Le Journal, 30 août 1902, samedi 30 août 1902
[" = Mgr LAFLAMME RESIGNE Host remplacé à le M2 ae, \u2018(Spécial au \u2018\u201cFournai'*) Lévis, 38 \u2014Mgr Latiemme vient de démissionner comme membre de la commision de la Colonisation et M.le chanoine Thivierge a été appelé à le remplacer on prétend qu'il a été forcé L\u2019AMBITION + commission de colesiga le chanoine Thivierge de démissionntr à cause du aurcroit de travail que lui imposh le - départ de Mgr Mathieu pour l\u2019Europe.La commission de Coloniantion siégera le 2 septembre prochaif à.Qedar Hall dans *-1a Vallée de la Métanédit- SACHHPHHHHSHHH 11H HHHOH CPC 0HHE SPA 1 Pr « Dé laa DE MORGAN woo I! exige des actionnaires le controle ahsoln du + Southern Railroad.\u201d New-York, f0,\u2014J.Plegpont Morgan, canvoitant le coñtrôte absolu du Southern Railway, vient d'adresuet la cir- sulaire suivante aux actionnaires :'Je désire retenir le contrôle du Southern - Railway, au moins jusqu'au 15 octo - bre 1907, si vous ne consentez pas à gna proposition, fe ne vous paierai pas 89.0 de dividende sur votre stock préférentiel et je vais m'emparer du contrôle malgré vous.\u2018 L Craignant que le contrôle de la co \u201c\u2018pagnie lui échappe des mains le grand à demandé aux actionnaires 80000000000 00020IP00PE - À Ia Memoire De feu l\u2019honorable joseph .Royal-Résolution de condoléances \u2014\u2014 A une assemblée de ia Cour de com- Pugnes Saint-Urgel de l'Ordre Indé - sendant des Forestiers de Saiat-Félix de Valois, tenue mercredi, le 37 du durant, la résolution susvamte à été | adoptée à l'unaniumié.Proposé par Madame \u201cE.Letellier, Madame M.Poirier, Dame N.Gélinas, socondées par Mme Bérard, Mme E.Normand, Dane !.Boyer, Dame A.Jouvert et Mademoiselle Ratelle: Que c'est avec un Vif regret que les tompagnes de cette Cour out eppris la Jory de 'Homorable Joseph Royal, aly ob SE .ron VETDAN arth eT Nord-Ouest.Ee EE n te notre dévoué compagne, Madame I.R.Gagnon D.S.C.R.I1 est résolu que les compagnes dé sirent offrir leurs sympathiques con- dolgances à la famille éplorée dans le malheur qui vient de la frapper et que copie de cette résolution soit envoyée à la famille ainsi qu'aux journaux.A.DESROSIERS, Ses rétaire- \\rchiviste.a À LA MARTINIQUE Echos du désastre volcanique de St- Pierre \u2014_\u2014 New-York, 29.\u2014Des recherches ont \u201cVé laites dans les ruines de Saint Pierre, à l'emplacement occupé par l'intendance ou ont péri, suppuse-t-on, Mmes Mourtet et Gerbauit, el où se trouvait l'atelier de M.Paul Merwart, peintre de la marine.Les fouilles n'ont pas donné de résultats, par suite de l'épaisseur de la couche de scores volcaniques qui recouvre les décombres.Il est exact que le gouverneur Mout- tet lui-tnême à péri en mer avec le colonel Gerbault, MM.Léonce, ingé- niëèur, Dose, professeur au lycée, et le peintre Paul Merwart, membres de la commission officielle envoyée au Vol- an.Le professeur Landes, ani faisait également partie de cette commission, s'élait excusé et a été surpris par la catastrophe daus sa demeure, aux Trois-Pouts faubourg de Saint-Pierre.M.Mirville, pharmacien militaire, retenu à Fort-de-France le 8 mai, est le seul survivant des meiubres de la commission, Le gouverneur par intérim, M.Lhuer- re, a fait dresser une liste des cuiti- valeurs ruinés par la catastrophe qui seraient disposés à émigrer à la Guyane, et Les désastres par l\u2019eau Calcutta, 28.\u2014On rapporte qu'un grand désastre est arrivé dans le Né- aul.b Les rivières Baghmati et Vishnou- mati ont débordé et ont occasionné des écroulements de terre dans la vallée de Khatmandou.Les villes de Bhatgaou et Patna ont souffert de grands dommages et des centaines de personnes sont ories, La succession Fair Sau Francisco, 29.11 n\u2019y aura au- cua procès au sujet de la succession \u201caif Mme Harriett EE Nelson, mère de Mme Fair vient, en effet, en son nom et en celui de ses enfants, de signer une renonciation d la succession moyennant le payement d'une somme que l'on dit être he $500,000.D'après les termes de cette renonciation, Mme Nelson touchera la somme totale et en fera la distribution cutre sos enfants qui en échange de la rem- me qu'ils recevront signeront également une rénonciation À la succession.L'héritage de M.Charles L.Fair, exception frite de ladite somme, revient en totalité à xes deux -aœurs, Mme Herman Oelrichs et Mme W.K .Van- derbtit, Jr.\u2014\u2014\u2014\u2014 PERSONNEL Dr@ H.DESJ A RODINS, Oouliste, a laissé définitivement l'Institut Oph- Qalmique et transporté son bureau au No.500 RUE ST-DENIS, prds du Car- té St-louis.Heures de consultation: 10 à 12 n- m., et 8 à 5 p.m.Téléphone Bell: Est wie U=-Z.A 8m mn de suivre l'exemple des directeurs du Reading et de mettre le Southern Ra:l- way entièrement sous sa \u2018direction.Il fait allusion aux corporations qui sont exposées à l'accaparement shocké par des acheteurs nou identifiés à-la propriété.Bien que la circulaire «h question soit écrite dans un lauga- Re conciliateur, elle contient cependant des menaces distinctes.M.Samuel Spencer président du Southern Railway.à refusé de dire quoi gue ce soit, si ce n'est que la circulaire de M.Morgan avait été approuvée par lui et les directeurs.DOCTRINE MONA Le République Argentine n'acceptera jamais la tutelle des Etats-Unis, déclare M, J.B, Rivera i L'on ignore géméralement que la République Argentine compts quinze élèves au collège d'Agriculture de Guelph, daus l'Ontario, Deux de ces mexsieurts ont actuellement es cauces à l'hôtel Windsor.Ce sont : MM.Juan B.Rivara et J.J.\u2018Gerrel.M, Rivara disait hier aux journa - listes de Montréal, qu'il est faux que , à.tit déclaré, \u201cque la récolte manquât Consplèlcmieut pour en arriver à cet état de choses, et la moisson à été excellente l'année derniere.N'oubli- ols pas que nous exportons du blé en Angleterre par millions de tonnes, \u20ac Que nous avons alimenté les troupes Anglaises en Afrique.Une lettre que ;e reçois de mon pays m'ap- preud que l\u2019Angleterre cherche à acheter 1.00v.008 de bestiaux dans 1'Ar - gentine, pour repeupler les fermes sud-afticaines.Autre chose dA remarquer, c'est que les capitaux anglais chez nous s'élèvent A deux muliiards de dollars au moins.A la suite du différend qui à éclaté entre le Chi- liet la République Argentine an sujet des frontières, difficultés dont le règlement à été remis à une com- Mission anglaise (et cette commission vient de terminer son enquête), les deux pays crurent bon de se préparer à une guerre éventuelle.Aujour- d'hui, l'Argentine a une armée de 10 - + bow hommes, 58 bâtiments de guerre bien montés, plus une garde nationale de 40.000 hoinmes.Tous les jeunes gens de 20 ans sont obligés au service militaire pendant un an.Notre population est de 5,060,600, mêlée de sang français, anglais, ifalien.Le gouve ruement se compore d'un con- pres, d'un sénat et d\u2019un président élu pour 6 ans, et celuiCi ne peut être hi pour plus de deux termes oun- stents.Notre gouvernement est stable, ne ressemblant pas en cela à cela à certaines, répub iques de l\u2019A- meiique du Sud, eb l'expression qui existe au Canada et aux Etats-Unis, que les races latines du continent méridional sont incapables de se gouverner, est absolument erronée.Nous ne reconhaissons pas la doctrine Memroe, et si les Etats-Unis s'imagi - nent d\u2019avoir un droit de tutelle sur l'hémisphère oaidental, ils se trom - pen.Hs n'ont pas d'intérêts chez nous, el nous plavons que faire d'eux.S'ils voulaient appliquer chez nous la doctrine.Monroe, nous au - rions l'Europe po r nous protéger.A men avis, Washington ne songe pas à cela.\u201ctn nous efvoyant au Canada pour y étudier le système agricole, notre gouvernement a eu pour but de roux confier, une fois nos études ytermgp - nées, la direction de deux gui ds coi- lèges d'agriculture dans la lpub!: - que Argentine.\u201d M.Rivara retournera l'ann > chaine dans son pays.etfs LE GRAND DUC Boris Viadimirovitch de Russie New-York, 29.\u2014 Le grand due Boris Viadunirovitch de Russie, cousin du czar, Voyageant autour du monde, avec sa suite, Csk arrivé à New-York et à pris ses appartements au Wal- doyk Astoria.bn arrivant dans la métropole américaine, le Grand duc s'est empressé de nier qu'il avait bu dans le soulier d'une jeune fille choriste à Chicago.Le cousin du Czar est un beau et grand gargon, aux épaules larges, on dit que C'est un athlète.Ji est très enthousiaste des américaines qu'il admire.fee.Une affaire franco-américaine Londres, 29.\u2014\u2018Une grosse affaire à été mise en tran, it le cortespon- dant du \u201cDaily Mail\" A Paris, entre camtalistes français ©t américaine dans le but de construite une flotte de bateaux à Vapeur qui navigueraient sous le pavillon français entre les Etats-Unia et la Méditerranée afin de permettre fournit du charbon atmé- ficain sur marchés européens.\u201d pro tion par de leurs- son pays serait, cœlle annés, dans \u201c\u20ac _ ar hi AOR \u2018vai \u201c11 aurais das a sad oa a aid ble MONTREAL, SAMEDI, 30 AOÛT 1902 Pe AEA Agree are 45 \u201cee aA LA SITUATION SEMBLE SECLAIRCIR 00000000004b0000000000 i En dépit de l\u2019attitude menaçante des grévistes, les opérations reprennent un peu partout dans les mines d\u2019anthracite sous la protection d OOOO troupes Quelques escarmouches de peu d'importance ont lieu en divers endroits entre les mineurs et les soldats Philadelphie, 29 \u2014Bien que les mi - neurs et les officiers de la United States Mine Workers, disent que la situs- tion dans les régions anthracites reste la même, il est évident qu'il y règne une plus grande activité qu\u2019au commencement de la grève.On expédie en grande quantité le charbon dans toutes les parties du pays .Tout l\u2019approvisionnement qu'on avait emmagasiné & été épuisé et l\u2019on retire maintenant le charbon de la Susquehanna Coal Company à Nanticooke.pour le transporter sur le marché.La compagnie Reading, si on en croit ses agents Vendeurs, n'a pas vendu de charbon depuis la déclaration de la Krève, excepté dans quelques cas particuliers.Tamzaqua (Pennsylvanie), 29.\u2014Deux compagnies de soldats qui.montées dans plusieurs tramways, se rendaient à une mine pour protéger les mineurs qui y travaillaient, ont été assaillies À coups de pierres par un grand nombre de grévistes.capitaine Gear- hart a été blessé d'un coup de pierre à l'épaule, un des grévistes a été légèrement biessé d\u2019un coup de baïonnette.Les tramoways étaient arrivés pros d'une courbe lorsqu'ils s'arrêtèrent subitement.Le mécanicien de celui de tête s'apergçut alors que les rails avaient été graissés et les soldats des- oy LA SITUATION AUX Les négociants et les Planteurs se prononcent carrément en faveur de l'annexion aux Etats Unis ; mais les nègres ne l'entendent pas de cette oreille là Kingston, Jamaique, 28.\u2014CÇCeux qui prèchent annexation aux Etats-Unis, à La Trinité et à la Jamaïque, sont pour la plupart aes planteurs et des uégociants, Hs fout remarquer la prospérité cruissante de Porto-Rico, et blAment le systüme de gouvernement colonial anglais.Ils attirent aussi l'attention sur l'état désespéré de l'industrie du sucre et sur l'état déplorable du peuple des îles, et disent que la seule chance de salut est dans l'annexion aux Etats cuis.Les indigènes, d'un autre côté, rappellent les \u2018\u2018lynchs\u2019\u2019 et les lois contre les nègres dans les états du Sud, et se déclarent emphatiquenient contre l'annexion et fortement en faveur du gouvernement anglais, qui leur dunne une liberté qui est devenue pour vux, plus précieuse que la prospérité et les richesses.Un troisième parti, moîns nombreux, mais qui a assez d'influence, se compose, de ceux qui croient que l'entrée dans la confedération canadienne est le seul remède aux maux qui affligent les îles.Le conumerce de fruite avec les F- tats-Unis est le plus profitable des tles k l'heure qu'il est, et il augmente d'une façon phénoménale.C'est le principal soutien de l'île.Personne ne nie que sans la l : rruit Company, l'île aurait depuis longtemps été fnrcée d'abandonner la lutte.Le découragement est dans tout le pays.La perception des taxes devient de plus en plus difficile, parce que le nombre de ceux qui sont sans ouvra- Ke augmente fous les jours, à cause de la ruine de l'industrie du sucre.Des milliers de personnes ont été poursuivies, depuis quelques mois, peur nun-patement des taxes.On leur ac voide ordinairement un moik ou deux de sursis, et, s'ils ne paient point après ce délai, on les met en prison ; Mais la dette reste.On se plaint que le salaire du gouverneur, 825,000 ) est trop élevé, si on considère les revenus de la colonie.et il est impossible d'augmenter le I ent avid t rn Il est évident que l\u2019île est , détresse.s en grande Un grave accident Trois personnes bdiessées dont une sérieusement, à Ottawa Ottawa, 29.\u2014 A 1.30 heure cet a- près-mudi un sérieux accident est arrivé au cuin des rues Albert et Metcalfe troix personnes ont été blessées dou un sérieusement.Un chifonnier nommé J.Moscovicth, un bambin d'une dizaine d'années, desceudaicni en vuliute au trot de leur cheval la côte de la rue Metcalfe entre les rues Sparks et Queen lorggu'arrivée au coin de cette dernière rue un du Liavail de la Voiture se -'brisg et tomba dans les pattes du cheval qui cîifrayé prit peur et partit à fond de train renversant la voiture et ses occupants qui toubà tent tête première sur le pavé.cheval continuant sa course furieuse, renvVersa un passant au coin des rues Albert et Metcalfe.Des tfmoins de l'accident voijrent au secours des bles- nés, Mascovicth et son fila furent trans- condirent du tramm sable sur la voie ches des centres ul .irs disent deux gardes emplogée Company ayant étéa'!iaqués à * la ligne de steamers rapides et portés dans une maison\u2019 voisine ol le docteur Preston Robinson fut avoels N + remirent ensuite en marche.mais arrivés 3 Lansford ils i rent sulués par une grêle de coups &@ srerres.Les soldats ayant mis bafurnette au canon, les grévistes se so thluis dans toutes les directions.\u201d Cinq d'entre eux ont été arrêtés.2 \u2014 Roanoke, (VirgimMie) 25.\u2014Des dépé- que à la surveillan- 8 des mines et deux crévistes ont été tués dans une Pagutre qui à eu lieu ce matin à Crane Creek, Mercer County.Neuf gardes de lg Crane Creek Coal 4 coups de fusil par un céttain nombre de révistes, leur répondireut de la même açon eb lorsque le cumbat fut terminé, on constata que deux hommes avaient été tués de chaque côté.A Caswell Creek, plusieurs coups de feu ant été tirés, er Sour, Sur une Minc par des persenne.restées inconnues et un jeune gaArçn a été bles ler Charleston (Virginie occidentale), 39 \u2014Le gouverneur ite a consent), à la demande du shérif dr Fayette qui l\u2019en avait , d'envoyer huit compagnies de miliom dans les centres miniers de New-River.La situation eur les lieux.Le-Muédecin constata que M ve ant jambe or as ort ig, Te térnes.Le jeune garçon n'a reçu que de légères cnntusiuns.Lindividu qui à été renversé, au coin de la bert a donné son nou Brown 11 a été transports à l'hôtel Belier où il a I na reçu que de lé- père a été transporté à l'hôtel Belier où il a repris ses sens gtres blessures.Moscovitch par la voiture d ambulance de cette institution.Ce derier demeure au Nu.400 rue St-Andié, tee.LES MANUFACTURIERS Toronto, 298.\u2014 la Mission exécutive de l'association des u«nufacturiers à tenu sa première usse:ublée hier.le vrésident, M Cyrus \\.Berge, de Ha- Milton, y à fait sou prenner discours.11 a remercié les me bres de | honneur qu'fls lui avaient fai: en le chuisissant comme président de \"Association.ÿ à Incidemnrent discuté nou elle con la question de décidé d'adresser une circulaire spé- tlale sur le suiet à tous les membres de l'association.principales résolutions adoptées par \u2018association, A ; + § sorte pi ien-dentiste, 32 rue Saint-Laurent, curé Alexis L.Desaulniers M.l'ab- sera de retour à son bureau au mois te, Arago fit ce qu'aucun autre di- des rè est que pepsine très rubus- Burcou du te ier fo Cité, tl Téléphone Main.2818.Montréal.n bé LeBrun, partout où il a exercé le de septembre.recteur d'observatoire n'aurait osé » tres active: et comme eile est Montréal, 25 avût 1903 218-1 | chaudement enveloppée de couvertu - \u2014Comment | eile ne vousa pas La pauvre Nancy ri éprouça seuse se Jaussa aller 2 des mouvements seulement, murmura-t-elle.Allons, res, ses plus intimes amis.en lui re- laissé sa nouvelle adresse\u201d +i une Vraie douleur dece art.\u2019 ; alent ceridinement a- Jenny, il s'agit de préparer queique Feuilleton du JOURNAL L commandant d'éviter toute lension \u2014Non.Leur d-mestique est venu serait-elle pas seule au monde main- bouti à des cris perçants, st Nancy chose de succulent.J'attends un cons | d'esprit et toute préozcupalion.Ko- à differentes rep:.ses chercher leurs tenant! Le jour, le travail pour - Le lui avait pas mis sa rude main de- vive, ce soir.\u2018 rout-à- lettres.rail peut-être la distraire el la vant la bouche.Mais, ma'am.dit Les Amours d'un Faussal 87 (Suite).\u2014Non; je n'avais pas cru nécessaire d'entrer dans ces détails.Quoi qu'il en suit, M.Varlave, Vous comprenez, R'esi-ce pas\u201d n'a aucun motif de dé ployer du zèle dans l'affaire qui me tient à cœur et de se inettre en avant.Bien au contraire.Cependant 11 n\u2019a jamais refusé de we prêter son con- couts dans mes recherches, et il me ré pugnerait d'autant plua de lui tendre un pidge, que je ne partage pas le moins du monde Vos :oupçons \u2014Vous avez tout-à-fait rason.Cela va sans dire.J'étais à cent lieues de me douter de votre pro- Chain mariage avec M.Varlave Je croyais qu'il s'agissait de M.Beau - Ellen rougit plus lors, mais no répondit pas, et mistress Underclift changea immédiatement de cunveise - tion.~Mon fils a consacré bien des leu- res de travail aux deux \u2018ettres de M.Hand, et il m'a clfargé de vous d:- re qu'il commence A crore que Ce monsieur n'existe pas.Oui, 1! prétend qu'il n'y a das de M.Hand, et rconséquent pas d'écriture de M.Oh! madame Underciitf! com - ment! {1 m'a écrit deux lettres.Ce pendant, je demanderal A NM.Denu - champ sf M.Hand existe ou non, Quand aurai-je le plaisir do vous te- v voir?\u2014Je suis complètement k \u2018os ordres, ma chère demoiseile, mas non pas pour cette affaire deauchamp et Varlave.C'est fini.Je ne veux plus en entendre parler, et si vous me permettez de vous donner un u- vis, miss, c'est de ne pas remuer cette boue davantage, Vous n'y trouverez rien de bon.Et, sans autre explication, elle se retira, laissant Ellen sous l'impres - sion de ces mystérieuses paroles.Le général Rolleston avait loué une Maison meublée dans Hanover aqua- re.Il s\u2019y installa, sur ces entrefai - tes, et Ellen fut pendant quelques jours trop occupée den arrangements intérieurs pour trouver tout ie temps de penser à autre close.Malheureusement, à peive l'installaLion terminée, elle tomba malade.Un rhume négligé, qui dégénera en fluxion de puitrine, la retint plus d'un mois au lit.Eile eut, du moins, au milieu de ses cruelles souffrances, la consolation de se voir entourée des soins les plus tendres et de juger cotabien elle était aimée.Son pére ne quitta pas d'un instant son chevet: quant à Arthur, plus de dix fois par jour il venait de lui-même ou en- Vora prendre de ses nouvelles.lle entra enfin en convalescence, mais pendant quelque temps lo médecin ne lui permit que do recevoir au salon, étendue sur un ocanapé et bert Beauchamp sembla donc fait oublié.De plus, un événement qui survint, à cette époque même, ne contribua pas peu, à fuire remonter, dans l'esprit d'Ellen, les actions des Varlave.Le vieux Varlave, depuis longternps, s'occupait d'obtemt, par l'yifluence d'ainis baut placés, qu\u2019on rendit enfin justice à ce qu'il appelait les \u2018\u2019mérites\u2019 du général Rolleston.11 avait déja reçu souvent des promesses for - melles, car les services du général & taient incontestables.et de plus Ia beanté de sa fille, le Lit de sa romanesque aventure avait attiré sur lui l'attention.A la fin, un gentleman, octupant un poste important auprès de la reine.s'intéressa pa: ticu- lièrement à la réussite des détuaiches du vieux Varlave et sut saisis l'oc casion favorable et plaider la cause du général.Ti n'eut pas besoin, du reste, de grands efforts pour la gagner.FM fut tout de suite écuuté avec une réelle sympathie, et, Ie lendemain même, le ministre de la guerre offrit au lieutenant général Rol- leston de le placer a in tête d'uu tee giment d'élite, avec un commande - ment en chef.En même temps, la reine lui fit dire qu\u2019elle metiait une baronnie à sa disposition, s'il était disposé à l'accepter.Les yeux du vieux guerrier se remplirent de larmes à cette preuve in attendue de la faveur royale, et Ellen, d'un mouvement spontnal, se jeta dans les bras du père Varlave.Le jour même où le père Rulleston devint sir Edward, un homme et une femmese présentèrent à Cha - ring Cross Hôtel, en demandant à parler à miss Rolleston.\u2014l ya plus d\u2019un mois qu'elle à quitté l'hôtel, leur répondit-on.«Oh est-elie allée, s°il-vous-plalt?\u2014Nous ne savons pas.M.Beauchamp et Nancy Rouse durent se contenter de ce maigre renseignement .Au premier aYord, il sembleta que rien n était plu- fæcile pour M.Beau- champ, que de se procurer la nouvelle adresse de iniss llolieston, en lu demandant tout sunplement à Arthur Varlave.I n'en était pas ainsi, Ce Michel Beauchamp s'était mpressionner par arguments de Nancy Rouse, qui, pendant quinze jours consécutifs, n'avait cessé, avec une ténacité toute iénunine, de battre en brèche sa couliance en sou patron.Une circonstaure dont nous allons parler, avait acheé d'ébranler cette confiance jusqu'alors absolue.Dès que le dote fut entré dans son esprit, M.Beauchamp devint Aussi soupçonneux Qu'il avait été jusque-là créduie,ct, comme c'est souvent le cas les hommes de ce caractère, sa défiance alla quelquefois jusqu'à l'absurde.Mais, au milieu de ces exagérations, il fit une remat - que qui dénotait une oertaine pers - icacité.11 observa qu'Arthur Var- Ave ne mettait jamais dans la bol- tedu bureau une seule lettre pour sa fiancée .** 11 doit cependant lui écrire, c'est évident, pensa-t-il, mais il ne véul pas que je Sache son adresse.Donc, ila un intérét quelconque à me la cacher.ne, fla intercepté la lettre que miss Ralleston m'avait adressée ici.Le vieux Michel ignorait l\u2019art de dissimuler; et le changement qui s'é - tait opéré dansson esprit se lut bientôt aiclairement sur sa figure, que, p ne aussitôt après sa dé& marche infructueuse auprès de mins Rolleston, 11 fut en Ecosse, sona prétexte d'affaires pressées pour 1a maison Varlave.pendant.peu à peu laisse les raisons et le: consoler.mais foutes ces longues soirées d'hiver, comment les passerait - elle, dans la solitude de sa petite maison, M.Beauchamp en Fcosse, Juseph Wylie, loin de l'Angleterre ?Le lendemain soir du départ de Michel, elle était assise dans sa chambre, réfléchissant aux événe- ments passés.Depuis quelque temps elle commençait à douter de sa pro pre thévrie etse demandait souvent si, les cinquante mille francs ayant réellement appartenu à Joseph Wylie, il aurait été assez bête pour ne pas les emporter avec lui en quittant le pays.Tout À coup, elle crut entendre un bruit singulier au rez-de-chaussée.Elle éconta quelques instants, puis descendit doucement l'escalier et entra dans son petit salon.Ello ne s'était pas trompée.C'é& taient bien les mêmes coups frappés contre le mur, Qui avaient précédé le phtnomène dela main et des bank-notes.Nancy ouvrit avec pré - caution la porte de la cuisine, et murmura : \u201c Jenny.Pully, venez, venez tout de suite\u201d Une plantureuse blanchisseuse et la petite domestique entrèrent en lai - gant de grands yeux \u20actoanés.\u2014Maintenant ; piacez-vous là, fit Nancy.faites ce que je vous dis; pas d'observatinn.Ne vous effrayez pas surtout.Je sais ce qui va ne passer.Iin'y a pasde danger.Les deux femmes obéirent, mais en tremblant de tous leurs membres, car le bruit avait cessé et une brique de le cheminée sommençait à remuer.Elle céda et immédiatement une train, une dague à l'un de ses doigts.a à travers l\u2019auverture.en tAtant de côté et d'autre.La petite rervante fit axsez honne contenance.la grosse blanchis- \u2014-Voulez-Vous bien Vous taire, grande duuuiliette!\u2026 Et, sans achever sa phrase, elle se precipita vers la che- ininee et, saisissant la main des deux siennes, elle la tira avec une telle violence, que le poignet la suivit à travers la maçonnerie et qu'un rugissement étouffé se fit entendre derrière le mur.\u2014Retenez-moi bien par la taille, Voily, cria Nancy.Jenny.prenez les pimættes el cette corde, et liez-lui la main pendant que je la ticns.Vite! vite! Ah çà! est-ce que vous dormez* Jenny prit les pincettes et essaya d'y lier le poignet.La chose.cependant, n'était pas facile.La main se débattait si désespérément! Pourtant, la victoire devait rester au nombre et non à la force, ct les trois femmes eurent raison do la résistance de l'honune, quelque violente qu'elle fût.Jenny réussit dans ses efforts et parvint à lier le poignet aux incettes par douze tours de corde en forme de huit.Alors le propriétaire de la convaincu sans doute de l'inutilité d'une plus longue lutte.cessa de se débattre et se tint tout à fait tranquille.Les femmes, les joues en feu, les yeux étincelants.contemplaient leur exploit, mais, après les avoir laissées se régaler pendant un temps raisonnable du spectacle de cette main emprisonnée et se pencher tout à leur aise pont s'assurer si la pierre verte qui rillait à l'un de sea doigts était vraie ou fauste, Nancy les prit par les épaules et les poussa toutes deux, sans façon, hors de la chambre.Cela fait, elle éteienit le gaz et sortit en fermant la porte derrière elle à double tour et en mettant la clef dans sa poche.\u2014Noua touperans tout à l'heure en- Main, semble, bon ami! Un peu de patience \u2018 la petite espiègle, 1 ne pourra jamais se tirer de la cheminée pour venir frapper à la porte de la rue.\u2014Non, ma fille; mais il à la ress source de nous envoyer Un anvdassa-, deur: ainsi, ouvre les yeux et déploie tes talents, comme dit la cumédie.Que tout soit propre et coquet, tué m'enteuds.Tu mettras deux couverts.À ce moment.on frappa à la porte de ta maison de Nancy Rouse.La petite servante.dont la curiosité était le moindre défaut, se précipitait.déjai pour aller ouvrir, quand Nancy le ree\u2019 tint.\u2014Oh' Tu n'as pas bescin de te prese ser dit-elle.Ce n'est que la loueuse en garni d'à côté.(A Continuer.) \u2014re Tous les abonnés du \u2018Jours nal\u2019 sont priés de répéter à: leurs qu\u2019un abonnes; ment au Journal ne conte ue 83 à Montréal ot 83 aile.eurs ppm ea gr \u201cARGENTERIE QUI DURE ** L\u2019'IMPO3SIBLE 11 ent impossible da jugte de la 1te pain ri roan\u2019 dort être pr L'ACTUALITE Dass I\u2019 terie, la Meriden Bry Ce.par demi sibel d'honnète sri Sion.à rendu ea marque de commerce wag garantie par tout je monde.anse a LA CERTITUDE Te B® votre porte Tos aerate are trie qui puisse os fabriquer, - soa XL 06 Pd Rl a a 4 ra © Ws TL ne on Fang vw-e .marare Lan Cmte vets = LES RELATIONS a.LE JOURNAL, SA MEDI, 30 AOÛT 1902 -~ Earp \u2014- oo rere ab ay pry we + 4 Se ae CE 0 0 m1 = nage ACADIENNES ET CANADIENNES Discours du sénateur Pascal Poirier à la Convention de Waltham +00.Eloquent plaidoyer en faveur \u2018 +.ee.Les relations entre Acadiens ot Ca- sadiens ?Mais celles doivent rester toujours ce qu\u2019elles sont aujourd'hui ; oe qu'elles ont été de tous ; cordiales et fraternelles.Il ne duit pas, il ne peut pas en être autrement.Nous représentons les uns et les autres le grand effort de la France en Amérique.Nous y perpétuons sa langue, sa civilisation, sa fof.D'autres sont venus poussés par l'ai- freuse cupidité du lucre, et y ont fait l'œuvre de rapine et de sang\u2014ce scat les Espagnols.D'autres, chassés de leurs pays par l'intolérance religieuse, sont venus y chercher pour eux-mêmes une liberté qu'ila sefusèrent d'abord aux autres \u2014o¢ sont les Anglais.Une troisième nation est venue plus démintéressée que les deux autres, plus généreuse et portant daus son cœur et sur son front un idéal pius élevé\u2014elle s'était donnée pour mission à aC\\pale \u2018\u2018l\u2019extansiou du royaume de leu mu les infidèles\u201d\u2019.Cette nation c'est la France, ev la France en Amérique, depuis trois œnt ans, Ce sont les Acadiens et les Ca- Dadiens.Les Espagnols et les Anglais se sont merveilleusement développés sur ce continent , ils y ant fondé des emp:- res, ls y ont trouvé amplement c pourquoi 1ls étaient veuus\u2014les Espa- £nols de l'or piein leurs galtons, les Anglais et leurs successeurs une fiver- té fécunde, qu'à leur tous ils ont Té pandu à pleines mains dans le mon- e L'idéal des Anglais vaiait mieux que celui des Espaxnols.Aussi, ea mé me temps que la liberté qu'ils cher- chzirnt, Dieu, Comme à Salomon qui ne demandait que la sagesse, leur a donné en surplus la richesse et la puissance.N'est-il pas évident, Messieurs, que Rotre INISSINN à NOus Français n'est pas toute remplie es Amérique, pus- que nous n'avons pas encore recueilli toute la moisson que nos pères y ont semee\u201d Allez chercher le royaume de Dieu.leur fut-il dit, et le reste vous sera di nné par surcroit.Ils sont venus, ils ont cherché, ils ont trouvé le rnyaume de Dieu, qu'ils ont fait jartager aux tribus indigènes, commie on par\u2018age entre frères le pain et le -e! ou comme on fait passer à &es Amis une coupe généreuxe.Mais le surcraft promis, où esta]?Quand l'avons-nous reçu\u201d Les Espag.ols, les Portugais.les Anglais et ies Américains, qui sont aussi des Anglais.sont atjourd'hui autonomes, forment des Htats indépen - danss.où ils sont les maitres de leurs destinées politiques, tandis que nous, nous axors perdu toute domination particulière sur ce continent dont tous les Etats sont désormais occupés.I y a des Français en Amérique, mais 1l n'a plus de France.Est-ce la fin pour nous?Le règne de la Frame s'achive-1-il.lorsque celui des autres nations commence à peine?Cela ne saurait être, messieurs.Si l'ouvrier de la onrième heure reçoit souvent le salaire de ce lui de la sixième, il n'est écrit nulle part que l'ouvrier expert et fidèle ne recevra pas autant que le ruanœuvre.Or.dans l'œuvre cnlomisitrice et ci vilisatrice de l\u2019Amérique.Jes ouvriers de la France, missionnaires et Colons, = été des ouvriers experte et fidd- l'est ici, dans ls poursuite em commun de la carrière Qu'il nous reste à parcourir, de l'héritage, du *\u2018murcroft\u2019\u2019, que Bous devons recevoir un jour, que les reistsuus entre les Acadiens et les Canadiens doivent être cordiales \u20ac fraterneiies.Comme dans les associations politiques des Grecs antiques.où tous les groupes avaient des droits égaux, il importe dans notre famille française, que chacun soit sur un pied d'absulue égalité avec chaque autre.Une provia- ce est-elle plus forte que sa voisine ; une communauté de citoyens plus riches que telle autre, cet avantage de la force et de la richesse ne confère qu'un seul droit à ceux qui Je possèdent \u2014 l'abligation de tendre plus généreusement et plus efficacement la main aux frères déahérités et faibles, tout en se gardant de faire indéhicatement sentir le service rendu.Qouique arrivés après les Acadiens, les Canadrens-Français ont conquis par leur nombre, par leur influence, par le sillon lumineux \u20act profond qu\u2019ils ont tracé dans notre histoire, le droit d'ai- nesse parmi les Français d'Amérique.Comme à l'aîné, quand le père de famille n\u2019est pas là pour présider, c'est à eux que revient la première place, parce qu'ils ont joué et qu'ils sont appelés à jouer encore le premier rôle sur notre scène française.Et laissez-moi le déclarer ici, en résenct d'une convention d'Acadiens, e Canadiens-irançais mérite par ses aimables qualités et ses hautes vertus de présider aux destinées de la : | | pas pour race française en Amérique.Nogamer un président, ou, dans l'occurrence, concéder aux Canadiens- français la première place, ce n'est les autres membres abdi - quer leurs droits et leurs prérogati - ves.C'est témoigner du désir de procéder plus régulièrement et plus efficacement.C'est désigner le \u201cpri- + IDUID inter aequos.\u2019 individuellement, homme pour hom - me, avec une égale mstruction, avec les mêmes moyens, un Acadien vaut, toujours et partout, un Cana- dien-Trançais, vaut un Français de France ou des colonies, vaut un Anglais d'Angleterre ou d'Amérique, est l'égal en toutes choses de tout homme créé à l'image de Dieu, et possède essentiellement les mêmes droits ime prescriptibies.Insistons, Messieurs, sur cette dé claration de principe et de droit.Il n'y a là ni orgueil ni vanité.Comme race et comme individus: par notre origine française et par notre crig:ne acadrenne, parce que nos pères Venus de France nous ont légué de sentiments d'\u2019 et de virilité, et parce que nos pères, nés en Acadie, ont ajouté à cet héritage.par le sang qui coule dans nos veines; par le baptéme qui nous à faits enfants de Dieu; par notre foi chrétienne et ca tholique; par notre langue française, la plus belle qui soit parlée sous la voûte bleue du ciel, par nos glori - eux confesseurs de la Foi, et tous les Acadiens furent, en 1755, des confesseurs de la Foi et de la France par ja suite inouie de malheurs qui Votre Portrait Le Portrait de votre Mère, Père, Frère ou Sœur UN BEAU CADEAU POUR RIEN TELLE est l'offre que vous fait le \u201cJOURNAL.\u201d C'est une occasion sans précédent.Vous pouvez avoir votre portrait (grandeur trois-quarts) un travail qui coûte ordinairement TROIS DOLLARS, Pour la bagatelle de 50c et 10 Coupons du JOURNAL.Découpez DIX COUPONS portant chacun un numéro différent, apportez-les aux bureaux du \u201c JOURNAL \u201d avec so centins et vous recevrez un ordre à l'adresse de notre artiste qui vous donnera droit à un portrait grandeur aux trois quarts naturelle que vous recevrez dans les quinze jours suivants.Satisfaction garantie, dans le cas contraire, votre argent vous sera remis.Les personnes résidant en dehors de Montréal devront envoyer cinquante cen- tins extra, un dollar en tout, pour couvrir les frais d'emballage.: Ne manquez pas cette occasion.ADRASSEZ: LE JOURNAL, 78 Rue 8t-Jacques, Montreal.des prêtres d'Acadie nous assaillit dès notre première arrivés en la Nouvelle-France, qui s'est achernée à nous durant tous le cours de notre histoire et qui nous poursuit encore , par nous-mêuies ; notre patronne nationale, par uotre histoire tout entidère, nous valons de toutes façons ce que va lent les meilleurs en Amérique.No courbons nos fronts humiliés devant personne, excepté devant [reu et pour l'amour de Dieu.Autrement et pour tout autre motif, ce ue serait de l'humilité, \u20ac serait de l'ab - jection, du mensonge, de la lâcheté.On a essayé de nous tuer, en hauts lieux, et l'on est presque parvenu, en faisant longtemps croire aux nôtres qu'un Acadien n'était ni propre m babile aux fonctions politiques nt aux hautes situations de l'Etat.Ce travail maudit s'est fait à la Nouvel- le-Ecosse surtout, et au Cap-Breton, particulièrement, ol, pendant ua très long temps, il fut presque in possible A un candidat acadien de se faire élire aux assemblées législatives.Demandez plutôt à mon vieil et très excellent am, M.Rémi Benoit que j'aperçois ici, quels moyens ont été employés et par qui, pour l'em pêcher d'arriver à la députation, soit à Halifax, soit à Ottawa.Les mêmes procédés, les mêmes moyens\u2014et le respect qu'il faut avoir m'empêche de nommer ici ces procédés et ies personnes qui les ont eu ployés contre Dous\u2014furent également mis en oeuvre dans les comtés fran- Çais de Kent et de Gloucester, au Nouveau-Brunswick, lorsque le rum, l'argeat et la violence ne suflixaient plus à corrompre les suffrages.Et cela dura jusqu'à ce qu'eniin notre ami, M.le juge Landry, le premier et le plus excellent champion Jaique des intérêts acadiens, se fit clire duns un Comté en grande majorité protes - tant.Alors seulement on avoua qu'un Acadien ou un Français ou ua Vana- dien résidant parmi nous, pouvait avoir autant de qualités représeuiats- ves, autant d'esprit, autant de talent, être aussi digne de confiance.et, s\u2019il était instruit, posséder autant d\u2019éloquence et de diplomatie, pouvait enfin faire un aussi habile ministre qu\u2019un Anglais pro*estant, voire même un Irlandais catholique.Il fallut se rendre à l'évidence .Ou s'est aperçu, depuis, qu'un Acadien peut même siéger au hanc de la cour suprôme\u2014en Acadie voinme à la Louisiane -\u2014 et faire un juge éciai- ré, savant et intègre.Au point de vue politique et civil la bataille est gagnée Los gens ont pris confiance et les hommes à mettre à notre tête ne nous manquent pas.Mais voici que les mêmes, ies an- cle procédés recommencent sur Jo tertaiu religieux et par à peu pres les mêmes personpes.\u2026 - Nous n'avions pas d'hommes, selon eux, pas un seul, nous n'en pouvions pas avoir, qui fussent dignes d'être députés à Ottawa.ministres à Frede - ricton ou juge à la Cour Suprême On trouve maintenant, et l'on dé crète \u2018ex cathedra\u2019\u2019, qu'il n'y a jas parmi le clergé acadien, un seul pré- tre qui soit propre A faire un évA.que.C\u2019est pour cela, dans l'intérêt pur de la religion, que nous n'avons jamais eu d'évêque dans le passé, que nous n'en avons aucun aujour- d'hui et que nous n'en aurons jamais dans la suite des âges, s\u2019il en dépend d'eux.Puisque nous sommes ici en convention nationale, il faut bien que nous parlions de ce qui affecte notre nationalité.Il ne saurait, d'ailleurs.y avoir grand mal à dire ce qu'il n'y a nul mal à faire.Or, voici ce qui se fait\u2014une campagne en règle de dénigrement contre nos prêtres acadiens, et aussi, jusqu'à un certain point, contre nos prêtres canadiens.11 est désormais connu à Rome et à Québec, tout conmne à Halifax et à Chatham, qu'il n\u2019y a pas de prêtre acadien, ni aux Îles Madeleine, ni à l'ile du Prince-Edouard, ni au Cap Breton, mi A la Nouvelle-Ecosse, ni au Nouveau-Brunswick, qui soit di- gne\u2014comparativement a leurs dé- tracteurs\u2014d'étre évêque.Et pour que le fait soit bien constaté; pour que personne n'en dunte, et surtout ne mette en doute la sereine irapartialité de ce jugement de dégradation, on vient de le faire confirmer selon toutes les règles par nos ami» de Québec, dont on a certainement en ceci surpris la bonne foi et la reli- ion envers leurs frères et confrères \u2018Acadie.Il résulte, en effet, d'une eng.dte ré- centr tenue secrètement sur sotre clergé acadien, à son insu at hors de la connaissance de tout laique acadien, qu'il n'y a, en effet, dans les cing dioceses des provinces maritimes, aucun prêtre acadien propre A rien.Les bailleurs de certilicats, gens aussi croyables que désintéressés, |alfir- ment.Nous n\u2019aurons pas d'évêque at- teadu que nous n'avons pas de bois, \u2018\u2018timber\u2019\u2019, c'est le mot employé, dont on fait des évêques par \u201c\u2018cheux'* nous.Et on l\u2019a dit A Pome.Cette explication est nécessaire; elle entre dans le cadre du List qui m'a été assigné \u2014 \u2018\u2018les relations entre Canadiens et Acadiens.\u201d \u2014 C'est entre amis surtout, que les explica - tions franches et loyales sont nécessaires.Mieux vaut une explication pénible, qu\u2019un mauvais levain.Et puis, Messieurs, si nous pouvons nous Canadiens et Acadiens, nous iai- re devancer sur le terrain des entreprises, du commerce, de l'industrie, de la finance; il est un terrain sur le quel nous n'avons pas le privilège de nous faire battre\u2014c'est celui de l'es - prit.Nul n'a le droit d'avoir plus d'esprit que les Français.Or, dans cette occurrence, nos bons amis de Québec se sont fait rouler, et c'est cela surtout qui nous peine et nous chagrine.Dans dix ans, dans Vingt ans d'ici, lorsque la paix règnera parmi nous dans.les provinces maritimes ou jorsqu'on nous aura enlevé tous nog droits, où que nous serons devenus les plus forts, nous pourrons bien entendre sur le compte de certains Canadiens-français, j'entends junqu'aux plus hautes placsedans la hiérarchie, ce que disaient et écrivaient d'eux, il y à dix et vingt ans passés, leurs alliée d'aujourd'hui.Et cela nou affligera, car fl est toujours pénible d'entendre se moquer de ses amis, wur- tout of 1° te oe apr, VI Ge lghse pota- Quoi, Ll ne se trouve pas, dites- vous, dans l'Acadre, un weul prêtre propre À devenir évêque, à être dueo- r en thévlogie à Québec, à oveu - for une char quelconque ds con - 08 dans l'Égine de Colui qui fut humble de coeur?Pourtant nos prêtres sont des humbles ; leur conduite est partout édifiante et nacerdotale ; ils sout pauvres et aiment, de gré ou de force, la pauvreté ; nuls plus qu'eux n'est «attaché à l'Eglise de Dieu et à son chef visible; ils n'ont aucune ainbilion et sont absolument dépourvus de l'esprit d'intrigue ; ils veillent, chacun dins sa TOISSe ou dans son Vicariat, sur les Ames, Comme un pasteur sur chacune deu brebis de son troupeau ; la piu- part paraissent pieux ; Je leur soup- gunne quelques vertus, \u20ac quelques- uns pourraient même être des saluts.Cela ne suffit pas, parait-il.Eh bien ! si c'est l\u2019éloquence qu'il faut, J'affirme ici que des curés acadiens comptent parmi les plus forts et les plus grands orateurs sacrés du clergé catholiques de toutes les provinces maritimes.Vous dites que cela non plus pas suffisant.sons.C'est la doctrine qu\u2019il faut, je le comprends ; quoique le Maitre ait dit que l'amour de peu suifise ; et que Saint Pierre, le premier évêque et le premier d'entre les évêques, ne fui rien, lui non plus, en Gallilée, parini les Acadiens de ce pays-la, pus mé me docteur \u2018\u2018in utroque jure '.Nous avons cependant en Acadie des docteurs en droit canon, d'encienne et de récente création.Certains de nos rêtres ont Suivi les cours de la Propagande et auraientpris à Rome leurs degrés, si l'état de leurs finances leur avait permis d'attendre quelques mois encore.Assurément ceux- là sont des candidats éligibles.Nos faiseurs d'euquête trouvent que n'est Je le concède.Pas- non pas.C\u2019est donc des hommes d\u2019affaires u'il faut.Ici mous allons briller.Messieurs.Tous nos curés acadiens sont des Pierrepont Morgan en puissance.Il ne leur manque que des nullions, pour passer au travers, ou pour laieser des successions mystérieuses.Vous badinez, me dites-vous.C\u2019est vrai, je badine; revenons sérieusement à notre sujet très sérieux.Les plus forts écrivains de l'Acadie se recrutent parmi notre clergé aca - dien et canadien; et je connais certains de nos humbles et méprisés prêtes de campagne qui en LU nguistique, en histoire, dans les sciences exactes et ap phyuées, sont de véritables savants, tels qu'on en trouve peu, si l'on en trouve, dans les chaires d'enseignement au Canada.Vous avez Vu dans vos journaux, il y a quelque temps, que l'on avait perfectionné une invent.on électrique permettant à deux trains Venant en sens inverse de se signaler de façon à éviter tout tamponnement Le premier brevet de cette invention c'est un Curé aca- dicn du Nouveau-Br.n.wick qui l'a pris ici même, à Washington, il y a trois ou quatre ans.En face de ces faits il est permis de déclarer que nos prêtres acadiens sont en toutes choses les égaux des prêtres des sutres nationalités, que la campagne de dénigrement qui se lait contre eux est mauvaise, injuste et peu glo - rieuse pour ceux qui la font.Si nous D'avons pus d'évêques acadiens, ce n'est pas parce que nos rêtres manquent des qualités épiscope- es requises\u2014c'est parce qu'ils sont acadiens.Or, c'est ici, messieurs, que les rele- tions cordialcs et fraternelles entre jes Canadiens ct les Acadiens doivent s'affirmer.Il! est au pouvoir de la hiérarchie de 1; province de Québec de faire que ce pénible état de choses ait une fin.Vous vous attendez, sans doute, que je dise un mot de notre fête nationale, de nn: diverses fêtes natio- pales.En effet les Canadiens ont la Saut Jean-Baptiste, qu'ils ont adoptée en 1842; les Acadiens ont l'Assomption héritage apporté de France, et repris délibérément en 1881; les Français ont le 14 qu:llet Si vous ave: à trois une belle forêt, boisée d\u2019érables, de chênes et de pins.l'améliorez-vous en abattant les chênes et les pins, parce que l'un de vous trois préfère l'érable?Non pas.Vous Jlaisserez pousser de côté à côté les trois essences.Votre forêt n'en sera que plus belle à cause de cette variété, elle vous vaudra da - vantage, vous l'aimerez mieux, et elle ne sera qu'une seule et unique forêt.Faisons de même avec nus fêtes nationales, qui ne nous empêchent pas de former entre nous, en Amérique, une seule fanulle française bien unie.Quand les Canadiens, après leur révolution de 137, sachant ce qui leur convena:t le mieux, choisirent Saint Jean-Baptiste pour leur patron national, ils firent bien, faisant comme ils l'entendaient.Aucun Frau- çais de France.aucun Acadien, n\u2019en profita pour leur dire des choses désagréables, ou les soupçonner de défection.les Canadiens au reste, auraitnt ressenti une pareslle ingérence.Nous avons, notre guise, en a potre tour, agi à 1581.A cause du dispersement ol nous nous LTouvions, où nous nous trouvons toujours, rien qu\u2019une fête religieuse et celle de Mane \u2018Secours des affligés\u2019', ne pou- Vait nous réunir tous.Nous confir- mêmes alors la fête nationale de nos aïeux.Ceia nous regardait et ne regardait gue nous.Les Françai: ont le 14 juillet.Le 14 juillet, quoique mélé à des Œuvres de violence et de gane signifie autre chose que ce q'une certaine presse enseigne.Laissons nos frères célébrer ce jour-là avec amour la fête de la France républicaine, puisque aussi bien.ils ne trouvent pas mauvais que nous chômions avec un égal amour le 24 juin et le 15 août.Si quelque danger national nous menace jamais .si, pour quelque objet que ce suit, il est besoin d'une con - vention pifnière, que Québec, Ja glorieuse cité de (Lamolaip.ou Montréal.la \u2018\u201c Ville de Marie \u2018\u2019, apnelle dans nes murs le ban et l'arrière ban de la famille français en Amérique, et nous y courrons tous, Canadiens et Acadiens des Etats-Unis, Canadiens de l'Ontarin et du \u2018fauitnha, Acadiens des provinces maritimes et de Ia Loulsia- ne, Français de France de toute l'A - mérique du Nord : et, pour les besoins de la cause française, il n'v aura pour nous tous G'une seule fête nationale en Amérique, ce jour-lk.M1 est donc évident que nos trois jours différents de fête nationale ne sauraient nous dégunir.Si, de fait.{ls nous désunissaient.il faudrait bien n'en aYoir qu'un seul ; et, à cause de In situation prépondérants dea Canadiens-Francals, ce jour- Ia, pour nous, neralt alorg le 34 juin, Fa attendant, gardons chacun nos jours particuliers de fête, où que pour 0 [J nous, Acadiens, lo 16 août, FAstoms tion de Marie, soit ce jour-là.Quoique disséminse, quoique portant des noms différents, les Français de l'Amérioue forment une uniéé de race.poursuivent un but commun, et ¢oi- vent y concourir daus une action 6m mune.C'est un corps à l'existence duquel chacun de ses membres est nécessaire.La province de Québec en est le torse.Si les Canadiens-Français cessaient d'être Français, c\u2019est en Vals Que nous autres nous voudrions continuer de l'être.Le torse abattu, les mocbres le seraient gi A leur tour.tons done unis à , Be son côté la province de Québec a besoin, a un besoin essentiel des &roupes français qui l'entourent.Ft voyez conume elle en est bien entou- de toutes parts ! A l'ouest, ce sont les Métis, Français, les Belges, les chelunnés en avant-gardes, l'Ontario jusqu'aux contre-forts des Montagnes Rocheuses.Et quels vigilants, quels vaillants a- van(-gardes ils font ! A l'est, ce sont les Acadiens ; et chaque fois que l'ennemi a voulu pren- les + dre et humilier les iens, a trouvé, lui barrant le passage, la oignée de nos compatriotes, qu'ila allu traverser d'abord.Nous sommes le boulevard de la province de Québec, du côté de l'est.Ne l\u2019oubliez jamais, 6 vous de bee ! Au sud, c'est cette colonisation récente, au sens mystérieux, Cum de Canadiens d'abord, puis d'Acadiens, et s'étendant conun ue intulelse levée entre le Canada et les Etats-U- nis, depuis Saint-HFaul, Chicago et Détroit, jusqu'aux rivages du Maine et du Massachusetts.Cette colonisation providentielle, c'est la grève, messieurs, où viendra mourir le flot tumultueux et troublé des Américains envahissant le ada.On n\u2018ira pas plus loin ! Et test vous, mi es et messieurs, qui com- mandérez à cette mer bruyante de s'arrêter, et la contraindrez à so retirer.Que le soleil s'étei au milieu du firmament, et les planètes, Mars, la terre, Neptune, avec leurs ratellités, s'éteindront A leur tour après avoir épuisé la lumière et les principes de vie \u20ac inés en eux, et qu'ils croient peut-être ne tenir que d'eux- mèmes.Nous sommes les planètes dont le soleil est la France.Inclinone-nous au nom de la France.C'est le grand astre lumilneux et bienfaisant.C'est l'aïeule et c'est aussi la mère, \u2018Alma mate\u2019.L'autre jour, quand le grand pape Léon XIII, que nous aimons et que Dieu à suscité pour sauver son Eglise, faisait ses adieux au général! Taft, le commissaire des Etats-Unis envoyé pour régler à Rome la question des ordres religieux aux Philippines, c'est en francais qu'il le fit.C'est en francais que l'on parte à Rome, quand on ne parle pas latin.Le français est la langue cosmopolite des personnes do distinction et de haute éducation.Si Fange Gabriel revenait de nos jours avec un autre message du ciel, c\u2019est en français qu\u2019il le falivre rait.Nous avons vécu et nous vivons encore, en Amérique, du rayonnement de la France et de ses rev rations.Sans elle, sans sa gloire, notre nationalité sur c continent mourrait bientôt.Si elle s'elfrondrait, nous la suivrions tous dans l'ombre, et le monde reste.| rait longtemps enveloppé de ténèbres.Mais eile ne s\u2019effronnera pas.mais elle ne périra pas, et nous non plus nous ue périrons pas, car : La France c\u2019est le oœur qui fait battre l'Europe ; La tête où tout projet vaste se déve- Joppe : Ie bras où cramponner ; ; Le torse qui résiste au choc des avalan- es , C'est un chêne géant dont on coupe les branches ; Mais que l'on ne pourra jamais déraciner.l'opprimé cherche à se patte Langage des Choses Les Parfums Les odeurs sunt des émanations des corps que l'udorat seul perçoit et que nt la vue ni le toucher ne peuvent révéler.Il en est de suaves, de nauséeuses, de fades, les unes sont exquises, les autres désagréables; celles-ci sont dangereuses, celles-là fortifiantes et saines.ll y aurait un intéressant volume 3 écrire sur les odeurs, leur classe - ment, leur composition, leur prépa - ration, leurs propriétés, leurs agréments et leurs dangers; nous nous bornerons a parler des parfums, c'est-à-dire des udeurs agréables qui sont l'achèvement de la coquetterie féminine, qui, mieux que les couleurs, plus que les fleurs, donnent à toute femme sa personnalité élégante et distinguée ou banale et de goût douteur.Le choix du parfum coutumier n'est point indifférent.On aura beau en médire: les gens brouillés avec toutes les recherches et toutes les pré ciosités de la toilette répéteront A l'envi que le parfum le plus délectable est celui de l'air pur et de la saine propreté A cela nous pouvons répondre que la brise s'embaume des subtiles exhalaisons des lis et des roses et que, sans grand péché, nous pouvons faire comme elle.L'abus seul est un mel, mais quelle ferome de sens ne sait user de toutes choses avec discrétion et s'arrêter au point où l'abus commence?Quoi qu'on dise, les parfums rb - gnent depuis l'origine des sociétés : ils règneront jusqu'à la fin; nous sommes, au contraire bien plus modérés sur ce point que ne le furent nos ancêtres.L'usage dex huiles ot des résines odorantes était lié à tous les rites religieux et au cérémonial des oours orientales.La société élégante d\u2019A - thènes et de Rome faisait de l'em - ploi des parfums une science rafli - née et poussait la recherche jusqu'à créer des essences différentes pour chaque membre, jusqu'à oindre d'huiles subtiles les voiles de pourpre qui tamisaient les ardeura du jour, et les Ailen des colombes famillères qui, voletant dans la salle des featinsa ou dana les chambres des gynécés, y dintillaient une exquise rosée.Les parfumeurs étaient à Athènes, de véritables rois : leur officine servait de rendez-vous à la bonne compagnie et les Grecs ailaient \u2018au parfum\u2019 comme les Parisiens vont \u2018\u2018au oercle\u2019\u2019, Que de choses à dire si l'an voulait épuiser la matière : Les odeura agréables ou ums proprement dits se classent ainsi : 1.\u201cLes ndeurs musquées', 8.\"Les odeurs suaves', 8, \u2018\u2019Les odeurs aromatiques\u2018, Len premiers influent Pacheusemens Epatant! 1.marchent toujours de surprise en surprise osux qui recherchent ches nous des valeurs spécisles eu fait d > .Meubles « Tapis Notre décision eat finale, et nous sommes réellement déterminés à sacrifier nus marchandises à des prix même dérisuires, afin de faire place à de nouvelles importations.Remarquez-le bien : nos marchandises actuelles doivent disparaître sans égard à leur valeur réelle ni à ce qu'elles coutent.N'est-ce pas véritablement épatant ?Aussi personne ne voudra perdre la précieuse occasion de placer quelques dollars avec tant d'avantages! C\u2019est là une chance unique.Ce que vous n'avez peut-être pas besoin aujourd\u2019hui il vous le faudra demain.Gagnez donc plus que gent : dites la chose à l\u2019intérêt de votre ar- vos amis, Ouvert maintenant tous les soirs jusqu'à 10 heures.La Cie F.Lapointe 1447-1449 Rue Sainte-Catherine-Est COIN MONTCALM.Oscar FHurtubise Marchand-Talilleur MANTEAUX ET COSTUMES POUR DAMES FAITS SUR 109 RUE MANSFIELD COMMANUE MONTREAL 139C\u2014-M-3\u2014n sur les systèmes nerveux : les secondes ont des émanations délétères qui développent la seusibilité, les facultés émotives.Il faut donc se garder de l'usage excessifs des uues et des autres.Les odeurs aromatiques, au contraire, raniment l'énergie vitale.Voilk c que nous apprend la science hygiénique.Au point de vue spécial de la langue emblématique, les odeurs musquées, telles que l'ambre, le musc, la mauve, l'aspérule (muguet des bois), etc.: expriment le dédain, la coquetterie, l'affectation, le mensonge, la violence.Les odeurs suaves : Ulleul, lis, jus- min, etc., disent les tendresses du cœur, les délicatesses de l'esprit.Les odeurs aromatiques : benzoin, œuliet, laurier, oranger, menthe, mélisse, etc.révèlent la distinction, l'élégance.les sentiments élevés, la noblesse de l'âme.M1 est d'autres parfums que ceux que nous donnent les sucs des fleurs, les ta- cines ou les écorces odorantes.les résines, les gommes précieures , les parfumeurs créent quotidiennement de savants composés qu'ils diversifient avec un graud art, ces combinaiwns se peuvent toutes rattacher à l\u2019une des trois séries indiquées.Un des secrets de la parfaite élégan- ve, de la véritable distinction est non seulement d'user finement et discrète ment des parfums.mais de n'en pas cha au hasard de son caprice ; au- jourd'hui la violette, demain le foin coupé ou l'archidée, etc.Telles odenrs se complètent l'une par l'autre on 8 détruisent, ou se modifient.si bien que deux essences exquises peuvent prudui- re un ensemble détestable.Ay z un parfum familier ou des parfums appartenant à la même gomme, s'harmmonieant comme s'harmonisent les sons, comme se fondent les couleurs.Des esprits curieux d'analogies plaisantes ont établi deux clels pour les baumes subtils comme pour la musique la clef de soi a, pour équivalence, la série qui va de la vioiette à la verveine; la clef de fa commence au patchouli et finit A la rose.Veut-on obtenir des accords parfaits\u201d 11 suffit d'employer tout à tour ou simultanément : lo.\u2014{'amande, 1'hélotro- pe.la vanille et la clématità, 30.\u2014la rose, le géranium, le nétoli.l'oranger et la verveine; So.\u2014le pois de senteur, la violette, la tubéreuse et l'oranger.On irait multiplier ces exemples.n'est pas seulement ingénieux, mais permet aux femmes de bon ton, d'éviter les dissonances désagréables des parfums comme celles évitent celles des couleurs.It est possible à tout le monde, sans aucun procédé compliqué ou machine dispendieuse d'extraire certaines odeurs et d'en composer de précteuses.Par exemple, mettez dans l'huile d'olive très pure ou dans la graisse très fine, et fondue, des fleurs d'héliotrope, au bout de vinat-quatre heures, renouve - Jez-les et chaque jour durant une semaine; puis versez les gouttes de grais- ne dans l'alron! qui les dissoudra et filtres.On varie l'essence en variant les fleurs.i Cela est basé sur le fait que les corps gras ont une grande allinité pour les odeurs.1) en est de tres subtiles, impossibles à fixer; pour quelques fleurs peu odorantes, l'extraction d'un gramme de parfum Coûterait plusieurs milliers de francs et les Orientaux eux-mêmes qui consentent actuellement à payer trente francs un gramme de jasmin trouve - raient évidemment la dépense excessi - ve.Etablisaons la symbolique des parfuma naturels; ensuite les \u2018bouquets\u2019 au parfums cofhposés du commerce.En voici la liste \u2018par ordre alphabétique.L'acacia exprime l'élégarsce; l\u2019amande, la bonté; l'ambre, la tranquillité; l'amaryllis, ia fierté; l'ananas, le charme, l'anis, le protection, l'aubépine, l'espérance; la balsamine, 1'im- tience; le basilic, la haine; Je benin, l'autorité; la camomille, la aou- misafon; le oddre, la sérénité: le phar l'amour; la citronnelle, MéGlité, la ciétmatite, la tendresse; le coreopsis, la distinction; la coronille, l'ingénuité; le cytise, la ri valité, le foin coupé, la tempérance; le géranium, la sottise; le genêt, la préférence, la giroflée, la charité, la glycine, l'amitié: l'héliotrope, l'amour coustant; l'iris, le bonheur ; la jacinthe, l'amour du jeu, le jasmin, l'amabilité; la jonquiile, l'égois - me et l'orgueil, la lavande, ia discrétion; le laurier-rose, la rfection; le lilas, l\u2019amour; le lilas blanc, la jeunesse et la grâce, le lis, la pureté ; le liserun, la modestie, le magnolia, l'amitié, la miarjolaine, la consola - tion, la mauve, la flatterie: la mélisse, la gaieté, la menthe, la sagesse, le mimosa, l'amour discret; le muguet, le bonheur, le muguet des bois, le dédain; l'oeillet, la finesse ; l'oeillet musqué, le mépris; le pois de senteur, la délicatesse, l'oranger, la générosité, l\u2019orchidée, l'élégance ; le pelargonium, pureté d'intention; la rose blanche, la candeur; la rose rose, la beauté, la rose rouge, l'amour, la rose musquée.la coquetterie: le réséda, la perfection et la modestie; le sainfoin, la prudence, le safran entre dans plusieurs conmosés; il exprime la modération; le tilleul, la reverie, la tubéreuse, la passion ; la vanille, la douceur, le vétyver, le calme, la violette, le charme; Ja verveine, l'habileté.Le vétyver est une racine cheveluo odorante dont les Asiatiques de l\u2019Est tressent des paillassons qu'ils suspendent aux baies de leurs demeures.Un les arrose \u2018de façon À les tenir constamment humides, et la brise, en les agitant remplit le logis d'un air frais ct embaumé.En Europe, on imite le vétyver avec des racines de chiendent arrosées d'aromates.Les principaux bouquets à la mode sont l'opoponax, le ylang-ylaug, le jockey-club, le jardin de mon curé, les essences Alkinson, la peau d'Espagne, etc.On dit souvent opoponax au lieu de opapanax.On évitera cette faute sj l'onise souvient que ce mot est pris depanacée; on lui attribue la propriété de chasser ies miasmes délétères.La peau d'Espagne est un parfum composée d'opoponax, d\u2019ambre et do musc artificiel.Autrefois, on préparait en Espagne des peaux épaisses de truie et de génisse, préalablement rendues spongieuses et fortement imprégnées d'ambre et de muse, Ces peaux découpées en carrés suspendus à de minces cordons se portaient sur la pases ihe afin de préserver des \u201cvers ailés' que nous appel jourd'hui les microbes.Ppclons au- Les parfums composés se ratta - chent aux simples: les musqués désignent les sentiments et les pen - chants les moins nobles; les sua~ ves, les sentiments doux: les aromatiques, les sentiments forts.ee AVIS LA NOUVELLE SUCCURSALE d LA BANQUE D'EPARGNE DE LA CITE ET DU DISTRICT DE MONTREAL.au No.246, rue St-Denis (coin de la rue Rachel), sera ouverte mardi prochain le 3 septembre, 3156-3 \u2014i TARTE AUX AMANDES rs La pâte faite, comme à l'ordinaire, étinuez-la sur une assiette qui va au feu; puis de place en place, mettez de petits morceaux de beurre bien frais, saupoudrez de sucre et ajoutez des a ceaux longs, étendez-les blenpartout.Mettez Votre tarte au four, mais ne d'y laissez pas longtemps.amp RECETTES DU JOUR CHOUX-FLEURS A LA PCLONAISR Epluchez vos choux-fleurs en les con- ®t rvant par bouquets entiers.Fai\u2018os - les blanchir à l'eau salée Egouties les.drennez-lex sur yn | tar, aro- ser-les ensuite de beurre fondu et sau- roudrez-les de jaunes d'œuls durcis et bassés au tetnis mandes dowes onupées en petits mor.etes maman ma me RW US 3201 7 0 VOS S TES HX «LA FAUVETTE DU CALVAIRE * Lorsque de ses douleurs le blond file de Marie, | A NS ; rh] FE C/ A Mourant, réjouissait Sion et Samarie, I Eo rps AAAI RY Fao 7 Hérode, Pilate et I'Eufer; ESS Pie Son agonie émut d'une pitié profonde .Les anges dans je ciel, les femmes en ce monde Et les petits oiseaux dans air, Et sur le Golgotha, noir du peuple infiddie, les vautours, à grand bruit d'aile, lairant la mort volaient eu roné, Sortant d'un bois en fleur au pied de la Colline Une fauvette pèlerine Pour consoler Jésus se posa sur son front.rh had 7 SAAD SAA : Gi P A C7 22 i EN suffit lus.Jusqu\u2019 , \u2018 Oubliant pour la Croix son doux nid sur la branche, j Jie g portere Baniaiäu vu culottes vous vire (ne Le de Lans, la Elle chantait pleuraitet plétinait en rain, ry ui mettrez, mesdames, des petites ju- ! Et de son bec pieux mordait l'épine blanche, a ptet A.cA AUX CHAMPS D'autres: quand viennent les jours du farniente estival, s\u2019en vont en caravane vers les plages animées où avec le chant berceur de l'océan, il leur faut entendre les accords peu nouveaux de l'orchestre, où le sable d\u2019or serait si attirant s'il était vierge des empreintes de mille petits souliers.Je n'envie point ceux-là, mon plaisir est plus grand dans sa simplicité que leur gaieté souvent factice parce que Jamais sans témoins.Toute seule, je m'en suis venue me blottir en un coin ignoré plein de clairs obscurs échos de chansons, de feuillées remueuses, de paix et de fraîcheur.Je n'ai pas, pour moi la voix de la mer puissante, mais le babil très doux d'un tout petit ruisseau où je baigne mes pieds nus quand il m'en prend fantaisie.Son eau fraiche a des douceurs de \u2018caresses.Il ne parle pas haut, mais Je suis seule à l'entendre.Seule, non.Deux cœurs amis !l'entendent avec moi.A nous trois, il dit la même chose tendre et reposante.Jamais les rives fleuries de mou ruisselet n'ont counu le bruit des foules, Jamais ses eaux n'ont réfléchi un sourire qui ne fut Vrai, jamais l\u2019écho n\u2019a entendu là, de fausses protestations d'amitié.«C'est la tranquilhté, le repos com - plet parmi la belle nature.Parfois, nous révons longtemps, longtemps, tandis que s'en Vont les heures insoucteu- ses, ou bien l'une de nous lit des vers du poète favori et notre âme ensuite se sent à son tour toute imprégnée de poésie.Qu'il fait bon\u2018 Je sais un mignon sentier, non loin, tout bordé de Meurettes bleues dont j'ignore le nom, il conduit à un bos- auet de pins touffu et plein d'ombres, Nous l'appelons le conservatoire des viseaux.C'est là que nous nous rendons quand 1! nous prend le caprice de nous offrir un concert sous le ciel.Et nous sommes toujours servies à sou - hait.Quelquefois, eu courant par les Champs sous l'immense horizon, il nous arrive de rencontrer des habitants revenant de la moisson, perchés au sommet d'une charge de foin ou de grain.L'un d'eux, hier.enhardi sans doute par notre engageant sourire, nous offrait un bout de promenade sur sa charretée.Et nous voilk à escalader le lourd véhicule.pour ensuite nous installer sur la charge mouvante qui odorait le foin coupé, Cette escapade joyeuse sera un de nos plus jolis souvenirs de vacances.Il ya extraordinairement de vers luisants, ence beau pays et je suis sûre que cette intéressante classe d'insectes ne regrettera nullement notre absence quand naus serons parties.Avec la meillèure intention du monde,\u2014celle denous amuser\u2014 nous organisons chaque soir une chasse en règle à la \u2018mouche à feu'\u2019, Toutefois, il faut bien l'avouer, nous som mes chasseurs malhabiles ou malheureux, car, lorsque nous avons fait deux ou trois captures par soirée, c'est fort beau; souvent, quand le honhomme dix heures passe.nous sommes forcées de revenir bredouille.Mais nous avons mençons la chazse le lendemain sans que notre entrain nese démente.C'est ainsi que j'aime la campagne, belle sans apprêts, s'ignorant elle-même, pour ainsi dire, et ne s'offrant pas à tous à grands coups de trompette, mais so donnant joyeuse à œux qui la cherchent.Tandis qu'k la plage en vogue, tout le jour etle soir on se toilette, on danse, on fleurette, on médit des chères amies, ici l\u2019on court dans l'herbe, vêtues sil'on veut d\u2019un sim ple cotillon, on dit den vers, on rêve, on flâne sous les seuls yeux des oi- aseaux qui chantent pour nous dans la verte dentelle des feuillées.Ici l'Amo se repose plus encore que le corps, en écoutant cette belle voix des choses Qui lui parle si doucement.Elle »'éldve aussi en cessant pour quelques jours de regarder l'œuvre des hommes pour contempler à son aise etde plus près, l\u2019œuvre de Dieu.COLETTE.NOTE.\u2014 Je prie mes aimables cor- bon caractère et nous recom- | respondantes de vouloir bien attendre jusqu\u2019à samedi prochain le \u2018Petit Courrier\u2019.C.LT rene ter DESTINEE Pour la troisitme fois, Maurice relisait les pages d'un journal écrit par \u2018celle\u2019 qui n\u2019était pius! Ses larges yeux d'acier avaient perdu leur froideur habituelle, et sa bouche se cantractait, nerveuse et agitée.Sans cesse, une pensée venait à sun esprit; un rewmords le rongeait et des larmes mal contenues glissaient silencieuses sur les joues polies.\u201cElle n\u2019est plus, se disait-il, et pourquoi ne l'ai-je pas aimée?\u2018 Et de nouveau il relut ces pages, témoins fidèles d\u2019une âme endeuillée, \u2019 Jeudi, 17 juillet.\u201cPourquoi les heures heureuses ne durent-elles pas toujours?Le bonheur setuble me sourire enfin! Quelle belle soirée passée avec Maurice hier.Un clair de lune superbe, un ciel virginal \u2014des scintillations éthériques \u2014 des heures opalines\u2014et *\u2018lui\u2019\u2019\u2014 que ses yeux étaient beaux avec cette lueur étrange que je ne lui avais pas encore vue! Je suis heureuse.Ah! qu\u2019il est doux d\u2019aimer, et être.mais non, je ne Crois pas qu'il m'aime comme je l'aime.Mais je crois en l'avenir, j'ai fui en la \u201c\u2018Destinée\u2019\u2019 qui règle toute chose, cet enchaînement de circonstances nécessaires.Que m'\u2019apportera la destinée?Vendredi, 20 juillet.10 heures p.m.\u201cQuelle belle excursion j'ai faite avec Maurice cette après-midi; nous sommes allés au \u2018\u2018Bosquet\u201d\u2019.\u2018Enfin, il a fuit des aveux.Je me souviens de ses trois mots: \u201c1 love you'' qu'il m'a souiflé a l'oreille! Ce- rendant, il me semble que ces paro- es, il ne les à pas pensées, j'ai cru voir dans son regard quelque chose d'incertain qui me porte,à croire qu\u2019il n'y pensait pas.attristée, je sais bien qu\u2019il ne m'aime as.Je ne réalise pas son idéale\u2014 il a veut très bonne=si l'amour attire l'amour, 11 finira par m'aimer.Quand viendra-t-il ce jour heureux?Jeudi, 31 juillet, \u2018Cruelle Destinée, tu pée ! * J'étais heureuse hier, aujourd\u2019hui je ne le sus plus, Je Vivais dans l'espérance, je voyais l'avenir sérieux et maintenant tout est fim ! ! * Maurice a deviné mon secret ; if à vu dans mes m'as trom- yeux que je l\u2019aimais, et il à été loyai et franc.Mais cette vérité comme elle m'a irappée au cœur .n'y a-t-il donc plus d'espétance pour moi ?Oh ! Mau- lice, pourquoi ne m'aimes-tu pas?essaié \u2014 De promets rien, mats l'ave- mr est si grand.Tu avoues ne pas m'amer, mais tu dis me préférer aux autres \u2014 Oh ! que faire donc pour que tu m'aimes, que faire ?C'est donc fi- m ! Ah! l'heure du sacrifice est arrivée, te serai froide, miênie dure a vec Jui; je l'éviterai et peut-être, pourrais-je oublier, mais non, c'est impossible ! Qu'est-ce donc d'oublier, si ce n'est pas mourir ?\u201cAdieu, mon journal, mes jours heureux sont finis ; ici sur ces dernià- res lignes, je verse des larmes ant res.Adieu Maurice, je t'aime ct j'en meurs.\"\u201cEUCIE.\u201d Silencieux, Maurice ferma ce journal après y avoir déposé un baiser sur le doux nom de la di:parue.\u2018Pauvre Lucile, tu m'as trop aimé, je t'ai perdue.Moi aussi, je pleure, mais c'est une tombe nouvellement éclose.M jeune et mourir ! Morte d'amour, on à dit, ah ! moi aussi, Lucile je t'aime, mais trop tard.Ah! quelle amère doulenr.Pourquoi m'as-tu quitté si tôt ?C'était la Destinée, tu y croyais Lucile, et mot je l\u2019abhorre, car elle a mus ma Lucile dans la tombe et elle à brisé mun cœur.\u201d Lentement.à pas incertains, la Destinée tendit ses ailes lugutres sur Maurice et lorsque l'hiver jeta sa nappe blanche sur cette terre d'exil, une autre tombe s'ouvrit près de velie de Lucile.La Destinée les avait réunis \u2018\u2018au de IA\" dans un monde meilleur CAMILLE.1402, Bordeaux.i etter CHRONIQUE DE LA MODE Les jeunes mamans se font géné - ralement un plaisir d'habiller elles - mêmes leurs chers bébés et nous savons combien elles sont heureuses et fières lorsqu'elles peuvent les revé- tir d'objets qu'elles ont confection nés de leurs blanches nains.Lorsque les enfants sont tout petits, garçons joufflus et mignonnes fillettes sont Kabillés de même, mais quand les petits hommes deviennent raisonnables on a hâte d'établir une démarcation et de montrer qu\u2019ils font partie du sexe fort.Certaiues personnes mettent des culottes à des ''\u2018messieurs\u2019\u201d de trois ans.Nous ne trouvons pas cela bien, leurs petits membres encore fragiles n'ont pas toute Tu liberté voulue pour leurs mouvements et au lieu d'être gentils, ils sont vraiment un peu grotesquex, engoncts dans os culottes bouflantes qui les génent; ils nous paraissent être au aupplice.Un ne peus fixer exactement l'âge où il est bon de leur faire porter des pantalons, cela dépend teauconp de la force et de la grandeur de l'enfant.A cinq ans ils ne porteront plua de jupes; si le bébé ext Men da voloppé, pour son 1e.on pourra les supprimer six mois un an avant ; du reste, Ia maman fixera bien cola 7e \u2019 Et j'en suis toute- | elle-même et combien de petits gar- j Cons en Voyant leurs grands frères ou leurs petits amis babillés en homme né veulent plus être mis comme leurs petites soeurs, on est alors obii- gédeles écouter et de se conformer à leurs désirs.A partir du moment où les petits gargons quittent jes objets du troisième âge de la layette, c'est-à-dire entre douze à dix-huit mois, on Cum- mence à différencier leur habillement de celui des fillettes.Ce qu'il y a de mieux à ce :noment, ce sont les longues blouses à plis, descendant jusqu'au genou ; les plis ronds ou creux sont ceux que l'on choisira de préférence, ils font plus \u2018\u2018gargon\u2019\u2019 que les plis couchés, on ajoute encore à cette allure en mettant assez bas au-dessous de la taille une ceinture de cuit qui est retchue en bonne place par deux pattes dans lesquelles elle passe de chaque côté sur les coutures A la partie supérieure on ajoute un col de forme et de dimensions variées qui donne la note d'élégance ou de simplicité voulue.Mieux vaut ne pas faire d'empiècement, les plis partent de l'encolure des épaules.Ce genre de rube conviendra aussi aux petites filles du même âge si l\u2019on y ajoute un col un peu enjolivé de pes \u2018\u2018courtes\u2019\u2019 ne descendant pas plus bas que les genoux, la jupe courte est nécessaire si Vous ne voulez pas qu'il ressemble à un petite fille, les plis sont de rigueur, qu'ils soient larges, rouds ou couchés, mais jamais de fronces.Ces ~yiles de jupes se montent après un long corsage en doublure qui s'attache derrière avec des boutonnieres et des boutons, c'est sur ce corsage que I'on place le petit plastron, ce qui simplifie de beaucoup l'habillage de l'enlant.A la partie supérieure de la jupe on ajoute sur le petit corsage une large bande de tissu semblable à là jupe sur laquelle on met de place et place des boutons qui serviront, grâce aux boutonnières (ni- ses au bas de la blouse, à retenir celle-ci.La blouse duit tre assez bouffante pour retomber un peu sur le haut de la iupe, le col est le même que celui de autres robes.Le costuine éros-ais est bien charmant pour les zarçonnets de trois à quatre ans, on leur met le béret ou la petite toque qui font très bien tous deux.On chois.t des écossais verts et rouges, c\u2019est ce qu'il y a de plus chic.Le tissu es! coupé en biais, On fait une blouse à taille longue et une petite jupe, disposées en larges plus couchés, ia blou-e retombe sur la jupe sur laquelle on la fronce, les manches sont bouffantes et serrées dans un Ppoi- £net en drab uni blanc ou assorti au tof dominant de l'écossais, col droit, gner autour de soi la justice, la loyau- Lé et l'honneur; retenir l'âne chancelante sur le bord de l'abime, ramener l'enfant prodigue, relever le coupable, compatir aux malheureux, consoler ceux qui pleurent, secou:ir les alfligés; montrer aux mourants le ciel ouvert et leur donner l'espérance et la charité qui sauvent.Voilà les droits de la femme droits imprescriptibles et immortels.Sont- ils assez beaux et asses grands?Marie Sanet, dite la petite Myette.à reçu de l'Académie une médaille de 590 francs.Pourquoi l'avait-on surnom - mée la petite Myette?A cause de sa petite taille et de son air chétif et souffreteux.Les apparences étaient trompeuses, dans ce corps qu\u2019on croyait débile, logeait une de ces âmes fortes, à qui les sévérités de la Vie fournissent l'occasion de montrer tout ce qu'elles valent.La petite Myette était né en JR15 dans fe Lot, à Labienque, canton de Salviac, et elle avait douze ans lors- u'un désastre obligea ses parents à demembrer un petit domaine dont le roduit suffisait à la subsistance de a famille.Les pauvres gens étaient consternés.\u2018Je travaillerai, leur dit cette petite fille, et avec l\u2019aide de Dieu je vous sauverai\u2019'.Elle a tenu sa téméraire promesse.Elle était devenue bonne couturière, courait par tous les temps la ville et la campagne, et son aiguille a fait de ses paeents, elle a servi de secon- vivre tous Jes siens.Après la mort T'oilettes de Fin d\u2019Eté broderies ou de dentelles, ce qui la rendra plus coquette et, partant, plus feminine.Les garqonnets sont généralement habillés plus courts que les fillettes quoique l\u2019on soit revenu aux robes courtes qui laissent voir les genoux.En prenant les mesures de enfant on fera bien de les noter depuis l'encolure Jusqu'au sol, si suffita de re trancher sur chacune d'elles une longueur égale pour avoir les dimensions exactes que l'on désire donner à la robe.Les petits homies qui ne sont plus tout à fait bébés seront aussi très gentiment et plus élégamment habillés avec les robes druites du dus et des devants.Faites d'une seule pièce, ces robes sont largement ouvertes devant sur un plastron en tissu, semblable au grand col marin qui descend devant cn orme de revers.Pour un petit garçon de quinze mois à trois ans, Voici un très joli modèle en velours.Le velours à côtes ou velours de chasse est fort mien, le velours uni est plus riche.Tout à fait droite du dos le hiais des coutures du dessous de bras fetrmit l'évasement nécessaire au bas de la robe.Col matin, descendant Jusqu'à la Œœinture, plastron et revers des manches en œui- ure de Venise.Les inanches sont ouifantes: ceinture en cuir blanc.De même forme, pour l'usage courant la robe sera en chaud molleton, en drap, en tartan, en vigogne tous tissus pratiques, solides et faciles à nettoyer, le gilet-plastron, le col marin pourront être faits en jersey blanc ou de couleur, en drap, cn aoie, en dengaline au même en coutil ou cn serge; quand l\u2019échancrure n'est pax rds grande le cul descend seulement à la hauteur de la poitrine et l\u2019on place alors au bas du col un nœud de ruban ou de velours.Maia héhé a etandi.la blouse ne et rabattu, core Atglon semblable aux f poignets.Si l'on Ve.t donner nn cetain geure à Ce costume, ony ajonte une sorte de dravetie de 1: ou de velours por qui forme un med sur l'épaule droite, traverse en biais Co poitrine et vient s'attacher à ga: !© à la taille d'où retombe un nœud q-: descend sur lu jupe.Une de mes aimables lectrices ne demandait arrrièrement si l'un pouvait conserver les .Haussettes en hiver.Oui, chères Icetruv-, mais en ce cas il est bon, torsqu'i! \u2018ait bien froid dehors, de mettre à os Mignnns bambin.de £randes gnêtte< en drap noir qu de couleur, ren*rés à la maison, on les leur retire et l'on voit alors leurs petits molle:- roses qui ne souffrent aucunement de la rigueur de la température.\u2014\u2014\u2014# Droits de la Femme \u201cLa femme dit-on, est légal de I'homme, colle doit avoir les mêmes droits que lui Phrase creuse et Vide de sens.les droits de la femme\u2019 elie en a.certes, et ils sont nombreux, elle doit les revendiquer hautement, car ils sont sa puissance.Mais ces droits consis- tent-ils à intervertit ou à confcadre les rôlea?® les droits de la femme, ils sont sublimes, si cetie femme intelligente et chrétienne à \\raiment compris sa mis sion; inais ils se confondent avec ses devoirsg devoirs pénibles, laborieux, Obsvurs souvent.toujours grands s'ils sont accomplis aYec une généreuse abnégation et un Véritable amour de Dieu et du prochain.Est-ce donc peu de chose que de faire ravonner autour de soi le bonheur, de s'oublier, de Vivre et de mourir pour le procurer à ceux qu\u2019on aime?de ses parents, elle a servi de seconde mère aux trois enfants de sa sœur.Elle a aujourd'hui soixante-seize ans; «lle est encore alerte et vigoureuse, sa vue est excellente, ses cheveux noirs n'ont pas un fil d'argent.Cependant, cette petite femme accorte et proprette a ses chagrins , elle est rongée par l'inquiétude de devemr infirme.\u201cMon Dieu, faites-moi mourir l\u2019aiguille à la main ! * Telle est sa priè re de chaque jour.Dans ces derniers temps, elle à rassemblé sou par sou le prix de son cercueil ; elle l'a fait faire et le garde dans son grenier.Elle a payé d'avance aussi ses frais d'enterrement ; \u2018afin, diteile, de ne tien coûter à ceux qu'elle aime ni pendant sa vie ni après sa mort\u2019.Les 00 francs que vous lui donnez, je crains bien qu'elle ne les donne, il faut l'excuser : à l'Age qu'a la petite Myette, on te se corrige plus de ses défauts, et.pourrions-nous ajouter, une femme raisonnable ne passe plus sa vic à revendiquer ses droits.Un discutait devant une mère de famille qui faisait le bonheur de tous ceux qui l'entouraient, cette question toujours renouvelée et toujours insoluble, les droits de la femme.\u2018Pour moi, dit-elle, avec la haute \u201cautorité que lui donnaient sa grande \u2018intelligence et sa vertu, pour moi, \u2018lex droits de la femme, c'est de we \u2018\u201cfaire la servante de tous; de son pè- \u2018re et de sa mère, de ses frères et \u2018\u2019aœurs, de ses maîtresses et de ses \u2018\u2018compagnes, quand elie est jeune fille; \u201cde son mari et de ses enfants quand \u201celle est mariée; de tous les malheu- \u201creux si elle est religieuse où si elie \u201cvit, sans famille dans le monde.Les \u2018\u2018éroits de la femme, c'est de tenir sa \u201cmaison avec ordre, propreté, évono- \u2018mie, et Pour cela savoir entrepren- \u2018die.quand 1! le faut, les travaux les \u2018plus humbles et les plus communs.Vermeille, hélas! du sang divin; Et l'ironique diadème Pesait plus douloureux au front du moribond, Et Jésus, souriant d'un sourire suprême, Dit à la fauvette: A quoi bon?.\u2026\u2026.A quoi bon te rougir aux blessures divines?Aux clous du saint gibet, à quoi bon t'écorcher?Il est, petit oiseau, des maux et des épines Que du front et du coeur on ne peut arracher.La tempéte qui m'eavironue ta plume et ta voix, Et ton stérile effort, au poids de ma couronne, ajoute un nouveau poids.Jette au vent Sans même l'effeuiller, La fauvette comprit, et, déployant son aile, Au perchoir épineux, déchirée à moitié, la branche maternelle, Courut ensevelir ses chants et sa pitié.Dans son nid que berçait RQ ROC STR CROHNS) NEE CUNC OAL ACIP IN \u201cServir, voilà notre rôle, notre mis- \u201csion, notre gloire.La plus sainte \u2018\u2018et la plus glorieuse des femmes n'a \u201cété qu'une servante.Je suis la ser- \u2018\u2018vante du Seigneur, disait-elle.\u201d Bénie soit la jeune fille qui comprend ainsi ses droits et sait les faire valoir, Elle est vraiment puissante.Si modeste que puisse être sa position s0- ciale, elle mendra toujours une grande place dans le milieu qu'elle oceupe.(CHANOINE GIRARD).FAISONS-NOUS BELLES A celles qui me cunnaissent déjà bonjour ! Aur autres aussi! Chez Messieurs les politiciens, tout.le monde se tutoie après une demi- heure de discussion.Entre nous, notre politique c'est la mode: et deux femmes inconnues l'une à l'autre se rencontrant nez 3 nes chez le couturier ou l'importateur de nouveau - tés peuvent difficilement s'abstenir d'ouvrir la bouche pour se consulier réciproquement; le contact des nes fait l'effet d'une commotion électrique.Vous êtes ici chez moi.chroniqueuse de mode, et, comme aussi \u2018\u2018 la toilette fait la moinesse\u2019\u2019, je vous dé clare incontinent que je suis une femme d'incommensurabies qualités, puisque j'ai des toilettes à habiller toutes les colonnes du \u2018Journal\u2019, Cela vous va-t-il?ez i Je mois de septembre se décide a faire bonne mine à Montréal, si le soleil veut bien aussi nous faire ri- settle, nous serons servies À souhait par les importateurs qui se mo - quent à leur façon de l'été qui ne nous à pas gâtées; ou plutôt, le monstre, il a gâté les Jolies toilettes que nous avions préparées.Mais consplons-nous; la mode en fait nal- tre d'autres, oh combren plus délici - euses, qui consolent dés sacrifiées.Voici des choses exquises, des amours de capriues nés dans Je pays des rêves et venant se refugier chez les femmes de goût.Les voies, les étamines, les foulards, les grenadines, sont beaucoup de mise pour la de mi-saison.On en fait de merveilleuses robes qui deviennent de vrais ouvrages de fée, tant il y à de petits plis, d'incrustations fines, de broderies légères, de repincés en tuus sens, un vrai travail de lingerie ! Les jupes conservent leur traîne, c qui fait tout leur charme.Les garnitures de jupes, volants de farme, ruches, plissés, sont un peu les mêmes, seulement, on les augmente : et les nouvelles jupes auront de petits volants très étroits mais allant presqu'aux genoux.La manche a une tendance à s'élargir\u2026.Hélas ! verrons- nous revenir l'énorme ballon d'autrefois ?Autrefois vent dire quelques six mois : ce qui, en matière de mode, semble une miniature de siècle.Voter quelques toilettes nouvellement arrivées à Montréal et qui feront fureur a l'exposition horticole qui se prépare au Windsor Hall, Expositions ne fruits, de fleurs et de femunes\u2026 c'est un peu synonume : robe élégante pour une femune où jeune fille, en taffetas bleu-myosotis ; vous la connaissez cette petite fleur fragile \u2018\u2018qu'- une larme d'oiscaa a bien vite rem- phe.\u201d Jupe en forme cerciée de plis ou de biais piqués et brodés d'une haute gu- pure crème.Veste de dentelle en taffetas bleu ; plastron de mwousseline rayé d'entre-deux de dentelle: manche pagode en guipure ; œinturé et bouffant de taifetas bleu ! Un autre modèle de blouse pôur diner ou théâtre, qui Vous tombera certuaine- ment dans l'œil, est celui-ci, en mous- seltne de soie blanche travaillée de dentelle sur transparent de taffetas rose mousseux; la mousseline de soie drapée se renoue devant avec pendants tombant à la taille: un petit décolleté en cœur.Je m'imagine aperoevoir ua commencement de cou.blanc comme l'âme d'une colambe\u2026 Voici deux chapeaux Croqués au La- sard du Parc Sohmer.mercredi der - nier.l\u2019eut-étre Yous donneront -ils une idée: chapeau de paille de riz ot, verre capeline; orné tout autour dune Ine mense plume frisée draperio de «atin sur la calotte roses nichées sur le côté L'autre est une toque de voyage avec des cocardes de faille frisée noire cœur de jais.Un oiseau en détresse bat de l'aile sur le bord pendant qu'un gros nœud de velours, noir se pAme de se promener sur la tête d'une jolie femme.MARGOT.Le Réveil du Bois Le temps était sec, le soleil brillait, de la chambre bien cluse on eut dit que le printemps courant les fea, lo bois, lui, ne se tr , © pue réveiller, ne voyait pas encore s$ l.es branches restaient nues et sem blaient à peine gonflées à leurs ez- trémités de bourgeons boudeurs, tout emmaillotés de coques écailleumes et vernissées, leur manteau d'hiver.Læ mousses non plus ne voulaient pas, elles restaient sèches et ca quaient sous le pied L'eau endormis réfléchissait les découpures des RQ parce ROR ERG ;res ét ouvre le chemin aux pousses branches comme grises l'oinbre d'un immense flot.Où ! non, sembluient dire les flours, N\u2019OUVTORS pas encore nos cassulettes ; les hommes s'y trompent, mais nous qui la couvraieus sommes plus fines, oe n'est pas le printemps, ne nous livrons pas, nous l'avons pas encore vu d'hirondelles.Non, disaitun gros banneton, ce n'est pas le printemps ; je suis très délicat, il me faut les lilas ; je ne dors bien que sous leurs feuilles d'un vert tendre, ct Je les attends.Toutes ces voix je les entendais ; comme on les entend toujours quand on est seul au bots et qu'on l'aime en toute saison, lorsque les sentiers sont cachés sous la neige et que les corbeaux sautent lourdement sur sa blancheur, ou quand les clairières ont sort: leurs tapis de haute lisse que le vent moire.Et voilà que, depuis ce matin, pluie légère et fine tombe sans ar- rét , ce n'est qu'une buée qui voile leslointains, mais sous sa douceur le bois respire et s'éveille.Il fait bon être seul dans le silence animé, abrité par quelque bouquet de futaies oli languissent les feuilles roussies gui ont résisté au vent d'au- tonne, les buis se livre tout entier, i nt Craint pas les visiteurs.Pas d'é colier en rupture de classe qui grini- pe aux arbres et fasse des fouets avec les jeunes branches ; pas de pen- sivnnat de petites filles fourrageant dans les taillis, à la recherche de une fleurettes aussitôt délaissées, peut- être une couple d'amoureux, marchant en silence ; pour ceux-là c'est toujours le printemps et ils n\u2019elfarou- chent pas les hôtes habituels de ce paradis terrestre.Et la pluie tombe mélancolique, les Oiseaux Se taisent, serrés l'un contre l'autre sur les branches, ébourufé: et Iuécontents, le merle seul siffle sa fanfare, quel tenor à la mode pour- railt rivaliser avec ce chanteur aux notes cristallines?Parfois, quand 1l s'arrête, dans les lointains profonds, une autre voix lui répond et ellenous arrive infimment douce.Un écureuil sort du fourré voisin, se dresse sur ses pattes de detrière et iuterroge de son petit oeil noir les alentours; personne! il bondit dans la pelouse, en redressant soigneuse - ment le panache, plus gros que le reste de sa personne, qui lui sert de queue; il à trouvé queique faine oubliée et 1! la croque avec gourmandise.Une coccinelle tombée sur ma manche en commence bravement l'escala - de: Salut, petite bestivle printanià - re, essaie tes ailes, derrière ces nuages gris, le printemps se prépare, sous la bienfaisante ondée les mousses verdissent au pied des chênes, les parfums s'échappeut de l'herbe, la terre aspire la pluie par tous ses po- délicates.Dans les allées, les grands chênes entrecroisent leurs branches comme la voute en ogivre d'une cathédraie rumense, AU Lravers on Voit encore le ciel d'un gris tendre, mais un jour encore, et elle formera une galerie 1npénétrable, elle deviendra la promenade favorite des réveurs, des solitaires et des poètes; une oasis de frai- cheur à côté des pelouses inondées de rayous.Presse-tai, printemps, renouvelle la : verdure de tes tapis, déco la collerette de tes marguerites, colore d'\u2019azur les yeux des pervenches, et sème de pétales roses, les branches des pè- : chers.Presse-toi, printemps, nous t'atten - dons avec impatience; fleuris la violette et poudre de neige les bras étendus de pommiers; suspends à leurs tiges les grelots du muguet Presse-tui.printemps, épaissis les feuillées, il faut aux oiseaux un abri pour leurs mds, et à nous, les femmes, les enfants, les poètes, les souffrants, il nous faut la douceur de ton souffle et les caresses de top soleil.Clémentine LOUANT.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le Journal\u201d consacrecha« que jour un espace aux cho ses en.Un beau teint fait toujours plaisir, \u2018ORIENTAL CREAM ou L'EMBELLIS.L SEUR MAGIQUE da De T, Félix Gou- Le fuit dis 4 = aitre le teint pendant ans et cet a! look frensf \u2014 que noué avons juil est fait convenablement.de contre! de nom act biable Le Dr i.A.Bayer disait & one dame de haut ton, une patiente : \u201cComme vous vous en servires, vous, les dames, je recom la naar ème de (Gouraud * comme la moins ol ve toutes les préparations pout Ia a.7 Doutellle dure = « Frs BTS us sT Th DR GOURACD enlève tous Îes 1s superfine sans endemmager in peta, vente ches tour les pharmaciens leg Tis, dn Cegada sv de | Barope.7 ; Saga ° BOP Prop.§7 Orest Jones nt Bortves pour avolr le a cire ons cota pd He - LE JOURNAL, SAMEDI, 30 AOÛT 1903 \u2014 - LE JOURNAL INFRASO BY PUBLS PAB La Cle d'imprimerie Industrielle PROPRISTAIRS MILTON McDONALD, - Géram.& Monts én3 Qivré » domiatle.05.60 por année LessMontresl.ver.BOO > Mliticn Hobdomadaire.109 © TÉLÉPHOES : téministration, Mois @&3 Aéd action, \u201c soÙ4 On s'abunpe dans tous ire Bureaux de Poste u ches nus agents locaux 6 & uus out duit Sire adresses LE JOURNAL, 7s Rue 8t-Jacques, Montréal.é Lurseux.AONTREAL, 30 AOÛT 902 ROOSEVELT REVOLUTIONNAIRE E président Roosevelt a seati le besoin de prévenir le peuple américain qu'il D'avait recours à aucune mesuré révolutionnaire en re commandant tiun, de manière à donner au pouvoir fédérai un contrôle absolu sur les grandes corporations industrielles.Le Président se trompe, ou le mot révolutionnaire n\u2019a pas le même sens pour lui, qu! a pour le commun des mortels, et le .èle qu\u2019il déploie dans '® l\u2019accompli-sement de certaines réjor- Mmes :éZislatives, jugées d'ordre public, ! empêche de réaliser l'exacte portée des moyens employés à cette fin.La revision constitutsonneile, telle que : proposée, cumporte en efict un chai- | gement radica: dans le système des institutions politiques el industrielles des Etats-Unis et vette transformation appliquée au rouage administra- Lii est dans son essence une révolution.Depuis la nai-saice du gouvernezent fédéral, les diiférentes législatures des Etats de j Union ont conservé le pouvoir de contréie sur les afiaires com- Ucrciaies et industrielles intérieures el le conurès du Washington n\u2019à jamais es à y voir, en déjp.i des prétentions d'ameuder la constitue | ; amis ne se découragent pas ; si négociés entre ln Chine lin ne tions 5 Le traité anglo-chinois pourvoit expressément L l'ubolition totale de l'antique système d'impôts, établi sur les marchandises étrangères, par le quel œlleu-ci étaient soumises à tow tes sortes d'exactions et à des re tards onéreux.Le plus souvent, si- noa toujours, les revenus de ces im- pots enrichissaient les fonctionnaires chargés de les prélever.fl est 2A présumer que le traité américain a respecté cette clause du traité anglo- chinois et l'abolition définitive de ce système d'impôts sera d'un avantage considérable pour ie commerce universel.C\u2019est une relique d\u2019une époque barbarc et qui ne trouve plus sa place duns l'inauguration d'un système destiné à fonctionner au 20e siècie.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014eeme COMTE DE SOULANGES N confrère du soir annonce, par dépêche, qu'à SuClet on signe actuellement des requêtes priant M A.C.St-Amour de se porter can- didai libéraï à la prochaine élection pour l'Assemblée Législative.Que nos nos ne adversaires sont actifs, nos amis le sont pas moins.ttm 1 l'exéoutif ou même le parlement d'Ottawa étaient appcles, à s'occu = per de l'affaire Gaynor-Greene,et à dis - ; cuter la conduite du juge Caron, le nil- nistre de la justice aurait naturclie- ment son mot à dire.Comment pour- ; Tait-il parler librement lorsque l'in - tervention de ce juze et ses décisions interlocutoures et finale ont été provoquées, so.licitées par des procédures signées Fit/patrick, etc\u2019 Tous les clins d'œils imuginables ne sauraient faire oublier que ie ministre de la justice\u2026\u2026 c'est M Fitgpatrick.Vont-ils se chicaner devant le public?pres L ES ministres des provinces maritimes ne \u2018eulent pas entendre parler de reduire la représentation de ces provinces au parlement.Un pourrait croire Qu'ils iront jusqu'à défier la constitution sous le prétexte de l'inter- CODUTAUTE: dE LEFtAILR députés socialis- tés qui, Cs l'interprétation erronée | de ce:taines lois statutaires fédérales, | ont de tou.temps réciamé un changement de la Compos LION orgadigue de la constitution.Aujourd'hui, on veut | eulever à ces législatures lucales ce | privilège important pour le donner au ! cougrds de Wastungwon et M.Roose Veit veut are: reuverser de fond en | comble l'édifice même des insti*utions | américaihes.N'est-_Duluth Com, .e- 33 vie, le T 150110\u2014Do.Steel s - = Street, le Power, te ORI, 1 ands 3000-Do.Steel Bds - - 01 74 VENTES DE L'AVANT-MID] \u2014 500 Republic ._._._ 814 1000 Mont & London ._ 34 750 North Star _.\u2026.\u2026 \u2026- 20xD 500 Virtue _.\u2026_ \u2026\u2026 _.10 16 Dom Cons ._.\u2026 7 300 Dom.Cous oo._.7 i-2 1506 Dom.Cons ., __ 71-2 BOURSE LE LONDRES Londres, 29 \u2014Les taux de l'argent étaient fermes aujourd'hui et les emprunts de la Banque d'Anvleterre ont ; augmenté l'approvisionnement pour la liquidation des consolidés et les exi - gences de la fin du mois.On évalue à $25,u00,0u0, la somme due à la Banque d'Angleterre, Considère que la question de l\u2019exportation de l'or aux Etats-Unis à la fin de septembre.est un facteur dans la hausse des taux de banques.Les cours à la Bourse étaient plus soutenus, et les opérateurs étaient plus confiants dans les résultats de la = liquidation.Les consolidés étaient « / Jus fermes.Les valeurs américaines ont ouvert irrégulières et inactives.mais la ture a été ferme.Le quatre Espagnol éta:t ferme.Le Grand-Tronc a fiéchi sur les réalisa - tions des profits.Les valeurs Cafres clo- étaient stagnantes.BOURSE DE NEW-YORK \u2014 \u201cdus et yao} NOU \u2018XZ0A-MON OP \u2018910 70 Sep Ft ro FRR ST 39 Aout = vaurces $F] 23 > a - 3 = 5 > 3131218 = a gil oie! © Amatgamated Copper.| Bf 3¢ # | Et Ame can Loco.à vi 853 ! 3} amen Topaeco Ce.wl er Pp! en : .$: D Am.Sugar Hein Co veu 4 fecess Ven t 154 Do TH 8 ob j'a Am.Amelting & iid See nano a nivng C 9.* ad Tad ATs a St Fe ail pa al Ta 10 55 ft] 0 ivs pdt more e ont Be Wee Brooklyn Rapid « 94 42; pin Chie.& Alou Com.| yy a AY eg 80 ® so pe 34 06 br 53 Cnc.Burl.& Quincy \"yf pn |e Chic.à Nurth West.| 143 SE 51g aii Chic KR L & Pac.com ; de Chic, MIL & Bt Pau | H (lens Du Continents! Tob, com.LT AE eee pra.\u201d i sas Colorado Fuel @ Trône a or \u201ca rado Fue ron, S31 ag ¥; ClevelandC.CG & AL L.43 a JE De aware rave [iy 90 1052 iy Denver & Kio G.pfd.} -n,, {2 \"! Ca la Dulath à snore & Alt 3310 3 0 2 2,1 Do Lo pe paul aE Bet pt Great Noriurrn id, 4 a General Élartrie 7.{be [16 pw 1 Jorney Cent, feux ceva a.sa mi 3 HE Lo ro A pid} 4 o} Lake Eric 4 Western see Lee.Code.Louisville & Nashville) 1538 \u2018ht 1897 1548 Mashattan Liovated a 18 LB.1 t Cees : :7 NR na Sim ki ml fd.1 12° 7 Metropolitan Traction; 474, 4 1 is N.Y.Contral & Hud, | -*48 : 184) 1978 64 N.Y.lake Evie & eal 34 ; x 3} 9 .=f ï ; B Do 15 prd 54; 64 66° H NY, Ontario& West.ST: 3531 9 89 Omata, com.\u2026-0#0%, .becs Pacific Mall., 6 8 Presscd steel, com .Bu Psp oA oid PooplesGas.1120 104 Vigey | loa EX Phua- a Hoa ST si Mi ai a .sé bi tn De 1 via \u20186 se *5 76 man .ve ball, [RA wouthern itv., coq 0 3g.9 bo Do pid nil 3 es southern Pacific.a i 7 a a8 134 13 i *7 we 41 44 » w tel 12 1H 24 Wy Gon, pw Lo » .- CE.TR New-York, 29 \u2014 stocks d\u2019aujour- d'hui ont fait revivre la confiance des courtiers et le marché était rempli d'animation et de vigueur en face d'une hausse dans le taux des prêts à demande à 5 p.c.Le \"roiet d'étendre la circulation des billets de ban - que, projet que lavoriserait le secré - lairg du trésor.semble faire oublier la perspective immédiate du marché impnétaire.Les débentures du gouvernement ont fléchi matériellement depuis le retrait des rachats du gouvernement et au - jourd'bui les cours de ces débemtures ont fait un bond de 1 34 p c.L'achat du Union Pacific était attribué au désir de crtains courtiers d\u2019encourager la conversion dex débentures en stock.Il y a eu quelques points d'irrégularité dans le marché.Les ca- ranties de l'Américan Bicycie étaient particulièrement faibles.L'Atchison et le Pacifique Canadien étaient actifs Pa co, rs 22050 2AM AAAS Alo, ee a mp THE SOVEREIGN BANK OF CANADA BUREAU CENTRAL EXECUTIF, MONTREAL Coin des rues tt-Pierre es aoques M.8.NOCT, Président, D.M.STEWART, Gérant général.Com Courunts Département & ne mosordé s res RE hangua Co Detdie oa Venda.Frempts attention at excellentes conditions Les-F-X-i-dé-0-ie et fermes et on à enregistré des profits d'un point ou plus dans plusieurs stocks moins actifs.New-York, 29.\u2014Les cours ont ouvert fermes : Amalgamated Copper 67 3, Atchi- son 94 3-8, do, pref.103 1-8, timo- re et Ohio 114 3-5, C.P.R.141 14, Chesapeake et Ohio 55 1-4, Ené 41 1-3, do, ler pref.71, Lowsville 153 3- 8, Manhattan 188 1-4, Missouri Pacific 118 1-2, New-York Central 163 3-4, Norfolk et Western 72, C.& W.35 3 1, Pennsylvania 162, Heading 68 7-8, do, second pref.75, St.Paul 186, Southern Pacific 77 1-8, Texas Pacific 52 3-8, Union Pacific 113, United States Steel 41.do, pret.90, Western U- non 94 34.Actualites Financières L'argent à Montréal est facile de 4 1-3 à 5 pc.Londres 20.\u2014Le taux de l\u2019escompte sur le marché libre pour les billets à courte échéance, est de 3 34 à 74 p.- C., pour trois mois, à 3-4 à 2 74 pc.Le taux de l'argent est de 214 à 3-4 pe.L'argent en lingot est incertain à 34 1-4 d.de l'unce.Londres, 29.\u2014 Consolidés au comptant, 94 1-16; à termes, 95 14.Anaconda 5 14, Archison 87 1-4, do, pret.106 1-2, B & O.117 1-8, CPR.145, Chesapeake et Ohio 36 7, Chicago.Great Western, 35 1-8, Chicago, Milwaukee et St.Paul 181, Denver et Rio Grande 50 3».do, pref.87, E- rié 48 B-8, do, ler pref.78 5-8, do se cond pref.58, Illinois Central 176, Louisville ev Nashville 158, Missouri, kansas et Texas 34 3-8, do pref.68, New-York Central iës 1-2.Norfolk et Western 74 3-8, do, pref.95, Ontario et Western 36 7-8, l\u2019ennsylvania 83 14, Reading 35 1-8, do ler pref, 44 1-3, do second peel.38 1-3, Southern Railway 31.do, pref.92, Southern Pacific 78 7-8, Union Pacific 1:3 1-2, do, pref.91, United States seel, 42 1-8, do, preï.92 1-4, Wabash 31 3-4, do, prel.49 1-2.Quatre Espagnol 81 3-4, Rand Mines 11 5-8, De Beers.def.22 7-8.New-York, 29.\u2014L.e tableau hebdomadaire des compensations, tel que pu- biié par Bradstree:.se lit come suit: New-York: \u2014 $1,375,281 Tu (a) 15.4 Chicago:\u2014 149,405 +25 39 Boston: 104,735 vyT (d) 38 Philadelphie: \u2014 10,913.33 16.8 Saint-Louis: \u2014 87,794, 107 1.5 Pittsburg: \u2014 41,077 445 (a) 31.4 Baltimore: \u2014 21,541,231 14.8 San-Francisco: \u2014 -3,682,997 4.1 Ciacinnaty \u2014 17,960,600 16.3 Kansas-City:\u2014 is 459,913 8.8 Montréal: \u2014 .-3,942,081 56.4 Toronto: \u2014 16,048,160 47.6 Winnipeg: \u2014 3,161,069 45.1 Halifax.\u2014 1 500,570 (d) 39 4 Vancouver :- 370,433 (a) 3.1 Hamilton.\u2014 763,188 24.2 St-Jean, N.-B.\u2014 769,358 #1 Victona.\u2014 187,600 (d) it Québec.\u2014 : 318,291 14.6 Ottawa.144,946 New-York, 19.\u2014 Le change ster - ling était taci« à 4.88.60 a demande et à 1.453, 75 ir soixante jours.Les taux affichés sut de 4.85 à 1-2 et 4.- 8s.L'argen: +: Mngot est à 52 1-32.New-York, -:\u2014L'\u2019argent à demande était plus fer: Les transactions actuelles varier* Je 4 à 6 p.c.; le dernier prêt était à 5 p.c.le taux principal, à 5 p.c.et l'offre de clôture de $à 5 pc.Beriin 28.\u2014 le change sur Londres est de 20 mar .48 1-2 pfennings.Les taux d'escom;'e pour les billets à courte échéance sont à 2 pe, pour trois mois 1 3-1 pc.Paris 239.\u2014 Le trois pour cent de rentés françai-es fait 100 francs 7 1-2 centimes a termes.Le change sur Londres est dc 25 francs 17 1-2 centimes.Le quatre Espagnol a clôturé à 83.20.BEURRES ET FROMAGE LE BEURRE EST EN BONNE DE - MANDE \u2014 LE FROMAGE EST PLUS FACILE.La facilité du marché au beurre a augmenté le \\ lume des affaires.Nous cotons : lea Townships de choix 19 à 18 1-8c.la prer:ière qualité des Townships 18 3-4 à !9c.Le Québec, 1B 5-8 218 34c.\u2018Ontario 17 1-8 à 18¢c; les belles crémerirs 17 à 18c.le beurre de ferme 15 à itc Anrès une période de tranquillité sur le marché au fromage le ton en est maintenant plus facile, les prix sont en movenne 1-kc en baisse.Nous cotons: Ontaris coloré, 9 5-8c, Ontario blanc, 8 5-%¢: le Townships coloré 9 1-2c; Les Townships blancs, 9 1-2c ; Québec colnré 9 3-Rc.Québec blancs, 9 3-8c;, beau Irminage 8 1-2 à 8 14c.PRODUITS DPR.LA FERME LE MARCHE AUX FEVES EST SOUTENU La British and European Produce Company de Liverpool la date du 18noût, poblie les cotes xuivantes des neufs canadiens: les oeufs frais, NAU, SAMENI, 30 AOÛT 1902 \u2018 de choix, 16 iba.8s.éd.dix dou zaines, stock commun, 15 1bs.7s.8d.3 8s.par dim douzaines d'œufs.Le marché aux patates est très actif et les prix sont soutenus, Nous entons le bon stock, de 55 cents à 80 couts par sac, et le stock commen, a .Le marché aux fèves est ferme of soutenu.Nous cotons de $1.40 à $1.48 par boisseau en lots de deux lots ou trois dou: de sacs.MARCHE AUX GRAINS LE GRAIN ETAIT | PLUS SOUTEX! ÉTAIT PLUS TRANQUILLE.Le blé et lo maïs étaient un peu plus fermes à Chicago, après avou été extrémement lourds.Cependant, le blé de septembre était 14 vent en baisse à Liverpooo,, à 5e.10 7.8 d., déc, 5s.l0d.; mais, sept, nominal; octobre, 5s.2d.; janvier, nouveau, is.Le marché de New-York a clôturé 1-8 à 38 cents en hausse, mai, 74 1-2, sept, 74 1-4; déc., 73 5-8.Sur notre marché, la vieille avoine est coulée à 45 cents pour le No 2, et à 44 cents pour le No 8 lln'y à aucun développement dans le inarché aux avoineés nouvalles.Nous outons l'orge de 47 cœuts à 48 cents, et le seigle, à 50c.On cote le No 3 du Manitoba de 45 A 45 1-2c, le No 8, à 44c et le No 3, blanc de 45 à 45 1-2c.Les patentes du Manitoba sont cotées de $4 à $4.10 et les fortes de bou- lunger, de $3.70 A $3.80; los straight rollers d'Ontario, de $3.65 a $3.90; en sacs de $1.72 1-3 A $1.80.Patentes d'hiver, de $3.85 à $4.Le gru $22 par tonne, les sacs compris.I d'Ogilvie, de $4.20 à $4- Glenora Patent d'Ogilvie, $4.Forte Manitoba d'Ogilvie $3.20.MAROEBE ik CITICAGQ \u2014\u2014 Chicago 39 août.od - = £ 3 i \u20ac ê 3 3 32 8 E = 5 Blé, septembre: \u2014 6034 7058 6934 703-8 Blé, décembre :\u2014 66 34 78 671-4 6634 8714 Blé, ma::\u2014 851$ 691-3 69 6914 Mais, septembre: \u2014 56 575$ 5534 571-8 Mais, déc.\u2014 #is 43 42 258 Avoine, septembre :\u2014 261-2 271» 2063-8 2654 Avoine, décembre :\u2014 eam 2% 1% 2534 25 Lard, suptembre \u2014 1695 1710 1685 1705 Lard, janvier: \u2014 1450 1482 1450 1475 Saindoux, sept.\u2014 1040 1965 1087 1040 Saindoux janvier : \u2014 822 825 812 823 Côtes, eept:\u2014 1v16 1030 992 1025 Côtes, janv.:\u2014 sexsocure 775 760 772 LA ULO@TURE A CHICAGO Chicago, 29 \u2014Le marché a clôturé comme suit : Bié: sept, 70 34 ; déc, 671-8; mai, 6914 à 34.Mais : sept.57 1-8; déc 245-8; mai, 39 3-4 ;.Avoine août, 26 34 ; nouveau, 33 3-8 ; sept, 46 34 ; nov., 341+ ; déc, 25 1-8 , nouveau, 3U 5-8 ; mai, 30 58 à 3-4.Lard : août 817,00 ; sept, $17.06 ; octobre, 817.15 , janv., $14.75; mai, mai, 813.95.Saindoux : août.£10.50 ; sept , $10,- 40 , oct, $9.45 ; déc, 88.53 1-2 ; janv, $84.22 1-2; mal, $7.87 1-3.Cotes : août, £10,20 ; gept.$10.25 ; oct, 49.87 1-2; janv., $7.73 1-3.SUCRE.Londres, 29.\u2014Sucre brut muscorado, 7s ,; centrifugal, 7s 6d ; sucre de betterave ; anlt, 6s 3-id, New-York, 29.\u2014Le sutre brut est ferme ; beauu sucre pour raffinerie, 2 7-8 ; centrifiigal, 3 5-8 ; sucre de mélasse, 2 5-8.Le sucre raffiné est ferme.COTUX New-York, 29\u2014Les ootons future sont ouvert tranquilles.Sept.K.33, oct , B.29 ; nav, 8.2]; déc, 8.22 ; janv., 8.31 ; mars, 8.14.New-York, 29 \u2014Le coton sur place a clôturé tranquille.Middling, up 9 ; do., Golfe, 9 1-4.Ventes 11,302 balles.New-York, 29\u2014Les cotons futurs ont clôturé soutenu.Août \u2026: Sept.R 42 ; oct.8.35 ; nov, R.38; déc, 8.29 ; janv, 8.28 ; mars, 8 21; avril, 8.29 ; mars 8.24.LE FOIN Le foin est tranquille.Nous cotons comme suit - Nol, $8751 $925, No 2, 87.75 à 98.25 ; fin mêlé de trifle, $7.00 à $7.50 par tonne, en gare.Jeet, IL FAUTDES MOISSONNEURS DANS L'OUEST Comme la demande continue à se faite sentir pour la maind'Œuvre dans J'auest à cause de l'abondance des ré coltes, la compagnie de chemin de fer du Pacifique \u2018canadien est à or Kaniser deux excursions additionnelles au Nord-Ouest, qui auront.lieu le ¢ septembre, l'une partira de Québec et passera par Montréal et Ottawa et l'autre partira des provinces maritf - mes.La dernière excursion qui est partie de Montréal, lundi dernier a amené 500 à 610 moissomeurs.On craint due la main-d'œuvre ne roit pas suffisante pour terminer la récolte en temps.permet LE GOUVERNEUR GENERAL SEM PRESENT 12 banquet offert par le Board of Trade de Montréal, en l'honneur Premier Ministre de l'Australie, le 8 septembre prochain, promet d'être de plus importants.Ce banquet aurd même des allures officielles par le fait VENTES PAK AUISSIERS ROVINCE DE QUBBKU.-« QINTRIOP Ek DE MONTRE > ~~Lour de Circuit.No sav \u2014 Dane E.St-Amand, desuanderes- wa, v8 Bdmond Hébert, défendeur.Le hui trême jour de seplombre 1003 à dix hou res de l'avant-uivs mu dusmécike du dit défendeur.au No 113 rue Lagauchetière en la cité de Moutréal, seront vendus par Autorité de justice les biens ot effets du dit défendeur saisis on cette causa, Consistant en meubles J, BE de , ete.Coutiy, H.C.8.Moutréal, 29 août 1903.917-31 RUOVINGCE DE QUEMIA.- DISTRICT - DE MONTRFEAL.\u2014Uour de Cirfuit.NQ | 21848 \u2014 4.l'rendtergaut, demandeur, ve.F.À.Hoknes, défendeur.Le Bèime jour de septeubre 1402 à 10 heures de l'avant- idi à ls place d'affaires du dit défen- tr, au No 5v rue Contre en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les liens et offete du dit défendeur saisis on culty Cause, consistant en chaises de barbier.utc.Conditions: wout cap tant.@.A.Lafontaine, H.O.8.Mout réal, 8V aoot 1904 317-1 P'eyyE VE QUEBEC \u2014 DISTRICT DE MUNTREAL \u2014 Cour de Oircuit.No 10984 \u2014 Joseph A.Bouvier, doman- deur, va.Edmond Héland, défendeur.Le Verne jour de septembre 1402 A onze heures de l'avant-midi, au domicile du dit défendeur, au No 184 rue Visitation en la cit6 de Montréal.seront vendus par suto- rid de justice lea biens ol effete du dit tlôfendeur sainis on Cetle cause consistant eu meubles de inénuge Conditions: ar ont comptant.Anatole Chorrier, H.C .Montréal, 2V août 1003.237-1 PROVINCE DE QUEBEC \u2014 DISTRICT DE MONTREAL \u2014 Cour du Circuit.No 7531 \u2014 Dame Æ.Allen, demasderesne, ve.R.Montague, défendeur Le Sêmne jour de septembre 1002 A dix heures de Vavant-midi.au domicile du dit défendeur au No 3V rue Cuthbert en la cité de Mont réal, scront veudus par autorité de juste Ce lou bivns et effcle du dit défendeur œui- Sib en Celle cause, consistant en moublea de ménage, etc.» L.Lumsier, H.C.8, Montréal, 239 août 1903.217\u20141 P'ONINEE La.QUEBEC \u2014 DISTRICT L'IBERVILLE \u2014 Oour de Circuit \u2014 No 8644 \u2014 Jos L.Pisonneault, détuan- deur, vs.Udilun F.Arcand, déiendeur.Le dixiôme jour de septembre 1902 à deux heures de 1'aprée-midi, au donuctle du dit déenieur, au No 375 rue St-Timothée en la cité de Montréal, ssrout vendus par autorité de justice los biens et effets du dit défendeur asainis en cette cause, consis tant en moubles de ménage.Conditiovs: argunt comptunt.J.8, A H.\u20ac S.Mouutréal, 80 août 1903.217\u20141 JROVINCE DF QUEBEC \u2014 DISTRICT .DE MONTREAL \u2014 Cour de Circuit.No 7226 \u2014 W.A.Giguère, demandeur, vs.A.Hétu, défendeur.ot Demers et Cia, dis trayants.Le dixième jour de septembre 1903 A dix heures do l'avant-midi, au du- micile du dit demandeur, au No Ya rue Sanguinet on la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justico les biens et effets du dit demandeur salsis en cotta cause, consistant en maubles ce ménage.J.S.Bourassa, H.C.8.Montrtai 30 août 1003.217\u20141 ROVINCE PE QUEBEC \u2014 DISTRICT DE MONTREAL \u2014 Cour de Circuit.No 11478 \u2014 jtav.A.M.Mounier, demandeur, ve.G.Laurent, défendeur.Le sème jour de septembre 1V02 A dix heures de l'avant-midi, nu dotuiclie du dit défendeur au No 60 rue Drolet on la clté de Mant- réal, seront vendus par autorité de justice les bians et effete du dit défendeur saisis an celte CAURE, COUNISLANt en meubles de mènage.Conditions: argent comptant.L.Gravel, MH.C.8.Montréal.Zu auût 1403.217\u20141 DIVERS A AYE DE BREVET.\u2014 THE GENERAL pe ELECTROLYTIC PARENT COMPANY, LTi., de Faruworth in Widnes, Lancaster, Angleterre, propriétaire ge brévet Canadien No ov,034, protegennt es per fectionnements dans les conducteurs êlew- triquek at anodes pour fius do electrolyss et autros sen:liables, emt Jisposcs A accorder des licences pour \u2018usage ds elle invention brevetée, ou autrewent la fournir.Lee demandes Owen N.Evans, doivent être faites à solliciteur de brevets Building, Montreal, 3 ot expert, Towple INCE DE QUEBEQ \u2014 DISTRIOT P E MONTREAL.\u2014 Cour Supériew re.\u2014 No 883.Gordélia Laporte, de la ville de Maisonneuve, a, remen 11s le 13 du Havre à bord de noré du part conservateur a \u201cJ'ai préché la doctrine que los habitants des différentes parties du Canada devraient faire ensemble naissanoë plus intime et se renseigner sur Je pays, et Je vais essayer mettre œtte doctrine en praluque.\u2018\u201d PALAIS-ROYAL Deux troupes su théatre du Palais Royal.La Revue a grand spectacle est en répétition.Une divetts à Montréal voulu consacrer son délicieux et Sa Voix exquise aux folles ritournelles du genre gai, car jusqu'à pré la M.R.L.Borden, M.P., chel du conservateur à la Chambre des Ç partur lundi prochain pour la Colombie Britannique.ll sera accompagné de nes \u2018princi - peux lieutenants dans les différences Des comités locaux ont aussi au Nurd-Quest et au Manitoba, mais les dates exac- été fixées.Parluni de son Voyage, le chef ho- Lies du Canada.ll resw ia, a fiaiteal.mercredi.Le lundi, 6 septembre, il tiendra une première assembiée à Victoria, GC, lendemain, il y aurauae adie LrS assembiée à Vancouver, et le mercredi,à New-Wesuninster.Le vendredi et je samedi, les 13 et 18 svplambre, une cuuventdon se tendra à Reveistoke, ot M.Borden as sistera.il visitera aussi Rosslan et or dit : con - Nous n'avons pas encore donné détail de la troupe du Palais-Royal, et comme la réoiverture savance à de grands pas nous Voulons «atisfaire la curiosité du public que l'annouce de notre prochain spectacle a fortement Le Paluis-Royal a donc engagé deux complètes d\u2019acfeurs peri - La première de ces deux troupes est particulièrement Cunsacrée à 2 grande revue en trois actes qui Lucien Boyer.Cette troupe des mieux choisies, compreud les arustes dont les noms En première ligne, une étoile de pre- midre grandeur.qui, sur les instances des directeurs au Palais-Royal à bien talent sent, Mademoiselle Marguerite Jarre de charbons voient ave contentemenb na presque interprété que le grand I'inquiétude des consonmaieurs mon- Tépertoire.Um se Suuvient des succès (réalais et, pour un peu.ils cultive qu'elle a obtenus à Montréal.et tout Paris a retenti des bravos qu'on lui rodigua au Théâtre Lyrique de enaissance où elle créa, il y a la deux nouveau le Marguerie Jarrié joue dans Coin mère, on verra avec quel charme et A Côté d'elle, une fine silhouette de Parisienne à la diction parfaite.à l'é- ¢ voix charmaute, mademoiselle Lucie Pezet, qui apperie | e part de gaité et d'entrain.Puis, Madame FHarmant, dont la voix aimée de notre Blès au les fantai - el talent Delville, le |, et Delau - Pour finir.de nombreux choristes et un des principaux per- \u2018\u2018Paris-Montréal troupe annoncée.notre homme de onnfiance qui chargé de recruter nos artistes à Pais par ses.Voilà que M ; un rôle désopilant fe ; joie de tout Montréal.tellement il a su mettre d'invention de est les a télépra- : t compo - artistes seront à Mon- par:ent la \u201cToua LE WINDSOR MARCHE DE L'AVANT L'Hôtel Windsor s'améliore tous les jours, et le xpecleux hôtel vient s'enrichir d'une nouvelle saile Qui sera \u201cFive O'clock tea.prochaine.nous publie - Ts photogra- La pouvelle troupe se mettra répétitions dès son arrivée et a l\u2019ou - verture de la sa sm de comédie sera de M tien pour aménager le style le plus mo- Cette salle est y acieuse, três bie; clairée, et située Ran u pre.a coin du pre- ont été importés de Paris.De riches tapis et des tentures ver - mier étage.Elle à trois fenêtres qui donnent sur le carré Dominion L'a- Qui orne cette salle, vient et les ustensiles en usage truciios 4\u2019 Aqueducs, § Exot, \u20ac'Ecai- tes recouvrent le plancher et les murs.En somme, c'est une jolie salle qui ne saurait qu'être agréable aux convives.Une autre salle semblable sera bien- tht aménagée pour les dames seule - ment.ras COMMENCEMENT D'INCENDIE mieux.Et conuue il y a Un commencement d'incendie s'est encore trois mots pour la fermeture déclaré, hier soir, vers 9 heures, ay de la navigation, il nous arcivera cer- No.16, rue des Manufactures, à la Pointe St-Charles.Le feu s'était dé claré dans un hanger.Les domunges sont légers.oe J.A.O.LAFOREST Ingénieur Civil.\u2014 Spécialités de cons ON S\u2019ALARME A Les principaux marchands de charbon de Montréal sont d'avis que la grève de la Pennsayivanie ne nous empêchers pas de nous chauffer cet hiver \u2014 Le précieux combuetible ne se vendra pas plus que $6.50 la tonne d'ici à quelque tempe \u2014 A en juger par les nombreuses de mandes de renseignements que le téléphone et le courrier ont apportées au ** Journal\u201d depuia quelques jours.1} est évident que la question du charbon intéresse et, on pourrait dire.inquiéte le public en général et paruculidrement les citoyens de Montréal.C'est bien naturel.Que ferions-mous s'il fallait avoir une disette de ce nrécieux com - busyble à l'approche de l'hiver ! Heureusement que nous n'en sommes Das encore rendus là ; et que, de disette.nous n'en aurons pas.C'est çe qui découle des entretiens qu'un représen - tant du \u2018* Journal\u201d a eus hier avec un certain nombre des principaux marchands de charbon de la ville.Inutile de s'alarmer, prenons patience et nous aurons tout le combustible nécessaire pour nous chauffer cet biver.Puisque ceite crise momentanée est le fruit de la grève des charbonniers aux Etats-Unis, il est bon de suivre attentivement les dévéches, ll n'y a pas de doute que la grève est arrivée À son point cuinunant, À son état au- gu ol l'une ou l'autre des parties con- testante devra céder à brève échéance.Le résultat n'est pas douteux, les propriétaires des nunes vont avoir le dessus Toutes les influences les plus considérables des Etats-Unis ont été mises en jeu pour exercer une pression sur les patrons, rien n\u2019a fait, ils sont restés inflexibles.Après avoir épuisé tous les moyens diplomatiques, les ouvriers, à bout de ressources, ont fatalement compromis leurs chances de succès en recourant à la violence.C'est précisément ce qu'attendaient les Dropriétaires qui ont imniédiatement fait appel à la : troupe.Maintenant.grâce à cette | protection, ils vont pouvoir reprendre ; l'exploitation de leurs mines et les ou- | } ! vriers de plus en plus épuisés devront s'avouer vaincus .C'est ce qui fait dire à tous les marchands de charbon de Muutréalque la grove touche à sa fin.i Comme le déclaraient hier quelques- uns de ces mineurs, 1] faut dans tout cela, compter avec la spéculation.Ï Sans parler de ce qui se passe che.i nus Voisins, il est bon de remarquer : que certains de os prpres marchands © veraient cœi ditat d'anxiftK dans le but de voir hausser.peut être le pny du combustibie sans cause Vaiable réelle.M.ARTHUR LACOSTE Interrogé sur cette question, M.La- coste dit, : \u201cM n'y à pas lieu de s'à- larmer; vous Voyez qu'à la suite de l'intervention des troupes on a déjà commercé à trava:ller dans quelques mines et toute la difficulté peut se ter- Miuër au Mement où on y pensera le mols, II n'y aura pas et 1 ne: peut y avoir de disette de combustible que par une impossibilité absolue que le Canada ne puisse, à cause de ceite grève, importer du charbon des Etaus- Unis; nous pouvons toujours avoir le, charbon Welsh (le GaHois).C'est un combustible qui n'est pas à déda:zner.En qualité de valoriiique.il vaut mieux ! que l'anihracite américain.Je calcle qu on y gagnre de 23 a 33 poar cent Naturellement 11 faut savoir s en:servir, voila tout Cette annde il coûte un peu plus cher , mais en these goncrale, il se vend à peu près ie mênie pr:x que le produit americain et il vaul mieux fi brûle à peu près totalement en cendres.sans laisser de \u2018\u2019sassure \u2018 ou de mache ter.Tandis que l\u2019anthracite américain vous donne près de 25 pour cent de cs déchets.Puis nous aurons no tre érable, notre merisier rouge.ete.Comme de raison nous aurcns a paver un peu plus cher et le bris nécessaire dans certains can un Charnçement duñs notre système de chauffeve Mais à la guerre comme à la guerre Or tort ceci ne s'applique qu\u2019à ure bypothèse impossible.Nous aurons du cha bon en quant'té suffisante, à temps et à un prix rarsonnable Natnrsile ment si la grève se continuait encore Guélque peu et que l'importation nous armivât ensuite tout d'un coup, le prix du chauffage subirait une hausse appréciable.M.E LEMIRE \u201cJe suis d'avis que la grève des mineurs de Pennsylvanie sera term:- née d'ici au 20 septembre.Cest aussi l'opinion de tous ceux qui nous four- nis-ent du ckarbon.\u2019 dit M.Le inire, hier encore.je recevais des lettres exprimant la même idée.C'est alors seulement que nous pourrons répondre aux nombreuses demandes de nos clients.\u201cPour le moment.il nous est im - possible de le faire.I n\u2019y a pas de charbon ici, et le peu que nous avons nous le vendons $7 06 la tonne.Quand viendront les premières cat- gaisons de charbon, il est probable qu'il se vendra pour $6.00 A $6.50 la tonne.Mais si cette grève dépasse les Hi- mites attendues, il faudra nécessai - rement se servir de bois comme com- buxtible, et le bois vaudra $10.00 la corde, particuliPrement l\u2019érable et le mérisier Fn prévision*de cette disette, M.lemire pos-ède une grande quantité de bois, afin de pouvoir satisfaire ses clients d'ici à la fin de la grève.MM.REID & SON M.Reed, de la maison Reed & Son, dit: \u201cIl n'y a pas lieu de s'alarmer de cette grève des mineurs.Cette grève ne terminera fatalement d'ici à la fin de septembre.II faut absolument que la situation change pour le tainement quelques bALimentx chargés de charbon d'ici au mois de novembre, te qui nous permettra d'en fournir à nos clients.au fur et à mesure qu'ils en auront besoin.le charbon vaudra 36.56 la tonne l'hiver prochain, et je sufx Bien convaincu qu'il n\u2019y à rien A termindre de cefte grève.Ie charbon ne fera pas défaut; il ne vendra un | faire attendre la fin d: ques centaines de :.nnes; ; Fa\\et aussi long à TORT MAISON POUPART.\u2018La grève des mineurs n'offre rien de bien alarmant'\u2019, dit M Deniger, de la maisog Alph.Poupart, \u2018\u2019car elle se Sernunera d'ici à quelques semaines.Nous avons eu, ces jour>-ci, la Visite d\u2019un agent de Pennsylvanie, et il nous a proms qu'il sera en état de nous enYoyer du charbon en quantité suff- sante pour en fournir à petite quantité à nos clients à mesure qu'ils en auront besoin, afin de satisfaire tout le monde.En tous les cas, le charbon ue vaudra pas plus que $6.50 la tonne l'hiver prochain, c'est une chose certaine pour nous, et la valeur du bois n'augmentera que très peu si elle augmente.M.THEO.ST-GERMAIN \u2018\u201cJe crois que la grève sera terminée en septembre et qu\u2019ensuite nous aurons du charbon à une fraciiuon plus cher que d'halitude.Pas dc disette de ce combustible à craîndre.nous n'auruns pas froid cet fiver.Quaut à la date exacte de la reprise du trafic, personne ne peut vous le dire.Le commer- ve ici _-est dans vne obscurité complè& te.Tout de même, il n'y a pas ac - tuellement de charbon sur le marché à Montréal, j'ai offert, anrourd'hui mé- me $10.00 pour une tonne de charbon, et je n'ai pu en trouver Soyez sûr que d'ici à quelques servaines nous aurons absolument tout le charbon dont nous aurons besoin.M.L.D.CARIGNAN \u201cComme tous mes collègues du commerce je suis dans une oüscurité con plete, quant à la fin de la grève.Je ne peux pas dire -qu:! y .it 30 tonnes de charbon dispanities dans loute la ville.Cependant :! arrive une quantité suffisante de :arbon galluis.Jour satisfaire la con.»unaliop ac- : \u2019uelle et il en arrivera a-0: pour nous « Etève.Ue ur que ae ao aussi blen charbon gallois est me: Méricain, mais il c'es: travaillé, assorti et LAé, cependant il denne plus de Chaleur.pu- i tes & Vos lecteurs dv one pas s'alarmer: nous veillors a.rrain er nous serons bientôt en état de leur lourMt à UN pox rais oubde le charbon voulu.\u201d LA PENNSYLVANI\\ tx, CO.\u2018Nous ne connaissot.dit M.Jos.Fatruk, le géran: ia Com- pagnie.\u201cCelle Crise © afixiera pas Lo prix du bois et si pur possible anthracite nous mans \u20ac Its nous semviions du charbon vy Voili Du re te, pourquoi tou\u2019 gfeve Va se terminer e: septembre, ja troupe est là, sur les :cux, les mines travaillent déilà et nous anruns du charbon.Dites au pubic de prendre patience et surto:: de se garer des spéculateurs, Noo il n'ya p.= de the room disionihle nous en avVous quel- nas tout est vendu., Du rite la dinette nest pas aussi C'a-e qu'on le di E LOU, , \u20ac resté beaucos- de charbon de hiver dernier et 1.5 en avons Unparté » MOI et peitttre pius.M est ridi ir de parler de d:- setie, la spécua on locaie Neen vous\" Pour ce ie l'en sais.la grève me semble tirer © a fin er nee rons bientôt notre \u201charbon.\u201d wo.#- AU SAULT-AU-RECOLLET Mercredi et jeu.prochains, les 3 et 4 septembre, de
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