le plus pur et le meilleur savon.¢ \u20ac ONTIENT DE A ano Baby\u2019s wn SAVON + HUILE « TALC The J.B.WILLIAMS CO., (CANADA ) Limited Il s\u2019arrêta sur un geste de sa femme que Laurent devina plus qu\u2019il ne le vit.Et ce fut le jeune homme qui poursuivit très naturellement : \u2014 En effet, elle est très bonne.\u2014 Cela surtout, monsieur! Si elle nous aime ainsi, c\u2019est parce qu\u2019elle sait que nous avons souffert beaucoup de la perte de notre petite fille ; vous comprenez.Elle veut la remplacer auprés de nous.et cela nous touche le cœur et nous touchera toujours que cette belle demoiselle, si noble, si riche, puisse se pendre encore au cou d\u2019Odile, pour l\u2019embrasser tendrement, et lui dire: « Dilie! Maman Dilie.Je t'aime.» L\u2019Alsacienne quitta brusquement la cheminée ; elle avait, sans doute, comme pour ses peines, la pudeur de ses joies ; elle ne voulait pas qu\u2019on livrât le meilleur d\u2019elle-même.Et peut-être aussi avait-elle peur de s\u2019attendrir.\u2014 Hans, veux-tu demander 3 Monsieur ce qu\u2019il désire ?\u2014 Oui, monsieur \u2026 il faut que vous acceptiez quelque chose.que vous fassiez honneur à nos bons vins.Car, j'ai ici de tout.de tout.M.le Baron lui-même entretient ma cave.C\u2019est depuis que Dilie a soigné notre « demoiselle », dans une maladie contagieuse, la diphtérie, je crois.Odile intervenait, le ton calme : \u2014 ll faudra que Monsieur goûte de chacun, mais aux heures qui conviennent.\u2014 Oh! toutes les heures conviennent! remarqua jovialement Bauér.Nous avons du Volxheim, le Rangen de Thann, le Brand de Turckheim .et le vin des Pinsons: le « finken- wein».Mais, monsieur Saint-Yves, vous prendrez du Sporen de Rique- whir.oui, Dilie, du Riquewhir.Ils restèrent seuls un court moment.Saint-Yves, le ton indifférent, demandait : \u2014 Alors.vous avez des nouvelles de M.de Frangval ?Hans répondit avec simplicité : \u2014.De mademoiselle, oui.\u2014 Et elle s'amuse bien, là-bas ?\u2014 Elle s\u2019y ennuie à périr, monsieur ! \u2014 Ah! dit Laurent, satisfait.Odile Bauër revenait déjà avec la bouteille.Elle vit la transfiguration du visage de Saint-Yves et elle regarda son mari, soupçonneuse tout à coup, se demandant ce qu\u2019il avait pu dire au Monsieur de la Claudette pour lui changer son air en une minute.Elle regarda le paquet de lettres qui était dans un coin, sur le buffet, derrière un pot d\u2019étain.Et elle haussa les épaules, agacée, parce qu\u2019à demi-ras- surée sur la discrétion de son mari.\u2014 Hans, dit-elle tout en versant le vin doré et pétillant dans de curieux verres teintés, je te rappelle qu\u2019on t'attend à Turckheim.Le vieil Alsacien demeura bouche bée; assurément, il aurait préféré qu\u2019on ne lui rappelât pas cette nécessité.\u2014 J'irai cet aprés-midi.Odile Bauër prononça, la voix nette, posée, et cette voix rappelait à Laurent une autre voix paisible : \u2014 Tu dois y aller ce matin; comment veux-tu finir l\u2019affaire en partant seulement cet après-midi ?Hans expliquait à Laurent, attentif : \u2014 C\u2019est pour une réclamation d\u2019un locataire de M.le baron,.il faut que j'aille voir l'homme de loi,.que ie me rende sur les lieux avec lui.Il y en a qui profitent toujours de l\u2019absence de M.le baron pour me donner des «embêtements» à n\u2019en plus finir ! Laurent eut seulement une seconde d\u2019hésitation; sans qu\u2019il voulât se l\u2019avouer, la présence d\u2019Odile le gênait ; puis, il se décida, ne regardant que le vieux Bauër : \u2014 J\u2019ai entendu dire que Turckheim est un endroit très intéressant.Si vous voulez, Hans, mon chauffeur peut «nous » conduire jusque-là.Le déplacement vous sera moins pénible et, je pourrai peut-être vous être utile.Laurent devina que le regard de l\u2019Alsacienne pesait sur lui; il déposa son verre sur la table et se leva.Hans témoignait d'une joie presque enfantine, à l\u2019idée de voyager dans ce carrosse sans chevaux, comme il disait ; il avait disparu pour enfiler ses vêtements des grands jours: le pantalon noir, la courte veste, le gilet rouge à double rangée de boutons, ouvert sur la chemise de toile blanche.Laurent Saint-Yves et Odile Bauër demeurèrent seuls.La femme retirait les verres, essuyait la table avec des gestes méthodiques, les gestes habituels que ne troublait pas le moins du monde la présence d\u2019un étranger; devant elle, Laurent ne savait plus que dire, et il se demandait : «Que croit-elle?Que s\u2019imagine-t- elle ?.Me considère-t-elle comme lennemi ?» Il se surprit à désirer l\u2019estime de cette humble femme, parce qu\u2019elle était la nourrice, la seconde mère de Mlle de Frangval, et elle avait, a ses yeux, plus d'importance que la mère elle-même ; car il ne s\u2019était pas troublé devant la baronne comme il se troublait devant cette paysanne qui, elle aussi, avait bercé Damienne.L\u2019évocation du geste éternel des mères mit-elle une douceur inattendue dans le regard qu'il fixait sur Odile ?.La femme demanda, et, pour la première fois, il parut à Laurent qu\u2019une note d'intérêt perçait dans son ton: \u2014 Hans vous a-t-il dit que «la petite » avait écrit ?\u2014 Mais oui.Vous étiez 137.fit Latrent, interdit.\u2014Elle reviendra bientôt.oui, bientôt ! Et, subitement, la paysanne rougit : elle n\u2019avait pas de ces subtilités qui permettent linsidieuse question; il fallait qu\u2019elle parlât nettement, et elle n\u2019osait plus.De tout son être éperdu, cependant, elle interrogeait Laurent Saint-Yves.Peu lui importait qu\u2019il fât une manière de héros, un prince des Mille et une Nuits, celui dont tout le monde parlait.Il n\u2019était pour elle que l\u2019inconnu dont une mère se défie et, le voyant pour la première fofs, songeant que peut-être, plus jamais, elle n\u2019aurait l\u2019occasion de le revoir ainsi, elle voulait entendre de sa bouche la parole rassurante.Et, pour que cette parole tombât de la bouche de Saint- Yves, elle n\u2019eut qu\u2019une phrase, une seule, mais combien pathétique ! \u2014 Vous comprenez, monsieur.; «elle» est presque mon enfant! Laurent sentit son regard se mouiller ; peut-être était-ce la première fois, depuis son malheur, qu\u2019une larme embuait ses yeux.Il fit un pas vers la nourrice de Damienne ; il prit la main qu\u2019elle ne tendait pas, la douce main maternelle qui avait bercé «la petite » et il dit, presque solennel : \u2014 Je vous comprends, madame.je vous comprends très bien: Mlle Da- mienne n\u2019est pour moi que l\u2019idéal des sœurs et des amies.Hans rentrait, bruyant, tout fringant sous son bel habit, et la femme ne put que sourire en remerciement.Elle avait encore donné plus qu\u2019elle n\u2019avait reçu.IN \u2014 L'AUBE L ÉTAIT retourné plusieurs fois à Neu- willer, plusieurs fois, il avait entendu résonner à ses oreilles la parole de Damienne.«Ne trouvez-vous pas que cela est beau .symbolique, ce Cœur de Christ toujours ouvert ?» LA REVUE POPULAIRE Pas plus qu\u2019autrefois, il n\u2019aurait livré ses sentiments intérieurs ; il gardait un insondable visage, aux retours de Neu- willer, et, dans une lettre au baron de Franqval, il s\u2019était contenté de narrer ses visites à l\u2019église en artiste que le beau attire, parlant d\u2019une tapisserie que Mlle Damienne avait omis de lui faire remarquer et dont la fraîcheur le séduisait, d\u2019une légende naïve qu\u2019elle n\u2019avait pas dite ; et il faisait son récit en conscience, croyant ne livrer que ses sensations d\u2019art et découvrant, à l\u2019amie attentive, tout un monde de sentiments qu\u2019il taisait.Quoique les nouvelles ne lui fussent pas adressées, Damienne répondit à Laurent par le seul envoi d\u2019un livre, un exemplaire d\u2019Ernest Psichari que Saint-Yves cacha vivement au plus profond d\u2019une armoire, révolté qu\u2019il était de penser que l'influence de Da- mienne s\u2019exercerait sur lui dès qu\u2019il aurait jeté les yeux sur les premières lignes de la biographie.Le même réflexe qui lui avait fait rejeter le volume le lui fit rechercher par une nuit d\u2019insomnie ; sa curiosité s'aiguisait à sentir si près de lui ce qui était un peu de la pensée de la jeune fille, la seule réponse qu\u2019elle pouvait lui donner, et, s\u2019il commença le livre sous l'impulsion de la curiosité, il le continua dans un intérêt qui allait croissant.Un seul passage était souligné au crayon ; il le lut presque religieusement comme si la Da- mienne du Tombeau se dressait devant lui, dans sa robe d\u2019Alsacienne, et posait son doigt blanc sur le paragraphe ainsi désigné à son attention.«.Un homme est mort, Ernest, et vous vivez.Vous savez maintenant ce que la vie exige de vous; vous comprenez le «cran » qu\u2019il faut avoir, pour passer à travers les mailles de la souffrance.» Elle lui fut présente, aussi bien, aussi nettement que s\u2019il l\u2019avait vue penchée sur le livre, auprès de lui ; il lui semblait que c'était sa tranquille volonté à elle qui l\u2019obligeait à considérer l\u2019incroyable prix de la vie.Et Saint-Yves acheva le livre.L\u2019aube se levait, aussi décisive Po être que celle qui monta d\u2019une n troublée, sur la vie de Psichari.Ce jour qui se levait était l\u2019aube d\u2019une nouvelle vie.si Saint-Yves « voulait » ! Il le comprit, sans doute, car il se dressa dans un grand geste décisif, un geste qu\u2019il avait autrefois, lorsqu\u2019il était officier et qu\u2019on l\u2019envoyait au poste dangereux.Il s\u2019assura que l\u2019Arabe ne remuait pas, là-haut, que personne ne troublerait sa sortie matinale.Le chien eut seulement une plainte quand il passa dans le jardin et, cette fois, la plainte ne fut plus pour Laurent l\u2019évocation de Damienne.Il ne pensait pas a elle; il regardait, en haut, très haut : il connaissait déjà cette sainte liberté des enfants de Dieu qui délivre de toute entrave ; il retournait là où sa mère avait guidé ses premiers pas; il y retournait avec la même simplicité, la même confiance, allant naturellement à la source de tous les courages avant d'affronter la vie.Et, ce matin-là, Laurent Saint-Yves dépassa le Tombeau de pierre pou aller plus avant dans l\u2019église de Neu- willer, jusque devant l\u2019autel où, dans un Tabernacle, repose la Vie même de Dieu.IV \u2014 LE PREMIER COMBAT DE DAMIENNE AURENT appuya son front contre la grille du jardin et il faillit pousser une exclamation de joie en découvrant, penchée sur un massif de chrysanthèmes cuivrés, une silhouette féminine en laquelle il crut reconnai- tre Damienne.y + | = = = } SEPTEMBRE 1944 La femme se redressa et, sous le soleil du matin, ses cheveux trés blonds étincelèrent.Ce n\u2019était pas là la chevelure inoubliable de Damienne: ces étranges coulées d\u2019or et de bronze qui donnaient une sorte de vie aux ondes souples couvrant sa tête.Avant que Saint-Yves ait pu s\u2019enfuir, la baronne, instinctivement, s\u2019était retournée, et elle eut un petit cri de plaisir, très sincère, en reconnaissant Laurent.\u2014Vous!.surtout ! Chose étrange, Laurent n\u2019avait plus envie de s\u2019en aller: il regardait la femme blonde qui venait vers lui, et elle lui était sympathique, tout à coup, comme s'il venait seulement de découvrir ce que le vieil Hans appelait la vertu commune aux Franqval.Sa robe d\u2019intérieur mettait une note de simplicité à son apparence un peu majestueuse ; son attitude parut à Laurent presque familière, car elle agissait envers lui avec un sans-façon qui le rangeait parmi les plus intimes du château, et il ne refusa pas d\u2019entrer lorsqu\u2019elle eut ouvert la grille, de sa blanche main.\u2014 Cette fois, vous êtes pris, mon cher monsieur, et bien pris!.Ma mère va être enchantée de vous recevoir, ce matin, parce que, ce matin justement, nous sommes seules.Avouez que nous avons mérité toutes deux de faire plus ample connaissance avec cet ami dont le baron et Da- mienne nous entretiennent à tout bout de champ.La curiosité a dominé chez moi la rancune.\u2014 La rancune ?.\u2026 \u2014 Vous avez la mémoire courte.Et ce déjeuner que vous avez refusé, le jour de la procession.Sans compter que mon mari et ma fille sont arrivés au chateau lorsqu\u2019on servait le café.Tenez, prenez ces chrysanthèmes.J'ai encore quelques fleurs à cueillir.Habituellement, c\u2019est Da- mienne qui s\u2019occupe des fleurs.\u2014 Et.Mlle Damienne est absente ?\u2014 Oh! pour la matinée seulement.Ne vous sauvez pas, i compte bien que vous serez assez poli pour déjeuner avec nous, afin de la rencontrer.La baronne ajouta de nouvelles fleurs a la gerbe que portait Laurent; puis elle demanda, sérieuse : \u2014 Allez-vous faire cette peine au baron, de ne point l\u2019attendre ?Laurent s'étonna de répondre : \u2014 J'accepte, madame.\u2014 Bien.Revenons.J\u2019ai horreur du soleil; à mon âge, on risque beaucoup à s'en aller ainsi tête nue.Da- mienne, elle, affronte la lumière, la chaleur, le froid.Quelle étrange petite fille ! \u2014 Etes-vous revenue depuis plusieurs jours ?\u2014 Depuis avant-hier.\u2014Si j'avais su!.\u2014 Qu'est-ce que vous auriez fait, si vous aviez su.Ne cherchez pas une phrase polie; vous ne la trouveriez pas.Je suis persuadée que, nous sachant revenus, vous n\u2019auriez pas eu le courage de venir me rendre une visite amicale.Il fallait que je vous attrape, au vol, si l\u2019on peut dire, pour vous obliger à rentrer au château en .Figurez-vous que ma mère me rendait responsable de votre humeur noire ; elle disait que j'avais fait trop de cérémonies avec vous.Elle a même été plus loin, je l\u2019avoue à ma honte ; elle m\u2019a prédit l\u2019insuccès sur toute la ligne si je continuais d\u2019arborer vis-à-vis de vous «mes airs d\u2019impératrice » .Laurent rit franchement; décidément, la baronne gagnait à être connue, sans ses «airs d\u2019impératrice » ; il demeurait cependant surpris de marcher aux côtés de cette femme altière, chargé d\u2019une moisson qu\u2019elle venait de faire.N\u2019avait-il pas été prêt à la détester ?.D'où venait qu\u2019il n\u2019éprouvait aucune répugnance à la suivre au château et que la perspective du déjeuner ne le troublait pas?Il vit que, du perron, la vieille marquise les regardait venir, qu\u2019elle les lorgnait curieusement, tandis qu\u2019un sourire malicieux relevait le coin de sa lèvre fine.Elle arrêta ses yeux sur Saint-Yves, et peut-être se posait-elle les mêmes questions que le jeune homme.\u2014 Enfin! dit-elle en tendant une main large ouverte à Laurent, pour lui montrer que le baise-main n\u2019était plus de mise entre eux.enfin! je vais connaître ce fameux ami dont on parle tant! Si Saint-Yves avait éprouvé une surprise heureuse à écouter la baronne, il devait apprécier davantage ens core la conversation de Mme d\u2019El- stein.Elle lui tint, d\u2019ailleurs, fidèle compagnie une partie de la matinée, et, lorsque sa fille se fut éloignée, appelée par ses devoirs de maîtresse de maison, elle trouva tout naturel d\u2019expliquer à Laurent : \u2014 J'aime mieux vous confier tout de suite que Damienne et son père sont à Strasbourg depuis hier et que nous sommes revenus brusquement, parce que le bel Erwin a fait des siennes.La confidence prenait Saint-Yves à court ; il demanda, gêné : \u2014 Quelque peccadille de jeunesse ?\u2014 Oui-da ! .mon petit-fils mène les choses plus largement.Il joue comme un enragé, et ses dettes ne se .comptent plus.Cette fois, la mesure est comble ; mon gendre est furieux, et, parce qu\u2019il était furieux, Damienne a trouvé naturel de l\u2019accompagner .En voilà une qui n\u2019a pas peur des chocs en retour! \u2014 Pourvu que les choses ne tournent pas mal! \u2014 Il n\u2019y aura pas de drame, rassurez- vous ; Erwin n\u2019avouera pas le montant de la dette, si celle-ci est trop grosse ; il «tapera» sa mère, comme d\u2019habitude ; il s'emparera de la petite bourse de sa sœur avec la plus parfaite désinvolture.et il recommencera ses bêtises, à la première occasion, et même sans occasion, croyez-le ! Elle tricota un moment en silence, et la réflexion lui fit remarquer : \u2014Le pire de l'affaire, c\u2019est si la dette dépasse les moyens présents de sa mère et de sa sœur.Personnellement, je ne puis rien pour lui, autant par principe que par nécessité ; tout le monde ne possède pas la fortune de Franqpval ! \u2014 Son frère n\u2019a-t-il aucune influence sur lui?\u2014 Mathias ?.Mais il se moque bien de Mathias!.Et dire que ce garçon-là n\u2019est pas mauvais, au fond, qu\u2019il a des principes d'honneur enracinés jusqu\u2019au plus profond de l\u2019âme.Enfin, nous verrons plus tard le résultat du voyage à Strasbourg.Quand Damienne de Franqval entra dans le salon, son regard alla tout droit vers Saint-Yves, et ce regard disait simplement, franchement, le bonheur très vif qu\u2019elle avait de le retrouver.Lui-même éprouva une émotion intense à la revoir; il lui parut qu\u2019il avait été séparé d\u2019elle pendant des années et il s\u2019étonna de n\u2019avoir point souffert davantage de son absence.Elle avait toujours sa splendide jeunesse, et la vie mondaine de Nieder- bronn n\u2019avait ni altéré, ni transformé le frais visage d\u2019enfant ; elle venait à lui avec le même geste tranquille d\u2019autrefois ; il remarqua seulement qu\u2019une LA PLUS GENTILLE OUVRIÈRE DE L\u2019USINE @ Ses salopettes constituent son uniforme, de 8 à 10 heures par jour, et quelquefois plus.Tout en s\u2019habillant en vue du confort et de la commodité, elle tient à ce que sa tenue de travail soit seyante.Elle veut aussi que \u2018ses vêtements gardent leur forme, en dépit des lavages répétés.LES JEUNES OUVRIERES de guerre les plus soigneuses de leurs vêtements exigent, pour leur livrée d'usine, \u201cétiquette \u201cSanforized\u201d.Elles veulent être sûres que leur \u201cuniforme\u201d ne perdra pas sa forme ou ses lignes et qu\u2019elles seront toujours à l\u2019aise dans leur tenue de travail.Elles savent d\u2019ailleurs que tout ce qui est \u201cSanforized\u201d ne rétrécit jamais plus de 1%.et qu\u2019aucun autre tissu n\u2019est plus que lui à l'abri et a l\u2019épreuve du rétrécissement.Pour salopettes ou vêtements d\u2019enfants, chemises de travail ou tenue de sport, mettez toute votre confiance, en toute sécurité, dans l\u2019étiquette \u201cSanforized\u201d.41 42 Y a-t-il une Jeune Fille.dont les rêves de riz et d'alliance ne soient pas entre- mélés de visions d'une cuisine immaculée garnie d'Ustensiles en Aluminium \"Wear-Ever\u201d?Cependant, pour des milliers de jeunes mariées de temps de guerre, cet espoir n'a pu se réaliser, Nous leur disons \"Patience\u201d.Les ustensiles Wear-Ever valent la peine d'être attendus.Continuez d'espérer encore un peu lus longtemps et, un beau jour, es ustensiles \u201d\u2019Wear-Ever\u201d seront de retour.Si vous avez déjà quelques précieux ustensiles Wear-Ever, prenez-en bien soin et ils dure- rontencore longtemps après que les nouveaux ustensiles Wear- Ever auront fait leur apparition.\u201cWear-Ever\u201d USTENSILES DE CUISINE EN ALUMINIUM 42MF teinte rose montait au front de la jeune fille, tandis qu\u2019il la saluait.Ils échangèrent des banalités, gênés par la conversation générale que l\u2019intimité nouvelle rendait animée.À table, Damienne prit place en face de Laurent; les chrysanthémes roux s\u2019alanguissaient en jonchées entre eux deux, mais Saint-Yves savait que Damienne saurait lui ménager un aparté après le repas et qu\u2019elle demanderait, sérieuse : \u2014 Avez-vous lu le livre ?Que lui dirait-il ?.Ne serait-il pas tenté de narrer a la jeune fille cette aube inoubliable de sa résurrection ?.D\u2019avance, il voyait s\u2019irradier le beau visage; il prévoyait les mots d\u2019allégresse qu\u2019elle prononcerait, de sa voix posée, si sonore dans certaines notes.Dirait-il davantage encore ?.Il se souvint, tout à coup, et sans le moindre rapport, de la rougeur de Damienne, Jlorsqu\u2019elle avait mis sa main dans la sienne; une lumière l\u2019éblouit à ce souvenir, et son regard se leva brusquement sur la jeune fille.Au même instant, elle le fixait ; il vit battre les paupières frangées de cils sombres sur des prunelles si pleines de douceur qu\u2019il en demeura saisi.Ce ne fut qu\u2019un éclair ; Damienne demandait, très calme: \u2014 Qu'\u2019avez-vous fait durant notre absence ?\u2014 Rien ! \u2014 Vraiment, dit-elle avec sa bonne humeur habituelle ; ce n\u2019est pas beaucoup.= Il sentit qu\u2019il l\u2019avait touchée, comme s\u2019il avait proféré un mensonge, et il ne s\u2019étonna pas de la voir se rapprocher de lui, quand on eut servi le café sur la terrasse.\u2014 Voilà votre tasse; j'ai choisi un coin tranquille pour nous deux.Parce qu\u2019il ne répondait pas, elle demanda, inquiète : \u2014 Vous voulez bien, n\u2019est-ce pas ?Il acquiesça, prit place en face d\u2019elle pour mieux la voir.Elle l\u2019avait installé pour lui faire subir un interrogatoire en règle, et il était étrange de la voir si brave, en soupçonnant le tremblement qu\u2019elle réprimait.Pour qu\u2019elle tremblât ainsi, il fallait qu\u2019elle connût un sentiment qui n\u2019avait pas encore troublé sa vie.Et Laurent revit la rougeur légère sur le front pur.V \u2014 COMTE DREUSCH DE SAINT-YVES ETTE FOIS, le coup de tonnerre fut si violent que Damienne tressaillit.Odile la regarda inquiète : \u2014 Tu n\u2019as pas peur, ma petite baronne ?La jeune fille sourit, autant de la crainte injustifiée de sa nourrice que de Jl\u2019appellation pittoresque; pour Odile, Damienne était tout naturellement «baronne», et elle trouvait équitable d\u2019unir au tutoiement trop familier le titre respectueux.\u2014Je nai pas peur, non.mais, vois-tu, Dilie, quand on a de la peine, on perd sa bravoure habituelle.Les mains au creux des genoux, les doigts joints, Damienne, la vaillante, ne retenait plus ses larmes, et le spectacle de ces larmes rares bouleversa Odile : elle abandonnait son repassage, pour aller vers laffligée, lorsque la porte fut heurtée vigoureusement.Avant que Damienne eût dissimulé son visage en pleurs, Laurent Saint- Yves entra.\u2014 Oh! pardon! demanda-t-il comme s\u2019il eût embrassé, d\u2019un coup d\u2019œil, et l'embarras d\u2019Odile et l\u2019attitude douloureuse de la fille du baron.Le vent a ouvert cette porte plus vite que je ne voulais.Je croyais vous trouver seule, madame Bauér.Je comptais vous demander un abri.Damienne dit, de sa voix tranquille : \u2014 Vous n\u2019allez pas partir parce que je suis là.Odile, sèche ce manteau et barricade la porte ; le vent la rouvrirait.Bien que la salle fût assombrie par cet après-midi d\u2019orage, la flamme du foyer éclairait, par instants, le visage de Damienne : les larmes mouillaient encore ses joues; elle avait gardé sa pose douloureuse.Laurent prit l\u2019escabeau qu\u2019elle lui désignait d\u2019un mouvement léger du menton, et il obéissait machinalement, bouleversé de voir la peine de cette courageuse et surpris de l\u2019abandon qu\u2019elle montrait.Y avait-il donc une limite à son courage ?.Ne retenait-elle ses larmes, tout a l'heure, sur la terrasse, que par un orgueil de race, un orgueil que lui, Laurent, aurait traduit: vaillance ?- Elle ne le laissa pas longtemps dans son incertitude, et il eut le soulagement de l\u2019entendre expliquer franchement : \u2014 Vous étes notre ami; je puis donc vous dire que je pleure en songeant à la douleur de mon pauvre père ; Erwin ne pourra payer sa dette si nous ne découvrons pas la vérité ! Ainsi, elle ne pleurait pas sur elle, mais sur ce père qu\u2019elle chérissait, dans l\u2019oubli complet d\u2019elle-même ! Quelle femme aurait pu recevoir la première blessure sur son premier amour, en gardant cette sollicitude pour autrui!.Et quelle ineffable charité que ces larmes versées sur un autre, à l\u2019'heure où son cœur de jeune fille rencontrait la souffrance ! Malgré le désir qu\u2019il avait de taire son secret à Mlle de Franqval, Laurent ne put retenir une expressive parole.\u2014 Mon amie Damienne ! t-il, penché en avant.Odile immobilisa son fer.Quelque chose venait de passer dans ces trois mots, une nuance que son instinct maternel lui révélait ; elle vit que la jeune fille, toute à sa peine, n\u2019avait pas saisi au vol ce quelque chose de pathétique, et elle reprit son travail.Laurent s\u2019était ressaisi.\u2014 Mon amie, dites-moi ce qui vous inquiète ; il faut que je sois au courant, pour vous aider.car je trouverai un moyen pour secourir votre frère, sans que le baron connaisse importance de sa dette.Je tâcherai méme.mais oui, je vais vous étonner.moi, l\u2019homme sans volonté.je tâcherai de secourir moralement Erwin.Elle eut son sourire très doux: \u2014 Vous êtes bon !.Mais, malheureusement, il faut plus que secourir mon pauvre frère! Il avait, autrefois, un commandant assez indulgent, un ami de notre famille et, en bien des occasions, cet officier ménagea mon père, lui laissant beaucoup d\u2019illusions sur Erwin.Aujourd\u2019hui, ce qui fait l\u2019affaire si tragique, c\u2019est que le nouveau commandant veut prévenir mon père, même si mon frère acquitte sa dette, en escomptant ses espérances d\u2019héritage.Et si mon père apprend l'étendue de notre malheur, il apprend en même temps tout ce que le commandant B.lui a caché jadis.Cette douleur-là, voyez-vous, monsieur Laurent,\u201cje ferai n\u2019importe quoi pour l\u2019éviter à mon père! \u2014 Nous la lui éviterons, mademoiselle Damienne .C\u2019est moi-même qui me porterai garant de cette dette-la.Vous me feriez injure en refusant.Il faut sauver votre frère ; il faut surtout épargner votre père.Vous devez accepter mon aide.\u2014 Mon pauvre ami, en l'acceptant, je vous obligerais à une démarche bien pénible ! Il ne suffit pas de solder la dette d\u2019Erwin ; il faut encore que celui qui la solde se porte garant.murmura- LA REVUE POPULAIRE RAD MENKER un poli à meuble qui maintient sa QUALITÉ depuis plus de 50 ANS Dans d'innombrables foyers, à travers le Dominion, on est redevable à l\u2019usage régulier du Liquid Veneer pour le maintien de la belle apparence des meubles.Une légère quantité sur le chiffon avec lequel vous époussetez vous obtiendra un fini brillant et lustré qui donnera à vos belles boiseries une allure de neuf! Seul un poli de QUALITE.comme le Poll Liquid Veneer.devrait être utilisé sur le fini lustré de vos ameublements, piano, radio et boiseries.LIQUID VENEER CORPORATION Fort Erié North, Ontario Votre marchand tient le Liquid Veneer FINI LE PLAT À VAISSELLE POUR LE BAIN DE BÉBE ! Pourquoi un bain démodé pour Bébé quand on peut avoir un BATHABABE muni de pochettes pour le nécessaire au bain, du panneau mobile pour tez-\u2014\u2014= mider la toilette avec courroie de sûreté, d\u2019un drain de caoutchouc et d\u2019un porte-serviettes BATHABABE se replie sans occuper grand espace.La baignoire est en toile caoutchoutée im- perméable\u2014les montants en bois solide.Procurez-vous BATHABABE aux magasins à rayons, de meubles ou de nouveauté pour bébés ou envoyer mandat de poste de $10.95 à John Stuart Sales 7, Duke Street, Toronto.BATHABABE sera expédié sans frais.BATHABABE ca an SEPTEMBRE 1944 \u2014 Mais, je me porte garant! Damienne secoua tristement la tête : \u2014 Le commandant exige que celui qui viendra en aide a mon frére se fasse connaitre.Laurent avait pâli: lui, le sauvage, se rendre à Strasbourg '!.Reprendre sa livrée d'homme du monde.Donner son nom.«le vrai»! Damienne l\u2019observait avec angoisse : \u2014 Vous voyez que c'est impossible! Pourquoi la revit-il sous sa coiffe d\u2019Alsacienne ?.Pourquoi des visions flamboyantes se levérent-elles dans sa pensée, lui rappelant des heures décisives, des résolutions prises, des résolutions qu\u2019il n\u2019avait dites à personne encore.même à cette femme qui l\u2019aimait, il en était sûr, et qui, de tout son regard, l'avait interrogé ardemment ?\u2014 J'irai, dit-il.\u2014 Vous!.Un espoir insensé éclairait les yeux de Damienne ; elle tendit les mains, non vers Saint-Yves, mais à ce renouveau qu\u2019il lui faisait entrevoir.\u2014 Voulez-vous me donner le nom du commandant ?demanda Laurent.\u2014 Je l'ignore ; il vient d\u2019arriver a Strasbourg!.Tâchez de rencontrer Mathias chez lui; Erwin est peut- être aux arrêts.il faudrait partir tout de suite, et vous ne pourrez pas, avec cet orage.Laurent enfilait déja son manteau avec l\u2019aide d\u2019Odile.La paysanne tremblait.\u2014 Merci, monsieur, dit-elle, comme s\u2019il lui eût accordé quelque chose.Quant à Damienne, elle ne prononça pas un mot, mais ce fut elle qui conduisit Laurent sur le seuil et qui lui ouvrit la porte.Ils ne se serrèrent même pas la main.Seulement, elle le regarda partir dans la tourmente, sans souci de la pluie qui lui cinglait le visage, voulant, par sa présence, encourager encore celui qui avait accepté de rentrer, sans frémir, dans la grande lutte de la vie.° Laurent Saint-Yves arriva une heure plus tard à Strasbourg.Ce fut Mathias lui-même qui répondit au coup de sonnette de Laurent; il montrait un visage effaré et, tout de suite, posa un doigt sur ses lèvres, invitant le jeune homme à parler bas.\u2014 Mon ami.pas?\u2014 Je viens tout arranger, dit Saint- Yves avec calme.\u2014Hélas! Il est trop tard!.Le commandant est chez moi; dans un quart d'heure, je le conduirai, «par ordre ÿ, chez mon père.C\u2019est la dernière concession qu\u2019il veuille me faire : prévenir lui-même le baron de la décision prise à l\u2019égard d\u2019Erwin.Cet homme est juste et bon, mais il est intraitable ! Avec des gestes précis, Laurent déposait son pardessus et son chapeau dans l\u2019antichambre.Jamais il n\u2019avait eu l\u2019air plus glacial; Mathias, éperdu, vous savez, n\u2019est-ce répéta : \u2014 Pourquoi entrez-vous?.Tout est inutile! .Je vous dis que le commandant est intraitable.L\u2019ancien officier reparut dans toute l\u2019attitude de Saint-Yves.\u2014 Restez ici, ordonna-t-il.Indi- quez-moi le salon.J'entrerai seul.Subjugué, Mathias de Franqval obéit et Saint-Yves pénétra dans un petit salon obscur.D'abord, il ne distingua rien, occupé qu\u2019il était de refermer la porte soigneusement ; mais, lorsqu\u2019il se retourna, il vit que quelqu\u2019un venait vers lui, un quelqu\u2019un qu\u2019il n\u2019attendait certes pas, et une voix du passé s\u2019éleva, vibrante d\u2019étonnement : \u2014 Vous ici!.Vousl!.Laurent vacilla comme s\u2019il allait tomber.\u2014 Vraiment, continua la voix.Je suis content de vous revoir, comte Dreusch de Saint-Yves ! VI \u2014 REPARATION AURENT s\u2019assit lourdement sur le premier siège venu ; il restait sans parole, et son regard demeurait rivé sur l\u2019homme qui avait été, autrefois, pour lui, et son juge et son rival.Etait-il la proie d\u2019une hallucination ?.Cet homme-là venait vers lui, le visage éclairé d\u2019un sourire, la main tendue.Saint-Yves regarda la main de l\u2019officier sans la prendre.Alors, le commandant se pencha vers lui et, doucement, demanda : \u2014 Mon ami, voulez-vous me pardonner ?Il avait pris de force les deux mains de Laurent, et il poursuivit : \u2014I y a des années que je vous recherche! On me disait que vous aviez disparu sous un nom d\u2019emprunt.que le malheur avait fait de vous une épave.un malheur dont je suis cause.Cette fois, Saint-Yves se leva, et tout son être éperdu interrogeait le commandant.\u2014 Oui, continua celui-ci dont la voix tremblait.je sais tout! \u2014 Comment avez-vous appris ?balbutia Laurent.\u2014 Par «elle», mon pauvre ami.\u2014 Oh! \u2014 Ne croyez pas a une trahison.Maria-Lia s\u2019est reconnue coupable ; elle aurait dû parler dès le début, sachant que votre carrière était brisée.elle n\u2019a pas eu le courage de le faire.Parler, c\u2019était me perdre, elle le savait, car, jamais, je ne serais devenu complice d\u2019une mauvaise action.Vous me croyez, n\u2019est-ce pas ?.\u2014 Je vous crois, mon commandant.Ce que je ne comprends pas, c\u2019est l\u2019aveu tardif de.votre femme.L\u2019officier baissa la tête pour dissimuler une larme : \u2014 Quand Maria-Lia résolut de parler, elle se mourait.Alors, sur sa demande dernière pour réparer sa faute et celle qu\u2019involontairement elle m\u2019avait fait commettre, je décidai de vous retrouver et de rendre au monde, à la vie, à l\u2019action, celui dont j'avais fait le malheur.Enfin! J\u2019appris qu\u2019un «Laurent Saint-Yves» défrayait la chronique mondaine de Strasbourg et des environs; après renseignements, j'eus tout lieu de croire que ce Saint- Yves et le comte Dreusch ne faisaient qu'un; j'obtins mon changement pour Strasbourg, sans me douter que j\u2019aurais bien vite l\u2019occasion de vous rencontrer.Dites-moi, comte Dreusch de Saint-Yves, avez-vous en moi assez de confiance pour me permettre la réparation absolue ?\u2014 Mon commandant, c\u2019est la Providence qui vous envoie à l'heure même où j'avais pris une résolution énergique.Votre aide me sera précieuse ; mais, auparavant, voulez-vous m\u2019accorder la grâce de celui qui est la cause indirecte de notre rencontre d\u2019aujourd\u2019hui ?Je me porte garant de sa dette et je m\u2019engage à le maintenir dans le bon chemin.\u2014 L'élégant Erwin est-il donc de vos amis ?.Cela m\u2019étonnerait ! \u2014 Jestime beaucoup le baron de Franqval; on me reçoit, depuis des mois, en véritable ami.Laurent se troublait sous le regard de lofficier.\u2014.Et, dit celui-ci avec un fin sourire, la chronique mondaine assure aussi que la fille du baron de Frang- val est la plus belle incarnation de l\u2019Alsace.Ne faisons pas pleurer les [ Lire la suite page 45] Réveillez-vous sur le bon côté .prenez du PHILLIPS\u2019 ce soir! Commencez la journée demain \u201cSur le Côté Brillant de la Rue\u201d, même s\u2019il y a pu y avoir quelques petits abus ce soir.Surtout en ces jours si remplis de la guerre quand le surcroît de travail ou des repas pris trop à la hâte, aussi bien que trop fumer ou boire, peuvent créer un excès d\u2019acidité ou causer des brûle- ments au coeur, des gaz et des nuits sans véritable repos.Vous n'avez qu\u2019à laisser Phillips\u2019 accomplir son travail.Phillips\u2019 est un remède scientifique qui produit un double effet pendant le sommeil: 1.Comme alcalisant de l\u2019estomac \u2014 Phillips\u2019 est reconnu pour son efficacité contre l\u2019acidité dans l'estomac.Il remet Pestomac au normal presqu\u2019instantanément, PHILLIPS LAIT DE MAGNESIE Liquide ou Comprimés 2.Comme laxatif gentil et doux \u2014 l'effet de Phillips\u2019 est si doux que vous pouvez prendre ce remède sans qu\u2019il y ait grande urgence, Seulement soyez certain que vous avez le Lait de Magnésie Phillips non pas rien que du lait de magnésie.Phillips\u2019 a été recommandé par des médecins pour plus de 60 ans.Et pour le prendre voici un bon avis \u2014 suivez scrupuleusement la direction.Vous serez \u2018\u2018Sur le Côté Brillant de la Rue\u201d demain si vous prenez du Lait de Magnésie Phillips\u2019 ce soir! ® AVIS POUR ECONOMISER : Achetez le flacon grand format de Lait de Magnesie Phillips\u2014vous en obtenez moitié plus dans le flocon de 12 onces.Vous pouvez aussi acheter les Comprimés Lait de Magnesie Phillips que vous portez dans votre sacoche FABRIQUE AU CANADA 44 .LES MOTS CROISES DE \u201cLA REVUE POPULAIRE \u201d GRANDE SERIE \u2014 Numéro 95 , 2, 3 4 5 6 7 8 9 10, II, 12, 13, (4, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 2i, 22 23 [ET TRE i an 1 - 1k _ 117151 Mz] IR EL 4 | (A - 5 \\ JS , & i et _ 3 5 z F 7 ; 4 7 i AU Lid] o ® a | 2 ny 12.13.ipl OIF IS 16.- 7 | ia ae 19, 5 2L 23 HORIZONTALEMENT 1.Pièce de construction pour les bateaux.\u2014 Mort de celui qu\u2019on pend.\u2014 Bout aigu.2.Pente d\u2019un toit.\u2014 L'excédent.\u2014 Centaurée à fleur bleue.3.Sommet.\u2014 Adjectif.\u2014 Jésuite français érudit (1643-1725).\u2014 À moi.\u2014 Fleuve de Sibérie.4, La Salutation Angélique.\u2014 Lieu ou Jon gare.\u2014 Adjectif.\u2014 Nettoies avec un liquide.\u2014 Argile rouge.5.Ile de l\u2019océan Atlantique.\u2014 Peintre de marines (1802-1880).\u2014 Fief militaire accordé à un soldat turc.\u2014 Note.6.Moulure concave.\u2014 Béante.\u2014 Unité de travail \u2014 Célébrer une fête.7.Soumettre des tissus à l\u2019action rapide d\u2019une flamme.\u2014 Sortie naturelle des dents.\u2014 Ratisser avec Poutil de magon pour gratter.8.Outil servant & moulurer le bois.\u2014 Arrêtez.\u2014 Fille de Saturne et de Cybèle.\u2014 Se soutenir sur l\u2019eau.9.Golfe de l'océan Indien.\u2014 Cause.\u2014 Cessation de mouvement.\u2014 Qui a sa raison.10.Deux fois.\u2014 Pli d\u2019un feuillet.\u2014 Adjectif.\u2014 Lieu de l'arène où l'on tient les taureaux avant le combat.\u2014 Linacée.11.Préfixe.\u2014 Fil de laiton pour certains instruments de musique.\u2014 Nom allemand du Danube.\u2014 Ville de Grèce.\u2014 Conjonction.12.Espace que parcourent les astres.\u2014 Non interrompu dans sa durée.\u2014 Mammifère prosimien de l\u2019Inde.13.Note qui vaut deux blanches.\u2014 Toile de coton employée pour doublure.\u2014 Cancan.14.Partie supérieure du corps humain.\u2014 Médicaments en forme de petite boule.\u2014 Diviser en volumes.15.Manière de voir.\u2014 Fils de Jacob.\u2014 Indubitables.\u2014 Irrité.\u2014 Grosse moulure pratiquée à la base d\u2019une colonne.16.Poisson de l\u2019Australie.\u2014 Cap de I\u2019Espagne.\u2014 A lui.\u2014 Petit lac d\u2019eau de mer.\u2014 Rivière de Bavière.17.En les.\u2014 Produit par le croisement de sujets de races différentes.\u2014 Humaniste italien (1433-1499).\u2014 Adjectif.18.Cri sourd d\u2019un homme qui frappe un coup.\u2014 Crânes.\u2014 Linge d\u2019enfant.\u2014 Visage.19.Cordon.\u2014 Dénouements des difficultés.\u2014 Mouvement de la croissance des marées.20.Appèles.\u2014 Force impétueuse.\u2014 Ligne que l'on trace sur la membrure pour marquer la position du pont.21.Fait de voix vive.\u2014 Vêtement.\u2014 Patrie de Fontanes.\u2014 Conforme à la morale.\u2014 Cérémonies religieuses propres aux diverses communions chrétiennes.22.Pärtie du voile.\u2014 Fruits des coni- féres.\u2014 Chemin bordé de maisons.\u2014 Sculpteur français (1838-1902).\u2014 Article.23.Adverbe.\u2014 Genre de famille de dicotylédones gamopétales supéro- variées.\u2014 Orthoptère.\u2014 Conjonction.VERTICALEMENT 1.Espèce de cochon de l'Amérique du Sud.\u2014 Homme de robe.\u2014 Compositeur français (1838-1875).\u2014 Cap de l\u2019Amérique du Sud.2.Arête saillante.\u2014 Petit espiègle.\u2014 Apres au toucher.\u2014 Suite ininterrompue.3.Capitale de l'Italie \u2014 Panier de joncs pour les figues.\u2014 D\u2019un rouge faible.\u2014 Interjection de plainte.4, Pronom.\u2014 Herbe courte.\u2014 Récit plaisant.\u2014 Mammifère carnassier de l'Inde.5.Note.\u2014 Espèce de coton qui vient sur certains fruits.\u2014 Angle d\u2019un- mur.\u2014 À nous.\u2014 Préfixe.LA REVUE POPULAIRE 6.Abandonner.\u2014 Entrée.\u2014 Peine des damnés privés de la vue de Dieu.\u2014 Jeu de cartes, sorte de nain jaune.7.Chagrin mêlé de colère.\u2014 Oeuf pondu sans coquille.\u2014 Petite roulette fixée aux pieds des lits, \u2014 Ville du Dahomey.8.A toi.\u2014 Tranche d\u2019un poisson.\u2014 Détails d\u2019un compte.\u2014 Monnaie japonaise.9.En les.\u2014 Qui plait à l'œil.\u2014 Fer de prisonnier.\u2014 Aussi promptement.\u2014 Exprime le doute.10.Aucun.\u2014 Débit.\u2014 Fille de l\u2019Océan et de Téthys.\u2014 Conformément à.11.Torrent des Alpes qui se jette dans l\u2019Isèree \u2014 Saison.\u2014 Achevés.\u2014 Devenir aigre.12.À la suite.\u2014 Composée vivace très répandue.\u2014 Cavités naturelles ou nom.13.Roi légendaire de Troie.\u2014 Et le reste.\u2014 Préparés.\u2014 Boisson fermentée.14.Suinte.\u2014 Choisir parmi plusieurs.\u2014 Sans inégalités \u2014 Partie supérieure du visage.15.Lame chitineuse.\u2014 Appareil formé de petits balais fixés sur des planches et à l\u2019aide duquel on nettoie la carène des navires.\u2014 Adjectif.\u2014 Souple.\u2014 Note de musique.16.Trop compact.\u2014 Avant dernier empereur d\u2019Occideht (474-480).\u2014 Réseau de fils entrelacés.\u2014 Bateau long et plat.17.Mouvement de croissance des marées.\u2014 Née en Touraine, surnommée \u201cla Dame de Beauté\u201d.\u2014 Art prétendu de produire des effets contraires aux lois naturelles.\u2014 Ville de Colombie.18.Ensemencer.\u2014 Liqueur formée substances médicamenteuses.\u2014 À lui.\u2014 Adjectif.19.Fleuve de Sibérie.\u2014 Etoffe de soie fine.\u2014 Petit loir gris à taches noires.\u2014 Qui plaît à l\u2019æœil.\u2014 Note.20.Rivière d\u2019Alsace.\u2014 Nourriture que l\u2019on prend chaque jour à certaines heures régulières.\u2014 Aussi promptement.\u2014 Punir avec rigueur.21.A découvertes.\u2014 Grand festin.\u2014 L\u2019un des douze apôtres.\u2014 Qui concerne les citoyens.22.Occuper.\u2014 Administration chargée de la perception des impôts indirects.\u2014 Chef-lieu de comté de Lot-et- Garonne.\u2014 Chômée.23.Exposer en vente.\u2014 Ce qui est dû tous les ans pour des fonds placés.\u2014 Sorte de violon.\u2014 Enveloppe calcaire.Solution du dernier problème.Rim|&|L | |K OJU|T |A on \u20ac au T |.je E 5 iy SEPTEMBRE 1944 LE COUD D'AILE [ Suite de la page 43] yeux des jeunes filles, et puisque le lieutenant retourne à Saverne, que ce soit vous, mon cher comte, qui l\u2019accompagniez pour annoncer la bonne nouvelle là-bas.Et le commandant tendit sa carte à Laurent: \u2014 Vous me trouverez, demain, chez moi, dans la soirée.Saint-Yves allait sortir ; il se ravisa et demanda, la voix suppliante : \u2014 Mon commandant, voulez-vous, momentanément, oublier le comte Dreusch.et garder encore mon secret ?\u2014Je ne demande pas mieux, mon cher Laurent.Mathias était si heureux qu\u2019il jugea bon de se départir de ses habitudes de pondération, pour conduire d\u2019une allure folle jusqu\u2019à Saverne.Une forme blanche les attendait dans l'obscurité d\u2019une allée, et les phares, en l\u2019éclairant tout à coup, la transformèrent en une apparition.C\u2019était Damienne.Mathias stoppa pour crier l\u2019heureuse nouvelle, et Laurent ouvrit la portière, afin de faire monter Damienne ; il l\u2019entendit s\u2019installer derrière eux et il perçut les mots de reconnaissance qu\u2019elle lui murmurait, pendant que Mathias remettait la voiture en marche.Elle mélait le nom de son père à ses remerciements: c'était pour lui qu\u2019elle avait demandé, pour lui encore qu\u2019elle était reconnaissante ; mais, malgré elle, au fond de tous ces mots, dans l\u2019écho des paroles vibrantes, perçait cette allégresse de la femme qui aime et qui se réjouit de posséder une nouvelle raison d\u2019aimer mieux.Laurent n\u2019avait pas besoin de voir le visage de la jeune fille ; il « regardait » les mots, si l\u2019on peut dire, qu\u2019elle prononçait.Et elle parlait d\u2019autant \u2018plus aisément qu\u2019il faisait obscur, que Laurent ne se retournait pas et qu\u2019elle ne soupçonnait pas, surtout, la chanson des mots si expressifs pour celui qui savait que Damienne aimait.Il l\u2019admira d\u2019autant plus qu\u2019elle savait se réjouir du bonheur des autres, aussi bien, aussi parfaitement que si ce bonheur elit rendu le sien complet.Ainsi, oublieuse d\u2019elle-méme, avait-elle su pleurer sur la douleur possible de son pére, sans songer a la sienne propre.Il eut la tentation de répondre, ce soir, à la voix heureuse, et, lorsqu'ils atteindraient la lumière, de montrer à Damienne son « vrai» visage ; puis, il se rappela qu\u2019il en était encore à l'ébauche de ce coup d\u2019aile, prologue de l\u2019envolée ; que Dieu avait mis sur son chemin le courage de Damienne pour soutenir son courage, et cette idée lui donna le pouvoir de ne découvrir à la jeune fille, sous la pleine lumière du vestibule, qu\u2019un Saint- Yves courtois, glacial, et qui répondait aux remerciements de la baronne d\u2019une voix incroyablement calme : \u2014 Oh ! madame, c\u2019est si peu de cho- \u201cse! Je vous en prie, n\u2019en parlons plus ! Et le baron faisant son apparition bruyante, tous, d\u2019un commun accord, changèrent de conversation ; Mathias fut congratulé pour avoir enlevé l\u2019ermite à sa solitude de la forêt ; la vieille marquise remarqua que «la petite » était bien pâle, et Mme de Frangval glissa dans l\u2019oreille de Mathias, tandis qu\u2019on passait dans la salle à manger : \u2014 Pour se décider à quitter sa solitude, je crois bien, mon cher, que M.Saint-Yves est amoureux de ta sœur ! \u2018\u2014 Et Damienne?.La baronne eut, des lévres, une moue légère qui ne parvint pas à l\u2019enlaidir : \u2014 Oh! Damienne, tu sais, elle est si froide qu\u2019on ne peut jamais savoir ce qu\u2019elle pense ! TROISIEME PARTIE | \u2014 LES AILES ATHIAS, seul, vint passer les fêtes de Noël auprès de sa famille ; au grand désespoir de la baronne, Erwin était parti pour la Syrie, et elle ne comprenait pas encore la soudaine détermination de son fils préféré.\u2014 Est-ce que vous saisissez, vous, le but d\u2019Erwin, en partant là-bas ?demandait-elle à son mari.\u2014 Ce garçon a pris la résolution de réparer ses bêtises avec énergie ; son but est clair, et nous pouvons nous en louer.\u2014 Vous ne m\u2019empêcherez pas de croire qu\u2019il a subi une influence quelconque.\u2014 Quand les faibles se mettent à avoir de la volonté, ils en ont bien ! La baronne ne se résignait pas.Avec Erwin, il lui semblait que sa tranquillité était partie ; et, pourtant, son préféré lui avait souvent fait passer des heures agitées, lors de ses « bêtises », comme disait M.de Franqval.À la vérité, la belle Hilda n\u2019était pas seulement tourmentée pour Erwin, mais elle aurait rougi d\u2019avouer à son mari qu\u2019il avait ouvert, pour elle, le champ des inquiétudes maternelles au sujet de Damienne.En dépit de l\u2019apparence tranquille et gaie de la jeune fille, un doute demeurait dans l\u2019esprit de Mme de Franqval, et elle s\u2019irritait d\u2019autant plus du calme insondable de Damienne qu\u2019elle ne pouvait se débarrasser de ce doute.Son humeur s\u2019en ressentait fâcheusement ; plusieurs fois par jour, la jeune fille se heurtait à l\u2019impatience maternelle: c\u2019était une critique inattendue sur sa toilette, impeccable pourtant.des contradictions à propos de tout et de rien.une manière de sonder les intentions de Damienne, «à coup de boutoir », selon l\u2019expression du baron.Lui, défendait toujours sa fille, parce qu\u2019il sentait la blessure qui l\u2019atteignait ; il avait des ruses de sauvage pour se trouver entre sa femme et Damienne aux heures difficiles ; il sacrifiait une sortie - qu\u2019il désirait pour demeurer entre elles deux, et il ne pouvait supporter, pour sa fille, ces longs après- midi où Mme de Frangval décrétait : \u2014 Nous avons le travail de l\u2019ouvroir en retard; si nous ne restons ici cet après-midi, je ne vois vraiment pas comment nous terminerons tout pour Noël.Docile et toujours sereine, Damienne prenait l\u2019ouvrage qu\u2019on lui désignait, et le baron devinait l\u2019activité de ce jeune esprit auquel le travail machinal donnait tout pouvoir de s\u2019exercer librement.La vieille marquise avait essayé en vain de morigéner sa fille, lui reprochant son peu de douceur envers Da- mienne ; la baronne ne trouva rien de mieux que de rendre sa mère responsable du chagrin de sa fille : \u2014 Vous me conseilliez d\u2019être aimable pour ce M.Saint-Yves ; si je ne l\u2019eusse point été, il ne serait jamais venu au château ! \u2014.Mais, tu en étais toi-même entichée, ma pauvre fille! Tu le trouvais si élégant, si distingué '.Et ce matin donc, où tu cueillais des fleurs en l'absence de Damienne!.Tu lui 45 Ne laissez pas l'amour s'envoler \u2014 préservez votre charme au moyen de Mum à appliquer ! L\u2019amour peut s\u2019étioler\u2014et rapidement \u2014 si vous risquez de blesser par l'odeur des aisselles.Pourquoi être imprudente quand Mum peut préserver votre charme si efficacement.Employez Mum tous les jours, après le bain.N'oubliez pas que si le bain supprime la transpiration antérieure, Mum, lui, dissipe l\u2019odeur de toute transpiration qui pourrait se produire et vous gardera fraîche des heures durant.PROCUREZ - VOUS MUM AUJOURD'HUI MUM NEUTRALISE Pour éviter l'odeur des aisselles utilisez Mum chaque jour.Il est rapide, efficace et facile MUM EST RAPIDE \u2014 Une demi-minute pour l'appliquer préservera votre charme pendant des heures.MUM EST DOUX \u2014 I n\u2019irrite pas l\u2019épiderme même lorsqu\u2019il est appliqué immédiatement après avoir rasé les aisselles.MUM EST EFFICACE \u2014 Sans toutefois arrêter la transpiration, Mum en supprime toute odeur.Vous pouvez lui faire confiance.Un produit Bristol-Myers.L\u2019ODEUR DE LA TRANSPIRATION In Me pm \u2014 g 7 _\u2014 \u2014 0 Grrr rent) | I Sans merci pour les microbes, 7 Gb) RE \u2019 y ws 7% 7 Ww 2) Be Rk il mais doux et inoffensif pour vous Voici un antiseptique dont la puissance bactéricide est plusieurs fois supérieure a celle de I'acide phénique pur; pourtant, il est non-toxique et sûr.Un enfant pourrait s\u2019en servir.Pour les microbes qui engendrent et propagent l\u2019infection, \u201cDettol\u201d est sans merci: il les tue rapidement et sûrement, Mais pour vous, et pour les tissus délicats que les microbes attaquent, \u201cDettol\u201d est inoffensif et doux.En cas d\u2019urgence, on peut même l\u2019appliquer put sur une plaie vive. AR un beau jour de septembre 1942, la goélette Commodore laissa le port de Seattle en voyage pour Durban, Afrique du Sud.Plus d'un an passa avant qu'on apprit l\u2019histoire de son passage aventureux de 143 jours en contournant le Cap Horn.Disette de nourriture, des mers montagneuses et un ouragan de deux jours qui arracha la moitié des voiles, furent surpassés comme désastre par la perte pardessus bord, au début du voyage, du chronomètre du vaisseau.Néanmoins la goélette arriva au port en sureté, naviguée par une montre bracelet Longines appartenant à un des officiers.J \"On était chanceux d'avoir cette moontre Longines\u201d \u2014 écrit-il.Quoique sans tel besoin, des milliers de propriétaires de montres Longines font echo quotidiennement à ces sentiments.La confiance et la satisfaction causées par la possession d'une montre compétente, telle qu'une Longines, sont d'une valeur inestimable.* Basée sur les dossiers en filières La Cie Longines-Wittnauer, Montréal, New-York, Genève; fabricants aussi des montres Wittnauer, un produit de mérite exceptionnel.longue vie.- avais planté ton bouquet entre les bras.Je n\u2019avais pas assez de mes yeux pour vous regarder tous deux ! \u2014 En tous cas, le vrai responsable, c\u2019est Lancelot.J\u2019ai su qu\u2019il se promenait avec son locataire.Et Da- mienne était là, naturellement ! Le baron se défendait de toutes ses forces : \u2014 Quand j'ai pensé au chagrin possible pour Damienne, ma résolution a été prise! Je décidai d\u2019emmener la petite à Niederbronn.\u2014 Quand le mal était fait.belle avance! Et puis, ne me par:zz plus de ce personnage discourtois qui accepte mes invitations à diner et disparaît tout à coup sans nous dire adieu ! \u2014 Le loyer continuant d\u2019être versé par maître Golstein, j'ai tout lieu de croire que Saint-Yves reviendra, hasarda le baron.\u2014 Et, naturellement, vous n\u2019avez pas pensé à interroger maître Golstein ?\u2014 Pardon! J'ai tenté la chose de façon discrète et j'ai acquis la preuve que le brave homme n\u2019en sait pas plus long que nous.C\u2019est un notaire de Paris qui lui fait parvenir les sommes.Bien qu\u2019elle eût demandé en grâce qu\u2019on ne lui parlât plus de ce personnage, la baronne revenait toujours à ce sujet comme à une idée fixe : \u2014 Il n\u2019est pas difficile de comprendre pourquoi M.Saint-Yves a disparu aussi brusquement, dit-elle, un jour, devant Damienne, voulant, sans doute, traiter le mal par le mal.Il a certainement appris que celle qu\u2019il aimait jadis se trouvait libre et il n\u2019a pas voulu perdre une minute.On eût dit que la déconvenue était pour elle, tant son rire, alors, sonna faux ; peut-être souffrait-elle aussi intérieurement de se croire obligée de faire du mal à sa fille, pour la guérir de son amour.Habituée à traiter énergiquement l'enfant depuis toujours, elle ne comprenait pas cette nécessité d\u2019être douce et compatissante à une heure où la vaillante Damienne devait souffrir en proportion de son courage ; ainsi, chez la baronne, la meilleure des qualités devenait presque de la rudesse, parce qu\u2019elle était partie de ce principe qu\u2019une descendante de la Claudette doit, en toutes circonstances, être traitée en brave.L'insinuation de ce jour-là avait été particulièrement dure pour Damienne, et, quoiqu\u2019elle eût pâli de façon très imperceptible, le baron mesura, d\u2019un coup d\u2019œil, l\u2019intensité de sa souffrance; la patience lui échappa ; il arracha presque l'ouvrage des mains de sa fille et l\u2019envoya s\u2019habiller, en décidant : \u2014 Tu ne manqueras pas «le jour » de Mme de Randault et, puisque ta mère n\u2019est pas libre, je t\u2019y conduirai.\u2014 Je crains, mon ami, dit la baronne avec quelque ironie, que vous ne soyez légèrement déplacé dans cet après- midi de jeunes filles ! \u2014 Oh! ma chère! Rassurez-vous pour mon amour-propre .Il est lettre mort pour moi qui vois souffrir ma fille.Et il partit en claquant la porte.« Décidément, conclut la baronne, le caractère de Lancelot devient de plus en plus exécrable ! » La réunion était joyeuse et le baron se félicita d\u2019avoir amené sa fille au jour de Mme de Randault.Il fut d\u2019ailleurs accueilli avec sympathie ; il avait cette qualité rare do savoir être jeune avec les jeunes, et il lui arrivait de prendre part très gaiement à la distraction innocente des « petits jeux ».Cet après-midi-là, on ne se livrait pas aux petits jeux ; les jeunes filles formaient un conciliabule auquel Da- mienne seule fut invitée à se joindre ; LE COIN DU TADIS Patrons 410 et 411 DEUX MODÈLES DE TAPIS \u2014 No 410 \u2014 Motif floral \u2014 22 x 34 pouces.\u2014 No 411 \u2014 Nouveau tapis découpé pour la chambre d\u2019enfant.Aussi 22 x 34 pouces.Ces patrons étampés sur papier à tracer avec indication des couleurs vous seront expédiés par la poste, au reçu de la somme voulue.Papier carbone pour tracer, 10 cents.Commandez en indiquant les Nos 410 et 411.(Prière à mes lectrices d'inclure le prix du patron (30 cents), plus la taxe de 4% ou de 2% selon le cas sous forme de bon postal, mandat d\u2019express ou argent sous pli recommandé.) MME L.DÉ BELLEFEUILLE 60, Bord du Lac Valois, P.Q.> LA REVUE POPULAIRE le baron s\u2019assit dans le coin des mamans, et les jeunes gens vinrent mélancoliquement rejoindre leur groupe, en déclarant que ces demoiselles n\u2019étaient que des papoteuses.Aliette de Randault attira vivement Damienne dans le petit cercle; elle avait l'air fort agitée : \u2014 Oh! grande amie! Je vous attendais avec impatience ; nous avons reçu des nouvelles de mon frère l\u2019aviateur, et il nous apprend une chose tellement incroyable que je mourais d\u2019envie de vous la communiquer.Car, enfin, c\u2019est chez vous que nous avons fait la connaissance de ce beau prince ténébreux, quoiqu\u2019il ne nous ait guére admirées, ce dédaigneux!.Heureusement que vous avez la téte bien solide, ma pauvre Damienne, et que vous étes si froide!.A votre place, je serais devenue amoureuse de ce mystérieux personnage, et son départ m\u2019aurait fait perdre le boire et le manger.Enfin, voilà toute l\u2019histoire.je pourrais dire : toute la révélation du mystère.M.Saint-Yves n\u2019est pas Saint-Yves ; il se nomme en réalité, le comte Dreusch de Saint- Yves.Il est de Strasbourg; je vous montrerai son hôtel ; il paraît qu\u2019il y reviendra, un jour, quand il sera marié.« Oui, continua la petite personne en s\u2019agitant ; on raconte que l'héroïne du drame a reparu.car il y a eu, autrefois, un drame dans la vie du comte Dreusch .On raconte qu\u2019il a retrouvé subitement le bonheur, et, la preuve, c\u2019est que lui, le sauvage, le ténébreux, a tout à coup changé sa manière de vivre.Vous allez en être interloquée, Damienne, comme nous le sommes toutes ici.Le beau Werther vogue maintenant en plein ciel et se prépare aux exploits les plus magnifiques!.On dit même que, bientôt, on verra sa photo dans les journaux.Quel bonheur! Je la découperai soigneusement et la mettrai bien en vue dans ma chambre!» Les jeunes filles éclatérent de rire, à la boutade de la jeune écervelée ; elles s\u2019amusaient tellement qu\u2019elles ne songeaient pas a observer Damienne.Celle-ci s\u2019était penchée en avant, les \u2018 mains au creux des genoux, comme jadis dans la maison d\u2019Odile, quand Saint-Yves l\u2019avait surprise pleurant ; elle n\u2019avait plus ces larmes d\u2019autrefois ; mais son visage s\u2019était tiré, comme buriné par la douleur, les yeux cernés tout à coup, les tempes creusées ; elle aussi riait, mais d\u2019un petit rire faible, d\u2019un petit rire qui n\u2019en pouvait plus.Par quel instinct le baron s\u2019était-il approché du groupe joyeux, pendant que la jeune Aliette narrait ses découvertes sensationnelles ?.Il n\u2019aurait pu le dire ; mais il en apprit assez pour deviner le pourquoi de la pâleur de sa fille.L\u2019attirant loin de ses amies, fort occupées du reste à émettre chacune ses conjectures, il demanda : \u2014 Veux-tu partir tout de suite ?\u2014 Non! dit-elle de son ton raisonnable, nous n\u2019avons pas d\u2019excuse plausible.L\u2019excuse, le baron la trouva, une demi-heure plus tard, et ils s\u2019en allèrent tous deux, avec une hâte qui fit dire à la maîtresse de maison : _ \u2014 Avouez donc, faible père, que vous avez amené votre fille ici en contrebande ?.M.de Frangval eut le courage de répliquer : \u2014 Chut ! Ne le dites pas! Vous nous feriez priver de dessert.Ils rentrèrent, sans bruit, d\u2019un commun accord.Damienne gagna le boudoir qui précédait sa chambre, et elle ne s\u2019étonna pas de voir son père la suivre.Méthodiquement, elle déplissait ses fins gants de peau, avant de les cou- SEPTEMBRE 1944 cher dans un coffret, et elle mettait un soin si tranquille à cet office que le baron n\u2019y put tenir.Il s\u2019était assis sur un canapé, fixant ardemment le beau profil penché, la joue veloutée où aucune larme ne brillait ; il aurait préféré tout au silence de Damienne en une telle minute.\u2014 Ma petite fille! dit-il.Elle ne se retourna pas.\u2014 Mienne, pourquoi ne dis-tu rien ?\u2014 Que voulez-vous que je vous dise, papa ?Le silence pesa entre eux, plus navrant encore que le précédent, et M.de Franqval se dit que, plus jamais, il ne pourrait supporter un silence pareil.\u2014 Ecoute, ma petite fille.Il y a des circonstances où ce serait douter de l'affection des autres que de garder pour soi seul une grande douleur.Je n\u2019ai jamais véeu que pour toi.Il n\u2019y a pas une chose au monde que je ne sacrifierais pour ton bonheur.et je crois.oui, je crois que j'ai ce droit de posséder ta con- flance, aux heures douloureuses comme aux heures de joie.En parlant, tu allégerais ta peine et tu soulagerais la mienne, car, s\u2019il y a une chose que je ne t\u2019aie jamais plus souhaitée qu\u2019au- jourd\u2019hui, ma petite enfant, c\u2019est bien le soulagement des larmes.Ô0Il la vit venir à lui d\u2019un élan et, comme un bel épi fauché par la tourmente, s\u2019abattre à ses genoux ; il ne découvrait plus d'elle que les ondes de bronze et d\u2019or de ses cheveux ; il avait posé sa main sur la pauvre tête secouée de sanglots et répétait, ne sachant plus dire que cela: .\u2014 Tu vois bien que c\u2019était mieux ainsi.Il \u2014 LE MERCI A L'ALSACE E BARON DE FRANQVAL n\u2019avait pas eu une parole d'espoir ou d\u2019encouragement pour sa fille; elle, Damien- ne, n\u2019exprima jamais la moindre plainte ; mais il y avait entre eux cette heure où elle avait pleuré et, comme le supposait M.de Frangval, ces larmes devaient apaiser Damienne.s s\u2019aimaient davantage maintenant qu\u2019ils s\u2019étaient mieux compris encore, et la baronne pouvait émettre quelques-unes de ces épigrammes, qui allaient autrefois droit au cœur du père et de la fille.tous deux restaient impassibles, oublieux de leur peine, pour mieux se souvenir de l'affection qui les unissait.Aussi, l\u2019étonnement de Mme de Frangval ne connut-il pas de bornes quand Damienne accepta fort gentiment une invitation que lui fit l\u2019ancien commandant d\u2019Erwin, pour une vente de charité, où il lui proposait un comptoir d\u2019articles d\u2019Alsace : \u2014 Je suis chargé par Mme de Ran- dault de vous prier de revétir, pour cette occasion, votre costume d\u2019Alsacienne ; nous avons pensé à vous tout de suite, mademoiselle Damienne : qui peut mieux personnifier l\u2019Alsace que vous-même ?La baronne fit un peu la moue.\u2014 Tu es très bien, en Alsacienne, confia-t-elle à sa fille, je n\u2019en disconviens pas ; mais tu serais plus belle e7core en toilette de soirée.De quoi se mêle-t-il, le commandant ?.Je lui en veux depuis que je le soupçonne d\u2019avoir influencé Erwin.\u2014O maman! Ne nous a-t-il pas évité une honte cruelle ?\u2014 Certes, je le reconnais .mais de là à choisir la toilette que tu dois porter!.Ce fut en souriant que Damienne de Frangval revétit sa robe d\u2019Alsacienne.Pourtant, sa vue lui rappelait le jour de la procession à Saverne ; elle revoyait le cimetière de Neuwiller.et l\u2019église où, prenant la main de Laurent, elle l\u2019avait guidée vers la poitrine du Christ au tombeau.« Est-il retourné là-bas comme il me l\u2019avait promis?» se demandait-elle souvent.Bien des fois, elle avait été pour interroger Saint-Yves, après le séjour de Niederbronn ; elle ouvrait la bouche pour parler ; mais les mots s\u2019ar- rétaient dans sa gorge: elle avait rencontré le froid regard de Laurent qui donnait à son visage une expression murée, et elle s\u2019était tue, acceptant de ne jamais savoir la consolante vérité, si telle était la volonté divine.La vente de charité s\u2019ouvrit un soir, et cette première soirée réunit tout ce que Strasbourg et les environs comprenaient de familles sélects et d\u2019élégances en vue.Sous le prétexte de la charité, les papotages allaient leur train ; les jeunes filles s\u2019agitaient, proposant inlassablement leurs marchandises aux officiers de la garnison, et obligeant leurs danseurs habituels à emporter les objets les plus hétéroclites.Jamais la beauté grave de Damienne n\u2019avait frappé le regard comme ce soir-là! Avec son air de candeur et la fraîcheur de son sourire, elle réalisait plus de conquêtes que toutes ces jeunes filles modernes et ces femmes très élégantes qui avaient passé deux heures devant leur table de toilette.Et, pour ceux qui connaissaient la vraie Damienne, pour ceux qui mesuraient toute la valeur de son souriant courage.pour ceux-là qui savaient la beauté de son âme, quelle vision touchante que cette jeune fille d\u2019Alsace qui donnait à la charité autre chose que l'élégance de sa mise et sa factice gaîté ! Le commandant l\u2019observait de loin, et il eut un sourire bref, un sourire que personne ne vit.Damienne avait pris en main un de ces petits pantins d\u2019Alsace que l\u2019on agite à l'aide d\u2019une ficelle et, pour un jeune Anglais, ami de la famille Randault, elle expliquait que le costume était bien celui des petits Alsaciens ; elle parlait avec conviction, sans voir que le regard du blond garçon s\u2019intéressait plus à la vendeuse qu\u2019au petit pantin de bois, et elle demeura saisie quand une main gantée, qui n\u2019était pas celle du jeune Anglais, s\u2019avança vers l\u2019objet, tandis qu\u2019une voix nonchalante disait : \u2014 Voulez-vous me réserver ce fils de l\u2019Alsace.j'en suis amateur.La main gantée tendait un billet chiffonné dont la vue laissa l\u2019Anglais stupide ; il allait réclamer la primauté, mais il avait le respect de la force qui s\u2018impose, et l\u2019arrivant qui le coudoyait était si altier, si élégant, il avait tellement l\u2019air d\u2019un maître, que le jeune homme jugea bon d\u2019opérer une digne retraite.Le comte Dreusch, cette fois, s\u2019inclinait profondément devant Damienne.\u2014 Bonsoir, mon amie Damienne, murmura-t-il pour elle seule, et avec tant de tranquillité que s\u2019il l\u2019eût quittée la veille.Tous les yeux étaient maintenant fixés sur leur groupe : le nom du comte Dreusch passait de l\u2019un à l\u2019autre, et Aliette de Randault chuchotait à son frère : \u2014 Pourquoi ne nous as-tu pas dit que le héros de lair viendrait ce soir ?.J'aurais mis ma robe « chartreuse » ! La baronne, elle, ne savait s\u2019il valait mieux se fâcher ou se réjouir.\u2014Ce monsieur a joué parfaitement son petit «Trafalgar», remarquait- elle, en faisant allusion à l\u2019entrée subite de Laurent.M.de Franqval ne cachait pas son allégresse : \u2014 Bénissons le Ciel que le « Trafalgar» en question soit la victoire de ma petite fille!.Avez-vous vu, [ Lire la suite page 55] 47 Deux armes qui ATTEIGNENT LEURS BUTS On ne fait pas la guerre avec des armes désuètes, de même qu'on ne chasse pas l'ennui avec des lectures inappropriées.Si le Spitfire demeure le dernier mot en fait d'avion-chasseur, dans sa poursuite aux Boches, LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM demeurent, eux aussi, l'arme la plus efficace dans sa guerre à l\u2019ennui.Pour le constater, abonnez-vous-y.Ceux qui s'abonnent à ces Trois Magazines s\u2018assurent une lecture abondante, régulière et variée.S'abonner au SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM, c'est pour la somme modique de $5.00, remplacer, dans une large mesure, les sorties coûteuses, les distractions onéreuses, qu\u2019on doit éviter en temps de guerre.Bref, s'abonner à nos trois magazines, c'est s'informer intelligemment tout en se distrayant.COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an d\u2019abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM.IMPORTANT : Veuillez indiquer d'une croix { } s'il s'agit d'un renouvellement.Nom ee non 0e Adresse.- Localité \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 Province POIRIER, BESSETTE & CIE, Limitée 975, rue de Bullion, Montréal, Can. 48 \u20141 2 7, x Le tre é de v,, Éscuies Eumes Hein Viande e 7 de 10 aie ou g, Ces, Teste set fa es ; fn UN GOUT EXQUIS .La nouvelle SOUPE AUX LÉGUMES HEINZ Condensée est une base idéale pour un ragoût de boeuf économique ou un pâté de viande vite fait.Elle est aussi excellente comme plat principal pour le lunch ou le souper.LA REVUE POPULAIRE Menus de toute une semaine [ Suite à la page 33] 350° F.1 heure ou jusqu\u2019à ce que le pouding soit ferme.Servir avec une sauce au caramel.SAUCE AU CARAMEL Mettre dans une casserole 1 c.à tb.de beurre, 1 tasse de sucre et 2 c.à tb.de farine.Placer sur le feu et laisser caraméliser le sucre jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit d\u2019un blond doré.Ajouter 1% tasse d\u2019eau bouillante et laisser cuire jusqu\u2019à bonne consistance.e SOUPER Crème de céleri Salade aux nouilles Petit salé froid Pain d'épices CREME DE CELERI 2 tasses de céleri coupé finement 1 petit oignon émincé 2 tasses d\u2019eau chaude 2 c.à tb.de beurre ou de graisse 4 c.à tb.de farine 2 tasses de lait sel et poivre Faire cuire le céleri et l'oignon dans l\u2019eau chaude XL heure, D'autre part, mettre dans une casserole le beurre ou la graisse et la farine.Délayer avec le lait et faire cuire jusqu\u2019à consistance de sauce.Ajouter le céleri cuit ainsi que l\u2019eau de cuisson et faire jeter un bouillon.Assaisonner et servir aussitôt.SALADE AUX NOUILLES 2 tasses de nouilles cuites coupées en petits bouts 1% piment vert haché finement ou 1 tasse de pois verts JL tasse de céleri 4 tomates fraîches 14 tasse de persil frais haché Mettre le tout dans un grand bol, faire mariner dans une vinaigrette et servir très froid sur feuilles de laitue croquante avec mayonnaise.MAYONNAISE À L'HUILE 1 c.à thé de moutarde 1 c.à thé de sucre 1 c.à thé de sel 1 œuf 2 tasses d\u2019huile 2 c.à tb.de vinaigre Mettre dans un bol la moutarde, le sucre, le sel et l\u2019œuf.Battre avec un moussoir juste ce qu\u2019il faut pour mélanger.Ajouter l\u2019huile, très peu à la fois au début en tournant toujours à l\u2019aide du moussoir et quand le mélange épaissit, ajouter plus d\u2019huile à la fois, 14 de tasse.Quand l'huile est toute incorporée, ajouter le vinaigre, battre encore un peu pour bien mélanger et -servir avec la salade.PAIN D'EPICES 14 de tasse de graisse Va tasse de cassonade 15 tasse de mélasse 1 ceuf 2 tasses de farine 34 de c.à thé de soda 15 c.à thé de sel 1 c.à tb.de gingembre 1 tasse de lait sur Défaire la graisse en crème avec la cassonade.Ajouter la mélasse puis l'œuf et bien battre.Tamiser la farine, mesurer et tamiser de nouveau avec le soda, le sel et le gingembre.Ajouter au premier mélange alternant avec le lait sur.Verser dans une lèchefrite beurrée et cuire à 325° F.25 à 30 minutes.Jeudi Côtelettes de porc à la basquaise Purée de pommes de terre Choux-fleur à l'anglaise Salade de concombre en gelée Crème espagnole au citron COTELETTES DE PORC A LA BASQUAISE 6 côtelettes de porc 1 gousse d\u2019ail 1 ce.à thé de sel 1 c.à tb.de farine 2 tasses de lait Couper en 2 une gousse d\u2019ail et en frotter les côtelettes.Passer dans le sel et la farine et faire frire à la poêle jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient dorées.Ajouter les 2 tasses de lait chaud, couvrir et laisser mijoter bien doucement 3 d'heure.Pour éviter de faire trancher le lait, la cuisson doit être très douce.CHOUX-FLEUR A L'ANGLAISE Séparer le chou-fleur en fleurettes, faire cuire à l\u2019eau bouillante salée et arroser de beurre fondu.SALADE DE CONCOMBRE EN GELEE 1 c.à tb.de gélatine Y4 de tasse d\u2019eau froide 1 concombre coupé finement 1 tasse de purée de tomates Ja de tasse de piment vert + haché finement = 1 ce.à tb.de sucre 2 c.à tb.de vinaigre 1 c.à thé de sel laitue et mayonnaise Faire gonfler la gélatine dans l\u2019eau froide 5 minutes et faire dissoudre dans la purée de tomates chaude.Ajouter tous les autres ingrédients, verser dans de petits moules individuels passés à l\u2019eau froide.Laisser prendre ferme et démouler sur feuilles de laitue croquante.Servir avec mayonnaise.CREME ESPAGNOLE AU CITRON 1 tasse de lait Ja de tasse de sucre le jus et le zeste d\u2019un citron 2 œufs 1 ce.à tb.de gélatine 3 c.à tb.d\u2019eau froide Faire chauffer au bain-marie le lait, le sucre et le jus de citron.Ajouter les 2 jaunes d\u2019œufs légèrement battus et laisser cuire jusqu\u2019à ce que la crème colle à la cuillère puis ajouter la gélatine préalablement gonflée dans l\u2019eau froide.Brasser jusqu\u2019à dissolution complète.Laisser refroidir et y incorporer les 2 blancs d\u2019œufs battus ferme.Faire prendre dans un moule et servir entouré de gelée prise.SOUPER , Crème de tomates Salade aux oeufs farcis Petits gâteaux \u2018\u201cmarguerite\u201d { Lire la suite page 51] 49 IL CONNAÎT SON AFFAIRE, EN FAIT mme 7° CÉ N'EST PAS McCARTHY, N » / BE.\"1 Sei VOIS, JOSÉ! PLUS DE CANADIENS 7 NON-NON, SENOR! \\ QUE JAMAIS, PAR TOUT LE PAYS, W JE CROIS QUE VOUS BOIVENT LE CHASE & SANBORN.}\\ VOUS TROMPEZ! ÇA PROUVE,QUE J'SUIS UN a VENDEUR LA GRANN-DE SAVEUR ELLE MMM = LA VIENT DES CAFES DE CHOIX QUE { SAVEUR A TOUTE L MA FAVEUR ! LES SENORES CHASE & SANBORN / | QUOI, MAUVAISE GRAINE, TU OSES NIER QUE JE SOIS LE PLUS GRAND VENDEUR DE CAFE } AU MONDE ?CES CAFES SAVOUREUX ILS SONT LE MEILLEUR VENDEUR POUR CHASE & SANBORN SENOR! C'EST LÉ CAFÉ À LA GRANN-DE SAVEUR.ÇA VA.J'SUIS , UN VENDEUR ÉPATANT, C'EST VRAIL MAIS J'ADMETS QUE LE CHASE & SANBORN EST EXQUIS! 4 ESSAYEZ-LE, LES AMIS! CEST LE CAFÉ SAVOUREUX _TORREFIE AU CANADA © ce succulent hoe \u2018MA.19% peches \u2018Magje > *- Mais délicieux ! ala rc Oureux Gâteau Up \u201cérement SENS SICre, Vous aimerez tage aux a ie Port iene à Pâte « M.dre 2 oeufs non b A \u20ac.À thé sel PBIC 15 tasse Lait dius \u201cfasse shortening y! © À Thé vanille 4\u20ac.à the essence ; amMmand, foi none ¢ ing oles ingrédient 8 en crème, a: > secs.m mers Bateaux de 8\" arinés, Servez avec en conse Tve et cra m A entre les \u20ac Fême fouetté Pêche étages ttée sur le d s .essus et Fabrication Canadienne 50 & su ui a ss Phi EY 408 mui 07 sv Procurez-vous un exemplaire de l\u2019intéressante brochure: \u201c50 Questions et Réponses au sujet du C.W.A.C.\u201d, en écrivant au Lieutenant DORA SWEET, Aylmer Annex, Ottawa.Il n\u2019y a pas de temps à perdre.La grande poussée de l\u2019invasion doit être maintenue.Il faut à nos troupes de combat des renforts nombreux et continuels, Femmes canadiennes, il en dépend de vous! Comme celui de nos hommes, qui est de partir avec les forces combattantes, votre devoir est clair: Enrôlez-vous dans le C.W.A.C., afin de libérer un soldat pour le service outre-mer.L\u2019invasion ne peut attendre, le besoin est pressant.Donc, pas d\u2019hésitation, pas de retard.Engagez-vous aujourd\u2019hui même.Pour plus de renseignements, s'adresser au plus proche Bureau de Recrutement.Cette démarche me vous engage à rien SEPTEMBRE, 1944 Menus de toute une semaine [ Suite de la page 48 ] CRÈME AUX TOMATES 2 tasses de tomates 1 oignon moyen 2 branches de céleri 1 tasse d\u2019eau 1 c.à thé de sel 1 c.à thé de sucre 2 tasses de sauce blanche moyenne Faire cuire les tomates, l\u2019oignon, le céleri, l\u2019eau et le sel 15 minutes.Passer en purée, ajouter le sucre et incorporer délicatement à la sauce blanche moyenne faite avec 2 c.à tb.de beurre, 4 c.à tb.de farine et 2 tasses de lait.Servir aussitôt.SALADE AUX ŒUFS FARCIS 6 œufs Le tasse de jambon cuit haché 1 c.à thé de moutarde préparée 5 olives farcies tranchées laitue, céleri et mayonnaise Faire cuire 6 œufs durs, les séparer en 2 sur la longueur, retirer le jaune, l\u2019écraser finement, bien mélanger avec le jambon et la moutarde.En remplir de nouveau les œufs et placer sur feuilles de laitue croquante, le bout rond en haut.Garnir de mayonnaise, de céleri et de rouelles d'olives.PETITS GÂTEAUX \" MARGUERITE \" 3 c.à tb.de beurre ou de graisse 24 de tasse de sucre 1 œuf 144 tasse de farine 2 c.à thé de poudre à pâte Y4 de c.à thé de sel 15 tasse de lait ire en crème le beurre, ajouter graduellement le sucre, l\u2019œuf et bien battre.Tamiser la farine, mesurer ct tamiser de nouveau avec la poudre et le sel.Ajouter au premier mélange alternant avec le lait et bien battre entre chaque addition.Verser la pâte dans des moules à muffins bien beurrés et faire cuire au four de 375° F.20 à 25 minutes.Au sortir du four, démouler, laisser refroidir, enlever une rondelle sur le dessus, garnir de gelée ou de confiture, remettre la rondelle et saupoudrer le dessus de sucre à glacer.Vendrnedc Soupe aux pois Diner aux légumes Tomates marinées Tarte aux pommes SOUPE AUX POIS 2 tasses de pois 4 pintes d\u2019eau froide 1 oignon 1 carotte quelques branches de céleri sel, poivre et sarriette 1% livre de lard salé Faire tremper les pois la veille au soir ; le lendemain, mettre le tout a cuire dans l\u2019eau du trempage et laisser cuire au moins 3 à 4 heures.Ajouter la sarriette seulement 14 heure avant la fin de la cuisson.La soupe aux pois est à point quand le bouillon est opaque ; s\u2019il reste clair, elle n\u2019est pas suffisamment cuite.DINER AUX LÉGUMES 1 chou-fleur 1 livre de haricots verts 6 betteraves 6 pommes de terre 2 tasses de sauce au fromage Faire cuire le chou-fleur sans le défaire dans l\u2019eau bouillante salée juste assez pour l\u2019attendrir.Faire cuire également les haricots dans l\u2019eau bouillante salée ainsi que les betteraves et les pommes de terre.Dresser le tout dans un grand plat, mettant le chou-fleur au centre et les autres légumes autour alternant les couleurs.Tenir à la chaleur et servir avec une sauce au fromage.SAUCE AU FROMAGE 2 c.à tb.de beurre 4 c.à tb.de farine 1 tasse de lait 1 tasse d\u2019eau de cuisson des légumes 1 tasse de fromage râpé sel et poivre Mettre dans une casserole le beurre, la farine, délayer avec le lait et l\u2019eau de cuisson des légumes.Laisser cuire jusqu\u2019à épaississement.Retirer du feu, ajouter le fromage et brasser pour le faire fondre.Servir bouillant.Les préparations au fromage demandent à être servies très chaudes.TARTE AUX POMMES 11% tasse de farine 15 tasse de graisse 16 c.à thé de sel eau froide Tamiser la farine, mesurer et tamiser de nouveau dans un bol avec le sel.Ajouter la graisse qui doit être ferme et couper finement dans la farine à l\u2019aide de 2 couteaux ou d\u2019un appareil spécial.Délayer avec de l\u2019eau froide en quantité suffisante pour réunir la pâte en boule molle sans être collante.Laisser reposer la pâte si possible, elle s\u2019abaisse plus facilement.Prendre les 24 de la pâte, l\u2019abaisser mince et en foncer une assiette à tarte profonde.Couvrir de pommes tranchées minces et d\u2019une demi-tasse de sucre auquel on aura mêlé 1 c.à tb.de farine.Abaisser le reste de la pâte, découper en bandelettes et placer sur la tarte en quadrillage.Badigeonner de lait et cuire à four chaud 450° F.10 minutes.Abaisser la chaleur à 350° F.et prolonger la cuisson 35 à 40 minutes ou jusqu\u2019à ce que la pâte soit bien dorée et croustillante.SOUPER Jus de tomates Saumon en gelée à la tartare Crêpes au sirop d'érable SAUMON EN GELEE 1 c.à thé de sel 1 ce.à tb.de sucre 2 c.à tb.de farine 1 ce.à thé de moutarde 2 c.à tb.de beurre 1 tasse de lait 14 de tasse de vinaigre 1 c.à tb.de gélatine 3 c.à tb.d\u2019eau froide 2 tassses de saumon [ Lire la suite page 67 ] 51 Des Essais Réels Prouvent qu\u2019Une Boîte du Nouveau NETTOYEUR OLD DUTCH he 1 FOIS DE PLUS Sa une boite de tout autre bon TI a FABRICATION CANADIENNE VOICI LES RESULTATS! Des essais scientifiques approfondis, faits dans des laboratoires indépendants et dans des conditions d'usage ordinaire, prouvent que\u2014 L'OLD DUTCH À NETTOYÉ 48 grils \u201cde plus que le Nettoyeur A 93 112 128 136 136 160 200 RR RR R BR f£ BR B® R RR RB & BR BRR RB rE a8 RR BR BR 2 SET TA mOYHUOU RRR R&R BR BR ®R RR BR ® R BR «\u201c C'est ce que vous obtenez «++ 81 NON pas ce que vous payez.- - qui signifie réelle économie.C'est pourquoi 3 river lus de femmes emploient FP onasond BD du nettoyeur Old Dutch de Good Honsskeeping préférence à fout autrel OPICIIT 08 \"2 a Apviemzy *grils de 13 pouces par 16 pouces Les nettoyeurs représentés ci-dessus par des lettres et le Nettoyeur Old Dutch constituent plus de 90% de fous les nettoyeurs qui sont vendus aux Etats- Unis et au Canada.Sassy I Dé \u201cVoici le secret d'un café parfait\u201d c'est le filtre exclusif SILEX qui conserve la saveur .PS3 UN PEUT FAIRE DU CAFE /ILEX Coupon d\u2019abonnement CANADA SEULEMENT LA REVUE POPULAIRE © D en Poirier, Bessette & Cie, Ltée Adresse Le 975, rue de Bullion, Ville Montréal, Canada.Province =.evssrascareesersevanerene vence -\u2014\u2014 en ee ND CEs ne EEE ES WEED WE ee.+++ LA REVUE POPULAIRE ÉGAYEZ VOTRE CUISINETTE EPUIS plusieurs années, la broderie au point de croix est très populaire parmi les brodeuses.Voilà pourquoi le modèle que nous illustrons ici saura plaire à la fois aux novices et aux expertes parce qu\u2019il est aussi simple que ravissant.Le grand modèle de fleur s\u2019applique aux coins d\u2019une nappe à thé tandis que les motifs plus petits sont destinés aux serviettes à thé.Ces derniers peuvent aussi être appliqués aux quatre coins des napperons d\u2019une parure de lunch et sont alors d\u2019un très joli effet.Brodez les fleurs avec du coton dont la couleur s\u2019harmonise avec celle de votre porcelaine.Se servir de coton noir pour les nœuds français du centre et de deux teintes de vert pour les feuilles.La bordure peut être faite de dentelle crème ou avec un galon de couleur.Ce modèle facile convient parfaitement aux écolières qui peuvent l\u2019exécuter durant leurs heures de loisir.Nous sommes en mesure de vous fournir ce patron étampé et prêt à être brodé sur un coton jaune de bonne qualité, au prix indiqué sur le coupon.+ + CS F4 + + + 4 Tee LIEAENNES + (EEE + ANS À 3 \\ Se are SEPTEMBRE, 1944 [ Suite de la page 16] à faire des pièces solides aux coudes des robes et des manteaux usagés.N\u2019importe quelle étoffe que nous retrouvons dans nos tiroirs et qui n\u2019est pas essentielle à l\u2019heure actuelle peut se transformer de façon à ne pas faire appel aux ressources de la nation.Nous avons transformé en manteaux d\u2019hiver les couvertures des lits dont on ne se sert plus et en lingerie les couvre-lits inutiles.Les rideaux trop fins pour servir à l\u2019obseurcissement sont devenus des robes.Avec les bons morceaux des tapis trop usés pour pouvoir encore servir, nous avons confectionné des sacs solides pour aller chercher nos provisions rationnées.Peut-être nos vêtements sont - ils beaucoup plus usés que nous ne le pensons, car tout le monde en est au même point.Cependant, même si certaines d\u2019entre nous s\u2019en rendent compte, nous savons aussi que cela n\u2019a aucune importance.Aujourd\u2019hui, nous n\u2019avons ni le temps ni l\u2019emvie d\u2019être élégantes.Tout ce que nous demandons à nos vêtements, c\u2019est de nous tenir chaud et de nous préserver des maladies afin de nous permettre de contribuer, si peu soit-il, à la lutte de notre pays contre l'agression.[ Suite de la page 17] Se faire obéir est tout un art, et il est sage de bien réfléchir avant de commander.N\u2019exigez pas la soumission de vos enfants pour des choses futiles, au- dessus de leurs forces, et qui peuvent leur être dommageables.Il est inutile de dire à un tout-petit de deux ans: \u201cNe touche à rien dans ta chambre\u201d.C\u2019est aussi un non-sens d\u2019exiger de lui une tenue qui fatiguerait même un adulte.\u201cQu\u2019au ton de votre voix, vos enfants sentent que \u201cnon\u201d signifie \u201cnon\u201d.Il est préférable, si possible, de motiver leur obéissance.Vous désirez qu\u2019ils fassent leur toilette avant le souper ?\u201cVite, mes petits enfants, il faut vous faire propres pour papa qui arrivera bientôt de son travail et qui n\u2019aime pas à embrasser des petits visages tout barbouillés\u201d.N'hésitez pas à punir vos enfants quand ils désobéissent.Isolez-les, pri- vez-les d\u2019un plaisir, afin de leur apprendre à se soumettre aux ordres nécessaires.Je répondrai dans notre prochain courrier aux deux derniers points de votre question.N.B.\u2014 Mariz-LUCE se fera un plaisir de répondre à toutes vos lettres, à tour de rôle.Adresser s.v.p.comme suit: MARIE-LUCE, Revue Populaire, 975, rue de Bullion, Montréal.MODE DE REPRODUCTION Appliquer le patron bien en place sur un tissu.Introduire le papier carbone entre le tissu et le patron, le côté luisant du papier appliqué sur l\u2019étoffe.Dessiner alors avec un crayon à mine ronde.Les modèles peuvent servir maintes et maintes fois pourvu qu\u2019on ait soin de ne pas percer le papier en dessinant d\u2019une façon trop appuyée.Mme DE BELLEFEUILLE 60, Bord du Lac, Valois, P.Q.LISTE DES PRIX Veuillez m\u2019envoyer les articles suivants : [J 620 \u2014 Nappe à thé étampée, 36 pouces par 36 OO 620A \u2014 Serviettes à thé, 12 pouces par 12, chacune O Coton de couleur à six brins pour broder le tout O 620B \u2014 Napperons de lunch, 12 pouces par 18, chacun 15 cents D) Coton de couleur à six brins pour broder les six napperons \u2026 30 cents [J 620C \u2014 Patron de tous les morceaux, étampé sur papier [] Papier carbone, bleu ou jaune, pour tracer le dessin 25 cents 10 cents Veuillez indiquer la couleur du coton que vous désirez.Prière à mes lectrices d\u2019inclure le prix du patron, plus la taxe de 4% ou 2%, selon le cas, sous forme de bon postal, mandat d\u2019express ou argent sous pli recommandé.Province La Revue Populaire \u2014 septembre 1944 PERSONNE NE SE DOUTERAIT QU'ELLE A DES VARICES @ Elle a découvert que les Bas Elastiques Bauer & Black légers maintiennent les veines d\u2019une façon uniforme tout en étant invisibles sous les bas fins.Ces bas soulagent la douleur lancinante des veines gonflées et non protégées.Les Bas Elastiques Bauer & Black s\u2019étirent dans les deux sens pour être confortables, sont entièrement diminués pour bien aller, et d\u2019une nuance neutre pour être invisibles.i Ne lavez les Bas Elas- Les Meilleurs Supports tiques Bauer & Black Elastiques ade dans de l'eau mousseuse tiède, rincez-les bien et faites-les sécher loin de la chaleur Bas Elastiques .Bandages Tensor Molletières et Genouillères Elastiques Etes-vous déprimée ?Nerveuse ?Sans énergie ?Délaissée ?La vie n'\u2019a-t-elle pour vous que des désagréments ?Souffrez-vous de maigreur ?De vertiges ?De migraines ?et votre teint a-t-il perdu sa fraîcheur ?C\u2019est alors que vous avez le sang trop lourd, chargé de toxines, et le travail de ce sang non purifié cause de pénibles désordres dans votre organisme.Faites alors votre cure de désintoxication naturelle.Les éléments concentrés qui constituent le merveilleux TRAITEMENT SANO \"A\" élimineront tous ces poisons.De jour en jour vos chairs se développeront et redeviendront plus fermes, votre teint s\u2019éclaircira, vous serez plus attrayante avec tout le charme de la jeunesse.Envoyez cinq sous pour échantillon de notre produit SANO « A ».CORRESPONDANCE STRICTEMENT CONFIDENTIELLE Heures de bureau: le samedi, de 3 heures a 6 heures.Mme CLAIRE LUCE LES PRODUITS SANO ENRG.Case Postale 2134 (Place d\u2019Armes), Montréal, P.Q.Votre nom Voire adresse Votre localité 54 LA REVUE POPULAIRE ADRES - MID! | DE SEPTEMBRE \\ 1083 \u2014 Robe pour dames et jeunes filles, grandeurs 12 à 40.Tissu requis pour grandeur 16: 35 v.de 35\u201d, 344 de 39\u201d, 316 v.de 41\u201d.Prix 20¢.1085 \u2014 Jupe et manteau court pour dames et jeunes filles, grandeurs 12 à 20.Tissu requis pour grandeur 14, manteau court : 3% v.de 35\u201d, 236 v.de 54\u201d.Doublure: 21% v.de 39\u201d ou 41\u201d.La jupe: 134 v.de 35\u201d, 1 v.de 54\u201d.Prix 25¢.1076 \u2014 Sac en bandoulière, une seule grandeur : 34 v.de 35\u201d ou 39\u201d, 54 v.de 54\u201d.Béret: 19\u201d par 50\u201d de feutre.Prix 20g.1086 \u2014 Ensemble pour dames et jeunes filles, grandeur 12 à 40.Tissu requis pour grandeur 18: 444 v.de 35\u201d, 334 v.de 39\u201d, 31% v.de 41\u201d, 234 v.de 54\u201d.Prix 25¢.Sac: une seule grandeur: 5 v.de 35\u201d, J£ v.de 39\u201d ou 54\u201d.11\u201d par 72\u201d de feutre.Prix 20g.1090 \u2014 Robe deux-pièces pour jeunes filles et adolescentes, grandeurs 11 à 18.Tissu requis pour grandeur 13: 344 v.de 35\u201d, 3 v.de 39\u201d, 27 v.de 41\u201d.Galon 091 ondulé: 444 v.Prix 25ç.] Si vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons de \u2018La Revue Populaire\", Dominion Patterns, Lid., 240 Richmond Ouest, Toronto, Ont.= SI vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns, 200 Madison Avenue, New York City, U.S.A. SEPTEMBRE 1944 LE COUP D'AILE [ Suite de la page 47] Hilda?.Il est parti droit à son comptoir.Il ne voyait qu'elle.elle seule! .Et, devant le comte Dreusch de Saint-Yves, Damienne se taisait toujours ; mais elle avait vers lui ce regard de femme qui trahit, sans le vouloir, le secret que les lévres ne diront pas, et ces yeux-la narraient la longue et silencieuse souffrance.ces yeux éloquents exprimaient le pardon, avant méme que Laurent se fiit disculpé.Alors, toujours à son aise, toujours paisible, il se pencha légèrement vers la jeune fille.Qu\u2019allait-il lui dire ?.Par quelle douce parole consolerait-il ce cœur qui avait tant souffert de son départ ?.Quel mot d\u2019amour effleurerait ses lèvres hautaines ?Le comte Dreusch tenait toujours entre ses doigts gantés le petit bonhomme aux voyantes couleurs; et il dit, lentement, comme s\u2019il comprenait la valeur de chacune de ces syllabes pour la femme attentive et tremblante : \u2014O mon Alsace, je te remercie ! La foule se rapprochait; mais une seconde avait suffi à Laurent pour rendre 3 Damienne de Frangval tout le bonheur qu\u2019elle croyait perdu; la baronne s\u2019emparait déjà du héros, l\u2019entraînant vers M.de Franqval pour lui faire motiver, très inutilement d\u2019ailleurs, l'invitation à dîner qu\u2019elle faisait à Laurent.\u201cJamais passagère solitude ne parut plus délicieuse à Damienne!.En quelques mots, le comte Dreusch lui avait ouvert des horizons insoupçonnés ; avant même de s\u2019en réjouir, elle éleva son cœur vers Dieu pour le bénir, comprenant enfin que le Laurent désespéré s\u2019était, un jour, souvenu de sa promesse, et qu\u2019il était revenu au tombeau, pour se confier au cœur compatissant du Christ.Elle comprenait tant de choses, en = Cette heure de joie: le départ de Laurent, c\u2019était ce coup d'aile qui devait 1 l'enlever loin des inutiles tristesses de son passé.Il avait choisi l\u2019envolée vers le ciel, dans le besoin d\u2019harmoniser sa vie avec ses secrets désirs et, surtout, il n\u2019avait jamais aimé qu\u2019une + femme dans ce renouveau de tout son être; une femme à laquelle il avait dit un merci tellement beau qu\u2019il demeurait pour elle, en même temps que l\u2019uitime consolation, le véritable aveu d\u2019amour.Comme elle avait été forte dans la douleur, Damienne fut vaillante et oublieuse d\u2019elle-même dans la joie.} Quoique la soirée lui parût très longue, elle se dépensa sans compter pour la vente de charité, et, comme on chuchotait beaucoup de choses à son sujet et à celui d\u2019un certain héros de l\u2019air, les petits objets de l'Alsace s\u2019envolèrent par enchantement; on eût dit qu\u2019en les vendant, Damienne vendait aussi du bonheur ; mais elle avait mis soigneusement de côté le petit Alsacien de bois, le regardant parfois \u2019un coup d'œil furtif, pendant que chantaient à son oreille les mots expressifs du comte Laurent : \u2014 O mon Alsace, je te remercie!.Le comte se trouva là, au moment du départ, pour installer la baronne dans l\u2019auto.Hilda se laissait faire, en belle-mère déjà flattée des intentions de son gendre ; ces intentions-là visaient, en réalité, la jolie Damienne qui demeurait silencieuse, sur le trottoir, sans prendre garde au vent glacé qui s\u2019engouffrait dans son manteau mal fermé.Un geste instinctif échappa à Saint- Yves; au moment de faire monter la jeune fille en voiture, il saisit de main de maître les deux pans de fourrure et les rejoignit sur Damienne.Ce geste de sollicitude fit sourire la baronne et ravit M.de Franqval.Comme Damienne se blottissait dans un coin de l'auto en fermant les yeux, sa mère ne voulut pas attendre davantage le récit de ses impressions ; la main levée, le baron arrêta la parole sur les lèvres de sa femme et, pendant que la vieille marquise approuvait d\u2019un hochement de tête, il murmura tout bas: \u2014 Chut! Elle dort.l\u2019ont fatiguée.Il savait bien que sa fille ne dormait pas, mais il voulait respecter la songerie de la fiancée de Saint-Yves, pensant que, s\u2019il est bon de partager les douleurs d'autrui, il ne faut pas exiger, en retour, de l\u2019enfant aimé, un coin de la tente qu\u2019il va dresser pour le bonheur.111 \u2014 L'ENVOLEE les émotions ALGRÉ les objurgations de sa mère, Damienne s\u2019était refusée à revêtir, ce soir-là, la fameuse robe de soie paille, ornée de tulle noir, destinée à lui donner des allures de jeune femme.\u2014 Je mettrai ma robe rose.\u2014 Ta robe en «peau d\u2019ange!».Mais le comte l\u2019a déjà vue, cette robe.oui, le premier soir où nous l\u2019avons reçu.\u2014 Justement.c\u2019est pour cela.La volonté paisible de Damienne triompha de l\u2019obstination maternelle ; à l'heure du dîner, la jeune fille apparaissait, aux yeux ravis de Laurent dans cette robe couleur d\u2019aurore qui la faisait ressembler à une grande fleur ; comme jadis, elle ne portait que deux bijoux : un collier de perles roses et un bracelet ancien qui cachait une étrange cicatrice.\u2014 Mais, ceci est la trace d\u2019une brûlure! s\u2019était écriée, un jour, Mme de Franqval, en saisissant le poignet de sa fille.Damienne avait répondu, évasive : \u2014Je n\u2019aurais pu vous dissimuler une brûlure, maman.Le baron montra plus d\u2019aplomb: \u2014 C\u2019est une marque de naissance ; je l\u2019ai toujours connue.Et Mme de Franqval n\u2019osa plus insister, dans la crainte d'avoir lair d'ignorer ce qui regardait si personnellement Damienne.Laurent dit à la jeune fille, en guise de bonsoir : \u2014Je reconnais la robe.bracelet.Damienne eut son incomparable sourire : elle trouvait que le « bonsoir » était joliet le Ils n\u2019avaient pas encore été en tête à tête; toute l\u2019apparence du comte Dreusch le disait éloquemment; il avait Pair agacé, répondait brièvement à la baronne qui attendait toujours le récit de sa fameuse randonnée et qui trouvait étonnant qu\u2019un héros se fit prier pour se mettre sur la sellette.C'était à Damienne d\u2019abord que Saint-Yves réservait ce récit; il lui paraissait qu\u2019il lui devait la préférence et qu\u2019elle la méritait à cause de la souffrance qu\u2019il lui avait causée.M.de Frangval devinait la nuance; pour éclairer le front de Laurent, il proposa, aussitôt le dessert terminé : \u2014 Si nous passions au salon ?Da- mienne nous ferait un peu de musique.Etes - vous au courant ?- Elle est dans la R.C.A.F.(D.F.) ! Est-ce qu'elle D) Vend des abonnements à un magazine [J Fait la vérification des instruments [J Fait signer les papiers de départ Si vous étiez dans l\u2019aviation, vous sauriez qu\u2019elle est à faire signer les papiers de départ par le pilote.C\u2019est ! ainsi que dans la R.C.A.F.elle vole toute la journée d\u2019une tâche à l'autre, avec entrain et confiance, en dépit du quantième, car elle choisit la Kotex.Elle sait que la Kotex a un centre de sûreté à 4 plis qui garde l'humidité à l'écart des bords \u2014 donnant une protection supérieure où il y en a le plus grand besoin.Et puis la Kotex n\u2019a pas de mauvais côté susceptible de causer des erreurs et des accidents fort gênants ! A votre avis, qu'est-ce qui l'attend ?[J Des \u201cpalpitations\u201d [J De nombreux rendez-vous [J Des \u2018affections\u2019 du teint On passe de bien bons moments au | restaurant! Mais trop de pommes de i terre frites et de desserts doubles.| ¢a peut affecter le teint.N\u2019abusez pas .des aliments riches.Une diète sensée, un débarbouillage quotidien et votre joli minois ne vous fera pas craindre \\ les lorgneries.Les regards attentifs ne vous inspireront pas de craintes non plus à \u201ccertains\u201d jours, car la serviette périodique Kotex ne laisse tien soupçonner.Les bouts de la Kotex sont plats, pressés, brevetés.Ils ne paraissent pas parce qu\u2019ils ne sont pas épais ou volumineux comme ceux de certaines serviettes.Leur conception scientifique rend la Kotex mieux ajustée .plus souple.Quelle est celle qui semble avoir le plus e chance de décrocher la position 7 [J Celle qui est à gauche [J Celle de droite [J Celle du centre BUREAU P Voulez-vous vous lancer dans la carrière, ou prendre un emploi pour après la classe?La première entrevue est importante ! Soyez éveillée, brève, franche.Montrez au patron que vous avez de la volonté \u2014 comme la jeune fille qui est à droite.Après cela, soyez à l\u2019oeuvre, à chaque jour de travail.Vous le pouvez avec le secours de la Kotex.La Kotex est plus confortable \u2014 sa mollesse est durable, si différente des serviettes qui ne semblent molles qu\u2019au premier contact.Pas de taponnage, pas de tortillement, comme dans le cas des serviettes sans consistance.Vous trouverez que la Kotex garde sa forme.et qu'elle reste molle durant Vusage! Connaissez vos serviettes \u2014 La Kotex* compte plus d'usagères que toutes les autres serviettes périodiques SAGE EST LA JEUNE FILLE qui sait qu\u2019un désodorisant en poudre est préférable pour les serviettes périodiques.Quest, le désodorisant Kotex en poudre, a été créé expressément pour cet usage.Quest -détruit complètement les Odeurs.Il n\u2019est pas parfumé, mais 11 est sûr et sans danger.Mar.dép.au bur.can.des brev. 56 FAITE PAR LES FABRICAN Vernis à Planchers TR PRATT & LAMBERT-INC.\u20ac FORT ERIE, ONTARIO Fabriqués par Miles Laboratories Toronto COMPRIMÉS de VITAMINES À et D Et, quand il fut bien installé au fond d\u2019un fauteuil, le baron appela sa fille auprès de lui : \u2014 Guillaume servira le café ; passe done dans le salon de musique.et vous, monsieur Laurent, voudriez-vous avoir l'obligeance d\u2019accompagner ma fille, pour lui tourner les pages?Le grand salon n\u2019était séparé de la salle de musique que par une double tenture habituellement relevée; le baron suivit d\u2019un œil paternel Damien- ne et Saint-Yves qui s\u2019en allaient côte à côte, sans parler ; il les vit se pencher sur le casier de musique; ce fut Laurent qui choisit un morceau et l\u2019ouvrit sur le pupitre; la robe rose s\u2019épanouit en corolle, tandis que la jeune fille s\u2019asseyait devant l\u2019instrument; la baronne dit, sincérement admirative : \u2014 Comme elle est belle, ma fille Damienne ! \u2014 Oui, répliqua son mari, tandis que la musicienne préludait, et je vous invite à la bien regarder, votre fille Damienne, parce que vous n\u2019allez plus la voir.\u2014Je ne vais plus la voir?répéta Mme de Frangval, interloquée.\u2014 Non, ma chére, et pour la bonne raison que je vais fermer le rideau.Je suis mélomane enragé, moi; cette musique qui m\u2019arrive adoucie.eh bien! cette musique me transporte! \u2014 Vraiment, dit ironiquement la baronne; je croyais que, jusqu'ici, le plaisir de la pêche, seul, avait le pouvoir de vous transporter ! M.de Frangval entendit-il ?Il laissait retomber la tenture.Vexée de ne plus rien voir, sa femme lui demanda, comme il reprenait sa place en face delle: \u2014 Et les convenances, qu'est-ce que vous en faites ?\u2014 Tant que la musicienne joue, les convenances sont parfaitement sauves.\u2014 Et si la musicienne cesse de jouer ?interrogea Mme de Franqval, avec l'air de quelqu\u2019un qui prophétiserait les pires malheurs.\u2014 Oh! alors!.Alors, ma chére, je vous conseille fort de ne pas hasarder un mot, un geste.sans cela! La marquise se décidait à intervenir, trop femme du monde pour tolérer une dispute sous son toit : \u2014 Qu'est-ce qui vous prend, mon gendre ?Vous avez l'air d\u2019un mouton qui devient enragé ! \u2014 Belle-maman, à force d'être mouton, ne pensez-vous pas qu\u2019on risque de devenir loup ?.Ce que je veux, c\u2019est que ma fille connaisse le bonheur.Je l\u2019ai vue pleurer, moi, ma fille, et je vous assure que la musique peut cesser dans trois minutes, ce n\u2019est pas moi qui irai remonter la manivelle.La marquise eut ce fin sourire qui semblait clore toutes les discussions et elle remarqua : \u2014 Encore un avantage de la T.S.F.! Si j'avais su, je l\u2019aurais fait installer pour ma petite fille.et peut-être aurions-nous connu cette extraordinaire chose: Un duo d\u2019amour au son de la Marche funèbre de Chopin.Le duo d\u2019amour ne commençait pas, parce que Damienne jouait encore.Depuis que son père avait laissé retomber les tentures, en proclamant bien haut ses préférences de soi-disant mélomane, elle n\u2019osait même plus se tourner vers Laurent pour lui souligner le passage qu\u2019elle aimait; elle était partagée entre le désir de l\u2019écouter et celui de le fuir pour rejoindre ses parents au salon.Le comte mit, à ses hésitations, une fin qu'elle n\u2019attendait pas.\u2014 Damienne, ordonna-t-il en posant sa main sur la main droite de la musicienne, veuillez cesser.Jai a vous parler.Elle se leva, aussi saisie que si son cœur ne lui avait pas fait prévoir cette minute, et elle ébaucha un mouvement vers le grand salon.\u2014.Ici, spécifia Laurent d\u2019un ton net.Et il lui désigna un fauteuil.\u2014 Pourquoi ?.demanda-t-elle.\u2014 Asseyez-vous.Il prit une chaise en face d'elle.\u2014 Mon amie Damienne, commença- t-il, très sérieux, pourquoi redoutez- vous un entretien que vous saviez inévitable ?.Dois-je croire que vous n\u2019appeliez pas de tous vos vœux l\u2019heure où mon étrange conduite deviendrait explicable pour vous ?\u2014Je n\u2019avais pas besoin d\u2019explications, dit la jeune fille avec son habituelle simplicité; il me suffisait de comprendre que vous aviez gagné la victoire sur vous-même.\u2014 Et vous n\u2019éprouviez pas le besoin de savoir en quelles circonstances ce changement s\u2019était fait en moi?.\u2014 Oh! murmura-t-elle avec la plus touchante confiance, ce que Dieu transforme, il le transforme avec amour ! \u2014 Vous avez raison.Celui auquel vous m'\u2019aviez confié a fait plus que me garder : il a touché mon cœur après avoir bouleversé mon être entier.Et Laurent prit la main de Damien- ne pour lui raconter, d\u2019abord son pèlerinage au Linge et, ensuite, cette nuit de grâces où il s\u2019était décidé à ouvrir le livre de Psichari; il ne lui cacha rien de ses sentiments intimes à cette heure providentielle; il lui montrait loyalement son âme, avant de lui ouvrir son cœur.et elle revécut avec lui la nuit de luttes.l\u2019aube resplendissante.et quand il parla de sa fuite vers l\u2019église, de ce tombeau qu'il avait dépassé pour aller plus loin, « plus haut », il sentit, entre ses mains, trembler la main de la courageuse Damienne.\u2014 Dès lors, ma vie changea.J'aurais pu, a votre retour, vous dire ce que je vous raconte ce soir seulement.O Damienne! Pardonnez- moi! Mais j'avais besoin de sentir, aux côtés de mon faible courage, votre courage à vous, cette force qui avait causé ma honte lors de nos premiers entretiens.et, plus vous alliez sur la voie de la souffrance, plus vous m'\u2019aidiez, sans le savoir.Mon amie, vous avez été victorieuse bien des fois.Vous étiez, pour ma faiblesse, le fanal qui évite les faux-pas.Il était si rude, le chemin où je m\u2019engageais!.J\u2019avais si peur de retourner en arrière ! Il parlait maintenant de son extraordinaire rencontre avec le commandant ; il prononça loyalement le nom de Maria-Lia, et Damienne connut le dévouement de l'officier dans son œu- vre de réparation.\u2014 J'avais fait, autrefois, beaucoup d'aviation, et je confiai au commandant mon désir de servir de nouveau mon pays, non en reprenant du service, mais en me joignant aux missions du Gouvernement, soit en Afrique, soit en Syrie.Il se trouvait justement qu\u2019un jeune officier, sur lequel on comptait, tomba malade au moment d\u2019un départ.Quelle lettre le commandant adressa- t-il au chef de l\u2019expédition ?.Que lui avoua-t-il de l\u2019injustice commise à mon égard dans le passé ?.Je n\u2019en sais rien! Toujours est-il que toutes choses me furent facilitées par l\u2019autorité militaire, que je brûlais les étapes et, qu\u2019en six mois je me trouvais digne de revenir auprès de la plus incomparable des amies, pour lui dire qu\u2019elle m'avait sauvé, que je lui devais le bonheur de la résurrection morale, et qu\u2019il n\u2019y avait pas, pour moi, de nom plus beau que celui qu\u2019on prononce tout haut: « Alsace » et qu\u2019on pense : « Damienne ».Elle voulait retirer sa main, voiler peut-être son regard lumineux ; mais LA REVUE POPULAIRE TEINTURES DIAMOND 16 jolies couleurs Ces teintures de \u201cpremier choix\u2019 permettent à des milliers de personnes d\u2019obtenir les meilleurs résultats en teinture.Choisissez parmi 16 jolies couleurs ui peuvent être combinées pour donner de nom- reuses nuances, les femmes doivent être en Toutes santé, belles et vigoureuses.Employez LE TRAITEMENT MYRRIAM DUBREUIL VOUS POUVEZ AVOIR UNE BELLE APPARENCE AVEC Le Traitement Myrriam Dubreuit C\u2019est un tonique reconstituant et qui aide à développer les chairs.Produit véritablement sérieux, bienfaisant pour la santé générale.Le Traitement est très bon pour les personnes maigres et nerveuses, déprimées et faibles.Convenant aussi bien à la jeune fille qu\u2019à la femme.AIDE A ENGRAISSER LES PERSONNES MAIGRES .Metre Traitement est également efficace -aox.- hommes maigres, déprimés et souffrant d'épul- sement nerveux, quel que soit leur âge.GRATIS : Envoyez 5c en timbres et nous vous enverrons gratis notre brochure Illusirée de 24 pages.avec échantillon.CORRESPONDANCE CONFIDENTIELLE Les jours de bureau sont : Jeudi et Samedi, de 2 heures à 5 heures p.m.Mme MYRRIAM DUBREUIL 6901, Ave de Chateaubriand Case Postale, 2353, Place d'Armes, Montréal, P.Q.Ci-inclus 5c pour échantillon du Traitement Myrriam Dubreuil avec brochure.Nom Adresse Ville Province SEPTEMBRE, 1944 il garda impérieusement les doigts tremblants entre les siens.\u2014 Mon Alsace, murmura-t-il, avec une incroyable douceur sur ses lèvres fières.Mon Alsace, je t'aime! Il avait repoussé le bracelet ancien et, sur la cicatrice du poignet, il mit un respectueux baiser.Puis, sans avoir rien demandé à celle dont le regard transfiguré avait mieux parlé que les lèvres, il l\u2019entraîna vers le salon et ils apparurent tous deux, superbe incarnation de la jeunesse et de la beauté, dans l\u2019encadrement des tentures discrètes.Cette fois, la baronne sentit vibrer en elle la fibre maternelle ; des larmes Suit une déprimante période de stagnation pendant laquelle tout semblait perdu.C'est dans cette période que paraît la «Flore laurentienne », l\u2019œuvre écrite capitale du Frère Marie-Victorin.C\u2019est dans cette période aussi que la municipalité de Montréal s\u2019en mêle sérieusement et que M.Honoré Parent fait sien le projet et l\u2019impose.Enfin, 1936, le premier coup de charrue! Le Jardin Botanique a définitivement conquis sa place au soleil, Il sera à jamais ce qu\u2019ambitionnait son auteur : chaque citadin, condamné à vivre dans des atmosphères viciées, puisse venir y absorber du soleil, s\u2019emplir les yeux de la magie des lignes et des couleurs, une institution scientifique destinée à l'avancement des sciences pures et, enfin, une œuvre éducationnelle pour les petits et pour les grands ».Au printemps de 1939, l\u2019Institut Botanique déménage.Le personnel laisse tout de même des regrets rue Saint-Denis: on y a connu des joies immenses, profondes, aboutissements de pénibles conquêtes, joies immenses, Pprofondes, partagées en famille, et comme seuls en connaissent ceux qui savent ce que c\u2019est que l\u2019effort ! Mais qui pourra dire le bonheur du Frère Marie-Victorin d'emmener les siens au grand soleil, parmi les fleurs, les arbres! « Comme vous le dites si bien, écrivait-il dans une lettre confidentielle, du début de juillet 1939, j\u2019éprouve une vive consolation à contempler par les larges fenêtres de mon bureau l\u2019ébauche de ma grande ambition.» « En croyant a des fleurs, souvent on les fait naître ».Il se plaisait à répéter 4 ce beau vers de la Princesse lointaine.Les fleurs sont nées sous ses pas comme sous ceux d\u2019un magicien.La Providence ne lui ménageait, cependant, que cing années pour la somptueuse récolte, lui qui avait semé si péniblement et pendant de si longues années.Il disparaît en pleine gloire, laissant tous les siens dans la stupeur.Nous étions si habitués de le voir à la direction du Jardin et de l\u2019Institut Botanique, d\u2019où sa science, son prestige, son dynamisme rayonnaient sur toutes les œuvres qu\u2019il a créées, encouragées, soutenues, qu\u2019il semble qu'il devait être immortellement là, à ce point de convergence, pour canaliser et diriger les énergies tant intérieures \u2018qu\u2019extérieures.Car son influence s\u2019étendait bien au delà des frontières de \u201c ces deux grandes institutions.Il fut 1 l\u2019instigateur et l\u2019un des fondateurs de | l'ACF.AC.Il était membre de la Société royale du Canada et de nombres d\u2019autres sociétés scientifiques tant canadiennes qu\u2019étrangères.Les petits, les jeunes avides d\u2019apprendre, eurent toujours ses prédilections.Pour eux il créa «L\u2019Eveil », les Cercles des jeunes naturalistes dont il menti} «Une oasis de beauté, où subites montèrent à ses yeux et, comme tout l\u2019être de Laurent interrogeait et qu\u2019ils n\u2019osaient avancer tous deux, ce fut le baron qui répondit sans qu\u2019on lui eût rien demandé pourtant : \u2014 Mais oui.je veux bien.Et la spirituelle marquise sauva le protocole en détresse : \u2014 Monsieur Dreusch de Saint-Yves, quoique vous ayez omis de me demander mon acquiescement, je vous accorde volontiers la main de ma petite-fille ; seulement, j'y mets une condition formelle.c\u2019est que vous ne m\u2019appellerez jamais « grand-mère ».\u2014 Je vous le promets, dit le comte en s\u2019inclinant.Guy WIrtA LE FRERE MARIE VICTORIN [ Suite de la page 7] s\u2019est toujours occupé en dépit de travaux qui pouvaient paraître plus importants.C\u2019est pour ses chers petits naturalistes qu\u2019il écrit d\u2019exquis petits chefs-d\u2019œuvres de science et de poésie » sur les plantes de son pays, cherchant toujours à dégager la grande leçon que chacune d\u2019elles contient.Une de ces dernières études, consacrée aux concurrents de Radio-Collège, renferme cette ultime pensée: «Si l'arbre ne peut nous initier au mystère de son origine et de sa vie limitée, il peut, en revanche, sans rompre son auguste silence, nous apprendre à nous tenir : droit, à chercher les hauteurs, à raciner profondément, à purifier le monde, à offrir généreusement à tous l\u2019ombre et l\u2019abri ».Cette pensée pourrait lui être appliquée.Il nous aura appris, en effet, à , nous tous, Canadiens français, avec une impressionnante vigueur, «à nous tenir droit, à chercher les hauteurs, à raciner profondément, à purifier le monde, à offrir à tous l\u2019ombre et l\u2019abri ».Nul ne pourra jamais dire tout ce que le Frère Marie-Victorin a été pour ses compatriotes et pour ses proches, parce que une œuvre scientifique, éducative comme la sienne ne se mesure pas, elle opère dans des profondeurs , qui ne pourront jamais être sondées.Elle a atteint des grands, mais elle a atteint des petits aussi et en bien plus, grand nombre.À ceux-là, les mots manqueront et l\u2019occasion pour dire leur reconnaissance.« Voilà un papa qui laisse beaucoup d\u2019orphelins », a-t-il été justement dit au matin de ses funérailles, ou tous les g'étaient rendus pour rendre un dernier hommage à celui qui leur a fait cadeau d\u2019un paradis terrestre «où ils n\u2019auront pas à redouter le glaive de l\u2019Ange ».On a couvert sa tombe de fieurs qu\u2019il aimait tant! Il faut surtout prier sur sa tombe.Il fut un grand croyant.«Je suis peut-être un homme étran- à ge », disait-il, dans une de ses exquises lettres que ses amis conserveront com- \u2018 me de précieux écrins, « mais, je crois intensément que tout n\u2019est pas morphologie et physiologie et qu\u2019il y a, au-dessus de nous, un monde que nous pouvons pénétrer par la prière ».Il faut aussi, sur sa tombe, souhaiter la poursuite de son œuvre et prendre ] la résolution d\u2019y collaborer chacun dans son humble mesure.Ceux qui l'ont approché ne pourront se dérober, tant il les a tous marqués a jamais pour l\u2019action.En le voyant, en l\u2019écoutant une première fois, venait tout de suite le désir de valoir, de faire sa part dans l\u2019œuvre universel.Son étonnante vie devrait être une leçon immortelle pour tous les Canadiens français qu\u2019il a servis avec tant d\u2019amour.MARCELLE LEPAGE-THIBAUDEAU Montréalais VOTRE BÉBÉ APPRÉCIE LA DIFFÉRENCE DE SAVEUR Par Meredith Moulton Redhead, Ph.B.Conseiller sur l'Alimentation Infantile\u2014 Heinz Home Institute © Les médecins ont prouvés\u2014 et des milliers de mères ont appris par expérience\u2014que le sens du goût se développe de bonne heure.Les habitudes des bébés, en ce qui concerne leur nourriture, sont influencées pour une large part par la saveur délicieuse, la consistence uniforme et les couleurs appétissantes des aliments qu'on leur sert.C\u2019est pourquoi les Aliments Heinz pour Bébés aident à résoudre tant de pro- blèmesrelatifs l'alimentation, Ils plaisent aux bébés et sont un bienfait pour les mères affairées.Remarquez la difference dans la saveur, la couleur et la consistance des ALIMENTS HEINZ POUR BEBES DEBILITE FAIBLESSE AN Hémoglobine.\u2014 Régénérateur du Sang, Supérieur à la vlande crue et aux ferrugineux.\u2014 Admis Deschiens prescrit par l'éllte médicale.dans les Hôpitaux de Parts.LE SAMEDI a parfaitement droit de se réclamer du titre de Magazine des Canadiens-français, la raison: C'est que tout en étant le plus ancien, il est à la fois le plus moderne et le plus chic des hebdomadaires publié au Canada français par des Canadiens-français pour les Canadiens-français.Coupon d\u2019abonnement LE SAMEDI (Canada seulement) IMPORTANT \u2014 Indiquez d\u2019une croix ( s\u2019agit d\u2019un renouvellement.) s\u2019il Nom Adresse Ville Province POIRIER, BESSETTE & CIE, Ltée.975, rue de Bullion, Montréal, P.Q.Notre feuilleton: Dévouement Héroïque par PAUL BERTNAY NOUVELLE NUANCE POUR ONGLES oe (Je) POUR LA FEMME QUI SERT SON PAYS Plus de femmes choisissent Cutex que tout autre Poli a Ongles au monde.LA REVUE POPULAIRE Les Devoirs d\u2019une Marraine, za» Francine Lo OTRE MEILLEUR AMIE vous a priée d\u2019étre la marraine de son dernier-né.Vous étes flattée parce que c\u2019est vous donner une preuve évidente de confiance, enchantée parce que vous aimez les enfants, mais tout de méme un peu embarrassée quant aux devoirs et responsabilités de votre nouvelle dignité.Le parrain et la marraine doivent voir à ce que leur filleul reçoive une solide instruction chrétienne, tout le monde sait cela.Seulement, le catéchisme spécifie : si les parents négligent de le faire ou viennent à mourir.Vous avez denc lieu d\u2019espérer que vous n\u2019aurez aucun motif de vous inquiéter et encore moins d'intervenir directement.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019une marraine doive être indifférente et ne pas se tenir au courant de ce qui se passe concernant son filleul.Il est évident que si elle contribue financièrement à l'instruction de l\u2019enfant, elle a plus que son mot à dire dans le choix de la maison d\u2019éducation où il fera ses études.Une marraine ne doit pas attendre que les parents soient disparus pour devenir l\u2019amie et, jusqu\u2019à un certain point, la conseillère de son filleul.Elle aurait tort d'attendre les grandes circonstances pour faire son apparition : Première Communion, choix d\u2019une carrière, fiançailles, etc.Comment sera-t-elle en mesure de donner un conseil salutaire si elle ignore tout du caractère et des aptitudes de celui auquel il s'adresse ?Et même si par extraordinaire elle parvenait à le faire, comment pourrait-elle espérer que son avis sera de quelque poids ?Une marraine devra donc voir régulièrement son filleul et, autant que possible, sans que les parents soient présents à ces entretiens.Il sera alors beaucoup plus facile de le faire causer et d'apprendre ainsi à le bien connaître.Si elle a une maison de campagne, par exemple, elle l\u2019y invitera chaque été.Elle en fera autant si elle n\u2019habite pas la même ville que lui et, dans ce \u2018dernier cas, elle entretiendra avec lui une correspondance suivie.Elle s\u2019intéressera à ses maladies d\u2019enfant, à ses études, à ses camarades, à ses ambitions, à ses goûts, à ses projets d\u2019avenir.Si elle a les moyens de le faire, elle pourrait lui payer un cours supplémentaire pour lequel il montre des dispositions : dessin ou langue étrangère, ou encore lui procurer l\u2019occasion de faire un voyage instructif.Bien entendu, elle ne négligera pas de se rappeler de temps à autre à son souvenir par un cadeau à son anniversaire de naissance, des étrennes à Noël ou au jour de l\u2019an ainsi que dans certaines circonstances importantes de sa jeune vie.La première en date de ces circonstances solennelles est évidemment la cérémonie du baptême.Une marraine se demande parfois quel cadeau elle doit faire au nouveau-né.Je pense qu\u2019elle fera bien de choisir un cadeau durable qui puisse être un souvenir: une médaille de scapulaire en or avec sa chaîne, une timbale ou une cuillère d\u2019argent sur lesquels elle fera graver le nom de l\u2019enfant.Elle pourrait également offrir des fleurs à la jeune maman ou donner des dragées de baptême.La marraine portera une toilette d\u2019après-midi qui peut aussi convenir à une cérémonie religieuse et des gants blancs.Elle fera bien de repasser à haute voix les prières traditionnelles que le parrain et la marraine réciteront ensemble au nom du nouveau petit chrétien, car il est imprudent de compter que le parrain les saura parfaitement.Il vaut mieux le réserver pour payer le bedeau afin qu\u2019il sonne les cloches et s\u2019en remettre à lui du soin de s\u2019assurer d\u2019une auto pour vous conduire à la cérémonie.Il était autrefois de tradition de transmettre à un enfant au moins l\u2019un des .° .+ - rie ~\u2014 noms du parrain ou de la marraine.On le fait de moins en moins souvent AU=\" \"=e jourd\u2019hui et il paraît qu\u2019il ne faut ni s\u2019en étonner, ni en être froissé.Il ne faut pas davantage s\u2019attendre à être consulté sur le choix d\u2019un nom car les parents sont déjà fixés là-dessus et l'expérience a montré que les jeunes parents modernes ont des idées fort arrêtées.Le plus sage pour les parents spirituels est de ne se formaliser de rien, de se réjouir si on leur enlève des responsabilités et d\u2019être reconnaissants malgré tout qu\u2019on se soit souvenu d\u2019eux.PRENEZ SOIN DE VOS DISQUES E NOS JOURS, Une foule d\u2019objets d\u2019usage quotidien sont devenus précieux.Il en est ainsi des disques de gramophone que l\u2019on fabrique en quantités réduites parce que la laque en écailles qui les recouvre est employée dans les industries essentielles à la poursuite de la guerre.La conclusion logique de cette constatation est qu\u2019il faut prendre grand soin des disques que l\u2019on a déjà et de ceux, de plus en plus rares, que l\u2019on peut se procurer.Aiguille : Une aiguille en mauvais état abîme les disques et il vaut mieux la sacrifier afin d\u2019éviter des dommages beaucoup plus coûteux.Assurez-vous que l\u2019aiguille n\u2019est pas émoussée et qu\u2019elle est propre avant de placer le disque.La glisser vous-même à l\u2019endroit assigné et la relever dès que le disque est joué.Comment ranger les disques : On ne doit jamais les serrer à plat mais les ranger debout, comme on le fait pour les livres.Si la chose est possible, les conserver dans un album approprié et le placer dans un meuble où il sera à l\u2019abri de la poussière.Se méfier aussi de toute chaleur excessive, qu\u2019elle provienne du soleil ou des caroliféres.Entretien : On doit manipuler un disque en évitant de toucher au centre et\u2014 \u2014 en le tenant par le bord.Les épousseter avec un chamois ou une brosse très douce, en exécutant un mouvement circulaire.Ne jamais employer de liquides.\u2026 Catalogue : Les disques, tout comme les livres, doivent être catalogués, Comme question de fait, cela est encore plus indispensable pour les disques que pour les livres puisque tout déplacement risque de les abîimer.La manière la plus simple de les cataloguer est de coller sur l\u2019enveloppe une étiquette numérotée et d'inscrire dans un cahier, à côté du numéro en question, le titre du morceau, le nom de son auteur et celui de l\u2019exécutant.Disques brisés ou usagés : Comme chacun sait, ils ont une valeur monétaire puisqu\u2019on peut les revendre aux fabricants de disques.D\u2019autre part, s\u2019il s\u2019agit de morceaux populaires auxquels vous ne tenez plus, n'oubliez pas qu\u2019ils seront les bienvenus dans les divers clubs ou lieux de réunions organisés pour nos soldats.Tout comme les livres, les jeux de cartes ou autres jeux, on peut les porter au Dépôt de Livres et Revues pour les Soldats, installé au rez-de-chaussée de l\u2019édifice de la Sun Life, rue Dorchester ouest, en face de la Cathédrale. SEPTEMBRE, 1944 - 1081 \u2014 Robe pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 20.La grandeur 16 requiert: 3 v.de tissu de 39\u201d, 234 3 de 41\u201d, 244 de 54\u201d.Boucles de ruban, large de 5\u201d et longue \u2019 de 36\u201d chacune.Prix, 25¢.1082 \u2014 Robe d\u2019une pièce pour dames et jeunes filles, grandeurs 12 à 20.La grandeur 14 requiert: 2 v.73 de tissu de 39\u201d, 235 de 41\u201d et 2 de 54\u201d.Prix, 25¢.1091 \u2014 \u201cJumper\u201d et Blouse pour toutes jeunes filles, grandeurs 11 à 18.La grandeur 13 requiert: Blouse, 1 v.33 de 35\u201d, 144 de 39\u201d ou de 41\u201d.\u201cJumper\u201d: 2 v.A de 35\u201d, 244 de 39\u201d, 24 de 41\u201d, 144 de 54\u201d.Prix, 25¢.sb COAT 1085 HAT BAG 1076 | | = 1092 \u2014 Robe pour jeunes filles, dans les grandeurs 11 à 18.La grandeur 12 requiert: 2 v.% de 35\u201d, 2% de 39\u201d ou 41\u201d, / 2 de 54\u201d.Col: 36 v.de 35\u201d ou 39\u201d.Prix, 20g.Si vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons de \"La Revue Populaire\", Dominion Patterns, Ltd, 240 Richmond Ouest, Toronto, Ont.Si vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns, 200 Madison Avenue, New York City, U.S.A. Votre argenterie, qui vous est toujours très chère, est plus précieuse que jamais à cause de la difficulté de remplacement.Suivez le conseil de ses fabricants et fai- tes-en ressortir tout l'éclat et la beauté en la polissant au Silvo\u2014magique par sa rapidité, son action délicate, sa sûreté ! Silvo est recommandé par les manufacturiers comme parfait pour la conservation de leurs superbes produits.2 ~~ ) Silvo, - POLI LIQUIDE ® POUR ARGENTERIE Quand votre plus belle robe a besoin d'être rafraîchie Les robes de coton paraissent mieux lorsqu'elles sont empesées avec le LINIT.LINIT leur ee leur allure fraîche première et les cotons empesés au LINIT restent propres et frais plus longtemps parce que les tissus traités au LINIT prennent moins la poussière.Vos blouses, vos tabliers, vos robes peuvent avoir l'air d'un sou neuf.Les cotons empesés au LINIT résistent à la poussière.LINIT se prépare vite\u2014est d'emploi facile.Pour obtenir gratuitement \u201cLa brochure LINIT\"' écrivez à 61 The CANADA STARCH COMPANY LTD, Casier Postal 129, Montréal.LITTERATURE LE CANADA PAR L'IMAGE Par Benoit Brouillette, professeur à l\u2019Ecole des Hautes Etudes Commerciales de Montréal.Ce livre d\u2019images nous fait comprendre ce qu\u2019est la géographie du Canada.Il nous présente d\u2019abord la ville de Montréal, puis l\u2019ensemble de la province de Québec et se termine par l\u2019étude du Canada en entier.L\u2019auteur procède donc selon la méthode régionale, qui consiste à connaître le milieu où se trouve le lecteur afin de passer ensuite à sa province et au pays dans son ensemble.Chacun des trois chapitres traite des facteurs physiques (relief et climat), des facteurs humains (population, son accroissement, sa composition, ses mouvements) et des facteurs économiques (ressources naturelles, industries, transports).Ce livre vous présente les statistiques essentielles les plus récentes pour vous faire une juste idée de l\u2019importance des sujets qu\u2019il traite.Son originalité consiste dans la présentation de belles images, les mieux appropriées au sujet, qui sont commentées en vue d\u2019introduire dans la description cette chose fondamentale en géographie qu\u2019est l\u2019observation directe.Le Canada par l'Image s\u2019adresse au grand public.C\u2019est un ouvrage de vulgarisation destiné spécialement aux étudiants et aux professeurs à quelque degré de l\u2019enseignement qu\u2019ils appartiennent.Chacun se pique d\u2019être bien renseigné.Bien rares sont ceux qui n\u2019en tireront pas profit.Un volume in-8, de 144 pages, augmenté de 96 gravures hors texte.Prix: l\u2019exemplaire, $0.90 \u2014 Par la poste, $1.00.° PAPINEAU Par Robert Rumilly M.Robert Rumilly, dont l\u2019Histoire de la Province de Québec a connu le plus grand succès de librairie jamais remporté par un ouvrage canadien, a eu l\u2019heureuse idée de faire rééditer son ouvrage sur Papineau, le grand patriote à qui le peuple canadien doit le gouvernement responsable.Ceux qui ont lu l\u2019Histoire de la Province de Québec, et ils sont légion, ont été à même d'apprécier l\u2019impartialité de M.Rumilly et s\u2019accordent a louer ses dons et ses qualités d\u2019historien.En relatant la carrière pittoresque du grand tribun, c\u2019est tout un chapitre de notre histoire qu\u2019il déroule sous ses yeux et il nous fait voir toute la trame des évènements qui ont conduit à l\u2019autonomie de notre pays.On assiste aux luttes mémorables livrées par nos pères pour la conquête de leurs libertés, luttes qui atteignirent leur point culminant lors de la rebellion de 1837 et l\u2019Acte d\u2019Union.La part que prit Papineau dans ces luttes épiques, de concert avec Lyon Mackenzie dans le Haut-Canada, y est décrite d\u2019une façon vivante et dans un style bien propre à alimenter notre patriotisme et notre admiration pour les pionniers de notre émancipation.Papineau, par Robert Rumilly, a suscité les plus élogieux commentaires non seulement au Canada, mais en France et dans plusieurs pays d\u2019Europe, et aucun Canadien ne voudra se priver de lire cet ouvrage fortement documenté et charpenté.Papineau, par Robert Rumilly, est en vente au prix de $1.25 ($1.35 par la poste) aux Editions Bernard Vali- quette Ltée, 1420 rue Saint-Urbain, Montréal, (Marquette 1102) et dans toutes les bonnes librairies.LA CHASSE DE SAINT-AGAPIT par Michel Bouts Dans la célèbre collection \u201cSigne de Piste\u201d, Les Editions Variétés ont publié ce roman d\u2019aventure très passionnant.Ce livre, comme tous ceux de la collection, est destiné à la jeunesse.Les garçons de dix à seize ans suivront la plus passionnante des pistes, en lisant ce livre écrit pour eux par un auteur qu\u2019ils aimeront et illustré par un artiste jeune et sympathique.Voici l'histoire de Saint-Agapit : Une bande de garçons, organisée en patrouille sous le nom des \u201cCastors\u201d, ont à leur tête Olivier Rombault, dit Oeil-de-Lynx.Un beau matin de l\u2019été, la troupe des Castors s\u2019installe pour camper, durant quelques semaines, sur la belle propriété du comte de Beaumesnil, tout près du petit village de Saint-Agapit.Les garçons, joyeux comme on l\u2019est à quinze ans, se proposent mille jeux.Ils ne se doutent pas qu\u2019ils vont être bientôt les acteurs d\u2019une grave aventure.Un dimanche en effet, le comte de Beaumesnil, leur hôte, leur explique pourquoi, en se rendant à la messe, ils ont trouvé l\u2019église du village fermée.A l\u2019étonnement des garçons, il raconte qu\u2019il y a cinquante années passées, le village de Saint-Agapit jouissait de la paix la plus grande, sous la dont une magnifique châsse, don des protection de son patron Saint-Agapit paroissiens à leur curé, contenait les reliques.Un beau jour, à la suite d\u2019une dispute entre le curé et quelques paysans, la châsse avait disparu.Après de vaines recherches, les paysans avaient juré de ne pas retourner à l\u2019église tant que la fameuse châsse n\u2019aurait pas été retrouvée.Ce qui avait été juré, avait été tenu, et depuis cette date, le village de Saint- Agapit était, comme une âme en peine, morne et triste.Les garçons furent très émus par cette histoire.Leur chef Oeil-de- Lynx proposa de rechercher cette châsse, de découvrir le mystère du village et de rendre la paix et la joie à Saint-Agapit.Aussitôt dit, aussitôt fait.Et les garçons partent à la chasse des mystères.Mais quelles expériences ils vivront dans ce livre où l\u2019aventure, le drame et l\u2019héroïsme sont présents à chaque page.Un volume de 206 pages publié par Les Editions Variétés.Prix: $0.75, par la poste $0.85.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.La châsse de Le nouveau catalogue des EDITIONS BERNARD VALIQUETTE Le nouveau catalogue des Editions Bernard Valiquette vient de nous parvenir.Il est imposant (84 pages) et présenté avec un réel souci de bon goût.Cette maison d\u2019édition, fondée en septembre 1938, a toujours été l\u2019une des plus actives et des plus auda- - LA REVUE POPULAIRE VOUS POUVEZ FAIRE DES Marinade: À L'ANCIENNE MODE Voici deux des meilleures marinades que votre mère faisait, dont les recettes ont été essayées dans des familles.Toute votre famille s\u2019en régalera aussi, l\u2019hiver prochain! SAUCE AUX TOMATES VERTES 2 gal.de tomates 2 c.à soupe de Mou- vertes, non éplu- tarde chées, coupées en 1 c.à soupe de tranches poivre noir 12 oignons moyens, 1 c.à soupe de toute- coupés en tranches épice 1 pinte de vinaigre 1 c.à soupe de clous 3 tasses de sucre de girofle 2 c.à soupe de sel Mélangez le tout, et faites cuire, en remuant souvent, jusqu\u2019à ce que les tomates et les oignons soient tendres.Versez dans des bocaux en verre.Servez cette sauce piquante et alléchante avec de la viande froide ou du poisson d\u2019eau fraîche.PICALILLI 1 chou tasses de cassonade 1 chou-fluer 3 c.à soupe de Mou- 2 douz.de concom- tarde bres c.a soupe de cur- 2 pintes d\u2019oignons cuma 2 pieds de céleri 34 tasse de farine 3 pintes de vinaigre 2 piments rouges Hachez très finement tous les légumes et laissez-les toute la nuit dans une saumure faible, sauf le céleri.Le lendemain matin, égouttez à fond, ajoutez le céleri haché et les autres ingrédients et faites bouillir une heure.Ecrivez à Reckitt & Colman (Canada) Limited, Station T.Montréal, pour recevoir le dépliant gratuit contenant 9 recettes essayées et 28 étiquettes gommées pour vos bocaux de marinades.VOUS QUI ÊTES \u201cD'AGE MOYEN\"]_ ET QUI ABHORREZ CES EBLOUISSEMENTS 81, comme tant d'autres femmes âgées de 38 à 52 ans \u2014 vous souffrez de bouffées de chaleur et éprouvez ces sensations de nervosité irritable, de faiblesse qui produisent le cafard \u2014 le tout causé par la période fonctionnelle de l\u2019Âge moyen, particulière à la femme \u2014 faites l\u2019essai du Composé Végétal Lydia E.Pinkham pour le soulagement de tels symptômes.Le Composé Pinkham est connu comme un sédatif urétral parce qu\u2019il produit un effet calmant sur I'UN DES PLUS IMPORTANTS ORGANES DE LA FEMME.Des milliers et des milliers de femmes \u2014 riches comme pauvres \u2014 en ont relaté les bienfaits.Voici un produit qui aide la nature et c\u2019est ce genre de produit qu\u2019il faut se procurer.Suivre le mode d\u2019emploi sur l'étiquette.# A COMPOSE VEGETAL LYDIA E.PINKHAM DETECTIVES Agents-Secrets.Hommes ambitieux de 18 ans et plus demandés partout au Canada, pour devenir détectives.Ecrivez (mmé- diatement à M.S.Julien, Casier 25, Station T., Montréal. Ban mE > SEPTEMBRE, 1944 cieuses, et ses réalisations sont nombreuses et fécondes.Le catalogue est divisé en cinq sections, ce qui indique assez bien l\u2019éclectisme de cette maison qui a su s\u2019attacher quelques-uns des meilleurs auteurs, romanciers essayistes, historiens canadiens auxquels sont venus se joindre les auteurs européens vivant en Europe ou à l\u2019étranger, et les classiques les mieux goûtés de notre public.Sous la rubrique: Romans, contes et nouvelles, on trouve les noms d\u2019Alain-Fournier, de Julien Green, Joseph Kessel, André Malraux, François Mauriac, Raymond Radiguet, Romain Rolland, Antoine de Saint- Exupéry, parmi les auteurs contemporains les plus marquants.La section littérature n'est pas moins bien choisie avec le critique Pierre Brodin, les essayistes Roger Caillois, Jacques Riviére, Jean Schlumberger, le grand historien d\u2019art Henri Focillon, etc.Dans le domaine de l\u2019histoire et de la sociologie, on, remarque: Brian- Chaninov, Pierre de Lanux, Henri Laugier, Otto Strasser; et des écrivains canadiens tels que Jean Bru- chési, Paul Cardinaux, Edouard Mont- petit, Edmond Turcotte, sans oublier les deux monumentales séries d\u2019ouvrages de ROMERT RUMILLY (Histoire de la province de Québec, qui compte 13 volumes à date et constitue le plus grand succès de librairie jamais connu au Canada français) et de SIR THOMAS CHAPAIS (Cours : d'histoire du Canada (1760-1867) en \u201cA ° huit volumes, et qui est l\u2019ouvrage classique sur cette période).Le rayon de la poésie est particulièrement bien soigné; la collection l\u2019enseigne de muses\u201d d\u2019une luxueuse présentation typographique, contient les noms de Victor Hugo, Musot, Rimbaud, Verlaine et sera complétée par des ouvrages de Baudelaire, Lamartine, Laforgue, Mallarmé, etc.La poésie canadienne est représentée par l'excellente \u201cAntholog de Guy Sylvestre.Cette sèche énumération ne donne qu\u2019une idée assez restreinte de l\u2019activité de cette maison qui offre en outre plus d\u2019une quarantaine d'ouvrages canadiens de nos meilleurs auteurs, sans compter les 50 ouvrages qui ont été publiés et qui sont maintenant épuisés.Ce magnifique Catalogue des Editions Bernard Valiquette est envoyé gratuitement sur demande adressée aux Editions Bernard Valiquette, 1420, rue St-Urbain, Montréal.HORIZONS D'APRES-GUERRE de Jean-Marie Nadeau Voici un ouvrage qu\u2019on devrait trouver dans la bibliothéque de tous les hommes qui se préoccupent des répercussions de la guerre sur l\u2019économie de la nation et leurs propres affaires.M.Nadeau a dégagé la logique des innombrables arrêtés ministériels, ordonnances et règlements administratifs qui forment, pour ainsi dire, la trame de -=\u2014\"Totre politique économique depuis 1939.Mais l'intérêt de son livre, fruit de trois années de recherches, réside surtout dans les pages où il expose, avec une clarté remarquable, la nature des problèmes qui naîtront de la guerre.Horizons d\u2019après-guerre n\u2019est pas un manuel d\u2019économie politique ni même un essai de vulgarisation.Le style n\u2019en est jamais sec ; l\u2019exposition, jamais rigide.C\u2019est une étude simple, mais réfléchie et admirablement documentée, des grands problèmes qui agitent les esprits et qui, au retour de la paix, retiendront l\u2019attention des Etats et des particuliers.Jean-Marie Nadeau, professeur à l\u2019Université de Montréal, a qualité pour répondre aux questions que tout le monde se pose aujourd\u2019hui : Que deviendra notre commerce après la guerre ?Quelle orientation prendra notre politique étrangère ?Quel sort est réservé à l\u2019entreprise privée ?Le socialisme est-il la formule de l\u2019avenir ?Comment s\u2019établira l\u2019équilibre entre l\u2019agriculture et l\u2019industrie ?Le secrétaire général de l\u2019Université de Montréal, M.Edouard Montpetit, a voulu honorer son collègue de quelques mots d'introduction: « Vous traitez d\u2019un sujet que nous avons touché ensemble, il y a des années, écrit-il.Vous l\u2019avez approfondi et vous dépassez au- jourd\u2019hui votre maître par la nouveauté de vos recherches.Votre livre est solide et s\u2019ouvre à tous nos problèmes actuels.Je ne puis que vous féliciter de tout cœur du sérieux de votre étude, de la précision de votre méthode et de l\u2019art que vous savez mettre à traduire l\u2019évolution de notre politique et à révéler les importants problèmes que nous réserve un avenir prochain.» Le livre a plus de 300 pages; il est illustré de graphiques.C\u2019est une offre exceptionnelle au prix de $1.25 l\u2019exemplaire.mentée.e THEATRE de Jean Racine Un ouvrage de 720 pages en deux tomes, $2.50.L'inépuisable trésor que forment ies pièces de Jean Racine est contenu dans ces deux livres.On y trouvera toutes les pièces de Racine avec les préfaces de l\u2019auteur et la date où chaque pièce a été écrite.Ces chefs-d\u2019œuvre n\u2019ont plus besoin d\u2019être commentés.Leur beauté classique est depuis longtemps reconnue et leur haute valeur morale a reçu la consécration unanime des siècles.Racine a bien mérité de 'humanité et c\u2019est la rançon de son génie que d\u2019avoir servi de guide aux générations qui l\u2019ont suivi.Jusqu\u2019à nos jours, l\u2019œuvre du grand écrivain a bien rempli sa mission.Et rien ne laisse prévoir que Racine doive perdre son rang incontesté du plus parfait poète français.N\u2019est-il pas tout ensemble la logique française, la passion française, le rythme français, en ce qu\u2019ils ont de nécessaire et d\u2019immanent ?N\u2019est- ce pas à suite que les lettres françaises ont pu s\u2019enrichir d\u2019une Madame de La Fayette, d\u2019un Marivaux, d\u2019un Stendhal, d\u2019un Barrès, d\u2019un Gérard de Nerval, d\u2019un Fromentin ?Et combien d\u2019autres intimes et secrètes destinées n\u2019a-t-il pas éclairées par son génie ?Cet ouvrage doit se trouver sur les rayons de toute bibliothèque soignée, dans la famille, au collège, au couvent.Les jeunes comme leurs aînés y puiseront de très riches enseignements et y trouveront la base de tout l\u2019édifice littéraire français.LE MONDE CLASSIQUE par André Rousseaux C\u2019est de France, 1941, qu\u2019est venu ce nouveau livre d\u2019André Rousseaux que publient au Canada Les Editions Variétés.C\u2019est une étude captivante des auteurs qui ont le plus contribué à la grandeur et au prestige de la littérature classique.Voici une nouveauté qui demeurera et qu\u2019apprécieront tous les lecteurs qui s\u2019intéressent de près ou de loin à la littérature et aux idées.Le hasard des rencontres avec les œuvres et les hommes compose la matière de ce livre.Il en fait la diversité.Homère, Ronsard, La Fontaine, Corneille, Racine, Boileau, Chateaubriand, Stendhal, Lamartime, Sand, Musset, Saint-Beuve, les Goncourt, Baudelaire, Rimbaud, et beaucoup d\u2019autres s\u2019y rencontrent, sans lesquels il n\u2019y aurait pas de monde classique.A travers les grandes œuvres classiques, nous avons toujours le désir de rejoindre les âmes.Nous croyons en effet que c\u2019est le moyen de leur faire retrouver une vie toujours neuve, celle qui défie l\u2019usure et la mort, parce que l\u2019âme des livres ne meurt pas.L\u2019éminent critique Rousseaux, en plus ou moins de mots, et parfois par une touche furtive, cherche a atteindre chez les maltres du passé ou dans leurs livres, les caractéres essentiels, et quand cela lui a été possible, ceux qui donnent la clef de leur ceuvre.Les classiques sont les livres qui ne meurent pas.Nous aimons le monde moderne, pour toutes les valeurs dont il est riche, dans leur inégale variété.L'âge n\u2019y fait rien.Car nous l\u2019aimons pour ce que son immortalité communique de vie à la nôtre.Dans cet ouvrage André Rousseaux néglige tout ce qu\u2019il y a de mortel au royaume des livres pour étudier la seule littérature éternelle.Voici un ouvrage tout indiqué pour les bibliothèques de famille, de collège et de couvent.Un volume de 256 pages, publié par les Editions Variétés.Prix: $1.25, par la poste: $1.35.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.e LA BARBARIE DE BERLIN par G.-K.Chesterton \u201cDéfinir le vrai sauvage, c\u2019est dire qu\u2019il rit quand il vous frappe et qu\u2019il hurle quand vous le frappez.Cette extraordinaire illégalité de jugement se retrouve dans tous les actes et dans toutes les paroles qui viennent de Berlin\u201d.Raccourci dans cette formule saisissante, c\u2019est le thème que développe Chesterton dans ce livre que viennent de publier Les Editions Variétés.La culture de ce grand écrivain, sa finesse psychologique et sa connaisance des Européens contribuent à faire de ce livre une analyse pénétrante et permanente de l'esprit allemand, ou mieux, de ce qu'il appelle l\u2019esprit prussien.Pour Chesterton, la base de la civilisation occidentale repose sur deux principes admis partout mais que l\u2019esprit germanique n\u2019a jamais voulu reconnaître comme valables: le premier est l\u2019idée de promesse, le second l\u2019esprit de réciprocité.En politique, en effet, il est souvent opportun de faire une promesse mais étrangement gênant de la tenir ! A la lueur de ce livre, la présence actuelle du gouvernement que l\u2019Allemagne s'est donné n\u2019apparait nullement comme un accident, et la politique de ce gouvernement semble l\u2019application d\u2019un système philosophique né depuis que l\u2019Allemagne est nation souveraine.Cet ouvrage prend un aspect véritablement prophétique si l\u2019on ajoute ce que Chesterton dit de l\u2019Angleterre: \u201cqu\u2019elle a conscience \u2014 une conscience irrégulière, attardée et imparfaite \u2014 d\u2019avoir un devoir quelconque envers le teutonisme \u201d; et plus loin que \u201cl\u2019erreur de l\u2019Allemagne, dans le désastre moderne, est venue pour une large part de ce qu\u2019elle a cru l\u2019Angleterre simple quand elle est extrêmement subtile\u201d Voilà des choses qu\u2019il est ni inopportun, ni inutile de rappeler à l'heure actuelle.61 = Frm me TE ER En Em ER EEN \u201cJ'AI RENONCE AU LUXE -ET CELA COMPREND Jes Joust Zi VEG WER TE SEE Wem Wm vos GOR RNR ED Em om NE DITES pas que vous ne pouvez rien y faire si les douleurs menstruelles vous font ralentir .ou même manquer .plusieurs jours par mois, car vous pouvez essayer Midol.Prenez simplement Midol au premier signe de malaise.Voyez comme ces comprimés efficaces soulagent vite les trois genres de troubles fontionnels \u2014 crampes, mal de tête et cafard.i { i i i i À Midol ne contient aucun opiacé; des i i ä millions de jeunes filles et de femmes s'y fient entièrement tous les mois.Toutes pharmacies.Laissez Midol éliminer les jours perdus! MIDOL Plus employé que tous les autres produits i offerts exclusivement pour le soulagement ë des douleurs menstruelles.CRAMPES « MAL DE TÊTE « CAFARD PE Améliorez votre apparence, jouissez vous aussi d\u2019une belle taille aux lignes harmonieuses.Les PILULES PERSANES donneront à votre poitrine cette ron= deur et cette fer= & meté si recherchées.PILULES PERSANES $1.00 la boîte, 6 boîtes pour $5.00.Dans toutes les bonnes pharmacies ou expédiées franco par la malle, sur réception du prix.1 Soclôté des Produits Porsans Pilules 488, rue Notre-Dame, Est, Son Persanes Figure PARTIS 3: Menton Bras Jambes es Heureuse ! J'avais de vilains poils.ça m'\u2019enlaidissait.et je me décourageais.J'essayai différents produits.même un rasoir.Mais rien ne me satisfaisait.Je découvris alors une méthode simple, sans douleur, bon marché.Elle réussit.Ce secret a rendu la beauté, l'amour, le bonheur à des milliers.Mon livre GRATUIT : \u201cComment se débarrasser des poils superflus\u2019\u2019 explique cette méthode et ces succès.Adressé sous enveloppe blanche.Aussi offre d'essai.Aucune obligation.Ecrivez à Mme Annette Lanzette, 93-95 rue Church, Dépt.C-612, Toronto, Canada.Inclure timbre de 4c pour réponse.AVEZ-VOUS DES CADEAUX A FAIRE ?Abonnez vos parents et amis aux 3 grands magazine: Le Samedi La Revue Populaire et Le Film.Remplissez nos coupons d'abonnement 62 Accessoires Electriques Fouette Bat Réglage automatique d'un coup de pouce Sunbeam Grille-Pain Automatique Sunbeam Rejette la toast ou la ï garde chaude Après la Victoire = les Accessol- res électriques Sunbeam seront de nouveau fabriqués et garantis par Flexible Shaft Co.Limited \u2014 et vendus chez tous les bons détaillants.Graines propres, fraiches, lavées de toutes impuretés.Le régime alimentaire qui maintiendra votre canari en état de chonter.B-23F t ; a 7 At Li 5 sos MAUX DE TÊTE PEN DE DENTS CN A : & DOULEURS PERIODIQUES RHUMES LA GRIPPE MALAISES FIEVREUX avec ANTALGI .@ PLE fae 1) La prophétie de Chesterton apparait ici pertinente, très efficace et très émouvante.Un volume de 176 pages publié par Les Editions Variétés Prix: $1.00, par la poste $1.10.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.L'ART D\u2019AIMER SES ENFANTS par Vérine Un volume de 320 pages, $1.25 Ce livre passe en revue toutes les méthodes d\u2019éducation anciennes et nouvelles et en fait une critique judicieuse.Il étudie toutes les manifestations de l'amour maternel de la naissance de l\u2019enfant jusqu\u2019à l\u2019âge de la puberté si troublant pour l\u2019enfant et pour les parents eux-mêmes.C\u2019est plus qu\u2019un traité sur l'éducation et mieux qu\u2019un roman pour comprendre la vie même avec ses joies triomphantes, ses enthousiasmes, ses difficultés, ses luttes, ses drames intimes, se grands bonheurs insoupçonnés.L\u2019Art d\u2019aimer ses Enfants est aussi un art d\u2019être heureux en ménage.Pour Madame Vérine, amour conjugal, amour maternel, amour paternel, ne doivent être qu\u2019un seul et même amour, chacun d\u2019eux se trouvant toujours augmenté de la puissance des autres.Ce livre qui exalte les plus nobles des sentiments humains, riche d\u2019expériences vécues et de conseils pratiques, sera le livre de chevet et l\u2019ami de tous les parents.Non seulement leur permettra-t-il de créer chez eux une atmosphère éducative, atmosphère heureuse, active et calme, sans laquelle aucune éducation n\u2019est possible; mais aussi il leur montrera la nécessité de se perfectionner sans cesse dans l'exercice du plus beau des métiers: le métier de parents.Il leur redonnera confiance en eux-mêmes et, dans les passes périlleuses de l\u2019âge ingrat, les aidera à voir clair dans l\u2019âme de leurs enfants.LE ROMAN DE TRISTAN ET ISEUT de Joseph Bédier Le Roman de Tristan et Iseut en est à sa 300e édition.C\u2019est en effet l\u2019une des belles légendes d\u2019amour de tous les temps.Joseph Bédier est un maître du style poétique.Gaston Paris, l\u2019un des historiens du Moyen-Age les plus écoutés, écrit dans sa préface que l\u2019auteur a transvasé «dans le cristal léger de notre langue l\u2019enivrant breuvage où les amants de Cornouail- les goûtèrent jadis l\u2019amour et la mort».Quel enchantement que ce livre! « Au milieu de la fragilité ordinaire des affections humaines », poursuit M.Paris, «des déceptions renouvelées que subit l'illusion toujours changeante, le couple de Tristan et Iseut, rivé dès l\u2019abord d\u2019un lien mystérieusement indissoluble, battu par tous les orages et y résistant, essayant vainement et se déprendre et finalement emporté dans un dernier et éternel embrassement, apparaissait et apparaît encore comme une des formes de cet idéal que l\u2019homme ne se lasse pas de faire planer au-dessus du réel et dont les aspects multiples et opposés ne sont que des manifestations diverses de son aspiration obstinée vers le bonreur.» L'histoire du couple de Cornouaiïlles se ramène à quelques traits principaux que l\u2019on retrouve dans les diverses interprétations des trouvères.Tristan, délégué par le roi Marc pour ramener Iseut a Tintagel, tue le dragon et se présente chez la belle aux cheveux d\u2019or.Au cours du voyage vers le royaume du roi Marc, une enfant verse dans la coupe où les jeunes gens vont boire un philtre mystérieux, brassé d\u2019herbages et d\u2019étoiles, qui leur inoculera dans les veines une passion éternelle, irrésistible, l\u2019un pour l\u2019autre.Et, de cette minute où Tristan et Iseut trempent leur lèvres dans le - coutret, ils s\u2019aimeront, au travers de difficultés sans nom, jusqu\u2019à la mort.Le Roman de Tristan et Iseut vient d\u2019être réédité dans la belle toilette typographique conçue par H.Piazza.L'édition est ornée de lettrines et de culs-de-lampe.C'est un livre qu\u2019il faut avoir dans sa bibliothèque, un livre qu\u2019on relit toujours avec le même enchantement.L\u2019exemplaire: $1.50.L\u2019AMERIQUE LATINE Traduction de \u201cInside Latin America\u201d par John Gunther L\u2019Amérique latine et le premier ouvrage de quelque importance publié au Canada français sur les vingt Républiques situées au sud des Etats- Unis dans l'hémisphère occidental.L'Amérique Centrale et l'Amérique du Sud sont encore pleines de mystère pour les habitants de l\u2019Amérique du Nord.Sauf deux ou trois pays sur lesquels nous avons des notions du reste assez vagues, nous ne connaissons pas ce monde que les circonstances rapprochent graduellement du nôtre.Voici un livre qui en révèle, dans le style vivant du reportage, les multiples aspects.Quand on l\u2019a lu, on a l'impression d\u2019avoir accompagné l'auteur dans son voyage et de posséder une connaissance personnelle de chacun des pays de l'Amérique latine.Volume de plus de 500 pages, bourré de faits, d\u2019aperçus historiques, d\u2019études sociales, économiques et politiques, de considérations relatives a la défense de l\u2019hémisphère et de conclusions de toutes sortes, traduit dans une langue correcte et facile qu\u2019on lira avec autant de profit et d\u2019intérêt que de plaisir.LES HUIT COUPS DE L'HORLOGE par Maurice Leblane Le Prince Serge Rénine était un homme jeune d\u2019une grande élégance.On le distinguait facilement à cause de son visage mince, de son teint pâle et de ses yeux qui avaient tour à tour l\u2019expression la plus douce et la plus dure.Hortense Daniel a 26 ans.Il y a 7 ans que son mari, bizarre d\u2019aspect, est devenu fou, et a dû être interné.Elle habite depuis avec son oncle le Comte d\u2019Aigleroche, chez qui le Prince Ré- nine est invité pour quelques jours.Rénine et Hortense, en visitant un vieux château en ruines, du voisinage, entendent sonner une horloge.Quelle stupeur leur cause cette découverte dans un château abandonné depuis longtemps.Intrigué, le Prince, avec une habileté de policier aguerri, cherche la clef de ce mystère.Il finit par découvrir, au haut d\u2019une petite tour, les cadavres d\u2019un homme et d\u2019une femme.Deux meurtres, sans doute! C\u2019est le point de départ d\u2019une série d\u2019aventures qui finiront par révéler un mystère et par découvrir un complot.Si l\u2019on considère la façon magistrale avec laquelle les enquêtes sont conduites, si l\u2019on en étudie les procédés, les gestes, le caractère même du Prince Rénine, on se demande bientôt si Rénine et Arsène Lupin ne se confondent pas l\u2019un et l\u2019autre.Arsène Lupin est un fantaisiste aussi capable de renier certaines de ses aventures, que d es\u2019en attribuer d\u2019autres dont il n\u2019est pas le héros.LA REVUE POPULAIRE Ce roman policier de Maurice Leblanc tient le lecteur en haleine du début à la fin.Un roman de 222 pages publié par les Editions Variétés.Prix: $0.50; par la poste: $0.55.En vente dans toutes les bonnes librairies et aux Editions Variétés, 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.LE JUGEMENT DERNIER par Cami Un mois déjà que ce fabuleux événement s\u2019est produit! Un mois que le genre humain vit la plus formidable aventure que genre humain puisse concevoir, auprès de laquelle les récits les plus extraordinaires, depuis que le monde est monde, ne sont que néant et vanité.Oui! les trompettes ont retenti.Puis la vallée de Josaphat est devenue un immense rendez-vous de tous les siècles, de toutes les nations, de tous les hommes, célèbres et inconnus.Et tous les ressuscités se reconnaissent, et s\u2019interpellent, et s\u2019agitent, et se pincent pour savoir s\u2019ils ne sont pas le jouet d\u2019un rêve.Mais c\u2019est bien vrai: la Résurrection générale est un fait accompli ! Où loger tout ce monde ?Que faire d'eux?Vous pensez bien que les anges ne sont pas pris au dépourvu.Et voilà que l'Histoire nouvelle commence.Napoléon, Louis XIV, Henri IV et + bien d\u2019autres, grands chefs et grands rois, sans parler des contemporains, du veuf qui s'était remarié trois fois et qui a maintenant trois femmes sur les bras, et Charlie Chaplin, et Ver- cingétorix, et tout, tout le monde! Quelle drôle d'affaire! Quel livre extraordinaire ! Désopilant ! Victor Hugo, Clémenceau, Foch, s\u2019en mêlent, puis Maurice Dekobra avec les Académiciens et les champions poids lourds.On n\u2019en revient pas! On est tout ébahi.C\u2019est incomparable comme vie et comme comique! (Les Editions Variétés.) LA CONQUETE DE LA PAIX par Pierre Ricour A la fin de la dernière guerre, en 1919, on a clamé que les horreurs qu\u2019on venait de voir ne se répéteraient plus.Pour arriver à cette paix permanente dont on parlait et que l\u2019on désirait, les pays vainqueurs firent des sacrifices; le désarmement général fut préconisé ; la Société des Nations fut créée.Et pourtant vingt-cinq ans plus tard, le monde est de nouveau plongé au plus profond d\u2019une guerre meurtrière et partout à travers les pays dévastés règne une haine implacable, persistante.Pierre Ricour se demande pourquoi, l'humanité en est venue à un tel point.Il étudie les causes, il remonte aux temps anciens et analyse l\u2019histoire des guerres pour les comparer à celle d'aujourd'hui.Après avoir tiré de I'Histoire sed \u2014 prémices, Ricour, employant toutes les ressources de son esprit moderne, explique et discute les diverses solutions qui sont actuellement proposées par les factions des deux camps et discutées par les hommes d'Etat pour tuer la guerre.Pierre Ricour donne des points de vue neufs, jusqu\u2019ici brûmeux et vagues, sur le fléau qui depuis la naissance du monde ronge l'humanité.Lisez cette nouveauté originale sur une question vitale pour vous et pour vos enfants.Les Editons Variétés \u2014 1410, rue Stanley, Montréal, Canada.TS = === np a =r SEPTEMBRE 1944 CHAUFFAGE RAPIDE \u2014 Les éléments de surface font bouillir l\u2019eau et cuire les aliments très rapidement tout en n'utilisant que le minimum de courant.CONTRÔLE AUTOMATIQUE pour maintenir.la température du four au degré de chaleur désiré, ce qui assure une cuisson uniforme sans surveillance.TIROIRS où vous pouvez ranger vos poêles et autres ustensiles qui sont ainsi toujours à la portée de la main.FOUR SPACIEUX, FACILE À ENTRETENIR .assez grand pour y cuire la dinde de Noël ; muni de tablettes qui s\u2019enlèvent facilement.L\u2019intérieur d\u2019émail porcelaine se nettoie aussi bien qu'un plat de faïence.me pe TS OUR VOUS DONNER une idée de ce que vous pourrez exiger quand le temps viendra d\u2019acheter un beau poêle électrique *moderne, Westinghouse vous présente en résumé les qualités essentielles de la cuisine éléctrique.Sous son apparence coquette, le poêle que vous achèterez devrait être commode, donner des résultats uniformes, être hygiénique, propre et économique, comme le poêle Westinghouse.Quand nos usines cesseront leur travail de guerre, les poêles électriques Westinghouse reparaîtront sur le marché à des prix convenant même au plus modeste budget.*Westinghouse a fabriqué le premier poêle électrique automatique.CANADIAN WESTINGHOUSE COMPANY LIMITED Succursales de ventes : VANCOUVER \u2014 TRAIL \u2014 CALGARY \u2014 EDMONTON \u2014 REGINA \u2014 SASKATOON \u2014 WINNIPEG \u2014 FORT WILLIAM \u2014 TORONTO \u2014 SWASTIKA \u2014 LONDON \u2014 MONTREAL \u2014 OTTAWA \u2014 QUEBEC \u2014 HALIFAX.Westinghouse APPAREILS ELECTRIQUES GRIL ''SANS FUMÉE\" pour griller toute la viande dont vous ayez besoin à la fois.L\u2019élément est assez grand pour griller toute la viande jusqu\u2019aux bords.CHALEUR UNIFORMEMENT RÉPARTIE \u2014 La dimension et la disposition des éléments permettent une cuisson parfaitement uniforme.Pas besoin de tourner la léchefrite quand on jait cuire des biscuits.RÉSULTATS PARFAITS \u2014 Des gâteaux cuits à point.des rôtis succulents.voilà ce que vous assure un poêle électrique moderne, dont la cuisson se règle automatiquement.CE NOM vous assure que le poêle est sorti des ateliers d'une entreprise électrique dont la réputation est déjà établie depuis plus de cinquante ans.LE FOYER DE DEMAIN SERA UN FOYER ÉLECTRIQUE Le NUGGET sur Nos SOULIERS TOUS LES JOURS LES FAIT PARAÎTRE COMME NEUFS TOUJOURS ! (DIR CAT AVEZ-VOUS DES CADEAUX À FAIRE ?Abonnez vos parents et amis aux 3 grands magazine: Le Samedi La Revue Populaire et Le Film.Remplissez nos coupons d'abonnement 3 UNE FETE ARABE [ Suite de et presque toutes les viandes et poissons auxquels vous pourriez penser., Poulet, mouton, veau, vache, cochon .Ceci accompagné de galettes fumantes, faites avec de l\u2019orge.Ensuite vinrent les fameux mechouis, qui, à eux seuls, valent bien le voyage.Le mechoui est un agneau que l\u2019on fait rôtir entier, à la broche, en l\u2019arrosant continuellement de beurre.Trois de ces agneaux furent apportés solennellement sur de grands plateaux d\u2019argent qui furent placés au milieu de la tente.Et l\u2019on nous enseigna l\u2019art très facile de manger le méchoui en arrachant tout simplement les morceaux de la carcasse avec les doigts.Rien de meilleur et de plus succulent que ces animaux grillés, a la peau trés tendre et dont on va soi-méme chercher les rognons et la cervelle.a la cuillére.Quand les mechouis ne furent plus que des carcasses, nous passâmes aux hors-d\u2019œuvres variés \u2014 je commençais déjà à avoir moins faim, Ensuite la page 81] le couscous, ou plutôt trois coucous, puisque tout semble se faire par trois dans ce pays.Un couscous a la viande et sauce piquante, un deuxiéme au miel et le dernier aux dattes et aux figues.Je mangeai de tout et crus bien en crever.Tout cela arrosé d\u2019excellent vins locaux.Et nous finîmes avec de petits gâteaux à la pâte d\u2019amande et au miel, café et fines (au pluriel).Quelques discours furent prononcés par MM.les Ambassadeurs et nous sortimes de la tente pour assister à la fantasia que nous offrait le goum.Au son d\u2019une musique arabe aigrelette et monotone, le Goum se livra à des exercices de chevauchées, de galops, de tir à la carabine, pleins d\u2019audace et de pittoresque.Et nous revinmes à X.(de nouveau censuré !).*L\u2019auteur, Mlle Jacqueline Robert, de Montréal, est en service en Afrique du Nord.L'INSTITUT CANADIEN DE QUEBEC [ Suite de la page 14] Ce sera là, certes, un geste équitable et mérité.Toutefois, comme sa modestie fera, j'en suis sûr, oublier au Président de signaler l\u2019activité sans bornes, l\u2019ardeur insurpassable et la persévérance indomptable qu\u2019il a déployées jour après jour, depuis des années, pour assurer à l\u2019institut Canadien de Québec la possession du magnifique hôtel où il vient d\u2019emménager, je me permets de signaler aux lecteurs de la Revue Populaire les mérites éminents de M.Langlais en même temps que le succès éclatant qui les couronne aujourd\u2019hui.Quoi qu\u2019il en soit, dès que l\u2019Institut aura complété l\u2019installation de son nouveau \u201cHome\u201d et sitôt que les rites de la prise de possession officielle auront été accomplis, le grand public sera cordialement invité à visiter à loisir l\u2019impressionnant immeuble.Ce qui veut dire que, durant quelques jours, les salles seront bruyantes, les corridors animés et que les escaliers sonores diffuseront sur des rythmes dissonants des chromatiques extrêmement variées des ascensions et des descentes entre-croisées.Et puis, Un soir ou un matin, le tumulte des pas et des paroles s\u2019apaisera subitement, la foule anonyme des indifférents, des curieux, des oisifs ira porter ailleurs le flux et le reflux de ses vaines marées.Alors, dans les salles de la bibliothèque redevenues vivantes avec le retour du silence, on n'entendra plus que le tic tac de l\u2019horloge et le bruissement soyeux des pa- incomparables amis qui prodiguent, ges feuilletées des chers livres, ces sans jamais se lasser, la science aux jeunes, la compétence aux adultes, la sérénité aux vieillards et, a tous les humains, l\u2019espérance sans cesse renaissante de la réalisation de leurs rêves ou de leurs chimères.dE VOUDRAIS AVOIR DES AMIES \u2026 ES JEUNES MÉNAGES sont forcés de se déplacer beaucoup.Le mari est pris toute la journée et parfois même dans la soirée soit par l\u2019armée, soit par son travail.Il arrive que sa femme, transplantée tout à coup dans une ville étrangère, brusquement séparée de sa famille et de ses connaissances, se trouve un peu isolée.Les premières semaines, tout était nouveau et charmant.Elle a fait des promenades, s\u2019est occupée de son installation, elle a reçu des invitations et maintenant elle s\u2019apercoit qu'elle est souvent seule.Pourquoi ?il peut y avoir a cela diverses raisons.La jeune femme en question a peut-étre été une enfant très choyée, habituée aux égards, aux gâteries, mais qui oublie de penser aux autres, de leur rendre service.Qu'elle s'interroge et réponde avec franchise aux questions suivantes, questions qui d\u2019ailleurs ng conviennent pas seulement a son cas, mais peuvent être utiles à toutes les femmes et à toutes les jeunes filles désireuses d\u2019avoir des relations sociales agréables et suivies.Avez-vous laissé une lettre plus de deux semaines sans réponse ?Avez-vous envoyé à votre amie le livre que vous aviez offert de lui prêter ?Avez-vous oublié que vous aviez dit: il faudra aller luncher ensemble un de ces jours prochains ?Avez-vous eu récemment des convives à votre table et avez-vous mis de côté un couple qui vous avait reçue à plusieurs reprises ?Le moment ne serait-il pas venu de donner un thé et de rendre des politesses ?Oubliez-vous toujours les anniversaires de naissance ou de mariage ?Faites-vous des visites de condoléances ou du moins adressez-vous une carte à ceux qu\u2019un deuil vient d\u2019éprouver ?Avez-vous oublié d\u2019écrire un mot de remerciement ou d\u2019envoyer des fleurs à une amie chez laquelle vous avez fait un séjour ?Savez-vous exprimer votre reconnaissance d\u2019un cadeau reçu ou d\u2019un service rendu ?LA REVUE POPULAIRE Vous efforcez-vous de vous souvenir des noms et des visages des gens qu\u2019on vous présente ?Vous mêlez-vous à des organisations de bienfaisance ou à des cercles artistiques ?Attendez-vous toujours que les autres vous fassent les premières avances ?Cherchez-vous à faire des connaissances ou vous confinez-vous dans un petit groupe exclusif ?Avez-vous des égards particuliers pour les personnes âgées ou malades ?Dans une réunion mondaine, cher- chez-vous à mettre tout le monde à l\u2019aise et à rendre la conversation générale ?Lorsque vous passez quelques jours chez une amie, vous offrez-vous à lui rendre service, par exemple en mettant le couvert, en ornant la table, en servant les invités, en surveillant les enfants ?Donnez-vous de temps à autre signe de vie à de vieilles connaissances en leur téléphonant afin de leur prouver qu\u2019elles ne sont pas oubliées ?Rendez-vous quelquefois visite à des personnes isolées par leur âge, leur mauvais état de santé ou la perte de leur fortune ?Invitez-vous parfois une amie à vous accompagner au concert ou au: cinéma plutôt que d\u2019y aller seule ?Organisez-vous une table de bridge à une partie de cartes de charité au lieu de laisser dormir vos billets ou même de les donner sans vous y rendre ?Occupez-vous vos loisirs d\u2019une façon \u2014.intelligente et susceptible de rendre votre conversation intéressante ?Prenez-vous soin d\u2019éviter les critiques peu charitables qui courent toujours le risque d\u2019être répétées et augmentées ?Vous appliquez-vous, au contraire, à vous montrer satisfaite des gens et des choses?Ceci est d\u2019autant plus important dans une ville étrangère.Savez-vous être discrète et garder un secret ?Après une querelle ou un malentendu, êtes-vous la première à terres la main, ou bien, retranchée derrière votre rancune et votre dignité, atten- dez-vous qu\u2019on vous fasse des excuses?FRANCINE A Detites Economies Moyens de procéder : Cuire le poisson gelé sans le faire dégeler au préalable.Chauffer les légumes en boîtes rapidement car ils sont déjà cuits.Utiliser tout le liquide.Bouillir ou cuire les pommes de terre au four avec la pelure.Elles conservent ainsi toute leur valeur.Cuire les légumes dans juste assez d\u2019eau bouillante pour qu\u2019ils ne prennent pas au fond.Laver les légumes à feuilles rapidement, sans les laisser tremper.Beurre Retirer le beurre de la glacière quelque temps avant de l\u2019utiliser, mais ne pas le laisser fondre.A une température modérée, il s\u2019étendra facilement et économiquement.Protégez vos genoux Un vieux coussin de sofa recouvert de toile cirée protégera vos genoux quand vous jardinez.Les saletés s\u2019enlèvent facilement et l\u2019humidité n\u2019affectera pas la toile cirée.Vous pourrez aussi travailler plus longtemps sans fatigue. SEPTEMBRE 1944 LES PEINTRES DE LA MONTÉE SAINT-MICHEL UIT PEINTRES MONTRÉALAIS créérent le groupe d'artistes connu sous ce nom: E.Aubin, J.Jutras, J.-O.Legault, décédé récemment, E.Martel, P.Pépin, O.E.Léger, mort en 1924, Narcisse Poirier et J.-O.Proulx.Ils travaillèrent ensemble, s'appliquant surtout à \u201creproduire les aspects divers de l\u2019Ile de Montréal, qu\u2019ils ont cru découvrir surtout à la Montée Saint-Michel,\u201d et tinrent de nombreuses expositions collectives.Et ils trouvèrent en Mgr Olivier Mau- rault, recteur de l\u2019Université de Montréal, l\u2019historien qui les fit connaître du grand public.Voici un ou deux extraits, à ce propos, d\u2019une conférence de Mgr Maurault à la Société Historique de Montréal (1941) : «Pendant plus de trente ans les peintres de la Montée continuérent de se rendre sur leur domaine, par groupe de deux, de trois, de quatre ou méme isolément.Leurs dessins, leurs pochades, leurs tableaux ont reproduit tous les éléments pittoresques de ce coin du chemin Saint- Michel.Nos artistes ne se contentaient pas de ces études en plein air.Ils avaient un atelier, celui d\u2019Aubin, d\u2019abord dans un entrepôt de la maison Desmarais et Robitaille ; puis au No 22 de la rue Notre-Dame, dans une mansarde qui, avant eux, était devenue célèbre sous le nom de l\u2019Arche.Ils s\u2019y réunissaient le dimanche, fixaient l\u2019horaire de leurs excursions et réglaient les comptes de leur organisation.Parfois aussi il y avait assemblée de quelques membres chez Pépin.C\u2019est là \u2014 à moins que ce ne soit chez Aubin, le chef reconnu de tous \u2014, que le groupe prit, si je puis dire, conscience de son existence.Aubin, Jutras et Pépin discutaient de la possibilité de mettre en évidence les nombreux artistes que la beauté de la Montée Saint- Michel attirait.L\u2019un des interlocuteurs, \u2014 est-ce Aubin, est-ce Pépin ?\u2014 proposa le nom des Peintres de la montée.On ferait enregistrer ce nom et incorporer l'association.Et nos artistes de rêver non seulement à la création du groupe, mais à sa vie, et à l\u2019influence qu\u2019il pourrait exercer sur ses membres, et encore sur l\u2019art, et la vie, de quantité d\u2019autres artistes, pauvres eux aussi, comme ils l\u2019étaient eux-mêmes.Malheureusement les temps n\u2019étaient pas propices à une telle entreprise.Unité d\u2019aspirations entre nos artistes, unité de travail et de difficultés, de «misère» dans le travail, unité de rêves, unité géographique, qu\u2019on pardonne cette expression ?Sans doute ils ont le «souci de ne pas perdre leur personnalité en travaillant ensemble ; de ne pas s\u2019imiter les uns les autres.Ils y ont réussi.et Pépin voient la nature avec des yeux différents aussi.» Pourtant ils n\u2019ont pas pu travailler ainsi ensemble sans discuter maintes fois des questions se référant à leur art, sans en venir à partager certaines théories, plus ou moins complètement, dans la mesure précisément où chacun d\u2019eux est resté plus ou moins enfermé, souvent malgré lui, dans les limites du groupe et de l\u2019île de Montréal.» L\u2019un de ces peintres, J.-Onésime Legault, (photo ci- contre), est mort en juin dernier.Né à Sainte-Justine de Newton, il étudia à l\u2019Ecole des Arts et Métiers et au Art Association, sous Dyonnet.Portraitiste et paysagiste, il laisse une œuvre intéressante.MANGEZ CE QU'IL FAUT \u2014 GARDEZ-VOUS EN FORME \u2014 LE CANADA A BESOIN D'OUVRIERS EN SANTÉ.Contribution de la BRASSERIE \u201cBLACK HORSE\" DAWES 11DP 66 LA REVUE POPULAIRE Trousseau d'hier et d'aujourd'hui N MAGAZINE américain énumérait récemment les pièces du trousseau d\u2019une jeune femme dont le mari sert dans les forces armées: un tailleur assez élégant pour être porté à des réceptions d\u2019après-midi et deux ou trois blouses de fantaisie, un manteau de voyage, des chandails, une jupe de lainage, des slacks et une robe noire que l\u2019on peut transformer en en va- en un clin d\u2019oeil les riant les accessoires: cols et manchet- taches répugnantes.tes, jabot, bijouteries, etc.Tirez la chaine\u2014le Comme les temps sont changés ! Nos bol est redevenu brillant, inodore! La grand-mères auraient lu avec un sou- Gillett nettoie aussi les renvois d'eau, dis- rire méprisant cette énumération aussi toyages Ayes-en toujours sous Ta main.étrange que brève.» Elles se seraient Lo sans doute demandé avec inquiétude Ne faites jamais dissoudre la lessive dans Pourquoi souiller vos jolies mains à nettoyer les bols de cabinet ?La Gillett, tt saupoudrée dans le * bol, fait disparaitre l\u2019eau chaude.L'action de la lessive elle- si une jeune femme qui porte des slacks saura élever ses enfants et pré- E TRAVAIL parer de bons petits plats pour son (A mari te aussi sévi Sans être aussi sévère qu\u2019elles, je ne 7 puis m\u2019empécher de relever une omission dans ce trousseau d\u2019une jeune américaine: le manteau de fourrure.Chez nous, il est une nécessité et, comme c\u2019est un achat assez coûteux, il est presque toujours offert par les parents de la jeune fille.On ne saurait trop le répéter, pour un achat- de cette importance, il faut FABRICATION s'adresser à une maison dont la bonne CANADIENNE réputation est depuis longtemps établie et choisir une fourrure qui fera un long usage.Le mouton de Perse est ce qu\u2019il y a de plus durable.Autrefois, il était ré- Les nouveaux manteaux de fourrure ont une ligne entièrement différente des années passées.Vous voyez ici trois manteaux de chez Holt, Renfrew & Co.Deux ont de grands revers \u201ctuxedo\u201d et des manches très amples à poignets volumineux.Le troisième manteau est trois quart avec de tous petits revers à l'encolure.servé aux dames un peu âgées.Maintenant, on le coupe de diverses façons afin qu\u2019il convienne également aux jeunes.Le rat musqué fait aussi un bon usage.Jadis, c\u2019était même sa principale qualité et la raison pour laquelle on le choisissait.Actuellement, il est très populaire.On le teint pour imiter la martre et le vison.On travaille la peau de rat musqué de telle façon qu\u2019on peut le draper selon le goût personnel de chacune.oe Cet automne, comme du reste chaque année, on constate de légéres modifications : les emmanchures sont plus profondes ; les manteaux courts sont évasés et les manteaux genre tuxedo sont plus amples que l\u2019an passé ; on remarque une nouvelle interprétation des épaules et de l\u2019empiècement ; les lignes cintrées sont souples et les manches très larges.Ajoutons que les manteaux de lainage garnis de fourrure et surtout doublés de fourrure seront beaucoup portés au début de l\u2019hiver.Ce genre de manteaux est extrêmement pratique pour la jeunesse qui souffre moins du froid que les personnes âgées et dont la marche est beaucoup plus rapide.Les jaquettes courtes de fourrure ne sont pas très pratiques pour notre climat où l\u2019on est exposé aux tempêtes de neige.Elles sont de mise au début et à la fin de l'hiver, avec une chaude jupe de lainage, soit pour la marche, soit pour l\u2019auto.N\u2019ayons garde d\u2019oublier qu\u2019elles avantagent seulement les personnes grandes et minces.S'ils ne servaient jamais, vos appareils électriques dureraient sans doute toujours! Mais qui voudrait se priver de serviteurs si commodes, si efficaces?Tenez- les donc propres.Quand vous ne les employez pas, gardez-les dans un endroit spécial, à l'abri des avaries et des poussières.Démêlez les cordons tordus et écartez-les des surfaces chaudes.N'utilisez l'électricité qu\u2019au besoin.Appareils Électriques RENFREW ELECTRIC AND: REFRIGERATOR COMPANY LIMITED - RENFREW, ONTARIO SEPTEMBRE 1944 MENUS DE TOUTE UNE SEMAINE [ Suite de la page 51 ] Mettre au bain-marie tous les ingrédients à l\u2019exception de la gélatine et du saumon.Laisser cuire jusqu\u2019à épaississement.Ajouter la gélatine préalablement gonflée dans l\u2019eau froide et bien brasser pour la dissoudre parfaitement.Incorporer à cette sauce vinaigrette le saumon déchiqueté, bien mélanger et faire prendre dans un moule à poisson si l\u2019on en a.Démouler sur un lit de laitue et servir avec une sauce tartare.SAUCE TARTARE 1 tasse de mayonnaise 2 c.à tb.de cornichons hachés 5 olives farcies 1 œuf cuit dur Mélanger le tout.CREPES AU SIROP D'ERABLE 1 tasse de farine 1 tasse de lait 15 c.à thé de sel 1 œuf 1 c.à tb.de beurre fondu Délayer la farine avec le lait.Ajouter l'œuf et bien battre.Incorporer le beurre fondu.Faire cuire à la poêle - \u2014\u2014 dans de la graisse bien chaude.Servir chaudes avec sirop d\u2019érable.Samedé DINER Soupe au chou Sancisses au riz Tomates frites Céleri croquant Pouding neige Sauce aux pêches SAUCISSES AU RIZ 1) tasse de riz 1 oignon moyen 2 tasses d\u2019eau bouillante 1 ce.à tb.de sel Laver le riz et le faire cuire dans l\u2019eau bouillante salée au bain-marie avec l\u2019oignon haché finement, 35 à 40 minutes.Si la cuisson est bien conduite, le riz sera gonflé et l\u2019eau sera entièrement absérbé.Mettre dans un plat en pyrex, couper les saucisses en bouts d\u2019un pouce, déposer sur le riz et faire griller à four chaud 400° F.jusqu\u2019à ce que les saucisses soient bien dorées.Servir avec des tranches de tomates frites.POUDING NEIGE 15 c.à tb.de gélatine 4 c.à tb.d\u2019eau froide 1 tasse d\u2019eau bouillante 34 de tasse de sucre le jus et le zeste d\u2019un citron 2 blancs d\u2019œufs Faire gonfler la gélatine à l\u2019eau froide.Durant ce temps, faire un sirop avec le sucre et l\u2019eau bouillante, laisser bouillir 5 minutes, verser sur la gélatine et bien brasser pour la faire fondre.Laisser refroidir légèrement et ajouter le jus et le zeste de citron.Quand le mélange a la consistance d\u2019un sirop épais, battre au moussoir jusqu\u2019à ce que la mousse soit bien blanche et garde sa forme.À ce moment, incorporer délicatement les 2 blancs d\u2019œufs battus fermes.Faire prendre dans un moule jusqu\u2019à ce que ce soit bien ferme.Démouler sur un plat à dessert et entourer d\u2019une crème aux jaunes d\u2019œufs.CREME AUX JAUNES D'ŒUFS 2 jaunes d\u2019œufs 1 c.à tb.de farine L4 de tasse de sucre 15 tasse de lait Mettre le tout au bain-marie et cuire jusqu\u2019à épaississement.Servir très froid.SOUPER Jambon froid Tomates farcies Biscuits à la mélasse JAMBON FROID Faire cuire un beau jambon dans une marmite remplie d\u2019eau froide.Ajouter l\u2019oignon piqué de 2 clous de girofle, 1 feuille de laurier, 1 c.à tb.de moutarde et laisser mijoter en bas du point d\u2019ébullition.Ajouter un peu d\u2019eau froide quand l\u2019ébullition se produit et laisser cuire 30 minutes à la livre.Laisser le jambon refroidir dans l\u2019eau de cuss- son pour qu\u2019il soit plus tendre ; le fait de le sortir de l\u2019eau chaude et de l\u2019exposer à l\u2019air produit de l\u2019évaporation et assèche la viande.TOMATES FARCIES 6 tomates 1 tasse de céleri coupé en petits dés 1 tasse de concombre coupé en petits dés 4 ou 5 olives Ya tasse de mayonnaise Couper une rondelle sur la tomate et la creuser en prenant bien soin de ue pas la briser.Enlever les graines mais couper en petits morceaux toutes \u2018es parties fermes et mélanger avec le céleri, le concombre, les olives et la mayonnaise.En farcir les tomates et déposer sur des belles feuilles de laitue croquante, garnir de persil frais.BISCUITS A LA MELASSE 15 tasse de graisse 1, tasse de cassonade 15 tasse de mélasse Ya de tasse de lait sur 1 œuf 2 tasses de farine 1 c.à thé de bicarbonate de soude 2 ce.à thé de gingembre 14 de c.à thé de sel Défaire la graisse en crème.Ajouter la cassonade, la mélasse, le lait et l'œuf et bien battre.Tamiser la farine, mesurer et tamiser de nouveau avec le bicarbonate de soude, le sel et le gingembre.Ajouter au premier mélange pour en faire une pâte assez ferme pour se rouler.Il sera nécessaire d\u2019ajouter de la farine, probablement 1 tasse ; éviter d\u2019en mettre trop, c\u2019est ce qui durcit la pâte.C\u2019est pour cela qu\u2019il est préférable de laisser refroidir la pâte, elle se travaille plus facilement et demande moins de farine.Abaisser a 14 de pouze d\u2019épaisseur, découper à l\u2019emporte-pièce et cuire au four de 350° F.10 à 12 minutes.Ces biscuits se conservent très bien.Si l\u2019on n\u2019a pas de lait sur, on peut en obtenir en faisant chauffer le lait avec 1 c.à thé de vinaigre.réparaz votre SIROP DE X) CHOCOLAT 4} avec le CACAO FRY Prét instantanément pour maints usages VOICI COMMENT PREPARER VOTRE SIROP DE CHOCOLAT a Ub0ges multiploo Mélangez, a sec, > tasse de Cacao Fry et %4 tasse de sucre.Ajoutez lentement 34 tasse d'eau bouillante en brassant bien.Faites bouillir pendant une minute.Versez dans un pot de verre Ry i Net y 1 propre et sec.Couvrez et laissez refroidir.Placez CADBUR À .MONTREAL dans la glaciére, prét a servir instantanément.esp hem Prenez un \u2018\u201c\u2018Coke\u201d\u2019= Comment vont les choses?.ou la facon Il existe une manière canadienne de se faire de nouveaux amis à Terre-Neuve.C\u2019est l\u2019invitation agréable Prenez un \u201cCoke\u201d\u2014 une vieille coutume qui se répand dans le monde entier.Elle signifie Soyons amis \u2014 rappelle aux Canadiens leur foyer.Dans beaucoup de pays du globe, le Coca-Cola signifie la pause qui rafraîchit, \u2014 est devenu un symbole de nos manières amicales.Le Coca-Cola a donc aussi sa place chez vous .glacé et tout prêt dans votre réfrigérateur.Achetez-en une provision aujourd\u2019hui.* * * Nos combattants trouvent du Coca-Cola outre-mer aans beaucoup d\u2019endroits où il est embouteillé sur les lieux.Le Coca-Cola est un globe-trotter depuis déjà longtemps.\u201cCoke\u201d = Coca-Cola Les noms populaires acquièrent tout naturellement des abréviations amicales.C\u2019est pourquoi vous entendez dire \u201cCoke\u201d pour Coca-Cola.THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.