The Quebec gazette = La gazette de Québec, 13 janvier 1842, jeudi 13 janvier 1842
[" +.La Gazette No.5799.] Nouvelles Diverses.\u2014\u2026 \u2014 -\u2014Un fou, disent les journaux anglaie, s\u2019est pré- bonté vers minuit au palais de Buckingham, et quand on lui a demandé ce qu'il venail faire, il a répondu d'un air farouche: \u201c Je veux la tête de S.M.et j'y aiautant de droit qu\u2019elle en s à la mienne.\u201d M.Hall, magistrat de Bow-Street, n ordonné qu\u2019il ft enfermé à Bedlam.Il doit y résider jusqu'à plus ample informé.et individu, nommé Charles Mann, est un homme de 27 à 28 ane, d\u2019une tournure assez distinguée.1! a récemment donné, à ce qu'il paraît, des marques d'une grande excentricité, (let insensé a dit qu\u2019il voulait décapiter la reine, parca que celle-ci avait décapité l'un de ses frères qui était roi.La signature de ce frère, ainsi congne: Rez, le roi, était, di- sait-il, dans son pupître.Il a sjonté qu\u2019il était sous l'influence d\u2019un esprit qui exerçait sur lui un empire absolu.\u2014Le Sun publie la lettre suivante qu\u2019on lui adresse de Constantinople, en date du 27 octobre: 11 n\u2019est bruit ici que d\u2019une affaire sérieuse survenue entre notre ambassadeur et la Porte.Il pa- fait que lors de son audience de congé au Palais on a oublié de lui offrir la pipe, attention qu\u2019on a d\u2019ordinaire pour les ambassadeurs.M.de Pontuis ayant eu des raisons pour supposer que ce manque de procédé avait eu lieu avec intention, en a été gravement offensé et a fait de vertes représentations à la Porte en demandant une réparation.S, H.a envoyé chez M.le comte de Pontois, Sa- feti-efendi, premier interprète du divan, pour lui témoigner le regret que lui avait causé cet oubli, et les journaux officiels du gouvernement ont été char- 6s d'insérer un article, où il est dit que M.le comte e Pontois a été reçu avec une grande distinction par S.H., et que cette omission ne devait être attribuée qu\u2019à l\u2019empressement qu'on a mis à le recevoir.M.de Pontois s\u2019est conduit admirablement dans cette affaire, il a déployé beaucoup d'énergie, car Rifaat-pacha s\u2019oppusait à ce que l\u2019article en question fût inséré, craignant qu\u2019il ne choquât Riza-pacha, L'affaire est arrangée depuis quelques jours.\u201d \u2014Les dames qui ont visité les ruines de la tour de Londres ont dunné lieu à des svènes plaisantes, À cause des tentatives que certaines d\u2019entre elles ont faites pour enlever quelques reliques.Les gardiens ont arrêté aux portes une dame de distinction qui tenait caché sous son châle plusieurs baïonnettes et un morceau de fer qu\u2019elle croyait être un boulet et gu n\u2019était qu\u2019un morceau de tuyau de poêle informe.u a fait comprendre à cette dame que ces objets devaient rester À la tour et elle ne s\u2019en est dessaisie qu\u2019avec beaucoup de peine.On a retiré les pompes des ruines, où il reste encore un peu de feu qui couve.(Sun.) \u2014Un des éléphants de la ménagerie de M.Womb- well vieat de mourir à Leeds en Augleterre.Cet éléphant femelle avait trevte ans.On l\u2019a vendu 20 liv.sterl.(500 fr.) à la société philosophique de Leeds.La peau pesait 500 livres.\u2014On n\u2019a point oublié que la Contemporaine, à Londres, avait porté plaiute contre le Times, qui, dans l'affaire des lettres, l\u2019avait qualifiée de faussaire, et qu\u2019elle lui demandait, à titre de dommages, Une gomme de 50,000 tr.Uue lettre de Loudres dit Que, d\u2019après un bruit répandu dans quelques cercles, la plainte n'aura pas de suite.La Coutemporaine aurait reçu l\u2019indemnité qu'elle réclamait; mais il pra que ce n\u2019est pas le Z'imes qui aurait payé es 50,000 livres.COUR DEs PAIRS.\u2014\u2014ARRET DE MISE EN ACCUSATION.La cour des pairs a terminé hier au soir, 18 novembre, sa délibération sur le réquisitoire de M.le procureur-général Hébert, relatif à l\u2019atteatat du 13 septembre dernier.Par cet arrêt, la cour se déclare compétente, et ordonne la mise en accusation des individus ci-après désignés : 1° Du nommé Quénisset, dit Papart (François).Attendu que de l\u2019instruction il résulte contre lui charges suffisantes de s'être rendu coupable, le 13 septembre dernier, d\u2019attentat à la vie des ducs d\u2019Ur- léans, de Nemours et d\u2019Aumale ; 2° Des nommés: Boucheron (Jean-Marie), Co- Jombier (Jean-Baptiste), Brazier dit Just (Just- Edouard), Petit dit Auguste (Auguste), Jarrasee dit Jean-Marie, Launois dit Chasseur, Boggio dit Martin, Mallet, Dufour; Attendu que de l'instruction résultent contre eux des charges suffisantes de s'être rendus complices de l\u2019attentat ci-dessus mentionné.8° Et enfin des nommés Quénisset dit Papart, Boucheron, Colombier, Brazier dit Just, Petit dit Auguste, Jarrasse dit Jean-Marie, Launois dit Chas- aeur, Dupoty, Boggio dit Martin, Prioul, Mallet, Martin, Fougeray, Bouzer, Cousidére, Bazin dit Napoléon, Dufour, absent.Attendu que de l\u2019instruction résultent contre eux charges suffisantes d\u2019avoir, soit comme auteurs, soit comme complices, pris part au complot ci-dessus qualifié et ayant pour but de détruire ou de changer le gouvernement, soit d\u2019exciter les citoyens ou habitants à s\u2019armer contre l\u2019autorité, soit d\u2019exciter la guerre civile en armant ou en portant les citoyens ou habitants à s\u2019armer les uns contre les autres.Après l\u2019énumération des délits et des sigunle- ments des accusés, l\u2019arrêt porte la formule ordinaire our l\u2019incarcération des dits accusés dans la maison d'arrêt de la cour des pairs, et ordonne que les débats s\u2019ouvriront au jour qui sera ultérieurement indiqué par le président de la cour et dont il sera dos- né connaissance, au moins dix jours À l\u2019avance, à chacun des accusés.Suivent les signatures de MM.les membres qui siégeaient en la chambre du conseil, sous la présidence de M.le comte Portalis, président en l\u2019absence de M.Pasquier indisposé.Le nombre des pairs présents à la délibération était de 134.«Un journal annonce que depuis l'attentat Que- pisset, le fils aîné de Louis-Philippe est aussi suivi, dans toutes ses allées et venues, par des individus attachés aux Tuileries, et que le pavillon Marsan est maintenant gardé comme la partie du palais qu\u2019oc- onpe la couronne.\u2014(Ua avait annoncé dans quelques journaux ministériels que M.Humana présenterait un budget en équilibre.|! paraît qu\u2019il a dû se résigner tristement A se présenter en déficit, daus le système de la paix partout el toujours; c\u2019est une dure nécessité à subir par un ministre des finances.(Le Constitutionnel.) \u2014On écrit de Saint-Omer, le 6 novembre, au Progrès du Pas-de-Calais: \u201cUn de nos concitoyens, M.E.P., vient de découvrir, dans an tiroir secret d'un vieux secrétaire qui provient d\u2019une vente de vieux meubles faites À Saint-Omer, en 1813, par un officier du 179e hollandais, alors en garnison dans cette ville, uu rouleau contenant, entre autres pièces, des lettres autographes de Joseph Bonaparte, écrites à un né- gocinat de la Haye, au commencement du règne napoléonien en flollaude.\u201d \u2014Il y a quelques jours, plusieurs quartiers de la ville de Mâcon ont été mis en émoi par un sanglier qui parcourait les rues, fuisaut fuir tous les passants et fuyant lui-même devant ceux qui le poursuivaient à coups de pierres.Tout à coup, le sanglier se retourne pour charger.Un malheur allsit peut-être arriver, quand un individu s\u2019écrie tranquillement : Cadet ! Cadet! L'animal se dirige vers lui sans faire attention aux autres et se couche à ses pieds.Le sanglier était privé.H rentra bientôt dans sa demeure, d\u2019où il s'était échappé.RAssEABLEMENTS DE TROUPES.\u2014 On lit duns le Siècle : I paraît que deux corps d'armée sont en voie de formation, l'an au midi, l\u2019autre au uord.Parlons d\u2019abord de celui du midi.S'il faut s\u2019en rapporter à des informations qu\u2019on dit venir de bonne source, le miuistre ne se boruerait pas à renforcer nos deux divisions de la frontière il voudrait former un corpe d'armée de soixaute mille hommes dont le quartier général serait à Toulouse.Les généraux Schneider et Schramm partageraient le commandement de ces troupes.Si un corps d'armée se rassemble dans le midi, les divisions demeureront indépendantes les unes des autres jusqu'à ce que le moment d'agir soit venu, et alors te maréchal Soult prendrait le commandement, à moins que, pour imiter la restauration jusqu\u2019au bout, on ne plagit le prince royal à la tête de l\u2019armée.Le projet de terminer les affaires d\u2019Espagne par un congrès européen qui déléguersit à la France la glorieuse mission de rétablir l\u2019ordre monarchique dans la Péninsule, tout insensé qu\u2019il doive paraître, est entré sérieusement dans la pensée de M.Guizot.La difficulté, comme on le pense bien, n\u2019est pas d\u2019obtenir le concours moral de la Prusse et de l\u2019Autriche ; par égard pour le précédent de Vérone, la Russie elle-même ue refuserait pas son assentiment : il s\u2019agit de savoir à quelles conditions l\u2019ou obtiendrait celui des tories.En ce qui concerne le rassemblement, sur la Frontière du nord, d'un corps de 20 mille hommes dont le général Corbineau aurait le commandement, les explications ne sont ni claires ni faciles.Le gouvernement a fuit dire et redire par ses journaux que la conspiration belge était une entreprise stupide qui ne méritait point qu\u2019on s\u2019en occupât.Les ministres du roi de Hollande ont déclaré que les couspirateurs de Bruxelles étaient des insensés.Les paroles attribuées au roi de Hollande, soit à Berk, soit à Luxembourg, ont été démenties ou rectifiées.Les éclaircissements les plus satisfaisants out été fournis sur le rappel des miliciens hollaudais, Cependant cette conspiration ridicule, stupide, insensée, motive la formation d\u2019un corps d\u2019armee sur notre frontière du nord, ou cette formation est un effet sans cause.\u2014Une ordonnauce du 22 de ce mois vient de convoquer, pour le 6 dévembre, le consoil-général du Bas-Rhin, à l\u2019etfet de délibérer sur le projet du chemin de fer de Paris à Strasbourg.\u2014 Le projet d\u2019incendier les magasios à fourrages de la garnison n\u2019est pas abandonne par les conspirateurs belges Le 23, à dix heures du matin, pendant que l\u2019on déchargeait une voiture de paille et qu\u2019un ouvrier placé sur le chariot tendait le fourrage à celui qui se tenait à la fendtre du magasin du Vieux-Marché-aux-Grains, une grande flamme s\u2019éleva de la voiture, qui en fut bientôt eutourée ; déjà cette flamme s\u2019éta t élevée à la hauteur de la | fenêtre avant qu\u2019on eût eu le temps de pousser la voiture au large et de se rendre maitre du feu.Ou a ramassé uue quantité d\u2019allumettes phosphoriques que l\u2019incendiaire avait sans doutes laissé tomuer au moment de commettre son crime.Les voisins disent qu\u2019ils out vu un homme s\u2019en- fair À toutes jambes, et rcontent qu\u2019une chauf- frette de braise éetiute a été trouvée, il y à peu de temps, daus une chambre du magasin.Dans la crainte du danger qui les menace, ils indiquent la porte de Halle comme pouvant servir au fourrage, Malgré les plus vives réclamations, les travaux des fortifications de Vincennes se poursuivent avec une activité et une prédilection vraiment effrayantes.Tout est inconstitutionnel dans les travaux, tout y sent le despotisme de Louis XIV ou l\u2019arbitaire impérial.1° On agrandit etou augmente l'importance de cette forteresse sans l'autorisation des chambres.2 9 On a donné une foule de travaux et de fournitures à faire sans publicité ni concurrence.3° On érige Vincennes en citadelle de première classe, bien qu\u2019à la porte de Paris, bien que mena- çaut la moitié de Paris, bieu que domivant à bout portant l\u2019enceinte continue.4° On dépense les trois quarts des millions qui figurent dans le budget pour frais de casernement, et quand on aura, comme on le veut, établi une caserne daus l\u2019intérieur du fort, on nous dira sans doute que le fort même n\u2019est qu\u2019une caserue ; Oui, une caserne Lonne à contenir quatre ou cing mille hommes, infanterie et cavalerie, et un matériel d\u2019artillerie soffisant pour brûler trois fois tout Paris.Nous craignons bien qu'un jour Vincennes n\u2019éprouve le sort de la citadelle de Barcelonne.( Temps.) On a sigualé un grand nombre de faits qui prouvent incoutestablement la possibilité de la Lransmis- sion de la morve du cheval à l\u2019homme.Mais on n'avait pas encore vu d\u2019exemple de transmission d\u2019homme à homme de cette horrible maladie.L\u2019hopital Saint-Antoine vient de présenter un fait qui démoutre la possibilité de cette contagion.Un individu affecté de morve uiguë, était entré dans le service de chirurgie ; l\u2019élève externe chargé de panser ce malade a été lui-même frappé de tous les symptômes de la morve, et devra indubitablement succomber.On ne saurait donner trop de publicité à ce fait, pour engager l\u2019autorité à veiller scrupuleusement au maintien et à l'exécution des réglements sanitaires qui prescrivent l'abattage des chevaux atteints du farcin.Le malheureux jeune homme, victime de ce nouveau mode de transmission, avait publié peu de jours avaut, dans un journal de médecive, l\u2019observation de l'individu lui-même auprès duquel il devait coutracter cette maladie mortelle.\u2014La consommation des harengs frais à Paris est inonie en ce moment.Les plus anciennes mar- chaudes de la halle aux poissons ne se rappellent pas en avuir vu en aussi graude quantité que cette au- née.Aussi cette marchaudise est-elle à bon marché.Les harengs, qui les aunées précédeutes, se payaient 15 à 20 c.chaque, ne coûtent aujourd\u2019hui aux consommateurs que 63 7 c.au plus la pièce.La classe ouvrière ne se nourrit en quelque sorte que de cet aliment en ce momeut, tant elle y trouve de l\u2019économie.Depuis une huitaine de jours, il résulte de ce choix de nourriture une baisse considérable dans ia consommation de la viaude de bou- cherie.JEUDI, \u2014Ces jours derniare, des bécasses par milliers se sont abatiues sur les campagnes des environs de Boulogne-sur-Mer, amenéss par un vent frais du N.O.Elles volaient en bataillons serrés +t som- binient de gros nuages noirs Les chasseurs, profitant de l\u2019heureuse circonstance, se sont mis en campagoe, et plusieurs d'entreux en ont tué jusqu\u2019à 20 et 30 dans un jour.\u2014Le prinoe Frédério des Pays-Bas, chef du 15e régiment de ligne prussien, fait en ce moment cou- tectionner pour le corps de musique de ce régiment des instruments en argent, timballes, demi-lune, oors, trompettes, tout compris.Déja Pélecteur de Hesse avait fait ovizau A son régiment d'une musique également précieuse.\u2014On s\u2019ocoupe toujours du projet d'établir un chemin de fer entre les déux capitales de l'empire, dit uue lettre de Pétersbourg, 28 octobre.Les travaux commencpront dyus quelques mois.Le chemin passera par Twer et aura des embranchements sur Ribiosk Captonsdadt, dans le gouvec- nement de Jurosiaw, sur le Volga, où est l\u2019entrepôt général des marchaudises venant des contrées du bas Volga.Le port de Suint Pétersbourg fagnera beaucoup à l\u2019étublissement de ce chemin.On dit qu\u2019il sera prolongé ultérieurement dé Moscou à Nischninowgorod.: \u2014Os écrit de Berlin, le 30 votobre, que les travaux préparatuires du chemin de fer de cette capitale à Hambourg se continuent.On espère que non seulement tous les capitaux necessaires seront fournis aux entrepreneurs, mais même que le Danemark et le Meclembourg feront toutes les couces- sions désirables.Le chemin du fer du Rhin, par Cassel et Frankfort, en parteut de Halle, sera commencé au printemps.\u2014On mande de Berliu, 29 octobre : \u2018 Hier, la tragédie d\u2019 Antigone, de Sophocle, n été représentée au château de Postdam.Cette représentation a produit uue sensation plus profonde qu\u2019on ue s\u2019y était attendu d\u2019abord.Les bancs des: tinés aux spectateurs étaient disposés en amphithéâtre.ll u'y a paseu d'entr\u2019actes comme dans les tragédies du théâtre moderne.L\u2019intervalle entre les actes était rempli par l\u2019harmonie suave et mélodieuse des chœurs.La musique avait été composée par M.Mendelsohn.Les acteurs ont géuéralement bien rempli leur rôle \u201d \u2014Les plus grands fabricants de cigares de la Havane sont Cabanas, Hermandez, Silva et Reucareuil.Lis fout fabriquer 30,000 cigares par jour.Droits payés, les meilleurs cigares de la Havane revienuent à Londres à 5 1.st.le mille.\u2014Espartero a lancé de Saragosse, en date du 9, une proclamation contre ls juute de Barcelone, ll | mauquerait, dit-il, à ce qu\u2019il doit à la nation et à la Justice, si les atteatats vommis à Barcelone contre les lois et les auteurs de ces excès pouvaient rester 13 JANVIER 1842.Aiasi, toujours et de toutes parts des sacrifices ou des fautes sans compensation.Mais surtout nous ue connaissous rien de plus déplorable et de plus ri- dioule que la position qui nous a été faite à l\u2019égard de la Belgique, qui ue peut pas vivre saus nous, qui.à tout instant, a besoin de nous, qui, à chaoun le ses dangers, ne peut Être sauvée que par notre argent et nos soldats, et à qui cependant les traités iuterdieent d'être avec nous.Voilà dono deux armées que le budget va avoir à entretenir et payer : l\u2019une pour défendre un établissement dont nous avons les charges et l'Europe les bénéfices ; l'autre pour observer, sinoû pour menacer un pays qui ne demandait qu\u2019à réparer en paix ses anciennes blessures et À reconstituer sa produo- tion et son commerce, au grand avantage de nos relations et de nos échanges aveu lui.Nous le demandons, de telles anomalies ne sont-elles pas la condamnation d'un système, et la nation, qui voit de semblables résultats, a-t-elle tort de se plaindre d\u2019être mal gouvernée ?* RELIGEUSES PROTESTANTES.»~Les protestants de France soot sur le point d'établir des sœurs de charité de leur communion, pour soigner les malades dana les prisons, les bdpiteux, eto.On ajoute que l'autorisation du gouvernement est déjà obtenue.Elles porteront, dit-on, le costuine de nos sœurs grises, et seront recrutées oumme elles parmi les jeunes filles.Feront-elles des vœux?Noue n\u2019en savons rien; mais ce qui est certain, c\u2019est qu\u2019elles devront une obéissance entière à la supérieure qui les dirigera, laquelle dépendra du pasteur-direoteur de la maison.Oh! ai Luther pouvait revenir au milieu de nous, dit à ce sujet I\u2019 Ami de lu Religion, quel ne serait pas son étonnement à la vue de ces religieuses marchant sous ses bannières ! \u2014La reconnaissance du gouvernement portugais par l\u2019Autriohe est formelle.Le bsron Mareschell, vi-devant envoyé extraordinaire d'Autriche aux Etats-Unis, est déjà arrivé à Londres, venant d\u2019Amérique; il partira immédiatement pour son nouveau poste À Lisbonne, accompagaé de M.Hubuer, secrétaire de légations NOUVELLES RELIGIEUSES.Ou écrit de Rowe, on date du 23 octobre : \u201c Le Saint-Pére a quitté depuis le 21 le pslais du Quirinal pour aller habiter le Vatican; il continue à jouir de la santé la plus florissante, et son voyage paraît même avoir augmenté ses forces.La basilique de Saint-Paul avance peu à peu ; la croix et l\u2019abside sont achevés, et la Confession de l\u2019aucien temple, celle autour de laquelle tonte l'église s\u2019écroula, dans le terrible incendie de 1823, saus qu\u2019aucune pierre ne fût brisée de cette aucien- ne construction, ln Confession de Saint-Paul est déjà élevée à la jonction des bras de la croix.Les co- impunis.1i fant savoir maintenant quel sera l\u2019effet de ces | menaces que l'entrée de Van Halen duns Barceloue permet de mettre à exécution.\u2014 On mande de Madrid que les exaltés de | cette ville voulsient profiter de l\u2019abseuce d\u2019Esparte- ro pour instituer dans la capitale une junte de salut ; public à l'instar du celles de Barcelque, de Valence, | éte.; mais Paunonce du retour prochain du régent ! les a contraints d'ajourner l\u2019avcumplissement de ce projet.A Madrid, les arrestations continuent.Le lieu- : tenant général Espeleta est au nombre des dernières personues incarcérées.\u2014 Une lettre de Bilbao du 7annonce que Zabala, officier dans le corps d\u2019insurgés que commandait Lequina, venait d\u2019être fusillé par ordre de Zurbano.Ce gouverneur avait menscé de mettre en prison toute la municipalité de Bilvao si, dans la journé du 9, l\u2019ameude de six millious de réaux, qu\u2019il a imposée aux habitants, n\u2019était pas payée totalement.\u2014A St, Sébastien, d\u2019après ce qu\u2019écrit une personne de cette ville, on devait juger le 12 dun Manuel Bernardo Larroudobüuo, fait prisonnier en mer il y a quelques jours, lorsqu\u2019il cherchait à gagner les côtes de France.Son sort n\u2019était guère douteux : mais une attaque d\u2019apoplexie l\u2019a emporté au momeot où il allait paraître devant ses juges, et l\u2019a soustrait ainsi à la mort violente qu\u2019on lui prépa- rail.\u2014On écrit de la frontière d\u2019Espagne que, par l\u2019ordre du régent, le corps d\u2019armée de la Navarre, qui est commaudé par le général Ayerbe, prendra la dénomination d'armée de droite, et que celni qui est dans les trois provinces basques, sous le commandement du général Alcala, s\u2019appellera l\u2019armée de gauche.La force totale de ces deux corps sera de 40 bataillons, de 12 escadrons et de deux batteries d\u2019artillerie.A Tudela se rassemble en outre une petite armée de réserve qui sera formée de sept bataillous, de trois escadrons, et d\u2019une batterie d\u2019artillerie.On so perd en conjectures sur les motifs qui engagent Es.partero & concentrer sur cette ligne une si graude quantité de troupes.\u2014On écrit de la frontière d\u2019Espagne : \u201c Le 21, la douane a été placée à Irun.Les marchandises protubée, telles que les étuffes de coton et Ia plupart des denrées coloniales, ne passent plus.Celles soumises aux droits entrerout en franchise jusqu\u2019au 30.\u2014On lit dans le Commerce : \u201c Nos prévisions se réaliseut, comme cela était inévitable.Les contribuables vont encore payer les fautes du ministère.ll paraît certain que denx corps, de 25,000 hommes chacun, vont être rassemblés à Perpignan et à Bayoune.Une réserve de 12,000 hommes serait formée à Toulouse.Des bruits circulent que le rassemblement du corps d'observation n\u2019est qu\u2019un acheminement à l'intervention directe eu faveur de Marie-Christine.Nous croyons que le ministère l\u2019essaierait s\u2019il l\u2019osait, mais nous sommes certains aussi qu\u2019un cri général d\u2019indignation et d'alarme retentirait alors sur tous les points de la France, et que jamais la chambre, au moment de se présenter devant les électeurs, ne se déciderait à donner les mains à une semblable violence.\u201c Au surplus, par un rapprochement assez signifi catif, pendaut que la politique dirigeante 5e prépare d'aussi tristes embairas vers le midi, le nord aussi voit se furmer des corps d'observation, II nous faut, dit-on, aesembler des troupes pour protéger cette impuissaute royauté de Bruxelles, dont nous avons proclamé la neutralité, et qui cependant ne peut exister que de notre appui.Les Belges nous duiveut des sommes énormes.Nous sommes leurs seuls défenseurs ; et nos hommes politiques ont si bien arrangé les choses, qu\u2019ils n\u2019ont pus le droit d'être nos slliés.Ils peuvent réclamer notre assis tance ; nous n'avons pas le droit de réclamer la leur.Nous sommes les seuls soutiens de leur nationalité et cette nationalité ubéit encore aux traités de 1815, ui avait formée royaume des Pays-Bas pour servir de barrière à la France.lonues de granit de la grande nef sont déjà toutes debout: où sait qu\u2019aveo celles des nels latérales, il en faut 81, Rien n\u2019égale la richesse des marbres de 1a partie achevée ; mais il faudra que la chrétienté entière fasse encore des sacrifices d'argent pour voir rééditier dans son entier ce monument qui, après Saiut-Pierre, occupe le premier rang.\u201d \u2014On assure que la bulle d\u2019érec:ion de l\u2019arche- a.mw (Tome 80.mous toute l\u2019histoire de l'affaire, aucus indice, du la Grande-Bretagne, autre que oeux d'un dd de ue jamais livrer (yield) paisiblement une grande portion du territoite en litige, vous serez plis hou- reux que moi.\u201c La marche que, d'après cette manière de voir, le gouvernement général devrait adopter, ne seal fre à mes yeux ni doute ni hésitation ; l\u2019honnéar national, aussi bien que la justice envers le Maine, l'indique clairement : c\u2019est de purger le aol de oùt état, effectivement et sans délai, de tout vestige d'er- prétement britannique ; et alors, s'il faut qu\u2019il y ait encore des négociations à ce sujet, que ce soit, de la part de la Grande-Bretagne, pour obtenir ce que, peudant plus d\u2019un quart de siècle, elfe à refusé de livrer.Lorsqu'on ne pourra plus raisonnablement espérer que le gouvernement général adopte catte warche, ou quelqu\u2019autre également efficace, le Mais ne, s'il ne se manque pas à lui-même, prendra pose session de tout le territoire, et, s\u2019il le faut, users de tous les moyens que Dieu et ls nature ont mis ene tre eës mains pour s\u2019y maintenir.La considéras tion de tout le sujet est de votre domaine, et je ne doute pas-que Vous ne vous montries de fiddles gardiens de l\u2019honneur et deu Îütérêts de l'état.\u201c On sppreud que l\u2019explorstion et le tracé, qui sont en voie depuis deux ans d\u2019après les ordres du gouvernement géuéral, tirent à leur fn, et l'on croit w\u2019il en résultera une autre confirmation de notre titre que nulle subtilité ne pourra éluder, nulle effronterie nier.\u201c Ce tracé, quelque retard qu\u2019on puisse mettre à l\u2019achever, la Grande-Bretagne n\u2019y prevant aucune part, et n\u2019ayant été commencé que pour In ratisfac- tion de notre propre gouvernement, ne saurait juss tifier an seul jour de délai de ls part de la Grande» Bretagne à consentir à la nomination d\u2019une coms mission mixte pour tirer la ligne conformément au traité de 1783, et mettre ainsi tin pour toujours à cette question si long-temps débattue.\u201c* L'extension de la route militaire jusqu\u2019à guel- que point sur le Saint Jean, est devenue indispeo- sable, et il faut expérer que le congrès s\u2019emprese- va de faire une allocation pour cet objet.Il est sa- tisfesant de voir que l'opinion du secrétaire d\u2019état, sur ce point, est conforme à celle que j'\u2018exprime ioi\u201d Lo gouverneur expose ensuite les grands avantages qui en résulteraient tant sous le rapport de l\u2019économie que de la commodité des membres sux- mêmes, si les sessions de la législature, au lieu de se tenir l'hiver, se tenaient l\u2019été, et il propose de soumettre au peuple un amendement à la constitution À cet égard.Il recommande aussi, en coufor- mité de manifestations nou équivoques de l\u2019opinion publique, d\u2019abréger les sessions autant que possible, et il se justifie de ne point proposer pour le mament certaines améliorations publiques, sur l\u2019état de pénurie du trésor, la dette onéreuse dont il' est déjü, grevé, et la nécessité d'user de la plus sévère oonomis dane les circoustances actuelles., ¥ La législature de l\u2019état de New-York s\u2019est auséi assemblée à Albuny le &.Nous u\u2019avons pas envore lu le mesuugo du gouverneur BrwaRD, quest d'une longueur effrayante.Le Daily Advertiser 4\u2019 Albany, vêché de Cambrai est à la date du ler des calendes \u2018 d'octobre.Elle fait, dit-on, d\u2019abord l\u2019éloge du | siége de Cambrai, dont elle rappelle l'antiquité.: Elle parle du nombre et de la dignité de son clergé, de la population du diocèse et des pieux établisse- \u2018 ments qui y sont fondés.Puis, fosant allusion aux | pontifes qui l\u2019ont illustré, elle cite Fénélon (et c\u2019est | le seul qui suit cité), dont on vénèrera toujours la piété et la science, et dout le nom vit encore dans | le cœur de tous les Cambrésiens qui lui ont, dans leur ville, érigé un monument publique et solennel.Ensuite le pape déclare qu\u2019il s\u2019est déterminé à rendre au sige de Cambrai ses anciennes prérogatives, et qu\u2019il détache de l\u2019archevêché de Paris l\u2019église de Cambrai et celle d\u2019Arras, pour ériger celle de Cambrai en archevéché, ayant pour suffragant l'évêché d\u2019 Arras.Eu ce moment, il n\u2019est pas question de partager le diocèse de Cambrai, en créaut à Lille ub siege épiscopal : le gouvernement n\u2019a demandé qu\u2019une chose au Saint-Siége, le rétablissement du titre métropolitain.L'adoption de cette mesure, aussi utile que convenable, à répandu la joie dans la nouvelle province ecclésiastique.\u201d \u2014Le Diario di Roma du 16 novembre aunonce l\u2019arrivée à Rome du prince Ypsilanti et de aa famille.\u2014Lord Pousonby vient d'arriver à Naples, où il compte passer l\u2019hiver, sans même se rendre auparavant à Londres, attendu la contrariété qu'il éprouve et qu\u2019il montre par suite de la chute du cabinet whig.' \u2014 i QUEBEC: 13 JANVIER, \u2014 JEUDI, 1842.Le gouverneur-général Sir CHanLEs Bacon, après avoir assisté, comme nous l'avons dit, à la prestation de serment des membres de la législature du Massachusetts à Boston, arriva le 5 au soir à Albany, d\u2019où il a dû repartir le lendemain pour Kingston.Nous n\u2019avons pas encore de nouvelles de son arrivée au siége du gouvernement.MAINE.\u2014LE TERRITOIRE EN LITIGE.La législature du Maine s\u2019est assemblée à Augusta le 5 du courant, et le même jour M.FAIRFIELD, le fameux béros de l'Aroustouc, est arrivé dans la capitale, et a été réinstallé dans le fauteuil gubernatorial.Le surlendemain 7, il transmit aux deux chambres un message où il se sutpasse lui-même en rodomontades an sujet du territoire contesté.À vrai dire il y est autorisé par le snccès de sun expédition précédente et par la mannière dont Jous BALL west lnissé battre par lui.Voici comment il s'exprime sur cette question.- « C'est avec peine et mortification que je trouve la question des frontières encore parmi les sujets qui doivent servir de matière au message annuel de l\u2019exécutif, Le président, dans sa communication récente au congrès, après avoir parlé du progrès qui avait été fait par un de ses prédécesseurs \u201c vers la négocis- tion d\u2019une convention dans la vue d'un réglement définitif de la question,\u201d sjoute qu'il \u201c regrette d'avoir à dire qu'il a été fait peu de progrès ultérieur vers l\u2019accomplissement de l\u2019objet depuis l\u2019année dernière.\u201d C'est à dire, comme nous avons de bonnes raisons de le oroire, qu\u2019une propositivn juste et raisouable de la part de notre gouvernement, dans le but de parvenir à une solution amiable et définitive de la question, est restée encore une autre année sans à en parlant de ce document, dit qu\u2019il traite avec autant de diguité que de modération de la question eu controverse depuis quelque temps entre lee gouvernements de New-York, de la Virginie et de la Geor- ie, résume en peu de mots l'histoire du procès Macleod, présente un aperçu rapide et d\u2019une admirable clarté de la question des écoles de New-York recommande les sujets de l\u2019agriculture et de l\u2019éducation à la faveur et à la protection continuée de la législature, et discute assez longuement, et avec une éloquence et un talent qui exciteront l\u2019admiration de tous les partis, la grande question des améliorations iatérieures.Ecus FRENÇAIS.\u2014AVIS INPORTANT AUX GENS DU MARCHE, etc.\u2014 Nous venons d\u2019apprendre, et nous nous empressons de communiquer cette information, particulièrement dans l\u2019intérôt des habitants de la campagne qui fréquentent nos marchés, que M.le Collecteur des Duuanes a reçu l\u2019opinion dev Officiers de loi de la Couronne sur la question du savoir à quel taux les pièces françaises de six vt de trois livres, que les banques et les marchands ne prenaient plus depuis quelque temps que sur lo pied de 5s, etde 2s.Gd.doivent avoir cours.Cétte opinion est que ces pièces, de mdme que les éournines et demi-couronnes anglaises, effacées ou non, ne peuvent être refusées l'ancien taux légal de 54.ed.et 2s.9d.respectivement.Nous engageuns venx qui liront cet avis à Je propager autant et aussi promptement que possible parmi ceux qu\u2019il intéros- se, afin de les mettre en garde contre les spéoula- tions dont ils pourraient être les victimes.Le bal d\u2019hier au soir chez Payne, en Nonneur de la naissance de l\u2019héritier présomptif de la coûrèiñe a été des plus brillants, ot les choses dé sont paitéei à la satisfaction de tout le monde.Il y avait Hô trois A quatre cents personnes\u2019 présentes.On 18 d\u2019un feu de joie et de feux d\u2019artifiéts comme devant avoir lieu demain au soir sur la glace, à l\u2019ombau- chure de la rivière Saint-Charles.Leb chefs hurons de Lprette, en grand dostume, seront en vitle, éd dineront chez le général sir James MacDONELL.Le dernier nüméro de la Gazette ORficieflé, dif date du 8 janvier, contieñt une proclamation éta blissant deux nouveaux districts municipuux, un dans chacun des comité de Gaspé et de Bouavens ture, et portant les même noms.Le chef-lieu dus district de Gaspé sera Percé, et celui du distriot dé Bonaventure, New-Carliste.\u2018 1} contient aussi les nominations suivantes ;\u2014 W.A.Hale, écuyer, régistiateur du district de Gaspé.\u2019 Robert Wily Fitton, écuyer, do.do.Bonaventure ; ; J.Le Boutillier, éouyer, syndic (warden) du dié- trict de Gaspé.' J.R.Hamilton, écuyer, do.do.Bonavénture.Joseph P.Bradiey, écuyer, greffier de la sour de vice-arfirauté, Bas-Canada.LA Edward MaoGanran, écuyer, régistéatéur, trés soriet et greffier de la corporation de lé Trinité dé Montréal.; Co Aimé Dorion, écuyer, avocat, procureur, et, Bas-Canada : .ad Le Canadien publie un lotg artiole sur lep mbiiite nations récentes; nous en extrayons piéstèges suivants: : rr wit sinon sans qu\u2019un y ait mème /ait attention.Si vous pouvez découvrir dans cette circonstaude, ou dans \u201c Les Canadiens français, acooutamés jusqu présent à ne recevoir que les miettes qui voinholent ¥ ee TA AN HP me + les principanx fonctionnaires nommés ; aujourd\u2019hui de ls table des enfants favoris, ont été rette fols con viée an featin en nombre remarquable, * + + ¢ + # Et lorsque parmi ces nominations, nous renoon- trons les noms de MM.Huor, Monin, TacneE\u2019 et C.MonptLET, notre plume se trouve émoussée et se vofase à cenaurer quelques autres nominations de cette origine.Les nominations de MM.Huor et Mouin surtout en feront pardonner beaucoup d\u2019autres, Nous devons rendre à l'exécutif la juetice de dire qu'en choisissant cen deux hommes, il & non seulement assuré au public denx serviteurs capables et intègres, mais qu'en outre il a payé la dette du pays, * * .CR \u201c Somme toute, notre \u201c ministère respousable » à fait un peu mieux, à rendu un peu plus de justice une classe de Ia population, que ses prédécesseurs.\u201d Le Canadien, dans son numéro de Inodi, revient sur les \u201craisons bien graves - qui lui font désirer une \u201csession immédiste de la législature,\u201d malgré l'inconvénient qu\u2019il aurait pour les membres, et dont il reconnaît cependant la gravité, s'il leur fallait se rendre à Kingston dans ceite saison, et sans dire un mot des quelques dixaines de mille louis que les pauvres contribuables auraient à payer de plus pour cette session, en indemnité des membres, etu., car ce n'est pas là ce qui embarrasse le Canadien.Quelles sont donc ces raisons si graves, * qui ne sonffient aucun délai,\u201d\u2019 et \u201cen présence desquelles Nos hommes parlementaires n'auraient pas lieu de reprocher au chef de l\u2019exécutif,\u201d comme le représen- ; tant du Saguenay lui en donne l\u2019assurance, \u201c de les ; appeler auprès de lui aussitôt possible\u201d ?et quelles | sont ces \u201c questions dont la solution et le réglement ne peuvent être ajournés saus le plus grand danger pour le public,\u201d méme jusqu\u2019aprds les sessions des cours supérieures,civiles et criminelles ?Voulez- vous le savoir ?Ces raisons, \u2018\u201c purement d'intérêt public\u201d, nous dit le Canadien, sont d\u2019abord les \u201c doutes sérieux qui s\u2019élèvent sur l\u2019existence légale du nouveau système de judicature qui vient d'être mis en opération.\u201d Lorsqu'il s'agissait d'engager sir RicHarD Downes JACKSON à mettre en opération ce-nouveau .système, qui devait couvrir nas campagnes d\u2019une lé- giou d'officiers de justice ; lorsque l\u2019on craignait que le brave général, arrêté sur des scrupules sur son droit d\u2019exercer, lui simple administrateur du gouvernement, un pouvoir que la loi ne déférait qu'au gouverneur, De laissÂt passer le terme Fatal da 31 décembre, après lequel le nouveau système ne pourrait plus être mis en opération, et tous les aspirants aux nouvelles places de juges, grelfiers, ete, auraient été frustrés de leurs espérances ; oh! alors, ! le Canadien traitait bien légèrement ces doutes.\u201c L\u2019objection qu\u2019on avait voulu tirer de la qualité du chef de l\u2019exécutif\u201d, quoique \u201c maintenue furt sérieusement en apparence\u201d, disait-il, \u201c\u201c par de graves jurisconsultes et de non moins graves journalistes,\u201d cette objection n\u2019était alors d\u2019aucun poids.Mais aujourd'hui qu\u2019on a obtenu ce qu\u2019on désirait alors, que le nouveau système à été mis en opération, et qu\u2019on désire une autre session de la législature, afin de clouer à demeure sur le pays ce système oppressif par le nombre et les honoraires exorbitants des employés, et opposé à toutes les notions reçues d'une administration pure et intègre de la justice, les juges aussi bien que tous les officiers subordonnés étant rétribués au moyen d'honoraires payés par les plaideurs, et par conséquent intéressés à encourager les procès; avjourd'hui donc les doutes et les objections, dont on fesait si peu de cas alors, deviennent \u201c sérieux\u201d, et le Canadien de s\u2019apitoyer sur le sort de ces malheureux officiers de Justice, qui ayant accepté leurs places aveu pleine connaissance de vause, et.n'étant pas encore eatrés en fonctions, prévoient qu\u2019ils ne pourront pas exiger leurs houoraires ni faire Une seule exécution sans s\u2019exposer À une action en dommages.Quelles souffrances pour le pays si la législature n\u2019est pas convoquée immédiatement pour dissiper les doutes \u201csur l'existence légale da nouveau système\u201d ! * Autra raison,\u201d \u201c bien grave\u201d assorément, pour \u201c pous faire désirer une session immédiate.\u201d * La \u201c légalité de l\u2019établissement des bureaux d\u2019enrégis- | \u201c trement, en ce qui regarde les cités de Québec et \u201c de Montréal, comme n'étant comprises dans au- * cun district municipal, se trouve aussi mise en * question.\u201d Prions donc sir CtarLEs BaGoT de | couvagner immédiatement la législature, afin que | M Dowutsa et M.RYLAND puissent au plus tôt, | et sans craindre auCuue action en dommages, commencer à palper, l\u2019un les £15,000, l\u2019autre les £10,- 000, auxquelles on estime les revenus de leurs bu.| reaux pour la première année d\u2019exercice.Quant aux autres bureaux d\u2019enrégistrement, comme il y a uelques amis du Canadien parmi les régistrateurs, \u2018 la légalité de leur établissement,\u201d en vertu d\u2019une ordounance du conseil spécial, n\u2019est plus * mise en qutbstion,\u201d quoique le Canadien, de même que-ces amis, l\u2019aient, il n\u2019y a pas lung-temps, contestée avec force, etaient formellement protesté contre, Aussi a-t-il eu soin d\u2019avertir, en citant.l\u2019écrit du correspondant de'l'Aurore qui a sonlevé l\u2019objection spéciale contre la légalité de l'établissement des bureaux d\u2019enrégistrement de Quebec et de Montréal, que \u201c cette objection lui paraissait bien autrement sérieuse que celle qu\u2019on avait voulu tirer de la qualité du chef actuel de l\u2019exécutif, comme à l\u2019égard des cours de district\u201d; quoique cette dernière objection, sur laquelle il motive maintenant 1a demande d\u2019une session législative immédiate, soit également applicable, et peut-être même avec plus de foce, à l\u2019ordonnance des bureaux d\u2019enrégistre.ment, \u201c Puis viennent les réclamations pressantes de \u2018 plusieurs conseils de district sur la fixation de \u201c leurs chefs-lieux,et dont quelques-uns,\u201c comme ce- \u201c fui du Saguenay par exemple,\u201d ont déclaré ne vouloir où ne pouvoir procéder tant qu'on n\u2019auraît pas \u201c fait droit à leurs réclamations.\u201d Quant aux cone seils, comme .celui du district de Montréal, qui ont réclamé, non pas seulement contre l'inconvénient qu\u2019il y aurait pour les conseillers de tenir leurs séances à quelques lieues du centre du district, mais contre l\u2019inconstitationalité de l'ordonnanre, contre son esprit, et contre la nomination par l\u2019exécutif et l\u2019irresponsabilité de cette foule de fonctionnaires administratifs dont les conseils municipaux sont entourés et r le ministère desquels seuls ils peuvent agir, le représentant da Saguenay ne tient nul compte de leurs réclamations, et l\u2019on peut croire que si ce n\u2019é tait de son mandat législatif, il n\u2019en tiendrait guère plus de eelles du district du Saguenay, puisqu\u2019elles pe sont que d\u2019une importance minime au prix des autres.' .Le Canadien nous dit, comme si nous avions besoins de l'apprendre, \u201c que pour sa part il ne nourrit pas plus de sentiments de rivalité envers les membres achetables, qu\u2019il ne porte envie aux membres achetés,\u201d et \u201c qu\u2019uinsi il leisse ceux qui peuvent être animés de pareils sentiments, et qui ne voudraient pas perdre de temps, insister sur la convenance de retarder la convecation du parlement jusqu\u2019à ce que les vacances soient remplies.Co.uant à nous, ayant la conscience de n'avoir ja- | mais ni sollicité sacun emploi, vi touché les émoiu- ments d'aucune sinécure, nous n'éprouvons pas le besoin de faire de remblables protestations.Si l\u2019on est descendu aux personnalités dans cette discussion, ce n'est pas nous qui en avons dooné Pexemple: du moine nons ne pensions pas que votreeonfrère du Canadien dût regarder comme tolle uno appliogtion éaite à ini-méme de ses propres VL expressions à l'égard de quelques-uns de ses col- lèques, à propos de leurs votes en parlement sur les conseuls de district, dont il est aujourd'hui si en- thouviasmé.> Nous rappallerone en finissant an Caundien, que nous n'avons jamais cherché à faire triompher notre avis sur fa question de savoir si les coneeile municipaux devaient procéder ou non à exerrer les pouvoirs que le conseil apécial avait pu légalement et constitutionnellement léür conférer : c\u2019est précisément parce que la Gazelle v2 rofussit & donner un tel avis que le Canadien lui n cherché querelle, Nous nous sommes Lbornés à maintenir notre opinion, partagée d\u2019abord au moins par le Canadien, que ces couveils ne pouvaient pas constitutionnellemeat taxer le peuple en vertu de l\u2019ordonoance qui les oréait, HI s\u2019est glissé une erreur de date davs notre citation du Morning Courier.Le numéro dans Jequel oe jouroal fait des compliments au Cunadien sur sa politique actuelle est celui, non de vendredi dernier, mais de vendredi 10 du mois dernier.Au reste Particle du Courier est reproduit textuellement dans la Gazette anglaise d'hier.re me SOCIETE D'ÉDUCATION DES DAMES, RAPPORT de ls Société d'Education sous la direo- tion des Dames de Québec, Les dames du comité permanent éprouvent au- jourd\u2019bui la plus vive satisfaction, en soumettant aux membres de la Société un rapport aussi conso- lunt que celai qu\u2019elles ont l\u2019houneur de présenter, Le comité a donc vu avec plaisir l'état prospère et florissant de l\u2019Iustitution, le grand nombre d\u2019enfants qui y sont instruites, puis leurs progrès rapides ; sources de consnlâtion dont le comilé s\u2019empres- 8e de faire part aux membres de la société.Le co- Mité se tronve dont heureux d'engager les membres à se féliciter en voyant leurs vues bienfaisautes et oharitables si parfaitement remplies, Cepeudant le comité ose recommander aux dames de la société, dans l'intérêt de l\u2019institution, de visiter l\u2019établissement le plus souvent possible ; le comité est duns In ferme persuas'on que des visites faites par les fondatrices elles-mêmes sont propres à faire apprécier l'importance d\u2019une aussi belle institution ; que ces visites sont pour les enfants un encouragement à Lienfaire et une satisfaction pour les : dames elles-mêmes, puisque par ces visites elles pourront juger de l\u2019ordre tenu dans l\u2019établissement, de la capacité de l\u2019institatrice dans l\u2019accomplisee- ment de ses devoirs ; puisqu\u2019entin, elles pourront suivre pour ainsi dire le progrès des enfants confiées a leurs soins.Le comité so flatte donc que ces suggestion seront agréées des dames de la société, Quant au système d'enseignement suivi dans l\u2019école, le comité va qu\u2019à re féliciter de sa Louté.Les dames du comité accompagnent le présent rapport du nombre des enfants qui sont entrées, sorties, et qui assistent juuraellement à l\u2019école, 178 eufants présentes, 130 more El tÉES, 156 SOT ties, Par ordre, FLoRE BUTEAU, Sacrétaire.RaProrT des procédés de l\u2019assemblée générale te- Due ce jour, 23 décembre, 1841, L'Election a été unauime pour réélire les mêmes membres.ResoLu,\u2014 Que les remerciments de cette assemblés sont dûs et soient offerts à Hector S.Huot, écuyer, pour le vif intérêt qu\u2019ila pris à l\u2019établisse- meut de la société d\u2019éducuation des dames de la cité de Québec, et pour les services éminents qu\u2019il a reudus à cetie société.Par ordre, FLORE BUTEAU, Secrétaire.Un jeune officier anglais du 71ème régiment, du nom de Uniacke, a été tué à lIle-aux-Noix à la suite d\u2019un dîuer qu'il avait pris à la mess des officiers, par un de ses confrères du 70ème régiment, dont nous ignorons encore le nom.Il paraît qu\u2019ils avaient eu querelle ensemble et que dans un moment de passion il lui déchargea nn coup de feu qui causa à l\u2019autre une mort instantanée.Comme on raconte diversement les causes de cet affreux incident, Dous nous austiendrons de tout autre détail jusqu\u2019à ce que nous ayons des renseignements plus exacts.Le coroner se rendit de suite sur les lieux pour tenir son enquête sur le corps du défunt.P.S.Nour avons appris depuis que le rapport de l\u2019engquêto du coroner n été mort accidentelle, la main qui donna le coup de feu ignorant que le pistolet fût chargé.\u2014( Aurore dus Canadas.) MARIAGES.A la Pointe=aux-Trembles, lundi dernier, par le révérend M.L.G.Parent, vicaire, M.François Hardy, à demoiselle Emilie Fuucher dit Châteauvert, tous deux de cette paroisse .A St.-Foye, le 11 du courant, par le révér-nd messire Routier, vicaire de St-Roch de Québec, sieur Thomas- Stanislas, troisième fils de M.F -X.Hamel, cultivateur du heu, À demoiselle Suzanne-Elizabeth, cinquième fille de feu sieur Michel Routier, en son vivant, aussi Cuitiva- teur\u2019du mème lieu.DECK 8.À St-Pierre Isle d'Oriéans, le 3 du courant, après tune longue et douloureuse maladie qu\u2019elle à souiferte avec ré1- nation et grande patience, dame Marie.Luvise Lecours, veuve James Forbes, à l'âge de 91 ans; elle laisse une fa mille de 121 enfants et petits-enfants pour déplorer sa erte.P Subitement, à Saint-Denis, le 31 décembre dernier, M.Charles Obwier, marchand du lieu, BANQUEROUTES, DISTRICT DE QUEBEC, Assemblées de créanciers pour prouver leurs créances et choisir des syndics, au bureau de R.II GAIRDNER, écuyer, Commissaire des Banqueroutes, en la Basse-ville de Québec, rue St-Pierre : John Baptiste Armstrong, navigateur et commer- gant, de la paroisse de lan Jeune-Lorette,\u2014samedi,, le 15 janvier courant, À 11 heures.VENTES PAR LE SHERIFF.{rence Avis PUBLIC est par le présent donné, que les terres et hérit 1ges sous-mentionnés ont été saisis, et «eront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné ci-bas.Toutes personnes ayant des réclamations sur tceux, sont par le présent requises-de les faire connaître suivant la lois toutes oppositions afin d'annuller, afin de distraire, ou afin de charge, excupié dans les cas de Vendütioni Ex- ponas, dans lesquels cas Ia loi ne permet pas elles oppose tions, sont requises d'être flÉes au bureau du
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