La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 novembre 1953, Novembre
[" MONTREAL, NOVEMBRE 1953 .\t¦ i maire Un roman d\u2019amour «Annie am Lq, Câdeâu du s/àc/e ?Suggérez-fur.éMgd* l'étonnante nouvelle\tG ER a aiguille oblique ilIH Wstm \t\t .î«.\t** S I N C E R | ne des innovations les plus extraordinaires du siècle! La première machine à coudre domestique dont l\u2019aiguille, au lieu d\u2019être droite, oblique vers vous.Vous voyez mieux ce que vous cousez et pouvez guider plus facilement le tissu, quel qu\u2019il soit.La première machine qui est à la fois portative et dans un meuble.Une machine actionnée par le genou et par le pied; une machine qui démarre instantanément.Régulateur de vitesse nouveau genre, permettant de coudre plus lentement qu\u2019avec toute autre machine.C\u2019est la nouvelle machine à coudre SINGER* à l\u2019exclusive aiguille oblique brevetée; noire ou d\u2019un beige reposant pour la vue.Voyez-la aujourd'hui même à votre CERCLE DE COUTURE SINGER.Voyez la couture sous un angle nouveau pour savoir quoi offrir (ou demander) pour vos étrennes.Une machine àl a fois fixe etportative.La poignée, dissimulée dans la tête, vous permet de retirer la machine du meuble et de la transporter où bon vous semble.Fabriquée d\u2019un alliage léger mais solide.Vous ne trouverez jamais meilleure machine, plus appropriée à vos besoins, que ces fameuses SINGER, renommées dans le monde entier WSmBm La familière aiguille ordinaire SINGER.La plus maniable en son genre.De tout repos, comme seule peut l\u2019être la SINGER.Existe dans le modèle Queen Anne (ci-dessus) et nombre d\u2019autres.Prix pour convenir à tout Père Noël.A V La portative \u201cFEATHERWEIGHT.\u201d Une autre merveilleuse SINGER.\u201cPoids-plume\u201d, ne pèse que 11 livres; fait tout le travail d\u2019une grosse machine; coud dans les deux sens; est contenue dans une mallette.if»! **d___ Le pupitre profilé, moderne, \u2014 grand choix de riches finis.Tiroirs spacieux pour accessoires de couture et d\u2019écriture.Disponible avec une machine à aiguille ordinaire ou à aiguille oblique.Les petits cadeaux qui font GRAND plaisir se trouvent à votre CERCLE DE COUTURE SINGER Corbeilles, étuis ou boîtes de couture \u2014 garnis ou non \u2014 en osier, perse glacée ou plastique; nécessaires de couture, marqueurs de jupe ou coussins à épingles; jeux de ciseaux réguliers ou de ciseaux à denteler; SINGER a toutes sortes de cadeaux qui plairont à vos amies et faciliteront vos emplettes.SINGER ___ifr , irtfiSP ^Ne vous méprenez pas.La vente et l\u2019entretien des produits SINGER se font exclusivement par l\u2019en-hfci | tremise des propres magasins de la compagnie: les CERCLES DE COUTURE SINGER, identifiés par le \u201cS\u201d rouge, marque de commerce, dans la vitrine, et inscrits dans votre annuaire téléphonique sous SINGER SEWING MACHINE COMPANY.Les CERCLES DE COUTURE SINGER \u2014 échelonnés d\u2019un océan à l\u2019autre au Canada \u2014 sont toujours prêts à vous assurer, à domicile, le service SINGER, grâce à toute une série de camionnettes de service SINGER.CERCLES DE COUTURE SINCER Il y en a un tout près de chez-vous pour vous servir.\u2022 Marque de commerce de TWF «SINGER MANUFACTURING COMPANY.Copyright E.-U.d*A.1952, par THE SINGER MANUFACTURING COMPANY.Tous droits réservés pour tous les pays. Des mots doux à la lumière des bougies .un moment précieux dans la vie .symbolisés par la perfection d\u2019une Montre Birks.Pour elle .une Challenger, 1 7 rubis, boîtier et bracelet en or blanc 1 4C, sertis de 31 diamants, $600.Pour lui Chronomètre ereRNn-MRTiC avec certificat officiel de précision donné par le Bureau de Contrôle de Bienne, Suisse.Boîtier étanche, en or jaune 1 4C, $300.Avec boîtier acier, $150.ïfrajïi:: La bague de fiançailles et l'alliance à diamants sont un exemple de la superbe collection Birks.Les Bougeoirs sont en argent véritable Birks.FACILITES DE PAIEMENT: 10% comptant\u2014solde en 10 Versements Mensuels HALIFAX \u2022 SAINTJOHN \u2022 QUÉBEC .MONTRÉAL \u2022 OTTAWA \u2022 SUDBURY \u2022 TORONTO \u2022 HAMILTON \u2022 LONDON ST.CATHARINES \u2022 WINDSOR \u2022 WINNIPEG \u2022 REGINA - SASKATOON \u2022 EDMONTON \u2022 CALGARY \u2022 VANCOUVER \u2022 VICTORIA 4 Le DIABÉTIQUE aussi a besoin D'ÉQUILIBRE Dans un sens, le danseur de corde et le diabétique ont quelque chose en commun.Le danseur de corde a surtout besoin d'équilibre et de maîtrise pour exercer sa profession difficile.Semblablement, le diabétique a besoin d\u2019équilibre et de maîtrise, s\u2019il veut mener une vie active, presque normale.Les trois éléments essentiels que le diabétique doit maintenir en équilibre sont le régime, l\u2019exercice et l\u2019insuline.1.Le régime joue un rôle prépondérant dans le traitement de tout diabétique.Dans bien des cas bénins, surtout lorsque le diabète est dépisté de bonne heure, le régime seul peut maîtriser la maladie.2.L\u2019exercice, ou un travail actif, est également important dans le traitement du diabète, vu que l\u2019un ou l\u2019autre aide l\u2019organisme à mieux utiliser le sucre et les féculents.3.L\u2019insuline ne guérit pas le malade, mais elle lui prolonge souvent la vie de beaucoup.L\u2019insuline permet au diabétique d\u2019assimiler les aliments et de les convertir en énergie, d\u2019une façon normale.De nouveaux genres d\u2019insuline dont la rapidité et la durée d\u2019action varient permettent une maîtrise plus efficace du diabète.11 se poursuit actuellement de nombreuses recherches dans le but de mieux comprendre les propriétés chimiques de l\u2019insuline et la façon dont celle-ci est utilisée par l\u2019organisme.Ces recherches et d\u2019autres amélioreront probablement la perspective de la plupart des diabétiques.Lorsque le diabète est dépisté de bonne heure, il est plus facile à maîtriser et ses complications graves sont souvent prévenues.Heureusement, le diabète est facilement dépisté au moyen d\u2019une analyse d\u2019urine .analyse qui, de préférence, devrait se faire lorsque vous passez votre visite médicale périodique.Cette visite permet ordinairement au médecin de découvrir la maladie avant l\u2019apparition des symptômes habituels: une faim ou une soif excessives, fréquents besoins d'uriner, perte de poids, ou fatigue constante.Personne ne devrait négliger de se faire examiner par le médecin à des intervalles réguliers .surtout les personnes obèses qui ont plus de 40 ans et celles dont les parents ont été diabétiques.La brochure intitulée \u201cLe Diabète\u201d et publiée par la Metropolitan donne aux diabétiques des conseils sur la façon de vivre jusqu\u2019à un âge avancé, tout en menant une vie active.Elle contient également des renseignements sur le progrès réalisé par la médecine, dans le traitement du diabète, et d\u2019autres précisions qui pourront vous aider à vous mettre à l\u2019abri de cette maladie.COPYRIGHT CANADA.IMS - METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY Metropolitan Life\tMetropolitan Lite Insurance Company \\V \\ Direction Générale au Canada:\tW Ottawa 4.Canada\t\\ \\\tfW'\\ 1 Insurance Company (Compagnie à forme mutuelle)\tVeuillez m\u2019envoyez un \\\\ exemplaire de votre brochure \\\\ 111-Z, intitulée \u201cLe Diabète\u201d \\\\\t Siège Social: New-York\tNom\t\t Direction Générale au Canada: Ottawa\t\t \tLocalité\tProv\t\t 46e ANNEE No 11 MONTREAL, NOVEMBRE 1953 SOMMAI RE BROUAGE, là où naquit Champlain, par André Malavoy .Ce dont on parle, par Lucette Robert .LA MODE : Premier Bal Nouvelle du mois : Le soin du bonheur, par Edouard de Keyser .Secrets de beauté des grandes dames d\u2019autrefois Paris et la mode à travers les âges \"Mon enfant n\u2019est pas comme les autres\u201d Danielle Darrieux, par Léopold Massièra .8-9 10 11 12 lî 14 15 NOTRE ROMAN D\u2019AMOUR: DORIS ET LE VICOMTE par Annie Achard 16- r Le Centre d\u2019Esthétique Industrielle, par Pierre Picard .Mes meilleures recettes de cuisine, par Mme Rose Lacroix Nos patrons Simplicity I.e tricot .Nos mots croisés .18 41-51 56-59 61 62 NOTRE COUVERTURE : Cette superbe robe du soir est de taffetas de soie dans les tons de bleu et rose et s'accompagne d'une étole drapée.La large ceinture s'incruste dans le panneau arrière et retombe en longs panneaux garnis de fleurs de même tissu.Création Nettie Rosenstein, Kodacfirome du New Torlr Dress Institute.LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE & CIE, LTEE Membres de l'A.B.C., et de l'Association des Editeurs de Magazines du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.Ç.Can.\u2014 Tél.: PL.9637* GEORGES POIRIER Président JEAN CHAUVIN Directeur GEORGES POIRIER, fils Vice-président CHARLES SAURIOL Chef de la publicité Chef du tirage .Odilon Riendeau Secrétaire de la rédaction .Simonne Daigneault Pages féminines .Mme Jules Fournier Ce dont on parle .Mme Lucette Robert Correspondante à Hollywood .Mme Louise Gilbert-Sauvage Cuisine .Mme Rose Lacroix 52.00 Autorisé comme envoi postal de la deuxième classe Ministère des Postes, Ottawa.ABONNEMENT A \"LA REVUE POPULAIRE\" Canada\tEtats-Unis 1\tan .$1.50 2\tans .2.50\t2 ans .3.50 AU NUMERO : 20 CENTS Entered March 23rd 1908, at the Post Office of St-Albans, Vf., U.S.A.as second class matter under the Act of March 3rd 1879, Montréal, novembre 1953 b parfaitement s\u2019ajustent et protègent sans jamais gêner Les culottes Playtex sont un cadeau idéal; elles sont assez attrayantes pour figurer dans l\u2019arbre de Noël.Un cadeau que bébé et maman apprécieront.Les culottes imperméables Playtex assurent confort et protection à bébé .elles facilitent la tâche de la mère parce qu elles se rincent en un clin d\u2019oeil et qu\u2019il suffit de les éponger avec une serviette pour les assécher.Fabriquées de doux latex, elles sont extensibles en tous sens.Les culottes Playtex ne gênent jamais la circulation, ne serrent pas, n\u2019irritent pas, n\u2019échauffent pas.Elles protègent complètement/ Donnez à votre bébé préféré des culottes Playtex de chaque modèle/ Culottes Playtex \"Pull-On Roses, blanches, bleues.Petites, moyennes, grandes, extra-grandes.Emballage argenté.89c Culottes Playtex Transparentes Ultra-légères.Petites, moyennes, grandes, extra-grandes.En tube argenté.98ç Jjl cjiîottji\tpùwt bebeA mamwiA Culottes Playtex \"Snap-On\" Les seules culottes extensibles en tous sens et à boutons-pression.Petites, moyennes, grandes, extra-grandes.En boîte-cube argentée.$1.29 PLAYTEX, LTD., ARNPRIOR, ONTARIO %', La Revue Populaire En plein essor ML m\t-m\t4 m service de set patrie DEGRÉ D\u2019INSTRUCTION AGE RAYMOND LAROCHE Sous-lieutenant d'aviation Raymond Laroche, natif de Tingwick, Qué.est âgé de 23 ans.Il est diplômé de l\u2019université Laval de Québec.Passionné d\u2019aviation, et voulant servir son pays, Raymond a interrompu ses études en décembre 1950 pour entrer dans le Corps d\u2019Aviation Royal du Canada.Maintenant membre de l\u2019escadrille de combat 439, il se grise de vitesse dans des avions à réaction tels le Vampire et le Sabre.Raymond Laroche est un des milliers de jeunes Canadiens-français épris d\u2019aventure qui ont pris leur essor dans le CARC, pour y mener la belle vie de l\u2019aviateur.Raymond reçoit une solde globale de $325 par mois, sans compter qu\u2019il est logé et nourri et qu\u2019il a des chances d\u2019avancer à un grade plus important qui lui rapportera I\tune solde encore plus substantielle.Jeunes gens, soyez d\u2019aujourd\u2019hui ! Enrôlez-vous dans l\u2019aviation du Canada.Un métier passionnant vous y attend.Soyez des nôtres! \u2022 Centres de recrutement du C.A.R.C.678 ouest, rue Sainte-Catherine,Montréal, P.Q.Tel.UN.6-2449 Edifice du Capitol, 146, rue St-Jean, Québec, P.Q.Tél.2-8527 49, rue Metcalfe, Ottawa, Ont.Tél.4-2196 Veuillez m\u2019envoyer, sans obligation de ma part, tous renseignements sur les conditions d\u2019enrôlement et emplois actuellement vacants dans le CA.R.C.NOM (lettres moulées) .ADRESSE VILLE Corps deviation Royal M Montreal, novembre 1953 7 it ormandiç et Bretagne sont les deux Provinces W qu\u2019évoquent le plus volontiers les Canadiens.Il ¦ est juste que l\u2019on tire aujourd\u2019hui de l\u2019oubli ou du semi-oubli, les autres Provinces originaires.Radio, télévision et presse ont récemment à Montréal mis l\u2019accent sur les liens Anjou-Québec et incité les Canadiens à ne pas oublier cette Province des rives de Loire lors de leurs voyages en France.Il faut aussi évoquer le Poitou et les Charentes.C\u2019est en Charente que nous allons aujourd\u2019hui promener le lecteur et plus spécialement le diriger vers l\u2019ancienne ville de Brouage, où naquit le fondateur de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain.r ANDRE LANGEVIN, lauréat du Prix du Cercle du Livre de France, avec Poussière sur la ville.IPhoto Marantowl each EUGENE CLOUTIER, auteur d'un roman : Les Témoins lancé au début d'octobre par le Cercle du Livre de France, tStudio Jac-Guyl qu\u2019à la demande du jury, M.Pierre Tisseyre publiait au début d\u2019octobre.Les Témoins d\u2019Eugène Cloutier marquent les débuts d\u2019un écrivain plein d\u2019imagination et de poésie.L\u2019imagination est dans le sujet, absolument unique dans notre littérature, et la poésie est dans un style qui se renouvelle constamment pour peindre les mêmes lieux et les mêmes gens \u2022 \u2022 \u2022 Chez les poètes, nous apprenons que Rina Lasnier, de l\u2019Académie canadienne-française, boursière de la Société Royale du Canada, représentera notre pays au Festival international de la Poésie à Venise, et que Robert Choquette fera paraître, ces jours-ci, la forme définitive de Suite marine aux Sociétés d\u2019édition et de librairie Paul Péladeau.Depuis dix-huit ans, le poète consacre ses vacances (coupées de travail radiophonique) à cette oeuvre de pure littérature.Il l\u2019a reprise trois fois depuis 1947, alors que Jacques Auger la lisait sur les ondes de Radio-Canada.Après s\u2019être imprégné sensoriellement de la mer des Tropiques, du Pacifique et de l\u2019Atlantique, de la Méditerranée et de celle du Nord, il a voulu terminer son oeuvre avec l\u2019odeur, le mouvement et la couleur de Percé où il passa les deux derniers étés dans une cabane de pêcheur montée sur pilotis.Cette oeuvre magistrale aura deux éditions : la première, ce mois-ci, sera illustrée par Lomer Gouin de dessins linéaires d\u2019une technique entièrement différente de son oeuvre précédente ; la deuxième sera une édition de grand luxe, à tirage limité aux souscriptions.M.Robert Choquette est membre de l\u2019Académie canadienne-française et de l\u2019Académie Ronsard de France.On vient de fêter le dixième anniversaire de son excellent roman Métropole qui reçut à maintes reprises le trophée du « meilleur style » de nos programmes radiophoniques \u2022 \u2022 \u2022 M.Maurice Bedel, commandeur de la Légion d\u2019Honneur, président de la Société des Gens de Lettres, auteur de Jérôme, 60° Latitude Nord (Prix Goncourt) Molinoff, Indre et Loire (pour ne citer que deux oeuvres où l\u2019ironie est maniée de main de maître) parlera, le 5 novembre, à l\u2019Alliance française, de La France dans la civilisation de demain, et le 17 novembre, à la Société d\u2019étude et de conférences, sur l\u2019Fvolution du romantisme de sentiment en romantisme d\u2019action.La réputation de l\u2019écrivain assure aux auditeurs une heure captivante \u2022 \u2022 \u2022 Le jeune auteur de Z one, Marcel Dube, présentera une deuxième pièce de théâtre, Chambre à louer, à l\u2019Auditorium de Saint-Laurent, à la mi-novembre \u2022 \u2022 \u2022 Tout le corps diplomatique et la Société de Rome assisteront, ce mois-ci, à l\u2019encan de poupées organisé par Mme Pierre Dupuy à 1 Ambassade du Canada.Cette fête de charité, donnée au profit de la Croix-Rouge canadienne, rappelle celle que Mme Dupuy organisa pour la Croix-Rouge hollandaise, alors que S.Excellence M.Dupuy était ambassadeur aux Pays-Bas.Leur fille, Jacqueline, qui publiait, à l\u2019âge de quinze ans, ses souvenirs d\u2019adolescence dans II est un jardin.fera paraître au début de 1954 son premier roman \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019exposition de Cinq siècles de dessins (22 octobre au 22 novembre) au Musée des Beaux-Arts, est la plus importante du genre qui ait été organisée au Canada.En marge de cet événement, il y aura le 28 octobre une démonstration de l\u2019art du dessin par plusieurs artistes, et une conférence, le 30 octobre, a 4 h.p.m.par le Dr Arthur Lismer.Le Comité féminin a repris ses thés du mercredi après-midi (de 3 h.à 5 h.) et ses séances de cinéma (8 h.) du mercredi soir.Les premiers sont servis dans le hall supérieur (pour un prix dérisoire) et l\u2019hôtesse de la semaine présentera au public quelques tableaux de la collection permanente du Musée, cependant que le public est admis .gratuitement aux conférences et cinéma.Une exposition de sculpture marquera en novembre le 25e anniversaire de la Société des sculpteurs canadiens \u2022 \u2022 \u2022 Ce mot sculpture évoque celles de Montevideo, dont M.Fulgence Charpentier, Chargé d\u2019affaires du Canada en Uruguay, vient de me faire parvenir l\u2019album.Deux groupes de bronze : La diligence Mme BERTHE LAVOIE, auteur et réalisateur à Radio-Canada, entourée de collaborateurs de ses deux programmes quotidiens :\tFran- cine Louvain et L'Ardent Voyage.A sa gauche, GISELE SCHMIDT.A l'arrière, de gauche à droite, MM.MAURICE VALIQUETTE.gérant du service commercial de Radio-Canada ; JEAN-PIERRE MASSON, comédien ; G.LEVESQUE, A.Z.PEN-GELLY.HARRY GREENWAY, de la maison Lever Bros., ainsi que M.Tom Slater, de l'agence Ruthrauff & Ryan de New-York.I Photo L.Alain, La Reve Populaire I Dans le tableau des saisons, novembre semble la caricature de l\u2019automne.Après la beauté d\u2019octobre, l\u2019embrasement des forêts, le grignotement nostalgique des feuilles sous vos pas, leur odeur piquante de poussière et de fumée ; la douceur d\u2019un petit vent encore chargé de soleil, vous arrivez soudain à la décrépitude de tout cela.La pluie et les rafales ont fait des feuilles un humus putride ou les ont dispersées ; le vent glacial vous chasse, dos courbé, entre des arbres squelettiques qui sifflent un air triste au passage.Si novembre est plus clément aux sapinières des Laurentides, il a complètement transformé le pays que j\u2019ai quitté en septembre.La rivière de pur cristal entre son lacis de branches est rendue à ses proportions mesquines depuis que le ciel gris l\u2019écrase de son poids ; prises de panique, les vaguelettes se bousculent, se précipitent vers la mer avant d\u2019être figées par le gel, et les beaux arbres des rives tendent des moignons secs sur des berges boueuses.Derrière la vitre close, vous voyez souvent une tête penchée sur le métier à tisser, car ces villages du Richelieu pratiquent l\u2019artisanat avec émulation.Je connais même certaine citadine qui, ayant acheté ourdissoir, dévidoir et rouet, par fantaisie de collectionneuse s\u2019est installé un atelier et fabrique des tissus d\u2019inspiration moderne \u2022 \u2022 \u2022 C\u2019est le mois des livres ; des prix littéraires Goncourt, Renaudot, Fémi-na et Cercle du Livre de France.Un jeune auteur, André Langevin, est arrivé en deux étapes à une maturité remarquable.Evitant la diffusion de son premier roman, il a écrit une oeuvre forte et concise à la fois qui ne s\u2019accorde aucune indulgence, aucune compromission.Poussière sur la ville (Prix du Cercle du Livre de France 1953) raconte la vie d\u2019un ménage \"mal assorti dans une petite ville minière ; l\u2019infidélité de la femme, la veule acceptation du mari.Si leurs heurts sont causés à l\u2019origine par des natures et des milieux différents, la petite ville les accentue en les mettant constamment en face d\u2019eux-mêmes.Drame sans issue pour ce couple disparate, il permettra peut-être à l\u2019homme de sortir plus fort de son épreuve.Poussière sur la ville n\u2019est pas un roman tendre ni romanesque, mais une etude humaine et réaliste du mariage dont l\u2019auteur nous donnera une autre image dans sa première pièce de théâtre Une nuit d\u2019amour qui sera créée par le Théâtre du Nouveau-Mende en mars 1954 \u2022 \u2022 \u2022 Tout autre est le livre Montréal, novembre 195, 3 pan cCueette (Ratent et La charrette sont symboliques d\u2019une époque colonisatrice, et des oeuvres du genre auraient un effet formidable sur une pente des Rocheuses ou au bord des Grands Lacs.D\u2019un mouvement et d\u2019un réalisme extraordinaires, ces convois légendaires me rappellent les voyages de Schmidt dans Les secrétaires de Louis Riel de Donatien Frémont, M.S.R.C.Voyages en charrette tirée par des boeufs, et dont la caravane de 200 à 300 véhicules « dont les roues de bois tournant dans les essieux de bois produisaient un grincement effroyable qui s\u2019entendait à plusieurs milles à la ronde » prenait quelquefois vingt-huit jours de Winnipeg à Saint-Paul, Minnesota.C\u2019était dans la troisième partie du siècle dernier, et le chemin de fer et l\u2019aviation ont, en cinquante ans, corrigé tout cela \u2022 \u2022 \u2022 Notre époque idolâtre les étoiles de cinéma sans se douter qu\u2019elles sont très souvent les marionnettes d\u2019un directeur habile, et elle ignore presque toujours l\u2019identité des réalisateurs de films.Il m\u2019a fallu faire quatre appels téléphoniques pour connaître l\u2019auteur d\u2019un amusant cartoon sur l\u2019évolution du transport depuis la découverte du Canada à nos jours.Les distributeurs de Columbia Pictures ont simplement pu me dire que l\u2019artiste anonyme avait travaillé quelque temps à l\u2019Office national du Film à Ottawa, mais n\u2019ont pu le nommer \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019éventail, tel sera le thème adopté par la Ligue de la Jeunesse féminine pour son Bal des Petits Souliers qui aura lieu, le 6 novembre, à l\u2019Hôtel Windsor.Le patronage et la présence du Gouverneur-Général, le très honorable M.Vincent Massey, attire déjà nos compatriotes de langue anglaise à ce bal.La salle sera décorée aux couleurs bleu et argent de la Ligue et quelques artistes feront des numéros de cabaret après le souper.Espérons que ce bal donnera un regain de faveur à l\u2019éventail qui, avec le mouchoir, l\u2019étole et l\u2019écharpe, apprend aux femmes la grâce du geste \u2022\u2022 \u2022 Celui qui a entendu Me Roger Ouimet dans quelque forum radiophonique du Junior Board of Trade, des Idées en marche ou Stump the Experts, comprendra son succès au Barreau.Il apporte dans un débat de la lucidité, de l\u2019objectivité et de la courtoisie ; même un adversaire hargneux ne semble pas capable d\u2019ébranler son sang-froid.Fils de feu M.Paul G.Ouimet, chef traducteur des Lois à la Chambre des Communes, il reçut de l\u2019Université d\u2019Ottawa ses titres de bachelier ès arts et de licencié en philosophie.Après ses études de droit à Québec, il fait de la cléricature dans le bureau du Très Honorable M.Louis Saint-Laurent, Premier Ministre du Canada.Reçu avocat en 1930, il est nommé C.R.en 1944 et fut procureur de la Couronne, pour le district de Montréal, de 1940 à 1944.Il épousait, en 1937, Odette, fille de feu l\u2019Honorable Ernest Lapointe, ancien Ministre de la Justice.Tous deux fervents de théâtre, vous les voyez aux « premières » de nos troupes locales et ils suivent, chaque printemps, le Tremblay Tours des théâtres de New-York.Quittant pour la première fois leurs trois enfants (Hugues, Elisabeth et André) M.et Mme\\Roger Ouimet font un voyage de six semaines en Europe et en Grande-Bretagne avec M.et Mme Hugues Lapointe.Me Ouimet est membre du Canadian Bar Association, membre à vie du Mess ef de l\u2019Association des anciens officiers des Fusiliers Mont-Royal, membre du Club de Réforme et de la Légion canadienne, succursale Jean Brillant, V.C.Mme Ouimet s\u2019occupe de quelques oeuvres comme la Croix-Rouge, l\u2019Association des Parents de Westmount, l\u2019Ambulance Saint-Jean et fait partie du Comité féminin du Musée des Beaux-Arts de Montréal \u2022 \u2022 \u2022 En lisant, l\u2019autre jour, la déclaration du général Henri Navarre à l\u2019armée d\u2019Indochine : « La victoire est comme une femme : elle ne se donne qu\u2019à ceux qui savent la prendre », je me suis demandé si les militaires étaient des romantiques ignorés.Rappelez-vous le mot de Bonaparte : « La seule victoire en amour, c\u2019est la fuite » et la lettre de l\u2019Amiral Nelson au\t[ Lire la suite page 69 ] I ROBERT CHOQUETTE a voulu terminer sa Suite marine aux Editions Paul Péladeau dans le cadre même de Percé où il passa les deux derniers étés.I Ci-dessus, une des maquettes de Max Ingrand pour le Christophe Colomb de Paul Claudel, monté et interprété par Jean-Louis Barrault, avec musique de Darius Milhaud.\u2014 A droite : le vitrail de St-Paul, oeuvre de Max Ingrand, offert dernièrement à Son Eminence le cardinal Léger.«MflS * ¦*» r ï« HOWW4GS A\tî-'-wfUCf < t CAXSIMAt.t£C«K ¦r»vrrn'r *Tmr.Au cours d'une visite au siège des Nations-Unies à New-York, notre collaboratrice, Mme LUCETTE ROBERT, s'entretient avec Me ROGER OUIMET (à droite) et M.LUCIEN PARIZEAU. ID La Revue Populaire Nouvelle par sa longueur, somptueuse par ses tissus, telle est ce.te robe à danser en dentelle d'Alençon et tulle dans les tons de gris et rose.La tunique de dentelle est retenue par des noeuds de velours ISamuel Winston, N.Y.D.I.I La jupe volumineuse dont les larges plis s'évasent en un immense éventail est de tulle uni tandis que le souple drapé formant panier retenu par deux cascades de roses et le corsage plissé, sont de tulle finement souligné de Lurex.lÉllÜ f ¦ ¦ de bea temps Petits Souliers, Bal de la Saint-André, Bal de Saint-Georges, apothéose de jeunesse, élégance, soir merveilleux vous grise encore, apres que s\u2019est éteint l\u2019écho de la dernière valse.Le taffetas et la dentelle dans un ton très de rose, se marient harmonieusement dans du soir.Le ceinturon drapé forme un large noeirrf-à ' l'arrière et retombe en larges pans sur Parrière-jupe de taffetas, f Modem Couture, N.Y.D.I.I pe princesse, à danser est faite de satin blanc, cette robe née de riches motifs de dentelle généreusement r«bl*6dés de séquins et de brillants.La ~*~fupe fit doublée de Pellon et s\u2019évase gracieusement.ICeil Chapfapp, N.Y.D.I. Montréal- novembre 1953 11 \t\t ^otae ncmueÆüe d!u moià LE SOIN DU BONI».pan ÊcÜauancf de adame est dans le bureau de Monsieur, dit ia femme de chambre.\u2014 Seule ?\u2014 Oui, madame.Fannette se dirigea délibérément vers la grande pièce où l\u2019industriel travaillait le soir, ouvrit et s\u2019écria : \u2014 Alors, c\u2019est chez ton mari que je te trouve ! En train de fouiller ses dossiers ! Gabrielle ! Gabrielle !.Son amie se leva et vint à elle, lui présentant son beau sourire de femme heureuse.\u2014 Je ne fouille pas, Fannette, dit-elle en tendant la main.Je soigne mon bonheur, ce qui est différent.Et le bonheur il faut s\u2019en occuper, comme on s\u2019occupe d\u2019une plante.\u2014 Toujours sibylline.Je m\u2019installe ici ?\u2014 Ou au salon, selon ton goût.\u2014 Le tien serait.\u2014 Ici.La prédilection de Georges.Le rire de Fannette ne put dissimuler un peu d\u2019énervement.\u2014 Vous m\u2019amusez toujours, en jouant à la lune de miel, après dix ans de mariage.Ce début d\u2019impatience irritée, Gabrielle la perçut dans le débit plus bref, dans le ton un peu rauque.La gorge serrée semblait faire obstacle aux sons.\u2014 Allons, fit-elle avec douceur.Encore quelque chose qui ne va pas ?\u2014 Comment voudrais-tu que cela aille ?A présent, il m\u2019empêche de sortir l\u2019après-midi ! \u2014 Y tiens-tu donc tellement ?\u2014 Que me restera-t-il, je te le demande, si je ne fréquente pas les thés, si je n\u2019ai plus une heure de dé- tente avec mes amies ?Dans les endroits chics, je vois au moins du monde élégant.J\u2019aime cette ambiance.Je crois, ma parole, qu\u2019il se met à être jaloux !.\u2014 Pendant ce temps, il reçoit ses malades ; il travaille.Il gagne justement l\u2019argent nécessaire à ton train de vie.Fannette se rebiffa tout de suite : \u2014 Souhaiterais-tu que ton mari restât à ne rien faire ?\u2014 Le tien serait peut-être heureux.si tu t\u2019occupais de son labeur.\u2014 Je ne suis pas médecin spécialiste ! \u2014 Il a des fiches à tenir.Il a, lui aussi, des dossiers, puisqu\u2019il écrit dans les revues médicales.Fannette se mit à rire.\u2014 Et sa secrétaire se pavanera au Ritz, peut-être ?Gabrielle prononça très doucement : \u2014 Servir soi-même de secrétaire à son mari est une ¦ chose tout à fait gentille et agréable.\u2014 Evidemment !.Toi !.\u2014 Mais oui, Fannette.Moi.Georges pourrait certainement prendre une employée supplémentaire pour tenir à jour tous les documents qu\u2019il garde ici, mais je trouve du plaisir à l\u2019aider.D\u2019abord, premier avantage.Pendant que je travaille, je me figure qu\u2019il est là.Ce n\u2019est pas rien !.Je t\u2019assure que l\u2019absence change, se modifie.Le soir, nous parlons de ce que j\u2019ai fait.Je connais ses projets, ses espoirs.Nous travaillons encore.Fannette décroisa ses jambes, remit son gant.Cette visite ne lui apportait que déception et l\u2019impatientait.\u2014 Nous travaillons! Tu n\u2019as que ce mot-ià sur les lèvres.\u2014 Que veux-tu ?J\u2019y trouve autant de satisfaction que toi à te voir dans les thés.Quand nous sortons, tous les deux, notre plaisir est doublé, je te l\u2019assure.Tiens.Tout à l\u2019heure, quand il rentrera, mon mari sera tout content de voir les papiers en ordre, les dossiers à jour.Je le lirai dans ses yeux.Je serai donc récompensée.Et lui aussi, d\u2019ailleurs, d\u2019être un mari parfait, comme j\u2019en désirais un.Fannette avait cessé d\u2019enfiler son gant.Elle était venue pour annoncer une nouvelle.Elle avait manqué son effet.Comme elle se taisait, Gabrielle la regarda, curieuse.\u2014 Que voulais-tu me dire ?\u2014 Voilà.Nous envisageons de nous séparer.\u2014 Vous voilà devant un fossé.Sans enfants, vous ne pouviez pas manquer de l\u2019atteindre.Lui, c\u2019est un bûcheur.Toi, tu aimes la vie mondaine.Son amie détournait les yeux.\u2014 Oui.Peut-être.Si nous n\u2019étions pas restés seuls.\u2014 Moi, dans une heure, j\u2019irai chercher mes deux démons au cours.Nous goûterons ici.ce sera sans doute moins bruyant que dans un salon de thé, ajouta-t-elle avec un sourire, mais tout de même, ce sera autre chose.Fannette se détendait peu à peu.De la mélancolie se posait sur son joli visage.Gabrielle questionna : \u2014 Tu ne l\u2019aimes donc plus?.Plus du tout?.Son amie haussa les épaules avec découragement.\u2014 Si.Je crois.Mais que veux-tu?.Je me demande d\u2019ailleurs s\u2019il a encore la moindre affection pour moi.Ses reproches, vois-tu.Et le ton qu\u2019il prend pour me les lancer.[ Lire la suite page 64 ] 12 La Revue Populaire Secrets de beauté des grandes dames d\u2019autrefois s / ' : ' ' - >114,, .*> .'Sflu ¦ : , 1 À 'r/' fr/Z/fs r/~u) Bien avant d\u2019entrer dans les Parlements, les femmes ont joué un rôle important dans le cours de l\u2019histoire : elles ont souvent tiré leur ascendant politique sur les hommes qui les entouraient, de leur intelligence, de leur sens des affaires d\u2019Etat.Mais leur beauté était aussi un argument de poids et une arme de persuasion qu\u2019elles ne dédaignèrent jamais.Ces grands modèles de réussite féminine des siècles passés ont longtemps tenu cachés leurs secrets de beauté.Cependant, les indiscrétions d\u2019alcôve et de boudoir ont servi les historiens qui ont mis à jour certaines recettes, semble-t-il souveraines.Catherine de Médicis n\u2019eut peut-être pas d\u2019influence politique sur son époux Henri II.Celui-ci était trop charmé par les grâces de Diane de Poitiers.Mais finalement, sa grande finesse, sa profonde connaissance des affaires, ses qualités politiques lui permirent de maintenir ses fils au pouvoir en dépit des conspirations qui se tramaient dans les sombres couloirs du Louvre.Mais Catherine avait son parfumeur particulier, un Italien qui était aussi son fabricant de philtres et de poisons.\u2014 Il lui avait préparé notamment une pâte de toilette absolument remarquable, antirides, et qui conservait à la peau la fraîcheur de la jeunesse.Cette pâte comprenait du miel, de la glycérine, de la fécule de pomme de terre, du savon en poudre, et de la teinture de benjoin dans les proportions de 200, 200, 10, 200 et 30.L\u2019histoire rapporte qu\u2019au matin de la Saint-Barthélemy, la reine fit attendre que ses soins de toilette fussent terminés pour prendre des nouvelles de la nuit et des événements qui s\u2019y déroulèrent.La veloutine de Poisson .Jeanne Antoinette Poisson, fille d\u2019un écuyer du duc d\u2019Orléans et la plus célèbre maîtresse de Louis XV, attira l\u2019attention du roi par son éclatante beautc.Longtemps arbitre du goût et de l\u2019élégance, douée d\u2019un goût exquis, la Pompadour ne cachait pas qu\u2019elle avait un secret pour retenir l\u2019attention des hommes.Ce seciet était sa veloutine.Lorsque le roi se faisait annoncer à la porte de ses appartements, elle courait à sa coiffeuse, et poudrait prestement son visage avec une houppe de cygne ennuagée de cette veloutine : Talc de Venise, Poudre de Lycopode, Poudie de Tanin, acide borique, le tout en parties égales.et la lotion de Marie-Antoinette Tous les historiens s\u2019accordent à reconnaître que la reine de France, Marie-Antoinette devait son influence sur le roi à la fraîcheur de son teint.Aussi bien dans les temps de sa gloire, qu\u2019au temps où elle fut enfermée par les révolutionnaires à la Conciergerie, elle prenait grand soin de l\u2019éclat de sa peau.Tous les jours de sa vie et jusqu\u2019à la veille de sa mort, chaque son, invariablement, sa suivante présentait à la souveraine un flacon précieux qui la suivait dans tous ses déplacements.Ce flacon contenait un mélange savant dont la composition est la suivante : suc d\u2019oignon de lys (30 gr.), teinture de benjoin (10 gr.), teinture d\u2019hamamélis virginica (3 gr.), eau de roses (100 gr.), alcool (100 gr.), glycérine (100 gr.), alun (5 gr.), borate de soude (5 gr.), eau de fleur d\u2019oranger (200 gr ).eau bouillie (500 gr.).La reine s\u2019en lotionnait le visage le soir en se couchant.Le matin elle se réveillait avec un teint d\u2019une étonnante fraîcheur.Malgré ses malheurs, ses veilles, ses larmes et ses soucis, elle monta à l\u2019échafaud, parée de la plus grande beauté.Pour soigner les éphélides de Mme Scarron.Françoise d\u2019Aubigné, Marquise de Maintenon, eut une vie touchante.Elle vivait à Paris, exposée par sa grande beauté à toutes les séductions, mais dans un état voisin de l\u2019indigence, lorsque le poète Scarron, bien que vieux et infirme l\u2019épousa, touché de ses infortunes.La mort de son époux allait la jeter à nouveau dans le malheur, lorsque le roi la chargea secrètement d\u2019élever les enfants de Mme de Montespan.Mais elle acquit de jour en joui plus de crédit auprès du roi et elle supplanta sa rivale.C\u2019est que Mme de Maintenon pensait que les charmes physiques complétaient les charmes de l\u2019esprit.Sa beauté lui donnait grand souci car elle était couverte de taches de rousseur.Elle les traita avec succès avec la recette suivante : 30 gr.de savon de Venise ; 15 gr.de jus de citron , 8 gi.d'Huile d\u2019amandes douces ; 8 gr.d\u2019huile de palme et 3 gouttes d huile de Bhodium.Une recette enfin de la tragédienne Mme Vestris, l\u2019actrice préférée du Voltaire, et dont le véritable nom était Gourgeaud Dugazon, grande dame à la \u201eie fort\u2019 encombrée de servitudes : longues veilles, soupers fins, fêtes etc.La Dugazon ne se couchait jamais sans avoir enduit son visage d\u2019un antirides à base d\u2019alun et d\u2019huile d\u2019amandes douces, battus dans des blancs d\u2019oeufs bouillis daiis de l\u2019eau de rose.La pommade ainsi obtenue, étendue sur la peau effaçait, paraît-il les rides, conservait aux chairs leur fermeté et au teint sa fraîcheur.Ces petits secrets d\u2019hier sont-ils toujours valables aujourd\u2019hui ?Nous nous garderons bien d\u2019en décider.Et comme dit la formule, mieux vaut à ce sujet consulter votre visagiste habituel pour conserver votre beauté ou «réparer des ans l\u2019irréparable outrage .» Majo. IA «ODE A MECS LES AffiS V.,,: ^ XIIle et XlVe siècles.Le moyen âge.1589 - 1610 \u2014 Epoque Henri IV a\\ .;« y»**\u20194- 1754 - 1793 \u2014 Epoque Louis XVI A 1814 - 1830 \u2014 La Res*auration avec Louis XVIII et Charles X.C\u2019est, dit une légende (et n\u2019y a-t-il rien de plus vrai qu\u2019une légende?) le dix-septième fils de Noé, Lucus, qui neuf siècles après le déluge, fonda la bourgade de Lutèce, capitale du petit peuple des Parisii.Les Parisiens n étaient alors que des mariniers habitant une île, cette île où s\u2019élèvera plus tard Notre-Dame de Paris.Ils pêchaient dans ,a Seine, alors deux fois plus large et plus profonde qu aujourd\u2019hui, ils transportaient d\u2019un bout à l\u2019autre du fleuve les voyageurs de commerce de l\u2019époque et leur chargement de marchandises.Les commerçants payaient les nau-tonniers en monnaies d\u2019or mais aussi en nature et, le soir, le Parisien apportait à son épousé des présents recherchés, enviés par toutes les reines d\u2019alors : tissus peints d\u2019Ionie, étoffes teintes de la pourpre de Chypre, lainages tissés d or, bracelets et boucles de ceinture en pierres précieuses, agrafes d\u2019or et d\u2019argent sculptées.Les Parisiennes de l\u2019an 60 avant notre ère drapaient avec goût les étoffes autour de leurs grands corps blonds et les plus pauvres possédaient des bijoux que leur auraient enviés bien des coquettes d\u2019aujourd\u2019hui.Brusquement, les étoffés lourdes et raides firent place aux tissus souples ; c\u2019était le temps de la conquête romaine ; les belles habitantes de Lutèce eurent tôt fait d\u2019adopter la mode de leurs conquérants, simple et pratique avec cette tunique plissée, qui soulignait seulement la ligne ferme des seins, laissant toute son aisance au reste de la silhouette.Le temps glisse.Sainte Geneviève veille sur Paris; à l\u2019époque des invasions barbares, tandis que le christianisme se répand comme un soleil levant, la Parisienne a adopté la tenue qui convient aux circonstances ; voiles bibliques qui tombent, comme une résée, de la tête aux pieds.Paris est sauvé ; il devient capitale.Il en tre, à présent, dans le moyen âge et le costume féminin va suivre, pas à pas, le style des églises, des monuments, des cathédrales.La mode arabe se répand \u2014 nous sommes au huitième siècle ; profusions de dorures, architectures compliquées : la Parisienne porte un costume qui, lui aussi, est surchargé d\u2019accessoires, verroteries de couleur pour les pauvres, pierres enchâssées pour les riches.Le véritable costume de style ne s\u2019affirme qu aux temps des cathédrales romanes ; à cette époque, la Parisienne porte deux tuniques ; celle de dessous, la chainse (qui deviendra plus tard, la chemise) complètement cachée et celle de dessus, le bliaut, ajusté d\u2019une ceinture et recouvrant les pieds ; les manches, retombant jusqu\u2019à terre en longues traînées sont empreintes de toute la dignité médiévale.Puis la silhouette s\u2019amincit, se dépouille ; les draps du bliaut devenu le surcot, qui se raccourcit de plus en plus devient une sorte de petite veste sans manche, boutonnée sur les épaules et doublée de fourrure.La robe et le surcot sont recouverts de la chape, grand manteau fourré à capuchon.[ Lire la suite page 60 ] 1852 - 1870 \u2014 Epoque Second Empire, avec Napoléon III.(Photos S.F.T.I liHt# ¦P* V 1799 - 1804 \u2014 Le Consulat de Bonaparte, Cambacérès et Lebrun. 14 La Revue Populaire £.L PEARL BUCK, la célèbre romancière américaine dont les oeuvres sont traduites dans toutes les langues, a beaucoup écrit sur la misère et la réadaptation des enfants anormaux et attardés.Pourquoi ?Comment ?\u2014 On ne peut donner aucune raison valable sur l\u2019existence des mongoliens.Ils apparaissent un jour, dans une famille, encadrés par d\u2019autres enfants absolument normaux.La médecine et la psychanalyse n\u2019apportent à ce problème aucune lumière.Ils sont, ces enfants, comme les survivants d\u2019une race préhistorique.On dirait qu\u2019un jour un individu, échappé du fond des temps, vient affluer à la surface.H a un coeur, généralement tendre et aimant.Il est doué d\u2019une certaine force physique.Mais sa raison ne dépasse pas celle d\u2019un enfant de quatre ans.Et vous connaissez toutes ces mères qui portent, au long de leur vie, un poids sur le coeur : \u2014 Mon enfant n\u2019est pas comme les autres.Vous avez lu sans doute le livre bouleversant de Pearl Buck : L\u2019Enfant qui ne devait jamais grandir.Et vous savez maintenant que, quelles que soient vos luttes, et malgré la dureté du destin ou l\u2019indifférence de vos amis et même si une mort injuste vous a séparée de l\u2019être aimé, vous savez qu\u2019il n\u2019est pas de souffrance comparable à celle-ci : \u2014 Mon enfant n\u2019est pas comme les autres .La bergère du troupeau.Après avoir franchi la porte, j\u2019ai entendu une voix ahanner.Par moment c\u2019était une plainte, d\u2019autres fois, un aboiement.Et une jeune femme belle et souriante est venue m\u2019accueillir en m\u2019expliquant : \u2014 C\u2019est un enfant qui apprend à lire.Nous sommes au Centre des Enfants Déficients du docteur Hoffer.La jeune femme au regard tendre, au sourire adorable, c\u2019est Madame Launay \u2014 Betty pour ses amis, celle qui s\u2019est consacrée avec une intelligence toujours en éveil à replacer les enfants attardés, (sous quelque forme que ce soit) dans la voie normale.Pearl Buck nous assure que la moyenne des enfants déficients est environ de 1 pour cent aux Etats-Unis.Muets et sourds-muets, caractériels et mongoliens : un monde mal installé dans notre monde.J\u2019ai vu à travers la vitre, des salles de classe, comme les autres \u2014 presque comme les autres \u2014 où des têtes blondes et brunes sont penchées sur des cahiers d\u2019écoliers.J\u2019ai vu de grands dessins, fantastiques, colorés, irréguliers, sensationnels ; j\u2019ai entendu scander la musique de l\u2019orchestre.Et puis je suis entrée.Ils peignaient, ils dansaient, ils chantaient.Et ils descendaient de leurs tabourets, ils arrêtaient leurs danses pour s\u2019élancer vers « la bergère du troupeau » et réclamer un compliment, un baiser : \u2014 Bonjour Madame Launay.Chaque enfant a été « un cas ».Chaque récupération est un petit chef-d\u2019oeuvre de patience, de bonne volonté, d\u2019invention.Voici le petit Georges.Il a sept ans, et il est de taille normale.Son visage aux pommettes saillantes est Grâce aux Centres des Enfants Déficients, ceux-là seront \" presque \" des enfants comme les autres.*4 MÈ \u201cMon enfant n\u2019est pas comme les autres\" Grâce à une éducation appropriée les enfants souffrant de débilité mentale pourront vivre et travailler normalement dans la société.pan Ckniàtlcme ounnitn évidemment relié au type mongol.Il a une langue épaisse qu\u2019il sort généralement de la bouche, le nez écrasé, la nuque plate, l\u2019air absent.Madame Launay l\u2019attire doucement sur ses genoux et, à force de douceur, elle l\u2019oblige à s\u2019intéresser, à répondre.Evidemment les sons qui sortent de la gorge du petit Georges ne ressemblaient pas à des paroles.Et puis ces paroles ont été d\u2019abord et longtemps pâteuses, incohérentes.Il y a quatre ans de cela.Aujourd\u2019hui il arrive à dire bonjour et bonsoir gentiment et à retourner, avec une obéissance touchante, vers son cachier d\u2019écriture.\u2014 Et il commence à écrire, explique Madame Launay.Quand il est arrivé ici, il se roulait par terre et bavait comme un petit monstre.Nous arriverons certainement à lui faire faire une petite scolarité.Au lieu d\u2019un poids intolérable dans la famille, les Mongoliens rééduqués, lorsqu\u2019ils seront rentrés chez eux, sauront se rendre utiles, assurer certains travaux ménagers \u2014 ceux qui ne demandent ni adaptation nouvelle, ni invention \u2014 ils trouveront leur petite place dans le petit monde familier.Mais s\u2019il faut qu\u2019ils soient adaptés à ce monde, il faut aussi à titre de réciprocité, que ce petit monde s\u2019adapte à eux.Madame Launay m\u2019indique une petite pièce avoisi nant la classe : \u2014 Ici on prend des leçons particulières, m\u2019explique-t-elle.Non, il ne s\u2019agit pas des enfants, mais des mères.Il faut, elles aussi, les instruire.Lorsque l\u2019enfant est rentré chez lui, la maman devient notre collaboratrice, et munie de nos principes, de nos méthodes \u2014 ce qui veut dire aussi de notre expérience \u2014 elle est une collaboratrice de premier ordre.Au lieu de perdre patience ou de se désespérer parce que son petit garçon ou sa petite fille ne parvient pas à dire ou à faire ce qu\u2019elle lui demande, elle sait exactement quelles peuvent être les limites de ses progrès, et, après les heures de classe, le travail de rééducation se poursuit.Monique vient de passer devant nous, vêtue d\u2019une jupe écossaise et d\u2019un béret écossais.Elle fait une gentille révérence : \u2014 Bonjour Madame Launay.\u2014 C\u2019est une attardée.Elle a dix ans et travaille admirablement.A neuf ans, elle ne parlait presque pas, ou, du moins, elle avait un langage à elle, que seuls les initiés pouvaient comprendre.Dans deux ans, elle passera son certificat d\u2019études.Et ces petits normaux .pas comme les autres.Monique et Georges, ce sont les cas les plus communs.Si les grands déficients sont trop aisément reconnaissables, les petits déficients, par contre, béné-ficients souvent d\u2019une désastreuse indulgence de la part de leur entourage.Les parents devraient toujours savoir qu\u2019un enfant prononce son premier mot entre le huitième et le dixième mois ; qu\u2019il fait ses premiers pas entre le douzième et le seizième mois ; qu\u2019il associe les mots entre un an et dix-huit mois ; qu\u2019il parle couramment à deux ans ou à trois ans au plus tard.A partir de ce moment, les phases du développement sont variables.S\u2019il est placé dans une Ecole maternelle à quatre ans, l\u2019enfant doit savoir lire à cinq ou six ans.Et sans parler des grands déficients psychiques, il y a toujours et fréquemment des enfants en retard, ce qui ne signifie pas nécessairement des enfants attardés.[ Lire la suite page 58 ] «8* Montréal, novembre 1953 15 pan oCtopoÆdl 0** *s2 SE DISTINGUE PAR SON ¦¦¦ wï WW'Sf.f LES grands pianistes exigent la perfection en ce qui concerne le timbre et le toucher de l\u2019instrument.Aussi, depuis plus d\u2019un siècle, ils ont eu recours aux pianos Heintzman, dans tous les pays du monde.En effet, tous les pianos Heintzman sont dotés de façon permanente, par les maîtres artisans qui les construisent, de cette sonorité parfaite et de cette docilité des touches que recherchent les grands artistes.Pour votre demeure, Heintzman vous offre une série complète de pianos à queue et de pianos droits du type \"console\u201d.Vous pouvez donc choisir un instrument qui s\u2019harmonisera parfaitement à votre ameublement.Les pianos droits Heintzman du type \"console\u201d sont littéralement des pianos à queue montés verticalement.Chacun est muni d\u2019un chevalet à agrafes breveté\u2014une exclusivité Heintzman.Sans contre-dit, les pianos Heintzman sont sans égal, tant au point de vue timbre que toucher.Vous serez étonné de constater que les pianos Heintzman, quoiqu\u2019étant les meilleurs qui soient, ne coûtent guère plus cher que les autres.V Consultez les pages jaunes de l\u2019annuaire du téléphone pour connaître le nom du marchand Heintzman de votre localité.Pour obtenir des imprimés descriptifs, écrivez à: Service \"PO\u201d, * .age-e ssii Le nouveau modèle HEINTZMAN PROVINCIAL 1 9 5 (zékAa+tZTcfe.afyouApéLi cetifà YONGE STREET \u2022 TORONTO 36 La Revue Populaire Parfums Aides de Béaute Fantaisies pour le Bain A) \u2022 \u2022 m ¦¦ Aoooo M>K .\t^mx: LAMARTINE \u2022 [Suite de la page 34] vue et si providentielle, il avait accepté d\u2019accomplir .« Me sais-tu gré, ou me gardes-tu rancune, de t\u2019avoir transformé en « courrier » au service de tes Américaines ?Je sais que la vieille miss est sans grand intérêt, mais la jeune (hé, hé) est fort séduisante m\u2019a-t-on affirmé.A New-York, Miss Whelan a une grande réputation de charme et de beauté.de fortune aussi.Attention, mon vieux Géraud.S\u2019il allait t\u2019arriver quelque chose de fâcheux \u2014 tu me comprends \u2014 j\u2019en serais profondément peiné.» Géraud, devant cette inquiétude de son ami, avait haussé les épaules.Beaucourt le croyait donc de coeur bien vulnérable, et capable d\u2019oublier trop vite ce qu\u2019il était : bon gentilhomme à peu près ruiné, et ce qu\u2019était Miss Whelan ; héritière opulente, de plus, fiancée amoureuse d\u2019un certain Van-hollen aussi bien pourvu qu\u2019elle d\u2019inépuisables dollars.Oui, Géraud haussait les épaules, mais il ne s\u2019apercevait pas que, dans le même temps, un autre geste de ses doigts déchirait assez nerveusement la lettre de Vincent de Beaucourt.Quand il lui écrivit à son tour, ce fut pour affirmer sa parfaite insensibilité aux charmes de Miss Whelan et parler de ce qu\u2019il appelait, par habitude, le despotisme de celle-ci.« Viens donc faire un tour par ici, si tu en as le loisir.et tu pourras constater la témérité de tes jugements.Viens donc, et si tu veux toi-même faire la cour à Miss Whelan, à ton aise.Seulement, il y a Harry.» Il ne croyait guère que Vincent eût «ce loisir» d\u2019accepter son invitation.Beaucourt avait dû reprendre son poste à « To Help You », et, sans doute, promenait-il quelque caravane à travers les chateaux de la Boire, sinon aux bords du Rhin.La majorité du courrier apporté par Trophime était donc surtout destinée aux deux misses, bien fournies l\u2019une et l\u2019autre de correspondants assidus.Les lettres d\u2019Amérique étaient ouvertes avec une hâte non dissimulée, aussi bien par la tante que par la nièce.Si elles en espéraient du plaisir, elles paraissaient en redouter également quelque contrariété.Il arrivait, parfois, que la lecture de certaines d\u2019entre elles, soit suivie de regards complices entre Miss Barthels et Miss Whelan, et aussi de longs conciliabules.Probablement s\u2019agissait-il alors de lettres écrites par Mr Herbert Barthels pour l\u2019une, et par Harry Vanhollen pour l\u2019autre.\u2014 Sais-tu ce que me dit Herbert ?demanda ainsi un jour, tante Flo à sa nièce.\u2014 Dites vite.\u2014 Que Harry a quitté New-York assez brusquement.Mon frère en paraît à la fois, inquiet et satisfait.Il s\u2019était imaginé de surveiller Harry, et celui-ci semble lui avoir échappé.Herbert ne sait pas dans quelle direction Harry s\u2019est dirigé.La jeune fille fut prise de fou-rire : \u2014 Parfait.parvint-elle à déclarer à travers son hilarité.Voilà pour oncle Herbert une fameuse déconvenue.et qu\u2019il n\u2019a pas volée.Mais, que dira-t-il, ma tante, un peu plus tard.quand il saura.Le jour approche, vous savez.Miss Barthels ne put réprimer un geste d\u2019épouvante : Grand Dieu.fit-elle.Je ne suis pas sans inquiétude, mon enfant.Herbert est si violent.Il ne pardonnera pas.Que sera-t-il capable de faire ?« Et envers moi-même.Elle parlait avec incohérence, paraissant en proie à une véritable terreur. Montréal, novembre 1953 Doris se rapprocha de la timorée vieille miss : \u2014 Bah!.tante Flo, que risquez-vous, après tout ?Ne soyez pas si craintive ?Vous êtes indépendante de votre frère et pourrez vous permettre de l\u2019envoyer promener, s\u2019il se montre par trop désagréable.Rassurez-vous donc.Miss Barthels considéra, avec un mélange de tendresse et de crainte, sa volontaire nièce.\u2014 Et toi.murmura-t-elle pensivement, embarrassée au point de ne pouvoir ajouter autre chose.Le rire de la Doris des meilleurs jours, fusa : \u2014 Moi.Que craignez-vous pour moi, tante Flo ?De ce geste affectueux qu\u2019elle avait aussi dans ses meilleurs jours, Miss Whelan vint s\u2019agenouiller aux pieds de Miss Barthels : \u2014 Oncle Herbert ne peut rien contre moi, tante Flo.Il ne pourra plus rien, jamais.Puis, suivant sa manière impulsive, elle se releva, glissa en tournoyant gaiement à travers la pièce et, avec un coup d\u2019oeil malicieux, elle se mit à chantonner : \u2014 Je serai moi, très heureuse.très heureuse, tante Flo, très heureuse.Oui, en dépit de l\u2019oncle Herbert, et de tout, je serai très heureuse.Elle fit, à l\u2019adresse de sa tante une espèce de révérence et d\u2019une voix pleine de colère simulée, elle dit : \u2014 Et vous savez, oncle Herbert, Doris Whelan épousera Harry.Toutes deux rirent de plus belle, mais sous leur euphorie perçait une réelle émotion.La surprise de Géraud de Font-Juvale fut grande lorsqu\u2019il reçut cette lettre de Vincent de Beaucourt : « Est-ce sérieusement, mon vieux que tu m\u2019as convié à venir te faire visite en ton château provençal ?Je l\u2019espère, car je me dispose à me rendre à ton invitation.Figure-toi que je me trouve à Marseille où je viens embarquer un groupe de nobles personnages venus du Pakistan visiter la France et qui, leur tournée finie, regagnent leur pays.Je dispose d\u2019une semaine de liberté avant de prendre en charge d\u2019autres clients de « To Help You», ce qui constituera, d\u2019ailleurs, ma dernière performance de guide.Je t\u2019expliquerai les raisons de ma retraite.« Où pourrais-je passer plus agréablement ces quelques jours de vacances qu\u2019auprès de toi, mon vieux camarade ?Si je ne suis pas importun far-rive.Si je le suis, télégraphie au Nouilles.Au fait, télégraphie de toute manière.J\u2019attendrai ta réponse.» Certes, s\u2019il avait, de bon coeur, invité son ami, Géraud ne s\u2019était pas attendu à ce que Beaucourt eût le loisir de le rejoindre à La Bastide.Puisque, celui-ci, au contraire, était libre et souhaitait venir, il serait, à coup sûr, le bienvenu, et Mme de Font-Juvale recevrait Vincent avec sa simplicité et son amabilité coutumières.Il fallait, «toutefois, la prévenir au plus vite puis, avec son assentiment, envoyer à Marseille, le télégramme demandé.La cloche appelant les hôtes de la maison au déjeuner, n\u2019avait pas encore tinté ; il avait le temps ; tenant en ses doigts la lettre de Vincent, Géraud se rendit auprès de sa mère.\u2014 Maman, dit-il, je me suis permis d\u2019inviter à venir passer quelques jours ici mon ami Beaucourt dont je vous ai souvent parlé.A vrai dire, je ne croyais pas qu\u2019il pourrait accepter, et voici qu\u2019il m\u2019annonce son arrivée, sauf contre-ordre de ma part.Est-ce que ceci ne vous déplaira pas ?\u2014¦ S\u2019il s\u2019agit d\u2019un de tes amis, mon enfant.Je ne pense pas que tu l\u2019eusses convié dans cette maison s\u2019il n\u2019était pas parfaitement bien élevé.\u2014 Soyez-en sûre, maman.Vincent est un garçon charmant, de très bonne famille, et qui ne compte pas s\u2019éterniser au service d\u2019une agence de tourisme.Il était sans fortune et désirait aider dans ses études un jeune frère.L\u2019héritage substantiel d\u2019un très vieil oncle lui est assuré.Alors, il aura la possibilité de terminer son droit et de se fixer à Paris comme avocat.\u2014 Télégraphie donc que nous l\u2019attendons, Géraud.Pour Annette et pour toi, il sera un agréable compagnon.Je ne pense pas que nos.pensionnaires.voient quelque inconvénient à ce que nous ayons un nouveau commensal.Géraud eut un geste évasif : \u2014 Pourquoi en verraient-elles ?Vincent est gai, aimable, et parle parfaitement anglais.Je crois même que par sa famille maternelle il est un peu britannique.Après le déjeuner, j\u2019irai porter une dépêche à Roussillon.La cloche appelait à table.Mme de Font-Juvale se leva pour se diriger vers la salle à manger dont les meubles provençaux, en vieux noyer, luisaient doucement dans la lumière atténuée.Géraud la suivit.Il dit à mi-voix : \u2014 Merci, maman, pour Vincent, et pour moi.Au télégramme du jeune homme, en répondit un autre, dans lequel Beau-court de Beauchêne indiquait qu\u2019il arriverait à Apt, la ville la plus proche, par le car de Marseille.Apt était à douze kilomètres de Roussillon ; Géraud décida d\u2019aller y chercher son ami avec la petite Renault.Pendant deux heures, et même beaucoup moins, il abandonnerait à elles-mêmes les deux dames yankees, ce qui était d\u2019ailleurs une simple façon de parler puisque, sans aucun doute, Miss Barthels continuerait avec la « vicomtesse » quelque intarissable conversation-baragouin, et que Doris, si elle n\u2019était pas disposée à gaspiller quelques tubes de couleur et à mettre à mal une innocente toile, aurait la ressource d\u2019accaparer Annette.La rencontre des deux amis fut empreinte de la plus affectueuse cordialité et un énergique serrement de main la consacra.Sans s\u2019attarder dans la pe -tite ville, ils gagnèrent la bagnole stationnée à quelques pas du point d\u2019arrivée du car.Je ne veux pas m\u2019absenter trop longtemps de la maison.indiqua Géraud.Mes femmes peuvent se passer de moi, mais, tout de même, on ne sait jamais.Fais-tu toujours bon ménage avec elles ?demanda Vincent.¦ Toujours, et de plus en plus.Depuis que nous sommes à l\u2019abri d\u2019une rencontre dont « Harry » pourrait prendre ombrage, plus d\u2019orage.Vincent se mit à rire.Il était au courant des projets de Miss Whelan et savait pour quelles raisons la jeune fille avait tenu à venir vivre dans la solitude de La Bastide-Juvale.\u2014 Elle est fort séduisante, la jeune personne.dit-il.\u2014 Comment le sais-tu ?Tu ne l\u2019as ja-mais vue, que je sache.\u2014Non, mais j\u2019ai découvert, dans un tas de revues américaines, des photos de « professional beauties », comme l\u2019on dit là-bas, parmi lesquelles figurait Miss Doris Whelan.Elle ne doit pas avoir froid aux yeux, si j\u2019en juge par 1 attitude arrogante qu\u2019elle avait sur cette effigie.\u2014 Arrogante, protesta Géraud.Non pas.Capricieuse, oui, exigeante parfois, mais sans morgue.\u2014 En tout cas, belle fille.Très grande, très blonde, il me semble.\u2014 Oh ! tu exagères, Vincent.Pas si grande que ça.Blonde, je te l\u2019accorde.>-\u2022 ' VA R D L E Y parle le langage de la beauté ?\"Le Soin de l\u2019Epiderme\u201d voilà des mots vitaux dans le langage de beauté de Yardley.C\u2019est le présage d\u2019un plus beau lendemain pour vous.Le soin régulier de votre épiderme peut contribuer à vous faire paraître plus belle d\u2019un jour plutôt que plus vieille d\u2019un jour.POUR UN PLUS BEL EPIDERME .La Crème de Nuit Yardley contient sa propre promesse de beauté.Elle contribue à donner une apparence ferme et animée à votre épiderme.$1.85 seulement.umn A'tçMfpuiam POUR UN ÉPIDERME PLUS CLAIR .' 4**»*#J.4&r 1 mm y S U IH£V °* Su*t {totmtinq (**»**\u2022 POUR UNE BEAUTÉ INSTANTANÉE .Quand vous avez besoin de renouveler votre maquillage rapidement, employez la Lotion Nettoyante Yardley pour le Teint.Elle agit vite .et vous assure d\u2019un maquillage rafraîchi qui proclame instantanément que vous êtes belle.$1.25 seulement.Un nettoyage à fond contribue à rehausser votre beauté quand votre maquillage est appliqué.La Crème Nettoyante Yardley pour Peau Sèche est préparée pour les épidermes secs et la Crème Nettoyante\tj Yardley convient aux autres genres.$1.50 chacune.\tI 38 La Revue Populaire La différence L éclatante avec tes tampons saponifiés Bri//o est due au poli à bijoux! 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Mais sa blondeur a singulièrement foncé depuis qu\u2019elle est ici.Cette blondeur devait avoir quelque chose d\u2019artificiel et, dans notre vie de campagne, Miss Whelan a dû y renoncer.Pendant quelques minutes, Géraud s\u2019absorba dans son rôle de chauffeur, la route présentant alors de brusques tournants, puis, revenant à son ami, demanda : \u2014 Et tes projets, Vincent?Tu comptes donc quitter Médéric Leroux ?M.de Beaucourt poussa un « ouf » de soulagement, puis dit : \u2014 Mais oui.Tu sais que je m\u2019étais rendu en Bourgogne pour y démêler une affaire de succession.Cette affaire ne me concernait pas directement puisqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un parent très éloigné et l\u2019héritier était mon grand-oncle Beaucourt.Celui-ci, malade, infirme, m\u2019avait demandé mon aide puisque, en fin de compte, tout ce qui lui appartiendrait à lui devrait me revenir un jour.Les choses se sont arrangées au mieux de ses intérêts, et mon oncle a voulu m\u2019assurer, dès maintenant, un revenu suffisant pour que tout en aidant mon petit René \u2014 il est l\u2019enfant du second mariage de ma mère, rien aux Beaucourt par conséquent \u2014 je puisse abandonner mon poste gagne-pain pour préparer ma véritable situation.\u2014 J\u2019en suis heureux pour toi, dit gentiment Géraud.\u2014 Je suis très reconnaissant à mon oncle, poursuivait Vincent, de ce geste qui me permettra de travailler en toute tranquillité d\u2019esprit.\u2014 Tu seras très riche, plus tard, Vincent.\u2014 Très riche.A ton tour, tu exagères, Géraud.Disons plus simplement, à mon aise.Rien à côté de tes Yankees.La gaîté qu\u2019avait montrée Beaucourt, avait gagné Géraud.Il dit, à travers ses éclats de rire : \u2014 Oh ! mes Yankees.Elles le sont.Et cela me paraît leur donner autant de soucis que de joies.Témoin Doris à qui un tuteur barbare, sous le prétexte de veiller sur sa fortune, impose de vivre loin d\u2019Harry.\u2014 Ah ! oui, Harry.Les oreilles doivent lui tinter, à celui-là.Miss Whelan paraît-elle si désolée de cette séparation ?Géraud \u2014 fut-ce prémédité ou non ?\u2014 ne répondit pas à la question.Il désigna à Vincent les roches rouges et jaunes sur lesquelles tranchaient les touffes de sombre verdure : \u2014 Regarde, dit-il.Nous approchons de Roussillon.Admire ces couleurs.\u2014 C\u2019est magnifique.dit Vincent, réellement surpris ; magnifique même à cette heure tardive.Qu\u2019est-ce que ce doit être sous le soleil ?\u2014 Sous le soleil, c\u2019est éclatant.Notre région est belle, Vincent.\u2014 Je m\u2019en suis rendu compte en traversant, cet après-midi, la chaîne du Luberon.De Lourmarin avec son f.cr château, jusqu\u2019à Bonnieux placé en sentinelle à l\u2019extrême bord des montagnes, j\u2019ai admiré une succession de sites splendides.\u2014 Près de chez nous, tu en verras d\u2019autres encore.Mais voici La Bastide et, un peu plus loin, sur la hauteur, le village se découpant sur le ciel, c\u2019est Roussillon.Quelques minutes plus tard, la petite Renault franchissait le portail de la propriété, et déposait les deux jeunes gens devant la porte au blason effrité de la maison.Géraud avait eu raison d\u2019affirmer à sa mère la parfaite éducation de son ami.M.de Beaucourt fit à Mme de Font-Juvale, la meilleure impression, et Annette le trouva fort à son goût.\u2014 Je suis heureuse de vous connaître.dit la vicomtesse.Mon fils m\u2019a bien souvent parlé de vous et je sais que vous vous êtes montré pour lui un véritable ami.J\u2019espère que notre pays vous plaira.La vie y est fort calme, mais cela ne sera peut-être pas un inconvénient pour vous qui, généralement, en menez une fort agitée.\u2014 En effet, madame.Ces quelques jours de repos que, grâce à votre si aimable hospitalité, je prendrai ici, me sembleront délicieux.Tout en répondant à Mme de Font-Juvale, il regardait Annette ; la gracilité de la jeune fille, son visage d\u2019une fraîcheur presque enfantine encore, ses grands yeux bruns, lui donnaient une exquise impression de jeunesse et de pureté.Il était assez impatient d\u2019être présenté aux deux étrangères qui ne se douteraient point qu\u2019il avait été le « deus ex machina » de leur mise en rapports avec le manager si apprécié.Quoi qu\u2019en ait déclaré ce dernier à son ami, Vincent soupçonnait qu\u2019un penchant contre lequel il luttait, entraînait vers la jeune Américaine, « le vicomte de Font-Juvale ».Il en ressentait quelque inquiétude.Vincent était un garçon très droit, très loyal, et son amitié pour Géraud était profonde.Comme il l\u2019avait écrit à celui-ci, « il se pardonnerait mal » d\u2019avoir déclenché des événements qui apporteraient à son camarade une peine véritable.Et s\u2019il s\u2019éprenait de Miss Whelan, il était certain que du chagrin seulement en pourrait résulter pour Géraud.Aussi Vincent n\u2019était-il pas fâché de pouvoir juger par lui-même où en étaient les choses, et, s\u2019il était possible, de tâcher d\u2019en éviter l\u2019aggravation.Mais il ne devait pas voir, ce soir-là, Miss Whelan.Miss Barthels, en proie à une légère crise de rhumatismes, avait demandé à être servie dans sa chambre et Doris, décidément dans un des meilleurs de ses meilleurs jours, n\u2019avait pas voulu laisser seule son ex-souffre-douleur.Vincent dîna donc, et passa la soirée « en famille ».Il était un causeur enjoué, même brillant \u2014 la profession d\u2019avocat lui conviendrait fort bien \u2014 et il tint vraiment sous le charme de sa conversation à la fois érudite, spirituelle et amusante, la vicomtesse, le vicomte junior \u2014 et la charmante Annette.Ill La visite à La Bastide de Vincent de Beaucourt, ne semblait pas enchanter Miss Whelan.Craignait-elle que, par lui, sa présence dans ce coin perdu ne fût connue de quelqu\u2019un de ses compatriotes qui risquerait de venir troubler sa retraite, et que Harry n\u2019en fût averti ?C\u2019eût été se forger, vraiment, des inquiétudes excessives.Vincent n\u2019était que pour un bref séjour chez Mme de Font-Juvale, et il ne se soucierait guère de parler des hôtes de la vicomtesse aux touristes que, prochainement, il rejoindrait.Quand, au lendemain de son arrivée, le jeune homme avait été présenté à Miss Barthels et à sa nièce, il en avait été gracieusement accueilli.Qu\u2019il parlât parfaitement anglais plaisait à Miss Florence à qui un invité jeune, gai, apporterait un élément de distraction d\u2019autant plus appréciable qu\u2019elle pourrait s\u2019entretenir avec le nouveau venu autrement qu\u2019en petit-nègre.Miss Whelan, elle, avait tendu sa main à Vincent, et son sourire avait été sans réticence.Elle éprouva cependant une certaine gêne en se voyant enveloppée d\u2019un regard investigateur, tandis que, après s\u2019être incliné devant elle, M.de Beaucourt la dévisageait.L\u2019attitude de Vincent Beaucourt de Beauchêne \u2014 Géraud n\u2019avait pas omis de lui donner son nom complet \u2014 avait été assez étrange, en effet, mais Doris Vctre est notre souci! T* f Qu\u2019allons-nous vous servir?Une tranche de rosbif, du saumon de Gaspé .ou peut-être seulement un sandwich avec votre breuvage préféré?Quel que soit le plat que vous choisirez, les chefs du Pacifique Canadien vous le prépareront à la perfection et des garçons bien stylés vous le serviront sans délai.La bonne cuisine est une tradition au Pacifique Canadien .c\u2019est une preuve de plus que \u201cvotre confort est notre souci\u201d.(jkcifrqbUL OoiMûJbeM LA PLUS GRANDE ORGANISATION DE TRANSPORT AU MONDE Montréal, novembre 1953 39 Percolateurs réfractaires PYREX\u2014La transparence du percolateur permet de régler la préparation du café ! 4 tasses, $3.95, 6 tasses, $4.95; 9 tasses, $5.95.Théière réfractaire PYREX\u2014Permet de faire bouillir l'eau de préparer le thé et de le servir.Capacité, 6 tasses; $2.95.GARANTIE DE 2 ANS Si un ustensile PYREX réfractaire se brise à la flamme au cours des deux premières années, votre dépositaire le remplacera sur remise des pièces brisées.nouveau! étonnant! avantageux! 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me déçoit.Au fond, dis donc, Géraud, il est préférable qu\u2019elle ne m\u2019emballe pas.Mon pauvre coeur risquerait d\u2019en éprouver une fameuse courbature.Mieux vaut pas.Et que le tien reste aussi calme.C\u2019est la grâce que je te souhaite.\u2014 Le mien, le mien.Je ne suis pas fou, Vincent.Si ma fortune égalait la sienne, ou si sa pauvreté valait la mienne, j\u2019avoue que, telle qu\u2019elle est à présent, Miss Whelan serait, à mes yeux, une fort attirante personne.Mais, à quoi bon parler de ça.Faisons plutôt des projets pour tes vacances.Avec ou sans Miss Doris, Annette et moi comptons te promener autant que faire se pourra.\u2022 La petite Renault \u2014 la bagnole \u2014 si elle comportait trois places confortables, pouvait fort bien, à la rigueur, emmener quatre passagers, si ceux-ci consentaient à se serrer un peu.Quelques excursions furent faites ainsi, auxquelles prirent part Miss Whelan et Annette, avec les deux jeunes hommes.Géraud demeurait le « cicerone » attentionné de Miss Whelan mais, involontairement, et en dépit de ses raisonnements pleins de sagesse et de prudence, il laissait percer quelque chose de l\u2019agrément qu\u2019il ressentait à remplir ce rôle, non pas muet, certes, mais au contraire, souvent bavard et toujours respectueusement empressé.Toutefois, il éprouvait quelque étonnement et quelque déception, en voyant renaître \u2014 chez la jeune Yankee \u2014 des traces du despotisme d\u2019autrefois.Ce despotisme ne s\u2019exercait plus sur Miss Barthels docilement résignée à une existence sédentaire et dépourvue d\u2019émotions fortes, telles qu\u2019en suscitent la roulette et le trente-et-quarante, mais bien sur Géraud, et même sur Vincent de Beaucourt.Elle avait exigé plusieurs fois que fût remise une promenade projetée, que fût abandonnée une visite dont, la veille, elle avait paru devoir éprouver un grand plaisir, et cela sans même invoquer le plus léger prétexte.Le fait s\u2019était toujours produit à la suite d\u2019une réflexion de Vincent, réflexion anodine en apparence, et qui semblait prendre, pour Miss Whelan, une signification cachée.\u2014 On m\u2019a rendu mon despote.dit un jour Géraud, alors qu\u2019il s\u2019entretenait avec son ami à la suite d\u2019une partie ainsi décommandée.Ah çà, Vincent, que lui as-tu fait ?Elle paraît t\u2019avoir ! en grippe.\t1 \u2014\tMoi.fit, innocemment, le jeune homme.Qu\u2019aurais-je pu lui faire, en vérité?Je lui ai parlé de New-York que j\u2019ai visité, et de quelques réunions auxquelles j\u2019ai pris part grâce à l\u2019amabilité de petits cousins que j\u2019y possède.Il est exact que cela a paru lui déplaire.Je ne sais pourquoi.\u2014\tBizarre.As-tu parlé de Mr Van-hollen ?\u2014\tNon, certes.J\u2019ignore tout de lui.\u2014\tAlors, je ne comprends pas.\u2014\tMoi non plus.Seulement.\u2014\tSeulement quoi ?\u2014\tJ\u2019ai fait, une fois, allusion à ces photographies que j\u2019avais vues d\u2019elle, parmi d\u2019autres photos de jeunes misses new-yorkaises.Elle m\u2019a dit, assez sèchement : « \u2014 Ces photos prises sans autorisation sont généralement mauvaises, et rectifiées uniquement dans l\u2019intérêt du journal.Je connais celles dont vous voulez parler.Dans le Harpers\u2019 Bazar, ou dans Vogue, n\u2019est-ce pas ?Elles ne me ressemblent guère.« \u2014 C\u2019est exact, Miss Whelaan, ai-je dit.Vous y êtes fort belle, mais différente ».Elle m\u2019a jeté un regard noir.Ma phrase était maladroite, je le re- connais.Je paraissais insinuer que la photo seule était belle et pas la jeune fille.Je crois que c\u2019est depuis lors que j\u2019ai perdu toute sa sympathie.Géraud trouva l\u2019explication amusante.\u2014 Il est de fait que tu as manqué de doigté, mais si c\u2019est là l\u2019unique raison de la mauvaise humeur de Doris, ce n\u2019est pas grave.Vincent dit encore : \u2014 Elle m\u2019a fait entendre que je n\u2019aie plus à lui parler de New-York.Je m\u2019en souviendrai.\u2014 Tu feras bien.Pour aujourd\u2019hui, quel emploi du temps te plairait ?\u2014 N\u2019était-il pas question, pour toi, de retrouver pinceaux et chevalet ?\u2014 Ah ! oui.et Miss Whelan s\u2019installera à mon côté pour se livrer à quelque effarante interprétation de nos paysages déjà si colorés.Mais toi, Vincent ?\u2014 Moi.Si Mme de Font-Juvale le permet, j\u2019irai volontiers avec la jeune Annette visiter ce site dont tous deux vous m\u2019avez parlé, tout près de Roussillon : le Val d\u2019Enfer.\u2014 Il faut le voir, en effet.Dans le pays, on appelle ainsi un vallon situé devant le village et dont l\u2019aspect est re- 40 La Revue Populaire quand le cheveu perd son \u201caspec t vivant\u2019 le shampooing aux oeufs fait ressortir sa \u201cvitalité\u201d, son éclat.Embellit les cheveux les plus difficiles! 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Dans les pharmacies et salons de coiffure, aux comptoirs de produits de beauté .75 e.$1.25 La plut grande marque de produits capillaires marquable.Vous pourrez aller jusque là.Mais, pour notre part, nous préférons donner ce nom à un autre site, à quelque distance du premier, qui le mérite mieux.Il y a là des roches s\u2019élançant d\u2019un gouffre, qui ont véritablement l\u2019aspect de flammes pétrifiées.Annette t\u2019y conduira avec plaisir.Ensuite, peut-être viendrez-vous nous rejoindre, l\u2019apprentie-peintre et moi, sur le lieu de nos prouesses.\u2022 D\u2019une allure beaucoup plus lente, Vincent et Annette prirent un petit chemin où le sol était formé d\u2019une terre friable dont Ile contact teignait de jaune et de rouge leurs chaussures de toile claire.Nu-tête, mais les yeux protégés par des lunettes de soleil, ils allèrent d\u2019abord silencieusement, ensuite n\u2019échangeant que des paroles banales.Le sentier se rétrécissait à mesure que se rapprochait le vallon, s\u2019encaissant entre des parois faites de la même terre colorée.Les promeneurs se trouvaient maintenant à l\u2019ombre et la chaleur, ainsi, s\u2019atténuait pour eux.Ils arrivèrent au bord du gouffre d\u2019où surgissaient d\u2019extraordinaires roches plates, triangulaires et de hauteurs inégales.\u2014 Oh ! s\u2019écria Vincent, stupéfait en découvrant le surprenant tableau, quelle splendeur ! ¦\u2014 N\u2019est-ce pas ?\u2014 Extraordinaire.On se croirait au-dessus d\u2019un cratère dont les flammes se seraient brusquement immobilisées.Oui, c\u2019est bien un val infernal.\u2014 Vous avez vu beaucoup de pays, Vincent, beaucoup de paysages célèbres.Pourtant, vous trouvez encore ceci beau.\u2014 Certes.Et quelle gamme de couleurs.\u2014 Moi, je n\u2019ai rien vu du monde.Alors, pensez donc.Vincent était près d\u2019elle ; craignit-il que la jeune fille ne glissât sur le bord incliné et fait de sable mouvant du gouffre ouvert sous leurs pieds ?Il saisit le bras rond que laissait à découvert la manche très courte de la robe estivale.Le contact de la peau si douce causa au jeune homme une délicieuse impression.Plus grand qu\u2019Annette, il dominait la jolie tête aux courtes boucles très brunes, les épaules rondes et pleines sous la blouse blanche ouverte en carré dégageant le cou mince et long.L\u2019existence campagnarde le mettant en rapport constant avec la jeune fille, lui avait fait apprécier mieux que ne l\u2019eussent permis des mois de relations mondaines à Paris, les qualités d\u2019intelligence et de coeur, aussi la juvénile gaîté et la constante bonne humeur d\u2019Annette.Maintenant qu\u2019approchait son départ, il comprenait combien lui manquerait cette radieuse présence.L\u2019avoir si proche de lui, sentir le bras rond frémir sous ses doigts, enleva à Vincent un peu de sa maîtrise habituelle.Il se sentit entraîné, poussé par un élan d\u2019ardente jeunesse, à engager l\u2019avenir, à prononcer des mots qu\u2019il n\u2019avait point prémédité de dire.\u2014 Annette, fit-il, vous êtes exquise et fraîche comme une enfant.Quel âge avez-vous donc ?Il n\u2019y avait vraiment pas d\u2019indiscrète curiosité dans sa question, seulement un désir passionné de savoir qu\u2019il n\u2019était pas presque vieux à côté d\u2019elle.\u2014\tDix-sept ans et demi., dit-elle avec sa gaîté habituelle.Un peu plus, même, puisque j\u2019aurai dix-huit ans en décembre.\u2014\tDix-sept ans et demi.Je me sens très âgé par rapport à vous.J\u2019en ai vingt-cinq.Elle fit entendre son joli rire puéril.\u2014 Très âgé, c'est vrai.Sept ans de plus que moi.\u2014 Annette, reprit-il, savez-vous que dans deux jours je vous aurai quittée ?\u2014 Oh ! s\u2019étonna-t-elle, \u2014 elle ne riait plus \u2014 dans deux jours.Pourquoi partez-vous, Vincent ?\u2014 Petite fille, parce que je le dois.parce que je n\u2019ai pas encore le loisir de faire ce que je préférerais.Et mon séjour à La Bastide-Juvale s\u2019est prolongé, peut-être indiscrètement, plus longtemps que je ne l\u2019avais prévu : douze jours \u2014 j\u2019ai compté \u2014 au lieu de sept.Maintenant, c\u2019est fini.\u2014 Il faudra revenir.Brusquement, il rapprocha de lui la jeune fille, la força à le regarder : \u2014 Annette.dit-il, désirez-vous vraiment que je revienne ?\u2014 Oui, oui, Vincent, je le désirerai.Il devint un peu fébrile pour dire : \u2014 Annette, vous êtes si jeune, si ignorante de la vie, que j\u2019ose à peine vous parler.Et pourtant, je ne veux pas m\u2019éloigner sans savoir.Annette, j\u2019ai été si heureux ici.je vais regretter tant de choses.surtout quelqu\u2019un.Annette, si Mme votre mère y consentait, voudriez-vous accepter d\u2019attendre que je vienne vous chercher.pour toujours ?Elle leva vers lui ses grands yeux sombres dans lesquels un éclair étonné et heureux venait de passer.\u2014 Pour toujours.redit-elle.Mais, Vincent, si vous désirez cela, c\u2019est que.Elle s\u2019interrompit, confuse.Il acheva pour elle : \u2014 C\u2019est que je vous aime, Annette, ma si chère petite Annette.Parce que je n\u2019ai rien vu de si délicieux que vous ; parce que de jeune fille plus droite, plus sincère, il n\u2019en existe pas, et parce que mon voeu le plus cher serait de vous avoir à moi.que vous soyez ma femme.\u2014 Votre femme.Oh ! Vincent.\u2014 Je sais bien que cela ne pourrait pas être tout de suite.Je dois assurer ma situation, d\u2019abord.Mais, si j\u2019avais votre promesse.Me la donnerez-vous, Annette ?Elle s\u2019écarta légèrement de Vincent, le regarda franchement, mit ses mains dans les siennes : \u2014 Oui, Vincent, je vous la donnerai, car, moi aussi, je crois que je vous aime.Par un sentiment de louable délicatesse, il se refusa la joie d\u2019une étreinte trop vive.D\u2019un geste qui restait respectueux, il porta à ses lèvres les deux petites mains brunes et si douces : \u2014 Merci.dit-il, merci Annette.comme vous me rendez heureux, ma fiancée- Annette était trop jeune, trop gaie, pour que l\u2019attendrissement un moment ressenti se prolongeât chez elle.Elle retira ses mains à Vincent ; l\u2019éclat reparut dans ses yeux grands ouverts, et le sourire sur ses lèvres : \u2014 Moi j\u2019ai dit oui-, dit-elle, mais il faut que ma très chère maman et Gé-raud, le chef de la famille, le disent aussi.Vincent la contemplait avec une émotion qu\u2019il avait rarement ressentie.Il avait, certes, mené une vie assez libre, pleine d\u2019imprévu et de variété, pas toujours exempte d\u2019un grain de folie et d\u2019une pointe d\u2019embalilement.Des femmes et des jeunes filles l\u2019avaient intéressé quelque temps, mais, pour la première fois, il sentait qu\u2019un véritable amour était en lui, un amour inspiré par la grâce juvénile d\u2019une petite fille élevée en un coin de province, auréolée de pureté et de tendresse, de confiance et de gaîté.Il était infiniment, délicieusement heureux.Us ne s\u2019attardèrent pas au Val d\u2019Enfer.Qu\u2019était cette splendeur de la nature, [ Lire la suite page 42 ] IL VOUS FAUT SI PEU POUR RESTER REGULIER IL EST SAGE D\u2019ACHETER LE MEILLEUR Ntiiol HUILE MINÉRALE absolument pure \u2022 limpide comme du cristal &\t\u2022 sans saveur \u2022 inodore ;ij |&\t« qualité supérieure horlogi 1er comme une ECHANTILLON GRATUIT Pour une bouteille gratuite, envoyez vos nom et adresse à John Stuart Sales Ltd., 7 Duke Street, Toronto Ws/yous -feignez \\ , pour épargner avec AU-FABRIC' Grâce ail nouveau paquet économique de All-fabric Tintex, vous pouvez épargner plus que jamais sur tous vos travaux de teinture.23^ onces pour seulement 250\u2014c\u2019est la meilleure valeur au Canada en fait de teinture! 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de tomates italiennes si possible 1\tpetite boîte de pâte de tomates V4 de livre de champignons frais Vs.livre de porc haché i/2 livre de boeuf haché 2\tc.à thé de sel !4 de c.à thé de poivre 1 pointe de cayenne (poivre rouge) 1 boîte de spaghetti Chauffer l\u2019huile et y faire blondir l\u2019oignon et l\u2019ail 10 minutes.Ajouter les tomates et la pâte de tomate puis 1 tasse de bouillon de boeuf qui peut être du bouillon en conserve.Laisser mijoter % heure.D\u2019autre part, laver et essuyer les champignons, les trancher minces et les faire sauter dans 1 c.à tb.d\u2019huile ou de beurre.Bien mélanger le boeuf et le porc.Façonner en boulettes de iy2 pouce environ, ajouter aux champignons, Faire brunir 10 à 12 minutes puis mettre dans la sauce aux tomates.Assaisonner de sel et de poivre et laisser mijoter 1% heure à 2 heures.Faire cuire le spaghetti dans une grande quantité d\u2019eau bouillante salée 15 à 20 minutes ayant soin de le laisser dans toute sa longueur.Pour cela on n\u2019a qu\u2019à le glisser dans l\u2019eau bouillante ; en ramollissant, il roule sur lui-même sans se briser.Egoutter, passer rapidement à l\u2019eau froide pour le débarrasser de l\u2019amidon et l\u2019empêcher de coller.Remettre dans la casserole avec 2 ou 3 c.à tb.de beurre.Brasser à l\u2019aide de 2 fourchettes jusqu\u2019à ce que le beurre soit fondu.Servir aussitôt avec la sauce.Saupoudrer de parmesan râpé au goût.Servir brûlant.Remarque : On réchauffe le spaghetti en le jetant dans de l\u2019eau bien bouillante.Egoutter soigneusement pour servir.Le lapin chasseur Découper un beau lapin en morceaux.Faire fondre quelques petites tranches de lard et laisser rissoler pour obtenir une graisse bien blonde.Fariner les morceaux de lapin et les faire sauter dans cette graisse.Ajouter des fines herbes, thym, marjolaine, une feuille de laurier, sel et poivre et 1\ttasse de vin rouge ou de bon bouillon.Laisser mijoter jusqu\u2019à ce que la viande soit bien tendre et à très petit feu.Mesurer 1 tasse de bouillon et 1 tasse de crème claire.Délayer 3 c.à tb.de farine avec 3 c.à tb.d\u2019eau froide et lier la sauce.Faire jeter quelques bouillons et servir aussitôt.Pain de viande Hacher du boeuf maigre, du porc entrelardé et du veau à raison de 2 livres de boeuf, 1 livre de porc et 1 livre de veau.Faire revenir dans 2 c.à tb.de saindoux ou de shortening, 1 oignon et 2\tbranches de céleri finement haché.Ajouter à la viande ainsi qu\u2019une tasse de mie de pain fraîche préalablement humectée avec du bouillon ou de l\u2019eau chaude.Bien presser la mie de pain pour en exprimer le bouillon avant d\u2019ajouter à la viande.Battre légèrement 2 oeufs et les incorporer au mélange.Assaisonner de sel, poivre, d\u2019un peu de muscade et d\u2019épices à farce, 14 de cuillerée à thé environ.Verser dans un plat bien graissé et cuire au four de 350° F.2 heures.Servir chaud ou froid.Potage aux poireaux 4 ou 5 pommes de terre 3\tpoireaux tranchés 1 pinte d\u2019eau 1\tc.à thé de sel 2\ttasses de lait 2 c.à tb.de beurre 2 c.à tb.de shortening Peler les pommes de terre, les trancher et les faire cuire dans 1 pinte d\u2019eau salée jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient réduites en purée.D\u2019autre part, émincer les poireaux et les faire revenir dans le corps gras bien chaud.Quand les poireaux commencent à rissoler, les ajou-[ Lire la suite page 51 ] N\u2019oubliez pas le pour la tartine de Sa Majesté.\u201d Dans ce conte charmant, \u201cLe petit déjeuner du Roi\u201d,* tout le monde était en émoi parce que la vache avait sommeil.Le Roi s\u2019adressa à la Reine, la Reine à la laitière, et la laitière à la vache pour obtenir un peu de beurre pour le petit déjeuner de Sa Majesté.Mais la vache avait sommeil et répondit: \u201cDe nos jours beaucoup de gens préfèrent la marmelade.\u201d Quand il apprit cela, le Roi sanglota et dit en geignant: \u201cOn ne peut pas dire que je suis difficile ; tout ce que je veux, c\u2019est un tout petit peu de beurre pour mettre sur mon pain\u201d.Finalement la vache se laissa attendrir et le Roi mangea sa tartine beurrée.Il n\u2019y a pas que les rois .tout le monde préfère le beurre.Rien d\u2019étonnant à cela car le beurre, bien gras et crémeux, est un symbole de prospérité partout.Et le beurre est le dérivé nourrissant de l\u2019aliment le plus complet de la nature: le lait.Alors, faites profiter votre famille de l\u2019aliment à nul autre second: LE BEURRE.SERVICE DES PRODUITS DU LAIT Une division de LA FÉDÉRATION CANADIENNE DES PRODUCTEURS DE LAIT m k> \u2022Du livre \u201cWhen we were very young\u201d par A.A.Milne.Illustrations par E.H.Shepard.Copyright, 1924, E.P.Dutton & Co., Inc.(Publié au Canada par McClelland & Stewart, Ltd., Toronto.) 42 La Revue Populaire N «S\" Un plancher de cuisine pratiquement inusable.Le \u201cIVY SQUARE\u201d No 830.Se fait aussi en jaune et blanc.Largeurs, 6' et 9'.le CONGOLEUM \u201cSCEAU-OR\u201d le couvre- plancher ultra-durable à \u201c8 ÉPAISSEURS\u201d Le 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aujourd\u2019hui., murmura-t-il.Pourquoi, de nouveau ce changement ?Est-il permis d\u2019être versatile à ce point ?Il ne comprenait pas que, après s\u2019être montrée, pendant deux ou trois mois, réellement délicieuse, elle fût redevenue la capricieuse Miss Whelan du début de son voyage en France.\u2014 Est-ce vraiment Beaucourt qui lui déplaît et provoque cette saute d\u2019humeur ?se demandait-il encore.Et re-deviendra-t-elle charmante quand il sera parti ?Le problème pour Géraud était insoluble.Mais, puisque Vincent allait quitter La Bastide, il verrait bien, alors, si Doris Whelan redeviendrait une manière d\u2019ange, ou préférerait se conduire en démon.VI Rien que l\u2019été à New-York eût été particulièrement caniculaire, Mr Herbert Barthels n\u2019avait pas quitté un seul jour « ouvrable » son fauteuil présidentiel de la Barthels Murphy Co.Il était de ces brasseurs d\u2019affaires qui, ne sachant pas s\u2019éloigner de leur usine ou de leur bureau pour penser à eux-mêmes, oublient de vivre et de jouir des satisfactions que la Providence, et la fortune conquise par leur intelligence et leur labeur, leur permettraient de goûter.Les lettres de Miss Florence lui arrivaient régulièrement, mais leur contenu se répétait peu.Fixée, par la volonté de Doris, dans un coin perdu d\u2019un département français dont le nom avait été, jusque là bien ignoré de Mr Barthels, la digne demoiselle avait peu d\u2019événements à raconter.Mais, puisque tout allait bien entre la tante et la nièce, que le « vicomte » était toujours en faveur auprès de Tune comme de l\u2019autre, Herbert Barthels se trouvait satisfait.Le temps passait, et il pouvait être escompté que ce temps, généralement efficace lorsqu\u2019il s\u2019agit de calmer des esprits exaltés, travaillait dans le sens cher à l\u2019industriel, c\u2019est-à-dire affaiblissant le souvenir d\u2019Harry, amolissant les résolutions de Doris et augmentant les chances de M.de Font-Juvale.Ce dernier point paraissait confirmé, aux yeux de l\u2019oncle Herbert, par le fait du séjour prolongé, séjour par ailleurs peu confortable et fort monotone, de Miss Whelan dans le domaine des Font-Juvale.Toutefois, Mr Herbert Barthels ressentit un léger choc lorsque, ce matin de septembre, il vit dans les « Villégiatures de nos abonnés », rubrique que tenait scrupuleusement à jour son journal habituel, ces quelques lignes : « Un écho nous est parvenu, que noies donnons sous toutes réserves, suivant lequel Mr Harry Vanhollen, le jeune et brillant codirecteur des turbines du même nom, dont nous avons, à plusieurs reprises, signalé les déplacements, aurait, sans prévenir quiconque, quitté New-York pour une destination inconnue.On affirme que ce voyage n\u2019aurait d\u2019autre but que la célébration du mariage de Mr Vanhollen avec une jeune fille appartenant à la société du mystère qui semble envelopper une union que des indiscrétions antérieures avaient, pourtant, laissé prévoir.Quelle que soit la jeune épouse de M.H.V., nous lui offrons, ainsi qu\u2019à son heureux époux, nos meilleurs voeux de bonheur ».Mr Barthels demeura pendant quelques minutes songeur, le sourcil froncé, la mine inquiète.Soudain, son visage s\u2019éclaira et sa puissante carrure fut lourdement secouée d\u2019un rire que Ton pouvait, vraiment, qualifier d\u2019homérique.Comme Murphy, son confident, entrait et s\u2019arrêtait, assez ahuri devant le spectacle singulier du solennel directeur ainsi transformé en une manière d\u2019hilarant poussah, Mr Barthels lui tendit la feuille informatrice : \u2014 Avez-vous vu cela, Murphy ?parvint-il à demander à travers ses hoquets joyeux.Que vous en semble ?Harry serait marié, ou en passe de l\u2019être.Un coup d\u2019oeil sur l\u2019entrefilet renseigna Murphy sans lui faire partager l\u2019hilarité de son associé : \u2014 Que voyez-vous de si drôle là-dedans, Barthels ?demanda-t-il.A votre place \u2014 et si j\u2019avais vos idées, je me sentirais plutôt soucieux.Le rire de Mr Barthels se fit plus homérique, s\u2019il se pouvait.\u2014 Décidément, vieux Dan, vous ne comprenez rien à rien.J\u2019ai, en premier lieu, été surpris, même inquiet, mais la vérité m\u2019est bien vite apparue.Voyons.réfléchissez.\u2014 J\u2019essaie.Un mouvement d\u2019impatience échappa à Herbert Barthels.Il dit : \u2014 C\u2019est long.Mais.cette annonce m\u2019apprend, tout simplement, que mon plan a réussi.Au fait.rendez-moi donc ce journal.Quelque chose à contrôler.Il reprit en main la feuille, poursuivit la lecture des informations qu\u2019il n\u2019avait pas prolongée au-delà de celle consacrée à Vanhollen.Bientôt, il s\u2019écria, au milieu de nouvelles cascades d\u2019éclats de rire qui ressemblaient à des rugissements : \u2014 Ça y est.J\u2019en ai eu le pressentiment.Ecoutez ceci : « Mrs Thomas Caroll et sa fille Miss Nancy Caroll ont abandonné leur résidence de la 63e rue, pour aller prendre quelques jours de repos, à la campagne, chez des amis ».\u2014 Eh bien ?Est-ce clair pour vous, maintenant, Murphy ?Vanhollen parti d\u2019une part, Nancy de l\u2019autre.et le mariage pour tous deux.Mariage tenu secret à cause de Doris.Harry croit, évidemment, qu\u2019il serait imprudent de déchaîner la jalousie de « sa fiancée ».Pauvre naïf Vanhollen.S\u2019il a trahi Doris pour Nancy, il se se doute pas que Doris a dû agir de même envers lui.et ne pense désormais qu\u2019à son « vicomte ».Dan Murphy fit entendre une légère toux.Barthels ne le remarqua pas.Il continuait : \u2014 Je donnerais volontiers cinq cents dollars pour être témoin de la tête que fera ma très chère nièce lorsque lui parviendra cette nouvelle.Si ma présence n\u2019était pas indispensable ici je serais capable de prendre l\u2019avion afin d\u2019aller la lui annoncer moi-même, et constater l\u2019effet produit.Je vais, du moins, la lui câbler.La tête qu\u2019elle fera.je la vois d\u2019ici.Murphy secoua la sienne.\u2014 Je suppose, dit-il, que la jeune fille sera désappointée. Montréal, novembre 1953 43 Le rire de Barthels fut stoppé par la surprise, presque l\u2019indignation : \u2014 Réellement, vieux Dan, vous n\u2019avez pas plus de subtilité qu\u2019un oiseau.Là encore, si vous saviez réfléchir.Mais Doris dansera de joie.Je le répète, je vois cela comme si j\u2019y étais.Elle sera déliée de son engagement, et la couronne de vicomtesse lui apparaîtra plus séduisante que jamais.et toute proche.Fiez-vous à moi, Murphy : les choses se passeront exactement ainsi.Dan Murphy connaissait à merveille ce rôle de confident qu\u2019il remplissait depuis quelque temps.Il ne fit, aux paroles de son volontaire associé, aucune objection, parut totalement convaincu.Il se contenta de dire : \u2014 O.K.Barthels.Vous devez avoir raison.Et Vanhollen n\u2019a peut-être pas tort.L\u2019hilarité de Mr Barthels était calmée.Herbert plia soigneusement la gigantesque newspaper épais de quelque trente-six feuilles comme il est d\u2019usage pour les journaux américains, le déposa à côté d\u2019un bloc-notes sur lequel il griffonna quelques mots, la rédaction en code, probablement, du câblogramme qu\u2019il se proposait d\u2019envoyer à sa nièce, et, reprenant sa mine sévère de capitaine d\u2019industrie, déclara au silencieux Murphy : \u2014 Affaires importantes à étudier aujourd\u2019hui, vieux Dan.Au travail.Et jusqu\u2019à l\u2019heure du lunch, il ne fut plus question entre les deux associés, ni d\u2019Harry Vanhollen, ni de Doris Whelan, ni de Nancy Caroll, personnages de comédie un peu ridicules, aux yeux réalistes d\u2019un Herbert Barthels, mais dont le comportement n\u2019était pourtant pas dénué d\u2019importance pour la prospérité et l\u2019avenir de la Barthels Murphy Co, la firme de turbines électriques, « the greatest in the world ».V Ce fut le soir même, après le dîner, sitôt que les dames américaines se furent retirées chez elles \u2014 Miss Barthels était « sleepy », et sa nièce, de fâcheuse humeur, aspirait à la solitude \u2014 qu\u2019Annette, en tête à tête avec sa mère, lui confia son tout récent et précieux secret.\u2014 Ma petite enfant.s\u2019inquiéta Mme de Font-Juvale, n\u2019est-ce pas prématuré pour toi de prendre un tel engagement ?Pas même dix-huit ans.\u2014 Maman, n\u2019aviez-vous pas cet âge quand vous vous êtes fiancée ?\u2014 C\u2019est vrai, avoua Mme de Font-Juvale, mais ton père et moi nous nous connaissions depuis l\u2019enfance.De La Bastide au Prieuré de Saint-Trinit où vivait ma famille, force visites s\u2019échangeaient entre nos parents respectifs.Et il n\u2019y avait aucune surprise à redouter ; Philibert et moi n\u2019ignorions rien de nos caractères et de nos idées : nous étions sûrs l\u2019un de l\u2019autre.Aussi, avons-nous été très heureux.\u2014 Nous le serons aussi, Vincent et moi.\u2014 Et plus longtemps, j\u2019espère.soupira la mère d\u2019Annette.Certainement, ce jeune homme m\u2019inspire une grande sympathie et une égale confiance.Il me plairait pour gendre.mais l\u2019idée de voir ma petite fille songer déjà au mariage m\u2019effare.\u2014¦ Maman, vous êtes comme toutes les mères qui ne voient pas grandir leurs enfants.D\u2019ailleurs, il n\u2019est question que de fiançailles.Nous ne pourrons pas nous marier avant.beaucoup de mois, Vincent me l\u2019a bien dit.\u2014 Ainsi te garderais-je près de moi.ce temps-là encore.Mais, Annette, c\u2019est à ton père qu\u2019il faut surtout demander avis ; mon consentement est subordonné au sien.Il est le chef de la famille, et il sait, autant qu\u2019on peut le savoir, de quel crédit est digne son ami.Je parlerai à Géraud, dès que je pourrai le voir seul.Celui-ci, le repas terminé, avait entraîné Vincent dans le petit parc où la nature gardait tous ses droits « pour fumer quelques cigarettes », avait-il expliqué.En réalité, il n\u2019était pas fâché d\u2019avoir un entretien avec Beaucourt ; il espérait connaître ainsi les raisons du trouble que le jeune homme et Annette n\u2019avaient pu dissimuler en rentrant deux heures plus tôt, de leur promenade.\u2014 Ainsi, te voilà décidé à nous quitter, Vincent ?demanda-t-il d\u2019abord.\u2014 Hélas !.Sois sûr que si je pouvais choisir, je ne partirais pas encore, et je risquerais d\u2019abuser de votre hospitalité.Plus que demain ici.A l\u2019aube du jour suivant, je m\u2019éloignerai de cette délicieuse maison où je laisserai.Comme il s\u2019interrompait, hésitant, Géraud enchaîna : \u2014 Où tu laisseras.quoi, Vincent ?\u2014 Le meilleur de mes amis.et aussi.Je vais être romantique, si étonnant que cela puisse te sembler, où je laisserai aussi la plus grande part de mon coeur.\u2014 Et en faveur de qui cet abandon ?Serait-ce de Miss Whelan ?Malgré son émotion, Vincent dit plaisamment : \u2014 Non, oh ! non.Miss Whelan ne garde rien de moi, je t\u2019assure.Et je crois qu\u2019elle me verra avec plaisir tourner les talons.Géraud, je ne veux plus plaisanter, et ce que je vais te dire est très sérieux.Puisses-tu me comprendre et.ne pas me décourager.C\u2019est une autre jeune fille qui m\u2019a conquis, une simple et exquise petite Française.Devines-tu, Géraud ?\u2014 Annette ?\u2022\u2014Oui, Annette.Je n\u2019ai pu résister au désir de le lui dire.et de lui demander de m\u2019attendre.Géraud, m\u2019ac-cepteras-tu pour ton beau-frère ?M.de Font-Juvale eut un mouvement spontané vers son ami et tendit ses deux mains : \u2014 Mon cher Vincent.avec une grande joie, si Annette t\u2019aime aussi.Ma petite soeur m\u2019est infiniment chère, et je me sens des devoirs envers elle puisque notre père nous a quittés trop tôt.Tu la rendras heureuse, Vincent ?\u2014 Ah ! je te le promets.s\u2019écria Beau-court qui étreignit chaudement son ami.Comment ne songerais-je pas à son bonheur, avant tout ?Aie confiance en moi, Géraud ; cette confiance, je ne la trahirai pas.\u2014 J\u2019en suis sûr.Comme Annette l\u2019avait dit à sa mère, Vincent s\u2019adressant à Géraud, ajouta, non sans un soupir de regret : \u2014 Annette acceptera d\u2019attendre, car ce n\u2019est pas avant un an, sinon davantage, que je pourrai lui demander de partager ma vie.\u2014 Ma mère n\u2019en sera pas privée tout de suite, constata Géraud.Et c\u2019est moi qui viendrai vivre à Paris, non loin de toi.\u2014 Toi.fit Vincent d\u2019un ton dubitatif, qui sait ce que tu feras, toi.Il cessa de parler, puis, tandis que Géraud, dont la cigarette paraissait soumise à des aspirations brusquées, ne reprenait pas la conversation, il dit, très bas : \u2014 Il est vrai qu\u2019il existe un certain Harry.mais, tout de même.Tandis que les nouveaux « accordés » comme on les eût encore qualifiés en ce même Roussillon, s\u2019attardaient dans une promenade sentimentale où leur conversation manquait peut-être de variété mais non pas, pour eux, d\u2019intérêt, une scène assez singulière se déroulait à La Bastide.Il était environ onze heures lorsque le jeune garçon préposé au port des messages express se présenta à la porte de service et remit à Joseph, le décoratif valet de chambre, un télégramme adressé à Miss Florence Barthels.Quoi de neuf pour votre confort?Les débutantes voient avec impatience approcher l\u2019automne, la saison des bals.Cette année, la mode est aux couleurs vives et une robe rouge écarlate, sera tout Pour recevoir les intimes, rien de plus chic que ce superbe négligé noir et or composé d\u2019un pantalon étroit vers le bas (en velours de coton noir) et d\u2019une ja- à fait de mise pour la danse.Quelle que soit votre toilette de bal, n\u2019hésitez pas à choisir une couleur gaie! Cette adorable robe de bal en marquisette de nylon d\u2019un beau rouge bordeaux se fait aussi de teinte brune.Les robes de bal offrent cette année un choix merveilleux de couleurs et de coupes adorables, spécialement créées pour les débutantes.Votre seul embarras sera de choisir! i'.'Sr m lï %' r -\\ , '4\t.& quette trois-quarts en nylon, très mince à la taille, ample et évasée du bas, avec dessins en relief.* * Ces sacs en molleton de nylon sont chauds, confortables et légers à souhait.Lavés avec soin, ils conserveront très longtemps leur aspect neuf.Avec le même molleton de nylon, on fait de chaudes couvertures de voitures d\u2019enfants.Jus- tine merveilleuse nouvelle: avec le molleton de nylon 100%, on fait maintenant des châles doux et souples.Egalement utilisé pour jaquettes, écharpes et foulards, ce merveilleux tissu est offert en couleurs pastel et en blanc.Il se nettoie rien qu\u2019à le frotter avec un peu d\u2019eau et de savon et conserve presque indéfiniment son aspect éclatant.Et il est tout aussi confortable pour les enfants.Voyez dès maintenant, dans les magasins, les articles en molleton de nylon.Vous préparez-vous à tricoter un cadeau de Noël pour Bébé?Rappelez-vous qu\u2019en utilisant du nylon, votre tricot gardera sa fraîcheur malgré les lavages répétés.Mitaines, chandails, bonnets ou chaussettes, ce que vous tricoterez en nylon sera toujours frais d\u2019aspect, facile à nettoyer et n\u2019exigera aucun soin spécial.J\u2019ai écrit une brochure sur le tricotage en nylon; pour l\u2019obtenir, écrivez-moi : Nancy Nylon, Dép.99, C-l-L House, Montréal.CANADIAN INDUSTRIES LIMITED \u2022 MONTREAL LA CHIMII AU SCIVICE /c/U NY-53-77F 44 La Revue Populaire FORMULE MAGIQUE ACCESSOIRES POUR DRAPERIES îf\\.Ces QUATRE MOTS à eux seuls vous apportent de nouvelles idées pour transformer vos fenêtres et votre foyer .Ils vous promettent des accessoires sûrs pour exécuter les idées que vous avez déjà .Voici la formule magique: \u201cAccessoires pour draperies 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contenant 85 suggestions pour tentures.Ci-joint, la somme de 25d (en argent ou mandat postal).Nom .Adresse .Ville .Prov_____________ L\u2019arrivée de ce genre de correspondance effarait toujours un peu le naïf serviteur.Il se hâta d\u2019apporter le télégramme, non sans redouter qu\u2019il ne s\u2019agît dé quelque fâcheux contretemps \u2014 une dépêche, pensez donc !.à sa destinataire.Miss Bartheis, dès qu\u2019elle en eut pris connaissance, appela sa nièce d\u2019une voix dont l\u2019émotion rendait le timbre aigu : \u2014 Doris.viens vite.Les chambres des deux femmes n\u2019étant séparées l\u2019une de l\u2019autre que par une porte, pour le moment entrouverte, la jeune fille apparut immédiatement sur le seuil mitoyen.\u2014 Qu\u2019est-ce, tante Flo ?demanda-t-elle.La vue du papier bleu qu\u2019agitaient les doigts de Miss Bartheis la renseigna aussitôt : \u2014 Un câble, dit-elle.Mon Dieu!., serait-ce.\u2014 D\u2019Herbert.indiqua Miss Bartheis dont les yeux brillaient d\u2019un éclat inhabituel.D\u2019Herbert.et c\u2019est trop drôle.Lis, ma petite fille.Le câblogramme de Mr Herbert Bartheis \u2014 il avait renoncé à l\u2019envoyer en « code », car qu\u2019importaient quelques dollars de plus lorsqu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une telle nouvelle ?\u2014 lu à haute voix par Miss Whelan, disait : « Apprends mariage Harry avec amie de Doris.Navré pour elle.La prévenir ».« Bartheis.» \u2014 Çà, par exemple., s\u2019exclama la jeune fille.Qu\u2019est-ce que ça signifie ?\u2014 Je ne comprends pas, non plus.avoua Miss Florence.A moins que ce soit.une ruse d\u2019Harry ?\u2014 C\u2019est ça, c\u2019est ça.Vous avez sûrement raison, tante Flo.Et nous allons recevoir un autre télégramme.celui que nous attendons impatiemment.Oncle Herbert triomphe en ce moment, bien sûr, mais patience.Rira bien qui LA FEMME DEVANT LA LOI : rira le dernier, ajouta-t-elle en français, quoique le « vicomte » ne soit pas là pour constater ses progrès linguistiques.Miss Bartheis la regardait, et le rire de ses yeux gagnait son visage entier.\u2014 Oui, je crois que nous ne tarderons pas à avoir un autre message.Harry a quitté New-York.\u2014 Donc.répéta Doris, comme si ce mot suffisait pour que la tante et la nièce se comprissent parfaitement.Puis, moins discrète que Miss Bartheis, ce fut d\u2019un fou rire irrépressible que fut envahie Miss Whelan.\u2014 Oh ! tante Flo, tante Flo., dit-elle, tout va si bien se terminer, n\u2019est-ce pas ?Point n\u2019est besoin d\u2019un mariage à grand fla-fla.Et votre espion de frère en sera pour ses frais.Elle ne dansait pas de joie, mais le contentement qu\u2019elle éprouvait était bien évident, et si l\u2019oncle Herbert avait pu la voir, même en payant les cinq cents dollars dont il avait fait, sans grand risque, le sacrifice verbal, il n\u2019eût pas douté de l\u2019exactitude de ses pronostics optimistes d\u2019homme qui avait, suivant une expression qu\u2019aurait pu employer Doris avide de perfectionner son français, « un coffre-fort à la place du coeur ».Décidément, cette journée devait réserver bien des émotions au brave Joseph, peu habitué à voir arriver deux fois, à quelques heures d\u2019intervalle, le petit porteur de télégrammes, et de télégrammes toujours destinés à Miss Bartheis.Il était un peu plus de cinq heures, et tandis que Doris était allée se livrer à ses outrances picturales, Miss Bartheis se trouvait seule dans sa chambre, ayant prolongé son repos diurne, après lequel elle rejoindrait Mme de Font-Juvale pour quelque dialogue-charabia.Une jeune fille a-t-elle un recours en dommages-intérêts contre le jeune homme qui ne donne pas suite à un projet de fiançailles?Les différentes étapes qui conduisent au mariage sont généralement les suivantes : rencontre et connaissance des futurs époux, cour, déclarations, fiançailles, puis épousailles.On sait qu\u2019une rupture injustifiée de promesse de mariage autorise généralement la fiancée déçue à réclamer des dommages de celui qui l\u2019a ainsi abandonnée au seuil du conjungo.On peut se demander quels sont les droits et recours de la jeune fille à qui on a promis les fiançailles et qu\u2019on désappointe.Voici un cas particulier.Deux jeunes gens se rencontrent.Ils se revoient.Le jeune homme fait la cour à la jeune fille.Ils s\u2019avouent un amour mutuel et immortel.C\u2019est pourquoi ils décident de se fiancer à la Noël prochaine.Six mois plus tard, ils se marieront.Pour le Jour de Noël où les fiançailles officielles doivent être consacrées, la jeune fille prépare un dîner de circonstances.Mais le jeune homme ne se présente pas au festin.Il ne revoit même plus sa dulcinée.Le coeur brisé, la jeune fille voit s\u2019évanouir ses plus beaux rêves.Plus d\u2019ami, plus de fiançailles, encore moins de mariage.C\u2019est alors qu\u2019elle décide de réclamer des dommages de son ancien amoureux.Comme il ne veut pas se rendre à ses exigences, elle le poursuit en Justice.Elle fonde sa réclamation sur deux bases principales : souffrances morales à la suite de la rupture du projet de fiançailles, puis dépenses pour confection d\u2019un trousseau dont elle ne se servira plus.Cette jeune fille n\u2019obtiendra pas les dommages qu\u2019elle réclame cependant.Elle n\u2019a pas de réclamation légale pour rupture de projet de fiançailles.S\u2019il y a une réclamation en dommages pour la fiancée abandonnée, il n\u2019en est pas ainsi pour la jeune fille avec qui un jeune homme avait élaboré des projets de fiançailles.Quant aux dépenses faites pour la confection d\u2019un trousseau de mariée, elles sont prématurées.La jeune fille aurait dû attendre au moins les fiançailles pour s\u2019y risquer.Si elle l\u2019a fait, c\u2019était à ses propres risques, Ref : jugement de février 1953, Cour supérieure, Montréal.Robert Millet, b.a.étfêeauZe DÉPRIMÉE?NERVEUSE?LYMPHATIQUE?DÉLAISSÉE?LISEZ ALORS CECI.Si vous manquez de vigueur ; si vous êtes fatiguée et irritable ; si vos nerfs et vos muscles ainsi que les tissus de votre 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une Autre \u2014 Une dépêche, encore.Miss, dit, non sans quelque gêne, le valet.\u2014 Oh!.donnez vite, vite.Elle saisit la feuille, l\u2019ouvrit, et l\u2019ayant parcourue des yeux devint très pâle.Puis, elle appela : \u2014 Doris.Elle avait oublié que Doris n\u2019était pas là.Par hasard, Annette qui montrait à Vincent la galerie des portraits d\u2019ancêtres, peu éloignée de l'appartement des dames yankees, entendit l\u2019appel de tante Flo.Elle vint jusqu\u2019à la porte que venait d\u2019ouvrir celle-ci.\u2014 Miss Whelan est sorti, mademoiselle, dit-elle.Mon frère est allé continuer son étude du village, sur la colline que vous voyez d\u2019ici.Je crois que Miss Doris est avec lui.\u2014 Avec lui., murmura Miss Barthels qui paraissait ne pas comprendre, avec lui.A son incompréhension se mêlait quelque courroux, et surtout une grande excitation.\u2014 Désirez-vous que j\u2019aille la chercher, Miss Florence ?proposa Annette que le télégramme, resté dans les mains agitées de la vieille demoiselle, intriguait.Quelle nouvelle pouvait-il apporter capable de provoquer chez tante Flo un émoi si violent ?\u2014 Non.répondit pourtant celle-ci, n\u2019allez pas la chercher.Par un tel soleil, une telle chaleur.Ma nièce est complètement.comment dites-vous.« toquée », mais l\u2019amour de la peinture, n\u2019est-ce pas, c\u2019est beau.Annette discerna une certaine moquerie dans le ton de son interlocutrice.\u2014 Miss Doris aime notre région., dit-elle timidement.\u2014 Oh ! oui, oh ! oui., s\u2019écria Miss Barthels.Je me demande quelquefois si.Elle s\u2019interrompit brusquement, puis je mit à rire : \u2014 Merci, ma petite Annette, reprit-elle.Restez tranquillement à la maison, mais quand ma nièce reviendra, envoyez-la bien vite me parler.Je lui ménage une fameuse nouvelle.Elle repliait la feuille bleutée.An-nette, assez dépitée, en fut réduite aux conjectures sur la teneur du fameux télégramme.Elle le dit à Vincent qu\u2019elle alla, aussitôt, rejoindre : \u2014 Je ne sais pas ce qu\u2019a pu apprendre Miss Barthels.Elle est dans une agitation.\u2014¦ Que nous importe, dit le jeune homme.Venez, chérie ; laissons ces étrangères débrouiller leurs affaires, et parlez-moi de vous.Ils ne s\u2019occupèrent plus, en effet, des émois de Miss Barthels, et Annette ne pensa plus au câblogramme.Tous deux avaient des sujets de conversation infiniment plus passionnants et où, seuls, ils étaient en cause.Cependant, lorsque, deux heures plus tard, alors qu\u2019ils étaient assis sous les pins parasols, aux approches de la maison, Annette vit arriver, à pas lents, le couple, fort bien assorti en vérité, que faisaient Géraud chargé à couler bas de matériel d\u2019artiste et Doris les mains libres, elle se souvint, et du télégramme, et de la commission dont l\u2019avait chargée Miss Barthels.Dès que les jeunes gens furent à une assez courte distance pour que ses paroles pussent leur parvenir, Mlle de Font-Juvale les alerta : \u2014 Hello.cria-t-elle à la manière américaine, venez vite.Miss Florence vous attend avec impatience.\u2014 Qu\u2019y a-t-il ?.demanda Doris, faisant de ses mains un porte-voix.De la même façon, Annette répondit, en détachant les syllabes : \u2014 Une dépêche est arrivée.Ces mots semblèrent exercer sur Miss Whelan un effet stimulant à la quatrième puissance.Elle saisit Géraud par sa manche et, l\u2019entraînant à la même allure, se mit à courir.Très vite, ils atteignirent La Bastide.\u2014\tTante Flo est chez elle ?demanda, en passant près d\u2019Annette, Doris toujours en courant.\u2014\tJe crois que oui.En trombe, Miss Whelan, lâchant Géraud, entra dans la maison.\u2014\tQuel ouragan !.observa Vincent voyant son ami reprendre péniblement une respiration mise à une rude épreuve, et déchargeant boîtes et chevalets.Cette jeune Américaine manque singulièrement de sang-froid.\u2014\tJe me demande ce qu\u2019il peut bien y avoir dans la dépêche., redit Annette.\u2014\tFille d\u2019Eve., railla Géraud venu rejoindre sa soeur et son ami.Que penses-tu de ça, Vincent ?Tu sais, Annette, il faudra te faire une raison.Ce qu\u2019il y a dans le télégramme, j\u2019ai idée que tu n\u2019en sauras rien.\u2014 Sans doute est-il de Harry, fit drôlement Beaucourt.Au fait, j\u2019ai, moi aussi, quelque chose à remettre à Miss Whelan.\u2014 Qu\u2019est-ce que c\u2019est ?demanda An-nette avec vivacité.\u2014 C\u2019est vrai qu\u2019elle est curieuse, cette petite fille.la taquina Vincent.Pour vous punir, vous n\u2019en saurez rien, mademoiselle.Ceci est affaire entre Miss Whelan et moi.Annette eut un petit haussement d\u2019épaules dépité, mais elle n\u2019insista pas.C\u2019était son premier pas dans la voie de sa future soumission conjugale.\u2022 Aussitôt que Doris eut pénétré, en bourrasque, dans la chambre de Miss Barthels, celle-ci lui tendit le câblogramme.La jeune fille le saisit, le lut d\u2019un seul coup d\u2019oeil, puis se pencha vers sa tante, la prit dans ses bras, l\u2019obligeant ensuite à danser avec elle une sorte de gigue échevelée.\u2014 Mais tu m\u2019étouffes., mais tu me tues.ma petite fille.par pitié, laisse-moi.Je ne peux pas., gémit comiquement et lamentablement Miss Florence.Sa nièce l\u2019ayant enfin lâchée, elle s\u2019abattit, haletante, sur un fauteuil, tandis que Doris continuait sa danse d\u2019Indienne du Far-West.Quand, à bout de souffle, elle finit par s\u2019arrêter, la jeune fille se jeta aux pieds de Miss Barthels : \u2014 Mon Dieu, tante Flo, que je suis donc contente.Enfin.enfin, c\u2019est arrivé.c\u2019est arrivé.Son calme retrouvé, Miss Barthels, un sourire épanoui sur son visage un peu défraîchi et largement couperosé, la regarda : \u2014 Oui, ça y est.Combien il me tarde de mieux savoir, mais combien je redoute aussi la colère d\u2019Herbert.Pourvu que.\u2014 Eh! laissez donc Mr Barthels tranquille, interrompit Doris.Qu\u2019est-ce que ça peut vous faire qu\u2019il soit furieux ?Tante Flo, nous sommes loin de lui, et nous n\u2019irons pas le rejoindre de sitôt.\u2014 Oh ! c\u2019est bien vrai.Nous n\u2019irons pas le rejoindre de sitôt.Et puis, maintenant.nous pourrons, n\u2019est-ce pas, nous distraire davantage.Nous irons à Nice.à Paris.Partirons-nous bientôt, mon enfant ?Elle était toute guillerette, comme si la roulette de Monte-Carlo ou les salons de quelque grand couturier parisien étaient à portée de ses yeux.La jeune fille, elle, ne riait plus.Elle avait même un peu pâli.-\u2014 Partir.balbutia-t-elle, partir.Oh ! tante Flo, où serions-nous mieux qu\u2019ici ?Vous n\u2019aimez donc pas ce pays ?C\u2019est si beau, si lumineux, si calme, si naturel.Les villes, c\u2019est si frelaté.Service d'Economie Ménagère Carnation DES REPAS SPÉCIAUX POUR DES CONVIVES SPÉCIAUX Dans presque toutes les familles, l\u2019élaboration des menus offre des difficultés.Par exemple, les maisons où il n\u2019y a qu\u2019une ou deux personnes, celles où il y a des petits, des adolescents ou des vieillards.Voilà qui demande plus d\u2019efforts de la part de la ménagère.Pour ces cas et plusieurs autres, laissez-moi vous recommander le Lait Evaporé Carnation.Carnation peut contribuer à vous tirer d\u2019affaire de façon étonnante.Prenons d\u2019abord la petite famille: il n\u2019y a aucun gaspillage chez elle si on y emploie régulièrement Carnation qui se garde indéfiniment tant que la boîte n\u2019est pas ouverte.Et Carnation répond à tous les besoins, pour la cuisson au four et pour la cuisson ordinaire et même pour fouetter, ou pour \u201ccrémer\u201d les breuvages et arroser les desserts.En outre, il aide à enrayer la monotonie des repas pour deux.Avec Carnation, on peut même réaliser des repas économiques, ultra-délicieux comme celui-ci: BOEUF AUX NOUILLES POUR DEUX Vt de tasse d\u2019oignons hachés Ys tasse de céleri haché 2 cuillerées à thé de beurre 1 tasse de Lait Carnation non dilué Ys cuillerée à thé de sel Ys cuillerée à thé de paprika 1 pinçée de poivre Ys tasse de fromage canadien râpé Ys tasse de pois cuits 1\ttasse de bouef cuit, en dés 2\ttasses de nouilles cuites Faites brunir l\u2019oignon et le céleri dans le beurre, dans une lourde poêle à frire.Ajoutez Carnation et les assaisonnements.Chauffez jusqu'à ce que de petites bulles se forment autour de la poêle.Ajoutez le fromage, cuisez sur un feu doux, en agitant souvent, jusqu\u2019à ce que le fromage fonde et s\u2019incorpore uniformément à la sauce.Versez sur les nouilles, les pois et le boeuf, dans une casserole beurrée.Faites cuire dans un four modéré (350°F) environ 25 minutes.icç RÉRÉS sont des personnages très spéciaux.D\u2019accord?Et le Lait Evaporé Carnation est tout spécialement bon pour les bébés, cela a été prouvé maintes et maintes fois.Le nombre des bébés contents qui ont fait leur début avec des formules au Lait Evaporé Carnation atteint des millions.Et dans ce chiffre, on compte les cas d\u2019alimentation spéciale: jumeaux, triplés, et quadruplés.Même les célébrés quintuplées Dionne ont été nourries au Carnation.Pourquoi Carnation est-il si bon pour les bébés?Eh bien, il subit un traitement calorique spécial qui le rend ultra-digestible.Il est aussi nourrissant que le bon lait peut l\u2019être et sa teneur en Vitamine D a été portée à 480 unités par chopine.Il est stérilisé dans la boîte scellée, source d\u2019une sécurité absolue.Il est uniforme et toujours le même dans chaque boîte.Une foule de raisons veulent que Carnation soit un lait préféré pour l\u2019alimentation des bébés, un lait que tous les médecins connaissent.Servez les cossetardes telles quelles aux tout petits.Pour les adultes, garnissez, si vous le désirez, de sauce au chocolat ou de fruits ou encore mettez au four dans des croûtes de tartelettes au lieu de prendre des coupes à cossetardes.LES PETITS ET LES VIEILLARDS ont besoin d\u2019un régime spécial.La digestibilité est naturellement essentielle aux deux catégories.Les deux ont besoin d\u2019une alimentation très nourrissante.Cela veut dire: beaucoup de lait naturellement.Et le même Lait Evaporé Carnation qui est si bon pour les jeunes offre en même temps des avantages spéciaux aux personnes très âgées.La grande digestibilité en est un.Le fait qu\u2019il soit doublement concentré en est un autre.Voyez-vous, dans plusieurs recettes, Carnation peut être employé non dilué ou seulement partiellement dilué et fournir quand même jusqu\u2019au double des valeurs nutritives du lait entier.Et vous trouverez que, non dilué, partiellement dilué ou mêlé à une égale quantité d\u2019eau, lorsqu\u2019on veut du lait entier, Carnation rend toutes les recettes crémeuses; il leur donne une saveur riche qui est un nouveau régal pour toute la famille.Voici un exemple: COSSETARDE CRÉMEUSE CARNATION (6 coupes moyennes) 4 oeufs M* de tasse de sucre yz cuillerée à thé de sel 1 cuillerée à thé de vanille 1 grosse boîte de Lait Carnation non dilué % de tasse d\u2019eau Combinez tous les ingrédients dans un bol.Battez avec une batteuse rotative jusqu\u2019à mélange parfait.Tamisez dans des coupes individuelles à cossetardes.Disposez les coupes dans une casserole d\u2019eau chaude.Faites cuire à four modéré (350 F) jusqu\u2019à ce qu\u2019un couteau introduit au centre ressorte propre (environ 40 minutes).Retirez de l\u2019eau, refroidissez.ÉCOUTEZ le \u201cQuart d\u2019Heure de Détente\u201d Carnation tous les Mardis et Jeudis après-midi à lh.45.Consultez votre journal pour les postes.GRATIS: lc Livre de Cuisine Carnation avec nouvelles et anciennes recettes essayées.Ecrivez à : Dept.42, Carnation Company Limited, Toronto.\"de Vaches Contentes\" IMMRAttO MILK lN D INCREASED \u2022 HOMOG^J 46 La Revue Populaire Tweed .le parfum qui surpasse tous les autres .à employer n'importe quand, n'importe où.Articlex de parfum Tweed de 95 £ à $74.50 PARIS \u2022 LONDRES \u2022 NEW-YORK FAIBLESSE Les maladies les plus graves commencent par la faiblesse N\u2019attendez pas un épuise ment complet, prenez ce puissant tonique.Ideal pour hommes, femmes et enfants Chez votre pharmacien Elixir Toniqu Montie L O\u2019 WATSON t CO.Montreal DElbdrl Tonique Montiarl surtout celles que vous préférez.Et cet-ïe vieille maison.Tout cela est si doux, ne partons pas.pas encore.tante Flo.Miss Barthels, depuis que parlait Doris, avait pris un air soucieux.\u2014¦ Regarde-moi, ma petite fille., dit-elle en attirant à elle la tête de sa nièce.Mais alors, brusquement, Miss Whelan enfouit son.visage dans les bras de Miss Barthels.\u2014 C\u2019est bien ce que je pensais., reprit celle-ci, d\u2019un ton qui ne reflétait plus qu\u2019une sérieuse inquiétude.Mon enfant, n\u2019est-ce pas une folie ?Comme complication, il ne manquait plus que ;a.Où cela pourra-t-il te conduire ?Il vaudrait tellement mieux partir.sans attendre.Il n\u2019y avait vraiment plus rien de l\u2019ancienne Miss Whelan, de la trépidante, volontaire, autoritaire Miss Whelan, dans la créature qui, la tête courbée, pleurait tout doucement, le visage maintenant caché sur les genoux de Miss Barthels.Cependant, cet attendrissement si soudain, et si anormal chez elle, si inexplicable aussi venant après les débordements de joie des minutes précédentes, ne dura pas.Elle secoua ses courtes boucles aux reflets roux, bondit sur ses pieds, essuya ses yeux, et cria : \u2014 Je suis stupide., ridiculement sensible.Tante flo, nous devons être uniquement au bonheur.C\u2019est si magnifique ce que nous a appris le câblogramme.Tante Flo, commandez du champagne, beaucoup de champagne.Il faut que ce soir, ici, tout le monde en boive.même Nanon, et le valet et la maid.et aussi M.de Beaucourt, quoique je ne l\u2019aime guère.Les autres ne sauront pas pourquoi, mais nous, nous, n\u2019est-ce pas, nous saurons.Et tante Flo.\u2014 elle revint se blottir auprès de la vieille demoiselle \u2014 ne parlez pas de repartir.pas encore.Oh ! tante Flo.si vous m\u2019aimez un peu.Cette fois, l\u2019excellente Miss Barthels, ne répondit pas.VI Deux semaines s\u2019étaient écoulées encore, au cours desquelles les séances de peinture étaient devenues à peu près quotidiennes.\u2014 Il faut profiter des beaux jours.expliquait Doris que semblait approuver Géraud.Le mauvais temps peut venir et, alors, adieu le plein air.Elle continuait à être, pour tous, parfaitement angélique, et pour son « professeur » une élève avide de conseils et ne refusant pas de longues causeries qui, parfois, prenaient l\u2019allure de réciproques confidences.Géraud savait maintenant qu\u2019elle n\u2019aimait pas tant qu\u2019on aurait pu le croire la vie trépidante de New-York, que le champagne n\u2019était pas, pour elle indispensable \u2014 quoique certain dîner à La Bastide eût pu laisser croire le contraire \u2014 qu\u2019il était, certes, agréable d\u2019avoir de l\u2019argent, mais que, au fond, toute femme adroite devait savoir s\u2019en passer.Et Mme de Font-Juvale considérait chaque jour avec plus d\u2019étonnement que la veille, et peut-être en caressant un espoir ambitieux, cette intimité que les séances de peinture ne faisaient, à mesure que la fréquence de celles-ci s\u2019accentuait, qu\u2019augmenter.\u2022 Installés à l\u2019ombre peu généreuse de deux oliviers voisins et fort grêles, Géraud et Doris « travaillaient ».Ils étaient là depuis plus d\u2019une heure, et leur conversation n\u2019avait que rarement troublé le silence de cette paisible campagne, quand un profond soupir de la jeune fille fit se diriger sur elle le regard de son compagnon.\u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a ?dit-il.Des moustiques, peut-être.Elle haussa les épaules : \u2014 Il est bien question de moustiques.grommela-t-elle.D\u2019un geste découragé, elle déposa ses pinceaux, et comme si l\u2019ancienne Miss Whelan ressuscitait en elle, se leva brusquement : \u2014 C\u2019est trop difficile, geignit-elle.J\u2019v renonce.\u2014 Vous avez tort, fit tranquillement Géraud.Il faut aller jusqu\u2019au bout d\u2019une tâche que l\u2019on s\u2019est librement imposée.Elle lui jeta un regard noir et dit, non sans quelque accent de reproche : \u2014 Je ne peux pas.Si, du moins, vous daigniez m\u2019aider.A son tour il s\u2019arrêta de peindre, déposa sur le sol près de son pliant, palette et pinceaux et, abandonnant son siège, vint à elle ; attentivement, il examina l\u2019oeuvre inachevée.\u2014 Ce n\u2019est évidemment pas fameux.déclara-t-il.Je crois, miss Whelan, qu\u2019il faut renoncer à l\u2019espoir de devenir une nouvelle Rosa Bonheur.peut-être \u2014 ajouta-t-il ironiquement \u2014 dans un concours style barbare, auriez-vous quelque chance de décrocher le premier prix.Miss Whelan \u2014 était-ce celle d\u2019autrefois ?\u2014 le regarda de nouveau, furieuse : \u2014 Vous êtes vraiment trop méchant ; je ne viendrai plus peindre avec vous.Oui, trop méchant.redit-elle, en repliant hâtivement son matériel.Puis, aussi soudainement qu\u2019elle s\u2019était déclarée, sa colère tomba.La jeune fille cessa ses rangements, s\u2019assit par terre et se mit à pleurer.Cela était si inattendu, si extraordinaire de la part de la capricieuse Américaine, que Géraud demeura un moment stupéfait.\u2014 Miss Whelan, dit-il ensuite, pardonnez-moi.Je n\u2019ai pas voulu.je suis désolé.Elle n\u2019était plus qu\u2019une pauvre petite fille qui pleurait toujours sans bruit.Sur le sol coloré, sa robe dessinait son corps souple, et le soleil donnait à ses cheveux d\u2019étonnants reflets d\u2019or bruni.Géraud vint s\u2019agenouiller près d\u2019elle, prit ses mains : \u2014 Je ne peux pas vous voir pleurer.dit-il.Doris.Elle eut un tressaillement en entendant le jeune homme prononcer, et avec quel accent vibrant, pour la première fois, familièrement, son nom.Il dut se méprendre sur le mouvement de la jeune fille.Croyant l\u2019avoir offensée, il dit : \u2014 Oh ! pardon.miss Whelan.Alors, il rencontra les yeux de Doris, des yeux dans lesquels il n\u2019y avait plus de larmes, dans lesquels il y avait, au contraire, un rayonnement heureux.Mais elle ne parla pas.\u2014 Venez.reprit-il.Laissez là cette ébauche.Vous réussirez mieux une autre fois, et.oubliez mes appréciations stupides, injustes aussi.Je ne sais pas ce que j\u2019avais.Elle tendit ses mains pour qu\u2019il l\u2019aidât à se relever.Son visage était redevenu rieur : \u2014 Doris vous pardonne, monsieur de Font-Juvale.dit-elle en appuyant sur les noms.Et vous voudrez bien, n\u2019est-ce pas, être encore mon professeur ?Leurs regards se rencontrèrent de nouveau.Mais chacun des jeunes gens dut trouver dans celui de l\u2019autre tant de choses contenues, tant de choses, peut-être dangereuses et que leurs voix n\u2019auraient pu exprimer que, gênés, ils détournèrent leurs yeux vers la campagne environnante.\u2014 Nous ne pourrons pas peindre aujourd\u2019hui, déclara, d\u2019un ton déçu, Miss Whelan.L\u2019orage de ce matin a terriblement détrempé le sol., Affinez votre taille de 3 pouces ou davantage instantanément Tout nouveau ! La Silhouette Française REDUCER Donnez à votre silhouette la sveltesse dernier cri.Réduisez de plusieurs pouces la taille, les hanches et les cuisses, le plus facilement du monde et sans le moindre malaise.Tout cela grâce au laçage vraiment magique de cette gaine qui s\u2019adapte * à votre silhouette au fur et à mesure que VOUS AMINCISSEZ.Faite des tissus les meilleurs et les plus frais, cette gaine amincissante absorbe la transpiration.La silhouette Française REDUCER garde son élasticité et sa forme, se lave comme un mouchoir et ne roule pas à la taille.TEINTES : Chair, Blanche ou Bleue \u2014 En deux modèles maintenant Gaine ordinaire ou Gaine-culotte, enfourchure à boutons-pression et jarretelles.Petite (25-26)\tAussi pointures pour Moyenne (27-28)\tsilhouettes plus fortes : Grande (29-30)\tXX (33-35), XXX (36- Extra-Grande\t38), XXXX (39-401 (31-32)\tXXXXX (41-43).GRANDES\tTAILLES, $5.98 ESSAI GRATIS DE 10 JOURS SUR DEMANDE N'expédiez pas d'argent.STRATTON.DEPT.G-1055 94 Adelaide St.West, Toronto, Can.Prière de m\u2019envoyer en approbation, FRENCH FIGURE REDUCER.Si non satisfaite, je me réserve le droit de la retourner dans les dix (10) Jours et de recouvrir le prix d\u2019achat.?\tJ\u2019inclus $-, affranchissement à vos frais.?\tEnvoyez C.O.D.Je paierai $.plus les frais de port.Indiquez\ti\u2014i Gaine\ti\u2014| Gaine-culot- d'une Croix '\u2014' Régulière '\u2014* te à enfourchure détachable POINTURE EXACTE .ENVOYEZ-MOI.ENFOURCHURES SUPPLEMENTAIRES @ 490 chacune 1er choix de couleur.2ème choix de couleur.NOM (en lettres moulées).ADRESSE\t\t \t\t VILLE \t\t\t \t\t Essayez cette gaine gratuitement pendant 10 jours Votre apparence doit s\u2019améliorer de 100% ou votre argent vous sera remboursé au complet. Montréal, novembre 1953 \u2014 Et le temps reste menaçant.Un nouveau déluge pourrait bien se produire encore.ajouta Annette.Il faudra rester à la maison, Miss Doris.\u2014 Oui, concéda celle-ci.Que ferons-nous, Annette ?Mlle de Font-Juvale rougit légèrement : \u2014 J\u2019ai une lettre à écrire.Doris eut un rire moqueur : \u2014 Bien sûr.et tout le monde sait à qui.Mais, ma petite Annette, cela ne vous prendra pas tout l\u2019après-midi.Je crois, cependant, que je ne pourrai guère compter sur vous.Ah ! mais au fait.C\u2019est le jour ou jamais.Monsieur de Font-Juvale.appela-t-elle.\u2014 Me voici, miss Whelan.fit, en s\u2019avançant, Géraud.\u2014 Il va pleuvoir, dit-elle.\u2014 Oui.Et alors, que pouvons-nous.\u2014 Alors.Voilà le moment choisi pour me conduire dans la galerie des portraits.Je n\u2019ai fait que l\u2019entrevoir, et vous n\u2019avez pas encore consenti à m\u2019en faire faire une visite détaillée.\u2014 Quelle bonne idée, s\u2019exclama An-nette, assez contente de se décharger sur son frère du soin de distraire la jeune Américaine.Géraud, c\u2019est si intéressant tout ce que renferme la galerie.Miss Whelan trouvera un grand plaisir à t\u2019écouter.\u2014 J\u2019en suis moins sûr que toi, dit-il.Que veux-tu qu\u2019importent à Miss Whelan les fastes de tous ces Font-Juvale disparus ?Doris redressa sa tête non sans une légère arrogance : \u2014 Je vous ai déjà dit que cela, au contraire, me passionnerait.Pourquoi avez-vous si peu de mémoire ?Géraud fit amende honorable : \u2014 Excusez-moi, miss Whelan.Je n\u2019avais pas pris très au sérieux votre affirmation, en quoi j\u2019avais eu tort.Mous irons, quand vous voudrez, voir « mes ancêtres ».conclut-il avec un ironique respect.\u2014 Et pendant ce temps, Annette sera bien tranquille pour accomplir cette corvée qui consiste à écrire une lettre.\u2014 Une corvée.ça dépend, rétorqua, en guise de protestation, la jeune fille.\u2014 Bien sûr.dit de nouveau, et ironiquement, Doris.A l\u2019exception de ses quatre tours d\u2019angle, de ses vastes sous-sols, et de quelques pièces du rez-de-chaussée voûtées en ogive, La Bastide-Juvale ne conservait plus grand\u2019chose de ce qui avait été édifié par Pierre Fourquet, premier vicomte du nom.L\u2019intérieur en avait été maltraité au XVIIe siècle lorsqu\u2019un renouveau local de discordes et de querelles religieuses avait animé le pays.Les Font-Juvale, fidèles à leur foi catholique, avaient nettement pris position, mais au cours d\u2019une échauffou-rée, le château, envahi par des bandes du parti opposé, avait souffert des déprédations de ces provisoires occupants.Les descendants successifs de Pierre Fourquet, avaient, suivant l\u2019état de leurs finances, fait réparer les parties abîmées et, de siècle en siècle, les appartements du premier et du second étage, avaient perdu leur structure et leur décoration d\u2019antan.Ce qu\u2019on appelait, un peu pompeusement, la « galerie des portraits », consistait en une pièce longue et relativement étroite, embrassant la façade entière percée de quatre hautes fenêtres donnant sur le côté est du jardin.De ces fenêtres, la vue était très belle sur les collines montant en gradins vers les sommets plus élevés de la chaîne vauclusienne, collines striées de teintes ardentes sur lesquelles tranchaient les arbustes, en toutes saisons, d\u2019un vert cru.Sur les murs, des tableaux dont quelques-uns étaient l\u2019oeuvre d\u2019artistes célèbres, dont d\u2019autres devaient d\u2019exister à de modestes et consciencieux barbouilleurs, mais qui, tous, étaient des effigies des Font-Juvale.Miss Whelan n\u2019était jamais entrée dans la galerie ; Mme de Font-Juvale ne cherchant jamais à faire ostentation de cette noble lignée, n\u2019y avait point conduit ses hôtes, lesquelles n\u2019avaient entrevu que par une porte incidemment laissée ouverte, la pièce rarement visitée.Il fallait toute l\u2019insistance mise par la jeune Yankee, pour que Géraud se fût décidé, la pluie aidant, à l\u2019y conduire.\u2014\tOh ! fit-elle, saisie par le nombre de toiles tapissant les vastes panneaux, tout ça, ce sont vos grands-pères ?Géraud eut un regard amusé : \u2014\tMes grands-pères, si vous voulez, et aussi mes grands-mères.à travers une douzaine de générations, et encore des oncles et des tantes.La famille était prolifique, et pourtant, aujourd\u2019hui, Annette et moi sommes les seuls à porter le nom.\u2014 Annette le quittera.\u2014 Oui.mais il faut commencer par le commencement, miss Whelan.Venez par là.Voyez ce portrait.Ce n\u2019est pas une oeuvre d\u2019art ; toutefois il représente celui qui s\u2019appelait tout simplement Pierre Fourquet et qui, parce que, entré au service des princes d\u2019O-range sa conduite fut belle, mérita d\u2019être récompensé.Philibert de Chalons le créa seigneur de Font-Juvale.\u2014 Vicomte, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Oui, vicomte.De plus, le prince d\u2019Orange aida de sa bourse son « vassal » à commencer la construction du château.Le prince Philibert était un homme généreux qui a laissé une grande trace dans l\u2019histoire de sa principauté.\u2014 Je suis si ignorante, dit Doris.Prince d\u2019Orange, c\u2019est un beau titre.Je croyais qu\u2019il était porté en Hollande.\u2014 Oui et c\u2019est le même, expliqua Géraud.Ce Philibert de Châlons fut le dernier prince de la seconde maison d\u2019Orange, car avant, il y avait eu celle des Baux dont les Châlons héritèrent.Lorsqu\u2019il fut tué, en 1530, au siège de Florence, la principauté passa à son neveu, René de Nassau, fils de sa soeur Claude, qu\u2019il avait choisi pour son successeur.En 1713, sous Louis XIV, le traité d\u2019Utrecht rendit à la France la principauté d\u2019Orange, mais les Nassau eurent le droit de conserver le titre de prince d\u2019Orange que porte encore, de nos jours, l\u2019héritier présomptif de Hollande.Ceci vous paraît-il clair, Miss Whelan ?\u2014 Oui, oui, et c\u2019est passionnant.Je voudrais tant connaître très bien toute l\u2019histoire de France.\u2014 Ceci n\u2019y touche qu\u2019accidentelle-ment.Revenons modestement aux Font-Juvale.Mon premier ancêtre avait l\u2019air d\u2019un bon homme, ne trouvez-vous pas, quoiqu\u2019il eût été un fier soldat ?Son fils, nommé Philibert, comme le prince dont il fut le filleul, a l\u2019air plus farouche.Le voici : ce fut un grand homme de guerre.Il épousa Anne de Ségugne.\u2014 Anne de Ségugne.Un beau nom encore.\u2014 Oui ; il y eut beaucoup d\u2019Anne, parmi les femmes, ensuite, jusqu\u2019à ma soeur dont c\u2019est le véritable prénom.\u2014 Et celui-ci, comment s\u2019appelait-il demanda Doris désignant un portrait où un jeune visage souriait au-dessus d\u2019un pourpoint à crevés.\u2014 Géraud-Adhémar.comme moi.Ou plutôt, c\u2019est moi qui m\u2019appelle comme lui, en souvenir encore d\u2019autres souverains de la principauté.Il mourut jeune, à la guerre.A côté, sa soeur, Tubiurge de Font-Juvale qui fut ab- 47 200.00 175.00 275.00 500.00 le ' \u2018 précieux supérii 325.00 Autres CHEZ LES MEILLEURS BIJOUTIERS BIJOUTERIE A DIAMANTS IUMI =-, .¦;.Chaque minuscule détail la ciselure assurée d\u2019un respire artisan extrêmement habile, la bijouterie 3Eui1(ui«X sertie de diamants précieux dans le | Palladium .pièces adorables exécutées à la main à prix populaires, ENREGISTREES, La bijouterie illustrée est plus petite que les pièces originales PEEK FREINS \"till *>Huns Wl ET POUR SERVIR SUR VOTRE TARIE FOURNISSEURS oc FEU S.M.LE ROI amis en leur offrant une boîte des Fameux Biscuits Anglais Peek Frean\u2019s .et vous faites honneur à vos invités en leur servant ces fameux biscuits.Les plus excellents biscuits .bien présentés en boîtes métalliques de 85c à $3.00.M.Peek & M.Frean FABRIQUES PAR PEEK FREAN\u2019S FABRICANTS DES fameux ANGLAIS 8 48 La Revue Populaire ; sf\u2014v «\u2022\u2022H Le maquillage QUI VOUS RENDRA SI JOLIE! 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La Sophisti-Crème, le fond de teint en pain Du Barry, s\u2019étend comme un rêve; la poudre de toilette ultra-fine Du Barry pare le visage d\u2019une douceur veloutée; le rouge à lèvres Du Barry, ferme, crémeux et indélébile, protège vos lèvres tout en les colorant.Ces célèbres produits Du Barry sont aussi hypo-allergéniques.Ils conviennent à votre peau et vous garderont ravissante toute la journée '^Ccha/ul «f 4uÂmt~' Toronto \u2022 New York Fabricants de la fameuse permanente à domicile Richard Hudnut et de cosmétiques de qualité supérieure Du fameux Salon Richard Hudnut de la Fifth Avenue basse d\u2019un couvent d\u2019Avignon, et ici, une autre soeur, Gersende, devenue dame de Saumane.\u2014 Et celle-là ?questionna encore Doris.\u2014 Nous avons franchi pas mal d\u2019années, Miss Whelan.Celle-là est Aude de Buoux, vicomtesse de Font-Juvale, une de mes grand\u2019mères, comme vous dites.Elle fut héroïque, sous son air délicat, et défendit le château contre des troupes de pillards, tandis que Philipe-Henri, son époux, était aux armées.Là, ce militaire à fière mine qui porte le cordon bleu de Saint-Louis, c\u2019est Paul-Adhémar, le colonel au régiment d\u2019Auvergne.A côté, son troisième fils, moine de Sénanque.Un curieux sentiment envahissait Doris, devant l\u2019énumération de ces ascendants de Géraud.Etait-ce de l\u2019humilité, du regret, la sensation d\u2019une infériorité chez elle, en dépit de ses milliards ?\u2014 Passons aux temps plus modernes, proposa Géraud.Nous n\u2019en finirions pas à explorer ainsi les siècles.Mon grand-oncle, Géraud-Philibert, évêque de Nyons.sa soeur, la comtesse de Sault.Celui-ci, qui renonça à la carrière militaire parce qu\u2019il n\u2019y avait plus de roi à défendre, ce fut mon grand- père ; je l\u2019ai connu, ainsi que son second fils, Paul-Adhémar, missionnaire en Chine.Il y est mort.\u2014 Et vos parents.Votre père.Une expression grave et triste parut sur les traits du jeune homme : \u2014 Le voilà.dit-il, désignant une toile de dimensions plus restreintes.Il avait été quelque temps officier de cavalerie, puis il était rentré à Font-Juvale pour s\u2019y marier, et y rester.Re-gardez-le.Un visage rêveur apparaissait au-dessus du col bleu des chasseurs à cheval, des yeux clairs, des cheveux bruns.Il semblait avoir cette expres- \u2014 Oui, Miss Whelan.Le maréchal Junot.\u2014 Eh ! bien, mes grands-pères pouvaient en dire autant.mais aucun d\u2019eux n\u2019est venu en France.\u2014 C\u2019est dommage.,, murmura Géraud.Et pourtant, il y a en vous une telle facilité à nous comprendre, à aimer mon pays.à parler notre langue.Vous n\u2019avez presque plus d\u2019accent.Vraiment, vous pourriez être Française.Il avait parlé, entraîné malgré lui par une ardeur dont il eut trop tard conscience.Oubliait-il qu\u2019il s\u2019adressait à la richissime Miss Whelan, fiancée à Harry Vanhollen, à Miss Whelan près de laquelle il ne pouvait jouer d\u2019autre rôle que celui d\u2019un simple « manager ».\u2014\tExcusez-moi, reprit-il d\u2019un ton redevenu très froid, je suis stupide et mes réflexions sont tout à fait déplacées.\u2014\tNe vous excusez pas.dit-elle à mi-voix.Ce que vous venez de me dire est flatteur.On vante si souvent la subtilité française.' sion précocement grave de ceux dont la vie sera brève.\u2014 Il a été enlevé à trente-cinq ans, par une courte maladie, dit Géraud.J\u2019en avais onze, et Annette trois seulement.Ma pauvre maman que vous voyez si courageuse ne s\u2019est jamais consolée de sa perte.Ils avaient fait un mariage d\u2019amour, et ils étaient très heureux.\u2014 Comme c\u2019est triste, dit Doris.Etre ainsi séparés lorsqu\u2019on s\u2019aime.\u2014 Oui.Et nous voilà arrivés au dernier des Font-Juvale, dit, avec un effort de gaîté Géraud, cherchant à dissiper l\u2019impression mélancolique de la jeune fille.Ce dernier est en chair et en os, et votre serviteur, Miss Whelan.Il n\u2019est qu\u2019un Font-Juvale peu reluisant, dont la fortune ne consiste plus qu\u2019en terres grillées par le soleil, plantées d\u2019oliviers ou de chênes truffiers et qu\u2019une petite mine d\u2019ocre fait, de loin en loin, éventrer.Il n\u2019a su glaner ni gloire ni argent.Ne trouvez-vous pas que ce dernier des Font-Juvale a bien démérité ?\u2014 Il sera peut-être un grand artiste.\u2014 Acceptons-en l\u2019augure.C\u2019est encore une locution française que vous devez avoir notée, Miss Whelan.Celle-ci n\u2019écoutait plus.Toute cette histoire d\u2019une vieille famille, de ses fastes passés, de ses gentilshommes valeureux, de ses femmes courageuses dont la vie s\u2019était écoulée au sein de ce pays ensoleillé et dans la solitude de la massive demeure, était pour une fille de la neuve Amérique, comme un conte de fées, pas toujours heureux mais toujours passionnant.Et le seul descendant de trois siècles de Font-Juvale, était là, à ses côtés, exagérément modeste peut-être, n\u2019ayant rien accompli en vérité de sensationnel, mais non indigne de ceux qui lui avaient transmis leur nom.\u2014 A quoi pensez-vous, Miss Whelan ?demanda-t-il, la voyant demeurer silencieuse et les regards fixés dans le vide.\u2014 A ceux qui furent vos ancêtres, monsieur de Font-Juvale.et à ceux qui furent les miens.\u2014 Les vôtres, Miss Whelan.Us ont eu leurs mérites, eux aussi.Elle secoua ses courts cheveux auburn : \u2014 Je l\u2019ignore.Les aïeux de Doris Whelan sont tout récents, monsieur de Font-Juvale.Le grand-père Whelan était venu d\u2019Angleterre, le grand-père Barthels d\u2019Angleterre également, je crois.ou d\u2019Ecosse.N\u2019est-ce pas un de vos maréchaux de l\u2019Empire qui disait de lui et de ses compagnons sans naissance : « Nous sommes des ancêtres ?» Montréal, novembre 1953 Elle se tut.Géraud la regardait, assez penaud et gourmandant, in petto, le cicerone d\u2019être sorti de son rôle impersonnel.\u2014 A quoi bon, déclara-t-il, s\u2019attarder dans le passé ?Revenons au présent, Miss Whelan, et quittons cette pièce où ne rôdent que des fantômes.Venez.\u2014 Soit, fit-elle.\u2014 Allons retrouver Annette.Elle doit avoir terminé sa lettre, je pense.Ils sortirent de la galerie, descendirent le large escalier fait de marches qu\u2019avaient usées les pas de ceux qui n\u2019étaient plus, en leurs cadres dorés, que de pâles figures.En même temps qu\u2019Annette, les deux jeunes gens entrèrent dans le hall où Mme de Font-Juvale, près de laquelle se tenait Miss Barthels, venait de donner l\u2019ordre que l\u2019on servît le thé.Miss Whelan paraissait sans entrain ; elle parla peu tant que furent réunis tous les hôtes de La Bastide.Géraud ayant demandé l\u2019avis de la jeune fille au sujet d\u2019un programme de promenades dont Miss Barthels, prise d\u2019un renouveau d\u2019agitation, avait exprimé le désir, elle répondit froidement : \u2014 Tout cela ne m\u2019intéresse pas, monsieur de Font-Juvale.Emmenez tante Flo où elle voudra.Ses yeux s\u2019assombrissaient, indice fâcheux d\u2019une saute de vent qui pouvait amener l\u2019orage \u2014 un orage sans rapport avec celui qui avait transformé en mares les chemins.Tous se levaient pour aller faire une brève toilette avant le repas du soir.Géraud se demanda : \u2014 Qu\u2019est-ce qu\u2019elle a donc ?M\u2019en veut-elle d\u2019avoir parlé en homme, dans la galerie des portraits, et non en « guide » ?Je ne suis pas encore arrivé à définir cette déroutante petite diablesse.Par instants, elle est si simple.et parfois si sèchement hautaine.Le caractère de Doris Whelan était, pour Géraud de Font-Juvale, une permanente et insoluble énigme.Mais pourquoi l\u2019étude de ce caractère le préoccupait-il à ce point ?Quand elle serait retournée à New-York \u2014 et cela ne pourrait plus beaucoup tarder \u2014 qu\u2019importerait à M.de Font-Juvale que la jeune Américaine fût, pour ceux qui vivraient auprès d\u2019elle, angélique ou démoniaque.Le fait serait primordial pour Harry Vanhollen, non pour Géraud, Adhémar Fourquet, vicomte de Font-Juvale.VII Décidément le temps, depuis des mois radieux, se faisait brusquement mauvais.De violents orages d\u2019abord, des pluies persistantes ensuite, se produisirent, embrumant l\u2019atmosphère, voilant le paysage, transformant les chemins en de roussâtres marécages et remplaçant par une température fraîche, l\u2019excessive chaleur de l\u2019été.Le séjour à La Bastide-Juvale ne pouvait plus offrir d\u2019attrait aux deux Américaines, surtout à Miss Barthels.Celle-ci commençait à gémir, accusant cette humidité de favoriser une offensive soudaine de ses rhumatismes.\u2014 C\u2019est de Monaco que j\u2019aurais be-besoin.déclara-t-elle.Là-bas, il n\u2019y a pas d\u2019orages.L\u2019affirmation était plus ou moins exacte ; ce qui l\u2019eût été davantage \u2014 et Doris n\u2019aurait pas manqué de le souligner si elle avait été en humeur de riposte, mais elle ne l\u2019était pas \u2014 c\u2019est que, au pied de Monaco, il y avait Monte-Carlo et sa roulette.Si elle ne rétorquait rien, c\u2019est que Miss Whelan se trouvait bien obligée de reconnaître, en elle-même, qu\u2019il faudrait se rendre aux raisons de sa tante et ramener la digne demoiselle vers des lieux plus cléments et plus gais.Du moins Doris s\u2019efforçait-elle de gagner du temps.Qu\u2019attendait-elle ?Des nouvelles d\u2019Amérique, peut-être.ou d\u2019avoir fait en peinture de fulgurants progrès ?Elle paraissait cependant, depuis que Géraud avait, sans ménagements, critiqué certain paysage, vouloir renoncer à se servir de ses pinceaux ; elle les emportait bien, avec tout le reste, lorsqu\u2019elle accompagnait son « professeur » dont le zèle ne se ralentissait pas, mais elle leur évitait tout contact avec sa palette.Par un matin où une belle éclaircie rendait possible une séance de plein air, Miss Whelan suivit ainsi Géraud dans la colline encore parfumée d\u2019aspic et de lavande.Le jeune artiste brossait, à larges traits une esquisse de ce panorama dont les tons si chauds sembleraient, transposés sur la toile, absolument invraisemblables à qui n\u2019aurait pas vu la réalité.Doris demeurait étrangement silencieuse.Elle n\u2019avait pas tenté de peindre elle-même ; elle regardait travailler Géraud.H le faisait avec ardeur, sans se soucier de la jeune fille uniquement absorbé par sa besogne.H était certainement en forme ce jour-là : son étude avançait rapidement et, lumineuse, légère, vivante, s\u2019affirmait des plus réussies.Quand, jugeant achevée sa pochade, il se leva pour l\u2019examiner de plus loin, en fermant à demi ses yeux, Miss Whelan vint auprès de lui.Ses regards allaient alternativement de l\u2019étude au modèle, le village pittoresquement perché sur la colline, avec, à sa base, le vallon rougeoyant.\u2014 Comme c\u2019est bien., dit-elle.Oh ! oui, je crois que vous serez un grand artiste.Il ne répondit pas.Elle parut hésiter un moment, puis d\u2019un ton bien inhabituel à Miss Doris Whelan, un ton dans lequel il y avait autant de supplication que de timidité elle reprit : -\u2014 Ne voudrez-vous pas.en souvenir de ma visite ici, me donner cette étude ?Il était toujours en train d\u2019examiner son travail, alignant tantôt de l\u2019oeil gauche et tantôt de l\u2019oeil droit.Aux paroles de la jeune fille, il se détourna vivement et posa sur elle ses regards : \u2014 Quoi !.Miss Whelan, vous voudriez.Elle secoua la tête par ce geste familier qui faisait s\u2019agiter librement ses cheveux bouclés : \u2014 Pas Miss Whelan : Doris.Oui, Doris serait heureuse.de posséder ce souvenir.Quand je serai partie.\u2014 Comptez-vous partir.bientôt ?demanda Géraud, en cessant de regarder la jeune fille.\u2014 Il faudra bien.Tante Flo a des rhumatismes, n\u2019est-ce pas ?Et il pleut trop souvent.Un autre climat lui conviendra mieux.Moi, je regretterai.Il se rapprocha davantage, de nouveau la regarda.\u2014 Oui, murmura-t-elle encore, oui, je regretterai.Elle était debout, toute mince et fine, la tête levée vers Géraud, sa bouche fraîche avivée par la lumière, dans une attitude inconsciemment provocante.Il eut un geste impulsif, tendit les bras.Elle ne recula pas.Son sourire se fit plus tentant encore.Mais le jeune homme eut la force de se dominer.Il eut conscience de son trouble, de sa hardiesse, se ressaisit, parvint à dire : \u2014 Que n\u2019êtes-vous une autre.Elle tressaillit, eut comme un élan vers lui, élan qu\u2019elle aussi refréna.Avec une inexplicable incohérence, elle dit : \u2014 Mais alors, si je.si vous.Un nouveau tressaillement la secoua comme si ses paroles étaient extravagantes ; elle baissa la tête, en paraissant honteuse.Un Cad* épargne pargne, qui EPARGNE .et EPARGNE EPARGNE jusqu a l/g heure de travail à I a cuisine chaque jour.Aucun brassage .aucun frottage.Plus de mains de laveuse de vaisselle.les sels minéraux et vitamines trouvés dans les aliments.Repas plus nourrissants .plus appétissants.Conserve les saveürs et couleur naturelles des aliments.E pargne Cette A nnee sur le coût de votre nourriture 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\u2014 Ne m\u2019amènerez-vous pas, avant, au Val d\u2019Enfer ?Chose étonnante, elle n\u2019avait pas encore vu ce site où Annette avait conduit Vincent, ce site où s\u2019étaient produits leurs aveux.Géraud répondit sourdement : \u2014 Oui.Je vous l\u2019ai promis.Ils n\u2019échangèrent plus un mot jusqu\u2019au seuil.Pendant le déjeuner, Miss Whelan se montra complètement silencieuse.Ce n\u2019était guère son habitude, et ses hôtes éprouvèrent un étonnement que leurs regards laissaient, parfois, percer.\u2014 Qu\u2019a-t-elle ?se demandaient tant Annette que sa mère et que Miss Bar-thels.Pour Géraud, il était peut-être le seul à ne pas en faire autant, bien qu\u2019il ait assez mal compris ce qui s\u2019était passé dans la tête de Miss Whelan.En fait, il songeait surtout à analyser son propre personnage.Etait-ce si nécessaire, et pouvait-il' se dissimuler, désormais, que la jeune Américaine avait pris une place exagérée dans sa vie \u2014 dans son coeur \u2014 et que le départ prochain de la jeune fille lui causerait une peine extrême.Il se traitait de fou, d\u2019écervelé, de mille qualificatifs plus sévères encore, mais cela ne changeait rien à cet aria sentimental, et il était bien tard pour déplorer un mal auquel il ne voyait point de remède.Comme en amour il n\u2019y a, dit-on, de salut qu\u2019en la fuite, et puisqu\u2019il ne pouvait fuir lui-même, il en arrivait à souhaiter que Miss Barthels et sa trop séduisante nièce décidassent de prendre le premier avion en partance pour le Nouveau Monde.\u2022 M.le curé Mathieu venait de regagner sa petite maison, non loin de son église, après avoir visité deux très vieux paroissiens malades, lorsque sa servante vint, avec une mine effarée, le prévenir que la « demoiselle » de La Bastide-Juvale demandait à le voir.\u2014 Mlle Annette.Qu\u2019elle entre vite.Pauline leva les yeux au ciel, en même temps que les bras : \u2014\tNon, pas Mlle Annette, monsieur le Curé.C\u2019est l\u2019autre, l\u2019« étrangère » qui vit à La Bastide.On dit, dans le pays, qu\u2019elle doit épouser M.Géraud.\u2014 Vraiment, on dit cela., s\u2019étonna le curé.C\u2019est ridicule.Mais, que veut cette jeune fille ?L\u2019avez-vous fait entrer dans le salon, Pauline ?\u2014 Pour sûr.Je ne serais point si malhonnête de la laisser à la porte.Allez-vous la retrouver ?\u2014 Certainement, Pauline, certainement.Le bon curé secouait la poussière de sa soutane, défripait ses manches, par un souci de correction, non de coquetterie.Pauline disparue, il marmotta encore : \u2014\tMiss Whelan.que vient-elle faire ici ?Et on dit dans le pays que Géraud doit l\u2019épouser.Sottise.Et pourtant.Il avait une affection très tendre pour les enfants Font-Juvale, et il eût été heureux de voir se fixer si avantageusement le sort de Géraud, le dernier de la longue lignée.Mais il savait bien que les projets de la jeune Américaine étaient tout autres, qu\u2019elle s\u2019éloignerait, et que rien ne serait chan- gé par son fait, dans l\u2019avenir dû « vicomte ».Pour l\u2019instant, sa curiosité se trouvait fort en éveil, car s\u2019il avait rencontré, à maintes reprises, Miss Whelan, ceci ne s\u2019était produit qu\u2019à La Bastide ou à l\u2019église.Qu\u2019elle vînt chez lui l\u2019étonnait ; il fallait qu\u2019une chose bien imprévue se fût produite.\u2014 Chère mademoiselle, je suis heureux de vous voir ici., dit-il en entrant dans la petite pièce sommairement meublée où l\u2019attendait Doris.Quelle raison me vaut.\u2014 Pardonnez-moi, monsieur le curé-Je suis très indiscrète, n\u2019est-ce pas ?Seulement, voilà.Il fallait.il fallait absolument.que je confie, à quelqu\u2019un une chose qui.m\u2019étouffe.Elle paraissait très émue et affreusement embarrassée.\u2014 Et vous avez songé à moi?.fit Mathieu.\u2014 Oui.,\u2014 Mais, votre estimable tante.Doris eut un geste de dénégation : \u2014 Non.c\u2019était inutile.Vous seul.\u2014 Est-ce un si grand secret ?Le mouvement de la tête bouclée, cette fois, fut affirmatif : \u2014 Un grand secret.Et je ne sais plus qu\u2019en faire\u2014 \u2014\tVous voulez donc me le faire partager ?\u2014\tOui, monsieur le Curé., parce que vous, vous ne le trahirez pas, et parce que vous me donnerez un conseil.\u2014 Si c\u2019est en mon pouvoir.\u2014 Certainement.C\u2019est si difficile pour moi de.de sortir de là.Si vous saviez.C\u2019est vilain de mentir, n\u2019est-ce pas ?\u2014 Certes.Il ne faut pas mentir.\u2014 Quelquefois, pourtant.\u2014 Ma chère petite demoiselle, se décida à dire M.Mathieu, nous n\u2019en finirons pas si nous continuons à parler par énigmes.Je suis prêt à vous écouter\u2014 comme un confesseur, si vous le désirez.Et si vraiment je puis vous aider\u2014 Miss Whelan, impulsivement, se rapprocha de M.Mathieu, joignit les mains : \u2014\tOh ! merci, monsieur le curé.Ecoutez : je vais parler très vite \u2014 même si c\u2019est du mauvais français \u2014 car je suis si honteuse.Ses yeux étaient humides et sa voix bien peu assurée.M.Mathieu lui désigna un siège très près du sien, doucement lui dit : \u2014 Je vous écoute, mon enfant.Alors, comme si elle se confessait vraiment, Doris Whelan se mit à parler bas.Malgré son accoutumance aux confidences, il est vrai rarement sensationnelles, de ses ouailles roussillonnaises.l\u2019excellent M.Mathieu ne put retenir, à plusieurs reprises, tandis que lui arrivaient les mots pressés de Miss Whelan, un mouvement d\u2019intense surprise.Enfin, après un soupir de soulagement, la jeune fille déclara : \u2014\tVoilà, monsieur le Curé, vous savez tout, maintenant.M.Mathieu hocha la tête en regardant gravement sa pénitente improvisée : \u2014\tMon enfant, mon enfant\u2014, murmu-ra-t-il, je suis stupéfait.II faut faire cesser cette\u2014, je ne sais quel nom employer.Et pour Mme de Font-Juvale, pour son fils\u2014 \u2014\tOh ! celui-là\u2014 gémit Doris.\u2014 Oui, celui-là.je comprends.\u2014 Pour Mme de Font-Juvale, dites-vous, monsieur le Curé, pour son fils\u2014 Que faut-il faire ?\u2014\tEtre sincère.\u2014 C\u2019est si difficile.Il faudra m\u2019aider.[ Lire la suite page 52 ] Montréal, novembre 1953 51 On vous complîmerrtera sur ce délicieux .'\t- i a ¦ une nouvelle ef superbe /^rp^Hinn 'MA^ïr' Ce somptueux gâteau à la saveur de fruits devrait vous durer toute la fin de semaine \u2014 mais n'y comptez pas trop! Il est si savoureux \u2014 et le glaçage si succulent \u2014 que Ton vous en redemandera tant et plus! Et chaque fois, ce seront de nouveaux éloges pour vos talents de cordon bleu, puisque vous l'aurez fait vous-même! Pour réussir vos pâtisseries, fiez-vous à la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019; le temps a prouvé sa supériorité! Elle vous protège contre la perte de temps et d\u2019ingrédients coûteux et garantit votre réussite \u2014 et elle coûte moins de 1^ par cuisson ordinaire.Ayez toujours de la \u2018Magic\u2019 à la maison.V* c.à thé sel lU tasse mélange de cerises rouges et vertes au marasquin ou confites, bien égouttées et hachées fin h tasse pêches sucrées en conserve bien égouttées et tamisées 2 c.à table lait V2 c.à thé vanille Vs c* à thé essence d\u2019amande GATEAU TUTTI-FRUTTI EN ANNEAU 2 tasses farine à pâtisserie tamisée une fois ou P/4 tasse farine à toutes fins tamisée une fois 2V2 c- à thé Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 2 c.à table gingembre confit ou 1 c.à thé écorce d\u2019orange râpée en conserve, haché fin V4 tasse avelines hachées fin 9 c.à table beurre 1 tasse sucre granulé fin 3 oeufs bien battus Graissez un moule tubulaire de 8\" et couvrez le fond d\u2019un papier graissé.Chauffez le four d\u2019avance à 325° (plutôt lent).Tamisez ensemble trois fois, farine, Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019 et sel; mêlez-y cerises préparées, gingembre et avelines.Défaites le beurre en crème; incorporez-y graduellement le sucre.Ajoutez les oeufs bien battus, une partie à la fois, battant bien après chaque addition; mélangez-y l\u2019écorce d\u2019orange.Mélangez ensemble les pêches tamisées, le lait, la vanille et l\u2019essence d\u2019amande.Ajoutez le mélange de farine au mélange crémeux, environ Va à la fois, alternant avec 3 additions du mélange de pêches et mélangeant légèrement après chaque addition.Versez dans moule préparé.Cuisez 65 à 70 minutes au four chauffé d\u2019avance.Glacez le gâteau refroidi avec le Glaçage Crémeux aux Pêches suivant et décorez le dessus avec sections d\u2019oranges, demi-cerises vertes au marasquin égouttées et avelines rondes.GLAÇAGE CRÉMEUX AUX PÊCHES: Défaites en crème 3 c.à table beurre.Incorporez-y 2 tasses sucre à glacer tamisé, alternant avec environ 3 c.à table pêches sucrées en conserve bien égouttées et tamisées \u2014 n\u2019employez les pêches qu\u2019en quantité suffisante pour donner un glaçage qui s\u2019étende bien.Ajoutez, en battant, Va c.à thé essence d\u2019amande.WHITEST Mes meilleures recettes [ Suite de la page 41 ] ter aux pommes de terre préalablement passées en purée.Ajouter le lait et faire jeter quelques bouillons.Si le potage n\u2019est pas assez consistant, on peut le lier avec un tout petit peu de farine et faire jeter quelques bouillons.Si au contraire, le potage est trop épais, on pourra le diluer avec du lait.Saupoudrer de persil frais et servir avec croûtons ou biscotins.Epaule de porc en aspic 6 livres de porc dans l\u2019épaule 1\tfeuille de laurier 2\tgousses d\u2019ail 1 carotte Quelques feuilles de céleri Sel et poivre Essuyer le porc ou le gratter.Couper la couenne en morceaux et la placer dans un petit chaudron en fer ou une casserole en aluminium épais et laisser rissoler tout en évitant de faire brûler, ce qui changerait le goût de la viande.Ajouter tous les assaisonnements et tourner la viande en tous sens pour la faire bien dorer.Mettre 1 tasse d\u2019eau chaude, couvrir soigneusement et cuire à très petit feu, 4 heures à 4t£ heures ou jusqu\u2019à ce que la viande se détache des os.Retirer alors la viande de la casserole, la désosser sans la déchiqueter et la mettre dans un moule pour la faire prendre en gelée.Ajouter 1 tasse d\u2019eau chaude au fond de cuisson, laisser bouillir 10 minutes, couler la gelée dans de petits bols et laisser prendre bien ferme.Avoir soin de bien assaisonner.C\u2019est la manière de préparer de la bonne graisse de rôti.Pour que le moule de viande soit bien ferme, on a soin de placer une pesée sur le moule et on n\u2019aura au cune difficulté à trancher la viande.Navarin aux petits oignons Bien assaisonner de sel et poivre une épaule d\u2019agneau de 3 à 4 livres coupée en morceaux.Faire revenir tous ces morceaux dans 2 c.à tb.de shortening ou de saindoux.Saupoudrer de 1 c.à thé de sucre pour donner au coulis une belle couleur blonde.Y ajouter 1 à 2 c.à tb.de farine et remuer la viande en tous sens pour la faire brunir.Hacher finement 2 petites gousses d\u2019ail.Couvrir d\u2019eau chaude et laisser cuire 1 heure.Eplucher 1 douzaine de petits oignons de la grosseur d\u2019un pouce, 3 ou 4 carottes, coupées en tronçons d\u2019un pouce, des navets préparés de la même façon, et des petites pommes de terre rondes.Faire cuire tous ces légumes dans la même casserole que la viande 1 heure.Servir bien chaud avec des betteraves à la vinaigrette.Neige aux pommes Laver 2 grosses pommes, les couper en quartiers sans les peler ni enlever le coeur, et les mettre à cuire sans eau sur feu doux.Quand elles sont bien tendres, passer en purée et faire refroidir.D\u2019autre part, battre 2 blancs d\u2019oeufs fermes, y ajouter % tasse de sucre en continuant de battre puis 1 tasse de purée de pommes bien refroidie.Servir en coupes avec une crème aux jaunes d\u2019oeufs.Crème aux jaunes d\u2019oeufs Battre légèrement les jaunes d\u2019oeufs avec 2 c.à tb.de sucre et y ajouter 1 tasse de lait.Mettre le tout au bain-marie et laisser cuire jusqu\u2019à épaississement.Retirer du feu, aromatiser avec Vz c.à thé de vanille.Servir en garniture sur la neige aux pommes ou encore verser cette crème dans un plat à dessert et mettre au-dessus la neige aux pommes.Garnir de quelques cubes de gelée si l\u2019on en a et servir le tout bien froid.Boeuf à la mode Couper en morceaux de 2 pouces 2 livres de boeuf dans la croupe ou la ronde.Tailler % livre de lard maigre salé en petits morceaux également et faire revenir dans un chaudron en fer ou en aluminium épais.Quand le lard est bien rissolé, y ajouter le boeuf préalablement fariné puis 2 gros oignons taillés en rouelles ainsi que 2 carottes.Ajouter un pied de veau si l\u2019on peut s\u2019en procurer, coupé en morceaux, une feuille de laurier, une brindille de thym et de marjolaine, un clou de girofle, et une c.à thé de sel.Couvrir d\u2019eau chaude, fermer la casserole bien juste, monter à l\u2019ébullition et laisser mijoter 2% à 3 heures ou plus si nécessaire.Le pied de veau donne un jus bien onctueux.Servir avec pommes de terre nature.Pommes royales en gelée Faire cuire 6 belles pommes pelées auxquelles on aura enlevé le coeur dans un sirop fait avec 1 tasse de sucre et 2 tasses d\u2019eau.Cuire les pommes doucement jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient tendres.D\u2019autre part, préparer une crème à l\u2019érable avec 1 tasse de sirop d\u2019érable ou de sucre et % tasse de crème.Cuire jusqu\u2019à 238° F.ou jusqu\u2019à obtention d\u2019une boule molle dans l\u2019eau froide.Verser dans le coeur des pommes, mettre les pommes dans un joli plat, ajouter au sirop de cuisson 1 c.à tb.de gélatine gonflée dans 3 c.à tb.d\u2019eau froide, colorer en rouge, bien brasser pour faire fondre la gélatine.Refroidir un peu et verser autour des pommes.Laisser prendre en gelée, garnir de crème fouettée et servir très froid. 52 La Revup Populaire G A 'P*' \"jê Jw*v «b-f * *-j chanpi] demandez-la parsorTnom DANIELLE DARRIEUX [Suite de la page 15] En France, avec le sympathique Albert Préjean, elle forma un couple agréable et plaisant dans de nombreux films tels que : « L\u2019or dans la rue », « La crise est finie », « Dédé » et « Le contrôleur des wagons-lits ».Ces films, il faut bien le reconnaître, malgré leur fraîcheur et leur dynamisme, n\u2019étaient pas des chefs-d\u2019oeuvre et cela chagrinait la jeune vedette qui aurait voulu donner la pleine mesure du talent qu\u2019elle couvait au plus profond d\u2019elle-même.C\u2019est alors qu\u2019elle fut remarquée par Yves Mirande qui cherchait une vedette féminine pour « Quelle drôle de gosse ».Dans cette production, Danielle Dar-rieux retrouva Albert Préjean et Lucien Baroux.Au cours des prises de vues de « L\u2019or dans la rue », Danielle Darrieux avait fait la connaissance d\u2019Henri De-coin.Ce metteur en scène l\u2019épousa peu après.Ce fut lui qui la dirigea dans « Le domino vert » tourné à Berlin.Pendant ce temps, en France, on préparait pour le retour du séducteur No 1 du moment, Charles Boyer, un grand film « Mayerling » et on recherchait une jeune comédienne pour jouer le rôle assez délicat de Marie Vetsera.Sur l\u2019intervention de son mari, Danielle Darrieux fut choisie.Cette importante production marqua un tournant dans sa jeune carrière et la consacra définitivement.Après ce film, Danielle Darrieux qui avait toujours rêvé de faire du théâtre se produisit sur scène à Bruxelles dans « Jeux dangereux », une pièce de son mari.Vingt jours après la capitale de la Belgique, la générale parisienne eut lieu et, malgré les craintes de la jeune vedette, tout se passa pour le mieux.Danielle Darrieux retourna au cinéma pour interpréter, toujours sous la direction d\u2019Henri Decoin : « Mademoiselle ma Mère », d\u2019après une pièce de Louis Verneuil.A cette époque, ses admirateurs la virent également dans « Un mauvais garçon » avec Henry Garat, « Abus de confiance », « Club de femmes », « Port Arthur » et « Retour à l\u2019aube ».Après tous ces brillants succès, Hollywood appela la séduisante petite Française qui, en compagnie de son mari, partit sur Je « Normandie » vers la Mecque du cinéma.Là-bas, elle retrouva de nombreuses vedettes françaises : Charles Boyer et sa femme Pat Patterson, Annabella, Simone Simon, Fernand Gravey, etc.Avec Douglas Fairbanks Junior, elle parut dans une comédie : « The rage of Paris » (La coqueluche de Paris).A son retour en France, sous la direction de Maurice Tourneur, Danielle Darrieux joua dans « Katia » avec John Loder, et son mari la dirigea dans « Battements de coeur ».Ces deux productions obtinrent un grand succès.C\u2019est alors que la guerre éclata.Henri Decoin dut abandonner la caméra pour endosser l\u2019uniforme de capitaine aviateur.Ensuite, ce fut le déluge de fer et de feu sur la France, l\u2019horrible tragédie de « l\u2019exode ».Sous l\u2019occupation, Danielle Darrieux tourna trois films : « Premier rendez- vous » qui devait révéler Louis Jourdan, « Un caprice » et « La fausse maîtresse ».En 1941, Henri Decoin et elle divorcèrent.En 1943, elle se remaria avec un jeune attaché d\u2019ambassade de la République de San Domingue : Porfiro Rubi-rosa.Cette nouvelle union ne devait durer que trois ans.En 1947, Danielle Darrieux se fiança à Pierre Louis ; mais, en 1948, elle se maria avec le comédien Georges Mitsi-kadès.Après la Libération, Danielle Darrieux tourna « Au petit bonheur », sous la direction de Marcel L\u2019Herbier, en compagnie du sympathique François Périer.Après ce film, elle incarna une entraîneuse de boîtes de nuit dans « Adieu chérie » avec Jacques Berthier.En 1947, elle parut dans « Bethsa-bée », un film de Léonide Moguy, qui réunissait également :\tGeorges Mar- chai, Paul Meurisse, Jean Murat et Andrée Clément.De l\u2019oeuvre de Victor Hugo : « Ruy Bias », Jean Cocteau tira un scénario qui permit à Danielle Darieux de donner la réplique à Jean Marais et à Marcel Herrand (qui vient juste de mourir).En 1948, dans le remake du célèbre « Jean de la Lune », elle fit une belle création auprès d\u2019un étourdissant François Périer et d\u2019un ironique et spirituel Claude Dauphin.En 1951, en Italie, elle tourna « To-selli », avec le jeune premier transalpin Rossano Brazzi.Elle y fut émouvante et belle.En 1952, à Hollywood, elle donna la réplique à Jane Powell dans « Riche, jeune et jolie » et à James Mason dans « Five Fingers ».De retour en France, Danielle Darrieux fut engagée pour un vaudeville mis en scène par Carlo Rim :\t« La maison Bonnadieu », avec Bernard Blier et Françoise Arnoul.Dans « Le plaisir », un film à sketches présentant un prestigieux générique, Danielle Darrieux campa avec bonheur une « respectueuse » qui retrouve la pureté de son enfance auprès d\u2019une petite communiante.« L\u2019affaire Cicéron », un film américain de Joseph L.Mankiewicz, avec James Mason, contait la surprenante histoire de ce domestique de l\u2019ambassade anglaise d\u2019Ankara, espion à la solde des nazis.Danielle Darrieux joua le rôle de l\u2019ancienne patronne devenue la maîtresse de celui qui fut peut-être le plus mystérieux agent secret du dernier conflit.Dans « La vérité sur Bébé Donge », mis en scène par « Henri Decoin », Danielle Darrieux voulut assassiner son mari (Jean Gabin) parce qu\u2019elle ne l\u2019aimait plus.Cette production tirée d\u2019une oeuvre de Simenon, fut un chef-d\u2019oeuvre de naturel et de sobriété.Ensuite, Danielle Darrieux figura parmi les « Adorables créatures » de Christian-Jaque, avec Martine Carol, Edwige Feuillère, Renée Faure etc., etc.Au théâtre, en 1952, elle interpréta « Evangéline » avec Raymond Pelle-grin.Prochainement, Danielle Darrieux tournera «Le Bon Dieu sans confession » avec Henri Vilbert.Actuellement, elle termine « Madame de .», un grand film d\u2019amour, sous la direction de Max Ophüls, avec Charles Boyer et Vittorio de Sica.On dit déjà le plus grand bien de cette production qui réunit trois noms prestigieux du cinéma international.Léopold Massièra.(S.D.G.L.) 58 La Revue Populaire imam CME GLOVE i APPAREL TD, MONTREAL, QUEBEC Ce nouveau gant Acme respire l'esprit parisien.Chevreau véritable rehaussé d\u2019une chaude doublure sans couture.Cette création française est disponible en tan et noir.Conçue par des mains expertes .portée par des mains élégantes ! 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ou bien elle tourne le moulinet d\u2019une boîte à musique et pour quelques | secondes, l\u2019attention du petit Jacques I est fixée.Il écoute.A partir de ce mo-j ment, bien d\u2019autres progrès sont possi- bles.La deuxième victoire à enregistrer est celle de la tentative d\u2019imitation : l\u2019attention est décidément canalisée.Cette mince petite source d\u2019intérêt, il ne faudra plus la laisser échapper, mais jour après jour, semaine après semaine, année après année la traiter avec d\u2019inlassables ménagements.Elle se développera, elle se fortifiera, elle s\u2019adaptera à une petite vie qui ne sera plus tout à fait en marge de la vie.Et tous les parents de mongoliens peuvent se dire dès aujourd\u2019hui : « Chez les plus déshérités des enfants des hommes, il existe cette petite lumière de l\u2019espoir ».Et peut-être demain.Ajoutons à ces efforts tous les jours en progrès sur eux-mêmes, les découvertes de la chirurgie.Pearl Buck après des années de recherches pour son enfant « qui ne devait pas grandir » entrouvre la porte de ce domaine encore en friche.« Nous connaissons quelques-unes des causes des maladies cérébrales, pré et post-natales, mais nos connaissances sont insuffisantes.Le traitement de ces maladies n\u2019en est encore qu\u2019au stade de l\u2019expérience et se limite au domaine de la paralysie cérébrale où l\u2019apport insuffisant de sang au cerveau est apparemment la cause de la débilité mentale.Les résultats sont trop récents pour être sûrs, mais ils donnent déjà des raisons d\u2019espérer.Dans une certaine institution, chez 34% des opérés, on note des progrès réels ; chez 51% des autres, on obtient une amélioration du contrôle musculaire, de l\u2019intérêt, de l\u2019appétit et une diminution de l\u2019apathie.« Je signale toutes ces raisons d\u2019espérer en attendant que les travaux dans ce domaine de la débilité mentale se fassent sur une échelle comparable à celles de certaines autres recherches.L\u2019espoir est indispensable au chercheur.« Ceux qui ont des enfants anormaux (et rares sont les familles qui n\u2019en comptent pas un seul membre atteint) redoubleront d\u2019efforts quand ils sauront qu\u2019on aurait pu épargner leur triste sort à la moitié de ces enfants.Ils redoubleront d\u2019efforts quand ils sauront que la moitié de ces malheureux peuvent, grâce à une éducation appropriée, vivre et travailler normalement dans la société au lieu de rester inactifs dans des institutions souvent inadéquates ».Avec Pearl Buck, souvenez-vous que l\u2019espoir réconforte et que la « petite flamme de l\u2019espoir » est vaillamment entretenue par les sourcières d\u2019enfants.Christiane Fournier.Lecteurs et lectrices de l'agglomération montréalaise LA CAMPAGNE DE SOUSCRIPTION DE L\u2019HOPITAL STE-JEANNE D\u2019ARC aura lieu DU 16 AU 30 NOVEMBRE Objectii : $6,000,000, pour en faire un hôpital de 642 lits ( au lieu de 243, actuellement ). Montréal, novembre 19Ü3 59 LES JOYEUSES RÉUNIONS 4483 4480 No 4483 \u2014 Pour patiner, voici un charmant costume dont votre fillette sera fière.Grandeurs 7 à 14.Métrage requis pour taille 7 : 2% v.en 35\u201d, l5/8 v.en 54\u201d.Soutache : 3 v.en W de large.Prix 350 No 4480 \u2014 Un empiècement arrondi en broderie blanche ajoute une note gaie à cette robe de fillette.Grandeurs 1 à 6.Métrage requis pour taille 2 : 13/4 v.en 35\u201d, 1V2 v.en 39\u201d.Broderie : V* v.en 35\u201d.Prix 350 c*7y' » *1 A No 44C2 \u2014 Pour les réceptions enfantines, jolie robe de velventine à col et parements détachables.Grandeurs 7 à 14.Métrage requis pour taille 10 : 3 v.en 35\u201d, 234 v.en 39\u201d.Col et parements : % v.en 35\u201d ou 39\u201d.Prix 350.No 4481 \u2014 Le tartan et l\u2019uni se marient harmonieusement dans ce modèle à manches bouffantes.Le plastron avant est festonné.Grandeurs 1 à 6.Métrage requis pour taille 3 : l3/4 v.en 35\u201d, l5/8 v.en 39\u201d.Col et plastron : % v.en 35\u201d ou 39\u201d.Prix 350 TOUS CES PATRONS SIMPLICITY SONT IMPRIMES EN FRANÇAIS.Si vous ne pouvez vous procurer ces patrons SIMPLICITY chez le marchand de votre localité, commandez-les, avec le montant requis, à l'adresse suivante : Patrons de \"La Revue Populaire\", Dominion Patterns Co.Ltd., 74 Yorkville Avenue, Toronto 5, Ont.Si vous habitez les Etats-Unis, adressez-vous à Simplicity Patterns, 200 Madison Avenue, New York City, U.S.A.V\"'' Niagara Falls, Ont.\u201cC\u2019est merveilleux de constater la rapidité avec laquelle Noxzema aide à cicatriser les marques cutanées, et rend ma peau sèche, plus douce et plus fraîche\u201d, dit Mlle Beverly Doty.Montréal, Qué.\"Je suis ravie de Noxzema\u201d, dit Mlle Jocelvne Olivier.\u201cCette crème est si rafraîchissante et rend ma peau sèche tellement plus douce et plus souple.\u201d Soyez plus jolie «110 jours cmc, roWISPÉIAIlSTE^ïsS Nouveau traitement de beauté qui rend la peau plus fraîche, plus souple et plus jolie \u2014 et qui contribue à la maintenir dans cet état ! \u2022 Si vous n\u2019étes pas entièrement satisfaite de l\u2019état de votre teint, voici les nouvelles les plus importantes depuis plusieurs années au sujet des soins de beauté ! 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CROISES HORIZONTALEMENT 1\u2014\t-Nom du premier cardinal de Montréal.\u2014 L\u2019un de ses prénoms.\u2014 Voie qui conduit à un but.2\u2014\tAncien nom de l\u2019Irlande.\u2014 Partie de l\u2019office divin qu\u2019on célèbre le soir.\u2014 Autre prénom du nouveau cardinal.3\u2014\tArtiste dramatique français, né à Paris (1822-1901).\u2014 Marques de certaines dignités.\u2014Ile et commune de l\u2019arrondissement de Quimper.4\u2014\tLe premier dans son genre.\u2014 Energique, durable.\u2014 Breuvage qu\u2019on sert l\u2019après-midi.\u2014Règle obligatoire.5\u2014\tPremier rang.\u2014- Mitre à trois couronnes.\u2014 Négation.6\u2014\tChef-lieu des possessions de l\u2019Inde.\u2014 Créé.\u2014 Fier et décidé.7\u2014\tDegré suprême.\u2014 Unité de travail mécanique.\u2014Genre de légumineuses.8\u2014\tConférer, diriger, gouverner.\u2014 Callosité.9\u2014\tMari de Bethsabée.\u2014 Genre de mollusques.\u2014 Dieu des vents.10\u2014\tLouanges.\u2014 Groupe d\u2019oiseaux passereaux.11\u2014\tMeuble de repos.\u2014 Condiment.\u2014 Souple, flexible.12\u2014\tCoiffure des évêques.\u2014 Négation.-\u2014 Qui sont à toi.13\u2014\tCarte à jouer.\u2014 Muse qui présidait à l\u2019élégie.\u2014 Paysagiste hollandais, né à Amsterdam.14\u2014\tSemblable.\u2014 Première femme.\u2014 Sonner de la corne.\u2014 Pronom.15\u2014\tNom grec du dieu de l\u2019Amour.\u2014 Caressa doucement.\u2014 Progrès.16\u2014\tElément gazeux, provenant de la désintégration du radium.\u2014 Ce qui rend une personne digne d\u2019un titre, d\u2019une récompense.\u2014 Blé de Turquie.17\u2014\tDébarrasser des noeuds.\u2014 Grave, sérieux.\u2014 Nom vulgaire de plusieurs grands roseaux.VERTICALEMENT 1\u2014\tRéglé par la loi.\u2014 Premier roi des Israélites.\u2014 Petite assiette qui sert à couvrir le calice.2\u2014\tDieu de l\u2019Amour.\u2014 Ornement renflé en forme d\u2019olive aux bords de la vaisselle d\u2019argent.\u2014 Petit oiseau.3\u2014\tDemeure couché.\u2014 Employé dans un bureau.\u2014 Jeu de hasard.4\u2014\tDans.\u2014 Propice, favorable.\u2014 La plus vile populace.\u2014 Monnaie de cuivre.5\u2014\tPied difforme.\u2014 Dans.\u2014 Panneau de verre.\u2014 Négation.6\u2014\tPape en 827.\u2014 Fleuve de l\u2019Allemagne du Nord, passe à Lubeck.7\u2014\tTerme d\u2019affection qu\u2019on donne à une fillette.\u2014 Condiment.\u2014 Saison.8\u2014\tQui n\u2019a pas de pieds.\u2014 Différentes parties d\u2019une habitation.\u2014 Pied de vigne.9\u2014\tBoîte à scrutin.\u2014 Atteindre, parvenir.\u2014 Poète italien, né à Civitanova.10\u2014\tArticle.\u2014 Rivière d\u2019Espagne.\u2014 Cargaison, fret.11\u2014\tContraction convulsive des nerfs.\u2014 Se suivent dans frère.\u2014 Genre de mollusques gastéropodes.12\u2014\tCelui qui éclaire, guide.\u2014De l\u2019Eolide.13\u2014\tSymbole chimique de l\u2019hélium.\u2014 Facteur d\u2019instruments de musique français, né à Strasbourg.\u2014 Tellement.\u2014 Roue à gorge d\u2019une poulie.14\u2014\tVille de Prusse, près de Coblenz.\u2014 Ville d\u2019Autriche.\u2014 Manière d\u2019être, situation.\u2014 A moi.15\u2014\tDouceur, agrément.\u2014 Petite trompe rustique.\u2014 Face d\u2019un corps polyédrique.16\u2014\tUn des noms de Troie.\u2014 Cartes à jouer portant des figures.\u2014 Salubre, salutaire.17\u2014\tChants funèbres, chez les Grecs et chez les Romains.\u2014 Blessé.\u2014 Sacrifice du corps et du sang de Jésus-Christ qui se fait à l\u2019autel par le ministère du prêtre.Solution du mois précédent Fortifiez votre Santé Toutes les femmes doivent être en santé, belles et vigoureuses.D'emploi facile, économique et à la portée de toutes : Les Pilules MYRRIAM DUBREUIL Les Pilules Myrriam Dubreuil sont un reconstituant et un excellent tonique qui améliore le sang, stimule l\u2019appétit, soulage l\u2019épuisement nerveux quand celui-ci s\u2019insinue dans l\u2019organisme et, conséquemment, aide à reprendre le poids perdu.Les Pilules Myrriam Dubreuil constituent un produit médicinal 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\u2014 Quoi ?Que voulez-vous dire ?Renonceriez-vous à épouser Mr.Van-hollen, et celle qui sera sa femme ne sera donc pas vous ?Elle eut un rire aigu, un rire qui fit qu\u2019un instant Géraud douta de sa raison.Elle cessa de.le regarder, se détourna et se mit à courir vers la route.D\u2019un geste, elle parut lui interdire de la suivre.Il la suivit pourtant, à une certaine distance.Il la vit s\u2019arrêter devant « la bagnole », y monter.Avec des mouvements saccadés, elle mit le moteur en marche et, sans un regard en arrière, démarra.\u2014 Que faites-vous ?Où allez-vous ?cria Géraud.Au lieu de prendre la direction de La Bastide, la voiture filait vers les rues tortueuses du village.Géraud la perdit de vue.Assez interloqué par cette manoeuvre intempestive de la jeune fille, assez vexé d\u2019être ainsi abandonné à lui-même, il tourna le dos au sentier, et prenant la route dans le sens opposé à celui suivi par Doris, se décida à regagner la propriété.A très peu de distance de l\u2019endroit où il se trouvait, il s\u2019engagerait dans les terres, et, par des raccourcis, atteindrait La Bastide avant, sans doute, que Doris elle-même n\u2019y soit rentrée.Alors, peut-être obtiendrait-il d\u2019elle une explication de ses incompréhensibles paroles.Cette explication, il ne pouvait soupçonner qu\u2019un autre la lui donnerait.La « bagnole » conduite par Doris avait gagné le presbytère devant lequel elle s\u2019arrêta.Aussitôt que la servante l\u2019eut introduite dans le petit salon, Doris s\u2019écria : \u2014 Monsieur le Curé, venez avec moi, je vous en supplie.J\u2019ai besoin de vous, et vous savez pourquoi.L\u2019excellent et dévoué M.Mathieu ne demanda rien et ne fit pas de commentaires inutiles.L\u2019état d\u2019excitation de Miss Whelan lui révélait que cette heure pour laquelle elle avait réclamé son « aide », avait sonné, sinon à l\u2019horloge de Roussillon, du moins à celle du destin de Doris Whelan, de New-York.Ill Üne dizaine de jours s\u2019étaient écoulés depuis que Mr Barthels avait reçu la lettre de sa soeur lui laissant entrevoir un très prochain retour, en compagnie, bien entendu, de Doris.R n\u2019avait plus reçu d\u2019autres nouvelles et s\u2019attendait à ce que lui arrivât incessamment un message indiquant l\u2019heure de l\u2019arrivée.Ceci n\u2019était d\u2019ailleurs, pour lui, qu\u2019une préoccupation secondaire.Au regard des considérables entreprises de brasseur d\u2019affaires, que représentait le comportement, tant d\u2019une nièce indisciplinée que d\u2019une soeur également docile aux volontés de l\u2019oncle et aux caprices de la dite nièce ?Cependant, quand il avait le loisir d\u2019y songer, il s\u2019étonnait qu\u2019aucun câble ne fût encore parvenu aux bureaux de l\u2019Empire States Building.« Elles auront changé d\u2019avis.pensait-il alors.Florence n\u2019aura pas résisté à l\u2019envie d\u2019aller semer son argent à travers salons de couture, cabarets et salles de jeux, et Doris, pour ne pas quitter encore son « vicomte » se sera prêtée à de nouveaux déplacements.C\u2019est leur affaire.» Car Herbert Barthels était toujours bien convaincu que sa nièce n\u2019avait pu résister à la séduction du « manager » placé si astucieusement par lui, Herbert, auprès de tante Flo.S\u2019il n\u2019en avait pas été ainsi, Doris aurait-elle appris avec une philosophie supprimant toute réaction, la nouvelle du mariage d\u2019Har-ry ?Il venait justement, en un court moment de repos, de se répéter ces raisonnements optimistes, à la fin d\u2019un après-midi passé, comme d\u2019habitude, dans son cabinet directorial, lorsque la discrète sonnerie de son téléphone intérieur résonna.Il prit l\u2019appareil, écouta.La voix de l\u2019employé de service à l\u2019entrée des bureaux dut lui communiquer quelque chose d\u2019imprévu car il eut un brusque haut-le-corps : \u2014 Quoi ! s\u2019exclama-t-il.Vous dites, Miss Whelan ?\u2014 Yes, Mr Barthels.Miss Whelan demande si vous pouvez la recevoir.expliqua la voix.« Rentrées sans me prévenir.» se dit Mr Barthels, non sans un froncement de sourcils devant un tel manque d\u2019égards pour son omnipotence.\u2014 Well., dit-il dans l\u2019appareil.Introduisez.Une minute plus tard, la porte capitonnée tourna sur son axe, et la silhouette élancée, élégante avec un peu d\u2019outrance, de Miss Doris Whelan parut sur le seuil.Un sourire éclatant sur les lèvres rou-gies, un regard à la fois rayonnant et ironique dans les yeux, elle dit, d\u2019une voix assurée et assez provocante : \u2014¦ Good afternoon, Doris, répondit froidement celui-ci.Vous voilà donc revenue sans crier gare.Et votre tante ?Elle eut un petit rire moqueur : \u2014 Tante Flo ?Vous la verrez.un peu plus tard.Pour moi, j\u2019avais hâte de vous retrouver, oncle Herbert.\u2014 Pas possible.C\u2019est très aimable à vous.\u2014 Nous nous étions quittés un peu fraîchement, il est vrai.\u2014 Oui.Mais votre apparence.satisfaite, semble prouver que vous ne m\u2019en voulez plus de vous avoir envoyée, plutôt malgré vous, en Europe.Ce même petit rire moqueur qu\u2019elle avait déjà eu, se fit entendre : \u2014 Je n\u2019ai plus aucune raison de vous en vouloir, oncle Herbert.Et pour vous le prouver, je vous demande la permission de vous présenter.«mon mari ».Mr Barthels ressentit un certain saisissement, mais il réalisa bien vite ce que devait être la vérité.Avec un gros rire, il déclara : \u2014 Quoi ! Mariée.sans me consulter.Au fait, je ne suis pas extrêmement surpris.Les femmes résistent mal aux charmes d\u2019un brillant cavalier français.Présentez-moi mon neveu, Doris.\u2014 Tout de suite.Il attend là, derrière la porte.Elle fut à celle-ici, l\u2019ouvrit, dit : \u2014 Entrez, dear.Voici mon oncle Herbert prêt à vous serrer sur son coeur.Mr Barthels s\u2019était levé, assez curieux de voir la tête du vicomte.Mais, quand Doris s\u2019écartant eut démasqué celui qui entrait, il retomba stupide, ahuri, sans voix, sur son fauteuil.Car le jeune homme blond, grand, de carrure athlétique, qui se dirigeait vers lui, ne lui était pas inconnu.Il n\u2019était pas un gentilhomme français, mais bien un authentique citoyen de la libre Amérique.Soulagez la TENSION des douleurs névralgiques! \u2022 Quand les douleurs névralgiques vous torturent, vous voulez en être soulagé au plus tôt.Voici comment obtenir un soulagement rapide, facile et efficace.Les médecins vous diront en général que les douleurs névralgiques sont souvent causées par la tension.Des nerfs sensibles sont irrités, il se produit une inflammation locale, et la douleur est un appel au secours lancé par la nature.Pour être soulagé\u2014rapidement \u2014frictionnez avec Absorbine Jr.les parties affectées.Absorbine Jr.aide à combattre la tension qui pourrait causer vos malaises.Elle calme et réchauffe les régions douloureuses.Son action rapide vous étonnera.Des milliers l\u2019emploient Des milliers de gens comptent sur Absorbine Jr.pour un soulagement prompt et réconfortant des douleurs névralgiques et rhumatismales, et des muscles endoloris.Ne vous laissez plus surprendre par les douleurs névralgiques\u2014 achetez Absorbine Jr.$1.25 la bouteille durable, à tous comptoirs pharmaceutiques.W.F.Young, Inc., Lyman House, Montréal Faites venir un échantillon GRATUIT aujourd\u2019hui ABSORBINE Jr.W.F.Young, Inc., Lyman House, 415 286 ouest, rue St-Paul, Montréal.Veuillez m\u2019envoyer franco un flacon d\u2019essai gratuit d\u2019Absorbine Jr.Nom-\u2014- Adresse- [ Lire la suite page 65 ] 64 La Revue Populaire UNE SUGGESTION D\u2019ÊTRENNES SS3SJSSS* Monsieur ou Madame, il se peut que tous les jours vous regardiez cette liste de noms de parents ou d\u2019amis auxquels vous devez offrir des étrennes au Jour de l\u2019An.Nous vous comprenons très bien : c\u2019est là un problème, surtout en ces temps de vie chère et à ce moment de l\u2019année où les jours passent si vite.Vous désirez plaire à tous et n\u2019oublier personne.Cela est très compréhensible.Il est une chose importante que vous n\u2019oublierez pas non plus, c\u2019est la modération dans vos dépenses afin de ne pas grever votre budget.Cela aussi nous le comprenons très bien.Nous le comprenons si bien que nous allons vous suggérer une solution pratique à votre problème ; 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c\u2019est pourquoi je te conseille de glisser cela dans un bavardage, à propos de n\u2019importe quoi, des collections, des étalages du faubourg.Tu ajouterais : « Il y en a de ravissants.Quelles trouvailles ; c\u2019est vraiment Paris !.J\u2019aimerais que tu les voies avec moi.» Oui, il faut un peu de courage.Mais n\u2019en faudra-t-il pas davantage pour reprendre toutes tes affaires et t\u2019en aller.définitivement ?.T\u2019en aller vers l\u2019inconnu.et, ne le nie pas, avec un déchirement ?.Fannette regardait autour d\u2019elle.Tout respirait un si calme bonheur.Sur le bureau, cette boule de cristal, avec des roses rouges, boutons vigoureux qui s\u2019ouvraient.Le sourire épanoui de cette jeune femme qui, bien que deux fois mère, se conservait miqux qu\u2019elle.l\u2019attente des cris de joie des marmots, puis d\u2019un baiser tendre et doux.Gabrielle vit ses yeux s\u2019embuer.Elle saisit ses mains, se pencha vers elle.\u2014 Alors.Ce soir.Quand il aura terminé ses consultations ?.\u2014 Oui, répondit Fannette.ce soir.Et elle se sauva pour cacher qu\u2019elle pleurait. Montréal, novembre 1953 65 GRACIEUX./ comme un océanique charme EAU DE TOILET ./Sia élégance STICK FAI wÆ HOUBIGANT POUDRE DE POUDRE À VJMEUR DEPUIS 'U1 U SsmèM QUELQUES FLEURS LE PARFUM IDEAL FER Un très joli fer à repasser profilé, création de Morphy Richards, qui ajoutera du charme à votre repassage.Consultez la liste de ses caractéristiques .sans oublier le prix! Vous ne sauriez vous passer de cette nouvelle beauté extra-légère.-\u2022 [ Suite de la page 63 ] Et la voix, plus ironique que jamais, de Doris, disait très doucement : \u2014 Ne vous avais-je pas dit, dear oncle Herbert, que, malgré tout, j\u2019épouserais Harry ?\u2014\tJ\u2019ai été joué.joué comme le plus idiot des nègres de Harlem, déclarait, avec une rage qu\u2019indiquaient les nuages de fumée, renforcés par saccades, produits par le havane dont s\u2019allongeait dangereusement la partie consumée, Mr Herbert Barthels à son associé, le lendemain de la sensationnelle visite de sa nièce.Un sourire quelque peu railleur sur ses lèvres strictement rasées, Mr Murphy émit prudemment : \u2014\tVous étiez trop sûr de vous, Barthels.Je me suis toujours méfié de Miss Whelan, et je n\u2019ai guère cru à sa soumission.\u2014 Tout était pourtant bien combiné, affirma le puissant fabricant de turbines, en plaquant sur le bureau d\u2019acajou un énergique coup de poing.\u2014 Vous n\u2019avez oublié qu\u2019une chose, Herbert.\u2014 Laquelle, je vous prie ?\u2014 La ruse et l\u2019imagination que peut inspirer l\u2019amour.\u2014 L\u2019amour, l'amour., gronda Mr Barthels.Ai-je jamais pensé à l\u2019amour, moi ?\u2014 C\u2019est bien pour ça., dit doucement Mr Murphy.Comme, en face de lui s\u2019accentuait, s'il était possible, la combustion du cigare expirant, il demanda : \u2014Et Miss Barthels ?\u2014 Ah ! celle-là.Pour s\u2019être prêtée à une telle machination, que le vieux Nick l\u2019emporte avec les autres.Sur ce souhait si peu fraternel s\u2019acheva, entre Barthels et Murphy l\u2019entretien au sujet de la tragi-comédie Van-hollen-Whelan.IV Si dans son cabinet directorial situé au dix-huitième étage de l\u2019Empire States Building, Mr Herbert Barthels avait éprouvé la plus gigantesque surprise de sa vie en apprenant que Harry Vanhollen était, à son insu et malgré son veto, devenu son neveu et qu\u2019ainsi ses plans démoniaques avaient échoué et sa perspicacité optimiste était entièrement prise en défaut, la stupéfaction qui, quelques jours plus tôt, s\u2019était emparée des hôtes de La Bastide n\u2019avait guère été moindre.Le bruit de la Renault s\u2019arrêtant devant la maison avait alerté Mme de Font-Juvale et Miss Barthels, lesquelles se tenaient ensemble dans la grande pièce du rez-de-chaussée.\u2014 Voici nos jeunes gens qui rentrent.Je ne les attendais pas si tôt.dit la maîtresse du logis.Annette qui pénétrait justement dans le salon, déclara : \u2014 Géraud me suit, mais il est arrivé par la colline.Je l\u2019ai vu.Elle n\u2019eut pas le loisir d\u2019en dire plus long.En même temps que son frère entrait par la porte communiquant avec S ET VOUS?Avez-vous lu mon conseil aux mamans, dans ma chronique, en page 43 MV NT-5Z-J3F l\u2019arrière du rez-de-chaussée, celle donnant sur le hall s\u2019ouvrait sous une poussée brusque, livrant passage à une Doris au visage très rouge, aux gestes saccadés, et qui disait : \u2014\tEntrez, entrez, monsieur le Curé.Je crois que tous nos amis sont réunis.C\u2019est parfait.Mime de Font-Juvale s\u2019était levée pour accueillir M.Mathieu dont l\u2019arrivée imprévue en compagnie de Miss Whelan dans la « bagnole », la surprenait vivement.\u2014\tChère madame, excusez-moi de venir ainsi chez vous à l\u2019improviste, mais Miss Whelan.Il ne savait trop comment expliquer l\u2019initiative de celle-ci.\u2014 Vous êtes toujours le bienvenu, mon cher curé, et vous le savez bien, disait Mme de Font-Juvale.Je suppose que Miss Whelan vous a aperçu sur la route et vous a proposé de vous amener ici, en quoi elle a fort bien fait.\u2014 Ce n\u2019est pas tout à fait ça., expliqua alors Doris qui paraissait retrouver un peu de calrqe.Je suis allée Chercher monsieur le Curé, parce que j\u2019avais besoin.qu\u2019il vous parle de-certaines choses que je lui ai racontées.Tante Flo confirmera ses dires.\u2014 Que signifie cela ?murmura Mme de Font-Juvale tandis que Miss Barthels, ayant approximativement compris ce dont il s\u2019agissait, commençait à gémir et montrait une soudaine agitation, agitation qui se traduisait par des yeux et des mains également levés au ciel, puis par une sorte d\u2019objurgation : \u2014 Ma petite fille, as-tu réfléchi.Est-il vraiment nécessaire.Sans s\u2019occuper de la vieille demoiselle, Miss Whelan faisait, du regard, le tour de l\u2019assemblée.\u2014 Vous êtes tous là, c\u2019est parfait, répéta-t-elle.Elle se dirigea alors vers Géraud, debout à côté de sa mère, qui la regardait venir à lui, s\u2019efforçant de rendre son visage inexpressif.Doris disait : \u2014 Je vous ai déclaré tout à l\u2019heure, monsieur de Font-Juvale, que Mrs Vanhollen ne pourrait pas se souvenir du Val d\u2019Enfer parce qu\u2019elle ne l\u2019aurait jamais vu.\u2014 Oui, Miss Doris.\u2014 Vous m\u2019avez demandé alors si mes paroles signifiaient que je renonçais à épouser Mr Vanhollen.\u2014 En effet, Miss Whelan, et vous ne m\u2019avez pas répondu.Sur les traits de la jeune fille, un sourire triste se dessina, et il y eut comme un sanglot dans sa voix quoiqu\u2019elle parvînt à lui donner un ton ferme pour déclarer : \u2014 Eh bien, je réponds maintenant.Miss Whelan sera Mrs Harry Vanhollen : elle l\u2019est déjà.Ne me croyez pas' folle, et ne m\u2019appelez pas Doris.Je ne suis pas.je n\u2019ai jamais été Doris Whelan.La foudre \u2014 employons encore cette expression \u2014 tombant dans le salon de La Bastide-Juvale, n\u2019eût pas provoqué un ahurissement plus intense que celui qui S\u2019imprima sur les traits de ceux \u2014 Miss Barthels exceptée \u2014 qui entendaient ces extraordinaires paroles.La pseudo-Doris, l\u2019ayant constaté, s\u2019adressa à M.Mathieu.\u2014 Monsieur le Curé, voulez-vous être assez bon pour leur dire mon mensonge.et la vérité.Et M.le Curé Mathieu, longuement, se mit à raconter.De temps en temps, Miss Barthels l\u2019interrompait pour préciser certains détails ou en confirmer d\u2019autres.Son anglais américanisé, s\u2019il était parfaitement compris de Géraud et assez bien d\u2019Annette, devait être souvent traduit à Mme de Font-Juvale.Celle-ci écoutait avec une joie mitigée d\u2019inquiétude car, pour la vieille Bastide, la pluie d\u2019or qu\u2019elle avait >£ CADRAN SÉLECTEUR DE CHALEUR - chaleur appropriée à tous tissus \u2014 sans risque de brûler.tji LUMIÈRE-PILOTE \u2014 indique quand le fer est prêt.(J TALON \u2014 dessiné en vue d'assurer au fer un appui parfait.$ POIGNÉE SCIENTIFIQUE EN BAKELITE \u2014moins de fatigue \u2014 aucun risque de choc.$ SEMELLE BISEAUTÉE - le fer glisse plus facile-ment \u2014 la pointe soulève les boutons.$ CORDE INTERCHANGEABLE-pour gauchères.Disponible avec fini chromé conventionnel ou en nuances pastelles de Bleu Oeuf de Grive, Jaune Primevère et Vert Lis.GARANTIE D'UN AN-$12.95 RECHERCHEZ L'ENSEIGNE M-R CHEZ VOS DISTRIBUTEURS.mORPHV-RICHARDS (CAAADA) LTD. 66 La Revue Populaire Pour couronner une partie de chasse, il n'y a rien comme une 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POSTEZ CE COUPON (SANS AFFRANCHISSEMENT) AUJOURD'HUI! Envoyez-le au: Directeur, Service de» rentes sur l\u2019Étal, Ministère du Travail, Ottawa, Ont.(Franco)\tRP1 Veuillez me faire parvenir des renseignements montrant comment une rente sur l'Etat canadien peut m assurer une retraite à peu de frais.Mon nom est .(M., Mme, Mlle) Je demeure à.Date de naissance .Âge où la rente doit entrer en vigueur\t.Téléphone .Il est entendu que ces renseignements sont confidentiels.espérée menaçait d\u2019être remplacée par une ondée fort clairsemée.« Doris », elle, ne disait rien.Le visage enfoui dans ses mains, elle attendait que le long récit fût fini.Et voici ce qu\u2019était ce récit pour la clarté duquel un retour de plus de vingt ans en arrière est indispensable.Vingt-cinq ans plus tôt, en effet, un jeune compositeur français, méconnu dans son pays \u2014 chose bien extraordinaire \u2014 était arrivé aux Etats-Unis, dans l\u2019espoir d\u2019y trouver cette fantasque personne qui a souvent un bandeau sur les yeux et qui, perchée sur une roue unique, est nommée tour à tour, la chance, l\u2019occasion, ou la fortune.Jacques Bernard était de bonne naissance bourgeoise, mais le peu de famille qui lui restait, d\u2019idées fort tradi-tionnalistes, n\u2019approuvait guère ses prétentions à une carrière artistique et aléatoire.Par la suite, elle s\u2019était tout à fait désintéressée de lui.Il avait certainement du talent, et l\u2019avenir aurait pu lui permettre de rencontrer la capricieuse déesse.Il rencontra d\u2019abord, peu de mois après son arrivée à New-York, une jeune fille qui lui plut tant qu\u2019il l\u2019épousa.Elle avait, elle, ses parents, et aussi de nombreux frères et soeurs.Comme ceux-ci, elle devait courir sa propre chance, leurs père et mère se montrant assez indifférents aux faits et gestes de leur progéniture.Les deux jeunes mariés, pour vivre, acceptèrent, en attendant mieux, de faire partie d\u2019un orchestre qui s\u2019en allait de théâtre en théâtre et de concerts en concerts, à travers les Etats-Unis.La nouvelle Mme Jacques Bernard avait eu pour compagne d\u2019études et amie d\u2019enfance, la plus jeune des soeurs Barthels, Mary, en ce temps pas beaucoup plus favorisée du sort qu\u2019elle-même.Les parents Barthels s\u2019étant soudain enrichis, Mary se maria à Frank Whelan, à peu près à la même époque où Daisy devenait Mme Jacques Bernard.Au cours des deux années suivantes, l\u2019une mit au monde Doris, l\u2019autre Hélène.Bien que placées dans des situations financières très différentes, les deux jeunes femmes ne se perdirent pas de vue et ne rompirent pas leur amitié.Et puis, un malheur arriva.Le ménage Bernard, dont la vie, si elle était assurée n\u2019était pas encore brillante, fut victime d\u2019un accident mortel pour lui et pour beaucoup de ses camarades, un télescopage de trains s\u2019étant, produit au cours d\u2019un déplacement de New-York à Boston du groupe de musiciens dont Jacques et Daisy Bernard faisaient partie.La petite Hélène, leur fille, restait orpheline et sans biens.Son sort eût été lamentable si Mrs Whelan, en souvenir de l\u2019amitié qu'elle avait eue pour la mère, n\u2019eût recueilli l\u2019enfant, la donnant pour compagne à sa propre fille Doris.Le jour où Mrs Whelan disparut elle-même, prématurément, Miss Barthels se fit un devoir de continuer, à son tour, l\u2019aide donnée à la protégée de sa soeur.Elle était naturellement généreuse, et elle avait beaucoup d\u2019argent.Elle fit élever avec soin Hélène, la citant souvent comme exemple, car elle était douce et studieuse, à l\u2019indomptable et paresseuse Doris.Son éducation achevée, Hélène remplit auprès de celle qu\u2019elle nommait aussi « Tante Flo », un vague rôle de lectrice.Si elle ne pouvait espérer jouir plus tard d\u2019une existence semblable à celle de la jeune Whelan, riche héritière, elle avait bien souvent compris que Miss Barthels s\u2019efforcerait d\u2019assurer pour le mieux, son avenir.C\u2019est à cette jeune fille que la tante et la nièce, au moment où s\u2019était décidé le voyage exigé par Mr Barthels, avaient fait allusion, l\u2019une en demandant : « Emmènerons-nous Hélène ?» l\u2019autre en répondant :\t« Hélène part demain pour le Maine où des cousins de sa mère l\u2019attendent.Et, au fait, quel besoin auriez-vous eu d\u2019une lectrice ?» Hélène possédait encore quelques membres de sa nombreuse famille maternelle.Ces cousins, s\u2019ils ne jouissaient pas d\u2019une fortune comparable à celle des Barthels ou des Whelan, étaient cependant fort à leur aise.Ils vivaient à la campagne, dans des conditions agréables, et recevaient avec plaisir la jeune orpheline d\u2019autant que leurs enfants, d\u2019âges encadrant celui d\u2019Hélène, aimaient infiniment celle-ci.Elle était à la veille de son départ lorsque se décida celui de Miss Barthels et celui de Doris, lequel départ représentait pour cette dernière la plus odieuse des obligations.Quand elle eut quitté sa tante et fut revenue chez elle, réfléchissant à la tyrannie de son oncle et cherchant les moyens d\u2019y échapper, pourquoi le nom d\u2019Hélène s\u2019imposa-t-il à Doris ?Pourquoi eut-elle l\u2019intuition que, de ce côté-là, lui viendrait le salut ?Mais c\u2019est un fait.Associant la jeune Bernard à ses propres soucis, songeant à l\u2019affection qui les unissait, certaine qu\u2019Hélène se prêterait, sans hésiter, à ce qui pourrait contribuer au bonheur de Doris \u2014 et au repos de Miss Barthels \u2014 peu à peu, dans le cerveau de l\u2019amoureuse, un plan s\u2019élaborait.Lorsqu\u2019elle l\u2019eut assez bien déterminé, elle sortit de son appartement en coup de vent, gagna l\u2019escalier, monta, toujours courant, un étage, frappa à une porte donnant sur un large couloir, craignant un instant qu\u2019Hélène ne fût pas là.Par bonheur, la jeune fille était chez elle et vint ouvrir en personne.\u2014 Doris.toi ici.\u2014 Oui, moi.M\u2019aimes-tu vraiment ?\u2014 Comment peux-tu le demander ?Tu sais bien que toi et ta tante êtes mes plus chères affections.Vous avez été si bonnes.Doris écoutait à peine.Elle prit Hélène par la taille, jeta un coup d\u2019oeil autour d\u2019elles et se dirigea vers le divan qui occupait un angle de la pièce : \u2014 Sommes-nous bien seules, ici ?\u2014 Certainement.fit Hélène, étonnée.Pourquoi ces précautions, Doris ?Quel grand secret as-tu donc à me confier ?¦\u2014Un secret.Tu ne crois pas si bien dire.Ma petite Hélène, j\u2019ai besoin de toi.Il faut que tu consentes.Ecoute.Elle lui exposa le projet que son esprit, devenu fort inventif sous l\u2019action de l\u2019amour et du dépit, avait échafaudé.\u2014 Tu vas passer un mois chez tes cousins, Hélène, dit-elle.Pourrais-tu en revenir un peu plus tôt, exactement la veille de mon départ ?\u2014 Si tu le désires, certainement, mais pourquoi ?\u2014 Attends.Ton retour sera ignoré de mon oncle, et c\u2019est toi qui t\u2019embarqueras pour l\u2019Europe avec tante Flo.\u2014 Mais.et toi?\u2014 Moi.\u2014 Doris eut un rire triomphant \u2014 moi je resterai aux Etats-Unis, sans que mon oncle Herbert puisse s\u2019en douter, bien sûr.Le jour où j\u2019aurai vingt et un ans, j\u2019épouserai Harry.\u2014 Et tante Flo ?\u2014 Tante Flo sera d\u2019accord, je me charge de l\u2019y décider.Tu sais si elle est romanesque.comme une vieille fille, ajouta Doris fort irrespectueusement.Elle sera ravie de participer à cette intrigue, et aussi de jouer ce bon tour à son autocrate de frère.En vérité, le plan que venait d\u2019exposer Doris ne pouvait déplaire à Hé- Montréal, novembre 1953 67 lène.Ce voyage en France, patrie de son père, ne devait, au contraire, que l\u2019enchanter.L\u2019astucieuse Miss Whelan continuait ses recommandations : \u2014\tHélène, il faut, par-dessus tout, que tu agisses comme j\u2019agirais moi-même.Tu me connais bien, avec tous mes défauts.Personne, personne absolument, entends-tu, ne devra se douter, que ce n\u2019est pas Doris Whelan qui accompagne Miss Barthels.Par-dessus tout, il faudra éviter des rencontres avec des gens que nous connaissons, et empêcher tante Flo de faire des gaffes.A toi de te débrouiller.Sois exigeante, capricieuse, enfin sois tout à fait moi.Tu promets ?\u2014\tJe (promets.Sois tranquille.dit en riant Hélène que ce scénario et la perspective de jouer \u2014 et en France \u2014 le personnage de Doris, amusaient.Je serai insupportable à souhait.\u2014\tAll right.Je te tiendrai au courant de ce qui se passera ici, et tu illumineras le jour où tu sauras que Harry et moi sommes enfin mariés.Mais tu ne diras rien.\u2014\tJe ne dirai rien.\u2014\tMa petite Hélène.dit alors Doris, avec un attendrissement qui n\u2019était guère dans sa nature, je te devrai mon bonheur.Puissé-je, un jour, aider au tien.Ainsi s\u2019était organisée la supercherie qui devait si bien réussir.Avec la complicité des Caroll dont elle était sûre, Miss Whelan avait passé plusieurs mois dans une propriété de l\u2019Ohio.Au jour de sa majorité, elle avait épousé Harry, lequel, de son côté, pour dérouter la surveillance, qu\u2019il avait éventée, de Mr Herbert Barthels, s\u2019était livré en compagnie de Nancy Caroll à la comédie que l\u2019on sait.Le programme imaginé par la nièce d\u2019Herbert Barthels s\u2019était complètement, et heureusement, réalisé.Hélène avait joué son rôle avec un don d\u2019imagination insoupçonné, ne négligeant aucune des précautions nécessaires pour que rien ne vienne éventer le subterfuge.Miss Whelan n\u2019aurait pas plus tourmenté la pitoyable tante Flo, que ne l\u2019avait fait sa remplaçante mais le but avait été atteint, et Doris, ainsi parfaitement copiée était, au jour dit, devenue Mrs Harry Vanhollen.Une seule personne avait eu quelque soupçon sur l\u2019identité de la jeune fille installée à La Bastide-Juvale sous le nom de Doris Whelan.C\u2019était Vincent Beaucourt de Beauehêne, si profondément stupéfait que la jeune américaine ressemblât aussi peu à la photographie publiée par le journal de New-York.Peut-être eût-il cherché à éclaircir la chose, si son amour naissant pour Annette de Font-Juvale, n\u2019avait détourné ses pensées vers un sujet où il était plus personnellement intéressé.Du moins, n\u2019avait-il pu résister au désir de laisser dans les mains de la jeune Yankee, l\u2019effigie révélatrice, au jour de son départ.Mais alors, le mariage Vanhollen avait eu lieu, et Hélène-Doris avait, moqueusement accepté, pour la détruire aussitôt, la photo.C\u2019était d\u2019ailleurs à l\u2019arrivée du fameux câblogramme dont Annette avait été si intriguée, câblogramme annonçant que le mariage était accompli, que la jeune fille s\u2019était sentie quelque peu délivrée de son rôle de strict sosie.Dans le champagne versé à pleins bords, ce soir-là, Hélène noya ce qui restait en elle de Doris, et ceci d\u2019autant plus volontiers, qu\u2019elle était fall in love, ainsi que se serait exprimée la vraie Miss Whelan, et fall in love au profit de Géraud.Après avoir entendu, en éprouvant des sentiments divers, les étonnantes « révélations » de M.le Curé Mathieu, les trois membres de la famille Font-Juvale demeuraient assez éberlués.Pour chacun d\u2019eux, bien des détails dans le comportement de la soi-disant Miss Whelan, dont ils s\u2019étaient, parfois, étonnés, s\u2019éclairaient et s\u2019expliquaient à présent.Les variations de caractère de la jeune fille, tour à tour ange et démon, ainsi que le disait Géraud, ses retours de tendresse repentante vers « Tante Flo », par-dessus tout sa facilité à s\u2019adapter à la vie française, à parler la langue française, son désir de connaître mieux ce qui touchait à l\u2019histoire de France \u2014 et au passé des Font-Juvale \u2014 mille choses encore fort étonnantes de la part d\u2019une très jeune, très « richissime », et très gâtée Yankee, n\u2019avaient plus désormais, rien de mystérieux.Chez M.de Font-Juvale, le bouleversement, s\u2019il était bien dissimulé, était pourtant profond.A l\u2019heure où venait de s\u2019affirmer, en son coeur, le sentiment trop tendre éprouvé pour la jeune fille que lui rendaient inaccessible une colossale fortune et un engagement basé sur un amour bien souvent proclamé, il apprenait que cette jeune fille, cachée sous une personnalité d\u2019emprunt, était une simple petite Française, libre elle-même, et que rien n\u2019éloignait réellement de lui.Si la nuit porte quelquefois conseil, il arrive aussi qu\u2019elle accentue les soucis et chasse la gaîté de la veille.Hélène-ex-Doris, se réveilla le lendemain du jour sensationnel où elle avait repris sa véritable identité, sinon de méchante, du moins de fort mélancolique humeur.Il n\u2019était pas certain qu\u2019elle n\u2019eût pas entrecoupé de larmes son sommeil.C\u2019était sa dernière journée dans ce pays où le soleil, sans doute repentant, brillait de nouveau avec force.Si elle eût encore été Doris, peut-être aurait-elle tenté d\u2019obtenir de tante Flo, un sursis.Mais elle n\u2019était plus qu\u2019Hé-lène, et ne se sentait pas le droit d\u2019imposer à Miss Barthels un de ces caprices dont seule la nièce véritable possédait l\u2019apanage.Elle errait solitairement dans le petit parc de La Bastide où personne ne venait jamais à cette heure du matin.\u2014 Je vais aller sur la colline, déei-da-t-elle, tout à coup, là où nous avons été si souvent peindre, Géraud et moi.là d\u2019où la vue sur le village est si belle.Elle franchit la grille d\u2019entrée de la propriété, prit la route qui menait au petit massif de roches couronné par un bouquet de châtaigniers.Les terres colorées rutilaient sous la lumière et leur contraste avec l\u2019azur du ciel et le vert des arbustes accrochés aux creux des rochers, était, en ce jour d\u2019automne, tout aussi intense qu\u2019en plein été.Mais la jeune fille ne songeait pas à l\u2019admirer.Elle marchait, les yeux fixés à terre, regardant plus en elle-même qu\u2019alen-tour.Elle arriva bientôt au sommet du tertre.Alors elle leva les yeux et retint difficilement un cri de surprise.A la place même où, si fréquemment, elle s\u2019était installée avec lui, elle apercevait Géraud.Il était debout, paraissant considérer attentivement le paysage cependant bien connu, étalé devant ses regards.Le bruit léger des pas d\u2019Hélène, l\u2019arracha à sa contemplation.Il ne dit rien, laissa la jeune fille s\u2019approcher davantage.\u2014\tVous.vous travaillez.dit-elle.Il secoua négativement la tête : \u2014\tNon.Je voulais revoir, par ce beau temps, cet endroit.dont je ne tarderai pas, moi aussi, à m\u2019éloigner.\u2014\tAh !.fit-elle seulement.Ils demeurèrent plusieurs minutes sans parler, aussi incapables l\u2019un que l\u2019autre de dire des paroles banales \u2014 et inutiles.Puis la voix, une voix basse, un peu haletante, d\u2019Hélène, parvint à Géraud : \u2014\tVous ne me demandez pas si moi, moi qui ne suis pas Doris Whelan, je me souviendrai de cela ?De sa main dont Géraud avait toujours remarqué la finesse, elle désignait l\u2019extraordinaire village qui, devant eux, se découpait sur l\u2019azur.Les yeux du jeune homme, un instant fixés sur Roussillon, revinrent à Hélène.Il ne répondit pas.Il souhaitait lui dire beaucoup de choses, mais par une inexplicable timidité, il n\u2019osait.Sans doute, les mots étaient-ils superflus, et son regard était-il d\u2019une éloquence extrême, car Hélène se sentit étrangement troublée.Elle hésita, puis parvint à murmurer : \u2022\u2014 Et ne voulez-vous pas me dire, à moi, ce que vous ne vouliez pas dire à Miss Whelan ?Géraud eut un brusque sursaut.En lui, toute timidité disparut.Il eut l\u2019impression qu\u2019un peu de cette audace dont avaient fait preuve les Font-Juvale des temps révolus, à la guerre et peut-être en amour, reparaissait en lui.Hélène était là, à son côté, semblant attendre anxieusement sa réponse.Allait-il être assez fou pour perdre cette dernière chance de lui parler librement, de lui avouer que, s\u2019il avait cru, parfois, aimer l\u2019inaccessible Doris, il était aujourd\u2019hui, tout à fait sûr d\u2019aimer Hélène.Demain, elle serait partie : D\u2019un mouvement presque violent, il prit les mains de la jeune fille, les serra dans les siennes : \u2014 Est-ce bien nécessaire, dit-il, et ne l\u2019avez-vous pas deviné ?N\u2019avez-vous pas deviné que, Doris ou Hélène, vous m\u2019êtes chère plus que tout au monde ?Comme elle ne protestait pas, que son regard se levait vers lui, il dit, avec plus d\u2019assurance : \u2014 Mademoiselle Hélène Bernard, vous n\u2019êtes qu\u2019à demi Américaine.N\u2019accepteriez-vous pas de ne plus l\u2019être du tout ?\u2014 Ne plus l\u2019être du tout.répéta-t-elle.Que voulez-vous dire ?\u2014 Ceci : que vous semblerait de vous nommer, à l\u2019avenir Hélène de Font-Juvale ?\u2014 Hélène de Font-Juvale.Oh ! Géraud, vous voudriez.Mais, suis-je digne.Je n\u2019ai pas d\u2019ancêtres, moi, je vous l\u2019ai dit.pas plus que Doris Whelan.Je m\u2019appelle Bernard tout court.Il la prit dans ses bras : \u2014 Qu\u2019importent les ancêtres, Hélène ?Les miens vous accepteront, puisque je vous aime.Alors ?Elle se blottit dans les bras robustes, murmura : \u2014 Oh ! Géraud, je serai si heureuse.Un instant, il la garda pressée contre son coeur et peut-être ses lèvres s\u2019approchèrent-elles du doux visage appuyé sur son épaule.Ce fut elle qui se dégages, recula un peu, et avec quelque chose de la Doris Whelan dont elle avait si bien tenu la place, elle dit drôlement : \u2014 J\u2019aime tant ce pays.vous savez.Mais ses yeux brillants et son sourire ému, affirmaient qu\u2019il y avait dans son coeur, un autre amour que celui du pays provençal.Et ce matin-là, à la fin du déjeuner, on finit d\u2019épuiser, jusqu\u2019à la dernière pour les Jêtes 'face wqfarte il 1\\?SS le-' -« m?* r V Mal de Tête Rien n\u2019est plus pénible que les maux de fête.Pourquoi souffrir?.La poudre Lamblysoulage instantanément le mal d\u2019oreilles, le mal de dents, la névralgie, les douleurs du dos, de l\u2019estomac, desintestins.POUDRES CONTRE LE MAL DE TÊTE M 68 La Revue Populaire 31E V-/ I LA MEILLEURE CIGARETTE AU CANADA DETECTIVES a Agents secrets.Hommes ambitieux de 18 ans et plus demandés partout au Canada, pour devenir détectives.Ecrivez immédiatement à CANADIAN INVESTIGATORS INSTITUTE.C.P.11, Station Delorimier Montréal, Qué.Trois petits minets ont perdu leurs bérets parce qu'ils n\u2019étaient pas marqués à leurs NOMS TISSES PARO**§> Pour ne pas les égarer, marquez les vêtements et les effets de vos enfants et le linge de maison.Ruban permanent, facile à coudre ou à appliquer avec la colle No-So.Fabriqué au Canada.Commandez chez votre marchand ou écrivez à: BELLEVILLE 14.ONTARIO NOMS I\t3 doiu.S1.80;\t9doui.13.00\tCOLLE NO-SO CASH'S f\t6 Jour.32.40;\t12 Jour.33.50\t25c '¦ «ube /- Dans l\u2019intérêt de votre enfant Rappelez-vous ceci au sujet des laxatifs! Ex-Lax est très efficace\u2014mais son action est douce.II agit sans affaiblir et sans créer de malaise.Après l\u2019avoir employé, votre enfant ne sera aucunement incommodé.\u2014 il n'est pas trop fort! Ex-Lax peut être pris en toute confiance.Il goûte le chocolat fin et produit invariablement l\u2019effet désiré.\u2014 il n'est pas trop doux! Ex-Lax ignore les extrêmes.11 agit sans violence \u2014 mais avec efficacité.En d\u2019autres mots, Ex-Lax tient \u2014 le juste milieu! EX-LAX Le laxatif chocolaté Seulement 156 et 356 l ________________________/ goutte, la réserve de champagne qu\u2019avait constituée, dans les caves de La Bastide-Juvale, Biscarrat, l\u2019honnête épicier de Roussillon.\u2022 Cependant, dans le courant de l\u2019après-midi qui suivit ce déjeuner mémorable, et tandis que la joie éprouvée par tous en apprenant l\u2019accord que venaient de réaliser Géraud de Font-Juvale et Hélène Bernard \u2014 est-il besoin de dire, que n\u2019ignorant pas les généreuses intentions de tante Flo, la « vicomtesse » se réjouissait que lui fût offerte comme belle-fille la gentille Hélène ?\u2014 un autre événement qui allait modifier bien des projets, survint.Il survint sous la forme du petit télégraphiste de Roussillon, porteur, cette fois encore, d\u2019un câblogramme à l\u2019adresse de Miss Barthels.En hâte, celle-ci l\u2019ouvrit, ayant à peine pris le temps de se demander, par un réflexe naturel, de qui il pouvait bien venir, et de quelle nouvelle il allait l\u2019informer.Comme tous les hôtes de La Bastide se trouvaient réunis autour d\u2019elle, elle lut à haute voix, après avoir poussé un petit cri de saisissement : « \u2014 Arrivons Paris par Constellation, jeudi 15.Serons Hôtel Castiglione.\u2014 Vanhollen.» \u2014 Oh ! s\u2019écria Hélène, Doris et Harry.Quel bonheur.Mais, tante Flo, alors, nous ne partons plus.\u2014 Pas pour New-York, certainement.Pour Monte-Carlo, oui.Mon cher monsieur de Font-Juvale, voudrez-vous, demain, télégraphier ou téléphoner à ma nièce qu\u2019elle nous y rejoigne avec son mari.Vous pourrez la prévenir \u2014 tante Flo sourit malicieusement \u2014 que nous aurons des choses sensationnelles à lui annoncer.-\u2014 De grand coeur, Miss Barthels.Le jeudi 15 était, en effet, le jour suivant ; toute la famille serait ainsi réunie dans un très bref délai.Géraud était, comme Hélène, enchanté.D\u2019abord, il ne perdrait pas tout de suite sa fiancée qu\u2019il pourrait aller voir à Monte-Carlo ou en quelque autre point de la côte.Ensuite, il ne serait pas fâché de connaître la vraie Doris, et pas fâché non plus de voir la tête que pouvait bien avoir le fameux Harry.\u2022 Le départ de Miss Barthels et d\u2019Hélène ne fut pas différé, et le lendemain, comme il avait été convenu, elles quittèrent La Bastide-Juvale prenant la route de la Côte d\u2019Azur et non celle de Cherbourg.Géraud les accompagna à Monte-Carlo et, continuant ses fonctions de « manager », les installa dans un hôtel toujours choisi par lui et sans qu\u2019il fût, maintenant, question d\u2019éviter des rencontres fâcheuses.En attendant qu\u2019arrivassent \u2014 et cela tarderait peu \u2014 Mr.et Mrs.Vanhollen, tante Flo serait libre de faire à son gré la petite folle, de perdre à la roulette ou au trente et quarante, un peu et même beaucoup d\u2019argent, et de se dédommager de quatre mois de sagesse imposée, dont pourtant, elle ne regrettait rien.Il y eut, à La Bastide, des adieux émus, adieux qui étaient en réalité, des « au revoir », car un projet s\u2019était déjà ébauché entre les deux familles, projet préparé par Géraud avec la joyeuse complicité d\u2019Hélène, et qu\u2019allaient vite approuver les mères, en l\u2019espèce Miss Barthels et Mme de Font-Juvale.¦\u2014 Hélène, avait dit Géraud, tenez-vous absolument à retourner aux Etats-Unis en tant que Mlle Bernard ?\u2014 Que voulez-vous dire, Géraud ?\u2014 Qu\u2019il serait peut-être bien plus simple.et bien plus gentil que vous changiez d\u2019état-civil en France, et que Miss Barthels fasse le voyage de retour, comme elle a fait celui d\u2019aller, en compagnie de sa nièce Doris \u2014 la vraie \u2014 et d\u2019Harry.\u2014\tOh ! Géraud, nous nous marierions ici, voulez-vous dire ?\u2014\tIci, ou à Nice, ou ailleurs.peu importe, mais tout de suite, ou presque.Acceptez-vous, Hélène chérie ?\u2014\tSi j\u2019accepte.Elle n\u2019en dit pas davantage, mais cela suffisait pour que Géraud mît au point un programme destiné, non plus à occuper les incessants loisirs de deux dames américaines égarées dans le sud de la France, mais bien à préparer le bonheur d\u2019un jeune gentilhomme pressé d\u2019avoir pour épouse une charmante jeune fille beaucoup plus française que yankee.VI L\u2019étonnement de la récente Mrs.Vanhollen fut grand lorsque, à peine arrivée à Monte-Carlo, et les effusions familiales proportionnées à une si longue séparation, terminées, elle connut les fiançailles de celle qui, durant plusieurs mois, avait passé pour être l\u2019authentique Miss Whelan.Elle exprima avec un chaleureux enthousiasme et force exclamations bruyantes, ses félicitations.\u2014 Que je suis contente, chérie.conclut-elle.Vite, présente-moi ton fiancé.Géraud, appelé, s\u2019inclinait devant elle.Tandis qu\u2019elle lui tendait la main, elle ne put se retenir de jeter quelques coups d\u2019oeil alternatifs du jeune homme à Harry, présent à la scène et fort jovial, lui aussi.Peut-être trouva-t-elle que le premier était plus beau que le second.Cependant, elle était réellement amoureuse, et les larges épaules de son mari lui parurent, en fin de compte, plus séduisantes encore que la minceur racée de M.de Font-Juvale.\u2014 Ton Géraud est charmant.dit-elle, un peu plus tard, à Hélène, mais il n\u2019est pas mon type.Trop mince et trop fluet, mais charmant tout de même.Ne crains donc rien pour ton vicomte.car tu seras vicomtesse.Sais-tu que je vais être très jalouse ?\u2014 Oh ! Doris.-\u2014 Rassure-toi.Je suis très satisfaite d\u2019Harry.et, pour moi, il est supérieur à tous les autres hommes.Un véritable athlète, ma chère.Mais quelle bonne idée j'ai eue de t\u2019envoyer en France à ma place.\u2014 Pour ça, c\u2019est bien vrai.Mais c\u2019était parfois difficile, je t\u2019assure, de ne pas me trahir.Je finissais par exagérer et j\u2019étais beaucoup plus Doris que toi-même.Pauvre tante Flo, l\u2019ai-je assez bousculée, assez privée de ses petits plaisirs favoris.Doris, sans pitié, déclara : \u2014 Elle y reviendra bien assez tôt.Elle ne croyait pas si bien dire, car, à cette minute même, Miss Barthels, assise devant une pile imposante de jetons, suivait d\u2019un oeil anxieux, les évolutions de la boule dans la grande salle de jeux du Casino.\u2014 Géraud était souvent indigné, je le voyais bien.poursuivait Hélène.Je ne sais pas comment il a pu aimer le petit monstre que j\u2019étais.\u2014 Je vois, dit paisiblement Mrs.Vanhollen, que les hommes ne redoutent pas tant que ça les femmes capricieuses.Moi qui comptais essayer de m\u2019adoucir pour Harry.je me demande si c\u2019est la peine.\u2014 Oh ! fit Hélène, avec la gravité d\u2019un vieux philosophe, tu t\u2019adouciras parce que tu l\u2019aimes.On est capable de tant de choses quand on aime.Il y eut un silence entre les deux amies, chacune pensant à l\u2019élu de son coeur comme aurait dit l\u2019ex-Doris, puis, reprenant son naturel exubérant, Mrs.Vanhollen décida : \u2014 Nous n\u2019allons pas perdre de temps pour organiser ton mariage.Quelle chance que je puisse y assister.Dès demain, nous nous en occuperons.Géraud, de son côté, avait considéré avec amusement, le couple Vanhollen, en vérité bien assorti.Ainsi, pensait-il, c\u2019était là cette Doris dont il avait, si souvent, prononcé le nom, la professional beauty, suivant l\u2019expression américaine, dont il avait cru être le « manager ».Il comprenait, LÀ DEQUE DE 1653 Il y a trois cents ans, le 16 novembre 1653, débarquait à Montréal la célèbre recrue levée en France par M.de Maisonneuve.Pour commémorer cet événement, la Société généalogique canadienne-française organise actuellement des fêtes dont le programme officiel sera annoncé incessamment.La Société généalogique lance un appel à tous et plus particulièrement aux descendants de ces hardis pionniers pour célébrer le troisième centenaire de l\u2019arrivée de leur ancêtre en assistant aux fêtes qui se dérouleront.Les colons de 1653 sont la souche de milliers de Montréalais et de dizairr?de milliers de personnes du Québec, de l\u2019Ontario et même des Etats-Unis, qui st doivent de répondre «présent» à l\u2019appel du nom de leur ancêtre.Voici quelques noms et surnoms de cette recrue : Aauger\tGendron\tLauzon \tGervais\tLecomte Beaudry\tGodin\tLefebvre Benoit\tGosselin\tLemoine Blanchard\tGraveline\tLivernois Boivin\tGrégoire\tMartin Bouchard\tGuertin\t Brossard\tHuneault\tMeunier Mousseau Cadieux Chartier\tHurtubise\tNeveu Noel Chauvin\tJanot\t Chevalier\tJetté\tPapin Pelletier Dany\tLachapelle\tPicard Deniau\tLafortune\tPilon (auj.Daignault)\tLamontagne\tRoger Desautels Després\tLangevin Lapierre\tSt-Amant Des jardins\tLapointe\tTavernier Ducharme\tLaroche Lavallée\tTourangeau Fontaine\tLaverdure\tValiquet Montréal, novembre 1953 69 à présent, les raisons pour lesquelles « la jeune despote » d\u2019heureuse mémoire, avait pris tant de soins de ne pas se laisser voir par ses compatriotes déambulant en France.Aucun d\u2019eux, certes, n\u2019aurait pu être abusé, et tous auraient bien vite découvert le subterfuge de Doris.Très grande, très blonde, les mouvements brusques, la voix haute, Mrs.Vanhollen, si elle était éclatante de beauté et d\u2019élégance, était fort différente d\u2019Hélène infiniment plus fine, plus réservée, et douée d\u2019un goût bien plus sûr.Il n\u2019imaginait point l\u2019une séjournant trois mois dans le calme et la solitude de La Bastide-Juvale, ayant pour toutes distractions quelques promenades en « bagnole », et des séances de peinture sous un soleil de feu et devant im modeste provençal, toutes choses dont la seconde s\u2019était si bien accommodée.Et Géraud bien loin d\u2019envier Harry pour sa conquête d\u2019une riche héritière, se disait qu\u2019en épousant Hélène, il aurait la meilleure part.Elle ferait une vicomtesse de Font-Juvale tout à fait digne des nobles dames qui avaient, à travers les âges, porté ce titre, et ni Gersende dame de Saumane, ni Tiburge abbesse en Avignon, ni Anne de Ségugne, ni les autres, dont la galerie des portraits conservait figés sur des toiles les visages rieurs ou graves, ne pourraient la renier.S\u2019il s\u2019était agi de « Doris », Géraud n\u2019aurait pas osé être aussi affirmatif.D\u2019ailleurs, il se croyait certain que, de celle-là, il n\u2019aurait pu devenir amoureux.Tout était donc très bien, et il y aurait bientôt, de par le vaste monde, au moins deux jeunes couples très dissemblables, l\u2019un de l\u2019autre, mais composés chacun, d\u2019éléments parfaitement assortis.Ce fut deux mois plus tard que, dans une petite église de Nice, fut célébré le mariage du Géraud-Adhémar-Phili-bert Fourquet de Font-Juvale et d\u2019Hé-lène-Mary Bernard.Mme de Font-Juvale et Annette étaient naturellement venues de La Bastide, et si M.le Curé Mathieu n\u2019avait pu les accompagner, il avait promis, et de grand coeur, de dire ce jour-là sa messe à l\u2019intention des jeunes époux.Vincent Beaucourt de Beauchêne, arrivé la veille pour être le témoin de Géraud, eut enfin l\u2019explication de ce qui l\u2019avait fort intrigué.Lorsqu\u2019on lui eut raconté l\u2019histoire de la substitution imaginée par l\u2019amoureuse Doris, il s\u2019approcha d\u2019Hélène : \u2014 Sans rancune, n\u2019est-ce pas.dit-il.\u2014 Sans rancune.répondit-elle gaî-ment.Mais vous m\u2019aviez fort inquiétée.Heureusement, il n\u2019y avait plus de danger à ce moment-là, et je pouvais redevenir Hélène.Il put constater, par ailleurs, que l\u2019art des photographes new-yorkais était parfait, car Mrs.Vanhollen ressemblait totalement au portrait de Miss Whelan.Outre-Atlantique, Mr.Herbert Bar-thels, mis au courant du mariage d\u2019Hélène, trouva quelque satisfaction \u2014 et se décerna un témoignage de perspicacité \u2014 dans le fait que le « manager » était bien le garçon séduisant qu\u2019il avait souhaité placer auprès de sa nièce ; ce n\u2019était point sa faute si cette nièce n\u2019était pas la bonne.Il a su être beau joueur, et envoyer à la nouvelle vicomtesse un fort imposant cadeau.Pour Doris Vanhollen, elle a déclaré, quelques jours avant la cérémonie : \u2014 Hélène chérie, grâce à ton amitié et à ta complaisance, j\u2019ai pu épouser Harry.Je ne l\u2019oublierai jamais.Et dès maintenant, je prends à ma charge \u2014 c\u2019est mon cadeau de noce \u2014 l\u2019installation de l\u2019appartement que tu occuperas à Paris.Je veux qu\u2019il soit très confortable, et que ton vicomte y ait un bel atelier.J\u2019ai l\u2019intention de lui faire faire mon portrait.et j\u2019espère que beaucoup de mes amies feront comme moi lorsqu\u2019elles viendront en France.Ainsi gagnera-t-il beaucoup d\u2019argent.Sans laisser à Hélène le temps de la remercier, la jeune femme poursuivait : \u2014 Tu penses bien, d\u2019autre part, que, à New-York, vous serez toujours les bienvenus chez Mr.et Mrs.Vanhollen.Il faudra amener la jeune Annette qui voudrait tant voir du pays.Elle jeta un regard taquin vers Mlle de Font-Juvale : \u2014- Et aussi M.de Beaucourt.car on m\u2019a toujours appris qu\u2019il ne fallait pas séparer ce que Dieu devait unir.(E DONT ON PAULI [ Suite de la page 9 ] Gouvernement anglais, avant de mourir :\t« Take care of Emma » (Lady Hamilton).Il y eut une phrase de César plus cynique que romantique, et le « suivez mon panache blanc » de Henri IV ; panache qui était en vérité un souvenir vestimentaire de Ga-brielle d\u2019Estrée (ô qu\u2019en termes galants ces choses-là sont dites).Il y eut encore le Général Boulanger qui se suicida sur la tombe de sa maîtresse et le geste émouvant d\u2019Eisenhower qui, après son assermentation à la Présidence des Etats-Unis, embrasse « Mamie » devant la foule \u2022 \u2022 \u2022 La carrière de Madame Berthe Lavoie, auteur et réalisateur à Radio-Canada, est le fruit d\u2019études et de recherches aussi diverses qu\u2019enrichissantes.Alors qu\u2019elle était institutrice de la Commission Scolaire de Montréal, elle suivit des cours d\u2019art dramatique et commença à écrire des sketches radiophoniques.Bien que ses leçons de chant, avec Issaurel, ne l\u2019ait pas orientée vers une autre voie (j\u2019écris voie et non voix) la science musicale qu\u2019elle en tira l\u2019aida à créer le programme Les futures étoiles qu\u2019elle réalisa les deux premières années.Elle est fière d\u2019avoir lancé quelques jeunes artistes et découvert l\u2019un des meilleurs écrivains de Radio-Canada, Guy Dufresne (Le Ciel par-dessus les toits) lors d\u2019un concours littéraire.Elle mit en ondes, également, Les Contes des Mille et une nuits de Guy Bou-lizon avec accompagnement d\u2019une chorale dirigée par Victor Brault.Une grave maladie (due à une cure trop radicale d\u2019amaigrissement) la terrassa pendant de longs mois, mais elle continua, de son lit d\u2019hôpital, les deux programmes quotidiens Francine Louvain et VArdent voyage.Son courage fit l\u2019admiration de tous et il eut sa récompense puisqu\u2019elle est, aujourd\u2019hui, sortie du danger.Elle se dé-[ Lire la suite page 70 ] La seule qui ressentait quelque inquiétude pour l\u2019avenir, c\u2019était Miss Barthels.\u2014 Comment me recevra Herbert ?.a-t-elle demandé.Il doit être si furieux contre moi.Doris Vanhollen a haussé ses belles épaules : \u2014 Vous n\u2019allez pas vous préoccuper de ça, tante Flo ?Soyez donc tranquille.Oncle Herbert s\u2019est déjà incliné devant le fait accompli, et il n\u2019est préoccupé que de trouver une combinaison où soient sauvegardés ses intérêts.Harry est prêt à accepter que se constitue un trust qui engloberait les turbines Vanhollen, les turbines Whelan et les turbinés Barthels.Alors, que voulez-vous que puisse vous reprocher votre frère ?Ainsi toute ombre a cessé d\u2019obscurcir les joies que donnent à la digne et frivole demoiselle, d\u2019abord ses nièces, vraie et fausse, ensuite la fréquentation assidue des salles de jeu de Monte-Carlo.Les jeunes époux Font-Juvale sont allés passer leur lune de miel en un coin discret de la côte italienne.Ils reviendront à temps pour souhaiter un bon voyage à ceux qui doivent regagner le Nouveau Monde, puis se rendront à La Bastide avant de s\u2019installer à Paris.Et tandis qu\u2019avec une fraction de la belle dot qu\u2019a offerte à Hélène, Miss Barthels.la vieille maison que construisit Pierre Fourquet, premier vicomte du nom, verra se panser ses blessures, Géraud se mettra sérieusement au travail.Parce qu\u2019il sera heureux, parce qu\u2019il aura la foi \u2014 et aussi du talent \u2014 il s\u2019en ira tout tranquillement vers la gloire.Il le dit, il le croit.Pourquoi cela n\u2019arriverait-il pas ?Ce n\u2019est pas la nouvelle vicomtesse qui voudrait en douter.Elle, elle a renoncé à recouvrir d\u2019un informe amas de couleurs des toiles qui peuvent prétendre à un meilleur destin.Elle n\u2019a plus le feu sacré.Car son coeur a bien autre chose a faire que d\u2019aimer la peinture et même le flamboyant pays rousillonnais.Il n\u2019y a plus en lui de place que pour un seul amour.Un amour pour un certain Géraud qui fut, quelque temps, « manager ».Annie Achard.GRATUIT aux nouveaux membres du Cercle du Livre Romanesque MAGALI LA DUCHESSE MA FEMME LE DERNIER Kom/> dtfmw Sra^SI l\u2019annonce rie ses fianrnillês nffioïeiiÔÏ\tfue apprena, quelques instants avant n^hésfte nas elle se ^?tte à Ste\tson fiancé ne lui a pas été fidèle?Isabelle n nesite pas, eue se jette a la tête d un jeune aviateur français et lui demande de l\u2019énnuser Le nouveau roman de Magali vous fera éprouver de délicieux frissons\tépouser.LIVREreROMANESOnFmeetn»ch^?e,DUCîleS5e ma\tdevenez membre du CERCLE DU *-'¦*¦* kumanesque et achetez notre roman d amour du mois ; J AIMAIS UN VAGABOND de Claude Jaunière passe a Montréal et son héroïne Doralice est canadienne C\u2019est elle oui rencontre et aime Jaunièr9eab0nd - \u201cJ\u2019AIMAIS UN VAGABOND\u201d est, de^oin^le meill^r'romcni^^de^CUiude Comment devenir membre du N\u2019envoyez pas d\u2019argent.Vous paierez $1.00 seulement dans les dix jours de la réception de votre livre.Chacun de nos livres du mois est un ROMAN D\u2019AMOUR entièrement nouveau, jamais encore publié, qui est une exclusivité mondiale du CERCLE DU LIVRE ROMANESQUE.Dans les mois à venir, vous recevrez avant qu\u2019ils paraissent en France et plus d\u2019un an avant qu\u2019ils soient publiés dans les maga- Cerc/e du Livre Romanesque.zines, les nouveaux romans d\u2019amour de DELLY, MAGALI, MAX DU VEUZIT.CLAUDE JAUNIERE, etc.Chaque livre seulement $1.00 pour les membres du CERCLE DU LIVRE ROMANESQUE.(Ces livres se vendent beaucoup plus cher en librairie).Les membres du CERCLE DU LIVRE ROMANESQUE ne s\u2019engagent qu\u2019à acheter seulement 4 livres par an.LE CERCLE DU LIVRE ROMANESQUE LTEE,\tRP 6 462 est, rue Ste-Catherîne, Montréal \u2014 BE.7373 Veuillez m\u2019inscrire au Cercle du Livre Romanesque et m\u2019envoyer ma prime gratuite : LA DUCHESSE MA FEMME de Magoli ainsi que votre roman d\u2019amour du mois J\u2019AIMAIS UN VAGABOND de CLAUDE JAUNIERE.Vous m\u2019enverrez l\u2019annonce de vos romans d\u2019amour du mois et je m\u2019engage à en acheter au moins quatre par an, aussi longtemps que je resterai membre du Cercle du Livre Romanesque.Il est bien entendu que je peux quitter le Cercle quand Je veux.NOM.ADRESSE.VILLE .,.Age si moins de 21 ans.?Veuillez trouver ci-joint $1.00 en paie- ?Veuillez me facturer, je vous enverrai ment de J\u2019AIMAIS UN VAGABOND.\t$1.00 dès réception de mes livres Rayez la mention inutile. 70 La Revue Populaire ùÊêêmË idezp^t «^rf® ¦¦iwi mtr ïAf üWr' miiw\u2014w 1 r\\ / ftem En hiver et au printemps \u2014 la France vous offre i \u2022\tl'enchantement de sa Côte d'Azur ensoleillée, dans sa parure de fleurs .\u2022\tla gaieté de ses 97 stations de sports d'hiver, avec leur équipement moderne et la cuisine renommée de leurs hôtels .\u2022\tle charme toujours nouveau de Paris, de ses spectacles, de ses manifestations d\u2019élégance.Adressez-vous dès maintenant à votre agent de voyage.Pour envoi gratuit de documentation écrivez aux: Services Officiels du Tourisme Français 1170 RUE DRUMMOND, MONTREAL, P.Q.AU CANADA 1.\tLe poids maximum est de 25 livres par colis.2.\tDimensions du colis: la somme de la longueur et du pourtour peut être de 72 pouces, mais aucune dimension ne doit dépasser 36 pouces.3.\tDans la plupart des endroits, livraison à domicile sans frais supplémentaires.4.\tInformez-vous à votre bureau de poste du TARIF DE LA POSTE AUX COLIS-AVION au Canada et aux autres pays (voir ci-contre).AIDEZ LA POSTE À VOUS BIEN SERVIR Adressez vos lettres et colis lisiblement et correctement.Marquez-y l\u2019adresse de retour.Sur le courrier destiné à Québec, Ottawa, Montréal, Toronto et Vancouver, indiquez le numéro de la zone postale.Emballez vos colis avec soin; entourez-les d\u2019une ficelle forte.Mettez-y tous les timbres qu\u2019il faut.En cas de doute, faites peser votre colis au bureau de poste: vous éviterez au destinataire l\u2019ennui d\u2019avoir à payer le double de l\u2019affranchissement manquant.POSTES-CANADA LE MINISTRE DES POSTES * HON.ALCIDE COTÉ, C.R., M.P.I LE SOUS-MINISTRE DES POSTES )\tW.J.TURNBULL NOTEZ AUSSI LES NOUVEAUX SERVICES DE LA POSTE AUX COUS-AVION POUR OUTRE MER Il existe maintenant un service à tarif modique de la poste aux colis-avion pour les pays étrangers suivants: Australie Belgique Danemark France Hong-Kong Japon Nouvelle-Zélande Norvège Pays-Bas Royaume-Uni Suède Suisse et Union de l'Afrique du Sud Le Règlement général à observer est le même que pour les colis de surface expédiés à ces pays, sauf que seuls sont admis à l'Assurance les colis destinés au Royaume-Uni.POUR PLUS DE DÉTAILS ET SUPPLEMENTS POSSIBLES A LA LISTE DE PAYS CI-DESSUS.ADRESSEZ-VOUS A VOTRE BUREAU DE POSTE.- [ Suite de la page 69 ] lasse en lisant des romans policiers et en faisant des petits plats dans une vieille maison de pierre entourée d\u2019arbres centenaires à la Rivière des Prairies.La principale interprète de l\u2019Ar-dent voyage, Gisèle Schmidt, fut couronnée cette année Reine de la Radio \u2022 \u2022 \u2022 En septembre dernier, l\u2019ambassadeur de France au Canada S.E.M.Hubert Guérin remettait un vitrail de Max Ingrand à Son Eminence le cardinal Paul-Emile Léger.Le grand maître verrier, qui a retrouvé la technique des artistes du XHIe siècle pour les vitraux de plus d\u2019une vingtaine d\u2019églises classées monuments historiques en France, a représenté Saint-Paul, patron du cardinal, tenant un glaive « le glaive de la parole » et ayant, sur ses genoux, le Livre des Epitres où l\u2019artiste a inscrit les armoiries de l\u2019Episcopat.Le fond du vitrail est composé de tons vibrants de bleu, rouge et vert, cependant que le blanc de l\u2019auréole a des reflets jaunes et verdâtres d\u2019une coulée subtile.Après que l\u2019ambassadeur eût assuré Son Eminence de la fidélité de la France et de son sentiment religieux, celui-ci annonça qu\u2019il placerait le vitrail dans la chapelle particulière où il fait une prière solitaire chaque matin et qu\u2019il ne pourrait s\u2019empêcher de penser que la lumière lui parvient à travers des couleurs bien françaises.Le cardinal se laisse rarement aller à l\u2019humour en public, mais il fit remarquer qu\u2019il ne savait pas comment Saint Paul accepterait cette auréole qui avait vaguement la forme du chapeau cardinalice.Max Ingrand accompagnait, l\u2019an dernier, l\u2019exposition d\u2019art religieux français qui se tint dans quelques grandes villes d\u2019Amérique et à l\u2019Union nationale française à Montréal ; il présentait, entre autres choses, un chemin de croix en gémeaux (verre éclaté et colorié) commandé par une église de Brooklyn.Chevalier de la Légion d\u2019Honneur, Grand Prix d\u2019Honneur du Salon des artistes décorateurs en 1948, président de la Classe du Vitrail pour l\u2019exposition nationale qui aura lieu en 1954, Max Ingrand vient d\u2019obtenir d\u2019autres succès avec ses maquettes de costumes et décors pour le Christophe Colomb de Paul Claudel et Darius Milhaud, qui ouvre la saison du théâtre Marigny après avoir été créé à Bordeaux en mai dernier.Simplifiés à l\u2019extrême afin de n\u2019être plus que des symboles et de laisser au verbe de Claudel toute son ampleur, ils suggèrent sans s\u2019imposer avec arrogance.Christophe Colomb est l\u2019oeuvre préférée de Claudel qui la place même au-dessus du Soulier de satin.On se souvient de la promesse de Jean-Louis Barrault de nous la présenter à sa prochaine tournée en Amérique \u2022 \u2022 \u2022 La Société des Concerts symphoniques de Montréal fêtera son vingtième anniversaire par le programme le plus brillant qu\u2019elle ait eu depuis sa fondation.L\u2019un des six plus grands chefs d\u2019orchestre du monde, Otto Klemperer, dirigera les cinq premiers concerts doubles des mardi et mercredi consécutifs, dont ceux de novembre, les 10 et 11, les 24 et 25 du mois \u2022 \u2022 \u2022 Le Théâtre du Nouveau-Monde allait de succès en succès quand ce merveilleux élan fut ralenti par des difficultés avec la Société des Auteurs dramatiques de France.Ecopant pour la négligence de certains de leurs prédécesseurs à payer les droits d\u2019auteur, ils ne purent établir que fort tard leur programme de la saison qui commencera le 13 novembre (je croyais les gens de théâtre superstitieux) avec un mélodrame comique Philippe et Jonas, traduction française de la pièce américaine d\u2019Irwin Shaw, The Gentle People.Les décors sont de Jacques Pelletier et les costumes de Laure Cabana.Quant à la troupe ré- gulière, elle comprend la brillante équipe de l\u2019an dernier : Mesdames Antoinette Giroux, Charlotte Boisjoli, Monique Miller, Denise Pelletier et Janine Sutto, ainsi que messieurs Fernand Doré, Jean Gascon, Jean-Paul Dugas, Roger Garceau, Gabriel Gascon, Guy Hoffman, Gilles Pelletier, Henri Norbert et Jean-Louis Roux \u2022 \u2022 \u2022 En entendant la femme d\u2019un ambassadeur d\u2019Amérique du Sud me dire qu\u2019elle serait privée, à Ottawa, de ballets, théâtre et concerts, je lui demandai si elle ne connaissait pas les Concerts Tremblay à qui Pierre Charpentier consacrait, dans Le Droit du 2 février 1952, un article sur le 30e anniversaire de fondation.Adine et Antonio Tremblay sont des impresarios de grande classe, étant tous deux cultivés et musiciens et ayant la générosité de mettre le mérite au-dessus de l\u2019argent.Ainsi, je sais qu\u2019ils n\u2019ont jamais fait leurs frais avec les troupes françaises de Gabrielle Dorziat à nos jours mais qu\u2019ils ont persévéré par loyauté pour leur clientèle canadienne-française.En-trente ans, ils ont présenté au public d\u2019Ottawa, en concerts seulement, plus de 150 artistes et ensembles de musique symphonique, musique de chambre, ballet, opéra et musique chorale.Madame Tremblay est la petite-nièce d\u2019Ernest et de Gustave Gagnon et de Paul Letondal, tous trois organistes et compositeurs ; les deux premiers fondateurs de l\u2019Académie qui décerna les premiers prix de musique aux artistes du Québec.Elle avait une voix ravissante et un talent de comédienne qui lui aurait assuré une carrière propre, mais s\u2019est contentée de préparer de jeunes artistes (comme Constance Lambert), d\u2019être juge (à deux reprises) du concours des Futures Etoiles et d\u2019être le meilleur professeur de chant d\u2019Ottawa.M.Antonio Tremblay grandit à Arthabaska dans un milieu exceptionnel :\tsir Wilfrid et Lady Laurier, le juge et Mme Armand Lavergne, le peintre Suzor-Côté, le juge Plamondon, M.Edouard Pacaud, le poète Adolphe Poisson et M.Roméo Poisson, père du chanteur Jacques Gérard et du juge Jules Poisson, ainsi que M.Auguste Quesnel.Son arrière-grand-père, Pierre Poisson, était seigneur de Gentilly (dans la famille depuis 1680), son grand-père, le docteur Pierre Poisson, fut le premier médecin à s\u2019établir dans les Bois Francs en 1850 et son père était Ernest Tremblay, journaliste de combat.Après avoir obtenu ses diplômes d\u2019enseignement de l\u2019Ecole normale supérieure de Montréal, Antonio Tremblay fut traducteur, pendant des années, au Gouvernement fédéral, directeur de l\u2019Alliance française, en 1922, date de la création des Concerts Tremblay.Il fit signer à Edward Johnson son premier contrat en Amérique et lança plusieurs artistes.M.Tremblay organisa également une série de conférences, pendant la guerre, avec des politiciens diplomates (sir Alfred Duff Cooper) et des écrivains (Thomas Mann).Il fut le correspondant canadien de la revue Musical America de 1918 à 1925.Depuis quelques années, M.et Mme Tremblay ont ajouté à leurs activités les Tremblay Tours où, grâce à leur nom influent, vous êtes sûrs de voir toutes les pièces à succès de New-York.La série de concerts Tremblay 1952-53 commençait en septembre avec La Garde républicaine ; ensuite, Robert Casadesus et Isaac Stern ; la chanteuse Elena Nicolaidi et Rawn Spearman, élève de Roland Hayes ; le St.Paul\u2019s Cathedral Choir ; l\u2019Orchestre de Stuttgart, musique de chambre et Grant Joharensenn.M.et Mme Tremblay ont deux enfants : un fils, le Dr Pierre Tremblay et un fille, Suzanne, qui collabore au travail de ses parents.Lucette Robep.t. ¦ PILLOW CASES \u2022$t**t*>*\u2018, PILLOW CASES ]?*\"*&**» ^lowcases ÊêÊÊÊÊ COTTONS WABASSO iAMblfsO \tU\t^>k':\t \tlËÉSSm^ù\t*W1 I \t$f:V %£\t \u2019\tH9É1 \u2022\t' - \u2019 1\t4 ''ll\t\t \u20180^m SSQ r|£ 1 CASES\tfso fc;:> ' .V ps\t.KjETj iil bébP\t po |TS\tf ¦ \u2022'\u2022 j \t \t\t I if ipp 1 W «Ofe ' 'ÎS 1 \\J&W WABASSO ! : LjjjgCMgS\t\t:SS0 j nfchu il to: (NOUVEAU) i BRAND wlJOlt KERNEL COR\" * AKKNtL\t^ *ÏO AND O»6*!* «ko AND £eppers LE MEXICORN DE MARQUE NIBLETS DE LA \u201cNOUVELLE RÉCOLTE\u201d.UN METS PARFAIT AUSSI APPÉTISSANT QUE DÉLICIEUSEMENT SAVOUREUX! VOUS N\u2019AVEZ JAMAIS RIEN GOÛTE' D\u2019AUSSI SUCCULENT car le Mexicorn de marque Niblets (du blé d\u2019Inde en grains entiers assaisonné de piments) est un régal sans pareil ! Sa couleur appétissante annonce toujours la merveilleuse saveur du blé d\u2019Inde fraîchement cueilli.Pourquoi?Parce qu\u2019un procédé moderne de cuisson \u201cemprisonne\u201d la fraîcheur incomparable de ces beaux grains dorés, de même que celle des joyeux petits cubes de piment rouge et vert.Demandez aujourd\u2019hui même à votre épicier la \u201cnouvelle récolte\u201d de Mexicorn de marque Niblets.Ce soir, votre table aura un air de fête ! NOUVELLE RÉCOLTE ¦ORN DE MARQUE DES GRAINS ENTIERS DE BLE D\u2019INDE / Fine Foods of Canada Limited, Ste-Martine, Québec.Mettent aussi en boîtes le blé d'Inde en grains entiers de marque Niblets, les pois de marque < V tw MUE J E LABROSSE 20 AVE ROBERT QUTREMORt ins* \t "]
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