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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
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Février
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chaque mois
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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1943-02, Collections de BAnQ.

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[" PER R-33 4 REVUE UN ROMAN D'AMOUR y ! R CON = / = ue $ # b AN | Oo) lfc > |! K CL , 21 MLE aan \u2014 41, |S ile « 11 IE NS LIN IA IL STEIN Mess EL Je [| els se he of) [oJ SH || | ee) = (LE [SEER wlo fy [no 21 IC Er LW VI MAÉ Jo el LR ee CCTM eC [< [ Sah wm elo | Ck] BC EE lca IC Mia |ntil.EN [oe | Flo] |E] MoT eRe UE 12.) v f|c rie TM 2 |! |L|E|S Te f 1.Pronom personnel.\u2014 Peuple scythe de l'ancienne Europe sud- ouest.\u2014 Réunion de personnes qui professent la même doctrine.\u2014 Fruit sec.\u2014 Interjection.2.Première femme.\u2014 Bandelette de coton qu'on passe sous un pont de peau.\u2014 Interjection.\u2014 Mitre à trois couronnes que porte le pape.\u2014 De l'alphabet phénicien.3.Ecrivain américain (1815-1882).\u2014 Comté d'Angleterre.\u2014 Tumeur sur la jambe du cheval.\u2014 Point d'appui de l'aviron.4.Ville de Yougoslavie.\u2014 Demeures.\u2014 Qui termine.\u2014 Placer.5.Qui est à toi.\u2014 Fils du frère.\u2014 Administration de biens.\u2014 Aries.6.Une des Cyclades.\u2014 A lui.\u2014 Mesure algérienne, \u2014 Monnaie japonaise.\u2014 Elle, 7, Pronom indéfini, \u2014 Peu.\u2014 Qui marque infériorité de qualité.\u2014 Cicatrice.\u2014 Lac du Soudan.8.Qui concerne les citoyens.\u2014 Branches brisées dans les taillis par les cerfs.\u2014 Recueil bibliographique.9.Lanterne de grandes dimensions.\u2014 Attachées.\u2014 Sorte de laine.10.Autrement qu'il ne convient.\u2014 Difficile à porter, \u2014 Du verbe avoir.\u2014 Difformités des mains.\u2014 Monnaie japonaise.11.Plante ombellifere.\u2014 Ville du Portugal.\u2014 Tissu à claire-voie pour prendre les oiseaux.\u2014 Prénom féminin.12.Elément gazeux du radium.\u2014 Barre servant à fermer une porte.\u2014 Bandes de peau qui garnit la tête des soufflets d'orgue.\u2014 Homme désagréable.13.Prêtre italien (1515-1595).\u2014 Petite pièce d'artillerie ancienne.\u2014 Couverture d\u2019un bâtiment.14.Colère.\u2014 À lui.\u2014 Forte pièce de bois.\u2014 A toi.\u2014 Triage.15.Toi.\u2014 Poissons acanthoptères.\u2014 Espace entre les extrémités du petit doigt et du pouce écartés.\u2014 Qui fleurit au printemps.\u2014 Article espagnol.16.Mamans.\u2014 Agent politique français, né à Tonnerre.\u2014 Attachée d'une manière indissoluble.17.Qui appartient à la mer.\u2014 Deux fois.\u2014 Crâne.\u2014 Siège du cavalier.= || |= = | | \u2014 [À [ Slo jvlp Jl: || 20.1) [nc alr 2.|V [1 |N > ML 1 22.1R1É IN IE] 23 |p |R|E|w |t D ™\\ « Tm ee \u2014 I IL }- Dl ¢ \u201chh e M MN foo : Vp [REE >} |L qe [Re j JE NIT Rig IL ]1 [> mi op a) D py 5 T |e © + 2 E E S ) Lk 18.Partie large et plate de l'aviron.\u2014 Tas de sel en forme de cone.\u2014 Instruction publique.\u2014 Ville du Chili.19.Ancien royaume de l'Hindoustan.\u2014 Fils de Bélus.\u2014 Région de l'Asie centrale.\u2014 Mélange confus.20.Fille de Cadmus.\u2014 De la Lapo- nie.\u2014 Maison de campagne.\u2014 Grande étendue de terrain planté d'arbres.\u2014 Pain brun.21.Liqueurs.\u2014 Plante textile.\u2014 Plante marine.\u2014 Article.\u2014 Prêtre de l'Eglise russe.22.Guides.\u2014 Partie creuse de la salière.\u2014 Partie du pied.23.Espaces sablées au centre des amphithéâtres.\u2014 Principales.\u2014 Chômées.VERTICALEMENT 1.Révolte contre la puissance établie.\u2014 Sucre que l'on rencontre dans le céleri.\u2014 Assaisonna.2.Action de s'enfuir de prison.\u2014 Méthode particulière \u2014 Nom vulgaire de divers oiseaux.3.Manches des pinceaux.\u2014 Unité de mesure.\u2014 Action de mal distribuer les cartes.4.Source, en arabe.\u2014 Gros nez.\u2014 Pronom personnel.\u2014 Corps dur, brillant, nacré et rond.\u2014 Monnaie nipponne.5.Du verbe être.\u2014 Qui concerne les vaisseaux de guerre.\u2014 Suite ininterrompue.\u2014 Lui.6.A toi.\u2014 Piscine de Jérusalem.\u2014 Mollusque lamellibranche.\u2014 Fleuve de Suède.7.Objets superposés.\u2014 Sorte de verveux.\u2014 Adjectif possessif.\u2014 Oiseau passereau.8.Anciennes mesures de volume pour le bois de charpente.\u2014 Toute figure de mots dans laquelle on emploie ceux-ci avec un sens dif- férent de l'habituel \u2014 Broc de bois, 9.Détail d'un compte.\u2014 Action théâtrale.\u2014 Partie inférieure d'une cuisse de Volaille cuite.\u2014 Elle.10.Petite quantité, \u2014 Funeste.\u2014 Barbe des épis de l'orge.\u2014 A lui.\u2014 Ville de l'Asie.11.Interjection.\u2014 Sorte de laine d'Espagne.\u2014 Intrigue.\u2014 Orge germée.12.Instrument à vent, contourné en spirale.\u2014 Etat de ce qui est difforme.\u2014 Contribution exigée des citoyens.\u2014 Embellir.13.Toi.\u2014 Charges d'ânes.\u2014 Premier martyr de l'Angleterre.\u2014 Du verbe être.14.Titre anglais.\u2014 À eux.\u2014 Suite interrompue d'une même matière.\u2014 Vaisseau de terre.\u2014 Passage étroit entre deux montagnes.15, Couchis de fascines traversées de piquets et de clayons.\u2014 Petite charrue.\u2014 Chaîne de rochers à fleur d'eau.\u2014 Adverbe.16.Galeries pour appel d'air dans les mines.\u2014 Genre de lamellibran- ches appelés vulgairement couteaux.\u2014 Rivière de Sibérie.17.Argile refractaire dans la composition de la porcelaine.\u2014 Suftra- ges.\u2014 Art de lancer.\u2014 Epoux de Doris.18.Légumineuse.\u2014 Grosse tortue.\u2014 Balle de marchandises.\u2014 A toi.19.Négation.\u2014 Second fils de Priam.\u2014 Plante potagère de la famille des crucifères.\u2014 Toi.20.Revers.\u2014 Partie épaisse qui se dépose dans le vin.\u2014 Homme très avare.\u2014 Nom donné par les Orientaux à un bouquet de fleurs.\u2014 Terme du jeu d'échecs.21.Récipients de formes variables.\u2014 Aussi promptement.\u2014 Renoncu- lacée.22.Crochet de pêche.\u2014 Canonnière en sureau.\u2014 Disparition totale d'un astre.23.Haine.\u2014 Mollusque céphalopo- de.\u2014 Faciles. - cles Ade et alae Ces = FÉVRIER 1943 SES QUATRE VOLONTES (Suite de la page 33) le journal pour nous en informer.Et pourtant, dès après la messe on ne sait plus quoi faire.« Nous avons pourtant eu une distraction imprévue : Jackie s'est flanquée à l'eau, juste au petit ponton, en plein dans la vase.Za a failli recevoir une gifle parce qu'elle riait.Bref, un drame.« La nuit, un orage à tout casser.Les filles sont venues tambouriner à notre porte.Gérard n'a tout d'abord tien voulu savoir pour se lever.Je suis allé tenir compagnie à ses sœurs au salon, pendant que, dehors, la pluie, les éclairs et le tonnerre me- Kraient une sarabande du diable.J'avais Lou et Za peureusement blotties contre moi.« J'adore l'orage à la campagne \u2026.« Lundi Je me demande pourquoi Gérard s'obstine à laisser le péroné du vicomte dans le plâtre.Il pourrait bien commencer à le libérer.Meg prétend qu'il doit le faire exprès.Meg devient bien malicieuse .«\u2014 Lou m'a demandé un spécimen de mon écriture.Elle avait un petit air sournois.S'occuperait- elle de graphologie ?C'est un peu inquiétant.« L'après-midi nous allons à la pê- che, Gérard et moi, avec Joseph.Des serviteurs comme ça, on nen fait plus.« Mardi : Nous allons à la pêche.Coup de soleil.« Mercredi : Nous avons failli aller a la péche.Mais zut, j'en ai assez.J'avais promis à Lou de lui apprendre à conduire, sur la grand- sport.Ce genre de voiture n'est pas très indiqué pour une débutante aussi distraite.«Il y a, sur la route, un petit platane qui se souviendra longtemps de cette première leçon, s'il en réchappe.Mais comme le dit I'adorable enfant : ça aurait pu tomber sur un plus gros.« Aujourd'hui, c'est jeudi.« Nous sommes à la pêche.Je ne connais décidément rien de plus horripilant .» Robert Souzay a sursauté : Gérard venait de surgir près de lui, l'arrachant sans ménagement à son demi- sommeil : \u2014 Tu ne sais pas ce que m'a dit Meg, ce matin?dit le jeune docteur.Je marchais devant, avec Micheline et Jackie.Micheline nous quitte un instant.Meg nous rejoint.«Je vous regardais de dos, Micheline et toi, me susurre-t-elle.Vous faites un beau couple à vous deux ».\u2014 Mon Dieu.A part le vicomte, ça serait sans doute l'avis général.\u2014 Mais pourquoi m'a-t-elle dit ça ?Qu'en penses-tu ?Robert se leva, s'étira.~ Que veux-tu, reprit-il .Tu joues un jeu dangereux.Tu évites icheline et parais la bouder, mais, lorsque nous sortons avec elle, tu la dévores des yeux.Entre elles, tes sœurs finiront par jaser.\u2014 Bast!.\u2014 Il n'y a pas de « bast » ! Pour Micheline elle-même ce doit être assez troublant.Vous avez virtuellement rompu, pour des raisons qui vous honorent tous les deux et sur lesquelles tu sais n'avoir à revenir.et tu fais le jaloux!.Je me demande ce qui se passerait si, au lieu du vicomte, tu étais en face d'un Adonis ?Ce n'est pas clair, tu comprends.Cette petite ne doit plus savoir que penser.\u2014 Ça ne l'empêche pas d'être aux petits soins pour Stany-Mareuil ! \u2014 Naturellement.C\u2019est son rôle, son devoir.À dire vrai, maintenant que j'y vois plus clair, j'estime que tu devrais adopter une attitude plus nette.Ou tu te décides à reprendre Micheline et alors ne la laisse pas s'enfermer avec le vicomte et ne laisse pas son père se frotter les mains ; ou tu consommes définitivement ton renoncement et.agis en conséquence.Mais, je t'en prie, pour l'un comme pour l'autre, pas de demi-mesures ; cela crée une source de malentendus et de malaises qui s'aggravent tous les jours.érard hocha la tête.\u2014 Tu parles d'or, dit-il amer.Aussi bien sommes-nous d'accord, Micheline et moi : nous ne sommes que des amis.\u2014 Ouais, ricana Robert Souzay.Des amis comme ça, je n'en aimerais pas beaucoup autour de ma fiancée éventuelle .Surtout avec ma jambe dans le plâtre.Le jeune docteur ne put retenir un sourire.\u2014 Et ça, reprit l'autre.Crois-tu ue ce soit digne de toi ?Mettre un il à la patte de ce pauvre bougre qui devrait déjà pouvoir jouer à saute-mouton ?\u2014 La prudence, mon vieux.Pour un premier malade, il serait navrant que.\u2014 Ah! non, mon petit, non.Pas a moi.Cela fait un mois et, pour une fracture aussi maligne.\u2014.Pour en revenir à Micheline, éluda Gérard.Que veux-tu que je fasse ?À moins de nous fä- cher tout à fait.\u2014 Mais, fâchez-vous .Quand tu seras rentré à Paris, que feras-tu ?Jimagine que vous n'allez pas échanger une correspondance en.« camarades », selon la formule?Alors.aujourd'hui ou dans six semaines .Gérard Studac battait l'herbe d'un pied nerveux.Il ne pouvait se résoudre à étouffer de ses propres mains le peu qui lui restait d'un bonheur qu'il savait pourtant inaccessible.La pensée que Meg pourrait cependant surprendre son secret commençait de se cristalliser en lui.Depuis quelques jours, elle est bien étrange, cette Me Serait-il, en effet, devenu si maladroit ?Ou la jeune fille aurait-elle déjà cette intuitive divination qu'on accorde communément aux femmes?A moins, encore, que Micheline se soit trahie ?.\u2014 Tu as peut-être raison, dit-il enfin.Mais son ami vit bien qu'il ne l'avait pas convaincu.CHAPITRE XIV E MATIN-LÀ, alors qu'il parachevait sa toilette en fredonnant un tango vieux de quelque lustre, Gérard Studac vit tout à coup Meg et Lou faire irruption dans sa chambre.\u2014 Où est Robert?elles.\u2014 Il nettoie la voiture, je crois.Lou s'est assise sur la table, les jambes haut croisées, avec un air faussement détaché.Sa sœur tenait à la main cing ou six enveloppes bleues d'un papier fins'enquirent- - 35 ofre sourire gagne les coeurs QUAND LES GENCIVES RECOIVENT LE.; TRAITEMENT SPECIAL IPANA | Evitez la \u201cBrosse a Dents Rosée\u201d .Pour garder vos gencives plus fermes \u2014 vos dents plus brillantes, ayez recours a IPANA ET SON MASSAGE N SOURIRE ENCHANTEUR fait de vous une vedette dans toute réunion.Ainsi, protégez ce sourire \u2014 procurez à vos gencives, tout aussi bien qu\u2019à vos dents, le traitement spécial quotidien! A cause de la nourriture molle, bien cuite que nous mangeons tous de nos jours, souvent, les gencives sont privées d\u2019exercice et de stimulant.Elles ont tendance à devenir tendres, sensibles \u2014 laissant quelquefois sur votre brosse à dents cette légère teinte révélatrice \u2018\u2018rosée\u2019\u2019.La première fois que vous constaterez la \u2018\u2018brosse à dents rosée\u2019 \u2014 voyez votre dentiste sans plus tarder.Il peut vous dire simplement que vos gencives sont *\u2018paresseuses\u2019\u2019 \u2014 souffrent d\u2019un manque Un produit de Bristol-Myers Fabrication canadienne Nettoyez vos dents, massez .ra vos gencives cha- ; ¥ que jour et voyez - votre dentiste régulièrement pour examen.Vous n\u2019en avez besoin que de peu pour net- ; toyer et masser vos gencives.de mastication vigoureuse.Et, comme tant d'autres dentistes d'aujourd'hui, il peut vous conseiller \u2018\u2018le bienfaisant stimulant d\u2019Ipana et son massage\u2019.Car Ipana est spécialement conçue non seulement pour nettoyer les dents à fond, mais de plus, lorsqu\u2019employée dans le massage, pour aid:r la santé des gencives.Chaque fois que vous brossez vos dents, massez vos gencives avec un léger supplément d'Ipana.Constatez le revigorant \u201cpicotement\u201d\u2019 \u2014 il vous dit que la circulation s\u2019avive dans vos gencives \u2014 contribuant à leur donner une fermeté plus saine, Et, avec des gencives fermes et saines.vous avez tôt fait d'avoir des dents plus brillantes et un sourire plus attrayant.Ne gaspillez am hr ses Remettez au pas Ipana.& - pharmacien .\"un tube métalli- V7 que vide lorsque Sy ¢ vous achetez un nouveau tube == d'Ipana, 36 PROTÉGEZ LA PLOMBERIE \u201cHI A er * fr DÉGAGEZ LES RENVOIS ET ÉVITEZ LA CORROSION AVEC LA LESSIVE GILLETT L n\u2019est pas facile de trouver des plombiers et des pièces de plomberie par le temps qui court.Il vaut mieux prendre soin des renvois d\u2019eau.Voyez à ce qu\u2019ils coulent librement en y versant de la Lessive Gillett.La Gillett détache les bols de cabinets, les garde inodores \u2014 facilite les gros nettoyages\u2014dégraisse et récure les ustensiles de cuisine.Ayez-en toujours à la maison.BROCHURETTE GRATUITE: Ecrivez à Standard Brands Ltd., Fraser Ave.& Liberty St., Toronto, Ont., pour obtenir la brochurettegratuitede la Lessive Gillett suggérant maintes ma- mières de faciliter les travaux de ménage.Fabrication canadienne Ne faites jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude.L'action de la lessive elle-même réchauffe l\u2019eau.Ne souffrez plus grâce au TRAITEMENT MEDICAL F.GUY C'est le remède connu contre les périodes douloureuses, douleurs dans la tête, les reins ou les aines, etc.Envoyez cinq (5) cents en timbres et nous vous enverrons GRATIS une brochure avec échantillon du Traitement Médical F.Guy.Mme MYRRIAM DUBREUIL 6901, Ave.de Chateaubriand Boîte Postale 2353 (Place d\u2019Armes) = Montréal, P.Q.\u2014 Qu'est-ce que c'est que ça?fit Gérard.Du courrier ?Meg sourit : \u2014 Le courrier de [Mademoiselle Lou Studac.\u2014~ Non ?.Mazette! .\u2014 Des lettres de mon flirt! précisa la jeune fille.: Gérard restait incrédule : \u2014 Non ?Tu as déniché un flirt par ici, toi ?.H ne pensait pas à gronder.Il avait trop confiance.Ses sœurs ont été accoutumées à toujours lui ouvrir leur cœur et il a toujours su se montrer compréhensif et indulgent, les rai- sonfiant avec douceur, sans jamais se mettre en danger de heurter leur amour-propre, ni leur pudeur naïve.II ne s'illusionnait pas sur l'avenir : le jour où ce sera grave, pensait- il, elles oublieront de venir m'en par- per, quoiqu'en dise Meg.\u2014 On peut lire?questionna-t-il seulement.\u2014 Certes, répondit l'aînée.Mais, avant, écoute, c'est toute une histoire.\u2014 Je suis tout ouie .Il regardait Lou.Sa robe, d'un vert suave, rehaussait sa blondeur intégrale.Une lueur maligne allumait son regard aux reflets de saphir sur lequel attaient ses longs cils recour- és.\u2014 Ça remonte déjà à quelques jours, expliqua-t-elle.J'étais par hasard dans le jardin lorsque le facteur apporta le courrier.Je le reçus de ses mains.Or il me remit une large enveloppe bleue à part, avec un sourire finaud : « \u2014 C'est pour vous, Mam\u2019 zelle, dit-il.Faites attention, ça m'a tout l'air d'un billet d'amour.\u2019 «J'ai ri d'abord, tu penses, pas même intriguée.Mais la perspicacité du facteur n\u2019était pourtant pas en défaut.\u2014 Il a l'habitude, ce garçon, observa Gérard.\u2014 C'était bel et bien une lettre d'amour .Oh, rien, un petit mot discret comme un bouquet, tu verras.aux allures de madrigal timide, mais pas mal tourné.C'était signé : «Celui qui vous.» et daté de Matha.\u2014 Diable \u2026\u2026 \u2014 Jai naturellement cru à une farce.Mais de qui?Nous ne connaissons personne dans la région.et puis, enfin, qui aurait pu avoir cette malice 7.~ Je te le demande .\u2014 Ça m'a pourtant occupée toute la journée.Le lendemain matin, j'ai guetté le facteur et quand, à la porte du jardin, il m'a tendu la même large enveloppe bleue, je t'avoue que je me suis sentie rougir.« \u2014 N'en v'là une autre, je crois ; me dit le joyeux imbécile.« Le billet était un peu plus long que la veille, tracé de la même écriture à la fois banale et distinguée qui peut aussi bien celer un comptable, un employé de bureau, ou un milliardaire en perdition dans les parages.Et ça dure encore.\u2014 Chaque jour apporte à Lou sa bouffée d'encens, intervint Meg.Ça l'a d'abord amusée, puis le côté ano- - nyme de l'aventure a fini par l'agacer.Elle m'en a parlé .Gérard Studac prit le paquet de lettre d'une main distraite.\u2014 Pourvu que ça traîne encore un peu, soupira Lou avec une mélancolie qui n'était peut-être pas tout a fait feinte, et je connaîtrai mon complice pour lui dire adieu Son frère parcourait les feuillets bleus, arquant les sourcils et souriant de temps à autre.\u2014 Eh bien, fit-il enfin.C'est assez impersonnel, mais pas si mal, en effet.Et tu n'as pas la moindre idée sur ce mystérieux personna- ?ge?.\u2014 Ma foi, non.Comment veux-tu.\u2014 En promenade, à droite ou à auche, vous n'avez jamais.Vos Anglais de Cognac ?\u2014 Non, assura Meg, sûre d'elle.\u2014 Je peux te le dire, avança Lou: J'ai pensé un moment que ce pouvait être.Robert.\u2014 Tu es folle ! \u2014 Ça me semblait étrange, bien sûr.mais, que veux-tu?À part le vicomte et toi, je n'avais guère le choix.Je lui ai même demandé un spécimen de son écriture.\u2014 Ça n\u2019a rier de commun.Et puis, enfin, fais lui la grâce de le croire moins sot.\u2014 Sot de quoi?releva Lou, piquée.\u2014 Ne te hérisse pas, mon petit Lou!.Je crois seulement que ça n'est ps un garçon à s'enflammer si vite, à coup sûr, incapable de ce manège assez indiscret.\u2014 Alors ?\u2014 Alors.sonne ?\u2014 Personne.Gérard sourit lui rendant ses lettres : \u2014 Eh bien, ma chérie.Patiente un peu.Ton Don Juan se démasquera bien un jour.Tout ce que je te demande, c'est de ne pas prendre cela trop au sérieux.Ce sont des enfantillages de quelque potache.\u2014 Oh, tu sais ! coupa Lou méprisante.Meg lui passa alors le bras autour du cou :.\u2014 C'est qu'elle est jolie, notre Lou, dit-elle.Elle laisse derrière elle « comme une queue de comète ».Ça, c'est signé, par exemple : c'est Robert qui le lui a dit.\u2014 Hé, hé!.\u2014 Toutefois, Gero, reprit la jeune fille, Lou voudrait que Jackie ne sache pas, ni Za.\u2014 Naturellement, moi, je suis un tombeau, tu sais, mon petit.Je serai, s'il le faut, le tombeau de cet amour anonyme.Lou remua les épaules en riant.Peut-être pensait-elle déjà à autre chose.vous ne voyez per- Vint enfin la fameuse expédition sur Angoulême, dont tout l'intérêt résidait, pour les jeunes filles, dans le fait de rentrer tard et de courir la route en pleine nuit.Gérard Studac avait sérieusement invité le vicomte Stany-Mareuil à rester quelques jours encore sur sa chaise longue, la jambe prisonnière.Il s'était engagé à le libérer avant la fin de la semaine en cours.Robert Souzay assistait à l'entretien : \u2014 Ne crains-tu pas que ce soit un peu tot?susurra-t-il, doucement ironique.Son ami l'a regardé, sans sourire.Mais le vicomte faillit s\u2019en étrangler: \u2014 Non, Monsieur, non ! dit-il avec feu.Cela suffit amplement.J'en ai assez du point de vue de la terrasse.Ça me fait l'effet du papier à ramage d'une chambre de malade, maintenant.Et je me sens une folle envie de grand air, de campagne et de soleil.« Ça va être gai! » pensa Gérard.Cette fois pourtant, Robert Sou- zay surprit nettement que ce n'était pas sans quelque mélancolie avouée que l'infortuné vicomte voyait partir les voitures, avec Micheline, vers la capitale de l'Angoumois.D'aussi loin qu'il put, jusqu\u2019au virage de l'allée sableuse du château, le gentilhomme, dressé sur sa chaise longue, agita son béret blanc, cherchant manifestement à identifier la main de la jeune fille parmi les dix mains tendues vers lui.La Revue PoPULAIRE \u2014 Pauvre l'étudiant.Car, lui non plus, ne pouvait se défendre d'une certaine sympathie à l'égard de Stany-Mareuil \u2026 Il gardait le souvenir d'une conversation qu'il avait eue avec lui, un matin que Gérard, retenu à la Maison Bleue par un léger malaise de la petite Za, l'avait dépêché devant.Il venait incidemment de dire son âge.\u2014 Vingt-quatre ans !.Que c'est beau ! avait soupiré le vicomte.Toute la vie devant soi.Et comme le jeune homme avait esquissé une moue désabusée : \u2014 Eh quoi, reprit l'autre.Déjà blasé ?\u2014 Blasé ?repartit alors l'étudiant, Ma foi non, cher monsieur.Je pense seulement que cet âge d'or peut n'être qu'une poésie qu'on ne sait guère goûter qu'un peu plus tard, avec un certain recul.\u2014 Et aussi, un peu de regret.\u2014 Peut-être, mais.A ce moment, Micheline avait traversé la terrasse, descendant au jardin.Robert suivit le regard du vicomte, accroché à la claire vision .\u2014.Un peu de regret, répéta l'homme.Croyez-moi.Je ne connais pas de gens qui ne voudraient rajeunir.On s'aperçoit toujours qu'on a oublié de faire quelque chose d\u2019essentiel .\u2014 Ou qu'on n\u2019a pas pu la réaliser, faute de moyens.Car, nous y voilà bien : à vingt ans, vingt-cinq ans, on a toutes les audaces, toutes les ambitions.et souvent pas les épaules du rôle.\u2014 C'est toujours un peu la même chose, allez: « Qui met son idéal trop haut se casse le nez, observe judicieusement Regnard».On peut aussi se casser le péroné, ajouta le vicomte, en riant.Mais il ne faut jamais rien regretter, que sa jeunesse.Gardez jalousement la vôtre, allez, le plus longtemps possible.Vous avez des joies qui n'appartiennent qu'à vous.Des promesses.Tous les espoirs sont permis, à votre âge.On ne doute de rien.\u2014 Croyez-vous ?Stany-Mareuil sourit : \u2014 Ah oui.L'inquiétude ?Ce mal du siècle.Au fond, nous sommes plus jeunes que vous autres, nous les « plus de quarante » ! « Assurément, il y en a qui ne doutent de rien », pensa Robert.\u2014 C'est-à-dire qu\u2019on commence alors de se regarder vivre, reprit-il.Avant, le temps manque.On se heurte parfois à des forces hostiles, des impondérables, qui suffisent à nous bougre, pensa accaparer .\u2014 Vous en avez tant?\u2014 Moi?.Non.Je travaille.Je ne m'aperçois pas toujours que je suis jeune, c'est tout.\u2014 Plus tard, on s'aperçoit qu'on ne l'est plus.ou qu'on l'est moins.C'est pire .Je ne vous croyais pas si pessimiste, mon cher monsieur.\u2014 Je ne suis pas pessimiste.J'espère et j'attends .Le vicomte eut un petit rire : \u2014 Vous serez bientôt docteur \u2026.\u2014 Un an, je pense.\u2014 Et puis.vous êtes un beau- frère tout indiqué pour votre ami Gérard ?.Le jeune homme rougit : \u2014 Je n'y pense pas.Y penserais- je, qu'il me faudrait d'abord céder à des préoccupations plus matérielles.J'ai ma vie a faire, ma situation.Je suis seul.\u2014 Voila qui est d'un sage, accorda le gentilhomme réveur.Pourtant .Pourtant, je crois que vous êtes dans l'erreur.La vie, la situation, deux choses assez différentes.Faire sa situation avant sa vie, n'est peut- FéÉvrIER 1943 être pas si rationnel- qu'il y paraît.Sa vie d'abord, un foyer \u2014 C'est tentant.Mais le bonheur d'une femme devient assez cher de nos jours.\u2014 Croyez-vous ?Débuter jeunes, la main dans la main, avec plus d'espoirs que de souvenirs, ce doit être charmant .Non?\u2014 Certes.\u2014 Mais oui.Micheline remontait le perron, les bras chargés de fleurs qu'elle venait de couper.Le vicomte l'a regardée à nouveau passer.Robert pensa à Gérard.À quoi lui servait d'être jeune à celui-ci ?Le destin ne s'était- il pas chargé de lui prendre son bonheur, alors que tout semblait conspirer en sa faveur?.La claire vision de la jeune fille disparue dans le cadre de la baie éclaboussée de soleil, Stany-Mareuil restait là encore, immobile, l'œil vague, comme gêné tout à coup par ce qu\u2019il venait de dire.L'étudiant surprit son trouble et ricana, pensant toujours à Gérard.Mais le vicomte, enfin, se retourna.Son visage mince et laid avait une étrange expression de lassitude avouée.Il sourit pourtant, d'un demi- sourire, qui décala ses traits excessifs : \u2014 Mariez-vous jeune, mon ami, dit-il gravement.Faites vite un beau mariage d'amour, un vrai.Parce que, apres.Le jeune homme a tressailli, étonné.Déjà l'autre avait repris son masque de sérénité, que vint égayer vne lueur de malice dans son regard devenu narquois : \u2014.Parce que.après, reprit-il, on a encore toute la vie devant soi, mais elle est plus courte.Robert Souzay perçut la teinte et prit le parti de rire.Il venait cependant d'acquérir la certitude que le vicomte ne se leurrait pas sur la part de vrai bonheur qu'il était susceptible d'apporter à Micheline, et la sourde révolte, qui grondait en lui la minute d'avant, fit soudain place à un indicible sentiment de pitié \u2026.A la réflexion, il avait cru préférable de ne pas rapporter l'incident à Gérard.Le soir, en rentrant d'Angoulême, le Hasard, cet espèce de meneur de cotillon qui est peut-être beaucoup moins étourdi qu'on se plaît à l'imaginer, le Hasard, donc, avait placé Gérard Studac à côté de Micheline dans le spider de la grand-sport.Robert Souzay étant au volant, la petite Za à la gauche « pour voir la route ».Le torpedo filait devant avec Meg, Lou et Jackie.La nuit était chaude et sans lune.Le ciel piqué d'étoiles répandit cependant une douce clarté sur le paysage endormi, qu'ils avaient traversé dans l'après-midi en pleine féerie ensoleillée.Le rond de lumière des phares fuyait, éperdu, devant les voitures qui semblaient s'obstiner à le poursuivre, s'attardait un moment aux virages que barraient le rideau des arbres bagués de blanc, puis bondissait à nouveau dans l'ombre bleue.Meg menait bon train.Robert Sou- zay suivait, sans effort.Za, grisée d'air, fouettée \u2014 et sans doute aussi d'un peu de champagne ! s'abandonnait toute au plaisir du moment.Elle reconnaissait des silhouettes au passage, une ferme, un boqueteau.puis des villages, des bourgs.la vieille église de Fléac, Saint-Saturnin qu'habita Calvin, les ruines des Bou- chauds, Luxé.Rouillac.Ici le torpedo bifurqua, par erreur, à gauche, vers Jarnac.Ce fut Micheline qui observa la fausse ma- nœuvre et Robert Souzay, alerté, appuya sur l'accélérateur pour rejoindre l'auto.Croyant a un jeu, Jackie, très excitée, poussa d'abord Meg à fuir plus vite.Ce n\u2019est qu\u2019au bout d'un long moment, comme déjà ils traversaient Sirogne et allaient atteindre Jarnac, qu'intriguée par l'appel répété du clakson de la grand- sport, Meg ralentit et se laissa rattraper.Une discussion s'ensuivit aussitôt, Meg rejetant la responsabilité de l'itinéraire sur Jackie qui se de- fendait avec l'ardeur qu'on imagine.\u2014 Enfin, peu importe, trancha Gérard.Nous ne saurons jamais qui nous a fait ce «coup de Jarnac ».L'essentiel est de faire demi-tour.À moins que, reprit-il, consultant sa carte, à moins que nous ne passions par Cognac.Ce n'est pas tellement plus long.\u2014 Oh si! protesta Micheline.La route fait un coude terrible.Et il est tard.moins allongée de quelques lieues et ce n'est certes pas le jeune docteur qui s'en fût plaint : il était prêt à faire le tour par Saintes et Rochefort quitte à rouler toute la nuit.Insensiblement, en effet, Micheline s'est laissée aller contre lui, cédant à l'engourdissement de la cout- se.Passant son bras aux épaules de la jeune fille qui ne résista que mollement, Gérard l'attira plus près.Un indicible émoi le gagna peu à peu.\u2014 Ça me rappelle notre fugue à Versailles, murmura-t-il soudain .Un soir de « naguère », en effet ils étaient rentrés d'une escapade, en taxi, blottis l'un contre l'autre, n'osant plus parler ni bouger, de crainte de rompre le charme de leur bonheur qui les étourdissait encore.Mais c'était l'hiver, il faisait froid.Les longs cils de Micheline battirent, trés vite, sur ses yeux noirs et doux : Oui, bien sûr Puis, désignant Robert d'un mouvement du menton : \u2014 ll sait?questionna-t-elle Oui, bie nsûr \u2014 Bien sûr.\u2014 C'est pour cela qu'il me boude?\u2014 II vous boude ?\u2014 Un peu, je crois.Il est votre ami.H doit m'en vouloir Gérard eut un bref coup d'œil en avant, comme s'il craignait que Robert ne les entende, mais le vent emportait loin dans la nuit le murmure de leurs paroles.Non, il ne vous boude pas, re- prit-il.Au contraire.C'est à moi qu'il reproche de n'être pas plus raisonnable et de ne pas savoir me défendre mieux contre moi-même.[I assure que je vous importune.\u2014 Nous sommes des amis.\u2014 Il prétend que des amis de mon espèce, il n'en voudrait pas beaucoup autour d'une.enfin, de sa.Micheline arqua les sourcils : \u2014 Il a peut-être raison .\u2014 Tellement ?\u2014 Cèla dépend du point de vue.\u2014 Le vôtre ?\u2014 Je pense qu'il a raison.\u2014 Je ne vois pas.\u2014 Croyez-vaus, Gérard, que je devrais, décemment, être là, comme ça.Le jeune homme resserra l'étreinte de son bras.\u2014 Pourquoi y êtes-vous ?\u2014 Parce que je suis bien.Et j'ai confiance .\u2014 Michou \u2026.\u2014 Non, Gérard, non.\u2014 Mais si, Michou .Si.Laisse.Volons cette minute au destin.Oublions tout, un moment, rien qu'un moment, veux-tu ?.Je t'aime, Micheline chérie, petite Michèle, je t'aime.Je n'ai jamais cessé de t'aimer.Un éclair a passé dans le regard éperdu de Micheline stupéfait.Un ee RE ii \u201cHeureusement que ma baignoire a toujours été frottée au Bon Ami\u201d Il est difficile aujourd'hui de renouveler une baignoire ou un évier ; aussi, les femmes qui se sont toujours servi de Bon Ami s'en réjouissent aujourd'hui.Car Bon Ami garde à la porcelaine une apparence de neuf.Désormais, servez-vous donc de Bon Ami pour protéger la surface de votre baignoire et de vos éviers.Vous verrez qu'il est d'usage facile, d'action rapide et sûre.Ne contient ni caustique violent ni substance graveleuse.\"PAS ÉTONNANT QU'IL N'ABIME PAS LES MAINS !\"\u2026 Parce qu'il ne contient ni caustique violent ni substance graveleuse, Bon Ami ne rougit ni n\u2019abime les mains.ne rend pas les ongles cassants.\u201cn\u2019a pas encore égratigné !\u201d 38 Surprise ! Biscuits au fromage chauds, à l\u2019appétissante saveur de fromage, riches et.fondants.Et comme ils sont faciles à confectionner avec le Soda à Pâte \u201cCow Brand\u2019, le parfait levain ! 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Robert Souzay .Le torpedo avait démarré et prenait de l'avance.La grand-sport bondit, comme cravachée, cependant que Gérard surprenait un sourire moqueur aux lévres de son ami.Derrière lui, Za s'était blottie contre Micheline, à demi étendue sur l'épais coussin de la banquette, la tête renversée au creux des bras de la jeune fille.La lassitude amenuisait son mince visage triangulaire, aux cheveux plats.Ses yeux luisaient comme des myrtilles, d'un éclat fixe, braqué sur les grands yeux veloutés de Micheline.\u2014 Vous êtes bien, Za?\u2014 Oui.Elle était très fatiguée, cette petite.On n'aurait pas dû la laisser prendre cette coupe de mousseux, tout à l'heure.Ça l'a énervée.Gérard s\u2019y opposait ; c'est Micheline qui avait cru devoir insister.Elle le regrettait.Mais voici qu'ils atteignaient les berges de l'Antenne, au miroir terni de brumes légères errant à la surface Pour- jeta de l'eau paisible.Le vieux jardinier, gardien du château, prétend que ce sont là les âmes des filles qu'un désespoir d'amour a poussées dans la rivière .puis Matha et Savenac, enfin, au pied des sombres collines, amoncelées comme des nuages.Les deux voitures stoppèrent au château.Les chiens accourus s'étaient dressés contre la grille, les oreilles droites.Dans l'ombre plus épaisse du parc, la grande maison grise semblait ne dormir que d'un œil.A travers le tulle fin des rideaux, sur lequel bâillaient les persiennes mal jointes, une lumière tamisée filtrait, au ras de la terrasse.Les jeunes gens se séparèrent, dans un joyeux brouhaha.\u2014 A demain.\u2014 Bonne nuit, Micheline.\u2014 Bonne nuit, Gérard.Mais la main tendue de Gérard na pas rencontré la main de Miche- ine.Or, lorsque, un peu plus tard, Lou, qui partageait sa chambre avec Za, se pencha sur elle pour l'embrasser avant d'aller bavarder un moment avec Meg et Jackie, la petite, qui avait des lanmes plein les yeux, s'accrocha désespérément à son cou.\u2014 Eh! bien Za, qu'as-tu ma chérie?.Voyons, Za!.\u2026.Lou berçait sa cadette, tendrement.Elle n'était que trop sujette à ces dépressions nerveuses pour lesquelles Gérard la faisait soigner depuis longtemps.La jeune fille pensait comme Micheline, tout à l'heure, qu'elle devait mal supporter les randonnées en voiture et ces escapades répétées par monts et par vaux.\u2014 Dis-moi ce que tu as, ma chérie.Pourquoi pleures-tu?.Za ne faisait que secouer sa petite téte obstinée .\u2014 Veux-tu du tilleul?Un peu de fleur d'oranger ?\u2014 Non.Rien.\u2014 Enfin, qu'as-tu?.Elle consentit alors a découvrir son visage mouillé de pleurs.\u2014 J'ai, dit-elle, j'ai.Elle acheva tout bas, à l'oreille de sa sœur qui se releva, incrédule : \u2014 Tu es folle ?\u2014 Non.Je l'ai vu dans le rétroviseur de la voiture, sans le faire exprès, tu penses.Je regardais la route derrière nous, dans le petit miroir.Je les ai vus.Lou resta suffoquée.Aussitôt, pourtant, lui vint une envie de rire insensée, tant la chose lui semblait cocasse .\u2014 Tu as pu te tromper .\u2014 Mais non.\u2014 Eh bien, mon Dieu.Il n'y aurait tout de méme pas de quoi pleurer, après tout.Tu n'es pas jalouse, j'imagine! On ne va pas te prendre, ton Petata, sois tranquille.Za ne put s'empêcher de sourire, déjà plus calme.~ Ce n'est pas ca.\u2014 Quoi, alors?.\u2014 Je ne sais pas.veux, tu sais bien.Lou resta un long moment auprès d'elle, cherchant à la distraire, puis, assurée qu'elle allait dormir, elle s'éclipsa, sur la pointe des pieds, répéter l'extraordinaire affaire à Meg et à Jackie.CHAPITRE XV C'est ner- ICHELINE ne devait pas pardonner à Gérard Studac ce qu'elle considérait véritablement comme une mauvaise action.Non que la chose, en soi, lui eût paru tellement désagréable .Hélas ! Elle aimait trop encore le souvenir de son « Joli rêve » de naguère pour se La Revue PopuLAIRE nier toute faiblesse.Mais l'incident prenait pour elle un sens très différent et d'une autre gravité.Elle n'avait rien fait pour reprendre Gérard à ses sœurs.L'affection qu'elle portait déjà aux jeunes filles s'enrichissait d'un peu de la tendresse qu'elle refusait d'avouer à Gérard.a nature droite et fière lui avait épargné la tentation d'une revanche qui eût pu, pourtant, lui être facile \u2014 à tort ou à raison.Après le désarroi du premier moment, elle avait accepté la présence de Gérard comme une épreuve, à la fois douce et cruelle.Elle était de force à la supporter et à y puiser, même un subtil onheur qui durerait ce que dureraient les vacances, et dont elle savait devoir sentir le défaut, plus tard, avec plus d'acuité que jamais.Mais elle avait confiance en Gérard.« Vous n'avez pas de meilleur ami que moi», avait-il dit, un soir.Elle l'avait cru.Elle comptait sur lui comme sur elle-même.Elle s'était abandonnée en toute innocence à la sensation de sécurité qu'il lui inspirait.Elle mesurait son courage au sien et imaginait pouvoir se faisser aller parfois à quelque détente sans se mettre en danger de le regretter.Elle avait elle-même maraudé quel- Ques douces minutes à son destinais où était le mal?.Or, Gérard avait virtuellement trahi le pacte.Il avait, tout à coup, rompu les ponts.Et il lui avait fait mal.Toute la nuit \u2014 cette nuit-da \u2014 elle a pleuré comme une enfant, se confessant mentalement au souvenir resté cher de sa tante Jane qui avait, naguère, bercé son gros chagrinais elle avait eu très peur et S'était promptement ressaisie.Gérard s'en aperçut bien, le lendemain et les jours suivants, à sa façon de l'éviter ou de le regarder en face, sans sourire, avec une volonté nette d'enrayer tout plaidoyer.Ce fut, par contre-coup, le vicomte Stany-Mareuil qui bénéficia de l'incident.Il lui parut que jamais Micheline n'avait été si prévenante et que, jamais non plus, elle ne lui avait consacré tant de sa liberté.Il est vrai que Gérard Studac avait dû procéder au retrait de l'emplâtre qui immobilisait le gentilhomme, depuis déjà cing semaines, sur sa chaise longue.La guérison s'avérait parfaite; il ne devait rien subsister de la fracture, après la reprise mesurée et progressive d\u2019une activité sans excès.L'heureux vicomte tint à faire sa première sortie au bras de Micheline.S'aidant d'une canne, il descendit avec elle le perron du château qu\u2019éclaboussait un soleil radieux.Ce fut, pour lui, un ravissement .\u2014 Je ne suis certes pas tout à fait d'aplomb, avoua-t-il.Je dois vous faire l'effet d'un vieillard, ma pauvre enfant ?.\u2014 Mais, pas du tout.La convalescence est, au contraire, comme une bouffée de jeunesse et de renouveau.Il sourit, pensant à part soi qu'il n'avait nul besoin de ce printemps supplémentaire .\u2014 Vous êtes charmante, dit-il.Le fait est que je me sens capable dé randes choses, tout à coup.L'Hima- aya ne m'effraierait point, si je devais cueillir, au faîte, votre sourire.Ale! Dieu merci, votre sourire est la! se reprit-il en riant.Mais, songez, Micheline, qu'il y a plus d'un mois que je n'ai eu le plaisir de sortir ainsi avec \u2018vous!.Si vous saviez \u2014 je puis bien vous le dire, maintenant! \u2014 si vous saviez combien j'ai pu me morfondre et m'assommer dans ce salon.J'en suis positivement écœuré du Louis XV.Je ne veux d'ailleurs pas y rester une -nuit de plus.Je me hisse, FÉVRIER 1943 dès ce soir, à ma chambre et ne remettrai plus jamais les pieds dans cette geôle dorée.\u2014 Mais nous allons reprendre nos randonnées dans les environs! répartit Micheline.Je sais des coins charmants, à présent, et qui vous plairont, j'en suis sûre.Elle était enjouée, simple et semblait à l'aise.La joie puérile du vicomte déteignait en elle sans qu'il s'y mêlât la moindre gêne apparente.On eût pu, véritablement, la croire heureuse .Lorsqu'ils revinrent vers le château, après une courte promenade, coupée d'une pause au banc de pierre, et qu'ils aboutirent à l'allée qui contournait la corbeille des rosiers, Micheline vit qu'on les regardait de la terrasse.Il y avait là ses parents, Gérard Studac, ses sœurs et Robert Souzay, qui était venu les rejoindre entre temps.Alors, obéissant au mobile d'une naive représaille, la jeune fille s'ar- réta devant les roses, cueillit la plus belle et la passa a la boutonniére du vicomte, ravi, qui lui baisa galamment le bout des doigts.Sur la terrasse, Gérard se mordit les lèvres.Robert Souzay s'en aperçut, et Meg aussi, et Jackie, et Lou, et Za, qui parurent réprimer une collective envie de rire.« Qu'est-ce qu'elles ont, ci?» pensa l'étudiant.celles- \u2014 Tu as parlé à Micheline, Gérard ?\u2014 Moi ?Non.Pourquoi ?\u2014 Rien.Robert Souzay était couché, tout de son long, sur le plateau de l'ancienne carrière qu'on voit de la Mai- son-Bleue, couronnée de peupliers argentés.Gérard, assis contre un arbre, achevait distraitement d'anéantir leur provision de prunes et de figues fraîches, maraudées d'heure d'avant.Sous eux, la falaise de sable tombait à pic sur un pré d'herbe grasse où une chèvre semblait garder une enfant sale.Un boqueteau, aux tons de tapisserie chers à Watteau, dressait en face sa haute muraille, cependant que, sur les côtes, s'éta- eaient les vergers aux branches ourdes .Au delà, c'était le ruban métalli- ue de l'Antenne sous le soleil, la aison-Bleue, reconnaissable entre toutes et, plus haut, la silhouette trapue du château, sur l'écharpe boisée du coteau.Une indicible impression de quiétude et de paix se dégageait de l'ensemble et flottait dans l'air léger.comme un lénitif parfum.\u2014 Pourquoi me demandes-tu cela ?reprit Gérard.\u2014 Je croyais.\u2014 Tu croyais.Quoi?\u2014 Je ne sais pas, mon vieux.Il m'avait paru que vous étiez un peu plus.corrects, tous les deux.\u2014 Corrects ?releva Gérard, nar- uois.Tu as 'euphémisme facile! .Micheline boude bel et bien.\u2014 Flle ?\u2014 Eh! oui, elle.C'est d'ailleurs ma faute.\u2014 Raconte.Gérard acheva, pour se recueillir, de dépouiller une grosse figue, puis : \u2014 Figure-toi que, l'autre soir, comme nous rentrions d'Angoulême .Tu te rappelles ?J'étais dans le spider de la grand-sport, avec Micheline.Pendant qu\u2019il parlait, Robert, qui s'était commodément étayé d'un coude et fumait sa pipe par petites bouffées, le considéra d.abord avec sérénité, puis avec une ironie croissante.\u2014 Eh! bien, tu en fais de jolies, mon cher! constata-t-il enfin.Je ne sais pas pourquoi tu m'as fait venir de Paris si c'est pour perpêtrer de pareilles maladresses : tu t'en tires très bien sans moi ! \u2014 En fait, le résultat que tu souhaitais semble acquis : depuis huit jours Micheline ne quitte plus son vicomte.\u2014 Mais, je suis allé quatre fois à la pêche ?\u2014 Et nous n'avons pas échangé, elle et moi, dix paroles qui sortent du bonjour-bonsoir-pas-mal-merci .Robert Souzay remua les épaules.\u2014 Ce n'est pas trop tôt.\u2014 C'est un point de vue.\u2014 Mais non, Gérard.Aussi pénible que ce te soit, il fallait en finir.Pour elle-même, je te l'ai dit.Le seul fait qu'elle te garde rancune de ta.sauvagerie \u2014 car tu t'es conduit comme un rustre, ne t\u2019illusionne pas! \u2014 le seul fait qu\u2019elle t'en tienne rigueur corrobore pleinement ma façon de raisonner : tu es survenu dans sa vie nouvelle comme un fauteur de désordre et de déséquilibre.En un mot, tu y es de trop.Il faut t'en persuader et t'en aller.Gérard soupira : \u2014 Si tu crois que c'est facile.\u2014 Tu as eu un jour le courage de rompre.Aujourd'hui la situation est la même, aggravée du fait que Micheline ne s'appartient déjà plus.\u2014 Elle se vend.\u2014 Tu n'as pas a juger.Tu n'as qu'à rester tranquille, ou prendre tes clics, tes clacs et ficher ton camp.\u2014 Voila qui est net.Robert se dressa a demi et braqua sa pipe sur Gérard, comme un browning.\u2014 Mais oui, mon pauvre vieux, reprit-il plus doucement.Tu te tortures toi-même à plaisir dans une situation que tu sais sans issue.Tu recules constamment pour finir par sauter quand même, ne füût-ce qu'à la rentrée.\u2014 Je sais bien.\u2014 Note que je te comprends bien, va.Mais je suis trop ton ami pour ne faire que me lamenter avec toi.Que peux-tu espérer?.Tout ce que tu pourrais, a la rigueur, obtenir.ce serait d'écœurer complètement cette petite de son vicomte, faire rater son mariage.et puis?Pour ses parents, tu le sais, pour elle-même, peut-être, ce serait une catastrophe .\u2014 Pour elle, tu crois ?railla Gérard.\u2014 Mets la chose au pire: que Micheline, exaspérée, se jette du haut du pont du Diable?.Que feras- tu / \u2014 Tu es fou .\u2014 Sait-on ?Tu lui fermes toutes les issues.Ces histoires, tu sais, ça commence en opérette et ça tourne au drame.Robert Souzay touchait juste.Gérard accusa le coup.Soudain plus sérieux, il ne réagit plus.Le regard filtrant à travers ses paupières mi- closes, il mâchonnait nerveusement un brin d'herbe.Son ami, qui ne nourrissait point de si noirs pressentiments, craignit pourtant de s'être risqué un peu loin.\u2014 Nous n'en sommes pas là, Dieu merci, corrigea-t-il en riant.Mais je votidrais te voir plus fort, plus mai- .tre de toi, mon pauvre Gero.Tout ce que je te dis, tu sais, c'est pour tenter de te quérir.\u2014 Je sais.Je sais bien, va.À ta place, je ferais ce que tu fais.Tu m'assommes, mais je ne t'ai jamais autant senti mon ami.\u2014 Tu vas m'attendrir .Méfies- toi : quand.je suis tendre, moi, je deviens invivable.39 Comment Entreprendre UN PROGRAMME D'ASSURANCE-VIE APPROPRIÉ À VOS BESOINS Dans le but de vous aider à établir votre programme d\u2018assu- rance-vie et de lui faire donner son plein rendement, nous vous indiquons ici méme le simple processus à suivre : 1° Faites vous-même le choix d'un agent avec qui vous vous sentez en confiance, d'un homme dont vous estimez à la fois la compétence et le jugement.2° Demandez-vous bien quels sont les besoins de votre famille.N'avez-vous besoin d'assurance-vie que pour des frais funéraires ?Ne devez-vous pas pourvoir aux frais de subsistance de votre famille, après votre départ ?Avez-vous une hypothèque ou une dette à protéger ?Ne devez-vous pas assurer d'autres membres de la famille ?Quelles sont vos autres obligations ?3° Arrêtez la somme que vous pouvez consacrer à l'assurance-vie.Quels sont vos revenus précis, actuellement ?Qu'est-ce que des hommes comme vous, dans la même situation, mettent de côté pour l'assurance-vie ?Votre agent vous renseignera exactement sur toutes ces questions.4° Choisissez le genre de police qui répond le mieux à vos exigences d'assurance-vie.Comme vous savez, sans aucun doute, il existe plusieurs genres d'assurance-vie \u2014 susceptibles de répondre aux besoins précis de tous et de chacun.5° Adoptez le mode de versement le plus avantageux pour votre bénéficiaire.Lèguerez-vous le tout en entier, à la mort ?Ou, sous forme de revenus, pendant un certain nombre d'années ou pour sa vie durante ?La plupart des polices de $1,000 et plus vous en laissent le choix.Prenez la bonne habitude de reviser de temps à autre, avec votre agent, votre programme d'assurance-vie.Votre famille peut augmenter, vos revenus varier ou vos responsabilités s'\u2019alléger quand vos enfants deviennent indépendants.Tout cela peut modifier sensiblement votre programme d'assurance-vie.The PRUDENTIAL INSURANCE COMPANY OF AMERICA SIÈGE SOCIAL : NEWARK, NEW JERSEY SUCCURSALES DANS TOUTES LES GRANDES VILLES DU CANADA ff 40 ÉNAGEZ L\u2019ÉLECTRICIT - pour le Canada NEN DEPENSEZ - QU'AU BESOIN! Quand vous vous servez du fer o «du grille-pain, chauffez-le juste c \u201cqu\u2019il faut, puis fermez le courant L'électricité que vous ménage ainsi aidera notre vaste industri \u201cde guerre, qui en a le plus urgen besoin.Ensuite, en -ménagean \u201cvos apparetls électriques, ile vous \u2018dureront plus longtemps._ $ Appareils Electriques RENFREW ELECTRIC AND REFRIGERATOR COMPANY LIMITED - RENFREW, ONTARIO = ous qui aimez les beaux romans ABONNEZ-VOUS A La Revue Popul aire Profitez de notre abonnement spécial : $2.00 pour 2 ans (Pour le Canada seulement) Coupon d'abonnement LA REVUE POPULAIRE Ci-inclus $1.50 pour 1 an ou $2.00 pour 2 ans (Etats-Unis: $1.75 pour 1 an ou $2.50 pour 2 mois) d\u2019abonnement à LA REVUE POPULAIRE.Nom .Adresse Localité __.__.Prov, \u2014_\u2014 POIRIER, BESSETTE & CIE, Ltée 975, rue de Bullion, Montréal, Canada 3 Gérard sourit.Il prit une cigarette, en tendit une à Robert.Ils se turent.Un long moment, leurs pensées cheminèrent côte à côte, dans le sillage de Micheline.L'étudiant avait repris sa position horizontale, les mains nouées à la nuque.Au- dessus de lui, entre les fuseaux des peupliers que faisait doucement bruis- ser la brise.le ciel était comme une vaste prairie bleue où erraient des troupeaux de nuages blancs.Des hirondelles au vol pressé sillonnaient l'air vibrant de l'heure chaude encore.Une cigale, insouciante, agaçait quelque part le silence de sa crécellante chanson.Et, tout à coup, parce que le soleil oxygénait la fumée de sa cigarette, Robert s'aperçut qu'il ne songeait plus à Micheline, mais à Lou, dont l'image lui souriait, lumineuse et fraîche .Quel est le crétin qui lui écrit tous les jours ?se dit-il.Gérard lui avait dit.Cette histoire, qui durait depuis plus de quinze jours et menaçait de s'éterniser, lui semblait proprement ridicule Mais il était près de cing heures : un sourd roulement de tambour l'en avertit.\u2014 Voilà le Paderewski guettes, murmura-t-il .Gérard et lui connaissaient 1homme.Il était de Paris, en congé dans sa famille.à Savenac.1! était plombier de son état et le tambour qu'il tenait dans une clique de quartier était son.violon d'Ingres.Tous les soirs, il venait s'entraîner là, un peu plus loin.Seul au milieu d'un pré, imperturbable et obstinz, il tambourinait deux heures durant, jonglant des baguettes avec, d'ailleurs, une rare adresse.A la lonque, cela devenait cependant obsédant.Malgré lui, Robert subit la sujétion du rythme.Ses pensées lui parurent marcher au pas, quatre par quatre, dans les rues tortueuses de son rêve nonchalant.et le souvenir de Lou se prit bientôt à chanter en lui un irrépressible rrrran, plan, plan, plan.rrrrran, plan, plan, plan qui finit par l'excéder.\u2014 Ce qu'il est assommant celui- là ! fit-il.\u2014 Laisse, repartit Gérard, sans bouger.Ce pourrait être un trombone.ou un choriste de l'Opéra.XVI des ba- NE SEMAINE encore passa.Le vicomte Stany-Mareuil, tout a fait rétabli, ou presque, avait repris possession de Micheline \u2014 ou, du moins, trop discret pour la priver de ses amies, il accompagnait maintenant la plupart du temps les jeunes filles dans leurs espacades.Gérard Studac, qu'un souci d'élémentaire bienséance obligeait alors à se joindre à la bande, ne cessait de pester contre le maudit vicomte.Par contre, Robert Souzay, dont la phobie de la pêche à la ligne atteignait au paroxysme, ne regrettait rien.Sans rien préméditer \u2014 et cela il le jurerait sur la tête du vicomte et son béret américain ! L'étudiant se trouvait, en effet, constamment mêlé aux jeux des jeunes filles, cependant que Gérard assurait la garde de Stany-Mareuil \u2014 heureux encore lorsque les parents de Micheline ne venaient pas les encadrer .\u2026.\u2014 On ne m'aura rien épargné ! gémissait le malheureux.\u2014 Oui, mais tu as le geste.ironisait Robert.Vis-a-vis de Micheline, je t'assure, ¢a fait chic, élégant .\u2014 Tu te paies ma tête ?\u2014 Moi ?Oh Géro .Tu sais bien que je suis trop timide, voyons .Pour timide qu'il soit \u2014 un timide qui ne doit pas manquer de toupet à l'occasion \u2014 Jackie l'avait bien jugé \u2014 Robert Souzay restait néanmoins fort à l'aise, entre les sœurs de Gérard et Micheline.De Meg à Za, passant par Lou et Jackie, il était l'objet d'une unanime sympathie.Il réalisait pour elles le « camarade- type » et son insouciante belle humeur le faisait complice de leurs mille et une facéties .Gérard finit bien par lui en faire l'observation : \u2014 Tu sapes mon autorité, lui dit- il en riant.Comment veux-tu que je les tienne ?\u2014 Mais elles se tiennent très bien toutes seules, laisse donc ! protesta Robert.Elles sont très gentilles et très.sages.Parfois, cependant, depuis quelques temps déjà, il arrivait que les jeunes filles parussent s'amuser à embarrasser l'étudiant de questions saugrenues, virevoltant plus ou moins autour de Gérard et Micheline .H s'en tirait toujours avec esprit, mais non sans une certaine inquiétude : \u2014 Si jamais elles se doutent de quelque chose, se prenait-il à penser, cela ferait du vilain.Or, nous savons que Meg, Jackie, Lou et Za n'en était plus à seulement se «douter de quelque chose».Lou, peut-être, restait la plus maniable et la plus discrète.II est vrai qu'elle avait son propre souci.Robert la surprenait souvent à rêver .et à quoi pouvait-elle rêver ainsi, maintenant, je vous le demande, si ce n'était à son mystérieux admirateur qui continuait à la bombarder d'enveloppes bleues Car cela durait toujours, depuis près d'un mois.Lou savait Robert au courant de son aventure.Elle lui avait laissé lire quelques lettres, en même temps qu'à son frère.\u2014 Le jour où je pourrai lui frotter les oreilles, à cet animal ! menaçait Gérard.\u2014 Moi, je lui botte l'arrière-train! pensait sournoisement l'étudiant.Mais l'inconnu, sous le masque de son anonymat, se riait de leur vaine colère.Un matin, pourtant, le facteur avait déclaré à Lou qu'il n'avait rien pour elle.Le malheureux parut plus déçu que la jeune fille qui dissimula son relatif dépit dans un rire insouciant.Or, ce fut ce jour-là qu'elle découvrit quelle importance l'idylle avait pu prendre, malgré tout, dans sa vie jusqu'alors exempte de ce genre de préoccupation.Lou avait.d'instinct, l'horreur et le mépris du flirt.A la plage.pendant les vacances, les petits jeunes gens qui papillonnaient d'ordinaire autour de sa blondeur, avaient le don de l'agacer suprêmement.Ces lettres, certes, ne la troublaient pas plus.C'était néanmoins les premières lettres d'amour qu'elle eut reçues.Jamais personne ne s'était avisé de lui parler avec tant de hardiesse, ni tant de déférente ferveur.Elle les relisait parfois, ces minces feuillets bleus, lorsqu'elle était seule.Elle s'en fabriquait une espèce de bonheur naïf et très particulier, qui tenait plus du songe que de l'espoir ou de l'intérêt vrai.La musique nouvelle des mots, quoi qu'en puissent gloser son frère et Robert, qui jugeaient les missives prétentieuses et impersonnelles, chantait en elle avec douceur et berçait son ingénue vanité.Le lendemain, le facteur triomphant tendit à Lou deux enveloppes bleues : ~7Y en a une qu'a eu du retard, expliquat-il, comme pour excuser son administration .Et chaque jour continua d'apporter ainsi sa part d'émoi, de matériel à rêve et d'irritant mystère.La Revur POPULAIRE La jeune fille conservait jalousement ses lettres, redoutant par-dessus tout les railleries de Jackie, et elle se laissait aller à en relire quelqu'une au hasard, comme l'on met, au phono, une romance aimée .Elle se demandait pourtant ce qu'il allait advenir de cette étrange correspondance qui ne pouvait plus être qu'une plansanterie.Une sourde colère fit enfin place à l'indulgence, parce que les lettres devinrent tout à coup plus chaudes, plus pressantes .La dernière reçue n'\u2019évitait qu'à force de fioritures et de métaphores le danger de paraître positivement excessive.Lou la lut sans plaisir et Gérard la déchira nerveusement \u2026.II est temps que cela cesse, gron- da-t-il.\u2014 C'est mon opinion et je la partage ! confirma Robert Souzay qui qui était présent.Meg intervint alors, s'adressant à sa sœur : \u2014 Tu ferais peut-être mieux de nous les remettre directement ?.\u2014 Oh! fit la jeune fille, pour l'importance que je leur donne, tu sais.Gérard maintint le statu quo.Or, durant\u2019 les jours qui suivirent, le facteur n'apporta plus d'enveloppes bleues.CHAPITRE XVII nettement refusé de participer à l'escapade prévue pour l'après- midi.Meg venait de quitter sa chambre, un peu pincée et Robert Souzay, qui eut volontiers accompagné les jeunes filles, regardait son ami d'un œil soupçonneux .\u2014 Nous allons peut-être à la pê- che ?fit-il.Gérard le regarda sans sourire : \u2014 Cela te tente ?\u2014 C'est-à-dire que, railla Robert, cela fait bien deux ou trois jours que nous n'y sommes allés.\u2014 Tu y prends goût.\u2014 Oh! C'est fou!.Robert Souzay était à califourchon sur la barre d'appui de la fenêtre, Gérard assis sur sa table.Celui- ci prit le temps d'allumer une cigarette, puis, d'un air détaché : \u2014 Tu aurais sans doute préféré être de la partie projetée ?L'autre parut prendre la question au sérieux : \u2014 Que d'aller tremper de la ficelle dans l'eau, certes! convint-il.Toutefois, si tu as un autre sport à me proposer, je suis ton homme.\u2014 Que veux-tu \u2018faire ?Files prennent la grand-sport.Nous serions bien allés avec elles.Mais il y a le vicomte, tu comprends ?\u2014 Je te relaierai un peu.\u2014 Un peu?.Tu ne t'engages pas.Aussi bien ne voudrait-il pas t'accaparer, toi! .\u2014 Et pourquoi ?\u2014 Parce que.\u2014 Parce que quoi ?\u2014 Une idée à lui.\u2014 Mais parle donc, animal ?Gérard mit alors pied à terre et s'approcha de son ami, au point de presque le toucher : \u2014 Imagine-toi, expliqua-t-il, très calme, imagine-toi qu'il est persuadé que tu es amoureux de Lou.Alors .\u2014 Que dis-tu ?Il est fou ! \u2014 Tu rougis, ma vieille chose.\u2014 Je rougis, je rougis, bafouilla l'étudiant déconcerté, je rougis parce que c'est tellement ridicule ! De quoi se mèle-t-il ton Gnafron ?\u2014 Précisément.Il toute sympathie .ce brave homme Robert Souzay avait eu le temps de se reprendre : G ÉRARD Studac avait, ce matin-là, voit cela en et ça l'attendrit, Février 1943 \u2014 Ce n'est pas sérieux, hein ?fit- il.Si tu veux te ficher de moi, tu peux trouver plus fin.Je comprendrai quand méme.\u2014 Pourquoi te hérisses-tu ?\u2014 Je ne me hérisse pas.Je regrette seulement que vous n'ayez pas d'autre sujet de conversation, le vicomte et toi.\u2014 .Elle est gentille, Lou.\u2014 N'insiste pas, je t'en prie.Tu es mon ami, n'est-ce pas.Tu sais la valeur intrinsèque du mot ?Eh bien, sache qu'il n'y a qu'une chose qui pourrait nous séparer de moi à toi : ce serait précisément que le malheur veuille que je m'éprenne d'une de tes sœurs.Gérard réprima un éclat de rire : \u2014 Charmant!.Et jai trois sœurs adorables, sans parler de Za.\u2014 Enfin.raisonne, bougre de têtu, poursuivit Robert avec une volubilité inquiétante.Je connais tes sœurs depuis deux mois.Tu ne vas pas.\u2014 Tu as connu Lou un peu avant.\u2014 Lou ?.,.Parce que je l'ai entrevue une fois.\u2014 11 paraît qu'il n'en faut pas plus.J'ai dû aimer Micheline comme ça, tout \u2018un coup.Robert Souzay tira sa pipe d'un geste désinvolte : \u2014 Allez, allez Laisse cette enfant tranquille, et moi aussi.Quand au vicomte, je vais lui clore le couvercle à la première occasion.\u2014 Chut!.Le voici!.Lou venait, en effet, de surgir dans l'allée qu'elle semblait ensoleiller de sa seule blondeur.Elle était suivie d'un haut gaillard au visage barré d'une épaisse moustache brune.\u2014 C'est peut-être son flirt qui vient demander sa main ?souffla Robert, intrigué .Mais ce fut à lui que la jeune fille s'adressa.désignant l'étranger : \u2014 Monsieur désire vous parler, dit- elle.Il vient de Paris.Déjà l'homme était là : \u2014 Monsieur Robert Souzay ?fit- il.Henri Fléchette.L'étudiant salua d'un signe de tête en clianant des yeux : \u2014 C'est à moi que.\u2014 En particulier, si possible, oui, Monsieur.\u2014 Docteur Studac, reprit alors Robert, présentant son ami.Je suis ici chez lui.\u2014 Je sais.\u2014 Vous pouvez parler.Henri Fléchette hochait sa grosse tête.\u2014 Je vous en prie, insista le jeune homme .Mais, entrez d'abord.Par la porte, s'il vous plaît : c'est plus pratique.L'instant d'après ils étaient les trois dans la grande pièce.\u2014 Je vous écoute.Monsieur.Fléchette, attaqua Robert, qui n'avait pas pris la peine de quitter sa position perchée.Vous venez de Paris ?J'imagine que ce n'est pas uniquement.\u2018 \u2014 Uniquement, Monsieur.coupa l'homme en souriant.Je viens même de beaucoup plus loin : j'ai traversé l'Atlantique pour venir à vous.\u2014 Fichtre, fit alors l'étudiant.Henri Fléchette sourit derechef : C'est un héritage ?\u2014 Minute, dit-il.Il s'était calé au creux de son fauteuil, les jambes croisées.très à l'aise.\u2014 Je m'explique, Monsieur.reprit- il.Permettez-moi tout d'abord d'évoquer en vous un souvenir resté peut- être un peu pénible, mais précis.j'en suis sûr .Cela remonte à cinq ans.Robert Souzay arqua les sourcils.\u2014 Vous habitiez 7 bis, rue de Mé- dicis, à Paris.\u2014 Peut-être.tous Me \u2014 Vous veniez de perdre Monsieur votre père et de toucher, chez Girod-Boissard, environ deux cent mille francs, montant de la succession de.\u2014 Peut-être, répéta Mais, Monsieur.\u2014 Minute ! coupa Henri Fléchette.Permettez.Je sais encore que cette somme vous a été volée, le même jour.Et je sais, enfin, quel est votre voleur.\u2014 Plaît-il ?\u2014 C'est lui qui m'envoie, Monsieur.Ici, Robert descendit lentement de la fenêtre et se planta résolument devant l'homme : \u2014 Et pourquoi faire, je vous prie?dit-il.L'autre ne parut pas s'émouvoir le moins du monde.\u2014 Voila, reprit-il très calme.Il v a cinq ans, votre.disons votre voleur, avait un urgent besoin de fonds.Lesté de petit capital qu'il vous avait .disons dérobé, il s'embarqua pour le Mexique.Or, au Mexique, Monsieur, chacun sait.\u2014 Bref.Au fait.\u2014 Minute ! Monsieur.Permettez.J'y arrive.Au Mexique, dis-je, on ne fait peut-être plus fortune aussi vite que jadis mais, par contre, on y fait beaucoup de révolutions.Notre homme en vit, pour sa part, deux de très près, et trouva, entre temps, le moyen de réaliser une fortune .Mais, une vraie fortune.\u2014 Je suis enchanté de l'apprendre, Monsieur Fléchette, nargua Robert.Toutefois, vous conviendrez.\u2014 Laissez-moi parler, Monsieur, voyons, protesta Henri Fléchette.J'arrive au fait.Car, voyez-vous, reprit-il, cet individu n'était tout de même pas précisément un voleur.Il considère aujourd'hui qu'il vous a seulement «emprunté» les deux cent mille francs qui lui firent un jour défaut.\u2014 Et il vous envoie peut-être me rembourser ?lança l'étudiant, encore incrédule.\u2014 Exactement, Monsieur.Un vent de stupeur passa.Robert et Gérard se regardèrent, ahuris, puis s'approchèrent de l'étrange ambassadeur qui s'était levé et fouillait dans son portefeuille.Il en extirpa une en- veloppz et la déposa sur un meuble, hors de portée.\u2014 Voici, dit-il.C'est un chèque barré.Je vous conseille, néanmoins, de ne pas l'égarer.Vous constaterez que les intérêts composés ont été calculés à un taux que je n'hésiterais pas à qualifier d\u2019usuraire.C'est à dessein.Monsieur Souzay.Celui qui m'envoie estime vous devoir en partie sa fortune inespérée.Il reste encore votre obligé.« Quant à moi, Messieurs.je vous salue bien.H était déjà à la porte entr'ouverte.lorsqu'il parut se raviser : \u2014 Ne vous dérangez pas, fit-il.Je connais le chemin et j'ai une voiture au coin de l'allée.Aussi bien, je préfère vous avouer que je n2 suis pas M.Fléchette : C'est le nom d'un épicier que j'ai relevé en route.« Moi, je suis votre voleur, Monsieur Souzay.«Le chèque est établi à l'endos dun ami sûr, par l'intermédiaire d'une banque étrangère et qui n\u2019est pas la mienne.Ne cherchez pas à me connaître.Nous sommes quittes.« Adieu, Messieurs.Lorsque les deux jeunes gens se ressaisirent enfin, et décachetèrent l'enveloppe, le mystérieux personnage était loin.Mais qu'importait ?Ils se regardèrent un instant, incertains d'avoir vécu la scène ou de l'avoir rêvée, puis il s'étreignirent.comme deux frères.l'étudiant.41 Mme J.C.Booty, \u201cQuoique vous ne le croiriez pas aujourd\u2019hui, j\u2019étais une enfant délicate, et je m\u2019enrhumais facilement,\u201d dit Mme J.C.Booty, de Regina, Saskatchewan.\u2018Pour combattre ces rhumes fréquents, l\u2019on me mettait beaucoup de cataplasmes à la moutarde, et je dis souvent à ma famille que la moutarde m'\u2019a certainement fait du bien.\u201d Un Traitement Simple mais le Meilleur \u201cQuand j\u2019eus la Fièvre Rhumatismale, deux médecins me soignèrent.Tous deux étaient d\u2019accord sur le même traitement qui consistait en cataplasmes à la moutarde bien forts que l\u2019on mettait tout autour de moi et que l\u2019on ne laissait pas plus de vingt minutes, jusqu\u2019à ce que je sente bien la chaleur dégagée par la moutarde.Alors, on les enlevait et l\u2019on mettait un peu d'huile sur ma peau pour l\u2019empêcher de brûler.Je peux dire en toute franchise que les cataplasmes à la moutarde me soulageaient.Petit à petit, la douleur disparut et je me remis.Je suis convaincue que, quoique la farine de moutarde soit un traitement simple que l\u2019on peut facilement faire soi-même, ce n\u2019en est pas moins l\u2019un des meilleurs.Bien entendu, quand les symptômes sont graves, il faut consulter un médecin.\u201d On les Prépare suivant PAge du Patient \u201cQuand j\u2019employais des cataplasmes à la moutarde pour mes enfants lorsqu\u2019ils étaient jeunes,\u201d dit Mme Booty, \u201cje mélangeais une cuillerée à soupe de moutarde avec cinq cuillerées à soupe de farine.Au fur et à mesure que mes enfants grandissaient, j\u2019augmentais la KEEN MOUTARDE \u201c DOUBLEMENT SURFINE Faite avec de la graine de moutarde pure Regina, Sask.quantité de moutarde suivant les circonstances.Au cours de ces quelques dernières années, j'ai fait beaucoup de cataplasmes en employant moitié moutarde moitié farine.Naturellement, je mets toujours un peu d\u2019huile ou de vaseline sur la peau après avoir enlevé le cataplasme.La Moutarde Aide à Obtenir des Résultats La meilleure preuve que la moutarde est bonne pour le traitement de nombreux maux c\u2019est que des milliers de gens comme Mme Booty en emploient continuellement.Fiez-vous à la moutarde pour vous soulager quand vous avez un rhume, la grippe, ou toute autre infection de ce genre.Employez- en pour aider à soulager la douleur des névralgies, rhumatismes, artrite, névrite, muscles surmenés, etc.Ayez soin d\u2019employer la Moutarde Keen, entiérement faite avec de la graine de moutarde pure et de la meilleure qualité et vendue en boites pratiques qui en préservent la qualité uniforme et la force médicinale.En vente chez tous les épiciers et pharmaciens.Un Livret Gratuit Décrit ses Usages Médicinaux Pour le recevoir, écrivez à Reckitt & Colman (Canada) Limited, Station T, Montréal.Ce livret, intitulé \u201cLe Traitement à la Moutarde pour Douleurs Rhumatismales et Autres Maux\u201d, décrit les usages médicinaux de la Moutarde et les différents mode d\u2019emploi de ce remède.Io A NX ir Re = Na aN TA SR AN SouaLe LI lL] Sa Chez votre épicier, acceptez une partie de votre monnaie en Timbres de Guerre DEBILITE FAIBLESSE SIROP Deschiens Hémoglobine.\u2014 Régénérateur du Sang, prescrit par l'élite médicale.Supérieur à la vlande crue et aux ferrugineux.\u2014 Admis dans les Hôpitaux de Paris A - 42 L N\u2019EST pus compliqué et vous n\u2019ave» qu'à suivre mion exemple.Tous les jours, donnez À votre chevelure le charme qu'apporte la Danderine \u2014 sa formule actire se chargera du reste si vous en versez quelques gouttes sur le peigne ou la brosse avant de vous coiffer.Dès la première application, les cheveux ternes et secs retrouvent souplesse et éclat.De plus, la Danderine bannit les pellicules toujours déplaisantes\u2014 et donnent à la chevelure une vitalité nouvelle.Aujourd'hui même, voyez combien la Danderine est efficace et rapide! Méthode moderne pour embellir la chevelure, tout en gagnant du temps.Tous les jours, des milliers d\u2019hommes ont, eux aussi, recours à la Danderine.Pharmacies et grands magasins.DETECTIVES Agents-Secrets.Hommes ambitieux de 18 ans et plus demandés partout au Canada, pour devenir Détectives.Ecrivez immé- dtatement à .Julien Casier 25 Station T., Montréal.Lisez chaque mois., LE FILM Chez tous les dépositaires: 10 cents Le premier moment d'émoi passé, comme Lou surgissait de nouveau au fond du jardin, avec Meg et la petite Za, Robert Souzay, que la joie rendait grave, tout à coup, mit affectueusement la main sur l'épaule de son ami \u2014 Tu as raison, tu sais, mon vieux, dit-il.Elle est très gentille, Lou.Mais, à son tour, Gérard se récria : \u2014 Ne reviens pas là-dessus va.Tu connais mes sœurs depuis deux mois.Je sais bien que tu ne peux pas.\u2014 Minute ! Permets ! coupa l'autre.J'ai connu Lou un peu avant.\u2014 Quoi ?Parce que tu l\u2019as une fois entrevue \u2014 Il paraît qu'il n'en faut pas plus.Ils ne purent soutenir le tôn plus longtemps : tous deux éclatèrent de rire, puis, d'un même élan de juvénile enthousiasme, ils escaladèrent la fenêtre et bondirent dehors, dans le soleil et coururent aux jeunes filles que venait de rejoindre Jackie CHAPITRE XVIII UR LA demande de Robert Sou- zay, Meg lui avait bien volontiers laissé la grand-sport pour lui permettre d'aller sans tarder déposer son précieux chèque en sûreté, dans une banque de Saintes.L'étudiant y alla seul avec Gérard Studac.après avoir conduit les jeunes filles au château et reçu les joyeux compliments de Micheline.Or, lorsqu'ils rentrèrent, assez tôt dans la soirée, quelle ne fut pas la surprise des deux amis en retrouvant Meg, Lou, Jackie et Za déjà installées dans le jardin, autour des tables qu'encombraient les reliefs du goûter.\u2014 Et Micheline n'est pas là ?s\u2019enquit Gérard.\u2014 Ma foi non, expliqua Meg.Des amis de ses parents sont arrivés avant que nous ne soyons parties, et comme nous ne nous amusions pas, nous avons préféré nous esquiver \u2014 Parfait ! fit Gérard, sans plus approfondir.Il parut pourtant à Robert Souzay que la petite histoire de Meg avait sonné faux.Aussi bien crut-il observer que leur arrivée inopinée avait troublé les jeunes filles au sein d'une espèce de conspiration, qu'elles avaient eue au premier coup de clak- son de la voiture.Il lui sembla qu'elles avaient toutes les quatre un rien d'insolite dans le regard, dans le sourire et dans leur attitude d'indifférence affectée.Lou, même, avait un air absent qui, pour lui être familier, n'en paraissait pas moins étrange.Mais les quatre regards braqués sur lui reprirent bientôt leur assurance tranquille et les quatre sourires leur fraîcheur ingénue.Il sourit, alors, un peu gauche, et mit son impression initiale sur l'indicible griserie dont il restait la proie, depuis le matin de ce « faste jour », comme disait le vicomte .\u2014 II n'est pas tard, dit-il machinalement.Voulez-vous que nous allions faire un tour ?\u2014 Pour une fois que nous sommes en famille, intervint Gérard, si nous allions diner quelque part au diable, dans une hostellerie authentique ?\u2014 Oh ! Génial ! reconnut Robert à travers l'enthousiasme déchaîné des jeunes filles.Vous êtes mes hôtes! Gérard, je t'en prie, noursuivit-il, laisse-moi ce plaisir! Je voudrais, cette nuit, je voudrais voir tout le parc illuminé à giorno, et des gondoles fleuries évoluer sur l'Antenne ! \u2014 Eh bien, soit, acquiesça le jeune docteur.Vite.Qu'on prévienne Maria.Et prenez de quoi vous couvrir, les enfants: il fera peut-être froid quand nous rentrerons .Moins d'une demi-heure plus tard, tout le monde était prêt : on n'attendait plus que Jackie, qui avait tenu à changer de robe.Robert Souzay se trouva un instant un peu à l'écart des autres, avec Lou, dont il avait pris le manteau sur l'épaule.\u2014 Vous êtes heureux, Robert ?dit la jeune fille.\u2014 Oui, Lou, très.Si vous saviez.Elle le regardait, de ses grands yeux marine dans lesquels le reflet de ses cheveux pâles allumait des feux de gemme.Elle lui parut plus jolie que jamais et comme fardée d'ingénue douceur.\u2014 Si vous saviez, Lou, répéta-t-il.plus grave.Puis quelque chose le pinça au cœur, ou quelque part par là.Une force mauvaise déborda sa volonté : \u2014 Et vous, Lou .Toujours pas de nouvelles ?Instantanément le visage de la jeune fille changea comme sous la seule magie d'un effet de lumière.Le sourire de ses veux s'éteignit : \u2014 Non.fit-elle.Mais qu'importe ! On entendait enfin le pas de Jackie, dévalant l'escalier quatre a quatre.Elle déboucha en trombe sur le seuil, insouciante et rieuse : \u2014 Je vous attends.assura-t-elle .Peu après, la grand-sport démarrait.Gérard au volant, la petite Za à côté de lui.Derrière, les autres s'étaient casés tant bien que mal dans le spider.L'infortuné Robert se trouva coincé entre Lou et Meg à qui l'incorrigible Jackie disputait entre trois pouces de banquettes en jurant que sa sceur « avait grossi de la façon indécente » .Mais Robert Souzay, qui se sentait véritablement un autre homme.respirait avec délice l'air tiède qui lui fouettait le visage et qu'irisait un peu du parfum d'une mèche claire CHAPITRE XIX E LENDEMAIN de ce jour-là, qui devait rester gravé dans les annales de la Maison Bleue, Micheline constata avec une certaine surprise, mêlée d'inquiétude, que c'était sa mère qui lui apportait son petit déjeuner dans sa chambre.Le fait était assez rare pour que la jeune fille v attachat de I'importance.Mme Denoyer ne cédait, en effet, a cet élan de tendresse maternelle qu'à l'aube des grandes circonstances.Aussi loin que remontassent les souvenirs de Micheline, à la base de tout ce qu'elle avait pu considérer comme une calamité, dans sa vie de fillette, puis de jeune fille, il y avait son petit déjeuner apporté un matin par sa mère.Ce matin-la encore, Mme De- noyer sourit a sa fille en déposant le plateau sur une table basse; le sourire et le baiser un peu appuyé faisaient partie des rites traditionnels.\u2014 Nous avons lonquement parlé de toi, hier soir.ma chérie, ton père et moi.Les jeunes filles se défient d'ordinaire, et a juste raison, de ce genre de préambule : cela aboutit, d\u2019abord, à quelque changement de pension qu'elles n'eussent pas souhaité, puis, plus tard, à la présentation d\u2019un monsieur avantageux qui semble avoir été scrupuleusement recruté à l'antipode de leur idéal Mais pour Micheline, déjà, il ne pouvait plus guère y avoir de surprise à ce sujet.\u2014 Ton père pense que \u2026.M.Denoyer était désireux de connaître un peu les intentions de sa fille.M.Denoyer pensait maintenant très sérieusement au bonheur de sa petite Micheline.M.Denoyer vait une certaine hâte de la voir établie.La RevuE POPULAIRE \u2014 Ton père aurait préféré que Pour Micheline, M.Denoyer fut toujours «son père », jamais < son papa ».Ce n'était la faute de personne.M.Denoyer avait toujours brassé beaucoup \u2018affaires.et il devait avoir à la porte de son cœur, comme à celles de ses bureaux, un de ces écriteaux qui vous intiment l'ordre d'être bref, parce que, pa- raît-il, les minutes sont précieuses .\u2014 Ton père .Jamais Micheline n'a eu l'idée de demander à Mme Denoyer : « Et toi, maman ?», Mme Denoyer s'est, elle- même, constamment heurtée à la pancarte autoritaire qui rebute les timides.De crainte de gaspiller trop des « minutes précieuses» de son mari, elle a tôt pris l'habitude de répondre : « Oui, mon ami.» Lä, sans doute, a résidé le secret de sa propre quiétude.Micheline a grandi entre un père et une mère.Sa « maman », ce fut en auelque sorte sa bonne tante Jane.Et Micheline, maintenant, n'avait plus sa tante Jane Mais elle avait.un jour, décidé de donner son vrai bonheur à ses parents, en gage de filiale affection.On ne lui avait rien demandé \u2026.Ce matinldà, Mme Denoyer venait lui apporter son petit déjeuner et lui rappeler doucement l'échéance.Elle répondit bravement : « Oui, maman >» Or.dès qu'elle se retrouva seule.Micheline eut soudain comme un vertige.Il lui parut que tout chavirait dans sa chambre, et aussi le ciel dans le cadre de la fenêtre, large ouverte sur la pelouse éclaboussée de soleil et les bois qu'emplissait l'insouciant gazouillis des oiseaux.Pour la première fois, peut-être, elle laissa le nom de Gérard lui venir sur les lèvres et chanter encore à ses oreilles .A la même heure, Lou allait une fois de plus à la petite porte bleue du jardin, prendre le courrier des mains du facteur.\u2014 .Toujours rien pour moi?\u2014 Rien.\u2014 Décidément, on m'oublie ! sou- pira-t-elle en riant a demi.\u2014 C'est que ça vous manque, à présent, Mam'zelle Lou ?s'enquit le facteur.C'était un grand gars, jeune, à la figure poupine fleurie d'une petite moustache cirée dont il ne devait pas être peu fier .Vous avez de la peine ?.Lou hésita.Elle avait toujours un peu considéré ce garçon comme le complice bénévole de son mystérieux corespondant.II lui vint tout à coup l'idée qu'il n'ignorait peut- être pas de qui émanait les longues enveloppes bleues : «Ça m'a tout l'air d'un billet d'amour », avait-il deviné, dès la première fois.\u2014 Un peu, fit-elle tout à trac.Je pars demain.Le mot fit balle : \u2014 Demain ?Oh! Mam'zelle Lou, c'est pas possible ! explosa alors le facteur .Et vous n'avez pas deviné que c'était moi qui vous écrivais ces lettres ?reprit-il anxieux.Je m'ai arrêté seulement parce que j'avais fini mon livre .Tenez! Avant que Lou, atterrée, ait pu se ressaisir, le malheureux sortit de sa sacoche une brochure fatiguée.La jeune fille jeta un regard éperdu sur la couverture et reconnut Le Parfait Secrétaire amoureux.L'art de se faire aimer en vingt lettres.Alors, pour ne pas pleurer de honte, elle éclata de rire au nez du facteur et courut brûler ses lettres \u2014 ses pauvres premières lettres d'amour Ni Gérard, ni Meg n'eurent le courage de rire de sa déconvenue. FÉVRIER 1943 Ni l'un, ni l'autre ne se chargérent même d'en informer Robert Souzay, \u2014 mais ce fut Lou qui avoua au jeune homme quelle venait d'être la fin lamentable de son idylle épistolaire.Robert ne pensa pas à sourire.Ils étaient derrière la Maison Bleue, à l'orée du parc, sur le banc vermoulu autour duquel ils s'installaient parfois, le soir, a la veillée.après quelque bruyante partie.\u2014 Vous êtes très déçue, Lou ?de- manda-t-il seulement.Vous avez du chagrin ?Lou leva vers lui son regard candide : \u2014 Non, Robert, dit-elle, sans confusion.Je n'ai jamais cru à ces lettres.Si elles avaient été signées, de qui que ce soit, j'aurais demandé à Gérard de faire immédiatement cesser le manège.Anonymes, elles avaient l'attrait du mystère, sans plus.\u2014 Bien vrai ?\u2014 Mais oui, voyons.\u2014 Je préfère.\u2014 Pourquoi, Robert ?\u2014 Parce que.\u2014 Vous étiez jaloux ?Elle avait dit cela sans malice, n'imaginant pas qu'on pût véritablement être jaloux d'un inconnu sans visage .\u2014 Peut-étre, avoua-t-il.\u2014 Oh! Robert .Elle rit, mais se tut soudain, parce que le jeune homme était devenu grave et que son regard l'enveloppait toute.avec une douceur voilée d'un peu d'angoisse .\u2014 Ecoutez, Lou, reprit-il d'une voix sourde, je ne devrais pas vous parler ainsi.Hier, ou plutôt, avant- hier, je n'aurais pas osé.Maintenant, j'ai le courage .Vous êtes très jeune.Moi, j'ai encore un an de sérieuses études à faire avant d'être docteur.Un an, c'est beaucoup.n'est-ce pas, pour une jeune fille 7.\u2014 Mais non.\u2014 C'est que, Lou, je.bien que je vous aime .\u2014 Je sais, Robert.Mais, moi aussi.Je suis sûre.Il a tressailli, incertain d'avoir bien compris.Elle avait parlé sans émoi, sans trouble apparent, comme pour la chose la plus naturelle du monde.Dans ses yeux, pourtant, qu'il interrogeait, ses grands yeux couleur de nuit d'été, il décela une lueur qui n'y était pas allumée la minute d'avant et, sur son visage, il retrouva tout à coup la même ingénue douceur qu'il avait surprise, la veille \u2026.\u2014 Moi aussi, je suis sûr, Lou.Je sais mal vous dire.Souvent j'ai rêvé, sans espoir, que je pourrais vivre un jour cet instant unique.Et les mots me venaient alors en masse, faciles et légers comme des papillons aux ailes diaprées .Maintenant, je ne sais plus vous dire que, seulement, je vous aime, Lou.Il lui a pris la main et la garde entre les siennes : \u2014 Je voudrais vous demander de me faire le crédit de cette année de travail qui reste nécessaire à notre sécurité, petite Lou.Je voudrais que vous me mettiez cette petite main de côté .pour plus tard.Vous voulez bien ?.Lou eut voulu répondre .Elle ne pouvait plus que secouer sa jolie tête blonde.Deux grosses larmes perlaient au bord de ses longs cils.Robert l'attira alors contre lui, la berca un moment, caressant ses fins cheveux qui semblaient faits d'irréelle lumière.Il la bergait, tendrement, avec d'infinies précautions, attentif à prolonger l'indicible charme de la minute exquise .Mais, soudain, le rire cristallin de Jackie fusa, quelque part de l'autre côté, dans le jardin.Il eut peur.Mais Lou se fit plus lourde et se cala mieux je crois au creux de son épaule, comme pour ne plus rien voir, ne plus rien entendre, pour oublier tout ce qui n'était pas la joie pure de son bonheur neuf.CHAPITRE XX ORSQUE Meg pénétra dans la chambre de son frère, au début de l'après-midi, elle était un peu pâle.\u2014 Où donc est Robert ?fit Gérard, continuant de couper les pages du livre qu'il avait pris, la veille, à Saintes.\u2014 Au village.\u2014 Quoi faire ?\u2014 Une course.Pour moi.Le jeune homme la regarda : \u2014 Une course pour toi?Tu n'es pas folle?Tu ne pouvais pas envoyer Joseph ?\u2014 Non.Il fallait que ce fat lui.\u2014 Comment cela ?Meg s'approcha de Gérard et s'assit résolument devant lui, sur le coin de la table.Alors seulement, il remarqua son attitude insolite et la fixité de son regard.\u2014 Parce que je voulais te parler sérieusement, \u2018Géro, dit-elle, très nette.Il arqua les sourcils, sincèrement inquiet : \u2014 Qu'y a-t-il, Meg ?Tu es toutes choses.Qu'as-tu ?\u2014 Moi, rien.Mais il faut que tu m'écoutes.\u2014 C'est grave?\u2014 Très.\u2014 Mais, parle, voyons.Meg parut hésiter encore un instant, puis : \u2014 Géro, attaqua-t-elle, c'est très grave, oui, ce que jai a te dire.Je regrette d'avoir tant tardé à le faire: mais c'est ta faute.Je t'ai souvent dit combien j'aurais aimé pouvoir me considérer comme ton meilleur ami.Tu m'avais promis.Tu as eu Robert.Moi, je suis restée ta sœur, tout comme Jackie, comme Lou, comme Za.Tu n'as pas eu confiance.Tant pis.\u2014 Que veux-tu dire, Meg.Ce ton tragique, ces reproches .Parle! Tu sais combien.voyons.\u2014 Ecoute-moi, Géro.«Tu aimes Micheline.« Tu l'as aimée, naguère, «avant».Tu as renoncé à elle pour mieux te consacrer à nous.Tu l'as retrouvée ici, par hasard, et tu as dû appeler Robert, parce que tu ne pouvais pas, tu ne pouvais plus rester seul avec ton secret, qui t'étouffait Dès les premiers mots, Gérard s'était dressé, rouge d'abord, puis très pâle.~ Que dis-tu?Qui te permet.\u2014 Oh tu m'écouteras, Géro.Tu m'écouteras jusqu'au bout! Sache, tout de suite, que ni Robert, ni Micheline ne t'ont trahi.Je te fais serment, sur nos parents, que, ni l'un ni l'autre, ne nous a sciemment aidées.Mais nous savons.Nous savons tout.À la base, si tu veux comprendre, il y a l'imprudence avec laquelle tu disperses tes brouillons de lettres et, aussi, ton dangereux mépris pour le rétroviseur de la grand-sport.Tu saisis ?.Gérard restait atterré.Il écoutait Meg qui lui expliquait, maintenant, comment, bribe par bribe, détail par détail, elle avait pu, avec ses sœurs, parvenir à reconstituer la vérité.Elles sont à côté, toutes les trois, poursuivait-elle.J'ai tenu à te parler seule, pour être plus à l'aise.Mais nous sommes quatre à te dire que nous n'accepterons pas une seconde fois que tu te sacrifies pour nous.\u2014 Mais, Meg, voyons.Tu me bouleverses.Je n'aurais pas cru.Je n'aurais pas voulu.Ce n'est (Lire la suite page 51) DEHORS Le Film Verichrome Kodak vous donne d\u2019aussi beaux instantanés en hiver qu\u2019en été.Il a une \u201cportée\u201d remarquable.Frofite de toute la lumière qu\u2019il y a.Met de l\u2019éclat et de la vie dans les instantanés qui sont pris au soleil d\u2019hiver.\u201cPrend la photo\u201d même si le soleil ne brille pas.ER Los instantanés dhiver à sont faciles &@ prendre ov + Le Soir ; A LINTERUEUR Ne vous laissez pas arrêter par ce mot \u201cintérieur\u201d.Chargez votre appareil avec le Film Kodak Super-XX.Allumez une couple d\u2019ampoules Photoflood.Et vous êtes tout prêt à prendre, à l\u2019intérieur, d\u2019aussi beaux instantanés que ceux que vous prenez dehors.Chez votre marchand de Kodaks.Canadian Kodak Co., Limited, Toronto, Ont.LELIVRETGRATUIT sur les Instantanés la Nuit facilite la prise des scènes familiales qui intéresseront le plus votre soldat, celles qui sont prises à l\u2019intérieur.Parle aussi des photos prises avec les ampoules Photoflood et Photo- flash.Chez votre marchanda a A ha * Ld .B .Dehors pt .à l'interieur - « VOUS pouvez TT 44 BouirL1 À LA CANADIENNE 3 lbs de bœuf de poitrine ou d'épaule 1 Ib de lard salé entrelordé 1 feuille de laurier 1 oignon haché 2 clous de girofle 2 cuillerées à table de sel 3 pintes d'eau froide quelques feuilles de céleri fraîches ou séchées Mettre dans une marmite le bœuf et le lard.Ajouter les assaisonnements et l'eau froide.Laisser monter le tout à l'ébullition et au premier bouillon, diminuer le feu pour laisser mijoter seulement et cela durant 4 heures.Vous comprenez que tout doit être prêt la veille pour commencer de bonne heure le matin.Vers 10 heures, vous pourrez couler dans une autre casserole 2 pintes de bouillon dans lequel vous ferez cuire LA tasse de riz durant 15 heure seulement.Au bout de ce temps, vous mettrez de côté pour réchauffer juste au moment de servir.Ne faites pas une bouillie avec votre soupe en faisant cuire le riz trop longtemps.Vers 10 heures, vous ajouterez au bouillon 6 petites carottes ou 2 grosses coupées en 3 morceaux chacune, 1 petit chou que vous entaillerez en 6 en ayant soin de ne pas le couper complètement.Cette façon de l'entailler facilite la cuisson, autrement l'extérieur est cuit et l'intérieur est encore dur.Vous ajouterez également 6 belles tranches de navet et 6 petites pommes de terre.Si vous avez des poireaux, ce sera également bien bon.Les poireaux sont bien difficiles à nettoyer, il reste toujours de la terre si on ne les défait pas complètement.Dans ce cas, on attache en petits botillons les poireaux.Servez ensuite avec une sauce blanche dans laquelle vous ajouterez du persil frais haché; c'est ce qu\u2019on appelle une sauce persillade.CREME DE LEGUMES Cette crème de légumes peut se faire avec les légumes qui restent du bouilli servi hier.Prenez tous les légumes que vous avez sous la main : pommes de terre, chou, carottes, navets, oignons et passez-les au tamis ou si vous n'en avez pas, écrasez-les aussi finement que possible pour qu'on ne les reconnaisse pas.Ajoutez 2 ou 3 tasses de lait suivant que vous désirez une crème plus ou moins épaisse, faites jeter quelques bouillons et - servez aussitôt.L'important, quand vous utilisez ses restes quelconques, c'est que cela ne paraisse pas.C'est le talent d'une bonne cuisinière.PÂTÉ DE Poisson 2 tasses de poisson cuit ou en conserve 4 cuillerées à table de graisse 4 cuillerées à table de farine 2 tasses de lait 1 cuillerée à thé de sel V4 de cuillerée à thé de poivre 1 oignon haché finement V2 tasse de fromage 5 à 6 pommes de terre en purée Utiliser une desserte de poisson ou prendre de la morue salée, la faire dessaler toute la nuit et la cuire jusqu\u2019à ce qu'elle soit tendre ou bien employer du poisson de conserve.aire une sauce blanche avec la graisse, la farine et le lait.Quand la sauce est épaissie, ajouter l'oignon Par Mme Rose LACROIX Directrice de l'Ecole Ménagère Provinciale et de l'Institut Ménager de LA REVUE POPULAIRE, du SAMEDI et du FILM.cru haché finement ou ce qui est encore mieux râpé.Ajoutez le fromage qui peut être supprimé si l'on n'en a pas sous la main.Mélanger bien à cette sauce le poisson.Bien assaisonner, mettre dans un plat beurré et couvrir d'une belle purée de pommes de terre.Faire gratiner à four chaud jusqu'à ce que les pommes de terre soient bien dorées.SHORT-CAKE AUX POMMES Pâte à short-cake : T'amiser de la farine, en mesurer 2 tasses et tamiser de nouveau avec 4 cuillerées à table de poudre à pâte et 15 cuillerée à thé de sel.Mettre dans un bol avec 4 cuillerées à table de graisse (shortening).À l'aide de 2 couteaux ou d'un appareil spécial vendu dans tous nos grands magasins au rayon de la quincaillerie à un prix minime, couper le gras dans la farine et cela très vivement pour ne pas le ramollir.Faire la détrempe en versant sur le tout 34 de tasse de lait.À l'aide d'un couteau, délayer la pâte jusqu'à ce qu'elle soit réunie en boule plutôt molle et qu'il faut travailler le moins possible pour ne pas la durcir.Si l'on manipule cette pâte trop longtemps, la poudre à pâte entre en action et la durcit.Cette action doit se faire dans le four seulement.Diviser la pâte en deux.À l'aide des mains, en étendre une partie dans une assiette à gâteau préalablement beurrée.Badigeonner de beurre fondu, remettre à l'autre partie de la pâte par-dessus et faire cuire à four chaud 400° F.12 à 15 minutes.Au sortir du four, renverser le gâteau et le séparer.Ce sera facile parce qu'on l'aura beurré.Garnir un des gâteaux de purée de pommes au miel, remettre l'autre par-dessus.Couvrir également le dessus de purée de pommes et garnir de crème fouettée.C'est tout simplement délicieux.La purée de pommes se fait en faisant cuire des pommes sans eau et sans les peler.Éuand elles sont tendres, on les passe au tamis et on ajoute 2 cuillerées à table de miel par tasse de purée, CrEPEs Au Baur 172 tasse de farine 1 cuillerée à thé de poudre à pâte 1 cuillerée à thé de sel 1V2 tasse de lait .1 œuf 1 tasse de bœuf cuit Mettre la farine, la poudre et le sel dans un bol, délayer avec le lait en le versant tout à la fois, c'est le moyen le plus sûr de ne pas faire de grumeaux.Ajouter l'œuf et battre la pâte, y incorporer 1 tasse de bœuf cuit et passé au hache-viande.Faire cuire à la poêle dans de la graisse chaude tout comme des petites crêpes, qu'on roule sitôt qu'elles sont cuites.Conserver à la chaleur en évitant de les entasser les unes sur les autres.Servir avec une sauce aux GÂTEAU SURPRISE AU PoureT (Photo H.P., La Revue Populaire, prise à l'Ecole Ménagère Provinciale).Enlever la croûte sur les côtés de 2 pains bruns ou blancs ou 1 blanc et 1 brun.Tailler en longueur 9 tranches d'un demi-pouce d'épaisseur.Empiler les tranches de pain 3 par 3, les rapprocher de façon à former un carré et, à l'aide d'une assiette, les tailler en rond.On a alors 3 épaisseurs de pain.Beurrer les tranches de dessous ayant soin de beurrer aussi les côtés pour que les tranches adhèrent bien entre elles.Garnir d'une salade au poulet, recouvrir d'un deuxième rang de tranches beurrées que l'on place en sens inverse des premières.Couvrir d'une salade aux légumes bien assaisonnée et enfin, sur le tout, mettre le dernier rang de pain également beurré.On a alors un pain qui ressemble à un gâteau.Garnir tout le tour et le dessus de fromage à la crème et de mayonnaise que l'on peut passer à travers une douille pour décorer le gâteau tout comme on fait pur un moka.Au milieu, placer une tomate découpée en rose.Cette façon de servir une salade au poulet est bien commode parce qu\u2019elle représente un repas complet ; Ce « gateau surprise » fait très ain, beurre, salade, mayonnaise.elle figure dans un buffet.La Revue POPULAIRE on Cours d'Cat Culinaire tomates faite comme suit: Faire cuire 2 tasses de tomates avec 1 gousse d'ail, 1 feuille de laurier, 1 clou de girofle.Passer cette sauce si on le désire, assaisonner de sel et de poivre et servir bien chaud avec les petites crêpes.CASSEROLE DE MACARONI V2 Ib de macaroni 6 oignons moyens 3 carottes 2 tasses de pulpe de tomates 1 Ib de saucisses Faire cuire le macaroni, les oignons et les carottes dans 3 pintes d'eau bouillante salée 15 heure.Egoutter et passer à l'eau froide.Mettre le macaroni dans un plat à gratin bien beurré, y ajouter les carottes tranchées, les 2 tasses de tomates qu'on aura soin de couler pour ne réserver que la pulpe.Bien mélanger le tout.Assaisonner avec un peu de sel de céleri.Couvrir le dessus du plat de saucisses et mettre à four chaud de 400° F.jusqu'à ce que les saucisses soient bien dorées.D'autre part, mettre les oignons à part dans un plat, arroser d'un peu de graisse fondue, saupoudrer légèrement de sucre pour faire glacer au four en même temps que le macaroni.Servir comme légumes.CHARTREUSE DE VEAU V2 lb de spaghetti 1 gros oignon haché 2 pintes d'eau bouillante 1 cuillerée à table de sel Faire cuire le spaghetti et l'oignon haché dans l'eau bouillante salée 5 heure.Egoutter, réserver l'eau de cuisson, passer à l'eau froide.Beurrer un plat à gratin de forme ronde si possible.T'apisser le fond et le tour de spaghetti.Pour réussir à faire tenir le spaghetti, il faut qu'il soit froid ; s\u2019il est chaud, il ne tient pas sur les bords.D'autre part, hacher une desserte de veau et faire revenir dans de la graisse chaude dans laquelle on fait blondir un oignon finement haché.Si l'on a un reste de sauce du fond de cuisson, on l'utilise et c'est très bon, on ajoute à cette viande une pincée de fines herbes et on en remplit le plat tapissé de spaghetti, on recouvre également avec du spaghetti.S'il vous reste de la sauce de viande, on en met sur le dessus du plat au four 1 heure à 350° F.° POMMES ROYALES EN GELÉE 8 pommes à cuire V2 tasse de sucre 2 tasses d'eau Peler les pommes et enlever le cœur.Faire un sirop avec le sucre et l'eau, y faire cuire les pommes jusqu'à ce qu'elles soient tendres et les mettre dans un plat à dessert.D'autre part, faire une crème à l'érable de la manière suivante : Mettre dans une casserole 1 tasse de sirop d'érable et 14 tasse de crème.Cuire jusqu'à obtention d'une boule molle, Verser cette crème dans le cœur des pommes.Faire gonfler 1 c.à tb.de gélatine dans 2 cuillerées à table d'eau froide et ajouter au sirop de cuisson des pommes.Bien brasser pour dissoudre la gélatine.Verser ce sirop autour des pommes et laisser prendre.Garnir de crème fouettée et servir bien froid.Ce dessert est délicieux. FÉVRIER 1943 Ge Culture Cllemande Par Bruno Blais UAND On sait l'allemand instinctif, querelleur, brutal, et qu'on vient nous parler de son amour du travail, de l'obéissance et de la discipline, on est en droit de s'étonner.Cependant la chose est exacte.C'est un fait si connu que, presque aucun étranger ayant visité l'Allemagne n'a oublié de le mentionner.Mme de Stael, dans « De l'Allemagne », parle de «leur respect pour la force, et l'attendrissement de la peur qui change ce respect en admiration ».Boerne, qui n'exagère pas, nous dit ceci: « Les Espagnols, les Italiens, les Russes et d'autres peuples encore sont esclaves ; les peuples de langue allemande sont des domestiques.Or, l'esclavage rend seulement malheureux, il n'avilit pas ; mais l'esprit de domesticité avilit.» Louis Reynaud, plus moderne, puis- qu'il a visité l'Allemagne vers 1930, observe à son tour dans « L'Ame Allemande » : « Tout agent de l'Etat en Allemagne porte avec fierté son uniforme.sachant qu'il lui vaudra le respect.Les monuments officiels eux- mêmes, ont l'air là-bas d'avoir conscience de leur dignité.L'Allemand obéit non seulement par devoir mais par goût.La soumission ne lui coûte rien.Ce sentiment va si loin chez les Allemands, qu'on a pu les accuser de servilité.Il faut des circonstances exceptionnelles pour que l'Allemand se dresse devant l'autorité.Il n'aime pas à se sentir en désaccord avec ses supérieurs, et quiconque a la force lui parait toujours digne de considération.» Taine, au cours de son voyage en Germanie, a constaté le même fait.Voltaire aussi.Enfin la chose est indéniable et presque universellement reconnue que l'Allemand est soumis, serviable, et qu'il possède comme pas un le sentiment de la hiérarchie.La chose est indéniable aussi que l'ordre social en Allemagne repose non sur le principe du respect de la personne humaine, mais uniquement sur celui de la force brutale.Ceci posé, on peut maintenant se demander si l'Allemand, lorsqu'il prône sa «culture », ne veut pas se payer notre tête.Qu'entend-il au juste par « culture » ?Le sait-il au moins lui-même ?Quand il affirme, avec la modestie qu'on lui connaît, que sa « Kultur » dépasse en hauteur tout ce que l'esprit humain ait pu concevoir ailleurs, cela porte vraiment à rire.L'Allemand n'est pas seulement dépourvu de sentiment moral : il est en plus privé du sens du ridicule.La « Kultur» allemande c'est le droit supplanté par la force ; c'est le déploiement libre de l'individu sans égard à la société ; c'est la raison bafouée et l'instinct glorifié ; c'est l'esprit étranglé par la brute et jeté au rebut; c'est le retour à la «nature» et à la «vie» par le chemin de l\u2019animalité ; c'est enfin ce que l'animal appelle la libération morale de l'individu, et c'est ce que nous appelons, nous, dégénérescence cérébrale et « involution » de l'homme.Il est clair que le développement moral de l'Allemand a été faussé.C'est ce détournement qu'il appelle « Kultur » et qu'il place, ( comme Sieburg et Curtius par exemple ), au- dessus de la Civilisation Française.Etudiez le Germain du premier siècle : vous le trouverez identique à celui du vingtième.Même caractère, mêmes mœurs.Amour de l'aventure, de la guerre et du pillage.Soumission basse devant le pouvoir.Mépris de la femme, etc.« Ce qui me reste sur le cœur, écrivait Flaubert en 1871, à Feydeau, c'est l'invasion des docteurs ès lettres cassant les glaces à coups de pistolets et volant les pendules.» Flaubert était pourtant reconnu comme un admirateur de l'Allemagne.Bismarck, s'étant vanté d'avoir faussé le sens d'une dépêche française, afin de réduire la France à la guerre, fut applaudi de toute l'Allemagne.La pieuse comtesse de Bismark disait sa haîne des Français et ajoutait qu'elle désirait « les voir tous brûlés ou passés par les armes, même les petits enfants.» « Nous haïssons chez nos ennemis, disait Henri Heine, ce qu'il y a de plus profond, d'essentiel en eux, la pensée.Nous autres Allemands nous haïssons à fond, durablement ; nous haïssons jusqu'à notre dernier souffle.» Ces citations se passent de, commentaires.Nul n\u2019est besoin de parler de I'Allemagne actuelle, c'est-à-dire de l'Hitlerisme.Elle ne pouvait pousser plus loin le crime et l'abomination.C'est que la « Kultur » a donné son plein rendement.Un officier d'Hitler disait dernièrement ces paroles sublimes : « Aussitôt que j'entends prononcer le mot esprit jarme mon revolver.» Un fait bien établi aujourd'hui, c'est que l'Allemand est incivilisa- ble.Il nous est même interdit d'espérer qu'il le devienne un jour, car si cela avait été possible ce serait fait depuis longtemps.D'ailleurs il ne veut pas l'être et serait très fâché de le devenir.Il a si bonne opinion de lui-même, et prône depuis si longtemps sa « Kultur », qu'il se croirait sûrement déchu.Certes, l'Allemagne a eu de grands hommes, et cela dans presque tous les domaines de la pensée : mais un même esprit les anime tous.Luther, Herder, Schlegel, Müller, Kant, Leibniz, Eckhart, Geethe, Hegel, Nietzsche, Wagner, Bismarck, etc.est-ce qu'il n\u2019y a pas là qu'un seul et même esprit ?esprit qui veut tout rabaisser aux lois de la nature et de la vie, et dominer par la force, le monde ?En quelque domaine que ce puisse être, l'Allemand est un sectaire; un sectaire qui excommunie tout ce qui n'est pas Germain.Qui oserait nier la chose, lorsqu'on trouve de la politique et de l'antisemitisme jusque dans la musique de Wagner ?Nous savons ce que représente l'Etat en Allemagne.L'Etat volonté absolue a tous les droits dès qu'il a la force.Devant lui, l'individu est nul.Cette monstrueuse conception de l'Etat est celle de Hegel.Jamais homme sur terre, hormis Aug.Comte, n'imaginât pire système d'oppression.Pour qu'un peuple subisse sans révolte une telle forme de gouvernement, il faut qu'il soit bien dénudé de toute dignité humaine.Notre Civilisation, l'Allemand n'a toujours tendu qu'à la miner sourdement et à la détruire.S'il n'a jamais pu s'adapter à cette religion d'amour c'est qu'elle vient à l'encontre de tous ses instincts et de toutes ses idées.Oui, l'Allemand est incivilisable, et tant qu'il sera debout, la terre n'aura point de repos.Il faut l'abattre comme un chien enragé.\\ 19 Wa OM i ZA VA Ÿ Fabrication canadienne 45 4 Sorin 4.SERVEL DES BISCUITS CHAUDS MENU-DU-JOUR \u201cMAGIC\u201d Ragoût aux rognons Patates au persil Epinards Péches en conserves Biscuits chauds Coût approximatif: $1.31 ed 4 e hot\u201d asses [2 pond, A od orpo 21° ole Suffisant pour 6 personnes LB iMag Xoct ne PA plu 4 \u201cpate \u201cN el 5 pate \u20ac sives UC jer B20 nent: s pars et mati er 7 the ed d e e -\\e6 se 16 \u20ac ar \u201cde £1030 0 et BT ule die, COE., AAA EE EN ge 1098 amis jout qanc z als à Disc out C! t Ma qs à Tenn.A sur Ploaissc pièce fautes à RO de £9 pseu RenvefSisaire: envoy 315 ® 5 ¥ qasse cles \u20ac net, e t 3 que Coupet Si ssée utant 15 ame s ecout grais \\ e, @ ie corm {255 Dir tole als >, ensutt w x 2 Canine ecet' \u201cproce © ult ubstitue\u201d.tasse a 1oyez quents secs: ; gio?Soham 25500?.EmP; gr cett Ane Ms gov yx ip ya re e fariné à 5 ET * £ de f2 heb AITES de ces délicieux biscuits à thé \u201cMagic\u201d qui fondent littéralement dans la bouche! Servis chauds, ils sont un régal à tout repas! Ils se prêtent aux Menus-du-Jour .ils se font avec des ingrédients faciles à obtenir.Pour #oxs vos biscuits, gâteaux et plats cuits au four, employez la Poudre à Pâte \u201cMagic\u201d.Elle est si pure et si efficace qu\u2019elle constitue une véritable assurance contre les non-réussites.Elle protège les ingrédients précieux .réduit le gaspillage coûteux.Elle vous coûte moins de 1\u20ac par cuisson ordinaire.Les experts en art culinaire recommandent la \u201cMagic\u201d.Achetez-en aujourd\u2019hui! LA PRÉFÉRÉE DEPUIS 3 GÉNÉRATIONS 46 Voici ce que vous faites de la graisse et des os Les marchands de viande du Canada, dans un but patriotique, coopèrent avec le Gouvernement en ce qui concerne ce travail de guerre important, en mettant leurs facilités de récupération à la disposition de leurs clients.Vous pouvez vous débarrasser de vos graisses et de vos os d\u2019une des manières suivantes: VOTRE MARCHAND DE VIANDE vous paiera 4!/7f la livre pour la graisse, et 1¢ la livre pour le gras.Vous pouvez garder cet argent pour vous, ou \u2014 I= CARDEZ \u201cEP LA GRAISSE } ETLESOS | [= yo Che VOUS POUVEZ DONNER vos Graisses et vos Os au Comité de Récupération Volontaire de votre localité à l\u2019endroit où on les reçoit, ou \u2014 VOUS POUVEZ LE REMETTRE au Comité de Récupération Volontaire de votre localité et/ou à une Oeuvre de Charité de Guerre enregistrée.VOUS POUVEZ CONTINUER de mettre vos Graisses et vos Os dehors pour qu\u2019ils soient ramassés en même temps que les ordures.Chaque cuillerée de graisse, chaque morceau de gras et chaque os, cuit, cru ou sec, doivent être gardés.C\u2019est un devoir quotidien.Vous n\u2019en avez peut-être pas beaucoup, mais, même si nous n\u2019avons qu\u2019une once de graisse par personne par semaine, nous aurons 36,000,000 de livres de graisse par an pour faire de la glycérine.Le Canada a besoin de FO millions de livres de graisse CETTE CAMPAGNE EST POUR LA DURÉE DES HOSTILITÉS MINISTÈRE DES SERVICES NATIONAUX DE GUERRE DIVISION DE LA RECUPERATION NATIONALE La clinique des rumeurs des rumeurs LA RevuE POPULAIRE La liberté de parole impose des responsabilités rapport très intéressant préparé par l'Office de l'Information de guerre, à Washington, à la suite de l'examen de plus de 4,500 rumeurs signalées à l'attention des agences fédérales américaines au cours des derniers onze mois.Souvent, nous avons remarqué ici même l'étonnante similitude qui existe entre nos rumeurs et celles qui circulent chez nos voisins d'outre-fron- tière.C'est pourquoi nous croyons que les Canadiens peuvent faire leur profit des renseignements et des conseils qui ont été donnés aux Américains sur ce sujet.Le rapport dont nous avons pris connaissance commence par dire que les émissions radiophoniques ennemies sur ondes courtes atteignent un nombre relativement restreint d'auditeurs aux Etats-Unis et sont à peu près ignorées du grand public.Ces programmes, toutefois, servent à donner aux agents de l'ennemi des directives en matière de propagande.Car il ne fait aucun doute qu'il y a encore aux Etats-Unis des agents de l'Axe qui ont pour mission de lancer et d'encourager la propagation de rumeurs ayant pour but de favoriser les sinistres entreprises des chefs nazis.Dans ses conseils aux Américains, l'auteur du rapport s'exprimait comme suit : « Il importe de savoir faire la distinction entre la répétition d'une rumeur et l'honnête expression d'une opinion sensée.Tout Américain qui comprend bien ce que signifie la liberté de parole, doit aussi comprendre la responsabilité que lui impose ce privilège.S'il a le droit de critiquer, il doit par contre être prudent en ce qui concerne les propos qu'il pourrait être tenté de répéter.La liberté de parole, privilège des démocraties, crée des responsabilités auxquelles personne ne peut se soustraire.|\u2019 CLINIQUE accuse réception d'un « Tout Américain peut aider a gagner cette guerre en blindant son cœur et ses oreilles.Tout Américain peut aider à gagner cette guerre en refusant d'ajouter foi et de répéter les histoires sensationnelles que ne publient ni les journaux ni la radio.Tout Américain peut combattre l\u2019ennemi en refusant de propager la haine et de semer le doute parmi ses concitoyens.« Voici quelques règles très simples que tout Américain loyal se doit d'observer en temps de guerre : 1.Ne jamais répéter une rumeur.2.Ne pas répéter une rumeur, même pour la nier ensuite.3.Si l'on connaît la vérité au sujet d'une rumeur, demander à la personne qui la répète où elle a obtenu ses renseignements.4.Si l'on ne connaît pas la vérité au sujet d'une rumeur, demander à la personne qui la répète où elle a obtenu ses renseignements.\u2019 5.Ne jamais accorder à une rumeur le bénéfice du doute.» Une rumeur d'un caractère particulièrement méchant et évidemment destinée à inquiéter ceux qui ont des êtres chers dans les armées d'outremer, a récemment été signalée à notre attention.Nous nous empressons d'éclairer nos lecteurs et de rassurer ceux qui pourraient entretenir des appréhensions au sujet des envois qu'ils font aux soldats.UNE RumEur « Les colis expédiés outre-mer sont perdus \u2014 non pas seulement a bord des bateaux, mais méme ici au Canada.Ils sont tout simplement volés dans les bureaux de poste.» LA VÉRITÉ Nous sommes heureux de citer la déclaration que nous a faite à ce sujet Monsieur P.T.Coolican, adjoint du sous-ministre des Postes, a Ottawa.«Cette rumeur est absolument fausse.Le personnel canadien des Postes, tant civil que militaire, fait tout en son possible pour assurer la protection et accélérer l'expédition des colis adressés aux soldats de nos arm-es outre-mer.Rien n'est négligé pour que tous les colis et les lettres parviennent le plus sûrement et plus rapidement possible à destination.« Au bureau de poste militaire, le courrier est trié et mis en paquets pour les différentes unités de l'armée et de l'Aviation, afin de faciliter la manutention outre-mer.Ces paquets sont ensuite expédiés dans des sacs scellés au bureau de poste de l'armée canadienne outre-mer, d\u2019où ils sont dirigé avec le minimum de délai vers divers points où se trouvent cantonnées nos unités.Naturellement, il se produit parfois des retards inévitables par suite des attaques de l'ennemi sur mer ou des raids aériens en Grande-Bretagne.Cependant, malgré que le volume du courrier aux soldats soit quatre fois plus considérable que l'an dernier, il y a eu une diminution appréciable dans le nombre des plaintes et réclamations.«Le mois dernier, le bureau de poste de l'Armée au Canada a expédié outre-mer 2,166,160 lettres.3,982,964 livres de colis et 513,706 livres de tabac, sans compter les journaux, magazines et autres imprimés.Le pourcentage des pertes par rapport à la quantité de courrier expédiée est presque insignifiant, surtout si l'on tient compte des difficultés du transport.«Le public peut contribuer dans une large mesure à faciliter la distribution du courrier car il pourrait y avoir encore de l'amélioration dans la manière d'adresser les lettres et d'emballer les colis.Chaque mois, des milliers de colis reçus au bureau de poste de l'Armée sont si mal emballés que le contenu s'en trouve souvent abîmé.On s'efforce de refaire ou de réparer ces emballages avant d'acheminer les colis vers leurs destination, mais pareille négligence de la part des expéditeurs occasionne naturellement des frais et des retards inutiles.« D'autre \u2018part, des lettres sont souvent incorrectement adressées et, malgré toute la patience des employés de la poste, elles ne peuvent atteindre leurs destinataires.Nous avons aux quartiers-généraux outremer des spécialistes dont les seules fonctions consistent à essayer de retracer les adresses viritables des soldats auxquels du courrier est envoyé mal adressé.« Comme on peut le voir, la livraison raide et sûre du courrier militaire outre-mer dépend beaucoup du soin que l'on peut apporter à adresser et préparer les lettres et les colis.» \u2014 a.veh slp FÉvrIER 1943 A lboderie ETTE gracieuse petite danseuse russe doit être dessinée conformément à notre illustration, puis brodée en laines de couleurs vives.Le genre et la forme de ce sac sont nouveaux et très pratiques pour transporter un tricot ou un raccommodage.Nous suggérons de le faire en feutre, en satinette épaisse ou en toile solide.Les indications relatives à sa confection sont faciles à suivre.On peut le doubler en soie unie ou imprimée de couleur claire.Les ouvrières habiles et économes fabriqueront plusieurs de ces sacs pour les offrir à une vente de charité ou en guise de cadeaux.MODE DE REPRODUCTION Appliquer le patron de cette page bien en place sur un tissu.Introduire le papier carbone entre le tissu et le patron, le côté luisant du papier appliqué sur l'étoffe.Dessiner avec un crayon à mine ronde.Les modèles peuvent servir maintes et maintes fois pourvu qu'on ait soin de ne pas percer le papier en dessinant d'une façon trop appuyée.(Lire la suite page 55) Sos essasasLenUUnSesaUSUUSaUenSSSSSSSSSS TS SSSSSTSSSS0T Mme De Bellefeuille, 60, Bord du Lac, Valois, P.@.O Papier carbone.bleu ou jaune, pour tracer .10¢ D Laines à broder, cinq nuances - .\u2014- + = = 256 Ci-joint un mandat-poste au montant de is cents.Nom 1 10200000 2- -ee [US nn ee Adresse \u2026 Localité eee ees as J Par Mme L.de Bellefeuille CE oe.GEE \u2014 \u2014 = \u2014 = wy Gm am\u2014 \u2014 2 \u2014\u2014 \u2014 2e 2\u2014\u2014 222 200 AY Se PLACEZ SUR LE PLIS DU 77550 C C 0 20 fo = =C 47 48 MAISON A Country House, qui fut inaugurée le 27 septembre dernier, à Woodland Hills, non loin de Hollywood, est la concrétisation d'un projet qui remonte à plus de vingt-trois ans.Cette magnifique initiative a été menée à bonne fin sous l'égide de la Motion Picture Relief Fund.Répondant à un grand besoin humanitaire, la Country House de Californie est uniquement destinée à loger et voir à l'entretien de nécessiteux que le destin a déshérités.L'immeuble, qui n'a rien de prétentieux, peut actuellement loger au moins cent soixante- cinq personnes.L'ouverture officielle de cette maison de retraite pour artistes de cinéma a été marquée par une brillante cérémonie à laquelle prirent part des personnages tels : Robert Young (maître de cérémonie), Y.Frank Freeman, président de l'Association of Motion EEE Vs Mok fics wi Un angle de la maison de retraite pour artistes de cinéma qu'on RE Fu roducers, Jean Hersholt, président de la Motion Picture .« elle, und.inaugurait en septembre dernier.On remarque M.et Mme Walter Au moment même où Allan Jones entonnait l'hymne national Wanger \u2018Joan Bennett! qui jouèrent dans le tim \u201cCountry House\u201c de nos voisins, Ralph Morgan et Huntly Gordon hissaient le dra- Sn.peau étoilé dans le magnifique paysage où se trouve située la Country House.L'audience avait pris place sur la terrasse et le patio de l'établissement, face à la tribune d'où venaient parler les orateurs.La cérémonie se termina par le chant de This Is Worth Fighting For, enlevé de façon poignante par la célèbre artiste Mary Martin.L'un des moments les plus émouvants de la cérémonie se produisit lorsqu'on décerna à William L.Pereira, architecte, une médaille en reconnaissance de ses services bénévoles.En l'absence de ce dernier, Jean Hersholt et Mme Pereira, l'épouse de l'architecte, reçurent le témoignage ému de reconnaissance et d'admiration.Il va sans dire que des cameramen de journaux filmés enregistrèrent sur la pellicule les points les plus saillants d'un événement qui restera longtemps gravé dans la mémoire de ceux qui y assistaient.Vue prise lors du lunch offert aux invités qui assistèrent à la cérémonie d\u2018inauguration de lo \u2018Country House\u201d.Tout Hollywood s\u2019était rendu à Woodland Hills pour acclamer la concrétisation d'un projet vieux de vingt-trois ans.L'architecte de l'établissement, W.L.Pereira, a contribué à l\u2019œuvre par ses services bénévoles.Ci-contre, à droite : Y.Frank Freeman, président de l'Association of Motion Pictures Producers, l\u2018artiste Jean Hersholt, président de la Motion Picture Relief Fund, et R.J.O.O'Donnell qui firent un succès de la cérémonie d'inauguration de la \u201cCountry House\u201d.LA Revue Poruramz Féveier 1943 SI vous ne pouvez trouver ces 2 À \" 4535 \u2014 Robe pour jeunes filles Elégance pour jeunes filles 4514 \u2014 Robe pour adolescentes, dans les grandeurs 11 a 16.A Tissu requis pour la grandeur 11: 2 verges 34 de 39\u201d ou À 2 verges de 54\u201d.Prix : 20 cents.dans les grandeurs 12 à 18.Tissu requis pour la grandeur 12 : 3 verges V4 de 39\u201d ou 2 verges L4 de 54\u201d.Prix : 25 cents.as \u2014 a ET 4 LS 4539 4537 \u2014 Robe pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 à 20.Tissu requis pour la grandeur 14: 3 verges 14 de 35\u201d ou 3 verges de 39\u201d.Prix : 25 cents.4539 \u2014 Robe deux-pièces pour adolescentes, dans les grandeurs 11 à 16.Tissu requis pour la grandeur 16 : blouse, 2 verges L4 de 35\u201d ou 2 verges de 39\u201d.Jupe, 1 verge 34 de 39\u201d ou 1 verge 44 de 54\u201d.Prix : 20 cents.PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec Te montant requis, à l'adresse suivante ; Patrons de \u201cLa Revue Populaire\", Dominion Patterns, Ltd.489 College St.Toronte, Ont.49 50 LA Revue PorPuLAme ROBES GENRE TAILLEUR 4521 \u2014 Robe pour dames et jeunes filles, dans les grandeurs 12 a 20.Tissu requis pour la grandeur 20 : 3 verges 14 de 39\u201d Tu ou 2 verges 14 de 54\u201d.L'achat d'une ceinture est 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requis, à l'adresse suivante : , Patrons de \u201cLa Revue Populaire\u201d, Dominion Patterns, Ltd, 489 College St., Toronto, Ont. FÉVRIER 1943 SES QUATRE VOLONTES (Suite de la page 43) plus seulement pour vous, aujour- d'hui.Tu sais bien.Micheline est fiancée.Elle a refait sa vie.\u2014 Non, Gérard.Non, Micheline souffre.Micheline t'aime comme au premier jour.D'ailleurs, elle t'attend.Elle est seule au château, avec sa mère.Son père et le vicomte sont au diable, sur les coupes.Gérard resta un court moment encore anéanti.Puis il se redressa, agressif tout à coup : « Je regrette à mon tour, Meg, de te voir à la tête de ce complot.Tu auras inutilement instruit tes sœurs de ce qu'il eut mieux valu leur cacher et, inutilement aussi, tu auras tourné le fer dans la plaie de Micheline.Ma décision prise est irrévocable.Vous n'y changerez rien.Meg sourit, doucement : \u2014 8, Géro.Si, corrigea-t-elle.Parce que tu nous aimes beaucoup et parce que nous t'aimons, nous aussi, beaucoup.Il y eut entre eux comme une soudaine détente.Géro réfléchissait aux conséquences possibles de ce nouveau coup du sort qui faisait rebondir encore cette histoire avec laquelle il croyait pourtant bien en avoir fini.Écoute-moi, Géro, reprit Meg.Ecoute-moi sans t'emporter, je t'en prie.Tu me feras tes objections après, si tu en as à formuler.Je t'assure que tout peut s'arranger, simplement.\u2014 Va toujours.\u2014 Tu épouses Micheline \u2026.\u2014 Ouais.\u2014 Tu gardes l'appartement.Moi, je prends celui du dessus, qui va être libre pour janvier et que M.Bour- dier ne te refusera pas.Je m'y installe avec Jackie, Lou et Za.Za ira au Lycée.Lou.je ne sais pas ?\u2014 Et pourquoi pas ?\u2014 Mon Dieu, elle sera presque flancée.\u2014 Quoi ?Avec Robert ?Déjà ?.\u2014 On murmure qu'il y a promesse.\u2014 Ah! c'est insensé ! s'exclama alors Gérard.Et je ne sais rien.Je ne sais plus rien.Je suis trahi de tous les côtés .C'est une révolte, alors?\u2014 Non, Sire : Une Révolution \u2026.Allons, reprit Meg, qui ne put se défendre de rire.Ta couronne est très menacée, va, Géro Ier.Il est temps que tu te retires : nous te laissons dé \u2014 cheline et l'appartement.Ce n'est si mal.~ Bt toi ?Si tu te mares ?.Car tu vas te marier.\u2014 J'y compte bien.J'espère, Géro.Mais, décemment pas avant un an ?Or, à ce moment, bou déjà s\u2019envolera.Il ne restera pus que Jackie qui aura dix-neuf ans, et Za qui ne sera plus une enfant.A la rigueur, tu peux très bien les prendre.Ce n\u2019est as la place qui manque.Maria et Joseph te reviennent avec elles.voue que cela ne s'emboîte pas trop mal?Gérard perdait pied.Aux heures de plus fo isme, il n'avait jamais pu échafauder une combinaison qui lui parut tellement réalisable.Il est vrai qu'il n'avait pas prévu le départ de Lou.Il regarda Meg, restée devant lui, fine et belle, avec cette gravité dans les yeux, cette espèce d'autorité nouvelle qu'il lui avait déjà pourtant reconnue, à Paris.Il hésitait.Il avait confusément peur de se faire berner, tromper, c'est-à-dire pousser vers un bonheur & venir.\u2014 Et si je refuse ?dit-il encore.Meg remua doucement les épaules : \u2014 Tu me peineras d'abord infiniment.Ensuite, imagine ce que sera ton existence, entre nous quatre qui saurons désormais le prix de ta présence.\u2014 Bon.Et le vicomte ?Et le père de Micheline ?La jeune fille eut un geste vague qui suffit a traduire son juvénile fatalisme : \u2014 On ne va pas contre son destin.Ce qui est écrit est écrit.Tout le reste est fumée.Il sourit, reconnaissant au passage ses théories de parade: Déjà moins avare d'indulgence, il prit Meg aux épaules : \u2014 Je ne sais ce qu'il va advenir de cette histoire, ma pauvre grande chérie, murmura-t-il.Je te tiens pour responsable du petit coup d'Etat.Je sais dans quel esprit vous avez pu conspirer.Je n'ai pas le courage de vous en vouloir.Toutefois, je crains fort que vous ne me fassiez faire qu'une sottise de plus: au point où en sont les choses.Micheline m'attend, dis-tu ?\u2014 Oui.\u2014 Dans quelles dispositions ?\u2014 Tu ne t'en doutes pas ?\u2014 Bt les petites ?.~ Elles sont là.Elle avait déja la main sur le bouton de la porte.Il l'arrêta : \u2014 Meg.Embrasse-moi.La jeune fille se blottit contre son frère, affectueusement.À vrai dire, ce fut elle qui l'étreignit, non plus comme la petite Meg d hier, mais bien avec cette assurance protectrice et câline de la femme, en qui sommeille toujours l'irrépressible instinct maternel.L'instant d'après, Gérard Studac était cerné par ses sœurs, Il les dévisagea une à une, célant mal son émoi : toutes les quatre le défiaient avec une même expression de farouche entêtement et de malicieuse tendresse.\u2014 Alors, dit-il.Je ne suis plus le maître ?\u2014 Non, Petata.\u2014 Et si je me fâche ?risqua-t-il encore.\u2014 Je rentre au couvent ! jeta Lou.\u2014 Je me fais écuyère dans un cirque, assura Za.\u2014 Moi, je m'engage dans la Légion Etrangère ! jura Jackie.sourit : \u2014 Je ne réponds de rien \u2026.Gérard avait presque envie de pleurer.Par contre, maintenant qu'elles le sentaient à leur merci, les quatre jeunes filles réprimaient, à grand'peine, une folle envie de rire.CHAPITRE XXI OBERT Souzay rentra peu après du village.II n'avait rien trouvé de ce que lui avait demandé Meg \u2014 et s'en revenait, mains aux poches, un peu penaud.\u2014 Ça ne fait rién, assura la jeune fille, je regrette seulement de vous avoir imposé cette course : Je me suis fait gronder par Géro, d'ailleurs.\u2014 H a eu tort, Meg.Où est-il ?\u2014 Au château.\u2014 Seul ?\u2014 Ma foi, oui.A ce moment, la jolie Lou, que chacun s'accordait a reconnaître beaucoup moins distraite et détachée (Lire la suite page 59) = si Pouvez-vous dire la date de ces modes ?Complétez la date de chaque illustration, puis lisez le texte correspondant pour voir la date exacte.19_- Courtoisie de Vogue 19_- toiste de & Harper's Bazaar Seules les femmes audacieuses se tai- salent couper les cheveux \u2018à la nuque.On lançait les moteurs d'outos à la manivelle et on chantait \"Over there''.C'était l'ère des suffragettes.C'était en 1918 et les hôpitaux de France manquaient de ovate pour les pansements chirurgicaux .une nouvelle invention, Cellucotton* absorbant, fut bien recue.infirmières commencèrent de l'employer comme serviette périodique .cela créa l'idée de Kotex qui devait étre un si grand bienfalt pour les femmes.Les bas étaient noirs ou blancs.Les \"\u2019flappers'\" portaient des galoches ouvertes.Valentino jouait le \u2018\u2019 Shelk \u2018\u2019.Les gens parlaient des merveilles de leurs radios.des postes à galène avec serre-tête.Et les femmes parlaient de la nouvelle idée en fait d'hygiène personnella .les serviettes périodiques Kotex© faciles à jeter, confortables, vraiment hygiéniques.Des millions de femmes firent bon accueil à ce nouveau produit annoncé en 1921 à 65¢ la douzaine.Courtoisie de Vogue 19_- Courtoisie de McCall\u2019a Le bord des robes faillit monter jusqu'à la taille.Le vernis rouge à ongles était nouveau et audacieux.Le *\u2019 Desert Song \u2018\u2019.Les bracelets esclaves.C'était en 1926 et des millions de femmes donnaient furtivement au commis le prix d'un paquet de Kotex '' enveloppé d'avance \"\u2019.La serviette était maintenant améliorée .plus étroite .et la gaze plus molle la rendait plus confortable.Les bouts arrondis remplacèrent les bouts corrés.Les blondes-platine et ie golf miniature étaient en vogue.Les jupes au bord irrége- lier .commencèrent mouler le corps.Les fabricants de serviettes périodiques révussi- ralent-lls & adapter leur produit à lu mode nouvelle de 1930 ?Kotex fit encore œuvre de pionnier .perfectionna les bouts plats sés.De toutes les grandes marques, sevie la Kotex offre cette caractéristique brevetée = des bouts qu'on ne soupçonne pas parce qu'ils ne sont pas volumineux \u2014\u2014 qui ne causent pas de lignes révélatrices.19__ Courtoisie de Harper's Bazaar 19.- Courtoisie de *T.M.Reg.Can.Pst, Off.Les débutantes dansaient le \u2018Big Apple\".\"Gone with the wind'\" était le livre à succès.Une Américaine épousa l'ex-monarque d'Angleterre.C'était en 1937, et 600 femmes, ayant fait un essai spécial de lo Kotex, vantaient ses améliorations.Centre de sûreté à double effet \u2014 la meilleure caractéristique jusque l& pour empêcher la serviette de se tortitler \u2014 pour prolonger sa protection de plusieurs heures.Et les bords souples \" Wondersoft \u2018' peur accroître lu mollesse de la serviette ! Service est le thème du jour.Les vêtements sont faits de lait, les choussures de verre, et le Cellucotton absorbant est encore préféré par les qrends hôpitaux.I! est encore employé dans la Kotex, la serviette que les femmes préfèrent à toutes les autres marques réunies.Car la Kotex est conçue pour service \u2014 faite pour rester moille durant l'usage.Bille n'est pas molle à le manière de la neige qui se tasse sous la pression.pos de mouvais côté peur couser des dents ! Le meilleure valeur du jour \u2014 seulement 25 portant le pavillon bleu.Le «Six Friends », malgré ses 44 canons et ses 200 hommes était de faible tonnage.Aussi ponts et coursives, passerelles, cales, étaient-ils encombrés outre mesure, ce qui n'était pas pour provoquer le confort.Un des premiers soirs de leur captivité, le commandant en chef de l'expédition, l'amiral William Phipps lui- même vint trouver les prisonniers, cherchant à connaître d'eux dans quelle situation se trouvait Québec.\u2018amiral avait, à la vérité, une figure vulgaire, sans distinction : face large, front haut.Il était plutôt trapu, avec un commencement d'embonpoint.Le manton imberbe, il portait une épaisse moustache.À ce moment un sourire plein de dédain barre sa figure.Phipps demanda à ses prisonniers s\u2019il y avait des fortifications à Québec.On lui répondit sincèrement qu'il n'y avait pas d'ouvrages fortifiés et que les quelques canons que possé- ait la garnison étaient ensablés depuis longtemps.L'amiral eut peine à dissimuler sa satisfaction à cette réponse.Il s'informa également s'il pouvait tenter un débarquement sur un point quelconque des côtes avant d'arriver à Québec, ce à quoi on lui répondit que les côtes étaient en général très accidentées, qu'une tentative de débarquement serait difficile, sinon, en maints endroits, impossible.N'empêche que parvenus à la Rivière Ouelle, les Anglais tentèrent de débarquer là un détachement de miliciens.Ils furent mal reçus.À la vue de ces voiles qui se dirigeaient, courant la bordée du sud, babord amures, le curé de l'endroit, Messire de Prancheville, ayant fait un appel à ses paroissiens, les rassembla, leur fit comprendre le danger qu'ils couraient et leur'fit prendre toutes les armes dont on pouvait disposer.S'étant mis à leur tête, Messire de (Lire Ia suite page 57) Février 1943 TTL Comment confectionner un sac (Suite de la page 47) 1° Tailler un morceau d'étoffe de dix-huit pouces par do .2° Dessiner dessus le modéle (A), appliquer la ligne \u201cointillée du bas sur le bord de l'étoffe et la coche sur le centre, c\u2019est-à-dire à neuf | TABLEAU pouces de l'autre extrémité du : sescomRs | De 4 \u2014 écouper le rond qui fera la bas FH ROUGE du sac en vous servant du mo.3-BLEU 4° Coudre ensemble, sur une longueur de douze pouces, les deux Y- VERT côtés du sac et introduire le 57 NOIR rond qui sert de base.5° Faire deux bandes semblables au modèle (C) soit avec la même étoffe, soit en ruban cordé.6° Se servir de l'une de ces bandes en guise d'anse et coudre la partie 5 droite en haut vis-a-vis la cou: ture et la partie arrondie à 7 pouces du haut.7° Coudre l'autre bande du côté à 2 pouces et demi du haut, s'en .servir pour fermer le haut du sac ©, comme avec une courroie que 3 vous fixerez au moyen d'une agrafe cousue sur la partie qui est de forme arrondie.l'importance qu\u2019il y a de ne pas compro- l\u2019été sous vos aisselles \u2014 toujours une tem- Les vêtements chauds et la vie à l\u2019intérieur exposent davantage à offenser.Utillsez Mum aujourd\u2019hui même! avant vos rendez-vous de soirée, afin de prévenir les risques de l'odeur des aisselles durant les heures à venir! En hiver, tout comme en été, faites en sorte que Mum épargne votre temps, vos vêtements, votre popularité et votre attrait! Procurez-vous pérature d'août de 98°.Alors, ne courez Mum chez votre pharmacien dès aujour- pas de risque avec l'odeur des aisselles.d\u2019hui, ES REUNIONS sociales, les soirées et les amusements à l\u2019intérieur redoublent mettre son attrait.Même si le calendrier vous dit que c\u2019est l'hiver, c\u2019est toujours Même si vous ne constatez aucune trace POUR LES d'humidité, l'odeur se manifest: rapide- SERVIETTES ment dans les pièces surchauffées \u2014 de- SANITAIRES meure plus longtemps sous les vêtements d'hiver plus chauds.Irréfléchie la jeune fille qui se laisse leurrer par l\u2019hiver \u2014 qui croit qu\u2019elle ne transpire plus à cette épo- quel Pourquoi risquer d\u2019offenser! 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coutumes et leur langue comme un patrimoine national, et que ceci leur fut confirmé par le vainqueur de façon irrévocable, donne le coup de mort à un coute depuis trop longtemps contre- it.Il ne saurait être question sur ce point de concessions ou de privilèges, dit M.Nantel.Ce sont là des mots vides de sens en face d'un droit inattaquable, reconnu par l'usage des nations et fixé par des textes péremptoires.Ces textes, M.Nantel les produit, les commente.Le dossier d'une cause, en somme sans grande importance, entendu à Montréal au début du siècle dernier, confirme les prétentions de M.Nan- tel.Un bref d'assignation ayant été rédigé en français, en 1812, fut rejeté par les défenseurs parce que, allé- guèrent-ils, la langue française n'étant point celle du souverain, le bref devait par conséquent être déclaré nul, inexistant, illégal.Le juge James Reid n\u2019en pensait pas ainsi.Il protesta, tant au nom de la Cour du Banc du Roi qu'en celui de nos compatriotes, et démontra que la langue française devait être reçue dans la conduite des affaires judiciaires comme étant reconnue et d'un usage constant dans la pratique des cours du pays depuis la conquête.M.Nantel fait le débat du procès.Son étude en est une de première valeur, parce qu'elle clôt la chicane sans réplique.Il en découle, certes, un fait indiscutable, que la langue française en Canada a été reconnue et proclamée en différentes circonstances, par des gestes officiels, et notamment dans l'Acte de l'Amérique britannique du Nord, comme étant légalement le moyen de communication de Sa Majesté avec ses sujets canadiens.A plus d'un siècle de distance, le roi George VI, en mettant le pied en terre québecoise, en 1939, nous adresse la parole en français.Cette nouvelle preuve de la sanction royale ne devrait pas être oubliée.M.FRANCIS-J.AUDET L'insurrection de 1837-1838 fournit à M.Audet le sujet de son article.L'abbé Etienne Chartier était un révolutionnaire.Elevé par un père qui avait pris le parti des révoltés américains, en 1775-1776, le jeune Chartier avait fait son droit, puis était entré ensuite dans les ordres.Devenu curé de Saint-Benoit, en plein centre de la rébellion, il encouragea ses paroissiens à la résistance armée.Très bon orateur, il était écouté, trop écouté.Oubliant qu'il avait échangé la toge pour la soutane et les œuvres plus paisibles du sanctuaire, dit M.Audet, le curé Chartier se souvint qu'il avait été avocat : il voulut défendre l'opprimé.Il se lança dès ce jour dans la tourmente politique avec ume ardeur qui égalait presque celle des Chénier, s elson et autres.La bataille de Saint-Eustache tourna en boucherie.Les Patriotes s'enfuirent, l'abbé Chartier en tête.Il passa aux États-Unis, y rencontra apineau.La désunion se mit parmi les chefs de l'insurrection.Bientôt, Papineau dût passer en France.L'abbé Chartier fut chargé de le rejoindre et de s'enquérir de ce qu'il y faisait pour ses compatriotes.La cause des Patriotes était virtuellement perdue.Papineau ne se hâta pas de revenir au pays, où sa tête était à prix.Quant à l'abbé Chartier il fit du ministère dans la vallée du Mississipi, fit amende honorable complète et se reconcilia avec son évêque.Il vint terminer ses jours à Québec, en 1853.Il avait retrouvé son calme.M.Chartier fut le seul prêtre qui fit cause commune avec les rebelles, malgré les avis répétés de l'évêque de Montréal.M.Audet cite le cas des prêtres qui étaient presque tous fils de cultivateurs et de Patriotes, et qui étaient par ce double fait en mauvaise position.Placés entre leur devoir, leurs propres sentiments et l'opinion de leurs paroissiens, plus d'un murmurait, et il ne s'en fallut que de peu - que M.Chartier n'eut des imitateurs.M.REAUGRAND-CHAMPAGNE M.Aristide Beaugrand-Champagne est un architecte de profession.Il est aussi géologue, arpenteur, dessinateur, professeur d'art, Dans ses heures de loisirs, il s'occupe de choses indiennes et il y est passé maître.Depuis plus de vingt ans qu'il s\u2019est spécialisé dans ce genre d'études, il a écrit ici et 1a un grand nombre d'articles.Agochonda et ses trésors archéologiques, la poterie indienne, Hochelaga et ses habitants, le chemin suivi par Jacques Cartier pour atteindre la montagne Mont-Royal, la musique chez les Iroquois, la danse chez les Hurons, la vie sociale des Iroquois, sont des sujets qui le passionnent.Cette fois, il affectionne de nous parler des croyances des anciens Iroquois.Le sujet pourrait être embarrassant pour plusieurs.Il ne l'est pas pour M.Beaugrand-Champagne.« J'ai voulu, dit-il en terminant, montrer les anciens Iroquois comme des hommes moraux et religieux, en marche vers la lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, et dont l'esprit allait bien au-delà de leurs sens.» M.PIERRE-GEORGES ROY M.Pierre-Georges Roy, l'archiviste en chef de la province de Québec jusqu'à ces tout derniers mois, connaît notre histoire dans toutes ses avenues.Elle n'a plus pour lui, pour ainsi dire, de secrets.étude sur les chicanes de préséance sous le ré- ime français nous le prouve de façon éclatante.Dans tous les pays du monde, la préséance entre les corps administratifs est fixée depuis longtemps par des décrets.En Nouvelle-France, sous la domination française, les autorités convoquées aux cérémonies publiques prenaient place également suivant un ordre établi.Mais soit par vanité, soit par ignorance, il arrivait souvent que le gouverneur, l'intendant, l'évêque, le lieutenant du roi, le capitaine de la côte, les marguilliers et même les sacristains se croyaient en droit d'exiger des hon- LA Revue POPULAIRE neurs qui ne leur étaient pas dis.De * là des chicanes à n'en plus finir.L'inventaire de ces chicaines, dit M.Roy, formerait un gros livre.Les quelques exemples que nous donne le savant archiviste québecois suffisent à nous convaincre que nos pères, en excellents Normands, aimaient la dispute.« Chacun ambitionnait, dit M.Roy, de se hausser et d'obtenir ce qu'il n'aurait jamais pu atteindre en France.De là des froissements, des querelles, des conflits qui ennuyèrent tout le monde et empêchèrent jusqu'à un certain point le progrès de la colonie.Les chicanes de préséance commencèrent presque avec la naissance du pays et se continuèrent jusqu'à la fin du régime français.» Plusieurs de ces chicanes eurent un retentissement célèbre.M.Roy ne nous parle que des plus typiques.Il suffit ! «Les hommes sont toujours les hommes, conclut l'historien, et, étrange contradiction, ce sont surtout les démocraties qui souffrent le plus du mal de la préséance.» L'Abbé ALBERT TESSIER Il est si facile à notre époque de voyager sans trop de fatigues que nous nous arrêtons peu à penser aux obstacles qu'avaient à rencontrer nos pères lorsqu'ils se déplaçaient d'un lieu à l'autre.Avec l'automobile, le chemin de fer, le yatch, le navire, l'avion même, nous pouvons nous rendre aujourd'hui en un rien de temps et sans ennui à l'autre bout du monde.Le globe terrestre est devenu tout petit, docile et prévenant comme un jouet.L'abbé Tessier nous montre les voyages d'autrefois alors que chaque pas en avant s'accomplissait à coups de muscles.Au début de la colonie, on voyageait à pied ou en canot.Il n'y avait pas de routes tracées sur terres, et la grande route c'était la rivière.Plus tard, lorsque s\u2019ouvrit le chemin carrossable entre Québec et Montréal, nous eûmes la carriole, la calèche, la berline ; l'abbé Tessier nous décrit ces véhicules, comme aussi les voiliers, les horse-boats, les premiers bateaux à vapeur, sans oublier les fameuses « cages ».Naturellement, l'abbé Tessier en arrive aux Voyageurs des Pays d'En Haut.« Ces Voyageurs formaient une caste intéressante.Leurs aventures humaines, amplifiées par les récits embellis de leurs courses périlleuses, que l'imagination populaire enveloppait de légende, leur bonne humeur.leur allure gaillarde, leur accoutrement pittoresque, tout cela conférait aux canotiers des grands espaces un panache qui les désignait à la curiosité et à l'admiration publique.» «Les Voyageurs, continue l'abbé \u2018Tessier, se savaient populaires et ils ne manquaient pas de se prévaloir de leurs avantages.Hors la grande vie large, libre, dangereuse, mais si captivante, du canot, des portages, des rapides, des nuits en plein air par tous les temps et sous tous les cieux, rien ne méritait à leurs yeux l'attention d'un homme digne de ce titre.» L'abbé Tessier exalte ce type spécial de notre histoire.Les Voyageurs ne faisaient rien à moitié et leur existence nous offre des leçons dont les temps actuels pourraient tirer profit.L'auteur souhaite que nous retrouvions par eux le goût du risque, l'amour de l'effort, le sens de la vie dure acceptée joyeusement.Peut-être, en effet, découvririons-nous vite combien les problèmes qui nous troublent et nous écrasent pourraient se régler de façon acceptable.M.VICTOR MORIN Le principal artisan, avec l'honorable FD.Bouchard, du rachat des FEVRIER 1943 rentes seigneuriales dans notre province, prend prétexte de sa qualité de vice-président du Syndicat National pour traiter de la féodalité européenne et du système seigneurial en Nou- velle-France, tant sous le régime français que sous la domination anglaise.Ce vénérable notaire, qui vient d'être proclamé chef suprême de l'Ordre indépendant des Forestiers d'Amérique, un honneur qui consacre sa probité et ses connaissances en même temps qu'elle rend hommage aux Canadiens français, ce notaire, disons- nous, ne pouvait être mieux posté pour refaire l'histoire d'une époque qui disparaît sous la ruée des revendications démocratiques.M.Morin parle d'abord de la féodalité française.Elle venait des pays teutoniques.Sous l'ancien régime, les seigneurs exercèrent leur autorité avec beaucoup de rigueur et, en maintes circonstances, les serfs se rebellèrent.Elle pesait en effet lourdement sur les épaules du peuple qui murmurait, en spectateur impuissant dans sa misère, contre l'autorité.La lutte fut longue et acharnée, et la revanche fut terrible.La révolution de 1789 confondit les rois et les nobles qui payèrent de leur vie les erreurs d'un régime abusif.système féodal fut introduit en Nouvelle-France en 1627.On profita de l'expérience acquise pour le dégager des clauses qui le rendaient exécrable.L'institution seigneuriale ainsi modifiée rendit des bienfaits immenses à la colonisation du pays qui se développa lentement, mais sans créer le malaise que les vexations avaient fait naître en France.M.Morin dit que la façon préconisée par Richelieu de concéder les terres était le seul moyen propre à consolider l'essor et le développement de la colonie.Il est vrai que les seigneurs canadiens étaient plus riches de noblesse que d'écus; ils parvinrent néanmoins à peupler leurs seigneuries.« Les censitaires canadiens, dit M.Morin, n'ont jamais connu le joug écrasant de la féodalité française ; ils ont vécu ici en sympathie constante avec les seigneurs.Aussi l'abolition de la tenure seigneuriale s\u2019est-elle effectuée en notre pays, après deux siè- Francheville, fit dresser une embuscade à l'endroit où il prévoyait que débarquerait l'ennemi.Les Anglais arrivèrent, confiants, dans les chaloupes remplies.Mais dès qu'elles furent à portée de mousquet, une décharge générale, partie de derrière des buissons, tua tous les occupants de la première chaloupe, deux soldats exceptés, qui purent s'enfuir à force de James.Les autres chaloupes ne jugèrent pas à propos de s'exposer au même danger et virèrent, regagnant la flotte.uelques autres tentatives de même nature furent faites sur la route de Québec mais sans plus de succès grâce à une patrouille ambulante dirigée par M.de Longueuil, l'un des Sept Macchabées de la Nouvelle- France, qui, à la nouvelle de l'approche de la flotte américaine, avait obtenu du comte de Frontenac d'aller surveiller la montée de l'ennemi et d'empêcher son débarquement.M.de Longueuil rencontra les premières voiles alors qu'il parvenait sur la côte nord, par le « Petit Canada ».À partir de là, les Anglais tentèrent plusieurs débarquements mais chaque fois ils furent empéchés de gagner Les Prisonniers de Phipps (Suite de la page 54) cles de fonctionnement satisfaisant, sans heurts ni rancœurs, lorsque l'heure de cette évolution fut arrivée, comme le fruit mûr se détache natu- reflement de l'arbre lorsque le soleil d'été a fait son œuvre.» « Son abolition canadienne, d'ajouter M.Morin, s'est effectuée par des hommes de jugement.Dès 1841 on sougea à faire disparaître les anomalies d\u2019un système qui ne cadrait pas très bien avec ses institutions anglaises.Le peuple du Québec s'étant fortement prononcé pour l'abolition complète et impérative du régime seigneurial, une loi fut passée et adoptée en 1854, qui abolissait à la fois l'ancien fonctionnement des seigneuries, les réserves de la Couronne et celles du clergé protestant.Les censitaires étaient libérés de toute espèce de servitude, mais ils devaient quand mé- me continuer à payer une rente annuelle.« Les choses en étaient ainsi depuis plus d'un demi-siècle lorsqu'un homme énergique, sorti des rangs du peuple, voulut y porter remède.C'était le ministre actuel de la voirie et des travaux publics, l'honorable T.-D.Bouchard.Dès son entrée à la Législature de Québec, il réclamait la municipalisation des rentes seigneuriales.Le tenace réputé présenta quatre fois des projets de loi à cet effet.Enfin, en 1935, sa « Loi abolisant les rentes selgneuriales » était définitivement approuvée et son mécanisme très simple mis à exécution.C'est elle qui a porté le dernier coup à la féodalité canadienne.« Ainsi se termine, avec justice pour tous, dans un siècle où la démocratie combat pour la survivance des droits du peuple contre l'asservissement, et dans un pays d'ordre et de liberté, l'existence d'une institution oppressive à ses débuts, mais adoucie graduellement au cours du progrès de la civilisation, et profondément modifiée en Nouvelle-Fran- ce.Si ses derniers vestiges en sont maintenant disparus, nous garderons du moins son souvenir au Canada comme celui d'un système qui a puissamment contribué au dévelo ement des ressources d'un véritable empire.» G.DouTREMONT terre par la vaillante petite troupe de M.de Longueuil qui saluait les haloupes anglaises par des décharges de mousquet si nourries que les \u201ctenvahisseurs fuyaient à force de \u2018rame, croyant que les campagnes étaient infestées de sauvages.Ce fut grâce à la prudence et au courage de M.de Longueuil que les habitants de la côte furent sauvés du pillage.Sur le « Six Friends », les prisonniers de Phipps, sans manifester trop tangiblement leur joie, s'amusaient de ces échecs réitérés de débarquement de l'ennemi.Du moins, il avaient la satisfaction de constater que leurs amis de Québec, avaient été avertis à temps de l'arrivée de l'ennemi et qu'ils s'étaient préparés à le recevoir.n'est toutefois pas sañs appréhension qu'ils allaient assister au siège de Québec dont ils savaient l'état précaire, puisque rien, jusque là, n'était venu entraver la marche de la flotte encore que toutes les tentatives de débarquement des Anglais aient échoué.Le matin du 15 octobre, à six heures, les premiers vaisseaux paraissaient devant la ville.Les quatre plus gros navires de la flotte se trou- Mères Dont Les Enfants Grandissent, Écoutez- QUAND LE RHUME DE POITRINE, LA TOUX LES FRAPPENT Soulagez leurs souffrances à la façon Vicks perfectionnée, mise à l\u2019épreuve dans les familles.Au lieu de courir des risques inutiles, suivez les conseils de nombreuses mères qui en ont fait l\u2019expérience .soulagez les souffrances que le rhume cause à vos enfants, par le traitement Vicks perfectionné, qui ne prend que 3 minutes, et permet au Vicks VapoRub de donner des résultats encore meilleurs qu\u2019auparavant! 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les dommages n'ayant été que de cinq ou six pistoles.» De plus, ce « furieux fracas d'artillerie» tua dans la ville un jeune garçon de 16 ans, François Roberge, et blessa le sieur de Vieuxfort.Les prisonniers avaient appris un peu auparavant l'insuccès des pourparlers entrepris par l'amiral avec le gouverneur, le comte de Frontenac et l'héroïque réponse de ce dernier faite à l'émissaire de Phipps qui, au grand amusement de la population, avait joué pendant quelques heures le rôle assez ridicule de Collin Maillard.On connaît la scène.Grâce à l'attirail dont on l'avait entouré, dès son débarquement de la chaloupe qui l'avait conduit à terre, le malheureux major anglais, les yeux bandés du quai jusqu'au Château Saint-Louis, crut que la ville débordait de troues.« Il en tremblait de peur » dit la Mère Juchereau de La Ferté, « quand il pénétra dans la chambie du gouverneur où tous les officiers l'attendaient vêtus de leurs plus beaux atours » : gallon d'or et d'argent, ru\u201c bans et plumets, poudre et frisure, rien ne manquait.« De sorte », continue la Mère Juchereau, « que quand ce jeune Anglais eut les yeux libres, il vit quantité d'hommes bien faits et bien mis qui n\u2019avaient point la mine craintive, mais au contraire la joie se lisait sur leur visage, et l'air martial de tous ces braves gens le rendit tout interdit ».On sait que le siège fut plutôt court.Arrivée le 15 octobre, la flotte anglaise dut déguerpir le 23 avec la plupart de ses vaisseaux fortement avariés et nombre d'hommes tués et blessés.Après la fière réponse du gouverneur, les Anglais tinrent conseil pendant près de trois jours, ce qui permit au ciel de faire arriver à temps de Montréal plus de huit cents hommes ; bien armés, sous les ordres du chevalier de Callière.Ceux-ci arrivèrent à Québec par divers chemins, tambours battant, cors sonnant, ce qui inguiéta fort les Anglais qui, de leurs vaisseaux, assistaient au spectacle.Un haut officier alla demander à M.de Grandville ce que cela signifiait, ce à quoi M.de Grandville répondit assez cavalièrement : « Monsieur, c\u2019est le gouverneur de Montréal qui arrive avec les gens Mettez deux gouttes de Murine dans chaque ÿ oeil, et la sensation de picotement disparate immédiatement.7 ingrédients que contient Murine soulagent Pirritation, adoucissent,reposent et rafraichissentvosyeux.Murine aide des mil- 3 Liers d'yeux\u2014pourquoi pas les vôtres.ARE: YEUX JOUEZ DE LA GUITARE APPRENEZ A JOUER la Guitare Hawaïenne par correspondance, Cours complet, méthode très facile.Examens, ; , Pa > diplôme, etc.Superbe d'en haut ; vous n'avez qu'à plier ba- guitare hawaïenne ; A .5 Eee CEA ETS \u2018 = gage ; ce secours pour Québec vous avec la première le- era perdre vos peines.(La Mère Ju- So mente racer chereau de La Ferté.) 1 années d\u2019expé- Le 17, de leurs vaisseaux, les An- lais, vers les quatre heures du soir, irent sur la ville un feu si nourri « que plusieurs officiers qui s'étaient trouvés en France à plusieurs sièges, assurèrent qu'ils n'en avaient jamais vu de si vifs.Ils s'efforçaient surtout, rience.Des milliers d'élèves diplômés recommandent notre cours.LE CONSERVATOIRE DE MUSIQUE HAWAIENNE ENR.Québec 122-E, Blvd Charest, comme nous l'avons su depuis, de tirer sur un tableau de la Sainte- Famille que l'on avait exposé sur le clocher de la cathédrale, mais ils n'y firent aucun mal, et cela même nous garantit parce que les coups qu\u2019ils visaient sur l'image passaient pardessus Québec.» (La Mère Juche- reau de La Ferté.) Mais en retour, les batteries des Français ripostaient avec succès et tiraient sur les vaisseaux force boulets de dix-huit et de vingt-quatre pouces.Quelques officiers du « Six riends » prirent quelques-uns de ces boulets et es montrant à Madame de La Lande, lui demandèrent, ironiquement : « Sont-ce là les canons que vous disiez ensablés ?» \u2014 Sans doute, répondit Madame de La Lande, on les aura déterrés a temps.endant dans la ville, la vie ne semblait pas du tout interrompue par le bombardement anglais.Le dimanche, la population se rendit comme de coutume à ses dévotions.Les gens accouraient aux temples religieux.On les aperçoit des vaisseaux.Voyant ainsi tous ces gens s'en aller où les cloches les appelaient, les Anglais interrogèrent derechef M.de Grandville, lui demandant où se rendaient tous ces gens ?Toujours gouailleur, il répondit : « Ces gens-là vont à la messe, aux vêpres et au salut.» \u2014 Mais ces femmes n'ont donc pas peur de nos boulets ?\u2014 Il faut croire que non, répondit le sieur de Grandville.Et cette assurance, et ce calme, et cette tranquillité inquiétaient constamment les assiégeants .Pourtant dans Québec, on avait toutes les raisons du monde d'être encore plus inquiets.On manquait de tout : provisions, munitions et soldats.Voyant qu'ils allaient, eux aussi, manquer de munitions, les Anglais tentèrent un débarquement et 1,500 hommes réussirent à établir une batterie à Beauport.M.de Saint-Denis avec soixante hommes les empêcha d'aller plus loin.Il les poursuivit à la Canardière où M.de Longueuil fit défiler ses hommes de façon à les laisser paraître beaucoup plus nombreux qu'ils n'étaient en réalité.En outre, quarante séminaristes qui étaient à Saint-Joachim et qui brûlaient du désir de combattre obtinrent la permission d'aller à Beauport.Leur tir effraya les assaillants qui furent certains alors que toutes les collines des alentours étaient peuplées de sauvages qui allaient £ re sur eux.ussi se rembarquèrent-ils en désordre, abandonnant canons et munitions.Ils avaient également pris pour des hommes, des troncs d'arbres dont étaient couverts les champs de l'Hôpital Général.(La Mère Ju- chereau de La Ferté.Aussi se rembarquèrent-ils en désordre aux vaiseaux y jetèrent la panique.Après quelques heures de conseil, les commandants ordonnèrent la retraite.On était au 21 octobre, sept jours après l'arrivée des premiers vaisseaux anglais devant Québec.Ce soir du 21, les grosses unités de la flotte se laissant dériver par la marée, allèrent mouiller à un endroit de l'Ile d'Orléans appelé «L'Arbre Sec».Le « Six Friends » emmenait toujours ses prisonniers qui furent, on le conçoit, fort inquiets en voyant retraiter la flotte sans qu'on eut encore pensé à leur sort.Alors, Madame de La Lande, voyant qu'on ne parlait à leur sujet ni de rançon ni d'échange, demanda une entrevue avec l'amiral à qui elle se présenta non sans une inquiétude assez naturelle, car William Phipps, après un pareil échec, ne devait pas être d'une humeur bien engageante : La Revue POPULAIRE En effet, il paraissait assez irrité quand Madame de La Lande se présenta à lui : « Monsieur », lui dit-elle, « nous constatons que vous renoncez à votre projet et que vous retournez dans votre pays.Qu'allez-vous faire de nous?De quelle utilité serons- nous pour vous ?Ne serons-nous pas plutôt un embarras ?Souffrez donc, monsieur, que je vous fasse une sug- estion au nom de mes compagnons.ous le permettez.Monsieur I'\u2019Amiral 7 \u2014 Volontiers, Madame, répondit galamment le commandant.\u2014 Alors, monsieur, vous avez perdu la partie, vous en conviendrez.Mais nous sommes tout de même encore vos prisonniers.À Québec, nous savons que plusieurs de vos compatriotes sont prisonniers des nôtres.Ces prisonniers ont été capturés en différentes occasions par nos bandes franco-indiennes dans la Nouvelle- Angleterre.Je suis sfire que notre gouverneur consentirait à un échange.En effet, il a été établi que durant les dix mois précédents, ces prisonniers anglais étaient alors au nombre de cent soixante et un capturés dans quatre expéditions, celle d'Iberville à la Baie d Hudson, le 7 juillet 1689, de Sainte-Hélène à Schenectady, le 19 février 1696, de Hertel à Salmon Falls, le 27 mars 1690, et l'expédition de M.de Portneuf, le 29 mai 1690.Mais cinquante-six seulement des captifs anglais étaient connus à Québec.Les autres se trouvaient dispersés un peu partout dans le terri- - toire de la Nouvelle-France, surtout chez les sauvages, Abenaquis, Kone- bas et autres.Quelques-uns avaient été rachetés des sauvages par des familles françaises de Montréal et de Québec.Phipps accepta la proposition de Madame de La Lande et il la chargea d'aller elle-même avec sa fille proposer l'échange au gouverneur M.de Frontenac.On fit donc conduire à terre les deux ambassadrices.Toutes deux se rendirent aussitôt au Château Saint-Louis.Elles eurent encore moins de peine à faire accepter l'échange par le gouverneur.Après avoir félicité Madame de La Lande de son courage, M.de Frontenac envoya aussitôt le capitaine de ses gardes, M.de Lavallière avec la mission de voir à cet échange.Il se fit sans incident.Louis Joliet, M.Pierre Bécart de Grandville, l'abbé Trouvé, Madame de La Lande et Madame Joliet furent échangés contre le capitaine Sylvanus Davis qui commandait le fort de Carco dont s'empara M.de Portneuf, le 29 mai 1690, deux petites filles du capitaine Davis, le lieutenant Thadeus Clarke, Louise et Marie qui avaient été rachetées des sauvages par M.de Frontenac, et une autre petite fille de condition, Sarah Gerish qui avait été rachetée par Madame de Cham- pigny qui l'avait donnée aux Ursulines.On dit aussi que les sept enfants de Clement Short amenés à Québec après le meurtre de leur père à Schenectady et quelques autres furent aussi échangés contre des Acadiens pris à Port Royal, des matelots de la barque de Joliet et de la biscaienne de M.de Grandville.Toujours est-il que bien que l'échange ait été fait de bonne foi de part et d'autre, il y a eu divergence d'opinions sur les sentiments des Anglais après l'échange.M.William Kingford, auteur d'une histoire du Canada, prétend que les Anglais furent indignés du petit nombre de leurs compatriotes échangés tandis que Cotton Mather soutient qu\u2019on fut satisfait.Quoiqu'il en soit, si le nombre des prisonniers anglais échangés en cette occasion fut plus petit - FÉVRIER 1943 que celui des prisonniers français, ce qui apparaît dans la plupart des relations, c'est que l'on n'avait alors pas plus de captifs à échanger que ceux qui avaient \u2018été rachetés des sauvages par \u2018des familles de Qué- ec.Pendant que Louis Joliet et sa femme, le siège levé, allaient, on imagine avec quelle joie, retrouver leurs enfants laissés sous la garde de fidèles serviteurs en leur maison de la rue Sous-le-Fort, on commençait à réparer les ravages du siège dans la ville.À la vérité, ils étaient plutôt légers en égard au nombre considérable de boulets tirés sur la ville.Encore que la population entière fut sous le coup d'une émotion bien compréhensible après une pareille alerte, on ne perdait pas l'occasion de s'amuser de la maladresse des Anglais, qui, un jour, avait dirigé leur tir sur l'image de la Sainte- Famille pendue au clocher de l'église.On s'amusa aussi d'apprendre de quelle façon habile des navires de rance qui arrivaient avec des provisions juste au moment où la flotte anglaise, chargée de honte et de blessés, rebroussant chemin, avaient pu, avertis à temps, éviter la rencontre des vaisseaux de Phipps, en se cachant dans les anses de l'estuaire du Saguenay.Et la joie succéda à la raillerie quand le 12 novembre on vit mouiller ces navires de France devant la ville où l'on manquait de tout.Enfin, ce fut encore de la joie quand, quatre ou cinq jours après le épart de la flotte anglo-américaine, des Abenaquis, arrivant de l'Acadie, apprirent aux habitants de Québec que les Anglais avaient été battus sur mer en Europe, le comte de Tourville ayant défait dans la Manche les flottes réunies de la Hollande et de l'Angleterre ; que la petite vérole avait fait mourir des centaines d'Iroquois en Nouvelle-Angleterre ; que les Kambas avaient défait un gros parti d'Anglais et de Mohingans et qu\u2019ils avaient refusé de faire la paix que leur offrait le gouverneur de la Nouvelle-Angleterre.Autant de motifs de joie pour la population de Québec, qui, cependant, malgré les secours apportés par les vaisseaux de France, se trouvait menacée d'une terrible famine vu le défaut de la récolte d'automne, les courses des Iroquois au printemps ayant empêché les habitants de semer le grain.Cependant, au milieu même de ces heures mauvaises, pendant plusieurs semaines à Québec monta des lèvres du peuple vers le ciel, le chant grave, recueilli d'un « Te Deum » à la gloire du Dieu des armées qui avait accordé à la Nouvelle-France la grâce du salut.Car cette expédition de William Phipps n'avait pas le caractère méprisable qu'on aurait voulu dans la suite lui donner.En dehors du danger direct qu'elle fit courir à la colonie laurentienne, elle eut pour résultat désastreux, fatal, de montrer aux Anglais, qui devaient en profiter plus tard avec succès, la route directe de Québec.Une claire soirée de l'Eté de la Saint-Martin, Louis Joliet, sa femme et leurs enfants : Louis, 14 ans; Charles, 12 ans ; François, 11 ans ; Marie-Geneviève, 9 ans ; Jean-Baptiste, 8 ans; Anne, 7 ans et Claire, 5 ans; a la porte de leur demeure de la Haute Ville goûtaient les derniers souffles tièdes de l'automne quand ils virent arriver le sieur Bé- cart de Grandville qui venait leur dire adieu avant de partir pour la Ferme du Roi, à Tadoussac dont il était le fermier.Il y avait quatre semaines que s'étaient éteintes les sinistres canonnades du siège et la ville, en cette mélancolique époque de l'année, était rentrée dans le calme des villes naissantes.Le soleil allait se coucher, dissolvant son sang goutte à goutte.L'automne emplissait les bois d'alentour, pleins du frisson des feuilles mortes.Sur les côtes de Lévis, de l'autre côté du fleuve, la forêt s'empourprait de l'impériale mort des feuilles d'érable.«Je viens d'apprendre une grande nouvelle, s'écria le visiteur en pénétrant dans Je cercle de l'heureuse famille.Vous le savez déjà peut- être ?» \u2014 Non !.quoi?demandèrent à la fois Louis Joliet et Madame Joliet.Les enfants, qui étaient à jouer avec un grand levrier près d'un bosquet de pins, se rapprochèrent, curieux, du visiteur.\u2014 Quoi donc?questionna derc- chef Louis Joliet.; \u2014 Eh! bien, le désastre de nos amis nos ennemis à l'Ile d'Anticos- til.\u2014 À l'Ile?.chez nous ?fit Madame Joliet.Qu'est-il donc arrivé?Et Madame Joliet, tout en interrogeant leur ancien compagnon de captivité, prit sur ses genoux la petite Claire qu'elle pressa tendrement sur son sein pour l'endormir.Louis Jaliet, silencieux, un instant, fixa ses regards sur l'horizon du fleuve, par delà l'Ile d'Orléans, son esprit soudain comme transporté sur son île mystérieuse et lointaine, son cher établissement qu'il savait détruit par la soldatesque de Phipps.Il avait tout de suite songer à le relever des ruines et à continuer ses pêcheries.« Justice immanente ! s'écria sentencieusement, M.de Grandville.Une partie de la flotte de l'amiral dont le navire du capitaine John Rainford est allée s'abimer sur les récifs de la pointe ouest de l'île et la plupart des membres de l'équipage ont péri.Le silence du soir sembla s'agrandir à cette atroce nouvelle .On sut plus tard que ceux qui n'avaient été engloutis par les flots endurèrent sur l'île où ils avaient cherché refuge des souffrances indicibles, faute d'abris et de secours d'aucune sorte.Et l'on sait que quelques semaines auparavant ils avaient pillé et incendié les établissements de Louis Joliet qui auraient pu sauver ces malheureux.« Justice immanente ! » répéta Madame Joliet pendant que son mari, les yeux perdus au plus lointain du fleuve, gardait toujours un silence presque farouche.La petite Claire maintenant dormait à petits poings fermés sur le sein de sa mère.DDAMASE PoTvIN E EF HE MR Achetons des Obligations de la Victoire ou des Certificats d'Epargne de Guerre La Céréale Chaude dont Tirez le meilleur parti de votre THÉ.YY LV \u2014\u2014\u2014 SAL TOUS RAFFOLENT au Déjeuner_ et vellement Nourréssente / RES 27 Prd st OGILVIE FLOUR MILLS COMPANY LIMITED EUS ut augmente dans Le Samedi SAUF LE PRIX QUI RESTE TOUJOURS AUSSI MODIQUE L'INFAME TRAHISON par VICTOR CHAUVET Coupon d'abonnement LE SAMEDI LISEZ LE SAMEDI et faites-le lire à vos amis \u2014 abonnez-vous dès maintenant ! Ci-inclus la somme de $350 pour 1 an, $2.00 pour 6 mols ou $1.00 pour 3 mois (Etats-Unis : $3.00 pour 1 an, $2.50 pour 6 mois ou $1.25 pour 3 mois) d'abonnement au SAMEDI.° Nom oe eee En vente chez tous Adresse PTT mmm memes sn Tansee | les marchands de Localité Prov.; journaux POIRIER.BESSETTE & CIE.LIMITEE 975, rue de Bullion Montréal, Canada 10e 60 Travaillant sans débrider, les gréeurs des chantiers de construction trouvent dans l\u2019ASPIRIN un sédatif presque instantaré.Les échafaudages qu\u2019on doit ériger au- jourd\u2019hui sont à la fois immenses et innombrables: il faut étayer les grues de chevalement, embarquer un pesant matériel, monter d\u2019énormes canons.Les gréeurs n\u2019ont pas le temps d\u2019être immobilisés par une fièvre ou un coryza.Dès les premiers symptômes d\u2019un rhume, ils prennent de l\u2019Aspirin \u2014 qui les soulage en vitesse et à coup sûr.Ne vous laissez pas déprimer par la courbature ou les malaises du rhume \u2014 ayez de l\u2019Aspirin sous la main.\u201cAspirin\u201d est la marque de la Cie Bayer, Ltée.Si la \u201ccroix\u201d Bayer ne figure pas sur chaque comprimé, ce n\u2019est pas de l\u2019Aspirin.Fabrication canadienne.Pourquoi l'Aspirin agit-elle si vite ?Jetez un comprimé d'Aspirin dans \u2018un verre d\u2019eau.Il come mence immédiatement à se désagréger.En 2 secondes, il est prêt à avoir raison de la douleur.Le même phénomène se produit dans l'estomac .soulagement presque INSTANTANE | * ASPIRIN MOINS DE 1¢ S LECOMPRIME 4 \\ dans le flacon 4 - économique.SES.QUATRE VOLONTES (Suite de la page 51) de ce bas monde, Lou, dis-je, crut devoir intervenir : \u2014 Nous pouvons bien lui dire, à lui, Meg ?\u2014 Si tu veux.\u2014 Quoi?Qu'ouïs-je ?Qu'est-je ?fit l'étudiant, à peine intrigué.Les récents événements dont Robert venait d\u2019être « victime » l'avaient manifestement conquis à un certain optimisfe car, au fur et à mesure que Meg et Lou, puis Jackie, puis Za, lui racontèrent la scène qu'elles venaient d'avoir avec Gérard, une douce hilarité éclairait ses traits.\u2014 Ce qui nous ennuie tout de même un peu, avoua cependant Meg, c'est qu'en fait, Micheline n\u2019était pas du tout au courant.L'hilarité s'éteignit instantanément sur \u2018les traits de Robert qui fronça les sourcils : \u2014 Comment ?Elle ne savait pas ?Elle n'attendait pas Gérard ?\u2014 Non.\u2014 Mais le vicomte est bien absent, au moins, lui?\u2014 Ah! ça, oui.\u2014 C\u2019est égal .Vous en faites du propre, toutes les quatre! reprit-il.Pourquoi ne m'avoir pas dit ?2 Vous nous auriez trahies.\u2014 Mais non.\u2014 Mais si.Entre hommes.Robert Souzay regarda les quatre jeunes filles, qui lui souriaient, satisfaites.I] mesurait d'un coup la force tranquille de ces quatre jolies créatures que le naïf Gérard croyait mener à sa guise et qui, a la vérité, parvenaient toujours a lui imposer leurs.quatre volontés.\u2014 C'est égal, répéta-t-il pourtant.Cette fois, vous avez peut-être été un peu fort.Car Meg avait effectivement trompé Gérard sur ce point subsidiaire : Micheline n'était pas du complot.Dès qu'il s'était trouvé dehors, un espoir fou s'était emparé de Gérard Studac, emportant tout des objections de principe et de conscience qu'il se faisait encore la minute d'avant.Il avait pris son auto en station à la porte .quelques secondes plus tard, il passait en trombe à la grille du château et venait bloquer net au bas du perron.Par la fenêtre qui donnait sur la terrasse, il venait de voir entrer Micheline au salon.D'un bond, il escalada la terrasse et d'un autre il fut auprès de la jeune fille, avant même qu'elle eut le temps de s'étonner.Elle n'avait même pas encore tout à fait réalisé la présence de Gérard que, déjà, elle se trouvait dans ses bras : \u2014 Michou, tant pis, disait-il.Vous m'aimez, je vous aime.Vive l'Amour! Ici pourtant, Micheline trouva la force de se dégager.Flle était si surprise qu'elle oublia de se fâcher.Mais ses traits reflétèrent une telle stupeur, une telle innocence alertée, Que Gérard fut soudain traversé d'un soupçon : \u2014 Mais, balbutia-t-il, brusquement dégrisé.Vous .vous ne savez pas ?Vous ne m'attendiez pas ?.Elle eut presque peur : \u2014 Quoi ?.Je ne comprends pas, Gérard.\u2014 Mes sœurs.Meg.\u2014 Eh bien ?À son tour, elle perçut le trouble non feint du jeune homme qui se prit alors la tête dans les mains, avec un désespoir comique : \u2014 C'est insensé ! dit-il.Elles m'ont joué.Elles m'ont roulé, comme un enfant ! Mais il se ressaisit aussitôt.S'emparant avec autorité du poignet de Micheline encore ahurie, il la força à s'asseoir dans un fauteuil et s'agenouilla délibérément à ses pieds.\u2014 Tant pis, fit-il, décidé.Le sort en est jeté.Chut! Taisez-vous, Micheline, je vous en prie.« Micheline, reprit-il, je vous aime.«Je n'ai jamais cessé de vous aimer, depuis même que la vie nous a séparés, il y a cinq ans.Depuis plus de deux mois, ici, j'ai souffert \u2014 si vous saviez ! \u2014 pris que j'étais entre le souci de mes sœurs et mon amour, mon toujours même amour, Michou, qui me poussait irrésistiblement vers vous.« Or, maintenant, je suis libre, depuis cinq minutes.« Mes sceurs, qui ont grandi, tout a coup, viennent de me mettre a la porte de chez moi : je n\u2019y puis plus rentrer qu\u2019avec vous.« Micheline, ma petite Micheline chérie, je vous supplie de ne pas me repousser .» Micheline le regardait, incrédule.Ses yeux, pourtant, ses grands yeux noirs et doux, semblaient avoir compris plus vite que ses lèvres et, déjà, souriaient .\u2014 Gérard.que dites-vous là, balbutiaient les lèvres, cependant qu'une joie éperdue magnifiait le regard.Vite, très vite, à coups de phrases brèves, Gérard expliqua comment ses sœurs venaient de le mettre en demeure de suivre son destin.\u2014 Maintenant, Michou, achevait Gérard qui se sentait plus ivre que tout à l'heure en arrivant, maintenant plus rien, voyez-vous, ne peut nous empêcher de nous aimer au rand jour.Rien ne pourra plus rien.Je vous aime, Micheline, petite Micheline .Je vous aime tant .Sou- venez-vous.La jeune fille souriait, à présent un peu pâle, mais ses yeux s'embuaient de larmes.Il lui parut que par la seule magie du verbe aimer, les murs devenaient tout à coup translucides et comme de cristal, que le soleil entrait à flot, la pénétrait toute de sa chaude caresse et l'étouffait, comme une angoisse.Elle crut défaillir, tant sa joie, trop soudaine, lui fit délicieusement mal.\u2014 Géro, mon grand Géro, murmu- ra-t-elle enfin, tu ne peux pas savoir.Tu ne peux pas.\u2014 Je t'aime, Michou.\u2014 Oui, Géro, oui.Moi aussi, je t'aime.Depuis toujours.Je ne me suis jamais guérie, vois-tu, parce que je ne t'ai jamais maudit.Je t'aurais, je crois, toujours aimé .toujours .Mais elle s'arrêta net, portant sa main à sa bouche, d'un geste naif de fillette surprise dans le placard aux confitures.Ses yeux s'agrandirent d'effroi.Gérard se retourna, tout d'un bloc.Le vicomte était là, debout.Hé oui, le vicomte Stany-Mareuil, que Meg croyait «au diable dans les coupes ».Il était la.Il cherchait un livre quand les jeunes gens avaient fait irruption dans le salon.Les premiers mots l'avaient cloué là, derrière le paravent.Gérard Stiüdac s'était dressé, d'un bond, face au vicomte Stany-Mareuil La Revue POPULAIRE RAYONNEZ DE BEAUTÉ ET SANTÉ Etes - vous Déprimée ?Nerveuse ?Sans énergie ?Délaissée?La vie n\u2018a-t-elle pour vous que des désagréments ?Souffrez-vous de maigreur ?De vertiges ?De migraines ?et votre teint a-t-il perdu sa frai- cheur ?C'est alors que vous avez le sang trop lourd, chargé de toxines, et le travail de ce sang non purifié cause de pénibles désordres dans votre organisme.Faites alors votre cure de désintoxication naturelle.Les éléments concentrés qui constituent le merveilleux SANO \u201cA\u201d élimineront tous ces poisons.De jour en jour vos chairs se développeront et redeviendront fermes, votre teint s'éclaircira, vous serez plus attrayante avec tout le charme de la jeunesse.Envoyez cinq sous pour échantillon de notre produit SANO \"A\", Correspondance strictement confidentielle.SUURS NUS à 490 NN 99 Ÿ à 9 9 à 990 U Mme CLAIRE LUCE LES PRODUITS SANO ENRG.Casier Postal, 2134 (Place d'Armes) Montréal, P.Q.Votre nom Votre adresse Ville VE A as ge se A pe ev FÉVRIER 1943 qui venait de surgir comme un diable de derrière le paravent.Il était prêt à tout.Le gentilhomme me se fit pourtant pas menaçant.Une subite fatigue semblait aggraver la maigreur de son étroit visage aux traits forts.Il se tenait roide, avec une certaine hauteur qui ne manquait pas d'allure, et ses petits yeux allaient de Gérard à Micheline qui s'étaient rapprochés.\u2014 Je m'excuse, dit-il.Faites-moi la grâce de croire que le hasard seul\u2026 \u2014 Je vous en prie, Monsieur .Gérard avait doucement repoussé la jeune fille qui s'éloignait à reculons, jusqu'à la porte.\u2014 Je vous dois une explication, Monsieur, reprit Gérard, plus lucide, maintenant qu'il était seul avec le vicomte.\u2014 Elle serait superflue, Monsieur, éluda celui-ci.Je sais.Nul ne va contre son destin.(Tiens, lui aussi ! ensa le jeune homme).Celui de icheline n'était pas le mien.«Je disais à M.Souzay, il y a.uelque temps : « Mariez-vous jeune.Faites un brau mariage d'amour.un vrai.» Vous êtes jeune, Monsieur .Faites un beau mariage d'amour, un vrai.Gérard se sentit mal à l'aise.La réelle sympathie qu'il avait toujours éprouvée pour cet homme, qui le considérait maintenant encore sans colère, lui revint en une soudaine bouffée.\u2014 Stany-Mareuil a été votre ami, poursuivit le vicomte.Il n'aura vraisemblablement plus l'occasion de vous rencontrer.Il restera néanmoins votre ami.Il tendait à Gérard une main loyale.Le jeune homme la serra, avec une émotion mal celée.\u2014 Vous avez sû défendre vos quatre sœurs, Monsieur, Micheline sera heureuse.Tout est bien.A ce moment, la porte du salon s'ouvrit brusquement, sous la poussée de M.Denoyer, qui devait pour le moins redouter un meurtre, à en juger par sa mine effarée.Il respira et sourit, gêné.\u2014 Mon cher ami, attaqua vivement le vicomte, je suis désolé.Un télé- ramme me rappelle d'urgence à aris.Je pars dans une heure, pour Angoulême.Vous voudrez bien seulement faire suivre mes bagages.C'était dit d'un ton net, sans sécheresse, mais non plus sans faiblesse.M.Denoyer ne réagit pas.\u2014 Quant à notre contrat pour l'affaire du Maroc, reprit Stany-Mareuil venant à lui, faites établir le projet sur les bases que nous avions convenues.Il avait la main sur l'épaule du père de Micheline : \u2014 Ne faites pas trop attendre ces enfants, mon cher, dit-il, désignant Gérard et Micheline qui venait de le rejoindre.La jeunesse n'a qu'un temps .et ils ont assez patienté .Un soir, à quelque temps de là, la terrasse du château groupait les hôtes de la Maison Bleue qui avaient été retenus à diner.Micheline, blottie contre Gérard, Lou contre Robert, Za contre Meg et Jackie perchée sur la balustrade de pierre, on parlait « mariages » .\u2014 Et ce sera pour quand, mon cher docteur ?s'enquit tout à coup M.Denoyer qui gaspillait là quelques « minutes précieuses » .Gérard resserra l'étreinte de son bras aux épaules de la jeune fille qui se fit plus lourde .Mais tous deux levèrent désespérément les yeux aux étoiles : \u2014 Hélas, Monsieur, cela ne dépend plus de nous, répondit le « cher docteur».Interrogez mes sœurs.Voyez, elles sont quatre : ce sont mes quatre volontés.\u2014 Plains-toi ! lança Robert.Un ange passa, dans une bouffée de silence lourd de rêves.Puis on entendit la voix grave de Jackie : \u2014 En tous les cas, moi, il me faut des robes, des robes, des robes.\u2014 Moi aussi!.\u2014 Moi aussi ! \u2014 Oh! oh! protesta Gérard en riant.Moi je me.dérobe!.\u2014 Géro ! s'écria tout à coup la petite Za : ça va en faire vingt ! \u2014 Vingt quoi ?Vingt robes ! \u2014 Mais non : vingt volontés.Calcule : nos quatre volontés à nous {quatre fois quatre, seize), plus les quatre volontés de Micheline, maintenant.Je te dis bien: ça fait vingt.C'était rigoureusement mathématique.\u2014 Exact, ma chérie, reconnut le jeune homme.Mais tu oublies un détail.\u2014 C'est?.\u2014 C'est que, désormais, précisa- t-il, Robert en aura sa part.\u2014 Et quelle part! Robert Souzay sourit, béat : \u2014 La part du.Lou! FIN NOS VIEILLES FAMILLES CANADIENNES (Suite de la page 4) Seigneurs de ce pays, une place en la Passeville de Québec contenant vingt pieds sur un sens, et vingt-deux pieds sur l\u2019autre, tenant d'un costé à «Noël Jérémie Lamontagne et d'autre la Rue tendante de la place publique sur la grève, d'autre part la dite place et d'autre la rue St-Pierre, chargée de six deniers de cens portant lots et ventes Etc, Etc.« Payable au receveur du Domaine de Québec, au jour et feste de St-Rémy.par chacun an sur laquelle place le dit Miville a fait construire une maison consistante en une chambre à feu un petit apentif à costé, cave et grenier.au payment duquel dit cens, le dit François Miville s'est soubscris tant pour le passé que pour I'advenir, la dite place et maison au dit Pierre Miville, appartenant par tiltre qu'il en a obtenu de feu Monsieur de Lauzon, lors gouverneur en datte du vingt may mil six cent cinquante-six à nous exhibé.Dont acte (Signé) L.T.Chartier Peuvret Votre premier ancêtre était un maître-menuisier et comme tel construisit la plupart des maisons de la Seigneurie de Lauzon.Il devint Capitaine de milice.Cette charge honorifique le rendait susceptible de grands honneurs.Quand le seigneur était absent c'était au Capitaine de milice que l'on s'adressait pour les questions administratives.Pierre Miville décéda à la côte de Lauzon mais il fut inhumé à Québec, le 15 octobre 1669.Voyez par vous-même avec quelle facilité et quelle rapidité vous faites votre nettoyage quotidien quand vous employez le Nouveau Nettoyeur Old Dutch Amélioré.C\u2019est parce que le nouvel ingrédient rapide dissout la graisse d\u2019une façon quasi-magique, faisant un frottages et à la fatigue.Comme toujours, le Nouveau Nettoyeur Old Dutch Amélioré est absolument sûr.PAS parce qu\u2019il est fait de Seismotite.Demandez-en à votre épicier aujourd\u2019hui.Aucun changement n\u2019a été apporté à la boîte ni à l\u2019étiquette \u2014la différence est à l\u2019intérieur.61 ENS C'EST VRAI Ye 2 ] ct HOUVEL INGRÉDIEUT mir ACUVES* END LE NOUVEAU NETTONEUS or DUTCH AMtLORÉ = afl PLUS.VITE 7 COUPE LA GRAISSE D\u2019EMBLEE! 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la miniature historique, qui les reproduit fidèlement, en conserve éternellement le souvenir.C'est pourquoi le miniaturiste doit se doubler d'un érudit.Avant de se lancer dans la reproduction de tel monument historique il lui faut fouiller les archives, les vieux papiers, la tradition.Le souci de l'exactitude doit dominer entièrement une œuvre comme celle-là.Toutes les miniatures de Monsieur Guimont sont des copies scrupuleusement précises.Elles sont construites en bois, les fenêtres, garnies de verre dépoli, sont en métal.L'imitation de la pierre est le résultat d\u2019une sculpture au burin ou à la gouge.Les décorations sont peintes.Les échelles de un quart de pouce et un demi-pouce au pied sont tour à tour employées.Les œuvres nombreuses et variées de Monsieur Guimont sont exposées au Musée Provincial où chacun peut les y admirer à sa guise.Récemment, l'Honorable Henri Groulx tint à féliciter personnellement Monsieur Guimont pour la magnifique œuvre artistique et historique qu'il accomplit pour notre Province.Plus heureux, Monsieur Jean Bru- chési, sous-secrétaire de la Province, montre avec fierté aux amis qui le visitent chez-lui, une œuvre de Monsieur Guimont, le vieux Manoir de Boucherville, où vécurent ses ancêtres et où il passa lui-même plusieurs Vacances, pendant sa jeunesse.Ajoutons que la miniature sur bois est une spécialité plus rare que nous serions portés à le croire.Un connaisseur prétend que Monsieur Guimont est peut-être le seul miniaturiste à fabriquer ses reproductions en bois dans tout le Canada et même dans toute l'Amérique du Nord, Les miniatures qui se trouvent dans les musées étatsuniens sont généralement en carton.MARCELLE LEPAGE-THIBAÜDEAU alimentation artificielle.LE PETIT CONSEILLER SUR L'ALIMENTATION RATIONNELLE DES ENFANTS Par BERTHE CHAGNON.Préface du Dr J.-A.BAUDOUIN Editions Bernard Valiquette Cette mince brochure apporte aux jeunes mamans et à toutes les personnes qui ont de jeunes enfants, confiés à leurs soins, une mine précieuse de renseignements clairs et précis.Le livre débute par un chapitre sur l'alimentation maternelle, la meilleure et la plus normale de toutes.Malheureusement, ce mode de nutrition n'est pas toujours possible, et il faut alors y substituer une Pour aider la mère à préparer les repas d'un enfant en bas âge, qui n'est cependant plus un nourrisson, l'auteur lui propose une série détaillée de menus appropriés à l'âge et au développement physique de l'enfant.Est-il besoin d'ajouter que les menus en question sont basés sur les données de l'hygiène alimentaire ?De nombreuses recettes ne sont pas la partie la moins intéressante, ni la moins pratique de ce travail que mademoiselle Chagnon a préparé de longue main.Comme elle nous le dit elle-même dans l'Avant-Propos : « Les aliments ont été pesés et mesurés, avant comme après la cuisson : leur valeur calculée et compensée selon les circonstances ; enfin, les recettes correspondant à chaque régime ont été éprouvées d'après les données de l'art culinaire.» Si l'on se rappelle les résultats inquiétants d'enquêtes récentes qui en sont venues à la conclusion que chez nous les enfants souffrent de dénutrition, et la valeur pratique de ce petit livre qui tente de remédier à ce mal, on ne peut mieux faire que de lui souhaiter, avec son préfacier, une large diffusion.CIGARETTES 4 sweet caporal 2 \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé dk.LE Il n'existe pas de revues plus canadiennes-françaises.Elles appartiennent, toutes trois, à la même famille canadienne- française depuis près de soixante ans.De plus, elles peuvent se comparer avantageusement à un grand nombre de magazines anglo-canadiens, américains ou français.LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE et LE FILM contiennent exactement les feuilletons, les romons, les articles et les chroniques qui plaisent aux nôtres, qui les amusent et les instruisent en même Ces trois magazines essentiellement cana- diens-français sont à la portée des bourses les plus modestes.#AN DAMOUR SOPTEMERE D OS LA REVUE POPULAIRE est le plus chic des magazines.En donnant un abonnement, vous affirmez votre goût et vous êtes sûr que votre cadeau sera toujours en bonne place chez la personne aimée.ROIS MAGAZINES QUI S'IMPOSENT: SAMEDI - LA REVUE POPULAIRE - LE FILM pRITIIISIsssssssssssssmsssssEREIEITTTT srrreTTTT ST sreereerr TT => \u2018 COUPON D'ABONNEMENT AUX TROIS MAGAZINES \u2018 A Ci-inclus veuillez trouver la somme de $5.00 (Canada seulement) pour un an 4 d'abonnement aux TROIS magazines : LE SAMEDI, LA REVUE POPULAIRE + s et LE FILM.; \u2019 \u2018 NOM Lee cannes cer enraaranees necessite SR ; ; \u2018 \u2019 TOTS PEE EE ES SSS , \u2019 % Localité ie isis Prov.eee \u2019 POIRIER, BESSETTE & CIE, Limitée.975, rue de Bullion, Montréal, Can.: : feeeeersseasiairesizsallliatit ella TIIIRIIIITSIASTI SRI _B IIIA.« temps.Leur prix est des plus abordables.Durant vos heures de loisir passez d'agréa- bles moments en lisant nos trois magazines.LE SAMEDI est & la fois le magazine canadien-français le plus ancien et le plus moderne de la province de Qué- ec.Sa circulation cugmente sensiblement et son succès, dons tous les mondes, est considérable.Où que vous soyez, en voyage d'affaires ou d'agrément, dans les gares, les hôtels, les restaurants, les kiosques à journaux, les pharmacies, vous pouvez être sûr de trouver nos trois magazines : LE SAMEDI LA REVUE POPULAIRE LE FILM Lee de ld C'est afin que nos abonnés voyagent sans la crainte LE FILM est le petit magazine le plus populaire.Son roman d'a our co 1 la FI i plet .Ses renseignements inédit: d'être privés de leurs lectures favorites que tout un let.Ses renseignements inédits personnel expérimenté assure partout la distribution des ses célèbres correspondantes .ses trois magazines français les plus lus en notre pays.photos d'acteurs et d'actrices, nom- reuses et soignées .en font le magazine le plus aimé. Il vient C'est probablement le plus heureux moment de sa vie \u2014 venir chez lur\u2014dans sa chambre-\u2014 retrouver peut-être °o eo son chien, et toutes les choses qui lui sont chères.Il a permission / CA rêvé de cette permission depuis des mois, ct maintenant tout arrive comme il l\u2019avait souhaité.L'accueil est cordial ec le foyer confortable.Sa merc trouve toujours le moyen de créer cette ambiance indescriptible qui fait le charme .# du foyer Quelques fleurs soigneusement disposées, / et, sur un coin de la table, du Coca-Cola glacé - au.Chea 214 et rafraîchissant qui l'invite à se désaltérer « 5 ro i ga Lei #3 se z .cA - vs ,- , so, \u2018 Délicieux et rafraîchissant pétillant et alléchant .le Coca-Cola glacé fait partie des heureux moments que l'on passe chez soi.Les qualités agréables du Coca-Cola glacé son goût qui charme et ne rassasie Jamais la façon complète et satisfaisante dont 1l rafraîchit dn, en font la boisson idéale pour toutes les occasions.\u201c% à un Coca-Cola c\u2019est le te *.Coca-Cola lui-même\u201d THE COCA-COLA COMPANY OF CANADA, LIMITED She nb "]
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