Le progrès, 20 mars 2021, Cahier 2
[" leProgrès SEMAINE DU 20 AU 26 MARS 2021 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN AVEC LE PR ÉSIDE NT DE TAXIS -UNIS, HUGO LAPO INTE PAGES M4 ET M5 ROULE R VERS L\u2019AVEN IR MATIÈ RE À R ÉFLEX ION I N F O G R A P H I E L E P R O G R È S / I M A G E 1 2 3 R F SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M2 M39 PLANÈTE VINS À boire au printemps T O I T &MOI SOMMAIRE M6 ENTRE ELLE ET LUI Joyeux jurons Patricia Rainville Les mots sacrés Normand Boivin M9 JOËL EN MODE VIRTUEL Le gaming, aussi pour les femmes ARTS JEUNESSE M29 Spécial Mots d\u2019enfants M30 Le changement d\u2019heure, une bonne idée?M32 Les états d\u2019âme de Sara-Lee publiés M33 Des croisements de races qui corsent le toilettage RÉGAL V O Y A G E S Un ménage du printemps bien organisé M36 Du végé tous les jours Vinland, la première BD de l\u2019Almatois Yves Martel \u2014 C O U R T O I S I E T O I T M26 M 12 Curiosités du Saguenay en 100 actes M18 \u2014 P H O T O L E P R O G R È S , J E J A E N A N N O T L É V E S Q U E M34 Redécouvrir le parc de la Jacques-Cartier \u2014 P H O T O S L A T R I B U N E , I S A B E L L E P I O N \u2014 PHOTO TIRÉE DU SITE WEB MA CUISINE DE TOUS LES JOURS Photos Le Progrès, Michel Tremblay Photos Le Progrès, Rocket Lavoie Photos Le Progrès, Jeannot Lévesque leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M3 PHOTOS DE LA SEMAINE SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M4 L\u2019adaptation de l\u2019industrie du taxi La pandémie mondiale a touché plusieurs secteurs de l\u2019économie et l\u2019industrie du taxi n\u2019y a pas échappé.Un an après l\u2019arrivée de la COVID-19, le président de Taxis-Unis, Hugo Lapointe, fait le point.PROPOS RECUEILLIS PAR LE PROGRÈS Industrie du taxi flexion À M A T I È R E ré ?La pandémie a modifié plusieurs secteurs de l\u2019économie, dont le vôtre.Comment les chauffeurs se sont adaptés aux mesures sanitaires?Est-ce que vous avez déjà eu des doutes pour votre sécurité?En ce qui concerne les mesures sanitaires, nous avons installé des plexiglas entre le conducteur et les passagers.Nous n\u2019avons plus le droit d\u2019embarquer de gens à l\u2019avant; c\u2019est donc trois personnes maximum à l\u2019arrière.Il y a du désinfectant pour les mains, les masques sont obligatoires.C\u2019est comme ça depuis le début de la pandémie.Nous avons parfois eu peur pour notre sécurité.À l\u2019hôpital, des gens potentiellement atteints embarquaient, mais les voitures étaient toujours désinfectées avec des produits.Ce n\u2019est pas arrivé souvent, mais nous nous sommes parfois dit que la situation n\u2019était pas agréable.Nous avons côtoyé des gens peut- être atteints de près.Au départ, avec les masques, c\u2019était difficile: les gens n\u2019aimaient pas ça.Mais là, c\u2019est mieux accepté et ça va bien.Pour les chauffeurs, quand nous sommes à l\u2019avant, protégés par un plexiglas, nous ne sommes pas obligés d\u2019avoir un masque.Mais si le client l\u2019exige, nous le mettons.Et c\u2019est obligatoire pour le client.Mais si nous devons débarquer à l\u2019épicerie ou pour aider un client, nous devons mettre un masque.La situation liée à la pandémie a évolué, au cours des derniers mois.Le nombre de cas a connu des variations, certains commerces ont été fermés et un couvre-feu a été imposé.Comment pouvez-vous comparer l\u2019achalandage avant la COVID-19 et maintenant?Au début de la pandémie, personnellement, j\u2019ai stationné mon auto pendant deux mois dans la cour.Il y avait 90% du travail qui était parti alors plusieurs ont fait comme moi.Ça ne valait pas la peine, mais nous avons toujours assuré le service.Par contre, il était grandement réduit.Certains travaillaient quand même, et peu à peu, avec l\u2019ouverture des commerces, le travail est revenu, les contrats aussi.L\u2019été passé n\u2019a quand même pas été si pire, même si c\u2019était beaucoup moins bon que les autres avec les festivals.Comparativement à d\u2019autres commerces qui ont dû fermer, il ne faut pas se plaindre.Présentement, nous sommes à environ 70% de ce qu\u2019on faisait avant.Au niveau des bars, des festivals, ça nous fait mal.Les rassemblements nous faisaient travailler, les spectacles de musique, les partys, le Festival des vins, le Festival des bières.Le soir, la nuit, c\u2019est moins bon, alors il y a moins de voitures.Nous donnons quand même le service pendant le couvre-feu parce qu\u2019il y a des travailleurs essentiels.C\u2019est aux gens de savoir s\u2019ils sont essentiels ou non.Nous ne faisons pas de contrôle.Pour la majorité, ça se passe bien.Si les policiers font un contrôle, c\u2019est au client de prouver qu\u2019il a le droit de circuler.Au cours des derniers mois, vous avez modifié votre offre de service en incluant la livraison pour différents restaurants locaux.Parlez-nous-en.Comment ça se passe?Y a-t-il d\u2019autres projets dans les plans?Pour nous, les restaurants, c\u2019était un bon marché, mais ce que nous avons perdu en clients, nous l\u2019avons gagné en partie avec la livraison.Nous nous sommes virés de bord assez vite.C\u2019est une bonne chose que nous ayons pu trouver certains contrats comme ça pour pallier au manque d\u2019ouvrage.Ç\u2019a commencé avec Carl Huth de l\u2019Inter.Il nous a approchés, car il voulait quelque chose de local.C\u2019est tout à son honneur.Il ne voulait pas utiliser les applications.Nous nous sommes assis et nous avons regardé ce que nous pouvions faire.Chacun a mis un peu d\u2019eau dans son vin et nous avons trouvé un plan qui fonctionne.Ç\u2019a été de former les chauffeurs, il y a eu un peu de réticence, mais quand arrive une pandémie, il faut s\u2019adapter.D\u2019autres restaurateurs ont vu que ça fonctionnait et nous ont approchés.La Voie Maltée, le Rouge Burger Bar, Joachim, le Bistrot D, ce sont tous des restaurants pour qui nous faisons la livraison.Ça nous a permis de garder notre main-d\u2019œuvre de soir.Il y avait un gros manque d\u2019appels, alors ça nous a permis de les garder avec nous.Ces nouveaux contrats ont été bons pour nous.Dans les autres projets, il y a peut-être la livraison de colis.L\u2019avenir passe beaucoup par la livraison.Nous regardons ce que nous pouvons faire avec des commerces locaux, ce que nous pourrions livrer.Il n\u2019y a encore rien de concret, mais il y a des choses dans les plans. leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M5 LE MAG L\u2019industrie du taxi s\u2019est transformée, au cours des dernières années, notamment avec l\u2019arrivée d\u2019Uber.Dans une région comme la nôtre, est-ce qu\u2019une telle entreprise \u2013 Uber est basée à San Francisco \u2013 peut faire sa place et survivre?C\u2019est impossible pour moi de dire que non, ce n\u2019est pas possible.Selon moi, de telles plateformes vont dans les endroits où la concentration urbaine est assez importante.Saguenay est une grande ville, mais avec une grande superficie.La concentration de la population n\u2019est pas vraiment là.Comme un rassemblement de villages.La superficie est grande, la population est vieillissante, alors ce n\u2019est pas tout le monde qui veut payer avec des applications ou des cartes de crédit dans son téléphone.Nous avons tout ce qu\u2019offre Uber.Une application mobile qui permet de nous suivre en temps réel, mais en plus, vous pouvez payer en argent comme avant, par débit, crédit, Paypass.Uber, c\u2019est juste avec le crédit.Nous sommes encore plus technos que ces plateformes- là.Nous pouvons être appelés par téléphone, par l\u2019application et vous pouvez nous arrêter sur le bord de la rue.Nous avons la chance d\u2019être une compagnie d\u2019ici, établie depuis plusieurs années.Pour en revenir avec la difficulté de trouver de la main-d\u2019oeuvre, elle est là pour tout le monde.Nous avons des contrats et nous avons de la misère à recruter nos chauffeurs.Alors ça ne serait pas évident pour eux d\u2019en trouver.Je ne sais pas si dans les petites places comme nous, Uber a déjà vraiment fonctionné.Ici, tout le monde se connaît.Souvent, nous continuons la conversation que nous avions commencée avec notre client.Et votre industrie, celle du taxi «?traditionnel?», est-ce qu\u2019elle a un avenir, ici, au Saguenay- Lac-Saint-Jean?Je pense que oui.Le transport de personne n\u2019arrêtera pas demain matin.Uber n\u2019a rien inventé.Ils font du transport rémunéré de personne.Tout le monde a besoin d\u2019un transport, nous sommes dans une population vieillissante, les besoins sont là et les compagnies ont besoin de faire livrer des trucs.Nous avons un avenir et nous sommes implantés depuis plusieurs années.Nous sommes une entreprise locale.Je vois un bel avenir, c\u2019est sûr et certain.Plusieurs secteurs de l\u2019économie connaissent une pénurie de main- d\u2019oeuvre.Est-ce votre cas?Pour quelqu\u2019un qui aimerait être chauffeur de taxi, comment ça fonctionne?Pour être chauffeur, avant, il y avait des examens à la SAAQ (Société de l\u2019assurance automobile du Québec), mais une formation de 35 heures se donne maintenant en ligne.Oui, il y a une pénurie de main-d\u2019oeuvre.Nous avons beaucoup de retraités comme chauffeurs occasionnels, mais avec les lois fiscales selon lesquelles les retraités ne peuvent pas gagner beaucoup en raison de l\u2019impôt, c\u2019est parfois plus dur de recruter.La pénurie de main-d\u2019oeuvre est là partout, nous la vivons aussi.Avec le ralentissement dû à la pandémie, nous avons eu besoin de moins de chauffeurs, mais quand ça va reprendre, nous allons peut-être plus sentir le manque de main- d\u2019oeuvre.Nous l\u2019appréhendons.Nous ne savons pas ce qui va arriver.Ce n\u2019est pas évident.Hugo Lapointe, président de Taxis-Unis \u2014 P H O T O L E P R O G R È S , R O C K E T L A V O I E NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Joyeux jurons Les mots sacrés L orsque j\u2019étais petite, j\u2019avais lancé un défi à mon père, qui est ce qu\u2019on pourrait qualifier de bon « sacreur ».Je lui avais demandé de cesser de sacrer aux deux mots, sous peine de conséquences pécuniaires.J\u2019avais installé un petit pot dans lequel il devait mettre 25 sous chaque fois qu\u2019il prononçait un « mot d\u2019église ».Au bout d\u2019un week-end, j\u2019étais repartie chez ma mère avec plusieurs beaux dollars en poche.Le week-end suivant, mon père n\u2019avait plus voulu jouer, mais il m\u2019avait promis de faire attention à son langage.Ça me fait sourire lorsque j\u2019y repense, parce qu\u2019aujourd\u2019hui, je dois sacrer autant que lui.Comme plusieurs ados de ma génération, j\u2019ai commencé à inclure les sacres dans mon vocabulaire pour avoir l\u2019air d\u2019une dure à cuire.Ça en jetait, terminer nos phrases par un beau « tabarnak » bien senti.Je vous rassure, je blasphémais en cachette de mes parents.Je ne leur ai tout de même jamais sacré en pleine face à 14 ou 15 ans.Peut-être une fois, et j\u2019ai d\u2019ailleurs fini la soirée dans ma chambre.Mais comme un ado qui commence à fumer pour avoir l\u2019air cool, j\u2019ai continué à sacrer.C\u2019est devenu une habitude.Un bien vilain défaut, me direz- vous.Peut-être.Mais pour être honnête avec vous, l\u2019utilisation de sacres n\u2019a pas de grande signification pour moi.Mon collègue de page, Normand, m\u2019a souvent traitée d\u2019impie, puisque je n\u2019ai reçu aucune éducation religieuse.Je n\u2019ai eu ni communion ni confirmation.Je suis baptisée, point à la ligne.Je crois ne jamais être allée à la messe de toute ma vie, sauf pour des funérailles ou pour le travail.Un mariage, est- ce qu\u2019on compte ça comme une messe ?Si oui, je peux le rajouter à ma liste.Je n\u2019ai pas eu de cours de catéchèse au primaire ni de religion au secondaire.Ce que je connais de l\u2019histoire de Jésus, je l\u2019ai appris en lisant ou en visionnant des films, séries ou documentaires.Bref, ma culture religieuse se limite au strict minimum.Le plus ironique, c\u2019est que mon cher père, enfant, désirait être curé.Il a finalement changé de vocation à l\u2019adolescence, mais il en parle encore comme d\u2019un rêve un peu fou qu\u2019il a caressé dans sa jeunesse.Il ne m\u2019a toutefois pas transmis cette passion.Donc, pour moi, les mots comme Christ, prêtre, tabernacle, calice, ciboire et tout le tralala, sont synonymes de mots exprimant une émotion plutôt que de mots offensants Dieu.Et j\u2019ai toujours trouvé les sacres « québécois » pas mal plus jolis que ceux de nos voisins du Sud ou de nos cousins français, qui préfèrent utiliser des mots offensant les femmes plutôt que de simples objets qui trônent dans une église.Des « putain », « fils de pute », « motherfucker » m\u2019écorchent beaucoup plus des oreilles qu\u2019un « osti ».Mais ça, c\u2019est un point de vue bien personnel.Parce qu\u2019au risque de m\u2019attirer les foudres des plus fervents catholiques, le féminisme est beaucoup plus sacré à mes yeux que la religion.S aguenay vient d\u2019adopter un code d\u2019éthique interdisant aux conseillers de sacrer.Ah bon ! Me semble que l\u2019État était devenu laïque.La laïcité, ça veut dire qu\u2019il n\u2019y a pas de couleur religieuse.Alors c\u2019est quoi un blasphème ?Un mot puisé dans le vocabulaire de la religion catholique ?Ça ne marche pas, l\u2019État est laïque.Il n\u2019y a pas de religion officielle au Québec.Alors quels sont les mots sacrés ?Les noms des conseillers, celui de la mai- resse ?Le saint livre des minutes du conseil municipal ?Je pose encore la question : c\u2019est quoi sacrer ?Avant d\u2019aller plus loin, svp, lisez ceci attentivement : je ne dis pas que c\u2019est beau, sacrer ; qu\u2019il faut sacrer.Je m\u2019interroge sur la logique d\u2019un tel règlement avec la laïcité ?OK ?Alors, respirez par le nez.Quand j\u2019étais petit, ma grand-mère appelait ça des mots d\u2019Église.Il ne fallait pas dire des mots d\u2019Église.« Tu n\u2019invoqueras pas le nom de ton Dieu inutilement », nous dit le deuxième commandement.Ça doit venir de là.Mais « mon Dieu » c\u2019est lequel ?Moi, bon catholique, si je dis « criss », je viens de sacrer.Mais un musulman ou un bouddhiste qui dit « christ », est-ce qu\u2019il sacre ?Le musulman, il n\u2019en a rien à faire du prophète Jésus.pas plus que le bouddhiste.Alors si j\u2019étais musulman et qu\u2019on voulait me donner un ticket par que j\u2019ai dit « criss de tabarnak », je le contesterais.En revanche, si je dis : « Mahomet que je me suis fait mal », au lieu de « criss que je me suis fait mal », ou bien si je dis : « m\u2019a t\u2019en Yahvé une sur la gueule », je n\u2019ai pas sacré.Mais si le maire c\u2019est un juif ou un musulman, il ne sera peut-être pas content ?Alors interdire les blasphèmes, dans un État laïc, je trouve que c\u2019est un plancher glissant.Allez, on continue de s\u2019amuser ! Si on tient pour acquis que le répertoire religieux catholique est sacré et l\u2019utiliser c\u2019est sacrer, pourquoi les mots n\u2019ont-ils pas tous le même poids ?« Criss », c\u2019est sacrer.« P\u2019tit Jésus », c\u2019est mignon.Comme « Mon Dieu, c\u2019est pas drôle » ; quelqu\u2019un qui dit « mon Dieu », on ne dit pas qu\u2019il a sacré.« Tabarnak » c\u2019est sacré.(Pour ceux qui n\u2019ont pas eu de cours de religion, le tabernacle, c\u2019est là dedans qu\u2019on met le ciboire, la coupe qui contient les hosties).Bon.Si tabarnak (qui contient le ciboire qui contient les hosties) c\u2019est sacré, pourquoi « sacristie » qui contient le tabernacle ne l\u2019est pas ?On tourne en rond ! Il y a quelques semaines à Radio-Canada, je pense que c\u2019est aux Années lumières, j\u2019écoutais un reportage sur un chercheur en santé mentale qui avait étudié le rôle des jurons.En gros, ils ont mesuré que quand on lâchait un gros juron bien gras, le niveau de stress diminuait.Ils ont même mesuré que la douleur diminuait aussi.Donc, dire « câlisse de tabarnak » après s\u2019être donné un coup de marteau sur le pouce, ça soulage vraiment, comme une pilule de morphine ! Ils ont même poussé la recherche pour voir quels mots « faisaient du bien ».Eh bien ! Vous serez surpris, mais ça varie selon les cultures.Au Québec, je vous laisse deviner.Mais dans les pays scandinaves \u2014 je ne me souviens plus lequel des trois \u2014 ce sont des mots n\u2019ayant aucun rapport avec la religion qui constituent des jurons qui ont un effet apaisant.Je ne me souviens plus lesquels, mais ce sont des mots d\u2019insultes il me semble.Bref, les chercheurs en sont venus à la conclusion que les mots qui soulagent, ce sont les mots qui sont tabous.Donc, interdire de sacrer aura deux effets, selon moi.Ou bien ce sera une source de souffrance inutile pour la population qui ne pourra plus se soulager si elle suit le mot d\u2019ordre, ou bien, au contraire, ça va augmenter l\u2019effet anesthésiant d\u2019un bon blasphème, car il sera davantage tabou.\u2014 INFOGRAPHIE 123RF SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M6 Ces géants qui manipulent notre appétit V ous avez eu une journée à oublier.Le patron sur votre dos, une engueulade avec votre chum ou votre blonde, un solde négatif dans votre compte de banque.En rentrant à la maison, deux bols sont posés sur le comptoir de la cuisine : un avec des bâtonnets de carottes et l\u2019autre avec des Doritos.Dans lequel pigez-vous ?Pour vous réconforter instantanément, les Doritos sont un excellent choix.Croustillantes à souhait, soigneusement rehaussées de sel, de sucre et de gras et d\u2019une longue liste d\u2019ingrédients obscurs, ces triangles de maïs frits à saveur de fromage sont étudiés en laboratoire pour réjouir votre cerveau au maximum.Frito-Lay, l\u2019entreprise agroali- mentaire qui produit les Doritos, Fritos, Ruffles, Miss Vickies et cie, investit des dizaines de millions de $ chaque année dans un centre de recherche où une centaine de chimistes, psychologues et techniciens conjuguent leurs efforts pour produire les croustilles parfaites, selon un reportage du journaliste d\u2019enquête Michael Moss, du New York Times.Ils le font notamment avec l\u2019aide d\u2019un appareil à 40 000 $ qui imite la mastication pour découvrir le parfait point de rupture sous la dent.Bref, contre les Doritos, les bâtonnets de carottes n\u2019ont pas grand chance.Du moins, si vous voulez vous sentir mieux après une journée de merde.Quand on y pense, c\u2019est un peu bizarre.Ne mange-t-on pas pour se nourrir, pour donner à notre corps l\u2019énergie nécessaire pour fonctionner au quotidien ?Et pourtant, vous voilà en train de manger votre troisième bol de Doritos, même si votre estomac est plein, et même si vous savez que c\u2019est mauvais pour votre santé.La raison, nous explique Michael Moss dans son livre Hooked : Food, Free Will, and How the Food Giants Exploit Our Addictions (Nourriture, libre arbitre et comment les géants de l\u2019alimentation exploitent nos dépendances), tout juste publié, c\u2019est que la mal- bouffe peut être aussi addictive que la drogue \u2014 et que les géants de l\u2019alimentation n\u2019ont pas de scrupule à entretenir cette dépendance.La réponse des Kraft, Coke, Pepsi, Nestle, Unilever, etc.à cette problématique est souvent la même : on donne aux gens ce qu\u2019ils veulent.Ils sont assez informés pour savoir que boire du Mountain Dew et manger des chips au ketchup en grande quantité nuit leur santé.C\u2019était aussi l\u2019argument des cigarettiers lorsqu\u2019ils ont fini par être poursuivis en justice, souligne Moss.Or, les gens savent que fumer n\u2019est pas bon pour eux \u2014 et pourtant, ils continuent à fumer.C\u2019est la même chose pour la malbouffe.On continue à s\u2019empiffrer même si on sait que ça nous rend malades.Pour Michael Moss, oui, les gens sont en partie responsables de ce qu\u2019ils mangent.Mais quand les géants alimentaires rivalisent d\u2019ingéniosité pour accaparer la plus grande part possible de nos estomacs, ils ont eux aussi une responsabilité dans l\u2019épidémie actuelle d\u2019obésité.Au Québec, 1 homme sur 5 et 1 femme sur 6 est obèse.Et la proportion de personnes obèses monte en flèche depuis la fin des années 80, faisant augmenter les risques de maladies cardiaques, d\u2019hypertension ou du diabète de type 2.La recherche montre qu\u2019environ 25 % des personnes obèses montrent des signes significatifs d\u2019addiction à la (mal) bouffe.Or, ces gens-là ne deviennent pas accrocs à des aliments qu\u2019on trouve aux pommes ou aux carottes.Ils deviennent accros à des produits ultra-transformés comme les frites, la crème glacée ou les boissons gazeuses.Dans votre cerveau, ces aliments provoquent le même genre d\u2019excitation que la drogue ou la cigarette.En fait, c\u2019est même pire.Plus une substance atteint le cerveau rapidement, plus il réagit fortement.La fumée de cigarette met cinq secondes à atteindre votre cerveau.Le sucre met à peu près une demi-seconde, rapporte Moss.C\u2019est près de vingt fois plus vite.Le gras et le sel atteignent votre masse cérébrale sensiblement à la même vitesse.Quand vous croquez dans une Doritos, votre cerveau est rapidement inondé de dopamine qui vous procure une sensation intense de plaisir.Et le cercle vicieux est enclenché.On désire les aliments qui nous donnent du plaisir et le plaisir nous incite à les désirer.À un certain point, le cercle vicieux devient si puissant que le cerveau n\u2019est plus en mesure de mettre les freins sur nos fringales.On perd le contrôle et on répète un comportement qu\u2019on sait néfaste.Et c\u2019est là que l\u2019addiction s\u2019installe.Michael Moss ne s\u2019étend pas longtemps sur les solutions.Mais il croit qu\u2019elles passent par le choix des aliments qu\u2019on ramène dans notre frigo ou notre garde-manger.Graduellement, on doit apprendre à bouder les aliments ultra-transformés et à apprécier le goût des aliments qui ne sont pas dopés au sucre, au gras ou au sel ajoutés.Mais peut-être que le meilleur moyen de ne pas succomber à ces aliments si addictifs, c\u2019est d\u2019en acheter le moins possible ?En tout cas, quand les Doritos ne sont pas là, la carotte a plus de chances de gagner.MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com NOUS, LES HUMAINS La fumée de cigarette met cinq secondes à atteindre votre cerveau.Le sucre met à peu près une demi-seconde.C\u2019est près de vingt fois plus vite.\u2014 PHOTO 123RF La bouffe peut être aussi addictive que n\u2019importe quelle drogue et les géants de l\u2019alimentation n\u2019ont pas de scrupule à l\u2019entretenir leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M7 0058124 L e nouvel Echo Show 10 d\u2019Amazon a la particularité de pouvoir suivre vos mouvements sur 360 degrés grâce à sa base pivotante.Ce design, un peu hétéroclite au premier abord, est toutefois fort ingénieux, car il permet une qualité sonore sans les compromis engendrés par l\u2019intégration de l\u2019écran et du haut-parleur en un monobloc.L\u2019écran de 10,1 pouces possède une résolution de 1280x800 ainsi qu\u2019une caméra de 13MP et un microphone.La résolution de l\u2019écran peut paraître déficiente sur papier, mais dans les faits, l\u2019image est nette et précise.Par contre, son fini lustré est très réfléchissant dans une pièce avec beaucoup de fenêtres.Les interfaces de Netflix ou Prime Video offrent une expérience similaire à celle que vous retrouvez sur un téléviseur ou sur un appareil mobile.Par contre, pour la musique, Amazon Music et Spotify n\u2019ont pas d\u2019interface aussi conviviale et nécessitent un appareil mobile afin de sélectionner les chansons si vous ne voulez pas nécessairement utiliser les commandes vocales constamment.Pour la domotique, l\u2019Echo Show 10 de nouvelle génération possède un concentrateur Zigbee afin de contrôler bon nombre d\u2019appareils intelligents.Les appels vidéo sont possibles entre 2 appareils Echo Show ou tout autre appareil mobile muni de l\u2019application Amazon Alexa.La rotation de l\u2019écran permet un cadrage optimal même si vous êtes en mouvement tandis qu\u2019un zoom numérique assure le cadrage dès que vous vous éloignez de l\u2019écran.Les appels audio et vidéo sur les produits Amazon Echo sont très stables et efficaces.L\u2019utilisation des commandes vocales est si simple que même un enfant peut l\u2019utiliser aisément tandis que la fonction de suivi du mouvement permet aux grands-parents de ne rien manquer de la chorégraphie de salon des tout-petits ! CAMÉRA DE SURVEILLANCE Avec sa capacité de rotation, l\u2019Echo Show peut servir de caméra de surveillance qui balaye votre domicile sur 360 degrés.Il est possible d\u2019avoir accès à la caméra à distance à partir de l\u2019application Alexa et il est même possible de diriger la caméra à distance.Au niveau de la confidentialité, il est possible de désactiver le microphone à l\u2019aide d\u2019un bouton au sommet de l\u2019écran tandis que la caméra se désactive grâce à un bouton cache caméra qui vient obstruer celle-ci.LA MEILLEURE QUALITÉ SONORE Au niveau de la qualité sonore, l\u2019Echo Show 10 est de loin ce qui se fait de mieux sur le marché pour ce type de produit.En effet, son design de haut-parleur surplombé d\u2019un écran permet une optimisation sans compromis de la qualité sonore.D\u2019autant plus que la rotation de l\u2019écran offre un son directionnel adaptatif beaucoup plus précis qu\u2019un appareil statique.Sur le plan technique, l\u2019ensemble est composé de 2 haut- parleurs d\u2019aigus de 25,4mm à 5 W par canal et d\u2019un haut-parleur de graves de 76,2 mm dont la puissance est de 35W.Sur papier, ça peut paraître bien peu, mais dans les faits, la puissance est amplement suffisante pour créer une ambiance sonore agréable.Il est également possible de jumeler plusieurs enceintes Echo afin de créer un environnement sonore plus immersif et puissant.À un volume raisonnable, la définition des moyennes et hautes fréquences est impressionnante tandis que les basses se font plus timides.Pour la pièce Take Five de Dave Brubeck, le saxophone offre une présence enveloppante tandis que la contrebasse manque définitivement de tonus sans toutefois distorsionner.Pour les chansons acoustiques avec une bonne présence vocale, l\u2019Echo Show 10 est d\u2019une terrible efficacité, mais c\u2019est au moment d\u2019écouter quelque chose avec plus de basses fréquences que ça devient plus difficile, mais ce problème est le même pour la grande majorité des enceintes de ce format.Bien que les basses fréquences soient beaucoup mieux que sur le Net Hub Max de Google, il n\u2019en demeure pas moins que si vous êtes un amateur de hip- hop ou de Billie Eilish, vous risquez de saigner des oreilles à haut volume tandis que si vous restez à mi- chemin du volume, l\u2019enceinte offre un rendu honnête sans distorsion.Pour ce qui est de l\u2019écoute d\u2019un film ou d\u2019une série, la qualité sonore est irréprochable.L\u2019Echo Show 10 est compatible avec les services de musique en continu Apple Music, Spotify et Amazon Music tandis que Netflix et Prime Video sont les principaux services vidéo en continu disponibles pour le moment.L\u2019accès à YouTube se fait par le truchement du navigateur internet ce qui n\u2019est pas l\u2019idéal au niveau de l\u2019ergonomie.Contrairement à une tablette, il est impossible d\u2019installer d\u2019applications sur l\u2019Echo Show, c\u2019est dommage, car ça limite grandement les possibilités de l\u2019appareil.Par exemple, avec un NestHub de Google, il est possible de diffuser du contenu à partir d\u2019un téléphone où une tablette, permettant ainsi la diffusion de la télévision en direct via l\u2019application Bell Fibe où Hélix de Vidéotron.Amazon possède déjà un vaste magasin d\u2019applications pour les appareils Fire Tv (Firestick et FireCube) pourquoi n\u2019y aurait- il pas quelque chose de similaire pour la gamme Echo Show.L\u2019Echo Show 10 de troisième génération est un écran intelligent qui se démarque de la compétition en raison de sa qualité sonore, certes, mais aussi grâce à son système de rotation de l\u2019écran qui bonifie grandement l\u2019expérience utilisateur.Par contre, son prix de 330 $, le double de l\u2019Echo Show 8, peut en refroidir plusieurs, sauf que technologique- ment parlant, les deux appareils sont très différents.Sur un comptoir ou un îlot de cuisine, c\u2019est définitivement l\u2019appareil idéal, car son système de rotation d\u2019écran permet de suivre une recette sans avoir à manipuler l\u2019écran avec vos mains pleines de nourriture ! Les 360 degrés de l\u2019Echo Show 10 STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE CE QUE J\u2019AIME \u2022 Qualité sonore supérieure \u2022 Suivi du mouvement \u2022 Qualité des appels vidéo \u2022 Applications de vidéo Netflix et Prime Video \u2022 Concentrateur Zigbee CE QUE J\u2019AIME MOINS \u2022 Pas de fonction «?cast?» \u2022 Basses fréquences un peu justes Echo Show 10 \u2014 COURTOISIE L\u2019Echo Show 10 d\u2019Amazon possède une base pivotante à 360 degrés.\u2014 COURTOISIE SAMEDI ?MARS ?leProgrès M8 P endant trop longtemps, l\u2019industrie du jeu vidéo a entretenu la fausse idée que le gaming était une affaire de garçons, et ce, notamment en raison de son marketing qui excluait généralement les joueuses.Les choses ont heureusement commencé à changer, au cours des dernières années, mais comme l\u2019ont indiqué les trois panélistes qui ont participé à la dernière rencontre des Midis gaming (MG) de l\u2019UQAC, il reste encore un bon bout de chemin à effectuer avant que les femmes ne puissent occuper pleinement la place qui leur revient dans cette industrie.C\u2019est le 10 mars dernier que trois professionnelles ont pris part à la discussion des MG qui avait pour sujet La place des femmes dans l\u2019industrie du jeu vidéo.Ainsi, les nombreux spectateurs qui ont assisté à l\u2019événement présenté sur Zoom ont eu la chance d\u2019en apprendre davantage sur les parcours très inspirants d\u2019Isabelle Bouchard, chargée de cours au Département d\u2019informatique et de mathématique (DIM) de l\u2019UQAC et conceptrice UX, Patricia Lefebvre, gestionnaire de production, et Jade Létourneau, level designer.Lors de la discussion animée par Sara Séguin, qui est professeure au DIM, cette dernière a questionné les panélistes à propos des enjeux liés au fait de travailler dans un milieu qui a longtemps été associé aux hommes.À cet effet, Jade Lé- tourneau a admis qu\u2019une certaine pression se fait rapidement sentir en arrivant dans une telle industrie en tant que femme.« Il y a comme un syndrome de l\u2019imposteur amplifié par le fait qu\u2019on fait des \u201cmétiers\u201d considérés comme \u201cplus masculins\u201d alors qu\u2019au fond, tout le monde peut le faire.[.] Je trouve que j\u2019ai été extrêmement chanceuse parce que mon parcours est très positif et je ne sens pas que j\u2019ai eu tant d\u2019embûches que ça.C\u2019est peut-être relié au fait que j\u2019ai un caractère assez fonceur [.], mais même avant de me diriger vers l\u2019industrie du jeu vidéo, j\u2019ai été encouragée par mon père.» Patricia Lefebvre a dit croire elle aussi que son tempérament très fonceur lui a permis de prendre sa place dans l\u2019industrie du jeu vidéo.En fait, selon ce qu\u2019a indiqué la gestionnaire de production, le principal obstacle qu\u2019elle a rencontré en tant que femme a été d\u2019arriver à conjuguer son rôle de mère avec celui d\u2019entrepreneuse passionnée qui ne compte pas ses heures.« C\u2019est la structure du travail de notre société aujourd\u2019hui qui fait en sorte que c\u2019est difficile, quand on veut être une femme, avoir une famille et avoir une carrière.On est toujours divisés entre les deux et on a toujours l\u2019impression d\u2019être au mauvais endroit tout le temps.On a l\u2019impression qu\u2019on laisse de côté nos enfants quand on met plus notre carrière de l\u2019avant et il faut toujours balancer.C\u2019est dur de trouver un bon équilibre.» Pour sa part, Isabelle Bouchard a reconnu que les femmes ne sont pas toujours perçues de la même manière que leurs collègues masculins, tout en prenant pour exemple son passage dans une autre entreprise où elle travaillait dans le milieu « très compétitif » du game design.« Est-ce que je me suis déjà fait dire : \u201cOn ne prendra pas ton idée parce que tu es une fille ?\u201d Non, ça n\u2019a jamais été ça.Ç\u2019a toujours été un peu plus l\u2019inverse, car à travers vingt gars, tu es la seule fille et [quand les autres employés disent qu\u2019ils] ont besoin de l\u2019opinion d\u2019une fille là-dessus [\u2026] ton opinion va être considérée comme étant celle de toutes les autres filles.» Toujours selon la conceptrice UX, l\u2019industrie du jeu vidéo est un milieu où on peut observer autant de discrimination positive que négative.« J\u2019ai souvent eu l\u2019impression que j\u2019étais pointée du doigt pour ma différence et pas nécessairement pour mes idées, et quand j\u2019arrivais pour présenter mes idées, il fallait que je les défende davantage, quand justement je n\u2019étais pas invitée à le faire parce que j\u2019étais une fille.» Tandis que de plus en plus de studios se sont engagés, au cours des dernières années, à mettre fin à cette culture de la toxicité masculine, Isabelle Bouchard a dit avoir observé un réel changement.« On en parle de plus en plus depuis un petit bout de temps et les gens travaillent très fort pour régler ce problème-là.On est aussi invitées à en parler plus en tant que femmes, donc si on sent qu\u2019on subit ce genre de traitement là, ou s\u2019il y a du harcèlement, c\u2019est définitivement plus facilement d\u2019en parler.Et pour l\u2019avoir vécu un petit peu au début, c\u2019est vraiment plus agréable de nos jours.» Rappelons qu\u2019à l\u2019heure actuelle, les femmes composent 20 % des employés de l\u2019industrie du jeu vidéo, alors que du côté des formations universitaires qui sont dédiées à cette industrie, les femmes représentent 19 % des étudiants inscrits à ce type de programme.Notez enfin qu\u2019il est possible de visionner la discussion du MG à propos de La place des femmes dans l\u2019industrie du jeu vidéo en vous rendant sur la page de l\u2019organisation qui est hébergée par le site Web de l\u2019UQAC.Le gaming, aussi une affaire de filles Jade Létourneau, Isabelle Bouchard et Patricia Lefebvre ont toutes les trois pris leur place dans l\u2019industrie du jeu vidéo.\u2014 PHOTOSTIRÉES DE LA CONFÉRENCE VIRTUELLE Joël en mode virtuel JOËL MARTEL jmartel@lequotidien.com @joelmartel leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M9 SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M10 « Nou se wozo », chante l\u2019auteur-compositeur- interprète haïtien Bélo (Jean Bélony).Oui, le peuple haïtien peut bien dire « nous sommes un roseau ».Comme celui de la fable de Lafontaine, ce roseau « plie, mais ne rompt pas ».Depuis des décennies, les bourrasques et les tempêtes s\u2019acharnent sur la Perle des Antilles : dictatures, gouvernements corrompus, tremblement de terre majeur en 2010, cyclones dévastateurs et désastres en tous genres, sans compter la pauvreté endémique et l\u2019environnement naturel largement dégradé.Les femmes haïtiennes doivent de plus composer avec la violence conjugale et sexuelle dans une société qui reconnaît difficilement leurs droits.Comment font-elles pour se redresser quand la tourmente les fait vaciller ?La réponse est simple : elles se serrent les coudes, s\u2019entraident et se soutiennent.DES FEMMES SOLIDAIRES L\u2019organisation Fanm Deside \u2013 prononcer « femmes décidées » \u2013 incarne parfaitement cette solidarité entre femmes.Elle est née en 1989 à Jacmel, dans le sud-est du pays, à l\u2019initiative conjointe de femmes haïtiennes et des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil de Montréal.Fanm Deside œuvre aussi bien sur le front social, économique que politique pour défendre et promouvoir les droits des femmes.Mary Durran, chargée de programmes pour Développement et Paix, donnait récemment des précisions sur l\u2019action de cet organisme.Elle expliquait que le projet concernant les victimes de violence vise à la fois à leur venir concrètement en aide et également à sensibiliser la population haïtienne sur leur situation.L\u2019équipe accompagne personnellement chaque victime et fait en sorte qu\u2019elle reçoive un suivi sur les plans médical, psychosocial et légal.Elles font tout pour que les agresseurs soient traduits devant les tribunaux et qu\u2019ainsi la victime n\u2019ait plus à porter le fardeau du rejet de la part de sa collectivité.Fanm Deside peut même offrir un hébergement temporaire aux femmes qui seraient en danger si elles retournaient dans leur milieu de vie.Entre 2010 et 2020, Fanm Deside a soutenu 3868 femmes victimes de violence et ses avocats ont intenté 534 poursuites judiciaires contre leurs agresseurs.C\u2019est tout un exploit quand on sait combien il est difficile, même chez nous, de faire en sorte que justice soit rendue pour les victimes.FERME BON POUL Ensuite, les victimes ne sont pas laissées à elles-mêmes.On propose aux plus vulnérables de se joindre à la ferme « Bon Poul ».Avec leur petit élevage de poulets de chair, elles parviennent à gagner dignement leur vie et celle de leurs enfants.Mme Adonis Medjine, contrôleuse chez Bon Poul, témoigne : « Nos poulets haïtiens sont moins chers qu\u2019ailleurs, les marchandes réalisent donc plus de bénéfices, ce qui leur permet de scolariser leurs enfants.[.] Tout le monde y trouve son compte et notre pouvoir d\u2019achat augmente ».L\u2019entreprise, on le voit, fonctionne selon les principes de l\u2019économie sociale ; les profits sont réinvestis pour aider plus de personnes.Grâce à Fanm Deside, les femmes peuvent également obtenir du crédit pour se lancer dans la culture maraîchère.ET NOUS?Nous pouvons à notre tour entrer dans le mouvement de solidarité qui anime Fanm Deside, comme aussi tous les autres partenaires de Développement et Paix actifs dans une trentaine de pays.Faire un don, ce n\u2019est pas simplement signer un chèque et l\u2019envoyer au bureau régional de Développement et Paix (602, rue Racine Est, Chicoutimi, QC, G7 H 1V1).Ce n\u2019est pas non plus juste cliquer sur « je donne » pour faire un don en ligne (devp.org) ou déposer un billet dans le panier de collecte lors des célébrations de ce dimanche dans les paroisses ! C\u2019est avant tout répondre à un élan qui part du cœur et fleurit en partage d\u2019amour.Combien serons-nous à grossir cette vague solidaire ?Anne-Marie Chapleau Membre bénévole de Développement et Paix Avec Développement et Paix, partageons l\u2019amour ! Fanm Deside a vu le jour en 1989.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE FANM DESIDE spiritualité leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M11 PAGES M12 ET M13 Curiosités du Saguenay, le 15e livre de l\u2019historien Dany Côté \u2014 P H O T O L E P R O G R È S , J E A N N O T L É V E S Q U E SAGUENAY EN 100 ACTES SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M12 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Le cimetière protestant de Grande-Baie.Le plus vieux monument au Saguenay-Lac-Saint- Jean.Un pont de fer désaffecté.Le coeur de Dominique Racine.Un décès à l\u2019église Saint-Dominique de Jonquière.La grande et la petite histoire se répondent dans le nouveau livre de Dany Côté, Curiosités du Saguenay.Publié aux Éditions GID, cet ouvrage est le dixième d\u2019une série qui semble destinée à couvrir l\u2019ensemble du Québec.Après le Lac-Saint-Jean, abordé par Auré- lien Boivin l\u2019an dernier, c\u2019est au tour du Royaume de meubler 100 chroniques, ainsi que le prévoit la formule.Les textes courts, toujours accompagnés de photographies, aident à capter l\u2019attention du lecteur.Le mandat que s\u2019est donné l\u2019auteur consistait à parler de chacune des localités.Il voulait aussi toucher à une large palette d\u2019événe- ments, qu\u2019il s\u2019agisse du glissement de terrain de Saint-Jean-Vianney, de la brillante carrière de Georges Vézina avec le Canadien, de la disparition d\u2019une oeuvre de Jordi Bonet ou de la mort de Ricardo l\u2019homme-mouche au pied de l\u2019hôtel Chicoutimi.« Il n\u2019y avait pas de critères, mais je tenais à ce que le contenu soit varié.J\u2019ai même écrit sur les mets régionaux, sur notre drapeau et sur les origines amérindiennes du mot Saguenay, qui désigne tant d\u2019entités différentes.On apprend des choses le fun et pour ceux qui veulent aller plus loin, il y a une bibliographie », a décrit Dany Côté lors d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Celui qui exerce la fonction d\u2019historien depuis 30 ans n\u2019a pas été intimidé par le chantier que lui a confié l\u2019éditeur.De manière assez spontanée, près de 80 sujets sont apparus sur une première liste.Or, même pour trouver les autres, ce ne fut pas la croix et la bannière, preuve que dans toutes les facettes de l\u2019activité humaine, cette région a beaucoup à offrir.Qu\u2019on pense seulement au temps des fondateurs.Sir William Price figure dans le livre grâce à son monument érigé à Chicoutimi, en 1881.Son rival, le père Honorat, a également droit à ses deux pages, tandis que la vignette consacrée au cimetière protestant de Grande- Baie rappelle que les anglophones sont parties prenantes de notre histoire.« Comme ce livre possède un caractère ludique, j\u2019ai intégré des trucs qui se sont passés dans des endroits familiers, auxquels on ne penserait pas, signale Dany Côté.J\u2019ai évoqué la mort de Ricardo au pied de l\u2019hôtel Chicoutimi et celle d\u2019un ado à l\u2019église Saint- Dominique.En pleine messe, ce garçon avait été foudroyé par une boule de feu entrée par le tuyau du poêle.» VESTIGES INDUSTRIELS L\u2019industrialisation a aussi alimenté bon nombre de rubriques, souvent par le biais de vestiges plus ou moins apparents.À Kénogami, par exemple, on voit encore la silhouette de l\u2019ancien pont routier, désaffecté depuis les années 1970.« Puisque la structure demeure solide, il est dommage qu\u2019on ne s\u2019en serve plus.Les motoneigistes pourraient l\u2019emprunter », croit l\u2019historien.Il trouve tout aussi étrange que seule une plaque de béton trahisse la présence de la pulperie de Jonquière, le long d\u2019une piste cyclable.Cette usine qui faisait la fierté de la ville, il y a un siècle, dont les produits étaient exportés dans plusieurs pays, a été rayée de la mémoire collective.On pourrait dire la même chose de la murale L\u2019homme couché, de Jordi Bonet.Seules des photos rappellent sa présence sur un mur extérieur de l\u2019école Maria- Chapdelaine.Victime de la bêtise des hommes, elle a eu moins de chance que le coeur du premier évêque du diocèse de Chicoutimi, Monseigneur Dominique Racine.Depuis quelques années, il repose à la cathédrale.Curiosités du Saguenay peut servir à la fois de guide touristique, de livre de chevet et de prétexte pour organiser une chasse aux trésors, comme un lecteur l\u2019a révélé à Dany Côté.Lui-même a trouvé son plaisir en intégrant 80 photographies tirées de ses archives, une première en ce qui le concerne.Elles côtoient celles de Pierre Lahoud, directeur de la collection.On l\u2019a évoqué tantôt, beaucoup de temps s\u2019est écoulé depuis que l\u2019historien a publié son premier ouvrage, consacré à l\u2019histoire du quartier Riverbend.« Curiosités du Saguenay est mon 15e livre et j\u2019ai un autre projet qui est assez avancé, sans parler des autres que je voudrais entreprendre.Ce ne sont pas les idées qui manquent.C\u2019est juste le temps », affirme Dany Côté.CURIOSITÉS DU SAGUENAY, DE DANY CÔTÉ QUAND LA GRANDE ET LA PETITE Au moment de préparer son nouveau livre, Curiosités du Saguenay, l\u2019historien Dany Côté a souhaité aborder plusieurs familles de sujets, tout en évoquant chacune des municipalités présentes sur le territoire.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Depuis 1952, cette croix en aluminium veille sur la communauté arvidienne.\u2014 PHOTO COURTOISIE, DANY CÔTÉ Il n\u2019y avait pas de critères, mais je tenais à ce que le contenu soit varié.J\u2019ai même écrit sur les mets régionaux, sur notre drapeau et sur les origines amérindiennes du mot Saguenay, qui désigne tant d\u2019entités différentes.» \u2014 Dany Côté leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 ARTS ET SPECTACLES M13 1 Il a de beaux restes, l\u2019ancien pont routier de Kénogami.Dany Côté croit qu\u2019on pourrait encore l\u2019utiliser, ne serait-ce que pour accommoder les motoneigistes.\u2014 PHOTO COURTOISIE CURIOSITÉS DU SAGUENAY, DE DANY CÔTÉ QUAND LA GRANDE ET LA PETITE 2 Voici L\u2019homme couché, une oeuvre de Jordi Bonet qui ornait jadis un mur de l\u2019école Maria- Chapdelaine de Jonquière.\u2014 PHOTO COURTOISIE 3 Le monument Price lors de son inauguration en 1881, à Chicoutimi.\u2014 PHOTO COURTOISIE HISTOIRE SE RÉPONDENT 1 2 3 SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M14 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Il y avait le duo Sophie?&?Fiachra.Voici Grosse Isle, où l\u2019Irlandais et la Jeannoise joignent leur destinée musicale à celle d\u2019André Marchand.Ils officialisent ainsi une collaboration amorcée depuis des lunes et, tant qu\u2019à mettre les petits plats dans les grands, pourquoi ne pas offrir de nouveaux enregistrements?Les voici donc qui sortent l\u2019album intitulé Le Bonhomme sept heures/ The Bonesetter.Musiques traditionnelles du Québec et de l\u2019Irlande, jumelées à des compositions originales.Instrumentaux tantôt rythmés, tantôt mélancoliques, cohabitant avec des chansons qui, parfois, laissent croire que nos ancêtres avaient un côté trash.Un cas éloquent, à cet égard, est celui de Je veux m\u2019y marier.Le ton est enjoué, mais après quelques couplets, on réalise que le personnage campé par Sophie Lavoie assume pleinement ses choix.On lui dit que son futur époux est un alcoolique ?Elle boira autant que lui.Il aime un peu trop la compagnie des femmes ?Elle se trouvera des compagnons d\u2019occasion.Et ainsi de suite.« La mélodie est belle.Je la fredonne souvent à la maison, mais mes enfants trouvent que le texte est rough, surtout à la fin, quand la femme dit qu\u2019elle va casser le cou de son mari.J\u2019ai apporté un changement en pensant à eux.C\u2019est moins raide », a raconté la musicienne au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Plus triste parce qu\u2019elle témoigne d\u2019un fait réel survenu en 1847, À Grosse Isle est une composition de Sophie Lavoie renouvelant le genre de la complainte irlandaise.Il y est question de Sarah MacDonald, une femme qui a perdu cinq filles lorsque le bateau porteur de son rêve américain s\u2019est abîmé au large de Gaspé.À l\u2019opposé, Jack The Lad éveille le souvenir des veillées d\u2019antan, au temps d\u2019avant la radio.Il s\u2019agit d\u2019un reel que les amateurs de trad connaissent autant chez nous que dans la patrie de Bono.La version livrée par Grosse Isle se moule à un enregistrement du violoneux André Alain.Elle témoigne d\u2019une manière différente de s\u2019approprier cette musique.« C\u2019est du traditionnel irlandais, sauf que le phrasé est croche, un peu débalancé, ce qui était courant au Québec, rapporte Sophie Lavoie.En Irlande aussi, ça arrivait, mais à un moment donné, cette pratique a été abandonnée parce qu\u2019ils ont standardisé les interprétations.C\u2019était une façon, pour eux, de préserver la culture.» Après Un Canadien errant en 2016, puis Portraits en 2019, elle, Fiachra et André ont travaillé d\u2019une manière différente afin de produire le premier album de Grosse Isle.Puisqu\u2019il y avait la pandémie, ce qui a réduit considérablement les possibilités de sorties, le trio a pris son temps.Au lieu de s\u2019imposer un sprint de deux semaines en studio, il a espacé ses visites.« Au début de la crise, nous avons commencé à pratiquer les pièces avant de procéder aux enregistrements à partir de septembre.Le fait de répartir le travail sur quatre blocs nous a donné plus de temps pour essayer des affaires, comme l\u2019illustre Sur le bord du rivage.Les paroles sont identiques, mais j\u2019ai modifié la mélodie », fait observer la violoniste.Plusieurs des pièces que renferme le disque proviennent des archives compilées par Marius Barbeau dans la première moitié du 20e siècle.Le couple possède tant de ces recueils, sans parler de ceux qui fleurent bon l\u2019Acadie, qu\u2019il n\u2019a pas eu besoin de hanter les centres d\u2019archives pour dénicher des trésors méconnus.« Il y a tant que choses que je trouve belles et que je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion de chanter », constate Sophie Lavoie, qui a hâte de reprendre la route avec les titres regroupés sur le nouvel opus (en passant, cet enregistrement appuyé par La Compagnie du Nord est disponible sur les plateformes numériques).Les dates s\u2019accumulent discrètement.L\u2019été 2021 s\u2019annonce plus occupé que le précédent.« Nous avons appris de nouvelles affaires, pendant la crise, comme de donner des spectacles virtuels.C\u2019est ainsi que nous avons pu participer à un festival écossais, de même qu\u2019à un événement organisé aux États- Unis.Mais jouer devant du vrai monde, ça nous manque », reconnaît volontiers la Jeannoise.D\u2019ici là, les amateurs de musique trad peuvent visionner le lancement de l\u2019album, un événement qui a eu lieu le 17 mars, par le truchement de la Toile.Accessible gratuitement, il sera disponible pendant une semaine.NOUVEAU GROUPE, NOUVEL ALBUM AUX ACCENTS TRAD DE SOPHIE?&?FIACHRA À GROSSE ISLE André Marchand, Sophie Lavoie et Fiachra O\u2019Regan forment le groupe Grosse Isle, dont le premier album est sorti il y a quelques jours.Intitulé Le bonhomme sept heures/The Bonesetter, il comprend des airs trad du Québec et de l\u2019Irlande, ainsi que des compositions originales.\u2014 PHOTOS COURTOISIE leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 ARTS ET SPECTACLES M15 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Raynald Claveau aime les animaux, tous les animaux.La première exposition solo qu\u2019il a présentée en tant que membre du Club Photo J.A.K.portait sur les chenilles.Ensuite, il y a eu Le petit monde des insectes et le voici qui rapplique avec Un monde de mystère.Au coeur de sa démarche, cette fois, on retrouve les araignées.Elles sont plus jolies qu\u2019on pourrait l\u2019imaginer et, fait à signaler, toutes sauf une proviennent du Saguenay- Lac-Saint-Jean.L\u2019avantage est que ces créatures sont moins agitées que des guêpes.Quand l\u2019une d\u2019elles capte son attention, le Chicoutimien a donc le temps de poser son trépied, d\u2019ajuster son appareil comme il se doit, en sachant que ses efforts seront payés de retour.« Le problème avec les araignées, c\u2019est de les trouver, puisqu\u2019elles sont actives à la brunante, ainsi que la nuit, a expliqué Raynald Claveau, au cours d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Sachant que ça m\u2019intéresse, plusieurs de mes proches m\u2019avertissent quand ils en voient une.Et moi, quand je me promène en forêt, je surveille les toiles.» Les 18 images que présente le photographe depuis quelques jours, via la page Facebook du Club Photo J.A.K., sont en noir et blanc, pour faire écho à la réputation qui entoure les araignées.« C\u2019est à cause de leur image, du mystère qu\u2019on entretient à leur sujet », confirme le principal intéressé.Ce choix a l\u2019avantage de magnifier la beauté de ces êtres qui, contrairement à ce que l\u2019on croit, ne sont pas des insectes (elles appartiennent à la famille des arachnides).C\u2019est ainsi qu\u2019une modeste araignée de cave devient aussi gracile qu\u2019une ballerine, ses longues pattes semblant danser sur les feuilles.Plus costaude, la veuve noire donne quand même l\u2019impression de faire de l\u2019acrobatie, accrochée à trois fils.À l\u2019opposé, la magie de la photographie fait qu\u2019on ne se méfie guère de la nephila clavipes.Or, cette jolie chose rencontrée au Costa-Rica, au hasard d\u2019un voyage, est nettement plus imposante que nos variétés locales.« Cette araignée était aussi grosse que ma main », précise Ray- nald Claveau.Fait à signaler, son exposition a donné lieu à un vernissage virtuel, ce qui constituait une première pour le club.Cette activité découlant de la crise sanitaire a généré de beaux échanges, affirme le photographe.Et que mijote-t-il en vue de son prochain solo ?La réponse est floue sauf sur un point : son désir d\u2019immortaliser des animaux.Raynald Claveau est heureux chaque fois qu\u2019il sort avec ses appareils, à la recherche d\u2019animaux susceptibles d\u2019être photographiés.Un monde de mystère, dont le thème est les araignées, représente sa troisième exposition solo.\u2014 PHOTO COURTOISIE, HÉLÈNE CLAVEAU UNE EXPOSITION DE RAYNALD CLAVEAU LA BEAUTÉ MÉCONNUE DES ARAIGNÉES La thomise a pour propriété de se fondre dans le décor, un processus qui se déploie sur quelques heures.\u2014 PHOTO COURTOISIE, RAYNALD CLAVEAU C\u2019est dans le sac que traîne l\u2019araignée-loup que ses petits se développent.\u2014 PHOTO COURTOISIE, RAYNALD CLAVEAU «?C\u2019est sa position de chasse?», affirme Raynald Claveau en parlant de la veuve noire.\u2014 PHOTO COURTOISIE, RAYNALD CLAVEAU SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M16 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Le jour où une université créera un département de sociologie poétique, elle devra en confier la direction à Noémie Pomerleau- Cloutier.Au lieu de présenter son curriculum vitae, celle-ci n\u2019aura qu\u2019à remettre un exemplaire de La patience du lichen, son deuxième recueil publié à La Peuplade.Fruit d\u2019un patient travail de terrain, ce livre offre plus d\u2019informations sur la Basse-Côte-Nord que le reportage le mieux tricoté.Si la pandémie n\u2019avait pas compromis ses ultimes sorties, chacune des communautés formant cette sous-région aux airs de pays aurait été dûment visitée.Munie d\u2019une enregistreuse, l\u2019écrivaine originaire de Baie-Comeau aurait engrangé d\u2019autres souvenirs, d\u2019autres confidences, en s\u2019engageant à ne jamais les rendre publics, sauf sous forme de poèmes.Comme l\u2019ouvrage fait 250 pages, on devine la somme de travail investie dans ce projet qui a commencé en 2018.« Je voulais faire connaître cette région où on retrouve à la fois l\u2019Islande, l\u2019Irlande et l\u2019Écosse à l\u2019intérieur du Québec.Son potentiel touristique est immense et les gens sont aussi beaux que les paysages.Ils sont aussi très gentils, puisqu\u2019on dit qu\u2019en Basse-Côte-Nord, tu ne peux jamais rester dans la merde », a raconté Noémie Pomerleau-Cloutier au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Il existe en effet un sens du collectif sur ce territoire où vivre nécessite d\u2019autres qualités qu\u2019en ville.Il y a les savoirs anciens, jumelés à des vertus telles que la débrouillardise, la résilience, le courage et, par-dessus tout, un féroce attachement envers ces décors rugueux où chaque visage porte un nom.C\u2019est le ciment qui lie ces villages dont l\u2019origine remonte, dans certains cas, au 18e siècle.HISTOIRES EXTRAORDINAIRES Noémie Pomerleau-Cloutier n\u2019a pas eu besoin de circuler longtemps dans la Basse-Côte-Nord avant que le mot se passe d\u2019une communauté à l\u2019autre.Cette jeune femme avait gagné la confiance de ses premiers interlocuteurs, si bien que les suggestions ont commencé à affluer.Dans tel village, il y a un homme ayant vécu une expérience exceptionnelle.Ailleurs, une femme dont la marraine serait l\u2019aviatrice Amelia Earhart.Une autre qui est sortie brisée des pensionnats, ce cadeau empoisonné destiné aux Premières nations.Parfois, ces histoires l\u2019ont marquée davantage que ne le laissent voir les poèmes qui en ont résulté.La voici, par exemple, qui revient sur sa rencontre avec un homme qui a vécu l\u2019enfer pour accéder aux dernières volontés de sa conjointe.Elle souhaitait mourir chez elle, puis que son corps soit incinéré, une procédure qui ne pouvait être réalisée qu\u2019à Sept- Îles, à condition de transporter rapidement la dépouille à l\u2019aéroport.Comme c\u2019était l\u2019hiver, ce brave Nord-Côtier n\u2019a eu d\u2019autre choix que d\u2019effectuer le travail lui- même, en motoneige.« Avant de partir, il a dû attacher le corps de la femme de sa vie sur un \u201ctrailer\u201d.C\u2019était la seule façon d\u2019y arriver, explique Noé- mie Pomerleau-Cloutier.La première fois que je l\u2019ai rencontré, il était venu pas bien.C\u2019est quand je suis retournée le voir que cet homme m\u2019a finalement raconté son histoire.Il trouvait ça important, montrer quelles sont les conséquences quand il n\u2019y a pas de route.» Ce qui ressort également, au fil des poèmes, c\u2019est l\u2019inquiétude sourde que fait planer le déclin démographique au sein de plusieurs communautés.Des traditions se sont perdues, alors que d\u2019autres tiennent à un fil.Des jeunes quittent pour travailler en ville et parmi ceux qui restent, la vie moderne exerce le même effet corrosif sur les rapports humains.« Les gens sont moins ensemble », remarque l\u2019écrivaine.UNE VOIX NORD-CÔTIÈRE À l\u2019évidence, la démarche menée par Noémie Pomerleau-Cloutier aurait pu justifier la création d\u2019archives orales d\u2019une grande richesse.Elle-même le reconnaît, mais respectera scrupuleusement le contrat moral pris avec ses interlocuteurs, dont quelques-uns sont devenus des amis.Seul le livre témoignera de leurs échanges et, plus que jamais, le recours à la poésie lui semble approprié.« Ça aurait pu être un essai anthropologique, sauf que la poésie, c\u2019est mon médium.Après avoir ouvert un fichier pour chaque entretien, je produisais les textes en m\u2019inspirant des mots, des histoires, des personnes rencontrées.Longtemps, elles ont habité ma tête et mon coeur.Aujourd\u2019hui encore, elles me manquent, surtout que je viens de savoir que le Bella Desga- gnés ne prendra pas de touristes l\u2019été prochain », note l\u2019écrivaine en référant au bateau qui fait la navette entre les communautés de la Basse-Côte-Nord.Sa déception est grande, mais elle se dit que tôt ou tard, la crise sanitaire cessera de lui mettre des bâtons dans les roues.Et puis, il y a le livre, disponible en librairie et aussi sur la Toile.Un bel objet dont le contenu donne le goût de découvrir ce pays dans le pays, un espace hors norme avec sa culture à lui, irriguée par maints héritages.« L\u2019un de mes buts étant de démocratiser la poésie, je l\u2019aurai atteint si des gens lisent La patience du lichen.La fin de la phase d\u2019écriture a représenté un deuil pour moi, mais je trouve ça fabuleux, l\u2019idée que ce livre pourrait vivre chez de nombreuses personnes.Peut-être qu\u2019il favorisera l\u2019émergence d\u2019une voix nord-côtière.Je le souhaite », affirme Noémie Pomerleau-Cloutier.DANS LE LIVRE LA PATIENCE DU LICHEN LA BASSE- CÔTE-NORD RACONTÉE PAR SES GENS \u2014 PHOTO COURTOISIE Noémie Pomerleau-Cloutier a réalisé de nombreuses entrevues afin de produire La patience du lichen.Ses poèmes publiés à La Peuplade montrent comment se décline la vie en Basse-Côte- Nord.\u2014 PHOTO COURTOISIE, LAURENCE GRANDBOIS-BERNARD leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 ARTS ET SPECTACLES M17 ARIANE GOBEIL agobeil@lequotidien.com La comédie musicale L\u2019Opéra des gueux du Théâtre CRI sera présentée en vidéo en direct, le 27 mars prochain, à l\u2019occasion de la Journée mondiale du théâtre.La compagnie jonquiéroise tient à célébrer cet art vivant en conviant le public à ce rassemblement virtuel.Les spectateurs devront se connecter à 20 h, le 27 mars, pour visionner la pièce L\u2019Opéra des gueux diffusée gratuitement sur la page Facebook du Théâtre CRI.Ils pourront faire part de leurs commentaires en direct et pourront également faire des dons au cours de la représentation en ligne.Pour le Théâtre CRI, qui souligne tous les ans la Journée mondiale du théâtre, il était impossible de passer à côté de cet évènement.La compagnie avait notamment organisé en 2018 des sorties de théâtre invisible où des comédiens entrent en interaction avec des citoyens dans des lieux publics, ces derniers ne sachant pas qu\u2019ils incarnent un rôle.« Chaque année, le Théâtre CRI tente de souligner cette journée par une activité spéciale, explique Maryline Renaud, directrice des services administratifs du Théâtre CRI et comédienne.L\u2019idée est venue déjà l\u2019an passé de présenter L\u2019Opéra des gueux.On a eu beaucoup de plaisir à regarder la captation du spectacle et ça nous a donné l\u2019idée de l\u2019offrir au public.» Les spectateurs retrouveront la pièce de théâtre mise en scène par Éric Chalifour qui était à l\u2019affiche en 2019 à la Salle Pierrette-Gau- dreault.C\u2019est un enregistrement par une équipe professionnelle lors d\u2019une de ces représentations qui sera présenté au public fin mars.L\u2019Opéra des gueux, une adaptation du texte de John Gay écrit en 1728, prend place dans une atmosphère chaotique qui rappelle les bas-fonds de Londres du 18e siècle.Une communauté parallèle s\u2019organise dans ces décombres où des dizaines de personnes qui ont tout perdu tentent de survivre.« C\u2019est un gang de bandits qui essaient à tour de rôle de flouer tout un chacun.Ils tentent de trouver leur compte et il y a une histoire d\u2019amour à travers tout ça », résume Maryline Renaud.Mme Renaud interprète dans cette pièce le personnage de Jenny, la tenancière d\u2019un bordel, une femme de pouvoir qui sait manipuler les hommes et réussit à sortir son épingle du jeu.Elle explique que la troupe tenait à partager au public le plaisir de jouer de la douzaine de comédiens sur scène.« On voulait que les gens se rassemblent pour voir du théâtre en communauté.C\u2019est un vrai travail d\u2019équipe, ce sont des amis qui ont vraiment eu du plaisir et ce plaisir se ressent à l\u2019écoute.» Pour réaliser ce projet éclaté, qui a fait sortir les comédiens de leur zone de confort, la troupe a créé les textes des chansons et la musique avec la collaboration du musicien Bruno Chabot qui a retravaillé la conception sonore.À VENIR AU THÉÂTRE CRI Pour la compagnie de théâtre, la pandémie a été une occasion de réfléchir à ses projets futurs.« La pandémie a permis au milieu du théâtre de prendre une pause et de réfléchir à nos projets, de se projeter », raconte Maryline Renaud.Le poste qu\u2019elle occupe a d\u2019ailleurs été mis en place pendant cette période afin de veiller à la planification stratégique et au développement de la compagnie.En assurant cette fonction administrative, elle prend le relais de Guylaine Rivard, directrice générale et artistique du Théâtre CRI, qui avait décidé, l\u2019automne dernier, de réduire son engagement afin d\u2019exercer son métier de préposée aux bénéficiaires.Au printemps, on pourra peut- être voir la pièce Le Youtubeur de Martin Giguère, qui interprétera l\u2019unique rôle de cette pièce solo, en préparation.Son personnage d\u2019influenceur interagira avec des personnes auxquelles le public n\u2019aura pas accès.Mari- lou Guay Deschênes et Christian Ouellet travaillent en laboratoire pour mettre au point différentes formes d\u2019interactions.POUR LA JOURNÉE MONDIALE DU THÉÂTRE L\u2019OPÉRA DES GUEUX OFFERT EN WEBDIFFUSION LE 27 MARS Les comédiens sont entourés de machines et de palettes de bois dans ce décor éclaté de Serge Potvin.\u2014 PHOTO COURTOISIE, JMDECOSTE L\u2019Opéra des gueux sera offert au public en webdiffusion le 27 mars pour la Journée mondiale du théâtre.\u2014 PHOTO COURTOISIE, JMDECOSTE L\u2019Opéra des gueux, une adaptation du texte de John Gay écrit en 1728, prend place dans une atmosphère chaotique qui rappelle les bas-fonds de Londres au 18e siècle.\u2014 COURTOISIE, JMDECOSTE SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M18 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com À sa manière, Yves Martel partage le destin des personnages de Vinland, la bande dessinée dont il a produit le scénario, tandis que Pat Boutin créait les illustrations.L\u2019auteur originaire d\u2019Alma n\u2019avait jamais réalisé un projet de cette envergure, un album de facture classique appuyé par la maison Glénat Québec.Pendant que ses Vikings apprivoisaient le Nouveau Monde, il découvrait, de plus en plus émerveillé, les possibilités offertes par ce médium si proche du cinéma, qui constitue son autre passion.« Je suis très fier de ce que nous avons accompli », a-t-il confié à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Il savait que Glénat Québec était un bon éditeur, mais le jour où l\u2019objet a été livré chez lui, où il a tourné les pages, restera à jamais gravé dans sa mémoire.Lecteur vorace de BD, ce n\u2019était plus le travail des autres qu\u2019il avait sous les yeux, mais une histoire portant sa signature, fruit de ses recherches et de son imagination qui l\u2019a ramené 1000 ans en arrière.Précisons que l\u2019idée de plancher sur les deux voyages effectués par les fils d\u2019Érik Le Rouge n\u2019était pas la sienne.C\u2019est au sein de la boîte que ce concept avait germé, jusqu\u2019au jour où quelqu\u2019un s\u2019est rappelé d\u2019un gars qui était venu six mois plus tôt.Il voulait faire une BD sur la Deuxième Guerre mondiale, alors que cette case était déjà cochée.Un autre album se déroulant au cours de cette période figurait dans les plans, mais voici qu\u2019une deuxième chance était offerte à Yves Martel.Le temps de soumettre un synopsis et l\u2019affaire était dans le sac.Il a lu plein de choses sur la présence viking dans le Nouveau Monde, plus spécifiquement à Terre-Neuve.Les fouilles menées sur le site de L\u2019Anse aux Meadows, en 1968, sont d\u2019ailleurs évoquées à la fin du livre, dans un texte rédigé par l\u2019historien René Chartrand.Une autre source documentaire fut la Saga d\u2019Eirikr le Rouge, couplée à la Saga des Groenlandais.Bien qu\u2019il s\u2019agisse de légendes, on y trouve des descriptions de lieux si précises qu\u2019à partir d\u2019elles, l\u2019explorateur norvégien Helge Ingstad a pu naviguer jusqu\u2019à L\u2019Anse aux Meadows, en 1960.« Il y a toutefois une question de dosage, en ce qui touche la documentation.On ne doit pas perdre de vue qu\u2019il faut raconter une histoire.J\u2019ai donc créé des personnages, tout en mettant en scène un conflit interne, parce que le lecteur doit s\u2019éclater.Après, s\u2019il veut en savoir plus, il y a plein de livres », énonce le bédéiste.Un autre facteur qui a influé sur le scénario est le talent de Pat Boutin.Les partenaires ne se connaissaient pas, mais ont vite développé des atomes crochus.« Je l\u2019adore et c\u2019est pour cette raison que j\u2019ai ajouté des scènes d\u2019action.Il soumettait des propositions originales et son découpage était toujours bon.Dès nos premiers échanges, j\u2019ai su que ça irait bien », relate Yves Martel.De son côté, il a apporté un élément significatif en imaginant le personnage d\u2019Ot- tar.On ne sait trop s\u2019il s\u2019agit d\u2019un esclave ou d\u2019un homme libre, mais une chose est sûre, l\u2019expédition menée par les deux frères, dont le détestable Thorvald, a besoin de son talent de forgeron pour atteindre ses objectifs.C\u2019est le héros tranquille de l\u2019histoire et celui qui, par grands bouts, la raconte.On assiste avec lui à la longue et pénible traversée, aux premiers contacts avec les Autochtones (d\u2019abord victimes, mais pas longtemps), à la découverte d\u2019une nature plus hospitalière que la patrie des Vikings (notons, à ce propos, que Vinland signifie pays du vin, un nom trouvant son origine dans la présence de vignes au sein de la jeune colonie).« De par sa personnalité, Ottar perçoit bien ce qui se passe autour de lui », souligne l\u2019auteur.Pour l\u2019heure, Vinland est commercialisé uniquement au Québec, mais tout laisse croire qu\u2019il entamera sa carrière européenne d\u2019ici l\u2019automne.C\u2019est Glénat, bien sûr, qui le prendra sous son aile, tandis qu\u2019un autre projet occupera les pensées d\u2019Yves Martel.Une fois encore, c\u2019est un fait réel qui en constituera le pivot, une tragédie maritime survenue dans les années 1950, au Québec.« Je vais écrire le scénario bientôt.Dans un an, ça devrait donner une bande dessinée », anticipe le Jeannois.VINLAND, PUBLIÉE CHEZ GLÉNAT QUÉBEC UNE PREMIÈRE BD POUR L\u2019ALMATOIS YVES MARTEL DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Tôt dans sa carrière, Yves Martel a pris plaisir à alterner entre la bande dessinée et le cinéma.Il oeuvrait déjà dans le septième art, son champ d\u2019études à l\u2019Université de Montréal, quand le désir de scénariser des planches est devenu plus fort que lui.Il restait à déterminer comment son rêve pourrait se matérialiser.« Un jour, j\u2019ai reçu un conseil à l\u2019effet de ne pas soumettre de trop gros projets.L\u2019idée, c\u2019était que je me fasse la main », raconte-t-il.Ce fut une stratégie judicieuse, puisqu\u2019il a amorcé une première collaboration avec le magazine Histoire Québec.Des histoires tenant sur une page ont vu le jour, chacune ayant un ancrage dans le réel.« Dans mon esprit, chaque scénario doit être accompagné d\u2019une proposition de découpage.Ça ne peut pas être juste des bulles.En ajoutant le ressenti du dessinateur, ce maillage donne ce que j\u2019appelle le monstre à deux têtes », fait observer Yves Martel qui, depuis un an, exerce son talent dans le magazine Quatre-Temps.Il s\u2019agit d\u2019une autre collaboration régulière, cette fois aux côtés du dessinateur Richard Vallerand.En parallèle, le bédéiste travaille pour une entreprise spécialisée dans les effets spéciaux mécaniques.C\u2019est une carrière qui a commencé par hasard, afin de remplacer un ami.Très vite, cependant, l\u2019homme s\u2019est pris au jeu.« Je suis devenu un manuel par la force des choses et aujourd\u2019hui, j\u2019aime alterner entre la création et les jobs de bras », lance-t-il d\u2019un ton amusé.Cette occupation ne l\u2019a pas empêché de réaliser deux documentaires à ce jour.Le premier, L\u2019épine mentale, a été conçu avec son ami Mathieu Bergeron.Il porte sur les cinéastes d\u2019animation.« Nous sortions de l\u2019université et notre objectif consistait à montrer comment se vivait la création au quotidien.Nous avons été partout en Europe dans une van, en Italie, en Norvège et ailleurs.Cette expérience a été hyper formatrice.Nous avions donné au film un look artisanal », se souvient Yves Martel.Son deuxième documentaire, qui a pour titre La cafardeuse, livre une version différente de la création au quotidien.Elle est articulée par l\u2019artiste Lyzane Potvin, originaire d\u2019Alma comme lui.On la voit dans son atelier, dans l\u2019espace public, et partout les mots déboulent, chargés de sens et d\u2019intensité.« À cau s e d u f o r mat d e 3 0 minutes, ce film a été vu plus souvent en Europe qu\u2019au Québec.Pour être diffusé à la télévision, ici, il aurait fallu se limiter à 22 », constate Yves Martel avec une pointe de regret dans la voix.Il laisse entendre que d\u2019autres productions pourraient naître, à condition qu\u2019elles se moulent à l\u2019équation à partir de laquelle ses projets sont évalués, depuis la publication de la bande dessinée Vinland.« Si c\u2019est pour faire du cinéma, ce sera un documentaire.En ce qui touche la fiction, par contre, j\u2019opterai pour la BD, énonce Yves Martel.C\u2019est un médium beaucoup moins lourd, où il y a peu d\u2019intervenants.Ça se joue à deux et j\u2019aime me fondre dans l\u2019univers d\u2019un dessinateur, orienter le scénario en tenant compte de ses forces.» MARIER SES DEUX PASSIONS UN PIED DANS LE CINÉMA, L\u2019AUTRE DANS LA BD \u2014 COURTOISIE Yves Martel travaillera bientôt sur un autre projet, à la demande de Glénat Québec.Après s\u2019être penché sur les Vikings, il racontera une tragédie maritime survenue au Québec dans les années 1950.\u2014 COURTOISIE «?Dès nos premiers échanges, j\u2019ai su que ça irait bien?», rapporte Yves Martel, en parlant du dessinateur Pat Boutin.\u2014 COURTOISIE leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 ARTS ET SPECTACLES M19 Ces planches sont tirées de l\u2019album Vinland.D\u2019ici l\u2019automne, ce produit de la maison Glénat sera distribué en Europe.\u2014 PHOTOS COURTOISIE DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Puisque le 21 mars est la Journée internationale de la marionnette, deux activités organisées par le Festival international des arts de la marionnette à Saguenay (FIAMS) lui feront écho dans la région.Elles épouseront une forme virtuelle et rappelleront à quel point cette discipline ouvre la porte à toutes les audaces, toutes les fantaisies.La partie formelle se déclinera sur la page Facebook du FIAMS, alors qu\u2019Audrey Azoulay, directrice de l\u2019UNESCO, lira le texte officiel de la Journée internationale.Elle évoquera l\u2019universalité de l\u2019art de la marionnette, en insistant sur le nombre de savoirs mobilisés lors de la production d\u2019un spectacle.Ce message sera relayé différemment par le FIAMS, au moyen de dix capsules produites dans les derniers mois.Pour les visionner, il suffira de se rendre à la Place du citoyen, située au centre-ville de Chicoutimi.Pendant le plus clair de la journée, elles seront diffusées sur l\u2019écran géant.« L\u2019idée consiste à montrer les différentes pratiques associées à la marionnette.L\u2019une des productions mettra en vedette Mylène Leboeuf-Gagné, qui vit à Chicou- timi.C\u2019est elle qui a créé l\u2019immense personnage qu\u2019on voit dans la pièce Ogre », fait remarquer Philippe Joncas, directeur des communications et du marketing au FIAMS.D\u2019autres témoignages seront livrés par des artistes provenant de l\u2019extérieur du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Ce sera l\u2019occasion de voir comment chacun parvient à trouver un angle original, personnel, au moment de concevoir des spectacles.Les marionnettes représentent en effet une source inépuisable de découvertes, une vérité que réitérera l\u2019édition 2021 du FIAMS, tenue du 27 juillet au 1er août.« Un des avantages est qu\u2019elles sont soumises à des lois moins restrictives que les acteurs.On remarque également que de nouvelles formes, hybrides, contemporaines, permettent d\u2019intégrer les nouvelles technologies.Ce médium se réinvente constamment », fait valoir Dany Lefrançois, codirecteur artistique du FIAMS.« En plus, la marionnette permet de toucher à des sujets très sensibles, des choses que les comédiens trouveraient difficiles à aborder, renchérit Philippe Joncas.C\u2019est beau, aussi, de voir se déployer ses effets spéciaux sur scène.La magie est plus grande qu\u2019au cinéma.» UN ATELIER DES AMIS DE CHIFFON Heureuse coïncidence, une autre activité liée à l\u2019art de la marionnette se déroulera le 27 mars, cette fois à l\u2019initiative du Théâtre Les Amis de Chiffon.Accessible gratuitement, par le truchement de sa page Facebook, elle débutera à 13 h 30, mais il faudra s\u2019inscrire plus tôt, afin de connaître la liste des objets que nécessitera la fabrication d\u2019une marionnette à gueule.Proposé de concert avec la Société nationale des Québécois, chapitre Saguenay-Lac-Saint- Jean, cet atelier s\u2019inscrit dans la foulée de ses Rendez-vous culturels, de même que la Journée mondiale du théâtre.Il donnera lieu à une saynète et, paraît-il, à quelques surprises.GRÂCE À DES ACTIVITÉS TENUES EN FIN DE SEMAINE UNE BELLE OCCASION DE CÉLÉBRER LA MARIONNETTE Mylène Leboeuf-Gagné, qu\u2019on voit en compagnie de Dany Lefrançois, fabrique des marionnettes dans son atelier de Chicoutimi.C\u2019est là que cette photographie a été captée, au moment où naissait l\u2019un de ses personnages les plus mémorables, celui de la pièce Ogre.Son travail sera évoqué dans l\u2019une des capsules diffusées le 21 mars, sur l\u2019écran géant de la Place du Citoyen.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M20 ARTS ET SPECTACLES LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Les humoristes, cette année plus que jamais, se sont relevé les manches pour produire du contenu distrayant alors qu\u2019ils faisaient eux-mêmes face à l\u2019annulation de leurs spectacles et de leurs projets.Sur les réseaux sociaux, à la télévision ou même lors de quelques soirées estivales, ils ont offert leurs blagues \u2014 souvent gratuitement \u2014 afin d\u2019offrir au public une bouffée d\u2019air.La 22e édition du Gala Les Olivier célèbre leur résilience.La soirée du 21 mars, animée par François Bellefeuille, sera très certainement teintée de cette dernière année pandémique.Désuètes en raison du confinement, certaines catégories, dont Spectacle d\u2019humour de l\u2019année, ont d\u2019ailleurs été suspendues alors qu\u2019une nouvelle, Artiste COVID de l\u2019année, a été ajoutée.ALEXANDRE L\u2019HEUREUX P o u r l e s c i n q n o m m é s q u i « étrennent » cette nouvelle catégorie, la pandémie a d\u2019ailleurs souvent servi de matériel.Alexandre L\u2019Heureux s\u2019est fait remarquer pour ses vidéos où il imite certains comportements ou certaines réflexions que l\u2019on adopte depuis le début de la crise.Suivre les flèches, juger les gens qui ne les suivent pas ou hésiter à replacer un produit sur l\u2019étalage sont quelques situations dont il se moque dans sa capsule à l\u2019épicerie, réalisée par Louis-David Jutras.Cette dernière est d\u2019ailleurs en lice pour la capsule ou le sketch Web humoristique de l\u2019année.ARNAUD SOLY Arnaud Soly s\u2019est lui aussi beaucoup inspiré de la COVID-19.Très présent sur les réseaux sociaux, l\u2019humoriste s\u2019est rapidement servi de tendances TikTok ou de vidéos de théories du complot pour créer du contenu comique à son image.Sa vidéo L A VÉRITÉ SUR L A COVID-19, qui reprend les codes des complotistes et qui accumule plus de 127 000 vues sur YouTube, est en nomination pour la capsule ou le sketch Web humoristique de l\u2019année.L\u2019artiste, qui devait présenter son tout premier spectacle d\u2019humour au tout début de la pandémie, est aussi nommé en tant UN BIEN SPÉCIAL 22e GALA LES OLIVIER 4 La pandémie a inspiré Alexandre L\u2019Heureux.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL 1 François Bellefeuille, nommé trois fois, anime le 22e Gala Les Olivier.\u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT 2 Arnaud Soly, chez lui dans son studio, a parodié les complotistes.\u2014 PHOTO LA PRESSE, DAVID BOILY 3 Rosalie Vaillancourt, active avec son personnage de Roro la youtubeuse.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL que découverte de l\u2019année et en lice pour l\u2019Olivier de l\u2019année.MATT DUFF Le grand public aura aussi découvert Mathieu Dufour, alias Matt Duff, cette année.Dès le début du confinement, le jeune humoriste s\u2019est fait reconnaître pour son émission quotidienne sur Instagram, le SHOW-rona Virus.Confinées, plusieurs personnalités publiques ont accepté de se faire interviewer par lui, dont Véronique Cloutier et Horacio Arruda.Celui que l\u2019on peut désormais apercevoir en tant que chroniqueur à La semaine des 4 Julie a d\u2019ailleurs remporté un prix Mammouth pour son talk-show qu\u2019il a tourné pendant cinquante soirs d\u2019affilée.ROSALIE VAILLANCOURT Également très présente sur les réseaux sociaux, Rosalie Vail- lancourt a produit beaucoup de contenu visant à divertir les Québécois dans la dernière année.On l\u2019a notamment remarquée sur YouTube où elle a interprété son personnage de Roro la you- tubeuse qui reprend les clichés souvent perpétués par les influen- ceurs.Toujours sur YouTube, l\u2019humoriste a également mis en ligne une comédie musicale de six épisodes sur sa vie dans laquelle elle collabore avec différents humoristes québécois.FRANÇOIS BELLEFEUILLE Finalement, alors qu\u2019il anime le 22e Gala Les Olivier, François Bellefeuille y est nommé trois fois.En plus de la catégorie Artiste COVID de l\u2019année, l\u2019humoriste se retrouve en nomination pour le podcast humoristique avec script de l\u2019année pour sa populaire série de balados 3,7 planètes et dans la catégorie numéro d\u2019humour de l\u2019année grâce à L\u2019Environnement.Celui qui avait envie de s\u2019investir concrètement pour aider les gens et la société en pleine pandémie a d\u2019ailleurs accepté de s\u2019impliquer dans une série de publicités, en partenariat avec le gouvernement du Québec, pour sensibiliser les gens aux mesures sanitaires à suivre.Le 22e Gala Les Olivier sera diffusé, en direct, le 21 mars, dès 20?h, sur les ondes d\u2019ICI Télé et sur le site W eb de Radio-Canada.4 2 1 3 UNE PREMIÈRE LIVRAISON D\u2019ICI L\u2019ÉTÉ NETTOYER SES PLANTES D\u2019INTÉRIEUR M22 CONSEILS D\u2019EXPERT: GARDEZ LE CONTRÔLE DE VOTRE BUDGET M27 M24 TOIT&MOI APPAREIL TERO ON AMORCE LE GRAND MÉNAGE M26 P H O T O : C O U R T O I S I E T E R O SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M22 TOIT & MOI LARRY HODGSON Collaboration spéciale Avec l\u2019arrivée du printemps, il est temps de nettoyer vos plantes d\u2019intérieur.Si vous aimez vos plantes d\u2019intérieur, il est peut-être temps de leur rendre un service.Elles viennent de passer un long et pénible hiver, minées par la luminosité faible et l\u2019air sec de nos demeures à cette saison, et commencent à récupérer avec le retour des jours plus longs et plus ensoleillés.Pourquoi ne pas investir quelques minutes d\u2019efforts maintenant, lors de leur reprise de croissance, pour les remettre d\u2019aplomb?Un peu de ménage actuellement peut leur faire le plus grand bien\u2026 et c\u2019est si facile à faire! ENLEVEZ LA CRASSE La poussière, les polluants et les résidus de cuisine s\u2019accumulent sur les feuilles l\u2019hiver et cette couche de saletés réduit leur capacité de faire de la photosynthèse et bouche même les stomates (pores) par lesquelles elles respirent.Vous pouvez facilement l\u2019enlever en lavant doucement les feuilles avec un linge trempé dans l\u2019eau savonneuse.Ou placez la plante sous la douche en ouvrant l\u2019eau à tiède, couvrant auparavant la surface du terreau d\u2019un linge pour empêcher que le terreau parte à la flotte.Les plantes adoreront! LESSIVEZ LE TERREAU Des minéraux en excès, provenant de l\u2019eau d\u2019arrosage et des engrais, tendent à s\u2019accumuler avec le temps dans le terreau de nos plantes d\u2019intérieur et minent la santé de leurs racines.Et ce qui gêne les racines nuit à toute la plante.On peut pourtant facilement «rincer» le terreau pour les enlever, toutefois.On appelle cela un lessivage.Placez le pot de la plante dans l\u2019évier ou la douche et faites couler doucement de l\u2019eau tiède sur le terreau, laissant le surplus d\u2019eau s\u2019écouler dans le drain.Il ne faut qu\u2019une minute ou deux pour enlever la plupart des impuretés.Après, laissez le pot se drainer pendant une quinzaine de minutes avant de remettre le pot dans sa soucoupe.LE TEMPS DE REMPOTER Si votre plante est dans le même pot depuis 2 ans ou plus, il est probablement temps de le rempoter.D\u2019ailleurs, le printemps est la meilleure saison pour le faire! Enlevez la plante de son pot et faites tomber le gros du vieux terreau.Si vous voulez que la plante grossisse, rempotez ensuite dans un pot un peu plus gros.Si vous voulez contenir son développement, rempotez dans un pot de la même taille.Utilisez toujours un pot avec un trou de drainage, bien sûr.N\u2019ajoutez pas de couche de tessons (couche de drainage) au fond, cela nuit au développement de la plante.Un terreau pour plantes d\u2019intérieur conviendra à presque toutes les plantes d\u2019intérieur, sauf les orchidées, qui ont besoin d\u2019un mélange extra-léger conçu spécifiquement à leur égard et disponible en jardinerie.UN PEU DE TAILLE Si la plante produit des tiges trop longues, que son port est inégal ou qu\u2019il y a des branches mortes ou sèches, vous pouvez y remédier en faisant un peu de taille.Avec un sécateur, réduisez la longueur des branches offensantes et supprimez aussi toutes feuilles jaunissantes, brunes et partiellement séchées.RECOMMENCEZ À FERTILISER C\u2019est en mars qu\u2019on reprend les fertilisations qu\u2019on avait arrêtées en octobre.Vous pouvez appliquer un engrais soluble lors de l\u2019arrosage ou appliquez un engrais en granules au sol, au choix.Diluez toujours à, au maximum, la moitié de la dose recommandée : la pleine dose est pour les plantes d\u2019extérieur poussant au plein soleil.Vous pouvez utiliser un engrais pour plantes d\u2019intérieur, un engrais tout usage, même un engrais à gazon : cela a peu d\u2019importance.Tous contiennent les mêmes minéraux, après tout! UN BON ÉCLAIRAGE On sous-estime presque toujours les besoins en lumière des plantes.Pourtant, la lumière est leur seule source d\u2019énergie! Donc, augmenter un peu la dose peut vraiment faire une différence.La plupart des plantes préfèrent un emplacement qui reçoit 2 ou 3 heures de soleil par jour et un bon éclairage le reste de la journée.Un emplacement situé tout près d\u2019une fenêtre orientée à l\u2019est est idéal, ou un peu en recul d\u2019une exposition au sud ou à l\u2019ouest, car il y fait souvent trop chaud l\u2019été.L\u2019exposition au nord est à peine acceptable, même l\u2019été, mais il y a quelques plantes qui tolèrent l\u2019ombre assez profonde qu\u2019on y trouve : pothos, dieffenbachia, philodendron, etc.Quant aux succulentes, très populaires, elles préfèrent le plein soleil et dépérissent si elles ne le reçoivent pas.Et voilà! Un peu de ménage maintenant et bientôt vos plantes récompenseront vos efforts avec une croissance vigoureuse! UN MÉNAGE PRINTANIER POUR LES PLANTES D\u2019INTÉRIEUR Lavez ou douchez les feuilles de vos plantes pour enlever la saleté.Le printemps est le moment idéal pour rempoter.l e s d u f o u r .c o m St-Honoré : 380, rue deS BainS CHiCoutimi : 928, rue de Quen La Baie : 1032-1036, rue de La FaBriQue CHiCoutimi : 653, rue LangLoiS 418 690-6765 Courtier immobilier Lessard CHiCoutimi : 1340, rue Bégin CHiCoutimi : 182, rue deS épervièreS St-Honoré : 2420, rue FrontenaC CHiCoutimi, 101, rue LouiS-FranCoeur 199 000 $ 209 900 $ 338 000 $ plus taxes 214 000 $ NOuVeautÉs 489 000 $ 249 000 $ 279 000 $ 249 000 $ terraiN de plus de 100 000 p.c.saNs VOisiN arrière triplex aVec reVeNu saNs VOisiN arrière MagNifique cONdO eN cONstructiON aVec reVeNu Dufour 418 818-4747 Courtier immobilier 418 540-0575 Turgeon Courtier immobilier 418 812-1777 Prince Courtier immobilier Michel Linda Jean-Marc André 0060739 leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M23 TOIT & MOI COMMENT SAUVER UN CITRONNIER QUI PERD SES FEUILLES Q J\u2019ai acheté un citronnier en août dernier.Au début, il a fleuri abondamment, mais malheureusement il a commencé à perdre ses feuilles.Malgré tout, il y a eu quelques petits citrons qui ont poussé et qui y sont encore.Comment puis-je le sauver?Suzanne Proulx R La culture des agrumes à l\u2019intérieur, comme le citronnier (Citrus × limon), n\u2019est pas évidente.Ce sont des plantes de plein soleil qui trouvent l\u2019éclairage dans nos demeures difficiles à supporter, surtout l\u2019hiver, quand les jours sont très courts.Aussi, il faut une humidité atmosphérique d\u2019au moins 50 %, difficile à donner quand le système de chauffage fonctionne.Comme la plante est stressée par ce manque de lumière et d\u2019humidité, elle n\u2019est pas capable d\u2019absorber l\u2019eau adéquatement et l\u2019eau s\u2019accumule facilement dans son terreau, devenant stagnante et tuant les radicelles.Ainsi, les feuilles tombent.Que faire?Offrez-lui plus de lumière d\u2019abord.(Le voilage devant votre fenêtre nuit à votre citronnier, surtout pendant l\u2019hiver.) Le plein soleil devant une grande fenêtre n\u2019est pas excessif.Utilisez un humidificateur l\u2019hiver pour augmenter l\u2019humidité.En tout temps, attendez que le terreau soit sec au toucher avant d\u2019arroser (enfoncez votre indexe dans le terreau pour savoir).Ne fertilisez pas pour l\u2019instant : on ne fertilise jamais une plante mal en point.Vous pourriez reprendre des fertilisations modestes quand la plante se mettra à pousser vigoureusement.Cette reprise sera aussi l\u2019occasion de tailler toute branche clairement morte, car celles actuellement sans feuilles ne le sont pas nécessairement encore.L\u2019été prochain, acclimatez votre citronnier peu à peu aux conditions d\u2019extérieur et placez-le sur une terrasse ou un balcon au plein soleil.Avec ce régime, il y a d\u2019excellentes chances que votre citronnier récupère complètement.PLANTE- CRAYON Q On m\u2019a offert cette plante d\u2019intérieur l\u2019an passé que je trouve assez exceptionnelle, mais que je ne peux pas identifier.Je me demande si vous ne pourriez pas me venir en aide pour lui donner un nom et aussi me faire connaître s\u2019il y a des soins particuliers pour cette plante (taille, ensoleillement, arrosages, etc.).Marcel P., La Pocatière R C\u2019est une plante-crayon (Euphor- bia tirucalli), une plante succulente qui devient un arbre dans son aire natale, les régions arides de l\u2019est de l\u2019Afrique et de l\u2019Inde.Elle fait la photosynthèse par ses tiges vertes cylindriques qui rappellent des crayons, ses feuilles étant petites et de courte durée.Elle préfère le plein soleil ou un éclairage intense.Sous un éclairage trop faible, ses tiges deviennent molles et retombantes.Arrosez abondamment, mais laissez bien sécher avant d\u2019arroser de nouveau.Elle tolère l\u2019air sec, mais évitez de l\u2019exposer au froid.Taillez au besoin, surtout à la fin de l\u2019hiver, pour réduire sa hauteur ou stimuler l\u2019enracinement.Portez des gants et des lunettes de protection lors de la taille, car sa sève laiteuse est toxique et irritante.\u203a Le printemps débute officiellement aujourd\u2019hui.Les journées de 12 heures et plus qui en résultent stimulent la croissance des plantes dans nos maisons.\u203a Voici quelques semis à faire cette semaine : delphinium, impatiens de Nouvelle- Guinée, mélisse, monnaie- du-pape, poivron (piment), verveine.\u203a Surveillez les infestations d\u2019insectes sur vos plantes d\u2019intérieur : eux aussi se réveillent sur l\u2019influence des journées plus longues du printemps.\u203a Pour bien démarrer vos semis, placez leur pot sur un tapis chauffant.La chaleur égale dégagée stimulera une germination rapide et une croissance plus égale.RÉPONSES À VOS QUESTIONS Plante-crayon \u2014 PHOTO MARCEL P.Ce citronnier manque sérieusement de lumière, mais il n\u2019est pas trop tard pour le sauver.\u2014 PHOTO SUZANNE PROULX ENTRETIEN HORTICOLE À FAIRE CETTE SEMAINE DES QUESTIONS SVP! Vous pouvez nous joindre par courriel à courrierjardinier paresseux@yahoo.com Par courrier à Le jardinier paresseux Le Soleil C.P.1547, succ.Terminus Québec (Québec) G1K 7J6 Marie-Eve Rathé Courtier immobilier résidentiel 418 817-4933 marieratte@hotmail.com ARVIDA : 2545, Rue HébeRt NOUVEAU PRIX 170 000 $ Maison unifamiliale zonée agricole, très grande superficie de terrain.Unique sur le marché! LA bAIe : 3745, bouL.De LA GRAnDe-bAIe n.VenDu en 20 JouRS 238 600 $ Jumelé sans voisin arrière de construction 2016 ayant eu un seul propriétaire depuis 2018.Très propre! 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ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com Depuis maintenant plus d\u2019un an, de nombreuses personnes souhaitent développer un espace de travail confortable à la maison.Conçue et fabriquée de A à Z à Montréal, la collection de bureaux GALE pourrait être la solution aux soucis d\u2019ergonomie qui sont apparus à la suite de l\u2019implantation du télétravail dans plusieurs milieux.Grâce à ce tout nouveau meuble imaginé par De Gaspé, celles et ceux qui sont en télétravail pourront ajuster leur bureau de manière à être tout aussi confortable en position debout ou assise.Les bureaux de la collection GALE ont tous un plateau au design simple et moderne qui est installé sur une base électrique qui lui permet de monter et de descendre.L\u2019essence de bois, la couleur, les dimensions et le type de base peuvent être personnalisés au goût de tout un chacun.« Avec le lancement des bureaux GALE la compagnie Montréalaise a bien compris l\u2019importance d\u2019être adéquatement équipé pour le télétravail et développe avec succès du mobilier de qualité commerciale, fonctionnel, pouvant trouver sa place dans un environnement résidentiel », peut-on lire dans un communiqué dévoilé par De Gaspé.Selon les informations de V2com PHOTOS : DE GASPÉ MOBILIER DE BUREAU GALE, UNE SOLUTION AUX PROBLÈMES D\u2019ERGONOMIE leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M25 TOIT & MOI Covid oblige Nos courtiers vous viacapitalesaglac.com i it l l .Vicky DUFRESNE 418 818-2987 www.viacapitalesaglac.com Marylène BoiViN 418 944-9533 www.lavoieaucarre.com Jean-Roch GiRARD 418 818-6484 www.viacapitalesaglac.com Cyndie GAUTHiER 418 590-3390 www.viacapitalevendu.com Denise TRDiNA 418 557-5556 www.denisetrdina.com Richard SiMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Jacques LAVoiE 418 557-4293 www.lavoieaucarre.com André LESSARD 418 690-6765 www.viacapitalesaglac.com Claude PoTViN 418 815-1114 www.viacapitalevendu.com Sara CoRMiER 418 817-6419 www.viacapitalevendu.com Marc-André DESBiENS 418 817-5333 www.viacapitalevendu.com Jean-Marc PRiNCE 418 812-1777 www.viacapitalesaglac.com Sarah TREMBLAY 418 376-0484 sarah.tremblay@viacapitale.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Marie-Audrey GiRARD 418 376-4580 marieaudreygirard.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 www.viacapitalesaglac.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Jean-François PoTViN 418 550-4848 www.viacapitalevendu.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 www.viacapitalevendu.com Patrick GAUDREAULT 418 590-3100 www.viacapitalevendu.com Linda TURGEoN 418 540-0575 www.lindaturgeon.com Hélène LAVoiE 418 693-4293 www.lavoieaucarre.com Carl DUCASSE 418 540-7976 www.viacapitalesaglac.com Marc DUBoiS 418-812-6004 www.viacapitalesaglac.com Pierre-olivier SiMARD 418 550-5136 psimard@viacapitale.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 www.viacapitalevendu.com Hélène TALBoT 418 944-1251 www.viacapitalevendu.com Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Réjean MARTiN 418 815-2320 www.viacapitalevendu.com Louis BRoDEUR 418 590-3422 www.lavoieaucarre.com Hélène TURGEoN 418 590-1818 www.heleneturgeoncourtier.com Michel GAGNoN 418 812-5071 www.viacapitalesaglac.com Mélyssa GAGNoN 418 557-6635 www.viacapitalesaglac.com Josée GAGNoN 418 541-0528 www.viacapitalesaglac.com François GoBEiL 418 290-2490 www.viacapitalesaglac.com Audrey BoLDUC 418 812-2286 www.viacapitalevendu.com André BiLoDEAU 418 695-1240 www.viacapitalevendu.com Michelle AUDET 418 812-8811 www.viacapitalevendu.com Réjean AUBRY 418 591-3131 www.viacapitalesaglac.com Guylaine GAGNoN 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com Camil SiMARD 418 818-3523 www.viacapitalevendu.com André DUBÉ 418 818-6677 www.viacapitalevendu.com Michel GiRARD 418 698-9199 www.viacapitalevendu.com Kevin PoTViN 418 812-6677 www.viacapitalevendu.com Guy SiMARD 418 550-6561 gsimard@viacapitale.com Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Michel DUFoUR 418 818-4747 www.lesdufour.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 www.viacapitalesaglac.com Éric DUBÉ 418 815-0545 www.viacapitalevendu.com André SiMARD 418 690-6996 www.viacapitalevendu.com supporteront et vous guideront 0054243 SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M26 TOIT & MOI TOUT VIENT À POINT À QUI S\u2019ORGANISE BIEN MÉNAGE DU PRINTEMPS ÈVE-MARIE FORTIER emfortier@lequotidien.com L\u2019arrivée du printemps est aussi synonyme du grand ménage de l\u2019intérieur pour plusieurs.Il existe néanmoins une infinité de façons de fonctionner.Certaines personnes préféreront étendre cette tâche sur un mois entier alors que d\u2019autres choisiront de tout accomplir en à peine quelques jours.Afin d\u2019être certain d\u2019entamer l\u2019été dans la propreté, sollicitez chaque membre de la famille et allez-y une étape à la fois.Trouvez une façon de motiver vos troupes?; il est possible de transformer cette tâche de grande ampleur en une activité où musique et surprises sont au rendez-vous.Que vous optiez pour la façon de procéder qui est étendue sur un mois ou pour celle qui l\u2019est sur quelques jours, il est important d\u2019être ordonné.Selon Banque Nationale Assurances, la première étape du grand ménage du printemps est d\u2019ailleurs d\u2019être conscient qu\u2019une seule chose peut être faite à la fois.« Prenez le temps de planifier les travaux de nettoyage qu\u2019il y aura à effectuer.Papier et crayon en main, faites le tour de la maison, pièce par pièce et inscrivez chacune des tâches qui devra être faite.Profitez-en pour inspecter la maison de fond en comble : faites une liste des réparations qui pourront être réalisées durant l\u2019été.Par exemple, une moustiquaire à changer ou une porte à calfeutrer », peut-on lire sur le site web de l\u2019entreprise.Après avoir déterminé quels sont les travaux de nettoyage à effectuer, vous pourrez rassembler le matériel nécessaire ; sacs pour les déchets, bacs pour les vêtements, seaux, lingettes, essuie-tout, vadrouilles, aspirateur et gants de caoutchouc seront utiles pour laver en profondeur.Des produits nettoyants pour grandes surfaces, du nettoyant à vitres et du produit dégraisseur sont également des incontournables.Le grand ménage printanier peut sembler décourageant au premier coup d\u2019œil, mais il est possible de se motiver à y arriver, notamment en commençant par ordonner la maison.Après vous être débarrassé de ce qui ne sert plus et des objets qui encombrent certaines pièces, vous constaterez que la tâche est beaucoup moins décourageante.ÉPOUSSETER, LAVER, FROTTER Voilà maintenant le moment de choisir sa façon de fonctionner.Préférez-vous y aller pièce par pièce ou plutôt y aller tâche par tâche ?Peu importe ce que vous choisirez, sachez qu\u2019il y a tout de même certaines étapes à suivre pour être certain de ne pas avoir à recommencer.Il est par exemple primordial d\u2019épousseter avant de nettoyer, puis de commencer par le plafond pour finir avec le plancher.Pour ce qui est des différentes façons de faire, Banque Nationale Assurances propose de fonctionner par bloc.« Si vous nettoyez le mur du réfrigérateur, lavez également ce dernier et tout ce qui se trouve sur ce mur.Si vous nettoyez un mur où il y a une fenêtre, profitez-en pour laver le cadrage de fenêtre, puis la vitre elle-même.En appliquant cette méthode, le travail sera moins routinier et vous n\u2019aurez pas à revenir sur vos pas », peut-on lire sur le site web de Banque Nationale Assurances.iA Groupe financier propose plutôt un guide à compléter en quatre semaines où chaque jour est dédié à une tâche en particulier.Le premier jour peut par exemple être réservé à l\u2019époussetage de la maison en entier alors que le deuxième jour est réservé à l\u2019aspirateur.« Comme il s\u2019agit d\u2019une tâche de grande ampleur, nous l\u2019avons divisée en 28 jours ; allez-y une étape à la fois », est-il écrit sur le site web de l\u2019entreprise. leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M27 TOIT & MOI SOPHIE RICHARD srichard@lequotidien.com Pas toujours facile de respecter son budget lorsqu\u2019on entreprend un projet de construction ou de rénovation.Entre ce que l\u2019on désire, ce que l\u2019on peut s\u2019offrir, le coût des matériaux et celui de la main d\u2019œuvre, sans oublier les fameux imprévus, il peut devenir ardu de garder le contrôle de ses dépenses.C\u2019est sans doute pourquoi certains entrepreneurs proposent aujourd\u2019hui des formules clés en main, dites sans extra et sans surprise, une offre qui peut sembler alléchante, mais de laquelle il vaudrait mieux se méfier selon Mathieu Tremblay-Potvin, président et directeur du développement chez Optimal.Spécialisé dans la planification et la supervision de chantiers de construction et de rénovation, Mathieu Tremblay-Potvin explique qu\u2019il existe plusieurs options pour les particuliers qui procèdent à des travaux de rénovation ou de construction.« La plus répandue est celle de l\u2019offre forfaitaire, excluant les imprévus.C\u2019est-à-dire qu\u2019un entrepreneur évalue les travaux pour un montant X, mais en cas d\u2019imprévus, le client devra à nouveau mettre la main dans ses poches.La seconde option, qui est sans doute la meilleure, en théorie, est l\u2019offre appelée Cost + qui consiste à effectuer les travaux à l\u2019heure et facturer les matériaux au prix coutant plus un pourcentage préalablement établi.Le hic, c\u2019est que ça demande une supervision constante du chantier afin de valider les heures facturées et les heures réalisées pour un travail donné.Ça alourdit la tâche du client et celle de l\u2019entrepreneur.C\u2019est pourquoi ce n\u2019est pas l\u2019idéal dans la pratique »soutient M.Tremblay-Potvin.Une autre option qui parait bien sur écrit, mais qui, dans les faits, peut désavantager le client est l\u2019option clés en main, imprévus inclus.« Il faut briser cette illusion de tranquillité d\u2019esprit.Personne ne peut prévoir l\u2019imprévu.Encore moins les coûts de ceux-ci.Lorsqu\u2019un entrepreneur dépose une offre du type prix soumissionné, prix payé, soyez sans crainte qu\u2019il ajoute à sa soumission un budget d\u2019imprévus important afin de combler les pertes possibles, explique Mathieu Tremblay-Potvin.Ce qui arrive ensuite, si les imprévus sont nombreux, l\u2019entrepreneur peut revoir à la baisse la qualité des travaux et si les imprévus sont moins nombreux, l\u2019entrepreneur encaisse davantage de profit.Dans tous les cas, il s\u2019agit d\u2019une option qui n\u2019avantage en rien le client », exprime celui dont l\u2019entreprise s\u2019est donné pour mission de mieux informer les propriétaires sur l\u2019importance d\u2019une totale transparence en construction.LE MEILLEUR DES MONDES Dans le meilleur des mondes, quelle serait l\u2019option idéale pour un contrôle de son budget et de son projet?Un juste milieu entre les propositions énumérées ci-haut.Toujours selon Mathieu Tremblay-Potvin d\u2019Optimal, qui travaille en collaboration avec un réseau de plus de 45 entrepreneurs qualifié, la soumission la plus réaliste et satisfaisante pour toutes les parties comprend un tarif clé en main pour tous les travaux connus ainsi qu\u2019une entente à un tarif à l\u2019heure prédéterminée par le client et l\u2019entrepreneur pour les imprévus.« Le client doit prévoir un budget pour les imprévus de l\u2019ordre d\u2019environ 15%.En établissant par contrat un tarif à l\u2019heure pour les travaux liés aux imprévus, il s\u2019assure de garder le contrôle du budget.S\u2019il y a moins d\u2019imprévus, il conserve son argent et l\u2019investit ailleurs.Si au contraire, il y a davantage d\u2019imprévus, il peut choisir de réduire la qualité de certains produits ou de certains travaux, mais dans tous les cas, ça demeure sa décision.Il n\u2019aura pas de mauvaises surprises au final », explique-t-il.L\u2019objectif est bien sûr de trouver un terrain d\u2019entente, une offre qui sera avantageuse pour le client, mais aussi pour l\u2019entrepreneur qui doit réaliser un profit réaliste.CONSEILS D\u2019EXPERT RESPECTER SON BUDGET EN RÉNOVATION : COMMENT S\u2019Y PRENDRE?L\u2019ASTUCE PROMOTION MATHIEU TREMBLAY-POTVIN Président et directeur du développement chez Optimal L\u2019enjeu d\u2019un projet de construction ou de rénovation se trouve au niveau des imprévus; ils doivent être effectués à l\u2019heure, selon un tarif préétabli entre le client et l\u2019entrepreneur afin que les deux parties y trouvent leur compte.LES IMPRÉVUS, À VOUS D\u2019Y VOIR En construction, il y a toujours des imprévus, c\u2019est pourquoi il importe de prévoir un budget correspondant environ à 15 % de la valeur estimée de notre projet pour y pourvoir.Parmi les imprévus fréquemment rencontrés, on retrouve: \u2022 Des malfaçons, soit des travaux qui ont pu être effectués précédemment et qui ne sont pas conformes; \u2022 Des infiltrations d\u2019eau; \u2022 Des problèmes de pourriture ou autres.Toutes ces situations ne peuvent être ignorées et nécessiteront des investissements additionnels pour corriger le problème.- Plans - Design - estimation Des coûts - gestion De Projet 0057367 SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M28 TOIT & MOI INSPI RATION Quel bonheur de prendre conscience des journées qui rallongent et de la température qui réchauffe un peu plus chaque jour! Pourquoi ne pas profiter de l\u2019arrivée de la saison printanière pour ajouter certaines couleurs et certains motifs à votre intérieur?Une touche de nature, de fleurs ou de verdure et le tour est joué.En pensant légèreté, fraîcheur et renouveau, vous ressentirez inévitablement les bienfaits de l\u2019hiver qui laisse place au printemps.ÈVE-MARIE FORTIER VENT DE FRAÎCHEUR Jardinière à cinq pots \u2014 Ikea 1 Coussin imprimé de fleurs \u2014 Mode Choc 2 La serviette de table oiseaux du printemps \u2014 Simons 3 Coussin printemps marine \u2014 Rose Bon Bon 4 Literie collection « Stain » \u2014 Linen Chest Reproduction d\u2019une oeuvre en aquarelle de l\u2019artiste de Saguenay ANNLO \u2014 Gagnon Frères 6 Lavande en pot \u2014 Bouclair 7 2 1 4 3 5 6 7 5 Henri?: «?J\u2019ai maaaaaal?» Maman?: «?Si tu as mal quelque part, c\u2019est à l\u2019ego?» Henri?: «?J\u2019ai maaaal à l\u2019 \u2014 Henri Andréane voulant d\u2019autres petits morceaux de fromage, je lui dis?: «?Quelques- uns?!?» Elle supplie?: «?Quelques deux?» \u2014 Andréane, 2 ans FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants à lemag@lesoleil.com SPÉCIAL Avec quoi tu manges, une cuillère ou une fourchette?«?Avec ma bouche?» \u2014 Romane, 3 ans J\u2019ai découvert pourquoi ma fille se lève tôt le matin?: «?Maman, quand je me réveille le matin, je ne peux pas me rendormir, c\u2019est trop merveilleux quand j\u2019ouvre les yeux?» \u2014 Léa, 5 ans En voiture avec mes 2 enfants, nous passons devant un cimetière et Vincent me dit?: «?Regarde maman, il y a beaucoup de roches tombantes ici?!?» (Au lieu de pierres tombales) \u2014 Vincent, 7 ans «?Papa, est-ce que je peux avoir du gâteau, s\u2019il-pou-let?» \u2014 Agathe, 31/2 ans «?Papa, maman, j\u2019aimerais regarder un film de Walt dessiné?» (Plutôt que Walt Disney) \u2014 Pierre-Olivier, 4 ans À sa grand-maman qui lui dit?: «?On se fait piquer par les moustiques chez vous?» La petite-fille répond du tac au tac?: «?Bien, il faut mettre du contre- pique voyons?!?» \u2014 Klara, 3 ans et 3 mois «?On est en zone orange?! Quand est-ce qu\u2019on va être en zone banane?» Les parents?: «?C\u2019est tellement drôle ce que tu viens de dire, on va envoyer ça au Soleil.?» «?Hein, au Soleil?! Je comprends pas, ça va fondre?!?» \u2014 Louka, 6 ans VOUS ÊTES SI NOMBREUX À NOUS FAIRE PARVENIR VOS PHRASES CRAQUANTES QUE NOUS VOUS OFFRONS UN SPÉCIAL ILLUSTRÉ?! INFOGRAPHIE LE SOLEIL, ILLUSTRATIONS 123RF leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M29 LE P\u2019TIT MAG SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M30 Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web?! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante UNE SEMAINE D\u2019ACTU Comme tu le sais sûrement, la majorité des provinces au Canada, dont le Québec, ont avancé l\u2019heure le week-end dernier.Ce changement d\u2019heure fait en sorte qu\u2019il fera plus clair à l\u2019extérieur en soirée.Certains experts scientifiques remettent en question la pertinence du changement d\u2019heure.Selon eux, de plus en plus de données scientifiques prouvent que changer l\u2019heure, comme on le fait chaque année au mois de mars et au mois de novembre, nuirait à la santé physique et psychologique de certaines personnes.\u203a UNE ROUTINE PERTURBÉE Selon le psychologue Roger Godbout, pour les personnes ayant une routine, le changement d\u2019heure aura un peu plus d\u2019impacts négatifs.«?Pour les enfants, ça va déranger leur heure de sieste.Les personnes âgées mangent à une heure bien précise qui se voit perturbée.Tout ça, ça touche l\u2019humeur des gens?», a-t-il dit dans une entrevue.De son côté, la chercheuse scientifique experte sur le sujet, Évelyne Touchette, explique que le changement d\u2019heure nécessite une adaptation pour le corps de n\u2019importe quel individu.Elle compare le phénomène du changement d\u2019heure à ce que ressent une personne qui voyage dans un autre pays et qui doit faire face à un décalage horaire d\u2019une heure.«?Ça peut paraître banal, mais ça demande au corps du travail pour se réadapter tant chez les enfants ou les adolescents que chez les adultes et même les personnes plus âgées?», explique-t-elle.Toutefois, tu ne dois pas avoir peur.Toutes les personnes comme toi finiront par s\u2019habituer au changement d\u2019heure d\u2019ici quelques jours.\u203a UNE FIN AU CHANGEMENT D\u2019HEURE?Au cours des 25 dernières années, la Saskatchewan était la seule province canadienne à ne pas avancer ni reculer l\u2019heure.Maintenant, le Yukon, un territoire se situant au nord-ouest du Canada, a décidé aussi de ne pas changer l\u2019heure.D\u2019autres provinces canadiennes débattent présentement de la nécessité de changer l \u2019heure deux fois par année.Il s\u2019agit de l\u2019Ontario, de l\u2019Alberta et de la Colombie-Britannique.Ces pro- vinces-là voudraient rester dans le fuseau horaire où le soleil est présent le plus longtemps possible.Le Québec n\u2019a pas de discussions sérieuses en ce moment à ce sujet.JULIEN LACHAPELLE, JOURNALISTE STAGIAIRE LE CHANGEMENT D\u2019HEURE?: UNE BONNE IDÉE?PHOTO 123RF/DAMEDEESO PROFS ET PARENTS, DU MATÉRIEL POUR VOUS?! Une dictée, une capsule de grammaire, un quiz de vocabulaire et une fiche éducative?! C\u2019est ce que vos coops de l\u2019information vous offrent pour aborder certaines matières différemment, tout en parlant de ce qui se passe dans le monde.Allez explorer notre contenu de la semaine relié à l\u2019actualité?! www.lesoleil.com/ jeunesse SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès 30 leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M31 L Connais-tu la série de livres Bine?Son auteur, Daniel Brouillette, a déjà enseigné au primaire.Il te propose chaque semaine une capsule dans laquelle il t\u2019explique un nouveau mot, à sa façon plutôt rigolote.Cette semaine, il te présente le mot xénophobie.Pour te donner un indice, il a choisi ce mot parce que ce dimanche 21 mars, c\u2019est la journée internationale pour l\u2019élimination de la discrimination raciale.Si tu le souhaites, tu peux suggérer à ton enseignant d\u2019utiliser les capsules de Daniel en classe.On les lui offre?! Va voir sa capsule ici?: www.lesoleil.com/jeunesse LE QUIZ DU NOUVEAU MOT P H O T O F O U R N I E P A R L E Z O O D E G R A N B Y Il y a deux semaines, les équipes du célèbre Zoo de Granby ont vécu tout un événement?! Hope, une femelle léopard, a donné naissance à deux bébés en parfaite santé, qu\u2019elle a conçu avec un mâle appelé Baïko.\u203a UNE ESPÈCE EN DANGER Baïko et Hope font partie de l\u2019espèce des «?léopards de l\u2019Amour?» une sous-espèce de la famille des léopards qui est classée en «?danger critique d\u2019extinction?».Ce classement veut dire qu\u2019il est très important de les protéger et de favoriser de nouvelles naissances afin de s\u2019assurer que l\u2019espèce ne disparaisse pas dans les prochaines années.Aujourd\u2019hui, seulement 80 léopards de l\u2019Amour sauvages sont répertoriés à travers le monde et 200 autres vivent dans des zoos.\u203a DES BÉBÉS MIRACLES?! Les deux bébés de Baïko et Hope sont de véritables miracles?! Leur papa, Baïko, n\u2019était pas un léopard très fertile à cause d\u2019une malformation de naissance au niveau de son appareil génital?: les équipes du Zoo de Gran- by avaient même peur qu\u2019il ne puisse pas du tout se reproduire?! Baïko, qui fait partie des cinq léopards de l\u2019Amour que compte le Zoo de Granby, est lui-même né au zoo, en 2015?! La maman Hope et ses deux bébés sont en très bonne santé.Pendant les trois prochains mois, ils resteront isolés pour s\u2019assurer qu\u2019ils se développent bien et attendre leurs vaccins.Mais si tout va bien, nous pourrons les visiter dès cet été?! PRUNE LIEUTIER, SELON UN ARTICLE DE MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU, LA VOIX DE L\u2019EST NAISSANCE DE DEUX BÉBÉS LÉOPARDS AU ZOO DE GRANBY?! La ville de Québec est connue pour son riche passé historique.On peut s\u2019en rendre compte avec une simple balade à travers la ville?! Parmi les lieux et éléments qui permettent de se souvenir du passé de Québec, il y a «?l\u2019arbre au boulet?» de la rue Saint-Louis.Cet arbre vieux de plus de 100 ans a poussé autour d\u2019un boulet?! L\u2019historien Jean-Marie Lebel dit que «?la légende veut que le boulet fût tiré à partir d\u2019un navire anglais en 1759 et que l\u2019arbre l\u2019a emprisonné en vieillissant.On a donc cru longtemps qu\u2019il était très vieux?».\u203a PAS AUSSI VIEUX QU\u2019ON PENSAIT?! On a découvert en 2005 que ce boulet faisait partie de plusieurs autres qui avaient été installés au sol dans les années 1900 pour marquer la différence entre le trottoir et la rue.Ces boulets permettaient d\u2019éloigner les charrettes des habitations lors de leur circulation dans les rues très étroites de la ville?! L\u2019arbre de la rue Saint- Louis a tout simplement poussé autour de l\u2019un de ces boulets?! \u203a ON DOIT L\u2019ABATTRE\u2026 Malheureusement, l\u2019arbre est maintenant très vieux et commence à se décomposer.Il représente un risque pour la sécurité des passants et pourrait endommager les habitations s\u2019il venait à se briser et tomber.Il est donc nécessaire de l\u2019abattre.Afin de se souvenir de cette drôle d\u2019histoire, la ville de Québec a demandé à l\u2019artiste Paryse Martin de concevoir une œuvre qui sera installée à la place de l\u2019arbre?! Elle travaillera avec les habitants du quartier.Elle a dit?: «?Nous allons mouler le tronc dans le bronze et replacer le boulet exactement à la même place.Nous allons aussi conserver quelques branches pour représenter la cime?».Elle veut aussi que l\u2019œuvre célèbre les femmes, car peu de femmes sont représentées dans le paysage artistique de la ville de Québec.Nous avons bien hâte de voir ce que Mme Martin va créer?! PRUNE LIEUTIER, SELON UN ARTICLE DE JEAN-FRANÇOIS NÉRON, LE SOLEIL L\u2019ARBRE LE PLUS CÉLÈBRE DE QUÉBEC ABATTU P H O T O L E S O L E I L , Y A N D O U B L E T xénophobie leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 31 libre@dos mviau@lequotidien.com www.facebook.com/melissa.viau SARA-LEE ÉCRIT SES ÉTATS D\u2019ÂME MÉLISSA VIAU mviau@lequotidien.com Sara-Lee Dion est une élève de cinquième secondaire de l\u2019école de L\u2019Odyssée/Dominique-Racine.Comme tous les finissants, elle espère bien avoir un bal cette année.Outre cet événement symbolique, elle s\u2019inquiète pour sa planète.Dernièrement, un de ses textes a été retenu par le Mouvement Santé mentale Québec et publié dans un calendrier.Il faut dire que, depuis le début de la pandémie, pour respecter les recommandations du gouvernement face à la COVID-19, l\u2019adolescente de Saguenay ne voit plus ses amis autant qu\u2019elle le voudrait.Pour libérer ses états d\u2019âme, elle écrit.« J\u2019écris beaucoup depuis trois ans et je lis aussi beaucoup », précise Sara-Lee.Quand ses enseignants lui font un compliment sur la qualité de son orthographe, elle leur confie son amour pour la lecture et l\u2019écriture.« Tous mes profs savent que j\u2019écris beaucoup, poursuit la jeune femme.C\u2019est pour ça que Mme Sandra m\u2019a proposé de participer au projet Déconfine ta pensée.» L\u2019enseignante de français de quatrième secondaire, Sandra Côté, a rejoint son ancienne élève par Messenger, en plein confinement, pour lui parler de ce projet organisé par le Mouvement Santé mentale Québec.Étant grandement affectée par la pandémie, Sara-Lee avait déjà un texte d\u2019écrit à ce sujet et c\u2019est ce dernier qu\u2019elle a utilisé pour répondre à cette invitation.Par la suite, le texte de Sara-Lee, Une étoile filante, a été publié dans le calendrier Brisons les tabous, réalisé par Reflet de Société, un magazine d\u2019information et de sensibilisation su r l e s e n j e u x socioculturels du Québec.Le calendrier contient une vingtaine de textes provenant du projet Déconfine ta pensée.Les profits du calendrier seront remis à des organismes pour les jeunes.« On pige aussi au h a s a r d d e s t e x t e s , une fois par mois, qui sont lus par le porte- parole du projet Décon- fine ta pensée , l\u2019auteur D a v i d G o u d r e a u l t , e t d\u2019autres artistes », explique Mme Claudine Grisé, responsable de la Campagne de promotion de la santé mentale et agente de liaison.Ces lectures sont diffusées sur la page Facebook du Mouvement et sont ensuite disponibles sur notre chaîne YouTube.» À ce jour, plus de 400 jeunes ont envoyé des textes.« Beaucoup d\u2019enseignants organisent des activités pour faire participer leurs élèves », remarque Mme Grisé.De son côté, Sara-Lee voit cette opportunité d\u2019écrire, et de se faire lire par d\u2019autres, comme une source de motivation.« Je suis en train d\u2019écrire un livre que j\u2019aimerais publier un jour, mentionne-t- elle.Je publie aussi mes textes sur la plateforme Wattpad pour que d\u2019autres puissent les lire.» UNE TRIBUNE POUR T\u2019EXPRIMER Depuis septembre 2020, le projet d\u2019écriture Décon- fine ta pensée tente de rejoindre les 12 à 25 ans, afin de leur donner la parole.Tu as jusqu\u2019au 28 mai pour envoyer ton texte par courriel à campagne@mou- vementsmq.ca.Sans normes et sans consignes, on t\u2019invite à écrire, juste pour le plaisir, sans te soucier d\u2019une quelconque structure.Sur le site www.mouve- mentsmq.ca/ecriture-jeunesse, l\u2019auteur David Gou- dreault donne même des trucs pour démarrer ton texte.Savais-tu que l\u2019écriture permettait de mettre de l\u2019ordre dans tes pensées et parfois de t\u2019exprimer plus facilement ?Écrire apporte une foule de bienfaits sur la santé physique et mentale et permet de développer sa résilience quand nous vivons des périodes plus difficiles.C\u2019est le Mouvement Santé mentale Québec qui le dit ! «Comme une traînée de poudre, la COVID-19 s\u2019est répandue partout sur le globe, tuant des millions de personnes et rendant énormément de gens malades.Ce sont peut-être vos proches, votre famille, vos amis ou des connaissances.Personne n\u2019est épargné.Mais, après tout, ce n\u2019est qu\u2019une horreur sur la planète.Une horreur qui finira par disparaître comme les autres auparavant.Ça en devient même une tradition.Chaque année, quelque chose se passe.Quelque chose d\u2019étrange qu\u2019on n\u2019avait jamais vu avant.Et au final, on s\u2019y habitue; quelque chose d\u2019anormal devient alors normal.C\u2019est la raison pour laquelle on baisse souvent les bras\u2026 trop vite.Sans vous connaître, je sais que chacun d\u2019entre vous est merveilleux.Soyez prudents, car un jour on pourra disparaître sans même avoir le temps de comprendre ce qui se passe.On est des âmes fragiles.On est des étoiles filantes.» \u2013 Sara-Lee Dion, 16 ans, Chicoutimi Sara-Lee Dion a participé au projet d\u2019écriture Déconfine ta pensée.Son texte a été retenu pour être publié dans le calendrier Brisons les tabous, faisant ainsi briller son école et sa région qui sont bien fières d\u2019elle.\u2014 PHOTO COURTOISIE Une étoile filante SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M32 leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M33 Mélissa, Râto et cie mviau@lequotidien.com WOUF! « J\u2019adore me faire dorloter, mais peut-être pas pendant trois heures.» \u2014 Râto Quand vient le temps d\u2019adopter un chien, il faut penser au temps et à l\u2019argent qu\u2019on devra investir pour l\u2019entretien de sa fourrure.Les croisements de caniche avec du golden retriever, du cocker et du berger australien, communément appelés goldendoodle, cockepoo et aussi doodle, ont souvent une surabondance de poil.Toutes ces races, à l\u2019état pur, demandent un entretien régulier, mais pas autant que les croisements qu\u2019on en fait.Des reproducteurs omettent de mentionner l\u2019entretien que nécessiteront ces chiots une fois adultes, et d\u2019autres diront même qu\u2019ils auront besoin de seulement deux toilettages par année.Les croisés « doodle » sont très recherchés par les adoptants, mais ils donnent des maux de tête aux toiletteurs.Il faut dire que le mariage génétique, entre les races de chiens à sous-poil et à poils laineux, ne semble pas toujours faire bon ménage.Évidemment, ces croisements n\u2019ont pas systématiquement une fourrure extrêmement fournie.« On ne peut pas deviner le type de poil qu\u2019ils auront une fois adulte.C\u2019est vers l\u2019âge de huit mois que le poil change.C\u2019est donc un risque à prendre », souligne Mélanie Larouche, toilet- teuse depuis 17 ans.Plusieurs de ces croisements ont un pelage pratiquement impossible à entretenir à l\u2019aide d\u2019un simple brossage régulier, et demandent donc un rasage complet.Évidemment, si le client retarde sa visite chez le toiletteur, le prix sera fixé selon la charge de travail.« J\u2019ai un goldendoodle qui est client chez moi depuis sept ans.Il me visite toutes les six semaines.Pendant le confinement, sa propriétaire n\u2019a pas pu le faire toiletter », poursuit Mélanie.Après trois mois de retard, même si sa famille avait tenté d\u2019entretenir son animal, ce dernier était dans un état lamentable.L\u2019humain doit donc prévoir un budget d\u2019une centaine de dollars, tous les deux mois, pour l\u2019entretien de ce type de chien.« Ils sont bien mignons, tout échevelés, mais ça fait extrêmement mal les nœuds en dessous de cette tignasse qui tirent sur la peau et cause des bleus », réfléchit la toiletteuse.Au bout du compte, c\u2019est donc le chien qui en souffre le plus.« Quand le toilettage prend p l u s i e u r s h e u r e s , l e c h i e n devient tanné.» Certains chiens deviennent si impatients et intolérants qu\u2019ils sont refusés dans des salons.« Même si le brossage se fait régulièrement, avec l\u2019humidité, les problèmes de peau et la présence de parasites sont fréquents, constate Mélanie.J \u2019ai aussi eu des chiens, au retour du confinement de juin, qui souffraient de problèmes physiques parce que l e u r f o u r r u r e l e s p o u s s a i t à m o d i f i e r l e u r position.» E n c a s d e problèmes de santé, c\u2019est une facture chez le vétérinaire qu\u2019il faudra assumer.« Je vois des crois é s d o o d l e q u i ont carrément de la fourrure dans les oreilles, ce qui peut être à l\u2019origine d\u2019otites.» ÉDUCATION L es chiens n\u2019ayant pas été initiés au toilettage, quand ils étaient chiots, risquent d\u2019être moins tolérants face au toilettage.« Je refuse parfois des clients dont le chien a des comportements problématiques quand on le manipule », confie la propriétaire du Salon de Toilettage Meliah.Il est donc primordial de manipuler le chiot dès qu\u2019il est tout petit et de l\u2019initier aux différents accessoires qui serviront éventuellement à le toiletter.« Dès que tous les vaccins sont donnés, je conseille aux gens de venir me voir avec leur chiot.Les premières visites se feront par le jeu et avec des récompenses pour gagner sa confiance.» EXPÉRIENCE Mélanie Larouche a son salon de toilettage depuis une dizaine d\u2019années à Chicoutimi-Nord, sur la rue Roussel.Elle prend régulièrement des formations pour se perfectionner.Elle a développé des techniques d\u2019approche pour rendre le toilettage positif chez le chien.Par contre, elle ne prend plus de nouveaux clients de grandes races demandant un entretien hors norme.Elle est de bon conseil pour les gens qui songent à faire raser leur animal.« Ce n\u2019est pas toutes les races de chiens qui se rasent.Chez le berger shetland par exemple, le sous-poil risque de ne pas repousser ou de mal repousser », conclut-elle.Après trois mois de retard sur son toilettage, ce goldendoodle était dans un état lamentable.\u2014 PHOTO COURTOISIE Mélanie Larouche, du Salon de Toilettage Meliah, met en garde les adoptants qui voudraient se tourner vers l\u2019adoption de certains croisements dont la fourrure demande un entretien hors norme.\u2014 PHOTO COURTOISIE SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M34 I l est 15 heures.Nous nous enfonçons dans le parc de la Jacques-Cartier, alors que les gens, eux, marchent tranquillement vers la sortie, nous laissant l\u2019impression qu\u2019on aura le parc à nous seuls\u2026 ou presque.La rivière Jacques-Cartier, qu\u2019on longe en partie en marchant, est rarement aussi gonflée, nous rappelant sa présence même si on regarde droit devant.Le refuge de la Sautauriski, où nous passerons les deux prochaines nuits, est construit juste en face de la rivière du même nom, de sorte qu\u2019on l\u2019entend sitôt qu\u2019on ouvre la porte.Le refuge est la nouveauté du parc situé à 30 minutes de la ville de Québec.La nuit est parfaite pour dormir en refuge : dehors, il fait si clair grâce à la lune que l\u2019on n\u2019aurait pas besoin de la lampe frontale pour marcher à proximité.Il y a des journées où il y a quelque chose de particulièrement réconfortant à l\u2019idée de ne pas devoir ressortir dehors.Vous savez, cette impression qu\u2019on peut rester bien au chaud tout au fond de son sofa ou encore les deux pieds allongés près du poêle ?Je me sentais comme ça après avoir joué dehors une partie de l\u2019après-midi.Mais la lumière était tellement belle, dehors, que je me suis donné un coup de pied.Pas besoin de frontale, ou si peu.J\u2019ai remis mes vêtements humides juste pour aller écouter le silence.La nuit, le décor est tout autre : on a un brin l\u2019impression de découvrir un autre territoire, un peu comme le fil des saisons nous le fait découvrir autrement.Pendant l\u2019après-midi, nous avons marché aux abords de la rivière Sautauriski, sur un sentier multidisciplinaire, et nous avons filé jusqu\u2019au Grand Duc, qui donne un point de vue sur la vallée.Le soleil brille à notre arrivée.Le lendemain, nous irons grimper l\u2019Escarpement, le dernier-né des sentiers du parc.Un parcours de neuf kilomètres très bon pour le cardio, qui nous promet un beau coup d\u2019œil sur la vallée.Ce sera partie remise pour le point de vue : à notre arrivée, un brouillard opaque nous empêche de voir le stationnement tout en bas.Le ciel se dégage légèrement au moment d\u2019engloutir notre lunch, juste assez pour imaginer le spectacle auquel on aurait eu droit la veille.Je regrette de ne pas avoir le temps d\u2019aller parcourir les Loups, sentier vedette\u2026 du moins si l\u2019on se fie aux nombreuses photos partagées sur les réseaux sociaux.D\u2019autant plus que le départ est près du refuge de la Sautauriski.Envie de quelque chose de plus mollo ?Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a peu d\u2019efforts que le point de vue n\u2019est pas magnifique ! C\u2019est exactement ce que je me suis dit en parcourant Le Confluent, une boucle d\u2019environ 1,7 km qui nous amène au delta des deux rivières.Si le couvert neigeux ne me permet pas d\u2019essayer le ski hors-piste lors de mon passage à l\u2019invitation de la Sépaq, c\u2019est pourtant une offre importante du parc national.Le refuge se retrouve d\u2019ailleurs dans le secteur du même nom.Ce terrain de jeu de 50 hectares, avec un dénivelé de 200 mètres, est devenu en 2018-2019 le troisième secteur de hors-piste.Je repense à ma chronique publiée en saison estivale sur mes parcs nationaux coups de cœur, où le parc de la Jacques- Cartier était absent.Une absence qui s\u2019explique sans doute par le fait que, bizarrement, je ne l\u2019ai jamais vu en été, toujours en hiver.D\u2019ailleurs, lors de ma dernière visite en 2017, en raison du froid polaire, j\u2019en avais profité pour me concentrer sur de courtes randonnées, comme l\u2019Éperon ou encore faire une promenade en fatbike le long de la rivière.Si jamais je vous étale mes plus beaux séjours hivernaux dans une chronique, cette fois, il en fera assurément partie.Questions, suggestions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion@latribune.qc.ca ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR Ce point de vue se trouve à quelques pas du refuge de la Sautauriski.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, ISABELLE PION REDÉCOUVRIR LE PARC DE LA JACQUES-CARTIER BON À SAVOIR Le nouveau refuge de la Sau- tauriski est aussi un camp de base pour les amateurs de ski nordique qui ont accès à de longs circuits en pleine nature.Il peut accueillir jusqu\u2019à six personnes: on y retrouve six lits en mezzanine.Il sert de relais en journée et de refuge en soirée, sans électricité ni eau courante.On doit compter environ 2,5 km du centre de services pour s\u2019y rendre.En zone orange, il est loué en exclusivité aux gens d\u2019une même bulle.On vous en parlait, récemment: le nouveau camping Escarpement verra le jour à la saison estivale.Il proposera 47 emplacements, dont 24 sans services, à proximité du centre de découverte et de services et du sentier du même nom.Les séjours seront offerts à compter du 23 juin 2021.Le coup d\u2019envoi des réservations a été lancé en février dernier. leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M35 D\u2019AUTRES NOUVEAUTÉS AILLEURS AU QUÉBEC OUTAOUAIS Borefüge, à l\u2019Ange-Gardien, offre trois yourtes et un espace de camping en pleine nature.Les yourtes, selon leur capacité, peuvent accueillir entre quatre et six personnes.Celles-ci sont dotées d\u2019un dôme de 1,4 mètre de diamètre, permettant ainsi d\u2019admirer le ciel étoilé.Les deux copropriétaires, Jason Baril et Francis Hubert, planchent actuellement pour doubler la capacité d\u2019accueil.Ils aimeraient du même coup développer le réseau de sentiers du site, qui fait pour le moment trois kilomètres.Les adeptes de canot et de kayak peuvent profiter des lacs avoisinants et de la rivière du Lièvre.CHARLEVOIX Quatre nouvelles unités de glamping font leur apparition à Petite-Rivière- Saint-François, dans Charlevoix.L\u2019ouverture de Momentôm Refuges Nature est prévue le 13 août prochain.«?On est tombé amoureux de l\u2019endroit?», raconte la copropriétaire, Isabelle Godbout, au sujet des 60 acres de terre situés entre le Massif de Charlevoix et Baie-Saint-Paul.Le couple a travaillé avec l\u2019entreprise Biôme Canada pour concevoir le produit sur mesure.«?C\u2019est un prêt-à-camper de luxe qu\u2019on a développé?», souligne-t-elle.Le site relie le réseau de sentiers de la MRC de Charlevoix et du Grand Sentier.Les gens peuvent déjà réserver sur le site.SAGUENAY- LAC-SAINT-JEAN Les Coolbox, ces mini-chalets fabriqués à Saint-Prime, au Lac-Saint- Jean, se multiplient dans la province.Cinq nouvelles unités feront leur apparition au Parc Aventure Cap Jaseux, à Saint-Fulgence.L\u2019offre s\u2019ajoute notamment aux dômes et aux maisons dans les arbres.Rappelons qu\u2019on en trouvera au Camping Lac Magog, à Sherbrooke.ESTRIE Hébergement aux Cinq Sens, à Piopolis, bonifie son offre.Au printemps, soit avant la grosse saison, les clients pourront réserver une yourte ou la mini-maison pour faire du télétravail.«?Ce sera en avril, mai, jusqu\u2019à la mi-juin, sur demande, selon les besoins des gens?», note la propriétaire, Paule Rochette.Ainsi, une personne qui doit passer beaucoup de temps sur internet se retrouvera dans la mini-maison, tandis qu\u2019une autre, qui peut s\u2019en passer momentanément, pourra se tourner vers les yourtes.Ces unités n\u2019ont pas de WiFi.Cette offre arrive dans une période plus tranquille pendant la saison touristique, et elle permet de répondre au déficit nature de la population.«?Les gens ont besoin de sortir de leur contexte.Si le boulot peut se faire et que la personne peut recharger ses batteries.?» BAS-SAINT-LAURENT C\u2019est la mecque des adeptes d\u2019escalade, un lieu de rendez-vous pour les amoureux de rando et des cyclistes.En plus de son camping rustique, la SEBKA, à Saint-André-de-Kamouraska, compte maintenant quatre écorefuges.La location se fait de façon officieuse en ce moment, mais sera officielle vers le mois de mai, juste à temps pour la période estivale.«?On n\u2019a pas fait de publicité et on sent déjà l\u2019engouement?», note le directeur de la SEBKA, Tony Charest.P H O T O F O U R N I E , B Ö R E F U G E P H O T O C O O L B .O .X .P H O T O F A C E B O O K S E B K A P H O T O F O U R N I E , H É B E R G E M E N T A U X C I N Q S E N S , B E N O I T P A Q U E T T E P H O T O F O U R N I E , M O M E N T Ô M R E F U G E S N A T U R E Les hébergements en plein air se multiplient au Québec.Voici un survol des nouveautés dans différentes régions du Québec. SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M36 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca EN CUISINE Parce que c\u2019est aujourd\u2019hui la très végétarienne Journée inter nationale sans viande, l\u2019occasion est belle de vous parler du livre One pot végane.Celui-ci était en quelque sorte passé sous mon radar.C\u2019est sur les réseaux sociaux que j\u2019en ai vraiment entendu parler.Et beaucoup! Sur différentes pages, les internautes de tous horizons étaient nombreux à encenser le premier livre de Sara Girard.Encore maintenant, i l ne se passe pas une semaine sans que je le voie briller au sommet des recommandations des uns et des autres.Autrement dit, sa cote de popularité ne se dément pas.Le secret de pareil succès réside en partie dans l\u2019accessibilité des recettes que propose l\u2019auteure.Non seulement ses plats sont relativement simples et rapides à exécuter, mais au surplus, ils se confectionnent avec des ingrédients qu\u2019on a généralement sous la main.Les résultats, eux, sont à la hauteur des promesses.Celle qui signe aussi le blogue Ma cuisine de tous les jours a décidé de végétaliser son alimentation après avoir visionné différents documentaires sur la souffrance animale.Passionnée de cuisine et mère de quatre enfants, Sara avait le souci de créer des plats rassembleurs qui feraient l\u2019unanimité autour de sa tablée.Ses premiers essais plus ou moins heureux avec le tofu et les légumineuses ne l\u2019ont pas découragée, et heureusement, parce qu\u2019elle arrive ici avec une brochette de recettes familiales qui passent haut la main le test de goût.Lasagne, hamburger helper, macaroni chinois, gnocchi, mijoté de pois chiches, pâtes carbona- ra ou style fajitas, hot « chicken » végane aux pois chiches, vol-au- vent, tacos, tempeh bourguignon et mac\u2019n cheese végane ne déstabiliseront pas les fourchettes qui ont l\u2019habitude des plats plus conventionnels.Mais les papilles qui aiment les plats un peu plus exotiques apprécieront le dhal, le couscous perlé à la marocaine, la soupe thaïe, le chana masala, le risotto thaï au cari jaune et la soupe façon enchiladas.Bref, avec son approche gourmande décomplexée et parfaitement adaptée au rythme des soirs de semaines, le recueil est pour plusieurs devenu un incontournable.Autre nouveauté dans le rayon livresque tout gluten, cette fois, le volume de Rodolphe Lande- maine est un précieux guide pour qui veut se lancer dans la boulange sans œufs ni beurre.L\u2019auteur, qui a développé sa propre enseigne de boulangerie- pâtisserie en Europe et à Tokyo, est aussi connu pour avoir lancé l\u2019an dernier Land & Monkeys, première boulangerie entièrement végétale de Paris.Recettes de levain, de pâtes variées (feuilletée, brisée, briochée, sucrée), de bases polyvalentes (meringue, praliné, crème d\u2019amande, crème montée, crème pâtissière) et pains divers (baguette traditionnelle, ficelles aromatisées, miche de blé, schwarzbrot, focaccia, etc.) sont notamment proposés dans l\u2019appétissant manuel qui préconise une approche pas à pas.N o n s e u l e m e n t l \u2019a u t e u r explique et démystifie les étapes de la fermentation, du pétrissage et du façonnage, mais il dévoile aussi quelques ingrédients clés pour qui veut végétaliser ses fournées.Intrigués ?Aquafaba (eau de conservation des pois chiches en boîte), margarine maison (à base d\u2019huile et de beurre de cacao) et laits végétaux sont employés p o u r c o n c o c t e r s e s d é l i c e s pâtissiers.Cake, babka, kouglof, brioches, croissants, tartes fines, galette des Rois, chaussons et pains au chocolat sont quelques-unes des déclinaisons sucrées dont il dévoile les secrets de confection.Dans le rayon des projets de fin de semaine qui me font de l\u2019œil et que je me promets d\u2019essayer à la première occasion, il y a notamment l\u2019attrayante recette de millefeuille végétalien.Questions, commentaires, suggestions?Écrivez-moi : karine.tremblay@latribune.qc.ca Suivez-moi sur Instagram : karine.encuisine DU VÉGÉ TOUS LES JOURS SARA GIRARD One pot végane \u2014 Ma cuisine de tous les jours, BROQUET RODOLPHE LANDEMAINE Boulangerie végétale MARABOUT Le secret derrière le succès du livre One pot végane réside dans l\u2019accessibilité des recettes.\u2014 PHOTO TIRÉE DU SITE WEB MA CUISINE DE TOUS LES JOURS leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M37 BRIGITTE TRAHAN brigitte.trahan@lenouvelliste.qc.ca SAINT-MAURICE \u2014 Si la pandémie peut finir par s\u2019éteindre, Micaël Béliveau entend bien élargir son public à l\u2019Europe.«La demande est là», dit-il.Ce spécialiste du fumage, qui demeure à Saint-Maurice, ne cesse de gagner en succès d\u2019une année à l\u2019autre.Il a plus que doublé le nombre de personnes qui le suivent sur Facebook et sur son site Web depuis 2 ans.Ils sont maintenant 80 000 dans sa communauté.Au grand bonheur de ses admirateurs, il vient tout juste de publier un deuxième ouvrage sur l\u2019art du fumoir intitulé Fumoir: 85 recettes du maître fumeur, Tome 2, publié aux Éditions Pratico.Le Tome 1 avait dépassé les 18 000 copies, ce qui en avait fait un quadruple meilleur vendeur.Le nouvel ouvrage ne compte pas que des recettes, mais également différentes techniques en fonction des divers types de fumoirs sur le marché et des combustibles employés, comme le charbon ou le propane, par exemple.Les mesures sanitaires imposées à cause de la COVID-19 ont mis un frein aux formations que donnait Micaël Béliveau aux quatre coins du Québec depuis quelques années, mais elles auront, du même coup, créé un nouvel engouement pour le fumage.C\u2019est que cuisiner par la technique du fumage prend habituellement du temps que les gens n\u2019avaient ou ne prenaient pas avant le confinement, constate M. Béliveau.« Si tu veux faire du porc effiloché, tu dois te lever à 6 h le matin parce que c\u2019est 12 heures de cuisson.Les gens ont appris à prendre le temps, ce qu\u2019ils ne faisaient pas avant.J\u2019ai vu une augmentation de 30 % des membres, dans le groupe.Il y a même eu une pénurie de fumoirs.Les gens cherchaient des fumoirs et n\u2019en trouvaient plus en magasin », raconte-t-il.Selon M. Béliveau, on peut faire fumer quelque chose relativement rapidement pour le souper, mais dans d\u2019autres cas, il faudra beaucoup de patience.« Les saumures et salaisons peuvent prendre jusqu\u2019à 30 jours de préparation avant de faire fumer la pièce de viande », illustre-t-il.La différence entre le BBQ et le fumoir, explique-t-il, « c\u2019est que le BBQ est une cuisson directe.J\u2019allume mon brûleur, je saisis ma viande et souvent, il n\u2019y a pas de fumée.Ça va se faire avec des briquettes, du charbon ou au gaz, mais avec le fumoir, ça va toujours être une cuisson indirecte.Je vais avoir une saveur, de la fumée, mais jamais de feu directement sur ma viande.Dans la machine, il n\u2019y aura pas de zone plus chaude ou plus froide.Quand on fume, la température est de 225°F ou 250°F tandis qu\u2019avec un BBQ, on est haut en BTU pour saisir la viande, ce qu\u2019on ne veut vraiment pas dans le fumage », explique-t-il.D\u2019ailleurs, précise ce spécialiste, si la température interne de la viande dépasse les 165°F, la fumée n\u2019adhère plus à la viande, ce qui empêche d\u2019obtenir le bon goût de la fumée.Micaël Béliveau privilégie le fumage au BBQ, car selon lui, « ça donne un goût plus riche, car tu ajoutes le goût de fumée à l\u2019intérieur, mais il y a aussi toute l\u2019ambiance qui se crée autour d\u2019un fumoir », souligne-t-il.« Le BBQ, lui, est vite fait.Avec le fumage, tu pars ça le matin, tu travailles dans la cour, tu as de la visite qui vient.Les gens s\u2019installent autour du fumoir, prennent une bière.C\u2019est beaucoup plus festif », estime-t-il.Il y a aussi le fait que « c\u2019est tellement long, la cuisson sur le fumoir, que ça t\u2019apporte de la fierté d\u2019avoir réussi.Les gens sont fiers de leurs pépites de saumon à l\u2019érable qui ont été saumurées pendant 48 heures et qui ont été fumées pendant huit heures, ou encore d\u2019avoir fait leur propre bacon.Les gens en donnent à leurs voisins et à leur famille.C\u2019est beaucoup plus gratifiant quand on l\u2019a fait soi-même », fait-il valoir.C o n t ra i r e m e n t à c e q u \u2019o n pourrait imaginer, le fumage ne s\u2019applique pas qu\u2019à la viande.Beaucoup de végétariens et de végétaliens l\u2019utilisent également, précise M. Béliveau.« Il y en a qui font fumer des légumes, des œufs et du fromage et même du tofu », dit-il.« On peut faire fumer du chou- fleur pour faire des crèmes, des champignons, des poivrons, des épices et même du sel.Le fumage apporte un goût vraiment autre.Les gens vont saisir les légumes à la fin pour faire une caramélisation qu\u2019on n\u2019aura pas avec le fumoir », ajoute-t-il.Selon lui, « le fumoir est moins nocif que le BBQ pour la santé.Ce qui est nocif dans le BBQ, c\u2019est le gras qui coule sur le feu et qui fait une flamme dont les effets sont cancérigènes.Avec le fumoir, c\u2019est toujours une cuisson indirecte.Aucun gras ne coule sur le feu et ne créera de flamme aux émanations cancérigènes », dit-il.« I l n\u2019y a pas de l imites au fumag e » , indique le maître fumeur, dont les 85 nouvelles recettes proviennent d\u2019expériences réalisées à partir de ce qu\u2019il y avait dans son frigo.Son deuxième tome, dit-il, « est un peu plus gastronomique.J\u2019ai évolué dans mon cheminement de cuisine », précise-t-il.Dans le Tome 2, exit les ailes de poulet, côtes levées et autres mets traditionnels américains.Pourquoi ne pas faire fumer des potages ou encore des jaunes d\u2019oeufs qu\u2019on aura placés auparavant dans le sel pour en extraire l\u2019eau.Le jaune d\u2019oeuf aura alors la texture du parmesan.Une fois fumé, « je peux le râper sur des pâtes », raconte-t- il.C\u2019est une expérience unique à faire avec un spaghetti carbonara, assure-t-il.Micaël Béliveau souligne que ses recettes utilisent des ingrédients simples et qu\u2019on n\u2019a donc pas besoin de courir les épiceries spécialisées pour les réaliser.MICAËL BÉLIVEAU VISE L\u2019EUROPE AVEC SES RECETTES DU FUMOIR «C\u2019est tellement long, la cuisson sur le fumoir, que ça t\u2019apporte de la fierté d\u2019avoir réussi» Micaël Béliveau et son nouveau livre sur l\u2019art du fumage.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca MONSIEUR COCKTAIL PATRICE PLANTE Collaboration spéciale L a Bodeguita del Medio est bondée et s\u2019enflamme aux notes et à la voix d\u2019Ibra- him Ferrer qui chante Ay, Candela ! Dans ce bar légendaire de La Havane, les murs sont couverts d\u2019objets, de tableaux, de photos encadrées et d\u2019autographes de célébrités.Les ventilateurs aux plafonds tournent à tout rompre, mais rien n\u2019est capable d\u2019évacuer la chaleur de l\u2019établissement plein de touristes et de locaux qui dansent avec une énergie inégalée.Dans cet endroit célèbre pour son mojito, son ambiance électrisante et sa cuisine locale, je peine à me frayer un chemin jusqu\u2019au bar pour déguster les spécialités cubaines qui ont marqué le monde depuis que l\u2019écrivain Ernest Hemingway lui-même en a fait la promotion dans les années 20 et 30.J\u2019écluse un moji- to frais et me dirige ensuite vers l\u2019El Floridita pour son fameux daïquiri.De vieilles voitures des années 50 sont stationnées devant ce bar, les murs roses contrastent avec les habits blancs immaculés et les tabliers rouges des canti- neros.Devant eux, des rangées de plusieurs dizaines de verres attendent de recevoir la mixture à la lime et au sucre de canne qui a rendu l\u2019endroit célèbre.En fin de semaine, j\u2019aimerais vous inviter à la joie, à la folie musicale et aux saveurs de La Havane.Un simple cocktail, le daïquiri original (pas la sloche, le vrai de vrai) aura, j\u2019espère, la force d\u2019amener l\u2019été dans votre cœur et l\u2019odeur saline de la mer à vos narines.Viva el sol ! Daïquiri (Version classique*) INGRÉDIENTS \u2022 2 oz de rhum blanc cubain \u2022 1 oz de jus de lime \u2022 0,75 oz de sirop de canne \u2022 Rondelle de lime (pour décorer) PRÉPARATION 1 Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace.2 Filtrer au tamis fin dans une coupe refroidie.3 Décorer d\u2019une rondelle de lime.Santé ! * Pour les versions simple et rapide, faible en sucre ou sans alcool de cette recette, consultez le site monsieur-cocktail.com.AY, CANDELA! P H O T O A N N I E F E R L A N D D ès que le printemps pointe son nez, c\u2019est le temps des sucres.Cette année toute particulière nous prépare un repas de cabane à sucre dans le confort de votre foyer.L\u2019Initiative Ma cabane à la maison étant un vif succès, le prétexte est parfait pour partager une bière avec vos crêpes, jambons, oreilles et omelettes soufflées.ÉQUINOXE DU PRINTEMPS DIEU DU CIEL! Un scotch ale à l\u2019érable, au corps rond et sucré et aux notes d\u2019érable bien marquées.La bière parfaite pour les desserts sucrés.Au nez, l\u2019érable se démarque bien, on y perçoit également des notes sucrées et alcoolisées qui s\u2019amplifient en bouche.Une bière dessert, pour accompagner.vos desserts.ST-AMBROISE ÉRABLE MCAUSLAN Brassée sur une base de bière maltée, aux notes caramélisées, mais au corps doux, titrant 4,5 % alc/vol, on y ajoute du sirop d\u2019érable sans que celui-ci ne modifie le corps de la bière.Au goût, c\u2019est une bière désaltérante et rafraîchissante, au goût d\u2019érable modéré, qui présente une belle finale pas trop amère.La bière à l\u2019érable la plus passe- partout de ma sélection.PURE LAINE LA VOIE MALTÉE Moins sucrée qu\u2019un scotch ale, mais plus rond qu\u2019un brown ale, cette scottish ale à l\u2019érable est la complice parfaite de tous les mets de la cabane.Les oreilles seront croustillantes après chaque gorgée, l\u2019omelette bien sucrée et le jambon se feront moins sucrés à chaque bouchée.Je vous invite à la comparer avec l\u2019Équinoxe du Printemps et la British à l\u2019érable, dans une dégustation à trois verres, par exemple.BRITISH À L\u2019ÉRABLE À LA FÛT Cette nut brown ale présente de belles notes de biscuits, de pain cuit et de caramel sur un corps léger et doux.L\u2019ajout d\u2019érable est subtil et s\u2019exprime plus en fin de bouche qu\u2019au nez.On ressent d\u2019ailleurs une légère note sucrée nous rappelant l\u2019eau d\u2019érable qui bout dans la cabane.La bière au goût d\u2019érable le plus subtil de ma sélection.Le temps des sucres PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DE LA VOIE MALTÉE PHOTO TIRÉE D\u2019INTERNET SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M38 leProgrès SAMEDI 20 MARS 2021 M39 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale nrichard@gcmedias.ca L e printemps est toujours le bienvenu ! Et on ne dira jamais qu\u2019il est arrivé trop vite.Les journées qui allongent, l\u2019air pur de la fonte des neiges et un soleil plus intense nous donnent envie de renouveau, de fraîcheur et de faire voyager nos papilles plus que jamais.Grâce à elles, nous avons accès à une poésie unique, celle du vin qui nous raconte son lien profond avec la terre et avec les mains du vigneron, son précieux allié, celui qui saura déclencher l\u2019alchimie des fruits de la vigne en un nectar considéré comme divin.Cette poésie m\u2019inspire en ce jour de l\u2019équinoxe et me donne envie de partager sans retenue ce voyage papillaire qui vous mènera de la péninsule ibérique à la Sicile, du Languedoc au Québec, en faisant un saut périlleux sur la barrique préférée des marins.1 BORGES FITA AZUL ATTITUDE BRUT RESERVA ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% ?,? g/L Elles sont vraiment excellentes ces bulles du Portugal, en plus d\u2019un rapport qualité/plaisir imbattable.Une effervescence florale et aérienne qui ne manque pas de vivacité grâce à une sélection de raisins cueillis en altitude et vinifiés en méthode traditionnelle.Une belle découverte! 2 SUMARROCA TUVI PENEDES ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% ?,? g/L Un vin comme dans un jardin d\u2019Espagne.Tuvi or not to be, l\u2019étiquette le dit et ça se vit dans le verre d\u2019abord par des arômes de fleurs de citron, puis le coing et la cardamome s\u2019ajoutent aux intonations florales sur une bonne finale zestée et teintée de gingembre.Superbe ce nouveau millésime! 3 MARCO DE BARTOLI LUCIDO 2019 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% ?,? g/L Réputée pour la qualité de son Marsala, considéré comme étant le meilleur de la Sicile, la famille Marco de Bartoli ne cesse de nous épater avec ses vins de terroir qui mettent si bien en valeur les cépages autochtones, comme le catarratto présenté ici dans Lucido, une cuvée à la fois ample et saline, délicatement fruité et franchement vive qui se boit aussi bien à l\u2019apéro qu\u2019avec un poisson blanc ou des linguines aux palourdes.4 LES GARRIGUES 2019 ?,?$ \u2022 ? ?\u2022 ?% ?,? g/L Un rouge de printemps savoureux au nez invitant de prune et de chocolat, puis la framboise noire qu\u2019on retrouve au palais dans une harmonie impeccable.Une gourmandise, une douceur des tannins et oui, la garrigue termine la valse en beauté sur l\u2019anis et le thym sauvage.Pour ceux qui se demandent ce que c\u2019est la garrigue, c\u2019est le maquis du sud-ouest de la France où poussent nombre de petits buissons et d\u2019herbes sauvages, comme les herbes de Provence.Je cite le vigneron Pierre Clavel, qui produit ce vin dans le Languedoc: «végétation caractéristique des paysages méditerranéens, collines calcaires, inondées de lumière, comblées de chaleur, ce monde des odeurs».5 VERGER HEMMINGFORD - CIDRE ORANGE 2019 ?,?$ \u2022 épiceries spécialisées ?,?% \u2022 ? g/L \u2022 Sans gluten et sans sulfite Inspiré et inspirant, le nouveau cidre Orange du verger Hemmingford est élaboré de la même façon qu\u2019un vin orange, c\u2019est-à-dire en macération pelliculaire, puis fermenté avec des levures indigènes pour une prise de mousse dans la bouteille.Ce «petnat» de pommes est super frais, avec des notes de pommettes sur une bulle aérienne et légèrement levurée au final.Profiter au maximum des saveurs en agitant délicatement la bouteille pour bien mélanger le dépôt avec les lies.En édition limitée de 2021 bouteilles.6 ROSEMONT ÉPICÉ ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% Ambré Le rhum Rosemont épicé est fabriqué à 100% au Québec de sa distillation à l\u2019affinage en fût de chêne blanc québécois.À base de sucre de canne et un mélange composé de poivre de Kam- pot, piment oiseau, cardamome, fenouil, sumac, canneberge et rhubarbe, il a tout pour mettre l\u2019eau à la bouche et risquer d\u2019éveiller le marin qui dort en vous\u2026 d\u2019où le qualificatif «périlleux» utilisé en début de chronique.La Distillerie de Montréal se démarque encore une fois avec un excellent produit, velouté, équilibré et justement épicé.Ce rhum a été médaillé aux International Sugar Cane Awards 2020.Bravo! BIO VÉGANE Pour en savoir davantage, suivez-moi sur www.sommeliereaventuriere.com À BOIRE AU PRINTEMPS Les journées qui allongent, l\u2019air pur de la fonte des neiges et un soleil plus intense nous donnent envie de renouveau, de fraîcheur et de faire voyager nos papilles plus que jamais.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE, NATALIE RICHARD 1 2 3 ?5 ? SAMEDI 20 MARS 2021 leProgrès M40 0055449 NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.Abonnez-vous sans tarder sur lequotidien.com DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Un abonnement facile, rapide et sécurisé Bienquecette édition impriméeduweek-end soitmaintenue, votre médiapréféréest dorénavantdisponible en formulenumériquepayante.Abonnez-vouspour accéder, chaque jour, à cette informationdeproximité crédible et rigoureusequi a toujours éténotremarque.\u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites 4 semaines gratuites L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq Cliquez pour tourner la page Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Un abonnement.Six médias.Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Local.De calibre mondial."]
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