The Quebec gazette = La gazette de Québec, 29 avril 1841, jeudi 29 avril 1841
[" a, Ce = Ne in et He es Be ur rg le O=~ nt le de le 8 1, [ Lac Lu rs, ces ur- ve.} 14 R 1 v \u2018 { 3 \u2018 \u2018 ; + Li Ni 1 : Lt 1 à i a 4 I ! gt | t \u2018 Fi 3 i d t 5 > | 1¢ a ?4 y La No.5694.] ACADEMIE DES SCIENCES.Séance du ler mars, PRESIDENCE DE M.DE SERRES.PHYSIQUE DU GLOBE.\u2014 Puits foré de Grenelle.La salle était envahie de bonne heure par le public ; On savait que M.Arago devait exposer l'historique du percement du puits de Grenelle, dont les travaux viennent d'être couronnés d\u2019ua plein succès.L'attente n\u2019a pas été trompée : le savant secrétaire perpétuel avec la clarté d'idées et la netteté d\u2019expressions, que lui seul possède dans les sciences, a développé la théorie des puits artésiens, son application au bassin de Paris et les motifs qui out déterminé le choix de l\u2019abbatoir de Grenelle.C\u2019est en 1832 que l'on eu la première idée de forer un puits dans l'intérieur de la capitale.Les succès récents obtenus à St-Denis et à la garre St-Ouen encourageaient à faire la tentative.Ou pensa d'abord à se placer près de la Madeleine, mais les inconvénients d\u2019un foruge#près de ce monument et la proximité du boulevart firent abandonner ce projet ainsi que le Gros Caillou, et on s\u2019arrêta à l\u2019ubattoir de Grenelle.L'entreprise fut mise en adjudication et donnée à M.Mulot qui, de simple serrurier, s\u2019était déjà fait une réputation comme ingénieur-sondeur par des travaux couronnés de succès.Les travaux commencèrent en janvier 1834, et l\u2019on parvint, sans grande difficulté, à 115 mètres.À cette profundeur, la sonde se détacha et on parvint à la retirer après de grauds efforts.Au mois de mai 1837, la.cuiller.avec 380 mètres de tige, tomba d\u2019une hauteur de 80 mètres, et ce ne fut qu\u2019en août 1838 que l'accident fut réparé; il a fallu tarauder la tige puar la retirer.Un nouvel accident survint le 8 avril 1840, On était dans de la craie très dure, l\u2019alésuir se détacha, et dans sa chute enfonça de 26 mètres dans la couche de craie.Un quatrième accident fut la chute de la cuiller; ou préféra la laisser de coté en élargissant le trou.Enfin samedi dernier 28 février, M.Mulot fils, arrivé à 547 mètres, s\u2019aperçut que la sonde n\u2019offrait plus de résistance, et craignit que l\u2019appareil ne fût encore rompu; mais bientôt il vit paraître de l\u2019eau claire qui remplissait le trou, et qui était poussée par l\u2019eau ascensionnelle.Celle-ci, troublée et mêlée de sable vert dans le commencement, s\u2019éclaircit peu à peu, La cuiller a ramené beaucoup de sable vert, ce qui semble démontrer que la nappe d'eau est entre ce sable et l'argile inférieure.Du reste, ce sable est semblable à celui que l\u2019on trouve sur la limite du bassin tertiaire de Paris, du cûté du Mans, de Tours, de Troyes, etc.Ou a garni l'intérieur du trou de tubes en fonte puur empêcher la perte de l'eau à travers quelques couches de terrains perméables, On a été obligé de changer plusieurs fois ces tubes, qui vont toujours en diminuant de diamètre.On ne se doutait pas qu\u2019on descendrait si bus, L'ouverture de ces tubes est à présent de 51 centimètres (environ 18 pouces) jusqu\u2019à 2 mètres de proloudeur ; puis de 30 centimètres jusqu\u2019à 150 métres; de 24 centimètres jusqu\u2019à 350 mètres, et entin de 16 centimètres jusqu\u2019à l'extrémité, 537 mètres, car il reste 10 mètres qui ne sont pas encore tubés.M.Arago a très bien démontré d\u2019où vient la grande différence entre la profondeur des puits de Saint-Denis \u2018et de Saint-Ouen, en faisant observer que le terrain de la rive gauche de la Seine ne ressemble pas dans sa constitution géologique au terrain de lu rive droite.La couche immense de craie, très près du sol sur la rive gauche, plonge sur la rive droite au dessous des terrains tertiaires.De manière que c'est sur cette couche que se trouvent les eaux de Saint-Denis, St-Ouen, Epinay, ete, tandis qu\u2019il a fallu traverser cette même couche pour arriver aux eaux de la rive gauche.Depuis le commencement des travaux, MM.Dulung, Arago et Walferdio avaient déterminé avec une très-grande précision la température du trou de sonde à différentes profondeurs, et avaient comparé ces diverses températures à celle qui est constante dans les caves de l\u2019ubservaloire, pour vérifier de nouveau la loi de la chaleur centrale, fondée sur un grand uumbre d'observations faites dans les mines et démontrée en dervier lieu par M.Cordier, On sait, en effet, qu\u2019il existe des mines creusées à plus de 550 mètres au-dessous de la surface du sol, daus lesquelles on a déterminé avec Leaucoup de soin l'accroissement de la température.Or, les ré- gultats obtenus par MM.Arage, Dulung et Wal- ferdin conlirment la lui, seulement les nombres diffèrent sensiblement.A 400 mètres ils ont trouvé 23°, 75, ce qui donnait une augmentation de 1° par 31 m.39; à 505, ils out eu 26, 43ou 1° par 32 m., et enfin à 547 m.| ils ont eu 27°, 56, ou 1° par 32 m.7, on a donc généralement euviron 1° par 32 m., vombre un pen | supérieur à celui qu\u2019on a tronvé dans les mines.! La température de l\u2019eau qui sort du puits est de | 28° environ; elle ne variera dans aucune saison, et par couséquent£cette eau deviendra d\u2019une appli- | cation très avantageuse pour des lavoirs, des bains, ! etc; ce qui peut contribuer beaucoup À l\u2019état hygiénique d\u2019une certaine classe de la société.i Ona estimé que le puits donne au moins 200 pouces de fontainier, ou 4 millions de litres d\u2019eau | en 24 heures, c\u2019est à dire environ la moitié de celle que procurent tous ensemble les appareils bydrau- \u2018 Gazette emple et de l'expérience de M.Rost, qui à Cessin- gen, dans un terrain difficile, est parveau à 535 mètres en 25 mois avec une dépense de 116,500 fr.Notre puits de Gre pelle en coûte, dit-on, plus de ,000, (Extraits de diverses autres séances.) PHYSIQUE APPLIQUEE\u2014 Indicateur pour les chaudières à vapeur.M.Teguier lit un rapport eur ua appareil indicateur du niveau de l\u2019eau dans les chaudières à vu- peur.L'administration s'efforce de faire participer à la surveillance des machines à Vapeur tous les pausa- gers d\u2019un bateau ; c\u2019est dans ce but que les régle- ments ont prescrit de placer sur le pont des navires, et d\u2019une manière accessible à tous les regarda, les Mmanomètres qui indiquent la pression, et les soupapes de sûreté qui en limitent la tension.Or, M.Daillot a voulu soumettre au contrôle général sur le tillac du bateau, l\u2019état du niveau d\u2019eau dans la chaudière.Ces indications sont habituellement perçues par les seuls chauffeurs ou mécaniciens dans la chambre du mécanisme.C\u2019est ce dé- 4\u201c position mécanique qu\u2019il a soumise à l\u2019Académie.M.Daillot a pris le soin d\u2019en étudier et constater les utiles effets par une application pratique suffisamment prolongée sur plusieurs bateaux i vapeur de la haute Seine.L'appareil indicateur de M.Daillot consiste en une colonne creuse de métal implantée sur la chau- i dière ; l'extrémité inférieure de cette colonne plonge dans le liquide, lorsque celui-ci est eu quantité suffisante dans la chaudière ; dans le cas contraire, son arifice inférieur s'ouvre dans la vapeur.Un cylindre de verre continue et termine par en haut la colonne que nous venons d\u2019indiquer.Une boule creuse, plus légère que le volume d\u2019eau qu\u2019elle peut déplacer, flotte dans le liquide dont Ja colonne est remplie.Tant que £a base est plongée dans l\u2019eau, cette boule indique, par sa position, qu\u2019il y a suffisamment d'eau dans la chaudière ; au moment où le ; niveau s\u2019abaisse, l\u2019eau est remplacée par de la vapeur | dans la colonne et le cylindre de verre qui la termine, la boule n\u2019est donc plus alors portée vers l\u2019extrémité supérieure, elle tombe et demeure au bas du cylindre, c\u2019est ainsi qu\u2019elle avertit du changement survenu dans l\u2019état des chuses.Un tableau portant deux traits vis-à-vis l'un desquels serait écrit le mot sécurité, tandis que le mot danger serait tracé en gros caractères au dessus de l\u2019autre, pourrait être placé derrière le cyliudre de verre qui contient Ja boule indicatrice.La position de ls boule, visible pour tous, provoquerait puissamment dans le cas de sou abaissement l\u2019atteniion des intéressés au salut commun ; le dan- er serait ainsi signalé de suite à tous, il pourrait donc être combattu ar.LANGLOIS ET FILS.No.4, rue de la Fabrique, où il espè- ve, per son attention aux affaires et la qualité supérieure de ses marchandises mériter [a continuation du putronsge dont il a jour.W.LECHEMIN ; Québec, 26 mars 1841, ANT.QUULIERS DE CAOUTCHOUC supérieurs, pour dames et enfants, se vendent à des prix réduits, au No.12, sue Notre-Dame, place du Marché de la Basse-ville, W.PATERSON.Québec, 22 mars 1841.A VENDRE, AR le soussigné SOULIERS de CAOUT.P CHOUC, de la meilleure qualité de toutes grandeurs, fleuris et unis, à bas prix.PIERRE MALOUIN, Rue St-Jean, n.6 Québec, 3 mars 1841.Ovm\u2014\u2014\u2014 tm Imprimée et publiée dans la Basse-ville de Québec, rue de la Montagne, N° 19, par WILLIAM Netzeon, de Valcartier, dansle comie de Québec, pour luge même et IsABkL, MARGARET ot Jorn NerLsow file, donataires de feu leur frère anuet Nxnson, 29 avril 1841, \u2019 VENTES A L\u2019'ENCAN.} à i A à 4 B a |: L fl A ; i i i 4 + + FA i 2 i | 4) 1 A £ ! 2 i 1 * "]
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