The Quebec gazette = La gazette de Québec, 12 mai 1842, jeudi 12 mai 1842
[" ueher.No.5849.] [Nouvelle Série] JEUDI 12 MAI 1842.{lère Année, No.4.] meme = rer [Tome 81.PARTIE RELIGIEUSE.\u2014\u2014{fm\u2014 M.PERBOYRE.(SUITE ET FIN.) « M.Perboyre, je l\u2019ai déjà dit, avait été chargé de chaînes et jeté dans üne dégoi- tante et horrible prison.Il vivait là, ou plutôt c\u2019est là qu\u2019il mourait tous les jours, accablé de misère, et confondu àvec des scélérats de toute espèce.Ces hommes, pourtant, malgré leur dégradation, finirent par être pénétrés d\u2019une grande vénération envers le serviteur du Maître du ciel ; ils le regardèrent comme un personnage extraordinaire et digne de respect.ll se trouvait aussi dans cette prison un brave chrétien qui avait généreusement confessé la foi au milieu des tortures.Il était mourant, et M.Perboyre put encore exercer à son égard les fonctions de son ministère.Il trouva moyen d\u2019entendre sa confession, et peu à près cet heureux chrétien, dont je ne puis vous dire le nom, rendit le dernier soupir, et s\u2019en alla demander à Dieu la récompense de sa fidélité.M.Perboyre put aussi jouir lui-même, au milieu des fers, des secours de la religion.Un prêtre chinois, de nos confrères, s\u2019arrangea si bien avec les geôliers, qu\u2019il put se rendre plusieurs fois auprès de M.Perboyre ; et c\u2019est par ce moyen que nous avons eu le bonheur de recevoir les lignes précieuses qui sans doute se trouvent actuellement à Paris.Plusieurs chrétiens achetèrent aussi de la police chinoise, qui est essentiellement vénale, la faveur de visiter le saint prisonnier.Ils purent lui offrir de temps en temps une nourriture moins grossière que la ration fixée par la loi ; mais les satellites voulaient tout voir, tout examiner, faire l\u2019épreuve de tout.Ils craignaient qu\u2019on ne voulût empoisonner leur victime.Oh! s\u2019ils avaient su un mot seulement du christianisme, ils n\u2019auraient pas eu de pareilles appréhensions ! Quoique M.Perboyre füt exténué, brisé, tous les jours mourant, les mandarins avaient néanmoins de lui une peur étonnante.Ils étaient convaincus qu\u2019ils avaientaffaire à un grand magicien ; c'était chez eux une idée fixe, et ils s\u2019attendaient d\u2019un moment à l\u2019autre à ce que leur prisonnier leur jouât un grand tour de magie.Aussi, pour neutraliser sa science et prévenir tout événement, ils eurent recours aux docteurs en médecine, qui fireut avaler à notre pauvre confrère de grandes rasades de sang de chien tout chaud et tout famant.D\u2019après la Faculté de médecine de Ou- Tchan-Fou, le sang de chien est un spécifique pour suspendre et arrêter les opérations magiques.\u201c Enfin arriva le moment où la position de M.Perboyre allait devenir meilleure.Il allait échanger les douleurs d\u2019ici-bas pour les délices du Paradis, et son faible reste de vie pour l\u2019immortalité.Dieu avait été content de ses combats, et il vou-; lut lui accorder les honneurs du triomphe : ce fut le 11 septembre qu\u2019il lui offrit la palme du martyre.La synagogue de Pékin avait déclaré que le saint prêtre était digne de mort : Reus est mortis (1), et le décret impérial qui comdamnait notre cher confrère à être étranglé, arriva le 11 septembre 1840 à Ou-Tchan-Fou.La sentence ne fut pas rendue publique; on l\u2019exécuta a la hate et comme a la dérobée.Voilà pourquoi les chrétiens ne se rendirent pas sur la place des exécutions.D'ailleurs il était cru généralement que M.Perboyre ne serait pas condamné à mort, parce que d'ordinaire on se contente d\u2019env .yer en exil les prévenus dont le visage a été marqué au fer rouge.1ly eut pourtant un chrétien qui se trouvait par hasard sur le passage de M.Perboyre quand on le conduisait au supplice, et il put être témoin de son martyre.C\u2019est de lui que nous tenons les détails suivants.\u201c Quand M.Perboyre marchait à la mort, il était nu-pieds, et avait pour tout vêtement un caleçon recouvert de la robe rouge des condamnés.Ses mains étaient attachées derrière le dos, et dans les mains étaitfixée une longue perche qui s\u2019élevait au-dessus de sa tête.A l\u2019extrémité de cette espèce de pieu flottait une espèce de drapeau où se trouvait imprimée en gros a) Matth.xxvr.65 caractères la sentence de notre glorieux martyr : Et imposuerunt super caput ejus causam ipsius scriptam (2) ; et afin qu\u2019il eût encore un autre trait de ressemblance avec Jésus montant au Calvaire, afin qu\u2019il fût vrai, jusqu\u2019au bout, que le serviteur n\u2019est pas au-dessus du maître, cinq malfaiteurs condamnés à mort à cause de leurs forfaits lui furent adjoints: Et cum iniquis reputatus est (3).\u201c Il est d\u2019usage en Chine de mener les criminels de la prisonau lieu du supplice avec précipitation et au pas de course.Chacun des condamnés est escorté par deux satellites qui emportent plutôt qu\u2019ils ne conduisent leur victime.Cette manière accélérée, jointe à la musique sauvage du tam- tam, donne, dit-on, à une scène d\u2019exécution un caractère qui épouvante et fait frissonner les Chinois.Ce fut après une assez longne marche, exécutée de la façon que je viens de dire, que M.Perboyre arriva sur la place où attendait déjà une grande foule.De nombreux satellites armés de lances et de piques en forme de trident se rangèrent en cercle autour d\u2019un poteau fixé en terre.C\u2019est là que furent d\u2019abord attachés et décapités successivement les cinq malfaiteurs ; notre confrère fut réservé pour la fin.Quand son heure fut arrivée, il se mit à genoux et pria quelques instants.Le chrétien qui se trouvait là était consterné de douleur, et il avait été obligé de mettre ses mains devant son visage pour cacher ses larmes ; aussi n\u2019a-t-il pu dire tout ce qui s\u2019était passé en ce moment solennel.Il entendit seulement la populace qui disait tout haut : \u201cVoilà l\u2019Européen qui se met à genoux, il est en prières.\u201d M.Perboyre fut enfin saisi par le bourreau, qui lui lia les pieds derrière le dos, et puis l\u2019attacha au poteau un peu au-dessus du sol et dans la posture d\u2019un homme à genoux.Il est à remarquer qu\u2019il eut beaucoup plus à souffrir que ceux qui l\u2019avaient précédé au gibet.Ceux-ci avaient été décanités prompetment et d\u2019un seul coup ; mais pour lui le genre de mort devait être différent, parce qu\u2019on voulait rendre sa mort plus douloureuse et plus infâme aux yeux du peuple.Il devait être étranglé, et on eût dit que le bourreau voulait tout à loisir savourer sa victime.Après une première et vigoureuse torsion, il lâcha la corde, comme pour donner au martyr le temps de sereconnaître et de bien sentir la mort.Peu après il tordit encore, et puis s\u2019arrêta de nouveau.Ce ne fut enfin qu\u2019au troisième coup qu\u2019il voulut en finir: il donna une pression décisive : mais, comme le corps paraissait encore conserver quelque souffle de vie, un satellite s\u2019approcha et acheva le martyre de notre glorieux confrère, en lui lançant un rude coup de pied dans le bas-ventre.Ce fut vers midi que la belle âme de M.Perboyre passa de la terre au ciel.Quand le chrétien qui se trouvait là eut vu que tout était consommé, il courut annoncer aux fidèles de Ou-Zchan-Fou le grand événement dont tout à l\u2019heure il avait été témoin.Incontinent les chrétiens se rendirent en masse sur la place des exécutions.À leurarrivée ils furent tous frappés d\u2019étonnement en voyant combien le corps de M.Perboyre différait des cadavres des criminels qui meurent par la strangulation.Ceux-ci sont horribles à voir : leurs joues sont d\u2019une lividité repoussante, leurs yeux noyés et vitreux s\u2019avancent grands, ouverts, hors de leur orbite, et de leurs bouches tordues par les convulsions jaillissent leur langues hideuses de sang et d\u2019écume.La figure de M.Perboyre était, au contraire, calme et sereine, ses yeux et sa bouche étaient tranquillement fermés.\u2026, on eût dit un saint homme endormi.Après quelques iustants, les corps des cinq criminels furent enterrés par les satellites ; mais celui de M.Perboyre demeura, en signe d\u2019ignominie, exposé jusqu\u2019au lendemain aux yeux de la multitude.Les chrétiens prirent des précautions pour ne pas abandonner à la profanation des païens ces précieuses reliques.Ils s\u2019adressèrent aux gens chargés de mettre en terre les suppliciés ; l\u2019argent fut un excellent en- (2) Matth.xxvii.57.(3) Mare, xv.28.tremetteur dans cette affaire.On combina pour que personne ne fût compromis, et les euterreurs consentirent à livrer, pour une certaine somme, un cadavre qui, à leurs yeux, n\u2019était d\u2019aucun prix, mais qui, pour des chrétiens, n\u2019était rien moins qu\u2019un trésor.Le lendemain, en se rendantau lieu de la sépulture, ils passèrent par un endroit assez isolé ets\u2019arrêtèrent sous quelque prétexte devant une maison qui leur avait été indiquée.La, des chrétiens attendaient leurs reliques ; il avaient préparé un cercueil plein de terre qu\u2019ils livrèrent au porteur en échange de celui qui contenait les restes de M.Perboyre.Non loin de l\u2019endroit\u2018où se fit le troc était une chapelle où fut plété le corps de notre confrère.Les chrétiens lavèrent avec respect et amour ces membres qui avaient tant souffert pour J{sus-Christ, et les revêtirent ensuite de riches et magnifiques habits, auxquels on avait travaillé durant la nuit précédente.Ce ne fut pas chose difficile que de trouver une bonne position pour la sépulture.Le corps de M.Perboyre ne pouvait être mieux qu\u2019auprès des restes précieux d\u2019un enfant de saint Vincent qui, lui aussi, a été martyrisé pour la foi, dans la province du Hou-pé, il y a tout au plus vingtans.Aux environs de Ou-Tchan-Fou, et sur le versant de la Montagne rouge, Houn-Chan, deux modestes tombes sont placées actuellement côte à côte ; quelques chrétiens dévoués et discrets savent seuls que c\u2019est là que reposent les corps de deux martyrs, de MM.Clet et Perboyre.\u201d On raconte que des faveurs miraculeuses sont journellement accordées à ceux qui invoquent le nouveau martyr.Ici, à Paris, on vénère les vêtements qu\u2019il a portés pendant sa captivité, la corde meurtrière qui a consommé son sacrifice, et que ses confrères ont transmise à leur sainte compagnie pour être gardée \u2018comme un trophée glorieux ; on sait que le Pontife suprème a ordonné les preparatifs nécessaires pour sa future canonisation.( L\u2019 Univers.) Sfouvelles Eculesiastiques et Msligieuscs.PRUSSE.On sait que Mgr.Clément Auguste, baron Droste de Wischering, archevêque de Cologne, avait eu- couru la disgrâce du roi du Prusse, parce que, suivant les ordres du St.Siége, ii exireait daus la célébration des mariages mixtes, que la partie protes- tanie promit d\u2019élever dans lu religion catholique les enfants qui saitraient de sou mariage.N'ayant pas voulu se conformer sur ce point aux prescriptions de son souverain, en qui il ne reconuaissait, comme de raison, aucune autorité en matières religieuses, ce vénérable prélat avait été enlevé de force de son palais épiscopal, et retenu captif jusqu\u2019à la fin de l\u2019anuée dernière, saus qu\u2019il lui fût permis d\u2019avoir au- cucu relation avec son église.Dans l\u2019intervalle, les fidèles du diocèse de Colorne, fort attachés à leur pasteur, ont été constamment daus l\u2019agitation.Pour y mettre fin des négociations out été enta- tmées entre la cour de Rome et Sa Majesté Prussienne, et elles ont eu pour résultat de procurer à \u2018\u2019\u2019évêque persécuté un coadjuteur, avec droit de succession, dans la personne de l\u2019évêque de Spire, Mgr.de Geissel, mais avec pleine et entière liberté de se conformer aux ordres du S.Siége dans la célébration des mariages mixtes, comme dans tout ce qui concerne la religion.Ci-suit la lettre quo l\u2019archevêque de Cologne adressa aux fidèles de son diocèse, pour leur présenter son coadjuteur et leur douner ses derniers avis.On lit daus la Gazette &\u2019 Aiz-la.Chapelle : \u201c Mgr l\u2019archevèque de Cologne, Clément Auguste, vient d\u2019adresser aux fidèles de son diocèse les adieux suivants: \u201c Clé ment Auguste, par la miséricorde de Dieu, etc., etc.À mes chers collaborateurs dans la vigne du Seigneur, et à tous mes chers diocésains, grâce et paix de Dieu notre Père et notre Seigneur Jésus-Christ.Par des motifs de la plus haute importance concernant le salut de l\u2019Eglise, le chef suprème de l\u2019Eglise m\u2019a nommé, ainsi que vous le savez, un coadjuteur dans la personne de Mgr l\u2019évêque de Spire, M.de: Geissel, et cela avec le droit de me snccé-! der; car je conserve l\u2019archevêché de Cologne, et je reste votre archevêque, , \u201c À ma mort, Mgr de Geissel prendra immédiatement ma place comme archevêque de Cologne, et vous savez que Sa Sainteté a daigné le nommer dès à présent administrateur de mon diocèse, et lui à donné tous les pouvoirs nécessaires à cet effet.\u201c Voulant me soumettre à cette mesure du chef suprême de l\u2019Eglise, je vais, imi- taut Moïse, l\u2019ami de Dieu, dans la proportion de mes forces, lever pour vous mes mains au ciel, en priant.Mais vous, mes chers collaborateurs dans la vigne du Seigneur, il faut que vous me secondiez, afin que mes bras ne se fatiguent pas, afin.que le combat que nous devons tous soutenir sans reläche contre la tentation de la chair, le monde et le démon, continue, jusqu\u2019à ce que nous ayons remporté la victoire.\u201c Mes chers collaborateurs dans la vigne du Seigneur, mes chers diocésains, vous tous, attachez-vous fortement au rocher de saint Pierre à Rome, sur le quel le Sauveur a bâti son Eglise, tenez ferme la doctrine du Seigneur qu\u2019il nous a fait annoncer par son, Eglise, et montrez par votre conduite, par une manière d\u2019agir vraiment pleuse, que vous êtes fidèles à la doctrine du Seigneur.* Obéissez à vos chefs, obéissez dans les choses religieuses à l\u2019autorité spirituelle, et de même que le troupeau obéit à la voix du bon pasteur, obéissez à mon coadjuteur, nommépar le chef de l\u2019Eglise coadjuteur de mon diocèse ; et dans les choses temporelles, obéissez à l\u2019autorité temporelle, non pas seulement par la crainte du châtiment, mais pour l\u2019amour de Dieu.\u201c lit vous qui êtes chargés de l\u2019éducation de la jeunesse, ecclésiastiques et parents, maîtres et professeurs, n\u2019oubliez jamais que les enfants, que la jeunesse, sont un bien qui vous est confié et dont Dieu vous demandera compte un jour, \u201c* Aimez vous comme Jésus-Christ vous à aimés; c\u2019est ainsi que, d\u2019après les paroles du Seigneur, tous reconnaîtront que vous êtes ses disciples.« Puisse la béuédiction de Dieu, le Père, le Fils et le saint-Esprit, vous accompagner dans tous les temps ! \u2014 Amen.* Laprèsente circulaire sera lue en chaire dans toutes les Eglises de mon diocèse, le premier dimanche après qu\u2019on l\u2019aura re- cue.« Munster, le 9 mars 1842, \u201c + L.S.CLEMENT-AUGUSTE, Archevéque de Cologne.ANGLETERRE.Nous avons eu sous les yeux lo journal anglais The Missionary Register du mois de décembre dernier; il contient, entr\u2019autres matières, un compte rendu des revettes faites en Angleterre, daus le courant du l\u2019année, par la Société biblique pour l\u2019eutretien des missionnaires protestants, et l\u2019indication des Bibles et autres livres de religion qui out été publiés.La some totale des recettes a été de 1,058 515 livres sterling, équivalaut à envirou 27 millions de francs.Le nurobre des Billes et autres imprimés religieux a été de 3,930,944.Les recettes, dans les Etats-Unis du nord de I\u2019 Amérique seulement, ont été de 944,648 dollars, formant environ cinq millions de fraucs ; les recettes dans les lëtats du sud, qui ne doivent pas être moins cousidérabler, ne sont pas mentiounées dans le jour- Dal.Si ou ajoute à ces recettes celles qui sont faites dans les pays protestants et mixtes de l\u2019Europe, et dans les iininenses possessions d\u2019outre-mer soumises au domaine de l\u2019Angleterre dans les cing parties du monde, nous croyous être beaucoup au-dessous de la réalité, en portant la somme totale des collectes, pour l\u2019entretien des œissions protestantes, à 50 millions par an.Le nombre des Bibles et autres livres de religion imprimés durant l\u2019année aux Etats-Uuis seulement, a été de 254,710 volumes, couteuant 95,958,500 pages ; et, depuis la fondation de la Société des bons livres, ells a publié 69,383,771 ouvrages, cou- tenant 1,120,252,541 pages, reutermées dans 1,598,- 150 volumes.À la vue du ces résultats produits sans exciter la muiudre plainie, le moindre murmyre dans les pays uù ils sont obteuus, les persounes julouses devraient cesser de purter envie à la recette, comparativement si médiocre, d\u2019environ deux millions et demi de francs, résultat des aumônes d\u2019un sou par semaiue, perçues, dans tout le monde catholique, par l\u2019œvre sainte de l\u2019Association de In Propagation de la Fui, pour lo soutien de nus missions qui embrassent les cing parties du globe, et qui sont infiniment plus étendues, plus florissantes et plus prospères que Loutes les missions protestantes réunies.Un sait que les missions protestantes des deux ro came ray mr oc kr Ï ! mondes, ot surtout celles qu'ont fondées les missionnaires presbytériens et épiscopaliens d\u2019Amérique, sont desservies non-seulement par des missionnaires hommes, mais sussi par des missiounaires femmes (female missionaries).Ce sont ordivairement ces dernières qui sont le plus actives dans la carrière du prosélytisme; aussi dans quelques stations for- ment-elles la majorité des missionuaires en activité.Nous lisons dans le jonrnal précité ( Z he Missionary Reyister), p.549, qu'à uve des stations dirigées pur Jes presbytériens en Afrique, il y a quatre missionnaires hommes et dix-huit missionnaires femmes ; dans une autre, huit missionnaires hommes et vingt mission naires femmes.LE PUSEISME, \u201c En quoi consiste le puséisme ?se demande Oxfurd-Chronicle \u2014 I! consiste répond cette feuille, à dire anathème au principe du protestantisme (1); à abandonner de plus en plus les fondements de la réforme auglicans (2); 8 déplorer la séparation avec l\u2019église romaine (3); à regarder Rome comme notre mère, et À dire qu\u2019elle nous a enfantés à Jésus- Christ (4).Il consiste à représenter l'église d'Angleterre comme une esclave condamnée aux fers et à un honteux travail; à dire que son enseignement se borne à bégayer des formules équivoques (5); à dépeindre au contraire l'Eglise de Rome comme donnant un libre cours à tous les sentiments religieux, de foi, de respect, d\u2019amour et de dévotion (6,) et comme possédant par ses sublimes bienfaits les droits les plus sacres à notre vénération et à notre reconnaissance (7).1L,consiste à diro que nos 30 articles sont la produttion \u2019un siècle étranger au catholicisme (8) ; que notre liturgie est la condamnation de notre église (9) : tandis que le rituel de Rome est un trésor précieux (10), et son missel un riche at sacré monument des temps apostoliques (11.) 11 consiste à déclarer ue l\u2019Ecriture n\u2019est pas l\u2019unique règle de la foi (12) ; mais que les révélations divines nous sont aussi proposées par la tradition orale dont l\u2019église est dépositaire (13), et que la Bible sans explications ni commentaires aux ignorants.nest pas propre ordinairement à les diriger dans l'affaire de leur salut (14).Il consiste à affirmer que daus la cène le Christ est présent sous la forme du pain et du vin (15); qu\u2019il est alors personnellement et corpo- rellement avec nons (16,) et que le clergé a reçu le mystérieux et sublime pouvoir de changer le pain et le \u2018vin au corps et au sang du Christ (17.) ll consiste enfin à defendre comme légitime la prière pour les morts (18) ; à établir une différence eutre uu péché véniel et ua mortel (19); à affirmer qu\u2019on peut admettre l\u2019existence d\u2019un purgatoire, honorer les reliques, invoquer les saints.reçonnaître sept sacrements, et qu'on peut ensuite en toute conscience souscrire aux 39 articles d\u2019Eglise d\u2019Angleterre (20).\u201d (1) Lettre de M.Palmer à Golithly.\u2014?2) Briti.h critic.Juillet 1841.\u2014(3) Traités d\u2019Oxford.\u2014.(4) Lettre de M.M.Palmer.\u2014(5) Traités d'Oxford.\u2014(6) Lettre de M.Newman au docteur Jelf.\u2014(7) Traité d\u2019Oxford.\u2014(8) Idem.\u2014(9) Frond's Romains.\u2014(10) (11) et (12) Traités d\u2019Oxford.\u2014(15) (14) et 15 Sermons de Linwovd.\u2014(16) et (7) Doctrine de l'Eglise en A ngieterre sur la sainte Kuchar.Istie.\u2014(18) \u2018Fraités d'Oxford.\u2014(19) et (20) 1dem, et Sermons de Linwood, D'APRES UN JOURNAL PROTESTANT.IRLANDE.On lit dans dans un journal de Belfast : \u201c Le bruit court que non seulement le présent marquis de Hertford est un libéral, mais qu\u2019il est converti à la foi catholique.Si ce bruit est fondé, et il y a de bonnes raisons de le croire, on peut s\u2019attendre à voir s\u2019effectuer sous peu des améliorations de la plus haute importance dans la condition politique du comté d\u2019Autrim, et de la ville de Lisburn en particulier.\u201d FRANCE.\u2014M, Roger de \u2019Académie Irangaise, vient de succomber à une douloureuse maladie.Nous ne rappelons ici ni sou esprit, ni ses titres littéraires : en présence de son cercueil, nous ne devons parler que de sa foi.Elle était vive et profoude.Il avait eu déjà le bonheur de communier, lorsqu\u2019il voulut se préparer encore, par la réception des sacrements, à l\u2019opération de la pierre.Au milieu des plus cruelles souffrances, il conservait une sérénité calme, et on peut dire qu\u2019il a été un modèle de patience, de résignation chrétienne et de confiance en Dieu.(Ami de la Religion.) M.Duban, architecte, chargé de la restauration de la Sainte-Chapelle, (construite par St.-Louis pour recevoir les reliques de la Ste.-Couronne), a convoqué une réunion d'entrepreneurs pour la reprise et la distribution des immenses travaux d\u2019une importance de plus d'un million de fr, à exécuter à cet antique édifice.On doit rétablir catte chapelle telle qu\u2019elle était au Xillo siècle, époque de son élévation, tant intérieurement qu\u2019extérieurement, À partir du sommet des combles, on la décorera d\u2019une tour de 23 mêtres 35 centimètres de hauteur, dans ub style analogue à la tour de la Ca- thrédrale de Beauvais, ainsi que la porte le véritable plan primitif retrouvé dans les archives des monuments publics.On évalue à huit années la durée des travaux pour la restauration complète de la Sainte-Chapelle.\u2014On assure que MM.Martin (du nord) et Guizot ont sérieusement songé à réaliser le vœu manifesté naguère par M.l\u2019évêque de Châlons, en procurant à nos frères du Tong-King et de la Cochinchine, une tranquillité désirable après la persécution.Nous avons même lieu de croire que la voix de la France s\u2019est déjà fait entendre.SUISSE.Il vient de sortir de la chancellerie fédérale un travail statistique sur les couvents de la Suisse, Il réaulte de son contenu, que les cantons de Bile, ville et campagne, de Schaffhouse, d\u2019Appenzel- extérieur, de Vaud et de Génève, sont les seuls Etats de la Suisse qui n\u2019aieut pas de couvents Neuchâtel a un hospice de Capucins au Landeron.Le Valais compte neuf couvents, dont plusieurs ont été constitués depuis 1815, eotr\u2019autres les maisons des Jésuites.Le Tessin n'en a pas moins de vingt- huit; la Turgovie, onze; I'Argovie en avait un pareil nombre avant la suppression prononcée par le grand couseil ; Berne compte deux couvents de femmes à Purrentruy ; Zurich n\u2019a dans son territoire que le couvent de Rheinau.= assure que trois des religieux hospitaliers du Grand St.-Bernard ont succombé l\u2019hiver dernier à la riguçur du froid, qui s\u2019est élevé, à plusieurs reprises, à 22 et 23 degrés Centigrades.UNE CANONISATION PAR L'EMPEREUR DE RUSSIE, Ily a dix ans passés que l\u2019empereur Nicolas canonisa solennellement un certain Métrophane, le créa chevalier de tous les ordres de l\u2019Etat, orna son tombeau des diverses décorations de ces ordres, et institua par un ukase public une fête en sou honneur daus toute l\u2019étendue de l'empire.Mais plus tard les recherches de quelques savants prouvèrent jusqu\u2019à l'évidence que ce Mélrophane avait été un voleur de grand chemin, et que, pour cette raisoD, d\u2019après l\u2019ancienne coutume des Russes, il avait été jeté dans un couvent pour ÿ subir ua emprisonnement perpétuel, En conséquence, l\u2019année dernière, l\u2019empereur l\u2019a fait dégrader de la même manière, le dépouillant de toutes ses décorations et publiant un nouvel ukase pour défendre son culte et le chasser du ciel.La personne qui nous transmet cette nouvelle, ajoute: \u201c Depuis longtemps on avait entendu parler de cette inconcevable prétention et folie de l\u2019autucrate; mais on ignorait les détails, Ceux que l\u2019on transmet ici, ont été puisés à ane source bien authentique, et l\u2019on peut en garantir l\u2019exacte vési- té.\u201d Nous pouvons, de notre côté, assurer que notre correspondant est un homme respectable et digne de toute confiance.Et par conséquent, quelque singulier, quelque incroyable que paraisse le fait, il ne pent rester de doute là-dessus.Nous le livrons done aux réflexions des gens raisonnables de toutes les classes.On verra par ce seul exemple la différence entre une canonisation de l\u2019Eglise catholique et une apothéose de l\u2019 Eglise grecque schismatique, entre l\u2019œuvre de Dieu et l'onvrage de l\u2019homme.La chose mérite d\u2019autant plus d\u2019être signalée que le gouvernement russe fait aujourd\u2019hui, à l\u2019égard de ses sujets catholiques, le plus triste abus de son pouvoir, dépouille leur clergé et leurs églises et paraît vonloir s\u2019emparer de toute la puissance spiri- tnelle.Les nouvelles qui viennent de ce grand empire, de la Pologne en particulier, sont déplorables.L'espoir qu\u2019on avait conçu l'année dernière, lors du voyage du prince impérial à Rome, semble entièrement perdu et le mal augmente chaque jour.(Journal Historique.) \u2014\u2014\u2014\u2014 CANADA.Québec, 12 mai 1842.Mgr l\u2019Evêque de Sipvne et M.le curé de Quesec sont arrivés ici ce matin, sur le bateau à vapeur Lady Colborne.Au nombre des passagers se trouvait aussi le Directeur des FRERES DE LA DOCTRINE CuRETIENNE à Montréal, qui vient à Québec pour faire préparer convenablement le local où les Frères que l\u2019on attend ici prochainement de France devront tenir leurs écoles.La consécration épiscopale de Mgr PowER, qui a pris le titre d\u2019Evêque de ToroNTo, a eu lieu à La- prairie, dimanche dernier.Le Prélat consécrateur était Mgr Gauriy, Evéque de Kingston, assisté de Mgrs les Evêques de MONTREAL et de Sipvme.Le Sermon a été préché par M.QUIBLIER, supérieur du Séminaire de Montréal.La bénédiction de la première pierre de la maison de la Providence à Montréal a été faite, mardi dernier, par Mgr l\u2019Evêque de Toronro.M.BiLLau- DELLE, directeur du grand-séminaire, a fait le sermon.PARTIE POLITIQUE, LITTERAIRE,SCIENTIFIQUE ET COMMERCIALE- \u20147_ QUATRIEME PAGE, Ispe.\u2014Conquêtes et Désastres des Anglais dans l\u2019Asie centrale (suite).BULLETIN scIENTIFIQUE-\u20141 © Météore ; 2° Botanique ; 3° Télégraphes de nuit ; 4° Cométe d\u2019Euke; 5° Puils artésien de Grenelle; 6° Dé- gngement spontané de gaz hydrogène sulfuré dans les eaux de la mer, et ses effets sur la santé des hommes et sur la doublure en cuivre des bâtiments.ANNONCES DIVERSES.\u2014fte\u2014 NOUVELLES DIVERSES, ANGLETERRE.l'income-taz etle nouveau tarif contiouent à défrayer presque exclusivement la polémique des journaux de Londres.Le Times voit daus l\u2019abaissement des droits sur les importations étrangères poindre une nouvelle ère pour l\u2019économie politique de son pays.Il espère que l\u2019Angletesre arrivera progressivement à ne pas protéger plus les produits de ses colonies que les produits étrangers, mais qu\u2019en revanche elles seront libres de faire le commerce avec qui elles voudront et comme elles l\u2019entendront.En un mot il voudrait les voir assimiler aux provinces du Royaume-Uni.Quant à la taxe sur les revenus, ce jourual est moins explicite qu\u2019il ne l'était dès le principe.Il défend moins chaudement la cause de l'industrie et des profes- \"I sions libérales.Le Morning Herald est aussi très réservé.Le Morning Post et le Standard se sont, eux, déclarés les champions de l'intégralité de la mesure.Les feuilles whigs comme de raison combattent avec acharnement le plan du ministère.Néanmoins, nous ne voyons pas qu\u2019elles aient aussi à lui susciter de sérieux embarras.Les vacances de Pâques qui devaient être employées à orgauiser l'agitation soit contre le tarif, soit contre la taxe sur le revenu, sont arrivées à leur terme; et les manifestations de l'opinion se sont bornées à quelques meetings peu importants, et n'ont produit qu\u2019 tin certain nembre de pétitions à la Reine et à la chambre haute.Cette tiédeur de l\u2019esprit public montre suffisamment qne Sir Robert Peel a frappé juste, puisque le bon sens pratique de ses conoitoy- ens reconoaît facilement l\u2019efficacité du remède qu\u2019il se propose, La taxe sur le revenu, (income taz} est en bonne voie.Elle a été prise en considération le 11 par la chambre réunie en comité.Dans cette séance, l\u2019honorable baronnet a de nouveau déclaré sa ferme résolution de ne faire aucune concession qui pût modifier le principe fondamental de son projet.ll a de plus annoncé que bien que la durée de cet impôt fût fixée à trois aus, néanmoins il espérait qu\u2019à l'expiration de cette période le parlement renouvellerait la loi pour deux ans de plus.Comme on le voit, il ne flatte pas les communes, il ne cherche pas À surprendre leur religion! 11 leur dit crûment la vérité ot de plus les menace de résigner son portefeuille au cas de dissidence.Sir Robert est réellement l\u2019autocrate des conservateurs, et s\u2019ils subissent si complètement son influence, ce n'est certes pas par sympathie, mais bien parce qu\u2019ils craignent qu\u2019en acclamant pour ou changement de chef il ne leur tombe un soliveau, Sir Robert Peel, en réponse & une interpellation de M.Raikes-Currie, a déclaré que, lorsque le gouvernement de Ba Majesté a présenté l\u2019importante question du tarif, il en a pris toute la responsabilité, C'est une mesure de la plus baute importance, ayant pour base la taxe du revenu.* [| est dans le tarif de nombreuses modifications que je désire faire, dit le mivistre, et que je me réserve formellement le droit de faire.Mon but, en proposant ces mesures financières et commerciales, a été d'établir un équilibre parfait entre la classe qui produit et la classe qui consomme.J'ai beaucoup réfléchi à ces questious: j'ai la conviction que ces mesures sont bonnes.Aussi suis-je décidé à faire passer les principes généraux du bill.\u201d \u2014 La chambre des communes s\u2019est prononcée, le 14, à la forte majorité de 106 voix, en faveur de la taxe du revenu proposée par sir Robert Peel.515 membres assistaient à cette séance ; 308 voix ont demandé la présentation du bill, 202 l\u2019ont repoussée.Lord John Russell avait présenté contre le bill un amendement que la chambre a écarté, ainsi que plusieurs autres, formulés après celui-ci, Après le résultat de cette séance, l'adoption ultérieure du bill n\u2019est plus douteuse.FRANCE, \u2014On écrit de Calais, 26 mars: \u201c Le nombre des cadavres qui ont été rejetés sur les côtes de France, depuis Boulogne jusqu\u2019à Dunkerque, par suite du fameux coup de vent de la nuit du 9 au 10 mars, s\u2019est élevé à près de 150.\u201d \u2014Nons lisous daus le Sémaphore de Marseille, 12 avril: * Le bruit courait hier à Marseille que des lettres particulières annonçaieut que le gouveruement préparait une démonstration contre le Maroc.\u201d \u2014On a Leaucoup parlé hier de l\u2019affaire du Maroc, dit un journal de Paris du 15.Suivant les uns, les ordres expédiés en Afrique par le maréchal Soult seraient de pousser vivement les orpérations contre Abd-el-Kader et ses nouveaux alliés, et le président du conseil prévenait en même temps le général Bu- geaud qu\u2019une démonstration était faite par mer devant Tanger.Selou les autres, l'Angleterre avait fait notifier à notre cabinet une invitation de respecter le territoire de Maroc en tout état de cause, et les ordres expédiés an général Bugeaud étaient en ce sens.\u2014On assure gne le conseil des ministres, a dévidé la construction immédiate d\u2019un port à Alger.Des ordres ont, dit-on, été expédiés pour continuer saus retard les travaux.On sait que le môle a été prolongé de 150 mètres, et que, depuis deux ans, ce travail étaitsuspendu.Le plan le plus prompt, le moins coûteux, est, dit-on, celui que le gouvernement a prétéré.Ce plan couwsiste à prolonger le vieux môte de façon à y créer un abri sûr, capable de contenir 25 vaisseaux de ligne et 300 navires de commerce.SARDAIGNE.\u2014 AMNISTIE POLITIQUE GENERALE ET COMPLETE CHARLES-ALBERT, par la arice de Dieu, roi de Sardaigne, de Chyproet de Jérusalem, duc de Sa.vuie, de Montferrat et de Gêues, prince de Piémont, ete, ete.* Le mariage de notre bien-aimé fils le duc de Savoie, avec l'archiduchesse impériale et rovale Marie-Adélaïde, nous procure une heureuse occasion de faire sentir les heureux effets de notre royale clémence à ceux de nos sujets qui ont été condamnés pour crimes politiques dans l\u2019année 1821, Voulant donc donner de nouveau à ceux d\u2019entre eux qui ont déjà vu diminuer ou commuer leur peine une sécurité complète, et remettre aux autres les peines encourues par eux, nous avons pris la détermination d\u2019abolir par les présentes, émanées de notre science certaine, de notre autorité royale, et après avoir consulté notre conseil peur les individus mentionnés dans nos lettres-patentes du 11 décembre 1832,tous les effets résultant de leurs condamnations respectives ; nous les réintégrons dans la jouissance du leurs droits civils pour l\u2019avenir, sans préjudice toutefois des droits acquis par des tiers; et nous remettons les peines encourues à ceux des autres qui sont coupables de crimes politiques et non coupables d\u2019autres actes constituant par eux-mêmes un crime ou délit, et qui ultérieurement n\u2019auraient été prévenus d'aucun crime contre la sécurité intérieure ou extérieure de l\u2019Etat, susceptible de condamnations ultérieures ; fesant cesser ainsi pour eux les effets de ces mêmes condamnations et les réintégrant pour l\u2019avenir dans la jouissance de leurs droits civils ; ordonnons, en outre, que leurs bien confisqués leur soient rendus avec les arrérages qui sont entre les mains des économes et administrateurs, lesquels seront tenus de rendre compte de leur administration à notre chambre des comptes , le tont sans préjudice des droits acquis par des tiers.Les individus appartenant à la seconde catégorie, qui voudront jouir de la faveur que nous leur accordons, devront se pourvoir à nous par le canal de notre grande chancellerie; pour obtenir la permission de rentrer dans nos états, sous peine de déchéance de la grâce.* Mandous à nos sénateurs et à notre chambre des comptes d\u2019enrégistrer ces présentes, voulant qu\u2019elles soient insérées dans le recueil des actes de notre gouvernement : telle est notre volonté.\u2018\u201c Données à Turin, le 26e jour du mois de mars de l\u2019an du Seigneur 1842, et de notre règne le 12e, CHARLES-ALBERT.V, DE VILLAMARINA, V.GALLINA, V.DB COL LEGNO, suivent les lettres d\u2019entérinement du sénat et de la chambre des comptes, (Gazette Piémontaiee.) QUEBEC: JEUDI, 12 MAI, 1842.\u2014\u2014_ Les journaux reçus aujourd\u2019hui n\u2019apportent rien de fort intéressant.Les nouvelles de Washington vont jusqu\u2019au 4, Des courses de chevaux occupaient l'attention des membres du congrès plus que les affaires publiques.L\u2019emprunt n\u2019avait pas encore été négocié; on parlait d'envoyer un agent à Londres.Le spectacle d\u2019une petite guerre que promettaient les Rhodiens, paraît être manqué, Le gouverneur et les autres fonctionnaires nommés par les \u201c illégitimes\u201d ont été arrêtés et mis sous caution par les autorités \u201c légitimes.\u201d LE TERRITOIRE EN LITIGE-\u2014Les journaux américains se livrent à mille spéculations relativement à la mission de lord Ashborton, mais il serait inutile d\u2019en occuper nos lecteurs.Le correspondant de Washington du Commercial Advertiser, de New- York, dit: \u201c Il a été demandé au Massachusetts et au Maine d\u2019envoyer des commissaires pour conférer avec le gouvernement et voir s\u2019il n\u2019y aurait pes moyen d\u2019en venir à un compromis.Tout le monde ici approuve cette démarche, quel qu'eu doive être le résultat.\u201d AFFAIRES DE L' AFGHANISTAN.\u2014 Les soupçons qu\u2019on avait déjà formés sur le compte de notre allié, schah Soudjah, semblent être corroborés par l\u2019extrait suivant d\u2019une lettre de Cawnpore du 16 février, que uous trouvous dans un journal de Dublin du 16 avril : *\u201c Nous venons de recevoir des lettres du camp du commandant en chef, qui donnent des nouvelles de Candahar jusqu\u2019au 12 du mois dernier.Une action avait eu lieu entre nos troupes et les afghans, dans laquelle nous avons remporté la victoire, et avons tué 153 et blessé 200 des ennemis.Notre perte n\u2019a été que de 3 officiers blessés légèrement, 2 soldats tués, et 20 blessés.On a reçu des lettres du général Sale du 20 jauvier, auguel temps les troupes étaient dans les meillenres dispositions : elles avaient pris 175 bœufs, ce qui était pour elles une grande aubaine.Mais ce qu\u2019il y a de plus important en fait de nouvelles, poursuit notre lettre, c'est que schah Soudjah, pour qui nous avons dépensé des millions, nous a joués tout le temps.H a adressé nne lettre à Shere-Singh (roi de Lahore, petit-fils de Rundjet-Singh) et d\u2019autres princes indiens, dans laquelle il implorait leur aide pour se défaire de ses ennemis, voulaut dire les anglais, mais trop prudent pour nous nommer, Il paraît maintenaut qu\u2019il aurait pu procarer des vivres à nos troupes affamées à Caboul, qui combattaient pour sa cause.Le jour de rétribution n\u2019est pas éloigné ; la mort d\u2019un soldat serait trop bonne pour lui, et j'espère que la potence ne tardera pas à le reclamer comme sien, \u201c11 a été reçu une lettre de lady Macnaghten où il est dit que les prisonniers sont bien traités, Elle n\u2019a pas eu d\u2019autres vêtements que le pen qu\u2019elle en avait sur elle ; elle espérait être bientôt rendue à la liberté.\u201d Nous avons vu des rapports plns détaillés sur l\u2019affaire de Candahar mentionnée dans cette lettre, dans lesquels il est dit que le prince Sufter-Yung, fils du roi Soudjah, s\u2019y trouvait à la tête des rebelles aves Mohammed-Atta.Les Inpirns Micmacs.\u2014 Les trois chefs micmacs de Ristigouche qui s'étaient embarqués à Québec Poutomne dernier pour Londres, sont arrivés à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) le 22 avril, venant de New-York, d\u2019où ils avaient été envoyés par le consul britannique, et sont repartis le lendemaiu pour Frédéricton sur un bateau à vapeur.Ils sont venus aux Etats-Unis avec lord Ashburton, à bord do la frégate Warspite.\u2018 Ces Indiens, dit un journal de Sain-Jean, n\u2019ont rien gagné à leur voysge à Londres, ni pour eux- mêmes ni pour leur tribu, mais leurs mœurs ont été gâtées et eux-mêmes rendus incapables de retourner à leurs anciennes occupation s.\u201d L\u201d Aurore des Canadas annonce que Gabriel Che- vrefils, exilé politique âgé de 50 aus, est décédé le 2 septembre, à Sidney.Le Herald de Montréal annonce que son excellence le gouverneur général est indisposé et qu'en conséquence son arrivée à Montréal n\u2019aura lieu qua vers le 23 du courant.ere Les bureaux de commerce de Toronto et de King- ton recommandent de recevoir aux mêmes taux qu\u2019auparavaat les schellings et demi schellings au- glais.n ACTES OFFICIELS, Une proclamation en date du 6 mai courant, publiée duns la Gazette du Canada du 7, proroge de nouveau le parlement provincial du Il mai au 18 juin, sans le convoquer alors pour l'expédition des affaires.Une autre proclamation en date du 26 avril dernier confirme, pour les effets civils, l'érection et la délimitation de la paroisse de Saint-Antoine de la Baie, dans le comté d\u2019Yamaska, district des Trois- Rivières.Dans le même numéro de la gazette sont publiés (en anglais seulement) les actes du parlement provincial, chap.91, concernant les cautionnements des fonctionpaires publics, et chap.93, réglant le cours des monnaies, présentés à la sanction royale le 18 septembre (841, et sanctionnés par la Reine, celui-ci le 11, celui-là le 19 mars dernier.CawaL De LacHINE\u2014M.BEGLEY, secrétaire du bureau des travaux publics, est nommé secrétaire, trésorier et collecteur do ce canal. #> E | ~~ \u2014ehatèree SURINTENDANT DES ECOLES \u2014 Ou annonce que le révérend M.B.Murray, d\u2019Oakville, est nommé surintendant des écoles du Haut-Canada, en exéca- tion de l\u2019acte des écoles primaires.Si l\u2019on à partagé la place en deux et cunfié à un ministre protestant la surveillance des écoles du Haut-Canada, catholiques aussi bien que protestantes, la \u201c justice égale\u201d semble exiger que l'on confie à un catholique la surveillance de celles du Bas-Canada, protestantes aussi bien que catholiques, et c\u2019est sans doute ce que l\u2019on entend faire, Il reste à voir si tout le monde sera satisfait d\u2019uu tel arrangement, ou s\u2019il n\u2019excitera pas du mécontentement daus les deux sections de la province.MEDECIN VISITEUR DU PORT.\u2014Nous regrettons d'apprendre que M.le docteur PARANT, médecin vi siteur du port de Québec, s\u2019est vu forcé, par une grave indisposition, de se faire autoriser à se nommer un remplaçant temporaire.C\u2019est M.le docteur NAULT qui est maintenaut chargé de ce service qu il ne peut que remplir à la satisfaction générale.LE CoNCERT de M.et Mme.CANDERBEECK à été remis à ce soir, et le prix d'admission réduit à 2s.6d.QUESTIONS GRAMMATICALES.RexarQuEs sur le Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, eto., imprimé à Québec, chez Fréchette et Cie.RPEMIER ARTICLE.Les ouvrages cités dans ces remarques sont les dictionnaires :\u2014 de l\u2019Académie, Sme et dernière édition, 1835.de Boiste, 9me édition par C.Nodier et L.Barré, Paris, 1839.de Napoléon Laudais, 5me édition, Paris, 1840 et 1841.de Gattel, 2de édition, Paris, 1813.de Nodier, Gme édition, Paris, 1833.de Boyer, nouvelle édition, Paris, 1829, de Salmon, 25me édition, Paris, 1817, de Nugent, 8me édition, Paris, 1797.de Noël et Chapsal, 4me édition, Paris, 1833.de Catineau, Tme édition, Paris, 1821, de Jannet, 4me édition, Paris, 1830.de Rolland, 5me édition, Lyon, 1819, Les grammaires cités sont celles :\u2014 de Duvivier, 6me édition, Paris, 1827, de Lévizac, 7me édition, par Drevet, Paris, 1822, {Page 7.Verbo dir.) L\u2019avteur da Manuel s\u2019exprime ainsi dans cet article: \u201c On dit, cette femme \u201c a l\u2019uir bon et non pas bonne, parce que bon se rap- * porte à l\u2019air.Mais on dit cette pomme à l'air \u201c cuite, et non pns cuil, parce que l\u2019adjectiF ne peut être dit du substantif air.\u201d\u201d Selon le dictionnaire de l\u2019Académie, avoir l'air signifie quelquefvis sembler, paraitre ; alors quaud le mot air est immédiatement suivi d\u2019un adjectif, si pet adjectif se rapporte au eujet de la proposition, il doit s\u2019accorder avec ce sujet; s\u2019il se rapporte seulement au mot air, il doit Être mis au masculin; ainsi on doit dire: celte femme a l\u2019air bonne, furieuse, etc.: ces puires ont l\u2019air excellentes \u2014bien fraîches, parfuitement mires, etc.ll vaudrait mieux dire cepeudant : cetée femme a l'air d\u2019être bonne, ete.; ces poires ont l'air d'être excellentes, ete.; on doit dire au contraire: cette femme a les yeux fripons, elle a un certain air coquet; on lui trouve l\u2019air co- quel.' (Page 11.Verb, Article.) L'auteur, après avoir parlé assez au loug de l\u2019article, ajoute, page 13: * il ya des noms de royaumes et de pays qui veu- \u201c Jent absolument l\u2019article; et l\u2019on dit toujours: \u201c les empereurs de la Chine, \u2014du Pérou, \u2014du Japon,\u2014 les} habitants du Canado.\u201d Cette remarque est de M.Duvivier, tome I, page 232, excepté les mots les habitants du Canada, que l\u2019auteur du manuel à cru devoir y insérer.11 est aisé de voir qu\u2019il aurait fallu expliquer ici quels sont ces noms de royaumes et de pys qui exigent toujours ainsi l\u2019article, soit en les désignant de manière que l\u2019on pût facilement les distinguer des autres noms de royaumes et de pays qui ne l\u2019exigent pas; tel est le moyen facile dout s'est servi M.l\u2019abbé Lévizac, lorsqu'il a dit, tome 1, page 215: \u201c on met l\u2019article avant les noms de contrées éloi- nées et peu connues, comme, j'arrive du Japon, de la \u2018Chine, du Pérou, \u201d etc.; soit en fesant connaître les circonstances particulières qui, dans le principe, ont fait joindre l\u2019article à certains noms de royaumes ou de pays; c\u2019est ce qu\u2019a fait M.Duvivier à la page précitée de sa grammaire.J'invite l\u2019auteur du Manuel à examiner attentivement les courtes observations qne ce célèbre grammairien fait à ce sujet, et À dire ensuite franchement et sans détour pourquoi les Canadiens d\u2019origine française, qui connaissent non seulement l'étendue, mais encore les différentes localités de la vaste contrée qu\u2019ils habitent, ne pourraient pas dire: il est venu,\u2014il demeure, \u2014il voyage en Canada, comme on dit, à est allé,\u2014il demeure, \u2014il voyage en France, \u2014en Ecosse, \u2014en Italie, \u2014en Sicile,\u2014en Syrie,\u2014en Egypte, \u2014en Algérie.; (Page 14, Verb, Atoca.) Boiste, Landais, Nodier, et les auteurs du nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle désignent sous le nom d\u2019atoca une espèce d\u2019airelle canneberge, ou d\u2019airelle des marais propre à l'Amérique Septentrionale.Les auteurs de ces dictionnaires, ainsi que les habitants du Canada, indiquent sous ce nom d\u2019aloca et l\u2019arbuste et la baie qu\u2019il produit.L'auteur du manuel avance que cette baie ne porte point de nom en français: c\u2019est là une erreur, puisqu\u2019elle porte ls nom d\u2019utoca sous lequel elle est parfaitement connue.Les mots anglais cranberry et whortle-berry ont une signification trop vague pour la désigner d\u2019une manière bien précise.Voyez l\u2019article Pémina, page 87.{Page 22.Verb.Ch.) L'auteur dit que le ch se prononce comme Æ dans Æzéchias et Ezéchiel.Cemme cette assertion pourrait exposer la jeunesse studieuse de nos collégeset nos couvents à porter des jugements téméraires, il ue sera pas inutile de faire observer que plusieurs grammairiens célèbres prétendent que le ch doit se prononcer à la française dans ces deux noms, \u201c (Page 35.Verbo Demain.) Selon l'auteur du manuel, on dit demain matin, demain soir de présérence 3 demain au matin, demain au soir.L'Académie dit également demain matin et demain au matin.Elle ne dit que demain au soir, saus s'exprimer sur demain soir.(Page 38.Verbo Dresser.) Selon l\u2019auteur on doit dire: les cheveux me dressent à la téte et non sur la tête.\u2014Le dictionnaire de Landais donne pour exemples, au mot dresser, les cheveux lui dressérent sur la tête,et au mot cheveu: cette nouvelle fait dresser les cheveux à la téte ou sur la tête.Ainsi selon M.Landais, on peut également faire usage de ces deux lacutions.L\u2019Académie donne pour exemples: cela fuit dresser les cheveux à la tête, ou simplement, cela fait dresser les cheveux ; les cheveux me dressent d la tête.(Page 40.Verb.Æclairer.) \u201c Lorsqu'on donne ordre, dit l'auteur, de porter une lumière à quel- qu\u2019un qui passe par un endroit obscur, il faut dire: éclairez à Monsieur, et non pas éclairez Monsieur.Selon l\u2019Académie et Landais, on disait autrefois! éclairer à quelqu'un; on dit actuellement, éclairer quelqu'un.Ainsi éclairer à quelqu'un est une vieille locution dont on ne doit plus faire usage.(Page 44.Verb.Et cætera.) * Quand il est question de choses, dit l\u2019auteur, l\u2019ou dit et cetera; quand il s\u2019agit de personues, il faut dire el autres ; ou et d'autres ; ou el les autres.\u201d Selon l\u2019Académie, Laudais, Gattel, Rolland, etc.et cetera ou etc, siguitient et lcs autres personnes, et les autres choses.Pierre, Jean, Paul, etc.Illy a dans son laboratoire, toutes sortes d\u2019ustensiles, des fourneaux, des cornues, des creusets, etc.(Page 47.Verb.Exclure.) L'auteur annonce que le participe passé d\u2019exclure est exclu, exclue; ou exclus, excluse, ot il ajoute que ce dernier participe est peu usité.Selon l\u2019Académie, on disait autrefois, exclus, excluse : on ue peut donc plus le dire actuellement.M.Landais préteud que l\u2019on ne devrait plus tolérer, dans la langue française, le participe exclus, excluse.(à continuer.) TAXES MUNICIPALES.Il y eut hier au soir séance du Conseil à l\u2019effet de prendre en considération cette partie du 35e rapport des finances qui commence à l\u2019article neuvième.Les membres présents étaient M.le Maire ; MM.Jones, Massne, Baird et Morrin, échevins ; MM.Boisseau, Shaw, Patton, Shaw, Clapham et Hoffman, conseillers.On fait lecture du aeuvième article concernant les détaillants de liqueurs.M.Shaw propose en amendement au dit article que les chiffres 2, 3, 5, soient substitués aux chiffres 3, 5, 10.M.Patton: Je pense que la taxe est déjà assez diminuée, qu\u2019elle est trop faible, si l\u2019on considère l\u2019immense profit que font les détaillants de liqueurs spiritueuses, et le trouble, les embarras qu\u2019ils font à la ville par les effets de ces liqueurs.Il insiste au long contre l'amendement.M.Jones parait indigné, il s\u2019élève contre la mollesse de certain membre (M.Shaw) qui se laisse fléchir par le public après avoir approuvé le principe des taxes dans les comités.\u2014Je le soutiendrai, moi, dit-il, ce principe, en dépit du public qui m\u2019entend ; si l\u2019on veut conserver l'ombre de ce qu\u2019un avait en vue il ne faut réduire aucunement la taxe de cet article.L\u2019amendement mis aux voix est rejeté à la majorité de 6 contre 4 M.Shaw: Je ne revrette point de retirer mon amendement puisqu\u2019il a eu l\u2019effet de faire concourir M.le Maire au vote de la taxe plus élevée.M.le Maire: J'ai toujours désavous les taxes sans représentation, et j'ai été jusqu\u2019au bout pour maintenir ce principe ; mais la majorité étant pour, je me soumets à la loi de cette autorité respectable.J\u2019ai voté contre l\u2019amendement de mon ami, M.Shaw, parce que dans tous les pays où l\u2019on a taxé, on a toujours pesé sur cette classe des citoyens, et par une loi de notre ci-devant législature, on imposait une taxe de Æ10 sur celle-ci pendant que les autres n\u2019étaient sujettes à aucune taxe ; C\u2019est donc avec raison, puisqu\u2019il faut taxer, que j'insiste contre l\u2019amendement.Ci-suit l\u2019article tel que passé à la majorité de 2 voix : 9.Sur tous les détaillants de liqueurs spiritueuses, une taxe annuelle à être réglée selon le loyer de la maison, savoir : Loyer au-dessous de £40,.\u2026.£3 par an.au-dessous de £60,.\u2026.\u2026\u2026\u2026o£S do, de Æ£60 et au-dessus,.\u2026.\u2026.\u2026.£Æ10 do.L\u2019amendement suivant est proposé par M.Clap- ham, secondé par M.Jones, et adopté à une majorité de 2 voix : 10.Sur chaque marchand en détail, (les aubergistes et détaillants de liqueurs exceptés), une taxe réglée sur le loyer, savoir : \u2019 Au-dessous de £15, rien.de £15 4 £30,c0c00e0e.£2 par an.de £30 & £50,cc000ereen.£5 do.au-dessus de £75,cc000000ee £10 do.Les articles suivants sont adoptés avec quelques modifications qui sont faites à l\u2019unanimité, 11.Sur chaque marchand en gros, payaut un loyer au-dessous de £100, la taxe de £10.Payant £100 et au-dessus, £20 par an.12.Une taxe de 2s.6d.additionnelle à celle déjà imposée sur chaque habitant mile non propriétaire résidant en dedans des limites de la cité.13.Sur chaque propriétaire de table de billard ouverte au public, £25 par an.14.Pour chaque représentation dramatique, nne taxe de £1 5s., excepté quand c'est pour des fins charitables.15.Pour chaque licence pour l\u2019exhibition d\u2019animaux curieux, au nombre de 5, £2 10s.; et £5 alors que le nombre en sera au-dessus.16.Pour chaque licence pour tenir un cirque équestre, laquelle sera en force six jours, £10; et uge taxe de £35 pour chaque jour de spectacle, 17.Une taxe de £10 sur les petits encanteurs, et une de £50 sur les encanteurs eo grand.18.Sur chaque préteur sur gage, une licence an- naelle de £12 10s, A la séance de conseil municipal de vendredi dernier, il fat ouvert diverses soumissions sur les moyens d'approvisionner la ville d'eau.Les sou- micsionnaires étaient M.Richardson Brown ; MM.Aubin et Lemoine ; M.Michael Scott, et un anonyme, M.K.J.Ces différents plans furent renvoyés à un comité pour être examinés.M.Downes, grand-constable, demanda une indemnité dans le cas où il serait privé de certains bono- raires qu\u2019il retire des oharretiers.Un correspondant du Commercial Advertiser dit avoir vu passer des nudes de sauterelles pendant le cours de deux semaines, dans les arrondissements au centre de la Georgie ; elles font un bruit qui assourdit.Il est une vieille idée, dit-il, qui se maiu- tient parmi nous, c'est qu\u2019elles font leur apparition tous les treize ans, laquelle aurait eu lieu en ce moment.ACCIDENTS.Hier matin, comme on le mettait à l\u2019eau, le Dock flottant de M.Lampson a coulé bas, et un nommé Antoine Dumas, charpentier, s\u2019est noyé.Un nommé Pichet a été retiré vivant après avoir été plusieurs minutes sous l\u2019eau.Ou n\u2019a pas eu d\u2019autres malheurs à déplerer.\u2014L'\u2019 Aurore des Canadas cite la mort de Christophe Menut, écuyer, J.P., de la baie du Fabvre, causée par son cheval, lequel se serait cabré au passage d'un fossé et lui aurait fracassé la tête d\u2019un coup de pied ; et celle d\u2019un jeune homme de 13 aus, du-nom de Conpal, de la paroisse de St, Edouard, occasionnée aussi par un cheval, qu\u2019il se préparait à monter.DEsTRUCTION D'UN AUTRE BATEAU A VNPEUR CANADIEN.\u2014Le Western vient de périr par incendie au quai de la ville du Détroit.On attribue l'incendie à un accident, fruit de la négligence.On lit dans le Sandwich Herald, Haut-Canada : C\u2019est avec regret que nons signalous la mort subite et violente de Dile.Ellen MuKee, fille d\u2019une dame veuve de cette ville, causée par la décharge d\u2019ua fusil à percusssion, auquel son frère venait de mettre une capsule ; le coup porta dans un côté de la défunte.En vain s\u2019efforça-t-on d\u2019obtenir promptement de l\u2019assistance médicale, l\u2019hémorragie agissant en dedans, la blessure devint au delà des moyens de la Faculté.L\u2019infortunée mourut dans l\u2019espace de vingt minutes.On ne saurait blâmer le trop malheureux frère dans cette circonstance.L'enquête avait eu lieu, samedi, le 30 avril dernier, et le verdict fut de mort accidentelle.\u2014Le Morning Post de Boston cite un fait le plus tragique qui ait eu lieu dans le hâvre de Boston.Dans l\u2019après-midi du 29 avril, les élèves de la Ferme Modèle voguaient gaiement en descendant la baie, accompagués de leur maître, dans le but de faire la péche.Muis en revenant entre le fort de l\u2019Iodépendance et Visle Thompson, l\u2019esquif chavira et tous se noyèrent, À l\u2019exception de trois.L\u2019esquif paraissait à peine à la surface des eaux, et plus loin on voyait ua coffre que le flot balançait, planche de salut où se tenaient pressés trois des élèves, quand par un hasard heureux ils virent passer la goëlette du capitaine Foster qui les tira du péril et fut les déposer sur la rive vis-à-vis l\u2019hôtel Topliff, Le maître d'école qui se nommait Thomas Peabody, et Joshua Uaks, le propriétaire de l\u2019esquif, sont au nombre des vingt-trois qui ont péri.On lit dans l'Eastern Argus, ce qui suit: Vers quatre heures de l\u2019après-midi, deux jeunes gens se sont noyés par le versement d\u2019une chalonpe au passage d\u2019une rafale, en fesant voile dans la rivière Saco.L'un d\u2019eux est le fils du gouverneur Fairfield.NOUYELLES MARITIMES ET GOMMERCIALES, Le bateau à vapeur Lady Colborne est arrivé ce matin, vers dix heures, de Montréal.\u2014Un bateau à mauège ayant les agrès d\u2019une berge, bâti aux chantiers de MM.Price et Cie, New Liverpool, est parti samedi pour l\u2019établissement du Saguenay, où il doit doit faire le service.\u2014Lundi matin entre 5 et 6 heures, il a été lancé un vaisseau de 584 tonneaux, aux chantiers de J.J.Nesbitt, St.-Roch.Le même jour, au soir, un autre jeaugeaut 540 tonneaux, aux chantiers de M.Black.Et hier matin, aux chantiers de M.T.Oliver, à St.Roch, un navire jaugeant 660 tonneaux qu\u2019on a nommé le Rasalama.COMMERCE DE LA MORLE.\u2014Le gouvernement espagnol a rapporté l'ordonnance qui frappait d\u2019un droit additionnel les chargements de morue qui n\u2019arrivaient pas en droiture des pêcheries, et qui tou- chuient daus un port quelconque avant d'arriver en Espagne.Marchés de Liverpool \u2014Les dernières quotes a Liverpool étaient:\u2014Blé rouge du Canada, 8s.4d.à 9s.2d,; farine du Canada, droit payé, par 196 lbs., 36s.à 37s.6d.; pin jaune de Québec, 1s.3d, à ls.4d ; chêne rouge, 5s.à Gs.; madriers, le cent, £10 à £12 10s, ete.Les propriétés annoncées en vente par\u2019 M.Campbell, notaire, ont été adjugées, lundi dernier, à (George Pozer, écuyer, dans l\u2019ordre et aux prix suivants : Lot 1°.\u2014La maisnn avec dépendances, rue du Palais, occupée par M, Dodd, 1ère enchère £100; adju- MÉl.cuseccrssescenseasrecseceuv\u2026e\u2026 1540 0 0 2°.\u2014La maison occupée par Robert Symes, écuyer, lère enchère £100; adjugée à .\u2026.\u2026.1200 0 O 8°.\u2014La maison, avec dépendances, rue Carleton, 1ère enchère, \u20ac350 ; AdjUGÉE Ân.ccocorsensecseosersescues 550 0 0 4°.Le lot vacant, même rue, 1ère enchère Æ130; adjugé à.260 0 0 5.°.\u2014 La maison, aveo dépendances, en front de la caserne de l\u2019artillerie, lere enchère, Æ325; adjugée Mereicrsee serosssarossesscsssecnsoccoses 430 0 0 £3980 0 0 Cnances.\u2014 Les banques de Montréal tirent à 94 pour ceut sur Londres, à 60 jours.On De peus coter les lettres de change particulières au-dessut deSàS}p.c.Les banques ont acheté à 74 p.à seulement, L'argent est devenu tellement rare que les particuliers ne peuvent entrer ea concurrence aveo elles pour les aokbats.Le change sur New.York coutinue à 24 de prime et ne pourra guère varier, la piastre valant ici légalement eaviron 1% p.é.de plus qu'aux Etats-Unis.Les agents des banques du Haut-Canada ne rachètent pas encore leurs billets 3 moins do 1§ p.c- d'escompte.Un riche individu de cette ville est allé au Haut-Canada demander des espdoes pour £20,000 3 £30,000 de leurs billets.\u2014( Montreal Ferald d\u2019hier.) PORT DE QUEBEC.MAREES, Du 10 au 16 Mai 1842.MAREE HAUTE.Matin.Soir.Fêtes, &c.Mardi.) 6h 20m 6L B8m Mercredi.Tu 8m| 7h 28 Jeudi.| 7h 48:m| 8h bu Vendredi.| 8h 26m] 8h 48m) Samedi.| 9h 12mj 9h 87m Dimunche.|l0h Bu|10h 29m|Pentecôte.Luudi.\u2026.|L0h 55m[lih 28m {@ Ces Lemps sont 1ÿ heure avant le retour de la marée.\u2014\u2014\u2014_ ARRIVAGES.7 Mai.Navire Caledonia, Allan, 3 Avril de Greanock, pour Montéal, cargaison générale.) 9 Jours.+ x \u2014\u2014 Wm.Paiker, Sewell, 8 Avril de Liverpool, à Gillespie & Co.cargaison générale, pour Montréal, 4 passagers.Barque Douglus, Douglas, 88 jours de Londres, pour Montréal, à Gillespie & Co.cargaison générale, 15 passagers.Jane Brown,Wylie, 2 Avril de Glasgow, à Laurie & Burns, pour Montréal, cargaison générale, 11 passagers.Mersey, Hamilton, 5 Avril de Liverpool, à G.B.Symes, pour Montréal, cargaison générale, 3 pus- sagets.\u2014\u2014 Souter Johnny, Little, 8 do.de Liverpool, a H.W.Welch, cargaison générale, pour Montréal, 2 pas- sngers.\u2014\u2014 Magnet, Morton, 80 Mars de Liverpool, a Wm.Price & Co.cargaison générale, pour Montréal, 26 passagers.Trois sur lest, 10.Barque Favorite, Greenhotn, 2 Avril de Greenock, a G.B.Symes, carguison générale, pour Montréal, 93 passagers.Brick Courier, Spence, 25 Mars de Cork, à Creeiman & Lepper, cargaison générale.Barque James Campbell, Mille:, ler Avril de Glasgow, à Bairl\u2018& Co.cargaison générale, 5 passagers.Navire Mohuwk, Bunuerman, 2 do.de Glasgow, à Baird & Co.carguison générale, pour Montréal, 5-1 passagers.\u2014\u2014 Bellona, Mitchell, 3 Avril de Glasgow, à Shaw & Torrance, cargaison générale, pour Montréal.Brick Martin, Mullet, 7 Mai de \u2018l'adoussac, Compagnie de la Baie d\u2019Hudson, huile.Un sur lest.11.Barque John Bell, Black, 6 Avril de New Ross, à Pem- bettons, 25 balles cuir, et lest, 114 passagers.Barque Lady Seaton, Temperley, ler Avril de Londres, à W.Price & Co.cargaison générale.Un sur lest, 12.Navire Canada, Benson, 8 Avril de Liverpool, à G.B.Symes, pour Montréal, cargaison générale.Trois sur lest.DECE\u2018s.Mardi au soir, Victoria-\u2019hiloméne Perrault, âgée de trois ans dix mois et douze jours, quatrième fille du lieutenant-colonel J.F.X.Perrault.Au faubourg St-Vallier, lundi dernier, après onze jours de maladie, M.Michel Morency, âgé de 39 ans.\u2014 _ \" \u2014 ee r\u2014 VENTE A L\u2019ENCAN.\u2014\u2014\u2014\u2014 PAR G.D.BALZARETTI.Gros-de- Naples, satins, &ec.\u2014Sera vendu, VENDREDI le 13 courant, à ses salles d\u2019encan, a DEUX heures précises ; em [ | N assortiment général de marchandises sèches, gros-de-Naples, satins, dentelles, plumes, &c.&c.en débarquement.\u2014AUSSI,\u2014 Un riche assortiment de satins français, rubans de gaze 2 caisses draps de lils de Russie 1 baile fils patents 1 caisse cordouan Et autres articles.Québec, 12 mai 1842, COMMISSION D\u2019ENQUETE SUR LA TENURE SEIGNEURIALE.Montréal, 5 mai 1842.Avs PUBLIC est par le présent donné que le Bureau de cette Commission sera tenu pour le présent en Ja cuté de Montréal, à L'ANCIEN H0- TEL DU GOUVERNEMENT.(Keeper's Buildings), et sera ouvert pour les affaires Publiques CHAQUE JOUR.(Dimanches et Fêtes exceptés,) de DIX heures du marin, à TILOES heures de l\u2019après-midi.\u2018l'outes communications devront être adressées au soussignée JOS.E.TURCOTTE, Secrétaire.E Docteur MARSDEN est allé s\u2019établir à Ni- colet, dans la maison de pierre de l\u2019honorable M.Haze, presque en face de l'Eglise paroissiale catholi- ue.?Québec, 5 mai 1842.ROBERT CAIRNS, MARCHAND TAILLEUR, Rue La Montagne, 22, JiFORME respectueusement ses amis et le public qu'il vient de recevoir de Londres, par le Toronto, un assortiment choisi d'articles en sa ligne, consistant en draps fins et superfins, draps castor, buffle et pilote, casimirs et patrons de vestes, épées de baudriers, gants, galons pour | état-major et la marine, boutons de département, bretelles, &c., &c., &ce Québec, 22 octobre 1841.A VENDRE: UILE de LIN bouillie et non bouillie, et Pain de lin.CHRISTIAN WURTELE, Québec, 22 février 1842, rue St- Paul.jt iF : oo 207 rame mé Area A AE de i mth INDE., GONQUETES ET DESASTRES DES ANGLAIS DANS L'AsIE CENTRALE.\u2014 [suiTe.] Les anglais n\u2019avaient pourtant rencont:é jusqu\u2019alors que peu de résistance : la nature devait leur en offrir encore plus que les bomwes.Quand ils s\u2019en- fragèrent dans les montagnes et dans les gorges de Bolan, ile eurent à subir des fatigues inouies.Cinq cents hommes aoraient pu les anéantir sans qu\u2019ils pussent résister ; les Barukzis avaient fait nu appel au fanatisme religieux, mais la désunion réguait parmi eux, et ce fut ce qui sauva l\u2019expédition.A Du- dur, en-deçà des montagnes, le thermomètre marquait 102 degrés Fabreuheit, tandis que des ouragans de neige pansaient sur la tête des soldats en- gagrés dans les défilés.; Au milieu de toutes ces fatigues, Parmée anglaise arriva cependant le 24 avrii à Candahar, et le 8 mai, le schah Soudja y fut solennellement couronné.On sait que Caodahar était une des villes royales des Afghans.Le roi maunequin avait suivi toute la campagne avec sun indifférence habituelle ; on l\u2019avait confié comme un dépôt précieux au principal corps d'armée, protégé par l'avant et par l\u2019arrière- garde, et il était sous la surveillance spéciale de Mac-Naghten, l\u2019envoyé de la compagnie, et le même qui vieut d'être assassiné à Caboul par le tis de Dost-Mohammed.A Canduhar, Parmée anglaise s\u2019était comptée ; elle n\u2019avait plus que onze mille Européens.Cependant elle continua sa marche, et elle arriva le 21 juillet devant nne autre des villes royales, Ghizui.La ville était forte et défendue par un des fils de Dost-Mohammed.Les Anglais minérent et fireut sauter les portes, et aprés un terrible assaut au sabre, au poignard et au pistolet, ils eulevèreut ln place.Ce fait d'armes produisit une grande impression chez les Afghans, Dost-Mobammed résolut d'attendre des jours meilleurs ; il abandonna sa capitale, et se sauva du côté de la Perse.Schal Soudja entra dans Caboul le 7 août, Ainsi fut achevée en quelques mois la conquête d\u2019au vaste royaume par quelques milliers d'hommes.La témérité avec laquelle l\u2019Angletervre avait éteudu ses opérations si loin de sn base, ne pouvait être justifiée que par la nécessité ; elle parut l\u2019être aussi par le succès.L\u2019offet morn! produit par lu rapidité de la conquête fut immense.La race qui venait d\u2019être vaincue et qui paraissait soumise, était d\u2019uve autre trempe que celles que les Anglais avaient eves à dompter jusqu'alors.La défense de Ghizui avait douné la mesure de son conrage, et il avait eté reconnu que les trois quarts des blessures avaient été faites à l\u2019armeblanche.Toutes les populations de l\u2019Asie centrale regardaient les Afghans comme les premiers de leur race, et leur chute les frappait toutes du même coup.Nous avons vu la grandeur, nous allous voir la décadence.Près de trois ans se sont écoulés depuis qu\u2019une armée anglaise à replacé sur le trône de ses pères ce souverain imbécile, On l\u2019appelait alors schab Soudja le désiré ; on disait que ses peuples opprimés No soupiraient qu\u2019après sa venue, et qu\u2019uve fuis installé dans sa capitale, ses puissants auxiliaires pourrsient l\u2019abandonuer sans crainte a l\u2019amour de ses sujets, Ces illusions sont aujourd'hui détruites.Depuis trois ans, ce trône factice ne s'appuie que sur les baïonnettes anglaises ; le schah est toujours aussi méprisé de ses sujets ; la domination étrangère est toujours aussi abhorrée desindigènes.Le vieux Soudja a recommencé le cours de ses débauches et de ses tyrannies, et à fait le dégoût de ceux même qui lui avaieut rendu cette puissance dont il abuse.L'Angleterre y a épuisé ses tioupes et ses trésurs, et l\u2019on peut dire de la domination des Anglais dans l\u2019Afghanistan ce qu\u2019un grand orateur disait de l'établissement des Français en Afrique, que \u201c les fruits n'apparaissent pas même en fleurs sur cet arbre arrosé de leur sang.\u201d Nous n'avons pas à raconter les vicissitudes de ce règne éphémère, et nous arrivous immédiatement aux événements plus graves qui viennent de s\u2019accomplir, Les tribus indomptées de l\u2019Afghanistan W\u2019attenduient qu\u2019un signal pour se soulever et com- meucer uve guorre de religion, la plus sanglante de toutes ; elles surveillaient attentivement les troupes anglaises, imprudemment disséminées dans de num- breuses garnisons, à Caboul, à Candahar, à Ghizoi, à Peschawer, à Jellalabad ; elles savaient que ces détachements isolés pouvaient être facilement coupés, et qu\u2019ils ne pouvaient recevoir de revforts de l\u2019[ude avant le mois d'avril, à cause des neiges qui encombraient les passes des montagnes.Ce fut daus cette position critique que les anglais coimmireut deux fautes qui ont été depuis chèrement payées.La première fut u0 acte de cruauté, et de cruauté inutile.Un lieutenant Lynch, un des agents politiques dans le Caboul, fesant une promenade militaire dans le pays, passa devant uu fort occupé par un des partisans du schah Soudja, allié de l\u2019Angleterre, et le somma d\u2019ouvrir ses portes.Le chef répondit qu\u2019il irait lui-même le lendemain présenter sa soumission ; sur quoi le lieutenant auglais, irrité de ce délai, fit sauter le fort avec du canon, tua le chef, qui avait fait une résistance désespérée, et toute sa troupe, sauf quatre hommes.Ces hummes étaient d\u2019une tribu puissante, celle des Ghilzis, et le correspondant anglais qui doune ces détails ajoute : La tribu, forte de cinq mille hommes, se rassembla et jura sur le Coran de venger le saug innocent de son peuple.Oo ne fit aucune tentative pour les apaiser, et on eut recours à la force.\u201d Il paraît, en effet, que Ia révolte fut momentanément comprimée, mais pour éclater ensuite plus sanglante et plus cruelle que jamais.La seconde faute des anglais eut pour cause l\u2019état d\u2019épuisement de leur trésor.Le déficit de la compagnie des Indes s\u2019agrandissait tellemeut, qu\u2019il fallut songer à restreindre les dépenses, et, par une prété- rence très impolitique, M.Macnaughten commença par réduire de 40 mille roupies la subvention accordée aux chefs qui occupent les défilés des montagnes, et qui tiennent le passage ouvert entre Caboul et Jellalabad.Les réclamations des chefs furent traitées avec mépris, et, aussitôt après, l\u2019insurrection s'urga- visa, les passages furent fermés, et toute communication fut coupée entre les troupes de l'expédition et l\u2019Indoustan.Le général Elphiustane, qui cowwaudait à Caboul, de concert avec sir William Macuaughten, l\u2019agent politique, détacha le général Sale avec sa brigade pour dégager les défilés et rétablir le passage du Khourd-Caboul.La brigade partit de Cabual le 12 octobre et entra dans le défilé le même jour, saus prévoir la résistance terrible qu\u2019elle allait y rencontrer.Une fois engagés daus ces gorges impraticables, les anglais ne pouvaient plus songer à retourner sur leurs pas; pendant dix-huit jours, ile furent pour ainsi dire étranglés dans des défilés où chaque pus était disputé corps à corps ; dès le premier juur, le géuéral Sale fut blessé et obligé d'abandonner son commandement, et le quart de la brigade fut exter- wminé, Du 12 octobre au 2 novembre, les troupes ne purent faire que quatre milles par jour, et arrivèrent enfin é,uisées & Gundamuck, de l'autre côté de la gorge du Kbourd-Caboul.Ellesse reposérent quelques jours, puis partirent pour Jellalabad, toujours barcelées par les tribus en iusurrection, Lutrées dans la ville, elles s\u2019y trouvèrent enfermées avec des provisions pour trois jours.Leur position était désespérée, lursqu\u2019elies reçurent de Peschawer des secours inattendus et des vivres pour trois mois.Ce fut alors, et an moment même où la garnison de Cavoul était affaiblie par cette diversion, qu'une insurrection formidable éclata dans la capitale.Il parût que les anglais irnorèrent jusqu\u2019à la fin Pexis- tence de la conspiration.Des treute-deux agents politiques répandus dans le royaume, pas uo n\u2019en surprit la trace.Le malheureux Burues était aveuglé par une confiance excessive dans les indigènes, et, le premier de tous, il écrivait au gouvernement de l\u2019Inde que les chefs afghans étaient sincèrement ralliés au schah Soudja, et qu\u2019on pouvait retirer les troupes anglaises des garnisons.M.Macnaughten envoyait aussi les rapports les plus confiants, et s\u2019apprêtait à quitter Caboul pour aller prendre le gou- versement de Bombay, Tous dormaient ; ils ne se révelllèrent qu\u2019au milieu du massacre.Le 2 novembre, jour des Morts, \u201cjour qui sera mémorable dans nos annales afghanes,\u201d dit une relation anglaise, une insurrection terrible éclata dans Caboul.Une troupe d\u2019insurgés commença l\u2019attaque en se jetant sur plusieurs officiers qui traversaient la ville.L'héroïque Alexandre Burnes fut la première victime ; il fut tué à bout portant, comme il montait à cheval, par un Arménien qui avait été à son service.Son frère Charles Burnes fut massacré à ses côtés; un autre officier fut taillé en pièces sous les yeux même du schah Soudja.Toute la ville fut bientôt en armes, les bazars furent pillés, les maisons forcées et saccagées, et l\u2019attaque fut si soudaine, que les insurgés prirent possession de la ville et des magasins d\u2019approvisionne- meut, et forcèrent les anglais à se réfugier dans la citadelle ou le Boula-Hissar.Le schah Soudja s\u2019y enferma, tandis que l\u2019envoyé anglais sir William Macnanghten se retrauchait dans un camp situé à cing milles de la ville, et que commaudait le général Liphinstone.Les anglais avaieut environ six mille hommes, et, ce qui prouve la gravité de l\u2019insurrection, c\u2019est que, pendant deux mois qu\u2019elle a duré, les assiégés se sont tenus constamment sur la défensive sans oser une seule fois sortir de leurs retranchements, (À continuer.) Bulletin Scientifique.ACADEMIE DES SCIENCES DE PARIS.METEORE\u2014 M.le général Chassenon transmet quelques détails sur un météore igné qui paraît avoir été observé entre Saint Maixent et Ratfenne (Deux Sèvres}, dans la nuit du 29 au 30 décembre dernier, à 1h.45m.du matin.Voici en quoi ils consistent:\u2014 Un globe de feu d\u2019une lueur rougeâtre très- iuteuse s\u2019est tout à coup montré dans le ciel, Après avoir conservé pendant quelques secondes sa forme première, il a pris instantément celle d\u2019une larme de plomb ou de cire à cacheter en fusion; puis, avec une vitesse analogue à celle d\u2019un projectile et avec une légère déviation de la verticale vers le sud-sud- est, il a paru s\u2019abattre sur le sol en se fractionnant en plusieurs gros éclats.On n\u2019a entendn aucune explosion; mais il faut dire que la personne qui a commuuiqué cette obssrvation à M.Chassenon était en voiture, et qu\u2019à cet instant la voiture roulait snr des cailloux.\u2014 M.Chasseuon ne doute pas, d\u2019après les détails circonstanciés qui lui out été transmis, qu\u2019il ne soit très-facile de retrouver le point précis où le bolide a paru tomber, et qu\u2019en faisant des re- recherches on n\u2019en trouvât les débris.Dans cette nuit du 29-30 décembre, l\u2019air était pur, la lune brillait sur l\u2019horizon, et le thermomètre marquait environ \u201410° C.BotaNique.~DM.Jaume Saint Hilaire écrit pour faire remarquer que la France, achetant annuelle- Ment aux pays étrangers des bois exotiques pour des sommes assez considérables, il serait utile à l\u2019agriculture forestière et à l\u2019industrie de connaître l\u2019arbre nommé Zhyon et Thya par Théophraste, et Citrus par Pline, arbre dont la tige servait à former la charpente des anciens temples es la racine à fabriquer des meubles et des tables qui se veudaient à Rometù des prix excessifs.\u2014Cet arbre croit naturellement dans les forêts de l\u2019ancienne Mauritanie, à l\u2019est de Constantine.M.Jaume a fait des recherches dans les auteurs auciens et dans les voyageurs modernes, Della Cella et Pacho, qui pensent que cet arbre est le Juniperus Phænicea.Il en adresse le résumé, qui est renvoyé à l\u2019examen d\u2019una commission.LEs TELEGRAPHES DE NUIT n\u2019ont pas été jusqu'ict plus heureux que les ballons.Le télégraphe de nuit est essentiellement politique; il ferait une concurrence redoutable au télégruphe de jour, qui est très bien, comme l'on sait, avec tous les gouvernements.Quoi qu'il en soit, M.Mathieu a fait un rapport sur les nouveaux procédés télégraphiques de M.Pallerongues.Ces procédés consistent à appliquer à la propagation des signaux de nuit, l'éclairage par les lentilles à échelons.On peut conclure, soit des expériences auxquelles se sont livrés les commissaires de l\u2019Académie, soit des explications données par le rapporteur, que le télégraphe de nuit serait enfin décidémentinventé.Les signaux qu\u2019il donne sont parfaitement appréciables, même à 3,000 mètres de distance.Mais le télégraphe de auit, quelque belle \u2018 qu\u2019eu soit l'iuvestion, présente daus son application des questions nombreuses et compliquées.El pourrait devenir une torche iucendiaire entre les mains des révolutions ; d\u2019ailleurs les gouvernements à gros budjets n\u2019en ont pas besoin pour voir le fond de la bourse des contribuables.La compre D'Enxe\u2014Les comètes sont aussi d'immenses télégraphes qui enseignent aux intelligences créées la toute-puissance de Dien.L\u2019Académie des sciences a eu tout récemment des nouvelles de la comète d\u2019Enke : elle est ainsi nommée du wom de l\u2019astronome Enke, qui, le premier, à calculé sa période de 1,207 jours.Cette comète a dû repasser à son périhélie au mois d\u2019avril 1842, Le dernier passage avait eu lieu le 20 décembre 1838.HI.Arago a examiné, au sujet de cette cor mète, une très savante question : i) s\u2019agit de savoie par quelles causes l\u2019urbite calculée par l\u2019astronom- Luke, retarderait cette fois, comme aux précédentes apparitions, sur la marche réelle de l\u2019astre.Le mouvement de la comète s'accélère toujours et elle avance sur le calcul des perturbations.L\u2019hypotlièse de la résistance de l\u2019éther, pour rendre raison de ce phénomène, et mise eu avant par M.Euke, à été vi- vemeut combattue par M.Arago.Puirs ve Greneuce.\u2014 L'amélioration survenue daus les eaux que lance lu puits de Grenelle n\u2019a pas été de lougue durée.Durs la nuit de lundi à mardi, eu moius de quatre heures elles out déposé plusieurs tombereaux de sable dans la rigole.Aujourd\u2019hui, elles ne charient ni sable vi argile, mais elles coulent très vertes.\u2014(Journal de Paris.) INSTITUTION ROYALE DE LONDRES, Pnysieue pu GLope.\u2014 Sur le dégagement spouta- ué de gaz hydrogène sulfuré dans les eaux de la mer des côtes occidentales de l'Afrique et autres lieux, par M.DANIELL.Dans une leçon sur ce sujet, faite par M.Daniell, ce physicien a d\u2019abord fait remarquer qu\u2019il est étonnant que cette imprégation des eaux de l\u2019Afrique occidentale avec un gaz délétère ait pendant si longtemps échappé à l\u2019attention des voyageurs et des naturalistes.Daus l\u2019ean, à GO milles en mer, sa présence peut déjà être découverte, et elle est considérable dans le Volta, la baie Lopez, le grand Bouny, etc.: elle se répand sur une surface de 40000 carrés, depuis 8° nord jusqu\u2019à 8° sud de latitude.M.Daniell attribue l\u2019origine de cette vaste accumulation d\u2019hydrogéne sulfuré non à une action voltaïque, ni à la décomposition de pyrites, ni à la décompositiun de matières animales, mais à l\u2019action et à la réaction de la matière végétale amenée par les rivières tropicales, et aux sulfates toujours présents on plus ou moins grande quantité dans les eaux delamer.A l\u2019appui de cette explication il cite les expériences suivantes, L\u2019hiver dernier, il a placé quelques feuilles tombées dans un vase avec de l\u2019eau provenant de New-River de Londres, puis une mé- me quantité de ces fenilles dans un autre vase avec 3 onces de sel commun, et enfin, dans un troisième, avec une érale quantité de sulfate de soude.Tous ces vases ont été fermés par un bouchon auquel on avait fixé une petite rondelle de carton imprégnée d\u2019acétate de plomb.Après avoir maintenu ces vases pendant trois mois dans un endroit chaud, M.Daniell n procédé à leur examen.Le premier de ces vases présentait l\u2019odeur de feuilles pourries, te second celui d\u2019une conserve alimentaire, tandis que le troisième émettaitune odeur tellement fétide et irritante qu\u2019on peut à peine s\u2019en faire une idée.Cette expérience seule suffisait pour démontrer la génération de \u2019hydrogéne sulfuré, mais de plus le noircissement du carton imprégné d\u2019acétate de plomb était Un autre indice qui ne pouvait plus laisser aucun doute.Toutes les fois donc que l\u2019eau de Ja mer, contenant des sulfates en solution, se mélange avec de l\u2019eau et de la matière végétale, ce gaz doit se produire avec tous ses effets connus sur la vie animale.C'est une opinion commune en Italie, aiusi que dans l'Essex, qu\u2019en empêchant la mer de faire irruption dans les marênes, ces localités auparavant insalubres deviennent bientôt parfaitement habitables.C\u2019est dont à l\u2019hydrogène sulfuré que M.Da- niell attribue le malariasi redouté en Italie, ainsi que les miasmes puants de l\u2019Afrique, qui produisent la langueur, les nausées, l\u2019inappétence et la mort.La fièvre des jungles, dans l\u2019Inde, peut également être attribuée, selon lui, à la présence de ce gaz.Là le sol abonde en sulfates de magnésie et de soude, et il doit par conséquent s\u2019engendrer des volumes énormes de gaz hydrogène sulfuré dans les parties basses et marécageuses des jongles.Indépendamment des conséquences funestes à la santé des hommes qui visitent les côtes de l'Afrique, cet hydrogène sulfuré leur fait éprouver des dum- mages considérables sous le point de vue commercial.La doubleure en cuivre des navires y est promptement détruite.M.Daniell a fait voir à ce sujet une feuille de cette doublure enlevée à la Bonetta, en août 1840, après son retour de la station d'Afrique.Malgré que cette feuille eût été mise à neuf quelques mois auparavant, elle était déjà toute perforée, avec dépôt de protochlorure de cuivre sur une des faces, et de sulfure de cuivre noir sur l\u2019autre.ll a mis aussi sous les yeux de ses auditeurs une plaque prise sur le Royul-George, bâtiment euglouti depuis de nombreuses années dans un port d\u2019Angleterre, et qui, comparativement, était dans un bon état de conservation.Il y a soixante ans que l\u2019eau de la mer agit sur la dernière, mais l\u2019eau de la mer seulement, non imprégnée d\u2019hydrogène sulfuré.Ou n\u2019y remarque pas aussi de trace de sulfure.Ces points étant parfaitement établis, la question est de savoir si la science peut apporter un remède à ce mal.Relativement à la santé des hommes, les fumigations de chlore doivent être afficaces, puisque le chiore et l\u2019hydrogène sulfuré ne pouvant coexister, il y a réaction chimique instantanée, que le souffre se précipite avec formation d\u2019acide hydro- chlorique et qu\u2019il y a destruction du miasme ou malaria.Quant au second cas, on ne parvient pas à décomposer l\u2019agent destructeur, mais on peut diri- gerson action sur un métal moins cher.II faut protéger le cuivre par du zinc, pour lequel l\u2019hydrogène snlfuré a plus d'affinité ; et tant qu\u2019il y a présence de ce second métal, le premier est exempt des attaques du gaz en solution.C\u2019est là, comme on voit, une autre application du principe de sir H, Davy, qui conseillait l'usage du zinc ou du fer; mais dane le cas de l'hydrogène aulfuré, c'est le zinc, et non le fer, qu\u2019il convient d'employer.M.Daniell, du reste, déplore qu\u2019on ait abandonné si facilement l\u2019emploi des protecteurs en zinc de Davy.uniquement parce que le cuivre, sur lequel l\u2019acide muriatique n\u2019agit pas, devient un voyau sur lequel se déposent en abondance les matières terreuses, végétales ou animales, qui finissent par enocroûter 1a carène des bâtiments.Cependant le remède, eui- vant lui, est bien simple : Disposer les protecteurs de fiçou que le contact puisse être établi où sue- peudu à volonté ; le Zinc et le cuivre étant séparés pendant quelques temps, les dépôts de matières terreuses seraieut promptement enlevés.C\u2019est en conséquence de ces observations que M.Dauiell a adressé un rapport à l\u2019Amirauté, et que celle-ci n décidé qu\u2019on fouruirait des appareils pro- actuellement sur le Niger, et qu'aucun bâtiment ne partira dorénavant pour une station d'Afrique sans avoir ces appareils à bord, et sans des protecteurs en Zinc pour sa doublure en cuivre \u2014(Ædimb.New-Philosoph.Journal, vol.xxx1, n° Gi.) BUREAU DEs TRAVAUX PUBLICS, Kingston, 2 mai 1842.AUX CONSTRUCTEURS DE VAISSEAUX.L sera reçu jusqu\u2019au PREMIER jour de JUIN prochain, des SOUMISSIONS pour le tout ou partie des ouvrages suivants, savoir: DEUX BATI- MENTS A DRAGUER, UN BATIMENT DE TOUAGE, d'environ 200 tonneaux, et un en forme de BAC pour recevoir les sables, pour servir de modèle à ceux de cette dernière espèce dont on aura besoin, Le tout d'après des plans et devis qu\u2019on verra le et après le LuNDt 9 courant, chez M.CHARLES ATHERON, Ingénieur Civil, maison de Lafontaine, peune rue St-Jacques, Montréal.Les soumissions devront être endossées \u2018 Soumissions pour Bâtiments à Draguer,\u201d « Bâtiment à \u2018l'ousge,\u201d © Bac,\u201d (selon le cas) et adressées au * Secrétaire du Bureau des Travaux Publics, Kingston\u201d __ BANQUE DE QUEBEC.VIS\u2014Un Dividende de trois pour cent, sur le à.montant du Capital versé, a été déclaré pour le sémestre courant, et sera payable, à la Banque, dès et après le 1er JUIN prochain.Le Livre de transfert sera fermé le LUNDI 16 du courant.L'Assemblée générale annuetle des actionnaires se tien- da à la Banque le LUNDI 6 JUIN prochain, à ONZE heures, à l'effet d\u2019élire des Directeurs pour les douze muis suivants; el il sera soumis à l'assemblée un état des affaires de l\u2019Institution.Par ordre du bureau, NOAH FREER, Québec, 2 mai 1842, Caissier.or fait savoir qu\u2019à partir de MERCREDI prochain, 4 du courant, le Bareau d\u2019Enrégistre- ment pour le District de Québec se tiendra au No 30, ue Sainte-Ursu.c, 5e maison en arrière de l\u2019Hôtel de ne.Heures de bureau, de 9 heures du matin à 3 heures de l'après-midi.G.11.RYLAND, Québec, 2 mai 1842.Régistrateur.DISSOLUTION DE SOCIE'TE\u2019.A Société existante sous les noms et raison de BoucrarD & RivevIN, est dissoute de consentement muiuel à compter de ce jour.Tous ecux qui doivent à ladite sociGié sont priés ve régler avec P.V BoucuakD q'ai est autorisé à régler les dites affaires, P, V.BOUCHARD, ; A.D.RIVERIN.Québec, 3 mai 1842, 3d ON DEMANDE | [NE personne capable de conduire un Moulin à carder dans la paroisse de la Pointe-aux- Trembles.S'adresser à M.G.BISSET, rue St-Paul.Québec, £8 avril 1842.I E Soussigué ayant traosporté ses magasins de \\ Ja rue Saut-au-Matelot, au QuUaI NAPOLEON, est pré: à recevoir des grains et autres produits sur lesquels il sera fait des avances libérales.J.C.HART.Québec, 3 mai 1842.A VENDRE OU A LOUER, POSSESSION DONNE\u2019E LE IER MAI PROCHAIN, ah [RE MAISON spacieuse et de bonnes sys dépendances, au centre du village de la paroisse l\u2019Islet, avantageusement située pour le commerce, ayant été employée comme Hôtel depuis un grand nombre d'années, et étant parfaitement bien adaptée pour tenir Hôtel sur un pied respectable.\u2019 S\u2019adresser au propriétaire, M.DAMASE BOULANGER, sur les lieux, ou au soussigné.P.C.FOURNIER, L'Islet, 4 avril 1842.Notaire.A LOUER, AU PREMIER MAI PROCHAIN, LA MAISON ci-devant occupée par M.: STRANG, sise à peu de distance de l\u2019église de Beauport, avec jardin, hangar, &c.S\u2019adresser à ED.J.DE BLOIS, Rue St-Joseph, n.16.Québec, 21 février 1842, ow a AISONS et EMPLACEMENTS, dans Ses la Haute-ville de Québec, à VENDRE, savoir: Un emplacement rue Ste-Geneviève, fe- sant face au jardin du gouvernement et au monnment de Wolfe, de 5,683 pieds en superficie, avec deux maisons en pierre et autres bätiments dessus construits.Un emplace= ment rues St-Stanislas, Ste-Angèle et Ste-Hélène, près de l\u2019église St-Patrice, contenant environ 17,000 pieds, avec maison et autres bâtiments ct un jardin dessus.S'adresser à E.GLACKEMEYER, écuyer notaire à la Basse- ville de Québec, ou au propriétaire, rue la Montagne, 19.J.NEILSON, Québec, 26 février 1840.Imprimée et publiée dans la Basse-ville de Québec, rue de la Montagne, N° 19, par WILLIAM N&ILsoN, de Valcartier, dans le comte de Québec, pour lui- même et ISABEL, MARGARET et JoHN NEILsON, lls, donataires de feu leur (rere SAMURL NE11LsoM, 12 mui 1842.Ronan MacnonaLD, Rédacteur eu chef.pres à dégager du chlore à l'expédition qui a lieu "]
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