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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2021-03-13, Collections de BAnQ.

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[" LEPOINT LA VARIOLE, LES ANTIVACCINS ET LA VACHE BLOSSOM PAGE 33 REPRISE PROGRESSIVE ENFIN DE BONNES NOUVELLES POUR LES SPORTIFS PAGE 3 LE MAG RÉINVENTER L\u2019ÉRABLE SEMAINE DU 13 AU 19 MARS 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 11 COOP D\u2019INFORMATION 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x I L L U S T R A T I O N 1 2 3 R F / Z A C K E R Y B L A N T O N QUAND LA TEMPÊTE S\u2019EST LEVÉE Il y a un an, la COVID-19 bousculait tout.Plongée dans les coulisses des décisions politiques à l\u2019Assemblée nationale avec Olivier Bossé et Jean-Marc Salvet PAGE 14 0053863 0059648 Le génie en action au Québec 16 pages Promotion LoretteviLLe Sainte-Foy LéviS Québec Saint-GeorGeS 866 444-0055 *Offre permanente dépistage auditif sans frais* Certaines prothèses auditives peuvent être payées par la RAMQ, la CNESST, l\u2019ACC ou l\u2019 assurance privée votre audition vous joue des tours?80% des personnes touchées par une perte auditive ne sont pas diagnostiquées ou traitées.50% des personnes de 75 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif 33% des personnes de 65 ans et plus souffrent d\u2019un problème auditif.www.berubebrassard.ca SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 2 0058917 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec Offres en vigueur du 2 au 31 mars 2021.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est offerte sur le KICKS S 2020 et est basée sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.* Le rabais Mon choix de 1 500 $ sera déduit du prix de vente négocié avant taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui louent ou financent un KICKS 2020 neuf et non immatriculé auparavant par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance (NCF) chez un concessionnaire Nissan participant au Canada, sur approbation de crédit, entre le 2 et le 31 mars 2021.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Cette offre n\u2019a pas de valeur d\u2019échange au comptant.Des conditions s\u2019appliquent.+ La réduction du taux allant jusqu\u2019à 2 % est offerte sur les modèles KICKS 2020 neufs et non immatriculés auparavant loués ou financés par l\u2019entremise de NCF chez un concessionnaire Nissan autorisé au Canada du 2mars au 31mars 2021, sur approbation de crédit.Les clients admissibles recevront jusqu\u2019à 2 % de réduction sur les taux de financement ou de location actuellement offerts par l\u2019entremise de NCF, jusqu\u2019à un taux minimum de 0 %.Les taux ne pourront en aucune circonstance être réduits à un taux inférieur à 0 %.Ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Des conditions s\u2019appliquent.\u2021 L\u2019offre est administrée par Nissan Canada Extended Services Inc.(« NCESI ») et est applicable sur les modèles neufs KICKS 2020 (dans chaque cas, un « véhicule admissible »), achetés au comptant, loués ou financés et immatriculés par l\u2019entremise deNissan Canada Finance sur approbation de crédit entre le 2 et le 31mars 2021 auprès d\u2019un détaillant autorisé Nissan auQuébec.Le bénéficiaire de l\u2019offre aura droit à unmaximumdedix (10) visites d\u2019entretien (dans chaque cas, une« visite d\u2019entretien ») pour chaque véhicule admissible, chacune de ces visites d\u2019entretien se composant d\u2019une (1) vidange d\u2019huile (à l\u2019aide d\u2019huile à moteur Genuine Synthetic 0W20 de Nissan) et d\u2019un (1) service de permutation des pneus (dans chaque cas, un « service admissible »).Tous les services admissibles seront effectués strictement en conformité avec le programme de vidange d\u2019huile et de permutation des pneus décrit dans le livret de l\u2019entente pour le véhicule admissible.La période de service débutera à la date de l\u2019opération de location (la « date de l\u2019opération ») et se terminera i.à la date à laquelle le nombre maximum de visites d\u2019entretien sera atteint, ii.60 mois après la date de l\u2019opération ou iii.lorsque le véhicule admissible aura atteint 120 000 kilomètres, selon l\u2019éventualité qui se produit en premier.Tous les services admissibles doivent être fournis durant la période de service, sans quoi le bénéficiaire perd tout droit s\u2019y rapportant.Le bénéficiaire peut à ses frais bonifier cette offre par l\u2019utilisation d\u2019une huile de première qualité.Les services admissibles ne sont pas conçus de manière à répondre à toutes les exigences et à toutes les spécifications nécessaires pour l\u2019entretien du véhicule admissible.Pour la liste complète des mesures d\u2019entretien nécessaires, veuillez vous reporter au guide d\u2019entretien.Les services additionnels nécessaires ne sont pas compris dans l\u2019offre, et le bénéficiaire en assume exclusivement la responsabilité et le coût.L\u2019offre n\u2019est pas monnayable et peut ne pas être jumelée à certaines offres.NCESI se réserve le droit de modifier la présente offre ou d\u2019y mettre fin, en totalité ou en partie, en tout temps, sans préavis.D\u2019autres conditions et restrictions s\u2019appliquent.Adressez-vous à votre détaillant pour obtenir plus de détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2021.OU OU Jusqu\u2019à 1 500$* de rabais Mon choix à la location.Ensemble d\u2019entretien sans frais pendant 5 ans.\u2021 Inclut changements d\u2019huile et permutation des pneus.Taux réduit jusqu\u2019à 2% + à la location.Sur modèles KICKS 2020.MC Choisissez votre boni Du 2 au 31 mars MONCHOIX L\u2019événement Louez le KICKS S 2020 à partir de 219 $?/mois, pendant 39 mois, avec 995 $ en comptant initial.Valeur au détail de Les paiements à la location incluent le rabais Mon choix de 1 500 $.21 343$ 50$?/semaine C\u2019est comme payer KICKS 2020 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 3 OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Toutes les activités sportives pourront recommencer partout au Québec à partir du 26 mars.Dans deux semaines.Les conditions de pratique dépendront du niveau d\u2019alerte de chaque région.Les installations sportives seront aussi rouvertes partout.Mais matchs, contacts physiques et spectateurs restent interdits.En zone orange, comme à Québec, il redeviendra permis de pratiquer des activités à l\u2019intérieur en groupe de huit personnes, peu importe leur provenance.Ce nombre grimpera à 12 à l\u2019extérieur, alors qu\u2019il est en ce moment de huit.En zones rouges, la pratique de sports à l\u2019intérieur sera limitée aux personnes seules, à deux ou en bulle familiale.À l\u2019extérieur, les sportifs en territoires d\u2019alerte maximale pourront quand même jouer à huit.Plus de 60 % de la population québécoise habite encore en territoire d\u2019alerte maximale.Peu importe la couleur de la zone, un entraîneur ou un moniteur peut s\u2019ajouter au groupe d\u2019athlètes.Partout, la pratique de sports à l\u2019intérieur devra absolument être supervisée par une personne responsable de l\u2019endroit ou du club et qui s\u2019occupera du respect des règles et de la désinfection.Ces futures consignes s\u2019ap- p l i q u e r o n t a u t a n t a u s p o r t civil que scolaire, collégial ou universitaire, sport d\u2019élite comme de participation.La règle de distanciation physique de 2 m doit continuer à être respectée partout.«UNE PREMIÈRE PHASE» La ministre déléguée à l\u2019Éducation responsable des sports et des loisirs, Isabelle Charest, a fait cette annonce attendue vendredi après-midi, de Montréal.Elle était accompagnée du conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique du Québec, Dr Richard Massé.La ministre Charest a parlé d\u2019«une première phase de décon- finement.C\u2019est un début».Le duo est demeuré très flou sur un calendrier de reprise.Pas impossible de revoir des matchs «relativement bientôt».«On présente un plan progressif qui tient compte de l\u2019épidémiologie québécoise, a expliqué le Dr Massé.Il faut tenir compte des variants, mais aussi de la vaccination.Quelques semaines après [le 26 mars], on va sûrement pouvoir élargir.Les choses permises en zones orange vont devenir permises en zones rouges, comme un escalier», a-t-il illustré.Le scientifique donne le mois de juin comme moment où «la majorité de la population québécoise sera vaccinée», sauf les jeunes, «ce qui permettra de pratiquer la majorité de nos activités avec des modifications».Par exemple, le retour de spectateurs dans les gradins, mais masqués, comme c\u2019est déjà le cas dans les salles de spectacles en zones orange et les cinémas partout, ne saurait beaucoup tarder.La possibilité de voir des athlètes masqués disputer de véritables affrontements entre équipes est aussi considérée, comme ça se fait déjà ailleurs.«D\u2019ici deux, trois mois, on sera rendus beaucoup plus loin dans le retour à la vie quasi normale pour le sport», croit le Dr Massé.La première phase lancée dans deux semaines servira de «remise en forme pour quand la saison sera lancée d\u2019une façon normale, entre guillemets», ajoute la ministre Charest.Dimanche dernier, à Québec, une importante manifestation a réuni plusieurs milliers de personnes devant l\u2019Assemblée nationale pour réclamer la réouverture des activités sportives de groupe.Point culminant d\u2019un mouvement de fond ressenti depuis plusieurs semaines dans les milieux sportifs québécois.Pour le moment, les activités sportives et récréatives extérieures et quelques-unes à l\u2019intérieur (patin, nage) sont déjà permises pour les personnes seules, en duo ou entre occupants d\u2019une même résidence.Dehors, un groupe peut déjà atteindre jusqu\u2019à huit personnes de résidences différentes.Les activités parascolaires, sorties scolaires et activités interscolaires pourront reprendre à compter de lundi partout au Québec, en groupe-classe.SPORTS DE GROUPE : REPRISE PROGRESSIVE LE 26 MARS La ministre déléguée à l\u2019Éducation responsable des sports et des loisirs, Isabelle Charest, a parlé d\u2019«une première phase de déconfinement.C\u2019est un début».\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, OLIVIER JEAN SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS Depuis maintenant un an, puisqu\u2019il n\u2019y avait pratiquement rien d\u2019autre à faire, la pandémie a incité beaucoup de monde à marcher, en distanciation ou non, avec son chien ou pas.Histoire de joindre l\u2019utile à l\u2019agréable, Le Soleil est allé se promener avec des citoyens de Québec afin qu\u2019ils nous parlent de leur espace de vie, de ses habitants, de ses coins méconnus.Aujourd\u2019hui, direction le quartier Des Chutes-Montmorency.On met un pied devant l\u2019autre, et c\u2019est parti.QUÉBEC EN MARCHE NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com C\u2019est d\u2019abord un village au cœur de la ville, juste avant les chutes Montmorency, coincé entre l\u2019autoroute Dufferin-Montmorency et le cap.Dans les hauteurs, la vue sur l\u2019île d\u2019Orléans, juste en face, est imprenable.Même si l\u2019endroit, jadis florissant, a perdu de sa vitalité avec les années, beaucoup de ses habitants le chérissent comme la prunelle de leurs yeux.C\u2019est le cas de Julie Morin.Le quartier Des Chutes-Montmorency, elle l\u2019a dans la peau.Débarquée à l\u2019âge de trois ans sur la rue Chalifour, il y a une quarantaine d\u2019années, elle l\u2019a habité sporadiquement au fil du temps, y a élevé ses jumelles, avant de s\u2019y établir en permanence vers 2010.Aussi s\u2019est-elle imposée comme une guide de choix pour nous le faire découvrir.«Ce qui fait que je suis en amour avec le quartier, c\u2019est la vue sur le fleuve.À chaque jour que je marche, je m\u2019émerveille de voir comment c\u2019est beau, comment on est chanceux.» Le rendez-vous avec Le Soleil avait été fixé dans sa rue, un cul- de-sac qui induit en erreur plein de visiteurs à la recherche des chutes Montmorency.Surtout des touristes français trompés par leur GPS.«C\u2019est incroyable le nombre que je vois arrêter devant la maison.Bonjour, vous cherchez les chutes?C\u2019est au bout de la rue, à droite, et en haut, encore à droite.» En cette journée qui incite davantage à rester en mou à la maison, la morsure du froid est amplifiée par de forts vents.Bonne journée, ô toi, facteur de refroidissement.Julie n\u2019en a cure, elle qui marche tous les jours, peu importe les conditions météo.Allez, les mauviettes, c\u2019est par ici.UNE ÉGLISE POUR DES FÊTES Au bout de la rue Magella-Laforest, un édifice avec des appartements en rangées attire notre regard.On se croirait dans un quartier londonien où Mary Poppins ne détonerait pas.Il s\u2019agit de la Coopérative d\u2019habitation Saint-Grégoire, fondée en 1984.L\u2019endroit habitait jadis les contremaîtres de la Dominion Textile, une usine qui a fait les beaux jours du quartier et dont la fermeture a contribué à son déclin.Le bâtiment a manqué un peu d\u2019amour, dommage, il est tellement coquet.«On m\u2019a déjà dit que la première porte, c\u2019était un dépanneur dans le temps», explique Julie.Un détour sur la côte Saint- Grégoire nous conduit à l\u2019église Saint-Grégoire-de-Montmorency, LA CHANCE D\u2019HABITER À MOMO 1 2 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 5 construite en 1897.Sa fermeture, il y a onze ans, avait provoqué la colère de nombreux paroissiens.La dernière prière avait été faite sous les cris des manifestants.Les policiers étaient intervenus.Aujourd\u2019hui l\u2019endroit abrite la bibliothèque Fernand-Dumont, mais surtout une immense salle de réception pour des mariages et autres événements mondains, l\u2019Espace Saint-Grégoire.«Je me souviens d\u2019être venue à un bal masqué, témoigne Julie.C\u2019est magnifique ce qu\u2019ils ont fait, c\u2019est vraiment beau.» PARADES DE LA SAINT-JEAN Nous sommes au cœur du village de Montmorency, «Momo» pour les intimes.Les anciens l\u2019ont connu sous le nom de quartier Saint- Grégoire.«On l\u2019appelle le village parce que c\u2019est tout petit.Tout le monde se connaît», lance notre guide qui indique ici une belle maison, là, une autre en décrépitude, le tout entrecoupé de souvenirs d\u2019enfance, dont les parades de la Saint-Jean-Baptiste sur l\u2019avenue Ruel, l\u2019ancienne artère commerciale qui ne paie pas de mine aujourd\u2019hui.Dans les années 70, le secteur comptait 6000 personnes; ils ne sont plus que 1200.«Les maisons sont collées, collées, alors quand il y a un feu, c\u2019est vraiment le déploiement de pompiers.Tout pourrait brûler», explique notre grande marcheuse, en passant devant le dépanneur Belle Chutes (sic) qui semble bien seul avec sa faute d\u2019orthographe sur sa devanture.«Pour bien du monde, c\u2019est péjoratif quand tu dis que tu restes à MoMo, poursuit-elle.Il y a beaucoup de propriétaires qui laissent leurs blocs à l\u2019abandon, mais je connais aussi des entrepreneurs qui en ont acheté et qui ont comme objectif de les renipper.C\u2019est drôle de voir à quel point le monde avec qui je suis allée à l\u2019école est revenu dans le quartier.» Julie, relationniste dans l\u2019univers du spectacle et présidente du conseil de quartier depuis novembre 2020, aime saluer les gens qu\u2019elle croise, leur faire la jasette.«J\u2019ai travaillé au bar du quartier, seulement deux, trois mois, mais assez pour connaître bien du monde.» Contrairement au secteur situé près de l\u2019ancienne cimenterie Saint-Laurent, plus à l\u2019ouest, avec ses «grosses maisons de riches», le village renferme des poches de pauvreté.«On est en train de monter un projet pour installer un frigo communautaire dehors.On a beaucoup de familles dans le besoin.Il y a bien Le Pivot qui les aide, mais ce n\u2019est pas tout le monde qui veut aller chercher de l\u2019aide alimentaire.Quand t\u2019es rendu là, t\u2019as un peu honte.» 1 2 3 4 5 B oulev ard M agella -Lafo rest B O U L E V A R D S A I N T E - A N N E Rue de la Terr asse -Cad ieux B O U L E V A R D D E S C H U T E S Aven ue R oyale B o u l e v a r d d e s F r a n ç a i s 1 2 2 e R u e 1 1 3 e R u e A v e n u e R u e l A v e n u e M o r e n c y B o u l e v a r d M a g e l l a - L a f o r e s t A v e n u e R u e l 1 1 6 e R u e 1 0 4 e R u e A U T O R O U T E D U F F E R I N - M O N T M O R E N C Y AUTOROUTE FÉLIX-LECLERC C ô te S a int-Grégoire 1 VIADUC DES ARTS 2 CENTRE D\u2019HÉBERGEMENT SAINT-AUGUSTIN 3 MONUMENT DE LA BATAILLE DE MONTMORENCY 4 COOP D\u2019HABITATION SAINT-GRÉGOIRE 5 ÉGLISE SAINT-GRÉGOIRE INFOGRAPHIE LE SOLEIL QUARTIER DES CHUTES-MONTMORENCY 1 Julie Morin dans l\u2019escalier du collège Saint-Grégoire (qu\u2019on aperçoit en arrière-plan).\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 3 Des hauteurs du quartier, le pont de l\u2019île d\u2019Orléans apparaît à l\u2019horizon.À l\u2019avant-plan, la coop d\u2019habitation Saint-Grégoire.2 Sous l\u2019autoroute Félix-Leclerc, une fresque montre l\u2019ancien joueur du Canadien de Montréal Gilles Tremblay.LIRE la suite \u203a 6 3 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS FRESQUE D\u2019UN JOUEUR DU CH Au bout de l\u2019avenue Ruel, des couleurs apparaissent dans le paysage.Sur les piliers de l\u2019autoroute Félix- Leclerc, des jeunes du Carrefour Jeunesse Montmorency ont peint des fresques en 2017.L\u2019une d\u2019elles montre un joueur du Canadien, le numéro 21.On pense à l\u2019ex- capitaine Guy Carbonneau, mais la ressemblance n\u2019y est pas.Il s\u2019agit plutôt de l\u2019ancien ailier gauche et commentateur à La soirée du hockey, Gilles Tremblay, originaire du quartier.«Le quartier, ce n\u2019est que des côtes» lance Julie.Aussi est-il dans l\u2019ordre des choses de grimper, une fois et une autre, pendant notre excursion.Direction l\u2019escalier du Collège Saint-Grégoire.Comme celui du Cap-Blanc, sur les Plaines, l\u2019endroit est fréquenté par plusieurs sportifs qui veulent se raffermir les cuisses et se faire aller le cœur.Petit arrêt photo au belvédère pour permettre à Julie de s\u2019exclamer une autre fois sur la beauté des lieux, après une séance de retapage de mascara.L\u2019ancien collège, transformé en coopérative d\u2019habitation, apparaît plus bas.«Tu vois, au bout, ce qui est rouge et bleu, après le chemin de fer, c\u2019est le Bingo des Chutes.Juste à côté, il y avait une place éphémère l\u2019année passée.On a voté une résolution [au conseil de quartier] pour qu\u2019elle revienne et qu\u2019elle soit permanente.» UN MONUMENT INSOLITE Une fois en haut, boulevard des Français, le froid est encore plus cinglant.Pas grand monde dans les rues.Par beau temps, c\u2019est dif- férent, note Julie.«Il y a tellement de monde qui marche ici, surtout pendant la pandémie», dit-elle, déplorant le peu d\u2019investissements de la Ville pour rendre le secteur plus agréable.Des petits riens, des fleurs, de beaux lampadaires, c\u2019est ce qu\u2019on voudrait.La montée se poursuit jusqu\u2019à la rue de la Terrasse-Cadieux.Impossible de rater l\u2019immense CHSLD Saint-Augustin et son look défraîchi.«Quand on me demande où je reste, je dis toujours à côté de l\u2019hôpital en demi-lune.Tout le monde sait de quoi je parle.» L\u2019établissement, épargné pendant la première vague de COVID-19, a vu mourir de nombreux résidents lors de la seconde.Notre promenade nous conduit vers l\u2019est.Le fleuve est toujours là, à notre droite.Nouveau prétexte pour Julie à s\u2019extasier.«Il y a juste des belles vues ici.C\u2019est beau chez nous.» Petite pause pour un moment de recueillement auprès d\u2019une curiosité, à l\u2019angle de la côte St-Grégoire, un monument de pierre qui commémore la bataille de Montmorency du 31 juillet 1759.L\u2019événement est considéré dans les livres d\u2019histoire comme «la plus grande victoire française au cours du siège de Québec».Sauf que le visiteur aura bien du mal à comprendre quoi que ce soit, la plaque explicative en bronze ayant été dérobée deux fois, en 2014 et 2016.Parcs Canada n\u2019a pas encore cru bon de la remplacer.COMMERCES DE PROXIMITÉ On monte encore et toujours.Avant d\u2019atteindre l\u2019avenue Royale, c\u2019est le parc Jean-Mignaux et son œuvre d\u2019art public, une sorte de gros beigne doré.Plus loin, un arrêt s\u2019impose au Manoir Montmorency et ses mythiques chutes, l\u2019endroit le plus visité dans la région de la capitale après le Vieux-Québec.Julie déplore que la SÉPAQ, propriétaire des lieux, n\u2019ait pas aménagé un lieu pour le public au pied des chutes.«Quand je viens avec des amis français, ils sont toujours étonnés qu\u2019on ne puisse pas y prendre un verre de vin, sur une terrasse.Il pourrait y avoir un parc avec des jeux pour les enfants.C\u2019est mal exploité.» Le retour s\u2019effectue avec un vent de face, sur l\u2019avenue Royale.Nous voici au coeur de l\u2019ancienne municipalité de Courville.Ici et là, de magnifiques demeures ancestrales, dont la maison Tessier-dit-Laplante, baptisée du nom du dernier seigneur de Beau- port, mais ce sont les commerces de proximité qui font défaut.«Ce qui manque au quartier, c\u2019est des petites bineries.Il n\u2019y a pas de boulangerie, de boucherie.Le seul endroit pour prendre un verre ou un café dans le coin, c\u2019est La Taverne de Kent.» Sinon, il faut aller dans la côte Saint- Grégoire, aux Cafés de Julie, ou au Bretzel, plus bas, sur le boulevard Sainte-Anne.Face de l\u2019église de Courville, notre guide rappelle que le sex-shop Adam et Ève a tenu commerce dans un local, il y a une quinzaine d\u2019années.On imagine les commentaires à la sortie de la messe du dimanche.ICI ET PAS AILLEURS Il est comme temps de rentrer.On coupe par la falaise, dans un sentier glacé propice à se démantibuler une articulation, pour rejoindre la maison de notre guide, en contrebas.Notre montre Fitbit affiche près de 10 000 pas au compteur.Comme marche de santé, on a vu pire.Le mot (d\u2019émerveillement) de la fin appartient à Julie.«Je suis fière de rester ici.Je ne voudrais pas rester ailleurs.Si je n\u2019avais une vue sur le fleuve, il manquerait quelque chose dans ma vie, c\u2019est sûr.» Suite de la page 5 0053922 habitermu.ca Condos locatifs au cœur du boulevard Laurier 581 200-5855 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 7 ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com La divulgation de la preuve dans le dossier de la tuerie de l\u2019Halloween dans le Vieux-Québec est maintenant complétée.Ce sera bientôt à la défense d\u2019indiquer ses intentions.Carl Girouard, 24 ans, originaire de Sainte-Thérèse dans la région de Montréal, était de retour à la cour de façon virtuelle vendredi matin pour une étape d\u2019orientation.L\u2019homme sans antécédent judiciaire est accusé de deux meurtres au premier degré et de cinq tentatives de meurtre.Le procureur de la Couronne Me François Godin a déclaré à la cour que la divulgation de la preuve policière et médico-légale est désormais complétée.Avec l\u2019accord de la défense, le dossier a été reporté au 30 avril, toujours pour l\u2019orientation.À ce moment, six mois auront passé depuis l\u2019attaque au sabre qui a fauché les vies de François Duchesne, âgé de 56 ans, et Suzanne Clermont, âgée de 61 ans, en plus de blesser gravement cinq autres piétons.L\u2019avocat de la défense Me Pierre Gagnon aura la possibilité d\u2019indiquer si son client souhaite une enquête préliminaire ou s\u2019il veut donner une autre tournure aux procédures judiciaires.La Couronne a aussi dans son jeu la carte de l\u2019acte d\u2019accusation privilégié, une procédure d\u2019exception qui permet de fixer directement la cause à procès, lorsque l\u2019intérêt public le justifie.En novembre, le précédent avocat de la défense avait donné un mandat à un psychiatre pour réaliser une expertise sur la responsabilité criminelle de l\u2019accusé le soir du 31 octobre 2020.  Cette expertise privée devait être complétée en février. La défense n\u2019a aucune obligation d\u2019en divulguer les résultats avant le procès.TUERIE DU VIEUX-QUÉBEC LA PREUVE ENTIÈREMENT DIVULGUÉE À LA DÉFENSE Carl Girouard, 24 ans, est accusé de deux meurtres au premier degré et de cinq tentatives de meurtre.\u2014 ILLUSTRATION HBÉ 0060057 QUÉBEC 9, rue de Courcelette 418 681-4101 HEURES D\u2019OUVERTURE L M M J V 10 h à 18 h S 9 h à 17 h - D 11 h à 17 h Photo Michel Gibert, non contractuelle.Remerciement: JForstpavillon \u2013 TASCHEN.*Offre non cumulable, valable uniquement à Québec jusqu\u2019au 21 mars 2021.Jusqu\u2019au 21 mars, rendez-nous visite durant nos Soldes et profitez de prix particulièrement séduisants jusqu\u2019à 50% de rabais* sur une large sélection de modèles d\u2019exposition et d\u2019accessoires présentés en magasin.À très bientôt ! I N V I T A T I O N Jusqu\u2019au 21 mars SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M71 à M79 auto 68 décès 71 le point 33 horaire télé M26 horoscope M72 loteries 65 opinions 40 à 43 mag sports 77 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.-3 Min.-8 Ensoleillé JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com L\u2019AFFIRMATION «On entend souvent dire que la COVID-19 et les mesures sanitaires engendrent beaucoup de détresse psychologique, mais qu\u2019elles n\u2019auraient que peu d\u2019impact sur la mortalité.Je parle ici, plus spécifiquement, des suicides et des overdoses.Est-ce vrai?Et est-il possible d\u2019avoir les chiffres et comparer avec les années antérieures?», demande Jacques Belle- mare, de Châteauguay.LES FAITS C\u2019est un fait incontestable que l\u2019isolement social détériore l\u2019état mental des gens, surtout s\u2019il est prolongé, et qu\u2019il agit souvent comme un précurseur de crise psychologique.D\u2019ailleurs certaines études (mais pas toutes, disons-le tout de suite) suggèrent qu\u2019au moins dans certains pays, il se pourrait que les confinements commencent à faire des dégâts statistiquement mesurables.L\u2019une d\u2019elles, parue début février dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) \u2013 Network Open [https://bit.ly/2OmZiAa] a trouvé qu\u2019au Japon, les taux de suicide se sont accrus à partir de la fin de l\u2019été dernier.Pas par des marges énormes (mensuellement autour de 2 par 100 000 habitants pour les hommes alors que le taux «attendu» était de 1,5, et environ 1 par 100 000 pour les femmes alors qu\u2019on devait en observer environ 0,7), mais cela reste «significatif» d\u2019un point de vue statistique.L\u2019article ne permet cependant pas de dire si c\u2019est l\u2019effet de la distanciation sociale ou d\u2019un autre facteur, comme une hausse du chômage.Au x É t a t s - Un i s, u n e a u t re étude [https://bit.ly/3rE5H8l] a observé que les tentatives de suicide amenaient en moyenne 4600 personnes à l\u2019urgence en 2019, mais que ce nombre était passé à 5000 en 2020.Encore ici, l\u2019augmentation n\u2019est pas majeure et les causes exactes (isolement, difficultés économiques, autres stresseurs) ne sont pas faciles à identifier, d\u2019autant plus que l\u2019écart entre 2019 et 2020 était plus prononcé de janvier à la mi-mars (donc avant le premier confinement) que plus tard dans l\u2019année.La même étude fait état de plus de surdoses qui mènent à l\u2019urgence, mais là non plus, les raisons ne sont pas claires \u2014 peut-être une PAS PLUS DE SUICIDES À CAUSE DES CONFINEMENTS (DU MOINS POUR L\u2019INSTANT.) VÉRIFICATION FAITE Le quartier Saint-Roch, désert, un après-midi confiné d\u2019avril 2020.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0056269 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans V A R N H E I , verbe ENVAHIR Définitions \u2014 Commencer à occuper par la force et le nombre.?Retenir toute l\u2019attention de; accaparer. leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 9 consommation accrue, peut-être qu\u2019il se vend plus de drogues de mauvaise qualité, etc.Cependant, et il faut le souligner, le portrait n\u2019est pas en train de s\u2019assombrir partout.En novembre dernier, le British Medical Journal (BMJ) indiquait qu\u2019il ne semblait pas y avoir eu de tendance générale au suicide dans le monde, du moins pas pendant la première vague de COVID-19 [https://bit.ly/3rGASjk].Le site du BMJ a publié un autre texte [https://bit.ly/3euP3Ep] sur le sujet mercredi dernier suggérant qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de hausse en Angleterre au moins jusqu\u2019en août.Et à l\u2019heure actuelle rien ne permet de croire à des suicides (décès ou tentatives) plus fréquents au Québec ou au Canada.Des chiffres sur l\u2019Ouest présentés par le psychiatre de Colombie-Britannique Tyler Blakc récemment ne montrent rien de tel [https://bit.ly/3clR4QS].Même chose au Québec, où des données préliminaires du Bureau du coroner (qui enquête sur tous les cas possibles de suicide) ne laissent entrevoir aucune hausse du nombre de suicides jusqu\u2019à présent [https:// bit.ly/30zICrB].Maintenant, même en présumant qu\u2019il n\u2019y a effectivement pas plus de gens qui s\u2019enlèvent la vie chez nous, cela ne veut évidemment pas dire que le confinement ne cause aucune détresse psychologique \u2014 c\u2019est juste qu\u2019elle n\u2019a pas eu (pas encore?) d\u2019effet sur les statistiques de suicide.À l\u2019Institut en santé mentale Douglas de Montréal, le psychiatre Gustavo Turecki, qui mène des recherches sur la dépression majeure et le suicide, dit que l\u2019effet de la pandémie sur les visites en urgence psychiatrique s\u2019est déroulée en plusieurs phases différentes.«C\u2019est évident que la pandémie a augmenté le niveau de détresse dans la population, c\u2019est très clair, témoigne-t-il.Par contre, pendant la première vague, les visites aux urgences psychiatriques ont diminué, comme les autres visites à l\u2019urgence d\u2019ailleurs.Ensuite, la situation est revenue à la normale pendant l\u2019été [et il y aurait eu avec la deuxième vague] plus de détresse dans la population, donc plus d\u2019appels sur les lignes d\u2019écoute, plus de demandes de soutien.Mais entre constater ça et conclure qu\u2019il y a ou qu\u2019il y aura plus de suicides, il y a un grand pas qu\u2019on ne peut tout simplement pas franchir parce qu\u2019on n\u2019a pas les données pour le faire.» Les statistiques sur l\u2019utilisation des lignes d\u2019aide psychologique tendent à confirmer le témoignage de Dr Turecki.D\u2019après des chiffres fournis par le Ministère de la Santé, la ligne 1 866 APPELLE (la principale ligne d\u2019écoute au Québec) a reçu environ 4625 appels par mois en moyenne entre mars et juin dernier, soit 1,5 % de moins (!) qu\u2019à la même période en 2019.Mais dans la deuxième moitié de 2020, cependant, le volume d\u2019appel a été 5,6 % plus grand qu\u2019en 2019.Il existe d\u2019autres lignes locales d\u2019aide psychologique qui ne sont pas incluses dans ces statistiques, mais les données à leur sujet \u2014 que le Regroupement des centres de prévention du suicide du Québec (RCPSQ), qui gèrent plusieurs de ces lignes, a transmises au Soleil \u2014 racontent essentiellement la même histoire : un nombre d\u2019appels «normal» lors de la première vague, mais une hausse de 7 à 10 % depuis septembre dernier à Québec et à Montréal.Les lignes d\u2019aide ne sont donc pas débordées dans l\u2019ensemble, mais la demande accrue indique qu\u2019il faudra rester vigilant, plaide la présidente du RCPSQ, Lynda Poirier.D\u2019autant plus que, ajoute- t-elle, «on a aussi vu une hausse plus marquée pour les ados et les jeunes adultes», possiblement parce que ce sont les tranches d\u2019âge qui socialisent le plus, donc potentiellement celles sur lesquelles la distanciation sociale a pesé le plus lourd.VERDICT Vrai qu\u2019il n\u2019y a pas plus de sui- c i d e s q u \u2019ava nt ( pa s e n c o re, en tout cas).Les chiffres ne montrent aucune tendance à la hausse au Québec ou au Canada.Cependant l\u2019usage accru (faiblement, mais quand même) des lignes d\u2019aide psychologique depuis l\u2019automne dernier, de même que certains indicateurs de détresse dans d\u2019autres pays, suggère que cela peut encore changer pour le pire et qu\u2019il faudra garder un œil sur la santé mentale collective.DES INFOS À VÉRIFIER?La déclaration d\u2019un ministre vous paraît douteuse?Une information qui circule vous semble exagérée, non fondée?Écrivez à notre journaliste ( jfcliche@lesoleil.com).La rubrique «Vérification faite» prendra le temps de fouiller les faits, en profondeur, afin de vous donner l\u2019heure juste.Car nous non plus, on n\u2019aime pas les fausses nouvelles.0058364 Un projet signé Faites partie de notre communauté de locataires exceptionnels À seulement trois minutes des ponts.Communiquez avec nous loges.ca 1040, rue Pierre-Perrault, Lévis | 418 800-3356 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 10 0052654 Offre spéciale: Tous vos comptoirs en granite ou en quartz sont gratuits à l\u2019achat d\u2019une cuisine complète.418 522-7448 info@armoirespmm.com Nous sommesmaiNTeNaNTouverT 7 jours sur 7 de 9 h à 17 h.veNez Nous visiTer àNoTre salle demoNTe au 365, rue ForTiN àQuébec. leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 11 ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com L\u2019adjudant retraité des Forces armées canadiennes André Gagnon plaidera coupable à l\u2019accusation d\u2019avoir agressé sexuellement l\u2019ex- caporale réserviste Stéphanie Raymond, en 2011.C\u2019est donc une saga longue d\u2019une décennie qui se terminera à la fin mars.La vraie conclusion arrivera quelques semaines plus tard, avec l\u2019imposition de la peine.André Gagnon, 54 ans, résident de Bellechasse, devait commencer à subir son procès devant jury le 29 mars.Il y a une semaine, le militaire retraité a annoncé à la Cour supérieure qu\u2019il souhaitait voir son dossier être transporté en Cour du Québec.Son avocat Me Simon Roy a indiqué vendredi que son client voulait plaider coupable à la prochaine audience.Les représentations sur la peine auront lieu par la suite.L e s é v é n e m e n t s a u c œ u r d u l i t i g e s o n t s u r v e n u s l e 15  décembre  2011.Après un dîner de Noël très arrosé, Stéphanie Raymond avait accepté de suivre André Gagnon au deuxième étage du manège militaire de Lévis.Le militaire s\u2019était mis à embrasser la jeune femme, l\u2019avait déshabillée, avait fait du sexe oral ainsi qu\u2019une tentative de pénétration, jusqu\u2019à ce que la réserviste le repousse.La poursuite alléguait que la jeune réserviste était en position de vulnérabilité et s\u2019était sentie obligée de céder aux pulsions sexuelles de son supérieur hiérarchique.Elle n\u2019avait jamais consenti, selon la poursuite.ACQUITTEMENT L\u2019adjudant André Gagnon avait été acquitté par la cour martiale en août 2014.Le Directeur des poursuites militaires, qui représente la poursuite, avait porté l\u2019acquittement en appel.E n o c t o b r e   2 0 1 8 , l a C o u r suprême du Canada a renversé l\u2019acquittement de l\u2019adjudant Gagnon et ordonné la tenue d\u2019un nouveau procès.«Nous sommes d\u2019avis qu\u2019il n\u2019y avait aucune preuve qui permettait à un juge des faits de conclure que l\u2019appelant avait pris des mesures raisonnables pour s\u2019assurer du consentement de la plaignante», a indiqué le juge en chef Richard Wagner.La défense de croyance «sincère, mais erronée au consentement» n\u2019aurait donc jamais dû être présentée au comité, formé de cinq militaires masculins.En raison de décisions récentes de la Cour suprême, la plaignante a pu faire le choix de déposer sa plainte devant la justice civile et non militaire.À VISAGE DÉCOUVERT Stéphanie Raymond a toujours mené son combat à visage découvert, refusant l\u2019ordonnance de non-publication sur son identité en cour martiale.En accusant publiquement un supérieur de l\u2019avoir agressée sexuellement et harcelée, l\u2019ancienne réserviste a été une des bougies d\u2019allumage de l\u2019opération Honour, lancée par les Forces armées il y a trois ans pour combattre les inconduites sexuelles dans ses rangs.AGRESSION SEXUELLE SUR UNE RÉSERVISTE L\u2019ADJUDANT GAGNON PLAIDERA COUPABLE André Gagnon (à gauche), résident de Bellechasse, devait commencer à subir son procès devant jury le 29 mars.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, CLÉMENT ALLARD 0055173 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS JOËL-DENIS BELLAVANCE La Presse Le Canada doit se préparer à l\u2019arrivée de millions de doses du vaccin Pfizer-BioNTech au cours des deux prochains mois.À compter du 22 mars, le Canada recevra au moins un million de doses de ce vaccin par semaine.Et la compagnie Pfizer s\u2019est engagée à maintenir ce rythme de livraison jusqu\u2019au 10 mai, a indiqué le premier ministre Justin Trudeau vendredi durant une conférence de presse visant à faire le point sur la pandémie.Résultat : le major-général Dany Fortin, responsable de la logistique et de la distribution des vaccins à l\u2019Agence de santé publique du Canada, a mené cette semaine un exercice de répétition avec les provinces et les territoires et les groupes autochtones afin de s\u2019assurer que tout soit prêt pour la phase d\u2019accélération des livraisons.Il a promis que «toutes les ressources sont mises à contribution» afin que les provinces puissent accélérer la campagne de vaccination alors qu\u2019on attend la livraison d\u2019un plus grand nombre de vaccins.«Je peux confirmer que le Canada recevra au moins un million de doses de Pfizer par semaine entre le 22 mars et 10 mai.[.] À ce jour, on a livré plus de 3,8 millions de doses de vaccin contre la COVID-19 aux provinces et aux territoires.On va recevoir des millions d\u2019autres doses d\u2019ici la fin du mois.Et à partir d\u2019avril, on va en recevoir encore plus, et encore plus rapidement», a déclaré le premier ministre.D\u2019ici la fin mars, le Canada doit recevoir en tout huit millions de doses des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna.En avril, ce sont sept millions de doses qui doivent être livrées par ces des sociétés, en plus du vaccin d\u2019AstraZeneca, a précisé la ministre des Services publics et de l\u2019Approvisionnement, Anita Anand.La campagne de vaccination a été abordée jeudi soir lors de la dernière conférence téléphonique entre M. Trudeau et ses homologues des provinces.Durant cette 28e rencontre, les premiers ministres ont fait le point sur l\u2019évolution de la pandémie après un an et ont discuté des défis entourant la campagne de vaccination.«Un million de doses uniquement de Pfizer tous les sept jours.Cela va faire une grande différence», a souligné le premier ministre.Il a réitéré que le tous les gens qui le souhaitent pourront se faire vacciner d\u2019ici septembre.LE CALENDRIER AUX ÉTATS-UNIS M. Trudeau a tenu ces propos quelques heures après que le président des États-Unis, Joe Biden a annoncé que tous les adultes américains devraient être admissibles à un vaccin contre la COVID-19 au plus tard le 1er mai.Durant un discours à la nation, jeudi soir, le président américain a aussi indiqué qu\u2019il y a de bonnes chances que les Américains soient en mesure de se rassembler en toute sécurité en petits groupes d\u2019ici le 4 juillet.Les Canadiens peuvent-ils espérer un retour à la normale plus tôt, comme aux États-Unis?Le premier ministre s\u2019est montré prudent.«Nous avons pris des engagements envers les Canadiens.Tous ceux qui souhaitent se faire vacciner pourront l\u2019être d\u2019ici septembre.C\u2019est toujours le cas, mais dans ma conversation avec les premiers ministres hier soir, nous avons entendu un certain nombre d\u2019entre eux qui souhaitent que tout le monde reçoive une première dose plus tôt.Nous continuerons de travailler avec les experts et les différentes provinces et nous ferons tout notre possible pour que tout le monde soit vacciné le plus rapidement possible afin que nous puissions revenir à la normale le plus rapidement possible», a-t-il dit.UN PASSEPORT VACCINAL?Par ailleurs, le premier ministre a confirmé que son gouvernement étudie l\u2019option d\u2019exiger un passeport vaccinal.S\u2019il croit que ce sera vraisemblablement nécessaire pour effectuer un voyage à l\u2019étranger, il hésite quant à la possibilité de l\u2019exiger sur le front domestique, car cela soulève des questions d\u2019équité.«Je n\u2019exclus rien.[.] Mais on voit très clairement qui y a deux enjeux par rapport à des certificats ou des preuves de vaccination.Une preuve de vaccination pour voyager à l\u2019international, ça fait longtemps que ça existe déjà.Il y a des pays dans le monde où il faut démontrer une preuve de vaccination contre certaines maladies tropicales, par exemple.C\u2019est quelque chose que les pays explorent activement et le Canada fait partie de cette réflexion», a-t-il dit.VACCIN DE PFIZER-BIONTECH UN MILLION DE DOSES PAR SEMAINE DÈS LE 22 MARS 0055897 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 13 JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com Directeur général du Château Frontenac pendant 11 ans, Robert Mercure, revient dans la capitale.Cette fois, c\u2019est pour occuper le poste de directeur de l\u2019Office du tourisme de Québec (OTQ).Celui qui était jusqu\u2019à tout récemment pdg du Palais des congrès de Mont réal était visiblement heureux de renouer avec sa «ville d\u2019adoption», où il a toujours gardé un pied- à-terre même s\u2019il n\u2019y travaillait plus.«Ma famille est ici, mes enfants, mes petits-enfants.C\u2019est merveilleux d\u2019y revenir», laisse-t-il savoir.Le maire avoue que «Robert» était son choix même s\u2019il n\u2019a pas participé au processus de sélection.Selon lui, l\u2019homme qui a aussi travaillé en tourisme, notamment à Monaco et Boston, est à la hauteur du défi qui attend l\u2019Office dans le contexte de la pandémie et de l\u2019après-pandémie.«Je suis fier qu\u2019il revienne s\u2019établir à temps plein à Québec.Il a toujours travaillé avec le public.Il connaît les réalités du tourisme», précise-t-il, en substance.M. Mercure entrera en fonction le 26 avril pour combler le départ de l\u2019ancien directeur, Benoit Pigeon, qui a effectué un court mandat difficile en pleine pandémie.Dès son installation, le nouveau patron du tourisme à Québec s\u2019attaquera à la saison estivale.«Il y a une urgence de mettre en place les mesures pour aider les restaurateurs et les hôteliers plus tôt que plus tard», lance-t-il à propos du travail de promotion à faire pour éviter de «perdre des joueurs» dans l\u2019industrie, sachant que la crise sanitaire devient intenable pour plusieurs.«DEMANDE REFOULÉE» «Malgré la pandémie, il y a des opportunités majeures.Québec est la plus belle ville au Canada et dans les Amériques», lance-t-il, un brin chauvin.Si la saison estivale peut être «surprenante», c\u2019est surtout à moyen et long terme qu\u2019il place ses espoirs.«Le marché d\u2019agrément sera celui qui va reprendre le plus tôt.Je pense même qu\u2019à l\u2019automne, on pourra commencer à se tourner vers le marché américain.Dans le marché des congrès, ça va être très bon à long terme.Actuellement, il y a une demande refoulée.Il y a tellement d\u2019événements reportés que ça va être plein quand on va rouvrir.On va battre des records.On est devenu des experts de Zoom et Teams, mais la technologie est complémentaire.L\u2019être humain a besoin de se rencontrer physiquement», conclut-il.VOIR Notre vidéo sur lesoleil.com et dans notre application Jusqu\u2019à tout récemment pdg du Palais des congrès de Mont réal, Robert Mercure est heureux de renouer avec sa «ville d\u2019adoption».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, FRÉDÉRIC MATTE L\u2019EX-DIRECTEUR DU CHÂTEAU À LA TÊTE DE L\u2019OFFICE DU TOURISME 0055221 BEAUDETSAUCIER.COM | TÊTE D'AFFICHE DANS LE DOMAINE DE L'IMMOBILIER RÉSIDENTIEL DE LA VILLE DE QUÉBEC DEPUIS PLUS DE 35 ANS \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Prestigieux et sécuritaire \u2022 Stationnements souterrains \u2022 Air climatisé central 9300, de Vérone, local 101 418 407-7807 \u2022 À deux pas des Galeries de la Capitale \u2022 Appartements spacieux \u2022 Stationnements souterrains 6300, rue de L'Aster bureau 101 418 842-4152 \u2022 Situé dans le Campanile \u2022 Environnement exceptionnel \u2022 Paisible et sécuritaire \u2022 Stationnements 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STUDIOS 3½ \u2022 4½ \u2022 5½ QUATRE EMPLACEMENTS, UN MÊME BIEN-ÊTRE HAUT STANDARD DE CONSTRUCTION \u2022 STATIONNEMENT INTÉRIEUR \u2022 PISCINE ET SPAS CHAUFFÉS \u2022 ASCENSEURS ET CHUTE À DÉCHETS LEBOURGNEUF LEBOURGNEUF SAINTE-FOY CHARLESBOURG SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Un mot : affolant.Un instant.À ce moment précis, la ministre de la Santé du Québec a compris que ce n\u2019était pas juste un autre virus.«Quand j\u2019ai entendu ce mot-là, je me suis dit : \u201cÇa ne va pas bien.Il y a quelque chose qui se passe\u201d», confie Danielle McCann.Ce mot n\u2019était pas confinement.Pas encore.L\u2019idée de confiner le Québec sera articulée par le directeur national de la santé publique le lundi 9 mars 2020, lors de la rencontre qui fera tout basculer au sein du gouvernement de François Legault.Confinement brandi par le Dr Horacio Arruda à la fois comme une arme ultime et une réalité inexorable.Mais là, on est trois jours plus tôt.Le vendredi de la semaine de relâche.Il n\u2019y a pas panique à bord.Pas encore.«Le seul signal que j\u2019ai eu avant, indirectement, c\u2019est la semaine précédente, quand le Dr Arruda était à l\u2019extérieur du pays.Son adjoint le remplaçait, Dr Jalbert.Il a fait un commentaire en entrevue à la radio.La transmission du virus, selon lui, devenait \u201caffolante\u201d.Quand j\u2019ai entendu ce mot-là, je me suis dit : \u201cÇa ne va pas bien.Il y a quelque chose qui se passe\u201d», témoigne Mme McCann au Soleil, un an plus tard.Yves Jalbert est directeur général adjoint de la protection de la santé publique au Québec.«Mais c\u2019est seulement quand on a eu la rencontre [du 9 mars] que j\u2019ai appris en même temps que le premier ministre que la situation devenait sérieuse», raconte encore la ministre McCann, qui a depuis été mutée à l\u2019Enseignement supérieur.«Le Dr Arruda nous a parlé de confinement, à ce moment-là.Là, le vent a tourné complètement.» «Parce que jusqu\u2019à la fin février, l\u2019Agence de santé publique canadienne répétait que le risque était faible pour le Canada.On nous disait même que c\u2019était peut-être comme une grosse grippe.On était sur nos gardes, on avait instauré une vigie depuis janvier.Mais on n\u2019avait pas idée de ce qui s\u2019en venait.On l\u2019a su vraiment au début mars.» Soixante-douze heures après la réunion charnière du 9 mars, M .L e gau l t , M m e Mc Ca n n et Dr Arruda se présentaient pour la première fois ensemble, côte à côte, devant les Québécois.Début d\u2019une longue série d\u2019adresses quotidiennes à la population.UN AN, UNE ÉTERNITÉ «Aujourd\u2019hui, tout le Québec doit se mettre en mode d\u2019urgence», proclame François Legault, l\u2019air sombre, en regardant la caméra.Il est 11h56.Nous sommes le 12 mars 2020.Le premier ministre du Québec tient son premier point de presse officiel sur ce que la plupart appelaient alors le coronavirus.Le Québec était suspendu à ses lèvres.La diffusion en direct de l\u2019événement a remplacé les bulletins télé du midi.C\u2019était un jeudi.Tous les Québécois se souviennent où ils étaient à ce moment-là.C\u2019était il y a un an et un jour.Aussi bien dire que c\u2019était hier.Ou il y a une éternité.Derrière le long bureau de bois de la vétuste salle Evelyn-Dumas adjacente au parlement de Québec, M.Legault est accompagné par le Dr Arruda, à sa droite, et à sa gauche, de la ministre McCann.Trio qui accaparera nos écrans, nos conversations et nos pensées chaque jour, presque sans interruption, durant au moins les deux mois suivants.La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, participait aussi à cette première.Un an plus tard, la mise en scène semble saugrenue.Tassés, les quatre sont assis coude à coude.Si le concept de «distanciation sociale» fait déjà partie du discours des autorités, il en était autrement en pratique.Mais que s\u2019est-il passé dans les heures, les jours qui ont précédé ce moment?Plongez au cœur du cercle restreint du pouvoir où tout s\u2019est décidé.TROP DE FERMETURES «Moi, j\u2019ai commencé à être très, très, très inquiet pendant la semaine de relâche», confie le chef de cabinet du premier ministre, Martin Koskinen.M.Legault avait annulé un voyage à Boston durant la semaine de relâche.Mais rien à voir avec la COVID-19.Début 2020, les blocus ferroviaires autochtones occupent l\u2019actualité et les pensées des dirigeants d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.Au Québec, les dernières barricades seront démantelées par les manifestants le jeudi de la relâche, le 5 mars.Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) avait aussi son deuxième budget à présenter, le 10 mars.Mais déjà, l\u2019ombre du corona- virus planait.«Je n\u2019étais pas du tout préoccupé du budget.Je me suis dit : la prochaine crise, c\u2019est ça [la COVID-19].Mais de quelle ampleur?Ç\u2019a déboulé très rapidement», se rappelle M.Koskinen.«Quand on a eu la rencontre avec la Santé publique, où ils nous ont fait les projections avec les hospitalisations et à quel point ça pouvait progresser très rapidement et que notre réseau pourrait être submergé par manque de lits et par manque de respirateurs, ce qui nous a fait vraiment peur, c\u2019est de revivre ce qui s\u2019est passé dans le nord de l\u2019Italie.1 AN DE COVID AU QUÉBEC AU CŒUR DU POUVOIR : QUAND LA TEMPÊTE S\u2019EST LEVÉE ILLUSTRATION 123RF/ ZACKERY BLANTON leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 15 ACTUALITÉS Ce briefing-là, je n\u2019en ai pas dormi», affirme le chef de cabinet du premier ministre québécois.Au contraire de son binôme politique Koskinen, qui a tendance à suranalyser, l\u2019élu Legault a décidé d\u2019agir vite.Et fort, quitte à en faire trop.Avec du recul, le chef de cabinet estime qu\u2019«on a fermé trop de secteurs de l\u2019économie.On a été plus agressifs que d\u2019autres États.On a fermé la construction, les grands chantiers, ce qui ne s\u2019est pas fait ailleurs.On y a été peut-être trop fort», reconnaît-il aujourd\u2019hui.Mais le spectre de devenir une deuxième Italie, où l\u2019on devait choisir qui soigner, pesait trop lourd.Les décisions se prenaient vite, au sein d\u2019un cercle restreint de décideurs.La cellule de crise comprenait le premier ministre et les membres de son cabinet, la ministre de la Santé, son cabinet et son sous-ministre, ainsi que le secrétaire général du Conseil exécutif, plus haut fonctionnaire de l\u2019État.«En temps réel, les ministres subissaient davantage les infos», indique M.Koskinen.«Quand on a fermé l\u2019économie, ils n\u2019ont pas fait partie de la discussion.On leur a dit : \u201cVous allez l\u2019opérer avec nous, mais la décision est déjà prise.\u201d Sinon, c\u2019est trop lourd», explique-t-il.COMME UN AVEU D\u2019ÉCHEC Outre la ministre de la Santé et des Services sociaux, l\u2019un des ministres mis très tôt dans le coup a été celui des Finances.Logique.«La semaine du budget, il y avait une volatilité extrême dans les marchés financiers», se remémore Eric Girard, ministre québécois des Finances.«D\u2019un point de vue macroéco- nomique, le mercredi soir, quand le président Trump ferme les frontières [des États-Unis] avec l\u2019Europe, pour moi, c\u2019était clair.Le budget, c\u2019était le mardi 10.Le mercredi 11, je suis convaincu qu\u2019on s\u2019en va dans une récession mondiale.Je me suis dit : \u201cSi on arrête la mobilité des biens et des personnes, ce n\u2019est vraiment pas bon pour l\u2019économie mondiale.\u201d C\u2019était l\u2019élément déclencheur.C\u2019était un peu un aveu d\u2019échec.Ça voulait aussi dire que l\u2019Amérique du Nord se sentait incapable d\u2019arrêter la progression de l\u2019épidémie», constate le ministre des Finances.Ce mercredi-là, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) fa isa i t pa ss er l \u2019ép id ém ie d e COVID-19 au statut de pandémie.Une épidémie mondiale.LES PREMIERS JOURS DE LA PANDÉMIE AU QUÉBEC 27 février Premier cas attesté de COVID-19.11 mars L\u2019OMS déclare que l\u2019épidémie de COVID-19 est considérée comme une pandémie.12 mars Annonce de l\u2019interdiction des rassemblements intérieurs de plus de 250 personnes.Isolement des voyageurs.Incitation au télétravail.13 mars Annonce de la fermeture des écoles, garderies, cégeps et universités pour, à l\u2019origine, deux semaines.Ces fermetures dureront deux mois.14 mars Annonce de la déclaration de l\u2019état d\u2019urgence sanitaire.15 mars Fermeture de plusieurs lieux publics, tels bars, gyms, salles de spectacles, arénas.Réduction de moitié de la capacité maximale des restaurants.Annulation des messes.16 mars Fermeture de la frontière, sauf pour les citoyens américains.17 mars L\u2019Assemblée nationale suspend ses travaux.18 mars Premier décès déclaré attribuable à la COVID-19.UN AN DE COVID AU QUÉBEC 183 points de presse donnés par le gouvernement Legault au sujet de la COVID-19 depuis un an.En moyenne un aux deux jours! Du nombre, 128 impliquaient le premier ministre (70 %).Près des deux tiers (118) se sont tenus à Québec, 44 à Montréal et 21 dans les autres villes du Québec.50 fois que le gouvernement du Québec renouvelle l\u2019état d\u2019urgence sanitaire depuis le 13 mars 2020, chaque mercredi au conseil des ministres.Le décret s\u2019avère toujours valable «pour une période maximale de 10 jours».1 Le 9 mars, M.Legault, Mme McCann et le Dr Arruda se présentaient pour la première fois ensemble, côte à côte, devant les Québécois.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 2 La rue du Petit Champlain complètement déserte après la fermeture de plusieurs lieux publics.LIRE LA SUITE \u203a 16 «Le Dr Arruda nous a parlé de confinement, à ce moment-là.Là, le vent a tourné complètement» \u2014 Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS M.Girard a vite pris la tête de la cellule de crise économique, dont les seuls liens avec la cellule de crise centrale, dédiée à la santé, étaient téléphoniques.Chaque matin, les quatre ministres économiques \u2014 Finances, Économie, Travail et Trésor \u2014 s\u2019entretenaient avec le chef de cabinet et la cheffe de cabinet adjointe du premier ministre.M.Girard assurait aussi le lien avec le ministre fédéral des Finances d\u2019alors, Bill Morneau.Qu\u2019il a convaincu du bien-fondé d\u2019un report des paiements d\u2019impôts pour les entreprises et les individus, en plus de le précéder au rayon des programmes d\u2019aide directe aux travailleurs forcés de s\u2019isoler.Le Programme d\u2019aide temporaire aux travailleurs (PATT) de Québec a vécu quatre semaines avant l\u2019arrivée de la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU), qui touchait par contre beaucoup plus de gens.«Le budget, aux Finances, c\u2019est intense.Du 4 janvier au 11 mars, on fonctionne la pédale dans le fond.Normalement, on a le droit de se mettre les pieds sur le pouf et de boire un demi-verre de vin au moins une journée après, une fois qu\u2019on a fini les entrevues.Normalement, le jeudi soir qui suit le budget ou le vendredi soir, on décompresse un peu et on relaxe.Là, ça n\u2019a jamais baissé.On est repartis dans le fond jusqu\u2019à la publication de l\u2019énoncé complémentaire, le 19 juin.On a carburé du 4 janvier jusqu\u2019au 19 juin, sans arrêt.On a vraiment poussé la machine», souligne le ministre Girard, fier de son équipe.WÔ CANADA! À ce jour, le virus a arraché la vie à plus de 10 500 Québécoises et Québécois.Près de la moitié de tous les décès attribués à la COVID-19 pour l\u2019ensemble du Canada, alors que le Québec compte pour un peu moins du quart de la population canadienne.Reste qu\u2019une gestion différente de la semaine de relâche scolaire de 2020, en restreignant les possibilités de voyage pour les Québécois, aurait pu permettre de diminuer le nombre de morts qui allaient suivre.Martin Koskinen a encore sur le cœur l\u2019apathie d\u2019Ottawa dans les jours et les semaines qui ont précédé le début de la pandémie en sol québécois.«C\u2019est quand même fascinant que le gouvernement fédéral ne nous ait pas informés! Il n\u2019y a eu aucun signe du premier ministre Trudeau, aucun signe de l\u2019appareil fédéral pour dire : \u201cÉcoutez, c\u2019est très inquiétant.\u201d Qu\u2019un pays du G7 avec un siège à l\u2019OMS n\u2019ait pas anticipé la crise.» laisse tomber le chef de cabinet du premier ministre Legault, qualifiant d\u2019injustes les critiques à l\u2019endroit du Dr Arruda sur la préparation.«Avec un pays opaque comme la Chine, c\u2019est une responsabilité de veille [du fédéral] de voir si ce qui est communiqué par les autorités est véridique ou pas.On a vu qu\u2019aux États-Unis, ils le savaient.Trump était informé par des briefings de sécurité.Comment ça que nous, au Canada, ça n\u2019a pas été communiqué?» SACRÉ MAL DE TÊTE Le chef de cabinet Koskinen a très mal dormi pendant plusieurs semaines.La ministre McCann Suite de la page 15 L e gouvernement canadien n\u2019a pas tiré la sonnette d\u2019alarme à temps à l\u2019approche de la pandémie.Et Ottawa a agi tardivement une fois la COVID parmi nous.Pas besoin de revenir sur l\u2019épisode des frontières en mars de l\u2019an dernier pour s\u2019en convaincre.Dans un entretien accordé au Soleil sur l\u2019irruption de la pandémie au Québec il y a un an, le chef de cabinet du premier ministre Legault, Martin Koskinen, a déploré l\u2019indolence d\u2019Ottawa dans les jours et les semaines ayant précédé cette crise.«Le Canada, comme pays du G7, avec une ambassade en Chine, un siège à l\u2019OMS, n\u2019a pas du tout joué son rôle pour informer les partenaires de la fédération du danger imminent.Il n\u2019y a eu aucun signe du premier ministre Trudeau, aucun signe de l\u2019appareil fédéral pour dire : \u2018Écoutez, c\u2019est très très inquiétant\u2019», a déploré M.Koskinen dès l\u2019amorce de l\u2019entrevue.L\u2019alter ego de François Legault a raison.Mais il convient tout de même d\u2019ajouter un peu de perspective.Car une semblable indolence \u2014 ou paralysie ou désarroi devant l\u2019inconnu \u2014 s\u2019est produite dans bien des pays du monde.Entre autres en France et en Espagne \u2014 pour ne citer que deux pays desquels certains Québécois rentraient de vacances il y a un an.Durant cet entretien, M.Koski- nen a par la suite pris les choses plus globalement, dépassant la seule mise en cause d\u2019Ottawa.Il a finalement parlé des États en général.«Est-ce que c\u2019est tous les États.?» Quoi qu\u2019il en soit, a-t-il enchaîné, «je trouve que les États ont failli à leurs tâches au niveau de l\u2019\u201cintelligence\u201d sanitaire».Si, au Canada, l\u2019information n\u2019est pas redescendue dans les temps d\u2019Ottawa, elle n\u2019est pas remontée non plus dans les temps jusqu\u2019aux bonnes personnes à Québec.On le sait, c\u2019est lors de la fameuse réunion du 9 mars 2020 que le premier ministre François Legault et d\u2019autres ont tenue avec Horacio Arruda que tout a basculé.C\u2019est à ce moment seulement qu\u2019une réelle prise de conscience du danger s\u2019est faite au sommet de l\u2019État québécois.Et que des décisions ont été prises rapidement par la suite.Cela dit, des spécialistes québécois, y compris à la Santé publique, s\u2019étaient inquiétés bien avant cette réunion du 9 mars avec Horacio Arruda.Mais l\u2019information n\u2019était pas vraiment remontée.Un rappel au passage : le 11 mars 2020, l\u2019Organisation mondiale de la santé décrétait l\u2019état de pandémie.Mais c\u2019est tout de même le 30 janvier, cinq semaines plus tôt, qu\u2019elle avait déclaré que la flambée du nouveau coronavirus constituait «une urgence de santé publique de portée internationale».À partir du 5 février, l\u2019organisation a même tenu des points de presse quotidiens sur le sujet.L\u2019information était disponible pour tous.Y compris pour le Québec.D\u2019ailleurs, la Colombie-Britannique n\u2019a pas attendu qu\u2019Ottawa tire la sonnette d\u2019alarme pour se préparer, et ce, bien avant le Québec.M.Koskinen l\u2019a lui-même admis dans cette entrevue réalisée le 25 février.QUI?Chacun a fait ce qu\u2019il a pu devant une situation inédite et mal anticipée.JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com LES SONNETTES D\u2019ALARME Si, au Canada, l\u2019information n\u2019est pas redescendue dans les temps d\u2019Ottawa, elle n\u2019est pas remontée non plus dans les temps jusqu\u2019aux bonnes personnes à Québec leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 17 aussi, et les nuits étaient courtes.Un saut vertigineux après l\u2019autre dans «l\u2019inconnu total», dit-elle.Mais jamais l\u2019envie de tout abandonner.«On est là, on a été élue, on a une responsabilité et on fait face.Et on n\u2019est pas toute seule! L\u2019équipe du ministère, l\u2019équipe du réseau, l\u2019équipe du premier ministre, l\u2019équipe de tous les ministres, les oppositions! On se sent soutenue», assure Mme McCann, ajoutant que ses expériences passées l\u2019avaient «outillée pour faire face».Le ministre des Finances ne s\u2019est pas posé la question s\u2019il était fatigué ou stressé avant le mois de mai.«Un moment donné, j\u2019avais mal à la tête pendant plusieurs jours.Je m\u2019étais cogné et je me demandais si je n\u2019avais pas une commotion.Je suis allé sur Internet et j\u2019ai vu que sur 15 symptômes de commotion cérébrale, j\u2019en avais peut- être deux.C\u2019est là que ma fille, qui en avait fait des commotions en jouant au volleyball, m\u2019a dit : \u201cP\u2019pa, faudrait peut-être juste que tu te reposes! \u201d» En 24 ans aux services de la Banque Nationale, l\u2019économiste Girard avait traversé plusieurs crises économiques.Crise asiatique dans les années 1990, 11 septembre, éclatement de la bulle technologique, crise de 2008-2009, papiers commerciaux.«Ces expériences m\u2019ont appris à être concentré et, surtout, à être calme quand tout le monde est énervé.Une chose que je faisais systématiquement, j\u2019essayais de ralentir les décisions.Pour la cellule de crise de santé, aller vite veut dire sauver des vies.Mais pour la cellule économique, prendre une journée de plus veut dire avoir un programme plus efficace, plus ciblé, qui accomplit mieux ce qu\u2019on veut faire», fait valoir M.Girard.Puis, il se rappelle cette journée où il a mieux respiré.Un peu.C\u2019était un vendredi.«Le 1er mai, je me souviens très bien avoir dit aux cinq autres personnes sur l\u2019appel de la cellule économique : \u201cJ\u2019ai une excellente nouvelle pour vous : avril est terminé.\u201d Les six semaines de la mi-mars à la fin avril ont été extrêmement difficiles.Mais à partir de mai, ç\u2019allait mieux.On a rouvert la construction, le commerce de détail\u2026 Ça voulait dire qu\u2019en théorie, au plan économique, le pire était derrière nous.» OLIVIER BOSSÉ Qui aurait aimé être à la place de François Legault ou de Justin Trudeau ces 12 derniers mois?Ou de tout autre dirigeant ayant dû prendre les décisions les plus difficiles prises depuis longtemps par des gouvernements en dehors de périodes de guerre?«Ça va bien aller», disait François Legault au début de la pandémie.Ça n\u2019a pas bien été du tout pendant des mois.Mais qui pourrait prétendre qu\u2019il aurait fait mieux?Il est malheureux que le gouvernement Legault ait obstinément refusé de tenir une enquête publique et indépendante sur toute la gestion de cette crise au Québec.Il est par contre heureux que la vérificatrice générale Guy- laine Leclerc ait décidé de scruter une grande partie des mesures prises par Québec dans cette lutte.Son champ d\u2019investigation touchera à de très nombreux aspects de la crise.C\u2019est ce qu\u2019elle a annoncé cette semaine.Son travail s\u2019ajoutera à celui du Protecteur du citoyen, à celui de la Commissaire à la santé et au bien-être, ainsi qu\u2019à celui du Bureau du coroner.Beaucoup d e p i e r r e s s e r o n t re tour nées.Il le faut.«HEURTÉE», McCANN DÉFEND SON LEADERSHIP Ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec durant la première vague de COVID-19, Danielle McCann a payé de son poste l\u2019hécatombe du printemps dernier dans les CHSLD.«Heurtée» par certaines critiques à l\u2019interne, elle veut maintenant remettre les pendules à l\u2019heure.En juin, le premier ministre l\u2019a mutée à l\u2019Enseignement supérieur pour la remplacer aux commandes de la Santé par celui qui présidait alors le Conseil du trésor, Christian Dubé.On lui a reproché d\u2019avoir été plus prompte à identifier les problèmes qu\u2019à trouver les solutions.Elle s\u2019en défend bien.«Dans toute ma carrière, incluant depuis que je suis ministre, je n\u2019ai fait que ça, régler des problèmes, chercher des solutions!» s\u2019exclame-t- elle, souhaitant rectifier le tir.«Ça bout à l\u2019intérieur!» «On a fait une révolution dans le système de santé en très peu de temps.On a complètement réorganisé les hôpitaux.La téléconsulta- tion.Là, vous entendez parler des pharmaciens qui peuvent vacciner, mais c\u2019est un projet de loi que j\u2019ai mené à l\u2019aboutissement juste avant de fermer l\u2019Assemblée nationale [le 17 mars].«Vous me donnez l\u2019occasion de parler de mon leadership, qui est calme.Mais je vais vous dire, ça bout à l\u2019intérieur! assure Mme McCann.Ma réputation dans le réseau de la santé, et ce l\u2019est encore comme ministre, c\u2019est la main de fer dans un gant de velours .Ça prend ça, parce qu\u2019il faut travailler avec des gens, mais aussi à un moment donné, donner des coups de barre, brasser la cage.Il faut que les choses se passent.En trois semaines, on a reviré le réseau de santé complètement et il ne sera plus jamais le même.» Dans notre société en général, elle constate des «perceptions inconscientes par rapport à des femmes qui sont dans des positons de pouvoir et de leadership».OLIVIER BOSSÉ LES SONNETTES D\u2019ALARME Alors m inistre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Danielle McCann, durant la première vague de COVID-19, a payé de son poste l\u2019hécatombe du printemps dans les CHSLD.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE ILLUSTRATION 123RF/ ZACKERY BLANTON SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 18 1 C \u2013 Alphonse Desjardins a étémilitaire, journaliste, éditeur des débats parlementaires duQuébec, propriétaire de journal et sténographe français au Parlement canadienàOttawa.https://tinyurl.com/yb9qdzgn 2 B \u2013 En avril 1897, un débat parlementaire sur les ravages du prêt usuraire incite Alphonse Desjardins à chercher desmoyens pour venir à bout de problèmes semblables.https://tinyurl.com/yb3ttbwy 3 D \u2013 Pour Alphonse Desjardins, l\u2019un des premiers objectifs était de développer l\u2019habitude d\u2019épargner.4 C \u2013 En octobre 1981, un projet-pilote pour l\u2019implantation des guichets automatiques est effectué dans la région de Trois-Rivières.https://tinyurl.com/y8zw5o9k 5 C \u2013 50millions $.Pour en savoir plus : https://www.desjardins.com/a-propos/engages- jeunesse/index.jsp 6 C \u2013 L\u2019acquisition deDuProprio et de PurpleBricks Canada s\u2019est conclue à l\u2019été 2020.Quelquesmois auparavant, Desjardins devenait action- nairemajoritaire de Réno- Assistance, une plateforme quimet en contact des entrepreneurs en rénovation et des propriétaires qui ont besoin de leurs services.7 A \u2013 Alphonse Desjardins jette les bases des premières caisses scolaires pour recueillir l\u2019épargne des jeunes écoliers en 1907.https://tinyurl.com/yb3ttbwy 8 B \u2013 Le site Internet du Mouvement Desjardins est lancé en septembre 1984.Puis, le 17 décembre 1996, ce sera au tour du service AccèsD Internet.9 B \u2013 En 1902, une caisse est ouverte à Lauzon; en 1903, c\u2019est le tour de Hull et en 1905, une troisième caisse est créée à Saint-Malo, à Québec.https://tinyurl.com/ycgaork7 10 Toutes ces réponses sont bonnes.11 B \u2013 Il est 2e auQuébec, 2e au Canada 12 A \u2013 Vrai.En 1970, Desjardins achète 83%des parts de l\u2019entreprise.13 D \u2013 Réponse : 95% 14 C \u2013 En novembre 1908, Alphonse Desjardins fait le premier de ses 5 voyages aux États-Unis.Lors de ce premier voyage, Desjardins met sur pied la première coopérative d\u2019épargne et de crédit au pays à Sainte-Marie deManchester dans l\u2019État duNewHampshire.15 D \u2013 Le 14 novembre 1992, Desjardins procède à l\u2019inauguration officielle de la Desjardins Federal Savings Bank à Hallandale Beach, en Floride.RÉPONSES Merci à Pierre-OlivierMaheux, historien, pour sa généreuse collaboration à la préparation de ce jeu-questionnaire.Rédaction : Yves Therrien Photos : Archives Desjardins LES 120 ANS DE DESJARDINS | PROMOTION LES 120 ANS DE DESJARDINS | PROMOTION 1 Quelle était la profession d\u2019AlphonseDesjardins avant la fondation des caisses populaires ?A.Comptable dans une boutique B.Employé dans une banque C.Sténographe au Parlement canadien àOttawa.D.Député du comté de Lévis 2 Quel événement amené AlphonseDesjardins à fonder la première caissepopulaire ?A.La crise économique mondiale B.Un débat sur le ravage des prêts usuraires C.La hausse vertigineuse des intérêts sur les prêts dans les banques D.La faiblesse du dollar canadien 3 Parmi les objectifs à développer chez les membresdumouvement coopératif, identifiez celui qui a étémis de l\u2019avant parAlphonseDesjardins ?A.L\u2019investissement à la bourse B.Investir dans des entreprises locales C.L\u2019achat de biens durables D.L\u2019habitude d\u2019épargner 4 Enquelle annéeest apparu le premier guichet automatique?A.1975 B.1980 C.1981 D.1988 5 Combiend\u2019argent Desjardins investit-il chaqueannéedansdes initiatives jeunesse?A.10millions$ B.30millions $ C.50millions $ D.60millions $ 6 Dans sapanoplie de services financiers diversifiés, quel est le nouveau service offert parDesjardins ?A.Assurance auto-habitation B.Planification de la retraite C.Service de vente immobilière D.Automatisation des paiements préautorisés 7 Enquelle année apparaissent les caisses scolaires ?A.1907 B.1921 C.1955 D.1981 8 Enquelle année Desjardins lance son serviceAccèsD ?A.1994 B.1996 C.1999 D.2001 9 Quelle fut la première caissepopulaire dans la régiondeQuébec?A.Saint-Roch B.Saint-Malo C.Sainte-Foy D.Limoilou 10 Lequel de ces événements est soutenu par Desjardins ?A.Opération Nez Rouge B.OSEntreprendre C.Le GrandDéfi Pierre-Lavoie D.Festival d\u2019été deQuébec 11 Enassurancede dommages, Desjardins se classe àquel rang auCanada?A.1er rang B.2e rang C.3e rang D.4e rang 12 Est-ce queDesjardins adéjà étépropriétaire des gâteauxVachon?Vrai Faux 13 Quel est le pourcentage des transactionsqui se fontmaintenant sans avoir à sedéplacer àunpoint de service ?A.50% B.65% C.75% D.95% 14 Dansquel État a été implantée la première caisse populaire parAlphonse ?A.Maine B.Floride C.NewHampshire D.Massachusetts 15 Enquelle année la DesjardinsBankaété crééeenFloride?A.1987 B.1988 C.1990 D.1992 Testez vos connaissances DESJARDINS, ET POUR LONGTEMPS ! 4 7 5 Alphonse et Dorimène Desjardins à Ottawa en 1915 avec leur fille Albertine Depuis la première caisse populaire fondée par AlphonseDesjardins, il y a 120 ans, la coopérative financière s\u2019est étendue partout auQuébec,au Canada et à l\u2019étranger.Les six coopératives de notre groupe de presse vous invitent aujourd\u2019h ui àmettre vos connaissances à l\u2019épreuve sur Desjardins et son histoire.Réponses page voisine.Suivez-nous ces prochains jours sur nos plateformes numériques pour en apprendre davantage sur la petite histoire de ce grandmouvement.La résidence familiale des Desjardins à Lévis est aujourd\u2019hui unmusée : laMaiso n Alphonse-Desjardins.\u2013 Photo Archives Desjardins Lancement de la campagne «Tous engagés pour la jeunesse» lors d\u2019unmatch du Canadien leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 19 1 C \u2013 Alphonse Desjardins a étémilitaire, journaliste, éditeur des débats parlementaires duQuébec, propriétaire de journal et sténographe français au Parlement canadienàOttawa.https://tinyurl.com/yb9qdzgn 2 B \u2013 En avril 1897, un débat parlementaire sur les ravages du prêt usuraire incite Alphonse Desjardins à chercher desmoyens pour venir à bout de problèmes semblables.https://tinyurl.com/yb3ttbwy 3 D \u2013 Pour Alphonse Desjardins, l\u2019un des premiers objectifs était de développer l\u2019habitude d\u2019épargner.4 C \u2013 En octobre 1981, un projet-pilote pour l\u2019implantation des guichets automatiques est effectué dans la région de Trois-Rivières.https://tinyurl.com/y8zw5o9k 5 C \u2013 50millions $.Pour en savoir plus : https://www.desjardins.com/a-propos/engages- jeunesse/index.jsp 6 C \u2013 L\u2019acquisition deDuProprio et de PurpleBricks Canada s\u2019est conclue à l\u2019été 2020.Quelquesmois auparavant, Desjardins devenait action- nairemajoritaire de Réno- Assistance, une plateforme quimet en contact des entrepreneurs en rénovation et des propriétaires qui ont besoin de leurs services.7 A \u2013 Alphonse Desjardins jette les bases des premières caisses scolaires pour recueillir l\u2019épargne des jeunes écoliers en 1907.https://tinyurl.com/yb3ttbwy 8 B \u2013 Le site Internet du Mouvement Desjardins est lancé en septembre 1984.Puis, le 17 décembre 1996, ce sera au tour du service AccèsD Internet.9 B \u2013 En 1902, une caisse est ouverte à Lauzon; en 1903, c\u2019est le tour de Hull et en 1905, une troisième caisse est créée à Saint-Malo, à Québec.https://tinyurl.com/ycgaork7 10 Toutes ces réponses sont bonnes.11 B \u2013 Il est 2e auQuébec, 2e au Canada 12 A \u2013 Vrai.En 1970, Desjardins achète 83%des parts de l\u2019entreprise.13 D \u2013 Réponse : 95% 14 C \u2013 En novembre 1908, Alphonse Desjardins fait le premier de ses 5 voyages aux États-Unis.Lors de ce premier voyage, Desjardins met sur pied la première coopérative d\u2019épargne et de crédit au pays à Sainte-Marie deManchester dans l\u2019État duNewHampshire.15 D \u2013 Le 14 novembre 1992, Desjardins procède à l\u2019inauguration officielle de la Desjardins Federal Savings Bank à Hallandale Beach, en Floride.RÉPONSES Merci à Pierre-OlivierMaheux, historien, pour sa généreuse collaboration à la préparation de ce jeu-questionnaire.Rédaction : Yves Therrien Photos : Archives Desjardins LES 120 ANS DE DESJARDINS | PROMOTION LES 120 ANS DE DESJARDINS | PROMOTION 1 Quelle était la profession d\u2019AlphonseDesjardins avant la fondation des caisses populaires ?A.Comptable dans une boutique B.Employé dans une banque C.Sténographe au Parlement canadien àOttawa.D.Député du comté de Lévis 2 Quel événement amené AlphonseDesjardins à fonder la première caissepopulaire ?A.La crise économique mondiale B.Un débat sur le ravage des prêts usuraires C.La hausse vertigineuse des intérêts sur les prêts dans les banques D.La faiblesse du dollar canadien 3 Parmi les objectifs à développer chez les membresdumouvement coopératif, identifiez celui qui a étémis de l\u2019avant parAlphonseDesjardins ?A.L\u2019investissement à la bourse B.Investir dans des entreprises locales C.L\u2019achat de biens durables D.L\u2019habitude d\u2019épargner 4 Enquelle annéeest apparu le premier guichet automatique?A.1975 B.1980 C.1981 D.1988 5 Combiend\u2019argent Desjardins investit-il chaqueannéedansdes initiatives jeunesse?A.10millions$ B.30millions $ C.50millions $ D.60millions $ 6 Dans sapanoplie de services financiers diversifiés, quel est le nouveau service offert parDesjardins ?A.Assurance auto-habitation B.Planification de la retraite C.Service de vente immobilière D.Automatisation des paiements préautorisés 7 Enquelle année apparaissent les caisses scolaires ?A.1907 B.1921 C.1955 D.1981 8 Enquelle année Desjardins lance son serviceAccèsD ?A.1994 B.1996 C.1999 D.2001 9 Quelle fut la première caissepopulaire dans la régiondeQuébec?A.Saint-Roch B.Saint-Malo C.Sainte-Foy D.Limoilou 10 Lequel de ces événements est soutenu par Desjardins ?A.Opération Nez Rouge B.OSEntreprendre C.Le GrandDéfi Pierre-Lavoie D.Festival d\u2019été deQuébec 11 Enassurancede dommages, Desjardins se classe àquel rang auCanada?A.1er rang B.2e rang C.3e rang D.4e rang 12 Est-ce queDesjardins adéjà étépropriétaire des gâteauxVachon?Vrai Faux 13 Quel est le pourcentage des transactionsqui se fontmaintenant sans avoir à sedéplacer àunpoint de service ?A.50% B.65% C.75% D.95% 14 Dansquel État a été implantée la première caisse populaire parAlphonse ?A.Maine B.Floride C.NewHampshire D.Massachusetts 15 Enquelle année la DesjardinsBankaété crééeenFloride?A.1987 B.1988 C.1990 D.1992 Testez vos connaissances DESJARDINS, ET POUR LONGTEMPS ! 4 7 5 Alphonse et Dorimène Desjardins à Ottawa en 1915 avec leur fille Albertine Depuis la première caisse populaire fondée par AlphonseDesjardins, il y a 120 ans, la coopérative financière s\u2019est étendue partout auQuébec,au Canada et à l\u2019étranger.Les six coopératives de notre groupe de presse vous invitent aujourd\u2019h ui àmettre vos connaissances à l\u2019épreuve sur Desjardins et son histoire.Réponses page voisine.Suivez-nous ces prochains jours sur nos plateformes numériques pour en apprendre davantage sur la petite histoire de ce grandmouvement.La résidence familiale des Desjardins à Lévis est aujourd\u2019hui unmusée : laMaiso n Alphonse-Desjardins.\u2013 Photo Archives Desjardins Lancement de la campagne «Tous engagés pour la jeunesse» lors d\u2019unmatch du Canadien SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS C\u2019 est habituellement une formalité quand il faut envoyer un p h o t o g r a p h e   : j e demande l\u2019adresse, la personne me donne son adresse.Pas Louise.Elle attendait un coup de fil pour savoir si elle allait avoir une nouvelle place où habiter, parce qu\u2019elle doit déménager.Pas le choix.Depuis trop longtemps, elle passe d\u2019une maison d\u2019hébergement à une autre.«C\u2019est toujours des séjours de quatre ou de six semaines.Et après, il faut partir.» Et là, elle doit partir.«Ici, j\u2019ai jusqu\u2019au 13 [mars].Je ne sais pas où je vais me retrouver.J\u2019espère ne pas aboutir dans la rue.» Le coup de fil n\u2019est pas venu.Louise a 60 ans, elle traîne un lourd passé, un père violent, incestueux.Une violence familiale qui la poursuit même après toutes ces années, même si son père est décédé.Une violence qui la gruge, qui la hante toujours.«Il y avait beaucoup de violence à la maison, tout le monde savait\u2026» Elle vivait dans une «maison confortable» de banlieue, «deux voitures à la porte, de l\u2019argent».Il fallait sauver les apparences.Tellement qu\u2019il a fallu très longtemps à Louise pour départager «ce qui était normal et ce qui ne l\u2019était pas».Il y avait les viols, aussi l\u2019emprise.«Il me regardait comme un objet sexuel.» Un jour, elle a compris.«C\u2019est quand j\u2019ai commencé à travailler au centre-ville que j\u2019ai réalisé que je n\u2019étais pas comme les autres.Ça prend du temps avant de comprendre d\u2019où on vient.Ça m\u2019a pris 35 ans avant de dénoncer mon père.Quand on le fait, on se sent coupable, on se trouve niaiseuse.Ma vie était une prison.» Louise a pris son courage à deux mains, son père était policier.Elle a déposé une première plainte en 1995 comme un cri dans le désert, sa mère n\u2019a pas voulu le faire avec elle.La peur.Et c\u2019est là, il y a 25 ans, que Louise a dû trouver refuge dans une maison pour femmes en difficultés, le Chaînon.Le début de son errance.«J\u2019étais patineuse professionnelle, je travaillais, je n\u2019aurais jamais dû avoir ces problèmes-là.» Depuis les 25 dernières années, elle a habité dans quelques logements, dans plusieurs maisons pour femmes, elle est même allée récemment deux mois dans un hôtel qui offrait un toit pour pas trop cher.La voilà de retour dans la valse des hébergements qui dépannent.Un mois, un mois et demi.Avant ça, «je ne savais même pas que ça existait des maisons pour les femmes.J\u2019avais pourtant travaillé deux ans chez Centraide Montréal, je n\u2019étais pas au courant qu\u2019il y avait de l\u2019aide.» Mais elle s\u2019est rendu compte, très rapidement, qu\u2019il n\u2019y avait pas assez de ressources.Et qu\u2019il fallait entrer dans des cases.«Au début, comme victime de violence familiale, je pouvais aller dans les maisons pour violence conjugale, «TANT QUE NOUS NE SOMMES PAS MORTES» «Tant que nous ne sommes pas mortes, personne ne fait rien», se désole Louise qui, il y a 25 ans, a dû trouver refuge dans une maison pour femmes en difficultés.\u2014 PHOTOS LA PRESSE, MARCO CAMPANOZZI MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 21 Au Québec, le réseau À cœur d\u2019homme chapeaute une trentaine d\u2019organismes aux quatre coins de la province voués à aider les hommes.On ne chôme pas.En 2018-2019, i ls ont aidé 7451 hommes qui ont des comportements violents dans un contexte conjugal et familial, 1349 hommes en difficulté, 499 enfants et adolescents ayant des comportements violents.Mais c\u2019est trop peu.Selon les chiffres de l\u2019Institut national de la santé publique du Québec, «en 2015, 19 406 personnes ont été victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal.Ces crimes ont fait 15 131 victimes féminines (78 %) et 4275 victimes masculines (22 %)».Il y a deux fois plus de femmes violentées que d\u2019hommes qu\u2019on aide à devenir moins violents.Et ça ne compte pas la violence familiale, comme ce que Louise a vécu.Une violence qui touche d\u2019ailleurs aussi les personnes âgées.«Chez les personnes âgées, les femmes sont plus à risque que les hommes d\u2019être victimes de violence de la part d\u2019un membre de la famille.Elles représentent 60 % des personnes âgées survivantes de violence familiale», témoigne la Fondation canadienne des femmes.Toujours selon l\u2019Institut national de la santé publique du Québec, les femmes ont composé «la totalité ou presque des victimes d\u2019homicides (72,7 %), d\u2019enlèvements (100 %), de séquestration (97,0 %) et d\u2019agressions sexuelles (97,4 %) commis par un conjoint ou un ex- conjoint.» MYLÈNE MOISAN DES CHIFFRES QUI PARLENT Pour Louise, «il faudrait cesser d\u2019enfermer les femmes, il faudrait enfermer les criminels».mais ce n\u2019est plus possible maintenant, je me retrouve dans des maisons pour femmes en difficultés, où il n\u2019y a pas d\u2019aide, pas de soutien.» Et dans ces ressources, il y a toutes sortes de clientèles.«Il y a de plus en plus de consommation sur les lieux, il y a plus de violence.Ça s\u2019est dégradé bien avant la pandémie.C\u2019est d\u2019une violence sans précédent et j\u2019y suis pour des raisons de violence.Ça n\u2019a pas de sens.» Le sous-financement se fait sentir.«On meurt de froid, de faim, les conditions d\u2019hygiène y sont exécrables, anormales.[\u2026] Les ressources sont en train de perdre complètement le contrôle de ces hébergements.Des ressources censées nous venir en aide et nous protéger.» En 2018-2019, la Fédération des maisons d\u2019hébergement pour femmes en a refusé 15 000, faute de places.À 60 ans, Louise est «épuisée».Et il y a son corps qui fait des siennes, la maladie affaiblit ses jambes.«Je tombe plus souvent.Il me faudrait un fauteuil roulant, mais je n\u2019ai pas de médecin.[\u2026] Et rien n\u2019est adapté pour les aînées et les handicapées dans ces hébergements pour femmes.C\u2019est une autre forme de violence.» Chaque fois qu\u2019elle doit quitter une ressource, prendre ses cliques et ses claques, elle ne sait pas où elle aboutira.«Je suis terrorisée à l\u2019idée de me retrouver à la rue.» Elle a payé cher d\u2019avoir porté plainte contre son père, quatre fois plutôt qu\u2019une.«Dans la famille, encore à ce jour on garde le silence sur les horreurs et on perpétue cette violence.[\u2026] Mon père est mort sans aucune accusation et c\u2019est moi qui dois purger la sentence.» Louise pense à toutes ces femmes qui ont crié à l\u2019aide, qui ont porté plainte en vain contre un homme violent, elle pense à Myriam Dal- laire et Sylvie Bisson assassinées à Sainte-Sophie au début du mois.«Tant que nous ne sommes pas mortes, personne ne fait rien.» Évidemment, Louise souhaiterait plus de ressources pour les femmes, elle voudrait un endroit où elle pourrait se poser, où elle pourrait vieillir en paix.Mais elle demande aussi plus de ressources pour les hommes.«On ne prend pas le problème par le bon bout, il faut passer par l\u2019éducation des hommes.[\u2026] Ce n\u2019est pas normal que certains hommes aient autant une haine des femmes.» Et que ce soit les femmes qui doivent devenir fugitives, qui doivent se cacher.«Il faudrait cesser d\u2019enfermer les femmes, il faudrait enfermer les criminels.On doit obliger les hommes violents à suivre des thérapies.Il faut les éduquer, il faut changer leur maudite mentalité d\u2019arriéré mental.» C\u2019est mathématique, pour chaque femme violentée il y a un homme violent.Il faudrait au moins autant de services.Peut-être même plus.Et il faut agir avant qu\u2019ils blessent, avant qu\u2019ils assassinent, avant qu\u2019ils brisent des vies comme celle de Louise.«La solitude, la souffrance permanente, le défi de mon handicap, la violence continuelle qui perdure que l\u2019on ne punit jamais.Le stress, l\u2019incertitude de ne plus rien avoir, de ne pas avoir de toit, de ne plus avoir la capacité de me protéger et de m\u2019en sortir.Comme si je le méritais.» 0059476 comme au Château Transportez le savoir-faire et l\u2019expertise de notre brigade culinaire à la maison et profitez d\u2019un repas digne du Château à la maison ! 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SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS Le nouveau ministre de la Gaspésie et des Îles Jonatan Julien rencontre les élus SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local \u2013 Le Soleil Transport régional, dévitalisation et le développement de l\u2019énergie ont été au cœur de la tournée gaspésienne du nouveau ministre responsable de la région, Jonatan Julien.Sans s\u2019avancer sur les enjeux, le ministre des Ressources naturelles et de l\u2019Énergie promet d\u2019être «la courroie de transmission» des nombreuses demandes des élus de la péninsule et des Îles-de-la-Madeleine.Crise du logement, pénurie de places en garderies, transport régional, exploitation du pétrole et des énergies renouvelables; les élus de la Gaspésie et des Îles étaient prêts à rencontrer leur nouveau ministre régional, en tournée mercredi, jeudi et vendredi dans la péninsule.Lors de la nomination de M.Julien il y a deux semaines, en remplacement de Marie-Ève Proulx, François Legault a été très clair : l\u2019éolienne sera au cœur de la mission du ministre.«Le monde a changé dans l\u2019énergie éolienne [.] On est capable, entre autres en Gaspésie où il y a beaucoup de projets [éoliens], de renouveler les contrats en baissant les prix pour être compétitif et être capable de vendre cette énergie», a noté le premier ministre.«Je n\u2019ai pas l\u2019intention de venir parader», a précisé M.Julien au début de l\u2019entrevue qu\u2019il a accordée au Soleil.Il s\u2019est engagé à venir «au moins huit fois» dans la région au cours de la prochaine année.«Si je viens, c\u2019est pour travailler sur les enjeux, rencontrer les acteurs et faire avancer les dossiers».Le ministre n\u2019a pas voulu prioriser les dossiers qui lui ont été présentés, mais note «qu\u2019il a [en partie] été nommé pour l\u2019énergie éolienne».On lui a aussi beaucoup parlé de la dévitalisation et des enjeux de transport, rapporte-t-il.CRITIQUE ENVERS KEOLIS Le ministre Julien s\u2019est montré plutôt incisif sur le dossier du transport régional, particulièrement lorsque la question des menaces de bris de service de Keolis Canada a été soulevée.«Ces grands joueurs-là ne sont pas là pour faire du communautaire», reconnaît celui qui a été quelques années à la tête de la gare d\u2019autocars de Montréal.«Souvent, leurs décisions sont sur une autre base [que la desserte des communautés].Nous, comme gouvernement, on a la responsabilité d\u2019assurer une desserte convenable.» Jonatan Julien admet que cet enjeu est revenu à chacune de ses rencontres.«Il n\u2019y a pas une MRC où on ne m\u2019a pas mentionné cet enjeu.Il faut voir comment on peut pérenniser le service.On ne peut pas continuellement avoir une épée Damoclès au-dessus de la tête.On a besoin de prévisibilité.Si on n\u2019en a pas, ça ne rassurera pas les résidents et les investisseurs potentiels», tonne le ministre.«On ne veut plus de bris de services ni de menaces de bris de services», tranche-t-il.PÉTROLE : PAS D\u2019ENGAGEMENT Si Jonatan Julien a réaffirmé sa volonté de ne pas autoriser le forage du puits Galt 6 de Gas- pé Énergies, pour lequel il a dû témoigner en Cour supérieure pour justifier son refus , le ministre des Ressources naturelles et de l\u2019Énergie ne met pas pour autant une croix sur l\u2019exploration et l\u2019exploitation pétrolière en Gaspésie.Il revient sur son témoignage en cour du 1er mars.«Dire que mon choix est basé sur une appréciation d\u2019une volonté politique de transition énergétique, pas du tout.Oui, on souhaite faire une transition énergétique, mais je ne peux pas mettre cette volonté en lien avec la décision qui a été prise de ne pas autoriser le forage de GALT, que je lis comme non conforme à la règlementa- tion.», tranche le ministre.«Cependant, je ne peux pas conclure [à tirer un trait sur l\u2019exploitation de pétrole en Gasp é s i e ] , b i e n h o n n ê t e m e n t .Quand on regarde le bilan énergétique du Québec, on est en mesure de constater qu\u2019à court, moyen et presque long terme, la consommation d\u2019hydrocarbures au Québec est là pour rester [.] Oui, on est en pleine transition énergétique, mais une fois qu\u2019on s\u2019est dit ça, l\u2019écosystème ne démontre pas à court terme qu\u2019on a plus besoin, ou qu\u2019on peut se passer de carburants fossiles», conclut le ministre.PAS L\u2019INTENTION DE «PARADER» Jonatan Julien s\u2019est engagé à venir «au moins huit fois» dans la région au cours de la prochaine année.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE SIMON CARMICHAEL 0058748 0056827 Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque installation GRatUitE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca sans fRais1-855-770-8677 QUÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvIS 418-654-8677 \u2022 LAvAL 450-627-3716 \u2022 fLORIDE 954-955-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 \u2022 LONgUEUIL 450-445-9829 \u2022 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 Estimation GRatUitE 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pour rejoindre une sortie de l\u2019autoroute Laurentienne, à Charlesbourg.La policière Morin, qui comptait à ce moment 19 ans d\u2019expérience, ne répondait pas à un appel d\u2019urgence.Elle rentrait au poste de La Haute-Saint-Charles.En octobre 2018, elle a été acquittée de l\u2019accusation de conduite dangereuse causant la mort.Le juge de la Cour du Québec avait conclu que la policière n\u2019avait pas enfreint la loi et qu\u2019elle avait la «visibilité globale nécessaire» pour faire le virage à gauche.La Couronne a contesté l\u2019acquittement en soulevant des erreurs du juge de première instance.La Cour d\u2019appel vient de lui donner raison.Pour les trois juges du plus haut tribunal québécois, le juge du procès a «accordé une importance indue à la cause de l\u2019accident, en particulier à la vitesse de la motocyclette», qui était de 134 km/h au début des traces de freinage.Et ce faisant, «il a négligé d\u2019évaluer les risques engendrés par la façon de conduire de l\u2019intimée et ce qu\u2019une personne raisonnable aurait prévu et fait dans la même situation».La vitesse du motocycliste était pertinente pour évaluer le risque en cause, écrit la Cour d\u2019appel, mais pas pour évaluer si la patrouilleuse a conduit de façon dangereuse pour le public.La vitesse de Jessy Drolet ne change rien à la visibilité qu\u2019avait la policière au moment d\u2019entreprendre son virage, ajoute la Cour d\u2019appel.«La question était : de l\u2019endroit où elle se trouvait, l\u2019intimée voyait-elle suffisamment au loin pour pouvoir effectuer sa manœuvre sans danger pour le public?» MANŒUVRE ILLÉGALE Dans sa décision, le juge du procès estimait aussi que la policière Morin n\u2019avait pas enfreint la loi puisqu\u2019aucune pancarte de signalisation n\u2019interdisait le virage.La Cour d\u2019appel conclut que le juge de première instance a mal interprété l\u2019article du Code de la sécurité routière qui interdit de franchir des balises de signalisation sauf dans les endroits prévus pour le faire.«L\u2019intimée n\u2019était pas autorisée à passer à cet endroit pour emprunter la sortie rue Georges-Muir à contresens, estime la Cour d\u2019appel.Le juge a donc commis une erreur de droit en concluant à la légalité de la manœuvre de l\u2019intimée.» Dans cette portion de l\u2019autoroute en réfection, les balises coniques avaient été placées à 10 mètres de distance les unes des autres pour dissuader les automobilistes de les franchir.AUTRE PROCÈS POUR LA POLICIÈRE QUI A FAUCHÉ UN MOTOCYCLISTE La policière Isabelle Morin \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE \u2020 AVANT TAXES.CERTAINES CONDITIONS S\u2019APPLIQUENT.POLITIQUE DU MEILLEUR PRIX GARANTI: SI VOUS TROUVEZ UN MEILLEUR PRIX AU QUÉBEC, NOUS L\u2019ÉGALONS! * Latulippe paie l\u2019équivalent des deux taxes jusqu\u2019au 21 mars 2021 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks, sauf exceptions (embarcations ?excluant celles de la circulaire, armes à feu, arcs et 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SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca «On a toujours été compatibles, dans la vie!» lancent à la blague Nancy Côté et Anita Chevarie, visiblement toujours aussi amoureuses l\u2019une de l\u2019autre qu\u2019au premier jour.Les deux Granbyennes ne pouvaient si bien dire, maintenant que la première s\u2019apprête à offrir un rein à la seconde afin qu\u2019elle retrouve une qualité de vie dont elles pourront toutes les deux profiter.Quand elles se sont rencontrées sur leur lieu de travail, au début de leur vingtaine, ni une ni l\u2019autre n\u2019avait ne serait-ce qu\u2019imaginer la possibilité de faire vie commune avec une autre femme.«C\u2019est un coup de foudre sur l\u2019être, souligne Mme Chevarie.On s\u2019était regardées sans savoir ce qui était en train d\u2019arriver.Nous sommes tombées en amour avec une autre personne, qui s\u2019est avérée être une femme.Et dès le départ, c\u2019était clair pour nous qu\u2019on allait passer le reste de nos vies ensemble.» Vingt-deux ans plus tard et après une nécessaire adaptation, le couple file toujours le parfait amour, elles qui forment une famille avec les deux filles de Mme Côté, fruits de son précé- dent mariage, et une fille qu\u2019elles ont conçue grâce à une insémination.Les deux femmes ont également convolé en justes noces le septième jour du septième mois de 2007, après un peu plus de sept ans de vie commune.En 2019, le conte de fées des deux Granbyennes a été assombri par plusieurs épreuves.D\u2019abord, le père de Mme Côté, Normand, a rendu l\u2019âme.Le couple a alors décidé d\u2019acquérir la maison familiale et d\u2019en faire sa résidence, ce qui a nécessité plusieurs mois de rénovations et de réorganisation.Entre-temps, Mme Cheva- rie a subi un arrêt de travail et a dû composer avec l\u2019agonie d\u2019une de ses cousines dont elle était très proche.«Je me disais qu\u2019avec tout ce stress, c\u2019était normal que je sois aussi fatiguée», se souvient Mme Chevarie, alors qu\u2019elle n\u2019arrivait pas à récupérer suffisamment pour reprendre le travail.Une prise de sang ordonnée par sa médecin de famille aura révélé que les reins de la patiente n\u2019étaient fonctionnels qu\u2019à 23 % de leur capacité.Un diagnostic qui a mis du temps à être digéré par la principale intéressée, incrédule.«Je me suis dit : \u201cben voyons, ça ne se peut pas!\u201d, relate Mme Chevarie.J\u2019allais dans la pensée magique, je pensais que de prendre une pilule allait tout régler!» Le pronostic laissait présager que la dame ait besoin d\u2019un nouveau rein dans les cinq années suivantes pour survivre.Or, les reins de la patiente s\u2019affaiblissant rapidement, le couperet est finalement tombé en septembre 2019 : il faudra une greffe.«Et dire qu\u2019on pensait que de s\u2019afficher comme gaies serait la pire épreuve qu\u2019on traverserait ensemble», se remémore Anita Chevarie.Rapidement, beaucoup de proches de Mme  Chevarie, y compris sa conjointe, se sont offerts comme candidats potentiels à un don.«C\u2019était beau de voir cet élan de la part de tout le monde», relève la future receveuse qui, sans le savoir avait déjà auprès d\u2019elle celle qui lui offrirait ce précieux organe.Si les parents de Mme Chevarie et une des filles du couple ont été rapidement écartés du processus, Mme Côté, elle, a traversé toutes les étapes haut la main.«Il n\u2019y a eu aucune anicroche», explique celle- ci, qui a été confirmée comme donneuse le 25 janvier dernier.Pour Mme Chevarie, le fait de recevoir un rein de la femme de sa vie donne un tout nouveau sens à la procédure.«Je suis passée d\u2019une mentalité où je ne voulais rien savoir à avoir hâte à l\u2019opération!» lance-t-elle, bien que la date de la chirurgie, qui aura lieu à Sherbrooke, n\u2019ait pas encore été fixée.Pour les deux épouses, cette transplantation revêt un caractère aussi symbolique que crucial.Liées par leur amour et le mariage, l\u2019une fera désormais partie de l\u2019autre pour toujours, d\u2019une autre manière.«Pour nous, c\u2019est la confirmation qu\u2019on est faites pour passer toute notre vie ensemble, souligne Nancy Côté, qui s\u2019est mise en forme et qui fait attention à sa santé en vue de la greffe.Si je n\u2019avais pas pu être sa donneuse, j\u2019aurais tenté le processus de donneur croisé pour lui assurer un rein.Je trouvais ça important de contribuer à améliorer la qualité de vie d\u2018Anita.» Cette dernière est encore très émue de cet élan du cœur.«C\u2019est un cadeau inestimable pour lequel je ne saurai jamais la remercier assez, dit-elle, les yeux embrouillés de larmes.C\u2019est évident que si les rôles avaient été inversés, j\u2019aurais fait la même chose.» Le couple se prépare au grand jour à coups de séances de méditation et de visualisation positive.En raison de la pandémie, elles seront séparées durant la procédure et au début de leur convalescence.Qu\u2019à cela ne tienne, elles se sont donné un rendez-vous spirituel pendant l\u2019opération, confient les deux femmes.NOUVEAU DÉPART Mmes Chevarie et Côté espèrent qu\u2019en partageant leur histoire, elles inspireront d\u2019autres personnes à envisager de faire don d\u2019un rein pour sauver la vie d\u2019autrui, que ce soit un proche ou un pur inconnu.«Pour nous, cette greffe marquera un nouveau départ, une nouvelle chance dans la vie», explique Mme Côté.Une nouvelle vie dont elles comptent savourer chaque instant, surtout quand elles se retrouveront seules dans leur maison.Le plein air, que ce soit la marche, la randonnée ou le camping, fait partie de leurs projets.Le couple rêve aussi de devenir grands-mères.Mais peu importe la suite des choses, toutes deux sont enthousiasmées par ce que l\u2019avenir leur réserve.«J\u2019ai une partenaire de vie qui est à mes côtés, qui me soutient et avec qui les meilleurs jours sont à venir, résume Anita Chevarie.La vie est belle!» UN REIN POUR L\u2019ÉLUE DE SON CŒUR Pour les deux épouses, cette transplantation revêt un caractère aussi symbolique que crucial.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL N\u2019oubliez pas d \u2019avancer l\u2019heure! À 2h dans la nuit de samedi à dimanche, il sera 3h.Une petite heure de sommeil de moins, mais assurément des bienfaits à voir le soleil se coucher plus tard dès dimanche soir.Un pas de plus vers l\u2019été! LE SOLEIL ON AVANCE L\u2019HEURE! I M A G E 1 2 3 R F , K R I S S I K U N T E R B U N T 0053423 0053564 Danstoutes vos transactions immobilières 418 951-6203 dube3289@gmail.com Réjean Fortin CouRtieR immobilieR inC.Jean-marc Dubé CouRtieR immobilieR agRéé Da ExpériEncE \u2022 présEncE \u2022 résultats 418 932-5588 rejeanfortin@royallepage.ca & Plus De 30 ans D\u2019exPéRienCe à votRe seRviCe vous voulez vendre?C\u2019est maintenant! Pour une évaluation du prix de vente de votre résidence, communiquez avec nous! 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SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 28 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com Avec la pandémie qui se poursuit, plusieurs Québécois ressentent le besoin d\u2019avoir leur piscine dans leur cour, cette année.Tellement que les pisci- niers s\u2019attendent à avoir un été chargé.Certains disent même qu\u2019il faut oublier l\u2019idée de plonger dans sa propre piscine pour la Saint-Jean-Baptiste.Le Québec est l\u2019endroit en Amérique du Nord où il y a le plus de piscines par habitant, selon Alex Dubois, directeur de l\u2019Association des commerçants de piscines du Québec (ACPQ) et président de Piscine Solide à Saint-Sulpice, près de Montréal.«Plus qu\u2019en Floride, plus qu\u2019en Californie.Faites un petit survol rapide en banlieue de Montréal ou de Québec dans Google Maps, on voit des ronds bleus partout!» Du côté des plus petits détaillants, les carnets de commande et d\u2019installation pour les environs de la fête de la Saint-Jean- Baptiste sont pratiquement complets.«Pour les piscines hors terre, je vous dirais qu\u2019il y a peut-être quelques commerçants qui ne sont pas rendus là.Mais c\u2019est une question de minutes, façon de parler», dit M. Dubois, qui est propriétaire de l\u2019entreprise qui couvre Montréal, Laval et la Rive-Nord.«Je vous dirais que la tendance est rendue au début juillet partout.Normalement, à ce temps-ci de la saison, les détaillants sont rendus seulement au mois de mai [dans leurs commandes].» Chez les plus gros détaillants, on est moins alarmiste.Au moment d\u2019une entrevue téléphonique faite mardi, Martin Perreault, directeur des opérations chez Club Piscine, disait qu\u2019il reste encore quelques places pour une installation de piscine hors terre pour la fin de juin.«Mais ça se remplit rapidement», dit celui qui œuvre dans le domaine depuis 40 ans.«Pour les piscines creusées, la saison est planifiée au complet.» C\u2019est le même constat chez les plus petits commerçants en ce qui concerne les piscines creusées.PLUS TÔT CETTE ANNÉE?«La question est de savoir : \u201cEst- ce que les gens se sont pris beaucoup plus tôt cette année?Ou ils se sont pris plus tôt et qu\u2019il va y avoir la deuxième vague, la vraie vague de ventes au mois d\u2019avril, qui va s\u2019en venir?\u201d se demande le directeur de l\u2019ACPQ.«Cette année, les commerçants se sont pris beaucoup plus tôt.Ils ont de bons inventaires.C\u2019est la matière première dans certains domaines qui peut manquer, mais on s\u2019attend à une augmentation facile de 30 %, parce qu\u2019à ce temps-ci de l\u2019année, un magasin qui vend habituellement 200 piscines, il est rendu en ce moment à 20 ou 30 piscines vendues, même pas parfois.Cette année, ce même magasin est déjà rendu en haut de 100 piscines», ajoute M. Dubois, qui précise qu\u2019il y a vraiment une forte croissance par rapport à l\u2019année dernière.Pour les spas, dans certains cas, il faut s\u2019armer de patience.«Pour avoir un spa sur commande, il faut prévoir plus de 50 semaines d\u2019attente.Sinon, il faut prendre souvent ce qu\u2019il y a sur le plancher, les modèles qui sont en stock dans le magasin», explique M. Dubois.Dans les grandes surfaces, «il faut compter de quatre à cinq mois de délai pour la livraison», assure M.  Perreault de Club Piscine.«Quant à la disponibilité de la marchandise, ce n\u2019est pas un problème pour nous.Étant donné qu\u2019on est un plus gros détaillant, on a un meilleur pouvoir d\u2019achat.Dans les meubles de patio, on a beaucoup de marchandise en inventaire.Nos commandes pour cette année ont été faites en juillet 2020.» ÉLÉMENT DÉCLENCHEUR D\u2019où vient le déclic auprès du consommateur pour l\u2019inciter à s\u2019acheter une piscine?«Habituellement, l\u2019élément déclencheur, en fait, il y en a deux.Ça coïncide avec la semaine de relâche pour la première.Ça commence à bouger tout de suite après la semaine de relâche.Puis, ensuite, le gros des ventes se fait autour de Pâques.À partir de la fin de semaine de Pâques, c\u2019est là que ça explose vraiment», explique M. Dubois.Quant à lui, M. Perreault ajoute que la prise de décision peut UN ÉTÉ OCCUPÉ ATTEND LES PISCINIERS leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 29 AFFAIRES se faire encore plus tôt que ça.«Quand la fin de saison est belle au point de vue température, généralement, le début de la saison suivante est très bon, affirme-t-il.Mais le blitz final se fait toujours en mai.» LE DÉFI DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE L\u2019an dernier, le Programme canadien d\u2019urgence (PCU) a joué des tours aux pisciniers.«C\u2019est sûr que l\u2019été passé, on s\u2019était dit  : \u201cParfait, avec la COVID, il y a plusieurs personnes qui seront sans emploi.Ils vont vouloir venir travailler avec nous à l\u2019extérieur, bouger, être en forme et tout ça.\u201d Mais la PCU est venue nous scier les deux jambes totalement.Il y a eu beaucoup de difficultés au niveau du recrutement, tant au chapitre des installateurs que des commerçants dans le domaine de la piscine.On espère fortement que, cette année, le recrutement sera beaucoup plus facile», analyse M. Dubois de l\u2019ACPQ.Chez de plus gros commerçants, comme Club Piscine, la PCU a eu un effet, mais moins marqué.«On n\u2019a pas eu un gros roulement de personnel, à part peut-être nos employés sur le plancher, comme aux caisses et aux ventes.Quant aux installateurs, ce sont des gens qui travaillent avec nous depuis longtemps», conclut M. Perreault.Si votre piscine n\u2019est pas encore commandée, il faut peut-être oublier l\u2019idée d\u2019y plonger pour la Saint-Jean- Baptiste.\u2014 PHOTO 123RF, YANA TATEVOSIAN La popularité des piscines ne ment pas au Québec.En consultant les données de Statistique Canada, on constate que plus de la moitié des permis de bâtir délivrés au Canada pour des piscines creusées le sont pour des projets au Québec chaque année.En 2020, 18 387 permis ont été émis au Canada.De ce total, 13 640 étaient destinés à des ménages québécois.L\u2019année précédente?C\u2019étaient 9169 permis sur un total canadien de 12 818.L\u2019écart entre le Québec et les autres provinces est particulièrement visible à Ottawa-Gatineau.Dans la région de la capitale fédérale, 85 permis avaient été délivrés dans la partie ontarienne, 877 de l\u2019autre côté de la frontière; en 2019, 53 en Ontario contre 584 au Québec.C\u2019est plus que 10 fois supérieur.L\u2019année dernière, les demandes de permis ont bondi de 48,76 % par rapport à 2019 au Québec.C\u2019est dans la région montréalaise où il y a eu la plus forte progression dans les demandes de permis de bâtir avec une augmentation de 52,82 %.La région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec suit avec 51,92% et celle d\u2019Ottawa-Gatineau avec 51,02 %.Dans les autres régions du Québec couvertes par Statistique Canada, on parle d\u2019une augmentation de 40,82 % à Trois-Rivières, de 32,68 % à Sherbrooke et de 26,98 % à Saguenay.CINQ FOIS PLUS DE HORS TERRE Selon Alex Dubois, directeur de l\u2019Association des commerçants de piscines du Québec (ACPQ), il faut multiplier par cinq le nombre de piscines hors terre par rapport aux piscines creusées.«Et c\u2019est un peu plus dur d\u2019avoir les chiffres exacts [pour les hors-terre], étant donné que ce n\u2019est pas tout le monde qui fait une demande de permis», ajoute-t-il.«Nous [chez Piscine Solide à Saint- Sulpice], on en installe 1000 piscines par année, ça fait beaucoup de travail.» Au chapitre des coûts, «une piscine hors terre, c\u2019est en moyenne 5000 $.Une piscine creusée, c\u2019est de 30 000 à 40 000 $», énumère M.Dubois.«Il y a aussi le volet commercial [qui s\u2019ajoute au chiffre d\u2019affaires des pisciniers].Des piscines comme au Village Vacances Valcartier, ce sont des projets de plusieurs millions de dollars.» PAUL-ROBERT RAYMOND LES QUÉBÉCOIS ADORENT LES PISCINES En 2020, 18 387 permis de construction de piscine ont été émis au Canada.De ce total, 13 640 étaient destinés à des ménages québécois.\u2014 PHOTO 123RF, KATARZYNA BIA?ASIEWICZ SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 30 PROXIMITÉ PME Quand une fille et son père propulsent l\u2019entreprise familiale PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca P ourquoi ne serait-on pas capable?Véronique Doyon et son père Jean étaient sûrs d\u2019eux quand ils ont décidé de foncer dans l\u2019aventure et de prendre conjointement les rênes de l\u2019entreprise familiale, au pied levé, en relève à son fondateur qui devait céder sa place pour cause de maladie.«On était tous les deux animés par le désir de relever un défi, par la volonté de perpétuer l\u2019entreprise bâtie par mon grand-père et de voir jusqu\u2019où on pourrait l\u2019amener», souligne Véronique Doyon, directrice générale de J.P.Doyon, un entrepreneur général de Trois-Rivières qui œuvre dans les secteurs du génie civil et de l\u2019excavation sur des chantiers privés et publics de la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec.La PME, qui a vu le jour en 1967, est aussi engagée dans des opérations de déneigement municipal et commercial, de même que dans l\u2019exploitation de sablières.Pari tenu! L\u2019entreprise a non seulement survécu au départ précipité du fondateur en 2011, mais a de plus connu une forte impulsion sous la gouverne de ses deux nouveaux dirigeants.À preuve : elle est passée de neuf employés à une cinquantaine et a multiplié ses revenus par dix.J.P.Doyon vient même d\u2019obtenir le plus important contrat de son histoire, soit le déneigement de sections des autoroutes 40 et 55 et du pont Lavio- lette.Elle vient aussi de décrocher un contrat majeur d\u2019infrastructures de la part d\u2019un promoteur immobilier qui développe un nouveau quartier résidentiel à Trois-Rivières.Il n\u2019est pas rare de voir une nouvelle génération donner un nouveau souffle à une entreprise, familiale ou non, constate Maripier Tremblay, professeure titulaire au département de management de la faculté des sciences de l\u2019administration à l\u2019Université Laval.«De nouveaux dirigeants peuvent amener une vision différente qui permet à l\u2019entreprise de saisir de nouvelles occasions de croissance, particulièrement s\u2019ils ont les coudées franches pour la faire progresser», précise-t-elle.Véronique Doyon et son père ne travaillaient même pas au sein de l\u2019entreprise lorsqu\u2019ils ont repris le flambeau, après une transition de trois semaines! «Il a fallu apprendre rapidement les rouages de l\u2019entreprise, comme lire des devis», souligne celle qui a d\u2019abord occupé le poste de vice-présidente à l\u2019administration, en précisant qu\u2019ils avaient néanmoins tous deux de l\u2019expérience en gestion.Son père est le promoteur immobilier du Domaine des 30 Arpents, un quartier résidentiel situé dans le secteur Pointe-du-Lac.Véronique Doyon, qui détient un baccalauréat et une maîtrise en administration des affaires de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, travaillait comme acheteuse chez Silicium Bécancour.QUALITÉ ET TRAVAIL D\u2019ÉQUIPE Le père et la fille se sont mis à la tâche en diversifiant leurs activités et en faisant une percée dans le secteur privé.Puis de fil en aiguille, en se faisant davantage connaître auprès de clients publics et privés potentiels et en remportant plusieurs appels d\u2019offres, l\u2019entreprise a agrandi sa flotte d\u2019équipements et ses effectifs.Elle a notamment engagé une estimatrice, un gérant d\u2019atelier, un surintendant en construction et un coordonnateur aux opérations qui, en plus de l\u2019ajout d\u2019employés aux opérations, ont grandement contribué à la croissance de l\u2019entreprise.L\u2019ÉLAN D\u2019UNE NOUVELLE GÉNÉRATION ++ + ++ L'événement se tiendra en présence de : Pierre Fitzgibbon Ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation François Legault Premier ministre du Québec Sylvie Pinsonnault Première vice-présidente, Stratégies et solutions d'aaaires, Investissement Québec Guy LeBlanc Président-directeur général, Investissement Québec Lancement de notre initiative en économie verte 19 mars 10 h à 10 h 30 Diiusion en direct Inscrivez-vous sur investquebec.com leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 31 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF TRANSMISSION DU FLAMBEAU : LES CLÉS DE LA RÉUSSITE 1 LÂCHER PRISE.Le taux de survie des entreprises qui réussissent le passage de la première à la deuxième génération est d\u2019à peine 30 %, et dégringole entre 10 et 15 % de la deuxième à la troisième génération.«Le succès repose notamment sur la capacité du fondateur à lâcher prise.Si le transfert de propriété est assez technique et facile, c\u2019est la transmission de la direction avec un nouveau leadership et une nouvelle vision qui pose généralement problème», note Maripier Tremblay.2 QUI FAIT QUOI.«Il est important de bien définir les fonctions de chacun, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019une troisième génération et qu\u2019il y a plusieurs petits-enfants impliqués dans l\u2019entreprise.C\u2019est souvent un enjeu de trouver les bonnes personnes, qui occupent les bonnes chaises, tout en préservant l\u2019harmonie familiale et celle de l\u2019entreprise», indique Mme Tremblay.3 BIEN SE PRÉPARER.«La relève d\u2019entreprise devrait être abordée de la même façon qu\u2019on gère les risques.En établissant un plan de contingence, on minimise les risques de se retrouver dans une situation d\u2019urgence qui pourrait menacer la croissance ou même la survie de l\u2019entreprise», souligne Maripier Tremblay.«C\u2019est sans doute ma plus grande fierté d\u2019avoir réussi à recruter des gens compétents qui, comme mon père et moi, souhaitaient relever le défi de faire progresser l\u2019entreprise» \u2014 Véronique Doyon Véronique Doyon, directrice générale de J.P.Doyon \u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER «C\u2019est sans doute ma plus grande fierté d\u2019avoir réussi à recruter des gens compétents qui, comme mon père et moi, souhaitaient relever le défi de faire progresser l\u2019entreprise», se réjouit Véronique Doyon.L\u2019entreprise a profité de la dernière année pour accélérer sa transition numérique amorcée en 2019.Elle a notamment implanté des GPS dans ses équipements de déneigement afin de mieux analyser ce type d\u2019opération.Elle s\u2019est aussi dotée d\u2019un logiciel qui lui permet de mieux structurer ses appels d\u2019offres et de gagner du temps pour y répondre.Mais s\u2019il y a une chose qui n\u2019a pas changé dans l\u2019entreprise en plus de 50 ans d\u2019existence, c\u2019est le souci du travail bien fait.«On perpétue la tradition de qualité et du travail d\u2019équipe instaurée par mon grand-père.» En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Mieux choisir ses leaders La pandémie a aussi eu l\u2019effet de mettre en lumière la capacité des leaders à répondre adéquatement à une telle crise.Au mieux, elle a laissé apparaître des limites dans les pratiques actuelles, au pire, elle a soulevé l\u2019incompétence de certains : seulement 22 % des professionnels pensent que les leaders de leur entreprise ont le bon état d\u2019esprit pour prospérer dans l\u2019économie digitale.Or, plutôt que de chercher à percer les secrets et les compétences clés des leaders parfaits, il serait en effet plus opportun de s\u2019interroger sur les moyens utilisés pour les identifier, indique le magazine Forbes.Repenser les façons de travailler Alors que les campagnes de vaccination sont lancées, et qu\u2019un retour à une certaine normalité est prévisible à plus ou moins long terme, les dirigeants devraient profiter de l\u2019occasion pour mieux combiner les meilleurs aspects du travail à distance et du travail de bureau, suggère le magazine MITSloan Management Review.Rompre avec les mauvaises habitudes La crise du coronavirus aura démontré que la routine et le laisser-aller pouvaient menacer la pérennité d\u2019une entreprise.Voilà pourquoi les dirigeants doivent toujours se remettre en question et éviter le copier-coller pour traverser les crises et assurer leur développement, rappelle le magazine Dynamique Entrepreneuriale en les invitant à rompre avec certaines mauvaises habitudes.Travailler en toute sécurité\u2026 psychologique Imaginez un environnement de travail où chaque employé se sent libre de partager ses réactions, ses opinions et ses critiques constructives sans crainte de railleries ou de représailles.Bienvenue dans l\u2019entreprise sans peur, telle que décrit par Amy Edmonson, professeure de leadership et de management à la Harvard Business School, dans son livre The Fearless Organization dont un article de l\u2019édition française du Harvard Business Review résume les grandes lignes de ce modèle d\u2019organisation où les gens se sentent psychologiquement en sécurité.Industrie 4.0 : ne pas lâcher Une majorité d\u2019entreprises ont été dans l\u2019obligation de naviguer en eaux troubles depuis un an et de repenser leurs stratégies opérationnelles pour maintenir leurs activités.Si certaines entreprises peuvent ainsi être tentées de ralentir, voire de suspendre leurs transformations numériques, ce serait pour la plupart une erreur, prévient la firme de consultants McKinsey qui mène depuis plusieurs années des enquêtes sur l\u2019évolution de l\u2019industrie 4.0. SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 32 AFFAIRES ÉMILIE PELLETIER epelletier@lesoleil.com Même si elle se retrouve pour une troisième année consécutive en tête de peloton parmi les grandes villes du Québec pour sa vitalité économique, Lévis n\u2019est pas à l\u2019abri de défis liés à la main-d\u2019œuvre qui perdurent sur le territoire.Des milliers d\u2019emplois restent à pourvoir pour entamer la relance post-pandémie.Un peu plus de 10 000 personnes ont perdu leur emploi entre décembre 2020 et janvier 2021, à Lévis.Une conséquence principalement reliée à la pandémie, alors que 80 % des pertes d\u2019emploi se concentrent dans des secteurs éprouvés par les mesures sanitaires en place, comme le commerce de détail, le tourisme et la restauration, de même que la culture et les loisirs.«La COVID n\u2019a pas ruiné l\u2019emploi à Lévis», a toutefois répété le maire Gilles Lehouillier dans une conférence de presse, vendredi.Ces pertes d\u2019emplois sont, pour la plupart, temporaires, affirme-t-il et la situation devrait se stabiliser avec la réouverture des commerces.Le contexte sanitaire particulier de la dernière année n\u2019a d\u2019ailleurs pas empêché la ville de se hisser pour une troisième année de suite au sommet du classement des villes québécoises de 100 000 habitants et plus en ce qui a trait à sa vitalité économique.Des indicateurs de l\u2019Institut de la statistique du Québec comme le revenu moyen de 44 000$, le taux de travailleurs actifs atteignant plus de 80% et la croissance démographique rapide placent tous Lévis en tête.«PERSPECTIVES D\u2019AVENIR» Par contre, les besoins de main- d\u2019œuvre spécialisée demeurent importants dans certains domaines d\u2019activité.Selon des sondages réalisés auprès des entreprises du territoire, le secteur manufacturier et technologique, le transport et la construction éprouvent toujours des difficultés de recrutement.En dépit de ce constat, le maire Lehouillier soutient que «les perspectives d\u2019avenir s\u2019annoncent fort intéressantes».Le défi ne sera donc pas de récupérer les emplois perdus temporairement, mais plutôt d\u2019en créer «à valeur ajoutée».L\u2019intelligence artificielle, l\u2019agroa- limentaire et la haute technologie dans la construction navale seront «porteurs d\u2019avenir» à Lévis, prévoit la Ville.«Plus on va avoir des emplois compétitifs, plus on va avoir des emplois à valeur ajoutée, plus on va attirer encore du monde chez nous.C\u2019est ça le défi qu\u2019on veut relever dans les prochaines années», lance-t-il avec le souhait d\u2019en faire un nouveau «créneau d\u2019excellence».La formation et le recrutement de main-d\u2019œuvre se verront «canalisés» vers ces nouveaux emplois.Les travailleurs étrangers, qui représenteront environ 3,5 % de la population lévisienne en 2021, et la «qualité de vie» pourraient aussi contribuer à combler les besoins, envisage la Ville.LÉVIS FACE AU DÉFI DE LA MAIN-D\u2019ŒUVRE POST-PANDÉMIE Un peu plus de 10 000 personnes ont perdu leur emploi en un an à Lévis.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 0056554 Les aînés en savent beaucoup, mais il y a toujours plus à savoir.Rendez-vous à Canada.ca/aines ou appelez au 1 800 O-Canada (1 800 622-6232) Pour un âge d\u2019or sûr et paisible, renseignez-vous sur les programmes et services pour les aînés, comme les avantages du Régime de pensions du Canada, le Supplément de revenu garanti bonifié, les prestations de la Sécurité de la vieillesse et plus encore. DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + SOCIÉTÉ Autrement dit L\u2019ACTU VUE D\u2019UN AUTRE ANGLE + HISTOIRE Quiz LES IRLANDAIS À QUÉBEC CHRONIQUE Jean-Marc Salvet LE MANQUE D\u2019AUDACE DES CONSERVATEURS leSoleil SEMAINE DU 13 AU 19 MARS 2021 LA NAISSANCE DU VACCIN VARIOLE I N F O G R A P H I E L E S O L E I L , S O U R C E 1 2 3 R F SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 34 LE POINT Bien avant les vaccins contre le coronavirus, il y eut le tout premier vaccin.Contre la variole.Celui-là change littéralement la face du monde, à partir de la fin des années 1700.Suivez-nous à la rencontre de fermières à la peau de lait, d\u2019un scientifique passionné par la sexualité des crapauds, de manifestants qui craignent de voir pousser des cornes aux enfants et d\u2019une vache héroïque appelée Blossom.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com «Variole».Durant des siècles, le mot sème la terreur.Il évoque des malades couverts de pustules.Une maladie dont personne ne sort indemne.À preuve, les survivants restent souvent dévisagés.Ou aveugles.La variole, c\u2019est le «monstre tacheté», «la petite vérole», la «tueuse ultime» qui redessine la carte du monde.Elle a ralenti les armées d\u2019Alexandre le Grand.Elle a sans doute précipité à la chute de Rome.1 Elle a décimé les populations autochtones des Amériques, en balayant au passage les empires inca et aztèque\u2026 Au XVIIIe siècle, en Europe, la maladie tue 400 000 personnes par année, en moyenne.Elle se révèle si contagieuse que des esprits tordus ont pu l\u2019utiliser comme arme bactériologique avant l\u2019heure.En 1763, le général britannique Jeffery Amherst est fortement soupçonné d\u2019avoir fait distribuer des couvertures contaminées aux «Indiens» du peuple outaouais.2 De la même manière, la marine britannique aurait contaminé des Aborigènes australiens, dans la région de Sydney, en 1789.3 À l\u2019époque, dans un livre intitulé Military Collections and Remarks, un officier britannique recommandait l\u2019utilisation de flèches trempées dans les plaies de malades pour infecter l\u2019ennemi.4 Plus près de nous, la variole aurait aidé la ville de Québec à repousser une invasion américaine.Promis, juré, nous y revenons plus loin.Avant, il faut ébranler les sceptiques avec une citation en forme de massue, du célèbre épidémiolo- giste Larry Brillian : «Sans l\u2019ombre d\u2019un doute, la variole a tué plus de gens que toutes les guerres de l\u2019Histoire réunies».5 NE MANGEZ PAS DU MELON! Pendant longtemps, les armes pour lutter contre la variole semblent dérisoires.Un peu comme le chevalier qui tente de repousser l\u2019ennemi avec une épée taillée dans du beurre.En Europe, on place les malades dans des salles surchauffées.Ou à l\u2019inverse, on les enferme dans un endroit glacial.On interdit de manger du melon.On conseille de s\u2019enrober dans des tissus de couleur rouge.Au XVIIe siècle, un médecin recommande de donner à un malade une douzaine de bouteilles de bière, chaque jour.Les cyniques observeront qu\u2019à défaut de guérir, la méthode devait atténuer la douleur\u20266 Ici et là, quelques méthodes se révèlent prometteuses.Dans le sud-ouest de la Chine, des religieux bouddhistes découvrent un traitement préventif inusité.D\u2019abord, ils recueillent des galles sur les pustules de gens malades.Ensuite, ils réduisent ces galles en poudre, pour les «souffler» dans vos narines.7 En Asie et en Afrique, on voit aussi se répandre une pratique que l\u2019on surnommera plus tard la «variolisation».Il s\u2019agit «d\u2019immuniser» un individu en lui insérant les galles d\u2019un malade dans une petite entaille pratiquée sur le bras.Mais gare aux instruments sales ou rouillés, qui peuvent vous tuer, sans l\u2019aide de la variole\u20268 À partir de 1720, la pratique de la «variolisation» se répand en Europe et en Amérique du Nord.Elle n\u2019est pas généralisée, car elle comporte un certain risque.Jusqu\u2019à 3 % des patients en meurent.La médecine de l\u2019époque multiplie d\u2019ailleurs les hypothèses loufoques pour expliquer les échecs.Le patient avait-il bu de l\u2019alcool?Avait-il trop peur?Était-il suffisamment enthousiaste?Croyait-il vraiment au succès de l\u2019opération?Avait-il suivi à la lettre le protocole prévoyant la prise de plusieurs laxatifs à base de.mercure?Comment savoir?9 Dès les années 1770, l\u2019armée britannique a entrepris de «varioli- ser» ses soldats.Un avantage considérable qui va contribuer à la défense de Québec, durant la révolution américaine.À l\u2019automne 1775, les révolutionnaires américains entreprennent le siège de la ville.Mais ils manquent d\u2019arti l lerie pour entamer les murailles et leurs assauts tournent au désastre.10 Le 31 décembre, la légende veut que le général Richard Montgomery jure qu\u2019il prendra son dîner du jour de l\u2019An «à Québec ou chez le dieu Hadès, en enfer».Son corps gelé sera retrouvé sur le champ de bataille, le lendemain.L\u2019INVENTION DU PREMIER VACCIN LA FIN D\u2019UNE TUEUSE EN SÉRIE 1 2 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 35 LE POINT L e t e m p s p a s s e .A u p r i n - temps 1776, devinez qui donne le coup de grâce à l\u2019armée américaine?Oui, la variole.Comment l\u2019avez-vous deviné?Au début mai, près de la moitié des 1900 Américains sont malades.Pris de panique, plusieurs soldats se «variolisent» en cachette.Accouru sur les lieux, le général John Thomas interdit la pratique, sous peine d\u2019être fusillé.Une erreur fatale.Lui-même atteint de la variole, le général Thomas meurt quelques semaines plus tard.après avoir ordonné la retraite.11 «La variole est 10 fois pire que les Britanniques, les Canadiens et les Indiens réunis», dira un membre du Congrès américain.12 LE SECRET D\u2019UNE PEAU DE LAIT Avec le temps, des gens perspicaces finissent par remarquer que les laitières attrapent rarement la variole.Dans le nord de l\u2019Europe, on célèbre ces femmes pour leur visage immaculé et leur peau «de lait», exempte de cicatrices.Certaines laitières font même l\u2019objet d\u2019un véritable culte.En Suède, la beauté d\u2019une certaine Pilt Carin Ersdotter provoque des attroupements, sur la grande place de Stockholm! Bientôt, des aristocrates «louent» ses services pour que leurs invités puissent la contempler dans leur salon! Une sorte de top model avant l\u2019heure!13 Pourquoi les laitières échappent- elles à la variole?Apparemment, elles sont protégées parce qu\u2019en trayant les vaches, elles contractent la «vaccine»14 \u2014 la variole de la vache \u2014 une maladie proche de la variole, mais plus bénigne.Au pire, elles en gardent quelques cicatrices sur les bras et sur les mains.15 La chose devient si connue qu\u2019en 1774, un agriculteur anglais, Benjamin Jesty, tente une expérience.Il prélève du pus dans les pustules d\u2019une vache atteinte de la vaccine.Il le dépose ensuite dans une petite incision pratiquée sur le bras de sa femme et de ses deux enfants.L\u2019expérience semble couronnée de succès.Malgré l\u2019épidémie de variole qui dévaste la région, la famille Jesty est épargnée.Hélas, pour le fermier Benjamin, les ennuis commencent.Les gens des alentours ont fini par apprendre la nature de son «étrange» expérience.Ils craignent que les enfants Jesty se métamorphosent en bêtes à cornes.Des manifestants font le siège de la ferme familiale.Ils lancent des pierres au fermier dès qu\u2019il ose mettre le nez dehors.16 À défaut d\u2019avoir été transformée en Minotaure, la famille Jesty doit quitter la région.UNE VACHE NOMMÉE BLOSSOM Quelques années plus tard, les rumeurs qui courent à propos des «super pouvoirs» des laitières vont inspirer un médecin de campagne anglais, Edward Jenner.Au début, le jeune scientifique s\u2019intéresse à tout.Il étudie les chauves-souris.Il construit une montgolfière.Il publie aussi des recherches sur la sexualité du crapaud et du coucou.17 Mais Monsieur garde toujours en mémoire le témoignage d\u2019une jeune laitière, répétant qu\u2019elle ne craignait pas la variole, puisqu\u2019elle avait contracté la vaccine en trayant ses vaches.Après des années d\u2019observations, Jenner décide de se lancer.Le 14 mai 1796, il prélève du pus sur la main d\u2019une fermière qui a contracté la vaccine de sa vache Blossom.Puis, le médecin insère le liquide dans deux incisions pratiquées sur les bras d\u2019un jeune garçon de huit ans, James Phipps.Comme prévu, le garçon développe de la fièvre, mais il ne tombe pas gravement malade.Ne reculant devant rien, Jenner inocule carrément la variole au jeune Phipps, pour compléter l\u2019expérience, trois mois plus tard! Comme on dit, ça passe ou ça casse! Heureusement, le jeune cobaye humain ne développe pas la maladie.Le «vaccin» est né.La découverte de Jenner se répand comme une traînée de poudre.Pour la première fois, la variole semble prise de vitesse.En l\u2019espace de quelques années, la «vaccination» est pratiquée dans toute l\u2019Europe.Dès 1801, une cinquantaine de personnes sont vaccinées à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Au même moment, on vaccine à Moscou, à Istanbul et à Bagdad.En France, Napoléon Bonaparte devient l\u2019un des plus fervents admirateurs de Jenner.Il insiste pour que ses soldats soient vaccinés.Même son fils, le roi de Rome, devra subir le traitement préventif.18 «Ah, Jenner! Je ne puis rien refuser à Jenner», aurait dit Napoléon.Malgré la guerre qui perdure entre l\u2019Angleterre et la France, Jenner, le «père du vaccin», circule comme il le veut en territoire français.Bientôt, la France de Napoléon organise des campagnes de «vaccination».Les autorités affichent les noms des «bons» citoyens qui se font vacciner.19 À l\u2019opposé, elles publient les noms des «mauvais» citoyens qui sont morts de la variole, après avoir refusé le vaccin.Last, but not least, tous les articles de journaux à propos du vaccin doivent être revus et corrigés par l\u2019Académie de médecine.20 L\u2019empereur ne s\u2019écrie pas «À bas les fake news!», mais presque.DES ÉLITES ASSOIFFÉES DE SANG Dès le début, la «vaccination» rencontre de l\u2019opposition.Des religieux estiment que la pratique constitue un affront à la volonté de Dieu.21 Des médecins dénoncent «la vache à lait» que représente le marché vaccinal.22 D\u2019autres craignent que les «vaccinés» se transforment en bête.Le philosophe allemand Emmanuel Kant redoute qu\u2019elle introduise une forme de «bestialité» chez l\u2019humain.23 «Est-ce que nous devrons tous être saignés, piqués, lessivés et savonnés?[\u2026]» demande un pamphlet de l\u2019époque.24 1 Cette oeuvre d\u2019Ernest Board montre le Dr Edward Jenner effectuant sa première vaccination contre la variole sur James Phipps, en 1796.\u2014 IMAGE WIKIMEDIA COMMONS, WELLCOME LIBRARY, LONDON.WELLCOME IMAGES 2 Œuvre représentant la Suédoise à la peau de lait Pilt Carin Ersdotter, dont la beauté a provoqué des attroupements à Stockholm.\u2014 IMAGE WIKIMEDIA COMMONS, ERIK WAHLBERGSON (1808-1865) 3 Ce dessin de 1885 de Robert Harris, intitulé Incident de l\u2019épidémie de variole, Montréal, montre la violence employée par la police sanitaire pour isoler du public les patients atteints de la variole.\u2014 IMAGE WIKIMEDIA COMMONS, ROBERT HARRIS LIRE la suite \u203a 36 3 Avec le temps, à mesure que les autorités veulent rendre la vaccination obligatoire, les choses s\u2019enveniment.En Angleterre, le mouvement atteint son apogée en 1885, lorsque de violentes émeutes éclatent à Leicester, au centre du pays.Plus de 60 ans après sa mort, Edward Jenner est pendu en effigie.25 «Mieux vaut être emprisonné que de voir son bébé empoisonné», proclament les manifestants.Souvent, les «vaccinateurs» sont associés à des élites malfaisantes, voire à des vampires, assoiffés du sang des jeunes enfants.26 Le Québec n\u2019est pas en reste.Ici, une Ligue anti-vaccination décrit le vaccin comme «un rite insalubre, inutile et dangereux».«Le vaccin constitue un crime contre les enfants!» proclament ses tracts.À partir de 1870, le docteur Joseph Emery Coderre devient le héros des anti-vaccins.Il soutient que la vaccination est néfaste parce qu\u2019elle implique l\u2019injection de matières en décomposition dans le corps d\u2019enfants «innocents».27 En décembre  1885, Coderre fonde le journal L\u2019antivaccinateur canadien- français.Son premier numéro veut créer un scandale, en publiant les noms et les adresses d\u2019enfants qui auraient été tués par le vaccin.28 À Montréal, l\u2019agitation anti-vaccin culmine avec l\u2019émeute du 28 septembre 1885.Dans l\u2019est de la ville, des manifestants mettent le feu à un bureau de santé.Ils se rendent ensuite à l\u2019hôtel de ville pour tout casser.Plus de 600 militaires sont déployés dans les rues pour rétablir l\u2019ordre\u2026 à coups de bâton.29 LA LIGUE CONTRE LE PORT D\u2019UNE FLEUR À LA BOUTONNIÈRE Un peu partout, les anti-vaccins sont ridiculisés.On se moque de leur «naïveté».On rigole de leurs pamphlets avec des titres à faire peur comme le démoniaque «La malédiction de la vaccination» ou le très gothique «Les horreurs de la vaccination».30 En 1883, un journaliste britannique compare les anti- vaccins à des groupes de farfelus comme «l\u2019Association pour l\u2019abolition totale des chapeaux blancs», la «Ligue contre le port d\u2019une fleur à la boutonnière», la «Société pour l\u2019interdiction du thé vert», «l\u2019Association pour l\u2019universalisation des gants ne comportant qu\u2019un seul bouton».31 R i e n à f a i r e .À l a f i n d e s années 1890, un siècle après les expériences de Jenner, des parents s\u2019opposent encore à la vaccination parce qu\u2019ils craignent qu\u2019on introduise un «animal» dans leur enfant.32 Quand un enfant vient d\u2019être vacciné, il arrive que la mère se précipite pour sucer le vaccin qu\u2019on vient d\u2019injecter, comme pour la morsure d\u2019un serpent.De guerre lasse, en 1898, le gouvernement britannique permet aux parents de refuser la vaccination de leur enfant «pour des raisons morales».Plus de 200 000 familles d e m a n d e n t a u s s i t ô t à ê t r e exemptées.33 «Les gens n\u2019étaient pas nécessairement contre la vaccination, précise l\u2019historien Denis Goulet.C\u2019est surtout la vaccination obligatoire qui provoquait de la résistance.En particulier pour les enfants.Le problème, c\u2019est qu\u2019on imposait souvent des mesures sans vraiment informer la population.En matière de santé publique, l\u2019information constitue vraiment le nerf de la guerre.» M. Goulet rappelle que certains gestes des autorités sanitaires étaient très mal interprétés.En 1885, par exemple, on enferme des enfants malades dans les hôpitaux.Sauf qu\u2019à l\u2019époque, l\u2019hôpital est plutôt considéré comme un lieu où l\u2019on va mourir.Pas un endroit pour guérir.34 À la décharge des anti-vaccins, il faut aussi préciser que la vaccination ne s\u2019effectue pas toujours dans des conditions idéales.Au XIXe siècle, on trouve même des curés qui administrent le vaccin! Et il n\u2019est pas rare que des produits mal conçus transmettent des maladies.Il faut attendre les années 1880 pour que la découverte du rôle des micro- organismes pathogènes révolutionne vraiment la pratique médicale.En 1848, un livre classique comme Domestic Medecine identifiait encore six causes de la variole chez l\u2019enfant : les parents malades, l\u2019air nocturne, la colère, les habitudes sédentaires, les pieds mouillés et les changements brusques de température.35 ÉPILOGUE La variole est officiellement disparue de la surface la terre depuis 1979.Un exploit unique dans l\u2019histoire humaine.En souvenir de la victoire, la faculté de médecine de l\u2019Université de Londres expose la peau de la vache Blossom, à l\u2019origine des découvertes d\u2019Edward Jenner.Certes, malgré la fin de la guerre froide, des laboratoires de la Russie et les États-Unis conservent des échantillons de la maladie.36 Reste que le monde est passé à autre chose.En 2014, c\u2019est à peine si l\u2019on a frémi lorsqu\u2019un laboratoire de la région de Washington a découvert par hasard des centaines d\u2019échantillons de variole, oubliés au frigo, depuis.1954.37 Signe des temps, les internautes ont multiplié les commentaires humoristiques sur le sujet.Il va sans dire que leurs blagues sont devenues\u2026 virales.Après avoir terrifié l\u2019humanité durant des millénaires, la variole avait cessé de faire peur.Notes (1) Les Romains face aux épidémies : «Par bien des aspects, leur monde nous rappelle le nôtre», L\u2019Obs, 4 avril 2020.(2) Biological Warfare in Eighteenth-Century North America: Beyond Jeffery Amherst, Journal of American History, mars 2000 (3) Was Sydney\u2019s Smallpox Outbreak of 1789 an Act of Biological Warfare Against Aboriginal Tribes?Australian Broadcasting Corporation (ABC), 17 avril 2014.(4) Lord Jeffery Amherst, The Watering Place, A Sheffield Hallam University (SHU) Digital Humanites Project.(5) The Hippie Doctor Who Helped Eradicate Smallpox, National Public Radio (NPR) Wisconsin, 27 mars 2020.(6) The Chilling Experiment which Created the First Vaccine, BBC Future, 29 septembre 2020.(7) History\u2019s First Vaccine, History of Yesterday, 24 novembre 2020.(8) La fabuleuse découverte de la vaccination, La Croix, 18 novembre 2020.(9) A Pox of the Poor, London Review of Books, 4 février 2021.(10) Jacques Lacourcière, Histoire du Québec populaire, tome 1 : Des origines à 1791, Septentrion, 1995.(11) Fighting for Independence During a Smallpox Epidemic: Lake Champlain in 1776, New England Historical Society, 2014.(12) Defeated by Disease, McGill News, 2 mars 2006.(13) Michael Kinch, Between Hope and Fear : a History of Vaccines and Human Immunity, Pegasus Books, 2018.(14) Du latin «vacca» [vache] (15) The Chilling Experiment which Created the First Vaccine, BBC Future, 29 septembre 2020.(16) Anti-Condescensionism, London Review of Books, 1er septembre 2005.(17) Les pionniers de la vaccination : Edward Jenner et la variole, Le Point, 12 octobre 2020.(18) Michael Kinch, Between Hope and Fear : a History of Vaccines and Human Immunity, Pegasus Books, 2018.(19) Quand Napoléon faisait vacciner la France, Le Point, 16 janvier 2021.(20) Napoléon mène l\u2019assaut contre la variole, La Recherche, 1er décembre 2011.(21) How Past Vaccines Changed the World \u2013 and What their Rollout Tells us About the Challenges Ahead, The Telegraph, 10 novembre 2020.(22) Pourquoi la résistance aux vaccins ne date pas d\u2019hier, Le Point, 27 janvier 2021.(23) Napoléon mène l\u2019assaut contre la variole, La Recherche, 1er décembre 2011.(24) Anti-Condescensionism, London Review of Books, 1er septembre 2005.(25) Avant la mise au point d\u2019un vaccin, la variole tuait 30 % des malades, National Geographic, 9 septembre 2020.(26) The Anti-Vaccination Movement that Gripped Victorian England, BBC News, 28 décembre 2019.(27) Nadja Durbach, Bodily Matters : The Anti-Vaccination Movement in England, 1853-1907, Duke University Press, 2005.(28) Jamais sans risque : résister à la vaccination dans le centre du Canada, 1885-1960, Les Éditions de l\u2019Université de Sherbrooke.(29) Jamais sans risque : résister à la vaccination dans le centre du Canada, 1885-1960, Les Éditions de l\u2019Université de Sherbrooke.(30) En 1885, une émeute anti- vaccination éclatait à Montréal, le 15-18, Ici Première, Radio-Canada, 25 juillet 2017.(31) The Anti-Vaccination Movement that Gripped Victorian England, BBC News, 28 décembre 2019.(32) A Pox of the Poor, London Review of Books, 4 février 2021.(33) The Anti-Vaccination Movement that Gripped Victorian England, BBC News, 28 décembre 2019.(34) Entrevue avec Denis Goulet, 10 mars 2021.(35) Health & Medicine in the 19th Century, Victoria and Albert Museum, 2016.(36) Keep Or Kill Last Lab Stocks Of Smallpox?Time To Decide, Says WHO , National Public Radio (NPR), 9 mai 2014.(37) FDA Found more than Smallpox Vials in Storage Room, The Washington Post, 16 juillet 2014.Suite de la page 35 Ci-dessus, vaccination d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire à Jewell Ridge, en Virginie, en août 1946.À droite, la plus jeune mannequin de France, la petite Fanchon de 8 ans, se fait vacciner contre la variole, le 4 février 1955 à Paris, en compagnie de ses consœurs.Plusieurs grandes administrations parisiennes ont organisé des séances de vaccination collective.\u2014 PHOTOS ARCHIVES AFP SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 36 LE POINT leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 37 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com LA CITATION «Tirez-moi dessus.Tuez-moi.Mais épargnez les enfants!» \u2014 Sœur Ann Rose Nu Tawng, une religieuse catholique rendue célèbre grâce à une photo qui la montre agenouillée devant des policiers, lors d\u2019une manifestation qui se déroulait le 8 mars, à Myitkyina, dans le nord de la Birmanie.La religieuse n\u2019en était pas à sa première intervention du genre.Le 28 février, elle n\u2019avait pas hésité à s\u2019interposer entre des militaires et des manifestants, pour éviter un carnage.Sur la photo devenue célèbre, on aperçoit plusieurs militaires qui sont agenouillés près d\u2019elle, en signe de respect.Mais ce calme est trompeur.Quelques minutes plus tard, les tirs ont repris.Au moins trois manifestants ont été tués.SOURCE : TV5 La religieuse intercédant auprès de la police.\u2014  PHOTO AFP, MYITKYINA NEWS JOURNAL La fameuse image du Bigfoot qui circule depuis 1967 \u2014 PRNEWSFOTO/MATABO ENTERTAINMENT LE POURCENTAGE 24  % P roportion des adultes américains qui croient à l\u2019existence «probable» du Sasquatch (Bigfoot), une créature mi-homme, mi-singe, qui hanterait l\u2019ouest du Canada et des États-Unis.SOURCE : YOUGOV LE CHIFFRE 1200 N ombre minimum de mots que les Allemands ont inventés pour décrire la réalité du coro- navirus.Plusieurs s\u2019imposent comme de petits chefs-d\u2019œuvre de créativité, même s\u2019ils se révéleront peut-être des cauchemars pour les puristes de l\u2019orthographe.Ainsi la «distanciation physique» peut se dire avec le mot de 23 lettres «Mindestabstandsrege- lung».Sans oublier les 20 lettres de «Glü hweinstandhopping», lorsque vous sautillez parmi les kiosques de vin chaud.La palme de la nouveauté revient toutefois aux Néerlandais, avec le mot «hamsteren», inventé pour décrire le stockage frénétique des provisions, à la manière d\u2019un hamster.SOURCE : THE WASHINGTON POST LA TENDANCE LE VOYAGE VERS N\u2019IMPORTE OÙ A près des mois de confinement, vous hurliez votre impatience.Assez, c\u2019était assez! À vous entendre, vous étiez prêt à partir sur-le-champ! Pour n\u2019importe quelle destination dans le monde! Et bien, sachez que l\u2019on vous a entendu.En Australie, plusieurs agences offrent désormais des voyages en avion vers une région mystère du pays, que les passagers découvrent juste avant le départ.Il s\u2019agirait du retour d\u2019une pratique très populaire durant les années 90.On songerait même à l\u2019étendre au reste du monde, dès que cela redeviendra possible.Reste à savoir comment réagiront ceux qui aboutiront «n\u2019importe où», disons, euh, à Oïmyacon, dans l\u2019est de la Russie, où il fait régulièrement \u2013 60 °C, durant le mois de janvier?SOURCE : COURRIER INTERNATIONAL CHIFFRES EN VRAC 3 % Proportion du temps passé en ligne qui est consacré à l\u2019information; 13 %  Pourcentage de véhicules électriques que l\u2019on retrouvera sur les routes des États- Unis en 2035, si la tendance se maintient; 31 %  Diminution des ventes de ceintures, à travers les États-Unis, l\u2019an dernier; 38 % Proportion des Nord-Américains qui détestent la journée du lundi; 62 %  Augmentation des attaques de ratons laveurs sur des humains, à Toronto, depuis un an; 3000%  Taux d\u2019inflation au Venezuela, en 2020.SOURCES  : YOUGOV, THE GUARDIAN, EUROMONITOR INTERNATIONAL (CHICAGO), THE NEW YORK TIMES, FONDATION DESCARTES.SOUS LES PROJECTEURS  Proportion de la population ayant reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid -19, en date du 11 mars 2021 : \u203a En Israël : 57,1 % \u203a En Grande-Bretagne : 34,3 % \u203a Au Chili : 23,8 % \u203a Aux États-Unis : 18,8 % \u203a Au Danemark : 9,7 % \u203a En Allemagne : 6,9 % \u203a En France : 6,2 % \u203a Au Canada : 5,5 % \u203a Au Brésil : 4,2 % \u203a En Australie : 0,4 % \u203a En Afrique du Sud : 0,2 % \u203a Au Japon : 0,1 % SOURCE : OUR WORLD IN DATA QUESTION ÉCLAIR En Suède, un scandale ébranle le petit monde du livre audio pour les gens souffrant d\u2019un handicap visuel, à cause des comportements «inadéquats» de certains narrateurs.Parmi les dérapages qui suivent, un seul n\u2019a PAS été entendu durant l\u2019écoute de livres audio.Lequel?  a) La personne qui lit s\u2019endort et elle ronfle bruyamment; b) Elle donne son opinion à propos du livre; c) Elle «oublie» la lecture certains chapitres; d) Elle fait entendre le bruit d\u2019une scie à chaîne, bien plus intéressant à son avis; e) Elle remplace le mot «ça» par le mot «spaghetti».Réponse : d) SOURCE : VICE.COM LE CHIFFRE 18 000 N ombre de tremblements de terre qui ont secoué la région de Reykjavik, la capitale de l\u2019Islande, durant la dernière semaine de février.Même si les tremblements de terre sont fréquents dans le secteur, les experts croient que leur nombre pourrait annoncer une importante éruption volcanique.SOURCE : THE NEW YORK TIMES La ville de Grindavik, à 50 km de Reykjavik, est en état d\u2019alerte d\u2019éruption volcanique.\u2014 PHOTO AFP, HALLDOR KOLBEINS QUESTION ÉCLAIR En moyenne, combien de fois un «clair de Terre» (la Terre vue depuis la Lune) est- il plus brillant qu\u2019un «clair de Lune» (la Lune vue depuis la Terre)?a) 211; b) 2; c) 43 d) 5 534 e) Aucune de ces réponses, car un «clair de Lune» est toujours plus brillant qu\u2019un «clair de Terre».Réponse : c) SOURCE : FORBES P H O T O A F P / N A S A D epuis qu\u2019il a pris les rênes du Parti conservateur du Canada, Erin O\u2019Toole n\u2019a encore rien prouvé.Peut-être attend-il la fin du délicat congrès de sa formation qui se tiendra dans quelques jours, du 18 au 20 mars, pour se lâcher un peu, pour dire quelque chose.Il faut l\u2019espérer pour lui et ses troupes.Erin O\u2019Toole dirige la seule formation politique pouvant remplacer les libéraux de Justin Trudeau.Pour l\u2019heure, cependant, les intentions de vote ne sont pas porteuses pour lui et les siens.Au Québec, le Bloc québécois lui barre en partie la route du pouvoir.Mais, sur le fond, comment se fait-il que les conservateurs, pourtant favorables à l\u2019idée d\u2019un Canada décentralisé, manquent si cruellement d\u2019audace politique?Comment se fait-il qu\u2019au bout de tant de mois et d\u2019années dans l\u2019opposition, ils n\u2019aient toujours pas un projet phare à présenter aux Québécois et aux Canadiens?Par exemple, celui d\u2019un Canada reposant d\u2019abord et avant tout sur les provinces.Un Canada où l\u2019entité fédérale s\u2019occuperait uniquement de missions régaliennes.Les assiettes fiscales des deux ordres de gouvernement seraient alors différentes.Mais les provinces pourraient aussi confier des mandats ad hoc au fédéral.Pour des achats groupés, notamment.Est-ce un manque d\u2019imagination de leur part de ne rien proposer de fondamental?Un manque de conviction?La peur que le tout soit trop difficile à réaliser?Pourtant, seul un parti pour qui le minimum d\u2019État correspond à une forme d\u2019idéal pourrait proposer le projet d\u2019un Canada reposant foncièrement et fondamentalement sur les provinces \u2014 sans un palier fédéral omniprésent.Difficile d\u2019aller dans cette direction?Absolument! Mais les conservateurs auraient pu et pourraient encore proposer de revoir les institutions pour que cette entité fédérale renouvelée soit au service des provinces, soit un outil entre leurs mains.Pourquoi ne proposent-ils pas une Union des États du Canada ou autre chose du genre?Une union au sein de laquelle le Québec pourrait, par exemple, avoir une place à part.Parce que l\u2019on aurait déjà joué dans des films du genre, dans des tentatives de renouvellement?Je soupçonne que c\u2019est davantage parce que les conservateurs n\u2019y pensent pas, tout simplement.Parce qu\u2019ils sont pris dans leurs combats quotidiens contre les libéraux.Ils ne regardent pas au loin.Ils regardent le bout des chaussures de leurs adversaires.La Constitution coulée dans une espèce de marbre constitue un empêchement à toute évolution?Voilà pourtant qui ne devrait pas empêcher un grand parti de proposer un Canada différent \u2014 si c\u2019est ce avec quoi il est ou pourrait être d\u2019accord.Voilà qui ne devrait pas l\u2019empêcher de pointer une direction, d\u2019engager le débat pour, par la suite, mettre de la chair autour de l\u2019os.Jusqu\u2019à preuve du contraire, par rapport aux provinces, le Parti conservateur du Canada est moins à l\u2019initiative qu\u2019à la remorque.Il est à la remorque des demandes des provinces pour ceci ou cela, pour affirmer qu\u2019il se calera davantage à leurs désirs que le gouvernement Trudeau.La main sur le coeur, Erin O\u2019Toole leur dit «oui ou mouis».Seulement à la remorque.Mais pourquoi n\u2019est-il pas à la manœuvre?Pourquoi pas une initiative de réforme audacieuse de sa part?Pourquoi manque-t-il le train à ce point?Est-ce parce qu\u2019un tel débat favoriserait des forces centrifuges?Mais que se passe-t-il actuellement, si ce n\u2019est pas cela?Naïf, tout ça?Oui, sans doute.Mais les conservateurs n\u2019ont-ils pas envie de mettre sur la table un projet politique et institutionnel fondateur ou refondateur?Le manque d\u2019audace des conservateurs Pourquoi ne proposent-ils pas une Union des États du Canada ou autre chose du genre?JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Sous la direction d\u2019Erin O\u2019Toole, les conservateurs ne regardent pas au loin.Ils regardent le bout des chaussures de leurs adversaires.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 38 LE POINT \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 1875 2021 P H O T O B A N Q P 5 6 0 , S 2 , D 3 , P 1 0 .J .E .L I V E R N O I S P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E L\u2019ancien Palais épiscopal, en 1875.Plusieurs fois reconstruit, l\u2019édifice est alors occupé par l\u2019Assemblée législative du Québec, la future Assemblée nationale.Au fil des ans, il a brièvement servi de bureau de poste et de Parlement pour le Canada.Mais le «Palais» n\u2019en a plus pour très longtemps.Le 19 avril 1883, il est détruit par un gigantesque incendie.Les députés doivent aménager dans l\u2019édifice actuel du Parlement, même si sa construction n\u2019est pas complétée.En haut de la côte de la Montagne, les ruines du bâtiment traîneront quelques années dans le paysage, avant que l\u2019endroit soit transformé en «jardin public».Dans les faits, l\u2019inauguration officielle du «parc Montmorency» aura lieu en 1908, lors du 300e anniversaire de Québec.Depuis, on y a installé un nombre impressionnant de plaques commémoratives.Sans oublier les monuments de George-Étienne Cartier et de Louis Hébert.JEAN-SIMON GAGNÉ leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 39 LE POINT SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 40 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Les femmes trop peu présentes dans le sport professionnel J\u2019ai eu une réflexion lors de la Journée internationale des femmes du 8 mars dernier.On a beaucoup parlé ces dernières années du retour éventuel des Expos de Montréal.Un sport pratiqué par des hommes, dans un monde de sports professionnels dominé par les hommes, comme c\u2019est le cas pour le hockey et le soccer.Au lieu de vouloir à tout prix que se concrétise le retour des Expos, ne devrait-on pas tenter, plutôt, de créer à Montréal une équipe de sport professionnel constituée de femmes?Pourquoi ne pas innover et mettre l\u2019accent sur le talent des femmes dans le sport professionnel au Québec?Pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas, elles aussi, œuvrer dans les sports d\u2019équipes professionnelles en jouissant des mêmes privilèges et mêmes salaires que les sportifs masculins?Pourquoi les femmes devraient-elles continuer à rester au second plan dans le sport professionnel?Nous sommes au 21e siècle.Les femmes sont partie prenante de l\u2019évolution du monde autant, sinon plus, que les hommes.Elles ont su prendre sa place dans les sphères du monde des affaires, des arts et de la politique, entre autres.Pourquoi ne pourraient-elles pas aussi être présentes de façon significative dans le monde du sport professionnel?Yvan Giguère Saguenay Virus vs consommation Cette pause de notre vie habituelle, due à la pandémie, donne l\u2019occasion d\u2019arrêter notre pensée sur la direction suivie par nos sociétés de consommation à outrance.Il y a proximité de notre temps à la Rome antique, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes de civilisation de luxe irréfléchi.À tel point que nous cherchons à tout prix à rouvrir l\u2019économie avant même de maîtriser le virus, en dépit du rendez-vous qu\u2019il nous a donné au printemps.L\u2019humain est maître du destin de la planète qu\u2019il finira bien par achever, mais pas du virus! André Louis La Ferrière Saint-Elzéar Parc au Port de Québec : le fleuve toujours le grand perdant L e p dg du Por t de Québe c affirme que le projet Lauren- tia va générer des excédents de terre et qu\u2019on pourrait les utiliser avantageusement pour y faire un parc.S\u2019agit-il vraiment d\u2019une si bonne affaire pour Québec et pour son fleuve?Si j\u2019ai bien compris, il est clair qu\u2019on aura besoin de faire à nouveau du remplissage dans le fleuve pour agrandir la superficie du Port.On peut donc se demander d\u2019où pourraient bien venir ces fameux surplus.Se pourrait-il que le Port de Québec retire des sols mous, peut-être même sous le niveau actuel de l\u2019eau, pour les remplacer par des enrochements venant de l\u2019extérieur, qui seront plus aptes à supporter les nouvelles et lourdes infrastructures portuaires?Curieusement, faire alors un parc avec ces sols permettrait au Port d\u2019éviter de sortir du site des matériaux indésirables pour les transporter à l\u2019extérieur à grands frais.Avec le Port de Québec, je comprends donc que les déplacements de sols entre la terre ferme et le fleuve, elles doivent toujours se faire dans une seule direction.Avec les déjà trop nombreux hectares sur lesquels Québec a empiété sur le fleuve depuis sa fondation, le long du boulevard Champlain, de la rue Dalhou- sie, à l\u2019embouchure de la rivière Saint-Charles et le long de la baie de Beauport, dont une partie s\u2019est par la suite transformée en parcs, il serait peut-être temps qu\u2019on amorce une petite remise en question.André Verville Lévis POINT DE VUE Marie-Christine Chartier Association canadienne pour la santé mentale, filiale de Québec Ç a fera bientôt un an que nous nous trouvons en contexte de pandémie.La solitude n\u2019est nouvelle pour personne, bien que le sentiment ne semble que s\u2019accentuer au fil des semaines qui passent et de la situation qui reste la même.Pourtant, il paraît difficile pour certaines personnes de se confier quant à leurs troubles liés à cet isolement.Dans notre monde actuel, certains troubles sont plus socialement acceptés que d\u2019autres: on parle entre autres du stress et de l\u2019anxiété.Nous avons vu des avancées remarquables dans la dés- tigmatisation et l\u2019acceptation des gens qui souffrent et vivent avec des troubles reliés à l\u2019anxiété.Il est de plus en plus commun d\u2019en parler à ses proches et même de recevoir de l\u2019aide professionnelle.La solitude semble être un autre genre de démon, un problème moins abordé, moins connu, peut- être aussi associé avec une certaine honte.Pourtant, le monde entier vit actuellement dans la solitude, l\u2019isolement de ses proches et de sa famille.Et s\u2019il y a bien quelque chose que la pandémie nous a démontré, c\u2019est le fardeau que cette solitude peut amener dans notre quotidien.Une des fausses idées perpétuées concernant la solitude, c\u2019est qu\u2019elle affecte seulement les personnes qui vivent seules ou encore les personnes âgées.Sauf qu\u2019en temps de pandémie, même si on vit avec un conjoint, ou avec nos parents, il nous manque tellement de maillons de notre filet social.Il est donc très légitime de se sentir isolés, même entourés.Certaines personnes vont peut-être hésiter à exprimer leur inconfort sous prétexte de la non-légitimité de leur sentiment d\u2019isolement, mais c\u2019est une conception à mettre de côté.Nos vies sont composées d\u2019une multitude d\u2019interactions sociales, au travail avec nos collègues, au gym, au restaurant, avec notre famille et nos amis.Beaucoup de ces interactions sont actuellement nulles et, par conséquent, il est tout à fait normal d\u2019exprimer un sentiment de solitude et de vouloir y remédier.Il existe plusieurs façons de contrer cette solitude.La première étape semble manifestement d\u2019en parler.À des amis, via Zoom, ou encore via une ligne d\u2019écoute où quelqu\u2019un n\u2019attend que de vous écouter et vous épauler.Les activités extérieures et la lecture, se plonger dans un autre univers, un moment, sont aussi une bonne façon de se divertir de cet isolement.On peut se joindre à des groupes d\u2019intérêt, par exemple des clubs de lecture.Le communautaire est également une option, il existe des initiatives comme les cafés-ren- contres et les ateliers donnés par l\u2019ACSM filiale de Québec.Principalement, il faut oser en parler et aller chercher de l\u2019aide si le besoin se fait criant.Il ne faut pas avoir honte de parler de solitude LIRE D\u2019autres points de vue sur lesoleil.com et dans notre application leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 41 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE POINT DE VUE VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef du Soleil U n an à vivre avec cette pandémie qui a tout chamboulé.Un an à l ire les lettres ouvertes dans lesquelles des lectrices et lecteurs du Soleil ont témoigné de tous les aspects de la COVID-19 dans nos vies.Des lettres touchantes, parfois critiques, drôles, souvent solidaires et jamais ennuyantes.Difficile de dire le nombre de courriels reçus concernant la pandémie.Mais on peut avancer que nous avons publié depuis un an jusqu\u2019à 300 lettres ouvertes, tant aucune journée ne passe sans que vous preniez le clavier pour commenter les décisions du gouvernement Legault, le couvre-feu, le vaccin, la santé mentale, l\u2019isolement, la relance économique, le sport, l\u2019école.Vous avez remercié le personnel de la santé, apporté des solutions, pesté contre les mesures sanitaires ou, à l\u2019inverse, contre certains concitoyens qui ne les respectent pas assez.Comme Mar- lène Duchesne qui, au moment où une potentielle indemnité de 1000 $ aux voyageurs faisait débat, a rappelé avec verve et sarcasme que «la libaaaaarté», ça s\u2019assume! LA PAROLE AUX AÎNÉS L\u2019année nous a permis aussi de mesurer la place des aînés dans notre société, ces premières victimes de la COVID-19.Plusieurs textes écrits par ou pour eux ont alimenté cette section.On retient cette énergique lettre de Viateur Dupont «Hommage aux aînés» parue en octobre.Nous avons donné la parole aux jeunes aussi, qui ont dû et doivent encore vivre l\u2019école en ligne, qui s\u2019ennuient de leurs amis ou des sports d\u2019équipe.Dans sa lettre «Cri du cœur (oui, encore un\u2026)» l\u2019étudiant universitaire Félix Bhérer-Magnan confiait au premier ministre François Legault être «découragé, exaspéré, triste».Tout récemment, vendredi, le tout jeune Éliot Besson, 9 ans, se disait pour sa part que «nous allons gagner contre la COVID-19».Vos lettres sont aussi ponctuées de créativité et d\u2019humour.Nous avons même eu droit aux confidences d\u2019un chien en couvre-feu par l\u2019écrivain Max Férandon dans sa réjouissante «Chronique d\u2019un chien après 8h».Nous pourrions continuer longtemps à énumérer vos lettres de la dernière année.Et ce n\u2019est pas fini.Continuez à nous écrire.Chaque texte contribue à documenter notre époque en ces temps jamais vus.C\u2019est précieux.UN AN DE COVID DOCUMENTÉ PAR VOS LETTRES OUVERTES Sur cette photo du 11 décembre, on peut voir un panneau numérique incitant les gens à porter le masque à l\u2019extérieur sur la rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET Jean-Pierre LeBlanc Rimouski O n peut prévoir que si Donald Trump est candidat à la présidence des États- Unis aux élections de 2024, bon nombre d\u2019électeurs du parti républicain, ne se sentant pas des insurgés ni n\u2019approuvant leurs manœuvres, se tourneront vers les démocrates ou s\u2019abstiendront de voter.Si, par contre, nous assistons à une victoire massive de Trump, il est clair que la démocratie ne fait plus partie de l\u2019ADN de ce parti, qu\u2019il est devenu celui d\u2019antidémo- crates, qu\u2019en somme deux pays existent aux États-Unis.Le parti républicain ne serait plus seulement composé d\u2019un groupe de fanatiques, il aurait été entièrement noyauté par des partisans du déni.Il est légitime de vouloir prendre le pouvoir, il l\u2019est moins de le faire par le mensonge entretenu auprès d\u2019une portion manipulée de la population ou par des moyens violents, quand on a échoué par le truchement civilisé de la démocratie.Il s\u2019agit alors d\u2019une subversion de la démocratie.Les élections de mi-mandat (2022) seront, en même temps qu\u2019une bataille pour le contrôle du Sénat, un bon test pour mesurer la popularité de Trump.Le jeu de ce dernier est de vider le parti républicain de sa substance, d\u2019en faire sa formation personnelle, d\u2019avoir sur ce parti un contrôle absolu.Si d\u2019aventure il arrivait au parti républicain d\u2019élire un(e) autre candidat(e) présidentiel( le) que Trump, il est prévisible que celui-ci, au vu de ses appuis et en dépit de déclarations contraires, fonderait un tiers parti.L\u2019enjeu reste le même : que fera dans ce cas le gros des électeurs républicains?Le trumpisme pourrait mourir dans l\u2019œuf puisqu\u2019il diviserait l\u2019électorat républicain, ouvrant aux démocrates la voie d\u2019un second mandat \u2014 encore que ce gouvernement semble à ce moment-ci en être un de transition.Dans le cas d\u2019une victoire décisive de Trump, la question est de savoir si la démocratie américaine est en mesure d\u2019affronter un régime qui fait table rase des principes mêmes qui l\u2019animent, ou si elle n\u2019a d\u2019autre choix que d\u2019en subir le joug.C\u2019est que le choix des moyens n\u2019est pas le même: les démocrates utilisent un langage, le parti de Donald Trump en est dépourvu.La démocratie américaine assiégée SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 42 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES André Noël Journaliste et membre Des Universitaires L es êtres humains sont les seuls animaux capables d\u2019imaginer l\u2019avenir, souligne le neurobiologiste Joseph E.LeDoux, qui a passé sa vie à étudier les mécanismes de survie.Aujourd\u2019hui, si l\u2019on imagine de quoi aura l\u2019air une Terre de quatre degrés plus chaude, l\u2019avenir se présente comme une menace sans précédent.Cette perspective devrait déclencher chez nous un réflexe tout à fait sain : la peur.Loin d\u2019être méprisable, cette émotion enfouie en nous en état perpétuel de latence est notre meilleure assurance-vie.Les menaces provoquent des mécanismes de survie chez tous les êtres vivants, sans exception.Même chez les bactéries.LeDoux a observé leur comportement dans une petite boîte de Petri.«Si vous mettez de l\u2019acide d\u2019un côté, elles se déplacent toutes de l\u2019autre côté», note-t-il.Dès qu\u2019ils aperçoivent un coyote, les chiens de prairie se terrent dans leurs trous.S\u2019ils ne le faisaient pas, voilà longtemps que leur espèce aurait disparu.Chez les êtres humains comme chez les rats (et les autres mammifères), les menaces immédiates \u2014   l a v u e d\u2019 u n s e r p e n t , p a r exemple \u2014 engendrent des réactions automatiques dans l\u2019amygdale, logée de façon sécuritaire au centre du cerveau (le danger est bien réel, les serpents venimeux tuant encore 50 000 personnes par année).En revanche, les rats ne sont pas assez lucides pour avoir peur de l\u2019avenir.Nous, normalement, oui.Notre capacité à nous projeter dans l\u2019avenir nous amène à assurer nos maisons contre le feu, à épargner en vue de notre retraite et à nous protéger de micro-organismes invisibles comme le SRAS-CoV-2.Cette peur nous incite à faire des sacrifices, en cessant par exemple de voir nos amis et nos petits-enfants, le temps d\u2019éliminer la pandémie.INSOUCIANCE Mais pour avoir peur, encore faut-il être conscient de la menace.Tout porte à croire que la majorité d\u2019entre nous ignore encore la gravité du danger que représente l\u2019accumulation de gaz à effet de serre dans l\u2019atmosphère.Nous brûlons de plus en plus de pétrole, nous achetons des VUS plutôt que des petites voitures, nous avons hâte de pouvoir reprendre l\u2019avion et beaucoup d\u2019entre nous espèrent que le gouvernement construira un pont entre Québec et Lévis, ce qui nous amènera à brûler encore plus de pétrole.Nous ne voulons faire aucun sacrifice.Nous nourrissons le «serpent» plutôt que de le frapper à coups de bâton.Bref, nous n\u2019avons pas peur du changement climatique.Un e p a r t i e d e s Q u é b é c o i s cultivent probablement la même aversion que Donald Trump pour «les éternels prophètes de malheur et leurs prédictions apocalyptiques», tels qu\u2019il les a dénoncés au Sommet de Davos en 2020, se référant à la militante Greta Thunberg.Alors que, contrairement aux bactéries, aux chiens de prairie et aux rats, nous sommes dotés de la capacité d\u2019imaginer l\u2019avenir, nous refusons de le faire dès qu\u2019il est question de crise climatique.Nous sommes conscients que le réchauffement constitue un danger, mais pour la plupart d\u2019entre nous, c\u2019est un danger abstrait, lointain, et finalement pas vraiment redoutable.L\u2019accumulation des GES est pourtant infiniment plus dangereuse que la COVID-19.Ces molécules aussi invisibles que le SRAS-CoV-2 ne mettent pas en péril la vie de quelques millions, mais bien de centaines de millions d\u2019êtres humains.L\u2019avenir proche est bel et bien alarmant.On objectera que toute prédiction peut être considérée comme une hypothèse, mais les connaissances sur l\u2019évolution du climat ont dépassé depuis longtemps le stade des prédictions.À moins que les gouvernements adoptent immédiatement des mesures pour réduire de façon radicale les émissions de GES, un réchauffement catastrophique n\u2019est pas une possibilité.C\u2019est une certitude.La preuve se trouve partout sur la planète, et notamment au sommet du volcan Mona Loa, à Hawaï.Trois matins par semaine, Aidan Colton, un technicien de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis, grimpe en voiture sur le volcan, s\u2019arrête à un observatoire situé à une altitude de 3397 mètres, et prend des échantillons d\u2019air.Avant la révolution industrielle, la concentration de CO2 dans l\u2019atmosphère était de 280 parties par million (ppm).En 2005, elle était de 380 ppm.En 2013, Colton a remarqué que les mesures quotidiennes dépassaient le seuil de 400 ppm.Le taux est maintenant de 417 ppm.Cela représente une hausse moyenne de 2 ppm par année.À ce rythme, la concentration de CO2 dépassera le seuil de 500 ppm vers 2060.La dernière fois que le taux de CO2 tournait autour de 500 ppm, c\u2019était au début du Miocène moyen, il y a 16 millions d\u2019années.Les températures étaient alors de 5 à 8 degrés Celsius plus chaudes.Le dernier rapport du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement prévoit un réchauffement de 3,2 degrés d\u2019ici la fin du siècle si les objectifs de l\u2019Accord de Paris sont respectés.Or, ils ne le sont pas.La majorité des climatologues affirment que, suivant la trajectoire actuelle, le monde sera plus chaud de 4 degrés avant la fin du 21e siècle.«Je ne connais aucun scientifique en désaccord avec ce constat», affirme le climatologue Mark Maslin.Son collègue Kevin Anderson ajoute qu\u2019il est très difficile de trouver un scientifique qui considère ces 4 degrés «comme autre chose qu\u2019une catastrophe».Une telle hausse signifie une chute draconienne des rendements agricoles, une suite ininterrompue de feux de forêt , d\u2019ouragans, de canicules mortelles et de pandémies, la désertification de régions entières et la disparition d\u2019autres régions sous les océans, des déplacements massifs de population et l\u2019exacerbation des conflits armés.Un des climatologues les plus réputés, Hans Joachim Schellnhuber, évalue qu\u2019une Terre de 4 degrés plus chaude pourra subvenir aux besoins de seulement un milliard d\u2019êtres humains.Ses collègues voient la menace et ils ont peur.Il serait temps pour nous de la voir aussi et d\u2019avoir aussi peur qu\u2019eux.La peur du lendemain a permis à notre espèce de survivre depuis deux millions d\u2019années.Jamais n\u2019aura-t-elle été aussi nécessaire.Avant la peur vient la lucidité et le courage de voir la réalité en face.Impossible de fuir comme devant un serpent.Dans l\u2019Univers, la Terre est une toute petite boîte de Petri.Nous sommes condamnés à y rester et, par conséquent, à affronter la menace.Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Regroupement Des Universitaires : desuniversitaires.org AVOIR PEUR DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE, UN SIGNE SALUTAIRE DE LUCIDITÉ ILLUSTRATION PIERRE BRIGNAUD leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 43 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Christian Bonnelly Québec V oilà près de 20 ans maintenant que j\u2019emprunte ce magnifique et unique sentier urbain si bien baptisé La Char- cotte, à Sillery.Ainsi désigné par adaptation du mot anglais shortcut, le sentier avait été tracé originellement entre le bas et le haut de Sillery, il y a plus de 150 ans, à force de bras et de pieds par ces travailleurs des anciens chantiers de bois qu\u2019on retrouvait le long du fleuve.Devrait-on plutôt parler d\u2019«anses de bois», puisque c\u2019est là que s\u2019accumulaient ces immenses troncs de pins coupés en Outaouais, transportés par les cageux et exportés vers l\u2019Europe où ils allaient être transformés en mâts pour les navires.La Charcotte a sans doute aussi permis à quelques résidents du chemin du Foulon de monter travailler aux grands domaines érigés sur la falaise et qui étaient souvent la propriété de ceux mêmes qui exploitaient les chantiers.Remarquable par sa beauté en toutes saisons, sa tranquillité, ses arbres magnifiques, il fait partie d\u2019un écosystème devenu rare en milieu urbain.Comme le boisé qui le loge, il a survécu tout au long de ces années, sans grandes altérations, si bien qu\u2019il pourrait très bien être classé «sentier patrimonial», mettant ainsi en valeur la mémoire d\u2019une génération de travailleurs qui l\u2019a façonné et qui est aujourd\u2019hui disparue.Une promenade au sentier, fin novembre, m\u2019a particulièrement inquiété.J\u2019y ai constaté une coupe d\u2019arbres importante.Bien sûr, plusieurs étaient des frênes touchés par l\u2019agrile, mais on en a aussi abattu certains d\u2019autres espèces qui se retrouvaient dans l\u2019axe du sentier.Sûr qu\u2019il est difficile ce sentier, qu\u2019il exige une grande prudence vu sa pente abrupte, ses affleurements rocheux et les racines d\u2019arbres qui le traversent, mais malgré tous ces obstacles, il est encore emprunté à longueur d\u2019année par quelques irréductibles marcheurs amoureux des lieux.Mais c\u2019est encore en hiver, comme ces jours-ci, qu\u2019on l\u2019apprécie davantage puisque la neige durcie par les passages le rend plus accessible.Il est évident que pour des raisons de sécurité, quelques aménagements mineurs doivent être effectués ici et là sur le sentier, mais est-ce vraiment nécessaire de le remplacer par un escalier qui le défigurera, qui nécessitera des investissements importants et qu\u2019on devra condamner durant l\u2019hiver pour cause d\u2019entretien difficile ou coûteux?À preuve, le belvédère aménagé récemment dans la côte de Sillery dont on a condamné l\u2019accès pour l\u2019hiver malgré le faible entretien qu\u2019il nécessiterait.Ce belvédère nous offre un point de vue exceptionnel sur le Saint-Laurent et particulièrement l\u2019hiver.Est-ce, par ailleurs, aussi nécessaire de rendre La Charcotte accessible à tous?Certaines sections des sentiers du parc des Champs-de- Bataille longeant la falaise sont heureusement maintenues à leur état naturel malgré les difficultés qu\u2019elles présentent.Le vaste éventail des possibilités de randonnées qu\u2019offre le reste du parc compense amplement pour l\u2019accès plus difficile de ces sections.Pour en revenir à La Charcotte, celle-ci constitue un appendice du sentier de la Falaise, lui qui devrait éventuellement s\u2019étendre du parc du Bois-de-Coulonge, voire de la côte Gilmour à l\u2019ancien domaine Beauvoir, à Sillery.Ce sentier nécessitera des coûts de construction et d\u2019entretien qui nous font craindre pour la réalisation complète du projet.Souvenons-nous que le budget prévu pour quelques centaines de mètres, entre l\u2019église Saint-Michel et le domaine Cata- raqui, est considérable.Encore plus inquiétante nous apparaît la «domestication» du sentier, comme en faisait part le journaliste François Bourque dans son article «Un sentier plus grand que nature» du 3 juillet 2020 et qui, elle aussi, impliquera des frais importants.Limiter les coûts en laissant les lieux dans leur état le plus naturel possible permettrait peut-être d\u2019espérer un investissement dans la construction d\u2019un lien direct entre le cimetière Saint-Patrick et le parc du Bois-de-Coulonge et d\u2019assurer enfin la continuité de ce sentier attendu depuis longtemps.La Charcotte, un sentier patrimonial?ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000  caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour.L\u2019auteur de cette lettre déplore l\u2019abattage d\u2019arbres dans l\u2019axe du sentier La Charcotte, dans l\u2019arrondissement de Sillery.\u2014 PHOTOS CHRISTIAN BONNELLY SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 44 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 45 Québec.ca/vaccinCOVID 1 877 644-4545 On a tous de bonnes questions sur la vaccination Au Québec, la vaccination contre la COVID-19 s\u2019est amorcée en décembre 2020.Cette opération massive vise à prévenir les complications graves et les décès liés à la COVID-19 ainsi qu\u2019à freiner la circulation du virus de façon durable.Par la vaccination, on cherche à protéger la population vulnérable et notre système de santé, ainsi qu\u2019à permettre un retour à une vie plus normale.LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 Comment les groupes prioritaires ont-ils été déterminés?La vaccination est recommandée en priorité aux personnes qui courent un risque plus élevé de complications liées à la COVID-19, notamment les personnes vulnérables et en perte d\u2019autonomie résidant dans les CHSLD, les travailleurs de la santé œuvrant auprès de cette clientèle, les personnes vivant en résidence privée pour aînés et les personnes âgées de 70 ans et plus.À mesure que les vaccins seront disponibles au Canada, la vaccination sera élargie à de plus en plus de personnes.Ordre de priorité des groupes à vacciner 1 Les personnes vulnérables et en grande perte d\u2019autonomie qui résident dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ou dans les ressources intermédiaires et de type familial (RI-RTF).2 Les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux en contact avec des usagers.3 Les personnes autonomes ou en perte d\u2019autonomie qui vivent en résidence privée pour aînés (RPA) ou dans certains milieux fermés hébergeant des personnes âgées.4 Les communautés isolées et éloignées.5 Les personnes âgées de 80 ans ou plus.6 Les personnes âgées de 70 à 79 ans.7 Les personnes âgées de 60 à 69 ans.8 Les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complications de la COVID-19.9 Les adultes de moins de 60 ans sans maladie chronique ni problème de santé augmentant le risque de complications, mais qui assurent des services essentiels et qui sont en contact avec des usagers.10 Le reste de la population de 16 ans et plus.Est-ce que je peux développer la maladie même si j\u2019ai reçu le vaccin?Les vaccins ne peuvent pas causer la COVID-19, car ils ne contiennent pas le virus SRAS-CoV-2 responsable de la maladie.Par contre, une personne qui a été en contact avec le virus durant les jours précédant sa vaccination ou dans les 14 jours suivant sa vaccination pourrait quand même faire la COVID-19.La vaccination contre la COVID-19 est-elle obligatoire?Non.Aucun vaccin n\u2019est obligatoire au Québec.Il est toutefois fortement recommandé de vous faire vacciner contre la COVID-19.Est-ce que le vaccin est gratuit?Le vaccin contre la COVID-19 est gratuit.Il est distribué uniquement par le Programme québécois d\u2019immunisation.Il n\u2019est pas possible de se procurer des doses sur le marché privé.Si j\u2019ai déjà eu la COVID-19, dois-je me faire vacciner?Oui.Le vaccin est indiqué pour les personnes ayant eu un diagnostic de COVID-19 afin d\u2019assurer une protection à long terme.LA VACCINATION EN GÉNÉRAL Pourquoi doit-on se faire vacciner?Les raisons de se faire vacciner sont nombreuses.On le fait entre autres pour se protéger des complications et des risques liés à plusieurs maladies infectieuses, mais aussi pour empêcher la réapparition de ces maladies.À quel point la vaccination est-elle efficace?La vaccination est l\u2019un des plus grands succès de la médecine.Elle est l\u2019une des interventions les plus efficaces dans le domaine de la santé.Cela dit, comme tout autre médicament, aucun vaccin n\u2019est efficace à 100 %.L\u2019efficacité d\u2019un vaccin dépend de plusieurs facteurs, dont : l\u2019âge de la personne vaccinée ; sa condition ou son état de santé (ex.: système immunitaire affaibli).L\u2019EFFET DES VACCINS EN UN COUP D\u2019ŒIL L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la vaccination permet d\u2019éviter plus de deux millions de décès dans le monde chaque année.Depuis l\u2019introduction des programmes de vaccination au Canada en 1920, la poliomyélite a disparu du pays et plusieurs maladies (comme la diphtérie, le tétanos ou la rubéole) sont presque éliminées.La variole a été éradiquée à l\u2019échelle planétaire.La principale bactérie responsable de la méningite bactérienne chez les enfants (Hæmophilus influenzæ de type b) est maintenant beaucoup plus rare.L\u2019hépatite B a pratiquement disparu chez les plus jeunes, car ils ont été vaccinés en bas âge.Le vaccin est-il sécuritaire?Oui.Les vaccins contre la COVID-19 ont fait l\u2019objet d\u2019études de qualité portant sur un grand nombre de personnes et ont franchi toutes les étapes nécessaires avant d\u2019être approuvés.Toutes les étapes menant à l\u2019homologation d\u2019un vaccin ont été respectées.Certaines ont été réalisées de façon simultanée, ce qui explique la rapidité du processus.Santé Canada procède toujours à un examen approfondi des vaccins avant de les autoriser, en accordant une attention particulière à l\u2019évaluation de leur sécurité et de leur efficacité.Quelles sont les personnes ciblées pour la vaccination contre la COVID-19?On vise à vacciner contre la COVID-19 l\u2019ensemble de la population.Cependant, le vaccin est disponible en quantité limitée pour le moment.C\u2019est pourquoi certains groupes plus à risque de développer des complications de la maladie sont vaccinés en priorité.Peut-on cesser d\u2019appliquer les mesures sanitaires recommandées lorsqu\u2019on a reçu le vaccin?Non.Plusieurs mois seront nécessaires pour protéger une part suffisamment importante de la population.Le début de la vaccination ne signifie pas la fin des mesures sanitaires.La distanciation physique de deux mètres, le port du masque ou du couvre-visage et le lavage fréquent des mains sont des habitudes à conserver jusqu\u2019à nouvel ordre. SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 46 LE POINT À chaque année, les célébrations de la fête de la Saint-Patrick à Québec mettent en valeur l\u2019héritage irlandais de la ville.Après tout, environ la moitié de tous les immigrants qui arrivent à Québec dans les deux premières décennies du XIXe siècle sont d\u2019origine irlandaise et les fils d\u2019Érin forment le quart de la population totale de la ville dans les années 1860.Bien qu\u2019ils soient moins nombreux aujourd\u2019hui, les Irlandais de Québec continuent de jouer un rôle important dans le développement de la ville.En 2021, les festivités de la Saint-Patrick seront certes différentes des années antérieures, mais elles n\u2019en seront pas moins importantes pour la communauté irlandaise.Pour souligner la journée du 17 mars, nous vous proposons un survol de l\u2019histoire des Irlandais à Québec en sept questions.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (JULIE BELOIN) 1 Depuis 1833, trois églises Saint-Patrick se sont succédé à Québec pour servir la communauté irlandaise.L\u2019actuelle est située sur l\u2019avenue De Salaberry.En quelle année a-t-elle été construite?A) En 1948 B) En 1968 C) En 1988 D) En 2008 2 Le premier curé de l\u2019église Saint-Patrick est d\u2019origine irlandaise.Quel est son nom?A) John-Joseph Connoly B) Patrick McMahon C) Alexandre-Eustache Maguire D) Luke Callaghan 3 Les Québécois d\u2019origine irlandaise Charles Joseph Alleyn et Owen Murphy ont tous deux occupé une fonction bien prestigieuse à Québec au cours de leur carrière.De laquelle s\u2019agit-il?A) Président de l\u2019Institut littéraire Saint-Patrick B) Maire de la ville C) Président de la Chambre de commerce de Québec D) Juge de la Cour Supérieure 4 Le Saint Brigid\u2019s Home est fondé en 1856 à Québec et comble un important besoin pour la communauté irlandaise.Qu\u2019est-ce que le Saint Brigid\u2019s Home?A) Une organisation syndicale pour les ouvriers B) Une auberge (avec débit de boisson, restaurant et hôtel) C) Une association littéraire D) Une institution d\u2019aide pour les orphelins, les démunis et les personnes âgées 5 Le joueur de hockey Joe Malone est l\u2019athlète d\u2019origine irlandaise le plus connu à Québec.Il détient notamment le record du plus grand nombre de buts dans un même match au sein de la Ligue nationale de hockey.Combien de buts lui ont valu ce record lors d\u2019une partie le 31 janvier 1920?A) 5 B) 7 C) 9 D) 11 6 Marianna O\u2019Gallagher est bien connue au sein de la communauté irlandaise.Dans quel domaine s\u2019est-elle illustrée?A) La santé B) L\u2019histoire C) L\u2019architecture D) La musique 7 Une croix celtique est érigée au Parc-de- l\u2019Artillerie.Que commémore-t-elle?A) Le nom des immigrants irlandais victimes de la famine de 1847-1848 B) La solidarité des gens de Québec pour les Irlandais lors de la grande famine C) Les familles pionnières irlandaises qui ont eu de nombreux descendants D) La fondation de la paroisse Saint-Patrick L\u2019HISTOIRE DES IRLANDAIS À QUÉBEC 1 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 47 LE POINT 1 C) C\u2019est en 1833 que la première église destinée à la communauté irlandaise de la ville est ouverte au culte.Ladite église, nommée en l\u2019honneur du saint patron de l\u2019Irlande, est située sur la rue Sainte-Hélène, aujourd\u2019hui renommée McMahon.En 1915, elle est remplacée par une église plus imposante sur la Grande Allée pour répondre à la croissance de la communauté irlandaise.L\u2019église précédente continuera d\u2019être utilisée jusqu\u2019en 1967, puis brûlera en 1970.La paroisse demeure sur la Grande Allée jusqu\u2019en 1988, date à laquelle la deuxième église est détruite et qu\u2019une nouvelle est construite sur l\u2019avenue De Salaberry.Il s\u2019agit aujourd\u2019hui du principal lieu de culte pour les catholiques anglophones de Québec.On peut également toujours voir la façade de la première église malgré l\u2019incendie ayant détruit les lieux puisque ce qu\u2019il en est resté a été intégré au Centre de recherche sur le cancer de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec dans les années 1990.2 B) En 1876, la rue Sainte-Hélène est renommée McMahon pour honorer le premier curé de Saint-Patrick, première église catholique anglophone de Québec.L\u2019avenue Maguire est nommée en l\u2019honneur de Alexandre- Eustache Maguire, également curé d\u2019origine irlandaise.Patrick McMahon immigre au Bas-Canada avec sa famille vers 1817.Il est ordonné à la basilique- cathédrale Notre-Dame de Québec cinq ans plus tard et devient curé de l\u2019église Saint-Patrick en 1833, charge qu\u2019il occupera jusqu\u2019à son décès en 1851.Il est l\u2019un des premiers bâtisseurs de la communauté irlandaise de Québec.3 B) Charles Joseph Alleyn émigre avec sa famille à Québec vers 1837 et épouse Zoé Aubert de Gaspé en 1849.Il exerce la profession d\u2019avocat et s\u2019engage en politique.Il est maire de Québec pendant un an seulement, soit de février 1854 à février 1855.Né à Stoneham en 1827, Owen Murphy exerce différentes fonctions au cours de sa carrière: banquier, agent d\u2019assurance, directeur du Chemin de fer Québec Central, président de l\u2019Institut littéraire Saint-Patrick et de la Société Saint-Patrick, président de la Chambre de commerce de Québec et maire de Québec de 1874 à 1878.4 D) Les premiers immigrants irlandais touchés par la maladie et la pauvreté sont aidés par la société Saint-Vincent-de-Paul.En 1856, le révérend père Bernard McGauran dote la communauté irlandaise de sa propre institution charitable en créant le Saint Brigid\u2019s Home.Ce refuge pour les immigrants, les veuves, les orphelins et toutes personnes démunies devient vite essentiel pour la communauté.Aujourd\u2019hui, le Saint Brigid\u2019s Home est un centre hospitalier de soins de longue durée public pour les aînés qui ne peuvent plus demeurer à domicile.5 B) Maurice Joseph Malone, surnommé «Gentleman Joe» ou «The Phantom», est né en 1890 à Sillery.Il joue pendant sept ans pour les Bulldogs de Québec et offre à la ville ses deux seules coupes Stanley en 1912 et 1913.Il en gagne également une troisième avec les Canadiens de Montréal en 1924.Sa réputation d\u2019excellent buteur est confirmée lorsqu\u2019il marque sept buts dans un seul match en 1920 et établit ainsi un record qu\u2019il détient toujours.Il est admis au temple de la renommée du hockey en 1950 et décède en 1969.6 B) Marianna O\u2019Gallagher est une passionnée d\u2019histoire née à Québec en 1929.Elle enseigne pendant 25 ans à l\u2019école secondaire Saint-Patrick de Québec tout en poursuivant ses études pour obtenir une maîtrise en histoire.Elle s\u2019impose peu à peu comme une des grandes spécialistes de l\u2019histoire de l\u2019immigration irlandaise en Amérique et de l\u2019histoire de cette communauté.En 1973, Marianna O\u2019Gallagher crée la société d\u2019histoire Irish Heritage Quebec.Elle en fut présidente jusqu\u2019en 2009.On lui doit également la maison d\u2019édition Carraig Books, mise sur pied en 1981 pour publier des ouvrages historiques en anglais et en français.7 B) Inaugurée en l\u2019an 2000, la croix celtique érigée au Parc-de- l\u2019Artillerie est un don de l\u2019Irlandais James Callery, fondateur du National Famine Museum à Strokestown Park, en Irlande.Elle est offerte à la ville pour reconnaître l\u2019accueil que les gens de Québec ont réservé aux immigrants irlandais au cours des années 1840.On peut y lire l\u2019inscription : «Aux Québécois, en reconnaissance de leur exceptionnelle solidarité humaine à l\u2019endroit des Irlandais lors de la Grande Famine».La croix se trouve au cœur de l\u2019emplacement initial de la paroisse Saint-Patrick.Sources consultées \u2022 https://tinyurl.com/njjd7xrx \u2022 https://tinyurl.com/udvdhw55 \u2022 https://tinyurl.com/kk39jcnx \u2022 https://tinyurl.com/rtwfm2nf 1.https://stpatricksquebec.com/ history/ 2.https://tinyurl.com/rtwfm2nf \u2022 https://tinyurl.com/p3esh3px 3.https://tinyurl.com/beucvzr8 \u2022 https://tinyurl.com/4tbb9a9s \u2022 https://tinyurl.com/af4wkvbd 5.https://tinyurl.com/cpbw552s \u2022 https://tinyurl.com/4h95cnrv 6.https://tinyurl.com/mh3eyfme \u2022 https://tinyurl.com/6f29dr8v 7.https://tinyurl.com/uf52ps2h RÉPONSES L\u2019HISTOIRE DES IRLANDAIS À QUÉBEC 2 3 1?Les ruines de l\u2019église Saint-Patrick à la suite d\u2019un incendie, en 1970.Trois églises de ce nom se sont succédé à Québec pour servir la communauté irlandaise.\u2014 PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC N015538 2?La grande vedette de l\u2019équipe de hockey des Bulldogs de Québec, Joe Malone, entre 1909 et 1920.Il détient le record du plus grand nombre de buts dans un même match dans la LNH.\u2014 PHOTO ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, STUDIO JACQUES N011220 3?Saint-Brigid\u2019s Home, peu avant sa destruction, en 1975 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, DROITS RÉSERVÉS VILLE DE QUÉBEC, GÉRARD DONNELLY N400193 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 48 ACTUALITÉS LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Du papier hygiénique pour illustrer une coiffure du 18e siècle, un masque chirurgical qui recrée le ciel bleu : la pandémie teinte allègrement les soixante-dix œuvres de Mimèsis.Le projet de confinement, qui ne devait prendre forme que sur les réseaux sociaux, se déplace finalement en salle et sera accessible au public dès le 13 mars.Dès le début de la pandémie, le Musée national des beaux-arts du Québec s\u2019est joint au mouvement international #museumchallenge, né sur Instagram.Sur ses différentes plateformes, le musée québécois a demandé au public de recréer des œuvres de la collection nationale «avec des objets du quotidien».Un défi qui a donné lieu à de surprenantes initiatives artistiques, avoue l\u2019équipe du MNBAQ.À l\u2019ombre du pommier (1903) de William Brymner et Horatio Walker, Autoportrait au chat (1945) de Mimi Parent, Mesdemoiselles Turnbull, filles de James Turnbull (1843) de Samuel Palmer et plusieurs autres toiles ont ainsi été reproduites avec beaucoup d\u2019humour.Des gens de partout au Québec ont d\u2019ailleurs participé au projet.Inaugurée près d\u2019un an, jour pour jour, après la première fermeture de l\u2019établissement, Mimèsis témoigne de «l\u2019appétit» du public pour la culture et l\u2019art, en plus d\u2019incarner «la vision [du MNBAQ] d\u2019un musée à échelle humaine», affirme le directeur général, Jean-Luc Murray, en conférence de presse.Dispersée dans les différentes salles de l\u2019exposition 350 ans de pratiques artistiques au Québec, Mimèsis a tout de même comporté quelques défis logistiques pour Anne-Marie Bouchard.La conservatrice de l\u2019art moderne du MNBAQ a notamment dû retirer certaines œuvres principales pour installer les réinterprétations du public.En raison de détails techniques, comme la qualité de la photo fournie par les artistes amateurs, l\u2019équipe a opté pour de petits formats.Les œuvres originales, qui ont servi d\u2019inspiration, ne sont d\u2019ailleurs pas toujours présentes à leurs côtés puisqu\u2019il s\u2019agit, dans plusieurs cas, de réinterprétations et non pas de copie conforme.«Les salles de nos collections permanentes ont toujours été clairement faites dans le but d\u2019être ouvertes à l\u2019interprétation du public.[\u2026] Pour nous, c\u2019est une façon de retendre la main au public qui nous a aidés quand nous étions fermés.C\u2019est une relation très importante pour nous», ajoute Anne-Marie Bouchard.VOLET SCOLAIRE Après l\u2019engouement suscité par le #museumchallenge, le MNBAQ a eu envie de lancer un projet similaire auprès des élèves du primaire et du secondaire.Cette fois-ci, les jeunes artistes ont dû s\u2019inspirer de paysages hivernaux québécois.Photo, collage, assemblage, peinture : l\u2019équipe du MNBAQ a reçu près de 150 projets provenant des quatre coins de la province.Trente-cinq œuvres d\u2019artistes originaires de Québec, Gatineau, Thet- ford Mines ou encore Natashquan ont été retenues.Pour certains élèves éprouvant des difficultés scolaires, ce projet aura été une fierté et «leur réussite de l\u2019année», raconte, émue, Justine Boulanger, chargée de contenu numérique.Devant un choix initial qui ne représentait aucunement leur culture, des étudiants innus de Natashquan ont d\u2019ailleurs eu envie de réinvestir les œuvres classiques en y intégrant une petite parcelle d\u2019eux-mêmes, raconte également la responsable du volet jeunesse de Mimèsis.MIMÈSIS QUAND LE PUBLIC RÉINTERPRÈTE LA COLLECTION NATIONALE DU MNBAQ 5 Anne-Catherine Couillard : Randolph Stanley Hewton, Rêverie, vers 1929 3 Maude Lévesque : Jeanne Rhéaume, Portrait de femme (1947) 2 Andréanne Lavoie et Coralie Leroux : Samuel Palmer, Mesdemoiselles Turbull, filles de James Turnbull (1843) 1 Catherine Ferland et sa fille Eugénie Tremblay : François Malepart de Beaucourt, Madame Eustache Trottier Desrivières Beaubien, née Marguerite Malhiot» (1793) \u2014 PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 4 Benoit Côté : Cornelius Krieghoff, Le Fumeur (détail), entre 1855 et 1860 3 1 2 4 5 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 49 0055450 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Local.De calibre mondial. SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 50 ACTUALITÉS Quand le temps est venu V ient ce moment où il faut fixer le jour, le mois et l\u2019année.C\u2019est maintenant le temps.La maison ferme ses portes.Une question de semaines et tout le monde sera parti.Jacques Lefrançois continuera d\u2019y vivre, mais sans résidents.C\u2019est à son tour de prendre soin de lui.Le Pavillon Lefrançois de Loui- seville tourne la page sur 55 ans d\u2019existence.Cinq de ses pensionnaires ont déjà quitté pour une ressource d\u2019hébergement adaptée à leurs besoins.Il en reste quatre à reloger, tous des hommes ayant une déficience intellectuelle ou qui présentent des problématiques de santé mentale ou de comportement.Jacques Lefrançois, 65 ans, a grandi et vieilli parmi ces gens qu\u2019il a su écouter et aimer.«Viens t\u2019asseoir, on va jaser.» Son invitation toute simple a souvent fait place à des confidences.«Mon père était dur avec moi.Toi, tu es un bon gars.Tu ne me maganes pas», a déjà déballé un homme qui voyait en lui une figure paternelle.Âgé de 88 ans, le plus ancien des résidents habitait ici depuis 48 ans.Ému de lui dire au revoir après toutes ces années, le propriétaire des lieux n\u2019a pas osé lui annoncer que la maison fermera définitivement ce printemps.«Je lui ai raconté un pieux mensonge pour que ça passe en douce.Je lui ai dit que les personnes âgées devaient être déplacées dans des résidences pour aînés, que je ne pouvais plus le garder.Mais je vais continuer d\u2019aller le voir et d\u2019être une personne significative pour lui.» Il s\u2019en fait la promesse.Jacques Lefrançois avait 10 ans lorsque ses parents ont accepté d\u2019héberger d\u2019anciens patients de l\u2019Hôpital Saint-Jean-de-Dieu, devenu Louis-H.Lafontaine et, finalement, l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal.Les premiers résidents sont arrivés en 1966, à l\u2019époque de la désinstitutionnalisation de ceux et celles qu\u2019on appelait communément des «malades mentaux».Avant de se marier et de mettre au monde huit enfants, sa mère Marie-Laure avait travaillé en tant que préposée au sein de cet établissement psychiatrique qui a déjà accueilli jusqu\u2019à 5000 patients.L\u2019endroit était si vaste que Jacques Lefrançois a souvenir de prendre place dans un petit tramway électrique pour circuler dans les corridors.À quelques reprises, le jeune garçon a accompagné ses parents venus y chercher un nouveau pensionnaire.Plus âgés, ses frères et sœurs avaient quitté la maison ancestrale de Louiseville.Il y avait des chambres de libres.«On a commencé avec deux résidents, puis trois et quatre et ça a monté graduellement.» Ces gens cohabitaient avec les Lefrançois.Ils partageaient les repas à la même table.«Comme une grande famille!», souligne Jacques Lefrançois qui aimait s\u2019amuser avec ces adultes au cœur d\u2019enfant.«On jouait au hockey l\u2019hiver, à la balle l\u2019été, on faisait un grand jardin avec eux, on allait à la pêche.» Tout naturellement, le garçon aidait ces personnes à s\u2019intégrer dans leur communauté, à découvrir un monde qu\u2019ils connaissaient peu en raison de leurs nombreuses années en institution.Le jeune François a rapidement compris que ces gens avaient besoin d\u2019être guidés pour faire leur place.«Ils avaient chacun des capacités, malgré une déficience.» Jacques Lefrançois a pris la relève de ses parents en 1982, à l\u2019âge de 26 ans.L\u2019ancien producteur laitier a construit une annexe à la maison deux fois centenaire.Ses fils ont, comme lui, grandi sous le regard de la dizaine de résidents qui auront même eu le temps de faire connaissance avec ses petits-enfants.«Mes deux garçons ont fait la même chose que moi.Ils ont joué avec eux, sans préjugé.Pour eux, c\u2019était normal.Jamais de moqueries ou quoi que ce soit.Les résidents étaient des gens comme les autres, avec des limitations.Ils avaient des besoins et on était là pour les encadrer et les rendre heureux.» Jacques Lefrançois a décidé de devancer sa retraite après avoir été frappé, en décembre dernier, par la paralysie faciale de Bell.Le côté gauche de son visage s\u2019est affaissé.«Ça a duré un gros trois semaines.Je récupère bien, mais cet incident m\u2019a beaucoup stressé.» La cause plausible est un virus qui a profité de la faiblesse du système immunitaire pour se faufiler par l\u2019oreille.La pandémie a été une source de fatigue et de préoccupations, l\u2019homme ne s\u2019en cache pas.«Il y avait beaucoup de contraintes, de paperasse à remplir et d\u2019inquiétude.C\u2019est sûr que ça a pu avoir un impact.» Avec le soutien d\u2019organismes qui collaborent avec lui depuis les débuts du pavillon, il a essayé de maintenir occupés ses résidents confinés, eux qui avaient l\u2019habitude d\u2019aller régulièrement sur des plateaux de travail, de sortir au restaurant, de faire partie d\u2019une chorale, bref, d\u2019avoir une vie normale, du moins, autant que possible.C\u2019est de cette liberté dont bénéficiait Lucien Brassard avant que celui-ci disparaisse mystérieusement en avril 2014.Une nuit, vers 4h, l\u2019homme de 71 ans a quitté la maison d\u2019hébergement.Le système d\u2019alarme ne s\u2019est jamais déclenché lorsqu\u2019il a poussé la porte avant de quitter les lieux, à pied.Malgré les recherches intensives, le pensionnaire n\u2019a jamais été retrouvé.«Chaque fois que j\u2019entends qu\u2019on a trouvé quelqu\u2019un ou un cadavre, je me demande toujours si je vais recevoir un téléphone.» Jacques Lefrançois est marqué par cet événement qui s\u2019ajoute à un autre drame survenu en juillet 2008.Marc-Henri Lacoursière a été retrouvé sans vie sur un terrain boisé de Sainte-Ursule, trois jours après sa disparition.Atteint de schizophrénie, le septuagénaire était sorti marcher tard en soirée avant de vraisemblablement s\u2019égarer.Rien ne pouvait laisser présager une fin aussi tragique pour celui qui résidait ici depuis plus de 25 ans.Le propriétaire de la maison d\u2019hébergement ne s\u2019est pas offert de longues vacances pendant toutes ces années à veiller sur dix adultes qui avaient besoin de lui pour développer leur autonomie.«J\u2019ai plusieurs fins de semaine et jours fériés à reprendre», laisse- t-il entendre avant de remercier tous les intervenants et bénévoles qui l\u2019ont accompagné dans cette longue aventure.Aussi, ce n\u2019est pas sans difficulté que s\u2019est prise la décision de prendre sa retraite.Sa demeure sera grande sans tout son monde autour de lui.«J\u2019ai toujours aimé ce que j\u2019ai fait, mais la date, on la choisit quand?Est-ce qu\u2019il faut attendre d\u2019être malade ou de tomber?» Ses pensionnaires vont lui manquer.Par leur seule présence, ils lui ont enseigné l\u2019ouverture aux autres, la patience et le respect.«Et la chance d\u2019être en santé, physiquement et mentalement.» Jacques Lefrançois entend profiter de ce privilège.Être un bon gars, ça vaut aussi envers lui-même.ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Quelques semaines encore et Jacques Lefrançois aura dit au revoir à tous les résidents de sa maison d\u2019hébergement qui ferme ses portes après 55 ans d\u2019histoire.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS «Chaque fois que j\u2019entends qu\u2019on a trouvé quelqu\u2019un ou un cadavre, je me demande toujours si je vais recevoir un téléphone.» \u2014 Jacques Lefrançois leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 51 STÉPHANIE MARIN La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Même si elles sont plus à risque, les personnes atteintes de cancer et celles souffrant de troubles de santé chroniques comme le diabète et les maladies pulmonaires ne sont pas priorisées pour recevoir le vaccin contre la COVID-19.Alors que le rythme des arrivages de doses de vaccin s\u2019accélère au Québec, il n\u2019est toujours pas possible pour elles de sauter pardessus la file d\u2019attente.Cette décision des autorités désole des associations représentant les intérêts de ces personnes vivant avec de graves maladies, plus à risque de développer des complications graves si elles contractent la COVID-19, et même de mourir.«J\u2019ai un patient qui vit terré chez lui depuis le début de la pandémie», rapporte le Dr Rémi Raba- sa-Lhoret, qui soigne des patients atteints de diabète.Et d\u2019autres ne sont quasiment pas sortis de la maison depuis un an, dit-il.Ils ont peur, rapporte l\u2019endocri- nologue, qui est aussi président du conseil professionnel de Diabète Québec.Car ces patients, s\u2019ils sont infectés par le nouveau coronavi- rus, sont de deux à trois fois plus à risque de se retrouver aux soins intensifs et de mourir qu\u2019une personne du même âge sans maladie chronique.Plusieurs études scientifiques le confirment, dit-il.«Le risque plus élevé est bien établi.» C\u2019est d\u2019ailleurs le cas de plusieurs conditions chroniques, comme les maladies rénales, «qui sont un facteur de risque énorme».L\u2019Association pulmonaire du Québec est du même avis : les gens atteints de maladies pulmonaires devraient recevoir leur première dose vaccinale plus rapidement que ce qui est actuellement prévu.Sa directrice générale, Dominique Massie, rappelle que «l\u2019âge n\u2019est pas le seul critère de vulnérabilité».Des gens très jeunes sont atteints de maladies pulmonaires graves, dit-elle, et ils ne savent pas encore quand leur tour pour le vaccin arrivera.«Ils n\u2019attendent que ça, le vaccin, pour recommencer à vivre.» Le gouvernement du Québec a entrepris la campagne de vaccination en commençant par les aînés vivant en centres de soins de longue durée et par les travailleurs de la santé qui prennent soin d\u2019eux.Puis, la population est appelée à être vaccinée en fonction de l\u2019âge, les plus âgés en premier.Les personnes vivant avec des cancers ou des maladies chroniques doivent donc attendre leur tour, avec ceux de leur groupe d\u2019âge qui n\u2019ont pas de problème de santé.«UN MANQUE DE JUGEMENT» Interrogé à ce sujet, le ministère de la Santé a ainsi justifié sa position : «l\u2019âge constitue un facteur de risque de complications plus important que la présence de comorbidités».«En conséquence, les personnes adultes de moins de 60 ans qui ont une maladie chronique ou un problème de santé augmentant le risque de complication de la COVID-19 seront vaccinées au huitième rang, après les personnes de plus de 60 ans.» Le ministère indique toutefois que les travaux se poursuivent afin de définir précisément la liste des maladies chroniques et les problèmes de santé qui augmentent le risque de complications de la COVID-19.Sauf que «pour le moment, les priorités de vaccination demeurent inchangées».«Un manque de jugement », tranche Mme Massie.La Fondation québécoise du cancer a pris position publiquement \u2014 en appuyant et en signant une lettre transmise au gouvernement par l\u2019Association des médecins hématologues et oncologues du Québec \u2014 en faveur d\u2019une priori- sation pour les personnes atteintes d\u2019un cancer, puisqu\u2019elles sont immunosupprimées en raison de la maladie.«Il nous semble que les gens atteints de cancer ont assez souffert avec l\u2019isolement et le délestage», a d\u2019ailleurs commenté L é op oldine Frowein, conseillère en communications et relations publiques pour la Fondation.L e g o u v e r n e m e n t n \u2019a p a s encore pris de décision, rapporte Mme Frowein, mais «il a dit être sensibilisé par cette demande».De son côté, l\u2019Association des maladies pulmonaires dit ne pas avoir eu de nouvelles du gouvernement.En attendant, elle croule sous les appels téléphoniques de gens inquiets, se posant des questions et ayant besoin d\u2019être rassurés, soutient Mme Massie.Lorsqu\u2019une personne reçoit un diagnostic de fibrose pulmonaire idiopathique, il ne lui reste généralement que trois ou cinq ans à vivre, a-t-elle expliqué.Chaque mois compte pour elle.Le gouvernement du Québec est sensible à la situation, indique le Dr Rabasa-Lhoret, mais ce dernier suppose que l\u2019obstacle serait la logistique lourde et complexe de l\u2019exercice : établir une liste de maladies et l\u2019obligation pour la personne de prouver qu\u2019elle en souffre, afin d\u2019être vaccinée plus rapidement.Difficile, peut-être, mais pas impossible, dit le docteur qui est le vice-président, clinique et recherche clinique à l\u2019Institut de recherches cliniques du Québec (IRCQ).Les patients peuvent apporter avec eux la liste de leurs médicaments lors du rendez-vous de vaccination, une façon de prouver qu\u2019ils souffrent d\u2019une maladie les mettant plus à risque de graves complications de la COVID-19, offre-t-il comme piste de solution.VACCIN CONTRE LA COVID ET MALADIES GRAVES AUCUN PASSE-DROIT «Ces patients, s\u2019ils sont infectés par le nouveau coronavirus, sont de deux à trois fois plus à risque de se retrouver aux soins intensifs et de mourir qu\u2019une personne du même âge sans maladie chronique» \u2014 Le Dr Rémi Rabasa-Lhoret, président du conseil professionnel de Diabète Québec «L\u2019âge n\u2019est pas le seul critère de vulnérabilité» \u2014 Dominique Massie, dg de l\u2019Association pulmonaire du Québec Les personnes vivant avec des cancers ou des maladies chroniques doivent attendre leur tour pour recevoir le vaccin, avec ceux de leur groupe d\u2019âge qui n\u2019ont pas de problème de santé.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 52 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le nombre de personnes qui demandent de l\u2019aide pour une dépendance à la pornographie en ligne a augmenté de façon importante au cours de la dernière année.Au Centre d\u2019intervention en violence et agressions sexuelles (CIVAS) Estrie et Montérégie, la hausse pour ce type de service est en forte hausse.Le programme porno-dépen- dance qui n\u2019avait jamais pu se matérialiser faute de participants est sur le point de démarrer un groupe d\u2019aide.«Avant la pandémie, ce type de demande d\u2019aide était inexistant, alors que nous avons maintenant assez de personnes pour créer un groupe d\u2019aide.Ça prend beaucoup d\u2019humilité à une personne pour aller chercher de l\u2019aide à ce sujet.Sans avoir de données exactes, nous pouvons avancer qu\u2019il y a une hausse importante de la consommation de pornographie en ligne pour certaines personnes en raison du confinement et de l\u2019isolement liés à la pandémie», explique le directeur général du CIVAS Estrie-Montérégie, Evans Bédard.Habitué à traiter les gens en curatif pour la violence et les agressions sexuelles, les intervenants du CIVAS de l\u2019Estrie-Mon- térégie avaient mis en place ce service volontaire pour la surconsommation de pornographie en ligne.«C\u2019est rare que nous ayons la chance de pouvoir mettre en place un service préventif.C\u2019est un outil à l\u2019avant- garde.Je crois que nous sommes le seul organisme dans le réseau communautaire à offrir un tel service où nous pouvons intervenir en amont.La pornographie en ligne peut devenir une dépendance au même titre que l\u2019alcool ou la drogue», signale Evans Bédard.Le CIVAS signale que certaines données scientifiques montrent qu\u2019entre 1,5 pour cent et 3 pour cent de la population générale fait un usage problématique de la pornographie.«Ce taux est malheureusement sous-estimé puisque la réalité nous apprend que de plus en plus d\u2019hommes et de femmes, adolescents et adultes, sont aux prises avec une dépendance à la pornographie, ce qui a de fortes conséquences sur leur fonctionnement et dans leur quotidien», explique le CIVAS sur son site Web.Les personnes qui croient avoir un problème avec leur consommation de pornographie peuvent effectuer une auto-évaluation interactive.«Tout est fait de façon anonyme.La personne peut ensuite déterminer si elle souhaite recevoir des services si elle le juge nécessaire», signale Evans Bédard.Il est possible de procéder à une auto-évaluation sur le site du CIVAS-Estrie : https://civas.ca/evaluer-ma-situation/.UN AN DE COVID-19 BOND MARQUÉ DE LA DÉPENDANCE À LA PORNO EN LIGNE Certaines données scientifiques montrent qu\u2019entre 1,5 pour cent et 3 pour cent de la population générale fait un usage problématique de la pornographie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Les médias sociaux occupent une place importante dans nos vies.Les gens les utilisent pour garder contact, mais aussi faire connaître leurs points de vue et émettre des opinions.Nous sommes tous témoins de leurs aspects positifs, mais aussi des effets néfastes, voire dévastateurs, qu\u2019ils peuvent entraîner.Dominique Trudel est professeur au département des arts et lettres de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi.La théorie et l\u2019histoire des médias et de la communication, les études du journalisme, les médias émergents et les humanités numériques composent ses champs d\u2019intérêt.Il partage aujourd\u2019hui ses constats et réflexions sur le sujet.PROPOS RECUEILLIS PAR ANNE- MARIE GRAVEL, LE PROGRÈS Q Les médias sociaux font partie de nos vies depuis plusieurs années déjà, mais la pandémie semble avoir accentué l\u2019importance qu\u2019ils occupent dans nos journées.Qu\u2019en est-il?R Il est peut-être trop tôt pour tirer des conclusions définitives sur cette question.Ce que j\u2019entends de la part de mes étudiants semble néanmoins suggérer que la pandémie accroit le sentiment d\u2019isolement de plusieurs, et que les médias sociaux dans ce contexte permettent de garder contact avec des personnes qu\u2019il n\u2019est plus possible de voir, mais aussi de meubler le temps et de gérer l\u2019anxiété ressentie.Le contexte du télétravail favorise probablement un usage décuplé des médias sociaux, qui sont davantage associés à l\u2019espace domestique qu\u2019à l\u2019environnement professionnel.Regarder des photos de voyage sur Instagram permet de se projeter dans un lieu paradisiaque, loin de l\u2019hiver.C\u2019est une manière de sortir de la maison et de continuer à voyager, alors que ce n\u2019est justement plus possible de le faire.Mais le remède et le poison en viennent à se confondre, car le sentiment d\u2019évasion nous rappelle également, et cruellement, que nous ne pouvons pas nous évader, alors les contacts médiatisés avec nos proches nous exposent paradoxalement à la distance qui nous sépare.Q Tous sont témoins d\u2019exemples de dérapages via les médias sociaux.Les insultes fusent de toutes parts.Les points de vue semblent aussi de plus en plus polarisés, peu importe les sujets dont il est question.Comment peut-on expliquer ce phénomène, au-delà du fait que chacun est bien à l\u2019abri derrière son écran?R Un premier élément de réponse est tout simple  : ces dérapages arrivent.parce qu\u2019ils sont possibles! On peut penser aux enfants qui se collent la langue sur des clôtures métalliques en hiver, sans raison, seulement parce que c\u2019est possible.D\u2019une certaine façon, les dérapages que vous évoquez ne sont pas très différents.L\u2019ordinateur et le téléphone sont là, à portée de main, accessibles à tout moment.Par contre, à la différence des clôtures métalliques, les médias sociaux présupposent les insultes et les dérapages, qui font partie de ce que les sociologues des médias appellent des «usages anticipés».Ces «usages anticipés» sont ni plus ni moins ceux qu\u2019ont en tête les concepteurs des pla- teformes, et autour desquels leur design, leur algorithme et leur modèle d\u2019affaires sont pensés.Il faut comprendre que les médias sociaux sont d\u2019abord et avant tout des entreprises qui génèrent des profits pour leurs actionnaires.Chaque contribution (un «like», un commentaire, un statut, une photo) a une valeur puisqu\u2019elle en engendre d\u2019autres et contribue à l\u2019achalandage de la plate- forme.C\u2019est la même chose pour Facebook, Instagram ou Twitter : elles vendent à des annonceurs ce qu\u2019un ancien magnat français des médias appelait du «temps de cerveau disponible».Il ne faut jamais l\u2019oublier.Et les dérapages, puisqu\u2019ils suscitent un engagement important, qu\u2019ils font du bruit, ont une valeur bien plus grande qu\u2019une banale photo de tarte aux pommes ou qu\u2019un commentaire consensuel sur la personnalité éblouissante d\u2019un participant de Star Académie.Les politiques de modération des pla- teformes sont donc à prendre avec un grain de sel.Elles ont aussi et peut-être surtout pour fonction de communiquer une image de «INFOBÉSITÉ» SUR LES MÉDIAS SOCIAUX leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 53 «INFOBÉSITÉ» SUR LES MÉDIAS SOCIAUX responsabilité sociale.Au-delà de la responsabilité des personnes derrière leur écran, il faut questionner la responsabilité des pla- teformes elles-mêmes.Q Il y a beaucoup de haine, certes, mais aussi beaucoup de faux.Comment s\u2019y retrouver en cette période où les fausses nouvelles pullulent?Comment pourrait-on assurer un plus grand respect et un plus grand contrôle de ce qui circule à travers les médias sociaux?R Il y a de nombreuses solutions, notamment au niveau de l\u2019éducation.Il est possible de développer chez les enfants comme chez les adultes la capacité à repérer les fausses nouvelles et à mieux comprendre le fonctionnement des médias.Les médias traditionnels, depuis quelques années maintenant, sont également très actifs au niveau du fact-checking, qui consiste notamment à repérer les fausses informations circulant dans les médias, comme peuvent le faire par exemple Les Décrypteurs à Radio-Canada.Il n\u2019y a toutefois pas de solution miracle, car les fausses nouvelles tout comme les incivilités sont liées à un environnement qui est désormais saturé d\u2019informations, alors que certains parlent même «d\u2019infobésité».Dans un tel contexte, il y aura nécessairement du bruit et du faux, et il faut jusqu\u2019à un certain point accepter cet état des choses.Il est paradoxal de s\u2019inquiéter des fausses nouvelles alors que des informations de très grande qualité sont plus que jamais facilement accessibles.Il est aujourd\u2019hui possible d\u2019accéder à des contenus médiatiques de haute qualité provenant du monde entier, et dans certains cas à des archives d\u2019une grande richesse, comme c\u2019est le cas pour les sites de l\u2019Institut national de l\u2019audiovisuel (INA) et de France Culture par exemple.C\u2019est la même chose du côté de la recherche scientifique, qui tend de plus en plus à être disponible en libre accès, dans toutes les disciplines.Des milliers de livres sont également disponibles via des initiatives comme Les classiques des sciences sociales, qui est une grande fierté pour l\u2019UQAC et pour la région.Contrôler davantage les contenus et leur circulation pourrait avoir un effet néfaste sur la richesse et la diversité des contenus et des prises de parole.Il est sain d\u2019avoir des espaces de débat et de confrontation.Si on ne souhaite jamais que des personnes se sentent blessées, il faut néanmoins accepter la dimension polémique de certains échanges.Les conflits sont difficiles à vivre, mais de là naissent parfois les solidarités, les idées neuves et d\u2019autres belles choses.Q Récemment, Dany Turcotte a quitté son poste de fou du roi à Tout le monde en parle et Pierre-Yves McSween a fermé sa page publique sur Facebook.Les deux situations ont un point en commun : les commentaires haineux sur les réseaux sociaux.Croyez-vous qu\u2019il peut être malsain d\u2019être présents sur les réseaux sociaux?Est-ce qu\u2019il y a maintenant plus de côtés négatifs que positifs?R La question se pose différemment pour les personnalités médiatiques que pour vous et moi.Pour ces personnalités, l\u2019injonction au dévoilement de l\u2019intimité et au partage est très forte puisque les médias sociaux sont à la fois des outils de travail et des manières de valoriser la notoriété.Le véritable grand prix d\u2019Occupation Double, ce n\u2019est pas le condominium, mais les milliers de «followers» gagnés sur Instagram, et les contrats promotionnels qui viennent avec.S\u2019attaquer au compte de personnalités médiatiques est donc particulièrement violent, car cela touche à la fois une personne particulièrement exposée et ses moyens de subsistance.Néanmoins, à long terme, il est à peu près impossible pour elles de disparaître des réseaux sociaux, qui définissent largement ce qu\u2019est la notoriété et permettent directement ou indirectement d\u2019en tirer profit.Dany Turcotte et Pierre-Yves McSween n\u2019ont pas vraiment le choix, contrairement à vous et moi, qui sommes dans une position tout à fait différente.Les médias sociaux ne nous rapportent rien.C\u2019est même tout le contraire puisque notre activité génère des revenus pour la plateforme pour laquelle nous travaillons gratuitement, alors que nous pourrions faire autre chose de peut-être bien plus gratifiant.Q Comment explique-t-on cette tendance à tenir des propos durs, voire violents envers les autres et leurs idées?Est-ce qu\u2019une minorité fait beaucoup de bruit alors qu\u2019une majorité est silencieuse?R Il y a très certainement une minorité, très active, qui prend beaucoup de place sur les médias sociaux et qui dans certains cas est capable d\u2019une action organisée.Pourtant, je ne suis pas certain que l\u2019on doive s\u2019inquiéter outre mesure de dérapages qui sont le fait d\u2019un petit nombre.Le fait que l\u2019on s\u2019inquiète à ce point de la virulence des échanges témoigne paradoxalement du caractère absolument inacceptable de la violence dans nos sociétés et d\u2019un consensus fort autour de cette question.On peut faire un parallèle avec les inégalités : c\u2019est lorsque ces dernières sont réduites qu\u2019elles sont davantage décriées.Q Quels conseils donneriez- vous aux parents?À partir de quel âge devrait-on laisser les jeunes avoir accès aux médias sociaux?R C\u2019est une question très difficile que les parents ne doivent pas prendre à la légère.Il n\u2019y a pas de chiffre magique, d\u2019âge idéal, et tout dépend des usages et de leur intensité.La plupart des plateformes sont interdites au moins de 13 ans et il est probablement sage de respecter les règles concernant l\u2019âge minimum.Si une grande prudence est de mise, surtout que les recherches existantes suggèrent que les médias sociaux ont des effets négatifs sur la santé psychologique, chez l\u2019enfant comme chez l\u2019adulte, il n\u2019est probablement pas avisé de céder à la panique et de tout interdire.Dans les années 1920, les psychologues s\u2019inquiétaient des effets du cinéma chez les enfants, et l\u2019histoire s\u2019est répétée avec la radio, puis avec la télévision.C\u2019est aujourd\u2019hui le tour des tablettes et des médias sociaux.Professeur au département des arts et lettres de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, Dominique Trudel rappelle que le télétravail favorise l\u2019usage des médias sociaux, avec les bons et les mauvais côtés.\u2014 PHOTO CÉLIANE BUJOLD «Ces dérapages arrivent.parce qu\u2019ils sont possibles! On peut penser aux enfants qui se collent la langue sur des clôtures métalliques en hiver, sans raison, seulement parce que c\u2019est possible» \u2014 Dominique Trudel, professeur au département des arts et lettres de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 54 ACTUALITÉS BOB WEBER La Presse Canadienne Le 30e anniversaire de l\u2019un des traités environnementaux les plus réussis jamais conclus offre des leçons pour la lutte actuelle contre les changements climatiques, selon l\u2019homme qui a négocié l\u2019accord.«[La lutte] commence chez nous», a déclaré l\u2019ancien premier ministre Brian Mulroney, qui a signé l\u2019Accord Canada-États-Unis sur la qualité de l\u2019air avec le président américain George Bush le 13 mars 1991.M.Mulroney a précisé que le Canada s\u2019est assuré que son propre environnement était propre avant de chercher à prendre le leadership sur la scène internationale.Les pluies acides sont maintenant bien basses dans la liste des défis environnementaux du Canada.Mais lorsque M.Mulroney est entré en fonctions pour la première fois en 1984, les pluies a c i d e s e m p o i s o n na i e nt d e s dizaines de milliers de lacs dans l\u2019est et le centre du Canada, ainsi qu\u2019aux États-Unis.Le soufre et l\u2019oxyde d\u2019azote des cheminées industrielles et des voitures se combinaient avec l\u2019humidité atmosphérique pour former des pluies acides, qui vidaient progressivement les lacs de toute vie en tuant de minuscules plantes et animaux au bas de la chaîne alimentaire.Dans une entrevue accordée à La Presse Canadienne depuis son domicile de la Floride, M. Mulroney a décrit comment \u2014 avant même d\u2019entrer en fonctions \u2014 il avait averti le président de l\u2019époque, Ronald Reagan, que le Canada était sérieux dans son objectif de résoudre le problème.«J\u2019ai dit : \u201cJe veux que vous sachiez que si je gagne les élections, je serai sur cette question comme un chien sur un os.\u201d Quelques jours après avoir prêté serment, je suis descendu pour déjeuner avec lui et je l\u2019ai soulevé à nouveau, je l\u2019ai mis à l\u2019ordre du jour.» M.Mulroney a maintenu la pression même après que M.Reagan eut été remplacé par M.Bush, qui a déclaré que le premier ministre progressiste-conservateur lui avait largement parlé du sujet après une réunion à Ottawa.Cette persistance \u2014 et les relations qui l\u2019ont rendue possible \u2014 forme une grande partie de ce qui permet de conclure des accords internationaux, a indiqué M. Mulroney.«Cela a nécessité de convaincre le président des États-Unis, les principaux démocrates [de l\u2019opposition] \u2014 y compris les présidents des comités au Sénat et à la Chambre \u2014, les groupes d\u2019intérêt et les médias à Washington \u2014 parce qu\u2019ils avaient tous leur mot à dire.» «Cela doit être fait par le premier ministre du Canada.Vous ne pouvez rien déléguer de tout cela.» DE L\u2019ORDRE CHEZ SOI D\u2019ABORD Mais, d\u2019abord, le Canada a dû mettre de l\u2019ordre dans sa propre maison.«Nous avons développé une politique des \u201cmains propres\u201d.J\u2019ai reconnu que nous étions responsables d\u2019une partie des pluies acides, et nous allions les nettoyer, puis nous allions demander aux Américains de faire de même.» M.Mulroney a travaillé avec le premier ministre libéral de l\u2019Ontario de l\u2019époque, David Peterson, et sa propre conseillère principale en politiques, Elizabeth May, qui, des années plus tard, deviendrait cheffe du Parti vert fédéral.Il a convaincu les sept provinces les plus à l\u2019est du Canada, où le problème était le plus grave, d\u2019accepter de réduire de moitié les émissions causant les pluies acides.«Si nous avions fait le tour du monde pour prêcher sur l\u2019environnement, quelqu\u2019un [aurait] dit : \u201cEh bien, vous savez, M.Mulroney, c\u2019est très intéressant, mais qu\u2019est-ce que vous avez fait pour les pluies acides chez vous?\u201d» À l\u2019époque, comme aujourd\u2019hui, le premier ministre a fait face à des inquiétudes sur les effets que l\u2019action environnementale aurait sur l\u2019économie.«Je savais que certains des conseillers principaux [de M. Bush] suggéraient d\u2019éviter toute action contre les pluies acides.Ils disaient que cela nuirait à la productivité américaine et à la croissance de la richesse.Mais cela ne l\u2019a pas dérangé.» Les dirigeants, a-t-il dit, doivent voir le long terme.«Comme [l\u2019ancien président américain] Bill Clinton l\u2019a dit un jour, «le leadership est la capacité de regarder un peu partout».En regardant vers l\u2019avenir, à l\u2019époque où j\u2019étais là \u2014 il y a longtemps maintenant \u2014 sans la solution aux pluies acides, vous auriez vu un désastre environnemental pour le Canada et les États-Unis.» «Si vous regardez ce qui s\u2019en vient maintenant, et que vous n\u2019agissez pas dans le domaine des changements climatiques, devinez ce qui va vous arriver dans 25 ans?» À l\u2019époque, le premier ministre Brian Mulroney a fait face à aux inquiétudes des Américains sur les effets que l\u2019action environnementale pour stopper les pluies acides aurait sur l\u2019économie.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK CHANGEMENTS CLIMATIQUES LES LEÇONS DES PLUIES ACIDES leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 55 0057761 Nos infolettres quotidiennes ont déjà séduit plus de 104090 lecteurs!* Oui je le veux! Pas besoin de regarder chez le voisin, l\u2019information de qualité livrée avec passion, c\u2019est ici que ça se passe! Inscrivez-vous sur leSoleil.com NUMÉR IQUE Gratuites et variées | Distribuées matin, soir et en week-end par courriel Parlent d\u2019enjeux d\u2019ici | Vont à l\u2019essentiel | Livrées avec une touche personnalisée Faites le saut et inscrivez-vous! Cette fois, c\u2019est sans engagement! Promis!** ** 228230 lecteurs dans l\u2019ensemble des infolettres diffusées par les Coops de l\u2019information.** Aucune entente légale ni formelle n\u2019est nécessaire pour s\u2019inscrire.Seul le consentement à une information vérifiée, diversifiée et de qualité est requise.Bonne lecture! SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 56 Joe Biden avance et impose son style, sans tweets rageurs JEROME CARTILLIER Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le gigantesque plan de soutien à l\u2019économie est là, la campagne de vaccination anti-COVID s\u2019accélère de façon spectaculaire : Joe Biden marque des points, avec une forme de discrétion revendiquée.Une machine bien huilée, une approche méthodique, une présidence sans drames.Ses détracteurs ironisent sur un locataire de la Maison-Blanche sans relief, voire ennuyeux?Ces attaques ne dérangent pas le 46e président de l\u2019histoire des États-Unis.Au contraire.Élu sur une promesse de calme, Joe Biden offre depuis 50 jours à l\u2019Amérique et au monde une présidence «tout simplement moins épuisante», comme l\u2019avait prédit Barack Obama en campagne pour son ancien vice-président.E t , a v e c l \u2019a d o p t i o n p a r l e Congrès, mercredi, de son plan de 1900 milliards de dollars, il engrange, peu après son arrivée, un indéniable succès législatif qui restera, quoiqu\u2019il arrive, un marqueur de son mandat.CONTRASTE SAISISSANT Celui qui n\u2019évoque presque jamais son bouillonnant prédécesseur («l\u2019ancien gars», lâchait-il, un peu méprisant, mi-février) a imposé, en moins de deux mois, un style apaisé.Ses tweets passent inaperçus.Les fuites sur d\u2019éventuels tiraillements au sein de l\u2019exécutif sont presque inexistantes.Et les prises de bec annoncées avec l\u2019aile gauche de son parti n\u2019ont, à ce stade, pas eu lieu.Le contraste avec le début du mandat Trump est saisissant.À la même époque, le tempétueux républicain avait déjà été confronté à une avalanche de polémiques et contraint de se séparer de son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn.Communication millimétrée à l\u2019appui, Joe Biden met en scène sa proximité avec les Américains et s\u2019en tient à des allocutions plutôt courtes et sans effets de manche.«Quand j\u2019ai été élu, j\u2019ai dit nous allions cesser les bagarres sur Twitter et nous concentrer sur les résultats concrets pour les Américains», a-t-il martelé le week-end dernier.Son gigantesque plan de relance n\u2019a pas emporté l\u2019adhésion des républicains.Il ne fait pas l\u2019unanimité parmi les économistes, certains s\u2019inquiétant de ces sommes démesurées et d\u2019une possible surchauffe de l\u2019économie.Mais il a le soutien clair d\u2019une écrasante majorité d\u2019Américains.Selon un sondage du Pew Research Center rendu public mardi, 70 % d\u2019entre eux y sont favorables.Pour Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche, la conclusion est évidente : «Les républicains à Washington sont en décalage avec le reste du pays».Concrètement, des dizaines de millions d\u2019Américains vont recevoir un chèque dans les semaines à venir.Symbole d\u2019un changement d\u2019ère : la Maison-Blanche a précisé que le nom de Joe Biden n\u2019y figurerait pas, contrairement à celui de Donald Trump lors du premier plan de sauvetage adopté en mars 2020.DES LEÇONS D\u2019OBAMA Par ailleurs, le président pourrait se montrer plus présent et sortir plus souvent de la Maison-Blanche pour défendre son plan fraîchement adopté.Il a clairement indiqué qu\u2019il voulait adopter une approche différente de celle de Barack Obama en 2009, lors d\u2019un autre plan de sauvetage spectaculaire.«Barack était très modeste, il ne voulait pas faire, selon ses mots, de tour d\u2019honneur [.] Et, de manière ironique, nous avons payé pour cette humilité», a-t-il expliqué la semaine dernière.Mais si le vote du Congrès sur l\u2019une de ses promesses emblématiques de campagne s\u2019est bien terminé, il a aussi été porteur d\u2019un avertissement.Joe Biden le sait : il n\u2019a qu\u2019une faible marge de manœuvre au Congrès.Et comme l\u2019ont montré les tractations de dernière minute avec Joe Manchin, sénateur démocrate de Virginie occidentale, il n\u2019est pas à l\u2019abri de tensions dans son camp.Or celui qui, en campagne, mettait inlassablement en avant sa très longue arrière au Sénat comme gage de capacité à trouver des compromis avec ses adversaires politiques, n\u2019a pas obtenu une seule voix républicaine au Sénat.Sur les infrastructures, le climat ou l\u2019immigration, il sait qu\u2019il devra se préparer à d\u2019âpres batailles sur la colline du Capitole.Pour l\u2019heure, il peut se satisfaire d\u2019un sondage flatteur, le dernier en date d\u2019ABC News/Ipsos : plus de deux tiers des Américains (68 %) approuvent sa gestion de la pandémie.Joe Biden ne déclenche, pas dans les rangs républicains, l\u2019hostilité dont Barack Obama fut souvent la cible durant ses deux mandats.Et il offre, à ce stade, peu d\u2019angles d\u2019attaque à ses adversaires.Certains des opposants tentent cependant dépeindre un président surprotégé par ses équipes, de peur qu\u2019il ne multiplie les gaffes.Et sa réticence à répondre aux questions des journalistes dans le cadre d\u2019une conférence de presse, qui permet des relances, fait l\u2019objet de critiques croissantes.Depuis sa prestation de serment, le 20  janvier, il ne s\u2019est en effet jamais plié à cet exercice potentiellement périlleux, contrairement à Donald Trump et Barack Obama au même stade de leur mandat.«Il a participé à environ 40 questions/réponses depuis son arrivée», a répondu, agacée, sa porte-parole, évoquant les échanges informels \u2014  et rapides  \u2014 entre le présidente et les journalistes dans le Bureau ovale ou lors de ses rares déplacements.Quid d\u2019une véritable conférence de presse?«Avant la fin du mois de mars», a-t-elle promis.PEU D\u2019ÉCLAT, MAIS DES RÉSULTATS Le gigantesque plan de relance de Joe Biden n\u2019a pas fait l\u2019unanimité, mais le président américain a le soutien clair d\u2019une majorité de citoyens.Selon un sondage, 70 % d\u2019entre eux y sont favorables.\u2014 PHOTO AP, ANDREW HAMIK leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 57 LE MONDE CLAUDINE WERY Agence France-Presse MATA\u2019UTU \u2014 Exempt de la maladie pendant un an, l\u2019archipel français de Wallis et Futuna connaît depuis dimanche une flambée de l\u2019épidémie de CO- VID-19, semant l\u2019inquiétude dans la population, et des interrogations sur la vigilance des autorités sanitaires.«On n\u2019a pas du tout l\u2019habitude de porter un masque, mais plus l\u2019épidémie progresse, plus les gens respectent les gestes barrière.Nous vivons dans la peur», a confié à l\u2019AFP Malia-Losa Siakinuu, retraitée de l\u2019enseignement.«On s\u2019inquiète, car on sait qu\u2019on ne dispose pas de personnel et de matériel hospitaliers suffisants pour le nombre de malades», a-t- elle ajouté.Le tout premier cas autochtone de COVID-19 a été détecté samedi dernier dans le petit archipel polynésien d\u2019environ 11 500 habitants, avant que les chiffres ne s\u2019emballent.Entre mercredi et vendredi, le nombre de cas a plus que doublé, passant de 67 à 146, dont deux en réanimation, pour plus d\u2019un millier de tests effectués.Un c o n f i n e m e n t « s t r i c t e t contrôlé» a été décrété pour deux semaines par les autorités locales tandis que des mesures sont prises pour isoler les personnes positives à leur domicile ou à l\u2019hôpital.Tous les établissements scolaires sont fermés, les vols entre Wallis et l\u2019île sœur de Futuna ont été suspendus et les dernières messes ont été célébrées dimanche dans ces îles où religion et coutume fondent l\u2019identité.Alors que depuis environ un an, une quatorzaine en hôtel est obligatoire pour tout passager arrivant dans l\u2019archipel dont la sortie est conditionnée à deux tests PCR négatifs, les habitants s\u2019interrogent sur la faille qui a finalement permis au virus d\u2019entrer.Le premier patient décelé samedi, employé dans un collège, était, selon les autorités, arrivé à Wallis le 18 janvier et était sorti de qua- torzaine le 31 janvier après deux tests négatifs.Cet homme, évacué depuis dans un état grave en Nouvelle- Calédonie, aurait donc contracté la COVID-19 dans l\u2019archipel où, de source médicale, on estime que le virus circulait à bas bruit depuis plusieurs semaines.QUATORZAINES DÉFAILLANTES Des informations communiquées par les autorités calédoniennes indiquent que ce malade «aurait développé les premiers symptômes mi-février».À l\u2019époque, il n\u2019aurait pas été soumis à un test PCR.Joints par l\u2019AFP, des habitants font état «d\u2019une épidémie de grippe avec des maux de tête et de la toux depuis début février, sans que des tests à la COVID-19 soient prescrits».«Il a dû y avoir une faille dans la gestion des quatorzaines, puis un relâchement dans les tests», e st i m e u n f o n c t i o n na i re d e Nouvelle-Calédonie où le virus s\u2019est propagé, en raison de la bulle sanitaire qui avait été mise en place avec Wallis et Futuna, distantes de 1800 km.Contactées, les autorités sanitaires et administrat ives de Wallis et Futuna n\u2019étaient pas disponibles vendredi pour donner plus de précisions.Je u d i , S é b a s t i e n L e c o r n u , ministre des Outre-mer, a toutefois indiqué dans une déclaration officielle à la télévision publique de l\u2019archipel «qu\u2019une enquête sanitaire était en cours et que ses conclusions seraient rendues publiques».«J\u2019ai donné pour consigne la plus grande transparence», a-t-il ajouté.VACCINS ET RENFORTS HUMAINS Compte tenu de l\u2019urgence de la situation, M.Lecornu a annoncé l\u2019envoi dans les prochains jours «de pas moins de 18 000 doses de vaccins, une quantité suffisante pour vacciner toutes les personnes majeures qui le souhaiteront à Wallis et Futuna».Des renforts humains, «plus de 50 professionnels de santé», et matériels, dont 16 000 tests, sont également en cours d\u2019acheminement pour renforcer les capacités hospitalières limitées.«À Futuna, nous avons un lit de réanimation», a indiqué à l\u2019AFP le directeur de l\u2019hôpital Patrick Guil- lemin, alors que celui de Wallis en aurait deux et une quinzaine de respirateurs.La progression du virus inquiète d\u2019autant plus que les habitants de Wallis et Futuna présentent un nombre important de comor- bidités qui les rend particulièrement vulnérables.Selon une enquête publiée en 2020, 70 % de la population souffre d\u2019obésité, 25 % de diabète et environ 30 % d\u2019hypertension.ARCHIPEL DE WALLIS ET FUTUNA LA PEUR S\u2019INSTALLE AVEC LA COVID Le tout premier cas autochtone de COVID-19 a été détecté samedi dernier dans Wallis et Futuna, petit archipel polynésien d\u2019environ 11 500 habitants, avant que les chiffres ne s\u2019emballent.\u2014 PHOTO AFP, THEO ROUBY Responsable Mathieu Farago 418 932-1903 Camelot motorisé recherché \u2022 Samedimatin \u2022 seCteUr Sainte-Foy revenus 250$/ 2 sem. SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 58 LE MONDE Agence France-Presse PARIS \u2014 De l\u2019émergence de la maladie en Chine fin 2019 aux actuelles campagnes de vaccination, retour sur les 10 moments clés de l\u2019épidémie de COVID-19, qualifiée il y a un an par l\u2019OMS de pandémie.1 ÉMERGENCE Le 31 décembre 2019, l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) est informée de cas inquiétants de pneumonie dans la ville chinoise de Wuhan.Le 7 janvier 2020, la cause est identifiée : un nouveau virus de la famille des coronavirus.Quatre jours après, Pékin annonce le premier mort officiel de la maladie, ensuite baptisée COVID-19.Le 23 janvier, Wuhan est coupée du monde.Le premier décès officiel hors d\u2019Asie intervient le 15 février : un touriste chinois hospitalisé en France.2 PANDÉMIE Le 6 mars, l\u2019épidémie passe la barre des 100 000 cas recensés officiellement dans le monde.Premier pays européen touché, l\u2019Italie impose un confinement au nord, étendu ensuite à tout le territoire.Le 11 mars, l\u2019OMS qualifie la COVID-19 de pandémie.Les marchés boursiers plongent.Gouvernements et banques centrales annoncent des premières mesures massives de soutien à l\u2019économie.3 L\u2019EUROPE SE BARRICADE Le 16 mars, l\u2019Allemagne appelle sa population à «rester à la maison» et le Royaume-Uni à éviter tout «contact social».La France est confinée à partir du 17 tandis que l\u2019Union européenne ferme ses frontières extérieures.Le 24, les Jeux olympiques de Tokyo de juillet 2020 sont reportés.4 LA MOITIÉ DE L\u2019HUMANITÉ CONFINÉE Des mesures de confinement sont prises partout dans le monde.Le 2 avril, plus de 3,9 milliards de personnes, soit la moitié de l\u2019humanité, sont contraintes ou appelées à se confiner, selon un décompte de l\u2019AFP.La barre du million de cas recensés est franchie.Transport aérien, construction automobile, tourisme, grande distribution : de nombreux secteurs souffrent et suppriment des emplois.5 LA POLÉMIQUE HYDROXY­ CHLOROQUINE Promue par le médecin français Didier Raoult, soutenue par le président américain Donald Trump, l\u2019hydroxychloroquine est classée comme inefficace par une étude internationale retentissante, publiée le 22 mai, puis retirée en raison de doutes sur la fiabilité des données.Plusieurs autres études concluront également à son inefficacité.6 POUSSÉE EN AMÉRIQUE LATINE Le 7 juin, la pandémie dépasse les 400  000 morts et progresse fortement en Amérique latine.Le Brésil devient le deuxième pays le plus endeuillé, derrière les États-Unis, tandis que son président Jair Bolsonaro minimise la gravité de la maladie.Lui-même sera infecté, tout comme Donald Trump et d\u2019autres dirigeants à travers le monde.7 MASQUES ET ANTI­MASQUES La recrudescence des cas conduit plusieurs pays européens à imposer le port du masque dans les transports, rues, écoles ou entreprises.À la fin de l\u2019été, des protestations contre les restrictions sont organisées dans plusieurs capitales.8 DEUXIÈME ET TROISIÈME VAGUES Le seuil du mill ion de morts dans le monde est dépassé le 28 septembre.En Europe, les contaminations flambent en octobre et de nombreux pays décrètent reconfinements et couvre-feux, partiellement allégés pour les fêtes de fin d\u2019année.En plein tumulte politique liée à la victoire contestée par Donald Trump de Joe Biden à l\u2019élection présidentielle, les États-Unis s\u2019enfoncent dans la crise sanitaire : un nouveau pic de décès est franchi le 13 janvier 2021 avec 4470 morts en 24 heures.Le 23 février, le pays affiche plus d\u2019un demi-million de morts, plus que «la Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale et guerre du Vietnam réunies», déplore Joe Biden.9 ÉMERGENCE DE VARIANTS Début 2021, les variants du virus dits «anglais», «sud- africain» et «brésilien», plus contagieux et potentiellement plus mortels, s\u2019étendent dans le monde, obligeant l\u2019Europe à durcir les mesures sanitaires : fermetures de frontières, couvre-feux, reconfinements.Le seuil des deux millions de morts à l\u2019échelle du globe est franchi le 15 janvier, le cap des 100 millions de cas officiels le 26.10 L\u2019ESPOIR DES VACCINS Les campagnes de vaccination qui ont démarré en décembre au Royaume-Uni, Russie, États-Unis et Union européenne s\u2019accélèrent début 2021.Mais des problèmes de livraison en particulier pour le vaccin du britannique AstraZeneca, retardent le processus en Europe.Début mars, l\u2019épidémie marque le pas aux États-Unis, mais repart en Europe et dépasse le seuil des 700000 morts en Amérique latine.Alors que plus de 300 millions de doses de vaccins ont été administrées dans le monde, certains pays commencent à alléger leurs restrictions.COVID-19 LES 10 MOMENTS CLÉS D\u2019UNE CRISE MONDIALE Premier pays européen touché, l\u2019Italie impose un confinement au nord, notamment à Milan.À gauche, le Français Didier Raoult, promoteur de l\u2019inefficace hydroxychloroquine.P H O T O A R C H I V E S A F P , M I G U E L M E D I N A P H O T O A R C H I V E S A F P , G É R A R D J U L I E N leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 59 LE MONDE GENÈVE \u2014 Lourdes charges de travail, manque de ressources et stress professionnel poussent le personnel infirmier à l\u2019«exode», alors qu\u2019au moins 3000 sont décédés de la COVID, a alerté jeudi le Conseil international des infirmières (CII).Pour cette fédération basée à Genève, qui réunit plus de 130 associations nationales représentant plus de 27 millions d\u2019infirmières et d\u2019infirmiers dans le monde, l\u2019effet COVID associé à la pénurie actuelle du nombre d\u2019infirmières et les départs à la retraite menace l\u2019avenir de la profession, soumise depuis un an à une énorme pression supplémentaire.Le monde est entré dans la pandémie alors qu\u2019existait déjà une pénurie d\u2019environ six millions d\u2019infirmières.Sans compter que les systèmes de santé étaient extrêmement mal préparés à l \u2019urgence mondiale, de nombreux pays manquant de lits de soins intensifs, de respirateurs et d\u2019autres technologies, tandis que les équipements de protection individuelle étaient eux aussi en nombre insuffisant.La main-d\u2019œuvre infirmière mondiale est par conséquent «sous une pression intolérable», à tel point que le nombre d\u2019infirmiers et infirmières qui ont l\u2019intention de quitter la profession a augmenté considérablement, relève le CII, qui met en garde contre un véritable «exode d\u2019infirmières».L\u2019effet COVID associé à la pénurie actuelle de personnel infirmier et aux départs à la retraite d\u2019ici à 2030 de quatre millions d\u2019infirmières pourrait entraîner à terme, selon la fédération, une diminution de dix millions de personnels infirmiers, sur les 27 millions d\u2019infirmières et d\u2019infirmiers dans le monde.AFP AU MOINS 3000 INFIRMIÈRES ET INFIRMIERS DÉCÉDÉS AGNÈS PEDRERO Agence France-Presse GENÈVE \u2014 Il y a un an, l\u2019Organisation mondiale de la santé qualifiait la COVID de pandémie.Sa gestion de la crise a très rapidement été critiquée, mais l\u2019agence a su depuis redorer quelque peu son image.Vo i c i u n a p e rç u d e s v e nt s contraires, et parfois favorables, qui ont soufflé sur le bras sanitaire des Nations unies depuis l\u2019apparition du coronavirus fin décembre 2019 en Chine.TROP LENTE L\u2019OMS a dès le début été accusée d\u2019avoir mal géré la crise.Certains lui ont reproché d\u2019avoir tardé à reconnaître que la transmission du virus entre humains était possible, mais c\u2019est sur ses réticences à déclarer l\u2019alerte sanitaire, puis la pandémie que les principales critiques se fondent.Il aura fallu attendre le 30 janvier pour que l\u2019OMS déclare une «urgence de santé publique de portée internationale», les experts de l\u2019organisation n\u2019ayant pas réussi à s\u2019entendre lors d\u2019une réunion le 22 janvier.En outre, la formule, bien qu\u2019elle soit le plus haut niveau d\u2019alerte possible prévu par le Règlement sanitaire international de l\u2019OMS, était trop technique pour le grand public.Ce n\u2019est que le 11 mars 2020 que le directeur de l\u2019OMS, Tedros Adha- nom Ghebreyesus, a qualifié la situation de «pandémie».Ce mot n\u2019existe pas dans la classification de l\u2019OMS pour définir les stades épidémiques, mais son utilisation avait suscité une véritable prise de conscience sur les dangers du nouveau coronavirus, poussant la planète à se confiner.SOUS INFLUENCE CHINOISE L\u2019agence sanitaire de l\u2019ONU a été accusée d\u2019aligner ses positions sur celles de la Chine, soupçonnée par certains, en particulier l\u2019administration de l\u2019ancien président américain Donald Trump, d\u2019avoir dissimulé l\u2019émergence du virus.Il a été reproché à l\u2019OMS de ne pas avoir réussi à envoyer plus rapidement des experts en Chine pour enquêter sur l\u2019origine du virus.«Ils sont une marionnette de la Chine», avait résumé Trump, qui avait coupé les ponts entre les États-Unis et l\u2019OMS, privant l\u2019organisation de son principal bailleur de fonds.Même si le nouveau président américain Joe Biden a fait revenir les États-Unis dans le giron de l\u2019OMS et changé de ton à son égard, i l maintient certaines des critiques formulées par son prédécesseur.La nouvelle administration n\u2019a pas caché ses «inquiétudes» concernant les premiers résultats de l\u2019enquête de l\u2019OMS sur l\u2019origine du coronavirus en Chine.PEU RÉACTIVE Beaucoup ont reproché à l\u2019OMS d\u2019avoir donné des recommandations inadéquates, en particulier sur les masques.Le 6 avril 2020, l\u2019OMS affirmait encore que leur usage généralisé n\u2019était justifié que si les autres mesures barrière étaient difficiles à mettre en place.Ce n\u2019est que le 5 juin que l\u2019OMS a re commandé les masques dans les lieux très fréquentés des régions très touchées par la COVID-19.D\u2019autres ont également reproché à l\u2019OMS de ne pas avoir demandé la fermeture des frontières et la suspension du trafic aérien pour empêcher le virus de s\u2019étendre à la planète.NOBEL DE LA PAIX?Si l\u2019OMS a été critiquée pour la lenteur de son action au début de la crise, ses efforts en matière de communication ont en revanche été salués.Cette straté gie est centré e autour du patron de l \u2019OMS, l\u2019Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui inter vient publiquement quasiment tous les jours, martelant à l\u2019envie ses recommandations et réfutant les critiques.Cet engagement a été salué par de nombreux pays.L\u2019OMS a aussi été louée par de nombreux pays, notamment en développement, pour son soutien dans la réponse à la pandémie, en distribuant notamment des équipements de protection et des tests.Mais c\u2019est le système Covax, destiné à lutter contre l\u2019iniquité des campagnes de vaccination en fournissant des doses gratuites, qui l\u2019a véritablement replacé au centre du jeu en lui permettant de remplir son rôle humanitaire.À l\u2019origine de ce système, l\u2019OMS, l\u2019Alliance du vaccin (Gavi) et la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) sont même entrées dans la course au Nobel de la Paix.L\u2019OMS, DES CRITIQUES.AU NOBEL?Un usager du métro de Barcelone porte un masque pour prévenir la propagation du coronavirus, le 18 mars 2020.Une semaine plus tôt, et après des semaines de résistance, le directeur de l\u2019OMS avait qualifié la situation de pandémie.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, EMILIO MORENATTI SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 60 LE MONDE COUP D\u2019ŒIL PHOTO AFP, KHALED DESOUKI leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 61 LE MONDE Agence France-Presse LE CAIRE \u2014 Du sommet de son pigeonnier en bois avec vue imprenable sur les pyramides de Guizèh, Abdel Rahmane Gamal fait tournoyer, au rythme de ses sifflements, une vingtaine de pigeons dans les airs, sous la lumière chaude du crépuscule égyptien.Élever des pigeons est «un bon passe-temps [.] quand on est à la maison et qui empêche de faire des bêtises», assure le jeune trentenaire qui a découvert ce loisir quand il avait six ans.Désormais, avec son frère Omar, 28 ans, il dresse une quarantaine d\u2019oiseaux sur le toit familial, dans le quartier populaire de Nazlet al-Seman, au pied du plateau de Guizèh, près du Caire.La colombophilie est attestée «depuis l\u2019époque pha- raonique» en Égypte, avec «des pigeons sculptés sur les murs des temples», raconte Ahmed Khalifa, président de l\u2019Union égyptienne du pigeon voyageur.Cette tradition essentiellement masculine s\u2019est implantée ailleurs en Afrique du Nord et au Moyen- Orient, où des pigeons sont élevés pour des courses, des jeux ou.dans un but culinaire.Et, dans une région perturbée par les conflits et la pandémie de COVID-19, la colombophilie reste populaire.En Syrie, si dix années de guerre et la crise économique ont contraint beaucoup d\u2019éleveurs à vendre leurs oiseaux, la discipline persiste dans les camps de déplacés d\u2019Idleb (nord-est), où des marchés sont organisés, selon un correspondant de l\u2019AFP.De même, des courses de pigeons ont continué de se tenir au Yémen, malgré le conflit qui ravage ce pays depuis 2014.De leur côté, les «matyarchis» (éleveurs) irakiens, longtemps considérés comme immoraux et peu fiables, ont été réhabilités aux yeux de la société ces dernières années, leur passe-temps devenant même coté.Dans cette région du globe, les pigeons de course, dont les plus rapides atteignent environ 100 km/h, se vendent entre quelques dizaines et des milliers de dollars, une vente irakienne ayant culminé à 180 000 dollars il y a quelques années.En Égypte, des centaines voire des milliers de volatiles participent à de telles courses.Les pigeons font aussi l\u2019objet de joutes, en particulier dans les zones défavorisées, où beaucoup d\u2019immeubles grisâtres sont surmontés de colombiers aux couleurs vives.Les lâchers quotidiens s\u2019accompagnent de jeux : les éleveurs font voler leurs pigeons en espérant ramener des oiseaux dans leur pigeonnier.L\u2019adversaire tente alors de récupérer l\u2019oiseau (identifié à son propriétaire par une bague) lors des prochains jeux ou paie une rançon.Parallèlement, le pigeon est aussi apprécié pour sa viande.Des recettes ancestrales existent du Maroc au Golfe, en passant par l\u2019Égypte où le «hamâm mahchi» \u2014 pigeonneau farci au riz ou au blé concassé \u2014 est un mets recherché, notamment pour ses vertus aphrodisiaques supposées.«Les Égyptiens ont une croyance ancienne dans le fait que le pigeon donne de la vigueur à l\u2019époux lors de la nuit de noces», raconte Khaled Ali, gérant du restaurant Farahat, à l\u2019ouest du Caire.Il peut servir des centaines de pigeons par jour, notamment à de jeunes mariés.PASSION PIGEONS AU PAYS DES PHARAONS SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 62 LE MONDE Du métro au supermarché, la reconnaissance faciale s\u2019insinue dans la vie des Russes ANDREA PALASCIANO Agence France-Presse MOSCOU \u2014 Des caméras quadrillant la ville aux portiques des métros et aux caisses des supermarchés, la reconnaissance faciale progresse à grande vitesse en Russie, entre progrès technologique et craintes de dérives au bénéfice des autorités.Baisser son masque, regarder la caméra, et hop, les courses sont payées.Aux caisses automatiques d\u2019une des principales chaînes de supermarché russes, des clients curieux testaient la nouveauté introduite cette semaine à Moscou par X5, le premier groupe de distribution du pays.Le groupe, auquel appartiennent les omniprésents supermarchés Perekrestok et Pyaterotchka, s\u2019est associé au système de paiement Visa ainsi qu\u2019à Sberbank, première banque russe et géant public aujourd\u2019hui en pleine mutation en mastodonte numérique.De 52 actuellement à Moscou, le nombre de supermarchés connectés au système doit être porté à 3000 dans toute la Russie d\u2019ici fin 2021, a précisé à l\u2019AFP Ivan Melnik, directeur de l\u2019innovation chez X5.«C\u2019est pratique, il ne faut pas avoir son portefeuille sur soi ou sortir son téléphone de sa poche, il faut juste appuyer sur un bouton et payer avec son visage», explique M. Melnik.Il assure également que ces transactions sont «sûres, sécurisées, cryptées», et les tentatives d\u2019usurpation d\u2019identité exclues grâce à une caméra 3D qui mesure la profondeur du visage.«Pour les personnes âgées, bien sûr, c\u2019est nouveau» et peut entraîner un «manque de confiance», concède-t-il.«Mais moi je trouve cette idée très cool», affirme Andreï Epifanov, 28 ans, employé de la banque privée Alfa Bank, dans les couloirs d\u2019un Perekrestok mosco- vite mardi.LA PANDÉMIE, CATALYSEUR Derrière ce système, il y a Sber- bank qui, depuis plusieurs mois, propose à ses dizaines de millions de clients \u2014 le groupe affirme que 70 % de la population russe utilise ses services \u2014 d\u2019enregistrer leurs données biométriques pour accéder au paiement par reconnaissance faciale.La pandémie a provoqué un bond en avant de ces technologies.«L\u2019envie des Russes de se protéger pendant la pandémie a propulsé la demande de paiements sans espèces», assure dans un communiqué Mikhaïl Berner, chargé de la Russie chez Visa, affirmant que cela va continuer après la pandémie.Selon le quotidien Kommersant mercredi, les autorités sont néanmoins frustrées par la lente progression de la collecte de données biométriques lancée en 2018.L\u2019objectif serait de porter le nombre de personnes ayant cédé ces données aux autorités de 164 000 actuellement à plus de 70 millions d\u2019ici deux ans.Citant une source proche du dossier, le quotidien indique que pour accélérer le processus, certains services publics pourraient devenir inaccessibles aux récalcitrants.«PAS CONSENTI» À Moscou, la municipalité a encore renforcé son gigantesque arsenal de plus de 100 000 caméras de surveillance \u2014 un des plus importants du monde \u2014 et l\u2019a utilisé pour contrôler le respect du confinement et des quarantaines liés à la pandémie.Le métro de Moscou a commencé en septembre 2020 à monter des caméras de reconnaissance faciale sur ses portiques.Début mars, la Ville a annoncé que toutes les stations de son territoire étaient désormais équipées.Dans l\u2019immédiat pour surveiller, et bientôt pour payer.«Seules les personnes figurant sur la liste des personnes recherchées sont contrôlées», affirmait dans une entrevue sur Lenta.ru début mars Andreï Kitchiguine, chef adjoint du métro chargé de la sécurité.«Les informations sont stockées dans un centre de données auquel seules les forces de l\u2019ordre ont accès», ajoutait-il, précisant que depuis le lancement en septembre, environ 900 personnes avaient été arrêtées.Si le consentement sera requis pour les paiements, cela n\u2019est pas le cas pour les caméras municipales utilisant la reconnaissance faciale pour arrêter des présumés criminels.«Selon la loi, les citoyens doivent consentir à l\u2019utilisation des données biométriques, mais dans le cas de la reconnaissance faciale, nous n\u2019avons pas consenti», tonne une campagne contre «la surveillance massive» assortie d\u2019une pétition lancée l\u2019année dernière par l\u2019association de défense des libertés numériques Roskomsvoboda.Les inquiétudes ont redoublé lors des manifestations début 2021 en soutien à l\u2019opposant incarcéré Alexeï Navalny.Une activiste d\u2019opposition de premier plan, Aliona Popova, avait dénoncé l\u2019utilisation de la reconnaissance pour l\u2019identifier, ainsi que ses partisans présents aux rassemblements.«C\u2019est pratique, il ne faut pas avoir son portefeuille sur soi ou sortir son téléphone de sa poche, il faut juste appuyer sur un bouton et payer avec son visage» \u2014 Ivan Melnik, directeur de l\u2019innovation chez X5 Aux caisses automatiques d\u2019une des principales chaînes de supermarché russes, des clients curieux testaient la nouveauté introduite cette semaine à Moscou.\u2014 PHOTO AFP, DIMITAR DILKOFF PAYER L\u2019ÉPICERIE.AVEC SON VISAGE leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 63 LE MONDE JASTINDER KHERA Agence France-Presse LINZ \u2014 Lorsqu\u2019il a été contacté par une femme prétendant avoir déniché dans son grenier des lettres centenaires écrites par le père d\u2019Adolf Hitler, l\u2019historien autrichien Roman Sandgruber s\u2019est montré naturellement méfiant.«Au début, j\u2019étais plutôt sceptique : on sait très peu de choses sur la jeunesse» du Führer «et encore moins sur son père», avoue à l\u2019AFP ce spécialiste, qui s\u2019attendait à tomber une fois de plus sur une découverte farfelue.Pourtant la correspondance jaunie s\u2019est bien vite révélée authentique : écriture soignée, timbres d\u2019époque, signature tristement célèbre et même cachets de cire intacte.les 31 missives étaient bien de la main d\u2019Alois Hitler.De quoi permettre à l\u2019universitaire âgé de 74 ans d\u2019écrire la première biographie du patriarche, né en 1837 et mort en 1903.Adolf était alors tout juste âgé de 14 ans.Le livre en allemand (non traduit) a été publié le 22 février.Un événement : à ce jour, ces courriers sont les très rares connus du père du dictateur, qui a eu huit enfants fruits de trois mariages.Ils ont été rédigés par Alois Hitler du temps de l\u2019Empire austro- hongrois, à l\u2019attention d\u2019un certain Josef Radlegger.À cet employé des Ponts et Chaussées, il voulait racheter une ferme dans un village de Haute- Autriche (nord) en 1895, six ans après la naissance du petit Adolf.MÈRE «ÉMANCIPÉE» «Il y a une atmosphère très familière entre les deux correspondants qui se racontent beaucoup de ragots», explique M.Sandgruber à la bibliothèque universitaire de la ville de Linz, en manipulant délicatement les missives.Si l\u2019on n\u2019ignorait pas qu\u2019Alois, né hors mariage, était un «chef de famille tyrannique», les échanges offrent un nouvel éclairage, celui «d\u2019une vie familiale qui n\u2019était pas toujours désagréable».Ils donnent aussi une image différente de la mère Klara, dépeinte par Adolf Hitler comme une tranquille «petite ménagère» dans son livre Mein Kampf.«Ma femme aime être active et possède un certain enthousiasme ainsi qu\u2019une bonne compréhension de la chose économique», écrit ainsi Alois Hitler à son partenaire commercial.Klara, l \u2019une des rares p er- sonnes à ne pas subir les foudres d\u2019Alois, apparaît dans ses courriers comme «une femme profondément émancipée, comme on dirait aujourd\u2019hui», selon Roman Sandgruber.Les traces laissées par le fonctionnaire des douanes témoignent aussi de son ascension sociale et d\u2019une soif de respectabilité locale passant par la propriété terrienne.Bien que le chercheur se garde d\u2019établir des comparaisons hâtives entre Alois et son fils, il voit en eux un point commun: ce sont des «autodidactes» revendiqués.«Tous les deux méprisaient ceux qui avaient suivi une scolarité classique \u2014 les universitaires, les notaires, les juges, et plus tard même les officiers militaires», dit- il, ajoutant qu\u2019ils se prenaient pour des «génies».AU DÉTOUR DE TRAVAUX Roman Sandgruber est plus prudent sur les racines de l\u2019antisémitisme d\u2019Adolf Hitler : des propos haineux du père envers les Juifs ont bien été retrouvés plus tard dans sa vie, mais l\u2019historien évoque plus largement l\u2019influence sur le futur dictateur nazi d\u2019un racisme répandu dans la société autrichienne de l\u2019époque.To u t c e la n e s e ra i t ja ma i s remonté à la lumière sans.des travaux d\u2019isolation thermique! Il y a quelques années, une Autrichienne à mille lieues de se douter de ce qui reposait sous son toit décide d\u2019isoler le plancher du grenier et vide pour cela les combles.Elle savait que son arrière- arrière-grand-père, Josef Radleg- ger, avait vendu des biens à Alois Hitler, mais Annelise Smigielski ne pensait pas tomber sur son écriture, au milieu d\u2019un tas de courriers qui dormaient là depuis des lustres.Il lui a rapidement semblé que le père Hitler «s\u2019énervait de tout», raconte-t-elle à l\u2019AFP, en ajoutant que l\u2019écriture était difficile à déchiffrer.Connaissant les précédentes recherches de Roman Sandgru- ber, elle a trouvé préférable de lui confier ces archives en 2017.Tous deux ont été surpris par l\u2019attention internationale dont fait maintenant l\u2019objet ce livre, dont la presse parle du Pérou jusqu\u2019en Chine.Mme Smigielski se dit même un peu dépassée par les sollicitations des journalistes.Elle a l\u2019impression d\u2019être «un lapin pris dans les phares».«Mais bon, ça va se calmer», croit-elle.Ce ne sera peut-être pas le cas tout de suite : l\u2019intérêt pour l\u2019ouvrage est tel qu\u2019il est entré dans sa deuxième phase d\u2019impression une semaine seulement après sa parution.DES LETTRES DU PÈRE D\u2019HITLER TROUVÉES DANS UN GRENIER Les 31 lettres écrites par Alois Hitler, le père d\u2019Adolf, étaient adressées à Josef Radlegger.Ci-haut, l\u2019historien et auteur Roman Sandgruber.\u2014 PHOTOS AFP, ALEX HALADA Cent vingt-cinq.C\u2019est le nombre, impressionnant, d\u2019usines papetières construites depuis 1805 au Québec.Dans l\u2019histoire récente, ce secteur industriel majeur de l\u2019économie québécoise a vu le nombre de ses installations décroître, passant de 62 usines en exploitation en 2001 à 40 en 2015.« Près du tiers des usines papetières ont cessé leur production en une quinzaine d\u2019années, souligne Maxime Nadon-Roger, étudiant à la maîtrise en sciences de l\u2019architecture.Ce déclin phénoménal, amené par la révolution numérique et la baisse de la demande en papier journal, s\u2019est traduit par une concentration du secteur autour de grands joueurs.Il remet en cause l\u2019avenir de ce paysage industriel, lequel est inscrit dans la mémoire collective.» Le vendredi 12 mars, Maxime Nadon- Roger a fait une présentation en mode virtuel au 25e Colloque étudiant pluridisciplinaire du Centre de recherche en aménagement et développement de l\u2019Université Laval.Sa communication s\u2019est faite sous l\u2019angle de la géographie historique et s\u2019est articulée autour des relations qui ont entouré le développement du secteur papetier au Québec, entre ressources naturelles, besoins en main- d\u2019œuvre et développement urbain.La présentation a abordé également la requalifica- tion des sites qui ont fermé.Selon lui, l\u2019industrie papetière québécoise a reposé et repose toujours sur quatre variables structurelles qui, ensemble, permettent la réalisation d\u2019un projet.Ce sont la présence d\u2019une matière première abondante, l\u2019énergie en quantité fournie par des installations hydrauliques à proximité pour faire fonctionner la machinerie, le transport par chemin de fer ou par un port en eau profonde et, enfin, le capital, important pour financer le projet.« On assiste, entre 1880 et 1930, à une énorme période de croissance de l\u2019industrie papetière au Québec, rappelle Maxime Nadon-Roger.Le plus de constructions d\u2019usines ont eu lieu à cette époque.Le pin, l\u2019épinette et la pruche forment la quasi- totalité de la forêt boréale et sont la matière première par excellence de l\u2019industrie du papier.C\u2019est en 1902 que l\u2019énergie hydroélectrique est exportée pour la première fois, soit de Shawinigan à Montréal.L\u2019industrialisation du Québec se fait grâce à l\u2019essor du chemin de fer.Entre 1925 et 1940, le réseau québécois et canadien atteint la plus grande capacité de son histoire.Encore aujourd\u2019hui, l\u2019infrastructure de transport est toujours présente.Elle s\u2019est modifiée, elle a évolué.» DES VILLES INDUSTRIELLES Dans le cours de son exposé, l\u2019étudiant s\u2019est penché sur le phénomène de la ville industrielle apparu vers la fin du 19e siècle en Amérique du Nord.Le secteur papetier québécois ne fit pas exception.À Québec, par exemple, l\u2019usine papetière s\u2019est construite dans le quartier en développement de Limoilou, proche des quartiers centraux de la ville.À Shawinigan, la venue de cette industrie a entraîné un boom économique dans ce qui était alors un village.Témiscaming, quant à elle, est sortie de terre sur ce qui était un territoire vierge où la construction d\u2019une usine papetière a créé une ville de compagnie.En 1912, la compagnie Price et Frères publiait un article promotionnel sur la toute nouvelle usine sur le point d\u2019être terminée au coût de 6 millions de dollars à Kénogami, dans la région du Saguenay.En pleine activité, l\u2019usine allait employer 1200 ouvriers.On prévoyait qu\u2019en un an la population s\u2019élèverait à 3000 habitants.L\u2019entreprise avait investi dans l\u2019éclairage électrique des rues.Elle avait aménagé les égouts et l\u2019aqueduc.Dans sa publicité, elle mettait en vente des terrains, des maisons résidentielles et des édifices commerciaux avec de longs baux à des conditions avantageuses.«La littérature scientifique parle de paternalisme industriel de la part des compagnies papetières, avec la notion de contrôle, de mainmise sur la population, notamment par la construction et la location de maisons aux employés de l\u2019entreprise, explique Maxime Nadon-Roger.La compagnie Price, au Saguenay, avait sa propre monnaie.Les travailleurs dépensaient cet argent dans les commerces affiliés à la compagnie papetière.À Québec, le contrôle de la papetière était urbain et partiel.À Kénogami et Shawinigan Falls, il était social et urbain.À Arvida et Témiscaming, le contrôle était total.» Si le secteur papetier québécois poursuit son déclin, si de plus en plus d\u2019usines ferment leurs portes, l\u2019enjeu de la requalification des installations deviendra encore plus aigu.«Comment mettre en valeur le chemin de fer, par exemple?demande-t-il.En milieu urbain, on parle beaucoup de quartiers durables.Les sites des papetières sont tellement grands qu\u2019on ne pourrait investir ces espaces avec une seule vision.Il sera important de considérer les usages mixtes.» Dans le cas par exemple de la compagnie Papiers White Birch, à Limoilou, ce dernier imagine, en cas de fermeture, de voir les lieux investis par plusieurs acteurs, comme des coopératives, des logements sociaux.« Un autre exemple, poursuit-il, est l\u2019ancienne usine de la CIP à Trois-Rivières.Ouvert dans les années 1920, fermé en 2000, l\u2019endroit abrite maintenant un centre d\u2019histoire de l\u2019industrie papetière.Cette requalification est intéressante, mais elle ne questionne pas la notion de multiusages.Requalifier consiste en du cas par cas.» Des mégastructures à recycler nouvelles.ulaval.ca Le contenu de cette page est produit par la Direction des communications de l\u2019Université Laval.Suivez-nous La fermeture au Québec de nombreuses usines papetières depuis 2001 soulève la question de la requalification de ces installations à la fois typiques et hors norme par Yvon Larose L\u2019usine Belgo à Shawinigan dans les années 1920.photo Archives d\u2019Hydro-Québec SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 64 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 65 Du gigot et des gaz d\u2019échappement L a sentez-vous?La hu- mez-vous?Cette odeur subtile qui s\u2019instille soudainement derrière toute chose?Je ne parle pas de l\u2019odeur organique du printemps qui émerge peu à peu de la couche de neige fondante\u2026 Non, je parle de l\u2019odeur de la normalité.Du retour à la normalité, devrais-je dire, après un an de pandémie.Il y a des signes qui ne trompent pas.Tiens, cette semaine, je revenais de chez le dentiste avec ma fille.Il était peut-être 16h30, j\u2019ai décidé de couper par des Allumettières en me disant que ça irait plus vite.Erreur! Je me suis retrouvé coincé dans un embouteillage monstre.«Eh, tabarn\u2026, ai-je échappé en comprenant que je m\u2019étais moi- même pris au piège.\u2014 Quoi papa?m\u2019a demandé ma fille, choquée par le gros mot.\u2014 Tabarnouche, ma chérie, c\u2019est qu\u2019il y a du trafic ce soir!» D\u2019abord, je n\u2019y ai pas cru.Voilà un an que les routes sont vides, ou à peu près vides à toute heure du jour ou de la nuit.Je me suis étiré le cou, je me suis dit qu\u2019il devait y avoir un accident devant, un barrage, n\u2019importe quoi\u2026 Mais non.J\u2019ai dû me rendre à l\u2019évidence.Après un an de télétravail, à sortir presque juste pour les courses ou pour aller courir, j\u2019étais coincé dans un vrai de vrai bouchon de l\u2019heure de pointe comme il en existait avant la pandémie.Alors je l\u2019ai sentie, je l\u2019ai humée, pour la première fois depuis longtemps : l\u2019odeur du retour à la réalité.Elle sentait les gaz d\u2019échappement, et je me suis dit que la normalité d\u2019avant ne me manquait pas tant que cela, finalement.Le lendemain, ma vieille mère (je dis ça affectueusement) nous faisait parvenir un courriel jubilatoire à ma blonde et moi.«Bonjour mon beau, bonjour ma belle, nous avons un rendez-vous pour notre vaccin le 30 mars.Et nous sommes remplis d\u2019espoir ce matin pour des jours meilleurs.» Et soudain, le retour à la normalité a revêtu le parfum suave du gigot d\u2019agneau que ma mère, ma vieille mère, a le don d\u2019apprêter comme nulle autre au monde.Pour moi, les retrouvailles ont toujours une appétissante odeur de viande rouge bien épicée, et il y a une éternité que je ne l\u2019ai pas respirée.Je joggais sous le chaud soleil printanier, cette semaine, et je me sentais renaître à la vie.J\u2019ai développé un tic durant la pandémie.Depuis l\u2019interdiction de se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre, je surveille les plaques de l\u2019Ontario.C\u2019est plus fort que moi.En jog- gant ou en voiture, je scrute les plaques d\u2019immatriculation.Je fais du profilage d\u2019Ontariens.Ce que je ne faisais jamais «avant».Chaque fois que je détecte la voiture d\u2019un Ontarien, j\u2019ai un petit mouvement de révolte intérieur.Avant de me dire : il a sûrement une bonne raison de traverser au Québec, il travaille ici, il vient de déménager, il vient voir sa vieille mère malade\u2026 Mais c\u2019est plus fort que moi : je scrute, et je scrute les plaques, et je me déteste de faire cela.Chaque fois, je pense à ce film que j\u2019ai tant aimé, La vie des autres, qui décrit le climat de suspicion régnant en ex-Al- lemagne de l\u2019Est où les voisins se dénonçaient entre eux, où la police secrète arrêtait les citoyens qui défiaient l\u2019idéologie en vigueur.Voilà plus d\u2019un an qu\u2019on vit dans la peur du virus.Un an qu\u2019on vit à distance, à se surveiller soi- même, à surveiller les autres, à les dénoncer même parfois au nom du bien commun.Tout cela laisse des traces.Il y a toujours un prix à payer quand l\u2019odeur qu\u2019on distille dans une société est celle de la peur.Même si c\u2019est pour son bien, même si c\u2019est la raison d\u2019État qui l\u2019impose.Cela nous transforme inévitablement comme société, comme individu aussi.Vivement le gigot d\u2019agneau.Voilà plus d\u2019un an qu\u2019on vit dans la peur du virus.Un an à se surveiller soi-même, à surveiller les autres, à les dénoncer même parfois au nom du bien commun Ces temps-ci, le retour à la normale a des odeurs de gaz d\u2019échappement.\u2014 PHOTO 123RF PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com LIRE LE RETOUR À L\u2019ANORMAL \u203a 70 pour un article l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.La loterie Grande Vie.1 000 $ par jour à vie! 27 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 11 mars 8 mars 4 06 12 14 17 46 5 14 30 36 43 44 10 mars 30 36 31 43 35 28 48 32535569-13 3083 9723 8578 7717 864 501 106 617 8 mars 7 mars 6 mars 5 mars 75 19 44 00 5943 4789 5373 609 368 160 11 mars 10 mars 9 mars 82 56 62 11 mars 10 mars 9 mars 8 mars 7 mars 6 mars 5 mars 7494804 5101848 0970461 9980300 6876948 5278931 5173388 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 66 ACTUALITÉS Chaque année, une foule de personnes décident de s\u2019enrôler dans les Forces armées canadiennes.Défi personnel, fierté canadienne, proches militaires, recherche de la discipline, avantages financiers; les raisons de se lancer ne manquent pas, pour les intéressés.Le Progrès s\u2019est entretenu avec de jeunes militaires récemment mutés à la Base de Bagotville afin de voir ce qui les a motivés à faire ce choix de carrière.POURQUOI DEVENIR MILITAIRE EN 2021?MYRIAM ARSENAULT marsenault@lequotidien.com Jusqu\u2019à l\u2019obtention de son baccalauréat en relations industrielles, Stéphanie Bédard n\u2019avait jamais envisagé de s\u2019enrôler dans les Forces armées canadiennes et encore moins d\u2019y trouver son compte.Pourtant, quelques années plus tard, l\u2019officière de la sélection du personnel a découvert une passion dans son travail et une communauté motivante qui n\u2019est pas assez connue, selon elle.Stéphanie Bédard a 29 ans et est native de Québec.Elle est basée pour quelques années à Bagotville, où elle travaille comme officier de la sélection du personnel.Elle se compare un peu à une conseillère d\u2019orientation, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle aide les militaires à se réorienter à l\u2019intérieur des Forces avec du counseling, s\u2019ils en ont besoin, ou encore aide ceux qui les quittent à mettre sur pied un plan.Le conjoint de Stéphanie est aussi dans les Forces depuis plusieurs années.«J\u2019ai réalisé que si je voulais faciliter notre vie à deux, je pourrais considérer l\u2019option des Forces.À ce moment-là, j\u2019avais peur, je n\u2019avais aucune idée de ce que c\u2019était.Je savais ce que mon conjoint faisait, mais je ne savais pas ce que ça impliquerait directement pour moi», explique la sympathique jeune femme, dans un entretien par visioconférence avec Le Progrès.L\u2019important pour elle, c\u2019était de mettre à profit sa scolarité.Elle est donc entrée comme officier d\u2019administration des services de santé, avant de se réorienter vers son métier actuel qui la comble amplement.«Je ne pourrais pas être plus heureuse aujourd\u2019hui.Si je le pouvais, je referais la même chose de A à Z», se réjouit-elle.Bien sûr, la militaire, comme tous les autres, a déjà rencontré des défis, en quelques années.Sa période en tant que recrue a été particulièrement difficile.Elle est très fière aujourd\u2019hui de l\u2019avoir traversée et d\u2019avoir surtout réussi.Elle a aussi atteint le niveau platine, lors des tests physiques, un objectif personnel qu\u2019elle souhaitait accomplir.«Le travail que je fais m\u2019apporte aussi beaucoup de fierté.D\u2019aider les membres et de les voir contents de ce service, c\u2019est valorisant.Il y a moyen de trouver quelque chose qui te fait tri- per dans les Forces et je n\u2019aurais jamais pensé dire ça un jour», avoue-t-elle en riant.PRÉJUGÉS Au-delà des ordres et des uniformes, Capitaine Bédard est convaincue que certains aspects de la vie militaire sont encore m é c o n n u s a u j o u r d \u2019 h u i p a r plusieurs.« Je p e n s e q u e l e s g e n s n e connaissent pas toutes les occasions que nous avons dans les Forces.Elles nous permettent de rencontrer des gens, de tisser des liens à travers le et les pays, d\u2019avoir la chance de voyager, de travailler en équipe, de nous dépasser physiquement et personnellement», souligne-t-elle, après un moment de réflexion.Avec plus d\u2019une centaine de métiers, une foule d\u2019activités, des équipes sportives, chacun y trouve son compte, selon elle.Des avantages comme la pension et la sécurité d\u2019emploi sont des facteurs qui sont aussi motivants, dès le départ.Est-ce qu\u2019on devrait associer les militaires et la guerre?Selon elle, cela ne pourrait pas être plus faux.C\u2019est bien sûr très loin de son quotidien.Elle aimerait que tous sachent que les militaires qui, comme elle, sont en garnison, leur vie n\u2019est pas bien différente de celle d\u2019un métier civil.Toutefois, elle sait qu\u2019elle pourrait être appelée à être déployée.«Je suis prête.Quand on s\u2019enrôle, on le sait qu\u2019on est quand même soldat d\u2019abord, donc peu importe ce qui arrive, je sais que je pourrais être déployée, c\u2019est dans mon contrat», affirme-t-elle.TROUVER DES OPPORTUNITÉS AU SEIN DES FORCES ARMÉES C\u2019est pour faciliter la vie avec son conjoint que Stéphanie est entrée dans les Forces armées canadiennes.Elle ne regrette aucunement son choix aujourd\u2019hui.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE 0059781 0060348 0060415 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Succession Roger GRONDIN Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Roger GRONDIN, survenu le 13 juin 2020, en son vivant domicilié au 1288, rue de la Forêt-de-Vernon, Québec (Québec) G1Y 2Y9, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Sébastien GRONDIN, le 5 mars 2021, devant Me Philippe BAILLARGEON-BOUCHARD, notaire, à Québec, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Philippe BAIL- LARGEON-BOUCHARD, notaire, sise au 871, Grande Allée Ouest, bureau 100, Québec, (Québec), G1S 2L1.Fait à Québec, le 10 mars 2021.Philippe BAILLARGEON-BOUCHARD, notaire Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci- après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.9195-6391 Québec Inc.179, rue Saint-Vallier Ouest Québec (Québec) G1K 1J9 LE RENARD ET LA CHOUETTE 125, rue Saint-Vallier Ouest Québec (Québec) G1K 1J9 Dossier : 3834678 Addition d\u2019une deuxième localisation terrasse au permis de restaurant pour vendre FISET &ASSOCIÉS SYNDIC INC.Syndic autorisé en insolvabilité (SAI) 455, Grande Allée Est, bureau 100 Québec (Québec) G1R 2J5 Téléphone: 418-781-2120 Télécopieur: 418-781-1922 LOI SUR LA FAILLITE ET L\u2019INSOLVABILITÉ Avis de la première assemblée des créanciers Avis est par les présentes donné que la faillite de 9379-5839 QUÉBEC INC., est survenue le 2e jour de mars 2021 et que la première assemblée des créanciers sera tenue par conférence téléphonique le 25 mars 2021, à 11h00.Pour participer à l\u2019assemblée des créanciers, vous devrez transmettre un courriel à bfiset@quebec-syndic.com au plus tard, dans les 24 heures précédant la date et l\u2019heure de l\u2019assemblée des créanciers et un code de conférence vous sera acheminé.Fait à Québec, ce 3e jour de mars 2021 FISET &ASSOCIÉS SYNDIC INC., Syndic autorisé en insolvabilité de l\u2019actif de 9379-5839 QUÉBEC INC.Brian Fiset, PAIR, SAI responsable de l\u2019actif leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 ACTUALITÉS 67 POURQUOI DEVENIR MILITAIRE EN 2021?Le parcours du capitaine Jean- Luc Volodarsky est relativement typique.Le jeune homme passionné d\u2019aviation, natif d\u2019Ottawa, pensait depuis de nombreuses années à entrer dans les Forces armées canadiennes et il s\u2019y est enrôlé dès qu\u2019il a complété son secondaire.Pour lui, c\u2019est l\u2019attrait de la nouveauté constante qui l\u2019a mené vers cette décision.Le pilote de chasse a été muté à la Base de Bagotville au mois de janvier dernier.C\u2019est d\u2019ailleurs là que Le Progrès l\u2019a rencontré, mardi.L\u2019idée d\u2019être militaire a longtemps germé dans la tête du capitaine.Inscrit dans les cadets, c\u2019est là qu\u2019il a appris à voler, où il a fait son cours de vol à voile, avant de faire son cours de pilote privé, payé par les cadets, à Saint-Honoré.En choisissant d\u2019être pilote pour les Forces, il pouvait marier ses deux passions.«Je cherchais la discipline, j\u2019avais une fierté canadienne et je trouvais que servir son pays, c\u2019est quand même spécial.Mais plus que ça, je pensais que ça allait me forcer à essayer de nouvelles choses, ce que je trouvais attrayant», sou- ligne-t-il, lors de son entretien avec Le Progrès.En 2012, à la fin de ses études secondaires, Jean-Luc choisit de se lancer dans le ROTP (Regular Officer Training Plan) ou Programme de formation des officiers, au Collège militaire de Kingston en Ontario.Pour être pilote, il devait être officier et pour cela il devait détenir un baccalauréat.Pendant ses études, les périodes estivales étaient occupées par des formations ou encore son rôle d\u2019instructeur de vol sur planeur pour les cadets, à Trenton.Il a gradué en 2016 et a ensuite commencé son entraînement de vol militaire qui comprend plusieurs phases.Le cours initial se donne à Portage La Prairie où on procède à une première élimination des candidats.Tous ceux qui sont sélectionnés vont ensuite suivre la formation de pilote militaire de base sur Harvard II à Moose Jaw, à l\u2019issue de laquelle leurs aptitudes déterminent sur quel type d\u2019appareil ils vont poursuivre leur carrière : chasseur, transport ou hélicoptère.Cette étape réussie, le capitaine Volodarsky a ensuite eu la chance d\u2019être sélectionné pour suivre sa formation en vol tactique à Wichita Falls au Texas, avant de faire son cours de pilote de chasse à Cold Lake, en 2020.Les pilotes de chasse forment l\u2019élite de l\u2019aviation militaire.Il a dû compléter et réussir de nombreux programmes avant d\u2019obtenir ce titre.«J\u2019ai réalisé et j\u2019apprécie que c\u2019est quand même quelque chose d\u2019unique que j\u2019ai la chance de faire.Ce n\u2019est jamais garanti que tu passes tous les cours, chaque fois que je faisais une étape de plus, j\u2019étais content de ce que j\u2019avais fait», admet le pilote.Tous ces défis sont ce qu\u2019il aime le plus des Forces armées canadiennes.«Il y a toujours quelque chose à apprendre, toujours une qualification à aller chercher, toujours plus à faire.Si tu es motivé, tu peux toujours aller chercher plus et moi, je trouve ça motivant», continue-t-il.Quand il pense à la suite, le capitaine veut tout d\u2019abord se concentrer à s\u2019améliorer et devenir plus confiant dans le cockpit.À plus long terme, il pense peut-être appliquer pour être pilote d\u2019essai ou encore revenir comme instructeur de vol.Il sait aussi qu\u2019il y aura toujours des possibilités de partir dans certaines missions ou déploiements.C\u2019est d\u2019ailleurs pourquoi il s\u2019entraîne à toutes les éventualités possibles.«Il y a toujours une chance que l\u2019on doive être déployé, n\u2019importe où dans le monde, sous la décision du gouvernement.Je trouverais ça excitant.C\u2019est l\u2019une des raisons pourquoi j\u2019aime être dans l\u2019armée, c\u2019est qu\u2019il y a toujours quelque chose de nouveau qui arrive.Moi je serais content de le faire.C\u2019est quand même assez simple dans mon cas, je n\u2019ai pas de famille ou d\u2019enfants, mais je peux comprendre pourquoi pour d\u2019autres c\u2019est moins l\u2019fun», admet-il.L\u2019ATTRAIT DE LA NOUVEAUTÉ POUR UN JEUNE PILOTE DE CHASSE Le militaire a réussi sa formation comme pilote de chasse à Cold Lake, en Alberta.\u2014 PHOTO AVERY PHILPOTT 0059283 0059760 0060400 0060458 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Jocelyne Bussières est décédée le 11 avril 2020.Un inventaire de ses biens peut être consulté au 703- 1300, Chemin Sainte-Foy, Québec, (Québec), G1S 0A6.Le liquidateur, Pierre Reid Société québécoise des infrastructures Appel d\u2019offres Projet no D38565 Désignation de l\u2019immeuble : un immeuble appartenant au Centre de services scolaire des Phares, connu et désigné comme étant le lot 5 304 411, du cadastre du Québec, circonscription foncière de Matapédia et situé au 207, rue Principale, à Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.Le terrain est d\u2019une superficie de 5 991,8 mètres carrés sur lequel est construit un bâtiment de deux étages.Conditions de vente : toute soumission doit être conforme aux conditions décrites dans la documentation de cet appel d\u2019offres.Renseignements et documentations : les personnes intéressées peuvent se procurer les documents d\u2019appel d\u2019offres par l\u2019intermédiaire du système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO (www.seao.ca) ou au 514 856-6600 pour les résidents de la région de Montréal ou au numéro sans frais 1 866 669-7326 pour les résidents de l\u2019extérieur.Pour tous renseignements additionnels, veuillez communiquer avec M.Nicolas Côté-Simard, É.A., au 418 646-1766, poste 8576 ou à l\u2019adresse suivante : ncotesimard@sqi.gouv.qc.ca.Visite des lieux : une visite pourra être effectuée sur demande en communiquant avec le secrétariat du Service des ressources matérielles au 418 723-5927, poste 1080.Date et heure limites de réception des soumissions : les soumissions devront être reçues dans une enveloppe scellée sur laquelle devra être apposée l\u2019étiquette prescrite, ou sa reproduction exacte, au plus tard à 15 h, le mercredi 5 mai 2021, et être accompagnées d\u2019une garantie de soumission et de signature du contrat de vente au montant de DEUX mille dollars (2 000 $), au comptoir de réception des soumissions de la Société québécoise des infrastructures (Société) situé au 1075, rue de l\u2019Amérique Française, Québec (Québec) G1R 5P8.Ouverture des soumissions : la seule possibilité pour toute personne d\u2019assister à cette ouverture est de visionner celle-ci en direct sur Internet à l\u2019adresse suivante : www.sqi.gouv.qc.ca/faireaffaire/Pages/Immeubles-a-vendre.aspx.Aucune présence physique sur les lieux d\u2019ouverture n\u2019est dorénavant permise et aucun visionnement ultérieur de la captation vidéo de l\u2019ouverture n\u2019est possible, ni enregistrement ni diffusion de celle-ci.Cette nouvelle règle est mise en place comme mesure additionnelle pour lutter contre la propagation de la COVID-19.La Société utilise l\u2019outil Teams pour diffuser l\u2019ouverture des soumissions en direct.Les personnes souhaitant assister à l\u2019ouverture en direct n\u2019ont pas besoin d\u2019être inscrites à Teams pour visionner cette ouverture.Les soumissionnaires peuvent consulter le document « Instructions pour le visionnement de l\u2019ouverture des soumissions » afin de connaître les différentes étapes pour effectuer le visionnement.Validité des soumissions : les soumissions seront valides pour cent quatre-vingts (180) jours à compter de la date de clôture.La Société n\u2019est tenue d\u2019accepter ni la plus haute ni aucune des soumissions reçues.VENTE D\u2019UN IMMEUBLE À SAINTE-JEANNE-D\u2019ARC www.sqi.gouv.qc.ca AVIS À compter du 1er avril 2021, je serai le dépositaire des dossiers de M.André Perron, thérapeute conjugal et familial, psychothérapeute, qui prend sa retraite.André Rozon, travailleur social C-1515, Chemin Ste-Foy, Québec Qc G1S 2P1 arozon@courtaide.com 418 580-2522 Armoires de cuisines \u2022 Fabrication et installation \u2022 Estimation gratuite \u2022 Plan 3D Contactez : Sébastien Nicolas au 514 973-8471 RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 68 Que ce soit au chapitre de la réduction des émissions polluantes, de l\u2019économie de carburant ou des normes de sécurité, les constructeurs, surtout américains, ont fait preuve historiquement de résistance au changement.L\u2019histoire se répéterait-elle encore aujourd\u2019hui quand il s\u2019agit de véhicules électriques?PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Bref, les constructeurs ont bougé dans les dossiers énumérés plus tôt uniquement lorsqu\u2019ils étaient contraints par les lois et les règlements.Et même là, certains sont allés jusqu\u2019à lancer des campagnes publicitaires et de lobbying.Un rapport datant de 2017, préparé par l\u2019Union of Concerned Scientists et intitulé Time for a U-Turn: Automaker\u2019s History of Intransigence and an Opportunity for Change (bit.ly/3vgc444) recense toutes les tentatives et initiatives des constructeurs pour retarder l\u2019application de lois et règlements ou pour influencer l\u2019opinion publique.Et ce, des années 1950 jusqu\u2019en 2017.Dans la plupart des cas, l\u2019industrie prônait les mesures volontaires ou bien prétendait que de nouvelles mesures feraient augmenter le prix des véhicules.Pire encore, des usines de fabrication pourraient fermer.Rien de moins.Voici un exemple frappant.Sur le plan de la sécurité passive, Volvo a inventé la ceinture de sécurité à trois points en 1959, dont le brevet a été rendu public en 1962 afin que tous les constructeurs puissent l\u2019utiliser.La plupart des constructeurs européens ont tôt appliqué ce concept de retenue.Quant à eux, les constructeurs automobiles américains sont restés pendant plusieurs années avec les ceintures abdominales.Jusque dans les années 1980 sur les places arrière.Dès le milieu des années 1950, l\u2019American Medical Association recommandait aux constructeurs automobiles d\u2019équiper tous leurs modèles de ceintures de sécurité et de mettre l\u2019accent sur la sécurité dans le design des véhicules.Ceci n\u2019est qu\u2019un exemple, la liste est longue\u2026 L\u2019HISTOIRE SE RÉPÈTE?Est-ce que l\u2019histoire se répète maintenant avec les véhicules électriques?À cette question, la réponse serait plutôt oui.Présentement, des discussions sont en cours entre les constructeurs automobiles et le gouvernement fédéral pour une loi canadienne zéro émission.Ottawa s\u2019est engagé «à harmoniser le Règlement sur les véhicules légers du Canada aux normes de rendement les plus strictes en Amérique du Nord pour l\u2019après 2025, que ce soit au niveau fédéral aux États-Unis, ou au niveau des États».Daniel Breton, pdg de Mobilité électrique Canada, affirme que les constructeurs ne sont pas favorables à une loi zéro émission.«Il y en a qui sont des leaders en électrification, mais la majorité des constructeurs s\u2019opposent à la réglementation et proposent plutôt des mesures volontaires.En 2021, le discours des opposants est le suivant : \u201cOn n\u2019a pas besoin de réglementation.Nous sommes déjà des leaders parce qu\u2019on investit massivement dans les véhicules électriques.\u201d Mais la réalité est que s\u2019ils investissent massivement dans ce secteur, c\u2019est justement à cause des nouvelles normes réglementaires qui sont mises en place dans de plus en plus de pays à travers le monde», dit M.Breton.«Une majorité d\u2019entre eux ne l\u2019auraient pas fait d\u2019eux-mêmes.J\u2019ai posé d\u2019ailleurs la question suivante au gouvernement fédéral : \u201cMon- trez-moi une seule juridiction, à un seul moment, que ce soit pour les changements climatiques, la pollution atmosphérique, les ceintures de sécurité, les coussins gonflables, où des mesures volontaires ont fait en sorte qu\u2019un gouvernement a pu atteindre ses objectifs\u201d», appuie-t-il.D\u2019un autre côté, est-ce que l\u2019arrivée de Tesla dans le décor a contribué à faire évoluer les technologies et les mentalités à l\u2019égard des véhicules électriques?Est-ce qu\u2019on serait encore avec des voitures électriques avec seulement150 kilomètres d\u2019autonomie s\u2019il n\u2019y avait pas eu Tesla?«C\u2019est impossible à prouver.Mais disons que la présence de Tesla n\u2019a pas été anodine», répond M.Breton à ces deux questions.«En 2012, quand on regardait une voiture électrique qui n\u2019était pas une Tesla, l\u2019autonomie moyenne était de 120 km.En 2016, c\u2019était 150 km.En 2020, c\u2019était 400 km! Je pense que l\u2019influence de Tesla a eu un rôle à jouer.Mais l\u2019influence de la réglementation à travers le monde a aussi un rôle à jouer.En ce sens que ça a poussé les constructeurs à faire des véhicules de plus en plus performants avec de plus en plus d\u2019autonomie», conclut-il.RÉSISTANCE HISTORIQUE AUX CHANGEMENTS Volvo a inventé la ceinture de sécurité à trois points en 1959, dont le brevet a été rendu public en 1962 afin que tous les constructeurs puissent l\u2019utiliser.Les constructeurs automobiles américains sont restés pendant plusieurs années avec les ceintures abdominales.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR VOLVO SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 AUTO 69 PHOTO CAA-QUÉBEC, JESSE CARON ESSAI- CAA GENESIS GV80 2021 Genesis a choisi d\u2019inscrire son tout premier VUS dans la catégorie des intermédiaires de luxe.Le GV80 s\u2019attaque donc à des pointures comme l\u2019Audi Q7, le BMW X5 et le Mercedes-Benz GLE, dont il mime l\u2019architecture à moteur longitudinal.Tous les modèles canadiens jumellent quatre roues motrices à un moteur turbo, soit à quatre ou à six cylindres.Pas de motorisation hybride au catalogue, mais la promesse d\u2019un service tout inclus et d\u2019un prix très compétitif pour le créneau.La marque haut de gamme de Hyundai a-t-elle le produit qu\u2019il faut pour dérober des acheteurs aux constructeurs les plus en vue?Consultez l\u2019analyse de CAA-Québec (bit.ly/3ewKMAj).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q J\u2019hésite toujours à payer un surplus pour la cire au lave- auto automatique.Est-ce que cette option peut vraiment protéger ma voiture?R Ce type de traitement ne remplacera jamais une bonne cire appliquée à la main, mais c\u2019est mieux que de ne pas en mettre du tout.Les bienfaits pour la carrosserie proviennent toutefois davantage du lavage que de l\u2019ajout d\u2019une cire, surtout à cette période de l\u2019année.La crasse et le sel créent d\u2019excellentes conditions pour la rouille, surtout sur les surfaces métalliques abîmées ou non peintes.Ainsi, nettoyez votre auto souvent, même l\u2019hiver, lorsque la température frise le point de congélation.Les lave-autos à haute pression des stations-service conviennent parfaitement à la tâche.Mieux vaut y passer deux fois par mois, sans opter pour la cire, qu\u2019une seule fois en ajoutant cette option.Assurez-vous d\u2019assécher les joints d\u2019étanchéité des portières et de lubrifier les serrures immédiatement après le lavage.Q Je fais du bénévolat pour un organisme de la région et je devrai utiliser ma voiture pour faire quelques courses et livraisons.Quel montant pourrai-je réclamer en guise d\u2019allocation de frais d\u2019utilisation?R Selon les gouvernements provincial et fédéral, les taux raisonnables pour 2021 seraient de 59 ¢/km pour les premiers 5000 kilomètres parcourus durant l\u2019année et de 53 ¢/km pour toute distance additionnelle.Plusieurs conditions doivent cependant être respectées pour que le fisc considère le versement d\u2019une allocation comme raisonnable.Vérifiez notamment si vous devez tenir compte des frais de stationnement, des péages autoroutiers ou même des frais de traversier dans l\u2019allocation.Dans un cas de bénévolat comme le vôtre, certaines personnes préfèrent obtenir un reçu officiel de don pour déductions fiscales lorsque le respect des critères d\u2019allocation semble incertain.Q Malgré mes consignes, mes enfants se secouent rarement les pieds avant d\u2019entrer dans l\u2019auto.Les tapis sont donc constamment détrempés.Devrais-je mettre du papier journal entre la moquette et les tapis amovibles pour absorber l\u2019eau?R Ce n\u2019est pas une bonne idée! La gadoue, le calcium et les bottes mouillées peuvent finir par endommager des pièces électroniques ou du câblage coûteux situés sous le plancher de l\u2019auto.Le papier journal sera vite détrempé et il ne fera qu\u2019emprisonner l\u2019humidité si vous ne le remplacez pas souvent.Un ensemble de tapis toutes-saisons adaptés au véhicule préviendra assurément mieux les problèmes.Caoutchoutés et spécialement moulés pour épouser la forme du plancher, ces tapis sont vendus au rayon des pièces d\u2019autos des grandes surfaces ou par des fournisseurs indépendants, comme des détaillants de vitres d\u2019autos.Les concessionnaires offrent également des tapis sur mesure qui contribuent à prolonger la vie des planchers des véhicules.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Traitement de cire au lave-auto, allocation au kilomètre et tapis protecteurs Le traitement à la cire dans un lave-auto automatique ne remplacera jamais une bonne cire appliquée à la main, mais c\u2019est mieux que de ne pas en mettre du tout.\u2014 PHOTO 123RF, ANTON MATUSHCHAK ÉCRIVEZ- NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez- nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique.MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q Peut-on actuellement circuler en motoneige entre les différentes régions?Si oui, les relais et refuges sont-ils ouverts?R Les déplacements entre les régions sont autorisés, mais non recommandés.Les consignes gouvernementales changent souvent; consultez-les fréquemment et assurez-vous de les respecter.Les relais et les gîtes peuvent ouvrir leurs portes s\u2019ils soumettent leurs clients aux mêmes restrictions que dans les autres lieux publics (port du masque, distanciation sociale, etc.).Les motoneigistes peuvent notamment s\u2019y arrêter pour se réchauffer et accéder aux toilettes.Les salles à manger des relais demeurent toutefois fermées en zone rouge, tandis qu\u2019en zone orange, elles fonctionnent selon les mêmes règles que les restaurants.Portez une attention particulière aux probables modifications d\u2019horaires et de fonctionnement de ces établissements avant votre départ.CAA-QUÉ- BEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY Précision En plus des véhicules commerciaux dont il était question la semaine dernière, certains véhicules à usage spécial sont aussi immatriculés avec une plaque F, dont les habitations motorisées de plus de 3000 kg appartenant à des particuliers qui les utilisent à des fins personnelles. SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 70 ACTUALITÉS Le retour à l\u2019anormal Ç a s\u2019est amené insidieusement.Tout doucement, et tout à coup, on a été happés de plein fouet.Voilà un an que le grand confinement fait partie de nos vies, à degrés divers.Mais voici un an que notre quotidien a été chamboulé.Un tour de calendrier, ça peut aller vite, très vite.À partir de quand une crise cesse-t-elle d\u2019en être une, parce qu\u2019elle fait partie de nos vies depuis assez longtemps pour être considérée comme l\u2019ordre normal des choses?C\u2019est la question qu\u2019on se pose, entre nous journalistes, quand on pense à la crise des médias.Voilà bien vingt ans que l\u2019industrie périclite, chambranle et que certains prédisent la mort des médias.Peut-on parler de crise quand on se trouve dans un état de perpétuelle précarité?Pourtant, on est encore là.Et dans certains cas, ça va même mieux depuis un petit moment.Il y a un an, comme plusieurs d\u2019entre vous, je quittais le bureau une dernière fois, en fin de journée, sans savoir que je n\u2019y retournerais pas avant un bon bout.Encore aujourd\u2019hui, mes passages entre les murs de La Voix de l\u2019Est sont irréguliers.Ça ne me déplaît pas, pourvu que je retourne à mon lieu de travail à l\u2019occasion.Après un an, plusieurs espèrent que les choses finissent, plus tôt que tard, par redevenir comme avant.Mais qu\u2019est-ce que ça veut réellement dire, comme avant?Évidemment, la première chose à laquelle on pense, c\u2019est de pouvoir revoir nos proches, les serrer dans nos bras.Se recevoir mutuellement à souper.Papoter dans un cinq à sept assez \u2014 mais pas trop! \u2014 arrosé.Ne plus porter de masque et ne plus avoir à se badigeonner les mains d\u2019alcool désinfectant au pas de chaque porte que l\u2019on franchit au cours d\u2019une journée.Travailler dans un vrai bureau, et non pas sur un coin de table ou dans une pièce du sous-sol aménagée en bureau de fortune.Oui, tout ça, comme avant.J\u2019en suis.Un retour à la normale, quoi.Mais si on prenait quelques instants pour se souvenir que tout n\u2019était pas réellement aussi normal qu\u2019on se l\u2019imagine?Au cours de la dernière année, nous sommes plusieurs à avoir pris le temps de nous poser et de repenser notre manière de vivre.Le travail à la maison a fait en sorte que pour bien des gens, un nouvel et sain équilibre entre la sphère professionnelle et la vie familiale a pu être atteint.Pour plusieurs, la pandémie a fait en sorte de les ramener au niveau de simples humains en les effeuillant de leur costume de robot dont ils avaient du mal à se défaire par eux-mêmes.Elle était là, l\u2019anormalité.Le rythme effréné du métro- boulot-dodo d\u2019autrefois, très peu pour moi désormais.Et ce n\u2019est pas parce que je travaille moins, bien au contraire.La dernière année fut certainement l\u2019une des plus chargées sur le plan professionnel, mais aussi créatif.Voyez-vous, même si tout a été annulé ou reporté en raison de la pandémie, il y avait un journal à remplir chaque jour, qu\u2019il soit sur papier ou dans un format numérique.C\u2019est sans parler de ce gouffre sans fond qu\u2019est Internet, dans lequel on pellète reportage après reportage parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une bête insatiable.Ça peut être difficile, dans ces circonstances, de trouver un sens à ce qu\u2019on fait.Mais on a réussi.La pandémie m\u2019a forcé, mais aussi mes collègues, à aller au- devant de la nouvelle et à développer de nouveaux réflexes pour fournir du contenu susceptible de vous intéresser, amis lecteurs.Je crois qu\u2019on a bien réussi.La nécessité est la mère de toute invention, dit-on d\u2019ailleurs.Dans d\u2019autres industries, l\u2019innovation a aussi permis à plein d\u2019entreprises non seulement de survivre à cette première année de pandémie, mais de se réinventer.On pense aux commerces, aux restaurants et à tout pleins d\u2019autres compagnies qui n\u2019ont pas eu le choix de revoir certaines pratiques.À la fin de la pandémie, retour- neront-elles complètement en arrière ou choisiront-elles de bâtir sur ces nouvelles réalisations afin d\u2019être plus solides face à d\u2019autres crises qui pourraient survenir?Pas si sûre.La pandémie nous a aussi fait revoir notre mode de vie et nos habitudes de consommation.Au cours de la dernière année, plus que jamais, nous avons eu l\u2019opportunité d\u2019observer et de comprendre l\u2019impact de nos choix quotidiens, aussi bien sur l\u2019environnement que sur l\u2019économie locale.On achète peut-être moins, mais mieux.Serait-ce normal de revenir à davantage d\u2019insouciance?J\u2019en doute; on ne pourra plus faire comme si on ne savait pas.Surtout, la chose que j\u2019espère le plus qui ne reviendra pas comme avant, c\u2019est de tenir pour acquis toutes ces libertés et ces plaisirs qui constituaient notre vision de la normalité avant la pandémie.On peut vivre sans; on en a besoin pour survivre.UN HUMBLE MERCI Jeudi était la journée désignée pour honorer la mémoire de toutes les victimes ayant succombé à la COVID-19.J\u2019ai l\u2019incroyable privilège de n\u2019avoir perdu aucun proche aux mains de ce foutu virus, et les quelques personnes de mon entourage qui l\u2019ont contracté s\u2019en sont remis sans séquelles.Mes pensées se dirigent vers toutes les personnes qui n\u2019ont pas eu autant de chance.On ne saurait marquer un aussi sombre anniversaire sans avoir une pensée pour tous ceux qui nous protègent et nous soignent sans relâche jour après jour.À ceux qui ont veillé sans arrêt sur les plus vulnérables d\u2019entre nous.Ils n\u2019ont pas pu sauver tout le monde, mais sans eux, les pertes seraient probablement plus nombreuses.À tous les guerriers et guerrières du système de la santé, y compris ceux qui sont tombés au combat, un humble merci.Des remerciements aussi à tous ceux qui ont continué d\u2019alimenter la chaîne d\u2019approvisionnement pour s\u2019assurer que, malgré une pandémie et des ressacs économiques importants, nous ne manquions de rien, y compris de ce fameux papier hygiénique.Merci aux artistes qui nous ont aussi offert des exutoires et qui ont trouvé de nouvelles façons de faire entendre leur voix.Un baume à l\u2019âme était nécessaire.On oublie trop souvent que, parfois, quand le monde continue de tourner normalement, y compris quand il semble du même souffle sur le point de s\u2019écrouler, c\u2019est parce que des gens ordinaires font des efforts extraordinaires en coulisses.À tous ces héros de l\u2019invisible, un humble merci.Quand on imagine l\u2019après-pandémie, la première chose à laquelle on pense, c\u2019est de pouvoir revoir nos proches, les serrer dans nos bras.Se recevoir mutuellement à souper.Papoter dans un cinq à sept assez (mais pas trop!) arrosé.\u2014 PHOTO 123RF MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME BEAUDETAndré, BLAIS YVETTE, BROWN Simone, L'Ancienne Lorette CARRIER Roland, CÔTÉ Georges, Québec DELISLE Roger, Québec FEUILTAULT Lorraine Fortier, FOURNIER Raynald, Québec GRÉGOIRE Louise, Québec HAINS Émilien, Québec HOUSE LACOMBE SUZANNE, LANGELIER Raymond, Lévis LAQUERRE Françoise, LITALIEN Jean, MARTELDiane, Lévis MÉTHOT-BERGERON Cécile, Québec MORIN Marie-Paule Fortier, Lévis OUELLET Solange, PARÉ Jean-Paul, Beaupré PATRYRollande, Québec POTVIN Carmen Tremblay, RICHARD Huguette, Québec ROBERGE Hugues, Lévis ROBERGE Jean, Cap-Rouge ROUILLARDMichel, ROUSSEAU Irène, ROYCharles A., ROY Jean-Guy, Québec ST-HILAIRE Pauline, TARDIFYvette, Saint-Augustin-de-Desmau- res TRUDELLE Cécile, Du 22 au 26 mars 2021 à 14h, la Coopérative propose des conférences virtuelles gratuites.Pour plus de détails et pour accéder aux liens pour y participer, consultez notre site coopfuneraire2rives.com.CONFÉRENCES EN LIGNE P R É S E N T À C H A Q U E I N S TA N T coopfuneraire2rives.com 1 888 688-2411 418 688-2411 GEORGES CÔTÉ 1923 - 2021 AuCHU deQuébec, Hôpital Saint-Sacrement, le 2 mars 2021, à quelques jours de ses 98 ans, est décédémonsieur Georges Côté, époux de feumadameCécile Létourneau, fils de feu madame Azélie Carrier et de feu monsieur Louis Côté.Il demeurait àQuébec, secteur Charlesbourg.Il laisse dans le deuil ses enfants : Jeanne, Rémi (Doris Dubé), feu François (Lucie Therrien), Louis (Manon Tousignant), Claire (Jean-Pierre Marsolais), Claude (Francine Fournier) et Paul (Nathalie Parent); ses petits-enfants :Marie-Ève, Simon (Julie Bernard), Priscilla (Véronique Duchemin), Julie (Mathieu Parent), Catherine (Keven Bélanger), Martin (Cindy Caron), Jean-Sébastien et Sarah-Jade (Alexandre Gariépy); ses arrière-petits-enfants : Alexis, Béatrice, Gabriel, Samuel,William et Olivier; plusieurs neveux, nièces, parents et ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel du Manoir Manrèse, spécialement Agathe, pour les bons soins apportés au quotidien.En raison des circonstances liées à la pandémie, une cérémonie religieuse se tiendra en toute intimité, le 20 mars 2021, en l\u2019église St-Charles Borromée.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com YVETTE BLAIS (NÉE LEMELIN) 1923 - 2021 AuCHSLD de Lévis, le 1er mars 2021, huit jours avant son 98e anniversaire, est décédée madame Yvette Lemelin, épouse de feu Charles Blais, fille de feu madame Luce Roberge et de feumonsieur Pierre Lemelin.Elle était de Québec (secteur Ste-Foy) et antérieurement de Lévis, secteur (Chaudière-Bassin/ St-Romuald).LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera à la Maison Gomin Services commémoratifs 2026,boul.René-Lévesque Ouest,Québec - G1V 2K8 Le samedi 3 juillet 2021, de 13h à 15h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures, en la chapelle de la Maison Gomin.Des détails suivront selon les règlements de la santé publique qui seront en vigueur à ce moment.Elle laisse dans le deuil ses enfants: feu Pierre, Lise (Jacques Renaud),Yvon et France (Adolph Cokes); ses petits- enfants:Vanessa Blais (Martin Lemieux), StephanBlais (Amélie Nadeau), Martin Renaud (Isabelle Côté), Carl Renaud (Maryse Carrière), Annie Renaud (Emmanuel Mercier), Catherine Blais, Alexandra Blais (Maxime Bernatchez) et Jean-Philippe Blais; ses arrière-petits-enfants:Maïna,Miguel,Élodie, Delphine,Viviann,Milan, Juliette, Charles-Émile, Laurent, Ariane et Marilou.Elle laisse également dans le deuil ses soeurs: Lucille, Monique, Denise (Gilbert Beaubien), son frèreYves (Diane Parent); ses belles-soeurs:Pauline Blais, MoniqueMailloux, Réjeanne Pelletier, Olivette Roberge et Rita Rancourt; son amie de longue date, Lucille Raby; ainsi que de nombreux neveux et nièces.Elle est allée rejoindre son mari, Charles, son garçon Pierre, ainsi que plusieurs frères et soeurs.La famille tient à remercier le personnel du 5e étage du CHSLD de Lévis où notre mère a vécu pendant ses trois dernières années, ainsi que le personnel infirmier du Complexe Laudance au Campanile où notremère a vécu onze merveilleuses années.Nous tenons également à remercier Louise Hogue pour les excellents soins à domicile et toute l\u2019aide apportée lors des trois dernières années de notremère àQuébec, avant son déménagement au CHSLD de Lévis.Unemention toute spéciale pour son frère,Yves, qui fut pendant plusieurs années le bricoleur/réparateur extraordinaire de maman.Nous remercions également le Dr Clément Nolin de la clinique Campanile pour ses excellents soins médicaux pendant plus de quarante ans.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer de Québec, 305-1040, avenue Belvédère, Québec (Qc) G1S 3G3, 418 527-4294.www.societealzheimerdequebec.com Maison Gomin ATHOS 418.686.8811 / Télécopieur : 418 686.8813 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infomaison@athos.ca LOUISE GRÉGOIRE 1931 - 2021 À Québec, le 6 mars 2021, à l\u2019âge de 89 ans, est décédée dame Louise Grégoire, fille de feu Louis Alfred Grégoire et de feu Maria Dulac.Elle demeurait à Québec.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Le service religieux sera célébré le jeudi 18mars 2021 à 10 h 30 en l\u2019église Saint-Pierre-aux-Liens, 4205, rue des Roses, Québec (Québec) et de là au cimetière Saint-Charles.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes maximum devra être respectée.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Elle laisse dans le deuil, sa nièce Suzanne Marcotte (Régent Légaré), ses neveux : Jacques Marcotte (Claire Junique), Jean-François Légaré, Frédérik Légaré et Jeanlou Poliseno, sa cousine Thérèse Brousseau, ainsi que plusieurs connaissances et ami(e)s.Elle est allée rejoindre sa soeur Cécile Grégoire (feu Jules Marcotte).La famille tient à remercier le personnel du Centre d\u2019hébergement Notre-Dame-de-Lourdes pour les bons soins prodigués et l\u2019attention apportée.ATHOS 418.682.5225 / Télécopieur : 418 682-6249 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoirede lapersonnedécédée:www.lepinecloutier.com/ infowh@lepinecloutier.com Partagez-les avec vos proches en un clic par l\u2019entremise de Facebook Dans le respect et la dignité Consultez nos avis de décès au Un site Web unique regroupant les six coops de l\u2019information.Un accès gratuit.Un affichage avec mises à jour quotidiennes.Une présentation soignée.Une recherche personnalisée par quotidien.Offrez vos sympathies aux personnes qui vous sont chères.www.necrologie.cn2i.ca leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 71 ANDRÉ BEAUDET 1944 - 2021 À Québec, le 24 février 2021, à l\u2019âge de 76 ans et 9 mois est décédé André Beaudet, conjoint bien-aimé de Micheline Roberge.Il était le fils de Paul Beaudet (1907-1979) et Bernadette Lavoie (1909-1967) et le petit-fils de Zéphirin Beaudet (1864-1920) et Odile Simoneau (1865-1948) ainsi que de Louis-Philippe Lavoie (1852- 1922) et Georgiana Gauthier (1878-1954).Il rejoint dans la mort ses soeurs, Francine (1945-1994) (feu Guy Turgeon), Thérèse (1933-2002) (feu Paul Hachey et feu Frank Leblanc), Claudette (1939-2005) (André Huot) et Lise (1943-2014) (feu Joseph Lemieux) ainsi que ses frères, Jean-Guy (1936-2000), Paulo (1938-2017) (Louise Doucet) et Ronald (1947-2018) (Josée Marineau).Outre Micheline, il laisse dans le chagrin ses enfants qu\u2019il eut de feu Lise Gingras (1944-2013), Éric (Nadine Béland et leurs enfants, Benjamin et Pénélope), Martin (Denise Tousignant et leurs enfants, Frédérique et Raphaëlle), Catherine et Geneviève (ses enfants, Océane, Léa Rose et Noémie, son conjoint Jérôme Dufour).Il laisse aussi dans le deuil ses soeurs : Juliette (Jean Bouchard), Jeannot (Vital Landry), ses 3 frères : René (Jeannette Boucher), Pierre (Marie Émond) et Jacques (Colette Paquet) ainsi que les enfants de Micheline : Marie-Josée Lavoie (son fils Victor, son époux Pierre Rouquet) et Jean-François Lavoie (son fils JérémyMoreau, sa conjointe Valérie Demers et leur fille Julianne).Il laisse également dans le deuil, de nombreux, neveux et nièces, cousins et cousines, et amis.En raison des circonstances liées au contexte sanitaire, une rencontre lui rendant hommage se déroulera en toute intimité et sur invitation au Centre funéraire St-Charles, le samedi 20 mars 2021.Ceux et celles qui le souhaitent pourront se joindre à la famille en mode virtuel dès 10 h 30.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au : Pavillon de prévention des maladies cardiaques (PPMC) Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, 2725 Chemin Sainte- Foy, Québec, QC G1V 4S3, http://iucpq.qc.ca/fr La famille recevra avec gratitude vos messages de sympathie sur le siteWeb de la Coopérative funéraire des Deux Rives.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com ROLAND CARRIER 1941 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis le 1er mars 2021, à l\u2019âge de 80 ans, est décédémonsieur Roland Carrier, époux de Ginette Demers.Il était le fils de feu monsieur Aristide Carrier et de feu madame Marie-Jeanne Beaudoin.Il demeurait à St-Agapit.En raison des circonstances actuelles liées à la pandémie, une cérémonie aura lieu ultérieurement en toute intimité.Le grand départ a été confié à HARMONIA.Outre son épouse Ginette, il laisse dans le deuil ses 3 fils :Martin, Patrick, Pierre (Julie Rivard).Il laisse également dans le deuil, son frère et ses soeurs : feu Louisa (Claude Hamel), Marie-Anna (André Delage), feu Rose-Alma (Jean-Paul Coulombe), Simone (feu Albert Auclair), feu Thérèse (feu Germain Vincelette), Béatrice (LéoMartineau), feu Irène (Réjean Langlois), feu Liliane (feu Jean-Guy Hallé), Françoise (AndréDrapeau), Lise (AndréTalbot), Gisèle (Yves Bousquet) et son frère Jean-Claude.Sont également affectés par son décès, ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Demers : Jean-Claude (Lise Carrier), Pierrette (Laurent Masse), Lise, Camil (Lise Laflamme), Richard (Suzanne Croteau), Nicole, Michel (Diane Lachance) ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et amis.La famille remercie le personnel de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis pour la qualité des soins offerts.Vous pouvez compenser l\u2019envoi de fleurs par un don adressé à la Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis sise au 143, rueWolfe, Lévis (Québec) G6V 3Z1 ou au www.fhdl.ca Pour toute information, veuillez communiquer avec HARMONIA au 418-881-9797 ou consultez notre site Internet au www.harmonia.ca Pour l\u2019envoi de messages de sympathie personnalisés : info@harmonia.ca Ne pas oublier d\u2019indiquer le nom de la personne décédée et nous transmettrons votre message par courriel à la famille dans les plus brefs délais.Harmonia Services funéraires d\u2019aujourd\u2019hui Téléphone: 418.881.9797 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.harmonia.ca ROGER DELISLE 1935 - 2021 À Québec, le 1er mars 2021, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé monsieur Roger Delisle, époux en deuxièmes noces de feumadameAnnette Godin et veuf de feu madame Denise Morency, fils de feu madame Marie Girard et de feu monsieur Isidore Delisle.Il demeurait àQuébec.La famille recevra les condoléances le vendredi le 19 mars en tout intimité, en présence du corps, à la Coopérative funéraire des Deux Rives Centre funéraire St-Charles 1420,boulevard Wilfrid-Hamel Québec,Québec,G1N 3Y6 Les funérailles auront lieu aussi en toute intimité le vendredi 19 mars à 14 h en l\u2019église St-Pascal-de-Maizerets, 1895, chemin de la Canardière, Québec, G1J 2E5.L\u2019inhumation se fera au cimetière St-Charles.Il laisse dans le deuil ses enfants : Guy, Pierre (Martine DeZwirek) et Alain (Sarah Ross); ses petits-enfants : Lucas, Léa, Guillaume (Katie Gerpheide), Laurence, Jeremie, Marie-Pierre, Alice et Malcolm; son arrière-petit-fils Sándor; sa soeur Marguerite, son frère Claude (CharlotteTardif) ainsi que plusieurs nièces, neveux, autres parents et ami(e)s; les enfants de feu son épouse en deuxièmes noces : Sylvie, Denis, Odette et Bertrand ainsi que leur conjoint(e).Il est allé rejoindre ses frères : Laurent, Raymond et sa soeur Lucile; ses beaux-frères et belles-soeurs.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation Radio-Galilée, 3196, chemin Ste-Foy, Québec, G1X 1R4, téléphone : 418 650-1572, courriel : fondation@radiogalilee.com Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SIMONE BROWN 1919 - 2021 Au Centre hospitalier Saint-François d\u2019Assise, le 6 mars 2021, à l\u2019âge de 101 ans, est décédée dame Simone Brown, épouse en premières noces de feu monsieur André Richard et en secondes noces de feu monsieur Pierre Hamel.Elle était la fille de feu dame Marie Beaudet et feu monsieur Victoric Brown.Elle demeurait à l\u2019Ancienne Lorette.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Salon funéraire Lépine Cloutier 1547, rue Notre-Dame,L\u2019Ancienne-Lorette QC G2E 3B4 le vendredi 26 mars 2021 de 17 h 30 à 20 heures et le samedi 27 mars 2021 de 8 h 30 à 10 h 30 Étant donnée la situation actuelle reliée à la Covid-19, une limite de 25 personnes maximum devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Le service religieux sera célébré le samedi 27 mars 2021 à 11 heures en l\u2019église Notre-Dame de l\u2019Annonciation, 1625,Notre-Dame, L'Ancienne-Lorette et de là, au cimetière de L\u2019Ancienne-Lorette.La cérémonie religieuse aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille et quelques amis sur invitation vu le nombre limité (25 personnes) imposé par la Santé publique.Elle laisse dans le deuil son filsYves Richard (Nicolas Chouinard); ses petits-enfants :André Richard (Annie Lechasseur) et Josée Richard (Michel Pilon); ses arrière-petits-enfants : Patrick et Marc Pilon, Christine et Sophie Richard; sa soeur Françoise Brown (feu Rémi Richard) et sa belle-fille France Potvin (feu Léo Richard) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines autres parents et ami(e)s.Elle est allée rejoindre son fils Léo Richard, sa belle-fille Brigitte Déry, ses deux époux ainsi que ses frères et soeurs.La famille tient à remercier le personnel du Centre hospitalier Saint-François (1604, 1re Avenue à Québec) pour leur humanisme et leurs soins exceptionnels prodigués dans un esprit familial.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Société canadienne du cancer, 214-1040, avenue Belvédère, Québec (Qc) G1S 3G3, tél.: (418) 683-8666, site web : www.cancer.ca ATHOS 418.842.3737 / Télécopieur : 418 767.2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com RAYMOND LANGELIER 22 NOVEMBRE 1940 - 1ER MARS 2021 Le 1er mars 2021, aux soins palliatifs de l\u2019Hôtel Dieu de Québec, à l\u2019âge de 80 ans, Raymond nous a quittés tout doucement et entouré de l\u2019amour des siens pour rejoindre ses parents Imelda Pelchat et Michel Langelier, ainsi que ses frères Marcel, Réal etYvon.Il demeurait à Lévis, quartier St-Rédempteur.Raymond laisse dans une profonde tristesse, son épouse Linda Parent; ses enfants : Michelle (Pierre) et Daniel (Marie-Christine); son fils de coeur Pierre-Luc Barr (Katherine); son frère Bernard (Louise); ses petits-enfants adorés : Félix Langelier-Blanchet, Victor Langelier-Wang, Nicolas Langelier, Louis-Samuel Langelier, William Barr et Abigaelle Barr ainsi que plusieurs belles-soeurs et beaux-frères de la famille Parent, neveux, nièces et amis qui l\u2019ont accompagné jusqu\u2019à son dernier sourire.Pour lui rendre hommage, une cérémonie pour célébrer sa vie aura lieu quand les circonstances le permettront.La famille tient à remercier l\u2019équipe des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec pour les excellents soins prodigués et leur humanité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation québécoise du cancer Site web: www.fqc.qc.ca .Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com FRANÇOISE LAQUERRE 1921 - 2021 À l\u2019Hôpital Ste-Monique Inc.(CHSLD), le 3mars 2021, à l\u2019âge de 99 ans et 6mois, est décédée madame Françoise Laquerre, fille de feu madame Anne-Marie Rhéaume (Trébert) et de feumonsieurÉmile Laquerre.Elle demeurait àQuébec.Selon ses volontés, elle ne sera pas exposée.Le service religieux sera célébré le samedi 13 mars 2021 à 11 h en l'église de St-Édouard-de- Lotbinière.L\u2019inhumation se fera cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil ses neveux et nièces :Serge Laquerre, Carole Laquerre, Marc Laquerre, Paule Laquerre, Sylvie Laquerre, Jean Pilon, Lucie Pilon, Charles Pilon, RodrigueMichaud;ainsi que plusieurs cousins, cousines et ami(e)s.Elle est allée rejoindre ses parents et son frère et ses soeurs : Clémence, Fernande, Gisèle, Brigitte,Yvon, Laurence, Solange et Marcelle.Remerciements à tout le personnel dévoué du CHSLD Ste-Monique pour les excellents soins et l'attention reçus.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019Oeuvre Léger, site web:https://missioninclusion.ca/ Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 72 LORRAINE FEUILTAULT NÉE FORTIER 1932 - 2021 Entourée de l\u2019amour de ses deux filles, madame Lorraine Fortier a poussé son dernier souffle au Centre hospitalier régional de Rimouski le 7 mars 2021, à l\u2019âge de 88 ans, elle est allée rejoindre son époux, feu monsieur Richard Feuiltault.Elle était la fille de feu Maurice Fortier et de feu Thérèse Simard.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Guylaine (Daniel Banville), Joane (Michel Gendron) et sa petite-fille Marilou (Simon Pouliot Cavanagh).Elle laisse également dans le deuil ses soeurs et son frère :Andrée, Lisette, Lise et Guy ainsi que plusieurs neveux et nièces et des amis sincères.Lorraine manquera à tous, car elle avait la capacité de rendre tout grandiose.Avec elle, il n\u2019y avait pas d\u2019évènements banals, elle avait le don de faire d\u2019une simple occasion quelque chose de prestigieux! En raison des circonstances liées au contexte sanitaire, les membres de la famille ont décidé de se recueillir dans l\u2019intimité à une date ultérieure.Notre profonde gratitude pour les témoignages de sympathie.Un remerciement particulier au personnel soignant du Centre hospitalier régional de Rimouski pour leur dévouement et leur sollicitude.Les services professionnels ont été confiés au Funérarium JB de Rimouski, une filiale des Centres funéraires de l\u2019Est, certifiée Distinction par la Corporation des thanatologues du Québec et par le Bureau de normalisation du Québec.La direction et le personnel du Funérarium JB offrent leurs plus sincères condoléances à la famille et la remercient pour sa confiance.Pour renseignements: Funérarium JB de Rimouski Téléphone: 418.723.9764 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.funerariumjb.com RAYNALD FOURNIER 1933 - 2021 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le 7 mars 2021, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé monsieur Raynald Fournier, époux de Jacqueline Hallé, fils de feu Léger Fournier et de feu Yvonne Coté.Natif de Témiscouata-sur-le-Lac, il demeurait à Québec après avoir vécu plusieurs années à Port-Cartier.L\u2019inhumation des cendres se fera à une date ultérieure et, dépendamment des mesures sanitaires à ce moment, vous pourrez vous joindre à nous pour un dernier hommage.La date et l\u2019endroit vous seront divulgués ultérieurement.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Jacqueline; sa fille Pascale (Daniel Ouellet) et son fils Jean-Pierre (Pascale Carignan); ses petits-enfants : Emilie Ouellet (Frédéric Schweitzer), Ariane, Anne-Sophie (Isaïe Bolduc) et Simon Fournier; sa soeur Rachel et son frère Réjean; ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Hallé : Jean-Guy (Georgette Breton), Marielle (Marc Desroches), Colette (feu Pierre Raymond), Lise (feu Earle Ross) (Claude Bonneville) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s dont Claude D\u2019Anjou (Ginette) et Hubert Vallée (Laura).L\u2019ont précédé ses soeurs : Jeannine (Jacques Dubé), Dorothée (Olivier Caron) et Patricia (Rosaire Guay).Merci du fond du coeur au personnel du Sélection St-Augustin et de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus qui, par leurs soins attentionnés et par leur présence, ont contribué à son mieux-être.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau 214, Québec (Qc) G1S 3G3, Tél.: 418-683-8666, www.cancer.ca ou à la Fondation de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (I.U.C.P.Q.), 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec (Qc) G1V 0B8, Tél.: 418-656-4999 ou au www.fondation-iucpq.org.ATHOS 418 658-1600 / Télécopieur : 418 658-2415 Pour envois demessages personnalisés ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infocomplexe@athos.ca ÉMILIEN HAINS 1923 - 2021 C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous faisons part du décès de monsieur Émilien Hains, survenu àQuébec le 6 mars 2021.Il était l\u2019époux de Madeleine Bélanger, le fils de feu Paula Pépin et de feu Odilon Hains.Il habitait à Québec.Selon ses dernières volontés, il n\u2019y aura pas de funérailles.Outre son épouse bien-aimée et fidèle compagne depuis 76 ans, il laisse dans le deuil ses filles : Marjolaine (Pierre Bélanger), Lorraine (Alain Garneau) et Charlyne; ses petits-enfants : Patrick, Annie, Yannick, Karine, Sébastien et Cassandra; ses six arrière-petits-enfants; ses frères : Fernand et Michel; sa soeur Diane ainsi que plusieurs neveux et nièces.Outre ses parents, il fut précédé dans la mort par son fils Marcel; sa fille Murielle (Jean-Claude Fortier); ses soeurs : Jeannette et Lise; ses frères : Adrien, Gérard, Tom, René, Raymond et Jacques.La famille tient à adresser des remerciements particuliers au personnel de la Résidence Côté Jardins pour les bons soins prodigués lors de son séjour.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040 avenue Belvédère, bureau 214, Québec (QC) G1S 3G3, téléphone : 418 683-8666.https://www.cancer.ca/fr-ca/donate/?region=qc&s_srx=cancer.ca-navbar-fr Pour renseignements : Harmonia Téléphone : 418 681-9797 Pour l\u2019envoi de messages de sympathie personnalisés : info@harmonia.ca Ne pas oublier d\u2019indiquer le nom de la personne décédée et nous transmettrons votre message par courriel à la famille dans les plus brefs délais.Harmonia Services funéraires d\u2019aujourd\u2019hui Téléphone: 418.681.9797 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.harmonia.ca SUZANNE HOUSE LACOMBE 1956 - 2021 On nemeurt pas,tant qu\u2019on reste vivant dans le coeur et la mémoire des gens.Notre chère patineuse vient de faire son dernier saut qui l\u2019a propulsée vers l\u2019éternité.Le cancer a eu raison de cette amoureuse de la vie, femme de coeur, attentionnée et bienveillante.Elle s\u2019est éteinte en fin de soirée le 27 février 2021, entourée de son mari et de ses trois enfants.Elle qui aimait tant voyager, toujours prête à partir, l\u2019a été aussi pour ce dernier voyage, mais s\u2019en s\u2019assurant que tous soient prêts à la voir partir.Cette passionnée du patinage artistique a guidé desmilliers d\u2019enfants dans leurs premiers pas sur la glace durant sa longue carrière d\u2019entraîneuse qui s\u2019est étalée sur plus de quatre décennies, dans plusieurs villes, mais principalement à L\u2019Ancienne-Lorette et Sainte-Foy.Si elle a sa place au Ciel, on lui souhaite aussi qu\u2019il y ait une glace au Ciel.Suzanne était la fille de Robert C.House et de feu Monique Jourdain.Elle laisse dans le deuil son époux, Normand Lacombe et leurs fils :Alain (Julie Lemieux), Louis-Félix (Érika Desjardins) et Carl- André (Frédérique Saint-Amant); ses petits-enfants :Victor, Rose et Cécilia; ses soeurs : Jacquie (Hervé Bédard) et Hélène, (Stéphane Giasson); son beau-frèreYves Lacombe (Marie-Joanne Lachapelle); son neveuVincent Lacombe; sa grande amie de toujours, Louise Dubord (Dave Larin); sa filleule Marie- Claude Gauthier et ses bons amis : Marcelle Saint-Laurent et Jacques Gauthier, Reina Michaud et Bertrand Lévesque, Marie-Hélène Julien ainsi que de nombreux cousins, cousines, oncles et tantes du côté des familles House et Jourdain ainsi que de la famille de Normand.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS La famille vous accueillera au Complexe de la Cité 1600,av.Le Gendre,Québec,G2G 2W5 Le samedi 20 mars 2021, de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole sera célébrée le samedi 20 mars 2021, à 15 heures, en la chapelle du Complexe de la Cité, 1600, avenue Le Gendre, suivie de la mise en niche au cimetière de L\u2019Ancienne- Lorette.En raison des exigences de la santé publique liées à la Covid-19, une limite de 25 personnes sans aucune rotation permise devra être respectée lors des condoléances et de la cérémonie au complexe funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Cependant, la famille vous invite à vous joindre à elle virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « Captation des rituels » située à l\u2019avis de décès sur le site web : www.lepinecloutier.com Nous tenons à remercier l\u2019équipe du Centre de cancérologie CRCEO de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, celle du CLSC Limoilou en particulier monsieur Stéphane Gaudreault, ainsi que le personnel des soins palliatifs de l\u2019Hôpital Chauveau.Pour exprimer votre sympathie, vous pouvez faire un don à la Fondation du CHU (Fonds CRCEO \u2013 HDQ) 4200062.ATHOS 418.658.1600 / Télécopieur : 418 658.2415 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ infocomplexe@athos.ca ROLLANDE PATRY 1927 - 2021 À Québec, le 22 février 2021, à l'âge de 93 ans, est décédée madame Rollande Patry, épouse de feu monsieur Jean-Baptiste Chartier, fille de feu monsieur Edmond Patry et de feu madame Alice Cantin.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil ses nièces : Denise, Hélène (Pierre Murray) et Lise; son neveu Gilles Patry (feu Diane B.Patry); son petit-neveu Eric Patry; sa petite-nièce Sonia Party (Alexandre Girard); son filleul Michel Patry (Gaétane Courcy); sa proche-aidante Carol Larose; les membres des familles Robinson, Chartier et Gaudreau, ainsi que ses neveux, nièces, petits- neveux, petites-nièces et ami(e)s.Elle est allée rejoindre son frère et sa soeur.La famille tient à remercier Carol Larose pour son aide pendant les dernières années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer.https://www.cancer.ca/fr-ca/donate/?region=qc En raison du contexte actuel lié à la COVID-19, les funérailles auront lieu en toute intimité le samedi 13 mars 2021.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CARMEN TREMBLAY POTVIN 1917 - 2021 ÀQuébec, le 18 février 2021, à l\u2019âge de 104 ans et 1mois, est décédéemadame CarmenTremblay Potvin, épouse de feumonsieur Roger Potvin.Elle était la fille de feu Roméo Tremblay et de feu Stella Masse.Elle laisse dans le deuil ses enfants :Lise (feuCharlesGodbout), Diane (feuDenis Champoux), Gilles (Nicole Leclerc), Hélène (Jean Raymond), Jacques (Diane Gagné) et Michèle (Christian Faucher) ainsi que plusieurs petits-enfants et arrière- petits-enfants.En raison de la pandémie, seuls lesmembres de la famille se recueilleront en toute intimité.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Québec, téléphone : 418 683-8666 site web : www.cancer.ca.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 73 JEAN ROBERGE 1933 - 2021 À la maison Michel-Sarrazin, le 8 mars 2021, à l\u2019âge de 88 ans et 1 mois, est décédé, entouré de l\u2019amour de ses proches, monsieur Jean Roberge.Il nous a quittés l'âme en paix et le coeur aimant.Il était l\u2019époux de Hélène Chabot et le fils de Jules Roberge et Lucienne Giguère.Originaire de l\u2019Ile d\u2019Orléans, il demeurait à Cap- Rouge depuis de nombreuses années.Il laisse dans le deuil sa tendre épouse, Hélène Chabot; ses enfants chéris : Nicole, Michel (Josée Gaillardetz), Louise (Eric Lemieux), Lucie (Denis Dorval) et Christine (José De Freitas); son frère Jules (Nicole Rouillard), ses soeurs : Mariette (feu Paul-Henri Gendreau), Denyse (Albert Ferland) , Solange (Edward Slattery), Jocelyne (feu GeorgesAngers), Micheline (Réal Blouin), ses dix petits-enfants adorés : Pierre-Alexandre Lemay, Catherine, Alexandre et Jean-Philippe Roberge, Maude, Simon et Marc Lemieux, Olivier Carignan, Camille et Charles-Antoine Bédard, ainsi que ses 7 arrière-petits-enfants.Outre ses parents, il est allé rejoindre ses frères et soeurs qui l\u2019ont précédé : Thérèse, Lucien, Georges, André, Lise, Claude et Charles.Plusieurs beaux-frères, belles- soeurs, neveux, nièces et de nombreux amis garderont de bons souvenirs de lui.Jean Roberge fut un époux, un père, un frère et un ami remarquable.La famille était pour lui d\u2019une grande importance.Généreux, accueillant et soucieux d'autrui, il était ouvert aux autres.Homme d\u2019affaires travaillant et engagé, il a mené une belle carrière au sein de ses commerces à Cap-Rouge.Il laissa aussi sa marque en servant ses concitoyens comme conseiller municipal à la ville de Cap- Rouge.Il appréciait la nature qui l\u2019entourait dont le Fleuve St-Laurent, la pêche et la musique.Il aimait vivre, rire, socialiser et surtout, il aimait ses proches profondément.Son épouse et ses enfants tiennent à remercier le personnel soignant de la Maison Michel-Sarrazin ainsi que celui du CLSC Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge pour les excellents soins qui lui ont été prodigués et leur accompagnement réconfortant.Les funérailles auront lieu à l\u2019église St-Félix de Cap-Rouge au 1460, rue Provancher, G1Y 1S1 le samedi le 27mars à 11 heures.La cérémonie aura lieu en toute intimité avec lesmembres de la famille et amis vu le nombre limité (25 personnes) imposé par la santé publique et nous procéderons sur invitation.Toutefois, il sera possible de visionner l'événement funéraire de Jean Roberge le samedi 27 mars 2021 à 11 h.Il vous sera possible de le visionner en direct : meet.google.com/aok-mobm-nxf Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de la Maison Michel- Sarrazin, www.michel-sarrazin.ca Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com HUGUETTE RICHARD 1947 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 8 mars 2021, à l\u2019aube de ses 74 ans, est décédée dame Huguette Richard, fille de feu dame Marie-Paule L\u2019Heureux et de feu monsieur Alexandre Richard.Elle demeurait àQuébec.Selon ses volontés, elle ne sera pas exposée.Considérant les circonstances actuelles reliées à la pandémie et en respect à la Santé publique, un service religieux sera célébré en toute intimité en présence de sa famille.Elle est allée rejoindre son fils adoréMartin Lacasse (fils de feu Ghislain).Sont très touchés par son départ, ses soeurs Francine (ClaudeGodbout) et Suzanne; son frère Serge (Suzanne Cyr).Elle affectionnait ses neveux et nièces : sa filleule Cynthia (François), Simon (Nadine) et Julie (Éric);Vickie et Patrick (Marie-Pier),ainsi que ses petits-neveux, sa tante Georgette, plusieurs cousins, cousines, autres parents et de nombreux ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à Les Diabétiques de Québec, 979, de Bourgogne, local 180, Québec (Québec) G1W2L4, tél.: 418 656-6241, poste 2, téléc.: 418 656-6323, courriel : info@diabec.com, site Internet : www.lesdiabetiquesdequebec.com.Pour renseignements : téléphone : 418-845-6161, télécopieur : 418-845-8920, Courriel : salonfuneraire@videotron.ca,site internet :www.rejeanhamel.com HUGUES ROBERGE 1946 - 2021 Au CHSLD Champlain-Chanoine-Audet, le 26 février 2021, à l'age de 74 ans, est décédémonsieur Hugues Roberge, époux de madame Céline Paquet.Il demeurait à Lévis, secteur Saint-Jean-Chrysostome.Il était le fils de feu Rénald Roberge et de feu Noëlla Rochette.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son frère et sa soeur : Louis Roberge (Nicole Grenier), Anne Roberge (Alain Samson) et feu Sylvie Roberge; ses belles-soeurs et son beau-frère : Ginette Paquet (feu Norman Lee) et Alain Paquet (Gisèle Côté); ses tantes : Denise Rochette et Thérèse Paquet (feu Michel Rochette); ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille remercie tout le personnel du CHSLD Champlain-Chanoine- Audet pour les soins prodigués avec humanité et professionnalisme.Merci également aux bénévoles pour leur présence et leur attention bienveillantes.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société Alzheimer Chaudière-Appalaches (https://www.alzheimerchap.qc.ca/pages/dons- in-memoriam).Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, une cérémonie aura lieu dans l'intimité, au Complexe Claude Marcoux.Si vous désirez assister à la célébration, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le dimanche 14 mars à 14 h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec JEAN LITALIEN 1939 - 2021 À l\u2019Hôpital régional de Rimouski le 4 mars 2021, est décédé à l\u2019âge de 81 ans et 10mois monsieur Jean Litalien, demeurant àRimouski, autrefois deMontréal, fils de feu monsieur Raymond Litalien et de feu madameAnnette Deschêne.Dû à la situation actuelle, les informations concernant la célébration commémorative en la chapelle du mausolée Élisabeth-Turgeon vous seront communiquées ultérieurement.Il laisse dans le deuil son frère et ses soeurs :Yolande (feu Jean-Claude Savage), Élisabeth (feuDenisBeaudet), Simone (feuRéalTremblay, feuRéalAllard) etGabriel (SimoneRoussel Litalien), sa belle-soeur JocelyneSt-Pierre (feuPaul Litalien), ses neveux, ses nièces, ses cousins, ses cousines et ses amis(es).Il était également le frère de feu Louise (feu Jerry Goyette) et de feu Hugues (feu Marie Ouellet).Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation de votre choix par l'entremise de leur site Internet.Lors du décès de Jean Litalien, vos témoignages d'estime et d'amitié nous ont apporté chaleur et soutien.Pour tout ce réconfort, nous tenons à vous dire unmerci très sincère.Un remerciement tout particulier s'adresse au personnel de la Résidence de l'Immaculée de Rimouski pour les belles années passées dans cette résidence.La famille La direction des funérailles a été confiée à la : Coopérative funéraire du Bas St-Laurent 286, rue Saint-Jean-Baptiste Ouest, Rimouski G5L 4J6 Téléphone: 418.722.7044 / Télécopieur : 418 722-9033 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.cfbsl.com DIANE MARTEL 1950 - 2021 Aventurière, grande voyageuse et coopérante internationale, femme passionnée et débordante d\u2019énergie, déterminée et rigoureuse, authentique, d\u2019une intelligence déconcertante, drôle, évidemment très drôle, amoureuse du français et des langues étrangères, dotée d\u2019un désir insatiable d\u2019apprendre et d\u2019enseigner, tu étais pour nous une mère et une grand-mère à l\u2019amour inconditionnel.Tu étais plus que la somme de tes parties : tu étais Toi, unique et entière.Tu as eu le courage de réserver toi-même ton billet pour ce grand voyage.Diane la guerrière est partie se reposer quelque part où il fera toujours chaud.Le 3 mars 2021, est décédée Mme Diane Martel, âgée de 71 ans, dans sa maison de Lévis, entourée de l\u2019amour de ses enfants Antoine, Guillaume et Marie-Noël et de son époux, M.Jean-Paul Breton.Elle était la fille de feu Dr Roland Martel et Mme Florence Groulx.Outre son époux et ses trois enfants, elle laisse dans le deuil ses petits-enfants qu\u2019elle aurait tant aimé voir grandir : Léo, Étienne, Philippe et Samuel ainsi que ses frères et soeurs qu\u2019elle aimait profondément :André (Alice Harfouche),Yvette (Denis Langlois), Jean (Lise Langlois), François, Pierre, Louise (Jacques Brousseau), Denise (Bernard Langlois), Marie (André Paul), Claude et Claire (André Paquet).Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, autres parents, anciens collègues et amis.En raison du contexte actuel, un hommage à sa vie sera célébré ultérieurement.La famille tient à remercier tout le personnel du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière- Appalaches qui l\u2019a accompagnée depuis 2018 et qui lui a ainsi permis de vivre jusqu'à la fin dans sa maison qu'elle aimait tant.La famille tient également à remercier de façon particulière le Dr Michel Côté et Sandra Blier qui l\u2019ont accompagnée avec humanité dans ses derniers moments.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Maison Michel-Sarrazin qui lui a offert beaucoup de réconfort et de douceur lors de ses visites au Centre de jour Bonenfant-Dionne (téléphone : 418 687-6084, site web: www.michel-sarrazin.ca) .Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CÉCILE MÉTHOT-BERGERON 1929 - 2021 Au CHSLD Domaine Saint-Dominique, le 6 mars 2021, à l\u2019âge de 91 ans et 10 mois, est décédé madame Cécile Méthot-Bergeron, épouse de feu monsieur Jean-Charles Bergeron, fille de feu madameAntoinette Marchand et de feu monsieur Henri F.Méthot.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jacques (Carole Robitaille) et Paule (Gary Malone); ses petits-enfants :Mia et Audrey Malone (CédricVézina); son arrière- petite-fille KateVézina; ses soeurs :Claire Méthot (feu Robert Dupuis) et Renée Méthot (Gregory Galardo); ses beaux-frères et belles-soeurs : Carole Richard Méthot, Agathe Couture Méthot, Gilles Cantin (Angèle St-Germain), Paul-Émile Bergeron (Huguette Beaudoin), Thérèse Bergeron (feu Réal Cayer), Lise Bergeron (Jean-Claude Loiselle), Denyse Bergeron (feu Basil Gordon) et Gilles Bédard (feu Louise Bergeron), ainsi que de nombreux neveux et nièces et leurs familles sur trois générations.Elle est allée rejoindre son époux Jean-Charles et son fils Michel; ses soeurs et frères : Lili Méthot Dallaire, Isabelle Méthot Cantin, Lucie Méthot Thivierge, Monique Méthot (feu André Lévesque), Robert et Jean Méthot; ses belles-soeurs : Fernande Bergeron, Claire Bergeron et Louise Bergeron Bédard et son beau-frère Jacques Bergeron.La famille tient à remercier le personnel soignant du Domaine Saint-Dominique pour les soins attentionnés et leur grande compassion.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Québec, site Web : www.cancer.ca.En raison de la pandémie, aucun événement funéraire n'est prévu, des funérailles seront planifiées à une date ultérieure.Les parents et les ami(e)s qui le désirent sont invités à lui rendre hommage chacun à leur façon.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 74 MARIE-PAULE FORTIER MORIN 1921 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 25 février 2021, à l\u2019âge de 100 ans et 2 mois, est décédée Marie-Paule Fortier, épouse de feu Clément Morin.Elle était la fille de feu Valère Fortier et de feu Albertine Longchamps.Elle était native de Saint- Isidore et résidait à la Demeure Coeur de Marie à Lévis.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Richard (Louisette Kirouac), Colette (feu Michel Le Duc), François (Mireille Vachon), Cécile, Monique (Jacques Poirier), feu Lucie, Thérèse (André Traversy), Denise (René Larose), Michel (Louise Cloutier), Réal (Christine Roy), Jean-Luc (Julie Rioux), Solange (Bertrand Bourgeois); ainsi que ses 28 petits-enfants et 28 arrière-petits-enfants.Elle était la soeur de : feu Marguerite (feu Léodore Dumont), feu Raymond, feu Marie-Amanda, feu Valérie, feu Henri-Louis (feu Lucille Guillemette), Laval (Suzanne Brochu),Yolande (feu Clément Guillemette), feuMariette, feu Jean-Guy (Rollande Larochelle) et Marc (Jeanette Hallé); ses beaux-frères de la familleMorin : feu Benoît (feu GilberteMéthot), feu Ephrem (feu ClaireToupin), feu Georges (feu LaureAnnette Lacasse), feuMarc (feu Blanche Chauvette), feu Françoise (feuMagella Rhéaume) et feu Louis Philippe.Elle laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins et cousines.Un remerciement spécial au personnel de la Demeure Coeur de Marie ainsi qu\u2019au personnel de l\u2019urgence et des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Toutes marques de sympathie peuvent se traduire par don au Service d\u2019entraide de St-Jean-Chrysostome, 1008, rue Alphonse Ferland, G6Z 3H6.https://www.entraidestjean.org/faire-un-don Étant donné la situation qui prévaut et les mesures sanitaires en vigueur, une cérémonie aura lieu dans l\u2019intimité, en l\u2019église de Saint-Isidore, le samedi 20 mars 2021, à 11 h.Pour renseignements : Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec SOEUR SOLANGE OUELLET (SOEUR SAINT-SALUSTE) 1925 - 2021 À la Maison Bon-Pasteur, est décédée, le 3 mars 2021, Soeur Solange Ouellet (Soeur Saint-Saluste), Soeur du Bon-Pasteur deQuébec, à l\u2019âge de 95 ans, après 72 ans de vie religieuse.Elle était native de St-Alexandre, Kamouraska et était la fille de feu monsieur Charles-Eugène Ouellet et de feu dame Mélanie Dumais.LÉPINE CLOUTIER / ATHOS Outre lesmembres de sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil: les affiliés-es à laCongrégation et ses frères:Paul-Eugène, Jean-S.(Janine Lizotte), Réal (Hélène Vachon); ses soeurs :Madeleine, Monique (feu Denis St-Jacques), Thérèse (feu Pierre Bourgeault) ainsi que ses neveux et nièces, cousins et cousines.Elle était aussi la soeur deGilberte, s.c.i.m., Léopold (feuAlma St-Pierre), Lucille (feuAntonio Boucher),Anne-Marie (feu J.Georges Chouinard), Hervé (feu Jeanne Marchand), Rachel (feu Roméo Huard), qui l\u2019ont précédée dans la Maison du Père.Dans les circonstances actuelles de la pandémieCovid-19, le service religieux sera célébré en présence des cendres, à la chapelle des religieuses située au 2550, rue Marie-Fitzbach, Québec, à une date ultérieure, et la mise en terre se fera au cimetière Saint-Charles, 1460, boul.Wilfrid-Hamel, Québec.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don aux Charités Bon-Pasteur, 2550, Marie-Fitzbach, Québec (Québec) G1V 2J2.ATHOS 418.529.3371 / Télécopieur : 418 767.2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com JEAN-PAUL PARÉ 1938 - 2021 À l\u2019Hôpital Saint-François d\u2019Assise, le 2 mars 2021 à l\u2019âge de 82 ans, est décédémonsieur Jean-Paul Paré, époux de feu dame Joan Johnston.Il était le fils de feu monsieur Siméon Paré et de feu dame Béatrice Bilodeau.Il demeurait à Beaupré.Dû aux consignes à respecter en lien avec la pandémie, veuillez noter qu\u2019il n\u2019y aura aucune période de condoléances.Une liturgie de la Parole sera célébrée en toute intimité, le samedi, 13 mars 2021 au salon funéraire du sous-sol de l\u2019Église de Beaupré.Que tous ceux et celles qui ont connu et aimé Jean-Paul aient une pensée pour lui en cette journée.La direction des funérailles a été confiée aux Services commémoratifs Pierre Dupont 51, rue Sainte-Marguerite,Beaupré Afin de respecter les consignes sur le port du masque émises par la santé publique, il est essentiel d\u2019apporter votre masque et de le porter avant d\u2019avoir accès à notre établissement ou à l\u2019église.Merci de votre collaboration.Il laisse dans le deuil ses enfants, sa belle-fille et son gendre : Daniel (Sylvie Morel), Linda (Michel Gousse); ses petits-enfants : Mahee-Lee et Lili-Mei; son frère et sa belle-soeur : feu Clément Paré (Gloria Gédéon); ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Johnston :Yolande (Jacques Potvin), Ailleen (Normand Boisvert), Jacques (Diane Chevalier), Anne, et il était le beau-frère de feu Denise (feu Robert Brown).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille souhaite remercier le personnel de l\u2019Hôpital St-François d\u2019Assise pour la qualité des soins prodigués.Que toute marque de sympathie se traduise par un don à la Fondation du CHU de Québec, 1825, boulevard Henri-Bourassa bur.405, Québec, QC G1J 0H4 https://fondationduchudequebec.org/donner-a-la-sante/ Pour ceux qui le désirent, condoléances par télécopieur au 418-827-1162 Pour renseignements : 418-827-2212.Courriel : pdupont@scpdupont.ca Site internet : www.scpdupont.ca Services commémoratifs Pierre Dupont Inc.Téléphone: 418.827-2212 / Courriel : pdupont@scpdupont.ca Pour ceux qui le désirent, condoléances par télécopieur au 418 827-1162 www.scpdupont.ca MICHEL ROUILLARD 1934 - 2021 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec, le 27 février 2021 à l\u2019âge de 86 ans, est décédé monsieur Michel Rouillard.Époux de feu madame Françoise Couture, il laisse dans le deuil ses enfants: Jean-François (Lise Cardinal) et Marie-Annick; ainsi que ses petites-filles: Jeanne et Michèle (Arnaud Dufour).Il laisse également dans le deuil ses soeurs: Nicole (Jules Roberge), Lise (Denis Blais), Francine (feu Réal Allen) et Catherine (Fraser Ashton).Il était le frère de feu Brigitte (André Leclerc).De la famille Couture, il était le beau- frère de feu Elizabeth (feu Wilfrid Grenier), feu André (feu Pierette Pouliot), feuThérèse (feu Paul Dubreuil), feu Marguerite (feu Mario Côté) et Jeanne (feu Pierre Cayouette).Plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, fidèles amis et collègues se souviendront de lui.Médecin spécialisé en anesthésie-réanimation, il a oeuvré plus de quarante ans à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus ainsi que dans d\u2019autres hôpitaux, dont ceux de Rimouski et de Matane, auxquels il était aussi beaucoup attaché.Tout au long de sa carrière, il a été très impliqué dans le développement de sa profession, que ce soit en milieu hospitalier, à l\u2019Université Laval ou à l\u2019Association des anesthésiologistes du Québec.Compte tenu des circonstances actuelles, les funérailles seront célébrées dans l\u2019intimité.Vos condoléances peuvent se traduire par un don à la Société canadienne du cancer https://www.cancer.ca/fr-ca/donate/?region=qc ou par la poste à l\u2019adresse suivante : 1040, avenue Belvédère, bureau 214 Québec (Québec) G1S 3G3.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com SOEUR IRÈNE ROUSSEAU (SR SAINTE-GERTRUDE-DE-JÉSUS) 1930 - 2021 À la Maison Bon-Pasteur, est décédée, le 4 mars 2021, Soeur Irène Rousseau (Soeur Sainte-Gertrude-de-Jésus), Soeur du Bon-Pasteur de Québec, à l\u2019âge de 90 ans, après 65 ans de vie religieuse.Elle était native de St-Stanislas, Roberval et était la fille de feu monsieur Antonio Rousseau et de feu dame Éliane Dubois.LEPINE CLOUTIER / ATHOS Outre les membres de sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil : les affiliés-es à la Congrégation ainsi que ses frères et soeurs :Almas (Thérèse Paradis), Angéline, s.c.i.m., Albert (prêtre des Missions étrangères), Lucie, Membre du Foyer de Charité de Sutton, Rose-Alice, MIC, Ida, Thérèse (feu Jean Joncas), Jeanne-d\u2019Arc (Bernard Gauthier), Monique (Jean-Rock St-Gelais), Rosaire (Marie-Geneviève Rousseau), Vilmont (Raymonde Gauthier), Guy (Nicole St-Mars) ainsi que ses neveux et nièces.Elle était aussi la soeur de : Gérard, Frère Rédemptoriste, Rodrigue (Lise Tremblay), Jules (Exodia Richardson), qui l\u2019ont précédée dans la Maison du Père.Dans les circonstances actuelles de la Pandémie Covid-19, le service religieux sera célébré en présence des cendres, à la chapelle des religieuses, située au 2550, rue Marie-Fitzbach, Québec, à une date ultérieure, et la mise en terre se fera au cimetière Saint-Charles, 1460, boulevardWilfrid-Hamel, Québec.Les membres de la famille seront avisés de la date des funérailles.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don aux Charités Bon-Pasteur, 2550, Marie- Fitzbach, Québec (Québec) G1V 2J2.Pour renseignements : ATHOS 418 529-3371 / Télécopieur : 418 767-2309 Pour envois demessages personnalisés et/ou de fleurs ainsi que pour signer le registre à lamémoire de la personne décédée:www.lepinecloutier.com/ info@lepinecloutier.com JEAN-GUY ROY 1940 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le 27 janvier 2021, entouré de l\u2019amour des siens, est décédé, à l\u2019âge de 80 ans, Jean-Guy Roy, époux bien-aimé deMireille Robitaille.Il était le fils de feumonsieurArthur Roy et feumadameYvonne Drolet.Il demeurait àQuébec, secteur Charlesbourg.Compte tenu des circonstances actuelles, les funérailles seront célébrées en l\u2019église St-Charles-Borromée, 7990, 1reAvenue,Québec,Qc, G1H 4M6, en toute intimité.Outre son épouse adorée Mireille Robitaille, il laisse dans le deuil ses enfants: Nicolas (Annie-Chantal Dufour) et Marie-Josée (Gilles Leblanc); ses petits-enfants: Marc-Antoine, Alexandre, Félix-Olivier et Elisabeth; son frère André (Nicole Bouret) et sa soeur Michèle (Jean-Claude Lapierre).Il était le frère de feu Lise (Donald Gagnon).Il était le gendre de feu monsieur André Robitaille et feu madame Germaine Paradis.Il était aussi le beau-frère de la famille Robitaille: feu Jean-Marc (feu Rolande Riel), feu Colette (feu ClaudeCharest), Camille (feu Paul-Henri Gauvin), feuGabriel (feu SimoneGravel), Gilles (ClaireMarceau), Jean- Yves (feu Jeannette Bédard), Pierre (Margaret Quart), feu Guy, feu Jacques (feu Isabelle Grenier), feu Céline, Edith (Edouard Richard) ainsi que de nombreux neveux et nièces, cousins, cousines et amis.La famille tient à remercier Dre JohanneThéoret, médecin de famille et l\u2019équipe attentionnée des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu.Toutes marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec, Hôtel-Dieu de Québec ou aux Oeuvres Eudistes au 6125 1e avenue, Québec G1H 2V9.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 75 CÉCILE TRUDELLE 1925 - 2021 Au CHSLD Côté Jardins, le 2 mars 2021, à l\u2019âge de 95 ans, est décédée madame Cécile Trudelle, épouse de feu Alexandre Brousseau, autrefois de Neufchâtel.Née àCharlesbourg le 6 octobre 1925, elle était la fille de feu Julie- Anne Bédard et de feu Ernest Trudelle.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Nancy Robitaille), Ginette (Denis Latouche), Francine (Yves Laurendeau) et Jean (NicoleOuellet);ses petits-enfants: Annie (Pierre Drolet), Simon (Julie Rioux), Vincent (Kim Phan), Anne-Marie Lebel), Julien (AngelaGarcia), Louis, Juliane, Sandrine et Félix; ses arrière-petits- enfants : Xavier, Benjamin, Léo et Elliot; ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs : Odélie, Gemma, Louise (Denis Fréchette), Gérard (Estelle Deschênes), Bruno (Monique Lemieux), JacquelineBédard et Jeanne d\u2019 Arc Lirette.Elle était aussi la soeur et la belle-soeur des défunts suivants :Georgette (Paul- RenéBédard),Adrien, Jean-Baptiste (Henriette Pleau), Charles-Henri (Yolande Guilbault), Béatrice (Gaston Fillion), Lucien Brousseau (Jeanne Robitaille), Gérard Brousseau (Jeanette Mauger), Frère Roger Brousseau, Mère Colette Brousseau, Blandine Brousseau (Ernest Latulipe), Jules Brousseau, Jacqueline Brousseau (Charles Kack), Marcel Bédard, Paul Duchesneau, Gilles Sabourin et Lise Plante.Elle laisse également dans le deuil plusieurs nièces, neveux, cousines, cousins, amies et amis, de même que plusieurs anciens collègues du magasin Sears.En raisondes circonstances exceptionnelles liées à la pandémie, les funérailles seront célébrées àunedate ultérieure.Vous pouvez offrir vos condoléances virtuellement via l\u2019avis de décès sur le site internet de la Coopérative funéraire desDeuxRives et être informé de la date des funérailles en laissant votre adresse de courriel.La famille remercie tout le personnel du CHSLD Côté Jardins pour l\u2019attention portée et la qualité des soins prodigués à madame Cécile Trudelle.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SociétéAlzheimer de Québec à l\u2019adresse suivante : 1040, avenue Belvédère, bureau 305, Québec (QC) G1S 3G3.Des enveloppes de dons seront disponibles à la Coopérative funéraire.Pour informations supplémentaires : Michel Brousseau azimutmb@videotron.ca Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com CHARLES A.ROY 1935 - 2021 Au Centre hospitalier régional de Rimouski, le 26 février 2021, est décédé à l'âge de 85 ans et 10 mois, monsieur Charles A.Roy, domicilié à Rimouski.Époux en premières noces de feu madame Céline Thibault et en deuxièmes noces de madame Raymonde Rioux, il était le fils de feu monsieur Octave Roy et de feu madame Amélia Audet.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses deux filles Marie- Josée (Jeffrey Didier) et Sonia (Henri Bélanger), ses deux petites- filles Amélia et Juliette et son beau-fils Paul Saint-Laurent.Il était le père de feu Martin Roy.Il laisse aussi dans le deuil ses trois soeurs, Odette (feu George Pinkney), Juliette (feu Henri Lévesque), Andrée (Ian Buchanan), et ses frères, Georges (Marie André) et Léon, ses neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis.Par l'intermédiaire de l'entreprise funéraire Magnus Poirier, sa dépouille a été confiée à la science à des fins éducatives.Compte tenu des mesures sanitaires en vigueur présentement, le jour et le lieu des funérailles seront annoncés à une date ultérieure.SOEUR PAULINE ST-HILAIRE, R.J.M.1926 - 2021 À l\u2019infirmerie provinciale des Religieuses de Jésus-Marie de Sillery, le 7 mars 2021, est décédée, à l\u2019âge de 95 ans dont 71 ans de vie religieuse, Soeur Pauline St-Hilaire (Ste-Thérèse-du-Carmel).Native de Saints-Anges en Beauce, elle était la fille de feu Donat St-Hilaire et de feu dame Maria Turmel.Outre les membres de la communauté, Soeur Pauline laisse dans le deuil son frère Claude (feu Germaine Grimard), ses soeurs Madeleine (Paul-André Faucher) et Monique (feu Léo Sévigny).Elle est allée rejoindre ses frères et soeurs : Marcel (feu Suzanne Grimard), Françoise (feu Daniel St-Hilaire), Claire (Jean- Claude Ferland) et Jean-Louis.En raison de la pandémie, une cérémonie privée a eu lieu en la chapelle de la Maison provinciale le jeudi 11 mars à 10 h.La direction des funérailles a été confiée au Groupe Garneau thanatologue Téléphone: 418.839.8823 / www.groupegarneau.com Membre de la Corporation des thanatologues duQuébec YVETTE TARDIF 1927 - 2021 À la Vigi Saint-Augustin-de-Desmaures, le 29 janvier 2021, à l\u2019âge de 93 ans et 11 mois, est décédée madameYvette Tardif, épouse de feu monsieur Hermann Morin, fille de feumadameÉlienne Lessard et de feumonsieurAlbéricTardif.Elle demeurait à Saint-Augustin-de-Desmaures.En raison du contexte actuel lié à la COVID-19 la cérémonie en son honneur sera célébrée au printemps 2021 et sera suivie de l\u2019inhumation au cimetière de Saint-Lambert-de-Lauzon.La date et l\u2019heure vous seront communiquées au moment opportun.Elle laisse dans le deuil ses frères, soeurs, ami(e)s ainsi que plusieurs neveux et nièces.La famille souhaite remercier le personnel de la Vigi Saint-Augustin-de-Desmaures pour les soins apportés.Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com REMERCIEMENTS MAX GUAY 4 FÉVRIER 2021 Parents, amis, ancien(ne)s collègues et élèves Milles mercis pour le support manifesté àMax sous différentes formes durant sa maladie.Sachez que cesmarques d\u2019amour, d\u2019affection et d\u2019amitié l\u2019ont réconforté et soutenu durant sa dure épreuve\u2026 Pour le DÉCÈS de Max, nous sommes reconnaissants de vos témoignages d\u2019attachement et de sympathie soit par votre présence au salon et aux funérailles ou encore pour vos fleurs, dons, offrandes demesses, affiliations de prières, courriels, textos, téléphones et tous lesmessages écrits sous l\u2019annonce funéraire de Max à la Coopérative funéraire des Deux Rives.Soyez assurés de notre gratitude et nous vous prions de considérer ces remerciements comme étant personnels.Son épouse Germaine, Les membres des familles Guay et Poulin Pour renseignements: Coopérative funéraire des Deux Rives Téléphone: 418 688-2411 ou 1 888 688-2411 Télécopieur: 418 688-2414 Pour l\u2019envoi demessages de sympathie: www.coopfuneraire2rives.com PIERRETTE TURGEON (JONCAS) 1925 - 2021 Vous avez eu la délicatesse de nous témoigner votre amitié et votre sympathie lors du décès de notre mère, Pierrette Turgeon.Nous en avons été sincèrement touchés.Soyez assurés de notre profonde gratitude et veuillez considérer l'expression de notre reconnaissance en acceptant ces remerciements comme vous étant adressés personnellement.Ses enfants: Jocelyne, Michèle et Luc Joncas ainsi que ses petits-enfants REMERCIEMENTS LÉONCE VÉZINA 1925 - 2020 Rivière-du-Loup Lors dudécèsdenotre frère Léonce, nombreusesontété les personnesqui ont tenu ànous transmettre leurs sympathies.Nous voulons chaleureusement remercier tous ceux et celles qui nous ont offert ce beau geste d\u2019amitié et d\u2019affection.Difficile de faire notre deuil d\u2019un homme si attachant qui était à tous égards notre modèle de vie.Nous perpétuerons son passage avec les merveilleux souvenirs qui subsistent.Nous tenons de plus à remercier toutes les personnes qui ont aidé Léonce à vivre, lemieux possible, les dernières années de sa vie.Nous pensons ici aux personnels duManoir desCèdres, desCHSLD de St-Cyprien et de Chauffailles et aux amis et amies de notre frère qui ont continué à démontrer leur affection pour lui de différentes façons.Nos dernières pensées, non les moindres, vont à Paul Denis et HervéHodgson, ces deux acolytes qui ont partagé la vie professionnelle de Léonce à la Mercerie Vézina et lui ont ouvert la porte de leurs familles.Paul et Hervé, merci d\u2019avoir été là.La famille Couturier et la famille Vézina.SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 76 leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 77 DÉCÈS JEANSERVAIS CHARLOTTEDESJARDINS Le 13 mars 2020, notre père Jean allait rejoindre notre mère Charlotte, décédée quelques mois plus tôt et dont c\u2019était l\u2019anniversaire.Aujourd\u2019hui, elle aurait eu 90 ans.La perte rapprochée de nos parents a laissé un grand vide au sein de nos familles.Ce jour marque spécialement l\u2019occasion de nous remémorer l\u2019amour que nous avons partagé et les souvenirs heureux qui atténuent doucement notre peine.Marie,Odette, Sylvie,Yves, Jacques et Denis « La vie est belle » SYLVIE POULIN Chère Sylvie, Depuis ton départ, il ne se passe pas une journée sans que je pense à toi et mon coeur fait encore très mal.Se souvenir de toi c\u2019est facile, mais s\u2019habituer à ton absence est encore très difficile.Le temps a beau s\u2019enfuir mais il ne pourra effacer de mon coeur ce que tu as été pour moi.De là-haut, veille sur moi mon amour et merci.Marius Bonjour Placer ce bloc de nécro en bas ou en haut Aline ROB WOOLLARD Agence France-Presse LOS ANGELES \u2014 Il y a un an, la pandémie de coronavirus mettait sous cloche le sport professionnel en Amérique du Nord.Après un contre-coup financier ayant entraîné plusieurs milliards de dollars de pertes, les différentes ligues et fédérations entrevoient un laborieux retour à la normale.L\u2019onde de choc est survenue le soir du 11 mars 2020 quand le patron de la NBA, Adam Silver, a pris la lourde décision d\u2019interrompre les activités du circuit en apprenant le test positif du joueur français Rudy Gobert.Aussitôt, un effet domino s\u2019est produit : les dirigeants de la MLB, de la MLS, de la PGA et de la LNH ont emboîté le pas de la NBA, en annonçant pareilles suspensions voire annulations de leurs compétitions.Si elles les ont menées à terme, en mettant en place des protocoles sans cesse réadaptés au contexte évolutif de la crise sanitaire, et s\u2019imposant le huis clos quasiment à chaque rendez-vous, le manque à gagner a été énorme.Et il pourrait être encore plus grand, alors que ces instances tentent de s\u2019adapter aux nouvelles réalités imposées par la COVID-19.La NBA, qui a accusé des pertes d\u2019environ 1,2 milliard $ pour la saison passée, finie dans la bulle d\u2019Orlando, a établi qu\u2019elles pourraient s\u2019élever à 4 milliards $ si les matchs de l\u2019actuel se jouaient à huis clos.Or à mi-par- cours, c\u2019est quasiment le cas, puisque la moitié des équipes (16 sur 30) ont rouvert au compte-gouttes leurs portes à un nombre très limité de spectateurs (10 à 25 % de la capacité d\u2019accueil des salles).SILVER «OPTIMISTE» Le patron de la ligue, Adam Silver, s\u2019est dit «optimiste» quant à la perspective d\u2019un retour à la normale la saison prochaine.«Si la vaccination se poursuit au rythme actuel et si les doses restent efficaces contre le virus et ses variants, nous avons bon espoir de retrouver des salles pleines», a-t-il dit dimanche, ajoutant qu\u2019en dépit des pertes «considérables», «la santé financière à long terme de la ligue est très solide».Le Baseball majeur, qui a vu sa saison 2020 réduite quasiment des deux tiers, à 60 matchs par équipe, a concédé un manque à gagner de 2,8 à 3 milliards $.Celle qui doit débuter à compter du 1er avril comprend les 162 matchs habituels.Et la présence d\u2019un public dans les stades dépendra des directives des autorités locales.Ainsi, les Dodgers de Los Angeles, champions en titre, ne pourront accueillir qu\u2019un maximum de 100 spectateurs dans leur enceinte, quand les Cardinals de St.Louis pourront en recevoir 14 500.La MLS s\u2019attend elle à une nouvelle perte financière comparable à celle d\u2019un milliard de dollars pour 2020.La NFL a eu le temps, en débutant en s eptembre 2020, de mettre en place des protocoles très stricts pour mener à bien sa saison jusqu\u2019en février 2021, avec le Super Bowl à Tampa qui s\u2019est disputé devant 25 000 fans.Mais le commissaire, Roger Goodell, avoue ne pas encore savoir quelle fréquentation sera possible la saison prochaine.CHUTES DES AUDIENCES «Une des choses que j\u2019ai apprises, c\u2019est qu\u2019il ne faut pas projeter trop à l\u2019avance.Ce que je sais c\u2019est que nous avons appris à œuvrer dans un environnement très difficile.Nous avons trouvé des solutions et nous le ferons encore», a-t-il récemment dit.D\u2019un point de vue du respect des règles sanitaires, Zach Binney, épi- démiologiste au Collège d\u2019Oxford de l\u2019Université Emory à Atlanta, interrogé par l\u2019AFP, estime que les grandes ligues «ont fait de très bonnes choses».«La NBA, la MLB et la NFL ont toutes trouvé des moyens de renouer avec leurs compétitions sans avoir beaucoup de cas parmi leurs joueurs et leur personnel.» Il observe toutefois que certaines équipes de la NFL et universitaires de football ont permis à un grand nombre de supporters de revenir dans les stades avant d\u2019être certains que cela ne présentait aucun danger.«Ils ont été imprudents et ils ont eu de la chance.» Enfin, l\u2019impact négatif de la pandémie se mesure aussi à la désaffection du public devant la télévision, les audiences ayant fortement baissé, parfois de façon spectaculaire.Celle des finales NBA a ainsi chuté de 51 % par rapport à 2019, tandis que celle pour la Coupe Stanley de la LNH s\u2019est effondrée de 61 %.Les Internationaux des États-Unis ont encaissé une baisse de 45 % et même le Super Bowl, malgré une affiche de rêve opposant Tom Brady à Patrick Mahomes, a connu son plus faible taux d\u2019audience depuis 2006.COVID ET SPORT PROFESSIONNEL DIFFICILE RETOUR À LA NORMALE À L\u2019HORIZON La moitié des équipes de la NBA (16 sur 30) ont rouvert au compte- gouttes leurs portes à un nombre très limité de spectateurs (10 à 25 % de la capacité d\u2019accueil des salles).Ici, Kelly Oubre Jr., des Warriors, lance par-dessus Paul George des Clippers, jeudi à Los Angeles.\u2014 PHOTO AP, MARCIO JOSE SANCHEZ SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS MATHIAS BRUNET La Presse MONTRÉAL \u2014 Il y a un an, la LNH annonçait une pause en raison de la pandémie.La veille, le Canadien venait de subir une autre défaite, à Nashville.Avec 11 matchs à disputer, l\u2019équipe se retrouvait à 10 points d\u2019une place en séries éliminatoires.Outre la perspective de remporter la loterie du repêchage et mettre la main sur Alexis Lafre- nière, les sources d\u2019espoir étaient minces à Montréal pour plusieurs fans de l\u2019équipe.Nick Suzuki montrait de belles promesses, mais il venait de frapper le mur.Le jeune homme avait obtenu un seul point à ses neuf derniers matchs.J e s p e r i K o t k a n i e m i a v a i t été renvoyé à Laval quelques semaines plus tôt, avec seulement 8 points en 36 matchs à sa fiche.Il avait montré de belles choses dans la Ligue américaine, au contact de Joël Bouchard et d\u2019Alexandre Burrows, avant de subir une grave blessure à la rate.Il était en convalescence chez lui en Finlande et bien loin dans l\u2019esprit des fans.On évoquait l\u2019arrivée éventuelle du jeune défenseur Alexander Romanov, mais allait-il signer éventuellement un contrat à Montréal?Allait-il être aussi bon qu\u2019on l\u2019annonçait?Cole Caufield venait de connaître une première saison intéressante au Wisconsin, avec 36 points en autant de rencontres, mais il avait été presque invisible au Championnat mondial junior.En raison des blessures, Claude Julien avait été forcé de remanier ses trios avec les moyens du bord.Suzuki jouait avec Artturi Lehko- nen et Jordan Weal, Max Domi au centre de Charles Hudon et Brendan Gallagher, Phillip Danault avec Paul Byron et Joel Armia.Jake Evans avait obtenu une promotion et jouait au sein du quatrième trio avec Lukas Vejdemo et Dale Weise et espérait demeurer dans la formation au retour de Tomas Tatar et Jonathan Drouin.L\u2019entraîneur-chef Claude Julien avait admis être en période d\u2019évaluation.«Avec la situation dans laquelle nous nous retrouvons maintenant, je n\u2019hésite pas à employer certains joueurs.Si nous étions dans une course ou en position pour participer aux séries, j\u2019hésiterais un peu.Il faut ajuster les priorités.Présentement, les priorités sont d\u2019évaluer et de donner la chance à certains joueurs de se développer.» PAR LA PORTE DE DERRIÈRE La pandémie mondiale a stoppé la saison et évité au Canadien un post mortem douloureux.La nouvelle formule des séries éliminatoires, lors du retour au jeu à l\u2019été, allait permettre au Canadien et aux Blackhawks de Chicago d\u2019entrer en séries par la porte de derrière.Les deux allaient en profiter\u2026 On a confirmé des choses importantes dans ces séries.Kotkaniemi s\u2019est non seulement présenté guéri, mais plus solide et confiant.Suzuki a assuré son rôle de centre numéro un.On a pu ainsi confirmer que l\u2019avenir ne passait pas par Domi, un joueur trop peu fiable et trop faible au plan de la compréhension du jeu collectif.Plusieurs espéraient une défaite aux mains des Penguins en ronde préliminaire de façon à participer à la «loterie Lafrenière».En battant Pittsburgh, le Canadien s\u2019est éliminé de la loterie et de la chance de repêcher parmi les huit premiers.Mais il s\u2019est bâti une nouvelle confiance et les jeunes centres Kotkaniemi et Suzuki ont fait des pas de géant.En quelques mois, le CH est passé de club médiocre à équipe en ascension.Marc Bergevin a réussi un échange inespéré en refilant Domi à Columbus pour obtenir l\u2019ailier de puissance Josh Anderson.Le gardien auxiliaire Jake Allen n\u2019a pas coûté très cher puisque les Blues voulaient alléger leur masse salariale.Le défenseur Joel Edmundson et l\u2019attaquant Tyler Toffoli ont vu le potentiel du club et accepté de déménager à Montréal.Un an plus tard, le Canadien a une fiche de 12-7-7, au quatrième rang de la division canadienne, à trois points des Jets de Winnipeg et des Oilers d\u2019Edmonton, avec deux matchs de plus à disputer que les Oilers.Les Flames sont à quatre points, mais ont joué un match de plus.Dix joueurs en uniforme lors du dernier match de la saison régulière en 2020 n\u2019étaient pas de la rencontre à Calgary jeudi.C\u2019est presque la moitié de l\u2019équipe.De ce nombre, cinq ne sont plus dans la LNH, deux dans l\u2019escouade de remplaçants, après avoir tâté avec la Ligue américaine, un rayé de la formation (Lehkonen) et un échangé à Columbus.PROFONDEUR Tout n\u2019est pas parfait, évidemment, sans quoi Claude Julien n\u2019aurait pas perdu son poste.Après un premier match plus difficile, Mont réal a une fiche de 3-1-3 sous Dominique Ducharme.Il a marqué 21 buts et en a accordé 12.Suzuki, 21 ans, et Kotkaniemi, 20 ans, sont désormais au centre de trios offensifs.La blessure à Ben Chiarot a précipité l\u2019arrivée de Romanov, 21 ans, au sein de la première paire.L\u2019équipe possède beaucoup plus de profondeur qu\u2019il y un an lorsque Weal et Hudon jouaient au sein des deux premiers trios et que Ouellet et Folin formaient la troisième paire de défenseurs.Il n\u2019y a pas urgence à faire appel à des espoirs.Cole Caufield, 20 ans, a été sensationnel dans la NCAA avec 46 points, dont 25 buts, en 28 matchs.On peut se permettre le luxe de l\u2019envoyer dans la Ligue américaine lorsqu\u2019il aura signé son contrat.Idem avec le défenseur gaucher Jordan Harris.Ce jeune homme de 20 ans, choix de troisième ronde en 2018, est encore méconnu à Montréal.Sa production est passée de 21 points en 33 matchs à 19 points en 18 rencontres à Northeastern.Il est de loin le meilleur joueur de cette équipe.Harris jouait aussi au sein de la première paire américaine (à droite) au Championnat mondial junior en 2020.Même si le Canadien a reculé au 16e rang du repêchage, il a pu mettre la main sur un bon défenseur gaucher, Kaiden Guhle.Celui- ci a réussi à obtenir un poste au sein de l\u2019équipe canadienne junior à seulement 18 ans et il a impressionné à ses quelques matchs dans la Ligue américaine cet hiver.L\u2019ai l ier droit Jesse Y lonen, 21 ans, n\u2019est plus un obscur espoir finlandais.Son début de saison à Laval prouve qu\u2019il s\u2019adapte bien au style de jeu nord-américain.Il ne deviendra sans doute pas une grande vedette, mais on peut espérer une carrière intéressante dans la LNH de se part.Le gardien Cayden Primeau poursuit son apprentissage avec beaucoup d\u2019aplomb.Il affiche une moyenne de buts alloués de 2,34 à Laval.La banque d\u2019espoirs est tellement pleine qu\u2019on peut voir Ryan Poehling plafonner sans crier au meurtre.Les Jan Mysak, Luke Tuch, Mattias Norlinder, Sean Farrell, Jayden Struble, Josh Brook, Cale Fleury et compagnie peuvent continuer à se développer à leur rythme, ils ne sont pas attendus dans un avenir rapproché.En bref, même si le CH devra continuer à se battre pour s\u2019assurer une place en séries éliminatoires cette année, les choses ont changé pour le mieux à Montréal depuis un an.La pandémie n\u2019a pas seulement eu des effets négatifs\u2026 IL Y A UN AN, LE CANADIEN\u2026 En raison des blessures, Claude Julien avait été forcé de remanier ses trios avec les moyens du bord peu avant l\u2019arrêt de la saison.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, DAVID BOILY leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 79 MAG SPORTS I l y a un an, les lumières tombaient sur la saison de la LHJMQ.Le Québec venait de faire la connaissance de la COVID-19, les cas commençaient à se multiplier.Lors du dernier week-end d\u2019activités, il régnait une ambiance un peu funèbre, car tout le monde savait qu\u2019une pause allait être décrétée dans les prochaines heures.Ce fut une très, très longue pause, finalement.La fin de la saison a été annulée.À l\u2019eau, les séries.Et par effet domino, pas de tournoi de la coupe Memorial.Contrairement à la LNH qui a réussi à finir ce qu\u2019elle avait commencé, le hockey junior a tout simplement dû se résigner à panser ses plaies en fermant boutique.Au moins, la LHJMQ a réussi à innover en ramenant ses équipes en action l\u2019automne dernier, contrairement aux deux autres ligues majeures au pays.Mais ça s\u2019est fait dans l\u2019intimité la plus stricte, sans partisans.Ça fait donc maintenant 12 mois que ces derniers ont été privés de leur équipe favorite.Seront- ils de retour quand les guichets rouvriront?«Je suis convaincue que oui! Si quelques-uns ont décroché, ils vont être remplacés par de nouveaux partisans.Quand les gens vont avoir le droit de sortir à nouveau, ils vont être excités.Moi, je n\u2019ai aucune inquiétude, je suis persuadée que les arénas vont se remplir!» C \u2019e s t l \u2019o p i n i o n d e D e n i s e Gagnon, probablement la partisane la plus connue \u2014 et la plus féroce \u2014 de la LHJMQ.Ça fait plus de quatre décennies qu\u2019elle va à la guerre avec ses Cataractes.Elle a présidé le fan-club de l\u2019équipe pendant des lunes, elle a même travaillé pour l\u2019organisation.Le drapeau qu\u2019elle agite à chaque but de son équipe est probablement aussi lourd qu\u2019elle! Et ses costumes valent le détour quand les séries s\u2019installent! Beau temps, mauvais temps, la Comète a toujours été au rendez-vous à Shawinigan.«Je n\u2019ai pas manqué plus que cinq matchs locaux! Et encore, c\u2019était parce que j\u2019étais hospitalisée! J\u2019ai ça dans la peau\u2026» Elle sait qu\u2019elle est un peu plus crinquée que la moyenne des fans.Mais elle pense que tout le monde est dans le même bateau.«Qui n\u2019a pas hâte de sortir de la maison?Et les fans se tiennent informés.Je le sais, j\u2019écris les pointages sur mon Facebook après chaque période, il y a toujours beaucoup d\u2019interaction.Pour moi, c\u2019est un signe qui ne ment pas.» Reste que les activités de la ligue se déroulent un peu dans l\u2019anonymat.Vous avez assez des doigts d\u2019une main pour comptabiliser le nombre de matchs présentés au petit écran par le diffuseur officiel, TVA Sports.Quant à la webdiffusion, coûteuse et de qualité variable, elle est loin de rallier la masse.Même la Comète la fuit comme la peste! «J\u2019avais essayé il y a quelques années, j\u2019avais pris le forfait pour toute la ligue, mais je me suis rendu compte que seuls les matchs des Cataractes m\u2019intéressaient, que je payais trop pour rien.Et puis pour les matchs individuels, on nous charge 10 $, c\u2019est quasiment du vol! Alors je préfère écouter les matchs à la radio.Ce n\u2019est pas pareil comme voir un match, c\u2019est sûr, mais ça me permet de rester connectée avec l\u2019équipe! Ça reste ma passion.» Non, Denise Gagnon n\u2019a pas profité de la pandémie pour essayer le tricot, ou pour faire son pain maison.«Et à 75 ans, pas question d\u2019aller me casser les deux jambes en ski! Non, j \u2019atte n d s pat i e m m e nt q u \u2019o n nous redonne accès à l\u2019aréna.À part pour mes commissions, je sors très peu.Je vais être prête quand ça va recommencer!», lance-t-elle, excitée par la prochaine saison de SON équipe.«Je pense parfois aux partisans du Phoenix, qui ont raté tout un printemps la saison dernière.Imagine, tu es l\u2019équipe numéro 1 au Canada et ça se termine sans avertissement, sans avoir ta chance d\u2019aller jusqu\u2019au bout\u2026 Si ça m\u2019était arrivé, je serais devenue folle! À Shawinigan, l\u2019équipe était encore jeune, ça n\u2019a pas fait trop mal.Notre temps s\u2019en vient.L\u2019an prochain, on ne perdra pas beaucoup de matchs.J\u2019espère seulement que Vasily Ponoma- rev sera de retour.C\u2019est mon chouchou.J\u2019en ai toujours un! Mais là, on m\u2019a dit qu\u2019il pourrait aller dans la Ligue américaine dès l\u2019an prochain.J\u2019espère que ce n\u2019est pas vrai\u2026 J\u2019ai commencé à jaser hockey avec des gens de la Russie à cause de lui!» Dans le fond, si la moyenne des fans est à moitié passionnée comme la Comète, les 18 franchises du circuit Courteau n\u2019ont pas trop à s\u2019inquiéter\u2026 VONT-ILS REVENIR?CHIFFRE DE LA SEMAINE 100 Les trois équipes du Nou- veau-Brunswick ont enfin pu recommencer à livrer des matchs cette semaine, après une pause de\u2026 plus de 100 jours! Cent sept jours ont séparé les deux derniers duels du Titan, 109 pour les Sea Dogs et 115 pour les Wildcats.Des trois clubs, la situation est un peu plus délicate pour les Sea Dogs, qui ont amorcé la phase de performance dans leur cycle et qui avaient en plus connu un début de saison nettement sous les attentes.Le direc- teur-gérant Trevor Georgie a brassé pas mal sa soupe à la dernière période de transactions, mais ce long délai donne bien peu de temps à son entraîneur pour préparer sa troupe aux prochaines séries\u2026 L\u2019une des partisanes les plus connues de la LHJMQ, Denise Gagnon n\u2019attend que le signal pour reprendre son siège habituel au Centre Gervais Auto de Shawinigan.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS O n raconte que le camp d\u2019entraînement est le seul moment où toutes les équipes des ligues majeures peuvent prétendre au championnat.Ces équipes ne devront cependant pas oublier qu\u2019elles trouveront sur leur chemin les champions défendants, les Dodgers de Los Angeles.Championne de la division Ouest de la Ligue nationale depuis 2013 et ayant pris part à trois finales au cours des quatre dernières années, la formation de la Cité des Anges est probablement l\u2019équipe la mieux outillée pour faire ce que personne n\u2019a jamais fait au 21e Siècle : remporter la Série mondiale deux saisons d\u2019affilée.Et pourquoi ne pas prétendre à la création d\u2019une nouvelle dynastie comme celles des Yankees de New York, qui ont remporté quatre championnats entre 1996 et 2000, et des Athletics d\u2019Oakland, seule autre équipe à en avoir remporté trois de suite (1972, 1973, 1974) depuis les années 50?Mais n\u2019est-ce pas un peu ridicule de déjà parler de «dynastie» pour une équipe qui n\u2019a remporté «qu\u2019une seule Série mondiale d\u2019affilée»?Pas tant que ça.Tout d\u2019abord, les Dodgers ont encore entre les mains presque tous les joueurs qui leur ont permis de mettre fin l\u2019an dernier à une disette de 32 ans sans remporter le trophée du commissaire.Au bâton, les Mookie Betts, A.J.Pollock, Corey Seager, Cody Bellinger, Max Muncy, Justin Turner, Will Smith et Chris Taylor sont toujours là.En fait, les dix meneurs des Dodgers pour la moyenne de présence sur les buts et les huit meneurs pour le nombre de coups de circuit seront de retour en 2021.Le joueur champ intérieur Kiké Hernandez et le voltigeur Joc Pederson ont ratifié des contrats à Boston et Chicago respectivement et auront probablement du succès là-bas, mais la profondeur des Dodgers pouvait, semble-t- il, leur permettre de laisser aller un type (Pederson) qui a claqué 35 circuits en 2019.Et vous aurez remarqué que je n\u2019ai pas encore mentionné les lanceurs.Clayton Kershaw, Dustin May, Julio Urias, Tony Gonso- lin et Walker Buehler, tous les membres de la rotation qui a remporté le championnat l\u2019an dernier, sont de retour et verront non pas un, mais deux gagnants du Trophée Cy Young se greffer à eux, dont celui de 2020, Trevor Bauer.L\u2019ancien des Reds de Cincinnati a signé un contrat de trois ans pour 102 millions $ durant la saison morte après avoir maintenu une moyenne de 1.73 et retiré 100 frappeurs sur des prises en 73 manches, sa meilleure saison en carrière.L\u2019autre est le vétéran gaucher David Price, qui s\u2019était prévalu de son droit à une saison sabbatique en 2020.Comme les Dodgers, Price était souvent accusé de ne pas performer dans les séries de fin de saison avant de gagner sa grosse bague en 2018 avec les Red Sox de Boston en signant deux gains comme partant en Série mondiale et en lançant aussi en relève contre ceux qui sont aujourd\u2019hui ses nouveaux coéquipiers.Bref, une rotation qui ne compte pas cinq, mais bien sept partants solides.La relève ne perd que Dylan Floro, maintenant un Marlins, mais peut toujours compter sur le stoppeur Kenley Jansen et Blake Treinen, sans oublier deux des secrets les mieux gardés des majeures, Victor Gonzalez et Brusdar Graterol.Graterol, qui peut aussi être utilisé comme partant, lance à plus de 102 milles à l\u2019heure et a été acquis pour une bouchée de pain dans l\u2019échange à trois équipes qui avait aussi amené Betts et Price chez les Dodgers.Les Red Sox de Boston avaient levé le nez sur l\u2019ancien espoir des Twins du Minnesota, craignant des problèmes médicaux, et les Dodgers lui avaient ouvert les bras.Quant à Gonzalez, un gaucher mexicain de 25 ans qui n\u2019avait pas dépassé le niveau A avant 2019, il mise sur une balle glissante et une balle tombante efficaces pour mystifier les frappeurs et être l\u2019un des rares as des retraits au bâton à éviter d\u2019être puni par les buts sur balles et les coups de circuit.LA MARQUE DE FRIEDMAN Le secret du succès des Dodgers?Probablement avant tout leur président des opérations baseball Andrew Friedman, un administrateur brillant qui a fait ses classes comme directeur général des Rays de Tampa Bay, où il avait excellé en misant sur la jeunesse et les statistiques avancées.Imaginez, il faisait des miracles dans un petit marché et il a hérité de l\u2019équipe aux poches les plus profondes des ligues majeures! La marque de Friedman est maintenant présente partout dans l\u2019organisation des Dodgers, notamment dans son personnel de lanceurs parmi les plus jeunes du circuit et ses joueurs polyvalents qui évoluent régulièrement à plusieurs positions.Et surtout, Friedman a eu la sagesse, malgré deux défaites en Série mondiale en 2017 et 2018, de résister au chant des sirènes qui souhaitaient le voir y aller all- in comme disent les Américains, c\u2019est-à-dire sacrifier l\u2019avenir pour gagner maintenant (les anciens fans des Expos se souviendront de l\u2019acquisition d\u2019un certain Mark Langston pour une demi-saison au prix d\u2019un jeune Randy Johnson), une formule malheureusement encore populaire même si elle est rarement porteuse de succès.LA NOUVELLE DYNASTIE espace baseball IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 2.071 La présence plus puissance (on-base plus slugging  : la somme de la moyenne de présence sur les buts et de la moyenne de puissance d\u2019un joueur) de Joc Pederson des Cubs de Chicago dans la Ligue des Cactus.Celui que les champions de la Série Mondiale ont laissé partir (voir texte) mène aussi pour les circuits, les points produits, la moyenne au bâton, la moyenne de présence sur les buts et la moyenne de puissance.Ce ne sont que des matchs présaison, mais tout de même.LE GRAND CHELEM Le prometteur arrêt-court des Rays de Tampa Bay Wander Franco a réussi l\u2019exploit d\u2019être nommé l\u2019espoir numéro un des ligues majeures par le magazine Baseball America pour une deuxième saison consécutive.An- druw Jones (1996 et 1997), Joe Mauer (2004 et 2005) et Bryce Harper (2011 et 2012) sont les trois seuls autres joueurs à avoir réussi l\u2019exploit.Baseball Prospectus et MLB.com ont aussi décerné ce titre à Franco pour une deuxième saison.LE GOLDEN SOMBRERO Parmi les nouvelles règles à l\u2019essai dans les ligues mineures cette saison, il y a, au niveau AA, l\u2019interdiction pour les joueurs de champ intérieur de franchir les limites du champ extérieur lorsque le lancer est effectué.On prétend vouloir ainsi faire augmenter le nombre de coups sûrs (par exemple les puissants roulants captés facilement par un joueur de deuxième but installé au champ extérieur), mais je ne crois pas que le faire en neutralisant les avancées faites ces dernières années grâce aux statistiques avancées soit la solution.Justin Turner des Dodgers en match hors-concours, cette semaine à Phoenix \u2014 PHOTO AP, ROSS D.FRANKLIN leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 81 MAG SPORTS V ous est-il déjà arrivé de ressentir un inconfort, une douleur inquiétante?Que ce soit au niveau articulaire, musculaire ou tout autre tissu corporel?Parfois soudain, parfois progressif, cet inconfort affecte certes notre physique, mais, la plupart du temps, notre psychologique.Lorsque nous avons mal, tout ce processus devient le centre de notre vie et ne fait qu\u2019empirer ce que l\u2019on ressent.Nombreuses sont les recherches qui démontrent que dans plusieurs cas, malgré la présence de douleur non aiguë, des symptômes peuvent apparaître tels que l\u2019anxiété, la difficulté à dormir, une accumulation de fatigue majeure et une tendance à s\u2019isoler.Ces contrecoups peuvent aussi mener à la dépression, à des changements émotionnels.Physiquement, craintif de reproduire la douleur ou d\u2019empirer la blessure, les gens choisiront l\u2019arrêt prolongé de leurs activités qui suivra un déconditionnement physique (cardiovas- culaire et musculaire).Fait bien connu à considérer, c\u2019est le repérage et l\u2019évaluation que certaines populations font du niveau de cette douleur présente.Chez les jeunes enfants, ces derniers éprouvent des difficultés à préciser leur douleur, soit par manque de connaissance d\u2019eux-mêmes ou encore parce que leur système neuromusculaire n\u2019est pas à point.Cependant, ces derniers auront un processus de guérison plus rapide que les adultes.Quant à la population des 30 ans et plus, ils développeront une meilleure tolérance à la douleur en quelque sorte par du «déjà vu» et préféreront ne pas consulter par crainte de découvertes plus inquiétantes.AVANT QUE LA PANIQUE NE S\u2019INSTALLE! Lorsqu\u2019une douleur est incommodante, on doit d\u2019abord en analyser le niveau de douleur ainsi que la cause.Si la douleur ressentie fait suite à un incident externe (chute, impact contre objet ou autre, mouvement de torsion) et celle-ci se situe à 8 sur 10 sur l\u2019échelle de perception de douleur, des précautions rapides devraient être considérées.Lors de ces situations, il devrait être impossible de faire de la mise en charge (soit d\u2019être en mesure de mettre du poids sur le membre affecté).L\u2019arrêt instantané de l\u2019activité serait la première phase du traitement.Advenant le cas d\u2019une douleur se présentant progressivement, qui pourrait survenir à exécuter un mouvement à répétitions et où l\u2019incapacité ne serait pas totale, la source de la problématique rime la plupart du temps, à évaluer si le matériel utilisé est désuet, si la biomécanique est adéquate et s\u2019il y a une augmentation trop rapide du volume ou de l\u2019intensité à l\u2019entraînement.Dans ces cas-ci, toutes les causes peuvent être gérées et révisées, parfois avec l\u2019aide d\u2019un professionnel, parfois non, afin de retourner rapidement à nos activités.Aussi simple que de ralentir la pratique de l\u2019activité pour quelques jours, de revoir la technique utilisée, de transférer un certain volume à une autre discipline ne reproduisant pas de douleur s\u2019avérerait des éléments gagnants et très rassurants à considérer.QUI ET QUOI SONT AFFECTÉS?À la clinique de chiropractie du docteure Karine Mongrain à Trois- Rivières, les consultations des gens sportifs les plus courantes seront les tendinites et les bursites touchant davantage les articulations telles que les hanches, les genoux, les problèmes de bandelette, les coudes, les épaules et les douleurs sacro-iliaques.Ces blessures sont la plupart du temps reliées aux mêmes causes relatées précédemment soit une surutilisation, une mauvaise technique et un équipement qui laisse à désirer.Dans le cas des douleurs éprouvées par des gens non reliées à la pratique sportive, la docteure Mongrain a aussi remarqué une augmentation importante des consultations avec la pandémie pour des douleurs au niveau lombaire, cervicale, des épicondylites et aux épaules.Ces sources d\u2019inconfort proviendront davantage de mauvaises postures quotidiennes au télétravail, à l\u2019école, au sommeil ou lors des loisirs (le cellulaire ou tout autre écran).DU CHAUD OU DU FROID?Dans le cas d\u2019entorses, de blessures avec choc externe important, une inflammation soudaine se manifestera.Cette inflammation fait partie du processus de guérison et c\u2019est en soi un «avertissement» que quelque chose d\u2019inhabituel est à surveiller.Le tout vise à réparer ce qui est endommagé et peut perdurer de 24 à 72 heures.Cette douleur ressentie est une combinaison de l\u2019œdème local des différents liquides ainsi que du flux sanguin, qui une fois le volume augmenté vient compresser de façon plus importante les structures environnantes.C\u2019est ce qui cause la douleur! En appliquant la glace, il y aura vasoconstriction des vaisseaux, réduction de l\u2019apport sanguin et ça aura aussi un rôle analgésique.La prescription suggérée?10 minutes aux 2 heures/jour, lors des trois premiers jours, ce qui aidera énormément à réduire l\u2019inconfort et à accélérer le processus de guérison.Petit rappel de ne jamais appliquer la glace directement sur la peau pour éviter les engelures, et de considérer les contre-indications médicales existantes quant aux cas de mauvaise circulation sanguine, d\u2019anémie et de syndrome de Raynaud.Pour une douleur qui surviendrait progressivement, suite à l\u2019exécution de mouvements répétitifs ne causant pas une incapacité complète, la source doit être également analysée.Le processus d\u2019application de glace et de modification des causes de douleur représentent les meilleures actions à poser.Dans le cas présent, le retour rapide à l\u2019activité est très souhaitable.Et concernant la chaleur?Une fois que le processus inflammatoire est maîtrisé (normalement 48 à 72 heures après l\u2019incident), l\u2019objectif est d\u2019augmenter la circulation sanguine, en créant une vasodilatation (dilatation des vaisseaux sanguins) pour accélérer la guérison.Dans les cas de douleurs chroniques, il est proposé d\u2019appliquer de la chaleur pour une durée de 15 à 20 minutes, trois à quatre fois par jour.Tout comme le froid, on doit jouer la prudence quant au contact direct avec la peau! Privilégier un léger matériau en guise de protection contre les brûlures.DOIS-JE ARRÊTER DE BOUGER SI J\u2019AI MAL?En ce qui me concerne en tant que kinésiologue, mon référent est la douleur ressentie au mouvement.Si une douleur est présente légèrement avant et pendant l\u2019activité, qui s\u2019aggrave à la pratique, celle- ci doit être arrêtée ou réduite par l\u2019amplitude ou une diminution de la charge (tension, vitesse de mouvement).Si la douleur persiste au- delà de trois jours, il est préférable d\u2019arrêter toute activité reproduisant notre douleur, en déterminer la cause, puis consulter un spécialiste du sport et de la santé.Dans la situation où cette douleur n\u2019est ressentie qu\u2019après la pratique sportive et qui ne perdurerait pas, ralentir le rythme de l\u2019activité légèrement, s\u2019étirer, appliquer de la glace en fin de journée seraient des choix judicieux.Si cette douleur tend à revenir à une certaine fréquence, réviser les circonstances de la réapparition douloureuse.Pour ces fameuses courbatures ressenties au lendemain d\u2019un gros entraînement, ces dernières s\u2019estomperont après l\u2019usage d\u2019étirements, d\u2019automassage local\u2026 et il faut aussi se donner un peu de temps de guérison (24 à 72 heures)! LA PRÉVENTION AVANT TOUT Il est rassurant de savoir qu\u2019une simple gestion de la technique utilisée à l\u2019entraînement, d\u2019une utilisation plus judicieuse de l\u2019équipement, ou d\u2019une planification bien dosée peut régler une majeure partie des blessures! Ne pas oublier que malgré la pratique d\u2019exercices de renforcement et d\u2019étirements, la posture quotidienne ainsi que les postes de travail ou autre doivent être bien ajustés pour vous.Maintenant que vous savez qu\u2019il est normal d\u2019être courbaturé au lendemain d\u2019un entraînement, mais que ces raideurs diminueront avec le temps, que l\u2019application de glace ou de chaleur est un atout à connaître, il est plus facile de poser les bonnes actions lors de douleurs ou tensions ressenties.Restez actifs! SIMPLE COURBATURE OU VÉRITABLE BLESSURE?Ralentir la pratique de l\u2019activité pour quelques jours, revoir la technique utilisée, transférer un certain volume à une autre discipline ne reproduisant pas de douleur s\u2019avéreraient des éléments gagnants et très rassurants à considérer.\u2014 PHOTO 123RF on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Discuter avec le boxeur Oscar Rivas, qui se battra mardi contre Sylvera Louis à l\u2019occasion du gala de boxe du Groupe Yvon Michel à l\u2019Hôtel Plaza de Sainte-Foy, c\u2019est découvrir l\u2019histoire d\u2019une immigration réussie.Un Latino-Américain arrivé au Québec il y a 12 ans sans parler un mot français qui maîtrise maintenant très bien la langue de Molière et considère le Canada comme «le plus beau pays au monde».En fait, durant notre entretien, le sympathique athlète de 33 ans aura tour à tour utilisé l\u2019épithète popularisée par l\u2019ex-premier ministre Jean Chrétien pour qualifier le Canada, mais aussi la Colombie, son pays natal.Une partie de son cœur et de sa famille est en effet encore près de Cali, mais Rivas souhaite un jour les réunir dans son nouveau pays.«J\u2019ai une fille de 8 ans née au Québec et une autre de 11 ans qui habitent avec moi ici.Mon fils de 11 ans et mon fils de 14 ans sont cependant encore en Colombie avec leurs mères.Ma mère et mes frères sont là-bas aussi», raconte Rivas, qui aimerait bien un jour voir tous ses enfants autour de lui.«Ils habitent un beau quartier qui ressemble au mien.J\u2019aimerais qu\u2019ils voient une culture différente», ajoute Rivas, qui réside près du boulevard Chomedey, à Laval.«Ce n\u2019est pas à cause des coûts, mais plutôt à cause de la pandémie que c\u2019est devenu compliqué.Les frontières sont fermées, les vols sont arrêtés.Ce n\u2019est pas simple comparativement à quand ma femme et ma fille avaient immigré ici.Dans leur cas à elles, ça avait été très facile», poursuit-il.ARRIVÉE, DÉPART ET RETOUR De son côté, Rivas avait dû surmonter quelques embûches pour pouvoir s\u2019établir au Québec peu après avoir représenté la Colombie aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008.«Je suis arrivé ici en 2009, mais j\u2019avais seulement un visa de visiteur.Je n\u2019avais pas de visa de travail, alors quand je suis retourné voir ma famille en Colombie après neuf mois ici, je n\u2019ai pas pu revenir au Québec avant un an.Ce n\u2019est qu\u2019en 2011 que je suis revenu pour de bon», raconte-t-il.Rivas avoue qu\u2019il a été surpris par la réalité française du Québec à son arrivée à Montréal.«Je ne parlais que l\u2019espagnol et l\u2019anglais et j\u2019étais convaincu que ça parlait seulement anglais au Canada.Quand j\u2019ai vu ça, que tout le monde parlait français, je me suis dit : \u201cwow!\u201d» Son professeur de français aura été son entraîneur.«Je n\u2019ai pas suivi de cours de français, mais avec lui, on parlait seulement en français», poursuit l\u2019athlète qui, aujourd\u2019hui, a bien sûr conservé son accent espagnol, mais n\u2019a aucune difficulté à tenir une conversation dans sa nouvelle langue.LE LANGAGE DES POINGS L\u2019autre langage que Rivas parlait déjà très bien en Colombie et qu\u2019il a encore perfectionné ici aux côtés de son entraîneur, c\u2019est celui de la boxe.Invaincu chez les professionnels avant sa défaite controversée contre Dillian Whyte en juillet 2019, Rivas n\u2019a pas volé son surnom de «Kaboom».«La boxe est un sport vraiment \u201cpauvre\u201d en Colombie.Ceux qui le pratiquent ont tous un autre travail.Moi, par exemple, je travaillais aussi dans un garage et dans le domaine de la construction alors qu\u2019ici, je peux me consacrer à mon entraînement.Quand je me suis mis à la boxe à temps plein en Colombie, c\u2019est qu\u2019une ligue de boxe de ma ville m\u2019avait offert l\u2019équivalent de 50 $ par mois pour boxer! Ce n\u2019est pas beaucoup, mais ça me permettait de manger et de payer mes transports.» On sent que Rivas aime encore beaucoup son pays natal, surtout ce qu\u2019il est devenu au fil des années.«Tu sais, la violence dans les pays latino, c\u2019est beaucoup à cause de la pauvreté.C\u2019est encore difficile et il y a encore beaucoup de violence en Colombie, mais ça a quand même changé beaucoup.Il y a plus de sécurité et plus de policiers.C\u2019était beaucoup plus dangereux quand j\u2019ai commencé la boxe en 2005», explique celui qui parle davantage de Cali comme de la capitale mondiale de la salsa que comme la ville liée à un tristement célèbre cartel de la drogue.«Moi, je n\u2019ai aucun problème avec les gens là-bas.Je suis connu comme quelqu\u2019un qui fait quelque chose de bien.C\u2019est sûr que si tu portes beaucoup de bijoux en public, tu peux mettre ta vie en danger, mais sinon, tu peux aller où tu veux sans problème», assure-t-il.RETROUVAILLES En attendant de pouvoir regrouper sa petite famille au Québec, Rivas se concentre sur son combat de mardi contre Sylvera Louis, des retrouvailles avec un «vieil ennemi» qui avait été l\u2019un de ses premiers adversaires en québécois en 2012.«J\u2019étais revenu d\u2019un voyage en Colombie, j\u2019avais passé quatre semaines au gym et on m\u2019avait demandé de combattre contre lui.J\u2019avais dit oui mais je n\u2019étais pas en OSCAR RIVAS HEUREUX DANS SON NOUVEAU «PLUS BEAU PAYS AU MONDE» leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 83 MAG SPORTS forme!», avoue Rivas, qui avait tout de même battu Louis sur décision partagée des juges.«Maintenant, je sais que je suis en forme, je sais que ce sera différent, car je suis très bien préparé», avance-t-il à propos du combat qui sera le premier dans la nouvelle catégorie des super lourds légers (bridgerweights) du World Boxing Council (WBC).«Avant, je boxais à 240 ou 250 livres et maintenant, je me maintiens à 222 et ce n\u2019est pas difficile.J\u2019ai gardé mon entraînement normal avec un peu plus de jogging.Et je me sens fort comme un cheval.Cette nouvelle catégorie est parfaite pour moi.On pourrait l\u2019appeler la catégorie Oscar Rivas, car c\u2019est là que je me sens à mon mieux.Et je ne pense pas revenir chez les poids lourds, car je crois sincèrement que c\u2019est chez les super lourds légers que je vais réaliser mon rêve d\u2019être champion du monde», termine-t-il.En boxe, le terme anglais underdog signifie un boxeur négligé dans un combat.Pas surprenant que le Montréalais Sylvera Louis, qui affrontera le puissant Oscar Rivas mardi après avoir passé cinq ans sans combattre, ait décidé d\u2019appeler «Underdog Gym» le club de boxe qu\u2019il a fondé avec son frère Ludovic en 2007 dans la métropole.«Il y a probablement un peu de ça.Je crois que tout le monde a sa chance dans un combat.Je ne combattrais pas si je ne pensais pas pouvoir gagner», déclarait Louis jeudi en entrevue téléphonique avec Le Soleil.En point de presse, la veille, des journalistes s\u2019étaient inquiétés de la condition physique du boxeur 38 ans qui sort d\u2019une seconde longue trêve du noble art.GUÉRIR En vrai underdog, Louis s\u2019y connaît cependant en matière d\u2019adversité.À l\u2019âge de 21 ans, alors qu\u2019il était portier dans un bar montréalais, il a reçu une balle dans une jambe et une autre dans le bras gauche lors d\u2019une altercation.«Comment dire?J\u2019ai été impoli avec des gens avec lesquels j\u2019aurais dû ne pas l\u2019être.Ils m\u2019ont même averti avec leurs yeux, mais je n\u2019ai pas compris», résume l\u2019athlète verbomoteur qui est même capable de rire de sa mésaventure de jeunesse près de deux décennies plus tard.«Mon bras gauche était fracturé et comme j\u2019avais perdu beaucoup de masse musculaire durant ma récupération, le médecin m\u2019avait dit qu\u2019il resterait paralysé.Malgré tout, je me suis dit que j\u2019allais guérir.Parce que j\u2019y croyais, parce que j\u2019ai travaillé fort.Un ami portier qui était très petit, mais qui faisait du kung-fu m\u2019avait conseillé de commencer en essayant de faire une boule avec une feuille de papier journal.C\u2019est ce que j\u2019ai fait.Et trois jours après être sorti de l\u2019hôpital avec mon plâtre, je suis allé m\u2019entraîner au gymnase.Aujourd\u2019hui mon bras gauche est plus fort que mon bras droit», assure-t-il.LONGUES TRÊVES Celui qui avait boxé de l\u2019âge de 16 ans à l\u2019âge de 18 ans avait passé sept ans sans remettre les gants pour ensuite y revenir et les accrocher à nouveau après une défaite contre Denton Daley à Toronto en 2016.«C\u2019est l\u2019ouverture du Underdog Gym qui m\u2019avait amené à reprendre la boxe.En huit mois, je suis devenu champion canadien», poursuit celui qui n\u2019a subi qu\u2019une défaite dans les rangs amateurs et qui a ensuite vaincu entre autres Dillon Carman et Éric Martel-Bahoéli chez les professionnels.Le combat contre Daley pour le titre vacant de champion du Commonwealth aura cependant sonné la fin de son premier retour.«J\u2019étais mon propre manager pour la plupart de mes combats et j\u2019ai mal géré ma progression.Je faisais comme en boxe amateur: je me battais contre les meilleurs et si je perdais, je me battais de nouveau.Mais ce n\u2019est pas la même chose.Chez les pros, les gants sont plus petits, les rounds plus longs.», illustre-t-il.«Mon corps n\u2019était pas acclimaté à autant de douleur.Je ne me donnais pas assez de temps de récupération.Quand j\u2019ai vu la fille passer avec la pancarte \u201c9\u201d, je me suis dit qu\u2019il me restait trois rounds [dans un combat prévu pour 12], mais j\u2019ai ensuite réalisé qu\u2019il en restait quatre, car c\u2019était le neuvième qui débutait.Ça m\u2019a brisé.et j\u2019ai fait un petit somme», explique Louis pour parler du quatrième KO reçu durant sa carrière professionnelle.UN RISQUE Contre Rivas, un boxeur qu\u2019il connaît et respecte, Louis sait qu\u2019il risque gros.«Nous avons fait connaissance en 2008 lors d\u2019un championnat à Trinidad et Tobago où il s\u2019était qualifié pour les Jeux de Pékin.Il était très impressionnant, très intimidant.Quand il atteint la cible, il est extrêmement dangereux.» «Après m\u2019être battu contre lui en 2012, ça m\u2019a pris des années pour récupérer de l\u2019impact de sa puissance», reprend-il.«Je m\u2019étais dit que jamais plus je ne me battrais contre lui, mais j\u2019ai eu une offre intéressante, j\u2019ai dit non et les enchères ont monté.Je n\u2019aurais pas accepté il y a deux ans, mais maintenant je me sens prêt.» Il ajoute qu\u2019il ne tentera pas d\u2019éviter le contact comme il l\u2019avait fait dans son premier duel contre le Colombien.«Si je recule, ça va faire mal et je vais sans doute perdre.Et si j\u2019avance, ça va faire mal, mais j\u2019ai des chances de gagner.C\u2019est une décision qui n\u2019est pas dure à prendre», philosophe Sylvera Louis en terminant.SYLVERA LOUIS : UNDERDOG ET FIER DE L\u2019ÊTRE «Je crois que tout le monde a sa chance dans un combat.Je ne combattrais pas si je ne pensais pas pouvoir gagner», a déclaré Sylvera Louis jeudi.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR SYLVERA LOUIS Oscar Rivas en action en 2018 à Toronto \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS G ar y Bettman apprécie ses joueurs.C\u2019était clair pour quiconque a suivi la conférence de presse de jeudi, durant laquelle il a dressé le bilan de l\u2019année «pandé- mique» que vient de traverser son organisation.Il a d\u2019ailleurs pris le temps de souligner les efforts de tous ceux qui ont cherché des moyens de garder le contact avec les partisans, durant cette période de distanciation sociale.«On voit que nos joueurs sont de plus en plus actifs dans les réseaux sociaux.Ils participent aux conversations avec enthousiasme.C\u2019est important, de nos jours, de garder le contact», a-t-il résumé.Dans l\u2019heure qui a suivi, avec son bras droit Bill Daly, il a souvent fait comprendre aux journalistes que les athlètes constituent son principal outil de marketing.Ils seront au cœur de toutes les décisions qui seront prises, dans les prochains mois.RETOUR AUX ANCIENNES DIVISIONS Les partisans qui n\u2019en peuvent déjà plus de voir leurs favoris affronter les mêmes rivaux, soir après soir, seront heureux.Bettman et Daly prévoient un retour à la normale en 2021-22.Les équipes devraient donc jouer 82 matchs, dans des divisions qui ressembleront à celles qu\u2019on connaissait avant la pandémie.«Nous avons fait ce qui était nécessaire, cette année, pour jouer.Nous n\u2019avions pas le choix d\u2019apporter des changements, tandis que la frontière canado-américaine reste fermée.Ce modèle ne peut pas durer.Les partisans, aux États-Unis, ont envie de voir les Maple Leafs de Toronto et Auston Matthews.Ils veulent voir les Oilers d\u2019Edmonton et Connor McDavid.Les partisans canadiens ne sont pas différents.Ils ont envie de revoir Sidney Crosby.» «Nous avons effectué quelques sondages.Deux partisans sur trois apprécient les modifications que nous avons apportées aux divisions, mais deux partisans sur trois souhaitent aussi un retour à l\u2019ancien format lors des prochaines saisons.» Bettman apprécie les courtes séries de deux ou trois matchs consécutifs, entre deux équipes.Il aurait envie de poursuivre l\u2019expérience, dans les prochaines années, de façon à réduire les coûts liés aux voyages.Il dit penser aux partisans.Les fans de Dallas, par exemple, pourraient rater leur seule occasion de voir McDavid à l\u2019œuvre, à l\u2019hiver 2022, s\u2019il est blessé quand les Oilers effectueraient leur seule visite au Texas.En multipliant les visites, on multiplie les opportunités.TAHOE, UN CAS UNIQUE La patinoire aménagée sur un terrain de golf de Lake Tahoe était «magnifique».«C\u2019était sublime», dit le commissaire.Il ne faut toutefois pas s\u2019attendre à ce que la LNH répète l\u2019expérience, après la pandémie.«Je crois que nos joueurs qui ont fait ce voyage ont apprécié, parce que c\u2019était différent.En réalité, nous avons présenté des matchs à Lake Tahoe parce que nous voulions absolument organiser un événement spécial, cette année, sans pour autant placer nos joueurs dans une situation où ils auraient pu contracter la COVID-19.» «Cela dit, notre objectif sera de fracasser des records d\u2019assistance dans les stades.C\u2019est toujours ce que nous avons voulu faire, avec la présentation des matchs en plein air.» PÉPINS POUR PÉKIN Gary Bettman aime ses joueurs, mais il n\u2019est pas prêt à tout leur offrir.L\u2019épineuse question de leur participation aux Jeux olympiques d\u2019hiver demeure entière.D\u2019ailleurs, il n\u2019a pas voulu commenter directement ce dossier.Quand on l\u2019a questionné, à ce sujet, il s\u2019est contenté de passer le micro à son adjoint.«Je communique régulièrement avec les gens de la Fédération internationale de hockey sur glace, à propos des Jeux, confirme Bill Daly.Le problème, c\u2019est que le Comité international olympique a les mains pleines, en ce moment.Ses dirigeants travaillent fort à finaliser les détails des Jeux d\u2019été de Tokyo.» On ne le sent pas très optimiste.«On connaît la position de nos joueurs, dans ce dossier.On travaille donc avec les dirigeants de l\u2019Association des joueurs.Nous n\u2019avons malheureusement pas beaucoup fait de progrès jusqu\u2019à maintenant.» BIENTÔT DE RETOUR Bettman aime les joueurs, mais pas assez pour les débarrasser des journalistes.Le commissaire a indiqué que les gens des médias auront de nouveau accès aux vestiaires, dès que la santé publique le permettra.Drew Doughty sera déçu.Le vétéran défenseur a récemment déclaré qu\u2019il préférerait que les entrevues se déroulent toujours de façon virtuelle, dorénavant.«Nous souhaitons que tout le monde reste en santé.Les gens des médias y compris.Éventuellement, on reviendra à la normale.» BETTMAN ET LA PANDÉMIE Même si la patinoire était «sublime», il ne faut pas s\u2019attendre à ce que la LNH répète l\u2019expérience de Lake Tahoe.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE À travers la LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 85 MAG SPORTS SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Les fédérations sportives québécoises attendaient depuis longtemps cette conférence de presse.Les bénévoles, les jeunes athlètes (et leurs parents) rêvent d\u2019un retour à l\u2019entraînement, puis à la compétition.Ils sont confiants que ça pourrait se faire dans un contexte sécuritaire.La raison?Ils ont de l\u2019expérience.La Santé publique a permis aux responsables des disciplines estivales d\u2019organiser un semblant de saison, au plus fort de la pandémie, en 2020.Règle générale, ça s\u2019est bien passé.Les éclosions de COVID-19, lors de séances d\u2019entraînement et de compétitions extérieures n\u2019ont pas été nombreuses.En attendant qu\u2019on leur donne le feu vert, des dirigeants ont accepté de nous dévoiler une partie de leur plan d\u2019action pour 2021.BASEBALL Maxime Lamarche n\u2019a pas peur des mots.«Quand on considère les circonstances particulières, nous avons connu une saison 2020 exceptionnelle», affirme le directeur général de Baseball Québec.«En 2020, environ 27 000 jeunes ont décidé de jouer à la balle.En 2019, ils étaient 34 000.Nous avons perdu seulement 15 % de notre membership.Quand on se compare avec d\u2019autres sports, on se considère vraiment chanceux.» Les gens de baseball s\u2019estiment privilégiés, aussi, parce que les règles de leur sport leur ont permis de facilement s\u2019adapter à la pandémie.Le terrain de jeu, vaste, permet aux joueurs de se distancer lorsqu\u2019ils évoluent en défensive.Il y avait quelques enjeux à régler, par exemple, à cause de la proximité entre le frappeur, le receveur et l\u2019arbitre derrière le marbre.On a tenté l\u2019expérience de déplacer l\u2019officiel derrière le monticule.Les résultats ont été intéressants.«Dans les catégories plus élevées, comme le midget AAA et le junior élite, il est plus difficile de juger une balle glissante au coin extérieur.Dans les catégories inférieures, qui regroupent 90 % de nos joueurs, cette façon de procéder offre une méchante belle vue sur la zone des prises.» L\u2019expérience fut tellement positive qu\u2019on compte la répéter, dans plusieurs ligues, cet été.BASKETBALL Le basketball jouit aussi d\u2019un bel élan de popularité, depuis la conquête du titre de la NBA par les Raptors de Toronto, en 2019.Ce sport est pratiqué toute l\u2019année, au Québec.Il offre aussi un bel avantage.À l\u2019été, les équipes peuvent quitter les gymnases pour jouer sur des courts extérieurs.«L\u2019été dernier, dans notre plan de relance, nous avions soulevé cette possibilité.Nos organisations auraient pu le faire», acquiesce le directeur général de Basketball Québec, Daniel Grimard.Plusieurs ont néanmoins choisi de rester à l\u2019intérieur.M. Grimard parle avec une certaine fierté de quatre événements qui ont été couronnés de succès.«Nous avons organisé quatre tournois à trois contre trois avec des règles adaptées.Notre sport demeure un sport de proximité.Nous avons pris certaines décisions afin de limiter les contacts et les rapprochements», dit-il.Les parties, qui durent habituellement 15 minutes, ont été amputées de cinq minutes.«On semble se diriger vers quelque chose de similaire pour les prochaines semaines et les prochains mois, pense M. Grimard.Notre plan de relance compte cinq phases, bien établies.Il y a toujours moyen de s\u2019adapter, selon les consignes qui nous seront proposées.» NATATION «Honnêtement, avec tous les entraînements que nous avons pu organiser depuis un an, nous avons connu une seule éclosion, qui a impliqué sept personnes», constate la Directrice générale de la Fédération de natation du Québec, Isabelle Ducharme.Il est difficile d\u2019évaluer le nombre exact d\u2019athlètes qui ont nagé dans les piscines de la province durant cette période.«Si je pense uniquement à nos programmes sport-études, je constate que 1200 jeunes sont restés actifs, cinq jours sur sept, dans la province.Ça représente des heures et des heures d\u2019entraînement.» La prochaine étape, naturellement, sera le retour des compétitions.La dirigeante est convaincue qu\u2019il y a moyen de le faire dans un contexte sécuritaire.«Je dirais souvent qu\u2019il faudrait commencer par arrêter de se concentrer sur les mots \u201centraînement\u201d et \u201ccompétition\u201d.Moi, je veux d\u2019abord savoir combien de personnes peuvent être réunies, sur un même plateau, en même temps.Si je peux organiser un entraînement sécuritaire, avec huit personnes, je peux organiser une compétition avec huit personnes.Et je devine que c\u2019est la même chose pour d\u2019autres sports, comme l\u2019athlétisme», pense Mme Ducharme.SOCCER Soccer Québec est dirigée par un grand communicateur.L\u2019été dernier, quand est venu le temps de relancer le sport, Mathieu Chamberland a choisi de cumuler les fonctions de directeur des communications et de directeur général.La communication s\u2019est retrouvée au cœur du plan d\u2019action de la fédération provinciale, en 2020.Le plan efficace a permis la présentation de matchs aux quatre coins de la province.«Dans les circonstances, on peut dire qu\u2019on est très contents de la façon dont ça s\u2019est passé», nous a fait savoir M. Chamberland.«On n\u2019a pas eu d\u2019éclosion, on a eu une gestion assez prudente de la chose.Dès qu\u2019il y avait un soupçon dans une équipe ou qu\u2019un jeune allait se faire tester, notre réflexe était de reporter les matchs.» «On a été en constante communication avec nos associations régionales.Les cas qui ont été rapportés n\u2019étaient pas liés à la pratique du soccer.Nos jeunes ont eu une saison même si elle a été écourtée.» TENNIS Les différents clubs affiliés à Tennis Québec n\u2019ont pas trop souffert durant la première année de la COVID-19.«La pandémie aura au moins eu ça de bon.Elle nous a donné l\u2019occasion de multiplier les rencontres avec les gens, un peu partout, pour assurer des suivis.La réponse générale, c\u2019est que tout le monde semble avoir reçu une hausse d\u2019inscriptions», prétend le porte-parole de la Fédération, Demian Aquino.«Nous avons été confinés en mars.Quand l\u2019été est arrivé, les gens voulaient sortir et bouger.Ce fut une situation positive, pour nous.» Le tennis, souligne M. Aquino, est un des sports les plus sécuritaires à pratiquer, durant une période où on demande aux gens de respecter une distanciation physique.«Nous avons essayé de réduire le nombre de joueurs inscrits lors de nos tournois.Nous avons essayé, en contrepartie, d\u2019organiser davantage de tournois.Il n\u2019y a pas eu d\u2019éclosions.» Les gens de tennis s\u2019attendent, au strict minimum, à mettre en place les mêmes mesures de sécurité en prévision de la saison estivale 2021.«On est optimiste, pour la suite des choses, qu\u2019on va s\u2019en aller vers le mieux.» PRÊTS POUR LE DÉCONFINEMENT 1 Le plan efficace de Soccer Québec aura permis de tenir des matchs aux quatre coins de la province.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, ÉTIENNE RANGER 2 Le tennis est un des sports les plus sécuritaires à pratiquer tout en respectant la distanciation sociale.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, ÉTIENNE RANGER 3 À la Fédération de natation du Québec, une seule éclosion de COVID-19 est survenue au cours des entraînements en 2020.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE DROIT, ÉTIENNE RANGER 1 2 3 SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS GUILLAUME LEFRANÇOIS La Presse MONTRÉAL \u2014 Dimanche dernier, Guy Lafleur s\u2019est retrouvé dans les écrans de quelque 900 000 Québécois, pour une entrevue à Tout le monde en parle.En arrière-plan, on pouvait voir une image de Lafleur, Maurice Richard et Jean Béliveau, soulevant la Coupe Stanley, les trois dans l\u2019uniforme du Canadien.On le devine par les têtes blanches de Richard et Béliveau ; la photo n\u2019a pas été prise pendant leur carrière de joueur.De toute façon, Lafleur avait 8 ans quand Richard a pris sa retraite, et est arrivé avec le Canadien la saison suivant la retraite de Béliveau.Il appert que l\u2019image tire son origine d\u2019une photo prise lors de la fermeture du Forum, dont on fête le 25e anniversaire cette semaine.«C\u2019est moi qui ai fait faire ça.Ça fait longtemps, car le tableau est signé par Jean et Maurice, raconte Lafleur, au bout du fil.«C\u2019était une photo qui avait été prise dans le vestiaire.Et j\u2019avais demandé à Lapensée [Michel, le peintre] de la reproduire.Je lui ai dit : \u201cJe veux que ce soit sur la glace du Forum, avec des partisans dans les estrades.\u201d» Plus que jamais à l\u2019ère des réseaux sociaux, toute discussion autour du Canadien mène à des débats.C\u2019est vrai pour la poutine quotidienne \u2014 par exemple, Mete ou Kulak?\u2014 ou pour les questions plus larges \u2014 par exemple, Trevor Timmins est-il un bon recruteur?Mais quand vient le temps de nommer les plus grands de l\u2019histoire du Canadien, il y a rarement débat.On revient toujours aux trois mêmes noms : Lafleur, Richard, Béliveau.En fait, la réponse semble couler de source\u2026 sauf pour Lafleur, pour des raisons évidentes.«C\u2019est dur pour moi de répondre.Il y a eu Jacques Plante.Il y a eu Henri\u2026 11 Coupes, c\u2019est quelque chose, calvaire! Ça ne sera jamais battu.En plus, il avait sa petite stature.Les gens vont dire qu\u2019il y a une question de timing, qu\u2019il a joué à la bonne époque, mais ça n\u2019enlève rien à ce qu\u2019il a fait.«Ça me fait chaud au cœur quand les gens me nomment là-dedans, ça me fait un velours.Mais il y a tellement eu de bons joueurs, qui ont gagné plusieurs Coupes.Yvan en a gagné 10!» UNE GROSSE SEMAINE Transparence totale : cette entrevue était prévue depuis quelques jours.Le but : prendre des nouvelles, tout simplement.Pas de commentaires sur le Canadien, sur l\u2019étrange saison en temps de pandémie ou sur le ménage derrière le banc.Seulement avoir des nouvelles du dernier des trois ténors du Canadien encore parmi nous, qui se bat justement pour rester parmi nous.Sauf qu\u2019entre-temps, la fondation du CHUM a lancé le Fonds Guy Lafleur, engendrant évidemment de multiples apparitions médiatiques du Démon blond.En une semaine, il a tourné une entrevue avec Jean-Michel Dufaux pour le lancement du fonds, il a participé à une conférence de presse sur Zoom sur le même sujet, il a accordé une entrevue à Louis Jean, diffusée en avant-match samedi dernier à TVA Sports, et a été invité à Tout le monde en parle.Une semaine de rêve pour la visibilité de sa nouvelle initiative visant à amasser des sous pour la recherche contre le cancer.Mais une semaine éprouvante pour un homme qui combat ce satané de cancer.Malgré tout, Lafleur a honoré son engagement avec La Presse.«J\u2019étais assez fatigué à la fin de la semaine, et c\u2019est normal, admet- il, au bout du fil.Avec le confinement, on ne fait plus grand-chose, et là, je me suis ramassé en ville quatre jours de suite, lundi, mardi, mercredi et jeudi, pour faire des enregistrements.Quand Guy Am\u2019a proposé de faire l\u2019entrevue par Skype, j\u2019étais content!» Lafleur est fatigué, car pour combattre la récidive de son cancer du poumon, ses médecins préconisent un traitement expérimental, à raison d\u2019un traitement aux trois semaines.«C\u2019est un programme de recherche, décrit Lafleur.Pour mes quatre premiers traitements, je faisais 30 minutes de chimiothérapie, 30 minutes d\u2019immunothérapie et 10 autres minutes de chimio.Là, ils viennent d\u2019enlever les 30 premières minutes de chimio.Et ça se peut que j\u2019aie de la radiothérapie, ça va dépendre de mon scan [qu\u2019il passait mardi dernier].» De prime abord, un traitement expérimental n\u2019est pas la meilleure nouvelle; c\u2019est signe que l\u2019on craint que les méthodes traditionnelles, éprouvées, ne fonctionnent pas.Mais les premiers résultats donnent espoir à Lafleur, qui avait annoncé, en conférence de presse, que sa masse cancéreuse avait diminué de 30 %.On note aussi que physiquement, mis à part la fatigue et son souffle court, il ne semble pas souffrir d\u2019effets secondaires.«Jusqu\u2019ici, je suis chanceux.Ce n\u2019est pas si pire.J\u2019ai la peau sèche, mais je n\u2019ai pas de picotements.Je n\u2019ai pas perdu de poids non plus.Ça, c\u2019est bon signe.Ils avaient peur que je perde 10-15 lb d\u2019un coup, car ils auraient dû changer le traitement.» La tournée médiatique tirant à sa fin, Lafleur pourra retourner à ses occupations des derniers mois.Ça comprend notamment son fameux gin, pour lequel un compte Instagram (@realguylafleur) a même été créé.Le compte est géré par Martin, un de ses deux fils.«Martin n\u2019avait pas beaucoup d\u2019expérience.Il fait les meetings, les dégustations.Il trouve des recettes avec ses chums.On va sortir une vodka l\u2019automne prochain, il travaille là-dessus», décrit-il.Son autre fils, Mark, a vécu des démêlés avec la justice au fil des ans, mais se replace tranquillement depuis sa dernière condamnation, en 2017.«Ça va bien.Il n\u2019a pas de job en ce moment, mais il a suivi son cours de carrelage, à l\u2019École des métiers de la construction.Il ne consomme aucune drogue dure, je touche du bois!» Sinon, la vie sociale lui manque.«Mon confinement, ça a commencé quand j\u2019ai eu mon quadruple pontage le 26 septembre 2019.Deux mois plus tard, ils m\u2019ont enlevé le lobe supérieur droit du poumon.Je suis sorti de l\u2019hôpital et ensuite, le confinement est arrivé.On nous vole du temps! On nous enlève les plaisirs de la vie.Ce qu\u2019on aime, c\u2019est d\u2019aller au restaurant, et ils sont fermés.Tu ne pognes pas la COVID au restaurant.Tu la pognes dans les CHSLD! Combien de gens sont morts de la COVID au resto?Sortez-les, les vaccins! La santé mentale aussi, c\u2019est important, et on n\u2019a pas de vaccin pour ça!» LE BON VIEUX COURRIER En attendant le déconfinement, Guy Lafleur est toutefois loin de s\u2019ennuyer, car le bon vieux courrier traditionnel le tient occupé.«J\u2019en reçois tellement des fans, c\u2019est fou! Ça me prend une journée complète à faire la semaine.Ça vient d\u2019Europe, de partout.» Et comme le faisait justement Béliveau avant lui, Lafleur s\u2019efforce de répondre à tout le monde, peu importe les demandes.Parce que c\u2019est ce que les joueurs de cette génération font.«La plupart du temps, les gens me demandent de signer des photos.Sinon, ce sont des cartes, des chandails, des tuques, à signer.Des gens m\u2019envoient des mots d\u2019encouragement.Il y en a aussi qui m\u2019écrivent pour me demander d\u2019appeler untel, qui est malade.C\u2019est plus rare, mais je l\u2019ai fait.La semaine dernière, j\u2019ai appelé une femme de 40 ans et un monsieur de 56 ans, qui avaient le cancer.Les gens sont contents, ça leur fait oublier la maladie.» Ça fait aussi oublier la maladie, mais ça rappelle aussi à ces gens qu\u2019ils ne sont pas seuls, puisqu\u2019ils ont au bout du fil une légende qui vit la même chose qu\u2019eux.«Ça fait drôle et ça fait plaisir.Ça te garde en vie dans le monde du hockey.Tu vois que les fans ont apprécié ta carrière.Moi, je trouve ça le fun.C\u2019est sûr que ça me demande du temps, mais je l\u2019ai toujours dit : je n\u2019ai jamais rien refusé.La journée où je n\u2019aurai plus de demandes, c\u2019est là que je vais me poser des questions.» LA VIE BIEN OCCUPÉE D\u2019UN BATTANT «On nous vole du temps! On nous enlève les plaisirs de la vie.Ce qu\u2019on aime, c\u2019est d\u2019aller au restaurant, et ils sont fermés.Tu ne pognes pas la COVID au restaurant.Tu la pognes dans les CHSLD!» \u2014 Guy Lafleur (en 2019 sur la photo) PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET leSoleil SAMEDI 13 MARS 2021 87 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB «Cet édifice avait une personnalité, il avait une âme», dit le gagnant de 10 Coupes Stanley MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca En incluant ses années au niveau junior, Yvan Cournoyer a passé 19 ans de sa vie au Forum.Et c\u2019est non sans une certaine nostalgie que l\u2019ancien capitaine et gagnant de 10 Coupes Stanley s\u2019est souvenu, cette semaine, de la fermeture du mythique amphithéâtre il y a 25 ans.«Le Forum, ça a été ma deuxième maison.Mais en fait, non, je dirais plutôt que ça a été ma première maison!» lance en riant celui qui est aujourd\u2019hui âgé de 77 ans.Lorsqu\u2019on pense au dernier match du Canadien disputé aux coins des rues Sainte-Catherine et Atwater, on ne se souvient pas vraiment de cette victoire de 4-1 des hommes de Mario Tremblay face aux Stars de Dallas.On se souvient bien davantage de la cérémonie qui avait suivi et de l\u2019ovation monstre, d\u2019une durée de huit ou neuf minutes, réservée à Maurice Richard.«C\u2019était quelque chose, reprend Cournoyer.Je me rappelle que plein d\u2019images m\u2019étaient revenues en tête ce soir- là.Mes débuts avec le Canadien junior, les Coupes Stanley, toutes ces soiré es formidables, etc .L e Forum, c\u2019est un grand pan de ma vie, mais c\u2019est aussi l\u2019histoire du Canadien et même un peu celle du Québec.» Le soir du dernier match du Canadien au Forum, Cournoyer était derrière le banc, lui qui avait été nommé entraîneur adjoint à la suite du grand ménage effectué par le président Ronald Corey en début de saison.Et lors des cérémonies qui ont suivi, il a reçu le flambeau des mains d\u2019Henri Richard et il l\u2019avait transmis à Pierre Turgeon.D\u2019un capitaine à l\u2019autre\u2026 «Ça avait été une grande soirée.Tout le monde a eu des frissons lors de l\u2019ovation à Maurice.Le Forum a vécu ses derniers grands moments avec classe.» Les années suivantes n\u2019ont pas été les plus belles du Canadien.Quand on suggère au Roadrunner que les fantômes du Forum n\u2019ont pas suivi au Centre Bell, il lance en riant : «Ce n\u2019est pas qu\u2019ils n\u2019ont pas suivi, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas voulu d\u2019eux autres!» AU FORUM EN MOTONEIGE Yvan Cournoyer a connu une grande carrière.Si on inclut les séries éliminatoires, il a amassé près de 1000 points et de 500 buts avec le Canadien et dans la Ligue nationale.Membre du Temple de la renommée, il est un de ceux qui ont construit la légende du Tricolore et celle du Forum.«Je me souviens encore de mes débuts au Forum.C\u2019était avec le Canadien junior en 1961.J\u2019avais 18 ans, j\u2019étais encore un ti-cul.Et il n\u2019y avait pas de Place Alexis- Nihon à côté, c\u2019était un grand stationnement.Ça fait 60 ans, c\u2019est incroyable.La vie va tellement vite.Ce que j\u2019en ai vécu des affaires dans cet édifice\u2026» Et l\u2019ancien numéro 12, qui a vu son chandail retiré en 2005, bascule dans ses souvenirs.Tout d\u2019un coup, le journaliste ne pose plus de questions, il ne fait qu\u2019écouter.Et c\u2019est un beau moment.«Vous devez être trop jeune pour vous rappeler de ça, mais il y avait eu un match au Forum en pleine Tempête du siècle en 1971.Jacques Lemaire et moi, nous vivions dans le West Island et nous avions pris la route, mais, rendus à Dorval, on s\u2019est rendu compte qu\u2019il n\u2019y avait rien à faire, que les chemins étaient tous bloqués.On a viré de bord, on est retournés à la maison et on a pris nos motoneiges.Et c\u2019est comme ça qu\u2019on a fini par se rendre au Forum! Ce soir-là, il n\u2019y avait pas plus que 3000 personnes dans les gradins et on a vaincu Los Angeles.Et Jacques et moi, on s\u2019était inscrits au pointage tous les deux.» Mais bien sûr, il n\u2019y a rien qui peut battre les conquêtes de la Coupe Stanley.«J\u2019ai gagné des coupes au Forum et j\u2019en ai gagné sur la route.Gagner devant ses partisans, c\u2019est une sensation absolument incroyable.Les gens sont là, ils sont heureux, tu vis un grand moment comme joueur, mais tu sais qu\u2019ils sont des milliers dans les gradins à vivre des moments qu\u2019ils n\u2019oublieront jamais.» En tant que joueur du Canadien junior et du Canadien, Cournoyer a effectivement passé 19 ans de sa vie au Forum.Mais à cela, on pourrait ajouter ses deux saisons en tant qu\u2019entraîneur en chef des Roadrunners de Montréal, de la défunte ligue de roller- hockey, et celle qu\u2019il a vécue à titre d\u2019adjoint de Mario Tremblay.On parle donc, finalement, de 22 ans de sa vie.«C\u2019est fou comment un édifice peut nous marquer.Mais ce n\u2019était pas un édifice comme les autres.Il avait une personnalité, il avait une âme.Et les gens étaient proches, ils pouvaient même passer en arrière de notre banc.Les nouveaux manteaux de fourrure des madames, on les voyait tous passer.Et les nouveaux after-shave des messieurs, on les sentait.C\u2019était une autre époque, mais c\u2019était une belle époque!» LE FORUM DE COURNOYER Yvan Cournoyer alors qu\u2019il était présenté à la foule du Centre Bell il y a quelques années.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE SAMEDI 13 MARS 2021 leSoleil 184 Lemodèle présenté est la Outback Premier XT 2021 avecmoteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L et transmission à variation continue (MD2 PX).Véhicule montré seulement aux fins d\u2019illustration.Certaines caractéristiques présentées peuvent ne pas être un équipement de série.Le moteur turbocompressé à injection directe 4 cylindres de 2,4 L avec transmission à variation continue (MD2 PX) est offert seulement sur certains modèles.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour les détails.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Subaru et Outback sont des marques déposées.Quand vient le temps de parcourir tous les reliefs du Québec, même la plus agile des chèvres demontagne ne peut semesurer aux systèmes de sécurité de pointe compris dans la nouvelle Outback 2021.\u2022 Conçue pour durer, avec une qualité et une fiabilité légendaires.\u2022 Technologie d\u2019aide à la conduite EyeSightMC de Subaru pour une sécurité hors pair.\u2022 Système de mitigation des distractions DriverFocus inclus sur certaines versions.LA MEILLEURE OUTBACK DE TOUS LES TEMPS.Maîtriser la montagne est une chose.Maîtriser le Québec en est une autre.OUTBAAACK ! Système de mitigation des distractions "]
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