Le soleil, 27 mars 2021, Cahier 1
[" P H O T O C R É D I T 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x AFFAIRES OUBLIEZ LES SORTIES DE DERNIÈRE MINUTE AU RESTO PAGE 38 IL Y A UN AN, LE QUÉBEC FRÔLAIT LA PÉNURIE DE MÉDICAMENTS PAGE 14 LE MAG TOUS DERRIÈRE NOS ATHLÈTES CULINAIRES «S\u2019il me tue, vous allez savoir pourquoi » Récit d\u2019une voie judiciaire contestée pour les cas de violence conjugale PAGE 4 P H O T O L E S O L E I L , Y A N D O U B L E T 3 , 0 0 $ + t x SEMAINE DU 27 MARS AU 2 AVRIL 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 13 COOP D\u2019INFORMATION 0053863 LoretteviLLe Sainte-Foy LéviS Québec Saint-GeorGeS 866 444-0055 *Offre permanente dépistage auditif sans frais* Certaines prothèses auditives peuvent être payées par la RAMQ, la CNESST, l\u2019ACC ou l\u2019 assurance privée votre audition vous joue des tours?80% des personnes touchées par une perte auditive ne sont pas diagnostiquées ou traitées.50% des personnes de 75 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif 33% des personnes de 65 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif.www.berubebrassard.ca SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 2 0060221 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 3 HENRI OUELLETTE-VÉZINA La Presse MONTRÉAL \u2014 Les principaux variants deviendront «dominants» et représenteront plus de 50 % des nouveaux cas d\u2019ici le début d\u2019avril au Québec, a prévenu vendredi l\u2019Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).Pour l\u2019organisme, le constat est clair : les mesures en place sont insuffisantes pour ralentir ces nouvelles souches du coronavirus.«Tout le monde a hâte de revoir les gens qu\u2019ils aiment, mais ceci étant dit, les mesures actuellement sont insuffisantes pour ralentir les variants.[\u2026] J\u2019imagine que le gouvernement va devoir changer certaines décisions, pour ce qui est permis ce qui n\u2019est pas permis», a expliqué le médecin épidémiologiste de l\u2019INSPQ, le Dr Gaston De Serres, lors de la présentation de nouvelles modélisations, vendredi matin.Selon les premières observations de l\u2019Institut, la diminution de l\u2019adhésion aux mesures qui s\u2019observe depuis quelques semaines joue pour beaucoup, au moment où il est «plus important que jamais» d\u2019appliquer les différents moyens de freiner la transmission.Pour l\u2019heure, le criblage a permis d\u2019identifier 5157 cas «cumulatifs» de variants au Québec, une hausse de 475 par rapport à la veille.Le nombre de cas séquencés, lui, demeure stable à 704.«Je ne sais pas à quel moment on parlera de troisième vague, mais on a certainement une vague de variants qui est en mouvement depuis quelques semaines, et qui va nous amener à avoir plus de cas», insiste le Dr De Serres.Dans certaines régions, dont la Capitale-Nationale, les variants pourraient d\u2019ailleurs déjà être «dominants».«En fait, ce qui existait avant même le relâchement des mesures était insuffisant pour contrôler les variants, d\u2019après ce qu\u2019on constate, avance l\u2019épidémio- logiste, pour qui la hausse des cas engendrera forcément une «hausse des décès et des hospitalisations».FAUT-IL RESTREINDRE LES MESURES?Questionné à savoir si Québec devrait imposer de nouvelles restrictions ou même reconfiner dans le contexte, Gaston De Serres a semblé répondre par l\u2019affirmative.«Si les choses continuent sans modifications, ça va aller en augmentant.Maintenant, c\u2019est sûr que le gouvernement doit peser l\u2019ensemble des inconvénients que cause la pandémie», dit-il, citant notamment l\u2019importance du réseau scolaire, du travail et des relations sociales.«Ce sera la décision du gouvernement, mais au niveau épidémiologique, de voir que même avant l\u2019ouverture de certaines activités, on n\u2019avait pas le contrôle sur les variants, disons que ça n\u2019augure pas bien», poursuit-il.Rappelons que ce signal d\u2019alarme de l\u2019INSPQ survient au lendemain d\u2019un assouplissement pour les rassemblements dans les lieux de culte, qui peuvent depuis aujourd\u2019hui accueillir 250 personnes par bâtiment, y compris en zone rouge.Il y a trois jours, le gouvernement annonçait aussi le retour en classe à temps plein des élèves de 3e, 4e et 5e secondaires en zone rouge, dès lundi.Les spas, les gyms et les salles de spectacles rouvrent aussi vendredi.Le professeur et épidémiologiste à l\u2019Université McGill Mathieu Maheu-Giroux, qui a aussi participé à ces nouvelles projections, affirme que la situation du Québec est tout à fait comparable avec celle de l\u2019Ontario, qui est «officiellement entrée dans ce qu\u2019ils appellent leur troisième vague, propulsée par les variants».«Dans leur cas, au 24 mars, c\u2019était un peu moins de 60 % des cas qui étaient des variants », soulève-t-il.Si le Québec et le Canada devaient se rendre à une proportion de 100 % des nouveaux variants, la situation serait beaucoup plus problématique.« Ça serait une autre bibitte.Et ça serait beaucoup plus difficile à contrôler», glisse au passage M.Maheu-Giroux.«Les deux ou trois prochains mois vont être une période difficile à traverser», précise le Dr De Serres, qui dit espérer que la vaccination protège au minimum les plus âgés et plus vulnérables.«Oui, les personnes âgées seront moins touchées à cause de la vaccination, mais chez les plus jeunes, il n\u2019y a aura pas de changement.Et si beaucoup de jeunes sont touchés, un certain nombre vont être hospitalisés.» AVEC TOMMY CHOUINARD PROJECTIONS DE L\u2019INSPQ LES VARIANTS «DOMINANTS» DÈS LE DÉBUT AVRIL Selon l\u2019INSPQ, il est «plus important que jamais» d\u2019appliquer les différents moyens de freiner la transmission de la COVID-19.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET Jeudi, devant la hausse du nombre de cas et l\u2019incidence de variants dans le Bas-Saint-Laurent, le Centre de services scolaire de Kamouraska\u2013Rivière-du-Loup a annoncé qu\u2019il fermera toutes ses écoles primaires et secondaires jusqu\u2019au 5 avril.Pour le Dr Gaston De Serres, la situation illustre que dans les écoles, la transmission risque d\u2019être encore «plus grande et plus difficile à mitiger ou contrôler».«Les éclosions dans le réseau scolaire, ce n\u2019était pas facile avec les coronavirus historiques.Mais là, avec les variants, ça pourrait rendre le contrôle encore plus compliqué», a-t-il reconnu.Le Bas-Saint-Laurent établissait jeudi un nouveau record en enregistrant 46 nouveaux cas.À l\u2019heure actuelle, la région compte un peu plus d\u2019une centaine de cas actifs à l\u2019échelle de son territoire, ce qui est largement au-delà des proportions équivalentes enregistrées lors des dernières semaines.LA PRESSE ET LES ÉCOLES? SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS Au Québec, des femmes victimes de violence conjugale se retrouvent couramment sur une voie judiciaire alternative surnommée le «810», qui mène à un mandat de paix et évite des casiers judiciaires aux hommes visés.«C\u2019est une fausse protection», affirme une femme qui continue de craindre pour sa vie. MARC ALLARD mallard@lesoleil.com Debout dans une salle d\u2019audience de la cour municipale de Lévis, Julie* raconte comment son ex- conjoint l\u2019a menacée, frappée et violée.Puis, elle l\u2019entendra nier que c\u2019était arrivé.Une semaine plus tard, la juge prononce son verdict.Elle a cru le témoignage de Julie.En vertu de l\u2019article 810 du Code criminel, elle ordonne l\u2019émission d\u2019un «mandat de paix».L\u2019ex-conjoint doit s\u2019engager à ne pas troubler l\u2019ordre public pour un an, cesser de communiquer avec Julie et de se rendre chez elle, sauf pour le changement de garde des enfants.À l\u2019issue du procès, il n\u2019y a pas de déclaration de culpabilité, pas de peine de prison.L\u2019article 810 vise à prévenir un crime et non à le punir.Il n\u2019entraîne pas de casier judiciaire. Julie espérait néanmoins que l\u2019engagement de son ex-conjoint allait mettre fin à son cauchemar.Mais la violence a continué, allègue-t-elle.Maintenant, Julie se sent trahie par le système de justice.Elle craint toujours pour sa vie.«S\u2019il me tue, dit-elle, vous allez savoir pourquoi.» Julie est loin d\u2019être la seule à s\u2019être retrouvée sur cette voie judiciaire.Le recours à la mesure 810 dans les situations de violence conjugale est de plus en plus grand au Québec, obser ve le Regroupement de maisons pour femmes victimes de violence conjugale dans une ré cente recherche chapeautée par des professeurs de l\u2019UQAM et de l\u2019Université de Montréal.En conséquence, des hommes violents évitent des condamnations et leurs victimes sont mal protégées par le système de justice, estime le regroupement, qui compte 43 maisons partout au Québec.Après sept féminicides en deux mois au Québec, le recours à l\u2019engagement 810 en violence conjugale doit être réexaminé, selon le regroupement.«Le 810, c\u2019était fait au départ pour régler des problèmes d\u2019incivilité ou des problèmes de voisinage, dit Louise Riendeau, porte-parole du regroupement.Et ça a fini par être utilisé en matière de violence conjugale.Mais la violence conjugale, ce n\u2019est pas un geste isolé, une fois, c\u2019est vraiment une volonté d\u2019un conjoint de maintenir son contrôle sur sa conjointe.Dans ces cas-là, c\u2019est difficile de penser que, parce qu\u2019on dit à quelqu\u2019un \u201cvous allez prendre un engagement de garder la paix\u201d, ça va se faire de façon automatique».«JE NE VOULAIS PAS BRISER MA FAMILLE» Durant sept ans, Julie a entretenu une relation avec un homme dont elle a eu des enfants.Le couple s\u2019est brisé plusieurs fois.Julie décrit son ex-conjoint comme un homme charmeur, alcoolique, toxicomane et violent.Dans un texte de plusieurs pages qu\u2019elle a envoyé au Soleil et lors d\u2019entrevues, elle a relaté les multiples fois où son ex- conjoint l\u2019a dénigrée, volée, menacée, frappée et contrainte d\u2019avoir des relations sexuelles avec lui.Mais «chaque fois qu\u2019il revenait, je le reprenais, écrit Julie.Chaque jour qu\u2019il était là, il s\u2019en prenait à moi d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Les centaines de fois qu\u2019il vivait ailleurs; parfois pour des jours, des semaines ou même des mois.Je le reprenais en me disant que je ne voulais pas briser ma famille [.] et que les enfants ne seraient pas en danger tant que je restais là». Une succession d\u2019événements l\u2019a conduite à porter plainte à la police en 2019.Son ex, allègue- t-elle, a menacé de défoncer sa maison; il l\u2019a forcée à lui faire une fellation; et il l\u2019a frappée en sortant d\u2019un lieu public, la laissant par terre, le nez en sang, jusqu\u2019à ce qu\u2019un bon samaritain la transporte à l\u2019hôpital. «DERNIER RECOURS» Après l\u2019enquête de la police, Julie rencontre un procureur de la Couronne au palais de justice de Québec.Selon Julie, le procureur commence «en disant qu\u2019il est convaincu que j\u2019ai vécu ce que j\u2019ai raconté, qu\u2019il est certain que j\u2019ai vécu sept ans d\u2019horreur, et ce, sans l\u2019ombre d\u2019un doute, se souvient-elle.Mais il poursuit en disant qu\u2019au Québec, la loi est ainsi faite que le juge doit être certain hors de tout doute que ça s\u2019est réellement passé».Le procureur lui dit qu\u2019il ne peut pas porter d\u2019accusations contre son ex-conjoint.Mais il «m\u2019a par contre fortement conseillé de demander un 810 pour ma protection», relate Julie. En matière de violence conjugale, le 810 est utilisé par les procureurs seulement si la crainte du plaignant est fondée sur des motifs raisonnables, si la preuve est insuffisante pour porter une accusation criminelle, si la victime a reçu toutes les explications utiles et si la décision est «conforme à l\u2019intérêt public et à la saine administration de la justice», indique Me Audrey Roy Cloutier, porte-parole au Directeur aux poursuites criminelles et pénales.«Cela nous permet d\u2019affirmer que c\u2019est en dernier recours que le procureur choisira cette avenue», dit-elle. SENTIMENT D\u2019INJUSTICE Mais souvent, le recours au 810 crée un sentiment d\u2019injustice chez «S\u2019IL ME TUE, VOUS ALLEZ SAVOIR POURQUOI» leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 5 les femmes qui ont subi les agressions d\u2019un homme.Ainsi, dans la recherche du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, des participantes se positionnaient «sans équivoque à l\u2019encontre de cette mesure judiciaire», estimant «que l\u2019absence d\u2019accusation criminelle dans le dossier de leur ex-conjoint n\u2019est pas proportionnelle aux violences sévères vécues par elles». Directrice générale de Miré- pi, une maison d\u2019hébergement qui accueille les femmes violentées à Saint-Raymond, dans Portneuf, Martine Labrie estime que les accusations criminelles contre les hommes violents protègent mieux les femmes que l\u2019engagement 810.«Ça envoie un signal au conjoint que ça suffit», dit-elle. Intervenante au Centre d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels (CAVAC) de Laval, Adriana Bungardean a documenté les impacts de l\u2019application de l\u2019engagement 810 sur les victimes de violence conjugale pour un article publié dans la revue scientifique Criminologie en 2017. «Imposer un engagement 810 c\u2019est acquitter l\u2019accusé, écrit Mme Bungardean au Soleil.Adve- nant qu\u2019un accusé commette des voies de fait dans un contexte conjugal futur, la justice ne considère pas l\u2019engagement 810 comme étant un antécédent judiciaire.Donc, l\u2019accusé ne sera pas considéré un récidiviste, et on peut parler du 810 comme une mesure qui perpétue l\u2019impunité des accusés.Il est donc nécessaire de réfléchir à l\u2019impact de l\u2019engagement 810 sur les futures accusations et à la confiance des victimes de violence conjugale à l\u2019égard du système pénal.» Cela dit, remarque Adriana Bun- gardean, l\u2019engagement 810 «est une des rares possibilités» qui s\u2019offrent aux victimes de violence conjugale qui ne veulent pas témoigner ou «qui ne peuvent pas, parce qu\u2019elles ont peur, ou parce qu\u2019elles ont la pression de leur entourage, de leur communauté culturelle, de leurs enfants». Criminologue spécialisée en violence conjugale, Claudine Simon insiste sur l\u2019importance de réévaluer le risque durant le processus judiciaire du 810.«Pour certaines victimes, oui [le 810], ça peut être mieux que rien \u2014 mais une fois qu\u2019on a fait l\u2019évaluation du risque, une fois qu\u2019on encadre bien ça, une fois qu\u2019il y a des critères d\u2019exclusion.Évidemment, dans des cas où il y a un danger très important pour la sécurité des femmes, ce n\u2019est pas une mesure qui est protégeante.» Julie espérait que la violence cesse après l\u2019engagement 810 de son ex-conjoint.Mais dans les mois qui ont suivi, elle a constaté des dommages inexplicables sur sa propriété.Elle a reçu des factures qu\u2019elle n\u2019avait pas sollicitées.Puis, une journée, elle a été frappée par-derrière avec un bâton, sans qu\u2019elle puisse reconnaître son agresseur.Julie est convaincue que son ex est derrière ces représailles.Elle a porté plainte à la police, mais l\u2019enquête policière, dit-elle, fait du surplace faute de preuve.«Maintenant je vis chaque jour en étant terrorisée de ce qu\u2019il fera pour faire de ma vie un enfer», souligne-t-elle. Plusieurs des femmes qui ont participé à la recherche du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale ont constaté que la promesse de garder la paix n\u2019avait pas suffi à mettre fin aux comportements violents de leur ex-conjoint, qui ont brisé leur promesse.Comme Julie, la grande majorité des 12 participantes étaient «épuisées et désabusées» face aux démarches judiciaires. Aujourd\u2019hui, l\u2019ex-conjoint de Julie n\u2019est plus tenu de respecter son mandat de paix, qui dure un an.Julie n\u2019a pas les moyens de payer un avocat pour l\u2019aider à obtenir un nouveau «810» et elle craint que cela lui nuise auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).Julie affirme qu\u2019elle est maintenant tenue par la DPJ d\u2019assister à une rencontre régulière avec son ex-conjoint et une médiatrice.«Pour le bien de nos enfants, note-t-elle, il semblerait que je doive aller m\u2019asseoir avec mon tortionnaire.» *Le vrai nom de Julie a été modifié pour protéger son identité Julie espérait que l\u2019engagement de son ex-conjoint en vertu de l\u2019article 810 allait mettre fin à son cauchemar.Mais la violence a continué, allègue-t-elle.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0058661 STATIONNEMENT GRATUIT ! SAINTE-FOY 418.659.5628 CHARLESBOURG 418.627.0161 RestoLeManoir.com DÉMESURÉMENT BON ! REDÉCOUVREZ LES PÂTES QUE VOUS AIMEZ ! 25 CHOIX DE PÂTES AU MENU SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Un été de chantiers intensifs attend les commerçants et les citoyens de l\u2019avenue Maguire, mais une fois le grand remue-ménage terminé, en septembre c\u2019est une artère commerciale transformée qui s\u2019offrira au regard.Satisfaite des arrangements avec la Ville pour atténuer l\u2019impact des travaux, la SDC Maguire explique que cette transformation de 4 millions $ se veut un avant-goût de nouvelles réjouissantes.«Les annonces d\u2019hier [jeudi], c\u2019est la base du gâteau.Le crémage s\u2019en vient au cours des prochaines semaines» laisse tomber Bruno Sal- vail, directeur général de la Société de développement commercial Maguire, sans en dévoiler davantage au Soleil.Au cours de rencontres d\u2019information virtuelle avec les commerçants et les citoyens, jeudi, des représentants de la Ville ont expliqué que la cure de rajeunissement de l\u2019avenue sera lancée à la fin d\u2019avril, avec un premier chantier, près du chemin Saint-Louis.Les deux autres phases des opérations se dérouleront de juillet à septembre, vers la rue Sheppard.De son côté, la SDC souhaite que les travaux commencent «le plus tôt possible» afin qu\u2019ils ne s\u2019étirent pas pendant la belle saison.Les trottoirs, dont l\u2019étroitesse représente un irritant depuis longtemps, seront élargis.La canopée sera mise en valeur avec la plantation de 63 arbres.Du mobilier urbain, dont de nouveaux lampadaires, prendra racine.La place publique située devant la bibliothèque Charles-H.Blais sera revampée.Afin de rendre la rue plus conviviale et améliorer la cohabitation automobilistes-piétons, une voie de stationnement sera retranchée du côté ouest.Pendant et après les travaux, quelque 80 cases de stationnement souterraines seront mises à la disposition du public dans le nouvel édifice Le Maguire, dont la construction achève.À la demande de la SDC, les travaux commenceront à 6h30 afin de permettre de libérer la rue pour 16h, au plus tard.COMPENSATION FINANCIÈRE «Ce n\u2019est pas idéal comme moment [pour faire les travaux], en raison de la pandémie, mais cela dit, un tiens vaut mieux que deux tu l\u2019auras, philosophe Bruno Salvail.On a pris la décision de les faire comme prévu d\u2019ici septembre.«C\u2019est clair qu\u2019il y aura des désagréments, poursuit-il, mais c\u2019était une nécessité.On ne fait pas d\u2019omelette sans casser des œufs.Une fois que ce sera terminé, la rue aura un tout nouveau visage.» Dans la foulée des récriminations des commerçants de la route de l\u2019Église, durement éprouvés par un réaménagement majeur, il y a deux ans, la Ville a pris soin cette fois de prévenir les coups.Ainsi, deux employés seront sur place en permanence pour répondre aux interrogations.Une décision qui ravit la SDC Maguire, pour qui c\u2019est une façon de sauver du temps.«Au lieu de jouer au téléphone arabe, on va avoir des réponses à nos questions, c\u2019est parfait», estime M.Salvail.Même si l\u2019accès aux commerces sera maintenu en tout temps pendant les travaux, la Ville a également prévu un programme de compensation pour les commerçants qui subiront une baisse de leur chiffre d\u2019affaires, se réjouit M. Salvail.L\u2019accès aux commerces sera maintenu en tout temps pendant les travaux.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ RÉAMÉNAGEMENT DE L\u2019AVENUE MAGUIRE LA SDC SATISFAITE DU PLAN DE MATCH DE LA VILLE 0057646 ing.Trois lettres de génie Vous serez entendu.Derrière la ligne confidentielle pour dénoncer les pratiques non éthiques se cache un ordre professionnel voué à la protection du public.Pour faire un signalement : 1 877 ÉTHIQUE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 7 0052654 Offre spéciale: Tous vos comptoirs en granite ou en quartz sont gratuits à l\u2019achat d\u2019une cuisine complète.418 522-7448 info@armoirespmm.com Nous sommesmaiNTeNaNTouverT 7 jours sur 7 de 9 h à 17 h.veNez Nous visiTer àNoTre salle demoNTe au 365, rue ForTiN àQuébec. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M55 à M63 auto 70 décès 79 à 83 le point 45 horaire télé M24 horoscope M56 loteries 76 opinions 54 à 57 mag sports 84 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 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feu où je suis allé, c\u2019était à L\u2019Ancienne-Lorette, je suis allé avec ma mère, avec son appareil photo.Le but, c\u2019était de montrer c\u2019est quoi le métier de pompier, ça reste un métier qui est méconnu.Pour tout le monde, c\u2019est éteindre des feux, mais c\u2019est beaucoup plus, il y a le contact avec la communauté, il y a les sauvetages aussi.» Et le côté humain.«Les pomp i e rs s o nt touj ou rs là e t i l s repar tent sans dire un mot.Derrière le masque, il y a un humain.» Alors, quand est venu le temps de faire son choix de carrière au secondaire, il n\u2019a pas hésité une seconde.«J\u2019étais chanceux, je savais ce que voulais faire.Je me suis informé sur les programmes de formation, j\u2019ai choisi le Collège Notre-Dame-de-Foy, j\u2019ai envoyé mon dossier le plus tôt possible.» Parmi les préalables, il y a l\u2019obtention du permis de conduire.Quand j\u2019ai eu mon permis au siècle dernier, on avait un permis d\u2019apprenti qui nous permettait de conduire avec quelqu\u2019un à côté, on suivait des cours théoriques et pratiques obligatoires et quand on était prêt, on allait passer l\u2019examen à la SAAQ pour avoir notre «vrai» permis de classe 5.Maintenant, c\u2019est pas mal plus compliqué.Ça se ressemble jusqu\u2019à l\u2019obtention du permis d\u2019apprenti, mais après, il faut attendre 12 mois avant de passer à l\u2019étape suivante, un permis probatoire de deux ans, après quoi on peut avoir son vrai permis.En temps normal, Thomas y serait arrivé.Mais nous ne sommes pas en temps normal.«J\u2019ai eu 16 ans le 27 avril, mais avec la pandémie, tout était arrêté.Il a donc fallu que j\u2019attende et, quand ça a recommencé, il y avait beaucoup d\u2019attente.Il y en a encore.Avec tous les délais, j\u2019ai réussi à avoir mon permis d\u2019apprenti en février\u2026» Pour entrer à l\u2019école, il lui faut au moins son probatoire.Et pour l\u2019obtenir, il doit avoir eu son permis d\u2019apprenti depuis minimum 12 mois.Calculez ça comme vous voulez, il pourrait avoir le probatoire au mieux en février 2022.Impossible, donc, de commencer sa formation à l\u2019automne.«J\u2019en ai tellement rêvé.C\u2019est de la faute à personne, mais je ne peux pas croire qu\u2019il n\u2019y a rien à faire.» Thomas a contacté le Collège Notre-Dame-de-Foy, la SAAQ, l\u2019école de conduite, en vain.L\u2019exigence vient de la SAAQ, qui n\u2019est prête à aucun assouplissement.Il a aussi demandé l\u2019aide de sa députée, Joëlle Boutin.«Ce que j\u2019ai suggéré, c\u2019est que l\u2019école puisse m\u2019enseigner en attendant mon permis probatoire.Mon but, c\u2019est de pouvoir être admis au programme cette année, ça fait 16 ans que j\u2019attends ça!» Surtout que, «lorsque je m\u2019étais informé à l\u2019école au début, quand je leur ai dit que je n\u2019aurais pas mon permis probatoire à temps, ils m\u2019ont dit de ne pas m\u2019en faire LE RÊVE (REPOUSSÉ) DE THOMAS MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com 0056271 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans U N T Q E T O I , nom masculin QUOTIENT Définitions \u2014 [Mathématiques] Résultat d\u2019une division.?Tout type de rapport mesuré entre un groupe et un élément issu de ce groupe, d\u2019un point de vue donné. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 9 avec ça, qu\u2019ils ne me refuseraient pas pour ça.» Ce n\u2019est pas eux qui ont le dernier mot, c\u2019est la SAAQ.Tout indique que Thomas devra attendre une année encore, ses espoirs sont tombés un à un.Il a perdu le dernier il y a quelques jours quand il a reçu la réponse d\u2019un conseiller politique de Joëlle Boutin.«J\u2019ai effectué plusieurs démarches auprès du cabinet du ministre des Transports, M. Bonnardel, dont la SAAQ est un organisme sous la juridiction de ce ministère.Malheureusement, j\u2019ai reçu une réponse négative à ma demande.Il n\u2019y a pas de dérogation qui soit possible.» Thomas a tenu à me dire que ce conseiller avait fait «un travail incroyable».Il se retrouve quand même le bec à l\u2019eau.«C\u2019est fini, m\u2019a-t-il écrit par courriel après avoir reçu ce verdict final.Je vais être forcé d\u2019attendre une année de plus.J\u2019ai perdu la bataille.Au moins, je sais que j\u2019ai fait tout ce que je pouvais.Je ne sais pas vraiment encore ce que je vais faire, je suis perdu et encore sous le choc de la nouvelle.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on vient de m\u2019arracher une grande partie de moi.Je sais que mon rêve n\u2019est pas mort, mais le choc de la nouvelle après tout mon travail est comme une bombe qui a explosé en dedans.» Il ne lui reste qu\u2019à continuer à conduire avec son permis d\u2019apprenti \u2014 et avec quelqu\u2019un à côté de lui \u2014, et attendre que son école de conduite l\u2019appelle pour faire ses cours pratiques.«Je suis sur une liste d\u2019attente depuis février.Il y a deux ou trois jours, ils m\u2019ont offert une première place, mon premier cours sera le 1er avril.Je n\u2019ai pas eu de nouvelles pour les autres cours, ils sont débordés.» Et que fera-t-il cet automne?«Je risque d\u2019aller faire un tremplin DEC pour avancer mes cours de base.Le défi sera de trouver la motivation, alors que je sais très bien qu\u2019en temps normal, j\u2019aurais été accepté.» Et dans trois ans, il aurait été pompier.Thomas Breton, élève de secondaire V, se voit obligé de repousser d\u2019un an son rêve de devenir pompier en raison des délais causés par la pandémie pour avoir son permis de conduire.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0059307 Obtenez le soutien nécessaire pour avancer, dès aujourd\u2019hui.veterans.gc.ca/services-acc 1-866-522-2022 NOUVEAU CHAPITRE! FORMATION Vous avez servi dans les Forces armées canadiennes ou la GRC?Il existe des services en matière de gestion financière, de perfectionnement professionnel, d\u2019éducation, de mieux-être et de santémentale, dont l\u2019ESPT, qui pourraient vous fournir du soutien, à vous et à votre famille.Du soutien pour pouvoir avancer. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 10 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Où sont les femmes?Parti libéral et Québec solidaire se posaient encore la question, vendredi, au lendemain du dépôt du budget à Québec.Les sommes pour contrer la violence conjugale auraient dû y être plus imposantes et la relance économique plus féministe, selon eux.Moins de 24 heures après le dévoilement d\u2019un budget de 125,5 milliards $ de dépenses par le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, le gouvernement Legault a délégué Éric.Caire pour défendre son exercice budgétaire de 2021-2022 en interpellation parlementaire, au Salon bleu de l\u2019Assemblée nationale.Ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale et leader adjoint du gouvernement, M.Caire est un parlementaire aguerri.Véritable «couteau suisse du gouvernement», comme l\u2019a vanté pour sa polyvalence le député de Québec solidaire Vincent Maris- sal, toujours prompt à allier figure de style et ironie.M.Caire célébrait vendredi son 14e anniversaire comme député de La Peltrie, circonscription du nord- ouest de Québec qu\u2019il représente au parlement depuis 2007, d\u2019abord sous les couleurs de l\u2019Action démocratique du Québec (ADQ).Il s\u2019aligne pour la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis la fin de 2011.On dit que M. Girard n\u2019était pas disponible pour participer à cette séance de deux heures en chambre où les partis d\u2019opposition tentent de cuisiner un ministre.Flairant de loin le remplacement du ministre des Finances, le Parti québécois brillait aussi par son absence.ENCORE LA CONSTRUCTION «De façon majoritaire, les femmes ont été plus affectées par la pandémie.La charge mentale des femmes au plan familial s\u2019est alourdie et au plan économique, les femmes ont été affectées de façon disproportionnée», a affirmé le libéral André Fortin, porte-parole de l\u2019opposition officielle en matière de finances publiques.«Secteur de la culture, touristique, soins de première ligne, nos restaurants, commerces de détail.Tous des endroits où la majorité des postes sont occupés par des femmes.Et comment le gouvernement a choisi de relancer l\u2019économie?En investissant dans la construction, dans les infrastructures gouvernementales.Secteur où 90, 95 % des postes sont occupés par des hommes.«Il n\u2019y a rien de mauvais à investir dans ce secteur, poursuit-il.Mais c\u2019est la même recette qu\u2019on a prise au cours des dernières années, qu\u2019on a toujours prise! Que les gouvernements, oui de Paul Martin, prenaient, les gouvernements de Maurice Duplessis prenaient.Mais là, on ne se retrouve pas avec une récession traditionnelle.Pourtant, on a un budget traditionnel devant nous», déplore M. Fortin.On aura beau investir tout l\u2019argent du monde en santé, on ne soignera pas les malades dans les hôpitaux sans infirmières, donne- t-il en exemple, sur l\u2019importance de recruter et d\u2019améliorer les conditions de travail dans les milieux d\u2019emploi traditionnellement féminins.PAS SI, MAIS COMBIEN Pour lutter contre les violences faites aux femmes, le ministre Caire insiste que l\u2019on doit considérer l\u2019argent engagé depuis l\u2019arrivée de la CAQ au pouvoir.Pas juste les 22,5 millions $ promis sur cinq ans dans le budget de jeudi.«Les maisons d\u2019hébergement demandaient 30 millions $ chaque année, récurrents.On est loin du compte», tranche M. Marissal, de QS.Le ministre Girard a déjà indiqué qu\u2019au besoin, si d\u2019autres besoins se présentent, le gouvernement sera au rendez-vous pour payer.«Ce n\u2019est pas si, c\u2019est combien.Et ce n\u2019est pas quand, c\u2019est maintenant!» a exhorté le député solidaire.En début de journée, dans leur point de presse respectif, MM. Fortin et Marissal avaient mis en lumière le peu d\u2019influence qu\u2019exerce la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, auprès du premier ministre et de l\u2019ensemble du gouvernement.Petit clin d\u2019œil pour clore l\u2019interpellation, les lumières du Salon bleu se sont éteintes quelques minutes.L\u2019habile M. Marissal a pris la balle au bond : «Ça montre qu\u2019on n\u2019est jamais à l\u2019abri d\u2019un retour à la grande noirceur», a laissé tomber le membre du parti le plus à gauche à l\u2019Assemblée nationale du Québec, avant de conclure.OÙ SONT LES FEMMES.DANS LE BUDGET?DEMANDE L\u2019OPPOSITION 0053565 0062144 9 mai 10 avril Entretien en compagnie d\u2019Alice Guéricolas-Gagné, lauréate du prix Robert-Cliche pour son œuvre Saint-Jambe.Dès 14 h, en direct sur la page Facebook de la Société historique de Québec.ORGANISÉ PAR LA SOCIÉTÉ HISTOR IQUE DE QUÉBEC DU 20 MARS AU 20 JUIN 202 1 www.societehistoriquedequebec.qc.ca /Société-historique-de-Québec @PrintempsSJB Webinaire organisé par l'équipe du Chronoscope.Grâce à une visite guidée du Chronoscope, découvrez comment documenter, dater et géolocaliser des photos d\u2019archives ! Dès 19 h, en direct sur la page Facebook du Chronoscope et de la Société historique de Québec.Du 11 au 25 avril Concours sur la page Facebook de la Société historique de Québec.Les abonnés sont invités à composer un court texte (sans forme imposée) sur la thématique « Souvenirs du quartier ».24 avril Quiz sur l'éducation dans le quartier Saint-Jean- Baptiste publié dans le journal Le Soleil.28 avril Émission radiophonique à 3 600 secondes d'histoire sur l'histoire du quartier Saint-Jean-Baptiste.Dès 18h30, sur les ondes de CHYZ 94.3 FM.8 mai Conférence offerte par l'historien Donald Fyson sur la criminalité et la justice dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.Dès 14 h, en direct sur la page Facebook de la Société historique de Québec.Photoreportage mettant en valeur le quartier Saint- Jean-Baptiste publié dans le Journal de Québec.13 mai Retrouvez tous les détails de notre événement et plus encore sur nos plateformes Danstoutes vos transactions immobilières 418 951-6203 dube3289@gmail.com Réjean Fortin CouRtieR immobilieR inC.Jean-marc Dubé CouRtieR immobilieR agRéé Da ExpériEncE \u2022 présEncE \u2022 résultats 418 932-5588 rejeanfortin@royallepage.ca & Plus De 30 ans D\u2019exPéRienCe à votRe seRviCe vous voulez vendre?C\u2019est maintenant! Pour une évaluation du prix de vente de votre résidence, communiquez avec nous! C\u2019est gRatuit et sans obligation 0060448 PROMOTION Baccalauréat en génie civil UN PROGRAMME TRÈS ATTENDU POUR ÈVE-MARIE MARIN Ève-Marie Marin attendait avec impatience le lancement du nouveau baccalauréat en génie civil de l\u2019UQAR.Dès qu\u2019il a été possible de s\u2019y inscrire, à l\u2019automne 2019, elle a été la toute première étudiante à le faire.Très attachée à sa région, celle du Bas-Saint- Laurent, elle se félicite de son choix.Originaire de Grosses-Roches et titulaire d\u2019un diplôme d\u2019études collégiales en Technologie du génie civil du Cégep de Rimouski, Ève-Marie a misé sur l\u2019ouverture du baccalauréat en génie civil à l\u2019UQAR, encouragée par le professeur Éric Hudier, avec qui elle gardait un contact régulier.« J\u2019ai terminé mon DEC en mai 2018.J\u2019étais motivée à devenir ingénieure, raconte-t-elle.Durant un an, je me suis tenue informée decequi sepassait pour lebacca- lauréat avec le directeur du programme, M.Hudier.Un soir, vers 20 heures, il m\u2019a téléphoné pourme dire qu\u2019il avait une bonne nouvelle, que le bac, ça allait arriver !Dèsqueçaaétépossible, jeme suis inscrite.» En attendant de pouvoir entreprendre sa formation à l\u2019UQAR, Ève-Marie décide de travailler à temps plein en tant que technicienne pour la firme de génie- conseil qui l\u2019avait embauchée pendant son parcours collégial.Elle acquiert ainsi uneexpérience supplémentaire dans le domaine, ce qu\u2019elle perçoit aujourd\u2019hui comme un atout.Elle profite également de cedélai pour suivre quelquescoursenmathématiques afin d\u2019alléger son cheminement à l\u2019université.UNECONCENTRATION ENGÉNIE CÔTIER\u2026 ETUNPROJETD\u2019ENTREPRISE Le programme de baccalauréat en génie civil de l\u2019UQAR se distingue par une concentration en génie côtier unique au Canada.Pour Ève-Marie, qui a choisi cette avenue, il s\u2019agit d\u2019une extraordinaire occasion de relever plusieurs défis.Érosion côtière, infrastructures por tuaires, elle compte prendre part aux solutions.« Et pourquoi je veux être ingé- nieure?Mon père est technicien en génie civil et on a eu une compagnie d\u2019excavation.Lamachine- rie a donc toujours été présente dansma vie.Tout ce qui est construction m\u2019est assez familier.Le génie côtier, lui, m\u2019apportera une multitude de possibilités.Cette perspective est très motivante ! », dit Ève-Marie.Après sa formation, la jeune femme rêve de bâtir une entreprise.Étudiant en génie forestier, son jeune frère se joindrait à elle.« Nous aimerions démarrer quelque chose ensemble et réaliser des contrats dans les secteurs portuaireet forestier : notreéven- tail sera très large.L\u2019UQAR me permettra aussi d\u2019ajouter des complémentsàmesacquis, peut- être en gestion de projets et de personnel, conclut-elle.Il y a de très bons cours de ce côté-là également.» Entrevue et rédaction: JohanneMartin Chaque année, l\u2019Université du Québec à Rimouski (UQAR) accueille quelque 6 500 étudiantes et étudiants.Depuis sa création, en 1969, elle a décerné plus de 50 000 diplômes.Des groupes à échelle humaine, une formation axée sur la pratique et résolument ouverte sur le monde : bienvenue dans la grande université de petite taille.2 de8 PROCHAIN RENDEZ-VOUS LE 24AVRIL LA GRANDE UNIVERSITÉ DE PETITE TAILLE LE PROGRAMME DE BACCALAURÉAT EN GÉNIE CIVIL DE L\u2019UQAR SE DISTINGUE PAR UNE CONCENTRATION EN GÉNIE CÔTIER UNIQUE AU CANADA.« « Dans nos laboratoires, on se retrouve souvent les deux pieds dans la rivière.Notre laboratoire à l\u2019UQAR, il est aussi grand que nature ! On se déplace régulièrement pour faire des observations sur le terrain.Je pense que c\u2019est ce qui donne un complément intéressant aux cours théoriques.Par le fait même, nos connaissances sont appuyées par du concret; c\u2019est quelque chose qui est unique à l\u2019UQAR.» leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 11 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com La détresse des gens a tenu les juges \u2014 les avocats et les psychiatres aussi \u2014 bien occupés depuis le début de la pandémie de COVID-19.Le nombre de décisions judiciaires pour garder des patients en crise à l\u2019hôpital ou les obliger à suivre des traitements a explosé depuis un an.Les chiffres donnent un peu l e t o u r n i s.P o u r l a p é r i o d e allant du 1er décembre 2020 au 28 février 2021, le CIUSSS de la Capitale-Nationale note une augmentation de 77 % des mises sous garde régulières en établissement par rapport à la même période l\u2019année précédente.Il s\u2019agit d\u2019hospitalisation pouvant aller de quelques jours à plusieurs semaines.L\u2019augmentation est de 51 % pour les gardes provisoires (plus courte durée, le temps d\u2019obtenir une évaluation psychiatrique), toujours par rapport à la même période en 2019-2020.L orsqu\u2019on addit ionne tous les types de mesures, ce sont 911 mises sous garde à l\u2019hôpital qui ont dû être faites en seulement trois mois et seulement pour le CIUSSS-CN.Pour la même période de trois mois, entre le 1er décembre 2019 et le 29 février 2020, il y en avait eu 658.La loi permet aux médecins de garder un patient à l\u2019hôpital pour 72 heures lorsqu\u2019il présente un danger immédiat pour lui-même ou pour autrui.Les gardes en établissement de plus longue durée doivent être autorisées par un juge de la Cour du Québec à l\u2019intérieur d\u2019un processus très encadré.La hausse significative des gardes en établissement se vit depuis la fin de l\u2019été 2020, explique Dre Isabelle Samson, directrice des soins professionnels au CIUSSS de la Capitale-Nationale.«Et on s\u2019est renseigné; c\u2019est une hausse qui se voit dans d\u2019autres régions, comme Chau- dière-Appalaches et le Saguenay- Lac-Saint-Jean», ajoute-t-elle.Donc, plus de gens restent à l \u2019 h ô p i t a l p l u s l o n g t e m p s.Pourquoi?Le CIUSSS-CN dit avoir assuré une vigie serrée pour vérifier s\u2019il n\u2019y avait pas une «surprotec- tion» des patients par le milieu médical.Réponse : non.Le pourcentage d\u2019octroi des gardes en établissement est cohérent avec le pourcentage des demandes des psychiatres.«Et les psychiatres et les juges constatent tous les deux que les patients sont beaucoup plus malades, note la Dre Samson.Et comme ce ne sont pas les gardes préventives [72 heures] qui sont en hausse marquée, ce que ça nous dit, c\u2019est que ce ne sont pas des événements ponctuels, mais des personnes qui vivent des difficultés de santé mentale importantes et ça nécessite des soins prolongés.» Lumière au bout du tunnel, la courbe des gardes en établissement semble redescendre par rapport aux mois précédents.«Peut-être que les gens s\u2019encouragent avec la vaccination, peut- être que l\u2019anxiété diminue», soumet Dre Samson.HAUSSE DE 25 % DES ORDONNANCES DE SOINS Une petite équipe d\u2019une dizaine de juges de la Cour supérieure entend chaque semaine des demandes faites par les autorités médicales (CIUSSS et autres) pour que les médecins puissent obliger à suivre ses traitements.Les histoires sont aussi diverses que complexes.Parfois c\u2019est un jeune homme aux études postdoc- torales qui refuse de prendre ses médicaments.Le lendemain, c\u2019est une femme avec d\u2019énormes problèmes de santé mentale, trouvée nue en pleine nuit par les policiers, après avoir été agressée sexuellement par plusieurs hommes.Jusqu\u2019en mars 2020, une journée par semaine suffisait pour que le juge entende les demandes de médecins traitant des patients schizophrènes, psychotiques ou autres.Depuis le début de la pandémie, il faut dédier deux journées complètes chaque semaine pour répondre aux requêtes du milieu médical.Au moins 10 demandes d\u2019autorisations de soins, 10 patients donc, sont entendues à chaque semaine seulement à Québec.Une hausse que la Cour supérieure évalue à 25 %.Et une augmentation qui s\u2019est fait ressentir aussi à la grandeur du territoire desservi par la division de Québec de la Cour supérieure, au Saguenay, dans l\u2019est de la province et dans le Nord-du-Québec.La situation «extrêmement anxiogène» liée à la pandémie et au confinement est directement liée à l\u2019augmentation, estime Catherine La Rosa, juge en chef associée à la Cour supérieure.«D\u2019autant plus qu\u2019on est déjà avec clientèle extrêmement fragilisé, extrêmement vulnérable au départ», fait-elle remarquer.LA MÉCANIQUE DE L\u2019AUTORISATION DE SOINS Le Code civil du Québec (articles 11 et suivants) interdit à un médecin de traiter un patient contre son gré.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le concept de «consentement aux soins».L\u2019ordonnance d\u2019autorisation de soins est donc loin d\u2019être une décision judiciaire banale, convient la juge La Rosa.«Et ce n\u2019est pas un chèque en blanc qui est donné au médecin», assure-t-elle.Pour chaque patient, le juge doit d\u2019abord se demander si la personne est inapte à consentir aux soins.Comprend-elle la nature de la maladie, les risques et avantages du traitement?Le juge doit ensuite vérifier si le patient présente un refus catégorique aux soins après qu\u2019ils lui ont été bien expliqués.Si la personne est inapte et si son refus est catégorique, le juge a la compétence pour entendre la cause et continue donc son analyse.Le juge examine alors le plan de soins proposés et vérifie s\u2019il est assez détaillé.Le juge aura ensuite à trancher si les effets bénéfiques des soins dépassent les effets néfastes.Et, finalement, si la durée de l\u2019ordonnance est appropriée.Pour rendre sa décision, le juge consulte les dossiers médicaux du patient et écoute le témoignage du médecin traitant.Le patient peut ensuite s\u2019adresser au juge.Le processus peut sembler déséquilibré.Le patient, lorsqu\u2019il est présent, est le plus souvent seul, sans avocat ni autre médecin.En cas de doute, le juge peut nommer un expert indépendant pour avoir un avis extérieur.La très grande majorité des demandes des autorités médicales sont acceptées.VIVEMENT LE RETOUR DU CONTACT HUMAIN Depuis le début de la pandémie, toutes les auditions se font de SANTÉ MENTALE DES PATIENTS PLUS MALADES ET PLUS INSTABLES leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 13 Le Dr Roch-Hugo Bouchard, psychiatre à la clinique externe de psychiatrie de l\u2019Institut universitaire de santé mentale de Québec (IUSMQ), s\u2019attendait lui aussi à voir l\u2019état de ses patients se dégrader plus vite.«Les patients psychotiques, ils sont habitués d\u2019être isolés, mais là, tout s\u2019arrête, ils ne peuvent plus aller chercher de la nourriture dans un organisme, aller dans un café-rencontre, illustre le psychiatre.Et il ne faut pas oublier la question du manque d\u2019argent ou la promiscuité qui peut être lourde quand on est confinés à plusieurs dans un tout petit logement.Ce n\u2019est pas simple pour eux.» Le déficit de ressources dédiées à la santé mentale par rapport à celles pour la santé physique n\u2019est pas nouveau.Mais la crise sanitaire nous le remet en plein visage, constate le psychiatre.«La pandémie vient soulever des problèmes importants et pour y répondre, très peu de choses ont été développées en recherche», note-t-il.Le «coffre à outils» des médicaments et traitements disponibles est resté le même depuis des années, fait remarquer le Dr Bouchard.Dans de telles conditions, la mesure de l \u2019ordonnance de soins reste essentiel le.Malheureusement, a le goût d\u2019ajouter le Dr Bouchard.«C\u2019est un système adversarial où le médecin traitant devient un opposant.Les délais sont très courts, les moyens sont très inéquitables et les parents des patients sont très mal là-dedans, car ils se retrouvent à avoir l\u2019air contre leur enfant», décrit le psychiatre.Le Dr Roch-Hugo Bouchard apprécie toutefois l\u2019écoute et le grand sérieux des juges qui entendent ces procédures et qui, dit-il, ont un intérêt sincère pour le patient.Le psychiatre se demande si, pour certains patients, on ne pourrait pas envisager une mesure moins contraignante qu\u2019une ordonnance judiciaire.Un processus de conciliation, comme il s\u2019en fait toutes les semaines en droit civil, soumet-il.En attendant, l\u2019augmentation des ordonnances de soins doit sans délai venir avec une plus grande accessibilité des ressources, affirme le psychiatre.«Rendre obligatoires des traitements pour une personne signifie aussi rendre accessible des ressources, fait-il valoir.Le traitement des maladies mentales majeures ne se réduit pas uniquement à des pilules.» ISABELLE MATHIEU POURQUOI PAS UNE CONCILIATION?La situation «extrêmement anxiogène» liée à la pandémie et au confinement est directement liée à l\u2019augmentation des requêtes du milieu médical, estime Catherine La Rosa, juge en chef associée à la Cour supérieure.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET manière virtuelle.Les juges et le personnel n\u2019ont plus le droit d\u2019entrer dans la salle d\u2019audience aménagée à l\u2019intérieur des murs de l\u2019Institut universitaire en santé mentale.«Ce n\u2019est pas l\u2019idéal, mais je vous dirais que malgré tout, justice est rendue, dit la juge La Rosa.Mais on n\u2019aspire pas à continuer en virtuel, dès qu\u2019on peut, on va revenir en vrai.Le contact humain est la base de cette procédure.» Car au-delà du plan de soins et de la posologie des médicaments, la juge La Rosa a l\u2019impression que le patient a aussi besoin d\u2019être écouté.«Souvent ça leur fait du bien de s\u2019adresser à nous», signale-t-elle.Politique dumeilleur prix garanti: si vous trouvez unmeilleur prix au 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SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Il y aura bientôt un an, le Québec frôlait la pénurie de certains médicaments pour soulager les symptômes de la COVID-19.Le temps est venu pour une réflexion sur notre dépendance en approvisionnement, selon Jean-François Bus- sières, président du comité des pharmaciens du Centre d\u2019acquisitions gouvernementales.Avril 2020.Le Québec est sous pression.Les cas se multiplient rapidement.Puis, rien pour dissuader les inquiétudes, le premier ministre François Legault fait une annonce lors de sa désormais traditionnelle conférence de presse du 11 avril : la province arrive au bout de ses ressources d\u2019une vingtaine de médicaments.La situation est critique, la pénurie nous guette, il n\u2019y en a plus que pour une semaine de traitements.«On a un problème du côté des médicaments», lâche-t-il.«J\u2019aime mieux être transparent : il y a une vingtaine de médicaments où on en a peut-être pour à peu près une semaine, où il y a des difficultés d\u2019approvisionnement.» Les stocks s\u2019épuisent alors surtout pour les anesthésiques, des médicaments utilisés pour la sédation comme le propofol, dont on se sert notamment pour les patients infectés qui nécessitent d\u2019être intubés.Une denrée devenue précieuse, tout comme les masques de protection et les respirateurs mécaniques.À ses côtés, l\u2019ancienne ministre de la Santé Danielle McCann précise que les hôpitaux n\u2019ont pas de «réserves énormes» de ces médicaments, l\u2019approvisionnement se fait davantage «au fur et à mesure», selon leurs besoins.Pendant ce temps, ailleurs dans le monde, des feux sont allumés un peu partout.Alors le pays le plus endeuillé du monde avec près de 20 000 décès, l\u2019Italie a flambé, tandis qu\u2019aux États-Unis, New York est l\u2019épicentre de la pandémie au pays.Le Québec s\u2019approvisionne en pro- pofol aux États-Unis et en Europe.AVANT LA VAGUE En direct de l\u2019Hôpital CHU Sainte- Justine, à Montréal, le chef du département de pharmacie Jean-François Bussières appréhende la pénurie depuis un moment déjà, bien avant que ne s\u2019inquiètent publiquement Legault et McCann.Alors que s\u2019entamait jeudi le congrès annuel de l\u2019Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES), celui qui est aussi président du comité des pharmaciens du Centre d\u2019acquisitions gouvernementales se replonge dans ses \u2014 pas si lointains \u2014 souvenirs.Dans l\u2019espoir qu\u2019on pourra en tirer des leçons.«On voyait des images de patients dans les corridors en Europe, on voyait le manque de respirateurs.Le premier constat, ça a été l\u2019inquiétude très grande de ne pas savoir quelle allait être la hauteur de notre première vague ici», se remémore-t-il.L\u2019action débute ainsi, fin février.Tentant de prendre exemple sur les Européens, les pharmaciens d\u2019hôpitaux se préparent à l\u2019arrivée du virus en sol québécois.«On essaie d\u2019estimer ce dont on va avoir besoin.Le problème c\u2019est qu\u2019on ne sait pas encore comment traiter la maladie, on ne la connaît pas.» Dans l\u2019urgence, plusieurs pays font fabriquer des respirateurs artificiels pour sauver des vies de patients plus gravement atteints, hospitalisés en soins intensifs.«Idéalement, on réalise qu\u2019il ne faut pas mettre les gens sur respirateur.Quand on intube un patient, c\u2019est parce qu\u2019il n\u2019est plus capable de respirer par lui-même, alors on se dit qu\u2019il faut plutôt prévenir l\u2019intubation et garder le contrôle de la maladie», explique le pharmacien Jean-François Bussières.LE QUÉBEC «À LA MERCI» Puis, la crise commence.Lentement d\u2019abord, avant de s\u2019accélérer rapidement.Le 14 mars, le Québec déclare, pour la première fois de son histoire, l\u2019état d\u2019urgence sanitaire.En vigueur pour 10 jours.L\u2019inquiétude monte d\u2019un cran.«La production de la majorité de nos médicaments se fait à l\u2019étranger.Alors même si on a un contrat, qui nous dit qu\u2019il y aura des produits pour nous?On est en compétition avec la planète.» Le Québec se retrouve ainsi «à la merci» des autres pays qui ont déjà des ressacs de leur première vague.Et plus la maladie évolue, plus les traitements progressent eux aussi.Passant du curare pour paralyser les muscles des patients à intuber, à l\u2019héparine pour empêcher les caillots sanguins jusqu\u2019aux corti- costéroïdes pour réduire l\u2019inflammation des poumons.«On a ajusté notre tir.Il y a eu de l\u2019essai-erreur dans cette phase-là, on était dans la futurologie pour arriver à prédire», raconte M.Bussières.Puis, on recourt de moins en moins à l\u2019intubation, mais les médicaments dits critiques, qui gardent un patient aux soins intensifs confortable et en vie, se font rares.Le ministère de la Santé et des Services sociaux demande de rehausser les stocks à 90 jours pour certains produits dont on dispose habituellement pour une période de 10 jours.Des hôpitaux peinent à entreposer toutes ces provisions.ÉCHAPPÉ BELLE «Si du jour au lendemain vous achetez pour deux ans de farine, vous allez peut-être acheter la tablette au complet et créer une rupture artificielle.Pour les médicaments, on le fait de façon douce sur quelques semaines, mais on veut atteindre une autonomie accrue ne sachant pas ce qui va se passer.» Chaque jour, de nouvelles informations scientifiques changent la donne.Une nouvelle étude suffit à créer un engouement presque instantané pour un produit X, Y ou Z soupçonné d\u2019être efficace pour le traitement de la COVID-19.Ici, comme partout ailleurs.Quelques-uns des médicaments stockés se sont avérés plus ou moins efficaces et n\u2019ont que peu ou pas été utilisés pour les patients atteints du virus.«Il n\u2019y a rien de pire dans une maladie nouvelle que de faire des liens d\u2019association trompeurs, rappelle l\u2019expert.On voulait des preuves qu\u2019ils fonctionnaient.Dans l\u2019urgence, il y en a qui disaient \u201cj\u2019en veux anyway\u201d parce qu\u2019ils voyaient des patients mourir devant eux.Mais après certains usagers en recherche et hors recherche, ça ne s\u2019avérait pas déterminant.» MÉDICAMENTS LES LEÇONS DE LA CRISE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 15 De mai à septembre, les hôpitaux parviennent à se créer une première «réserve COVID», après avoir bousculé le marché canadien.Comme la pandémie est d\u2019abord très intense au Québec, les fabricants qui doivent aussi satisfaire les besoins des autres provinces ne montrent pas de résistance.Mais l\u2019ambiance est tendue, la vague à Montréal est très élevée.Malgré tout, il y a aussi une préoccupation de ne pas avoir de pertes, devant la vague qui se déplace.«On ne savait pas si on allait en manquer.Le niveau de confort d\u2019inventaire d\u2019il y a deux semaines à un endroit ne le sera peut-être plus demain, parce qu\u2019on se retrouve avec trois fois plus de patients d\u2019un coup.» Le pire n\u2019est finalement pas arrivé.N\u2019empêche, la pénurie anticipée est passée bien près de devenir réelle.«On aurait eu 100 patients de plus aux soins intensifs qu\u2019on en aurait manqué, estime le pharmacien.À des moments on s\u2019est dit pour plusieurs produits \u201cça va déraper\u201d».LES LEÇONS DU DÉJÀ-VU Après être restés «sous tension» pendant plusieurs mois, les hôpitaux se préparent à affronter la troisième vague annoncée.Ils sont sur le qui-vive.«En plus de nos stocks réguliers, on a une deuxième réserve de confort faite avec des simulations pessimistes et on est accotés jusqu\u2019à Noël», rassure le chef du département de pharmacie du CHU Sainte- Justine.Il n\u2019est par contre pas exclu que la troisième vague entraîne un niveau d\u2019hospitalisations «pire» que la précédente.La course à la vaccination sera déterminante, tout comme la situation ailleurs dans le monde.«Par exemple, si l\u2019Europe s\u2019enferme complètement et que les fabricants ne peuvent plus nous envoyer nos quantités régulières, on pourrait retourner à un enjeu d\u2019approvisionnement.Mais on est confiant, les discussions avec l\u2019industrie nous indiquent qu\u2019il ne devrait pas y avoir de problème.» Pourtant, les craintes de pénuries de médicaments ne se produisent pas qu\u2019en temps de crise.«Indépendamment de la pandémie, des pénuries on en vit depuis 10 ans.C\u2019est récurrent», mentionne le spécialiste, qui n\u2019exclut pas la possibilité qu\u2019une potentielle chicane commerciale se traduise par la décision de ne pas envoyer de médicaments.La «souveraineté pharmaceutique», c\u2019est donc quelque chose qu\u2019il défend depuis longtemps.Dans un monde idéal, croit Jean- François Bussières, la province aurait une plus grande autonomie si elle préservait une capacité de fabriquer ici des médicaments et observerait une «plus grande latitude» si les stocks étaient suffisants pour «survivre» un certain nombre de mois.Mais comme le disait la ministre Danielle McCann en pleine première vague de pandémie de la COVID-19, l\u2019approvisionnement se fait «au fur et à mesure», just in time.«Mon idéal est confronté aux théories qui visent à avoir les stocks minimaux pour bien utiliser les sous.Pour moi, manquer de produits ça n\u2019a pas de prix et il n\u2019y a pas d\u2019économies à faire avec le just in time.Ça peut seulement causer des torts à des patients», déplore M.Bussières.Selon lui, la délocalisation vers l\u2019étranger des capacités de produire des médicaments a «fragilisé» le Canada.«Au début de la crise, on a eu peur.Heureusement qu\u2019on ne s\u2019est pas rendus là, mais la pénurie anticipée de médicaments critiques aurait vraiment posé des problèmes de qualité de soins.» Il serait donc temps de réévaluer la dépendance du Québec à l\u2019approvisionnement en médicaments, plaide-t-il.«Produire ici avec des salaires d\u2019ici, ça coûte plus cher qu\u2019en Inde, en Chine, ou au Mexique.Le Canada doit s\u2019engager dans cette réflexion et s\u2019il le faut, payer un peu plus cher.La règle du prix le plus bas à tout prix n\u2019est pas appropriée, si on veut garder les Canadiens et les Québécois en santé, il faut réfléchir à comment on peut conserver des capacités de production nationales cohérentes.» La dernière année le rend optimiste à certains égards, mais il ne faudrait surtout pas oublier tout ce qui a été fait d\u2019ici la prochaine crise.Les leçons apprises de la crise devront être pérennisées.«Depuis la pandémie de H1N1 en 2009, tous les plans d\u2019urgence qui avaient été faits étaient dans un petit cartable poussiéreux.J\u2019ai vu de vrais changements en 2020, je reste quand même inquiet parce que l\u2019humain a hâte de faire comme si c\u2019était derrière lui.Mais des pandémies il va y en avoir d\u2019autres et la prochaine est peut-être dans quatre ans», termine le pharmacien.Est-ce qu\u2019on veut vraiment se «retaper» ça dans quatre ans?«Il faut réfléchir à comment on peut conserver des capacités de production nationales cohérentes» \u2014 Jean-François Bussières, président du comité des pharmaciens du Centre d\u2019acquisitions gouvernementales (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, PATRICK SANFAÇON) PHARMA-QUÉBEC, COMBAT DE LONGUE DATE Tant comme médecin que comme politicien à l\u2019époque, Amir Kha- dir défend l\u2019idée d\u2019un Québec autosuffisant en matière de production et qui réduit ses coûts d\u2019approvisionnement en fournitures médicales, médicaments et vaccins.La solution, selon lui?Pharma-Québec.«Un pôle public de recherche et de production pharmaceutique, pour avoir une souveraineté [\u2026] et pour briser le monopole des multinationales qui nous tiennent par la gorge pour fixer leurs prix ou nous imposer leurs produits», illustre celui qui a quitté l\u2019arène politique en 2018 et pratique aujourd\u2019hui comme infectiologue-microbiologiste à l\u2019Hôpital Pierre-Le Gardeur.Dès son élection en 2008, le député solidaire Amir Khadir déposait un projet de loi visant à instaurer Pharma-Québec.Depuis, Québec solidaire a toujours gardé le cap sur sa proposition.La pandémie a donné au parti des munitions pour vendre la souveraineté pharmaceutique.Une motion déposée en février dernier incitant le gouvernement Legault à engager des «gestes forts» pour réduire sa dépendance face à Ottawa et aux compagnies pharmaceutiques a été adoptée à l\u2019unanimité par les élus, à l\u2019Assemblée nationale.Selon M.Khadir, une plus grande indépendance permettrait à la province de ne pas être «prise de court» comme pendant la pandémie actuelle.«Des crises sanitaires, on va en voir de plus en plus.Si la défense d\u2019une nation est aussi importante qu\u2019on ne lésine jamais pour dépenser des milliards pour de l\u2019armement, je ne vois pas pourquoi on lésine pour les besoins de santé», se questionne-t-il, pointant du doigt le «dogme du néo-libéralisme» pour expliquer «30 ans de rationalisation» des coûts et la «délo- calisation» de la production vers l\u2019étranger, où la main-d\u2019œuvre est plus abordable.ÉMILIE PELLETIER P H O T O 1 2 3 R F / A L O N A 1 9 1 9 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS Depuis plus d\u2019un an, la pandémie a incité les gens à enfiler leurs chaussures pour aller prendre l\u2019air, en distanciation ou non, avec son chien ou pas, pendant le couvre-feu.Histoire de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable, Le Soleil a accompagné quelques citoyens de Québec dans leur promenade afin qu\u2019ils nous fassent découvrir leur quartier, ses habitants, ses endroits méconnus.Aujourd\u2019hui, direction Limoilou.On met un pied devant l\u2019autre, et c\u2019est parti.QUÉBEC EN MARCHE NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com De la galerie Alfred-Pellan, sur la 3e Avenue, Claire Vignola jouit d\u2019un point d\u2019observation privilégiée sur la Place limouloise, centre névralgique du Vieux-Limoilou.Au croisement de la 6e Rue, où elle habite, et du chemin de la Canardière, l\u2019endroit est devenu le lieu de regroupement et de festivités de tous les habitants du quartier.Tout cela sous le regard d\u2019une sculpture stylisée de loup, animal symbole de ce coin de la ville.Loup comme dans.Limoilou.«Ça se passe ici.Toute la place est fermée pour Limoilou en vrac.Il y a des spectacles pendant Limoilou en musique.Au Jour de l\u2019An, les gens se réunissent spontanément.C\u2019est comme une tradition», mentionne l\u2019artiste peintre originaire de Rimouski, débarquée dans ce coin de la ville il y a 12 ans.On aborde le délicat dossier du tramway qui pourrait passer dans le secteur, au grand dam des commerçants.Notre guide ne cache pas une certaine inquiétude.Elle a encore frais à la mémoire le «gros chantier» et les rues éventrées pour la rénovation de la place, il y a seulement quelques années.Dire que Limoilou connaît une effervescence est un euphémisme.Citoyens de longue date, jeunes familles, artistes et étudiants forment une colorée courtepointe.Cafés et commerces de proximité fleurissent comme chanterelles après la pluie.Signe indéniable de vitalité, il n\u2019y a pratiquement aucun local à louer sur la 3e Avenue.À vue de nez, la crise sanitaire ne semble pas avoir eu trop de dommages collatéraux.Lundi après-midi, trop heureux d\u2019oublier un moment un certain virus et de pouvoir jouir d\u2019un printemps à la Paul Piché, celui «qui m\u2019chauffe la couenne», la Place limouloise était littéralement prise d\u2019assaut.Les poussettes étaient partout sur les trottoirs.Ici, un amoureux enlace sa fiancée; en face, des aînés d\u2019une quelconque ligue du vieux poêle réinventent le monde, et au diable les masques et les deux mètres de distanciation\u2026 Enveloppe à poster à la main, Claire Vignola suggère aux représentants du Soleil de remonter le chemin de la Canardière.Elle montre du doigt un endroit fort couru pendant la belle saison, Le Maître Glacier.«Avant, c\u2019était un club vidéo tout débraillé qu\u2019il y avait là.» Plus haut, à gauche, la Librairie canadienne, avec ses grosses lettres impeccables, affiche une devanture qui ne reflète plus tellement ses activités.Une friperie et une cordonnerie y ont maintenant pignon sur rue.Claire montre une affiche collée sur un poteau.«C\u2019est Gab Paquet, notre vedette locale.Il reste pas loin», dit-elle au sujet du chanteur au kitsch assumé.OÙ ES-TU MON TI-LOU?Un coin de verdure apparaît dans le décor, à l\u2019angle de la 4e Avenue.C\u2019est le parc Sylvain-Lelièvre, inauguré en 2004 en hommage au défunt auteur-compositeur- interprète, décédé deux ans plus tôt.«C\u2019est tellement beau, ces arbres quand ça fleurit au printemps.Je pense que c\u2019est des pom- metiers», lance Claire.Une portée musicale en aluminium garde vivant à la mémoire collective les derniers vers de la chanson Toi l\u2019ami.«Que pardessus les mers, les villes et les toits se rejoignent nos mains à force d\u2019espérance.» Sur son touchant album Petit Matin, Lelièvre chantait aussi, rappelons-le, son amour indéfectible pour son quartier chéri : Où es-tu mon Ti-Lou / Même sur la 8e Rue / Sans toi dans Limoilou / Je suis aussi perdu / Qu\u2019tout nu dans Tombouctou HISTOIRE DE JOUETS Impossible de se promener dans Limoilou sans passer par une de ses nombreuses ruelles.Ces arrière-cours font partie intégrante de son identité, au même titre que les escaliers en colimaçon et les rampes de fer forgé.En juin, lors de la fin de semaine du Grand Bazar, ces endroits se transforment en marchés aux puces et en lieux de socialisation.Près de la 3e Avenue, une ruelle cache le parc Roland-Asselin.«C\u2019est mon chemin quand je vais à l\u2019épicerie.Quand il fait beau, ça grouille d\u2019enfants, il y a beaucoup de poussettes», indique Claire.Il À PAS DE LOUP DANS LIMOILOU 1 2 3 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 17 y a quelques années, une petite polémique est née lorsque la Ville a décrété que les parents devaient ramasser les jouets plutôt que de les laisser sur place, en libre- service.L\u2019endroit était devenu, selon certains, «un dépôt à jouets».Le parc a été inauguré en 2012 par Pauline Marois.Claire Vignola a justement été candidate péquiste dans la circonscription (Jean- Lesage) aux élections provinciales d\u2019octobre 2018.«Ils sont venus me chercher.Je n\u2019ai pas accepté du premier coup, mais finalement j\u2019ai aimé l\u2019expérience.» «Combien de votes as-tu reçus?» «Je le sais pas.N\u2019empêche, c\u2019est drôle où la vie peut nous mener.» ( Vé r i f i c a t i o n p l u s t a r d e n quelques clics : 2774 votes.Quatrième derrière le gagnant, Sol Zanetti, de Québec Solidaire.) UN CIRQUE À L\u2019ÉGLISE En cet après-midi béni, la vie nous mène vers l\u2019ouest, jusqu\u2019à l\u2019ancienne église Saint-Esprit.Les petites roches du trottoir, vestiges d\u2019un hiver à oublier, craquent sous nos pas, scrouch! scrouch! Sur le parvis, une dizaine d\u2019étudiants d\u2019Espace Cirque prennent une pause au soleil.Une enseignante vient casser leur fun.«Il reste six minutes, les amis.Si vous avez des choses à enregistrer pour donner un nom à votre projet.» Claire remarque pour la première fois que des lettres stylisées forment le mot cirque, sur la façade de l\u2019église désacralisée.C\u2019est vrai qu\u2019il faut le savoir.On tourne sur la 8e Rue.Au numéro 245, une plaque rappelle la maison natale de Sylvain Lelièvre.En face, l\u2019ancien presbytère accueille maintenant une coopérative funéraire.Tout au bout, vers l\u2019est, on aperçoit l\u2019incinérateur.Un jour, les gens auront peine à croire à une époque où il était permis de brûler des déchets en pleine ville\u2026 Si les chats sont nombreux dans Limoilou, aucun n\u2019a encore croisé notre route.Sans doute sont-ils en train de lézarder au soleil, dans un fond de ruelle.Claire en a adopté un l\u2019été dernier.Madame qu\u2019elle s\u2019appelle.Une boîte aux lettres.Claire en profite pour y déposer son enveloppe.Nous sommes de retour sur la 3e Avenue.Plus haut, une autre zone achalandée de Limoilou, avec le Bal du lézard, la taverne irlandaise Le Trèfle, le Quartier de Lune.Limoilou est devenu le point de chute des foodies depuis quelques années.La Signature, La Planque, ARVI, ce dernier en nomination comme meilleur resto aux Lauriers de la gastronomie québécoise, ce n\u2019est pas l\u2019offre qui manque.On aperçoit une file d\u2019attente devant Demers Bicyclettes, confirmant que la pandémie a accentué la passion pour le vélo.Claire, elle, préfère marcher.«Je fais toutes mes affaires à Limoilou.J\u2019encourage les commerces de quartier.J\u2019ai une auto, mais elle ramasse la poussière.» 1 re AVENUE 3 e A V E N U E C H E M I N D E L A C A N A R D I È R E Rivière S a i nt-Charles 1 4e Rue 5e Rue 6e Rue 7e Rue 8e Ru e 9e Rue 10e Ru e 11e Rue 2 e A V E N U E 4 e A V E N U E R u e d e l a C r o i x - R o u g e 3e Rue 3 2 4 5 QUARTIER LIMOILOU 1 PLACE LIMOULOISE 2 PARC SYLVAIN-LELIÈVRE 3 PARC ROLAND-ASSELIN 4 ÉCOLE DE CIRQUE 5 CASERNE NO 5 INFOGRAPHIE LE SOLEIL À PAS DE LOUP DANS LIMOILOU 2 La maison natale du chanteur Sylvain Lelièvre, au 245, 8e Rue.1 Co-gestionnaire de la galerie Alfred-Pellan, Claire Vignola prend la pose près de la sculpture de loup de la Place limouloise.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET 3 L\u2019église Saint-Esprit accueille maintenant l\u2019École de cirque de Québec.4 Sur la 3e Avenue, un slogan qui résume l\u2019attachement des citoyens au quartier Limoilou.4 LIRE LA SUITE \u203a 18 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS LE MEILLEUR QUARTIER DE TOUS Des cafés, des restos, une épicerie, des dépanneurs, des boulangeries, une boucherie poissonnerie, une quincaillerie, une librairie, tutti quanti, finalement il manque quoi dans le quartier?«Je dirais une fruiterie, estime Claire, qui s\u2019approvisionne au Marché Jobidon IGA.Les fins de semaine, l\u2019été, il y a un marché public près de la caisse populaire.» Contrairement aux autres rues commerciales, il n\u2019y a aucun parcomètre sur la 3e Avenue, ce qui a toujours eu le don d\u2019agacer les gens d\u2019affaires des autres quartiers de Québec.La vigilance du comité de citoyens ne serait pas étrangère à cette exception, croit Claire.Les citoyens l\u2019aiment leur quartier et pas seulement pour le stationnement gratuit.La page Facebook au titre un tantinet chauvin \u2014 Limoi- lou : notre quartier, le meilleur de tous! \u2014 est là pour le prouver, avec ses 14 000 abonnés.La version virtuelle de l\u2019ancien perron d\u2019église.On parle de tout, de son eau de robinet soudainement brunâtre, du bruit stressant des motos, d\u2019un chat égaré ou perdu qui miaule sous une fenêtre, même d\u2019un.dentier perdu sur un trottoir de la 4e Avenue, photo en prime.On pousse une pointe jusqu\u2019à l\u2019angle de la 3e Rue et de la station communautaire CKRL.L\u2019école des métiers d\u2019arts n\u2019est pas loin.«Ça fait beaucoup d\u2019artistes au pied carré.» Vers le pont Dorchester, on note la présence d\u2019une nouvelle succursale de la Maison Smith, où est produite la nourriture de toute la chaîne, explique Claire.À l\u2019angle de la 5e Rue, le regard est attiré par l\u2019ancienne caserne de pompiers, reconvertie en espace de travail collaboratif, Le Cube.L\u2019architecture est magnifique.Au bout de la rue, l\u2019église Saint-Charles-de- Limoilou apparaît dans toute sa splendeur.De retour sur la 3e Avenue, le local de Soupe et cie, dévasté par un incendie en octobre 2020, en pleine pandémie, est toujours placardé.Le frigo communautaire, lui, reste disponible pour les plus démunis.J\u2019Y SUIS, J\u2019Y RESTE On revient devant la galerie Alfred- Pellan.La Place limouloise est toujours aussi grouillante.Le temps file, c\u2019est le moment d\u2019une photo.Claire s\u2019accote sur un poteau et prend la pose.Un homme la salue.Peut-être l\u2019un de ses 2774 supporters de la dernière élection.Notre guide d\u2019un après-midi ne voit pas le jour où elle quittera son quartier d\u2019adoption.«J\u2019ai vécu à Ottawa, sur la rive sud de Mont réal et de Québec.Quand je suis arrivé ici, je ne connaissais pas trop le quartier.Là, je pense que je l\u2019ai adopté.J\u2019aurais ben de la misère à m\u2019en aller.» Suite de la page 17 1 La caserne no 5 accroche les regards sur la 5e Rue.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET 2 La ruelle Arc-en-ciel, un peu moins colorée cette fin d\u2019hiver.1 2 Stores de qualité fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque Estimation gratuitE 1-855-770-8677 PannEauX CouLissants PErsiEnnEs DE Bois storE DE Bois maisondustore.ca QuÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvis 418-654-8677 \u2022 LavaL 450-627-3716 \u2022 fLoriDE 954-955-8677 montrÉaL 514-231-8677 \u2022 LonguEuiL 450-445-9829 \u2022 trois-rivièrEs 819-696-8677 PrisE DE mEsurEs & instaLLation gratuitE 0056829 0061038 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 19 0062195 BUDGET 2021-2022 Un Québec résilient et confiant Renforcer notre système de santé Des efforts additionnels pour vaincre la crise sanitaire et rehausser les soins et les services en santé pour tous.10,3 G$ Accélérer la croissance et la transition vers la nouvelle économie du Québec Des investissements pour accroître la productivité des entreprises et favoriser le développement économique des régions.4 G$ Appuyer la réussite scolaire et les jeunes Un soutien à la persévérance, à la diplomation en enseignement supérieur et à l\u2019insertion professionnelle et sociale des jeunes.1,5 G$ Soutenir les Québécois Des mesures pour répondre aux besoins spécifiques des Québécois et améliorer le système judiciaire.1 G$ Québec.ca/budget SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com Quelque 500 000 documents photographiques du Soleil seront bientôt disponibles en consultation aux archives de la Ville de Québec.Le legs, d\u2019une grande valeur culturelle et patrimoniale, s\u2019est déroulé de façon symbolique, jeudi matin, sur le parvis de l\u2019hôtel de ville, en présence du maire Régis Labeaume.«Pour nous autres, c\u2019est du bonbon.C\u2019est un trésor que Le Soleil nous transmet.Pour l\u2019histoire de la ville, il n\u2019y a pas mieux qu\u2019un journal aussi vieux pour retracer ce qu\u2019on a vécu depuis autant d\u2019années, a mentionné M. Labeaume, à l\u2019endroit du directeur général de la Coopérative de solidarité Le Soleil, Gilles Carignan.«On va en prendre bien soin, on va installer tout ça dans des conditions de préservation idéales et on va s\u2019assurer que ça soit disponible pour tout le monde, les chercheurs, les étudiants et quiconque veut y avoir accès.Ça va être une utilisation conviviale, mais respectueuse de ces documents», a ajouté le maire.Pour Gilles Carignan, ce don est important afin d\u2019assurer la pérennité des documents au bénéfice des générations futures.«Pour nous, c\u2019était essentiel que notre fonds de photos soit conservé, mais aussi mis en valeur, a-t-il expliqué.C\u2019est une richesse qui est importante collectivement.Le Soleil est un témoin de l\u2019histoire, et on voulait que ces photos continuent d\u2019être vues, dans un univers plus numérique, pour continuer à raconter l\u2019histoire de Québec.» L\u2019imposant fonds d\u2019archives visuelles, qui comprend des photos papier et des diapositives, couvre la période entre 1969 et 2002.Les photographies ne seront pas disponibles à la consultation au cours des prochains mois, le temps d\u2019en faire une indexation adéquate.LES ARCHIVES VISUELLES DU SOLEIL LÉGUÉES À LA VILLE «Pour nous autres, c\u2019est du bonbon.C\u2019est un trésor que Le Soleil nous transmet» \u2014 Régis Labeaume Le directeur général de la Coopérative de solidarité Le Soleil, Gilles Carignan,a remis symboliquement les archives au maire Régis Labeaume jeudi.\u2014 PHOTO VILLE DE QUÉBEC 0059476 comme au Château Transportez le savoir-faire et l\u2019expertise de notre brigade culinaire à la maison et profitez d\u2019un repas digne du Château à la maison ! Que ce soit l\u2019incontournable jambon glacé à l\u2019érable, la couronne d\u2019agneau ou encore les menus inspirés du temps des sucres, nous avons une formule qui saura vous plaire ! Disponible les 2, 3 & 4 AVRIL AMISDUCHATEAU.CA OU 418 692-3861 Pâques LES MENUS DE PÂQUES DU FAIRMONT LE CHÂTEAU FRONTENAC, QUOI DE PLUS PRATIQUE ! Menu pour emporter à partir de 165$ POUR 4 PERS. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 21 CATHERINE LÉVESQUE La Presse Canadienne OTTAWA \u2014 L\u2019échange de données entre l\u2019Agence de la santé publique du Canada et les provinces est toujours problématique, un an après le début de la pandémie.Pour preuve, l\u2019Agence a été incapable de dresser un portrait complet du nombre et de la proportion de cas de variants dans les différentes régions au Canada lors d\u2019une modélisation présentée vendredi aux journalistes.La diapositive qui devait montrer la progression des variants au pays était incomplète, le Québec et la Saskatchewan ayant été exclus de cette analyse.Questionnée à ce sujet, l\u2019administratrice en chef de la santé publique, la Dre Theresa Tam, a reconnu qu\u2019il y avait encore des «défis» avec les provinces pour obtenir des données standardisées sur l\u2019évolution de la pandémie.Il s\u2019agit de l\u2019un des défis relevés par la vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan, qui s\u2019est penchée sur le niveau de préparation de l\u2019Agence au début de la pandémie.Dans son rapport, dévoilé jeudi, Mme Hogan faisait état de problèmes de longue date au sujet de la communication avec les provinces et territoires, ce qui a empêché d\u2019obtenir un portrait complet de la pandémie à l\u2019échelle du pays.COVID-19 : L\u2019ÉCHANGE DE DONNÉES ENTRE OTTAWA ET LES PROVINCES TOUJOURS PROBLÉMATIQUE 0061132 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS YAN DOUBLET ydoublet@lesoleil.com C\u2019était la semaine dernière.Un abatteur avait mandat de débiter le célèbre orme au boulet du Vieux-Qué- bec, jugé trop abîmé.Patient, Yan Doublet l\u2019observait, un scénario en tête pour réaliser sa photo.«J\u2019attendais le moment où il couperait la dernière branche\u2026 Ça me faisait penser à la mise à mort par le bourreau avec la scie mécanique! C\u2019était la décapitation; on lui a coupé la tête.» TEXTE BAPTISTE RICARD-CHÂTELAIN Données techniques : Nikon D4, focale 29 mm, iso 100, 1/1000e de seconde, f6.3 ASSIGNATION LIBRE 0056819 estimation gratuite \u2022 1-855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION motorisation disponible univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec 418-654-8677 Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% de rabais ou iNsTaLLaTioN GraTuiTe LE MATCH DE L\u2019EMPLOI PROMOTION Le Québec a besoin de tous ses talents ! Avant que ne frappe la pandémie, le Québec connaissait une croissance économique particulièrement vigoureuse.Si le contexte a changé, le phénomène de rareté de la main- d\u2019œuvre sévit toujours, côtoyant celui du chômage pandé- mique.Entrevue avec le ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS), M.Jean Boulet.M.Boulet, dans quelle mesure la crise sanitaire a-t-elle accentué, selon vous, les besoins de requali- fication de la main-d\u2019œuvre au Québec?La pandémie a agi comme un accélérateur de la requalification et du rehaussement des compétences parce qu\u2019on s\u2019est retrouvé avec du chômage, un surplus de main- d \u2019œuvre dans cer tains secteurs tels le tourisme, la restauration, l\u2019hébergement, les arts, la culture et l\u2019industrie aérienne, par exemple.Le taux de chômage a monté, baissé un peu, mais il y a encore beaucoup de monde qui a besoin de formation soit de courte durée ou accélérée, ou encore de formations en alternance travail- études.On met beaucoup l\u2019accent sur les façons alternatives de permettre aux personnes de se réorienter par des formations nouvelles soit au niveau professionnel, collégial ou universitaire.Il est important de faire en sorte que les individus soient en adéquation avec les besoins concrets du marché du travail.Faites-nous, à grands traits, un rappel des programmes actuellement en place pour favoriser cette formation de la main-d\u2019œuvre et des budgets alloués par Québec.Dans la dernière mise à jour économique, 458 millions étaient alloués pour permettre notamment la requalification et le rehaussement des compétences.Ça nous a permis de lancer, à la fin du mois de novembre dernier, le PARAF, le Programme d\u2019aide à la relance par l\u2019augmentation de la formation.À terme, ce programme devrait profiter à près de 20 000 personnes.Des sommes additionnelles ont depuis été ajoutées.Le PARAF donne accès à un soutien financier de 500 $ par semaine et on assume les frais de scolarité et, le cas échéant, les frais de garde et les frais de transport.J\u2019ai annoncé aussi un investissement de 19 millions pour stimuler les carrières dans les technologies de l\u2019information.Tout cela vise notamment à encourager les gens, les femmes, les personnes immigrantes dans le domaine des TI.Il y a trois autres programmes qu\u2019on déploie en collaboration avec d\u2019autres ministères.L\u2019Audit industrie 4.0, qu\u2019on travaille avec le ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation pour aider à gérer le changement et le développement des compétences tout au long de la démarche de transformation numérique des entreprises.Avec le ministère de l\u2019Immigration, on bonifie aussi ce qu\u2019on appelle Accompagnement Québec.On considère la requalifi- cation, mais on accompagne également des personnes immigrantes pour accentuer leur régionalisation.Et récemment, j\u2019ai annoncé quatre millions de dollars pour permettre de les accompagner dans la reconnaissance des compétences acquises à l\u2019étranger.Finalement, il y a les programmes de rehaussement des compétences en entreprise où il est possible de rembourser de 50 à 85 % des coûts de formation par l\u2019entremise du MTESS.Quels types d\u2019emplois sont principalement visés par ces programmes?De quoi le Québec a besoin maintenant et à moyen terme?Tous les types d\u2019emplois où il y a de bonnes perspectives de réintégration dans le marché du travail sont visés.C\u2019est certain qu\u2019on a des priorités qui ont été établies à la suite du diagnostic des 500 métiers et professions en déficit de main-d\u2019œuvre qu\u2019on a réalisé avec la Commission des partenaires du marché du travail, mais ça tourne beaucoup autour des technologies de l\u2019information, de la santé, de la construction et du domaine de l\u2019éducation.Quel message souhaitez-vous transmettre à celles et ceux qui ont perdu leur emploi et qui s\u2019interrogent sur leur avenir professionnel?Comment ne laisser personne en marge de l\u2019emploi et de l\u2019économie?Il ne faut pas hésiter et comprendre que, malgré la situation actuelle, des emplois sont disponibles.On est là pour accompagner les gens et on veut que ça se fasse dans un contexte de parcours individualisé.Il y a la plateforme numérique Je travaille, où les chercheurs d\u2019emploi et les entreprises peuvent s\u2019inscrire.Je pense aussi à tous les bassins de main-d\u2019œuvre qui sont sous- représentés dans le marché du travail : les travailleurs expérimentés, les personnes en situation de handicap, les personnes judiciari- sées, les personnes immigrantes, les femmes, les jeunes, les prestataires d \u2019aide sociale et les personnes issues des Premières Nations.La formation va permettre de créer de bonnes passerelles; ça ne peut qu\u2019être bénéfique pour la reprise économique qui est déjà amorcée.Entrevue et rédaction : Johanne Martin M.Jean Boulet, ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale PHOTO : PATRICK LACHANCE Déployez vos idées de grandeur avec nous, que ce soit à lamaison, au bureau ou sur le terrain, votre environnement sera le nôtre.Joignez-vous dèsmaintenant à l\u2019une de nos équipes d\u2019ingénieriemultidisciplinaires, et ensemble, créons l\u2019avenir! Travailler sur des projets d\u2019envergure au grand air des régions.Donner de l\u2019ampleur à votre carrière,visitez fnx-innov.com/voirgrand 0060577 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 23 LE MATCH DE L\u2019EMPLOI PROMOTION CONSTRUCTION Plusieurs postes à pourvoir et formation disponible Le gouvernement du Québec a annoncé ces derniers jours vouloir ajouter 11 000 travailleurs par année dans l\u2019industrie de la construction pour répondre aux problèmes de la rareté de la main-d\u2019œuvre dans ce secteur économique.Un programme encouragera la formation.Si le problème est bien réel, la rareté de main-d\u2019œuvre est différente selon les régions, rappelle Mélanie Malenfant, porte-parole de la Commission de la construction du Québec (CCQ).Les besoins au plan provincial seraient de 13 000 personnes par année dans les différents corps d\u2019emploi selon la CCQ.Le gouvernement note aussi les problèmes de rétention de la main-d\u2019œuvre et les nombreux départs à la retraite dans les cinq prochaines années, ce qui l\u2019a incité à injecter 120 millions $ pour aider au recrutement et à la formation d\u2019employés dans ce secteur névralgique. Il existe des dizaines de centres de formation professionnelle (CFP) offrant des parcours accélérés pour les m é t i e r s d e l a co n s t r u c- tion?: plusieurs CFP sont dans les régions de la Capitale-nationale et de Chaudière-Appalaches.Un exemple concret à Québec avec l \u2019École des métiers et occupations de l\u2019industrie de la construction de Québec (EMOICQ : www.emoicq.qc.ca) qui offre 13 formations sur les 26 métiers de l \u2019 industr ie, expl ique Amélie Tremblay Gilbert, conseillère en orientation de l\u2019EMOICQ.« Nous accueillons entre 700 et 900 élèves par année dans des parcours de six à 18 mois, précise- t-elle.Les étudiants travaillent dans des ateliers identiques à celui des chantiers avec les outils qu\u2019ils devront utiliser dans l\u2019un des quatre pavillons de l\u2019école à Québec. » Si les métiers de charpentier- menuisier, de peintre et d\u2019électricien sont les plus populaires auprès des élèves, elle note qu\u2019il y a une bonne demande sur le marché du travail pour les ferblantiers, les couvreurs, les poseurs de revêtements souples et les électriciens en système de sécurité entre autres.« Il est encore temps de s\u2019inscrire pour les cours de l\u2019automne, explique-t-elle.Il y a encore de la place.Il est même possible d\u2019ici le 30 avril de s\u2019inscrire pour ceux et celles qui retournent à l\u2019école, car ils pourront bénéficier d\u2019une aide financière du gouvernement avec le Programme d\u2019aide à la relance par l\u2019augmentation de la formation.Rédaction: Yves Therrien EMPLOIS EN TECHNOLOGIES DE L\u2019INFORMATION Les portes sont grandes ouvertes Les perspectives d\u2019emploi dans les technologies de l\u2019information (T.I.) sont excellentes, affirme Louis-André Marceau, directeur général de Mon Avenir TI. La pandémie actuelle n\u2019a pas diminué la demande de travailleurs dans le domaine; au contraire, il faudrait encore plus de gens.Pour M.Marceau, les emplois offerts dans les entreprises en TI touchent non seulement la programmation, mais d\u2019autres secteurs, dont des entreprises en croissance qui ont des postes à combler pour la gestion des ressources humaines, l\u2019administration, etc.« Il n\u2019y a pas que les codeurs dans l\u2019écosystème, il y a de nombreux emplois connexes comme la gestion de projet, l\u2019accompagnement des clients, puis des postes en sécurité informatique, en développement de haut niveau, avec d\u2019excellentes conditions de travail et de salaire », affirme M.Marceau.Il y a de la place autant pour les jeunes ayant un diplôme professionnel que ceux qui ont un baccalauréat et une maîtrise dans divers domaines ou un doctorat en intelligence artificielle.« Il y a quelques années, on n\u2019aurait pas parlé des manufacturiers ou des détaillants comme des employeurs en TI, continue-t-il.Pourtant, un fabricant de meubles qui passe à l\u2019automatisation de l\u2019usine et qui se lance dans la vente en ligne aura un grand besoin d\u2019employés qui maîtrisent les technologies.» C\u2019est la même chose pour un détaillant comme Simons avec son entrepôt intelligent.Tout comme chez Latulippe ou une boutique de vêtements pour enfants, il faut des spécialistes de la vente en ligne pour que tout le processus se passe bien.Ce ne sont pas des entreprises uniquement en TI, mais elles ont des spécialistes en TI pour la gestion des inventaires et des finances, les outils de commerce en ligne.De nombreux postes sont à combler et la demande est grandissante dans le domaine et l\u2019embauche à l\u2019étranger est difficile en raison de la pandémie. « Heureusement, les institutions d\u2019enseignement se sont adaptées avec des formations accélérées au secondaire ou au cégep, sans oublier le nouveau programme de formation spécialisé 42 Québec avec son parcours d\u2019autoforma- tion.Ça viendra combler des besoins », estime-t-il.Le marché de l\u2019emploi en TI change et se transforme pour répondre à des situations nouvelles.Bon an mal an, quelque 4000 emplois sont offerts au Québec.Mon Avenir TI est un OBNL qui regroupe près d\u2019une soixantaine d\u2019entreprises de la grande région de Québec et qui valorise les technologies de l\u2019information et les carrières associées.Rédaction: Yves Therrien 1000 EMPLOIS 1 POUR TOI! CHARLEVOIX \u2022 QUÉBEC \u2022 PORTNEUF Visitez notre page Web pour découvrir nos différentes professions et envoyez votre curriculum vitæ àwww.ciussscn.ca/emploi 0061201 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 24 LE MATCH DE L\u2019EMPLOI PROMOTION Travailler en résidences pour aînés?Pourquoi pas ! Les résidences pour aînés membres du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA) sont régulièrement à la recherche de personnel motivé et qualifié.Les postes proposés, dans plusieurs domaines, y sont aussi variés que les soins aux résidents, l\u2019administration, le service alimentaire, le service d\u2019entretien et l\u2019animation.Regroupant 800 membres répartis sur l\u2019ensemble du territoire, le RQRA est un organisme à but non lucratif qui offre des milieux de vie de qualité aux aînés autonomes, ainsi que des services d\u2019assistance et des soins à ceux qui sont en perte d\u2019autonomie.Plus de 20 corps de métiers différents s\u2019y concentrent, dont plusieurs connaissent déjà une forte demande.Une formation spécifique pour travailler dans ce secteur a d\u2019ailleurs été élaborée.D\u2019une durée de 180 heures, l\u2019attestation d\u2019études professionnelles (AEP) « Assistance à la personne en résidence privée pour aînés » mène au métier de préposé aux résidents et permet d\u2019être recruté dans toutes les résidences privées pour aînés du Québec.Cette AEP est une formation reconnue par le ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur.Il est possible d\u2019en apprendre davantage à ce sujet à inforouteFPT.org/ ministère/aep.aspx.QUALITÉS RECHERCHÉES ET AVANTAGES ASSOCIÉS AU SECTEUR Les établissements membres du RQRA sont en quête de candidats qui aiment les contacts humains et qui souhaitent travailler avec les personnes âgées.Les futurs employés doivent également démontrer des habiletés en communication et pour le travail d\u2019équipe, en plus de faire preuve de capacité d\u2019adaptation et de manifester de la flexibilité et de l\u2019initiative.L\u2019aptitude à créer et à maintenir des liens de confiance avec les gens est aussi recherchée.Parmi les avantages associés aux emplois disponibles dans les résidences pour aînés, on note la présence d\u2019horaires flexibles et la possibilité de trouver un lieu de travail à proximité de son domicile.La reconnaissance de la part des résidents et de leurs familles, le sentiment d\u2019appartenance à la communauté, l\u2019occasion de faire une différence dans la vie des gens et celle de se réaliser dans un milieu de vie convivial et chaleureux s\u2019ajoutent aussi à la liste.Pour connaître les perspectives qu\u2019affichent les emplois proposés dans le secteur des résidences pour aînés, on peut consulter le www.monemploi.com/metiers- et-professions.Pour prendre connaissance des postes actuellement offerts dans les résidences membres du RQRA, il faut se rendre au www.emplois.rqra.qc.ca.Rédaction : Johanne Martin QUELQUES MÉTIERS EN DEMANDE Infirmière Infirmière auxiliaire Préposé aux résidents Cuisinier Aide cuisinier Sous-chef Aide alimentaire Préposé à la salle à manger Concierge Préposé à la maintenance Préposé à l\u2019entretien ménager Préposé aux loisirs / Animatrice Secrétaire-réceptionniste Réceptionniste Buandier Chauffeur Chef d\u2019équipe salle à manger Préposé multi-tâches Agent de sécurité Agent de location Venez découvrir un secteur d\u2019activité en pleine croissance.EMPLOIS.RQRA.QC.CA Travailler en résidence pour aînés ?Pourquoi pas ! SAVIEZ-VOUS QUE.Il existe une attestation d\u2019études professionnelles (AEP) de 180 heures pour travailler dans notre secteur.L\u2019AEP « Assistance à la personne en résidence privée pour aînés » mène au métier de préposé(e) aux résidents et permet d\u2019être recruté(e) dans toutes les résidences privées pour aînés du Québec.0059927 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 25 LE MATCH DE L\u2019EMPLOI PROMOTION Les SARCA : de l\u2019aide pour réussir son retour à l\u2019école Prendre la décision d\u2019effectuer un retour aux études suscite certaines questions, peut engendrer des inquiétudes et suppose de multiples démarches.Implantés dans tous les centres de services scolaires, les Services d\u2019accueil, de référence, de conseil et d\u2019accompagnement (SARCA) offrent un soutien gratuit, confidentiel et personnalisé.Destinée aux 16 ans et plus, l\u2019aide proposée par les SARCA s\u2019adresse prioritairement aux adultes sans diplôme.Des personnes désirant décrocher leur diplôme d\u2019études secondaires (DES) ou un diplôme d\u2019études professionnelles (DEP) y sont surtout reçues, mais aussi des gens en quête de préalables pour le collégial, des diplômés du cégep qui ont un intérêt pour la formation professionnelle, une clientèle immigrante, ainsi que des travailleurs autonomes.« Le volet accueil des SARCA est crucial.Notre approche est individualisée et nous prenons le temps de connaître les besoins de chaque personne, ce qui est important et où elle en est, révèle Michèle Paris, conseillère en information scolaire et professionnelle SARCA au Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries.Lorsque quelqu\u2019un appelle, on vise un contact direct, non une boîte vocale, et qu\u2019un rendez-vous soit très rapidement donné. » Les SARCA misent aussi sur l\u2019information scolaire et professionnelle et sur l\u2019orientation.Aux SARCA, des conseillers sont présents pour accompagner les clients dans leurs transitions en élaborant avec eux un projet selon leurs intérêts.De l\u2019information est offerte concernant les programmes, les conditions d\u2019admission et le marché du travail.Pour chaque individu, le projet et son réalisme sont considérés, les acquis scolaires, les préalables à obtenir, etc.FAVORISER DES CONDITIONS GAGNANTES « L\u2019accompagnement prend ici tout son sens, affirme Mme Paris.Si le parcours est trop long, on va examiner les options possibles pour que l\u2019objectif puisse être atteint dans les meilleurs délais.On regarde aussi de quelle manière les études peuvent être financées, on prépare un plan d\u2019action avec la personne, on l\u2019assiste au besoin dans ses demandes d\u2019admission, bref, les SARCA s\u2019attardent aux conditions gagnantes afin de permettre le retour à l\u2019école. » Pour les gens qui ont une expérience sans détenir de diplôme, la conseillère tient à rappeler l\u2019existence de la démarche de reconnaissance des acquis et des compétences (RAC).Même si elle n\u2019évite pas toujours un cheminement scolaire, le fait que soit reconnue une partie d\u2019un programme réduit le temps de formation.« On donne de l\u2019espoir, on fait en sorte que la qualification fasse vivre du positif par rapport aux compétences », atteste Mme Paris.Les rencontres dans les SARCA se font en personne dans le respect des règles sanitaires, mais peuvent également se tenir en mode virtuel ou encore par téléphone.Enfin, tout au long du processus, un contact est maintenu, même une fois l\u2019inscription confirmée et les cours commencés.Pour plus d\u2019information, veuillez contacter les SARCA de votre région ! Entrevue et rédaction : Johanne Martin Michèle Paris Des emplois qui font du bien ! Joins-toi à notre équipe! | groupepatrimoine.ca/emplois DANS LA GRANDE RÉGION DE QUÉBEC 0059520 I SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 26 LEMATCHDEL\u2019EMPLOI Promotion LaDirectionDe La formationcontinue et des services aux entreprises ducégepde sainte-foy Unacteur important pour qualifier ou rehausser les compétencesde lamain-d\u2019œuvre La formation continue joue un rôle stratégique dans la relance économique.Elle permet de renforcer la formation des travailleurs et d\u2019aider les entreprises à s\u2019adapter à la nouvelleréalitédumarchédutravail.LeCégepdeSainte-Foy se retrouve aux premières lignes de cette transformation.Eneffet, il possèdeuneoffrediversifiéedeservicesetd\u2019activités en formation continue.SErviCESauxEntrEpriSES Le Service aux entreprises du Cégepparticipeactivementà l\u2019élaboration et à lamise enœuvre de stratégiesvisant la formationdans les entreprises, les organisations publiquesetparapubliques.«Nos services aux entreprises jouent actuellement un rôlemajeur dans le projet de relance du gouvernement.Chaque semaine, nous échangeons avec des entreprises aux prises avec des enjeux de développementdescompétences de leur main-d\u2019œuvre.Nous les accompagnonsetnousleurpropo- sonsunplanderehaussementdes compétences adaptées à leur réalité», indiqueNicoleRichard,directrice de la Formation continue et des services aux entreprises (DFCSAE) duCégepde Sainte-Foy.unEaidE SurmESurE, rapidE Et EFFiCaCE Lorsqu\u2019ilestquestiondeformation continue, leCégepdeSainte-Foyse démarque par son agilité et sa capacité d\u2019innovation pour bien répondre aux besoins dumarché du travail.Bien au fait de la réalité des entreprises, la DFCSAE peut apporter dessolutionsconcrèteset rapides.Sagrandeexpertisedansplusieurs secteurs d\u2019activités, notamment les ressources humaines, l\u2019informatique et la gestion de projet, permet d\u2019avoir accès à de nombreux formateurs et coachs certifiés détenant une expérience pratique sur le terrain.Elle offre des services diversifiés de formation surmesure et clé enmain, de perfectionnement, d\u2019accompagnement en milieu de travail et de coaching individuel.À titre d\u2019exemple, en raison de la forte demande de main-d\u2019œuvre dans le secteur du numérique, et ce, tant du côté des entreprises que de celui du gouvernement, le Cégep travaille actuellement sur un projet de « reformation » avec de nombreux partenaires du milieu, permettant le développement des compétences en lien avec les métiers du numérique.Cette initiative traduit bien la volonté duCégep à répondre spé- cifiquementauxbesoins identifiés dans lemilieu socio-économique.dES FormationSCLé Enmain quidonnEntdESréSuLtatS Innovante, la formation continue du Cégep a déjà prouvé plusieurs fois sacapacitéàdonneràsaclien- tèle des formations qui répondent aux besoins dumarché du travail.Leurs formations clés en main le démontrent bien et elles peuvent être adaptées aux besoins spéci- fiquesd\u2019uneentreprise.«Laforma- tion Gestionnaires efficaces, par exemple, est très prisée par les entreprises.Il s\u2019agit d\u2019un pro- grammequi combine de la formation et du coaching pour aider les gestionnaires à transposer dans leurmilieu les notions vues en formation,etpourconsolider lescom- pétences qu\u2019ils possèdent déjà », expliqueNicoleRichard.dESapproChESadaptéESàLa CLiEntèLEaduLtE LaDFCSAEproposeauxadultesun accès plus flexible et plus simple à la formation, qui leur permet de mieux concilier les différentes sphèresdeleurvie.«Onaplusieurs formules pour répondre aux besoins des adultes qui travaillent ouquiontunefamille.Onessaiede leuroffriruncontextedeformation qui concilie études, travail et famille », précise ladirectrice.Parexemple, lesgensquiveulentse perfectionnerau travail peuvent le faire en suivant des formations ou des cours à temps partiel, et ceux qui souhaitent se réorienter peuvent choisir une formation à tempsplein sur quelquesmois, via les programmes d\u2019attestations d\u2019études collégiales (AEC) ou les diplômesd\u2019étudescollégiales (DEC) accélérés.Le Cégep se démarque également par ses services de francisation en entreprise et son Centre d\u2019auto- apprentissagedu français pour les immigrants (CAFI).Ces services sontadaptésà laréalitédes travailleurs qui souhaitent perfectionner leur français.dESaCquiS EtdES CompétEnCESrEConnuS parL\u2019étabLiSSEmEnt La reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) est un levier important de la formation continue, mais également du renouvellement de la main- d\u2019œuvre.LaRACpermetàuneper- sonne ayant déjà à son actif une formationoudesexpériencessigni- ficatives de travail d\u2019obtenir, à la suite d\u2019un processus rigoureux, un diplôme reconnu.Cette démarche est offerte dans de nombreux secteursd\u2019activités.« Lorsque la personne obtient une reconnaissance officielle, cela facilite ses démarches de recherche d\u2019emploi ou lui procure le bagage nécessairepouraccéderàunposte plus qualifié dans son milieu de travail », expliqueMme Richard.Il apparaît clair que les différents services offerts aux entreprises et les solutions proposées aux indivi- dussontd\u2019uneaideprécieusepour larelanceéconomique.Peuimporte les besoins des entreprises ou des travailleurs, leCégepdeSainte-Foy répondprésentà l\u2019appel.Informez- vous : vousbrillez.ca.Laformation continUedUcégep deSainte-foyen chiffreSannUeLS 1910 étudiants dans les programmes aEC,dECaccélérés et enraC 665 personnesdans unedémarche de francisation 3000 participants aux Services auxentreprises Nicole Richard, directrice de la Formation continue et des services aux entreprises leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 27 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 28 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Les Rendez-vous pour la réussite éducative tenus mercredi et jeudi, les 31 mars et 1er avril, constitueront un important test d\u2019écoute pour le ministre de l\u2019Éducation, selon Véronique Hivon.La députée péquiste croit que Jean-François Roberge doit impérativement cesser de percevoir toute critique comme une attaque.Q Quelle sera l\u2019importance concrète de cet exercice, l\u2019impact réel dans les classes?R On accueille positivement toute démarche de consultation.Mais il faut avoir des attentes réalistes.On va arriver avec des éléments très concrets, l\u2019objectif est de soutenir les élèves.Mais on aurait aimé que ce soit un vrai forum public et qu\u2019on puisse bénéficier des vrais échanges en temps réel les uns avec les autres, plutôt que le format quatre demi-journées par petits groupes.J\u2019espère qu\u2019il y aura le plus de transparence possible, qu\u2019on aura accès aux positions et aux documents de tout le monde.Ces exercices-là ont de la valeur aussi quand on construit les consensus en temps réel en s\u2019influençant mutuellement, en faisant du pouce sur l\u2019idée de quelqu\u2019un.Mais mon objectif, c\u2019est que le ministre soit véritablement à l\u2019écoute.Qu\u2019il se base sur les consensus et les idées des autres pour bâtir et que l\u2019accent soit sur ce qui va faire la différence pour les élèves.Q Quels sont les enjeux prioritaires?R D\u2019abord, le soutien aux élèves.Surtout pour ceux qui ont des difficultés, des retards et dont la situation s\u2019est aggravée avec la pandémie.Sortir de là avec un vrai portrait des besoins de tutorat et avoir des sommes.S\u2019entendre que ça va prendre une injection d\u2019argent beaucoup plus importante que les 11 millions $ déjà donnés.L\u2019autre clé, c\u2019est du soutien pour les enseignants.Les enseignants sont pris à la gorge.Ils ont moins de temps pour enseigner, parce qu\u2019on leur demande toutes sortes des tâches connexes liées à la pandémie.Par exemple, avoir des ressources supplémentaires pour la surveillance et dégager les enseignants pour faire de la récupération.Aussi, tous les spécialistes du soutien à l\u2019intérieur de l\u2019école, en psychologie, orthophonie, orthopédagogie.Ça nous amène à valoriser la profession.Si le gouvernement avait eu une réelle volonté, on aurait pu, au début de la pandémie, comme le ministre l\u2019avait dit à l\u2019époque, régler les conventions collectives.Ce qui aurait permis d\u2019améliorer les conditions de travail, de donner plus de flexibilité et plus de soutien.Q Croyez-vous à la bonne volonté du ministre Roberge?R Je veux toujours vivre d\u2019espoir et espérer qu\u2019il a appris de ses erreurs.Qu\u2019il a réalisé qu\u2019on est toujours plus fort comme ministre quand on est ouvert à construire à partir des idées de tout le monde.Plutôt que d\u2019avoir une approche sur la défensive quand d\u2019autres remettent en question ou amènent des idées, il faut embrasser ça! J\u2019ai un exemple concret avec Jean Boulet (ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale), sur les congés parentaux.Il aurait pu se braquer parce que j\u2019avais montré les failles du projet de loi.Mais au contraire, on a coconstruit ensemble.Il faut que le ministre (Roberge) change son mode d\u2019opération et soit en coconstruction des meilleures solutions.Q Au plan scolaire, la COVID-19 produira-t-elle une génération sacrifiée?R Il va y avoir énormément de défis.Je suis rassurée d\u2019entendre de plus en plus de voix dire que ce ne sera pas une affaire de quelques mois pour s\u2019en remettre.Ça va prendre quelques années.J\u2019espère que dans ces deux journées, on ne va pas se projeter juste sur les prochaines semaines ou les prochains mois.Qu\u2019on va planifier la prochaine année.Parce que cette année-ci n\u2019a pas été du tout planifiée.On le voit, le tutorat commence à se mettre en branle aux deux tiers de l\u2019année scolaire.Et la pandémie a creusé les écarts encore plus.Selon votre milieu, vous allez vous en tirer plus ou moins bien.Meilleur exemple : les entreprises privées de tutorat ne suffisent plus à la demande, tandis que d\u2019autres familles n\u2019ont pas les moyens de payer.Ça va avoir des effets à long terme.Q Vous êtes aussi porte-parole du PQ en matière de famille.Pourquoi manque-t-il encore 50 000 places en garderies?R Quand tu arrives et que tu bombes le torse en disant : on va régler tout ce qui n\u2019a pas marché avant! Mais que tu ne t\u2019attaques pas à la chose jour et nuit, ça n\u2019arrivera pas.Ces changements ne se font pas tout seuls.Il faut avoir des moyens financiers, de la volonté politique et être capable de convaincre le premier ministre et l\u2019ensemble du gouvernement que ça doit être une priorité.Ça n\u2019a pas été le cas! Plein de facteurs expliquent ça.La dévalorisation de la profession d\u2019éducatrice.Le manque de conditions salariales décentes.Le fait qu\u2019on décrive la pénurie depuis deux ans et que rien n\u2019a été fait en début de mandat (de la CAQ).On a même drainé des éducatrices vers les maternelles 4 ans, laissant l\u2019hécatombe de la fermeture des milieux familiaux s\u2019accroître avec la pandémie.La tempête est totale et était totalement annoncée.Q Le rapport final de la commission Laurent sur la DPJ est attendu le mois prochain.Croyez-vous que ça va vraiment améliorer le sort de ces enfants?R Je l\u2019espère profondément.Enfin, on a décidé d\u2019en faire un vrai cheval de bataille et de se rendre compte que, comme société avancée, on ne pouvait pas laisser le sort des enfants vulnérables dans des instances qui n\u2019ont pas les ressources adéquates, où on n\u2019a pas mis l\u2019argent et la priorité qu\u2019il fallait.Ça va prendre aussi un changement de philosophie sur la façon dont on aborde ces enjeux.On dit toujours qu\u2019on part de l\u2019intérêt de l\u2019enfant, mais dans les faits, il y a tellement d\u2019intérêts divergents dans ces dossiers, que des fois, la pratique et la théorie ne se rejoignent pas.Il faut partir de la perspective de l\u2019enfant, tout le temps.Q Depuis cinq ans, vous vous êtes retirée d\u2019une course à la direction du Parti québécois (2016) et n\u2019avez pas participé à l\u2019autre (2020), chaque fois pour des raisons autres que politiques.Chérissez-vous encore l\u2019idée de devenir cheffe?R Non.Ce n\u2019est pas un objectif.Quand je me suis présentée, il y avait une énergie qui faisait que les gens et moi pensions que ça pouvait être une bonne chose pour amener notre vision.La manière d\u2019exercer la politique et d\u2019approcher l\u2019indépendance m\u2019interpellait aussi.Je ne suis pas malheureuse avec le fait de ne pas être cheffe.Je vis très bien avec ça.J\u2019espère qu\u2019on va avoir de la stabilité avec notre leadership.Véronique Hivon espère que les Rendezvous pour la réussite éducative mèneront à un consensus réel.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET VÉRONIQUE HIVON LE SOMMET SUR L\u2019ÉDUCATION, UN TEST D\u2019ÉCOUTE POUR ROBERGE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 29 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com Après avoir clamé son innocence pendant près d\u2019une décennie, l\u2019adjudant retraité André Gagnon a plaidé coupable vendredi matin à une agression sexuelle commise sur son ancienne collègue, la capo- rale Stéphanie Raymond.André Gagnon, 54 ans, résident de Bellechasse, devait commencer à subir son procès devant jury le 29 mars.Il s\u2019est plutôt présenté seul, avec ses avocats, pour enregistrer un plaidoyer de culpabilité.Le militaire retraité a admis qu\u2019il n\u2019avait pris aucune mesure pour s\u2019assurer du consentement de la caporale Stéphanie Raymond le 5 décembre 2011, lorsqu\u2019il a posé plusieurs gestes de nature sexuelle sur elle, alors qu\u2019ils étaient seuls au Manège militaire du régiment de la Chaudière, à Lévis, après un dîner de Noël très arrosé.Gagnon admet avoir embrassé la réserviste, lui avoir fait des attouchements aux seins et aux parties génitales et avoir tenté de la pénétrer.André Gagnon et Stéphanie Raymond étaient tous deux membres de l\u2019unité de réserve des Forces armées canadiennes.Gagnon a été membre des Forces régulières durant plusieurs années.Selon ce qui a été entendu par les deux parties dans le résumé des faits présenté à la cour, la caporale Stéphanie Raymond a exprimé son refus et est restée passive du début à la fin durant l\u2019agression sexuelle.«Elle a figé notamment en raison du lien d\u2019autorité», a indiqué la procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie.«Mais la passivité, ce n\u2019est pas du consentement.» La réserviste a porté plainte contre son supérieur en 2012.L\u2019adjudant Gagnon a été acquitté par la cour martiale en 2014 sur la base d\u2019une croyance sincère, mais erronée au consentement de la jeune femme.Dans une décision unanime et rendue séance tenante, la Cour suprême du Canada avait renversé l\u2019acquittement en octobre 2018 et ordonné un nouveau procès.Le plus haut tribunal du pays avait statué que la défense de croyance sincère, mais erronée n\u2019aurait jamais dû être présentée en cour martiale puisque Gagnon n\u2019avait pris aucune mesure raisonnable pour s\u2019assurer du consentement de Stéphanie Raymond tout au long des contacts sexuels.Lors d\u2019un procès en justice civile, André Gagnon n\u2019aurait donc plus eu la possibilité de présenter cette défense.Les observations sur la peine auront lieu cet été.Il est déjà acquis qu\u2019il n\u2019y aura pas de suggestion commune à présenter au tribunal.La Couronne a accepté qu\u2019André Gagnon plaide coupable à une accusation d\u2019agression sexuelle portée par voie sommaire plutôt que par acte criminel.Ce changement au mode d\u2019accusation donne à la défense à un plus grand éventail de peines à suggérer au tribunal.La Couronne aura la possibilité de réclamer jusqu\u2019à 18 mois de prison.Par acte criminel, la peine maximale pour l\u2019agression sexuelle aurait été de 10 ans.SOULAGEMENT La victime, aujourd\u2019hui âgée de 37 ans, a témoigné à visage découvert tout au long des procédures.Stéphanie Raymond ne s\u2019est pas présentée à la cour vendredi pour le plaidoyer de culpabilité.L a p ro cu re u re L a ha i e, q u i avait pu lui parler, souligne que Mme Raymond est soulagée et satisfaite du plaidoyer de culpabilité, qui lui évite de témoigner lors d\u2019un procès et de revivre des «évé- nements qui ont été traumatisants pour elle».L\u2019EX-ADJUDANT GAGNON COUPABLE D\u2019AGRESSION SEXUELLE André Gagnon en 2014 \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, CLÉMENT ALLARD 0061786 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 30 ACTUALITÉS Une histoire ordinaire À chaque histoire de violence conjugale, Bobby a l\u2019estomac qui se noue.Des souvenirs de son enfance refont surface.Ces derniers jours, il a eu l\u2019estomac barré souvent.Sept femmes ont été assassinées par leur conjoint ces six dernières semaines.«Ça aurait pu être ma mère», se dit-il.Bobby ne se souvient pas avoir vu sa mère menacée par un couteau, mais ça ne signifie pas que ce n\u2019était pas violent.«Mon père pétait des coches, il ne contrôlait vraiment pas sa colère, raconte-t- il.On ne savait jamais comment il allait exploser.Je ne pense pas qu\u2019il sait à quel point il était dangereux.» Cette violence, c\u2019était parfois une table renversée en plein souper, ou un sofa pendant une chicane, des objets lancés contre le mur, plus ou moins proche de sa mère, des coups de poing sur les comptoirs ou les murs, crier à quelques pouces du visage, la pousser contre un mur.Sans parler de la violence psychologique et économique.«Mon père était bon pour faire sentir ma mère comme une moins que rien, la faire sentir imbécile, jamais assez bonne, jamais assez mince, jamais assez belle, qu\u2019elle venait d\u2019une famille de pas bons.En plus, même si ma mère payait les épiceries, internet, hydro, les affaires pour l\u2019école, mon père faisait toujours comme si elle ne payait rien, parce que c\u2019est lui qui payait l\u2019hypothèque de la maison», ajoute-t-il.«Même ses cadeaux étaient humiliants», lâche Bobby.C\u2019est-à- dire?«C\u2019était des cadeaux qui répondaient à ses désirs, pas à ceux de ma mère.Genre, lui acheter un vélo stationnaire pour qu\u2019elle perde du poids.Ma mère n\u2019a jamais voulu ça.Elle n\u2019a jamais fait de vélo.Et lui, il se fâchait de voir que son cadeau n\u2019était pas utilisé.» Même si je crois que rien ne peut justifier une telle violence, je demande quand même à Bobby si une raison particulière provoquait son père.«Dès que quelque chose ne marchait pas, dans sa tête, c\u2019était la faute de ma mère ou la mienne, explique le Sherbroo- kois.Ma mère n\u2019est pas parfaite, mais même si elle l\u2019avait été, je crois que ça n\u2019aurait rien changé.Ça pouvait arriver n\u2019importe quand pour n\u2019importe quelle raison.Tous les jours, je me demandais s\u2019il allait péter un plomb.» UN «BON GARS» Bobby voulait raconter son histoire parce que son père a plutôt une bonne réputation.«On fait l\u2019erreur de croire que la violence, ça se voit, qu\u2019on peut deviner qui bat sa femme ou ses enfants, pré- cise-t-il.Les gens n\u2019ont pas idée à quel point ils ne savent pas.» Il est persuadé que très peu de gens savent que son père a imposé un climat de peur pendant son enfance.«Mon père est bien aimé dans sa famille ou ses collègues, explique le jeune homme.Mon père est le gars cool qui fait des blagues.Dans un événement public, tu as du fun avec mon père.T\u2019es content de le voir.En public, c\u2019est un bon gars! Je comprends que mes cousines adorent mon père, elles connaissent juste son côté le fun.Elles n\u2019ont jamais affronté le côté violent.» D\u2019ailleurs, Bobby n\u2019est pas son vrai nom, justement parce que plusieurs oncles ou amis ne sont pas au courant.«Moi, je n\u2019ai pas de problème à parler de mon enfance, mais ma mère est plutôt discrète là-dessus et elle a le droit de garder ça pour elle.C\u2019est pour ça que je veux être anonyme, par respect pour ma mère.» À écouter Bobby, son histoire ressemble à celle de plusieurs autres personnes.Selon lui, c\u2019est même une histoire ordinaire tant elle est commune.Tristement commune, aurais-je envie d\u2019ajouter.Il n\u2019a pas tout à fait tort, selon les données, en 2015 seulement, environ 15 000 femmes ont subi de la violence conjugale.Et ça, c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg, la plupart des victimes ne portent pas plainte.Ce que raconte Bobby correspond à la définition de voies de fait, comme 70 % des cas de violence conjugale.Ça ne devrait pourtant pas être une histoire ordinaire.Jusqu\u2019au secondaire, Bobby a cru que son ambiance familiale était normale.Son père n\u2019a jamais eu l\u2019impression d\u2019être dangereux, malgré ses crises.Pourtant, avec un regard extérieur, ça saute aux yeux.«Mon père se trouve pas si mal parce qu\u2019il n\u2019a jamais essayé de tuer ma mère ou ne l\u2019a jamais gravement blessée», croit-il.Si ne pas tuer une personne suffit pour «ne pas être violent», ça ne met pas la barre bien haute.Je lui demande si l\u2019histoire se termine bien pour sa mère.«Quitter mon père a sûrement été une des meilleures décisions de sa vie, même si ç\u2019a été très dur, elle a dû se reconstruire dans sa tête.Je crois que ma mère ne sera plus jamais capable de retomber en amour ou de réellement faire confiance à quelqu\u2019un.» Et lui, ça va?«Ça fait maintenant plusieurs années que je n\u2019ai plus honte de mon enfance, confie le Sherbrookois.J\u2019ai longtemps eu l\u2019impression que la honte de cette violence m\u2019appartenait aussi, mais elle repose seulement sur les épaules de mon père en fait.» La honte est partie, mais il reste des traces.«J\u2019ai compris que j\u2019ai des comportements qui viennent de là, genre, j\u2019ai tout le temps l\u2019impression d\u2019être un fardeau pour les autres.» Aujourd\u2019hui Bobby n\u2019a plus vraiment de contact avec son père.Il croit que son père gère maintenant mieux ses colères.«Je ne pense pas qu\u2019il soit heureux, mais je crois qu\u2019il est moins malheureux, moins enragé.Je crois que sa deuxième femme ne vit pas ce qu\u2019on a vécu.J\u2019espère en tout cas.» CHANGER LES NORMES Qu\u2019est-ce qui aurait pu l\u2019aider ou aider sa mère, selon lui?«Je pense que c\u2019est super important les groupes d\u2019aide pour hommes, mais mon père ne serait jamais allé là, estime Bobby.Il n\u2019aurait jamais admis avoir un problème.Ma mère préférait souffrir que briser la famille, parce que c\u2019est ça qu\u2019on enseignait aux femmes de sa génération.Mon père passait sa colère sur nous parce qu\u2019on ne montre pas aux hommes à gérer leurs émotions.Il faut casser les stéréotypes.» Selon Bobby, il faut évidemment augmenter le financement des centres d\u2019aide, mais la stratégie ne peut pas passer que par là.C\u2019est comme si on finançait les services d\u2019incendie sans rien faire pour diminuer le nombre d\u2019incendies.Ça brûle, partout, encore.Ce feu fait des ravages que l\u2019on croit invisibles, mais c\u2019est simplement qu\u2019on ne voit pas les indices.Comme l\u2019écrivait Juliette Bélan- ger-Charpentier (@juliettebe- langerc) sur Instagram, l\u2019amour ne devrait jamais s\u2019accompagner d\u2019humiliation, de contrôle, de manipulation, d\u2019excès de colère, d\u2019agression, d\u2019abus sexuels, de séquestration, de peur et encore moins de mort.J\u2019ai hâte qu\u2019on cesse de glorifier les histoires d\u2019amour torturées et qu\u2019on célèbre les relations saines.Autour de moi, les femmes ont hâte que les hommes se sentent concernés par ces histoires d\u2019horreur et agissent.Elles ont raison.Ce n\u2019est pas normal que les femmes doivent apprendre à se protéger des hommes.C\u2019est pour ça que Bobby raconte son histoire, pour briser les tabous et sensibiliser les autres, rappeler que ça se passe parfois plus près de nous qu\u2019on le pense.Cette violence est rarement commise par des monstres, mais souvent par du monde ordinaire qui ne sait pas aimer.Si ne pas tuer une personne suffit pour «ne pas être violent», ça ne met pas la barre bien haute MICKAËL BERGERON CHRONIQUE mickael.bergeron@latribune.qc.ca La violence peut passer par une table renversée, des coups de poing sur les comptoirs, des objets lancés contre le mur.\u2014 PHOTO 123RF, MARINA ELANTSEVA LIRE LES POTS CASSÉS \u203a 50 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 31 Un quiproquo linguistique mène à une saga judiciaire de 11 ans LOUIS-DENIS ÉBACHER ldebacher@ledroit.com Un quiproquo linguistique hante toujours une fonctionnaire fédérale onze ans après avoir été étiquetée à tort comme étant dangereuse pour son père, par une psychologue anglophone ayant mal interprété ses confidences en français.Le Droit racontait l\u2019histoire de cette femme devant la Cour supérieure en 2014.Le tribunal venait d\u2019obliger son employeur, Travaux publics et Services gouvernementaux, à lui verser une indemnisation de 174 319 $ pour l\u2019incident survenu en 2009.En 2021, la fonctionnaire fédérale n\u2019a pas touché un sou.Elle doit se présenter devant un \u2014 autre \u2014 tribunal pour expliquer son grief.En 2009, Marie (nom fictif ) s\u2019est soudainement réveillée avec une pensée troublante.Elle a rapidement fait appel au Programme d\u2019aide aux employés (PAE) afin d\u2019obtenir de l\u2019aide psychologique.Marie avait eu des pensées obscures concernant son père, mais n\u2019a jamais voulu mettre fin à la vie de celui-ci.L\u2019intervenante, dont la langue maternelle est l\u2019anglais, a mal interprété ses paroles et compris que sa patiente «voulait tuer son père».La juge Carole Therrien, de la Cour supérieure, résumait ainsi la situation, en 2014 : «Lorsque [la fonctionnaire] exprime avoir eu à deux occasions des pensées au cours de la nuit, [l\u2019intervenante] semble comprendre que sa cliente a des pensées d\u2019homicide depuis deux semaines.La conclusion de [l\u2019intervenante] réfère davantage à des pensées constantes depuis deux semaines, alors que le discours de [la fonctionnaire] concerne deux événements bien précis durant la nuit.» «COMPLÈTEMENT FAUX» «J\u2019ai carrément été espionnée par mon employeur avec la collaboration du PAE, a répété la fonctionnaire, cette semaine.L\u2019intervenante a dit des faussetés.Elle avait dit que ma mère s\u2019était suicidée pour ne pas tuer mon père.C\u2019est complètement faux.Ma mère était bien vivante à cette époque.Ce qui est le plus inquiétant dans cette affaire, c\u2019est que je ne suis pas certaine que je sois un cas exceptionnel.» Selon Marie, sa condition médicale complexe peut malgré tout être comprise par un spécialiste.«Je lui racontais un cauchemar.Mais elle [l\u2019intervenante] n\u2019a jamais dit cela.» Lors de la consultation, l\u2019intervenante est sortie temporairement pour s\u2019adresser à sa supérieure.Elle lui a demandé de contacter la police puisqu\u2019une cliente menaçait de tuer son père.«This is serious», a-t-elle dit.Des policiers de Gatineau sont intervenus quelques minutes plus tard pour des menaces de mort proférées à l\u2019endroit de son père.Le lendemain, la direction a empêché Marie de se présenter au travail sans billet médical attestant de ses capacités mentales.À son retour, un mois plus tard, Marie s\u2019est rendu compte que d\u2019autres collègues semblaient au courant de plusieurs détails.En arrêt de travail, Marie précise aujourd\u2019hui que sa condition médicale est celle de «l\u2019éveil confusionnel».Sa médication lui permet de contrôler cet état.«C\u2019est très rare.C\u2019est entre le somnambulisme et l\u2019éveil confusionnel.Ça se traite, mais ça n\u2019a rien à voir avec le désir réel de tuer une personne.» SAGA L\u2019employeur a fait appel de cette décision.«C\u2019est devenu une saga judiciaire», lance Marie, épuisée, mais quand même déterminée à obtenir justice.En 2016, la Cour d\u2019appel a dit que le seul recours possible pour régler ce différend était le grief syndical.Marie s\u2019est tournée vers la Cour suprême pour déposer une requête en pourvoi.Le syndicat «qui avait refusé de m\u2019aider en 2009», dit Marie, dépose un grief en 2017.En 2018, l\u2019employeur s\u2019est objecté au grief en faisant valoir que les délais judiciaires étaient dépassés.En août dernier, la Commission des relations de travail a tranché en faveur de Marie et ordonné que le grief soit renvoyé à l\u2019arbitrage.En septembre, le syndicat a proposé une entente à l\u2019amiable avec l\u2019employeur, qui a refusé.Une audience sur le grief a été organisée en avril prochain, 11 ans après les faits.«Je pense qu\u2019il ne peut y avoir aucun doute dans toute cette affaire, écrit la commissaire aux relations de travail et à l\u2019emploi dans le secteur public fédéral, Marie-Claire Perrault.La fonctionnaire a fait preuve de diligence.Elle s\u2019est représentée elle-même devant la Cour supérieure [où elle a eu gain de cause] et la Cour d\u2019appel, ce qui prend du courage, de la détermination et de l\u2019organisation pour quelqu\u2019un qui n\u2019a pas une formation juridique.» Cette fois, Marie prévoit demander bien plus que 175 000 $.MAL INTERPRÉTÉE PAR UNE PSYCHOLOGUE En 2014, le tribunal a obligé Travaux publics et Services gouvernementaux à verser une indemnisation de 174 319 $ à une fonctionnaire pour un incident survenu en 2009.En 2021, elle n\u2019a pas encore touché un sou.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 0059989 L\u2019ÎLE AUX TRÉSORS lundi au vendredi 8 h 30 à 15 h 00 présentée par Jasmin Hains SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 32 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS TARDIF jftardif@lesoleil.com De nouvelles données dévoilées par Statistique Canada ont confirmé la vigueur de l\u2019économie de la région de Québec.Selon les estimations révélées dans l\u2019Enquête sur les postes vacants et les salaires, 21 275 postes étaient vacants dans les régions de Québec et de la Chaudière-Appalaches au quatrième trimestre de 2020.Ces emplois se retrouvaient principalement dans la vente et les services, le secteur de la santé, les transports et la machinerie.«Il y a une variété de postes qui sont vacants, aussi bien des emplois qui demandent un peu moins de qualifications que des emplois qui en exigent plus comme ceux de professionnel en informatique», a expliqué M. Franck Ndefo, économiste à Québec international.«Ce qu\u2019il faut savoir c\u2019est que la COVID a interagi dans un contexte qui, dans la région, était très favorable à croissance économique depuis plusieurs années et un marché d\u2019emploi qui était vigoureux.» Selon les données de Statistique Canada, 15 010 postes étaient disponibles dans la Capitale-Nationale lors du quatrième trimestre de 2020 et 6265 dans la Chaudière-Appa- laches.Comparativement à la même période en 2019, c\u2019est une hausse de 5 % pour la Capitale-Nationale et une baisse de 15 % pour la Chau- dière-Appalaches.Quant au niveau des taux de postes vacants, il était de 4,5 % dans la Capitale-Nationale, un sommet pour la région à cette période de l\u2019année, et de 3,6 % en Chaudière-Appalaches, le troisième plus haut niveau pour cette région.Ce même taux était de 4,1 % au Québec et de 3,5 % au Canada.Des données qui montrent que l\u2019économie a repris de la vigueur dans les deux régions après avoir été mise sur pause à cause de la COVID.«C\u2019est certain que la reprise n\u2019est pas égale dans tous les secteurs, mais les tendances sont bonnes.L\u2019économie de la région est diversifiée et solide et ça se voit dans les chiffres qui ont été émis», a commenté M. Ndefo.C\u2019est au niveau du personnel de soutien des services de la santé que les postes vacants seraient les plus nombreux dans la Capitale- Nationale.Le chiffre serait de 1285 comparativement à 690 pour les professionnels en informatique, 520 pour le personnel de soutien aux ventes et de 490 pour le personnel para-professionnel des services juridiques et sociaux.En Chau- dière-Appalaches, 435 postes de serveurs au comptoir et d\u2019aides de cuisine et 340 de manœuvres dans la transformation, la fabrication, etc.étaient disponibles.S\u2019ajoutaient 240 postes de personnel de soutien aux ventes et 230 de conducteurs de véhicules automobiles et dans le transport en commun.En moyenne, les salaires horaires des postes vacants étaient de 21,75 $ dans la Capitale-Nationale et de 19,80 $ dans Chaudière-Appalaches.Ils étaient de 9,6 % plus élevés dans la Capitale-Nationale par rapport à 2019 et de 4,5 % dans Chaudière- Appalaches pour la même période, des croissances supérieures à celles observées au Québec (4,1 %) et au Canada (3,4 %).«Les salaires offerts dans les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches sont très compétitifs et ils le sont encore plus si on tient compte du coût de la vie.C\u2019est une chose de comparer les salaires dans l\u2019absolu, mais quand on le fait par rapport au coût de la vie, les salaires dans la région sont encore plus favorables», a mentionné M.Ndefo.LE PROBLÈME DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE Les statistiques dévoilées dans l\u2019Enquête sur les postes vacants et les salaires s\u2019ajoutaient à celles dévoilées il y a une semaine et qui révélaient que le taux de chômage dans la région métropolitaine de recensement de Québec en février dernier était presque revenu à son niveau d\u2019avant-crise.Des chiffres confirmant la crainte de plusieurs entrepreneurs au niveau du manque de main-d\u2019œuvre.«Ces estimations de l\u2019EPVS permettent de tirer le bilan de l\u2019année 2020 qui aura été marquée par la pandémie avec des effets inédits sur le marché du travail.La forte baisse connue le printemps dernier a laissé sa place à un rapide rebond de l\u2019emploi dans une majorité de secteurs, ramenant ainsi les régions de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches face au défi de la rareté de la main-d\u2019œuvre.L\u2019ouverture progressive de tous les secteurs de l\u2019économie contribuera assurément au resserrement du marché du travail dans la région.» Selon M. Ndefo, le problème de la main-d\u2019œuvre dans la région est structurel.Il est lié à une forte et constante croissance économique, mais à une démographie qui, lors des dernières années, n\u2019a pas eu tendance à suivre la vigueur de l\u2019économie.«On ne sait pas comment la pandémie va évoluer, mais les problèmes structurels que la région connaît vont demeurer après la pandémie.C\u2019est pour cette raison que déjà, les problèmes de pénurie de main-d\u2019œuvre pointent le nez.On peut donc imaginer qu\u2019au moment où la situation va se régulariser, la région va devoir faire face aux mêmes problèmes qu\u2019elle connaissait déjà.» DERNIER TRIMESTRE DE 2020 PLUS DE 20 000 POSTES VACANTS À QUÉBEC ET EN CHAUDIÈRE-APPALACHES Selon les données de Statistique Canada, 15 010 postes étaient disponibles dans la Capitale-Nationale lors du quatrième trimestre de 2020.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0053426 Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière Visitez en toute sécurité MONTCALM La Samare deS ÉrabLeS, près de tous les services, 864 pi ca, rez-de-chaussée, très éclairé, bois franc.TerrAsses Du vieux-pOrT Côté ouest, vue sur le fleuve et le Chateau Frontenac, tout meublé, refait au complet, idéal pied-à-terre.248 900$ Le NOBLeT à LOuer Près hopital St-Sacrement, 2 cc, garage, LIbre.1375$/MOIs Le BerNiÈres bLOC 12.Vue sur le fleuve, 2 cc, LIbre.529 000$ bLOC 12.Côté est, 1150 pi ca, 2 cc, LIbre.449 000$ bLOC 12.rez-de-jardin, 2 cc, rénové, loué 1650$.295 000$ nOuvEAu.bLOC 12.2 chambres, refait.349 000$ L\u2019expérience fait toute la différence vOus vOuLez veNDre Ou ACheTer VENDU bernarddesgagnes.com NOuveAu mOntCaLm, Le mOnCtOn, face aux Plaines, 2 cc, garage, dernier étage.323 000$ VENDU VENDU 379 000$ St-amabLe.Près de tous les services, 2 cc, 1295 pi ca, terrasse privé, tout meublé.LIBRE.VENDU leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 33 0055450 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Local.De calibre mondial. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 34 JUDITH DESMEULES desmeules@lesoleil.com Voici Virginie Leblanc, notre lauréate du mois de mars.Pour la décrire, certains vous diront que c\u2019est la meilleure intervenante à Québec.Les nouveaux arrivants sont chanceux de l\u2019avoir.«Je suis honorée, je pense aussi que ce prix-là revient à la communauté qui brille à travers mes projets.J\u2019ai envie de le partager collectivement avec les jeunes», exprime-t-elle.Virginie Leblanc tient le poste d\u2019intervenante interculturelle chez Motivaction Jeunesse depuis neuf ans.Elle travaille aux côtés du directeur général de l\u2019organisme, Luc Richer.«Virginie est une véritable bougie d\u2019allumage.J\u2019ai pas mal d\u2019expérience et j\u2019ai rarement vu une coordonnatrice-intervenante se démener et se démarquer dans sa communauté comme elle le fait», soutient-il.Luc Richer salue entre autres son travail impeccable pendant la pandémie.La COVID-19 est loin d\u2019avoir ralenti «sa meilleure intervenante».«Elle fait partie intégrante des succès de l\u2019organisme et des bons coups dans le domaine de l\u2019intégration des immigrants au Centre Louis-Jolliet et à Québec», ajoute M. Richer.Virginie Leblanc a entre autres réalisé la tenue du Challenge Polaire pendant le mois de février, malgré la situation pandémique.Il s\u2019agit d\u2019une campagne de sensibilisation au vivre ensemble, propulsée par de jeunes ambassadeurs qui se lancent dans une grande expédition sur la route.«Dès l\u2019automne, j\u2019ai compris qu\u2019il fallait renouveler le concept parce qu\u2019on n\u2019allait nulle part.Le Challenge Polaire est vraiment une campagne de sensibilisation pour mettre en lumière la beauté de l\u2019immigration», rappelle Virginie Leblanc.Elle s\u2019est donc mise au travail.Activités réinventées, bulles- classes respectées et mesures sanitaires obligées : l\u2019intervenante a mis sur pied un tout nouveau Challenge Polaire, mais qui dégageait les mêmes impacts positifs.«Le chemin facile était de dire qu\u2019on prend des vacances et qu\u2019on reviendra quand on pourra faire nos activités normalement.Mais les besoins sont tellement présents, les jeunes en ont besoin.Il fallait trouver une solution.Je ne cesse de redoubler de créativité pour mettre en scène les jeunes et la place qui leur revient», insiste Virginie Leblanc.UNE MISSION L\u2019essence du travail de Virginie Leblanc est de valoriser l\u2019intégration des nouveaux arrivants par le plein air, créer une rencontre inter- culturelle positive.«Tout ça pour que les nouveaux arrivants vivent de bonnes expériences, qu\u2019ils se sentent bien accueillis.Ça dépasse le 9 à 5 du travail.Pour moi, c\u2019est une mission qui a plein de sens.» Virginie croit sincèrement qu\u2019elle a le meilleur travail du monde, impossible de la faire changer d\u2019avis.«C\u2019est un emploi gratifiant parce que tu vois au quotidien des étoiles dans les yeux, des rires, des sourires.Voir un jeune Ivoirien faire sa première descente en crazy carpet sur une butte de neige, je souhaite ça à tout le monde.C\u2019est un emploi d\u2019une richesse inestimable.Côtoyer la diversité au quotidien, ça nuance toutes mes réflexions.Côtoyer la différence nous rend moins polarisés, il y beaucoup de gris, moins de noir ou de blanc», confie-t-elle.L\u2019intervenante travaille surtout avec les jeunes réfugiés, une «clientèle trippante».Ses groupes sont toutefois formés de plein de couleurs.Les premières conversations qu\u2019ils ont tous ensemble concernent la gentillesse et l\u2019accueil des Québécois, plus que tout le reste.«J\u2019ai vraiment la chance d\u2019être témoin d\u2019un exceptionnel vivre ensemble.Il ne faut pas aller très loin à Québec pour découvrir que les quartiers sont multicul- turels.Au Centre Louis-Jolliet par exemple, on ne se concentre pas sur ce qui nous divise.On utilise le français comme langue commune.Le point de départ c\u2019est un objectif de groupe, puis on avance là-dedans.Je vois tellement de tolérance.» «Les réfugiés, ils sont conscients que la vie est fragile.Ils arrivent et ne veulent plus perdre de temps.Ils veulent saisir les opportunités.Ils apprennent à connaître la culture dans laquelle ils viennent d\u2019arriver, ils pratiquent le français et deviennent éventuellement des leaders.Ils redonnent au suivant», ajoute Virginie Leblanc.Avant de prendre la direction de l\u2019université, Virginie était déjà interpellée par la différence.Elle a ensuite réalisé que l\u2019éducation était la porte d\u2019entrée idéale pour saisir les nouveaux arrivants dans un état d\u2019ouverture.Cette étape devient déterminante pour influencer le reste de leur vie et assurer une intégration complète.L\u2019intervenante compte donc ouvrir le plus de portes possible.VIRGINIE LEBLANC EN MISSION POUR FAIRE BRILLER LES IMMIGRANTS «J\u2019ai vraiment la chance d\u2019être témoin d\u2019un exceptionnel vivre ensemble», témoigne Virginie Leblanc, qui tient le poste d\u2019intervenante interculturelle chez Motivaction Jeunesse depuis neuf ans.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ le lauréat Le Soleil\u2013Radio-Canada 0042099 0060331 | Promotion En formation pour l\u2019Emploi ! Cap sur la santé, la construction et les technologies de l\u2019information Depuisunan,certainssecteursd\u2019activitéconnaissentunralen- tissement en raison de la pandémie, alors que d\u2019autres sont à la recherchedemain-d\u2019œuvrequalifiéepourassurer leurpro- ductivité.Danscecontexte, legouvernementduQuébecacréé le PARAF pour permettre aux personnes sans emploi de rehausser leurs compétences ou de se requalifier afin qu\u2019elles puissent pourvoir les postes disponibles.Comme des emplois sont vacants, particulièrement dans les secteurs de laconstruction,destechnologies de l\u2019information (ti) ainsi que de la santé et des services sociaux, les participants au programme sont d\u2019abord orientés vers ces secteurs prioritaires.PartoutauQuébec, les initiativesse multiplient pour former non seulement des préposés aux bénéficiaires, mais également des infirmières auxiliaires et des préposés en résidence privée pour aînés, à l\u2019entretien ménager, en hygiène et salubrité ou en stérilisation des appareils médicaux.Si vous êtes intéressésparces formations, vous pourriez peut-être en suivre une avec le soutien duPArAF.Vous avez plutôt un intérêt pour le domaine de la construction?Vous pourriez aussi envisager cette option puisqu\u2019il n\u2019y a jamais eu autant de mises en chantier au Québec.D\u2019ailleurs, legouvernement considère ce domaine comme l\u2019un des moteurs de la relance économique.C\u2019est pourquoi il a lancé un plan d\u2019action pour aider le secteur de la construction à surmonter les défisqu\u2019il rencontre, notammenten matière de main-d\u2019œuvre, et qu\u2019il investit dans la réalisation de nombreux projets d\u2019infrastructures.Emplois payants dans lemonde des technologies de l\u2019information.Lesti vous interpellent davantage et vous aimeriez travailler dans l\u2019univers du numérique?Pourquoi ne pas tenter l\u2019expérience en suivant une formation grâce au PArAF?Dans l\u2019optique où le gouvernement veut créer des emplois payants et attirer de nombreux travailleurs dans le monde des ti d\u2019ici cinq ans, il peut s\u2019agir d\u2019une avenue intéressante.«Les travailleurs expérimentés sont aussi invités à s\u2019inscrire au PARAF.» Les jeuneset les travailleurs expérimentés À l\u2019heure actuelle, plusieurs jeunes se prévalent du PArAF, mais les travailleurs expérimentés sont aussi invités à s\u2019y inscrire puisque toutes les personnes aptes au travail sont appelées à occuper un poste dans les secteurs clés de l\u2019économie.Des subventions salariales leur sont aussi accessibles, sanscompter lamajorationdescré- ditsd\u2019impôtdestinésauxpersonnes de 60 ans et plus qui veulent rester actifs sur lemarché du travail.En formation pour l\u2019Emploi ! \u2013 2 de2 Pour beaucoup de Québécois, la pandémie a entraîné un « avant » et un « après ».En pause malgré eux, plusieurs ont choisi la voie de la formation.D\u2019ailleurs, le gouvernement du Québec a créé le Programme d\u2019aide à la relance par l\u2019augmentation de la formation (PARAF) qui permet aux participants de bénéficier de 500 $ par semaine pour parfaire leurs compétences ou pour s\u2019orienter vers un tout nouveau domaine.Professionsprésentant de bonnesPeRsPectivesD\u2019emPLoi : \u203a infirmier/infirmière auxiliaire \u203a Éducatrice à la petite-enfance \u203a programmeur/programmeused\u2019effets spéciaux \u203a technicien/techniciennede réseau informatique \u203a technicien/technicienne engénie civil \u203a Cimentier-applicateur/cimentières-applicatrices \u203a mécanicien-monteur/mécanicienne-monteuse \u203a Couvreur/couvreuse \u203a peintre enbâtiment \u203a Briqueteur-maçon/briqueteuse-maçonne leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 35 0060332 | PROMOTION En formation pour l\u2019Emploi ! Aider les femmes à intégrer lemarché du travail en 2020, quatre fois plus de femmes que d\u2019hommes ont dû quitter leur emploi en raison d\u2019obligations personnelles ou familiales.Le PARAF fait par- tiedesactionsquisontmenées pour faciliter l\u2019intégration des femmesaumarchédu travail.EnplusduProgramme,desservices gouvernementaux s\u2019adressent plus spécifiquement aux femmes et des organismes spécialisés leur offrent de l\u2019accompagnement pouvant aller jusqu\u2019au démarchage d\u2019une garderie pourfaciliter leurconciliationfamille- travail-étude.Il existe unemultitude de ressources selon la région et la variété des besoins d\u2019une personne afin d\u2019assurer une transition réussie.Diversifier leschoixdecarrière AuQuébec, lesdonnéesrévèlentque les dix principales professions où sontconcentrées leplusde femmes regroupent environ le tiers d\u2019entre elles, alors que c\u2019est à peu près le cinquième chez les hommes.On retrouve aussi plus de femmes que d\u2019hommes dans les professions qui affichent les salaires médians les plus bas et les conditions lesmoins avantageuses.LePARAFviseàcréer unmeilleur équilibre.PARAF vise unmeilleur équilibre des salaires entre les hommes et les femmes Jusqu\u2019à présent, près de la moitié desparticipantsauProgrammesont desfemmes.Si ladémarche implique un accompagnement personnalisé, le soutienpeut parfois sepoursuivre au-delàde la formation.Dessubven- tions salariales sont, par exemple, disponiblespourcellesquiéprouvent des difficultés à intégrer lemilieu de la construction.Le gouvernement paie ainsi une partie du salaire de la travailleuse à l\u2019employeur pendant une période déterminée.Vous pourriez être l\u2019une d\u2019elles.Inscrivez-vous au : Québec.ca/relance-emploi Un programme d\u2019aide pour la requalification des chômeurs affectés par la pandémie 500 $ par semaine pour vous former P h o t o : P a t r i c k L a c h a n c e Témoignages « Je veuxme bâtir un avenir avecmes enfants.» Sabrina Lavoie Jusqu\u2019à tout récemment,sabrinaLavoie,monopa- rentale, vivait de prestations d\u2019aide sociale et demeuraità lamaison.enfévrier2020, larésidente de beaucanton, dans le nord-du-Québec, décide d\u2019entreprendre une démarche dans un carrefour jeunesse-emploi et complète, à distance, certains préalables au secondaire.«J\u2019ai rencontré beaucoup d\u2019obstacles durantmon parcours.Pour lecoursdepréposéauxbénéficiaires, j\u2019aiétérefuséedeux foisensixmois.Pendantcettepériode, j\u2019ai apprisquemonfils de 11 ans était atteint d\u2019unemaladie génétique rare, relate la mèredequatreenfants.Labonnenouvelle, c\u2019estque jeneme suispasdécouragée.J\u2019ai continuéà postulerpourmaforma- tion et j\u2019ai finalement été acceptée.J\u2019ai pu commencer en janvier.» MmeLavoiepersévèreet trouvedessolutions.Mêmesi savoi- ture a rendu l\u2019âme, elle poursuit son DEP à Amos, « Ça a été un beaumoment dansma vie quandmon agentem\u2019a dit que j\u2019allais augmenter mon revenu avec le PARAF, tient-elle à ajouter.C\u2019estmoins de stress etmes enfants le voient aussi.Mon but est d\u2019avoir ma famille avecmoi et un emploi stable pourmebâtir un avenir.» voUs AveZ JUsQU\u2019AU 30 AvRiL 2021 pour remplir une demande afin de vous inscrire au PARAF SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 36 0060333 | Promotion En formation pour l\u2019Emploi ! «tout s\u2019est enfin aligné dans ma vie!» nancy Smith À l\u2019emploi d\u2019une buanderie depuis six ans, nancy smithsubitunemiseàpieddèslafindumoisdemars 2020, faute de travail.Affectée aux contrats liés à une compagnie aérienne, la Granbyenne songe tout de suite à se réorienter, mais sa situation de mère monoparentale avec trois enfants la retient.cumu- lantde l\u2019expérienceenhôtellerie, en restaurationet en tourisme, elle juge difficile de trouver un emploi et un retour à l\u2019école lui paraît inaccessible.« Quand j\u2019ai reçu la lettre m\u2019informant quemon poste était aboli, j\u2019ai prisunpetitmomentderéflexionpourmedemander dans quel domaine je pourrais aller.Ayant déjà euunegarde- rie à la maison, j\u2019avais une passion pour ça.mais emprunter pourétudieravecdesenfantsmefaisait craindreparceque je nesavaispassimonchoix fonctionneraitetsi je réussirais.J\u2019ai concluqu\u2019ilme fallait unsalaire, et voilàqu\u2019onm\u2019appellepour le PArAF», décritmme Smith.Uneagented\u2019aideà l\u2019emploi souhaitesavoir si elleaun intérêt à intégreruneformation.Audépart,nancySmithn\u2019ycroitpas, se dit que c\u2019est trop beau pour être vrai.« Après avoir fait certainesvérificationsetunprocessusd\u2019orientation, j\u2019ai compris que tout s\u2019était enfin aligné dansma vie pour que je sois capablede réalisermonrêvesansquemesenfantsaientàen payer le prix », se réjouit celle qui amorcera sonAECen éducation à l\u2019enfance le 26 avril.« Avec le PArAF, je rentre par la grande porte.» Steve Gaumond Pour steve Gaumond, l\u2019appel de l\u2019agente d\u2019aide à l\u2019emploi deservicesQuébecàRoberval, ausague- nay \u2013 Lac-saint-Jean, ne pouvait mieux tomber.occupantuntravailsaisonnierdemaiàseptembre, il est prestataire de l\u2019assurance-emploi le reste de l\u2019année.maintenantqueson filsestunadulte\u2013 il en avait lagarde\u2013, lePARAFluidonne l\u2019occasiondese qualifierafinderéalisersonrêvede jeunesse,celui dedevenir camionneur.« J\u2019ai saisi tout de suite l\u2019offre que mon agente m\u2019a faite !, évoqueSteve,qui énumèreaupassage laséried\u2019emploisqu\u2019il lui a fallu cumuler au fil des ans pour parvenir à joindre les deux bouts.L\u2019agente faisait un simple suivi et j\u2019en ai profité pour lui parlerdemonprojet.Elleaenclenché tout leproces- sus très rapidement.Endeux semaines, j\u2019étais inscrit auDEP entransportparcamion.À50ans,c\u2019estcommesi j\u2019avaisenfin levé la toile de la fenêtre pour voir le soleil! » Depuis le 9 mars \u2013 et jusqu\u2019à la première semaine d\u2019août \u2013, m.Gaumond est donc de retour à école pour apprendre les rudimentsdesonnouveaumétier.«Cequi est fabuleux, c\u2019est que je vais pouvoir jumeler mon plan de retraite avec des voyages et la découverte d\u2019autres cultures, dit-il.Dans le meilleurdesmondes, j\u2019aimerais faire lecontinentaucomplet, l\u2019Amérique du nord.Avec le PArAF, je rentre par la grande porte, sans aucun casse-tête.» « Les portes seront grandes ouvertes pourmoi.» micaël Dionne Parti de Québec à l\u2019automne 2019 pour s\u2019installer en Gaspésie, micaël Dionne enchaînait depuis plu- sieursannéesdéjà lesemploisprécairesenrestau- rationetdans leserviceà laclientèle.Accidentédu travail, prestataire de l\u2019aide sociale pendant deux mois, bénéficiaire de la PcU : il avait le sentiment den\u2019aboutiràriendanslavie.enprocessusd\u2019orientation dès son arrivée dans sa nouvelle région, il souhaitait retourner à l\u2019école pour suivre unDeP.«À la base, je voulais avoir un diplôme et onm\u2019avait parlé du bureaudeServicesQuébec, rapportem.Dionne.Vumasitua- tion, j\u2019ai été admissible pour m\u2019inscrire à une formation.Pourquoiavoirchoisid\u2019étudierenmécaniqued\u2019enginsdechan- tier?Parce que je suis quelqu\u2019un qui est en même temps manuel et intellectuel.Quandmon DEP a débuté, je n\u2019ai pas été déçu.J\u2019adore travailler le métal et usiner des pièces\u2026 Jen\u2019aurais pas pu trouver un cours plus trippant! » Emballé,m.Dionnepoursuit donc sonprogrammede forma- tionetprévoitobtenirsondiplômeenjuin2022.«Endécembre, mon agente d\u2019aide à l\u2019emploim\u2019a téléphoné pourme dire que je passais de 600 à 1 000 $ aux deux semaines.Au début de l\u2019année, je n\u2019étais pas sûr d\u2019avoir les moyens financiers pour faire les deux ans d\u2019école.Le PArAF m\u2019aide énormément.Aprèsmon cours, toutes les portes vontm\u2019être ouvertes! », conclut-il.de participants au PArAF leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 37 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 38 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com Prévoyez deux semaines d\u2019attente pour votre table préférée PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com L\u2019envie d\u2019aller au resto avec votre conjoint vous prend soudainement un samedi après-midi?Hélas, le moment ne laisse pas de place à la spontanéité.Si on veut aller dans un petit ou un moyen restaurant, il faut prévoir au moins deux semaines pour avoir une table.Si on en a une avant ce délai, c\u2019est soit parce que vous vous êtes placé sur une liste d\u2019attente et que vous avez été chanceux qu\u2019il y ait une annulation.Les quelques restaurateurs contactés ont pratiquement donné le même délai pour obtenir une place dans leur établissement.Avec les règles sanitaires qui imposent un espace de deux mètres entre les tables et qui obligent les convives à demeurer à la même adresse, ça coupe énormément d\u2019espace dans les restos.«Dans la plupart des cas, la capacité d\u2019accueil ne dépasse pas les 50 % de ce que l\u2019établissement peut faire en temps normal», explique François Meunier, vice-président aux affaires publiques et gouvernementales à l\u2019Association des restaurateurs du Québec (ARQ).«Dans les restaurants gastronomiques, haut de gamme ou plus nichés, où les salles à manger sont plus petites, oui, ça peut prendre deux semaines avant d\u2019avoir un rendez-vous», ajoute le porte- parole de l\u2019ARQ.«Dans le cas des restos familiaux, où normalement on a plus de 200 places assises, le délai peut être plus court.» Mais, «la restauration, c\u2019est très large.» dit-il.«Les mets pour emporter et les livraisons ont beaucoup aidé certains restaurants à tirer leur épingle du jeu.Cependant, certains ne sont pas équipés pour faire cela.» LE TAKE-OUT, PAS POUR TOUS C\u2019est le cas du restaurant ARVI dans le quartier Limoilou à Québec.«On a très peu fait de mets pour emporter.On a essayé, mais on a arrêté de le faire.À ceux qui réussissent à UNE SORTIE AU RESTO?OUBLIEZ LA SPONTANÉITÉ leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 39 AFFAIRES en faire, je leur lève mon chapeau! Pour notre part, ça ne reflète pas l\u2019expérience qu\u2019on peut vivre au ARVI pour notre clientèle», raconte le chef Julien Masia.«Présentement, notre restaurant est aux deux tiers de sa capacité, mais c\u2019est mieux que zéro.On ne fait pas la fine bouche.On est mieux de faire ça comme ça maintenant que d\u2019être obligé de refermer.» Par contre, d\u2019autres en ont tiré profit.«Le take-out, ça nous aide beaucoup.On fait d\u2019ailleurs des boîtes à lunch pour les entreprises», affirme Charles-Antoine Authier, directeur associé au Mon- tego resto club.Cela compense la réduction des heures d\u2019ouverture.«On essaie d\u2019ouvrir le plus souvent possible pour accommoder notre clientèle, les midis et les soirs.[\u2026] Cependant, on ne fait plus de brunchs les dimanches.On va attendre que les mesures sanitaires soient moins contraignantes», dit M.Authier qui précise que les gens sont tout de même très coopératifs en ce qui concerne les mesures sanitaires.Dans le cas de la Brasserie artisanale Griendel, le délai est peut-être moins long, soit de trois à quatre jours d\u2019avance, «selon l\u2019heure et la journée».Mais la situation actuelle ne reflète pas le modèle d\u2019affaires que l\u2019établissement du quartier Saint-Sauveur s\u2019était donné au départ et ne laisse toujours pas de place à la spontanéité.La microbrasserie a perdu 66 % de sa capacité d\u2019accueil, de 120 places assises, elle est passée à 40.«Lors de journées achalandées, nous refusons plus de 20 réservations par jour [fois deux personnes]», note le copropriétaire Martin Parrot.«Les clients sont heureux d\u2019être là, compréhensifs et respectueux des normes de santé publique en place.La possibilité [pour nous qui sommes une microbrasserie] de vendre de l\u2019alcool sans nécessairement vendre un repas ferait une bonne différence sur nos ventes.» L e G r i e n d e l v e n d d e p u i s décembre de sa production à d\u2019autres bars.«On vend aussi notre bière en canettes depuis décembre.Mais notre modèle d\u2019affaires à la base, c\u2019est de vendre notre bière sur place», dit-il, en citant d\u2019autres établissements de Québec similaires qui vivent la même situation.Et oubliez l\u2019option des mets pour emporter pour le Griendel.«On pourrait faire du take-out, mais on ne peut pas vendre notre bière pour emporter.» SUGGESTION SUR LE COUVRE-FEU Par contre, M.Authier du Montego avait une suggestion à faire au gouvernement quant au couvre-feu.«Si le couvre-feu était une heure plus tard, ça nous aiderait beaucoup, soit 22h30 au lieu de 21h30.Cela nous permettrait de faire de 40 à 50 % de plus le soir.En ce moment, on doit oublier les repas de deux ou de trois services pour ne faire que des repas à un service.» M.Parrot abonde dans le même sens.«Le fonctionnement avec le volume de clients actuels avec la distanciation et le couvre-feu n\u2019est pas soutenable à moyen ou long terme sans les aides gouvernementales fédérales», soutient le copropriétaire du Griendel, qui conclut que cette aide fédérale a été beaucoup plus accessible que celle du gouvernement du Québec.La microbrasserie Griendel a perdu 66 % de sa capacité d\u2019accueil.«Lors de journées achalandées, nous refusons plus de 20 réservations par jour», calcule le copropriétaire Martin Parrot (photo ci-dessus).\u2014 PHOTOS LE SOLEIL ERICK LABBÉ BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca TROIS-RIVIÈRES \u2014 Le temps des sucres n\u2019est même pas terminé que David Lemire de la Ferme Gagnon de Trois-Rivières et président de l\u2019Association des producteurs de fraises et framboises du Québec prévoit déjà que notre petit fruit préféré aboutira sur nos tables dès le début de juin.«On devrait avoir nos premières fraises dès la première semaine de juin», perçoit-il dans sa boule de cristal.«Ça s\u2019annonce très tôt comme saison.C\u2019est chaud et il n\u2019y a pas beaucoup de neige», dit-il.«On commence à se dire qu\u2019on a fait venir les premiers travailleurs trop tard.» De ce côté d\u2019ailleurs, les choses se présentent bien mieux cette année qu\u2019en mars 2020 alors que s\u2019amorçait la pandémie de COVID-19.Un des éléments les plus positifs, cette fois-ci, c\u2019est que les travailleurs agricoles qui arrivent de l\u2019étranger pour la saison pourront faire leur quarantaine directement à la ferme.«C\u2019est une excellente nouvelle», dit-il en rappelant que les travailleurs en question devront toutefois subir un test de COVID-19 dans leur pays avant de partir, un deuxième test en arrivant à l\u2019aéroport à Montréal puis un troisième test au dixième jour de la quarantaine.À la Ferme Gagnon, on reçoit chaque année 42 travailleurs du Guatemala pour la saison estivale.Afin d\u2019assurer le succès des quarantaines, ces derniers arriveront progressivement à différentes dates par vols nolisés.«Nous avons une maison qui sert de lieu pour les quarantaines», dit-il.Les premiers arriveront le 30 mars et aucun autre travailleur n\u2019arrivera avant la fin de la quarantaine des 10 premiers travailleurs.C\u2019est d\u2019ailleurs en bulles de 10 que ces ouvriers vivront ensemble toute la durée de leur séjour à la ferme horticole tri- fluvienne, explique le propriétaire.Tout est mis en place pour que les membres de ces bulles ne croisent pas d\u2019autres travailleurs provenant d\u2019autres bulles.L\u2019entreprise loue des maisons un peu partout en région où peuvent vivre leurs employés étrangers confortablement.Le système a bien fonctionné, l\u2019an dernier, alors que toutes ces notions sanitaires étaient nouvelles pour tout le monde.Aucun cas de COVID-19 ne s\u2019est en effet déclaré sur la ferme.Le principe des bulles fait en sorte que si un cas se déclare, il n\u2019y aura qu\u2019une seule bulle de 10 personnes mise en quarantaine au lieu des 42 travailleurs à la fois, explique M.Lemire.Seuls les derniers travailleurs qui arriveront devront faire leur quarantaine à l\u2019hôtel parce que toutes les maisons sont alors occupées.Le bilan de l\u2019été 2020 fut finalement assez positif pour la Ferme Gagnon qui a pu obtenir 38 des 42 travailleurs souhaités malgré la fermeture des frontières à ce moment- là.Plusieurs sont toutefois arrivés plus tard que la date espérée par l\u2019entreprise.«Ça a causé des délais dans les plantations et le désherbage, mais on a quand même été chanceux parce qu\u2019il y a des producteurs qui n\u2019ont même pas eu 50 % des travailleurs qu\u2019ils avaient demandés», indique M.Lemire.Là où le problème de main- d\u2019œuvre s\u2019est le plus fait sentir, c\u2019est du côté est, à partir de Québec.«J\u2019ai des amis en Gaspésie qui ont eu 20 % de leurs travailleurs», illustre-t-il.AUTOCUEILLETTE Les maraîchers qui produisent fraises et légumes au Québec embauchent chaque année entre 15 000 et 18 000 travailleurs agricoles étrangers dans leurs champs.«On a eu entre 65 % et 70 % de ça», déplore-t-il.«Il y a des fermes qui n\u2019ont pas été capables de récolter leurs fraises pour vendre dans les marchés», signale-t-il.Fort heureusement, l\u2019autocueil- lette est venue fortement aider ces producteurs.«Ça fonctionnait énormément», raconte le président.«Les consommateurs étaient au rendezvous, de même que l\u2019achat local.Il y a eu un engouement énorme», souligne-t-il.«C\u2019était le début du déconfinement et les gens ne pouvaient pas faire d\u2019activités comme le cinéma ou le restaurant.Il restait des activités d\u2019agrotourisme.Ça a beaucoup aidé les fermes», dit-il.Malgré tout, environ 5 % des fermes n\u2019ont pas survécu.Selon David Lemire, il s\u2019agissait probablement d\u2019entreprises sans beaucoup de relève «et qui auraient peut-être fermé éventuellement.Ça a comme donné le coup de grâce.» Si le prix des fraises a été un peu plus haut, l\u2019an passé, c\u2019est à cause de l\u2019offre et de la demande.«Il manquait de fruits.Il y avait beaucoup de consommateurs dans les kiosques et à l\u2019autocueillette et il y a eu une bonne sécheresse», rappelle M.Lemire.Depuis un an, le milieu agricole a appris à mieux s\u2019organiser en fonction des conséquences de la pandémie, explique le président de l\u2019APFFQ.«L\u2019an passé, en mars, les frontières ont fermé et il n\u2019y avait plus d\u2019avions qui voyageaient entre les pays.Il a fallu se battre avec le gouvernement pour qu\u2019il laisse entrer les travailleurs.Il n\u2019y avait plus de vols commerciaux.Cette année, ce sont tous des vols nolisés composés seulement de travailleurs.On a eu le temps de préparer ça.On fait venir nos travailleurs plus à l\u2019avance pour leur donner le temps de faire leur quarantaine», résume-t-il, certain que cette année, «ça ira plus rondement.» Ces mesures, on le sait, coûtent une petite fortune, mais elles ne devraient pas se refléter sur le prix des produits maraîcher si Ottawa fournit encore de l\u2019aide, prévoit-il.L\u2019an dernier, le gouvernement fédéral avait fourni 1500 $ par travailleur étranger pour leur permettre de faire leur quarantaine.On ne sait pas encore officiellement si cette subvention reviendra.Pour une entreprise agricole comme la Ferme Gagnon, cela représente une aide indispensable de quelque 75 000 $.UNE SAISON DES PETITS FRUITS PLEINE D\u2019ESPOIR David Lemire de la Ferme Gagnon et des employés québécois.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 40 PROXIMITÉ PME Les chocolats de Rochef sur les tablettes du géant CVS PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca R ochef Chocolatier a reçu un magnifique cadeau avant la période des Fêtes: l\u2019approbation de la vente de ses chocolats sur les tablettes de la grande chaîne américaine de pharmacies CVS.Après quelques incursions au sud de la frontière qui n\u2019avaient pas donné les résultats escomptés ces dernières années, le fabricant de chocolats fins de Gatineau réussit enfin une percée majeure qui devrait cette fois s\u2019avérer plus fructueuse.«Tout est maintenant aligné pour s\u2019implanter aux États-Unis de façon plus constante et connaître du succès», affirme Roch Fournier, maître chocolatier et copropriétaire de ce fabricant artisanal qu\u2019il a lancé en 2005.Rochef a entamé sa relation avec le géant CVS en faisant d\u2019abord son entrée dans près du tiers de ses 9900 succursales dispersées partout au pays.L\u2019entreprise y vend principalement sa collection de chocolats de Pâques, mais entend bien profiter de cette occasion pour étendre son offre de produits, mais également dans l\u2019ensemble du réseau de ce détaillant pharmaceutique avec qui elle avait des pourparlers depuis plusieurs années.«On a un pied dans la porte et on compte bien en tirer parti», souligne M.Fournier, en précisant que cette entente avec CVS s\u2019avère aussi une belle carte de visite pour faire sa marque chez d\u2019autres détaillants d\u2019importance.«Nous avons des discussions avec d\u2019autres chaînes et nous prévoyons conclure des ententes d\u2019ici l\u2019automne.» Rochef souhaite aussi y emprunter le même chemin qui a fait son succès au Québec et en Ontario, où elle réalise aujourd\u2019hui environ 90 % de ses ventes: la vente de ses chocolats fins, comme les bleuets au chocolat noir et autres enrobés, ses truffes ou ses tablettes gourmandes, dans des dizaines d\u2019épiceries fines et de petites boutiques.L\u2019entreprise mise sur ses produits de qualité et haut de gamme pour se démarquer dans ce marché hautement concurrentiel.«Il y a une demande grandissante pour des produits plus purs et raffinés, autres que des barres de chocolat au lait commerciales remplies de sucre», constate Roch Fournier.Au-delà d\u2019offrir un produit à prix compétitif, les entreprises qui veulent faire leur marque aux États- Unis doivent en effet miser sur un produit distinctif, indique Lydia Halley-Soucy, conseillère experte, Exportations, Ouest des États-Unis, chez Investissement Québec.«Les entreprises américaines, en particulier les grands détaillants, vont se demander pourquoi elles devraient tasser les produits d\u2019un autre fournisseur au profit du vôtre», souligne-t-elle.La PME s\u2019est aussi affairée ces dernières années à obtenir les certifications HACCP et SQF qui garantissent de bonnes pratiques de gestion en matière de sécurité et de salubrité alimentaires.Ces certifications «ont grandement contribué à nos efforts pour développer le marché américain», fait valoir Alain Fre- dette, l\u2019autre copropriétaire.Rochef avait multiplié les initiatives ces dernières années pour percer le marché américain.L\u2019entreprise avait initialement fait appel à des courtiers, mais sans grand succès.Roch Fournier avait alors décidé d\u2019adopter une approche plus directe et d\u2019aller lui-même à la rencontre de clients potentiels.Encore Alain Fredette et Roch Fournier de Rochef Chocolatier.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY PERCÉE MAJEURE AUX ÉTATS-UNIS ÉCOLE D\u2019ENTREPRENEURSHIP DE BEAUCE Mission : forger les leaders de demain! 10 ans déjà! Les Coops de l\u2019information sont fières d\u2019offrir à tous leurs abonnés ce magazine édition spéciale 10e anniversaire de l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce.Dix ans à redéfinir les leaders de demain, à offrir un terreau fertile pour que nos femmes et hommes d\u2019affaires d\u2019ici puissent s\u2019épanouir et contribuer au développement économique et social de nos communautés.À tous nos abonné(es), nous vous offrons de consulter cette édition bien spéciale dans notre section En vedette de nos six applications, mais également sur nos sites Web dans la section Édition format intégral.De nombreux collaborateurs et grands contributeurs de l\u2019EEB, tels que M. Marc Dutil, Mme Geneviève Biron ou M.Albert Dang-Vu partagent leur vision de l\u2019entrepreneurship.Allez-y, jetez un coup d\u2019œil, cette édition exclusive s\u2019adresse à vous, chers abonnés! Passez à l\u2019action 1 844 474-6367 competivert.com leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 41 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF COMMENT PROFITER DU MARCHÉ AMÉRICAIN 1 UNE MOSAÏQUE DE MARCHÉS.«Les entreprises font souvent l\u2019erreur de voir les États-Unis comme un seul marché homogène.Mais c\u2019est plutôt un ensemble de marchés, avec ses particularités, qu\u2019il faut apprendre à bien connaître», souligne Lydia Halley-Soucy, qui suggère de se concentrer initialement sur quelques États ou une région.Il ne faut pas non plus miser nécessairement sur la région du nord-est américain à cause de sa plus grande proximité.2 FAIRE LES FOIRES.Les multitudes de salons et expositions spécialisés sont «un excellent moyen de s\u2019imprégner du marché américain et de mieux connaître la compétition», indique Mme Halley-Soucy qui conseille même d\u2019y participer une première fois comme visiteur en mode exploratoire.Les missions commerciales offrent aussi l\u2019occasion d\u2019en apprendre davantage et d\u2019établir des contacts.3 LES MOYENS DE SES AMBITIONS.Avant de s\u2019aventurer aux États-Unis, «l\u2019entreprise doit s\u2019assurer d\u2019avoir les ressources et la capacité de production nécessaires pour être en mesure de répondre à la demande et dans les délais prévus.Sinon, l\u2019impact peut être très négatif», prévient Lydia Halley-Soucy.là, l\u2019expérience ne s\u2019est pas avérée suffisamment concluante.«On avait des ventes au compte- gouttes.On réussissait à faire des ventes ponctuelles, mais rien de récurrent qui nous aurait permis d\u2019avoir des bases solides aux États- Unis», précise Alain Fredette, en ajoutant que la participation de l\u2019entreprise à diverses expositions lui a néanmoins permis de mieux connaître les goûts des consommateurs et les tendances du marché.En juin dernier, Rochef décidait finalement de recruter une directrice des ventes et marketing, basée aux États-Unis et spécialiste du secteur agroalimentaire, que l\u2019entreprise avait initialement rencontrée lors de ses présences à des expositions.Même si les pourparlers avec la chaîne pharmaceutique CVS étaient alors déjà en cours, «son embauche nous a assurément aidés à conclure l\u2019entente et nous permettra de développer davantage le marché américain», indique Alain Fredette.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Le leadership en temps de crise Les crises économiques font souvent ressortir des leaders qui réussissent à mobiliser leurs employés grâce à un style autoritaire.Mais les études révèlent cependant qu\u2019un autre type de leadership qui est davantage au service des employés peut s\u2019avérer plus approprié en période de crise, souligne The Conversation dans un texte signé par Vincent Giolito, professeur à l\u2019école supérieure de commerce de Lyon (EM Lyon), qui concentre ses recherches sur l\u2019interaction entre la stratégie et le leadership.La recette des grands créateurs Rares sont les personnes qui, comme Steve Jobs et une poignée de génies créateurs, peuvent constamment innover.Quelle est la recette de leurs succès?Le magazine Fast Company s\u2019est penché sur six facteurs que les grands innovateurs de ce monde partagent en commun.À l\u2019ère de l\u2019automatisation intelligente La dernière année a été un catalyseur de grandes transformations.Comme le changement dans les habitudes d\u2019achat des consommateurs qui a propulsé le commerce en ligne.Les entreprises doivent ainsi explorer de nouvelles façons d\u2019optimiser les opérations, d\u2019améliorer la productivité et d\u2019augmenter leur rentabilité.Mieux comprendre et analyser la signification de toutes leurs données est devenu essentiel pour les aider à atteindre cet objectif, indique IT Portal.L\u2019expérience client en mode analyse prédictive Les entreprises s\u2019efforcent de plus en plus à mieux comprendre les préférences et les habitudes d\u2019achat des consommateurs.Pourtant, bon nombre d\u2019entre elles s\u2019en remettent encore à des systèmes dépassés d\u2019enquêtes basées sur des questionnaires de satisfaction et de commentaires des clients, alors que les technologies d\u2019analyse prédictive de données permettent au- jourd\u2019hui d\u2019améliorer grandement la connaissance des comportements et de l\u2019expérience client, indique la firme de consultants McKinsey.En temps de crise : changer de stratégie ou non?Lorsqu\u2019une crise survient, et que le signal d\u2019alarme retentit, le réflexe normal est de supposer qu\u2019il faut aussi changer de stratégie.Car les entreprises cherchent à juste titre à faire preuve d\u2019agilité et non de complaisance.Mais il faut surtout faire attention de ne pas réagir en fonction du discours ambiant, mais bien selon la situation réelle qui prévaut au sein de l\u2019entreprise, prévient le Harvard Business Review qui a analysé les meilleurs moments pour changer de stratégie\u2026ou non. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 42 0059025 FÉLICITATIONS AUX 50 NOUVEAUX ADMINISTRATEURS DE SOCIÉTÉS CERTIFIÉS (ASC) Cinq ordres et organismes professionnels rendent admissibles les formations en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés dans le cadre des règlements ou des politiques de formation continue de leurs membres, soit l\u2019Association des MBA du Québec, le Barreau du Québec, l\u2019Ordre des administrateurs agréés du Québec, l\u2019Ordre des comptables professionnels agréés du Québec et l\u2019Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.PARTENAIRES FONDATEURS PARTENAIRES D\u2019EXCELLENCE Isabelle Bonneau Société du Parc Jean-Drapeau Julie Caron Fondation de l\u2019Université Laval David Gagnon Capitaux Durables Power inc.Mélanie Hillinger Régie de l\u2019assurance maladie du Québec France Légaré Revenu Québec Claudine Bouchard Hydro-Québec Hélène Cliche Fédération des Caisses Desjardins du Québec Clément Gignac Industrielle Alliance Alexandre Hubert Secrétariat du Conseil du Trésor Louis Lemire Consultant et administrateur de sociétés Pierre Bellerose Consultant et MT Lab François Canuel Mouvement Desjardins Lucie Fréchette Leclerc Assurances et services financiers Maryse Hébert CISSS de la Montérégie-Est Guy Lavallée Retraite Québec Geneviève Béland Administratrice de sociétés Nathalie Camden Ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Bernard Fouché Administrateur de sociétés et consultant sénior Carole Grant Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Daniel H.Lanteigne BNP Performance philanthropique Christian Bélair Credo Liette Brousseau Régie de l\u2019assurance maladie du Québec Lorène Cristini Observatoire québécois des inégalités Julie Gosselin Sun Life Marie-Josée Lamy Productrice exécutive et consultante Kathleen Bécotte Ministère de la Santé et des Services sociaux Robert Bourque Commission de la construction du Québec Frédéric Côté Nergica Evelyne Gosselin Académie des Sacrés-Coeurs Lise Laforce OPAL-RT Technologies inc.Danielle Boué Conseil interprofessionnel du Québec Florence Côté CHU de Québec Julie Gingras Ministère des Finances du Québec Richard Lacombe RISQ Nadège Lenormand- Dauvergne PRANA Au terme d\u2019une formation étoffée, ces administrateurs ont réussi leur examen dans le cadre du seul programme de Certification universitaire en gouvernance de sociétés au Québec.Découvrez le profil de ces nouveaux diplômés et des autres ASC en visitant le CAquebec.com/ASC.Recrutez les meilleures ressources pour siéger à un conseil d\u2019administration.Recrutez un administrateur de sociétés certifié (ASC) : CAquebec.com/ASC.Le programme de certification vise à promouvoir les plus hauts standards de qualité en gouvernance de sociétés dans le respect des valeurs d\u2019excellence, d\u2019équité et d\u2019intégrité.Grâce aux compétences développées, les administrateurs de sociétés certifiés (ASC) sont à même de faire une différence importante dans leur organisation.> 5 modules de 3 jours, cheminement flexible > 125 heures de formation dont 35 heures de simulation > Pédagogie variée et interactive : en présentiel et en ligne > Équipe de formateurs composée de professeurs universitaires et de praticiens > Reconnaissance à l\u2019échelle canadienne et en France LE SEUL PROGRAMME DE CERTIFICATION UNIVERSITAIRE EN GOUVERNANCE DE SOCIÉTÉS CE PROGRAMME VOUS INTÉRESSE ?cas.ulaval.ca/certification | 418 656-2630 | 514 842-2630 Les ASC siègent en général à ASC 1 200 Près de taux de satisfaction auprès des diplômés* Iya Touré Ressources Québec, filiale d\u2019Investissement Québec Sylvain Périgny Ministère de l\u2019Enseignement supérieur Arianne Trudeau Corporation d\u2019urgences-santé Lise Pouliot CISSS de la Montérégie Centre Ginette Tanguay Société d\u2019habitation du Québec Étienne Paré Ministère des Finances du Québec Martin Soucy Alliance de l\u2019industrie touristique du Québec Fabien Navet CanAssistance Xavier Simard FGD CPA inc.Isabelle Merizzi Retraite Québec Jacinthe Sicotte Desjardins, Caisse du Sault- au-Récollet-Montréal-Nord Patrick Voyer Ville de Québec Anne Valérie Ménard Administratrice de sociétés et avocate Carl Veilleux Société Emmanuel-Grégoire Mélanie Roussy École de comptabilité, FSA ULaval leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 43 0059025 FÉLICITATIONS AUX 50 NOUVEAUX ADMINISTRATEURS DE SOCIÉTÉS CERTIFIÉS (ASC) Cinq ordres et organismes professionnels rendent admissibles les formations en gouvernance du Collège des administrateurs de sociétés dans le cadre des règlements ou des politiques de formation continue de leurs membres, soit l\u2019Association des MBA du Québec, le Barreau du Québec, l\u2019Ordre des administrateurs agréés du Québec, l\u2019Ordre des comptables professionnels agréés du Québec et l\u2019Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.PARTENAIRES FONDATEURS PARTENAIRES D\u2019EXCELLENCE Isabelle Bonneau Société du Parc Jean-Drapeau Julie Caron Fondation de l\u2019Université Laval David Gagnon Capitaux Durables Power inc.Mélanie Hillinger Régie de l\u2019assurance maladie du Québec France Légaré Revenu Québec Claudine Bouchard Hydro-Québec Hélène Cliche Fédération des Caisses Desjardins du Québec Clément Gignac Industrielle Alliance Alexandre Hubert Secrétariat du Conseil du Trésor Louis Lemire Consultant et administrateur de sociétés Pierre Bellerose Consultant et MT Lab François Canuel Mouvement Desjardins Lucie Fréchette Leclerc Assurances et services financiers Maryse Hébert CISSS de la Montérégie-Est Guy Lavallée Retraite Québec Geneviève Béland Administratrice de sociétés Nathalie Camden Ministère de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Bernard Fouché Administrateur de sociétés et consultant sénior Carole Grant Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires du Québec Daniel H.Lanteigne BNP Performance philanthropique Christian Bélair Credo Liette Brousseau Régie de l\u2019assurance maladie du Québec Lorène Cristini Observatoire québécois des inégalités Julie Gosselin Sun Life Marie-Josée Lamy Productrice exécutive et consultante Kathleen Bécotte Ministère de la Santé et des Services sociaux Robert Bourque Commission de la construction du Québec Frédéric Côté Nergica Evelyne Gosselin Académie des Sacrés-Coeurs Lise Laforce OPAL-RT Technologies inc.Danielle Boué Conseil interprofessionnel du Québec Florence Côté CHU de Québec Julie Gingras Ministère des Finances du Québec Richard Lacombe RISQ Nadège Lenormand- Dauvergne PRANA Au terme d\u2019une formation étoffée, ces administrateurs ont réussi leur examen dans le cadre du seul programme de Certification universitaire en gouvernance de sociétés au Québec.Découvrez le profil de ces nouveaux diplômés et des autres ASC en visitant le CAquebec.com/ASC.Recrutez les meilleures ressources pour siéger à un conseil d\u2019administration.Recrutez un administrateur de sociétés certifié (ASC) : CAquebec.com/ASC.Le programme de certification vise à promouvoir les plus hauts standards de qualité en gouvernance de sociétés dans le respect des valeurs d\u2019excellence, d\u2019équité et d\u2019intégrité.Grâce aux compétences développées, les administrateurs de sociétés certifiés (ASC) sont à même de faire une différence importante dans leur organisation.> 5 modules de 3 jours, cheminement flexible > 125 heures de formation dont 35 heures de simulation > Pédagogie variée et interactive : en présentiel et en ligne > Équipe de formateurs composée de professeurs universitaires et de praticiens > Reconnaissance à l\u2019échelle canadienne et en France LE SEUL PROGRAMME DE CERTIFICATION UNIVERSITAIRE EN GOUVERNANCE DE SOCIÉTÉS CE PROGRAMME VOUS INTÉRESSE ?cas.ulaval.ca/certification | 418 656-2630 | 514 842-2630 Les ASC siègent en général à ASC 1 200 Près de taux de satisfaction auprès des diplômés* Iya Touré Ressources Québec, filiale d\u2019Investissement Québec Sylvain Périgny Ministère de l\u2019Enseignement supérieur Arianne Trudeau Corporation d\u2019urgences-santé Lise Pouliot CISSS de la Montérégie Centre Ginette Tanguay Société d\u2019habitation du Québec Étienne Paré Ministère des Finances du Québec Martin Soucy Alliance de l\u2019industrie touristique du Québec Fabien Navet CanAssistance Xavier Simard FGD CPA inc.Isabelle Merizzi Retraite Québec Jacinthe Sicotte Desjardins, Caisse du Sault- au-Récollet-Montréal-Nord Patrick Voyer Ville de Québec Anne Valérie Ménard Administratrice de sociétés et avocate Carl Veilleux Société Emmanuel-Grégoire Mélanie Roussy École de comptabilité, FSA ULaval SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 44 0060509 Comment puis-je être certain(e) que les vaccins contre la COVID-19 sont sécuritaires?Seuls les vaccins sûrs, efficaces et de la plus haute qualité sont autorisés par Santé Canada.Le Canada est reconnu dans le monde entier pour ses normes de qualité élevées et son examen rigoureux des vaccins.Apprenez-en plus sur les vaccins contre la COVID-19 au Canada.ca/vaccin-covid 1-833-784-4397 DÉFICIENCE INTELLECTUELLE DES HUMAINS D\u2019ABORD ET AVANT TOUT DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + OPINIONS Gilles Gagné LA RÉDEMPTION DE LA FILIÈRE ÉOLIENNE + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui LE PETIT CHAMPLAIN EN 1950 leSoleil SEMAINE DU 27 MARS AU 2 AVRIL 2021 CHRONIQUE Marie-Ève Martel LES POTS CASSÉS I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , P H O T O 1 2 3 R F / V O L O D Y M Y R M A K S Y M C H U K SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 46 LE POINT ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca ROXANNE CARON roxanne.caron@lavoixdelest.ca Les études montrent qu\u2019environ 1 % de la population est touchée par la déficience intellectuelle.Elle affecte en réalité beaucoup plus de gens.«Chaque personne qui est confrontée à d s limitations d\u2019ordre intellectuel, c\u2019est d\u2019abord une famille au complet qui est impactée», souligne le professeur Jean-Claude Kalubi.Plusieurs études ont été réalisées sur l\u2019origine de la déficience intellectuelle.Aucune n\u2019a toutefois été en mesure d\u2019identifier une cause unique.«Les facteurs sont multiples, ce qui fait que les atteintes sont elles aussi variées», fait savoir M. Kalubi, directeur du Département d\u2019études sur l\u2019adaptation scolaire et sociale à l\u2019Université de Sherbrooke et membre de l\u2019Institut universitaire en déficience intellectuelle et troubles du spectre de l\u2019autisme.Dans un groupe de travail, M. Kalu- bi a utilisé les manifestations comportementales de la déficience intellectuelle (DI) qu\u2019il a détaillées sous forme de traits spécifiques.«On a demandé aux candidats- enseignants de nous dire s\u2019ils reconnaissaient ces traits chez d\u2019autres personnes n\u2019ayant pas de déficience intellectuelle.Pour chaque trait, ils ont été en mesure de nommer quelqu\u2019un.» Cet exercice a notamment permis de montrer que la DI est complexe.En fait, c\u2019est l\u2019accumulation des traits chez une même personne qui permet de constater une manifestation évidente d\u2019un trouble neurodéveloppemental.«Chaque être humain a des traits propres à la DI.Ça permet juste de confirmer que ceux touchés sont des humains d\u2019abord», rappelle M. Kalubi.L\u2019IMPORTANCE DU DIAGNOSTIC Les chercheurs s\u2019entendent pour dire qu\u2019un diagnostic posé avant l\u2019âge de 18 ans permet d\u2019encadrer plus facilement ces personnes.«Ce diagnostic est toujours posé assez tôt, en général avant l\u2019âge scolaire, car les familles constatent quelque chose dans le développement de l\u2019enfant et aussi sur son physique.Ils enclenchent alors un processus de questionnements et de vérifications», poursuit-il.Le constat entourant les incapacités intellectuelles se fait habituellement lors de la petite enfance, souvent dès l\u2019âge où les enfants commencent à apprendre à parler.«On se rend compte que la personne a de la difficulté à comprendre des choses abstraites, à anticiper des conséquences d\u2019une action ou d\u2019un geste.S\u2019il n\u2019y a pas de traits spécifiques au niveau physique, c\u2019est quand le langage commence à se développer que les parents font le constat que quelque chose est différent.» Puis, les parents vont remarquer des lacunes dans les habiletés de communication et les interactions sociales, c\u2019est-à-dire dans le comportement adaptatif.«Ça vient toucher tout le fonctionnement de l\u2019être humain.Ça va dans tous les sens et ça se manifeste dans la vie de tous les jours.» M. Kalubi souligne que les spécialistes se concentrent sur l\u2019ensemble des traits de développement qui peuvent permettre d\u2019identifier une manifestation légère, modérée, sévère ou profonde de la DI.«Ça peut être léger parce que la personne a une compréhension limitée des risques et des situations dans le champ social.Dans le léger et modéré, il y a un certain nombre de compétences académiques que la personne va développer au fur et à mesure de son parcours.» Dans tous les cas, les spécialistes fondent notamment leur diagnostic sur l\u2019évaluation du quotient intellectuel de la personne.«L\u2019analyse du QI et du comportement adaptatif permet de comprendre les besoins spécifiques et d\u2019établir dans quel groupe se trouve la personne; cela nous épargne tout le débat pour la connaissance plus fine en rapport avec d\u2019autres syndromes connexes.Le plus important pour nous et pour la société, c\u2019est que soient identifiés les niveaux d\u2019atteinte; ça implique automatiquement de déterminer les niveaux de soutien, que ce soutien requis soit très important ou limité.» INCLUSION Selon M. Kalubi, avant de réfléchir aux actions à mettre en place auprès des personnes présentant un trouble de développement, il faut d\u2019abord se rappeler qu\u2019elles sont humaines d\u2019abord et avant tout.«Si on se rappelle ça, ça nous amène à réfléchir adéquatement dans tout ce qu\u2019on entreprend par la suite.» L\u2019une des lacunes que ces personnes présentent se traduit notamment dans le langage, parfois limité ou même absent.Quand il y a des limitations importantes dans cette zone, DÉFICIENCE INTELLECTUELLE DES HUMAINS D\u2019ABORD ET AVANT TOUT «Chaque être humain a des traits propres à la DI.Ça permet juste de confirmer que ceux touchés sont des humains d\u2019abord» \u2014 Jean-Claude Kalubi, notamment membre de l\u2019Institut universitaire en déficience intellectuelle et troubles du spectre de l\u2019autisme INFOGRAPHIE LE SOLEIL, PHOTO 123RF/VOLODYMYR MAKSYMCHUK leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 47 LE POINT une première grande rupture commence avec les autres.» Car oui, les personnes ayant une déficience intellectuelle sont encore aujourd\u2019hui marginalisées.«Dès que l\u2019on commence à constater des différences, les gens laissent la peur de l\u2019inconnu prendre de la place.Certains éprouvent une gêne ou une réticence, mais ne savent pas pourquoi.Les gens ne savent pas toujours comment agir, alors ils se mettent à distance ou les évitent.» Pourtant, entrer en contact avec ces personnes permet d\u2019aller au- delà de ses propres croyances ou préjugés, avance le professeur.Selon lui, un énorme travail a néanmoins été abattu depuis les années 60, notamment grâce à l\u2019Association de parents pour la déficience intellectuelle et les troubles envahissants du développement, qui a pavé la voie à la normalisation et l\u2019inclusion des déficients intellectuels.«Ils font un travail de représentation incroyable à tous les niveaux.Ces parents-là ont permis d\u2019amener non seulement des groupes de soutien, mais aussi l\u2019État à établir des règles et des lois pour accorder des services.» MISER SUR LES FORCES C\u2019est ainsi que tout enfant présentant une DI doit être intégré au reste de la population.Une manière de normaliser sa condition.«C\u2019est une obligation du système de lui faire de la place.» Tout le travail fait par les parents, les associations, les intervenants, entre autres, va dans le sens de la normalisation et de la valorisation des forces de la personne, souligne M. Kalubi, car il y a toujours place à la progression dans son développement.«La première des choses, c\u2019est d\u2019aider les parents eux- mêmes à comprendre que leur enfant a le potentiel de se réaliser.Il faut distinguer ce qui relève de ses capacités et du déficit comme tel, mais aussi d\u2019identifier comment il peut être soutenu à se réaliser toujours avec plus de réussite qu\u2019avant.» Les programmes en place visent d\u2019ailleurs à mettre en évidence les forces propres de l\u2019enfant et l\u2019importance de se servir de celles-ci pour l\u2019aider à avancer dans l\u2019adoption de comportements «socialement acceptables», toujours dans le but d\u2019optimiser son développement.Au bout de quelques années, énormément d\u2019acquis peuvent déjà se manifester.«Quand on regarde les témoignages, la différence est impressionnante entre ceux qui ont bénéficié d\u2019un accompagnement assez tôt et ceux qui n\u2019en ont pas eu», remarque le chercheur.L\u2019admiration d\u2019Ariane Blanchard pour son fils Mathis, atteint d\u2019une déficience intellectuelle modérée, est sans borne.«Chaque humain devrait avoir quelqu\u2019un comme mon fils dans sa vie.» Son bonhomme de 12 ans a complètement changé sa façon de voir la vie.Il lui a appris la résilience, l\u2019adaptation et la persévérance.«C\u2019est une personne différente qui te ramène à l\u2019essentiel.» Mathis est atteint du syndrome de Dravet, une forme d\u2019épilepsie grave qui se manifeste avant l\u2019âge d\u2019un an.Ce syndrome s\u2019accompagne de plusieurs retards de développement, dont un retard psychomoteur, des troubles du langage, des problèmes de déglutition et de sommeil.«La liste est longue!», lance Ariane.C\u2019est à l\u2019âge de six mois que Mathis a fait une première crise convulsive.«À ce moment-là, on n\u2019était pas trop inquiets, car ça peut arriver des convulsions fébriles chez les bébés», raconte sa mère.À peine un mois plus tard, une autre crise est venue semer des doutes.«On s\u2019est rendu compte qu\u2019il était différent et on a commencé à passer des tests.Les diagnostics sont tombés au compte-gouttes», se remémore la Granbyenne dont le fils bénéficie de suivis en neurologie et des services du Centre de réadaptation en déficience intellectuelle, notamment.BOULE D\u2019AMOUR Depuis maintenant quatre ans, l\u2019évaluation complète de Mathis a été effectuée.Maman connaît mieux la condition de son fils et elle apprend chaque jour à ses côtés.«Mon fils me passionne.Je sais que c\u2019est cliché, mais il a fait de moi une meilleure personne.Mon gars, c\u2019est une boule d\u2019amour.C\u2019est un petit soleil et tout le monde qui entre en contact avec lui prend un peu de cette lumière-là.» Mathis n\u2019a pas de jugement : c\u2019est un «cœur pur», comme le dit sa mère.Elle s\u2019est d\u2019ailleurs questionnée avant de l\u2019inscrire à l\u2019école Marie-Rivier à Saint-Jean-sur- Richelieu, un établissement scolaire spécialisé pour les enfants ayant des besoins particuliers.Elle craignait que le manque de contact avec des enfants «neurotypiques» ne le marginalise davantage.«On pensait que de le mettre avec d\u2019autres enfants neurotypiques allait l\u2019aider, mais lui, il n\u2019en voit pas de différence : il nous voit tous sur le même pied d\u2019égalité.» Choisir cette école n\u2019aura été que bénéfique pour Mathis, qui a fait des pas de géants depuis.«On voit les étincelles dans ses yeux depuis qu\u2019il a les services adaptés à ses besoins.On a vraiment vu l\u2019évolution», se réjouit Ariane.Par ailleurs, elle croit que l\u2019inclusion des personnes ayant une déficience intellectuelle tend à s\u2019améliorer au fil des ans.«Il y a de plus en plus de loisirs offerts pour ces enfants», dit Ariane en nommant la Fondation des sports adaptés, qui a été d\u2019une grande aide pour son fils, qui a donc pu s\u2019adonner au baseball et à l\u2019équitation.«Je l\u2019intègre le plus possible dans tout.Encore aujourd\u2019hui, c\u2019est de l\u2019adaptation et je sais que ça va être ça toute sa vie et toute ma vie», relativise Ariane.LE PLUS BEAU CADEAU Son conjoint, Alex Lévesque, avec qui elle partage sa vie depuis quatre ans, l\u2019aide à normaliser la condition de son fils.«Il m\u2019a acceptée et a accepté Mathis all the way.C\u2019est un des plus beaux cadeaux qui m\u2019est arrivé dans ma vie.C\u2019est un véritable soulagement», lâche Ariane, qui n\u2019a jamais voulu cacher la différence de son fils.Elle s\u2019estime évidemment choyée d\u2019avoir rencontré un homme capable de l\u2019aimer dans sa totalité, alors qu\u2019elle a été monoparentale durant les huit premières années de vie de son fils.CURIOSITÉ Ariane se réjouit d\u2019ailleurs que les gens soient plus curieux qu\u2019avant d\u2019en connaître davantage sur la déficience intellectuelle.«De ce que je vois avec Mathis, c\u2019est que souvent les gens vont poser plus de questions.Il y a une certaine curiosité et moins de tabous maintenant.» «Plusieurs artistes ont pris la parole là-dessus et les gens ont mis un visage sur la déficience intellectuelle.Ça enlève donc une certaine gêne ou malaise.Ce n\u2019est pas que les gens ne veulent pas nous parler, c\u2019est qu\u2019ils ne savent pas comment entrer en communication.Et moi, là-dessus, je vois une différence dans les dernières années.» À entendre parler Ariane, on comprend vite que la différence de son fils lui sert de moteur dans sa vie.Elle a même amorcé un changement de carrière en devenant préposée aux élèves handicapés dans des classes spécialisées du centre de services scolaire du Val-des- Cerfs, ce qui fait qu\u2019elle baigne dans ce milieu en tout temps.«Je pense que quelque part dans tout ça, j\u2019avais quelque chose à apprendre.» ROX AN N E C ARO N , LA VOIX DE L\u2019EST «MON FILS A FAIT DE MOI UNE MEILLEURE PERSONNE» Mathis est ici entouré de sa mère, Ariane Blanchard, et de son beau-père, Alex Lévesque.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, CHRISTOPHE BOISSEAU-DION Le constat entourant les incapacités intellectuelles se fait habituellement lors de la petite enfance, souvent dès l\u2019âge où les enfants commencent à apprendre à parler. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 48 0056910 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 49 0056910 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 50 LE POINT Les pots cassés L\u2019 an dernier, au Canada, deux femmes étaient tuées tous les cinq jours, pour un total de 160.Une statistique qui donne froid dans le dos et qui a été publiée dans le plus récent rapport de l\u2019Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilisation.Neuf fois sur dix, le meurtrier est un homme.En sept semaines seulement, uniquement au Québec, sept femmes sont mortes des mains de leur conjoint.C\u2019est épouvantable.Quand je prends connaissance de ces histoires d\u2019horreur, et elles sont nombreuses par les temps qui courent, ma première pensée va aux enfants des victimes, qui se retrouvent sans mère et qui ont peut-être été témoins de ces actes barbares à plus d\u2019une occasion.Non seulement ces enfants grandiront sans la femme qui leur a donné la vie et tout ce qu\u2019elle avait d\u2019amour en elle, mais ils grandiront avec les cicatrices invisibles et indélébiles de la violence.J\u2019espère sincèrement que ces nouveaux orphelins de mère ont tout le soutien nécessaire pour comprendre la gravité de la situation.Ils doivent être épaulés, dès maintenant, mais aussi à long terme.Un jour, certains d\u2019entre eux seront assez grands pour comprendre ce qui s\u2019est réellement passé.Ça sera un choc.Ils font partie des pots cassés.Quand j\u2019avais dix ou onze ans, ma mère a fréquenté un homme violent.Un certain soir, celui-ci avait cédé toute la place au monstre.En voulant frapper ma mère, qui a esquivé le coup juste à temps, il avait enfoncé le poing profondément dans le mur de la chambre à coucher.Il avait brisé un manche à balai pour en faire une arme.Pendant qu\u2019il rouait ma mère de coups, j\u2019ai cogné à la porte de voisins dans mon immeuble pour appeler à l\u2019aide.Une voisine a préféré verrouiller la porte à double tour plutôt que de s\u2019en mêler.Un autre n\u2019a tout simplement pas répondu.Il m\u2019a fallu monter trois étages avant que quelqu\u2019un n\u2019appelle les secours et me fasse entrer.Plus tard, pendant que les policiers prenaient la déposition et des photos du visage ensanglanté de ma mère, je passais la serpil- lère sur le plancher et le torchon sur les murs pour effacer les traces du carnage.Ma mère avait accroché un miroir sur le mur, pour cacher le trou.J\u2019ai compris par après que ce triste épisode de violence conjugale n\u2019avait pas été le premier.Ni le dernier.À au moins deux reprises, une fois avant son procès et une fois à sa sortie de prison, il s\u2019est présenté chez nous.Une fois, il avait défoncé la porte.Ça l\u2019avait renvoyé derrière les barreaux.Pour un temps.J\u2019ai encore le souvenir de l\u2019avoir aperçu plusieurs fois passer à pied devant mon immeuble en prenant soin de me fixer du regard à travers la porte-patio.Jusqu\u2019au jour où ma mère a appris qu\u2019il s\u2019était entiché d\u2019une autre femme.À partir de ce moment-là, on a enfin eu la paix.Mais pas la pauvre femme, dont on a entendu dire qu\u2019elle avait subi le même sort que ma mère.Ma mère avait beaucoup de défauts, comme n\u2019importe qui.Mais en dénonçant son agresseur et en allant au bout des procédures judiciaires contre lui, elle m\u2019a appris que la violence au sein d\u2019un couple était inacceptable et que ma sécurité et la sienne étaient ce qui comptait le plus.Je n\u2019oublierai jamais ce soir de terreur.Mais je n\u2019oublierai jamais non plus la dignité et le courage avec lesquels ma mère est passée à travers cette épreuve.Contrairement à d\u2019autres, elle a eu la chance de survivre, elle.La réaction naturelle face à un féminicide est l\u2019indignation.C\u2019est normal qu\u2019un crime aussi ignoble soit honni et dénoncé haut et fort.Aucune femme ne mérite d\u2019être battue, encore moins battue à mort ou assassinée.Les fémini- cides sont le fruit d\u2019un volcan qui entre en éruption après avoir été en dormance et dont on a ignoré les premiers soubresauts.C\u2019est aussi tout à fait normal d\u2019en vouloir au bourreau, de lui souhaiter tout le mal du monde et de vouloir qu\u2019il soit puni.Tout crime violent mérite d\u2019être sanctionné à la hauteur de sa gravité, cela va de soi.Mais on doit aussi aider ces hommes, qui demeurent des êtres humains malgré le mal qu\u2019ils infligent à autrui.Un discours entendu cette semaine, alors qu\u2019on cherche des solutions pour enrayer ce fléau sociétal que sont les féminicides.Qui sait s\u2019ils ne sont pas des pots cassés, eux aussi.La violence faite aux femmes, qu\u2019importe sa nature, c\u2019est comme la dépendance aux drogues, à l\u2019alcool et au jeu de même que les problématiques en santé mentale : si on décidait une fois pour toutes de miser massivement sur la prévention, il y aurait moins de pots cassés à réparer par la suite.Si des femmes meurent, c\u2019est parce que des hommes souffrent : il faut les aider.Le hic, c\u2019est que ces hommes croient à tort que la femme est responsable de leur mal-être.Cette colère en eux leur appartient; la manière dont ils la canalisent aussi.Ils doivent le réaliser et être appuyés quand ils sonnent l\u2019alarme, avant de commettre l\u2019irréparable.Avant que des pots ne soient cassés.Il y a quelques années, j\u2019ai appris que l\u2019ex de ma mère avait subi un genre d\u2019attaque cérébrale qui l\u2019avait rendu inapte et incapable.Parce que le système avait failli à mettre un terme à son comportement violent, la nature s\u2019était chargée de le mettre hors d\u2019état de nuire.Il y a eu justice, après tout.Si vous-mêmes ou un proche êtes victime de violence conjugale, communiquez avec SOS Violence conjugale au 1-800-363-9010.MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME Aucune femme ne mérite d\u2019être battue, encore moins battue à mort ou assassinée.Les féminicides sont le fruit d\u2019un volcan qui entre en éruption après avoir été en dormance et dont on a ignoré les premiers soubresauts.Sur la photo : un chauffeur de taxi a tué sa conjointe avant de s\u2019enlever la vie la semaine dernière à Montréal.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, GRAHAM HUGUES 0059303 De Ric Hochet à Tintin, en passant par Fantasio, Marc Dacier et Guy Lebleu, plusieurs personnages de bande dessinée, tous journalistes reporters, ont fait les beaux jours des magazines pour la jeunesse de France et de Belgique à partir des années 1950.Ces hebdomadaires avaient pour noms Le Journal de Tintin, Vaillant, Pilote et Spirou.La présence de journalistes de fiction, de héros journalistes, dans la sphère médiatique française et belge ne date toutefois pas de cette période.Il faut pour cela remonter au 19e siècle pour voir l\u2019apparition graduelle, dans les journaux, de tels personnages populaires.«La bande dessinée naît dans la presse, elle trouve là son lieu d\u2019éclosion, explique le professeur Guillaume Pinson, du Département de littérature, théâtre et cinéma.Dès les années 1830-1840, les journaux connaissent un essor fulgurant au point où le 19e siècle deviendra la première ère médiatique.» À partir de cette époque, on se met à pratiquer, dans les pages consacrées au divertissement, la forme du récit illustré.Ce sera l\u2019ancêtre de la bande dessinée.Le phylactère, cet élément graphique en forme de ballon ou de bulle dans lequel est écrit ce que dit, pense ou ressent un personnage de bande dessinée, viendra plus tard.«À la fin du 19e siècle, poursuit-il, la bande dessinée fait définitivement partie de l\u2019arsenal des pages consacrées au divertissement.Au fil des décennies, la BD a traversé toutes sortes d\u2019intersections avec la culture médiatique grandissante.Ce grand parcours historique trouve son âge d\u2019or dans la période comprise entre les années 1950 et 1980.» Le professeur Pinson a codirigé la réalisation du récent ouvrage collectif Presse et bande dessinée, sous-titré Une aventure sans fin.Ce gros bouquin abondamment illustré de près de 400 pages est publié aux Impressions nouvelles.Selon lui, le héros journaliste est la figure de l\u2019aventure, une figure populaire et sociale ainsi qu\u2019une véritable propriété collective de l\u2019ère médiatique.C\u2019est aussi un jalon majeur dans l\u2019histoire des relations entre bande dessinée et journalisme.«En d\u2019autres mots, dit-il, le héros journaliste colle à l\u2019imaginaire d\u2019un grand reporter.Il n\u2019a pas peur d\u2019affronter les difficultés et va au bout du monde.Ce personnage n\u2019a pas froid aux yeux, il est le gardien de la justice et défend les valeurs de démocratie.C\u2019est un redresseur de torts qui vit des histoires palpitantes souvent exotiques.» L\u2019INFLUENCEDE JULES VERNE Selon lui, les lecteurs de tous âges se reconnaissent aisément en cette figure de la curiosité et de l\u2019aventure.«Le héros explore le monde en délégué de son journal, ce qui permet de déployer le cadre de ses aventures parfois lointaines, écrit-il.Il est en phase aussi bien avec l\u2019actualité qu\u2019avec les innovations techniques et technologiques, notamment dans les transports et les procédés de circulation de l\u2019information.Historiquement, ce triple dispositif a joué à plein, dans le monde francophone, dès les romans de Jules Verne au 19e siècle (L\u2019Île mystérieuse, Michel Strogoff, Claudius Bombarnac) et jusque dans les reprises incarnées dans le réel par de grands reporters \u2013 Albert Londres, Joseph Kessel, Andrée Viollis.\u2013 situés au sommet de la légitimité du journalisme dans les années 1900-1930.» Pour rappel, L\u2019Île mystérieuse raconte l\u2019histoire de cinq hommes prisonniers des sudistes durant le siège de Richmond, au cours de la guerre de Sécession.S\u2019enfuyant à l\u2019aide d\u2019un ballon, ils sont pris dans un ouragan qui les déporte jusque dans le Pacifique, où ils s\u2019échouent sur une île inhabitée.L\u2019un des aventuriers est le reporter de guerre Gédéon Spilett.«Jules Verne est l\u2019une des sources des journalistes reporters, souligneGuillaumePinson.Il est l\u2019un des inventeurs de cette figure d\u2019aventurier.Dans ce roman sur la guerre de Sécession, on voit l\u2019émergence du journalisme de terrain.C\u2019est un moment très fort qui va beaucoup influencer par la suite.» À partir du début du 20e siècle, les personnages de héros journalistes sont désormais bien connus des lecteurs.« Aventuriers en concurrence avec la police, écrit-il, ils se déploient sur le terrain de l\u2019enquête, investissant l\u2019imaginaire du crime lui-même fortement lié aux rubriques journalistiques qui lui sont consacrées : fait divers, petit reportage urbain, récit de tribunal, interview de témoins\u2026» Selon lui, les journalistes de fiction sont souvent plus astucieux que les policiers.On n\u2019a qu\u2019à penser à Tintin et aux deux policiers jumeaux Dupond et Dupont.STANLEY, UNEODEÀ L\u2019AVENTURE ET AU VOYAGE Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le champ de l\u2019information est en pleine ébullition.Des magazines comme L\u2019Express, Le Point, Paris Match et autres voient le jour.Les magazines de bandes dessinées s\u2019imposent dans le paysage médiatique français et belge.«L\u2019appareil-photo devient le signe matériel le plus limpide de la condition professionnelle du héros journaliste, explique-t-il.Avec l\u2019appareil-photo, ce dernier plonge dans l\u2019aventure, qui n\u2019est pas exempte de danger, avec un outil parfaitement adapté.» À partir du 15 janvier 1953, le magazine Spirou lance une série d\u2019aventures dont le personnage principal est le journaliste de guerre, voyageur et explorateur Henry Morton Stanley qui, fait historique, retrouva en 1871 le docteur David Livingston disparu en Afrique.«Cette série est une ode à l\u2019aventure et au voyage, écrit Guillaume Pinson.L\u2019héroïsme journalistique se déploie aux quatre coins du monde.» Avec Jeannette Pointu, une femme journaliste est pour la première fois le personnage principal d\u2019une série de la BD franco-belge.Cette fiction d\u2019actualité table sur de nombreuses références au contexte international des années 1980-1990.« Le personnage se distingue de ses prédécesseurs masculins par une forme de reportage social empathique, proche de populations malheureuses du tiers-monde, victimes de conflits ou de maladies», écrit-il.Une grande reconnaissance sociale s\u2019exprime à travers les héros journalistes.Guillaume Pinson en a pour preuve ces scènes où Tintin fait l\u2019objet lui-même d\u2019un reportage.Pensons à la fin du Lotus bleu où il accorde une entrevue à la une au Journal de Shanghai après avoir aidé à retrouver un célèbre savant enlevé par des trafiquants d\u2019opium.On peut aussi penser à la dernière page de L\u2019Île noire.Le célèbre journaliste est photographié à la une du Daily Reporter avec les policiers écossais l\u2019ayant aidé à capturer une bande de faux-monnayeurs.Le professeur conclut son texte en ouvrant la porte sur le reportage graphique.Dans cette nouvelle forme de BD, l\u2019auteur se représente comme élément central de son histoire.Ici, le journaliste est un être réel qui enquête sur le monde réel.«Le Québécois Guy Delisle est l\u2019un des grands praticiens du genre dans le monde francophone, soutient-il.L\u2019œuvre de ce journaliste-dessinateur se situe à la frontière entre le récit de vie personnelle et l\u2019actualité.L\u2019auteur et sa créature sont très proches l\u2019un de l\u2019autre.» Le journaliste de fiction, ce héros de BD nouvelles.ulaval.ca Le contenu de cette page est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous Le professeur Guillaume Pinson signe un chapitre dans un ouvrage collectif consacré aux liens étroits et féconds qui ont toujours uni la presse et la bande dessinée par Yvon Larose leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 51 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 52 LE POINT 1 C) En juin 1888, Thaddée Lebel, âgé de seize ans, commence à travailler au studio Livernois où il fait son apprentissage avec Jules-Ernest Livernois.Le studio est alors en réorganisation avec l\u2019aménagement de ses nouveaux locaux situés à la jonction des rues Saint-Jean, Couillard et Garneau ainsi que de la côte de la Fabrique.2 B) Thaddée Lebel cesse de travailler chez Livernois en juillet 1913, après 25 ans de service et débute sa carrière de photographe pigiste.Il installe son laboratoire dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, plus précisément dans la maison de ses beaux-parents sur la rue Sainte-Julie où il vit avec son épouse Augustine Jackson depuis leur mariage en 1902.3 D) En 1913, Thaddée Lebel est engagé comme photographe officiel par la Commission de l\u2019Exposition.Ce travail est certainement l\u2019un de ses premiers contrats après son départ de chez Livernois.Le journal Le Soleil du 20 août 1913 annonce cette nomination.4 B) Construit à compter de 1892, le Château Frontenac est agrandi à plusieurs reprises.Dans les années 1920, Thaddée Lebel prend des centaines de clichés des travaux de construction de l\u2019aile Saint-Louis et de la tour centrale.Ces photographies permettaient de suivre le déroulement des travaux sans avoir à se déplacer.5 A) Thaddée Lebel prend de nombreux clichés, en 1929, de l\u2019étroite rue des Fossés qui disparaît, comme plusieurs bâtiments, pour permettre la construction du boulevard Charest Est, inauguré en 1933.Il photographie les intersections de la rue des Fossés, tout en datant et en identifiant chaque vue.6 C) En 1931, Lebel photographie, un mois avant l\u2019ouverture officielle, le Refuge Notre-Dame-de-la- Merci, première prison destinée exclusivement aux femmes dans la région de Québec.En 1968, la prison est renommée Maison Gomin, en mémoire d\u2019un propriétaire de la terre au XVIIe siècle.7 A) Thaddée Lebel meurt le 31 août 1946, à l\u2019âge de 74 ans, et est inhumé au cimetière Notre-Dame- de-Belmont.Le journal Le Soleil du 3 septembre 1946 annonce son décès à sa résidence du quartier Saint-Jean- Baptiste.On peut y lire que son initiative et son dévouement ont profité à diverses œuvres sociales et charitables.RÉPONSES Photographe pigiste, Thaddée Lebel (1872-1946) dresse un portrait remarquable de Québec et ses environs dans les années 1920 et 1930.Parcourant la cité, ce résident du quartier Saint-Jean-Baptiste immortalise des rues, des ruelles, des monuments, des places publiques, des scènes de travail ainsi que de nombreux édifices, tout en évoquant l\u2019atmosphère de l\u2019époque.À l\u2019occasion de la tenue de l\u2019exposition Regard sur Québec.Thaddée Lebel, photographe présentée à la Villa Bagatelle du 17 mars au 6 juin et du Printemps Saint-Jean-Baptiste, nous vous proposons ce jeu- questionnaire pour découvrir ou connaître davantage ce photographe du quartier, dont l\u2019œuvre est d\u2019une grande richesse documentaire.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (CLAUDE CORRIVEAU) 1 En juin 1888, Thaddée Lebel, alors âgé de seize ans, débute son apprentissage de la photographie.Avec qui fait-il son apprentissage?A) William Bertram Edwards B) Phillippe Gingras C) Jules-Ernest Livernois D) Jules Livernois 2 Après 25 ans de service au studio Livernois, Lebel oriente sa carrière comme photographe pigiste.À quel endroit installe-t-il son laboratoire?A) Dans la maison de ses parents B) D a n s l a m a i s o n d e s e s beaux-parents C) Sur la rue Saint-Jean D) Au marché Berthelot 3 En 1913, Thaddée Lebel devient photographe officiel d\u2019un organisme qui tient un important événement chaque année.De quel organisme s\u2019agit-il?A) Producteurs et productrices acéricoles du Québec B) Carnaval de Québec C) Société Saint-Jean-Baptiste D) Commission de l\u2019Exposition 4 Plusieurs photographies de Lebel renseignent sur les grands chantiers de construction.Lequel de ces bâtiments a-t-il photographié pour permettre aux promoteurs de suivre le déroulement des travaux sans avoir à se déplacer?A) Le manège militaire B) Le Château Frontenac C) L\u2019Hôtel-Dieu de Québec D) La chapelle des Jésuites 5 De nombreux clichés de Lebel informent sur les métamorphoses de la ville de Québec.En 1929, il photographie l\u2019étroite rue des Fossés qui disparaît, comme plusieurs bâtiments, pour permettre la construction d\u2019un boulevard.Lequel?A) Le boulevard Charest B) Le boulevard Saint-Cyrille C) Le boulevard Laurier D) Le boulevard Langelier 6 Les photographies de Lebel renseignent sur des lieux et des événements.En 1931, il photographie, un mois avant l\u2019ouverture officielle, la première prison destinée exclusivement aux femmes dans la région de Québec.Comment se nomme alors ce lieu?A) La maison Gomin B) L\u2019asile Sainte-Madeleine C) Le refuge Notre-Dame-de-la-Merci D) Le Morrin Centre 7 Après avoir illustré son époque, Thaddée Lebel meurt en 1946.À quel endroit est-il inhumé?A) Au cimetière Notre-Dame- de-Belmont B) Au cimetière St.Matthew C) Au cimetière Mount Hermon D) Au cimetière Saint-Charles LE PHOTOGRAPHE THADDÉE LEBEL EN SEPT QUESTIONS 1 2 3 1Thaddée Lebel, intérieur de l\u2019église Saint-Jean-Baptiste, entre 1916 et 1920 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N017787 2Thaddée Lebel, rue Saint- Jean, vers 1920 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N017672 3Thaddée Lebel, tour Martello no 4, sur la rue Lavigueur, 29 mai 1929 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC, OFFICE MUNICIPAL DU TOURISME N017700 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 53 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com QUESTION ÉCLAIR Afin de distraire leurs «pensionnaires» en l\u2019absence de visiteurs, deux jardins zoologiques tchèques ont relié par vidéoconférence leur groupe de chimpanzés respectif.Parmi les comportements qui suivent, DEUX ont été adoptés par les singes lorsqu\u2019ils regardent leurs congénères à l \u2019écran.Lesquels?a) Ils se dressent brusquement lorsqu\u2019ils aperçoivent une situation tendue (combat, dispute, etc.); b) Ils se bousculent pour obtenir les meilleures places; c) I ls détournent le regard lorsqu\u2019ils sont témoins de violence; d) Les plus âgés essaient d\u2019éloigner les jeunes des écrans; e) Ils s\u2019installent devant l\u2019écran avec une provision d\u2019arachides.123RF/DMITRII SHIRON PHOTO 123RF/SMILEUS Réponses : a) et e).Les singes ont été rebaptisés les Chimpanzoom.SOURCE : BBC.COM L\u2019ÂGE 23 ANS Â ge à partir duquel un être humain se mettrait à rire et à sourire beaucoup moins souvent.En route pour une grande dégringolade de la rigolade.Vers l\u2019âge de quatre ans, un enfant rirait 300 fois par jour, en moyenne.À 40 ans, cet enfant «devenu grand» mettrait plus de deux mois et demi pour rire autant.SOURCES : GALLUP ET HUMOR SERIOUSLY (CURRENCY, 2020) LA COMPARAISON \u203a 400 m Longueur du porte-conteneurs géant Ever Given, qui bloque le canal de Suez depuis plusieurs jours, après avoir été mis de travers par une violente bourrasque.\u203a 126 m Hauteur de l\u2019édifice Marie-Guyart, alias le Complexe G, au centre de Québec.SOURCE : AL JAZEERA VRAI OU FAUX?E n janvier et en février, durant les cinq semaines qui ont suivi le départ de Donald Trump, l\u2019audience de la chaîne de télévision CNN aux heures de grande écoute a diminué de 45 %.Réponse : Vrai.SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL LE CHIFFRE 180 N ombre d\u2019articles qui ont été publiés dans des revues scientifiques par une certaine Camille Noûs, depuis un an.La prolifique Noûs signe des recherches dans des secteurs aussi variés que l\u2019astrophysique, la biologie moléculaire, l\u2019injustice sociale en Inde ou même le Moyen-Âge en Espagne.Elle fait désormais partie des auteurs francophones les plus cités.Le seul problème, c\u2019est que l\u2019étonnante Camille Noûs n\u2019existe pas.Sa fausse identité a été créée par un groupe de chercheurs français pour dénoncer l\u2019évaluation de leur travail «en fonction du nombre d\u2019articles publiés ou du nombre de citations par des confrères».L\u2019affaire a provoqué une réaction outrée de plusieurs revues scientifiques, qui affirment que les chercheurs impliqués risquent de voir leur réputation entachée de manière durable.SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL LA CITATION «Au cours des prochaines années, les gens vont réaliser toute la valeur de ce tweet, comme celle de la Joconde.» \u2014 L\u2019entrepreneur indonésien Sina Estavi, expliquant pourquoi il a décidé de payer 2,9 millions $ pour le tout premier message diffusé sur le réseau Twitter, le 21 mars 2006.Le tweet, partagé par Jack Dorsey, le cofondateur du réseau, se lit comme suit : «just setting up my twttr» [j\u2019installe mon twttr].M. Estavi, qui dirige une entreprise de haute technologie, soutient que certains objets virtuels peuvent s\u2019acheter comme n\u2019importe quel autre bien.Mais d\u2019autres se demandent s\u2019il n\u2019a pas acquis du vide, l\u2019équivalent d\u2019un couteau sans manche dont on aurait oublié la lame.Après la vente, le tweet à 2,9 millions $ n\u2019a pas été retiré de la circulation.«La Joconde des tweet» reste visible par tout le monde.SOURCE : BBC.COM QUESTION ÉCLAIR En Australie, la diffusion de photos et de vidéos provenant du Parlement cause un énorme scandale.Que peut-on voir sur ces images?a) Des députés qui sont en train de s\u2019insulter en s\u2019envoyant des textos, durant la période des questions; b) Des ministres endormis sur les banquettes du Parlement, durant les débats.c) De l\u2019eau sale qui coule du plafond et qui endommage la salle des débats, sous le regard hilare de parlementaires; d) Des employés de cabinets ministériels qui se livrent à des actes sexuels, y compris sur le bureau d\u2019une députée; e) Toutes ces réponses.Réponse : d) SOURCES : THE AUSTRALIAN ET LIBÉRATION LA PEINE 3 ANS DE PRISON P eine à laquelle s\u2019expose l\u2019écrivain et scénariste polonais Jakub Zulczyk, pour «injure» envers le chef de l\u2019État, Andrzej Duda.Le 7 novembre, l\u2019écrivain a partagé sur les réseaux sociaux «Andrzej Duda est un idiot» parce que le président tardait à reconnaître la victoire de Joe Biden lors des élections américaines.En Pologne, la loi concernant «l\u2019injure envers le chef de l\u2019État» est rarement utilisée depuis la fin du régime communiste, en 1989- 90.À l\u2019époque, les farceurs expliquaient la sévérité de la loi de la manière suivante.À la rigueur, disaient-ils, les juges sont prêts à vous pardonner d\u2019avoir traité le président d\u2019idiot.Par contre, ils doivent vous infliger trois ans de prison pour avoir révélé ce qui devait rester un secret d\u2019État! SOURCE : LE FIGARO LE POURCENTAGE 62% P roportion des Américains qui estiment que la pandémie a affecté leur santé mentale.SOURCE : ONEPOLL (NEW YORK), CITÉ PAR HARPER\u2019S Une pelle mécanique tente de dégager la quille de l\u2019Ever Given \u2014 PHOTO AP SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 54 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Lettre d\u2019un fossé à ses pollueurs À vous, pollueurs de la branche dite de l\u2019homo detritus anony- mus, vous qui profitez de mon sommeil hivernal pour me jeter vos restes, faisant de moi une poubelle à ciel ouvert, je vous dis: c\u2019est assez! Comme une matrice qu\u2019on aurait configurée pour recevoir vos déchets, je me réveille chaque printemps avec vos ordures qui reflètent votre mode de vie de pollueurs invétérés.En effet, je suis à même de constater de visu l\u2019évolution de vos goûts à travers le temps.Aux bouteilles de bière et d\u2019alcool s\u2019ajoutent les fameuses cannettes de boissons gazeuses et énergisantes que vous jetez par-dessus bord de vos autos, dont le silencieux est souvent modifié pour accroître sa sonorité polluante.Je passe sous silence vos contenants défraichis de restauration rapide qui tapissent mon séant, comme des gales sur mon épiderme fragile.Enfin, signe de notre temps pandémique, je retrouve de plus en plus de ces masques de protection qui, comme le virus, s\u2019incrustent en silence parmi les autres vestiges de dégradation dont l\u2019étalement correspond souvent à une distanciation de deux mètres\u2026 Comme vous pouvez le constater, vos gestes m\u2019agressent et sont à la mesure du fossé qui nous sépare.Vous êtes les fossoyeurs d\u2019un idéal écologique que des générations ont tenté d\u2019instaurer.Je rêve d\u2019un printemps propre et sans souillures où je pourrais me réveiller en l\u2019absence de toutes ces pollutions, attendant la pousse des petites fleurs sauvages qui viendraient égayer mon environnement.Signé : Un fossé que vous côtoyez peut-être quotidiennement.Marcel Perron, Neuville Bornes de recharge obligatoires Depuis le 1er avril 2019, sans trop de publicité, le Code de construction du Québec exige pour chaque logement individuel neuf (maison, duplex, triplex et quadruplex) pourvu d\u2019un garage, d\u2019un abri pour voitures ou d\u2019une aire de stationnement d\u2019installer un câble ou un conduit en prévision d\u2019une dérivation distincte dédiée à l\u2019alimentation d\u2019une borne de recharge de véhicules électriques.Depuis le 14 janvier 2020, la ville de Laval exige, lors de la construction d\u2019une nouvelle habitation multifa- miliale de 5 à 49 logements, la mise en place d\u2019installations électriques permettant d\u2019accueillir des bornes de recharge pour desservir au moins 25 % des cases de stationnement.Pour la construction d\u2019une nouvelle habitation multifamiliale de 50 logements et plus, elle exige la mise en place d\u2019installations électriques permettant d\u2019accueillir des bornes de recharge pour desservir au moins 20 % des cases de stationnement.Devons-nous attendre que chaque municipalité mette en place des normes de construction favorisant la mobilité durable concernant les véhicules électriques?De plus, des normes provinciales aideraient sûrement à convaincre les responsables d\u2019immeubles déjà construits à mettre en place des bornes électriques.Jean Pageau, Québec Le Québécois, un tricheur! N\u2019en déplaise à quelques chastes consciences politico-sociales fragiles et suspectes, la rectitude dans les règles sanitaires s\u2019effrite misérablement à vue d\u2019œil.Faut-il croire, à travers les faits et gestes des citoyens, qu\u2019une 3e vague est désirée à ce point?Du moins, le Québécois fait tout pour l\u2019attirer.Voici un triste constat, dans une aire de restauration d\u2019un centre commercial, des gens âgés de plus de 70 ans, des joyeux lascars, jasaient et riaient tous à la même table dans une proximité inquiétante, cela sans le port du masque.Pourtant, ces personnes ont l\u2019âge de raison plusieurs fois et ils ont lu et entendu des centaines de fois les consignes sanitaires.Une zone orange ne signifie pas automatiquement une invitation à tout abandon des règles sanitaires.Faut-il croire que le plaisir de retrouver des amis rend caduque toute prévention et nous transforme en illuminé?Ce n\u2019est pas tout, les flèches placées au sol pour indiquer la direction dans les épiceries, commerces et centres commerciaux ne sont pas toujours respectées.Les gens marchent la tête en l\u2019air en faisant table rase de tout respect, on dirait un festival du contresens! Dire que ces gens conduisent une automobile et que nous les croisons! Vive la tricherie au Québec! Michel Beaumont, Québec POINT DE VUE Marie Christine Hendrickx Membre du Mouvement ATD Quart-Monde Montréal L ors du bilan de la série sur la DPJ, on n\u2019a absolument pas évoqué la pauvreté dans laquelle vivent une majorité de familles.Malgré le floutage des visages, on pouvait tous recon- naitre les signes d\u2019une pauvreté réelle, non seulement économique, mais aussi sociale et culturelle.Et c\u2019est en raison de cette appartenance sociale que, dans cette série comme dans la vie, ces parents sont rarement entendus et rarement consultés.Leur expérience ne semble pas compter.Et pourtant, eux aussi ont des choses à dire sur l\u2019institution de la DPJ, sur les services reçus, sur la façon de travailler des intervenants.Comment p eut-on esp érer gagner leur collaboration s\u2019ils ne sont pas considérés comme des partenaires?Trop souvent, ces parents se sentent assujettis, ne serait-ce que par le langage qu\u2019on leur impose et qui n\u2019est pas le leur : on leur demande de «nommer» leurs émotions, d\u2019avoir des attitudes «appropriées», de travailler sur «l\u2019estime du soi».Idem pour des exigences souvent imposées sans avoir été véritablement réfléchies avec eux.Quand, dans un épisode, l\u2019intervenante relève à charge contre le père que sa fille, en visite pour une nuit, est retournée à l\u2019école avec les mêmes vêtements que la veille, il y a un malaise.Peut-être que ce même père a préparé un bon déjeuner pour sa fille?Peut-être lui a-t-il proposé de se rendre à l\u2019école en trottinette?On ne saura rien des efforts de ce père puisqu\u2019il n\u2019y a pas de place pour les entendre.«Changer de culture», c\u2019est aussi reconnaitre le poids de la pauvreté d\u2019un grand nombre de familles usa- gères de la DPJ, c\u2019est reconnaitre le peu de considération envers les personnes vivant dans la pauvreté et c\u2019est remettre en question notre manière de travailler avec elles.Série sur la DPJ : les parents dans l\u2019angle mort ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000 caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 55 PLACE PUBLIQUE BILLET DES RÉGIONS GILLES GAGNÉ Collaboration spéciale À deux reprises depuis le début de février, le gouvernement caquiste de François Legault a fourni des indications selon lesquelles il avait compris que l\u2019énergie éolienne constitue un élément incontournable dans la production de l\u2019électricité de demain, tant par son coût de production compétitif que par son caractère renouvelable.Bien que les élus de la Coalition avenir Québec, incluant le premier ministre Legault, avaient commencé à apprivoiser les bienfaits de l\u2019énergie éolienne en 2020, en prenant notamment connaissance des besoins futurs d\u2019Hydro- Québec et des coûts de production fort compétitifs découlant du harnachement du vent, le processus de rédemption a été lent.Il a été suffisamment lent pour que, dans des régions comme la Gaspésie et les Îles-de-la-Made- leine, le Bas-Saint-Laurent de même que sur la Côte-Nord, il faille plusieurs preuves d\u2019appréciation de M. Legault et de membres de son cabinet pour qu\u2019on y croit.L\u2019annonce du projet Apuiat, sur la Côte-Nord, le 4 février, a constitué la première preuve que les caquistes semblaient avoir compris le bon sens.Le projet de 200 mégawatts requérant un investissement de 600 millions $, mené en partenariat par les Innus et la firme Boralex, vendra son énergie à un prix de 6 cents le kilowattheure à Hydro-Québec.C\u2019est un prix désormais inaccessible pour des barrages hydroélectriques.Cinq semaines plus tard, lors d\u2019une tournée en Gaspésie, le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a parlé d\u2019un «avenir fantastique» et d\u2019une énergie «hyper concurrentielle» en désignant le secteur éolien dans le contexte de son futur déploiement.Il a défendu ces épithètes avec tellement de conviction que les Gas- pésie, les Bas-Laurentiens et les Nord-Côtiers ont arrêté de douter.Il faut préciser que les régions de l\u2019Est-du-Québec reviennent de loin dans leur défense du secteur éolien.Au-delà des retombées économiques, les meneurs et meneuses de ces régions avaient compris depuis longtemps que la courbe de coûts de cette forme d\u2019électricité chutait constamment, alors que celle de l\u2019hydroélectricité grimpait.D\u2019une part, les meilleures rivières ont déjà été harnachées et, d\u2019autre part, il n\u2019est plus possible pour des raisons environnementales de rentrer dans le paysage comme en 1960, même si la construction des derniers barrages québécois n\u2019avait rien d\u2019un doux brassage de sols.Il était navrant pour les gens des trois régions de constater le faible pourcentage de la population comprenant que l\u2019entrée dans de nouvelles technologies, de nouvelles façons de faire comme l\u2019énergie éolienne, vient avec un coût temporaire.C\u2019est pourquoi certains parcs éoliens ont été érigés au tournant des années 2010 en fonction d\u2019un prix de vente du kilowatt-heure atteignant parfois 11 ou même 12,5 cents.Les critiques faisaient peu de cas des parcs éoliens de Murdochville, en Gaspésie, vendant leur électricité au prix fort modique de 6,5 cents dès 2004.Le déploiement des parcs éoliens érigés après 2004 prêtait aussi flanc à la critique parce que le gouvernement de Jean Charest avait coupé les coins ronds.Dans la foulée de l\u2019abandon du projet de centrale au gaz le Suroit, dont l\u2019équipement devait être principalement fourni par General Electric, l\u2019État québécois a choisi la même firme comme turbinier éolien.Il fallait aller vite.Des tours éoliennes ont été érigées trop proches des maisons, en offrant des redevances trop faibles pour les communautés et pour les pouvoirs publics.C\u2019est dans ce contexte que d\u2019autres critiques ont fusé, notamment celles des radios d\u2019opinion et de commentateurs peu informés, se trompant de cible.Ils ignoraient que la filière éolienne, un secteur jeune comparativement à l\u2019hy- droélectricité, bénéficie d\u2019importants gains d\u2019efficacité, grâce à une recherche scientifique relativement récente.Chaque innovation est généralement porteuse d\u2019une solide réduction de coût.Un examen calme du développement de cette recherche aurait évité bien des battements d\u2019ailes superflus de la part de ces commentateurs.Il est aussi certain qu\u2019il ne vente pas toujours.Là encore, la recherche est en train de solutionner le problème.La capacité de stockage des batteries de toutes sortes est en croissance exponentielle.La recherche est du reste en train de conférer à l\u2019énergie solaire un potentiel également prometteur.DÉFI EMBALLANT Ce même examen calme a fait défaut au sein de la Coalition avenir Québec pendant les huit premières années de son existence.Avant d\u2019être premier ministre, François Legault a régulièrement cassé du sucre sur le dos de l\u2019énergie éolienne.Il dit aujourd\u2019hui que c\u2019est essentiellement l\u2019achat d\u2019électricité en temps de surplus qui motivait son apparente aversion pour le vent.Toutefois, lors des campagnes électorales de 2014 et de 2018, sa position ressemblait bien davantage à du dogmatisme susceptible de valoir des votes à la CAQ dans des secteurs urbains et périur- bains.Il n\u2019est pas étonnant que les résultats de ce parti dans l\u2019Est-du- Québec aient été anémiques, sauf dans une circonscription.L\u2019important, c\u2019est que le premier ministre semble avoir compris que la filière éolienne québécoise, avec 4500 emplois, dont 1000 en Gaspé- sie, contribue significativement à l\u2019amélioration de notre balance commerciale, et qu\u2019elle contribuera graduellement au verdissement de la production d\u2019énergie domestique, si on l\u2019aligne avec un soupçon de vision.Le calvaire du secteur éolien semble faire partie du passé.La jeune génération d\u2019ingénieurs et de décideurs à Hydro-Québec n\u2019est plus uniquement constituée de «castors», ces constructeurs de barrages qui n\u2019entendaient rien à l\u2019énergie éolienne il y a 20 ans.Cette jeune génération voit comme un défi emballant le couplage des barrages et des parcs éoliens.Il reste encore des détracteurs de cette filière, mais le temps prouvera que c\u2019est grâce à la combinaison des formes d\u2019énergie renouvelable que le Québec continuera, et pour longtemps, de présenter les coûts d\u2019électricité parmi les moins chers au monde.LA RÉDEMPTION DE LA FILIÈRE ÉOLIENNE PAR LA CAQ Déjà, en 2004, le prix offert par les parcs éoliens de Murdochville était très compétitif, à 6,5 cents par kilowatt-heure.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE GILLES GAGNÉ SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 56 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Marc Brullemans, Ph.D.Biophysique, Membre du Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques au Québec Jacques Benoit, D.E.S.S.Développement économique communautaire A u printemps 2018, nous rédigions la «Déclaration citoyenne universelle d\u2019urgence climatique», mieux connue sous l\u2019appellation DUC.Cette déclaration énonce que nous sommes en état de crise climatique et que «cette crise est un état d\u2019urgence climatique».Elle affirme qu\u2019il s\u2019agit maintenant d\u2019un enjeu qui menace les générations futures principalement «aux niveaux économique, de la santé humaine, alimentaire, environnemental, de même que de la sécurité nationale et internationale», avec nombre d\u2019exemples à l\u2019appui, dont l\u2019augmentation des risques de pandémie.Les crues printanières de l\u2019année précédente inondant champs et résidences en plusieurs régions, et une période de chaleur caniculaire au mois d\u2019août 2018, causant des sécheresses et de nombreux décès, poussèrent des citoyen.ne.s de toutes les régions à s\u2019emparer de la DUC pour la faire adopter par leurs conseils municipaux: il y avait menace pour les générations futures.En quelques mois, les résolutions d\u2019appui à la DUC parvinrent de 250 municipalités, pour se poursuivre encore tout au cours de 2019 et atteindre un sommet de 525 municipalités représentant plus de 80 % de la population québécoise.S\u2019y greffa la reconnaissance de l\u2019urgence climatique par les gouvernements du Québec et du Canada.En mars 2019, nous publiions les Chantiers de la DUC (C-DUC), qui identifient 11 domaines d\u2019intervention urgente.Chacun des chantiers énonce des mesures à appliquer par nos gouvernements supérieurs (73), nos municipalités (47) et par les citoyen.ne.s.(54), pour un total de 174 actions à entreprendre sans tarder pour nous sortir des énergies fossiles, pour contenir le réchauffement climatique à venir et pour nous protéger des impacts déjà en cours.Au cours de cette même année, des mobilisations impressionnantes, voire historiques, eurent lieu dans le monde, imitées au Québec par 150 000 étudiant.e.s en mars, et par plus de 500 000 personnes en septembre à Montréal.À la Conférence des parties (COP25) tenue à Madrid en décembre 2019, le Programme des Nations Unies pour l\u2019environnement (PNUE) expliquait qu\u2019une augmentation de la température planétaire de 1,5°C, tel que visé par l\u2019Accord de Paris, aurait des impacts dévastateurs, mais que chaque dixième de degré supplémentaire aurait des effets pires, menaçant des vies, des moyens de subsistance et des économies.Alors que tous les mouvements militants à travers le monde s\u2019apprêtaient à augmenter la pression sur leurs gouvernements dans les mois suivants, la pandémie de la COVID-19 est venue perturber l\u2019agenda de la militance climatique mondiale.Un an plus tard, force est d\u2019admettre que très peu d\u2019actions gouvernementales significatives ont été entreprises pour changer les choses, tandis que le réchauffement planétaire se poursuit implacablement.L\u2019avancement de la recherche et les dernières données nous indiquent maintenant que nous devons atteindre le \u201czéro émission (de GES) de toute urgence, et l\u2019atteindre en 2030 déjà et non pas en 2050», afin de nous prémunir de bouleversements causés par le réchauffement planétaire.Pour bien comprendre, une précision ici s\u2019impose : une crise est un événement brusque et exceptionnel, d\u2019une durée variable, mais qui a une fin et dont on peut se remettre quand elle est terminée.Une catastrophe est plutôt une coupure définitive du déroulement normal des choses, dont les conséquences sont irréparables et un retour à la «normalité » impossible.Les sciences du climat nous indiquent que la planète se dirige sur une nouvelle trajectoire climatique qui engendrera des crises, toujours plus nombreuses, qui iront s\u2019aggravant et pourraient s\u2019additionner pour nous rendre la vie de plus en plus impossible.C\u2019est pourquoi nous n\u2019hésitons plus à parler de catastrophe climatique.Face à la situation, non seulement il nous faut agir de toute urgence, mais aussi dans tous les secteurs névralgiques et déterminants.Parce que la menace ne s\u2019adresse plus seulement aux générations futures: elle concerne toutes les générations! Or, que nous proposent nos gouvernements?Le Plan pour une économie verte 2030 du gouvernement Legault établit une cible de réduction des gaz à effet de serre (GES) pour 2030 de 37,5 % sous le niveau de 1990, identifiant des moyens ne permettant que des réductions de 12 % (!).Quant au gouvernement Trudeau, son Projet de loi C-12 vise à atteindre la carboneutralité d\u2019ici 2050, pendant que son plan climatique renforcé cible, pour 2030, une réduction entre 32 % et 40 % des émissions canadiennes par rapport à l\u2019année 2005\u2026 tout en continuant de financer l\u2019exploitation des sables bitumineux, d\u2019accorder des permis de forage et de d\u2019accroître la capacité de pipelines comme Trans Mountain.Même sa promesse électorale de planter deux milliards d\u2019arbres ne pourra, à cause du réchauffement, atteindre ses objectifs de captation de carbone.Selon une étude rapportée par Alison Munson, pro- fesseure en écologie forestière de l\u2019Université Laval, vers 2050, la forêt sera dégradée au point que sa capacité de captation sera la moitié de ce qu\u2019elle est actuellement.Et cela ne tient pas compte de la recrudescence des feux de forêt, qu\u2019ils soient naturels ou causés par l\u2019Homme! Dans ce contexte, il nous apparaît superflu de nous attarder à critiquer leurs plans dans le détail : leurs cibles aussi peu audacieuses démontrent à elles seules que ces plans visent plutôt à répondre à des impératifs économiques, plutôt qu\u2019à juguler la catastrophe climatique.Le Plan d\u2019urgence des Chantiers de la DUC que nous allons vous présenter au cours des prochaines semaines identifie 11 domaines d\u2019intervention, 11 chantiers qui doivent être activés simultanément et, au premier chef, par nos gouvernements supérieurs.Chaque chantier se termine par une liste minimale de mesures à mettre en place par nos gouvernements, nos municipalités et par les citoyen.ne.s pour réduire les impacts des crises à venir.Nous devons nous approprier ce Plan et le canaliser vers nos gouvernements supérieurs afin de les astreindre à déclencher maintenant toutes les mesures dictées par l\u2019urgence climatique.Soyons clairs : ou nous nous contraignons maintenant à effectuer ces difficiles, mais nécessaires, transformations sociétales, ou nous attendons que les crises s\u2019en occupent pour nous.Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Marc Brullemans et Jacques Benoit sont membres du regroupement Des Universitaires Ce texte fait partie d\u2019une série de 15 articles qui visent à faire connaître le Plan des Chantiers de la DUC, élaborés par l\u2019équipe de Group Mobilisation (GMob) dans le cadre de la Déclaration citoyenne universelle d\u2019urgence climatique, qui a été appuyée par 525 municipalités représentant 80 % de la population québécoise.INTRODUCTION AUX CHANGEMENTS.EUH\u2026 À LA CATASTROPHE CLIMATIQUE Le Québec avait connu d\u2019importantes inondations au printemps 2017, notamment à Yamachiche.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, PATRICK SANFAÇON leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 57 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Collectif E n novembre 2020, en pleine pandémie de COVID-19, le Groupe Dallaire annonçait qu\u2019il passait le flambeau du méga- projet Le Phare à l\u2019entreprise Cogir; en effet, cette entreprise veut réaliser le projet Humaniti, soit quatre tours de 31 à 53 étages, un hôtel, des bureaux, une salle de spectacle extérieure, et compterait entre 2000 et 2400 résidents.Le Groupe Dallaire demeurerait bien présent puisqu\u2019il agirait à titre d\u2019investisseur silencieux et de propriétaire du terrain.Cogir confiait aux médias, en novembre dernier, que son complexe Humaniti ne sortirait pas de terre sans tramway, comme si le tramway devait servir pour légitimer un projet d\u2019une telle envergure.De plus, non seulement les problèmes de congestion de la tête des ponts ne seront pas réglés par le tramway, mais le projet Huma- niti les aggravera en raison de son envergure et du site qui est enclavé.Bien que le projet Humaniti soit tout aussi démesuré que l\u2019était Le Phare, son promoteur prétend que «ce projet de niveau mondial est adapté à la réalité de Québec avec l\u2019humain et son mieux-être au cours de sa conception»! Cette prétention fait fi des principes de base en matière d\u2019aménagement du territoire et d\u2019urbanisme clairement exprimés à l\u2019encontre du projet Le Phare, et ce par des milliers de citoyens et de spécialistes.Non seulement Le Phare et Huma- niti proposent-ils une densité forcée sans lien avec leur environnement, mais encore ils vont à l\u2019encontre du contrat social intervenu entre la Ville et les citoyens du secteur dans le PPU de décembre 2012.Soulignons que le PPU était déjà le résultat de très nombreux compromis consentis par les citoyens du secteur.Rappelons que l\u2019envergure du projet Le Phare venait d\u2019une commande passée par le maire de Québec au début 2013, reniant ainsi l\u2019engagement pris par la Ville dans le PPU dont l\u2019encre n\u2019était pas encore sèche, et qui devait orienter le développement de la ville pour les 20 prochaines années! Pourtant, le maire avait déclaré au Soleil le 15 janvier 2013 vouloir dessiner la ville en fonction des gens qui l\u2019habitent et non des promoteurs et, de ce fait, disait-il, «le zonage, c\u2019est à 13 ou 15 étages, et ça ne bougera pas».À l\u2019époque de l\u2019adoption du PPU en 2012, rien n\u2019empêchait la Ville de requérir de promoteurs la présentation de projets rencontrant les conditions du PPU et conséquemment une acceptabilité sociale, et ce, tout en assurant au promoteur une rentabilité légitime.D\u2019ailleurs, un collectif d\u2019universitaires dans Le Devoir du 27 février 2015 exprimait cette idée de façon éloquente : «Nous sommes convaincus qu\u2019il est possible de respecter à la fois des visées économiques de marque de commerce de la ville et celles du développement durable.Les progrès en design urbain des vingt dernières années mettent plutôt de l\u2019avant des modèles d\u2019agglomérations fondés sur la mise en réseau de pôles de centralité regroupant chacun des espaces publics conviviaux, des services quotidiens et un accès facile à des transports collectifs efficaces.Ces polarités doivent miser sur l\u2019intensification douce de secteurs déjà urbanisés, mais sous-utilisés, permettant à la fois aux promoteurs de faire des investissements profitables, aux gouvernements de rentabiliser les infrastructures publiques, et aux citoyens de bonifier leur qualité de vie au quotidien.» Un projet mixte fondé sur des qualités urbaines et architecturales à une échelle humaine enverrait un signal fort pour le réaménagement intégral du boulevard Laurier.Dans un geste rassembleur et dans le respect des voisins, d\u2019un contrat social négocié avec la population et de la communauté des investisseurs, l\u2019impact d\u2019un tel projet serait non seulement positif sur l\u2019image de l\u2019entrée de la ville de Québec, mais aussi sur le quotidien de milliers de navetteurs qui circulent sur ce boulevard chaque jour, des commerçants qui y ont leur adresse, ainsi que des travailleurs et étudiants qui les utilisent régulièrement.De surcroit, comme le soulignait le journaliste François Bourque du Soleil dans un article du 27 mars 2019, le projet Le Phare n\u2019était pas seulement un projet privé, mais également un «projet éminemment public tant par les coûts collectifs d\u2019infrastructure qu\u2019il commande que dans son impact sur la vie et le paysage de la ville».C\u2019est la même chose pour Humaniti! Le projet Humaniti dans sa mouture actuelle n\u2019est pas plus défendable que Le Phare.Dans son mémoire du 22 novembre 2018, l\u2019organisme Vivre en Ville disait du Phare que c\u2019était un projet «[.] inadapté, mal localisé et cannibalisant le développement économique du secteur au lieu de le renforcer».À cet égard, les signataires du présent point de vue considèrent ces critiques tout aussi applicables au projet remodelé par Cogir; Huma- niti ne représente aucunement une réponse satisfaisante ni respectueuse à l\u2019égard des avis sérieux et documentés soumis par les citoyens et les spécialistes, pas plus qu\u2019il n\u2019obtient la nécessaire acceptabilité sociale requise pour un tel projet.Avant la pandémie, le complexe Humaniti aurait été tout aussi dommageable que Le Phare en ce qui a trait à la concentration d\u2019espaces à bureaux à la tête des ponts au détriment d\u2019autres secteurs névralgiques de la ville dont la colline Parlementaire, la basse-ville et, également, Sainte-Foy où certains autres promoteurs retiennent déjà leurs projets.Or, les impacts de la pandémie sur le taux de vacance des espaces commerciaux et particulièrement les immeubles à bureaux sont considérables.Le télétravail est là pour rester.Des spécialistes du monde du travail croient qu\u2019«on arrivera à une organisation du travail hybride, composée à la fois d\u2019activités en présen- tiel et d\u2019activités à distance\u2026».Compte tenu de ce qui précède, nous demandons à l\u2019entreprise Cogir de revoir le complexe Huma- niti pour en faire un projet qui respecte, une fois pour toutes, les paramètres du PPU de 2012, particulièrement les hauteurs de bâtiments, tels qu\u2019approuvés par la Ville et les citoyens et qui permettront, d\u2019une part, une intégration architecturale à échelle humaine pour les milliers de résidents de ces secteurs et, d\u2019autre part, de réaliser un développement harmonieux et réaliste pour les espaces à bureaux et la concentration urbaine de l\u2019ensemble du territoire de la ville de Québec.Huguette Lépine, Saint-Louis Roch Maltais, Cap-Rouge Carolle Dussault, Saint-Louis Rita Veilleux, Cap-Rouge Carl Séguin, Saint-Louis Organisme Voix Citoyenne Claudine Dorval, Montcalm Louis Beaupré, Cap-Rouge Anne Delpech, Sillery Mireille Bonin, Saint-Jean-Baptiste Pierre Gauthier, Saint-Louis Denyse Dumas, Cap-Rouge Pierre D\u2019Anjou, Sillery Gabriel Cabanne, Cap-Rouge Projet Humaniti, autant indéfendable que Le Phare Selon les auteurs de cette lettre, «non seulement les problèmes de congestion de la tête des ponts ne seront pas réglés par le tramway, mais le projet Humaniti les aggravera en raison de son envergure et du site qui est enclavé.» \u2014 MAQUETTE GOGIR IMMOBILIER SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 58 LE POINT 1950 2021 P H O T O L I D A M O S E R P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com La rue Notre-Dame, dans le quartier Petit Champlain, en 1950.La rue s\u2019impose comme l\u2019une des plus anciennes de Québec.Elle apparaît déjà sur une carte dessinée en.1640.Sauf qu\u2019avec le temps, bon nombre de bâtiments du Régime français ont disparu.À l\u2019époque, des voix s\u2019élèvent pour exiger la «restauration» des lieux, considérés comme le berceau de «l\u2019Amérique française».La prestigieuse Maison Chevalier, à gauche, sera l\u2019une des premières à être «restaurée», à la fin des années 50.Le projet grandiose se poursuivra durant les décennies suivantes, avec des résultats discutables.De nombreux édifices centenaires sont démolis pour être reconstruits à neuf, dans un style «canadien-français» plus ou moins inventé.Encore aujourd\u2019hui, l\u2019impression de déambuler dans un décor de cinéma n\u2019est pas complètement fortuite.À l\u2019extérieur, les pierres de plusieurs maisons ont été taillées en s\u2019inspirant de techniques anciennes.À l\u2019intérieur, tout est parfois en béton.Source : Cahiers de géographie du Québec.JEAN-SIMON GAGNÉ leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 59 0055955 Évitons les nouvelles éclosions.Respectons toutes les règles, sans exception.En zone rouge et en zone orange, les rassemblements privés sont interdits et les réunions familiales sont à éviter même si certains membres sont vaccinés.Se laver les mains Garder ses distances Porter le masque Éviter tous les rassemblements Québec.ca/coronavirus SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 60 ACTUALITÉS Le rendez-vous manqué T out était prêt, de la première à la dernière note.Claude Godbout avait même imaginé son dernier mouvement, juste avant la tombée du rideau.Dans un geste symbolique, il aurait remis la baguette de chef de chœur à celle qui prenait sa relève, puis aurait quitté la scène, transporté par les chants qui l\u2019habiteraient encore longtemps.La fête n\u2019a pas eu lieu.Annulée sans préavis.La pandémie s\u2019est imposée comme une invitée indésirable.Tout ça.pour ça.Un rendez-vous manqué avec ses choristes, les musiciens et les spectateurs.Le directeur musical a dû baisser les bras, bien malgré lui.Battre en retraite plutôt que battre la mesure.Claude Godbout compose aujourd\u2019hui avec un sentiment d\u2019inachèvement.«Je trouve ça triste de terminer une carrière comme ça, en queue de poisson.C\u2019est difficile à vivre et à accepter.» Le 10 avril 2020, Claude God- bout devait diriger son dernier concert après 40 ans à la barre du Choeur Pro-Musica de Trois-Rivières.Quatre décennies à dénicher et à réunir des talents pour les révéler au public à travers des œuvres sacrées.«Ma plus grande force est de réussir à rassembler des gens ordinaires et de les amener à faire des choses extraordinaires.Je pense que c\u2019est ma plus grande réalisation», a-t-il déjà confié à ma collègue Kim Alarie.C\u2019était en août 2019, au moment d\u2019amorcer sa dernière saison et de passer le flambeau à Rachel Bour- nival, au printemps 2020.Après toutes ces années à s\u2019investir corps et âme pour le Choeur Pro-Musica, Claude God- bout était fatigué et personne ne pouvait lui en tenir rigueur.«J\u2019ai beaucoup de difficulté avec mes muscles.» Lui qui devait diriger le dos bien droit, en se servant de ses mains, de ses bras, voire de tout son corps.Le maestro en parle peu, mais il a également dû composer avec la polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire qui l\u2019affecte depuis l\u2019enfance et dont le diagnostic a été posé il y a une dizaine d\u2019années seulement.Élevé à la dure, Claude God- bout a toujours pensé que c\u2019était normal de ressentir une telle douleur aux articulations.Pas le genre à s\u2019en plaindre.Endurer son mal a plutôt forgé son caractère, affirme-t-il.Le chef de choeur ne s\u2019est jamais empêché de diriger un concert, même après des opérations aux genoux ou à l\u2019épaule.Au besoin, il utilisait un seul bras.Le reste se passait dans le regard.Sans le quitter des yeux, les choristes savaient exactement ce que leur directeur attendait d\u2019eux.«Nous allions dans la même direction, avec le même but, avec les forces et les faiblesses de chacun», ajoute celui qui aimait leur faire découvrir Mozart, Rutter, Fauré.«La grande musique, c\u2019est pour tout le monde!» soutient-il en ajoutant que ce n\u2019est pas plus difficile d\u2019apprendre Au clair de la lune qu\u2019un extrait de requiem.«C\u2019est juste plus long.» La force de ce retraité de l\u2019enseignement au secondaire a justement été sa capacité de transmettre le goût du dépassement, tant à ses élèves qu\u2019à ses choristes qui avaient aussi hâte que lui de célébrer sa longue carrière.Pour son dernier concert, sa fille \u2014 «elle a une voix extraordinaire!» \u2014 allait chanter des solos tandis que des amis musiciens avaient accepté de se joindre à l\u2019ensemble vocal.Eux aussi souhaitaient faire de cet ultime rendez-vous le plus beau.Claude méritait bien cela.«Mais tout cela est tombé à l\u2019eau.Ploc!» lâche-t-il avec désappointement.L\u2019urgence sanitaire a été déclarée au Québec.Terminée la saison du Choeur Pro-Musica.Tant pis pour le party que se promettait son directeur musical.Pas d\u2019applaudissements, pas de rappel, rien.Le coeur gros, Claude Godbout a regagné sa demeure sur le bord d\u2019un lac, à Saint-Mathieu-du-Parc.La pandémie lui a volé son dernier concert et le goût de la musique.Pendant des mois, il n\u2019a plus eu envie de plonger dans cet univers qui lui a tant offert.«Ça me faisait trop mal.» Il a davantage profité de la nature et du silence des lieux.«J\u2019aime aller dans le bois, faire les sucres.Ici, c\u2019est ma place, mon coin de paradis.» Claude Godbout essaie de se réconcilier avec cette fin de carrière en suspens.«J\u2019ai l\u2019impression que ce n\u2019est pas fini parce que je ne l\u2019ai pas finie.Ça s\u2019est arrêté.» Sans pouvoir saluer et remercier ses choristes une dernière fois.«Ils m\u2019ont tellement donné.» Comme lui, à eux.Il y a trois semaines environ, Claude Godbout s\u2019est assis tout bonnement devant son ordinateur et a mis les écouteurs sur sa tête.«Pour le fun, je suis allé voir sur Internet s\u2019il y avait du Maynard Ferguson.» Il y en avait, à son plus grand bonheur.«Je l\u2019ai tellement écouté quand j\u2019étais adolescent.Je connaissais ses pièces par cœur!» Les airs de jazz du trompettiste se sont mis à jouer dans ses oreilles avant de l\u2019envahir complètement.Claude Godbout ne peut pas expliquer pourquoi ni comment, mais tout naturellement, ses bras ont eu envie de s\u2019animer, d\u2019abord tout doucement puis avec énergie.Depuis ce jour, le chef de choeur retrouve le plaisir de la musique, une note, un rythme et un requiem à la fois.Le rideau de scène n\u2019est pas complètement refermé.Les chants continueront de l\u2019habiter.«J\u2019ai l\u2019impression que ce n\u2019est pas fini parce que je ne l\u2019ai pas finie.Ça s\u2019est arrêté» ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Directeur musical du Choeur Pro-Musica pendant 40 ans, Claude Godbout a dû annuler son dernier concert en raison de la pandémie.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 61 0053037 PLANÈTE TECHNO 19h LES AVENTURES DU PHARMACHIEN 19h30 SÉRIEUX?20h30 DOC VADEBONCOEUR CONTRE-ATTAQUE 20h DÈS 19h SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 62 CARRIÈRES PAUL RICARD Agence France-Presse PARIS \u2014 Variants, mutations.À la fois anxiogènes et très techniques, ces termes sont parfois source de confusion pour le grand public.Le point sur ce qu\u2019on en sait et sur ce que cela implique pour la pandémie de COVID-19.COMBIEN DE VARIANTS?À ce stade, trois sont considérés comme des «variants préoccupants», selon la dénomination officielle de l\u2019OMS : ceux qui ont d\u2019abord été détectés en Angleterre, en Afrique du Sud et au Japon (mais sur des voyageurs venant du Brésil, d\u2019où son nom commun de «variant brésilien»).Ils circulent respectivement dans 125, 75 et 41 pays, selon le dernier point de l\u2019OMS.Ils appartiennent à cette catégorie à cause de leur transmissibilité ou de leur virulence accrues, qui aggrave l\u2019épidémie et la rend plus difficile à contrôler, selon la définition de l\u2019OMS.La catégorie juste en dessous est celle des «variants d\u2019intérêt», dont les caractéristiques génétiques potentiellement problématiques justifient une surveillance.Pour l\u2019instant, l\u2019OMS en retient trois, initialement repérés en Écosse, aux États-Unis et au Brésil.Enfin, de nombreux autres variants circulent, que la communauté scientifique cherche à repérer et à évaluer.«Les semaines et les mois à venir nous diront s\u2019ils entrent dans la catégorie des variants très inquiétants qui se diffusent très vite, ou s\u2019ils vont rester des variants qui circulent à bas bruit», explique à l\u2019AFP Étienne Simon-Lorière, responsable de l\u2019unité de génomique évolutive des virus à ARN à l\u2019Institut Pasteur (Paris).Tous ces variants sont classés par famille, ou «lignée».Selon les mutations qu\u2019ils ont acquises, ils occupent une place précise dans l\u2019arbre généalogique du virus SARS-CoV-2 d\u2019origine.QUELLES CONSÉQUENCES?En soi, l\u2019apparition de variants est tout sauf une surprise : c\u2019est un processus naturel puisque le virus acquiert des mutations au fil du temps, pour assurer sa survie.«Plus de 4000 variants du SARS- CoV-2 ont été identifiés à travers le monde», expliquent ainsi les services de santé britannique sur leur site Internet.«La plupart n\u2019ont pas d\u2019impact en termes de santé publique», souligne l\u2019OMS.Tout dépend en effet des mutations qu\u2019ils portent.Ainsi, c\u2019est une mutation appelée N501Y, commune aux variants anglais, sud-africain et brésilien, qui est soupçonnée de les rendre plus transmissibles.Et les variants sud-africain et brésilien portent une autre mutation, E484K, suspectée d\u2019amoindrir l\u2019immunité acquise soit par une infection passée (avec donc une possibilité accrue de réinfection), soit par les vaccins.Pour le grand public, difficile de s\u2019y retrouver, d\u2019autant que ces variants ont des noms très techniques, sans harmonisation internationale.Par exemple, le variant anglais s\u2019appelle 501Y.V1 ou VOC202012/01 et appartient à la lignée B.1.1.7.Les termes «variants anglais, sud-africain ou brésilien» sont PLUS CONTAGIEUX, PLUS RÉSISTANTS, PLUS ANXIOGÈNES : CE QU\u2019ON SAIT DES VARIANTS 0061480 JOIGNEZ-VOUS À UNE ÉQUIPE DÉVOUÉE ET MULTIDISCIPLINAIRE À NOTRE SIÈGE SOCIAL, AU CŒUR DU VIEUX-QUÉBEC Nous sommes à la recherche de personnes passionnées par le monde de la mode désirant se joindre à une équipe multidisciplinaire à titre de: POUR POSTULER OU OBTENIR PLUS D\u2019INFORMATIONS, VISITEZ SIMONS.CA, SECTION CARRIÈRES \u2022 ASSISTANT(E)S-ACHETEUR(EUSE)S EN FORMATION POUR NOS RAYONS MODE MASCULINE, FÉMININE ET MAISON \u2022 COORDONNATEUR(TRICE) LOGISTIQUE DES PROGRAMMES GRIFFES PRIVÉES \u2022 GÉRANTS(ES) DE COTATIONS AUX IMPORTATIONS Entreprise familiale de mode vestimentaire établie à Québec depuis 1840 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 CARRIÈRES 63 donc plus compréhensibles pour le grand public, mais les scientifiques ne les aiment guère, car ils les jugent stigmatisants pour les pays.PLUS CONTAGIEUX?Il y a un consensus sur ce point au suj e t d e s t ro i s « va r ia nt s préoccupants».Mais cela ne s\u2019appuie pour l\u2019instant que sur des données épidémiologiques : les chercheurs observent à quelle vitesse ces variants se propagent et en déduisent à quel point ils sont plus contagieux.C e l a n e p e r m e t d o n c p a s d\u2019avoir un chiffre catégorique, puisque les résultats peuvent varier selon les mesures de restriction en place dans les régions concernées.Par exemple, sur la base des différentes études, l\u2019OMS juge que le variant anglais est 36 % à 75 % plus contagieux.Plusieurs équipes de chercheurs dans le monde sont en train d\u2019analyser les caractéristiques biologiques de ces variants, dans l\u2019espoir de savoir pourquoi ils sont plus contagieux.«Il y a des hypothèses à étudier : peut-être que la charge virale est plus élevée, que le variant peut entrer plus facilement dans les cellules ou qu\u2019il se multiplie plus vite», déclare à l\u2019AFP Olivier Schwartz, responsable de l\u2019unité Virus et Immunité à l\u2019Institut Pasteur, qui dirige l\u2019une de ces équipes.Des chercheurs de l\u2019université américaine de Harvard ont émis une autre hypothèse.Selon eux, l\u2019infection provoquée par le variant anglais pourrait durer plus longtemps: un individu infecté resterait contagieux pendant une plus grande période qu\u2019avec le coro- navirus classique, ce qui pourrait donc nécessiter d\u2019allonger la période d\u2019isolement.Mais ce type de recherches prend du temps, et il faudra encore plusieurs semaines, voire mois pour avoir des réponses définitives.PLUS DANGEREUX?Cela semble être le cas pour le variant anglais.Une étude publiée le 10 mars conclut qu\u2019il est 64 % plus mortel que le coronavirus classique.Po u r 1 0 0 0 ca s d é te c té s, l e v a r i a n t a n g l a i s p r o v o q u e 4,1 morts, contre 2,5 pour le coronavirus classique, conclut cette étude publiée dans la revue médicale BMJ.Elle confirme de premières observations faites f in janvier par les autor i tés britanniques.Par ailleurs, en s\u2019appuyant sur d\u2019autres travaux menés en Afrique du Sud, l\u2019OMS estime que le variant sud-africain «augmente de 20 % le risque de décès à l\u2019hôpital».QUELLE EFFICACITÉ DES VACCINS?Selon plusieurs études in vitro, l\u2019efficacité des vaccins n\u2019est pas sensiblement réduite par le variant anglais, mais semble l\u2019être par les variants sud-africain et brésilien, à cause de la fameuse mutation E484K.Toutefois, même si les vaccins sont moins efficaces contre certains variants, cela ne veut pas dire qu\u2019ils ne sont plus efficaces du tout.Par ailleurs, ces études se focalisent sur une seule réponse de l\u2019organisme après la vaccination, la production d\u2019anticorps : «Elles n\u2019évaluent pas d\u2019autres types d\u2019immunité potentielle, telle que l\u2019activité des lymphocytes T et B», soulignent des spécialistes américains, dont l\u2019expert gouvernemental Anthony Fauci, dans un article récemment publié par la revue spécialisée Jama.Quoi qu\u2019il en soit, les fabricants travaillent à de nouvelles versions de leur vaccin, adaptées aux variants.Moderna a ainsi annoncé le 10 mars qu\u2019il avait commencé à injecter des vaccins de nouvelle génération à de premiers patients, dans le cadre d\u2019un essai clinique destiné à évaluer leur efficacité contre le variant sud-africain.Cette adaptation est indispensable, car «des variants contre lesquels les vaccins actuels pourraient être moins efficaces [.] vont probablement continuer à émerger», met en garde le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).Les fabricants travaillent à de nouvelles versions de leur vaccin, adaptées aux variants.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, PAUL DALY 0061803 0062053 La Coopérative de solidarité La Voix de l\u2019Est est un média solidement implanté dans sa communauté.Elle diffuse quotidiennement une information de proximité sur les grands enjeux de la collectivité.Ses contenus multiplateformes contribuent à la vitalité et au développement de la grande région de la Haute-Yamaska, de Brome-Missisquoi, de Rouville et d\u2019Acton.Offre d\u2019emploi DIRECTRICE/DIRECTEURVENTES ETMARKETING Relevant du directeur général, vous jouerez un rôle de premier plan dans la stratégie de l\u2019entreprise et dans son virage numérique.Vous dirigerez l\u2019équipe des ventes publicitaires et de l\u2019abonnement numérique, en plus de la production publicitaire.Vous serez responsable du marketing de l\u2019entreprise afin de maximiser ses revenus tirés de l\u2019ensemble de ses plateformes de diffusion (web, mobile et papier).Voici les principales tâches et responsabilités : \u2022 Mobiliser et accompagner l\u2019équipe de vente sur le terrain, de manière à positionner avantageusement notre entreprise et ses produits dans le marché; \u2022 Bâtir des solutions stratégiques multiplateformes adaptées à nos clients et partenaires d\u2019affaires; \u2022 Participer activement à la culture d\u2019innovation et d\u2019optimisation des revenus publicitaires et d\u2019abonnement numérique; \u2022 Développer et maintenir des relations et réseaux de clients potentiels; \u2022 Concevoir et mettre en place les actions marketing destinées à supporter la croissance des ventes et nos partenariats d\u2019affaires; \u2022 Établir une vision stratégique des ventes pour les prochaines années.Le profil recherché : \u2022 Vous connaissez bien le milieu des affaires de notre région; \u2022 Vous êtes familier avec les médias traditionnels et numériques; \u2022 Vous détenez une formation universitaire pertinente et trois ans d\u2019expérience en ventes et en coordination d\u2019équipe; \u2022 Vous appuyez vos actions en fonction d\u2019indicateurs de performance; \u2022 Vous maîtrisez les logiciels de la suite Office, plus particulièrement Excel; \u2022 Vous êtes reconnu pour votre sens coopératif et de l\u2019engagement, votre leadership, un esprit d\u2019équipe, une créativité, un réseau de contacts et un sens de l\u2019organisation.Les avantages : \u2022 Vous aurez une place au sein d\u2019une équipe soudée et motivée; \u2022 Vous serez membre de la direction d\u2019un média dont le lectorat est plus grand que jamais, et qui tient un rôle significatif dans la dynamique de notre région; \u2022 Vous bénéficierez d\u2019une rémunération de base et incitative, et d\u2019un plan d\u2019avantages sociaux très concurrentiels; \u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative de solidarité, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.L\u2019entrée en fonction est prévue à la fin mai dans le contexte d\u2019un départ à la retraite.Les candidats intéressés doivent faire parvenir leur candidature d\u2019ici le 5 avril à l\u2019adresse : line.turcotte@lavoixdelest.ca La Voix de l\u2019Est est membre des Coops de l\u2019information qui regroupent six médias d\u2019information en plein développement à travers le Québec et l\u2019Est ontarien.L\u2019emploi dumasculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité enmatière d\u2019emploi.Directeur(trice) général(e) et artistique Chef de file et référence en diffusion des arts de la scène et des arts visuels dans Chaudière-Appalaches, Diffusion culturelle de Lévis (DCL) anime L\u2019Anglicane et le Centre d\u2019exposition Louise-Carrier depuis 1978.Soutenu par la Ville de Lévis, le Conseil des arts et des lettres du Québec et Patrimoine canadien, l\u2019organisme à but non lucratif stimule la vitalité culturelle de sa communauté en offrant aux populations locales et régionales de tous âges, des spectacles, expositions et activités de sensibilisation professionnels de haute qualité.Fier de ses nombreux succès et à l\u2019aube d\u2019une stimulante relance post pandémique, DCL est à la recherche d\u2019un ou d\u2019une directeur(trice) général(e) et artistique qui aura comme principales fonctions de : \u2022 Assurer la direction et la mobilisation d\u2019une équipe créative et engagée \u2022 Assumer une direction artistique novatrice et distinctive \u2022 Élaborer les programmations saisonnières en arts de la scène \u2022 Préparer le budget annuel et en assurer la gestion optimale \u2022 Participer activement au développement et au rayonnement de l\u2019organisme \u2022 Avaliser les stratégies de mise en marché, de développement des publics et de médiation artistique \u2022 Assurer les relations avec les bailleurs de fonds (demandes et rapports de subventions) \u2022 Agir comme porte-parole principal de l\u2019organisme QUALIFICATIONS RECHERCHÉES \u2022 Diplôme universitaire de premier cycle dans un programme approprié \u2022 Expérience minimale de 5 ans au sein d\u2019un organisme culturel dans un poste de direction ou expérience appropriée dans la diffusion des arts \u2022 Bonne connaissance des écosystèmes culturels régional et national (structures, réseaux, concurrence, programmes publics, etc.) \u2022 Habiletés à développer et à entretenir des liens de confiance avec la communauté \u2022 Habiletés relationnelles et communicationnelles permettant d\u2019influencer et de mobiliser \u2022 Excellente maîtrise du français écrit et parlé CONDITIONS DE TRAVAIL \u2022 Salaire très compétitif \u2022 Horaire flexible \u2022 Avantages sociaux (assurances, REÉR, etc.) généreux Seules les personnes retenues pour une entrevue seront contactées.Veuillez faire parvenir votre cv accompagné d\u2019une lettre de présentation au plus tard le 9 avril 2021, à monsieur Stéphane Roy, aux coordonnées suivantes : stephane.roy@roygestionconseils.com L\u2019organisme souscrit à un programme d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 64 ACTUALITÉS Des travailleurs sans statut au Canada refuseraient de se faire vacciner contre la COVID-19 car ils craignent d\u2019être dénoncés, arrêtés et envoyés à l\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) pour être déportés en raison de leur incapacité de bien s\u2019identifier.L\u2019organisme torontois Migrant Workers Alliance for Change réclame que ces travailleurs oeuvrant dans divers milieux de l\u2019économie canadienne ne soient pas tenus de produire une pièce d\u2019identification émise au Canada, dont une carte d\u2019assurance- maladie, lorsqu\u2019ils s\u2019insèrent dans le processus de vaccination.Des cartes d\u2019identification du pays d\u2019origine de ces personnes devraient suffire, de même que, par exemple, des cartes d\u2019une banque alimentaire ou d\u2019un bibliothèque au Canada.Au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique, un grand nombre de ces personnes sans statut travaillent dans des centres de soins de longue durée ou sur des propriétés agricoles.Il y en avait 500 000 en 2016 en Ontario seulement, selon Migrant Workers Alliance for Change, qui ajoute que leur nombre a probablement augmenté depuis en raison de critères plus sévères imposés aux demandeurs de résidence permanente.Anna Maddison, porte-parole de l\u2019Agence de la Santé publique du Canada (ASPC), assure qu\u2019un vaccin contre la COVID-19 est disponible à tous, même en l\u2019absence d\u2019une carte d\u2019assurance-maladie, mais elle rappelle que les exigences logistiques ont été mises en place par les provinces et les territoires.La professeure Judy Illes, de la Chaire de recherche du Canada sur la neuroéthique, exhorte les gouvernements à mettre en place des processus transparents pour que toute personne aspirant à une vaccination puisse la recevoir dans un environnement sécuritaire.À son avis, de nouvelles réalités, dont l\u2019hésitation des travailleurs sans statut à recevoir le vaccin, démontrent l\u2019importance d\u2019une attention des autorités.LA PRESSE CANADIENNE COVID-19 : DES SANS-STATUT REFUSENT LE VACCIN, CRAIGNANT DE DEVOIR S\u2019IDENTIFIER 0062023 AVIS Chaque année, des milliers de biens sont oubliés ou ne sont pas réclamés par leurs propriétaires ou leurs héritiers.Il peut s\u2019agir d\u2019une succession ou d\u2019un produit financier non réclamé, par exemple le contenu d\u2019un coffret de sûreté ou une somme provenant d\u2019un régime de retraite ou d\u2019un contrat d\u2019assurance vie.Au Québec, Revenu Québec est l\u2019organisation qui a été désignée pour récupérer et administrer ces biens.Vous croyez être le propriétaire ou l\u2019héritier d\u2019un tel bien?Consultez le registre des biens non réclamés disponible sur notre siteWeb, à l\u2019adresse revenuquebec.ca/fr/bnr, afin d\u2019y effectuer une recherche.Vous pouvez aussi communiquer avec la Direction principale des biens non réclamés par téléphone ou vous rendre en personne à nos bureaux.Pour nous joindre Direction principale des biens non réclamés 500, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 10.00 Montréal (Québec) H2Z 1W7 Téléphone : 1 866 840-6939 revenuquebec.ca/fr/bnr Note : Les appellations, les dénominations ou les noms figurant dans cet avis sont écrits comme ils nous ont été transmis.SUCCESSIONS, PRODUITS FINANCIERS ET AUTRES BIENS NON RÉCLAMÉS PROPRIÉTAIRES OU HÉRITIERS RECHERCHÉS Successions non réclamées Nom Domicile Date du décès ALLAIN, Normand 734, rue Léveillé, Terrebonne 2019-03-25 ALLARD, Jean François 6845, 35e Avenue, appartement 12, Montréal 2020-01-20 ANDRÉ, Thérèse 990, boulevard Gouin Ouest, Montréal 2019-11-20 ANTOINE, William Claude 626, 4e Rue, Québec 2019-09-03 ARTIC, Igor 8455, avenue Bloomfield, appartement 511, Montréal 2019-11-17 BAILIS, Byrdie 488, rue du Cap-Saint-Malo, L\u2019Île-Bizard 2019-08-19 BASTIEN, Stéphane 11, rue Saint-Pierre, appartement 302, Saint-Constant 2020-07-16 BEAUDIN, Christine 217, rue d\u2019Oxford, appartement 102, Cowansville 2020-01-29 BÉLANGER, Yvon 3856, rue Rembrandt, Jonquière 2019-07-31 BERNATCHEZ, Gilles 6, route Auclair, Rivière-à-Claude 2020-02-10 BERNIER, Yves 277, rue Bellefeuille, appartement 1, Thurso 2019-06-14 BILODEAU, André 391, boulevard des Prairies, appartement 226A, Laval 2019-11-07 BLACKBURN (DESMEULES), 2085, rue Saint-Dominique, appartement 312-313, Jonquière 2020-05-24 Paulette BLAQUIÈRE, Réjean 13209, rue Notre-Dame Est, appartement 1, Pointe-aux-Trembles 2019-08-30 BOILY, Roland 60, rue Monseigneur-Latulipe Ouest, appartement 7, Rouyn-Noranda 2020-07-27 BOISSONNEAULT, Philippe 1776, rue Saint-François-Xavier, Trois-Rivières 2019-12-10 BOUDREAU (BOUDREAULT), 207, rue Saint-Lambert, Notre-Dame-du-Bon-Conseil 2020-07-26 Jean-Guy BOULANGER, Junior 2351, rue Sainte-Hélène, Lévis 2020-06-07 BOURGELAS, Noëlla 235, route 204 Ouest, Saint-Adalbert 2020-06-22 BOYER, Serge 38, chemin de la Côte-Saint-Louis Ouest, appartement 101, Blainville 2020-08-23 BRETON, Robert 55, rue Chénier, Saint-Eustache 2020-03-30 BROCHU, Guylaine 485, rue Wellington, Sherbrooke 2020-08-28 BROSSEAU, Robert 338, rue De Lanaudière, appartement 1, Joliette 2019-05-10 BROUARD, Jean-Denis (Denys) 1480, 103e Avenue, appartement 5, Shawinigan 2019-09-21 BURGOYNE, David 1711, rue Georges-Martin, La Baie 2019-09-06 CABANA, Simon 1200, rue Guertin, Granby 2019-08-23 CAGNON, Luc 32, rue de l\u2019Église, appartement A, Mercier 2020-05-28 CAMPAGNA, Rémy 2155, chemin du Sault, Lévis 2020-09-17 CANUEL, Mario 602, place du Moulin, Saint-Raymond 2019-07-09 CARBONNEAU, Louise 8028, chemin du Rapide-Plat Sud, Saint-Hyacinthe 2019-07-24 CARDILLO, Luigi 7913, rue Saint-Dominique, Montréal 2019-10-16 CHARETTE, René 802, rue Brault, appartement 2, Saint-Jean-sur-Richelieu 2019-09-28 CHARPENTIER, 4225, avenue Papineau, appartement 521, Montréal 2019-11-07 Gabriel Joseph Moise CHARTRAND, Cédrick 35, chemin des Buttes, appartement C, Saint-Hippolyte 2019-11-25 CHARTRAND, Nicole 137, avenue Brien, Laval 2019-12-29 CHARTRAND, Ronald 438, rue Fournier, Saint-Jérôme 2019-11-23 CHENETTE, Guy 555, boulevard Gouin Ouest, chambre B-130, Montréal 2019-05-06 CHIPOVALOV, Iouri 5989, avenue Caldwell, appartement 510, Côte-Saint-Luc 2017-04-20 CHRÉTIEN, Pascale 1, avenue du Sacré-Cœur, Québec 2019-06-07 CLAVEL, Christian 410, 9e Avenue, Ferme-Neuve 2019-11-06 CLÉROUX, Yves 250, boulevard Brien, Repentigny 2019-12-19 CLOUTIER, Paul-Rémi 273, rue Laurier, chambre 315, Gatineau 2020-02-29 COLLIN, Réal 780, rue Spoor, appartement B, Farnham 2019-08-02 COULOMBE, Marthe 3568, rue Garnier, Lac-Mégantic 2020-04-15 DAOUST, Monique 5675, avenue Gatineau, appartement 4, Montréal 2020-02-03 DESGAGNÉ, Yvan 965, rue Pierre-Bédard, appartement B, Chicoutimi 2019-11-27 DESROCHES, Yves 19, rue Marie-Rose, Havelock 2020-10-14 DESROSIERS, Diane 1775, boulevard Henri-Bourassa Est, appartement 211, Montréal 2019-08-19 DIEUDONNÉ, Franck Pascal 185, rue Dupuis, Saint-Philippe 2019-02-22 (Frank Pascal) DION, Raoul 57, rue des Érables, Sainte-Luce 2019-07-20 DIONNE (MORIN), Emma 1166, 50e Avenue, Pointe-aux-Trembles 2019-11-01 DRAGON, Gérald 12295, place Philippe-Lebon, Montréal 2020-05-12 DREVILLON, André 1020, chemin des Nations, Sainte-Anne-des-Lacs 2018-11-11 DUBÉ, Yvon 562, rue Principale, appartement 33, Lachute 2019-11-12 DUBREUIL, Diane 103, rue Bibeau, Saint-François-Xavier-de-Brompton 2020-10-15 DUFORT, Nicole 182, rue Rivest, Repentigny 2019-12-26 DUGUAY, Jean-Claude 435, rue Jacques-Cartier, appartement 24, Rivière-au-Tonnerre 2019-09-18 EMOND, Pierre 3450, rue Sainte-Marguerite, Trois-Rivières 2018-12-16 FONTAINE, Mario 3061, rue des Châtelets, appartement 504, Québec 2020-05-21 FORTIER, Jacqueline 10, rue L\u2019Heureux, Warwick 2019-10-18 FOURNIER, Marcelle 2893, avenue des Ancêtres, Mascouche 2019-06-15 GAGNON, Hermann 1572, rue Balleray, Longueuil 2019-06-13 GARCIA, Michel 802, route du Moulin, Notre-Dame-de-Montauban 2020-08-23 GAUTHIER, Alain 1836, rue Principale, Saint-Théodore-d\u2019Acton 2020-03-01 GAUVIN, Claude 4070, rue Mance, appartement 5, Saint-Hubert 2020-03-27 GAUVIN, Lise 812, rue Maisonneuve, Repentigny 2019-12-30 GIGNAC, Annette 341, rue du Bel-Horizon, Trois-Rivières 2020-01-28 GOUGEON, Denis 251, rue Lessard, Lavaltrie 2020-09-18 GRATTON, Bernard 734, chemin de la Grève, Matane 2020-08-04 GRAVEL, Paulette 40, 6e Avenue, Sainte-Marthe-sur-le-Lac 2019-10-07 GRAVEL, Raymond 250, boulevard De Maisonneuve Est, appartement 4096, Montréal 2018-09-20 GRÉGOIRE, André 775, avenue Bégin, appartement 2, Alma 2019-05-14 HAINS, Richard 1800, rue Bédard, Laval 2020-10-01 HAMEL, Raymond 24, rue McCarthy, Saint-Basile 2019-12-03 HAMELIN, Dominique 1236, rue d\u2019Angoulême, Chicoutimi 2019-01-18 HAMELIN, Serge 6255, avenue Faribault, appartement 1B, Montréal 2020-03-23 HARTWELL, William 1590, chemin Mitchell, Sherbrooke 2020-01-21 HÉBERT, Claude 2335, boulevard des Chutes, appartement 278, Québec 2020-09-10 HÉROUX, Conrad 35, rue Joseph-Albert-Daris, Rivière-du-Loup 2019-10-30 HINSE, Francine 1400, rue Saint-Paul, appartement 443, Trois-Rivières 2020-08-15 HOUDE, André 340, 54e Rue Ouest, appartement 21, Québec 2018-11-21 HUARD, Sylvie 247, avenue du Parc, appartement 1, Granby 2019-06-13 IANNIZZI, Nicodemo 4153, boulevard Lévesque Ouest, Laval 2019-08-05 ISTRATESCU, Simona 5, avenue Brittany, appartement 105, Mont-Royal 2020-03-20 JACQUES, Napoléon 5605, rue Beaubien Est, Montréal 2019-03-22 JEAN, Marc 990, rue des Catalpas, appartement 102, Terrebonne 2019-08-22 JOSEPH, Henri-Claude 1734, 40e Avenue, Pointe-aux-Trembles 2019-11-11 KAVANAGHT, Gianni 4700, route Marie-Victorin, appartement 209, Contrecœur 2019-06-29 KINGSTONE, Sidney Murrey 305, boulevard des Anciens-Combattants, chambre 422, 2019-10-29 Sainte-Anne-de-Bellevue leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 65 0062024 AVIS SUCCESSIONS, PRODUITS FINANCIERS ET AUTRES BIENS NON RÉCLAMÉS PROPRIÉTAIRES OU HÉRITIERS RECHERCHÉS LABRIE, Ginette 15, rue Soucy, Delson 2019-01-05 LABRIE, Robert 220, rue Lesage, appartement 111, Sainte-Adèle 2014-04-27 LACOURSIÈRE, Ginette 320, rue des Monts, appartement 1, Laval 2019-01-22 LAFLEUR, Serge André 825, rue Melançon, Saint-Jérôme 2020-04-20 LAGACÉ, Gilles 3222, chemin Magnan, Saint-Joseph-de-Ham-Sud 2020-03-25 LAGUEUX, Ruth 38, rue des Épervières, Lévis 2020-02-01 LANGEVIN, Denis 25, rue des Bisons, appartement 238, Beauharnois 2019-12-25 LANGLAIS, Adeodat 6646, rue Saint-Dominique, Montréal 2014-12-09 LAPOINTE, Lorraine (Laurenne) 1236, rue d\u2019Angoulême, Chicoutimi 2020-01-31 LAPOINTE, Réal 1497, 2e Rang Nord, Saint-Ignace-de-Stanbridge 2019-08-04 LAROSE, Yves 113, rue Monseigneur-Tessier Ouest, appartement B, 2020-04-03 Rouyn-Noranda LAROUCHE, Monique 1131, rue Saint-Georges, appartement 1, Longueuil 2020-03-30 LASH (LAS), Michael 13735, rue De Montigny, Montréal 2019-12-10 LAVERDURE, Marie 378, chemin Degrosbois, Ivry-sur-le-Lac 2020-08-11 LAVOIE, Berthe 343, 5e Rue, Chibougamau 2020-04-29 LEBEL, Micheline 9, rue Louis-Passet, Témiscouata-sur-le-Lac 2019-06-19 LECLERC, Jean-Guy 474, rue Principale, Saint-Patrice-de-Beaurivage 2020-02-09 LECOMPTE, Pierre 150, rue Labelle, Saint-Jérôme 2019-09-16 LEDUC, Ronald 1053, rue Dupras, Longueuil 2019-11-03 LEGAULT, Raymond 411, rue de la Visitation, Saint-Charles-Borromée 2019-12-20 LEMIRE, Marcel 185, rue de Montréal Ouest, appartement 114, Rouyn-Noranda 2020-07-27 LÉVESQUE, Monique 56A, boulevard Lévesque Est, Laval 2019-08-20 LOISEL, Aurélien 387, rue des Tourterelles, Maria 2020-04-14 MAILLY, Maurice 200, place Juge Desnoyers, Laval 2020-05-26 MALLET, Rhéal 6260, avenue Christophe-Colomb, appartement 204, Montréal 2019-12-10 MALTAIS, Jean-Luc 310, rue Blain, Mont-Saint-Hilaire 2020-09-08 MALTAIS, Pauline 5885, avenue du Costebelle, appartement 2, Québec 2019-12-24 MANKALA, Joseph 2763, chemin Bronson-Bryant, appartement A, Quyon 2020-07-21 MARANGOS, Demetrios 4795, rue Dudemaine, Montréal 2020-01-19 MARTEL, Claude 5715, rue Jean-Talon Est, appartement 502, Montréal 2020-05-30 MARTIN, Réjean 21, chemin du Lac-Vert, Saint-Ambroise 2019-10-05 MARTINBEAULT, Micheline 901, rue Arthur-Normand, appartement 1A, Joliette 2019-08-02 MASSICOTTE, Guy 134, boulevard Richelieu, appartement 6, Repentigny 2020-08-13 MÉTHOT, Sylvie 12310, rue Lévis, Mirabel 2020-02-22 MILLER, Doreen 35, place de Morley, Lorraine 2019-09-11 MORIN, Ginette 475, rue Aubry, appartement 167, Saint-Jérôme 2019-10-04 NADEAU, Johanne 136, rue Pie-X, Saint-Joseph-de-Sorel 2020-09-11 NEESON, John (Michael) 58, Fairlawn Crescent, Beaconsfield 2018-11-10 NORMAND, Rhéal 32, rue Pelletier, Gatineau 2019-10-14 OUELLET, Chantal 3688, route des Rivières, Lévis 2019-09-08 OUELLET, Ovila 2035, rue du Centre, appartement 3, Montréal 2019-12-27 OUELLETTE, Denis 1665, rue Mésy, Laval 2019-05-25 OUELLETTE, Nicole 668, rue Saint-Paul, Trois-Rivières 2019-04-22 PAQUET, Jean-Claude 975, boulevard des Chutes, appartement 402, Québec 2019-08-14 PAQUETTE, Marcellin 1400, rue de Brissac, appartement 303, Mascouche 2020-07-06 PATRY, André 3280, rue Damasse, Labrecque 2020-08-01 PELLETIER, Jean 2185, chemin de la Canardière, appartement 7, Québec 2019-10-18 PERRON, Suzanne 11742, boulevard Rolland, Montréal-Nord 2020-06-21 PETITCLERC, Robert 2135, rue de la Terrasse-Cadieux, Québec 2019-07-05 PICHÉ, Gratien 600, rue de l\u2019Harricana, Malartic 2018-09-27 PLANTE, Marcel 1516, rue du Vignoble, appartement 2, Québec 2020-01-22 PLANTE, Réjean 70, rue Cousineau, appartement 15, Salaberry-de-Valleyfield 2019-12-18 POIRIER, Willie 20, rue des Lupins, Sept-Îles 2020-03-14 PYWOWARCZUK, Andrew 163, rue King Ouest, appartement 4, Sherbrooke 2019-11-08 RAMOS, Stéphanie 20, rue du Prince-Edward, Otterburn Park 2020-06-06 RÉMILLARD, Jacques 450, boulevard Curé-Poirier Ouest, appartement 301, Longueuil 2020-03-11 RICHARD, Nicole 1511, rue Principale, Sainte-Julie 2020-03-19 RICHER, Marie-Claude 145, rue Lanthier, Brownsburg-Chatham 2020-04-05 RIVEST, André 1371, rue de Nice, Mascouche 2019-11-27 ROBIN, Arthur Jr.169, rue Bourdages, Saint-Denis-sur-Richelieu 2018-04-20 ROBITAILLE, Christian 1124, avenue Van Horne, Outremont 2019-07-10 ROCHON, Louise Diane 694, rue Principale Est, Farnham 2020-01-27 ROQUEBRUNE, Pierre 325, rue Barrette, Saint-Jérôme 2019-10-23 ROSTOV, Eugène 233, rue Saint-Augustin, appartement 9, Montréal 2019-08-03 ROY, Danielle 4895, rue Saint-Joseph, Laval 2019-06-15 ROY, Édith 1217, route de l\u2019Église, appartement 216, Québec 2019-06-21 ROY, Martin 3319, rue Jeanson, Sherbrooke 2020-07-19 SAVAGE, Johanne 4, chemin du Lac, Biencourt 2020-05-30 SAVARD, Sylvie 390, rue Pie-XII, Baie-Comeau 2019-12-31 SICARD, Claire 152, rue Alfred-Pellan, Saint-Jérôme 2020-01-31 SMUK, Raymond 5155, boulevard Sainte-Catherine Est, Montréal 2020-05-01 ST-AMAND, Sylvain 97, route 195, Saint-Zénon-du-Lac-Humqui 2019-11-12 ST-ARNAUD, Michel 600, boulevard de la Gare, appartement 1207, Mont-Saint-Hilaire 2020-01-23 ST-AUBIN, Yves 8682, rue Ménard, Mirabel 2019-07-22 STEGINK, Alphée 243, boulevard Saint-Joseph, appartement A, 2019-12-20 Saint-Jean-sur-Richelieu ST-LAURENT, Denis 206, rue Saint-Jacques Nord, Causapscal 2020-08-31 THÉRIAULT, Paul 1171, rang du Lac-Caché, Saint-Alexis-des-Monts 2018-02-12 THERRIEN, Pauline 792, rue Charron, Contrecœur 2020-03-27 THIBODEAU, Jean-Pierre 835, rue Chapleau, Mont-Saint-Hilaire 2019-09-12 TOWER, Karen 30, rue Bussière, Rigaud 2020-08-21 TREMBLAY, Francine 90, avenue Bouchard, appartement 3, Dolbeau-Mistassini 2020-06-26 TREMBLAY, Jean-Eudes 3600, avenue McCartney, appartement 208, Québec 2020-06-30 TREMBLAY, Marc 11, chemin Tremblay, Blue Sea 2020-09-02 TROTTIER, Mario 122, rue Principale Nord, Rouyn-Noranda 2019-11-28 VALLÉE, Sylvia 1561, rang 2, Cap-d\u2019Espoir 2020-01-20 VEILLEUX, Denis 80, rue Loranger, appartement 1, Trois-Rivières 2020-03-23 VENNE, Jean Sébastien 11700, rue Pasteur, appartement 105, Montréal 2020-01-06 VÉZINA, Richard 129, rue des Montagnards, Saint-Raymond 2020-06-01 WEXLER, Samantha 359, 2e Avenue, Verdun 2018-10-22 WILSON, Barbara Lyn 6630, rue Sherbrooke Ouest, appartement 1111, Montréal 2020-02-10 YORE (PASCAL), Asnia (Ana) 4300, boulevard De Maisonneuve Ouest, appartement 1103, 2019-12-12 Westmount Biens situés au Québec dont les propriétaires ou leurs héritiers sont inconnus ou introuvables Nom Nature du bien Caches de chasseurs (personnes inconnues -Rio Tinto Alcan) Autres biens GROSZ, David Autres biens LOT 4 424 472 (Victorien MATTON, François MÉNARD, Lucien BESSETTE) Lot TURCOTTE, André Part d\u2019héritage TURCOTTE, Daniel Part d\u2019héritage Avis de clôture d\u2019inventaire Le ministre du Revenu du Québec donne avis qu\u2019il a terminé l\u2019inventaire dans le cas des successions suivantes : Nom Domicile Date du décès ALLARD, Lucie 325, rue Joliette, appartement 801, Longueuil 2018-04-30 AREL, Paul Joseph 707, boulevard de Sainte-Adèle, Sainte-Adèle 2019-01-10 BAILLARGEON, Louise 142, rue Armand, Saint-Jean-sur-Richelieu 2018-03-29 BÉLANGER, Madeleine 1060, rue Bélanger, Saint-Agapit 2018-11-26 BERGERON, Claudette 161, rue Saint-Édouard, Drummondville 2015-02-25 BLAIS, Jocelyne 3735, 24e Avenue, Saint-Prosper-de-Dorchester 2015-12-08 BOIVIN, Nicol 1242, route des Rivières, appartement 203, Lévis 2016-10-24 CAMPBELL, Lovelyn 1940, rue Jolicœur, appartement 302, Montréal 2018-07-17 CHARBONNEAU, Aline 3040, rue des Châtelets, appartement 12, Québec 2018-06-04 CLARK, David 2065, rue Notre-Dame, appartement 102, Lachine 2017-01-06 EMARD, Henri 412, boulevard de Terrebonne, appartement 10, Terrebonne 2017-09-21 FAUCHER, Marcelle 16750, boulevard Lacroix, Saint-Georges 2017-12-28 FORTIER, Yvan 420, rue Martineau, Thetford Mines 2018-07-10 FRIGON (BRASSARD), Marie-Marthe 2555, avenue du Havre-des-Îles, appartement 315, Laval 2018-07-06 GALARNEAU, Yvon 26, croissant de l\u2019Horizon, Saint-Roch-de-l\u2019Achigan 2019-10-21 GAUDET, Pierre 120, rue Morin, Aston-Jonction 2018-09-20 GAUTHIER, Georges 77, rue Brock, Drummondville 2019-03-28 GIRARD, Gilles 7171, avenue Goncourt, Anjou 2015-11-17 GODIN, Marcel 925, rue de Saint-Jovite, Mont-Tremblant 2015-10-20 HENRY, Benoit 250, route 293 Nord, Saint-Jean-de-Dieu 2016-12-11 HUNT, Patrice 212, rang des Pelletier, Saint-Omer 2018-01-19 JOHNSON, Arnold Delbert 225, terrasse Beck, Greenfield Park 2016-11-09 LAPIERRE, Yvano 2569, rue De Cadillac, Montréal 2018-05-25 LARAMÉE, André 4255, avenue Papineau, Montréal 2019-03-09 LAROCQUE, Andrée 325, boulevard de l\u2019Aéroparc, appartement 102, Lachute 2017-06-16 LAURENT, Philippe 9330, boulevard du Centre-Hospitalier, Lévis 2018-02-03 LECOMPTE, Hervé 175, rue Durand, Saint-Jérôme 2019-06-05 LEFEBVRE, Dany 850, rue des Samares, Trois-Rivières 2019-01-06 LÉGARÉ, Yvon 3295, boulevard Gouin Est, appartement 403, Montréal-Nord 2017-03-27 LEGAULT, Gérard 4255, avenue Papineau, Montréal 2018-02-10 MAHEUX, Serge 114, rue Principale, Saint-Louis-de-Gonzague 2018-08-30 MOQUIN, Benoit 2035, rue Montcalm, appartement 102, Saint-Hubert 2019-05-08 NADEAU, Laurette 1451, boulevard Père-Lelièvre, Québec 2018-07-11 PICARD, Gaëtan (Gaetan) 1645, avenue D\u2019Assise, Québec 2015-05-18 PICARD, Yvon 143, rue Sainte-Marie, Gatineau 2017-05-04 PIETTE, Joseph Adrien 1051, boulevard Manseau, Joliette 1969-02-27 QUINTAL, Richard 101, rue Isidore, Saint-Élie-de-Caxton 2018-10-23 RANGER, Pierre 2, rue Micheline, Gatineau 2018-06-24 ROY, Denise 3717, chemin Brassard, Saint-Zénon 2018-05-16 SAUCIER, Jean-Sylvain 1735, avenue Morgan, appartement 3, Montréal 2018-12-10 SKOPELITIS, Christos 1490, rue du Painter Circle, appartement 12, Saint-Laurent 2016-01-01 TRUDEL, Denis 280, boulevard du Roi-du-Nord, appartement 314, Laval 2017-08-13 Biens des personnes morales dissoutes 2857-1685 Québec inc.9115-7016 Québec inc.CONSTRUCTION VERA NADIAMONA INC.COOPÉRATIVE DE SOLIDARITÉ DE LA STATION AGROTOURISTIQUE DE LA BASSE-LIÈVRE Avis de fin de liquidation Leministre du Revenu du Québec donne avis qu\u2019il a terminé la liquidation des successions mentionnées ci-dessous.Tout héritier ou ayant droit peut faire valoir ses droits auprès du ministre dans les dix ans suivant la date à laquelle son droit s\u2019est ouvert.Nom Domicile Date du décès Reliquat BARNES, Phyllis 400, rue Louis-Fortier, appartement 239, LaSalle 2018-05-13 86 108,06 $ FORTIN, Yvette 2135, rue de la Terrasse-Cadieux, Québec 2015-12-11 110 888,59 $ MONETTE, Luc 760, rue Galt, appartement 214, Verdun 2017-07-25 8 574,10 $ RÉMILLARD, Claudette 365, rue Deguire, appartement 306, Montréal 2016-07-22 56 887,48 $ RICHARD, Jean-Paul 11000, chemin du Saint-Laurent, Bécancour 2017-10-12 10 101,28 $ SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 66 ACTUALITÉS Le Casino du Lac-Leamy a eu 25 ans cette semaine.Le 24 mars 1996, plus de 1500 personnes attendaient en ligne qu\u2019ouvrent les portes de la toute nouvelle maison de jeu.Ils ont depuis été près de trois millions par année à les suivre.Le Droit vous invite à plonger au cœur des grandes décisions qui ont mené à la construction de cette icône touristique de la région de l\u2019Outaouais.MATHIEU BÉLANGER mabelanger@ledroit.com C\u2019est sur un napperon du terrain de golf Le Dôme, dans les Hautes- Plaines, que l\u2019histoire du Casino du Lac-Leamy a officieusement commencé.Un montant d\u2019argent y était inscrit : 800 000 $.C\u2019était au printemps 1994 et la Ville de Hull venait presque de s\u2019assurer de damer le pion à l\u2019ancien député libéral Robert Middlemiss, qui mettait beaucoup de pression pour que le troisième casino au Québec soit plutôt construit au Château Cartier, dans son comté.«J\u2019étais au terrain de golf le Dôme quand j\u2019ai reçu l\u2019appel pour me dire que Michel Crête, qui était pdg de Loto-Québec à ce moment-là, voulait me voir rapidement, raconte l\u2019ancien maire de Hull , Yves Ducharme.Il est venu me rencontrer.On s\u2019est assis à une table et on a discuté.Je me suis entendu sur 800 000 $ avec lui.C\u2019est la somme que la Ville était prête à dépenser pour l\u2019aménagement des infrastructures.Le montant était écrit sur le napperon.On avait tout ça sur un napperon.J\u2019aurais dû le conserver.Quand Michel Crête est parti, j\u2019avais la confirmation que Loto- Québec allait recommander au conseil des ministres de choisir le site du lac Leamy pour construire le casino.» Les quelques mois qui suivirent cette journée ont paru comme une éternité pour M. Ducharme.À ce moment-là, l\u2019annonce par Loto-Québec que le troisième casino de la province allait être construit en Outaouais n\u2019était vieille que de quelques semaines.Le choix du site n\u2019était pas encore fait officiellement et la décision allait être politique.Le conseil des ministres devait se prononcer au plus tard en juillet.L\u2019Outaouais avait quelques beaux mois de «tirage de couverte» devant elle.Plusieurs sites étaient en analyse dont le parc de la Baie et le lac Beauchamp, mais la véritable lutte se faisait entre le Château Cartier et le lac Leamy.«Il n\u2019y avait que quelques personnes dans mon entourage qui connaissait la recommandation officielle de Loto- Québec, explique M. Ducharme.On attendait toutes les semaines la décision du conseil des ministres pour avaliser le choix de Hull et ça ne venait jamais.L\u2019affaire, c\u2019est qu\u2019il y avait une guerre.Robert Middlemiss était ministre délégué aux Transports.Il était ministre responsable de la région.Il préférait la construction du casino au Château Cartier et il faisait tout pour ralentir le processus.» Le choix du site a tellement tardé que les libéraux qui formaient alors le gouvernement se sont fait prendre de court.Des élections ont été déclenchées et c\u2019est le Parti québécois de Jacques Pari- zeau qui a pris le pouvoir en septembre.Le projet de casino en Outaouais n\u2019a pas été plongé dans l\u2019incertitude très longtemps.À la fin octobre 1994, un peu plus d\u2019un mois après son élection, le gouvernement péquiste annonçait la construction d\u2019un casino sur le site 25e ANNIVERSAIRE DU CASINO DU LAC-LEAMY «ON AVAIT TOUT ÇA SUR UN NAPPERON» Société de l\u2019assurance automobile du Québec AVIS PUBLIC PRÉAVIS DE VENTE DES VÉHICULES SAISIS NON RÉCLAMÉS Conformément aux dispositions de l\u2019article 209.18 du Code de la sécurité routière, la Société de l\u2019assurance automobile du Québec donne préavis de vente, à compter du onzième jour suivant la parution du présent avis, aux propriétaires ci-dessous mentionnés : Propriétaire Marque/Modèle/Année No d\u2019immatriculation 9076-4754 QUEBEC INC NISSA ROGUE 2012 N/A 9131-2561 QUEBEC INC.TOYOT COROL 2015 N/D AGNANT, KEVENS BMW X5 2006 X65TND ARCHAMBAULT, DAPHNE MAZDA CX-5 2014 X55PJX ARCHAMBAULT, JESSY VOLKS GOLF 2019 J80SFP AUTOMOBILES AKIL INC FORD ESCAP 2016 N/D BERTONI, DANIELA CHEVR CRUZE 2019 H36WKV CHAYER, GHISLAIN MERCE C300 2010 M63RDH CHILCOTT, JOY ACURA ILX 2014 Z17PTY CUROTTE, JOSEPHINE CHEVR SPARK 2014 N78KKW FLAMAND, JIMMY-PATRICK KIA FORTE 2014 H66PTS GOHIER GOYER, MICHEL KIA FORTE 2016 K85PAB HECHMI, MOHAMED AMINE FORD TRANS 2011 N/D LAMONTAGNE, SAMUEL FORD FOCUS 2016 Y79TKT LEVASSEUR, JONATHAN KIA FORTE 2014 G02EFF LOUIS, CARLYLE JEAN-GABRIEL MAZDA 3 2015 M22TFW MICHAUD-REMILLARD, GABRIEL DODGE CHARG 2009 N15TTM MIDDLEMISS, SHAWN HYUND ELANT 2018 N34DQE NADEAU, FRANCOIS AUDI A4 2012 G52RRK NEVEU, STEPHANE BMW X1 2012 E26NYR OTTAWA, BRUNO MAZDA CX-5 2013 G69LKP PAPATIE, GENEVIEVE MAZDA 5 2012 X06RNB PAQUETTE, MATHIEU NISSA ALTIM 2012 E87RPW PAT PLANTE AUTOS LTEE FORD FOCUS 2014 N/D PINTO, TREVOR MAZDA 3 2019 W67SHV RAMIREZ RANGEL, SANDRA GMC ACADI 2012 N/D ROSSIER, MARIE PAULE CHEVR SPARK 2019 K66PGM THIBAULT, CHANTAL KIA FORTE 2016 746PVX TREMBLAY, SYLVAIN HYUND TUCSO 2017 N16LSG TSHIANI, ANDY CHRYS 200 2016 J43SQF VIAU, ISABELLE SUBAR CROSS 2019 FLV7060 VILLENEUVE, KEVIN HONDA CIVIC 2015 K60RHH WHITMORE, LEE HYUND ELANT 2016 N/D Les propriétaires des véhicules identifiés au présent avis peuvent en reprendre possession sur paiement des frais de remorquage et de garde ainsi que des frais de gestion du véhicule saisi.SOCIÉTÉ DE L\u2019ASSURANCE AUTOMOBILE DU QUÉBEC Service du suivi du privilège de circuler 333, boul.Jean-Lesage, N-4-33 Québec (Québec), G1K 8J7 Tél.à Québec : (418) 643-5506 Ailleurs au Québec : 1 800 561-2858 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.9375-5619 Québec inc.2390, 1re Avenue Québec (Québec) G1L 3N1 RESTAURANT MAI TRAM 2390, 1re Avenue Québec (Québec) G1L 3N1 Dossier : 381889 Un restaurant pour servir Armoires de cuisines \u2022 Fabrication et installation \u2022 Estimation gratuite \u2022 Plan 3D Contactez : Sébastien Nicolas au 514 973-8471 RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 0059283 0059760 0062027 0062231 leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 67 Charles Thériault a couvert l\u2019actualité régionale pendant de nombreuses années au Droit.Il était aux premières loges lorsque la Ville de Hull a appris qu\u2019elle serait l\u2019hôte du troisième casino en sol québécois.Le journaliste à la retraite est aujourd\u2019hui d\u2019avis que l\u2019arrivée du Casino du Lac-Leamy est un moment marquant dans le positionnement de l\u2019Outaouais par rapport à ses voisins ontariens.«On avait enfin une première attraction qu\u2019ils n\u2019avaient pas, lance-t-il.On avait quelque chose qui allait les forcer à traverser et dépenser de l\u2019argent chez nous.» L\u2019arrivée d\u2019un casino à Hull a évidemment soulevé plusieurs craintes chez une partie de la population et quelques élus, raconte M. Thériault.Certains s\u2019inquiétaient des effets que ça pourrait avoir sur la dépendance au jeu ou de l\u2019attrait que ça pouvait susciter pour le crime organisé.Cependant, ces messages portaient peu en comparaison des arguments économiques que faisait miroiter le projet.«C\u2019était une véritable vache à lait qui s\u2019en venait», rappelle-t-il.Les temps étaient durs dans la région de la capitale fédérale à ce moment.Le taux de chômage à Hull atteignait 10 %.Le fédéral dégraissait sa fonction publique.Le gouvernement du Québec entamait une lutte acharnée aux déficits.La promesse d\u2019une centaine de millions de dollars en investissements publics, ainsi que la création de 1300 emplois directs et de 1500 emplois indirects sonnaient comme de la musique aux oreilles du milieu économique.L\u2019industrie touristique voyait dans ce casino un outil qui allait lui permettre de jouer dans la cour des grands.LE GOLF Entre 1999 et 2001, le site du casino prend de l\u2019ampleur avec la construction de l\u2019hôtel Hilton de 350 chambres et son centre de conférence.Il s\u2019agissait d\u2019un investissement de 210 millions $.Près de 900 ouvriers y ont travaillé.Le maire de Hull, Yves Ducharme, propose alors l\u2019aménagement d\u2019un nouveau terrain de golf, sur les terrains entourant le lac Leamy.Si la construction du casino n\u2019a pas rencontré d\u2019opposition trop féroce, ce fut tout le contraire pour le golf qui a fait l\u2019objet de vifs débats de 1998 à 2002.«Les gens n\u2019ont jamais vraiment compris ce projet, estime le maire.On utilisait des terrains de faible valeur autour au nord du lac.Tout était bien découpé.Ç\u2019aurait été un des plus beaux terrains au Québec, mais les environnementalistes se sont mis le nez là-dedans.Le projet est parti tout croche et on n\u2019a jamais été capable de renverser la vapeur.» Charles Thériault rappelle qu\u2019une grande partie du golf devait être aménagée dans une zone inondable, notamment en raison de la nappe phréatique qui se gonfle au printemps.Le projet était voué à l\u2019abandon, dit-il, mais le débat a duré des années.C\u2019est M. Thé- riault, qui a annoncé en exclusivité, en juin 2002, que Loto- Québec tirait un trait sur ce projet.MATHIEU BÉLANGER, LE DROIT LES PROMESSES D\u2019UNE «VACHE À LAIT» du lac Leamy, à Hull.«Je suis déçue, mais il fallait bien que un ou l\u2019autre l\u2019emporte», avait alors philosophé la mairesse d\u2019Aylmer, Constance Provost.Les choses se sont ensuite précipitées.Loto-Québec a acheté les terrains nécessaires à la construction du casino sur le site de l\u2019ancienne Canada Cement pour 8,1 millions $ à l\u2019homme d\u2019affaires d\u2019Ottawa, Pierre Bourque.La firme Pomerleau a obtenu le contrat pour la gestion de la construction du casino.Les travaux évalués à 120 millions $ se sont amorcés au printemps 1995.À peine 12 mois plus tard, le 24 mars 1996, le casino ouvrait ses portes.MARCEL BEAUDRY L e C a s i n o d u L a c - L e a m y aurait cependant pu ne jamais voir le jour.Au tout début des années 1990, alors que le gouvernement du Québec analysait la possibilité d\u2019ouvrir des casinos sur son territoire, Marcel Beaudry, qui n\u2019a été maire de Hull que pendant neuf mois, a tenté de faire adopter une résolution au conseil municipal visant à interdire la construction d\u2019un casino sur le territoire de Hull.Yves Ducharme, qui était conseiller municipal à l\u2019époque, raconte que son collègue Guy Lecavalier et lui ont activement milité pour empêcher l\u2019adoption d\u2019une telle résolution.«Il n\u2019était pas question qu\u2019on affirme de manière anticipée qu\u2019on ne voulait pas de casino chez nous, explique-t-il aujourd\u2019hui.Ça n\u2019avait aucun sens.» Deux ans plus tard, M. Ducharme était devenu maire et Québec lorgnait l\u2019Outaouais pour son troisième casino.«On a sauté sur l\u2019occasion, dit-il.On a soumis une série de photos du site à Loto-Québec.Pas un mémoire de 400 pages, juste quelques photos.» La suite de l\u2019histoire est connue.25e ANNIVERSAIRE DU CASINO DU LAC-LEAMY «ON AVAIT TOUT ÇA SUR UN NAPPERON» Le Casino du Lac-Leamy a ouvert ses portes le 24 mars 1996.\u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY 2,7 M de visites annuelles 2600 emplois directs et indirects 63 M$ en dépenses touristiques par année AVIS D\u2019ASSEMBLÉE PUBLIQUE ANNUELLE Aéroport de Québec inc., par les présentes, donne avis qu\u2019elle tiendra son assemblée publique annuelle le jeudi 29 avril 2021, à 10 h 30.Compte tenu du contexte actuel, l\u2019événement se tiendra par vidéoconférence.Veuillez signifier votre intérêt à assister virtuellement à la réunion auprès de madame Sophie Lefrançois, par courriel, à slefrancois@yqb.ca.Vous recevrez, 48 heures avant la réunion, la démarche à suivre pour vous y connecter.Le rapport annuel de Aéroport de Québec inc.incluant les états financiers et le rapport des auditeurs externes indépendants pour l\u2019exercice terminé le 31 décembre 2020 seront mis à la disposition du public sur le site web de l\u2019Aéroport international Jean-Lesage de Québec (YQB), aeroportdequebec.com, le 29 avril 2021.Tous sont invités à assister à la réunion.Sophie Lefrançois, avocate, LL.M., ASC, C.Dir.Secrétaire corporative, conformité et gestion immobilière NOTICE OF ANNUAL PUBLIC MEETING Aéroport de Québec inc.hereby gives notice that the Annual Public Meeting will be held on April 29, 2021, at 10:30 a.m.Due to the current context, the meeting will be held by video- conference.Please signify your interest in virtually attending by emailing Mme Sophie Lefrançois at slefrancois@yqb.ca.You will receive instructions on how to join 48 hours prior to the meeting.The annual report of Aéroport de Québec inc.including the financial statements and the Auditor\u2019s report for the year ended December 31, 2020, will be made available to the public on YQB\u2019s website, aeroportdequebec.com, on April 29, 2021.All are invited to attend.Sophie Lefrançois, Lawyer, LL.M., ASC, C.Dir.Corporate Secretary, Compliance and Real estate 0062268 SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 68 ACTUALITÉS D e p u i s 2 0 1 4 , l e s v o i - tures de Formule 1 utilisent une motorisation hybride qui combine un moteur turbo de 6 cylindres ainsi qu\u2019un système électrique complexe.Pour les puristes, cette unité de puissance ne reflète pas l\u2019essence même de la F1 dont les motorisations d\u2019antan, V10 et V12, vrombissaient à tue-tête, parlez-en aux résidants de Saint-Lambert! Même si les F1 ne sont pas aussi bruyantes que jadis, leur motorisation est tout de même un véritable bijou technologique.LE MOTEUR TURBO La technologie du moteur turbo est très populaire auprès des constructeurs automobiles, depuis quelques années, car autrefois réservée aux voitures de performance, ce type de motorisation est désormais utilisé pour pratiquement tous les types de véhicules.La turbocompression consiste à utiliser les gaz d\u2019échappement pour faire tourner une turbine qui vient compresser l\u2019air qui entre dans le moteur, augmentant ainsi grandement ses performances.Les moteurs Diesel utilisent d\u2019ailleurs cette technologie depuis très longtemps, mais pour les voitures à essence, cette technologie était trop fragile pour une diffusion grand public.En F1, l\u2019écurie française Renault est la première à utiliser la tur- bocompression au Grand Prix d\u2019Angleterre de 1977, qui coïncide aussi à la première course de Gilles Villeneuve en F1 au volant d\u2019une McLaren.La motorisation turbo permet d\u2019obtenir une grande performance via une petite cylindrée, mais elle comporte toutefois de nombreux inconvénients comme une latence dans le temps réponse de la turbine qui doit se charger de gaz d\u2019échappement avant de déployer toute sa puissance.Dans les faits, en sortie de virage, les premières F1 turbo prenaient quelques secondes avant de déployer toute leur puissance, les laissant ainsi vulnérables durant cette période de latence.Dans les années 80, les moteurs turbo sont utilisés par une majorité d\u2019écuries de F1 et leur puissance, surtout en qualifications, atteint des sommets qui ne seront probablement jamais égalés.D\u2019ailleurs le moteur 4 cylindres turbo de BMW dépassaient les 1300 chevaux en qualifications et 900 en course ce qui devait être un véritable combat à maîtriser pour les pilotes.Les moteurs turbo sont toutefois bannis de la Formule un pour la saison 1989, qui marque alors le début d\u2019une époque dominée par les moteurs atmosphériques V8, V10 et V12 caractérisés par le son qu\u2019ils produisent.LE RETOUR DU TURBO Depuis 2014, la F1 fait appel à une motorisation hybride complexe composée d\u2019un moteur turbo de 6 cylindres ainsi que d\u2019une unité de puissance électrique.Au niveau technologique, le moteur hybride se situe à des lieues de celle d\u2019une Toyota Prius.L\u2019unité de puissance en F1 se divise en plusieurs parties.MOTEUR THERMIQUE Un moteur V6 de 1,6 litre 24 soupapes avec un turbocompresseur unique dont la pression est limitée à 5 bars.Le moteur, qui peut atteindre un régime de 15 000 tours par minute, est limité à une consommation d\u2019essence de 100 kg/h.SYSTÈMES DE RÉCUPÉRATION D\u2019ÉNERGIE (ERS) L e système de ré cupération d\u2019énergie est la pièce maîtresse de l\u2019unité de puissance en F1.Ce système est composé de plusieurs parties.MGU-K : RÉCUPÉRATION AU FREINAGE Ce système de récupération d\u2019énergie au freinage est similaire à celui des voitures électriques et hybrides qui se retrouvent sur nos routes.Un moteur électrique est relié directement aux roues arrière et fonctionne comme un générateur, lors du freinage, stockant l\u2019énergie dans une batterie.Cette énergie peut par la suite être utilisée afin de donner, pendant quelques secondes, 161 chevaux supplémentaires à la voiture.Lorsque la charge de la batterie est pleine, le moteur électrique peut être utilisé pendant un maximum de 33,3 secondes par tour.MGU-H : RÉCUPÉRATION À L\u2019ÉCHAPPEMENT Un moteur électrique est situé entre la turbine d\u2019admission et la turbine d\u2019échappement du turbocompresseur afin de récupérer l\u2019énergie des gaz d\u2019échappement qui est par la suite stockée dans la batterie.Cette énergie est par la suite utilisée par le système MGU-H afin de relancer le turbocompresseur plus rapidement, éliminant la latence (communément appelé lag), pour ainsi obtenir une réponse à l\u2019accélérateur similaire à celle d\u2019un moteur atmosphérique.Cette technologie est similaire à celle du E-turbo dans les voitures sur nos routes.La réglementation en Formule un permet aux écuries d\u2019utiliser pour leurs voitures, et ce, pour l\u2019ensemble de la saison, 3 moteurs à combustion interne, 3 turbocompresseurs et 3 MGU- H, 2 batteries et 2 boîtiers de contrôle électroniques.En plus de devoir être efficaces au niveau énergétique, les motorisations contemporaines en F1 se doivent d\u2019être d\u2019une fiabilité sans faille.Nous sommes loin des années 80 où les moteurs de qualifications n\u2019étaient utilisés que pour quelques tours seulement avant d\u2019être remplacés.LA F1 ET LA TECHNOLOGIE HYBRIDE L\u2019écurie Mercedes domine outrageusement l\u2019ère hybride en ayant remporté tous les titres des pilotes et des constructeurs depuis 2014.\u2014 PHOTO MERCEDES AMG F1 La gestion de l\u2019énergie de l\u2019unité de puissance V6.\u2014 IMAGE RENAULT L\u2019unité de puissance Renault de 2014 \u2014 PHOTO RENAULT STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 ACTUALITÉS 69 MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca C\u2019est le lundi 29 mars qu\u2019entreront en ondes les tout premiers bulletins de nouvelles réalisés par la jeune équipe de journalistes de Noovo.Si lancer un service d\u2019information est un défi titanesque, la chaîne acquise par Bell Média en 2019 a pu compter sur le Bromon- tois Jean-Philippe Pineault à titre de chef d\u2019orchestre.À quelques jours à peine de la mise en ondes du bulletin intitulé Le Fil, le directeur général de l\u2019information se disait fébrile à l\u2019idée d\u2019enfin présenter le fruit de mois d\u2019efforts aux téléspectateurs.«J\u2019ai vraiment hâte! confie M. Pineault.Ça fait des mois qu\u2019on travaille sans relâche, qu\u2019on a des semaines de fou et anormales.On travaille jour et nuit et j\u2019ai hâte que le public puisse voir ce qu\u2019on a à leur offrir et d\u2019avoir la réaction des gens.» Nommé dans ses fonctions en juin 2020, le Bromontois avait pour mission non seulement de créer la salle de nouvelles de la station et d\u2019embaucher une équipe de journalistes, mais aussi de diriger toutes ses activités et d\u2019élaborer la vision stratégique en information de la chaîne et d\u2019en définir l\u2019offre de contenu.Un mandat musclé, même pour le gestionnaire d\u2019expérience.«On a commencé par établir notre philosophie et ce qu\u2019on souhaitait présenter comme facteurs distinctifs.Ensuite, on a fait beaucoup de recherches, on a fait une vigie de comment se présentait l\u2019information ailleurs dans le monde, on a défini un ton.Il y a aussi eu la construction physique de nos studios, ce qui a été extrêmement lourd en temps de pandémie.Ça n\u2019a pas toujours été évident!» Entre-temps, M. Pineault a recruté des journalistes chevronnés, connus ou moins connus du public, ainsi que des collaborateurs de renom, pour composer sa salle de nouvelles.«Il y avait une certaine impression dans l\u2019industrie que notre équipe allait être très jeune, souligne Jean-Philippe Pineault.On a travaillé fort pour aller débaucher de bons journalistes un peu partout.Notre objectif, c\u2019est de faire les choses différemment.» Construire une salle de nouvelles avait cependant un petit quelque chose d\u2019exaltant pour le directeur de l\u2019information, particulièrement après de nombreuses années où l\u2019industrie des médias a souffert.«Il y a eu tellement de mauvaises nouvelles au cours des dernières années.Comme journaliste, quand on affectionne notre métier, ça peut être très souffrant, mentionne M. Pineault.Ça fait environ 15 ans que je suis gestionnaire et j\u2019ai toujours dû gérer des coupures.C\u2019est la première fois que je dépense et que j\u2019embauche, et j\u2019admets que ça me fait un bien fou!» NOUVELLE APPROCHE Le patron de presse a veillé à ce que les membres de chaque équipe, en fonction de leurs compétences et de leur expérience, soient complémentaires les uns des autres.«Ça crée des moments où les gens pensent en dehors de la boîte», explique-t-il.Cette façon de voir et de présenter les choses sera au cœur des bulletins de Noovo, promet le directeur général de l\u2019information.«On ne peut pas arriver comme troisième joueur sur le marché [avec Radio-Canada et TVA] et proposer la même formule qu\u2019ils offrent depuis des décennies, indique M. Pineault.Honnêtement, ça serait même casse-gueule d\u2019arriver contre ces machines bien huilées et de prétendre qu\u2019on peut faire mieux.On s\u2019est demandé comment s\u2019insérer dans l\u2019offre télévisuelle québécoise et susciter l\u2019intérêt des téléspectateurs.» «S\u2019écarter du côté prévisible» d\u2019un bulletin de nouvelles, adopter un ton différent, où les animateurs incarneront les histoires qu\u2019ils présenteront aux téléspectateurs.«Nos topos ne ressembleront pas aux topos des bulletins de nouvelles traditionnels, promet M. Pineault.Ça ressemblera davantage à un show d\u2019information qu\u2019à un bulletin de nouvelles, mais bien sûr, ce sera du journalisme professionnel et rigoureux.» Une attention particulière a été accordée à la vidéographie des reportages, qui miseront sur la musique et sur l\u2019ambiance pour donner vie aux thématiques qu\u2019ils exposeront.Profitant du pouvoir d\u2019attraction du site Noovo.ca, le service des nouvelles de la station y proposera également des capsules.Un portail web dédié aux contenus d\u2019information devrait cependant voir le jour en septembre.ÉVITER LE PIÈGE DE LA MONTRÉALISATION Les régions du Québec ne seront pas oubliées dans cette nouvelle mouture de l\u2019information, d\u2019autant plus que M. Pineault est lui-même un journaliste issu des régions.Éviter le piège de la montréalisa- tion de l\u2019information était donc une priorité pour le gestionnaire.«C\u2019était une préoccupation, recon- naît-il, et je crois que notre distinction sera encore plus visible dans les régions.On veut donner la parole à des gens qu\u2019on voit moins et qu\u2019on entend moins, sortir des sentiers battus et éviter de toujours mettre les mêmes personnes sous les projecteurs.» Dès lundi, les téléspectateurs seront attendus à 17 heures pour un bulletin de nouvelles national de 30 minutes animé par Noémi Mercier, qui présentera ensuite un bulletin montréalais d\u2019une même durée.Au même moment, des bulletins régionaux à Québec, en Mauricie, en Estrie et au Saguenay Lac-Saint-Jean seront présentés par Lisa-Marie Blais, qui préenregistrera le tout en fin d\u2019après-midi quotidiennement.La même formule sera proposée en fin de soirée, alors que le bulletin de 22h sera animé, dans sa portion nationale, par Michel Bherer.Les samedis et dimanches, entre 9h et 10h, un bulletin d\u2019information national sera pour sa part présenté par Meeker Guerrier.CHEF D\u2019ORCHESTRE DES ONDES À quelques jours à peine de la mise en ondes du bulletin intitulé Le Fil, le directeur général de l\u2019information Jean-Philippe Pineault se disait fébrile à l\u2019idée d\u2019enfin présenter le fruit de mois d\u2019efforts aux téléspectateurs.\u2014 PHOTO FOURNIE 0062127 Ministère des Transports AVIS PUBLIC LOI SUR LES EAUX NAVIGABLES CANADIENNES PROJET DE RECONSTRUCTION DU PONT DE L\u2019ÎLE-D\u2019ORLÉANS ENTRE QUÉBEC ET L\u2019ÎLE D\u2019ORLÉANS Cet avis est publié pour informer le public du début de l\u2019évaluation environnementale du projet.Il est à noter que ce projet bénéficie des mesures d\u2019accélération prévues à la Loi concernant l\u2019accélération de certains projets d\u2019infrastructure (2020, c.27).Le projet de reconstruction du pont de l\u2019Île-d\u2019Orléans prévoit la construction d\u2019un nouveau pont à haubans d\u2019une longueur approximative de 2,1 km situé à environ 120 mètres à l\u2019ouest du pont actuel.L\u2019infrastructure comportera une voie de circulation par direction ainsi que des pistes polyvalentes de part et d\u2019autre des voies de circulation.Des aménagements paysagers et la mise en valeur du pont actuel sont également inclus au projet.Pour plus d\u2019information, le public peut consulter l\u2019avis de projet déposé par son initiateur au ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.Cet avis contient notamment une description du projet et du site visé de même qu\u2019une description des principaux enjeux identifiés et des impacts anticipés sur le milieu récepteur.L\u2019avis de projet de même que la directive du ministre relative à la réalisation de l\u2019étude d\u2019impact du projet sont accessibles pour consultation dans le registre public des projets assujettis à la procédure d\u2019évaluation et d\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement, à l\u2019adresse suivante : https://www.ree.environnement.gouv.qc.ca/projet.asp?no_dossier=3220-02-002.Toute personne, tout groupe ou toute municipalité peut faire part au ministre, par écrit et au plus tard le 25 avril 2021, de ses observations sur les enjeux que l\u2019étude d\u2019impact du projet devrait aborder.Ces observations peuvent être transmises au ministre par l\u2019entremise du registre public mentionné précédemment.Des renseignements supplémentaires peuvent être obtenus relativement au processus d\u2019évaluation environnementale de ce projet au 418 521-3830 ou au 1 800 561-1616 ainsi que sur le site Web du ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques : www.environnement.gouv.qc.ca.27 mars 2021 Cet avis est publié par le ministère des Transports, conformément à l\u2019article 31.3.1 de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (RLRQ, chapitre Q-2). SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 70 Qui l\u2019eût cru?On a vu que Jeep se lançait dans l\u2019électrification de certains de ses modèles avec les versions 4xe hybrides rechargeables.Là, il s\u2019agit d\u2019un concept de Jeep Wrangler tout électrique.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com Fidèle à la tradition, Jeep a dévoilé ses concepts pour son Safari de Pâques.Parmi ceux-ci, un concept de Jeep électrique fait partie du lot, le Magneto.Chaque année, la marque prépare des concepts qu\u2019elle étrenne dans les sentiers de Moab, dans l\u2019Utah.En 2021, l\u2019Easter Jeep Safari met en vedette quatre concepts : le Jeep Red Bare, le Jeepster Beach, le Jeep Orange Peelz et, bien sûr, le Jeep Magneto.Ceux-ci mettent notamment en avant-plan les possibilités qu\u2019offrent les produits Jeep Performance Parts.Le dernier véhicule ressort du lot, car Jeep veut démontrer ce que plusieurs croyaient impossible, soit un Jeep électrifié.Basé sur un Jeep Wrangler Rubicon 2020 à deux portes, le Magneto retient les services d\u2019un moteur électrique à flux axial construit sur mesure qui peut révolutionner jusqu\u2019à 6000 tours/ minute.Celui-ci est couplé à une transmission manuelle à six rapports \u2014 chose plutôt rare avec les véhicules électriques \u2014, fonctionnant comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un moteur à combustion interne.Lors de changements rapides de rapports, le moteur électrique engage la régénération pour éviter le blocage du régime.Le moteur électrique délivre 212 kilowatts de puissance et 370 newtons-mètres de couple, équivalent à 285 chevaux et 273 livres-pieds, comparable au moteur V6 de 3,6 litres Pentastar.Le temps d\u2019accélération de l\u2019arrêt jusqu\u2019à 96 km/m (60 milles à l\u2019heure) est estimé à 6,8 secondes.Quatre batteries lithium-ion sont à bord du Magneto, totalisant une quantité d\u2019énergie stockable jusqu\u2019à 70 kilowatts-heures et pouvant être rechargées sur une borne rapide de 800 volts.Il y a quatre ensembles de batteries afin de répartir le poids de ceux-ci.Le premier se trouve à l\u2019endroit du réservoir central de carburant, le second à l\u2019opposé de l\u2019emplacement du réservoir.Le troisième ensemble est situé par-dessus le moteur électrique sous le capot et le dernier est placé dans un emplacement normalement utilisé pour du rangement et dans l\u2019espace occupé par le système d\u2019échappement.TROIS AUTRES CONCEPTS DÉVOILÉS Parmi les trois autres concepts présentés pour le Safari de Pâques de Jeep, notons le Jeep ster Beach, un hommage au Jeepster Commando (C-101) de 1968.Un véhicule aux allures d\u2019autrefois construit sur une plateforme contemporaine.Le Jeep Red Bare est un concept de Jeep Gladiator Rubicon fait sur mesure présentant des performances hors route exceptionnelles, dont un rapport à forte démultiplication de 91 à 1, une efficacité énergétique et une autonomie accrue grâce au moteur EcoDiesel.Enfin, le Jeep Orange Peelz salue le plaisir de rouler toutes portes ouvertes avec l\u2019 icône de Jeep, le Wrangler.Certains diront sûrement que ce concept se veut une réponse de Jeep au Ford Bronco dévoilé au cours de la dernière année.Durant l\u2019Easter Jeep Safari, des admirateurs de partout dans le monde se rassemblent du 27 mars au 4 avril à Moab pour voir de près ces concepts.Reste à voir comment cela se déroulera cette année avec la pandémie.JEEP MAGNETO UN WRANGLER QUI CARBURE À L\u2019ÉLECTRICITÉ Le concept Jeep Wrangler Magneto retient les services d\u2019un moteur électrique à flux axial construit sur mesure qui peut révolutionner jusqu\u2019à 6000 tours/ minute.Celui-ci est couplé à une transmission manuelle à six rapports.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR STELLANTIS SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 71 AUTO PHOTO CAA-QUÉBEC, JESSE CARON ESSAI- CAA LEXUS ÉVÉNEMENT AWD 2021 La traction intégrale ne cesse de séduire plus d\u2019automobilistes canadiens, particulièrement les acheteurs de véhicules haut de gamme.Les adeptes de Lexus l\u2019illustrent bien : de 77 % en 2014, la proportion d\u2019entre eux qui ont choisi un modèle à quatre roues motrices a bondi à 93 % l\u2019an dernier.À la fin de l\u2019hiver 2021, Lexus nous a conviés à tester trois types de rouages intégraux utilisés dans ses produits les plus populaires, versions hybrides comprises.En plus de les comparer, nous en avons profité pour tirer quelques leçons de conduite de cette séance d\u2019essai en circuit fermé.L\u2019exercice montre que les systèmes de transmission intégrale ne s\u2019équivalent pas nécessairement; les experts de CAA-Québec vous expliquent pourquoi (bit.ly/2PktDPX).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Avez-vous des recommandations particulières au sujet de la conduite durant la saison des nids-de-poule?R La prudence est toujours de mise avec les nids-de-poule.D\u2019ailleurs, ne tentez pas d\u2019en éviter un si cette manœuvre risque de causer un accident.Le cas échéant, réduisez plutôt votre vitesse le plus possible et relâchez les freins juste avant de «tomber» dans le nid-de- poule.Stationnez-vous toujours dans un endroit sûr pour vérifier la présence de dommages après avoir roulé dans un nid-de-poule.Si vous pensez que votre roue est trop endommagée pour circuler, ne prenez pas de risques inutiles et appelez un remorqueur.Sur l\u2019autoroute, ne tentez surtout pas d\u2019aller récupérer l\u2019enjoliveur que vous venez de perdre, car vous risqueriez de vous faire heurter par un véhicule.Dans d\u2019autres circonstances, si vous le faites, assurez-vous qu\u2019il n\u2019y a aucun danger pour vous et les autres usagers de la route.Par la suite, communiquez avec le ministère des Transports du Québec ou la municipalité pour signaler l\u2019endroit où la chaussée fait défaut.Q Est-ce qu\u2019on conduit de la même façon avec une transmission automatique à double embrayage qu\u2019avec une boîte automatique ordinaire?R Oui, car l\u2019aspect pratique et les commandes pour une transmission à double embrayage sont similaires à ceux d\u2019une automatique classique (pas de pédale d\u2019embrayage, sélecteur PRND habituel).La différence se trouve surtout dans la conception : une transmission à double embrayage comporte deux arbres engagés par autant d\u2019embrayages internes, tandis qu\u2019une automatique classique jumelle un seul arbre à un convertisseur de couple.Dans le cas d\u2019une boîte à double embrayage à huit rapports, le premier arbre s\u2019occupe des rapports impairs (1-3-5-7) et le second gère les vitesses paires (2-4-6-8).La transmission passe d\u2019un arbre à l\u2019autre lorsqu\u2019elle change les rapports.Une boîte à double embrayage bien programmée offre une excellente expérience de conduite, avec des changements de rapports fluides et si instantanés qu\u2019ils permettent des accélérations plus rapides qu\u2019avec une automatique normale ou, même, qu\u2019avec une boîte manuelle.Q J\u2019ai mis ma voiture en vente, mais je suis fumeur et l\u2019odeur de tabac a repoussé plusieurs acheteurs potentiels.Comment puis-je enrayer cette odeur?R L e de gré de tolérance de cette odeur n\u2019est pas le même d\u2019une personne à l\u2019autre (qu\u2019elle soit fumeuse ou non).Nettoyer les plastiques, les cuirs et les moquettes peut certainement aider à réduire l\u2019odeur, mais elle ne disparaîtra pas, puisque la fumée s\u2019incruste dans les moindres recoins ainsi que dans tout le système de ventilation.Même les produits annoncés pour régler ce problème précis masquent l\u2019odeur seulement temporairement.Certains ateliers spécialisés en esthétique automobile proposent un traitement spécialisé qui peut s\u2019avérer plus efficace, mais encore là, il sera difficile de garantir un résultat définitif.Si vous souhaitez d\u2019abord éviter les rendez-vous improductifs, mentionnez aux acheteurs potentiels qui vous contactent que la voiture a appartenu à un fumeur; cela évitera sans doute des déplacements inutiles et des pertes de temps.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Nids-de-poule, transmission à double embrayage, voiture de fumeur Nettoyer les plastiques, les cuirs et les moquettes peut certainement aider à réduire l\u2019odeur de cigarette dans l\u2019habitacle, mais elle ne disparaîtra pas, puisque la fumée s\u2019incruste dans les moindres recoins ainsi que dans tout le système de ventilation.\u2014 PHOTO 123RF, NENOVBROTHERS MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Quel est le meilleur temps pour acheter une motoneige neuve?R Le printemps est une excellente période pour passer une commande.En fait, c\u2019est le moment idéal si vous désirez mettre la main sur votre nouvelle motoneige l\u2019automne suivant et obtenir la configuration exacte qui vous intéresse (chenille, suspension, accessoires, couleurs, etc.).D\u2019ailleurs, certains détaillants proposent des essais de modèles en démonstration au printemps.Si vous attendez à l\u2019automne, il n\u2019est pas garanti que vous aurez votre motoneige à temps pour l\u2019ouverture des sentiers.Ou alors, vous devrez vous contenter d\u2019un modèle en stock qui ne correspondra peut-être pas à vos besoins.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, RUSLAN KUDRIN ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 72 L\u2019afflux continu de migrants d\u2019Amérique centrale à la frontière du Texas avec le Mexique plonge Joe Biden dans sa première crise depuis son arrivée à la Maison-Blanche.SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca Le nouveau président des États- Unis avait promis une approche plus humaine et plus transparente que son prédécesseur Donald Trump face à l\u2019immigration, mais le nombre de nouveaux arrivants illégaux atteint des sommets jamais vus depuis plus de 20 ans.Spécialiste de l\u2019Amérique latine à l\u2019École de politique appliquée de l\u2019Université de Sherbrooke, Mathieu Arès se demande même si M. Biden ne sera pas forcé de revenir sur le décret prévoyant la réunification des familles devant cet épisode qui est en train de rallier les adversaires républicains après des lendemains d\u2019élections difficiles.Q D\u2019où proviennent les migrants qui se massent à la frontière du Texas?R Ce sont toujours essentiellement les mêmes pays qui sont en cause, soit le Guatemala, le Salvador et le Honduras, qu\u2019on appelle le triangle du nord.Auparavant quand il était question d\u2019immigration massive, il y avait également une proportion importante de Mexicains, mais ceux-ci sont de moins en moins nombreux à vouloir émigrer vers les États-Unis.Q Que fuient ces gens, des problèmes politiques ou économiques?R Les deux.Le triangle du nord est une des régions au monde où on retrouve le plus haut taux d\u2019homicides dans le monde.Ce sont encore essentiellement des sociétés agricoles où, malgré certaines avancées sur le plan de la démocratie, demeurent très dures, gan- grénées par la corruption.Si un crime est commis, les policiers font bien souvent partie du problème plutôt que de la solution.Résultat : la population ne fait pas confiance en la justice.Q La démocratie avait pourtant fait d\u2019énormes progrès en Amérique latine depuis le début des années 1980.Est- ce qu\u2019on assiste à un recul?R En fait, ce sont moins les institutions démocratiques qui font défaut que leur fonctionnement.Les lois sont là.Il y a des élections, mais la corruption et la violence sabotent tout le système.Quand il se passe quelque chose, la plupart des gens choisissent de regarder ailleurs afin d\u2019éviter d\u2019avoir des problèmes.Ce sont des groupes organisés liés aux narcotrafiquants qui mènent le jeu et c\u2019est très difficile de s\u2019en prendre à eux.Q Vous mentionnez que la situation au Mexique tend à s\u2019améliorer.À quoi est-ce dû?R Sur le plan démocratique d\u2019abord, les élections sont rendues compétitives au Mexique, tous les observateurs le confirment.Nous assistons aussi à une alternance au pouvoir, ce qui n\u2019était pas le cas auparavant.Et ça, c\u2019est une retombée directe de l\u2019ALENA, en vigueur depuis 1994.Il y a encore de la violence, par contre.Lors des dernières élections, il y a eu une centaine de morts parmi les candidats, surtout du côté des mairies.Certains se présentaient en disant qu\u2019ils allaient faire le ménage, qu\u2019ils n\u2019avaient pas peur des nar- cotrafiquants.On les retrouvait assassinés.Même chose pour les journalistes, d\u2019ailleurs.Les groupes mafieux n\u2019hésitent pas à utiliser la violence pour arriver à leurs fins.Q Y a-t-il des solutions humanitaires plutôt que le mur qu\u2019avait commencé à construire Donald Trump?R Le mur, on va s\u2019entendre, servait d\u2019abord à masquer le problème.On voit la même chose en Europe.On a beau vouloir fermer les frontières, les gens qui veulent quitter leur pays trouveront bien un moyen.Ils savent que les perspectives sont meilleures ailleurs.Ce qui est nouveau, c\u2019est que c\u2019est devenu très lucratif pour les passeurs.Étant donné que la frontière est plus surveillée, les passeurs deviennent la solution si on doit traverser un désert ou un plan d\u2019eau.Q On dit que c\u2019est la pire crise migratoire depuis 20 ans.Qu\u2019est-ce qui rend les États- Unis aussi attrayants ces temps-ci?R Une de premières choses que Joe Biden a faites quand il a pris le pouvoir a été de cesser la construction du fameux mur de Donald Trump à la frontière, même si c\u2019était essentiellement symbolique.Il a aussi annulé un décret qui envoyait au Mexique tout demandeur de la citoyenneté américaine jusqu\u2019à la fin des procédures.Or les gens qu\u2019on voit arriver actuellement à la frontière, ce sont surtout des mineurs.Biden a accepté que les mineurs puissent être écoutés du côté américain au lieu de les refouler comme le faisait Donald Trump.C\u2019est là qu\u2019il se retrouve un peu piégé.Le problème, c\u2019est que les gens ont compris comment s\u2019y prendre pour entrer aux États-Unis et il y en a 80 000 qui s\u2019en viennent.Pour des raisons humanitaires, il refuse de refouler des enfants, maintenant, il se retrouve avec des convois d\u2019enfants et il est pris avec ça.De leur côté, les républicains étaient très divisés depuis les élections.Le seul sujet autour duquel ils se rejoignent, c\u2019est l\u2019immigration.Ce qui se passe en ce moment est une occasion de reconstruire une alliance républicaine.Dans les autres dossiers, on peut dire que Biden a fait un sans-faute depuis son arrivée.Il ÉTATS-UNIS QUELLE ISSUE À LA CRISE MIGRATOIRE? leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 73 LE MONDE a fait un virage majeur en politique étrangère en adoptant un ton beaucoup plus ferme envers les dictatures.Et les Américains le suivent assez massivement dans cette direction.Le nouveau président a aussi réussi à passer son plan financier malgré l\u2019opposition des républicains.Donc il n\u2019y a pas beaucoup de sujets pour s\u2019accrocher du côté républicain, sauf l\u2019immigration.Q Est-ce que cette crise entachera longtemps la présidence de Joe Biden?R Je pense que ça restera un gros caillou dans le soulier de Joe Biden durant tout son mandat.Et personne ne peut l\u2019accuser de manquer d\u2019humanité.Cette question est très sensible pour les Américains.La seule solution à long terme est de créer de l\u2019emploi, de la sécurité et de la stabilité au Honduras, au Guatemala et au Salvador.Mais ce n\u2019est pas à lui de le faire.Il y a peut-être une partie de la solution dans la légalisation des drogues douces, comme l\u2019ont fait le Canada et quelques États américains.On peut penser que ça privera les trafiquants d\u2019une partie de leurs revenus si on leur enlève ce marché.C\u2019est un peu l\u2019approche adoptée ici et qui dit qu\u2019on a perdu la guerre à la drogue.Tout ce que ça a donné, c\u2019est de la misère.On n\u2019a pas le choix de l\u2019accepter et de vivre avec cette réalité.De plus en plus de pays lâchent du lest de ce côté en espérant que ça fera tomber les cartels.Q Même quand les pays de l\u2019Amérique latine accèdent à une certaine prospérité, c\u2019est rare qu\u2019elle profite à tout le monde dans la plupart de ces pays.R Ça demeure une des régions où les inégalités sont parmi les plus fortes au monde.Le partage de la richesse est un problème récurrent en Amérique latine.Ça demeure le royaume des inégalités.Il y a des gens extrêmement riches tandis que la plupart des gens demeurent extrêmement pauvres.Il y a d\u2019énormes problèmes de redistribution.Et qui dit inégalités dit violence, pauvreté extrême, corruption, etc.Tant que les pays du sud ne s\u2019attaqueront pas aux inégalités, même quand ils accèdent à la prospérité, comme au Brésil, ils seront extrêmement perméables à la corruption et à la violence.Q Y a-t-il des modèles de développement qui semblent fonctionner en Amérique latine?R Le Chili vient d\u2019accéder au statut de pays riche.C\u2019est une démocratie établie, et c\u2019est pas mal le modèle qui semble le mieux fonctionner en Amérique latine.Il y a un esprit d\u2019entreprise qu\u2019on ne retrouve pas ailleurs, de la création de richesse et d\u2019emplois.La Colombie vient d\u2019être reçue au sein de l\u2019OCDE [Organisation de coopération et de développement économique].Ça semble vouloir s\u2019étendre comme modèle.Mais dans un petit pays comme le Guatemala, il n\u2019y a pas beaucoup de ressources, à part du café.Q Quelle issue voyez-vous à cette crise?R Inévitablement, le nombre de demandes va diminuer avec la fin de la pandémie, qui a exacerbé la misère.Mais à court terme, je ne vois pas comment on pourra endiguer cet apport constant de population à moins de réformes importantes dans ces pays.Je comprends ces gens de fuir la misère et la violence et je comprends le malaise du gouvernement américain.On a le même débat chez nous avec le chemin Roxham.J\u2019imagine que la question se poserait avec pas mal plus d\u2019insistance ici si nous avions une frontière commune avec l\u2019Amérique latine.Évidemment, c\u2019est le genre d\u2019enjeu qui soulève facilement les groupes activistes de droite qui vont dénoncer cette immigration.Q Il semble qu\u2019il faudra une stratégie mondiale pour trouver des solutions durables à ces crises migratoires qui touchent également l\u2019Europe et l\u2019Asie.Voyez-vous une volonté en ce sens?R Tout ce qu\u2019on a trouvé jusqu\u2019ici est de fermer les frontières et de créer des camps de réfugiés.Mais c\u2019est un diachylon sur une plaie béante.Je ne vois pas comment on pourra s\u2019en sortir.C\u2019est très difficile politiquement parce que ça soulève vite des enjeux identitaires.On verra comment M. Biden pourra se sortir de cette crise.Est- ce qu\u2019il voudra revenir sur le décret qu\u2019il a signé il y a à peine un mois en invoquant une force majeure parce qu\u2019ils ne peuvent pas recevoir 80 000 enfants comme ça.Il faut bien comprendre que leurs parents ne sont pas restés dans leur pays.Ils sont juste de l\u2019autre côté de la frontière et attendent que la situation de leurs enfants se soit régularisée pour traverser eux aussi.«Inévitablement, le nombre de demandes va diminuer avec la fin de la pandémie, qui a exacerbé la misère.Mais à court terme, je ne vois pas comment on pourra endiguer cet apport constant de population à moins de réformes importantes dans ces pays [Honduras, Salvador et Guatemala], analyse Mathieu Arès.Je comprends ces gens de fuir la misère et la violence et je comprends le malaise du gouvernement américain.?» \u2014 PHOTO AP, CHRISTIAN CHAVEZ SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 74 LE MONDE Agence France-Presse PÉKIN \u2014 La Chine riposte sur le Xinjiang : réfutant des allégations de «travail forcé» dans sa région à majorité musulmane, Pékin a sanctionné des personnalités britanniques au moment où plusieurs marques étrangères sont dans la tourmente sur le marché chinois.Le Xinjiang (nord-ouest de la Chine) a longtemps été frappé par des attentats visant des civils et attribués à des séparatistes ou des islamistes ouïghours.Pékin y impose depuis quelques années une surveillance policière draconienne.Selon des études publiées par des instituts américains et australien, au moins un million de Ouïghours ont été internés dans des «camps» et certains soumis à du «travail forcé», notamment dans des champs de coton.La Chine juge ces rapports truffés de «fausses informations» et assure que les «camps» sont des «centres de formation professionnelle» destinés à apporter un emploi à la population afin de l\u2019éloigner de l\u2019extrémisme.En réaction, l\u2019Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada ont imposé lundi des sanctions contre quatre dirigeants passés ou actuels du Xinjiang.Les États-Unis, qui sanctionnaient déjà deux de ces responsables depuis 2020, ont ajouté les deux autres à leur liste.Pékin a répliqué en sanctionnant 10 personnalités européennes, dont cinq élus du Parlement européen.Toutes sont accusées «de propager des mensonges» en s\u2019appuyant sur des études que la Chine estime biaisées.«POUR QU\u2019ILS COMPRENNENT» Vendredi, Pékin a étendu ses sanctions à neuf Britanniques, dont des parlementaires de haut rang, ainsi que quatre entités.Sur la liste noire chinoise figurent la Commission des droits de l\u2019Homme du Parti conservateur (la formation du premier ministre Boris Johnson), ainsi que l\u2019ancien chef de ce parti, Iain Duncan Smith.Londres, avec qui les tensions ne cessent de s\u2019accumuler sur des sujets comme la 5G ou Hong Kong, n\u2019a pas tardé à réagir.Les Britanniques visés par ces sanctions jouent un «rôle vital» pour dénoncer «les atteintes grossières» aux droits de l\u2019Homme, a estimé le premier ministre Boris Johnson, en les assurant de son soutien.Son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, a annoncé la convocation de l\u2019ambassadeur chinois pour «lui expliquer en termes très clairs la position» du Royaume-Uni.Il a souligné que les sanctions chinoises n\u2019empêcheraient pas Londres de «continuer à évoquer le sort des musulmans ouïghours et des autres minorités au Xinjiang».Tant que Pékin «refusera» de donner accès au Xinjiang à la Haute commissaire de l\u2019ONU aux droits de l\u2019Homme Michelle Bachelet, a-t-il averti, «la pression internationale continuera de s\u2019accroître».Invitée à réagir sur les dernières sanctions prises par son pays, une porte-parole de la diplomatie chinoise, Hua Chunying, a accusé les Occidentaux d\u2019être à l\u2019origine des hostilités.La Chine «ne peut du coup traiter avec eux que d\u2019une manière qu\u2019ils comprennent et dont ils se souviennent», a estimé Mme Hua.H&M, NIKE ET ADIDAS DANS LE VISEUR Après la publication d\u2019études sur le «travail forcé», plusieurs entreprises de prêt-à-porter comme le suédois H&M, l\u2019américain Nike, l\u2019allemand Adidas ou le japonais Uniqlo se sont engagées l\u2019an passé à boycotter le coton du Xinjiang.La région représente près d\u2019un cinquième de la production mondiale et fournit de nombreux géants de l\u2019habillement.Les communiqués de ces entreprises sont opportunément réapparus cette semaine sur le réseau social chinois Weibo, déclenchant une polémique.Première entrepr is e v is é e, H&M avait déjà vu mercredi ses produits retirés des principaux sites chinois de vente en ligne.Ses magasins restent toutefois ouverts.La polémique a enflé jeudi avec l\u2019annonce par plusieurs acteurs et chanteurs chinois qu\u2019ils coupaient tout lien avec Nike, Adidas, Uniqlo, Converse ou encore Calvin Klein, dont ils ou elles étaient les ambassadeurs d\u2019image.Signe d\u2019une possible intervention de l\u2019exécutif chinois, c\u2019est la Ligue de la jeunesse communiste, une organisation affiliée au parti au pouvoir, qui avait lancé les hostilités sur Weibo.Les Ouïghours, principalement musulmans et parlant une langue turcique, représentent un peu moins de la moitié des 25 millions d\u2019habitants du Xinjiang.OUÏGHOURS : PÉKIN ÉTEND LA RIPOSTE Des gens sont descendus dans la rue à New York cette semaine pour dénoncer l\u2019internement de Ouïghours par Pékin.\u2014 PHOTO AFP, TIMOTHY A.CLARY leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 75 LE MONDE Des hommes noirs se posent en protecteurs des Afro-Américains à Minneapolis KEREM YUCEL ET CHARLOTTE PLANTIVE Agence France-Presse MINNEAPOLIS \u2014 Avec leurs fusils semi-automatiques AR-15 en bandoulière et leurs gilets pare-balles, les membres des «Freedom Fighters du Minnesota», un groupe d\u2019autodéfense afro-américain fondé dans le sillage de la mort de George Floyd, sont impressionnants et le savent.«Notre but est de montrer que des hommes noirs peuvent protéger leur communauté, avec des armes, et être dignes de confiance», explique à l\u2019AFP Randy Chrisman, un homme de 30 ans à la carrure athlétique.«Nous en avons assez d\u2019être vus comme des membres de gang parce que nous possédons des armes, ou comme des ennemis à cause de la couleur de notre peau», ajoute ce père de famille qui, depuis le printemps, patrouille régulièrement dans certains quartiers de Minneapolis.La grande métropole du nord des États-Unis, où George Floyd est mort le 25 mai sous le genou d\u2019un policier blanc, s\u2019était embrasée après le drame.Plusieurs commerces et un commissariat avaient brûlé lors des émeutes.Dans ce contexte confus, «on entendait dire que des supré- macistes blancs allaient incendier nos commerces, casser les vitrines» et profiter du chaos pour vandaliser les quartiers noirs, rappelle M. Chrisman.Alors, quand la branche locale de l\u2019association de défense des droits civiques NAACP lance un appel à former des groupes de protection, il répond présent, avec une vingtaine d\u2019autres propriétaires noirs d\u2019armes à feu, tous dotés de permis et formés à l\u2019usage de leurs pistolets et fusils.Pendant plusieurs jours, ils patrouillent ensemble une artère commerçante des quartiers nord.«On a eu des interactions avec certaines personnes, des extrémistes blancs», assure un autre membre du groupe, qui veut être identifié par son surnom, «Step Child».Globalement «on a réussi à maintenir le calme», dit-il sans vouloir entrer dans les détails.«DISSUASIF» Forts de cette expérience, ces hommes venus d\u2019horizons variés (ils sont chauffeur routier, entraîneur de basket, agent immobilier.), âgés de 25 à 55 ans, formalisent leurs liens, se trouvent un nom et se dotent d\u2019un logo.Dans les mois suivants, ils participent à la sécurité lors de l\u2019hommage à George Floyd et de nombreuses manifestations antiracistes.«Quand il y a une menace, nous sommes appelés pour encadrer la marche», explique Step Child, 45 ans, qui travaille dans la sécurité informatique.Et surtout, i ls continuent à s\u2019entraîner pour parer à toute éventualité.Ils enchaînent exercices de car- dio, arts martiaux, séances de tirs de précision, entraînement au combat mais aussi aux techniques de désescalade.«Nous ne sommes pas des fous de la gâchette, nous ne voulons pas avoir à tirer», explique Randy Chrisman.Pourquoi alors patrouiller en tenue quasi militaire avec des armes à feu?«La communauté nous fait davantage confiance ainsi», estime-t-il.Elles ont «un effet dissuasif», ajoute Step Child, tout en déroulant l\u2019argumentaire classique sur le Deuxième amendement de la Constitution qui, dit-il, garantit le droit au port d\u2019armes et à l\u2019autodéfense.Les Freedom Fighters assurent avoir de bonnes relations avec la police, et même lui servir «de ponts» vers des populations noires extrêmement méfiantes envers les forces de l\u2019ordre.Contactées par l\u2019AFP, celles-ci n\u2019ont pas commenté.C o m m e l e s a u t o r i t é s , l e s membres du groupe attendent désormais avec appréhension l\u2019issue du procès du policier blanc Derek Chauvin, accusé du meurtre de George Floyd.Le verdict est attendu fin avril ou début mai.«S\u2019il est acquitté, beaucoup de personnes vont être en colère, il pourrait y avoir des attaques ou des émeutes», craint Randy Chrisman.«Malheureusement, je pense que nous allons être appelés en renfort».«Nous en avons assez d\u2019être vus comme des membres de gang parce que nous possédons des armes, ou comme des ennemis à cause de la couleur de notre peau» \u2014 Randy Chrisman, membre des Freedom Fighters du Minnesota Randy Chrisman et les autres membres des Freedom Fighters du Minnesota ont notamment participé à la sécurité lors de l\u2019hommage à George Floyd et de nombreuses manifestations antiracistes.\u2014 PHOTO AFP, KEREM YUCEL ARMÉS POUR PROTÉGER SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 76 LE MONDE THOMAS URBAIN ET ROB LEVER Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Les médias américains nationaux voient leur auditoire et leur lectorat chuter depuis plusieurs semaines, contrecoup du départ de l\u2019événement permanent qu\u2019était Donald Trump, auquel a succédé un président parfois jugé «ennuyeux».La chaîne d\u2019information CNN incarne cette chute soudaine, avec plus de la moitié de son auditoire envolé entre janvier et la première quinzaine de mars sur la case reine du prime time (20h30 à 22h), selon les données du cabinet Nielsen.Ses rivales MSNBC et Fox News s\u2019en tirent mieux, mais affichent également un recul, bien qu\u2019ayant des lignes éditoriales opposées : la première anti-Trump, la seconde pour.Côté presse, le New York Times a perdu près de 20 millions de visiteurs uniques sur son site entre janvier et février aux États- Unis, et le Washington Post, près de 30 millions, selon des données du cabinet Comscore.« Il y a toujours un désastre majeur en cours qui devrait maintenir les gens devant leur écran», à savoir la pandémie, observe Adam Chiara, professeur de communication à l\u2019Université de Hartford, dans le Connecticut.Pour lui, les baisses d\u2019audiences montrent que «les gens étaient plus intéressés par les informations concernant le président Trump que par ce qui se passe aujourd\u2019hui».Aujourd\u2019hui installé en Floride, l\u2019ancien chef de l\u2019État a fait quelques apparitions et accordé plusieurs entretiens depuis son départ.Privé de fonctions officielles et de son compte Twitter, il n\u2019a cependant plus la plateforme qui faisait de lui le centre d\u2019attention permanent des médias.«Il a nourri la bête, attiré les clics, les abonnements et les téléspectateurs», rappelle Adam Chiara.«On n\u2019a pas appelé ça le Trump bump [le coup de pouce Trump] pour rien.Ça devait retomber un jour.» Pour Tobe Berkovitz, professeur de communication politique à l\u2019Université de Boston, les médias sont victimes du contraste entre Donald Trump, son goût de la polémique et son caractère imprévisible, et Joe Biden, «un type ennuyeux», qui a volontairement pris le contre-pied de son prédécesseur dans sa communication.BIENTÔT UNE PLATEFORME TRUMP «Je ne pense pas que ce soit simplement dû au départ de Donald Trump», tempère Mark Lukasiewicz, doyen de l\u2019école de communication de l\u2019Université Hofstra.Lui y voit aussi l\u2019effet d\u2019une lassitude face aux informations liées au coronavirus et la perspective d\u2019une sortie prochaine de la pandémie.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019élection présidentielle ou de la pandémie, dit- il, «on a traversé une période très intense [.] pendant laquelle l\u2019actualité était essentielle à nos vies».«Aujourd\u2019hui, ces questions [sanitaires] n\u2019ont pas disparu, mais les choses commencent à se calmer.» Pour autant, malgré ce reflux marqué de leur fréquentation, les grands médias nationaux sont en bien meilleure forme qu\u2019avant l\u2019entrée en campagne de Donald Trump en 2015.CNN affiche toujours un auditoire plus que doublé par rapport à l\u2019ensemble de l\u2019année 2014, quand MSNBC l\u2019a, elle, triplé.«Les chaînes d\u2019infos conservent une part plus importante de la consommation d\u2019actualité des Américains qu\u2019il y a quelques années», souligne Mark Luka- siewicz, au détriment des chaînes généralistes dont les journaux ont perdu plusieurs millions de téléspectateurs.Bien que privée de Donald Trump et concurrencée par de petites chaînes très conservatrices comme OAN et Newsmax, Fox News n\u2019a perdu que quelques points de pourcentage d\u2019audience depuis janvier.Quant aux quotidiens nationaux, ils ont profité de cette période faste pour accélérer leur transition numérique et ont désormais validé leur nouveau modèle, essentiellement bâti sur les abonnements en ligne.En quatre ans seulement, soit la durée du mandat de Donald Trump à la Maison-Blanche, le New York Times a multiplié par 2,6 son portefeuille d\u2019abonnés et échappé à la crise de la presse écrite, avec laquelle se débat encore une bonne partie du secteur.«Le rythme de l\u2019actualité va varier, et l\u2019audience fluctuer [.], mais quoi qu\u2019il en soit, je pense que nous sommes bien positionnés pour continuer à croître», a déclaré la pdg du Times Meredith Kopit Levien lors de la présentation des résultats annuels, début février.Reste la menace d\u2019une nouvelle plateforme estampillée Trump, dont l\u2019ancien président lui-même a annoncé lundi l\u2019arrivée prochaine, sans donner aucun détail, même s\u2019il s\u2019agirait plutôt d\u2019un réseau social que d\u2019un média d\u2019information.«Il conserve une énorme capacité à lever des fonds et une influence majeure sur le parti» républicain, rappelle Mark Lukasiewicz.«Et s\u2019il décidait de les mettre au service d\u2019un média, ça pèserait, au moins à court terme.» LE DÉPART DE TRUMP AFFECTE LES MÉDIAS Selon un spécialiste, les médias sont victimes du contraste entre Donald Trump, son goût de la polémique et son caractère imprévisible, et Joe Biden, «un type ennuyeux».\u2014 PHOTO AFP, ANDREW CABALLERO-REYNOLDS «Il a nourri la bête, attiré les clics, les abonnements et les téléspectateurs.On n\u2019a pas appelé ça le Trump bump [le coup de pouce Trump] pour rien.Ça devait retomber un jour.» \u2014 Adam Chiara, professeur de communication à l\u2019Université de Hartford l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Super tirage du 27 mars : 10 x 100 000$ GARANTI 6 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 25 mars 22 mars 7 02 04 06 14 45 1 09 18 24 28 45 24 mars 03 43 04 45 27 44 48 14891179-01 1545 7201 1883 2183 487 841 009 116 22 mars 21 mars 20 mars 19 mars 68 38 25 27 0165 4114 5015 834 943 379 25 mars 24 mars 23 mars 47 24 16 25 mars 24 mars 23 mars 22 mars 21 mars 20 mars 19 mars 6261263 0120610 2478780 9494362 9226164 4891209 9643110 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 77 LE MONDE JALEES ANDRABI Agence France-Presse HARIDWAR \u2014 Les pèlerins hindous qui se baignent dans le Gange sacré pour purifier leur âme y jettent des fleurs ou quelques pièces de monnaie, mais les offrandes sont parfois plus généreuses et peuvent faire la «fortune» de pauvres pêcheurs de trésor comme le jeune Rahul Singh.À Haridwar dans l\u2019État de l\u2019Utta- rakhand (nord), Rahul Singh, âgé de 13 ans, passe six bonnes heures chaque jour dans les eaux sacrées du Gange où, au moyen d\u2019un aimant attaché au bout d\u2019un long bâton, il pêche les offrandes sonnantes et trébuchantes des pèlerins venus, par milliers, se laver de leurs péchés.Les festivités religieuses telles que Kumbh Mela qui a débuté le 13 février, qui attirent des millions d\u2019hindous, sont des occasions en or.«Ça demande pas mal d\u2019efforts, mais ça me plaît de faire ça», dit-il à l\u2019AFP en récupérant une pièce de 30 roupies (0,50 $CAN).Originaire de l\u2019État voisin de l\u2019Ut- tar Pradesh, l\u2019adolescent s\u2019est enfui de chez lui, il y a deux ans.Il a survécu comme garçon à tout faire, avant d\u2019arriver dans la vieille cité d\u2019Haridwar où un camarade lui a appris la natation avant de l\u2019initier à la pêche aux pièces de monnaie.Le jeune préfère partager une minuscule baraque dans un bidonville avec une quinzaine de ses confrères plutôt que de rentrer chez lui.«Chez moi, il y avait trop de tension et de pauvreté, je suis plus heureux ici», affirme-t-il.LE COLLIER D\u2019OR Pour les hindous, les fleuves symbolisent les divinités qui pourvoient à leur existence, ce qui explique la place primordiale qu\u2019ils occupent dans les rituels religieux.Leurs offrandes témoignent de leur gratitude.Raja Yadav, lui, avait seulement huit ans quand il s\u2019est enfui de chez lui pour rejoindre Haridwar, dont il avait entendu parler à travers des histoires d\u2019hommes qui y trouvaient des trésors d\u2019or et d\u2019argent.Âgé de 22 ans aujourd\u2019hui, Yadav surnommé «Jhinga» (la crevette) en raison de ses prouesses en natation est le chef des pêcheurs de pièces, dont Rahul Singh.Les pièces de monnaie, étant magnétiques, se pêchent le plus aisément grâce aux aimants.Quant à l\u2019or, l\u2019argent, le cuivre et autres précieuses offrandes, c\u2019est une autre paire de manches pour s\u2019en saisir, il faut de l\u2019ingéniosité, mais aussi de la chance.Une journée de pêche peut rapporter 300-400 roupies (5 à 7 $), et monter jusqu\u2019à 1000 roupies (17 $) pendant Kumbh Mela, d\u2019après Raja Yadav.Les jeunes convertissent leurs pièces en devises auprès d\u2019intermédiaires qui, au passage, s\u2019octroient 20 % de commission.Les bijoux en or et en argent repêchés sont vendus au marché noir, les objets en cuivre et en acier sont vendus aux ferrailleurs.Il y a six ans, «la crevette» a littéralement empoché «une fortune» après avoir sorti du Gange un collier en or de 25 grammes qu\u2019il a vendu un peu plus de 1500 $.«NOTRE MÈRE GANGA» Un barrage maintient le Gange à des niveaux constants tout au long de l\u2019année à l\u2019exception d\u2019octobre quand les opérateurs réduisent le débit pour draguer le lit du fleuve.S\u2019ouvre alors la saison d\u2019une âpre concurrence dans la pêche au trésor.À l\u2019inverse, quand les eaux du fleuve enflent et que le courant est plus violent pendant la mousson, l\u2019activité devient plus dangereuse, admet Yadav, mais ses congénères, de 11 à 76 ans, sont d\u2019excellents nageurs que de telles conditions n\u2019effraient pas.L\u2019année 2020 a été pénible à traverser, la pandémie de COVID-19 et le confinement strict imposé dans le pays ayant tari le flux de visiteurs à Haridwar pendant de longs mois.La crevette et sa bande ont vécu de leurs maigres économies.Mais la foi de Yadav dans la déesse Gange est, comme celle des pèlerins, inébranlable.«Nous faisons toujours confiance à notre mère Ganga qui ne laissera jamais ses enfants dormir la faim au ventre», explique-t-il.La preuve, «les pèlerins sont de retour et nous plongeons à nouveau avec bonheur».LES CHASSEURS DES «TRÉSORS» DU GANGE À l\u2019avant-plan, un jeune pê- cheur indien à la recherche de pièces de monnaie et autres trésors dans le Gange.\u2014 PHOTO AFP, PRAKASH SINGH «Ça demande pas mal d\u2019efforts, mais ça me plaît de faire ça» \u2014 Rahul Singh, 13 ans, pêcheur de trésor SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 78 LE MONDE MICHAEL DANTAS, MAURO PIMENTEL ET JOSHUA HOWAT BERGER Agence France-Presse MANAUS \u2014 À Manaus, métropole de l\u2019Amazonie brésilienne terrassée par la COVID-19, les malades ont été tellement nombreux que l\u2019oxygène est devenu une denrée rare disputée au marché noir.En janvier, la ville du nord du Brésil a été le symbole absolu de la catastrophe redoutée par les responsables du monde entier quand ils appellent à confiner ou à porter le masque : des hôpitaux saturés, des bonbonnes d\u2019oxygène en nombre insuffisant, des patients abandonnés à eux-mêmes chez eux.Quand Marcio Moraes, 43 ans \u2014 aide-soignant en première ligne depuis le début de la pandémie \u2014, est tombé malade, il n\u2019a été soigné à l\u2019hôpital que quelques heures avant d\u2019être renvoyé chez lui faute de lit disponible.Dans l\u2019urgence, ses filles Lais de Souza Chaves, 25 ans, et Laura, 23 ans, ont dû trouver de l\u2019argent pour acheter de l\u2019oxygène.Au plus fort de la crise, une bonbonne de 50 litres a pu coûter au marché noir six fois son prix normal de 1000 réais (220 $CAN).Elles ont dû emprunter 6000 réais (environ 1350 $) pour en acquérir une, quand le salaire minimum au Brésil s\u2019élève tout juste à 1100 réais.La situation est devenue infernale quand sept autres membres de la famille ont à leur tour été contaminés.La maison s\u2019est transformée en unité de soins intensifs.Elles ont dû apprendre à installer des régulateurs de débit d\u2019oxygène, à lire les jauges, à faire les gestes nécessaires pour permettre aux malades de respirer.Et à retirer la bonbonne de l\u2019un pour permettre à l\u2019autre de ne pas suffoquer.«J\u2019ai une attaque de panique dès que quelqu\u2019un prononce le mot oxygène.Je commence à trembler de la tête aux pieds», confie Lais à l\u2019AFP.«DÉSESPOIR TOTAL» Manaus, ville nichée au cœur de la forêt amazonienne, a vécu dès le mois d\u2019avril 2020 des scènes cauchemardesques de cadavres empilés dans des camions frigorifiques aux abords des hôpitaux, puis enterrés dans des fosses communes.La première vague a été si dévastatrice que certains chercheurs évoquaient la possibilité d\u2019une immunité collective, une grande partie de la population de la ville ayant été infectée.Mais la deuxième vague a balayé ces espoirs, avec en décembre l\u2019émergence du variant P1, plus contagieux et surtout capable de réinfecter des personnes déjà contaminées, selon des études préliminaires.L\u2019institut de recherche en santé publique Fiocruz a identifié ce variant amazonien dans 91 % des échantillons prélevés à Manaus en janvier, contre 51 % en décembre.L\u2019horreur a atteint son paroxysme à la mi-janvier quand l\u2019oxygène a commencé à manquer dans les hôpitaux où plusieurs dizaines de personnes sont mortes en quelques heures, ont indiqué des médecins à l\u2019AFP.Début février, le virus tuait en moyenne 110 personnes par jour dans cette ville de 2,2 millions d\u2019habitants, plus du triple que lors de la première vague.Dans l\u2019impossibilité d\u2019être hospitalisés, des malades sont morts chez eux de suffocation.«C\u2019était le désespoir total», raconte à l\u2019AFP Adele Benzaken, consultante de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) basée à Manaus, sa ville natale.«C\u2019était inimaginable de voir des gens aller aux quatre coins de la ville pour trouver des bonbonnes d\u2019oxygène pour des proches, de voir des bagarres près des points de vente», poursuit-elle.«C\u2019était de vraies scènes de guerre, comme après un bombardement quand les gens courent partout désespérément, sans savoir quoi faire.» Ici, la police a dû escorter des livraisons de bonbonnes et surveiller les stocks d\u2019oxygène dans les hôpitaux.Là, des escrocs ont profité du chaos et du désespoir des familles pour vendre des extincteurs peints en vert en faisant croire qu\u2019il s\u2019agissait de bonbonnes d\u2019oxygène.«SORS-MOI DE LÀ» Quand Josimauro da Silva, mécanicien diabétique de 57 ans, a commencé à développer des symptômes graves de la COVID-19, sa fille Jessica l\u2019a amené aux urgences.Mais après avoir passé la nuit dans un couloir avec plus de 100 autres patients, il l\u2019a appelée en implorant : «Sors-moi de là, le plus vite possible.» Pas de lits, pas d\u2019oxygène, pas assez de personnel soignant pour gérer autant de malades : Josimau- ro a vu plusieurs personnes mourir autour de lui.Depuis, c\u2019est Jessica qui s\u2019occupe de lui.Une tâche tellement prenante qu\u2019elle trouve à peine le temps de manger ou de dormir.«Je deviens un zombie», raconte-t-elle à l\u2019AFP.Sans les dons de proches, elle n\u2019aurait jamais pu payer la vingtaine de bonbonnes d\u2019oxygène consommée par son père en trois semaines.«J\u2019ai eu très peur», confie aussi Thiago Rocha, analyste informatique de 36 ans, soigné par ses proches dans son salon.Sa famille a dépensé près de 10 000 réais (2200 $) pour le maintenir en vie, une petite fortune.«Ceux qui pouvaient se le permettre ont acheté de l\u2019oxygène ou ont pris l\u2019avion pour se faire soigner ailleurs.Mais les pauvres ont été abandonnés», souligne Christovam Barcellos, chercheur à la Fiocruz.«PRESSION POLITIQUE» Les experts en santé publique pointent du doigt de nombreuses erreurs commises par les autorités locales.Pour Cristovam Barcellos, c\u2019est à cause des «pressions politiques» que les activités économiques ont pu reprendre fin 2020 après des manifestations de commerçants.Sans compter des années de sous- investissement et de corruption qui ont sapé le système de santé publique de Manaus, une ville déjà sous-équipée en structures sanitaires et qui reçoit des patients de toute la vaste Amazonie.Le drame de Manaus doit servir d\u2019exemple pour le monde entier, avertit le Dr Benzaken, alors que le variant amazonien s\u2019est déjà répandu dans de nombreux pays dont la France, les États-Unis ou le Japon.«Manaus est le laboratoire de ce qui va advenir» ailleurs, estime-t-il.D\u2019autres pays d\u2019Amérique latine ont déjà été frappés par de graves pénuries d\u2019oxygène comme le Pérou.Les études préliminaires montrent que la plupart des vaccins sont efficaces contre le P1, mais d\u2019autres variants, encore plus dangereux, pourraient apparaître si le virus continue à circuler autant au Brésil, pays qui compte le plus de morts de la COVID-19 (plus de 280 000) derrière les États-Unis.BRÉSIL DE L\u2019OXYGÈNE À PRIX D\u2019OR L\u2019horreur a atteint son paroxysme à Manaus à la mi-janvier quand l\u2019oxygène a commencé à manquer dans les hôpitaux où plusieurs dizaines de personnes sont mortes en quelques heures.\u2014 PHOTO AFP, MICHAEL DANTAS leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 79 Nécrologie Diane Breton Turgeon 1945 - 2021 À son domicile, le 17 mars 2021, à l'âge de 75 ans, est décédée subitement et naturellement madame Diane Breton, épouse de monsieur Gilles Turgeon, fille de feu Henri Breton et de feu Madeleine Duchesneau.Elle demeurait à Lévis.Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa fille Geneviève (Noël Bédard); sa petite-fille Madeline Bédard; ses frères et soeurs : Denis (Isabelle Blanchard), feu Rita (feu Gilles Champoux), feu Serge, Marie (feu Pierre Poirier et Rénald Fortin) et Céline (Alain Buteau); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Turgeon : Huguette (Denis Bouchard), feu Rolande, Lucie (Réjean Guilbault) et Chantal (Louis Arbour); plusieurs neveux et nièces, autres parents et ami(e)s; ainsi que ses collègues de travail et de bénévolat.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Hôtel-Dieu de Lévis, https://fhdl.ca/faire-un-don/.Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, la famille se réunira privément le dimanche 28 mars pour assister à la liturgie de la Parole qui aura lieu à la chapelle duComplexe Blais, Gilbert & Turgeon, 6100, boulevard Wilfrid-Carrier, Lévis, secteur Desjardins.Si vous désirez assister à la célébration, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le dimanche 28 mars à 15h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».Liliane Alain 1922 - 2021 C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de notre maman, madame Liliane Alain, survenu le 24 février 2021, â l\u2019âge de 99 ans et 24 jours, épouse de feu Fernando Génois et de feu Adrien Tremblay.Elle demeurait à L'Ancienne-Lorette.Elle était la fille de feu madame Élisabeth Moisan et feu monsieur Léonidas Alain de Saint- Raymond.Elle nous a quittés après un long parcours entre St- Raymond, Chibougamau, Donnacona et enfin L\u2019Ancienne- Lorette.Son bagage d\u2019expériences diversifiées la rendait unique.Que ce soit comme enseignante, sage-femme, couturière, propriétaire de maison de chambres, bénévole à l\u2019Ouvroir de Donnacona et proche-aidante de son conjoint, Adrien, pour lequel elle a multiplié les heures de soins, notre mère était une femme d\u2019exception.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Florent Génois (Michelle Simard), Réjane Génois (Gaétan Galarneau), Jocelyne Génois (feu Raoul Jourdain, Jean- Pierre Beaudet), Louise Génois (feu Guy Lachance), ses petits-enfants: Martin Génois (Evelyne Martin), Stéphanie Génois (Patrick Harvey), Yannick Bourassa (Jeannie Strohoff- Bourassa), Marie- Pier Bourassa, Marie-Claude Jourdain (Stephen Bouchard), Éric Lachance (Julie Couture).Elle était également la grand-mère de feu Julie Lachance.Elle laisse aussi dans le chagrin ses arrière-petits- enfants qu'elle aimait tant: Émilie et Adrien Bourassa, Justin et Elie-Anne Duchesne, Raphaëlle et Maxim Bouchard, Julia et Alexandre Harvey, Gabrielle, Maxime et Félix Couture Lachance, Mathilde et Camille Génois.Elle était la soeur de feu Omérine, (feu Rosario Moisan), feu Léonide (feu Lauréat Martel, feu Raymond Voyer), feu Yvette (feu Léonard Gilbert), feu Lucille (feu Rosaire Leclerc), feu Alberte (feu André Paquet), Marcel (Lorraine Guérin), feu Rosario (Denise Plamondon).Ses neveux et nièces des familles Alain, Génois et Tremblay ainsi que de nombreux ami(e)s au Manoir et Jardin des Pionniers à L'Ancienne-Lorette, et d\u2019ailleurs se souviendront d\u2019elle.La famille désire remercier sincèrement la Dre Marie Boutin ainsi que le personnel du Manoir des Pionniers pour les bons soins et leur attention particulière.En raison des circonstances liées à la pandémie, une rencontre hommage se tiendra en toute intimité le 3 avril 2021 au centre funéraire Saint-Charles.Toutefois ceux et celles qui le souhaitent pourront se joindre à nous pour assister virtuellement à la liturgie de la Parole à compter de 14h30.Vos témoignages peuvent se traduire par un don à la Fondation de Lauberivière au 401 rue Saint- Paul, Québec, QC G1K 3X3 secretariat.general@lauberiviere.org Clément Denault 1950 - 2021 Tu n\u2019es plus là où tu étais\u2026 mais tu es partout où je suis.(Victor Hugo).À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 13 mars 2021, à l\u2019âge de 70 ans et 6 mois, est décédé monsieur Clément Denault, jadis propriétaire du Mobilier International, conjoint de madame Marie-Josée Jacob, fils de feu dame Mariette Carmichael et de feu monsieur Robert Denault.Il demeurait à Québec.Il laisse dans le deuil sa conjointe Marie-Josée Jacob; ses frères et sœurs : Jacques (Lily Trudel); Nicole (Guy Genest); Bernard (Sylvie Hamel); Hélène (Réjean Plante); Céline (Ronald Chatigny); Martin (Brigitte Picard) et Jean (Yan Paradis); sa belle-mère Yolande Janvier; sa belle-sœur Marlène Jacob (Sylvain Demers) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Un remerciement spécial à toute l\u2019équipe des soins intensifs et palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis pour leur attention et bienveillance.Considérant la situation actuelle de la pandémie, les condoléances et la célébration auront lieu à une date ultérieure lorsque les rassemblements plus nombreux le permettront.Les informations vous seront communiquées au moment opportun.L\u2019inhumation des cendres aura lieu ultérieurement avec la famille.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec, Québec.Téléphone : 418 656-4999.Courriel : info@fondation-iucpq.org.Site web : www.fondation-iucpq.org.Il a été confié à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire St-Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6 Mme Claire Desjardins Pelletier 1947 - 2021 Le 16 mars 2021, à l'hôpital Notre-Dame-de-Fatima, après un courageux combat contre la maladie et entourée de l'amour de sa famille est décédée paisiblement à l\u2019âge de 73 ans et 11 mois Mme Claire Desjardins, épouse de M.Rodrigue Pelletier, fille de feu Mme Isabelle Parent et de feu M.Gérard Desjardins.Elle demeurait à Kamouraska.Étant donné les circonstances actuelles reliées à la pandémie et à la demande de Mme Claire, une cérémonie religieuse privée aura lieu ultérieurement en l\u2019église de Kamouraska, suivie de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil son époux, Rodrigue Pelletier; ses enfants : Sandra (Alain Tardif, Samuel, Jérôme), Rodrigue Junior (Karine Vézina) et ses petits- enfants «ses p\u2019tits chats»: Émile et Alexis.Elle était la sœur de : feu Louise, Hélène (Gilles Lévesque), feu Jacqueline, feu Fernand et la belle-sœur de : Aline, Normand (Madeleine Bourgeois), Rosaire, Claudette (Jean-Luc Dallaire), Raymonde (Michel Bernard), Carole (Ferdinand Laplante), Sylvie (Normand Langevin), Gaston.Sont aussi attristés par son départ, sa filleule, Isabelle Labrecque (Frédéric Laplante), plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents des familles Desjardins et Pelletier et de nombreux ami(e)s.Des remerciements spéciaux sont adressés à l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Fatima et à tout le personnel médical qui a accompagné Mme Desjardins tout au long de sa maladie ainsi qu\u2019au personnel de la résidence Hélène Lavoie pour leur dévouement, leur bienveillance et les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040 avenue Belvédère, bureau 214, Québec (Québec) G1S 3G3.La direction des funérailles a été confiée à la: Gabriel Genest 1933 - 2021 Au CHU Pavillon Hôpital St-Sacrement, le 12 mars 2021, à l\u2019âge de 88 ans et 1 mois, est décédé monsieur Gabriel Genest, époux de madame Thérèse Lapointe, fils de feu madame Marie- Paule Leclerc et de feu monsieur Joseph Genest.Il demeurait à Québec.En raison du contexte actuel lié à la COVID-19, les funérailles auront lieu en toute intimité au Centre funéraire St-Charles.La mise en crypte suivra au Cimetière St-Charles Mausolée Marie-de-l'Incarnation.Il laisse dans le deuil outre son épouse Thérèse; ses enfants: Francine (Daniel Guérard) et André (Carole Jobin); ses petits-enfants: Steve (Marie-Ève Béland), Nathalie, Stéphane (Myriam Lavoie) et Marie-Ève; ses arrière-petits-enfants: Jacob Guérard et Louis Genest; ses frères et sœurs: Sœur Marie-Claire, feu René, feu Monique (Normand Gobeil, son amie Claudette Bertrand), Noël (Yolande Soulard), Lucille, Henri-Paul (Liliane Thibodeau), feu Germain, Jean-Pierre (Huguette Picard) et Richard ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur et de l'AVC.Site web: www.coeuretavc.ca .Des formulaires seront disponibles sur place. SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 80 Denis Durand 1953 - 2021 C\u2019est avec tristesse que nous vous faisons part du décès de M.Denis Durand, à l\u2019âge de 67 ans, à l'Hôtel-Dieu de Québec à la suite d\u2019un cancer fulgurant.Il laisse dans le deuil ses enfants adorés Sophie (Félix Gagnon-Bédard), Martin et Thomas Jobin-Durand (Graziella Nadeau); ses petites-filles chéries Mikaëla et Lenny-Jane, son frère et ses sœurs: François (Johanne Boucher), Marie (Claire Vanier), France, Lucie, Anne et Sylvie; sa grande amie Caroline Olivier ainsi que plusieurs oncles, tantes, neveux, nièces, cousins, cousines, amis et collègues de travail du CERFO (Centre d'enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy inc.).Denis a profondément marqué tous ceux et celles qui l\u2019ont côtoyé par sa gentillesse, son entregent et son sens de l\u2019humour très prononcé.Au cours de sa carrière d\u2019ingénieur forestier, il a été très apprécié notamment lors de ses nombreuses missions réalisées à l\u2019international et plus particulièrement en Afrique, au sein des firmes de génie-conseil où il a œuvré et plus récemment au CERFO.Amoureux de la forêt, il est toujours demeuré très proche de la nature, a toujours eu à cœur sa préservation et a développé une passion jamais démentie pour la chasse et la pêche.C\u2019est d\u2019ailleurs avec conviction qu\u2019il a transmis cette passion à ses enfants et ses petites-filles.La famille tient à exprimer ses sincères remerciements à tout le personnel de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour le dévouement, les bons soins prodigués, le soutien et la gentillesse démontrés à son égard lors de sa fin de vie.En raison de la pandémie, une cérémonie privée où seulement les membres de la famille immédiate de Denis seront invités, aura lieu le dimanche 28 mars 2021 à la maison funéraire.Toutefois, une cérémonie de commémoration ouverte à tous ceux qui l\u2019ont connu, aimé et apprécié aura lieu au cours de l\u2019été dès que les circonstances le permettront.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au Fonds de bourses de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l\u2019Université Laval, fonds #0615 servant à offrir des bourses d\u2019études à des étudiant(e)s de la faculté de foresterie dont voici le lien: https://www.ulaval.ca/fondation/donner/fonds/0615/ Pour renseignements: Complexe Claude Marcoux 1845, boulevard Guillaume-Couture, Lévis, secteur Saint-Romuald, 418 839-8823, info@groupegarneau.com Laure-Ange Gagnon (Beaudoin) 1927 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 17 mars 2021, à l\u2019âge de 94 ans, est décédée madame Laure-Ange Beaudoin, épouse de feu Émilien Gagnon.Elle était la fille de feu Anselme Beaudoin et de feu Julie Dumas.Elle demeurait à Honfleur.En raison des circonstances actuelles, un service religieux sera célébré en toute intimité (maximum 25 personnes et sur invitation seulement) le samedi 27 mars 2021 à 11h00 en l\u2019église d\u2019Honfleur.Elle laisse dans le deuil, ses enfants : Micheline (Réjean St-Pierre), Paulin (Nicole Fournier), Régis (Francine Rouillard), Rémi (Céline Morin) ainsi que Philippe Rolland; ses petits-enfants : Jérôme Laverdière (Annie-Michèle Blais), Frédérick Gagnon (Cindy Robitaille), Valérie Gagnon (Jonathan Lepage), Myriam Gagnon (Jasmin Bisson), Daniel Gagnon (Katie Marceau), Martin Gagnon (Valérie Guillemette), Sonia Gagnon (Jimmy Dulac), Jessica Gagnon (Rémi Nadeau) et ses 19 arrière-petits-enfants, ainsi que Yannick St-Pierre (Amélie Delisle), Valérie St-Pierre (Mathieu Rodrigue) et leurs enfants.Elle était la sœur de feu Antonin (Louisette Gravel), feu Roger (feu Normande Vallières), feu Emilien (Emilienne Lacasse), Majella (Françoise Marceau) et feu Félix (feu Emérienne Dion).De la famille Gagnon, elle était la belle-sœur de feu Albert (feu Gemma Morin/feu Alphée Blais), feu Lucien (feu Madeleine Marceau), feu Louis, feu Maurice (feu Laure-Anna Laflamme), feu René, feu Lauréat (Jeannine Corriveau/Mathieu Fillion), feu Marcel, feu Aline (feu Roland Laflamme) et Gustave (Dolorès Fillion).Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciements au Dr Demers et au personnel de l\u2019urgence ainsi qu\u2019à l\u2019équipe des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Toute marque de sympathie peut se traduire par un don à la paroisse Saint-Benoît-de- Bellechasse (Communauté Notre-Dame du Bon Conseil d\u2019Honfleur), 320-B, rue St-Jean Honfleur (Québec) G0R 1N0.Site internet sbdb.ca La direction des funérailles a été confiée à la : Céline Henri Au CHU - CHUL, le 15 mars 2021, à l\u2019âge de 70 ans et 8 mois, est décédée madame Céline Henri, épouse de monsieur Daniel Bouchard, fille de feu madame Marie-Rose Grondin et de feu monsieur Rosario Henri.Elle demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives - Centre funéraire du Plateau, 693, av.Nérée-Tremblay, Québec (Qc) G1N 4R8, le samedi 3 avril 2021.Une liturgie de la Parole sera célébrée en privé au salon le même jour.Elle laisse dans le deuil son époux Daniel Bouchard; ses enfants: Jean-Philippe (Brigitte Lapierre), Anne-Marie (Patrick Lord); ses petits- enfants: Émily, Sarah-Maude, Alexandre, Félix Antoine, Ophélie.Elle était la sœur de Jules (Doris), feu Gisèle (feu Raymond), Lucette (Robert), Serge (Christiane), Louiselle (Luc), Sylvie, Marcel.Elle laisse également ses beaux-frères et belles- sœurs de la famille Bouchard : Aline (feu Émilien), Jean-Pierre (Julie), Johanne (feu Rosaire); neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Nous remercions tout le personnel soignant du 2e sud-est du CHUL, préposé à l'entretien ménager, préposé(e)s aux bénéficiaires, les infirmiers et infirmières.Ils furent d'une extrême courtoisie et d'un réconfort pour la défunte et ses proches.Des remerciements sincères pour la Dre Marjolaine Tremblay médecin en soins palliatifs, elle fut une ressource et un soutien moral important pour la défunte et d'un éclairage énorme pour les membres de la famille dans la démarche et la compréhension de fin de vie.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.Téléphone : 418 683-8666.Site Web : www.cancer.ca, à la Fondation de la Maison Michel-Sarrazin.Téléphone : 418 687-6084.Courriel : fondation@michel-sarrazin.ca.Site Web : www.michel-sarrazin.ca, et à la Fondation du CHU de Québec.Jacques LaBerge 1928 - 2021 Mercredi le 17 mars 2021, à l\u2019Hôpital Général de Québec, à l\u2019âge de 93 ans, est décédé monsieur Jacques LaBerge, fils de feu Adélard et Isola LaBerge.Il laisse dans le deuil sa conjointe, Yvonne (Dion), ses deux filles Ginette (Denis Collette) et Diane, sa soeur Claudette (Hurtubise), ses petits- enfants Émilie, Justine, Christophe, Ulric et Mathieu et de nombreux arrière-petits-enfants; plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Il sera aussi regretté par tous ceux et celles qui ont su apprécier sa présence, sa légèreté, son humour et son immense talent d\u2019artiste tout au long de sa vie.Considérant la situation actuelle de la pandémie, une célébration pourra avoir lieu à une date ultérieure.Pour encourager la recherche, vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec 1040, avenue Belvédère, bureau 305, Québec, Québec Téléphone : 418 527-4294 Courriel : info@societealzheimerdequebec.com Site web : www.societealzheimerdequebec.com Visitez notre site necrologie.cn2i.ca Vous y retrouverez tous nos avis de décès.N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Avec profonde sympathie, nous offrons nos condoléances aux familles éprouvées. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 81 Hélène Merle Goutier 1924 - 2021 À Montréal, le 16 mars 2021, à l\u2019âge de 96 ans, est décédée Madame Hélène Merle Goutier épouse de feu Jacques Goutier.Elle laisse dans le deuil ses sept enfants Claude, Dominique (Pauline), Bernard, Françoise, Annie, Jean et Michelle (Alain), ses petits-enfants Antoine (Dana), Claire (Vincent) et Vincent, ses arrière-petits-enfants Maude et Loic, ainsi que plusieurs parents et amis.En raison des circonstances actuelles, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.Les informations vous seront communiquées en temps et lieu à ceux et celles qui en manifestent le désir en envoyant un court message à l\u2019adresse suivante : ceremonie@goutier.ca Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don aux Amis du Jardin Botanique de Montréal (www.amisjardin.com/fr/appuyez-nous).Léo Nadeau 1931 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 21 mars 2021 est décédé à l'âge de 89 ans monsieur Léo Nadeau, époux de feu madame Yolande Drouin.Il était fils de feu Alcide Nadeau et de feu Albertine Demers.Il demeurait à Ste-Agathe-de-lotbinière.**Dans le contexte actuel de la Covid-19, des funérailles auront lieu de façon intime sur invitation seulement.** Il laisse dans le deuil, sa fille Michelle (Bernard Germain); son petit-fils Maxime (Lélia); ses frères et sœurs: feu Murielle (feu Robert Drouin), feu Irène (feu Bernard Laflamme), Louis- Phillipe (Louisette Bilodeau), Aline (feu Réal Laflamme), feu René (Thérèse Gingras) et Marcel; sa belle-soeur Louisette (feu Jean-Guy Beaulieu).Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciement: Un remerciement spécial au médecin Denis Noël pour sa grande disponibilité au domicile ainsi qu'au personnel de la Résidence Notre-Dame de Fatima pour leur grande humanité et disponibilité.La direction des funérailles est confiée à la Maison Funéraire Parent & St-Hilaire Inc.Pour information, téléphone: 1-844-696-2295 et site web: www.parentst-hilaire.com Pierrette Parent 1923 - 2021 À son domicile, le 13 mars 2021, à l\u2019âge de 97 ans est décédée madame Pierrette Parent, épouse de feu monsieur Raymond Poitras.Elle était la fille de feu Blanche Lachance et de feu Victor Parent.Elle demeurait à Québec.Étant donné la situation actuelle, une célébration hommage sera célébrée dans l\u2019intimité de la famille le dimanche 28 mars à 11h au salon-chapelle du centre commémoratif WILBROD ROBERT « Une maison familiale » 738, avenue Royale, Québec (Beauport) G1E 1Z4.Madame Parent laisse dans le deuil son fils Jacques Poitras (Christiane Faucher); ses frères et sœurs: Raymonde (feu Maurice Caron), Renée (feu Marc Beaulé), Hugues (feu Noëlla Fortier) ainsi que Monique Faucher (Gaétan Saulnier) sœur de Christiane Faucher.Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Elle est allée rejoindre son fils feu André Poitras ainsi que ses frères et sœurs: feu Gisèle, feu Maude, feu Victor (feu Rita Demers), feu Édith (feu Jean-Paul Morel), feu Jacques (feu Nancy Duplain) et feu Isabella (feu Jean-Charles Émond).Un remerciement spécial au personnel du CHSLD Sacré-Cœur pour les bons soins apportés.Toute marque de sympathie, peut se traduire par un don à l\u2019Institut Universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2725 chemin Ste-Foy, Québec G1V 4G5 418-656-8711 www.iucpq.qc.ca Lucie Pelletier 1952 - 2021 C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous faisons part du décès de madame Lucie Pelletier, survenu à Lévis le 17 février 2021, à l'âge de 68 ans.Elle était la compagne de vie de monsieur Paul Godin, la fille de feu Gabrielle Bazin et de feu J.Roland Pelletier.Elle habitait à Lévis.Considérant la situation actuelle, la famille se réunira en toute intimité et l\u2019inhumation des cendres se fera à une date ultérieure.Outre son compagnon de vie, elle laisse dans le deuil ses sœurs : Sylvie (Magella Castonguay) et Claire (Victorin Chabot); son frère Louis (Anne Tremblay); ses nièces : Amélie et Ariane Chabot; son beau-frère Mario Godin (Sylvie Vézina); la fille de Paul, Emmanuelle Godin Deslandes et le petit-fils de Paul, Ambroise Godin Deslandes, ainsi que de nombreux oncles, tantes, cousins, cousines, ses compagnons de travail et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Cap Diamant, 1415 rue Frank-Carrel, bureau 261, Québec (QC) G1N 4N7, téléphone : 418 614- 9453.https://fondationcapdiamant.com/don-depart-dans-la-dignite/ «Les personnes que nous aimons quittent un jour nos yeux mais jamais notre cœur.» Pour renseignements : Harmonia.Téléphone : 418 681-9797.Pour l\u2019envoi de messages de sympathie personnalisés : info@harmonia.ca (Ne pas oublier d\u2019indiquer le nom de la personne décédée et nous transmettrons votre message par courriel à la famille dans les plus brefs délais).Louiselle Laganière Pouliot 1938 - 2021 «Le jour de printemps ensoleillé s'est pointé et pourtant un nuage est venu l'assombrir».Ce 20 mars 2021 s'est paisiblement éteinte dans son sommeil, à son domicile de Lévis, notre Louiselle adorée, épouse bien-aimée des 56 dernières années de Roland.Elle est allée rejoindre son fils Éric.Outre son mari, elle laisse dans le deuil son fils Pascal (sa conjointe Eugenie et son fils Azur), de même que sa petite-fille, sa fierté, Janie.Elle était la fille de feu Évariste Laganière et de feu Bella Roy, la soeur de Mario (Jacqueline Garneau), Régine (Lomer Portelance), Lucie, Jean-Louis (Lise Houle), Régis (Lucie Samson), Marie-Andrée (Michel Bélanger).Précédée par ses autres frères et sœur: Jean-Marc, Fernand (feu Rita Goudreau), Clément (feu Henriette Langlois) et Isabelle (Jean-Guy Gagnon).Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs et beaux-frères de la famille Pouliot: feu Denis (Hélène Bacon), feu Côme (Aline Rochette), feu Gaëtan, André (Noëlla Couture), Nicole (feu René Baillargeon), Carole ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s précieux.Vu les circonstances actuelles (Covid-19), la cérémonie aura lieu dans l\u2019intimité.Les cendres seront inhumées ultérieurement au Cimetière Mont-Marie.Armand Picard 1938 - 2020 À l'Hôtel-Dieu de Lévis, le 27 septembre 2020, à l'âge de 82 ans, est décédé monsieur Armand Picard, époux de feu madame Claudette Bois, fils de feu monsieur Antoine Picard et de feu madame Hélène Laverdière.Il demeurait à Lévis.Il laisse dans le deuil ses enfants : Alain (Johanne Linteau) et André (Myriam Patry); ses petits-enfants : Rachel, Arielle, Amélie et Antoine; sa sœur Louise Picard; son amie Michelle Mercier ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel de l'Hôtel-Dieu de Lévis pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.https://fhdl.ca/ Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, une cérémonie aura lieu dans l'intimité, au Complexe Claude Marcoux le samedi 3 avril 2021.Si vous désirez assister à la célébration, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le samedi 3 avril à 15h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ». SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 82 Renald Rodrigue 1955 - 2021 La plus belle des lumières s\u2019est éteinte.Tu es maintenant une étoile de plus qui brille pour l\u2019éternité.C\u2019est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de monsieur Renald Rodrigue survenu le 8 mars 2021, à l\u2019âge de 65 ans.Il laisse dans le deuil son amoureuse Christiane Montminy; son père Raymond Rodrigue (feu Laurence Doyon, Berthilde Fecteau); sa sœur feu Ghislaine (Daniel); son frère Mario (Nathalie); ses beaux-frères de la famille Montminy : Jacques, Michel, Martin (Marie); ses neveux et nièces : Yannick (Sophie), Jérôme (Stéphanie), François (Kathleen), Vincent, Marie-Michèle (Simon-Pierre), Félix, Anne et Luce; ses petits neveux et nièces : Marie-Pier, Charles-Antoine, Maïna, Mélie, Lexie, Antoine et Émile ainsi que ses cousins, cousines, oncles, tantes et ami(e)s.Renald était un homme discret, humble, travaillant, généreux et un amoureux de la vie.Alors qu\u2019il se savait malade, il a fait don d\u2019un chien Mira à un enfant atteint de TSA contribuant ainsi à changer le cours de sa vie.On retiendra surtout de lui sa résilience et son courage hors du commun contre un ennemi implacable.C\u2019était un battant, un vrai; il aura été un modèle et une inspiration pour les gens autour de lui.Jusqu\u2019à la toute fin, il s\u2019est battu, mais son corps épuisé par tant de combats a dû s\u2019avouer vaincu.Pour nous qui l\u2019aimions, il faudra désormais apprivoiser la vie sans lui, un jour à la fois.En raison du contexte actuel et parce qu\u2019aucune technologie ne saurait remplacer la chaleur d\u2019un câlin, un hommage à sa vie sera célébré ultérieurement.Un merci particulier à tous les professionnels du CRIC (Centre régional intégré de cancérologie de Lévis) pour leur indéfectible soutien, leur bienveillance et leur humanité lors de ces 4 années et demie.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer (volet pancréas), 1040, avenue Belvédère, bureau 214, Québec (Qc) G1S 3G3, tél.: 418-683-8666 ou au www.cancer.ca.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 658-1600 Télécopieur : 418 658-2415 Courriel : infocomplexe@athos.ca Cécile Roy née Thibault 1923 - 2021 Cécile Thibault Roy s\u2019est envolée en douceur vers l\u2019autre vie, le 30 janvier 2021.Elle fut l\u2019épouse de feu Gérard Roy.Elle demeurait à Charlesbourg.À sa mémoire, un service aura lieu à l\u2019église de St-Rodrigue à Charlesbourg le 10 avril à 14h.Des précisions suivront suite aux annonces gouvernementales à venir.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Michel (Diane Dumais), Gilles (Céline Vaillancourt), Lise (Bernard Lachance), Denise (Jacques Ruel); ses petits-enfants: Marie-Ève, Stéphanie et Jean-Nicolas; ses arrière-petits-enfants Léa et Thomas ainsi que des nièces, neveux et amies.Grand merci aux cœurs généreux qui lui ont donné de bons soins avec une délicatesse et un professionnalisme exceptionnel.Famille et Amies, elle vous salut et vous remercie d\u2019avoir fait partie de sa vie sur Terre.Denyse Rousseau Baker 1935 - 2021 Au CHSLD de Donnacona, le lundi 15 mars à l\u2019âge de 86 ans, est décédée dame Denyse Rousseau épouse de Lawrence Baker.Elle était la fille de feu Louis Rousseau et de feu Bertha Fournier.Elle demeurait à St- Raymond de Portneuf.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants, Nelson (Marie- Claude Minguy et ses enfants Marie-Philipe et Pierre-Olivier), André (Isabel Côté) et Daniel (Tina Baker); ses petits-enfants : Frédérick, Louis-Charles, Catherine, Laurence, Benjamin, Callista et Noah.Elle laisse également dans le deuil son frère André Rousseau (feu Laurette Lavallée), ses beaux- frères et belles-sœurs : Jean-Claude Mathieu (feu Gisèle Baker), Raynald Baker (Yolande Fournier) et Edith Baker (Fernand Roy).Elle est allée rejoindre ses sœurs : feu Fernande (Georges Falardeau) et feu Irène ainsi que ses frères feu Robert (feu Anita Drouin) et feu Marcel.Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces et amis dont entre autres les résidents de la Place Nando à St-Raymond de Portneuf.En raison des circonstances reliées à la pandémie, un service religieux sera célébré en toute intimité, le samedi 27 mars 2021, l\u2019inhumation des cendres se fera par la suite au cimetière St- Charles.La famille tient à remercier sincèrement tout le personnel du CHSLD de Donnacona pour leur dévouement auprès de notre mère et les bons soins prodigués avec attention.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Fondation Portneuf Plus, 160 des Tulipes, St-Raymond G3L 4L6, 418 337-3182 Pour renseignements : Coopérative funéraire des Deux Rives.Pour l\u2019envoi de messages de sympathie : www.coopfuneraire2rives.com Soeur Thérèse Taschereau, s.s.ch.1923 - 2021 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec, le 14 mars 2021, à l\u2019âge de 97 ans et 10 mois, après 78 ans de vie religieuse dans la Congrégation des Sœurs de Sainte-Chrétienne, est décédée Sœur Thérèse Taschereau, en religion Sœur Sainte-Marie-Cécilia.Née à Saint-Grégoire-de-Montmorency, le 16 mai 1923, elle était la fille de feu dame Valérie Bouchard et de feu monsieur Eugène Taschereau.Elle demeurait à Québec.En raison de la situation actuelle (Covid-19), une cérémonie sera célébrée à l\u2019église Saint-Ignace- de-Loyola à une date ultérieure.Les cendres seront déposées au cimetière de Giffard après la cérémonie dans le lot de la communauté.Sœur Thérèse laisse dans le deuil les Sœurs de Sainte-Chrétienne et leurs associées; son frère Roland (feu Aline Fournier) ainsi que plusieurs neveux, nièces et ami(e)s.Elle était également la sœur de : Laetitia (Roland Aubin), Rolande (Carence Cloutier), Gratien (Denise Richard), Gervaise (Henri Laferrière), tous décédés.Elle laisse aussi dans le deuil sa famille « Terre Nouvelle », une maison de croissance personnelle dont elle est à l\u2019origine avec des consoeurs : Mme Thérèse Nadeau et Mme Denise Lacasse de même que l\u2019Abbé Gilles Dupré.La communauté des Sœurs de Sainte-Chrétienne remercie chaleureusement la direction et le personnel de la Maison Beauport ainsi que le personnel des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus pour l\u2019attention et les bons soins prodigués à Sœur Thérèse.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don aux missions des Sœurs de Sainte-Chrétienne en Afrique.Vous pouvez faire parvenir votre don à l\u2019intention de : Mission des sœurs de Sainte-Chrétienne, bureau 007, 2281 chemin de la Canardière, Québec G1J 0B8.Les funérailles sont sous la direction de : La Seigneurie Coopérative Funéraire 2450, avenue St-Clément, Québec arr.Beauport, Québec G1E 1E8 Ralph Viel 1930 - 2021 Au CHSLD Jeffery Hale à Québec, le 15 mars 2021 à l\u2019âge de 90 ans, est décédé M.Ralph Viel, époux de feu Mme Lucille Poirier.Il demeurait à Québec.Selon ses volontés il a été confié à la Résidence funéraire Boulanger pour crémation.En raison des circonstances reliées à la pandémie, les funérailles seront célébrées ultérieurement en l\u2019église St-Michel de Sillery, un second avis de décès sera publié à ce moment.Ses cendres seront déposées au cimetière Mount Hermon à Québec.Il laisse dans le deuil son fils Carl, sa bru Caroline LaRue et ses deux petits-enfants : Olivier et feu Nicolas.Il était le frère de Jeannette (feu François Normand), feu Jean-Marc (feu Carmen Bérubé), feu Justin, Marthe (feu Roger Laforest), feu Bertrand (feu Thérèse Sévigny), feu Simone (feu Camille Ouellet), Léopold (Marielle Roy), Hélène (Olé Holson), Carmen (feu Gil Robert), Cécile (feu Victor Beaudoin), Alex (Claire Duquette), Yolande (feu Gérard Dupont), Jean-Guy (Marie Fitz Morris) et Réginald (Fernande Gélinas).De la famille Poirier, il était le beau-frère de feu Thérèse (Yvan Hardy), Paul (Madeline St-Pierre).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux et nièces.La famille tient à remercier le personnel de l\u2019unité de soins palliatifs du Jeffery Hale et celui du CLSC la Source Sud pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des Amis du Jeffery Hale - Saint Brigid\u2019s ou à la Fondation Rêves d\u2019enfants.Entreprise membre de la Corporation des thanatologues du Québec. leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 83 Nicole Vaillancourt Québec, le 8 mars 2021, à l'âge de 61 ans, est décédée madame Nicole Vaillancourt, fille de monsieur Gabriel Vaillancourt et de feu madame Marie Lemay.Outre son père, elle laisse dans le deuil sa sœur Linda, son frère Michel (époux de Bernadette Périsse), ses nièces Héloïse et Florence ainsi que plusieurs parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.EN MÉMOIRE DE Jacques Gagné, décédé le 30 mars 2017 Déjà quatre ans, depuis le grand départ de 2017.Ton absence sera toujours difficile à vivre.Tu étais si présent dans notre merveilleux voyage de couple.Certains n\u2019ont jamais compris le grand amour qui nous a uni durant 50 ans.Je garderai toujours nos souvenirs de tendresse, d\u2019affection, de fureur de vivre et de grande complicité qui nous faisaient valser ensemble dans la vie.On se reverra un jour.Ta complice de toujours, Louise EN MÉMOIRE DE TOI John Elton Dacres Cher amour, il y a déjà 10 ans que tu nous as quittés.Ton départ a laissé dans nos coeurs une grande peine, un grand vide.Tu fais et feras toujours partie de nos pensées.Nous nous souviendrons toujours de ton courage, de ton amour et que ceux et celles qui ont eu le privilège de te connaître aient, comme nous, une douce pensée pour toi.Tes amours, ta conjointe Suzanne, tes enfants et gendres : Dennis, Linda (Stephen), Nancy (Yves), Sandra; petits-enfants : April, Shana, Jordan, ainsi que mes enfants : Stéphanie, Yvan, Caroline, Nicolas et mes petits-enfants : Marc-Olivier, Justine, Pierre-Louis, Maxime, Alexis et Félix Nous ne t'oublierons jamais.xxx 1er ANNIVERSAIRE Nous nous remémorons aujourd\u2019hui ton décès survenu le 25 mars 2020.Malgré ton absence, tu restes toujours très présent dans nos vies, les valeurs familiales et d\u2019entraide que tu nous as léguées étant considérables.Ton souci de toujours porter assistance à quiconque en avait besoin, tes conseils et ton humanisme manquent à plus d\u2019un.Ton absence se fait sentir chaque jour.Nous t\u2019aimons et te gardons dans nos coeurs pour toujours.Ton épouse Suzanne, tes enfants Lucie, Denise, Anne, Sylvie et leurs conjoints ainsi que tes petits-enfants et arrière-petits-enfants.Denise Gingras 1927-2020 1er Anniversaire de décès Le temps passe\u2026 Mais tu es toujours avec nous Nous te revoyions Là où tu marchais Nous entendons ton rire Là où souffle le vent Nous savourons tes plats Là sur la table à ta manière Nous t\u2019effleurons presque Là sur ces tissus que tu portais Nous sentons ta présence Là dans les effluves de ton parfum Nous nous rappelons de toi Et nous nous en rappellerons toujours\u2026\u2026.Avec Amour Ta famille 1er ANNIVERSAIRE Carol Gagnon Il y a un an, la vie nous apprenait comment elle est fragile.Avec toi est partie une portion de nous-mêmes, et avec nous est demeurée une partie de toi.Ton épouse Léonie Ta fille Caroline Ton fils Nicolas Tes petite-filles Mathilde et Emmylou In Memoriam Personnalisez vos témoignages de sympathie.Soulignez un 1er anniversaire avec respect.Renseignez-vous au 418 686-3273 Consultez nos avis de décès au www.necrologie.cn2i.ca N U M É R I Q U E SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS T o u s l e s d i r e c t e u r s généraux peuvent en témoigner, la période de transactions dans la LHJMQ provoque inévitablement des remous dans les équipes aspirantes.Peu importe la qualité des joueurs qui arrivent, il y a du travail à faire pour les intégrer au système de jeu, à la chimie dans le vestiaire\u2026 et pour convaincre ceux qui étaient déjà en place de céder des responsabilités pour le bien de l\u2019équipe.C\u2019est un travail de longue haleine, et la deuxième moitié de saison sert en grande partie à placer tout ça avant les séries.Ce concept est plus compliqué à appliquer en cette saison unique, où le calendrier est pas mal amputé.C\u2019est encore pire chez les Tigres de Victoriaville, l\u2019équipe au Québec qui a disputé le moins de matchs depuis le début de la saison.Imaginez, depuis la fin de la période de transactions, les Tigres ont dû se contenter d\u2019une douzaine de sorties.«C\u2019est sûr, la situation n\u2019est pas évidente.Mais on connaissait le contexte quand nous avons fait nos transactions», expliquait le directeur-gérant Kevin Cloutier, qui s\u2019était quand même fixé des barrières claires avant de négocier avec ses homologues.«Notre équipe était mature, on savait que d\u2019une façon ou d\u2019une autre, nous allions perdre des joueurs importants cet été.On a décidé de foncer, mais vu le contexte, on ne voulait pas toucher à nos jeunes ni à nos choix de première ronde.On a réussi à faire ça avec les acquisitions de Shawn Element, Benjamin Tardif et Alexis Arseneault.Puis, à la toute fin, on s\u2019est gâté avec Alex Beaucage!» Ce dernier s\u2019est amené dans les Bois-Francs au lendemain d\u2019une spectaculaire victoire de 6-0 face aux Cataractes à Shawinigan.Champion de la coupe du Président et de la coupe Memorial, Beaucage était très convoité sur le marché, alors cette dernière acquisition a semé beaucoup d\u2019espoir à Victoriaville.RETROUVER LA RECETTE Depuis, ça s\u2019est refroidi un peu.Les Tigres n\u2019ont pas encore réussi à compléter leur puzzle.Ils flirtent avec la barre des ,500 en 2021, ce qui n\u2019est pas très impressionnant pour un club aussi talentueux.Ils ont subi deux échecs cuisants, contre Shawinigan et Chicoutimi.Ils ont été largués de la course pour le titre de division.Ils soignent quelques blessés.Bref, l\u2019équipe ne répond pas aux attentes actuellement et il reste deux petits matchs à écouler à la saison régulière\u2026 «À part pour deux matchs, on n\u2019a jamais joué avec tout notre monde.C\u2019est sûr qu\u2019il nous reste des choses à améliorer.Dernièrement, je trouvais qu\u2019on ne respectait pas notre identité.On joue un peu trop dans le centre, on se complique la vie.Il faut revenir à notre recette.Il faut bien utiliser le temps à notre disposition d\u2019ici aux séries.» Cloutier dit n\u2019avoir aucun doute sur les capacités de son jeune entraîneur Carl Malette à rallier les troupes avant la vraie saison.«On savait quel genre de saison s\u2019en venait lorsqu\u2019on lui a confié l\u2019équipe.Il a gagné la coupe du Président comme joueur en 2002, il veut répéter ça comme entraîneur.Il a fait ses classes, et je sais que nos gars veulent jouer pour lui.» Les meilleures équipes au classement général auront droit à un laissez-passer en première ronde des séries.Un privilège qui devrait échapper aux Tigres.Mais pour un club qui a besoin de se roder, ce n\u2019est peut-être pas une mauvaise chose.«C\u2019est vrai que c\u2019est quelque chose qui pourrait être bénéfique pour une équipe comme la nôtre.Mais, ça ne se fera pas tout seul, on a des choses à ajuster.On a plus de munitions qu\u2019avant, certains ont vu leur temps de jeu diminuer un peu.Il faut que tous prennent leur rythme.» Cloutier reste confiant pour la suite des choses.Il aime l\u2019équipe qu\u2019il a assemblée.Un mélange de talent, de caractère et de robustesse.«Les gars obtenus durant la période des transactions ont faim.Des gars comme Shawn Element (Cap- Breton) et Benjamin Tardif (Sherbrooke) croyaient que c\u2019était leur chance l\u2019an dernier, la COVID a déjoué leurs plans.Ils ont une autre chance avec nous, ils veulent la saisir.Quant à Arseneault et Beaucage, ils ont gagné avec les Huskies, ils peuvent répéter ce printemps et c\u2019est un vécu important qui peut nous aider.Tout ce que j\u2019espère, c\u2019est que notre équipe sera en santé quand les séries vont débuter.» «Si c\u2019est le cas, j\u2019aime nos chances.Nous n\u2019aurons aucun complexe.» LES TIGRES VONT-ILS MANQUER DE TEMPS?CONTRIBUTION DES NOUVEAUX JOUEURS NOM PJ B P PTS +- Shawn Element 14 8 6 14 +8 Alex Beaucage 8 3 5 8 +4 Benjamin Tardif 14 7 11 18 +5 Alexis Arseneault 9 0 3 3 +8 espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca Les Tigres peuvent s\u2019encourager avec leur jeu dans la dernière portion de l\u2019environnement protégé qui vient de se terminer.En moins de 24 heures cette semaine, ils ont lessivé l\u2019Océa- nic, puis ils ont trouvé une façon de vaincre les Cataractes même si leur alignement était privé de trois éléments-clés.Pour un club qui cherche à prendre de l\u2019élan, c\u2019est une séquence qui peut devenir un point tournant.«Chose certaine, on a mieux joué.On s\u2019est entraidé, on a travaillé près les uns des autres.Et on a joué de façon encore plus physique.On peut bâtir là-dessus», souriait Shawn Element, qui va terminer sa carrière junior dans son patelin, les Bois-Francs.Avant de s\u2019amener à Victoriaville, Element a défendu les couleurs du Drakkar, du Titan et des Screaming Eagles.Deux de ces équipes ont essayé de se rendre au bout, en vain.Ces expériences lui permettent de constater qu\u2019il y a encore du travail à faire chez les Tigres pour maximiser le potentiel de l\u2019équipe.«La principale chose à faire, c\u2019est d\u2019aller chercher une constance dans notre façon de jouer.Notre identité, elle doit être claire à chaque match.Le succès ne peut passer que par un engagement collectif, de 60 minutes\u2026» STEVE TURCOTTE UN POINT TOURNANT?Shawn Element (23) apporte robustesse et leadership aux Tigres.\u2014 PHOTO LHJMQ leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 85 MAG SPORTS La Presse Canadienne LONDRES \u2014 L\u2019ex-entraîneur du CF Montréal Thierry Henry a annoncé qu\u2019il quitte les réseaux sociaux afin de dénoncer le racisme et le harcèlement qui y circulent impunément, selon lui.L\u2019ex-joueur étoile français a mentionné vendredi que les entreprises auxquelles les réseaux sociaux appartiennent n\u2019en font pas suffisamment pour empêcher les comportements agressifs, qui visent souvent des athlètes noirs.«À compter de demain matin, je vais me retirer des réseaux sociaux jusqu\u2019à ce que les dirigeants soient en mesure de superviser leurs pla- teformes avec la même rigueur et la même férocité que lorsqu\u2019ils protègent leurs droits d\u2019auteur», a évoqué l\u2019ex-attaquant du club anglais Arsenal.«Le racisme et l\u2019intimidation [véhiculés dans les messages] équivalent à de la torture mentale et la situation est trop toxique pour être ignorée, a-t-il évoqué.Il DOIT y avoir une imputabilité.C\u2019est beaucoup trop facile de créer un compte et de l\u2019utiliser pour intimider ou harceler quelqu\u2019un sans être exposé à des conséquences, en demeurant dans l\u2019anonymat.» D\u2019ici à ce que des changements s\u2019opèrent, Henry a indiqué qu\u2019il fermera ses comptes «sur toutes les plateformes».Il compte plus de 2,7 millions d\u2019abonnés sur Ins- tagram et 2,3 millions sur Twitter.L\u2019homme âgé de 43 ans a démissionné de son poste d\u2019entraî- neur-chef du CF Montréal le mois dernier, citant des motifs familiaux et le désir de rentrer chez lui à Londres.La déclaration de Henry ne précise pas s\u2019il a fait l\u2019objet d\u2019attaques sur les réseaux sociaux, mais il a discuté publiquement l\u2019an dernier du racisme qu\u2019il a vécu à l\u2019époque où il jouait au soccer.Henry, qui a remporté la Coupe du monde avec la France en 1998, a annoncé sa retraite sportive en décembre 2014, après un séjour d\u2019un peu plus de quatre saisons avec les Red Bulls de New York.THIERRY HENRY QUITTE LES RÉSEAUX SOCIAUX MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Son prochain adversaire a passé les dernières semaines à s\u2019entraîner avec l\u2019ancien champion Khabib Nurmagomedov.Ça ne dérange pas Marc-André Barriault et son entourage à la veille de son combat au gala UFC 260, à Vegas.L\u2019athlète gatinois affrontera le Ger- mano-Marocain Abu «Gladiator» Azaitar samedi soir.Il s\u2019agira de sa première présence dans l\u2019octogone depuis juin dernier.«Ça ne change rien dans notre stratégie qu\u2019il [Azaitar] s\u2019est entraîné avec Khabib.Puis je ne crois pas que ça va avoir changé énormément son style en si peu de temps», affirme Patrick Marcil, l\u2019entraîneur de Barriault en Outaouais.Azaitar s\u2019est assuré que tout le monde sache qu\u2019il avait obtenu l\u2019aide de Nurmagomedov, invaincu en 29 combats professionnels avant de prendre sa retraite en octobre dernier.Il a publié une photo de lui et son ami dans un gymnase.«Il ne s\u2019est pas entraîné pendant des mois et des mois avec lui.Puis ce n\u2019est pas Khabib qui va se battre contre Marc-André.Marc- André va se battre contre l\u2019autre», note Marcil.Azaitar (14-2-1, 7 KO) a été hors de l\u2019action depuis 2018.Il vient de terminer une suspension de sept mois pour avoir utilisé du tamoxifène, une substance hormonale prescrite habituellement avec d\u2019autres médicaments pour traiter les cancers du sein.Quant à Barriault (11-4, 8 KO), le poids moyen âgé de 31 ans est toujours à la recherche d\u2019une première victoire officielle depuis son passage chez l\u2019UFC.L\u2019ancien champion de l\u2019organisation québécoise TKO a perdu à ses trois premières sorties.Puis en juin dernier, il avait vaincu le Polonais Oskar Piechota.Mais le résultat avait été changé à un combat sans décision après que Barriault eut échoué à un test antidopage.L\u2019échantillon prélevé contenait de l\u2019ostarine, une substance interdite qui s\u2019était retrouvée en infime quantité dans un supplément consommé.«Marc-André avait eu un bon combat.Il y a eu un petit pépin qui a terni sa performance.Là, il doit encore gagner.Nous nous sommes entraînés fort pendant la pandémie ensemble à Gatineau et Casselman.Il avait la même énergie que la dernière fois», raconte Marcil.Barriault a passé le dernier mois en Floride afin de pouvoir échanger des coups avec des partenaires d\u2019entraînement.«Je m\u2019attends à un bon combat pour les amateurs.Il [Azaitar] est un gars agressif.Tu vas avoir deux gars qui vont essayer de mettre leur adversaire hors de combat rapidement.» Autant Barriault que Azaitar, âgé de 35 ans, ont respecté la limite de poids vendredi lors de la pesée officielle organisée par l\u2019UFC.Il s\u2019agira du premier combat du gala de samedi dont la finale opposera Francis Ngannou au champion des poids lourds, Stipe Miocic.Ça fait l\u2019affaire de Barriault et son coach de lancer les hostilités de la soirée.«Quand tu te bats en dernier, la journée peut être très longue.Tu attends super longtemps.Donc de ce côté, c\u2019est le fun pour Marc-André de se battre tout de suite.Il pourra profiter du reste de la soirée», souligne Marcil.«Mais en même temps, tu veux te retrouver comme la tête d\u2019affiche à la fin d\u2019un gala.C\u2019est là que tu trouves le gros argent.C\u2019est là que tu veux te rendre.» RDS diffusera les combats préliminaires de l\u2019UFC 260, dont celui de Barriault dès 19h30.L\u2019ADVERSAIRE DE BARRIAULT A OBTENU L\u2019AIDE DE KHABIB Marc-André Barriault est toujours à la recherche d\u2019une première victoire officielle depuis son passage chez l\u2019UFC.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Le mercure a grimpé dans la dernière semaine et demie.La neige a fondu sur les terrains synthétiques à Ottawa, Montréal, Régina et ailleurs au pays.Les journées rallongent.«En temps normal, ça devrait sentir le football», avoue le vétéran du Rouge et Noir, Jean-Philippe Bolduc, au bout du fil.Sauf que pour un deuxième printemps de suite, ça sent plutôt l\u2019incertitude pour ses collègues et lui à travers la Ligue canadienne de football (LCF).Pour un deuxième printemps de suite, les joueurs s\u2019entraînent sans savoir s\u2019il y aura bel et bien une saison.En 2020, ils ont dû attendre à la mi-août avant d\u2019apprendre qu\u2019ils ne fouleraient finalement pas la surface de jeu.Dans les dernières semaines, les dirigeants des neuf équipes ont assuré qu\u2019il y aurait une saison.«Nous allons jouer», a lancé le président des Blue Bombers de Winnipeg, Wade Miller.«Je suis optimiste que nous jouerons du football ici à la Place TD en 2021 avec des partisans.Je ne sais juste pas quand ça commencera et combien de spectateurs seront permis», a ajouté son vis-à-vis chez le Rouge et Noir à Ottawa, Mark Goudie.«C\u2019est facile de dire ça quand tu es payé à 90 % de ton salaire.C\u2019est toujours la même cassette.Mais il n\u2019y a aucune garantie qui nous a été offerte», fait remarquer Bolduc, un des deux représentants des joueurs chez le Rouge et Noir.L es camps d\u2019entraînement devraient ouvrir le 10 mai.Une dizaine de jours plus tard, des matchs hors-concours auraient lieu, dont un entre les Alouettes de Montréal et le Rouge et Noir au stade Percival-Molson.Bolduc n\u2019y croit pas.Il ne gagerait pas un billet de 20 $ là-dessus.«Je pense que les camps vont ouvrir plus au milieu de l\u2019été en juillet.Puis c\u2019est correct.La ligue fonctionne avec les revenus aux guichets.On le comprend comme joueurs.On demande juste à la ligue d\u2019être honnête et transparente.» La LCF, qui laisse entendre avoir perdu entre 60 à 80 millions $ en 2020, a ouvert un peu son jeu en milieu de semaine.Elle a demandé aux joueurs d\u2019accepter une baisse salariale de 20 % si la prochaine saison commence devant des gradins vides à la mi-juin.Les joueurs toucheraient ensuite leur pleine rémunération au fur et mesure que les partisans reviennent dans les stades, si la santé publique permet la présence de spectateurs.BAISSE «DÉVASTATRICE» Sans surprise, cette proposition a été mal reçue.Plus particulièrement chez les vétérans qui ont été nombreux à avoir déjà accepté en janvier une réduction de leur chèque de paie en vue d\u2019une saison 2021.«Une autre baisse serait dévastatrice pour plusieurs joueurs et leurs familles», a avoué le secondeur étoile du Rouge et Noir, Don Unamba, sur les médias sociaux.Son coéquipier Anthony Gosselin, lui, est devenu papa pour une deuxième fois, il y a neuf mois.Sa conjointe et lui s\u2019étaient acheté aussi une maison à Saint-Hyacinthe tout juste avant la pandémie.«En ce moment, je travaille 40 heures par semaine pour un service de livraison de tapis et de céramique tout en suivant deux cours à l\u2019Université de Sherbrooke pour compléter mon baccalauréat multidisciplinaire.Et je continue à m\u2019entraîner.Je n\u2019ai jamais arrêté l\u2019entraînement depuis un an et demi.» REMISE EN QUESTION Sauf que le moral en prend un coup ces jours-ci.«Sérieux, je ne sais pas s\u2019il va y avoir une saison.Je n\u2019y crois plus vraiment.Et s\u2019il y a une saison, ce sera à quelles conditions?On ne sait rien.On ne nous dit rien», déplore Gosselin, qui fêtera ses 29 ans en juillet.«Mon travail en ce moment, ce n\u2019est pas ce que je veux faire plus tard, mais j\u2019en retire quand même un plaisir.Je suis prêt à continuer cet emploi pendant une autre année.Mais ma patience a des limites.Je commence déjà à préparer mon plan de carrière.» Il n\u2019est pas le seul.Plusieurs autres joueurs ont placé des pions dans la dernière année.Le centre-arrière William Lan- glais, des Stampeders de Calgary, s\u2019est acheté une ferme dans le Pontiac, en Outaouais.Quant au demi de coin américain du Rouge et Noir, Corey Tindal, il a obtenu son permis pour conduire des camions semi-remorques aux États-Unis.Depuis l\u2019automne, Jean-Philippe Bolduc occupe un poste de négociant chez le grossiste en bois d\u2019œuvre Boscus.«Je suis content d\u2019avoir trouvé quelque chose qui me passionne.Je n\u2019ai pas besoin d\u2019attendre chaque jour pour des nouvelles de la Ligue canadienne de football», explique l\u2019athlète âgé de 29 ans.Le receveur Marco Dubois est conseiller en ressources humaines depuis une dizaine de mois chez Breton Tradition 1944, une compagnie d\u2019élevage porcin en Beauce.«Toute l\u2019incertitude ne fait qu\u2019accentuer énormément la remise en question de la poursuite de ma carrière.Je trouve ça plate de faire ça à 26 ans.Je ne pourrais pas être en meilleure forme et aussi vite que je le suis en ce moment.C\u2019est triste que je ne puisse peut-être pas poursuivre mon rêve pour un deuxième été de suite, surtout quand je regarde autour de moi.Tous les athlètes des autres ligues professionnelles ont recommencé à jouer sauf nous.» UN DEUXIÈME PRINTEMPS D\u2019INCERTITUDE DANS LA LCF Y aura-t-il du football de la LCF dès ce printemps?Le vétéran du Rouge et Noir d\u2019Ottawa Jean-Philippe Bolduc (à droite) n\u2019y croit pas.\u2014 PHOTOS ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE ET ARCHIVES LE DROIT, PATRICK WOODBURY leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 87 MAG SPORTS UN DEUXIÈME PRINTEMPS D\u2019INCERTITUDE DANS LA LCF Un occupait le poste de commissaire de la LCF la dernière fois que le circuit a flirté avec le rêve américain, il y a un quart de siècle.L\u2019autre a vécu l\u2019aventure de l\u2019expansion aux États-Unis en tant que joueur.Larry Smith et Jock Climie sont bien placés pour parler de ce rapprochement survenu depuis deux semaines entre la LCF et la XFL.Des discussions qui ont laissé place à toutes sortes de spéculation.Y aura-t-il fusion des deux ligues l\u2019an prochain?Si oui, est- ce que les règles du football canadien se retrouveront aux poubelles?Est-ce que le ratio de joueurs canadiens serait aboli?Ou est-ce juste un coup de publicité pour faire parler des deux entités?«Au début des années 1990, la LCF était vraiment en péril», rappelle Climie, qui a joué à Montréal et Ottawa avant de devenir analyste à TSN jusqu\u2019en 2019.Il est maintenant entraîneur des receveurs au collège Nouvelles Frontières de Gatineau en plus de poursuivre son travail d\u2019avocat.«La ligue avait procédé à une expansion aux États-Unis purement pour obtenir de l\u2019argent pour maintenir ses équipes canadiennes à flot.Les règles n\u2019avaient pas changé à l\u2019époque.Tu avais une division américaine.» Sacramento, Las Vegas, Baltimore, Shreveport, San Antonio, Memphis et Birmingham avaient obtenu des franchises à un moment ou l\u2019autre entre 1993 et 1995.«La seule chose que les gens oublient peut-être, c\u2019est que ces équipes n\u2019étaient pas obligées d\u2019aligner de joueurs canadiens.Baltimore avait gagné à sa deuxième année avec uniquement des joueurs américains.À long terme, les équipes canadiennes n\u2019auraient pas pu être compétitives si elles avaient dû respecter le ratio.» L\u2019aventure américaine a pris fin en février 1996 lorsque les Stallions de Baltimore sont devenus les Alouettes de Montréal.Il ne reste que de mauvais souvenirs et des anecdotes de l\u2019expérience aux «States».Que ce soit ce chanteur qui ignorait comment réciter l\u2019hymne national canadien dans une de ces villes américaines.Ou le Posse de Vegas qui avait dû tenir des entraînements dans un stationnement d\u2019un hôtel.C\u2019est sans compter cette franchise octroyée à Orlando qui n\u2019a jamais foulé le terrain.Les propriétaires ne se sont jamais pointés à la première conférence de presse officielle.«ÇA DOIT ÊTRE SÉRIEUX» «La LCF a maintenant des propriétaires aux poches profondes, ce qui n\u2019était pas le cas à l\u2019époque, note Climie.Mais je crois qu\u2019elle se trouve quand même à la croisée des chemins en raison de la pandémie.La dernière année a été difficile.Les équipes ont dû payer leurs entraîneurs et leur personnel et même certains joueurs [bonis].J\u2019ai croisé le commissaire Randy Ambrosie récemment aux funérailles de mon ami Chris Schutlz.Nous avons jasé de l\u2019état de la ligue.S\u2019il discute avec la XFL, ça doit être sérieux.» Smith, lui, était le commissaire qui avait supervisé cette expansion américaine.Il rappelle qu\u2019on l\u2019avait embauché en lui confiant justement ce mandat d\u2019élargir les cadres de la ligue au sud de la frontière.«Quatre de nos huit équipes étaient presque en faillite.C\u2019était la misère financière.Quand je pense à cette expérience, cela nous avait donné de la visibilité aux États-Unis en plus d\u2019amener des revenus à nos concessions canadiennes.Dans mon temps, c\u2019était une question de survie.Je pense que la situation est un peu différente en ce moment.» Pour l\u2019instant, un éventuel mariage avec la XFL ne semble pas énerver l\u2019ancien commissaire et joueur devenu maintenant sénateur.«Je pense que la priorité devrait être de savoir comment la LCF peut avoir une saison 2021 et si ça commence en juin, juillet, août ou septembre», répète Smith.«Le repêchage s\u2019en vient.L\u2019attention devrait être tournée à savoir comment organiser les gradins si les amateurs peuvent assister à des matchs.Pour moi, il faudrait que chaque Canadien ait reçu le vaccin une fois ou deux dans son bras pour entrer au stade.» MARTIN COMTOIS, LE DROIT LE FLIRT AMÉRICAIN.2.0 Patrick Lavoie a probablement disputé son dernier match après une carrière de neuf saisons marquée par une conquête de la coupe Grey chez le Rouge et Noir.Au lieu de marquer un autre touché, il a commencé à éteindre des feux.«Je n\u2019ai pas annoncé ma retraite, même si c\u2019est sûr que je penche vers ça», concède le vétéran de 33 ans qui a aussi porté les couleurs des Alouettes de Montréal et des Roughriders de la Saskatchewan.«J\u2019aime bien mon siège d\u2019observateur en ce moment et regarder ce qui se passe dans la ligue», ajoute Lavoie, maintenant recyclé en pompier.Lavoie a obtenu un emploi au service des incendies de Montréal en septembre dernier.«J\u2019avais hâte de commencer ce job.J\u2019ai toujours voulu être pompier.J\u2019avais même mis ce rêve de côté quand j\u2019ai commencé à jouer au football professionnel [.] J\u2019ai été chanceux.J\u2019avais appliqué en 2018.Tout est bien tombé en place avec le contexte dans lequel on se retrouve depuis un an.Ça m\u2019a permis de retomber rapidement sur mes pattes.Je me sens choyé.» Car Lavoie voit bien autour de lui des anciens coéquipiers et adversaires qui se retrouvent devant rien en ce moment ou se remettent en question.Il a aussi une pensée pour les jeunes qui souhaitaient entamer une carrière dans la LCF.Une double cohorte de recrues effectuera ses débuts en 2021, s\u2019il y a saison.«J\u2019ai quelques nouveaux joueurs qui m\u2019ont parlé.Je leur ai conseillé de placer tout de suite leurs cartes pour que leur plan B soit aussi fort, même mieux, que leur plan A.Et même s\u2019il y a une saison, est-ce que s\u2019en vaudra la peine aux gars d\u2019entamer leur carrière?Le coût de la vie augmente, mais les salaires ont diminué.Est-ce qu\u2019ils auront assez d\u2019argent pour payer leurs factures et les dettes reliées à leurs études.J\u2019essaie de le faire réaliser de ne pas être all in sur le football.» MARTIN COMTOIS, LE DROIT LE POMPIER LAVOIE DONNE DES CONSEILS SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 88 MAG SPORTS M ême si la pandémie a chassé pour une deuxième année consé- c u t i v e l e s m a t c h s hors-concours des Blue Jays de Toronto du Stade Olympique de Montréal, la période de la fin du mois de mars et du début avril demeure, au Québec, la saison du rêve pour les amateurs de baseball.Le rêve de voir un jour Montréal rejoindre à nouveau les ligues majeures qui, cette année, a été stimulé par l\u2019ouverture du gouvernement Legault à fournir une aide au Groupe Baseball Montréal de Stephen Bronfman.J\u2019ai pensé aborder le sujet avec deux vrais amateurs de baseball natifs de Québec maintenant établis à Montréal et qui suivent de près ce dossier même s\u2019ils n\u2019y sont pas directement impliqués, à savoir l\u2019ex-joueur des ligues mineures Marc Griffin et l\u2019ancien sénateur et ministre fédéral Michael Fortier.Si Griffin, maintenant analyste de baseball à RDS, était comme moi un peu découragé des réactions négatives provoquées cette semaine par le projet, Fortier a précisé que l\u2019ex-politicien en lui comprenait très bien les défis qu\u2019un tel dossier apportait à la classe politique en période de pandémie.«Des fois, ce projet me fait penser à 1997 quand [le président des Expos] Claude Brochu avait demandé une aide gouvernementale.Quand j\u2019entends les réactions négatives, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on n\u2019a pas évolué depuis.Pourtant, c\u2019est un partenariat, c\u2019est quelque chose qui se veut gagnant-gagnant.Je trouve que les gens ont été un peu vite sur la gâchette pour dénigrer ce projet sans en connaître les détails», réagit Griffin.Fortier rappelle lui aussi que personne ne connaît pour l\u2019instant les demandes du groupe Bronfman au gouvernement québécois.«Les promoteurs vont éventuellement finir par partager leurs demandes», indique celui qui ne doute aucunement du sérieux des membres du Groupe Baseball Montréal.«On ne peut pas être contre un projet dont on ne connaît pas les détails.» ZONE GRISE Ayant été l\u2019un des principaux acteurs de la relance du Grand Prix de Montréal en 2009, Michael Fortier connaît bien la zone où politique, sports et économie se rejoignent.«Avec le contexte qu\u2019on connaît, il y aura certes des défis pour appuyer certains projets, surtout ceux qui ne sont pas des «besoins essentiels» comme les écoles ou les hôpitaux», admet-il.Par contre, l\u2019avocat et banquier d\u2019affaires ajoute qu\u2019il existe une zone grise pour le sport et la culture où tout ne peut pas toujours s\u2019expliquer de façon comptable et cartésienne.«Ce n\u2019est pas tout le monde qui est d\u2019accord pour dire que chaque dollar investi par le gouvernement dans le Grand Prix de Montréal est retrouvé.Mais s\u2019il fallait toujours calculer le retour sur chaque sou investi, beaucoup de projets ne verraient pas le jour», signale-t-il en rappelant comment le Grand Prix de F1 transforme la Métropole durant sa tenue, amène des gens à découvrir Montréal et génère des cotes d\u2019écoutes importantes à la télé.Marc Griffin, lui, parle d\u2019un autre type d\u2019impact.«J\u2019ai grandi à Québec et les Nordiques, comme les Expos, me faisaient rêver.J\u2019ai même décidé de faire du baseball une carrière.Et à Québec, on sait à quel point le départ des Nordiques nous a détruits en tant que symbole», avance-t-il.Et avant qu\u2019on rappelle que, malgré un nouvel amphithéâtre moderne payé grâce à des fonds publics, Québec n\u2019a toujours pas retrouvé ses Nordiques, Griffin souligne que Stephen Bronfman a insisté sur le fait qu\u2019il ne bâtirait jamais un nouveau stade sans avoir une «garantie» qu\u2019une équipe des ligues majeures y évoluera.GARDE PARTAGÉE Ce qui nous amène au fameux dossier d\u2019une possible «garde partagée» des Rays de Tampa Bay entre la Floride et Montréal.Si Marc Griffin avoue ne «pas être convaincu» par ce scénario, Michael For- tier indique qu\u2019il pourrait être acceptable en tant que moyen de transition.« J \u2019a i m e r a i s ç a m e f a i r e convaincre.D\u2019un côté, c\u2019est un meilleur projet que s\u2019il fallait attendre 10 ou 15 ans pour une expansion, mais on ne sait pas si l\u2019Association des joueurs embarquerait.Par contre, si la formule fonctionnait, elle pourrait servir à ouvrir d\u2019autres marchés pour les ligues majeures», analyse Griffin.Michael Fortier adopte une position semblable, estimant qu\u2019une «garde partagée» serait difficilement viable à long terme.«Présentement, j\u2019ai 0 match de baseball à Montréal.Est-ce qu\u2019en avoir 40 par année serait mieux?Bien sûr.Par contre, comme fan, je ne suis pas sûr que, pour une série importante contre les Yankees de New York en août, je serais bien heureux que les matchs soient joués à Tampa Bay», illustre-t-il.D\u2019ailleurs, l\u2019ex-ministre cache difficilement son excitation à l\u2019idée que les Rays pourraient être l\u2019équipe «élue» pour un retour du baseball à Montréal.«L\u2019avantage, c\u2019est que les Rays sont déjà une bonne équipe.Ils sont dans la course à tous les ans, ils étaient en Série mondiale l\u2019an dernier.Ils ont réussi en signant des joueurs sous-estimés.Je trouve que c\u2019est une équipe qui nous ressemble.» Marc Griffin termine pour sa part en rappelant l\u2019impact des présences des Blue Jays de Toronto en demi-finale des ligues majeures en 2015 et 2016.«RDS avait alors battu les cotes d\u2019écoute de l\u2019époque des Expos! Les Jays ont carrément repopularisé le baseball au Canada.Et au Québec, si ce n\u2019était pas de la Covid-19, on aurait 35 000 jeunes qui pratiquent ce sport cet été.» En effet, le baseball est toujours très populaire au printemps au Québec et les démarches du Groupe Baseball Montréal permettent de garder le rêve vivant.Le dossier du retour éventuel des Nordiques à Québec nous rappelle cependant que le sport professionnel est un écosystème complexe et qu\u2019il faut parfois beaucoup de temps et d\u2019argent avant de faire d\u2019un rêve une réalité.LA SAISON DU RÊVE espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 13 C\u2019est le nombre de coups de circuit frappés durant le camp d\u2019entraînement par deux jeunes joueurs des Red Sox Boston qui visent le poste de premier but de l\u2019équipe cette saison.Bobby Dal- bec en avait 7 en 42 présences au bâton vendredi et Michael Chavis en comptait 6 en 50 présences.La compétition semble stimuler les deux joueurs de 25 ans! Heureusement pour les Sox, Dalbec peut également jouer au troisième but, tout comme Chavis qui a également évolué au deuxième but et au champ extérieur au cours des deux dernières saisons.LE GRAND CHELEM Les ligues majeures utiliseront cette saison le système Stat- cast pour faire la chasse aux lanceurs qui trichent en utilisant des substances interdites sur la balle ou qui l\u2019égratignent.Comment?En analysant la vitesse de rotation des lancers.Une balle rapide peut en effet gagner de 200 à 300 rotations par minute lorsqu\u2019une substance étrangère est appliquée sur la balle, ce qui se traduit normalement par une plus grande vélocité et davantage de mouvement.LE GOLDEN SOMBRERO Les Orioles de Baltimore viennent d\u2019accorder le poste de cinquième partant à.Matt Harvey.Vous savez, ce jeune partant qui avait montré une moyenne de points mérités inférieure à 3.00 avec les Mets de New York en 2012, 2013 et 2015?Le problème est que le beau Matt n\u2019a pas lancé pour moins de 4.86 depuis ce temps-là et qu\u2019il montre une moyenne de 5.40 au camp d\u2019entraînement où il n\u2019a jamais dépassé quatre manches de jeu.Pas surprenant qu\u2019un peu tout le monde place les Orioles dans la «cave» de la Ligue Américaine cette année.Mais heureusement, la formation du Maryland peut compter sur de bons jeunes espoirs qui font qu\u2019elle n\u2019aura plus d\u2019ici quelques années à compter sur les Harvey de ce monde.Le rêve de voir un jour Montréal rejoindre à nouveau les ligues majeures a été stimulé par l\u2019ouverture du gouvernement Legault à fournir une aide au Groupe Baseball Montréal.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, ANDRÉ PICHETTE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 89 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale A près quelques jours de température douce, la neige a déjà fondu à bien des endroits au Québec, pour laisser place à de petites surfaces gazonnées, rimant avec sports d\u2019été.Depuis le déconfinement au niveau des gymnases «de pratique», certains sports reprennent de la vigueur après avoir été sur le frein depuis plusieurs mois.Avec le maintien malgré tout des règles sanitaires dans la pratique des sports, plusieurs adeptes de golf et de tennis se réjouissent de retrouver leurs bâtons et leur raquette.Étant donné que ces deux disciplines offrent d\u2019innombrables possibilités sécuritaires de pratique malgré les restrictions, on peut y compter de nombreux nouveaux adeptes.Concrètement, certains champs de pratique de golf présentent déjà des files d\u2019attente impressionnantes de mordus qui souhaitent rattraper le temps perdu.Michel Martin (professionnel au Golf du Moulin et propriétaire d\u2019un simulateur de golf intérieur [Pro- Sim]) et Steve Landry (directeur du Club de Golf du Moulin ainsi que directeur chez ProSim), deux spécialistes, sont du même avis : avec l\u2019enthousiasme du retour à la pratique, les gens se laissent emporter et débutent leur saison en lion\u2026 sans préparation.Ils martèlent qu\u2019un préambule des aspects musculaires et cardiovas- culaires devrait être au menu afin d\u2019être mieux préparés et de prévenir les blessures.Pratiquer le golf comporte des mouvements pouvant être complexes pour le corps humain, tels que la rotation de tronc et des amplitudes articulaires prononcées infligeant à la nature humaine un lot de petits défis.De plus, l\u2019élan de golf est un mouvement très court qui demande précision et force instantanée (vitesse).Exécuté une fois, ce type de mouvement à lui seul pourrait ne pas blesser.Mais comme ce geste est répété de nombreuses fois, c\u2019est important de créer les adaptations au corps avant la saison et même tout juste avant une partie de golf entre amis pour ne pas avoir de mauvaises surprises.Du côté du tennis, même son de cloche auprès d\u2019un de nos pros de Trois-Rivières, Charles Loranger, nouvellement directeur général de Tennis 3R.«La pandémie n\u2019a pas représenté que du négatif! Depuis la réouverture du centre, les terrains font salle comble.» Comme spécialiste qui a connu toutes les étapes de progression comme athlète, il parle également d\u2019un retour progressif pour ces adeptes qui attendaient impatiemment ce moment.Afin d\u2019éviter les blessures, il suggère en prévention d\u2019avoir fait des exercices de renforcement et de mobilité articulaire pour éviter les blessures communes liées au tennis tel que les problèmes inflammatoires au niveau des épaules, du dos et des genoux.Comme le tennis est un sport où les muscles sollicités sont majoritairement antérieurs du corps, on recherchera un équilibre pour limiter une surutilisation en travaillant a priori les muscles postérieurs.Il ajoute que pour apprécier davantage le jeu, la composante cardiovascu- laire (aérobie de base) ainsi que le travail en variation d\u2019intensité sont fortement recommandés comme préparation avant de débuter.Dans ces deux disciplines, les recommandations des entraîneurs et des professionnels se concentrent principalement à l\u2019apprentissage et l\u2019affûtage d\u2019une bonne technique, la préparation physique musculaire et aérobique avant le début officiel de la saison et l\u2019utilisation d\u2019un équipement adéquat selon le niveau du golfeur et du joueur de tennis.Cette combinaison optimale permettra de mieux évoluer, sans se blesser, pour chaque discipline.PRÉPARATION POUR LE GOLF Que vous ayez commencé à frapper des balles ou non, il est bénéfique de travailler votre jeu par un effort physique pouvant être fait directement de la maison.Grâce à diverses séries d\u2019exercices de renforcement musculaire, de stabilisation (gainage), de coordination, d\u2019amélioration de votre flexibilité et mobilité articulaire, vous aurez des clés pour être meilleur! Ce sport amenant des mouvements complexes à la pratique sollicitera plusieurs régions du corps conjointement.On ne doit pas négliger les bienfaits d\u2019un bon cardiovasculaire qui permettra aux athlètes de mieux récupérer lors de la pratique de ce sport d\u2019endurance par des efforts prolongés (exemple, partie de 18 trous).Idéalement, cette préparation serait optimale si elle était pratiquée cinq à six semaines avant le début des premières frappes de golf.À considérer, autant pour les débutants que les experts, un bon échauffement avant chaque partie de golf; cela favorise une meilleure performance personnelle et diminue les chances de blessures.Les spécialistes de golf proposent également un retour progressif et raisonnable tant au niveau du nombre de balles frappées qu\u2019à celui de la vigueur à effectuer le mouvement en début de saison.Prendre la peine de faire réviser sa technique par un pro pourrait grandement aider à la réussite.PRÉPARATION POUR LE TENNIS Les premières recommandations pour la reprise du jeu sont de suivre le tennis progressif, prôné par Tennis Québec.La fédération propose de jouer sur des surfaces de moitié de terrain pour débuter, de poursuivre après quelques entraînements sur un jeu occupant les trois quarts de terrain jusqu\u2019à utiliser le terrain entier.En plus des différentes dimensions, l\u2019utilisation de balles à différents niveaux de rebonds faciliterait la progression.Quelques semaines auparavant, avoir fait du travail cardiovascu- laire de base, suivi d\u2019efforts avec des variations d\u2019intensité, s\u2019avère un bon plan d\u2019action en guise de préparation.Tout comme le golf, le tennis impose des mouvements de rotation de tronc, en plus de déplacements latéraux rapides.Sachant que de nombreuses blessures aux épaules, aux coudes, aux genoux et au bas du dos sont courantes, ce travail préventif en stabilisation, de coordination et de renforcement s\u2019avère primordial.Avec les règles sanitaires en vigueur, le jeu en simple, à moins de jeux entre bulles familiales, impose plus de déplacements sur de plus grandes superficies, avec déplacements multidirectionnels, impliquant une bonne vitesse de déplacement.Cette préparation est donc essentielle pour réduire ce stress infligé au corps.Pour apprécier votre saison autant au golf qu\u2019au tennis, voici des conseils pratiques, qui sont accessibles pour tous.Bonne préparation! Il est déjà possible de frapper des balles à quelques endroits.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, OLIVIER CROTEAU ÊTES-VOUS PRÊTS À FRAPPER VOS BALLES?ROUTINE HEBDOMADAIRE PRÉPARATION CARDIOVASCULAIRE \u203a AU GOLF Débuter par une marche de quinze à vingt minutes, idéalement trois fois par semaine.Tenter d\u2019augmenter de cinq minutes par semaine jusqu\u2019à une concurrence de 45-60 minutes d\u2019intensité faible à modérée.\u203a AU TENNIS Après deux à trois semaines d\u2019aérobie continues de vingt à trente minutes, intégrer des variations d\u2019intensité.Par exemple, sur une durée de marche ou de course de trente minutes, intégrer des trente secondes d\u2019accélération (progresser la vitesse de croisière), sur ce trente secondes avec un repos actif de une minute.Répéter ces variations à même un entraînement six à dix répétitions, et ce, une à deux fois par semaine.LES EXERCICES DE RENFORCEMENT GOLF ET TENNIS \u203a Réalisés de deux à trois fois par semaine, en espaçant d\u2019une journée, exécuter deux séries des exercices suivants : - Abdominaux (planche ventrale sur les genoux ou sur les pieds) (30-60 secondes) - Rotation du tronc avec manche à balai derrière la nuque, jambes légèrement fléchies et pieds fixes au sol (10 à 20 rotations) - Essuie-glace au mur pour renforcement des épaules (10 à 20 répétitions) - Flexion du tronc en équilibre sur une jambe (10 à 15 répétitions par côté) - Chaise au mur (30 à 60 secondes) - Le pont (10 à 20 répétitions) ÉTIREMENTS/MOBILITÉ GOLF ET TENNIS - Dos (genoux à 90°) (10 répétitions par côté) - Épaules (45 secondes par côté) - Avant-bras (coudes) (45 secondes par côté) SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 90 MAG SPORTS OLIVIER LEVRAULT Agence France-Presse SAKHIR \u2014 Hamilton, Verstappen ou un invité-surprise : qui sera le premier vainqueur 2021 en F1?Cette fin de semaine, le Grand Prix de Bahreïn lance la saison la plus copieuse jamais proposée avec 23 courses.si la pandémie le permet.Pour la première fois depuis 2010, la Formule 1 ne démarre pas sa saison par le GP d\u2019Australie, reporté à novembre en raison de la crise sanitaire, mais par celui de Bahreïn, où des spectateurs vaccinés ou guéris de la COVID-19 pourront être présents.En 2010, c\u2019était déjà Bahreïn qui avait inauguré la saison, comme en 2006.À l\u2019époque, c\u2019est Fernando Alonso qui s\u2019était imposé à deux reprises.L\u2019Espagnol est justement de retour en F1 à 39 ans, chez Alpine (ex-Renault), après deux ans d\u2019absence, mais il sera difficile pour l\u2019ancien champion du monde (2005, 2006) de récidiver.Comme à l\u2019accoutumée ces dernières années, on se tourne plutôt vers Mercedes et sa vedette Lewis Hamilton, vainqueur des deux dernières éditions, pour trouver un favori.RED BULL PROMET Le Britannique, qui a remporté en 2020 sa septième couronne mondiale, égalant le record de Michael Schumacher, veut désormais dépasser l\u2019Allemand.S\u2019il commence idéalement cette fin de semaine, il améliorera ses records de pole positions (98 actuellement) ou de victoires (95).Empêcher l\u2019Anglais de 36 ans d\u2019aller chercher cette double barre des 100 lors d\u2019une saison marathon de 23 GP paraît très compliqué.Surtout que l\u2019avenir d\u2019Hamilton, qui n\u2019a signé qu\u2019un an de contrat, reste flou, lui offrant peut-être une motivation supplémentaire.«Je n\u2019ai pas l\u2019impression que c\u2019est la fin», a-t-il rejeté en conférence de presse, «mais dans les huit prochains mois, je saurai si je suis prêt à m\u2019arrêter ou non».Avant qu\u2019il ne parte, ses adversaires voudront le battre.Valterri Bottas, équipier de Hamilton chez Mercedes depuis 2017, clame encore qu\u2019il peut devenir numéro un.Il lui faudra déjà gagner à Bahreïn, ce qu\u2019il n\u2019a jamais fait.En revanche, la cote de Max Vers- tappen ne cesse de monter.Troisième du championnat en 2019 et 2020, le Néerlandais de 23 ans (Red Bull) a réalisé le meilleur temps des essais d\u2019avant- saison, sur ce même circuit de Sakhir (12-14 mars).Plus que le chrono, anecdotique lors de ces essais, c\u2019est la sérénité de Red Bull qui a fait forte impression, avec également sa recrue Sergio Pérez.Au contraire, Mercedes a connu des problèmes inhabituels (boîte de vitesses, train arrière).«La W12 [monoplace Mercedes, NDLR] n\u2019était pas aussi stable que certaines de nos rivales.Red Bull avait l\u2019air performante», a expliqué le chef d\u2019équipe de Mercedes Toto Wolff, comme pour mettre les projecteurs sur le concurrent.Dans ce cache-cache habituel d\u2019avant-saison, Verstappen a refusé l\u2019étiquette de favori pour Red Bull, la recollant sur le capot de Mercedes.Alors, qui croire?«J\u2019espère que nous pourrons marquer beaucoup de points et mettre la pression sur Mercedes tous les week-ends de course», a simplement ajouté Verstappen en conférence de presse, où les pilotes ont répété l\u2019ordre du jour : impossible de donner des pronostics avant de rouler ce week-end.GROSJEAN MIRACULÉ Mais tout de même, bouleverser l\u2019ordre établi par Mercedes et Red Bull l\u2019an dernier sera compliqué, alors que les développements ont été en grande partie gelés par mesure d\u2019économie face à la crise.Ainsi, derrière, McLaren avec son nouveau moteur Mercedes (Renault auparavant), Aston Martin (ex-Racing Point), Alpine, Ferrari ou AlphaTauri pourront jouer les trouble-fête.Après l\u2019échauffement des trois heures d\u2019essais libres vendredi, il faudra attendre les qualifications samedi (11h, heure du Québec) pour avoir les premières réponses.La grille se dessinera pour le coup d\u2019envoi de la saison dimanche à 11h, en nocturne dans le désert de la petite île du Golfe, pour 57 tours de 5,412 km (308,238 km au total) et 15 virages.Le 29 novembre dernier, c\u2019est dans le troisième de ces virages que Romain Grosjean avait échappé à la mort.Le Français avait réussi à sortir miraculeusement de sa monoplace, en feu et coupée en deux après avoir percuté les rails de sécurité à 192 km/h.Grosjean, qui n\u2019avait auparavant pas été reconduit par Haas pour 2021, pilotera en Indycar cette année.Lewis Hamilton part favori du Grand Prix de Bahreïn disputé dimanche.Ici, le pilote lève les bras alors qu\u2019il vient de remporter son 7e championnat du monde, à Istambul, en novembre 2020.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, CLIVE MASON LA F1 DÉMARRE SON CIRQUE À BAHREÏN leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 91 MAG SPORTS Agence France-Presse SAKHIR \u2014 Ceux et ce qu\u2019il faudra surveiller lors du Grand Prix de Bahreïn, première manche sur 23 du Championnat du monde de Formule 1, de vendredi à dimanche sur le circuit de Sakhir.LA COVID Même si elle compte organiser en pleine pandémie un nombre record de Grands Prix (23), la F1 reste sous la menace de la COVID-19.C\u2019est initialement à Melbourne le 21 mars que devaient s\u2019élancer les monoplaces, mais les restrictions de voyages l\u2019ont empêché.L\u2019an dernier, la COVID avait fait capoter au dernier moment le GP d\u2019Australie après un cas positif au sein de McLaren.La saison avait finalement débuté en juillet, raccourcie à 17 courses contre 22.Cette année, la crise sanitaire a déjà eu des conséquences : le Grand Prix du Vietnam, jamais organisé, a été annulé comme en 2020 et le Grand Prix de Chine a été reporté sans date fixée.Après Bahreïn, où des spectateurs vaccinés ou guéris de la COVID sont attendus, la F1 doit se poursuivre par les GP d\u2019Émilie-Romagne en Italie (18 avril) et du Portugal, à Portimao (2 mai), ajoutés comme l\u2019an passé.ALONSO, LE REVENANT Champion du monde en 2005 et 2006, Fernando Alonso vient de passer deux ans hors de la F1.Il en a profité pour remporter les 24 Heures du Mans en 2018 et 2019, le titre mondial d\u2019Endurance en 2018-2019 et pour participer aux 500 Miles d\u2019Indianapolis ou encore au Dakar.À 39 ans, il se dit «meilleur que jamais» et prêt à rivaliser avec le champion en titre Lewis Hamilton (Mercedes) ou encore Max Verstappen (Red Bull).Opéré après un accident de vélo en février, il a deux plaques en titane dans la mâchoire supérieure, mais dit ne pas avoir été gêné dans sa préparation.Le revenant devra surtout lutter pour maximiser les atouts de sa monoplace Alpine (ex-Renault), qui vise la lutte pour le podium.Avant d\u2019envisager une troisième couronne en 2022.Une chose est sûre, Alonso connaît bien ce circuit de Sakhir : il y a gagné à trois reprises (2005, 2006, 2010).VETTEL, JAMAIS PLUS JAMAIS?Quatre fois champion du monde avec Red Bull entre 2010 et 2013, Sebastian Vettel pourra-t-il le redevenir un jour?L\u2019Allemand sort d\u2019une année catastrophique avec Ferrari, achevée à la 13e place, et veut se relancer chez Aston Martin (ex-Racing Point).Figure de proue du retour de la célèbre marque britannique en F1, Vettel veut croire en ce projet.À 33 ans, ce pourrait être son dernier.Il détient le record de victoires au GP de Bahreïn (4) avec Lewis Hamilton.PÉREZ, À LA HAUTEUR?Sur ce circuit il y a quelques mois, Sergio Pérez avait signé la première victoire de sa carrière lors d\u2019un GP de Sakhir 2020 mémorable.Écarté de Racing Point (devenue Aston Martin), le Mexicain a été recruté par Red Bull pour accompagner Max Verstappen.À 31 ans, il a enfin entre les mains une voiture capable de jouer le titre.S\u2019il réussit à suivre, et dépasser, son coéquipier néerlandais.LE NOM SCHUMACHER DE RETOUR Mick Schumacher, champion en titre de Formule 2 et fils de la légende Michael Schumacher, fait ses débuts ce week-end avec l\u2019écurie américaine Haas.Il commence neuf ans après le départ de son père et affrontera d\u2019anciens rivaux du septuple champion du monde : Alonso, Kimi Raikkonen (41 ans), mais aussi Hamilton (36 ans) et Vettel (33 ans).«C\u2019est assez drôle de penser à ça, qu\u2019ils aient couru pendant deux générations», a déclaré l\u2019Allemand en conférence de presse.«Cela prouve qu\u2019ils sont dans ce sport depuis un certain temps maintenant et qu\u2019ils ont manifestement réussi.» ILS SONT ATTENDUS AU TOURNANT ALEXANDRE GEOFFRION-MCINNIS La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Trois mois et demi après la fin d\u2019une saison écourtée par la pandémie de coronavi- rus, la Formule 1 est sur le point d\u2019en entamer une autre dans des conditions assez similaires à la précédente.Les règlements seront très semblables à ceux de la saison dernière et les conditions sanitaires n\u2019ont guère évolué depuis la fin de la campagne au Grand Prix d\u2019Abou Dabi, le 13 décembre 2020 \u2014 sauf pour une campagne de vaccination mondiale qui s\u2019est récemment mise en branle.Malgré l\u2019incertitude qui persiste, le pilote québécois Lance Stroll a admis qu\u2019il commençait à s\u2019habituer à cette nouvelle vie.«Au départ, ç\u2019a été un défi de s\u2019adapter à cette nouvelle réalité, comme porter le masque et respecter tous les protocoles pour demeurer en sécurité.Je suis certain que tous les athlètes qui ont dû s\u2019adapter à ça ont été confrontés aux mêmes défis.Mais c\u2019est partout pareil, que ce soit pour nous ou pour les travailleurs qui doivent assurer la sécurité de leur famille.C\u2019est le monde dans lequel on vit, et c\u2019est de plus en plus normal.On s\u2019y habitue, c\u2019est devenu une routine», a-t-il expliqué en visioconfé- rence, jeudi.«Pour moi, c\u2019est business as usual avec la COVID-19, c\u2019est notre nouvelle réalité.Il faut être prudent et prendre les bonnes décisions.Sinon, ça ressemble à l\u2019an dernier [dans les paddocks], on gère les mêmes difficultés que l\u2019an passé», a-t-il ajouté.Stroll n\u2019a pas voulu trop s\u2019avancer sur la suite de cette saison qui doit compter 23 courses, surtout après qu\u2019on lui ait fait remarquer que le cirque de la F1 se dirigera vers l\u2019Europe après la course au Bahreïn.La deuxième épreuve doit d\u2019ailleurs se dérouler en Italie le 18 avril, un pays dont certaines régions sont récemment retournées en confinement dans l\u2019espoir de juguler la troisième vague du coronavirus.«Je ne sais pas ce qui va se produire avec les prochaines courses.Il va falloir attendre de voir ce qui va se passer dans le monde», a-t-il simplement dit.UN PEU PLUS VIEUX, UN PEU PLUS RUSÉ Entre-temps, le pilote de Mont- Tremblant doit se concentrer sur ce week-end au Bahreïn.Ce sera la première course après des essais hivernaux très courts présentés au même endroit, plus tôt ce mois-ci.«Nous avons encore beaucoup à apprendre, mais jusqu\u2019ici la voiture ressemble beaucoup à celle de l\u2019an dernier parce que les règlements sont très semblables à ceux de 2020», a confié Stroll.Malgré tous les imprévus qui pourraient survenir ce week-end, le pilote âgé de 22 ans croit que son expérience acquise depuis son entrée en F1, il y a quatre ans, lui servira à maximiser ses résultats cette saison chez Aston Martin Racing.«Je suis un peu plus vieux, et un peu plus rusé qu\u2019à l\u2019époque où je suis arrivé dans les paddocks, à 17 ou 18 ans», a-t-il résumé, en riant.À LA RECHERCHE DE SON PREMIER POINT L\u2019autre pilote canadien sur la grille, Nicholas Latifi, rêve toujours d\u2019inscrire un premier point de classement en carrière en F1.Pour y parvenir, il s\u2019est d\u2019ailleurs présenté au Bahreïn avec un objectif clair à atteindre chez Williams.«Je veux me concentrer sur les qualifications.J\u2019ai connu des ennuis à ce niveau l\u2019an dernier, surtout si je me compare avec mon coéquipier [George Russell].Certes, nous n\u2019avons pas la meilleure voiture du plateau, donc c\u2019est plus difficile d\u2019en extraire le plein potentiel, mais c\u2019est tout de même cet aspect que je dois améliorer», a commenté le Torontois par communiqué.Son expérience acquise pendant sa saison recrue l\u2019an dernier pourrait cependant l\u2019aider, a affirmé Latifi.«Parfois, nous étions très rapides en essais libres l\u2019an dernier, mais ça ne s\u2019est pas poursuivi pendant les qualifications.Nous n\u2019étions pas capables de chauffer les pneus dans la bonne fenêtre, ou laissions passer des conditions de piste qui nous auraient été favorables.Mais avec un an de plus derrière la cravate, nous devrions être confrontés à moins d\u2019incertitudes et d\u2019intangibles», a-t-il expliqué.STROLL S\u2019HABITUE À LA NOUVELLE RÉALITÉ COVID Le Québécois Lance Stroll n\u2019a pas voulu trop s\u2019avancer sur la suite de cette saison qui doit compter 23 courses.\u2014 PHOTO AP, KAMRAN JEBREILI Champion du monde en 2005 et 2006, Fernando Alonso vient de passer deux ans hors de la F1.À 39 ans, il se dit «meilleur que jamais».\u2014 PHOTO AFP, GIUSEPPE CACACE SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 92 MAG SPORTS En 1919, le Canadien a perdu la chance de remporter la Coupe Stanley et même un de ses joueurs MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca La remise des trois matchs face aux Oilers et d\u2019un autre face aux Sénateurs a créé une commotion parmi les partisans du Canadien cette semaine.Mais voilà, ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019un virus force le Tricolore à l\u2019inactivité.Malgré sa très longue histoire, le Canadien a été incapable de jouer ses matchs seulement six fois en plus de 100 ans.Mais la grippe espagnole, la terrible grippe espagnole, a peut-être privé l\u2019équipe de la Coupe Stanley au printemps de 1919.Avant les événements de cette semaine, seul le mauvais temps avait réussi à empêcher le Canadien de jouer après la pandémie de grippe espagnole, qui a duré de 1918 à 1920.Mais l\u2019enjeu était autrement plus grand en 1919.Après avoir remporté sa première Coupe Stanley en 1916 en tant que membre de l\u2019Association nationale de hockey, le Canadien, maintenant membre de la Ligue nationale, fondée en 1917, vise un deuxième grand triomphe lorsqu\u2019il affronte les Metropoli- tans de Seattle dans une série au meilleur de sept matchs à compter du 19 mars 1919.Les Mon- tréalais s\u2019amènent dans l\u2019État de Washington après avoir défait les Sénateurs d\u2019Ottawa en finale de l\u2019association de l\u2019Est.Mais la grippe espagnole a déjà fait des milliers de victimes à travers le monde et est un sujet de conversation autrement plus populaire que la grande finale de hockey.« La grippe espagnole a fait plus de morts que la Première Guerre mondiale qui venait de se terminer, explique l\u2019auteur Léandre Normand, qui a écrit sept livres en rapport avec le Canadien, dont La glorieuse histoire du Canadien, dans lequel il consacre de nombreuses pages à l\u2019épisode de la grippe espagnole.On revit aujourd\u2019hui avec la COVID-19 ce que les gens ont vécu à l\u2019époque.Et l\u2019impact de la grippe espagnole s\u2019est fait sentir partout, dans toutes les sphères de la société, comme la COVID aujourd\u2019hui.» UNE BELLE ÉQUIPE Le Canadien avait une belle équipe en 1919.Il était mené par Newsy Lalonde, qui avait marqué 23 buts en 17 matchs en saison régulière, Odie Cleghorn, Didier Pitre et par le gardien Georges Vézina, dont on entend beaucoup parler ces temps-ci à la suite de la parution de sa biographie, signée Mikaël Lalancette.«Tous les espoirs étaient permis face aux Metropolitans, reprend Léandre Normand.C\u2019était du hockey serré, intense, à preuve cette victoire de 4-3 du Canadien lors du quatrième match.Mais lorsque le dur à cuire Joe \u201cBad\u201d Hall est transporté d\u2019urgence à l\u2019hôpital de Seattle avant cette rencontre, on commence à se poser des questions et il y a de l\u2019inquiétude dans l\u2019air.Et ce n\u2019est pas pour rien.» Car la maladie s\u2019est installée dans le vestiaire du Canadien.C\u2019est ainsi que cinq joueurs prendront finalement le chemin de l\u2019hôpital.À court de personnel, le propriétaire Georges Kennedy demande la permission à la LNH d\u2019utiliser des joueurs de l\u2019équipe de Vancouver, éliminée et en vacances.Les Metro- politans s\u2019y opposent fermement.«La direction de la ligue a fini par trancher, raconte encore Léandre Normand.Le 30 mars, les trois derniers matchs de la série finale sont purement et simplement annulés.La Coupe Stanley ne sera pas décernée.» La Coupe Stanley n\u2019a pas été décernée non plus en 2004-2005 alors qu\u2019un lock-out a forcé l\u2019annulation de la saison.Ce sont les deux seules fois où personne n\u2019a bu dans le précieux trophée.Et alors que la Ligue nationale décide d\u2019annuler le reste de la finale de 2019, Joe Hall est emporté par la grippe espagnole.Le propriétaire Kennedy est aussi frappé sur le virus, mais il s\u2019en sort.Tout de même, il gardera des séquelles importantes et, deux ans plus tard, il meurt à son tour.«Quand on s\u2019attarde à l\u2019histoire du Canadien, on se rend compte que cette période a été difficile, ajoute Léandre Normand.N\u2019oublions pas que peu de temps après la finale interrompue et le décès de Joe Hall, l\u2019aréna Jubilee, où jouait l\u2019équipe, a été détruit par un incendie d\u2019origine électrique.C\u2019est une période sombre.» La grippe espagnole aura coûté cher au Canadien.Une coupe, peut-être, et surtout des vies humaines.@Ottawa mardi (à RDS, 19h) @Ottawa jeudi (à RDS, 19h) LA SEMAINE DU CANADIEN Georges Vézina était l\u2019un des piliers du Canadien lors de la saison 1918-1919, saison où la Coupe Stanley n\u2019a pu être décernée.\u2014 PHOTO CLUB DE HOCKEY CANADIEN CH : LES MATCHS REMIS OU ANNULÉS AVRIL 2019 La grippe espagnole fait en sorte que les matchs no 5, 6 et 7 de la finale de la Coupe Stanley contre Seattle sont annulés 20 FÉVRIER 1924 Une tempête de neige force la remise du match contre les Sénateurs à Montréal 4 MARS 1971 La «?tempête du siècle?» force la remise du match opposant le Canadien aux Canucks à Montréal 28 FÉVRIER 1984 Une tempête de neige empêche les Whalers de se rendre à Montréal 10 JANVIER 1998 Le verglas empêche la présentation du match opposant le Canadien aux Rangers à Montréal MARS 2021 Le protocole de la LNH de la COVID-19 empêche la tenue de trois matchs face aux Oilers à Mont réal et la tenue d\u2019un match face aux Sénateurs à Ottawa AVANT LA COVID, LA GRIPPE ESPAGNOLE leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 93 MAG SPORTS Samuel Girard de l\u2019Avalanche a dû faire face à la COVID ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE La Presse Canadienne Après avoir été affecté par la COVID-19 le mois dernier, le défenseur Samuel Girard de l\u2019Avalanche du Colorado croit que la LNH a pris la bonne décision en mettant les activités du Canadien de Montréal sur pause même si un seul cas positif a été confirmé.Girard a raté deux semaines d\u2019activités puisqu\u2019il a été atteint par la COVID-19 lorsque le virus s\u2019est invité chez l\u2019Avalanche en février.Son nom a été inscrit sur la liste de la LNH des joueurs non disponibles en raison du protocole lié à la COVID-19 du 7 au 18 février.Ceux des attaquants Tyson Jost et Gabriel Landeskog et du gardien Hunter Miska ont aussi figuré sur cette liste pendant la même crise.Le natif de Rober val admet que la situation a été exigeante physiquement.«Ce n\u2019était pas facile, a-t-il affirmé plus tôt cette semaine à La Presse Canadienne.C\u2019est comme une grosse grippe.Quand je suis revenu à l\u2019entraînement, j\u2019étais un peu fatigué.» Girard n\u2019est pas étonné de voir que la LNH a agi rapidement et de manière forte quand un cas positif a été confirmé chez le Canadien, lundi.Raison de plus de jouer de prudence, le cas chez le Canadien en est un de variant du coronavirus et les données concernant les risques liés à ces variants demeurent moins précises.«Peut-être qu\u2019un seul joueur l\u2019aura eu, plutôt que 10, a souligné Girard en commentant la situation chez le Canadien.On ne sait jamais ce qui peut arriver.Si un joueur est affecté et que l\u2019équipe continue à jouer, peut-être que toute l\u2019équipe va l\u2019avoir.Ce sont des mesures que la ligue doit prendre.Elle a pris une très bonne décision.» Cinq matchs de l\u2019Avalanche ont été remis pendant la crise en février.UNE SITUATION DÉMORALISANTE Pour leur part, les Golden Knights de Vegas ont vu quatre de leurs rencontres être déplacées depuis le début de la saison en raison de situations directement liées à la COVID-19.Ils ont également été privés de leur personnel d\u2019entraîneurs réguliers pour une rencontre en raison d\u2019un cas de COVID-19 au sein du personnel.Tomas Nosek a été le seul cas confirmé parmi les joueurs de l\u2019équipe depuis le début de la saison.Ils ont aussi vécu quelques moments inquiétants avec des faux positifs.« C h a q u e f o i s q u e ç a arrive, c \u2019est démoralisant, a reconnu l\u2019attaquant Jonathan Mar- chessault des Golden Knights.Tu ne sais pas ce qui va se produire dans les jours suivants.Ce n\u2019est pas évident la situation dans laquelle [le Canadien] se retrouve présentement.Malheureusement, c\u2019est le monde dans lequel nous vivons en ce moment.«C\u2019est dommage parce que les athlètes aiment prendre un rythme et là, ça s\u2019arrête complètement, a-t-il ajouté.Vous devez rester enfermés à l\u2019hôtel si vous êtes à l\u2019étranger ou chez vous si l\u2019équipe est à domicile.Ce n\u2019est pas idéal.Mais quand vous revenez, vous êtes excités, vous êtes très motivés.» Marchessault croit que le Canadien doit tirer avantage de la situation en reprenant des forces avant la reprise d\u2019un calendrier qui sera très chargé.«Il faut essayer de garder la forme, a renchéri son coéquipier William Carrier.Ici, on nous a fourni de l\u2019équipement à la maison pour rester actif.On l\u2019a vu souvent à travers la ligue, les équipes qui reviennent au jeu le font en force.» La situation sera peut-être toutefois plus difficile pour le cas positif chez le Canadien \u2014 Joel Armia ou Jesperi Kotkaniemi.«Pour un athlète, quand tu ne t\u2019entraînes pas pendant 12 jours, que tu restes chez toi ou que tu es limité à prendre des petites marches seulement, tu ne files pas quand tu reviens, a insisté Girard.Tu dois retrouver la forme.Ça prend quelques jours avant d\u2019être de retour à 100 %.» Il vaut quand même mieux prendre le temps de retrouver la santé que de risquer celle des autres membres de son équipe et de leur entourage.LE CH SUR PAUSE, LA «BONNE DÉCISION» Samuel Girard (49) a raté deux semaines d\u2019activités puisqu\u2019il a été atteint par la COVID-19 lorsque le virus s\u2019est invité chez l\u2019Avalanche en février.\u2014 PHOTO AFP, MATTHEW STOCKMAN «Peut-être qu\u2019un seul joueur l\u2019aura eu, plutôt que dix» \u2014 Samuel Girard SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 94 MAG SPORTS Un bénévole du Tournoi peewee touché par la générosité de Mario Lemieux à l\u2019endroit d\u2019un jeune malade de Québec IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Famille d\u2019accueil pour le Tournoi international de hockey pee-wee de Québec depuis 40 ans et responsable de l\u2019hébergement des petits Penguins de Pittsburgh, Jean Dussault a noué plusieurs amitiés au fil des années, dont avec le propriétaire et ex-joueur vedette Mario Lemieux.Le bénévole a d\u2019ailleurs été touché par la générosité récente de l\u2019ancien numéro 66 envers un jeune homme de la région de Québec.Élie Mailloux, 21 ans, est atteint de la maladie de Hodgkin, le même cancer qu\u2019a vaincu Lemieux en 1993.Le jeune adulte a reçu un bel appui dans son combat contre la maladie alors que Lemieux lui a écrit une lettre d\u2019encouragements en plus de lui faire parvenir un chandail numéro 66 des Penguins de Pittsburgh autographié de sa main.Ce bel échange a pu se réaliser grâce à l\u2019intervention de Jean Dus- sault, qui est un ami commun de l\u2019ex-hockeyeur vedette et du jeune amateur de hockey.M. Dussault est devenu ami avec Lemieux après avoir accueilli chez lui son fils Austin lors des Tournois pee-wee de 2008 et 2009.«J\u2019avais rencontré Mario pour la première fois six mois avant le tournoi et il m\u2019avait invité dans sa loge quand je m\u2019étais rendu à Pittsburgh pour rencontrer les familles des joueurs», raconte Jean Dussault au Soleil.Ces années-là, Jean Dussault avait bien sûr reçu plusieurs demandes de toutes sortes de la part d\u2019amateurs de hockey qui auraient bien voulu avoir une photo ou un autographe de Lemieux.«Je refusais toutes ces demandes, car je ne voulais pas accabler Mario et l\u2019empêcher de passer du bon temps en famille.Il a vu que je le respectais et nous sommes devenus amis.Aujourd\u2019hui, on se voit de quatre à cinq fois par année et on reste en contact par téléphone et par texto», poursuit-il.FAVEUR DEMANDÉE ET OBTENUE S\u2019il n\u2019avait auparavant jamais sollicité Lemieux pour des faveurs quelconques, Jean Dussault sentait toutefois qu\u2019il n\u2019avait pas le choix de lui en glisser un mot quand il a entendu parler du combat d\u2019Élie Mailloux, le beau-fils d\u2019un bénévole qui œuvre comme lui au tournoi pee-wee depuis plusieurs années, contre la maladie de Hodgkin.«Quand j\u2019ai su qu\u2019Élie avait le même cancer que Mario, je me suis dit qu\u2019il fallait que je l\u2019appelle et que je lui en parle.Sans hésiter, Mario m\u2019a demandé de lui donner son nom, son adresse et son numéro de téléphone.Je savais qu\u2019il allait lui envoyer quelque chose», poursuit Jean Dussault.«Les gens qui n\u2019ont jamais côtoyé Mario ne réalisent pas à quel point il a le cœur sur la main, car c\u2019est un homme qui est plutôt discret.Il a envoyé à Élie une lettre où il lui explique qu\u2019il a vaincu le même cancer et qu\u2019il est donc possible d\u2019en guérir en plus de joindre à cela un chandail autographié avec certificat d\u2019authenticité.» DONNER AU SUIVANT Pour Jean Dussault, il s\u2019agit d\u2019un bel exemple d\u2019un sportif professionnel qui sait «donner au suivant».«C\u2019est ce que j\u2019ai dit à ma fille Élodie, 14 ans, quand j\u2019ai vu ce que Mario avait fait pour Élie», poursuit celui qui a pu constater depuis plusieurs années à quel point Lemieux prenait soin des personnes qu\u2019il aime.«Chaque fois qu\u2019on se rend à Pittsburgh, il nous accueille, moi et ma fille, dans sa loge du PPG Paints Arena et s\u2019occupe de nous comme si on était de la famille», indique-t-il.Pour Jean Dussault, le bénévolat au Tournoi pee-wee de Québec est aussi une affaire de famille : sa mère Thérèse, décédée en 2004, avait aussi accueilli les jeunes joueurs du tournoi chez elle pendant 37 ans.«Et j\u2019ai l\u2019impression que ma fille poursuivra la tradition plus tard.Qui sait?Elle gardera peut-être un jour les enfants de Sidney Crosby durant le tournoi!», conclut-il.UN BEAU GESTE DU GRAND 66 Photo du haut : le chandail et la lettre personnalisés de Mario Lemieux au jeune Élie Mailloux.Photo ci-contre : Jean Dus- sault et sa fille Élodie entourés des ex-joueurs vedettes de la LNH Brian Trottier et Mario Lemieux.\u2014 PHOTOS JEAN DUSSAULT «Quand j\u2019ai su qu\u2019Élie avait le même cancer que Mario [Lemieux], je me suis dit qu\u2019il fallait que je l\u2019appelle et que je lui en parle» \u2014 Jean Dussault leSoleil SAMEDI 27 MARS 2021 95 G ros week-end pour les nostalgiques des années 1990.Ils auront \u2014 enfin \u2014 accès au premier épisode de la série The Mighty Ducks: Game Changers sur la plateforme de diffusion en ligne Disney+.On va donc retrouver les Ducks, 30 ans plus tard.Ils existent toujours et forment désormais un des plus puissants clubs de hockey mineur au Minnesota.Ils seront donc très loin des éternels négligés qui ont été les vedettes des trois longs métrages familiaux de 1992, 1994 et 1996.L e s D u ck s d\u2019A na h e i m, q u i doivent leur existence à ces films, se trouvaient justement au Minnesota, cette semaine.Ils leur ont fait un bien sympathique clin d\u2019œil.À leur descente du bus de l\u2019équipe, avant le match de mercredi, les joueurs portaient des chandails verts issus de l\u2019univers Disney.L\u2019ironie est quand même forte.Après avoir passé une bonne décennie au sein de l\u2019élite, les Ducks de la LNH sont de retour au bas de la pyramide.Ils vont sans doute rater les séries éliminatoires pour une troisième année consécutive.Dans la Division Ouest, ils sont les grands négligés.Au cœur des efforts de relance, on retrouve quelques jeunes joueurs francophones de talent.On pense tout de suite à Maxime Comtois.Il a joué un gros match, mercredi.Il a marqué son 10e but de la saison.Il pourrait facilement compléter la saison au premier rang du classement des marqueurs du club.«Max a fait du solide boulot, cette année», estime l\u2019entraîneur-chef Dallas Eakins.«Il a fait grand pas vers l\u2019avant.Sa carrière a pris un virage très intéressant.» Ce qui ne veut pas dire que Com- tois n\u2019a plus de défis à surmonter.BAISSE DE RÉGIME En début de semaine, il a même été rayé de la formation débutante.Il a passé une soirée dans la galerie de la presse.«Il avait juste connu une soudaine baisse de régime, fait valoir le coach.Il serait d\u2019ailleurs le premier à le reconnaître.Nous avons atteint un niveau où nous avons tout simplement jugé qu\u2019il valait mieux appuyer sur le bouton de redémarrage.C\u2019est pourquoi il s\u2019est retrouvé là.» Comtois a une lecture fort similaire des faits.«C\u2019est comme n\u2019importe qui, dans n\u2019importe quel domaine professionnel.J\u2019ai connu cinq mauvaises journées consécutives au bureau.On a simplement remis les compteurs à zéro.» «Dans la vie, l\u2019important, c\u2019est d\u2019avoir du caractère.Il faut du caractère pour rebondir», de conclure l\u2019ancien attaquant en puissance des Tigres de Victoriaville.Cette affirmation s\u2019applique à son récent passage à vide.Elle s\u2019applique aussi, de façon générale, à la saison de son équipe.Soixante pour cent des matches des Ducks ont été décidés par la marge d\u2019un seul but, cet hiver.Dans les 10 dernières années, seulement deux formations ont vécu une situation du genre.Ils se sont retrouvés du mauvais coûté du score plus souvent qu\u2019autrement.«Il faut continuer à se battre.Au moins, l\u2019esprit d\u2019équipe, dans le vestiaire, est bon.Tout le monde est heureux de se présenter à l\u2019aré- na, chaque jour.Tout le monde travaille fort à l\u2019entraînement.L\u2019effort est au rendez-vous, clairement, durant les parties.À la fin de la journée, nous voulons toujours gagner.C\u2019est dur sur le moral, perdre.» Toutes ces leçons devraient évidemment aider la jeune formation dans son cheminement.«Si on gagnait trop facilement, trop rapidement, on pourrait se mettre à penser que la LNH, c\u2019est facile.» LES DUCKS VOLENT ENSEMBLE Les Ducks ne volent pas tous ensemble, pour toujours.La preuve, c\u2019est que l\u2019organisation a sacrifié un de ses beaux espoirs québécois, cette semaine.Antoine Morand a pris le chemin de Tampa, dans une transaction impliquant un autre jeune attaquant, le Russe Alexander Volkov.Morand a déjà été considéré comme un beau projet.Il a produit à un rythme d\u2019un point par match lors de ses quatre saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.La transition vers les rangs professionnels n\u2019a pas été très facile.Il a marqué un seul but en 21 parties, cette saison, avec les Gulls de San Diego de la Ligue américaine.Avec le club-école du Lightning, il aura l\u2019opportunité de travailler avec un ancien entraîneur de la LHJMQ, Benoît Groulx.Ça se passe relativement mieux pour les autres membres de la filière québécoise des Ducks.Le fils de Groulx, Benoît-Olivier, est en train de s\u2019acclimater à la vie dans les rangs pros.Après avoir été limité à un point à ses huit premiers matchs, il vient de conclure une séquence de 13 matchs avec neuf points.À 18 ans, Jacob Perreault a été utilisé dans 11 rencontres.MORAND PART, GROULX PROGRESSE espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB Maxime Comtois est le meilleur marqueur des Ducks cette saison.\u2014 PHOTO AFP, ETHAN MILLER SAMEDI 27 MARS 2021 leSoleil 168 0055712 Lemodèle présenté est la OutbackOutdoor XT 2021 avecmoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L et transmission à variation continue (MD2OX).Véhiculemontré seulement aux fins d\u2019illustration.Certaines caractéristiques présentées peuvent ne pas être un équipement de série.Lemoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L avec transmission à variation continue (MD2OX) est offert seulement sur certains modèles.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour les détails.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Subaru et Outback sont des marques déposées.La nouvelle Outback 2021 de Subaru n\u2019est pas seulement la plus habile et la plus audacieuse de son nom à ce jour.Incorporant la qualité et la fiabilité légendaires de Subaru, elle est équipée de fonctionnalités évoluées qui lui confèrent des avantages en terrain québécois qui feraient rougir la plus téméraire des chèvres de montagne.\u2022 Traction intégrale symétrique à prise constante pour une stabilité et un contrôle supérieurs.\u2022 Fonction X-MODE® pour une capacité tout-terrain intuitive, comme dans la neige ou dans la boue.\u2022 Garde au sol de 220 mm pour échapper à la plupart des obstacles.Maîtriser la montagne est une chose.Maîtriser le Québec en est une autre.Système de mitigation des distractions "]
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