La revue populaire : magazine littéraire illustré mensuel, 1 septembre 1951, Septembre
[" feièce wtodetMée toute la journée! ¦HUi Mi\u20141\u2014 Gette remarquable combinaison de couleurs a été réalisée avec du linoléum Dominion Battleship (uni) jaune et vert clair.Le vaste choix de couleurs et d effets du linoléum vous permet de satisfaire vos goûts et d\u2019exprimer votre personnalité.Un vivoir à la fois gai et reposant.voilà ce que voulait obtenir le décorateur qui a créé ce parquet.Jaune éclatant comme le soleil et vert paisible .le choix même de la nature! Aucun motif superflu ne distrait le regard; de la couleur avant toute chose, choisie et assortie aux murs et aux meubles.Voilà un plancher qui crée de la beauté .et il est tellement pratique! Car le linoléum est ultra-économique, puisqu\u2019il dure presque indéfiniment.et il se garde propre et impeccable si facilement! Souple et élastique sous vos pieds .et il atténue le bruit de vos pas.Le magnifique linoléum est vraiment le couvre-plancher idéal! Le linoléum a fait ses preuves! Pendant plus de quarante ans, les couvre-plancher s en linoléum Dominion ont été soumis avec succès à l\u2019épreuve du temps, et ils ont démontré leur élasticité, leur insonorité et leur durabilité.Linoléum \u2022 souple \u2022 DU**®5 Dominion ! Linoléum (uni) \u201cBattleship\u201d Dominion .Marboléum .Jaspé .en tuiles ou à la verge Produits de DOMINION OILCLOTH & LINOLEUM COMPANY LIMITED Montréal \u2022 Maison fondée en 1872 Montréal, septembre 195J 3 -X* '.v.- œ|,i |VVJ.' cï$; > ¦H HR ENVELOPPEZ-VOUS D\u2019UN PARFUM SUBTIL! La nature renferme des parfums nombreux et capiteux.L\u2019art du parfumeur est de les capter et de les conserver pour vous les offrir.Grâce à lui, leur charme vous est communiqué, pour votre plaisir et celui de votre entourage.L\u2019eau de toilette, véritable parfum moins concentré, exhale une odeur plus discrète.Elle s\u2019emploie couramment sur tout le corps, pour rehausser la note de votre parfum et pour rafraîchir votre épiderme, soit après le bain, soit à tout autre moment du jour ou de la soirée.De préférence, servez-vous d\u2019un vaporisateur pour appliquer généreusement votre eau de toilette favorite.Quel que soit le parfum de votre choix, et quelle qu\u2019en soit sa forme, vous le désirerez à la fois subtil et tenace et digne de l\u2019art du plus célèbre parfumeur.Le parfum qui vous conviendra le mieux sera en outre celui qui accentuera le plus votre personnalité.Coty vous offre tout un choix parmi la gamme de ses parfums qui ont tous fait leur preuve.L\u2019Origan, L\u2019Aimant, Emeraude ou \u201cParis\u201d .à votre goût! Enveloppez-vous d\u2019un léger nuage rafraîchissant et divinement parfumé grâce à votre eau de toilette préférée, imprégnée d\u2019un de ces délicieux parfums de Coty.Ce mois-ci, Coty vous offre gracieusement un vaporisateur avec chaque flacon d\u2019eau de toilette Coty que vous achèterez chez votre fournisseur habituel au prix régulier de $2.50.POUR VOS JOLIES MAINS \u2014Vaporisez de l\u2019eau de toilette sur vos mains avant de les sécher \u2014 Ne les négligez pas car elles sont un de vos charmes les plus expressifs \u2014 Bien soignées, douces et parfumées, elles parleront en votre fa\\eur! REHAUSSEZ L'ÉCLAT DE VOTRE CHEVELURE \u2014 Après un shampooing, dans l\u2019eau qui sert à rincer vos cheveux, versez quelques gouttes d\u2019eau de toilette.Journellement, vaporisez d\u2019eau de toilette votre chevelure afin de la conserver fraîche et parfumée.APRÈS LE BAIN \u2014 Au sortir du bain, vaporisez généreusement de l\u2019eau de toilette sur tout votre épiderme.Elle pénétrera dans les pores de votre peau, et la chaleur de votre corps aidant, son parfum s\u2019intensifiera et vous serez délicieusement parfumée pour plusieurs heures.A L\u2019Eau de toilette Coty parfumée à L\u2019ORIGAN \u2022 L\u2019AIMANT \u2022 EMERAUDE \u2022 \u201cPARIS\u201d 4 La Revue Populaire EOPF R E T G T C L O K H F D B Vos yeux ont-ils besoin d\u2019aide ?ON a récemment estimé que, sur cinq enfants d\u2019âge scolaire, un avait une vision défectueuse.Parmi les adultes de plus de 40 ans, deux sur trois ont des défauts de vision.Comme moyen de conserver une bonne vision, toute la vie, et de protéger la santé générale, les médecins recommandent les précautions suivantes: Les yeux de l\u2019enfant .Pendant l\u2019enfance, on acquiert souvent des habitudes qui nuisent aux yeux et qui peuvent donner naissance à des défauts se manifestant plus tard, alors qu\u2019il devient plus difficile de les corriger.Les yeux d\u2019un enfant devraient être examinés à trois ans, à quatre ans et, de nouveau, avant l\u2019entrée à l\u2019école et après que l\u2019enfant a commencé à lire, alors même qu\u2019il n\u2019y a aucun symptôme évident de trouble oculaire.Il existe plusieurs maladies communes qui s\u2019attaquent aux yeux des enfants.La plupart d\u2019elles sont peu graves, mais quelques-unes peuvent être sérieuses.Les unes et les autres peuvent débuter de la même façon.Ainsi, les yeux seront rouges, larmoyants ou louches; les paupières clignoteront, les sourcils fronceront et un peu de douleur pourra se faire sentir.Alors, si ces symptômes, ou d\u2019autres, se manifestent, il est sage de consulter un médecin.Les spécialistes nous mettent en garde contre le danger de retarder à faire porter des verres à l\u2019enfant qui en a besoin.Les verres améliorent ordinairement la vision d\u2019un enfant ou aident à faire disparaître des défauts oculaires \u2014 souvent dans un espace de temps relativement court.Les yeux de l'adulte .Après l\u2019âge de 40 ans, les examens périodiques de la vue sont particulièrement importants.En effet, ces examens présentent deux avantages.Le premier provient de ce qu\u2019ils permettent le dépistage des défauts et des maladies de l\u2019oeil même.Le deuxième provient de ce qu\u2019ils aident à dépister des affections telles que la pression de sang élevée, le diabete et le durcissement des artères, affections qui trahissent souvent leur présence par des changements dans les yeux.Heureusement, de nos jours, on peut faire plus que jamais pour enrayer ou guérir certaines des plus graves affections de l\u2019oeil, grâce à de nouveaux médicaments, et à des techniques chirurgicales améliorées.Trois défauts communs de l\u2019oeil, soit la myopie, la presbytie et l\u2019astigmatisme, peuvent être ordinairement corrigés, par le port de verres ou d\u2019autres traitements spéciaux.Sous une surveillance médicale convenable, la plupart des obstacles à une bonne vue peuvent être surmontés ou minimises.Pour conserver vos yeux en bon état: 1\tAyez une lumière forte au-dessus et en arrière de vous pour lire.2\tReposez vos yeux souvent, lorsque vous lisez ou devez approcher les yeux de votre travail.3\tLorsque vous avez un corps étranger dans l\u2019oeil, ne le faites enlever que par un spécialiste, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse que d\u2019un rien.4.\tSoyez à l\u2019affût des signes de troubles oculaires, tels que les maux de tête, fatigue des yeux, vision floue, inflammation des yeux ou des paupières, points devant les yeux et auréoles en couleurs autour des lumières.5.\tEmployez les appareils de sécurité pour la vue, exactement comme ils doivent l\u2019être.6.\tFaites examiner vos yeux régulièrement par un spécialiste des maladies de l\u2019oeil.COPYRIGHT CANADA.1MI - METROPOLITAN LIFE INSURANCE COMPANY Metropolitan Life Insurance Company \" (.COMPAGNIE À FORME MUTUELLE) Siège Social: New-York Direction Générale au Canada: Ottawa :¦} ^^7 44e ANNEE No 9 MONTREAL.SEPTEMBRE 1951 SOMMAI RE Pierre Tisseyre, fondateur du \"Goncourt Canadien\u201d Ce dont on parle, par l ucette Robert .8-9 Echos de New-York\t10-11 En marge de la rentrée des classes, par Claire Saunier L\u2019Amour Enchanteur, nouvelle, par Madeleine Champion .14 Les pionniers de la photographie canadienne, par Gérard Morisset .15 12 NOTRE ROMAN D\u2019AMOUR: PLAINTE CONTRE INCONNU par Léo Dartey\t16- 17 C Les Bulbes sont le secret d\u2019un printemps fleuri, par Marcelle Lepage-Thibaudeau\t18 Mes recettes de cuisine, par Mme Rose Lacroix .20-21 Modes Simplicity .56-59 Nos mots croisés .66 La broderie, par Mme L.De Belieféuille .70 NOTRE COUVERTURE : Kodachrome F.P.G.LES PUBLICATIONS POIRIER, BESSETTE b CIE.LTEE Membres de l'A.B.C., et de l'Asseclatlee des Editeurs de Maqazlees du Canada LE SAMEDI \u2014 LA REVUE POPULAIRE \u2014 LE FILM 975-985, rue de Bullion, Montréal 18, P.9\u201e Can.\u2014 Tél.: PL.9*379 FRED ft GEORGES POIRIER Propriétaires JEAN CHAUVIN\tCHARLES SAURIOL Directeur\tChef de la publicité Sec.de la rédaction .Gérald Danls Chef du tirage .Odllon Rltndeau Directeur artistique Hector Brault Paget féminines : Mme Jules Fournier, Mme Lucette Robert, Mlle Simonne Dalgneault.Cuisine Mme Rose LaeroL Sciences naturelles: Mme M.L.Thlbaudeae Cinéma .Mme L.Gilbert-Sauvage Broderie .Mme L.de Bellefeullle \tABONNEMENTS\t\t \tCanada\tEfaU-Unlt\t \t\t $1.50\t\t$2.00 3.50 \t\t 2.50\t\t \tAU NUMERO :\t20 CENTS\t Entered Mtarch 23rd 1908, at the Post Office of St-Albans as second class matter under the Act of March 3rd\t\t\tVt., U.S.A.1879.Autorisé comme envol postal de la deuxième classe, Ministère des Postes, Ottawa. Montréal, septembre 1951 5 »\t- V v;-\" \" : r; Il y a tellement de richesses à sa portée! A.coeur ouvert, vous et Bébé vous vous parlez sans paroles \u2014et vous éprouvez une tranquillité d\u2019esprit toute spéciale.Avec son joyeux sourire et sa radieuse santé, Bébé vous dit combien sagement vous avez choisi sa première nourriture solide.Comme des millions de mamans, votre choix de confiance est Pablum*, prescrit par les médecins depuis près de 20 ans.Mais voyez combien plus de richesses sont à sa portée aujourd\u2019hui\u2014maintenant qu\u2019il y a quatre céréales Pablum! Quelle remarquable variété de goût\u2014en plus de tous les avantages nutritifs du Pablum original, la première céréale précuite pour bébés, accrue de vitamines et de minéraux.Il y a le Pablum original, maintenant appelé PABLUM MELANGE DE CEREALES; PABLUM FARINE d\u2019avoine, autrefois Pabena*; et les toutes nouvelles PABLUM CEREALE DORGE et PABLUM CEREALE DE RIZ.Jamais céréales ne furent si fraîches et si savoureuses \u2014ou si commodes.Chaque nouvelle boîte possède l\u2019exclusif \u201cbec-à-verser\u201d! 11 s\u2019ouvre et se ferme d\u2019un geste du doigt, gardant la céréale fraîche et propre.Plus que jamais votre bébé mérite le Pablum accru de vitamines et de minéraux prescrit pour tant de millions de bébés par tant de milliers de médecins depuis tant d\u2019années.Pour la personne la plus précieuse dans votre vie CEREALES PABLUM i§§g * UN BON CONSEIL Emmenez Bébé régulièrement chez le médecin.Il ajoutera ses connaissances à vos soins maternels.Mead Johnson & co.OF CANADA.LTD.BELLEVILLE.ONT.^Marque déposée Mélange de Céréales \u2022 Farine d\u2019Avo\u2019ne \u2022 Céréales d\u2019Orge et de Riz La Revue Populaire vous pouvii CONNMfR* le secret des plus JOUES CANADIENNES Pour connaître le secret de la beauté moderne, inaltérable de jour en jour, vous n\u2019avez qu\u2019à le demander à votre Conseillère en beauté.La démonstration à domicile sera pour vous une expérience captivante, quand vous verrez votre propre Conseillère en beauté étudier avec compétence votre épiderme et vous montrer à vous maquiller d\u2019une façon personnelle et correcte.Bien entendu, cela n\u2019entraîne aucune obligation.Publicité acceptée par le Canadian Medical Association Journal OF CANADA LIMITED SacAej ce\tvoue acAefèj BEAUTY COUNSELORS OF CANADA LIMITED, WINDSOR, ONTARIO.?\tJ'aimerais savoir ce que j\u2019achète avant de l\u2019acheter.Veuillez prier ma Conseillère person-nelle en beauté de passer me voir.J\u2019ai plus de 21 ans.?\tJ'aimerais me renseigner davantage sur vos Conseillères en beauté.Veuillez me renseigner.?\tJ\u2019aimerais savoir comment je peux devenir Conseillère en beauté.NOM.ADRESSE.VILLE.PROVINCE mmmm mmmsm.mmm mi i Nouveau deux-pièces de jersey de laine dont le cardigan et la jupe sont garnis de boutons dorés et d\u2019un triple rang de cordonnet.L\u2019encolure arrondie et la jupe à plis non pressés ajoutent à spn élégance.%.Pour flâner à la maison, rien de tel que ce costume de velventine aux riches couleurs.Le pantalon étroit contraste harmonieusement avec la jaquette ample à col châle et poches diagonales.(ONEORT ET ELEGANCE Elégant ensemble composé d\u2019un pantalon ajusté dont les larges poches répètent le motif de cordonnet qui orne le col arrondi du veston, sans manches, et marquant bien la taille.A la ville comme à la campagne, vous aimerez ce deux-pièces de lainage, fini tweed, tant à cause de sa coupe simple que les teintes nouvelles de son tissu.Photos Grand\u2019Mère Knitting.f, f * *»; MM \u2019fSÉTv ¦ : : Montréal, septembre 1951 7 msm.- f ym mm > LL Lé s\\ Le Prix du Cercle du Livre de France sera décerné le 19 septembre PME TISSEy&E, 44 Le succès sans précédent du Cercle du Livre de France qui compte, tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis, plus de huit mille lecteurs, confirme une fois de plus le dicton : « La fortune sourit aux audacieux.» Il fallait en effet un courage à toute épreuve pour se lancer dans \u2019\u2019édition, en 1947, alors que le Canada n\u2019était pas encore sorti de sa pire crise du livre ; que l\u2019animosité, dans certains milieux, était grande contre tout ce qui touchait à la France ; et que le directeur de ce Cercle M.Pierre Tisseyre, étant Français, ne pouvait même pas devenir membre de la Société des Editeurs.(Cette anomalie sera corrigée bientôt, car Pierre Tisseyre est naturalisé canadien depuis quelques mois et il a plus qu\u2019un autre droit de cité, ayant épousé une Canadienne-française dont il a deux enfants).L\u2019importance du Cercle du Livre de France a été reconnu par la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019avancement des Arts, des Lettres et des Sciences au Canada puisque, dans son rapport (page 268, paragraphe 10), e\u2019ie fait état de l\u2019oeuvre accomplie par le Cercle et précise que son directeur voudrait créer un Cercle du Livre Canadien « qui ne publierait que des livres canadiens, et donnerait à l\u2019édition cette impulsion régulière dont elle a tant besoin.» M.Tisseyre a d\u2019ailleurs fait un premier pas dans cette direction en fondant le Prix du Cercle du Livre de France qui depuis deux ans accorde mille dollars à l\u2019oeuvre primée d\u2019un auteur canadien.Il a également battu le record de tous les éditeurs canadiens en publiant, depuis novembre dernier, six auteurs de chez nous : Bertrand Vac, Charles Hamel, Harry Bernard, Yves Thériault, Robert la Palme et Marcel Cadieux.Le Cercle du Livre de France fut fondé à New-York en septembre 1946, et à Montréal au printemps suivant.Il offre chaque mois à ses membres, un ou deux livres nouveaux qui réussissent à plaire au plus grand nombre tout en gardant une qualité dont vous aurez la preuve en apprenant que de nombreux livres couronnés en France (Prix Goncourt, Prix Renaudot, Cazes, Stendahl, des Ambassadeurs, des lecteurs, Ste-Beuve, du Renouveau Français, etc.) ont été offerts aux abonnés du Cercle avant leur consécration offi- E0NDATEU& DO CANADIEN\u201d ciel le.Mais, pour arriver à ce résultat, M.Tisseyre doit lire chaque mois plus de trente ouvrages qui lui sont envoyés de Paris par avion, avant même de paraître en librairie à Paris.Pierre Tisseyre est d\u2019ailleurs lui-même lauréat d\u2019un Prix littéraire, puisque le livre qu\u2019il écrivit dans un \u201cOflag\u201d durant sa captivité en Allemagne et qui s\u2019appelle « 55 Heures de Guerre » reçut le Prix Cazes en 1943.Ce livre vient d\u2019ailleurs d\u2019être adopté comme manuel des classes de français à l\u2019Université militaire de West Point, aux Etats-Unis.L\u2019auteur y parle de la guerre avec l\u2019autorité de quelqu\u2019un qui l\u2019a faite et qui a passé brillamment ses examens d\u2019élève officier à St-Cyr (alors que la note 18 est rarement donnée par les instructeurs qui jugent la valeur de l\u2019officier en tant que Chef, il obtint un 19) « De tous les examens que j\u2019ai passés dans ma vie » dit M.Tisseyre qui fut pourtant licencié en droit à vingt ans, « c\u2019est celui de St-Cyr qui compta le plus pour moi.» Lorsque le directeur du Cercle du Livre de France m\u2019assure qu\u2019il était un enfant faible et rêveur, j\u2019ai peine à le croire.L\u2019enfant lymphatique de la première guerre s\u2019est en effet transformé en un homme d\u2019un dynamisme total.Sa faculté de travail est étonnante et l\u2019enthousiasme qu\u2019il y apporte ne peut se comparer qu\u2019à celu' qu\u2019il éprouve pour le tennis ou le ping-pong (il fut champion de France par équipes en 1932) ; pour la bonne chère (c\u2019est un excellent cuisinier) ; pour le théâtre ou simplement les discussions.Si le Seigneur vomit les tièdes, Pierre Tisseyre doit avoir sa place toute prête au Paradis.Ajoutons que cette activité détordante ne date pas d\u2019hier puisqu\u2019à dix-sept ans il faisait du rugby, de l\u2019escrime (à la Chambre des députés où son père représentait la Saône-et-Loire) et de la course à pied au Racing Club de France (il fut champion de St-Cyr au 100 mètres).Je m\u2019arrête ici, cal' M.Oscar Major va croire que j\u2019empiète sur sa chronique des sports.D\u2019une famille purement française, puisque ses ascendants pendant plus de trois siècles, s\u2019ils furent originaires d\u2019une demi-douzaine de provinces françaises, ne comptèrent aucun étranger, il se considère comme bourguignon, bien qu\u2019il soit né à Paris en 1909, parce M.PIERRE TISSEYRE, écrivain et éditeur, directeur du Cercle du Livre de France.Photo L.Alain.que les Tisseyre s\u2019installèrent en Bourgogne en 1530 et y restèrent jusqu\u2019en 1900.Son père Charles Tisseyre le fit voyager très jeune.A 15 ans il avait déjà longuement séjourné en Allemagne et en Autriche.Pendant sa première année de droit il visita l\u2019Angleterre, et pendant sa troisième année passa six mois à Berlin.Lorsque la guerre survint il avait parcouru 22 pays, vécu cinq années à New-York et s\u2019était approprié le record de la traversée de l\u2019Afrique en automobile, en accomplissant, avec deux amis, le voyage Alger-Le Cap en 89 jours.Puis vinrent cinq longues années de captivité.A son retour, les journaux dont il était correspondant à New-York avant la guerre ayant disparu, il vint au Canada pour y lancer l\u2019édition canadienne du Monde Français puis de l\u2019hebdomadaire Carrefour.Ce fut ensuite le Cercle du Livre de France, mais il est cependant resté fidèle en partie à son métier de journa-I ste puisqu\u2019il dirige la Revue de la Pensée Française qui vient d\u2019absorber le Digeste Français et le Digeste Catholique et qu\u2019il est le correspondant du plus grand journal sportif du monde : « L\u2019Equipe », Mais c\u2019est au Cercle du Livre de France qu\u2019il consacre ses principaux efforts, dont la principale réussite reste ce Prix fondé il y a trois ans qui fut aussitôt baptisé « Le Goncourt canadien ».Il fit certainement couler beaucoup d\u2019encre depuis sa création.L\u2019an dernier les discussions que provoqua le couronnement de « Louise Genest » incitèrent M.Tisseyre à créer le Prix des Lecteurs qui mettait en lice l\u2019auteur gagnant et ses plus sérieux concurrents.Ce fut M.Harry Bernard qui gagna ce concours et qui fit un voyage en France aux frais d\u2019Air-France et du Cercle du Livre de France.Des débats d\u2019un autre ordre [ Lire la suite page 69 ] Le iury du \"Goncourt canadien\" de 1951.Assis, de g.à d.: le R.P.PAUL GUAY, c.s.sp., d'Ottawa ; Mme GERMAINE GUE-VREMONT, la célèbre romancière ; JEAN BERAUD, président du jury ; Mme LUCETTE ROBERT, notre collaboratrice ; GILLES MARCOTTE, critique littéraire au \"Devoir\".Seconde rangée ! MM.ROGER DUHAMEL, directeur du \"Montréal-Matin\" ; JEAN-CHARLES BONENFANT, de l'Université Laval ; PAUL L'ANGLAIS et PIERRE TISSEYRE.tPfioto L.Alain, La Revue Populaire.I Ne figurent pas sur cette photo MM.RENE GARNEAU, JEAN-PIERRE HOULE et DOSTALER O'LEARY.0739 8 La Revue Populaire .' ; SSSsÉ jInies les vacances, finis les loisirs.La rentrée des classes reste toujours aussi vive dans ma mémoire : la course au dortoir pour choisir sa place, le clan des anciennes qui regarde celui des nouvelles avec curiosité, la petite qu\u2019on ne peut arracher à sa mère (et qui finira ses jours au couvent) , les confidences déjà ébauchées, la nouvelle maîtresse qu\u2019on juge d\u2019un oeil critique et celle qui touche votre vie de sa bonté, les livres neufs, les innovations (trop rares dans la salle de jeux ou dans la cour), le dernier encouragement.« C\u2019est le plus beau temps de votre vie ; » soupire la maman dont les cheveux blanchissent sur les comptes de la maison, de la pension, du médecin, des magasins.Elle a raison ; il y aura, peut-être des moments plus beaux, mais aucune période de la vie n\u2019a cette insouciance, ce détachement de la vie matérielle, cette somme d\u2019espoirs encore intacts, cette pureté des rêves.Le visage de septembre est donc, pour moi, un essaim d\u2019enfants et leur pépiement de moineaux à l\u2019heure de la récréation ; les adolescentes avec leurs longs bas noirs et leurs manches toujours trop courtes ; le regard avide dont les plus grandes saisissent la rue à l\u2019heure de la promenade ; la joue d\u2019une petite « Olivia » (j\u2019ai dit « Olivia » et non Claudine ») effleurant brusquement la manche de sa « bien-aimée » (ô Mont-Ste-Marie) ou de son «crush», si elle est au Sacré-Cœur.Enfance, adolescence, jeunesse ; petit ruisseau qui n\u2019effleure que des cailloux avant de rejoindre la mer qui l\u2019engloutira ; beau temps de la vie qui va, qui va \u2022 \u2022 \u2022 La pomme ! ce symbole de la tentation et du péché originel, devient celui de la charité avec le' club Kiwanis-St-Laurent qui l\u2019a choisi comme emblème de ses innombrables charités.La campagne annuelle de la pomme a été ouverte officiellement la semaine dernière, et la vente des paniers de fruits dans la rue et les édifices publics, se fera à partir du 29 septembre prochain.« An apple a day.» et tant pis pour le médecin ! \u2022 \u2022 \u2022 La nouvelle présidente de la Bibliothèque des Enfants est Mme J.R.Roche dont la petite famille l\u2019a instruite sur les goûts des enfants.Epouse autant que mère, elle suivit son mari, le colonel J.R.Roche C.R., O.B.E.(Député provincial U.N.de Chambly) alors qu il était en charge de la section canadienne du Grand Quartier général de l\u2019Armée, à Londres, en 1942.Dans une ravissante maison, de style canadien, meublée avec un goût parfait, Mme Roche recevait, le printemps dernier, à la clôture de là Société d\u2019étude et de conférences dont elle est la vice-présidente, et après qu\u2019elle eût présenté le poète Pierre Emmanuel au thé-causerie annuel.Madame Roche vous engage à contribuer à la Bibliothèque des Enfants avec le surcroît de livres des vacances.Les jeunes abonnés de cette oeuvre ont un atelier de reliure où ils remettent à neuf tout ce qui est déchiré, sali ou décousu.Donnez donc tous les livres que vous pourrez ; le savoir aidera le petit canadien à devenir un grand canadien \u2022 \u2022 \u2022 Lorsque Martha Wright (qui remplace actuellement Mary Martin dans le colossal succès américain South Pacific) vint chanter, le printemps dernier, au Ritz Café, le public fut charmé d\u2019entendre du Fauré et du Debussy avec le répertoire d\u2019airs à succès.Ena Berga, à qui Martha Wright doit sa formation artistique, habite aujourd\u2019hui Montréal où elle vient d\u2019ouvrir un studio Chemin de la Côte des Neiges.Avant d\u2019épouser M.André Ligné, représentant de Coty pour tout le Canada, Ena Berga avait déjà une brillante carrière de chanteuse d\u2019opéra et de concert.Elle étudia le chant, le piano et les langues (l\u2019allemand, l\u2019italien, l\u2019anglais et le français) et débuta à l\u2019Opéra municipal de Nuremberg et à l\u2019Opéra de Berlin où le célèbre chef d\u2019orchestre Léo Bloch l\u2019entendit et lui confia les grands rôles de coloratura dans les salles d\u2019opéra de Deutsch.La conversation d\u2019Ena Berga est émaillée de souvenirs car elle a joué Micaela dans Carmen avec les plus grands ténors de notre temps ; Melchior demanda à connaître la jeune fille qui chantait l\u2019oiseau dans Siegfried de Wagner et Chaliapine échangeait des souvenirs sur leur Russie d\u2019autrefois.Après son premier concert au Town Hall de New-York, en 1926, elle fit des tournées en Amérique du Nord et en Amérique centrale.« La Prensa » et « El Pais », de la Havane parlent de son style irréprochable, de sa technique et de la chaleur d\u2019une voix au timbre rare.Elle fut la prima-donna du Théâtre Royal d\u2019Anvers, en 1930, et chanta ensuite à Bruxelles, Lyon, Nice, et Marseille, et à l\u2019Opéra comique de Paris, où les critiques vantent spécialement son interprétation de Lucia de Lammermoor et de Lakmé.De 1935 à 1940, elle fit partie de la direction du studio de William Thorner qui forma des artistes comme Galli-Curci et Rosa Ponselle.Comme M.André Ligné fut nommé, à ce moment-là, représentant de Coty pour l\u2019Ouest des Etats-Unis, Ena Berga le suivit à Seattle où sa connaissance du bel canto et un art achevé aidèrent à former des élèves comme Martha Wright.Montréal s\u2019enrichit aujourd\u2019hui de cette personnalité du monde musical \u2022 \u2022 \u2022 Le colonel Maurice Forget, C.R., E.D., Officier de la Légion d\u2019honneur, Croix de guerre et ancien Attaché militaire du Canada en France, de 1943 à 1947, a été réélu, une deuxième fois, Président de la Croix-Rouge pour la province de Québec.En dépit du travail absorbant d\u2019agent de change chez Forget & Forget, le colonel donne un bel exemple d\u2019esprit civique et du dévouement qui l\u2019avait rendu si sympathique en Algérie et en France après la guerre.« Les gens, hélas ! ne nous secondent pas toujours autant qu\u2019ils le pourraient» me dit-il, alors que nous parlons du travail énorme que nécessite cette société humanitaire \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019art publicitaire demande une imagination, une précision et une fantaisie (bien que cela paraisse paradoxal) qui ont incité des peintres comme Christian Bérard, Marie Laurencin, Jean Cocteau, Carlu et Colin à choisir cette forme après leur illustre précurseur, Toulouse-Lautrec.Un jeune artiste canadien, Hector Shanks, vient d\u2019ouvrir son studio après avoir travaillé quelque temps dans une maison de publicité.Gradué brillamment à l\u2019Ecole des Beaux-Arts, (après quatre années d\u2019étude qui suivaient ses deux ans et demi de régiment) Hector Shanks faisait de la peinture depuis son enfance avec Jean Pa- Le colonel Maurice Forget, C.R., E.D., officier de la Légion d'Honneur, Croix de guerre et ancien attaché militaire du Canada en France.(Photo Blank & Stoller).\u2014 Au vernissage des oeuvres de Béatrice Newell organisé par le Cercle d'Art de Montréal.De g.à d.: M.Jean Sablon.de Paris, Mme Léon Mercier Gouin.Mme Newell, Mme Jacob Elkin et M.Claude Janin.(La Photographie La Rose).\u2014 M.Hector Shanks, artiste commercial, diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal. Montréal, septembre 1951 d pan «Cucette (Robent lardy et Bettinger, pendant les vacances à Percé.Ses premières toiles furent exposées au collège Jean de Brébeuf ; La Revue Populaire en choisit une pour sa couverture et lui commanda quelques dessins humoristiques pour illustrer un reportage sur le banquet canadien offert par S.E.Jean Désy, alors ambassadeur au Brésil.« L\u2019art commercial n\u2019a pas assez évolué si l\u2019on considère tous les progrès de l\u2019industrie.La publicité moderne doit suivre la marche des nouvelles découvertes.La formule la plus efficace est de connaître parfaitement le produit que vous devez illustrer.Il faut un sens esthétique au dessin publicitaire, mais aussi une manière dépouillée et directe qui dit l\u2019essentiel en quelques traits.» Tels sont les principes énoncés brièvement par ce jeune et original artiste sur l\u2019art très XXe siècle qu\u2019il a choisi de servir \u2022 \u2022 \u2022 Le prix du Cercle du Livre de France sera décerné le 19 septembre prochain.Le jury s\u2019est enrichi, cette année, de la présence de Mme Germaine Guèvremont, auteur de En pleine terre, Le Survenant, et Marie-Didace.Ses deux derniers livres traduits en anglais sous le nom The Outlander viennent de valoir à leur auteur le Prix du Gouverneur-Général, pour la première fois donnée à une femme, au Canada \u2022 \u2022 \u2022 Les élèves de l\u2019Ecole des Arts graphiques de Montréal viennent de publier le neuvième cahier annuel de leurs travaux sous le titre, « Impressions ».Vu la qualité et l\u2019excellence de leur travail, on a décidé de leur confier une brochure qui paraîtra, cet automne, avec des illustrations en noir et en couleurs des travaux d\u2019élèves de l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Cette initiative permettra une diffusion plus répandue qu\u2019une exposition de fin d\u2019année qui aura lieu, cependant, tous les deux ans, alternant avec la publication de la brochure imprimée et éditée à l\u2019Ecole des Arts graphiques de Montréal \u2022 \u2022 \u2022 Lors d\u2019un voyage en Angleterre, il y a deux ans, le père Emile Le-gault avait invité Paul Dupuis à diriger la troupe des Compagnons avec laquelle il avait joué avant la guerre.Comme des milliers d\u2019autres, j\u2019ai été parmi les « fans » de ce garçon sympathique et droit, depuis ses premiers films anglais où il donnait la réplique à Françoise Rosay et à Marguerite Lockwood.Il tourne, en ce moment, à St-Adolphe de Howard, dans un film ciné-color de 16 millimètres (Carillon Pictures) où il incarne l\u2019aventurier Etienne Brûlé, compagnon de Champlain, avec sa haute taille, ses cheveux allongés pour le rôle et son beau visage romantique.Paul Dupuis, qui est le fils de l\u2019hon.juge Pierre-Louis Dupuis et de Mme Dupuis, était correspondant de guerre pour la section française de Radio-Canada outre-mer.Son dernier film : Son copain avec Patricia Roc et René Dary \u2022 \u2022 \u2022 L\u2019un des derniers vernissages du Cercle d\u2019Art, au Cercle universitaire, fut celui de Beatrice Newell.Ce cercle dont les directeurs sont MM.Claude Janin et Olivier Mercier-Gouin a présenté quelques conférenciers et des films d\u2019art au cours de la saison dernière \u2022 \u2022 \u2022 Monsieur René Gameau, que nous accusons à tort de paresse (le prodigieux travail qu\u2019il fit comme secrétaire français de la Commission royale des arts, lettres et sciences au Canada, dont il prépara le Rapport) écrira ou n\u2019écrira-t-il pas le livre que nous attendons de lui, maintenant qu\u2019il est au Ministère des Affaires extérieures du Canada ?Mais quel Attaché culturel de grande classe notre pays aura en ce fin lettré ! \u2022 \u2022 \u2022 « Paris a 2,000 ans de chansons » est écrit et interprété par Barbara Val et Roger Guil tous les mercredis soir, (7 h.30), à Radio-Canada.Ce voyage léger et rapide à travers la Ville-Lumière est confié à une artiste que nous avons admirée à l\u2019Arcade, l\u2019an dernier, et qui a fait de l\u2019enseignement à Montréal.Son partenaire est un jour- naliste et un chansonnier qui a commencé sa carrière à Paris avant de la continuer à Montréal \u2022 \u2022 \u2022 Comme nous sommes au pays des films faits en temps record, j\u2019imagine que celui de Quebec Production, Le rossignol et les cloches, jouera de vitesse avec la croissance de son étoile-soprano, Gérard Barbeau.Quelle catastrophe si la voix du rossignol muait en basse avant la fin du film ! \u2022 \u2022 \u2022 Le dernier numéro d\u2019été de la Nouvelle Revue canadienne, avec une critique tout à fait remarquable de Guy Sylvestre sur l\u2019oeuvre de Marcel Jouhandeau ; un essai d\u2019un classicisme de langue et de forme, par Conrad de Buisseret : « Eloge de la sottise ; le poème d\u2019Emmanuel : Réflexions sur nos classes sociales de M.Jean-Charles Falardeau, professeur à la Faculté des sciences sociales de l\u2019université Laval, où il place en premier lieu (d\u2019après une enquête) la prêtrise et les professions libérales bien que « l\u2019industriel dispute maintenant les échelons supérieurs de la société aux avocats, aux médecins, aux architectes ».Et M.Falardeau conclut : « puisque chaque famille eanadienne-française, ou à peu près, compte un de ses membres ou un parent dans le clergé ou l\u2019un des ordres religieux, la distance sociale entre les membres des différentes classes et la classe dominante du clergé en est réduite d\u2019autant plus.La distance d\u2019une classe à l\u2019autre, entre le « peuple », la classe moyenne et les « bourgeois » en est elle-même atténuée.« L\u2019ancien archiviste du Canada, M.Gustave Lanctôt donne un résumé de ce qui fera le sujet de son prochain livre : Filles du Roi ou Filles de joie réfutant la légende que le Canada fut colonisé par des « Manon Lescaut » ; Monsieur Pierre Daviault parle de La vulgarisation linguistique, et du Français de France ou Français du Canada dont il dit : en matière de langue, la logique doit le céder à l\u2019usage, et l\u2019usage, pour qui prétend parler français ce doit être l\u2019usage de France, quand il n\u2019existe pas de bonnes raisons de s\u2019en écarter ».Le dernier anglicisme le plus courant, le « dernier monstre » à combattre : défense civile (civil defence) pour défense passive.Judith Jasmin résume la saison théâtrale, et Marie Bourbeau la saison musicale.Dans Réflexions d\u2019un marchand de tableaux, Agnès Lefort étudie les oeuvres exposées dans sa galerie de la rue Sherbrooke ouest, et parle ainsi de Jean McEwen : « abstractions de la nature où les verts et les noirs, éclairés de blancs purs, ont une sévérité que la spontanéité du style allège et situe dans un monde de rêve.Ses dessins sont d\u2019une puissante originalité ».Les oeuvres de Jean McEwen, peintre moderne, ont également été présentées au dernier Salon du Musée des Beaux-Arts.Dans une de mes premières chroniques, il y a huit ans, j\u2019avais publié des vers de Paul Roussel et de Jean McEwen.Le premier est, aujourd\u2019hui, critique musical au journal « Le Canada », et le second fait de la peinture : autre forme de poésie \u2022\u2022 \u2022 Michel Déon vient de remporter le prix de la Ville de Nice pour un roman jeune et léger, Je ne veux pas oublier.Lorsqu\u2019il vint à Montréal et à Québec, l\u2019hiver dernier, il nous confia qu\u2019il adorait l\u2019Amérique et surtout ses musées, car cet écrivain voudrait aussi être un grand peintre \u2022 \u2022 \u2022 Un livre qui n\u2019a pas la prétention d\u2019être de la littérature, mais un acte de foi et d\u2019amour, vient de paraître aux éditions Fidès, avec une préface de S.E.Mgr Paul-Emile Léger qui avait connu l\u2019auteur à Valleyfield.Je \"devrais dire «les auteurs» car Mlle Cécile Asselin fait la biographie de son amie Olivette Hallé, morte au sanatorium de Mont-Joli, après un apostolat de tous les instants.On voit la jeune malade offrant ses souffrances pour le salut d\u2019autres malades ; on est émerveillé de sa force morale [Lire la suite page 69] Mme J, R.Roche, épouse du colonel J.R.Roche, C.R., M.P.P., O.B.E., présidente de la Bibliothèque des Enfants, de Montréal.(Photo Adolphe).\u2014 M.Paul Dupuis, ancien correspondant de guerre de Radio-Canada, vedette du cinéma anglais et canadien, directeur de (a troupe des Compagnons.\u2014 A qauche, Martha Wright, de \"South Pacific\" ; à droite, Ena Berga, de Montréal, à qui elle doit sa formation artistique. I., 10 La Revue Populaire Autour de l'encolure Empire, de superbes arabesques de soutache noir se mêlent à la richesse du velours de cette robe de dîner.Une ceinture étroite de velours noir marque bien la taille.(Herbert Sondhelml .Sur une robe de pure soie, à taille froncée et corsage richement brodé de jais, on a posé ce somptueux manteau du soir de velours noir dont le large col relevé répète le même motif de broderie que la robe.(Pauline Trlgèrel â .hi.8 \"Symphonie\", une création de Christian Dior de New-York : robe de bal de taffetas de soie de teinte café au lait, brodéo au corsage et à la basquine, de motifs dorés inspirée par la collier et les boucles d'oreilles.ECHOS DE NEW-VODK il U MOMENT où la mode semble se stabiliser, les c outuriers new-yorkais dont le génie imaginatif reste inépuisable, ont trouvé une foule de détails ingénieux qui donnent à leurs collections d'automne, un cachet très personnel et une richesse insoupçonnée.Etant privés depuis longtemps de ces tissus qui sont une véritable source d'inspiration, ils en ont accueilli le retour avec une joie presque délirante et partout la somptuosité des pure soie, des lainages souples et légers ont servi de thèmes aux expositions.Du fin jersey et du chalis importé au lainage duveteux appelé « caniche », le taffetas et le satin de pure soie s'alliant aux velours et aux brochés, ce fut le triomphe des textures.Toute la gammes des bleus, du bleu ciel au bleu oriental et jusqu'au marine, le rouge cavalier, le pourpre dans tous les tons rivalisaient d'importance avec le noir, le gris et le brun de base.Les deux-pièces soit jupe et jaquette ou robe et jaquette subissent peu de changement.On donne aux jupes une aisance gracieuse par des plis dissimulés et les jaquettes à revers irréguliers, sont garnies de boutonnages asymétriques en double et triple rangées.La taille en est bien marquée et les hanches soulignées grâce à des renforcements de toile Lrigide.Les poches, petites ou grandes, apportent une note fantaisiste.Les tweeds poivrés, quelques tissus à carreaux et de souples lainages rayés sont la toute dernière nouveauté de la mode new-yorkaise.Les manteaux tempèrent leur ampleur grâce à jk des plis sous les emmanchures.D'autres, de coupe ajustée, s'ornent de gros boutons et de cols châles.C'est dans ce domaine particulier, que les tissus jouent [ Lire la suite page 69 ] 1 Montréal, septembre 1951 11 lilillsSiiS ' Robe-manteau de satin noir dont le revers de satin bleu pâle apparaît sous le boutonnage du devant, fPaul Parnesi Robe de cocktail de taffetas de soie blanc perlé, à boléro de velours noir, d\u2019inspiration turque.(Oleg Cassini) Ensemble pour le soir en broché argent, généreusement brodé de perles et de pierres du Rhin.I Caprii : Costume de tweed à fins carreaux rose et vert.La jaquette est garnie dé poches en diagonale.Manteau assorti (Davidowl .: ¦ ® - - ¦ Costume de lainage à jupe plissée accordéon et jaquette à empiècement découpé et boutonnée à l'avant, iJane Derbyi ¦ Costume de tweed rayé noir et blanc dont les larges revers arrondis sont maintenus par des boutons.IBen Reigi R| Manteau trois-quarts de molleton marine, de couple ample, à larges poches et manches à même.iOriginala) Manteau de tweed noir, à ampleur contrôlée sous une ceinture de cuir vérni et large col de léopard.IHansen BangI Manteau de cocher de molleton vert et rouge, à panr piqué sur le devant et large col châle.I Jacques Fath pour Jozeph Halperti 12 La Revue Populaire En marge de la rentrée des classes UNE (OLLABODATION NÉCESSAIRE, (ELLE DE L\u2019ÉCOLE ET DE LA FAMILLE WM > ^ ¦ ¦ pan.Cfaine Saunien.La classe d'une école de Montréal dirigée par les Soeurs Grises.Photo Conrad Poirier PENDANT des siècles, l'enfant n'a reçu d'éducation que de sa famille.Parfois le prêtre du village, ou dans les familles aisées, un un précepteur à domicile se chargeait plus spécialement de l'instruction a proprement parler.Mais la majorité des enfants ou n'en recevaient pas du tout, ou, s ils apprenaient quelques rudiments, les apprenaient chez eux.Les premiers « maîtres d'école » circulaient de village en village, louant leurs services pour des périodes relativement courtes et seules les familles nobles plaçaient leurs fils, plus rarement leurs filles, dans des collèges ou des couvents.La vie de l'enfant s écoulait donc en famille et c\u2019est à travers cette famille qu'il découvrait l'univers et la société.De nos jours, à travers le vaste monde, des millions de petits enfants se dirigent chaque jour, régulièrement, pendant plusieurs années, vers l'école où ils passent la majeure partie de leur temps.Il y a, d'ailleurs, dans cette évocation de ces millions de petits pieds trottant vers l'école, au long des rues animées, à travers les campagnes riantes, dans la neige des montagnes ou le sable des pistes, dans le brouillard ou sous l'ardent soleil, quelque chose de profondément émouvant.Qu'il est symbolique cet effort unanime et universel, celui des enfants comme celui des parents, pour assurer l'instruction de toute cette jeunesse ! Quelle immense volonté de proqrès cela suppose ! Et quels sacrifices aussi, de tous ordres, tant matériels qu'affectifs ! Le moindre n'est certes pas celui que consentent les parents en confiant leur enfant, leur trésor le plus cher, à un étranger, en abandonnant à cet étranger, si capable si autorisé soit-il, la formation intellectuelle et morale de leur fils ou de leur fille.Ce sacrifice, il est, en général, considéré comme si nécessaire que bien des pères et des mères n'osent même plus s'avouer à eux-mêmes qu'il en est un.Et pourtant, le « premier jour d'école », si bien des enfants sont inquiets ou malheureux, combien de mères ne sont-elles pas désolées au fond d'elles-mêmes ?C'est un véritable arrachement.Ce tout petit qui ne connaissait qu'elle, le voilà qui s'envole, déjà, hors du nid natal, et la maman ne sait plus si elle souhaite qu'il aime son école et y aille avec joie.ou si elle ne désire pas secrètement qu'il y regrette la maison.Ce petit drame souvent inavoué n'est pas sans répercussion sur les relations futures de la maman et de l'éducatrice, de la famille et de l'école.Dans la plupart des cas, il se résout par une ignorance résolue et réciproque : la famille et l'école sont deux mondes formés qui ne s'interpénétrent pas.L'enfant a deux vies et oublie l'une au seuil de l'autre.Oui, bien sûr, il raconte un peu de sa vie scolaire à la maison ; parfois, mais moins souvent encore, un peu de sa vie familiale à l'école ; mais très peu, et sans être écouté attentivement.C'est si vrai que certains enfants en arrivent à se créer deux personnalités distinctes et bien différentes qui étonneraient la mère comme L'école, grâce à la pédagogie moderne, devient de plus en plus attrayante pour l'enfant où il peut se livrer aux études et occupations les plus variées.\u2014 Ce petit bonhomme anglais apprend à lire à l'américaine, les pieds sur une chaise.Photos 5.F.T.et Miller Services.l'institutrice si elles les confrontaient.Il en transpire parfois un soupçon : telle maman qui se plaint de l'exubérance de sa fille s'étonnera d'apprendre qu'en classe celle-ci est la plus calme des élèves.Au contraire, tel père qui considère son fils comme une petite perfection aura peine à croire l'instituteur qui se plaint de défauts graves ou de mauvais penchants.Cette cloison étanche entre famille et école, cette ignorance, cette incompréhension, parfois, hélas ! cette hostilité sont absolument néfastes à l'éducation de l'enfant.La logique, comme le souci de l'enfance, voudraient qu'école et famille fussent complémentaires.L'une et l'autre sont indispensables et chacune apporte des éléments irremplaçables.La meilleure famille, où tout serait perfection, où père, mère, frères et soeurs seraient admirablement préparés à leur rôle d'éducateurs, ne saurait remplacer l'école, son climat social où l'enfant rencontre des égaux et une société en miniature qui le prépare à la vie comme nulle autre ne peut le faire.Et aucune école, même idéale, dans ses maîtres, son installation, ses méthodes, ses élèves, ne peut se substituer à la famille.Sur le plan affectif, c'est l'évidence même, mais c'est également [Lire la suite page 57] Montréal, septembre 1951 13 L\u2019AMOUI! ENCHANTEUR pan Ifl/ladeteine Champion Micheline de Valensois, quittait la salle de bal du casino de Monte-Carlo.Eblouissante fleur vêtue de pétales de soie et de mousseline, elle était enveloppée d\u2019une grande cape sombre dont le capuchon, bordé de fourrure, encadrait son visage au teint mat et ses cheveux noirs, qui la faisaient, ainsi, ressembler à quelque jeune esquimau égaré au pays du soleil.Tout à coup, elle poussa un léger cri en sentant, sous ses pieds, le froid que lui apportait le contact avec l\u2019escalier aux marches de marbre.Dans sa hâte à se retirer de la salle de danse, parce qu\u2019il I\tétait tard et qu\u2019il lui fallait regagner la villa qu\u2019elle habitait avec sa mère sur cette côte monégasque, elle venait de perdre un de ses petits souliers ! Ne voulant pas retourner au bal, elle se mit à marcher à cloche-pied, sautillant, boitillant, fort incommodément.Maintenant, elle gagnait une allée sablée, plus douce.Afin de circuler plus aisément, la jeune fille songea à quitter son autre soulier et à courir, pieds nus dans ses bas fins, si fins qu\u2019ils étaient arachnéens.Elle n\u2019eut pas plutôt exécuté son idée qu\u2019une pluie soudaine, tiède et traître commença à tomber.Micheline était toute penaude.Que faire ?Rien que pour se rendre à la recherche d\u2019un taxi, en supposant qu\u2019il y en eût encore à cette heure tardive, elle serait fortement trempée et, ayant eu chaud après la danse, elle risquait d\u2019attraper une bronchite.Philosophe, la jeune fille rehaussa son unique soulier et, clopin-clopant, marcha sur un pied.A son ennui, s\u2019ajouta une espèce de confusion, en voyant surgir, entre deux palmiers, une silhouette masculine.L\u2019étranger s\u2019aperçut de cette démarche insolite.La pluie tombait toujours et cette femme unijambiste intrigua le passant.Devinant l\u2019embarras de cette noctambule, l\u2019homme proposa spontanément : \u2014 Vous permettez ?Puis, sans attendre la réponse, d\u2019un bond, il enleva dans ses bras l\u2019infortunée.\u2014 Vous me rendez service, monsieur, j\u2019ai perdu l\u2019un de mes escarpins dans la salle de bal et me voici bien ennuyée.\u2014 C\u2019est surtout la pluie qui m\u2019inquiète pour vous, madame.Ils étaient dans l\u2019obscurité et ne distinguaient pas leur visage.Il avançait précautionneusement, tenant son léger fardeau, amusé de promener ainsi une inconnue.Micheline s\u2019alanguissait.Il lui était doux d\u2019être blottie dans ces bras qui la berçaient.Ils parvinrent bientôt sous une loggia fleurie de roses et de glycines.Le refuge, en bois léger, embaumait sous l\u2019étreinte de plantes aromatiques.Le jeune homme déposa son précieux fardeau sur le banc qui occupait la pergola et, sortant de sa poche une lampe électrique, éclaira un peu cet abri momentané.Il reconnut alors, sous le capuchon de fourrure, le pur visage et les beaux yeux noirs de Mlle de Valensois.Je 1 avais deviné que c\u2019était vous, Micheline ! murmura- t-il.Mais il en demeurait cependant tout interdit.\u2014 Philippe, mon ami ! Ainsi, c\u2019était bien lui, qui était là, la dominant de sa haute stature, avec ses longues mains fines et pâles, nerveuses, qui savaient tour à tour, caresser ou maîtriser les touches du piano, pour en faire surgir les plus poignantes musiques ! Philippe Daubrive était un jeune compositeur plein de talent et d avenir dont Micheline avait fait la connaissance incidemment, chez son luthier,\t[ Lire la suite page 55 ] JiayàÉM D'un bond, l'artiste fut debout.Il ouvrit les bras, les referma sur les épaules frissonnantes de la jeune fille et, regagnant le divan, ils se blottirent l'un contre l'autre.Illustration de TED H ¦ 'j* \u2022 ,««#'¦»-ty>f -r\u2014 w \" Hf W' -t' #>.% ^SPsSC 9B «8 \u2022 a JWÆ-MWW» K&ft 'C&3& sses*.ViV kÆ*?s >V^£-5ï?S rl£ Stt mm*** fl!!ll!!!f! $3§2S&£ ^>C*- 5' f* X-* * ' \u2022»**« \u2022 y ; :. Montréal, septembre 1951 15 LES PIONNIERS DE LA E Amur ül/gJIL ftr si II, pan QénancS HWonLAiiet de la Société Royale du Canada La photographie, cet art utilitaire et d\u2019agrément qui est l\u2019une des manirestâtions les plus populaires et les plus instructives à la fois de la civilisation contemporaine, la photographie, dis-je, compte un peu plus d\u2019un siècle d\u2019existence.Si l\u2019on admet, comme premiers balbutiements de cet art, les calques énigmatiques de Wedgwood, il convient alors de lui accorder cent cinquante ans d\u2019âge, puisque les mystérieuses images de l\u2019ingénieur anglais datent de l\u2019année 1802.La photographie contemporaine du Premier Consul, c\u2019est déjà beau ! Quoi qu\u2019il en soit de l\u2019invention des calques, c\u2019est en l\u2019année 1822 que le Français Nicéphore Niepce, qui avait l\u2019ambition d\u2019atteindre à la célébrité avec son moteur à combustion interne, « tire » la première photographie au monde, à l\u2019aide d\u2019essence de lavande ; son moteur à combustion n\u2019a jamais pu tourner, mais son « image latente » est le point de départ de recherches innombrables et extrêmement fructueuses.Cependant que d\u2019efforts pour en tirer des procédés pratiques et des variantes lucratives ! En l\u2019année 1835, l\u2019Anglais Talbot parvient à mettre au point le procédé du négatif sur papier.Quatre ans plus tard, le peintre Louis Daguerre, collaborateur de Niepce et fabricant de dioramas, invente la daguerréotypie.\u2014 c\u2019est-à-dire l\u2019image latente dévoilée au moyen de vapeurs de mercure et fixée sur une plaque d\u2019argent.En 1847, Niepce de Saint-Victor, neveu du précédent, imagine le cliché sur verre, qui permet l\u2019impression illimitée des épreuves et l\u2019agrandissement photographique.Et à intervalles quasi réguliers, les découvertes se succèdent en Europe occidentale et sont immédiatement exploitées par des opérateurs de plus en plus habiles.Le Second Empire marque le premier âge d\u2019or de la photographie.Hippolyte Bayard, Henry Le Secq, Félix Tournachon dit Nadar \u2014 le grand Nadar, portraitiste de Delacroix, de Balzac et de Baudelaire, \u2014 Lazergues et Disdéri, Pierre Petit et l\u2019Ecossais David-Octavius Hill prennent des clichés d\u2019une grande délicatesse de ton et, en peu d\u2019années, portent la photographie à une singulière perfection.Brillante mais étrange époque que celle du Second Empire : la mode féminine se modèle sur les habitudes vestimentaires du temps de Marie-Antoinette, et les hommes se résignent à se vêtir comme des croque-morts.Et pourtant le Secq, Nadar et Disdéri, tant par leur souci de la composition que par leur recherche du style, tirent des chefs-d\u2019oeuvre de cette pittoresque faune humaine.Le plus grand peut-être de ces pionniers de la caméra est Hippolyte Bayard, le malheureux concurrent de Daguerre ; dessinateur averti, il sait tirer parti des cbjets les plus humbles ; il sait croquer sur le vif les monuments et les si'es de Paris.L\u2019un de ses chefs-d\u2019oeuvre représente Notre-Dame, en l\u2019état pitoyable où elle était en l\u2019année 1847 : point de flèche au croisillon de son transept ; point de pinacles sur les contreforts des bas-côtés ; et partout des échafaudages en bois, des monceaux de cailloux et des matériaux épars sur le chantier.\u2014 Un autre de ses excellents clichés nous reporte au Paris d\u2019avant les machines ; c\u2019est celui qui a pour titre : « Ici, on prend les chevaux en pension.» Mais laissons les savants et les praticiens de l\u2019Europe occidentale perfectionner l\u2019invention de Daguerre et de Niepce, et voyons comment l\u2019art photographique a pénétré au Canada et comment il s\u2019est propagé dans les villes de l\u2019est du pays, peu de temps après sa découverte en France.L\u2019une des plus anciennes mentions qui concernent l\u2019art photographique au Canada se trouve dans The Montreal Directory for 1842 - 1843 ; à la page 109 de ce gu de, je lis cette entrée: « Prosch (G.-W.), photographer, place d\u2019Armes, East Side.» On n\u2019en sait pas plus long sur ce personnage.En feuilletant les journaux et revues de cette époque, je trouverais inévitablement d\u2019autres mentions de ce genre ; et sans doute le mot photographer, qu\u2019on vient de lire, et sa traduction française désigneraient-ils, non des photographes proprement dits, mais des daguerréotypistes, comme on disait alors.A l\u2019égard de Magloire Desnoyers, aucun doute n\u2019est possible.« On verra par les annonces, écrit un chroniqueur de la Minerve du 28 octobre 1847, que M.Desnoyers se propose de consacrer son temps à daguerréotyper.» C\u2019est donc le procé dé du daguerréotype « dans toutes ses variétés » que le sieur Desnoyers pratique à Montréal, au numéro 130 de la rue Notre-Dame.\t[Lire la suite page 58] 1.Portrait du photographe français Hippolyte Bayard par lui-même.Papier ca-lotype, 1840.\u2014 2.Les élèves finissants au Séminaire de Québec en 1849 - 1850, d'après un daguerréotype anonyme.\u2014 Le quatrième élève debout est Hubert Larue, plus tard médecin et écrivain.\u2014 3.Portrait de Louis Daguerre, inventeur du daguerréotype, d'après une gravure parue dans Illustrated London News de 1851, et exécutée d'après un daguerréotype de CHAUDET.\u2014 4.Portrait du docteur Wolfred Nelson, le vainqueur de la bataille de Saint-Denis, gravure d'après un daguerréotype de Magloire DESNOYERS, 1852.\u2014 5.Intérieur de la basilique de Québec en 1858 d'après un cliché de S.McLAUGHLIN.\u2014 Sculpture par Jean, François et Pierre-Florent BAILLARGE, 1784- 1800.\u2014 Portrait de Philippe Aubert de Gaspé, écrivain, d'après un cliché de Jules BENOIT dit LIVERNOIS, 1864.\u2014 7.Québec vu de Hadlow en 1865, d'après un cliché de L.-Prudent VALLEE.\u2014 8.Les Trappeurs, composition d'atelier de William NOTMAN, 1866.\u2014 9.L'ancien collège des Jésuites à Québec, d'après un cliché de LIVERNOIS et BIENVENUE, 1874.\u2014 Ce bel ouvrage d'architecture, qui se trouvait sur le site de l'Hôtel de Ville, a été démoli en 1878.Photos Inventaire des oeuvres d'art « 4 4 * \t.,.,.,, R\t|ro%3k 1 mm\tI HE mmt ¦\t\\ I f\t®k F\t*y\tI *'V \u2019 il\t pan «Ceo Danteu DOUZE AOUT.Un resplendissant soleil inonde la terrasse des Landiers sur laquelle tout un peuple de spécialistes : électriciens, fleuristes, décorateurs, s'affairent pour préparer la fête de nuit.Des jardiniers transportent des arbustes en fleur pour garnir les salons, des femmes de chambre courent les bras chargés d'objets divers, des « extras » arrivés en avance déchargent la voiture de « Rebatet », bondée de sandwiches et de petits fours.Insouciante de toute cette agitation dont elle est pourtant la cause, une ravissante enfant, rayonnant de toute la joie de ses dix-huit ans qu'on va fêter ce soir, descend, en trois bonds, les marches de la terrasse.Elle saute dans le petit torpéro qui l'attend, rangé au bas des degrés.Françoise rit toute seule en conduisant.Elle rit au soleil, à la brise qui la rafraîchit au passage, aux chemins familiers qu'elle choisit ombreux, coiffés de coudriers, au ronronnement régulier du moteur, à la vie, à ses dix-huit ans .Nul pressentiment ne l'étreint, nulle angoisse ne l'accable, elle s'en souviendra plus tard avec stupeur ., Elle est heureuse ! Si simplement, si gentiment ! Depuis un moment, elle a abandonné la grande route de Paris et son crochet l'amène en plein petit bourg, devant une maison au jardin tout fleuri de roses et à la grille duquel s'accroche une plaque de cuivre : DOCTEUR GILBERT GRANGER Françoise consulte la montre de son poignet : trois heures.Il doit être en pleine consultation.Elle hésite à peine, stoppe, puis fait jouer à son avertisseur un petit air particulier que son grand ami Gilbert connaît bien.Et de fait, la haute silhouette ne tarde pas à paraître, penchée sur la barre d'appui d'une fenêtre du premier étage.Il a dû lâcher son malade dans son cabinet et courir dans le petit laboratoire voisin pour répondre à l'appel de Françoise.\u2014 Hello ! France ! \u2014 Hello ! Gilbert .Je venais vous rappeler notre bal.Vous ne me faites pas faux bond, au moins ?Tout le mâle visage, un peu trop grave au repos, s'éclaire d'un sourire très jeune et très doux : \u2014 J'espère bien échapper à la fatale « urgence », ma petite Françoise ! Et pouvoir vous demander votre première danse ! \u2014 Bravo ! C'est déjà bien assez que votre père s'abstienne comme le mien .Je vais tant les regretter, ce soir, tous les deux ! Et cependant, tout le petit visage radieux, le sourire qui vole vers cette fenêtre, disent bien clairement que Françoise ne regrettera personne, si celui qui est penché là peut venir ce soir.Gilbert ne peut guère s'y tromper, et c'est d'un ton d'allégresse que, lui aussi, constate : \u2014 Oui, c'est vraiment dommage.Mais, ces savants, voyez- vous ! Du même ton ravi dont elle eût fait une déclaration tendre, Françoise lance encore : \u2014 Je vais à Paris, vous savez ?Je ne veux pas laisser passer le jour de mes dix-huit ans sans embrasser papa ; mais je vais en profiter pour bien le gronder .Pas de commissions ?\u2014 Pas de commissions.A ce soir, Françoise ! \u2014 A ce soir.Mais, tout bas, leurs coeurs doivent murmurer : « A toujours ! » et une langueur tendre en transmet l'accent à leurs voix.Tandis que Françoise démarre, le jeune médecin cueille une rose grimpe au long de sa fenêtre et la lance adroitement sur le siège à côté de la blonde conductrice.\u2014 A ce soir ! crie encore Françoise, de loin déjà, en agitant la rose.La vie est belle.La route aussi.Les cheveux au vent, une rose entre les dents, Françoise conduit la petite voiture vers Paris à une allure folle.\t[ Lire la suite page 23 ] Un auteur connu.Des personnages attachants.Un décor agréable et une intrigue romanesque.De quoi vous évader, pendant quelques heures, de la réalité.ILLUSTRATION DE TED H. 18 La Revue Populaire T p * r Les bulbes sont le secret d\u2019un printemps fleuri pan cYYlancelllle cCepaqe-^Thihaudliau diplômée de l'Institut Botanique de l'Université de Montréal.Deux variétés de tulipes : tulipes doubles toutes blanches et tulipes panachées.Photo Ass.Bulb Growers of Holland.'-% \"SiP ¦ *fe otre belle saison est si courte, si courte la joie des couleurs chatoyantes, des parfums, que nous devrions la faire naître plus tôt pour la prolonger.Pour cela, confions des bulbes à la terre dès le début d\u2019octobre, et la terre nous les rendra en tant de beauté que nous serons largement récompensés pour les efforts de prévoyance qu\u2019il faut faire.Prévoyants comme la fourmi de la fable, plantons nos bulbes à la fin de septembre, au moins au début d\u2019octobre, si nous voulons admirer des fleurs dans nos jardins dès que les neiges auront fini de fondre, car les fleurs hâtives sont presque toutes, pour ne pas dire toutes, des plantes à bulbes et ces bulbes doivent être mis en terre l\u2019automne précédent.Quels bulbes faut-il planter et comment les planter ?Plantons d\u2019abord des bulbes de Crocus, surnommés, à cause de leur étonnante précocité, perce-neiges.Ils pourraient encore être appelés les « éclaireurs de l\u2019été ».Leurs petites coupes s\u2019épanouissent à côté des flaques de boue et émaillent les pelouses encore décolorées.Les bulbes de Crocus ne demandent aucun soin.Une fois fichés en ils y restent indéfiniment.Fleurissant avant tout autre plante, les feuilles disparaissent totalement après les corolles.Les perce-neiges cèdent ainsi spontanément leur place à d\u2019autres plantes, leur vie se réfugiant toute dans le bulbe souterrain qui se passe d attention.Les bulbes de tulipes, de jacinthes, de narcisses exigent plus d\u2019égards.Voici, les concernant, quelques conseils que l\u2019on peut trouver dans tous les bons manuels d\u2019horticulture.Pour favoriser cm bon développement du système radiculaire les bulbes doivent être plantés le plus tôt possible après le premier octobre.La plate-bande qui les recevra doit être défoncée à la bêche à une profondeur d\u2019au moins dix-huit pouces.Si le sous-sol est humide, il doit être drainé.La terre doit être soigneusement pulvérisée.Un apport d\u2019engrais bien décomposé favorise la croissance, mais jamais on ne doit utiliser d\u2019engrais frais qui brûlerait les bulbes.Avant de poser le bulbe, il faut voir à ce que la terre soit solidement tassée, afin que le bulbe ne soit pas comme suspendu.Les bulbes sont ensuite recouverts de terre environ une fois et demie la hauteur de chaque bulbe.Quand la terre est définitivement gelée, on place dessus un bon paillis fait de paille, de feuilles mortes.Ce dernier point est très important, il a pour but de prévenir un dégel trop hâtif au printemps.Faut-il déterrer les bulbes et les serrer soigneusement dans une cave à la fin de l\u2019été?Là-dessus, les avis sont partagés.D\u2019après M.Henry Teuscher, du Jardin botanique de Montréal, «les bulbes de tulipes, par exemple, peuvent être laissés au même endroit pendant dix ans et même davantage, à certaines conditions toutefois.D\u2019abord, qu\u2019ils ne soient pas plantés à moins de 8 ou 10 pouces de profondeur ; secondement, que les feuilles ne soient pas enlevées apres la floraison, tant qu\u2019elles ne sont pas complètement fanées ; troisièmement, que la plate-bande tard l\u2019automne, reçoive chaque année une application d\u2019engrais complet.» Vers le début ou la mi-juin, vous verrez éclore les lis que les Grecs appelaient « la fleur des fleurs ».On cultive de préférence le lis de la Madone, pour ses pétales neigeux ; le Lis royal, pour son parfum et la splendeur de sa corolle blanche décorée de bandes dorées ; le lis tigré, de couleur orange foncé semée de mouchetures brunes, pour son éclat et sa rusticité.Les lis restent en terre, l\u2019année durant.A l\u2019automne, il suffit de couper les tiges à l\u2019égalité du sol.Pourvu que le sol soit poreux, bien drainé, richement pourvu de feuilles pourries, que les plants ne soient pas exposés au soleil à la journée longue et qu\u2019on veille, 1 automne venu, à recouvrir la plantation d\u2019un paillis (toujours quand le sol est définitivement gelé) et le succès est à peu près assuré.Les Iris s\u2019épanouissent aussi en juin.Leur nom signifie « arc-en-ciel » à cause de la diversité et de la beauté des fleurs.Ils se cultivent très facilement pourvu qu\u2019ils aient du soleil en abondance.Ils se multiplient par la division du rhizome ou tige souterraine.En les transplantant, il faut prendre garde de ne pas les enfoncer trop.Les bulbes des Iris aiment croître presque à la surface du sol.Dans les rocailles, plusieurs espèces de petits bulbes peuvent être utilisés pour que, dès mai, elles soient couvertes de fleurs.Nous ne citons que les Scilles, Scilles de Sibérie, Scilles à deux feuilles, Scilles à fleurs campanulées, les Colchicums, les Chinodoxas, les tulipes et les narcisses nains, les Fritillaires dont les oignons peuvent demeurer enterrés, les muscaris, qui sont des espèces de petites jacinthes et beaucoup d\u2019autres dont les noms sonnent à nos oreilles comme des noms étrangers, mais qui ne demanderaient qu un peu de soin pour vivre en toute familiarité dans nos jardins, parmi les autres plantes mieux connues.Quand les plantes à bulbes seront toutes passées fleurs, l\u2019été battra son plein et toutes les autres, les rustiques et les annuelles, seront en complète floraison. Montréal, septembre 1951 19 PROCUREZ-VOUS UNE NOUVELLE MACHINE À COUDRE SINGER \u2022 Rendez-vous compte comme il est facile de confectionner de jolies choses pour la moitié de ce que vous payez dans les magasins, avec la nouvelle machine à coudre SINGER*, la plus belle du siècle.\u2022 Choisissez votre modèle \u2014 de style ou moderne \u2014 meuble ou portatif.La SINGER est fabriquée pour durer la vie.Service assuré à tous les CERCLES DE COUTURE SINGER.Voici le modèle \u201cQueen Anne\u201d.\u2022 Vous recevez un cours de couture domestique sous la direction de professeurs compétents, (non pas un simple dépliant explicatif) lorsque vous achetez une SINGER neuve, avec en plus, la série des principaux accessoires.\u2022 Vous trouverez toujours les menus articles qu\u2019il vous faut, à votre CERCLE DE COUTURE SINGER.De plus, on y bride les boutonnières, couvre les boutons et fabrique les ceintures.Ces costumes d'écolières, composés d'un pratique \"jumper\" et d'une jolie blouse, ont été confectionnés d'après les patrons Simplicity 364Q et 3647- TTIIIIIIiiryw il m »., f r 0* »»/, 'fywL àjxn&h ïûuÂd&û $mAAeds DEPOT MINIMUM CONDITIONS BUDGÉTAIRES GENEREUSE REMISE SUR ECHANGE POUR VOTRE PROTECTION, la vente et l\u2019entretien des machines à coudre SINGER sont l\u2019exclusivité des CERCLES DE COUTURE SINGER identifiés par le \u201cS\u201d rouge, marque de commerce, et l\u2019emblème \u201cCERCLE DE COUTURE SINGER\u201d dans la vitrine.Vous ne les trouverez jamais dans les magasins ou chez les détaillants.Avec une SINGER neuve VOUS obtenez: \u2022\tUn cours de couture domestique, sous la direction de professeurs compétents, à votre CERCLE DE COUTURE SINGER.\u2022\tUne série des principaux accessoires SINGER, y compris l\u2019ourleur, le fronceur et le plisseur.\u2022\tLa garantie SINGER de parfaite fabrication.CERCLES DE COUTURE SINGER IL Y EN A UN TOUT PRÈS DE CHEZ-VOUS POUR VOUS SERVIR Le CERCLE DE COUTURE SINGER ci-dessus est situé à 129L£ Second Ave.N., Saskatoon, 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Ser- vice des Consommateurs, Ministère de l\u2019Agriculture, Ottawa ».On vous enverra sur demande et gratuitement une brochure traitant des conserves, confitures, gelées et marinades.Je vous conseille fortement de faire venir cette brochure si vous ne l\u2019avez déjà, elle contient outre d\u2019excellentes recettes, des conseils précieux qui vous aideront à mieux réussir.Voyons quelques-unes des grandes règles importantes à savoir concernant les gelées : Tous les fruits ne sont pas propres à la gelée.Il faut qu\u2019ils soient acides, qu\u2019ils ne dépassent pas le point de ma- turité, être plutôt en bas et riches en pectine.Les fruits les plus propres à la gelée sont les pommes, les groseilles, les ga-delles, le raisin, les prunes.Si ces fruits sont traités convenablement, il n\u2019y a aucune raison de ne pas réussir à préparer de belles gelées.En dehors de ces fruits, il est mieux de ne pas prendre de chances.C\u2019est alors que Ton peut utiliser de la pectine commerciale en bouteille ou en poudre en suivant scrupuleusement les indications du fabricant.Les fruits mous comme les gadelles et le raisin doivent être écrasés, mis Par Mme ROSE LACROIX dans une marmite avec V2 tasse d\u2019eau environ par 4 tasses de fruits.Couvrir et laisser mijoter 15 à 20 minutes.Mettre dans un sac à gelée et laisser égoutter.Les fruits durs comme les pommes, les pommettes doivent être lavés et coupés en quartiers minces.On n\u2019enlève ni la pelure ni le coeur ; les deux sont riches en pectine.Mettre dans une marmite avec de l\u2019eau à l\u2019égalité.Couvrir et laisser mijoter jusqu\u2019à ce qu\u2019ils soient tendres, 25 à 30 minutes.Faire égoutter dans un sac à gelée ou un coton clair.Ne pas presser le sac pour obtenir une gelée limpide.Après une première extraction, on passe le résidu au presse-purée et à chaque tasse de purée, on alloue le jus d\u2019un citron, 1 c.à tb.de zeste râpé et 1 tasse de sucre.Cuire jusqu\u2019à ce que ce soit épais et transparent.C\u2019est le beurre de fruits excellent à servir avec les rôties du matin et ainsi rien n\u2019est perdu.Méthode générale pour la confection des gelées 4 tasses de jus préparé 4 tasses de sucre Mettre le jus dans une .marmite plutôt large que haute et porter à l\u2019ébullition.Ajouter graduellement le sucre en brassant pour le dissoudre puis cuire rapidement à grande ébullition jusqu\u2019à consistance de gelée, 15 à 20 minutes.Ecumer et verser aussitôt dans des verres stérilisés.Couler une couche de paraffine chaude immédiatement sur la gelée et quand elle est complètement refroidie, conserver dans un endroit frais et sec.Comment reconnaître le point de cuisson de la gelée : Une cuisinière expérimentée ne s\u2019y trompe pas ; quant aux novices, voici ce que je leur conseille : Après 10 à 15 minutes d\u2019ébullition, plonger une cuillère dans la gelée et l\u2019égoutter.Le sirop qui s\u2019en échappe doit être assez épais pour que 2 gouttes partant de chaque bout de la cuillère se rejoignent en une seule au milieu.C\u2019est l\u2019épreuve classique qui correspond a 220° F.au thermomètre.Méthode de stérilisation des verres à gelée ou des pots à confitures : Laver soigneusement, mettre dans une marmite d\u2019eau chaude et faire bouillir 15 à 20 minutes.Retirer de l\u2019eau juste au moment de les remplir.Cette opération évite la perte occasionnée par les levures et les moisissures qui s\u2019attaquent si facilement à ces produits.Ces infiniment petits qui ne se vo ent pas mais qui existent bel et bien causent des pertes qu\u2019un peu plus de minutie éviterait sûrement.N\u2019oubliez pas qu\u2019au prix où sont les fruits et le sucre, il n\u2019est pas avantageux de préparer ces choses si Ton ne sait pas les préserver des dangers qui les menacent.Une maîtresse de maison avertie, ne néglige rien pour assurer la conservation de ces préparations culinaires.La stérilisation des récipients est une condition essentielle de conservation.Voyons maintenant comment préparer les confitures pour en faire un succès : On alloue de % à 1 livre de sucre par livre de fruits ; ne perdons pas de vue que les confitures doivent leur conservation à la concentration du sirop.On ne peut prétendre conserver en bonne condition des confitures dans un sirop clair.Beaucoup de personnes ne font pas de différence entre conser- Montréal, septembre 11151 21 de Cuisine I Directrice de l'Institut Ménager de LA REVUE POPULAIRE et du SAMEDI ves et confitures.Il en existe cependant une très grande.Si réellement on préfère un sirop clair et un fruit peu sucré, faisons des conserves.Dans ce cas, il faut des pots à fermeture hermétique et vous trouverez dans la brochure dont je vous parlais au début, toutes les instructions nécessaires à la réussite des conserves.Revenons aux confitures.Si l\u2019on emploie des fruits très juteux comme les pêches, les cerises, on met dans la marmite un rang de fruits préparés, un rang de sucre, laisser reposer le mélange jusqu\u2019à ce que le sucre soit à peu près fondu puis cuire jusqu\u2019à ce que le fruit soit tendre et le sirop épais.Pour obtenir une confiture dont les fruits ne se séparent pas du sirop, laisser refroidir la confiture complètement toute une nuit puis porter de nouveau au point d\u2019ébullition et empoter bouillante dans des pots chauds stérilisés.Fermer immédiatement.On m\u2019a souvent demandé une recette de confitures aux cerises.Voici cette recette : Confiture aux cerises Laver les fruits et enlever le noyau ayant soin d\u2019en laisser quelques-uns pour améliorer le goût.Peser et allouer une quantité égale de sucre.Mettra dans une marmite alternant sucre et cerises.Laisser reposer toute la nuit.Chauffer lentement pour faire fondre tout le sucre puis porter à l\u2019ébullition et cuire vivement jusqu\u2019à ce que le sirop soit épais.Empoter tel qu\u2019indiqué plus haut.Je termine par quelques recettes de marinades : Sauce Chili 2 pintes de tomates mûres 2 tasses d\u2019oignons blancs 1 piment vert 1 piment rouge doux 1 tasse de sucre 1\tc.à tb.de sel \u2019s de c.à thé de cayenne (poivre rouge) 2\tc.à thé de chacune des épices suivantes : clou, cannelle, gingembre, muscade 2 tasses de vinaigre de cidre Ebouillanter les tomates, les peler et les hacher.Passer au hache-viande les oignons et les piments débarrasser de leurs graines.Ajouter les épices et le vinaigre et cuire lentement 2 heures ou jusqu\u2019à ce que le mélange soit épais.Vérifier l\u2019assaisonnement en sel et en sucre et verser dans des pots stérilisés.Paraffiner et conserver au frais.Oignons, concombres et tomates vertes marinés Préparer une saumure avec 2 pintes d\u2019eau bouillante et 1 tasse de sel.Verser sur les légumes et laisser reposer 2 jours.Egoutter et couvrir de nouveau avec une autre saumure préparée comme la première.Laisser reposer encore 2 jours et égoutter.Préparer encore la même saumure et y faire bouillir juste 3 minutes oignons, concombres ou tomates.Egoutter et couvrir du vinaigre suivant : 1 Pinte de vinaigre blanc Và de tasse de sucre (au goût) % paquet d\u2019épices à marinades Faire bouillir le tout 10 minutes.Couler et verser sur les légumes.Si cette recette est bien suivie, les oignons et les concombres ne se décoloreront pas.Marinade aux fruits (ma recette préférée) 3 pintes de tomates rouges 1 pinte de céleri 3 pommes 3 poires 3 pêches 1\ttasse d\u2019oignons hachés 1\ttasse de raisins sans pépin 1 petit paquet d\u2019épices à marinades 2% tasses de sucre 2\ttasses de vinaigre 3\tc.à tb.de sel Ebouillanter les tomates, les peler et les couper en morceaux.Couper également le céleri en petits morceaux.Tailler les oignons en tranches minces.Peler les fruits à l\u2019exception des pommes et couper en morceaux.Mettre le tout dans une marmite et y ajouter le reste des ingrédients.Laisser cuire en brassant de temps en temps, 2 heures.Verser dans des pots propres, paraffiner après refroidissement.Crème pâtissière 1 tasse de lait 4 c.à tb.de sucre 4 c.à tb.de farine 1 oeuf 1 c.à thé de vanille Mêler le sucre, la farine, délayer avec le lait et ajouter l\u2019oeuf battu.Faire cuire au bain-marie jusqu\u2019à ce que ce soit très épais et bien lisse.On peut ajouter au goût 1 carré de chocolat fondu à la vapeur.Retirer du feu, aromatiser et laisser refroidir compète-ment avant de l\u2019étendre sur le gâteau.8 à 10 services.Faites ce magnifique Whitest.uon1li Gâteau Sucré au Chocolat avec l\u2019eff icace Poudre a Pâte \u2018MAGIC\u2019 Voici un gâteau délicieux qui témoigne de la personnalité de celle qui l\u2019a préparé! C\u2019est un gâteau dont vous aurez raison de vous montrer Jière! Grâce à la Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019, il est parfait sous le rapport de la forme, de la texture et de la saveur.Une ménagère qui emploie la \u2018Magic\u2019 n\u2019est jamais à court d\u2019idées.L\u2019efficacité de la \u2018Magic\u2019 lui permet de déployer son ingéniosité .et lui vaut bien des éloges.Ayez-en toujours à la maison .elle coûte moins de 1^ par cuisson ordinaire.GATEAU SUCRE AU CHOCOLAT 2\ttasses farine à gâteau tamisée 3\tc.à thé Poudre à Pâte 'Magic' Va c.à thé sel 10 c.à table beurre 2 oeufs bien battus 1 tasse sucre granulé fin % tasse lait 1\tc.à thé vanille 2\tMl onces chocolat non sucré 2 c.à table lait Graissez 2 moules à gâteau étage ronds de 8 po.; couvrez le fond d\u2019un papier ciré.Chauffez préalablement le four à 375° (modérément chaud) .Tamisez 3 fois ensemble Poudre à Pâte \u2018Magic\u2019, farine et sel.Défaites le beurre en crème et mélangez-y graduellement le sucre.Ajoutez oeufs battus, peu à la fois, battant bien après chaque addition.Mesurez les % de tasse de lait et ajoutez la vanille.Ajoutez le mélange de farine au mélange en crème, un quart à la fois, alternant avec 3 additions de lait et vanille; combinez légèrement après chaque addition.Versez la moitié de la pâte dans un des moules préparés.Faites fondre 1 on.du chocolat sur eau chaude.Ajoutez le chocolat fondu et 2 c.à table de lait au reste de la pâte, mélangez bien et versez dans l\u2019autre moule.Cuisez environ 30 min.dans le four déjà chaud.Réunissez les gâteaux refroidis avec une partie du Glaçage Bouilli.Recouvrez du reste du glaçage.Faites fondre 1 on.de chocolat et laissez couler sur le glaçage.GLAÇAGE BOUILLI\u2014 l>/2 t.sucre granulé, % t.eau, IV2 c.à thé vinaigre, 3 blancs d\u2019oeufs, 1 c.à thé vanille.Tout en brassant jusqu\u2019à dissolution du sucre, faites bouillir eau, sucre et vinaigre jusqu\u2019à ce que le sirop ait atteint 238° (lorsqu\u2019il forme une boule molle dans l\u2019eau froide).Battez les blancs d\u2019oeufs fermes, mais non secs.Incorporez-y graduellement le sirop en battant, continuant à battre jusqu\u2019à ce que le glaçage se tienne.Incorporez la vanille.Employez immédiatement. 22 La Revue Populaire ||jjj(j§jj ¦ Illustré\u2014Sedan 4 portières Chieftain \"8\u201d de luxe .-r\u2014.Ce c|u\u2018il y a de plus beau sur roues UNE VALEUR GENERAL MOTORS Montréal, septembre 1951 23 PLAINTE CONTRE INCONNU [Suite de la page 17] Pour rejoindre la grand\u2019route, elle refait un bout de chemin en sens inverse.Devant elle, un peu penché au bord d\u2019une colline, le château des Landiers lui apparaît touché en plein par le soleil et elle ne peut s\u2019empêcher d\u2019admirer : « Comme elle est jolie, tout de même, notre maison ! Je comprends que maman en soit fière ! Un peu trop « grand siècle » peut-être, comme dit papa, et manquant de simplicité.Mais il est certain que, comme cadre pour une fête, on ne peut pas trouver mieux ! » Mlle de Loisy du Landier avait apporté le château en dot au docteur Berthet, qu\u2019elle avait épousé par amour quelque vingt ans plus tôt.Le professeur, déjà illustre par les résultats de ses recherches scientifiques bien qu\u2019il eût à peine atteint la quarantaine, avait su conquérir ce coeur léger d\u2019oiselle mondaine.Ils formaient à eux deux un de ces mélanges paradoxaux qui semblent faits uniquement pour persuader au monde que la puissance de l\u2019amour se rit de tous les préjugés, de toutes les convenances, de toutes les idées reçues.Mondaine, assoiffée de réceptions, de sorties, de plaisirs, Mme Berthet critiquait et taquinait celui qu\u2019elle appelait son « cher ours » avec une admiration flagrante.Tendrement compréhensif, M.Berthet admettait que sa femme reçût et sortît autant qu\u2019il lui plaisait, pourvu qu\u2019elle ne l\u2019astreignît pas à la suivre et lui permît de vivre une existence toute de labeur et de recherches, muré la plupart du temps dans le petit laboratoire qu\u2019il avait fait construire au fond du jardin de l\u2019hôtel qu\u2019ils habitaient à Paris dans le quartier des Ecoles.Souvent même, il y demeurait pendant les vacances que sa femme et sa fille passaient presque entières aux Landiers, ne venant faire que de brèves apparitions en fin de semaine et ne s\u2019accordant guère que quelques jours de repos lorsque le succès de ses recherches en cours l\u2019autorisait à les suspendre brièvement.C\u2019est ainsi que, le dix-huitième anniversaire de Françoise tombant en plein été, sa mère avait décidé de le commémorer par une fête de nuit magnifique à laquelle elle avait convié tous ses amis.La proximité de Paris, cinquante kilomètres, permettait à leurs relations parisiennes de se joindre à la société locale.Mais le professeur avait argué d\u2019un travail extrêmement important qui ne pouvait être abandonné, ne fût-ce que pendant quelques heures, pour expliquer son absence.Il \u2014 Le plus beau cadeau Paris, la petite voiture stoppa devant l\u2019hôtel particulier que les Berthet habitent dans le quartier de l\u2019Observatoire.A côté de la maison, riche et solide construction, une large grille ferme le jardin.Ce jour-là, pourtant, Françoise ne laissa pas le jardinier accouru lui ouvrir les deux battants de fer forgé.\u2014 Inutile, Jean, je ne reste qu\u2019une minute.Papa est là ?Seul ?\u2014 M.le professeur Granger était là tout à l\u2019heure, mais il vient de partir.Il n\u2019y a, au laboratoire, avec Monsieur, que M.Blaize.Françoise fronça le sourcil.Elle n\u2019aimait pas rencontrer Stéphane Blaize, le préparateur de son père, en lequel celui-ci mettait cependant toute sa confiance.Elle éprouvait une sorte de répulsion, d\u2019instinctive antipathie, envers ce garçon qui, lui, très visiblement, bien que respectueusement, semblait l\u2019adorer.Secouant cette mauvaise im- pression irraisonnée, la jeune fille traversa en trombe le petit hôtel silencieux sur lequel seule veillait, pendant l\u2019été, la vieille Victoire ; elle courut au fond du jardin sonner à la porte du bâtiment où se trouvaient, isolés du reste de la demeure, le laboratoire et le cabinet de travail du professeur Berthet.\u2014 Papa ! papa ! chantait-elle sur quatre notes joyeuses, en ponctuant le rythme de son doigt appuyé sur le timbre électrique.A la sonnerie musicale et prolongée de Françoise, le savant mit un visage intrigué à la fenêtre du premier étage.\u2014 Comment, c\u2019est toi, Françoise ?fit-il avec un sourire.Mais quel vacarme ! Que t\u2019arrive-t-il, ma petite fille ?\u2014 Ce qui m\u2019arrive, papa ?Mais, voyons.il fait beau, j\u2019ai dix-huit ans et je t\u2019aime.\u2014 Ah ! jeunesse !.dit en secouant la tête avec une tendre indulgence le professeur qui se hâta de descendre pour ouvrir.Mais avant lui, Stéphane Blaize était à la porte, qu\u2019il ouvrait sur un boudoir étroit au bout duquel s\u2019amorçait l\u2019escalier.\u2014 Mademoiselle Françoise.balbutia le préparateur, avec le même visage quelle avait vu tout à l\u2019heure à Gilbert Granger.Elle fut surprise de cette expression et ressentit une sorte de malaise qu\u2019elle définissait mal.\u2014 Mon bon Stéphane, dit-elle, faisant effort pour garder sa bonne humeur, je suis venue embrasser papa, puisqu\u2019il ne veut pas descendre jusqu\u2019aux Landiers, ce soir, pour mes dix-huit ans.Et, soudain, s\u2019avisant gentiment que l\u2019attitude bizarre du jeune homme venait peut-être d\u2019une petite vexation, elle dit : \u2014 Je vous aurais bien invité, Stéphane, mais papa a allégué un travail important à finir cette nuit et comme je sais qu\u2019il ne peut travailler tout à fait bien sans vous.Le visage tourmenté, aux traits trop accentués, s\u2019éclaira d\u2019un sourire un peu ironique.\u2014 Vous me faites trop d\u2019honneur, mademoiselle Françoise ! Justement, pour ce soir, le professeur m\u2019a donné campo.Il paraît que, pour certaines de ses actuelles recherches, il se méfie, même de moi ! dit-il avec une sorte de rancoeur.Mais, à ce moment, la silhouette massive du professeur Berthet se profila en bas de l\u2019escalier, au fond du couloir.Il vint à Stéphane et, le repoussant d\u2019une bourrade affectueuse : \u2014-Voulez-vous bien vous taire, gamin !.Je vous ai donné campo pour vous permettre de danser, si le coeur vous en dit ! \u2014 Alors, Stéphane ?dit Françoise, gentiment.\u2014¦ Alors, merci, mademoiselle.J\u2019ai promis ma soirée à ma vieille maman.Ce serait la décevoir.On le sentait raidi, hostile.D\u2019un geste désinvolte, Françoise accepta, tandis que son père demandait, en caressant sa longue barbe : \u2014 Alors, tu entres, mon Françou ?\u2014 Pas le temps, papa ! Maman pestait déjà après mon absence pendant que, là-bas, on a besoin de mes lumières pour un tas de choses urgentes : les fleurs, le buffet.Je suis venue tout simplement pour ça.Et, lui sautant au cou, elle fit pleuvoir sur son visage, sur ses lunettes et sur sa barbe, dix-huit baisers sonores et tendres.\u2014\tPetite folle! Chérie, petite folle!.murmura-t-il, très ému.\u2014\tDame, il fallait bien, puisque tu §g|r^eJL Il y a des chaussures Savage pour toutes les bourses, et elles sont connues sous les noms ci-dessous : SEARCH Ci-contre, rayons-x montrant le développement normal du pied d'un enfant, à gauche, et la distortion causée par des chaussures défectueuses à droite.Il est crâne comme Buffalo Bill et indépendant comme personne! .mais c\u2019est tout de même vous, et pour longtemps encore, qui êtes responsable de sa santé.Si vous voulez qu\u2019il ait, plus tard, le confort et le maintien, la posture qui résultent de l\u2019hygiène rationnelle du pied durant l\u2019enfance, c\u2019est dès aujourd\u2019hui qu'il faut protéger cette partie du corps.Les chaussures Research lui fourniront tout l\u2019appui, tout le soutien essentiel au parfait développement des 52 petits os de ses pieds .outre une façon soignée et des matériaux de qualité supérieure.HURLBUT .SANDY SAVAGE \u2022 JACK & JILL CHUMS \u2022 JUMPING JACKS .RED SCHOOL HOUSE THE SAVAGE SHOE COMPANY LIMITED \u2022 PRESTON, ONTARi 24 La Revue Populaire comment faire une tarte au citron parfaite .: Il n\u2019y a que des citrons frais pour donner à vos tartes cette véritable saveur délicieuse du citron.Et c\u2019est si facile.Vous n\u2019avez qu\u2019à suivre ces recettes éprouvées de la célèbre cuisine Sunlust: tarte au citron avec meringue \u201cV Porter au point d'ébullition dan* une casserole ^ ienj^ecu ^ ^ ^ SA de tasse de sucre Va de c.à thé de sel\t.1 c.à thé de zeste de citron .\tsffialdedefécule de mai», A)OUter' ^ mélangées avec ^ tasse d\u2019eau froide\t.Cuire 4 5 minoÎesTsa11™ ce^r\" d\u2019agiter.KnduTu.bien -'-^r^oeuf;' bien battus 1 c à table de beurre 6 c.à table de jus de c.tron Sunkist\tj.q Verser dans une \"dettes.Surmonter nS °Sunkistm;Torer au four modéré (325° F.) 15 minutes.VRTE AU CITRON DES ANGES 4 jaunes d'oeufs %/.de tasse de sucre rent.A outer: 1 c.à table ne Retirer du feu et incorporer: 2 blancs l\u2019oeufs en neige ferme.\tg Verser dans une c'ou\u201ceti® gue Sunkist.pouces.Surmonter\ta F j 15 min.Dorer en four modéré (325 * ¦> eringue sunkist ,ur faire une meringue pour une tarte 8 pouces, ajouter graduellemen .4 c.à table de sucre à 2 blancs d\u2019oeufs moussés.ontinuer de battre.Battre se«^e*nent 18q\u201e\u2019à ce que le blanc d\u2019oeuf forme des îonticules.Y incorporer: 1 c.à the s de citron Sunkist.Citrons Frais Sunkist de la Californie 1 ne voulais pas me faire, pour mes dix-huit ans, le cadeau de ta chère pré-I sence! Elle allait s\u2019envoler déjà ; il la retint I par les épaules un instant très bref et, avec un regard profond derrière les verres embués des lunettes, d\u2019une voix ardente : \u2014 Françoise, lui dit-il, je t\u2019en ferai un plus beau.Mais elle riait, se dégageait, se sauvait à travers le petit jardin, en protestant d\u2019une voix légère : \u2014 Penses-tu ?Il n\u2019y a pas plus beau ! \u2014 Plus beau ! cria le professeur Berthet au moment où elle allait entrer dans l\u2019hôtel.Bien plus beau, tu verras, Françoise.Demain.tu verras.Elle s\u2019enfuit après un dernier baiser jeté du bout des doigts.Ill \u2014 Le gong du destin Les salons étincelaient de lumières, de fleurs, de beauté, de vie joyeuse et ardente.\u2014 Vous ne dansez pas, mademoiselle Edwige ?demanda le sénateur Darbois qui allait, souriant et jovial, d\u2019un groupe à l\u2019autre.Très belle, étrange et troublante aussi, dans l\u2019enroulement d\u2019un fourreau noir qui semblait sertir d\u2019un écrin diabolique sa beauté nordique aux cils pâles, aux paupières tombantes sur d\u2019immenses yeux gris, au teint laiteux, aux bandeaux clairs à peine nuancés de blond, Edwige Mundsen s\u2019appuyait au chambranle d\u2019une porte.\u2014 Non.je regarde, fit-elle avec un bizarre accent chantant, pendant que ses paupières baissées laissaient filtrer le regard aigu de ses yeux pâles qui devaient, en effet, merveilleusement « regarder » et surtout « voir » ! L\u2019excellent Darbois qui détestait ces manières qu\u2019il qualifiait tout bas d\u2019« ibséniennes », ne résista pas au plaisir de la taquiner.\u2014\tVous êtes peut-être un peu fatiguée aussi de votre petit voyage.par cette chaleur.La pâleur d\u2019Edwige se nuança à peine, mais elle tressaillit.\u2014\tQuel voyage ?De quoi parlez-vous ?\u2014 Mais, reprit-il, toujours taquin, n\u2019êtes-vous pas allée à Paris, tantôt ?Je vous ai aperçue sur le quai de la gare comme vous en reveniez, ce soir, et vous aviez l\u2019air si pressée.II riait tout bas de l\u2019embarras évident dans lequel il plongeait la belle Norvégienne, se souvenant que ce n\u2019était pas précisément d\u2019être pressée qu\u2019elle avait l\u2019air, tantôt, sur le quai de la gare, mais de chercher à se dissimuler, à passer inaperçue- « Hé ! hé !.se disait-il, moqueur, devant la pâleur étendue maintenant sur les traits figés de Mlle Mundsen.Des cachotteries ?Y aurait-il une idylle sous roche?Ce beau glaçon se déciderait-il à fondre ?» Mais, à ce moment, la voix pleine et jolie de Françoise, une voix qui clai-ronnait la joie de vivre, lança derrière __C\u2019est vrai ! Vous êtes allee a Paris tantôt, Edwige ?Si j\u2019avais su, je vous aurais conduite en voiture, puisque ] y allais moi aussi ! Pourquoi ne pas 1 a-voir dit ?Cette fois, les lourdes paupières se relevèrent et le regard gris fila net, incisif, comme un coup de lance : \u2014 Nous n\u2019allions certainement pas du même côté ! Trop heureuse pour deviner meme l\u2019hostilité de cette voix, de ce regard, la jeune fille lança ingénument : \u2014 Pourquoi ?J\u2019allais, moi, embrasser papa.Ah ! Gilbert.Les oubliant déjà, Françoise filait, écartait un groupe, se suspendait joyeusement au bras du jeune docteur qui arrivait.m LA PIERRE DU MOIS DE SEPTEMBRE LE SAPHIR Croquis de chez Birks L es Perses nommaient le saphir « la Pierre Céleste » et croyaient que tout le globe terrestre reposait sur un énorme saphir dont le ciel reflétait la couleur bleue.Selon la croyance, les dix Commandements furent gravés sur un seul saphir; de là son symbole de constance et de sincérité.Celui qui possède un saphir sera toujours à l\u2019abri des troubles de l\u2019esprit.Quoi qu\u2019on en dise, le saphir peut être jaune, orange, pourpre, violet et vert.On les trouve dans l\u2019île Ceylan, en Birmanie, au Thailand, en Australie et aux Etats-Unis.Le plus populaire est certes le saphir aux tons de bleu.Le plus célèbre est celui qui orne l\u2019anneau de couronnement du roi Edouard le Confesseur, mort en 1066, et qui est parmi la collection de bijoux royaux en montre à la Tour de Londres.La famille royale préfère le saphir à toute autre pierre précieuse ; la reine-mère Marie en possède une superbe collection et le Duc de Kent en offrit un à la princesse Marina lors de leurs fiançailles L\u2019Etoile des Indes, une pierre pesant 563 carats fut donnée au Musée d\u2019Histoire Naturelle par J.P.Morgan.Le saphir vient après le diamant quant à la durée.Il n\u2019est pas étonnant que par son coloris et sa beauté il soit une pierre appréciée de tous.PERSONNES CELEBRES 1.\tGlenn Anders \u2014 1890 2.\tEugene Field \u2014 1850 3.\tSarah Orne Jewett \u2014 1849 4.\tChateaubriand \u2014 1768 5.\tCardinal Richelieu \u2014 1585 6.\tLafayette \u2014 1757 7.\tJ.P.Morgan, Jr.\u2014 1867 8.\tPeter Stuyvesant \u2014 1592 9.\tAlfred Landon \u2014 1887 10.\tFranz Werfel \u2014 1890 11.\tO.Henry \u2014 1862 12.\tH.L.Mencken \u2014 1880 13.\tJohn J.Pershing \u2014 1860 14.\tMargaret Sanger \u2014 1883 15.\tWilliam H.Taft \u2014 1857 NEES EN SEPTEMBRE 16.\tAlfred Noyes \u2014 1880 17.\tMartha Ostenso \u2014 1900 18.\tGreta Garbo \u2014 1906 19.\tArthur Rackham \u2014 1837 20.\tElliot Nugent \u2014 1900 21.\tH.G.Wells \u2014 1866 22.\tPaul Muni \u2014 1895 23.\tWalter Pidgeon \u2014 1898 24.\tJohn Marshall \u2014 1755 25.\tFelicia Hemans \u2014 1793 26.\tGeorge Gershwin \u2014 1898 27.\tVincent Youmans \u2014 1898 28.\tKate Douglas Wiggin \u2014 1856 29.\tLord Nelson\u2014 1758 30.\tThomas W.Lamont \u2014 1870 QUESTION: Que font-ils ?INDICATION: Aucun autre-ne peut le remplacer.DEVINETTE REPONSE: Voir page 35 /Mane 0RO$ DOULEURS MENSTRUELLES Les douleurs menstruelles taient Marie, mais Midol soulagea vite.Midol agit de trois- ___façons pour soulager plus rapide-__ ment les douleurs menstruelles\u2014 soulage les crampes, calme le mal de tête, chasse le \u201ccafard\u201d.» GRÂCE à LA MEILLEURE CIGARETTE AU CANADA Montréal, septembre 1951 25 \u2014 Regardez-les.susurra la voix de la Norvégienne, tandis que ses cils pâles s\u2019abaissaient à nouveau.Dirait-on vraiment les enfants des deux plus grands rivaux de la terre ?Surpris cette fois par le ton venimeux, Darbois protesta : \u2014 Rivaux si vous voulez.- Oui, rivaux en science, en divination, en réussite, ces deux grands savants attachés depuis leur tendre jeunesse aux mêmes problèmes, aux mêmes recherches.Rivaux, Berthet et Granger ; mais pas ennemis, mademoiselle, bien au contraire ! Rivaux, mais camarades sincères et amis dévoués ! \u2014 Vous les connaissez mieux que moi, évidemment, dit Edwige, dont le regard filait vers un couple rapproché par un subtil tango.Cela explique.bien des choses.Tout d\u2019abord l\u2019amitié vraiment stupéfiante de ces deux grands rivaux et puis aussi celle.d\u2019une autre espèce, mais aussi fervente certes, de leurs enfants.Leur tango fini, Françoise et Gilbert sortaient du salon, tendrement appuyés l\u2019un à l\u2019autre.\u2014 Les braves petits ! fit avec indulgence l\u2019excellent homme.Et, remarquant l\u2019expression de haine froide qui insensibilisait à ce moment le visage de la belle Norvégienne, il conclut tout bas : « Et l\u2019inquétante créature ! Comme je comprends mal les Berthet de s\u2019être entichés de cette femme déconcertante ! » Un an plus tôt, Edwige Mundsen arrivait à Paris et se présentait au professeur Berthet comme une admiratrice passionnée, nantie d\u2019une lettre de recommandation d\u2019un de ses confrères.Très adroite, elle avait su se faire adopter d\u2019emblée par le professeur qui goûtait la culture de son esprit clair et délié, et par sa femme, engouée de tout ce qui était « nordique », comme la mode le voulait.Françoise, trop jeune et « en dehors » pour être l\u2019amie d\u2019Edwige, était seule à ne pas sembler subir son influence.Aujourd\u2019hui, intime de a famille, Edwige villégiaturait aux Lan-diers, visitait à Paris le professeur, se montrait compatissante et sympathique pour Stéphane Blaize, dont l\u2019amour malheureux pour la fille du maître ne lui avait pas échappé.Aigri et injuste comme tous ceux qui souffrent en silence, le préparateur avait vu insensiblement sa jalcusie, inconsciente et sans objet, dirigée par Edwige vers le jeune docteur Gilbert Granger, ami d\u2019enfance et camarade préféré de Françoise Berthet.Ce qu\u2019il n\u2019eût peut-être pas aperçu tout seul, car il venait fort rarement aux Landiers, elle avait su le lui faire découvrir.Et c\u2019était beaucoup pour ne pas voir Françoise danser aux bras de Gilbert qu\u2019il avait refusé de venir ce soir-là.Légèrement, peu à peu, par petites touches, comme on parfait un dessin, Edwige s\u2019était évertuée à dresser Stéphane contre le jeune médecin, comme ce soir-là, encore, elle cherchait à diminuer celui-ci dans l\u2019esprit du sénateur Darbois, ami intime de Berthet, familier de la maison et parrain de Françoise.D\u2019un ton qui voulait être léger, elle reprit,' en laissant filer son étrange regard vers le petit homme jovial et indulgent : \u2014 C\u2019est un garçon de grande valeur, paraît-il, ce docteur Granger ?.Comment se fait-il qu\u2019il n\u2019ait pas suivi les glorieuses traces de son père ?On peut s\u2019étonner qu\u2019il ne se passionne pas pour les travaux du professeur et qu\u2019il n\u2019ait pas songé à les poursuivre avec lui ! \u2014 Que voulez-vous, fit Darbois, chacun sa vocation.Gilbert se passionne bien pour les découvertes de son père en médecine, mais il avoue se sentir in- capable d\u2019y participer et il préfère les utiliser pour soigner ses malades.Elle fit une moue méprisante.\u2014 Les malades du Landier et des environs ! Quelle belle clientèle vraiment pour un médecin de trente ans ! On s\u2019explique mal qu\u2019il ait choisi ce petit cabinet de campagne, alors qu\u2019avec le nom de son père et ses très beaux succès personnels, il aurait pu obtenir une place des plus brillantes parmi les cliniciens de Paris ! Darbois se mit à rire.\u2014 Hé ! oui.Si Gilbert vous expliquait son choix, vous ne pourriez plus vous en étonner, cependant ! C\u2019est une âme d\u2019apôtre, voyez-vous.Il pratique la médecine un peu comme un sacerdoce et il estime que, dans la grande campagne, l\u2019influence morale du médecin peut être bien plus efficace et bienfaisante qu\u2019à Paris.\u2014 Je comprends peut-être trop bien, au contraire.ricana l\u2019étrangère.Il releva, surpris : \u2014-Je ne sais si je me suis bien expliqué.Je voulais vous dire que Gilbert n\u2019est pas ambitieux.\u2014 Ou peut-être l\u2019est-il trop, simplement.siffla-t-elle.\u2014 Evidemment, dit Darbois, mécontent ; sacrifier les avantages personnels au bien de l\u2019humanité, c\u2019est une ambition trop belle pour que certains esprits puissent la comprendre.Enervé, il tournait déjà le dos à la belle dénigreuse.Celle-ci murmura, sans qu\u2019il puisse l\u2019entendre : \u2014 Ce n\u2019est pas à cette ambition-là que je pensais, moi ! Quelques pas plus loin, le parrain de Françoise rejoignit Mme Berthet dont la frivole mondanité exultait.\u2014 Eh bien ! réussie, Darbois, ma petite fête ?« Et ma robe ?\u2014 Chère amie, dit-il, connaissant son faible pour les compliments, si vous n\u2019aviez mis tant de coquetterie à fêter les dix-huit ans de votre fille, on pourrait vous en donner vingt-cinq ! Berthet est bien coupable, mais encore plus malheureux, d\u2019avoir manqué l\u2019occasion de vous admirer ce s*ir ! -\u2014 Oh ! le cher vieil ours !.Ne m\u2019en parlez pas ! Je suis furieuse après lui ! Ces savants, tous les mêmes : voyez, le professeur Granger n\u2019est pas venu non plus.\u2014 C\u2019était pourtant pour lui une occasion de voir son grand fils.\u2014 Oh ! mais ils viendront, ne vous y trompez pas ! Seulement, ils arriveront demain matin, quand tout le monde sera parti ! Je les vois d\u2019ici, bras dessus, bras dessous, comme lorsqu\u2019ils complotent ensemble, riant comme des collégiens, et sortant de la voiture des cadeaux « impossibles » pour Françoise, .en s\u2019écriant : « Bonjour ! Tout le monde est parti, oui ?Alors, à table, nous venons manger les restes et vider les bouteilles.» Et si je les laisse faire, ils seront encore deux heures après les coudes sur la nappe, ayant grignoté du bout des dents, mais se racontant quelques vieilles histoires du temps où ils étaient au collège de Pontoise ensemble, sous les yeux attendris et admi-ratifs de Gilbert et de Françoise ! \u2014 Mais, ma chère, dit doucement Darbois, savez-vous qu\u2019il ne manque pas de charme et de saveur le petit tableau familial que vous venez de me brosser là ?Est-ce pour me tenter ?Savez-vous que j\u2019ai bien envie de ne pas partir avec les autres, demain matin à l\u2019aube, pour rester « manger les restes » avec nos deux potaches de savants ?\u2014 A la bonne heure !.dit-elle en riant.Au moins, cela me fera un cavalier ! Quand ils sont ensemble, ils m\u2019oublient carrément.\u2014 Elle sourit avec une malice attendrie.\u2014 Et je crois que leurs enfants ne sont pas loin d\u2019en faire autant ! Alors, à moins qu\u2019ils ^\t;:v .;.:\u2022\u2022\u2022->\u2022 Laquelle est la fille ?Voici le secret de beauté d'une jolie femme qui paraît aussi jeune que sa fille Si vous rencontriez ccs deux femmes dans la rue vous seriez portée à dire : \u201cLes deux soeurs !\u201d Erreur.Mme Dee F.Bredin est la mère de Denise ! Bien des gens se trompent ainsi au sujet de cette mondaine new-yorkaise.Mme Bredin accentue l\u2019illusion de jeunesse par le choix de ses toilettes, de sa coiffure, et par-dessus tout \u2014 le soin de son teint.Celui-ci, d\u2019une beauté affinée, reste jeune et radieux grâce à un savon.Le Woodbury ! Car le Woodbury fait plus que nettoyer.Des dermatologistes ajoutent à chaque pain une huile riche \u2014 ingrédient de crème de beauté ! Alors que certains savons assèchent la peau, Woodbury l\u2019adoucit.Ce riche ingrédient a pour but de remplacer les huiles naturelles perdues au lavage.Le traitement Woodbury fait paraître tous les teints plus jeunes.Fiez-vous à Mme Bredin (à droite), ou à sa fille Denise, radieuse débutante Woodbury.Essayez vous-même le Woodbury! S\u2019obtient maintenant dans le grand format pour le bain.(Fabrication Canadienne).Le savon de toilette Woodbuty .a Vingrédient de crème de beauté pour une peau douce au toucher 26 La Revue Populaire Le seul nettoyeur rapide qui N'ÉGRATIGNE JAMAIS j\u2019At, /HPOPTB LE &ON A1*1 ! 1p î ¦M*.9K| Et c\u2019est la pure vérité .le nettoyeur Bon Ami chasse la saleté et dégraisse rapidement, sans cependant jamais ternir l\u2019éclat de la surface nettoyée.Il fait reluire les éviers, baignoires, cuves et ustensiles.Pas étonnant que des millions de ménagères n\u2019emploient pas d\u2019autres nettoyeurs! 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Darbois, fit-elle, choquée, Françoise se moque bien d\u2019un Stéphane ! \u2014 Françoise est bien trop bonne pour se moquer d\u2019un homme qui souffre en silence.Surtout si elle sent que c\u2019est par elle et pour elle.même si elle se sait absolument irresponsable de cette souffrance, ce qui est le cas.\u2014 Ça, c\u2019est vrai ! Ma fille est bien trop franche et honnête pour avoir été jamais coquette avec ce garçon.Mais elle est si belle qu\u2019à la voir chaque jour, à Paris, il a pu s\u2019en amouracher ! Bah ! cela passera.Il l\u2019oubliera ! Que n\u2019a-t-il plutôt distingué cette superbe Edwige qui travaille souvent avec eux au laboratoire ?C\u2019est beaucoup plus une femme pour lui.\u2014 Peut-être! Mais je ne pense pas, moi, que la belle Edwige ait jeté son dévolu sur Stéphane Blaize comme mari ! Je la crois plus ambitieuse, acheva-t-il en regardant instinctivement du côté de Gilbert Granger qui, ayant un instant abandonné Françoise à ses devoirs de maîtresse de maison, la suivait d\u2019un regard émerveillé.« Oui, pensait Darbcis, j\u2019ai bien peur que notre fille des glaces ne soit en train de prendre feu pour le beau Gilbert ! C\u2019est qu\u2019il est séduisant en diable, cet animal-là ! » Avec une indulgence satisfaite, il contemplait le jeune médecin dont la silhouette un peu hautaine, la belle tête énergique et fière, étroitement casquée de luisants cheveux noirs, étaient encore avantagées par la tenue de soirée.« Oui, bien séduisant, se répétait Darbois, et notre Françoise m\u2019a tout l\u2019air de s\u2019en apercevoir, elle aussi.» Il les regardait se rejoindre, s\u2019éloigner ensemble.\u2014 Quel beau couple ! ne put-il s\u2019empêcher de dire tout haut.Ce fut à ce moment que, comme pour répondre à ce voeu imprudent, le destin tragique se manifesta sous l\u2019apparence inoffensive d\u2019un domestique impeccable : \u2014\tOn demande Monsieur le sénateur au téléphone.\u2014\tMoi ?fit Darbois, surpris, en s\u2019éloignant avec précipitation.Et comme ils traversaient un couloir désert pour gagner le bureau où se trouvait le téléphone : \u2014 Dites-moi, mon ami, on ne vous a pas dit qui me demandait, ici, à une heure pareille de la nuit ?\u2014\tC\u2019est M.Stéphane Bla ze, le préparateur de Monsieur.\u2014\tOh ! mon Dieu ! fit Darbois, alarmé, en prenant le récep eur.Pourquoi ce garçon me demande-t-il, moi qu\u2019il connaît à peine ?Quand il regagna les salons, quelques minutes plus tard, il présentait un visage bouleversé malgré le calme qu\u2019il s\u2019efforçait à conserver.\u2014\tMa chère amie.commença-t-il, en s\u2019approchant les mains tendues de Mme Berthet, ma pauvre chère amie.Stéphane Blaize vient de me téléphoner.Voilà très exactement ce qu\u2019il m\u2019a dit.IV \u2014 La chanson du bonheur ^ r'| il ! avait demandé Françoise en I\t\u2019 se pendant au bras de son call valier avec une coquetterie encore enfantine.Emmenez-moi au buffet boire une coupe de champagne.Je veux porter un toast avec vous ! II\tlui sourit avec une tendresse indulgente.\u2014 En quel honneur ?Elle se fit mystérieuse : \u2014 Je vous le dirai tout à l\u2019heure; attendons un peu ici, voulez-vous ?Il y a trop de monde pour le moment.Du menton, elle lui désignait le buffet assiégé, en effet, par les danseurs et l\u2019entraîna dans un petit boudoir qui donnait directement sur la terrasse.\u2014 Sentez-vous comme il fait bon ?murmura-t-elle en s\u2019avançant un peu dehors.J\u2019ai envie d\u2019aller respirer les roses.Venez-vous ?Elle l\u2019entraînait par la main, le forçant à courir.Il plaisanta : \u2014 Vous êtes insatiable, ce soir.Tout à l\u2019heure vous vouliez bo!re du champagne, maintenant vous voulez respirer les roses ! Décidément, vous voulez vous griser d\u2019une façon ou de l\u2019autre.Elle s\u2019arrêta dans l\u2019allée baignée de lune toute blanche et fine au-dessus de la robe de tulle en corolle.-\u2014 Oh ! non, dit-elle avec exaltation.C\u2019est déjà fait ! \u2014 Quoi ?dit-il en riant.Vous êtes grise et vous osez l\u2019avouer.\u2014\tOui, oui, oui, dit-elle ardemment, je me sens ivre ce soir.Ivre de joie, de vie, de mouvement, de bruit.ivre de bonheur ! Bouleversé, il se pencha vers elle.\u2014 Petite fille, le bonheur, savez-vous exactement ce que c\u2019est ?\u2014 Oui, dit-elle gravement.Le bonheur : c\u2019est maintenant ! Tout bas, il s\u2019extasia qu\u2019elle n\u2019eût pas dit : « C\u2019est ce soir », englobant le bal, le plaisir, et les autres, tous les autres.Mais :\tMaintenant !» Maintenant, c\u2019est-à-dire : la nuit parfumée si douce, un peu de musique au loin, la lune, le jardin et nous ! Nous deux tout seuls.Cela, elle ne l\u2019avalt pas dit.Mais Gilbert l\u2019avait entendu, U en était sûr, dans l\u2019accent extasié de la petite voix si chère.Et il comprit qu\u2019un moment solennel, pour eux, était venu.Elle reprit, toujours grave, presque religieusement : \u2014 Hier, ce matin, tout à l\u2019heure, je vous auras dit : « Non !» Je ne savais pas.Et c\u2019est si difficile à imaginer.On ne peut pas ! C\u2019est si magnifique, c\u2019est.presque terrible à force d\u2019être beau et bon.On se sent à la fois exalté et écrasé ! Une seconde plus tard, elle reprit presque timidement : \u2014 Il para t qu\u2019il y a des gens qui ne le rencontrent jamais, les pauvres ! C\u2019est vrai, ça, Gilbert ?\u2014 Je crois, Françoise, dit-il aussi gravement, que ce sont simplement des aveugles ou des insensibles.Le bonheur, chacun doit le rencontrer au moins pendant une minute dans sa vie.Le tout est de savoir le reconnaître ! Y croire ! Le retenir.le garder ! \u2014\tOui, dit-elle suavement, le garder contre son coeur bien serré pour qu il ne puisse pas s\u2019échapper, jamais.Pour qu\u2019il dure la vie tout entière ! Un bonheur qui ne durerait qu\u2019un soir, ce ne se' ait pas le bonheur, Gil, mais la source des plus grands regrets, du plus grand malheur ! \u2014\tOui, fit-il, étranglé par l\u2019émotion.Au loin, l\u2019orchestre attaquait un morceau qui leur arrivait tout enveloppé de soupirs de roses à travers le jardin fleuriste qu\u2019ils avaient dépassé en marchant vers les vertes frondaisons du parc.Elle s\u2019arrêta, posa sa petite main blanche sur son bras.\u2014 Ecoutez! Oh! écoutez, Gilbert.[ Lire la suite page 28 ] Montréal, septembre 1951 27 Prenez une couleur de l'arc-en-ciel iV', Les Réfrigérateurs INTERNATIONAL HARVESTER vous offrent en exclusivité, la couleur que vous préférez, la couleur qui s\u2019harmonise le mieux avec votre cuisine.Un choix de dix éclatantes plaques de couleurs différentes vous est offert pour la poignée de votre réfrigérateur.Pratiques, interchangeables, très attrayantes ! ils sont '\t.et des ANNÉES EN AVANCE! Ils possèdent des douzaines d\u2019avantages! Grandes étagères en chrome ou acier inoxydable ! Tablettes à même la porte, ouvre-bouteille, garde-beurre, congélateurs pleine largeur, vaste légumier, \"oeuf-o-mate\u201d.Sept grandeurs, sept prix.Venez les voir! 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Choisissez, sur cette liste, plusieurs variétés de viandes prêtes-à-servir, et calculez au moins 3 tranches de viande par invité.SAUCISSON DE BOLOGNE \u2022 JAMBON CUIT SALAMI \u2022 PÂTÉ DE FOIE \u2022 PÂTÉ DE FOIE BRAUNSCH WEIGER \u2022 JAMBON HACHÉ \u2022 JAMBON ÉPICÉ \u2022 PAIN DE VEAU \u2022\tPAIN DE PORC \u2022 PAIN DE VIANDE VARIÉTÉ \u2022 BLUTWURST \u2022 PAIN DE VIANDE HOLLANDAIS \u2022 PAIN DE POULET \u2022\tPAIN DE VIANDE MOSAÏQUE \u2022 VEAU EN GELÉE \u2022 LANGUE EN GELÉE \u2022 PAIN DE JAMBON \u2022 SAUCISSON POLONAIS \u2022 PAIN DE VIANDE AU PIMENT ROUGE \u2022\tPAIN DE VIANDE AU MACARONI ET FROMAGE \u2022 PAIN DE FOIE ET BACON.Pain avec Croûte\u2014Pains Blanc, de Seigle ou Français\u2014Moutarde, Marinades, Olives, Céleri, Fromage Canadien, Fromage Suisse, Crackers.et que ce soil simple ! 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Françoise ! \u2014 C\u2019est maman, balbutia-t-elle, affolée, en s\u2019élançant vers la maison.Que se passe-t-il ?Il se mit à courir auprès d\u2019elle.Lui aussi avait senti, à ce cri presque inhumain de Mme Berthet, passer dans ses cheveux le souffle du malheur ; mais il tenta de la rassurer.-\u2014 Que voulez-vous ?.Elle a besoin de vous, sans doute.\u2014 Non, oh ! non, fit-elle en courant de toutes ses forces.Il y a quelque chose, un malheur.Jamais je n\u2019ai entendu une voix pareille à personne ! C\u2019est un vrai cri d\u2019angoisse.Ils approchaient de la terrasse et s\u2019inquiétèrent davantage en voyant des silhouettes qui s\u2019agitaient.\u2014 Venez vite, dit M.Darbois qui courait au-devant d\u2019eux.Vite, mon petit.Ton père.\u2014 Papa ?jeta Françoise, terrifiée par ce préambule.\u2014 Il est.malade.On vient de me téléphoner.Il faut partir immédiatement.\u2014 Qui a téléphoné ?demanda Gilbert, gravement.\u2014 C\u2019est Stéphane Blaize, le préparateur, de la part de votre père qui est auprès de son vieil ami.Nous sommes certains ainsi qu\u2019il est bien soigné, mais.\u2014 Mais qu\u2019est-ce qu\u2019il y a ?C\u2019est effrayant.Tantôt, il était si bien, s\u2019affola Françoise.Sur la terrasse du château, Mme Berthet se débattait dans les premiers spasmes d\u2019une crise de nerfs.Françoise s\u2019élança vers elle.\u2014 Maman ! Vite, partons.Je t\u2019en supplie, remets-toi.Mais toute objurgation était inutile\u2014 Les membres agités de tremblements nerveux, les yeux révulsés, la malheureuse femme-enfant sans volonté et sans force morale qu\u2019était Mme Berthet n\u2019avait pu résister au choc brutal.Gilbert se pencha vers elle, prit son pouls, l\u2019ausculta et dit doucement à Françoise : \u2014 Elle ne peut partir maintenant.C\u2019est impossible.Il faut la soigner.\u2014 Je partirai donc seule, dit Françoise farouchement.\u2014 Avec moi, reprit Gilbert vivement.Mais l\u2019excellent sénateur s\u2019interposa avec bon sens.\u2014 Pas du tout, docteur.Vous allez rester ici où vos soins sont nécessaires à Mme Berthet.J\u2019accompagnerai, moi, notre petite Françoise à Paris et dès le jour nous vous téléphonerons.\u2014 Françoise.fit-il, hésitant.Que dois-je faire ?\u2014 Ce que je vous dis, fit Darbois rondement.Ainsi, d\u2019ailleurs, il y aura un Granger au chevet de chaque Berthet.Votre père là-bas, vous ici.Françoise peut être tranquille, ses parents seront bien soignés.Allons, vite, petite, voici l\u2019auto.Affectueusement, le jeune médecin vint fermer la portière.\u2014 Heureusement, dit-il, vous avez mon père là-bas.et j\u2019arriverai demain matin.Courage, Françoise ! V \u2014 La découverte d\u2019Edwige Tandis que la belle Edwige, dont les gestes ouatés et le pas silencieux s\u2019adaptaient admirablement à la situation, s\u2019empressait auprès de Mme Berthet dont la douleur réelle, mais un peu enfantine, s\u2019extériorisait en une vaine agitation, Darbois entraîna Stéphane Blaize dans le petit fumoir oriental où tramait encore l\u2019odeur de la pipe du malade.Tout, dans cette minuscule pièce que préférait le maître, disait encore tellement sa vie, ses habitudes d\u2019homme bien portant, que son vieil ami ne put retenir une larme en y pénétrant.Il se raidit avec violehce contre cette émotion, alluma une cigarette pour calmer un peu ses nerfs tendus et offrit son étui ouvert au jeune préparateur.Quand il parla, sa voix était redevenue calme.\u2014 Votre impression, mon petit?Granger n\u2019exagère pas ?Il est perdu sans remède ?Doucement, Stéphane se défendit.\u2014 Cher monsieur, je vous l\u2019ai dit, je ne suis pas médecin.\u2014 Bah ! qui dit chimiste.Les yeux pers du préparateur se retirèrent derrière les paupières tombées.\u2014 C\u2019est une erreur de le croire ! Le maître me semble très mal, en effet-mais contre une maladie inconnue\u2014 Darbois écarta les bras, comme convaincu.\u2014 Evidemment, fit-il en se mettant à marcher à travers la pièce.Puis, s\u2019arrêtant soudain : \u2014 Quand vous êtes arrivé.Mais, au fait, quand êtes-vous arrivé ?Et comment avez-vous su ?.\u2014 Un coup de téléphone du docteur Granger m\u2019a appelé vers\u2014 neuf heures et demie, je crois.Il semblait affolé.\u2014 Ah ! neuf heures et demie\u2014 et Berthet était déjà\u2014 \u2014 Oh ! sans connaissance, absolument.\u2014 Mais\u2014 dans sa chambre, là-haut, ou bien est-ce vous deux qui l\u2019y avez transporté ?.Les yeux de Stéphane s\u2019élargirent.\u2014 Ah ! oui, c\u2019est vrai.Le professeur a dit qu\u2019il l\u2019avait trouvé dans son cabinet.Ma foi, je l\u2019avais oublié.Dans l\u2019affolement, vous savez.Non, il était déjà sur son lit, déshabillé.\u2014 Oui, dit simplement Darbois.Entre neuf heures où Granger situe l\u2019appel de Berthet et la demie où vous avez été averti, il avait eu le temps en effet.Leurs regards se croisèrent, l\u2019espace d\u2019un éclair.Puis, Stéphane abaissa le sien et Darbois acheva, très calme : \u2014 .de le transporter ici, de le déshabiller, de lui donner les premiers soins.C\u2019est sans doute devant leur inutilité qu\u2019il s\u2019est décidé à demander du secours\u2014 puis à avertir la femme de Berthet ! \u2014 C\u2019est exactement cela, dit Stéphane d\u2019une voix nette, mais les yeux toujours baissés.Ce fut à cet instant qu\u2019Edwige Mun-dsen entra précipitamment dans la pièce, le souffle court, les traits bouleversés.\u2014 Venez voir.Il s\u2019est passé quelque chose d\u2019extraordinaire dans le pavillon\u2014 Elle serrait d\u2019une main son coeur que la course avait précipité.Darbois, surpris, demanda un peu sèchement : \u2014 Que voulez-vous que cela nous fasse dans un tel moment ?.\u2014 Mais, c\u2019est que, justement, cela pourrait bien avoir un rapport avec l\u2019état de Berthet.C\u2019est effrayant.On a pénétré par effraction là-bas\u2014 Les Montréal, septembre 1951 29 volets du premier ont été arrachés.la fenêtre brisée.Ensemble, les deux hommes sursautèrent.\u2014 Par exemple.fit Darbois en s\u2019élançant dans le jardin.Qu\u2019est-ce que cela veut dire ?En courant tous les trois, ils gagnèrent le pavillon qui recelait au premier étage, sur le devant, le cabinet de travail de Berthet, sur le derrière, donnant sur une courette, le laboratoire.En approchant, Stéphane et Darbois constatèrent en effet qu\u2019un des volets du cabinet de travail pendait, soutenu par une seule charnière.Intéressé, il se penchait, recueillait à la pointe d\u2019un morceau de verre tombé à terre quelques fils d\u2019une étoffe grisaille, les examinait longuement.Pendant ce temps, Edwige murmura tout bas : \u2014 Le laboratoire ?\u2014 Tonnerre ! s\u2019exclama Stéphane Blaize en bondissant, plus pâle.Je n\u2019y songeais pas.\u2014 Extraordinaire, dit la femme, sardonique.C\u2019est pourtant la seule richesse qui puisse tenter quelqu\u2019un ici, il me semble ?Sans un mot, il plongea le regard sur les deux rayons qui supportaient quelques fioles, des ampoules, des papiers surtout.\u2014 Ne manque-t-il rien ?demanda Mlle Mundsen, que cet examen muet semblait agacer.\u2014 Je ne pense pas, dit Stéphane très lentement, comme s\u2019il pesait ses mots.\u2014-Mais, alors, pourquoi aurait-on ouvert ?Toujours du même ton impersonnel, mais le front barré d\u2019une ride soucieuse et les regards perdus dans les profondeurs du coffre, il reprit froidement : \u2014 Il n\u2019est pas certain du tout « qu\u2019on ait ouvert», comme vous le dites.Fort souvent, Berthet ne fermait pas le coffre.il ne contient que fort peu de choses, comme vous le voyez ! \u2014 Mais, sans doute, les plus précieuses pour le maître, les plus importantes?\u2014 Les plus dangereuses, surtout.Oui, mon excellent maître a toujours été d\u2019une prudence méticuleuse.Il redoutait l\u2019erreur d\u2019un profane à l\u2019égal d\u2019un cataclysme et il mettait à l\u2019abri ce qui lui semblait devoir provoquer un désastre si d\u2019autres mains que les siennes y touchaient.Edwige Mundsen dit, en levant à peine ses paupières lourdes : \u2014 Les siennes, ou les vôtres ?Lentement, Stéphane repoussait le lourd battant de fer.Il dit d\u2019un ton plus léger : \u2014 Pas toujours les miennes! Pour certaines de ses recherches, de ses découvertes les plus importantes, il refusait toute aide ! Souvent, il travaillait la nuit, seul.et ne soufflait mot du but de ce labeur solitaire.Dans ces moments-là, le coffre était toujours fermé et je n\u2019en ai pas le mot.\u2014\tQue de mystère ! Sans doute des secrets concernant la défense nationale?Surpris, il se tourna vers elle.\u2014\tAllons donc ! Quelle folie ! Berthet était médecin, non ingénieur ! \u2014\tOh ! cela m\u2019est bien égal, d\u2019ailleurs.Moi, dans tout cela, je ne vois qu\u2019une chose, c\u2019est le malheur de cette pauvre petite Françoise, ce malheur d\u2019autant plus cruel qu\u2019il l\u2019atteint en pleine félicité.au seuil de ses fiançailles.Si calme, si maître de lui jusqu\u2019ici, Stéphane se retourna vers elle d\u2019un mouvement brusque, très rouge soudain.\u2014\tQu\u2019est-ce que vous dites ?Le regard de la Norvégienne s\u2019éclaira, à l\u2019ombre des cils pâles.Elle sembla se repaître et se réjouir du trouble du jeune préparateur.\u2014 Ce n\u2019est pas encore officiel.Il faut me garder le secret.J\u2019ai parlé sans réfléchir.Mais, au fond, ce n\u2019est une surprise pour personne ! Hier soir, au moment où on est venu appeler Françoise pour lui apprendre le malheur, Gilbert Granger était en train de lui avouer son amour sous les grands arbres du parc.Elle paraissait vivement intéressée par l\u2019effet produit sur Stéphane par ces quelques mots évoquant l\u2019idylle de Françoise et de Gilbert.Elle appuya, tandis qu\u2019il pâlissait : \u2014 Et je pense que leurs fiançailles se- raient chose faite, à l\u2019heure actuelle, si.\u2014 Si ?murmura-t-il d\u2019une voix qui passait à peine ses lèvres.\u2014- Si l\u2019appel de Mme Berthet, puis la révélation du drame, n\u2019étaient venus les arracher à leurs confidences juste à temps pour empêcher Françoise de répondre un seul mot qui l\u2019engage.Elle épiait toujours le visage de Stéphane qui se détendait un peu, reprenait un teint plus normal.\u2014 Mais, reprit-elle très vite, ce sera sans doute pour aujourd\u2019hui ?Quand il va venir.Car, n\u2019est-ce pas, l\u2019événe- ment ne peut changer en rien leurs projets ?La réponse de Françoise sera ce qu\u2019elle eût été hier soir, sans nul doute ! Sous le regard dur, dévoilé maintenant, qui s\u2019appuyait sur lui, Stéphane sentait vaciller le sien.Il répéta : \u2014 Sans nul doute ! \u2014 Leurs situations, leurs familles, tout tend à les rapprocher.Pour que ce.malheur les éloigne l\u2019un de l\u2019autre, il faudrait.Elle écarta les bras dun geste d\u2019ignorance, mais ses yeux savaient, eux, et le faisaient lentement, insidieusement MM\u2014 La Splendeur du VOTRE JARDIN Procurez-vous vos Bulbes de Hollande importés dès maintenant, des grainetiers, pépiniéristes, fleuristes, quincaillerie*, magasins à rayons et autres.Vous trouverez chez les marchands qui affichent cet emblème, des dépliants sur la manière de planter.Ils sont remplis d\u2019idées nouvelles pour votre propre jardin.Bulbes de.IMPORTES Vous pouvez faire une peinture autour de votre maison avec les fleurs de printemps.Quand on désire surtout de la couleur au jardin, elles feront du printemps la plus gaie saison de l\u2019année.L\u2019éclat des fières Tulipes, la gloire des Narcisses, le parfum des Jacinthes, les jolis dessins de Crocus et de Scille \u2014 toutes mêlent leur magie en faisant un jardin de beauté de mars jusqu\u2019à juin.Depuis plus de 300 ans, les meilleurs bulbes de fleurs printanières viennent de la Hollande.Pour avoir les fleurs les plus grandes, aux couleurs les plus riches, soyez bien sûr de planter des Bulbes de Hollande cet automne.Associated Bulb Growers of Holland.41 E.42nd St.New York 17.N.Y.1961 30 La Revue Populaire Vbîgîun point de repère bon pour longtemps ! n 1 I .p -\t, v * * ^ jfy'üi £çV\u2022»#.-\t::d& Kkd*L.r'^~&1 vvJ3* v(' les bardeaux d'asphalte 6.P., un toit qui dure et vieillit en beauté! 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Il faudrait que leur dévouement, leur sollicitude se relâche devant l\u2019irréparable ou qu\u2019on puisse soupçonner leur sincérité ! Toutes choses impossibles, n\u2019est-ce pas?Berthet et Granger avaient beau être rivaux, nul ne se permettait de soupçonner Granger d\u2019être satisfait de sa disparition ! Il fau- drait pour cela.ne pas avoir constaté son chagrin, son dévouement, sa garde de chien fidèle au lit de mort de son ami.Il faudrait.Elle répéta son grand geste d\u2019ignorance, mais leurs regards mêlés venaient de se comprendre.Celui de Stéphane, hagard, fila jusqu\u2019au coffre, puis se remit à l\u2019abri derrière les cils trop touffus.Dès lors, Edwige quitta le laboratoire.Elle était tranquille.Il avait compris.VI \u2014 Pour l\u2019amour de la science octeur, dit Françoise, on dirait qu\u2019il revient à lui ! \u2014 Berthet, m\u2019entends-tu ?demanda le professeur Granger, anxieux.\u2014 Granger ! balbutia le malade, dont les yeux reflétaient une tristesse inexprimable.C\u2019est fini, n\u2019est-ce pas ?C\u2019est raté ?\u2014 Ne te tourmente pas.Je continuerai.Et c\u2019est moi qui te soigne.mais écoute : on veut faire venir ici un médecin.Les yeux du mourant s\u2019emplirent d\u2019une sorte d\u2019horreur.\u2014\tOh ! non, non, il ne faut pas d\u2019autre médecin.il ne faut pas qu\u2019on puisse découvrir.jamais ! \u2014\tMais, papa, implora Françoise, il faut qu\u2019on sache quelle est ta maladie pour pouvoir te soigner.\u2014 Inutile, ma pauvre petite fille.C\u2019est fini.Et Granger sait, lui, de quoi je meurs.Mais d ne faut pas d\u2019autre médecin.Il faut faire.le silence.Tu entends, Françoise, le silence.Pour.l\u2019amour de la science.silence ! Ses yeux, déjà, se révulsaient.Elle le serra doucement contre elle.\u2022\u2014 Oui, papa, mon papa ! Sois tranquille.Un souffle glissa encore sur les lèvres pâlies.\u2014 Jure ! \u2014 Je te le jure, papa! Je saurai fa re respecter ta volonté ! Je t\u2019aime, papa, mon papa.Oh ! il ne m\u2019entend plus ! Est-ce que c\u2019est.Son regard désespéré se levait vers Granger.Celui-ci secoua doucement la tête.\u2014 Non, mon enfant, rassure-toi.11 est simplement repris par la même prostration que tout à l\u2019heure.L\u2019effet de la piqûre que je lui ai faite est déjà passé.\u2014 Mais il faut lui en faire une autre, alors.-\u2014Non, dit-il simplement.De ces piqûres, je ne puis lui en faire qu\u2019une seule ! \u2014 Oh ! Pourquoi ?Pourquoi ?\u2014 Parce que, ma petite Françoise, la seconde serait trop dangereuse.Il ne la supporterait pas.\u2014 Mais c\u2019est épouvantable ! Il me semble que je deviens folle ! \u2014 Ma pauvre petite, oui, c\u2019est épouvantable.Mais quelque chose doit tout primer pour nous, maintenant.Et, se tournant vers le lit avec une expression de regret déchirant et de respect indicible : \u2014 Sa volonté ! dit-il.A ce moment, le bruit de plusieurs voix parvint à travers la porte.Mme Berthet appelait à voix basse : \u2014 Françoise, Françoise.Voici ton oncle avec le docteur.Elle n\u2019osait entrer, terrifiée par l\u2019approche de la mort.C\u2019était un de ces pauvres êtres sans personnalité, sans force morale, que l\u2019inconnu épouvante.Et sa fille, hier encore une enfant rieuse et insouciante, se dressait plus forte qu\u2019elle en face du malheur.Aux mots prononcés derrière la porte par sa mère, Françoise, agenouillée près du lit, releva la tête.Son regard rencontra celui de Granger et elle frissonna d\u2019y lire une anxiété terrible.\u2014 Françoise, murmura-t-il seulement, tu as juré ! Lentement, elle se redressait.Cette insistance la glaçait.Elle dit simplement, en le regardant avec fierté : \u2014 Soyez tranquille ! Je ne l\u2019ai pas oublié.Et elle sortit pour défendre la volonté de son père.\u2014 Comment ?pas de médecin, fit sa mère, stupéfaite, lorsqu\u2019elle lui eut communiqué cette volonté.Mais c\u2019est de la folie.Il ne faut pas s\u2019occuper de ce que peut dire un grand malade.Louis ! Louis.votre nièce est folle ! Elle veut interdire la chambre de votre frère au médecin que vous amenez ! \u2014 Oncle Louis, papa vient de reprendre connaissance pendant quelques minutes.Il m\u2019a fait jurer de le laisser tranquille.Il ne veut que son ami Granger pour le soigner.Je pense que nous devons respecter sa volonté ?\u2014 Voyons, insista son oncle, je pense que je peux pénétrer, moi, auprès de mon frère, n\u2019étant pas médecin, et sa femme aussi ?La porte n\u2019est pas défendue, non ?Il ironisait, tout son chagrin superfi-[ Lire la suite page 32 ] Montréal, septembre 1951 31 La poussière ne peut échapper aux ï - i :NV ¦ î « I 11 I ¦ MU 1 \u2022 (ail ¦m La façon la plus facile et la plus rapide de \u2014 toujours \u2014 garder les escaliers et les tapis propres.Outils commodes et efficaces qui râpèrent la poussière cachée aux endroits difficiles à atteindre.Succion puissante qui fait disparaître le voile de poussière qui ternit l'éclat des tentures et des rideaux et leur rend leur belle apparence première.La poussière désagréable à voir s'amasse entre les ailettes des radiateurs et à l'intérieur des pianos \u2014 servez-vous de cette méthode facile pour l'enlever.En extirpant la saleté destructive profondément enfouie dans les capitonnages de prix vous leur assurez une plus longue durée! 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Il faudrait savoir.savoir qui a pénétré par effraction dans le cabinet de travail et dans le laboratoire.\u2014 Vous dites ?En quelques mots brefs, il expliqua la découverte qu\u2019il avait faite avec Darbois et Edwige.\u2014 Le fait est là.Quelqu\u2019un s\u2019est introduit par la fenêtre et j\u2019ai tout lieu de croire que c\u2019est avant.On a dû attaquer le professeur, j\u2019en ai la conviction.maintenant ! Car, ce qui est plus grave que tout, ce que je n\u2019ai pas voulu dire aux deux autres, ce que je ne puis confesser qu\u2019à vous seule.on a volé, dans le laboratoire, des papiers et une fiole.\u2014 Qu\u2019est-ce que c\u2019est, Stéphane ?Un poison ?fit-elle, livide.\u2014 Je ne sais pas.j\u2019ai tout lieu de le croire.Mais il s\u2019agissait d\u2019une nouvelle découverte du professeur au sujet de laquelle il s\u2019était toujours montré absolument muet, même vis-à-vis de moi ! Il m\u2019avait seulement laissé entendre que c\u2019était d\u2019une extrême importance, qu\u2019il y avait là de quoi bouleverser l\u2019univers.Les yeux dilatés, Françoise, raidie contre sa douleur, demanda, presque calme : \u2014 Et vous n\u2019avez jamais eu l\u2019idée de ce que c\u2019était ?Le regard de Stéphane s\u2019abaissa.\u2014 J\u2019ai toujours respecté les secrets de mon maître ! Seul au monde, je crois que le professeur Granger savait quel était le but des recherches de son ami Berthet.\u2014 Ah ! fit-elle simplement.\u2014 Oui, parce que.n'est-ce pas ?.comme presque toujours, il poursuivait le même but ! \u2014 Ah ! redit Françoise.Stéphane détourna la tête pour achever : \u2014 Je les ai souvent entendus discuter et se taquiner au sujet de cette petite rivalité qui les lançait sur les mêmes secrets avec ce stimulant :\t« Arriver avant l\u2019autre ! » C\u2019était chacun son tour.Cette fois.cette fois, c\u2019était plus grave, beaucoup plus grave, je crois.Ils y attachaient tous deux une telle importance.Il laissa tomber le silence, puis, lentement : \u2014 Cette fois, c\u2019est votre père, qui était arrivé le premier.Lentement, pesant ses mots, il acheva : \u2014 Voilà oe que j\u2019avais à vous d re.Ces deux preuves suffisent à identifier l\u2019agresseur, l\u2019assassin de votre père.Que faire ?Immobile, Françoise réfléchissait êprement, douloureusement.Que faire ?La police, le scandale ?Elle se souvenait de l\u2019ult me recommandation de son pore, de sa volonté suprême : « Silence s> Et elle se redressa pleine d\u2019autorité, de f jrces insoupçonnables hiers encore chez cette enfant insouciante.Mûrie par la souffrance, la femme se dégageait, soudain consciente des lourdes responsabilités qui pesa ent sur ses épaules.\u2014 Taisez-vous, dit-elle à Stéphane, seulement.Père veut le silence sur tout cela.Nous n\u2019avons le droit de rien dire.\u2014\tMais, fit-il, hésitant, Darbois, Edwige ?Elle pressa son front d\u2019un geste égaré.\u2014\tAh ! allez leur dire ! Père ne veut pas ! Dites-leur que je les supplie de ne rien faire, de ne rien dire, à deux genoux.pour papa ! Mais le silence ! Le silence ! A ce moment, la voix angoissée de Mme Berthet appela de la chambre : \u2014 Françoise ! La jeune fille s\u2019élança.Lentement, Stéphane descendit rejoindre Darbois et Mlle Mundsen au salon où ils l\u2019attendaient.Les cils trop touffus s\u2019étaient abaissés sur son regard jaune.La physionomie entière s\u2019éclairait d\u2019une satanique lueur où la joie brillait sous l\u2019effroi.Tout bas, pour lui-même, il murmura : «Je crois qu\u2019elle a compris ! » En bas, la sonnerie du téléphone vibrait.Il décrocha.\u2014 C\u2019est vous, Françoise, dit la voix altérée de Gilbert.Je viens, je viens tout de suite.Ma pauvre chérie.Simplement, Stéphane raccrocha.« Je crois qu\u2019il était temps », murmura-t-il avec un sourire cruel.VII \u2014Le doute Françoise, agenouillée près du lit de son père, tenait son front entre ses mains.Elle ne voyait rien, ne voulait rien voir.L\u2019angoisse et l\u2019horreur, le chagrin et l\u2019effroi se disputaient en elle.Trop de choses fondaient brutalement sur sa jeune confiance tranquille, en pleine félicité, en plein bonheur ! Est-ce que cette horrible fin de son père, la brutalité de ce dénouement, ne suffisaient pas ?Est-ce qu\u2019il fallait vraiment l\u2019angoissante oppression de ce doute, de ce doute affreux qui torturait son coeur ?Qui donc avait tué son père ?Qui l\u2019avait attaqué dans le pavillon désert, là-bas, pour lui dérober le résultat de ses inlassables recherches ?Qui donc pouvait savoir que ces recherches mêmes avaient été mises au point maintenant, avaient trouvé leur conclusion et aussi que tout le secret reposait dans le coffre ?Qui donc pouvait être ainsi renseigné sur les travaux et les habitudes du professeur ?Un intime, certes ! Ils n\u2019étaient pas nombreux.Stéphane ?Edwige ?Granger ?.Le nom n\u2019arrivait qu\u2019en tremblant à son esprit, à ses lèvres.Granger ?Allons donc ! Et, cependant, le cambrioleur, le profanateur, l\u2019assassin avait laissé sa signature là-haut, il avait emporté avec lui son accusation ! Au carreau brisé, il avait laissé un débris de laine grise et ses souliers étaient maculés de glaise.Irrésistiblement, les yeux de Françoise s\u2019ouvrirent.Ils se posèrent, agrandis d\u2019horreur, sur les souliers du professeur Granger.Ses souliers ?Ses souliers gardaient tout autour de la semelle et au talon des traces jaunes de glaise ! Eperdue, la jeune fille étouffa un cri et se dressa, toute blanche.Ses yeux égarés se posaient maintenant sur le complet grisaille du professeur.ils cherchaient, ils scrutaient et, soudain, ils virent ! Ils virent à la manche gauche du veston un tout petit accroc, une fine coupure qui avait dû être faite par un objet mince et très tranchant.Ce fut une révélation si brutale qu\u2019elle vacilla sous le coup et s\u2019effondra sur les genoux.Elle dut réellement perdre connaissance.Quand son esprit se dégagea ¦ i : * * * * Cette brosse à toute fin, de la trousse d\u2019accessoires du Modèle 118, garde vos tentures pimpantes et libres de poussière.Elle est très pratique aussi pour épousseter stores vénitiens, boiseries, murs et meubles.Extensible à 9\u2019, elle permet le nettoyage facile des endroits bas ou éléves.PFri L\u2019outil de crevaces, en plastique doux, extirpe la poussière et les oeufs de mites du fond de vos fauteuils rembourrés.Nettoie vite et bien les boiseries, portes et cadres de fenêtres.Les outils à extension sont raccordés à l\u2019avant du Modèle 118, de façon à ce que la Hoover vous suive autour de la pièce tout en nettoyant.A l\u2019aide d\u2019une Hoover, vous avez tôt complété votre nettoyage.ELLE EST SI RAPIDE! 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Montréal, septembre 1951 33 enfin de: brumes de l\u2019inconscience, toute l\u2019étendue de son malheur lui apparut.Mais ce qui domina aussitôt dans son coeur de fille courageuse, ce fut la voix du père vénéré proférant le dernier mot qu\u2019elle devait entendre de lui : \u2014 Silence ! Oui, papa avait demandé le silence.Elle saurait lui obéir.Personne, hors Granger et elle-même, ne devait jamais savoir comment, de quoi, par qui était mort le célèbre professeur Berthet.Lui-même l\u2019avait voulu.Sa fille saurait faire respecter sa volonté dernière- Françoise était encore écrasée auprès du lit de son père, lorsque la douce main compatissante d\u2019Edwige se posa sur son épaule.\u2014 Pauvre chérie ! Pauvre petite chérie ! Quel atroce malheur ! Quelle catastrophe horrible !.Seuls, les sanglots de Françoise répondirent dans le silence de la chambre mortuaire.\u2014 Mais, écoutez-moi, ma chère petite, il ne faut pas rester ici ! Il faut descendre un peu à l\u2019air ! Vous devez être épuisée, et à quoi bon, maintenant.Hélas ! La jeune fille releva un front désolé, un regard hagard.\u2014 Oui, à quoi bon ?Puisque tout est fini, puisque je n\u2019ai rien pu empêcher, arrêter.Et.comme prise d'une panique soudaine, d\u2019une terreur à l\u2019idée de le revoir, elle s\u2019élança vers la porte.\u2014 Vous avez raison! Il faut sortir! Allons-nous-en ! Elle semblait fuir en hâte.Son oncle, qui montait l\u2019escalier en soutenant Mme Berthet, demanda, sans cacher sa surprise et sa désapprobation : \u2014 Où vas-tu donc, Françoise ?Mais elle secoua violemment la main qui se posait sur son épaule, s\u2019échappa, s\u2019enfuit en criant : \u2014 Laissez-moi ! Je ne veux plus voir personne, personne ! Laissez-moi tous ! Je veux être seule ! \u2014 Comme elle est étrange, cette enfant ! dit son oncle.Et Granger, qu\u2019est-il devenu ?\u2014 Il s\u2019est réfugié dans le fumoir où il pleure comme un enfant, expliqua Darbois.C\u2019était plus qu\u2019un ami pour lui ! Après quelques instants de sombre réflexion, Louis Berthet dit, en se tournant vers Darbois : \u2014 Il va cependant falloir que je trouble son désespoir.Il faut absolument que je lui parle.Je vous serais même très obligé, Darbois, d\u2019assister à cet entretien pour lequel je préfère avoir un témoin.Un instant, Darbois hésita.\u2014 Mais.fit-il, indécis.Louis Berthet le poussa par les épaules dans le fumoir.\u2014 Allons, entrez, entrez, fit-il.Ce fut à ce moment que la porte, en bas, s\u2019ouvrit devant Gilbert Granger.Très pâle, ému, le jeune médecin ne trouva dans le vestiaire que Stéphane Blaize.\u2014 C\u2019est fini ! dit laconiquement celui-ci, dont le visage s\u2019était contracté à sa vue.Gilbert n\u2019eut qu\u2019un cri : \u2014 Où est Françoise ?\u2014 Ah ! je ne sais pas, fit Stéphane, nerveux.Sans doute là-haut.Mais je ne crois pas quell ne put achever.Gilbert gravissait déjà les marches de l\u2019escalier trois par trois.Sa généreuse tendresse ne souhaitait que réconforter la pauvre enfant qu\u2019il aimait si passionnément, lui les merveilleuses HOOVER sont des épargne-labeur Demandez à voir la populaire Hoover cylindrique, Modèle 408, qui nettoie par puissante \u201csuccion contrôlée\u201d.Complète avec outils de nettoyage, elle possède tout pour garder votre foyer coquet et libre de saleté.N\u2019oubliez pas de voir l\u2019efficace Polisseur Hoover qui facilite tant le cirage des planchers.Il vous suffit de le guider .et ses brosses rotatives donnent à vos planchers un lustre épatant.Maintes qualités exclusives Hoover en font le choix des Polisseurs, Votre Marchand Hoover s\u2019empressera de vous le démontrer.Th.HOOVER COMPANY LIMITED Hamilton\tOntario ¦ wÊÊÊm s ?Voici l\u2019attrayante Balayeuse Cylindrique Hoover, nuance marron, avec l\u2019exclusif ajutage \u201cLitter-Gitter\u201d qui extirpe vraiment la saleté.L\u2019Ejecteur de Poussière vous dé-barasse de la saleté .sans même que vous la touchiez.Complète avec Trousse d\u2019Ouitils de Nettoyage pour le nettoyage complet du foyer.f 4 4 1 Vv îâfeüjN ! 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VIII \u2014 Seule ! Réfugiée dans une sorte de rond-point formé par les troènes, au milieu de l\u2019hôtel, Françoise, les yeux secs maintenant, le coeur tordu d\u2019horreur, demeurait en proie à un désespoir plein d\u2019épouvante en face du plus .terrible drame qui se pût imaginer.Ce fut à ce moment qu'un pas, faisant crisser le gravier, vint troubler le silence du jardin.Elle était trop préoccupée pour s\u2019apercevoir que le bruit était double.Et lorsque, seule, Edwige pénétra dans le petit cirque de troènes, elle ne songea pas à s\u2019étonner, ni à demander qui l\u2019accompagnait l\u2019instant d\u2019avant.Tout de suite, d\u2019ailleurs, la Norvégienne disait d\u2019une voix où passait une angoisse bouleversée : \u2014 Ma petite Françoise ! Ma pauvre et chère enfant\u2014 il faut que je vous avertisse : Gilbert Granger vient d\u2019arriver ! Elle se cacha les yeux avec un cri de douleur.\u2014 Gilbert ! Ah ! mon Dieu ! Et tout de suite, sur un ton de panique désespérée : \u2014 Je ne veux pas le voir ! Je ne veux pas le voir !.Derrière les troènes, il y eut une exclamation étouffée.Edwige toussa un peu fort, comme pour rappeler quelqu\u2019un à l\u2019ordre, et, prenant dans ses bras l\u2019enfant désolée, elle lui chuchota tout bas, contre son oreille, les paroles qui devaient dicter sa conduite irrémédiable : \u2014 Pauvre petite chérie ! Je vous comprends ! Oui, j\u2019ai deviné bien des choses, des choses si douloureuses que je vous plains de tout mon coeur ! Mais ne croyez-vous pas qu\u2019il vaudra't mieux Une peau sèche vous fait-elle éviter la grande lumière?Redoutez-vous les feux brillants d'une marquise de théâtre ?Ou vous demandez-vous comment paraît votre teint au grand soleil ?C\u2019e:t une sensation précaire \u2014 mais nullement nécessaire.Bien souvent c\u2019est la peau sèche qui rend la grande lumière peu flatteuse.Et maintenant vous pouvez y remédier ! 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Lui donner une franche et solide amitié, une tendresse attentive, un dévouement de tous les instants.cela, elle y est décidée.Comprenez-vous, Jack, elle lui donnerait tous les droits, toutes les prérogatives d\u2019un mari.Mais son coeur à elle ne pourrait battre que d\u2019une affection.mettons de camarade ! Et c\u2019est là que le problème se pose.Croyez-vous qu\u2019il existe au monde un garçon assez compréhensible pour admettre cela ?La réponse vint si vite que Françoise en eut le souffle coupé : \u2014\tYes! Je! Elle ne pouvait voir l\u2019expression de son visage, mais sa voix assurée, ferme, excluait toute hésitation.\u2014 Vous êtes le meilleur garçon que je connaisse, Jack ! \u2014 Peut-être, fit-il, philosophe.J\u2019aimerais mieux.oh ! oui, j\u2019aimerais mieux être le plus beau ! Mais ça, je sais, je ne suis pas ! Avec mon teint rouge, mes cheveux raides, mes yeux gris et les taches de.comment dites-vous ?.ce que mangent les lapins.sur mes joues, je suis affreux, ça, je sais ! Françoise l\u2019écoutait avec émotion.Comme il était droit et bon et, simplement héroïque, ce garçon d\u2019apparence un peu fruste Après tout, il ferait bon s\u2019en remettre à sa protection aux heures mauvaises, puisqu\u2019il n\u2019en demandait pas-plus.Et tout haut, elle dit, en posant sa petite main sur son bras : \u2014 Vous avez raison, Jack ! Alors moi, ce soir, je suis très contente ! Il se tourna vers elle, comme si, dans la nuit, il pouvait apercevoir son visage, et, à sa voix, elle devina qu\u2019il était radieux : \u2014 Oh ! Françoise, Françoise, comme vous êtes chic de me dire ça ! Ça me fait tant de plaisir de le croire ! Parce que, vous savez, je ne suis pas idiot du tout et j\u2019ai très bien compris de qui il s\u2019agissait.Françoise, c\u2019est vrai ?.Vous voulez bien que je vous épouse ?Elle s\u2019arrêta, posa ses mains sur les épaules loyales, et franchement, honnêtement, elle dit de tout son coeur : \u2014 Ah ! Jack, je donnerais.je ne sais quoi.pour être certaine que je pourrais être contaminée, un jour ! Mais, hélas ! je n\u2019ose y croire.[ Lire la suite page 50 ] Montréal, septembre 1951 49 I ini %.# ¦ \"Lv A l'iiiniui'nl aiguiser un appétit boudeur Bébé sera surpris et ravi quand vous lui servirez de la purée de pois Gerber.La couleur vert clair de cet aliment et sa saveur de légume fraîchement cueilli sont assurées par la sélection de pois tendres, jeunes et succulents, provenant de variétés particulières de pois, cueillis et mis en conserve à l\u2019époque même où ils sont en tous points parfaits.Gerber transforme ces pois de choix en une clouce purée dont les enfants raffolent et qu ils digèrent facilement.Ces pois à la couleur et à la saveur naturelles sont très nourrissants.Us sont cuits à la vapeur sous pression, ce qui concourt à en garder les vitamines et les sels minéraux, si précieux pour maintenir la santé et la vitalité de bébé.La prochaine fois que vous ferez des emplettes, achetez quelques boîtes de purée de pois Gerber et d autres nourritures Gerber pour bébés: légumes, fruits, soupes à la viande, bouillies et desserts.Seul Gerber peut procurer en tout temps à votre bébé une si grande variété d aliments de haute qualité.Et tous sont préparés au Canada.Noua noua occupons miqiAJzmmt\t&aimmtaUon de.A bébéà %jfGrbor Nourritures pour bébés .4/ v\\ ¦ .2Lw Tout autour de bébé Conseils pratiques compilés par (mère de 5 enfants) Avez-vous remarqué combien les enfants se modèlent sur leurs parents?Je connais un papa qui trouve bien amusant de voir son petit garçon (âgé de deux ans) l\u2019imiter en tout.Un bon jour, après avoir démoli la maison de blocs qu\u2019il venait d\u2019édifier il se retourna vers son père et, l\u2019imitant, lui dit; \u201cBonyenne, ça va donc mal!\u201d Un autre bébé embêta grandement un médecin.Pourquoi, se demandait le médecin, tousse-t-il de temps en temps?L\u2019enfant imitait tout simplement son père.Incidents amusants mais embêtants.Bébé répète-t-il tout ce que vous dites?Soyez sur vos gardes.A faire et à ne pas faire pour acquérir de bonnes habitudes alimentaires.Quand l\u2019appétit de bébé diminue cela peut inquiéter sa maman.Mais .1.\tFaites tout de même en sorte que bébé ne s\u2019aperçoive de rien Ne le forcez pas à manger, ne le tourmentez pas, ne le grondez pas, ne l\u2019implorez pas et n\u2019essayez pas de le gagner par des promesses.2.\tServez-lui des aliments dont l\u2019apparence et la saveur sont appétissantes.Même le manger préparé à la maison ne peut avoir une saveur plus naturelle (ni être plus nourrissant) que les nourritures Gerber: purées de fruits et de légumes, soupes purées à la viande, desserts, bouillies.Du poisson délicieux.Roulez le poisson dans l\u2019une des bouillies Gerber.Ensuite, faites-le frire.Il sera plus succulent et nourrissant.Pour éliminer les restés.En donnant à bébé des portions \u201cà sa mesure\u2019\u2019 vous lui permettrez de tout manger ou d\u2019en demander de nouveau.Un cadeau.Quand viendra pour bébé le temps de manger à la cuiller, demandez à votre médecin quelle bouillie Gerber vous devriez lui servir d\u2019abord.Un peu plus tard, il vous recommandera probablement de lui donner à tour de rôle les Bouillies de Riz, de Farine d\u2019Avoine, d\u2019Orge et de Céréales Gerber.Bébé bénéficiera ainsi de la variété qui aiguise l\u2019appétit.Pour recevoir de généreux échantillons de ces quatre produits, écrivez à Mme Dan Gerber.Case C-8, Gerber-Ogilvie Baby Foods, Ltd., Niagara Falls, Can, 50 La Revue Populaire /fa^ce que vous recherchez dans une laveuse se trouve dans la THOR! Sous fous rapports-Et à son prix \u2014 Il faut toujours y croire, Françoise.C\u2019est la foi qui crée les miracles ! Une très bonne chose aussi, voyez-vous, c\u2019est que nous ayons la même religion ! Cela crée une communion de pensées si favorable à la marche d\u2019une famille.Elle admira tout bas la délicatesse avec laquelle, si vite, il détournait la conversation du point délicat de leurs fiançailles et acceptait qu\u2019elles fussent conclues sur ce ton raisonnable, camarade, que seul elle pouvait accepter.Il ne saurait pas.personne au monde ne saurait jamais.la LAVEUSE LA PLUS AVANTAGEUSE turb^roll VERIFIEZ CES CARACTERISTIQUES EXCEPTIONNELLES : 1 Agitateur Thor DeLuxe inégalable \u2014 Superagitateur géant à 9 palettes, dont 3 au fond et 6 sur les côtés.2.\tEssoreuse, robuste et profilée \u2014 Se meut dans cinq positions, pour plus de commodité.pression réglable.barre de déclanchement \u201cléger comme plume\u201d et levier de remise en place.3.\tGrande cuve de 9 livres \u2014 En émail fini porcelaine, d\u2019une blancheur éclatante, facile à laver et à garder propre.4.\tCouvercle de Cuve tout en aluminium \u2014 Inoxydable.léger.maintient l\u2019eau savonneuse et chaude.5.\tMécanisme Thor DeLuxe \u2014 Un mécanisme tout nouveau en facilite le fonctionnement et en prolonge la durée.ALLEZ LA VOIR FONCTIONNER AUJOURD'HUI CHEZ VOTRE MARCHAND THOR CANADA PACKERS LIMITED OFFRE SPÉCIALE: $2.50 pour 2 ans CANADA SEULEMENT IMPORTANT : \u2014 Indiquez d'une croix s'il s'agit d'un renouvellement.Province .\t\tJ \t XI \u2014 Adieu, Gilbert ! Elle ne se doutait pas, Françoise, que là-haut, étendu dans une chaise longue, sur le balcon de sa chambre, celui auquel elle pensait venait d\u2019entendre, isolée du reste de la conversation, portée jusqu\u2019à lui par l\u2019accent nasillard et perçant du jeune Américain, la phrase révélatrice : « Une très bonne chose aussi, voyez-vous, Françoise, c\u2019est que nous ayons la même religion ! Cela crée une communion de pensées si favorable à la marche d\u2019une famille.» Le reste se perdait dans l\u2019éloignement, avec le pas des promeneurs.Mais Gilbert avait eu le temps de reconnaître le ton plus bas et doux de la voix de Françoise qui répondait il ne sut jamais quoi.Mais il n\u2019avait pas besoin de cela pour savoir que c\u2019était d\u2019elle qu\u2019il s\u2019agissait.Que c\u2019était elle qui venait de passer, invisible sous sa fenêtre, avec celui qu\u2019elle avait élu, choisi.L\u2019horripilant jeune homme aperçu à la villa Rosy, l\u2019autre soir, l\u2019avait fixé avant.Il avait sursauté et, instinctivement, sa main, à tâtons, avait cherché celle d\u2019Edwige, assise à ses côtés dans l\u2019ombre et dont le parfum l\u2019enveloppait.Pendant ces huit jours, Edwige avait beaucoup réfléchi.Les divagations de Gilbert, qui maintenant se confiait à elle comme à un autre lui-même, lui avaient permis d\u2019observer que la ja-lous'e attisait sa passion, plutôt que de l\u2019éteindre.L\u2019idée que Françoise, « sa » Françoise, pouvait en aimer un autre le rendait fou furieux.Mais on sen-ta t si bien que, sous cette furie, l\u2019amour demeurait plus ardent que jamais ! Et, peu à peu, la retorse intrigante en é'ait arrivée à se dire que pour le détacher de Françoise, le mépris serait certes plus opérant que le dépit.Il fallait s\u2019attacher à ruiner Françoise dans son esprit et dans son estime, si peu à peu on voulait la chasser de son coeur.C\u2019était si simple.une indiscrétion de Mme Berthet, lui en fournissait le moyen, l\u2019audacieuse fille comprenait que le moment était venu de l\u2019employer.\u2014 Non, dit-elle fermement, je ne crois pas que Françoise aime ce garçon, car je ne crois pas qu\u2019elle aimera personne, jamais ! Je regrette de détruire votre idole, mon cher Gilbert, mais, au fond, Françoise n\u2019est qu\u2019une petite fille froidement ambitieuse et intéressée ! Pour elle, seuls comptent, l\u2019argent, la situation, qui lui permettront de mener la vie brillante et mondaine à laquelle elle est accoutumée et qu\u2019elle aime pardessus tout ! Encore une fois, le généreux Gilbert essaya de défendre l\u2019image qu\u2019il s\u2019était faite de Françoise : \u2014 Non, non, ce n\u2019est pas possible !.Ou alors, c\u2019est que la situation est plus grave que vous ne le savez.qu\u2019elle croit devoir sacrifier son coeur au bien-êfre de sa mère.Mais oui, c\u2019est cela.Comment n\u2019avais-je pas compris, deviné ?La pauvre chère petite ! En apprenant leur ruine, elle a héroïquement choisi de condamner sa propre vie en faisant cm mariage qui mettra sa mère à l\u2019abri du besoin, de la misère ! Furieuse de voir sa ruse échouer, Edwige ins sta : \u2014 Je vous affirme que vous vous leurrez ! La situation n\u2019est plus assez belle pour permettre à Françoise de vous épouser ; ce qu\u2019elle n\u2019eût fait, elle me l\u2019a confié, qu\u2019à condition d\u2019être sûre de vous arracher à votre vie de médecin de campagne pour faire de vous un brillant docteur à la mode de Paris.Le silence s\u2019appesantit sur eux.Quand elle le rompit, la voix de Gilbert était ferme : \u2014 Je sais que vous êtes une bonne amie, Edwige.Vous avez su me le prouver dans l\u2019épreuve que je traverse.Mais, pour croire cela, voyez-vous.Il faudrait qu\u2019elle me le dise elle-même ! Elle crut plus habile de ne pas insister : \u2014 Si vous pouviez avoir raison, j\u2019en serais, moi aussi, très heureuse, car il est toujours pénible de devoir mépriser un peu les êtres qu\u2019on a aimés ! Au bout d\u2019un moment, Gilbert frissonna : \u2014 Il fait froid, je vais rentrer.Profitant d\u2019une absence d\u2019Edwige, il descendit et se rendit en taxi à la poste pour téléphoner.Il ne voulait pas que cette conversation pût être suivie peut-être par le standard de l\u2019hôtel.Tout de suite, il eut la communication demandée avec la villa Rosy et trouva Mme Berthet au bout du fil.\u2014 Chère madame, lui dit-il après quelques lieux communs, je vais quitter la Côte et je ne voulais pas le faire sans vous avoir présenté mes hommages.Malheureusement, une stupide entorse, celle-là même qui m\u2019a empêché de retourner vous voir comme vous m\u2019y aviez si gentiment convié, m\u2019interdit encore l\u2019ascension de votre jardin.\u2014 Vraiment?.Oh! j\u2019en suis désolée, mon pauvre Gilbert ! Il affecta une grande sincérité.\u2014 Moi aussi, d\u2019autant plus que j\u2019ai appris hier, tout à fait par hasard, une nouvelle qui m\u2019a vivement alarmé.Voudrez-vous pardonner à mon grand at l âchement et à l\u2019ancienneté de mon amitié ce que vous trouverez peut-être indiscret?.Madame est-il vrai qu\u2019a-près le grand drame qui a bouleversé votre vie, vous ayez d\u2019autres ennuis, des ennuis d\u2019ordre matériel ?.des ennuis qui, m\u2019a-t-on dit, seraient très graves ?.Non, non, ne répondez pas en-c ore, madame.Mais je voudrais que vous sachiez que tout ce que je possède est à votre disposition pour vous aider.On m\u2019a dit que Françoise serait peut-être obligée de travailler.Après sa maladie, cela pourrait être funeste.Si je puis vous aider à la laisser au repos quelque temps encore.Un petit éclat de rire lui répondit au bout du fil : \u2014 Mon pauvre Gilbert, quel roman vous a-t-on fait là ?Notez que je n\u2019en suis pas moins sensible et reconnaissante.Vous êtes un chic garçon, Gilbert, je l\u2019ai toujours dit et, si besoin en était, j\u2019aurais recours à votre aide comme à un ami de toujours, comme à un neveu.Ma s il n\u2019est pas question de cela, mon petit, je vous l\u2019assure.Jamais il n\u2019a été obligatoire que Françoise travaillât, Dieu merci ! Certes, la succession est moins belle que je ne pouvais l\u2019espérer ; mais tout est relatif et beaucoup de gens s\u2019en contenteraient encore ! \u2014 Ah ! fit-il, je suis soulagé\u2014 \u2014 N\u2019ayez aucune inquiétude pour nous.Certes, il aurait pu être nécessaire que nous diminuions un peu notre train, que nous supprimions un peu de superflu.Mais le mariage de Françoise va tout arranger de ce côté-là.Et cette chère petite va avoir, bien au contraire, une situation plus brillante qu\u2019elle n\u2019eût jamais pu l\u2019espérer.Pendant quelques minutes, Mme Berthet, grisée par l\u2019avenir de sa fille, continua sur le même ton.A la fin, surprise de ne recevoir aucune réponse, elle s\u2019aperçut que la ligne était coupée. Montréal, septembre libl 51 Alors, Gilbert se souvint.il se souvint qu\u2019il avait juré de ne pas partir sans avoir entendu de la bouche même de Françoise confirmation de ce que les apparences révélaient.Il monta dans l\u2019auto et décida : \u2014\u2022 Chemin de la Rampe.Vous arrêterez au coin où il y a un grand yucca en fleur.Et vous attendrez.\u2014 Combien de temps, monsieur ?\u2014 Aussi longtemps qu\u2019il le faudra, dit-11.Je vous avertirai.\u2014 Ah ! bon.fit avec surprise et inquiétude le chauffeur qui pensa : « C\u2019est sûrement un jeune mari qui veut surveiller sa femme.Mauvais, ça ! J\u2019espère bien qu\u2019il ne va pas me faire un drame dans ma voiture, hé ! » La voiture arrivée au point indiqué, Gilbert s\u2019installa de façon à apercevoir la porte du jardin de la villa Rosy, bien décidé à ne pas abandonner son guet tant qu\u2019il n\u2019aurait pas vu Françoise.\u2014 Est-ce que., demanda le chauffeur au bout d\u2019une demi-heure, est-ce qu\u2019on attend toujours ?C\u2019est que le compteur tourne, pendant ce temps-là, monsieur.\u2014 Ne vous inquiétez pas, je paierai ce qu\u2019il faudra, dit brièvement Gilbert.D\u2019ailleurs, l\u2019attente ne sera pas bien longue maintenant.Il venait en effet d\u2019apercevoir, sortant du jardin, la robe blanche ceinturée de noir de Françoise.Elle marchait d\u2019un air absorbé et mélancolique, les yeux fixés à terre, en descendant le sentier dans la direction de la voiture.Quand elle en fut rapprochée de trente mètres environ, Gilbert ouvrit la portière et, descendant, fit quelques pas.Puis, s\u2019appuyant au mur d\u2019un jardin, il s\u2019arrêta, le coeur battant, la gorge serrée.Il l\u2019attendait, immobile, ne voulant pas se montrer boitillant, dans une attitude d\u2019infériorité physique, par une dernière et bien puérile coquetterie.Mais elle avançait toujours de la même allure distraite et elle ne le vit que lorsqu\u2019elle fut à quelques pas de lui.Alors, il eut la joie de la voir pâlir, en même tejnps qu\u2019elle s\u2019immobilisait.C est lui qui couvrit les quelques pas qui les séparaient.Il se sentait absolument maître de lui.D\u2019une voix calme, posée, il dit seulement : \u2014\tBonjour, Françoise.Je suis heureux de vous rencontrer.J\u2019allais vous voir, mais je craignais que vous ne fussiez sortie et j\u2019ai quelque chose de très important à vous demander.La voix de la jeune fille dépassa à peine ses lèvres : \u2014\tMoi aussi, je.suis heureuse.11 la coupa fiévreusement : \u2014\tJe voulais tout d\u2019abord vous féliciter pour le beau mariage que vous vous êtes décidée à faire.Elle pâlit encore, ce qui, la minute précédente, eût paru impossible, et vacilla légèrement.Ainsi, il savait !.\u2014\tU est fort heureux, poursuivit Gilbert avec rage, que, si peu de temps après avoir appris que votre situation était compromise, vous ayez pu la rétablir de cette façon ingénieuse : un mariage d\u2019argent ! Elle ouvrait de grands yeux incompréhensifs : \u2014\tJe.je ne comprends pas, Gilbert.Ce n\u2019est pas vrai.\u2014\tQu\u2019est-ce qui n\u2019est pas vrai ?cria-t-il.Que vous épousez cet idiot de Barnett uniquement parce qu\u2019il est immensément riche et que cela vous permettra de continuer à mener la vie insouciante et large que vous n\u2019auriez pu avoir avec moi ?Elle tressaillit.C\u2019est donc cela qu\u2019il croyait ?Alors, il devait bien la haïr, doux.,.comme un murmure sensationnels.comme une révélation ' : les\u201csmOOthies\u201dde aux teintes dernier cri.Irrétrécissables, à l\u2019épreuve des mites, ils possèdent le merveilleux \"velouté du cachemire\u201d exclusif à Grand\u2019mère.Gilet à manches longues 7.95; Chandail à manches longues 6.95; Chandail à manches courtes 5.95 dans les meilleurs magasins partout au Canada.GRAND\u2019MÈRE KNITTING CO.LTD., GRAND\u2019MÈRE, QUÉBEC.la mépriser.Mais tant mieux, tant mieux ! Ainsi, il souffrirait moins peut-être.Alors, froidement : \u2014 Si, dit-elle, c\u2019est vrai ! Un éclair de folie passa dans les yeux ardents de Gilbert.\u2014 Ah ! fit-il, c\u2019est donc vrai ! Moi qui ne voulais pas y croire ! O Françoise ma Françoise.c\u2019est vous qui êtes capable de cela ?\u2014 Vous vous trompez, Gilbert.Vous vous êtes toujours trompé sur mon compte.Je ne suis pas celle que vous vous imaginiez ! Je tiens à mes aises, à mon bien-être et même au luxe, et je_ \u2014 Ah ! taisez-vous ! cria-t-il, incapable d\u2019en supporter davantage.Maintenant, je sais ce que vous êtes : une ambitieuse froide et coquette que je hais et que je méprise, autant que j\u2019ai pu aimer celle que je m\u2019étais imaginée ! Elle frémit de la tête aux pieds, mais ne répondit pas une parole.Ainsi, comme s\u2019il répondait à son voeu, il avait prononcé ces mots qui les séparaient à jamais.Ce fut seulement lorsque l\u2019auto qui l\u2019emportait disparut au loin à un tournant de la route que Françoise murmura tout haut : t Adieu, Gilbert ! » Et ces mots mélangèrent sur ses lèvres le goût affreux de l\u2019inexorable à l'amertume des larmes qui coulaient sans bruit sur son visage.TROISIEME PARTIE I \u2014 Un petit mot qui en dit long ! MDarbois décacheta la grosse enveloppe et fit la moue devant m le nombre de feuillets qui s\u2019en échappaient.c Un, deux, trois, quatre.six.huit ! Quel volume ! » La vu* da l'écriture qui avait, sur le 52 La Revue Populaire DOUBLEMENT AUTOMATIQUE IRONMASTER chauffe plus vite, reste chaud plus longtemps repasse plus rapidement Chaleur peut b r û 1 tissus plus fins wOoL_ COTTON UNEN- Vous t'avez Sous Le Povce! facile à voir.; facile à régler! 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Par exemple.Je la savais bien un peu toquée, mais de là à se prendre pour Mme de Sévigné.Cette manie-là est bigrement dangereuse pour les autres.ses correspondants ! Si elle s\u2019imagine que je vais digérer tout ce grimoire ! » « Je me hâte de t\u2019écrire ce petit mot.« Eh bien ! elle appelle ça un petit mot ! Que serait-ce si elle annonçait un «journal»?Avec ça, je crois que feu Champollion lui-même aurait quelques difficultés à la déchiffrer.» Mais les qualités de conteuse de Rosy devaient être réelles, puisque, selon la tradition des meilleurs écrivains, dès les premières lignes elle sut capter l\u2019attention nettement rebelle de son oncle qui, s\u2019accoudant au bureau d\u2019un air attentif, grommela entre ses dents : « Oh ! oh ! mais je crois bien.qu\u2019elle a eu une heureuse inspiration de m\u2019écrire.» Rosy disait en effet : « J\u2019en suis arrivée à cette conclusion : Françoise n\u2019aime pas, n\u2019a jamais aimé, d\u2019amour s\u2019entend, Jack ! Sans doute aime-t-elle toujours ce Gilbert, dont elle prononçait le nom avec un accent de tendresse ineffable qui me poursuit dans mes rêves ! Quant a Jack, il me semble qu\u2019il aime beaucoup moins Françoise, découragé par sa froideur.Voilà où nous en sommes, tonti.Si ee mariage se fait, et il est décidé irrévocablement pour le 25, dans quinze jours exactement.il consommera le malheur de ces deux-là et du fameux Gilbert.Quant à moi, mon petit tonti, tu me connais assez pour savoir que je ne pourrais assister insensible à une injustice pareille ! » « Ce mariage, Françoise s\u2019y est jetée tête baissée, comme dans un refuge contre l\u2019amour de Gilbert Granger ! J\u2019ai l\u2019impression très nette qu\u2019elle l\u2019a dressé entre eux, précipitamment, pour empêcher le jeune « toubib » d\u2019insister, de la poursuivre de sa tendresse exigeante qui se croyait, qui se savait partagée.C\u2019est un peu, tonti, comme si Françoise craignait de voir Gilbert comprendre pourquoi elle renonce à leur amour (cet amour qui n\u2019est pas mort dans son coeur, j\u2019en suis certaine).J\u2019ai peur que notre scrupuleuse Françoise ne se soit forgé quelque raison impérieuse, inéluctable, de s\u2019éloigner de Gilbert.et qu\u2019elle ne redoute de voir celui-ci deviner la vérité.et qu\u2019elle n\u2019ait jeté ce mariage avec Barnett en avant comme.une explication.comme une sorte d\u2019alibi.» Un instant, le front serré entre ses doigts crispés, il réfléchit âprement, douloureusement au nouveau problème qui se posait et qu\u2019il n\u2019avait pas prévu.« Il ne manquait que cela.Comment s\u2019en tirer, Seigneur ?On ne peut tout de même pas laisser cette petite faire un malheur définitif, sans appel.Si elle se trompait, si nous nous étions trompés, tous, dans nos soupçons de la première heure ?Si Gilbert et Françoise se trouvaient sacrifiés stupidement à un devoir qui n\u2019existe pas ?Affreux ! Ce serait trop affreux.Moi qui étais si heureux, si soulagé de penser que Françoise s\u2019était entichée de son Américain, comme tout semblait l\u2019indiquer.Cela éloignait la menace de ces fiançailles avec le fils Granger qui m\u2019avaient préoccupé pendant toute sa maladie.Fiançailles monstrueuses si Granger était le.la cause de la mort du père de Françoise.Mais était-ce vrai ?Ne nous sommes-nous pas laissés égarer par des apparences ?» Il arpentait la pièce en tous sens, fébrile, et, soudain, il décida : « Mais je le saurai.Il faut que je le sache ! La vérité, il me faut la connaître avant de laisser Françoise consommer son sacrifice qui fera quatre malheureux, si je ne me trompe.et, pour cela, j\u2019irai la demander au seul qui peut la connaître : à Granger lui-même ! » Il \u2014 Le secret de Granger Lorsque M.Darbois eut escaladé les quatre étages de la vieille maison qu\u2019habitait modestement le savant dans la rue de Seine, son coeur battait précipitamment ! Mais il ne fallait pas en incriminer l\u2019escalier.Il était en réalité oppressé et angoissé par une des plus grandes anxiétés de sa vie.Qu\u2019allait répondre à ses questions l\u2019austère vieillard ?Consentirait-il même à y répondre ?Darbois envisageait quelle serait la réaction de l\u2019ami fraternel de Berthet, si, innocent, il se voyait soudain soupçonné de son assassinat.Le doigt sur le bouton de sonnette ciselé à l\u2019ancienne mode, il pesa encore une fois toutes les difficultés de sa tâche si délicate et ingrate.Mais, encore une fois, l\u2019idée du sacrifice de Françoise et des malheurs qu\u2019il entraînerait le décida à accomplir l\u2019ultime démarche dont dépendait le sort des quatre jeunes gens.Tout de suite, avec sa courageuse franchise coutumière, le petit homme coupa les préambules et entra dans le vif du sujet.La belle tête grave de Granger s\u2019assombrit d\u2019inquiétude, tandis qu\u2019il allait fermer la double porte de son cabinet.Puis, revenant rapidement vers son visiteur, il dit, en lui avançant un fauteuil : \u2014 Que se passe-t-il ?Parlez ?Sa voix tremblait un peu et il sembla à Darbois que la façon dont il se laissait tomber à son tour dans son fauteuil, derrière le bureau, révélait une lassitude angoissée.\u2014 Voici, dit nettement Darbois.J\u2019ai à vous parler de Françoise et de Gilbert.Le grave visage se contracta encore.Granger ferma les yeux et les couvrit de sa main avec une tristesse indicible.\u2014 Vous n\u2019étiez pas, reprit Darbois, sans avoir remarqué, comme moi, l\u2019affection plus que fraternelle qui semblait les rapprocher.avant.avant la mort de Berthet.Toujours, j\u2019avais cru.et je sais que le père de Françoise partageait cet espoir avec joie.toujours, j\u2019avais cru qu\u2019ils se marieraient ensemble, rapprochant vos deux familles si unies.Sans dévoiler son regard, le professeur Granger murmura d\u2019une voix étouffée : \u2014 Moi aussi, je le croyais.\u2014 Et voici que, brusquement, en revenant à la vie après sa longue maladie, Françoise se fiance avec un autre, un inconnu.Que s\u2019est-il passé ?Granger releva la tête et regarda cette fois très directement son interlocuteur, comme pour lui faire un reproche.\u2014 Comment vous le dirais-je ?J\u2019ai été complètement écarté du lit du malade de Françoise.Je n\u2019ai revu sa mère qu\u2019une fois.elle, jamais.Le frère de mon vieil ami et vous-même avez tout fait pour que l\u2019attitude de ces deux femmes que j\u2019aimais devienne pour moi un mystère.\u2014 Nous nous expliquerons sur ceci tout à l\u2019heure.Pour le moment, je ne vous questionne que sur ce que vous pouvez connaître : l\u2019attitude, le sentiment de votre fils.Les yeux fixes, Granger secoua sa belle tête blanche.Lentement, un à un, il laissa tomber les mots, comme des larmes, goutte à goutte : \u2014 Il est désespéré ! \u2014 Oui, je sais : nous lui avions dit d\u2019aller la voir au Golfe-Juan, espérant les rapprocher.et nous avons piteusement échoué.Ma petite nièce, chez laquelle Françoise habite, m\u2019a révélé quel fut leur entretien, auquel elle assista Famous tor (jiitlbVUm TOASTER, MIXMASTER, COFFEEMASTER, SHAVEMASTER.etc Montréal, septembre 1951 53 par hasard : Françoise a renvoyé, presque chassé Gilbert avec une.violence, une cruauté qui ne lui ressemblent guère, qui ne sont pas naturelles.D\u2019un geste las, le professeur tenta d\u2019éluder : \u2014 Vous savez, si elle en aime un autre.\u2014 Non, fit Darbois.Comme vous, je l\u2019ai supposé, mais j\u2019ai eu des renseignements absolument sûrs : Françoise n\u2019aime pas son fiancé ! Il se pencha pour mieux accrocher le regard de Granger qui tressaillait.\u2014 Et c\u2019est toujours Gilbert qu\u2019elle aime ! D\u2019un élan juvénile, le père fut debout.\u2014 Ah ! ah !.Quel bonheur ! Mon pauvre petit ! Il est revenu dans un tel état : amer, fou, découragé, prêt à toutes les folies, même la pire ! Depuis son retour, voyez-vous, Darbois, depuis bientôt deux mois, je ne vis plus.\u2014 Que redoutez-vous donc ?\u2014 Tout ! Mais particulièrement deux choses.Nous sommes des hommes, Darbois, pourquoi avoir peur des mots ?Gilbert se tuera si Edwige Mundsen n\u2019est pas assez adroite pour se faire épouser de lui.Et c\u2019est affreux à dire, pour un père, mais ceci me fait aussi peur que cela, voyez-vous ! \u2014 Granger ! cria-t-il, suffoqué.\u2014 Oui, je sais, c\u2019est une monstruosité.Mais voir mon beau, mon brave, mon bon Gilbert devenir la proie de cette intrigante.ce serait presque pire que de le voir mort ! Car ce mariage le conduirait sans doute à quelque chose de bien plus épouvantable que la mort : \u2019e déshonneur ! Ces quelques mots s\u2019inscrivirent en traits de feu dans l\u2019esprit de Darbois.Il se leva à son tour et, soulevé d'espoir, il demanda : \u2014 Granger ! Cette fille ! Est-ce elle qui a tué Berthet ?Il sursauta et, ouvrant des yeux égarés : \u2014 Elle ?Oh ! non, non ! Ce n\u2019est pas elle ! Darbois se pencha au-dessus du bureau.\u2014 Vous savez donc qui?Granger se rejeta en arrière.\u2014 Non, non, vous ne me ferez pas parler, Darbois.Je n\u2019ai pas le droit de le d re.\u2014 Et je vous dis, moi, que vous n\u2019avez pas le droit de vous taire ! ¦ \u2014En le faisant, je respecte un serment sacré.\u2014 En le faisant, vous tuez votre fils ! \u2014 Quoi ?s\u2019écria Granger, avec des yeux agrandis par la stupeur.\u2014 Je vous dis et vous répète que, si vous connaissez, comme j\u2019en suis persuadé, le nom de celui qui a interrompu le cours des jours du père de Françoise, vous devez le révéler et sans délai.Cela seul peut sauver votre enfant, Granger ; cela seul peut sans doute éviter un grand malheur qui en déchaînera plusieurs autres : le mariage de Françoise avec un homme qu\u2019elle n\u2019aime pas, qu\u2019elle n\u2019a pas même choisi, qu\u2019elle a pris par désespoir et, je dirai même, par amour pour Gilbert ! \u2014 Je deviens fou! balbutia le savant égaré.Gilbert qu\u2019elle désespère en le repoussant ?\u2014 Gilbert qu\u2019elle se croit obligée de repousser, mais Gilbert auquel elle veut éviter une autre peine cent fois plus affreuse.\u2014 Mais laquelle ?Lentement, les yeux dans ceux du professeur, il laissa tomber : \u2014 Celle de partager nos soupçons à tous au sujet de la mort de Berthet.celle d\u2019accuser un être qu\u2019il aime et qu\u2019il vénère.\u2014 Je ne comprends pas, murmura-t-il en passant sur son front une main qui tremblait.La mort de Berthet ?Mais quels soupçons ?Ne fut-elle pas naturelle ?Voyons, voyons.\u2014 A mon tour de vous dire : voyons, voyons, Granger ! Souvenez-vous ?Et comme le savant demeurait muet, les yeux soudain agrandis d\u2019horreur, comme s\u2019il découvrait seulement une vérité horrible, Darbois, lentement, lentement, sans le quitter des yeux pour guetter ses réactions, dit sur le ton du récit : \u2014 Au cas où vous auriez oublié, faut-il vous rappeler les circonstances de cette mort ?Le 12 août, jour où, en son château des Landiers, on devait fêter par une grande réception les dix-huit ans de sa fille, votre ami, votre ancien condisciple, presque votre frère, Berthet, le grand savant, s\u2019isole à Paris, dans son laboratoire, prétextant des recherches extrêmement importantes en cours et dont la réussite très proche ne supporte aucune absence de sa part.D\u2019accord ?Granger semblait s\u2019être ressaisi.Il dit calmement : \u2014 Il n\u2019y a rien d\u2019extraordinaire à cela.Nous autres, chercheurs, savons que certaines réactions doivent être suivies heure par heure.Si Berthet en était arrivé à ce stade, il ne pouvait s\u2019absenter, même pour l\u2019anniversaire de sa fille.\u2014 Et vous saviez, vous, son confrè- re, son ami intime et.son concurrent, qu\u2019il en était arrivé là ?La réplique fusa comme une balle renvoyée : \u2014 Que vous importe ?\u2014 Il m\u2019importe beaucoup, justement.Et vous comprendrez bientôt pourquoi, si vous ne l\u2019avez encore compris, contre toute évidence.Le ton de la discussion s\u2019était élevé, tendu, peu à peu.Il devenait celui d un réquisitoire repoussé avec violence.\u2014 Je ne crois pas, fit Granger, soudain grandi par la force morale qui émanait de tout son être.Je ne crois pas que de vrais savants, de réels chercheurs, aient AmâteursIVoici /a me///e#re /acm û/'acûefer /e/fomayeBIflKIWCWBf 8 TRANCHES PARFAITES,coupées, enveloppées et scellées par Kraft, aussitôt après la pasteurisation du fromage fondu Un moelleux et délicieux fromage fondu en tranches parfaites, idéales pour sandwichs! 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Parce que c\u2019était toujours autant de gagné pour la science.\u2014 Oui, répondit Darbois, songeur et apaisé.Longtemps, je l\u2019ai pensé ; longtemps, je l\u2019ai cru.Je le disais encore, tenez, le soir du bal, à Edwige Mundsen, qui semblait suspecter le désintéressement de votre amitié confraternelle.\u2014 Ah ! dit lentement Granger.Elle le suspectait.ou tout au moins feignait de le suspecter.pour vous inciter à le faire.Darbois sembla frappé.\u2014 Mais.peut-être avez-vous raison, en effet.Cette fille est étrange et son rôle en tout ceci reste à préciser.Cependant, vous affirmez que ce n\u2019est pas elle qui a tué Berthet?.D\u2019un geste, Granger repoussa la question.\u2014 Bon, reprit Darbois, nous y reviendrons plus tard.Reprenons le récit des événements qui semblent sortis de votre mémoire, Granger.Nous disions donc que Berthet, resté seul en son laboratoire, vous a lancé un S.O.S.par téléphone vers.neuf heures ! Il se sentait mal.Vous êtes accouru aussitôt.C\u2019est seulement une heure après que vous avez alerté Stéphane Blaize, le préparateur et l\u2019élève de Berthet, et l\u2019avez chargé de prévenir sa femme et sa fille aux Landiers.Lorsque nous sommes arrivés en auto, plus de deux heures s\u2019étaient écoulées depuis votre arrivée.Berthet était sans connaissance, tel que vous affirmiez l\u2019avoir trouvé, étendu sur le sol de son laboratoire, moribond.et vous avez empêché tout autre médecin de l\u2019approcher avant sa mort.\u2014 Sur sa volonté expresse qu\u2019il avait dictée à Françoise pendant un éclair de lucidité.\u2014 Moment pendant lequel vous étiez seuls auprès de lui, sa fille et vous ! \u2014 Suspectez-vous donc cette enfant d\u2019avoir pu mentir ?\u2014 Pour sauver le père de celui qu\u2019elle aime ?Peut-être ! D\u2019un geste répété, le professeur étreignait son front.Il cria avec violence : \u2014 C\u2019est donc là ce que vous pensez ?Ah ! est-ce possible ?\u2014 Mais oui, voyons, Granger, réfléchissez : tout vous accuse.Et rappelez-vous encore que, tandis que Berthet mourait, gardé jalousement par vous et sa fille, sans qu\u2019aucun autre médecin ait pu tenter de le sauver de ce mal mystérieux et foudroyant.Granger haussa les épaules.\u2014 Une hémorragie cérébrale ! Quoi de mystérieux ?\u2014 Oui.Enfin, tandis que cela s\u2019accomplissait dans un mystère assez déconcertant, je découvrais, guidé par Stéphane Blaize et Edwige Mundsen, que les volets du laboratoire avaient été arrachés, la fenêtre brisée, en un mot, qu\u2019on avait pénétré par effraction dans cette pièce où Berthet avait été foudroyé par ce mal extraordinaire.circonstances qui, ajoutées à ce que nous savions déjà, poussaient Louis Berthet, le frère de la victime, à réclamer une enquête.Nous allions alerter la police, dès le dernier soupir du pauvre cher Berthet.vous nous en avez empêchés.\u2014 Evidemment.Cela eût été ridicule.Souvenez-vous à votre tour des explications que je vous ai données spontanément et qui vous convainquirent tous ?Je vous ai dit que, alerté par le cri d\u2019appel de mon vieux camarade, j\u2019étais venu en courant.Moins de dix minutes.En arrivant, la vieille femme qui gardait la maison m\u2019avait ouvert la porte.Elle ignorait tout, car toute la longueur du jardin sépare le laboratoire du corps de bâtiment en façade.J\u2019ai traversé le jardin comme un fou, sans me préoccuper d\u2019elle.Mais j\u2019ai trouvé la petite porte du laboratoire fermée, comme elle l\u2019était toujours, par un dispositif de sûreté extrêmement puissant à l\u2019intérieur.Il n\u2019y avait pas à espérer passer par là.Alors, j\u2019ai pris une échelle de jardinage, j\u2019ai grimpé jusqu\u2019au premier étage et j\u2019ai fait sauter la fenêtre du cabinet de travail de Berthet pour entrer.\u2014 En effet, répéta Darbois, sérieux, c\u2019est ce que vous avez dit et avec une grande netteté.Et, spontanément, j\u2019en conviens, dès que le chagrin de l\u2019horrible fin de votre ami se fut un peu calmé.Cela détourna Louis Berthet de porter plainte comme il voulait le faire.\u2014 Evidemment! Il n\u2019y avait pas lieu de soupçonner une attaque après effraction, puisque l\u2019effraction avait eu lieu après le malaise initial de Berthet et uniquement pour venir à son secours ! \u2014 L\u2019ennui, voyez-vous, Granger, c\u2019est que vous n\u2019ayez eu nul témoin pour affirmer que c\u2019était bien là l\u2019ordre chronologique des événements.enfin, pour dire que Berthet était bien étendu, sans connaissance déjà, dans son laboratoire, lorsque vous avez pénétré ainsi, « par effraction », comme vous dites, chez lui ! \u2014 Mais, voyons, Darbois, comment aurais-je eu un témoin ?\u2014 La vieille Victoire?\u2014 Hé ! pourquoi m\u2019aurait-elle suivi ?En arrivant, je lui ai crié : « Où est Monsieur ?» « Dans son laboratoire », m\u2019a-t-elle répondu.Si souvent pareil échange de phrases avait eu lieu entre nous.comment se serait-elle étonnée de me voir traverser le vestibule et m\u2019élancer dans le jardin vers le labo ?Je ne sais combien de fois semblable chose s\u2019est produire dans le passé ?Elle connaissait notre intimité et que j\u2019étais un des seuls, avec Edwige et Stéphane, à être admis par son maître dans le sanctuaire.Elle a dû tranquillement refermer le portail de la rue et rentrer dans sa loge.L\u2019heure n\u2019avait rien d\u2019insolite, pensez-y.Pourquoi se serait-elle inquiétée, m\u2019aurait-elle accompagné ?\u2014 Et pourquoi, vous, ne l\u2019avez-vous pas alarmée ?demanda Darbois durement.L\u2019ombre d\u2019une gêne passa sur le visage du savant.\u2014 Pourquoi l\u2019aurais-je fait?Je ne savais pas au juste de quoi il était question.Berthet m\u2019avait seulement dit : « Viens, je me sens mal.» D\u2019autre part, vous savez combien il était jaloux du secret de son laboratoire.Je ne crois pas qu\u2019il eût aimé que j\u2019entraîne après moi des domestiques.\u2014 De telle sorte que vous êtes le seul à pouvoir affirmer que vous avez pénétré dans le laboratoire après que Berthet fût terrassé par le mal ! Granger respira profondément.Puis, avec gravité et tristesse : \u2014 Oui, dit-il, le seul.Je pensais que cela suffirait.Jamais je n\u2019aurais cru que les soupçons monstrueux que je devine\u2019 sous vos questions puissent m\u2019effleurer un j our ! Un soudain désespoir passa sur son visage, dans sa voix.\u2014 Enfin, d\u2019autres, encore, je.les supporterais.Mais vous, vous, Darbois, qui saviez combien je l\u2019aimais, le vénérais.Ah ! Sous le regard qui l\u2019interrogeait, celui-ci baissa la tête, avouant.\u2014 Oh ! reprit le professeur avec désespoir, vous avez cru, ne fût-ce qu\u2019une seconde, que j\u2019avais tué mon maître, mon ami, mon frère.Celui pour lequel j\u2019aurais fait tout au monde.Celui à la mémoire duquel je suis prêt encore à.à me sacrifier ! Pire, à sacrifier mon [ Lire la ruite page 63 ] Montréal, septembre 1951 55 L'AMOUR ENCHANTEUR [ Suite de la page 13 ] un jour qu elle venait acheter une partition.Comme elle demandait le nouveau succès parmi les airs à danser, on lui signala un tango dont Daubrive était l\u2019auteur.Philippe se trouvant dans le magasin, le luthier les avait présentés l\u2019un à l\u2019autre et, depuis, au hasard des rencontres, ils échangeaient de longues causeries.Une vive sympathie était née entre eux, et, ces deux êtres que la vie semblait séparer, elle, héritière millionnaire de bonne noblesse, lui, riche seulement de talent et de gloire future, se sentaient attirés par des réciproques affinités.Certes, Daubrive ignorait la situation privilégiée de Micheline et, d\u2019ailleurs, il ne s\u2019en préoccupait pas.Comme la plupart des véritables artistes, il ne s\u2019arrêtait guère aux contingences matérielles.Il était heureux d\u2019avoir rencontré dans ce milieu cosmopolite de Monte-Carlo une charmante jeune fille qui semblait comprendre ses aspirations et, lorsque l\u2019occasion de passer quelques instants avec elle s\u2019offrait, il en était ravi.Et voici que cette nuit-là, ns se trouvaient seuls sous cette pergola fleurie dont les effluves embaumés les entouraient d\u2019un sortilège magique.Ils ne se disaient rien, surpris, troublés.Leurs regards étaient liés l\u2019un à 1 autre et leurs âmes mêlées par leurs yeux ne cessaient de se transmettre leurs pensées.Afin de secouer cet espèce d\u2019envoûtement qui l\u2019oppressait, Micheline étant d\u2019une sensibilité extrême, murmura : \u2014 Travaillez-vous un peu en ce moment ?L\u2019Amour enchanteur cet opéra que vous composez et dont vous m\u2019aviez parlé, avance-t-il ?\u2014 Mais oui ; je m\u2019y consacre dans la plus grande fièvre, j\u2019en suis passionné.Et même, figurez-vous.\u2014 Qu\u2019y a-t-il, Philippe ?\u2014 Si je l\u2019osais, je vous dirais.\u2014 Dites!.Parlez-moi de votre oeuvre, je serais si heureuse si vous réussissiez à réaliser un grand, un splendide succès ! \u2014 J ai confié à cet opéra tous mes secrets émois, les aveux que je n\u2019ai pas encore osé exprimer à mon inspiratrice.J avais besoin d\u2019elle pour incarner mon héroïne.Je l\u2019ai rencontrée, elle vit, brûle, palpite dans mon oeuvre mais,, celle qui m\u2019inspire si ardemment et m\u2019incite à travailler avec un courage acharné, ignore qu\u2019elle est ma muse, alors que je voudrais la combler comme une petite fée de tous les présents de mon art ! Elle ne sait rien et, pourtant, l\u2019Amour enchanteur c\u2019est elle, elle que j\u2019aime, que je vénère.Enflammé par la cause qu\u2019il défendait, Philippe s\u2019exaltait, regardait Micheline d\u2019un air extasié, impuissant à en dire davantage.\u2014 Pourquoi ne pas confier à votre inspiration tout ce qu\u2019elle vous évoque et suscite en vous d\u2019enthousiasme ?\u2014 C\u2019est que.j\u2019ai pensé qu\u2019elle ne partage pas mes sentiments.Tandis que l\u2019amour qu\u2019elle m\u2019inspire me permettra de composer un chef-d\u2019oeuvre, car je veux que cet opéra soit un triomphe ! Oui, l\u2019Amour enchanteur sera une éclatante revanche de mon destin qui m\u2019a fait naître pauvre, mais qui verra ma brillante réussite, grâce à elle, grâce à vous.\u2014\tA moi ?balbutia Micheline.\u2014\tOui, ma chérie, c\u2019est vous mon inspiratrice ! Vous, l\u2019exquise héroïne de l\u2019Amour enchanteur, comme je suis moi-même le héros de mon propre opéra.Oserai-je vous prier d\u2019accepter cet hommage en gage de mes propres sen- timents à votre égard ?Pardonnez-moi si je vous raconte des choses insensées ?Il me semble deviner que je ne vous suis pas indifférent ?.Et, dans la véhémence de son amour, Philippe, maintenant, pressait entre ses bras Micheline, dont la cape entr\u2019ou-verte laissait voir la robe de bal mousseuse et légère.Le petit jour s\u2019annonçait.La pluie cessait.Daubrive reprit dans ses bras sa charge précieuse et, comme la villa de Micheline n\u2019était pas très éloignée des Jardins, il quitta la jeune fille à la porte de sa demeure en répétant : \u2014 A bientôt, mon amour ! Mais ce merveilleux roman vécu cette nuit-là par Mlle de Valensois, sembla devoir être sans lendemain.En effet, la comtesse, sans écouter les protestations de sa fille, obligeait celle-ci à rentrer avec elle, le jour même, à Paris, où elles vivaient habituellement.En cours de route, tlle apprit à la jeune fille que le duc d\u2019Espéronn, sollicitait la main de Micheline et, qu\u2019en raison de cette circonstance, leur présence dans la capitale était nécessaire.Mlle de Valensois, bouleversée par de tels projets, désespérée d\u2019être ainsi arrachée à la personne de Philippe, tomba malade.La pauvre petite, navrée, ne pouvait écrire à Daubrive afin de le prévenir de ce qui se passait.De plus, elle prévoyait les obstacles venant de sa mère qui s\u2019opposerait à une union avec le jeune compositeur, puisqu\u2019elle lui préférait certainement le duc d\u2019Espéronn.Enfin, même si elle écrivait à Philippe, il ne lui serait pas possible de recevoir sa réponse, Mme de Valensois regardant toujours le courrier destiné à sa fille.Peut-être pourrait-elle cependant lui écrire une fois, mais cela ne changerait rien à leur actuelle séparation.Quand pourraient-ils se revoir ?Jamais peut-être ! Et, c\u2019était ce qui poignait le plus Micheline et la rendait si malade ! Certes, elle avait bien laissé un billet, accroché à la porte de la villa de Monte-Carlo, où elle disait à Philippe que, quoi qu\u2019il arrive, elle ne l\u2019oublierait pas, mais qu elle ignorait pour quelle destination sa mère l\u2019emmenait, celle-ci ne lui en ayant fait part qu\u2019en cours de route.Pendant plusieurs semaines, Micheline, dont le système nerveux avait été très ébranlé par ces derniers événements, la faisant passer du plus grand bonheur à l\u2019état le plus désespéré, fut entre la vie et la mort.Sa convalescence traîna ; les mois s\u2019écoulèrent n\u2019améliorant guère sa santé, puisque seule la présence de Philippe pouvait la guérir.Le duc d\u2019Espéronn multipliait ses visites auprès de la jeune indolente, Mme de Valensois ne sachant comment distraire sa fille et la sortir de sa torpeur.Or, les assiduités du duc semblaient déplaire à Micheline et sa mère n\u2019avait pas reparlé des projets matrimoniaux en cours.Mme de Valensois supposait que le temps arrangerait les choses et que Micheline finirait par donner une issue heureuse à la demande faite en son honneur.A Monte-Carlo, Philippe Daubrive, tout d\u2019abord accablé par le brusque départ de Micheline, résolut de surmonter avec courage la tristesse dè sa destinée.Malgré tout, confiant en son étoile, certain de son amour et fidèle à sa délicieuse inspiratrice, il ne songea pas que la jeune fille pût le délaisser ou le trahir.[ Lire la suite page 57 ] N'IMPORTE OU N'IMPORTE QUAND A L'EXTERIEUR A L'INTERIEUR L'Email brillant Effecto confère une beauté frappante et durable aux choses mornes, usées, n'importe où, n'importe quand, à l'extérieur et a l'intérieur de votre maison.Facile à employer; sèche vite.Une couche suffit habituellement! 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