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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
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Juin
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  • Revues
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chaque mois
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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1941-06, Collections de BAnQ.

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[" rer \u2014\u2014 J mis = = a Zo \u2014_\u2014\u2014 \u2014 > a ) Pate e à artir sur-le-champ.Toubib-ben- oubib, habitué à l'étude des micro- î bes et à leur férocité, se sentait tout chaviré devant elle.Il lui prit la main § .dans ses larges paumes et dit avec d émotion : el \u2014 Entendu, Aveline ; je pars avec pi vous.\u2014 Oh! merci, je suis si heureuse! a \u2014 C'est vous qui avez raison: si avec le bonheur, il ne faut jamais \\ tergiverser.« Paule redevint grave : ta \u2014 Maintenant,il va falloir s'occu- Pp per des passeports.Je vais me ren- ét seigner immédiatement.Mais le se plus compliqué est de faire admettre ce voyage a ma tante.elle qui pe n'est jamais allée plus loin que Bécon- les-Bruyères !.Je ne me sens pas tc le courage de l'affronter.je suis sc trop heureuse.\u2014 Téléphonez-lui.Comme ça, ve « tante Henriette » aura le temps de le ruminer cet événement avant votre ta retour.Je vous propose méme de dé- a jeuner avec moi en sortant de l'Am- BR $ bassade Canadienne.à A 51 te \u2014 Accepté ! le Paule composait le numéro de sa tante pendant que Toubib se disait S avec la joie d'un écolier en vacances: d \u2014 Maintenant que je chaperonne w une belle jeune fille, il faut que je perde un peu de mes habitudes de m vieil ours.Alain va en faire une se tête ! Il ne faut pas rater ça.Là-bas, dans le coquet appartement du Luxembourg, Mlle Henriette somnolait prés de la fenétre, son éternel tricot sur les genoux.Une sonnerie aigre et brutale l'arracha à sa tranquillité.\u2014 Encore ce sale appareil ! gro- gna-t-elle.S'il ne servait pas à la « petite », il y a longtemps que je l'aurais supprimé.All&!.À la voix de Paule, elle se radoucit : \u2014 Ah! c'est toi! Du nouveau ?Tu dis qu'il a du nouveau?.Je ne comprends rien!.Hein! tu pars!.tu pars pour.avec le docteur Lavarenne !.Ce n'est pas sérieux !.Paule, pas pour le Canada, mon enfant, ce n'est pas sérieux, et c'est trop loin!.La jeune fille riait de son beau rire heureux enfin retrouvé.\u2014 Ce n'est pas si loin que ça! disait-elle, deux ou trois fois la distance de Paris à Bécon-les-Bruyères! \u2014 Tu te moques de moi! Rentre tout de suite, nous nous expliquerons mieux.\u2014 Pas du tout ! Je vais à l'ambassade pour les passeports et je déjeune avec Lavarenne.Il viendra ce soir dîner à la maison.Je t'embrasse, petite tante, je suis heureuse, si heureuse ! Mlle Henriette entendit le déclic indiquant que sa nièce avait raccroché.Elle posa le récepteur à sa place, machinalement, et fit quelques pas dans le salon.\u2014 Au Canada! s'effara-t-elle, incapable de concevoir une folie de ce calibre.Oh! Ce petit mot laconique résumait sa surprise, son indignation et son inquiétude, elle le répéta deux fois et revint s'asseoir près de la fenêtre.Elle ne remit OI ANA AC AO (NA EO TOY el dad ei Juin 1941 pouvait comprendre car dans sa vie elle n'avait jamais rencontré l'amour.DEUXIEME PARTIE CHAPITRE PREMIER Depus qu'il avait quitté la France, et, après la France, l'Europe, depuis qu'il avait accumulé entre son passé et la vie présente des barrières u'il estimait infranchissables, Alain onnier avait reconquis la paix.Ayant accepté bravement de s'ar- tacher à la terre natale, il avait fait, dès son arrivée au Canada, tous ses \u2018efforts pour s'adapter.Il avait en partie réussi.Monnier avait débarqué à Québec avec un groupe de médecins français dont Henri Launay était parvenu à s'assurer la collaboration.Mais c\u2019étaient, pour la plupart des « jeunes » et aucun n'avait la réputation du professeur.Son nom s'im- \u2018 posait, le rayonnement de sa science était venu jusqu'à Québec et lui faisait comme une escorte.Cependant, il se préoccupait assez peu de cette gloire.Il avait décidé de s'intéresser à toute chose de façon à endormir ses souvenirs et ses regrets.Par respect, par courtoisie, on ne voulut pas lui indiquer un poste, on le lui laissa choisir.Monnier consulta les cartes et décida de s'enfoncer - à l'intérieur des terres.Alors que les «jeunes » de l'équipe s'attendaient À se voir octoyer le plus mauvais poste, ce fut Monnier, au contraire, qui le choisit.A Roberval, sur les bords du lac Saint-Jean, à l'extrémité de la ligne de chemin de fer, on avait construit un hôpital.Monnier quitta Québec le soir même de sa décision.Moins d'une semaine après, il était au travail.Le labeur intense qu'il ne tarda pas à fournir, en plus de sa science, fit l'admiration de tous ses collaborateurs.Il bûchait comme un enragé, et il savait bien pourquoi.Devant son esprit harassé, les images douloureuses passèrent moins souvent ; mais il y avait les nuits.Monnier voyait, rapprochées, les silhouettes de Paule et de Théry, il | imaginait leurs regards qui s'unissaient, leurs mains qui se cherchaient, il voyait trés nettement la cérémonie du mariage.Paule sous ses voiles blancs.Une voix lui criait : « Elle est perdue.perdue pour toi!» Mais, une autre voix lui répondait : « Pourtant, si tu avais parlé .» Car il sentait encore sur lui la douceur de ce lointain regard de femme.L'admiration qu'il y avait lue si souvent lui réchauffait l'âme à distance.Et il se disait que, dans cette admiration, il y avait peut-être, à l'insu de la jeune fille, une sorte de tendresse.Cette tendresse, n'était-ce pas la source pure à laquelle il avait espéré boire ?Ah! Paule! claire et charmante | petite fille qu'il ne presserait jamais contre son cœur ! Après avoir été le charme de ses jours, voilà qu'elle était devenue le tourment et la torture de ses nuits.Dès l'aube, Monnier se remettait au travail.Il fallait oublier, absolument.A l'hôpital, on soignait les habitants de la ville, ceux des villes voisines et des campagnes et les étrangers de passage, mais cela ne suffisait pas à l'activité de Monnier.Et puis, ses jeunes collaborateurs et ses infirmières en blouse blanche lui rappelaient trop deux silhouettes qu'il voulait courageusement chasser de son esprit.Maintes fois, la faiblesse des secours au centre de la province de Québec l'avait frappé.Il avait le projet d'un poste plus au nord et d'une station de radio, à l'étude depuis quelque temps.Monnier s\u2019offrit pour aller examiner sur place au point de vue sanitaire et médical le plan de l'architecte.Quand ses collaborateurs apprirent sa décision, il y eut un chorus de protestations : \u2014 Pas vous, monsieur le Professeur.!\u2026.\u2014 Vous êtes indispensable, ici ! \u2014 On n'est jamais tout à fait indispensable, rétorqua Monnier avec tristesse.Et pour montrer que sa décision était irrévocable, il quitta la salle de travail, sur un salut glacé.Le petit groupe fut libre de commenter l'événement.\u2014 Avez-vous entendu ?dit un assistant.Pour qu'un homme comme lui s'expatrie, il faut une raison grave.\u2014 Chagrin d'amour, peut-être, avança le plus jeune de la bande.Il a, par moments, un regard lointain et triste.si triste qu'on en a le cœur chaviré.Le premier haussa furieusement les épaules : \u2014 Chagrin d'amour ou pas, il va sûrement partir, rien ne l'en empêchera.Un groupe d'infirmiéres entra, désireuses d'avoir des nouvelles.On les mit au courant.\u2019 \u2014 Eh bien ! ça dépasse tout, dit l'une d'elles, une blonde au tendre regard bleu.Je voudrais bien connaître la chipie qui le torture ainsi! Un homme comme lui! Partir en plein désert! chez les biicherons et chez les Indiens!.Ils quittèrent la salle, continuant à commenter la décision du grand chirurgien pendant que celui-ci préparait un sommaire bagage.Un matin blanc de neige, par un froid vif qui fouettait le visage, Mon- nier était arrivé en charrette sur cette terre inconnue.La première maison du village à laquelle il frappa fut celle de Justin Langlade qui vivait là avec sa fille Rose.Il n'eut aucune peine à s'entendre avec eux, le Canadien étant très accueillant.Pour une somme modeste, il fut convenu qu'il y prendrait pension.A partir de cette minute, Alain Monnier pensa avoir coupé les ponts derrière lui, barré la route aux souvenirs et, sous ce ciel étranger, goûter un apaisement de pays natal.Il ne tarda pas à se féliciter de la décision qu'il avait prise, d'autant qu\u2019il avait le rare privilège d'attirer à lui les sympathies.Rose le lui disait huit jours après son arrivée, alors qu'il rentrait de tournée et qu\u2019elle épluchait les légumes pour le repas en commun : \u2014 Je ne sais comment vous avez fait, monsieur le docteur, mais ici, tout le monde vous aime.Vous êtes venu nous apporter du bien-être, des soins.Le Canadien est reconnaissant.Elle ajouta en riant : \u2014 Quand même ! N'êtes-vous pas un peu sorcier ?Il dit mentalement : \u2014 Hélas ! pauvre sorcier qui ne peut même pas triompher de lui- même ! Il eut un soupir vite réprimé et répondit : \u2014 Je suis heureux de l'affection de tous ces braves gens.\u2014 Quand vous repartirez, ce sera un vrai désastre.Elle leva de dessus son travail sa tête chargée de tresses châtains et fixa sur lui ses yeux clairs dans lesquels passa une appréhension : \u2014 Comment pourrions-nous vivre sans vous ?.Ce poste de secours dont j'entends parler depuis que Vous vous fiez l\u2019une a l\u2019autre\u2014et, toutes deux, vous savez & «9 que la \u2018Magic vous donnera des gateaux tendres et légers OUS vous ressemblez comme deux gouttes d\u2019eau\u2014 vous travaillez et vous vous amusez en- semble\u2014vous êtes liées pour la vie.Et, toutes deux vous mettez votre confiance dans la \u2018Magic\u2019 lorsqu'il s\u2019agit de gâteaux \u2014vous savez qu\u2019elle vous donnera invariablement des gâteaux à mie fine, légers et savoureux.3 mamans canadiennes sur À exigent aujourd\u2019hui la \u2018Magic\u2019 \u2014et les plus grandes autorités en art culinaire du Canada em- LIVRE DE CUISINE GRATUIT! ploient cette fameuse poudre à pâte pour tous leurs gâteaux et autres pâtisseries.33 Donnez le bon exemple à- votre fillette quand vous faites des gâteaux; demandez de la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 chez votre épicier dès aujourd\u2019hui.Vous lui ferez en même temps une leçon d\u2019économie car, pour une cuisson ordinaire, il faut pour moins de 1¢ de \u2018Magic\u2019.Quand vous cuisez à la maison, employez le nouveau Livre de Cuisine \u2018Magic\u2019.Plus de 300 recettes.Adressez: Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019, Fraser Avenue, Toronto 2.FABRICATION CANADIENNE 34 j'étais enfant, nous allons l'avoir ! et, ien que vous soyez un grand chirurgien de Paris, à ce qu'on m'a dit, vous allez soigner n'importe qui, n'importe où, et gratuitement.Jamais, sauf avec le Bon Dieu, on aurait cru ça possible!.Mais, vous repartirez ?.H lui effleura la joue d'une tape amicale : \u2014 Petite fille, je ne songe pas à repartir.Rien ne m'attire, ni à Québec, ni en France, j'y ai trop souffert.L'adolescente n'osa pas demander de quoi et par qui, mais sa voix se durcit pour répliquer : \u2014 Ici, rien ne vous atteindra, personne ne vous fera de mal, on ne permettrait pas .Si vous restez jusqu'à ce que le poste marche, ce sera toujours ça.Comme il ne répondait pas, elle se leva pour aller attiser le feu dans la grande cheminée.\u2014 Vous manquez de Alain, je vais en chercher.Et il sortit pour aller dans la forêt chercher les fagots que Justin Lan- glade et ses compagnons élageaient des beaux troncs d'érables et de bouleaux qu'ils abattaient quotidiennement.Alain les retrouva à la place où, la veille.la nuit avait arrêté leur travail.Quelques minutes, il les contempla.ces rudes compagnons, tout à l'ardeur de leur tâche d'abatteurs, de scieurs.Le père de Rose lui avait conté ses débuts difficiles, alors que seul, avec sa femme, il commençait sa carrière comme «boss» d'un chantier.Et puis, Rose était née, la mère était morte le même jour et il était demeuré seul, avec ce petit enfant, au milieu des bois.Aujourd'hui, il était patron à son tour et sa fille remplaçait au foyer la maman trop tôt partie.Au contact de ces êtres frustes, dans une habitation sans confort, où les murs faits de troncs d'arbres craquaient sous le poids de la neige, Rose s'était fait une âme vaillante et le grand chirurgien l'admirait.Il pensait à elle en marchant à travers la fôrêt, luttant contre le vent qui commençait à souffler.Il sourit à l'image aux lourdes tresses.mais\u2019 brusque- -ment, son sourire s'éteignit : une autre image venait de l'effacer, celle de Paule, de Paule qu'il retrouvait partout et toujours.H atteignait les bûcherons dont la tête coiffée de vieux bonnets de fourrure commençait à se couvrir de flocons légers.\u2014 Rude journée ! dit-il.\u2014 Un blizzard, pronostiqua Lan- glade, le premier de l'hiver.Bah ! ça n'sera pas l'dernier, vous en verrez bien d'autres, monsieur Alain, si vous restez avec nous encore un peu de temps ! Le chirurgien ne répondit pas.Il chargea ses bras de branches soi- aneusement attachées et déjà sèches depuis deux mois qu'elles étaient empilées à cette place.Comme il achevait sa tâche, il aperçut Rose qui venait vers eux.\u2014 Ça me fait honte, s'excusa-t- elle, quand je vous laisse faire des besognes pareilles.\u2014 Vous les faites bien, répliqua-t- il en riant.\u2014 Mais moi, je suis une simple fille toute pareille à vos paysannes de France.je suis endurcie dans le métier .\u2014 Me croyez-vous incapable ou moins fort que vous ?\u2014 Oh! pour ce-qui est d'être fort, on ne peut pas vous refuser ça ! mais ce sont vos mains.\u2014 Comment, mes mains ?Qu'est- ce que vous leur reprochez ?s'amu- sa-t-il.bois, dit Rose regarda, pensive, les longs doigts fins de Monnier : \u2014 Ce sont des mains de « monsieur », vous avez tort de leur demander des travaux grossiers, vous les abîmez et elles ne sauront plus soigner les plaies des pauvres gens.\u2014 Si vous croyez qu'vous aurez I'dernier mot! interrompit Langlade qui, sa hache sur l'épaulé, s'éloignait de quelques cent verges avec ses compagnons \u2018pour s attaguer a un groupe d'érables.En descendant vers la cabane, Alain dit à Rose : \u2014 Soyez sans crainte, petite fille, si je peux me transformer en bûcheron d'occasion, je n'ai garde d'oublier que je suis médecin.La preuve : dès que je vous aurai porté votre provision de bois, je vous demanderai de me servir bien vite votre bonne soupe et une omelette et j'irai faire un tour du côté des Indiens.Il y a des enfants bien atteints dans leur tribu.\u2014 Oh! fit-elle avec une moue, vous allez soigner ces sauvages ! \u2014 Seriez-vous une mauvaise chrétienne, Rose ?\u2014 Tout de même.essaya-t-elle d'expliquer, mais elle n'alla pas plus avant, incapable dans sa simplicité de trouver les mots nécessaires pour traduire clairement sa pensée.Ils continuaient leur chemin à travers bois vers l'humble maison.Dans le ciel, galopaient de lourds nuages gris ourlés de blanc, les arbres craquaient sous la poussée du vent et des branches trop frêles tombaient autour d'eux.Au débouché de la forêt, dans l'espace libre autour de la maison, une rafale les arrêta brutalement.Rose examina le ciel, les cîmes des arbres et chercha des yeux au loin le groupe compact des bicherons.Elle mit ses mains en porte-voix : \u2014 Ho! père, ho!.Il faut cesser le travail, c\u2019est imprudent.Rentre, père ! \u2014 On vient, répondit Langlade, sans presque hausser la voix, car le vent portait le son vers sa fille.Allons, les gars, au repos! Le tourbillon faisait gonfler la jupe de Rose.découvrait ses jambes robustes, moulait son corps hardi, sa taille fine.Ses cheveux un peu dérangés, malgré la natte solidement épinglée en auréole, illuminaient son front blanc.Elle était belle, non de cette joliesse fragile et artificielle des femmes du monde, mais d'une saine et pure beauté.Alain l'admirait pour la grâce qui se dégageait d'elle et plus encore pour son tranquille courage.Elle était l'âme de cette cabane perdue.Elle apportait dans tous ses actes \u2014 si humbles, si pareils les uns aux autres \u2014 une humeur toujours égale, la gaieté de son sourire et, parfois, un mot espiègle, une boutade qui mettait tous ces rudes hommes en joie.Fleur des neiges, l'avait surnommée Alain, mais le père, lui, l'appelait: Mon petit rayon.Cependant, pour le chirurgien, elle ne représentait pas autre chose qu'une enfant charmante, une sorte de petite sœur brusquement tombée du ciel.Rien de trouble ne se mélait à la sympathie qu'immédiatement Rose lui avait inspirée et qui s'était transformée bientôt en une profonde affection.Et il pensait d'être pour Rose qu'un grand camarade, car.perdu dans son rêve \u2014 dans ce rêve dont il semblait ne devoir jamais guérir \u2014 il ne savait rien du tendre cœur qui battait à ses côtés.\u2018 Dans les regards que Rose fixait gravement sur lui, il ne voyait pas monter l'amour.Certes, il n'ignorait pas qu'il lui était sympathique et qu'elle avait une vraie peine, aux heures où, ne pouvant surmonter le passé, il sombrait dans une mélancolique et lourde songerie.Il croyait qu'elle redoutait de voir partir l'indispensable médecin.Pour lui, Rose était une petite fille qu'il admirait.Voilà tout.Sur le seuil de la maisonnette, ils déposèrent leur fardeau.\u2014 Vite, monsieur Alain, faites un grand feu, ordonna d'un ton enjoué la fille du bûcheron avant de retourner dans la neige.Sur les braises, il posa un fagot entier et des bûches comme il l'avait vu faire à Rose et, empoignant un énorme soufflet, il activa consciencieusement la combustion.Les flammes jaillirent en quelques minutes et la cabane en fut illuminée.\u2014 Vraiment, vous allez ressortir par un temps pareil ?s'inquiéta l'adolescente qui s'activait, une marmite à la main.~ Il le faut, je dois me préoccuper de ce qu'on pourra organiser dans un cas de ce genre avec le maximum de rapidité.et puis, je vous ai déjà dit que j'étais assez inquiet pour ces misérables enfants.De nouveau, une petite moue arqua ses lèvres.Il se mit à rire : \u2014 Oui, je sais, ce sont des sauvages ! mais ils ont confiance en moi, eux aussi, ils m'attendent, je ne voudrais pas que ce soit en vain.\u2014 Même s'il y avait du danger 7.\u2014 Mais il n'y a pas de danger.Le blizzard n'est pas très violent.\u2014 Mangez toujours, docteur.Elle le servait, heureuse, avec des gestes simples et charmants.Il la complimenta pour les mets qu'elle avait préparés et, sa faim une fois apaisée, il alluma sa pipe.Ce geste lui rappela les cigarettes au goit sucré qu'il fumait à Paris.Paris! Qu'on était loin, ici, des habitudes de civilisés! Qu'il était différent, cet humble logis.de l'appartement luxueux de Passy dans lequel il avait pris l'habitude de vivre ! Paris! .Le nom prestigieux chanta en lui, évocateur de tant d'images inoubliées .inoubliables ! Ses années d'étudiant, les examens préparés avec conscience, passés avec succès, la guerre, la rude amitié de Toubib-ben-Toubib, la clinique, sa clinique, et enfin, Paule ! Paule ! Le docteur se leva de table et vint s'asseoir à l'intérieur de la vaste cheminée.Le menton dans le creux de sa main, il suivit les volutes légères qui sortaient de sa pipe, montaient en spirale dans les hauteurs de la cheminée.À travers ce nuage bleu, une image se précisait : silhouette fine, gracieuse, tête aux boucles d'or, aux regards de lumière ! Paule Aveline, telle qu\u2019il l'avait contemplée si souvent, admirée aussi.Décidément, le moindre mot, la plus innocente phrase, lui rappelaient toujours, lui rappelleraient éternellement son bel amour perdu.H restait là, assis, immobile.Sa pipe s'était éteinte, mais, distrait, Alain continuait de fumer.Il était si loin de ce foyer de biicherons, de cette forêt canadienne, si loin de l'adolescente rustique qui, debout, devant lui, ayant terminé sa besogne de ménagère, le regardait avec tristesse.\u2014 Monsieur Alain, appela-t-elle, à voix basse, quelqu'un vous a fait du mal.\u2014 Pourquoi ?fit-il, surpris, arraché soudain à son rêve.\u2014 Parce que vous avez un visage si changé.vous êtes malheureux.H répondit avec amertume : \u2014 Y a-t-il, en ce monde, des gens qui peuvent se dire heureux ?\u2014 Mais, bien sûr! s'égaya-t-elle, naive.Il y a moi, par exemple.La Revue POPULAIRE \u2014 Vous, Rose, vous détenez bonheur ?Elle eut un joli rire sonore : \u2014 Oh! le bonheur, ce n'est pas bien difficile à trouver! C'est une petite maison modeste \u2014 comme celle-ci \u2014 bien défendue contre le froid, la neige, les ours et les loups.Et, dans cette maison, avec le bon travail de chaque jour, la joie des présences aimées : un vieux père, des camarades pleins de gaieté, un ami comme vous.\u2014 Un ami, petite Rose ?Je n'ap- orte guère de bonheur chez vo Je suis un étranger de passage.\u2014 Un Français n'est pas un étran ger pour des Canadiens, riposta-t- elle.Alain se sentait un peu rassérén il eut envie de parler de lui à cett enfant : \u2014 Vous aviez raison, Rose, un douleur a assombri ma vie, une dou leur trés grande .mais dont person ne n'est responsable.\u2014 Je m'en doutais, fit-elle, émue de la soudaine confiance.\u2014 J'en reste marqué à jamais et je suis un bien triste camarade pour vous.Flle croisa ses mains et les serra vivement l'une contre l'autre : \u2014 Vous êtes tout pour nous.Nous avons compris que vous êtes un grand savant et que les Indiens ont raison qui vous croient un peu sorcier.Nous n'avons qu'une crainte, c'est que vous nous quittiez un jour, sans crier gare.comme vous êtes venu.Il secoua sa tête comme pour chasser des pensées sombres: \u2014 Non, petite Rose, cela n\u2019est pas a redouter pour le moment.Il y a des choses auxquelles je ne dois plus penser, avant.Il balaya de la main une image importune : \u2014 Bah! Ne parlons plus de tout cela!.Voulez-vous me donner ma pelisse et mon bonnet ?: \u2014 J'ai recousu un bouton qui allait tomber, dit-elle Elle l'aida a s\u2019envelopper chaudement avec des soins de mère ou d\u2019épouse.Quand elle ouvrit la porte, un tourbillon les fit reculer.À ce moment, Justin Langlade et son équipe rentraient, chargés de leurs outils qu'ils remisèrent sous une hutte près de la cabane.Puis, ils s'engoutré- rent sous le toit protecteur.\u2014 C'est-y qu'vous partez, m'sieur Alain ?s'inquiéta le père de Rose.\u2014 Je vais du côté des Indiens.\u2014 Leurs cabanes sont isolées, attention de n'pas vous perdre ! Faudrait pas qu'on vous ramène sonna- ble !.(bon à enterrer, à sonner les cloches.) Et chaussez vos raquettes.Ça va être un fameux temps!.Pour nous, ça n'sera jamais qu'un gillon ! (repos causé par le mauvais temps).Le docteur serra la main de Lan- lade, adressa un signe amical aux Bacherons, sourit au clair visage de la jeune fille, et, les pieds solidement fixés aux indispensables raquettes, il, se dirigea vers la forêt.Un souffle sauvage lui mordit le visage et, pour donner moins de prise au vent, ise courba en avant et se dirigea vers ce qu'il estimait étre son devoir.CHAPITRE II L RENTRA tard, tout proche de la nuit, harassé de fatigue.Rose tenait prêtes, depuis plus d'une heure, des boissons chaudes qu'il but avec avidité.\u2014 Vous allez vous mettre au lit tout de suite, dit-elle avec autorité .Si c\u2019est possible de risquer la mort !.(Lire la suite page 39) Juin 1941 \u201cVous l\u2019avez dit! Il n\u2019est pas difficile de comprendre pourquoi tant de gens achètent la Pontiac 1941.Si vous étiez à ma place, vous sauriez pourquoi \u2014 et vous choisiriez vous aussi une Pontiac! \u201cD\u2019abord, il ne s\u2019en fait pas de meilleure que la Pontiac.Je travaille sur toutes les marques d\u2019autos, en dedans et en dehors, de haut en bas \u2014 et prenez ma parole, je m\u2019y connais! \u201cCe qui m\u2019intrigue, c\u2019est que le manufacturier puisse fabriquer une belle voiture comme la Pontiac à un prix parmi les plus bas.J'ai des clients qui avaient l\u2019habitude de dépenser deux ou trois milliers de y REE qu FABRICATION CANADIENNE PAR GENERAL MOTORS Sa Nias Sedan deux portes \u201ctorpédo\u201d six de luxe dollars pour leurs autos, et aujourd\u2019hui, ils me disent que la Pontiac est la meilleure qu\u2019ils aient jamais eue; qu\u2019elle leur donne tout ce qu\u2019ils pourraient désirer dans une auto sans considération de prix.\u2018Ils sont enthousiasmés par le fameux moteur à tête en L de Pontiac, qui est si puissant, silencieux, économique et sûr\u2014disent que l\u2019auto se conduit comme un rêve\u2014que les genoux mécaniques sont très doux.Et il va sans dire que les dames admirent l'élégance de la Pontiac \u201ctorpédo\u201d à marchepieds dissimulés, soustraits à la neige et à la boue.Prenez donc mon conseil \u2014 considérez l\u2019avenir et entrez dans le mouvement économique\u2014choisissez une Pontiac!\u201d ve Avions, canons, obus.Navires, ut camions, chars d\u2019assaut\u2026 Le nerf diennes, mal préparées en 1939 à la production massive, sont maintenant Mme; de la guerre, c\u2019est votre argent avions pour le Canada et la Grande-Bretagne.Mais leur expansion exige de l'argent.ETTE GUERRE, tous les vrais Canadiens sont bien décidés à la gagner.Et pour la gagner, coûte que coûte, ils mettront a contribution toutes.{ les ressources de leur pays pour délivrer le monde de la tyrannie nazie.Armes, munitions, ravitaillement de toutes sortes, équipements, sortent tous les jours de nos usines tandis que nos centres d'instruction forment d'incomparables soldats.Partout, dans les mines, les manufactures, les moulins et les chantiers, on travaille à plein rendement.Et l'industrie canadienne produit, à un rythme sans cesse accéléré, tout le matériel de guerre nécessaire.A AN =A = A Le Canada a réalisé un record de production de mitrailleuses.600 plèces entrent dans la fabrication de cette arme moderne.Le Canada et la Grande-Bretagne en réclament des milliers.On ne peut les produire qu'avec beaucoup d'argent.Les chars blindés et les chars d'assaut sont indispensables De nos usines de munitions sortent des à la guerre moderne.Les fabriques d'automobiles canadien- millions d'obus.La demande en est nes en produisent en quantité.La fabrication des chars illimitée.L'ouvrier ci-dessus vérifie le d'assaut est aussi commencée.De plus, on en a acheté un filetage à l'intérieur d\u2019une capsule d'obus.grand nombre aux Etats-Unis.Seuls des ouvriers specialisés peuvent fabriquer les canons anti-avions de marque Bofors.Le Canada fabrique maintenant ces canons en quantité.Les canons modernes contre-avions sont coûteux.La ligne de nos côtes Le Canada construit présentement 70 corvettes au coût de Nos usines canadiennes fabriquent environ 400 véhicules est très étendue.Pour les défendre contre toute attaque, 11 en faut $39.000,000.pour convoyer 10s troupes et 10s munitions.de transport armés par jour.Ils ont joué déjà un rôle beaucou Il faut en outre des détecteurs d\u2019avions, d T t Aussi des navires marchands el peul-étre même des i t t 1 è a Pp.¢ no s détect a s, des projecteurs, destroyers.Notre marine compte 400 unités avec un per- important sur toutes les scènes de la guerre, des télémètres, autant d'appareils qui coûtent beaucoup d'argent.sonnel de 27,000 hommes coûtant annuellement $170,000,000. | Vivres, acier, bois.\u2026 Equipement, outillage d\u2019entrainement .Ce sont encore vos dollars qui les fournissent L FAUT de l'argent pour faire marcher notre machine de guerre.De l\u2019argent pour la construction d\u2019usines, pour leur outillage, pour l\u2019achat des matières premières et pour la main-d\u2019œuvre.De l\u2019argent pour fabriquer des canons, des obus, des avions, des camions et des chars d'assaut .en nombre toujours croissant.De l'argent encore pour armer, nourrir, former et instruire nos combattants.Pour construire des navires affectés au transport des approvisionnements, à l\u2019escorte des convois et à la défense de nos côtes.Beaucoup de cet argent provient des taxes et des impôts.Mais il en faut davantage.En consacrant à l\u2019achat d\u2019Obligations de la Victoire une bonne part de nos économies, nous prouverons à Hitler que les Démocraties sont capables de sacrifices.et qu'elles entendent faire combattre leur argent pour la victoire.Les recherches scientiliques jouent un Nos soldats ont besoin de milliers d'uniformes et autres articles rôle important dans l'eifert de guerre d'nabillement.La manufacture que vous voyez ici est l'une des nombreuses entreprises qui fabriquent ensemble plus de 40,000 du Canada.L'expert sur la vignette soumet des casques d\u2019acier à une épreuve : contre les balles.paires de chaussures.L'entrainement, l'équipement et l'envoi outre-mer d'un La seconde division de l\u2019armée canadienne, à son départ pour nombre peujours crossant de paJotes de 1a RCA Tx tout l'Angleterre.Le Canada a jusqu'ici levé, formé et expédié outre- comme l'entretien de ces Jeunes sulatonire | Jr mer deux divisions d'infanterie.Deux autres divisions sont à vous voyez lci, à qui on vient de remettre leurs ailes, coûtent plusieurs millions de dollars.l'entraînement.Navires, canons, munitions exigent des milliers de tonnes d'acier pour les usines de guerre canadiennes qui s\u2019en servent jour et nuit.Le bois canadien est une matière première précieuse pendant la guerre, En 1940, la Colombie britannique, pour sa part, en a expédié en Anglcterre un milllard de pieds carrés.Sur la vignette, des bûcherons emploient une grue à crochet pour charger les billots expédiés aux moulins à scie.7 Pour l'instruction de nos pilotes et pour mener à bonne fin le plan gigantesque connu sous le nom de \u201c Commonwealth Air Training Plan\u2019, il faut des centres d'instruction nombreux dans toute l'étendue du Canada Le Canada consacre à cette œuvre des millions de dollars.On construit et aménage de nombreux camps d'instruction dans tout le Canada.Tentes, huttes, lits, eau courante et travaux de drainage, etc, entraînent pareillement des frais considérables. 38 La Revue Poru Lélégance et l'économie vont de pair! quand vous - _PORTEZ-UNE WESTFIELD Re - 000 I Elégante tenue de villégiature exécutée avec des tissus Viyella.Avec ces tissus, tous du dernier chic, on peut faire toutes les toilettes imaginables, pour femmes et enfants.i L'Industrie de la céramique au Canada ! Rey RAD Se de en due 1 a Ps tl a= es, tog x Il existe depuis peu, au Canada, une industrie de la céramique capable de fabriquer en série de la vaisselle décorative tout aussi attrayante que la production européenne d'avant-guerre.Ci-dessus, un service de la Sovereign Potters Limited, maison 1009; canadienne.Ce service, de la série « Silhouette », peut aussi bien servir au petit déjeuner qu'au lunch à la campagne et à un thé sans cérémonie.En quatre fo de couleur différents : vert, noir, rose et bleu turquoise.Le Re MT RTE STE RE VOIRE PET TEE TT uN 1941 ~ Le fait est, avoua-t-il, que je mbe de fatigue et de sommeil.Et le matin suivant, il dormait en- re d'un sommeil exempt de rêves fin!) et tous les hôtes de la ca- e avec lui, lorsqu'on frappa du- lement à la porte.\u2014 Qui va.là ?cria Justin Langla- , sans bouger du sillon douillet qu'il ait creusé dans la couette de son \u2014 On d'mande le docteur, répondit e voix du dehors.\u2014 Le docteur ?Il dort.\u2014 Faut qu'il vienne tout de suite, pport à un garçon qui s'étouffe à \u2018qu\u2019on m'a dit.Cette fois, le père Langlade rejeta couvertures et sauta par terre.\u2014 Ÿ vient, tranquillisa-t-il, y va \u2018lever ! \u2014 Va lui dire, insista la voix.\u2014 Compte sur moué.Et le vieux büûcheron s'en alla, traînant des chaussons usagés, vers le lit que Monnier occupait dans la même pièce que lui.Le chirurgien dormait, écrasé par les fatigues de la veille.D'une pression sur l'épaule, il le réveilla.\u2014 Qu\u2019y a-t-il ?\u2014 Un gamin qui peut pu respirer, paraît-il, on vous attend.\u2014 Demandez la route à suivre et tes que j'y vais.Dans une pièce contiguë, grande omme un placard, Rose avait entendu la conversation.Elle se vêtit en hâte.Pendant qu'au dehors, son père interrogeait l'homme qu'on avait dépêché vers le docteur, elle se mit à téparer un rapide déjeuner.Partir l'estomac vide était dangereux par un temps pareil.\u2014Prenez ceci, dit-elle à Monnier i achevait de s'équiper.I] but un bol de bouillon en se rapprochant de la porte : \u2014 Langlade, où faut-il aller ?Est- ce loin ?- \u2014 Très loin, fit le vieux étendant le bras, de l'autre côté de la forêt, en pleine neige.À pied, c'est impossi- le, vous enfoncerez jusqu'aux genoux.\u2014 Ii faut pourtant y aller ! Est-ce que ce petit est le seul malade du vil- age ?\u2014 Oui, m'sieur l'docteur, répondit l'homme qui était entré en refermant la porte derrière lui.\u2014 C'est sans doute une angine, mais en cas, j'emporte trois ampoules de sérum antidiphtérique.\u2014 J'vous dis qu'vous pouvez pas partir ! insista le bûcheron.\u2014 Père, le traîneau.Rose.\u2014 Le traîneau ?Oui, comme cela, on peut tenter l'coup.Venez, m'sieur Alain, j'vas vous conduire.C'était le premier voyage que le docteur Monnier entreprenait dans de pareilles conditions, c'était aussi le commencement de la saison d'hiver au Canada.Jamais encore, il n'avait fait des visites dans un semblable véhicule.Qu'elle était loin, sa luxueuse automobile qui glissait confortable et rapide sur les chaussées parisiennes ! Ce trajet en traîneau le long des pistes neigeuses avait du charme et de l'imprévu.Le véhicule, attelé d'un lourd cheval pommelé, raclait la terre gelée, sautait sans douceur par-dessus es aspérités du chemin, déferlait sur les pentes à grand bruit de grelots, de claquements de fouet.Justin Langlade conduisait d'une main sûre et l'on filait à vive allure, sans échanger une parole, à cause du froid et du tintamarre de l'équipage.suggéra LA POURSUITE BLANCHE (Suite de la page 34) Un lièvre presque blanc traversa la piste et Alain se demanda de quoi il pouvait vivre dans ce désert.Derrière eux, le traîneau laissait deux légères ornières parallèles.Mais du village canadien, on n'apercevait jamais les toits.\u2014 Que c'est loin, se disait Mon- nier, avec une inquiétude accrue.Il devinait les progrès que le mal pouvait faire.Heureusement, il avait emporté du sérum.\u2014 Nous y voilà! cria Langlade pour se faire entendre.Et il montra du bout de son fouet.près d'un bois de sapins, de misérables masures, si complètement couvertes de neige qu'on ne les devinait qu'à la mince colonne de fumée qui s'échappait de chacune d'elles.On devait guetter cette arrivée car le traîneau ne fut pas plutôt arrêté que toute la population affolée se précipita au-devant du médecin.Il comprit que quelque chose de grave se passait.Pendant les heures qui s'étaient écoulées depuis qu'on avait dépêché le messager, le mal avait fait des progrès énormes.Limité d'abord à un garçon de sept ans, voilà qu'il gagnait de foyer en foyer, menaçant de frapper toutes les familles.Quatre mères se jettèrent littéralement sur Monnier: \u2014 Chez moi! Venez chez moi, d'abord ! \u2014 Monsieur le docteur, c'est mon petit, sauvez-le ! \u2014 Ma fille, attend ! \u2014 La mienne s\u2019étouffe ! elle râle déjà, elle va mourir ! D'un geste, il apaisa les plaintes : \u2014 Je soignerai tous vos enfants, dit-il, et à sa voix les sanglots même se turent.Mais il est juste de combattre le mal là où il est entré d'abord.Où est la maison du premier atteint ?.Une autre femme, les yeux hagards, à moitié folle, se précipita : \u2014 Venez, c'est chez moi!.\u2014 Cela fait cing, se dit Alain, bigre!.Il suivit la femme en promenant un regard sur toute cette population complètement démoralisée.Monnier faisait figure de demi- dieu.Il était le sauveur, le guérisseur, le grand savant à qui rien n'était impossible.On l'avait attendu comme le Messie et maintenant, il était là, on l'avait! Pour un peu, tous ces êtres se seraient agenouillés devant lui.Bien sûr il allait triompher du mal, tous ces petits qui gémissaient sous leurs couvertures allaient retrouver leur respiration.Le docteur alla de maison en maison, suivi par tout le village.Quand il eut examiné les malades, il se demanda avec angoisse comment il allait, avec si peu de moyens, les soigner tous.S'installer au chevet de l'un, c'était sûrement au détriment des autres.Il fallait tenter de les sauver tous.Il réfléchit quelques secondes, puis il se tourna vers les mères angoissées, qui attachées à ses pas, semblaient prêtes à se dévorer entre elles pour qu'il consente à s'arrêter définitivement au chevet de l'enfant bien- aimé.\u2014 Nous allons, dit-il, transporter tous les malades dans la même cabane, la plus chaude, la moins délabrée.Là, nous organiserons une sorte d'infirmerie et chacune de vous veillera à tour de rôle et exécutera mes or- (Lire la suite page 41) monsieur, elle vous 39 © À l\u2019intérieur de l\u2019enveloppe de gaze qui recouvre la serviette sanitaire Modess, il y a une bourrure si souple, que nous la disons \u2018\u2018duveteuse.\u201d\u2019 C\u2019est l\u2019extrême souplesse de cette bourrure qui rend la nouvelle Modess si merveilleusement confortable \u2014 si extraordinairement réconfortante.Le dépliant que vous trouverez dans la boîte de Modess vous expliquera pourquoi.Vous trouverez la serviette Modess chez votre fournisseur régulier. Les Mots Croisés de \u201cLa Revue Populaire\u201d GRANDE SERIE \u2014 No 55 Solution du probléme du mois dernier.HORIZONTALEMENT 1.Genre de crassulacées.\u2014 Souvenir.\u2014 Anciens récits et légendes scandinaves.2.Mauvais chien.\u2014 Qui se rapporte au lierre.\u2014 Mise en pâte.3.Qui appartient aux minéraux.\u2014 Personne qui administre les affaires d'autrui.\u2014 Savant français.4, Ecrits médisants.\u2014 Eau congelée.\u2014 Tissu rougeâtre qui entoure les dents à leur base.5.Rêve.\u2014 Se suivent dans bosse.\u2014 Grande foule.6.Pronom personnel.\u2014 Venue au monde.\u2014 Onomatopée.\u2014 Repaire.\u2014 Se suivent dans Nemrod.* \u2014 Mimologisme.7.Partie d'une charrue.\u2014 Fortement exprimées.\u2014 Argile rouge et jaune.8.Côté d'une pièce de monnaie.\u2014 Qui n'est pas du lieu.\u2014 Chocs.\u2014 Mal insignifiant.9.Colère.\u2014 Manière de filer.\u2014 Inspections exactes.\u2014 Règle obligatoire.10, Article contracté.\u2014 Note.\u2014 Saison.\u2014 Tête, \u2014 Etendue d\u2019eau entourée de terre.\u2014 Interjection.\u2014 Ville de Chaldée.11.Poète italien.\u2014 Voleur au jeu.\u2014 Nuages.12.Huile purgative (pl.).\u2014 Promesse solennelle \u2014 Mouvoir une chose.13.Conjonction.\u2014 Moment ou la mer ne monte ni ne baisse.\u2014 Nom vulgaire de la larme du hanneton.14.Interjection.\u2014 Négation.\u2014 Inférieur.\u2014 Homme ignorant et en- tété.\u2014 Monnaie japonaise.\u2014 Note.\u2014 Interjection.15.Espèce de graminée.\u2014 Qui n'est pas droite.\u2014 Rompu.\u2014 Particule des noms arabes.Lt 2, 3 4 5 6, 7 8 89 10, 1, 12, 13, 14, 15, 16, La Revue Poru 17, 18, 19, 20, 21, 22 23 D ON EMA LU RUN 5 ~ Gi = a a VA 18 19 | 20.21 22.23 16.Le petit d'une âne.\u2014 Etoffes de soie fine.\u2014 Toucher avec la main.\u2014 Faire quelque chose.17.Adjectif possessif.\u2014 Qui a une sensibilité un peu romanesque.\u2014 Roi de Hongrie.18.En les.\u2014 Syllabe de buccal.\u2014 Abréviation de sainte.\u2014 Substance dure.\u2014 Gomme (en anglais).\u2014 Fille d'Inachos.19, Coupée avec la sape.\u2014 Consonnes de viril.\u2014 Collection.20.Qui a la forme d'un fer de flèche.\u2014 Qui est essentiel à la vie.\u2014 Navires cuirassés.21.Sorte de casserole en fonte.\u2014 Sorte de pantalon.\u2014 Qui a des rentes.22.Extrémité d'une veine métallique.\u2014 Garnie de clous à larges têtes.\u2014 Extrémité d'une maîtresse branche.23.Disposée.\u2014 Ouvriers qui travaillent aux terrassements.\u2014 Sorte de siège que l'on met sur le dos du cheval.VERTICALEMENT 1.Physicien allemand.\u2014 Couvert de poils rudes et épais.\u2014 Assemblages de mots.\u2014 Tête.2.L'Epiphanie.\u2014 Fleuve de France.\u2014 Race asiatique.\u2014 Dernière partie du jour.3.Maux des montagnes.\u2014 Principe.\u2014 Tragédie de Corneille.\u2014 Onomatopée.\u2014 Grand fleuve de l'Europe.4.Gendre de Cromwell.\u2014 Manière.\u2014 Bavardage hardi et effronté.5.Mollusque.\u2014 Dé a jouer.\u2014 Meuble de classe.6.Petit bouclier.\u2014 Interjection.\u2014 Jamais.\u2014 Lame chitineuse des seiches.\u2014 Démonstratif.7.Général américain.\u2014 Se meut, au moyen d'ailes.\u2014 Support latéral d'un siège.\u2014 Saison.8.Interjection.\u2014 Bandit qui court les mers.\u2014 Pièces triangulaires terminant les bras d'une ancre.\u2014 Pronom personnel.9.Préfixe.\u2014 Equipage de voyage.\u2014 S'écoule presqu'insensiblement.\u2014 Conjonction.10.Paradis terrestre.\u2014 Viscère, organe sécréteur de la bile.\u2014 Etre fantastique.\u2014 Sorte de greffe.\u2014 Fourrure blanche et grise.11.Celles qui donnent des soins maternels.\u2014 Adjectif numéral.\u2014 Ville forte de Numidie.\u2014 Note.\u2014 Maison de campagne élégante.12.Faire cuire à feu doux.\u2014 Qui calme.\u2014 Sujets à la mort.13.Met au nombre de.\u2014 Interjection.\u2014 Fourneau de chauffage.\u2014 Pronom personnel.\u2014 Serrés avec un lacet.15.16.17.18.19.20.21.22.23.Action.\u2014 Assortir les couleurs.\u2014 Unité.\u2014 Préposition.\u2014 Romancier français.Venue au monde.\u2014 Qui appartient à la vue.\u2014 Sentiers.\u2014 Personne qui a des aptitudes spé- ; It ciales pour.\"ir Démonstratif.\u2014 Ch.-1.de canton (Loire inf.).\u2014 Qui a du génie.sér \u2014 T'erminaison d'infinitif.\u201cpo ser Hareng en caque.\u2014 Enduit imi-B d's tant le marbre.\u2014 Lexicographe mè francais.\u2014 Animal contractile.reg Girouette.\u2014 Pronom personnel.\u2014 Poli, sans tache.\u2014 Ville def do Chaldée.\u2014 Caillou poli et aplati, Variations du niveau de l'eau.\u2014 , Préparation liquide salée.\u2014 Gra-f \"* vés.Chez les Romains, cour intérieure entourée d'un portique.\u2014 Mo- toi ment déterminé du jour.\u2014 Petit se: morceau.me Jambière d'armure.\u2014 Note.\u2014 Aride.\u2014 Noms donnés aux offi- vo ciers turcs.\u2014 Personnage de co Tempête, de Shakespeare.x , Contentement.\u2014 Oiseau de proie \u2019 nocturne.\u2014 Absence d'un lieu prouvé par la présence dans un I autre.\u2014 Veau marin.a ce Maigre.\u2014 Forts bordages qui re- pe lient entre elles les différentes piè- \u2018 ces du pont d'un navire.\u2014 An- te: cien roi d'Egypte.\u2014 Chemin co de ville.fle uN 1941 (Suite de es.Chez laquelle de vous faut-il ler ?Il s\u2019agissait de la vie des petits : ute jalousie sombra et il n'y eut wun cri pour déclarer : \u2014 Chez la Mariette ! tout est pres- e neuf, là-dedans et si propre ! | \u2014 Qu'on y porte les enfants, en- eloppés dans des couvertures.On a dresser cinq lits tout de suite.Ce fut fait en un tour de main.ais à peine Alain avait-il commen- les piqures de sérum que, des ca- anes voisines, des cris de désespoir \u2018élevèrent:: l'épidémie gagnait du ter- ain.Une fillette se plaignait d'un oudain mal de gorge, un garçonnet ut se coucher, brûlant de fièvre.\u2014 Langlade ! pria le docteur, il aut à tout prix d'autre sérum.\u2014 Ousqu'il est, monsieur ?\u2014 Chez vous, sur l\u2019étagère au- essus de mon lit.Rose vous le donnera.Seulement, vous êtes fatigué, et un second voyage aller et retour.Je n'ose pas envoyer un des hommes d'ici, ils n'ont pas l'air de savoir ce qu'ils font.Moi, je ne peux pas quitter ces gosses et je ne réponds pas d'eux sans sérum.\u2014 Comptez sur moi, répondit le bâcheron avec simplicité.Le ch'val est rapide, j'vous promets de n'économiser ni ses forces ni les miennes.tout à l'heure, donc ! Il boutonna sa veste en peau d'ours, enfonça son bonnet, dont il rabattit les oreillettes pour se préserver du gel et il grimpa sur son traineau, qu'on avait rentré tout at- tele dans une grange.Il fit claquer sa langue et le cheval prit tout de suite le trot allongé.Bientôt, le messager ne fut plus qu'un petit point noir sur le blanc de la plaine, puis il disparut tout à fait, l repris par le vent, le givre, la tourmente.\u2014 Pourvu que rien ne lui arrive, songea Monnier.Et sa pensée compléta aussitôt : \u2014 Et pourvu que mes malades tiennent jusqu\u2019à son retour ! Il revint vers la cabane transformée en dortoir, se pencha sur les lits improvisés et tenta, pour atténuer le mal, des paliatifs de fortune : compresses, frictions, boissons chaudes, lutôt pour rassurer les mères dont \u2018inaction augmentait l'angoisse.Il savait trop bien que le fameux sérum découvert par le docteur Roux | pouvait seul apporter la guérison.Il sentait, fixé sur lui, le regard lourd d'anxiété de chacune de ces pauvres mères, qui épiaient dans son propre regard le reflet de la vérité.\u2014 Vous les sauverez, monsieur le docteur, implora l'une d'elles.\u2014 Je l'espère.\u2014 Vous l'espérez seulement, vous n'êtes pas sir?Il murmura, les nerfs vibrants : \u2014 Je ne suis pas le bon Dieu.Mais il lut un tel désespoir sur tous ces visages tendus vers lui qu'il sentit la nécessité d'un encouragement immédiat : \u2014 Mais vous allez le prier, de tout votre cœur, tenez, là, dans ce petit coin.Il n'est pas possible qu'il n'écoute pas l'imploration de tant de mères.Ayez confiance.\u2014 Nous avons confiance.Il demeura seul, allant d'un lit à l'autre, désespéré de son impuissance, affolé devant le mal qui peu à peu s'amplifiait.Dans la misérable cabane, on n'entendit bientôt plus qu'un murmure confus de voix suppliantes, et le souffle rauque des enfants.LA POURSUITE BLANCHE la page 39) Alors, le docteur, frissonnant, sentit que la mort rôdait dans la pièce et qu'il était désarmé.CHAPITRE III | ANGLADE arriva chez lui, courbé par la fatigue et recroquevillé par le froid, et son cheval fourbu, buttant tous les cing pas.Mais l'idée du but qu'il poursuivait et la pensée que tant d'êtres n'attendaient leur salut que de sa promptitude, le fit dégringoler de son trai- neau et pousser la porte de sa cabane : \u2014 Rose, où donc es-tu ?cria-t-il, dès le seuil franchi.Il s'arrêta, saisi par le spectacle inattendu qu'il avait sous les yeux : sous le manteau de la cheminée, frileusement pelotonnée, une jeune fille inconnue était assise et, de l'autre côté de l'âtre, il y avait un homme également inconnu, aux cheveux gris ébouriffés.Justin Langlade ôta poliment son bonnet de fourrure et salua ses hôtes.A ce moment, Rose entra dans la pièce et elle expliqua aussitôt : \u2014 Cette demoiselle et le monsieur sont arrivés depuis une heure ; ils veulent voir le docteur Monnier.\u2014 Alors, faudra qu'ils attendent un bout de temps : la maladie a fait là-bas, de sacrés progrès.M'sieur Alain m'envoie chercher toute sa provision de sérum.Attrape-moi ça, paraît qu'tu sais où ça perche.\u2014 Mais, père, tu es à bout de forces ! s'effraya Rose.\u2014 Non point, fillette.Mais y faut changer l'cheval.César n'en peut plus.Donne-moi la Roussette ; elle trotte bien et faut gagner du temps.Vous, m'sieur et dame, Vous êtes ici chez vous.Il se versa un bol de vin chaud et continua de raconter ce qui se passait là-bas.\u2014 Tout le village est sens dessus dessous.Y avait sept malades quand j'suis parti.M'sieur Alain peut pas grand\u2019chose pour les soulager.Viens m'aider à atteler, acheva-t-il, posant son bol vide.À bientôt, m'sieur et dame.Rose le suivit et, d'une mouvement presque inconscient, l'inconnue en fit autant : \u2014AÂveline, appela l'homme, sans se lever, ne sortez pas dans cette rafale.\u2014 Le monsieur a raison, approuva Langlade, qui s'aperçut soudain que l'inconnu avait une jambe bandée jusqu'au genoux.Faut être habitué pour naviguer dans la tempête, si vous n'êtes pas d'ici.Et, curieusement, il examinait les mains fines, le visage lisse et les riches fourrures de la jeune fille.\u2014TJ'arrive de Paris, expliqua-t-elle.Quand le professeur Monnier rentre- ra-t-il ici ?\u2014 Quand les malades iront mieux, promit le bûcheron.J'emporte du sérum pour ça.Avez-vous une commission pour lui ?Paule hésita et consulta son compagnon du regard.Il était docteur et elle était assistante ; ils savaient tous deux qu'on ne doit pas troubler un homme de qui dépendent tant de vies.\u2014 Non, dit la jeune fille courageusement.Nous lui ferons la surprise quand il reviendra.Dites-lui seulement que des amis l'attendent avec impatience.Elle revint s'installer près du feu; elle semblait très fatiguée.\u2014 Chauffez-vous, engagea Lan- glade, ma fille va vous préparer du Aliments Heinz pour Enfants 12 Sortes Délicieuses TOMATE ET RIZ fournir une all x équilibrée-vne « N DES À LA CR a & de levure en u- ê vo \u2018 a r des eu serme de Ses.fines ron est ajouté pouf donner, n de a i sen à ce MÉ H, J.HEINZ COMP thé bouillant, ça vous remettra.Notre x Mères! 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LONGINES MLLE.ALIC Honale du tennis, gagnant pour la troisièm is consécutive son titre à Forest Hills, N.\u201c1940.La partie et toutes peines furen pesurées pat Longines, la montre officielle 8 la U.S, Lawn Tennis Association, une di 04 associations nationales de sport et e dont Longines est la montre officiel Ha montre personinelle de Mile.Marble est uni ngines.YL AT GAT TS Depuis soixante-quinze ans, Longines fabriquent de belles montres, les améliorant toujours; on leur discerne chaque année de nouveaux honneurs, pour l'exactitude, la fiabilité et la beauté.Les montres Longines ont été honorées par 10 Grands Prix d'exposition mondiale, 28 médailles d'or, et ont gagné plus d'honneurs en fait d'exactitude que toute autre montre.Les montres Longines\u2014Soixante-Quin- zième Anniversaire\u2014surpassent en charme, style et valeur technique.Les bijoutiers Lon- gines les étalent avec fierté; les Montres Longines se vendent à $50.00 et plus; les montres Wittnauer à $29.75 et plus, pro- \u2018duits de la\u2014 LONGINES-WITTNAUER CO.of CAN LTD MONTREAL maison est bien pauvre, mais elle est a vous.Paule remercia d'un sourire.Elle vit Rose remettre à son père la précieuse boîte de sérum qu'elle enveloppa d'un vieux vêtement de laine, et qu'elle plaça dans une musette imperméable, ne sachant pas si ce remède craignait la gelée et l'humidité.Elle entendit le pas du cheval dans la cour, le raclement du traîneau et le claquement du fouet, puis la porte se rouvrit et Rose rentra.Tout de suite, elle ajouta des bû- ches au feu et versa l'eau qui bouillait sur le thé odorant.\u2014 Nous vous donnons du mal, mademoiselle, dit Paule.\u2014 Mais je suis heureuse de vous servir, sourit-elle.Et puis, votre arrivée est une chose imprévue, donc agréable.Ce n'est pas tous les jours qu'on a des visites ! Tenez, buvez, vous avez eu certainement très froid pour arriver jusqu'ici, surtout si vous venez de Paris, c'est si loin ! Brusquement, l'inconnu émit un gémissement, et Paule se pencha vers lui : - \u2014 Vous souffrez, Lavarenne ?\u2014 Je souffre et je suis furieux, gronda-t-il, parlant pour la première fois.J'enrage de cet accident idiot, je ne peux même pas aller aider Mon- nier qui se débat Dieu sait comment, et, de plus, je vous encombre, j'encombre cette charmante enfant; c'est rageant, a la fin! \u2014 Mais vous ne venez pas de Paris comme ça ?s'avisa Rose.\u2014 Non, heureusement ! C'est sur le chemin de Roberval.la charrette qui nous conduisait à perdu une roue dans une fondrière .Je préfère encore que ce soit moi le blessé, ache- va-t-il en manière de consolation en souriant à Paule.Rose, un peu effarée d'abord par cette brusquerie, sembla comprendre le caractère de son hôte ; elle sourit aussi et reprit, rêveuse : \u2014 Paris! .C'est le pays de monsieur Alain.\u2014 En effet, dit Lavarenne ; d'ailleurs Alain est notre ami, un ami très cher \u2018puisque nous avons fait un si long et si pénible voyage pour le voir, \u2014 Comme il va être surpris ! Ce fut Paule qui répondit, cette fois : \u2014 Oui, bien surpris.\u2014 Et heureux ! La jeune fille hésita.Tout depuis son arrivée ici lui paraissait si diffé- rent de Paris, surtout la nouvelle vie de Monsieur.Elle eut un soupir vite réprimé : \u2014 Oui, j'espère qu'il sera heureux.Elle se tut, porta la tasse fumante à ses lèvres.Les lueurs du foyer éclairaient en plein son visage si blanc sous l'auréole dorée.Ses cils abaissés dessinaient sur ses joues une fine grille, elle était ainsi très jolie, d'une joliesse précieuse dans ce décor rustique.Rose l'observait curieusement, l'admirait avec une naïve candeur.Une Parisienne ! c'était donc ça, une Parisienne ! La fille du bâcheron n'avait pas assez d'yeux pour contempler tant de beauté, tant de grâce et tant de distinction.Elle détaillait la toilette de Paule : une robe bleue toute brodée devant, des bas de soie qui sortaient des bottes fourrées, et ce manteau, surtout ce manteau ! Elle savait bien qu'il était en vison, pour avoir vu son père rapporter, l'hiver, les bêtes qu'il avait capturées.Il disait: « C\u2019est pour les Parisiennes ! » C'était donc vrai ; il y avait dans le monde des jeunes filles qui vivaient autrement qu'elle, qui s'habillaient d'une manière différente ?Cette visiteuse semblait une créature presque irréelle et elle se demanda si elle appartenait vraiment à la terre.Elle prit des mains de Paule la tasse vide, servit à son compagnon un verre de whisky et, tandis qu'il allumait une cigarette, elle offrit à la jeune fille de se reposer un peu dans sa petite chambre.\u2014 Je me ferai un lit par terre, dit- elle.\u2014 Jamais de la vie ! vous dormirez avec moi.\u2014 Ce n'est pas grand ici, s'excusa Rose ; voici le lit de mon père et le lit de monsieur Alain.Elle désignait aux deux extrémités de la pièce les deux couchettes surélevées et dans lesquelles il devait faire bon quand le vent soufflait dehors, comme en ce moment.\u2014 Peut-être que votre père voudra partager celui de monsieur Alain ?\u2014 Certainement, acquiesça Paule ; mais ce n'est pas mon père, c'est un ami bien cher, bien dévoué, et un grand savant, lui aussi.\u2014 Lui aussi, répéta Rose, qui pensait également à Monnier.La petite biicheronne ouvrit la porte de sa chambrette : \u2014 Tenez, installez-vous ici, mademoiselle ! \u2014 Appelez-moi Paule, rectifia la jeune fille qui se sentait de la sympathie pour cette charmante hôtesse.Je vous appellerai Rose.Je serai très bien ici, d'ailleurs, nous ne vous encombrerons pas longtemps : dès que nous aurons revu le docteur, nous repartirons pour Québec.Rose répondit avec ce sourire qui la rendait si charmante : \u2014 Vous allez me faire souhaiter que son absence se prolonge.Lavarenne, épuisé de fatigue et la jambe douloureuse, s'était assoupi au coin du feu.Il avait conservé de la guerre la possibilité de dormir n\u2019importe où et n'importe comment.Au surplus, Paule était en sûreté, Mon- nier rentrerait bientôt.Quelle tête il allait faire ! Toubib ne voulait pas rater ça! Mais, pour le moment, il n'avait qu'à reprendre des forces et à oublier les vicissitudes de leur voyage.\u2019 Dès que Paule Aveline avait su par Henri Launay que Monnier était à Québec, elle avait décidé de se rendre dans cette ville, où on lui donnerait tous les renseignements quant aux déplacements possibles d'Alain.Avec une énergie peu commune, elle avait établi leur plan, tracé un itinéraire impeccable, et, leurs places retenues par téléphone sur un paquebot en partance, elle avait bousculé Toubib-ben-Toubib, pour qu'il mette, disait-elle, ses microbes en cage jusqu'à son retour.La plus difficile personne à convaincre avait été naturellement tante Henriette.La présence de Lavarenne la rassurait un peu, mais le Canada était si loin! Enfin, ils s'étaient embarqués au Havre.La traversée avait été dure, d'autant que Toubib, qui n'avait pas le pied marin, s'était vu malade dès les premières heures.Quant à Paule, intrépide et vaillante, elle regarda fuir les côtes de France et élut domicile sur le pont, heureuse de s'éloigner toujours un peu plus et de voir par contre approcher davantage la terre Canadienne, son but ! A Québec, elle prit juste le temps de se mettre en rapport avec les représentants de la Société à qui Lau- nay l'avait recommandée.Ils lui apprirent que le professeur Monnier avait été affecté, sur sa demande, à l'hôpital de Roberval, au terminus de la ligne de chemin de fer.Vite, vite, on repartit ! Il semblait à Paule que l'ignorance où était Mon- nier de son amour pesait sur son cœur comme un bloc glacé.La RevuE PoruLaI Lavarenne et elle débarquèred donc à Roberval, où, à l'hôpital, leur annonça le départ du profe seur pour créer un poste de secouf dans le désert.S'ils voulaient le re joindre, ils devaient faire vite, ca bientôt les pistes seraient bloquée par les neiges.Ils louèrent donc 1 char-à-banc dont le conducteur dd changer quatre fois les cheva avant la cabane des Langlade.C' à un demi mille du but qu'une rou coincée brusquement dans une ornid re, se détacha, blessant Lavarenn Pendant que Paule le soignait, conducteur replaça la roue tant bid que mal, et ils repartirent au pa de crainte d'un nouvel accident, ma littéralement gelés par le vent et p§ la neige.Et voilà qu'un mauvais h sard avait éloigné le docteur que ques heures avant leur arrivée ! Déçus tout d'abord, ils s'étaien ressaisis, grâce à la gentillesse Rose et les heures leur paraissaien d'autant moins longues que le bü cheron avait fait prévoir pour bien tôt le retour d'Alain.Paule ne songeait plus qu'au bon heur qu'elle allait donner.Et el s'étendit sur le lit de la petite büchd ronne, afin d'être fraiche pour Ia rivée du bien-aimé.Quant à Toubib, bien calé entr des couvertures, sa jambe blessé appuyée sur une chaise, il dormait d'un sommeil réparateur.Cependant, tout le long de la pisté et tandis qu'il activait de vibran coups de fouets la marche de sof traîneau, le biicheron songeait à ce deux visiteurs inconnus, surgis of ne savait d'où et encore moins pour uoi.Îls voulaient voir le docte onnier.Voilà ce qui l'intriguait lé plus.Quels liens les rattachaient au Francais ?Etaient-ils parents ?Jamais pourtant, il n'avait parlé de sa famil le et Langlade avait cru comprendr qu'il n'en avait pas.+ Et la jeune fille blonde ?Cette fin et gracieuse demoiselle devant qu lui, le vieil ours de la forêt, s\u2019étai trouvé tout ébloui.Une fiancée, peut-être ?Pouvait on voir cette ravissante créature sa l'aimer ?Oui, une fiancée, dont Mon nier, pour des raisons graves, avai dû se séparer et qui, n'en pouvant plus de se «languir» loin de 1 venait le chercher sur cette terre loi Dans ce cas, quelle bonne surprisé pour le cher docteur ! \u2014 Hue! Roussette! p'tit effort ! Surprise par la voix, Roussette f un léger écart et reprit son trot allon gé en secouant ses oreilles, en ma nière de protestation.Langlade jugea prudent de ne pas faire des réflexions à haute voi d'autant que des flocons de neig glacée ne sont pas très agréables à recevoir dans la bouche.Son arrivée au village fut saluée de tels cris de joie auxquels se joigniren les aboiements des chiens que le doc teur quitta son poste de surveillance et s'élança au-devant du bûcheron.\u2014 Nous les sauverons ! cria-t-il, vous avez marché avec une rapidité que je n'espérais pas ! ll rentra en grande hâte dans la cabane transformée en infirmerie serrant dans ses bras la boîte de sé rum enveloppée dans une vieille jupe de Rose.\u2014 On est un peu plus calme, dit une femme à Langlade ; deux des enfants ont craché des peaux, et le docteur a cicatrisé leur gorge en le badigeonnant.encore \u2014 Non, entrez avec nous, vous devez être moulu, on va s'occuper de votre cheval. UIN 1941 | Dans la cabane, le docteur rem- ait des seringues : \u2014 Je vais administrer le sérum aux lus atteints ; pour les autres, il y a u mieux.Je suis obligé d'économi- 1 ces précieuses ampoules, avant lavoir pu m'en procurer d'autres à uébec.Il s'activait, aidé par les mères, et ustin s'assit près du feu, attendant u'il ait fini pour lui annoncer la nne nouvelle.Ce ne fut que vers le milieu de après-midi que Monnier, complè- ment rassuré, consentit à s'asseoir n moment.Il levait déjà la main our taper sur l'épaule de Langlade romplètement endormi, mais il se dit: \u2014 Il sera toujours temps de le ré- eiller avant notre départ.Et comme les femmes, comprenant n désir de rentrer, s'approchaient, e visage soucieux, il leur fit signe de arder le silence en leur montrant le ücheron écrasé de fatigue.Il quitta son tabouret et attira le roupe au fond de la cabane.Là, murmura: \u2014 Les gosses sont saufs, j'en réponds.Suivez les conseils que je vous ai donnés.Ma présence est inutile ; vous serez d'aussi bonnes infirmières que si j'étais près de vous.Je réveillerai Langlade dans un moment, vous nous ferez un peu de thé chaud, et nous rentrerons.b Elles approuvaient de la tête.Elles auraient bien voulu garder le docteur, mais elles comprenaient que du moment qu'il affirmait pouvoir partir, les petits ne risquaient plus rien.Monnier reporta ses regards sur Langlade, tout tassé sur un fauteuil de bois : \u2014 Il est terriblement fatigué ! Je vais le laisser dormir encore une demi-heure .\u2026.Et comme du bruit montait de la tue, il ouvrit la porte pour demander le silence.Mais ce qu'il vit le surprit au point qu'il quitta l'infirmerie improvisée, refermant la porte derrière ui.Un homme, disparaissant sous un ample manteau de fourrures, avançait vers lui, soutenu par deux bûcherons du village.Un d'eux expliqua : \u2014 ll était tombé à deux cents verges de d'là, j'ai entendu des appels, on est allé voir.J'le connais, c'est un marchand d'fourrures.Ousqu'on l'met ?\u2014 Portez-le dans une de vos maisons, ordonna Monnier, ici les enfants se reposent et Langlade aussi.; Il suivit le groupe et, dès que l'inconnu fut étendu près d'un feu, il lui fit avaler une bonne rasade d'alcool.L'homme eut une petite toux sèche et ouvrit les yeux.D'un sursaut, il fut sur son séant.\u2014 Du secours, vite, dit-il.\u2014 Ça va, dit Monnier, vous êtes sauvé.\u2014 Pas moi! Dans la cabane du Caribou, j'ai laissé mon compagnon.\u2014 Ÿ risque rien, dit un des bûche- tons avec philosophie.Au Caribou, les réserves sont pleines de vivres, d'eau et de bois sec.Je l'sais, c'est moi qu'j'ai visité l\u2019refuge avant c\u2019coup d'blizzard .L'homme s'était levé en chancelant: \u2014 Mais mon compagnon est blessé, il s'est foulé la cheville en cassant sa raquette, il ne peut rester seul.\u2014 C'est différent, dit Monnier, toujours calme.Et, s'adressant aux bûcherons : \u2014 Croyez-vous qu'il va durer, ce blizzard ?\u2014 M'\u2019étonnerait ! affirma le plus bavard.C'est point un vrai blizzard et c'est point la vraie saison.Demain, y peut faire soleil ?Pas, vous autres?\u2014 Sûr! approuva le chœur avec conviction.Monnier qui avait obligé le voyageur à s'asseoir, le rassura aussitôt: \u2014 Je suis docteur et je vais aller passer la soirée et la nuit près de votre compagnon.Demain, les bii- cherons viendront nous chercher avec une charrette, demain, ou le jour suivant, quand le vent s'arrêtera.En attendant, le blessé et moi, serons très bien au Caribou, puisqu'il y a tout ce qu'il faut.H revint à l'infirmerie, prit sa trousse, demanda une paire de raquettes, boutonna soigneusement sa pelisse et, voyant toujours Langlade endormi, il recommanda de ne pas le réveiller puisqu'il ne rentrerait pas.Il serait toujours temps avant la tombée de la nuit pour qu'il puisse retourner près de Rose.Dans la rue, il se fit indiquer le chemin.\u2014 Vous n'pouvez pas vous tromper, m'sieur 'docteur, affirma le plus loquace de la troupe, vous prenez la piste tout dret en suivant toujours l'bois d'sapins.Dans c'bois, aussitôt après un monticule de rochers, y a une p'tite chétive de grotte qui peut toujours vous servir d'abri dans l'cas où vous seriez fatigué.\u2014Est-ce loin, la cabane ?s'enquit le docteur.\u2014 Faut bien deux heures.\u2014 Fichtre ! se dit Monnier, il faut se méfier des distances, ici.Enfin, j'ai promis d'y aller.Les hommes sentirent sans doute son hésitation, car l'un d'eux proposa : \u2014 Voulez-vous que j'parte avec vous, m'sieur l'docteur ?\u2014 Non !.du moment qu'il n'y a qu'à marcher tout droit, je ne risque pas de m'égarer ! Il appuya résolument sur ses piolets et s'éloigna vers l'extrémité du village.Sa silhouette se devinait encore dans le nuage de flocons qui l'entourait, quand la porte de l'infirmerie s'ouvrit vivement.Langlade sortit, le bonnet de travers, et se mit à courir vers le docteur sous les yeux ébahis des bûcherons.\u2014J'vous ai pas dit ! Ÿ a du monde qu'est arrivé dans ma cabane pour vous voir ! \u2014 Qu'est-ce que vous dites ?cria le docteur qui n'entendait pas avec le bruit du vent.\u2014 Des amis à vous qui sont arrivés chez moi! \u2014 Bon ! Je les verrai au retour.Et sa silhouette sombre se perdit parmi les flocons.Il pensait que, de Roberval, on lui envoyait de l'aide, ou que, de Québec, l'architecte et l'entrepreneur venaient discuter avec lui les fameux plans du poste de secours.Cela pouvait attendre 24 heures, d'autant qu'il y avait un blessé abandonné à lui- même à deux heures de marche.Ah! si Langlade avait dit qu'une jeune fille blonde venait d'arriver de Paris! Le père de Rose resta planté au milieu de la rue.complètement ahuri.\u2014 Ça alors! fit-il, en se grattant la tête, l'docteur a l'air de savoir qui ils sont! Il a point l'air pressé d\u2019les voir.J'aurais pourtant bien cru.\u2014 Reste pas planté au mitan du village, Langlade! appela un des hommes, tu vas t'changer en peére Noël.Le bûcheron rentra dans l'infirmerie en bougonnant : \u2014 Pouviez pas m'réveiller ?\u2014 Vous étiez bien fatigué, s'excusa une des femmes, l'docteur a pas voulu.Il a dit comme ça, qu\u2019vous aviez qu'à rentrer avant l'\u2019soir chez vous.n l'conduira demain à vot\u2019 cabane quand l'blessé sera tranquille ici.Langlade ronchonnait toujours : \u2014 C'est pas des amis ordinaires qui sont chez moi.Surtout une jeune fille blonde.Ca pouvait être NE RECOUREZ PAS AUX PURGATIFS CONTRE LA CONSTIPATION! CORRIGEZ-LA! i ° MSA A 7; } ALL-BRAN KELLOGG vous £ D.de régulier naturellement.Essayez cette \u201cmeilleure méthode\u201d Les violents cathartiques ne soula, cent la constipation que temporairement.Si vous souffrez de constipation ordinaire due à l\u2019insuffisance de \u2018\u2018volume\u201d\u2019 approprié dans votre alimentation, ne feriez-vous pas mieux de vous traiter de cette manière sensée .en essayant de vous attaquer à la cause?\u201d ALL-BRAN KELLOGG.une délicieuse céréale toute prête a servir ., , apporte a 'intestin le \u2018volume\u2019 qui en assure la régularité.Mangez-en chaque matin, comme céréale ou en muffins et buvez beaucoup d\u2019eau.Rappelez-vous, toutefois, que ALL-BRAN n\u2019agit pas comme les purgatifs: il lui faut du temps.Les épiciers vendent ALL-BRAN en boites de deux grandeurs commodes.On vous le sert aussi au restaurant en portions individuelles.Fabriqué au Canada par Kellogg.ALL-BRAN #ectss XI Tr ILI) \u201cServez en épargnant! Achetez des Certificats d\u2019Epargne de Guerre 43 La constipation chronique a rapport au colon ou gros intestin.A moins que le gros intestin soit complètement vidé de temps à autre, vous-devenez une victime de la constipation chronique et de l\u2019empoisonnement du système, ce qui pourrait se développer en colitis ou autres maladies sérieuses.Un remède laxatif \u201ctrop doux\u201d occasionne seulement un mouvement des intestins sans nettoyer complètement le colon ou gros intestin.Pour cette raison, vous faites l\u2019erreur de penser que vous faites tout ce qui est possible afin de surmonter la condition constipée et empoisonnée du système.Pourquoi Faire Usage d\u2019un Remède Laxatif \u201cTrop Doux\u201d?Ceux qui connaissent les Pilules du Dr.Chase pour les Reins et le Foie apprécient la valeur d\u2019un vrai remède qui non seulement nettoie complètement le colon ou gros intestin, mais éveille l\u2019action du foie et des reins leur permettant ainsi de filtrer les poisons qui se sont accumulés dans le sang.Un fois que vous aurez fait l\u2019épreuve des Pilules du Dr.Chase pour les Reins et le Foie, vous ne voudrez jamais faire encore usage de remèdes laxatifs \u2018trop doux\u201d.Maintenez-vous régulier en prenant les Pilules du Dr.Chase pour les Reins et le Foie une ou deux fois par semaine. 44 INUTILE DE VOUS EREINTER À FROTTER\u2014 LA GILLETT EMPORTERA VITE CETTE SALETE.® Vous n\u2019avez pas besoin de vous fatiguer a frotter, car la Lessive Gillett Pure en Flocons emporte la saleté sans frottage.Employez-la pure une fois par semaine dans le bol du cabinet.Elle emporte les taches, dégage les tuyaux obstrués et faci- désagréables.lite ous les nettoyages Commencez à l\u2019employer dès aujourd\u2019hui! GARDEZ LES BOLS DE CABINET PROPRES, INODORES ET SANITAIRES FABRICATION CANADIENNE *Ne faites jamais dissoudre la lessive dans l'eau chaude.L'action de la elle-même lessive réchauffe l'eau, \u201cGRATUITES BE mandez une copie gratuite de Ja brochirette A et Liberty St; Torento, Ont REVEILLEZ LA BILE DE VOTRE FOIE \u2014 \u2014et vous sauterez du lit \u2018gonflé à bloc\": Il faut que le foie verse deux livres de bile dans l\u2019intestin, chaque jour.Si cette bile n\u2019afflue pas librement, vos aliments ne se digérent pas.Ils se putréfient et se corrompent dans l'intestin.Des gaz vous gonflent.Vous vous constipez.Les poisons se répandent dans tout l\u2019organisme et vous vous sentez abattu, déprimé et vous broyez du noir.Un simple mouvement des intestins n\u2019atteint pas toujours la cause; il vous faut quelque chose qui agisse sur le foie.Seules les bonnes vieilles Petites Pilules Carter pour le foie ont le pouvoir d'assurer le libre afflux de bile qui vous remettra d\u2019aplomb.Inoffensives, végétales, douces, pour faire couler la bile, demandez par leur nom les Petites Pilules Carter pour le Foie \u2014 Carter Little Liver Pills.Refusez catégoriquement toute imitation.25g.Un Traitement POUR LES CORS pour personnes sensées Sensé @ Les Emplâtres Anticors Blue-Jay font deux choses importantes.D'abord, le coussinet en feutre soulage la douleur en éliminant la pression.Puis, le médicament détache doucement le cor qui peut être enlevé au bout de quelques jours\u2014 y compris la racine! 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Il détela, rentra le cheval et rangea le traineau, puis, d'un pas alourdi par la grande fatigue, il franchit le seuil de sa maison.\u2014 Voilà le père, prévint Rose qui, dans sa chambrette, avec Paule, avait reconnu le bruit coutumier des bottes du bâcheron.Son cri autant que le froid qui pénétra dans la pièce par la porte largement ouverte, réveillèrent Tou- bib-ben-Toubib qui, tête baissée devant l'dtre, n'avait pas interrompu son sommeil.\u2014 Fh bien! dit-il, jovial et joyeux, entre, mon vieux Monnier, et montre un peu la tête que tu vas faire.Paule s\u2019'avançait, suivie de Rose ; elle cria presque : \u2014 Alain ?Où est Alain ?Le bûcheron était fort embarrassé.En somme, il était surtout furieux de revenir bredouille.\u2014 Monsieur Monnier n'a pas pu quitter ses malades ?interrogea à son tour Rose.C'est donc si grave, encore ?\u2014 Non, le mal est enrayé.\u2014 Alors, coupa Paule, impatiente, déjà inquiète, pourquoi ne vous a-t- il pas accompagné ?\u2014 C'est rapport à un blessé qu'est à la cabane du Caribou.\u2014 Quand pourra-t-il le quitter ?\u2014 C'est point tellement l'blessé qu'est gênant, c'est le temps.Paule s'énervait.Une sorte d'anxiété agrandissait ses beaux yeux.\u2014 Je vous en prie, supplia-t-elle, dites-moi ce que vous lui avez dit et ce qu'il a répondu.Car, vous lui avez dit que quelqu'un, des amis I'attendaient ici?\u2014 Oui, bien sûr, seulement à la réflexion, je crois qu'il a pas dû comprendre.je m'étais endormi, vous comprenez ?Je me suis réveillé comme il filait au secours du blessé.Je lui ai crié que des amis à lui étaient dans ma cabane et il a répondu : « Bon, je les verrai au retour ! » \u2014 Sacré nom d'une pipe ! grogna Lavarenne.Sans la description de ces amis, Monnier a pensé qu\u2019il s\u2019a- issait de confrères ou d'envoyés de oh Société.Langlade était assez penaud.En réalité, s'il ne s'était pas endormi, il aurait fait à Monnier la commission sous un fout autre aspect.\u2014 Ce n'est qu'un retard, essaya de réconforter Rose.\u2014 Un retard ! gémit Paule Aveline qui semblait prête à défaillir.Dites un nouveau retard | Elle se jeta sur un escabeau près de Lavarenne, effrayé de son désespoir.\u2014 J'ai peur! Une fatalité semble nous séparer ! Comme à une bouée de sauvetage, Paule se cramponna aux mains du brave Toubib consterné.\u2014 Réfléchissez, Lavarenne.A Paris, tout nous a séparés, depuis la chose la plus grave jusqu'à la chose la plus infime.A Québec, il était parti.À Roberval, il était parti.Ici, nous arrivons, il est parti.Et voilà un nouveau retard.J'ai peur, j'ai l\u2019impression que nous ne nous rencontrerons jamais ! \u2014 Calmez-vous, Aveline, ma petite enfant, suppliait Lavarenne.C'est un retard, certes, mais Monnier rentrera ici fatalement.\u2014 Et si on l'appelle ailleurs et qu'il retourne à Roberval par un autre chemin .Comment pourrait-il se douter que je suis là et de ce que je lui apporte ?ose avait écouté ces propos sans rien dire et, même, par discrétion, elle s'était un peu écartée du groupe désolé.Mais des phrases lui parvenaient et aussi les brefs sanglots de la jeune fille.Elle avait de la peine d'assister au chagrin de cette inconnue et puis voilà qu\u2019elle venait de dire : « Comment pourrait-il se douter que je suis là et de ce que je lui apporte ?» Donc, c'était du bonheur pour M.Alain.Or, le bonheur d'Alain, la fille du bûcheron le désirait par-dessus toutes choses, même s'il devait lui en coûter à elle une peine \u2014 la plus cruelle de sa jeune vie.\u2014 Mademoiselle Paule, risqua-t- elle, puisqu'il ne vient pas, le mieux est d'aller le retrouver.Paule se dressa : \u2014 Mais comment, dans ce désert ?\u2014 Mon père vous a dit qu'il était allé soigner un blessé à la cabane du Caribou.Il sera bien obligé de ramèner ce blessé au village.\u2014 Oui, mais vos chevaux sont fourbus .Rose sourit finement : \u2014 On vous trouvera un traîneau et un guide.\u2014 Pas votre père ?\u2014 Oh! pour ça non! il est trop fatigué, le pauvre cher homme! Voyez, il ne tient même pas assis.Mais nos bûcherons sont tout prêts et plusieurs ont des chevaux frais.\u2014 Rose ?s'écria Paule avec reconnaissance, comment vous remercier ?La jeune fille répondit avec simplicité : \u2014 Ne cherchez pas; ce que j'en fais, c'est pour notre docteur.Vous me jurez/que vous ne lui apportez que du bonheur \u2014 Je vous le jure.e vous crois.Je vais m'occuper de votre traîneau.Elle sortit et Paule se rapprocha de Lavarenne, comme Langlade se levait lourdement pour aller prendre une brassée de bâches dans la resserre.\u2014 Mon cher Toubib, dit-elle, renaissant à l'espoir, je vais partir.\u2014 C'est abracadabrant, par un temps pareil.I faisait un effort pour se lever et elle comprit son intention : \u2014 Non, non! je pars seule.\u2014 Dans un pays perdu, avec des gens que vous ne connaissez pas | _\u2014 La Revue Poru \u2014 Vous avez entendu ce qu'a Rose ?Je n'ai vraiment rien à redi ter qu'un peu de froid et j'ai de b nes fourrures.Mais Lavarenne s\u2019affolait : \u2014 Attendez demain.Si Monnier rentre pas, après une nuit de red je pourrai sans doute vous suivré \u2014 Vous avez dit vous-même q ne faut pas tergiverser avec le b heur.Si le bonheur tergiverse a moi, je dois avoir le courage d'a vers lui.Qui sait demain où po ra se trouver Alain ?J'espère c rencontre depuis Paris, mon d Toubib, j'irai de l'avant jusqu'à que j'aie atteint mon but.; Langlade rentrait, les bras chaz de bois ; il vit la jeune fille remet son manteau, enfonçant sur sa une toque de même fourrure : \u2014 Partez-vous ce soir?J'croy que ['traineau, c'était pour demafl ~ Je ne peux pas attendre.Le bûcheron hocha la tête, posa fardeau devant le foyer et redre Ses reins avec peine : \u2014 Le temps est pourri, m'est 2 que vous n'êtes guère habituée @ tourbillons de neige.C'est pas prudent, et vous arriverez là-ba la nuit ! \u2014 Le principal est que j'ai s'entêta Paule.Il me serait impossil de passer des heures ici, en songes qu'Alain ignore tout.Ah! mo sieur Langlade, vous ne savez pa \u2014C'est pas les affaires de mé pour sûr ! Mais j'vous préviens q ça va pas être une partie d'plaisir.j'dois vous dire ça, vous comprene \u2014 Je vous remercie, fit-elle, émd Mais ce que je fais, j'ai conscieni qu'il faut que je le fasse.Le bûcheron montra d'un geste menton Lavarenne pestant contre jambe blessée : \u2014Et ce monsieur ?\u2014 Je vous le confie.Qu'il ne s'ig patiente pas trop, rassurez-le et gnez-le.A ce moment, Rose entrait.| \u2014 Voilà qui est fait, dit-elle, vo avez devant la porte un traîneau à telé de deux bons chevaux ; ça filer, d'autant que le conducteur & le plus habile d'alentour.Elle examina la Française et sa td que de fourrure qui laissait a déco vert ses fines oreilles roses.\u2014 Ça ne va pas ainsi, dit-elle, vent emporterait votre chapeau vous auriez les oreilles gelées au bo d'un mille.Elle ajusta elle-même son propi bonnet de fourrure et rabattit sa gneusement les oreillettes.\u2014 Et laissez cette écharpe de lain c\u2019est mauvais, elle serait raide comm du bois avant d'arriver au village prenez ce cache-nez de fourru c'est du lièvre,, ça ne craint rien.de, et le conducteur, qu'on distingua à peine sous l'amas de ses vêtement enveloppa ses chevaux d'un énerg que coup de fouet.La neige vo sous leurs sabots ferrés et ils s\u2019éla cèrent sur la piste.\u2014Rentrez, monsieur, dit Rose.Son invite s'adressait a Lavarenn qui s'était traîné jusqu'au seuil.Elle rentra elle-même, songeuse \u20ac triste pour la première fois de sa Elle sentait confusément qu'au li mystérieux, un chapitre était prêt d se clore et que, par la venue de ce étrangère brusquement apparue so son toit, elle allait éprouver un mense chagrin.Rose s'était habituée à la présence d'Alain, elle s'était sentie comme aff née à son contact et une affectio que, dans son innocence, elle ne sa vait pas appeler par son nom, liait au docteur.Privée de lui, elli allait retomber dans son isolement, Juin 1941 la seule compagnie des ouvriers de son père.onnier l'avait fait entrer dans une sorte de paradis qu'elle ne soup- onnait même pas avant et dont elle pourrait peut-être pas se passer.Lui parti, c'était le vide aûtour elle, et un instinct sûr lui disait il semblait ignorer, qu'à poser sur son doux et franc regard et son fondrait comme neige au prin- s.Comment pourrait-il se douter ce que je lui apporte, avait dit e.Pour cela, elle bravait la distance, froid, la tempéte.Rose ne savait u juste en quoi consistait ce qu'elle apportait, mais c'était sûrement e chose précieuse et belle, car Pau- , en prononçant cette phrase, avait e lumière dans ses yeux bleus.Rose soupira ; d'un revers de main, elle sécha ses paupières humides, dignes de la fille raisonnable qu'elle t et sourit bravement à Lavaren- e qui avait péniblement repris sa lace près du feu.\u2014Je n'aurais pas dû la laisser , se reprocha-t-il soudain.\u2014 Soyez en paix, rassura Rose; d'ici là-bas, le traîneau marchera sans défaillance, le blizzard n'est pas plus fort que tout à l'heure.\u2014 Îl fait plus froid, il me semble, s'inquiéta Toubib-ben-Toubib.\u2014 C'est parce que vous êtes souffrant.Rose accrocha à la crémaillère une ite aux flancs rebondis et pent que la soupe chauffait, elle entreprit de réparer une veste de son père.Peut-être travaillerait-il demain ?Après le repas, tout le monde souhaita le repos, Rose prépara les lits, et, avant d'aller se coucher, pria, comme une enfant sage et pure, pour celle qui était partie vers Alain.Sur la piste, le traîneau filait comme le vent.D'ailleurs, les bourrasques venaient par derrière, ce qui poussait les bêtes, au lieu de les arrêter.\u2014 Est-ce encore loin ?demandait parfois la jeune fille en criant.Le conducteur se penchait un peu de côté : \u2014 Patience ! demoiselle, patience ! Il était bien intrigué, le brave homme, par cette belle jeune fille qui \u2018s'en allait précipitamment \u2018sur des pistes bonnes tout au plus pour des durs gaillards de sa trempe.Mais la course si rapide ne permettait pas la conversation que l'attitude de Paule n'encourageait guère d'ailleurs.Pelotonnée sous ses fourrures, luttant contre le froid qui pénétrait d même avec obstination, elle laissait un flot de pensées envahir son cerveau.\u2018Tantôt elle espérait, tantôt elle s'abandonnait au découragement.Qu'allait être son arrivée au village?Elle sauterait à bas'du traîneau, on lui indiquerait la cabane transformée en infirmerie, elle entrerait et, \u2018tout de suite, elle le verrait lui! Il serait penché sur une petite tête.Au bruit de la porte, il lèverait un peu les yeux et il la regarderait.Elle serait émue, sur le seuil, et hésitante aussi.Elle verrait la haute taille se redresser, son regard se fixer sur elle et dans ce regard, une telle lueur d'angoisse qu'elle dirait vite: ~Alain, je sais tout.et je suis venue vers vous.Il s'approcherait.Alors, elle parlerait.Tout devait être clair, aucune ombre ne pouvant subsister.Paule rêvait, et c'était magnifique, quand une pensée la fit tressaillit: ce blessé de la cabane de Caribou, l'avait-il ramené au village?Elle ignorait la distance qui séparait ces deux points.\u2014 Vous allez voir le docteur Mon- nier?parvint a demander le conducteur entre deux coups de vent.\u2014 Oui, répondit laconiquement Paule.\u2014 C'est vot' fiancé ?Vous venez pour «le mariage » ?Se marier avec Alain?Sous l'épaisseur des fourrures, Paule sentit une douce chaleur lui monter au visage.Depuis que Joséphine Bouju lui avait remis la lettre toute froissée de Monnier, elle ne pensait qu'à ce mariage.Mais, aujourd'hui, elle avait eu peur pour la première fois.D'abord, devant l'existence d'Alain, si différente de celle de Paris \u2014 ses sentiments n'avaient-ils pas changé, eux ausi ?\u2014 ensuite, devant la fatalité qui semblait l'éloïgner toujours au fur et à mesure qu'elle courait vers ui.\u2014 M'sieur Monnier, disait le conducteur, essayant encore d'interroger la voyageuse, c'est notre providence par ici! Et il désignait de son fouet l'horizon tourmenté à gauche, devant, à droite.Il acheva en riant, moitié- figue, moitié-raisin : \u2014 Si vous nous l'enlevez, on va vous en vouloir ! fla 1 n léger soupir gonfla la poitrine de Paule : Ps \u2014 Retrouvons-le, d'abord.\u2014Oh ! il est point difficile à trouver, v'là le village ! Paule sentit un froid terrible l'envahir et ce n'était pas seulement le blizzard qui la glagait.Elle avait peur.L'attelage décrivit une courbe en plein galop, ce qui fit pencher les occupants d'un côté, et il stoppa net devant la première cabane.\u2014 Hé! les amis ! cria le conducteur, ousqu'elle est vot\u2019 infirmerie ?\u2014 C'est la troisième cabane à vot\u2019 drète, renseigna une grosse voix à travers la porte.Les chevaux firent quelques pas.\u2014 C'est là, annonça le conducteur, tendant son fouet vers une porte close.Il sembla à Paule que son cœur s'arrêtait de battre.Flle mit pied à terre en tremblant.CHAPITRE V p AULE Aveline entra dans l\u2019'humble logis qu'éclairaient les dernières lueurs du jour.Elle fut sur le seuil une radieuse apparition.D'une main, elle tenait son bonnet de fourrure prêté par Rose et l'or de ses cheveux la nimbait de clarté.Les femmes qui veillaient près de leurs enfants la contemplèrent un instant, muettes de surprise.Elle était si différente d'elles ! Paule eut un léger mouvement de tête pour saluer à l'entour, et elle demanda, le cœur serré, devinant la déception nouvelle : \u2014 Le docteur Monnier est-il rentré ?La réponse vint, nette et beutale : \u2014 Non.Il est allé soigner un blessé.\u2014 Je sais.J'arrive de chez les Lan- glade .mais je croyais, j'espérais qu\u2019il était revenu.Une voix expliqua posément : \u2014 La cabane du Caribou n'est pas si près!.Fermez donc la porte.Paule sentait une hostilité qu'elle ne s'expliquait pas.à moins qu'on ne lui cachât quelque chose.Il fallait savoir à tout prix.Calmement, elle referma la porte et, tournée de nouveau vers le groupe immobile, elle demanda avec douceur : \u2014 Est-ce loin, la cabane du Cari- (Lire la suite page 49) qui m'élance.Cette pincée de Kruschen ne goûte rien dans le caté.f J'espère que ça IAA ® Est-ce que, comme ce barbier, vous endurez vous aussi des douleurs rhumatismales depuis des années sans trouver de soulagement?Si oui, vous devriez essayer les Sels Kruschen.N'oubliez pas que les douleurs rhumatismales, la névrite et autres malaises peuvent être causées par la présence de déchets toxiques dans.l\u2019organisme, Même les personnes assez \u201crégulières\u201d peuvent ne pas échapper à ces malaises parce que leur élimination est incomplète.C\u2019est CE QUE JA FUT A SUNT DES DOULEURS RHUMATISMALES Ca fait 10 ans je n'ai jamais trouvé de re- Pardon, monsieur, c\u2019est encore mon rhumatisme m'a valu un million] Mes douleurs sont disparues et : = 4 je me porte / $,| comme un charme.45 N'avez-vous jamais entendu parler des Sels Kruschen?J'étais moi aussi tenaillé par le rhumatisme, mais que j'endure ces douleurs et CHAN Iln\u2018yarien comme la \u201cpetite dose quotidienne\u201d de CAN EAN ici que Kruschen peut aider.Il active le fonctionnement d\u2019organes importants et favorise l'élimination complète.Essayez la petite dose quotidienne de Kruschen, Vous verrez qu'il aide à débarrasser le sang des déchets toxiques.Vous vous sentirez mieux portant et vous vous féliciterez d\u2019avoir eu recours à Kruschen.Prenez ce bon vieux remède britannique et vous y éprouverez la bienfaisante sensation Kruschen.25\u20ac et 75é le flacon.Prenez chaque matin\u2014dans votre café ou de l\u2019eau chaude\u2014la quantité qui tient sur une pièce de 104.C'EST LA PETITE DOSE QUOTIDIENNE QUI FAIT TOUT KRUSCHEN Les Sels Kruschen sont tous fabriqués en Angleterre produit SANO «A».Mme CLAIRE LUCE LES PRODUITS SANO ENRG.Ecrivez lisiblement ci-dessous Votre nom r\u2014 TRAITEMENT élimineront tous ces poisons.De jour en jour vos chairs se développeront et redeviendront fermes, votre teint s\u2019éclaircira, vous serez plus attrayante avec tout le charme de la jeunesse.Envoyez cinq sous pour échantillon de notre CORRESPONDANCE STRICTEMENT CONFIDENTIELLE Caster Postal, 2134 (Place d\u2019Armes), Montréal, P.Q.La beauté physique c'est la joie de vivre Etes-vous déprimée ?Nerveuse ?Sans énergie ?Délaissée ?La vie n\u2019a-t-elle pour vous que des désagréments ?Souf- frez-vous de maigreur ?De vertiges ?De migraines ?et votre teint a-t-il perdu sa fraîcheur ?C\u2019est alors que vous avez le sang trop lourd, chargé de toxines, et le travail de ce sang non purifié cause de pénibles désordres dans votre organisme.Faites alors votre cure de désintoxication naturelle.Les éléments concentrés qui constituent le merveilleux SANO \u201cA\u201d Votre adresse 46 Les modèles de broderie de \u201cLa Revue Populaire\u201d La Revue PoruL Création de Mme.L.de Bellefeuille.Présentation de Francine.PREMIÈRES FLEURS Qui a-t-il de plus ravissant que les premières fleurs printanières ?Nous espérons que le choix de jolies nuances et de points faciles de notre premier modèle plaira à toutes les brodeuses.Ce modèle peut être utilisé de diverses manières : sur un dessus de coussin à fond beige ou vert clair ou encore sur un de ces indispensables sacs à emplettes ou à tricot, en toile ou en flanelle.L'effet est charmant quand la broderie est exécutée avec des laines souples.selon les couleurs indiquées : blanc pour les narcisses, jaune pour les lys, MODE DE REPRODUCTION Détacher de la revue la page du modèle./ Repasser le tissu sur lequel il doit être A4 (572 étampé.L'épingler ou le maintenir avec un poids.6 4) 7 Introduire le papier carbone entre le tissu ; et le modèle, le côté luisant du papier 6 ( appliqué sur l'étoffe.ç Dessiner alors le modèle avec un crayon à mine ronde.Les modèles peuvent servir maintes et maintes fois pourvu qu'on ait soin de ne pas percer le papier en dessinant d'une façon trop appuyée.Indique DOUHSVULUN = a1 Z SEE 5 COUPON DE SUGGESTIONS NV LE -2 A adresser au : Service de la Broderie, EN ONE LA REVUE POPULAIRE, Appliquer le modèle bien en place sur A le \u2014\u20143 975, rue de Bullion, Montréal.le tissu.4, 7 LIA EA Indiquez l'article dont vous aimerlez voir J TABLEAU DES COULEURS rouge foncé pour les tulipes, bleu pour la vigne et vert brillant pour le feuil ge.Les contours sont presque entièrement exécutés avec le point de ti Le centre des fleurs et l'osier du panier sont faits en nœuds français et dessus du panier est travaillé au point de boutonnière distancé.Nous espérons que vous nous témoignerez votre approbation de not nouvelie page en même temps que vous inscrirez sur ce coupon vos sugge tions concernant nos modèles à venir.QO 6 5 un modèle dans La Revue Populaire Dimensions approrimatives een Feston [) ou Bord uni D Broderie blanche [J ou Broderie couleur [_ A être exécuté en (coton []) (sote D) (laine O) Nom 2 eee JAUNE Adresse \u2014 ORANGE BLANC ; BLEU (P) Ville ._._ he Prov.VERT (P) VERT (F) BLEU ROYAL NOIR ROUGE Juin 1941 Lollipop et Butterscotch Les nouvelles Biretes pos omgles 2 CUTEX ® Butterscotch évoque la fraicheur I stimulante de la mer \u2014 le .i ruissellement de la vague, et i l\u2019éclat de ses gouttelettes en- | soleillées.Irrésistible avec une : peau hâlée! | ® Lollipop a la teinte chaude et l\u2019effet capiteux d\u2019une coupe de \u2018* bordeaux\u201d glacé! 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Northam Warren, Montréal, New York, Londres Fabrication canadienne | ! | a 48 Une jeune mariée ne saurait pas cuismer\u201d .elle cuisinera très bien si vous lui donnez des Ustensiles modernes en Pyrex TOUTE FEMME peut être une meilleure cuisinière si elle a des Ustensiles en Pyrex.Ces ustensiles en verre cuisent réellement les aliments plus vite.Les alimerts dorent plus uniformément.Elle peut voir les progrès de la cuisson à travers les côtés en verre clzir, Elle a même moins de vaisselle à laver! Elle fera cuire les aliments, lcs servira et les gardera dans le méme plat.Si vous voulez vraiment lui faire plaisir, offrez-lui des ustensiles en Pyrex! Vous pouvez vous procurer un service complet, en boite pour cadeau, pour pas tes experts admettent que le café est meilleur dans une cafetière en verre | clair de marque Pyrex! 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Ils sont beaux et très nouveaux! Fonds larges et plats allant bien sur les ronds de poêle.Becs spécialement conçus pour verser facilement.Voyez cuire les aliments.Faites de la meilleure cuisine grâce à la casserole de 32 onces (ci-contre) allant au feu, et procurez- vous aussi le bain-marie de 32 onces qui est à côté.Tous deux se lavent en un clin d'oeil! » service de 17 pièces répondra à 90% de vos besoins pour la cuisine.Les personnes économes ont ce service qui comprend: une tasse à mesurer, un plat, un moule à pain, une assiette à tarte, deux moules à gâteaux, quatre moules à tartes profonds, six petits pots à cosse- tarde et un support pratique en fil de fer.(On peut aussi acheter les articles séparément.) Sir Thomas Beecham qui dirigera le prochain Festival de Musique de Saint-Laurent (Montréal), du 10 au 19 juin.Les Festivals de Montréal FOURNIER par Thérèse Le Festival de Musique de cette année aura lieu à Saint-Laurent, du 10 au 19 juin.M.Wilfred Pelletier est le directeur fondateur des Festivals de Montréal et leur chef d'orchestre chaque fois que ses engagements professionnels, pris longtemps a l'avance et qui le conduisent parfois très loin de son pays natal, le lui permettent.Tel n'est pas le cas cette année.C'est pourquoi l'orchestre du prochain Festival de Musique sera dirigé par l'éminent musicien dont l'Angleterre est justement fière : Sir Thomas Beecham.Né à St.Helens, dans le Lans- cashire, Thomas Beecham montra dès son jeune âge des dispositions remarquables pour la musique.C'est ainsi que l'orchestre du Collège de Wadham, à Orford, exécuta à plusieurs reprises les compositions du jeune étudiant.Ses études secondaires terminées, il se consacra tout entier à son art et suivit à Londres et à Paris les cours des meilleurs maîtres.Puis commencèrent ses tournées en qualité de chef d'orchestre.Engagé d'abord en province, puis à Londres il ne tarda pas à être connu dans toute l'Angleterre et même à l'étranger.La Revue PopuLAaIR Directeur de l'Orchestre Symphonique de Londres, fondateur de l'Imperial League Opera et de la Beecham Opera Company, conducteur en chef de l'orchestre de la British Broadcasting Company, Sir Thomas Beecham est depuis une trentaine d'années le plus grand nom dans l'histoire de la musique anglaise contemporaine, et c'est une bonne fortune pour nous qu'il ait accepté la direction de notre Festival.Le Festival de cette année sera composé de quatre concerts qui tous auront lieu dans la Chapelle du Collège de Saint-Laurent, à 8 heures et demie du soir.Mardi, 10 juin : mineur de Bach.Jeudi, 12 juin : Symphonie en do majeur de Boccherini; Requiem de Gabriel Fauré ; Symphonie No 7 et Finlandia de Sibelius.Mardi, 17 juin : Le Rêve de Géronte d'Edward Elger.Jeudi, 19 juin : Symphonie No 35 en ré majeur ; Divertimento No 2 en ré Majeur: Ave Verum; Symphonie en do majeur, Opus 41, (Jupiter) : Chœur final de la Messe en do mineur.Messe en si EN ATTENDANT LE FEU DE LA SAINT-JEAN (Suite de la page 6) Le temps avait passé trop vite à mon gré, car après avoir écouté avec grand intérêt mon compagnon qui est l'un des apôtres les plus compréhensifs, les plus infatigables de la survi- Vance française, j'aurais voulu à mon tour pouvoir l'interroger sur des courants d'idées et des mouvements d'opinion dont la Saint-Jean-Baptiste ne saurait sûrement pas se désintéresser, en raison même du caractère de sa mission nationale.Entre autres choses, j'aurais tenu à connaître la réaction de ce patriote aussi éclairé que désintéressé sur certains articles et discours où quelques-uns des nôtres avocassent assez bruyamment un « ordre nouveau », \u2014 expression surprenante et même déconcertante dans les circonstances actuelles \u2014 constitué par un mélange indéfini de corporatisme, de syndicalisme, de créditisme et que sais-je encore, le tout abondamment saupoudré d'un nationalisme trop tapageur pour ne pas être inquiétant.Ensuite, je l aurais prié de me dire s'il ne craint pas que le vocable « national >» si beau, si complet par lui-même, ne risque d'être compromis, sinon déformé et diminué par l'adjonction de cet «isme », suffixe sinistre qui sonne bien mal aux oreilles des modestes patriotes sans épithète.D'ailleurs avant tout cela, au-dessus de tout cela, n'y a-t-il pas d'abord la guerre à gagner, la civilisation chrétienne à défendre, la liberté du monde à sauver ?Décidément, il va falloir que je revoie bientôt mon vieil ami, Canadien- français exemplaire et parfait Canadien. ati fun 1941 LA POURSUITE BLANCHE ~ Pas trés loin.mais c'est le uvais temps.\u2014 Le docteur Monnier doit vrai- ent ramener le blessé ici ?E ~ On ne peut pas vous- dire.Mb: hommes iront le chercher quand fera moins mauvais temps.\u2014 Je vous remercie, fit Paule, qui mprit qu'elle n'en tirerait pas da- ntage.Elle sortit résolument et revint ès du traîneau qui l'avait amenée.conducteur tapait sur le sol gelé s semelles de ses bottes.\u2014 On retourne ?demanda-t- il, sur- \u2014 Non, on repart plus Join \u2014 Plus loin ?Et où ça?\u2014 À la cabane du Caribou.Vous ez où c'est ?Elle s'apprêtait à remonter en traî- pa u Sn le Canadien I'arréta d'un Le comptez pas sur moi pour ce ouveau voyage, dit-il d'un ton brusque et sans réplique.La piste du Karibou est mauvaise, au bord d'un avin, et je ne veux pas y hasarder es chevaux par un temps pareil.~ Comment?Un temps pareil ?ne fait pas plus mauvais que tout l'heure.\u2014 On voit bien que vous n'êtes as du pays.Ecoutez ces sifflements ans les sapins.C'était tout à heure un petit coup de vent de rien: pintenant, nous n'y couperons pas ! -~A quoi?~ Au blizzard, donc! Cet homme avait raison, mais la feune fille ne comprit pas, toute à son désir unique : retrouver Alain.Cependant, elle sentit qu'il était inutile insister.~Soit, fit-elle.Pouvez-vous me dre où je pourrais trouver un autre traîneau ?\u2014 Voyez par là.Il désignait une vaste cabane toute e.Paule l'aborda en toute hate et heurta légérement a la porte.Une femme parut.Par la porte entrebâillée, la jeune fille aperçut un poupon dans un berceau rustique balancé par n solide gaillard.\u2014 Votre mari voudrait-il atteler pes chevaux ; j'ai un voyage urgent À faire.La réponse vint, spontanée et trop prévue : = Avec ce blizzard qui se prépa- Paule tenta un argument qu'elle pensait irrésistible : \u2014 Je payerai cher, très cher.Un sourire effleura les lèvres de a femme, mais elle fit non de la tête d'un air résolu : \u2014 C'est pour aller où ?cria l'homme sans se déranger.\u2014 À la cabane du Caribou.¥ \u2014 Impossible ! Il y a deux heures, j'aurais pas demandé mieux, mais maintenant, non ! \u2014_ Puis-je trouver quelqu'un d'au- e ?insista Paule.\u2014 J'en doute, reprit la femme.Pourtant, essayez là où il y a ce tas de bois devant la porte ; si l'homme est rentré, il se peut qu \u2018il accepte.Un nouvel espoir porta la jeune file vers la cabane indiquée, mais, à la question toujours pareille qu'elle s'empressa de poser, ce fut le même efus : \u2014 Blizzard.~ Demandez-moi le vous voudrez .\u2014 Personne | ne voudra se risquer kavec des chevaux.Paule revint, le front lourd, l'esprit vide, vers la cabane de l'infirmerie.Quand elle rentra pour ne prix que (Suite de la page 45) pas rester seule sous la neige qui tombait de plus en plus, et, après avoir constaté que son conducteur avait dételé, un tel désespoir se lisait sur ses traits que ces femmes furent émues.Plusieurs s'approchèrent, la firent asseoir et voulurent à tout prix lui offrir une tasse de thé chaud.Paule se laissait faire, remerciait d'un pauvre sourire contraint, et, brusquement une pensée la traversa : \u2014 Je vous remercie .pour le thé.Puisque tout le monde ic a peur du blizzard et refuse de m'accompagner, je partirai seule.\u2014 À pied ?s'effara une des femmes.\u2014 Je voudrais acheter des raquettes.J'espère que vous n \u2018allez pas refuser de m'en vendre! Je vous préviens que, sans les raquettes, au risque d'y perdre la vie, je partirai quand même.Je ne puis croire que vous désiriez ma mort.Ces gens simples ne comprenaient pas cette exaltation et cette hâte.ne des plus âgées parmi les femmes s'approcha de Paule et lui dit avec une certaine douceur : \u2014 Vous tenez donc beaucoup à voir Monsieur Monnier ?\u2014 Si j'y tiens ! Vous ne pensez pas que c'est par fantaisie que j'ai quitté mon pays, mes habitudes, ma maison, pour venir ici, sur une terre hostile, au milieu d'hommes dont je ne peux attendre aucune aide ?La Canadienne perçut la sincérité des paroles de la petite Française: \u2014 Je vais vous \u2018donner une paire de raquettes.Mais savez-vous vous en servir, au moins ?\u2014 Oui! oui! Dans les montagnes de mon pays, on a installé des patinoires, on a sillonné de pistes les champs de neige.\u2014 Hum ! grogna ironiquement un des hommes, m'est avis que les champs d'ici sont moins bien balayés ! Tous rirent et cela détendit un peu les visages.Paule laissa une des femmes attacher solidement les raquettes, remercia, serra son manteau, attacha son bonnet et, avant de sortir, embrassa spontanément celle qui lui avait procurer les précieuses raquettes.\u2014 Je n'oublierai jamais que je vous devrai la plus grande joie de ma vie ! De quel côté est la cabane ?\u2014 Au sortir du village, suivez tout droit le bois de sapin.Vous en avez pour deux heures.\u2014 Merci, coupa la jeune fille qui avait hâte de partir, vous me reverrez bientôt ! Elle se pencha un peu en avant et, appuyée sur les deux piolets que la femme lui fourrait dans les mains, elle glissa sur le tapis qui s'apaissis- sait toujours.Paule, une fois lancée sur la piste, commença a sentir ses craintes se calmer.Cette course prenait les apparences d'une rude promenade.Elle voyait nettement des traces de raquettes, sans doute celles d'Alain.La neige, qui tombait à peine, ne les avait pas recouvertes.Elle se savait sur la bonne piste ; il ne pouvait être ailleurs qu'à la cabane du Caribou, près du blessé ! Elle allait le retrouver.Les minutes coulaient, les quarts d'heure tombaient les uns après les autres dans le sablier du temps ; la piste s'allongeait.souvent droite, parfois avec des tournants imprévus.À gauche, il n'y avait qu'un champ de neige qui tournait au gris ; à droite, des sapins en contre-bas semblaient un nouveau parf um céleste par Voici un nouveau u parfum exquis, ; subtil, rappelant l'odeur des fleurs \u2018 quandil pleut.un parfum céleste \u201cpour vos robes fleuries.pour vos robes blanches à ruchers.Le = > parfum *Heaven-Sent\u201d d'Helena su my Rubinstein possède un wechet = io qurangélique.EAU DE TOILETTE \u201cHEAVEN.La SENT\"\u2014 pour vous envelopper d\u2019une atmosphère céleste.Son : odeur est durable.HOLE POURLE BAIN \"HEAVEN.SENT\" j\u2014 une vapeur, \u2018céleste, ém- baumée/ pour, votre bain.+ VON HEAVEN SENT\" \u2014 pein ; forme de nuages.Une abond A STREET WEST, NEW YORK TORONTO SYDNEY 126 BLOOR LONDRES 50 N mp S \u201cIl \u2014_\u2014 UHI Voici comment garder vos lainages frais et comme neufs La laine absorbe vite l\u2019odeur de transpiration.Il n\u2019y a rien qui péche plus contre la fraîcheur qu\u2019un chandail porté de semaine en semaine.Ne courez pas ce risque.Lux-lavez vos lainages souvent.Lux fait disparaître l\u2019odeur de transpiration, garde les lainages souples, en protège la couleur et la forme plus longtemps.Et, vous êtes sûre de votre fraîcheur! UN\" DEUX\" LROIS- Nl Mitre, A 1.Faites une riche mousse avec du Lux et de l\u2019eau tiède.2.Pressez délicatement la mousse à travers le vêtement.N\u2019étirez ni ne tordez.3.Epinglez en place et séchez à plat loin de la chaleur.faut-il un LUX-LAVAGE à votre chandail CE SOIR ?Un produit Lever\u2014 Fabrication canadienne des sentinelles sombres et redoutables.Le décor était grandiose, mais Paule ne voyait que les traces des raquettes et elle éprouvait comme une ivresse de suivre ce chemin qu'il venait de parcourir lui-même.\u2014 Il songeait à moi, pensait-elle.Quand il est tout seul, il doit sûrement songer à moi.Seulement, tandis que je suis transportée de joie, il souffre, il me croit heureuse à Paris avec Jacques.Oh! Alain! Alain! comment ne sentez-vous pas qu'il faudrait venir à mon avance!.Alain ! Alain ! CHAPITRE VI [LES tourbillons de neige se levèrent soudain aux pieds des sapins et retombèrent alentour pour se lever de nouveau.Un grondement naquit, s'enfla, passa par-dessus Paule qui comprit : le blizzard ! C'était vrai, lesp aysans n'avaient pas menti : c'était le blizzard! Du fond d'elle-même, un doute naquit, terrible, angoissant! Pour sauver leur docteur d'ils ne savaient quel danger, ces êtres rustiques ne l'avaient-ils pas envoyée sur une fausse piste ?Le doute angoissant qu'elle se for- eait de toutes pièces la fit chanceler.e fut à ce moment qu'elle tomba pour la première fois.Une gifle du blizzard la mit debout.Elle serra les dents, chercha un moment les traces de raquettes, ne les trouva pas ; elle eut un regard égaré sur la piste, le petit morceau de piste qu'elle apercevait encore devant elle, et, à t.avers le voile que la neige mettait devant ses yeux, elle apercut une silhouette sombre qui semblait arrêtée près d'un sapin et qui se découpait sur un monticule de glace et de neige.La vision disparut, mais elle se dit que c'était la bourrasque qui la lui masquait.Elle cria.sa voix se perdit.Une crainte lui vint : Etait-ce le docteur Monnier?Mais oui.Qui donc se serait risqué à cette heure, par ce temps ?Mais, alors, il n'avait pu atteindre la cabane ?Paule eut un regain d'espoir et de forces ; elle fonça aussi vite que le vent le lui permettait, acharnée, vaillante, mais si grêle dans ce désert hostile.Nouvelle inquiétude : la piste ne craquait plus sous ses raquettes, la neige se durcissait.C'étaient des skis qu'il aurait fallu ! Elle glissa et son genou lui fit mal aussitôt.Elle jeta par deux fois le nom d'Alain, mais rien ne répondit à cet émouvant appel.Partout le silence, la solitude, la neige.Cette neige qui allait peut-être devenir son linceul.Alors, brusquement, avec lucidité, Paule jugea la situation et se sentit perdue.Elle comprit que cette course allait s'achever là, que ce coin de terre canadienne serait son suprême asile et qu'elle mourrait sans avoir vu Alain.Elle crut entendre les sages conseils de Lavarenne, le refus de tous ces gens d'atteler leurs traîneaux, de la conduire dans ce désert.Ils avaient tous raison : c'était folie pure de partir ainsi, de vouloir lutter contre les forces obscures ! Comment, elle, si prudente, n'avait- elle pas compris qu'elle échouerait ?Qu'elle allait au devant de la mort ?Et quelle mort ?d Toute seule, comme un chien peru! Elle se releva et tenta un nouveau départ, trébucha.se releva encore.Sa raquette de droite rencontra un obstacle dur, si dur qu'elle s\u2019abattit la tête la première.Un nuage passa devant ses yeux.Elle sentit qu'il lui serait impossible de se mettre debout.\u2014 Mon Dieu, ayez pitié de moi, je ne suis qu'une petite fille, et j'ai peur, j'ai si peur!.Mon Dieu, je vous demande pardon du mal que j'ai fait involontairement à Alain.Si près de lui et avoir échoué ! Elle resta étendue, immobile, respirant à petits coups précipités.Elle voyait tourner autour d'elle les visa- es amis des siens ; elle se sentait ien, mais sa lucidité restait entière : \u2014 Je vais m'engourdir, c'est comme cela que ça arrive dans la neige, et ce sera fini.Un cri bizarre vibra dans le lointain.Qu'est-ce que cela ?Un animal ou un appel ?Elle se releva sur les coudes.Une bête sauvage ! Allait-elle voir surgir une bête sauvage ?Ah! non, pas ça ! Recroquevillée, elle délaça ses raquettes.Elle pourrait peut-être marcher un peu.La cabane ne devait pas être très loin, elle allait essayer de dépasser le monticule aperçu tout à l'heure.Chancelante, courbée presque jusqu'à terre, elle avança de quelques mètres.Alors, comme si le blizzard n'attendait que cela, il courut sur elle, rasant le sol.Elle le sentit venir, et, avant de rouler une suprême fois sur la neige durcie, elle poussa un cri terrible, déchirant, où il avait sa souffrance, son adieu.Ét elle ne bougea plus.Alain Monnier, parti du misérable bourg, était arrivé sans encombres et avant le plus gros de la tourmente au bois de sapins qui offrait un asile relativement abrité : une petite grotte, plutôt une anfractuosité de rochers, de quoi se reposer un instant, lui permettre de faire du feu et de réparer, avec une ficelle, une lanière de ses raquettes qui s'était rompue.Sa pensée s'arrêta un moment sur ces visiteurs qui l'attendaient chez Langlade.Il les chargerait d'obtenir les crédits de la Société pour que tout soit mis en œuvre pour protéger les villages clairsemés de ce rude pays.1 avait laissé le feu se consumer, en fumant une pipe, puis, comme l'image de Paule revenait flotter devant ses yeux, il redouta une fois de plus de se trouver seul et inoccupé.Des branches, abattues par le vent, traînaient à quelques mètres de la grotte.Alain se dit qu'il devait les rentrer : cela pouvait servir à un voyageur égaré.À ce moment, il lui sembla entendre un crin lointain.Il sortit, écouta, pensa que c'était un renard affamé et rentra en traînant les branches.Il venait de se rééquiper et n'avait plus qu'à boucler les courroies de ses raquettes, quand un autre cri le jeta hors de la grotte.Cette fois, il en était sûr, c'était un cri humain, un appel déchirant et désespéré.Il empoigna un de ses piolets et rimpa sur la piste.Le cri venait de à, dans la direction du bourg.Un bûcheron blessé, sans doute, et qui ne pouvait pas regagner le village, ou un trappeur que le blizzard avait surpris.Les clous à tête de ses souliers s'aggrippaient suffisamment à la glace pour l'empêcher de glisser.Il allait lentement, le vent en face et les yeux fouillant l'ombre de chaque côté de la piste.Brusquement, très près de lui, un nouvel appel jaillit, un long hurlement qui semblait un reproche et un adieu.Dirigé par le cri, il avança plus vite, fichant son piolet avec précaution devant lui.La Revue Pop Aprés un monticule qui oblig la piste a tourner, il vit un tas fourrures immobile.Il se pencha vite, s'agenouilla a peine à cause de ses lourds vd ments, tourna le corps sur le dos.\u2014 Qu'il est mince! s'étonna C'est un gamin ou une femme! D'un rétablissement, il se rel avec son fardeau, mais il constata médiatement qu'il ne pourrait avancer sans son piolet.Alors, plaça le corps léger sur son épa gauche, arracha le piolet qu'il a planté dans la neige et reprit le d min de la grotte.Les quelques cinquante verges avait à parcourir sur la piste et tant dans la forêt lui assurent minables.Il faillit tomber plusia fois et dut souffler, appuyé à unpin grinçant de toutes ses brand sous la bourrasque.\u2014 Le feu est éteint, grogna-t-il se dirigeant sur un tison rougeo Pourvu que je puisse le rallumer Il y avait au fond de la grotte exhaussement de terre spécialem fait pour y étendre des couvert et y dormir en cas de besoin ; il déposa son fardeau et se mit à at culter son compagnon imprévu \u2014 Le cœur bat, dit-il au bout d moment, Qu'est-ce que cette fem avait bien à faire dehors par | temps pareil et à cette heure ?On essayer de la ravigoter.En tâtonnant dans le noir, il ch cha un flacon de whisky qu'il aw pris l'habitude d'emporter dans s paquetage, plutôt comme remède.en fit couler quelques gouttes en les dents serrées de l'égarée.La nuit était profonde; il n'êt pas possible d'apercevoir les tra de la jeune femme, qu'il venait aid de ramasser et qui, à son avis, s\u2019é sans doute trompée de route en r trant chez elle.Cuarrrre VII uAND Paule revint de son é& nouissement, elle étendit mains autour d'elle, en un geste is tinctif et rencontra le sol battu et w couverture, mais pas de neige.Le souvenir lui restait de sa tra que randonnée.Avait-elle rêvé?Po tant, elle était bien montée en tr neau, puis une femme lui avait prê une paire de raquettes ?Et cette cou se à travers la neige qui se durcis: de quart d'heure en quart d'heu Et le coup de blizzard qui l'a couchée par terre ?C'était tout, elle ne se souve pas d'autre chose.Elle ressentait un grand bien-ét une douce chaleur.Elle se rend compte qu'elle était étendue sur fourrure et enveloppée dans son p pre manteau.Ses yeux distinguaient une lue blanche encadrée de noir et, a une intelligence décuplée par à événements tragiques, elle comp qu'elle était dans une grotte.I avait donc quelqu'un qui s'était pos à son secours ?Elle avait crié, e avait crié très fort, désespérémes elle s'en souvenait.Cet appel av donc été entendu et c'était grâce à sauveur providentiel qu'elle se tro vait maintenant protégée dans à abri de rochers, défendue contre froid dehors.Elle entendit, très prd un arbre qui s'écroulait dans un gra déchirement de branches.À ce moment, une silhouette hau et sombre se découpa sur le ca blanchâtre de l'ouverture : l'incont à qui elle devait la vie.Paule se souleva un peu, cherchal à distinguer les traits de l'homm mais elle ne put y parvenir dans noir.Un élan de gratitude lui fit jeté très vite : a sy ve om \u2014_\u2014 \u2014 PY TE ay a ut 24 1941 * \u2014 Je vous remercie, monsieur, sans vous.H ne la laissa pas achever et dit avec insouciance ou indifférence, elle ne savait au juste : \u2014 C'est peu de chose.\u2014 Comment, peu de chose ! mais j'allais mourir ! .Il répliqua avec amertume : \u2014 Vous semblez beaucoup tenir à Ha vie ?\u2014 J'ai cette faiblesse.L'inconnu soupira : \u2014 Alors, vous êtes heureuse.Il y a donc des êtres pour qui exister est synonyme de bonheur ?Paule pensa : \u2014 Quel curieux homme ! et comme il semble triste ! Puis, tout haut : \u2014 Ce n'est pas seulement pour mon bonheur personnel que je désire vivre, mais pour celui de quelqu'un qui m'est cher.\u2014 En ce casil m'est agréable de penser que je vous y aurai aidée quelque peu.Pendant cette conversation, l'homme avait posé devant l'ouverture, des branches mortes de sapin.Paule apercevait l'enchevêtrement, veuf d'aiguilles.Il avait attiré à lui des bâches qu'il prenait dans le noir de la grotte et il dit : \u2014 Je vais rallumer le feu ; nous en aurons besoin pour nous réchauffer.Ensuite, Cela nous permettra de faire connaissance.\u2014 Je n'ai presque plus froid, prof testa Paule ; il est vrai que la nuit n'est pas finie.Quant à nos visages, lest-ce bien la peine que nous les contemplions ?\u2014 Mais parfaitement, assura-t-il avec une soudaine gaieté.J'espère bien que vous êtes jolie.\u2014 Pourtant, si jétais laide .\u2014 Une femme ne l'est jamais tout à fait.© \u2014 Si j'étais vieille ?F \u2014 Non, vous avez trop de frai- cheur dans la voix, trop de douceur dans les cheveux.\u2014 Mes cheveux .fit Paule, surprise.\u2014 Votre bonnet de fourrure est tombé come je vous portais ici.Ma foi, nous n'irons pas le chercher sur la piste, ce serait trop périlleux.Et, tirant une bâche du tas qui s'écroula avec un bruit sonore et craquant de bois sec, il dit encore : \u2014 Heureusement que chaque abri possible contient toujours quelques réserves.Nous avons de quoi nous chauffer pour la nuit, car vous n'êtes guère en état d'aller plus loin Il s'activait, cherchant son briquet, fouillant ses poches pour en extraire un bout de journal.N'en trouvant pas, il réunit des aiguilles de pins, et, brusquement, la flamme jaillit.Elle dansa, éclairant les parois de la grotte, la couverture de fourrure sur laquelle la jeune fille était à demi couchée ; elle éclaira surtout leurs ! deux visages curieusement tournés l'un vers l'autre.Un double cri jaillit aussitôt : \u2014 Paule ! \u2014 Alain ! \u2014 Vous ! vous ! balbutia-t-il.Mais qu'est-ce que vous faites ici ?Et ne pouvant dissocier son image de celle de Jacques, il ajouta : \u2014 Où est Théry ?\u2014 À Paris, répondit-elle, la gorge serrée, effrayée des premiers mots qu'ils allaient échanger.Ils se regardaient, immobiles, stupéfaits, embarrassés et ressemblant fort peu à des amoureux.; | Alain était tellement étonné de son rêve se levant brusquement devant lui .qu'il redoutait de le voir se dissoudre F et de se trouver de nouveau seul dans la grotte.Paule sentait un froid l'envahir, un froid pire que celui qu'elle avait eu à supporter sur la piste.Elle eut peur de ne plus avoir la force de parler.Elle se souleva et dit très vite : \u2014 Il faut que je vous explique.Devant son immobilité, une terreur la saisit.S'il allait quitter la grotte avant qu'elle eût parlé ?Mais parler, c'était bien difficile pour une petite fille qu'on laisse là, sans l'aider un peu.Elle voulut se mettre debout, mais sa volonté la trahit.Elle retomba lourdement à genoux sur le sol battu.Alors Monnier sortit soudain de son immobilité et se précipita vers elle, l'étendit de nouveau sur la couverture, disant, très vite, des phrases incohérentes : \u2014 Ma petite enfant, quelle folie ! Pourquoi étiez-vous ici?.Et dans cet état ?Mais vous êtes à bout de forces.Et moi qui vous regarde comme un imbécile !.C\u2019est bien la peine d'avoir été un grand savant !.Il la couvrait pour la protéger du froid, l'obligeait à boire encore une gorgée d'alcool.Elle était heureuse de se sentir dorlotée par lui, mais il fallait parler.Que c\u2019est donc difficile de dire à quelqu'un : je vous aime ! \u2014 Vous parlerez plus tard, ordon- nait-il ; pour le moment, laissez-moi vous soigner.Il pensait : « Est-ce que Launay l'aurait engagée aussi pour augmenter son équipe ?» et il ajoutait avec désespoir et joie en même temps : « Moi qui voulais la fuir ! Je la retrouve ! » Enfin, Paule commença les confidences : \u2014 Je suis chez les Langlade avec Toubib-ben-Toubib ! \u2014 Comment, lui aussi ! Et il vous à laissée partir dans la neige ! \u2014 Il est blessé ! Je n'ai pas eu la patience d'attendre qu'il soit guéri et que le temps se mette au beau.J'avais trop de choses à vous dire.\u2014 C'est donc moi que vous essayiez de rejoindre ?\u2014 Qui vouliez-vous que ce soit ?fit-elle, stupéfaite.Il passa sa main sur son front, d'un geste égaré, et pria, d'une voix basse et comme déchirée : \u2014 Je n'arrive pas à concevoir cela.que pouvez-vous avoir à me dire de si important ?.Elle sentait le courage lui revenir un peu devant le désarroi du grand Monnier qui avait plutôt l'air d\u2019un collégien embarrassé.\u2014 Ne m'avez-vous pas écrit une lettre d'adieux avant votre départ ?demanda-t-elle.\u2014 Une lettre?.elle n'est pas partie ?\u2014 Elle n'est peut-être pas partie, mais elle est arrivée quand même.C'est la petite Annette Bouju qui s'est transformée en facteur, et quel gentil facteur ! Annette! À ce nom, le docteur sourit.\u2014 Elle avait fouillé dans votre corbeille à papiers, reprit Paule, placé une lettre dans sa poche, sa mère l'a trouvée et, après réflexion, me l'a apportée.Comme cela, j'ai su ce que vous m'aviez toujours caché.Monnier semblait faire un effort prodigieux sur lui-même.Il lâcha les mains de la jeune fille et articula avec peine : \u2014 Vous n'auriez pas dû lire cette lettre ; il était inutile de troubler votre bonheur.\u2014 Mon bonheur ! mais c'est elle, mon bonheur ! \u2014 Paule !.Ah! je vous en prie, ne prononcez pas des mots qui m'ouvrent un paradis défendu ! La jeune fille lui prit à son tour les mains et dit avec une douce tendresse : \u2014 Que croyez-vous donc que je suis venue chercher ici, si ce n'est un Mais.mais \u201cN'oublie pas les draps et les taies d'oreillers \u201cT'en fais pas! Cette fois, je vais m'en procurer TOUTE une provision\u201d .« Voilà qui arrive tous les jours dans de très nombreux foyers, car les draps et les taies d\u2019oreillers Colonial constituent un véritable placement qui procure des années.de bien-être et de satisfaction à \\.tous les membres de la famille.Fm Frais et crépés, ils favorisent ce \u20ac sommeil reposant que chacun , recherche; les bords solides et la À, haute qualité du coton résistent À indéfiniment au blanchissage et au dur traitement des enfants.Et voici qui répond de tout: coton pur dénué de charges artificielles et garantie de qualité avec chaque étiquette \u201cColonial\u201d.I Re EX AA Le VV TRS TROT: 52 Vous ne sauriez soupconner à quel point vous pouvez devenir attrayante, par l'emploi persévérant de \u201cPÉTAL-TONE\" ! 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\u2014 Je vous aime, Paule, ma chérie, depuis toujours.~ Moi aussi, Alain, depuis toujours.Ils restérent sans parole, goiitant une joie rare et précieuse qu'aucun mot ne pouvait rompre.Après ce flot de souffrance, après les doutes du début de leur entretien, il leur semblait ressusciter à une vie nouvelle où tout était clair et pur.C'était comme s'ils se fussent trempés dans un océan d'amour et de paix.\u2014 Petite Paule, cruelle petite Pau- de, dit enfin le docteur, comme vous m'avez fait inconsciemment souf- ri.\u2014 Chut, dit-elle, ne ressortons pas ces mots-là.Dans l'ombre de la grotte, elle se serra contre lui, posa ses lèvres sur la main tendre qui l'obligeait à garder son manteau soigneusement fermé à cause du froid.Elle pria : \u2014 Ami chéri, ne pensons plus au passé, cela n'a pas existé puisque vous allez l'oublier près de moi.Il baisa.tendrement les doigts légers et ils dirent en même temps : \u2014 Mon amour.Un aboiement prolongé et assez rapproché leur coupa la parole.Il sentit Paule frissonner contre lui.\u2014 Qu'est-ce ?demanda-t-elle avec effroi.\u2014 Un renard.peut-être, dit-il.Un concert de cris lui répondit.\u2014 Vous me cachez quelque chose ?Je croyais vous avoir déjà démontré que j'étais courageuse.\u2014 Ce sont des loups, fit-il aussitôt.Elle dit : « Ah!» d'une petit voix sans timbre et, dans le silence de l'asile précaire, il entendit nettement battre son cœur.~ Il y a peu de danger, rassura-t- il.Nous avons une provision de bois suffisante pour la nuit et, tant qu'ils verront du feu, ils n'oseront pas attaquer.Il attisa le brasier, plaça dessus une branche de sapin et deux nouvelles bûches.Une lueur nouvelle jaillit, éclairant leurs visages un peu inquiets, mais heureux.Le feu à l'entrée de la grotte et barrait la route aux indésirables visiteurs.\u2014 Il faut vous reposer, Paule, invita le docteur avec sollicitude, je veillerai.Reprenez des forces afin que demain nous puissions tenter de partir.Il montra à la jeune fille à plier la couverture à la mode canadienne pour former un sac bien clos.Il l'enveloppa dans son manteau et l\u2019obligea à s'étendre, enfouie jusqu'au nez dans les fourrures, la tête appuyée sur son paquetage.Elle se laissait La Revue Poru faire, émue de sa sollicitude, de tendresse et rassurée devant son caf me.| \u2014 Je suis bien, murmura-t-elle.# Ses paupières se fermèrent, lueur du feu dansa sur sa chevel blonde, sur son visage pâli par fatigues et elle s\u2019'endormit avec confiance d'un enfant.Au dehors, le blizzard grondait déferlait par vagues comme un ocë de tempête.De temps en temps, | cris des loups s'élevaient dans cetf nuit redoutable, tantôt près, tan se répondant au loin.Monnier pensa au blessé qui atte dait du secours au Caribou, mais q au moins, avait de sérieuses pro sions et des murs de rondins.CrarrTre VIII (UNE faible lueur de jour \u2018entra dans la grotte réveilla Paule A4 line.Elle examina d'un ceil étonné qui l'entourait, ayant peine à cone voir l'endroit où elle se trouvait les circonstances qui l'y avaient col duite.Une voix tendre demanda à côtés : \u2014 Vous avez bien dormi, pet! fille ?Et le visage d'Alain se pencha ve elle, souriant, ému, affectueux.\u2014 Très bien dormi, s'égaya-t-el et j'en ai honte.Je suis sûre que vos n'avez pas fermé l'œil.\u2014Et le moyen ! Croyez-vous qu messieurs les loups ont eu la polite se de s'éloigner ?\u2014 Ils sont encore 1a?\u2014 Plus que jamais ! Ecoutez-lef Les fauves n'avaient pas désarmi Ils tournaient autour de la gro s'éloignaient à petits pas dans le bo de sapins, rôdaient un moment, venaient, alléchés par la perspecti d'un magnifique festin.Les liè étaient rares et bien cachés, les ch vreuils avaient émigré au sud ve les terres où, eux, les loups ne poi vaient pas poser leurs pattes et, dam par ce froid, un bon repas n'est pi à dédaigner et cette grotte abritdk du gibier bien plus gros que liè et chevreuils.Paule regarda avec angoisse la p ce du tas de bois.Il n'y avait ph près du feu que trois petites bûche \u2014 Pour une heure, affirma le dg teur Monnier qui suivait le rega de Paule.Tant qu'il briilera, les lou ne s'approcheront pas.\u2014 Mais après ?\u2014 Après /.Ils ne sont pas troupeau.J'ai un bon revolver.Il affecta une soudaine inso ciance : \u2014 Reposez-vous encore un pe \u2014 Non, c'est votre tour.Je pe très bien attiser le feu pendant ui heure.Il consentit avec un sou sentant que cela la rassurait : \u2014 Entendu.Je vais me refaire d forces.A son tour, elle veilla et, telle vestale antique, alimenta le feu.temps coula minute par minute, terminable ! Les loups se battaie dans le bois.Peut-être avaient capturé un malheureux lièvre ou q innocent écureuil.Leurs cris sed blaient indiquer qu'ils s'éloignaieg mais pas complètement cependant.Paule faisait des efforts inouis po ne pas céder à la tentation du somme Elle était sur le point parfois s'allonger mais l'instinct l'avertisse à temps.D'ailleurs, les assaillants n\u2019étaief pas partis et leurs hurlements lui rag pelaient à brefs intervalles l'imminet ce du danger.Par moment, elle regardait Ala D'abord, il avait fermé les yeux po lui faire croire à son sommeil, maï maintenant, il dormait profondémes Juin 1941 et elle sentit comme une douceur et un orgueil monter en elle à la pensée qu'elle veillait sur lui.Ses efforts avaient été couronnés de succès, son but atteint et voici qu'elle en était magnifiquement récompensée : cette chose merveilleuse \u2018qu'elle avait tant désirée autrefois, et an l'amour d'Alain, elle l'avait ; c'était les son bien, sa part ! Elle se sentait capable de tous les dévouements, de toutes les tendresses, rien ne serait assez beau pour le grand homme qui avait renoncé a tout pour elle.Quand ils auraient quitté ce lieu maudit, quelle vie splendide serait la leur ! \u2014 Pourvu que nous puissions repartir ! songea soudain Paule avec une terreur renouvelée.Elle n'aspirait plus qu'à une chose: Vivre! pour le bonheur d'Alain.Il se réveilla.Tandis qu'elle avait = À pensé à lui, il avait rêvé à elle.Ils se -e.Ÿ sourirent et voilà que, cessant brus- \u2018et quement de réduire le monde à eux n- seuls, le souvenir de leur ami Lava- renne leur revint : es \u2014 C'est Toubib-ben-Toubib qui va + être content ! dit Paule.te\u2019 \u2014 Ce brave Toubib! lui qui ne \" voulait se rendre que dans un pays 15 de moustiques ! \u2014 Un pays de moustiques ?Quelle e, idée ! ; 15 \u2014 Il est passionné pour le microbe \"de la fièvre jaune et, dame ! la fièvre jaune sans le stégomyia fasciata [ Paule se mit à rire : \u2014 Je le reconnais bien là ! Il refuse une situation magnifique parce qu'il n\u2019y a pas de moustiques au Canada.mais il y vient pour rien, dans les plus mauvaises conditions possibles.uniquement pour ses amis.Il m'a été d'un très grand sou- tlen, moral surtout.Sans lui.Elle ne dit pas la détresse ou elle se serait trouvée, sans l'excellent La- varenne.Mais Monnier comprit.Il dit avec émotion : \u2014 Je le connais depuis la guerre.Qu'est-ce qu'il a au juste à la jambe ?\u2014 Un éclat de bois a déchiré le muscle.Ce sera assez long, mais pas dangereux.Les regards de Paule qui ne quittaient pas le visage de Monnier descendirent soudain vers ses mains occupées à fouiller dans le paquetage.\u2014 Vous prenez votre revolver ! s'effraya-t-elle, Alain, qu'est-ce que vous- allez faire?: Elle se plagait devant lui comme pour lui barrer le chemin de l'ouverture.\u2014 Les cris sont assez éloignés ; {aurai le temps de ramasser quelques ranches, après nous déjeunerons.Je n'emporte cet objet que par précaution.Il s\u2019'avança vers l'ouverture, dé- assa le maigre feu, regarda prudemment autour de lui et obliqua à droite.Il voulait faire le tour de la toute pour ne pas risquer d'être surpris par derrière.Le blizzard soufflait encore, mais moins fort et la neige avait cessé de tomber.Le docteur Monnier dégagea de leur blanc manteau des branches cassées, en traîna près de la grotte, revint en chercher d'autres, mais, comme il s\u2019apprétait à soulever un jeune arbre brisé net par un précédent blizzard, il aperçut, entre les fûts som- À bres, les silhouettes des loups.Ils avançaient doucement, muets et menaçants.Malgré tout son courage, il frissonna.De toute évidence, la meute ne lâcherait pas facilement ses proies.Alain l'évalua à une douzaine.Impossible d'engager la bataille, Impossible de continuer les provisions de bois.Il traîna le maigre arbrisseau vers la grotte en surveillant l'attitude des assaillants et ses réflexions n'étaient pas gaies.Elles se résu- + wl WL wm.Le LT NN maient en trois mots : la faim, le froid, les loups.Pouvait-il cacher la vérité à Paule ?Devait-il essayer encore de la rassurer ?Tôt ou tard, elle saurait.Elle avait assez prouvé u'elle était vaillante, il devait lui aire l'honneur de lui dire la vérité.Aussi, quand elle le vit revenir et qu'elle lui demanda : \u2014 Je n'entends plus les loups, est- ce que nous pouvons partir ?Il répondit : \u2014 Les loups sont plus dangereux quand ils n'aboient pas.Paule ne sourcilla pas et elle affecta même de prendre la chose avec philosophie : \u2014 Nous avons encore un peu de bois, restons donc ici.Après tout, je n'échangerais pas cette grotte contre un palais.\u2014 Ma pauvre chérie, murmura Alain qui comprenait l'effort qu'elle devait faire pour rester sereine.Et il lui prit les mains qu'il garda dans les siennes pendant quelques minutes.La jeune fille affecta de rire : \u2014 Nous voilà bel et bien prisonniers, non des sauvages, mais des fauves, cela ferait un titre magnifi- le pour un roman d'aventures : ncerclés par les loups.\u2014 J'admire votre courage, dit-il, ému.Je vais vous apprendre une bonne nouvelle : en Pouillant dans mon paquetage, j'ai trouvé quelque chose à manger.Les Canadiennes du village savent tout prévoir.\u2014 Je peux alors vous faire un aveu, Alain, j'ai une faim que je comparerai, pour être juste, à celle de nos voisins d'en face.Il s'en fût voulu de n'être pas à l'unisson de cette gaieté.I] fouilla de nouveau dans son paquetage, pendant que Paule, tout en ajoutant une branche au feu, le surveillait, d'un air alléché.Il étala le butin sur le sol: un pâté, une poche pleine de tartelettes et deux cuisses de lièvre.\u2014 Mademoiselle est servie ! nonça-t-il.\u2014 Mais, c'est un festin ! Il était sur le point de dire : \u2014 Gardons-en la moitié pour plus tard.Mais il évalua les maigres branches qui devaient alimenter le feu et dit simplement : \u2014 Régalons-nous et prenons des forces.Ils partagèrent le repas improvisé, tout en échangeant quelques propos.Paule, sentant la terreur lui revenir, entreprit de lui raconter ce qui s'était passé à Paris depuis le départ du rofesseur, les petits événements de a clinique, l'affolement de tante Henriette et, enfin, son pénible voyage avec Lavarenne et ses déceptions à chaque arrêt, quand on lui disait : «Le professeur Monnier ?Parti!» \u2014 Je serais allée partout, n'importe où, acheva-t-elle.\u2014 Chère petite vaillante ! A son tour, il évoquait les mois d'exil, les efforts qu'il avait faits pour s'adapter à un pays nouveau, son travail forcené, la fruste amitié de Justin Laglade, la camaraderie de Rose.A ce nom, une rougeur colora le front de Paule.\u2014 Rose, avoua-t-elle, un peu confuse, quand je l'ai vue, j'ai eu peur.\u2014 Peur ! et de quoi ?\u2014 Peur d'être arrivée trop tard.Elle est bien jolie et votre vie était si différente de celle de Paris.Vous auriez pu vous attacher à elle.Il hocha la tête : \u2014 Mon cœur était trop bien pris pour s'offrir à une autre.Ils avaient achevé leur repas.Alain cassa sur son genou le petit arbrisseau, dernière provision de combustible.an- MES SERVIETTES ET MES TAIES D'OREILLERS FAISAIENT L'ENVIE DE _MME DURAND.JE LUI DIS: EMPLOYEZ SUNLIGHT, VOUS AUSSI!\u201d MME DUPUIS NE POUVAIT CROIRE QUE MON LINGE DE COULEUR N'ÉTAIT PAS NEUF \u2026'C\u2019EST QU'IL EST LAVE AU SUNLIGHT/\"LUI DIS-JE 53 TOUTES DEUX ONT AIME LA DOUCE ODEUR DE MES TOILES ET LA BELLE ARGENTERIE QUE J'OBTIENS AVEC LES BOUTS DE BOÎTES SUNLIGHT/ RAPPELEZ-VOUS \u2014 Sunlight est le savon absolument pur \u2014 il ne contient aucune falsification nuisible quelconque.II donne un lavage nararelle- ment plus blanc, plus éclatant et qui répand une douce odeur de propreté.Achetez Sunlight dès aujourd'hui! 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Le Lux-lavage fait disparaitre les acides de la transpiration qui causent échelles trous .garde les fils de soie é-l-a-s-t-i-g-u-e-s \u2014 les bas s\u2019étirent sous la tension.Faites durer vos précieux bas de svie long- temps\u2014chaquesoir, un Lux-lavage! POUR DIMINUER ÉCHELLES, TROUS \u2014 Un produit Lever \u2014 Fabrication canadienne \u2014- eI FT el EP POP Css 8 = Le droit av bonheur cesse-t-il après 40 ans?rer LA FEMME qui double le cap de la quarantaine laisse-t-elle vraiment son bonheur derrière elle ?Les malaises qui l\u2019assaillent sont-ils les symptômes d'un dépé- tissement inévitable ?.Non | Si elle suit un traitement aux pilules FEMOL, elle n\u2019a rien à craindre du retour d'âge, ni pour sa beauté, ni pour sa santé, ni pour son bon- beur | FEMOL est mieux qu\u2019un simple calmant: dest un concentré végétal qui tonifie les organes particuliers au sexe féminin et les tend plus aptes à remplir leurs fonctions naturelles.FEMOL facilite à la femme l'épreuve mensuelle, l\u2019allège de ses douleurs e lui permet de franchir en souriant les étapes difficiles de sa vie.Pourquoi souffrir sans raison ?.Au moindre malaise, n\u2019hésitez pas une seconde : protégez votre bonheur en prenant régulièrement des pilules FEMOL.Chaque boîte de FEMOL \u2014 en vente dans les pharmacies \u2014 renferme une brochure médicale que toutes les femmes, sans exception, liront avec profit.Essayez FEMOL aujourd\u2019hui même.POUR LA JEUNE FILLE POUR LA MAMAN POUR LE RETOUR D'ÂGE FEMOL CONCENTRÉ PUREMENT VÉGÉTAL INSTITUT CAZO 637, rue Craig ovest, Montréal.craint, mais en présence d'une petite armée.C'était toute une cordée de bûche- rons, de ceux dont il avait sauvé les enfants.Il s'unit à eux, ne doutant \u2018pas de l'issue de la bataille.Deux oups étaient déjà par terre, un s'enfuyait sur trois pattes et les autres, | dirigés par une énorme louve de teinte blanchâtre essayaient d'encercler les hommes.Mais ceux-ci étaient trop nombreux et trop bien armés.Les coups partirent presque à bout portant, pour ne pas rater le but et quatre autres bêtes firent, dans la ! neige, une cabriole définitive.lors, Alain qui avait joyeusement déchargé son revolver dans le tas, se mit à serrer les mains tendues et il entraîna le groupe vers la grotte où ils trouvèrent Paule empilant du bois comme pour un siège.\u2014 Voici nos sauveurs ! s'écria le docteur.Paule était clouée de surprise et de joie à la vue de tant de monde : \u2014 Mais comment savaient-ils que nous étions là ?\u2014 Ben, j'vas vous dire, commença l'un d'eux, qu'elle se souvint avoir vu dans la cabane de l'infirmerie, depuis vot' départ, nous n'étions point très fiers, rapport qu'on vous avait laissée partir toute seule.On s'disait d'abord, pour se r'monter, | qu'vous aviez bien l'temps d'arriver avant la nuit et qu'c\u2019était pas du vrai blizzard .\u2014 Eh bien, qu'est-ce qu'il vous faut ! sourit Paule.\u2014 Vous avez rien vu, c'est pas encore la mauvaise saison.\u2014 Dépêche-toi donc, sacré jacasseur ! engagea un autre.\u2014 Minute ! y a temps pour tout .A c'matin, nos femmes qui avaient point dormi, ont fait un beau pétard ! Elles nous ont tout collé sur le dos, naturellement ! Il y eut des rires dans le groupe et le biicheron, très fier de son petit succès, continua : \u2014 On était des propres-à-rien, des sans-cœurs ! Les gosses se sont mis à pleurnicher.Un demandait monsieur le docteur, l'autre, la fée blonde.On savait plus à qui répondre.Alors, on est parti.Voilà.Elle se penchait parce qu'à travers les arbres elle apercevait un groupe sur la piste.\u2014 On était suivi par un traîneau avec deux compagnons, expliqua le plus bavard de tous.On tâtait l'terrain devant, il est pas trop mauvais et le vent se calme .Hé! avancez, là-bas ! Apportez quèque provisions! M'est avis qu'on en a besoin, ici! On étendit une fourrure par terre, à l'intérieur de la grotte, on ranima le feu.\u2014 Pétard! dit le bavard, alignant les provisions et jetant des coups d'œil alentour, vous n'étiez point trop mal, tous les deux, ici.\u2014 Mademoiselle est ma fiancée, s'empressa d'annoncer d'Alain, pour couper court à tout commentaire, même jovial.Ils s'installaient, assis en rond sur la fourrure, sur les sacs des paqueta- es et même sur le sol, près du feu.amais Paule n'avait fait un repas aussi gai! \u2014 J'vous avais bien dit, s'enorgueillissait le « jacasseur » que l'temps s'éclaircirait aujourd\u2019hui ! \u2014 Mieux vaut tout de même ne pas s\u2019attarder, dit Monnier.Le blessé, bien qu\u2019il soit mieux que nous, sera très heureux de nous voir arriver.\u2014 En route, alors! dit Paule joyeusement et commençant à plier bagages.lain soutint sa fiancée à travers les embiiches de la forêt pour lui éviter de glisser dans les trous et de s'enfoncer dans les tas de feuilles cachées par la neige.Il l'installa chaudement sur le traîneau, mais la jeune fille exigea qu'il montât près d'elle.Une assez longue route à pied, après toutes ces fatigues, ce n'était guère indiqué.Il était enchanté de lui obéir.Accompagné des claquements du fouet, le traîneau glissait sur la piste canadienne.Sous les chaudes couvertures, leurs mains s'unirent étroitement.CHAPITRE 1X OUBIB-BEN-T'ouBIB, depuis le départ de Paule Aveline, vivait dans l'angoisse.Qu'était devenue cette imprudente et courageuse enfant?Le conducteur du traîneau qui était rentré chez les Langlade au début de la nuit, la piste étant bonne de ce côté- là, lui avait avoué que la jeune fille était partie seule, munie de raquettes, dans la direction de la cabane du Caribou, où devait se trouver le docteur Monnier.Pour le rassurer, il ajouta : \u2014 C'est pas une promenade, bien sûr, mais c'est point dangereux.Sans ça, on l'aurait accompagnée.Cependant, Lavarenne n'avait pas fermé l'œil de la nuit.Il se faisait d'amers reproches : \u2014 Cette petite que j'avais mission de défendre, je n'aurais pas dû la laisser mettre son projet à exécution.\u2014 Les voilà! fit soudain Rose.J'entends des grelots, des claquements de fouets.Il y a même plusieurs trai- neaux ! \u2014 Oui, appuya Langlade, et ils sont joyeux.pour 8 personnes prix par pièces séparées 55 Le superbe Coffret \u201cHarmony\u201d avec Argenterie TUDOR PLATE par les Orfèvres d\u2019Oneida Community Service de 45 pièces $29.95 © Walt Disney Productions Le Coffret \u2018HARMONY\u2019 est nouveau cette saison, et vous le trouverez vraiment superbe! 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Paule et Alain avaient déjà sauté à terre et Lavarenne les reçut en même temps.\u2014 Tous les deux!.c'est bien vous!.mais oui.Ils sont là, tous les deux!.Il répéta : Tous les deux ! en re- ardant profondément la jeune fille.elle-ci comprit la muette interrogation et répondit : \u2014 Oui, tous les deux et heureux ! On les fit entrer, réchauffer, on leur versa du thé brûlant.En vérité, il leur semblait renaître à la vie.\u2014 Ma chère Rose, disait Paule, je crois bien que votre bonnet de fourrure est le seul trophée qu'aient emporté les loups.\u2014 Des loups ! s'effraya Lavaren- ne, vous avez Vraiment eu affaire à eux ?\u2014 Plutôt ! sourit Alain ! on te racontera ça, mon vieux ! Paule menaça son fiancé du doigt: \u2014 Vous, reprocha-t-elle, vous avez l'intention de passer sous silence le sauvetage que vous venez d'opérer !.J'étais évanouie dans la neige, Alain est venu me ramasser, m'a portée dans une grotte et nous nous sommes reconnus quand le feu nous a éclairés.\u2014 Nom d'une pipe! s'exclama Toubib, et moi qui voulais voir la tête de Monnier ! Au lieu de ça, je suis immobilisé à me morfondre d'inquiétude ! Rose résuma la terreur de tout le monde : \u2014 Quelle journée nous avons passée ! ~ Il est certain qu'a un moment, je n'aurais pas donné cher de notre vie, avoua Monnier.Lavarenne, pour cacher son émotion, se fit bougon : \u2014 Imprudente fille! On devrait vous donner le fouet au lieu de vous cajoler ! \u2014 J'avais raison pourtant de me jeter tête baissée dans l'aventure.C'est vous qui l'avez dit, Toubib : Avec le bonheur, il ne faut pas tergiverser.Rose enveloppa Paule d'un regard plein de mélancolie : \u2014 J'ai bien compris quand j'ai vu mademoiselle ; elle est venue vous chercher, monsieur Alain ?\u2014 C'est vrai, Rose.\u2014 J'avais bien d'viné, qu'c'était vot promise ! s'enorgueillit le büche- ron, bonhomme.Et dire que vous filiez sur la piste à toute vitesse, avant qu'jaie p uvous dire ça! Rose contempla quelques minutes.le couple admirable que formaient le docteur et la jeune Française.Un soupir léger lui échappa.\u2014 Je vous félicite et je désire votre.bonheur à tous deux.Seulement, je vois bien, maintenant, qu'il va falloir perdre notre docteur.\u2014 Eh! pds si vite! interrompit Monnier.J'ai, avant de partir, une mission et un contrat à remplir.Rose sourit à la jeune fiancée : \u2014 Je sens que vous le ramènerez bientôt en France.Il répondit en regardant sa fiancée: \u2014 Il en sera comme Paule voudra.Justin Langlade donna son avis avec un rire bon enfant : \u2014 Vous resterez là par force, par- dienne ! Les chemins sont imprati- La Revue Populi quables vers le char.Ma ma est à vous, on se serrera un § v'là tout! Ce fut Toubib-ben-Toubib q remercia avec effusion : \u2014 J'appréhendais un nou voyage avec cette satanée jamb@ Merci pour elle! Nous allons prendre des vacances ! Ce séjour forcé au Canada enci ta Paule.Elle suivit, quand le tel le permettait, le docteur dans courses à travers les villages a nants, l'aidant autant qu'il se vait.On avait appris à la connd et à l'aimer.Sa gentillesse, sa bed son titre d'assistante du dod Monnier lui valaient la sympat tous.Et le printemps vint.La fête du printemps était, fois, plus belle, car on avait do raison de se réjouir : on voulait norer Paule et Alain et les reme du bel hôpital qu'on avait déjà a ré « sur le papier ».Chez les Langlade, Rose s'§ surpassée et Paule avait voulu mf trer ses talents de ménagère en q fectionnant un plat de France : crêpes savoureuses que chacun s'éff; amusé à faite sauter dans la poêl Après le repas, on se réunit df.un bois, à l'orée du village et 13, § un tertre, les danses s'organisèrg: Des musiciens amateurs, mais p de zèle, unirent les sons de q violons et d'un accordéon, et la ÿ nesse s'en donna à cœur joie.Le soir tombait, Alors, on ally dans les branches des sapins des ternes Vvénitiennes multicolores quelques solides lanternes d'écd insi éclairée, la forêt prit un aspf féerique.On eut dit que des nymph et des sylvains y folâtraient.Et R oubliant sa déconvenue et le rêve à possible qu'elle avait un instant ressé, Rose qui avait tout le tes dansé avec-un sympathique et sol bûcheron, Rose riait et s'amusaitd Des femmes promenaient du et de la bière : on but à la jeune au printemps, à la France, au nada ! Une danse finissait, elle lais comme les précédentes, Paule bras d'Alain.Une des guirlandes & restée accrochée à eux et ils m chaient, réunis par les fleurs.Ce fut à ce moment que, s chemin de Roberval, une voiture parut.Alain l'avait demandée télégramme quelques jours plus tô Paule l'avait prié de tenir cette d sion secrète pour ne pas troubler 14 amis.Ceux-ci comprirent, dès que chevaux s'arrêtèrent devant la ca ne des Langlade.Immédiatem les chants cessèrent, les violons rent un dernier soupir et tout le lage entoura les fiancés., éjà, Lavarenne, complètement tabli et guilleret, empilait leurs qu ques bagages dans le coffre de voiture.- ~ Il ne faut jouissances, dit attristerait.Ce fut Rose qui trouva une s tion pour masquer l'émotion génér \u2014 Nous allons tous atteler et conduire pendant deux milles les musiciens.On accepta d'enthousiasme $ quelques instants après, ce fut to une caravane fleurie et joyeuse s'élança sur la route de Roberval Le sol n\u2019était plus caché par| neige, et les loups hurlants ava fui ; la forêt éclatait partout en nes bourgeons et une saine odeur terre et de sève sourdait de partd Lentement, comme une prom pour l'avenir, la lune monta, lim et ressemblant à un grand œil curi sur le ciel Canadien.FIN v as arrêter Vos; onnier, cela n \u201cVOICI LE MEILLEUR COUVRE-\u2014PLANCHER QUE NOUS AYONS JAMAIS ACHETE !\u201d HE PRE PIRE TTI à la verge.Les prix en sont modérés, bien conformes aux budgets de guerre.«NT OUS avions l'habitude de croire que de beaux couvre-planchers doivent nécessairement être dispendieux.Mais cela c'est avant que nous ayons découvert le Congoleum.Grâce Le Congoleum ne re- à celui-ci, nos parquets sont mainte- lève pas sur les bords et nant plus beaux que jamais et nous avons il suffit de l'essuyer de temps en économisé sans rien sacrifier.\u201d temps à la vadrouille et de le cirer Vous aussi, vous pouvez découvrir le Con- pour lui conserver tout son éclat.goleum\u2014chez votre marchand\u2014dans un large Le 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prendre congé pour son Voyage de pre.Tous ces avantages offerts par le mois de juin, y a longtemps que les jeunes filles les ont décou- s, et cette unanimité de leur choix est juste- ent ce qui entraîne des complications.Après tout mois de juin n'a, comme les autres mois, qu'un ombre très limité de samedis, jour actuellement à mode pour un mariage, à leur offrir, il peut y voir encombrement de cérémonies nuptiales.Il est onc prudent de fixer à l'avance la date et l'heure mariage et de se rendre tôt au presbytère de sa proisse pour conclure tous les arrangements rela- fs à la cérémonie religieuse.On aura beau feuilleter les encyclopédies, con- Ylter le folklore de divers pays, on ne trouvera aucun renseignement satisfaisant quant à cette coutume si répandue des mariages en juin.Heu- feusement, l'origine du cérémonial qui entoure la célébration du mariage est beaucoup mieux connue.n Voici quelques exemples : La fleur d'oranger est d'origine sarrasine.Elle fut importée en Europe par les Croisés qui les of- aient à leurs fiancées.Le riz, symbole de fécondité, était déjà connu omme tel au temps des Druides.| Le vieux soulier que l'on suspend en cachette à d'arrière de la voiture des nouveaux mariés rap- Fnelle une ancienne coutume anglo-saxonne, alors que le père de la jeune fille confiait celle-ci au futur époux et lui remettait un des souliers de sa fille laquelle serait désormais guidée par son mari tout le long du chemin de la vie.L'anneau nuptial remonte au Moyen Age.ll était alors remis à la jeune fille le jour de ses fiançailles.Elle le portait à la main droite jusqu'au jour de son mariage.Durant la messe de mariage, le marié fai- E sait glisser l'anneau sur chacun des doigts de la main gauche de sa jeune épouse, en commençant par le pouce, disant : au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, ainsi soit-il.Au moment où il disait : ainsi soit-il, le jonc était parvenu au qua- ! trième doigt ou annulaire où il devait rester définitivement.Remarquons en passant que le cercle est le symbole de l'éternité et signifie en ce cas que l'amour des époux ne finira qu'avec leur vie.Le rôle de la gentille bouquetière est, ne lui en déplaise, associé à celui du riz parce que les anciens considéraient l'enfance comme une image de la fécondité.59 Le voile de la mariée était connu des Grecs, des Romains et des Chinois, dès les temps les plus reculés.Il recouvrait alors non seulement la tête mais aussi le visage., Le gâteau de noce se retrouve, lui aussi, dans l'histoire romaine.Les jeunes époux devaient partager et manger ensemble un gâteau fait de sel, de farine et d'eau, tandis que la mariée tenait à la main trois épis de blé.Le gâteau de noce que nous connaissons tous, gâteau aux raisins recouvert d'une pâte d'amandes et glacé de sucre blanc était déjà en usage en Angleterre, sous le règne de Charles II.Le repas pris ensemble à l'issue de la célébration religieuse signifie que désormais les époux devront tout mettre en commun.Le garçon d'honneur et les placiers rappellent l'époque où l'époux devait enlever sa future épouse et réclamait l'assistance de ses amis, de ses compagnons d'armes pour lui prêter main forte au besoin.Une autre coutume moyenäâgeuse a été abolie, on suppose que ce fut par décision du sexe fort, c\u2019est celle du cadeau que la mariée pouvait réclamer au lendemain de ses noces et que le marié ne pouvait lui refuser, même s'il s'agissait de son domaine tout entier.Et l'on prétendra, après cela, que les gold diggers sont une institution américaine !. ee a CHAQUE changement de saison, et surtout quand vient l'été, on entend des phrases dans le genre de celles-ci : Quel dommage que cette robe soit si salissante, j'aimerais pouvoir la mettre plus souvent.Ou : je ne puis porter cette toilette cerise ; on me l'a déjà vue pendant deux saisons, et elle est d'une couleur si frappante qu'on ne saurait l'oublier.Ou encore : ma robe bleu poudre est décolorée par le soleil ; c'est d'autant plus regrettable qu'elle est tout à fait à la mode de cette année.Et ainsi de suite.11 existe un moyen bien simple de réparer ces petits malheurs : la teinture.Seulement, il faut savoir s'en servir.Il faut aussi avoir à sa portée les objets suivants : Un grand récipient en cuivre, fer émaillé ou aluminium plus profond que large ; deux grands bâtons lisses pour agiter le tissu dans le ain et pour activer le séchage ; un petit sac dans lequel vous mettrez la teinture en poudre ; une grande bassine pour le rinçage ; une table ou une planche recouverte d'un linge pour le séchage à plat ; des gants de caoutchouc pour préserver les mains, NETTOYAGE : On doit commencer par découdre entièrement le vêtement si possible : les différentes opérations se feront plus facilement : les rinçages seront abondants.TEINTURE : Tenir compte du volume et du poids du tissu dans l'évaluation de la quantité à employer pour le bain de teinture.I! faut que le tissu baigne à l'aise et puisse être remué sous l'eau avec les bâtons.Eviter le bain trop réduit qui provoquerait des marbrures indélébiles et le bain trop dilué qui exigerait un paquet de teinture de plus ou une prolongation du temps de trempage.Ne plonger dans le bain les objets préalablement mouillés que lorsque la teinture est complètement dissoute.Remuer constamment pendant tout le temps de l'opération.Agir avec précaution pour ne pas déchirer les tissus qui, mouillés, sont plus fragiles.RINÇAGE : Ne pas tordre en rinçant : plonger le tissu dans l'eau, le retirer, le replonger et ainsi de Suite pour éliminer toute trace de teinture sans frotter ni déformer.SECHAGE : Ne pas suspendre les objets.Egout- fer sans tordre, rouler dans un linge épais pour extraire l'excédent d'eau, puis étaler bien à plat sur une table recouverte.EMPESAGE : Les tissus de laine ou mixtes, de couleurs foncées, doivent être apprêtés à la gélatine.Les tissus de coton et ceux de couleurs claires, à l'amidon.Ils retrouveront ainsi la tenue qu'ils ont perdue à la teinture.La soie ne s'empèse pas.REPASSAGE : ll se fait à l'envers, quelle que soit la nature du tissu.Le coton et la soie se repassent à peine humides.Les lainages sont traités à la vapeur.Pour les retouches parfois nécessaires sur l'endroit, interposer toujours \u2018un linge mouillé entre le.tissu et le fer.CE QU'IL NE FAUT PAS OUBLIER : Une teinture mal appliquée perd irrémédiablement le vêtement.Avant d'entreprendre une teinture, sachez faire une distinction entre les tissus.Renoncez à teindre les tissus caoutchoutés, le daim, le chevreau, le cuir.Le tussor et les soies artificielles à l'acétate se teignent très difficilement.Une étoffe ne peut se teindre qu'en un ton plus foncé que le sien propre.La couleur de fond d'un tissu modifie parfois le résultat.Un objet jaune teint en bleu peut donner du vert ; un objet violet teint en jaune peut donner du marron.Les garnitures d'un vêtement peuvent présenter des nuances différentes, l'intensité d'absorption de la teinture variant d'un tissu à l'autre.Pai- tes toujours un essai sur un échantillon avant de commencer la teinture.Pour éviter le rétrécissement des lainages, ne jamais les faire passer brusquement d'un bain chaud à un bain froid, et inversement.es récipients ayant servi à la teinture se nettoient à l'eau chaude, avec savon et cristaux.Soyez ingénieuses, chères lectrices, c'est une manière de réaliser des économies, Un peu de peine vous évitera une dépense inutile.Une teinture suffit parfois à donner à un vêtement une nouvelle jeunesse.Confiez aux professionnels, qui font de l'excellent travail à des prix raisonnables, les tissus délicats et les vêtements importants.Par contre, vous pouvez très bien traiter vous-mêmes certains vêtements ou accessoires légers : petites robes, jupes, blouses, écharpes, etc, et prolonger ainsi de beaucoup leur existence.RECOUVERTURES DES VIEUX FAUTEUILS : Quand le soleil resplendit dans toute sa force, on ne tarde pas à s'apercevoir que les couvertures des meubles sont passablement fanées et défraîchies, ou à craindre, si elles sont encore en bon état, que ce soleil \u2018 Quand vient l\u2019été\u2026 trop ardent ne les pâlisse et peut-être même ne les brûle.Pour remédier à ces deux inconvénients possibles, il suffit d'habiller vos fauteuils de vêtements d'été.Ce n'est pas si difficile qu'on pourrait le croire au premier abord.Coupez le tissu qui recouvrira le siège et posez-le à l'envers en glissant les bords dans le fond ; puis appuyez pour que le tissu soit bien tendu.Formez un pli marquant le contour du devant du siège et échancrez le bas de la crosse.Mesurez le dossier en partant du fond jusqu'en haut, en ayant soin d'ajouter deux ou trois pouces supplémentaires.Appliquez le tissu à l'envers sur le fauteuil, en respectant le droit fil.Taillez le tissu autour des manchettes en suivant la couture du dossier, puis mesurez les manchettes de l'intérieur jusque sous la crosse ; coupez, appliquez l'étoffe tou\u2019ours à l'envers et droit fil et épinglez tout autour de la crosse.Mesurez le dos du fauteuil en partant du haut jusqu'à terre.T'aillez et appliquez le tissu toujours à l'envers et exactement droit fil, milieu sur milieu.La Revue Poru CAROLE LOMBARD Par Francine Epinglez le tissu du devant avec celui du dos (at tention s'il y a des motifs) et découpez tout autouf en laissant un pouce environ pour les coutures, Mesurez les côtés en prenant la partie la plus haute du bras, puis appliquez le tissu à l'envers en dessinant les côtés et en respectant toujours le droit fil.Coupez les faces des manchettes et appliquez- les en les épinglant.Dessinez le fond du fauteuil sur le tissu du dossier et sur celui du siège.Coupez les deux morceaux qui dépassent et qui vous permettront de donner la forme exacte de la semelle.Coupez la semelle que vous épinglerez d'un côté sur le fond du dossier et de l'autre sur le fond du siège.Cette semelle reliera les deux tissus et se glissera dans le creux du siège pour empêcher la housse de se déchirer lorsqu'on s'assoira.Enlevez délicatement la housse complètement épinglée, passez un bâti : piquez les coutures et retournez le tout à l'endroit ; placez la housse sur le fauteuil et taillez les volants (une fois et demie le tour du fauteuil), froncez et posez le volant. 61 1941 fa] BEAUCOUP DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL.> (x = a & A ; 07 ré we 7 = EE = \\ g F N * So ¢ me 7 A 4 0 > Ci Ni CA Bu { SN % A A * | i a Ny Pe EE : > 4 el voa +, Nd | | A7 i A 7 Ÿ x le ) ey, 7} | À or 2] KI i \u201cA qte 1% Ë \\® p= enero ; } a, 3825 Simplicity ins \\ 1 + 3820 Ju pra M = ! \u2014 \u2014 | (PR A £4 | Simplicity \\ Ni ca à F 3831 ?RE i CAN oisel les, gran 35\u201d, mes et TV 35\u201d la gre + st ants % Vas cents 80 ot 3803 90.Tiss 7 M 9\u201d pour | eurs 3, selles \u2019 ns les 9 7% de 39\u201d ermeturé es et ars de 18 po 75 cents 3820 ture de 97 pout ! 12 à 20.Tissù 39\u201d 35\u201d 2V % ns les gra 39\u201d, robe iselles, deu GA dames ôt 25 cents w\u2014\u2014 3825 ssu red pout 9\u201d out \\ 12 à 20 ture filles, dans LE an 5 4\u201d es et jeune deu es 2 v.% et o, P o astant 3831 \u2014 Rob 0.7 mp 2ce na » 1v% de an deu 39\u201d EF de verg les af Yi e 3 5\u201d , Ya ot Ya 1 po chet- 7\u201d et D \u201d pouf ordure ou ur bL Ferm ture our les épaul bord ure e 3 5\u201d p 54 de versé 15 cents mouss d la fob tes et \u20ac T2\" de erge # Si vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons de \u201d La Revue Populaire , Dominion Patterns, Ltd.489 College St, Toronto, Ont. 3796 ls\u201d 3796 \u2014 Jupe et jaquette de petite fille, gr.4 à 12.Le tissu requis pour gr.16 : 2 v.15 de 35\u201d, 154 de 54\u201d.Boucles de la jaquette : Là v.de 1\u201d de large ruban (5).Ouverture de 5\u201d pour le côté de la jupe.14 v.de fine mousseline de 35\u201d pour les épaules.15 cents.3797 \u2014 Robe pour jeune fille, gr.8 à 16.Tissu requis pour gr.12 : 2 v.14 de 35\u201d, 214 de 39\u201d et 154 de 54\u201d.Ouverture de 8\u201d pour le côté de la robe.L4 v.de mousseline de 35\u201d pour les épaules.8 v.34 de galon de 14\u201d de verge.15 cents.3799 \u2014 Robe de fillettes, gr.4 à 12.issu pour 7 *: 2 v.Vg de 35\u201d, 1 v.74 de 397, 1°v.14 de 547,3 v.Ti >.> d'étroit galon pour garniture.15 cents.3809 \u2014 Robe et dessus de fillettes, gr.4 à 12.Tissu requis gr.6: 1 v.34 de 35\u201d.Dessus : 1 v.34 de 35\u201d.15 cents.3810 \u2014 Robe et pantalon d'enfant, gr.2 à 10 : Tissu requis gr.2 : 1 v.78 de 35\u201d, 1 v.3 de 397-44\u201d.14 v.de 397-44\u201d pour l'empiècement.Pantalon : 34 v.de 35\u201d, 15 v.de 39\u201d.Ouverture de 6\u201d pour le côté.15 cents.3812 \u2014 Robe de jeune fille, gr.6 à 14.Tissu requis pour gr.10 : 2 v 15 de 35\u201d, 2 v.34 de 397-44\u201d.LA v.de taffeta de 39\u201d ou d'organdi de 44\u201d pour les manches.Quverture de 8\u201d pour le côté.15 cents.3799 SI vous ne pouvez trouver ces PATRONS SIMPLICITY chez le marchand de votre localit Patrons de \" La Revue Populaire \u2018\u201d, Dominion Patterns, Lid é, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : » 489 College St, Toronto, Ont. IN 1941 L'AMERIQUE EST MENACEE (Suite de la page 7) purgeois français, les capitalistes an- ais, représentés par Laval et Champlain, ont « bousillé » l'accord _mi- taire franco-russe préparé par Bar- hou en 1934.La carte russe a été toyablement négligée ; elle est pas- je dans les mains d'Hitler qui s'en jusqu'au jour où elle ne fera plus n affaire.Là-dessus M.Chéradame effe la question de la guerre civile Espagne, à laquelle, dit-il, « Hitler ussolini participèrent .afin de ner la ligne Maginot par le sud, ncercler la France et de préparer siège de l'Angleterre» (p.145).y avait sans doute des buts stra- giques de cette nature dans l'action s deux dictateurs, mais les Pyré- s et Gibraltar se défendent au oins aussi bien qu\u2019une ligne Magi- ot dans les conditions de la guerre poderne.Les buts de Hitler et Mus- plini paraissent avoir été plus ma- hiavéliques et plus adroits : cette erre civile dont les causes apparen- s étaient des conflits idéologiques merait la division dans les pays dé- pocratiques (oh, combien !), déta- herait certains pays (l'Angleterre ca- italiste surtout) de Moscou, témoi- knerait à l'U.R.S.S.la supériorité de machine de guerre de l'Axe, tout a en gardant certains droits de elle sur l'Espagne, en faisant un des nouvelles méthodes de guer- te, en préparant une coordination des dfroupes allemandes et italiennes (ce a d'ailleurs failli mal tourner).Le spectre du bolchevisme agité ar les Allemands depuis Rethondes 1918) n'était pas vain.Il y a eu une olchevisation de l'Allemagne.Faut- | rappeler qu'aux avant-dernières ections du Reichstag, treize millions d'électeurs ont voté pour les commu- pistes ; Hitler les a battus, sur le ter- ain politique ou à coups de matraque, grâce à l'appui de Hugo Stinnes t d'autres grands industriels français t anglais, voire américains.Cette dé- aite a été rapide et complète : l'ef- acement du parti communiste en Al- emagne n'a de comparable que l'ef- acement du Centre catholique.On e peut tout de même nier que ces partis aient existé.Hitler s\u2019est habi- ment servi de cet épouvantail pour pasquer son jeu et empêcher une ouvelle alliance franco-anglo-russe ; ans ce but il a fort bien pu aider à diffusion des idées bolchevistes fans le monde, en sous-main bien en- lendu, afin de maintenir la division es classes dans les pays démocrati- hues.Mais il existe bien pour notre ivilisation un péril communiste com- pe il existe un péril germanique.ous avons deux ennemis ; à nous de avoir lequel abattre le premier puis- hue.les deux sont maintenant pres- e solidaires.Il serait téméraire de lontinuer à chasser les deux lièvres la fois.© our le Salut immédiat des Amériques La dernière partie du livre de M.@Chéradame en justifie le titre.En dé- Whit des victoires foudroyantes d'Hit- er, à moins que ce ne soit à cause d'elles, les peuples d'Amérique ne bemblaient prendre dans le conflit eu- opéen qu'un « intérêt académique ».Fe mot entendu dans la rue « This is none of our business » vulgarisait la Moi de neutralité.En rappelant le plan pangermaniste de 1805 et celui de 2) Prof.Hickmann: Geographisch-Statis- ischer Universal Atlas, 1921, G.Freytag 8 Berndt, Ges.Wien.Tannenberg de 1911, Chéradame montre combien les Américains sont visés : l'Argentine, le Chili, l'Uruguay, le Paraguay, le sud de la Bolivie et du Brésil, sont indiqués dans ce plan comme étant les zones du pangermanisme colonial.Dès 1900, des milliers d'Allemands y étaient déjà établis \u2014 non en « touristes », le mot n'existait pas encore \u2014 mais en « paisibles commerçants chargés de créer, tout en faisant leurs affaires, une zone d'influence.Le même travail se fait aux Etats-Unis ; il suffit pour s'en convaincre de regarder une carte du peuplement allemand dans le Wis- cousin, le Michigan, l'Iowa, la Pen- sylvanie.En 1921, le Professeur Hickmann publiait un atlas (2) dans lequel se- trouve une carte de la répartition des races dans le monde.Dans le nord des Etats-Unis on lit textuellement : « GERMANEN » et au-dessous, entre parenthèses et en petits caractères : (Anglo-Americaner).Cette carte complète celle de Tanneberg de 1911 et prouve que, même au lendemain de sa défaite, l'Allemagne faisait le recensement de ses forces pour l'exécution du plan pangermaniste.Pendant l'autre guerre j'ai entendu des Allemands, bourrés de diplômes universitaires, soutenir sans sourciller que les Anglo-saxons étaient des Germains abâtardis.Tel est l'enseignement officiel.Chaque émigré allemand garde une allégeance secrète envers le Vater- Jand et il l'enseigne à ses descendants qui, en dépit de leur citoyenneté américaine, restent sous la coupe de I'Allemagne.L'invasion de l'Amérique est donc en très bonne voie.Il ne s'agit plus que de lui donner une forme militaire qui permette la saisie des pouvoirs publics, le contrôle des moyens économiques.En étudiant les éléments de la guerre sourde ou invisible, Chéradame nous en révèle la puissance.On connaît assez bien l'efficacité de la propagande allemande.Cette efficacité est possible grâce à une connaissance approfondie de la géographie, de l'ethnographie et de l'économie des peuples qu'elle vise; connaissance favorisée par les rapports que les émigrés allemands adressent aux services compétents ; ces mémes émigrés servent en outre à la diffusion de la propagande boche.a toile d'araignée est fortement tissée sur les Amériques.Que propose M.Chéradame pour la rompre ?\u2018employer la manière forte, la manière boche : arrêter les chefs des groupements, les mettre dans des camps de concentration, hors d'état de nuire.On voit par la fréquence et l'importance des grèves qui ont éclaté aux Etats-Unis depuis que Roosevelt a fait voter la loi de l'aide aux démocraties, qu'il est puéril de sous-estimer la force des agents nazis, Sans doute ne sont-ils pas à la tête des mouvements ouvriers, ce serait trop évident.Ils font agir des hommes de paille et certains de ceux- ci peuvent même être tout à fait sincères en croyant travailler à la cause des ouvriers, alors qu'ils font le jeu des Boches en retardant l'aide des Américains aux Anglais.L'Angleterre n'a pu résister à l'invasion allemande, prédite depuis août 1940, qu'en adoptant les méthodes des pays totalitaires.N'essayez pas de combattre avec un tire-pois un adversaire armé d'un révolver chargé.(Lire la suite page 67) Faites l'essai de la Lavande Anglaise Yardley au parfum doux et discret.Vous lui trouverez une palpitante fraîcheur de jeunesse.65¢ a $13.50 Lavande ARDLEY Dès demain\u2014faites l'essai du Savon de Lavande Anglais Yardley.Il laisse la peau radieuse et discrètement parfumée.Oui, c'est un luxe, mais il est si peu coûteux que vous ne voudrez plus vous en passer.Le gros morceau, 35¢, 3 pour $1.00 =\u2014\u2014= 64 LALSSEZ PIERROT ÉCONOMISER SUR VOS CIRAGES POUR QU'IL PUISSE ACHETER DES TIMBRES DE GUERRE © Aidez-le à contribuer à la victoire.Enseignez-lui l'épargne.Il sera fier de gagner l'argent que vous lui donnerez pour polir les chaussures de la famille avec Nugget.N95F rer Les avec URINE:S22 \"er YEUX © Murine calme, nettoie et rafraîchit les membranes irritées causées par: rhumes, vent, automobilisme, cinéma, travail assidu, etc.Compte-gouttes gratuit avec chaque flacon.Dans toutes les pharmacies.Jeunes filles! ! de 15 à 25 ans Vous qui avez douleurs, faiblesses et nervosité à cause de désordres fonctionnels, LISEZ CECI ! 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LIN 1941 A U COMMENCEMENT de l'année 1898, M.Elzéar Roy, qui est l'homme à qui le théâtre français doit le plus de re- onnaissance pour l'œuvre fondée par es soins, nourrissait un projet cher son cœur.Esprit averti, homme d'un toût sûr, étayé par des observations ecueillies au cours de ses voyages à Paris, il méditait un plan de comédie francaise et la création d'une troupe anadienne qui devait interpréter le épertoire de la maison de Molière.\u2018était un accomplissement difficile, Melpomène et Thalie étaient entes dans les marais du mélo.Comment les tirer de là ?Où pren- Bdre les éléments d'une troupe ?Où la loger ensuite ?ELZEAR ROY Animateur du théâtre français au Canada par Ernest Tremblay L'honorable M.Rodolphe Lemieux, malgré l'avidité des intérêts politiques qui l'absorbaient, aimait quand même à s'acoquiner avec les Muses.Il était titulaire de la chaire d'élocution aux cours publics du Monument National, dont Me Elzéar Roy dirigeait le cours d'art dramatique appliqué.M.Roy qui, dès ses dernières années de collège, s'occupait du mouvement artistique, avait remarqué parmi ses camarades de réels talents artistiques.Et, comme sa fortune et ses loisirs lui permettaient de suivre son penchant, il s'appliqua à ne pas rater un seul spectacle : théâtres anglais, théâtres français, séances « dramatiques et littéraires », auditions de (Lire la suite page 69) Photo Notman 104 Descendant de Nicolas Le Roy, venu en 1663 de Dieppe en Nouvelle-France, Elzéar Roy naquit à Montréal le 14 novembre 1869.Après de brillantes études secondaires au 15g Lav ce titre, en 1903.y fit jover la Véronica de Louis Fréchette.OS > 5 Roy faisait partie, de col ège de Saint-Laurent, près Montréal, Il s al de Montréal dont il fut licencié en 189 \u2018inscrivit à la faculté de droit à l'Université 5, Admis au barreau de la Province en juillet de le même année, M.Roy opta plus fard pour le notariat et il recut sa commission, à M.Roy créait, en novembre 1898, les mémorables \u2018\u2019 Soirées de famille \"\u201d.On a pu déjà, faire dater de là la véritable fondation du théâtre canadien-français recruté, cette fois, au pays, parmi l'élite des acteurs du temps.Directeur artistique pendant la saison de 1901-1902, de la première troupe du \u2018\u2018 Théâtre des Nouveautés \u2018', M.Roy Nommé en 1913 greffier du Journal français, du feuilleton et des pétitions de l'Assemblée législative de Québec, M.Roy devait remplir cette charge jusqu'à sa mort.Dès 1924, il fut l'un des organisateurs de la grande parade montréalaise tenue chaque année à la fête nationale du 24 juin.\u2019 ~ M.vis de nombreuses années, de la Société historique de Montréal dont il suivait les délibérations avec assiduité.y Le 23 octobre 1913, il avait épousé à Montréal, Honorine Gervais, la fille aînée de Honoré Gervais, juge de la Cour d'Appel de la province de Québec et chevalier de la Légion d'Honneur.Travailleur inlassable, toujours sur la brêche quand il s'agissoit de ses obligations .professionnelles ou de services à rendre, Elzéar Roy s'ételgni à Québec où il s'était et rendu pour l'exercice de ses fonctions à l'Assemblée législative, après moins de vingt- quatre heures de maladie, le mardi 11 mars 1941.En lui disparaissait l'un des hommes les plus naturellement distingués et l'un des esprits les plus fins de sa génération.65 e Si l\u2019on pouvait décrire en musique les Sweet Caps » « » si pures, si douces, si réconfortantes! C'est parce qu'elles sont un mélange, fait par experts, de 38 classi- ications de tabacs virginiens du meilleur choix \u2014 symphonie parfaite de saveurs et d\u2019aromes, \"La forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé.\u201d 40 ONCES, 105 \u20182.40 \u20183.45 *\u2019 AISON FONDEE 10 ONCES, 26 ONCES, Prenez la bonne habitude d'acheter régulièrement des Certificats d'Epargne de Guerre a [ \u20ac5 Charme des Cheveux 1 CHEVEUX DE FEMME d'une beauté ( parfaite aux reflets éclatents | comme des bijoux \u2014 aux vagues et aux boucles donnant toutes les nuances \u2014 av perfsm d'une discrétion particulière.Voilà ce qu'on obtient avec l'emploi régulier du 1 EVAN WILLIAMS SHAMPOO 1 \"CAMOMILLE' pour cheveux clairs | ORDINAIRE\u2018 pour cheveux foncés 15¢ cHacun 2 Pour 250 | Garde les cheveux jeunes, mmr me Goûtez la brise avec un EVINRUDE Vous trouverez tout ce qu'on attend dans le EVINRUDE Moteur hors-bord ! 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Mais il fallait y penser.Ce fut là 'heureuse idée du directeur du Metropolitan, admirablement assisté de ses conseillers, décorateurs, metteurs en scène, etc.Mais ce n'était pas tout de trouver la mise en scène, les décors et les costumes qui forment un tout agréable, sans pour cela cesser de paraître vraisemblable.Toutefois, comme dans Manon, Il y manquait une chose: une Fille du Régiment qui viendrait, dans le même esprit, couronner toutes ces trouvailles de beauté rajeunie.Il ne fallut pas chercher longtemps pour penser à Lily Pons si splendidement belle dans sa sveltesse et si artistement douée.À n\u2019en pas douter, Lily Pons fut ce soir-là, le clou de toute l'affaire.Son sourire, son élégance toute naturelle, son charme délicieux qui la caractérise qu'elle n'imite de personne et que personne ne peut imiter, voilà e l'art tout pur qui ne se fabrique pas, mais de l'art qui marche, qui respire; en un mot, de l'art qui vit.Si nous avons fait un exposé assez long de l'audacieuse tentative qu'on fit à New-York avec l'opéra-comique de Donizetti, c'est bien pour souligner la valeur extraordinaire d'une grande chanteuse française que nous, Canadiens français, aimerions bien connaître davantage.Car en effet, Lily Pons n'est venue que trop rarement parmi nous.Il est vrai que la radio, le cinéma même nous ont souvent donné l'opportunité d'apprécier son extraordinaire talent, mais, a juste raison, il semble à plusieurs que quelques détails sur une vie d'artiste aussi intéressante, nous ferait que mieux estimer le talent de cette grande Française qui fait honneur à son pays en terre d'Amérique.La Revue Populi LiLy | PONS | par GERALD DANIS Voici donc, en quelques traits, chemin qu'a parcouru Lily Pons, la jeune méridionale qu'elle était y a une trentaine d'années, à l'artä de réputation mondiale qu'elle aujourd\u2019hui.Elle est née à Cannes, d'une mè italienne et d'un père français.À baptême, on lui donna les no d'Alice, Joséphine.Notons en pd, sant que M.Pons était mécani en automobile et qu'il s'entreprit daf, une formidable randonnée temps) entre Paris et Pékin.Tibet, il faillit mourir de faim, md parvint toutefois à se faire rem quer jusqu'en Chine.Pour revenir à Lily, disons qu'ek a suivi des cours de piano au servatoire de Paris où, à l'âge { treize ans, elle gagna un prix.Ap quoi, toujours dans la capitale frag çaise, elle fit du théâtre.Avant son premier mariage a M.August Mesritz, riche avocat journaliste de nationalité hollandais ily Pons n'avait pas encore son sérieusement à mettre en valeur magnifique voix dont elle était doué Ce fut son mari qui se rendit comp qu'une voix d'une telle richesse devait, pour aucune considératio rester inculte.C'est ainsi que Mesritz eut la géniale idée d'al avec sa jeune femme consulter uk professeur espagnol, Alberti di rostiaga.Ce monsieur di Gorostiaga aval une particularité qui amusa beaucouf les époux Mesritz, car, s'il possédaÿk tous les secrets du bel canto, il t savait, parait-il, différencier le ma culin du féminin lorsqu'il s\u2019exprimatk en français : Mlle Pons, disait-il, est un gentil et charmant femme.est l'élève le plus studieux que j'a eu dans ma carrière, son tessitun vocale a l'étendue de celui de Path (Lire la suite page 67) 1941 a an après, soit en 1928, la sono Pons faisait ses débuts à ppéra de Mulhouse, en Alsace.Elle entendre par la suite dans quels autres villes de province telles Cannes, Vichy, LaBaule, mais yours durant ce temps, elle était prée des grands centres artistiques France.Enfin le hasard permit Maria Gay, ancienne chanteuse ppéra, en villégiature avec son mari ovanni Zenatello, en fit la décou- te, pendant un de ces concerts de pvince.Tous deux manifestérent désir de connaître la délicieuse modeste Lily; lui promirent fin de la faire passer en audition a Metropolitan Opera House, à w-York.Quelques mois plus tard, s une fulgurante apparition sur scène dans le rôle de Lucia, il lui fallut revenir seize fois saluer une foule électrisée qui applaudissait à tout rompre.Dans Rigoletto, à peine quelques jours après, un accueil encore plus chaleureux l'attendait.Il a sept ans, Lily Pons divorça en France, avec M.Mesritz.Des fiançailles, annoncées par elle, avec un chirurgien allemand de Hambourg n'eurent pas de suite.Elle devint finalement l'épouse de M.Kostelanetz, en juin 1938.oilà, trop sommairement, sans doute, les traits saillants de la rapide ascension d'une grande artiste et d'une grande Française qui a si lar- ement contribué, l'hiver dernier, à aire apprécier d'un public exigeant la «Fille du Régiment» que la Metropolitan n'avait pas osé présenter depuis vingt-deux ans.QU \u201cAPRES LE DEFILE.24 juin, après les défilés, après feux de joie, après les discours, n rentrera chez soi.Sera-ce ur éprouver de nouvelles lassitu- s, sabandonner à l'inquiétude, au bssimisme, laisser envahir son cœur à le défaitisme propice aux capitu- ons?N'aurons-nous pas enfin nergie de regarder haut, de voir tand, d'oublier nos préoccupations rsonnelles et de penser « natio- 3 Mlement » plutôt qu\u2019 « individuelle- lent» et surtout de VOULOIR notre vance en la rendant possible par # pratique de vertus telles que le tra- | il, l'économie, la prévoyance, la (Suite de la page 5) solidarité, et non plus seulement de l'ESPÉRER parce qu'elle est inscrite dans des textes de loi ou des discours ?Au Jourdain, Jean le Précurseur a créé un symbole, celui de l'eau vivifiante ; cette eau en elle-même n'avait pas de qualités spéciales, mais en coulant sur le front elle instillait dans le baptisé la confiance.Tel, a mes yeux, doit étre le sens de notre Féte nationale : nous donner confiance et nous inspirer une conduite propre a réaliser plus entièrement notre destin de peuple catholique et français.\u2014\u20140\u2014\u2014 a L'AMERIQUE EST MENACEE ie sde =te 26 Allemagne, dominatrice du monde, déclaré la guerre aux Etats-Unis ; T88ous en sommes à la phase que Ché- Audadame qualifie si bien de guerre des jences politiques: désorganiser l'ad- #S\u201cKersaire, briser ou empêcher son uhi- æ1lé, répandre des mensonges, terrori- msker les faibles, les indécis, faire mi- lefliter des possibilités de paix pro- uhaine aux yeux de ceux qui seraient miSntés de se préparer a la guerre, es- =I-@omper le mot liberté avec le signe $.ans ce « Kriegspiele » nouveau gen- ele, des chef ouvriers, de très grands mdustriels, des syndicats financiers Hegluissants, des personnalités littéraires sy scientifiques, sont mus sur l'échi- MBuier comme de simples pions, enca- és par les effectifs réels auxquels zdn a donné le nom de 5ème colonne.=et Pour parer à ce danger il faut, avec ei.Chéradame, affirmer que l'Alle- dé pagne n'est pas invincible dans les afonditions de lutte normale, créer et e.Jévelopper les mouvements de pro- mefection civile, c'est-à-dire armer la meflation contre les ennemis du dedans m,fomme on l'arme contre les ennemis A.Eu dehors.La crainte que la Home æ! Buard anglaise, tout improvisée qu'\u2019el- mn fe ait été, a pu susciter aux Allemands >-Bui projetaient l'invasion des Iles ritanniques, prouve que c'est une mit $rme effective.Quand les Allemands ~p fevent qu'à chaque détour de la rou- mit fe, derrière chaque mur, ils peuvent me frouver un tireur habile qui les aver- s- tira de sa présence par le coup de ait feu final, ils éprouvent à leur tour la il ferreur qu'ils pensaient semer dans le Il fœur de leurs ennemis.La surprise ie Joue contre eux.we Le livre de M.Chéradame se ter- ai.Mine par un résumé des moyens de (Suite de la page 63) défense des Amériques ; plusieurs de ces moyens ont, depuis peu, été adoptés et utilisés.Parmi les autres \u2014 ceux qu'il reste à employer \u2014 citons : 1° Procurer aux peuples asservis par Hitler les moyens de reconquérir leur liberté ; 2° Susciter la coalition des forces morales du monde par une propagande intensive en utilisant la radio, domaine où les Etats-Unis ont une supériorité manifeste ; 3° Anéantir les groupes pro-nazis (5ème colonne) ; 4° Mettre tout en œuvre pour armer vite et bien les nations américaines, surtout dans l'aviation.La récente saisie des navires allemands et italiens dans les eaux amé- ticaines montre qu'il y a unanimité de sentiment dans les deux hémisphères sur le danger qui menace les Améri- ques ; ce premier acte doit être suivi de nombreux autres.C'est une question de vie ou de mort, de liberté ou d'esclavage, de propspérité ou de ruine, et il est grand temps d'agir.Les moutons doivent apprendre la langue des loups et imiter leurs manières s'ils ne veulent être dévorés.Nous ne saurions mieux terminer cette étude qu'en reprenant à notre compte la phrase de Lord Cromer (3) : «Le fait que dans le passé il (M.Chéradame) s'est montré un véritable prophète lui donne un titre spécial à être entendu quand il expose ses vues relativement au présent et au futur.» RaymonDp TANGHE (3) Préface de The Pangerman Plot Unmasked, citée par M.Chéradame, p.13.La fraîcheur personnelle exige une attention constante ! Soyez prudente \u2014 employez un liquide! Vous ne négligez pas le soin de votre teint \u2014 ne négligez pas non plus votre fraîcheur personnelle! Il n'y a qu'un moyen sûr d'enrayer l'odeur de transpiration \u2014 c'est avec un liquide ! Appliquez I'Odorono Liquide une ou deux fois par semaine \u2014 il garde son efficacité jusqu'à 5 jours.APPLIQUEZ \u2014 LAISSEZ SÉCHER \u2014 RINCEZ ODORONO LIQUIDE Fabrication canadienne DANS LE CADRE DE LA MODE! 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.Le A meté si recherchées.Les primevères offrent une variété de fleurs, @pas (Suite de la page 9) allant du blanc au rouge foncé.Leurs corolles se Mréda PILULES PERSANES palançent gracieusement au bout de hampes nues.* c n pastels, et celle des narcisses si subtilement par- es Français \u2018es appellent pittoresquement, « cou- BR M bour $5.00.Dans es fumés seront passées-fleurs, il faudra déterrer les SOUS» « bravettes » ou « primerolles >.; a £ la malle, sur réception du prix.1 bulbes et les serrer soigneusement.Plusieurs arbustes fleurissent aussi en mai.Nous fine Soclété C'est alors, qu'éclora, vers le début ou la mi- Ne voulons qu'énumérer : le pois de Sibérie, la fidre des Produits Persans Pilules juin, le lis que les Grecs appelaient «la fleur des forsythie, les chèvrefeuilles, la boule-de-neige, les ya 408, rue Notre-Dame, Est, Persanes fleurs».On cultive de préférence le lis de la lilas et les gracieuses spirées et spécialement la Mhèq Montréal ora Madone, pour ses pétales neigeux, le lis royal, spirée Van Houtte, la plus gracieuse de toutes et Jes pour son parfum et la splendeur de sa corolle blan- surnommée gentiment, « bouquet de mariée ».Le Jeu | che décorée de bandes dorées, le lis tigré, de cou- < bouquet de mariée » épanouit ses souples guirlan- Me r leur orange foncé semée de mouchetures brunes, des de fleurs blanches tôt dans le mois de mai.a | pour son éclat et sa rusticité.Les lis restent en Les Anglais des Iles Britanniques, grands ama- Pédie terre, l'année durant.À l'automne, il suffit de cou- teurs de tulipes, ont planté leurs bulbes, comme Ms \u20ac per les tiges à l'égalité du sol.Pourvu que ce sol d'habitude, l'automne dernier.Maintenant ils sur- QUE soit poreux, bien drainé, richement pourvu de feuil- veillent leur éclosion avec un admirable stoïcisme.les pourries, que les plants ne soient pas exposés Invoquent-ils, tout bas, contre les désastres possi- ue au soleil à la journée longue et qu'on veille, bles, les Elfes, déesses de la terre, de l'air et du Mn s l'automne venu, à recouvrir la plantation d'un feu qui, selon un de leur conte populaire, étendent IB, le paillis, le succès est à peu près assuré.leur protection sur les tulipes et sur ceux qui cul- ches Les iris s'épanouissent aussi en juin.Leur nom tivent?.t, d signifie « arc-en-ciel» à cause de la diversité et \u2014 Nous, qui n'avons pas à redouter les effets ent de la beauté des fleurs.Ils se cultivent très facile- dévastateurs des bombes, devrions jeter sur la terre prem ment pourvu qu'ils aient du soleil.Ils se multiplient canadienne une profusion de fleurs odorantes.Leurs fRe \u20ac par la division du rhizone ou tige souterraine.En couleurs, leurs parfums symbolisent la joie de vivre gran les transplantant, il faut prendre garde de ne pas et cela, malgré les alertes, les cauchemars, les len- WNOr les enfoncer trop.Les iris aiment vivre presque à demains incertains.Nec Pour atténuer les douleurs la surface du sol.Ce de l\u2019obturation et de l\u2019extraction des On pourrait encore citer parmi les Ne dents, prenez une capsule Antalgine plantes qui fleurissent au début de l'été, Fotos demie do oe Ma C avant de visiter le dentiste.et qui sont, les unes rustiques, les autres Ou En vente partout 256 et 75h la boîte.(30) ANTALGINE Madame ou Mademoiselle.Nous pouvons vous prouver qu'un commerce Rawleigh a domicile peut vous rapporter des Profits aussi con- siderables que font les hommes.Au-dela de 135 necessites.Si vous voulez commencer en affaires pour vous-meme sans capital et avec notre aide, faites-le immediatement et vous ne devriez jamais regretter votre decision.Pour renseignements complets, ecrivez a Dept.REV-F THE W.T.RAWLEIGH CO, LTD.MONTREAL annuelles, exigeant chacune plus ou moins de soins : les pieds-d'alouette et- les digitales, de stature élevée, les ancolies et les dicentres, de hauteur moyenne, des plantes plus petites servant à former des tapis et des bordures telles : certaines campanules, le myosotis et l'alysse odorante, les phlox nains, l'anémone pulsatile, les pensées, la saxifrage et la primevère.La saxifrage est importée des Alpes et des Pyrenées où elle croît sur les 20 VERGES D'ETOFFES À ROBES $2.98 Bpun crépe anglais, Imprimé broadcloth, rayon.Ecoulement de manufacturiers.Lon- eur : 4 verges.Nouveaux dessins, nuances la mode.Notre valeur régulière jusqu\u2019à 5c la vg.20 vgs.pour $2.98.Eny,0yé payable sur livraison plus quelques sous pour frais de poste.Garantie de remboursement.Dépt.54 TEXTILE MILLS Montréal.P.Q.Achetez chaque mois Lis BI su a is blanc et lis royal.a LE FILM ., d .Les Spirées Van Houtte.= \u2018 magazine ae cinema Le Bouquet de mariée \".Sc EN VENTE PARTOUT.10¢ mot yp 1941 ELZEAR ROY dannée dans les lycées, « bénéfi- d'infirme », de « malheureux », pur une bonne œuvre»; il fut out, notant les qualités, prenant noms.C'est ainsi que lui vint de grouper les meilleurs élé- & fonder la comédie fran- remarque Henri Bédard, à Saint- ri; Rodrigue Duhamel, au collè- Jaint-Laurent ; Jean Charbonneau lagny), à la salle Saint-Jean- iste, où il jouait en compagnie pmanuel Bourque.Il se die avec Barré, Lemay.Il découvre a Reid (Mme Bédard), Elise pdelaine, Mme Chapdelaine, Calder, Hélène Bernard, les 8 Daigle et moi-même.omment réunir ces jeunes gens?allait d'abord un local.À, J.X.Perrault, qui en somme pas fait qu'encombrer les salles rédaction, offrit à M.Roy le tre du Monument National.Ce e rêve qui devait se finir, hélas ! n pénible cauchemar.ne autre difficulté surgit.Où adre des pièces ?À cette époque avait à Montréal aucune bi- hèque théâtrale, les seules bro- es qui existassent étaient celles eu Brazeau, mais la plus grande e ne pouvait être utilisée, On va plusieurs drames et quelques édies, mais le drame répugnait les comédies étaient si audacieu- que l'on craignit d'effrayer la leur d\u2019un public vierge, au point vue théâtral s'entend.soir du mois de septembre 8, les rares passants attardés rue chester, écoutaient les bruits d'un , dont quelques bribes leur paraient par la fenêtre d'une chambre premier étage des usines Roy.La déroulait ses péripéties dans fronds bureaux de l'atelier.on ! non ! il faut de la comédie ! Nous n'avons pas de brochures.Commençons par un drame.Non! Non! de la comédie ! la comédie ! Oui, mais nous n\u2019en pouvons 8 pondre ! .\u2014 Et voilà!.» Un cri de joie troubla les échos Kormis dans la rue.Dans les bureaux de la compta- té, cing personnes discutaient.st leur voix que l'on attendait de rue.Assis dans la chaise tournante comptable, un jeune homme d'une rection et d'une élégance absolues, blait présider au débat.Il parlait n ton mesuré, sans chercher ses ts, comme un homme qui n'a qu'à 1 couler d'abondance le récit projet longtemps mûri.C'est Ha qui avait dit : Non non! il nous faut de la \u2018était Elzéar Roy.ur un ancestral divan écoutant aitement les réflexions de son , l'an des cinq personnages, avec autant de recherche que le ident, regardait sans les voir des de carosseries, des modèles de , de capotes, des séries de fers evaux, étalant leurs dessins forent colorés dans des cadres qui vraient les murs.Sans passion les mots, il se prononça pour omédie, en réglant le beau pli de pantalon que le mouvement avait peu dérangé.Celui-ldà avait déjà à pleines mains dans toutes les es de l'époque, beaucoup de wx vers, des études sur l'art, fondé école littéraire et s'occupait en oment de créer un théâtre de (Suite de la page 65) comédie tout en écrivant une rigide tragédie en vers.À la tribune du conférencier ou au café du père Ayotte, dans les chambres d'étudiants, il était correct et compassé, dans la tenue et dans les mots.Ce jeune cygne craignait toujours de froisser ou de tacher ses blanches plumes.C'était Jean Charbonneau.Son tumultueux voisin, avec le toupet «en flamme de punch», était celui qui, au cri de désespoir : « Pas de brochures ! » avait fait cette entrée sensationnelle en disant: «En voilà ! » C'était Emmanuel.Les deux autres étaient Raoul Barré, l'excellent peintre, aujourd'hui à New- York, où l\u2019on doit jouer prochainement une de ses œuvres : l\u2019Artiste, et enfin, l'auteur de ces lignes.Tous ces jeunes gens avaient fait leurs études classiques, et dans les salons ils avaient leurs grandes et leurs petites entrées.J'étais la seule exception, et ceci n'est pas un regret que j'exprime.À ce moment-là, je vivais les jours de la plus exquise bohème, et j'avais mes appartements tour à tour dans le corbillard de M.Juneau, entrepreneur de pompes funèbres à Sainte-Cunégonde, et dans la chaude cabine d'un traversier, en cale-sèche, aux chantiers de radoub de la Cie Cantin.Elzéar Roy, consultant les titres de brochures lut : « Le Dompteur », drame en 5 actes ; « Martyre », drame en 5 actes ; « Le roman d'un jeune homme pauvre », « Le voyage de M.Perrichon », « Le testament de César Girodot » et « Ruy Blas » apporté par Jean Charbonneau.Il fallait choisir.On décide de voter au scrutin, chacun écrivant sur un carré de papier le titre de la pièce de son choix.Au premier tour, « Le Dompteur » sortit Don premier, mais après les remarques de Roy, qui jugeait avec raison la pièce un peu lourde pour un début, on recommença.«Le Testament de César Giro- dot» obtint trois voix, « Le roman d'un jeune homme pauvre » une voix, et «Le voyage de M.Perrichon » une voix.« Alea jacta est, dit Elzéar Roy, nous jouerons « Le testament ».Puis- se-t-il nous léguer le succès ! Les « artistes » furent invités ; on lut la pièce, les rôles furent distribués, et, après une semaine de travail ardu, la pièce était à point.Un dimanche soir, le 13 septembre 1898, la salle du Monument était gavée jusqu'aux portes d'un public anxieux de voir l'accomplissement des promesses faites par M.Elzéar Roy et par les journaux qui s'étaient montrés presque généreux.« C'est prêt ! commençons ! » dit la voix de Roy.Les auditeurs, composant un public tout à fait spécial, dont je causerai un peu plus loin, étaient comme sous le coup d'une surprise et prenaient un plaisir extrême d'entendre des phrases bien écrites, des mots bien assis sur leurs hanches et marchant d'un pas sûr dans les méandres de la syntaxe.Ce n'était plus de ces affreux tortillards de mélodrames, qui s'acheminent boiteux et font partir des pétards en claudiquant dans le texte : des choses neuves, des expressions poétiques.Les dernières phrases de la pièce tombèrent sur de la poudre, la salle éclata en applaudissements.Le jugement était unanime.Les « Soirées de Familles » étaient fondées et nous venions de poser la pierre angulaire 69 Décidément, ma chère, tu n\u2019es pas IN OMBREUSES aujourd\u2019hui sont les femmes qui refusent d\u2019être vieux jeu et de se résigner à souffrir périodiquement.Le Midol leur a prouvé que ces douleurs peuvent le plus souvent être soulagées.Préférez- vous perdre trois jours par mois ou mener sans interruption une a vie active et normale?qui caractérisent le processus Le Midol ne contient pas d\u2019opia- menstruel.Sauf si vous souffrez de cés.Un de ses ingrédients est quelque affection qui exige les employé de longue date pour cal- soins d\u2019un médecin ou d\u2019un chirur- mer \u2018les douleurs musculaires.gien, le Midol vous sera sans doute Un autre (exclusivité du Midol) fort utile.Toutes les pharmacies diminue les douleurs spasmodiques vendent du Midol.MIDOL FABRICATION CANADIENNE Envoyez votre nom et votre adresse à la General Drug Co.service 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compris un jour et demi à Fort William et Port Arthur \u20145 heures au Sault-Ste-Marie Tous renseignements de votre agence de voyages ou du Ayez toujours des chéques de voyageurs des Messageries du Paclfique Canadien.du temple de l'art dramatique, au Canada.Aujourd'hui quand mon esprit revit ces heureux moments, il semble qu'en regardant la scène où s'est jouée cette délicieuse comédie de Belot, bientôt suivie de tant d'autres, qu'une cérémonie mystérieuse s\u2019y accomplit.Comme autant de prêtres exaltant le culte de l'Art et du Beau, je vois les chers compagnons de cette heure mémorable, offrant comme symbole de leur œuvre deux gracieux et riches joyaux, sculptés dans le nacre et l'or par des artistes délicats et que Mel- pomène et Thalie épinglent sur « l'épaule pour fixer le pli de leur tunique flottante ».Le public ne saura jamais ce qu\u2019il a fallu vaincre de difficultés, combattre de préjugés et d'âpres avidités pour maintenir l'œuvre pendant quatre années.À chaque pas nous rencontrions une chausse-trappe.Toutes les mauvaises bêtes engendrées par la méchanceté humaine avaient été lâchées contre l'institution : les envieux, les hypocrites, les intérêts rivaux, la pédanterie ignorante d\u2019un reportage mal avisé et, ce qui pis est, la déconsidération sociale frappant de son ridicule stigmate les courageuses gens qui osaient monter sur les « planches ».Ces malveillantes rebuffades ne mirent pas un frein au zèle de Roy et de ses camarades.Avec une souplesse diplomatique de tous les instants, il sut consentir, bien souvent à regret, non pas à un intelligent émondage des pièces, mais à la plus révoltante castration littéraire des chefs-d'œuvre que l'on mettait a l'affiche.Pauvre Roy! Avec quelle indignation il nous apprenait le fait | \u2014 «Messieurs, ne dites pas « maîtresse» mais « fiancée»; non pas «amant », mais « ami»! C\u2019est M.Beauchamp qui le veut ainsi».Il savait cependant faire avec une persistante habileté l'éducation de ceux qui avaient mission de diriger l'œu- vre.Le temps n'est malheureusement pas encore arrivé où nous pouvons d'un esprit impartial raconter les formidables inepties, les incommensurables âneries commises par la censure de cette époque.Il y aurait matières à peupler le répertoire des plus joyeux vaudevilles et des plus inconcevables bouffonneries.Ces choses- là ne s'inventent pas.La difficulté la plus grande à notre sens était celle de créer un public.Jusqu'à ce jour les représentations isolées données par les troupes de théâtres plus ou moins stables, n'avaient réuni qu'un public d'occasion, mais toujours nombreux, qui faisait aux artistes de gros succès d'estime.On n'aimait guère la comédie, encore moins la pièce dite à thèse, et l'on ne se rendait qu\u2019en bâillant d'avance pour écouter un drame littéraire.La tâche de créer un public aimant la comédie, était grosse d'orages.Roy s'y prit de la plus adroite façon qui soit, j'ai dit « le snobisme ».Ses manières aimables, sa réputation de « Priola », l'accréditaient auprès des femmes, dans tous les salons ; ses nombreux amis constituaient un autre moyen dont il se servit avec succès.Il intéressa à quelques distributions M.Albert Laramée, un jeune homme de beaucoup d'esprit et très répandu dans le monde, qui accourut pour le voir jouer.Cette méthode que Roy sut discrètement pratiquer, avec de nombreux et bons sujets, força la classe bourgeoise que l'on appelle ici l'aristocratie, jusque dans ses derniers retranchements, et, bientôt, la salle du Monument fut trop étroite pour contenir les néophytes.L'exem- La Revue Poru ple était donné, le peuple suivif] Quand nous songeons à tou aujourd'hui, les réflexions que | recteurs de théâtre émettent à droit du public nous font so Pauvres chers directeurs, ils | lomnient bien ce bon public.C'est une profonde erreur de \u20ac que ce dernier n'aime que des dr énigmes, les grossières ficelles trucs, les duels de locomotive « effets » et toute la vieille ha des faiseurs du théâtre amé car, si par distraction, on laisse ver au public, une pièce don scènes coulent avec une lim tranquille, il jouit avec délice { noble plaisir des belles pensé du pur langage.L'exemple « frappant dans le contraste des s obtenus aux « Soirées de Fam drames hurlatoires, par l'en de Roy, il s'inocula le goût du et, c'est ainsi que la troupe des] veautés trouva des spectateurs tifs quand on osa y donner pe première fois du Dumas fils.Un censeur imbécile avait bes trancher des pièces ce qui en d tuait la finesse, la beauté, l'inta le public venait quand même, voulez-vous, des abrutis iraient dre un caleçon au Christ de Ra ou mettre des feuilles d'érable: les seins de la Venus de Milo, n'empêcherait pas les visiteurs 4 courir de toutes les parties du m pour contempler ce qui reste à sible dans le chef-d'œuvre de comparable artiste.Mais les rayons du Beau fini toujours par percer.Souvent, bien des domaines, il s'écoule de gues années avant que le rayé ment se fasse, mais il éclate enfff féconde en les éclairant, les gences averties de sa venue.L'Id£ lessé mortellement le préjugé.idées, dit un auteur, n'arrivent mour des hommes que lorsq choses auxquelles elles se rappo ne sont plus, à peu près comm rayons qui, partis, il y a six mille d'étoiles éteintes depuis, nous viennent à présent et feraient ci à un astre vivace ».| Les « Soirées de Famille » nef plus, mais leur rayonnement ¢ encore.Ernest TREMB Le langage des mat (Suite à la page 12) aptes à toutes les sciences prati car ils transportent dans la leur faculté d'observation.Les doigts trop raides indil I'entétement, le manque d'adap té; trop souples, ils marquent | de résistance aux impulsions wi de l'extérieur ; très longs, ils quent l'amour du détail ; ceux | ils appartiennent sont minutieux tients, adroits, ordonnés.Ils re chent les travaux manuels et s y exceller.Ils ont le sens de l\u2019ar de la précision.Dans la vie cof te, ils sont tatillons, bavards, teurs, souvent chicaniers.Ils sont à fait à leur place dans les em de surveillance, S'ils ont les doigts moyens sont ambitieux, voient largemen choses, savent juger rapidemed sont dominateurs ; courts, ils rapides, impatients, coléreux.grands sportifs ont ces doigts- S'ils ont les doigts lisses, ils gais, bavards, très francs, très verts.Ils aiment la vie de rela et savent attirer la sympathie, Il cherchent la vie aisée, agréable sont les doigts d'artistes, IN 1941 s ] d'@le position officielle se trouvent par oi È Mionséquent au centre de la table.\u201c9 La nappe doit être en toile damas- Be blanche et plus rarement en den- iss@fdle.I] y a toujours une nappe dallencieuse.Il faut avoir soin de les | étendre de manière à ce qu'elles tom- bndbent également et a ce que la nappe in.encieuse ne dépasse pas l'autre.Que la nappe soit de toile ou de den- le, les serviettes mesureront 24 pou- Mes Carrés.1ÿ_ Les fleurs naturelles sont le centre de table par excellence.On peut tou- rtaielois les remplacer par un obiet décoratif en argent, en porcelaine ou L adien cristal qu'on place ordinairement ur un miroir.Les miroirs bleutés sont tuellement très en vogue.On met aussi des bougies allumées, blanches pu plus souvent de couleur assortie la décoration de table ou à la por- elaine.Les abat-jour sont passés pyfe mode.Les bougeoirs seront d'argent ou de cristal de couleur On doit laisser un espace égal entre haque couvert.Une assiette princi- e indique la place exacte de cha- 18h des convives.La serviette est pla- ée sur la petite assiette qui est à Pour le lunch, on met à l'ordinaire une nappe en toile damassée blanche et plus raremeat une nappe de dentelle ou un chemin de table avec napperons individuels Photo de la Coutellerie Oneida Comment Mettre le Couvert (Suite de la page 17) gauche et, si c'est une serviette avec chiffre brodé, pliée de manière à ce que la broderie paraisse à son avantage.En mettant le couvert se rappeler les règles invariables suivantes - cuillers et couteaux à droite, fourchettes à gauche.L'argenterie est disposée de sorte que la fourchette ou la cueiller dont on se servira d'abord soit la plus éloignée de l'assiette principale.II y a généralement une salière et une poivrière par deux convives.Si les invités sont peu nombreux, il suffit d'en mettre à chaque bout de la table.On apporte les cuillers à dessert en même temps que le dessert et les cuillers à café quand on sert le café, ce qui se fait de préférence au salon.Il y a toujours un verre à eau placé à droite du couvert et, selon le cas, un ou deux verres à Vin.Un bon conseil en terminant : Ne pas attendre le jour même du diner pour frotter l'argenterie ou pour repasser la nappe et les serviettes qui ont souvent des faux-plis quand on les sort de l'armoire ou du tiroir dans lesquels on les avait pourtant soigneusement rangées.En fait, les dollars doivent donner double valeur dans la plupart des budgets en de guerre.On fait si souvent appel ressources que l'économie passe au premier 71 temps à nos rang.L'outillage électrique domiciliaire a pour fonction d'épargner du temps.de conserver les matériaux et de diminuer le coût de la vie.Voici quelques-unes des économies.) JS £3 \u2019, \u201cDES REPAS DELICIEUX _ COUTENT MOINS CHER GRACE A MON POELE ÉLECTRIQUE\u201d * Avec ma marmite économique, je prépare de délicieux repas à l'étuvée avec les morceaux de viande les moins cou- teux.tout en épargnant le courant électrique.\u201d \u201cJE NE PRENDS PAS DE RISQUES AVEC MES TOILES\u201d \u2018Mes nappes, mes draps et mes taies d'oreillers coûtent très cher et je ne pourrais pas les remplacer maintenant.C'est pourquoi je les lave à la maison dans ma laveuse électrique.J'épargne le compte de blanchissage et je ménage mon Inge.\u201d ; CANADIAN WESTINGHOUSE CO.LIMITEL 7 \u201cMON RÉFRIGÉRATEUR M'A MONTRÉ COMMENT ACHETER LES ALIMENTS\u201c \u201cQui, j'achète presque au prix du gros quand je n'achète qu'une fois la semaine.Les viandes, les légumes, les fruits et les salades coûtent moins cher de cette façon .et ils se conservent parfaitement dans mon réfrigérateur électrique.J'épargne aussi du temps tout en évitant d:s soucis.\u201d SERVICE SUPPLÉMENTAIRE POUR LA MÉNAGÈRE Le service d'économie ménagère de la compagnie canadienne Westinghouse est rn mesure de résoudre les nombreux prob'èmes auxquels doit faire face la ménagère en temps de guerre.Dans les bulletins mensuels se trouveront des sugges- tons pour ménager votre temps et vos ressources .\u2018« MONTREAL, HAMILTON, CANADA © Vu la rareté des domesiiques, les déjeuners et surtout les soupers à la fourchette ou soupers-buffet sont de plus en plus populaires.Photo de la Coutellerie Oneida TRAVAILLEZ.EPARGNEZ.PRETEZ.ACHETEZ DES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE , VS die I Aan, 5 GEL LL GLEN LAN Bs LAB ny La meilleure société adopte la meilleure bière du Canada / Chaire comme du cristal .d\u2019une saveur douce et moelleuse .la Bière Black Horse est, depuis longtemps, la préférée des Canadiens qui s\u2019y connaissent en fait de qualité.La Bière Black Horse doit son haut degré de perfection à l\u2019expérience et à l\u2019habileté de cinq générations de brasseurs.Dégustez aujourd\u2019hui même cette bière ambrée, riche et de bonne consistance.Demandez la Black Horse, la meilleure bière du Canada.LA BRASSERIE DawEs BLACK HorsE, MONTREAL BLACK HORSE "]
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