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Titre :
La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel
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Avril
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  • Revues
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chaque mois
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La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1955-04, Collections de BAnQ.

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[" MONTREAL, AVRIL 1955 Notre roman d'amour Ce Sourire Enchanté par MAGDA CONTI NO fl WËÊÊÊÊÊÊI v***> oOBAl m^ÆÊfSét 0«At Pas de joie complète sans SWEET CAPS PLUS FRAÎCHES .PLUS DOUCES LA SWEET CAP EST LA CIGARETTE DU JOUR! Montréal, avril 1955 3 400 300 llRKS 250 200 ISO Un diamant dure toute la vie! C\u2019est pourquoi vous devez d\u2019abord considérer la réputation de votre bijoutier quand vous choisissez une Bague de Fiançailles ou une Alliance.Pour avoir la certitude d\u2019obtenir une bague d\u2019une incomparable valeur choisissez-la chez Birks .un nom que vous savez etre digne de confiance quand il s\u2019agit de diamants.TRADITIONNELLE DE LA QUALITE BIRKS DIAMANTS DES PRESENTANT CREATION NOTRE EXCLUSIVES MONTURES NOUVELLES DES DANS WESTMINSTER 260.Les bagues illustrées sont montées sur un alliage d\u2019or naturel 14C.et d\u2019or mm Ensembles comprenant bague et alliance blanc 18C., ou sur or blanc 18C IM 10% comptant facilités de paiement EDINBURGH 200 solde en 10 versements mensuels.Ecrin de présentation en argent véritable et Certificat R KS d\u2019Assurance sans frais Nous avons de ces \u201censembles\u201d de 140.et plus supplémentaires LONDON TORONTO HAMILTON SUDBURY \u2022 OTTAWA SASKATOON \u2022 EDMONTON \u2022 CALGARY \u2022 VANCOUVER \u2022 VICTORIA HALIFAX \u2022 SAINT JOHN \u2022 QUEBEC ¦ MONTREAL ST.CATHARINES \u2022 WINDSOR \u2022 WINNIPEG \u2022 RÉGINA ¦ Ils attendent du nouveau.~ -\u2022,/£ \" \u2022 Ce couple vient d\u2019apprendre qu\u2019il aura un bébé.Déjà, avec l\u2019aide du médecin, des projets ont été faits afin d\u2019assurer le bien-être de la future maman et la naissance d\u2019un enfant bien portant.Grâce aux précautions dont la médecine entoure la grossesse et l\u2019accouchement, les futurs parents ont maintenant de meilleures chances que jamais de voir leurs espérances se réaliser.Au fait, de nos jours, le taux de mortalité infantile a été réduit à 35 décès par 1,000 naissances vivantes.A peine 25 ans passés, ce taux était d\u2019environ 94 par 1,000.En ce qui concerne les mères, les statistiques sont encore plus encourageantes.Même en 1941, on comptait encore 35 décès de mères par 10,000 naissances vivantes.Aujourd\u2019hui, cette proportion a été réduite à moins de 8 décès.Ces magnifiques succès ont été remportés en dépit du nombre de naissances qui, au cours des dernières années, a dépassé le chiffre de 400,000 par année.soit une augmentation de plus de 60 pour 100 dans le nombre des naissances, depuis 1941.Une des causes importantes auxquelles ces beaux résultats peuvent être attribués, c\u2019est que les futurs parents se rendent compte de plus en plus de l\u2019importance de donner des soins médicaux de bonne heure et de continuer ces soins pendant la grossesse.Ainsi donc, si la famille attend la venue d\u2019un bébé, voici quelques conseils sages qui s\u2019adressent à la future maman: J Que la grossesse soit pour vous une * source de joie.Pour ce faire, un état d'esprit calme et réaliste s\u2019impose.Si quelque chose vous trouble ou vous dé- range, consultez votre médecin.Celui-ci est désireux de vous aider à considérer la grossesse comme un événement heureux qui ne présente rien d\u2019anormal.2 Suivez les conseils de votre médecin en ce qui concerne les examens médicaux périodiques, les tests spéciaux pour fins de diagnostic et, surtout, en ce qui concerne le repos, l\u2019exercice, le régime, et la maîtrise du poids.^ Si possible, prenez les dispositions * nécessaires pour mettre votre bébé au monde dans un hôpital.Un hôpital possède toutes les facilités voulues pour vous donner les soins d\u2019infirmières et les soins médicaux les plus modernes.Il est sage de ne pas attendre à la dernière minute pour réserver une chambre à l\u2019hôpital, car, de nos jours, 8 mères sur 10 vont à l'hôpital pour donner naissance à leur bébé.Le mari aussi peut aider en se montrant sympathique et en prenant part aux travaux domestiques avec sa femme, au cours des mois qui précèdent la venue du bébé.La naissance d\u2019un fils ou d\u2019une fille est un événement des plus importants de la vie familiale: tout aussi important pour le mari que pour l\u2019épouse.Lorsque les travaux ménagers sont partagés, une foule de problèmes disparaissent.La Metropolitan a publié à l\u2019intention des futurs parents, une brochure qui traite de cette importante et joyeuse responsabilité que crée la naissance d\u2019un bébé.Cette brochure est intitulée \u201cPréparez la venue de bébé\u201d.Vous n\u2019avez qu\u2019à remplir et à poster le coupon ci-joint pour obtenir un exemplaire gratuit de cet ouvrage.COPYRIGHT CANADA.1855 - METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY Metropolitan Life Insurance Company ( COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siège Social: New-York Metropolitan Lite Insurance Company Direction Générale au Canada: ( Dépt H.W.) Ottawa 4, Canada.Veuillez m\u2019envoyer un exemplaire de votre brochure 45-Z, intitulée \u201cPréparez la venue de bébé.\u201d Nom.Adresse.Localité.Prov.¦1-.48e ANNEE No 4 MONTREAL.AVRIL 1955 1 SOMMAIRE Education de Prince La journaliste, par Anne Gagnon Ce dont on parle, par Lucette Robert Les anges du ciel, par Pierre Voisin .L\u2019argent ne fait pas le bonheur La mode .L\u2019esthétique industrielle au Canada 8-9 10 15 16 17 NOTRE ROMAN D\u2019AMOUR : LE SOURIRE ENCHANTE par Magda Contino\t18-19 La femme devant la Loi, par Robert Millet Mes recettes de cuisine, par Mme Rose Lacroix Mode Simplicity Nos mots croisés 42 46 - 47 - 48 55 70 LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE b CIE, LTEE Membres de PA.B.C.t et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.Q., Can.\u2014 Tél.: PL.9637^( GEORGES POIRIER Président JEAN CHAUVIN Directeur GEORGES POIRIER, fils Vice-président CHARLES SAURIOL Chef de la publicité Chef du tirage .Odilon Riendeau Pages féminines .Mme Jules Fournier Ce dont on parle .Mme Lucette Robert Correspondante à Hollywood .Mme Louise Gilbert-Sauvage Cuisine .Mme Rose Lacroix ABONNEMENT A \"LA REVUE\t\t\tPOPULAIRE\" Canada\t\t\tEtats-Unis \t.$1.50\t\t\t $2.00 \t2.50\t\t\t 3 Cft AU\tNUMERO :\t20 CENTS\t Entered March 23rd 1908, at the Post Office of St-Albans, Vt., U.S.A.as second class matter under the Act of March 3rd 1879.Direction Générale au Canada: Ottawa Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Montréal, avril 1955 5 La fillette (à droite) est toute bouleversée de croiser sur son chemin, dans Hyde Park, à Londres, le prince Charles et la princesse Anne en compagnie de leur gouvernante et suivis d'un agent de Scotland Yard.Photo Miller.mm EDUCATION DE PRINCE uand le prince Charles d\u2019Angleterre eût six ans, son entourage immé-I diat révéla quelques particularités de son éducation.W\tOr, quelle femme ne souhaite voir son enfant élevé « comme un * prince », et n\u2019a raison, si par là elle entend non pas une éducation de petit tyran gâté, mais celle d\u2019un petit garçon appelé à prendre par la suite de graves responsabilités d\u2019homme.Et ceci vaut aussi pour nos petites princesses.L\u2019Angleterre, d\u2019autre part, est réputée pour l\u2019excellence de trois de ses produits : le roastbeef, le gazon vert et.les babies.Il y a donc certainement à glaner de bons conseils dans les détails fournis sur la formation physique et morale de celui que, jusqu\u2019à sa septième année, tous ceux qui l\u2019approchent ont reçu de la Reine sa mère, l\u2019ordre d\u2019appeler tout simplement « Charles ».Ce qui frappe avant tout, c\u2019est l\u2019heure de son coucher.A huit heures trente, c\u2019est-à-dire beaucoup plus tôt que les enfants, même moins âgés, de maints autres pays, Charles est au lit.C\u2019est à retenir.Oh, certes, sa maman dispose au point de vue logement, de facilités qui ne sont pas très ordinaires, et la nursery de Buckingham doit rendre les choses particulièrement aisées.Mais il n\u2019en demeure pas moins que bien des bébés, de nos jours, veillent trop tard.Cela tient à des causes diverses, entre autres à l\u2019exiguïté de trop de demeures.Il est difficile d\u2019isoler dans le silence et l\u2019obscurité un petit lit, si cet isolement doit condamner prématurément le reste de la famille à ce même silence et à ces mêmes ténèbres.Mais ceci dit il y a des cas où l\u2019enfant pourrait, matériellement, être couché plus tôt.On ne le fait pas, quelquefois, parce que des parents qui travaillent au-dehors tiennent à jouir un moment de sa petite présence éveillée ; quelquefois aussi parce que la maman organise mal son horaire et se trouve quelque autre chose à faire, justement au moment où il conviendrait de s\u2019occuper de celle-là.C\u2019est, essentiellement, une faute à réformer, car dans notre civilisation bruyante et énervée l\u2019enfant a rigoureusement besoin d\u2019un maximum de sommeil calme.Autre chose, et qui, malheureusement, dépend moins directement de nous.Charles, à six ans, ne travaille encore que deux heures par jour_______ Leçons et devoirs n\u2019occupent que deux fois le tour du cadran.Ce qui ne veut pas dire que le reste du temps il ne s\u2019instruise pas, mais c\u2019est alors sous forme de promenades, de leçons de choses, de lectures qui lui sont faites, de contes et de récits.En somme, Charles « travaille » comme les bébés de quatre ans « travaillent » à la maternelle, ou à peu près.Et cela, c\u2019est un fait dont tant de professeurs, qui allongent toujours leurs programmes, devraient bien quelquefois s\u2019inspirer.Marthe Desbuissons.la première gaine qui vous donne k a i Mü NOUVELLE GAINE Marque Déposée avec la nouvelle ceinture inroulable 1.Oh là là ! La longue et fine 2.Hourrah ! Vive la liberté! silhouette parisienne! Grâce Ni couture, ni piqûre, ni ren-à l'extérieur en latex qui fort ni baleine .nulle part! amincit le corps, de la taille L'intérieur en tissu ultra-doux aux cuisses, comme par magie ! augmente encore votre confort.3.Une nouvelle ceinture inroulable dont vous raffolerez ! Tout cela ne vous coûtera que $6.95 ! Soutien-gorge \u201cLiving\u201d* Playtex* Le mannequin de la photo porte ce ravissant soutien-gorge, qui moule le buste suivant la silhouette rehaussée et arrondie, la grande vogue de Paris! Vous en serez enchantée! \"Conformé pour embellir\u201d, il s\u2019ajuste parfaitement! Seulement $3.95 La silhouette parisienne, un confort inégalé .vous pouvez avoir tout cela, grâce à la plus nouvelle gaine Playtex, la gaine High Style.Vous la trouverez merveilleuse! 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Se lave en quelques secondes et sèche presque à vue d\u2019oeil.$6-95 Recherchez la gaine Playtex High Style, au tube MINCE .Autres gaines Playtex à partir de $3.95.Partout, dans les magasins à rayons et les magasins de spécialités.Copyright Canada 1955 ^Marque de commerce Playtex Ltd .PLAYTEX PARK .Arnprior, Ontario 6 La Revue Populaire DÉCUPLEZ VOTRE CHARME PAR UNE CURE DE BEAUTÉ $kin lotion aroena SPECIAL {yiAIBHAîU'î* ASTRING^ 4«OfNA ardeka 4HOENA 4R0E4A cU*»suto cm*\u20194 ELIZABETH ARDEN \u201cPermettez que je vous indique la bonne façon .d\u2019utiliser ces produits essentiels à votre beauté\u201d Vous êtes femme et la beauté vous fut donnée en partage au berceau .il faut pourtant que vaillamment, sans relâche, vous vous appliquiez à faire ressortir cette beauté latente.Je puis vous l\u2019affirmer, moi qui ai consacré ma vie au service de la Beauté.Il vous est possible de décupler votre charme, d\u2019être belle avec un épiderme devenu lisse et pur, des traits bien dessinés.Que vous ayez 15 ou 50 ans, vous serez belle! Il faut que vous vous y mettiez maintenant et jour après jour.Une préparation unique ne peut accomplir ce miracle d\u2019une beauté soignée .voilà pourquoi j\u2019ai conçu cette cure de préparations essentielles qui se complètent l\u2019une l\u2019autre.Les usages conjugués de mes crèmes spéciales, lotions et huiles, de mon rituel à trois phases: Purifier, Rafraîchir, Adoucir\u2014vous donneront des résultats merveilleux.CLEANSING CREAM ARDEN 4 \u2014 Nettoyez d'abord à l'aide de cette crème pénétrante .qui libère l\u2019épiderme de tous points noirs, enlève le maquillage .en un tour de main ! Se liquéfie à l\u2019usage .1.50, 2.65, 4.25, 8.00 SKIN DEEP MILKY CLEANSER \u2014 Son action nettoyante active est favorable à tous les épidermes, secs ou très huileux.Enlève vite le maquillage et laisse la peau lisse, douce et propre .1.75, 2.75, 5.00 ARDENA SKIN LOTION \u2014Ne vous maquillez pas sans d\u2019abord rafraîchir votre épiderme de quelques gouttes d\u2019une lotion qui en plus le libérera de toute trace de crème.La Skin Lotion Ardena contient les plus fines essences végétales et n'assèche pas la peau .1.25, 3,00, 5.25 ARDEN A S P E C I A L A S T R I N G E N T\u2014U 11 e lotion sans pareille pour épiderme huileux et mûr.Line eau astrin-gentequi stimule votre peau.Elle fait merveille si elle est laissée la nuit sous une crème Orange Skin, aux Hormones ou Perfection.Parfaite pour l'épiderme de Madame! .3.00, 5.25 ARDENAVELVACREAM \u2014 Une fine crème adoucissante efficace pour embellir l\u2019épiderme le plus délicat.Peut être employée chaque jour pour épidermes normaux, jeunes ou sensibles .est tout spécialement recommandée pour les visages arrondis dont elle n\u2019amplifie pas les courbes .1.50, 2.65, 4.25 ARDENA ORANGE SKIN cream\u2014Une crème sans rivale, aux multiples propriétés adoucissantes.Pour la nuit, après un nettoyage approprie, elle fera merveille sur un épiderme sec .ou encore un épiderme mûr .1.50, 4.00, 6.00 LONDON .NEW YORK .PARIS .TORONTO Montréal, avril 1955 7 JUDITH JASMIN faisant pour Carrefour un reportage sur les Gourmettes internationales.\u2014\u2014\u2014 i METIERS ET PROFESSIONS LA JOURNALISTE \\ia\\ CCmve %aqnon Si quelques carrières sont ouvertes aux femmes depuis le début du siècle, celle du journalisme ne lui est encore qu\u2019entrouverte au Canada français.Aucun directeur ne songera à lui confier la politique (comme Geneviève Tabouis en France, bien que Thérèse Casgrain se soit révélée une habile jouteuse aux débats de la radio et de la télévision), les affaires internationales (qu\u2019interprétait brillamment feue Ann McCormick dans le N.Y.Times), les reportages de guerre \u2014 ou plutôt de conflits puisqu\u2019il n\u2019y a plus de guerre (comme Marguerite Higgins en Corée), et encore moins les sports.Un chef d\u2019information vous répondra qu\u2019une femme n\u2019a pas l\u2019entraînement de base : celui des « chiens écrasés », de la morgue, de la police et de l\u2019hôpital, mais il sera dépassé par l\u2019évolution du féminisme et forcé d\u2019accorder plus de place aux activités féminines dans tous les domaines.Dans quelques quotidiens (comme La Presse) la directrice (Madame Laure Hurteau) a jusqu\u2019à trois ou quatre assistantes pour les nombreuses interviews et conférences de presse qui forcent la femme à « battre le pavé » comme son confrère masculin.Elle écrit souvent des billets quotidiens (Germaine Bernier Le Devoir) ou hebdomadaires (Thérèse Boi-vin Le Petit Journal) d\u2019une facture de qualité, et sait être critique littéraire (Jeanne Lapointe de Québec, Andrée Maillet-Hobden de Montréal) avec compétence.Une seule femme est sortie de ce cercle fermé en faisant depuis dix ans du journalisme au Service International de Radio-Canada, après avoir débuté à New-York, en 1944, à La Voix de l\u2019Amérique avec Lazareff.C\u2019est Judith Jasmin, journaliste de Carrefour avec René Lévesque pendant deux ans, et directrice de Conférence de Presse jusqu\u2019à son départ pour l\u2019Inde et l\u2019Indochine où elle interviewera 19 Missien canadienne du Plan Colombo.Par un étrange paradoxe, le nom de Judith Jasmin était plus connu en France qu\u2019au Canada comme journaliste, jusqu\u2019à la fondation de Carrefour qui nous révéla qu\u2019elle pouvait faire le reportage de la rue comme celui d\u2019un poste secret de radar.Nous connaissions son style incisif et délié pour avoir lu ses critiques dans l\u2019ex-Le Canada, dans La Nouvelle Revue Canadienne, et écouté ses propos de théâtre à La Revue des Arts et des Lettres (C.B.F.), mais avons pu apprécier également la vigueur de sa pensée dans ce journalisme où son travail était soumis aux mêmes lois de rédaction rapide que celui d\u2019un quotidien (l\u2019article sur le radar \u2014 soumis à la censure fédérale \u2014 fut diffusé le même jour qu\u2019un journal anglais) et représentait l\u2019équivalent de quinze pages de texte.Judith Jasmin passa la plus grande partie de sa jeunesse en France, où son JUDITH JASMIN dirigeant une Conférence de Presse sur la sécurité aérienne.De gauche à droite : la journaliste et MM.Lucien Langlois, de Montréal-Matin, l'invité YVES JASMIN du Service français des Relations extérieures d'Air-Canada, PAUL ROCHON, du Petit Journal et RAYMOND LAPLANTE de Radio-Canada (Photos L.Alain, La Revue PopulaireI père prolongea jusqu\u2019à dix des vacances d\u2019un an.Elle étudia dans un lycée de Versailles avant de terminer son cours classique à Montréal par son baccalauréat ès lettres et deux années universitaires, dont une en botanique et l\u2019autre préparatoire à la médecine.Elle travailla quelque temps dans une librairie, fit du théâtre (avec Francen, Vera Korène au St-Denis et à l\u2019Arcade) avant de devenir comédienne et réalisatrice à la Radio.En 1944, elle entrait au Service Français de La Voix de l\u2019Amérique où elle eut comme confrères les écrivains Julien Green et André Breton.Ce Bureau d\u2019information de Guerre (O.W.I.) sur la 57e rue de New-York à côté de Carnegie Hall, était dirigé par Lazareff, dont la femme Hélène Gordon, est directrice de revues et ancienne rédactrice du Vogue français.De retour à Montréal, elle fut une des « Voix du Canada » au Service International de Radio-Canada, dirigea quelques séries comme Les Mercier (de Françoise Loranger-Simard) et Canada-Jeunesse (sur les héros de la Nouvelle-France) spécialement destinées à la France.En août 1953, elle inaugurait Carrefour avec René Lévesque et prenait la direction des débats de Conférence de Presse.\u2014 Vos reportages se faisaient-ils au jour le jour ?\u2014 Autant que possible \u2014 à l\u2019exception de certains sujets que nous pouvions emmagasiner \u2014 pour une date imprévisible.\u2014 Quels ont été les plus intéressants à votre point de vue ?\u2014 Au point de vue scientifique : celui du docteur Hans Selye qui dirige une équipe de chercheurs à l\u2019Université de Montréal et qui est sûrement un futur candidat au Prix Nobel ; au point de vue humain, celui d\u2019un chômeur et de sa famille de six enfants, la veille du Jour de l\u2019An.\u2014 Et les voyages de souverains ?\u2014 Ce sont les plus délicats, les plus difficiles, car tout est pesé et contrôlé depuis les actes jusqu\u2019aux paroles ; vous avez dix gestes répétés pour un qui soit inattendu du personnage royal ou de la foule.Au moment de notre interview, Judith Jasmin préparait un voyage de trois mois en Inde et en Indochine où elle est en ce moment.Bien que la première partie du voyage soit du programme Vacances, la journaliste en rapportera des conférences et des reportages enregistrés sur fil.Après un voyage de vingt-deux jours (avec escales à Gibraltar, Suez, Aden, Karachi) la voyageuse a pris l\u2019avion pour visiter Delhi, Lahore, Bénarès, la vallée du Gange et les temples sacrés.Le Commissaire de l\u2019Inde à Ottawa lui a organisé une chasse aux tigres dans le Sud, comme la visite des temples bouddhiques et celle des universités et des hôpitaux, du barrage géant (oeuvre du Plan Colombo) et de la nouvelle capitale dont les plans ont été tracés par Le Corbusier.Elle arrive ce mois-ci en Indochine, pendant la partie la plus humide de l\u2019été.Sa mission est officielle auprès de la Commission Canadienne de Contrôle du Plan Colombo et après Saigon et Hanoï, elle reviendra à la mi-mai à bord d\u2019un avion militaire.Dès son retour, René Lévesque reprendra Carrefour sous une nouvelle forme et peut-être un nouveau nom : secret de Polichinelle que je ne peux trahir, mais qui prouve qu\u2019un journaliste ne devient muet \u2014 que devant un autre journaliste.Judith Jasmin peut donc être considérée comme la seule femme faisant le même travail et ayant les mêmes privilèges qu\u2019un homme dans ce métier.Il faut, en plus du talent, de la jeunesse et de l\u2019indépendance pour cette vie d\u2019aventure \u2014 à moins de former une équipe comme le ménage Renée et Pierre Gosset qui nous donne dans Réalités ce que Judith Jasmin nous rapportera de son lointain et merveilleux voyage.A l\u2019avenir, il faut changer le cliché courant et dire que le journalisme mène à tout \u2014 même si on y reste ! Et sur cette pensée optimiste j\u2019écris le (30) final de mon article.¦H tsui ¦ r, * 8 La Revue Populaire Un des plus vieux sports d'Asie et d'Europe, le Judo est le benjamin d'Amérique.De gauche à droite : M.JEAN BEAUJEAN, élève de Kawashi Shi-An, et cinq ceintures noires : MM.RENE LALONDE, ROGER MENARD, MARC SCALA (associé de Jean Beauiean), DIEGO GRIFFO et ALBERT ROUSSEAU.Petit Printemps aigrelet et frisquet, laisse-nous rêver de ta beauté future puisque tu te caches encore dans un pan d\u2019Hiver.Avril canadien : âge ingrat d\u2019une adolescence dont nous suivons, jour à jour, l\u2019attendrissante formation.Les crocus poussent leur tête lumineuse entre des îlots de neige ; un casse-noisette invisible fait sortir du bourgeon brun la touffe verte du feuillage ; le soleil de midi joue de l\u2019éventail avec le vent du soir ; les pigeons roucoulent ; le moineau troglodyte de ma gouttière refait son nid \u2014 et j\u2019ai la bougeotte.Décidément, c\u2019est le printemps \u2022 \u2022 \u2022 Sur le tapis volant d\u2019un avion Air-Canada, j\u2019irai à New-York où m\u2019attend un printemps factice, préfabriqué pour touristes frileux.L\u2019air est déjà plus doux, et les plates-bandes* de jonquilles de Rockefeller Center font partie du décor ; comme les vitrines de Pâques, les femmes coiffées de fleurs, les marchandes de violettes, les souliers clairs qui tracent un dessin de coquelicots et de roses sur le tapis d\u2019asphalte .\u2022 \u2022 Mais le vrai printemps ?Il suffit de cette photo de Jean de Rigault et de deux voyageurs canadiens en Afrique du Nord pour en éblouir ma mémoire.Souvenir des amandiers en fleurs, des bougainvillées pourpres, du balcon Saint-Raphaël au-dessus de la baie d\u2019Alger ! Le jeune directeur de Champlain-France (bureau de Relations professionnelles) est doué d\u2019érudition et d\u2019entregent.Depuis son arrivée au Canada, Jean de Rigault a préparé un Congrès de médecins dans la région d\u2019Anjou (Je soleil dans le ciel et dans les verres) en octobre 1953 ; celui de la Chambre de Commerce en Tunisie, Algérie et Maroc cet hiver (avec contacts et réceptions des confrères nord-africains) ; et le Congrès des dentistes.Organisateur de spectacles et de concerts (Le vrai procès de Jeanne d\u2019Arc à Paris, en 1949, Expositions de maquettes de théâtre et conférences en Scandinavie) Monsieur de Rigault nous a amené le mime génial, Marcel Marceau, et le délicat chanteur, Gérard Souzay, à Montréal en 1955 \u2022 \u2022 \u2022 Notre amour-propre est piqué de voir la ville de Vancouver (d\u2019une population trois fois moindre que la nôtre) pourvue du Centre civique que nous attendons depuis un demi-siècle \u2014 mais flatté que cet édifice soit l\u2019oeuvre d\u2019architectes montréalais (MM.D.F.Lebensold, Guy Desbarats, R.T.Affleck, Jean Michaud et Hazen Sise) qui sont arrivés en tête des soixante-quatre concurrents de toutes les provinces du Canada.Cette firme est composée d\u2019hommes jeunes, sortis de la même université, et ayant la même conception architecturale contemporaine.Deux d\u2019entre eux, MM.Michaud et Sise, ont travaillé avec Le Corbusier alors qu\u2019il préparait les plans de la Cité radieuse de Marseille, et Jean Michaud fait aujourd\u2019hui partie dti Conseil municipal des Arts, fondé le 5 mars dernier par le Maire de Montréal, Me Jean Drapeau.D\u2019un séjour au Mexique, il a rapporté le goût et la connaissance de la décoration architecturale sous forme de panneaux décoratifs et de sculptures comme partie essentielle de l\u2019ensemble \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019Auditorium de Vancouver sera érigé au coût de trois millions et comprendra une grande salle de 3000 places (pour opéra, ballet, orchestre symphonique, pageants, réunions politiques ou autres), une petite salle de 700 fauteuils (pour le théâtre, la musique de chambre, les causeries) ainsi que des salles du Conseil, de Radiodiffusion, un restaurant, une galerie d\u2019arts.La façade de verre longe un foyer d\u2019où la vue embrasse l\u2019horizon de montagnes \u2014 et les architectes-lauréats insistent sur l\u2019importance du site en regard de la construction \u2014 l\u2019un étant solidaire de l\u2019autre \u2022 \u2022 \u2022 Le déjeuner de carême des Gourmettes internationales avait comme hôtesse Mme Pierre Andrieux, membre du Conseil de l\u2019Alliance-Française, et femme d\u2019un banquier de St-Pierre et Miquelon et de Montréal.Sur la table : des modèles de goélettes, dont l\u2019une était la reproduction de celle des Andrieux à leur île, et dont les.autres étaient de corne, de bois et de parchemin.Après les hors-d\u2019oeuvre (Langues de poisson au court bouillon avec Sauce vinaigrette et fines herbes ; Foies de morue et champignons mari-nés) il y avait un énorme poisson rôti et farci des Iles avec Pommes mousseline et Salade verte, suivis d\u2019un gâteau savoyard parfumé au kirsch.J\u2019offre en guise de remerciements à Mmes Billard et Pierre Andrieux ce proverbe du XlVe siècle : Femme bonne mérite couronne \u2014 Gourmette est plus parfaite \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019an dernier, à l\u2019Exposition automatiste La matière chante, un jeune peintre de 22 ans, Edmund Alleyn, répétait la blague classique du tableau peint à la queue d\u2019âne (dont Roland Dorgelès revendique la paternité dans ses Mémoires) en envoyant quelques taches de couleur que l\u2019on qualifia de remarquables.L\u2019explication fut orageuse (de la part de Claude Gau-vreau) et d\u2019une singulière fermeté chez le peintre québécois qui vient d\u2019exposer des toiles et des dessins à la Galerie Agnès Lefort.Son père, le juge Richard Alleyn, le destinait à la médecine et lui fit faire ses études classiques et une première année de philosophie avant de le laisser se consacrer à un art dont il rêvait depuis l\u2019âge de dix ans.« Je peignais surtout des goélettes car nous passions nos étés à Ka-mouraska, au bord du fleuve.J\u2019ai gardé la nostalgie des bateaux et de l\u2019eau.» Son premier professeur fut Jean-Paul Lemieux et plusieurs portraits, paysages et natures-mortes de cette époque furent exposés à l\u2019Atelier de Simone Beaulieu à Ottawa et à l\u2019Atelier de Québec au printemps 1953.Après cette période au coloris sourd, il revient d\u2019un voyage à New-York avec des pastels assez véhéments sur les danseurs de jazz de Harlem.Il termine ses quatre années aux Beaux-Arts de Québec en faisant, depuis deux ans, Mme GERALD G.RYAN, présidente de l'oeuvre Bibliothèque des enfants.IPhoto Qabyl M.JEAN DE RIGAULT, directeur de Champlain-France, bureau de relations professionnelles franco-canadiennes, et MM.JACQUES CORBEIL de Montréal et AUGUSTE LORRAIN de *St-Jérôme lors d'un voyage en Afrique du Nord et de rencontres entre Chambres de commerce des différents pays.- Montréal, avril 1955 9 Comité La santé par le lait \u2014 Assis, de gauche à droite : MM.L.ROY et J.E.PEIOQUIN, Mme R.DUBE.B.Sc.M.Sc., nutritionniste.MM.A.ANGERS, président, et W.D.LOWE.Debout, de gauche à droite : MM.A.C.BEAULIEU, A.McARTHUR.J.K.DICKSON, A.HARRISON.J.A.BISAILLON, W.K.HOGG et L.GENDRON.de la gravure, de l\u2019eau-forte, aquatinte et linoleum.J\u2019ai remarqué, parmi les premières, des chevaux d\u2019un dessin remarquable et dans ses toiles, des « Toits » qui unissent la sobriété des lignes à une évocation poétique extraordinaire ; particulièrement ceux qui tremblent derrière une vitre barbouillée de pluie.Edmund Alleyn nous explique ainsi son credo artistique : t Je me méfie des théories trop hermétiques qui risquent d\u2019entraver la liberté d\u2019expression.La peinture qui ne veut être au\u2019expérience esthétique se relègue, à mon avis, à une forme de décoration.Un peintre est beaucoup plus qu\u2019un porte-pinceau, fabricant de belles couleurs et de belles formes.Tous les chefs-d\u2019oeuvre (qu\u2019ils soient de Fra Angelico ou de Picasso) en plus d\u2019être des exemples retentissants de création plastique demeurent des témoignages humains toujours émouvants ».Voilà des mots qui s\u2019accordent bien avec la peinture vibrante et sensible du jeune artiste qui doit partir bientôt pour la France et l\u2019Italie \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019Orchestre symphonique de Montréal a invité Josef Krips à diriger ses concerts des 5 et 6 avril, et Pierre Monteux ceux des 19 et 20 avril qui mettront au programme des extraits de Pelléas et Mélisande de Debussy et les Chansons de Don Quichotte à Dulcinée de Ravel, avec Ginia Davis de l\u2019Opéra de Paris et Theodor Uppman du Metropolitan Opera de New-York \u2022 \u2022 \u2022 Le pianiste français.Pierre Sancan, donnera un concert à Vincent d\u2019Indy le 16 avril et sera l\u2019artiste invité à la soirée de gala du 22 au Musée des Beaux-Arts \u2022 \u2022 \u2022 Plus d\u2019un dramaturge incompris accusent Jean Gascon d\u2019aller représenter le théâtre canadien en France avec du Molière \u2014 préférant lui voir risquer la réputation du TNM avec une pièce moyenne.Je vois dans Arts que le Danemark s\u2019est présenté au 1er Festival de Paris avec Le Cid, l\u2019Italie avec Cyrano et le Théâtre Hébertot avec La Mouette de Tchekov.Si le Mexique choisit Macbeth pour le Festival de l\u2019été prochain et le Canada français (TNM) trois pièces de Molière, c\u2019est que ce théâtre convient parfaitement au tempérament de la troupe.En attendant de recevoir les subsides nécessaires au voyage, Jean Gascon vient d\u2019obtenir le Canadian Drama Award pour 1955 \u2022 \u2022 \u2022 Marcel Dubé, qui croit que c\u2019est par ses auteurs que le théâtre canadien a le plus de chances de vivre, vient de remporter le trophée Calvert au Festival régional de Montréal pour sa pièce Chambres à louer, interprétée par La jeune scène.(On se souvient que Zone du même auteur avait été couronnée au Festival national de Vancouver) et reprise au Gésu le mois dernier.M.Dubé a cette qualité précieuse : le sens du théâtre qui, jointe à un dialogue qui s\u2019épure de plus en plus, en fait un dramaturge sur qui on peut compter \u2022 \u2022 \u2022 Le Théâtre de Paris termine ses représentations à l\u2019Arcade [ Lire la suite page 32 j M.JEAN MICHAUD, architecte, qui a remporté (avec ses associés MM.FRED LEBENSOLD, GUY DESBARATS, R.T.AFFLECK et HAZEN SISE) le Premier Pris du Concours de la Ville de Vancouver pour un projet de salle de concert.Le peintre kDMUND ALLEYN, de Québec, devant une de ses toiles.Plan de la salle de concert soumis par des architectes montréalais.SKfkV» ¦ i tf mîtâsu' i i n «f\u2019IS Sw/n*.\u2018W ?\\!nw\u201c fEwn 3) l'££ : ¦IMfïïîiini ifullllll SE Monique Laroche, 25 ans, est la championne du monde de saut en parachute.Quant au Canada, il revendique la plus jeune pilote brevetée, 12 ans, une petite sportive de London, Ontario.Eciste-t-il une activité au monde dont les femmes se désintéressent ?Il sembl e bien que rien ne peut rebuter nos compagnes, ni les fatigues, ni les dangers.Elles chassent, depuis Diane, autant dire de tout temps.L\u2019alpinisme, le ski alpin et nautique, la voile ont leurs championnes ; et la pratique de ces sports réclame des qualités physiques et morales exceptionnelles, des muscles, de l\u2019endurance, du sang-froid, souvent du courage.Egaler les hommes ne leur suffit pas toujours.Et l\u2019on a vu, dans certains sports mécaniques, des femmes battre des records « toutes catégories ».Rien d\u2019impossible à femme qui veut.On pense bien que, aux premiers âges de l\u2019aéronautique, le sport naissant n\u2019allait pas laisser les femmes indifférentes.Le sphérique eut ses martyrs en ju- 10 La Ravue Populaire LES ANGES DU (IE1 , \\ia\\ (pietoe En 1909, la fondation du premier aéro-club féminin ouvrait l\u2019époque héroïque.\u2014 Au palmarès de la course aux records, les hommes sont en bonne compagnie.pon et la mort de Mme Blanchard bouleversa l\u2019opinion, au siècle dernier.Mais lorsque les moteurs donnèrent des ailes à l\u2019homme du XXe siècle une passion, presque une frénésie aéronautique, s\u2019empara du monde, et de toutes les classes de la société.Dans ce bouillonnement de recherches, de tentations, de progrès, que devenaient les femmes ?Elles s'unirent.Le 10 février 1909 était fondé le premier aéro-club féminin, Stella.Il s\u2019installa rue de Marignan, à Paris, sous la présidence d\u2019un grand nom, Malouin, qui a laissé quelques traces dans l\u2019histoire de France (et d\u2019Angleterre), Mme Surcouf.19 membres s\u2019inscrivirent d\u2019enthousiasme, mères, femmes, admiratrices de pilotes ou de constructeurs : Mme Blériot, la Comtesse de la Valette, Mlle Tissot, Mmes de Poliakoff, Albu-rera, Savignac .Et dès le 16 juin l\u2019intrépide présidente obtenait le premier brevet féminin officiel de pilote aéronaute.Le grand nom de Surcouf s\u2019inscrivait dans le ciel cent ans après avoir dominé les mers.Fin 1912, Stella groupait 300 membres, dont la Princesse de Polignac, présidente d\u2019honneur, la duchesse d\u2019Uzès, Mme Thomas Edison, Mme Archdeacon.Les femmes, de toute évidence, s\u2019intéressaient à l\u2019aviation.Et pas seulement autour d\u2019une tasse de thé.On en parlait, bien sûr.Mais aussi on volait.Les premiers mois, évidemment, l\u2019activité aéronautique des membres de Stella s\u2019orienta vers le plus léger que l\u2019air.L\u2019avion était rare, et le monoplace généralement.Mais tout de même, en septembre 1910, Mme Blériot, puis, Mme Archdeacon volèrent sur avion comme passagères.Et le 21 décembre de la même année, Mlle Jane Herveu remporta à Pau un prix bien curieux, celui de la Passagère, après un vol de 65 milles sur Blériot.Parallèlement, l\u2019aéro-club féminin s\u2019intéresse aux modèles réduits, dénommés alors « petits aéroplanes », et même au vol à voile.Il est en effet question, er, août 1911, de l\u2019achat d\u2019un planeur-biplan.Mais en n\u2019en trouve plus trace dans les bulletins suivants.Mais bientôt, l\u2019avion s\u2019impose.Il vole toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus loin.Qui sera la première « pilote aviatrice » ?C\u2019est, le 8 mars 1910, Mme Raymonde de Laroche qui décroche le premier brevet fémihin, le no 35.En septembre, Mlle Hélène Dutrieu, la suit.D\u2019autres l\u2019imitent, Françaises et étrangères.Et ce sont les premiers records, les premiers accidents aussi.En juillet 1910, chute grave de Mme de Laroche à Reims.En août, à Boldon, Mme Frank tombe dans la foule et tue un enfant.Le 27 novembre 1910, Mlle Marvingt bat les records féminins de distance et de durée, que Mlle Dutrieu lui reprend 8 jours après, le 5 décembre.\t[ Lire la suite page 12 | Cette équipe de jeunes aviatrices anglaises de la RAF fit du service actif, dans les services de transport atlantique, au cours de la dernière grande guerre.Au centre, Jacqueline Cochrane, championne du monde, record de vitesse.Photo Canada Wide.Lm*.¦ ¦ 'TièwL ckt\tMCOU&yoU, xii# \u2022,¦**»\u2022\u2022\u2022*¦ iÉgBg W£ST01V ! I Cet ouvrier n\u2019est jamais déçu à l\u2019heure du \u201clunch\u201d.Sa femme a soin de lui faire de bons sandwichs au jambon avec le fameux pain Weston toujours frais.Et pour dessert, elle ajoute quelques biscuits Weston .les biscuits qu\u2019il préfère! De cette façon, il est assuré d\u2019une nourriture soutenante et selon ses goûts.Partout, dans les villes et les villages canadiens, à la ferme comme à l\u2019usine, le pain Weston toujours frais est le plus populaire, aussi bien pour le repas que pour les sandwichs.Weston cuit non seulement un pain délicieux, mais aussi de nombreux autres produits à la fraîcheur garantie et qui font tous la joie de votre famille.Pour accompagner le repas, rien de mieux que les sodas Golden Brown ou les Crack-ettes croustillants.Au dessert, servez un gâteau Weston léger et cuit à point.Pour les repas et pour les collations, servez toujours Weston à votre famille.Quand vous irez chez votre épicier, choisissez les produits Weston.ACHETEZ TOUJOURS LIS MEILLEURS - ACHETEZ les BISCUITS, le PAIN, les GÂTEAUX et les BONBONS Ne manquez pas le programme WESTON à la TV, tous les lundis soirs, a 7 hr es 30, au poste ÇBFT, Montréal.A. 12 La Revue Populaire Trois ranmCXHA/fr motifs de la vogue croissante du linoléum «A\t\" * Motif) Bôiiôünjits T?Safe-Si »J5 \u2014 \u2014 m.mm '' Y.âBt®Sw|P}p ' > D\u2019une fraîcheur toute printanière, ces nouveaux couvre-planchers en linoléum incrusté Dominion égayeront votre salle de jeux, votre cuisine, votre vivoir.Modernes et décoratifs, les trois nouveaux modèles\u2014\u201cPing Pong\u201d, \u201cConfetti\u201d et \u201cBâtonnets\u2014reflètent bien le charme et la beauté qui ont fait du linoléum incrusté Dominion le couvre-plancher le plus en demande partout au Canada.Ces nouveaux modèles, aux motifs gais et pimpants, possèdent toutes les qualités pratiques qui font la popularité du linoléum incrusté Dominion.Ainsi, par exemple, ils possèdent cette durabilité qui leur permet de conserver leur beauté et leur fraîcheur pendant de nombreuses années \u2022.ils sont d\u2019entretien facile (quelques coups de vadrouille suffisent à les garder propres!) et, en plus, ils coussinent les pas et amortissent les bruits.Votre marchand a en magasin un choix de 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femmes seules à bord], Mmes de Plagino et Richer en juin 1913.Le 22 novembre 1912 une Russe, Mlle Galanschikoff, bat, avec une montée à 6,000 pieds, le record féminin d\u2019altitude détenu par une Allemande.Le 16 avril 1912, une journaliste américaine, Miss Harriett Quimby, traverse la Manche sur un Blériot.Et les vols, les records, les voyages aériens deviendront si nombreux que l\u2019Aérophile lui-même renonce à passer les photos des « charmantes et intrépides aviatrices ».Elles sont trop.\u2022 Les femmes se sont donc intéressées à l\u2019aviation dès ses débuts.Elles ont goûté à toutes les joies aéronautiques, au sphérique, au dirigeable, au modèle réduit, au planeur et à l\u2019aéroplane.Elles ont eu, aussi, de charmants caprices.Pourquoi ne pas joindre aux noms des pionniers celui de Gaby Mor-lay qui, au lendemain de la première guerre mondiale, passa son brevet de pilote de dirigeable aux commandes d\u2019un semi-rigide trilobé Zodiac, si j\u2019ai bonne mémoire ?La grande artiste prouvait ainsi que la sensibilité de l\u2019interprète s\u2019accommode fort bien du courage et de la maîtrise du pilote.Se « faire un nom » en aviation est déjà difficile pour un homme, qui possède pourtant quelques atouts sérieux : un cerveau d\u2019ingénieur, des muscles d\u2019athlète, et cette aide inappréciable au prix de l\u2019essence et de l\u2019heure de vol que lui apporte l\u2019Etat en le formant à ses frais dans les écoles militaires.Mais la femme qui vole a payé son brevet, paie chaque jour ses heures de vol.Elle n\u2019a pas les muscles de son rival masculin, une résistance physique moindre, un cerveau organisé différemment.Elle a contre elle la méfiance innée, voire l\u2019irritation de la plupart des « responsables » qui renvoient sèchement l\u2019apprentie-championne « à ses foyers ».Plaisanterie que de confier un coûteux avion de record à une faible femme, alors que les grands As du sexe fort abondent.Et pourtant l\u2019histoire de l\u2019aviation est parsemée de lumineux visages de femmes qui ont battu des records enviés, accompli des raids difficiles et dangereux, et se sont imposées au premier rang des constellations aéronautiques.Avec quelles armes ont-elles donc triomphé ?L\u2019argent ?Les riches ne s\u2019intéressent pas au pilotage.Et l\u2019histoire de presque toutes les grandes aviatrices est celle d\u2019une longue, d\u2019une épuisante lutte contre « les fins de mois qui durent trois semaines ».Les hautes protections ?Elles sont souvent payées trop cher pour des âmes droites et des coeurs purs.Et l\u2019aviation est une dure mais magnifique école de désintéressement.Alors ?Il restait aux « fai -blés femmes » une arme irremplaçable dont toutes ont farouchement joué : la volonté, doublée d\u2019une foi aéronautique qui ne déplace pas les montagnes mais permet à l\u2019occasion de les franchir.Pas une vie d\u2019aviatrice où cette volonté, tantôt souriante, tantôt crispée, toujours tenace, ne s\u2019inscrive en lettres d\u2019or au fronton de leurs exploits.\u2022 C\u2019est la petite Jean Batten, jeune fille pauvre qui vend son piano pour acheter un vieil avion d\u2019occasion et d\u2019emblée s\u2019attaque à une « huile » mondiale : Castrol, \u2014 en la personne de son inventeur, milliardaire comme il se doit, lord Wakefield.Dialogue étonnant, entre ce petit bout de femme et ce puissant homme d\u2019affaires : \u2014 Je veux aller en Australie sur mon avion.\u2014 Pourquoi ?\u2014 Parce que.Et puis parce que je suis Néo-Zélandaise.\u2014 Vous vous rendez compte, si jeune, un tel voyage ?Vous n\u2019avez rien de ce qu\u2019il faut pour cela.\u2014 J\u2019ai tout, sauf l\u2019essence.Et « M.Castrol », amusé et bientôt intéressé, offrit l\u2019essence, \u2014 et l\u2019huile, naturellement.La petite Jean Batten réussit son voyage, et d\u2019autres retentissants, telle cette traverséte de l\u2019Atlantique Sud avec un plafond de 310 mètres et des bougies défaillantes.C\u2019est la duchesse de Bedford qui apprend à piloter à 62 ans, et, pour fêter son brevet, se rend de Londres au Cap et en revient en dix jours.C\u2019est Amy Johnson au mince visage triangulaire qui, sur un petit biplan de 95 chevaux et avec un « passé » d\u2019une cinquantaine d\u2019heures de pilotage accomplit 90,000 milles en vingt jours, de Londres en Australie, puis Londres-Tokyo en 10 jours et enfin, devenue Mme Mollison, bat de 11 heures le record de son mari sur Londres-Le Cap, en 4 jours 14.C\u2019est Laura Ingalls qui accomplit un étonnant record : 980 loopings consécutifs.C\u2019est Amelia Earhart, coiffée en coup de vent, qui franchit l\u2019Atlantique, puis le Pacifique, accepta d\u2019épouser un milliardaire à condition que le mariage soit blanc et disparut en mer à jamais au cours d\u2019un raid sans retour.C\u2019est Jacqueline Cochrane qui vole depuis vingt ans, connut des débuts difficiles, réussit remarquablement en affaires, fit un mariage heureux et continue à battre des records, les plus difficiles et les plus dangereux, ceux de vitesse pure.C\u2019est elle qui ravit récemment à notre compatriote Jacqueline Auriol le record de vitesse sur 60 milles en circuit fermé en le partant, sur un Sabre, à quelque 600 milles à l\u2019heure.Et combien d\u2019autres, au nom parfois fugitif, qui brillèrent un moment au firmament de la gloire pour disparaître ensuite, souvent tragiquement, ou se laisser oublier :\tRuth Nicolls, Peggy Salamon, Elis Beinhorn, Marga von Etzdorf, lady Bailey, Elinor Smith, Marvel Crosson, Barnes, Lisette Kapri.\u2022 Mais la plus étonnante peut-être de toutes ces héroïnes étrangères, et sans doute l\u2019aviatrice la plus complète, n\u2019est-ce pas Anna Reitchs, championne de vol à voile, pilote d\u2019essais, volontaire de la mort, pilote d\u2019hélicoptère, pilote d\u2019avions-fusées qui ont dû faire d\u2019elle, à une époque tragique de l\u2019histoire du monde et en plein écroulement de l\u2019Allemagne, moment où l\u2019on s\u2019inquiétait peu de battre des records, la femme la plus vite du monde ?Ce personnage extraordinaire, qui vient de publier des mémoires d\u2019autant plus sensationnels que l\u2019effet y est moins recherché, débuta comme pilote de vol à voile.Elle conquit vite ses moniteurs par son énergie, son opiniâtreté, l\u2019espèce d\u2019acharnement qu\u2019elle apportait à se perfectionner.On lui confia des planeurs de performance.Elle battit des records, devint illustre, passa au vol à moteur.En peu de temps la minuscule championne se classa parmi les As.C\u2019est elle notamment qui décolla en hélicoptère sous la vaste coupole du Sportzpalatz de Berlin.La guerre venue elle réceptionna les appareils sortant d\u2019usine, les convoya au front, bientôt essaya de nouvelles formules, des avions « impossibles ».Deux accidents terribles ne la découragèrent pas et lorsque l\u2019issue de la guerre ne fut plus douteuse pour cette patriote désespérée, elle proposa à Hitler la formation d\u2019un corps de pilotes volontaires de la mort pour s\u2019anéantir au but aux commandes de bombes volantes.Elle réclamait, bien entendu, l\u2019honneur du premier de ces vols-suicides, idée refusée par le Führer mais utilisée par les Japonais.Pierre Voisin. .S\"\": Montréal, avril 1955 13 '\"\"taS>»6e Comme les écrivains consultent le lexique à la recherche du mot précis qui traduira élégamment leur pensée \u2014 ainsi, en Grande-Bretagne, les décorateurs consultent depuis 90 ans ce livre dont chaque page reproduit simultanément une source et une réalisation merveilleuses d\u2019inspiration.dérobez cet exemplaire du nouveau livre \u201cSanderson\u201d : chaque modèle représenté peut être obtenu sans délai du dépositaire de Toronto ! ARTHUR SANDERSON & SONS (CANADA) LTD.Toronto : 31 Rue Teraulay.Montréal : 1452 Rue Drummond.Vancouver : 1600 Sixième Avenue Ouest. 14 La Revue Populaire +'.k *iV% f, » V»J son retour au Canada en 1786 \u2014 qu\u2019il était dans les affaires.Durant cette période, il avait reconstruit presque entièrement son établissement, il l\u2019avait muni de l\u2019outillage anglais le plus moderne, il avait réussi à sextupler sa production et ses ventes, à quadrupler la superficie de ses terrains du faubourg Sainte-Marie ; il avait également acquis une situation digne et solide dans le monde effervescent et divisé de Montréal.\u2022 Depuis des générations, on raconte aux écoliers américains l\u2019histoire de Robert Fulton et de son bateau à vapeur (1807), comme un exemple prodigieux et exaltant du génie créateur de leur pays.Mais combien connaissent cette histoire canadienne qui peut lui être comparée, et qui est celle de John Molson et de « son » bateau à vapeur ! L\u2019Accommodation fut construit à Montréal deux ans plus tard, en 1809.Pour l\u2019époque et pour l\u2019endroit, l\u2019exploit de Molson est aussi étonnant que si, aujourd\u2019hui, quelqu\u2019un allait construire un avion à réaction sur la côte est de la baie d\u2019Hudson et devait le piloter, avec succès, jusqu\u2019à Churchill.Ces faits, ainsi que le révèlent la correspondance et les livres de comptabilité de John Molson, sont incontestables.\u2022 Au cours de son premier et maigre hiver canadien, John Molson écrivit un jour à son avoué anglais que le but principal qu\u2019il poursuivait était celui de porter « la brasserie de la bière au Canada à la perfection ».Il conserva cette ambition première durant toute sa carrière.En la réalisant, Molson put s\u2019établir dans le milieu hétérogène de Montréal, pourvoir largement aux besoins de sa famille, et faire donner une solide éducation à ses trois fils.\u2022 La déclaration de guerre avec les Etats-Unis fut proclamée le 18 juin 1812.Les gens de la Nouvelle-Angleterre firent alors observer de façon quelque peu sardonique que Montréal devrait ériger un monument au président Madison, parce qu\u2019aucune autre ville ne tirerait plus de profit de sa politique ; en réalité Montréal en profita beaucoup.Le seul des Molson qui ne fut pas * *iêlé à la guerre fut Thomas, qui demeura à la brasserie pour assurer les rafraîchissements aux soldats appelés à défendre les approches (Champlain-Richelieu) de la ville.Tous les autres membres de la famille Molson servirent sous les drapeaux, et inaugurèrent ainsi une tradition de famille demeurée en vigueur jusqu\u2019à nos jours : John Molson comme lieutenant, puis comme capitaine du « 5th Battalion Select Embodied Militia of Lower Canada » ; John junior comme cornette de la « Royal Montreal Troop of Cavalry », et William comme enseigne du «1st Battalion Montreal Militia ».\u2022 Le cinquième bataillon, dans lequel John Molson fut promu, était presque entièrement composé de Canadiens-français.Il était connu sous le nom de « Bataillon du Diable », et il fut réorganisé plus tard sous le nom de « Chasseurs Canadiens ».On comptait parmi ses officiers Louis-Michel Viger, qui devint plus tard, avec Molson, capitaine dans le même bataillon.Avocat de profession, Viger fut également par la suite membre de l\u2019Assemblée Législative.\u2022 John Molson mourut le 7 janvier 1836, dans sa retraite de l\u2019île Sainte-Marguerite.Et selon une tradition familiale, notée par son fils Thomas, le patriarche aurait été la victime de « pilules de charlatan ».Il avait été malade, mais sa vitalité était telle qu\u2019il fallait bien trouver quelque raison extraordinaire, et même dramatique, pour expliquer pourquoi il n\u2019avait pas vécu encore vingt ans.a t c\u2019est pourquoi\u201d, poursuivit l\u2019affable lion, \u201cla Bière Dorée de Molson * J \u2014 dont je suis le symbole \u2014 s\u2019est acquis si vite une telle popularité.Elle engendre la joie.\u201d \u201cMais comment une bière peut-elle être ainsi?\u201d demanda le champion skieur.\u201cC\u2019est une question de goût\u201d, expliqua Léodor.\u201cLa Bière Dorée de Molson est légère et moelleuse.Elle flatte votre palais, gagne irrésistiblement votre sympathie et votre affection jusqu\u2019à ce qu\u2019elle se soit imposée définitivement à votre goût.\u201d La Bière Dorée de Molson est plus légère et mieux équilibrée.Elle correspond exactement à la tendance moderne en faveur de breuvages qui n\u2019alourdissent pas .mais elle n\u2019en conserve pas moins toute la saveur et toute la \u201cvigueur\u201d d\u2019une vraie bière.Votre bière doit être légère?Goûtez à la Bière Dorée de Molson ! Votre bière doit être savoureuse?Vous pouvez vous fier à l\u2019étiquette de la bière dont Léodor est le symbole.BIERE DOREE AU PIED DU COUPANT ou l'Histoire Molson, racontée par Merrill Denison.Traduction Alain Grandbois.Plusieurs chroniqueurs affirment que la brasserie Molson fut fondée en 1786, et c\u2019est bien en cette année-là que John Molson établit solidement son industrie.Mais en fait, il y avait quatre ans déjà qu\u2019il existait une petite malterie-brasserie à cet endroit même, au pied du Courant Sainte-Ma- rie, dans le port de Montréal, là où s\u2019élève maintenant l\u2019immense établissement Molson.Les archives nous apprennent également que lorsque le bateau qui amenait John Molson pénétra dans le port de Québec, le 25 juin 1782, le jeune homme était déjà en relations avec Thomas Loid, le propriétaire de cette petite entreprise à laquelle il devait bientôt s\u2019intéresser.\u2022 Le premier John Molson du Canada naquit le 28 décembre 1763, à Snake Hall, Moulton, dans le comté de Lincolnshire, Angleterre.Les archives familiales font remonter la généalogie des Molson au règne de Richard II, dont l\u2019existence dramatique et bouleversée fut brusquement interrompue pendant la révolution de 1399.Au-delà de ce règne, on perd la trace des Molson.\u2022 John Molson avait maintenant vingt-huit ans et il y avait six ans \u2014 depuis -Pour être/?(y?u/atre, i//aut être si/mjpatÂtçrue\u201d déclara Léodor Montréal, avril 1955 15 ¥ A O\t* L\u2019argent ne fait pas fs le bonheur Le bonheur ne s'achète pas.Ces vieux axiomes dont on se moque dans le besoin et aux fins de mois difficiles seraient-ils défendables ?On le croirait à pénétrer dans la vie intime de ces célèbres milliardaires américaines.UOIQU'ON en pense, même aux Etats-Unis, I l'argent n'achète pas tout, n'accorde pas M toutes les licences.Ainsi, il s'est formé dans la Haute Société américaine, une caste très fermée dont les membres composent le Social Register (en français, le Bottin mondain).Ce privilège très recherché exige cependant l'observance de certaines règles auxguelles on ne peut déroger sans déchoir en dépit de tous les millions du monde.Ont été rayés du Registre, pour citer des noms célèbres : \u2014 Gloria Vanderbilt, en épousant en 1941, elle avait 17 ans, Pat (Pasquale) de Cicco, agent à Hollywood.Elle divorçait quatre ans plus tard et devenait la femme de Léopold Stokowsky, célèbre chef d'orchestre, avec qui elle est en brouille depuis quelques mois ; Doris Duke, lors de ses démêlés avec James H.R.Cromwell au moment de leur divorce ; Polly Lauder quand elle épousa le boxeur Gene Tunney ; Barbara Hutton à la suite de son divorce avec le Prince Alexis Mdi-vani.Cette dernière a irrité l'opinion publique à plusieurs reprises par ses nombreux divorces.Il a fallu son cinquième échec conjugal pour lui ramener la sympathie de la foule qui a compris alors qu'on peut être à la fois multimillionnaire et malheureuse.Orpheline de mère, l'héritière des Wool-worth, fut une fillette timide, délaissée et méfiante.Il semble que toujours, elle fut obsédée par cette phrase de son père : \"Personne ne t'aimera pour toi-même, mais toujours pour ton argent\".A 14 ans, son revenu s'élevait à $60,000.Elle reçoit de plus $500,000 pour acheter, décorer et mettre sur pied un appartement sur la 5e Avenue.Un wagon particulier de chemin de fer demeure à sa disposition de même que la somme de $36,000 pour ses frais de déplacement.Ce qui n'empêche pas qu'un étranger doive lui servir d'escorte, le soir de ses débuts dans le monde, puisqu'elle ne connaît personne.Elle devient, dès lors, le pot de miel que se disputent un essaim de mouches.Le Prince Alexis Mdivani, le plus empressé de ses courtisans, devient son premier époux.Agé de 26 ans, russe d'origine, ce prince au titre usurpé reçoit en cadeau de noces un revenu de $50,000 l'an.La fastueuse céré- L Rangée du haut, de gauche à droite: BARBARA HUTTON, héritière de ta fortune Woolworth ($100,000,-000).\u2014 POLLY LAUDER, épouse de Gene Tunney, n'entre pas dans la catégorie des malheureuses millionnaires.Heureuse en ménage, elle n'a eu que le malheur d'être snobée par la haute société.\u2014 Ci-dessus, DORIS DUKE (les tabacs) n'est plus du grand monde depuis son divorce avec H.R.Cromwell, ancien ambassadeur des Etats-Unis au Canada ; GLORIA VANDERBILT, successivement épouse de Pat de Cicco et de Léopold Stokowsky.Photos Canada Wide.monie du mariage terminée, les premiers mots de l'époux à son épouse dans l'intimité conjugale, furent : \"Tu es trop grosse\", prononcés d'un ton glacial.Une diète lui fait perdre 40 livres et sa santé.Un Palais à Venise ($2,000,-000) et un équipage de \"polo-ponies\" comptent parmi ses générosités à l'égard du Prince.Deux ans plus tard, ils divorcent à Reno et, le lendemain, Barbara se transforme en Comtesse Curt Haugwitz-Reventlow, femme d'un noble Danois, rencontré deux mois auparavant.Généreuse, elle lui donne en cadeau de mariage la jolie somme de $1,500,000 et ils se construisent un des hôtels particuliers les plus somptueux de Londres.Contrairement à son prédécesseur qui délaissait sa femme, le Comte se préoccupe de sa sécurité.Ce sentiment s'accentue et devient obsession après la naissance de leur fils Lance dont il craint l'enlèvement.Y voyant une preuve d'amour, elle se réjouit un moment puis survient la crise .Le divorce, prononcé en 1941, l'oblige à céder à son mari $2,000,000 et la garde de l'enfant qu'on lui laissera deux mois chaque été.Un an s'écoule et elle épouse Cary Grant.Ils ont, semble-t-il, quelques mois de bonheur.Celui-ci peut, tout au moins, acquitter lui-même les factures .A l'origine, le conflit se limite à leurs sentiments réciproques envers leurs précédents conjoints mais une bataille sociale se livre dans leur salon \u2014 les amis titrés de Barbara versus les copains de Hollywood de Cary.Ils se séparent en 1945 et elle décide alors de ne plus se remarier.En 1947, elle prend mari pour la 4e fois, l'élu : le Prince lithuanien Igor Troubetzkoy.Elle réalise son erreur quelques semaines plus tard .époque où elle ressent aussi les premières atteintes\t[ Lire la suite page 70 ] 'em Anthony Blotta a créé ce costume printanier avec un lainage Lesur de deux tons de rose, la jaquette framboise sur une robe de ton plus pâle.Chapeau de John Frederics.Une broderie de perles baroques, de fil d'or et de strass donne une richesse orientale à ce manteau de laine brossée Originala.Petit trotteur en tweed beige et brun pour les premiers beaux jours.La taille est marquée d'une bande droite boutonnée au dos.Chapeau Emme.Tailleur ajusté en mohair de laine et soie de Ben Zuckerman.Les poches placées en diagonale et le col matelot sont deux notes nouvelles.La ligne sinueuse et le dessin écailles de serpent sont les deux points saillants de ce modèle habillé, relevé d'une cravate plissée en organza de soie.Sur un petit calot de velours sont cousus des pétales de Bakou marine ourlés de velours.Laddie Northridge appelle sa création Jardin enchanté.La robe de twill de soie à pois bruns sur fond noir est de Claire McCardell, comme les boucles d'oreilles et les gants.Remarquez la ceinture ajustée en cuir verni et les boutons de jais.Robe du soir d'Hannah Troy qui a de la distinction et de la grâce.Corsage en dentelle Chantilly et jupe d'organza de soie réunis par une ceinture de taffetas drapé.Cette redingote au dos blousant est en tweed de coton français noir et blanc bordé de lainage noir.(Collection Monte-Sano et Pruzan). .1 'jfcrjsr.mm ' ^ e \t L'une des pièces du pavillon d'Esthétique industrielle du Canada à la Xe Triennale de Milan (1954), où notre pays fut représenté par son ambassadeur en Italie, M.Pierre Dupuy, et M.Donald W.Buchanan, de la Galerie Nationale d'Ottawa.Le Canada est également représenté en ce moment au Salon des Arts Ménagers de Paris.INDUSTRIELLE AU CANADA L\u2019Art est la perfection de l\u2019utile.Cette heureuse formule de Georges Bouchard, professeur d\u2019esthétique à la Sorbonne, semble créée expressément pour servir de devise à notre Conseil d\u2019Esthétique industrielle (National Industrial Design Council).Cet organisme, de fondation récente (1946), relève de la Galerie Nationale du Canada.Son but est de valoriser l\u2019objet utilitaire, de faire de toutes les choses pratiques, d\u2019usage courant, des choses de beauté, \u2014 qu\u2019il s\u2019agisse aussi bien d\u2019un fer à repasser que d\u2019une lampe, une chaise ou une poignée de porte.Le premier grand maître en esthétique industrielle moderne, son créateur même, vit encore ; c\u2019est Raymond Loe-wy, un styliste français domicilié à New-York à qui on doit les lignes profilées des paquebots, des locomotives et des autos d\u2019aujourd\u2019hui.Dès après la guerre, en 45, des écoles d\u2019art industriel s\u2019ouvrirent à Londres, Bruxelles et autres grandes villes européennes et américaines.Au Canada, c\u2019est le Gouvernement même, par l\u2019intermédiaire des administrateurs de la Galerie Nationale, qui fonda un Conseil d\u2019Esthétique industrielle composé d\u2019une vingtaine de bénévoles recrutés parmi les directeurs d\u2019écoles d\u2019architecture et spécialisées ainsi que les industriels de tout le pays.Son vice-président est M.Jean Deux réalisations \"formes utiles\" : une chaise au siège et au dossier en cordes de nylon, signée Jacques Guillon, de Montréal ; un fauteuil aluminium et nylon de Julien Hébert, aussi de Montréal.M.Raymond, de Montréal.Son âme dirigeante, M.Donald W.Buchanan, d\u2019Ottawa.Au coeur même d\u2019Ottawa, rue Elgin.existe un Centre d\u2019art industriel qui vaut la visite.Vous le trouverez entre l\u2019hôtel des Postes et l\u2019hôtel Elgin, à deux pas du Confederation Square. îlotto toman d'amouX, JA,aqda Cantina r » vU ^ vi^l J #7.,^ \\i/ \\Jy 1 TaTl ORINNE SANTERRE traversait d'un pas rapide la place de la Porte d'Auteuil.Le soleil de juin à son zénith répandait sur le gravier des ronds-points une couleur jaune uniforme si éclatante que chaque passant tirait de sa poche ou de son sac une paire de lunettes noires pour protéger ses yeux.Ceux qui n'avaient pas eu la précaution de se munir de cet objet, clignaient des paupières, éblouis, presque aveuglés.Corinne Santerre avait chaussé son ravissant petit nez de lunettes ultra-modernes, cerclées d'un mince fil d'or, remontant vers les tempes en une pointe audacieuse et vaguement méphistophélique.Corinne n'avait du diable que la forme des verres teintés.C'était une charmante jeune fille de vingt et un ans.Elle était grande, châtain doré et portait avec aisance un ensemble de toile jaune pékinée de blanc.Une éclatante fille, en vérité, et qui semblait faire corps avec le paysage étincelant et doré.Cependant, elle aspirait à l'ombre protectrice du Bois de Boulogne.C'était pour cette raison qu'elle traversait la Place d'un pas rapide et, aussi, parce qu'elle avait un rendez-vous.Dès qu'elle se trouva sous les marronniers, elle retira ses lunettes et promena sur les verdures d'alentour le clair regard de ses yeux bruns, mouchetés de paillettes métalliques.Elle atteignit la grille monumentale fermant les jardins de l'horticulteur de la Ville de Paris, elle poussa une petite porte et le gardien s'approcha pour lui remettre un billet d'entrée qu'elle paya distraitement, cherchant du regard l'amie qui lui avait dit : \"Je serai à midi dans le jardin de l'horticulteur .\" Décidément, son amie Sibyl Campbell était en retard.Corinne s'assit sur un banc solitaire, près d'un acacia comblé de fleurs et d'abeilles.Corinne Santerre était la fille unique d'un riche fabricant de maroquinerie qui employait une centaine d'ouvriers spécialisés.Il possédait en outre, un magasin de vente rue La Boétie, un bel appartement avenue Mozart, quelques propriétés d'agrément de-ci de-là, une belle voiture et, ce qui expliquait tout, le sens des affaires.M.Santerre et sa femme eussent aimé avoir un fils, cependant, quand ils comprirent que Corinne, intelligente et moderne, ferait un excellent successeur, ils s'en montrèrent enchantés.M.Santerre aimait les précisions et faire chaque chose en son temps.Il décida que, avant vingt et un ans, Corinne devait acquérir une solide culture générale, une ou deux langues étrangères et profiter de sa jeunesse.Après, il l'initierait aux travaux de la fabrique et à ses futures responsabilités.Corinne avait passé avec succès son second baccalauréat, elle connaissait l'anglais et l'allemand et, ayant atteint l'âge fatidique fixé par son père, elle s'apprêtait, après les vacances, à devenir son brillant second.Corinne consulta sa montre : midi dix, Sibyl Campbell était rarement exacte, mais aujourd'hui, elle aurait dû être à l'heure.La veille, elle avait dit à Corinne en lui fixant le rendez-vous : \"Il faut absolument que tu connaisses Alan .\" Ah ! cet Alan, rencontré au Club Britannique, Sibyl lui en rebattait les oreilles depuis une semaine.Comment la timide jeune fille avait-elle pu s'emballer ainsi ?Sibyl Campbell était Anglaise et orpheline.Un avion désemparé s'était abattu sur l'immeuble de ses parents : ils avaient péri dans la catastrophe.A cette époque, à peine adolescente, elle était en pension en Ecosse.Un tuteur fut nommé : Thomas Weller, homme d'affaires de sir Donald Campbell et, d'ailleurs, vaguement son parent.Il s'était rendu, tout aussitôt, auprès de sa pupille.Celle-ci gardait de lui un souvenir épouvanté.Il lui avait prononcé, sans émotion, l'horrible catastrophe et le désir de ses parents de la faire éduquer dans une institution française, de préférence à Paris.Après une période de lourd chagrin, Sibyl s'était adaptée à la France grâce à Corinne Santerre.Les deux jeunes filles, du même âge, fréquentaient les mêmes cours.Elles avaient rapidement sympathisé.Leurs liens d'amitié se resserrèrent quand Corinne se mit à l'étude de l'anglais.M.et Mme Santerre avaient accueilli chez eux l'amie de leur fille, désireux de donner à l'orpheline l'impression qu'elle avait une famille.Les deux amies se voyaient chaque jour, passaient leurs vacances dans une des propriétés de M.Santerre et ne pensaient pas qu'un tel programme pût changer un jour.Cependant, à la rentrée, Corinne allait s'initier aux travaux de la fabrique paternelle et voici que Sibyl désirait lui présenter cet Alan Howle qui, peut-être, séparerait bien davantage les deux amies.\u2014 Il ne pouvait pas rester en Angleterre cet indésirable ?grommela Corinne à mi-voix.C'est à ce moment de ses réflexions qu'elle vit arriver son amie.Sibyl poussa, elle aussi, la petite grille, le gardien s'avança et reçut le prix des entrées de la main d'un grand jeune homme blond.Ils formaient tous deux un couple si charmant que Corinne s'en voulut immédiatement d'avoir formulé des doutes quant au goût de son amie.Sibyl Campbell était presque aussi grande que son amie, plus menue.Elle possédait, elle aussi, des cheveux châtains, mais moins lumineux que ceux de Corinne.Ses yeux étaient mordorés et reflétaient pour l'heure, la joie la plus vive.Elle présenta le jeune homme qui l'accompagnait : \u2014 Alan Howle, junior .Il avait ce visage rose et un peu enfantin des Anglais quand ils sont jeunes, des yeux de myosotis qui lui donnaient l'air timide.Il était invraisemblablement mince et long, un peu efflanqué.Corinne, en lui tendant la main, le jugea plaisant à regarder.Le trio s'assit sur le banc, sous l'acacia, Sibyl au milieu et elle entreprit d'annoncer à son amie une nouvelle qui 20 La Revue Populaire m - *.ytrisjtftMÛUï1 ¦ ¦ Le Perkeo I Voigtlànder Vaskar, lentille Ï4.5, pour photos flash.Noir et blanc ou en couleurs.Faites-vous montrer au magasin les Caméras et accessoires Voigtlànder.Canadian Distributors Gevaert (Canada) Limited 345 Adelaide St., Toronto, Ont VOIGTLANDER .pour ses lentilles vraiment supérieures Avec les lentilles Voigtlànder, vos photos seront au point, précises et contrastantes.Les lentilles interchangeables du VOIGTLANDER Prominent (illustré ci-dessus) vous assurent une 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Comme son amie n\u2019avait pas la réaction qu\u2019elle escomptait, Sibyl insista : \u2014\tLe Sussex !.C\u2019est là que se trouve ma propriété de Blue Hill.Alan la connaît très bien, ses parents possèdent un élevage de chevaux de course à moins de vingt kilomètres.Le jeune homme intervint d\u2019un ton placide : \u2014\tMes parents ont connu vos parents, Sibyl, et je me souviens de vous quand vous portiez vos nattes enroulées autour de votre tête.Miss Campbell était visiblement navrée : elle ne se souvenait pas du tout de l\u2019adolescent qu\u2019il devait être à cette époque.Elle se pencha vers Corinne, silencieuse : \u2014\tAlan connaît aussi un peu mon tuteur.Elle fit une légère grimace et le jeune homme appuya : \u2014C\u2019est un homme renfermé, très peu sociable.Il vient rarement à Blue Hill.Pour le moment, le souvenir de Thomas Weller ne vint pas assombrir sa pupille.\u2014\tC\u2019est vraiment merveilleux que nous soyons presque des amis d\u2019enfance.\u2014\tOh ! oui, c\u2019est merveilleux, approuva le jeune homme avec conviction.Allons, cet Alan avait de bons réflexes \u2014 pour Corinne les réflexes étaient \u2018d\u2019une importance primordiale.\u2014\tElle perdit son aspect renfrogné.Même un sourire étira ses lèvres et fit scintiller les paillettes métalliques de ses yeux.Aussitôt, Sibyl se réjouit : \u2014 Ah ! enfin, je commençais à m\u2019inquiéter devant ton visage grave.Est-ce mon retard qui t\u2019a contrariée ?Excuse-moi, ô ma belle au sourire enchanté ! Depuis le jour où Sibyl, petite adolescente transplantée, accablée sous le poids d\u2019un double deuil, avait rencontré Corinne, elle lui avait donné ce surnom.Plus tard, elle lui apprit que son visage avait été comme une lumière au milieu de sa triste nuit.Le sourire enchanté s\u2019accentua : Corinne prenait du bon côté l\u2019intrusion de « l\u2019indésirable ».Aussitôt, la conversation devint générale.Corinne voyant son amie heureuse % de la coïncidence qui faisait d\u2019Alan un voisin de sa propriété, s\u2019empressa de demander des renseignements sur la région.\u2014 Un coin très beau, dit le jeune homme, beaucoup de magnifiques pâturages entre de vertes collines qui se teintent le soir de brouillard bleu.Des ruisseaux circulent comme des artères chargées du liquide de vie.Les jardins sont de vrais décors de théâtre.\u2014 Et Blue Hill ?demanda Corinne.\u2014 Je me souviens d\u2019un joli manoir, répondit Sibyl, il était gai et tout fleuri à l\u2019époque.Alan secoua la tête comme pour chasser une évocation : \u2014 Il est assez triste, maintenant, quoique bien entretenu.Vous y viendrez bientôt, Sibyl ?Le visage de la jeune fille s\u2019assombrit : \u2014 Pour dire vrai, j\u2019aurais aimé vendre.Toutes les fois que je pense à Blue Hill, à l\u2019immeuble de Londres écroulé sur mes pauvres parents, j\u2019éprouve une sorte d\u2019oppression qui s\u2019explique par l\u2019horreur même du drame.\u2014 Le Sussex est pour vous, comme pour moi, le pays natal.si vous le retrouviez, il aurait tôt fait de vous reconquérir.Vous sentiriez résonner en vous toutes les vibrations ancestrales si- profondes.\u2014 Il rougit comme une jeune fille pour fournir une excuse.\u2014\tnous sommes très sentimentaux, en Angleterre.\u2014 Je voulais vendre, reprit Sibyl, mais maintenant j\u2019irai au moins me rendre compte sur place.Elle ne dit pas ce qui avait pu la faire changer d\u2019idée ; mais Corinne pensa que ce n\u2019était pas seulement l\u2019enthousiasme lyrique d\u2019Alan pour le Sussex natal, mais bien le jeune homme lui-même.Décidément, c\u2019était sérieux.Elle soupira et se dit avec la sagesse d\u2019un vieux philosophe qu\u2019il n\u2019y avait pas à aller contre la vie et elle consulta sa montre : \u2014\tMidi quarante-cinq ! N\u2019oublions pas l\u2019heure du déjeuner.Mon père se met à table à 13 heures précises, c\u2019est un être ponctuel.Elle se leva, le couple l\u2019imita, mollement.Puis ils gagnèrent tous trois la grille de sortie, l\u2019allée du bois sous les marronniers exténués de chaleur et la place où Alan prit congé.Il devait déjeuner au cercle britannique avec un ami.Dès qu\u2019il fut monté dans l\u2019autobus 52 qui le mènerait à l\u2019Etoile, Sibyl passa son bras sous celui de son amie et demanda : \u2014\tTon avis, chérie ?\u2014 Un peu prématuré pour émettre un jugement : je connais à peine ce jeune homme.As-tu quelques renseignements sur lui, sur sa famille ?\u2014 Je t\u2019ai dit que je l\u2019avais trouvé plusieurs fois sur ma route, chez le professeur Godwin, à l\u2019ambassade britannique, je dois ajouter que j\u2019ai eu chaque fois l\u2019impression qu\u2019il m\u2019attendait.Ce n\u2019était pas désagréable.Elle rit et continua son exposé : \u2014 Finalement, nous avons joué au tennis ensemble, Alan m\u2019a appris qu\u2019il était en France pour un mois de vacances et qu\u2019il trouvait Paris une ville absolument « adorable ».J\u2019ai pris cela pour un compliment personnel.Cette fois, elles rirent toutes deux, immobiles au bord du trottoir, attendant que le feu vert se rallumât pour leur laisser le passage libre au coin du boulevard Murat et de la place.Puis elles gagnèrent le trottoir opposé, les arcades du viaduc et la rue d\u2019Auteuil.Là, elles reprirent leur conversation.\u2014 En ce qui concerne sa famille, dit Sibyl, je sais que ses parents possèdent un important élevage de chevaux de course.Alan en parle avec enthousiasme.Il est fils unique, il prendra la succession de son père.\u2014 Comme moi, dit Corinne.Son amie la regarda avec une sorte de surprise comme si la jeune fille se révélait pour la première fois.\u2014 C\u2019est vrai, dit-elle, tu es vouée à devenir une sorte de chef d\u2019entreprise.Je suis sûre que tu seras très capable.Moi, j\u2019aurais peur de tant de responsabilités.Je préfère un mari, des enfants, une vie plus calme.\u2014 L\u2019un empêche pas l\u2019autre.J\u2019espère bien dénicher un époux à mon goût, moi aussi.\u2014 Te rends-tu compte de ce que tu viens de dire ?Corinne examina son amie avec un peu d\u2019incompréhension dans le regard : \u2014 Qu\u2019ai-je dit ?\u2014\t« Moi aussi ».Cela signifie que j\u2019ai trouvé le mari rêvé, à ton avis ?\u2014 Quelle subtilité.Tu tiens à ce que je te fasse des compliments d\u2019Alan Howle junior.Eh ! bien, je le trouve « possible ».Il La porte de l\u2019appartement avait été entrebâillée par les soins de Mme Santerre désireuse de hâter l\u2019entrée des deux jeunes filles.De l\u2019antichambre, elles aperçurent trois personnes dans le salon : M.Santerre, debout près d\u2019un meuble, sa femme assise aux côtés d\u2019une visiteuse ; Mlle Leblanc, directrice de la pension de Sibyl.Tout de suite, la jeune Anglaise sut de quoi il s\u2019agissait : Sur la table, un papier palpitait dans le courant d\u2019air.Elle reconnut les habituelles lettres à la machine et l\u2019en-tête de son tuteur.Les nouvelles arrivantes échangèrent des salutations avec les personnes présentes, puis Mlle Leblanc dit à son élève : -\u2014M.Thomas Weller m\u2019a écrit.Sa lettre est arrivée alors que vous veniez de partir pour le tennis.Sachant que vous déjeuniez ici, je suis venue vous la communiquer.et prendre conseil de M.Santerre.Celui-ci ne semblait guère s\u2019émouvoir de l\u2019effervescence causée par cette lettre.Il dit tranquillement : \u2014 Passons à table, si vous le voulez bien, puisque Mlle Leblanc nous fait le plaisir d\u2019accepter notre déjeuner.Nous parlerons de cette affaire.Dès qu\u2019ils furent assis, la femme de [ Lire la suite page 22 ] Montréal, avril 1955 21 i * ** .'s*-** yARDltY inat* LAVENDER.LONDON \u2014TORONTO CONTENTS 5 FL OZS.*53» i : Vous êtes jolie parce que Vemploi de la Lavande Yardley vous êtes ravie par Il s\u2019agit tellement plus qu\u2019une essence parfumée.La Lavande Yardley est un ravissement.Rien ne saurait mieux vous rafraîchir.Aucun autre arôme ne pourrait vous donner aussi longtemps la sensation de fraîcheur.Appréciez la Lavande Anglaise sous ses nombreuses formes.Lavande à partir de $1.25; Savon en boîte de 3, $1.50.Pour le ravissement le plus frais et le plus jeune au monde 22 La Revue Populaire | < mw I sim.w* Pour leurs années de croissance .ces meubles \u201ctransformables N\u2019oubliez pas que les différents meubles des mobiliers Vilas de chambre à coucher, salle à manger ou vivoir peuvent toujours être achetés un à un.Voyez l\u2019assortiment complet des meubles Vilas dans notre nouveau catalogue.Pour se le procurer gratuitement, il suffit d\u2019écrire à Vilas Furniture Company Ltd., Cowansville, P.Q.Le merveilleux fini \\tki-Seul est une exclusivité Vilas *M.F.DÉP.CAN.FURNITURE COMPANY LIMITED Et il est si facile de le transformer! 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je n\u2019irai pas en Angleterre toute seule, précisément parce que je dois y rencontrer mon tuteur.Corinne lui tapota la main jour l\u2019engager à plus de modération.Pendant ce temps, la femme de chambre emporta les coupes vides et servit un turbot auquel Sibyl, l\u2019appétit coupé, ne toucha pas.Mlle Leblanc résuma alors à son élève la teneur de la lettre arrivée le matin : Thomas Weller désirait rendre compte de sa tutelle à la jeune fille majeure, il l\u2019invitait à se rendre à Londres où il l\u2019accueillerait avec plaisir dans sa famille.\u2014 Comment un homme pareil peut-il avoir une famille ?s\u2019exclama Sibyl.\u2014 Allons ! allons ! petite fille, gronda M.Santerre, votre tuteur n\u2019est pas un ogre.Il faut aller à Londres parce que c\u2019est votre devoir, envers vous-même et envers la mémoire de vos parents.Ceux-ci ont choisi Thomas Weller, ils avaient assurément de bonnes raisons.\u2014 Je me demande précisément depuis quelque temps si mes parents l\u2019ont réellement choisi.Peut-être était-il un bon homme d\u2019affaires sous le contrôle de mon père.En tout cas, il s\u2019est peu préoccupé de moi.Sibyl, la timide, avait, en même temps, l\u2019air agressif et désemparé.Corinne intervint avec son calme habituel, entre deux bouchées de turbot : \u2014 Si personne n\u2019y voit d\u2019inconvénient, je pourrais t\u2019accompagner en Angleterre.\u2014 C\u2019est précisément ce que je voulais proposer, dit M.Santerre qui échangea un sourire complice avec sa fille.Corinne est majeure, nous l\u2019avons élevée dans des principes stricts mais modernes, elle peut commencer à prendre certaines responsabilités.Sibyl retrouva un sourire tremblant et avoua : \u2014 Si Corinne veut bien m\u2019accompagner, c\u2019est tout à fait différent.Je la crois capable de tenir tête à ce sinistre homme noir.En même temps, elle pensa à Alan qui allait rentrer dans le Sussex, bientôt, et elle rougit comme prise en faute.Si M.Santerre avait connu les motifs qui troublaient la jeune fille, nul doute qu\u2019il n\u2019eût fait remarquer à Mlle Leblanc la différence d\u2019éducation des deux amies.Mais il ignorait jusqu\u2019à l\u2019existence d\u2019Alan Howle junior.En revanche, Corinne connaissait le jeune homme, elle se dit que ce voyage pouvait, par la même occasion, apporter des renseignements précis sur celui qui arborait tant de romantisme en parlant de son pays natal.Avec l\u2019aimable versatilité de la jeunesse, son principal tourment étant atténué, Sibyl ressentit une faim de loup ; elle dévora en quelques bouchées le turbot refroidi et fit honneur au rôti qui lui succéda.\u2014 J\u2019ai un représentant à Londres, dit M.Santerre.Je lui passerai un ordre pour qu\u2019il tienne des fonds à la disposition de Corinne.De plus, Ben David est un garçon précieux, nos deux voyageuses trouveront près de lui aide et conseils.Il se tourna vers Mlle Leblanc et lui dit : \u2014 De cette façon, vous pourrez accompagner vos élèves au Tyrol.Ecrivez dans ce sens à Thomas Weller.\u2014 Je crois que Miss Campbell devrait ajouter une lettre à la mienne, avança Mlle Leblanc.Sibyl était enchantée de l\u2019arrangement, elle accepta donc avec empressement : \u2014 Je lui dirai que j\u2019arriverai avec une amie, que je suis heureuse de revoir l\u2019Angleterre et.enchantée de connaître la famille de mon tuteur ! \u2014 Parfait, approuva M.Santerre.De mon côté, je vais écrire à Ben David aujourd\u2019hui même et je m\u2019occupe des passeports.Quand on se leva de table, après le café, Sibyl reconduisit sa directrice jusqu\u2019à la porte de l\u2019immeuble, M.Santerre ayant offert à Mlle Leblanc de la déposer à son école en regagnant lui-même sa fabrique.Puis elle alla rejoindre Corinne qu\u2019elle trouva en train de consulter une carte du Sussex.\u2014 Je connais Londres, dit Mlle Santerre, pour y être allée plusieurs fois avec mes parents, mais j\u2019ignore à peu près tout du Sussex.et je présume que nous y irons ! \u2014 Oh ! oui, fit la jeune Anglaise qui compléta sa pensée :\tEst-ce que j\u2019a- vertis Alan de ce voyage ?\u2014 Pourquoi pas ?Sibyl prit cela pour me autorisation à se servir du téléphone.Elle composa le numéro du Cercle britannique et obtint sans attendre le jeune homme au bout du fil : \u2014 Alan.une grande nouvelle : mon tuteur me réclame.Je vais aller en Angleterre avec mon amie Corinne.Mlle Santerre perçut, de loin, un léger bruissement d\u2019exclamations jo-[ Lire la suite page 26 ] Montréal, avril 1955 23 POUDINGS tapioca P * ; B éÊÊ AU TAPIOCA: Orange-noix de coco Chocolat Vanille BIEN SÛR QU\u2019IL Y A UNE DIFFERENCE DANS LES POUDINGS AU CHOCOLAT! J Voilà pourquoi les enfants préfèrent les poudings crémeux Jell-O à toute autre marque! 2\tUn pouding Jell-O constitue un régal tellement facile et rapide à préparer! 3\tDeux avantages merveilleux: c\u2019est un pouding exquis et la meilleure garniture de tarte! Et pour quelques cents à peine! (P.S.Essayez aussi les savoureux poudings au tapioca Jell-O; c*est un vrai régal pour toute la famille.) POUDINGS Vanille Chocolat Butterscotch Jell-O est une marque déposée, appartenant, au Canada, à General Foods, Limited JP-65MF .;r;g'fy.TELS SONT LES PANORAMAS MERVEILLEUX que vous pourrez contempler des nouveaux wagons à dôme-observatoire du Pacifique Canadien en traversant les Montagnes Rocheuses.Nouvel horaire p» A C » F I Ç?.Le (?acifiq ueGxMxuHieM présente le premier train aérodynamique en acier inoxydable avec wagons a dôme-observatoire.uirlrà | SiÊê * m| VOYEZ LES ROCHEUSES à travers la coupole vitrée des nouveaux wagons panoramiques du Pacifique Canadien.Un poste d'observation de choix pour admirer les paysages.UN DÉCOR CANADIEN fait le charme de ce salon roulant.Savourez vos rafraîchissements sous des fresques peintes spécialement par des artistes canadiens de renom_ \"COACHES\u201d DE LUXE À PRIX MODIQUES.Ample espace, confort parfait.Les fauteuils ont des appuis-jambes et un dossier inclinable.Toutes les places sont réservées. beaucoup plus rapide entre Montréal et Vancouver.Tout le confort possible, sans supplément! 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Plus de jfjfWfej;.blancs d'oeufs gaspillés! \" -\u2022 [ Suite de la page 22 ] yeuses, puis le jeune homme expliqua quelque chose.\u2014 Oui, répondit Sibyl, je vous préviendrai.Encore un échange de gracieuses amabilités, et la jeune fille raccrocha.Aussitôt Corinne se moqua de son amie avec enjouement : \u2014 Pas besoin d\u2019être devin pour affirmer que le jeune blond aux yeux de myosotis désire ardemment rentrer en Angleterre.autant que possible p?r notre bateau ! \u2014 Tu me donnes tort ?\u2014 Mais non ! Ne suis-je pas un chaperon très présentable : j\u2019ai trois mois de plus que toi ! Elles éclatèrent d\u2019un beau rire jumelé puis elles se penchèrent ensemble sur la carte du Sussex.Pourtant, au bout d\u2019un moment, les craintes de Sibyl revinrent l\u2019assaillir : \u2014 Je ne connais pas la famille de mon tuteur, j\u2019espère qu\u2019elle n\u2019est pas à son image.Tu resteras toujours près de moi, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Ne crains rien, colombe effarouchée, je te prends sous mon aile.Au fond, je suis très flattée de la confiance d\u2019un être aussi remarquable que mon père.Elle rayonnait, heureuse de se sentir forte au moral, estimée des siens, aimée de chacun, et elle arborait le sourire enchanté qui avait si souvent réconforté son amie.Ill La Manche avait des teintes opalines zébrées de reflets d\u2019argent.Quelques nuages blancs, légers, couraient sur les pistes du ciel comme pressés d\u2019aller à un rendez-vous.Des marsouins accompagnaient le ferry-boat et leurs évolutions servaient de distractions aux passagers pendant la courte traversée.Mlle Santerre et Miss Campbell avaient abandonné leur compartiment pour prendre l\u2019air sur le pont plat.Corinne, vêtue d\u2019un strict tailleur gris, essayait, penchée vers la mer, d\u2019intéresser son amie aux évolutions des bêtes si heureuses de vivre ; mais Sibyl avait perdu son enthousiasme du début.Appuyée à la rambarde, elle venait de passer un manteau beige, léger, par-dessus une robe de même teinte ; elle se plaignait du vent frais qui soufflait parfois, embroussaillant les cheveux, faisant voltiger les écharpes.La jeune Anglaise ne prenait un visage souriant que quand Alan demandait à lui tenir compagnie et encore montrait-elle son inquiétude.Corinne l\u2019avait vue s\u2019assombrir de minute en minute depuis le départ de Paris.Elle profita de leur quasi-solitude, alors que le vent et un léger roulis avaient chassé la plupart des passagers vers le bar, ou vers leur compartiment, pour poser une question : \u2014 Es-tu souffrante?Veux-tu que nous allions.\u2014 Non, non! interrompit Sibyl, je suis très bien ici.Alan va revenir.Il est allé saluer quelques personnes de connaissance.\u2014 J\u2019espère que la vue de ce charmant jeune homme aux yeux bleus te redonnera le sourire ?.\u2014 Je suis inquiète, rétorqua la jeune Anglaise, à quoi bon y revenir ?C\u2019est toujours la même inquiétude : tu te moquerais de moi.Corinne passa son bras sous celui de son amie et dit en riant : \u2014-Je ne me souviens pas de m\u2019être moquée de toi, même une seule fois, depuis sept ans que nous nous connaissons ! Pourquoi veux-tu que je commence aujourd\u2019hui ?\u2014 Tu prends mes appréhensions pour des peurs de petite fille.J\u2019en ai parlé à Alan.il ne m\u2019a pas rassurée.\u2014 Vraiment! s\u2019exclama Corinne contrariée.Elle était vexée de l\u2019immixtion du jeune homme dans cette affaire qu\u2019on lui avait confiée, à elle.De plus, s\u2019il n\u2019avait pas eu l\u2019esprit de calmer les craintes de Sibyl, il se révélait moins intelligent que les deux amies le supposaient.\u2014 Tu vas pouvoir lui poser des questions, reprit Sibyl, le voici qui vient vers nous.Ce fut avec un rien d\u2019agressivité dans la voix que Corinne lui posa tout de go, une question : \u2014 Sibyl a retrouvé son inquiétude, il paraît que vous l\u2019avez effrayée en lui parlant de Thomas Weller ?Il se troubla un peu : \u2014 Oh ! non, je n\u2019ai pas noirci le tuteur de Miss Campbell.Corinne poursuivit son interrogatoire pour obtenir des précisions : \u2014 Vous nous avez dit que Thomas Weller ne se rendait que rarement à Blue-Hill ?\u2014 Ma famille ne le fréquente pas, il est taciturne et peu sociable, mais j\u2019en ai entendu parler dans la région.\u2014 Il ne faut pas se fier aux racontars.\u2014 C\u2019est ce que j\u2019ai dit à Miss Campbell.Il passe pour un homme d\u2019affaires très retors, ce qui est souvent le propre des hommes d\u2019affaires.Cela, joint à son aspect physique, lui a fait une assez fâcheuse réputation.Disons qu\u2019on le tient pour un aigrefin.Visiblement, le jeune homme employait les termes les plus modérés pour ne pas effrayer davantage Sibyl.Il était mal à l\u2019aise devant les regards interrogateurs de Corinne et les reproches qu\u2019il y lisait.Il saisit la première occasion pour s\u2019éloigner :\tune dame ayant un petit chien en laisse, faisait quelques pas sur le pont.Il se dirigea vers elle après en avoir donné les raisons : \u2014\tC\u2019est une relation de ma famille-Je dois la saluer.Excusez-moi.Quand il se fut éloigné, Sibyl qui n\u2019avait rien dit pendant les quelques phrases échangées entre Alan et Corinne, s\u2019exclama : \u2014 Es-tu convaincue ?Un aigrefin, a dit Alan ! \u2014\tJe ne vois pas en quoi ce rapport peut t\u2019inquiéter ?Notre tâche est toute simple :\taprès une visite à Thomas Weller \u2014 je ne serai pas fâchée de voir quel aspect il a, cet épouvantail ! \u2014 nous irons consulter Ben David, le représentant de mon père.D\u2019abord, il [ Lire la suite page 28 ] Montréal, avril 11)55 27 éh.jPw % V'^rrTai^ \u2019am^V-V /.-.\t.\"\t.», y Air'i \\ .\u2022i\t>\u2022 > ' ms*' ; * ' * Vais1 \u2022 V >1 4ïH ' '' ' Pour cette chambre invitante, James Harris, décorateur de Toronto, a choisi le Vert Océan, le Bleu Chevron et le Jaune Soleil.Nous l'avons peinturée au »HDIAS* Peinture^ Pour tout peinturage - à l'intérieur ou à l'extérieur consultez votre MARCHAND DE PEINTURES C I L Ecoutez le \"Curé de Village\", chaque jeudi soir, sur le réseau français de Radio-Canada.ett> 228 MAT nÇI:U> H CILTONE vous offre également un fini semi.fusfré ou lustre Incroyable, mais vrai! 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Hélas ! c\u2019est moi qui vais être obligée de discuter en face de ce Thomas Weller ! Oh ! je veux revenir à ma première décision : je vendrai tout ! \u2014 Tu n\u2019affronteras ce Thomas Weller qu\u2019entre Ben David et moi.D\u2019ailleurs, j\u2019ai une idée : tu ne signeras rien tant que le représentant de mon père n\u2019aura pas épluché les comptes.\u2014 Mon tuteur nous a invitées «dans sa famille ».Nous allons être en contact journalier avec lui.Cette idée seule serait suffisante pour me faire fuir ! Corinne calma son amie d\u2019une pression de main : \u2014 Attends, laisse-moi finir d\u2019exposer mon idée ! Tu dois, logiquement.visiter les biens qui t\u2019appartiennent, donc nous irons tout simplement nous installer à Blue Hill en attendant que tes comptes soient apurés.\u2014 A Blue Hill?L\u2019idée ne pouvait que sourire à Sibyl, c\u2019est bien pour cette raison que son amie l\u2019avait lancée.Elle jugeait le voisinage d\u2019Alan propre à séduire l\u2019impressionnable jeune fille.\u2014 Blue Hill?.Bien sûr.je serais heureuse de revoir le vieux manoir familial.Ce voyage serait agréable, émouvant même, si je n\u2019avais pas cette peur irraisonnée de mon tuteur, et toutes ces paperasses que l\u2019on va fa- talement me soumettre ! Tout sera parfait si tu étais à ma place et moi à la tienne ! Des gouttelettes d\u2019embrun étant venues les asperger, Corinne tira un mouchoir de la poche de son tailleur et le promena sur sa joue.Un chiffre très élégant ornait un angle.Sibyl, brusquement, s\u2019empara de l\u2019objet et, le visage transformé, s\u2019exclama : \u2014 Corinne Santerre.Sibyl Camp-! bell : C.S.ou S.C.La voilà la solu-j tion ! \u2014 Quelle solution ?\u2014 Tu prends ma place et je prends j la tienne.\u2014 C\u2019est absurde ! \u2014 Mais non, pas du tout ! Réfléchis à la simplicité de cet échange ! Mon tuteur ne se souvient que d\u2019une fillette de quatorze ans.Nous possédons des cheveux châtains et nous sommes à peu près de même taille !.Et notre lingerie porte le même chiffre entrelacé ! Corinne, tu vas dire que tu es Sibyl Campbell ! Je t\u2019en prie, fais ça pour moi ! Mlle Santerre était contrariée.Elle connaissait par expérience le caractère en même temps faible et têtue de son amie.Celle-ci allait la harceler, créer toutes sortes de complications jusqu\u2019à ce que Corinne, excédée, acceptât l\u2019échange.Elle protesta cependant avec une certaine véhémence.Mais Sibyl fournit un autre argument.\u2014 Je suis très capable, pour me débarrasser de ce Thomas Weller, de signer n\u2019importe quoi, tout ce qu\u2019il voudra ! Tandis que si tu te mets à ma place, d\u2019abord tu défendras ma cause, ensuite tu ne pourras rien signer ! Il y a aussi, une autre raison, une raison égoïste, dont tu vas me blâmer sans doute.Elle se serra contre son amie avec cet air de demander protection qui la rendait si touchante : \u2014 Si je suis continuellement en rapport avec des hommes d\u2019affaires je verrai rarement Alan.Il y a de quoi empoisonner notre amour naissant, tu ne trouves pas ?Corinne ne put s\u2019empêcher de sourire \u2014 son beau sourire enchanté qui creusait des fossettes aux coins de ses lèvres.Elle était bien contrariée de cette lubie qui traversait le cerveau de son amie, mais d\u2019un autre côté, c\u2019était une protection pour la fortune de Sibyl ; elle ne pouvait, dàns de telles conditions, ni approuver, ni signer aucune pièce.Cela pour le cas où ce Thomas Weller serait vraiment un aigrefin.\u2014 Bien entendu, reprenait Miss Campbell, nous mettrons Alan dans la confidence, sans quoi il m\u2019appellerait Sibyl, et aussi ce Ben David qui s\u2019occupera d\u2019éplucher les comptes.Somme toute, je te demande de prendre à charge les corvées.mais, toi, chérie, tu n\u2019as pas un Alan.« Tu ne seras pas Sibyl Campbell bien longtemps, quelques semaines tout au plus.Une fois les comptes réglés, je vendrai, j\u2019y suis vraiment décidée.Je préfère habiter en France.\u2014 Tu es Anglaise, répondit Corinne, tu peux te plaire en Angleterre et, surtout, dans le Sussex ! Elle essayait d\u2019attirer son amie sur un autre terrain, afin de lui faire oublier son échange saugrenu.Mais Sibyl ne lâchait pas son idée.A quelques pas, Alan ayant achevé de congratuler la dame au chien, s\u2019inclinait, un peu raide, pour prendre congé.Il vit que Sibyl lui adressait un signe discret.Il s\u2019approcha donc de nouveau.\u2014 J\u2019ai une idée géniale, dit modestement la jeune fille.Il n\u2019en douta pas et la regarda avec admiration.\u2014 Malheureusement, mon amie ne l\u2019approuve pas entièrement.Je voudrais qu\u2019elle et moi nous échangions nos personnalités.Alan prit un visage ahuri si incompréhensif que les deux voyageuses émirent un léger rire.Sibyl reprit : \u2014 Si Corinne voulait bien devenir moi, elle pourrait tenir tête à Thomas Weller alors que je resterais bien tranquillement dans l\u2019ombre.\u2014 C\u2019est une idée lumineuse ! fit Alan, enfin au fait.Et cela me déchargerait d\u2019un remords : j\u2019ai bien regretté de vous avoir entretenue de votre tuteur Montréal, avril 1955 29 t » en termes qui vous ont effrayée.Ainsi, vous n\u2019auriez plus peur.\u2014\tCorinne pense que nous pourrions nous installer à Blue-Hill ! Le jeune homme montra la joie la plus vive.Il n\u2019était pas nécessaire d\u2019être devin pour comprendre ce qui l\u2019enchantait : la présence de Sibyl (la vraie !) près du domicile de ses parents.Il abonda donc dans le sens souhaité par la jeune fille.\u2014\tJe me résous à cet échange, dit enfin Corinne ; mais je le réprouve.Alan essaya de démontrer l\u2019excellence de cette idée, il fournit, d\u2019ailleurs, les mêmes arguments, à peu près, que Miss Campbell.Il ne cachait pas son ravissement, ses yeux s\u2019illuminaient d\u2019une sorte d\u2019ironie triomphante, que Corinne n\u2019expliqua que par l\u2019amour qu\u2019il portait à Sibyl.Puisque l\u2019échange était décidé, le passeport de l\u2019une passa dans la poche de l\u2019autre et vice-versa.Aussitôt, leur jeunesse à tous trois reprenait le dessus, ils s\u2019amusèrent à changer de nom.C\u2019était un exercice indispensable ; il ne fallait pas qu\u2019Alan appelât Sibyl par son nom ou que, s\u2019il s\u2019adressait à Corinne, ce fût son amie qui répondît.Mlle Santerre était un peu soucieuse.Cependant, elle se persuada qu\u2019elle agissait pour le mieux des intérêts de son amie et aussi pour la rassurer.Elle retrouva son sourire enchanté en vue des côtes anglaises.Vêtu, malgré la canicule, d\u2019une veste d\u2019alpaga noire et d\u2019un pantalon rayé, coiffé d\u2019un chapeau rond également noir, Thomas Weller avait de loin, attiré les\u2019 regards des jeunes filles.Il était bien semblable à sa description.Cependant miss Campbell était si heureuse de cette arrivée, de l\u2019arrangement pris avec son amie et, surtout, de la certitude de revoir bientôt le cher Alan, qu\u2019elle trouva son tuteur moins impressionnant qu\u2019autrefois.C\u2019est en riant qu\u2019elle dit à son amie : -\u2014 Il a perdu son air ogre ! Toutefois, passe devant et n\u2019oublie pas que tu es moi.Chose curieuse, le réflexe contraire agitait Corinne.Elle avait jusque-là minimisé les terreurs enfantines de Sibyl :\tun être vêtu de noir et qui possède la sécheresse d\u2019un homme de loi n\u2019était pas pour l\u2019impressionner, elle, le futur chef de la fabrique paternelle ; mais quand elle vit le visage anguleux, coupant comme une lame, le nez crochu et les yeux de rapace de Thomas Weller, son opinion se transforma et elle se félicita d\u2019avoir accepté le rôle imposé par son amie.Corinne s\u2019avança donc et dit : \u2014 Je suis Sibyl Campbell.Je présume que vous êtes mon tuteur, M.Thomas Weller.Elle vit nettement un éclair traverser les prunelles d\u2019un gris d\u2019acier.Il était surpris assurément de voir se dresser devant lui une personne si peu impressionnable et dont les yeux étrangement chargés de paillettes métalliques, ne cillaient pas devant son regard d\u2019aigle.\u2014 Ma chère pupille, je me félicite de vous revoir ainsi transformée.Les deux jeunes filles se dirent qu\u2019il avait deviné la supercherie ; mais non.Il compléta : \u2014\tVous aviez quitté l\u2019Angleterre enfant, vous y revenez jeune fille.Je suis heureux de vous accueillir.La fausse miss Campbell se tourna vers l\u2019autre voyageuse et la présenta : \u2014\tMlle Corinne Santerre a bien voulu m\u2019accompagner.notre amitié date depuis sept ans.Il y eut un échange de shake-hands, quelques phrases courtoises et creuses et Thomas Weller entraîna les deux jeunes filles vers le point où il avait rangé son auto.Des yeux, Sibyl (la vraie !) chercha la silhouette d\u2019Alan dans la foule de voyageurs et ne la vit pas.Un peu attr'stée de ne pouvoir échanger un dernier geste avec le jeune homme, elle suivit Corinne et s\u2019installa près d\u2019elle sur les coussins de la voiture que Thomas Weller fit démarrer immédiatement.L'une des célèbres gaines-culottes Veil of Youth créées par Warner.Elle est munie d'une bande de 2 pouces, en léger tissu élastique, qui souligne admirablement la taille.De minces baleines sur les côtés assurent une ligne gracieuse.En blanc seulement.Gaine No Y652; soutien-gorge No 20-76.L'ÉLÉGANCE COMMANDE *1__________________________ CL uotfie lo&OJudji wtuAjMb ! 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Il offrit des sièges aux jeunes visiteuses et s\u2019assit derrière son bureau recouvert d\u2019une épaisse plaque de verre sur laquelle n\u2019étaient posés que les objets essentiels et quelques dossiers.Ben David était assurément un sportif, c\u2019étaient bien ses muscles et non un rembourrage artificiel qui gonflaient les épaules de sa veste.Il avait le cheveu dru et plat d\u2019une teinte indéfinissable de châtain légèrement roux.Des yeux bleus, lui aussi, un peu plus sombres que ceux d\u2019Alan Howle.Corinne fit ces constatations en s\u2019asseyant et, lui, de son côté, découvrit de grandes qualités physiques à la jeune fille.\u2014 J\u2019ai reçu une lettre de M.San-terre, dit-il, je tiens à votre disposition toutes les livres sterling dont vous aurez besoin.Je vais vous faire préparer un bon de caisse.M.Santerre m\u2019entretient aussi du tuteur de miss Campbell.Pour dire la vérité, nous avons déjà échangé quelques correspondances au sujet de Thomas Weller ; il est bien légalement votre tuteur \u2014 il s\u2019adressait à Sibyl :\tEtes-vous tou- jours aussi effrayée de le rencontrer ?\u2014 Moins, avoua la jeune Anglaise, mais c\u2019est uniquement parce que mon amie a consenti à jouer mon rôle et à prendre les soucis à sa charge.\u2014 Je ne sais trop comment mon père admettra cette fantaisie, s\u2019empressa de dire Corinne.J\u2019ai accepté de me faire passer pour la pupille de cet homme sinistre.Je vous serais reconnaissante d\u2019annoncer cela vous-même à mon père.Après un moment de surprise, Ben David donna son avis : \u2014 Ce n\u2019est pas une mauvaise idée.dès lors qu\u2019il s\u2019agit de Thomas Weller.\u2014 Allez-vous me dire, vous aussi, que c\u2019est un aigrefin ?dit Corinne avec un peu d\u2019humeur.\u2014 Le mot est modéré.En réalité, il passe pour un requin.Sibyl fut immédiatement reprise par ses craintes : \u2014 J\u2019avais raison de me méfier ! Char cun se moquait de moi et me prentfft pour une petite fille impressionnable L Le calme de Ben David ramena l\u2019affaire à ses justes proportions :\t.\u2014 Un requin n\u2019est dangereux que! pour les faibles.De plus, vous allez lui demander des comptes et cela petit' être bien gênant pour lui.Je suis à votre disposition pour vous guider.Le jeune homme s\u2019adressait plus particulièrement à Corinne.Assurément, M.Santerre avait dû lui parler des mérites de sa fille qu\u2019il avait éduquée pour en faire son successeur.Ben David appuya encore ses premières réflexions : \u2014 Vraiment, vous avez été très adroites de changer de personnalité.Au premier abord cela peut paraître une idée romanesque, mais à la réflexion, elle se révèle pleine de prudence.Sibyl était enchantée qu\u2019on la félicitât de sa perspicacité, elle remarqua : \u2014Maintenant, nous ne pouvons être influencées par Thomas Weller, ni moi \u2014 qui suis très influençable \u2014 ni mon amie qui ne peut rien signer.A chaque complication qui surgira, nqus nous placerons derrière vous.\u2014 Je suis très flatté de votre confiance, Misé Campbell, je ferai en sorte que vous soyez satisfaite.Je dois vous dire \u2014 il est probable que vous l\u2019ignorez \u2014 que sur la demande de M.Santerre, j\u2019ai fait déjà quelques investigations d\u2019où il résulte que la fortune de vos parents \u2014 la vôtre, maintenant \u2014 me paraît importante.Je me permets d\u2019ajouter que cette fortune peut tenter certains personnages moins faciles à déceler que Thomas Weller.\u2014 Corinne leur tiendra tête ! Ben David était persuadé lui aussi, des qualités de Mlle Santerre.Il enveloppa la belle jeune fille d\u2019un regard admiratif.De son côté, Corinne fit une comparaison : elle se dit que Ben David ressemblait à son père, c\u2019était un lutteur et elle comprenait pourquoi il l\u2019avait choisi pour le représenter à 1 Londres.Il était le type même du fils que M.Santerre avait rêvé.Elle sourit, | son beau visage s\u2019en trouva illuminé l et elle éiït le plaisir de voir palpiter les paupières du jeune homme qui la regardait.Elle ne faisait pas cadeau à n\u2019importe qui du sourire enchanté ! \u2014 Je me tiendrai en relations avec vous, promit Corinne, surtout pour le cas où surgirait une complication.Nous devons aller dans le Sussex bientôt.Les jeunes visiteuses se levèrent et, après une station à la caisse, quittèrent Ben David, empressé.Dans la rue, en attendant le passage d\u2019un cab vide, Sibyl dit joyeusement : \u2014 Tout s\u2019arrange bien, le représentant de ton père va mener la vie dure à Thomas Weller et.il est bien agréable, n\u2019est-ce pas ?Corinne ne répondit pas : elle pouvait ne pas avoir entendu, elle arrêtait une voiture.* V Pendant que Thomas Weller ouvrait un volumineux dossier et consultait les documents comme pour se remettre en mémoire une affaire de peu d\u2019importance, Corinne le détailla.Ses mains, longues et maigres, saisissaient chaque feuille avec une sorte de crispation comme s\u2019il se fût agi de conserver entre leurs doigts, les livres pour vous.cet Ensemble deux-pièces BARON STUDIO HIGHLANDER \u2014 jupe exclusive à Jantzen en plaids et tartans tissés de pure laine Botany .égayée d\u2019une frange \u2014 partiellement doublée de soie, $15.95.\"Petite\u201d, chandail en fine laine Botany d\u2019importation française .en teintes assorties à celles de la jupe, $8.95.Pour compléter l\u2019effet de costume .ceinture, $2.95 et col réversible, $1.95 en plaid de même tissu que la jupe.En vente dans les meilleurs magasins, partout au Canada.\t.JANTZEN OF CANADA LTD., VANCOUVER, C.B. Montréal, avril 1955 31 sterling qui allaient s\u2019envoler.Il remuait imperceptiblement les lèvres, lisant le texte sous ses yeux ; cela donnait des frémissements au bout de son nez en bec de rapace.Son front, à peine dégarni, était barré de trois plis profonds.Corinne, qui avait été élevée par son père, savait bien pourquoi il affectait de garder le silence et de minimiser la »\tprésence de sa pupille.Le procédé eût certainement réussi à impressionner la véritable Sibyl qui commençait à s\u2019agiter dans son coin.Quand Thomas Weller releva la tête, il remarqua d\u2019un coup d'oeil le visage tranquille et le demi-sourire de celle qu\u2019il croyait sa pupille.Il jugea même ce demi-sourire quelque peu ironique.Aussitôt, il se fit affable et, même, bonhomme : \u2014 Depuis sept ans, je me suis appliqué à faire fructifier votre fortune, ma chère enfant.Vous êtes propriétaire de deux immeubles à Londres dont celui qui avait été accidenté et pour lequel j\u2019ai obtenu de la compagnie d\u2019aviation, des dommages et intérêts qui ont servi à sa reconstruction.Vous possédez la moitié, plus une, des actions de la société import-export dont votre père, Donald Campbell, était autrefois l\u2019administrateur.En outre, deux cargos de la Cie Maritime vous appartiennent.Enfin, le manoir de Blue-Hill, dans le Sussex, et le domaine y attenant, sont assurément la résidence d\u2019été rêvée pour une jeune fille.Corinne accentua son sourire en inclinant la tête et elle attendit la suite de l\u2019explication.Elle vint : \u2014 Chacune de vos propriétés a retenu mes soins.Vous trouverez tous les relevés de comptes, toutes les transactions effectuées, semaine après semaine, dans ce volumineux dossier.J\u2019ai géré vos biens pour le mieux, comme s\u2019il se fût agi de ma propre fortune et je crois pouvoir affirmer que j\u2019ai bien défendu vos intérêts.\u2014 Je vous en suis très reconnaissante, mon tuteur, dit Corinne, avec suavité.\u2014 Il vous faudra passer à la banque où sont déposés vos fonds afin de prendre contact avec le directeur \u2014 vous êtes une de ses principales clientes.\u2014 Vous aurez à fournir un modèle de votre signature pour tous les chèques qu\u2019il vous plaira d\u2019endosser.Vous toucherez immédiatement la somme que vous jugerez utile à vos besoins.Son interlocutrice se disait que ces phrases étaient excellentes pour inciter un être inexpérimenté à accepter ses comptes.Thomas Weller conclut son exposé : \u2014 Je vous demanderai simplement aujourd\u2019hui, de bien vouloir me signer une décharge.Il atteignait tranquillement une feuille toute libellée, mais il ne la tendit pas à la fausse Sibyl, parce que celle-ci disait de son petit air tranquille : \u2014 Je ne connais à peu près rien aux affaires et, comme je tiens beaucoup à profiter de mon voyage en Angleterre, je ne veux pas m\u2019occuper de toutes ces paperasses ! J\u2019ai grande confiance en Ben David qui est l\u2019homme d\u2019affaires de.(elle faillit dire : « de mon père », et se reprit à temps).M.San-terre.Puisque vous le connaissez, tout sera donc très simple : mettez-vous en rapport avec lui et réglez tout cela ensemble.Quand vous serez d\u2019accord, je signerai ce que vous voudrez ! Un frémissement parcourut le visage Jf\tanguleux.Thomas Weller replaça la feuille qu\u2019il voulait faire signer, à portée de sa main comme s\u2019il espérait avoir l\u2019occasion de la proposer de nou-|\tveau.Il inclina le buste en avant avec raideur et dit : \u2014 Il en sera fait selon votre désir : je me mettrai en rapport, dès aujourd\u2019hui, avec Ben David.Dans son coin, la vraie Sibyl, muette, trouvait que son amie agissait avec prudence et doigté et elle était en admiration devant son assurance et sa diplomatie.Corinne reprit : \u2014 Puisque Ben David veut bien m\u2019enlever tous les soucis, je ne resterai pas plus de vingt-quatre heures à Londres.Je visiterai mes immeubles plus tard, quand tout sera réglé, il sera temps à ce moment de voir le k___________________________________________ Voyagez confortablement Les nouvelles voitures ordinaires, à suspension perfectionnée, sont climatisées et munies de larges fenêtres.ô un prix modique Dans les 592 nouveaux wagons du Canadien National, vous jouissez du plus grand confort et d\u2019un vaste choix de conditions de voyage.Ces wagons sont maintenant en service à travers les dix provinces et non pas uniquement sur les parcours transcontinentaux.Les prix conviennent à tous les budgets.Le père de famille, fatigué de conduire sur les routes encombrées, ainsi que les personnes qui voyagent beaucoup, trouvent avantageux de prendre le Canadien National qui leur assure un voyage confortable, reposant et économique.La prochaine fois, voyagez par le Canadien National.Le train offre le moyen reposant et économique de voyager.Les nouveaux wagons-dînettes f et restaurants (coffee shops) vous offrent des mets excellents (petits repas ou repas complets) à prix modiques.Ces repas sont servis toute la journée.Ces nouveaux compartiments présentent des conditions idéales de confort, à un prix raisonnable, pour les familles en voyage.Toutes les commodités leur sont offertes le jour et la nuit.Les chambres sont doubles et séparées par un panneau pliant, ce qui permet, au besoin, d\u2019en convertir deux en une VOYAGEZ AVEC VOTRE FAMILLE À UN PRIX ÉCONOMIQUE Votre agent des billets du Canadien National ou votre agent de voyage vous renseignera sur notre tarif pour familles et sur les voyages organisés \"toutes dépenses comprises\".Il vous renseignera également sur les billets à prix réduits (voyages les jours de semaine).Canadien National 32 La Revue Populaire (E DONT ON PARLE [ Suite de la page 9 ] avec Un nommé Judas de Claude-André Puget et Pierre Bost, interprété par le grand comédien Jean Chevrier.Nous voyons avec regret la fin de cette tournée dirigée par André Clavé dont le nom reste attaché en France à des succès comme Un homme de Dieu de Gabriel Marcel, Il est minuit, docteur Schweitzer de Cesbron et La puissance et la gloire de Graham Greene \u2022 \u2022 \u2022 La Librairie Ducharme, chère aux bibliophiles et amateurs de livres canadiens, publie Une Nouvelle-France inconnue, de Gustave Lanctôt.L\u2019ancien Archiviste du Canada nous révèle l\u2019origine et la croissance du culte marial en Nouvelle-France, qui eut sa première chapelle dans l\u2019île Ste-Croix en 1604 ; l\u2019histoire du premier parlement canadien qui prit le nom de Conseil de Québec, en 1657 ; le traitement arbitraire du Roi envers l\u2019Eglise canadienne et plusieurs faits inédits de notre histoire \u2022 \u2022 \u2022 La Bibliothèque dès Enfants fut inaugurée en 1937 dans le même magasin d\u2019Hochelaga qui est devenu le cabinet de lectures de deux générations d\u2019enfants et dont la location est assurée par M.Jean Lallemand.Le zèle intelligent des directrices bénévoles en a fait plus que cela, car on y enseigne le dessin sous la direction du peintre Irène Senéca', professeur aux Beaux-Arts et à la Commission scolaire de Montréal, et les lecteurs apprennent le respect du livre en recollant et recouvrant celui qu\u2019ils ont abîmé.La tâche la plus difficile est un choix judicieux, la phrase écrite marquant l\u2019âme plus profondément que la parole.Pourquoi tuer les fées, et remplacer leur présence moralisatrice par des brutes et des hommes forts qui donnent une idée fausse du courage et des valeurs humaines ?Le premier stage est celui de l\u2019image qu\u2019on doit choisir aussi belle que possible ; le deuxième, celui du merveilleux ; le troisième, de la bonhomie et de l\u2019aventure, au fur et à mesure que les rêves de l\u2019enfant se concrétisent.Ces remarques me sont venues à l\u2019esprit en voyant la sélection appropriée offerte aux petits abonnés de la Bibliothèque des Enfants, sélection dont profitent des milliers de lecteurs depuis la fondation des bibliothèques-voyageuses dont les caisses sont distribuées de l\u2019Abitibi au Bas du Fleuve en passant par les Laurentides, et dont Mme Alice Giroux est la bibliothécaire.L\u2019exécutif actuel se compose de Mme Gérald Ryan, présidente ; de Mme François Bisaillon, 1ère vice-présidente ; de Mme Eugène-F.Therrien, 2e vice-présidente ; de Mlle Louise McNichols, secrétaire-archiviste ; de Mme Roland-G.Lefrançois, publiciste et conseillère ; de Mme Jacques Senécal, secrétaire-correspondante ; de Mme Roger Lamon- tagne, trésorière ; de Mmes Wilfrid-A.Major, Raymond Eudes, Daniel de Yturralde, P.Leman, Oscar Baudouin, E.de B.Panet et Maurice Cormier, conseillères \u2022 \u2022 \u2022 La barrière des langues qui séparait les peuples s\u2019est refermée sur ceux dont le langage alphabétique est incompris du voisin.Nous n\u2019avons pas toujours sous les yeux la femme-haricot qui illustre la ligne H non plus que la femme-navet qui suit la ligne A, mais nous savons bien qu\u2019en dépit de Monsieur Dior, la robe d\u2019une femme prend tôt ou tard la courbe S.Ces fantaisies aux initiales sinistres (depuis qu\u2019elles marquent une bombe destructrice d\u2019humanité) suivent la chemise T et le chapeau ou la toque O (avec l\u2019accent aigu ' de la plume ou circonflexe de la voilette) sur une coupe de cheveux F, c\u2019est-à-dire rabattus sur le front, courts sur les côtés et en pointe sur la nuque .\u2022 \u2022 Depuis qu\u2019un Mr.O\u2019Keefe a griffonné son O\u2019K au bas de ses envois \u2014 et « qu\u2019à la fin d\u2019un envoi, je touche » Carpentier signait ses K.O.de boxe \u2014 la rage des lettres a chassé les mots.Les chefs d\u2019Etat n\u2019ont plus de chiffre après leur nom, mais des initiales brèves comme T.D.ou IKE \u2022 \u2022 \u2022 Le mois dernier, M.et Mme LeB.(tous deux des judokas) m\u2019invitèrent à une soirée d\u2019épreuves de ce sport qui nous vient de l\u2019Orient.MM.Jean Beaujean, ceinture noire et 4e dan, et Marc Scala, champion du Canada, présentaient plus d\u2019une trentaine d\u2019élèves depuis les ceintures (1) blanche (2) jaune (3) orange (4) verte (5) bleue (6) marron et (7) noire, après laquelle il n\u2019y a que les échelons du dan : grade supérieur et extrêmement rare.Le grand moment de la soirée fut la victoire de Roger Ménard qui, après cinq ans d\u2019entraînement, réussit à vaincre six adversaires en six mouvements différents dans l\u2019espace de 4 minutes et 46 secondes ; le deuxième (plus humoristique) fut la démonstration d\u2019une jeune fille qui réussit (hop là !) à clouer au sol un suiveur qui en voulait à sa vertu ou à son sac à main.Un grand nombre de judokas font partie de la Gendarmerie Royale du Canada et la moitié de l\u2019Ecole de Montréal est composée de Canadiens-français.Ce sport ne doit pas être confondu avec le Jiu-Jitsu bien que les projections aient quelquefois les mêmes mouvements d\u2019origine ; le premier est un sport de détente et de défense tandis que le second est un moyen brutal d\u2019offensive \u2022 \u2022 \u2022 Monsieur Jean Beaujean est diplômé de l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Paris où il étudia le dessin de modes et l\u2019illustration ; à Montréal, il transforme par la peinture une photographie [ Lire la suite page 69 ] directeur de ma banque, les administrateurs de la société import-export et ceux de la Cie Maritime.En revanche, j\u2019irai bien volontiers à Blue Hill.J\u2019en ai conservé un souvenir agréable.Thomas Weller s\u2019empressa de l\u2019encourager dans ce projet.Peut-être la présence de la jeune fille le gênait-il ?Ou espérait-il s\u2019entendre avec Ben David pour une liquidation avantageuse de cette affaire ?Corinne ne s\u2019expliqua pas autrement son empressement à la pousser à ce voyage.Il offrit même : \u2014 Votre domaine est assez loin d\u2019une gare, je me ferai un plaisir de vous y conduire en voiture, la mienne est puissante et confortable.\u2014 J\u2019accepte avec plaisir, répondit Corinne, qui ne pouvait guère faire autrement.Thomas Weller voulait-il simplement se montrer aimable ?Il accentua, d\u2019ailleurs, cette amabilité, en prenant sur-le-champ les intérêts moraux de sa pupille : \u2014 Je dois vous mettre en garde \u2022\u2014 une simple recommandation paternelle ! \u2014 Vous allez devenir, chère Miss Campbell, un riche parti, vous n\u2019avez plus vos parents pour vous défendre et vous guider.Il est de mon devoir d\u2019ex-tuteur de vous prévenir : attention aux coureurs de dot, attention aux loups ! Sa réflexion était à peu près la même que celle de Ben David.Corinne s\u2019en amusa intérieurement.\u2014 Merci pour votre conseil, mon tuteur, mais je saurai me défendre et défendre mes biens.Pour la première fois, Corinne trouva l\u2019idée de cet échange de personnalité excellente :\tsi des jeunes gens, désireux de s\u2019approprier sa fortune, papillonnaient autour de la fausse Sibyl, ce serait assez drôle, d\u2019abord, et protégerait la timide Sibyl, ensuite.Celle-ci pourrait goûter le bonheur de son amour naissant pour Alan, sans complication ni souci.Corinne se chargeait de décourager les coureurs de fortune ! \u2014 Si vous le voulez bien, je puis vous conduire à Blue Hill ainsi que votre amie, dès après-demain matin, nous pourrions partir tôt pour profiter des heures fraîches.Auparavant, je télégraphierai notre arrivée à votre cousine Lavinia Dodson.¦\u2014Ma cousine Lavinia?.dit Corinne qui n\u2019avait jamais ouï parler de cette personne.Thomas Weller dut sentir une légère interrogation dans sa phrase, il précisa : \u2014 Une cousine éloignée .Philip Dodson, son mari, avait des intérêts dans la maison export-import de votre père.Je les ai éliminés avec adresse en rachetant leurs actions afin que vous ayez une voix prépondérante dans cette société.Votre cousine Lavinia a eu des malheurs personnels.Quand elle s\u2019est trouvée seule avec son fils Herbert, je lui ai offert d\u2019habiter Blue Hill.Elle s\u2019en occupe remarquablement, son fils aussi, d\u2019ailleurs ; c\u2019était donc un avantage pour vous.De plus, puisqu\u2019elle est votre parente, j\u2019ai trouvé bon de l\u2019aider dans une période difficile : elle a pour elle et pour son fils le logement et tout le nécessaire à Blue Hill.Je veux espérer que vous approuverez mon initiative.\u2014 Assurément, je serai enchantée de faire la connaissance de cette cousine dont je me souviens fort peu.Son fils a quel âge, maintenant ?-\u2014 Herbert doit avoir environ vingt-cinq ans.Corinne se mordit les lèvres ; elle avait cru qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un garçonnet.Mieux valait ne pas trop poser de questions.Thomas Weller tapota le dossier que sa pupille n\u2019avait pas voulu consulter et il affirma : \u2014 Il y a là des documents concernant les anciens intérêts de la famille Dodson dans la maison export-import.M.Ben David les trouvera dans les documents se rapportant à cette société.Décidément, il avait le « contrôleur » sur l\u2019estomac ! Corinne se leva, affirmant qu\u2019elle emploierait la soirée ainsi que la journée du lendemain, à la visite de Londres et qu\u2019elle serait prête tôt pour le départ à l\u2019aube le jour suivant.Tous trois quittèrent le sombre cabinet.Un appel téléphonique de Ben David, invitant Sibyl et Corinne à un spectacle de ballets, résolut un double problème : celui d\u2019une sortie agréable et celui d\u2019apprendre au correspondant de M.Santerre le résultat de l\u2019entrevue avec le tuteur de Sibyl.Le jeune homme en profita pour demander un rendez-vous à Thomas Weller.Cette première journée à Londres, malgré les appréhensions du début, se terminait pour le mieux.Les deux jeunes filles se montrèrent gaies, heureuses d\u2019assister à de féeriques ballets, accompagnées de Ben David qui se révéla disert, agréable et empressé.empressée aüprès de sa nouvelle cliente, Sibyl Campbell, mais surtout auprès de Corinne Santerre qui avait fait sur lui grande impression.Que la vie est donc belle quand on a vingt ans, que l\u2019on se sait jolie et séduisante, quand tout brille autour de soi comme une fête préparée exprès pour servir de cadre à sa propre jeunesse ! VI ÏA pluie tombait depuis l\u2019heure du réveil et fouettait la voiture em-I portant Thomas Weller et les deux jeunes filles vers Blue Hill.\u2014 Votre propriété commence ici, Miss Campbell, ces pâturages sont à vous et voici Blue Hill \u2014 la colline bleue \u2014 pour le moment elle est verte et gorgée d\u2019eau, mais le ciel s\u2019éclaire pour vous accueillir.Jamais Thomas Weller n\u2019en avait dit aussi long ! Les deux amies échangèrent un sourire et se penchèrent pour apercevoir sur la colline le manoir qui lui devait son nom.Une construction de solides pierres se montra par plaques entre les arbres.Elle était assez éloignée de la route.L\u2019auto tourna dans une allée plantée de beaux platanes et dont la longueur surprit les voyageuses.Une trouée claire se voyait au bout : le mur de façade du manoir.La construction était assez massive et datait de trois siècles au moins.Corinne ne sut en définir le style, peut-être n\u2019en avait-il pas.Trois marches, larges comme des paliers, précédaient l\u2019entree faite d\u2019une lourde porte massive qui s\u2019ouvrit devant une longue femme entièrement vêtue de noir.Sibyl ne douta pas que ne fût sa cousine Lavinia Dodson.Elle était donc vouée aux costumes sombres, elle aussi, comme Thomas Weller.Mais là s\u2019arrêtait leur ressemblance.Elle était brune avec de beaux yeux noirs très larges et profonds, qui reflétaient une incurable tristesse.Elle descendit majestueusement les trois marches et se trouva devant la voiture quand les deux voyageuses en sortirent.Thomas Weller fit les présentations sur un ton enjoué qui rendait sur ses lèvres un son singulier : \u2014 Chère Mrs.Lavinia, voici votre arrière-cousine, Miss Sibyl Campbell.Bien entendu, il désignait Corinne qui tendit la main à sa « parente ».Celle-ci la prit avec un enthousiasme assez tiède.Elle prononça cependant des phrases de bienvenue et ne fit à peu près aucun cas de la seconde voyageuse, ce qui amena un sourire amusé sur les lèvres des deux amies.\u2014 Ce voyage a dû être fatigant, dit Mrs.Dodson distraitement.Je vais faire servir du the.J\u2019ai retenu deux servantes ainsi que M.Thomas Weller me 1 a conseillé.Elles s\u2019occuperont de vos chambres et de vos bagages.Quand nous sommes seuls ici, Herbert et moi nous nous servons nous-mêmes.Elle précédait les voyageuses et 1 nomme d affaires sur les marches et s ettaçait pour les laisser entrer.Thomas Weller demanda : \u2014 Je ne vois pas Herbert, est-il à la chasse ?C est probable, répondit la mère.1 e deplore beaucoup son absence au moment de votre arrivée, ma chère cousine.Elle montrait une assez vive contrariété.Corinne affirma qu\u2019elle excusait bien volontiers son cousin.Ils entrèrent dans un grand hall meublé d une quantité incroyable de trophées de chasse, de vitrines garnies d\u2019armes [ Lire la suite page 34 J UNE DATE À RETENIR Mercredi, le 27 avril prochain, vous pourrez vous procurer, chez tous les marchands de journaux et magazines du Québec et d'ailleurs, VOTRE numéro de MAI de LA REVUE POPULAIRE Vous y trouverez, en plus de la chronique mensuelle de Lucette Robert : \"Ce dont on parle\", de nombreux articles illustrés et un roman d'amour qu'on vous recommande : Le printemps sans soleil, par Claude virmonne Montréal, avril 1955 33 Photographie prise à la place des Taureaux, Bilba, Espagne ) v\\v* M*- ¦ W*' J I Torero Pink Une nouvelle couleur de rouge à lèvres d'Helena Rubinstein pour les audacieuses! Ah çà! Bravo! pour TORERO PINK \u2014 une nouvelle couleur de rouge à lèvres qui chasse les soucis! D\u2019un rouge flamboyant, elle confère aux courbes provocatrices de vos lèvres un éclat audacieux, une douceur savoureuse .un effet nouveau et fatal! Helena Rubinstein capta la couleur de ce rouge a lèvres, de l\u2019arène pour les combats de taureaux.De la cape rouge du Torero,* flamboyante au grand soleil.,.invitant au danger .fascinant tous les yeux.Oui, TORERO PINK capture toutes les émotions.\u2018TORERO\u2014mot espagnol authentique de celui qui combat les taureaux à pied.Seule cette experte en beauté de renommée mondiale.Helena Rubinstein, pouvait créer un rouge à lèvres si vibrant .et d'une si grande douceur crémeuse.Un nouveau traitement (son secret) donne à ce nouveau rouge à lèvres un éclat coloré qui jamais ne se terne, et est étonnamment mélangé avec des ingrédients de crème de beauté qui satinent vos lèvres mais ne les assèchent jamais Un véritable rouge à lèvres pour les aficionados; le TORERO PINK est dans un bel étui, aussi un rouge liquide s'harmonisant .maintenant, partout.Rouge à lèvres Torero Pink, 1.50.Rouge liquide s'harmonisant, 1.50. 34 La Revue Populaire Qenga-fionnel!./lgrâr)dri-(;Ou{e pièce! iU ^ Mi * £¦ j ( I|lf ackstrw f L±, ig« w'At** VOUS NE POURRIEZ SOUHAITER de dessin plus attrayant que celui du \u201cJackstraw\u201d.Chacun de ses petits traits de couleur attire l\u2019oeil vers le plancher et contribue à créer une impression qui agrandit les surfaces les plus restreintes! 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Il révélait même en pareil cas, un assez mauvais caractère.Mais les jeunes filles s\u2019en préoccupaient fort peu.Dès que Lavinia Dodson eut redescendu l\u2019escalier, elles accordèrent un simple regard à leurs chambres, assez sombres, humides et sentant le moisi, comme toutes les pièces qui ne sont que trop rarement aérées.-\u2014 Sinistre ! dit Sibyl.Tu penses bien que je ne veux pas garder cette bâtisse.On y claque des dents, d\u2019humidité et de peur ! Et Lavinia avec son air d\u2019un autre monde ! Merci pour la gaieté ! Miss Campbell n\u2019était pas, cependant, si effrayée qu\u2019elle le disait.Son amie savait discerner l\u2019humour dans ses phrases.Certes, l\u2019arrivée était maussade et le manoir fleurait le moisi, mais le soleil se décidait à briller et un bon thé les attendait au rez-de-chaussée.Les deux jeunes filles enlevèrent leurs manteaux de voyage qu\u2019elles remplacèrent par un pull chaud puisqu\u2019il fallait se protéger contre l\u2019humidité.Puis elles descendirent lestement.Du hall, elles aperçurent par une porte entrouverte Thomas Weller et Lavinia Dodson en grande conversation à voix basse.Cela déplut à Corinne ; mais son amie remarqua surtout la table que les servantes recouvraient d\u2019une nappe.Il s\u2019en fallait d\u2019un bon quart d\u2019heure avant que le thé pût être servi, elle entraîna son amie vers la porte du hall qui donnait sur le jardin et chuchota : -\u2014 Viens, nous parlerons tranquillement dehors.Elles se trouvèrent tout de suite dans un bosquet aux allées en dédale.Le coin était agréable d\u2019autant que plantes et arbustes se redressaient sous l\u2019effet du soleil.\u2014\tDonne-moi tes impressions ?Pour rien au monde, Corinne n\u2019eût avoué qu\u2019elles étaient médiocres.\u2014\tLa propriété est grande et doit rapporter.Il ne faut pas s\u2019en débarrasser légèrement.Il faudra visiter tout et même s\u2019informer.aux parents d\u2019Alan, par exemple : ils doivent connaître la valeur de ce domaine et bien d\u2019autres choses, peut-être.Sibyl était ravie ; elle consulterait le cher Alan qui, de ce fait, avait l\u2019air de s\u2019incorporer à tous ses projets.\u2014\tPourvu qu\u2019il ne commette pas d\u2019impair, dit-elle.S\u2019il m\u2019appelait Sibyl devant mon tuteur, qu\u2019est-ce qu\u2019on ferait ?\u2014\tJ\u2019espère qu\u2019il ne sera pas si étourdi.\u2014\tJe lui ai envoyé une carte avant de quitter Londres : il viendra sûrement nous visiter cet après-midi ! \u2014\tC\u2019est une excellente nouvelle ! dit gaiement Corinne.Tu es capable de trouver le manoir riant et ta cousine accueillante.\u2014\tCe qui revient à dire que tu la trouves aussi sociable que mon tuteur.Corinne s\u2019arrêta brusquement sur le gravier.Celui-ci craquait tout près.Quelqu\u2019un approchait, mais ne venait pas du manoir.L\u2019écrasement du gravier était produit par de lourds souliers ou des bottes ; la personne marchait rapidement sur l\u2019étroite allée que les deux jeunes filles barraient en se donnant le bras.Le jeune homme qui déboucha était très grand, légèrement penché en avant, il tenait un fusil sur son épaule avec son pouce passé dans la courroie.En raison de ses yeux noirs semblables à ceux de sa mère, les promeneuses ne doutèrent pas qu\u2019elles se trouvaient en face d\u2019Herbert Dodson.Son visage régulier et beau reflétait la contrariété et même un commencement d\u2019exaspération.Le vent qui faisait encore froufrouter les branches des arbres, emmêlait ses cheveux sombres et accentuait son aspect plutôt rébarbatif.Il s\u2019immobilisa à deux mètres des jeunes filles.Ses regards allaient de l\u2019une à l\u2019autre.\u2014\tJe suis Herbert Dodson, dit-il d\u2019un ton rogue.Laquelle de vous deux est Miss Sibyl Campbell ?\u2014\tC\u2019est moi, dit Corinne précipitamment car elle craignait que son amie ne révélât son identité.\u2014\tAlors, reprit-il, je tiens à vous avertir que ma mère s\u2019est mis en tête de me faire épouser la riche propriétaire de Blue Hill.Vous ne tarderez pas à vous apercevoir de ses intentions.Je ne les partage pas.Je n\u2019ai nulle envie de jouer au joli coeur et de me placer en état d\u2019infériorité en sollicitant la main d\u2019une personne fortunée.Il fallait que vous sachiez cela.\u2014\tSi vous permettez que je place un mot, répondit Corinne sèchement, je puis vous rassurer : je n\u2019épouserai jamais un homme aussi peu courtois que vous.\u2014\tJe n\u2019ai pas l\u2019intention de changer mes manières, je les trouve excellentes.Sibyl fit entendre un petit rire conciliant : \u2014\tMa chérie, il faut accorder à Herbert Dodson le bénéfice de la franchise ! \u2014\tC\u2019est une forme d\u2019éducation que l\u2019on ne peut apprendre qu\u2019avec les palefreniers ! Corinne était froissée et furieuse bien que ces insultes ne s\u2019adressassent pas à elle directement, et à cause de cela peut-être.De plus, elle avait en horreur ce genre d\u2019ours mal léché qui n\u2019a pas assez d\u2019emprise sur lui-même pour s\u2019expliquer sans éclat.Sibyl, elle, trouvait l\u2019altercation assez drôle et elle préférait l\u2019attitude agressive de son cousin aux manières doucereuses de Thomas Weller et à l\u2019accueil glacé de Lavinia Dodson.Les deux antagonistes ne semblaient pas vouloir en rester là.\u2014\tJe suis enchanté, reprit Herbert Dodson, de trouver une cousine à l\u2019esprit si combatif.Je craignais que la molle éducation française ne vous eût fâcheusement fait perdre le sens de l\u2019humour britannique.Attaquer Corinne \u2014 comme tous les Français \u2014 sur le terrain national c\u2019était déclencher un conflit.Pour être juste, il convient de remarquer qu\u2019Herbert la croyait Anglaise.\u2014\tMon éducation française, qu\u2019elle vous plaise ou non, m\u2019a fait juger exécrable la réception que l\u2019on m\u2019a réservée à Blue Hill.On dirait que ma présence vous gêne tous ! Le visage d\u2019Herbert changea.Une sorte de regret passa, fugace, dans ses yeux sombres.Il ne répondit pas.Craignait-il d\u2019envenimer le conflit ?Ou cherchait-il une phrase adéquate ?Corinne profita de son hésitation : \u2014 Pour le moment, nous avons l\u2019intention, mon amie et moi, de continuer notre promenade.du moins si le chasseur veut bien ne plus barrer le chemin.Le ton modéré, chargé d\u2019ironie était beaucoup plus cinglant que l\u2019éclat précédent.Herbert s\u2019effaça sur le bas-côté de l\u2019allée sans réprimer un mouvement d\u2019humeur.Les deux jeunes filles avancèrent et elles entendirent derrière elles le pas du jeune homme qui s\u2019éloignait vers le manoir.Sibyl était stupéfaite : \u2014 Je ne t\u2019ai jamais vue si agressive !.Tu étais presque en colère.Comment as-tu pu perdre ainsi tout contrôle ?.\u2014\tExcuse-moi.J\u2019ai oublié que je m\u2019adressais à ton cousin et non au mien.Il m\u2019a exaspérée.Quel orgueilleux !.Il semble que ce soit ma phrase : « On dirait que ma présence vous gêne tous ! » qui a le plus porté.\u2014\tOui.J\u2019ai essayé au commencement d\u2019intervenir sur le mode enjoué, mais vous êtes aussi têtus l\u2019un que l\u2019autre.J\u2019observais Herbert pendant [ Lire la suite page 38 ] Montréal, avril 1955 35 » > I ! < » i ! gpliggj ¦ : Quels que soient vos projets à l'arrivée du printemps.quel que soit le but de vos rêveries lorsque viendra le temps de jouir du grand air et du soleil.il y a toujours pour compléter le tableau une élégante Oldsmobile, basse et aux lignes fuyantes.Vous pouvez en conduire une à votre loisir.Vous n\u2019avez qu'à appeler votre dépositaire pour une démonstration. 36 La Revue Populaire MARQUE VRAI SOMMEIL BEAUTYREST exclu ent par Simmons Limited, offr> 837 ressorts en spirale, ensachés séparément pour assurer un support et une détente complète .secret de ce merveilleux confort quel seul procure le Beautyrest.Nouvelles poignées cordées de soie .procédé exclusif de capitonnage uniforme .nouveaux bords préfabriqués, comportant une double garniture intérieure qui L\tne peut s\u2019affaisser.Prix de détail proposé\tA oi vous voulez un matelas qui vous assure une satis-faction totale, voyez votre marchand Simmons! 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Ah ! çà, non ! « Retournons vers le manoir : on va nous attendre pour le thé.VII L\u2019après-midi, les deux jeunes filles prétextèrent un peu de fatigue pour ne pas accepter la visite domiciliaire que Thomas Weller leur proposait.Elles espéraient tout bonnement l\u2019arrivée d\u2019Alan.Corinne dit à celui qui se croyait son tuteur qu\u2019elle resterait à Blue Hill quelque temps ; donc, elle lui rendait la liberté de retourner à Londres ne voulant pas l\u2019obliger à abandonner ses affaires pour elle.Il prétexta, à son tour, les suprêmes comptes à régler avec Herbert qui tenait lieu de régisseur de la propriété et aussi une réparation à la toiture.Il fallait donc se résoudre à conserver Thomas Weller en tant qu\u2019hôte du manoir.D\u2019ailleurs, il se révéla discret et peu encombrant.Il s\u2019installa dans la pièce possédant le téléphone et continua tranquillement de gérer ses affaires, penché sur des dossiers qu\u2019il avait apportés dans sa voiture, fumant de nombreuses cigarettes, n\u2019apparaissant qu\u2019aux heures des repas.Lavinia Dodson faisait aux jeunes filles les honneurs des abords immédiats du manoir : le jardin, le parc avec ses bosquets entretenus avec soin quand le grondement d\u2019une motocyclette jaillit au loin sur la route et s\u2019amplifia sur l\u2019allée des platanes.Ce ne pouvait être que le visiteur attendu.\u2014 Bonjour, Miss Campbell, je me suis permis de venir vous présenter mes devoirs, en voisin.\u2014 Soyez le bienvenu, répondit Corinne gracieusement.Alain s\u2019inclina ensuite devant Lavinia Dodson qui ne lui tendit pas la main et qui répondit à son salut avec une froideur offensante.Le jeune homme n\u2019en fut pas affecté :\til saisit avec empressement les doigts que Sibyl lui offrait et il dit sa joie de la retrouver.Sa voix était chargée de tels frémissements que Mrs.Dodson les remarqua.Elle fut bien plus surprise, encore, quand le couple s\u2019éloigna ostensiblement de quelques pas après un échange de phrases banales.Corinne, pour souligner ce détail, annonça que « sa cousine » et elle-même feraient servir le thé dans un moment et que, puisqu\u2019il faisait beau temps, on le prendrait sous les arbres.Les deux jeunes gens prirent cela comme une invitation à quitter definitivement le groupe et à avancer à petits pas sur l\u2019allée.On entendit une dernière phrase de Sibyl : \u2014 J\u2019espérais vous voir arriver sur un de vos magnifiques chevaux.\u2014 J\u2019ai choisi un cheval d\u2019acier parce qu\u2019il court plus vite.J\u2019avais une telle hâte.Ils se contemplèrent avec ravissement et disparurent derrière un bosquet d\u2019arbustes, reparurent un peu plus loin, mais leurs phrases ne parvenaient plus aux oreilles curieuses.Corinne remarqua un demi-sourire qui tirait les lèvres de Lavinia Dodson.Elle avait mal accueilli le jeune visiteur, cette attitude s\u2019expliquait du fait qu\u2019un autre jeune fréquentant Blue Hill, c\u2019était un concurrent possible pour Herbert.Mais voici qu\u2019Alan Howle, au lieu de courtiser la riche propriétaire du manoir, montrait un attachement certain pour son amie, cette petite Française dont, personnellement, Mrs.Dodson s\u2019occupait fort peu.Tout était pour le mieux.Elle ignorait l\u2019altercation de Corinne avec Herbert.L\u2019après-midi passa comme un rêve.Le thé fut servi sous les ombrages, Thomas Weller lui-même daigna perdre son visage glacé pour s\u2019informer auprès d\u2019Alan des agréments de son voyage en France.Herbert vint prendre le thé et se conduisit avec une politesse un peu guindée qui pouvait passer pour une grande amabilité, vu son caractère.Il était toujours vêtu de son complet de chasse, mais il arborait une cravate printanière et il avait soigneusement coiffé ses cheveux indisciplinés.Il parla un peu de Paris avec Alan et montra même un certain enthousiasme pour la capitale de la France, ce qui\" fit penser à Corinne qu\u2019il regrettait son appréciation toute gratuite sur « la molle éducation » qu\u2019il lui avait littéralement reprochée.Il devait guetter les désirs de Corinne car il lui tendit une assiette de toasts au moment où elle en avait envie.Elle lui répondit par un petit merci, assez sec.Après le thé, Thomas Weller regagna son travail, les servantes débarrassèrent la table.Alan annonça avec des regrets dans la voix qu\u2019il devait rentrer chez lui, les jeunes filles proposèrent de l\u2019accompagner jusqu\u2019à la route, mais elles prétextèrent auparavant la nécessité de passer un vêtement chaud.Elles grimpèrent lestement dans leurs chambres.Herbert tendit aussitôt la main au visiteur et s\u2019éloigna vers les communs où il avait des ordres à donner, paraît-il.Lavinia Dodson qui avait suivi le départ de son fils d\u2019un oeil réprobateur, resta seule un instant avec l\u2019invité.A voix basse, elle lui dit : \u2014 Je vous croyais décidé.par nécessité, à épouser une jeune fille riche.Il répondit sur le même ton avec un rien de raillerie : \u2014 Je me suis amouraché de cette jeune Française.L\u2019amour a aussi ses raisons, Mrs.Dodson !.D\u2019ailleurs, je crois que ses parents sont fortunés.\u2014 Eh bien, tout est parfait : A vous, la Française ; à Herbert, Sibyl.si Herbert veut bien cesser de faire l\u2019imbécile.\u2014 Il ne semble pas partager vos projets.\u2014 C\u2019est uniquement parce qu\u2019il a des idées particulières sur l\u2019amour conjugal.enfin, j\u2019essayerai de le pousser sur le bon chemin.\u2014 Je vous aiderai, promit Alan, amusé.Il était le seul à savoir qui était la véritable Sibyl Campbell et son plan Montréal, avril 1955 39 personnel datait de loin, il se croyait | extrêmement subtil d\u2019avoir ainsi un | atout de plus qu\u2019Herbert, ce beau rival possible.Le retour des deux jeunes filles mit fin à leur entretien.Ce soir-là, Corinne accoudée à la fenêtre de sa chambre réfléchissait sur le événements de la journée.Contrairement à son habitude, elle dut s\u2019avouer que le manoir était réellement sinistre, puis comme elle était la franchise même, elle compléta sa pensée ; elle n\u2019appréciait pas l\u2019attitude de Thomas Weller ni des deux habitants de Blue Hill.Somme toute, au fur et à mesure que la véritable Sibyl perdait jusqu\u2019au souvenir de ses craintes, celles-ci devenaient le sujet des préoccupations de son amie.« Ne dramatisons pas, se dit la sage Corinne.Allons dormir.» Elle laissa sa fenêtre entrouverte pour avoir de l\u2019air et se coucha.Mais le sommeil ne vint pas.Elle se tournait à droite et à gauche, rejetait une couverture, la remettait un instant après.Elle finit par décider d\u2019ouvrir un fameux livre optimiste sur le Sussex afin d\u2019appeler le sommeil.Un léger glissement lui parvint, il devait provenir de la chambre de Sibyl ou de quelqu\u2019un qui passait dans le couloir.Corinne consulta sa montre dont le minuscule cadran brillait dans la nuit : 11 h.45.C\u2019était peut-être un des habitants de Blue Hill qui gagnait discrètement sa chambre pour ne pas éveiller les jeunes filles.Un grattement résonna, amplifié dans le silence.Etait-ce une souris ?Protéger son amie Sibyl d\u2019ennemis peut-être imaginaires plaisait assez à Corinne,, mais sentir une souris grimper sur son lit lui convenait beaucoup moins.Elle alluma sa lampe.Aucune fuite ne vint révéler une présence trottinante.Avant de auitter le refuge de son lit, la jeune fille inspecta soigneusement le parauet placé dans son rayon visuel, puis elle sauta sur le rectangle de fourrure qui servait de descente de lit.De là, elle découvrit le reste de la chambre située entre la fenêtre et la porte.Alors elle vit ce qui avait produit ce léger grattement : un rectangle de papier avait été glissé sous l\u2019huis.Corinne ramassa le papier plié en deux.Une courte ligne y était tracée : « Quelqu\u2019un veille sur vous et vous préviendra des dangers ».Il en fallait beaucoup moins pour faire marcher l\u2019imagination de Corinne ! Cela signifiait amplement que ses craintes étaient justifiées, que de réels dangers menaçaient Sibyl et que l\u2019héritière de Blue Hill avait un ami dans le manoir.Oui.mais ce billet pouvait émaner aussi de personnes désireuses d\u2019effrayer la jeune fille.Dans quel but ?Elle n\u2019en voyait qu\u2019un :\tla dégoûter du manoir ; lui faire vendre Blue Hill.Dans le premier cas, si un ami veillait sur les jeunes filles, c\u2019était heureux.Dans le second cas, Sibyl ne pouvait vendre rapidement le domaine, l\u2019échange même de sa personnalité avec celle de son amie lui interdisait toute transaction hâtive.A force de réfléchir, de calculer, de tirer des plans, Corinne finit par s\u2019endormir, le billet serré entre ses doigts.VIII » E matin de bonne heure, Sibyl, toute fraîche et joyeuse et qui avait I J excellemment dormi, annonça à son \" amie qu\u2019elle attendait le cher Alan qui la conduirait jusqu\u2019à Howle Cottage sous le prétexte de lui faire choisir un cheval très doux.Elle aurait à se familiariser d\u2019abord avec la bête, puis à apprendre à se tenir sur son dos.Sibyl montrait une telle joie qu\u2019on ne pouvait décidément l\u2019attribuer à sa première leçon d\u2019équitation.En réalité, elle allait faire la connaissance des parents d\u2019Alan et il s\u2019en montrait aussi troublé qu\u2019elle.Cependant l\u2019émotion du jeune homme était plus grave et comme entachée de tristesse.Corinne n\u2019approfondit pas.Elle avait bien d\u2019autres soucis ! Ne voulant pas troubler son amie au moment d\u2019une visite qui pouvait avoir des répercussions sur sa vie entière, elle ne lui montra pas le billet glissé nuitamment sous sa porte.bien que ce billet fût LA NOUVELLE HOOVER Lance exclusive à brosse \"flottante\" à succion sur toute la largeur.Ne demande que deux coups où les autres en exigent trois.Et le moteur très puissant fournit toute la succion voulue! Actuellement, vous retirez plus de saleté en Vz moins d\u2019ouvrage! Sac remplaçable exclusif\u2014le plus gros de n'importe quelle balayeuse cylindrique ou centrale.La moitié supérieure de la Constellation s'incline pour un changement ultra-rapide.Il suffit de dix secondes pour enlever et remplacer le sac.Vos mains ne touchent jamais à la saleté.\tSB\t^UW\tI A\t\t/ f à Boyau Double-Extension exclusif Photo actuelle! 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VOUS SEREZ PLUS HEUREUSE AVEC UNE HOOVER The HOOVER COMPANY LTD.Hamilton\tOntario Aux E.-U.: The Hoover ( o.North ( unton, Ohio 40 La Revue Populaire Læ?\"Un thé pour deux\u201d.ou pour dix.demande des Christie\u2019s Cremo CES DÉLICIEUX PETITS FOURS A LA NOIX DE COCO La prochaine fois que vous recevrez, offrez à vos invités des petits fours Christie\u2019s Cremo.Appétissants, aromatisés à la noix de coco, garnis d\u2019une délicieuse crème, les Christie\u2019s Cremo sont si riches, si croquants, que si vous en mangez un \u2014 vous ne pouvez pas vous arrêter! Comme autre régal.les Christies Sultanas Et maintenant.apportez une autre friandise Christie\u2019s \u2014 les Sultanas! 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Vous avez été pour moi une espèce d\u2019épouvantail.et je regrette beaucoup que vous ne soyez pas au physique ce croque-mitaine dont ma mère redoutait l\u2019arrivée.Ce fut au tour de la jeune fille d\u2019examiner le beau visage fermé de son voisin.L\u2019exclamation qu\u2019elle poussa était empreinte de surprise et chargée d\u2019un peu de reproche : \u2014 Pourquoi redoutiez-vous mon arrivée ?\u2014 Vous êtes celle qui a le droit de vendre et, par conséquent, de nous mettre dehors.\u2014 Ce n\u2019est pas mon intention.pour le moment.De plus, vous n\u2019êtes pas homme à devoir redouter un changement, même de situation.Elle ne comprenait pas cet étrange réflexe.Il s\u2019expliqua, mais ses raisons parurent peu claires à son interlocutrice : \u2014 En Angleterre, on trouve très difficilement un logis.nous, particulièrement.nous avons.Il cessa de fournir une explication et reprit avec une certaine hâte : \u2014 J\u2019ai beau être votre cousin \u2014 une parenté très éloignée, d\u2019ailleurs \u2014 je suis en réalité votre régisseur et je tiens à garder ce titre subalterne.Herbert avait jeté le dernier mot comme un grand seigneur qui daigne se commettre.Il reprit : \u2014 J\u2019aime Blue Hill, la propriété m\u2019intéresse beaucoup, je pense qu\u2019on peut même la faire produire davantage.En somme, c\u2019est un très bon placement, vous auriez tort de vendre.Mais ceci vous regarde.Corinne resta silencieuse, essayant de comprendre les sentiments qui dictaient au jeune homme ces réflexions.Ce fut lui qui parla de nouveau : \u2014 Ma mère a montré tout à l\u2019heure son empressement à nous voir partir en promenade ensemble.Je vous réitère que je ne partage pas ses « espérances » ! \u2014 Il ne faut pas en vouloir à votre mère, répondit Corinne avec douceur.Elle doit posséder de bonnes raisons pour redouter les difficultés matérielles.J\u2019ai entendu dire qu\u2019elle avait eu de grands malheurs.\u2014 Nous n\u2019en parlons jamais, de mon père non plus ! Décidément, quoi que la jeune fille pût dire, elle aboutissait toujours à une rebuffade.Jamais, dans sa courte vie, un jeune homme ne s\u2019était permis une telle attitude ! Corinne se piqua au jeu.Elle trouverait bien le défaut de cette cuirasse derrière laquelle battait le coeur de son « cousin ».Elle tourna \u2014 à peine \u2014 la tête vers lui pour examiner ce visage fermé, interroger ce profil pur et cette tempe fine où folâtrait une mèche noire et rebelle.Il était encore plus beau qu\u2019elle ne l\u2019avait jugé au premier abord.Vite, elle détourna les yeux se sentant rougir inexplicablement.Il avait dû remarquer son examen : \u2014 Vous pensez que j\u2019ai un bien mauvais caractère, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Il vaut mieux que de n\u2019en pas avoir du tout.Le mien ne passe pas pour particulièrement facile.Mon père.Elle s\u2019arrêta :\telle allait parler de M.Santerre qui était le monsieur «pas commode » par excellence.Elle se reprit à temps : \u2014 Mon père, que vous avez dû connaître, avait-il le même ?\u2014 Il était plus renfermé, plus secret, je dirais, presque, plus Anglais.Il est vrai que vous avez été élevée en France- Herbert se montrait assez fin psychologue.Elle rétorqua sur un ton enjoué : \u2014 Décidément, vous n\u2019aimez pas l\u2019éducation française ! \u2014 Je n\u2019ai jamais dit cela! Je constate qu\u2019elle est différente de la nôtre, sans plus.\u2014 Alors vous réprouvez les questions que je vous pose ?\u2014 Non, c\u2019est votre droit ; vous êtes la propriétaire de Blue Hill.Corinne sursauta littéralement sur son siège et perdit le peu de patience qu\u2019elle possédait : \u2014 Vous tenez absolument à être désagréable ! Qu\u2019avez-vous besoin d\u2019évoquer à chaque instant ma qualité de propriétaire ?Que vous ai-je fait qui justifie ce bizarre mépris craintif que vous arborez depuis mon arrivée ?Il arrêta la voiture en bordure de la route, dans le but évident de répondre en regardant son interlocutrice.Elle tendait vers lui son visage ardent aux yeux étincelants.Une ombre de sourire passa sur les lèvres du jeune homme : \u2014 Vous prenez la mouche bien facilement.En Angleterre, les mots ne signifient strictement ce qu\u2019ils disent. Montréal, avril 1955 41 K MM5 *¦ Vv» S* f « * 1.\tBrioches au Butterscotch et aux Noix \u2014Dans un moule carré de 8 pouces faites fondre 3 c.à table beurre; badigeonnez-en les côtés du moule; mélangez-y 1 c.à table sirop de maïs, H tasse cassonade peu tassée et lA tasse noix ou pacanes brisées.Dans un bol peu profond mélangez V% tasse sucre, 1 c.à thé cannelle et Vs c.à thé muscade.Découpez la pâte par cuillerées combles que vous enrobez du mélange de cannelle et placez dans le moule; saupou-drez-y le reste du sucre épicé.Couvrez et laissez lever au double du volume.Cuisez à four modéré, 375°, environ 35 minutes.2.\tBrioches au Fromage-Graissez un moule carré de 8 pouces et garnissez-en le fond d\u2019un papier ciré, graissé.Découpez la moitié de la pâte par cuillerées combles et placez-les dans le moule; saupoudrez-les de 2 tasses fromage râpé.Mettez l\u2019autre moitié de la pâte par cuillerées sur les boulettes; graissez les dessus.Couvrez et laissez lever au double du volume.Cuisez à four modéré, 375°, environ 35 minutes.3.Brioches Savoureuses \u2014 Découpez la pâte par cuillerées combles que vous placez dans des moules à muffins graissés \u2014chaque cuillerée doit remplir environ- ia moitié d\u2019un moule.Badigeonnez de beurre fondu; saupoudrez-y de la graine de pavot.Couvrez et laissez lever au double du volume.Cuisez à four modéré, 375°, de 20 à 25 minutes.Une seule pâte de base vous donne Ne requiert pas\tRien Je p|\u201es fat||e 0Vec la de réfrigération nouvelle Levure Sèche Active Les brioches les plus légères, les plus tendres que vous ayez jamais Faites ! Et pensez donc .la même pâte vous donne 3 régals différents ! St vous cuisez à la maison, vous obtiendrez toujours des levées parfaites avec la Levure Sèche Active Fleischmann.PÂTE DE BASE SPÉCIALE À UNE SEULE LEVÉE Mesurez dans un grand bol 1\ttasse eau tiède 2\tc.à thé sucre granulé et brossez jusqu'à dissolution du sucre.Saupoudrez-y le contenu de 2\tenveloppes de Levure Sèche Active Fleischmann Laissez'reposer 70 minutes, PUIS brassez bien-, ajoutez, en brassant, 1 % tasse eau tiède 3\tc.à thé sel Ajoutez, en brassant, 4\ttasses farine à pain tamisée et battez jusqu'à ce que lisse et très élastique.Dans un grand bol, défaites en crème % tasse beurre lncorporez-y graduellement % fasse sucre granulé Ajoutez-y graduellement, en battant, 3 oeufs bien battus Ajoutez au mélange de levure, environ un tiers à la fois, battant bien après chaque addition.Mélangez-y 3 tasses de plus farine à pain tamisée Partagez la pâte molle dans 3 bols pour finir en trois variétés.Je n\u2019ai pas l\u2019habitude d\u2019employer des sous-entendus.Dès le début j\u2019ai été extrêmement net et précis et je m\u2019excuse si j\u2019ai été parfois brutal.Cependant, il ne faut pas que vous essayiez de découvrir des insinuations dans mes paroles, elles n\u2019ont aucun sens caché.\u2014\tAlors, pourquoi essayez-vous en ce moment de m\u2019en persuader ?.Vous m\u2019avez qualifiée vous-même d\u2019épouvantail !.\u2014 N\u2019exagérons rien, dit Herbert, conciliant.Ma mère et moi nous nous sommes tellement habitués et, même, intégrés à Blue Hill, que l\u2019idée de la vente possible nous a empoisonné la vie ces derniers temps.De là est né le projet de ma mère.Nous ne l\u2019approuvons ni vous ni moi, donc tout est bien.N\u2019allez pas inventer je ne sais quel réflexe de mépris craintif.Cela démontre seulement que vous ignorez tout de mon caractère.\u2014\tCela démontre aussi que vous ignorez tout du mien.Nous apprendrons à nous connaître.\u2014\tEst-ce un avertissement ?Elle ricana : \u2014\tJe croyais que vous ne saviez pas déceler les sous-entendus ?\u2014\tJe pense que vous tenez beaucoup à avoir le dernier mot dans cette discussion intempestive.Si cela peut vous faire plaisir, dites-moi donc encore une phrase désagréable et n\u2019en parlons plus.Corinne ne répondit pas.Etait-ce l\u2019énervement ?Des larmes montèrent à ses yeux.Ne voyant venir aucune réplique mordante, il fit de nouveau ronronner le moteur, mais la jeune fille posa une main sur le volant : \u2014\tHerbert, je m\u2019excuse si mes paroles ont dépassé ma pensée.J\u2019ai la sensation pénible d\u2019être une indésirable au manoir.Mon agressivité est une sorte d\u2019auto-défense.En réalité, j\u2019ai été peinée de votre attitude.J\u2019ajoute que je n\u2019ai demandé à parcourir la propriété en votre compagnie que pour vous dire cela.C\u2019est tout.Maintenant, vous pouvez me ramener à Blue Hill, je visiterai le domaine une autre fois.Il ne mit pas l\u2019auto en marche.Il se tourna encore vers Corinne.Ses magnifiques yeux de velours noirs avaient perdu leur agressivité, ils étaient doux et caressants.De cet homme se dégageait soudain un grand charme que ses manières précédentes n\u2019avaient même pas laissé soupçonner.Il dit, la voix chargée d\u2019ihtonations rares : -Pardonnez-moi, je suis le seul coupable puisque c\u2019est moi qui ai commencé.Je conçois maintenant ce que ma réception avait de discourtois.Pour moi aussi, c\u2019était une sorte d\u2019autodéfense.\u2014\tPuisque nous faisons des concessions réciproques, signons un pacte de non-agression.Pour la première fois, Corinne vit Herbert sourire :\tson visage en fut éclairé.Les plis creusés par les soucis, s\u2019effacèrent, il eut l\u2019air enfin de ce qu\u2019il était : un beau jeune homme de vingt-cinq ans.Elle reprit : \u2014\tContinuons la visite vers la propriété des Howle.vous m\u2019expliquerez les rendements du domaine.et peut-être rencontrerons-nous mon amie en compagnie d\u2019Alan.\u2014\tJe me garde bien de répondre: «A vos ordres!».Je risquerais trop de me faire arracher les yeux.Il mit en marche après avoir cueilli dans les yeux de Corinne un regard malicieux, mais amical.Toutefois, elle lui en voulait encore un peu, elle ne le gratifia pas du sourire enchanté et ce fut tant pis pour lui ! Comme l\u2019avait prévu la jeune fille, l\u2019auto rencontra deux cavaliers qui maintenaient les montures au pas.Sibyl commençait toutefois à prendre de l\u2019assurance sur le dos d\u2019une jolie et douce jument alezane, aussi sage qu\u2019une image.La jolie écuyère qui la montait était en même temps ravie, un peu effrayée, joyeuse et bavarde ! Alan parut à Corinne assez triste, peut-être était-ce seulement en comparaison de l\u2019excitation de Sibyl.Ils revinrent tous quatre ensemble au manoir, l\u2019auto roulant en première vitesse pour ne pas obliger Sibyl à risquer un temps de galop, ce qui eût été dangereux pour sa stabilité de débutante.Au débouché de l\u2019allée de platanes sur le rond-point sablé, Lavinia Dodson, conversait avec Adam, le jardinier.Elle avait hâte de voir arriver les deux promeneurs et d\u2019étudier la bonne ou la mauvaise entente sur leurs visages.Corinne et Herbert échangèrent un regard malicieux qu\u2019elle interpréta dans le sens le meilleur pour son projet.Gracieusement, elle complimenta Sibyl (sans se douter qu\u2019elle était la véritable propriétaire de Blue Hill).Ce fut Corinne qui invita Alan à venir se reposer sous les ombrages et qui offrit des rafraîchissements.Sibyl annonça qu\u2019elle allait troquer sa tenue d\u2019amazone contre une toilette plus en rapport avec le jardin.Corinne s\u2019assit sur un banc le dos tourné au soleil, face au manoir.Elle attendait, simplement, que chacun fût prêt à faire honneur aux rafraîchissements promis.Les uns et les autres s\u2019égayèrent dans diverses directions, la jeune fille resta seule, pensant à l\u2019heureuse issue de sa discussion avec Herbert.Un rayon de soleil qui scinti\u2019.lait, renvoyé par une des vitres, vint la frapper avec insistance, elle se déplaça, puis évoqua l\u2019altercation qui s\u2019était terminé par un pacte amical.Le scintillement l\u2019atteignit de nouveau.Corinne leva la tête : c\u2019était une lucarne du grenier qui ré-verbait ce rayon gênant.Elle se leva pour gagner le bout du banc sous une retombée de branches.Aussitôt, le reflet illumina ses mains abandonnées sur ses genoux.Puis il cessa, reprit, recommença.La persistance de ce rayon intrigua enfin la jeune fille.Elle essaya de le situer ; il venait bien du grenier, mais non de la lucarne fermée.Une tuile avait été légèrement soulevée, juste assez pour permettre à une main très blanche et même diaphane, d\u2019agiter une glace de poche ou un bout de miroir.Ce reflet se promenait sur la robe de Corinne.Assurément, derrière cette main quelqu\u2019un la guettait ; car, dès qu\u2019elle eut levé la tête et situé le signal, le reflet s\u2019immobilisa sur ses genoux.Qui donc était là-haut ?Ce ne pouvait être un enfant qui jouait, jamais, aucun rire, aucun cri juvénile ne lui était parvenu dans Blue Hill.Corinne promena un regard interrogateur dans chaque direction prise par les habitants du manoir.Aucun d\u2019eux ne pouvait être à cette heure dans le grenier.Alors, qui donc était-ce ?S\u2019agissait-il d\u2019un simple reflet ?Pourtant, cette main.Corinne fixa la tuile soulevée avec insistance ; sans aucun doute possible, une main tenait un petit miroir.Brusquement, le rayon disparu*', la tuile reprit sa place et cacha la main.Un pas avançait sur le gravier.C\u2019était Herbert.Elle n\u2019eut que le temps de quitter des yeux la lucarne du grenier, mais pas celui de se composer un visage.Herbert lui demanda : \u2014\tEtes-vous souffrante?.\u2014\tOh! non.la chaleur est brutale sur ce banc, je vais m\u2019asseoir à l\u2019ombre.IX près le départ d\u2019Alan et le repas du soir, les deux amies ayant une hâte égale de se trouver seules, mais pour des raisons différentes, se retirèrent au premier étage.Ayant laissé Sibyl avec ses rêves dorés, Corinne ouvrit la porte de sa propre chambre et la referma, mais sans entrer, afin de mettre à exécution son premier projet : monter au grenier.Ayant enlevé ses chaussures, elle glissa comme une ombre sur la moquette et se dissimula sans peine dans l\u2019encoignure de la fenêtre.Son coeur battait.Si elle était surprise» que dirait-elle ?La vue du parc sous un 42 La Revue Populaire Comment prévenir l\u2019effet des détergents sur les mains Il a été prouvé que la lotion Jergens est plus efficace que toute autre lotion pour enrayer l'effet des détergents* VII Des mains travailleuses peuvent être jolies.447 femmes en ont fait la preuve en plongeant leurs deux mains dans les détergents 3 fois par jour.Seules les mains droites furent enduites de Jergens.Améliorée sans cesse depuis 50 ans, Jergens procure une sensation merveilleuse \u2014 elle n\u2019est jamais collante ou graisseuse.Excellente contre toute rugosité.Quelle différence en 3 ou 4 jours ! Les mains gauches étaient rouges et gercées.Les mains protégées par Jergens étaient douces et lisses.Aucune autre lotion ne donna de résultats aussi concluants ! Procurez-vous une bouteille de Jergens.Epaisse, crémeuse, elle est délicieusement parfumée.La lotion la plus populaire au monde ne coûte que 15é à $1.15.(Fabrication Canadienne) La Lotion Jergens arrête l'effet des détergents sur les mains \u2022 D\u2019après le rapport d\u2019un grand laboratoire de recherches américain.mince croissant de lune pouvait jus-tifier sa fantaisie.Elle attendit.Aucun bruit ne parvenait aux oreilles de Corinne, attentive.Soudain une silhouette sombre se découpa sur le mur éclairé par la pâle clarté de la lune.Mrs.Dodson parut sur le seuil de sa chambre.Elle s\u2019avança vers les trois marches qui conduisaient à la porte du grenier, posa sur la moquette un petit panier plat de la forme cabas, prit dans sa poche un trousseau de clés qui tinta légèrement et elle ouvrit la fameuse porte.A chaque pas, un craquement, qui résonnait étrangement dans le vieux manoir, indiqua à Corinne le déplacement de la promeneuse nocturne.Arrivée dans le grenier, quelques protestations du parquet retentirent encore puis le silence retomba.La jeune fille abandonna sa cachette, longea le couloir, légère comme une ombre et resta un instant plantée devant le début de l\u2019escalier.Elle posa un pied sur la première marche qui rendit un craquement si formidable qu\u2019elle s\u2019enfuit vers sa chambre, l\u2019ouvrit et referma lestement la porte derrière elle avec la sensation d\u2019avoir réveillé tous les habitants du manoir.Pourtant, personne ne remua et Corinne se rassura un peu.Qu\u2019allait-elle faire ?Parce qu\u2019une décision s\u2019imposait, pas sur l\u2019heure, bien sûr, mais au lever du jour.Impossible dans cette maison d\u2019avoir confiance en quelqu\u2019un ! Corinne qui était un être pondéré se jugea beaucoup trop nerveuse pour résoudre sagement le problème.Un repos s\u2019imposait d\u2019abord.Ensuite, son calme reconquis, elle aviserait.Elle se dévêtit et se coucha.Mais son imagination continua de battre la campagne.Un mystère était caché dans ce grenier : demain, elle demanderait à le visiter, elle s\u2019entendait dire à Lavinia qu\u2019elle n\u2019avait pas peur des rats, ni des araignées.Cependant, il fallait tout prévoir, elle pouvait échouer ou avoir besoin d\u2019aide.Peut-être Alan serait-il l\u2019ami le plus sûr ?.Le visage énergique et souriant du sportif Ben David passa devant ses yeux.Après son investigation sous les combles, elle lui téléphonerait, il serait sûrement de bon conseil.Cette idée lui sourit et commença de la rassurer.Elle finit par sombrer dans un sommeil agité.Quand Corinne s\u2019éveilla, une aube pure répandait sa clarté sur Blue Hill.La lumière filtrait à travers les persiennes et marquait les contours des meubles et de tous les objets de la chambre.La jeune fille, mal reposée, sauta à bas du lit pour prendre un bain, le meilleur moyen à son avis de remplacer l\u2019absence du sommeil.La première chose qu\u2019elle vit en posant les pieds sur la descente de lit fut un carré de papier sous sa porte.Comme la première fois, une ligne à la calligraphie hésitante et tremblée s\u2019étalait au centre du papier : « On veut vous effrayer.Ne craignez rien ».Visiblement, deux volontés gravitaient autour d\u2019elle, et deux volontés contraires.Il existait bel et bien un être aux agissements bizarres et un ami qui avertissait celle que tous prenaient pour Sibyl Campbell.Evidemment, le contraire pouvait être vrai : les billets tentaient peut-être de la rassurer faussement alors que les attitudes étranges n\u2019avaient aucune importance.Un chant léger qui venait de la pièce voisine lui rappela son rôle et son devoir.Sibyl, à sa place, eût été désemparée, épouvantée et, probablement, serait tombée malade.Corinne elle-même s\u2019avouait médiocrement rassurée, mais elle était assez têtue pour persévérer.De plus, elle défendait le bien de Sibyl en personne.Elle procéda à sa toilette à une vitesse record pour rattraper le temps perdu en méditations, si bien qu\u2019elle sortit de sa chambre au même moment où son amie quittait la sienne, toute pimpante, en tenue de cheval.Elles s\u2019embrassèrent et Sibyl annonça en chantant : \u2014 Après le breakfast.je vais voir Alan.ses parents m\u2019invitent.Tra la la la la !.Elle remarqua cependant la mine défaite de son amie : \u2014 Es-tu souffrante ?On dirait que tu n\u2019as pas dormi ! \u2014 Si on peut dire ! s\u2019exclama comiquement Corinne.J\u2019ai sommeillé comme un bébé sans souci.Les hôtes du manoir avaient leur aspect de chaque jour quand ils prirent place pour le repas matinal.Corinne se dit qu\u2019elle leur trouvait à tous des airs de conspirateurs parce qu\u2019elle était en état de suspecter chacun d\u2019eux.L\u2019idée de consulter Ben David s\u2019installa dans sa tête.Elle avait besoin d\u2019entendre la voix nette du jeune homme d\u2019affaires.Assurément, elle devait lui téléphoner, mais pas du manoir.Le souvenir d\u2019une petite ville à une tren- LA FEMME DEVANT LA LOI : A qui doit être confié un enfant naturel, au père ou à la mère \\ Un père est le gardien naturel de son enfant.Nombreuses sont les circonstances cependant où la Cour confie la garde de l\u2019enfant à sa mère.Il en sera ainsi, par exemple, quand l\u2019enfant est en bas âge et que les soins maternels lui sont essentiels.Il faut naturellement, dans ce cas, que la mère soit en état d\u2019en prendre soin et qu\u2019elle en soit digne.Une jeune fille donne naissance à une enfant.C\u2019était dans un hôpital.Elle veut absolument garder son enfant auprès d\u2019elle.Mais comme elle n\u2019est pas alors en état d\u2019en prendre soin convenablement, la fille-mère conclut un arrangement avec l\u2019hôpital pour que l\u2019enfant y demeure pendant trois mois.Quand, à l\u2019expiration du délai, elle revient à l\u2019hôpital pour reprendre l\u2019enfant, c\u2019est pour constater qu\u2019elle n\u2019y est plus.Le père est venu la réclamer et on la lui a remise.Décidée plus que jamais à élever elle-même son enfant, la fille-mère enquête.Elle apprend finalement que le père a confié l\u2019enfant à des parents mariés, qui ont l\u2019intention de l\u2019adopter.Comme le père refuse de remettre l\u2019enfant à la mère, celle-ci institue des procédures légales pour qu\u2019on la lui rende.En Cour, elle établit qu\u2019elle est en état d\u2019en prendre soin convenablement.Le père, d\u2019autre part, avoue qu\u2019il ne peut garder l\u2019enfant auprès de lui.Il soutient cependant que la situation et l\u2019avenir de la petite seront beaucoup plus avantageux si elle demeure auprès de ceux qui veulent l\u2019adopter.Ces raisons ne peuvent prévaloir contre les droits de la mère.L\u2019enfant lui a été rendue.Ref : Cause no 5225, Cour du Banc de la Reine, Montréal ; jugement du 25 juin 1954.Robert Millet, b.a. Montréal, avril 1955 43 CSS*® (/H'oatwt '\u2022'W» taine de kilométras lui revint en mémoire.A son retour, elle demanderait à Lavinia de lui ouvrir le fameux grenier.Mais comment se rendre en ville ?Elle s\u2019entendit demander : \u2014 M.Weller, j\u2019aimerais aller au bourg voisin effectuer quelques petits achats, puis-je prendre votre voiture ?\u2014 Certainement, répondit l\u2019homme de loi.Je vous conduirai.\u2014 Herbert s\u2019en chargera, avança vivement Lavinia.\u2014 Merci, je conduis très bien.Corinne regretta le manque d\u2019amabilité de sa réponse.Comme chacun se levait, lé repas terminé, elle dit au jeune homme à mi-voix : \u2014 Je n\u2019ai pas rompu notre pacte.Elle eut le plaisir de voir se former un sourire sur le beau visage immobile.Cela lui fit du bien comme un encouragement, comme la pression d\u2019une main amicale dans un moment pénible.Alors, le salon sembla se vider de ses habitants, elle ne vit plus qu\u2019Herbert devant elle et lui ne vit plus que Corinne.Des paillettes miroitèrent dans les prunelles de la jeune fille, deux adorables fossettes se creusèrent aux coins de ses lèvres.Elle vit palpiter les cils bruns et, brusquement, sans savoir pourquoi, elle se sentit rougir.Alors le salon se peupla de nouveau.La voix de Sibyl dit, tout près : \u2014 Dépose-moi en passant devant le domaine des Howle.Alan devait venir avec les chevaux, mais j\u2019ai un peu peur sur la route.La jument n\u2019aime pas rencontrer des autos.\u2014\tOui.oui.je te déposerai en passant, répondit Corinne qui s\u2019arrachait avec peirle à un tourbillon de sentiments.Elle s\u2019imaginait volontiers que personne n\u2019avait remarqué son aparté avec Herbert, mais Sibyl la détrompa dès qu\u2019elles furent dans le jardin.\u2014\tTu as décoché à mon cher cousin un de tes sourires enchantés de toute première qualité.Le cher garçon en a eu le souffle coupé.\u2014\tCrois-tu ?fit Corinne faussement incrédule.\u2014\tPour être juste, son regard de velours noir était aussi d\u2019une rare éloquence.tu es encore toute rouge.\u2014\tQuelle idée.Depuis que tu connais Alan, tu vois des amoureux partout.\u2014\tC\u2019est bien agréable.Elles avaient atteint le garage.L\u2019auto fut promptement sortie.Sibyl ne posa une question importante que quand elles roulèrent sur l\u2019allée des platanes : \u2014\tTu as vraiment des achats à faire dans le patelin ?\u2014\tJe vais téléphoner à Ben David.Il faut que je lui demande s\u2019il a compulsé les fameux comptes de tutelle.\u2014\tTu es un ange de me suppléer.Et Sibyl reparla tout naturellement d\u2019Alan jusqu\u2019à ce que l\u2019auto joignît l\u2019entrée de Howle Cottage où Corinne l\u2019abandonna pour filer vers le village voisin.Là, elle n\u2019eut aucune peine à trouver une cabine publique et elle composa le numéro de Ben David.\u2014\tJ\u2019allais vous écrire, dit le jeune homme d\u2019affaires, la voix chargée de joie: Le dossier a été épluché.Il est en ordre.trop en ordre.J\u2019ai chargé deux de mes agents personnels d\u2019enquêter partout où l\u2019on connaît Thomas Weller.S\u2019il y a une indélicatesse à mettre à jeu, ils la mettront.Corinne le remercia au nom de son amie et le mit au courant des faits 1 qui avaient surgi et de ses inquiétudes.Un bel éclat de rire lui répondit.Elle prit très mal la gaieté du jeune homme.Expliqués en raccourci, les événements pouvaient paraître abracadabrants et comiques, mais ils l\u2019avaient frappée au point que ce coup de fil était pour lui demander conseil.\u2014 C\u2019est trop romanesque, dit-il.Des billets sous votre porte (si c\u2019était encore des billets doux, cela passerait !) une séquestrée dans le grenier.Des promenades nocturnes dans le vieux manoir.Brr !.Vous êtes sûre qu\u2019il n\u2019y a pas de fantôme ?\u2014 Si vous continuez à rire, je raccroche.\u2014\tExcusez-moi.Puisque vous êtes inquiète.\u2014\tCe n\u2019est pas mon genre de prendre peur facilement.\u2014 C\u2019est vrai.Voulez-vous que je me rende à Blue Hill ?Je serais bien heureux si vous me choisissiez comme défenseur.au sens propre du mot.Corinne protesta, d\u2019un ton un peu las et légèrement irrité, ce qui acheva de persuader Ben David du bien-fondé de ses craintes.Il la pria de lui faire à nouveau le récit circonstancié depuis son arrivée au manoir jusqu\u2019à la nuit précédente.Elle s\u2019en acquitta en termes mesurés, évitant ainsi de faire ressortir ce qu'un pareil rapport pouvait avoir d\u2019invraisemblable pour une personne tranquillement installée dans son cabinet de travail à Londres.Le jeune homme montra qu\u2019il était un peu ébranlé.Toutefois, il dit, lui aussi, que quelqu\u2019un pouvait avoir intérêt à effrayer la propriétaire de Blue Hill pour qu\u2019elle vendît le domaine.Le mieux était de montrer un calme imperturbable et.de visiter le grenier.Un peu rassurée, elle retrouva le ton enjoué pour échanger quelques phrases banales, mais charmantes.Quittant la cabine publique, Corinne reprit la voiture et rentra rapidement à Blue Hill.X algré la douce euphorie dans laquelle se complaisait Sibyl, elle remarqua, dès son arrivée, le visage préoccupé et creusé d\u2019Alan.Depuis deux jours une sorte de tristesse s\u2019était abattue sur le jeune homme et elle allait crescendo.Il restait parfois de longs moments sans adresser une phrase, même banale, à celle qu\u2019il aimait, cependant.Si la jeune fille l\u2019avait toujours connu peu loquace, voire taciturne, elle ne se serait pas inquiétée, mais cette attitude était récente.Elle voulut réagir et, en même temps, lui faire observer que son changement ne passait pas inaperçu.Les fillettes et leurs aînées ont besoin de la protection du shampooing à l'huile Woodbury s Plusieurs mamans lavent leur chevelure et celle de leurs enfants avec le doux shampooing Woodbury.A base d\u2019huiles naturelles, le Woodbury n\u2019assèche ni les cheveux ni le cuir chevelu.Il protège la chevelure tout en la nettoyant.Vos che- veux brillants de propreté sont 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cheval.\u2014 Est-il nécessaire d\u2019être sur la route et à califourchon pour dire et entendre des « choses importantes » ?Il ne sourit pas de l\u2019humour de cette réponse.Il montrait, en même temps, de la crainte et de l\u2019indécision.Surprise et un peu inquiète, Sibyl attendait sa réponse.Elle vint, mais ce n\u2019était pas celle qu\u2019elle espérait : \u2014 Allons vers les écuries, voulez-vous ?J\u2019ai fait seller nos montures.\u2014 Oh ! non, intervint Sibyl.Laissons donc ces pauvres bêtes à l\u2019ombre, je n\u2019ai pas envie d\u2019équitation aujourd\u2019hui.Montrez-moi plutôt le petit étang, là-bas, (elle tendit la main dans la direction opposée à l\u2019habitation).Je l\u2019ai aperçu de loin, il m\u2019a paru pittoresque.\u2014 Avec plaisir, répondit le jeune homme, exactement du ton d\u2019un condamné qui voit se lever l\u2019aube fatale.Sibyl sentait la tristesse la gagner et une appréhension qu\u2019elle ne s\u2019expliquait pas.Que cachait Alan ?Car elle en était sûre, maintenant, il cachait quelque événement ou quelque sentiment difficile à mettre à jour.Le jeune homme avançait à longues enjambées vers le bord de l\u2019eau tranquille et transparente.\u2014 J\u2019ai toujours aimé ce coin, dit-il.J\u2019y venais étant enfant, j\u2019ai même construit une sorte de nid entre les racines d\u2019un saule.Je me demande si les récentes inondations ne l\u2019ont pas définitivement démoli.En effet, une sorte de niche, face à l\u2019étang, offrait sous sa voûte basse, une racine moussue horizontale, véritable banc naturel ! Je vais l\u2019cpousseter.\u2014 L\u2019espace est mesuré, dit-elle, venez vous asseoir et dites-moi comment vous avez pu creuser cette amusante cachette.Petit à petit, soutenu par les répliques amusées de Sibyl, Alan perdit sa tristesse et redevint pour un temps l\u2019agréable jeune homme qui l\u2019avait séduite à Paris.Il plaça même son bras, trop serré, autour des épaules de Sibyl et, à ce contact, le silence revint.Jusqu\u2019à présent, les deux jeunes gens avaient à peine osé se regarder.Lentement, ils tournèrent la tête l\u2019un vers l\u2019autre et, devant la limpidité de leurs sentiments qui se lisait dans les yeux, Alan murmura enfin : \u2014 Chérie, ma chérie.\u2014 Alan.la vie est merveilleuse.Ils ne parlèrent plus d\u2019un long moment, savourant l\u2019instant ineffable qui unissait leurs coeurs pour toujours.Ils perçurent, vaguement, le ronronnement d\u2019une conversation.Ce bruit insolite les arracha à leur rêve : deux hommes avançaient le long de l\u2019étang.Ils passeraient de l\u2019autre côté de l\u2019arbre sans voir les jeunes amoureux dissimulés sous les racines.Alan et Sibyl échangèrent un regard complice ; ni l\u2019un ni l\u2019autre ne révélerait sa présence aux valets qui approchaient, une veste sur l\u2019épaule, un outil à la main.Des bribes de phrase frappèrent les oreilles soudain attentives, puis l\u2019appréciation d\u2019un des valets tomba aussi dévastatrice que la foudre frappant le vieux saule : \u2014 Je pensais que le fils des patrons aurait courtisé la riche propriétaire de Blue Hill, plutôt que cette petite Française.\u2014 Elle est mignonne, bien sûr.(Ici le ricanement habituel), mais ses beaux yeux ne remettront pas à flot la barque qui fait eau.\u2014 La situation des Howle est-elle si.Le reste se perdit : les deux hommes avaient dépassé le saule et se dirigeaient vers le cottage.\u2014 Voilà d\u2019où venait ma tristesse, dit aussitôt Alan, soulagé qu\u2019un autre eût fait le pénible aveu à sa place.Voilà ce que je voulais vous dire.Mais c\u2019était si grave.si dangereux pour notre amour que je n\u2019osais pas.\u2014 Notre amour ?répéta Sibyl comme si elle entendait parler une langue qu\u2019elle avait du mal à comprendre.\u2014 Maintenant, il faut que vous sachiez tout, reprit le jeune homme résolu à la suprême révélation.Cela remonte à six mois.\u2014 Six mois ?Mais nous ne nous connaissions pas ?\u2014 Non, mais je savais que la propriétaire de Blue Hill existait, qu\u2019elle allait atteindre sa majorité et serait libre de disposer de sa fortune.Il respira avec peine et entreprit une explication de la genèse de l\u2019affaire : \u2014 Mon père a voulu tenter l\u2019élevage d\u2019une race de chevaux qui ne peut supporter le climat humide du Sussex.Têtu, il a perdu beaucoup d\u2019argent.Il s\u2019est endetté pour essayer de maintenir son élevage.Bref, « la barque fait eau », comme disait le valet tout à l\u2019heure.Il n\u2019osa pas regarder Sibyl, se disant que s\u2019il voyait l\u2019expression de ses yeux, il n\u2019achèverait jamais ses révélations : \u2014 Un jour, Lavinia Dodson vint visiter ma mère.Elle nous a appris que le temps était proche où Miss Campbell reviendrait en Angleterre, elle a parlé en termes pompeux de sa cousine, de sa fortune, tant et si bien que ma mère, crispée, dit que ce pourrait rtre un excellent parti pour Herbert.Le visage de Lavinia Dodson nous a révélé qu\u2019elle y pensait.On a parlé d\u2019autre chose, mais, le soir, mes parents ont estimé devant moi la « valeur » en livres sterling de Miss Campbell.L\u2019idée de me placer sur les rangs parmi les inévitables prétendants, a commencé de germer.Les difficultés financières de mon père s\u2019aggravaient.Je parlais de mon projet à mes parents, ma mère a refusé de m\u2019écouter, elle réprouvait ces sortes d\u2019union ; mais mon père m\u2019a encouragé.Nous pensions que les prétentions de Lavinia Dodson et d\u2019Herbert (à cette époque, d approuvait les projets de sa mère) étaient faciles à déceler, pour peu que la riche propriétaire de Blue Hill se méfiât.Alors, je décidai de prendre les devants et d\u2019aller faire votre connaissance en France, comme par hasard.Un lourd silence tomba.Un oiseau passa en criant et le déplacement de ses ailes fit palpiter les feuilles.\u2014 J\u2019avais combiné un plan excellent, reprit Alan, la voix brouillée, mais je n\u2019avais pas prévu l\u2019essentiel : j\u2019ai commencé très vite à vous aimer et mes prétentions me sont apparues dans toute leur laideur.Cette nuit, j\u2019ai dit la vérité à ma mère.C\u2019est elle qui m\u2019a conseillé de parler.« Quoi qu\u2019il arrive, quel que soit le réflexe de cette jeune fille, a dit ma mère, tu auras pour toi le maigre bénéfice de ta sincérité.» Voilà, c\u2019est tout.Il extirpa son long corps de la niche du saule et, toujours sans regarder Sibyl, debout sur le bord de l\u2019étang, il émit un douloureux ricanement.\u2014 Vous pensez si j\u2019ai trouvé excellent le changement de personnalité ! Les efforts de Lavinia Dodson se concentraient sur votre amie, alors que moi, je me croyais très malin de connaître la véritable miss Campbell.Mes avantages se transforment en monstruosités.Je me retire de cette course à l\u2019argent, je ne peux plus supporter cette comédie.Il se tourna enfin vers Sibyl pour dire : \u2014 Je vous aime trop pour vous épouser dans de pareilles conditions.Jamais je ne vous demanderai en mariage.La tache blanche du pauvre visage de Sibyl se révéla à ses yeux sur le fond sombre de l\u2019abri où elle était Montréal, avril 1955 45 restée.Il comprit tout le mal que sa brutale franchise, pour louable qu\u2019elle fût, venait de lui faire.Il se jeta vers elle, la suppliant de lui pardonner.Ils pleuraient tous deux, écrasés par ce chagrin disproportionné à leur âge.\u2014 Je ne sais pas ce qui est bien, dit-elle enfin, je suis tellement désemparée.tellement malheureuse.Elle finit par s\u2019arracher à la niche du saule qui lui donnait l\u2019impression d\u2019être un piège la retenant prisonnière.Elle fit quelques pas, vacillante.\u2014 Je voudrais rentrer à Blue Hill, Alan.Il faut que je réfléchisse.il faut que je sois seule.\u2014 Je vais vous conduire en voiture.Le retour à Blue Hill fut morne, pas une phrase ne fut échangée.Les jeunes gens n\u2019avaient plus rien à se dire.Cependant, quand l\u2019allée des platanes s\u2019annonça au loin par une raie, d\u2019un vert plus clair que celui des prés.Alan demanda : \u2014 Puis-je vous laisser à l\u2019entrée ?\u2014 Oui.Il freina donc en abordant le premier platane.Sibyl ne descendit pas tout de suite.Elle dit rapidement : \u2014\tDans quelques jours, je prendrai une décision.du moins, je l\u2019espère.Il se peut que nous ayons à parler à ce moment.\u2014\tQue pourrions-nous avoir à nous dire ?Il vaut mieux ne plus nous revoir.Adieu, Sibyl.Elle ne répondit pas adieu, ni au revoir et descendit pour se jeter en courant dans l\u2019allée.Près du rond-point sablé, Corinne parlait à Adam.Au bruit précipité des pas de Sibyl, elle crut à l\u2019arrivée de Lavipia qu\u2019elle attendait pour la fameuse visite du grenier, elle fut surprise du retour si rapide de son amie et plus encore de son visage.Sa surprise se mua en inquiétude quand miss Campbell lui dit, en français, en passant près d\u2019elle : \u2014\tViens, dans ma chambre, j\u2019ai à te parler, c\u2019est très grave.Toutes sortes de suppositions traversèrent l\u2019esprit de Corinne.Au point où elle en était, son imagination lui fit envisager toutes les catastrophes possibles et il y en avait quelques-unes ! sauf bien entendu, la vérité.Elle resta suffoquée quand Sibyl articula, toutes portes closes : \u2014\tNous nous sommes méfiées de tous ! c\u2019était Alan le coureur de fortune ! Elle raconta la scène sans rien omettre : chaque mot prononcé par le jeune homme s\u2019était gravé en elle.Elle termina par une crise de désespoir.Devant les traits immobiles de Corinne elle dit : \u2014\tC\u2019est tout l\u2019effet que te produit une pareille catastrophe ?\u2014\tIl ne manquait plus qu\u2019elle, vraiment, au milieu de toutes ces histoires.\u2014\tComment peux-tu comparer des comptes de tutelle \u2014 même falsifiés \u2014 à l\u2019échec de mon amour ?Ses larmes coulèrent de nouveau.Corinne répondit avec un rien d\u2019humeur : \u2014\tIl s\u2019agit bien de comptes de tutelle.Oh ! et puis, il vaut mieux que je te dise tout.Comparés à ce que tu viens de m\u2019apprendre, les autres événements te paraîtront insignifiants.Toutefois, ils te concernent.Rapidement, Corinne mit son amie au courant des faits essentiels : le signal au moyen d\u2019un miroir, sa surveillance de la nuit précédente, l\u2019attitude de chacun et, pour terminer, elle lui tendit les deux billets glissés sous sa porte la nuit.La réaction de Sibyl fut immédiate : elle ne resterait pas une minute de plus dans Blue Hill.Tout et tous se liguaient pour l\u2019en chasser, elle partirait donc pour Londres et mettrait en vente le domaine.Elle sauta à bas du lit et commença à rassembler ses vêtements.Elle ne pleurait plus.Son excitation inquiéta Corinne qui recouvra son bon sens : \u2014\tImpossible de partir sur-le-champ.Elle pensait un peu à Herbert et à l\u2019opinion qu\u2019il aurait d\u2019elle, fatalement.La première raison venue lui parut excellente : \u2014 A cette heure, M.Weller ne nous conduira pas à Londres.et puis nous /OFFRE MILLE IDÉES NEUVES POUR VOS FENÊTRES! rv Guaranteed by t Good Housekeeping EN COULEURS PAGES D'IDÉES NEUVES POUR VOS PIÈCES! 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j'en donnerai un en cadeau.Nom\t.Adresse .Ville\t.\tProv.MF-40R regretterions toutes deux cette décision précipitée.La jeune fille chercha une autre raison, mais ce ne fut pas elle qui la trouva : la voix de Lavinia résonna dans le jardin, elle gourmandait un domestique.\u2014 Voici Mrs.Dodson qui rentre, dit Corinne.Je vais lui demander d\u2019ouvrir le grenier.J\u2019en aurai le coeur net.XI Corrigez vos mauvaises habitudes de - .Ies deux jeunes filles suivaient leur guide et pénétraient dans le lieu qui excitait tant leur curiosité.Elles virent d\u2019abord l\u2019entrecroisement des poutres, puis le carphar-naüm hétéroclite qui caractérise beaucoup de greniers, mais qui était vraiment remarquable à Blue Hill.L\u2019ensemble de toutes ces vieilleries n\u2019était pas propre, assurément, mais pas aussi poussiéreux que Lavinia Dodson l\u2019avait affirmé.Celle-ci immobile à deux pas des visiteuses, attendait que la propriétaire de Blue Hill émît le désir de redescendre.Corinne essayait de s\u2019orienter.Elle désirait situer la lucarne d\u2019où étaient partis les signaux.Aucun recoin ne pouvait être utilisé pour cacher une personne de taille à peu près normale, à moins de l\u2019enfermer dans une malle ou dans une armure, ce qui était parfaitement invraisemblable.Ayant examine trois côtés du grenier, Corinne et Sibyl, d\u2019une même mouvement, firent un demi-tour et se trouvèrent ainsi devant une légère cloison de bois percée d\u2019une porte.Aussitôt, Lavinia Dodson expliqua : \u2014 Cette pièce servait du temps de vos parents à loger un des domestiques.Les serviteurs étant en nombre très réduit, je me suis permis d\u2019y installer la collection de mon mari.\u2014 Vous avez très bien fait, répondit Corinne qui se souvenait d\u2019avoir entendu parler de la manie de Philipp Dodson.En quoi consiste cette collection ?\u2014 Mon mari a réuni de nombreux objets ayant appartenu aux grandes dames du temps passé et, particulièrement, des souvenirs de leurs amours.\u2014 C\u2019est très intéressant.Corinne n\u2019eut pas besoin de demander à voir ce que contenait la petite pièce.Lavinia Dodson ouvrait la porte.La propreté y régnait beaucoup plus que dans le reste du grenier.Sur des tablettes, dans des casiers, le long des parois, sur le velours vert de plusieurs vitrines, trônaient les vestiges des amours défunts.Sibyl n\u2019avait nul besoin de cet intermède pour que son coeur_ se serrât.Elle n\u2019avança pas, frappée par la tristesse qui se dégageait de ces souvenirs.Corinne se pencha sur chaque objet, désireuse d\u2019être agréable à « sa cousine ».Celle-ci avait en partie perdu son attitude renfermée, une flamme brillait dans ses yeux noirs \u2014 la même flamme qui animait les prunelles d\u2019Herbert quand il perdait le genre « ours ».\u2014 Cette femme si sombre et si triste était soudain transfigurée, elle parlait en termes émouvants et choisis de la collection de son mari, de cet homme qu\u2019elle avait dû aimer beaucoup, puisque, respectant ses goûts, elle continuait d\u2019entretenir ces vestiges des temps révolus.Corinne après un dernier regard circulaire comme si elle jaugeait l\u2019étendue du grenier, donna le signal de la descente.Lavinia Dodson s\u2019attarda à fermer les deux portes et les jeunes filles gagnèrent la chambre de Sibyl.Celle-ci n\u2019avait aucune raison de partager l\u2019optimisme de Corinne.\u2014 Quel est ton avis ?dit-elle.\u2014 Je pense que j\u2019ai dû rêver quant à ce miroir agité par une main diaphane.Il n\u2019existe aucune personne séquestrée dans le grenier.Sibyl s\u2019était assise sur la valise qu\u2019elle avait tirée au milieu de la chambre quand elle voulait emballer ses vêtements.Elle examinait son amie avec une sorte d\u2019effarement : \u2014 Si tu savais ce que le manoir et tout ce qu\u2019il contient, y compris le musée de feu Dodson et toute la famille Dodson, plus Thomas Weller me sont indifférents, tu éviterais d\u2019en parler.| Lire la suite page 1 elles pourraient conduire h la douleur et l\u2019infirmité! -¦ 'jf \u2022 , , K ^ % .****rf AVANT \u2014 Si on les APRES \u2014 Quand vous ignore, des mauvaises portez des Spencers habitudes de maintien faits pour vous unique-comme celles-ci peuvent ment, votre maintien avoir un effet grave sur est meilleur \u2014 votre la santé.\ttaille est plus élégante ! Lisez ces faits ! La lordose et autres mauvaises habitudes de maintien imposent une tension sur le bon fonctionnement de l\u2019organisme.Si elles causent une pression inégale sur les disques de votre épine dorsale, vous pouvez souffrir d\u2019un mal de dos agaçant.Vos Soutien-gorge et Vêtement de fond Spencer seront dessinés, taillés et faits individuellement pour vous afin de maintenir votre corps dans un meilleur maintien.Bien soutenue, vous aurez un merveilleux confort \u2014 et serez plus svelte ! Puis, votre Vêtement de fond Spencer portera la garantie de conserver sa forme ! Demandez à votre médecin \u2014 Des milliers de médecins prescrivent les Spencer comme adjuvants à leur traitement dans bien des cas, parce que les Spencers sont dessinés pour répondre aux besoins de l\u2019individu en fait de support.Si vous ressentez des symptômes inquiétants, consultez votre médecin.Adressez le coupon ci-dessous pour obtenir gratuitement une fascinante brochure \u2014 ou consultez les pages Jaunes du bottin du téléphone et appelez une Corsetière Spencer.Les Spencers ne se vendent pas dans les magasins.Ne manquez pas de vous informer des jupons Spencer I onn Lordose Sein Ptose ?Madame Mademoiselle___ Veuillez adresser ma brochure de 20 pages gratuite.J\u2019ai indiqué mon problème de taille à gauche.(Lettres moulées) Adresse Comté ADRESSER aux Dessinateurs de Spencer, Rock Island, Québec 178-4-55 (Aux Etats-Unis : New Haven, Conn.) SPENCER le support de dessin individuel 5863 46 La Revue Populaire r hoh W A \u2019Wi Madame.fèïfpaç ehgrafefet/ Aucun aliment\u2014même le lait\u2014ne peut être, à lui seul, cause d\u2019embonpoint.La preuve, c\u2019est qu\u2019on conseille aux personnes qui veulent maigrir de boire du lait à chaque repas.En fait, le lait protège contre l'affaiblissement et fournit l\u2019énergie dont nous avons tous besoin pour travailler .et même pour nous récréer ! Pour maigrir en toute sûreté, assurez-vous que votre régime comporte du lait.Le lait est riche en calcium et en vitamines\u2014éléments toujours essentiels .et qui deviennent encore plus importants lorsque vous devez vous contenter de moins de calories.A tous les repas, buvez un verre de lait.Pour être plus forts .buvons plus de lait ! Vous pouvez maigrir.en buvant du tait Voici un exemple de menu quotidien d'environ 1 400 calories.Déjeuner\u2014Jus d\u2019orange, un oeuf poché, une rôtie beurrée, un verre de lait (entier).* *On peut ajouter une tasse de café (avec lait mais sans sucre).SERVICE DES Division de la publicité Dîner \u2014 Consommé, salade aux tomates et au fromage \u201ccottage\u201d, mayonnaise, un verre de lait (entier).Souper\u2014Jus de tomate 2 côtelettes d'agneau (maigres), pommes de terre au four, haricots, salade de laitue avec vinaigrette, fruits frais, un verre de lait (entier).* PRODUITS DU LAIT Fédération canadienne des producteurs de lait 1 523, rue Drummond, Montréal, P.Q.MES RECETTES DE\tCUISINE par Mme ROSE LACROIX Directrice de l'Institut Ménager de LA REVUE POPULAIRE et du SAMEDI Mes chères lectrices, Je réponds avec plaisir aux aimables lettres que vous m\u2019avez adressées au cours du mois.Si vous me le permettez cependant, je vous ferai remarquer que vos demandes de recettes devraient être un peu plus explicites.J\u2019aimerais que vous me disiez ce qui fait la base de ces recettes.Voici ma réponse à Monica : Vous me demandez la recette de la croûte Joinville ; et celle d\u2019un gâteau chiffon pour faire le Savarin.La croûte Joinville se fait avec des filets de soles accompagnés de sauce Joinville.Eh bien, vous auriez dû me dire que c\u2019était une recette de poisson car il se fait aussi un gateau Joinville.Il en est ainsi du gâteau chiffon pour faire un Savarin.Un Savarin se fait toujours avec de la pâte à levain.A tout événement, vous trouverez les recettes demandées dans cette chronique et j\u2019espère qu\u2019elles vous donneront satisfaction, sinon, revenez-moi.Au revoir, mes chères lectrices, n\u2019oubliez pas de m\u2019adresser vos lettres ainsi : Madame Rose Lacroix, La Revue Populaire, 975, rue de Bullion, Montréal.Marie de Saint-Jérôme : Je suis très heureuse de vous retrouver, chère bonne amie et comme toujours, je réponds à vos questions avec plaisir.Vous désirez ravoir quelle quantité de guimauve il faut pour équivaloir à un paquet d\u2019une livre environ ?Une recette qui contient 1 livre de sucre et 2 enveloppes de gelatine vous donnera a peu près la meme quantité.Vous aimeriez aussi savoir pourquoi les meringues colorées ne gardent pas leur couleur.Je crois que c\u2019est bien difficile a cause de la longue cuisson qu\u2019on leur fait subir.Je vous avoue que je n\u2019en ai jamais fait parce que je n\u2019aime pas les pâtisseries colorées.Essayez donc plutôt de colorer assez fortement le sucre qui entre dans les meringues.Je crois que ce sera plus facile d éviter la decoloration et employez toujours les colorants en pâte ; ils sont toujours plus solides que les colorants liquides.Madame Rivard de Rouyn : Je vous remercie de votre aimable appréciation de mes recettes, mais je regrette de ne pouvoir vous en procurer autrement que par l\u2019entremise de La Revue Populaire et du Samedi.Madame Roland de Foy : Même réponse que ci-haut donnée.Madame Mercier de Montreal : Vous desirez savoir quelle farine convient le mieux pour la confection de la pâte feuilletee et où vous pourriez vous procurer du puff flake.La farine à tout usage est celle qui convient le mieux pour la pâte feuilletée.Souvent on l\u2019appelle la farine à pain parce qu\u2019on peut faire du pain avec cette farine.Quant au puff flake, je crois que cette graisse spéciale ne se vend qu\u2019en chaudière de 20 livres au moins.Vous pourriez en demander à votre épicier qui se chargera de vous en procurer.Elle est connue squs le nom commercial de S.P.S.Madame C.E.F.de Strathmore : Vous trouverez dans cette chronique une très bonne recette de macarons au coco.Ces macarons restent humides et se conservent bien frais dans une boîte fermée.Véronique : Vous aimeriez savoir comment se fait le poulet « Barbecue ».Vous trouverez cette recette dans cette chronique.Quant aux petits gâteaux que vous faites cuire dans des cassolettes de papier et qui se détachent du moule le lendemain, je crois que c\u2019est parce que vous les faites cuire trop longtemps.Ne les laissez pas dans le four plus longtemps qu\u2019il ne faut, autrement, ils se dessèchent et c\u2019est probablement la raison qui les fait se détacher des moules.Essayez, j\u2019en fais très souvent et je n\u2019ai jamais constaté cet inconvénient.Madame Pierre Lebel de Palemarolle, Abitibi : Je ne vends aucun livre de recettes.Procurez-vous Le Samedi et La Revue Populaire ; cela vous donnera au moins une trentaine de recettes par mois.Et si parfois, vous aimiez à avoir certaines recettes spéciales, demandez-les, je les publierai dans cette chronique.Madame Jacques Dimitrie de Montréal-Nord : Le mois dernier, j\u2019ai donné, à la demande d\u2019une lectrice, une recette de tarte au sucre à la crème.Vous pourrez la retrouver facilement et aujourd\u2019hui, je vous donne une recette de sucre à la crème.Macarons au coco 1 boîte de lait condensé sucré (lVs tasse) 3 tasses de coco râpé Vz c.à thé de vanille % de c.à thé de sel Bien mélanger les ingrédients et jeter par cuillerées à thé sur une tôle à biscuits beurrée.Cuire à four modéré 375° F.jusqu\u2019à ce que légèrement doré, 8 à 10 minutes.Retirer du four et enlever aussitôt de la tôle.Remarque : Pour varier, on peut incorporer à ces macarons des fruits coupés : raisin, dattes, cerises, ananas, noix hachées.Poulet barbecue Avoir des poulets à griller de 1% à 2 livres.Les préparer, les séparer en 2, badigeonner de beurre fondu, les mettre sur un gril du côté de la peau.Placer à 4 ou 5 pouces de la source de chaleur.Griller 15 minutes, retourner et cuire encore 20 à 25 minutes ou plus longtemps jusqu\u2019à ce que les poulets soient bien tendres.Arroser très souvent durant la cuisson avec une sauce barbecue.La cuisson peut durer de 45 à 60 minutes.A défaut de grilleur, on peut utiliser le four tout comme on fait pour un poulet à rôtir. Montréal, avril 1955 47 Sauce barbecue Vz tasse de beurre fondu Vz de tasse de vinaigre de cidre 1 c.à thé de sauce anglaise Worcestershire Vz c.à thé de sel Vs de c.à thé de poivre 1 c.à tb.de pâte de tomates Bien mélanger les ingrédients dans l\u2019ordre donné et faire jeter un bouillon.Sucre à la crème 1\ttasse\tde\tcassonade 1\ttasse\tde\tsucre 1\ttasse\tde\tsirop d\u2019érable\tou sucre d\u2019érable IV4 tasse de crème Mettre le tout dans une casserole sur feu doux et brasser jusqu\u2019à ce que le sucre soit entièrement fondu.Porter à l\u2019ébullition et ne plus brasser.Cuire jusqu\u2019à 238° F.ou obtention d\u2019une boule molle dans l\u2019eau froide.Retirer du feu, laisser reposer 10 à 15 minutes.Ajouter au goût Vz tasse de noix hachées.Brasser jusqu\u2019à ce que le mélange devienne terne et commence à gra-nuler.Verser aussitôt dans un plat beurré.Sitôt que le sucre est pris et avant qu\u2019il soit refroidi complètement, tailler en carrés.Ce sucre devrait être crémeux, s\u2019il est cuit convenablement.Croûte Joinville Préparer une pâte brisée et en garnir une assiette à tarte profonde.Piquer la pâte pour l\u2019empêcher de boursoufler et faire cuire à 450° F.jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit bien dorée.On peut aussi faire cuire cette pâte dans des assiettes à tartelettes pour services individuels.Garnir après cuisson de filets de soles à la Joinville.Filets de soles Joinville Faire pocher des filets de soles dans du lait bouillant légèrement salé 10 à 12 minutes ou juste assez pour qu\u2019ils soient bien cuits.D\u2019autre part, faire une sauce blanche avec 4 c.à tb.de beurre, 4 c.à tb.de farine, 1 tasse de lait dans lequel les filets ont cuit et 1 tasse de crème légère (crème de table).Bien assaisonner de sel et de poivre et y ajouter 1 tasse de crevettes fraîches ou en conserve et Vz boîte de champignons frais lavés, égouttés, tranchés et sautés au beurre 5 minutes.Ajouter à cette sauce les filets cuits et coupés en morceaux.Verser le tout dans la croûte et garnir de crevettes et de persil frais.Servir très chaud.Gâteau chiffon 1% tasse de farine à gâteau tamisée % de tasse de sucre IV2 c.à thé de poudre à pâte Vz c.à thé de sel % de tasse d\u2019huile à salade 2\tjaunes d\u2019oeufs % de tasse d\u2019eau froide 1 c.à thé de vanille 1 c.à thé de zeste de citron râpé Vz tasse de blancs d\u2019oeufs (4 gros) Vi de c.à thé de crème de tartre Tamiser dans un bol tous les ingrédients secs.Faire une cavité dans ces ingrédients et y mettre l\u2019huile, les jaunes d\u2019oeufs, l\u2019eau froide, la vanille et le zeste de citron.Délayer vivement avec une cuillère de bois sans battre la pâte et mettre de côté.D\u2019autre part, battre en mousse très ferme les blancs d\u2019oeufs avec la crème de tartre et y incorporer le premier mélange en le versant délicatement dans les blancs.Quand la pâte est bien lisse, verser dans un moule tubulaire non graissé et faire cuire à 350° F.50 à 55 minutes.i * Ü5U *4] 6* r.vfc * d !, * r v V 1 Jf Il riy a que vous et votre \u2018MAGIC\u2019pour réussir ce JVloka .Merveilleux w.ts twt On goûte toujours la différence dans un gâteau que vous faites vous-même ! loute femme serait fière de pouvoir dire \"C\u2019est moi qui l\u2019ai fait!\u201d Et qui donc pourrait résister à l\u2019attrait de ce gâteau de rêve à la saveur de café .piqué de parcelles de chocolat .et recouvert d\u2019un succulent glaçage au café! \u2018Magic\u2019 rend la texture légère comme une plume! Le succès d\u2019un gâteau est assuré quand vous choisissez vous-même vos ingrédients et que vous les protégez avec la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019.Demandez la \u2018Magic\u2019 chez votre épicier.Coûte moins de l\u2018& *'**\"\u201c' «n t;, A2»fc£S3X,* «S&V* PBn* fouss AU C*™' '*
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