Le soleil, 12 juin 2021, Cahier 1
[" POP-VILLE L\u2019HISTOIRE SE CACHE DANS LES DÉTAILS À quelques jours de la fin d\u2019une année scolaire aussi compliquée qu\u2019exigeante, portraits de ceux et celles qui ont guidé les élèves dans une tempête sans précédent.PAGE 16 I N F O G R A P H I E L E S O L E I L 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x CAHIER SPÉCIAL VOTRE GUIDE TOURISTIQUE PAR EXCELLENCE POUR DÉCOUVRIR NOS RÉGIONS! SEMAINE DU 12 AU 18 JUIN 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 24 COOP D\u2019INFORMATION C H A U D I È R E - A P P A L A C H E S G A S P É S I E ABITIBI O U T A O U A I S MONTÉRÉGIE S A G U E N A Y - L A C - S A I N T _ J E A N QUÉBEC C Ô T E - N O R D CANTONS-DE-L\u2019EST C H A R L E V O I X E S T O N T A R I E N MAURICIE ÎLES-DE- LA-MADELEINE L A U R E N T I D E S Récits des de nos écoles C H A U D I È R E - A P P A L A C H E S G A S P É S I E S A G U E N A Y - L A C - S A I N T _ J E A N E S T O N T A R I E N 0054783 0068990 C\u2019EST TA CHANCE DE FAIRE PARTIE DE L\u2019ÉQUIPE ! 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des Remparts, où trône depuis la semaine dernière un banc dé dié à la mémoire de la disparue, l\u2019ancien animateur de radio et de télé revient, à la demande du Soleil, sur cette soirée du 31 octobre qui a marqué à jamais sa vie au fer rouge, et sur son long cheminement vers une existence un tant soit peu normale.«J\u2019ai refusé plusieurs entrevues.Je ne commencerai pas à faire le tour du Québec.Je suis en choc post-traumatique.J\u2019avance lentement, quotidiennement, alors je n\u2019ai pas le goût de toujours revivre ça.C\u2019est terminé, terminé.» «Il n\u2019y a personne qui est préparé à l\u2019horreur, poursuit-il.Des horreurs, il y en a partout dans le monde, mais quand tu es habitué de vivre sous un climat généralement pacifique et sécuritaire, quand une chose comme ça arrive, c\u2019est l\u2019incompréhension dans l\u2019incompréhensible.» LA DERNIÈRE FOIS Ces images de l\u2019«amour de [sa] vie», ensanglantée, reposant sur le trottoir, Jacques Fortin a tout fait pour les effacer de sa mémoire.Le soir, avant de trouver le sommeil, elles revenaient le hanter.Quelques instants avant que tout bascule, le 31 octobre, le couple avait regardé un film de David Lynch.Le repas terminé, Jacques avait débarrassé la table.Suzanne lui avait dit qu\u2019elle s\u2019en allait fumer une cigarette à l\u2019extérieur.Sans le savoir, c\u2019était la dernière fois qu\u2019il entendait sa voix.«À un moment donné, Zara, sa petite chihuahua, se met à japper comme jamais je l\u2019avais entendue auparavant.C\u2019était bizarre.Je n\u2019étais pas capable de l\u2019arrêter.Je suis sorti pour dire à Suzanne de la calmer.» La suite des choses, est-il vraiment besoin d\u2019y revenir?Les mots, c\u2019est une vérité de La Palice, sont parfois inutiles pour décrire l\u2019innommable.Lui-même demande qu\u2019on ne revienne pas sur certains détails.SEUL AVEC LUI-MÊME Des voisins ont accouru à la rescousse.Une médecin a prodigué les premiers soins à Suzanne.Les policiers arrivés sur les lieux ont cru bon soustraire Jacques à cette vision d\u2019horreur.Pendant une vingtaine de minutes, il est resté seul sur la banquette arrière d\u2019un véhicule du SPVQ.«Je grelottais, je tremblais, je pensais devenir fou.Je me disais que ce que je venais de voir, ce n\u2019était pas vrai.» «Je n\u2019ai même pas pu lui flatter les cheveux une dernière fois.», confie- t-il, avant qu\u2019un sanglot ne l\u2019étreigne, la seule fois de l\u2019entrevue où les digues émotionnelles lâcheront.Avec le recul, il avoue qu\u2019une présence à ses côtés aurait été appréciée à ce moment-là.«J\u2019aurais peut-être aimé que quelqu\u2019un m\u2019accompagne dans le camion», glisse-t-il, sans jeter le blâme sur les policiers, affairés qu\u2019ils étaient à appréhender le tueur au sabre, en cavale dans le Vieux-Québec.Après un séjour à l\u2019urgence de l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise, Jacques a lentement tenté de composer avec un maelström émotionnel.Devant la porte de son condo, des dizaines de bons samaritains étaient venus déposer des gerbes de fleurs.Les messages de condoléances affluaient.«Après une semaine, avec une quinzaine de voisins, on a ramassé les fleurs et on est venus ici, les jeter dans le cap, pétale par pétale.Il ventait, on les voyait tournoyer.» «APAISE-MOI, SUZANNE» Sept mois se sont écoulés depuis «ce mauvais coup du sort et de la vie» et Jacques Fortin apprend à se rebâtir.«Il peut y avoir des journées où je verse quelques larmes.Je n\u2019ai pas placardé les murs des photos de Suzanne.J\u2019en ai une petite, sur ma table de chevet.» «Lorsque je sens le volcan monter en moi, je dis tout de suite : \u201cApaise-moi, Suzanne, apaise- moi\u201d.Je me répète ça comme un leitmotiv.Là, je deviens une coche en dessous de très calme.Je deviens hyper zen.C\u2019est particulier de vivre ça.» Des séances régulières avec une psychothérapeute lui apportent aussi une certaine sérénité.Grâce à «une technique spéciale», à la fois physique et verbale, elle a réussi à chasser de son esprit les images d\u2019horreur .«Maintenant, quand elles reviennent, au lieu de baisser les yeux vers Suzanne, c\u2019est comme si je la survolais.Je deviens comme en état d\u2019hypnose.» D\u2019un tempérament rieur et taquin, Jacques Fortin, alias JACQUES FORTIN «PERSONNE N\u2019EST PRÉPARÉ À L\u2019HORREUR» «Lorsque je sens le volcan monter en moi, je dis tout de suite : \u201cApaise-moi, Suzanne, apaise-moi\u201d.Je me répète ça comme un leitmotiv.Là, je deviens une coche en dessous de très calme.Je deviens hyper zen.C\u2019est particulier de vivre ça.» \u2014 Jacques Fortin, dont la conjointe Suzanne Clermont a été assassinée lors de la tuerie du Vieux-Québec le 31 octobre dernier leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 3 «Coco», a fait les belles heures de la radio CFLS dans les années 70, alors que la station dominait les cotes d\u2019écoute.On l\u2019a aussi entendu à CJRP.Au petit écran, il a animé la branche locale de Café Show, à Télé 4, en compagnie de François Paradis, aujourd\u2019hui député et président de l\u2019Assemblée nationale, ainsi que De toutes les couleurs, sur les ondes de TQS.«J\u2019ai été un entertainer, une petite vedette locale, mais je peux te dire que ma vie a vraiment changé.J\u2019ai retrouvé mon sens de l\u2019humour, mon port altier aussi.J\u2019avais tendance à marcher et à me regarder le bout des bottines.Je recommence peu à peu à rire quand j\u2019écoute des émissions à la télé.Ça fait vraiment du bien.» L\u2019ESPACE SUZANNE-CLERMONT Même si la rue des Remparts reste imprégnée par les stigmates de la tragédie, Jacques Fortin refuse de déménager.«On me pose souvent la question.Ça fait 18 ans que j\u2019habite ici.Tous mes amis sont ici.Je ne connais personne dans Saint- Roch ou Limoilou.J\u2019ai habité plusieurs endroits, mais je n\u2019ai jamais connu une vie communautaire aussi intense.C\u2019est ici ma vie.» Avec ses précieux «wouaisins», comme il aime les appeler à la blague, lui et Suzanne ont tissé des liens très forts.Il ne compte plus le nombre de 5 à 7 estivaux et de soirées passées en leur compagnie sur cette placette baptisée «le salon», sise entre les rues Sainte- Famille et de la Ménagerie.L\u2019endroit offre une vue imprenable sur le bassin Louise et, au loin, sur l\u2019île d\u2019Orléans.Pour commémorer la mémoire de la disparue, plusieurs ont songé à appeler l\u2019endroit «Place Suzanne-Clément».Son compagnon a jugé que le nom ne reflétait pas la personnalité de celle qui exerçait le métier de coiffeuse.«Une place, ça faisait un peu pompeux, ça ne correspondait pas à ce qu\u2019était Suzanne.Elle était super drôle, empathique, discrète.Il y a des choses que des clientes lui confiaient dans le cadre de son travail qu\u2019elle ne relatait jamais dans ses conversations.» L\u2019idée d\u2019un banc, décorée d\u2019une plaque en laiton avec l\u2019inscription Espace Suzanne-Clément 1959- 2020, a finalement obtenu l\u2019aval de Parcs Canada, le gestionnaire de l\u2019endroit.À chaque fin d\u2019automne, le banc sera remisé dans un entrepôt et remis en place le beau temps revenu.DIRE «JE T\u2019AIME» L\u2019entrevue tire à sa fin, après presque une heure.Entre deux souvenirs de sa Suzanne, Jacques a pris le temps d\u2019aborder ses projets de voyage, chez des amis en Italie et au Costa Rica; sa récente excursion de pêche avec son fils; le départ tout aussi tragique de François Duchesne, administrateur du Musée national des beaux-arts; et tous ces blessés qui ont croisé la route du meurtrier.Il ne veut d\u2019ailleurs rien savoir de l\u2019auteur de la tuerie.Il n\u2019y pense «jamais».Comme si l\u2019idée de ruminer de la colère était incompatible avec sa guérison.À l\u2019occasion, un enquêteur du SPVQ lui écrit pour l\u2019informer des procédures judiciaires.C\u2019est suffisant pour lui.Fort de ses progrès, il préfère se concentrer sur l\u2019ici et maintenant, à savourer tous les petits moments d\u2019une vie dont on soupçonne rarement la fragilité, comme dans la chanson Luc De Larochellière.«Quand les gens me croisent sur la rue pour me témoigner de la sympathie, je leur réponds toujours la même chose : les gens que vous aimez dans la vie, dites-leur le plus souvent possible parce ce que vous ne savez pas quand ce sera la dernière fois.» 1 Jacques Fortin sur le banc dédié à la mémoire de sa conjointe Suzanne Clermont, sur la rue des Remparts.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ 2?Suzanne Clermont, triste victime de la tuerie du Vieux- Québec.«Je n\u2019ai même pas pu lui flatter les cheveux une dernière fois.», confie avec émotion Jacques Fortin.\u2014 PHOTO KLODY TREMBLAY 1 2 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 66 décès 68 à 75 le point 33 horaire télé M24 horoscope M56 loteries 63 opinions 40 à 46 mag sports 75 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 publicite@lesoleil.com AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.24 Min.9 Ensoleillé « Les effets négatifs liés à la présence des agences [en santé] se faisaient de plus en plus sentir.[\u2026] Les agences privées recrutent leur personnel à même le réseau public et louent leurs services beaucoup plus cher à ce même réseau sans aucune responsabilité quant à la qualité des soins offerts à la population.» Qui a dit ça?A) Un député de l\u2019opposition à Québec?B) La présidente de la Fédération des infirmières du Québec?La réponse est B.Mais c\u2019était en 2009, Régine Laurent accordait une entrevue au journal À Babord qui consacrait un numéro spécial sur l\u2019état d\u2019urgence dans le réseau de la santé.La FIQ avait déclaré la guerre aux agences privées dans le réseau public, une bataille qu\u2019elle menait depuis quelques années.L\u2019heure était déjà grave.«En analysant les données du ministère de la Santé, les rapports annuels des établissements de santé et en colligeant toute l\u2019information, nous avons ouvert une véritable boîte de Pandore, constatait Mme Laurent.La première étude complète de la Fédération en 2008 révélait déjà qu\u2019une centaine de ces agences œuvraient dans le réseau public de santé.» Un an plus tôt, Philippe Couil- lard, qui était ministre de la Santé, avait même «établi une Table de concertation de main-d\u2019œuvre en soins infirmiers afin de trouver des solutions concrètes pour pallier aux [sic] problèmes de pénurie de main-d\u2019œuvre dans ce domaine, peut-on lire dans le rapport final.Monsieur le ministre a partagé des attentes spécifiques avec les participants quant au recours à la main-d\u2019œuvre provenant d\u2019agences privées et quant à l\u2019utilisation du temps supplémentaire obligatoire.» On avait demandé à des infirmières pourquoi elles avaient quitté le public pour le privé, la plupart l\u2019avaient fait pour une question d\u2019horaire de travail, le temps supplémentaire obligatoire étant déjà un problème.«Le recours aux agences pourrait être expliqué par un dysfonctionnement de l\u2019organisation du travail», supposait-on dans le rapport final.Quatorze ans plus tard, nous en sommes au même point.Peut-être pire.Et ça ne touche évidemment pas uniquement les infirmières, mais aussi les infirmières auxiliaires, les préposés aux bénéficiaires et les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui prodiguent les soins à domicile.Les agences privées sont d\u2019ailleurs particulièrement sollicitées pour les ASSS, le ministère de la Santé a calculé qu\u2019elles ont fourni, en 2018-2019, 17,5 % de la main-d\u2019œuvre.Le ministère de la Santé a déposé en 2020 un «Plan d\u2019action pour l\u2019attraction et la fidélisation» des préposées et des auxiliaires, on y indique que le temps supplémentaire a explosé en cinq ans, passant de 3,57 % en 2014-2015 à 6,63 % en 2018-2019 pour les préposées et de 2,26 % en 2014-2015 à 5,23 % cinq ans plus tard pour les auxiliaires aux services.Ce sont plus de trois millions d\u2019heures pour les préposées.Et 400 000 pour les auxiliaires.Pas étonnant que les agences privées courtisent autant les employés du réseau de santé public avec des salaires plus alléchants et, surtout, avec des horaires dont vous êtes le héros.Je vous en parlais la semaine passée, pour le même travail, le public offre un salaire à l\u2019embauche allant de 22 $ à 26 $ de l\u2019heure et le privé, 35 $.Des lecteurs m\u2019ont écrit, avec raison, pour souligner que je n\u2019avais pas mentionné les autres avantages d\u2019un poste au public, entre autres les avantages sociaux et un fonds de pension beaucoup plus généreux.C\u2019est un fait, tout bien calculé, la plus-value monétaire du privé est moins grande qu\u2019il n\u2019y paraît.C\u2019est un fait aussi que, malgré ça, les employés du public sont de plus en plus nombreux à faire le saut au privé.Parce que la véritable différence, c\u2019est l\u2019horaire de travail.C\u2019était le cas en juin 2008 quand la Table de concertation sur la pénurie d\u2019infirmières a déposé son rapport et indiqué, en introduction, que deux causes ont été identifiées.Primo : «les horaires de travail sont plus intéressants dans les agences privées» et deuzio : «le recours aux agences pourrait être expliqué par un dysfonctionnement de l\u2019organisation du travail».Ça dysfonctionne toujours.Et les agences, dans ce contexte de pénurie et de désorganisation LES AGENCES PRIVÉES, LA SUITE MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans T S N I O O U L , nom féminin SOLUTION Définitions\u2014Action de résoudre; résultat de cette action.?Action de dissoudre ou de se dissoudre.?[Chimie] Mélange homogène résultant de la dissolution d\u2019une substance dans une autre.0060834 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 5 LES AGENCES PRIVÉES, LA SUITE perpétuelle, sont devenues le ruban adhésif qui tient le réseau.C\u2019est un gros problème, le réseau ne pourrait plus arriver à fonctionner aujourd\u2019hui sans les renforts du privé, qu\u2019on appelle dans les rapports annuels la MOI, pour main d\u2019œuvre indépendante.Dans certaines régions, à Montréal par exemple, presque la moitié des ASSS viennent du privé.Mais il y a plus préoccupant encore, la qualité des services prodigués par le personnel provenant des agences laisse parfois à désirer.Et ce sont les patients qui écopent.J\u2019ai reçu le message d\u2019une femme qui a été chef d\u2019unité de soins infirmiers pendant 15 ans.«Les personnes, tous titres confondus, qui passaient les entrevues et qui n\u2019étaient pas retenues (nos critères ayant diminué, elles n\u2019étaient vraiment pas bonnes et à la limite dangereuses) se tournaient vers les agences qui, elles, les embauchaient à gros prix.C\u2019était choquant.On comprend que leurs critères sont moins exigeants, surtout qu\u2019en manquement extrême de personnel, les hôpitaux se tournaient vers ces agences qui coûtaient très cher et ces employés nous revenaient par la bande.» Dans un monde idéal, rêve- t-elle, il faudrait pouvoir s\u2019en passer.Dans un monde idéal, il faudrait donc que le réseau public arrive à garder ses employés en leur offrant ce que le privé leur donne, une meilleure qualité de vie.Pas seulement pour éviter qu\u2019ils se poussent au privé, mais aussi pour qu\u2019ils tombent moins souvent au combat, épuisés.Les absences pour congés de maladie explosent aussi, les taux d\u2019absentéisme atteignent des sommets dans plusieurs régions, encore plus depuis le début de la pandémie.Mais que faire?Il y a 13 ans, la Table de concertation proposait rien de moins que de «revoir toute l\u2019organisation du travail», qu\u2019elle avait identifiée comme étant la source principale de la pénurie de personnel et, par ricochet, du recours aux agences privées.Parce que le problème n\u2019est pas seulement de recruter des gens, il faut les garder.Retraitée en 2018 après avoir passé presque 40 ans dans un hôpital de Québec, une ex-infir- mière a été aux premières loges de toutes les réformes du système de santé.«J\u2019ai vu se dégrader la qualité du travail et des conditions de travail tout au long de ma carrière», résume-t-elle.«Lorsque j\u2019ai gradué, il n\u2019y avait pas de travail pour les jeunes infirmières parce que chaque département avait ses temps complets et ses temps partiels qui remplaçaient les congés des temps pleins.Puis on a introduit des postes d\u2019équipe volante pour remplacer les absences de toutes sortes et là, les employeurs ont affiché de plus en plus de postes d\u2019équipe volante, pas seulement des temps pleins, mais plusieurs temps partiels.» Une équipe stable, plaide-t-elle, c\u2019est bon pour le patient aussi.C\u2019est une idée, il y en a des tonnes d\u2019autres, elles sont inscrites noir sur blanc dans une pléthore de rapports qui ont été déposés au fil des années.Les problèmes sont aussi connus que les solutions.Il faut arrêter de laisser les actions en plan.Dans un monde idéal, il faudrait que le réseau public arrive à garder ses employés en leur offrant ce que le privé leur donne, une meilleure qualité de vie.\u2014 PHOTO 123RF, GPOINTSTUDIO COLLECTIONS DU 18 ESPACE GRANDES MARQUES MOBILIERS D\u2019ICI 18, rue de Courcelette Québec, QC G1N 4S2 COLLECTIONS DU 1215 MUST QUÉBEC ESPACE VELVET 1215, boul.Charest Ouest Québec, QC G1N 2C9 LA GALERIE DU MEUBLE.COM 418 681-0171 | 1 800 463-2277 DERNIÈRE CHANCE dans notre Galerie entrepôt du 23, rue Marie-de-l\u2019incarnation.Jusqu\u2019à 2 MILLIONS $ en stock.Livraison immédiate.Premier arrivé, premier servi.0068191 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Que serait-il arrivé si Maryse Perron était restée sur les lieux de la collision qu\u2019elle venait de causer?Les parents de Kevin Arcand ne le sauront jamais et ne peuvent plus que pleurer leur fils.Maryse Perron, 54 ans, une dame sans antécédent judiciaire résidant à Saint-Alban dans Portneuf, a admis sa culpabilité vendredi à l\u2019accusation de délit de fuite mortel.Le 19 février 2019, Kevin Arcand, 26 ans, fait la fête avec des amis dans un appartement de Saint- Marc-des-Carrières.Vers minuit, en état d\u2019ébriété avancé, il repart à pied vers la maison familiale, située à moins d\u2019un kilomètre de là.Pour une raison inexpliquée, peut-être une chute, Kevin se retrouve étendu sur la chaussée de la rue Principale.C\u2019est là que Maryse Perron, conduisant son pick-up Chevrolet, le heurte violemment.Le jeune homme va éventuellement décéder de ses blessures.La quinquagénaire croit d\u2019abord avoir frappé un morceau de glace.Mais, tel que relaté par le procureur de la Couronne Me Daniel Bélanger, elle constate ensuite qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un piéton.Maryse Perron choisit de repartir.Kevin Arcand sera frappé par un deuxième conducteur qui, lui, appelle la police et attend les secours.Le conjoint de Mar yse Perron revient sur les lieux et parle brièvement avec ce deuxième conducteur.Maryse Perron ni son conjoint ne se dénonceront à la police.La dame sera arrêtée cinq mois plus tard.L a m è r e d e Ke v i n A r c a n d s\u2019avance pour s\u2019adresser à la cour et surtout à l\u2019accusée.Le juge Christian Boulet de la Cour du Québec lui demande si elle préfère s\u2019asseoir pour lire sa courte lettre.La mère veut rester debout.On sent déjà l\u2019indignation poindre dans sa voix ferme.«Kevin a rendu son dernier seul souffle sur le bord de la route, dans un froid glacial, sans que cette femme ne lui porte secours, lit la mère.Jamais je n\u2019aurais pensé qu\u2019une personne humaine puisse agir de la sorte.Où était sa conscience?» Maryse Perron, qui pleure discrètement, ne sera pas capable de s\u2019adresser au juge ou à la famille.Son avocat Me Benoît Labrecque prend le relais et répète à quel point sa cliente a des remords sincères et veut s\u2019excuser aux proches du jeune homme.PEINE DE 90 JOURS La Couronne et la défense se sont entendues pour suggérer au juge Boulet une peine de 90 jours de détention à purger de façon discontinue, avec une probation de deux ans, 150 heures de travaux communautaires et cinq ans d\u2019interdiction de conduire.Cette peine est à mille lieues de celles que les tribunaux infligent habituellement pour les délits de fuite mortels.Dans l\u2019immense majorité des cas, les auteurs de délit de fuite se sauvent pour cacher un crime, comme une conduite avec les capacités affaiblies par l\u2019alcool ou une conduite dangereuse.Maryse Perron était parfaitement à jeun.Les enquêteurs de la Sûreté du Québec ont retracé avec précision tout son itinéraire.Son seul crime est d\u2019avoir quitté, d\u2019avoir fui ses responsabilités, résume la Couronne.Si elle était restée sur place, il n\u2019y aurait pas eu d\u2019accusation.Le juge Boulet insiste sur le fait que la loi oblige un citoyen à rester sur les lieux d\u2019une collision.«Pourquoi?Pour porter secours à la victime, même si c\u2019est un accident, rappelle-t-il.Le fait de quitter les lieux peut avoir comme conséquence que dans la tête des parents, il va rester toujours un petit doute si la vie de leur fils aurait pu être sauvée.» DÉLIT DE FUITE MORTEL À SAINT-MARC-DES-CARRIÈRES «OÙ ÉTAIT SA CONSCIENCE?» La victime, Kevin Arcand \u2014 PHOTO FOURNIE PAR LAURENCE MATTE GERMAIN previsions.latulippe.com Vos prévisions de pêche Sam.12 juin Dim.13 juin Lun.14 juin Excellentes Très bonnes Bonnes POLITIQUE DU MEILLEUR PRIX GARANTI: SI VOUS TROUVEZ UN MEILLEUR PRIX AU QUÉBEC, NOUS L\u2019ÉGALONS! 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Legault vendredi, dans son bilan de sa sixième session au poste de premier ministre du Québec.Flanqué de sa vice-première ministre Geneviève Guilbault (Sécurité publique) et de son leader parlementaire Simon Jolin-Barrette (Justice), le premier ministre Legault s\u2019est attardé aux dossiers autres que la pandémie qui ont continué à avancer sous son gouvernement.«Je me sens comme un canard qui avance.Ça ne paraît pas sur le dessus, mais ça pédale pas mal en dessous de l\u2019eau.Le Québec allait bien avant la pandémie et on doit s\u2019assurer qu\u2019il va continuer à aller bien après», a-t-il illustré.M.Legault a lui-même parlé du besoin de «moins me fâcher», soulignant son caractère bouillant souvent associé à de l\u2019arrogance dans le camp adverse.Ses deux semaines de vacances, une en Estrie et l\u2019autre dans Charlevoix, lui feront du bien.Au cours de cette session parlementaire, le meneur de la Coalition avenir Québec a vu deux de ses ministres démissionner, Pierre Fitzgibbon et Marie-Eve Proulx, en plus d\u2019un député exclu du caucus, Louis-Charles Thouin, MÉDECINS, PRÉPAREZ-VOUS Retenez deux priorités pour l\u2019automne : réforme de la loi 101, sous la forme du projet de loi 96 de M.Jolin-Barrette, et réforme du système de santé, dont s\u2019occupera son homme de confiance Christian Dubé, ministre de la Santé.«Ce qui a le plus marqué les Québécois, c\u2019est le succès de la campagne de vaccination.Ça fait plusieurs années qu\u2019on n\u2019avait pas eu de succès dans notre réseau de la santé.Là, on a fait la preuve que c\u2019est possible de changer les choses en santé.Donc, préparez- vous, entre autres, je le dis aux médecins de famille, à l\u2019automne, on va travailler très fort à changer les choses», a-t-il promis.M.Legault brandit la possibilité de pénaliser les médecins de famille qui ne prennent pas assez de patients, comme l\u2019avaient mis de l\u2019avant le gouvernement libéral précédent et son ministre de la Santé d\u2019alors, Gaétan Barrette.PLUS FACILE DE CRITIQUER Comme les trois oppositions avant lui, le gouvernement ne pouvait pas passer sous silence l\u2019annonce récente du projet de tunnel entre Québec et Lévis.«Depuis qu\u2019on a déposé le projet, les oppositions n\u2019ont rien à proposer.[.] Un moment donné, ça va avoir ses limites de critiquer un projet sans avoir rien à proposer en échange», a commenté M. Legault, sur la place qu\u2019occupera le troisième lien dans les débats de l\u2019automne.«C\u2019est plus facile de critiquer à satiété dans le vide que de contre-proposer intel l igem- ment», a résumé Mme Guilbault, députée à Québec et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.«L\u2019ÉTÉ DES RAPPROCHEMENTS», SOUHAITE LEGAULT FIN D\u2019UN CYCLE CHEZ LES LIBÉRAUX La présentation récente d\u2019une nouvelle vision économique au Parti libéral du Québec marque «une fin de cycle», aux dires de la cheffe Dominique Anglade.«On doit élargir le débat, changer des règles et faire en sorte qu\u2019on soit capable de parler d\u2019une économie où c\u2019est le progrès social et environnemental et économique qui se conjuguent.Il y a un virage important à prendre», a-t-elle insisté, durant son bilan de session, vendredi matin.Les prochains mois annoncent des éclaircissements dans le ciel de la pandémie.«Les gens commencent à voir le vrai visage du gouvernement et aussi, le vrai visage d\u2019autres formations politiques.Les gens vont être à l\u2019écoute», souhaite Mme Anglade.La cheffe libérale se promet donc un été «terrain, terrain, terrain», pour «aller à la rencontre des gens, ce qu\u2019on n\u2019a pas pu faire dans la dernière année».Son leader parlementaire, André Fortin, déplorait pour sa part un agenda législatif pauvre en cette fin de session.M.Fortin souligne que le seul projet de loi étudié jeudi par les parlementaires concernait la nomination d\u2019un insecte officiel pour le Québec.TROISIÈME LIEN, «INCONTOURNABLE» SOLIDAIRE Le mouvement contre le troisième lien ne fait que commencer, selon Gabriel Nadeau-Dubois.«Ce projet-là est le symbole parfait de tout ce qui cloche dans le projet de société que présente François Legault.[.] C\u2019est le symbole de la CAQ, c\u2019est l\u2019étendard de François Legault, et vous allez m\u2019en entendre parler toute la session», a prévenu dans le bilan de session celui qui deviendra chef parlementaire de Québec solidaire à l\u2019automne, en remplacement de sa collègue et toujours co-porte-parole, Manon Massé.Les députés solidaires de Québec «Sol [Zanetti] et Catherine [Dorion] vont devenir les meneurs de la mobilisation nationale contre le tunnel à 10 milliards $ de la CAQ.M.Legault surestime sa propre popularité et sous-estime le fait que ses petites obsessions ne sont pas les priorités des Québécois», a indiqué M.Nadeau-Dubois, ajoutant les maternelles 4 ans et les maisons des aînés parmi les «obsessions» du premier ministre.Mme Massé a parlé de «notre meilleure session depuis le début de la législature».QS a entre autres eu la tête d\u2019un ministre, quand Pierre Fitz- gibbon a été forcé de démissionner après l\u2019insistance du solidaire Vincent Marissal auprès de la commissaire à l\u2019éthique de l\u2019Assemblée nationale.«LE PARTI QUÉBÉCOIS VA REBONDIR» Paul St-Pierre Plamondon annonce «un choc des titans, un choc des visions du Québec» pour l\u2019automne.«Cette arrogance-là [du gouvernement] aura un prix lorsqu\u2019on retournera à un environnement parlementaire normal», selon le chef du Parti québécois.Session durant laquelle le PQ a perdu un troisième député depuis l\u2019élection générale de 2018, ce qui porte la députation péquiste à sept élus sur 125.«Même quand on se fait dire que nos propositions sont extrémistes, on ne met pas le genou à terre parce qu\u2019on a des convictions, parce qu\u2019on fait de la politique par conviction», a assuré M.St-Pierre Plamondon.Langue française, mais aussi environnement, éthique, justice sociale et indépendance s\u2019avèrent les fers de lance des actions péquistes, dit-il.«La session prochaine, la vraie partie va commencer dans un environnement où tous ces sujets auront toute la place requise.Regardez-nous bien aller, on a hâte à la prochaine session.Le Parti québécois va rebondir», promet le chef.OLIVIER BOSSÉ LES BILANS DE L\u2019OPPOSITION La cheffe libérale Dominique Anglade, les solidaires Gabriel Nadeau-Dubois et Manon Massé et le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon \u2014 PHOTOS LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT François Legault, accompagné de Geneviève Guilbault, en conférence de presse, vendredi.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 9 0062649 Pour lemois de juin, Armoires PMMégalise la concurrence et offre 10%de rabais.Dépêchez vous! 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À l a b o u t i q u e U n c o i n d u monde, sur l\u2019avenue Cartier, le propriétaire, Guy Dubois, aurait préféré ne pas avoir à faire son deuil.Le printemps 2021 a marqué la fin des quotidiens anglophones en version imprimée à Québec.The Globe and Mail, The Gazette, le National Post, le New York Times, le Wall Street Journal et d\u2019autres journaux du Canada anglais et des États-Unis ont cessé d\u2019être distribués dans la capitale.«Il y a beaucoup de clients qui les lisaient et qui sont très déçus, dit M. Dubois, dont le commerce est un des plus importants détaillants de journaux et de magazines anglophones à Québec.C\u2019est quand même une grosse perte pour eux».Dernier survivant des quotidiens canadiens-anglais en format papier à Québec, le Globe and Mail n\u2019est plus offert depuis le 1er mai.The Gazette et le National Post, qui appartiennent au même groupe de presse, avaient arrêté de distribuer leurs journaux à Québec en décembre 2019, selon Presse Commerce, propriétaire notamment des tabagies Jac & Gil à Québec. Ceux qui aiment déplier les pages du New York Times ou celles du Wall Street Journal ne peuvent plus trouver ces titres non plus à Québec depuis le 1er mai.Ces deux journaux étaient distribués au Canada par le Globe and Mail, qui a cessé de les faire transporter chaque jour de Montréal à Québec. PERTE D\u2019IDENTITÉ Durant 23 ans, Louisa Blair, 62 ans, a reçu le Globe and Mail le samedi matin à sa maison du Vieux-Qué- bec.Chaque matin, sa mère de 90 ans ramassait elle aussi une copie du Globe au pas de sa porte dans le quartier Montcalm. Aussi abonnée au Soleil et au Devoir, Louisa Blair préfère de loin les journaux papier et aime multiplier les points de vue sur l\u2019actualité québécoise, canadienne et internationale.«Je me sens Québécoise, mais je me sens Canadienne aussi, dit-elle.Le Globe and Mail me donnait l\u2019impression d\u2019être au Canada.» Mme Blair et sa mère ont dû s\u2019abonner au Globe and Mail à Montréal.Une amie montréalaise leur envoie le journal du samedi par la poste le lundi.Il arrive le jeudi ou le vendredi à Québec.L\u2019actualité est décalée, mais la mère et la fille profitent du mot croisé toute la semaine. Robert Elias, 90 ans, lisait The G a z e t t e e n f o r m a t p a p i e r depuis des dé cennies.À la fin 2019, lorsque le journal mont- réalais a cessé d\u2019être offert à Québec, il s\u2019est abonné au Globe and Mail.Quand il a appris qu\u2019il perdrait aussi ce journal, il était choqué de ne plus trouver aucun quotidien anglophone dans sa ville.«Je trouve ça dommage, parce que j\u2019aime savoir ce qui se passe à travers le Canada», dit-il. TRAJET COÛTEUX Le président-directeur général et éditeur du Globe and Mail, Phillip Crawley, explique en entrevue au Soleil que la décision de cesser la distribution du quotidien à Québec s\u2019est imposée avec le déclin de la circulation du papier au fil des années et la montée des abonnements numériques. Le Globe and Mail a cherché à amortir les coûts du transport de quelques centaines de copies du journal entre Montréal et Québec chaque jour.«Mais ultimement, peu importe la manière dont ont l\u2019envisageait, on se retrouvait avec des pertes d\u2019argent dans les six chiffres annuellement», dit M. Crawley. Le Globe and Mail a partagé ses préoccupations notamment avec le gouvernement du Québec, qui était un de ses plus gros clients dans la capitale.Mais le gouvernement a fait savoir qu\u2019il était prêt à migrer vers l\u2019accès numérique par le biais du site du Globe ou par la réplique numérique du journal papier (l\u2019application Globe2Go), indique M. Crawley. Phillip Crawley, un Britannique qui a été haut placé notamment au Times de Londres, au South China Morning Post à Hong-Kong et au New Zealand Herald, sait que de nombreux abonnés du Globe and Mail restent loyaux envers le papier et il a un pincement au cœur quand ils sont privés de leur copie, comme à Québec. «Je suis triste que ce soit nécessaire, dit-il.Vous savez, je suis dans la business depuis plus de 50 ans, et on veut encore protéger le produit imprimé, parce que c\u2019est vraiment important pour beaucoup de clients.Mais le Canada est un très grand pays pour payer le coût de distribution.» Depuis plusieurs années, des journaux qui rivalisent en information partagent des camions pour réduire leurs coûts de distribution.En Ontario, illustre M. Crawley, le Globe and Mail voyage dans les mêmes camions que le National Post, le Toronto Star ou le Toronto Sun.«Tous ces gens avec qui, il y a une vingtaine d\u2019années, on aurait dit \u201cjamais on n\u2019ira dans un camion avec eux!\u201d, maintenant tout le monde voit que c\u2019est la seule façon de faire». Jusqu\u2019à la fin 2019, le camion qui transportait le Globe and Mail de Montréal à Québec embarquait aussi The Gazette et le National Post.Mais quand les journaux de Postmedia Network ont cessé de faire le voyage, le trajet est devenu plus onéreux pour le Globe.Et même avec le New York Times, le Wall Street Journal ou le Financial Times de Londres, la livraison à Québec était loin d\u2019être rentable, indique Phillip Crawley.Le Globe and Mail partait de l\u2019imprimerie Transcontinental à Montréal et se rendait à Québec durant la nuit.Les copies étaient livrées dans plusieurs points de chute à Québec, dans des entreprises, dans des édifices du gouvernement et chez des dizaines d\u2019abonnés en haute-ville de Québec. Maintenant que le quotidien est disparu à Québec, la région de Montréal et les Cantons-de-l\u2019Est restent les seuls endroits dans la province qui reçoivent encore le Globe and Mail en format papier. En 2017, le journal avait mis fin à sa version imprimée dans l e s Ma r i t i m e s.D e p u i s, d e s QUÉBEC, DÉSERT DE QUOTIDIENS ANGLOPHONES 0053459 Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière L\u2019expérience fait toute la différence MONTCALM LA SAMAre DeS ÉrABLeS, près de tous les services, 864 pi ca, rez-de-chaussée, très éclairé, bois franc.vOuS vOuLez BieN veNDre, Mieux ACheTer bernarddesgagnes.com Le NOBLeT Le NOBLeT.Près de l\u2019Hopital St-Sacrement et tous les services, 2 chambres, planchers bois, 2 grandes terrasses, garage, LIBRE.à loue r Le BerNiÈreS BLOC 12.Côté Sud-Ouest, 2 ch., fleuve et Plaines.375 000$ BLOC 12.Côté Est, 1150 pi ca, 2 chambres, LIBRE.449 000$ BLOC 12.Rez-de-jardin, 2 chambres, rénové.335 000$ BLOC 12.2 chambres, refait.319 000$ BLOC 12.10e étage.2 ch., vue Plaines et fleuve.495 000$ BLOC 10.Location, refait au complet, sur les plaines, octobre 2021.1700$ Piscine intérieure, salle réception, garage, terasse vue sur le fleuve.loué st-patrick 1240 pi ca, 2 cc + verrière, nouvelle cuisine, très éclairé, 3 terrasses.439 000$ NOuveAu 862 pi ca, 2 chambres, plancher bois, balcon leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 11 entrepreneurs en Nouvel le- Écosse se sont réunis pour faire venir 5000 copies du journal du samedi par avion à partir de Toronto, indique M. Crawley.Ils sont en vente à environ 10 $ au kiosque à journaux Atlantic News, à Halifax. Ce genre d\u2019option pourrait être envisagée à Québec, mais tout dépend de la demande, ajoute le pdg du Globe and Mail.Selon Romain Fleury, directeur général des services aux éditeurs chez Presse Commerce, de nombreux clients à Québec souhaitent encore acheter des quotidiens anglophones à Québec.Reste à savoir comment les faire venir dans la capitale sans que l\u2019opération soit déficitaire, note M. Fleury.«Il n\u2019est pas dit que ce soit notre dernier mot».Les quotidiens anglophones imprimés sont peut-être disparus à Québec, mais il reste encore un journal hebdomadaire anglo dans la capitale : The Quebec Chronicle-Telegraph.«Dieu merci, on est encore là!» s\u2019exclame Shirley Nadeau, journaliste, chef de bureau et réviseure au Chronicle- Telegraph, qui se présente comme le plus vieux journal en Amérique du Nord, né en 1764. Jeudi après-midi, Mme Nadeau allait déposer des copies du Quebec Chronicle-Telegraph à la boutique Un Coin du Monde, sur l\u2019avenue Cartier.Le journal, fait-elle valoir, reste un pilier de l\u2019information locale pour la communauté anglophone de Québec, qui représente environ 2 % de la population de la capitale.Cette semaine, par exemple, le journal rapportait en manchette les propos d\u2019Edward Berryman, le directeur du Collège Champlain St.Lawrence, seul cégep anglophone de la région de Québec, qui souhaitait que le gouvernement distingue les réalités régionales dans l\u2019application du projet de loi 96 sur la langue officielle. Le journal se penche aussi sur des événements que les autres médias ne couvrent pas nécessairement, comme des concerts de musique écossaise et irlandaise ou certaines rencontres communautaires, illustre Ruby Irene Pratka, journaliste et assistante à la rédaction au Quebec Chronicle-Telegraph. Les lecteurs du journal n\u2019hésitent pas à envoyer des lettres pour réagir à l\u2019actualité, note Mme Pratka. «On a un petit lectorat, mais notre lectorat est très engagé.» MARC ALLARD «DIEU MERCI, ON EST ENCORE LÀ!» The Globe and Mail, The Gazette, le National Post, le New York Times, le Wall Street Journal et d\u2019autres ont cessé d\u2019être distribués dans la capitale.«Il y a beaucoup de clients qui les lisaient et qui sont très déçus», dit Guy Dubois de la boutique Un coin du monde.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ 0060742 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS Un éthicien se prononce MARC ALLARD mallard@lesoleil.com «Vous faites quoi avec ça, un voisin qui tond [le gazon] sur l\u2019heure du souper un dimanche soir?» a demandé un citoyen, dimanche dernier, sur la page Facebook de Spotted Sainte-Marie, en Beauce, provoquant des réactions enflammées sur ce forum. Reflétant une opinion répandue parmi les quelque 3000 commentaires sous la publication, un internaute a répondu : «Tu déménages dans le bois pis tu reviens pu jamais en ville, tu es beaucoup trop fatiguant et intolérant». Au contraire, d\u2019autres citoyens se montraient irrités par le bruit de la tondeuse au souper, l\u2019un d\u2019eux allant jusqu\u2019à proposer une petite vengeance contre le tondeur : «Tu attends qu\u2019il finisse et quand ça sera à son tour de souper tu lui orientes un haut-parleur avec un air d\u2019opéra plate à souhait.c\u2019est lui qui va venir te voir». Alors que la saison de la tonte de pelouse bat son plein, l\u2019épineuse question est de retour : à quelle heure tondre le gazon?Devrait-on s\u2019abstenir durant le souper ou à d\u2019autres moments \u2014 l e d i m a n c h e m a t i n , p a r exemple \u2014 pour bien s\u2019entendre avec ses voisins? Pour l\u2019éthicien René Villemure, auteur du livre L\u2019éthique pour tous.même vous! Petit traité pour mieux vivre ensemble, ce débat peut être éclairé par l\u2019éthique. «L\u2019éthique, c\u2019est un peu moins de soi et un peu plus des autres, dit M. Villemure.Donc, penser à la collectivité ou aux autres avant de penser à soi.C\u2019est le contraire de l\u2019égoïsme.» Un citoyen qui tond sa pelouse à n\u2019importe quelle heure devrait se demander : «est-ce que, ce faisant, je suis en train de favoriser moi ou les autres?Ou, du moins, est-ce que je ne favorise que moi?» poursuit l\u2019éthicien.Bien sûr, note M. Villemure, il y a des cas où la réponse à cette question est évidente.Si on choisit de passer la tondeuse à minuit, il est évident qu\u2019on dérange les autres. Dans les cas moins clairs, comme l\u2019heure du souper, «il n\u2019y a pas de solution magique», dit l\u2019éthicien. Certains pourraient avoir le réflexe de dire : «j\u2019ai le droit».«Mais chose certaine, on n\u2019a pas que des droits en société, on a des devoirs aussi, dit M. Villemure.Et le devoir, c\u2019est un peu moins de soi et un peu plus des autres». Le bon voisinage exige une certaine retenue, mais il exige aussi une certaine tolérance, souligne l\u2019éthicien.Si un voisin grogne dès qu\u2019il entend le bruit de la tondeuse, son seuil de tolérance est sans doute à revoir, note Villemure. «Il y a du monde pour qui vous passeriez le gazon à n\u2019importe quelle heure, et ça va être trop, dit- il.[.] Là, c\u2019est encore un égoïsme, mais inverse.» «PARLEZ-VOUS» Selon M. Villemure, il ne faut pas perdre de vue l\u2019importance de garder un bon voisinage.«Si un jour vous êtes inondé chez vous, vous aimeriez peut-être ça que le voisin qui passe la tondeuse à 5 h vienne vous aider», dit René Villemure. Dans tous les cas, les voisins doivent apprendre à se connaître.Pour y arriver, la solution est simple, note M. Villemure : avant de crier, parlez-vous!» Selon l\u2019éthicien, c\u2019est un paradoxe moderne de voir des citoyens se plaindre de leurs voisins sur Internet alors qu\u2019ils n\u2019osent pas se parler en face.En discutant en personne, les voisins doivent savoir qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019heure parfaite, ajoute l\u2019éthicien.L\u2019idéal est de s\u2019entendre sur une heure qui peut convenir aux deux. Si, par exemple, des voisins ont un jeune enfant qui fait des siestes l\u2019après-midi, on peut songer à tondre la pelouse à un autre moment.À l\u2019inverse, si le voisin dispose d\u2019une courte période pour effectuer sa tonte, on peut tolérer qu\u2019il le fasse à l\u2019heure du souper. C\u2019est en se parlant qu\u2019on arrive à une solution juste pour les deux parties, rappelle René Villemure.«Tant qu\u2019on n\u2019a pas ce bout de discussion là, on est comme deux solitudes». L\u2019éthicien René Villemure rappelle l\u2019importance de garder un bon voisinage.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE À QUELLE HEURE TONDRE LE GAZON?0068216 N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Les Coops de l\u2019information et Protégez-Vous s\u2019unissent pour vous offrir des contenus utiles, pratiques et éclairants.Bien informé bien protégé! TOUS LES VENDREDIS SUR LE WEB ET DANS NOS APPLICATIONS leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 13 0068679 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec Meilleur utilitaire intermédiaire 2021 au Canada.LE TOUT NOUVEAU ROGUE 2021 REDESSINÉ.REDÉFINI.TM VUS compact de l\u2019année 2021 Louez le KICKS S à partir de 227 $?/mois, pendant 39 mois, avec 995 $ en comptant initial.C\u2019est comme payer /semaine 52$?21 843$ Louez le Rogue S à traction avant à partir de 343 $?/mois, pendant 39 mois, avec 950 $ en comptant initial.C\u2019est comme payer /semaine 79$?Valeur au détail à partir de Valeur au détail à partir de 30 773$ Le nouveau KICKS redessiné MC du 1er au 30 juin L\u2019événement REDÉCOUVRIR NOTRE MONDE Phare de Havre-Aubert Îles-de-la-Madeleine Offres en vigueur du 1er au 30 juin 2021.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance (NCF) est offerte sur le KICKS S 2021/Rogue S 2021 à traction avant et est basée sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2021. SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS FÉLIX LAJOIE flajoie@lesoleil.com La mère de David Frigon, tué par un coup de couteau de Mélissa Webb, a livré vendredi un témoignage rempli d\u2019émotion.Le juge François Huot a tenu à souligner les bons souhaits énoncés par la famille à l\u2019endroit de celle qui a été déclarée coupable de meurtre au second degré.Ce sont des parents dépassés par les évènements qui sont venus témoigner lors des observations pour la peine que recevra Mélissa Webb, 26 ans.En plus de ses parents et de ses sœurs, David Frigon a laissé derrière lui trois filles adolescentes.La voix pleine de douleur la mère de la victime, Monique Gauthier, a déclaré que son fils «est mort d\u2018une façon troublante et personne ne mérite de mourir de cette façon : de se faire assassiner par une parfaite inconnue [\u2026]».«Comment t\u2019as pu entrer, avec un couteau, puis lui pénétrer ça dans le ventre de 8,5 cm de profondeur, et ensuite dire que tu as connu un nouvel orgasme?» a-t-elle demandé à l\u2019accusée, faisant référence aux commentaires qu\u2019elle aurait faits après le meurtre.Pour sa part, le père de la victime, René Frigon, a affirmé qu\u2019il «était abasourdi de voir que pour un rien, il y a eu tant de violence».Il a déclaré qu\u2019il était anormal, même pour des milieux d\u2019itinérance et de toxicomanie, que notre société accepte de tels gestes.Malgré leur deuil pénible, les parents de la victime avaient de bons souhaits pour l\u2019accusée.René Frigon a dit qu\u2019en prison, Mme Webb allait «trouver tous les outils nécessaires à son développement et je dirais même plus, à son épanouissement».Mme Gauthier quant à elle «souhaite à Mélissa de trouver une richesse intérieure qui ne s\u2019achète pas».UNE PEINE ENTRE 10 ET 12 ANS Le 30 septembre 2019, Mélissa Webb a asséné un unique coup de couteau fatal à l\u2019abdomen de David Frigon, dans un appartement de la rue Napoléon, à Québec.La victime est décédée d\u2019une hémorragie interne grave à la suite de ce coup.Me Caroline Munger, procureure de la couronne dans cette affaire, a demandé au juge François Huot une période de 12 ans avant que Mme Webb puisse être éligible à la libération conditionnelle.Elle a énoncé plusieurs facteurs aggravants pour le cas de Mme Webb.Elle a notamment déposé au juge trois rapports disciplinaires en provenance des établissements d\u2019incarcération où a été détenue Mme Webb.Ces rapports indiquent qu\u2019à trois reprises l\u2019accusée a été trouvée en possession de pics artisanaux.Webb aurait déclaré aux autorités carcérales «qu\u2019elle dormait mal et que faire des pics» lui faisait du bien.L\u2019avocat de l\u2019accusée, Me Sébastien Saint-Laurent, a affirmé qu\u2019il ne voit aucun facteur aggravant qui pourrait venir alourdir la peine minimale de 10 ans.Le juge François Huot prononcera sa décision sur la sentence de Mme Webb le 16 juillet prochain.MEURTRE DE DAVID FRIGON «PERSONNE NE MÉRITE DE MOURIR DE CETTE FAÇON» L\u2019accusée, Mélissa Webb \u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK 0068869 0068892 Informez-vous sur nos promotIons Ce dont vous rêvez APPARTEMENTS HAUT DE GAMME Magnifiquement situé | Luxueusement construit Disponibles : studio - 3½ - 4½ - 5½ 418 573 4144 | www.155GAest.com Stéphane Ritchot 418 682.7000 Courtier immobilier stephaneritchot.com Saint-antoine de tilly Belle d\u2019autrefois rénovée pour un maximum de confort, terrain 57 000 pi ca, 2 hangars, vue fleuve.absolument à voir sur stephaneritchot.com 0067660 Promotion 6activitésànepasmanquerdu 1er au 25 juillet lorsduFestival d\u2019étédeQuébec Il n\u2019y a pas que des spectacles au Festival d\u2019été de Québec! Bien que lamusique soit toujours au cœurde la programmation, cette édition pas comme les autres promet de faire revivre l\u2019ambiance festive et le bonheur de se retrouver sur les sites animés.Quoi faire lors du FEQ?Voici six activités à ne pasmanquer.Parcourir une exposition de photos surprenante Bien que le FEQ se tient du 8 au 18 juillet, les festivaliers pourront s\u2019imprégner de son ambiance tout au long dumois.Du 1er au 25 juillet, la place George-V se transformera en une galerie photos extérieure, avec l\u2019exposition VUES présentée par Bell et ses 45 photos souvenirs puisées dans les archives du FEQ.Ayez votre téléphone et vos écouteurs en main! Vous pourrez vivre une expérience sonore et visuelle en réalité augmentée comme si vous étiez près de la scène! L\u2019entrée est gratuite.Pique-niquer au parc de la Francophonie et place George-V Où pique-niquer ou prendre l\u2019apéro avec les amis?À la Place publique FEQ, présentée par la SAQ, qui sera aménagée au parc de la Francophonie.Juste avant d\u2019assister à un spectacle ou pour simplement profiter du bon temps, on s\u2019y rendra pour se détendre, boire et manger en bonne compagnie, au son des listes de lecture musicales du FEQ.On ne manquera pas de faire un arrêt au préalable chez l\u2019un des restaurateurs de la Grande Allée qui ont concocté des boites- repas, signées par les Recettes d\u2019ici, spécialement pour le FEQ.S\u2019ajoutant aux terrasses animées de la Grande Allée, cette place publique éphémère donnera un air de fête au secteur habituellement fort achalandé à cette période de l\u2019année.Se balader en ville en portant fièrement les couleurs du FEQ Le FEQ pas comme les autres se décline aussi sous forme de chandails, t-shirts, casquettes, étuis de téléphone et autres.Avez-vous remarqué les illustrations amusantes qui composent la mini collection?Ces personnages et imprimés rigolos sont le fruit de la créativité de l\u2019illustratrice Laurianne Poirier; ils font sourire et apportent de la bonne humeur.Tous les produits sont conçus et fabriqués au Québec.Cet été, en ville ou en vacances, portez fièrement les couleurs du FEQ! Précommandez vos articles préférés dès maintenant au www.boutiquefeq.ca ou visitez la boutique qui sera sur place, du 1er au 25 juillet.Partager les vidéos du Pop-Up FEQ La tradition du Pop-Up FEQ n\u2019a pas dit son dernier mot.Cette année, la formule a été adaptée afin d\u2019offrir trois spectacles caritatifs dans des milieux qui ont été touchés par la pandémie.Contrairement aux années passées, ce sont les artistes qui iront à la rencontre des gens, dans un milieu prédéterminé et pour une clientèle sélectionnée.Ces spectacles présentés par SiriusXM seront par la suite diffusés sur les médias sociaux du FEQ.Soyez aux aguets! Regarder un spectacle à lamai- son\u2026 ou dans sa cour arrière! Saviez-vous que 12 spectacles de la programmation seront disponibles en webdiffusion?Grâce à la Série virtuelle présentée par Bell, vous pouvez avoir accès à ces spectacles pendant 24 h pour seulement 20 $.C\u2019est le cas des spectacles de Jonathan Roy, Cœur de Pirate, Ludovick Bourgeois, 2Frères, Paul Piché, Steve Hill, Matt Lang, Clay and Friends, Valaire, Émile Bilodeau, White-B et Geoffroy.Rassemblez les amis dans votre cour arrière et visionnez le spectacle sur la terrasse! Assister à un spectacle en mode cabaret Vingt-deux têtes d\u2019affiche québécoises, dont Marie-Mai, Loud et Klô Pelgag,monteront sur les planches duManègemilitaire, enmode cabaret, pour ce FEQ pas comme les autres.Les concerts de la série Solaire présentée par Hydro- Québec sont présentés à 18 h 30 tandis que la série Lunaire présentée par Loto-Québec est à 21 h 30.Envie de rire un bon coup ?Le FEQ fait cette année une incursion dans le monde de l\u2019humour.Le lundi 12 juillet, les musiciens laisseront la scène aux humoristes Alexandre Barrette et Mehdi Bousaidan.Bien que tous les billets aient déjà trouvé preneurs, d\u2019autres pourraient s\u2019ajouter si les règles sanitaires sont assouplies.Soyez à l\u2019affût! Découvrez toute la programmation au feq.ca 1 Place publique, parc de la Francophonie 2 Émile Bilodeau 3 Ludovick Bourgeois 4 Cœur de Pirate 5 Exposition VUES à la place George-V 6 Vêtements promotionnels FEQ disponibles 1 5 6 4 2 3 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 15 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com François Bourget et Geneviève Juneau arpentent les longs corridors de ce qui a été une école fantôme pendant une bonne partie de l\u2019année.Sur les planchers de l\u2019école secondaire Pointe-Lévy, des flèches rouges montrent le sens de la circulation.Dans une cage d\u2019escalier, les semis du comité d\u2019environnement ont miraculeusement survécu au confinement du mois d\u2019avril.Rencontrés à un mois de la fin d\u2019année scolaire, l\u2019enseignant de français en 5e secondaire et l\u2019enseignante d\u2019univers social et d\u2019histoire en 2e et 3e secondaire goûtaient au retour en présentiel avec leurs élèves, même seulement un jour sur deux pour les plus vieux.Enfin, des élèves qui placotent! «Une classe, c\u2019est la vie, glisse Geneviève.L\u2019année qu\u2019on a passée, ça m\u2019a fait apprécier tous les petits moments en classe, avec eux.» Lorsqu\u2019ils voient le verre de cette année hors norme à moitié plein, les enseignants se disent heureux d\u2019avoir été forcés d\u2019enfin bien maîtriser les nouvelles technologies.Les élèves ont aussi beaucoup progressé avec les outils de travail informatiques, disent-ils.Mais l\u2019enseignement à distance est si morne comparé à celui en classe.Quand François se risquait à faire une blague à ses élèves confinés, «le seul bruit que j\u2019entendais était celui de mon lave-vaisselle!» Le lien était plus difficile à tisser.«Ici, on est tous dans le même bateau et on rame ensemble, là, je sentais que tout le monde était sur son petit radeau.» raconte Geneviève.À distance, les élèves étaient là physiquement, mais pas toujours mentalement.Les enseignants ont vu beaucoup de plafonds, de dessous de lit et même un élève au service au volant d\u2019un restaurant durant son cours.Les distractions étaient légion.Sur la table de chevet, à côté du livre obligatoire\u2026 une manette de jeux vidéo.«C\u2019est de la concurrence déloyale, ça», ironise François.Les profs ont fait et refait la planification.Ils ont dû ouvrir des visio en parallèle à la visio de classe pour permettre aux plus timides de poser leurs questions.Pour plusieurs élèves, le rattrapage sera grand, s\u2019inquiètent les professeurs.Et le programme de tutorat annoncé par le ministère de l\u2019Éducation s\u2019annonce complexe à mettre en place, notent-ils.À l\u2019école la moitié du temps, avec deux longs exils, les élèves n\u2019ont pas pu s\u2019approprier leur école secondaire comme ils ont l\u2019habitude de le faire, estiment les enseignants.«Le sentiment d\u2019appartenance n\u2019était presque pas là», constate François.Vie étudiante à zéro ou presque, aucune occasion de porter les vêtements des équipes sportives (Go Corsaires!).Un lieu d\u2019apprentissage, point.Reste les cérémonies (extérieures) de fin d\u2019année qui, souhaitons-le, mettront de la joie dans cette année tout sauf exubérante.LE BLUES DE L\u2019ÉCOLE FANTÔME MYLÈNE MOISAN mmoisan@lesoleil.com Le samedi 14 mars 2020, midi et demi, le téléphone de Kino Méti- vier sonne.«On m\u2019a dit : ton école va être un service de garde d\u2019urgence pour les travailleurs essentiels.Il faut que tu sois capable d\u2019accueillir 200 enfants lundi matin.» Le directeur de l\u2019école primaire Des Berges, dans Saint-Roch, n\u2019avait pas une seconde à perdre.«On s\u2019est organisé.Le dimanche, on a vidé complètement 10 locaux, on a mis des marques au sol pour la distance.Tout était prêt le lundi.» Il y a eu 20 enfants.Le vendredi, il avait appris en même temps que tout le monde que toutes les écoles du Québec allaient fermer.\u2039On avait eu une réunion une semaine plus tôt, il avait été question de prendre certaines mesures pour les élèves qui revenaient de voyage, mais il n\u2019avait pas été question de fermer d\u2019écoles, même pas une classe.» Après le 13 mars, il ne manquait pas un point de presse du premier ministre François Legault, surtout quand Jean-François Roberge, le ministre de l\u2019Éducation, était à sa gauche.«Je dirais que 8 ou 9 fois sur 10, on apprenait les décisions en même temps que tout le monde, par les médias.» Rapidement, le directeur a appris à ne pas réagir trop vite.«On a appris à attendre la confirmation par écrit, pour ne pas tricoter et détricoter après.» Kino Métivier a aussi compris qu\u2019il devait faire preuve d\u2019humilité.«Je n\u2019ai pas eu la prétention d\u2019avoir toutes les réponses.Si j\u2019écrivais aux parents le 26 mai, c\u2019était la réalité du 26 mai, pas du 29\u2026 J\u2019ai été aussi beaucoup à l\u2019écoute du personnel, de ce qu\u2019ils proposaient comme solution et, comme ça venait d\u2019eux, il y a eu une très bonne adhésion.On a vu des leaders émerger.» Chaque jour était un gros point d\u2019interrogation.«Je me faisais dire \u201cc\u2019est de l\u2019improvisation\u201d et je leur répondais \u201cben oui, c\u2019est de l\u2019improvisation!\u201d [\u2026] Au début, j\u2019ai essayé de tout prévoir, de tout planifier, et on s\u2019est tous brûlés.Puis, on a développé une attitude go with the flow\u2026» Lui et son équipe ont réussi à tenir le virus loin de l\u2019école.«On a eu seulement trois classes qui ont fermé depuis le début de la pandémie.» La blonde de Kino est aussi directrice d\u2019école, ils ont quatre enfants, deux au secondaire, deux au primaire.«Chez nous, c\u2019était le régime militaire pour les mesures sanitaires.Si un de nous l\u2019attrapait, c\u2019était deux écoles qui fermaient! On s\u2019est servi des grands à la maison pour nous aider, mais je pensais à ceux qui n\u2019avaient pas d\u2019ados, ça me tenait groundé sur les besoins des parents\u2026» «EH OUI, C\u2019EST DE L\u2019IMPROVISATION!» À quelques jours de la fin d\u2019une année scolaire aussi compliquée qu\u2019exigeante, nous avions le goût de lever notre chapeau aux «soldats» de nos écoles primaires et secondaires, à ceux qui ont fourni le dernier effort pour que les plus petits et les plus grands gardent le cap vers l\u2019apprentissage, dans une tempête sans précédent.Il y aurait eu des centaines d\u2019histoires à raconter, des milliers d\u2019employés, de dizaines de corps d\u2019emploi, à applaudir.Voici neuf récits, pour vous permettre de constater à quel point la bataille contre la COVID-19 a été rude dans nos écoles.BIENTÔT LE REPOS DES GUERRIERS DES ÉCOLES Les enseignants Geneviève Juneau et François Bourget de l\u2019école secondaire Pointe-Lévy \u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ Kino Métivier, directeur de l\u2019école Des Berges \u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 17 JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com «Un milieu sans éducatrice, ça fait des élèves qui s\u2019isolent davantage et qui explosent davantage.La pandémie laisse des traces.On a tendance à mettre l\u2019accent sur l\u2019apprentissage, les programmes.Mais tout l\u2019aspect émotif, il faut s\u2019en occuper avant tout.» Annie Grenier est éducatrice spécialisée depuis 16 ans à l\u2019école primaire des Cimes, à Beauport.Elle s\u2019occupe entre autres des élèves avec un comportement perturbateur et effectue des ateliers de prévention.L\u2019éducatrice a effectué plus de 10 appels à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans la dernière année.Elle avait pourtant l\u2019habitude de composer le numéro une à deux fois par an.«Ce n\u2019était pas tous des signalements.J\u2019appelais aussi pour des conseils, connaître l\u2019orientation pour certaines situations», rassure-t-elle.Ce sont des élèves très fragilisés qui ont franchi la porte lors des retours à l\u2019école, après une longue période de confinement.«Des élèves en détresse qui vivaient des problématiques familiales.On a eu beaucoup de manifestations comportementales, des élèves qui faisaient des crises, de l\u2019angoisse de séparation, des élèves très inquiets des mesures sanitaires.Ce n\u2019était pas comparable aux autres années», témoigne Mme Grenier.Lorsqu\u2019un enfant n\u2019est pas disponible émotivement, il ne le sera pas dans la classe pour les apprentissages.Mme Grenier s\u2019est donc occupée des enfants qui vivaient des problèmes, mais aussi de leur famille.«On a élargi nos interventions, on ne le faisait pas de façon aussi intensive.» Il y a toujours des élèves plus fragiles, ils se trouvent sur une «liste» imaginaire.Mme Grenier effectuait davantage de suivis auprès d\u2019eux pendant le confinement.Cette liste s\u2019est malheureusement allongée.«On a dirigé les parents vers des ressources, pour parler avec des intervenants.J\u2019ai des parents qui m\u2019ont demandé de l\u2019aide, carrément.Ils ne savaient plus quoi faire.On s\u2019est rapproché beaucoup de la communauté.Et ça, ça va rester», exprime l\u2019éducatrice.Oui, c\u2019était dur, Annie Grenier ne dira pas le contraire.La fatigue est là et les vacances seront bien méritées.«Je ne suis pas psychologue, il y a des choses qui sortaient un peu de mon champ de compétence.Mais on ne laissera pas les enfants dans la détresse.Je suis allée au meilleur de ma compétence et je suis allée chercher des ressources.» «On ne pouvait pas se permettre de se décourager, de s\u2019apitoyer.On a des enfants à s\u2019occuper.Il faut qu\u2019on se gère», insiste-t-elle.«Ça n\u2019a pas été facile, il y en a qui sont tombés au combat.On a tellement un beau milieu ici, ça fait la différence.Je ne me verrais pas ailleurs», ajoute Mme Grenier.L\u2019éducatrice sera de retour en septembre, plus que jamais motivée à accompagner les élèves.Des bases plus solides, l\u2019utilisation des outils technologiques, plus d\u2019encadrement pour les parents : tous ces points positifs seront là pour rester.L\u2019éducatrice choisit d\u2019être positive.Elle retiendra les bons côtés, et laissera derrière les moments plus durs.Surtout, elle termine l\u2019année pleine d\u2019admiration pour les enfants.«Ils sont bons\u2026 on appréhendait leurs réactions pires que ce qu\u2019elle était finalement.Tout est dans la façon de l\u2019amener, dédramatiser les choses\u2026 Des fois, on trouve ça plus dur qu\u2019eux.Ils ne se plaignent pas.» LA LISTE DES ÉLÈVES FRAGILISÉS ALLONGÉE NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Depuis 15 mois, Alexandre Boivin est en guerre\u2026 contre les virus et les microbes.Armé de sa bouteille de désinfectant et de ses produits ménagers, il arpente les classes, corridors et toilettes de l\u2019école primaire Saint-Michel.Lui et ses quatre compagnons nettoient, balayent et frottent inlassablement afin de venir à bout de ces ennemis invisibles et sournois.Alexandre a mis les bouchées doubles afin que tout soit «spic and span» dans cette école du quartier Sillery où il travaille depuis cinq ans.Chaque jour, il suit une routine sanitaire.En compagnie de son collègue de jour, il s\u2019attaque aux planchers, aux pupitres et aux toilettes des classes de maternelle, pour ensuite monter à l\u2019étage pour répéter les mêmes opérations dans les autres secteurs.En cours de route, selon l\u2019évolution des différentes vagues et des restrictions gouvernementales, Alexandre a appris à faire son travail selon le nombre d\u2019élèves par classe et les modifications aux horaires.«On se rend compte que ce qu\u2019on faisait normalement, comme le nettoyage des poignées de porte, on ne le faisait pas assez.Je serais malhonnête de dire qu\u2019on en faisait autant avant», glisse-t-il, avant de retirer momentanément son masque pour les besoins de la photographie.Aucune éclosion n\u2019a frappé son établissement depuis le début de la pandémie.«Quelques élèves ont été retirés de l\u2019école, car il y avait un doute.Ils sont allés se faire tester, mais ils n\u2019avaient rien.» Cette année scolaire atypique aura aussi servi à tisser des liens plus étroits entre les employés de l\u2019école, peu importe leur corps de métier.«J\u2019ai trouvé que ç\u2019a rassemblé le monde.Il y a eu un travail d\u2019équipe, une bonne communication.Avec mes collègues [de l\u2019entretien ménager], ça nous a rapprochés.» «Je sais qu\u2019il n\u2019y a rien de parfait, mais on a fait notre possible.Pour parler en langage sportif, on n\u2019a pas à rougir de notre performance.», conclut dans un éclat de rire ce fier partisan du Canadien.LA GUERRE AUX VIRUS Annie Grenier, éducatrice spécialisée depuis 16 ans à l\u2019école primaire des Cimes, à Beauport.«Je suis allée au meilleur de ma compétence et je suis allée chercher des ressources.»\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET Armé de sa bouteille de désinfectant et de ses produits ménagers, Alexandre Boivin arpente les classes, corridors et toilettes de l\u2019école primaire Saint-Michel, dans Sillery.Aucune éclosion n\u2019a frappé son établissement depuis le début de la pandémie.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com «Est-ce que tu vas prendre ta retraite?» L\u2019inquiétude est palpable dans la voix de Jacob, élève de troisième année à l\u2019école Sainte- Marie de Lévis, lorsqu\u2019il voit Monsieur Marc prendre la pause pour le photographe du Soleil Patrice Laroche.L\u2019animateur de vie spirituelle et d\u2019engagement communautaire était en première ligne cette année pour rassurer les plus petits et les aider à vivre le mieux possible l\u2019anxiété de la pandémie.Ils ne sont plus que 250 «AVS- PEC» au Québ e c, eux qu\u2019on appelait à une autre époque les animateurs de pastorale.Marc Lepage, qui travaille depuis 33 ans dans les écoles de la région, est un modèle particulier.Un modèle à la voix sonore qui se transforme en parachutiste (avec le parachute!), qui enfile un costume d\u2019astronaute, qui trimballe un chariot avec une trentaine de chapeaux.«J\u2019ai voulu finir ma carrière au primaire pour pousser encore plus loin la folie et la créativité», explique-t-il, avec un clin d\u2019œil.Monsieur Marc visite 217 classes dans 13 écoles primaires du centre de services scolaires des Navigateurs.«Je fais du volume, comme les gars de Broue», rigole-t-il.Cette année, lorsque les écoles étaient ouvertes, il a enfilé son double masque et une de ses 20 paires de gants et a continué à faire ses animations dans les écoles, souvent quatre fois par jour.Il n\u2019y avait plus de sorties, plus d\u2019invités spéciaux dans les écoles, mais Monsieur Marc continuait lui à faire sa tournée.«Pour leur montrer que la vie continue.» Durant les confinements, il a transformé ses animations en rencontres virtuelles.Et il n\u2019a pas détesté ça.«J\u2019ai eu la chance d\u2019entrer chez eux et qu\u2019ils puissent me montrer leurs chos es et faire participer leur famille», souligne-t-il.Marc a écouté les enfants raconter leurs peurs de la COVID.«Ils me disaient qu\u2019ils avaient peur de mourir ou que leurs parents meurent et ils avaient peur que ça ne finisse jamais», raconte l\u2019animateur.Monsieur Marc les a aidés à cibler les choses sur lesquelles ils avaient du pouvoir, comme le respect des consignes sanitaires.Avec les «grands» de 5e année, la thématique du deuil a pris encore plus d\u2019importance.«Certains avaient perdu des grands-parents.» Monsieur Marc a repris sa conférence sur Anne Frank, prisonnière pendant deux ans du ghetto de Varsovie, pour faire parler les jeunes du confinement.«Ils sont capables d\u2019être résilients et de relativiser», constate-t-il.MONSIEUR MARC A ÉCOUTÉ LES PEURS JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Petit truc : on peut jongler avec des paires de bas pliées.Les cours d\u2019éducation physique étaient bien différents cette année.Oubliez ce que vous aviez l\u2019habitude d\u2019imaginer.«Le matériel est différent, l\u2019espace est différent.C\u2019est très limité, on ne peut pas voir nos trois compétences.Interagir, quand on est seuls, c\u2019est impossible.Il ne fallait pas trop déranger papa et maman», souligne Louis-Philippe Gosselin, enseignant au primaire en éducation physique à l\u2019école du Cap-Soleil.Terminé le ballon chasseur et les cours de basketball, il fallait faire preuve d\u2019originalité pour faire bouger les élèves.Louis-Phi- lippe Gosselin a donc concocté quelques activités intéressantes, comme des petits entraînements par intervalle, des séances de type Tabata et de la jonglerie.«On n\u2019a jamais voulu laisser tomber les cours.C\u2019est essentiel pour les jeunes, pour décrocher un peu de l\u2019écran et bouger.Certaines familles bougent beaucoup moins que d\u2019autres.» Est-ce que ma sœur peut faire l\u2019exercice avec moi?Oui, assurément! «Plus il y avait de monde, plus j\u2019étais content», se souvient M.Gosselin.Les jeunes ont donc bougé, même devant l\u2019écran.Le travail d\u2019adaptation a été différent, acharné pour les enseignants.Ils ont réfléchi beaucoup.En début d\u2019année, certains ont conservé les évaluations qui pouvaient se faire à la maison en banque, au cas où l\u2019enseignement à distance reprendrait.Ils ont bien fait.«On a commencé l\u2019année avec tout ce qui se fait absolument dans le gymnase.Si on fermait trois mois, on devait avoir des choses à faire.Le travail de prévention, ceux qui l\u2019ont fait, ç\u2019a été facilitant.Pour les autres, c\u2019était plus difficile», indique M.Gosselin, qui enseigne aux jeunes de la première jusqu\u2019à la quatrième année.APPRENDRE AVEC LE SPORT Pour la majorité des élèves, le cours d\u2019éducation physique est le meilleur moment de la journée.«C\u2019est ce qui les motive pour venir à l\u2019école, surtout les plus jeunes.» Et ces périodes sont essentielles pour le développement des enfants.Surtout quand la COVID a annulé tous les sports de groupe extérieurs pendant plusieurs mois.Même en présentiel, les cours étaient loin d\u2019être les mêmes.S\u2019il faut limiter les contacts, plusieurs sports ou jeux doivent être rayés de la liste.«Le sport nous apprend tellement de choses, on a besoin de vivre d\u2019échecs ou gagner pour BOUGER, ESSENTIEL PLUS QUE JAMAIS Marc Lepage, animateur de vie spirituelle, visite 217 classes dans 13 écoles primaires du centre de services scolaires des Navigateurs.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Avec Louis-Philippe Gosselin, enseignant au primaire en éducation physique, les jeunes ont bougé, même devant l\u2019écran. \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 19 Vingt paires d\u2019yeux plutôt que 48.Des sourires et des moues cachés par des masques.Un stress en trame de fond.Il n\u2019y avait rien de pareil cette année dans l\u2019autobus scolaire de Jean-Yves Brousseau.Après 27 ans comme policier à la Sûreté du Québec, M.Brous- seau, 66 ans, termine sa 19e année comme chauffeur d\u2019autobus scolaire chez Autobus Auger.Et il aime encore ça, autant que lorsqu\u2019un voisin, chauffeur, lui avait suggéré de faire la formation.«On tisse des liens avec les jeunes, c\u2019est plaisant», explique-t-il.Avec son sourire discret et sa voix douce et grave, on peut aisément imaginer qu\u2019au fil des années, plusieurs enfants ont confié leurs peines à Jean-Yves Brousseau.Cette année, M.Brousseau ne sera pas fâché de rendre son volant à la fin juin.Depuis mars 2020, il conduit son minibus entre le collège Dina- Bélanger, une école secondaire privée de Saint-Michel-de-Belle- chasse, et Lévis dans des conditions qu\u2019il n\u2019aurait jamais pu imaginer.Avec un masque sur le visage, des gants, un vaporisateur de désinfectant jamais très loin pour nettoyer après chaque transport.Et une sorte de rideau de plastique qui isole son siège de conducteur du reste de l\u2019autobus.Il n\u2019était pas possible d\u2019installer des parois de plexiglas dans ce type de véhicule.Les élèves, eux, ont commencé à porter le masque en autobus à la rentrée scolaire, en septembre.Jean-Yves Brousseau a dû retrouver ses réflexes de policier pour avertir les petits drôles qui se cachaient derrière leurs bancs pour retirer le masque.Avec les cas de COVID-19 qui grimpaient, côtoyer des jeunes matin et soir venait avec un certain stress pour tous les chauffeurs.Plusieurs, surtout les plus âgés, ont choisi de faire une pause.Jean-Yves Brousseau a continué en appliquant strictement les mesures, soucieux d\u2019éviter les risques de contamination pour son épouse.Comme ses collègues, il a été vacciné en entreprise le 22 mars.Jean-Yves Brousseau a perdu deux amis aux mains du virus.Il a aussi l\u2019impression d\u2019avoir vu une année complète lui filer entre les doigts.Il a l\u2019intention d\u2019être de retour dans son bus jaune pour une vingtième année.Il aime bien les chiffres ronds.Après, on verra.«On a compris cette année que c\u2019est important d\u2019en profiter pendant qu\u2019on peut.» ISABELLE MATHIEU LA PANDÉMIE DERRIÈRE LE VOLANT L\u2019école spécialisée Joseph-Paquin n\u2019a jamais fermé ses portes, un cadeau précieux pour ses élèves, leurs parents et le personnel.Ils ne manqueront pas de vous le dire.Les 64 élèves du primaire et du secondaire de l\u2019école doivent composer avec des troubles sévères de langage et d\u2019autres difficultés qui s\u2019y apparentent.L\u2019école avait donc la permission de poursuivre l\u2019enseignement en classe, peu importe la situation épidémiologique.«On essaie de ne pas imaginer ce que ça aurait été en ligne!» lance Katherine Côté, secrétaire de l\u2019école.Mme Côté avait l\u2019habitude de voir les élèves et de les côtoyer.Cette année, elle s\u2019est beaucoup ennuyée.«Je ne les ai presque pas vus.Un élève par classe vient me voir tous les jours pour m\u2019amener la carte d\u2019absence en temps normal.Ça fait partie de leurs responsabilités et ça me permet de socialiser avec eux.» Moins de mouvements possibles cette année, alors pas de carte d\u2019absence.«La proximité qu\u2019on a en temps normal n\u2019y était pas.On va la retrouver l\u2019an prochain.On a hâte de finir, mais on a hâte de revenir en septembre finalement», ajoute Mme Côté.«On se rend compte que c\u2019est important dans notre quotidien, ce contact-là.Ce n\u2019est pas juste la secrétaire d\u2019école qui est là dans le coin qu\u2019on ne connaît pas», confie-t-elle.TERMINÉ L\u2019HORAIRE STABLE Il fallait bien suivre les consignes sanitaires, et il fallait surtout rappeler aux parents que l\u2019école gardait ses portes ouvertes, peu importe la situation.«Le vendredi soir, on recevait un appel de la direction.Il fallait ouvrir les cahiers et démarrer les ordinateurs.Il faut appeler les parents, surtout avec notre clientèle, il faut les rassurer.On ne peut pas se limiter aux courriels.» Katherine Côté s\u2019est transformée en secrétaire de garde.Elle s\u2019occupait de la communication avec le centre de services scolaire, les parents et la santé publique.Elle a vu sa charge de travail augmenter, son horaire jamais stabilisé, mais c\u2019était un coup à donner.«L\u2019année a apporté son lot de changements et de surplus de travail\u2026 Mais on le fait dans le but que tout le monde soit bien et que les élèves soient corrects», insiste la secrétaire.«On demande aux élèves d\u2019avancer, d\u2019évoluer.On n\u2019a pas le choix de faire la même chose nous aussi.On va de l\u2019avant», ajoute-t-elle.Finalement, l\u2019école spécialisée Joseph-Paquin se trouve toujours un peu en mode «adaptation» avec ses élèves qui présentent plusieurs difficultés.L\u2019équipe a seulement redoublé d\u2019efforts.«On est habitués.Ça fait en sorte que l\u2019année s\u2019est bien passée.Et les élèves, contrairement à ce qu\u2019on peut penser, ils s\u2019adaptent beaucoup mieux», termine la secrétaire.JUDITH DESMEULES UNE «SECRÉTAIRE DE GARDE» Jean-Yves Brousseau a l\u2019intention d\u2019être de retour au volant de son bus jaune pour une vingtième année.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ Katherine Côté s\u2019occupait de la communication entre le centre de services scolaire, les parents et la santé publique.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ grandir.On applique ce qu\u2019on apprend partout ensuite.Ils doivent recommencer à vivre ça.Ils ont besoin de l\u2019interaction avec les autres pour se développer», croit M.Gosselin.L\u2019enseignant a donc hâte de recommencer à bouger «normalement» en septembre.Les enfants en ont besoin, et lui aussi! Il garde tout de même beaucoup de points positifs de la dernière année.Plusieurs plateformes technologiques feront leur place dans son plan de cours l\u2019an prochain.Quand les élèves seront sur le banc et attendront leur tour de jeu, il les gardera cognitivement actifs grâce aux applications.Ils pourront s\u2019en servir pour analyser les techniques de jeu, par exemple.Et finalement, en plus de nouvelles plateformes d\u2019apprentissage, l\u2019enseignant connaît maintenant tous les animaux de compagnie de ses élèves.Du chien, jusqu\u2019au lézard, en passant par le chat et la souris.«La période de questions à la fin est devenue dédiée à ça.J\u2019ai eu des dessins des élèves de mon chien quand ils sont revenus en classe», r igole l\u2019enseignant. SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Le 3 mai, les élèves du primaire sont retournés à l\u2019école après un mois de travail à distance.Mais pas tous.Ceux de la Beauce en avaient encore pour une longue semaine.«Quand on a su que tout le monde recommençait et pas eux.Ça pleurait pendant la conférence, les parents n\u2019étaient pas contents non plus», se souvient Nathalie Couture, enseignante à l\u2019école primaire Monseigneur-Fortier de Saint-Georges.La situation sanitaire de la région ne permettait pas le retour à l\u2019école pour les petits.Elle était l\u2019épicentre de cette troisième vague, avec le plus de cas de COVID-19 actifs par 100 000 habitants.La situation ne s\u2019améliorait pas et des centaines de personnes sortaient quand même dans les rues pour manifester contre les mesures sanitaires.La réputation de la région s\u2019est vue entachée, avec le «Beauce bashing».«C\u2019est une minorité de Beaucerons qui étaient pour ça, ils parlaient très fort.Les autres ne disaient pas un mot», soulève l\u2019enseignante.Comment expliquer à un enfant qu\u2019il ne peut pas reprendre la vie normale, alors que d\u2019autres amis en ont l\u2019autorisation?«On leur disait que le petit virus se promenait dans la Beauce, il s\u2019était accroché dans la ville et il fallait faire attention.Que les gens avaient oublié les mesures.Je ne pouvais pas accuser personne.Je le savais en temps qu\u2019adulte ce qui se passait.J\u2019entendais la gang de manifestants de chez moi», raconte Mme Couture.Finalement, les enfants du primaire de la région ont subi les conséquences de quelques mauvaises décisions.«J\u2019aurais aimé ça qu\u2019un de mes élèves passe à la télé et raconte comment il trouve ça.Ce que ça entraîne pour eux.Quand tu sais que les autres déconfinent et toi tu ne peux pas.c\u2019est dur.» L\u2019école Monseigneur-Fortier accueille les enfants de la maternelle jusqu\u2019à la quatrième année du primaire.DE BONS PARENTS À un certain moment, presque toutes les écoles du Centre de services scolaire de la Beauce- Etchemin comptaient des cas de COVID-19, de quoi inquiéter les parents comme le personnel.«Ici on a eu de bons parents.Il n\u2019y avait pas de gens qui participaient aux manifestations.Ils voulaient tous s\u2019en sortir.Les parents étaient tellement tannés d\u2019être en ligne.Ils se sont aperçus que c\u2019était exigeant», raconte Mme Couture.Des parents récalcitrants, il y en a eu ailleurs dans l\u2019école où travaille Mme Couture, il s\u2019agissait «d\u2019exceptions».Les membres de la direction s\u2019occupaient de ces cas.Une élève est arrivée un matin à l\u2019école, sa maman lui avait dit de ne pas porter le masque.«On leur explique : à la maison, tu fais ce que tu veux, mais à l\u2019école, c\u2019est comme ça.Tu dois respecter les règles.Elle a fini par écouter.C\u2019est souvent pour attirer l\u2019attention\u2026» DES MORCEAUX MANQUANTS Nathalie Couture a hâte de terminer cette année inhabituelle, mais elle a encore plus hâte de revenir en septembre.«On a l\u2019impression qu\u2019il nous manque du temps avec les enfants.On nous a volé du temps.On n\u2019a pas pu vivre ce qu\u2019on voulait.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il me manque des morceaux de mon année.» Somme toute, au travers de tous les défis, Nathalie Couture n\u2019a pas trouvé l\u2019année si catastrophique.«C\u2019était plate, mais ce n\u2019est pas grave.On s\u2019en est sortis.On est chanceux, dans un sens.Je regarde le secondaire, et c\u2019est dur.» Mme Couture aura appris beaucoup dans les dernières semaines, mais pas autant que ses élèves.«Je crois qu\u2019ils vont avoir gagné beaucoup de maturité, rapidement.Ils sont tellement résilients.Ils vont passer à autre chose vite.C\u2019était une expérience.» ROUVERTURE DES ÉCOLES LA BEAUCE QUI A TRAÎNÉ DE LA PATTE L\u2019enseignante Sonia Bolduc était déçue, elle aussi, de poursuivre les journées devant l\u2019ordinateur.«Je commençais à ressentir que les élèves étaient plus fatigués d\u2019être en ligne, et moi aussi.Ça demande beaucoup de concentration.À la fin de la journée, il n\u2019était pas rare d\u2019avoir mal à la tête.» Par contre, à l\u2019école primaire les Petits-Castors de Saint- Georges, pas question de trop parler de COVID-19 ni de la Beauce et sa couleur rouge foncé.«O n n \u2019a pa s e m ba rq u é là-dedans.On avait le goût d\u2019avancer.Mon travail c\u2019est d\u2019être un bon modèle d\u2019engagement et de positivisme, j\u2019ai continué dans ce sens-là.Même à l\u2019école, on essayait de s\u2019en éloigner.On faisait appliquer les règles sanitaires et c\u2019est tout.Ça a vraiment bien été», indique Mme Bolduc.L\u2019enseignante d\u2019éducation physique avoue avoir ressenti un stress et un sentiment d\u2019impuissance devant la situation de la Beauce.«Après on fait quoi?On a deux choix, paniquer ou trouver des solutions.C\u2019est sûr qu\u2019une partie de l\u2019éducation s\u2019est faite à la maison.Mais c\u2019est la réalité, alors on se retrousse les manches.» Avec la fin d\u2019année qui approche, Mme Bolduc est surtout habitée par un sentiment de gratitude, elle a pu conserver les liens établis avec ses petits élèves et solidifier ceux avec les parents.«J\u2019envoyais surtout des capsules vidéo de mes exercices pour qu\u2019ils bougent.Je recevais en échange plein de montages d\u2019eux qui faisaient les exercices avec leur famille.Ils voulaient me le montrer, c\u2019est un cadeau.» L\u2019amour pour son travail n\u2019a fait que grandir, elle a hâte de retrouver les élèves en septembre.«Les enfants sont résilients, on le répète, mais c\u2019est vrai.Ils sont toujours souriants.Ils sont incroyables.On a tellement appris de tout ça.» JUDITH DESMEULES UNE ATTITUDE POSITIVE POUR GAGNER LE COMBAT La classe de Nathalie Couture à l\u2019école primaire Monseigneur-Fortier de Saint-Georges \u2014 PHOTO FOURNIE PAR NATHALIE COUTURE Emplois disponibles! Serveur et plongeur Temps plein et temps partiel Fais-nous parvenir ton CV ou passe nous voir au resto! emplois@restolemanoir.com Sainte-Foy 3077, Chemin Saint-Louis 418 659-5628 METS LA MAIN À LA PÂTE ! JOINS-TOI À L\u2019ÉQUIPE LE MANOIR! 0066875 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 21 DAVID DESJARDINS Collaboration spéciale HORS-PISTES A llons jouer par-delà les routes pavées et parlons gravel bike, ou vélo de gravelle si vous préférez le québécisme.Qu\u2019est-ce donc que ce fameux engin?Du point de vue du nom et de son actuelle prolifération sur le marché, il s\u2019agit un peu d\u2019une invention de l\u2019industrie cycliste, intimement liée à la démocratisation des freins à disques qui, eux, permettent une pratique sécuritaire sur toutes les conditions de terrain, qu\u2019il pleuve ou qu\u2019il neige.Cette modification structurelle a considérablement élargi le champ des possibles en matière de design de cadres, permettant de chausser de plus volumineux pneumatiques.Sans parler de l\u2019arrivée du «sans chambre à air», ou tubeless, qui autorise une pression plus basse, cette dernière procurant une adhérence accrue.Au-delà du marketing, et bien que sa pratique remonte à l\u2019invention du vélo, celui de gravelle est pour plusieurs adeptes un moyen de fuir le trafic automobile pour partir à la découverte du territoire, peu importe l\u2019état de la surface devant soi.C\u2019est un véhicule plus polyvalent que le vélo de montagne ou de route, capable de manger de la misère et des kilomètres.Une sorte de bête de somme\u2026 en somme.Parenthèse technique : il existe désormais une vaste gamme de vélos de gravelle.Certains sont presque identiques à des engins de route, possédant des angles de fourche agressifs et des haubans plutôt courts, ce qui procure une conduite plus nerveuse.À l\u2019autre bout du spectre, vous trouverez des vélos d\u2019aventure, capables de chausser d\u2019encore plus gros pneus et d\u2019être chargés comme des mules afin de partir à la découverte de l\u2019arrière- pays en autonomie complète, avec tout l\u2019attirail de camping requis.Ces vélos ne procurent pas du tout la même conduite, et si les premiers peuvent très bien servir à la fois de vélos de route et de gravelle, les seconds sont moins indiqués pour les sorties prolongées sur le bitume.SI PRÈS, SI LOIN : SAINT-NICOLAS Comme mes amis et moi nous sommes presque tous procurés des vélos de ce genre il y a quelques années, nous avons entrepris de découvrir des routes qui n\u2019étaient pas trop éloignées de la ville pour nous y amuser.Le principal ingrédient qui contribue au plaisir de ce sport est d\u2019avoir le sentiment d\u2019accéder aux communautés visitées par la porte arrière : celles des rangs perdus, des routes désertées, où l\u2019on peut rouler partout sans craindre les autos.Un exemple?À l\u2019extrémité ouest de la route Demers, à Saint-Nicolas, on trouve tout un réseau de rangs non pavés qui permettent d\u2019expérimenter en alternant entre les surfaces goudronnées et «garnoteuses».Vous pouvez quadriller le territoire vers Sainte-Croix, entre l\u2019autoroute 20 et la 132, en bifurquant à l\u2019envi sur les chemins qui se présentent à vous.À titre d\u2019exemple, la route Demers devient route Terre-Rouge.On y quitte le pavage et, attention, le début est parfois accidenté.Prenez le temps d\u2019analyser la surface.De là, on accède au\u2026 chemin Terre- Rouge.En allant vers le nord, celui-ci change de nom pour route de la Colline.Une belle grande ligne droite qui vous mène à la 132.Passage par Saint-Antoine-de-Tilly.Vous pouvez ensuite prendre la route des Rivières vers le nord.C\u2019est reparti pour un peu de poussière et d\u2019inconnu.Puis, j\u2019ai envie de vous dire : et ainsi de suite.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019explorer.Peur de vous perdre ou de gaspiller votre précieux temps?Téléchargez l\u2019appli Strava.Payez quelques dollars pour accéder aux parcours et aux cartes.Puis, dans le secteur choisi, identifiez un segment qui parait être non pavé (vous pouvez vérifier sur Google Maps).Cliquez dessus, puis sur quelques-unes des personnes y ayant les meilleurs temps : vous aurez accès à leur sortie complète dans le secteur, que vous pouvez ensuite copier et emporter dans votre téléphone ou télécharger dans votre ordinateur de bord Garmin, Wahoo ou autre.Mon morceau de garnotte favori du secteur est un peu plus à l\u2019ouest, comme dirait un certain Tournesol.Le 2e Rang, dans Sainte-Croix, vous permet de rallier Issoudun, via le rang Demers (un autre), puis la route des Barons.On y navigue entre les terres arables, y croise parfois un tracteur, souvent un 4 roues, toujours, surtout, une immense et bienfaisante tranquillité.Si le vélo de route est un moyen d\u2019évasion efficace, celui de gravelle en est un de prospection.Au fil des derniers étés, j\u2019ai pu, grâce à ce véhicule plus permissif, entrer dans la carte postale plutôt que de l\u2019admirer.Chaque fois, j\u2019ai eu le sentiment que nous ne faisons habituellement qu\u2019effleurer le territoire qui se trouve tout près de nous.C\u2019est le cas avec ces routes.On s\u2019y sent au bout du monde tout en demeurant à quelques encablures de chez soi.LE BOUT DU MONDE EST À VOS PORTES À l\u2019extrémité ouest de la route Demers, à Saint-Nicolas, on trouve tout un réseau de rangs non pavés qui permettent d\u2019expérimenter en alternant entre les surfaces goudronnées et «garnoteuses».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ LIRE ÉCHAPPÉE EN BORD DE SAINT-LAURENT \u203a 56-57 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Une tête sur la cuisse, des yeux disproportionnés ou un nez en plein milieu du front : pas besoin d\u2019être un expert pour reconnaître les toiles iconiques du grand Picasso (1881-1973).Dès le 12 juin, le Musée national des beaux-arts du Québec invite son public à voyager au cœur d\u2019une «rétrospective thématique» de la carrière du célèbre peintre.Avec Picasso.Figures, le MNBAQ jette un regard «actuel et courageux» sur l\u2019œuvre de l\u2019artiste : de sa misogynie documentée à ses manières de représenter les corps.Voilà quinze ans que Picasso n\u2019avait pas mis le bout d\u2019une toile au MNBAQ.Si La joie de vivre.Picasso au château d\u2019Antibes se concentrait sur une courte période, Picasso.Figures couvre toute la vie de l\u2019artiste.Les 76 œuvres présentées au public ont d\u2019ailleurs été produites entre 1895 et 1972, soit de son adolescence jusqu\u2019à l\u2019année précédant sa mort.Montée en collaboration avec le Musée national Picasso-Paris, l\u2019exposition estivale s\u2019attarde ainsi à la représentation des corps que crée l\u2019artiste, mais soulève aussi «certaines préoccupations sociales» liées à la misogynie de Picasso et à la «déconstruction de notre idéal de beauté» qu\u2019il dessine.Le parcours est divisé en six thèmes : Figures féminines, Figures cubistes, Figures magiques, Figures sculpturales, Figures défigurées, Figures tardives.Dès leur entrée dans la grande salle du pavillon Lassonde, les visiteurs auront l\u2019occasion d\u2019observer un panorama de toiles illustrant l\u2019évolution technique du peintre espagnol, mais aussi les diverses façons dont il a représenté au fil des ans les corps des femmes qu\u2019il fréquentait.Parmi celles-ci, on retrouve notamment le portrait déconstruit de son amante Marie- Thérèse Walter, qu\u2019il a rencontré à 45 ans alors qu\u2019elle en avait 17.Un exemple qui donne le ton au reste de la rétrospective.«Grâce à la figure humaine, qui traverse l\u2019intégralité de sa carrière, on peut donner aux visiteurs de Québec une bonne appréhension et un panorama des différents styles que Picasso a traversé tout au long de sa vie», explique François Dareau, commissaire associé et chargé de recherches du Musée national Picasso-Paris.RÉFLEXION SUR L\u2019ARTISTE Bien que le peintre, de son vivant jusqu\u2019à aujourd\u2019hui, ait toujours connu la gloire, bon nombre d\u2019archives et de témoignages soulèvent certains «comportements répréhensibles à l\u2019égard des femmes» tels que violence conjugale, séquestration ou viol.Si l\u2019objectif n\u2019est pas ici de «faire le procès de ce géant de l\u2019histoire de l\u2019art», l\u2019équipe du MNBAQ souhaite toutefois faire réfléchir son public avec une grande question d\u2019actualité : «Peut-on séparer l\u2019œuvre de l\u2019artiste?» Afin d\u2019alimenter une discussion autour de ces enjeux, un audio- guide qui «sort des sentiers battus» a été enregistré.Les visiteurs qui le désirent pourront alors suivre le parcours au rythme des voix de Mickaël Bergeron, journaliste, auteur et chroniqueur pour La Tribune ainsi que de Cassandra Cacheiro et Sara Hini, cofonda- trices de The Womanhood Project.Des citations tirées de ce projet audio sont d\u2019ailleurs apposées sur les murs de l\u2019exposition.Puisque l\u2019œuvre de Picasso est «intimement liée à ses histoires d\u2019amour, où la passion a côtoyé la violence et la destruction», le MNBAQ a notamment décidé de rendre hommage aux femmes qui l\u2019ont inspiré.Ses six muses \u2014 Fernande Olivier, Olga Kho- khlova, Marie-Thérèse Walter, Dora Maar, Françoise Gilot et Jacqueline Roque \u2014 sont ainsi présentées au public.«Finalement, Picasso, c\u2019était un artiste qui avait du mal à se séparer de ses œuvres.[\u2026] Donc on sait que celles qu\u2019il a gardées, ce sont des œuvres auxquelles il état vraiment attaché et avec lesquelles il avait une histoire sentimentale intime et très forte», souligne d\u2019ailleurs François Dareau, en rappelant que toutes les créations appartenant au Musée national Picasso à Paris sont tirées de la collection personnelle de l\u2019artiste.Cette introduction teinte donc tout le reste de la visite.Parmi les autres sections, qui observent l\u2019évolution que prennent les figures des humains chez l\u2019artiste, l\u2019importance des formes dans son œuvre ou encore sa relation avec la mort, on questionne ainsi la volonté des femmes à se faire représenter de la sorte.Par exemple : celle dont tous les attributs sexuels sont tournés vers l\u2019artiste était-elle consentante pour ce genre de projet?Peintures, sculptures, dessins et esquisses passent alors sous la loupe du public.Pour faire suite à Picasso.Figures, l\u2019exposition Ouvrir le dialogue sur la diversité corporelle remet en question, quant à elle, l\u2019acceptation sociale derrière le concept de diversité corporelle.Si la déconstruction de notre idéal de beauté apparaît merveilleuse sur une toile, quant est-il dans la vie de tous les jours?Picasso.Figures est présentée en exclusivité canadienne au Musée national des beaux- arts du Québec jusqu\u2019au 12 septembre 2021.PICASSO.FIGURES DÉBARQUE À QUÉBEC Présentée en exclusivité canadienne au Musée national des beaux-arts du Québec, l\u2019exposition Picasso.Figures s\u2019attarde à la représentation des corps que crée l\u2019artiste, mais soulève aussi «certaines préoccupations sociales» liées à la misogynie de Picasso et à la «déconstruction de notre idéal de beauté» qu\u2019il dessine.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0066569 estimation gratuite \u2022 1-855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION installation gratuite univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec 418-654-8677 Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% de rabais motorisation disponible ou leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 23 0068938 Pour la fête des pères, le Château Frontenac vous offre un formidable menu à déguster à la maison.Pour offrir en cadeau ou pour en profiter avec lui, notre fameux Bœuf Wellington saura faire plaisir à papa ! De plus, chaque menu est accompagné d\u2019un nœud papillon en tartan du Château, un motif exclusif.Disponible le 18 et 19 juin 418 692-3861 | amisduchateau.ca À partir de 145$ + taxes pour 2 personnes FÊTE DES MEN U P O U R EM P O R T E R SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉS MONTRÉAL \u2014 S\u2019il peine à reconnaître l\u2019existence d\u2019une crise du logement, le gouvernement Legault admet tout de même qu\u2019il y a un problème puisqu\u2019il annonce une bonification de dernière minute de l\u2019aide aux locataires dans le besoin.À trois semaines du 1er juillet, la ministre des Affaires municipales et de l\u2019Habitation, Andrée Laforest, bonifie l\u2019enveloppe du Programme de supplément au loyer (PSL) de 60 millions $ et assouplit les critères d\u2019admissibilité afin d\u2019offrir ce supplément à 2500 ménages de plus.Ainsi, 1500 ménages pourront obtenir un PSL d\u2019urgence, qui permet à un ménage de ne payer que 25 % de son revenu en loyer, mais dans un logement qui peut être jusqu\u2019à 50 % plus cher que le prix du loyer médian du marché de la municipalité où il habite.Parmi ces PSL d\u2019urgence, 400 sont réservés à des personnes en situation d\u2019itiné- rance et 100 à des femmes victimes de violence conjugale.Les 1000 autres PSL disponibles visent à soutenir les ménages qui pourront se dénicher des logements dont le loyer est de 10 % plus élevé que le prix du loyer médian du marché de leur municipalité.2 M$ POUR LES MUNICIPALITÉS De plus, une somme de 2 millions $ est accordée aux muni- c i pa l i té s p o u r q u e c e l l e s- c i p u i s s e n t v e n i r e n a i d e a u x ménages en détresse sur leur territoire.Le communiqué publié par le bureau de Mme Laforest donne l\u2019exemple de l\u2019hébergement temporaire et de l\u2019entreposage de biens.Aussi, Québec élimine le critère du taux d\u2019inoccupation pour que les municipalités puissent avoir droit à ces fonds.De toute façon, les dernières données de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL) montrent des taux d\u2019inoccupation bien en deçà du seuil d\u2019équilibre dans presque toutes les villes québécoises, qui sont de ce fait aux prises avec une pénurie de logements locatifs.L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) n\u2019a pas tardé à réagir, disant accueillir positivement ce plan d\u2019action de la ministre Laforest, pour soutenir les ménages à la recherche d\u2019un logement.L\u2019UMQ souligne d\u2019ailleurs que «toutes les régions sont aux prises avec des besoins importants en matière de logement».Les ménages qui n\u2019arrivent pas à se loger peuvent demander l\u2019aide de la Société d\u2019habitation du Québec (SHQ), dont les horaires ont été prolongés les fins de semaine du 26-27 juin et du 3-4 juillet.Le personnel de la SHQ peut être joint sans fais au 1-(800)-463-4315.Les Offices municipaux d\u2019habitation sont également mobilisés pour offrir des services d\u2019urgence aux locataires dans le besoin le 1er juillet.Depuis le 31 mai, ceux- ci sont habilités à signer des baux afin de constituer une provision de logements disponibles pour des ménages dans le besoin.P l u s i e u r s a n n o n c e s d e c o n s t r u c t i o n d e l o g e m e n t s sociaux et abordables ont été faites par tous les ordres de gouvernement depuis quelques mois, mais ceux-ci tardent à voir le jour, pendant que le marché privé s\u2019emballe et que les ménages peinent à suivre les pressions des loyers à la hausse.La situation s\u2019est aggravée au fil des ans, notamment parce que de nombreux logements ont été sortis du marché par la conversion en condominiums et la location touristique à court terme de type AirBnb.LA PRESSE CANADIENNE QUÉBEC BONIFIE LE PROGRAMME DE SUPPLÉMENT AU LOYER La ministre Andrée Laforest bonifie l\u2019enveloppe du Programme de supplément au loyer (PSL) de 60 millions $ et assouplit les critères d\u2019admissibilité.\u2014 PHOTO LE QUOTIDIEN, MARIANE L.ST-GELAIS 0066562 0068481 versblancs.ca Paiement Direct Sans-frais :1-877-579-9111 450 359-9111 9 am - 9 pm Informez-vous sur les dates visant votre rue.Appelez dès maintenant! Journées collectives de traitements contre les VERS BLANCS 47$ Par adresse plus taxes Prix pour résidence unifamiliale TERRAIN COMPLET* devant, derrière et côtés * Jusqu'à 10,000 pi2 Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque INSTALLATION GRATUITE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca QUÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvIS 418-654-8677 \u2022 LAvAL 450-627-3716 \u2022 fLORIDE 954-955-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 \u2022 LONGUEUIL 450-445-9829 \u2022 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 ESTIMATION GRATUITE 1855-770-8677 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 25 0068733 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com Local.De calibre mondial. SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 26 Prévoyez vos déplacements «Partez à l\u2019avance et prévoyez vos déplacements!», martèle le capitaine Claude Lefebvre, qui coordonne les opérations du Bureau de la sécurité routière au sein du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).Que ce soit pour vous rendre au boulot ou une longue route, partir en retard n\u2019est jamais une bonne idée.«C\u2019est quand les gens sont pressés qu\u2019ils ne respectent pas la signalisation et commettent des infractions», répète-t-il.Créé en 2020 par la Ville de Québec, le Bureau de la sécurité routière a notamment pour mission d\u2019assurer la sécurité de l\u2019ensemble des usagers du réseau routier municipal, en plus d\u2019effectuer des opérations de surveillance dans les zones les plus à risque.L\u2019été est la saison des travaux routiers et cette année n\u2019y fera pas exception.Déjà, plusieurs artères font l\u2019objet d\u2019une réfection ou d\u2019un réamé- nagement, ce qui entraîne des ralentissements et des détours.Or, les zones de travaux sont parmi celles les plus à risque et, pourtant, celles où la signalisation est le moins respectée.«La signalisation au sol est aussi importante.Une ligne blanche continue interdit de changer de voie», rappelle le capitaine Lefebvre.N\u2019oublions pas que les amendes sont doublées sur les chantiers routiers.« Il en va de la sécurité des usagers, mais aussi des travailleurs.» PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance PROCHAIN RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 19 JUIN Le capitaine Claude Lefebvre, coordonnateur des opérations du Bureau de la sécurité routière au sein du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).La signalisation s\u2019adresse à tous les usagers de la route Respectez-vous la signalisation routière?Que vous soyez automobiliste, cycliste, motocycliste ou piéton, la signalisation vous parle.Elle indique la limite de vitesse permise, l\u2019arrêt obligatoire, la priorité à certains usagers, etc.: bref, elle permet la bonne circulation des usagers, en toute sécurité.Avec quelque 2400 km de rues à patrouiller, les policiers et policières de la Ville de Québec effectuent tous les jours de multiples interventions.Des opérations qui mènent parfois à des constats d\u2019infractions pour le non-respect de la courtoisie au volant et du Code de la sécurité routière.Bien que les excès de vitesse soient les infractions les plus souvent citées, les policiers sévissent aussi lorsqu\u2019un automobiliste omet de céder le passage à une traverse pour piéton; lorsqu\u2019un cycliste ne respecte pas les signaux des brigadiers scolaires ou même lorsqu\u2019un piéton traverse la rue à un endroit dangereux.Chaque infraction peut coûter cher aux usagers de la route puisque tous y sont assujettis.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.MICHEL LAIR, B.SC.A Témoin expert spécialisé dans la recherche des causes d\u2019accidents graves, Michel Lair souligne que la signalisation routière est un outil de communication primordial.Un conducteur doit d\u2019abord détecter la signalisation en temps réel, tant celle sur les panneaux que celle au sol ; il doit par la suite l\u2019interpréter correctement et agir rapidement en conséquence, c\u2019est-à-dire adapter sa conduite.« Ça se passe en une fraction de seconde, d\u2019où l\u2019importance d\u2019une signalisation adéquate et bien comprise », explique l\u2019expert.Elle doit aussi être dans son champ de vision.En approche d\u2019un carrefour ou d\u2019une zone de travaux, par exemples, les usagers doivent redoubler d\u2019attention.Trop de signalisation ou un message erroné peut cependant engendrer des erreurs, voire une collision.« Un conducteur attentif et bien informé prend de meilleures décisions », dit-il.PAMÉLA BISSON Habitant le quartier Montcalm depuis son enfance, Paméla Bisson n\u2019a jamais senti le besoin de posséder une automobile.«Marcher me suf?t, la plupart du temps».En fait, elle cumule les pas et les kilomètres, beau temps mauvais temps.Chaque coin de rue, chaque raccourci entre la haute et la basse ville, elle les connaît par cœur.Vidéaste et productrice duMachin Club, elle marche tous les jours, parfois jusqu\u2019à 10 km par jour.Or, elle l\u2019admet, elle ne traverse pas toujours aux passages pour piétons.«J\u2019essaie quandmême de respecter la signalisation et je ne prends pas de risque», dit celle qui constate que les automobilistes sont de plus en plus courtois face aux piétons.«Comme piéton, nous avons aussi notre bout de chemin à faire.» MARC-ANTOINE BLAIS Chaque année, les écoles de conduite forment des milliers de nouveaux conducteurs qui s\u2019ajoutent sur les routes.L\u2019un des premiers apprentissages est, bien sûr, celui de la signalisation.«C\u2019est la base lorsqu\u2019on conduit un véhicule», dit Marc-Antoine Blais, propriétaire des écoles de conduite Parcours.«Bien des gens, et pas seulement les apprentis conducteurs, ont de la dif?- culté à reconnaître certains panneaux ou encore la signalisation au sol.», constate-t-il.Son conseil aux jeunes: intéressez-vous à la route et à la signalisation lorsque vous êtes passager.Cela s\u2019applique aussi aux conducteurs expérimentés et même à ceux qui n\u2019ont pas leur permis de conduire.«Nous sommes tous des usagers de la route.Les piétons et cyclistes devraient aussi mieux respecter la signalisation.» Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.Des traverses piétonnes plus visibles Avez-vous remarqué les nouveaux panneaux de signalisation?A?n de mieux faire respecter les passages pour piétons, la Ville de Québec révise l\u2019ensemble de la signalisation et du marquage aux 2400 traverses piétonnes selon les nouvelles normes du ministère des Transports du Québec.La Ville a aussi installé trois nouvelles traverses piétonnes munies de panneaux à pulsation rapide, dont une sur la rue de la Faune, en face du centre communautaire Saint-Émile dans La Haute-Saint-Charles.En activant les signaux lumineux de la traverse (sur la photo), le piéton s\u2019assure ainsi d\u2019une visibilité accrue, rappelant aux automobilistes qu\u2019ils doivent obligatoirement s\u2019immobiliser et céder le passage.Ces traverses à pulsation rapide s\u2019ajoutent à celle qui avait été installée en 2018 dans l\u2019avenue De Salaberry, à l\u2019angle de la rue Aberdeen.Parmi les autres signalisations et nouveaux aménagements, la Ville a également ajouté des balises Ped-Zone dans la 18e Rue, visant à réduire la vitesse pratiquée dans ce secteur achalandé.RALENTISSEZ! À combien roulez-vous?Depuis ce printemps, 35 nouveaux af?cheurs de vitesse mobiles sont utilisés en rotation, aux quatre coins de la ville.Ceux-ci mesurent la vitesse observée dans les zones résidentielles et incitent les automobilistes à ralentir.LE SAVIEZ-VOUS?Le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a remis l\u2019an dernier 54233 constats d\u2019infraction pour le non-respect de la signalisation et du Code de la sécurité routière.C\u2019est une baisse marquée par rapport à la moyenne de 70000 au cours des cinq dernières années, qui s\u2019explique notamment par les nombreuses campagnes de sensibilisation, mais aussi par le fait qu\u2019il y ait eu moins de déplacements durant la pandémie. Prévoyez vos déplacements «Partez à l\u2019avance et prévoyez vos déplacements!», martèle le capitaine Claude Lefebvre, qui coordonne les opérations du Bureau de la sécurité routière au sein du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).Que ce soit pour vous rendre au boulot ou une longue route, partir en retard n\u2019est jamais une bonne idée.«C\u2019est quand les gens sont pressés qu\u2019ils ne respectent pas la signalisation et commettent des infractions», répète-t-il.Créé en 2020 par la Ville de Québec, le Bureau de la sécurité routière a notamment pour mission d\u2019assurer la sécurité de l\u2019ensemble des usagers du réseau routier municipal, en plus d\u2019effectuer des opérations de surveillance dans les zones les plus à risque.L\u2019été est la saison des travaux routiers et cette année n\u2019y fera pas exception.Déjà, plusieurs artères font l\u2019objet d\u2019une réfection ou d\u2019un réamé- nagement, ce qui entraîne des ralentissements et des détours.Or, les zones de travaux sont parmi celles les plus à risque et, pourtant, celles où la signalisation est le moins respectée.«La signalisation au sol est aussi importante.Une ligne blanche continue interdit de changer de voie», rappelle le capitaine Lefebvre.N\u2019oublions pas que les amendes sont doublées sur les chantiers routiers.« Il en va de la sécurité des usagers, mais aussi des travailleurs.» PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance PROCHAIN RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 19 JUIN Le capitaine Claude Lefebvre, coordonnateur des opérations du Bureau de la sécurité routière au sein du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).La signalisation s\u2019adresse à tous les usagers de la route Respectez-vous la signalisation routière?Que vous soyez automobiliste, cycliste, motocycliste ou piéton, la signalisation vous parle.Elle indique la limite de vitesse permise, l\u2019arrêt obligatoire, la priorité à certains usagers, etc.: bref, elle permet la bonne circulation des usagers, en toute sécurité.Avec quelque 2400 km de rues à patrouiller, les policiers et policières de la Ville de Québec effectuent tous les jours de multiples interventions.Des opérations qui mènent parfois à des constats d\u2019infractions pour le non-respect de la courtoisie au volant et du Code de la sécurité routière.Bien que les excès de vitesse soient les infractions les plus souvent citées, les policiers sévissent aussi lorsqu\u2019un automobiliste omet de céder le passage à une traverse pour piéton; lorsqu\u2019un cycliste ne respecte pas les signaux des brigadiers scolaires ou même lorsqu\u2019un piéton traverse la rue à un endroit dangereux.Chaque infraction peut coûter cher aux usagers de la route puisque tous y sont assujettis.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.MICHEL LAIR, B.SC.A Témoin expert spécialisé dans la recherche des causes d\u2019accidents graves, Michel Lair souligne que la signalisation routière est un outil de communication primordial.Un conducteur doit d\u2019abord détecter la signalisation en temps réel, tant celle sur les panneaux que celle au sol ; il doit par la suite l\u2019interpréter correctement et agir rapidement en conséquence, c\u2019est-à-dire adapter sa conduite.« Ça se passe en une fraction de seconde, d\u2019où l\u2019importance d\u2019une signalisation adéquate et bien comprise », explique l\u2019expert.Elle doit aussi être dans son champ de vision.En approche d\u2019un carrefour ou d\u2019une zone de travaux, par exemples, les usagers doivent redoubler d\u2019attention.Trop de signalisation ou un message erroné peut cependant engendrer des erreurs, voire une collision.« Un conducteur attentif et bien informé prend de meilleures décisions », dit-il.PAMÉLA BISSON Habitant le quartier Montcalm depuis son enfance, Paméla Bisson n\u2019a jamais senti le besoin de posséder une automobile.«Marcher me suf?t, la plupart du temps».En fait, elle cumule les pas et les kilomètres, beau temps mauvais temps.Chaque coin de rue, chaque raccourci entre la haute et la basse ville, elle les connaît par cœur.Vidéaste et productrice duMachin Club, elle marche tous les jours, parfois jusqu\u2019à 10 km par jour.Or, elle l\u2019admet, elle ne traverse pas toujours aux passages pour piétons.«J\u2019essaie quandmême de respecter la signalisation et je ne prends pas de risque», dit celle qui constate que les automobilistes sont de plus en plus courtois face aux piétons.«Comme piéton, nous avons aussi notre bout de chemin à faire.» MARC-ANTOINE BLAIS Chaque année, les écoles de conduite forment des milliers de nouveaux conducteurs qui s\u2019ajoutent sur les routes.L\u2019un des premiers apprentissages est, bien sûr, celui de la signalisation.«C\u2019est la base lorsqu\u2019on conduit un véhicule», dit Marc-Antoine Blais, propriétaire des écoles de conduite Parcours.«Bien des gens, et pas seulement les apprentis conducteurs, ont de la dif?- culté à reconnaître certains panneaux ou encore la signalisation au sol.», constate-t-il.Son conseil aux jeunes: intéressez-vous à la route et à la signalisation lorsque vous êtes passager.Cela s\u2019applique aussi aux conducteurs expérimentés et même à ceux qui n\u2019ont pas leur permis de conduire.«Nous sommes tous des usagers de la route.Les piétons et cyclistes devraient aussi mieux respecter la signalisation.» Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.Des traverses piétonnes plus visibles Avez-vous remarqué les nouveaux panneaux de signalisation?A?n de mieux faire respecter les passages pour piétons, la Ville de Québec révise l\u2019ensemble de la signalisation et du marquage aux 2400 traverses piétonnes selon les nouvelles normes du ministère des Transports du Québec.La Ville a aussi installé trois nouvelles traverses piétonnes munies de panneaux à pulsation rapide, dont une sur la rue de la Faune, en face du centre communautaire Saint-Émile dans La Haute-Saint-Charles.En activant les signaux lumineux de la traverse (sur la photo), le piéton s\u2019assure ainsi d\u2019une visibilité accrue, rappelant aux automobilistes qu\u2019ils doivent obligatoirement s\u2019immobiliser et céder le passage.Ces traverses à pulsation rapide s\u2019ajoutent à celle qui avait été installée en 2018 dans l\u2019avenue De Salaberry, à l\u2019angle de la rue Aberdeen.Parmi les autres signalisations et nouveaux aménagements, la Ville a également ajouté des balises Ped-Zone dans la 18e Rue, visant à réduire la vitesse pratiquée dans ce secteur achalandé.RALENTISSEZ! À combien roulez-vous?Depuis ce printemps, 35 nouveaux af?cheurs de vitesse mobiles sont utilisés en rotation, aux quatre coins de la ville.Ceux-ci mesurent la vitesse observée dans les zones résidentielles et incitent les automobilistes à ralentir.LE SAVIEZ-VOUS?Le Service de police de la ville de Québec (SPVQ) a remis l\u2019an dernier 54233 constats d\u2019infraction pour le non-respect de la signalisation et du Code de la sécurité routière.C\u2019est une baisse marquée par rapport à la moyenne de 70000 au cours des cinq dernières années, qui s\u2019explique notamment par les nombreuses campagnes de sensibilisation, mais aussi par le fait qu\u2019il y ait eu moins de déplacements durant la pandémie.leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 27 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 28 JEAN-FRANÇOIS TARDIF jftardif@lesoleil.com Comme bien des entreprises de technologie médicale, la multinationale BD a joué un rôle primordial dans le soutien des systèmes de santé au pays pendant la crise de la COVID.Non seulement elle à vu à ce que les hôpitaux à travers le Canada ne manquent pas d\u2019équipements médicaux, mais elle a également mis au point des tests rapides de dépistage du virus.Et c\u2019est à Québec qu\u2019ils ont été développés.«Notre usine de Québec produit des tests moléculaires depuis plusieurs années», explique Julie Bayley, directrice médicale chez BD Canada (Becton, Dickinson and Company), une des plus grandes entreprises en technologie médicale au monde.«Quand la crise s\u2019est amorcée, nos gens à Québec se sont adaptés rapidement.Ils ont complètement arrêté la production de nos autres tests et ils ont mis toutes leurs ressources sur le développement et la production d\u2019un test rapide pour le dépistage de l\u2019antigène du SRAS-COV-2 et des tests PCR.«Ils ont aussi multiplié de plusieurs fois leur capacité de production afin de répondre à la demande mondiale.Les tests qui ont été fabriqués à notre usine de Québec ont répondu aux besoins des Québécois et des Canadiens.Certains ont aussi été exportés partout dans le monde.Au total, l\u2019usine de Québec a produit 11,6 millions de tests rapides en 2020.Ils furent un outil supplémentaire dans l\u2019arsenal que les gouvernements ont mis à la disposition de diverses juridictions afin de les aider dans leurs efforts à prendre le contrôle de la pandémie.» Comptant 300 employés, l\u2019usine de Québec a été ouverte en 2009.Mme Bayley indique qu\u2019elle fait partie des joyaux de l\u2019entreprise TESTS POUR LA COVID QUÉBEC, UN DES JOYAUX DE LA MULTINATIONALE BD 0068042 ExpErtisE CompétEnCE résultat Agence immobilière bernardleclerc.com toutes nos inscriptions sur 418653.5353 Immeuble commercial 4132 pi ca aménagé sur 3 niveaux, site visible et accessible, terrain de 11 596 pi ca, 24 parkings, idéal vente au détail et/ou services professionnels, libre octobre 2021.P.D.: 630000$ Immeuble à bureaux, près du Musée de la Civilisation, 2 étages, 8000 pi ca aménagés sur 2 niveaux, 6 stats., zonage commercial varié.Idéal bureau professionnel- restaurant, détail.RARETÉ! 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P.D.: 309 000$ québEC 7025, BouL.Henri-BourAssA aubaine leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 29 AFFAIRES JULIE JAMMOT Agence France-Presse SAN FRANCISCO \u2014 Europe, États- Unis, G7 : les puissances mondiales se sont lancées dans une chasse aux bénéfices mal taxés de Google, Apple, Facebook et Amazon, sans certitude que leurs efforts plus concertés que jamais débouchent sur des revenus substantiels pour les États.Les pays du G7 (France, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Canada, Japon, Italie) ont affirmé vouloir instaurer un taux d\u2019impôt mondial d\u2019au moins 15 % sur les sociétés et une répartition plus équitable des droits d\u2019imposer les bénéfices des multinationales implantées dans différents États.En parallèle, le président Joe Biden veut aussi relever le taux d\u2019imposition des entreprises américaines en général et cibler en particulier celles qui dégagent des profits importants, mais payent très peu d\u2019impôts.Dans tous les cas, les autorités ne s\u2019en cachent pas, elles en ont après les GAFA.«La pression monte depuis des années», note Lilian Faulhaber, professeure de droit à l\u2019université de Georgetown.«Mais avec la pandémie et ses conséquences économiques, les pays ont encore plus de mal qu\u2019avant à boucler leurs budgets [.], tandis que les électeurs sont de plus en plus agacés par ces firmes qui réalisent d\u2019immenses profits et ne semblent pas payer tellement d\u2019impôts.» Sans compter la colère qui monte contre le pouvoir accumulé par les plateformes numériques.Les procédures se multiplient en Europe et aux États-Unis contre la Silicon Valley, accusée de pratiques anticoncurrentielles.«L\u2019évitement des impôts et la domination des marchés sont des sujets différents, mais le ressentiment contre l\u2019un peut déteindre sur l\u2019autre», remarque Alan Auerbach, spécialiste de la fiscalité mondiale à l\u2019université de Berkeley.FISCALITÉ DU 19e SIÈCLE Les règles en cours de négociation doivent s\u2019attaquer à l\u2019optimisation fiscale, que ces sociétés maîtrisent parfaitement.Aux États-Unis, elles capitalisent notamment sur leurs investissements et recrutements pour obtenir des crédits d\u2019impôt qui réduisent à peau de chagrin leur somme à verser à Washington et aux États.Ailleurs, elles ont recours à des pratiques comptables sophistiquées pour enregistrer des bénéfices dans des pays où l\u2019impôt est faible, et des pertes dans ceux où la pression fiscale est forte.«Elles ne sont pas \u201cmauvaises\u201d éthiquement ou moralement parce qu\u2019elles profitent des avantages que nous leur offrons», souligne Alan Auerbach.«Le système fiscal international a été conçu pour une époque où la domiciliation des entreprises et la création de valeur avaient lieu dans des endroits clairement identifiés [.] Utiliser les politiques fiscales du 19e siècle pour l\u2019économie du 21e siècle ne risque pas de fonctionner.» Le premier volet de la réforme voulue par le G7 prévoit de taxer les multinationales là où elles réalisent leurs bénéfices.«Il s\u2019agit de reconnaître le rôle des personnes qui utilisent le service, mais fournissent aussi quelque chose : du temps de cerveau disponible [pour la publicité sur Facebook ou Google, NDLR]», détaille Lilian Faulhaber.E n Eu ro p e, c e tte i d é e v i s e directement l\u2019Irlande, qui a misé sur une fiscalité avantageuse pour attirer les sociétés, comme Apple.«PINCEMENT» Pas sûr cependant que le G7 parvienne à ses fins.Les pays pourront-ils continuer à proposer des déductions d\u2019impôts?Quelle fraction des bénéfices sera imposée?Que vont devenir les taxes numériques instaurées de manière unilatérale par la France, l\u2019Italie, l\u2019Espagne ou encore l\u2019Angleterre?Autant d\u2019éléments qui doivent être négociés.Il faudra ensuite que chaque État décide comment appliquer l\u2019éventuel accord.«À la fin ce sera un pincement, mais guère plus», assure l\u2019analyste Dan Ives de Wedbush Securities.«Parce que les structures fiscales des Big Tech font partie des plus complexes au monde».IMPÔTS L\u2019ÉTAU SE RESSERRE SUR LES GÉANTS DES TECHNOLOGIES BD.Elle ajoute que celle-ci figure d\u2019ailleurs parmi les finalistes de la catégorie Manufacturier innovant du prochain gala des Fidéides, organisé par la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Québec, qui aura lieu en novembre.«C\u2019est le centre d\u2019excellence des tests moléculaires de toute notre organisation à travers le monde.Pour nous, c\u2019est une grande fierté.» RÉPONDRE AUX BESOINS Il n\u2019y a pas qu\u2019à Québec où BD a dû faire preuve de souplesse.À travers toutes ses usines, l\u2019entreprise américaine, qui fabrique des aiguilles, des seringues, des tubes pour les prélèvements, des cathéters, etc., mais qui fait aussi la livraison de médicaments et de pompes à infusions et qui développe des instruments de recherche, a vu la demande pour ses produits exploser.Mme Bayley avoue que personne chez BD n\u2019avait anticipé avec exactitude l\u2019ampleur qu\u2019aurait la pandémie avec ses différentes vagues et la pression qu\u2019elle mettrait sur les gouvernements et les réseaux de la santé en particulier.Elle ajoute que tout le monde chez BD a cependant fait preuve de flexibilité pour augmenter les heures de production et leur cadence, certaines ont été multipliées jusqu\u2019à huit fois, mais aussi pour rapatrier des sites de productions et pour s\u2019assurer que la main-d\u2019œuvre serait disponible dans le but de répondre à la demande mondiale et pour supporter les efforts et les ambitions des gouvernements.Alors que les besoins et la demande en divers équipements médicaux étaient criants à travers le pays, BD a réussi à répondre à la demande.Jamais elle n\u2019a dû composer avec quelque rupture de stock que ce soit.Mme Bayley mentionne qu\u2019avant même que la pandémie ne prenne de l\u2019ampleur, les gouvernements, comme celui du Québec, ont analysé leurs capacités hospitalières et qu\u2019ils ont demandé à ses partenaires de se préparer pour les pires scénarios possibles et afin d\u2019accroître leurs inventaires et d\u2019avoir des bons modèles d\u2019approvisionnement.Tout ça dans le but de s\u2019assurer d\u2019avoir les équipements nécessaires afin de prendre soin de tous les patients dans le réseau de la santé.Mme Bayley dit que dans chacune des usines de la compagnie, on a senti un engagement de la part des employés qui désiraient supporter les réseaux de la santé avec qui ils sont partenaires dans la crise.Chacun se demandait s\u2019il pouvait en faire plus.Elle est d\u2019avis que la crise a rallumé chez les artisans de BD la raison d\u2019être de ce qu\u2019ils faisaient tous les jours.Aujourd\u2019hui, ils sont tous très fiers de l\u2019impact qu\u2019ils ont eu.«À l\u2019époque, j\u2019avais parlé à Nancy Piché, la gestionnaire de fabrication de notre usine de Québec.Elle m\u2019avait dit qu\u2019elle sentait la conviction de nos gens.C\u2019est le climat dans lequel nous étions.Pour moi c\u2019est une grande fierté de savoir que nos employés ont cette attitude.» La baisse des cas de COVID et du nombre d\u2019hospitalisations au printemps n\u2019a cependant pas signifié pour la multinationale une diminution de la demande de ses produits.La campagne de vaccination qui s\u2019est amorcée en février a obligé BD a produire davantage de seringues et d\u2019aiguilles.Et avant même qu\u2019un premier vaccin n\u2019ait été approuvé au Canada, l\u2019Américaine avait déjà fourni 190 millions de seringues et d\u2019aiguilles aux gouvernements du pays.«Il fallait sécuriser les inventaires et supporter les efforts de déploiement afin de s\u2019assurer que lorsque la campagne de vaccination s\u2019amorcerait, le personnel de la santé aurait les outils nécessaires.» Selon Mme Bayley, tant les gouvernements que les entreprises comme la sienne auront beaucoup appris de la crise de la COVID.Elle croit que la pandémie aura démontré l\u2019importance de prévoir les inventaires au niveau du matériel médical, mais aussi du rôle que les entreprises comme BD pouvaient jouer dans la gestion d\u2019une crise sanitaire.Elle a ajouté que les entreprises avaient aussi appris à être prêtes à faire face à n\u2019importe quelle situation, qu\u2019elles devaient s\u2019assurer d\u2019avoir des chaînes d\u2019approvisionnement robustes afin de répondre à la demande et faire preuve de flexibilité.Même si les nuages de la crise semblent vouloir faire place à un ciel bleu, les employés de BD ne s\u2019assoiront pas sur leurs lauriers pour autant quand la crise sera chose du passé.À l\u2019usine de Québec, par exemple, ils vont continuer à investir autant d\u2019énergies sur le développement de nouveaux tests à technologies moléculaires de même que sur de plateformes de diagnostics.«On va aussi continuer à travailler afin d\u2019être capable de supporter les divers systèmes de santé dans le monde.Par exemple en ayant des stratégies robustes pour attaquer le délestage des chirurgies.On veut vraiment les supporter et s\u2019assurer qu\u2019ils aient les bonnes technologies, des technologies innovantes pour vraiment répondre à leurs ambitions et aux objectifs qu\u2019ils se fixeront.» Pendant la pandémie, l\u2019usine BD de Québec a mis toutes ses productions de côté afin de travailler sur le développement d\u2019un test antigénique rapide pour le dépistage du SRAS- COV-2 et des tests PCR.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ «Quand la crise s\u2019est amorcée, nos gens à Québec [.] ont multiplié de plusieurs fois leur capacité de production afin de répondre à la demande mondiale» \u2014 Julie Bayley, directrice médicale chez BD Canada SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME Comment Prop-Air a réussi à diversifier son marché PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca I l a suffi d\u2019un simple voyage en avion.Alexandra Baril et son mari David McKee s\u2019envolaient vers le Mexique quand ils ont constaté que les bouches d\u2019aération situées au-dessus des sièges des passagers étaient bloquées et noircies.Il n\u2019en fallait pas plus pour que les jeunes propriétaires de Prop-Air, une entreprise de Gatineau spécialisée dans le nettoyage des conduits d\u2019air de bâtiments et résidences, y voient là une excellente occasion d\u2019affaires.Et une nouvelle niche de marché.«On a passé nos vacances à mijoter tout ça», raconte Alexandra Baril qui, dès son retour, a commencé à faire des recherches et se documenter pour constater avec aberration que le nettoyage des conduits d\u2019air dans les avions ne se fait nulle part dans le monde! Pourtant, «c\u2019est un endroit tellement confiné et hermétique, avec une forte densité de personnes, que c\u2019était étonnant de constater qu\u2019on ne s\u2019est jamais occupé de la mauvaise qualité de l\u2019air», souligne-t-elle.L\u2019entreprise décidait alors, en 2017, de créer la division Prop- Air Aviation et de tâter le terrain pour s\u2019assurer qu\u2019il y aurait bel et bien une demande avant de se lancer dans la recherche et développement d\u2019un nouvel équipement apte à faire le travail.D\u2019autant que le secteur de l\u2019aviation est reconnu pour être très conservateur et réglementé.LENTEMENT MAIS SÛREMENT Prop-Air s\u2019est notamment rendue en Allemagne pour rencontrer des dirigeants du fabricant Airbus et de la société de services aéronautiques Satair qui ont ef fectivement démontré leur intérêt envers son projet.L\u2019entreprise a ensuite amorcé sa démarche de R&D en collaboration avec le Centre technologique en aérospatiale (CTA) du Cégep Édouard-Montpetit.«Nos équipements actuels ne nous permettaient pas de faire adéquatement le nettoyage des conduits d\u2019air qui sont installés dans les avions», explique Alexandra Baril.Outre l\u2019accompagnement avec des équipes d\u2019ingénieurs et de techniciens qui lui ont permis de concevoir un nouveau robot, ce partenariat avec le CTA lui donnait aussi la chance d\u2019avoir accès à des avions pour réaliser les tests durant les différentes phases de son développement amorcé il y a environ quatre ans.PropAir a également reçu l\u2019aide financière du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) pour mener à bien son projet.L\u2019entreprise, qui dispose de brevets pour son nouvel équipement, prévoit amorcer ses activités de nettoyage de conduits d\u2019air d\u2019ici 18 mois.«Il reste encore des tests à faire dans d\u2019autres types d\u2019appareils», précise Mme Baril en soulignant qu\u2019il est toutefois difficile d\u2019avoir accès à un plus grand nombre d\u2019avions.UN MARCHÉ IMMENSE Prop-Air, qui œuvre principalement dans les secteurs commercial, institutionnel et résidentiel, aura ainsi l\u2019occasion de s\u2019attaquer à un nouveau secteur d\u2019activité.«C\u2019est un marché immense évalué à plusieurs centaines de millions de dollars», se réjouit Alexandra Baril, en soulignant qu\u2019une entreprise d\u2019aviation asiatique s\u2019est déjà enquise de l\u2019avancement du projet.NOUVEAU PRODUIT, NOUVELLE CLIENTÈLE leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 31 Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF DÉVELOPPEMENT DE PRODUITS : LA RECETTE DU SUCCÈS 1 ÉVITER LE COUP DE FOUDRE.Il ne faut pas tenir pour acquis qu\u2019un nouveau produit répond à un besoin, prévient Philippe Dancause, conseiller en stratégie d\u2019affaire et associé directeur de la firme Dancause.«Le risque est de tomber en amour avec son produit et d\u2019en être aveuglé au point de surestimer les besoins réels.Les entreprises ont souvent tendance à minimiser les risques et magnifier les avantages.» 2 PRENDRE LE POULS DU MARCHÉ.«Il faut valider son idée auprès de clients potentiels, mais non seulement en leur demandant leur intérêt car ils vont probablement dire oui.Il faut aussi leur demander quel serait l\u2019apport opérationnel du nouveau produit ou service pour eux et, surtout, combien ils seraient prêts à payer», conseille M.Dancause.3 S\u2019OFFRIR EN VITRINE.«Une des façons de gérer les risques associés au développement d\u2019un produit est d\u2019en faire un projet pilote avec des partenaires clés.Ça permet à l\u2019entreprise de raffiner son produit, en découvrant des éléments auxquels elle n\u2019aurait pas pensé ou d\u2019autres qui seraient inutiles, mais aussi de le conceptualiser et lui donner de la visibilité auprès d\u2019un client potentiel», fait valoir Philippe Dancause.Alexandra Baril et son mari David McKee, propriétaires de l\u2019entreprise Prop- Air.\u2014 PHOTO LE DROIT, ÉTIENNE RANGER Ce nouvel équipement arrivera en effet à point nommé alors que, pandémie oblige, la qualité de l\u2019air et des systèmes de ventilation est devenue cruciale pour l\u2019industrie de l\u2019aviation qui souhaite reprendre son envol en assurant la santé de ses passagers.Entretemps, l\u2019entreprise continue de desservir sa clientèle alors que la demande pour ses services a explosé depuis le début de la crise de la COVID-19.«On est 20 employés, mais on pourrait être une trentaine», souligne Mme Baril qui, comme bien d\u2019autres entreprises, est confrontée à la rareté de la main-d\u2019œuvre.Fondée par son père en 1992, P ro p -A i r a é té ra che té e pa r Alexandra Baril et son conjoint en 2013, alors qu\u2019elle n\u2019avait que 21 ans.L\u2019entreprise est principalement active dans la région de Gatineau-Ottawa alors que 70 % de ses revenus proviennent de contrats gouvernementaux.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise L\u2019avenir du travail\u2026 et des entreprises Alors que les analyses et les discussions sur le «retour au travail» vont bon train, les dirigeants ne doivent pas perdre de vue la tâche à accomplir: des décisions critiques doivent être prises concernant la santé à long terme, la compétitivité et vitalité de leur entreprise et, par conséquent, sur l\u2019avenir du travail, indique le magazine Forbes.Augmenter ses ventes grâce au CRM La gestion de la relation client est un enjeu capital pour toutes les entreprises qui souhaitent connaître leurs attentes, déterminer ou améliorer les produits et les services susceptibles de les intéresser et faire un suivi auprès de la clientèle existante ou même potentielle.L\u2019utilisation d\u2019un outil CRM (Customer Relationship Management) s\u2019avère alors incontournable pour optimiser cette relation et propulser les ventes d\u2019une entreprise, affirme le magazine Cadre & Dirigeant, qui explique les principales fonctions et les avantages liés à son implantation.Vaccination obligatoire ou non?La question est sur toutes les lèvres: les entreprises doivent-elles, ou peuvent-elles, exiger que leurs employés soient vaccinés, se demande également le magazine Strategy + Business qui met en lumière l\u2019implication des règles légales, de la gouvernance, de l\u2019impact social ou encore des risques de réputation et l\u2019éthique dans la réponse à cette épineuse question.Génération Z : des employés entreprenants Pour qui les membres de la génération Z veulent-ils le plus travailler à l\u2019avenir?Eux-mêmes ! Une majorité (53 %) de jeunes nés à partir de 1997 espèrent en effet gérer leur propre entreprise dans les dix prochaines années.Cette proportion passe à 65 % pour ceux qui sont déjà entrés sur le marché du travail, rapporte le magazine Fast Company qui en démontre les effets sur les entreprises.Comment accroître l\u2019efficacité des employés De nombreux employés ne travaillent pas à leur plein potentiel.Pour atténuer ces contraintes de productivité, les gestionnaires devraient considérer l\u2019expérience des employés en tenant compte d\u2019une série de facteurs personnels, relationnels et organisationnels qui peuvent contribuer ou nuire à l\u2019efficacité des employés, révèle un article du Harvard Business Review qui s\u2019appuie sur une étude menée auprès de milliers de travailleurs américains. SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 32 AFFAIRES L e Huawei Band 6 est un bracelet d\u2019entraînement abordable qui fait le suivi de la santé à long terme.Le marché est actuellement inondé de bracelets et montres connectés et la gamme de Huawei commence à être fort étoffée.À qui s\u2019adresse ce bracelet d\u2019entraînement dénudé de GPS qui s\u2019apparente plutôt à une montre intelligente?Voici un test complet.Le format de la montre Band 6 est idéal pour pratiquement tous les types de poignets et son bracelet de caoutchouc qui offre une multitude de réglages est très confortable.L\u2019écran AMOLED de 1,47 pouce est précis et lumineux.Malgré sa petite taille, il est relativement facile de lire les notifications et de naviguer dans l\u2019interface.La qualité de l\u2019écran couleur n\u2019a rien à envier aux meilleures montres intelligentes sur le marché et c\u2019est ce qui fait que ce bracelet connecté peut aisément devenir votre montre intelligente de tous les jours.J\u2019ai utilisé le Band 6 durant plus d\u2019une semaine et au moment d\u2019écrire ces lignes, sa batterie affichait encore 50 % d\u2019autonomie, ce qui est très bien pour un suivi complet de la santé, sommeil inclus.Avec moins d\u2019une heure de recharge, vous aurez près de deux semaines d\u2019autonomie si vous ne faites pas de programmes d\u2019entraînement rigoureux, mais si vous utilisez le Band 6 pour vous entraîner de manière quotidienne, son autonomie fondera de moitié, ce qui est tout de même excellent.Avec un indice d\u2019étanchéité ATM 5, vous pourrez utiliser le Band 6 pour faire de la natation, car il résiste à une immersion allant jusqu\u2019à 50 mètres, mais il n\u2019est toutefois pas recommandé de faire de la plongée sous-marine ou du ski nautique avec.L\u2019interface est simple d\u2019utilisation et permet d\u2019afficher rapidement l\u2019information pertinente grâce au magnifique écran AMOLED couleur de 1,47 pouce.Avec ses 11 modes d\u2019entrainement professionnel et ses 85 autres modes d\u2019entraînement secondaire, le Band 6 détecte automatiquement si vous faites de la marche, de la course, du vélo elliptique ou du rameur.Son moniteur de fréquence cardiaque fonctionne en permanence et vous alerte si votre fréquence cardiaque est anormale.Un moniteur de SpO2 permet de faire un suivi en temps réel de la saturation d\u2019oxygène dans le sang.La surveillance du sommeil TrueSleep 2.0 permet d\u2019obtenir un compte rendu précis des différentes phases du sommeil via l\u2019application Huawei Santé.Le sommeil est beaucoup mieux cartographié qu\u2019avec le Nest Hub 2.0.Pour la gent féminine, il y a même un système de suivi du cycle menstruel, mais vous comprendrez que je n\u2019ai pas eu la chance de le tester.INSTALLATION ET CONFIGURATION SUR UN APPAREIL ANDROID L\u2019installation de la montre se fait via l\u2019application Huawei Santé, mais sur un appareil Android, la version disponible sur le PlayStore de Google est obsolète et si vous utilisez cette version, vous ne pouvez tout simplement pas installer le bracelet Band 6.Il faut alors télécharger l\u2019application via un lien offert sur un code QR dans le manuel d\u2019instruction de la montre.Vous devez ensuite, sur votre téléphone Android, permettre l\u2019installation d\u2019applications en dehors du PlayStore.Cette méthode est loin d\u2019être conviviale et rassurante, d\u2019autant plus que l\u2019application Santé ne communique pas avec Google Fit pour échanger des données.Une fois l\u2019application installée, la configuration se fait aisément et l\u2019application Android permet d\u2019effectuer plusieurs réglages, dont la personnalisation des cadrans, qui est absente sur l\u2019application iOS.SUR IPHONE La configuration sur iPhone se fait aisément en téléchargeant l\u2019application Huawei Santé directement sur l\u2019App Store.La configuration est très simple et il est même possible d\u2019échanger des données entre l\u2019application Santé d\u2019Apple et Huawei Santé.Il n\u2019est toutefois pas possible de télécharger des cadrans sur l\u2019application iOS.LE BAND 6 C\u2019EST POUR QUI? En utilisant le Band 6, je me suis demandé à qui s\u2019adresse ce produit étant donné que l\u2019absence de GPS force l\u2019utilisateur à devoir trimbaler son téléphone s\u2019il veut un trajet précis de l\u2019entraînement extérieur.D\u2019autant plus que le Huawei Fit n\u2019est que 30 $ de plus et possède quant à lui un GPS.Le Band 6 convient très bien aux personnes qui font de l\u2019activité physique de manière occasionnelle ou en salle, mais qui désirent toutefois avoir un suivi de leur santé.Son affichage couleur, ses fonctions de notifications étendues des différentes applications de courriels et réseaux sociaux font du Band 6 non pas un bracelet de suivi d\u2019activités physiques, mais bien une montre intelligente quasi complète pour une fraction du prix.Il est toutefois dommage que les montres et bracelets Huawei ne soient pas compatibles avec l\u2019application Strava. \u2022 Prix ? $ \u2022 Écran AMOLED de ?,? pouces.\u2022 Surveillance de la santé \u2022 Accéléromètre, gyroscope et capteur de suivi du sommeil précis Le produit a été prêté par Huawei Canada HUAWEI BAND 6 ABORDABLE ET COMPLET STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE J\u2019AIME \u2022 Bracelet confortable \u2022 Qualité de l\u2019écran \u2022 Batterie très durable \u2022 Suivi du sommeil précis \u2022 Suivi de la santé complet \u2022 Facile à utiliser CE QUE JE N\u2019AIME PAS \u2022 Absence de GPS \u2022 Application Android en dehors du Play Store \u2022 Application iPhone incomplète Le bracelet de suivi d\u2019activité Huawei Band 6 est offert en plusieurs couleurs.\u2014 PHOTO HUAWEI CANADA 0068883 Le plus grand réseau de gens d\u2019affaires du Québec www.fccq.ca DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + COVID-19 Vaccination DÉMÊLER LE VRAI DU FAUX + POINT DE VUE Konrad Sioui LETTRE À MON MONSEIGNEUR leSoleil SEMAINE DU 12 AU 18 JUIN 2021 Seulement deux des 12 pêcheurs arrêtés sur la Côte-Nord en 1981 ont été accusés.Donald Germain, sur la photo, et Robert Barnaby ont été innocentés par la Cour supérieure en août 1983.Ils sont malheureusement décédés aujourd\u2019hui.\u2014 PHOTO STERLING KEAY CHRONIQUE Jean-Marc Salvet HISTOIRES DE GLACE ET DE PQ IL Y A 40 ANS, LA BRUTALE GUERRE DU SAUMON SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 34 LE POINT Il y a eu 40 ans vendredi, environ 300 policiers de la Sûreté du Québec faisaient irruption aux abords et dans la communauté de ce qui s\u2019appelait alors Restigouche, aujourd\u2019hui Listuguj, afin de stopper la pêche de subsistance au saumon des Mi\u2019gmaqs.Les images du raid policier dans ce village autochtone gaspésien avaient fait le tour du pays.Ce raid, appuyé par de nombreux agents fédéraux et québécois des pêches, est encore souligné aujourd\u2019hui à Listuguj, une communauté qui a été marquée par l\u2019ampleur et la brutalité de l\u2019intervention.GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale LISTUGUJ \u2014 Quand Allison Metallic se rend à l\u2019ancien quai de Pointe-à-la-Croix de nos jours, il pense invariablement à la fin d\u2019avant-midi du 11 juin 1981, alors qu\u2019il revenait de la pêche au saumon, et qu\u2019il s\u2019affairait à préparer le bateau pour la prochaine nuit, tout en nettoyant ses filets.«Tous les gens d\u2019ici présents cette journée-là n\u2019oublieront jamais ce qu\u2019 i ls faisaient et où ils étaient quand le raid a commencé.Il devait être autour de 11h».Allison Metallic, alors jeune conseiller, fraîchement élu à 23 ans, pêcheur et fils du chef Alphonse Metallic, savait qu\u2019il existait depuis quelques jours de fortes tensions entre le conseil de bande et ce qui s\u2019appelait alors le ministère des Loisirs, de la Chasse et de la Pêche, dirigé par Lucien Lessard.En l\u2019absence d\u2019entente entre le ministère et le conseil de bande, notamment au sujet de l\u2019horaire de pêche, le ministre Lessard avait, le 9 juin, sommé le chef de forcer les pêcheurs à retirer leurs filets de la rivière Restigouche avant le surlendemain.Le ministère voulait que les Mi\u2019gmaqs pêchent à raison de trois journées entières, pour un total de 72 heures, alors que les autochtones voulaient pêcher six nuits, à 12 heures par nuit, également pour un total de 72 heures.Allison Metallic, en dépit de ces tensions, était loin de se douter que la situation exploserait devant lui, au quai de Pointe-à-la-Croix, village voisin de Listuguj, le quai n\u2019étant éloigné que de quelques dizaines de mètres du territoire autochtone.«Les premières choses que j\u2019ai vues, ce sont les hélicoptères.Wow, des hélicoptères! C\u2019était beau; ils passaient bas et je n\u2019avais aucune idée de ce qu\u2019ils faisaient là, jusqu\u2019au moment où ils ont atterri.Puis, du boulevard Inter- provincial, l\u2019opération terrestre a démarré.En fait, l\u2019opération est venue des airs, de la route et de la rivière, parce que des bateaux sont aussi arrivés», précise Allison Metallic.UNE BOMBE À RETARDEMENT Le contexte prévalant en juin 1981 n\u2019était pas nouveau.Des incidents étaient survenus en 1972.La pêche au saumon, une activité autochtone menée essentiellement en juin, était dénoncée par les pêcheurs sportifs et, conséquemment, par les chroniqueurs suivant ce domaine.Tout ce monde mettait une pression considérable sur le ministre Lucien Lessard.Allison Metallic, qui deviendra chef en 1999 et qui effectuera quelques mandats au début des années 2000, note que la vision allochtone manquait d\u2019équilibre historique en 1981.«Il faut comprendre que les Mi\u2019gmaqs pêchaient le saumon depuis des centaines, des milliers d\u2019années ici, des deux côtés de la rivière, avant que cette pêche soit interdite», dit-il.En 1858, le gouvernement de la colonie qui allait devenir le Canada en 1867 avait décidé de confier le saumon à des clubs privés de pêche sportive, et de mandater des compagnies pour gérer la forêt et souvent le gibier.Du coup, les autochtones devenaient des braconniers, en l\u2019absence d\u2019ententes avec le gouvernement.Parallèlement à ces affronts, les gouvernements de divers pays permettaient la pêche commerciale du saumon atlantique en mer ou dans les baies, comme la baie des Chaleurs.Ainsi, en 1981, les prises commerciales de saumon ont totalisé environ 3400 tonnes en Atlantique Nord, en plus des 867 tonnes capturées par les pêcheurs sportifs (voir tableau).Cette même année, les pêcheurs commerciaux de saumon du Nouveau-Brunswick ont capturé 109 tonnes de saumon.Il s\u2019agissait dans certains cas de pêcheurs évoluant à quelques kilomètres des Mi\u2019gmaqs de Listuguj, qui n\u2019ont capturé que 6 tonnes de saumon, toujours en 1981.«Il était difficile de voir en quoi notre pêche nuisait à la survie de l\u2019espèce», souligne Allison Metallic.«Ce qui choquait le gouvernement, c\u2019est que certains de nos pêcheurs vendaient du saumon.Mais comme il s\u2019agissait d\u2019une pêche de subsistance, il était difficile pour nous de ne pas comprendre, dans un contexte où l\u2019emploi et l\u2019argent étaient rares, qu\u2019il était interdit de faire quelques dollars en vendant du saumon», enchaîne Terry Isaac, qui avait 16 ans en 1981 et dont le père était policier.L\u2019impatience de la jeune génération autochtone d\u2019il y a 40 ans découlait d\u2019autres aberrations 3285 t Prises commerciales de saumon en Atlantique en 1981, incluant les flottes internationales pêchant au large de Terre-Neuve et du Groenland 867 t Prises des pêcheurs sportifs de saumon atlantique 109 t Prises des pêcheurs commerciaux du Nouveau-Brunswick 22 t Prises des autochtones en Atlantique 6 t Prises des Mi\u2019gmaqs de Listuguj Source : Les événements de Restigouche, documentaire de l\u2019Office national du film, réalisé par Alanis Obomsawin (1984) GUERRE DU SAUMON LES MI\u2019GMAQS SE SOUVIENNENT DU 11 JUIN 1981 1 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 35 LE POINT datant des années 1960 et 1970.Ces jeunes trouvaient inacceptable que les pêcheurs ne puissent avoir accès à une partie des milliers de saumons passant sur la rivière Res- tigouche, devant chez eux! «Quand j\u2019étais jeune et que mon père voulait que la famille mange du saumon le dimanche, il devait se rendre à Carleton pour en acheter auprès des pêcheurs commerciaux», notait Gordon Isaac en juin 2016, lors du 35e anniversaire des événements de juin 1981.Il était pêcheur au filet en 1981.LE RAID VIOLENT DU 11 JUIN Quelques résidents de Listuguj s\u2019attendaient à un geste de l\u2019État québécois en juin 1981, mais personne n\u2019avait imaginé l\u2019ampleur et la violence du raid du 11 juin, précise Allison Metallic.«Ils étaient 500, ils étaient tellement nombreux! En descendant vers le quai, ils m\u2019ont dit de m\u2019en aller.Je suis parti.Si j\u2019avais résisté, ils m\u2019auraient arrêté, comme ils en ont arrêté une douzaine d\u2019autres.En retournant vers les maisons, je pouvais voir mon père, sur la rue.Je l\u2019ai rejoint.Les policiers arrêtaient des gens partout.Il a fallu quatre ou cinq heures avant que les choses se calment.Le conseil de bande s\u2019est réuni.Il a été décidé de lutter aussi fort que possible et de se préparer pour le prochain raid.Dans le calme relatif de l\u2019après-raid, nous nous sentions un peu plus braves», décrit-il.N\u2019empêche que les scènes de policiers frappant les pêcheurs avec leurs matraques, les saisies de filets et de saumons, la destruction de ces filets, les entrées en trombe des policiers sur et dans les propriétés des Mi\u2019gmaqs ont profondément marqué tout le monde à Listuguj.En juin 1981, Terry Isaac fréquentait l\u2019école secondaire Sugarloaf à Campbellton, ville néo-brunswic- koise située juste en face de Listu- guj et Pointe-à-la-Croix, de l\u2019autre côté du pont Interprovincial.«J\u2019avais 16 ans.À un moment donné, la direction de l\u2019école a réuni tous les écoliers autochtones dans une salle.Il devait être entre 11h30 et midi.J\u2019étais avec trois amis.On sentait que ce n\u2019était pas une bonne nouvelle.Je suis parti avec mes amis sans attendre qu\u2019on nous dise ce qui se passait.Quand nous sommes arrivés au pont, un véhicule de la Sûreté du Québec barrait la route.Une douzaine de policiers en sont sortis pour nous empêcher de passer [\u2026] Nous sommes restés du côté de Campbellton.Nous regardions les hélicoptères et les bateaux, les policiers de la SQ, ceux de la GRC, les agents des pêches du Québec et du MPO [Pêches et Océans Canada].Nous ne sommes retournés chez nous qu\u2019à la fin de la journée.Nous avons alors appris comment les policiers de la SQ avaient agi violemment lors des arrestations, et qu\u2019ils avaient uriné devant les femmes.J\u2019étais inquiet.Mon père était policier à Listuguj.Cette journée-là, la SQ est entrée dans notre communauté en disant à Alphonse Metallic qu\u2019il n\u2019était plus chef, qu\u2019ils étaient le chef», se souvient Terry Isaac.Aujourd\u2019hui conseillère à Listu- guj, Cathy Martin fréquentait la Campbellton Middle School en juin 1981.La direction de l\u2019école a gardé les élèves autochtones longtemps, les retournant chez eux plus tard que d\u2019habitude.«J\u2019avais 13 ans.Je n\u2019ai su à propos du raid qu\u2019en rentrant à la maison.Ce fut mon dernier jour d\u2019école de l\u2019année.Nos parents nous ont gardés pour notre sécurité.À partir de ce moment, je me suis portée volontaire pour les aînés.Pendant une grande partie de l\u2019été, les aînés cuisinaient pour nourrir les autochtones de tout le pays, venus nous appuyer pendant des semaines, même après le deuxième raid, au cas où d\u2019autres incidents se passeraient», dit-elle.APPUIS DE L\u2019EXTÉRIEUR Ces appuis extérieurs n\u2019ont pas tardé.Dans les heures suivant le raid du 11 juin, les chefs des Nations indiennes du Canada, ce qui s\u2019appelle maintenant l\u2019Assemblée des Premières Nations, ont déplacé à Listuguj la réunion prévue à Victoria, pour exprimer leur solidarité aux Mi\u2019gmaqs.Terry Issac renchérit.«Des Warriors de Kahnawake sont venus.Toutes les armes de la communauté ont été rassemblées en un endroit.Si les policiers étaient pour revenir, nous serions prêts», dit-il.Les Mi\u2019gmaqs ont remis les filets à l\u2019eau après le raid du 11 juin.Ils s\u2019attendaient donc à un second raid.Ils s\u2019y sont préparés.«Un autre ami, Kenny Mitchell, avait travaillé en construction et il savait comment démarrer un camion sans clé.Il y avait ce gros chantier de construction de la route 132 entre Matapédia et Lis- tuguj et nous sommes allés chercher des camions pour monter des points de contrôle, avec des sacs de sable, et nous assurer que les policiers et les garde-pêches ne viendraient pas chez nous, la seconde fois.Nous sommes retournés à la pêche.Il y a eu le second raid du 20 juin.Ils ont de nouveau saisi et détruit nos filets, mais ils n\u2019ont jamais osé entrer sur la réserve», raconte Allison Metallic.Symboliquement, de nos jours, les pêcheurs mi\u2019gmaqs, au lieu d\u2019être sur la rivière aux aurores, capturent du saumon pendant 24 heures, le 11 juin, pour se souvenir des événements de 1981.1 Les policiers, les agents de protection de la faune et les garde-pêches étaient entre 300 et 500, selon les témoins.Ici, le groupe venait de quitter le boulevard Interprovincial, qui délimite Listuguj, en arrière-plan, et Pointe-à-la-Croix.Ils ne sont qu\u2019à quelques dizaines de mètres de l\u2019entrée du quai.\u2014 PHOTO STERLING KEAYS 2 Robert Barnaby a été sommé de sortir rapidement de son bateau, ce qu\u2019il ne pouvait faire en raison de sa jambe artificielle.Il a été brutalement jeté au sol.\u2014 PHOTO STERLING KEAYS 3 Donald Barnaby, lourdement encadré par la police, ne sera finalement pas accusé.\u2014 PHOTO OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA 2 3 LIRE AUTRES TEXTES \u203a 36 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 36 LE POINT GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale CARLETON \u2014 Une douzaine de pêcheurs autochtones ont été arrêtés et envoyés à la prison de New Carlisle le 11 juin 1981.L\u2019avocat Nérée Cormier, de Carleton, se trouvait dans le palais de justice adjacent, réglant d\u2019autres causes, quand on lui a demandé de représenter les pêcheurs.«Sur les 12 hommes arrêtés, deux, Donald Germain et Robert Barnaby, ont été formellement accusés d\u2019avoir résisté à leur arrestation alors qu\u2019ils se livraient à une pêche illégale.Ils ont comparu et ils ont été remis en liberté sous conditions», note Me Cormier.Dans les heures suivant la première comparution, des chefs autochtones étant venus appuyer les Mi\u2019gmaqs de Listuguj rencontrent Me Cormier.«Ils m\u2019ont demandé si je me sentais capable de les [MM.Germain et Barnaby] représenter.J\u2019ai dit oui [\u2026] On m\u2019a offert de m\u2019appuyer», dit-il.CONDUITE DU JUGE Le procès a été tenu le 3 mai 1982, dans une atmosphère tendue, devant le juge Yvon Mercier, de la Cour du Québec, et en présence de partisans des deux camps, autochtones et allochtones.Me Cormier demeure encore étonné de la conduite du juge Mercier.Le magistrat a répété à l\u2019accusé Germain «je ne vous crois pas du tout».Il ne croyait pas non plus les témoins de la défense, Fay Metallic et Sally Caplin.Le juge a aussi dit que les images déposées en preuve avaient été truquées par Sterling Keays, un photographe de Pointe-à-la- Croix.Il a affirmé que les Mi\u2019gmaqs avaient embauché M.Keays dans un dessein tordu.Aujourd\u2019hui, Sterling Keays précise s\u2019être rendu à Ristigouche- Sud-est après avoir entendu qu\u2019une opération se préparait.Croisant un convoi de la Sûreté du Québec, il est allé au quai, où il a pris 144 photos qu\u2019il a développées.Pour le procès, «je les ai montées sur un panneau en mettant de la cire derrière les photos.L\u2019avocat m\u2019a demandé de les enlever du panneau.La cire laissait un dépôt derrière les photos.C\u2019est probablement pourquoi ils [le juge et la poursuite] ont pensé qu\u2019elles avaient été retouchées d\u2019une certaine façon.Je ne les ai pas et je ne pouvais pas les retoucher à cette étape de ma vie.Je pourrais le faire aujourd\u2019hui avec Photoshop, mais certainement pas à cette époque», assure M.Keays.Nérée Cormier note que «le débat se faisait au niveau du non-respect des droits individuels de Common Law, pour des arrestations sans motifs.Les autochtones avaient été traités de bâtards, de putains lors du raid.Ils avaient été frappés lors des arrestations.On les tirait par les cheveux.On avait des photos qui montraient que des gens âgés avaient été sortis de chez eux.On avait une photo d\u2019un Mi\u2019gmaq retenu, les cheveux enroulés autour d\u2019une matraque».Malgré tout, le juge Mercier reconnaît MM.Germain et Barnaby coupables; il les condamne à 250 $ d\u2019amende et à un an de probation.Les accusés portent la cause en Cour supérieure, «qui a le pouvoir d\u2019appel en Cour du Québec sur des questions de droit», note Me Cormier.ACQUITTÉS EN APPEL Le second procès est entendu en 1983 par le juge Louis Doiron.«À un moment, je questionnais un policier.Le juge lui avait dit : \u201cOn obéit à un ordre quand il est légal, pas quand il est illégal\u201d.Lors du premier procès, le juge Mercier avait perdu les pédales.C\u2019était une mascarade.Quand le juge Doiron a regardé les preuves, il a conclu qu\u2019on ne peut bafouer les droits individuels et collectifs comme ça, pour un cas de supposée pêche illégale», dit Me Cormier.Donald Germain et Robert Barnaby ont été acquittés en août 1983 en raison des erreurs de faits et de droits au premier procès.«On était rentré [à Listuguj] comme à la guerre.Je n\u2019ai jamais vu un abus de droit aussi clair.Ce n\u2019était pas une démocratie, le 11 juin 1981», dit l\u2019avocat.LISTUGUJ \u2014 Quarante ans après les raids policiers de 1981, les gens de Listuguj sont encore marqués.Même la jeune génération, qui n\u2019était pas née en 1981, en parle comme si elle en était imprégnée.Ces événements sont souvent désignés par l\u2019expression Migwite\u2019tm\u2019nej, je n\u2019oublierai jamais.La Sûreté du Québec n\u2019est toujours pas bienvenue à Listuguj, même si elle est appelée à y intervenir quand la police autochtone demande son assistance.L\u2019ex-chef Allison Metallic réussit à parler de ces événements avec du recul.Il se souvient que son père Alphonse avait été choqué qu\u2019un gouvernement avec l\u2019ambition de faire du Québec un pays, celui du Parti québécois en 1981, ne pouvait concevoir que les Mi\u2019gmaqs gèrent ou négocient de nation à nation leur pêche au saumon.«Une nation doit avoir un territoire, une langue et une culture! Nous avions ça! souligne Allison Metallic.La crise de 1981 a été un choc, mais la réaction de la communauté a été à la hauteur.Je suis convaincu que si nous n\u2019avions pas réagi avec énergie, Listuguj aurait à peu près disparu, qu\u2019elle aurait été avalée par nos voisins, Campbellton et Pointe-à-la- Croix.Nous nous sommes défendus pour nos droits.Nous avons imposé le respect.Nous avons pris confiance en notre capacité d\u2019agir».En 1993, Listuguj a développé son propre plan de pêche au saumon.La crise forestière de 1998 a débouché sur un approvisionnement de bois récolté par les Mi\u2019gmaqs.«En 1999, alors que je venais d\u2019être élu chef, le jugement Marshall a été rendu, pour nous assurer d\u2019une participation aux pêches commerciales.Ça n\u2019a pas été accepté par bien des pêcheurs blancs, mais certains d\u2019entre eux ont formé nos jeunes et nous avons des capitaines maintenant.Par la suite, nous avons déposé des projets éoliens.Ils ont été rejetés la première fois, de justesse, mais nous avons été clairs lors d\u2019un autre appel d\u2019offres que nous voulions notre juste part.Nous l\u2019avons eue, avec le parc éolien d\u2019Escumi- nac.Nous l\u2019avons négocié avec le PQ, en plus! [\u2026] Nous avons fait énormément de progrès depuis 40 ans et ça va continuer.Nos voisins aussi y gagnent», dit-il.L\u2019adolescent qu\u2019était Terry Isaac en 1981 occupait les fonctions de policier en 1984.«Je devais côtoyer des policiers de la Sûreté du Québec de Matapédia dans certaines situations.Il y avait de l\u2019animosité, mais nous devions travailler avec eux, Je devais être professionnel.Les gars de la Sûreté du Québec de Matapé- dia ne voulaient pas d\u2019intervention à Listuguj en 1981.J\u2019ai compris ça en les côtoyant.De toute façon, les forces antiémeutes venaient de l\u2019extérieur, de Mont réal, de Québec.Je suis devenu ami avec des policiers de Matapédia.J\u2019ai joué au hockey avec eux.Ils suivaient les ordres en 1981.» RETOUR AU CALME Les esprits se sont calmés en 1982.La Commission de surveillance de la pêche autochtone à Restigouche, présidée par le géographe et linguiste Louis-Edmond Hamelin, a contribué à assainir le dialogue entre Québec et Listuguj.Des quotas ont été déterminés sur une base annuelle, jusqu\u2019en 1992.En 2021, la pêche autochtone a débuté le 3 juin et elle est officiellement en vigueur jusqu\u2019au 26 juillet, mais la plupart des pêcheurs arrêtent à la fin de juin.Les données de capture ne sont pas dévoilées par les gestionnaires autochtones, mais elles sont suivies par une équipe scientifique.GILLES GAGNÉ, COLLABORATION SPÉCIALE Pour en savoir plus : Les événements de Restigouche, documentaire de l\u2019Office national du film (1984) réalisé par la cinéaste Alanis Obomsawin, Magazine Gaspésie, numéro 90, printemps 1985 : «Restigouche : les Micmacs et la bataille du saumon», par Louis-Edmond Hamelin.«Aujourd\u2019hui l\u2019histoire : La crise du saumon» racontée par Serge Bouchard, à Radio-Canada UN ÉVÉNEMENT QUI A SOUDÉ LA COMMUNAUTÉ, MALGRÉ LE CHOC L\u2019avocat Nérée Cormier a représenté les pêcheurs Donald Germain et Robert Barnaby.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ LES PROCÈS : MASCARADE D\u2019ABORD, PUIS REDRESSEMENT DE SITUATION LIRE MIGWITE\u2019TM\u2026JE ME SOUVIENS, 40 ANS PLUS TARD \u203a 46 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 37 LE POINT Histoires de glace et de PQ P aul St-Pierre Plamon- don file la métaphore : «Il y a des gens qui ont refusé de plier les genoux, de baisser les bras.Et on voit les résultats d\u2019une équipe qui, malgré vents et marées, décide de continuer à fixer l\u2019objectif, à poursuivre l\u2019objectif.» C\u2019était mardi.La veille, le Canadien venait d\u2019éliminer les Jets.Le capitaine du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lui, se sentait inspiré par la Sainte-Flanelle.Ce jour-là, au siège du PQ, à Montréal, on gérait encore la démission du député de Bonaventure, Sylvain Roy.Mais le capitaine voulait déjà être ailleurs, dans la prochaine ronde.Il patine vite, il faut le reconnaître.UNE RECRUE EXPÉRIMENTÉE C\u2019est peu dire que la présence dans l\u2019antichambre du péquiste Alexis Deschênes était peu appréciée par le député Sylvain Roy.Tout de suite après sa démission du caucus péquiste, l\u2019ex-journa- liste et ancien candidat défait du PQ, l\u2019avocat Deschênes, sautait d\u2019ailleurs sur la glace.Il confirmait qu\u2019il songeait à se porter candidat aux prochaines élections générales dans Bonaventure et annonçait qu\u2019il dirigerait d\u2019ici là l\u2019association péquiste de la circonscription.«Je ne crois pas que l\u2019histoire soit écrite d\u2019avance», a dit Alexis Deschênes.Manière de dire que tout est possible dans la vie, y compris les résurrections.Le Canadien de Montréal, encore\u2026 Si le PQ n\u2019était pas éliminé lors des prochaines séries éliminatoires, en 2022, et que M. Deschênes était élu, il pourrait très vite devenir une tête d\u2019affiche de son équipe bleue.Il en a les capacités et les atouts.Il est naturellement flamboyant alors que Sylvain Roy a toujours été effacé dans l\u2019univers politi- co-médiatique.Ce n\u2019est pas son truc.Pas vedette pour deux sous.C\u2019est aussi pour cela que sa démission a été traitée de haut par le parti.Elle n\u2019est qu\u2019une péripétie de plus dans l\u2019histoire récente du Parti québécois.Sylvain qui?s\u2019amusent certains.Le député désormais indépendant dit des choses intéressantes sur la vie politique, cela étant.Il parle de «clientélisme».D\u2019accord, dit strictement ainsi, ce n\u2019est pas nouveau.Mais combien de fois au PQ ou ailleurs, se tait-on sur des principes auxquels on croit de crainte de heurter des segments d\u2019électeurs potentiels?Qu\u2019une péripétie de plus\u2026 Oui, le PQ en a connu tellement d\u2019autres et des tellement plus dramatiques.LA RUPTURE Dix ans presque jour pour jour\u2026 Le 6 juin 2011, trois députés vedettes du PQ démissionnaient avec fracas.Pierre Curzi, Louise Beaudoin et Lisette Lapointe dénonçaient l\u2019«autoritarisme» de la cheffe Pauline Marois et sa prise de position en faveur de l\u2019amphithéâtre de Québec.C\u2019était un tremblement de terre politique.Le lendemain, Jean-Martin Aus- sant claquait la porte à son tour.Il écorchait Mme Marois, incapable, accusait-il, de conduire le Québec jusqu\u2019à un nouveau référendum.Forte réplique tellurique.Le 21 juin, c\u2019était le député Benoit Charette qui partait pour des raisons opposées à celles de M.Aussant : parce que le PQ s\u2019obstinait à travailler à son projet d\u2019indépendance.L\u2019actuel ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a joint la CAQ assez rapidement.Encore aujourd\u2019hui, Mme Marois parle de 2011 comme de la pire année de sa vie politique.Il n\u2019y avait pas eu que le printemps.Il y avait eu l\u2019automne.Fin octobre 2011, la cheffe affrontait encore une rébellion ouverte.Elle avait résisté.Son parti a remporté le scrutin général en 2012.Mais de façon minoritaire.Depuis 10 ans, le PQ n\u2019a cessé de dégringoler au classement général.Ce n\u2019est pas le départ de Sylvain Roy qui marquera les esprits.LE JEU En 2011, la CAQ était naissante.Elle y allait de ses premiers coups de patin.Aujourd\u2019hui, elle évolue sur une glace solide en jouant à toutes les positions.Elle cherche à faire vibrer le plus souvent possible la fibre nationale.Elle laisse peu de place à ses adversaires.Les ténors de l\u2019opposition veulent croire que l\u2019«environnement politique» sera très différent l\u2019automne prochain de ce qu\u2019il a été depuis un an et quelques mois avec la COVID.Ils veulent croire qu\u2019ils auront plus d\u2019espace.Mais est-ce que la CAQ laissera un peu de glace au PQ?Celui-ci dénonce le gouvernement Legault parce qu\u2019il refuse d\u2019élargir la loi 101 au cégep.Sa volonté d\u2019imposer cette loi au réseau collégial est l\u2019un des atouts qu\u2019il a en main, croit-il.Mon petit doigt me dit cependant que le gouvernement Legault pourrait être tenté dans quelque temps de promettre que si le contingentement des places qu\u2019il propose dans les cégeps anglophones ne donne pas de résultats probants à tel ou tel horizon, il pourrait y appliquer la loi 101.Ce serait un morceau de pain de moins dans la bouche du PQ.Le Parti québécois ne plie pas les genoux, certes, mais il ne contrôle pas le jeu.JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Les ténors de l\u2019opposition veulent croire que l\u2019«environnement politique» sera très différent l\u2019automne prochain de ce qu\u2019il a été depuis un an et quelques mois avec la COVID.Ils veulent croire qu\u2019ils auront plus d\u2019espace.Mais est-ce que la CAQ laissera un peu de glace au PQ de Paul St-Pierre Plamondon?\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 38 LE POINT KATHERINE BOULIANNE kboulianne@lequotidien.com Alors que la plupart d\u2019entre vous ont reçu une première dose de vaccin contre la COVID-19 et que vous redoutez peut-être la seconde, certaines questions se posent encore face aux effets secondaires ressentis.Fièvre, nausées, fatigue ou encore rien du tout?Pour y voir plus clair, le pharmacien Yann Gaudreault a accepté de répondre à nos questions.Q Est-ce que notre façon de réagir au vaccin est un indicateur de ce qu\u2019aurait été notre réaction au virus si nous l\u2019avions attrapé?R Nous ne pouvons pas faire de lien, puisqu\u2019il y a beaucoup trop de facteurs qui peuvent entrer en ligne de compte.Par exemple, quelle est la souche du virus que nous aurions attrapée?S\u2019agit-il d\u2019un variant?Au moment d\u2019attraper le virus, étions-nous déjà affaiblis pour X, Y raisons?Ce que nous craignons beaucoup avec la COVID, c\u2019est la fameuse tempête de cytokine qui vient ravager le système pulmonaire.Elle survient subitement et nous n\u2019avons pas encore établi de pattern pour bien la cibler.Et règle générale, en vaccination, la façon dont nous réagissons au vaccin et la façon dont se manifeste réellement la maladie ne sont pas corrélées ensemble.Q Le type de technologie utilisée pour le vaccin (ARN messager ou à vecteur viral) a-t-il un effet sur notre possible réaction au vaccin?R La technologie du vaccin, il faut vraiment la voir comme le système qui va délivrer le message au système immunitaire.Ce sont deux façons différentes, mais le résultat est le même.Il n\u2019y a donc pas tellement de lien avec la réponse immunitaire.Et au niveau de l\u2019efficacité, quand nous regardons les chiffres par rapport aux complications de la COVID, tous les vaccins sont très efficaces.Q Qu\u2019est-ce qui explique que certaines personnes puissent réagir plus fortement que d\u2019autres?R Chaque virus est différent, donc chaque vaccin aussi.Nous ne pouvons donc pas faire de corrélation sur la façon avec laquelle nous réagissons d\u2019un vaccin à un autre.Par contre, il y a des gens qui sont plus sensibles à l\u2019effet nocebo (le contraire de l\u2019effet placebo).Si tu leur dis qu\u2019ils auront mal au bras, ils auront mal au bras.Si tu leur dis que tel médicament donne mal au cœur, ils auront mal au cœur.Cet effet-là peut faire en sorte que chez des gens qui sont généralement plus réactifs, nous pouvons nous demander s\u2019ils sont vraiment plus réactifs ou s\u2019ils sont simplement plus sensibles à l\u2019écoute de leur corps.Q Certaines données démontrent que les femmes seraient plus sensibles aux effets secondaires du vaccin.Qu\u2019est-ce qui explique cela?R Selon certaines petites études, les femmes seraient en fait plus portées à déclarer les effets secondaires.Donc, il s\u2019agit peut-être d\u2019une question où les hommes veulent jouer aux tough et ne le disent tout simplement pas lorsqu\u2019ils ressentent quelque chose de différent.Ça fait du moins partie des hypothèses que l\u2019on retrouve dans la littérature.Il n\u2019y a rien de très fort à ce sujet-là, mais ce n\u2019est pas parce qu\u2019une population serait plus réactive au vaccin qu\u2019une autre.Q Les plus jeunes auraient davantage d\u2019effets secondaires après la vaccination.Pourquoi?R Sur le plan théorique, en vaccination, en général, les personnes plus jeunes ont un système immunitaire plus solide.Donc, elles ont une propension plus élevée à avoir des effets secondaires, parce que comme leur système est plus fort, il réagit avec plus de force face au vaccin.Q Est-ce que l\u2019absence d\u2019effets secondaires signifie que notre système immunitaire ne réagit pas suffisamment?R Non, nous ne de vons pas nous inquiéter avec ça.Chaque personne réagit différemment.Et même si une personne ne réagit pas, ça ne veut aucunement dire qu\u2019elle n\u2019est pas bien protégée.Q Doit-on automatiquement s\u2019attendre à subir plus d\u2019effets secondaires à la deuxième dose qu\u2019à la première?R C\u2019est du cas par cas, et certains pourraient encore ne pas avoir d\u2019effets secondaires du tout.Mais en moyenne, il y a une tendance qui montre que la deuxième dose a été un peu plus réactive que la première.Le système immunitaire est déjà sensibilisé au vaccin.Nous lui avons montré la COVID en disant «quand tu vois ça, il faut que tu réagisses».Donc, à la deuxième dose, le système est prêt à réagir, et c\u2019est ce à quoi nous nous attendons de lui.C\u2019est normal et ça fait partie de l\u2019apprentissage immunitaire.Q De quelle manière la protection du vaccin serait influencée chez une personne si celle-ci choisissait de ne pas recevoir une seconde dose?R Ce que nous voulons faire avec la deuxième dose, c\u2019est ancrer la mémoire immunitaire dans certaines cellules du corps qui s\u2019occupent de reconnaître les virus, dont les lymphocytes B et mémoire.C\u2019est leur job à elles de se rappeler de ce qui a attaqué le corps dans le passé et rapidement réagir dans le cas d\u2019une nouvelle attaque.La deuxième dose viendra donc vraiment mieux ancrer le virus dans la mémoire immunitaire de celles-ci.Le but, c\u2019est de maintenir au maximum la couverture immunitaire, parce que nous ne voulons pas qu\u2019elle s\u2019en aille après la première dose.Q Devra-t-on renouveler la vaccination après un certain temps?R Nous ne le savons pas encore, parce que le vaccin est trop récent.Il faut que nous ayons le temps de l\u2019observer.Certains vaccins fêtent cette année leur dixième anniversaire, donc nous nous disons qu\u2019ils sont bons 10 ans.Mais à leur apparition, nous croyions qu\u2019ils ne seraient bons que trois ou cinq ans parce que nous ne les avions pas encore vus évoluer.Il y aura des études qui seront faites postcommercialisation, et si, par exemple dans quatre ans, les gens se mettent à rattraper la COVID, nous nous dirons probablement que le vaccin était bon quatre ans.C\u2019est le temps qui viendra nous le dire, parce que nous ne pouvons pas prédire comment le vaccin va persister.L\u2019autre facteur aussi, c\u2019est le variant.Si le virus se met à muter en différentes souches, peut- être qu\u2019un jour il y aura un rappel, mais avec des souches mutées.Q Est-ce que l\u2019on pourrait inter- changer deux vaccins ARN pour la deuxième dose, par exemple recevoir Moderna et ensuite Pfizer?R Oui, c\u2019est permis.Par contre, c\u2019est certain que pour l\u2019instant, les plus grosses études ont été faites en utilisant les mêmes vaccins, donc le premier choix serait toujours de garder le même produit.Mais il n\u2019y aurait pas de danger ou de désavantages à les interchanger.VACCINATION ET EFFETS SECONDAIRES DÉMÊLER LE VRAI DU FAUX Le pharmacien Yann Gaudreault souligne qu\u2019«en moyenne, il y a une tendance qui montre que la deuxième dose [du vaccin pour la COVID-19] a été un peu plus réactive que la première.Le système immunitaire est déjà sensibilisé au vaccin.» \u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 39 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com QUESTION ÉCLAIR Quelle solution étonnante un représentant républicain du Texas, Louis Gohmert, a-t-il suggéré cette semaine pour combattre les changements climatiques?a) Déverser chaque jour des millions de tonnes de glace dans les océans; b) Expédier des réflecteurs géants en orbite, pour réfléchir la lumière du soleil; c) Subventionner l\u2019achat de climatiseurs dans les pays chauds; d) Modifier l\u2019orbite de la Lune ou de la Terre; e) Demander à chaque être humain de respirer deux fois moins souvent.La fusée New Shepard de Blue Origin \u2014 PHOTO AFP, BLUE ORIGIN Le sénateur Louis Gohmert, Jr., républicain du Texas \u2014 PHOTO AFP, MARK WILSON Paons aperçus dans un quartier résidentiel d\u2019Arcadia, en Californie, cette semaine.\u2014 PHOTO AFP, MARIO TAMA Réponse : d) SOURCE : THE GUARDIAN LES ENCHÈRES 4 MILLIONS $ P rix de départ de la vente aux enchères d\u2019un voyage de 10 minutes dans l\u2019espace à bord de la fusée réutilisable New Shepard, en compagnie du milliardaire Jeff Bezos, le 20 juillet.Jusqu\u2019ici, plus de 6000 personnes en provenance de 143 pays se sont inscrites pour participer à l\u2019événement.Le pire, c\u2019est que dans les minutes qui vont suivre l\u2019ascension à une vitesse vertigineuse, l\u2019heureux acheteur pourrait souffrir du mal des transports.SOURCE : WWW.BLUEORIGIN.COM LA MÉTÉO 51,8 ?C Température maximale enregistrée le 6 juin 2021 dans la ville de Sweihan, aux Émirats arabes unis.- 69,5 ?C Température maximale enregistrée le 6 juin 2021 à la station de recherche russe Vostok, en Antarctique (- 83 ?C en tenant compte du vent).SOURCES : WWW.INFOCLIMAT.FR LE PRIX 530$ V aleur moyenne de tous les gadgets inutilisés que l\u2019on trouverait dans une cuisine typique de Grande-Bretagne.Il semble que certains gadgets se font vite oublier, cachés au fond d\u2019une armoire.Ce serait le cas des «turbotières», des casseroles en forme de losange servant à la cuisson des poissons plats.Plus spécialisé que cela, il y aurait peut-être un «tue- mouche» qui épouserait exactement les formes d\u2019une guêpe.Ça se discute.SOURCE : THE GUARDIAN QUESTION ÉCLAIR Durant la guerre civile en Libye, des mercenaires ont laissé derrière eux de nombreux objets piégés pour faire un maximum de victimes dans le camp ennemi.Parmi les objets qui suivent, lequel n\u2019a pas été transformé en engin explosif?a) Un ours en peluche; b) Une toilette; c) Une canette; d) Une poignée de porte; e) Aucune de ces réponses.Réponse : e) SOURCE : THE WASHINGTON POST LE PRIX 800$ P rix de vente d\u2019un foulard signé Luis Vuitton dont les motifs rappellent clairement ceux d\u2019un keffieh palestinien.Sur le site de la maison de mode, le foulard était décrit comme un «accessoire intemporel», qui donne une allure «décontractée».Les critiques y voyaient plutôt la récupération indécente d\u2019une culture menacée.Finalement, le vêtement controversé a été retiré de la vente.Mais les acheteurs déçus peuvent se rabattre sur une autre version de luxe du keffieh, commercialisée par la marque italienne Fendi, pour la modique somme de 990 $.SOURCE : FENDI.COM LA NOUVEAUTÉ UNE DISTRIBUTRICE DE PIZZA À ROME M onsieur ne savait pas que c\u2019était impossible.Alors il l\u2019a fait.À Rome, Massimo Buccolo vient d\u2019installer la toute première distributrice de pizza.Depuis quelques semaines, sa machine offre quatre choix de pizzas différentes, cuisinées sur place.Le client peut même observer la cuisson à travers une vitrine.Tout est prêt en trois minutes.Jusqu\u2019ici, les réactions semblent partagées.Les clients pressés apprécient le nouveau service.Mais un critique a comparé la pizza à une horreur plastifiée qu\u2019il avait mangée au fond de la brousse, en Amérique du Sud.«Ça m\u2019a dévasté», concède Mas- simo Buccolo.SOURCE : THE NEW YORK TIMES P H O T O F A C E B O O K L\u2019AMENDE 1000$ P unition que le comté de Los Angeles veut bientôt imposer à quiconque nourrit un paon sauvage.Au besoin, l\u2019amende peut s\u2019accompagner de six mois de prison! En Californie, le nombre de paons en liberté augmente en flèche.On peine à croire qu\u2019ils soient tous les descendants de quelques spécimens échappés d\u2019enclos.Bien sûr, la plupart des gens trouvent ces oiseaux magnifiques.Mais il semble qu\u2019ils soient très bruyants.Très encombrants aussi.Les mâles attaquent parfois les voitures stationnées à coups de bec, parce qu\u2019ils confondent leur reflet dans une vitre avec un rival! Depuis quelques années, on craint que les paons soient porteurs de la maladie de Newcastle.Le virus de la maladie n\u2019est pas dangereux pour les humains, mais il représente un danger pour les élevages de volaille.Bref, on ne rigole paon, euh, je veux dire, on ne rigole pas! SOURCE : LOS ANGELES TIMES LA CITATION «Dans un hôpital, vous devez vous occuper des patients.Ici, mes patients ce sont les pierres.» \u2014 Emmanouil Korres, l\u2019architecte qui préside à la restauration de l\u2019acropole d\u2019Athènes, un site vieux de 2500 ans.M. Korres se trouve sous le feu des critiques, après la construction d\u2019un chemin de béton conçu pour les personnes à mobilité réduite.Il se défend en disant que son «trottoir» va permettre de protéger le site en canalisant le flot de visiteurs.Avant la pandémie, environ 3,5 millions de personnes visitaient l\u2019Acropole, chaque année.SOURCE : THE GUARDIAN SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Vivre ensemble Le récent attentat dans la ville de London, Ontario, a de quoi soulever l\u2019indignation.Toutefois, lier cet attentat à la Loi 21 est un dangereux dérapage qui montre qu\u2019il est plus facile pour les Canadiens anglais de déverser leur frustration sur le Québec au lieu de regarder ce qui, chez eux, a pu contribuer à ce geste odieux.Quel dommage de constater que leur vision du Québec est basée essentiellement sur des préjugés.Rappelons que les crimes haineux sont en hausse depuis de nombreuses années et les premières victimes en sont les femmes ainsi que toutes les minorités visibles.Il serait dommage qu\u2019on limite notre examen de conscience seulement à ce que vit la minorité musulmane.Martine Tremblay Québec La Santé publique doit évaluer le tunnel Québec-Lévis Troublant et éclairant le point de vue de monsieur Jacques Côté sous le titre «Creuser le tombeau de la CAQ» paru dans Le Soleil du 29 mai.Il y démontre par de nombreux exemples et chiffres à l\u2019appui la dangerosité des tunnels et les catastrophes engendrées.Qu\u2019on dénombre près de cent accidents par année dans le tunnel Louis- Hyppolite-Lafontaine doit être retenu.Ils sont souvent d\u2019origine comportementale et humaine, mais aussi environnementale ou par la détérioration de l\u2019infrastructure.Mais le résultat est le même: il n\u2019est pas de tout repos de s\u2019engager dans un tunnel autoroutier, d\u2019autant s\u2019il est de 8,3 kilomètres, a trois voies de large et est ouvert à tout type de véhicules.Il apparaît évident, à tout le moins, que tout transport e n c o m mu n q u i s\u2019 y t rouve devrait se faire autrement que le modèle privilégié que nous avons eu l\u2019occasion de voir dans les vidéos diffusées où des bus électriques filent à vive allure dans la voie de gauche qui leur est réservée.Compte tenu des risques, cette solution est à rejeter pour privilégier une voie totalement isolée des autres, hors des aléas de la circulation routière, vraisemblablement sur rail et faisant la navette rapidement et en toute sécurité entre Québec et Lévis.Le métro de Longueuil est l\u2019exemple à suivre.Il serait logique que la Santé publique du Québec, de par son mandat concernant la prévention des traumatismes et la sécurité de la population, se penche sur cet ouvrage, l\u2019évalue et fasse ses recommandations qui pourraient faire partie de l\u2019évaluation du BAPE.Pas question de suivre la CAQ dans son «tombeau»! Richard Gagné, médecin retraité Sainte-Pétronille Euphorie collective Comme un vent de libération exaltant marquant la fin d\u2019une oppression terrible, la progression du déconfinement traduit un tel élan.Un virage éclatant dans notre façon d\u2019agir et de penser.On est tous en processus de guérison.Une impatience vibrante partout dont on ne doit pas freiner l\u2019amplitude par trop de prudence irritante.Le gouvernement sait lire le peuple ayant épuisé toutes ses réserves de retenue.Le rituel du masque, du respect de la distanciation, du lavage des mains est en perte de vitesse.C\u2019est patent! Le relâchement est inévitable.Il y a le blindage sécurisant des vaccins.Le virus est en déroute.Voilà le diagnostic du peuple qui influence celui des spécialistes.Peu importe les angoisses des jours sombres porteurs de tant de frayeurs paralysantes, on est tous attirés par l\u2019attrait du beau risque de revenir à la normale.Les bals et tous les rapprochements permis! Ultime privilège de communiquer sa joie de vivre en prolongeant presque cette béatitude du bois de Chaville où il y avait du muguet! C\u2019est dans l\u2019air la défaite du virus.Est-ce vrai?Douglas Beauchamp Québec POINT DE VUE Sylvio Le Blanc Montréal D ans son message d\u2019entraide et d\u2019espoir au Guatemala, la vice-présidente états- unienne Kamala Harris a oublié une chose capitale : le changement climatique.Si, comme cela se vérifie de plus en plus en Amérique centrale, les paysans en arrivent à ne plus pouvoir faire pousser légumes et fruits sur leur lot de terre desséchée, les migrations désespérées continueront de plus belle, et rien ne pourra les arrêter, même pas les «murs de prospérité».Or, qui est, depuis longtemps, l\u2019un des plus grands émetteurs de GES dans le monde?Les États-Unis, bien entendu.La nouvelle administration Biden, contrairement à celle de Trump, croit au moins au réchauffement climatique dû à l\u2019activité humaine, et elle semble vouloir prendre le taureau par les cornes.Mais il faut que cela se concrétise dans les discours.Ce n\u2019est pas compliqué, les États- Unis doivent jouer le plus grand rôle de leur histoire, à savoir mettre leur puissance au service de notre terre nourricière et entraîner dans leur sillage les cancres au chapitre de l\u2019environnement.Vous imaginez s\u2019ils décidaient de sanctionner économiquement les pays qui refusent de faire des efforts pour diminuer les GES, comme ils sanctionnent actuellement la Corée du Nord et le Venezuela pour d\u2019autres motifs.On devrait pourtant en être là: les pays récalcitrants, retardataires devraient être punis.Il en serait ainsi du Canada prétendument vert de Justin Trudeau, qui a acheté un oléoduc pour exporter davantage de pétrole sale et qui le subventionne encore, et du Brésil qui met à mal la forêt amazonienne.Tout le reste, en ce siècle crucial, est secondaire.Les États-Unis doivent user de leur puissance à bon escient ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 41 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE KONRAD SIOUI Collaboration spéciale À Mgr Gérald Cyprien Lacroix I l n\u2019y a pas si longtemps, pendant que nous faisions le trajet ensemble en direction du sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine, nous échangions sur des questions qui revêtent toujours un caractère important dont celui du traitement réservé à l\u2019ensemble des Premières Nations et des autres peuples autochtones.Au Cap, nous avons entendu des témoignages à glacer le sang, venant de membres de la Nation Atikamekw qui exposaient toute la souffrance vécue et subie dans les pensionnats.Ces abus physiques et psychologiques pendant tant d\u2019années.Ils parlaient de leurs parents qui se sont vus arracher de force leurs enfants pour ne plus jamais les retrouver intacts.Ils nous disaient que ce sont eux, leurs parents, qui sont les véritables survivants de ces écoles de réforme pour Indiens.Que ce sont leurs parents qui ont le plus souffert de cette déchirure et qui pourtant, ont été laissés pour compte, comme s\u2019ils n\u2019avaient jamais existé, dans les règlements offerts aux victimes par le gouvernement fédéral.Sur le chemin du retour, nous avons parlé de nos territoires et de l\u2019appropriation des terres du Séminaire par le diocèse de Québec et son supérieur de l\u2019époque, Monseigneur François de Laval.Vous m\u2019avez alors dit que vous alliez y voir et me revenir avec des réponses, dont celle qui confirmerait, ou pas, le transfert unilatéral de cette partie de notre territoire ancestral aux mains du régime français de l\u2019époque.Je vous avais aussi confié la façon dont j\u2019ai été accueilli à l\u2019école fédérale de jour lors de la rentrée en première année à Wendake, en 1959, où les sœurs du Perpétuel Secours, à grands coups de jets d\u2019eau bénite, nous disaient, alors que nous étions agenouillés, que nos ancêtres étaient des barbares et des sauvages qui avaient commis tant de crimes dont celui d\u2019avoir porté atteinte à la vie des saints martyrs canadiens.Nous apprenions en ce premier jour d\u2019école, à six ans à peine, que nous n\u2019allions pas être accueillis au ciel parce que notre crime était trop grave.Mon père nous a confié, dans sa grande sagesse, de ne pas croire cette version truffée de fausses interprétations, mais plutôt de toujours vénérer nos ancêtres et que de toute façon, un jour, bientôt, nous allions parler pour nous-mêmes et écrire notre propre version des faits.Nous y voilà.J\u2019ai aimé voyager avec vous et j\u2019ai toujours su que vous étiez un homme qui remplissait sa mission au sein de l\u2019Église avec humanisme et bonté.J\u2019ai été ému lorsque vous m\u2019avez confié que vous avez été sauvé à la naissance, lors de l\u2019accouchement, par le valeureux Dr Léon Gros-Louis.Vous me disiez être à jamais reconnaissant envers notre Nation huronne-wendat, en particulier.Ensemble nous avons pleuré les atrocités vécues par nos frères et sœurs musulmans de Québec, en priant à l\u2019église afin que Dieu reçoive nos offrandes et nos vœux de paix et de fraternité.Vous nous avez tous invités à l\u2019archevêché pour que nous puissions parler d\u2019une même voix, peu importe la dénomination à laquelle appartiennent les différentes églises : anglicane, protestante, musulmane, presbytérienne, catholique ou autres.Vous nous avez implorés de rester unis pour servir notre prochain et apporter de l\u2019espoir à l\u2019humanité qui en a tant besoin.Vous avez soutenu les efforts de nos Nations lorsque nous avons eu à faire face à des drames psychologiques où nos enfants ont été sacrifiés au bûcher, pour nourrir la folie et la haine.DIGNITÉ ET ÉGALITÉ Aujourd\u2019hui, Monseigneur, lais- sez-moi vous appeler mon frère, comme nous avons pris l\u2019habitude de s\u2019appeler.Nous ne sommes les enfants de personne et en ce sens, le message provenant du Vatican, parlant de «la reconnaissance des droits et des valeurs culturelles de toutes les filles et de tous les fils du Canada», ne remplit pas son mandat qui est de nous traiter avez dignité et égalité.Nous sommes des femmes et des hommes égaux en toutes circonstances et non pas des mineurs au sens de la Loi.Le colonialisme n\u2019a jamais été, n\u2019est pas et ne sera jamais une solution aux valeurs de l\u2019ONU qui tirent leur source des lois naturelles.Ce mouvement vers la réconciliation effective et la reconnaissance mutuelle ne peut passer que par l\u2019esprit et l\u2019intention des traités, c\u2019est-à-dire d\u2019égal à égal.À l\u2019instar de centaines, voire de milliers de prêtres, de sœurs et de frères, de même que de vos homologues qui ont répondu à l\u2019appel du Christ, dans son infinie bonté, il est urgent maintenant de passer à l\u2019action et de rejoindre les voix qui s\u2019expriment au nom de l\u2019Église «une, sainte, catholique et apostolique» pour implorer le pape François de couper court avec l\u2019establishment de l\u2019Église et rejoindre les rangs des affligés à la recherche de vérité.L\u2019archevêque de Montréal Christian Lépine de même que l\u2019archevêque de Colombie-Britannique, J.Michael Miller, ouvrent la voie et offrent leurs excuses sans condition et répondent ainsi aux vœux exprimés par leurs centaines de milliers de fidèles.De longues enquêtes menées par un émissaire du Vatican n\u2019auront pas plus de succès à court, moyen et long terme que toutes ces commissions d\u2019enquête mises en place depuis la crise d\u2019Oka en 1990.La Commission royale a rendu son rapport en 1996 et bien que toutes les 400 recommandations prônaient un véritable changement dans les relations entre Premières Nations et Canadiens, l\u2019échec de Meech et de Charlottetown ont démontré encore une fois que la place des Autochtones était en dehors du cercle confédératif canadien.Notre seul moyen de faire avancer notre cause passait par le recours aux tribunaux.Nous avons investi avec nos propres moyens tout ce que nous avions de ressources pour faire valoir nos droits jusqu\u2019à la Cour suprême et gagner.Mais à quel prix?Au prix de plus de dix années à se battre envers et contre tous pour finalement entendre les savants juges déclarer que nous étions bien des êtres humains égaux en droit et que la lutte de nos ancêtres pour protéger notre existence méritait d\u2019être célébrée.Ainsi, je vous demande, en notre nom à tous, mon frère Gérald Cyprien, archevêque de Québec, d\u2019écouter nos prières et d\u2019intercéder pour nous, auprès du souverain pontife, afin qu\u2019il rejoigne le concert des voix de toutes les congrégations provenant de toutes les dénominations afin de conclure véritablement ce si nécessaire processus de paix et de guérison.Des excuses exprimées humblement venant de Saint-Pierre de Rome auront tôt fait de finir de compléter le Grand Cercle des humains de bonne volonté.Que la paix soit avec toi.Ton frère Konrad.LETTRE À MON MONSEIGNEUR Une robe de fillette flotte sur une croix près de l\u2019ancien pensionnat indien de Kamloops où ont été découverts les restes de 215 enfants autochtones.\u2014 PHOTO AFP, COLE BURSTON SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Sécurité alimentaire et autosuffisance Marc Brullemans Ph.D.Biophysique, Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques Membre de GMob Jacques Benoit D.E.S.S.D.É.C., Membre de GMob (12e DE 15) F ace à la catastrophe climatique, il nous faut réduire de façon drastique notre consommation, en particulier notre consommation d\u2019énergie, mais nous devons aussi assurer nos besoins essentiels.Aujourd\u2019hui, nous abordons le premier chantier de la résilience ou de l\u2019adaptation : celui de la sécurité alimentaire.Se nourrir est essentiel.Dans cet acte, l\u2019énergie est un facteur capital.Ainsi, on peut estimer à 2200 calories le besoin énergétique moyen d\u2019une personne, ce qui équivaut à 2,5 kWh par jour.Les lipides, protéines et glucides qui fournissent cette énergie peuvent provenir de plusieurs aliments, chacun ayant sa propre empreinte énergétique.Pour produire ce 2,5 kWh par jour par personne, nous utilisons, quelle que soit la filière (végéta- lienne ou autre), de 10 à 15 kWh.Nous avons donc un système de production d\u2019aliments qui requiert beaucoup plus d\u2019énergie qu\u2019il ne nous en apporte.En connaissant la source de ces énergies (carbonées ou non), nous pouvons évaluer les gaz à effet de serre (GES) générés, afin éventuellement de les réduire.Tel qu\u2019écrit précédemment, le réchauffement planétaire peut entraîner des épisodes de sécheresse, de gel soudain, de grêle et de pluie torrentielle, lesquels affectent les récoltes dans plusieurs de nos régions.Notre «garde-manger d\u2019hiver» risque aussi d\u2019être mis à mal par des gels en Floride ou des sécheresses qui épuisent les nappes phréatiques en Californie.Ces aléas iront se multipliant et s\u2019aggravant.C\u2019est pourquoi nous devons viser rapidement une sécurité alimentaire.Produire soi- même ou localement nos aliments pour les consommer favorise notre résilience en période de crise.Et si nos terres étaient l\u2019objet d\u2019accaparement?Au Québec, les terres cultivées ne représentent que 2 % de notre territoire, et on laisse des investisseurs étrangers ou des fonds québécois spéculer sur celles-ci.Comment espérer être résilients dans un tel contexte?LES FAITS \u203a Le gouvernement canadien définit l\u2019insécurité alimentaire comme «l\u2019incapacité de se procurer ou de consommer des aliments de qualité, en quantité suffisante, de façon socialement acceptable, ou l\u2019incertitude d\u2019être en mesure de le faire».Or, un nombre croissant de Québécois.e.s ont recours aux banques alimentaires pour pallier cette insécurité.\u203a Alors qu\u2019il y a cent ans, nous produisions presque tous nos aliments, le gouvernement québécois évalue aujourd\u2019hui notre niveau d\u2019autosuffisance à environ 58 %.\u203a La moitié de nos achats dans le secteur de l\u2019alimentation provient du Québec, et, de cette moitié, seulement 5 % sont des produits frais.\u203a Selon la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC, près de 50 % de nos calories ingérées proviennent d\u2019aliments ultra- transformés, qui «contiennent généralement deux fois plus de calories, trois fois plus de sucres libres et deux fois plus de sodium, sans compter qu\u2019ils fournissent beaucoup moins de protéines, de fibres, de vitamines et de minéraux.» C\u2019EST POURQUOI\u2026 \u203a Nous devons viser une autonomie alimentaire «individuelle» et nous nourrir moins via les circuits de distribution.\u203a Il faut viser un retour à une alimentation adaptée aux saisons et à la réalité géographique et culturelle québécoise, et refuser les productions toujours plus énergivores.\u203a Outre les façons usuelles de conserver les aliments frais produits localement, la surgélation et la déshydratation sous vide sont des avenues collectivement intéressantes.\u203a En périodes de crise, la main- d\u2019œuvre locale devrait pouvoir assurer la production et la transformation des aliments.Dans tous les cas, à la ferme et dans les serres, les conditions des travailleurs agricoles doivent être dignes.\u203a La présence de pôles agroali- mentaires régionaux, liant producteurs et consommateurs, favorise la résilience.\u203a De petits jardins avec une diversité de plantes et des sols enrichis par une utilisation judicieuse de nos déchets alimentaires compostés contribuent à l\u2019autosuffisance et à la résilience de nos communautés.\u203a Nous devons multiplier les jardins communautaires et collectifs, car ils favorisent les liens sociaux, l\u2019entraide et la transmission des savoirs et des connaissances au niveau alimentaire.Conséquemment, nos gouvernements doivent, par exemple : \u203a Reconnaître l\u2019agriculture comme une comp osante de sécurité nationale, et adopter une réglementation sévère pour éliminer toute forme de spéculation visant les terres.\u203a Remettre sur pied un réseau de conserveries afin de transformer régionalement les productions excédentaires de notre agriculture.\u203a Privilégier l\u2019utilisation de produits locaux dans les services alimentaires des institutions publiques.Nos municipalités pourraient, entre autres : \u203a Revoir l\u2019aménagement du territoire en fonction des besoins d\u2019autosuffisance alimentaire de la région, compte tenu du risque climatique.\u203a Mettre en place un programme intensif de stockage, de conservation et de distribution alimentaire de proximité.\u203a Participer à la création de bibliothèques de semences, et soutenir la production des semences locales.Quant à la population, elle peut, notamment : \u203a Réduire sa consommation de viande, en particulier celle issue de la filière bovine et ovine; viser une consommation de denrées alimentaires à faible empreinte carbone.\u203a S\u2019initier et s\u2019investir dans l\u2019au- toproduction alimentaire et dans les modes de conservation des aliments.\u203a Cuisiner, surtout avec des produits régionaux.Mais pour que toutes ces mesures aient une chance de fonctionner, il faut d\u2019abord réduire drastiquement nos GES, car le réchauffement planétaire à venir va mettre en péril nos cultures.Plus encore, pour respecter l\u2019Accord de Paris, il faudrait contrebalancer la portion incompressible des GES liés à l\u2019alimentation en créant, d\u2019ici la fin du siècle, d\u2019énormes \u2014 et incertains \u2014 puits de carbone (The Lancet, 2019).Nous avons là un très sérieux problème qui, encore une fois, ne semble pas préoccuper nos leaders.Certes, nous devons adopter de meilleurs choix alimentaires.Les petits fruits que nous cueillons ont une moindre empreinte écologique que le mégaburger que nous «cueillons» dans son emballage au service à l\u2019auto.Pourtant, une pub télé nous explique que «des sols en santé produisent des plantes en santé qui donnent des animaux en santé», ajoutant que «le bœuf sait ce qu\u2019il fait quand il broute».Et nous : le savons-nous vraiment, ce que nous faisons?.Dans le prochain texte, nous aborderons un autre chantier de résilience : la santé en temps de crise.Marc Brullemans et Jacques Benoit sont membres du regroupement Des Universitaires et de GroupMobilisation (GMob) Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Ce texte fait partie d\u2019une série de 15 articles qui visent à faire connaître le Plan de la DUC, élaboré par l\u2019équipe de GroupMobilisation (GMob) dans le cadre de la «Déclaration citoyenne universelle d\u2019urgence climatique», qui a été reconnue par 525 municipalités représentant 80 % de la population québécoise.«DIS-MOI CE QUE TU MANGES, JE TE DIRAI.» «Au Québec, les terres cultivées ne représentent que 2 % de notre territoire, et on laisse des investisseurs étrangers ou des fonds québécois spéculer sur celles-ci.Comment espérer être résilients dans un tel contexte?», écrivent les auteurs.\u2014 PHOTO 123RF, CARY BATES leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 43 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE POINT DE VUE Isabelle Morin Professeure de sociologie, Cégep Limoilou C\u2019 est l\u2019heure des bilans, la cloche sonne, mais je ne peux m\u2019empêcher de rêver à la prochaine session.Bien sûr, les profs, les étudiants, les professionnels, les techniciens ont besoin de repos, j\u2019ai besoin de repos.Bien sûr, ça prend un temps pour décrocher, pour savourer le fruit du travail accompli et surtout dans cette période qui nous a demandé à tous une capacité d\u2019adaptation hors du commun.Cette adaptation au collégial est passée, entre autres, par l\u2019enseignement en comodal et même pour un bon moment, voire un moment trop long, par l\u2019enseignement complètement en ligne.J\u2019oserais dire qu\u2019on s\u2019est accommodé du como- dal.On a fait avec comme on dit, de toute manière avions-nous d\u2019autres options?Ce que j\u2019ai appris par mes expériences en enseignement et avec mes discussions sur Zoom avec des collègues de mon cégep, mais aussi d\u2019autres cégeps, c\u2019est que la formation à distance est un outil technologique hautement nécessaire et utile, mais aussi très limitée.Limitée parce que le cégep, c\u2019est bien sûr apprendre.Apprendre des notions, des concepts, des théories, des théoriciens, des approches, des méthodes.Mais c\u2019est aussi tellement plus que ça.La vie au collégial, c\u2019est apprendre la vie.C\u2019est apprendre la vie en société, c\u2019est apprendre à échanger, à partager, à débattre avec intelligence et respect.C\u2019est apprendre sur soi à travers la rencontre avec l\u2019autre.La vie dans une classe au collégial, lorsqu\u2019on a le bonheur d\u2019être prof, c\u2019est être témoin de l\u2019univers émotif qui vient nécessairement avec le fait d\u2019apprendre.Quand j\u2019aborde la question de la violence conjugale, du suicide, du racisme, des inégalités sociales et économiques, des injustices liées à la diversité ethno- culturelle, de genre, d\u2019orientation sexuelle ou lorsque mes collègues abordent des questions comme la traite des femmes, les féminicides, les crises, les bouleversements climatiques, les guerres, même appuyé sur les corpus disciplinaires, il y a les émotions, les sentiments.Dans ces moments d\u2019enseignement et d\u2019échanges avec nos jeunes, observer leur regard, voir leurs yeux grands ouverts à des sujets qui, pour plusieurs, sont nouveaux, sont des moments de grâce qui ne peuvent exister que dans le réel.Encore, lorsqu\u2019on fait des débats sur ces sujets ou on sent la sensibilité et l\u2019humanisme qui parfois se glissent dans une larme discrètement sur le coin de l\u2019œil parce que ça leur rappel un vécu, une personne, une histoire, leur histoire, je dois être en mesure de la voir cette larme, d\u2019accueillir cette émotion.L\u2019enseignement dans une classe au collégial, c\u2019est le lieu de tous les possibles et des possibles que parfois, on aimerait mieux qu\u2019ils n\u2019existent pas.Être prof, c\u2019est sentir ça, c\u2019est en être témoin, je dirais même un témoin privilégié de tous ces univers qui se rencontrent.Et ça, c\u2019est extraordinaire dans le réel.La vie au collégial, ce sont aussi des regards furtifs de séduction entre les étudiants et les étudiantes, ce sont les fous rires qu\u2019on entend, ce sont les jeunes qui jouent au ping-pong, c\u2019est la radio étudiante avec un discours enflammé et engagé, ce sont les conférences, les kiosques d\u2019organismes communautaires et d\u2019économie sociale, c\u2019est l\u2019effervescence des matchs de nos équipes qui grisent le sentiment d\u2019appartenance.La vie au collégial, c\u2019est quand je donne mon cours et que j\u2019entends des rires dans le corridor et des jeunes discuter de leurs grands questionnements de fin de semaine! La vie au collégial, c\u2019est aussi un jeune qui se cherche, qui ne sent pas encore à sa place, mais qui tranquillement la découvre, c\u2019est l\u2019apprentissage des compromis et de l\u2019affirmation dans les travaux d\u2019équipe.La vie au collégial, c\u2019est tout ça et encore plus! Vous l\u2019aurez sans doute deviné, cette vie me manque! Celle avec mes collègues, mes étudiants, parce que ce qui m\u2019anime dans cette belle profession, c\u2019est précisément d\u2019être au cœur de cette enivrante collégialité.Je sais aussi à quel point c\u2019est une étape importante dans la vie de tous ces jeunes et que même si nous sommes sans doute plusieurs à avoir trouvé un peu de confort dans le télétravail et la formation à distance, je suis convaincue que la présence en classe dans cette période précieuse de leur vie est essentielle à tous les apprentissages.Ces réflexions sont une sorte de cri du cœur pour vous demander de faire les choix qui nous permettront de nous retrouver en réel, en présence, en chair et en os.Bien vivant et bien heureux de l\u2019être ensemble! Plaidoyer pour la vie collégiale «La vie au collégial, c\u2019est apprendre la vie.C\u2019est apprendre la vie en société, c\u2019est apprendre à échanger, à partager, à débattre avec intelligence et respect», affirme l\u2019auteure de cette lettre.\u2014 PHOTO 123RF, DANIEL ERNST Louis Goulet Ingénieur retraité, Québec L e comité expert sur l\u2019étude de la rivière Chaudière a publié son rapport final en avril 2020.L\u2019étude propose des solutions avec une conclusion juste, mais non raffinée afin de diminuer les risques d\u2019embâcles récurrents.Une solution plus adapté e serait de permettre à la glace de s\u2019accumuler dans les endroits où il y a peu d\u2019inconvénients et réduire cette accumulation aux endroits stratégiques, par de simples travaux sur la rivière et par l\u2019utilisation d\u2019estacades flottantes.Ces embâcles se créent principalement dans la région de Beauce- ville pour se propager par la suite en aval.En amont du parc Mathieu près de Beauceville, il y a un affleurement rocheux qui favorise la formation d\u2019embâcles qui s\u2019amplifient et avec le redoux, ils cèdent et deviennent un train de glace qui va passer par-dessus l\u2019île Ronde de Beauceville.Pour résoudre le problème, on devrait installer des estacades de retenue de la glace, afin qu\u2019elle puisse fondre en place entre Beauceville et Saint-Georges, de même entre Beauceville et Saint-Lambert.Il y a deux endroits critiques pour la formation de frasil, soit en aval du barrage Sartigan et aux rapides du diable en amont de Beauceville.Au cours des années, après les inondations de 1917, des travaux tels que le barrage, l\u2019élimination des méandres de la rivière entre Beauceville et Saint-Joseph et le rehaussement du boulevard Renault ont contribué à diminuer l\u2019impact des embâcles.Cependant, les caissons en bois au pied des rapides n\u2019ont pas été entretenus.Dans la partie basse de Sainte- Marie, si le roc avait été enlevé à la sortie de Scott, la rue principale serait probablement restée praticable.Il en est de même avec des correctifs comme diminuer les affleurements rocheux à la sortie de l\u2019île Ronde.Ce qui est regrettable, c\u2019est que de simples travaux sur la rivière pourraient résoudre la majeure partie des problèmes.Il n\u2019y a pas de volonté politique de tous les paliers gouvernementaux pour régler le problème, à l\u2019exception du maire de Scott, Clément Marcoux.Travaux à faire sur la rivière Chaudière afin d\u2019éviter de nouveaux embâcles SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 44 Même vacciné, on doit se protéger.Continuons d\u2019appliquer les mesures sanitaires pour nous protéger et protéger les autres. leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 45 Même vacciné, on doit se protéger.Continuons d\u2019appliquer les mesures sanitaires pour nous protéger et protéger les autres. SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 46 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Chef Darcy Gray Première Nation Mi\u2019gmaq de Listuguj L a pêche au saumon a toujours fait partie de mon éducation.Quand j\u2019étais enfant, j\u2019aidais à nettoyer, éviscérer, écailler, peser.Tout ce que je pouvais faire pour aider mes cousins avec la pêche au saumon.Ils m\u2019ont appris à ravauder les filets et je me souviens d\u2019avoir voulu un jour participer à cette tradition; à bord du bateau, en remontant les filets, en les nettoyant moi-même, en transmettant les enseignements de mon père, qui m\u2019a appris à toujours donner la première prise de saumon aux aînés.C\u2019était mon éducation.C\u2019était tout simplement une partie de la vie que je tenais pour acquise.Il y a 40 ans, ce mode de vie a été contesté; un moment-clé de notre histoire a bouleversé notre communauté avec des impacts durables.Imaginez des centaines de policiers agressifs en tenue antiémeute déferlant sur la communauté, soumettant les gens avec une force et une violence extrême, saisissant tout ce qui a trait à la pêche et exigeant que notre peuple se plie à leur puissance.Des hélicoptères volent au-dessus de nous.Les enfants sont ramenés de l\u2019école en autobus et deviennent les témoins du chaos.Nos mères nous protègent dans le sous-sol de l\u2019église et cuisinent pour la communauté pendant que nos pères se tiennent en première ligne pour protéger notre peuple et notre mode de vie.Des barricades sont installées, personne ne peut entrer ou sortir.C\u2019est comme une zone de guerre.Notre «guerre du saumon».Des forces extérieures voulaient détruire notre mode de vie, ce qui a poussé notre peuple à agir comme il l\u2019a toujours fait : en se rassemblant et en restant solidaires.Notre peuple a été soutenu par des chefs et des peuples autochtones de partout au Canada et d\u2019ailleurs.À c e j o u r, l e s c i c a t r i c e s demeurent.Mais notre détermination collective a forgé une résilience qui nous a permis non seulement de survivre, mais aussi de prospérer.Au fil des ans, nous n\u2019avons pas seulement repoussé et résisté, mais nous avons repris, renforcé et élargi notre compétence en matière de pêche.Nous sommes devenus un modèle pour les autres communautés autochtones de l\u2019île de la Tortue (nom donné par plusieurs peuples autochtones à l\u2019Amérique du Nord).Notre route vers la guérison est encore longue.Nous éprouvons parfois des sentiments de colère et du ressentiment; ces sentiments s\u2019enflamment de temps en temps, quand nous sommes poussés à bout.Depuis 40 ans, un grand nombre de rapports, comme ceux de la Commission royale sur les peuples autochtones, la Commission de vérité et réconciliation, la Commission Viens, la Commission nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (incluant un rapport complémentaire pour le Québec), entre autres, soulignent les inégalités et les problèmes systémiques auxquels font face les autochtones, même aujourd\u2019hui.40 ans plus tard, des actes violents et délibérés basés sur l\u2019ethni- cité continuent.40 ans plus tard, nous continuons à demander le respect et la reconnaissance de nos droits.40 ans plus tard, nous continuons à pêcher le saumon.40 ans plus tard, nous sommes engagés à travailler pour la guérison, pour comprendre ce que nous est arrivé et pourquoi des gens veulent soumettre le peuple Mi\u2019gmaq à une telle violence.40 ans plus tard, nous gérons l\u2019exploitation de nos pêches mul- ti espèces basées sur nos lois et nos plans de gestion, des pêches surveillées par nos Rangers et supervisées par nos chercheurs et biologistes afin d\u2019assurer la durabilité des espèces.40 ans se sont écoulés et sachant qu\u2019il est impossible de changer le passé, nous gardons espoir que l\u2019avenir soit façonné pour de meilleurs lendemains, à condition de ne plus répéter les erreurs de ce passé.Dans notre relation avec le peuple du Québec, il y a plusieurs chapitres d\u2019écrits.Ensemble, il nous reste encore beaucoup d\u2019autres chapitres à écrire sur la coexistence.Il est très spécial de grandir et de vivre dans le territoire où nos ancêtres ont aussi vécu et voyagé.C\u2019est un territoire qu\u2019ils ont pris soin de protéger en pensant, en vertu de leurs décisions et de leurs actions, aux futures générations.Il est également spécial de reconnaître l\u2019importance de la justesse de notre vision du monde, vision qui a modelé notre relation avec la création : ne jamais prendre plus que ce dont nous avons besoin.Nous tenons aussi à la réciprocité, à toujours redonner après avoir reçu, à partager et permettre à d\u2019autres de bien vivre comme vous le faites, à subvenir aux besoins de votre famille.Voilà les valeurs qui nous guident.Nous allons continuer à pêcher et nous serons les derniers à quitter les rivières si le stock de saumon est en danger.Nous avons la responsabilité d\u2019enseigner nos traditions, nos valeurs et les pratiques aux nouvelles générations afin qu\u2019elles continuent à pêcher en obéissant à nos lois.Nous agissons en toute conscience de l\u2019importance du saumon pour notre communauté, notre peuple, notre identité.Il est devenu un symbole de notre détermination.Aujourd\u2019hui, nous continuons de bâtir sur les bases établies au cours des années et mon regard est porté vers les 40 prochaines années, tant dans notre communauté qu\u2019en ce qui a trait à nos relations avec nos voisins du Québec.MIGWITE\u2019TM\u2026 JE ME SOUVIENS, 40 ANS PLUS TARD Une marche ayant eu lieu le 11 juin 2016 pour souligner les 35 ans de la crise du saumon.\u2014 PHOTO FÉLIX ATENCIO leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 47 LE POINT \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 1957 2021 P H O T O A R C H I V E S D E L A V I L L E D E Q U É B E C N 0 0 3 2 3 9 P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E Est-ce le pont d\u2019un porte-avion?Un héliport?Le stationnement d\u2019un magasin à grande surface?Non, il s\u2019agit simplement de l\u2019intersection du boulevard Benoit-XV et de la 18e rue, dans le quartier Limoilou, en 1957.À l\u2019époque, le Québec est tombé en amour avec l\u2019asphalte.Un vrai coup de foudre.Vers 1950, la «Belle Province» se classait au dernier rang canadien pour les surfaces asphaltées.Mais la situation a changé.Vite.En 1959, 24 % des routes du Québec sont asphaltées, contre 9 % dans le reste du Canada.En 1960, le Québec prévoyait consacrer 112 millions $ à la voirie, contre 110 millions $ à l\u2019éducation et 74 millions $ à la santé.Aujourd\u2019hui, notre amour pour l\u2019asphalte se fait un peu plus discret.À l\u2019intersection du boulevard Benoit-XV et de la 18e rue, de nombreux arbres sont apparus.Source : Canada-Québec : synthèse historique 1534-2018, Septentrion, 2011.JEAN-SIMON GAGNÉ SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 48 LE POINT Depuis le début de la Nouvelle-France, la bière suscite de l\u2019intérêt et connaît un succès certain à Québec.De la bière brassée au début de la colonie par les communautés religieuses et l\u2019intendant Jean Talon jusqu\u2019à celle produite aujourd\u2019hui par les microbrasseries de la ville, il s\u2019est écoulé bien du temps, mais le goût des gens de Québec pour cette boisson est resté.La Société historique de Québec vous invite à en découvrir un peu plus sur la relation entre les Québécois et la bière au cours des siècles en tentant de répondre à sept questions.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (NICOLAS LACROIX) 1 La fabrication de la bière remonte au début de la colonie.Qui furent les premiers brasseurs de bière de la Nouvelle-France?A) Les Augustines B) Les Jésuites C) Les Récollets D) Les Ursulines 2 Le 12 juin 1668, l\u2019intendant Jean Talon acquiert de Guillemette Hébert un terrain où il érige la première brasserie à grande échelle de la Nouvelle-France.Au pied de quelle côte de la ville fut-elle érigée?A) La côte du Colonel-Dambourgès B) La côte d\u2019Abraham C) La côte de la Montagne D) La côte du Palais 3 Si certains relatent que la décoction offerte par Domagaya à l\u2019équipage de Jacques Cartier lors de leur premier hiver au Canda serait une forme de bière d\u2019épinette, ce n\u2019est qu\u2019à compter du milieu du XVIIIe siècle qu\u2019on se met à en fabriquer plus à Québec.C\u2019est après la Conquête que le chirurgien Henry Taylor, en 1773, s\u2019associe à des marchands d\u2019origine écossaise pour une production à plus grande échelle de bière d\u2019épinette.Quelle méthode a-t-il introduite pour en favoriser la production?A) La distillation B) La fermentation C) La filtration D) Le maltage 4 Si Montréal a sa famille de brasseurs avec les Molson, Québec a aussi eu la sienne, mais elle ne connut hélas pas la même réussite.En activité de 1818 à 1874, qui fut cette famille malchanceuse?A) La famille McCallum B) La famille McArthur C) La famille McIntosh D) La famille McPherson 5 Plusieurs autres brasseurs œuvraient à Québec au milieu du XIXe siècle.Cependant, la crise économique de la seconde moitié du siècle les amène à fermer les uns après les autres.Une seule brasserie survit plus de cent ans, laquelle?A) La Brasserie Benjamin Tremain B) La Brasserie Boswell C) La Brasserie Cap-Diamant D) La Brasserie Thomas Wilson 6 En 1957, la bière Dow occupe 85 % du marché à Québec.Mais en 1965 et en 1966, les données changent.Quarante-huit buveurs de Dow sont hospitalisés, car ils souffrent d\u2019une forme inhabituelle de cardiomyopathie.Vingt d\u2019entre eux en meurent, dont 14 dans les 24 heures suivant leur hospitalisation.Le sulfate de quel élément chimique ajouté à la bière pour lui donner un beau col de mousse en aurait été la cause?A) Sulfate de cobalt B) Sulfate de mercure C) Sulfate de potassium D) Sulfate de titane 7 De nos jours, plusieurs microbrasseries offrent à leurs clients des bières locales souvent produites sur place et dont les cuves sont généralement visibles.Laquelle de ces microbrasseries ne se situe pas en Basse-Ville actuellement?A) La Barberie B) La Korrigane C) Le Griendel D) L\u2019Inox LA BIÈRE À QUÉBEC EN SEPT QUESTIONS 1 2 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 49 LE POINT 1 C) Dès 1620, les Récollets brassent de la bière pour leurs propres besoins.Ils sont rapidement imités par les Jésuites.2 D) La propriété achetée se trouve sur le chemin qui va de la descente de l\u2019Hôtel-Dieu au moulin des Jésuites.La création de la brasserie vise à empêcher les capitaux de partir à l\u2019extérieur de la colonie, mais le succès n\u2019est pas au rendez-vous.Après cinq ans d\u2019activité, la brasserie est transformée en palais pour l\u2019intendant; d\u2019où le nom de la côte du Palais.3 A) Auparavant, la bière d\u2019épinette s\u2019obtenait en faisant bouillir les branches d\u2019épinette.Par la suite, on en filtrait l\u2019eau et on ajoutait différents ingrédients.Taylor fait construire une distillerie pour extraire l\u2019essence d\u2019épinette, mais il ne bénéficie pas de son idée puisqu\u2019il meurt le 30 mai 1773.Ses associés écossais, avec l\u2019appui de sa veuve, poursuivent le projet et la distillerie opère jusqu\u2019en 1795.4 A) James McCallum ouvre la McCallum & Sons avec ses fils Duncan et Colin en 1818.Duncan ouvre la McCallum Brewery sur la rue Saint- Paul en 1840 et Colin la St.Roch Brewery de l\u2019autre côté de la rue.Un revers de fortune amène cependant le shérif à saisir la propriété de Colin en 1842.Quatre jours plus tard, une explosion détruit la McCallum Brewery.Duncan la reconstruit, mais elle est à nouveau détruite en 1845 dans l\u2019incendie du quartier Saint-Roch avant d\u2019être encore une fois reconstruite.Hélas, Duncan, se trouve par la suite incapable d\u2019honorer ses obligations et doit céder sa brasserie à son frère Daniel qui se la fera saisir en 1874.5 B) Fondée en 1844 et installée au pied de l\u2019actuelle côte de la Potasse, la Brasserie Boswell s\u2019est rapidement agrandie.En 1870, avec une production de 650 000 gallons (près de 3 000 000 de litres), elle est la plus grande brasserie de la province et est même en mesure d\u2019en exporter une partie .En 1925, elle est achetée par la Brasserie Dow.Cette dernière fusionne avec O\u2019Keefe en 1974 après avoir fermé sa brasserie de Québec l\u2019année précédente.6 A) Afin de rassurer la population, la bière produite à Québec est retirée des tablettes pour être détruite et la production locale cesse pendant trois mois.Lors de la reprise des activités, la population n\u2019est plus au rendez-vous.Ainsi, le brassage et la mise en bouteille cessent en 1968 et la distribution en 1973; ce qui met fin à toutes activités brassicoles sur le site du Palais de l\u2019intendant.7 D) Fondé sur la rue Saint-André en 1987, L\u2019Inox a déménagé sur la Grande Allée en 2008.Dans un style coopératif, La Barberie sur la rue Saint-Roch a été fondée en 1995.La Korrigane (sur Dorchester) et le Griendel (sur Saint-Vallier) ont quant à eux respectivement ouvert leurs portes en 2010 et 2015.RÉPONSES LA BIÈRE À QUÉBEC EN SEPT QUESTIONS 1 ?Un homme en pleine production de bière à Québec, entre 1940 et 1949 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, BERNARD HAYES N019527 2 L\u2019imposante Brasserie Boswell (au centre), en 1928 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, THADDÉE LEBEL N017613 3 Le bar de la Voûte Jean-Talon, entre 1941 et 1970 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, OFFICE MUNICIPAL DU TOURISME.DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N025845 3 VOTRE GUIDE TOURISTIQUE PAR EXCELLENCE POUR DÉCOUVRIR NOS RÉGIONS! À LIRE DANS VOTRE APP (SECTION ÉDITIONS SPÉCIALES) OU SUR LE WEB N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E C H A U D I È R E - A P P A L A C H E S G A S P É S I E ABITIBI O U T A O U A I S MONTÉRÉGIE S A G U E N A Y - L A C - S A I N T _ J E A N QUÉBEC C Ô T E - N O R D CANTONS-DE-L\u2019EST C H A R L E V O I X E S T O N T A R I E N MAURICIE ÎLES-DE- LA-MAD U R E N T I D E S CAHIER DÉTACHABLE 72 PAGES AVANTAGE EXCLUSIF À NOS ABONNÉS SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS Pensionnats autochtones : quand le curé a mal à son Église.« La réconciliation, je n\u2019y crois pas si elle ne vient pas avec les excuses de l\u2019Église catholique.Présentement, j\u2019ai mal à mon église, de par les conséquences engendrées par ce refus de s\u2019excuser.Ce n\u2019est pas correct, ce n\u2019est pas évangélique.» Depuis seize ans, l\u2019abbé Pierre Houle, prêtre au diocèse de Nico- let, est curé missionnaire dans la communauté abénakise d\u2019Oda- nak.Depuis seize ans, il entend les confessions des Abénakis, dont certains sont aussi des survivants des pensionnats autochtones.Depuis seize ans, il travaille dans un esprit de solidarité, de compassion et d\u2019amour pour cette communauté qu\u2019il a choisi d\u2019habiter et de servir.Mais depuis la découverte des restes de 215 enfants à l\u2019ancien pensionnat autochtone de Kamloops, en Colombie-Britannique, il a mal au cœur.Évidemment, cette découverte macabre est venue le secouer, mais surtout choquer et ébranler les membres de la communauté d\u2019Odanak.Aujourd\u2019hui, il a aussi mal au cœur de voir que la Conférence des évêques catholiques du Canada refuse toujours de présenter ses excuses officielles aux communautés autochtones pour cet épisode sombre de l\u2019histoire canadienne.C\u2019est avec un homme d\u2019Église convaincu et qui ne mâchait pas ses mots que j\u2019ai pu m\u2019entretenir cette semaine.À travers une lettre rédigée de sa main et envoyée à son évêque, il a voulu lui-même, sur une base personnelle, s\u2019excuser à l\u2019ensemble des nations autochtones pour les préjudices subis dans ces pensionnats autochtones.«En tant que prêtre de l\u2019Église catholique et curé missionnaire de la communauté abénakise d\u2019Odanak qui compte parmi ses membres certains survivants des pensionnats indiens, je n\u2019ai aucune hésitation à exprimer mes profonds regrets et à présenter mes plus sincères excuses, d\u2019abord aux survivants qui portent de profondes blessures et aux familles ayant souffert de la dure réalité des pensionnats, mais aussi à toute la communauté abénakise et, par extension, à l\u2019ensemble des peuples des Premières Nations affectés par cette page sombre de notre histoire commune», peut-on lire dans cette lettre.Mais puisqu\u2019il ne parle pas au nom de l\u2019Église avec un grand «É», l\u2019abbé Houle aimerait tant que les voix en haut lieu s\u2019élèvent pour en faire autant.Même si ça entraîne d\u2019importantes considérations juridiques pour l\u2019Église.Pour lui, la réconciliation des peuples et la guérison des survivants et de leurs descendants devraient transcender toute autre considération, point.«Je le fais par solidarité et compassion avec les gens d\u2019Odanak et de tous les peuples autochtones.Mais je le fais aussi par amour pour mon Église.Cette Église, elle a aussi connu des pages lumineuses.Ça n\u2019a pas toujours été que du mauvais.Mais à mon avis, ce refus répété de présenter des excuses va nuire à la crédibilité de la religion catholique, et elle va aussi nuire à notre action pastorale», croit le prêtre.La découverte des 215 enfants à Kamloops a été un choc pour la communauté où il œuvre.«Ça fait suite à deux autres ondes de choc qui ont ébranlé les communautés autochtones, soit l\u2019enquête portant sur la mort et la disparition de femmes autochtones, mais aussi plus récemment la mort de Joyce Echaquan à l\u2019hôpital de Joliette.Tout ça réveille forcément de vieilles blessures», considère le prêtre, qui croit également que la réconciliation ne pourra se faire sans une «lutte acharnée contre le racisme systémique».Cette semaine, l\u2019abbé Houle multipliait les rencontres de paroissiens pour la préparation au baptême de bébés qui ont vu le jour dans les derniers mois.À Odanak, il ne le cache pas, le fond catholique est plus fort que celui que l\u2019on peut retrouver dans d\u2019autres communautés.Les gens viennent vers lui, plusieurs poursuivent dans la tradition catholique.Sans être de fidèles pratiquants, ils se tourneront tout de même vers Pierre Houle pour perpétuer les rites sacrés qui marquent souvent les grandes étapes de la vie.Et parfois, ils viennent aussi vers lui pour se confesser.Ce qu\u2019il a pu entendre de certains des membres de la communauté lui a donné froid dans le dos.«J\u2019ai pu parler avec quelques survivants.Je pense à l\u2019un d\u2019eux qui avait été au pensionnat de Pointe-Bleue au Lac-Saint-Jean.Il a vécu des horreurs.Je n\u2019exagère pas, des horreurs sans nom.Il est profondément blessé», relate le curé missionnaire.Or, ce silence de la Conférence des évêques en ce qui concerne de possibles excuses officielles de l\u2019Église catholique, il commence à peser lourd sur la perception du public, que ce soit pour les peuples autochtones ou pour les allochtones.«La perception, actuellement, c\u2019est que l\u2019Église se cache.Ça amène aussi une perception de manque d\u2019humanité, et je ne peux pas rester silencieux devant ça, puisque l\u2019humanité, la fraternité universelle, ce sont les bases, les fondements de notre religion», considère l\u2019abbé Houle.Mais monsieur le curé, les évêques dont vous parlez chan- geraient-ils de perception, de décision, s\u2019ils venaient passer ne serait-ce que quelques jours dans l\u2019une ou l\u2019autre des communautés?Auraient-ils un autre discours s\u2019ils venaient discuter avec les survivants, avec leurs enfants et petits-enfants?S\u2019ils venaient dans un esprit de partage pour mieux les comprendre et apprendre de leur culture et de leur spiritualité?«Je pense qu\u2019ils peuvent en effet être un peu déconnectés du terrain.Mais je pense surtout qu\u2019ils sont dans une période où ils ne savent plus trop quoi faire.Ça doit les remuer, les travailler, et je suis convaincu que ce silence ne fait pas l\u2019unanimité, que certains d\u2019entre eux aimeraient que ce soit différent», avance-t-il.Et de tenir un tel discours, de s\u2019éloigner du rang, ne peut-il pas vous nuire?«J\u2019assume! Voilà des années que je milite en faveur de la liberté de parole, en autant qu\u2019elle se fasse dans le respect», répond Pierre Houle.C\u2019est donc cette parole qu\u2019il prend aujourd\u2019hui, pour demander aux hauts dirigeants de changer leur fusil d\u2019épaule et de considérer les impacts que pourrait avoir ce refus de s\u2019excuser.À considérer par-dessus tout cette espérée réconciliation entre tous les peuples, une réconciliation qui s\u2019amorce, mais qui n\u2019a pas besoin qu\u2019on lui mette des bâtons dans les roues.Après tout, n\u2019est-ce pas la religion catholique qui a fait de la réconciliation l\u2019un de ses principaux sacrements?PAULE VERMOT- DESROCHES CHRONIQUE pvermot@lenouvelliste.qc.ca L\u2019abbé Pierre Houle est curé missionnaire dans la communauté abénakise d\u2019Odanak.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 51 Québec.ca/vaccinCOVID Prends vite ton rendez-vous pour te faire vacciner.Les moments comme celui-ci te manquent ? SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 52 ACTUALITÉS STÉPHANIE MARIN La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Il manque toujours de familles d\u2019accueil au Québec pour les enfants placés par la DPJ, tranche la présidente d\u2019un regroupement de plus de 2600 d\u2019entre elles.Geneviève Rioux croit que pour en attirer de nouvelles et conserver celles qui jouent déjà cet important rôle, le gouvernement doit faire tomber bien d\u2019autres obstacles.La Commission Laurent s\u2019est penchée sur la situation des familles d\u2019accueil et son rapport contient une série de bonnes solutions, reconnaît d\u2019emblée Mme Rioux, la présidente de la Fédération des familles d\u2019accueil et ressources intermédiaires du Québec (FFARIQ).Mais il n\u2019y a toujours pas assez de familles d\u2019accueil, déclare-t-elle sans hésiter.Au point où on a l\u2019impression que le système ne peut se demander «quel serait le meilleur endroit pour cet enfant», mais plutôt : «quelle est la moins pire place».De plus, les cas sont de plus en plus lourds, explique-t-elle.Il y a des enfants avec de gros traumatismes, ce qui décourage les familles qui s\u2019embarquent dans cette grande aventure.«Elles abandonnent et quittent le bateau.» Mme Rioux donne en exemple cette nouvelle famille d\u2019accueil qui n\u2019a gardé un enfant que 24 heures.Pour ces familles, elle souhaite plus de soutien, notamment au cours de la première année.Une demande à laquelle le gouvernement du Québec a récemment apporté une réponse : le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a annoncé début juin une somme de 10 millions $ par année pour améliorer les services de soutien clinique aux familles d\u2019accueil.Il a lui-même reconnu en conférence de presse qu\u2019«on recherche un plus grand nombre de familles d\u2019accueil dans plusieurs régions du Québec», invitant les personnes intéressées à communiquer avec le CISSS ou le CIUSSS de leur région.Mme Rioux a accueilli favorablement cet investissement, qui doit, selon les informations qu\u2019elle a reçues, permettre l\u2019embauche de 100 intervenants.Elle espère toutefois «qu\u2019ils seront là pour nous soutenir, pas pour nous surveiller».Par contre, cela ne règle pas tous les problèmes rencontrés par les familles, juge-t-elle.DES OBSTACLES Il y a beaucoup d\u2019autres obstacles et irritants pour les familles, qui en découragent plus d\u2019une.Mme Rioux voudrait voir plusieurs modifications, dont certaines d\u2019ordre législatif, mais d\u2019autres qui relèvent plus d\u2019un «changement de culture».Ainsi, elle souhaite un meilleur partenariat et une meilleure collaboration entre les familles d\u2019accueil et les CISSS et les CIUSSS.Ce n\u2019est pas normal, dit-elle, qu\u2019une famille ne soit pas informée qu\u2019un enfant qu\u2019elle prend sous son aile a été agressé sexuellement dans le passé.Il n\u2019est pas souhaitable non plus que les rendez-vous avec les parents biologiques ou l\u2019intervenante soient modifiés à la dernière minute, comme cette fois où elle devait emmener tous ses enfants \u2014 dont les sept pour lesquels elle est famille d\u2019accueil \u2014 au camping pour le week-end, mais un rendez-vous pour l\u2019un d\u2019entre un a été déplacé un samedi, la laissant devant ce dilemme : soit priver tous les enfants de cette sortie, soit en laisser un derrière.Elle critique aussi l\u2019exigence posée à la famille d\u2019offrir une chambre d\u2019une grandeur minimale de 110 pieds carrés, ce qui représente environ 10 pieds par 11 pieds.Parfois, des rénovations de plusieurs milliers de dollars sont exigées avant de pouvoir accréditer une famille, rapporte-t-elle aussi.«Ce n\u2019est pas nécessaire», dit-elle, déplorant qu\u2019une «bonne famille» puisse être écartée parce qu\u2019elle a une chambre d\u2019enfant «un peu trop petite».Mme Rioux voudrait aussi que les exigences de comptabilité soient moins lourdes : elle n\u2019en peut plus de devoir obtenir une autorisation préalable pour chaque achat de plus 100 $ pour un enfant et de devoir demander à l\u2019Aubaine- rie sept factures distinctes pour l\u2019achat de sept paires de mitaines pour sept enfants différents.«Il faudrait qu\u2019on soit des comptables, déplore-t-elle.Ils ont tellement peur qu\u2019on vole les enfants.» Trop de temps passé avec des tracas administratifs et de la paperasse empêche les familles d\u2019être optimales pour les enfants, fait-elle valoir.Pour la motivation des familles, et leur rétention, elle prône par ailleurs les contrats d\u2019accréditation de trois ans, pour leur assurer une certaine stabilité, à elles, comme aux enfants.Récemment, un CISSS a tenté de mettre en place un contrat d\u2019un an «sans aucune raison», dit-elle.Elle soulève aussi ceci : le processus d\u2019accréditation d\u2019une nouvelle famille peut prendre un an.«Moi je dis : cette année-là elle est perdue.Pourquoi ne pas en profiter pour leur donner de la formation?Et leur offrir du soutien soutenu après pour au moins six mois.» On perd beaucoup de familles : « l a p r e m i è r e a n n é e , e l l e s tombent».Elle rapporte qu\u2019au cours des six derniers mois, au moins 40 familles ont contacté la Fédération pour lui dire qu\u2019elles v e u l e n t a b a n d o n n e r.« C \u2019e st énorme», dit-elle avec de la déception dans la voix.Mme Rioux fonde toutefois beaucoup d\u2019espoir dans les recommandations du rapport de la Commission Laurent.Si elles sont mises en œuvre, «on va réellement être ailleurs», conclut-elle.ENFANTS PLACÉS PAR LA DPJ IL MANQUE TOUJOURS DE FAMILLES D\u2019ACCUEIL AU QUÉBEC Il y a beaucoup d\u2019obstacles et irritants pour les familles, qui en découragent plus d\u2019une.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Informez-vous sur nos promotIons Ce dont vous rêvez APPARTEMENTS HAUT DE GAMME Magnifiquement situé | Luxueusement construit Disponibles : studio - 3½ - 4½ - 5½ 418 573 4144 | www.155GAest.com leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 53 N os finissants auront finalement droit à leur bal, dès le 8 juillet, a annoncé mardi le premier ministre Legault.Exit les salles de réception décorées avec goût, pandémie oblige.Cendrillon pourra aller au bal, mais sous un chapiteau extérieur.On lui souhaite du beau temps.Je trouvais ça facile, quand on est adulte, de dire qu\u2019il n\u2019y a pas de quoi en faire tout un plat.Avec des années, voire des décennies de recul et d\u2019expérience, un bal de finissants du secondaire peut nous paraître accessoire et on sait qu\u2019il est loin d\u2019être le moment le plus crucial de notre vie.On peut aussi se dire que ceux qui en seront privés, pandémie oblige, s\u2019en remettront et que cela n\u2019influencera pas le reste de leur existence.Il y a déjà des jeunes qui sont de cet avis et pour qui l\u2019annulation de cette fête de fin d\u2019année n\u2019a fait ni chaud ni froid.Mais pour d\u2019autres, qui cumulent à peine 16 ou 17 années de vie, cet événement peut aisément représenter l\u2019apogée de leur courte existence.Cette image idéalisée du bal de finissants digne d\u2019un conte de fées est imprégnée très tôt dans leur esprit, car cette célébration s\u2019inscrit dans notre culture, très inspirée de celle de nos voisins du Sud, où cette fameuse prom est romancée au point d\u2019être perçue comme la quintessence de l\u2019adolescence.Certains jeunes, particulièrement les filles, rêvent de leur bal dès leur entrée au secondaire.C\u2019est leur moment de gloire, le jour où elles seront une princesse dans une magnifique robe et où elles pourront peut-être danser avec leur prince charmant.Personnellement, j\u2019ai très peu de souvenirs de mon bal de finissants du secondaire, au sens propre comme au figuré.En effet, au lendemain de cette soirée fort glamour tenue dans un hôtel chic de la Capitale-Natio- nale, mon père, photographe désigné de ma soirée à laquelle il avait pris part avec le groupe de professeurs, a eu la maladresse d\u2019effacer tous les clichés de la veille de son nouvel appareil photo numérique \u2014 nous sommes en 2004, je précise \u2014 en voulant vérifier si la résolution des images était assez bonne pour en permettre l\u2019impression.Pour ce faire, il était allé dans l\u2019onglet «Format» de sa caméra à la configuration anglaise.«Forma», comme dans formater.Zappées dans l\u2019espace, mes photos de bal! Je ne me rappelle pas qui de nous deux a le plus pleuré quand on a réalisé ce qui venait de se produire.Sinon, ce soir-là, j\u2019ai aussi le souvenir d\u2019avoir brisé la fermeture éclair de ma longue jupe et j\u2019ai dansé mon premier slow.Je m\u2019en rappelle, c\u2019était sur la chanson My Immortal, du groupe Evanescence.Pas trop romantique, quand on s\u2019attarde aux paroles.M\u2019enfin.Mon amoureux de l\u2019époque s\u2019était fait imposer un couvre-feu assez strict par ses parents.Comme il devait être rentré avant minuit, j\u2019en ai déduit qu\u2019il allait se transformer en citrouille s\u2019il avait du retard.Mon bal n\u2019a rien eu d\u2019un conte de fées, il n\u2019a pas changé ma vie, mais je suis contente d\u2019y être allée.Par ailleurs, même si le fait d\u2019avoir un diplôme d\u2019études secondaires est aujourd\u2019hui considéré comme une qualification de base, parfois même insuffisante pour progresser sur l\u2019échiquier du jeu de la vie, il relève, pour certains jeunes, de l\u2019exploit, surtout en cette année qui n\u2019a rien d\u2019ordinaire.Le bal symbolise l\u2019aboutissement d\u2019années d\u2019efforts, d\u2019échecs, d\u2019obstacles et de frustrations.Pour certains de ces jeunes, le bal de finissants incarne un facteur de motivation important, parfois même le plus important, qui les encourage à compléter leur parcours scolaire.Certes, l\u2019annonce arrive à la dernière minute et il sera probablement difficile d\u2019organiser une fête digne de ce nom à si peu de préavis.Mais peu importe la forme que prendra l\u2019événement, ces ados qui ont travaillé comme de véritables fourmis méritent de voir cet accomplissement célébré.L\u2019interdiction de tenir des bals de finissants, alors que pratiquement toute la province retourne au jaune, voire au vert, ne faisait pas de sens.Certes, les rassemblements autorisés sont de moindre ampleur, mais je crois que de permettre la tenue des bals sous des chapiteaux extérieurs est un bon compromis.Je n\u2019aurais peut-être pas tenu le même discours il y a deux ou trois semaines, quand les premiers signes d\u2019assouplissement ont donné lieu à des rassemblements et des débordements «d\u2019enthousiasme» dans certains parcs, comme à Québec ou à Montréal.Certains ont interprété ce feu vert \u2014 très pâle \u2014 comme une invitation à faire fi de toute distanciation sociale, mais aussi de civisme, à voir les déchets qu\u2019ils ont laissé derrière eux.Donnez-leur un pouce et ils voudront un pied, dit l\u2019adage.Le déconfinement graduel a pour objectif de nous rendre nos libertés si chèrement restreintes au cours de la dernière année et demie sans qu\u2019on compromette nos chances de retourner à une vie normale à court et moyen terme.Mais pour y parvenir, il faut retenir encore un peu la cigale qui s\u2019impatiente.La fourmi pourra danser MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME Cette image idéalisée du bal de finissants digne d\u2019un conte de fées est imprégnée très tôt dans notre esprit, car cette célébration s\u2019inscrit dans notre culture, très inspirée de celle de nos voisins du Sud, où cette fameuse prom est romancée au point d\u2019être perçue comme la quintessence de l\u2019adolescence.\u2014 PHOTO 123RF Tribunal administratif du travail AVIS PUBLIC DOSSIER: 1032874 (CM-2019-2327) Conformément à la Loi sur le statut professionnel et les conditions d\u2019engagement des artistes de la scène, du disque et du cinéma, RLRQ, c.S-32.1, le Tribunal administratif du travail vérifiera si le Conseil du Québec de la Guilde canadienne des réalisateurs (CQGCR) rassemble la majorité des artistes du secteur de négociation suivant : -La fonction de dessinateur dans le cadre des productions audiovisuelles de type « film publicitaire », telle que définie à l\u2019Annexe 1 de la Loi S-32.1.Le Tribunal administratif du travail demande aux artistes, aux producteurs et à leurs associations de lui transmettre les noms, les adresses et les numéros de téléphone des artistes susceptibles d\u2019être inclus dans ce secteur, la date de leur dernière prestation de services dans une fonction visée par celui-ci, de même que le nom de cette production.Ces renseignements peuvent être transmis au Tribunal par les services en ligne sur notre site Web au www.tat.gouv.qc.ca, par courriel à l\u2019adresse tat.montreal.vprt@tat.gouv.qc.ca, par télécopieur au numéro 514 873-3112 ou par courrier à l\u2019adresse suivante : 35, rue de Port-Royal Est, 2e étage, Montréal (Québec) H3L 3T1, d\u2019ici le 2 juillet 2021.Le Tribunal constituera d\u2019abord la liste des artistes visés par ce secteur, puis il vérifiera si le Conseil du Québec de la Guilde canadienne des réalisateurs (CQGCR) en rassemblait la majorité le 30 avril 2019.Le Tribunal pourra prendre toute mesure qu\u2019il juge nécessaire à cette fin, notamment tenir un référendum.Pour plus d\u2019information, communiquez avec le Tribunal au 514 864-3646.Le directeur des opérations de la Vice-présidence des relations du travail, Claude Métivier SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 54 ACTUALITÉS STEPHANIE TAYLOR La Presse Canadienne CARBIS BAY, Royaume-Uni \u2014 Le premier ministre du Canada a assisté vendredi à une rencontre avec ses pairs, le long de la côte anglaise, pour discuter des façons de sortir de la pandémie de COVID-19, mais il a été le seul à ne pas avoir dit combien de vaccins son pays donnera pour y parvenir.Le premier ministre britannique Boris Johnson accueille les dirigeants du G7 pour un sommet de trois jours, qui se déroule dans le village sud-ouest de Carbis Bay actuellement rempli de policiers et de responsables du sommet.L\u2019accent est mis sur la fin de la crise sanitaire.Le Royaume-Uni s\u2019attend à ce que les dirigeants acceptent de donner à d\u2019autres parties du monde l\u2019accès à un milliard de doses de vaccins contre la COVID-19 par le biais de dons et de financement, dans l\u2019espoir que cela accélère la lutte contre le virus.Un responsable du gouvernement canadien, s\u2019exprimant sous le couvert de l\u2019anonymat, a déclaré que le Canada allait promettre jusqu\u2019à 100 millions de doses, y compris ce qu\u2019il a acheté pour d\u2019autres dans le cadre d\u2019initiatives de partage de vaccins.L a v e i l l e d u s o m m e t , l e Royaume-Uni a promis d\u2019envoyer au moins 100 millions de doses au cours de l\u2019année prochaine, et le président américain Joe Biden a promis qu\u2019il en enverrait un demi-milliard.La France et l\u2019Allemagne ont promis au moins 30 millions de doses cette année.Le Japon s\u2019est engagé à 30 millions de doses tandis que l\u2019Italie a promis 15 millions de doses.La semaine dernière, le Canada a annoncé qu\u2019il doublait son financement \u2014 de 220 millions $ à 440 millions $ \u2014 au programme COVAX p ou r lu i p e r m e ttre Joe Biden et Justin Trudeau se sont assis ensemble pour participer à une session qui se concentrait la relance sanitaire et économique post-COVID-19, vendredi à Carbis Bay, au Royaume-Uni.\u2014 PHOTO AFP, KEVIN LAMARQUE SOMMET DU G7 LE CANADA TOUJOURS DISCRET SUR LE PARTAGE DES VACCINS 0059283 0069536 0069568 0069591 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre- Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Miellerie St-Patrice inc.A/S M.Christopher Minicucci 3433, avenue Saint-Samuel Québec (Québec) G1C 3T9 Dossier : 55-20-0901 438, avenue des Cordillères Québec (Québec) G1C 5C4 Demande de changement de l\u2019endroit d\u2019exploitation du permis AH-027 Ministère des Transports AVIS PUBLIC LOI SUR LES EAUX NAVIGABLES CANADIENNES Le ministère des Transports du Québec donne avis, par la présente, qu\u2019une demande a été faite au ministre des Transports du Canada, en vertu de la Loi sur les eaux navigables canadiennes, pour l\u2019approbation de l\u2019ouvrage ci-après, de son site et de ses plans.Aux termes du paragraphe 7(2) de ladite loi, le ministère des Transports du Québec a déposé auprès du ministre des Transports du Canada, dans le registre en ligne Recherche de projet en commun (https://recherche-projet-commun.canada.ca/), sous le numéro de registre 3573 ou le numéro de dossier du PPN 2021-304397, une description de l\u2019ouvrage suivant, de son site et de ses plans : Mise en place de barges temporaires pour la réalisation de forages géotechniques et circulation d\u2019embarcations pour la collecte de données par sismique réfraction sur le fleuve Saint- Laurent, entre la ville de Québec et l\u2019île d\u2019Orléans, dans le secteur du pont de l\u2019Île-d\u2019Orléans, aux coordonnées géographiques suivantes : 71°8\u201942,000\u2019\u2019 O.46°52\u201949,800\u2019\u2019 N.71°8\u201920,400\u2019\u2019 O.46°52\u201945,120\u2019\u2019 N.71°8\u20199,600\u2019\u2019 O.46°52\u201943,320\u2019\u2019 N.71°7\u201951,600\u2019\u2019 O.46°52\u201939,720\u2019\u2019 N.71°7\u201944,400\u2019\u2019 O.46°52\u201937,920\u2019\u2019 N.71°8\u201924,000\u2019\u2019 O.46°52\u201945,840\u2019\u2019 N.71°8\u201931,200\u2019\u2019 O.46°52\u201947,280\u2019\u2019 N.Vous pouvez transmettre les commentaires concernant l\u2019effet de cet ouvrage sur la navigation maritime par l\u2019entremise du registre Recherche de projet en commun mentionné précédemment, dans la section des commentaires (recherchez par le numéro référencé ci-dessus), ou les transmettre directement à l\u2019adresse suivante si vous n\u2019avez pas accès à Internet : Programme de protection de la navigation \u2013 Transports Canada 1550, avenue D\u2019Estimauville Québec (Québec) G1J 0C8 Transports Canada (TC) ne rendra pas vos commentaires disponibles au public dans le registre en ligne public.Toutefois, l\u2019information relative à un ouvrage est considérée comme non classifiée, relevant du domaine public, et pourrait être accessible sur demande légale.En tant que tels, les informations et les enregistrements fournis ne doivent pas contenir d\u2019informations confidentielles ou sensibles.Si vous souhaitez fournir des informations confidentielles ou sensibles qui, à votre avis, ne devraient pas être rendues publiques, veuillez contacter TC avant de les transmettre.Notez que les commentaires ne seront considérés que s\u2019ils ont été reçus par écrit (préférablement de façon électronique) au plus tard 30 jours suivant la date de publication de cet avis.Bien que tous les commentaires se conformant à ces directives soient examinés, aucune réponse individuelle ne sera envoyée.Affiché à Québec en ce 12e jour de juin 2021.Ministère des Transports du Québec Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.Les Dieux du Jeu inc.500 76e Rue Ouest Québec (Québec) G1H 4S3 RANDOLPH PUB LUDIQUE QUÉBEC 245 Rue Soumande Loc.21 Québec (Québec) G1M 3H6 Dossier : 224519 Un restaurant pour vendre RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 ACTUALITÉS 55 d\u2019acheter des doses pour les pays en développement.Le Dr Srinivas Murthy, un spécialiste des soins intensifs pédia- triques de Vancouver, dont la recherche se concentre sur la préparation aux pandémies, a déclaré que l\u2019accent mis sur l\u2019argent agit un peu comme un écran de fumée pour ne pas partager les doses de vaccins du pays.«Il semble que le Canada essaie de faire bonne figure, avec la pression publique accrue à ce sujet, tant à l\u2019interne qu\u2019à l\u2019échelle mondiale», a-t-il déclaré dans une récente entrevue.«Mais ils choisissent d\u2019envoyer de l\u2019argent plutôt que des doses, ce qui, je pense, ne résoudra pas le problème de toute urgence.» Le Dr Murthy a déclaré que COVAX aura besoin de plus d\u2019argent pour acheter des doses, mais a souligné qu\u2019il n\u2019existe pas de camions pleins de doses qui attendent juste un acheteur.«De toute évidence, ils ont besoin de plus d\u2019argent pour acheter plus de doses auprès des principales entreprises, mais ce sont les vaccins, et non l\u2019argent à ce stade de la pandémie, qui sont nécessaires à l\u2019échelle mondiale.» M.Trudeau a commencé la journée de vendredi non pas avec un autre chef du G7, mais par une audience virtuelle avec la reine Élisabeth.LIBRE-ÉCHANGE Sa première rencontre de leader à leader a eu lieu avec le premier ministre britannique Boris Johnson, qui, en tant qu\u2019hôte du sommet, a déclaré qu\u2019il souhaitait que le rassemblement de trois jours produise des promesses sur les moyens de mettre fin à la pandémie d\u2019ici la fin de l\u2019année prochaine.Posant pour des photographes et des journalistes, les deux hommes se sont tenus coude à coude, M. Johnson levant le pouce avant le début de leur rencontre.«Les dirigeants ont convenu qu\u2019un accord de libre-échange global entre le Royaume-Uni et le Canada ouvrirait d\u2019énormes possibilités pour nos deux pays.Ils ont convenu de redoubler d\u2019efforts pour conclure un (accord de libre- échange) dès que possible», selon une transcription de leur conversation par le Haut-commissariat britannique au Canada.«Ils ont discuté d\u2019un certain nombre de questions de politique étrangère, dont la Chine et l\u2019Iran.Le premier ministre (Johnson) a remercié le premier ministre Trudeau pour le leadership du Canada dans la réponse internationale à la suite de l\u2019écrasement de l\u2019avion d\u2019Ukraine International Airlines à Téhéran l\u2019année dernière.» M.Trudeau a également fait sa première apparition publique aux côtés de Joe Biden depuis son élection à la Maison-Blanche l\u2019automne dernier, lorsque tous les dirigeants ont posé pour une photo de groupe le long d\u2019une plage.Les deux hommes ne se sont pas dit grand-chose, voire rien, en posant pour les caméras et les journalistes.M.Trudeau s\u2019est surtout tenu à l\u2019écart pendant que les dirigeants faisaient leurs apparitions publiques.Ils se sont assis ensemble plus tard vendredi pour participer à une session qui se concentrait sur la façon dont la relance sanitaire et économique post-COVID-19 pourra s\u2019appliquer à tous.0069002 0069145 0069191 0069416 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Anne PARÉ, en son vivant domiciliée au 310 Lavigueur, Québec, Québec, est décédée le 7 décembre 2020.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, au 7212 De Normanville, Montréal, Québec, H2R 2T8 du 8 juin 2021 au 24 juillet 2021, en semaine seulement, entre 9h30 et 16h.Donné ce 7 juin 2021 Annie Jean, Liquidatrice AVIS D\u2019INTENTION DE CLASSEMENT D\u2019UN BIEN PATRIMONIAL MAISON AUCLAIR-L\u2019HEUREUX ET SON SITE (QUÉBEC) La ministre de la Culture et des Communications, MME NATHALIE ROY, donne avis : QU\u2019en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel, elle a l\u2019intention de procéder au classement de ces biens comme immeuble et site patrimoniaux : 1) La maison Auclair-L\u2019Heureux, sise au 1695, boulevard Bastien, dans l\u2019arrondissement des Rivières de la ville de Québec, sur le terrain connu et désigné comme étant le lot UN MILLION VINGT ET UN MILLE CENT CINQUANTE-SIX (1 021 156) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Québec, incluant l\u2019enveloppe extérieure de la maison, la charpente de la toiture et l\u2019ancien mur pignon ouest se trouvant à l\u2019intérieur, tout en excluant les autres éléments de l\u2019intérieur de la maison; 2) Le site patrimonial de la Maison-Auclair-L\u2019Heureux, sis au 1695, boulevard Bastien, dans l\u2019arrondissement des Rivières de la ville de Québec, comprenant le terrain connu et désigné comme étant le lot UN MILLION VINGT ET UN MILLE CENT CINQUANTE-SIX (1 021 156) du cadastre du Québec, circonscription foncière de Québec, incluant les aménagements, les structures et les bâtiments présents sur ce terrain; QUE ce geste repose sur les motifs suivants : La maison Auclair-L\u2019Heureux et son site présentent un intérêt pour leur valeur historique.Le terrain correspond à une partie de la censive qui est cédée en 1678 par les Augustines de la Miséricorde de Jésus de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec à Pierre Auclair dans la concession Saint-Bernard de la seigneurie Saint-Ignace.L\u2019année suivante, Pierre Auclair épouse Marie-Madeleine Sédilot.La maison est construite pour eux vers 1684 et est agrandie vers l\u2019ouest avant 1769.Le terrain est pour sa part exploité à des fins agricoles.La maison et le site passent à la famille Légaré en 1841, à la famille Villeneuve en 1860, puis à la famille L\u2019Heureux en 1918.La propriété est morcelée à quelques reprises au fil des décennies.De nos jours, la maison et son terrain témoignent de façon exceptionnelle de l\u2019histoire rurale du Québec; La maison Auclair-L\u2019Heureux et son site présentent un intérêt pour leur valeur architecturale.La maison est un exemple éloquent des maisons rurales construites en pierre pendant le Régime français.Son volume allongé latéralement et coiffé d\u2019un toit à croupes couvert de bardeaux de cèdre est typique de l\u2019architecture domestique de la région de Québec à cette époque.La maison, également caractérisée par la composition irrégulière de sa façade et la cheminée située au centre, a subi peu de modifications depuis son agrandissement.À l\u2019intérieur, elle conserve une remarquable charpente de toit d\u2019inspiration française, ainsi que le mur pignon ouest du premier carré de maçonnerie.La maison constitue un modèle de référence de l\u2019architecture du Régime français, ayant été maintes fois photographiée et mentionnée dans de nombreux ouvrages en histoire de l\u2019architecture.Elle est entourée de certains bâtiments secondaires qui sont aussi d\u2019intérêt; Le site patrimonial de la Maison-Auclair-L\u2019Heureux présente un intérêt pour sa valeur paysagère.La maison se trouve sur un vaste terrain, malgré les divers morcellements successifs dont ce dernier a été l\u2019objet au cours des années.La maison est éloignée de la voie publique et sa façade est orientée vers le sud, selon un mode d\u2019implantation ancien.L\u2019ensemble, formé par la maison, un garage, une grange, une laiterie, un fournil et le terrain, est représentatif des propriétés agricoles québécoises.La ministre de la Culture et des Communications donne également avis : QUE toute personne intéressée peut, dans les soixante (60) jours de la transmission du présent avis, faire des représentations auprès du Conseil du patrimoine culturel du Québec; QU\u2019elle prendra l\u2019avis du Conseil du patrimoine culturel du Québec sur l\u2019opportunité de procéder au classement de ces biens patrimoniaux; QUE si le classement de ces biens se réalise, celui-ci prendra effet à compter de la transmission du présent avis conformément à la Loi sur le patrimoine culturel; QUE l\u2019avis d\u2019intention devient sans effet si l\u2019avis de classement, accompagné d\u2019une liste des éléments caractéristiques des biens patrimoniaux classés, n\u2019est pas transmis au propriétaire des biens ou à celui qui en a la garde, dans un délai d\u2019un an à compter de la date de la transmission de l\u2019avis d\u2019intention ou dans un délai de deux ans à compter de cette même date s\u2019il y a eu prorogation de l\u2019avis d\u2019intention.Fait à Québec, ce 20 mai 2021.La ministre, NATHALIE ROY Ministère de la Culture et des Communications AVIS D\u2019INTENTION AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de madame Anne-Marie Joly, survenu le 21 décembre 2020, en son vivant domiciliée au 580, 57e Rue Ouest, appartement 210, Québec, province de Québec, G1H 7L6, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice successorale, madame Francine Savary, le 4 juin 2021, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me André Soucy, notaire, sis au 3075, chemin des Quatre-Bourgeois, bureau 200, Québec, province de Québec, G1W 5C4.Fait à Québec, le 4 mai 2021 Francine Savary, liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de monsieur Claude Arthur Jean, survenu le 4 mars 2021, en son vivant domicilié au 2835, rue de la Concorde, appartement 404, Québec, province de Québec, G1L 4T5, un inventaire des biens du défunt a été fait par les liquidatrices successorales, mesdames Hélène et Diane Jean, le 3 juin 2021, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me André Soucy, notaire, sis au 3075, chemin des Quatre-Bourgeois, bureau 200, Québec, province de Québec, G1W 5C4.Fait à Québec, le 4 mai 2021 Hélène Jean et Diane Jean, liquidatrices SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 56 ACTUALITÉS D\u2019un simple cours d\u2019eau aux allures de rivière, le fleuve Saint-Laurent prend au fil du courant l\u2019apparence d\u2019un océan.Vélo Mag vous invite à le (re)découvrir.MAXIME BILODEAU Vélo Mag BAGUENAUDER SUR LES BERGES DES CANAUX DU SUROÎT Le Suroît est ce territoire du sud du Québec qu\u2019on a malheureusement tendance à traverser sans le voir lorsqu\u2019on se dirige vers l\u2019Ontario.Grave erreur : la région au relief plat compte près de 200 km de trajets cyclables, dont une bonne partie en site protégé.Les joyaux de ce vaste réseau sont sans conteste les canaux de Beauharnois et de Soulanges, qui ont servi de voie d\u2019évitement des rapides de Montréal jusqu\u2019au milieu du siècle dernier.Des pistes cyclables longues respectivement de 25 km et 35 km permettent de tutoyer ces ouvrages creusés à main d\u2019homme.De la halte Au fil de l\u2019eau, à proximité de la centrale de Beau- harnois, il est possible de se tricoter un itinéraire d\u2019environ 70 bornes majoritairement sur piste cyclable.Celui-ci est agrémenté d\u2019une traversée en navette fluviale ainsi que de nombreuses aires de pique-nique et haltes d\u2019interprétation où mettre pied à terre.SAVIEZ-VOUS QUE\u2026 Le toponyme Suroît renvoie à un vent du sud-ouest dont le nom provient du mot normand surouet.Le nordet, ce vent du nord annonciateur de temps frisquet, est son opposé.beauharnois-salaberry.com/attrait/ parcours-des-quatre-canaux SE DÉPLACER À VAU-L\u2019EAU SUR LES ÎLES DE BERTHIER Ne vous laissez pas décourager par la halte routière qui jouxte l\u2019autoroute 40, monstre de vulgarité derrière lequel se cache le Berthier- ville pur jus.On se stationne dans la vieille portion de la petite ville avant d\u2019enfourcher sa monture et d\u2019aller à la découverte des rangs des îles aux Castors, Dupas et Saint- Ignace.Vous y attend, dans un premier segment de cette randonnée d\u2019approximativement 80 km, une tapisserie lacustre qu\u2019on dirait tout droit sortie du Survenant, composée de chenaux, de pâturages et de chalets rustiques.Le second segment, plus pastoral, débute après avoir emprunté un bateau passeur ralliant Saint-Barthélemy à partir de l\u2019île Dupas.Au menu : des chemins peu fréquentés, dont certains à flanc de coteau, bordés de maisons antiques.Un arrêt à la chapelle des Cuthbert, le plus ancien temple protestant au Québec, s\u2019impose sur le retour.VENDEZ VOTRE MÈRE POUR\u2026 Les beignes aux patates de Ber- thier, qu\u2019on se procure frais à la beignerie artisanale Délices d\u2019antan, à faible distance de la rivière Bayonne.lanaudiere.ca/fr/activites- lanaudiere/plein-air/velo/itineraires/ iles-de-berthier FILER SUR LE CHEMIN DU ROY Rouler les quelque 115 km séparant Québec de Trois-Rivières est, avec raison, un véritable pèlerinage pour plusieurs bouffeurs de bitume de la province.Pour bénéficier de la brise estivale, on vous conseille de vous élancer du secteur trifluvien de Cap- de-la-Madeleine en direction de «l\u2019accent d\u2019Amérique».Tout au long de la journée, vous pédalerez sur le pittoresque chemin du Roy tout en prenant soin de vous arrêter sur les quais et les parvis d\u2019église des villages tricentenaires qui le bordent.Le parcours se fait à peine plus accidenté à l\u2019approche de Donnacona, ce qui confère des points de vue uniques sur le fleuve Saint-Laurent, le réel fil conducteur de cette aventure qu\u2019on vous suggère de conclure dans le Vieux- Cap-Rouge, au pied de l\u2019ahurissant tracel (francisation du terme anglais trestle, qui désigne chacun des chevalets sur lesquels repose le pont).Quelle coïncidence : une succursale de Chocolats Favoris s\u2019y trouve justement! SUIVEZ UN CONSEIL D\u2019AMI\u2026 Quittez dès que possible de l\u2019achalandée route 138 afin de goûter à ce que le chemin du Roy a de mieux à offrir.lecheminduroy.com/velo PARCOURIR L\u2019ÎLE D\u2019ORLÉANS EN LONG ET EN LARGE Le tour complet de l\u2019« Isle de Bacchus » par le chemin Royal, long d\u2019environ 70 km, est une équipée indéniablement intéressante, mais dont on se lasse rapidement.Revisitez-la en optant pour une découverte des chemins de traverse qui sectionnent de part en part ce bout de terre.Deux de ceux-ci ont pour nom routes du Mitan et des Prêtres et mettent à l\u2019honneur le caractère résolument agricole de l\u2019île d\u2019Orléans \u2014 on la qualifiait déjà de grenier et de jardin potager de Québec à l\u2019époque de la Nouvelle- France.Un rapide crochet par la pointe Argentenay, à laquelle on accède par une rue en cul-de-sac du côté de Saint-François-de-l\u2019Île- d\u2019Orléans, vaut aussi le détour ; on comprend pourquoi la compagnie française Huttopia voulait y installer un de ses populaires villages, avant de se faire fermer la porte au nez par la population locale : c\u2019est paisible à souhait.NE REPARTEZ PAS SANS\u2026 Un morceau de Paillasson, un fromage dont les origines remontent à 1635, au comptoir des Fromages de l\u2019isle d\u2019Orléans.À déguster après l\u2019avoir rôti à la poêle.Menoum.quebec-cite.com/sites/otq/files/ media/document/parcoursIO2019.pdf S\u2019AIGUISER LES MOLLETS DANS CHARLEVOIX Le Route du fleuve, qui relie Baie- Saint-Paul à La Malbaie, porte bien son nom.Elle offre des vues imprenables sur le majestueux cours d\u2019eau, qui commence d\u2019ailleurs à cette hauteur à revêtir ses habits d\u2019estuaire.Ajoutez-y la lumière si particulière de Charlevoix se reflétant sur ses flots, de même qu\u2019une île (aux Coudres) soulignant ses proportions inouïes, et vous obtenez un vrai feu d\u2019artifice pour mirettes.Attention, toutefois : on mérite son ciel, littéralement! La côte est émaillée de bosses pas piquées des vers qui feront allègrement s\u2019affoler l\u2019altimètre \u2014 dénivelé positif frôlant les 1000 m sur moins de 50 km, tout de même.Dès le départ, la côte du Cap fera crier vos gambettes.Ce sera ensuite le tour de celle des Éboulements, puis de celle de Saint-Irénée.Le plus crinqués sont priés de se frotter au mur de Saint- Joseph-de-la-Rive, tout à fait digne de son titre de teigneux.RAVITAILLEZ-VOUS\u2026 À la boulangerie artisanale Pains d\u2019exclamation!, à La Malbaie, dont les pains au levain, pâtisseries, viennoiseries et autres produits frais donnent l\u2019eau à la bouche.tourisme-charlevoix.com/sentiers/ la-route-du-fleuve ÉCHAPPÉE EN BORD DE SAINT-LAURENT 1 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 57 ACTUALITÉS 2 Fenêtre sur le fleuve dans le Bas-Saint-Laurent \u2014 PHOTO YVAN MONETTE DÉCOUVRIR LES ABOITEAUX DU BAS-DU-FLEUVE À peine met-on les roues dans la région du Bas-Saint-Laurent que, déjà, on ne se peut plus.Devant La Pocatière se déploie un petit trésor de piste cyclable, celle de la Grande-Anse, reliant Saint- Roch-des-Aulnaies à Rivière- Ouelle.D es stat ionnements s\u2019étendent de part et d\u2019autre de cet itinéraire de 15 km.La particularité de ce trajet : il est construit à même des aboiteaux, des digues qui empêchent l\u2019inondation des terres lors des grandes marées.Grâce à leur savant jeu de trappes, les agriculteurs de cette étendue de pays peuvent cultiver leurs champs sans se retrouver les pieds dans les eaux du fleuve Saint-Laurent, qui avoisinent d\u2019ailleurs la piste.Par forts vents \u2014 phénomène fréquent dans le coin \u2014, on voit l\u2019estuaire se déchaîner à seulement quelques mètres de soi.Une expérience qui force l\u2019humilité.SAVOUREZ\u2026 Les couchers de soleil sur la terrasse extérieure du Bistro OK de Saint-Jean-Port-Joli, à un jet de pierre du parc nautique.Profitez- en pour monter à l\u2019étage tremper vos lèvres dans l\u2019une des treize bières en fût de Ras L\u2019Bock, la microbrasserie du coin, qui y tient un pub.tourismekamouraska.com/ circuitsetforfaits.php?cat=40 CABOTER JUSQU\u2019AU BOUT DU MONDE À partir du hameau de L\u2019Anse- Pleureuse, la 132 redevient ce qu\u2019el le n\u2019est plus depuis les portes de la Gaspésie : une route somme toute peu passante.Les chauffards pressés de gagner Gaspé préfèrent en effet bifurquer sur la 198, via Murdoch- ville, vous laissant tout le loisir de pédaler la côte nord de la péninsule sans vous faire pétarader dans les oreilles.Ça tombe bien : cette section de 110 km de la plus touristique des routes du Québec, aux sinuosités accrochées à flanc de falaise, est un délice sur deux roues.Dès le hameau de Manche-d\u2019Épée, ça ne lâche pas : monte, descend, file à toute allure au beau milieu d\u2019une carte postale évoquant les paysages d\u2019Irlande, recommence.C\u2019est costaud, c\u2019est enivrant et c\u2019est certainement un des plus beaux circuits asphaltés au Québec.Au village de Rivière-au-Renard, saisissez l\u2019occasion de flâner autour du parc national Forillon, notre bout du monde.SÉJOURNEZ\u2026 Dans l\u2019une des chambres du gîte Chez Joe, géré par Évasion Nature Petite-Vallée.L\u2019entreprise propose également la location de trois résidences touristiques pour grands groupes.tourisme-gaspesie.com/fr/velo.html QUITTER LA GRAND\u2019TERRE POUR LES ÎLES-DE-LA- MADELEINE Bonne nouvelle : les touristes seront les bienvenus aux Îles-de-la-Made- leine cet été! Certes, leur nombre sera limité en partie, mais peu importe \u2014 les Québécois pourront «prendre l\u2019erre» sur ce fragment de la province échoué en plein cœur du golfe du Saint-Laurent.Outre le dépaysement assuré, on s\u2019y rend pour la gastronomie madelinienne fortement inspirée de la mer (ne manquez pas le pot-en-pot), l\u2019accueil chaleureux des insulaires («on n\u2019a pas l\u2019heure, on a le temps») et, bien sûr, les 300 km de plages (ce qui dépasse le nombre de kilomètres de route).Les richesses de l\u2019archipel en forme d\u2019hameçon ne se dévoilent jamais mieux qu\u2019à qui est au guidon d\u2019un vélo, cependant il faut être prêt à composer avec les caprices d\u2019Éole.À bon entendeur\u2026 LOUEZ\u2026 Une bécane dodue auprès de la boutique Le Pédalier et élancez- vous à la découverte des grèves des Îles-de-la-Madeleine.L\u2019expérience d\u2019une vie, vraiment.tourismeilesdelamadeleine.com/ fr/decouvrir-les-iles/experiences/ nature/velo #MANGE TON SAINT-LAURENT Une campagne incite les Québécois à se réapproprier les ressources comestibles du Saint- Laurent.De grands chefs et des comédiens collaborent à cette promotion des produits d\u2019ici.Allez faire un tour sur le site, on vous promet de belles dégustations.Mangernotresaintlaurent.com 1 Le fleuve peut être le fil conducteur de bien des parcours cyclables.\u2014 PHOTO TOURISME CHARLEVOIX 2 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 58 La police américaine peine à recruter depuis le meurtre de George Floyd STEFANIE DAZIO, JAKE BLEIBERG ET KATE BRUMBACK Associated Press WASHINGTON \u2014 Les forces policières des États-Unis ont été balayées par une vague de départs à la retraite et peinent à recruter de nouveaux agents depuis le meurtre de George Floyd par un policier l\u2019an dernier.Plusieurs communautés se demandent maintenant qui devrait enfiler un uniforme.Les départs à la retraite au sein de certains départements sont en hausse de 45 % sur un an, selon des données compilées par le Police Executive Research Forum et partagées avec l\u2019Associated Press.Les mêmes données démontrent que les embauches ont chuté de 5 %.Plusieurs politiciens ont promis d\u2019adopter des réformes \u2014 par exemple, en abolissant l\u2019immunité dont jouissent les policiers pour des gestes posés en devoir \u2014 et assurent qu\u2019ils veulent réformer la police pour le 21e siècle.Les recruteurs cherchent de leur côté de plus en plus des candidats différents.Il y a quelques années, les principales qualifications d\u2019un candidat étaient reliées à sa stature physique.Aujourd\u2019hui, les corps policiers disent chercher des agents «capables de réfléchir».« A u p a r a v a n t , t u v o u l a i s quelqu\u2019un avec une bonne force physique, a dit le chef de la police d\u2019Atlanta, Rodney Bryant.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on cherche pour les policiers d\u2019aujourd\u2019hui.On cherche quelqu\u2019un qui s\u2019identifie à la communauté, mais aussi qui pense comme la communauté.» Mais le climat d\u2019aujourd\u2019hui, combiné à une hausse de la criminalité dans certaines villes, crée ce que Chuck Wexler, le patron du Police Executive Research Forum, qualifie de «situation explosive».Il y a une «crise qui arrive pour les chefs de police quand ils regardent de quelles ressources ils ont besoin, surtout dans une période où on constate une augmentation des meurtres et des fusillades, a-t-il dit.C\u2019est un réveil brutal.» Les données compilées par l\u2019organisation de M.Wexler concernent 200 corps policiers américains, soit une fraction des quelque 18 000 départements à travers le pays.Mais cette initiative est l\u2019une des seules à s\u2019être penchée sur la rétention et le recrutement de policiers depuis que George Floyd a été tué à Minneapolis le 25 mai.L\u2019ancien policier Derek Chauvin a été reconnu coupable de meurtre et attend sa sentence.«C\u2019est difficile de recruter ceux qui pensent que la police est contre eux», a dit Lynda R.Williams, la présidente de la National Organization of Black Law Enforcement Executives.Le chef Bryant en sait quelque chose.Dans les semaines suivant la mort de George Floyd, un policier blanc, Garrett Rolfe, a abattu un homme noir, Rayshard Brooks, dans le stationnement d\u2019un restaurant Wendy\u2019s.Les événements se sont ensuite bousculés : M.Rolfe a été congédié, le chef a démissionné et un procureur local a déposé des accusations d\u2019homicide contre M.Rolfe un événement rare lors d\u2019une fusillade impliquant un policier.Environ les deux tiers des quelque 1600 policiers d\u2019Atlanta sont noirs.«ABANDONNÉS» Puis la «grippe bleue» a frappé, quand un nombre élevé de policiers ont pris un congé de maladie en guise de protestation.M. Bryant, qui était alors le chef intérimaire, reconnaît que ça s\u2019est produit à Atlanta après le dépôt d\u2019accusations contre M.Rolfe.«Il y en a qui sont en colère.Il y en a qui ont peur.Il y en a qui sont confus.Certains se sentent abandonnés», a dit M.Bryant l\u2019été dernier, au plus fort de la crise.Mme Williams croit néanmoins que la prochaine génération de policiers sera porteuse d\u2019une attitude nouvelle et qu\u2019elle sera source de progrès en rendant les départements plus diversifiés et plus inclusifs.«Ils sont le changement qu\u2019on veut voir», a-t-elle dit.Le recrutement reste difficile.Dans des villes comme Philadelphie, on consacre beaucoup de temps à fouiller la présence en ligne des candidats à la recherche d\u2019éléments inquiétants.Ailleurs, des écarts de salaires et d\u2019avantages sociaux entre deux départements voisins avivent la compétition et complique la rétention des meilleurs agents.Les dirigeants de Dallas tentent depuis dix ans d\u2019attirer des candidats et de retenir les policiers en service, alors que le moral est miné par les faibles salaires et le quasi- effondrement du régime de retraite.Malgré leurs efforts, Dallas compte aujourd\u2019hui environ 3100 policiers, comparativement à plus de 3300 en 2015.Ce déclin survient au moment où la population de la ville augmente et surpasse maintenant 1,3 million de personnes.Le département compte environ 44 % des policiers blancs, 26 % de policiers noirs et 26 % de policiers latino.La charge de travail des policiers et enquêteurs est donc en hausse, dans un contexte de tensions raciales.En 2016, cinq policiers ont été tués à Dallas par un tireur qui voulait venger les Noirs tués ou blessés par la police ailleurs.Deux ans plus tard, une policière qui n\u2019était pas en service a abattu son voisin chez lui.Elle a été congédiée et condamnée à dix ans de prison pour meurtre.À Los Angeles, le département doit combattre une vieille réputation de comportements scandaleux et de racisme.Le responsable du recrutement, le capitaine Aaron McCraney, et le chef Michel Moore ont embauché 48 nouveaux agents l\u2019an dernier, dont une moitié de femmes.La pandémie, les tensions civiles et l\u2019instabilité économique ne sont que quelques-uns des défis qui les attendent.«C\u2019est une période difficile, mais c\u2019est aussi une période intéressante, a dit M.McCraney.Ça va finir par passer, et nous allons passer à de meilleures choses.» Il y a quelques années, les principales qualifications d\u2019un candidat étaient reliées à sa stature physique.Aujourd\u2019hui, les corps policiers disent chercher des agents capables de réfléchir.\u2014 PHOTO AFP, DAVID DEE DELGADO RECHERCHE AGENTS «CAPABLES DE RÉFLÉCHIR» leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 59 LE MONDE JORDI MIRO Agence France-Presse BRASILIA \u2014 Meurtri par la pandémie de coronavirus, le Brésil vit un drame sans fin, avec la menace d\u2019une troisième vague dévastatrice en raison de la lenteur de la vaccination, du relâchement précoce des restrictions et de la circulation effrénée des variants.Ce pays de 212 millions d\u2019habitants devrait atteindre d\u2019ici la fin du mois les 500 000 morts de la COVID-19, avec un des pires taux de mortalité au monde, à plus de 220 pour 100 000 habitants.C e r t a i n s é p i d é m i o l o g i st e s craignent que la troisième vague soit encore plus meurtrière que les deux premières.Et contrairement aux pays européens, il n\u2019y a pas de vraie accalmie entre les vagues : depuis la mi-mai, la courbe des décès s\u2019est stabilisée sur un plateau très élevé, avec une moyenne autour de 2000 morts quotidiennes.La courbe des contaminations, elle, a été en constante ascension ces dernières semaines, une conséquence directe de l\u2019assouplissement des mesures de restriction touchant la population.Cette augmentation du nombre des infections tandis que la mortalité reste élevée risque d\u2019entraîner «une aggravation de la crise sanitaire», avertit la Fiocruz, institut de référence en santé publique, dans son dernier bulletin épidémiologique.Au moment du pic de la deuxième vague, en mars et surtout début avril, quand le Brésil a connu deux journées à plus de 4000 morts, la plupart des maires et les gouverneurs des États ont imposé un couvre-feu et la fermeture des commerces non essentiels.Mais ces restrictions ont été levé es au b out de quelques semaines, beaucoup trop tôt, selon les spécialistes.«Au Brésil, une hécatombe sanitaire sans précédent a fini par se banaliser.La plupart des gens vivent comme s\u2019il n\u2019y avait pas de pandémie», dit à l\u2019AFP José David Urbáez, du Centre d\u2019Infectiologie de Brasilia.Autre source d\u2019inquiétude : le variant Delta, apparu en Inde, avec des premiers cas confirmés ces dernières semaines au Brésil chez des personnes ayant séjourné dans le pays asiatique.CONCERT DE CASSEROLES La troisième vague risque d\u2019atteindre le pays de plein fouet au moment de la Copa América, tournoi de soccer que le président d\u2019extrême droite Jair Bolsonaro a décidé d\u2019accueillir à bras ouverts après les désistements de l\u2019Argentine et de la Colombie.La compétition doit débuter dimanche, mais des rumeurs de boycottage des joueurs ont semé le doute et le maire de Rio de Janeiro a menacé de faire interdire les rencontres dans sa ville en cas d\u2019aggravation de la situation sanitaire.Et celle-ci n\u2019est pas près de s\u2019améliorer, dans un pays où seulement 10,8 % de la population a été immunisée avec deux doses de vaccin.Lors d\u2019une allocution présidentielle mercredi dernier, Jair Bolsonaro a promis que «tous les Brésiliens» seraient vaccinés d\u2019ici la fin de l\u2019année, un objectif difficile à atteindre, selon les spécialistes.Dans ce discours télévisé chahuté par des concerts de casseroles assourdissants dans les grandes villes du pays, le président a dit que le Brésil était «un des pays qui ont connu la plus forte croissance économique lors du premier trimestre (+1,2 %)» parce qu\u2019il n\u2019avait «obligé personne à rester à la maison».Malgré ces données économiques encourageantes, le chômage a atteint un niveau record au premier trimestre (+14,7 %) et la situation sanitaire ne cesse de se dégrader.VACCINATION DE MASSE À SERRANA «Si la vaccination ne parvient pas à compenser l\u2019impact négatif du relâchement des restrictions, la troisième vague pourrait être forte», estime Mauro Sanchez, épidémiologiste de l\u2019Université de Brasilia (UNB).Les bienfaits de la vaccination de masse ont été mis en évidence lors d\u2019une expérience menée par l\u2019Institut Butantan à Serrana, ville de 45 000 habitants de l\u2019État de Sao Paulo (sud-est) où 95 % des adultes ont été immunisés.L e n o m b r e d e m o r t s d e COVID-19 a chuté de 95 %, et les hospitalisations de 86 %.«La pandémie a été contrôlée à Serrana et on peut faire de même dans tout le Brésil», a déclaré le gouverneur de Sao Paulo Joao Doria, farouche opposant du président Bolsonaro.Le chef de l\u2019État avait notamment critiqué l\u2019accord noué par Joao Doria avec le laboratoire chinois Sinovac pour la production locale du vaccin Coronavac, qui représente près de 60 % des doses injectées à ce jour au Brésil.3e VAGUE ENCORE PLUS MEURTRIÈRE EN VUE AU BRÉSIL La troisième vague risque d\u2019atteindre le Brésil de plein fouet au moment de la Copa América, tournoi de soccer que Jair Bolso- naro a décidé d\u2019accueillir à bras ouverts après les désistements de l\u2019Argentine et de la Colombie.Ici, une manifestante proteste contre la décision du président.\u2014 PHOTO AP, ERALDO PERES SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 60 LE MONDE PHILIPPE ALFROY Agence France-Presse PARIS \u2014 Ils avaient 30 ans, des rêves plein la tête et l\u2019ambition de soigner le monde.Dans le tourbillon qui suit le mouvement étudiant de mai 1968 en France, une petite bande de médecins tout juste sortis de leur fac découvre les horreurs de la guerre civile au Biafra.«Ce fut un choc», raconte Bernard Kouchner.«Les blessés arrivaient le soir dans notre hôpital quand s\u2019arrêtaient les bombardements.On opérait à la chaîne la nuit, en faisant le tri entre ceux que l\u2019on pouvait sauver et ceux qui allaient mourir.Je n\u2019ai jamais oublié.» Médecins sans frontières (MSF) naît en 1971 de cette épreuve et de la volonté d\u2019une poignée de jeunes idéalistes comme lui, qui décident de se porter au secours des populations vulnérables partout sur la planète.Ils inventent l\u2019urgence humanitaire.Leur épopée s\u2019écrit depuis au gré des tremblements de terre, des famines, des épidémies ou des conflits qui défigurent la planète.Cinquante ans de missions et de révoltes, récompensés d\u2019un prix Nobel en 1999 et scandés de ruptures et de polémiques qui font aujourd\u2019hui de MSF une institution aussi inclassable qu\u2019incontournable.Et une fantastique aventure humaine.«D\u2019un rêve, nous avons fait une épopée», s\u2019émerveille encore à 83 ans Xavier Emmanuelli, un des grands anciens de l\u2019ONG.«J\u2019ai vu se transformer un tout petit groupe de types qui se la pétaient un peu, mais géniaux en quelque chose de reconnu dans le monde entier.» CHAOS BIAFRAIS Le rêve a débuté par un cauchemar.En 1968, les combats font rage au Biafra entre les rebelles sécessionnistes de cette province nigériane et l\u2019armée gouvernementale.Les bombes tuent les civils, le blocus des autorités les affame.À Paris, quelques médecins ont répondu à un appel à l\u2019aide du Comité international de la Croix- Rouge (CICR).Parmi eux Bernard Kouchner, ancien chef de l\u2019Union des étudiants communistes, et Max Récamier, un catholique tiers-mondiste.Sur place, ils sont plongés dans l\u2019enfer des combats et d\u2019une famine qui tue hommes, femmes et enfants par centaines de milliers.«Les enfants mouraient en masse parce que l\u2019armée bloquait tout ravitaillement», se souvient le Dr Kouch- ner, 81 ans.«Dénoncer cette situation était de notre devoir de médecins.» Avec son confrère Récamier, l\u2019ancien ministre décide de déchirer le contrat de silence signé avec le CICR et d\u2019exposer la réalité du conflit.«Biafra : deux médecins témoignent», titre le quotidien français Le Monde en novembre 1968.La presse internationale se mobilise et les images d\u2019enfants noirs mourant de faim envahissent les petits écrans.Soigner et témoigner: l\u2019humanitaire moderne est né.«BRICOLER» MSF est créée trois ans plus tard, en décembre 1971.«On a trouvé le nom un soir de création où on fumait et on picolait», se souvient Xavier Emmanuelli, alors médecin dans la marine marchande.«J\u2019ai dit : \u201cIl faut absolument Médecins dedans\u201d.Et puis on a ajouté sans frontières.Parce qu\u2019on était des saute-frontières.» Les débuts de l\u2019association sont difficiles.Faute de moyens, la jeune ONG sert d\u2019abord de réservoir de bonnes volontés.Une campagne de pub en 1977 installe son nom.«On a grandi avec les médias et la télévision», résume Xavier Emmanuelli.Mais sur le terrain, les premières missions riment avec galères.Lorsqu\u2019il débarque plein d\u2019enthousiasme en 1975 en Thaïlande dans les camps des victimes du régime cambodgien des Khmers rouges, le jeune Dr Claude Malhu- ret déchante vite.«C\u2019était terrible.On n\u2019avait rien».Il lui faut se débrouiller pour tout.Pour récupérer du matériel, pour installer le camp, pour avoir des médicaments, même pour manger.«Quand je suis rentré à Paris, j \u2019a i v i d é m o n s a c .J e l e s a i traités d\u2019assassins, nous envoyer en mission comme ça, sans rien.», raconte le sénateur de 71 ans.«C\u2019était excessif, mais ça a secoué tout le monde.On ne pouvait pas continuer à bricoler.» «SCHISME» Le torchon brûle au sommet de MSF depuis un peu de temps déjà.Les «Biafrais» souhaitent rester une petite équipe de copains sur le mode «commando» et s\u2019accrochent aux «nouveaux», déterminés à grandir.Le «bateau pour le Vietnam», en 1979, va les fâcher à vie.Alors président de MSF, Bernard Kouchner mobilise le tout-Paris intellectuel \u2014 les philosophes Raymond Aron et Jean-Paul Sartre en tête \u2014 pour affréter un bateau chargé de récupérer en mer de Chine les réfugiés qui fuient la dictature communiste de Hanoï.Les «nouveaux» de MSF s\u2019agacent de cet activisme mondain et, lors d\u2019une AG, le mettent en minorité.Bernard Kouchner claque la porte et s\u2019en va créer Médecins du monde (MDM).Quatre décennies après, les cicatrices du «schisme» saignent toujours.«Une triste querelle de pouvoir», fulmine encore l\u2019ex-ministre des Affaires étrangères (2007-2010).«Je leur en ai beaucoup voulu.» «Il avait tous les culots et surtout envie de devenir quelqu\u2019un», le griffe Xavier Emmanuelli, ex-secrétaire d\u2019État à l\u2019action humanitaire.«Il nous a servi, au début.Le petit prince des médias.Mais MSF façon Kouchner, c\u2019était devenu du baratin.» «Eux, les anciens, partaient sur place pour sonner l\u2019alerte en espérant que les autres allaient suivre», note aussi Rony Brauman, à l\u2019époque jeune médecin tendance «Mao» de l\u2019ONG.«Nous, la jeune génération, MÉDECINS SANS FRONTIÈRES CINQUANTE ANS D\u2019URGENCES, DE RÉVOLTES ET DE RÊVES leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 61 LE MONDE nous voulions une action sérieuse, des moyens et des résultats.» MSF entre alors dans l\u2019ère de la professionnalisation.«Pour grandir, il nous fallait de l\u2019argent.Je suis parti aux États-Unis apprendre le fundraising», se souvient Claude Malhuret.«Comme on était les premiers à le faire en France, on a raflé la mise.» «FRENCH DOCTORS» Riche de l\u2019indépendance que lui offre ce financement privé, MSF n\u2019hésite plus à témoigner.«Leur modèle s\u2019est développé contre le principe de respect de la souveraineté des États défendu par le CICR», analyse l\u2019avocat Philippe Ryfman, spécialiste de l\u2019humanitaire, «ils prennent la parole pour mobiliser l\u2019opinion publique et dénoncer les exactions».Au nom des droits de l\u2019Homme, les «gauchos» repentis de MSF dénoncent les exactions des régimes communistes au Cambodge.Leurs missions clandestines auprès des populations d\u2019Afghanistan et des rebelles en guerre contre l\u2019occupant soviétique font une réputation mondiale aux «French Doctors».«Nous étions les seuls à voir les effets de la guerre», plaide Juliette Fournot, la grande ordonnatrice des missions afghanes de l\u2019ONG jusqu\u2019en 1989.Tous les jours ils amputent les enfants, soignent les agriculteurs brûlés au napalm.«Témoigner a été très important, aujourd\u2019hui encore, les Afghans se souviennent de nous.» En 1985, c\u2019est en Éthiopie que l\u2019ONG jette un pavé dans la mare.«Nos centres de distribution alimentaire étaient devenus un piège», se rappelle le Dr Brigitte Vasset, «ils servaient aux autorités à fixer les réfugiés pour les transférer de force vers le sud et dépeupler les zones rebelles».Fallait-il se taire ou parler?Devant la presse, Rony Brauman décide de dénoncer le gouvernement d\u2019Addis Abeba.MSF est expulsée.«L\u2019aide était devenue un instrument entre les mains d\u2019un régime criminel dont nous ne voulions pas être complices», justifie-t-il aujourd\u2019hui.«Mais dire que l\u2019argent qu\u2019on envoyait aux affamés servait à les tuer [.] nous a valu énormément de critiques.» LIRE LA SUITE \u203a 62 1 2 3 1Une employée de Médecins sans frontières (MSF) en Sierra Leone durant l\u2019épidémie d\u2019Ebola en 2014.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CARL DE SOUZA 2Un membre de MSF accompagne des enfants mutilés lors du génocide au Rwanda, en 1994.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, GÉRARD JULIEN 3Un enfant souffrant de malnutrition est traité dans un hôpital de MSF au Soudan, en 2012.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, GÉRARD JULIEN 4 Le cofondateur de MSF, Bernard Kouchner, avec une patiente au Tchad en 1981.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, DOMINIQUE FAGET 4 SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 62 LE MONDE DROIT D\u2019INGÉRENCE Au risque de paraître arrogant, MSF continue à faire entendre sa voix et à pointer du doigt toutes les récupérations de l\u2019humanitaire.Après la première guerre du Golfe, les Kurdes d\u2019Irak sont écrasés par le régime de Saddam Hussein.MSF leur vient en aide et crie au massacre.En 1991, le Conseil de sécurité de l\u2019ONU autorise une opération militaire occidentale pour venir en aide aux déplacés et les protéger de leur gouvernement.Une première.Alors secrétaire d\u2019État, Bernard Kouchner salue les débuts d\u2019un «droit d\u2019ingérence humanitaire».MSF se distingue en critiquant le mélange des genres entre humanitaires et militaires.La controverse se prolonge un an plus tard en Somalie, en proie à la guerre civile et la famine.Sous mandat de l\u2019ONU, les troupes américaines et les Casques bleus débarquent à Mogadiscio pour assurer la sécurité des distributions alimentaires.Bernard Kouchner y participe, sac de riz sur l\u2019épaule.Rony Brau- man le raille et souligne alors le «piège» d\u2019une opération où des soldats «tuent sous la bannière de l\u2019humanitaire».Parfois pourtant, MSF en appelle aux armes.En 1992 pour mettre fin aux exactions des miliciens serbes de Bosnie.Et deux ans plus tard, pour faire cesser le génocide des Tutsi au Rwanda.Quand il arrive à Kigali en avril 1994, Jean-Her vé Bradol est vite débordé par l\u2019ampleur des massacres.«J\u2019accompagnais les convois de la Croix-Rouge rwandaise qui ramenaient les blessés [.] Les Tutsi étaient achevés aux barrages des miliciens.On arrivait à négocier pour faire passer des femmes et des enfants, à condition de partir très tôt le matin quand les miliciens étaient encore endormis et défoncés.» «Tout s\u2019est joué très vite à Kigali», poursuit-il.«On a fini par acheter un espace publicitaire dans Le Monde pour dire qu\u2019on n\u2019arrête pas un génocide avec des médecins et qu\u2019il faut une intervention militaire internationale.On n\u2019avait jamais fait ça.» La dénonciation de la situation dans les camps de réfugiés rwandais au Zaïre voisin puis des exactions des nouveaux maîtres de Kigali vaudront jusqu\u2019en 1997 à MSF les critiques de l\u2019ONU et d\u2019autres ONG.PRIX NOBEL La consécration vient avec le prix Nobel de la Paix, en 1999, qui récompense «une ONG [qui] tend la main à travers les frontières, les conflits et le chaos politique».Son prix sert à financer une campagne d\u2019accès aux traitements des maladies tropicales ou du sida, un de ses nouveaux champs d\u2019action.Aujourd\u2019hui, la petite association est devenue un géant.Sous le chapeau de MSF-Internatio- nal, les 25 sections nationales emploient 61 000 personnes, dont 41 000 déployées sur le terrain d\u2019une centaine d\u2019opérations dans près de 75 pays.Avec un budget annuel mondial de 2,4 milliards $ \u2014 à 99 % issu de dons privés \u2014, MSF agit sur tous les fronts.De la lutte contre le virus Ebola en Afrique à l\u2019aide aux déplacés par la guerre civile au Yémen, en passant par le sauvetage des migrants en Méditerranée et la lutte contre le sida en Malaisie.«Bien qu\u2019organisation privée, MSF est devenu le numéro 1 incontesté de l\u2019urgence médicale dans le monde», constate Philippe Ryfman.La parole de l\u2019ONG détonne encore.Comme en 2004, où MSF refuse de se joindre à une campagne internationale qui dénonce, selon elle de façon outrancière, le «génocide» des populations de la province soudanaise du Darfour déplacées par la guerre civile.Ou en 2005, quand elle suspend rapidement sa collecte de dons pour les rescapés du tsunami qui a lessivé l\u2019Asie du Sud-Est, estimant que l\u2019urgence est passée.«Ils ont réagi en urgentistes.Mais il y avait encore plein de choses à faire sur place, le grand public ne les a pas compris», écorche Benoît Miribel, ex-directeur d\u2019Action contre la faim (ACF).CRISE DE CROISSANCE La croissance de l\u2019ONG suscite pourtant des inquiétudes, jusque dans ses propres rangs.«On est devenu une grosse machine bureaucratique, avec des départements de soutien qui mettent la pression sur les gens de terrain pour avoir des rapports et des tableaux Excel», regrette le président de la section France, Mego Terzian.Le Franco-Libanais ne cache pas regretter la rusticité de ses premières missions.«On savait ce qu\u2019on avait plus ou moins dans le budget et on se débrouillait.Aujourd\u2019hui, la moindre demande de cash doit être signée dans le monde entier.» La mondialisation du mouvement, justement, pèse aussi.«Je ne me reconnais pas dans le côté international de MSF», grommelle Rony Brauman, analyste et toujours membre de l\u2019ONG à presque 71 ans.Nostalgique du «côté village d\u2019Astérix» de sa section France, il regrette «son poids qui diminue».«MSF France n\u2019est plus entièrement maître de ses décisions», abonde Brigitte Vasset, «mais c\u2019est un mal nécessaire, car ça nous a donné des moyens énormes».«MSF a beaucoup innové, mais elle s\u2019est institutionnalisée et vit un peu repliée sur elle-même», épingle Jean-Christophe Rufin, qui en fut un vice-président.LA FLAMME MSF «Grâce à ses fonds propres, l\u2019ONG sort du lot quand les autres sont devenues des bureaux de reporting pour l\u2019Union européenne qui les finance», analyse l\u2019écri- vain-médecin.Mais «l\u2019époque a changé.Les priorités aussi.L\u2019humanitaire est dominé aujourd\u2019hui par les urgences intérieures, le terrorisme, les migrants, la pauvreté.» Alors, quel avenir pour MSF, qui tient du 10 au 13 juin l\u2019assemblée générale de ses 50 ans?À l\u2019heure de cet anniversaire, les pratiques humanitaires changent.La demande d\u2019aide continue à croître, mais les accès aux populations continuent à se négocier de haute lutte avec les autorités et la sécurité des personnels devient primordiale à l\u2019heure du terrorisme djihadiste.«De plus en plus de pays sont capables d\u2019organiser des secours de grande ampleur en cas de catastrophe naturelle», note Mego Terzian.«MSF restera-t-il utile?Peut-être va-t-on évoluer en une fondation qui soutiendra des organisations autochtones.» Sur le terrain en tout cas, la f lamme des vocations brûle toujours.Suite de la page 61 2 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 63 LE MONDE AMÉLIE BARON Agence France-Presse MARTISSANT \u2014 Qu\u2019un nuage de poussière pollue l\u2019air devant l\u2019hôpital de Médecins sans Frontières est une bonne nouvelle : l\u2019intense trafic à l\u2019entrée de la capitale haïtienne signifie que les gangs qui contrôlent le quartier pauvre ne sont pour l\u2019heure pas de sortie.«C\u2019est une zone difficile», résume sobrement Frandy Samson, responsable des opérations médicales du centre d\u2019urgence MSF implanté depuis 2006 au cœur du quartier de Martissant.Autrefois faubourg arboré, les pentes qui plongent dans la baie de Port-au-Prince ont été gagnées par les constructions anarchiques et précaires.Ignorée des autorités, la jungle urbaine est aujourd\u2019hui sous la coupe de bandes armées, qui s\u2019opposent régulièrement pour contrôler ce territoire densément peuplé.«Bien sûr, il y a des affrontements entre les groupes de gangs, mais notre sécurité dépend de la qualité des soins qu\u2019on fournit et de la collaboration que l\u2019on a avec la population», explique le médecin orthopédiste.«Même s\u2019il y a des tirs, vous allez voir qu\u2019au CU [centre d\u2019urgence], les opérations continuent.» PLAIES PAR BALLES ET ARMES BLANCHES L\u2019affluence soutenue de patients à la barrière d\u2019entrée confirme l\u2019attraction de la structure médicale, seule à prendre gratuitement en charge toutes les urgences, de jour comme de nuit.«On voit les accidents de la voie publique et des traumas violents aussi car on reçoit des plaies par balles, par armes blanches», détaille le Dr Samson.L\u2019arrière de sa chemise imbibée de sang, James Chery râle d\u2019avoir dû attendre pour se faire recoudre sa plaie au crâne, résultat d\u2019une altercation avec sa conjointe, mais il remercie le personnel de leurs soins.« Ail leurs, i l faut beaucoup d\u2019argent», dénonce le trentenaire.«Il y a cet autre hôpital au coin, si vous n\u2019avez pas 10 000 gourdes [150 $], vous n\u2019avez même pas droit à une consultation», peste-t-il tout en levant le pouce pour MSF.L\u2019accès aux soins illustre les criantes inégalités qui régissent la société haïtienne.Q u a n d u n e m i n o r i t é p a r t en week-end en Floride pour s e f a i r e v a c c i n e r c o n t r e l a COVID-19, la grande majorité de la population survit sous le seuil de pauvreté, sans même manger à sa faim.C\u2019est toujours au bénéfice des plus vulnérables que Médecins sans Frontières conçoit depuis trois décennies ses installations dans ce pays des Caraïbes, répondant tant aux catastrophes humaines que naturelles.En janvier 2010, quand un séisme ravage la capitale tuant plus de 200 000 personnes et détruisant quantité des déjà trop rares centres de santé, MSF déploie des hôpitaux de campagne.Les mois suivants, quand les Haïtiens les plus pauvres privés d\u2019accès à l\u2019eau potable sont décimés par l\u2019épidémie de choléra importée par des Casques bleus népalais, l\u2019organisation installe plusieurs centres de traitements dans le pays.En 2015, elle ouvre dans la capitale une clinique dédiée à l\u2019accueil des victimes de violences sexuelles, urgence de santé publique jusque- là totalement ignorée.«UNE URGENCE QUI S\u2019EMPIRE» En place et lieu de l\u2019État, qui ne consacre pas 5 % de son budget à la santé, des pans entiers de la protection sanitaire sont assumés par les ONG pourtant dites urgentistes.«C\u2019est une urgence qui dure et qui empire.Sur 30 ans, les gens sont de plus en plus pauvres et l\u2019accès aux soins de plus en plus cher», déplore Walter Lorenzi, chef de mission MSF Belgique en Haïti.Avec seulement 11 lits d\u2019observation, le centre d\u2019urgence de Martissant est quotidiennement confronté à la difficulté de trouver une place dans les autres hôpitaux pour ses patients qui nécessitent une inter vention chirurgicale.«Soit il n\u2019y a pas de place, soit certaines fois, on a des soucis en terme d\u2019accessibilité : s\u2019il y a des tirs, on ne peut pas passer», témoigne le Dr Samson.Lors des récentes crises politiques, les ambulances MSF ont cependant toujours été autorisées à franchir les barricades.Mais si sa présence est tolérée par les gangs à Martissant, MSF n\u2019en reste pas moins sujette aux risques de l\u2019insécurité grandissante dans la capitale haïtienne.La semaine dernière, un de ses employés a été tué par balle alors qu\u2019il rentrait chez lui.«Un accident de violence urbaine extrêmement triste, mais qui n\u2019était pas visé contre MSF», témoigne Walter Lorenzi.Après 30 ans de présence entre catastrophes et insécurité, est-il aujourd\u2019hui envisageable pour MSF de quitter le pays?«Si ça arrive, c\u2019est qu\u2019il y aurait une telle détérioration de la sécurité qu\u2019on ne peut plus garantir notre travail», dit Walter Lorenzi.Haïti «est une urgence qui dure, mais ça reste une urgence : on ne va pas partir comme ça.» AU MILIEU DES GANGS, UN TRAVAIL VITAL POUR LA MAJORITÉ PAUVRE D\u2019HAÏTI Son internat à peine bouclé, Fanny Taudière, 29 ans, a débarqué en mars dans le sud de Madagascar en proie à une famine dantesque.«Ici, je me sens utile», confie la jeune médecin depuis son camp d\u2019Amboasary.«Ça donne un sens, une intensité à la vie.Il y a des rencontres incroyables, une aventure chaque jour, même si certains jours rien n\u2019est simple.» Rejoindre MSF s\u2019est imposée pour elle comme une évidence.«Ils vont là où les autres ne vont pas, ils restent quand tout le monde part.Et puis ils sont libres de leurs actes et de leurs paroles.» Cinquante ans après, un seul constat réunit les frères ennemis de Médecins sans frontières : celui de sa réussite.«C\u2019était une belle invention et elle n\u2019a pas trop mal marché», plastronne Bernard Kouchner.«MSF a un peu esquinté sa poésie, mais continue à faire rêver», le rejoint Xavier Emmanuelli, «c\u2019est le plus important».1 3 1 La pandémie de COVID-19 n\u2019a pas freiné les activités de Médecins sans frontières (MSF), bien au contraire.Sur cette photo, un travailleur de l\u2019ONG intervient auprès d\u2019une mère et de son enfant à Kenema, en Sierra Leone.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, SAIDU BAH 2 Les travailleurs de MSF sont ancrés à Haïti depuis de nombreuses années, et ce, malgré des soucis au niveau de la sécurité.Ils étaient notamment actifs lors du tremblement de terre dévastateur de 2010, qui a fait plus de 230 000 morts et 220 000 blessés.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, JEAN- PHILIPPE KSIAZEK 3?Médecins sans frontières, qui emploie aujourd\u2019hui plus de 61 000 personnes, est actif sur de nombreux fronts.L\u2019ONG opère entre autres un centre de soins pour les personnes atteintes du sida à Kabinda en République démocratique du Congo.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, LIONEL HEALING l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ce soir, 9 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI (approx.) 9 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 10 juin 7 juin 1 04 15 22 44 46 6 09 15 24 39 46 9 juin 01 26 03 28 15 10 39 56851028-03 6818 8402 5811 5630 304 610 678 264 7 juin 6 juin 5 juin 4 juin 89 26 18 24 1280 4392 5543 926 861 051 10 juin 9 juin 8 juin 35 08 48 10 juin 9 juin 8 juin 7 juin 6 juin 5 juin 4 juin 2593011 3248418 1331510 8266656 1867921 7610412 9625836 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 64 LE MONDE PHOTO AFP, ADALBERTO ROQUE COUP D\u2019ŒIL leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 65 LE MONDE Agence France-Presse LA HAVANE \u2014 Tout est la faute d\u2019un magazine russe, dans lequel le Cubain Wilfredo Diaz a découvert il y a 32 ans le retrorunning, ou course à reculons.Cette semaine, il va jusqu\u2019en Italie disputer de cette façon un demi-marathon.en montagne.«Je me sens très bien [.] j\u2019ai réussi à remettre en route toute la machine», et «je vais donner le maximum pour Cuba», assure-t-il à l\u2019AFP lors d\u2019un entraînement, entouré de jeunes jouant au soccer, sur un terrain scolaire dans l\u2019ouest de La Havane.Dimanche, lors du demi-marathon du Dolomiti Extreme Trail à Forno di Zol- do, en Italie, il sera le seul à aller à l\u2019envers.Mais l\u2019ex-marcheur de 46 ans se dit «mieux préparé» que jamais.Ce psychologue a déjà décroché cinq médailles lors des championnats du monde de ce sport atypique : une en or (en relais 4 x 400 m), trois en argent et une de bronze.En Italie, il y aura une difficulté supplémentaire, note Wilfredo, car le terrain sera «atypique» avec «pour la première fois de la montagne».Le Cubain s\u2019est donc entraîné cette fois sur des terrains en pente.Il y a quelques jours, il a réussi un bon temps sur un circuit à Cuba (2 h 18 min 53 sec), ce qui le rend optimiste pour dimanche.Sur l\u2019île communiste, où les habitants se plaignent régulièrement de la lenteur des réformes, voire de certains retours en arrière, la nouvelle qu\u2019un Cubain se distingue mondialement en course à reculons a fait sourire sur les réseaux sociaux.«Médaille d\u2019or facile, c\u2019est un jeu d\u2019enfant», raillait ainsi sur Twitter une internaute : «on a des décennies d\u2019entraînement».«Quand il s\u2019agit d\u2019aller à reculons, personne ne nous bas», rigolait un autre, «l\u2019or est assuré».Derrière cette discipline insolite, il y a toutefois un entraînement de fer : Wilfredo se lève chaque jour à 4h pour une séance d\u2019environ trois heures.Il suit un régime strict et complète sa routine d\u2019exercices avec des poids.Cette discipline «améliore l\u2019orientation spatiale, la vision périphérique» et «permet de brûler 50 % de calories en plus par rapport aux courses en avant», affirme-t-il : c\u2019est «un exercice merveilleux!» Il aime tellement ce sport qu\u2019il l\u2019a introduit à Cuba, même si au départ on le traitait de «fou» : en 2013, il a organisé un championnat national avec 80 coureurs de huit provinces et quatre pays invités.En 2018, une compétition internationale à Artemisa, près de La Havane, a réuni près de 200 participants.DÉFIER LA MONTAGNE.À RECULONS! SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 66 Ford a procédé mardi dernier au dévoilement officiel de son nouveau camion compact, le Maverick, qui sera plus court que le Ranger, ressorti du placard, il y a deux ans.Le Maverick, un autre nom surgi du passé, arrivera d\u2019abord en version hybride, mais pourra avoir en option uniquement un moteur à combustion EcoBoost.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Présenté comme un camion compact à carrosserie monocoque, le Maverick 2022 sera pratiquement 282 millimètres moins long que le Ranger.Ford le qualifie de «premier camion entièrement hybride de série en Amérique du Nord», qui offre «consommation de carburant en ville inférieure à celle d\u2019une Honda Civic», avec une cote estimée de 5,9 l/100 km en ville.Ce modèle est dérivé de l\u2019Escape et du Bronco Sport, lancé récemment.Cette version hybride, offerte à un prix de départ de 25 900 $ \u2014 aux États-Unis, on parle d\u2019un camion pour moins de 20 000 $US \u2014, a une capacité de remorquage de 907 kilogrammes (2000 livres).«Suffisant pour une paire d\u2019embarcations personnelles ou une caravane de moyenne à grande taille», dit-on chez Ford.ENTRÉE DE GAMME Là où le Maverick est particulier, c\u2019est lorsqu\u2019on souhaite remorquer plus lourd.Alors que la version d\u2019entrée de gamme est hybride, l\u2019option supérieure est un moteur.à combustion.Plutôt rare comme proposition.En effet, le Maverick à traction est livré avec un moteur à quatre cylindres de 2,5 litres à cycle Atkinson, produisant 162 chevaux (120 kilowatts) et 155 lb-pi (210 newtons-mètres) de couple.Avec le moteur électrique de 94 kW, la puissance combinée s\u2019élève à 191 chevaux (142 kW) et le couple à 173 lb-pi (234 N.m).Si on veut tracter jusqu\u2019à 1814 kg (4000 lb), on peut passer à un Maverick à traction intégrale avec un moteur à quatre cylindres EcoBoost de 2,0 litres.Celui-ci délivre 250 chevaux (186 kW) et 277 lb-pi (375 N.m).Pourquoi offrir une option uniquement à essence, alors qu\u2019on propose une solution hybride à la base?«On s\u2019est vraiment positionné à la place de notre clientèle cible, soit les jeunes qui achètent un premier véhicule», explique Christine Hollander, porte-parole pour Ford.«Il s\u2019agit d\u2019un modèle d\u2019entrée de gamme chez Ford, étant donné qu\u2019on ne fait plus de petites voitures, comme les Focus ou les Fiesta.Les jeunes acheteurs recherchent des véhicules à bas prix, peu gourmands en carburant.Le Maverick s\u2019adresse surtout à ceux qui n\u2019auraient jamais pensé à s\u2019acheter un camion.» Ensuite, qu\u2019a à offrir le Maverick à ses éventuels acheteurs?Selon le constructeur, son format s\u2019apparente pratiquement à celui d\u2019une voiture.Le braquage se fait dans 12,2 mètres (40 pieds), d\u2019un trottoir à l\u2019autre.Sa benne de 4,5 pieds peut être offerte avec l\u2019aménagement Flexbed qui permet de brancher des outils sur un ondulateur 120 volts, d\u2019installer des accessoires proposés par Ford (comme des supports à vélos et des ancrages supplémentaires) ou d\u2019en fabriquer soi-même avec des matériaux de dimension standard.Dans sa version de base, le Maverick propose une cabine à quatre portières dans laquelle cinq adultes peuvent y prendre place.Des rangements supplémentaires se trouvent sous la banquette.Ford commence à prendre les commandes sur son site Web (ford.ca) et le Maverick sera offert en concessions dès cet automne.FORD MAVERICK 2022 LE RETOUR DU CAMION COMPACT\u2026 EN HYBRIDE Présenté comme un camion compact à carrosserie monocoque, le Maverick 2022 sera pratiquement 282 millimètres moins long que le Ranger.Ford le qualifie de «premier camion entièrement hybride de série en Amérique du Nord», qui offre «consommation de carburant en ville inférieure à celle d\u2019une Honda Civic», avec une cote estimée de 5,9 l/100 km en ville.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR FORD SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec CETTE SEMAINE ESSAI DE LA HONDA CLARITY 2021 lesoleil.com/auto leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 67 AUTO P H O T O F O U R N I E P A R H O N D A HONDA CLARITY 2021 La Honda Clarity est notre toute première hybride rechargeable que l\u2019on essaie dans nos capsules vidéo.Ce modèle existe chez Honda depuis 2018 et n\u2019a pas changé d\u2019une miette.Malgré son look de soucoupe volante (OK, on exagère), il s\u2019agit d\u2019un véhicule idéal pour combler les besoins d\u2019une grande partie de la population, tout en les rassurant sur les véhicules électrifiés.Une fois la batterie vidée de son énergie, le moteur à combustion interne prend le relais.Et dans le cas de la Clarity, cette autonomie électrique \u2014 du moins, en théorie \u2014 est très impressionnante.On parle ici de 75 kilomètres en mode purement électrique.C\u2019est une performance assez rare dans les hybrides rechargeables.En hiver, comptez plutôt sur 50 km en mode purement électrique.Avec un plein d\u2019essence, la Clarity peut parcourir jusqu\u2019à 545 km.PAUL-ROBERT RAYMOND PRIX à partir de 44 505 $ (admissible aux deux rabais, après taxes) PRIX DU MODÈLE ESSAYÉ 48 505 $ (Plug-in Touring) MOTEURS thermique L4 1,5 litre; électrique synchrone à aimant permanent PUISSANCE thermique 103 ch (76 kW); électrique 134 kW (181 ch) COUPLE thermique 99 lb-pi (220 N.m); électrique 314 N.m (232 lb-pi) TRANSMISSION à variation continue à commande électronique (ECVT) CONSOMMATION RÉALISÉE 1,95 l/100 km (sur un parcours de 198,3 km en ville) Visionnez cet essai ou nos autres capsules à lesoleil.com/auto et dans notre application LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Si un élève au volant d\u2019un véhicule d\u2019une école de conduite se fait intercepter pour une infraction au Code de la sécurité routière, qui devra payer la contravention?L\u2019élève, le moniteur ou l\u2019école de conduite?R Conduire est un privilège, pas un droit.Un élève au volant est donc responsable à 100 % de sa conduite, qu\u2019il soit dans la voiture d\u2019une école ou dans un véhicule privé.Avant même le premier cours pratique, un futur conducteur reçoit toute la matière nécessaire et les consignes à respecter pour adopter un comportement sécuritaire, responsable et coopératif.Dès sa première sortie, il doit donc respecter à la lettre la signalisation routière et toutes les règles de circulation.Q En quoi consiste la préparation à laquelle fait référence l\u2019expression «transport et préparation» quand on achète un véhicule neuf?R On a tous, un jour ou l\u2019autre, croisé une belle cargaison de voitures neuves sur une semi- remorque.Une fois arrivées à la concession, les voitures sont d\u2019abord «déballées» de la pellicule plastique qui protège souvent la carrosserie et les vitres.On les lave ensuite en profondeur, puis on finit l\u2019assemblage en retirant les films de protection à l\u2019intérieur et en installant certaines pièces mineures (pommeau de levier de vitesse, fond caoutchouté des poignées de portières et des porte- gobelets, tapis, enjoliveurs au centre des jantes, etc.).Ensuite, le concessionnaire s\u2019occupe de la mécanique (mise à niveau des liquides, contrôle de la pression des pneus, pose de certains fusibles, etc.).Après l\u2019inspection de chacune des commandes, un essai routier et l\u2019ajout d\u2019essence dans le réservoir \u2014 ou la recharge de la batterie \u2014, la voiture est fin prête pour la livraison.Q J\u2019envisage d\u2019acheter un véhicule qui a deux fois le kilométrage moyen pour son âge.Son prix tient compte de cette usure, mais pas sa valeur minimale pour l\u2019application de la taxe de vente du Québec (TVQ).Cette valeur peut-elle être ajustée à la baisse?R C\u2019est la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) qui perçoit la TVQ sur les voitures d\u2019occasion.Pour les modèles de neuf ans ou moins, elle la calcule sur le montant le plus élevé entre le prix d\u2019achat déclaré et le prix de vente moyen en gros inscrit dans le Guide d\u2019évaluation Hebdo, réduit de 500 $.La SAAQ peut accepter une «valeur taxable» moindre sous réserve d\u2019une évaluation par un professionnel qui détient une attestation de qualification professionnelle d\u2019estimateur en dommages automobiles du Groupement des assureurs automobiles du Québec (gaa.qc.ca/fr/).Attention : le coût de l\u2019évaluation pourrait annuler l\u2019économie de taxe anticipée.La démarche vaut donc seulement la peine si vous vous attendez à une importante dépréciation en raison d\u2019un kilométrage élevé, de la nécessité de réparations coûteuses, ou encore d\u2019un statut de véhicule gravement accidenté ou reconstruit.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Responsabilités d\u2019un élève au volant, frais de préparation, ajustement de la valeur taxable Conduire est un privilège, pas un droit.Un élève au volant est donc responsable à 100 % de sa conduite, qu\u2019il soit dans la voiture d\u2019une école ou dans un véhicule privé.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR CAA-QUÉBEC MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Quelles sont les bonnes pratiques à suivre lorsqu\u2019on circule en groupe à moto?R Rouler en groupe peut augmenter le risque d\u2019accident; c\u2019est pourquoi les experts recommandent de limiter le nombre de motocyclistes à cinq par groupe.Dès qu\u2019au moins deux motocyclistes circulent ensemble, ils doivent adopter la formation en zigzag en vertu de l\u2019article 483 du Code de la sécurité routière.Celle-ci permet à chaque conducteur de bien voir autour de sa moto, elle facilite le départ après un feu rouge, elle simplifie les dépassements et elle assure une zone tampon dans le cas d\u2019une manœuvre d\u2019urgence.En maintenant une marge de sécurité de deux secondes entre les motocyclistes, les déplacements sont nettement plus sécuritaires.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, PAOLO GIANFRANCESCO ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. Nécrologie Guy Angers 1943 - 2021 À la Résidence Côté Jardins, le 14 mai 2021, est décédé M.Guy Angers, époux de Mme Sarah-Anne Lévesque.Il était le fils de feu Jacqueline Bernier et de feu Jacques Angers.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Édouard, sa fille Rafaëlle; son frère Louis (Olga Shevchenko), sa soeur Paule (Pierre Lamontagne); sa belle- mère Michèle Letendre, son beau-frère Louis Lévesque ainsi que plusieurs parents et amis.Sa résilience, son sens de l\u2019humour, sa gaieté de cœur et sa générosité manqueront à tous ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route.Un merci tout spécial au personnel du 2e étage Côté Château de la Résidence Côté Jardins.Un remerciement particulier à la docteure Monique Bellemarre qui nous a accompagnés tout au long des derniers moments de Guy.Un service religieux aura lieu le samedi 19 juin, à 11 h, en l\u2019église Des Saints Martyrs Canadiens de Québec (735 Père-Marquette, Québec).En raison du contexte actuel de pandémie, le nombre de personnes présentes reste à déterminer par la famille, selon les normes de la santé publique pour cette date.L\u2019inhumation se fera en privé suite à la cérémonie au Cimetière Notre-Dame de Belmont.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Martin-Matte (Pavillon Patrice-Villeneuve), 9775, boulevard de l\u2019Ormière, Québec, ou à tout autre organisme de votre choix.Michel Lajeunesse À l\u2019Hôpital Laval de Québec (IUCPQ) le 5 juin 2021, est décédé à l\u2019âge 86 ans, monsieur Michel Lajeunesse, époux de madame Renée Lefebvre-Lajeunesse.Il habitait à Québec.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son fils Pierre-Michel (Sonia Grenier) ainsi que ses petits-enfants Anne-Sophie et Étienne.Il sera également regretté par ses beaux-frères, belles-sœurs, neveux, nièces, cousins et cousines.La famille se réunira en présence des cendres le samedi 19 juin 2021 à la Coopérative funéraire des Deux Rives au Centre funéraire du Plateau 693, av.Nérée-Tremblay, QC G1N 4R8.La famille tient à remercier le personnel du Domaine St-Dominique ainsi que l\u2019unité des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ pour les soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec.Carmelle Bérubé (Imbeault) 1924 - 2021 Au Centre d'hébergement St-Antoine, le 5 janvier 2021, à l\u2019âge de 96 ans et 2 mois, est décédée madame Carmelle Bérubé, épouse de feu monsieur Louis-Philippe Imbeault, fille de feu madame Laure Rossignol et de feu monsieur Iréné Bérubé.Elle demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives - Centre funéraire St- Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6, le samedi 19 juin 2021, de 13 h 30 à 14h.Un hommage lui sera rendu au salon le même jour à 14h15.Vu le nombre limité de personnes autorisées à y assister, une diffusion web en direct sera faite, voir lien dans l\u2019avis de décès web de la Coopérative funéraire des 2 Rives.L\u2019inhumation des cendres se fera au cimetière St-Charles.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Monique (André Gélinas), Gisèle (Benoit Gosselin), Gaston (Marlène Vasquez), Pauline (Paul Jomphe); ses petits-enfants : Bruno, Nancy, Nathalie, François, Yan, Mathieu et arrière-petits-enfants : Sheila, Alixia, Vincent, Xavier, Raphael, Mavrick, James; ses frères et sœurs : feu Lucille (feu Louis JulienI), feu Gisèle, feu Réjeanne (feu Jacques Séguin), feu Réjean (feu Jean Smith) feu Benoit, feu Gaston (feu Louise Tremblay), Denise (feu Gérard Porlier) et Jos.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 1040, avenue Belvédère, bureau 305, Québec, Québec, téléphone : 418 527-4294, courriel : info@societealzheimerdequebec.com, site web : www.societealzheimerdequebec.com.Georgette (née Lamontagne) Bertrand 1930 - 2021 C\u2019est avec profonde tristesse que nous vous annonçons le décès, à l\u2019âge de 91 ans, de notre mère Georgette Lamontagne.Ses derniers moments à l\u2019unité des soins intensifs et des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec lui ont permis de faire ses adieux paisiblement et sereinement, entourée de ses proches et imprégnée de leur amour.À cet égard, la famille tient à remercier sincèrement toute l\u2019équipe soignante qui a fait preuve d\u2019humanité et d\u2019empathie.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Danyelle (Marcel Boily), Richard (Brigitte l\u2019Heureux) et Michel (Linda Fillmore); ses petits-enfants : Patrick (Bronwyn Rayfield), Sarah, Nicolas (Joanie), Cédric (Andrea Hathaway), Alexandra (Philippe Boiteau), Guillaume et Félix-Arnaud; ses arrière-petits-enfants : Audrée, Elowyn, Callista, Alice, Llewellyn, Damien, Gwynneth, Victor, Violette et Henri; ses sœurs : Jeanne, Berthe et Denise Lamontagne; ses belles-sœurs et beaux-frères : Alice Bertrand Simard, Claude Bertrand (Solange Yourens), Nicole Théberge et Jean-Guy Bolduc, ainsi que de nombreux neveux, nièces et ami(e)s, en particulier tous ceux du Lac St-Joseph.Nous nous souviendrons tous de sa beauté, de sa bonté sans oublier sa très grande générosité.Dans sa vie comme dans sa mort, Georgette nous a appris l\u2019amour, le courage, la détermination, mais aussi le lâcher-prise lorsque son heure fut venue.Sa plus grande fierté a toujours été sa famille.Chacun de ses descendants porte en lui cet héritage.Notre mère était une personne simple et réservée.Elle souhaitait des funérailles modestes et privées en présence de sa famille immédiate.Celles et ceux qui le désirent pourront laisser leur témoignage sur le site internet de la maison Lépine et Cloutier.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Nicole Deblois, née Guay 1945 - 2021 À l\u2019Hôpital de Granby, le 4 juin 2021, à l\u2019âge de 76 ans, nous a quitté madame Nicole Guay, conjointe de monsieur Jean-Guy Deblois, fille de feu Alphonse Guay et de feu Rose-Anna Faucher.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Daniel, Marco, Serge (Marie-Claude), Marie-Josée (Dominic) et Éric; ses petits-enfants : Vincent, Alexandre, Juliane et Maya; ses frères et sœurs : Benoit (Germaine Cloutier), feu Anita, feu Raymond (Monique Provost), feu Émilien (Denise Morin), Annette (feu Jean Labbé), Jean-Paul (Marielle Grenier), Lise, Gaétan (Monique Asselin), Réjean (Aline Simard), feu Marc; ses beaux-frères et belles-sœurs : Denis (Nicole Tardif), Gilles (Rolande Drouin), Marie-Berthe, Diane (Rick McElrea), feu Clermont, Marguerite (Donald Walsh), feu Clermont feu Nicole et feu Mario ainsi que des neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.La famille aimerait remercier l'équipe de l\u2019hôpital de Granby et tout spécialement son médecin traitant la Dre Caroline Tanguay et son inhalothérapeute Mme Isabelle Beaudry du CHSLD de Granby pour leur écoute, leur soutien et leur compassion.La crémation a eu lieu à Granby au crématorium Les Jardins Funéraires Bessette.En respect des consignes sanitaires en vigueur, la famille recevra les condoléances (en rotation des visiteurs) entre 10 h et 11 h le samedi 10 juillet 2021 aux Jardins Funéraires Bessette de Granby.Suivra une cérémonie en toute intimité et sur invitation seulement.Vous êtes toutefois invités à assister à celle-ci à 11h via le web, en simultané ou en rediffusion, à l\u2019adresse suivante: https://funeraweb.tv/fr/diffusions/31381.La mise en place de ses cendres suivra au Columbarium des Jardins Funéraires Bessette.Nous vous invitons à envoyer vos mots de sympathie à la famille via notre site web : www.famillebessette.com Selon les recommandations du gouvernement du Québec, un maximum de 25 personnes en zone orange (ou de 50 personnes en zone jaune) peuvent être présentes lors d\u2019événements funéraires.Afin de protéger la santé de nos familles et en considération de la situation actuelle, le port du masque ainsi que la distanciation sociale sont obligatoires.SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 68 Jeannine Emond, née Caron 1932 - 2021 À l\u2019Hôpital de Montmagny, le 25 mai 2021 à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Mme Jeannine Caron, épouse de M.Raynald Emond.Elle demeurait à Montmagny.Avec la modification par la santé publique autorisant maintenant les visites avec rotation, la famille accueillera parents et amis, le samedi 19 juin, à compter de 9h30 pour recevoir les condoléances.Par contre avec le maintien des règles limitant le nombre de personnes admises à l\u2019église à 25, les funérailles avec eucharistie seront célébrées en toute intimité, le samedi 19 juin à 11 h en l\u2019église St-Thomas de Montmagny.Les cendres seront déposées par la suite au columbarium du Mausolée de Montmagny.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel, Diane (Luc Létourneau); ses petits-enfants : Maxime Létourneau (Isabelle Rancourt), Sarah Létourneau (Xavier De Ladurantaye); ses arrière-petits-enfants : William et Emma De Ladurantaye, Simone Létourneau.Elle était la sœur de : feu Léo, feu Laurette, Rollande (feu Louis Langis), feu Roger (feu Rolande Bernier), l\u2019abbé Jean-Guy, feu Donald (Lorraine Bouffard), feu Denise (feu Jean-Gilles Gagnon), Louise (Robert Préville); de la famille Emond, elle était la belle-sœur de : feu Marie-Paule (feu Evariste Mercier), feu Simone, feu Paul-Emile (feu Cécile Gagné), feu Lucien (feu Emérentienne Fournier), feu Raymond (feu Pauline Chalifour), feu Jeanne D\u2019Arc (feu Philippe Couillard, feu Martin Caron), feu Rose-Aimée (feu Hervé Mercier).Elle laisse également dans le deuil ses neveux et ses nièces.La famille remercie le personnel du 3è étage de l\u2019Hôpital de Montmagny ainsi que celui de la résidence Le Lotus de St-Eugène pour leurs bons soins.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Montmagny, www.jedonneenligne.org/fondationhdm/DM/.La direction des funérailles a été confiée à la Résidence funéraire Boulanger 31 av.de la Fabrique, Montmagny Jean-Louis Foley p.m.é.1926 - 2021 L'abbé Jean-Louis Foley, prêtre des Missions- Étrangères, est décédé à Laval, le 6 mars 2021, à l'âge de 94 ans.Né à St-Casimir le 2 septembre 1926, il était le fils de feu Léopold Foley et Héléna Châteauneuf.Il était le frère de feu Madeleine (Jean-Roch Perreault), Yolande, Claire (Léo-Paul Bélanger) et Claude (Yvette Beaulieu) Foley.Il a fait ses études secondaires aux Séminaires de Québec et de Joliette, puis ses études théologiques au Grand Séminaire des Missions-Étrangères de Pont- Viau.Ordonné prêtre en 1951, il est parti en 1952 pour le Japon, où il a travaillé comme missionnaire jusqu'en 1980.Il a fondé la paroisse d'Ipponsugi, à Sendai.Au Canada, il a travaillé à l'animation missionnaire (1971- 74).Il a été aumônier à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec (1981- 89) et chez les sœurs Ursulines de Mérici (1997-2002).Il a aussi exercé un ministère dans le diocèse de Québec (1990-2011) et en Martinique (1999-2010).Après avoir vécu à la résidence Cardinal-Vachon de Québec (2011-2020), il a rejoint ses confrères à la Maison centrale de Laval.Il laisse dans le deuil, outre ses confrères missionnaires, ses neveux et nièces et de nombreux autres parents et amis.Ses funérailles auront lieu à l\u2019église de Saint-Casimir le samedi 19 juin 2021, à 11h.Conformément à ses volontés, ses cendres demeureront avec sa communauté.À moins de nouvelles directives gouvernementales liées à la pandémie, 50 personnes seront admises à la cérémonie.Vous pouvez réserver votre place en téléphonant à Dominique Bélanger : 418-573-2962 À sa mémoire, des dons à la Société des Missions-Étrangères (180, Place Juge- Desnoyers, Laval, QC, H7G 1A4) seraient grandement appréciés.Téléphone : 450 667- 4190; Télécopieur : 450 667-4194; Courriel : smepq@smelaval.org; Web : http://www.smelaval.org Direction funéraire : Magnus Poirier Inc.222 boul.des Laurentides Laval, Québec H7M 2T6 Tél.: 514 727-2847 / 1 888 727-2847 Téléc.514 727-2848 Père Gabriel Fortier, r.s.v.1920 - 2021 À Marilia, Brésil, le 26 mai 2021, à l\u2019âge de 100 ans et 8 mois, est décédé le père Gabriel Fortier, religieux de Saint-Vincent de Paul.Il est né le 25 septembre 1920 en la paroisse St-Désiré du Lac Noir, Co.Mégantic.Il était le fils de feu madame Aldina Gagné et de feu monsieur Joseph-Arthur Fortier.Il est entré au noviciat le 17 août 1938, a prononcé ses premiers vœux le 8 septembre 1939 et il a été ordonné prêtre le 29 juin 1945.Le père Fortier a exercé son ministère au Juniorat Ste-Marie et au Juvénat Maurice- Maignen comme directeur et professeur.Il fut ensuite directeur de la colonie de vacances de l\u2019Oasis Notre-Dame au Lac Simon.En 1958, il fut l\u2019un des 6 fondateurs de notre mission à Marilia, Brésil, et il y demeura jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Il y a rempli les fonctions de supérieur de l\u2019Educandario et de supérieur régional de la mission.Il fut curé de la paroisse St-Dominique-Savio à Saô Paulo, puis devint vicaire épiscopal de 1970 à 1974.De 1975 à 1977, il fut nommé à la Prélature de l\u2019Amazonie.Il a ensuite été curé ou vicaire dans les paroisses de Marilia, Presidente Prudente, et Jundiai.Ces années-ci, il rendait encore des services à l\u2019Educandario.Le religieux laisse dans le deuil les membres de sa communauté, les associés(es) et les agrégés(es) aux RSV.Il était le frère de feu Colette (feu Armand Lanouette), feu Raymond (feu Andrée Joly), Jean-Claude (Josette Poliquin), Gilles (Béatrice Lefrançois), feu père Guy, r.s.v., feu Louise (feu Ian Young); Sœur Nicole, s.c.s.l., Marcelle.Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux et nièces, des parents et ami(es) des œuvres ou paroisses où il a travaillé.Le père Gabriel Fortier a été inhumé à Marilia, Brésil.Au Québec, une messe commémorative sera célébrée en l\u2019église Ste-Angèle de St-Malo, 275, rue Marie-de- l\u2019Incarnation, Québec, le vendredi 18 juin 2021 à 10h30.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à : LES CHARITÉS RSV (pour la mission du Brésil), 275, rue Marie-de-l\u2019Incarnation, Québec, G1N 3G5.Tél.: 418- 650-3441, poste 315.Raymond Giroux 1947 - 2021 À l\u2019hôpital d\u2019Ottawa, le 5 juin 2021, à l\u2019aube de ses 74 ans, s\u2019est éteint Monsieur Raymond Giroux.Fils de feu Bianca Bartolini et de feu Robert Giroux.Il laisse dans le deuil son épouse Susan Wheeler, ses enfants (de feu Alyne LeBel) Guillaume (Marie-Claude Desaulniers), Séverine (Ronald Pierre-Charles), Cassandre, ses petits-enfants Pénélope, Édouard, Arthur et Hector, sa soeur Diane ainsi que sa nièce Manon.Il laisse aussi dans le deuil son proche ami Jean-Eudes et de nombreux anciens collègues du journal Le Soleil où il a oeuvré 39 ans, notamment comme chef de bureau et correspondant sur la colline parlementaire à Ottawa où il a résidé pendant une importante partie de sa vie.Amoureux de la vie et chercheur de vérité sans détour, Raymond était reconnu de tous pour sa grande vivacité, sa perspicacité à lire les gens, son verbe juste et son humour espiègle.Les lecteurs du Soleil de Québec se souviendront de ses milliers d\u2019éditoriaux, analyses, chroniques et critiques littéraires de 1974 à 2013.Raymond dévorait les livres à un rythme effréné, notamment dans les domaines de l\u2019histoire et des sciences politiques, ce qui le dotait de tout le recul et la rigueur nécessaires à la fonction d\u2019éditorialiste.C\u2019est un grand homme accueillant, aimant, bienveillant et à l\u2019écoute des siens qui nous quitte.C\u2019est avec une immense tristesse que nous faisons part de son décès.Afin de respecter les consignes gouvernementales sur la COVID-19, seules les personnes invitées personnellement par la famille pourront être présentes aux funérailles.Les personnes présentes devront porter un masque facial et seront priées de respecter et de pratiquer la distanciation sociale.Les autres personnes qui désirent y assister pourront le faire virtuellement lors de la webdiffusion en direct de la cérémonie le vendredi 11 juin 2021 à 14 heures via le lien suivant : https://us02web.zoom.us/j/83183710804.La famille et les amis peuvent également consulter directement l'avis de décès de monsieur Giroux sur notre site Web à l'adresse suivante : www.hpmcgarry.ca et cliquer sur le lien qui se trouve en dessous de l'avis de décès.Les témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Association des amis de la Bibliothèque publique d\u2019Ottawa: https://biblioottawalibrary.ca/fr/make-donation, ainsi qu\u2019à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC du Canada: https://secure- support.heartandstroke.ca/site/SPageServer?pagename=DMDonationForm&s_locale=fr_CA ou à l\u2019organisme de votre choix.Pour vos messages de condoléances : www.hpmcgarry.ca ou pour de plus amples renseignements composez le 613 233-1143 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 69 Éliane Boucher-Tanguay 1923 - 2021 La vie bien remplie d\u2019Éliane s\u2019est arrêtée le 16 mai dernier, à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis à l\u2019âge de 97 ans et 8 mois.Restera gravé dans notre mémoire la détermination de notre chère maman à conserver le plus longtemps possible son autonomie et à exprimer ses attentes.Nous regretterons sa personnalité dynamique inspirante et attachante.Elle laisse dans le deuil une grande famille qu\u2019elle a aimée et qui lui en est reconnaissante ainsi ses enfants, Vincent (Liliane Guay), Huguette (Jude Carrier), Claire (Alain Rheault), Daniel (Marleine Lavoie), Marc (Josée Guénard); ses petits-enfants : Lysanne et Dominik Tanguay, Esther, Jacynthe, Pierre-Charles, et Mireille Carrier, David et Mylène Rheault, Solène et Julien Tanguay, Élise et Charles-Antoine Tanguay, ainsi que leur conjointe ou conjoint et de ses 17 arrières petits- enfants; ses sœurs : Henriette et Jeannine ainsi que sa belle-sœur Jeannine Jeffrey-Tanguay ainsi que de nombreux neveux et nièces.L\u2019ont précédée, son époux Jules Tanguay décédé en 1974, sa petite-fille Geneviève Carrier, ses sœurs et frères, Marguerite, Thérèse, André, Jean-Paul, Georges, Lucien, Adrien et Noël Boucher, ses beaux-frères : Charles-Henri, Marcel, Rolande et Paul Tanguay.En raison du nombre limité des rassemblements, nous avons opté pour une cérémonie funéraire en toute intimité qui réunira sa famille immédiate.Nous vous invitons à témoigner vos messages de sympathie sur l\u2019avis de décès de la page web de La Coopérative des Deux-Rives.Les témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à La Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis (https://fhdl.ca/) ou à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (https://fondation-iucpq.org/ ) Paul Émile Boutin 1936 - 2021 Au Manoir Soleil de Chambly, le 7 juin 2021, à l\u2019âge de 84 ans, est décédé monsieur Paul Émile Boutin, époux de feu dame Lisette Robitaille.Il était le fils de feu dame Adrienne Gosselin et de feu monsieur Émile Boutin.Il demeurait à Chambly.La famille vous accueillera au Salon funéraire Lépine Cloutier, 30, rue Albert-Trudel, Québec QC G2A 2S1, le vendredi 2 juillet 2021 de 19 heures à 21 heures, le samedi 3 juillet 2021 de 8h30 à 10 heures.Le service religieux sera célébré le samedi 3 juillet 2021 à 10h30 en l\u2019église St-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, 277 rue Racine, Québec et de là au cimetière Saint-Charles.En raison des mesures sanitaires en vigueur, une limite de 25 personnes avec rotation sera permise dans nos salons funéraires.Lors de la cérémonie à l\u2019église 50 personnes seront autorisées.Il laisse dans le deuil son fils Jean-Luc (Christine Hamelin); sa fille Anne-Sophie (François Germain); ses petits- enfants : Raphaël, Alexandre et Sara-Maude; ses frères et sœurs : feu Jean-Claude (feu Denyse), Denise (feu Alphonse), feu Gisèle (Philippe), Véronique, Julie (Gilles), feu Céline (Jean-Guy), feu Rodrigue (Marcelle), Lise (Maurice), Claudette et Marius (Suzanne); ses beaux-frères et belles-sœurs : Denis (Catherine) et Christian ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel du Manoir Soleil pour l\u2019attention apportée et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 305-1040, avenue Belvédère, Québec (Qc) G1S 3G3, Tél.: 418-527-4294.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 658-1600 Télécopieur : 418 658-2415 Courriel : infocomplexe@athos.ca Yolande Cadieux D'Amours 1926 - 2021 Au C H U L, le 6 juin 2021, à l\u2019âge de 94 ans et 9 mois, est décédée madame Yolande Cadieux.Elle est allée rejoindre son époux monsieur Louis D'Amours; ses parents madame Bernardine Desjardins et monsieur Guillaume Cadieux ainsi que son frère Guy Cadieux.Originaire de Saint-Jérôme, elle demeurait à Québec.Compte tenu du contexte actuel lié à la pandémie, la liturgie de la Parole se fera en toute intimité avec la famille immédiate seulement.Les cendres seront ensuite déposées au columbarium du cimetière Notre-Dame-de-Belmont.Elle laisse dans le deuil ses filles : Anne (Marc-André Morin), Huguette (André Rousseau) et Martine (Guy Fortin); ses petits-enfants : Valérie Morin (Mathieu Pageau) et ses filles Marguerite et Béatrice, Jean-Philippe Morin (Martine Bordeleau), David Tweddell, Thomas Tweddell (Marie-Ève Bérubé) et leurs enfants Sabrina et Hugo; sa sœur Claudette (André Simard); sa belle-sœur Micheline St-Germain; de nombreux neveux et nièces qui ont été très présents dans sa vie, ses cousins et cousines ainsi que plusieurs autres parents et ami(e)s.Un merci tout spécial à la Dre Anne-Marie Bouvier.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel- Sarrazin 801, Grande-Allée ouest, bureau 124, Québec, Québec Téléphone : 418 687-6084 Courriel : fondation@michel-sarrazin.ca Site web : www.michel-sarrazin.ca et à la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC 4715, avenue des Replats, bureau # 261, Québec, Québec Téléphone : 418 682- 6387 Site web : www.coeuretavc.ca.André Chouinard 1939 - 2021 J'ai le regret de vous annoncer le décès de mon cher mari; mon compagnon de vie depuis 52 ans.Ta Meilleure xx Jacqueline.À la merveilleuse Maison Michel Sarrazin est décédé le 25 mai 2021, André Chouinard à l'âge de 81 ans; fils de feu Paul H.Chouinard et feu Blanche Samson.Il laisse dans le deuil son épouse Jacqueline Martel, ses deux fils : Jérôme (Nathalie Carmichael), Patrick (Mélanie Caron), ses petits- enfants : Marie-Ève (Philippe Dion), Olivier et Nathan Chouinard; les Chouinard : feu Paul (feu Itha Boulay), feu Roger, feu Robert (Anita Bourassa), feu Jean-Marc (Madeleine Fortier), feu Monique, Rita (feu Dominique Latulippe), feu Thérèse (feu Henri Lessard), Louise (Michel Thibeault), Hélène (Richard Dufour); les Martel : Joachim (feu Nicole Lavoie), feu Alfred (Louise Lachance), feu Marc (Renée Côté), Emilien (Olivette Maltais), Pâquerette (Yvon Larouche), Yolande (feu Pierre Roux), Normand (Madeleine Guérin), feu Jean-Claude (Carole Duchesne,) Marlène (feu Charles Boudreault).En raison du nombre limité de personnes, tel qu'imposé par la Santé publique, une liturgie de la Parole aura lieu en toute intimité sur invitation seulement.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Michel Sarrazin, 801 Grande Allée Ouest, bureau 124, Québec, téléphone 418-687-6084; courriel: fondation@michel- sarrazin.ca, site Web: www.michel-sarrazin.ca Un GRAND Merci à toute l'équipe soignante de cette belle et chaleureuse Maison.Jean-Hugues Deschênes 1946 - 2021 Au C H U - Hôpital de l'Enfant-Jésus, le 31 mai 2021, à l\u2019âge de 75 ans, est décédé monsieur Jean-Hugues Deschênes, époux de madame Pauline Giasson, fils de feu madame Antoinette Therrien et de feu monsieur Isidore Deschênes.Il demeurait à Québec.En raison de la situation actuelle de la COVID-19 et du nombre limité de personnes, tel qu'imposé par la Santé Publique, une liturgie de la Parole aura lieu en toute intimité sur invitation seulement.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Pauline, ses enfants : Éric (Daphnée Archambault), Mylène, Isabelle, Pierre-Antony (Mariane Beaudoin-Tardif); ses petits-enfants : Noé, Sasha, Lohan; ses frères et sœurs : Gilles (Céline Bilodeau), Charlotte (Raynald Breton), Jacques (Céline Fleury), Jocelyne (Denis Albert), Serge (Céline Rousseau), Christian (Diane Lévesque); sa belle-sœur Rolande (Ambroise St- Hilaire); ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.Un remerciement particulier au personnel soignant de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec pour l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, téléphone : 418-525-4385, site web : www.fondationduchudequebec.org.Rosaire Drapeau 1935 - 2021 À l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima de La Pocatière, le 2 juin 2021 est décédé à l'âge de 85 ans et 7 mois M.Rosaire Drapeau, époux de feu Mme Édith Pelletier; fils de feu Mme Annette Moreau et de feu M.Pierre A.Drapeau.Il demeurait à Sainte-Hélène, Kamouraska.La famille se réunira à la Résidence funéraire Daniel Caron, 395, avenue Chapleau, Saint-Pascal, le vendredi 18 juin 2021, à compter de 13 h.Le service religieux sera célébré le jour même à 16 h 30, en l\u2019église de Sainte-Hélène, suivi de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Il laisse dans le deuil ses enfants : Yves (Mélanie Briand), Caroline, Norbert, Véronique (Sébastien Lahey), Jean-Hugues (Marianne Tardif); ses petits-enfants : Laurie (Sébastien Arguin) et Arianne Tardif (Keven Morissette), Loïc et Aude Lévesque (Collin Dionne), Rosemarie, Félix et Mélina Drapeau.Il était le frère de : Gabriel (Pauline Gagnon), Dolorès, Rémi (Francine Girard), feu Colombe (feu Paul-Henri Tremblay), Jean-Marie (Nicole Labrie) et le beau-frère de : Lise (Jean-Noël Milliard), Hélène (Ghislain Ouellet) et Alfred Pelletier.Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Des remerciements sont adressés au Drs Mario Lebel et Maxim Ouellet pour les bons soins prodigués.Vos condoléances peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima, 1201, 6e Avenue, La Pocatière (Québec), G0R 1Z0.La direction des funérailles a été confiée à la Résidence Funéraire Daniel Caron.SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 70 Roger Fournier 1938 - 2021 À Québec, le 20 mai 2021, à l\u2019âge de 82 ans et 9 mois, est décédé monsieur Roger Fournier, époux de madame Anne Harding, fils de feu madame Méhala Boissonneault et feu monsieur Lévi Fournier.Il demeurait à Québec.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : feu Raymond (Micheline Reichert) et Anne-Louise; ses petites-filles : Mélanie (Emmanuel Dibble), Catherine et Véronique (Jasmin Dubuc); ses sœurs : Lucille (feu Jean-Paul Breton), Madeleine (feu Hugues Marquis), Thérèse (feu Marcel Caron) et Suzanne (Louis Vallière); ses beaux-frères et belles-sœurs : feu Robert Harding (Marielle Raby), Peter Harding (feu Donna Mae Bauer), feu Terry Harding (Beverly Hansom) et feu Gail (feu Marcel Adams) ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier de tout cœur les membres du personnel de l\u2019Hôpital Laval ainsi que du CLSC de la Jacques-Cartier-Loretteville pour la qualité des soins prodigués.En raison du contexte actuel lié à la COVID-19, un service religieux sera célébré en privé, le samedi 19 juin 2021 à 14 h en l'église St-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette.C\u2019est au même endroit que la famille recevra les condoléances à compter de 13h.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Québec, téléphone : 418 683-8666, site web : www.cancer.ca.Rolande Gilbert Huard 1920 - 2021 À l\u2019Unité des soins palliatifs du Centre hospitalier Robert-Giffard, le 2 juin 2021, à l\u2019âge de 101 ans et 4 mois, est décédée madame Rolande Gilbert, épouse de feu monsieur Eugène Huard, fille de feu madame Zéphérine Vallée et de feu monsieur Nérée Gilbert.Elle demeurait à l\u2019Auberge aux Trois Pignons.Un service religieux sera célébré, selon les mesures sanitaires en vigueur, le mardi 15 juin à 19 h en l'Église St-Pierre-aux-Liens au 4205 rue des Roses, Québec, QC G1G 1N9.Prière d\u2019arriver à 18 h 30 pour vous inscrire au registre des invités, un maximum de 50 personnes seront admises.Si jamais il y avait plus de 50 personnes, il sera possible de se voir à l\u2019extérieur après la cérémonie lors de l\u2019inhumation au cimetière.L'inhumation des cendres se fera au cimetière St-Pierre-aux-Liens suite à la cérémonie.Elle laisse dans le deuil ses fils: Gilles Huard (Lynda Hunter) et Michel Huard (Guylaine Boutin).Elle laisse aussi dans le deuil : Yvon Huard (feu Micheline Bastien), feu Olivette Huard, Bertrand Huard (Nicole Thibodeau), feu Martin Huard (Pierrette Poulin), ses petits-enfants, arrière-petits-enfants, ses défunts frères et sœurs, beaux-frères et belles-sœurs, ses neveux et nièces ainsi que ses amis.La famille tient à remercier chaleureusement le personnel de l\u2019Auberge aux Trois Pignons ainsi que le personnel de l\u2019Unité des soins palliatifs du Centre hospitalier Robert-Giffard pour les soins prodigués avec tant de douceur et d\u2019humanité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Maurice Tanguay Téléphone : 418 627-5527 Site Web: https://fondationmauricetanguay.com/ ou à la Fondation CERVO du Centre hospitalier Robert-Giffard Téléphone : 418 663-5155 Site Web : https://fondationcervo.com/donner Thérèse Harnais 1927 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement Notre-Dame-de-Lourdes, le 3 juin 2021, à l\u2019âge de 93 ans, est décédée dame Thérèse Harnais, fille de feu Clarisse Bourassa et de feu Albert Harnais.Elle était membre de l\u2019Institut séculier Les Oblates missionnaires de Marie-Immaculée.Elle demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Salon funéraire Lépine Cloutier, 30, rue Albert-Trudel, Québec - G2A 2S1, le jeudi 17 juin 2021, de 12h30 à 13h30.Selon les mesures en vigueur, une rotation de 25 personnes à la fois sera permise lors des condoléances.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Le service religieux sera célébré le jeudi 17 juin 2021, à 14 heures, en l\u2019église Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, 277, rue Racine, Québec, et de là au cimetière paroissial.Outre ses compagnes de l\u2019Institut, elle laisse dans le deuil de nombreux neveux et nièces, cousins, cousines.Nos remerciements s\u2019adressent à tout le personnel du Centre d\u2019hébergement Notre- Dame-de-Lourdes pour les bons soins prodigués à madame Harnais.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019organisme de votre choix.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 842-3737 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com Jeanne Houde 1938 - 2021 C\u2019est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès de madame Jeanne Houde survenu le 1er juin 2021 à l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise à Québec.Née le 30 octobre 1938, elle avait 82 ans et elle demeurait à Québec.Outre ceux et celles qu\u2019elle est allée rejoindre, Jeanne laisse dans le deuil son frère Gaston (Louise McClish), sa tante Cécile et de nombreux parents et amis(es); tous très attachés à cette femme de cœur.Courageuse et résiliente, tous ceux et celles qui l\u2019ont côtoyée appréciaient son écoute, sa sagesse et son humour.La famille remercie sincèrement et chaleureusement TOUT le personnel des soins palliatifs (8e étage) de l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise pour leur grand dévouement et leurs délicates attentions à l\u2019égard de notre chère Jeanne.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don fait en sa mémoire à tout organisme ayant pour mission la protection et le bien-être des enfants et des jeunes.Jeanne a consacré l\u2019ensemble de sa vie professionnelle à la cause des enfants.Ann Juneau 1954 - 2021 À l\u2019Élyme des Sables, maison de soins palliatifs de Sept-Îles, le 3 juin 2021 est décédée à l\u2019âge de 67 ans Mme Ann Juneau fille de feu Mme Thérèse Gignac et de feu M.Paul-Henri Juneau et épouse de M.Yves Dion.Elle demeurait à Sept-Îles.Selon ses volontés, elle a été confiée au crématorium AGM, 286, boul.Laure à Sept-Îles pour incinération.La famille reçoit vos condoléances en présence des cendres de 13 h à 14 h, le samedi 12 juin au salon funéraire AGM, 851, boul.Laure à Sept-Îles.Une autre rencontre/cérémonie se déroulera à Québec ou dans sa banlieue pour sa parenté et ses ami(e)s de Québec.Celle-ci aura lieu en septembre.En raison des circonstances entourant la COVID-19, le nombre de personnes au salon est limité à 50.Les arrangements ont été confiés aux professionnels de la Maison funéraire AGM, 851, boul.Laure à Sept-Îles.Elle laisse dans le deuil son époux M.Yves Dion, ses frères Herbert et Norbert, ses neveux François, Philippe et Alain ainsi que ses nièces Mélissa et Manon.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Élyme des Sables, maison de soins palliatifs de Sept-Îles, 985, avenue Arnaud, Sept-Îles, Qc G4R 3C6 (418) 962- 4404.Soeur Thérèse Labbé À la Maison généralice des Sœurs de la Charité de Québec, le lundi 7 juin 2021, à l\u2019âge de 86 ans, est décédée sœur Thérèse Labbé (en religion : Sœur Saint-Wilfrid), Sœur de la Charité de Québec, après 69 ans de vie religieuse.Elle était la fille de feu monsieur Adélard Labbé et de feu madame Florida Guay, de Saint-Pierre-de-Broughton, QC.Dans les circonstances actuelles de la pandémie Covid-19, afin d\u2019éviter les rassemblements, les funérailles sont reportées à une date ultérieure non encore déterminée.Les membres de la famille en seront alors informés.Sœur Thérèse Labbé laisse dans le deuil, outre les membres de sa famille religieuse, ses sœurs et son beau-frère : Lucille, s.c.q., Québec; Gisèle (feu Rosario Boulet), Thetford Mines; Claire-Hélène, s.s.c.m., Québec; Yvette (Claude Bélisle), Saint-Jean-sur-Richelieu ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines.Prière de ne pas envoyer de fleurs.La direction des funérailles a été confiée à la Maison WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738, avenue Royale, Québec (arr.Beauport) G1E 1Z4.À votre disposition condoléances par télécopieur 418 661-6303 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 71 Jean-Baptiste Juneau 1927 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement de Saint-Casimir, le 1er juin 2021, est décédé à l\u2019âge de 94 ans, monsieur Jean-Baptiste Juneau, époux de feu dame Blanche Benoît, fils de feu monsieur Étienne Juneau et de feu dame Olivine Perron.Il était natif de Saint- Ubalde.Une célébration de la Parole sera célébrée en présence du corps le samedi 19 juin à 11h00 en l\u2019église de Saint-Ubalde.L\u2019inhumation suivra au cimetière paroissial.La direction des funérailles a été confiée à la Coopérative funéraire de la Rive-Nord.Sur invitation seulement.Monsieur Juneau laisse dans le deuil ses enfants : Christian, Johanne (Daniel Paquin), Jocelyn (France Pleau), Ronald, Jacinthe (Guy Rochon), Pierre (Hélène Leclerc) et François ainsi que Hélène Demers et Sylvie Trépanier; ses petits-enfants : Isabelle (Jonathan Poulin), Caroline, Keven (Alexandra Douville), Samuel, William, Catherine (Jean- François Camiré), Véronique (Bruno Morissette), Jean-Sébastien (Éliane Lévesque), Marie-Pier, Julie-Pier, feu Simon et Mélissa; ses arrière-petits-enfants : Xavier, Victor, Lena, Félix, Béatrice et Justine; son frère Florent; ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Benoît : feu Roger (Rosanne Paré), Jacqueline (feu Georges Miller), feu Henri-Paul (Lilianne Rousseau), feu abbé Ronaldo, Gilberte (Aimé Cauchon), Jacques (feu Ginette Matte), feu abbé Claude, Ray, feu Bruno (feu Lise Dufresne) et Céline (Fabien Denis) ainsi que Ghislaine Léveillée et Louise Bélanger.Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.Il est allé rejoindre ses frères et sœurs décédé(e)s : Sévérin (feu Bernadette Rochon), Lucien, Armand (feu Suzanne Carpentier), Eva (feu Évariste Cayen), Bernadette (feu Marius Lambert), Aline, Bertille (feu Alfred Cayen), Maurice (feu Rosanne Perron), Rolland et Madeleine.Un merci sincère et une grande reconnaissance au personnel dévoué de la Résidence La Belle Vie de Saint-Ubalde.Notre père y a vécu de belles années.La famille tient aussi à remercier le personnel du Centre d\u2019hébergement de Saint-Casimir pour leurs bons soins prodigués.Thérèse Boilard Larochelle 1929 - 2021 Au CHSLD de Saint-Apollinaire, le 2 juin 2021, à l\u2019âge de 92 ans, est décédée Thérèse Boilard (de Saint-Gilles), épouse de feu Jérôme Larochelle.La famille recevra les condoléances à la Résidence funéraire Beaudoin, Ferland, Dupuis Ltée, 1709 rue Principale à Saint-Gilles, le samedi 10 juillet 2021 à compter de 9 heures.La cérémonie religieuse sera célébrée en l\u2019église de Saint-Gilles le même jour, à compter de 11 heures.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Véronique, Denise, Claudette, Léon, Clément, Rolland, Robert, Sébastien (Fauzia Ahmed); ses petits-enfants : Isabelle Labonté (Jean-François Bélanger), Marie-Josée L.Labonté, le père de Isabelle et Marie-Josée Lucien Labonté, ainsi que Léa-Maude et Angélie Bélanger; Benjamin Larochelle (Gabrielle Demers) ainsi que leur petite princesse Charlotte Larochelle; Charlène Larochelle, Félicia Larochelle, leur mère Monique Hatotte; Gabrielle Dempster-Larochelle, sa mère Danielle Dempster.De la famille Boilard, son frère, ses sœurs, belle-sœur et beaux-frères : feu André (feu Yvonne Drapeau), feu Ernest, feu Régina (feu Édouard Dubois), feu Rachel (feu Henri Desrochers), feu Jean-Paul (feu Marie-Claire Lacroix), feu Gilbert (feu Denise Bergeron), feu Raymond (Lucille Demers), feu Isabelle (feu Armand Laflamme), Armande (feu Bruno Lamontagne), feu Hélène (Réal Perreault), feu Véronique (feu Roland Ouellet), Victor (feu Claudette Bégin), feu Gérard, Jeanne-d\u2019Arc (Claude Vannieuwenhove), feu Simone (feu Émile Frérot); De la famille Larochelle, son beau-frère Jacques Larochelle (feu Francine Rodrigue), feu Cécile (feu Placide Martineau), feu Joséphat (feu Exélia Couture), feu Henri (feu Gilberte Camiré), feu Gaudias (feu Thérèse Hogan), feu Rosaire (feu Lucie Caron), feu Siméon.Elle laisse dans le deuil également de nombreux neveux et nièces ainsi que le personnel de J.Larochelle Soudomac Inc.Des remerciements à tout le personnel du CHSLD de Saint-Apollinaire pour leur dévouement et les bons soins prodigués qui font de ce lieu un milieu de vie rassurant et rempli de douceur.Pour renseignements : 418 888-4351 Site Internet : www.salonsdupuis.com Courriel : info@salonsdupuis.com Dre Suzanne Lemire 1937 - 2021 À Québec le lundi 24 mai est décédée Dre Suzanne Lemire.Elle était la sœur de la Dre Claire Lemire et de feu la Dre Yvette Lemire.Graduée en médecine de l\u2019Université Laval en 1962, elle entreprend sa spécialisation en gastroentérologie à l\u2019hôpital Johns Hopkins à Baltimore et en hépatologie à l\u2019hôpital Saint-Antoine à Paris.De retour à Québec, elle a dirigé le Service de gastroentérologie de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus durant 25 ans.Professeure titulaire de clinique, elle a participé au Développement professionnel continu dans plusieurs régions du Québec.L\u2019Association des Gastroentérologues du Québec lui a décerné le prix André Viallet pour son travail exceptionnel, reconnu par l\u2019ensemble des gastroentérologues du Québec.Elle fut la première femme présidente de l\u2019Association canadienne de gastroentérologie et un des quatre membres fondateurs de la Fondation canadienne pour la promotion de la santé digestive.Elle a aussi été nommée membre émérite de l\u2019Association médicale canadienne ainsi que Fellow de l\u2019American College of Gastroenterology dont elle a été deuxième gastroentérologue au Canada à être nommée Master.Tous nos remerciements à la Dre Jocelyne Denis pour sa très grande disponibilité, son empathie et ses excellents soins.Très sincères remerciements aussi à Gilles, Louise, Suzanne et Guy Mercier pour leur support exceptionnel et leur amitié.Notre reconnaissance va aussi au personnel du Service des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.En raison des circonstances entourant la pandémie, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.Vos témoignages de sympathie peuvent s\u2019exprimer par un don à la Fondation du CHU de Québec, 1825 boul.Henri-Bourassa, bureau 405, Québec, G1J 0H4.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 686-8811 - Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Larose Marc 1930 - 2021 Cet héritage que tu nous laisses de travail, de valeurs familiales et de persévérance, restera toujours gravé dans nos cœurs.Suis la route que tu as tracée à travers ces années de labeur sur ta terre agricole.À l\u2019Hôtel Dieu de Lévis, le 23 mars 2021, à l'âge de 90 ans, est décédé monsieur Marc Larose, époux de feu dame Rachel Turcotte.Il demeurait à Saint-Isidore.Il laisse dans le deuil, ses enfants : Gaétan (Johanne Tracy), Bruno (Lucie Desaulniers) et Chantal (Pascal St-Germain); ses petits- enfants : Alexanne (Gabriel Fortin), Maxence (Mélissa Cinq- Mars), Anthony, Steven (Caroline Gosselin) et Gabriel; son arrière-petit-fils Jason; ses frères et sœurs : feu sœur Gemma, n.d.b.p., feu Paul-Eugène (Noëlla Turgeon), feu Hervé, feu sœur Thérèse, n.d.b.p., Germaine (feu Owen Pfundt), André (Roberte Bellavance), feu Jean-Luc, Claire- Hélène et Huguette Blanchette; ses beaux-frères et belles- sœurs de la famille Turcotte : feu Delipha (feu Gertrude Bégin), feu Claire-Hélène (feu Simon Grégoire), feu Jeanne D\u2019Arc (feu Raymond Goulet) en secondes noces feu Fernande Marcoux, feu Marie-Paule (feu Florent Dumont), feu Laval (Jeannette Demers), feu Lionel, feu Noël (Gertrude Boissonneault) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et ami(e)s.La famille désire exprimer sa profonde reconnaissance au personnel de l\u2019Hôtel Dieu de Lévis pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fabrique de Saint-Isidore ou à la Société canadienne du cancer.La famille vous accueillera à la résidence Gonzague Valois, 166, rue Sainte-Geneviève, Saint-Isidore le samedi 12 juin à compter de 9 h.Suite au décret annoncé, il ne pourra y avoir plus de 25 personnes au même moment dans la résidence funéraire.Le service religieux sera célébré le même jour à 11 h, en l'église de Saint-Isidore.Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, les funérailles auront lieu en toute intimité (maximum de personnes autorisées par la Santé Publique et sur invitation).Si vous désirez y assister, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le samedi 12 juin à 11 h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».Pour renseignements : SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 72 Richard Paré 1948 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 3 mai 2021, à l\u2019âge de 73 ans, est décédé monsieur Richard Paré, époux de dame Diane Blais.Il était le fils de feu monsieur Georges-Émile Paré et de feu dame Germaine Beaulieu.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier, 1500, boul.Wilfrid-Hamel, Québec, QC G1N 3Y6, le samedi 19 juin 2021 de 13 h à 15 h.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid- 19, une limite de 25 personnes sans rotation permise devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe Hamel, 1500, boul.Hamel Ouest, Québec.Celle-ci aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille.Cependant, les membres de la famille vous invitent à vous joindre à eux virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « Captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil outre son épouse, sa fille Caroline et son petit-fils Elliot.Il était le frère de : feu Charles-Aimé (feu Rose-Aline Rhéaume), feu Raymond (Aline Noël), feu Gilberte (Armand Jinchereau), Guy (en 1ères noces feu Yolande Morency, Jocelyne Poirier), Jeannette (feu Jacques Jinchereau), feu Léandre (Claire Laroche), Pauline (feu Rénald Collin), feu Oscar (Hélène Linteau), Monique (feu Marcel Roberge), Lucille (Yvan Dufour), feu Jean-Yves (Laurette Fournier).Il laisse également dans le deuil sa belle-sœur Linda Blais (feu Robert McRae) et son beau-frère Nelson Blais (Aline Gagnon) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et amis.Nous tenons à remercier le personnel de l\u2019unité de cardiologie de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC, 261-4715, avenue des Replats, Québec (Qc) G2J 1B8, 418 682-6387.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Hermel Simard 1932 - 2021 À l\u2019Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré, le 30 mai 2021, à l\u2019âge de 89 ans, est décédé monsieur Hermel Simard, époux de dame Lise Gagnon.Il était le fils de feu monsieur Gérard Simard et de feu dame Marie-Jeanne Tremblay.Il demeurait à Beaupré.Afin de respecter les consignes de la santé publique, le port du masque est obligatoire.Seulement 50 personnes seront admises pour le service religieux.Merci de votre collaboration.Un service religieux sera célébré le samedi 19 juin 2021 en l\u2019Église de Beaupré.Que tous ceux et celles qui ont connu et aimé Hermel aient une pensée pour lui en cette journée.Les cendres seront déposées au cimetière de Beaupré sous la direction des Services commémoratifs Pierre Dupont, 51, rue Sainte-Marguerite, Beaupré.Il laisse dans le deuil outre son épouse Lise, ses enfants et ses belles-filles : Daniel, Yves (feu Christine Bélanger, Marie L\u2019Heureux), Normand (Rachel Paré) et Réjean (Nancy Pelletier); ses petits-enfants : Jonathan et Mickaël (Stéphanie) ainsi que leur mère Chantal Desgagnés, Maude (Stéphane), Pierre-Luc (Izabelle), Carole-Anne (Philippe), Benjamin (Émilie), Joëlle (Guillaume), Pascale, Chloé (Riccardo) et Jérémy; ses arrière-petits-enfants; ses frères, sœurs, beaux-frères et belles-soeurs : Jean-Paul (Louise Gravel), Clément (Lise Langevin), Clovis, Jean-Yves (Christiane Gravel), Monique (feu Denis Lefebvre), Elizabeth (feu Fernand Cauchon), Serge et il était le frère de feu Églantine (feu Denis Allaire), feu Léonard (feu Margot Arsenault), feu Gisèle (feu Jack Hatch), feu Bernard, feu Raymond; ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Gagnon : feu Jean-Charles (Jeannine Nadeau), Roland (Carmelle Lachance), Marie-Paule (feu Adrien Tremblay), Rachel (feu Joseph Charbonneau), feu Gisèle (Léo Rioux) et il était le beau- frère de feu Lilianne (feu Jean-Guy-Godin).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille souhaite remercier sincèrement la docteure Caroline Kochuyt , l\u2019infirmière Véronique Fortin ainsi que le personnel de l\u2019Hôpital Sainte-Anne-de-Beaupré pour leur grand dévouement et les bons soins prodigués.Que toute marque de sympathie se traduise par un don à la Société canadienne du cancer Québec/Chaudière/Appalaches 1040, Av.Belvédère, bureau 214, Sillery, (Québec) G1S 3G3 http://www.cancer.ca/fr-ca/about-us/contact-us/?region=qc Jacques Lacoursière 1932 - 2021 Le 1er juin 2021, bien entouré à la Résidence Côté Jardins à Québec, est décédé à l\u2019âge de 89 ans monsieur Jacques Lacoursière, fils d\u2019Ovila Lacoursière et d\u2019Anita Matteau.Outre sa conjointe Suzanne Marchand, il laisse dans le deuil ses enfants Jean, Anne, Dominique, François et Sarah, ses petits-enfants (Charlotte, Antoine, Émile, Fanny, Elliot, Noah), ses frères et sœurs (Pierrette, Gilles, Madeleine, Louise) ainsi que plusieurs neveux et nièces, autres membres de la famille et amis.Pendant toute sa carrière, Jacques a su transmettre avec fougue et passion son amour pour l\u2019histoire.Nombreux sont ceux et celles qui ont été touchés par sa contribution à la connaissance de l\u2019histoire du Québec.Récipiendaire de plusieurs prix et distinctions, il a été fait chevalier de l\u2019Ordre national du Québec, chevalier de l\u2019Ordre national du Mérite de la République Française et membre de l\u2019Ordre du Canada.La famille tient à remercier les membres du personnel de la Résidence Côté Jardins pour leurs soins attentionnés.Étant donné les circonstances actuelles, la famille tiendra des funérailles intimes réservées à ses proches.L\u2019inhumation des cendres et un événement en sa mémoire auront lieu ultérieurement.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don in memoriam à la Fédération Histoire Québec ou à la Société Alzheimer de Québec.ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Pierre Laforest 1941 - 2021 À l'Hôpital Hôtel-Dieu de Québec, le 5 juin 2021, à l\u2019âge de 79 ans et 8 mois, est décédé monsieur Pierre Laforest, époux de feu madame Marguerite Thibault, fils de feu madame Antoinette Ouellet et de feu monsieur Joseph Laforest.Il demeurait à Québec.Aucun événement funéraire n'est prévu pour le moment, mais les parents et amis qui le désirent sont invités à lui rendre hommage chacun à leur façon.Il laisse dans le deuil ses enfants, Genevieve et Guy; son petit-fils Vincent; ses frères et sœurs feu Léo, feu Rosaire (Denise Laferrière), feu Cécile, feu Jaqueline (feu Jean-Paul Laforest), Edgar (feu Marie- Blanche Levesque), Louise (feu André Beauséjour), Denise (feu Normand Ouellet), feu Jacques, Véronique (Roland Deschènes) et Jean (Monique Lebel); sa belle- sœur Thérèse Beaulieu et ses enfants; ses très chers neveux et nièces, ses collègues du 130e cours et bien d'autres, ayant eu la chance de le connaitre.Remerciements à tout le personnel hospitalier, qui a tenté de prolonger sa vie si heureuse le plus longtemps possible.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du 130e cours, du collège de La Pocatière.Les renseignements sur la Fondation seront mis à jour éventuellement.Pour de plus amples informations à ce sujet, il vous faudra contacter la famille.Rita Lagacé-Delage 1926 - 2021 Au Centre d'hébergement Le Faubourg, le 27 mai 2021, à l\u2019âge de 95 ans et 1 mois, est décédée madame Rita Lagacé-Delage, épouse de feu monsieur Pierre Delage, fille de feu madame Blanche Legault et de feu monsieur Omer Lagacé.Elle demeurait à Québec.Un service religieux sera célébré le 19 juin à 13:00 en l'église St- Jean-Baptiste-de- la-Salle (2550, rue Biencourt, Québec).Les cendres seront inhumées ultérieurement.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Pierre (feu Crystiane Beaulieu), François (Marie-France Vachon), Monique (Pierre Alain) ,Louis et Martin (Lucie Pelletier) ; ses petits-enfants: Jean-Philippe et Maxime Delage, Antoine et Catherine Delage, Véronique ,Vincent et Andréanne Alain, Élisabeth ,Simon et Margot Delage, Sophie et Camille Delage ainsi que 12 arrières petits-enfants.Elle était la sœur et la belle-sœur de feu Gérard Lagacé (Madeleine Lafortune), Maurice Lagacé (Louise Lambert), Lise Lagacé (feu Gilles Laurin) ; la belle-sœur de feu Monique D.Landry, feu Marguerite D.Ducharme, feu Claire D.Groleau, feu Pauline D.Roberge, feu André Delage et feu Marc Delage.Remerciements au personnel du CHSLD du Faubourg et de l\u2019unité fermée du Gibraltar.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Québec Téléphone : 418 683-8666 Site web : www.cancer.ca et Fondation Québécoise du cancer 2375, avenue de Vitré, Québec, Québec Téléphone : 418 657-5334 Courriel : cancerquebec.que@fqc.qc.ca Site web : www.fqc.qc.ca.Des formulaires seront disponibles sur place.leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 73 Marguerite Têtu Laliberté 1927 - 2021 Au CHU Pavillon Hôpital St-Sacrement, le 4 juin 2021, à l\u2019âge de 94 ans et 4 mois, est décédée madame Marguerite Têtu, épouse de feu monsieur Emmanuel Laliberté, fille de feu madame Alida Têtu et de feu monsieur Omer Têtu.Elle demeurait à la résidence de Sainte-Famille, de l\u2019Île-d\u2019Orléans.La famille recevra les condoléances, en présence du corps, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire St-Charles 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6, le vendredi 18 juin 2021, de 11 h à 16 h et de 18 h à 21 h.Le service religieux sera célébré le samedi 19 juin 2021 à 11 h en l'église St-Pascal-de-Maizerets (1895, chemin de la Canardière, Québec).L\u2019inhumation se fera au cimetière St-Charles.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Nicole, Claude et Guy (Diane Lafond); ses petits- enfants : Étienne et Jonathan Archambault et leur père Luc Archambault, Gabriel et Eve Laliberté-Mawn et leur mère Line Mawn, Alexandre et Mélissa Savary et leur père André Savary; ses arrière-petits-enfants : Simon et Liam; son frère Rosaire Têtu, ainsi que plusieurs neveux, nièces de la famille Têtu et de la famille Laliberté.Elle est allée rejoindre outre son époux, sa fille Lise.Agathe Leclerc 1948 - 2021 À son domicile, le 27 mai 2021, à l'âge de 73 ans, est décédée madame Agathe Leclerc, fille de feu J.Oscar Leclerc et de feu Germaine Côté.Elle demeurait à Lévis.Elle était la soeur de feu Pierrette (feu Paul Simard), feu André (feu Louise Lemay), feu Jean-Yves (feu Norma Wyzlek), Marïel (Claire De Grace), Soeur Suzanne s.c.q., Léonard (feu Andrée St-Hilaire), Claude (feu Paulyne Pelletier), feu Denise, Élisabeth (Noël Tessier), Luc (Louise Gignac), Raymond (Pauline Émond) et Bruno (France Lapointe).Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux et nièces, autres parents et ami(e)s.Étant donné la situation qui prévaut, les mesures sanitaires sont toujours en vigueur.Toutefois, il est désormais permis de venir offrir vos condoléances à la famille le mercredi 16 juin de 12 h à 13 h 45 au Complexe Blais, Gilbert & Turgeon, 6100, boulevard Wilfrid-Carrier, Lévis, secteur Desjardins, par la suite, une cérémonie aura lieu à la chapelle du complexe le même jour à 14 h.Pour renseignements : Claire née Lambert Jobin 1946 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec (Hôpital Laval), le 2 juin 2021, à l\u2019âge de 75 ans, est décédée dame Claire Lambert, épouse de monsieur Jacques Jobin.Elle était la fille de feu dame Pauline Morency et feu monsieur Félix Lambert.Elle demeurait à Québec.Étant donné le contexte actuel, les funérailles auront lieu au Parc Commémoratif de la Souvenance à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil, outre son époux Jacques; ses sœurs : Lise et France; son frère Richard; ses beaux-frères et belles- sœurs : Claude (Yolande), Jean (Andrée), Marc (Mariette) et Guy (Josée); ses tantes : Jeannine Morency et Jeannine Lambert; son oncle Raymond Paquin ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille désire remercier l\u2019équipe des soins palliatifs du 3e étage de l\u2019aile Notre-Dame de l\u2019Hôpital Laval pour leur grand dévouement et les bons soins prodigués.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 871-2372 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : gsreception@athos.ca Marie-Ange Pouliot C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de madame Marie-Ange Pouliot survenu le 5 avril 2021, à l'âge de 99 ans, au CHUL à Québec.Elle rejoint ses parents Télesphore Pouliot et Laura Dion ainsi que ses frères, ses beaux-frères et belles-soeurs.Elle laisse dans le deuil ses soeurs: Cécile (feu Jean-Marc Emond), Marie-Claire (feu André Brochu) et sa belle-soeur Suzanne Greene (feu Jacques Pouliot); son filleul Pierre Pouliot (Line Thibeault), sa filleule Estelle Brochu; ses neveux et nièces, petits-neveux et petites- nièces des familles Pouliot et Brochu; sa cousine Raymonde Dallaire (feu Jean-Joseph Gobeil), ses cousins et cousines ainsi que les résidents et résidentes du Manoir Laure Gaudreault de l'aile 1 C.Elle était très attachée à sa famille.Ses sœurs se souviennent d\u2019une personne dévouée pour le bien-être des siens.Ses neveux et nièces se rappellent une tante toujours disponible et prête à partager leurs projets.Marie-Ange accueillait ses petits-neveux et petites-nièces à bras ouverts et avec joie.Tous garderont le souvenir de sa douceur et de son sens de l\u2019humour.Nous tenons à remercier Ghislaine Delisle, amie de la famille, pour son soutien, sa présence et sa disponibilité.Compte tenu des circonstances actuelles, la liturgie de la Parole sera célébrée le samedi 19 juin en toute intimité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec.Françoise Rioux 1930 - 2021 Au Pavillon Bellevue, le 7 juin 2021, à l\u2019âge de 91 ans et 3 mois, est décédée madame Françoise Rioux, épouse de feu monsieur Jean-Claude Samson, fille de feu madame Blanche Boudreault et de feu monsieur Léopold Rioux.Elle demeurait à Lévis.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire d'Aubigny, 154, Rue du Mont-Marie, Lévis G6V 8X1, informations : 418 835-5553, envoi d'un message de sympathie télécopieur : 418 835-2313 www.coopfuneraire2rives.com le jeudi 17 juin 2021, à compter de 13 h.Une liturgie de la Parole sera célébrée au salon le même jour, à 14 h 30.L\u2019inhumation des cendres se fera, par la suite, au cimetière Mont-Marie.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Lucie Pageau) et Hélène (John Phillips); ses petites filles : Marie-Christine et Laurie-Anne; ses frères et sœurs : feu Madeleine Rioux (feu Marcel Côté), Réal Rioux (Louise Boutet), feu Raymond Rioux (Louise Lejeune), feu Georges Rioux (feu Denise Nolin), Ghislaine Rioux (Gaétan Lemieux), feu Jeanne-D\u2019arc; ses beaux- frères et belles-sœurs : feu Raymond Samson (feu Aline Drolet, Rollande Guay ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Sincères remerciements au personnel du Pavillon Bellevue.Marie-Thérèse Verdeau 1932 - 2021 Au C H U L, le 1er juin 2021, à l\u2019âge de 89 ans et 5 mois, est décédée madame Marie-Thérèse Verdeau, épouse de feu monsieur Gabriel Guertin, fille de madame Renée Clénin et de monsieur Georges Verdeau.Elle demeurait à Québec.Une liturgie se fera en privé et sur invitation seulement le dimanche 13 juin 2021 à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire du Plateau, 693, avenue Nérée- Tremblay, Québec G1N 4R8, informations : 418 688-2411, envoi d'un message de sympathie Télécopieur : 418 688- 2414, www.coopfuneraire2rives.com Une cérémonie de mise en terre se fera plus tard au cimetière Notre-Dame-de-Belmont.Elle laisse dans le deuil son frère et ses sœurs : feu Gisèle (feu Freddo Augereau), feu Denise (feu André Hemlin), feu Roger (feu Berthe Ramon), Colette (feu Richard Bastien), feu Cécile; plusieurs neveux, petits-neveux, arrière-petits-neveux et nièces des familles Augereau, Hemlin, Verdeau et Bastien; ses filleuls bien-aimés : Gildas Hemlin, Charlotte Bastien et Christian Augereau.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par des dons à l\u2019œuvre Léger ou à Vision Mondiale.SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 74 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 DÉCÈS 75 iN MeMoriaM Fabienne Landry-Gauthier 1942-2020 UN AN DÉJÀ Difficile d'oublier une épouse, une mère, une grand-mère qui nous a comblés d'amour, de bonté, de générosité toutes ces années.Perpétuer ce précieux héritage est un baume sur la tristesse que nous ressentons encore.Dans l'espoir de retrouvailles dans «ton» paradis.Nous ne t'oublions pas mon Amour ! Berthold, Nathalie, Frédéric (Mélissa) Louis, Stéphanie, Joe, Billy, Keven et Katy En souvenir de vous THÉRÈSE LANDRY décédée le 18 février 2018 ALEXIS BÉRUBÉ décédé le 23 mars 2003 On ne doit garder du passé que les plus doux souvenirs.Le cœur retient ce que la mémoire oublie.Vos enfants et la famille S.Monique Daigle, CND (S.S.Julienne-de-Rome) 1937-2020 À l\u2019Accueil Marguerite-Bourgeoys, le 10 décembre 2020, à l\u2019âge de 83 ans, dont 61 ans et 3 mois de vie religieuse à la Congrégation de Notre-Dame, est décédée sœur Monique Daigle.Elle était la fille de feu monsieur Arthur Daigle et de feu madame Julienne Savard de la paroisse Saint-Malo de Québec.Outre les membres de sa communauté, y compris les associées de la CND, soeur Monique laisse dans le deuil ses sœurs : Rita (feu Charles Pissinis), Gemma (feu Roger Saint-Michel), Pierrette (feu Michel Aubert), Denise (feu Yvon Légaré), Raymonde (feu Ted Langlois) et Ghislaine (feu Gaston Drapeau), ses frères :Maurice (feu GertrudeAmyot), Marcel (DeniseAlain) et Georges (Renée Lafrenière); ainsi que plusieurs neveux et nièces, arrière-neveux et arrière-nièces, cousins et cousines.Soeur Monique est allée rejoindre dans la maison du Père, ses soeurs : Jacqueline (feu Laurent Picard), Lucia (feu Normand Leduc), Diana (feu Jacques Roberge) et son frère Léo (feu Thérèse Thomassin).Le service religieux sera célébré le mardi 15 juin à 14 h, en présence des Cendres, en l\u2019église Saint- Charles-Garnier, 1215, avenue du Chanoine-Morel, Québec, où les oeurs de la CND, les parents et ami(e) s recevront les condoléances à compter de 13h.Les religieuses remercient sincèrement les prêtres desservant l\u2019Accueil Marguerite-Bourgeoys pour leur assiduité à offrir l\u2019Eucharistie quotidienne, le personnel des services auxiliaires ainsi que le personnel soignant pour la qualité du respect de la personne et les très bons soins prodigués avec affection et tendresse.A près des mois à travailler en coulisses, la nouvelle franchise de la ECHL à Trois-Rivières veut attirer les projecteurs au cours des prochaines semaines.Il y a eu le dévoilement du nom et du logo cette semaine, en plus du lancement de la vente de billets.L\u2019opération a été gardée secrète jusqu\u2019au bout, au grand bonheur de l\u2019organisation.La prochaine étape, c\u2019est la nomination d\u2019un entraîneur-chef, prévue la semaine prochaine.Cette fois par contre, il aura été impossible de garder le suspense! Le Nouvelliste a appris que c\u2019est Éric Bélan- ger qui prendra les guides de l\u2019équipe.La décision a été prise il y a plusieurs jours.D\u2019autres finalistes pour le job, dont Marc- André Dumont, ont été avisés qu\u2019ils n\u2019étaient plus dans la course.Il y avait trois noms qui circulaient beaucoup ces dernières semaines, soit Bélanger, Dumont et Bruce Richardson.Il ne faut pas toujours se fier aux rumeurs, car Richardson n\u2019a jamais été dans le coup.Aucune discussion n\u2019a eu lieu entre Richardson, pilote de l\u2019Armada de Blainville-Bois- briand dans la LHJMQ, et Marc-André Bergeron, le nouveau directeur-gérant.Richardson aurait pu être un candidat de qualité, lui qui connaît bien la ECHL puisqu\u2019il a campé le rôle de joueur-assis- tant-entraîneur dans ce circuit.Il est bien au fait de la réalité particulière de la ligue, avec les alignements réduits et le plafond salarial.Richardson entretient par ailleurs de bonnes relations avec des hommes de hockey de l\u2019organisation du Canadien, notamment Joël Bouchard.Mais l\u2019ex-hockeyeur professionnel, même s\u2019il espère un jour graduer, n\u2019a pas envoyé son curriculum vitae à Bergeron.Il est de la vieille école, celle où les pilotes se font courtiser, et non l\u2019inverse.Bergeron croit au principe contraire\u2026 Bélanger, lui, n\u2019a jamais fait de grand mystère sur son intérêt pour le poste.En privé et sur la place publique.Lui aussi un ex-hoc- keyeur professionnel, il a commencé dans le métier il y a deux ans dans le midget AAA, avec les Chevaliers de Lévis.En raison de la pandémie, il s\u2019amène donc à Trois-Rivières avec un an seulement d\u2019expérience à la barre d\u2019une équipe, lui qui occupait également le rôle d\u2019analyste à RDS.Il n\u2019a jamais joué dans la ECHL, mais son parcours de joueur l\u2019a amené à jouer plus de 800 matchs dans la LNH, et il a aussi goûté à la Ligue américaine, la Ligue internationale, une ligue italienne et même la Kontinental Hockey League en fin de carrière.En 2008-09, il s\u2019est aligné pour le Wild du Minnesota, là où évoluait également\u2026 Marc-André Bergeron.L e s d e u x h o m m e s d e h o c k e y s e connaissent donc très bien.Pour Bergeron, c\u2019est important de s\u2019entourer de personnes avec qui le courant passait.Il est évident que Bélanger cochait cette case sur la grille d\u2019évaluation.Ce n\u2019est pas la seule, bien évidemment! D\u2019ailleurs, au moins une équipe de la LHJMQ s\u2019intéressait à ses services durant cette saison morte\u2026 Bélan- ger aurait déjà avisé les Chevaliers de Lévis qu\u2019il ne serait pas de retour.Reste à voir avec qui Bélanger va travailler.Les Lions ont pigé dans la cour des Cataractes pour greffer le thérapeute Kyle Sutton à leur personnel hockey.Ne soyez pas surpris si le reste de la garde rapprochée de Bélanger provient elle aussi de la LHJMQ.On en découvrira davantage la semaine prochaine, quand Bergeron présentera officiellement Bélanger.ÉRIC BÉLANGER À LA TÊTE DES LIONS STEVE TURCOTTE CHRONIQUE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca Éric Bélanger va poursuivre sa jeune carrière d\u2019entraîneur avec les Lions de Trois-Rivières.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 76 MAG SPORTS V ous savez ce qui rime avec vacances estivales?Nager au chalet, ou entre deux quais dans un centre de villégiature! Les activités à pratique plus individuelle connaissent une hausse de popularité cette année.Dans cette optique, la nage en eau libre gagne à être connue.Elle offre un sentiment de liberté et vous pourriez découvrir un intérêt surprenant.Saviez-vous que cette discipline a fait son apparition officiellement aux Jeux olympiques de 2008 sur une distance de 10 km?La natation en eau libre, telle que décrite par la FNQ (Fédération de natation du Québec), comprend toutes les épreuves de natation qui peuvent être pratiquées autant en mer, en lac ou en rivière et qui se déroulent sur de longues distances.Que ce soit officiel et standardisé ou non, la natation peut être pratiquée par tous ceux qui aiment l\u2019eau.Pour une première expérience réussie, il est toutefois important de savoir dans quoi on s\u2019embarque et ce que ça implique.Pour ceux qui miroitent d\u2019en faire l\u2019essai, être à l\u2019aise dans l\u2019eau calme et limpide d\u2019une piscine, où il est possible de toucher le fond, c\u2019est un élément de base à considérer.Une fois la tête sous l\u2019eau, on doit être à l\u2019aise avec le concept d\u2019ins- piration-expiration pour un bon contrôle respiratoire, principe requérant un minimum d\u2019acquis pour réussir à avancer dans l\u2019eau, peu importe le style de nage utilisé.Si ces deux aspects sont maîtrisés dans un environnement connu, une bonne première étape est donc établie et constitue un prére- quis gage de réussite pour se lancer à la natation en eau libre.Nager librement dans diverses eaux du Québ e c ou ai l leurs nécessite de considérer de multiples facteurs pouvant affecter la sécurité du nageur, qu\u2019il soit débutant ou expérimenté.Parmi ceux-ci, il est impératif de valider certaines conditions avant de se jeter dans les eaux courantes.En premier lieu, les conditions météorologiques.La pluie et le vent peuvent faire varier le degré de clarté des eaux et la rendre plus trouble.Causées par l\u2019agitation des eaux et de certains débordements, des vagues impressionnantes et une diminution de la qualité de l\u2019eau peuvent survenir.Si l\u2019endroit choisi impose des marées ou des courants, il est fort préférable de s\u2019informer à la Ville, aux loisirs ou à la FNQ afin d\u2019obtenir les informations sur la faisabilité du projet afin d\u2019éviter les désagréables surprises qui pourraient mettre en jeu la vie des sportifs aquatiques.La température de l\u2019eau et la température ambiante doivent aussi être également considérées.Il est fortement suggéré de porter une combinaison isothermique pour nager lorsque la température atteint la barre inférieure de 16 °C pour ne pas tomber en hypothermie.Dans le cas inverse, si la température oscille dans les 20 °C et qu\u2019il fait un soleil de plomb, on doit être vigilant pour éviter que le corps ne surchauffe.En plus d\u2019aider à la flottabilité et à la vitesse de croisière, la combinaison isothermique avec ou sans manches sert à se protéger du froid, ce qui permet de pratiquer cette discipline au Québec sur une plus longue période.Les caractéristiques recherchées pour un confort optimal, seraient principalement l\u2019épaisseur à 3 mm au niveau du tronc et 2 mm, parfois même un peu moins, aux bras et aux jambes afin de favoriser de pleines amplitudes de mouvement.Auparavant, les options de protection contre le froid se limitaient à l\u2019utilisation de graisse et/ ou vaseline enduite sur le corps.Le port d\u2019un à deux bonnets de bain ou d\u2019une cagoule de néo- prène, font aussi partie de l\u2019équipement de protection aidant autant à conserver la chaleur qu\u2019à se protéger du soleil.POUR DÉBUTER, QU\u2019EST- CE QUE L\u2019ON DEVRAIT PRIVILÉGIER?Tel que déjà mentionné, maîtriser un style de nage en piscine est un excellent point de départ.Nager sur une courte distance lors des premiers essais, le long d\u2019un rivage ou d\u2019une plage, facilite l\u2019orientation et l\u2019aisance du début.Sélectionner un cours d\u2019eau calme et une section où il est possible de toucher le fond font aussi partie d\u2019un choix éclairé! Garder en tête que les premières natations en combinaison isothermique donnent l\u2019impression de compressions à la cage thoracique, ce qui peut affecter l\u2019aisance de la respiration.La combinaison peut également générer de légères tensions au niveau scapulaire.Conséquence potentielle : des blessures aux épaules si le principe d\u2019entraînement de progression raisonnable pour créer des adaptations n\u2018est pas respecté.Pour une sécurité optimale, partir nager avec un ou des partenaires et aviser quelqu\u2019un qui ne participe pas à cet entraînement en cas d\u2019urgence vont de soi! Il est important de se munir d\u2019une bouée de natation qui servira autant au repérage qu\u2019à la visibilité\u2026 et de bouée de sauvetage en cas de panique en plus d\u2019être un sac au sec.Techniquement, si l\u2019entraînement dépasse l\u2019heure, on doit prévoir un moyen pour s\u2019hydrater.Au-delà de ce temps d\u2019effort, planifier la nutrition permet de maintenir l\u2019énergie.Évidemment, nager en boucles facilite cette procédure, ou encore, si on est assisté de quelqu\u2019un en embarcation.En eau libre, contrairement en piscine où il est simple de suivre les corridors et les lignes imprégnées au fond de la piscine, notre orientation doit être revue autrement.La technique consiste à regarder légèrement devant en sortant uniquement les yeux de l\u2019eau simultanément avec le bras en appui devant.L\u2019inspiration se passera comme à l\u2019habitude sur le côté.L\u2019idéal serait d\u2019exécuter cette technique aux 10-15 coups de bras pour maintenir la direction désirée.S\u2019assurer de respirer calmement puisque l\u2019endurance sera mise à l\u2019épreuve par l\u2019absence des murs aux extrémités normalement présents dans les infrastructures d\u2019une piscine.Pour une efficacité optimale de propulsion dans cette eau en mouvement, l\u2019objectif sera de rechercher un appui maximal au niveau des bras et du tronc par la rotation, accompagné par une fréquence de bras plus élevée qu\u2019en piscine.Les bras passeront légèrement plus haut au-dessus de l\u2019eau pour permettre le recouvrement.Un battement de jambes constant mais économique favorisera la stabilité du corps.Quant à l\u2019eau saline de la mer qui permet une meilleure flottabilité, elle laissera souvent les nageurs perplexes lors de leurs premières expériences par ce goût salé prononcé en bouche.Pour les enfants, les adolescents, les adultes, les retraités, nager peut se faire sans contredit à son rythme tout en étant sécuritaire.Nous sommes chanceux, le plaisir de se rafraîchir, de bouger, de repousser ses limites si le cœur nous en dit est praticable dans plusieurs plans d\u2019eau au Québec! Ceux qui ont opté pour cet environnement intriguant vous diront que nager en eau libre permet à leur esprit de se vider complètement et de décrocher.Et pour ceux qui sont avares de situations compétitives, la FNQ recense de nombreux événe- ments d\u2019eau libre au courant de l\u2019été.Nager librement dans diverses eaux du Québec ou ailleurs nécessite de considérer de multiples facteurs pouvant affecter la sécurité du nageur, qu\u2019il soit débutant ou expérimenté.\u2014 PHOTO 123RF C\u2019EST SI RAFRAÎCHISSANT EN EAU LIBRE! La natation peut être pratiquée par tous ceux qui aiment l\u2019eau.Pour une première expérience réussie, il est toutefois important de savoir dans quoi on s\u2019embarque on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 77 MAG SPORTS JONATHAN GAGNON jonathan.gagnon@lavoixdelest.ca Lancée officiellement vendredi après-midi, l\u2019Euro 2020 s\u2019annonce aussi prometteur qu\u2019imprévisible.À preuve, les trois experts sondés pour le compte du Mag Sports ont tous prédit des champions différents : l\u2019Angleterre, la Belgique et la France! Dans une formule inédite, le Championnat d\u2019Europe sera cette fois présenté dans 11 villes et autant de pays.Parmi les nations qui évolueront à domicile, l\u2019Angleterre pourrait potentiellement disputer les demi-finales et le match ultime devant ses partisans au mythique Wembley Stadium.Précisément l\u2019endroit où les Three Lions, alors dirigés par Alf Ramsey, ont été sacrés champions du monde en 1966.Vincent Destouches estime que cet avantage pourrait faire toute la différence.«Il y a aussi un momentum assez extraordinaire quand on regarde l e s p e r f o r ma n c e s d es cl u b s anglais dans les compétitions européennes.Chelsea a remporté la Ligue des champions contre Manchester City, tandis que Manchester United a perdu en finale de la Ligue Europa.Ces succès rejaillissent forcément sur l\u2019équipe nationale», a souligné l\u2019analyste de TVA Sports, nouveau diffuseur officiel de l\u2019Euro au Québec.Gareth Southgate a bâti un effectif très profond, avec plusieurs options intéressantes à toutes les positions.À l\u2019emploi du Réseau des sports depuis son lancement en 1989, Claudine Douville voit aussi l\u2019Angleterre en finale.Elle estime toutefois que ce sont plutôt les Belges qui en ressortiront avec les grands honneurs.«C\u2019est une équipe qu\u2019on attend au sommet depuis longtemps et qui semble maintenant avoir de nouveaux atouts.Certains joueurs, comme Kevin De Bruyne, ont gagné une expérience très précieuse au cours des dernières années.La Belgique est première au classement de la FIFA et elle a gagné tous ses matchs lors des qualifications», a relevé la Montréalaise.«Après autant de rendez-vous ratés, c\u2019est peut-être son moment, alors que plusieurs pays vivent une reconstruction.» Avec un noyau défensif maintenant âgé dans la trentaine, cette «génération dorée» arrive tranquillement au bout de sa fenêtre d\u2019opportunités.Pour sa part, Wandrille Lefèvre s\u2019appuie à la fois sur le cœur et la raison en prédisant un autre triomphe français.«C\u2019est vraiment difficile de parier contre la France.Même si les Bleus sont champions du monde et finaliste du dernier Euro, ils sont probablement encore plus forts présentement.En fait, je crois que même les remplaçants pourraient compétitionner pour le titre\u2026» a avancé l\u2019ex-joueur de l\u2019Impact de Montréal, maintenant analyste pour différents médias, dont le 98.5 FM.Le retour de Karim Benzema constituera un atout supplémentaire pour la France au sein du fameux «groupe de la mort», où ils retrouveront notamment les champions en titre portugais.Cristiano Ronaldo ne rajeunit pas, mais il est probablement mieux entouré que jamais en équipe nationale.L\u2019ALLEMAGNE EN EAUX TROUBLES Là où il y a consensus, en revanche, c\u2019est au sujet de l\u2019Allemagne.Tous les experts sondés s\u2019attendent à voir la Mannschaft frapper un mur assez rapidement.Selon Claudine Douville, elle pourrait même plier bagage dès les 8es de finale.«J\u2019aimais beaucoup [le sélectionneur] Joachim Löw, mais je l\u2019ai trouvé un peu décevant dernièrement.Il a pris des décisions très controversées en laissant des vétérans sur la touche, avant de faire volte-face.Sans dire qu\u2019elle se couvrira de ridicule, mais je ne vois pas l\u2019Allemagne aller très loin», a affirmé celle qui décrit les matchs de six moutures de l\u2019Euro entre 1996 et 2016.Exclus du Mondial russe en 2018, l\u2019Italie et les Pays-Bays ont également beaucoup de choses à se faire pardonner.Même s\u2019il peut compter sur plusieurs étoiles montantes, le sélectionneur néerlandais, Frank de Boer, a attiré son lot de critiques depuis sa nomination en septembre.L\u2019équipe d\u2019Espagne tentera quant à elle de se relancer sans son ex- capitaine Sergio Ramos, laissé de côté après une saison gâchée par plusieurs blessures.Pour la toute première fois, la Roja n\u2019alignera donc aucun joueur du Real Madrid lors d\u2019une grande compétition internationale.DES SURPRISES À L\u2019HORIZON?La riche histoire de l\u2019Euro a réservé plusieurs surprises aux amateurs de foot.On n\u2019a qu\u2019à se rappeler la mouture 2004, remportée par la Grèce contre toutes attentes.Plusieurs nations espèrent elles aussi déjouer les pronostics au cours des prochaines semaines.«Une bonne partie de mon attention se tourne vers les Danois.On ne parle pas beaucoup d\u2019eux, mais ils sont en constante progression depuis 2016.Ils ont une génération super talentueuse avec des gars comme Kasper Schmeichel de Leicester City, Christian Erik- sen de l\u2019Inter et Kasper Dolberg de l\u2019OGC Nice», a mentionné Vincent Destouches.La République tchèque, la Russie et la Turquie ont aussi été identifiées comme des surprises potentielles.«On a vraiment affaire à un peloton très homogène.Puisque 16 des 24 équipes sortiront des groupes, je crois qu\u2019aucune d\u2019entre elles n\u2019est battue d\u2019avance.Tout peut arriver dans ce tournoi», a conclu Destouches.Harry Kane et l\u2019équipe d\u2019Angleterre espèrent remporter un premier titre majeur depuis le Mondial disputé à domicile en 1966.\u2014 PHOTO AP, DAVE THOMPSON L\u2019ailier finlandais Lassi Lappa- lainen sera l\u2019unique représentant du Club de Foot Montréal lors de cet Euro 2020, lui qui retrouve néanmoins son ex- coéquipier Jukka Raitala.Tout comme la Macédoine du Nord, la Finlande jouera sans pression à sa toute première participation au championnat européen.Une qualification en 8es de finale serait déjà une grande victoire.«Ils se retrouvent dans un groupe plutôt abordable avec la Belgique, qui fait évidemment partie des favoris, mais aussi le Danemark et la Russie.Il y a clairement une place qualificative à aller chercher.Ça va être dur, mais c\u2019est faisable», a affirmé l\u2019ex-défenseur Wan- drille Lefèvre.Les chemins de Lefèvre et Raitala se sont croisés chez l\u2019Impact le temps de quelques semaines au tournant de l\u2019année 2018.JONATHAN GAGNON AUCUNE PRESSION POUR LAPPALAINEN ET LA FINLANDE EURO 2020 UN TOURNOI OUVERT ET IMPRÉVISIBLE SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS espace soccer BENOIT LAVOIE Collaboration spéciale Voilà, c\u2019est parti! La table est mise : deux coupes, une qui bat de l\u2019aile en changeant de pays organisateurs, de l\u2019Argentine-Colombie vers le Brésil.Trente-quatre sélections, 24 en Europe, 10 en Amérique du Sud, deux tournois disputés en même temps.Le prochain mois sera captivant en matière de foot.Les deux continents les plus relevés au niveau footballistique, l\u2019UEFA et le Conmebol, présentent leur tournoi.C ommençons par la formule de chacun, tout d\u2019ab o rd l \u2019 Eu ro av e c six groupes de quatre, chaque séle ct ion af frontant les autres du groupe.Les deux premières positions de chaque groupe, avec les quatre meilleurs troisièmes, se retrouveront en huitièmes de finale, du 26 au 29 juin, jusqu\u2019à la grande finale le dimanche 11 juillet au Stade Wembley à Londres.Les demi- finales auront aussi lieu dans ce stade.Pour la Copa America, grande annonce la semaine dernière avec le changement de pays organisateur.La Colombie traverse une grave crise sociale depuis plus d\u2019un mois, l\u2019Argentine de son côté est aux prises ave c une nouvel le vague de coronavirus.La confédération s u d - a m é r i c a i n e d e f o o t b a l l décide donc d\u2019aller au Brésil qui lui aussi est encore touché par la pandémie.Changement pour le match d\u2019ouverture qui sera finalement Brésil-Venezue- la, dimanche.Deux groupes de cinq, chaque sélection affronte l e s a u t r e s d u g r o u p e e t l e s quatre premiers sortiront pour les quarts de finale jusqu\u2019à la finale le samedi 10 juillet prochain, au stade Maracana à Rio de Janeiro.TOUR DE TABLE EURO Allons-y maintenant pour une tournée et des prédictions pour les différents groupes de chacune des coupes.Tout d\u2019abord pour l\u2019Euro, alors qu\u2019au moment d\u2019é c r i re c e s l ig n es, n ou s n e connaissons pas le résultat du match d\u2019ouverture dans le groupe A entre l\u2019Italie et la Turquie.L\u2019Italie de Roberto Mancini, qui est en reconstruction, a été solide en phase de qualification et dans la Ligue des nations.Deux problèmes : le premier, en défense centrale, qui seront les joueurs dans le onze et à la pointe de l\u2019attaque, Immobile et Balotti?Pas de grandes vedettes offensives comme les nations favorites.On ne sait pas trop comment la jouer.Elle pourrait être dangereuse à partir des huitièmes.La Suisse réussit toujours à bien se débrouiller dans les grands rendez-vous.Les deux autres sélections, la Turquie et le Pays de Galle, demi-finaliste lors du dernier Euro, pourraient aussi causer une surprise.La Turquie, lors des qualifications de cet Euro, en avait causé une grande en battant la France 2-0 à la maison.Elle a toutefois eu beaucoup de difficulté par la suite en Ligue des nations.PRÉDICTIONS GROUPE A 1- ITALIE 2- SUISSE 3- TURQUIE 4- PAYS DE GALLES Dans le groupe B, la Belgique de Roberto Martinez et le retour de son assistant Thierry Henry, l\u2019ancien coach de notre équipe à Montréal, est sûrement une des sélections les plus complètes de ce tournoi.Les Diables rouges sont numéro un au classement FIFA.Le joueur clé, le milieu offensif Kevin de Bruyne, élu par ses pairs meilleur joueur de la Premier League cette saison, a été victime d\u2019une double fracture du nez lors de la finale de la Ligue des champions contre Chelsea et manquera le premier match contre la Russie.Pour les trois autres sélections, les places disponibles en huitièmes devraient être chaudement disputées entre le Danemark, la Russie et la Finlande, qui a sélectionné le joueur du CF Montréal Lassi Lappalainen.PRÉDICTIONS GROUPE B 1- BELGIQUE 2- RUSSIE 3- DANEMARK 4- FINLANDE Pour le groupe C, les Pays-Bas sont les favoris.Après avoir manqué coup sur coup la dernière Coupe du monde et l\u2019Euro, ils se sont inclinés en finale de la Ligue des nations 1-0 contre le Portugal.Grande présence surprise dans ce groupe, la Macédoine du Nord, qui a eu son indépendance de la Yougoslavie le 8 septembre 1991, en est à sa première phase finale d\u2019un grand évènement.Ils ont gagné leur place à cet Euro grâce à leur victoire contre la Géorgie en match de barrage, après avoir terminé troisièmes de leur groupe derrière la Pologne et l\u2019Autriche.Ils ont même battu dernièrement l\u2019Allemagne 2-1 en match de qualifications Qatar 2022.PRÉDICTIONS GROUPE C 1- PAYS-BAS 2- UKRAINE 3- AUTRICHE 4- MACÉDOINE DU NORD Dans le groupe D, nouvelle version de la demi-finale de Russie 2018, Angleterre-Croatie.Match auquel j\u2019ai assisté à Moscou en 2018; les deux nations se retrouvent dans le même groupe.PRÉDICTIONS EURO ET COPA AMERICA 2021 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 79 MAG SPORTS Elles se sont affrontées aussi dans la Ligue des nations par la suite à deux reprises, 0-0 en Croatie et 2-1 pour l\u2019Angleterre chez elle.La sélection anglaise est l\u2019une des grandes favorites pour remporter cet Euro.La Croatie, avec son meneur de jeu Lukas Modric, 35 ans, aura besoin de fraîcheur pour se rendre à bon port.La sélection écossaise et son surnom, Tartan Army, donné par ses partisans, retrouve la phase finale d\u2019un grand tournoi après vingt-trois ans d\u2019absence.Ce nom provient des tartans, étoffe de laine à carreaux de couleurs, typiques des peuples celtes (source Wikipédia).PRÉDICTIONS GROUPE D 1- ANGLETERRE 2- CROATIE 3- RÉP.TCHÈQUE 4- ÉCOSSE L\u2019av a n t- d e r n i e r g r o u p e, l e E, pourrait donner lieu à des surprises.L\u2019Espagne de Luis Enrique qui, pour une première fois en compétition internationale, ne sélectionne aucun joueur du Réal Madrid, sans compter que le capitaine emblématique de la sélection, Sergio Ramos, blessé depuis janvier, n\u2019a pas joué beaucoup depuis ce temps.Lors du dernier Mondial en Russie, six joueurs du Réal avaient été retenus (Ramos, Carvajal, Nacho, Isco, Vazquez et Asensio).Du côté suédois, on attendait le retour du grand Zlatan après cinq ans d\u2019absence avec la sélection, mais sa blessure au genou a eu raison de lui.Il sera intéressant de voir dans ce group e la s éle ct ion de la Pologne avec le meilleur marqueur de la dernière saison en Europe, Robert Lewandowski, la Pologne s\u2019étant incliné au premier tour en Russie et en quart de finale du dernier Euro.PRÉDICTIONS GROUPE E 1- ESPAGNE 2- POLOGNE 3- SUÈDE 4- SLOVAQUIE Et pour le dernier groupe, et non le moindre, le F, une cuvée spéciale a été choisie pour ce «groupe de la mort » au sein d u q u e l o n r e t r o u v e r a t r o i s grandes sélections européennes qui ont remporté les derniers évènements majeurs.L\u2019Allemagne, championne au Brésil en 2014, le Portugal, champion de l\u2019Euro en 2016, et la France, championne en Russie 2018.La Hongrie complétera le tableau.Pour l\u2019Allemagne de Joachim Löw, en poste depuis 2006, surprenant qu\u2019il soit encore là.L\u2019ambiance est très tendue autour de la sélection, des défaites terribles contre l\u2019Espagne en Ligue des nations, contre la Macédoine du Nord en éliminatoires pour le Qatar, le retour de Hummel et Mueller en sélection après deux ans et demi d\u2019absence.Une équipe qui a souvent des problèmes défensifs.Est-ce qu\u2019il y aura un moment où ça va cliquer pour l\u2019Allemagne?Soit elle monte en puissance pendant le tournoi, soit ce sera un fiasco.Pour le Portugal de Fernando Santos et Cristiano Ronaldo, la grande question est de savoir comment faire bien jouer ensemble tous ses joueurs aux profils créatifs.Ronaldo n\u2019est plus le joueur qu\u2019il était, mais à son cinquième Euro, un record absolu, il a plusieurs autres records à sa portée pendant cette compétition.Et pour la France de Didier Des- champs, la continuité de 2016- 2018, l\u2019intégration de Benzéma, le grand retour avec Griezman et Mbappé, comment se comporte- ront-ils ensemble?La France est très forte par le centre, mais est-ce que les latéraux feront l\u2019affaire?À voir\u2026 PRÉDICTIONS GROUPE F 1- FRANCE 2- PORTUGAL 3- ALLEMAGNE 4- HONGRIE TOUR DE TABLE COPA AMERICA B e a u c o u p d e p o l é m i q u e s planent sur cette édition : changement de pays organisateur, le Brésil qui a menacé de boycotter la coupe, l\u2019Argentine qui confirme seulement sa présence dimanche dernier.On connaît le niveau technique très relevé en Amérique du Sud, l\u2019engagement physique est énorme, mais la simulation est aussi très présente lors de ces matchs sud-américains.Allons-y quand même d\u2019un tour rapide des groupes alors que juste avant le match d\u2019ouverture, il y a eu une série de matchs officiels de qualifications Qatar 2022.Matchs qui avaient été remis en raison de la COVID-19.Dans le groupe A, groupe assez facile pour le Brésil, tenant du titre.Neymar sera présent, le Brésil n\u2019a perdu aucune rencontre en match de qualifications au Qatar et est en avant avec six victoires consécutives.La Colombie sera à surveiller aussi avec le joueur de la Juve Quadrado.PRÉDICTIONS GROUPE A 1- BRÉSIL 2- COLOMBIE 3- ÉQUATEUR 4- PÉROU 5- VENEZUELA Pour le groupe B, le plus relevé avec l\u2019Argentine, l\u2019Uruguay et le Chili, il y aura de gros rendezvous.Lionel Messi, après deux défaites consécutives en finale contre le Chili, en sera probablement à sa dernière Copa America.D\u2019autres grands noms de la planète foot aussi, les Suarez, Cava- ni, Sylva, Aguero, Sanchez, Vargas, Quadrado.Donc, de beaux duels à venir.PRÉDICTIONS GROUPE B 1- ARGENTINE 2- URUGUAY 3- CHILI 4- PARAGUAY 5- BOLIVIE LES FINALISTES ET LES GAGNANTS EURO Finalistes : France et Angleterre Gagnants : France COPA AMERICA Finalistes : Argentine et Brésil Gagnants : Argentine LES CINQ MATCHS À SURVEILLER CETTE SEMAINE DIMANCHE 13 JUIN Euro ?: Angleterre vs.Croatie (9h) LUNDI 14 JUIN Euro : Espagne vs.Suède (15h) Copa America : Argentine vs.Chili (17h) MARDI 15 JUIN Euro : France vs.Allemagne (15h) VENDREDI 18 JUIN Copa America?: Argentine vs.Uruguay (20h) En 2018, lors de la Coupe du monde en Russie, l\u2019Angleterre et la Croatie avaient croisé le fer en demi-finale et Benoit Lavoie avait assisté à la rencontre.Cette fois, les deux pays favoris du groupe D s\u2019affrontent d\u2019entrée de jeu à l\u2019Euro.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS J\u2019 en parle souvent dans cette chronique : six matchs sans point n i c o u p s û r o n t été lancés cette année dans les ligues majeures.Par contre, un fait encore plus rare s\u2019est produit au cours de la dernière semaine alors que le partant des Yankees de New York Michael King a lancé le vendredi 4 juin la seconde «manche immaculée» de la saison, et la 103e de l\u2019histoire des majeures contre 311 matchs sans point ni coup sûr.En quatrième manche d\u2019un duel des Yankees contre leurs rivaux des Red Sox de Boston, King a retiré tour à tour Hunter Renfroe, Marwin Gonzalez et Christian Vazquez en leur lançant seulement trois prises chacun, le plus petit nombre de lancers qu\u2019un lanceur puisse effectuer en une manche sans qu\u2019une balle ne soit frappée.Au mois de mai, le releveur des Nationals de Washington Kyle Finnegan avait fait la même chose dans un match contre les Braves d\u2019Atlanta.Neuf lancers, neuf prises, trois retraits, merci, bonsoir! J\u2019ai décidé de passer un coup de fil à l\u2019ex-lanceur des Yankees Al Downing, qui lui aussi avait lancé une manche immaculée le 11 août 1967, pour discuter un peu de ce fait plus rare, mais beaucoup moins «sexy» qu\u2019un match sans point ni coup sûr.«Si je m\u2019en souviens?Je me souviens que c\u2019était le premier match d\u2019un programme double contre les Indians de Cleveland et que deux des gars que j\u2019ai retirés étaient Don Demeter et Duke Sims!», indique Downing, à qui l\u2019auteur de ces lignes rappelle qu\u2019il avait d\u2019abord retiré Tony Horton sur trois prises.«Ah oui, c\u2019était un gros cogneur, lui!» LANCER DES PRISES Downing ne se souvient pas de tous les détails de cet exploit réalisé il y a plus de 50 ans, mais il est convaincu qu\u2019il a probablement lancé «six ou sept balles rapides» aux trois frappeurs des Indians.«À l\u2019époque, quand tu avais deux prises contre un gars, tu y allais pour une troisième prise.Tu ne niaisais pas.Aujourd\u2019hui, les lanceurs vont lancer une balle par terre en espérant que le frappeur se commette.Je crois qu\u2019ils ne lancent pas autant de prises qu\u2019on le faisait dans le temps», analyse-t-il.L\u2019ex-lanceur, qui fêtera ses 80 ans le 28 juin, assure que sa «manche immaculée» était loin d\u2019être une grosse affaire en 1967.«La grosse affaire, c\u2019était d\u2019avoir retiré trois gars en moins de deux minutes et, d\u2019avoir remporté les deux matchs du programme double», indique-t-il.Malgré cela, il estime qu\u2019une manche immaculée est plus difficile à compléter qu\u2019un match sans point ni coup sûr.«Je tire mon chapeau à ceux qui ont lancé un match sans point ni coup sûr, mais je crois que la manche immaculée est un exploit plus difficile à accomplir.Je lançais beaucoup de balles rapides et ça signifie généralement beaucoup de fausses balles.Il faut donc apprendre où la lancer pour qu\u2019elle soit efficace», explique celui qui avait maintenu une moyenne de points mérités de 2.63 et retiré 171 frappeurs au bâton cette année-là, participant au Match des étoiles.NUMÉRO 715 Par ailleurs, impossible de parler à Al Downing sans aborder le fameux match du 8 avril 1974 où, alors qu\u2019il lançait pour les Dodgers de Los Angeles, il a accordé un coup de circuit à Hank Aaron, son 715e qui lui a permis de battre le record de Babe Ruth pour le plus grand nombre de longues balles en carrière.Comme me le rappelle le collègue Carl Tardif, le receveur de Downing était alors Joe Ferguson, qui a été gérant des Capitales de Québec en 2003.« Hank était probablement l\u2019un des trois frappeurs les plus intelligents que j\u2019aie affrontés.Il connaissait très bien les forces et les faiblesses de chaque lanceur.J\u2019ai fait une erreur en lui lançant une rapide qui n\u2019avait pas assez de mouvement et de vélocité.Il a attendu que la balle arrive à lui et l\u2019a frappée comme avec un marteau! Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on le surnommait \u201cHammerin\u2019 Hank\u201d! Au début, je ne croyais pas que la balle traverserait la clôture du champ gauche, qui était très haute au Atlanta Stadium, mais voilà, elle a traversé», poursuit-il en ajoutant qu\u2019il n\u2019a pas perdu le sommeil après avoir accordé ce circuit historique.«Je connaissais l\u2019importance de ce coup de circuit, mais ça ne me dérange pas d\u2019en avoir été la \u201cvictime\u201d.J\u2019ai joué contre de très grands joueurs de baseball.Parfois je les retirais, parfois c\u2019était eux qui avaient le dessus.C\u2019était toujours un beau défi d\u2019affronter des frappeurs comme Hank», poursuit-il.BONDS Al Downing ajoute qu\u2019il a aussi beaucoup de respect pour Barry Bonds, qui a battu le record d\u2019Aaron avec 762 circuits en carrière.«Hank, Barry, Alex Rodriguez, ces gars étaient de très bons frappeurs qui frappaient beaucoup de circuits, mais qui, aussi, mettaient toujours la balle en jeu.Et ça, tu ne peux pas y arriver sans travailler fort», indique-t-il, ne faisant pas grand état du fait que Bonds et Rodriguez aient été associés à la consommation de substances interdites améliorant la performance.«Des substances pour améliorer la performance?Ça a toujours existé, ça! Tu as un rhume, tu vas voir le soigneur pour qu\u2019il te donne quelque chose.Tu as mal dans le cou, tu fais la même chose.Par contre, si tu ne sais pas frapper, tu auras beau prendre ce que tu voudras, il n\u2019y a pas une seule substance au monde qui fera de toi un bon frappeur!», conclut-il.PLUS RARE QU\u2019UN MATCH SANS POINT NI COUP SÛR espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 470 pieds La distance franchie par la balle sur le coup de circuit frappé par le lanceur Shohei Ohtani des Angels d\u2019Anaheim mardi contre le gaucher Kris Bubic des Royals de Kansas City .Seulement quatre autres joueurs ont frappé la balle plus loin cette saison.Le phénomène japonais domine aussi les majeures avec la balle frappée le plus fort depuis le début de la saison.Selon Fangraphs, après avoir été frappée par Ohtani le 12 avril, une balle lancée par un autre Royals, Scott Barlow, a en effet atteint la vitesse de 119 milles à l\u2019heure avant de devenir un double de deux points .LE GRAND CHELEM Rappelé de l\u2019équipe-école de l\u2019Iowa le 25 mai, Patrick Wisdom, qui n\u2019avait joué que 43 matchs dans les majeures avant cette saison, n\u2019a pas raté ses débuts avec les Cubs de Chicago cette année .L\u2019ancien espoir des Cardinals de St-Louis maintenant âgé de 29 ans est devenu l\u2019un des trois seuls joueurs des majeures à frapper au moins sept circuits à ses huit premiers départs avec une équipe (les autres sont Trevor Story en 2016 avec les Rockies du Colorado et Aristides Aquino avec les Reds de Cincinnati en 2019).Sept de ces longues balles ont été frappées depuis le 31 mai, dont deux matchs de deux coups de circuit.LE GOLDEN SOMBRERO Le président des Athletics de Oakland Dave Kaval avait annoncé le 14 mars qu\u2019en raison de la valeur record du Bitcoin, qui était alors de 59 656 $US, l\u2019équipe vendait des loges pour toute la saison 2021 au prix d\u2019un Bitcoin chacune.Souhaitons-lui de ne pas en avoir vendu trop à ce prix puisque la très volatile cryptomonnaie se négociait pour moins de 33 000 $ en milieu de semaine.L\u2019ex-lanceur des Yankees Al Downing a réussi l\u2019une des 103 «manches immaculées» de l\u2019histoire des majeures.«À l\u2019époque, quand tu avais deux prises contre un gars, tu y allais pour une troisième prise.Tu ne niaisais pas», confie-t-il.\u2014 PHOTO WIKIMEDIA COMMONS leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 81 MAG SPORTS PARIS \u2014 Stefanos Tsitsipas était seul sur le terrain lorsqu\u2019il a soudainement frappé un mur contre Alexander Zverev aux Internationaux de tennis de France, vendredi, avant de se ressaisir et d\u2019obtenir une place en finale d\u2019un tournoi du Grand Chelem pour la première fois de sa carrière.Tsitsipas, la cinquième tête de série, a défait Zverev 6-3, 6-3, 4-6, 4-6 et 6-3 en demi-finales des Internationaux de tennis de France au bout d\u2019un marathon de trois heures et demie sur le court Philippe-Chatrier.Avant ce duel, le Grec présentait pourtant une fiche peu reluisante de 0-3 en carrière en demi-finales d\u2019un Grand Chelem.«Je me suis souvenu d\u2019où je viens et de mes racines, mon rêve c\u2019était de jouer ici, sur ces grands courts», a-t-il confié les larmes aux yeux.«C\u2019était très difficile, très émotionnel.Je suis passé par beaucoup de hauts et bas, c\u2019est la victoire la plus importante de ma carrière jusque- là», a-t-il ajouté.Dimanche, il aura rendez-vous avec le vainqueur du match de titans entre le détenteur de 13 titres à Roland-Garros, Rafael Nadal, et le favori, Novak Djokovic.Au moment de mettre sous presse, «Rafa» et le «Djoker» s\u2019affrontaient pour la 58e fois de l\u2019histoire (voir les détails à lesoleil.com).Tsitsipas est le premier joueur grec à se qualifier pour la finale d\u2019un tournoi majeur, et le plus jeune à accomplir cet exploit aux Internationaux de France depuis Nadal en 2008, cinq jours après son 22e anniversaire.Et cette ascension fulgurante n\u2019est pas étonnante.Tsitsipas développe son jeu depuis plusieurs saisons déjà.Il s\u2019est retrouvé dans le carré d\u2019as de trois tournois majeurs consécutifs et mène présentement l\u2019ATP au chapitre des victoires (39) et des victoires acquises sur la terre battue (22).De plus, trois de ses sept titres en carrière ont été acquis sur cette surface de jeu, dont deux cette saison \u2014 au Masters de Monte-Carlo et à l\u2019Omnium de Lyon.La fiche de Zverev en carrière contre des membres du top 10 mondial en tournois du Grand Chelem est maintenant de 0-10.LA PRESSE CANADIENNE ET AFP TSITSIPAS SE RESSAISIT ET PASSE EN FINALE DES INTERNATIONAUX DE FRANCE HOWARD FENDRICH Associated Press Tout réussissait à Anastasia Pavly- uchenkova lorsqu\u2019elle jouait dans les rangs juniors : elle a notamment acquis trois titres du Grand Chelem et s\u2019est hissée au premier rang mondial.Mais ç\u2019a été une autre histoire lorsqu\u2019elle a fait le saut chez les joueuses professionnelles.Son match contre Barbora Krejci- kova samedi aux Internationaux de France couronnera sa 52e participation à un tournoi majeur en carrière.Il s\u2019agit du plus grand nombre de participations en Grand Chelem pour une femme avant d\u2019atteindre la finale dans l\u2019ère moderne, qui a commencé en 1968.Voici comment Pavlyuchenkova croit qu\u2019elle aurait pris ça, à l\u2019adolescence : «Moi, à 14 ans, j\u2019aurais dit : \u201cPourquoi as-tu mis autant de temps?\u201d» «C\u2019est difficile d\u2019en parler en ce moment.Je ne sais pas.Ç\u2019a été très long.J\u2019ai tracé ma propre voie, qui a été très longue», a raconté la joueuse âgée de 29 ans jeudi après avoir battu la Slovène Tamara Zidansek 7-5, 6-3 en demi-finales.«Tout le monde fait son propre chemin.Je ne sais pas.Je suis simplement heureuse d\u2019être en finale.J\u2019essaie d\u2019en profiter», a-t-elle ajouté.Puis, vers l\u2019âge de 16 ou 17 ans, Krejcikova a déclaré que la possibilité de vivre de son sport semblait envisageable.Mais décrocher un titre du Grand Chelem?Ou même participer à un match de championnat?«Je n\u2019ai jamais envisagé d\u2019être finaliste dans un tournoi du Grand Chelem.Je ne sais pas.Je ne sais vraiment pas.Ça semble, à mon avis, invraisemblable, a-t-elle évoqué.Ça ne fait aucun sens dans ma tête.Je ne peux y croire.Ouais, je ne peux y croire \u2014 ça va se concrétiser.Je ne peux y croire.» Ce sera, de toute évidence, une finale intrigante après une quinzaine remplie de surprises à Roland-Garros.La Japonaise Naomi Osaka s\u2019est retirée du tournoi en raison d\u2019une certaine fatigue mentale.La no 1 mondiale Ashleigh Barty a abdiqué au deuxième tour en raison d\u2019une blessure.Serena Williams a perdu au quatrième tour.Et la championne en titre, Iga Swiatek, a plié l\u2019échine en quarts de finale.C\u2019est la première fois depuis les Internationaux d\u2019Australie de 1978 que les quatre joueuses qui ont accédé au carré d\u2019as le font pour la première fois de leur carrière en Grand Chelem.Pavlyuchenkova, qui est 31e au monde, présentait jusqu\u2019ici une fiche de 0-6 en carrière en quarts de finale d\u2019un tournoi majeur.Krejcikova, une Tchèque âgée de 25 ans qui pointe au 33e rang mondial, n\u2019avait jamais franchi le quatrième tour d\u2019un tournoi du Grand Chelem avant de se rendre à Paris ce printemps.Et, en comparaison avec son adversaire, c\u2019est seulement la cinquième fois que Krejcikova se faufile dans le tableau principal d\u2019un tournoi du Grand Chelem en simple.En double, cependant, elle a déjà été no 1 mondiale et a gagné deux titres majeurs.Krejcikova a aussi atteint la finale des Internationaux de France en compagnie de sa partenaire de jeu Katerina Siniakova, vendredi, après avoir sèchement défait la Polonaise Magda Linette et l\u2019Américaine Bernarda Perra 6-1, 6-2.Mary Pierce est la dernière joueuse à avoir gagné les titres de simple et de double simultanément sur la terre battue parisienne.Krejcikova n\u2019avait jamais gagné de tournoi en simple sur le circuit de la WTA avant le mois dernier, lorsqu\u2019elle a enlevé les honneurs du tournoi sur la terre battue de Strasbourg, en France.Elle abordera la finale de samedi en connaissant une séquence de 11 victoires, dont celles aux dépens de la championne des Internationaux des États-Unis en 2017, Sloane Stephens, la cinquième joueuse mondiale Elina Svitolina et l\u2019adolescente âgée de 17 ans Coco Gauff.UNE FINALE INTRIGANTE À PARIS Barbora Krejcikova (en haut) et Anastasia Pavlyuchenkova croiseront le fer en finale à Roland-Garros ce samedi.\u2014 PHOTOS AFP, CHRISTOPHE ARCHAMBAULT SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS espace olympiques En prévision des Jeux olympiques qui s\u2019amorceront le 23 juillet, la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante vous présente au cours des prochaines semaines le portrait de quelques- uns des athlètes qui nous représenteront à Tokyo.Aujourd\u2019hui, la boxeuse Tammara Thibeault.MATTHEW VACHON matthew.vachon@lenouvelliste.qc.ca Pour ses premiers Jeux olympiques, la boxeuse Tammara Thibeault entretient de grandes ambitions.Ce qu\u2019elle veut, c\u2019est de ramener une médaille à la maison! Questionnée sur les objectifs qu\u2019elle a en tête quand elle pense à l\u2019aventure qui l\u2019attend à Tokyo le mois prochain, la Shawiniganaise de 24 ans ne passe pas par quatre chemins.«Ce que je vise, c\u2019est le podium, rien de moins.Si ce n\u2019est pas le cas, je serais déçue.» Il faut dire que Thibeault est en droit de s\u2019attendre à de bonnes performances.En effet, elle compte déjà quelques belles réussites.Parmi celles-ci, ses trois médailles de bronze acquises aux Jeux du Commonwealth de Gold Coast en 2018, aux Jeux panaméricains de Lima en 2019 ainsi qu\u2019aux championnats du monde d\u2019Oulan-Oude en 2019, chaque fois dans la catégorie des poids moyens, viennent évidemment au sommet du palmarès.«Chaque médaille a sa signification particulière.Je dois cependant dire que je suis pas mal fière de celle acquise aux Championnats du monde.Après les Jeux olympiques, c\u2019est celle-là qui vaut le plus.Ça avait été une belle étape afin de savoir où j\u2019en étais dans le classement mondial.» À environ deux mois du début de la compétition, la pugiliste se dit dans un bon état d\u2019esprit.Certes, le processus pour y accéder a été complexifié grandement par la pandémie de la COVID-19, mais elle s\u2019adapte pour s\u2019assurer d\u2019être dans les meilleures dispositions lorsque ce sera le moment de monter dans le ring.«Je vais arriver là en étant prête.Je fais ce que je peux avec ce que j\u2019ai.C\u2019est seulement ça que je peux faire!» LA FIERTÉ Déjà habituée de défendre l\u2019honneur du Canada sur la scène internationale, Thibeault assure que ça demeure un véritable privilège de représenter le pays.Elle concède cependant qu\u2019elle ne saisit pas tout à fait qu\u2019elle le fera prochainement aux Jeux olympiques.«On dirait que ce n\u2019est pas encore réel! Je sais que j\u2019y serai, mais je crois que c\u2019est là-bas que je vais me rendre compte de tout ça, des efforts que j\u2019ai mis pour y arriver.J\u2019espère de pouvoir ramener une médaille pour le pays.Je pourrais être la première [boxeuse canadienne] à le faire.Je pourrais donc me retrouver dans les livres d\u2019histoire, ce qui serait pour moi une fierté incroyable.» Par contre, avant de faire la fierté nationale, la Shawiniganaise fait d\u2019abord et avant tout la fierté de ses parents.Elle espère d\u2019ailleurs les combler en offrant le meilleur de ses capacités à Tokyo.«Dans ma famille, nous sommes des ambitieux.[\u2026] Ils savaient que j\u2019allais me rendre jusqu\u2019aux Jeux olympiques.Maintenant, ils s\u2019attendent à ce que je sois en mesure de bien performer.Que je gagne ou que je m\u2019incline, ils sont conscients que je suis une personne qui fait toujours de son mieux.Je suis persévérante et j\u2019en fais plus que pas assez.Je crois que c\u2019est plus à mon retour que nous pourrons parler de tout ça.Nous ne célébrons pas pour le moment.C\u2019est pour plus tard ça, soit lorsque nous pourrons aborder le long cheminement qui a été fait.» LE RÊVE C\u2019est bien connu, plusieurs jeunes sportifs entretiennent le rêve d\u2019un jour atteindre les plus hauts sommets de leur discipline.Cela dit, ils y songent, mais ça demeure bien souvent une douce pensée plutôt inaccessible qui finit par s\u2019évaporer avec le temps.Ce n\u2019est toutefois pas le cas de la boxeuse de 24 ans.C\u2019était son rêve dès le départ et elle s\u2019y est accrochée jusqu\u2019à ce qu\u2019il se matérialise un peu plus tôt cette année.«J\u2019y ai toujours cru! Quand ils ont dit que les femmes participeraient aux Jeux olympiques, moi, c\u2019est ce que je voulais faire.Le but, c\u2019était de savoir comment et quand j\u2019allais y arriver.J\u2019ai su que c\u2019est ce vers quoi je me dirigeais.Je ne souhaitais pas juste aller là, je voulais montrer sur le podium.Une participation aux Jeux olympiques, c\u2019est la première étape de mon grand plan.» LA BOXE GRÂCE À PAPA C\u2019est dès l\u2019âge de 9 ans que Thi- beault a été plongée dans l\u2019univers de la boxe.Fille de l\u2019ancien joueur de football des Roughriders de la Saskatchewan, Patrick Thibeault, elle s\u2019est rapidement découvert une passion pour ce sport de combat étant donné que celui-ci s\u2019adonnait à la boxe afin de garder la forme lors des saisons mortes.«J\u2019ai embarqué dans ça.C\u2019est un moment que mon père et moi avons pu partager ensemble.Puisqu\u2019il était un athlète professionnel, il était extrêmement occupé, mais étant maintenant une athlète moi aussi, je comprends la charge de travail que ça prend.Ça fait donc 15 ans déjà que je fais ce sport!» Si elle a accroché autant, ce n\u2019est pas pour la puissance et l\u2019aspect féroce de la boxe, mais bien pour sa tactique et sa technique.«J\u2019adore le jeu d\u2019échecs que ça amène.J\u2019aime aussi le fait qu\u2019on se surpasse.Je cherche toujours à m\u2019améliorer pour atteindre mon plein potentiel.On dirait qu\u2019on ne touche jamais la limite.On peut faire mieux chaque jour.J\u2019apprécie énormément cet aspect qui nous incite à foncer vers l\u2019avant.» TAMMARA THIBEAULT COMME AUX ÉCHECS.AVEC DES GANTS! VOIR Notre vidéo sur lesoleil.com et dans notre application Tammara Thibeault aime la boxe pour ses aspects tactique et technique.\u2014 PHOTO JOHANY JUTRAS/ ÉQUIPE CANADA leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 83 MAG SPORTS MATTHEW VACHON matthew.vachon@lenouvelliste.qc.ca Lorsqu\u2019il est question de racisme, de plus en plus d\u2019athlètes utilisent leur plateforme pour sensibiliser les jeunes et les moins jeunes.À l\u2019échelle mondiale, des personnalités sportives comme Lebron James, Lewis Hamilton ou encore Patrick Mahomes II n\u2019hésitent pas à prendre la parole dans le but d\u2019améliorer les choses.Plus localement, les gens de la Mauricie ont la chance de compter sur la boxeuse Tammara Thibeault afin de voir un changement positif et durable pour un enjeu social aussi crucial.«Je suis heureuse d\u2019avoir une pla- teforme pour m\u2019exprimer, car c\u2019est important pour moi.Si, à la fin de ma carrière, je peux avoir utilisé ça pour quelque chose de positif, ce sera tant mieux.J\u2019ai senti un bel appui quand j\u2019ai pris parole, mais c\u2019est quelque chose que j\u2019ai toujours pensé.C\u2019était naturel pour moi, car c\u2019est logique.Il faut réaliser que nous ne naissons pas en détestant une ethnicité.C\u2019est quelque chose qui s\u2019apprend.Il faut donc être éduqué pour comprendre les différentes cultures et pour se respecter les uns et les autres», a fait valoir la Shawiniga- naise de 24 ans.Changer les mentalités, ça ne se fait cependant pas en claquant des doigts.Pour y arriver, ça prend des efforts soutenus, de la patience et des voix qui s\u2019élèvent pour orienter le changement vers le résultat espéré.Fille d\u2019une mère noire et d\u2019un père blanc, la boxeuse mauricienne a vu dès un tout jeune âge les défis auxquels sa mère a été confrontée au quotidien ainsi que la réalité différente de son père.«Je viens d\u2019un monde où la couleur de ta peau ne te définit pas en tant que personne.Moi, mon histoire, je la vis d\u2019une autre façon, car je suis Haïtienne et Québécoise.Je ne peux donc pas parler pour toute la communauté noire, puisque chaque personne a eu des défis différents.Quand les gens me voient, ils me perçoivent comme une personne noire, mais je suis mulâtre en fait.[\u2026] Mes parents nous disaient que nous étions différents, mais que nous valions la même chose.En travaillant fort, nous pouvons nous rendre où nous voulons.» À ses yeux, l\u2019un des éléments essentiels qu\u2019il faut retenir, c\u2019est que peu importe la couleur de la peau d\u2019une personne, c\u2019est qu\u2019elle est humaine à l\u2019instar des 7,8 milliards d\u2019habitants de la Terre.«Nous avons besoin d\u2019une variété culturelle.Si quelqu\u2019un mange la même chose tous les jours, elle va finir par trouver ça plate! C\u2019est bien, la différence, d\u2019être conscient qu\u2019il y a des personnes différentes autour de nous, mais ça ne devrait pas nous définir.Le racisme, c\u2019est un problème qui devrait être déjà réglé depuis longtemps.[\u2026] Nous sommes tous humains.Oui, il y a des cultures et des ethnicités différentes.C\u2019est normal qu\u2019on s\u2019attache à des gens qui nous ressemblent.Par contre, tout part du respect.Il n\u2019y a pas d\u2019ethnicité supérieure.La race, ça ne se dit pas.Changer les mots péjoratifs qui y sont reliés sont est également très important.» DIFFICILE D\u2019ÉVALUER L\u2019AMÉLIORATION En mai 2020, le meurtre de George Floyd a secoué le monde entier et entraîné d\u2019importantes vagues de protestation.Cependant, malgré tous les efforts déployés, il demeure difficile de quantifier le changement que cela a apporté au quotidien.Ce n\u2019est que dans quelques années que l\u2019impact réel de ces efforts pourra être observé.Thibeault juge toutefois qu\u2019il y a un cheminement bien entamé en ce qui concerne la sensibilisation au sein de la population.«C\u2019est difficile de définir ce qu\u2019est une progression.Le racisme, il est simplement mieux caché.Par contre, je pense qu\u2019il y a eu une prise de conscience pour plusieurs personnes.Je crois qu\u2019il y a besoin d\u2019avoir un changement dans la culture.» Récemment, le quadruple meurtre islamophobe survenu à London en Ontario a choqué un grand nombre de gens au Canada.Motivé par la haine, ce geste épouvantable tend à démontrer qu\u2019il reste encore beaucoup de chemin à parcourir afin de reléguer aux oubliettes le racisme une bonne fois pour toutes.«Notre devoir, c\u2019est de sensibiliser les gens, de s\u2019unir, de se respecter et d\u2019évoluer.Oui, le passé a vu des choses épouvantables, mais aujourd\u2019hui, nous pouvons faire mieux.Nous pouvons apprendre à nos enfants le fait de respecter les autres.C\u2019est ça notre devoir.C\u2019est le message que je veux que nous retenions.» MATTHEW VACHON, LE NOUVELLISTE «NOUS SOMMES TOUS HUMAINS» «Il faut être éduqué pour comprendre les différentes cultures et pour se respecter les uns et les autres», a fait valoir Tammara Thibeault.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS L es chroniqueurs qui s\u2019intéressent à la politique canadienne aiment bien nous parler des «deux solitudes».Dans le monde du sport, c\u2019est un peu plus difficile.Les différences entre le Québec et le Rest of Canada (ROC) sont moins nombreuses.Et souvent moins importantes.Cette année, par contre, c\u2019est plutôt amusant.Au Québec, les amateurs de hockey sont en extase.Dans les rues du centre-ville de Montréal, on soulève des cônes orange pour célébrer ce championnat qui pourrait arriver dans quatre semaines.Si tout continue de bien aller.Dans les autres provinces continentales, on célèbre pas mal moins fort le déconfinement et l\u2019arrivée de l\u2019été.À Ottawa, ça ne va pas si mal.Les attentes envers les Sénateurs n\u2019étaient pas très grandes en début de saison.La direction du club se réjouit donc du chemin parcouru par les jeunes au cours des six derniers mois, même si personne ne peut vraiment se satisfaire du 23e rang au classement général.Ailleurs, la frustration règne.À Toronto, à Winnipeg, à Edmonton, à Calgary ainsi qu\u2019à Vancouver, les attentes étaient élevées.Tour à tour, les Maple Leafs, les Jets, les Oilers, les Flames et les Canucks ont fait patate.MITCH MARNER OU DEMAR DEROZAN?À Toronto, en soirée, la Tour du CN s\u2019illumine en bleu, blanc et rouge.Ça doit rendre les columnists sportifs de la Ville reine complètement dingues.Dans le Star, Kevin McGran a même commencé à citer Albert Einstein.La définition de la folie, c\u2019est de répéter la même expérience chaque année en espérant un résultat diffé- rent, a-t-il écrit, samedi dernier.Les Maple Leafs ont subi l\u2019élimination au premier tour des séries, quatre années consécutives.Les deux architectes de la formation, le directeur général Kyle Dubas et le président Brendan Shanahan, jurent qu\u2019ils ne changeront pas leur noyau de joueurs en prévision de la saison prochaine.Peuvent-ils vraiment espérer un championnat?McGran a tracé un parallèle avec le dernier club torontois qui a remporté un championnat sportif majeur.En juillet 2018, les Raptors ont échangé leur pilier DeMar DeRo- zan.Ce n\u2019était pas une décision facile, parce que le type portait Toronto dans son cœur.C\u2019était un pari risqué, aussi, parce que les Raptors obtenaient en retour une superstar dont le contrat arrivait à échéance.La star en question, c\u2019était Kawhi Leonard.La seule et unique saison de Leonard à Toronto a pris fin avec un grand défilé des champions.Mitch Marner est originaire de Toronto.Il ne serait pas facile, pour Dubas et Shanahan, d\u2019échanger une vedette qui vient de Toronto.Si les Leafs obtiennent le joueur qui leur permettrait de mettre fin à la plus longue disette de l\u2019histoire du hockey, ça en vaudrait \u2014 peut- être \u2014 la peine.DUBOIS A DÉÇU S\u2019il est question de transactions estivales dans les médias du plus grand marché canadien, c\u2019est qu\u2019on commence à digérer la sortie hâtive des Leafs.Dans le plus petit marché, on n\u2019est pas rendus là.Au lendemain de l\u2019écrasement des Jets, le columnist du Free Press, Mike McIntyre, s\u2019est placé dans les souliers du dg.Il s\u2019est mis à imaginer à quoi ressembleront les rencontres individuelles de fin de saison avec les joueurs qui ont déçu, durant les séries.On comprend, en lisant sa chronique, que les bons fans des Jets n\u2019ont pas trop apprécié l\u2019acquisition clé de l\u2019hiver dernier, Pierre- Luc Dubois.«On pourrait faire semblant que cette saison n\u2019a pas eu lieu», écrit-il.On pensait qu\u2019il prendrait réellement son envol dans les séries.Il a connu de bonnes séries, après tout, dans l\u2019organisation des Blue Jackets de Columbus.Il n\u2019a pas touché la cible une seule fois en sept matchs, ce printemps.S\u2019il était gonflé à bloc d\u2019affronter l\u2019équipe favorite de son enfance, ça n\u2019a pas trop paru.TOUJOURS LE GARDIEN.La direction des Oilers d\u2019Edmonton aura beaucoup d\u2019argent à dépenser, cet été.Près de 30 millions $US, en tout, si on se fie à nos collègues de The Athletic.Ça sous-entend que la direction rachète le contrat du vétéran James Neal.Et ça, pour l\u2019heure, ça demeure une rumeur.Les Oilers ne dépenseront pas tout d\u2019un coup.Ils doivent se garder quelques millions en réserve, pour le contrat du très bon défenseur Darnell Nurse, qui sera à renégocier dans la prochaine année.Il sera intéressant de voir ce que Ken Holland fera avec le reste de sa bourse.Le dg aurait l\u2019intention de laisser le titre de gardien de but numéro un à Mike Smith.Smith a été très bon, en saison régulière.En séries, puisque les Oilers ont subi trois revers sur quatre en prolongation, on a le droit de penser qu\u2019il n\u2019a pas été capable de faire le «gros» arrêt dans les moments les plus importants.CHANGEMENT DE CULTURE?Andrew Mangiapane a passé un coup de fil à ses parents au terme de son dernier match au Championnat mondial de hockey.Il n\u2019avait pas de place pour son trophée du joueur par excellence dans sa valise.Ses parents lui ont recommandé de le garder sur lui durant tout le vol de retour.Mangiapane est peut-être le seul joueur de toute l\u2019organisation des Flames de Calgary qui entreprendra ses vacances avec un sentiment de fierté.Malgré tout son talent, cette équipe ne parvient pas à se hisser parmi l\u2019élite.Le vétéran Milan Lucic, qui a soulevé la coupe Stanley il y a 10 ans, a l\u2019air de croire qu\u2019un «changement de culture» est nécessaire.«S\u2019il nous manque un petit quelque chose, ce petit quelque chose se trouve entre les deux oreilles», a-t-il déclaré.ATTAQUANTS DEMANDÉS «Il livre ses meilleures performances dans les moments les plus importants», dit Jim Benning au sujet de Vasily Podkolzin.Le plus bel espoir de l\u2019organisation des Canucks de Vancouver a été mis sous contrat à la fin du mois de mai.Ce n\u2019est qu\u2019un début.Les jeunes Canucks chercheront à bonifier leur attaque, cet été.«Nous avons besoin de vitesse et de profondeur», dit Benning.TRISTE ÉTÉ DANS LE ROC espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com L\u2019élimination des Maple Leafs est difficile à digérer à Toronto.Mitchell Marner (à gauche) devrait-il être échangé?\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, NATHAN DENETTE leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 85 MAG SPORTS MATHIAS BRUNET La Presse La quête de la recette gagnante en séries éliminatoires est fascinante.Quand les Ducks d\u2019Anaheim de Brian Burke avec leurs joueurs costauds, mais un peu plus lents, et leurs durs à cuire, ont remporté la Coupe Stanley en 2007, de nombreux clubs les ont imités l\u2019année suivante et ont grossi leur formation.Puis quand les Blackhawks de Chicago et les Penguins de Pittsburgh se sont partagé des Coupes Stanley entre 2009 et 2013 après des années de misère, les chances de succès passaient exclusivement par une reconstruction et des joueurs repêchés dans le top trois.Detroit gagne avec Osgood devant le filet et Chicago avec Nie- mi?Inutile de payer ses gardiens ou de les repêcher en première ronde.La victoire des Blues il y a trois ans avec Jordan Binnington, un gardien prêté au club-école des Bruins (leurs adversaires en finale) l\u2019année précédente a confirmé encore davantage cette croyance.Los Angeles gagne avec Kopitar et Carter, Pittsburgh avec Crosby et Malkin?I-M-P-O-S-S-I-B-L-E de gagner sans de gros joueurs de centre.L\u2019identité des quatre équipes dans le carré d\u2019as est désormais connue et les croyances seront bouleversées à nouveau.Le premier centre à Vegas entre Max Pacioretty et Mark Stone, Chandler Stephenson, 27 ans, obtenu des Capitals de Washington pour un choix de cinquième ronde, n\u2019a jamais amassé plus de 35 points dans une saison.Stephenson mesure 6 pieds.Les trois autres centres numéro un, Nick Suzuki (Montréal), Mathew Barzal (Long Island) et Brayden Point (Tampa) ne mesurent pas plus de six pieds.Tampa Bay a reconstruit à l\u2019époque.Montréal a réinitialisé.Vegas a construit.Long Island s\u2019est contentée de changer sa culture organisationnelle sous Lou Lamoriello.Le Lightning a neuf joueurs repêchés et développés par l\u2019organisation.Vegas, par la force des choses, a bâti son club avec des échanges.Les Islanders, eux, ont une douzaine de joueurs repêchés par l\u2019équipe.C\u2019est un mélange de joueurs autonomes, de joueurs obtenus dans des échanges et de choix au repêchage à Montréal.Il y en aura sept si Alexander Romanov et Jake Evans sont en uniforme.Alors, quelle est la recette?GARDIENS : LA FIN D\u2019UN MYTHE?Le mythe du gardien de «location» risque de tomber.Les quatre gardiens du carré d\u2019as ont été repêchés en première ronde : Marc-André Fleury, 1er au total en 2003, Carey Price, 5e au total en 2005, Andrei Vasilevskiy, 19e au total en 2012 et Semyon Varlamov, 23e au total en 2006.Risque-t-on de voir davantage de gardiens repêchés en première ronde cette année?Fort possible.On a beaucoup critiqué le contrat de Carey Price.Le gardien des Canadiens est le seul joueur payé plus de 10 M$ encore en lice pour la Coupe.Les grandes vedettes offensives Connor McDavid, Arte- mi Panarin, Auston Matthews, John Tavares, Mitch Marner et Jack Eichel sont déjà toutes en vacances.Faut-il encore investir à l\u2019attaque comme le réclamaient les fans des Canadiens ces dernières années?Les partisans des Leafs ne semblent pas de cet avis.En vérité, il n\u2019y a pas de recette, mais des recettes.Les Flyers ont gagné grâce à l\u2019intimidation dans les années soixante-dix; les Oilers d\u2019Edmonton ont dominé le hockey dans les années quatre-vingt grâce à une attaque dévastatrice; les Devils du New Jersey ont remporté quelques Coupes en vertu de la trappe et d\u2019un extraordinaire gardien, Martin Brodeur; les Red Wings avaient leurs Russes; les Penguins Crosby et Malkin, les Blackhawks Kane et Toews.Il s\u2019agit de croire en ses éléments en place, à croître collectivement au moment opportun, croire en soi\u2026 et avoir de la chance, évidemment! LA RECETTE?QUELLE RECETTE?Max Pacioretty et son centre, un certain Chandler Stephenson \u2014 PHOTO AFP, ETHAN MILLER ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Le Canadien aura son plus gros défi du printemps devant lui à compter de lundi, quand il commencera sa série demi-finale de la Coupe Stanley face aux Golden Knights de Vegas.Ce n\u2019est toutefois rien de nouveau pour les membres de la formation montréalaise, qui joue le rôle du négligé depuis le début des séries.«Nous n\u2019étions pas les favoris pour nous rendre jusqu\u2019ici et c\u2019est correct, a affirmé l\u2019attaquant Nick Suzuki en visioconférence vendredi.Nous ne portons pas attention à ce qui se dit à notre sujet.Nous avons tous confiance en nos moyens, et nous le démontrons depuis le début des séries.» Les Golden Knights ont remporté la finale de la section Ouest contre l\u2019Avalanche du Colorado en six matchs grâce à une victoire de 6-3, jeudi soir.Les joueurs du Canadien ont analysé leur adversaire par vidéo pour une première fois vendredi matin, en plus de s\u2019entraîner en gymnase.«C\u2019est une équipe différente de celles que nous avons affrontées jusqu\u2019ici, a souligné l\u2019entraîneur-chef par intérim du Canadien, Dominique Ducharme.Mais quand vous vous approchez du but ultime, les équipes toujours en lice sont confiantes, se défendent bien et peuvent marquer des buts.Dans toutes les facettes du jeu, ça représente un défi, et c\u2019est normal rendu ici.» Les Golden Knights avaient aussi atteint le carré d\u2019as la saison dernière, avant de baisser pavillon devant les Stars de Dallas et Corey Perry, qui se retrouve de nouveau dans leur chemin avec le Canadien.TRAVAILLER FORT «Nous avions travaillé fort et bien joué défensivement, a raconté Perry au sujet de la série de l\u2019an dernier.Il faudra avoir ce même état d\u2019esprit.Ils ont beaucoup de munitions à l\u2019attaque avec quatre bons trios, ils comptent sur des défenseurs de pointe et leur gardien joue bien.«Ils vont obtenir leurs tirs, leurs occasions, mais il faut limiter la qualité de leurs chances.Et quand ils vont en obtenir, votre gardien doit faire l\u2019arrêt.Ce fut le cas la saison dernière et je crois que ce groupe peut faire la même chose.Nous devons les frustrer en nous assurant d\u2019être toujours du bon côté de la rondelle», a ajouté le vétéran âgé de 36 ans.L a d é f e n s i v e d e s G o l d e n Knights est la meilleure à laquelle le Canadien a été opposé ce printemps, et possiblement cette saison.Menés par l\u2019ancien des Blues de St Louis Alex Pietrangelo et Shea Theodore, ainsi que grâce au brio des gardiens Marc-André Fleury et Robin Lehner, les Golden Knights ont accordé seulement 124 buts en 56 matchs en saison régulière.«Physiquement, leur défensive est assez imposante et ils sont agiles avec leur bâton, a souligné Ducharme.Ils ferment l\u2019espace rapidement quand vous attaquez leur zone défensive, et ils utilisent leur physique pour vous contenir dans les coins.Mais je crois que nous sommes assez dynamiques comme groupe pour générer suffisamment d\u2019offensive.» À l\u2019attaque, il n\u2019y a pas de super vedettes comme Auston Matthews et Mitchell Marner, mais plutôt de nombreux éléments de grande qualité, comme l\u2019ancien capitaine du Tricolore Max Pacioretty, Mark Stone, William Karlsson, Jonathan Marchessault et Alex Tuch.«Nos défenseurs ont fait de l\u2019excellent travail lors des deux premières rondes et nous aurons besoin de la même chose de leur part, a dit Perry.Ils sont prêts pour ce défi.» Le Canadien s\u2019entraînera une dernière fois dans la région mon- tréalaise samedi avant de s\u2019envoler vers Las Vegas.LE CH ENCORE UNE FOIS DANS LE RÔLE DE NÉGLIGÉ SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS Selon Serge Savard, la chimie, c\u2019est d\u2019abord et avant tout une question de sacrifices MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca Depuis que le Canadien a effectué sa spectaculaire remontée face aux Maple Leafs de Toronto et encore plus depuis qu\u2019il a balayé les Jets de Winnipeg, on ne cesse de parler de la chimie qui s\u2019est installée au sein de l\u2019équipe.La chimie, cet élément ô combien abstrait, mais tout à fait essentiel au sein d\u2019une formation qui aspire aux grands honneurs.Serge Savard a remporté pas moins de 10 coupes Stanley au cours de son illustre carrière avec le Canadien : huit en tant que joueur et deux à titre de directeur général.Et il peut vous parler longtemps de chimie, même s\u2019il n\u2019est pas fou de l\u2019expression.« Chimie?C\u2019est un beau mot, mais je préfère qu\u2019on dise \u201cdevenir une équipe\u201d, lance-t-il.Ça me semble plus juste, plus concret.Mais l\u2019important, dans la vraie vie, c\u2019est que le Canadien soit justement enfin devenu une équipe\u2026» Une bande de joueurs devient une équipe, selon l\u2019ex-défenseur et membre du Temple de la renommée, lorsque ceux-ci acceptent de se sacrifier, qu\u2019ils font passer les intérêts du club avant les leurs.«Dans les années 70, on avait toute une équipe, on va se le dire.Lafleur, Shutt, Lemaire, Robinson, Lapointe et cie, c\u2019était quelque chose.Mais même Guy et Steve devenaient plus prudents en séries, ils faisaient beaucoup plus attention à leur défensive.Il ne fallait pas donner d\u2019échappées et on tirait énormément de fierté à accorder peu de buts, nos vedettes à l\u2019attaque y compris.Nous avions du talent comme ce n\u2019était pas permis, mais le sens du sacrifice pour le bien du club était aussi très présent.» Dans la même veine, Savard s\u2019est ensuite mis à parler des Leafs, une équipe qui était clairement supérieure au Canadien sur papier.«Les Leafs, ils ont du talent rien qu\u2019en masse.Auston Matthews, c\u2019est tout un joueur.Mais à plus de 11 millions par année, ça ne lui coûte rien quand son équipe tombe en vacances de bonne heure.C\u2019est tout un joueur, mais il n\u2019a pas encore atteint cette maturité dont tu as besoin pour devenir un champion.» PRICE\u2026 COMME ROY?En fin de saison, alors que le Canadien ne gagnait pas souvent et que tout le monde était prêt à échanger ou à congédier tout le monde, Serge Savard ne paniquait pas.Car le Sénateur savait que si Carey Price redevenait Carey Price, tout était possible.«On est en séries et personne ne gagne en séries sans un gardien hot.Price est hot et le Canadien gagne.Mais il n\u2019est pas le seul à jouer du bon hockey.Autour de lui, tout le monde fait son travail.Il aurait beau faire des miracles, si les gars autour ne se sacrifiaient pas, si tout le monde n\u2019acceptait pas son rôle, ça ne fonctionnerait pas.» Ceci dit, l\u2019homme hésite avant de mettre Price sur le même piédestal que Patrick Roy, le grand responsable des triomphes de 1986 et de 1993.«Patrick a gagné partout, à Montréal, au Colorado, partout.Il a quatre bagues de la Coupe Stanley.Attendons un peu\u2026» Mais Price, comme le reste du Canadien, risque d\u2019en avoir plein les bras avec les Golden Knights de Vegas.Savard parle d\u2019un «gros, gros test».«Les Golden Knights sont supérieurs aux Leafs et ils sont supérieurs aux Jets.Ça ne sera pas facile.Mais il ne reste que quatre équipes en lice et le Canadien fait partie de celles-là.Tout est possible, mais il n\u2019y a rien de gagné.L\u2019équipe est proche et loin en même temps.» En 1993, le Canadien avait vaincu les Nordiques au premier tour après avoir comblé un déficit de 2-0 dans la série.Les joueurs de Pierre Pagé étaient largement favoris pour l\u2019emporter.«Les gens disent que le parcours des champions de 1993 et celui du Canadien d\u2019aujourd\u2019hui se ressemblent.Ce n\u2019est pas faux, mais nous, nous avions battu la meilleure équipe en partant et LE CANADIEN EST DEVENU UNE ÉQUIPE 1 2 leSoleil SAMEDI 12 JUIN 2021 87 le chemin s\u2019était ensuite ouvert devant nous.Car Québec, avec les Sakic, Sundin, Nolan, Ricci, Duchesne et cie, était très, très solide.Là, Vegas, c\u2019est le plus gros morceau jusqu\u2019ici.» DU LEADERSHIP Les observateurs et les partisans vantent souvent le leadership du capitaine Shea Weber.Mais lorsqu\u2019on arrive en séries, toujours selon Serge Savard, le leadership devient l\u2019affaire des 20 joueurs.«T\u2019as beau avoir un bon capitaine, si c\u2019est ton seul leader, tu n\u2019iras pas loin, tranche-t-il.Et être un bon leader, ce n\u2019est pas seulement de se lever et de prendre la parole dans le vestiaire.Un leader prêche d\u2019abord par l\u2019exemple, il se sacrifie pour son équipe.Et ça en prend plusieurs pour gagner.Ça en prend 20.» Se sacrifier.Savard y revient toujours.Et il reviendra sur cette réunion tenue dans son bureau lors du printemps de 1986.«Nos défenseurs étaient bons, mais ils prenaient trop de risques.Et à un moment donné, j\u2019ai convié les six dans mon bureau.Larry Robinson était du groupe.Et j\u2019ai dit aux gars : \u201cLà, plus personne ne traverse la ligne bleue, on prend trop de chances.Le prochain qui traverse la bleue, c\u2019est pas compliqué, il ne joue pas à la prochaine game!\u201d Les gars ont compris, ils ont accepté de se sacrifier\u2026 et on a gagné.» Et c\u2019est tout ce qui compte.POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB To u t d\u2019 u n c o u p, l e s é l o g e s pleuvent sur Marc Bergevin.«Il a véritablement bâti son club en fonction des séries», lit-on et entend-on partout depuis quelques semaines.Mais voilà, Serge Savard hésite avant d\u2019envoyer des fleurs à celui qu\u2019il avait recommandé à Geoff Molson à l\u2019époque.«Depuis toujours, au hockey, comme dans les autres sports professionnels, la victoire répare tout, lance-t-il.Ce n\u2019est pas un phénomène nouveau, vous savez\u2026» Le hockey n\u2019est pas une science exacte, rappellera-t-il avec raison.Car tant d\u2019éléments entrent en ligne de compte quand un d i re c t e u r g é n é ra l b â t i t s o n équipe et ensuite quand celle-ci doit livrer la marchandise.« À l \u2019 heu re où o n s e pa rle, les acquisitions de Bergevin le ser vent bien, le font bien paraître.Cependant, est-ce que ça excuse le fait qu\u2019il a négligé la LHJMQ et les joueurs québécois?Et est-ce que ça excuse le fait que peu de ses choix au repêchage portent aujourd\u2019hui l\u2019uniforme du Canadien?Je ne crois pas\u2026» Le Sénateur attend de voir la suite des choses.Mais clairement, selon lui, Bergevin a des choses à corriger.«On verra où le Canadien va nous amener\u2026», termine-t-il, prudemment.MICHEL TASSÉ, LA VOIX DE L\u2019EST «LA VICTOIRE RÉPARE TOUT» Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin \u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT 2 Guy Carbonneau, Mike Keane et Kirk Muller avec la Coupe Stanley en 1993.Après les sacrifices, la récompense.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, FRANÇOIS ROY 1 «Dans les années 70, on avait toute une équipe.[.] Nous avions du talent comme ce n\u2019était pas permis, mais le sens du sacrifice pour le bien du club était aussi très présent», rappelle Serge Savard.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DENIS COURVILLE SAMEDI 12 JUIN 2021 leSoleil 224 0068384 * L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2021 (MG1 CP), à transmission manuelle, dont le prix de détail suggéré est de 23 026 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 69 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 0 $.Le premier paiement de 69 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 79,33 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 30 juin 2021.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMD est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.LA NOUVELLE IMPREZA 2021 5 portes 69$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de mois 48 Location de acompte 0$ Montant total exigé avant le début de la location : 79,33 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle de 20000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.23026$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de avec système EyeSightMD1 et phares spéci?ques2 VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est l\u2019appel de la nature.Pro?tez-en.À PRISE CONSTANTE Association des concessionnaires Subaru du Québec DESJARDINS SUBARU 999, avenue Galibois Québec 418 681-6000 OPTION SUBARU 1900, avenue Jules-Verne Québec 418 648-9518 LÉVIS SUBARU 4980, boul.Guillaume-Couture Lévis 418 833-1960 "]
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